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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 16:45

 

 

 

 

(AFP 06/06/14)

 

Après avoir été pillée et occupée par des rebelles de la Séléka pendant plus d'un an, la plus grosse usine de Centrafrique, la sucrerie de Ngakobo, dans l'est du pays, vient de relancer sa production.

 

"On avait plus de boulot, plus d'argent, on s'ennuyait, on est content de reprendre", dit Solange Ngortene secrétaire technique de 30 ans.

 

Dans un champ de cannes devant l'usine, des "manoeuvres coupeurs" en combinaison marron découpent la canne à sucre à la machette. En combinaison grise, les "ramasseurs" passent derrière pour jeter les fagots dans des grandes charrettes, déchargées ensuite dans l'usine.

 

Sous un soleil de plomb, au milieu d'un paysage vallonné d'un vert éclatant, 150 personnes s'affairent sur ces quatre hectares de champs. Deux cents tonnes de cannes seront coupées aujourd'hui, qui donneront vingt tonnes de sucre. Soit 20.000 euros de marchandise.

 

Au milieu du champ, Solange Ngortene s'assure que la logistique suit bien.

 

"J'ai été au chômage technique pendant plus d'un an. Je touchais 10 ou 30% de mon salaire brut, ce n'était pas facile avec la charge familiale. Et puis on s'est trop reposé, on s'ennuyait, on est content de reprendre le travail", raconte-t-elle dans un large sourire.

 

Comme beaucoup d'ouvriers de la Sucaf, le deuxième employeur du pays après l'Etat, Solange a tout abandonné pour se réfugier avec sa famille à Bangui quand les Séléka ont pris la région.

 

C'était le 30 décembre 2012. Alors que sa production atteint 11.000 tonnes de sucre à l'année, la sucrerie est pillée par les Séléka, ces rebelles à dominante musulmane qui parviendront à prendre le pouvoir à Bangui trois mois plus tard. Les rebelles volent les voitures, terrorisent les ouvriers et s'installent dans l'usine.

 

Quinze mois plus tard, les Séléka ont été chassés du pouvoir à Bangui, laissant l'économie du pays - déjà mal point après des décennies d'incurie et de corruption - en ruine, malgré son potentiel agricole et minier.

 

Mais ils contrôlent toujours la région de Ngakobo. Pour parvenir à relancer l'usine, trente soldats de la force africaine en Centrafrique (Misca) sont déployés sur le site et 60 gardes privés embauchés. Fin avril, l'usine était prête à repartir.

 

- Combattants et peuls armés -

 

"L'usine tourne bien", se félicite Sylvestre Serelgue, en bleu de travail devant l'atelier mécanique où il travaille. "Nos frères de la Misca assurent la sécurité. Dans l'usine nous sommes à l'aise".

 

Le problème, c'est dans les villages. "Les peuls nous em... beaucoup. Ils agressent le personnel dans les quartiers. Ils sont 15 ou 20 et nous prennent notre argent".

 

Des officiers gabonais de la Misca expliquent que la quinzaine de Séléka qui contrôle Ngakobo ont réussi à embrigader des peuls - des éleveurs nomades musulmans - qu'ils ont armés et qui volent les quelques milliers d'habitants vivant dans la région.

 

"Beaucoup d'employés qui se sont réfugiés à Bangui pour fuir les Séléka sont revenus ici quand c'est devenu encore plus dangereux à Bangui", explique Akroma Ehvitchi, le directeur ivoirien du site.

 

"Ils sont revenus seuls, sans famille, car il n'y a pas de transport et il y a encore des problèmes de sécurité".

 

Les employés envoient de l'argent à Bangui, via l'avion de la société.

 

"Mais le salaire ce n'est pas assez", se plaint Prosper, devant sa cuve à vapeur poisseuse. Journalier de 42 ans, Prosper gagne 1.100 francs CFA par jour (1,6 euro), à peine de quoi se payer un kilo de sucre.

 

"Ce n'est pas beaucoup", reconnaît le directeur général de Sucaf, Thomas Reynaud. "Mais dans certaines familles, vous avez 5 ou 6 personnes qui travaillent ici", se rassure le jeune Français.

 

"Le but c'est de redémarrer la production pour sauver le site", explique M. Reynaud à l'occasion d'une visite d'une délégation de diplomates et militaires venus de Bangui.

 

"Là on travaille à l'artisanal, mais on va racheter des voitures, des camions, des machines". Si la situation sécuritaire le permet.

 

Sur un des pick-up de la sucrerie, en quittant l'usine, le directeur du site préfère ironiser sur le casse-tête militaro-politique régnant en Centrafrique, où certaines régions sont contrôlées par des Séléka, d'autres par des anti-balaka, des milices à dominante chrétienne, sur fond d'une délinquance crapuleuse bien installée.

