Sommaire

Recherche

Liens

31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 13:27

 

 

 

 

 

31/07/14 (RFI)

 

En République centrafricaine, malgré l'amélioration de la situation sécuritaire à Bangui, l'immense camp de déplacés de l'aéroport Mpoko n'a pas disparu. Ce camp avait vu le jour avec les violences de décembre dans la capitale et a compté jusqu'à 100 000 réfugiés. Aujourd'hui, ils sont moins nombreux - environ 37 000 - mais vivent dans des conditions de plus en plus précaires, aggravées par la saison des pluies et la multiplication des cas de paludisme.

 

Depuis décembre, maman Nicole survit sous une bâche en plastique sans matelas ni couvertures à même le sol, boueux. La nuit dernière, en raison des orages, cette grand-mère, réfugiée au camp Mpoko de Bangui, n’a pas fermé l’œil. « On n’a pas dormi parce que la pluie tombe, la pluie rentre dans la maison, les habits sont mouillés, nous restons debout », raconte-t-elle.

 

Pour les 37 000 déplacés de ce gigantesque camp planté le long des pistes de l’aéroport, la saison des pluies rime désormais avec maladies. « Il y a trop de maladies. Quand il pleut, il y a trop de boue, il y a du paludisme. Nous n'avons même pas de couvertures ni de moustiquaires. Nous qui dormons ici avec des bâches qui sont trouées, nous n’avons bénéficié de rien », dénonce, de son côté, ce déplacé.

 

Depuis six mois, les déplacés sont moins nombreux, mais les humanitaires également. Médecins sans frontières (MSF) a conservé trois hôpitaux, où 50% des malades viennent pour des crises de paludisme. « Ici, on traite environ 2 500 cas par semaine, souligne Caroline Sholtes, coordinatrice de l'ONG. Par rapport à la population du camp aujourd’hui, c’est énorme, mais il faut garantir un accès rapide aux soins et aux traitements des cas de malaria pour éviter des complications qui peuvent être très graves chez les enfants par exemple, [mais aussi] chez les femmes enceintes ou d’autres personnes qui sont plus vulnérables ».

 

Pour le moment, au camp de Mpoko, la situation sanitaire est maîtrisée, mais le pic de malaria n’est pas encore atteint.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140730-rca-saison-pluies-aggrave...

 

RCA : la saison des pluies aggrave la situation dans le camp de Mpoko

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 13:20

 

 

 

 

 

31/07/14 (AFP)

 

L'ONU a annoncé mercredi la nomination du général camerounais Martin Chomu Tumenta comme commandant en chef des Casques bleus de la Minusca, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (RCA).

 

La Minusca doit prendre le relais, à partir du 15 septembre prochain, des forces internationales présentes en RCA, dont la force africaine Misca et les militaires français déployés depuis fin 2013 dans le cadre de l'opération Sangaris.

 

Le général Tumenta, 60 ans, commande actuellement la Misca, après avoir occupé plusieurs postes dans les forces armées camerounaises et au ministère camerounais de la défense. Il prendra son nouveau poste à partir de la mi-septembre.

 

La Mission de l'ONU, autorisée par une résolution de l'ONU datant du 10 avril, sera dirigée par le Sénégalais Babacar Gaye.

 

La plupart des contingents de la Misca seront intégrés dans la force de l'ONU, qui à effectif plein doit compter 12.000 hommes.

 

Depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Un général camerounais nommé à la tête des Casques bleus de la Minusca

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 13:19

 

 

 

 

 

31/07/14 (APA)

 

Le président du conseil national de transition (CNT), M Alexandre Ferdinand Nguendet, a exhorté les signataires de l’Accord de cessation des hostilités obtenu le mercredi 23 juillet 2014, à l’issue du Forum sur le dialogue inter centrafricain de Brazzaville au « strict respect des engagements pris devant le monde entier ».

 

« Notre vœu le plus ardent est de voir les parties signataires de l’Accord de cessation des hostilités en Centrafrique à mettre en musique les engagements qu’ils ont pris devant le peuple centrafricain et la communauté internationale pour éviter qu’il ne reste lettre morte» a dit le président du CNT, ce mercredi au siège de cette institution à Bangui, lors d’une conférence de presse, dite de « restitution du forum de Brazzaville »

 

« Le CNT les exhorte à faire taire les querelles et les velléités de natures à nuire à la bonne application de cet accord » a-t-il poursuivi.

