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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:30

 

 

 

 

 

09/07/14 (AFP)

 

Les conditions d'un retrait des troupes françaises du Mali et de Centrafrique "sont loin d'être réunies", selon des députés français de la Commission de la défense, qui soulignent les difficultés pour passer le relais à d'autres forces militaires.

 

Les opérations "Serval (au Mali) et Sangaris (en Centrafrique) sont loin d'être finies: dans un cas comme dans l'autre, les conditions d'un retrait sont loin d'être réunies", estiment Gwendal Rouillard (socialiste) et Yves Fromion (droite conservatrice), auteurs d'un rapport sur la présence militaire française en Afrique, présenté mercredi en commission à l'Assemblée nationale.

 

Au Mali, où la France compte encore environ 1.800 soldats, le scénario de sortie de crise reste incertain pour deux raisons principales. D'une part, le "passage de relais" à d'autres forces "paraît pour le moins compliqué", en raison de la lenteur de la mise en place de la force de stabilisation de l'ONU (Minusma). La deuxième raison est que "le processus de réconciliation entre Maliens piétine".

 

Les rapporteurs mettent en garde contre "un arrangement politique mal ficelé", qui déboucherait "sur une paix fragile".

 

En Centrafrique, où se trouvent 2.000 soldats français, la force de l'Union africaine (Misca), d'environ 5.800 hommes, doit intégrer mi-septembre la force de l'ONU, la Minusca.

 

Mais "quel que soit le dévouement de ces soldats et l'implication politique de l'Union africaine, il faut être lucide: ces forces manquent cruellement de moyens", notent-ils. "Comme au Mali, le scénario de sortie d'Opex (opération extérieure) est moins que clair".

 

L'expérience des opérations militaires françaises en Afrique "montre que l'on peut y être pour longtemps", soulignent-ils.

 

Les deux députés, qui ont passé plusieurs mois sur le terrain, dénoncent le manque d'engagement européen. "Quant à l'Europe, on touche le fond", soulignent-ils.

 

S'ils se félicitent du bon fonctionnement de la mission européenne de formation de l'armée malienne, ils constatent qu'en Centrafrique, pour une mission tout à fait à la portée des Européens, "personne ou presque ne répond à l'appel".

 

Sur la réorganisation générale du dispositif militaire français en Afrique, ils mettent en garde contre une réduction envisagée des effectifs à Djibouti, de 1.950 soldats actuellement à un millier d'hommes. Il faut, selon eux, "un minimum de 1.300 hommes pour rester crédible" sur ce point stratégique où les autres puissances - Etats-Unis, mais aussi Chine et Russie - tentent au contraire de renforcer leur implantation.

Les conditions "loin d'être réunies" pour un retrait du Mali et de Centrafrique (députés français)

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:29

 

 

 

 

 

(AFP 09/07/14)

 

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a condamné mercredi "la poursuite des actes barbares et criminels", après la mort lundi de 26 déplacés dans une attaque à Bambari (centre).

 

26 personnes, dont 11 femmes, ont été tuées et 35 blessées lundi soir sur le site où sont installés des milliers de déplacés à Bambari, à la cathédrale catholique Saint-Joseph, selon un nouveau bilan de la Croix-Rouge locale mercredi.

 

Le site a été attaqué par des hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-rebelles de la Séléka, selon une source de la force militaire de l'Union africaine (Misca) ayant requis l'anonymat.

 

"Ces événements démontrent la volonté des ennemis de la paix de persister dans la voie diabolique de la violence et de la haine intercommunautaires. Le déplacement du cycle des représailles entre les bandes armées dans la préfecture de la Ouaka où les communautés chrétiennes et musulmanes vivaient en parfaite harmonie est un sujet de grande préoccupation", indique la présidente dans un communiqué, lançant "un vibrant appel à la communauté internationale pour une plus grande mobilisation".

 

L'ex-rébellion majoritairement musulmane estime que des miliciens anti-balaka, à dominante chrétienne, sont présents parmi les déplacés de Bambari. "C'est pour celà que nous avons lancé une attaque", a indiqué mardi un membre de l'état-major de la Séléka.

 

Pour la présidente, les populations victimes d'attaques incessantes en plusieurs points du pays ces dernières semaines payent le "prix de la faiblesse des forces de défense et de sécurité".

 

Les Forces armées centrafricaines (Facas) ont implosé lors des combats contre la Séléka. Depuis, une partie des soldats et leurs armes ont rejoint les anti-balaka pour combattre la Séléka.