 

"Dans une situation pareille si tu comprends ce qui se passe, c'est qu'on te l'as pas bien expliqué", lance en riant Akroma Ehvitchi.

 

La plus grande usine de Centrafrique relance sa production, malgré la peur

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Centrafrique-Presse.com
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 16:33

 

 

 

 

 

http://observers.france24.com/   06/06/2014  

 

À plus de 1 000 kilomètres à l’est de Bangui, la ville de Mboki a été épargnée par les remous de la crise centrafricaine. Pourtant dimanche, la plus ancienne ONG présente dans la ville a été pillée non par des groupes rebelles armés, mais par des habitants.

 

 Mboki est une ville d’environ 10 000 habitants située à l’extrême est de la République centrafricaine. La ville n’a pas connu les violences qui gangrènent le pays et les autorités politiques de l’époque de l’ancien président, François Bozizé, sont restées en place malgré le coup d’État de mars 2013. Uniquement desservie par un petit aéroport, la ville souffre de son enclavement. Les prix du carburant, l’état des routes, et les barrages rendent son accès extrêmement difficile par la terre comme par les airs. Les habitants de Mboki sont donc dépendants de l’aide humanitaire.

 

Mais l’insécurité qui règne en République centrafricaine depuis des années n’a pas épargné ces ONG. Plusieurs ont été la cible d’attaques, comme Acted dont un membre du personnel a été tué de sang-froid par un groupe armée en 2011.

 

 Dimanche 1er juin, ce sont les locaux de l’ONG Cooperazione internazionale (Coopi), une ONG d’origine italienne présente depuis 1974, qui ont été attaqués.

 

Depuis plusieurs semaines, une rumeur sur les difficultés financières et le possible départ de l’ONG Coopi était sur toutes les lèvres. Malgré les réunions organisées avec la mairie pour rassurer la population sur le fait qu’elle ne quitterait pas la ville, la rumeur continuait à se propager. Cette ONG est la plus ancienne ici et la possibilité d’un départ rendait tout le monde nerveux car elle fournit beaucoup de produits de première nécessité venus de Bangui, comme de la farine ou des kits d’hygiène aux habitants.

 

 Dimanche matin, devant les locaux de l’ONG, il y avait un camion avec des motos et des bidons d’essence vides qui avaient été chargés très tôt. Il devait partir pour Bangui [Ces objets qui devaient être rendus à leurs bailleurs à Bangui selon les représentants de l’ONG, NDLR]. Mais dès 5 heures du matin, certains ont vu le camion et ont commencé à diffuser l’information que Coopi pliait bagage.

 

Peu de temps après, une cinquantaine d’habitants du village, hommes, femmes et même enfants, ont pris d’assaut les locaux. Ils ont d’abord volé les motos, puis ont défoncé la porte du bâtiment, les vitres, et ont volé tout ce qu’ils ont pu : ordinateurs, modems, imprimantes mais aussi un téléphone satellitaire et de l’argent dans un coffre-fort. Ils criaient "Si Coopi ne veut plus de nous, on ne veut plus de Coopi". J’ai essayé de m’interposer, mais j’ai reçu deux coups de bâtons. L’ONG a été pillée jusque dans les moindres recoins, il ne restait plus que des papiers éparpillés sur le sol.

 

 Quelques jours avant l’attaque, des habitants dénigraient ouvertement l’ONG. Certains ont expliqué avoir retrouvé des savons blancs venant de Bangui vendus par des marchands de Mboki. Ces savons sont normalement distribués gratuitement par les ONG aux familles les plus nécessiteuses. Il n’en a pas fallu plus pour que ces personnes affirment que Coopi vendait ses savons au lieu de les distribuer.

 

 Les habitants qui ont propagé ces rumeurs sont pourtant les premiers à profiter des activités et des distributions de l’ONG. Ils n’ont rien à voir avec des groupes armés, la Séléka ou les anti-balakas : ce sont simplement des habitants malintentionnés qui ont profité de cette rumeur pour piller l’ONG.

 

L’ONG suspend ses activités, 80 % des objets toujours pas retrouvés

 

À Mboki, Coopi finance des projets de réinsertion des enfants soldats et des formations permettant aux habitants de développer de nouvelles activités de couture, de menuiserie ou de maçonnerie. Contacté par FRANCE 24, la porte-parole de l’ONG Coopi en République centrafricaine explique :

 

 "Nous n’avions aucune intention de quitter la ville car nous avons des projets en cours financés par l’Unicef, par exemple la construction d’une école. Malgré tous nos efforts pour communiquer auprès des autorités notre souhait de rester, nous savions qu’une attaque était possible […] Personne n’a été blessé, mais nous ne pouvons plus assurer la sécurité de nos employés. Pour le moment, nous suspendons nos activités en attendant les conclusions de l’enquête".