 

S’adressant à la communauté internationale, M Nguendet a dit : « nous avons insisté sur l’application pure et simple de la résolution 2127, imposant le désarmement forcé de tous les groupes armés. Tout en sachant que nous ne disposons pas de l’armée nationale en ce moment »

 

M Nguendet a évoqué l’accord de Brazzaville et son mécanisme du suivi qui sera fait par une commission composée du CNT, du gouvernement, de la présidence, des groupes armés.

 

Cette commission de suivi est chargée d’étudier toutes les mesures qui doivent être prises pour éviter des contestations de la part de l’ex rébellion de la Séléka et des anti-balaka quant au respect de cet accord.

 

Les signataires de l’Accord de Brazzaville invités à respecter leurs engagements

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 18:24

 

 

 

 

 

30/07/14 (Dw-World)

 

Dans une interview à la DW, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, souligne l'"enthousiasme généralisé", une semaine après le premier accord de Brazzaville. Malgré les divisions au sein des groupes armés.

 

"Il y a une forte mobilisation pour la paix"

 

"Je crois que Brazzaville a été une très, très, très bonne initiative. Je peux vous l’assurer. Nous remercions fortement le président Sassou Nguesso et toute la sous-région car ils ont œuvré pour cet accord. Une semaine après Brazzaville, il y a un véritable enthousiasme pour la paix. Un engouement pour que nous avancions vite vers la concrétisation de tout cela et cela se remarque aussi dans la vie quotidienne. Les gens ont vraiment l’impression que ça y est, c’est fini.

 

« Plus jamais ça », c’est la phrase qui revient le plus aujourd’hui. Si vous écoutez les médias du pays, c’est l’enthousiasme généralisé, que ce soit du côté des Anti-balakas, de la coalition Seleka, des partis politiques, des autres groupes armés. Vraiment, c’est ce qu’on entend aujourd’hui et c’est une très bonne chose. C’est une forte mobilisation pour la paix.

 

DW : Comment faire pour concrétiser cet espoir ?

 

Nous venons de mettre en place un comité de pilotage de l’après-Brazzaville. Ce comité de pilotage est en train de boucler un programme de sensibilisation, d’ouverture, de discussion avec les signataires sur les modalités concrètes de mise en œuvre de cet après Brazzaville. Nous sommes en train de travailler là-dessus. Nous avons des rencontres avec la communauté internationale pour consolider tout cela. Donc tous les éléments sont en train d’être mis en place pour la bonne gestion de l’après-Brazzaville. Nous tenons à ce que cela s’intensifie pour éviter que cet enthousiasme ne se relâche.

 

[En finir avec la violence qui fait des victimes en premier lieu chez les civils.]

 

DW : Une semaine après Brazzaville, pensez-vous que cet accord est viable ?

 

Absolument. Cet accord est viable. Il était le premier acte nécessaire qu’il fallait poser. Si vous voulez discuter avec quelqu’un, il faut d’abord arrêter de vous battre. Ce n’est qu’après cela qu’on peut discuter. Il était nécessaire qu’on sorte un peu de Bangui, qu’on aille chez le président Sassou Nguesso qui est un sage dans la sous-région, un homme d’expérience qui a su trouver les mots justes pour apaiser les aigreurs et les cœurs des Centrafricains. Et au départ, ce n’était pas gagné, mais nous avons obtenu un résultat.

 

Evidemment, le débat est ouvert. Certaines personnes essaient de poser encore certaines conditions, mais on ne pouvait pas s’attendre à autre chose. Nous sommes en démocratie et c’est normal qu’on en débatte. Personne ne sera laissé au bord de la route.

 

DW : Pourtant, certains membres de la Seleka ont l’impression d’être laissés au bord de la route, justement… L’un des responsables de l’ex-rébellion a dénoncé l’accord en question.

 

Ceux qui sont partis à Brazzaville sont les personnes qui représentaient la hiérarchie Seleka. La possibilité a été donnée à tous les groupes armés de choisir eux-mêmes leurs propres représentants à Brazzaville. Donc ce choix a été libre, discuté au sein des différents groupes.

