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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 20:59

 

 

 

 

http://www.mondafrique.com/   DECRYPTAGES - PAR CLEMENT FAYOL - Publié le 05 Nov, 2014

 

Le secret de polichinelle sur le financement des milices Séléka par le Tchad est sur le point d’être éventé. D’après nos informations, les militaires français ont retrouvé dans un véhicule Séléka un fusil d’assaut de fabrication israélienne. Un modèle qui a été acheté en quantités importantes par le Tchad quelques années plus tôt.

 

L’étau se referme sur le président tchadien Idriss Deby, lui qui a toujours nié l’évidence sur son soutien aux milices Séléka qui sévissent en Centrafrique. En suivant la piste des armes, un certain nombre d’éléments incriminent le président tchadien et semblent démontrer son soutien actif.

 

Armement israélien

 

Depuis décembre 2013, les militaires français sont déployés en Centrafrique sous les couleurs de l’Opération Sangaris. Les troupes tricolores se sont frottées aux miliciens de la Séléka qui commettaient, tout comme leurs opposants Anti-Balakas, des attrocités principalement dans le Nord et Nord-Ouest du pays.

 

D’après nos informations, en avril dernier les militaires français ont anéanti un groupe Séléka qui avait pillé et attaqué des villages dont un camp à Boguila tenu par Médecins sans frontières. A la suite de ces affrontements, les soldats de Sangaris auraient retrouvé dans un des véhicules Séléka un fusil d’assaut de marque Galil fabriqué par la société Israel Military Industries (IMI), contrôlée par l’Etat israélien. Souvent décrits comme des sauvages désorganisés, il est peu probable que les miliciens eux-mêmes aient négocié avec Tel Aviv pour obtenir ce type de matériel.

 

Fusils de la garde présidentielle du Tchad

 

En suivant la piste des armes et des potentiels parrains de la Séléka, l’attention se porte rapidement sur le Tchad. Comme l’a déjà révélé Mondafrique, le Tchad a tissé depuis l’arrivée au pouvoir d’Idriss Deby, des liens avec Israël et principalement dans le domaine de l’armement. Des sources proches de la famille Deby, confirmaient alors que le fils préféré du président tchadien, Zakaria, s’était rendu à plusieurs reprises en Israël pour parler équipement militaire.

 

Pour ce qui est des fusils d’assaut Galil, Mondafrique a pu consulter un contrat datant de 2007 qui officialise l’achat par le ministère de la Défense du Tchad de 2 000 de ces modèles. Acquis pour équiper la garde présidentielle de Deby, le contrat stipule que « les matériels ci-dessus énumérés ne serviront exclusivement aux Forces de Défense et de Sécurité du Tchad et ne seront ni vendus, ni transmis à une tierce partie étrangère à la République du Tchad ».

 

Un rapport d’experts des Nations Unies sur les exactions en Centrafrique rendu le 29 octobre arrive aux mêmes conclusions (1). Affirmant que le contrat israélo-tchadien date de 2008, le rapport ajoute que « des fusils identiques (ont) été saisis dans d’autres régions de la République centrafricaine. » Plus loin, les experts expliquent avoir envoyé une lettre au Tchad le 5 juin 2014 « dans laquelle il demandait des informations complémentaires sur les armes en question et proposait de se rendre au Tchad pour élucider cette question. La Mission permanente du Tchad a accusé réception de sa lettre et demandé un délai supplémentaire de deux semaines. Cependant, le Groupe d’experts n’a pas encore reçu de réponse. »

 

Face à ces éléments accablants, le double jeu d’Idriss Deby apparait de plus en plus clair. Alors que le président Deby s’est récemment rapproché de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, ses manigances pourraient bien le rattraper. Ce sera ensuite à Paris de se justifier sur la lune de miel avec le Tchad, pays qui finance l’ennemi Séléka.

 

(1) Le Coordonnateur du Groupe d’experts sur la République centrafricaine créé par la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité. (Signataires : Aurélien Llorca, Paul-Simon Handy, Ahmed Himmiche, Ruben de Koning, Carolina Reyes Aragón).

Lu pour vous : LE TCHAD ÉQUIPE LES MILICIENS DE LA SÉLÉKA AVEC DES ARMES ISRAÉLIENNES
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 20:46

 

 

 

 

06/11/2014 à 19:28 Par Vincent Duhem (Jeune Afrique)

 

Les experts de l'ONU sur la Centrafrique ont rendu public, le 1er novembre, leur rapport final dans lequel ils pointent notamment le rôle ambigu joué par le Tchad depuis le retrait des soldats de la Misca (la force africaine) en avril.

 

Souvent pointé du doigt depuis le coup d'État du 24 mars 2013 à Bangui, le Tchad voit cette fois son rôle en Centrafrique bien documenté par les experts de l'ONU. Dans leur rapport final rendu public le 1er novembre, ceux-ci accusent notamment les autorités tchadiennes d'avoir détenu pendant plusieurs mois, et sans raison valable, trois dignitaires centrafricain d'une ville frontalière.

 

Le 1er mai, un groupe armé non identifié attaque Markounda (Nord-Ouest) provoquant l'exode d'une partie de la population en territoire tchadien. Le 17, le sous-préfet de la ville, le secrétaire général et le directeur d'une école publique décident de se rendre sur place. C'est alors, rapportent les experts onusiens, qu'ils sont arrêtés, transférés à N'Djamena puis condamnés avec d'autres citoyens centrafricains à une détention d'au moins trois mois. Selon plusieurs sources, les trois représentants de Markounda ont été libérés fin octobre.

 

Les experts de l'ONU rapportent également que deux de membres de leur groupe ont été détenus pendant quatre heures par les forces de défense et de sécurité, lors d'une mission en RCA le long de la frontière tchadienne. Enfin poursuit le rapport, des soldats tchadiens ont participé à l'attaque, le 20 mai, de trois villages centrafricains proches de la frontière (Bembéré, Békaye et Bédoua 3), attaque lors de laquelle trois personnes ont été emmenées de force au Tchad et dont on est aujourd'hui sans nouvelle.

 

Ces incidents sont "les exemples les plus symboliques de la situation" au nord-ouest de la Centrafrique, où les experts onusiens ont documenté de nombreuses attaques de groupes armés venant du Tchad depuis que N'Djamena a retiré, le 16 avril, ses troupes de la Misca (la force africaine intégrée aujourd'hui au sein de la Minusca).

 

Le document de l'ONU présente un autre détail troublant sur l'implication du Tchad dans le pays. Après les combats de Boguila (proche de la frontière tchadienne), en mai, entre l'armée française et les éléments du général de l'ex-Séléka Mahamat Alkhatim - aujourd'hui coordonnateur adjoint de l'Unité pour la Centrafrique (UCP, branche dissidente de la Séléka) -, les soldats de Sangaris ont saisi un fusil d'assaut israélien Galil, armement inédit dans l'arsenal des rebelles. L'arme "faisait partie d’un lot vendu en 2008 au ministère tchadien de la Défense, qui était accompagné d’un certificat d’utilisateur final garantissant que ces armes ne seraient pas transférées à un pays tiers", précisent les experts qui s'étonnent d'avoir "vu des fusils analogues au Tchad, portés par le personnel des services de sécurité interne de la Direction générale des services de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE)". "Des fusils identiques ayant été saisis dans d’autres régions de la République centrafricaine", poursuit le rapport.

 

Enfin, les experts font d'autres constats importants, au nombre de quatre. Les voici :

 

Bilan macabre

 

Selon le rapport, plus de 3 000 personnes et 22 travailleurs humanitaires sont morts entre le 5 décembre 2013 et le 14 aout 2014. Sur cette période, les anti-balaka ont été responsables de la mort de 854 civils et de 7 travailleurs humanitaires. Les attaques menées par des combattants assimilés à l'ex-Séléka ont causé la mort de 610 civils et de 7 travailleurs humanitaires. Pour les experts de l'ONU, le général Alkhatim et ses 600 hommes demeurent la menace principale à la paix et à la sécurité en Centrafrique. Les deux groupes armés sont également accusés de perturber le déploiement de l'aide humanitaire.

 

Début de coopération entre la Séléka et LRA

 

Un groupe de la LRA (Armée de libération du seigneur, de Joseph Kony), dirigé par le capitaine Okello Palutaka, et de la Séléka, sous le commandement du colonel Amed Shérif, ont coopéré sur plan logistique dans la sous-préfecture de Nzako (sud-est), écrivent les experts. On peut ainsi voir les deux hommes bras dessus, bras dessous sur une photo présente dans l'annexe du rapport.

 

Contrebande de minerais

 

Le trafic de minerais ne faiblit pas en RCA, contribuant indirectement au financement des différents groupes armés - anti-balaka à l'ouest, ex-Séléka à l'est où ces derniers ont imposé des taxes aux collecteurs et aux bureaux d'achats de diamants et d'or. Les experts de l'ONU ont noté, grâce à des images satellites, que la production de diamants avait explosé ces derniers mois à Sam-Ouandja, ville du nord-est de la RCA contrôlée par les l'ex-Séléka où aucune force internationale n'est présente. À Ndassima, mine proche de Bambari (Centre) également aux mains des rebelles, ces derniers tentent même d'organiser la production en distribuant, par exemple, des cartes "d'artisan minier" aux collecteurs.

 

Toussaint, l'étrange mercenaire belge

 

De novembre 2013 à février 2014, François Toussaint, un mercenaire belge habitant au Gabon et condamné pour meurtre dans son pays, a officié comme conseiller militaire pour Révolution et justice, un groupe armé présent dans le nord-ouest de la Centrafrique. RJ a été fondé en octobre 2013 par un capitaine des Forces armées centrafricaines (Faca), Armel Sayo. Composé d'anciens éléments de l'APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie), le groupe a mené des opérations contre des groupes peuls et les ex-Séléka. Toussaint était en charge de l'entraînement et de la stratégie militaire. Il a été arrêté le 7 juillet à Bouar par la Misca et est depuis détenu à Bangui. Signataire de l'accord de Brazzaville, Armel Sayo a, lui, été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports, le 22 août par le Premier ministre Mahamat Kamoun.

____________

 

Par Vincent DUHEM


 

Lu pour vous : Les experts de l'ONU pointent le rôle ambigu du Tchad en Centrafrique
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 18:30

 

 

 

06/11/14 (Reuters) - La mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) n'est pas parvenue à arrêter ni prévenir les attaques commises contre les civils faute de stratégie cohérente et d'un déploiement rapide, estime Amnesty International dans un rapport publié jeudi. Malgré la présence des casques bleus, des dizaines de civils, dont plusieurs enfants, ont été tués et des milliers d'autres ont été déplacés ces dernières semaines, selon l'organisation de défense des droits de l'homme.

 

"Si on veut qu'elle soit un tant soit peu crédible, la mission de maintien de la paix des Nations unies doit prendre des mesures plus fermes pour véritablement protéger les civils des nombreuses violations auxquelles ils sont exposés", écrit l'ONG. "Concrètement, ça veut dire davantage de patrouilles, d'arrestations des fauteurs de troubles, de ceux qui commettent des crimes et s'assurer qu'ils soient traduits en justice", souligne Christian Mukosa, spécialiste de la RCA à Amnesty International, lors d'une conférence de presse à Paris.

 

Forte de 7.600 hommes, la Minusca a pris officiellement le 15 septembre le relais de la force africaine Misca, chargée depuis décembre 2013 de restaurer la sécurité dans le pays, avec l'appui de quelque 2.000 soldats de la force française Sangaris. À terme, la Minusca comptera 12.000 hommes. "Le déploiement de la mission est très lent, que ce soit à Bangui, la capitale, ou dans d'autres endroits du pays", indique le chercheur. "Ils ne sont pas encore à leur volume maximum mais se pose déjà un problème sérieux de stratégie cohérente."

 

PAYS MEURTRI

 

A titre d'exemple, le chercheur cite le cas de l'église Notre-Dame de Fatima, dans le centre de Bangui, qui a été à plusieurs reprises la cible d'attaques armées. "Cette paroisse se trouve à l'intersection entre les communautés catholique et musulmane, il s'agit d'un point névralgique, or il n'est protégé que par une dizaine de casques bleus policiers burundais" peu équipés, indique-t-il.

 

Près de deux ans après, le pays reste meurtri par une spirale de violences et de tensions intercommunautaires. "A Bangui et ailleurs la situation reste très préoccupante malgré la présence des forces internationales qui essaient de faire quelque chose pour la protection des civils mais l'impunité demeure", souligne le chercheur.

 

Pour Amnesty, le problème est avant tout un problème de volonté politique et les discussions politiques en vue de la réconciliation nationale ne doivent pas empêcher de traduire en justice les responsables d'exactions. La RCA a plongé dans la violence après le renversement de François Bozizé par les rebelles de la Séléka en mars 2013.

 

Les exactions commises par la rébellion à majorité musulmane contre la population chrétienne ont provoqué une réaction de défense des anti-balaka, des miliciens chrétiens qui se sont mis à traquer la communauté musulmane. A ce jour, le conflit a fait plusieurs milliers de morts et déplacés.

 

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

RCA - Amnesty épingle l'Onu face aux violences contre les civils

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:21

 

 

 

 

par: APA publié le : 06/11/2014 à 11:43 UTC

 

L’insécurité en Centrafrique, la visite de travail du gouverneur de la BEAC à Bangui et la crise de leadership au sein de la coalition séléka font jeudi la Une des quotidiens centrafricains.

 

Centrafric Matin titre ‘’Séléka disloquée tente de se reconstituer. L’assemblée générale est-elle la voie du retour de la paix et de la cohésion sociale ? », là où Médias + affiche : ‘’l'éclatement de la séléka en sous groupe est un obstacle au dialogue inter centrafricain ».

 

‘’De jour en jour la situation de la séléka ne cesse de se disloquer avec des scènes de division caractérisées entre les leaders de l’ex coalition rebelle. Force est de constater que le passage de la Misca à la Minusca a semé du coup la zizanie au sein de cette milice, depuis la tête jusqu’au pied ‘’, commente Médias+

 

Le Petit Observateur Centrafricain, lui, met en exergue les rapports tendus entre les chefs des rebelles séléka et titre : ‘’Querelle de leadership au sein de la séléka ».

 

Selon ce confrère, ‘’tout se passe comme si les rapports entre le premier vice-président du mouvement ex coalition séléka Adam Nourredine et le chef d’état-major de cette même organisation à savoir Joseph Zoundeko, se sont détériorés. Et comme preuve Zoundéko est des hommes seraient tenaces. Pas question de se soumettre aux ordres de Nourredine ».

 

Sous le titre, ‘’l'insécurité, véritable serpent de mer pour Catherine Samba-Panza ?,, L’Hirondelle écrit : ‘’L'insécurité l’est pour le peuple tout entier et par extension à ces partenaires et amis qui se déportent à leur chevet. Oui elle l’est pour Catherine Samba-Panza, engagée à faire sortir le peuple du peuple du chaos (…) où en sommes-nous avec la brigade d’intervention rapide annoncée tambour battant par Catherine Samba-Panza ? »

 

Pour Le Citoyen, la visite de travail à Bangui du gouverneur de la BDEAC est un soulagement. ‘’Ouf ! Le comité monétaire et financier s’est tenu à Bangui », titre le journal qui note que pendant pratiquement un an les réunions des comités monétaires et financiers et de conseil national de crédit de la RCA ne se sont pas tenues à Bangui pour des raisons sécuritaires.

 

De son côté, Le Petit Observateur Centrafricain affiche : ‘’La BEAC au secours de la Centrafrique ». Pour ce confrère, ‘’la BEAC a pris certains engagements visant la relance des activités économiques. Elle va permettre aux entreprises nationales et œuvrant sur le territoire d’accéder aux crédits. Le plafond de refinancement qui était de 8 milliards est porté à 10 milliards de francs cfa. Le ministre des finances estime que c’est une opportunité ».

 

L’Hirondelle, sous le titre, ‘’10 milliards de francs cfa annoncés par Lucas Abaga Nchama en faveur des entreprises centrafricaines », affirme que la visite de travail effectuée mardi 4 novembre à Bangui du gouverneur de la BEAC, M Lucas Abaga Nchama, lui a permis de faire l’évaluation trimestrielle de la situation économique.

 

‘’D'importantes annonces ont été faites par Lucas Abaga dont l’ajustement du financement aux entreprises locales qui passent de 8 à 10 milliards ainsi que le démarrage prochain de la construction du nouveau siège de la BEAC à Bangui », souligne L’Hirondelle.

 

Copyright : © APA

Insécurité, crise au sein de la séléka et économie en vedette dans la presse centrafricaine

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:19

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-06 14:36:52 - Les enseignants du supérieur, affiliés au Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES) ont à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire, menacé d’aller en grève à partir lundi prochain alors que la rentrée universitaire est prévue mercredi.


La décision, prise à l l'assemblée générale tenue dans l'amphithéâtre Professeur Comlan Quenum de la Faculté des Sciences de la Santé (FACSS) de l'Université de Bangui, intervient au lendemain d'une trêve de 45 jours observée par ces enseignants depuis le 12 août.


Au cours de l'assemblée générale, les participants ont convenu de faire l'évaluation de la trêve et de remettre sur la table du gouvernement les précédentes revendications, à savoir l'apurement des arriérés de frais de vacation, l'intégration dans la fonction publique de certains enseignants, la sécurité sur les campus universitaires, etc.


''On nous demande d'aller pour une rentrée universitaire le 12 novembre 2014. Une rentrée scolaire pour quoi faire d'autant plus que les précédentes revendications ne sont pas satisfaites ?'', a lancé le secrétaire exécutif adjoint du SYNAES, Eddie Wode Palem.


Selon, le SYNAES demande le versement de la totalité des frais des vacations des années 2010-2011, 2012-2013 et l'intégration des certains enseignants dans la fonction publique qui attendent depuis sept ans. 


''Nous allons, a-t-il martelé, accorder deux jours au gouvernement, c'est-à-dire le vendredi et samedi, s'il n'arrive pas à nous verser ces frais de vacations, nous allons enclencher le mouvement à partir de lundi 10 novembre''.


''A l'Institut Universitaire de Gestion des Entreprises (IUGE), nous avons presque fini. On attend seulement la délibération et quand les enseignants vont rentrer en grève, on ne va pas nous délibérer'', s'est plaint l'étudiant en 2è année, Waller Tambela, appelant le gouvernement au respect du droit à l'éducation et les enseignants à la prise de conscience professionnelle et au respect des volumes horaires.

 

http://www.apanews.net/article_read-808958-vers-une-nouvelle-gre-des-enseignants-de-l--universitee-bangui.html#sthash.EHgCxpvu.dpuf

Vers une nouvelle grève des enseignants de l'Université de Bangui

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:06

 

 

 

 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) - 2014-11-06 10:11:38 - Le Directeur des opérations de la Banque mondiale (Bm), Ousmane Diagana s'est dit préoccupé, mercredi, par l'éducation dans la sous-région où selon des statistiques, 40% de la population adulte est analphabète.


" La Banque mondiale est préoccupée par l'éducation en Côte d'Ivoire. Dans notre portefeuille globale de 700 millions de dollars, tout programme confondu, 120 millions sont consacrés à l'éducation, notamment le primaire, le secondaire, et la formation professionnelle", a déclaré M. Diagana lors de la rentrée académique 2014-2015 de l'Institut des sciences et techniques de la communication (Istc) d'Abidjan.


"Sans éducation et sans formation, pas d'employabilité", a-t-il ajouté, car selon lui, la formation est un moyen pour accéder à l'emploi. Le directeur des opérations de la Banque mondiale a également souligné que si l'Etat a pour rôle d'assurer les conditions d'une formation adéquate à ses concitoyens, "il n'a pas pour fonction la création d'emplois qui est plutôt du ressort du secteur privé".


Il a en outre affirmé qu'à la faveur du retour de la paix en Côte d'Ivoire et du travail réalisé par les autorités ivoiriennes, la croissance économique ivoirienne est "l'une des plus élevées au monde".


Mais, a-t-il expliqué, cette croissance ne se ressent pas dans tous les foyers notamment dans les milieux ruraux où la pauvreté reste forte "parce qu'il y'a l'héritage des années de crise à gérer".

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=808921#sthash.3xjn98S0.dpuf

40% de la population adulte ouest-africaine est analphabète, selon la Banque mondiale

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 11:14

 

 

 

DAKAR mercredi 5 nov 2014 4:33 am (Reuters) – Le trafic de l'or et des diamants servent à financer les conflits en République centrafricaine et les forces de maintien de la paix des Nations Unies devraient surveiller les sites miniers et sévir contre le commerce illicite, selon le rapport d'un groupe d'experts de l'ONU.

 

Dans un rapport, le comité a également déclaré que la mission de maintien de la paix (MINUSCA) devrait déployer des troupes au nord reculé du pays et utiliser des drones pour surveiller la région contrôlée par les rebelles afin de mettre fin à la violence endémique dans ces zones.

 

La mission, qui a démarré en Septembre, fonctionne à seulement deux-tiers de sa capacité prévue de 12.000 hommes.

 

La République centrafricaine a été plongée dans le chaos lorsque dans le Nord, la plupart des rebelles musulmans Séléka ont pris le contrôle de la majorité pays chrétien en mars 2013, provoquant une réaction brutale et vicieuse par la milice en grande partie chrétienne anti-Balaka.

 

Le groupe d’experts a déclaré que quelque 3.000 personnes avaient été tuées entre décembre 2013 - lorsque le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé un embargo sur les armes - et le mois d’août de cette année. Le nombre de civils tués était en baisse, cependant, a dit le panel.

 

Le Processus de Kimberley - un groupe de 81 pays, y compris tous les grands producteurs de diamants, formé pour empêcher les «diamants de sang» de financer des conflits - a imposé une interdiction d'exporter des pierres précieuses brutes de la République centrafricaine l'année dernière.

 

Mais depuis lors, 140 000 carats de diamants supplémentaires, évaluées à 24 millions de dollars, avaient été sortis clandestinement du pays, selon le comité d'évaluation.

 

Les combattants de la Séléka se sont retirés du sud du pays, y compris de la capitale, Bangui, après que leur chef Michel Djotodia ait démissionné de la présidence en janvier dernier sous la pression internationale, après des mois d’assassinats de civils, de pillages et de viols.

 

Dans leur enclave du nord, les anciens combattants Séléka imposent des taxes sur une large gamme de produits allant de l'exploitation minière de l'or, du café, du bétail, et des diamants pour financer leurs opérations, selon le rapport.

 

Les anciens combattants Séléka délivrent des licences d'exploitation à des chercheurs d'or à la mine de Ndassima près du siège des rebelles de Bambari, dans le centre du pays, dit le rapport.

 

Le rapport conclut qu'il n'y a eu aucun progrès sur le désarmement des factions rebelles depuis mars et que tout espoir de parvenir à la paix est compliqué par les scissions au sein de l'ex-rébellion Séléka et la milice anti-Balaka.

 

Il  pense que la décision de la présidente intérimaire Catherine Samba-Panza de nommer des représentants des groupes armés au gouvernement et à des rôles dans les cabinets, peut avoir alimenté le conflit.

 

"La concurrence entre les représentants politiques des groupes armés pour des postes ministériels, ainsi que les commandants militaires pour le contrôle des ressources, représente des luttes intestines récentes entre les anciens composants de Séléka et factions rivales des anti-Balaka," dit le rapport, daté du octobre 29 mais seulement rendue publique cette semaine.

 

Le Groupe d’experts a constaté que les attaques contre des civils par des groupes armés et des anciennes unités Séléka sous le commandement du général de brigade Mahamat Alkhatim - y compris l'incendie de villages et le déplacement forcé - avaient créé une zone tampon entre le Tchad et le nord de la République centrafricaine.

 

Le panel n'a pas trouvé d'importantes violations de l'embargo sur les armes imposé en décembre.

 

 (Reportage par Daniel Flynn, édité par Mark Trevelyan)

L’or et les diamants alimentent les conflits en République centrafricaine selon un panel de l'ONU

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 02:26

 

 

 

 

http://www.7sur7.be/   6/11/14 - 01h23

 

Des dizaines de civils ont été massacrés ces dernières semaines dans le centre de la Centrafrique, affirme jeudi Amnesty International, qui demande à la force onusienne de prendre des "mesures plus fermes" pour protéger la population.

 

"Malgré le déploiement d'une nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies (Minusca) le 15 septembre, des dizaines de civils, dont plusieurs enfants, ont été tués et des milliers ont été déplacés ces dernières semaines", a déclaré l'ONG dans un communiqué.

 
Dans le centre du pays, les populations "paient un tribut particulièrement lourd (lié) à l'intensification du conflit entre différents groupes armés", selon Amnesty. Evoquant les affrontements entre l'ex-rébellion Séléka majoritairement musulmane (au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014), les milices à dominante chrétienne anti-balaka et des combattants peuls armés, Amnesty estime que "la situation est extrêmement explosive et dangereuse". 


"Tous les camps (...) prennent systématiquement pour cibles les civils qu'ils soupçonnent de soutenir leurs adversaires", explique Amnesty. De nombreux témoignages recueillis par Amnesty font état d'attaques d'une extrême violence contre les civils dans le centre. Ainsi le 10 octobre à Dekoa (260 km au nord-est de Bangui), une attaque menée par la Séléka a fait 14 morts, dont trois femmes et quatre enfants. Certains ont été directement visés alors qu'ils tentaient de se cacher. 

Autre exemple: à Bambari (380 km au nord-est de Bangui) début octobre, sept musulmans à bord d'un véhicule ont été tués dans une embuscade tendue par des anti-balaka. Après avoir laissé partir les passagers chrétiens, "tous les hommes musulmans qu'ils ont capturés ont été tués. Ils les ont déshabillés afin de les humilier, et les ont taillés en pièces, leur tranchant les mains et les pieds", a raconté à Amnesty le propriétaire du véhicule, Saidu Daouda. 


Des milliers de personnes, terrorisées par ces violences, ont fui vers d'autres localités. "Bambari et Dekoa sont désormais deux villes fantômes, pleines de maisons vides, de magasins fermés et de bâtiments abandonnés", assure Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l'Afrique de l'Ouest et centrale à Amnesty. "Si l'on veut qu'elle soit un tant soit peu crédible", la Minusca "doit prendre des mesures plus fermes pour véritablement protéger les civils" et ce "de toute urgence", conclut Amnesty. 


La Centrafrique a sombré dans le chaos après le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par les Séléka, ce qui a plongé le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l'envoi de forces française, européenne et de l'ONU dans le pays.

Des dizaines de civils massacrés ces dernières semaines en Centrafrique

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 01:50

 

 

 


Paris - AFP / 06 novembre 2014 00h15 - Les pauvres sont de plus en plus pauvres, mais la solitude et l'isolement les rendent de moins en moins visibles, témoigne le Secours catholique, qui attire l'attention sur les seniors précaires et les hommes seuls, dans son rapport annuel publié jeudi. 

En 2013, l'association a apporté une aide à 1.477.000 personnes dont 692.000 enfants.

La pauvreté s'intensifie. On rencontre davantage de personnes avec un niveau de vie de plus en plus faible, a expliqué à l'AFP Bernard Thibaud, secrétaire général du Secours catholique.

En moyenne, les bénéficiaires disposent d'un revenu de 515 euros par mois et par unité de consommation, soit 17 euros par jour, bien au dessous du seuil de pauvreté (987 euros) et du seuil de très grande pauvreté (651 euros). Et 16% n'ont aucune ressource. 

Les personnes seules représentent 40% des bénéficiaires, devant les familles monoparentales (30%) et les couples avec enfants (24%). 

Si les jeunes sont majoritaires, la part des plus de 50 ans ne cesse d'augmenter. La paupérisation des seniors s'accentue, avec pour premières victimes les femmes qui n'ont pas connu le plein emploi et disposent donc de pensions très faibles, précise M. Thibaud, avec un revenu moyen de 618 euros.

Ces seniors font partie de ces pauvretés qu'on ne voit plus, explique le Secours catholique. 

Autre précarité silencieuse: les hommes seuls. Jeunes, migrants, grands exclus ou pères célibataires, ce sont ceux qui ont le moins de revenus, avec en moyenne 437 euros par mois. 28% n'ont aucune ressource. 

Ils sont particulièrement victimes du mal-logement. Près de la moitié ne vivent pas chez eux mais chez un proche, en centre d'hébergement, en squat ou à la rue. Dans l'accès au logement, la priorité est donnée aux femmes et aux enfants, souligne Bernard Thibaud.

- un repas par jour -

Ces hommes seuls souffrent aussi d'un très fort isolement. Beaucoup se replient sur eux-mêmes et ont une moindre connaissance de leur droit, explique-t-il.

D'autant qu'ils ont peu de prestations sociales. C'est le cas d'Anthony Knobloch, jeune père de 36 ans, qui vit près de Vannes. Au chômage, il se retrouve dans une situation catastrophique depuis sa séparation d'avec la mère de son fils de 2 ans, Augustin, dont il a obtenu la garde alternée. Mais toutes les aides de la caisse d'allocations familiales vont à la mère, dénonce cet opticien de métier.

Lui qui avant, avait tendance à mépriser les gens qui sont dans l'assistanat, fait désormais ses courses à l'épicerie solidaire du Secours catholique, car en plus de son loyer et de ses charges, il doit rembourser les anciens prêts et dettes de son couple.

Mais difficile de trouver du travail s'il faut payer une nourrice. Couches, lait, légumes, vêtements, toutes ses dépenses sont destinées à son fils. Je ne veux pas qu'il souffre de ma situation, explique Anthony, qui ne prend, lui, qu'un repas par jour. Il a déjà perdu plus de 5 kg.

Outre les besoins d'écoute et d'aide alimentaire, beaucoup de précaires viennent aussi demander une aide financière au Secours catholique, pour payer leur loyer ou leurs dépenses d'énergie. 

Car la précarité énergétique, autre pauvreté invisible, gagne du terrain. On a une hausse des impayés d'énergie. Les gens doivent choisir entre se nourrir et se chauffer, déplore M. Thibaud.

En Loire-Atlantique, Nathalie, 40 ans, a fait appel au Secours catholique à la suite d'une facture EDF de 2.400 euros, liée au chauffage électrique de sa maison mal isolée. Depuis, on n'allume plus les radiateurs, on se chauffe avec la cheminée et quand on n'a plus de bois, on trouve des palettes, explique cette mère de trois enfants, dont le mari est en invalidité.

Avec un petit salaire dans la grande distribution et un dossier de surendettement, la famille a aussi fait appel aux Restos du Coeur. Quand il n'y a pas de tuile, on s'en sort, affirme Nathalie. 


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=534507 

France : Des pauvres de plus en plus pauvres, et de moins en moins visibles
France : Des pauvres de plus en plus pauvres, et de moins en moins visibles

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 01:15

 

 

 

 

http://www.7sur7.be/   3/11/14 - 23h02  Source: Belga

 

L'armée belge vient, pour la seconde fois en quelques mois, de renoncer à participer, faute de crédits, à l'opération de l'Union européenne en Centrafrique (Eufor RCA), a-t-on appris lundi de sources concordantes.

 

A la mi-octobre, une compagnie (soit une bonne centaine d'hommes) du 12e/13e bataillon de Ligne, une unité d'infanterie légère casernée à Spa, a reçu un ordre d'avertissement: se tenir prête à se déployer vers la fin de l'année à Bangui dans le cadre de l'Eufor pour sécuriser durant trois mois l'aéroport de la capitale centrafricaine. Mais une semaine plus tard, le contre-ordre est venu, après que l'état-major de la Défense eut appris l'ampleur des économies (environ 220 millions d'euros) que lui impose le gouvernement pour l'année prochaine. 


L'information sur l'annulation, à un stade très précoce des préparatifs, de cette possible mission a été confirmée lundi par plusieurs sources militaires en marge de la visite du nouveau ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), aux unités de la composante Terre. Déjà l'an dernier sous le gouvernement Di Rupo, la Belgique avait dû renoncer, pour des raisons budgétaires, à participer à la force européenne en Centrafrique, en dépit des sollicitations répétées de la France. Paris souhaitait un renfort de ses partenaires pour l'épauler dans cette mission, lancée dans la foulée de l'opération Sangaris. 


Cette mission, forte de quelque 750 soldats et gendarmes, assure le maintien de l'ordre à l'aéroport de Bangui et dans le camp de réfugiés de Mpoko, tout proche de l'aérodrome. Son mandat a été prolongé par l'UE fin septembre de trois mois, jusqu'en mars 2015, pour permettre une "transition en douceur" avec la force de l'Onu en Centrafrique (Minusca), qui a commencé à se déployer à la mi-septembre. L'Eufor RCA, qui a débuté le 1er avril dernier, restera donc la première opération de l'histoire de la défense européenne sans la moindre participation belge. 

La France est la "nation cadre" de l'opération, à laquelle participent treize nations européennes. Et paradoxalement, c'est la Géorgie, un pays non membre de l'UE, qui fournit l'un des plus gros contingents, soit une compagnie de 150 soldats. La Centrafrique avait sombré dans le chaos avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par les Séléka, plongeant le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l'envoi de forces française, européenne et onusienne dans le pays. 


Les tueries de masse ont cessé depuis quelques mois, même si la capitale centrafricaine reste régulièrement secouée par des affrontements armés et une forte criminalité. 

L'armée belge contrainte à renoncer à une mission en Centrafrique

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