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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 02:24
SOUPÇONS DE CRIMES DE GUERRE EN CENTRAFRIQUE
SOUPÇONS DE CRIMES DE GUERRE EN CENTRAFRIQUE

 

 

 

 

https://www.toulouse7.com

 

La Centrafrique en proie à de nouvelles violences. Condamnations internationales et soupçons de crimes de guerre.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a constaté jeudi avec préoccupation que des groupes armés continuent de s’affronter en République centrafricaine (RCA) et que des civils de certaines communautés, des soldats de la paix des Nations Unies et des membres du personnel humanitaire continuent d’être pris pour cible.

 

Dans une déclaration de la Présidence du Conseil de sécurité, les membres du Conseil estiment que cette violence « continue de déstabiliser le pays, de faire de nombreuses victimes civiles et de causer d’importants déplacements de population, alors même que les parties au conflit ont convenu de mettre un terme immédiat aux hostilités ».

 

Le Conseil déplore toutes les attaques dirigées contre des civils, les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits et réaffirme qu’il est urgent et impératif de traduire en justice tous les auteurs de ces violations ou de ces atteintes, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique.

 

Enquête internationale

 

Le Conseil réaffirme que certains de ces actes peuvent constituer des crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) et rappelle qu’à la demande des autorités nationales, le Procureur de la Cour a ouvert, en 2014, une enquête sur les crimes qui auraient été commis depuis 2012.

 

Le Conseil souligne qu’il importe de lutter contre l’impunité. Il demande que « la Cour pénale spéciale soit opérationnelle et que les appareils judiciaire et pénitentiaire et le système de justice pénale soient rétablis dans tout le pays ».

 

Les membres du Conseil de sécurité se disent également profondément préoccupés par la situation humanitaire et enjoignent de nouveau « à toutes les parties d’autoriser et de faciliter le libre passage, dans de bonnes conditions de sécurité et sans délai, de l’assistance humanitaire destinée aux personnes qui en ont besoin ».

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 17:27
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : L’obstination de l’Union Africaine d’amnistier les criminels de guerre

 

 

Par Fleury Agou le 14 juillet 2017

 

 

BANGUI, 13 juillet 2017 (RJDH)–Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera était en visite éclair à N’Djamena (Tchad). Il a été reçu par son homologue tchadien Idriss Deby en présence du Président Alpha Condé en ce temps président en exercice de l’Union Africaine (UA) ainsi que des responsables de l’organisation panafricaine. Tous ont demandé à Touadera d’amnistier les criminels de guerre.

 

Dans son N°756, le journal La Lettre du Continent a rapporté que le N°1 centrafricain, Touadera était invité par le Président tchadien, mais grande était « la surprise de trouver, autour d’Idriss Deby, Alpha Condé, président en exercice de l’Union africaine (UA), mais aussi le président de la commission de l’UA et ex-ministre tchadien des affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, ainsi que son conseiller spécial, le mauritanien Mohamed El Hacen Lebatt, ancien représentant spécial de l’UA pour la Centrafrique ». Ses deux homologues, tchadiens et guinéens « pressent ce dernier de lancer une amnistie générale (…) afin d’endiguer la violence dans ce pays – Centrafrique – ».

 

La Lettre du Continent a qualifié ce conseil d’« ultimatum de Condé et Deby à Faustin Archange Touadera ». Face à cette exigence de l’UA et de Deby, le Chef d’Etat centrafricain a répliqué qu’« une telle décision appartenait aux parlementaires », obstinés « ses hôtes n’ont rien voulu entendre » a mentionné le quotidien.

 

A Bangui, cet entêtement de l’UA, notamment de ses deux précédents   Présidents Deby et Condé est rejeté par les centrafricains et une large partie de la communauté internationale.

 

Quand l’UA se contredit :

 

Chaque homme aspire à vivre dans une société qui lui garantisse la justice et la paix. Et en Centrafrique, les nombreux crimes qui ont endeuillé ce pays trouvent leurs racines dans l’impunité accordé à leurs auteurs. Deby avait-il amnistié les rebelles qui avaient attaqué Ndjamena et a-t-il fait autant pour Hissene Habré ?

 

Beaucoup d’observateurs estiment que la démarche de l’UA est incompatible avec sa Charte lorsqu’elle encourage l’impunité aux criminels de guerre. A titre de rappel, le Nigeria n’avait pas hésité à remettre l’ancien Président du Libéria, Charles Taylor aux autorités judiciaires d’une cour spéciale en Sierra Leone.

 

En janvier 2006, l’Union Africaine a institué un comité de sept (07) éminents juristes africains chargés les juristes ont affirmé qu’il était « urgent de faire comprendre à l’Afrique tout entière que l’impunité n’était désormais plus tolérée ».  Le 2 juillet de la même, l’UA avait demandé au Sénégal de « traduire en justice Hissene Habré et de veiller à ce qu’il soit jugé, au nom de l’Afrique, par un tribunal sénégalais compétent et dans des conditions équitables ».

 

Alors, pourquoi sur le cas centrafricain, l’organisation panafricaine prône-t-elle l’impunité ? Que cache cette intention malveillante ?

 

La détermination de l’UA et du Président Deby dont son armée est accusée d’exactions de Droits de l’Homme sur des civils en Centrafrique remettent en cause la création de la Cour Pénale Spéciale ainsi que les sanctions de la Communauté internationale aux criminels de guerre.

 

 

Centrafrique : Réaction du bureau de l’AN suite aux propos de Kossimatchi contre Méckassoua

 

Par Judicael Yongo le 14 juillet 2017

 

 

BANGUI, 14 Juillet 2017(RJDH) —-Suite à l’accusation portée contre Abdou Karim Méckassoua, le bureau de la représentation nationale demande l’ouverture d’une procédure judiciaire contre Didacien Kossimatchi. Une déclaration faite ce vendredi 14 juillet 2017 par Aurélien Simplice Zingas, le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale.

 

La déclaration du bureau de la représentation nationale intervient un jour après celle de Didacien Kossimatchi, président du comité de soutien au Professeur Faustin Archange Touadera. Ce proche du Chef de l’Etat a accusé le Président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Méckassoua d’être à l’origine des troubles dans le pays.

 

Selon le premier Vice-président de l’Assemblée Nationale, Aurélien Simplice Zingas, les propos de Didacien Kossimatchi contre Abdou Karim Méckassoua sont de nature à ruiner la cohésion sociale en République Centrafricaine, « la déclaration de monsieur Didacien Kossimatchi a vivement surpris la représentation nationale. Au moment où toutes les institutions de la République, la communauté internationale, la plateforme religieuse,  la société civile, les syndicats et tous les hommes de bonne volonté font bloc pour ramener la paix en Centrafrique, les graves accusations proférées à l’endroit de Abdou Karim Méckassoua sont de nature à alimenter les troubles et ruiner la cohésion sociale », a dit Aurélien Simplice Zingas.

 

Le vice-président de la représentation nationale exige l’ouverture d’une procédure judiciaire, « le bureau de l’assemble nationale considère que ces graves accusations de Kossimatchi nécessite de la part du Président de la République l’ouverture sans délai d’une procédure judiciaire contre son collaborateur» a-t-il lâché.