 

Prenez la Seleka, le président est [Michel]Djotodia. Mais étant sous sanctions américaines, il ne pouvait pas se rendre à Brazzaville. Nourredine Adam, qui la deuxième personnalité des Seleka étant sous sanctions du Conseil de sécurité, il ne pouvait pas voyager à Brazzaville. Alors c’est la troisième personnalité qui a dirigé la délégation à Brazzaville et qui d’ailleurs a d’abord eu l’autorisation de Michel Djotodia – une délégation s’est rendue à Cotonou – avant de se rendre à Brazzaville. Donc nous pensons que ceux qui étaient à Brazzaville représentaient les Seleka et que cette signature est valable.

 

Il y a bien sûr, au sein de ces groupes armés, un certain nombre d’antagonismes internes que ces groupes doivent gérer. C’est le cas un peu partout, dans les groupes en rébellion dans différents pays. Mais ce sont des questions qui vont, petit à petit, se résorber et je crois que nous sommes sur le bon chemin pour avancer dans le processus de paix."

 

http://www.dw.de/andr%C3%A9-nzapay%C3%A9k%C3%A9-la-rca-est-s...

 

André Nzapayéké : "La RCA est sur la bonne voie"

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 17:32

 

 

 

 

 

Par Source: Radio Ndéké Luka - 30/07/2014

 

Regagnez les casernes pour ceux qui étaient dans l'armée, s'inscrivez-vous dans le processus de démobilisation pour les autres, c'est l'appel lancé aux Antibalaka par l’un de leurs leaders

 

Après la séance de sensibilisation et d’information auprès des enfants de la rue par les leaders anti-balaka Brice Emotion Namsio et Sébastien Wénézoui, le Capitaine Gilbert Kamezou-laï, ancien Faca, ayant rejoint le mouvement antibalaka était devant la presse à Bangui. Il a annoncé la dissolution de la rébellion Antibalaka et a demandé pardon pour les crimes et autres exactions commises sur les populations civiles. «M'étant brutalement rebellé pour protester contre les exactions des Séléka sur la population civile et ayant obtenu le départ de Michel Djotodia, suivi de la signature de l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville, le 23 juillet 2014, je pense qu'il est impérieux de tout mettre en œuvre pour consolider la paix et la sécurité en RCA», a déclaré le capitaine Gilbert Kamezou-laï.

 

«Je demande aux frères d'armes ‘‘FACA (Forces armées centrafricaines) Antibalaka’’ de déposer les armes et de regagner les casernes sans exception», a poursuivi le capitaine annonçant ainsi la dissolution de son mouvement. «Aux patriotes civils Antibalaka, à qui je jette des fleurs pour leur sens patriotique, je leur demande de se regrouper pour leur enregistrement, en attendant le processus du DDR»  (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion), a ajouté le leader de la milice.

 

Le capitaine Kamezou-laï est allé plus loin, en reconnaissant les crimes de certains membres des Antibalaka. «Je demande pardon au peuple centrafricain pour les abus dont ils ont fait l'objet de la part d'Antibalaka véreux», a-t-il déclaré. Il a ajouté qu'il était désormais, en tant que membre des FACA, à la disposition de la nation. «Après cette déclaration, je me mets à la disposition du haut commandement de mon pays pour le servir», a-t-il dit. Selon lui, tous les Antibalaka doivent respecter cette instruction sous peine d'être « traités comme des bandits » par les forces de l'ordre et de sécurité.


Antibalaka et Séléka ont signé le 23 juillet dernier à Brazzaville, au Congo, un accord de cessez-le-feu aux termes duquel ils s'engagent «à cesser toute hostilité et toute entrave à l'exercice de l'autorité de l'Etat, de la libre circulation des biens et des personnes». Les signataires doivent par ailleurs s'abstenir «de toute action visant à nuire à la concorde nationale». Les responsables des Antibalaka organisent par ailleurs depuis mardi jusqu’à demain jeudi, des séances de conscientisation dans certains quartiers de la capitale Bangui. Partout, le mot d'ordre est RECONCILIATION NATIONALE.