 

La communauté internationale, présente militairement avec la force française Sangaris et la Misca, s'oppose au réarmement des Facas, jugées peu fiables.

 

Mardi, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déclaré à Bangui qu'"il n'y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu" entre les différents groupes armés.

 

Un forum de réconciliation nationale est prévu du 21 au 23 juillet à Brazzaville.

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la Séléka, chassée du pouvoir en janvier, la Centrafrique vit une crise sans précédent, marquée par de terribles violences intercommunautaires ayant fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Centrafrique: la présidente condamne la "poursuite des actes barbares et criminels"

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:22

 

 

 

 

ALTERNATIVE CITOYENNE POUR LA DEMOCRATIE ET LA PAIX

 

(ACDP)

 

               

 

Le 27 juin 2014, s’est tenue en marge de la 23ème session ordinaire du Sommet de l’Union Africaine à Malabo en Guinée Equatoriale, une concertation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, en présence de son Excellence Monsieur Ould Abdel Aziz, Président en exercice de l’Union Africaine à l’effet d’évaluer la situation politique, sécuritaire et humanitaire en République Centrafricaine. Madame Catherine Samba-Panza, Chef de l’Etat de transition a été invitée à présenter une communication et à se retirer. Dans cette communication madame Catherine Samba Panza a notamment précisé à ses pairs ceci : « C’est pourquoi, les propositions que vous aurez à nous formuler pendant ces assises, devront obtenir l’adhésion des acteurs nationaux centrafricains, nous éviter la fragilisation des acquis déjà obtenus au plan institutionnel et permettre le déploiement d’une chaine de solidarité agissante encore plus soutenue ». Cette précision met en exergue la souveraineté des Centrafricains.

 

A l’issue de leur concertation, les Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC ont rendu public un communiqué indiquant notamment  qu’ils « ont demandé au Secrétaire général des Nations-Unies, à la Commission de l’Union Africaine et au Secrétaire général de la CEEAC à mettre en place urgemment, avec l’appui des facilitateurs, une médiation internationale sous la conduite du Président Médiateur de la CEEAC, Son excellence Monsieur Dénis Sassou-Nguesso, afin d’aider les Centrafricains à reprendre en terrain neutre, le chemin du dialogue en vue de se doter d’un nouveau cadre politique de gestion consensuelle de la transition et de sortie de crise ».

 

C’est pour cette raison que le forum de Brazzaville est envisagé du 21 au 23 juillet 2014.

 

Pour l’Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix (ACDP), ce forum doit être compris comme une étape d’un processus devant conduire à une réconciliation nationale entre centrafricains, en terre centrafricaine. C’est une occasion  qui est offerte, sous l’égide de la communauté internationale, pour que les forces vives de la nation Centrafricaine définissent le cadre du dialogue politique à venir qui aura lieu en terre centrafricaine et arrêter ensemble les thèmes principaux des discussions afin que d’une part, cessent définitivement les exactions perpétrées sur notre peuple par les milices  armées et d’autre part, que notre pays reprenne la voix d’un développement harmonieux sur les plans politique, social et économique.

 

Cette démarche est complémentaire à celle qui vise à refonder les forces armées centrafricaines sur une base républicaine et à lui donner les moyens d’accomplir sa mission.

 

Cette démarche est par ailleurs souhaitée par la communauté internationale et tous les Etats membres de la CEEAC qui nous accompagnent dans notre quête de paix et de stabilité.

 

Il ne devra donc nullement être question à Brazzaville d’imposer à notre pays une quelconque solution de sortie de crise, encore moins une modification de notre charte constitutionnelle de transition ou l’effacement déguisé des crimes contre l’humanité en réhabilitant leurs auteurs et leurs complices.

 

C’est pour cette raison que, tout en comprenant les sentiments légitimes de frustration de certains compatriotes, les membres de l’ACDP estiment qu’il serait contre-productif pour notre pays que les acteurs politiques, associatifs et religieux centrafricains ne participent pas au forum de Brazzaville qui se présente comme une opportunité extraordinaire de réaffirmer nos positions communes et de reprendre en mains la conduite de nos affaires.

 

Au demeurant, l’ACDP rappelle que d’autres pays qui ont connu avant le nôtre des situations similaires voire plus catastrophiques n’ont pas hésité à participer au déblayage du terrain à l’étranger avant les rencontres décisives sur leurs territoires nationaux respectifs. Ce fut le cas notamment pour le Tchad à Lagos, le Congo Brazzaville à Libreville, le Congo Kinshasa à Pretoria, le Gabon à Paris, le Burundi à Arusha, la Cote d’Ivoire à Marcoussis et le Togo à Ouagadougou.

 

Aussi l’ACDP lance-t-il cet appel citoyen à nos compatriotes à faire preuve de plus de réalisme et d’objectivité afin de privilégier l’essentiel à savoir la quête de la paix et de la stabilité ainsi que le retour à la concorde nationale.

                                                                                         

                                                                                           Fait à Bangui, le  9 juillet 2014

 

                                                                                                  Pour le bureau de l’ACDP,

                                                                                                        Le coordonateur

                                                                                                    

                                                                                                     Enoch DERANT LAKOUE

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:13

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-09 12:02:21- Les attaques menées lundi par les Séléka contre le site des déplacés interne de la cathédrale Saint Joseph de Bambari (280 Km au centre de la RCA) ont fait 23 trois morts, 22 blessés par balles, 20 maisons incendiées dont le presbytère et trois véhicules calcinés, selon un bilan dressé par la Croix-Rouge.


Selon une source locale, ces attaques seraient des représailles contre celles menées par des Anti-Balaka et qui ont tué plusieurs éleveurs peuls de la localité. 

Les Sélékas et d'autres musulmans armés ont peu après ces attaques sillonné les grandes artères de la ville où elles étaient visibles à chaque intersection des routes, ajoute la même source.


Elle fait toutefois état d'une accalmie due à l'intervention des forces de Sangaris et de la MISCA. Ce faisant, les déplacés internes du site de la cathédrale Saint Joseph ont pris d'assaut la préfecture où sont basées les troupes françaises de la Sangaris et la préfecture, camp des troupes de la MISCA pour y retrouver refuge.


La situation sécuritaire semble être maîtrisée et les coups de feu se raréfient à Bambari, ont indiqué à APA des habitants de la ville.

 

http://www.apanews.net/article_read-608109-les-attaques-des-sekas-eambari-ont-fait-23-morts.html#sthash.fEchAYob.dpuf

Les attaques des Sélékas à Bambari ont fait 23 morts

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:09

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-09 13:42:51Le service de la coopération française près l’ambassade de France à Bangui a récompensé les 480 meilleures élèves du lycée Marie Jeanne Caron de la capitale centrafricaine en remettant à chacune d'elles des lots de fournitures scolaires.


Selon la coopération française, ces récompenses qui ont été remises mardi ont pour but d'encourager les lycéennes méritantes afin qu'elles puissent maintenir leur ardeur au travail et partant leurs performances scolaires

‘'Plus les filles sont motivées plus elles vont bien travailler'' a fait remarquer le proviseur du lycée Marie Jeanne Caron, Marie Claire Ketté.


A l'en croire, une fille restée à la maison est non seulement une perte pour les parents et pour le pays mais cette pratique a aussi une conséquence incalculable. 

‘'Nous avons sollicité et obtenu auprès des partenaires ces cadeaux pour les encourager et leur faire comprendre qu'elles peuvent aussi réussir comme les garçons'' a-t-elle souligné, exhortant ses élèves au travail parce que, a-t-elle ajouté, ‘' pour le développement de la RCA on a aussi besoin de ces filles. Parce que ce sont elles qui vont prendre la relève demain''.


Aurelie Ngbondo, une élève en classe de 6è ayant obtenu 13,87 de moyenne, a conseillé à ses camarades le travail rien que le travail. ‘'Je demande à mes collègues d'apprendre seulement leurs leçons pour prétendre un jour bénéficier de cette récompense'', a-t-elle dit.


A cause de l'insécurité généralisée à Fatima dans le 6è arrondissement, un lieu proche du quartier KM5 dans le 3è où sont retranchés les musulmans, les cours du Lycée de Fatima ont été délocalisés au lycée Marie Jeanne Caron.


Les cours sont données suivant ce schéma : les élèves du lycée Marie Jeanne Caron sont en classe de 7h à 12h et ceux de Fatima de 12h à 17h.

 

http://www.apanews.net/article_read-608122-480-lycenes-de-bangui-rempense-par-la-coopetion-franese.html#sthash.p1OUG2Mj.dpuf  

480 lycéennes de Bangui récompensées par la coopération française

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:07

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-09 12:53:02 - La Journée sans journaux décrétée ce mercredi par le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC) n’a pas été respectée à 100% par les directeurs de publication et le sit-in prévu n’a pu avoir lieu, a constaté APA.


Ces mesures ont été décidées par le GEPPIC en guise de protestation contre le décret excluant Stéphane Patrick Akibata, son représentant, au sein du Haut-Conseil de la communication de la transition (HCCT).


‘'Les directeurs de publication des quotidiens tels que Le Citoyen, L'Hirondelle, Le Démocrate, Le Confident et Top Contact ont paru en méconnaissance de la décision du GEPIC. Le sit-in et la journée sans journaux n'ont pas été respectés'', a constaté Ginnot Seraphin Gokouzou, Secrétaire général adjoint du GEPPIC, contacté par APA.


‘'Il y a toujours des dissidents dans tout mouvement. Et c'est pour la deuxième fois que ceux-ci récidivent'', a-t-il déploré, avant d'ajouter : ‘'ce mercredi, leurs parutions ont été vendues sur le marché bien que le kiosque de GEPPIC situé au centre ville à Bangui soit resté fermé''.


Selon M Ngokouzou, l'information du sit-in a si bien circulé que même les forces Sangaris étaient appelées à la rescousse pour quadriller le site identifié pour abriter ce mouvement. 


En réaction, le directeur de publication du quotidien ‘'Le Confident'', Mathurin Momet, a déclaré : ‘'pour une action collective, il faut y associer tout le monde. Quand on reste dans son coin et on décide de quelque chose sans y associer les autres, cela ne les engage pas, c'est clair''.


‘'La lutte n'est pas fondée et je n'y adhère pas'', a-t-il dit, accusant le président du GEPPIC de verser dans le ‘'copinage''.

 

http://www.apanews.net/article_read-608115-rca-la-journesans-journaux-n--a-pas-e-suivie-e00-pour-cent.html#sthash.CRL18BPq.dpuf

RCA : la journée sans journaux n'a pas été suivie à 100 pour cent

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:39

 

 

 

 

09/07/14 (APA)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - Les attaques menées lundi par les Séléka contre le site des déplacés interne de la cathédrale Saint Joseph de Bambari (280 Km au centre de la RCA) ont fait 23 trois morts, 22 blessés par balles, 20 maisons incendiées dont le presbytère et trois véhicules calcinés, selon un bilan dressé par la Croix-Rouge.

 

Selon une source locale, ces attaques seraient des représailles contre celles menées par des Anti-Balaka et qui ont tué plusieurs éleveurs peuls de la localité.

 

Les Sélékas et d'autres musulmans armés ont peu après ces attaques sillonné les grandes artères de la ville où elles étaient visibles à chaque intersection des routes, ajoute la même source.

 

Elle fait toutefois état d'une accalmie due à l'intervention des forces de Sangaris et de la MISCA. Ce faisant, les déplacés internes du site de la cathédrale Saint Joseph ont pris d'assaut la préfecture où sont basées les troupes françaises de la Sangaris et la préfecture, camp des troupes de la MISCA pour y retrouver refuge.

 

La situation sécuritaire semble être maîtrisée et les coups de feu se raréfient à Bambari, ont indiqué à APA des habitants de la ville.

Les attaques des Sélékas à Bamabari ont fait 23 morts

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 15:54

 

 

 

 

 

09/07/14 (AFP)

 

Les parties prenantes au conflit en Centrafrique doivent se retrouver du 21 au 23 juillet à Brazzaville pour un forum de réconciliation nationale pour tenter de ramener la paix, a indiqué mercredi le gouvernement congolais.

 

''Le forum de Brazzaville va regrouper logiquement tous les acteurs centrafricains : les autorités gouvernementales, l'ex-rébellion de la Séléka, les anti-balaka, bref tous les enfants de la Centrafrique'', a déclaré à l'AFP Bienvenu Okiemy, ministre de la Communication congolais.

 

''Brazzaville sera une étape importante dans la résolution de la crise centrafricaine, car il y sera dégagé les pistes pour sécuriser tout le pays'', a-t-il estimé. "On trouvera un modus vivendi pour que les différentes forces cessent désormais de se regarder en chiens de faïence''.

 

Conformément aux décisions du groupe de contact international sur la Centrafrique (une trentaine de pays ou organisations internationales), le "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique", placé sous l'égide du président congolais Denis Sassou Nguesso, doit "convenir de l'arrêt de toutes les violences, à travers la signature par les entités concernées d'un accord de cessation des hostilités, du désarmement des groupes armés et d'un nouveau cadre politique de la transition".

 

Le Congo, qui fournit le contingent le plus important au sein de la Misca, la force internationale de maintien de la paix en Centrafrique, avec environ un millier de soldats, joue le rôle de médiateur pour la crise dans ce pays, au nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC).

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, la Centrafrique vit une crise sans précédent marquée par de terribles violences intercommunautaires ayant fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Ravagé, le pays connaît une partition de fait. De nombreux musulmans ont été contraints de fuir des régions entières face aux violences des milices anti-balaka dans le Sud et l'Ouest, tandis que dans l'Est et le Nord, les populations chrétiennes restent sous la coupe de combattants Séléka.

 

 

(le ministre Bienvenu Okiémy)

Centrafrique : forum de réconciliation nationale à Brazzaville du 21 au 23 juillet

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 12:54

 

 

 

 

 

 

 

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 9 juillet 2014/African Press Organization (APO)/ -- CONCLUSIONS

 

1. Le Groupe international de contact sur la République centrafricaine (GIC?RCA) a tenu sa 5ème réunion, à Addis Abéba, le lundi 7 juillet 2014, sous la coprésidence de M. Basile Ikouebe, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de la République du Congo, et de l'Ambassadeur Smaïl Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'Union africaine (UA). La liste des pays et organisations qui ont pris part à la réunion figure en bas de page .

 

2. La cérémonie d'ouverture a été marquée par les allocutions prononcées par le Commissaire à la Paix et et à la Sécurité de l'UA, l'Ambassadeur Smaïl Chergui; le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, M. Hervé Ladsous; le Secrétaire général de la CEEAC, l'Ambassadeur Amad Allam-Mi; le Premier ministre, chef du Gouvernement de Transition de la RCA, M. André Nzapayéké; le Ministre des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine de la République du Tchad, au titre de la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), M. Moussa Faki Mahamat; et le Ministre Basile Ikouebe.

 

3. Les participants ont examiné l'évolution de la situation en RCA depuis la 4ème réunion du GIC-RCA tenue à Brazzaville, le 21 mars 2014, et ce sur la base des communications faites par le Premier ministre de la RCA et d'autres membres de sa délégation, des présentations faites par les Représentants spéciaux de l'UA, des Nations unies et de la CEEAC à Bangui, au nom du Groupe de coordination pour la préparation et le suivi des réunions du GIC-RCA (G8-RCA), des interventions des différents acteurs internationaux impliqués dans la gestion de la crise et des discussions qui s'en sont suivies.

 

4. Les participants ont noté la fragilité persistante de la situation sécuritaire en RCA. Ils ont fermement condamné tous les actes de violence perpétrés par les groupes armés, notamment contre les populations civiles, y compris l'assassinat, le 24 mai 2014, de 3 musulmans à Bangui, suivi de l'attaque, le 28 mai 2014, de l'Église Notre Dame de Fatima, et les exactions commises dans la ville de Bambari, à la fin du mois de juin 2014. Ils se sont alarmés de l'accroissement des violences faites aux femmes, notamment les viols. Les participants ont noté avec préoccupation que l'Ouest du pays reste soumis à de fortes tensions découlant des affrontements entre groupes armés pour le contrôle de ressources. Ils ont aussi relevé les difficultés rencontrées dans l'application des Mesures de confiance à l'Est du pays par les groupes armés qui y sont actifs. Les participants ont toutefois noté une amélioration sensible de la situation sécuritaire ces dernières semaines, grâce à l'action de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), avec l'appui de l'Opération française Sangaris et de l'Opération de l'Union européenne en RCA (EUFOR-RCA).

 

5. Les participants ont réitéré leur préoccupation face à l'ampleur de la crise humanitaire que connaît la RCA, notant que plus de la moitié de la population du pays a besoin d'une assistance humanitaire. Ils ont réitéré leur profonde appréciation aux pays accueillant des réfugiés centrafricains, ainsi qu'aux pays et organisations humanitaires qui contribuent à l'assistance apportée aux populations affectées. Ils ont noté avec préoccupation que sur les 565 millions de dollars nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires, seuls 193 millions de dollars avaient été mobilisés à ce jour.

 

6. Les participants ont souligné l'impact négatif de la situation sécuritaire sur les activités économiques, notant que la croissance avait enregistré, en 2013, un recul en termes réels de 36%. Ils ont, toutefois, relevé une légère reprise de l'activité économique à Bangui, grâce à la sécurisation du corridor qui relie Bangui à la frontière camerounaise et aux apports des partenaires internationaux. Ils ont exprimé leur appréciation à ces derniers pour leur soutien économique et financier.

 

7. Les participants ont pris note des informations fournies par la délégation centrafricaine sur la mise en œuvre de la Feuille de route de la transition. Ils ont noté les efforts entrepris pour la réorganisation des Forces de défense et de sécurité et la restauration de l'autorité de l'État. Ils ont aussi relevé avec satisfaction les initiatives prises par la chef de l'État de la transition en vue d'imprimer la dynamique requise au processus de réconciliation nationale et au dialogue politique entre tous les acteurs centrafricains. En outre, ils ont relevé les efforts qu'elle a entrepris pour mobiliser la communauté internationale en faveur de la RCA.

 

8. Dans le même temps, les participants ont souligné la lenteur accusée dans la mise en œuvre de la Feuille de route, en raison d'une multiplicité de facteurs. Ils ont souligné que l'aboutissement de la transition dans les délais prévus suppose la réalisation d'avancées beaucoup plus rapides sur les différents aspects de la Feuille de route, notamment la restauration de la sécurité et de l'ordre public, ainsi que de l'administration judiciaire, la préparation des élections devant couronner la fin de la transition, la réorganisation des Forces de défense et de sécurité, la mise en œuvre des processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et de réforme du secteur de la sécurité (RSS), ainsi que les réformes économiques requises.

 

9. À cet égard, les participants ont fortement encouragé les autorités centrafricaines à engager la refonte des Forces de défense et de sécurité, y compris les Forces armées centrafricaines (FACA), conformément aux critères qui seront définis dans le cadre du dialogue politique inclusif envisagé et conformément aux principes internationaux pertinents et, dans l'intervalle, favoriser l'opérationnalisation d'unités spécifiques, pour permettre la conduite de tâches d'intérêt public. Ils ont demandé aux autorités d'envisager le désarmement de façon consensuelle, comme acte politique majeur découlant d'un dialogue politique inclusif. Ils ont recommandé la mise en place d'une Commission Vérité et Justice, pour permettre une lutte plus résolue contre l'impunité et favoriser la réconciliation.

 

10. Les participants ont instamment demandé aux autorités de transition d'accélérer les préparatifs des élections devant se tenir en février 2015 pour couronner la transition en cours et permettre la restauration de l'ordre constitutionnel. Ils ont demandé à la communauté internationale d'appuyer ces actions, y compris financièrement.

 

11. Eu égard à ce qui précède, les participants ont souligné la nécessité d'un plus grand engagement de la part des acteurs politiques et sociaux centrafricains, qui doivent s'approprier pleinement le processus en cours. Aussi, les participants ont appelé les acteurs centrafricains à œuvrer résolument en faveur de la réconciliation nationale et à s'abstenir de tous actes de nature à saper encore davantage la cohésion nationale. Ils ont, en particulier, instamment demandé aux responsables des ex-Seleka et des anti-Balaka de lancer des appels sans équivoque à leurs partisans pour qu'ils mettent fin sans délai aux attaques contre les populations civiles et à tous autres actes de violence et qu'ils cessent de se substituer aux forces de l'ordre. Ils ont encouragé les institutions de la transition à assumer pleinement les responsabilités qui sont les leurs.

 

12. Les participants ont réitéré l'engagement de leurs organisations et pays respectifs à continuer à appuyer les efforts des autorités et des parties prenantes centrafricaines. À cet égard, ils se sont félicités du rôle continu de la région, comme en témoignent le Sommet tripartite Angola-Tchad-République du Congo, tenu à Luanda, le 9 juin 2014, la Concertation entre les chefs d'État et de Gouvernement de la CEEAC, tenue à Malabo, le 27 juin 2014, en marge du 23ème Sommet ordinaire de l'UA, ainsi que le soutien financier que les pays de la région continuent à apporter à la RCA. Ils se sont aussi félicités de l'adoption, le 10 avril 2014, par le Conseil de sécurité de la résolution 2149 (2014), autorisant la transformation de la MISCA en une opération onusienne, et ont indiqué attendre avec intérêt le transfert d'autorité entre la MISCA et la MINUSCA, prévu le 15 septembre 2014. Ils se sont, par ailleurs, réjouis des concours financiers que les partenaires bilatéraux et multilatéraux de la RCA ont apportés pour aider ce pays à se relever.

 

13. Les participants ont eu des échanges de vues approfondis sur les prochaines étapes du processus politique et de réconciliation en RCA. Sur la base des conclusions de la Concertation de Malabo du 27 juin 2014, ils ont entériné les modalités de relance du dialogue politique et du processus de réconciliation présentées par le G8-RCA. À cet égard, ils ont convenu de ce qui suit:

 

(i) la tenue, à Brazzaville, du 21 au 23 juillet 2014, d'un Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique, sous l'égide du Médiateur de la CEEAC dans la crise centrafricaine, le Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo. Ce Forum devra convenir de l'arrêt de toutes les violences, à travers la signature par les entités concernées, d'un accord de cessation des hostilités, du désarmement des groupes armés et d'un nouveau cadre politique de la transition;

 

(ii) la mise en place par le Gouvernement centrafricain d'un Comité préparatoire, chargé, en concertation étroite avec la Médiation internationale mentionnée ci-dessous et avec l'appui du G8-RCA, de la préparation du Forum, y compris les aspects relatifs à la participation, qui doit être la plus inclusive possible, en tenant compte des décisions pertinentes du CPS de l'UA et du Conseil de sécurité des Nations unies;

 

(iii) la mise en place d'une Médiation internationale sous l'autorité du Médiateur de la CEEAC dans la crise centrafricaine, le Président Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, et comprenant les représentants de l'UA et des Nations unies, en qualité de vice-Médiateurs, et du Secrétariat général de la CEEAC en tant que Rapporteur. La Médiation internationale comprend également les représentants des États membres de la CEEAC, des autres membres du G8-RCA et de la CIRGL;

 

(iv) la mise à disposition de l'expertise requise par l'UA et les Nations unies, ainsi que par d'autres membres de la communauté internationale;

 

(v) l'initiation immédiate de consultations entre la Médiation de la CEEAC et le G8-RCA pour la préparation d'un budget et la finalisation d'autres aspects du Forum envisagé; et

 

(vi) l'appel à la communauté internationale pour qu'elle contribue au financement du Forum et aux autres activités de suivi envisagées.

 

14. Les participants ont convenu que le Forum de Brazzaville sera suivi d'autres étapes à conduire en RCA pour assurer la participation la plus large possible des différentes couches de la population centrafricaine et son appropriation du processus, à savoir des concertations organisées dans les différentes préfectures du pays et un Forum élargi à Bangui.

 

15. Les participants ont exhorté tous les acteurs centrafricains concernés à participer au Forum de Brazzaville dans l'esprit de responsabilité et de compromis requis et de placer l'intérêt de la RCA et de son peuple au-dessus des considérations partisanes et d'objectifs étroits et à court terme. Ils ont réaffirmé leur détermination à tenir les fauteurs de trouble éventuels responsables de leurs actes, y compris par l'imposition de sanctions individuelles, dans le cadre des dispositions pertinentes de la résolution 2134 (2014) du 28 janvier 2014, relatives aux sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies. À cet égard, ils se sont félicités des mesures déjà prises par le Comité des sanctions des Nations unies.

 

16. Les participants ont salué le travail remarquable qu'accomplit la MISCA, avec l'appui des opérations Sangaris et EUFOR-RCA, dans un environnement particulièrement difficile. Ils ont exprimé leur appréciation aux pays contributeurs de troupes et de personnels de police pour leur engagement et les sacrifices consentis. Ils ont à nouveau remercié tous les pays et organisations qui apportent un soutien à la MISCA, les exhortant à poursuivre ce soutien.

 

17. Les participants ont pris note avec satisfaction du processus de transition en cours de la MISCA à la MINUSCA, et se sont félicités de la bonne collaboration entre l'UA et les Nations unies, pour permettre un transfert d'autorité réussi. Ils ont lancé un appel aux partenaires internationaux pour qu'ils apportent l'appui requis aux contingents de la MISCA qui en ont besoin pour faciliter leur participation effective à la mise en œuvre du mandat de la MINUSCA.

 

18. Les participants ont instamment demandé aux autorités centrafricaines d'accélérer la mise en œuvre des réformes relatives à la gouvernance économique et financière afin de faciliter la mobilisation d'une assistance additionnelle. Ils ont demandé aux partenaires bilatéraux et multilatéraux de la RCA de poursuivre et de renforcer leur soutien, en tenant compte de la situation particulière de la RCA. Les participants ont réitéré à nouveau l'appel à la communauté internationale pour la mobilisation de l'assistance humanitaire requise.

 

19. Les participants se sont félicités de la mise sur pied, à Bangui, d'un Groupe de coordination chargé de la préparation et du suivi des réunions du GIC-RCA, appelé G8, conformément aux Conclusions de la 4ème réunion du GIC-RCA.

 

20. Les participants sont convenus que la prochaine réunion du GIC-RCA se tiendra à Bangui, en RCA, en octobre 2014, à une date qui sera déterminée par voie de consultations.

 

Conclusions de la 5ème réunion du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine

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Centrafrique-Presse.com
9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 12:49

 

 

 

 

 

09/07/14 (Le Figaro)

 

À l'est, de nouvelles violences. La ville de Bambari, à 400 kilomètres au nord-est de Bangui, a été le théâtre, lundi, d'accrochages meurtriers lorsque des éléments radicaux de l'ex-Séléka ont voulu s'en prendre au siège de l'archevêché où 1000 à 2000 chrétiens ont trouvé refuge. Les militaires français de l'opération «Sangaris», déployés en ville, se sont interposés et ont été contraints d'ouvrir le feu, tuant cinq agresseurs. Au moins vingt déplacés ont malgré tout été tués et 25 blessées dans l'attaque des ex-Séléka, selon un membre de la Misca, la force militaire de l'Union africaine. Jean-Yves Le Drian, dont c'était la sixième visite en Centrafrique depuis décembre dernier, a décidé d'annuler son déplacement, prévu mardi, à Bambari. «Je ne souhaite pas que ma venue pèse sur la mission de nos hommes déployés sur place», a expliqué le ministre.

 

70 tués en deux semaines

 

Tandis que Bangui bénéficie désormais d'une stabilité précaire, c'est désormais dans l'est du pays que résident les principaux foyers de tension. Ceux-ci «montrent la détermination de nos adversaires à mettre votre sang-froid sous tension et à mettre en cause votre impartialité», a déclaré le ministre de la Défense aux hommes de «Sangaris», forte de 2 000 militaires. Depuis le mois de mai, l'opération a entamé sa troisième phase, la sécurisation des axes menant à l'est du pays, dont Bambari est un des épicentres. Les affrontements entre communautés s'y succèdent depuis, causant environ 70 tués en deux semaines.

 

Le 23 juin, quelque 200 militants Anti-Balaka ont mené un raid contre la ville dont la population est relativement équilibrée entre les communautés musulmanes et chrétiennes. L'offensive, qui aurait pu être sanglante, a été déjouée par l'interposition des militaires français. Dix jours plus tard, lors de l'arrestation d'un meneur Anti-Balaka, des activistes dissimulés dans la foule ont lancé une grenade chinoise sur les troupes françaises, blessant sept légionnaires, dont deux grièvement. Jean-Yves Le Drian s'est rendu à leur chevet, lundi, sur la base de M'Poko, à Bangui. Le contingent français présent à Bambari- 180 hommes jusqu'à présent - va être porté à 250 militaires, en appui de troupes gabonaises des forces de la Misca.

 

«Nous faisons le maximum de ce que nous pouvons faire avec 2 000 hommes», estime un officier de «Sangaris». «On est à la poignée de l'éventail. Pour qu'il s'ouvre, il faut maintenant que les autres agissent», ajoute un autre, selon lequel «la solution est politique».

 

Un «dialogue inclusif», théoriquement entre toutes les parties, doit s'ouvrir le 21 juillet à Brazzaville. Espérée de longue date, soutenue par la présidente Catherine Samba-Panza, cette perspective ne suscite qu'un optimisme très modéré. Nettement plus tangible, l'arrivée de la mission des Nations unies, la Minusca, qui doit prendre le relais de «Sangaris», le 15 septembre, est attendue avec impatience côté français. Elle comptera 10 000 soldats. «Mais nous ne partirons que lorsque la Minusca sera opérationnelle. C'est un relais progressif», indique-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense.

 

Alain Barluet

 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/07/08/01003-201407...

 

Lu pour vous : L'Est centrafricain toujours en proie aux affrontements

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