 

Hier, lors d’une réunion de médiation, des habitants ont réclamé le remplacement du personnel actuel de Coopi à Mboki, qu’ils accusent de vendre les produits à des commerçants. Des accusations rejetées par les responsables de l’organisation humanitaire.

 

Selon le sous-préfet de la région, Pascal Abouandji, des habitants ont rendu certains des objets volés comme des motos et des modems, mais "plus de 80 % des objets volés n’ont pas été retrouvés". Il explique que plusieurs ONG comme Save the Children ou Catholic Relief Service menaceraient de quitter Mboki si Coopi devait définitivement plier bagage.

 

Plusieurs attaques contre des ONG ont été recensées ces dernières semaines, notamment contre les locaux de Médecins sans frontières à Boguila fin avril et à Ndélé début mai. Inquiète de ces agressions multiples contre leurs personnels, la communauté des humanitaires présents en Centrafrique a publié un communiqué pour rappeler "sa neutralité et son objectif de soutien à la population".

 

 

Cet article a été rédigé en collaboration avec Alexandre Capron (@alexcapron), journaliste pour les Observateurs de FRANCE 24.

 

 

(locaux de Coopi à Mbokisaccagés

RCA : des villageois saccagent une ONG sur fond de rumeurs
RCA : des villageois saccagent une ONG sur fond de rumeurs
RCA : des villageois saccagent une ONG sur fond de rumeurs

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Centrafrique-Presse.com
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 15:43

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-06-06 12:16:32 - L’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, a qualifié de ‘’très grave’’ la situation dans laquelle se trouvent les déplacés internes à Yaloké, une localité située à 220 km de Bangui où le guide religieux qui est à la tête d’une délégation comprenant plusieurs imams français, s’était rendu, jeudi, à l’occasion de son séjour en Centrafrique.


‘'Dès notre retour à Paris on aura une réunion le mardi à l'Union Européenne où nous allons interpeller le président de l'Union européenne et le Président François Hollande sur la crise centrafricaine et ses conséquences'', a affirmé l'Imam de Drancy qui, après avoir prié pour les réfugiés, n'a pas pu retenir ses larmes.

Il a par ailleurs promis de rencontrer les chefs d'Etat des pays musulmans et les milliardaires pour les mobiliser à la cause centrafricaine, soulignant qu'il ne comprend pas que des personnes vivent dans une précarité sans précédent avec moins d'un euro par jour ‘'alors que nous sommes au 21è siècle. C'est une honte !''.

Hassen Chalghoumi était également accompagné de la conseillère du Premier ministre en matière de d'urgence humanitaire, Régina Konzimango, chargée à l'occasion d'apporter un message de soutien et de solidarité du gouvernement de transition aux habitants de Yaloké et particulièrement les déplacés internes.

Mme Konzimango a exhorté les déplacés à prendre leur mal en patience, car il y a un temps pour toute chose. 


‘'Musulmans ou Chrétiens vous êtes chez vous. La RCA est un pays laïc. Vous devez rester chez vous et ces problèmes vont être résolus'', a-t-elle assuré.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=605573#sthash.rJSIBkYD.dpuf

Les déplacés internes centrafricains vivent une ‘'situation très grave'' (imam de Drancy

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Centrafrique-Presse.com
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 14:46

 

 

 

 

 

http://ccfd-terresolidaire.org/  6 juin 2014

 

Le CCFD-Terre Solidaire a débloqué une aide d’urgence pour secourir plusieurs centaines de familles de réfugiés peuls centrafricains au Tchad et au Cameroun. Le CCFD-Terre Solidaire soutient également un plaidoyer en faveur de la réconciliation, dans le cadre du « Programme Paix » lancé par le CCFD-Terre Solidaire en 2012 au Tchad, en RCA, au Soudan et au Sud-Soudan. Un important forum de la société civile va se tenir en juin à Bangui, qui permettra de mesurer l’ampleur de la tâche de reconstruction à accomplir.

 

Une aide d’urgence a été débloquée par le CCFD-Terre Solidaire, à hauteur de 50 000 euros. L’objectif : apporter de la nourriture, des bâches, des moustiquaires imprégnées et des produits de première nécessité à 580 familles de réfugiés centrafricains qui se trouvent au sud du Tchad et à l’Est du Cameroun [1].

 

Ces centaines de familles sont réparties entre quatre camps de réfugiés (Toktoyo au Cameroun, Mbaïbokoum, Bitoye et Bessao au Tchad). Issues de la communauté peule, de religion musulmane, elles ont fui les violences en République de Centrafrique (RCA). Cette assistance humanitaire apportée aux réfugiés peuls s’inscrit dans le « Programme Paix » du CCFD-Terre Solidaire et ACORD lancé dès 2012 en RCA pour renforcer la société civile et répondre aux trois causes profondes du conflit dans ce pays : la compétition sur les ressources naturelles, les tensions identitaires et la mauvaise gouvernance.

 

La réconciliation, pas encore une priorité


Une réunion s’est tenue le 1er mars à N’Djamena, capitale du Tchad, entre des représentants d’associations peules du Tchad et de RCA en présence du CCFD-Terre Solidaire. Trois décisions ont été prises : La constitution d’une plateforme sous-régionale d’associations peules, qui se réunira pour la première fois mi-juin à Bertoua au Cameroun, une assistance humanitaire aux communautés réfugiées et un Forum des réfugiés centrafricains pour lancer un processus de retour dans leur pays.

 

Pour lancer le projet d’assistance humanitaire, deux missions d’enquête ont été réalisées par l’AIDSPC (L’Association pour l’Intégration et le Développement Social des Peules de Centrafrique), avec l’appui d’autres partenaires du CCFD-Terre Solidaire au Tchad et au Cameroun, afin d’évaluer les besoins, des réfugiés. Nombre d’entre eux ne reçoivent à ce jour aucune assistance de la part des agences humanitaires internationales.

 

Selon Bruno Angsthelm, chargé de mission Afrique : « la société civile centrafricaine, ne mesure pas encore bien les conséquences de l’exil des musulmans et en particulier des peules sur la construction d’une paix durable en Centrafrique. Comment imaginer le futur de pays sans débattre du rôle des uns et des autres, même inconscient, dans cette « chasse » aux musulmans ? Comment concevoir des élections alors que toute une partie de la communauté nationale est en exil ? »

 

Face à ces enjeux, plusieurs actions sont menées dans le cadre du « Programme Paix » du CCFD-Terre Solidaire et ACORD, programme qui a mobilisé 2 millions d’euros en 2013 pour soutenir et renforcer les sociétés civiles à agir pour une paix durable dans quatre pays (Tchad, RCA, Soudan et Soudan du Sud).


Une « société civile globalement très partisane »

 

En Centrafrique, le Programme Paix soutient un projet de réhabilitation et de renforcement du lien social dans la région de Bossangoa. Un comité de pilotage réunit les autorités locales et la société civile locale [2]. Un voyage d’échange avec les jeunes leaders associatifs chrétiens et musulmans au Cameroun et au Tchad est prévu début juillet sur entre autre la question du Vivre ensemble. Le programme a permis la publication du 1er numéro d’un bulletin d’information de la société civile.

 

Un forum de la société civile centrafricaine doit se tenir du 18 au 21 juin à Bangui, pour réfléchir aux actions à venir. « L’objectif consistera à faire une analyse lucide de la situation, en présence d’une société civile globalement très partisane, et d’imaginer ensemble des réponses crédibles », explique Bruno Angsthelm.

 

L’objectif final pour le CCFD-Terre Solidaire est de voir émerger une société civile plus solidaire et plus ouverte en Centrafrique, pour construire un avenir où la réconciliation ne reste pas un vain mot.

 

[1Le Centre de Crise du MAE a été sollicité pour renforcer cet appui d’urgence.

[2Financement UE/CCFD

 

Centrafrique, le CCFD-Terre Solidaire débloque une aide d’urgence

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 14:34

 

 

 

 

 

http://www.europe1.fr/  6 juin 2014 à 13h43 Par Pauline Hofmann et Gwendoline Debono, envoyée spéciale à Bangui

 

DYNASTIE - Le fils de l’empereur mégalomane Jean-Bédel Bokassa veut jouer un rôle dans la reconstruction de son pays.

 

LE PORTRAIT. Son père était "Empereur de Centrafrique par la volonté du peuple centrafricain, uni au sein du parti politique national : le MESAN". Lui se contenterait bien du titre de président de la République centrafricaine. Alors que le pays retrouve lentement la stabilité, Jean-Serge Bokassa, fils du dictateur Jean-Bédel, entend bien jouer un rôle dans la reconstruction de la Centrafrique.

 

L’héritier de l’ex-empereur, qui a régné sur le pays entre 1966 et 1979, est plus actif que jamais à Bangui. La semaine dernière, il a été à l’origine de manifestations qui ont rompu le calme revenu depuis plusieurs mois dans la capitale.


Dans les pas de son père. Mais pas question de lui parler de succession. Pour Jean-Serge Bokassa, 42 ans, la politique est une vocation. Rien à voir avec la "carrière"» de dictateur sanguinaire de son père. D’ailleurs, la preuve ultime, selon lui, c’est qu’aucun de ses 54 frères et sœurs ne s’est lancé en politique.

 

Jean-Serge Bokassa en est persuadé, son père l’aurait dissuadé de suivre ses pas : "Je pense qu’il m’aurait déconseillé de le faire. Ca revenait toujours dans ses discours, que la politique lui avait tout enlevé, sa famille, ses biens", raconte-t-il à Europe 1.

En exil, puis ministre. Il a passé une partie de sa vie en exil, en Suisse, où il suit des études de théologie après la chute de l’ex-empereur. A son retour en Centrafrique, il devient député puis ministre. Il refuse de dresser un parallèle entre le destin de son père, autoproclamé empereur de Centrafrique, et le sien.

 

Le bon côté de l’empereur. S’il n’est pas son père, il défend bec et ongles l’héritage de Jean-Bédel Bokassa : "Il nous a montré aussi le chemin du patriotisme. Je suis encore plus ferme sur la nécessité qu’il faut enrayer l’impunité et il nous en a donné l’exemple. Il est rentré chez lui. Il a été jugé et a fait de la prison", raconte le fils, qui explique qu’il "y a eu des périodes où c’était difficile de porter ce nom, quand j’étais plus jeune".

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Jean-Serge Bokassa a fait de son père un argument de campagne. Pour autant, il veut indemniser les familles des victimes du sanguinaire dictateur avec la vente de deux châteaux en France. La contradiction, le consensus, dirait-il, fait partie de son ADN.

 

La prochaine campagne en ligne de mire. L’homme providentiel pour la Centrafrique sera "capable de définir un cap, proche des gens". Tout lui, en somme. D’ailleurs, il se présentera sans doute à la prochaine présidentielle avec l’espoir d’être le deuxième Bokassa à la tête du pays.

 

Centrafrique : le fils Bokassa dans les pas de son père

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 11:57

 

 

 

 

 

 

« Tous ces problèmes sont connu de tous »

 

*** Etat des lieux et Préconisations ***

 

Je n’épiloguerai pas sur la situation géopolitique qui est la  résultante d’une mauvaise gouvernance et d une vision nombriliste de la politique depuis 30 ans ou l’immoralité est érigée en règle alors que la gestion des affaires de l’état a  plus que jamais  besoin d’être guidée par une  éthique plus tôt que de servir les ambitions rances de politicards racornis.

 

Dès à présent, nous devons tous veiller à ce que les choses fonctionnent bien voire mieux à l’avenir.

 

Je me demande  quand viendra notre prise de conscience et je réalise que notre pays à beaucoup d’atouts majeurs, mais avant de songer au développement, nous avons l’obligation de construire des institutions fortes garantes de l’instauration d’un état de droit.

 

Il  y’a eu MOBUTU (1973 ONU) et BOKASSA, ces hommes nous ont transmis des messages avant de tomber en disgrâce que je conseille de lire ou d’écouter ; l’un pendant une période faste et l’autre après sa chute.

 

Nous devons construire notre développement  sur des bases saines.

 

Ces bases sont fondées sur l’éducation, la santé et la cohésion sociale.

 

Le grand défi de notre pays qui fut celui de la douceur de vivre, des relations paisibles entre les communautés Chrétienne et Musulmane, entre centrafricains de souche et nos voisins directs ou plus lointains, est de retrouver cette harmonie qui fit la force  de la RCA le berceau des bantous.

 

L’agriculture, qui fut notre force est à présent incapable de nourrir la nation.

 

Chez nous lorsqu’on jette un noyau par terre, un arbre pousse, comment en est on arrivé là ?

 

Il est urgent que nos cultivateurs retrouvent la paix et la sécurité, afin de retourner au champ, la RCA ne peut se développer sans une agriculture forte, aucun pays au monde ne le peut.

 

Lorsque nous voyons les prodiges réalisés par certains pays du Sahel avec une terre pauvre, sans eau, nous devons remercier Dieu de nous avoir si bien servi dans notre pays et implorer son pardon pour en avoir fait un si mauvais usage.

 

Nous devons chercher un développement inclusif, un préalable sine qua non à l’essor économique d’une nation,  c’est la Santé, l’Education, les infrastructures et L’AGRICULTURE qui est notre atout majeur, la qualité de notre sol très riche pour l’agriculture en témoigne.

 

Hors mis les pays pétrolier, aucun pays au monde ne s’est développé sans l’AGRICULTURE.

 

Je ne veux pas dire par là que l’agriculture est la seule richesse de la RCA, mais ce qui est certain c’est que nos paysans ont le savoir, l’expérience nécessaire pour redémarrer leur activité demain si on arrive à créer un cadre sécuritaire satisfaisant sur tout le territoire national et ce sans intervention extérieure.

Il faut que nous contions d’abord sur nos propres forces.

 

Depuis des lustres, la CENTRAFRIQUE malgré ses atouts tente, surtout en fin de mois, de trouver chez ses voisins, l’argent indispensable pour faire tourner le pays, payer les fonctionnaires.

 

Il serait plus indiqué de pratiquer une bonne gouvernance susceptible de générer les rentrées fiscales indispensables.

 

La paresse intellectuelle, le pillage systématique des deniers public, les  abus des biens sociaux, le vol des biens d’autrui par ruse ou par la force, une société civile mafieuse et tentaculaire alliée à une classe politique corrompue, tous ces facteurs

Additionnés ont conduit notre pays à la place qui est la sienne aujourd’hui.

 

J’en appelle à celles et ceux qui, comme moi, veulent que notre pays se relève de cette crise sans fin pour que nous imposions aux politiciens de se conduire enfin en patriotes.

La patrie n’est pas en danger, elle est moribonde, et pour la sauver c’est une union sacrée qui s’impose.

 

Un autre danger qui nous guette et qui risque de nous enfoncer encore un peu plus est la profusion des partis politique et de candidats en tout genre à la magistrature suprême pour un pays de 4,5 millions d’habitants que je suppose avec ses derniers évènements en sont moins aujourd’hui, n’ont aucune vision ni de perspective d’avenir et d’émancipation personnel que la quête du pouvoir a des fins d’enrichissement personnel et d’asservir le pays avec son clan.

 

Peuple bantou de la Centrafrique, tout le monde ne peu devenir Président où Ministre.

 

La sécurité ne se décrète pas, elle est la résultante d’une volonté politique sans faille.

La récupération des armes, étape importante, ne peut être mise en place sans moyens financiers, en effet il faut racheter ces armes, mais aussi offrir un avenir à ceux qui acceptent de les rendre.

 

Il faut pouvoir leur donner un emploi, ou les moyens financiers de créer une activité pour les plus jeunes, je parle des enfants soldats, il faut les prendre en main, leur donner l’éducation, la formation qui seront leur porte d’entrée vers un avenir auquel chaque enfant de Centrafrique doit pouvoir avoir accès.

 

Ces enfants soldats sont avant tout des victimes, et doivent être traités comme tels.

 

Attendre benoitement que les centrafricains armés livrent leurs armes est voué à l’échec.

L’Etat centrafricain doit se donner les moyens de relancer l’économie, de juguler le chômage, afin que les hommes en armes comprennent que la misère qui est le lit de la violence qui règne dans notre pays sans partage n’est pas une fatalité.

 

Le travail doit redevenir la norme de la survie, la norme de la dignité retrouvée. Lorsqu’on travaille  10 heures par jours, 6 jour sur 7, on ne part pas la nuit assassiner son voisin pour piller sa maison, on rentre à la maison, on se douche on mange et on dort.

 

La violence est instrumentalisée de manière honteuse par des politiciens qui tirent les ficelles dans l’ombre espérant pour certains accéder au pouvoir suprême et pour d’autres revenir ou se maintenir dans le jeu politique.

 

Les Centrafricains doivent comprendre que ces politiciens dévoyés font déjà parti du passé de la RCA.

 

Il n’y a pas d’avenir pour les suiveurs de ces crocodiles du marigot politique.

 

Ce sont eux, avec leur incompétence, leur insatiable appât du gain, leur clientélisme  qui a amenés la RCA à l’endroit où nous sommes en ce moment. 

 

Qui sera le prochain Président ou la prochaine présidente? Bien malin celui qui peut le dire aujourd’hui.

 

Ce qui est certain, c’est que les prochaines élections devront être exemplaires et le contrôle doit être fait par l’ONU, L’UA, L’UE, un ensemble d’ONG irréprochable, afin que le vainqueur ait la légitimité pleine et entière obtenue par des élections transparentes.

 

Ces élections impliquent un  recensement qui mènera à l’établissement du nouvel état civil, puis de la nouvelle liste électorale, ça prendra  le temps qu’il faudra, mais des élections précipitées sans listes électorales fiables  ne peuvent amener que des rancœurs qui feront le  berceau  des rebellions futures.

 

Les politiciens qui veulent à tout prix des élections rapides ne prennent cette posture que par ce qu’ils pensent 

 

* Et pour finir, je préconise à tous les hommes politiques, fils et filles de Centrafrique d’être au service de la patrie, c’est un devoir, une valeur primordiale et fondamentale, l’intérêt suprême de notre nation.

 

 Une trêve de tous les partis politiques et un gouvernement d’union nationale pour une période déterminé consacrée a la reconstruction de notre pays berceau du bantou avec un changement d’équipe gouvernementale tous les 2 ans.que le temps joue contre eux.

 

Chaque centrafricain à le droit d’avoir un président qui représente le choix du plus grand nombre.

 

C’est cette légitimité qui induit l’autorité du Chef de l’Etat, le Pays meurtri qui est le notre ne peut se reconstruire qu’avec cette totale légitimité.

 

 Votre dévoué.

 

Serge Bruno MAGEOT

 

Paris le 06 Juin 2014

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 11:14

 

 

 

 

 

06/06/14 (RFI)

 

Le 28 mai dernier, le site de déplacés de l'Eglise Notre-Dame de Fatima, dans l'ouest de Bangui, était le théâtre d'une tuerie qui fit plus d'une quinzaine de morts. Parmi les victimes, un prêtre : l'abbé Paul-Emile Nzale. Ses obsèques ont eu lieu mercredi 4 juin à la cathédrale de Bangui.

 

Parmi la centaine de personnes massées sur les bancs de la cathédrale, Sinclair, la trentaine, connaissait bien l'abbé Nzale : c'était son oncle. Il l'a vu pour la dernière fois il y a trois semaines. « Nous étions ensemble à la cérémonie de remise des diplômes de ma cadette, se souvient-il. On a parlé, on a échangé des idées. C'était un oncle taquineur. Il a raté sa vocation : il aurait dû être humoriste ».

 

A l'extérieur, devant le portail de la cathédrale, quelques militants des droits de l'homme ont tenu à assister à la cérémonie. Par solidarité, mais aussi pour s'élever contre la violence aveugle et l'impunité. C'est le cas de Bruno Gbiegba : « Ceux qui ont commis cet acte voulaient démontrer qu'il n'y a plus aucune limite, qu'ils font ce qu'ils veulent. C'est pour cette raison qu'ils sont allés assassiner jusque dans un lieu de culte ».

 

Au-delà du choc provoqué par la tuerie de Notre-Dame de Fatima, l'assassinat d'un homme d'Eglise est un symbole tel que plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre André Nzapayeke, sont venus s'incliner devant le cercueil. Rody Maduzekeko, de l'Observatoire centrafricain des droits de l'homme, s'en agace un peu : « C'est une manière de taper le serpent par la queue. Ils auraient pu réagir avant pour arrêter ce genre de barbarie, plutôt que de laisser les choses se faire et de venir maintenant compatir avec nous. Ils ont l'obligation de protéger la population civile ».

 

A la sortie, le cercueil, salué par la garde, est accompagné par une fanfare militaire et par des pleurs de femmes.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140605-rca-obseques-abee-nzale/

 

RCA: obsèques de l'abbé mort dans la tuerie de Notre-Dame de Fatima

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 11:02

 

 

 

Pour les patriotes  Faca ( Forces armées centrafricaines) et les Anti-Balaka à Bangui.

                                                               Au travail!

 

Des soldats burundi ont récemment assassiné à Bangui des citoyens centrafricains qui protestaient pour le respect des droits de la population. Cette population ne veut plus voir Debby, le Président du Tchad, fouler la terre sacrée de Centrafrique. Voici le Président du Burundi, grand ami de Deby, qui se pointe à Paris et propose de remplacer les soldats tchadiens chassés par le peuple qui leur reproche leurs exactions. Au même titre, les Sélékas venus du Tchad et du Soudan, sont génocidaires.

 

Nous ne savons plus où va le pays de nos ancêtres! Nous ne savons plus où va la race noire! Depuis deux siècles au moins, notre peuple est soumis d’abord à l’esclavage ensuite au colonialisme brutal qui se prolonge aujourd’hui, en 2014, par une République centrafricaine perçue comme étant une manipulation de l’étranger  destinée à emprisonner notre destin commun.

 

 Par exemple, en cette période de transition, visant à préparer la tenue des élections de 2015, on signe des contrats à Paris ou à Pékin sans tenir compte de notre assentiment. Ce viol permet à des compagnies étrangères de faire mains basses sur nos mines de diamants, d’uranium, gisements de pétrole enfin sur l’entièreté de nos ressources. Voilà en quoi la situation actuelle est une manipulation!

 

Malheureusement notre classe dirigeante s’étant succédé depuis l’Indépendance ne peut échapper à ce qu’un journaliste parisien nomme ``la corruption des élites``.

Comment sortir de cet imbroglio?

 

 Les Sélékas  ont cru qu’ils allaient nous éliminer de la terre de nos ancêtres, nous nous sommes levés, les avons mis en déroute. Maintenant les manipulations les encouragent en sous-main, alors ils tentent  de redresser la tête à Bambari.

 

Briser les manipulations qui ne veulent pas entendre parler d’une FACA, c’est insister sur la création, en République centrafricaine, de cette armée nationale, c’est reconnaître les patriotes Anti Balaka.

 

Vive donc le véritable gouvernement centrafricain libre et uni! Le peuple élira pour la première fois de son histoire moderne un gouvernement issu de ses forces patriotiques vives.

 

Bamboté Makombo

 

Écrivain Centrafricain

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Centrafrique-Presse.com
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 10:16

 

 

 

 

06/06/14 (AFP)

 

Les enquêteurs de l'ONU ont indiqué jeudi qu'il était prématuré de parler de nettoyage ethnique ou de génocide en Centrafrique, mais ils ont cependant trouvé les preuves que des crimes contre l'humanité ont été commis dans les deux camps.

 

Une commission d'enquête internationale mise en place par le secrétaire général Ban Ki-moon en janvier a remis jeudi un premier rapport aux membres du Conseil de sécurité.

 

"Des preuves sérieuses prouvent que des individus dans les deux camps ont commis des crimes violant les lois humanitaires internationales ainsi que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité", note le rapport dont l'AFP a obtenu copie.

 

Malgré tout, parler de nettoyage ethnique ou de génocide "est prématuré à ce stade", tempère le rapport, soulignant que, sans une rapide intervention, les choses peuvent changer.

 

"Si la communauté internationale ne réagit pas rapidement avec détermination en envoyant davantage de forces de maintien de la paix en Centrafrique, nous pourrions rapidement faire face à une situation se détériorant, qui pourrait conduire à un nettoyage ethnique ou à un génocide", poursuivent les enquêteurs.

 

Le Conseil de sécurité avait voté en avril l'envoi de 12.000 casques bleus dans ce pays déchiré par des violences entre chrétiens et musulmans. Mais cette mission de l'ONU n'entrera en action qu'en septembre, prenant le relais de 2.000 soldats français et 6.000 soldats de l'Union africaine.

 

Depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent, rythmée par les exactions de l'ex-rébellion à majorité musulmane en déroute, et celles des milices anti-balaka. Ces exactions contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Centrafrique : des crimes de guerre commis dans les deux camps (enquête de l'ONU)

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 10:14

 

 

 

 

06/06/14 (AFP)

 

Le commandant de l'opération française en Centrafrique, le général Francisco Soriano, indiqué vendredi que le retour de ses soldats commencerait à partir du 15 septembre, avec le relais de la mission de l'ONU.

 

Interrogé sur la fin prévisible de l'opération Sangaris, lancée le 5 décembre 2013 par le président François Hollande comme une opération "brève, qui n'a pas vocation à durer", le général a répondu à la radio Europe 1, en évoquant la future mission de maintien de la paix des Nations unies : "nous resterons jusqu'à ce que cette opération soit pleinement opérationnelle".

 

"C'est à partir du 15 septembre qu'elle prendra sa capacité opérationnelle. Eh bien nous, nous l'accompagnerons jusqu'à ce qu'elle ait atteint sa pleine capacité, ce qui devrait se faire d'ici la fin de l'année", a-t-il dit.

 

A la question de savoir si les premiers retours de soldats de Sangaris pourraient en conséquence intervenir à partir du 15 septembre, le général Soriano a répondu: "C'est exactement ça".

 

Interrogé sur les troubles qui persistent en dépit de la présence française, il a observé : "Aujourd'hui, la population musulmane, notamment dans Bangui", "souffre, c'est une réalité, elle a besoin de sécurité".

 

"Il faut reconnaître que les milices anti-balaka exercent une véritable pression sur les populations musulmanes", a-t-il dit, relancé sur d'éventuels risques d'épuration ethnique.

 

Mais pour lui "la situation est en train de s'améliorer". Il en veut pour preuve des retours de musulmans "qui s'étaient réfugiés au Cameroun".

 

"Il ne faut pas oublier que la Centrafrique, c'est un pays qui a connu vingt années de crise", a relevé l'officier.

 

"Nous ne réfutons pas les problèmes, les difficultés, qui sont encore importants, mais on ne peut occulter tout le travail qui a été fait par la force Sangaris".

 

Centrafrique : premiers retours de soldats français "à partir du 15 septembre"

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