 

 

NDLR : Revenus de Brazzaville il y a peu, les leaders anti-balakas avaient déclaré qu’ils allaient sillonner le territoire national pour traquer les « faux anti-balakas ». Voilà qu’ils décident plutôt de dissoudre ce mouvement qui leur a tant profité. C’est en réalité la façon la plus habile et commode de ne plus endosser la responsabilité des forfaits et autres exactions qui continueront sans aucun doute de ses commettre toujours au nom des anti-balakas prétendument « incontrôlés » et qualifiés de brebis galeuses. Personne ne peut être dupe de ce genre de supercherie. Michel Djotodia avait dissout par décret la Séléka, cela n’a jamais empêché certains éléments dits « incontrôlés » de cette coalition de continuer à sévir jusqu’à ce jour et après que ce dernier ait quitté le pouvoir.   

Centrafrique : les Antibalaka annoncent leur dissolution
Centrafrique : les Antibalaka annoncent leur dissolution
Centrafrique : les Antibalaka annoncent leur dissolution
Centrafrique : les Antibalaka annoncent leur dissolution
Centrafrique : les Antibalaka annoncent leur dissolution
Centrafrique : les Antibalaka annoncent leur dissolution

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 16:33

 

 

 

 

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

 

                   ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA

 

DECLARATION N° 11 DE L'AFDT RELATIVE A  L'ACCORD DE CESSATION DES HOSTILITES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE SIGNE LE 23 JUILLET 2014 A BRAZZAVILLE

 

         L'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) a été la première  plateforme politique créée pour soutenir la transition. Elle n'a eu de cesse de faire des propositions concrètes de sortie de crise pour appuyer la Transition. Elle a, en outre  lancé le 28 avril 2014 un Appel à la paix.

 

            L'AFDT a pris une part active à toutes les rencontres des Partis et Associations politiques  de la Plateforme des confessions religieuses et de celle de la société civile concernant le plan d'actions de sortie de crise proposé par les Chefs d'Etat de la CEEAC le 27 juin 2014 à Malabo en Guinée Equatoriale. Elle a pris acte du chronogramme proposé par le Groupe International de Contact et adopté par la Commission de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine à Addis-Abeba le 9 juillet 2014.

 

            Toutes ses actions s'inscrivent dans une dynamique de recherche constante du dialogue et de la réconciliation nationale, gages d'un retour de la sécurité, de la paix et de la concorde dans notre pays dans le respect scrupuleux de la dignité de notre peuple et de l'implication directe de celui-ci dans toute solution qui touche à son avenir.

 

            C'est dans cette optique que l'AFDT a pris position, en toute responsabilité, sur le Forum de Brazzaville dont l'impréparation était de notoriété publique.

 

            L'AFDT, à l'instar de plusieurs forces politiques et sociales, avait d'une part demandé le report du Forum et d'autre part émis le souhait qu'il se déroule à Bangui pour une meilleure appropriation pédagogique par toutes les couches de la population.

 

            L'AFDT constate que le Forum de Brazzaville n'a pas épuisé son ordre du jour et que la question centrale du désarment qui constitue le nœud gordien de la crise n'a pas été abordée. Au point que l'opinion publique et la presse tant nationale qu'internationale considèrent à raison que l'accord de " cessation des hostilités est un accord  a minima".

 

            L'AFDT considère que c'est à l'aune de son application concrète sur le terrain que cet accord sera jugé et qu'il faut accorder aux belligérants le bénéfice de la bonne foi tout en restant vigilant et éviter de tomber dans un optimisme béat et naïf.

 

            L'AFDT exprime son indignation face aux propos du Premier Ministre Monsieur André NZAPAYEKE tenus sur les ondes de RFI tendant à présenter les personnalités qui n'ont pas participé au Forum de Brazzaville comme des ennemis de la paix tout en leur reprochant d'aspirer à " être des dirigeants de ce pays". La recherche de la paix, c'est aussi l'acceptation de la différence, la tolérance et non l'unanimisme.