 

Cette réaction est enregistrée à Bangui au moment où le Président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Méckassoua se trouve à Paris./

 

 

Centrafrique : Une partie du personnel de la Socatel exige la démission du DG de la société

 

Par Noura Oualot le 14 juillet 2017

 

BANGUI, 13 juillet 2017(RJDH)—Les activités de la Socatel sont paralysées depuis ces derniers temps et pour cause, le personnel d’appui exige le départ du directeur général de la société parapublique pour non-paiement des arriérés de salaire de 43 mois. Ils l’ont exigé lors d’une manifestation sociale organisée ce 13 juillet à Bangui.

 

La manifestation intervient dans un contexte où le personnel de la Socatel totalise 43 mois d’arriéré de salaire alors que les Inspections générales d’Etat et des Finances n’ont pas encore publié leur rapport de contrôle effectué sur cette société d’Etat.

 

Le personnel exige le départ du staff. « Nous voulons le départ du DG, DCM, DT pour détournement », c’est ce qu’on peut lire sur une banderole des manifestants devant la Socatel.

 

Les mécontents accusent le directeur général de clanisme et de mauvaise gestion de l’entreprise d’après Jospin-Blaise Konzé, délégué des ouvriers simples de la Socatel, « nous sommes embourbés par le comportement du DG qui biaise l’administration au lieu de suivre les consignes. Avec son directeur commercial, ils ont signé un programme d’emploi, le ministre n’a pas encore donné son accord et ils sont allés le vendredi à la banque retiré 21 millions sur lesquels ils nous ont donné que 20% et 13 millions pour la communication internationale GILAD. Nous considérons cela comme du vol », a-t-il dit avec certitude.

 

Il poursuit, qu’à chaque fois que le ministre vient, « il paie 22 millions, 13 millions pour la communication internationale et pour nous c’est seulement 20%. Nous avons décidé de son départ avec son staff parce qu’ils gèrent mal la maison ».

 

Ce mouvement de mécontentement avait commencé le lundi dernier, les manifestants ont crevé les pneus de la voiture du directeur commercial et de celle du directeur technique.

 

Concernant les 21 millions, le RJDH a eu possession d’une copie originale de l’autorisation d’opération de compte bancaire, signé par le premier ministre le 11 juillet 2017, autorisant le directeur général et son directeur commercial à retirer 21.796.578 FCFA sur le compte de la société, logé à la banque BSIC, l’argent auquel les manifestants ont fait allusion ci-haut.

 

Le DG de la SOCATEL n’était pas disponible pour sa version des faits. Des informations reçues, il mènerait des démarches au sujet des accusations portées contre lui. Le directeur commercial et marketing ignore les vraies raisons de ces mécontentements qu’il a qualifié de manipulation sans donner plus de précision « je ne puis vous donner plus de détails sans l’aval de mon chef » a-t-il dit. 

 

Nos investigations ont été vaines pour joindre le Ministre des Postes et Télécommunications au sujet de cette manifestation.

 

Ce mécontentement  succède au dernier mouvement de grève de 21 jours déclenché le 19 janvier 2017 pour réclamer le paiement de cinq mois de salaire sur les 37 d’arriérés de salaire. Les responsables de SOCATEL prévoient tenir ultérieurement une conférence de presse pour faire la lumière sur les problèmes à l’origine de la grogne sociale au sein de leur institution.

 

 

Centrafrique : La FICR projette distribuer plus de 1.500.000 moustiquaires imprégnées dans 4 régions sanitaires

 

Par Daniel Nguerelessio le 14 juillet 2017

 

BANGUI, 14 Juillet 2017 (RJDH)— Plus de 1.500.000 moustiquaires imprégnées seront distribuées gratuitement dans les Régions sanitaires n° 4,5, 6, et 7 de la RCA en août prochain. L’annonce a été faite ce jeudi 13 Juillet par Dr. Jean Méthode Moyen, Chef de projet à la Fédération Internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge à Bangui.

 

La projection de la distribution des moustiquaires imprégnées est lancée dans un contexte de lutte contre le paludisme en République Centrafricaine où le taux de cette maladie est de plus en plus élevé.

 

La Fédération Internationale de la Croix rouge et du Croissant rouge en RCA a organisé une séance d’échange, en collaboration avec le Ministère de la Santé et de la Population et le Fonds Mondial, pour impliquer les leaders communautaires de ces régions dans la lutte contre cette maladie.

 

Dr. Jean Méthode Moyen, Chef de projet à la FICR a indiqué que cette rencontre permet de développer des stratégies et d’inciter les communautés dans la lutte contre le paludisme, « nous nous sommes retrouvés avec les leaders d’opinion dans le cadre de mener un plaidoyer en faveur de la lutte contre le paludisme. Il est nécessaire de mettre en place des stratégies pouvant lutter contre le paludisme dans les régions ciblées afin de couvrir à travers la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées » a-t-il indiqué.

 

Il a aussi précisé le nombre de moustiquaires imprégnées qui seront distribués dans les 4 régions sanitaires. « Nous aurons à distribuer plus de 1.500.000 moustiquaires imprégnées. Des mécanismes de recours sont mis en place pour que les personnes identifiées ne puissent pas souffrir du manque », a-t-il conclu.

 

Selon les statistiques du Ministère de la Santé Publique, le paludisme est l’une des causes fréquentes de la morbidité et de la mortalité chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. « Le taux de prévalence du paludisme en RCA est de 73% », selon Ghyslain Kongbo Gombé, le Directeur du Cabinet du Ministre de la santé publique et de la population.

 

La dernière distribution des moustiquaires imprégnées remonte de 2014 et 2015, dans les régions sanitaires n°1, 2 et 3.

 

 

 

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 14:51

 

 

Invité Afrique

 

 

A.K. Meckassoua (RCA): « Ce sont des bandits de grand chemin opposés à la paix »

 

Par Christophe Boisbouvier RFI vendredi 14 juillet 2017

 

 

En Centrafrique, l'Assemblée nationale va mettre en place un comité de suivi de l'accord de paix signé le 19 juin dernier, à Rome, entre le gouvernement et 13 mouvements rebelles. Cet accord négocié par la communauté catholique Sant'Egidio a-t-il une chance d'être respecté sur le terrain ? Abdou Karim Meckassoua, président de l'Assemblée nationale de Centrafrique, de passage à Paris, répond aux questions de RFI.

 

RFI : Le 19 juin, un accord de cessez-le-feu a été signé à Rome sous l’égide de Sant’Egidio, mais dès le lendemain, le 20 juin, plus de cent personnes ont été tuées lors d’affrontements à Bria, dans le centre du pays. Est-ce que ça veut dire que cet accord est déjà mort-né ?

 

Karim Meckassoua : Non, on ne peut pas dire cela. Parce que ceux qui ont commis ce meurtre ignoble n’étaient pas signataires. On ne les connaissait pas réellement. Mais vous savez, le cessez-le-feu est un processus lent. C’est un premier pas.

 

Mais quand on a vu ce qui s’est passé dès le lendemain à Bria, est-ce qu’on peut dire que les 13 mouvements qui ont signé le 19 juin à Rome sont représentatifs ?

 

La question se pose. Ce sont des groupes qui relèvent plus de l’entrepreneuriat politico-militaire, que des groupes politiques avec une conviction et un plan politique pour pouvoir venir en aide à la population. Nous avons plus affaire à des groupes qui sont là pour la captation des richesses minières de la République centrafricaine et pour se livrer à des trafics. Donc il est très difficile, effectivement, de dire que ces groupes sont représentatifs. Il reste qu’il faut commencer par eux et on poursuivra avec eux.

 

Autre tuerie, c’était au mois de mai à Bangassou, à 500 kilomètres à l’est de Bangui. Il y a eu aussi des centaines de morts et six casques bleus tués. Est-ce qu’on sait qui est derrière ces violences ?

 

Il y a une enquête qui se poursuit. Mais Bangassou était vraiment le crime de trop. Parce que pour la première fois, de façon délibérée, des casques bleus – en tant que casques bleus – ont été visés, attaqués et tués. Et des musulmans qui étaient regroupés à la mosquée ont été ciblés et tués. D’un côté, ce sont les musulmans qui sont tués, mais d’un autre côté aussi ce sont les chrétiens. Et donc c’est de part et d’autre. Toutes les communautés sont victimes de ces agresseurs.

 

Du côté des Seleka, il y a un mouvement dominant. C’est le FPRC de Noureddine Adam et d’Abdoulaye Hissène. Mais ce mouvement se déchire maintenant, au point que certaines factions pactisent avec les anti-balaka, d’où ces affrontements terribles à Bria notamment. Comment expliquez-vous cette somalisation ?

 

Vous y allez fort et  j’espère qu’on n’arrivera pas à la somalisation. Mais ce qui est sûr - je vous dis - c’est qu’au tout début, il y a quelques années, on pouvait comprendre qu’il y avait des revendications régionales. Disons qu’il y a des préfectures qui n’étaient pas prises en compte depuis l’Indépendance. Ces préfectures avaient été oubliées, mais ce n’est plus le cas. Ce sont des bandits de grand chemin. Et ce qui est dangereux, c’est que la grande criminalité s’installant, ces bandits-là n’ont aucun intérêt à ce qu’il y ait la paix en Centrafrique.

 

Mais les chefs anti-balaka et Seleka ce sont aussi pour vous des bandits de grand chemin ?

 

Avec ceux-là, on peut discuter. Mais il faut qu’ils prennent eux-mêmes la décision de dire : nous ne reconnaissons pas ces bandits. Mais il faut les dénoncer parce que ces bandits-là agissent sous leur contrôle.

 

Lors des négociations de Rome, le mois dernier, a été évoquée l’idée de lever les sanctions des Nations unies contre plusieurs personnalités comme les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia. Qu’est-ce que vous en pensez ?

 

Vous savez, le président Bozizé et le président Djotodia font l’objet de plaintes. Pas de la part de ces régimes, mais ces plaintes existent. Les présidents Djotodia et Bozizé sont poursuivis. Il y a des sanctions qui pèsent sur eux. On peut discuter leur statut. Mais pour rentrer au pays, il faut qu’ils sachent que la justice les attend. Nous ne pouvons pas dire au nom de la paix sacrifions la justice. Les parlementaires ne peuvent plus accepter cela.

 

Pensez-vous comme beaucoup de Centrafricains que derrière les anti-balaka, il y a la main de François Bozizé et que derrière les Seleka, il y a la main de Michel Djotodia ?

 

Quand vous les interrogez ces personnalités que vous venez de citer, ils disent non. Mais dans ce cas-là, qu’ils appellent résolument à la paix ouvertement et fermement.

 

Et ils ne le font pas ?

 

Ils ne le font pas encore.

 

La force française Sangaris a quitté la Centrafrique en octobre dernier. Est-ce que vous le regrettez ?

 

J’avais pu à l’hémicycle dire à Jean-Yves Le Drian que sa décision arrivait au mauvais moment. Et je lui ai dit qu’il était porteur d’une décision très grave. Aujourd’hui, ce que nous constatons c’est que le retrait du contingent Sangaris a été interprété par ses entrepreneurs politico-militaires comme étant un appel d’air. Dès lors que Sangaris est parti, ils se sont donnés à cœur joie sur les pauvres populations centrafricaines. Et malheureusement, ils cherchent à faire main basse sur les principales richesses de la République centrafricaine.

 

Donc vous souhaitez le retour de Sangaris en fait ?

 

Je souhaite que l’Union européenne et la France soient plus proactives dans la formation de nos forces armées (Faca). Et la France doit pouvoir nous aider à équiper ces militaires formés.

 

Comment expliquez-vous que les premières unités Faca qui sont opérationnelles depuis trois mois n’aient pas encore été déployées sur le terrain ?

 

C’est l’objet des différentes interpellations de l’Assemblée nationale. Et malheureusement, les responsables de l’Exécutif en charge de ce dossier ne défèrent pas devant l’Assemblée pour pouvoir répondre.

 

Quelle est l’urgence aujourd’hui, dans les semaines qui viennent ?

 

L’extrême urgence c’est d’abord que la Minusca applique les résolutions robustes parce que la formation des Faca ça prendra des mois. La Minusca est là. C’est le moment que la Minusca doit choisir pour appuyer la demande des Centrafricains et appliquer toutes les résolutions robustes contre ces criminels.

 

A.K. Meckassoua (RCA): Invité Afrique sur RFI : « Ce sont des bandits de grand chemin opposés à la paix »
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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 00:25
nOTE D4INFORMATION minusca

 

 

 

​NOTE D’INFORMATION

 

LE CONTINGENT CAMEROUNAIS DEPLOYE EN REPLACEMENT DES CONGOLAIS

 

 

Bangui, le 12 juillet – Le Contingent camerounais est en train d’être déployé dans l’Ouest du pays pour remplacer les troupes congolaises en retrait de la Mission onusienne en Centrafrique. L’annonce a été faite mercredi au cours d’un point de presse à Bangui, par la Porte-parole par intérim de la MINUSCA, Mme Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, qui a souligné que la Mission s’emploie à éviter un vide après ce retrait, et que les troupes remplaçantes continueront à assurer la protection des populations civiles conformément au mandat dévolue à la Mission.

 

Mme Ikavi-Gbétanou a souligné que la MINUSCA comprend la réaction des populations qui ont protesté contre le retrait des Congolais, et fait valoir que « la MINUSCA a pris des dispositions pour le bon déroulement de ce retrait. Nous sous sommes employés à éviter un vide. Déjà, les Troupes camerounaises sont déployées sur le terrain et commencent à prendre position dans les zones occupées par le bataillon congolais », a-t-elle déclaré. Elle a précisé que le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a été personnellement en contact avec les plus hautes autorités congolaises et ont convenu du retrait ordonné de ce contingent. « Le Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, en a informé les autorités du pays et obtenu leur appui pour que le désengagement de ce contingent ne soit pas confondu à un quelconque désengagement de la MINUSCA. La MINUSCA ne se désengage pas », a insisté la Porte-Parole.

 

Ikavi-Gbétanou a également mentionné que le Chef de la MINUSCA a, lors de ses différentes rencontres avec les autorités et acteurs politiques centrafricains, fait large écho de la recommandation du Secrétaire général de l’ONU selon laquelle personne ne doit tenter « d’exploiter ce départ à des fins politiciennes ».

 

La porte-parole de la MINUSCA a aussi annoncé l’arrivée en Centrafrique mercredi du président de la configuration RCA de la commission de consolidation de la paix de l’ONU, Omar Hilale, qui est en visite de quatre jours durant lesquelles il échange avec les plus hautes autorités du pays, dont le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale et les membres du Gouvernement, ainsi que d’autres acteurs politiques et de la société civile.

 

La semaine prochaine sera marquée par la visite du Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O’Brien, qui vient faire sa propre évaluation de la situation humanitaire grave dans le pays, et afin de joindre sa voix au plaidoyer international en faveur de la RCA. Toutes ces visites interviennent au moment où le pays fait face à la recrudescence de la violence armée, qui fait d’importantes victimes et provoqué un accroissement de déplacés internes, fait-elle valoir également.

 

La conférence de presse, le Chef de programme du Service de la lutte anti-mines des Nations Unies (UNMAS) Richard Derieux, a apporté d’amples éclaircissements au sujet du vol survenu la semaine écoulée au Camp de Roux à Bangui, au Camp de Roux, à Bangui, lequel camp bénéficie de la sécurisation des forces de la  MINUSCA.

 

En lieu et place de plus de 1000 armes et minutions dérobées, comme largement dit dans la presse, le chef de programme de l’UNMAS a souligné qu’« effectivement il y a bien eu un vol, mais pas un vol d’armes et de minutions, mais un vol que je vais qualifier de vol économique, puis que ce vol a eu lieu dans un entrepôt où nos stockons des pièces qui ont été récupérés depuis 2014, des équipements vraiment hétéroclites qui nous ont été transférés par les précédentes missions; la MISCA, Sangaris, Eufor. Les voleurs n’ont trouvé, comme choses à dérober, que des pièces qui pouvaient être revendues sur le marché local, donc ça consiste au saccage de la machine hydraulique qui sert à découper les armes obsolètes, en volant batterie, roues de secours jusqu’en siphonnant le gasoil », a spécifié le Chef de l’UNMAS.

 

Richard Derieux a fait observer que « pour transporter un stock de 1000 armes, il faut un camion, la logistique et des matériels qui ne sont nullement à la portée AlloAdes voleurs ». Il a rappelé qu’au Camp de Roux, il y a près de 3000 armes dont 95% sont inutilisables. « Ce sont des armes qui datent pour certaines du début de 20eme siècle, pour une grande partie ; ce sont des armes qui ont été fabriquées à la main, et qui en aucun cas ne peuvent effectivement servir dans le futur, en plus le stock des munitions qui sont également sur place, ne correspondent pas aux armes qui vont être détruites ».

 

Pour sa part, le Porte-parole de la Force, le Lieutenant-colonel Come Ndayiragije, a noté une situation sécuritaire calme mais imprévisible tant à Bangui, qu’à l’intérieur du pays. Selon lui, la Force de la MINUSCA continue alors de surveiller cette situation en multipliant les patrouilles afin de prévenir tout embrasement de situation. De son côté, le Porte-parole de la Police, le LieutenaAnt Salifou Konseiga, a fait part de la collaboration entre les Forces de sécurité intérieures et la police des Nations Unies. Cette collaboration se traduit à Bambari, par exemple, par la consolidation de la paix et le retour progressif de la cohésion sociale. Par ailleurs, dit-il, la Police des Nations Unies continue ses missions d’escorte et de sécurité des hautes personnalités du pays.

 
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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 00:23
LA DETERIORATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE EN CENTRAFRIQUE

 

 

 

DECLARATION CONJOINTE DU MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA RECONCILIATION NATIONALE ET DU COORDONNATEUR HUMANITAIRE

SUR

LA DETERIORATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, le 12 juillet 2017 – La ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, et le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, condamnent avec la dernière énergie les attaques perpétrées par les groupes armés contre les structures de santé. Des individus armés se sont impunément introduits le 11 juillet dans les locaux de l’Hôpital de la ville de Zémio, Préfecture du Haut Mbomou, en commettant de graves forfaits contre les civils. Quelques jours auparavant, ils avaient proféré des menaces de la même gravité contre les personnes déplacées. Depuis la fin du mois de juin 2017, plus de 20 000 personnes ont été déplacées suite à une série de confrontations et de représailles entre groupes armés à Zémio.

 

Virginie Baïkoua et Najat Rochdi soulignent « que de tels actes sont condamnables au regard du Droit international ». Ces violences entravent sérieusement l’accès humanitaire et les derniers incidents ont obligé les ONG internationales qui étaient les seules à apporter des soins de santé à suspendre leurs activités et de relocaliser leurs personnels en lieu sûr. Elles rappellent qu’en vertu de la Convention de Genève du 12 août 1949 (CG IV) relative à la protection des civils en temps de guerre, « les hôpitaux civils organisés pour donner des soins aux blessés, aux malades, aux infirmes et aux femmes en couches ne pourront, en aucune circonstance, être l’objet d’attaques ; ils seront, en tout temps, respectés et protégés par les Parties au conflit ».

 

Dans le même esprit, Virginie Baïkoua et Najat Rochdi condamnent vigoureusement les attaques contre la population civile qui continue de payer le plus lourd tribut des activités déstabilisatrices des groupes armés. « Avec une suspension même temporaire des activités humanitaires, ce sont plus de 20 000 personnes qui seront dans le désarroi le plus complet » se sont-elles insurgées. « Nous appelons les instigateurs de cette violence physique et morale à mettre un terme immédiatement à leurs agissements criminels et à placer les intérêts des personnes affectées au-dessus de toute autre considération » ont-elles ajouté.

 

La ministre des Affaires sociales et le Coordonnateur humanitaire condamnent également les agressions dont font l’objet les acteurs humanitaires. Il convient de signaler qu’en RCA, depuis le début du conflit, une structure de santé sur quatre a été détruite et une sur deux est tenue par un acteur humanitaire. Devant ce constat, Virginie Baïkoua et Najat Rochdi réaffirment « leur soutien indéfectible aux personnels des ONG qui bravent les risques afin de sauver des vies et à alléger les souffrances dans des conditions toujours plus difficiles ». Elles expriment par ailleurs « leur plus grande préoccupation face la précarité exacerbée et l’extrême vulnérabilité dans laquelle sont plongés les déplacés dont la majorité ont déjà subi les affres de plusieurs déplacements successifs, conséquence directe des agissements des groupes armés ».

 

Virginie Bero

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)

Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 23:53
Le cardinal Tauran encourage l’Église d’Afrique centrale au dialogue interreligieux

 

 

 

 

http://www.la-croix.com Malo Tresca, le 13/07/2017 à 14h17

 

Dans un message publié, samedi 8 juillet, à l’occasion de la onzième Assemblée plénière de l’association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (Acerac), le cardinal Jean-Louis Tauran a insisté sur la nécessité de « passer d’une culture du rejet à une culture de la rencontre et de l’accueil ».

 

Poursuivre « leur courageux combat pour la promotion de la justice et de la paix » dans une Afrique frappée de plein fouet par la « montée des extrémismes violents » : dans un message d’encouragement publié samedi 8 juillet, le cardinal Jean-Louis Tauran a invité les évêques d’Afrique centrale, réunis à l’occasion de la onzième Assemblée plénière de l’association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (Acerac), à « progresser dans la recherche d’un dialogue sincère et fructueux au niveau œcuménique, interreligieux et interculturel, pour le bien de [leurs] populations et de [leurs] Églises ».

 

Il est temps de « passer d’une culture du rejet à une culture de la rencontre et de l’accueil, d’une culture du soupçon à une culture de la confiance », a-t-il affirmé, en condamnant les violences perpétrées par « la secte de Boko Haram qui continue de faire des victimes, notamment au Tchad et dans le Nord Cameroun, là où vit une population à grande majorité musulmane », mais aussi « l’instabilité politique de la Centrafrique », affectant « au niveau économique la vie des communautés ».

 

Plus de dialogue interreligieux

 

« Au Gabon et au Congo Brazzaville, il est urgent d’améliorer les rapports entre les membres de l’Église catholique et des autres confessions chrétiennes », a poursuivi le cardinal, en enjoignant aux évêques d’améliorer, « partout dans leurs pays », « le dialogue avec les adeptes de la religion traditionnelle africaine ».

 

Comment amorcer cette injonction à plus d’ouverture et de dialogue interreligieux ? En « vivant l’unité dans le respect des différences, de l’accueil et de l’hospitalité, en favorisant ensemble un partage équitable des biens de la terre, en œuvrant à la promotion de la centralité de tout être humain », énumère celui qui est aussi le président, depuis 2007, du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, en rappelant les mots du pape François pour « la sauvegarde de [notre] maison commune ».

 

Parce que, estime encore le cardinal, ce travail pour un monde meilleur « suppose que les catholiques joignent leurs efforts à ceux des autres chrétiens et de tous les hommes et les femmes de bonne volonté, en dépassant, les barrières des préjugés et la peur des différences ».

 

Dépasser les barrières des préjugés

 

Par son plaidoyer appelant les évêques à prôner l’unité, le cardinal Tauran espère provoquer, jusqu’aux sphères politiques, un « effet domino » : « (…) votre témoignage sera sans nul doute un encouragement pour vos gouvernants à affronter les déséquilibres socio-économiques et à créer des conditions de vie meilleures et des emplois dans les économies locales, dans un environnement stable qui soit un puissant facteur de paix. »

 

Malo Tresca

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 23:45
Centrafrique : le Conseil de sécurité dénonce la poursuite de la violence

 

 

 

 

http://www.un.org 13 juillet 2017 – Le Conseil de sécurité de l'ONU a constaté jeudi avec préoccupation que des groupes armés continuent de s'affronter en République centrafricaine (RCA) et que des civils de certaines communautés, des soldats de la paix des Nations Unies et des membres du personnel humanitaire continuent d'être pris pour cible.

 

Dans une déclaration de la Présidence du Conseil de sécurité, les membres du Conseil estiment que cette violence « continue de déstabiliser le pays, de faire de nombreuses victimes civiles et de causer d'importants déplacements de population, alors même que les parties au conflit ont convenu de mettre un terme immédiat aux hostilités ».

 

Le Conseil déplore toutes les attaques dirigées contre des civils, les violations des droits de l'homme et atteintes à ces droits et réaffirme qu'il est urgent et impératif de traduire en justice tous les auteurs de ces violations ou de ces atteintes, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique.

 

Le Conseil réaffirme que certains de ces actes peuvent constituer des crimes au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) et rappelle qu'à la demande des autorités nationales, le Procureur de la Cour a ouvert, en 2014, une enquête sur les crimes qui auraient été commis depuis 2012.

 

Le Conseil souligne qu'il importe de lutter contre l'impunité. Il demande que « la Cour pénale spéciale soit opérationnelle et que les appareils judiciaire et pénitentiaire et le système de justice pénale soient rétablis dans tout le pays ».

 

Les membres du Conseil de sécurité se disent également profondément préoccupés par la situation humanitaire et enjoignent de nouveau « à toutes les parties d'autoriser et de faciliter le libre passage, dans de bonnes conditions de sécurité et sans délai, de l'assistance humanitaire destinée aux personnes qui en ont besoin ».

 

Le Conseil de sécurité réaffirme son soutien au Président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, se félicite des efforts qu'il déploie pour faire progresser le dialogue avec les groupes armés et étendre l'autorité de l'État à tout le pays, et l'encourage « à mener sans délai un processus politique ouvert à tous ».

 

Le Conseil condamne fermement les violences perpétrées par des groupes armés et « demande à tous les chefs de ces groupes de faire connaître les dispositions de l'accord à leurs membres, de manière à ce qu'ils appliquent sans attendre les dispositions relatives à la cessation des hostilités, et d'honorer, sans aucune restriction, leur engagement en faveur du processus de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement ».

 

Enfin, le Conseil demande à tous les partenaires de la RCA, en particulier à l'Union africaine et aux États voisins, d'adopter de toute urgence le plan d'action conjoint conclu le 21 juin à Bruxelles relatif à la poursuite des activités de médiation avec les groupes armés, et d'en appuyer l'application, en vue d'obtenir une cessation durable des hostilités sur tout le territoire.

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 23:42
Sant’Egidio veut croire à la stabilisation de la Centrafrique
Sant’Egidio veut croire à la stabilisation de la Centrafrique

 

 

 

RCA: les efforts de Sant'Egidio pour concrétiser l'accord de paix signé à Rome

 

Par RFI Publié le 14-07-2017 Modifié le 14-07-2017 à 00:07

 

Après l’accord signé à Rome le 19 juin dernier sous l’égide de la communauté Sant’Egidio, l’heure est à l’application concrète de ce texte annoncé comme un pas en avant pour la paix. Un comité de suivi de l’accord se met en place. La communauté catholique a effectué une mission pour superviser la concrétisation de ce texte.

 

Avec notre correspondant à RomeOlivier Bonnel

 

Pendant une semaine, Sant'Egidio a rencontré les différentes composantes de la société centrafricaine, les autorités civiles et religieuses, mais aussi les groupes armés qui avaient fait le voyage à Rome.

 

Si le cessez-le-feu prévu par le texte signé le 19 juin dernier a vite volé en éclats, cet accord est soutenu par tous les acteurs politiques sur place, y compris les groupes armés, assure Mauro Galofaro, responsable des relations internationales à Sant’Egidio. « Maintenant, il y a la totalité des groupes qui sont engagés dans l’accord. Ils nous ont même encouragés à mettre en place tout de suite le comité de suivi et à participer. »

 

Ce comité de suivi est donc le deuxième étage de la fusée pour Sant'Egidio. La tâche la plus dure est en effet de faire respecter l’esprit de l’accord de Rome, le faire connaître aussi en Centrafrique, dans les zones les plus reculées.

 

Le texte signé à Rome est actuellement traduit en langue sango. Des représentants du gouvernement, de l’Assemblée nationale et les groupes armés seront membres du comité de suivi, ainsi que la Minusca. Pour Sant’Egidio, l’engagement de tous les acteurs est essentiel pour lutter contre la violence.

 

« Le plus vite nous allons mettre en place des mesures concrètes pour montrer la volonté de tout le monde à vouloir le dialogue, le plus vite ces choses vont cesser, estime Mauro Galofaro. Sur ça, il y a un grand besoin de l’appui international, notamment de la Minusca. Parce que c’est la seule barrière entre la Centrafrique et le chaos. »

 

Le comité de suivi de l’accord de Rome pourrait être sur pied dès la semaine prochaine.

 

 

Centrafrique: un "comité de suivi" pour le fragile accord de paix de Rome

 

13/07/17 (AFP)

 

Un fragile accord de paix en Centrafrique, signé en juin à Rome entre groupes rebelles et autorités, va être complété la semaine prochaine par un "comité de suivi" dans le pays, impliquant l'Assemblée nationale, a indiqué jeudi la communauté catholique de Sant'Egidio.

 

"L'accord a souligné un consensus sur un processus de désarmement, mais ce n'est pas un coup de baguette magique, il faut y travailler", a souligné devant la presse Mauro Garofalo, responsable des relations internationales de la communauté Sant'Egidio.

 

Sa délégation s'est rendue début juillet à Bangui pour rencontrer les autorités centrafricaines.

 

"L'accord est une feuille de route d'un processus qui ne sera pas immédiat, surtout vu les conditions sur le terrain", a insisté le responsable de la communauté qui a parrainé l'accord.

 

"Il y avait des violences avant et il y en a eu pendant et après l'accord. Cela nous encourage à travailler avec encore plus d'urgence", a souligné Mauro Garofalo, en précisant qu'un quatorzième groupe rebelle rencontré dans le pays s'est désormais également rallié à l'accord.

 

Au total 13 groupes rebelles ou milices, principalement anti-Balaka pro-chrétiens ou ex-Séléka pro-minorité musulmane, avaient paraphé le 19 juin à Rome avec les autorités l'accord prévoyant un cessez-le-feu immédiat sur tout le territoire.

 

Plusieurs signataires de l'accord de paix de Sant Egidio s'en sont cependant détachés depuis, comme la Conférence épiscopale centrafricaine, qui a démenti avoir envoyé un émissaire signataire à Rome, ainsi qu'un groupe armé anti-balaka, qui a expliqué que les signataires s'en réclamant n'avaient pas eu d'autorisation préalable du groupe.

 

Le "comité de suivi" qui va être mis en place par l'assemblée nationale de Centrafrique comprendra aussi des représentants du gouvernement et de la présidence de la République mais aussi des observateurs de la Mission des Nations unies (Minusca). Sa création était prévue dans l'accord de paix.

 

L'accord signé à Rome va être traduit en sango, langue officielle du pays, et diffusé dans toutes les préfectures, a aussi précisé M. Garofalo.

 

Plusieurs tentatives de médiation africaine ont déjà essayé de pacifier ce pays pauvre de 4,5 millions d'habitants, dont 900.000 déplacés et réfugiés du fait du conflit.

 

Ces initiatives, ainsi que l'intervention de la France (2013-2016) et de la Mission des Nations unies ont permis début 2016 l'élection d'un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra, la fin des massacres de masse et le retour au calme dans la capitale, Bangui. Mais les groupes armés contrôlent toujours une grande partie de ce vaste pays, ancienne colonie française.

 

 

Sant’Egidio veut croire à la stabilisation de la Centrafrique

 

http://www.la-croix.com  Nicolas Senèze, à Rome, le 13/07/2017 à 16h28

 

Après une mission d’explication à Bangui du texte de l’accord du 19 juin, un comité de suivi devrait prochainement être mis en place.

 

La Communauté de Sant’Egidio s’est dite, jeudi 13 juillet à Rome, confiante en la mise en œuvre de l’accord de stabilisation signé le 19 juin dernier entre les différents groupes armés de Centrafrique en vue d’aboutir à un cessez-le-feu dans ce pays déchiré par la guerre civile et les conflits ethnico-religieux.

 

De retour d’une mission d’une semaine à Bangui, Mauro Garofalo, responsable des relations internationales de Sant’Egidio, s’est félicité d’avoir pu présenter l’accord du 19 juin à l’ensemble des composantes de la société centrafricaine.

 

« Le président de la République a renouvelé sa confiance à la communauté et sa volonté de dialogue en vue d’un accord », a-t-il expliqué, soulignant que le président Faustin-Archange Touadéra avait officiellement rencontré l’ensemble des groupes armés.

 

« Nous avons pu expliquer l’accord »

 

Au cours de sa visite à Bangui, Mauro Garofalo a aussi rencontré les principaux responsables religieux, dont la conférence épiscopale et le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui.

 

Ce dernier avait notamment critiqué l’accord, estimant que « le texte tel qu’il a été publié est une porte ouverte vers l’impunité pour les auteurs des violences ».

 

« Nous avons pu expliquer le texte qui est effectivement subtil, a reconnu Mauro Garofalo. Mais il n’y a pas, dedans, d’impunité, ni d’amnistie ni une quelconque échappatoire au processus judiciaire. Seuls le président de la République et l’Assemblée nationale pourront décider d’une éventuelle amnistie. »

 

Il a annoncé la mise en place, probablement dès la semaine prochaine, d’un comité de suivi, désigné par le président Touadéra, et qui sera « une structure légère et efficace ».

 

Sant’Egidio reconnaît toutefois que, sur le terrain, il existe encore d’importantes difficultés à la mise en œuvre de l’accord tandis que les violences sont loin d’avoir cessé.

 

 « Les problèmes de communication rendent difficile sa diffusion, a expliqué Mauro Garofalo. Il y a aussi toute une économie de guerre qui s’est mise en place. Les groupes armés sont eux-mêmes très fragmentés. »

 

« Mais cet accord est un accord politique qui engage les autorités centrafricaines, a-t-il insisté. Nous avons conscience que son application prendra du temps et que nous sommes engagés dans un processus de stabilisation. »

 

« Volonté de paix »

 

« Il y a eu des violences avant l’accord, pendant sa signature et après. Cela nous encourage à travailler encore plus pour son application plutôt qu’à nous décourager », a-t-il poursuivi, faisant part de « la volonté de paix » qu’il a sentie sur place.

 

« Les groupes armés sont aussi totalement engagés dans cet accord. Un quatorzième groupe a même manifesté sa volonté de signer l’accord. Tous nous engagent à mettre tout de suite en place le comité de suivi et à y participer », a-t-il conclu.

 

Nicolas Senèze, à Rome

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 23:38
Le Vatican lance la construction d’un centre nutritionnel thérapeutique à Bangui

 

 

 

 

APA-Bangui(Centrafrique) 13/07/17 - Le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a procédé ce mercredi à Bangui, en présence d’une délégation de Saint Siège et du Nonce Apostolique en RCA, à la pose de la première pierre de la construction d’un centre de référence pour la nutrition thérapeutique, financé par le Vatican à hauteur de 2 milliards de FCFA.

 

Ce centre hospitalier a été promis par le Pape François pendant sa visite à Bangui en 2015. Il aura une capacité d’une centaine de lits.

 

Faustin-Archange Touadéra a remercié le Vatican pour cet appui en faveur de la santé des enfants et adolescents.

 

Selon Faustin-Archange Touadéra, « la santé est l’une des priorités parce qu’il faut des services sociaux de base qui doivent être renforcés. Compte tenu de la situation que nous avons connue, beaucoup de services ont été détruits dans le pays, ce qui a fait baisser notre capacité à réagir sur le secteur comme la santé ».

 

Dans le cadre de ce projet de construction, le Vatican se propose de former des médecins centrafricains et d’envoyer à la pédiatrie une équipe de médecins italiens.

 

 

Cardinal Nzapalainga : « À Bangui, on est assis comme sur des braises »

 

http://urbi-orbi-africa.la-croix.com 12 juillet 2017

 

Devant ses confrères d’Afrique centrale, l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga a fait part de son inquiétude à propos de la situation en Centrafrique.

 

« À Bangui, la situation est caractérisée par un calme précaire qui y règne. On peut circuler mais on sent qu’au fond des gens, il y a encore ce sentiment de haine, de vengeance… On est comme assis sur des braises. » S’exprimant lundi 10 juillet devant une centaine d’évêques d’Afrique centrale réunis du 10 au 18 juillet à Yaoundé (Cameroun), l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, a esquissé la situation très inquiétante de son pays.

 

« À l’intérieur du pays, la situation reste plus préoccupante dans le sens que les hommes qui sont encore en armes, prennent en otage toutes les provinces, pour ne pas dire les régions entières », poursuit le cardinal, selon des extraits du discours diffusé par le site Cameroon-info.

 

« Chaos »

 

L’archevêque de Bangui parle du « chaos » en Centrafrique, décrit la disparition des structures de l’État en dehors de la capitale, dans un pays où « tout le monde s’improvise préfet, sous-préfet, chef, parce qu’il a une arme ».

 

S’exprimant à la radio camerounaise en marge de l’Assemblée des évêques d’Afrique centrale, le cardinal s’est également fermement opposé à « tous ceux qui veulent utiliser la religion à des fins de division », appelant les hommes à « se relier par un lien spirituel ».

 

 « La religion n’est pas faite pour diviser »

 

« Il y a des gens (…) qui utilisent la religion pour diviser, parvenir au pouvoir, acquérir de l’argent ou encore avoir une préséance. Et nous pensons que la religion n’est pas faite pour diviser mais plutôt pour unir », a-t-il martelé.

 

La situation est particulièrement précaire en Centrafrique, où des combats meurtriers ont lieu, notamment dans les zones de Bangassou, Alindao et Bria.

 

Le 19 juin, un accord signé à Rome sous l’égide de la communauté de Sant’Egidio, et signé par des représentants des belligérants ainsi que de l’Église, prévoyait pourtant un cessez-le-feu immédiat. Mais sa mise en application semble très difficile. Par ailleurs, au lendemain de la signature de l’accord, l’archevêque de Bangui avait démenti avoir mandaté quiconque pour signer cet accord en son nom.

 

Loup Besmond de Senneville

 

 

Cameroun : Dieudonné Nzapalainga "L'Etat n'existe plus en Centrafrique.."

 

13 juil. 2017 Par Lamine Fatima

 

Fernando Cancio YAOUNDE [LNC] – Des propos forts et sans langue de bois du Cardinal Centrafricain Dieudonné Nzapalainga sur son pays, tenus hier en marge de l'Assemblée plénière des évêques d'Afrique centrale qui se tient toute cette semaine à Yaoundé jusqu'à Dimanche.

 

« Le pays est toujours dans une crise profonde. [...] A Bangui, la situation est caractérisée par un calme précaire qui y règne. On peut circuler mais on sent qu’au fond des gens, il y a encore ce sentiment de haine, de vengeance. [...] On est comme assis sur des braises. Par contre, à l’intérieur du pays, la situation reste plus préoccupante dans le sens que les hommes qui sont encore en armes, prennent en otage toutes les provinces, pour ne pas dire les régions entières.

 

Les hommes en armes, c’est eux qui rackettent, c’est eux qui volent, qui pillent, qui incendient, qui détruisent les villages entiers et nous pensons qu’il s’agit là de situations préoccupantes où les pauvres populations sont victimes des seigneurs de guerre. Ce qui justifie le fait qu’actuellement il y a un chaos dans notre pays et tout le monde s’improvise préfet, sous-préfet, chef, parce qu’il a une arme.

 

Et ils veulent maintenant vendre de l’or, vendre le diamant mais aussi être les chefs et collecter de l’argent parce que l’Etat n’existe plus, l’Etat est faible.

 

L’Etat est seulement à Bangui, mais à l’intérieur du pays vous avez beau avoir le préfet, vous avez beau avoir le maire, ces autorités jouent plus les rôles de figuration, et ils n’ont pas l’effectivité de leur autorité.»

 

© Juillet 2017 – LAMINE MEDIA

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 23:18
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « Les relations de plus en plus tendues entre Touadera et Méckassoua », selon Didacien Kossimatchi

 

Par Judicael Yongo le 13 juillet 2017

 

 

BANGUI,  13 Juillet 2017(RJDH) —Didacien Kossimatchi, un des proches de Faustin Archange Touadera a accusé le président de l’Assemblée nationale Abdou Karim Méckassoua « de conspiration de coup d’Etat » lors d’une rencontre  avec la presse ce 13 Juillet à Bangui.

 

Cette accusation portée par Didacien Kossimatchi intervient dans un contexte de décrispation entre les deux institutions à savoir l’Exécutif et le législatif. Elle est la conséquence logique d’une série d’arrestation des personnes soupçonnées proches de Méckassoua par la police politique, la Section de Recherche et d’Investigation (SRI).

 

Selon Didacien Kossimatchi, le président de l’Assemblée nationale n’est pas compatible à la politique de rupture de Faustin Archange Touadera. « Méckassoua est un poison pour la République Centrafricaine », a-t-il laissé entendre, avant de dire qu’une conférence de presse sera tenue pour dénoncer les manœuvres de l’ombre.

 

Il a en outre précisé que des infiltrations tout azimute ont été constatées ces derniers temps dans la ville de Bangui et ses environs. « Des mercenaires tchadiens ougandais et congolais de la RDC et ses environs ont infiltré le pays  et sont logés dans des résidences de certains hommes politiques bien identifiés. Une dizaine de mercenaires étrangers appréhendés ont confirmé qu’ils sont à la solde du Président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Méckassoua et de beaucoup de gens pour une mission précise » a-t-il conclu.

 

Joint par le RJDH, un proche de Méckassoua a qualifié de ragot les accusations de Didacien Kossimatchi « il a quel mandat pour parler au nom et en lieu du gouvernement ? Hier c’était les anciens premiers ministres Anicet Georges Dologuélé, Me Nicolas Tiangaye, les personnalités politiques telles que Me Crépin Mboligoumba et Ferdinand Alexandre Nguendet, aujourd’hui, c’est Méckassoua, alors n’ont-ils pas porté plainte ? C’est du ragot auquel personne ne peut accorder de crédit », a indiqué ce proche sous couvert de l’anonymat.

 

Cette accusation intervient après la démission d’une proche de Touadera nommée à la direction générale de la télévision nationale qui dit ne pas supporter les relations difficiles entre les deux personnalités.

 

 

Centrafrique : MSF France présente les services médicaux dans son nouveau centre à Bangui

 

Par Nina Verdiane Niabode le 13 juillet 2017

 

 

BANGUI, 13 juillet 2017 (RJDH)–Dans un entretien avec RJDH, Elsa Sotto, la coordonnatrice du projet d’urgence chirurgicale de MSF (France) confirme la collaboration entre le gouvernement centrafricain et son organisation, après leur relocalisation. Elle a aussi présenté les services médicaux disponibles dans leur nouvelle structure sanitaire.

 

RJDH : Mme la coordonnatrice, bonjour !

 

Elsa Sotto : Bonjour

 

RJDH : L’équipe MSF France vient de relocaliser son hôpital, pouvez-vous nous dire quels sont les services médicaux disponibles dans cette nouvelle structure hospitalière ?

 

Elsa Sotto : Tous les services médicaux ont été transférés et l’hôpital est 100% fonctionnel depuis le 26 juin 2017. Nous avons donc aujourd’hui une salle d’urgence, un service d’hospitalisation, un bloc opératoire avec deux salles de la radiologie et laboratoire, un service de chirurgie orthopédique et un service de kinésithérapie. Ce sont exactement les mêmes services qui existaient à l’hôpital général.

 

RJDH : Votre relocalisation fait suite à la demande du Ministère de la Santé Publique voulant récupérer les locaux du CNHUB. Continuez-vous à collaborer le Gouvernement centrafricain ?

 

Elsa Sotto : Oui, nous continuerons à collaborer évidemment avec le gouvernement centrafricain à travers le Ministère de la Santé Publique qui est notre principale partenaire dans nos interventions. Au niveau de Bangui, dans le projet ici à Bangui nous collaborons toujours avec la direction générale du CNHUB, d’ailleurs nous utilisons toujours la zone de traitements de déchets de cet hôpital car nous n’avons pas la capacité ici à notre nouvelle structure vu qu’il est impossible de détruire les déchets en zone résidentielle. Donc en effet, nous développerons toujours des partenariats avec le gouvernement. Les besoins à Bangui restent importants et notre volonté est de continuer à y répondre.

 

RJDH : Dites-nous Madame la Cheffe de mission quelle est la capacité d’accueil de ce nouvel hôpital MSF SICA ?

 

Elsa Sotto : Actuellement, nous avons la capacité d’accueil de 60 lits. Toutefois, dans un projet de chirurgie traumatique, ce n’est pas le niveau d’hospitalisation qui définit la capacité d’accueil de l’hôpital, c’est notre service des urgences qui a la possibilité d’accueillir 10 patients à la fois qui nous permet de connaitre notre capacité. Par exemple mensuellement nous recevons plus de 600 patients dont 75% sont souvent hospitalisés. Mais aussi notre projet compte 275 personnels nationaux à raison de 1 médecin pour 13 patients.

 

RJDH : Quels sont les projets actuels de MSF France dans le pays ?

 

Elsa Sotto : nous travaillons donc aujourd’hui ici à Bangui et nous avons trois autres projets situés à Carnot, Paoua et Bria et nous venons juste d’achever une campagne de vaccination qui a eu lieu dans l’ensemble du pays autour des sites de notre intervention.

 

RJDH : Quels sont les chantiers qui vous attendent dans le pays ?

 

Elsa Sotto : au niveau du projet dont je suis la coordonnatrice, nous avons effectivement des chantiers qui nous attendent. Nous sommes en train de finaliser la construction d’un nouveau stock de pharmacie et nous allons continuer à améliorer notre nouvelle structure de SICA en ajustant d’autres services.

 

RJDH : Quelles sont les difficultés que vous, en tant que humanitaire avez actuellement sur le terrain ?

 

Elsa Sotto : ici à Bangui, la situation des humanitaires est plus aisée contrairement à nos collègues qui travaillent dans les provinces et qui sont victimes de nombreuses tracasseries au quotidien et qui les empêchent de travailler. Il serait dommage que le travail des humanitaires soit entravé car la population centrafricaine a besoin de cet aide dans cette situation de crise. Malgré tout cela, nous continuerons à apporter notre aide tout en respectant notre indépendance et notre neutralité

 

RJDH : Madame la Coordonnatrice je vous remercie

 

Elsa Sotto : c’est moi qui vous remercie !

 

 

Centrafrique : Des jeunes barricadent l’avenue David Dacko pour réclamer l’enlèvement des ordures

 

Par Bienvenu Matongo le 13 juillet 2017

 

 

BANGUI, 13 juillet 2017(RJDH)–Les jeunes du quartier Sapéké dans le 2eme Arrondissement ont barricadés ce matin l’avenue David Dacko au niveau de  l’église Gremboutou  pour exiger  à la Mairie  de Bangui d’enlever les ordures entassés devant l’école Saint-Jean.

 

« Nous sommes devant une école, ce n’est pas normal qu’on puisse  mettre un bac à ordures  qui est débordé depuis quelques temps », s’est insurgé Dieu Béni Koyéngué, le représentant de la jeunesse du quartier Sapéké.

 

Pour lui, face à cela, nous les jeunes de la localité ont mené des démarches  et monter des micros projets soumis à la Mairie Centrale pour évacuation des ordures,  malheureusement la Mairie de Bangui  n’as pas réagi.  « Persuadés que garder les ordures positionnées devant l’école ne toucherait aucune autorité, nous avons décidé de les rendre visibles en les déversant sur la voie publique. La nuit, la population du secteur n’arrive pas à bien dormir à cause des moustiques provoqués par ses ordures. Pour éviter le pire, nous avons souhaité agir pour que des précautions soient prises. Nous espérons qu’ils vont être interpellés et vite réagir », a-t-il déclaré.

 

Ganaonda Eddy Marien, Conseiller municipal a déploré cette situation. « C’est déplorable pour la simple raison que la Mairie centrale avec tout ce que le pays a connu  est en train de se restructurer, de s’organiser, de reprendre les choses en main comme auparavant. Je comprends le mécontentement de la population, mais également de mon côté,  en tant que Conseiller municipale, j’invite les jeunes à comprendre les difficultés financières auxquelles  sont confrontées la Mairie», a-t-il expliqué.

 

Saisi de la situation, le Ministre de l’Intérieur  et de l’Administration du  Territoriale, Jean-Serge Bokassa s’est rendu sur les lieux et quelques minutes après deux camions Benne de la Mairie et un tracteur sont arrivés sur les lieux pour évacuer ses ordures.  Cette pratique est train de devenir la méthode de revendication populaire à Bangui

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