 

            L'AFDT  fermement engagée dans le processus du dialogue et de la réconciliation nationale:

 

-Exhorte la Communauté Internationale et les Autorités de la Transition à organiser en terre centrafricaine sous le très haut patronage de son Excellence le Président Denis Sassou-Nguesso Médiateur de la crise centrafricaine les concertations portant sur le désarmement, les poursuites pénales contre les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, le dialogue politique et la réconciliation nationale;

 

-Exprime sa pleine et entière disponibilité pour le processus de paix en Centrafrique;

 

-Condamne sans réserve les velléités de partition de la RCA et les marches de soutien  organisées à Bambari, Bria, Birao et au KM5 à Bangui;

 

-Réitère son indéfectible attachement à l'unité politique et territoriale de la RCA et au caractère non négociable de cette unité;

 

-Remercie la Communauté  Internationale pour les efforts inlassables consentis pour ramener la paix en RCA.

 

                                                                       Fait à Bangui le 29 juillet 2014

 

 

                                               Pour le Président de la Conférence des Présidents

 

 

                                                     PO/  Pr Joachim  Rainaldy SIOKE 

   

DECLARATION N° 11 DE L'AFDT RELATIVE A  L'ACCORD DE CESSATION DES HOSTILITES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE SIGNE LE 23 JUILLET 2014 A BRAZZAVILLE

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 16:31

 

 

 

 

 

30/07/14 (Dw-World)

 

Depuis des semaines, l'université de Bangui est paralysée par une grève des enseignants. Dimanche, le gouvernement centrafricain a cependant ordonné que les cours reprennent ce mardi.

 

C'est suite au déclenchement d'une grève illimitée par les enseignants du supérieur que la ministre de l'Education a exigé la reprise impérative des cours à l'université de Bangui. Cette reprise prévue pour mardi est censée sauver l'année académique. Mais, sur le terrain, la réalité est tout autre. Joseph Bidoumi, activiste et parent d'étudiant : « la journée d'hier a été décrétée feriée pour cause de la fin du Ramadan et les activités n'ont donc pas repris aujourd'hui. C'est demain (mercredi) que l'on verra si effectivement ce décret gouvernemental va être respecté par les enseignants et les étudiants. »

 

Pour le rapporteur général adjoint du syndicat national des enseignants du supérieur, Esaie Tozai, la reprise des cours est une prérogative qui relève non pas de la Ministre mais du recteur de l'Université or ce dernier n'a pas donné son accord.

 

De son côté, le syndicat des enseignants dit avoir entamé une grève illimitée pour exiger la satisfaction de sept points de revendication. Parmi eux : le paiement intégral des horaires de vacation et des heures supplémentaires de l'année académique 2011-2012, l'intégration des enseignants dans la fonction publique, l'octroi d'une bourse doctorale et postdoctorale aux enseignants du supérieur ainsi que le rétablissement de la sécurité sur les campus universitaires. La grève déclenchée fait suite à la non-satisfaction de ces doléances par le gouvernement de transition et ce en dépit d'une rencontre entre les enseignants et les autorités actuelles de Bangui.

 

http://www.dw.de/sauver-lann%C3%A9e-acad%C3%A9mique-oui-mais...

 

Sauver l'année académique, oui mais comment ?

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 16:25

 

 

 

 

 

30/07/14 (Autre média)

 

Plus d’un an après le début du conflit, l’église en Centrafrique est meurtrie. Elle est prise en tenaille entre deux groupes armés, la Séléka et les anti-Balakas et doit faire face à une situation humanitaire désastreuse. De nombreux chrétiens sont dispersés dans des camps de réfugiés sans eau courante, ni électricité. Dans une interview accordée à l’agence de presse de Portes Ouvertes, World Watch Monitor, en juin 2014, le Révérend Nicolas Guerekoyame-Gbangou, président de l’Alliance des évangéliques en Centrafrique (AEC) rappelle l’importance de s’accrocher à Dieu dans la tempête. On l’écoute :

 

« Nous nous fondons toujours sur la parole de Dieu où l’apôtre Paul nous dit que rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, ce sont des paroles comme celles-ci qui nous encouragent à tenir encore le cap lorsque nous savons que le Seigneur est avec nous dans la barque et qu’il ne pourra pas nous abandonner. Mais il faut aussi reconnaître que dans la chair, à des moments, on se demande s’il faut continuer à tenir. Est-ce qu’il ne faut pas arrêter, abandonner. C’est pourquoi j’insiste sur le fait que nous avons besoin de l’appui de nos frères et sœurs de l’extérieur ». Et d’ajouter : «Nous devons d’abord compter sur le Seigneur qui est capable d’arrêter la tempête, Il l’a fait, pourquoi ne pourrait-il pas le faire aujourd’hui encore dans le cadre de la République Centrafricaine.»

 

Portes Ouvertes a ouvert un projet de soutien en faveur des chrétiens persécutés en Centrafrique. Différentes actions sont mises en place : de l’assistance humanitaire pour 450 pasteurs à l’aide post-traumatique pour les victimes des conflits, qu'il s'agisse d'orphelins, de femmes et de jeunes filles victimes de viols. C'est une façon d’affermir l’église et de lui montrer en actes la solidarité du corps du christ.

Centrafrique : « Faut-il continuer à tenir ? »

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 16:23

 

 

 

 

30/07/14 (APA)

 

Quelque deux cents des huit cent éléments de la coalition de l’ex rébellion de la Séléka en Centrafrique basés au camp de l’ex-Régiment de Défense Opérationnelle du Territoire (RDOT) au PK 11 route de Damara, ont accepté ce mardi, d’être désarmés et d’être rapatriés dans leurs villages respectifs.

 

« Tôt ce mardi matin un convoi transportant environ 200 éléments sélékas désarmés a pris le chemin de l’intérieur du pays pour ramener ces sélaka dans leurs villages respectifs » a confié à APA un habitant de la localité.

 

L’opération encadrée par les forces étrangères déployées en Centrafrique, a été supervisée par l’organisation internationale pour la migration (OIM) en accord avec les responsables de la Seleka.

 

Pour l’un des responsables de l’OIM, cette délocalisation n’est que le début d’une série qui va s’étendre sur le temps en tenant compte de l’évolution sécuritaire sur le terrain et de la disponibilité financière pour ces opérations.

 

Toujours selon ce responsable, « les troupes marocaines de la MINUSCA sans doute vont être basées dans les parages et les Forces Armées Centrafricaines vont bientôt prendre possession du camp ex RDOT libéré par les éléments séléka».

 

RCA : désarmement d’ex rebelles de la Seleka

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 16:18

 

 

 

 

29/07/14 (Jeune Afrique)

 

Après le cessez-le-feu entre groupes armés centrafricains conclu à Brazzaville le 23 juillet, reste à mettre en musique cet accord pour éviter qu'il ne reste lettre morte.

 

Médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a dans un premier temps émis le souhait que les anciens chefs d'État François Bozizé et Michel Djotodia soient invités au forum de la paix de Brazzaville. L'idée a été abandonnée devant les fortes réticences de la communauté internationale et notamment des États-Unis, intransigeants sur la question de l'impunité.

 

Rendez-vous à Rome

 

Après l'accord de cessez-le-feu signé à l'arraché le 23 juillet entre les groupes armés, c'est au tour des acteurs politiques d'être invités à pacifier leur pays. La communauté Sant'Egidio, proche du Vatican, souhaite prolonger la démarche entreprise en novembre 2013 à Bangui et convier les candidats à la présidentielle de 2015 prochainement à Rome.

 

Devraient être également présents des représentants de la communauté internationale, dont Soumeylou Boubèye Maïga, Louis Michel et Cheikh Tidiane Gadio.

 

Cheikh Tidiane Gadio, l'homme de l'ombre

 

Le candidat malheureux à la présidentielle sénégalaise, nommé envoyé spécial de l'Organisation de coopération islamique (OCI) en Centrafrique, joue un rôle de plus en plus important dans la médiation. L'ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères s'est rendu il y a quelques mois à Cotonou pour rencontrer Michel Djotodia. C'est lui qui a présenté les doléances du chef de l'ex-Séléka au médiateur congolais Denis Sassou Nguesso. Gadio a également profité de la présence dans la capitale congolaise de Jean-Francis Bozizé pour prendre contact avec François Bozizé.

 

Tidiane Gadio reste un homme de l'ombre, certes, mais de poids : son organisation a promis une aide de 500 millions de dollars à la Centrafrique.

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2794p008.xml1/denis-sa...

Centrafrique : la suite de l'accord de Brazzaville

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog