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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 05:31

 

 

 

 

Par RFI 15-10-2014 à 01:20

 

Après une semaine marquée par des violences ayant entrainé au moins six morts dont deux casques bleus, la présidence centrafricaine dénonce un complot visant à instaurer une « troisième transition ». La présidence demande l’application par la Minusca de la résolution 2149 afin d’arrêter ce cycle de violences. Une prise de position qui survient à la veille de l’audition, par le parlement de transition, du Premier ministre sommé de s’expliquer sur l’utilisation d’un fonds angolais. Une affaire qui provoque une crise politique dans le pays.

 

Pour la présidence, c’est bel et bien un complot contre la transition qui se joue actuellement à Bangui. Dans un communiqué diffusé ce mardi 14 octobre, la porte-parole de Catherine Samba-Panza, affirme que des dizaines de millions en petites coupures ainsi que des armes lourdes et légères ont été distribués aux jeunes qui ont érigé, ces derniers jours, des barricades dans Bangui.

 

La présidence accuse « une coalition de forces négatives » visant à orchestrer « une tentative de coup d’Etat institutionnel », sans citer le moindre nom.

 

Cependant, l’entourage de la présidence est plus prolixe. Une source contactée par RFI précise que ces forces négatives sont un amalgame de groupes armés, comme les anti-balaka et les Seleka, instrumentalisés par des intérêts locaux et extérieurs, alliés pour la circonstance.

 

« Tout ce qui se passe ne peut se comprendre en dehors de la nomination du Premier ministre Kamoun », explique cette source. La nomination, en août, de l’actuel chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun, n’est jamais passée parmi un certain nombre d’acteurs politiques, à Bangui, ou chez certains partenaires étrangers, qui lui préférait Karim Meckassoua. Depuis lors, le président du Conseil national de transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguendet, ne cache plus son hostilité à la présidente Catherine Samba-Panza, à la place de laquelle il se serait bien vu, en janvier dernier.

 

«Angolagate»

 

Cette fois, le président du CNT semble saisir l’occasion de l’affaire des dons angolais pour mettre son poids dans la balance. Cette thèse du complot à grande échelle surgit, en effet, alors qu’il est monté en première ligne dans cette embarrassante affaire.

 

Alexandre Ferdinand Nguendet exige, depuis plusieurs jours, que le Premier ministre vienne expliquer, devant les députés de la transition, l’utilisation d’un quart de ces dix millions de dollars offerts par l’Angola qui n’a pas transité par le Trésor public, comme le veut la règle.

 

Le Premier ministre, qui a déjà par deux fois repoussé son audition devant le CNT, doit s’y rendre mercredi mais jusqu'à présent, il n’a réussi qu’à alimenter les spéculations sur l’attitude du pouvoir exécutif dans ce que les Banguissois appellent désormais l’Angolagate.

RCA: l’exécutif dans la tourmente (RFI)

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Centrafrique-Presse.com
15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 05:26

 

 

 

 

 

26 Fév 2013


« Lorsque la peine est sans mesure, on est souvent obligé de lui préférer l’impunité. », Charles de Montesquieu.

Si nous voulons nous en sortir en RCA, il est temps de renoncer définitivement à la lutte armée comme moyen d’expression, ou de revendication. D’ailleurs, si la Constitution centrafricaine prévoit et punit l’usurpation de la souveraineté de l’Etat ou le fait d’user de tout moyen imprescriptible contre le peuple centrafricain, alors il est temps de dénoncer l’IMPUNITE qui devient chronique en Centrafrique.

Quand l’IMPUNITE devient monnaie courante, alors l’Etat, lui devient un ETAT anarchique, un Etat de malédiction. Car inviter à sa table celui qui viole et tue nos enfants, fait de nous un être maudit.


Depuis des décennies, la République de Centrafrique vit dans cette malédiction permanente. Vouloir ignorer ou ne pas regarder en face nos bourreaux restés impunis, c’est laisser la place à un climat de grande instabilité politique, économique, et d’insécurité nationale. Le peuple est ainsi maintenu aveugle comme dans un état de démence hypnotique. UNE PERTE TOTALE DE DICERNEMENT.

Les gouvernements qui se sont succédés, avec leurs politiques, leurs programmes d’actions n’ont su venir à bout de cette instabilité qui fait que notre pays est aujourd’hui proche du chaos.


Personne n’a su installer de façon durable sur notre territoire les conditions de sécurité nécessaires au développement humain de la République Centrafricaine.

Mais les COUPS D’ETAT, pourquoi faire ? Contre qui ? Pour quel projet ? Au service de quels intérêts ? En RCA, on ne se pose même plus cette question. On ne respecte plus les règles fondamentales qui structurent l’organe de l’Etat. Le braquage de l’Etat est devenu l’ultime manière de réussite.


Aujourd’hui en RCA, l’envie d’apprendre à l’école et de faire des grandes études, ou avoir un projet de vie, voir se bâtir un avenir au mérite, ne sert à rien. En effet, actuellement, le seul moyen de reconnaissance ou de réussite sociale consiste à prendre les armes pour accéder au pouvoir. « Pouvoir » comme ultime valeur dans les esprits…

Bokassa a pris les armes. Il est devenu Président de la République ainsi.


Kolingba à pris les armes et est devenu Président.


BOZIZE a pris les armes et est devenu Président.


Voila 50 ANS que chez nous en RCA, seule la voie des armes compte et est reconnue.
Il est vrai que la peur exige un dictateur et la famine cherche un bouc misères, mais bon sang ! Il y a des limites !

Que font les intellectuels, les élites, les diplômés, les professeurs, les chercheurs, les investisseurs, et autres personnes, de qualités ou de compétences ? Nous avions la responsabilité due à notre savoir, de protéger le peuple des sans voix, des sans grades, des sans famille, et des sans armes. Jusqu'à quand, allons-nous laisser la RCA sombrer ? De quel droit doit-t-on laisser les pouvoirs aux hommes d’armes ? Ils nous ont démontrés leurs limites. Maintenant, cela suffit ! Nous ne voulons plus laisser des ignorants nous conduire. Ils n’ont pas le permis. Ils nous emmènent droit dans le trou.

Aujourd’hui en RCA, cette maladie de tout prendre par la force est devenu chronique, à telle enseigne que même pour être ministre, il faut désormais prendre les armes. On a vu des intellectuels civils courir se déclarer politico militaires, pour prétendre à des postes ministériels. On voit des hommes civils se scotcher des galons et s’octroyer des distinctions (et non pas des moindres !), jouant au soldat. C’est une honte pour l’institution militaire et pour la nation centrafricaine.

Ne parlons pas des ces personnes, oisives, ignorant tout du monde, qui se déclarent tant tôt patriotes, tant tôt libérateurs, voir rebelles, sans en comprendre le sens premier.
Ces dénominations sont utilisées comme des codes entre eux, liés souvent qui plus est à une appartenance ethnique pour abuser LE PEUPLE CENTRAFRICAIN. Et le pire, c’est que tous savent qu’ils ne seront pas poursuivis par la justice, ni punis, c’est cela la malédiction centrafricaine (L’IMPUNITE).

En décembre 2012 la Séléka, le rassemblement hétéroclite de différentes factions rebelles, est née dans notre pays. Cette coalition a pris les armes dans le but de renverser le pouvoir de M. BOZIZE. C’est ce que nous avons cru dans un premier temps. Cependant, derrière cette envie de renverser le pouvoir existant, des motivations très différentes animaient les différentes composantes de la Séléka. En effet, certaines d’entre elles ont pris les armes dans le but d’entrer au gouvernement par la force, et non pas par la compétence ou le mérite.

D’autres, sous un profil de bandits et de rançonneurs, ont préféré occuper le pays, jouer les troubles fêtes, en organisant des pillages, des viols, des meurtres, en mettant notre peuple en esclavage. Ils sont en train de les soumettre au travail forcé dans les mines sauvages. D’autres, souhaitent se comporter comme des terroristes à l’égard des centrafricains, et commettre des crimes « apartheid » entre chrétiens et musulmans.

Nous le savons aujourd’hui, aucun d’entre eux n’a participé à la rébellion dans un but noble pour notre pays qui aurait été celui de relever notre peuple, de le ré humaniser. Et cela dure depuis 2003 ! Quel était leur projet pour sortir la RCA de la crise ?

Pourtant ce sont ces hommes que le Président BOZIZE a appelé auprès de lui afin de participer à son nouveau gouvernement d’Union Nationale : il leur a offert 7 postes ministériels.


Mais comment peut-on imaginer, ou redonner de l’espoir aux Centrafricains en laissant l’avenir de nos enfants et de notre pays entre les mains des rebelles déclarés et des terroristes ? Des sans foi ni loi, des personnes relevant du droit commun, des meurtriers.

Laissez- moi vous dire que la RCA a été indexée et identifiée à l’International comme un pays vulnérable et en souffrance. D’après l’institution d’appréciation des risques, leur étude constate que la RCA est l’un des pays les plus dangereux au monde. Quelle honte !

Voilà ! Ce sont les conséquences de L’IMPUNITE, de notre division historique, de la mésentente nationale, des querelles de familles liées au tribalisme, à la vie clanique, aux rancoeurs persistantes, à la haine entres les compatriotes. A cause du désamour de notre pays…Nous ne nous entendons pas… Nous ne nous parlons pas… Nous ne nous aimons pas… Voilà ce qui arrive ! Refuser l’unité nationale, privilégier la préférence ethnique au détriment de la collectivité mène à la confusion entre intérêts publics et intérêts privés. Comme dit le dicton : « On a cherché l’ennemi, on l’a trouvé ? C’est nous même »

CHER PEUPLE DU CENTRAFRIQUE

Nous sommes en train de perdre la République Centrafrique, notre terre d’Eden, notre havre de paix jadis, notre terre d’abondance, de profusions, car nous sommes sous l’occupation. Cette situation peut paraître anodine, mais non ! Elle est sinueuse, grave et dangereuse. Elle risque de durer, très longtemps, et nous risquons de ne jamais pouvoir nous relever. Si nous ne réagissons pas vite, à cause de notre ingratitude, de nos égos surdimensionnés infondés, et notre division persistante, alors, rendons nous à l’évidence, nous allons perdre totalement le contrôle de notre cher beau Pays.


Notre Pays a été infiltré pendant des années par des hommes et des groupes de mauvaise intention. L’occupation terroriste et mafieuse à commencée. Ils sont chez nous.

Nous sommes en guerre mais nous ne le savons pas encore. Je peux vous affirmer, en ma qualité d’expert en stratégique de sécurisation, que l’on ne négocie jamais avec les terroristes, surtout quand ils sont installés sur le territoire. Nous allons voir naitre, le déclanchement tout azimut de toute forme de terrorisme, qui vont arriver en RCA : allant des coupeurs de routes de plus en plus efficaces, des braconniers de plus en plus organisés, aux guerriers errants, preneurs d’otages de plus en plus nombreux. Les indésirables de tous les pays avoisinants vont s’expatrier, et le pire encore les narco trafiquants vont profiter de notre terre fertile. Notre absence de sécurisation va les inciter à s’installer, pour exercer leur trafic en toute impunité, car ils ont des réseaux très puissants. Ils convertiront tous nos frères et soeurs à leurs causes. Nous ne saurons pas où est l’ennemi. La RCA va vivre son pire cauchemar. Ce sera la loi du talion. Nous ne pourrons pas faire face vu notre dispersion et nos divisions.

REAGISSONS !!!

Aucun gouvernement n’a su véritablement faire naître dans notre peuple un sentiment d’union nationale. Personne n’a réellement donné au peuple centrafricain les moyens de se prendre en charge, de se relever et de prendre son avenir en main seul, sans l’aide extérieure, sans influence terroriste, sans mise sous tutelle d’étrangers qui ne veulent pas que nous soyons autonomes.


Pourtant, c’est aujourd’hui ! Ce que nous demandons, ce qu’il faut pour notre pays.


Le peuple en a la volonté, sa terre en a les richesses suffisantes.

Il faut montrer que la terre de RCA a un propriétaire : c’est le peuple de RCA.
Nous sommes prêts à le défendre au prix de notre sang.

C’est ce que le gouvernement aurait dû faire.

Pour ce faire, au vu de la situation dans notre pays, je propose de mettre en place l’ASSERMENTATION.


Car, les centrafricains cherchent en vain comment sortir de ce marasme qui nous conduit chaque jour un peu plus vers le néant. Le danger ne cesse de s’accroitre et si nous ne prenons pas des mesures rapides et adaptées, nous serons condamnés.

L’heure n’est plus à nous monter les uns contre les autres.

L’heure est à la vérité car la vérité n’a jamais divisé les hommes, au contraire elle rassemble.


Le plus triste dans cette affaire, c’est que nos dirigeants utilisent toute leur énergie pour amasser de l’argent afin de prendre le Pouvoir ! Et, au moment de perdre le Pouvoir, ils utilisent toute leur énergie, l’argent amassée du Pouvoir, pour garder le Pouvoir ! Quand ils ne sont plus au Pouvoir, c’est comme s’ils n’avaient jamais été au pouvoir !!! Alors ils doivent réaliser qu’ils se sont trompés, trompés face aux combats, face aux enjeux réels. Ils doivent se ressaisir afin d’asseoir le projet de réforme nommé ASSERMENTATION.

L’ASSERMENTATION est la réforme militaire nécessaire dans notre pays au vu de l’urgence de l’occupation par l’ennemi étranger.

En RCA, l’armée est divisée car il existe une armée loyaliste, une armée de rebelle, une armée d’ex- mutins, une armée de déserteurs, une armée de civils, miliciens se déclarant politico militaires, une armée de patriotes, une armée de libérateurs. Toutes ces personnes se ventant d’appartenir à un corps militaire, doivent alors prendre leurs responsabilités, celle de l’engagement à la fidélisation à la Nation par un vrai sursaut patriotique tant attendu.

La Centrafrique est en guerre. Comme tous les pays qui ont connu une occupation, un plan d’urgence de sortie s’impose (tel le plan ORSEC en France). Nous devons le déclencher car la RCA a besoin de tous les hommes et femmes de bonne volonté qui voudraient que la paix soit dans le pays. C’est l’heure de l’effort national, du sacrifice patriotique.


Dans ce marasme de sécurisation pour le pays il faut clarifier la situation. C’est l’objectif de l’ASSERMENTATION. C’est urgent.

L’ASSERMENTATION créera un code déontologique rappelant le rôle et le devoir premier d’un militaire : il s’agit d’une personne civile placée sous l’égide de l’armée qui, après formation et obtention du diplôme, s’engage dans un service national dont le but est la défense nationale.


Tous les militaires, quelques soient leurs origines citées précédemment, devront prêter serment à l’armée de l’Etat et du peuple qui l’engage. Ils devront jurer de ne jamais abandonner ni le peuple ni la terre de RCA.

Ils devront s’engager :

- à respecter la Constitution centrafricaine
- à ne jamais trahir sa Nation.
- à respecter la confiance que le peuple centrafricain, lui donne en lui confiant sa vie.
- à protéger le peuple centrafricain et son territoire au prix de sa propre vie.

Ce code de déontologie sera unique, identique pour tous les militaires du pays, tout grade confondu. Les noms de ces derniers seront inscrits dans un registre unique de militaires ayant prêté serment.


Tous ceux qui ne figureront pas sur ce registre seront rayés de la liste des militaires et radiés du corps des Armées.

Les autres désormais assermentés, bénéficieront d’une fourragère avec distinction à titre honorifique, de défenseur de la Nation. A ce titre il leur sera accordé un lopin de terre cultivable et bâtissable dans des secteurs ou lieux stratégiques de la RCA. Les hommes et femmes civils, dits libérateurs ou patriotes, qui le désirent, ayant participé ou ayant été enrôlés, dans une rébellion ou une prise d’arme, ce qui, par ailleurs est prévu et puni par la loi, se verront à titre exceptionnel graciés, du fait de l’occupation de notre pays. Les volontaires, selon leurs capacités, se verront versés dans le Corps de Groupement d’Assistance à la Défense Nationale. Ce corps est une réserve d’appuis avec un rôle limité de renseignement et de surveillance. Certains participeront aux travaux d’intérêts généraux, d’autres auront un rôle d’assistance à l’intendance.

Ces libérateurs et patriotes déclarés, seront reconnus à titre exceptionnel comme personnes ayant accompli un acte de courage et de bravoure. Cette distinction les engage à ne jamais prendre cause et fait à une quelconque prise d’armes contre l’appareil de l’Etat, ou aux troubles publics, ni à se faire rémunérer ni à réclamer une récompense. Il leur sera remis l’or de cette distinction, un code déontologique, civil, de la bonne conduite du citoyen. A ce titre pour ceux qui le peuvent, ils seront prioritaires pour entrer dans le programme des EXPLORATEURS DE LA REPUBLIQUE.

Les Militaires qui ne respecteront pas leur serment seront considérés comme des personnes ayant commis des actes de haute trahison. Ils seront traduits devant le Tribunal Militaire où des sanctions sans ménagement leurs seront infligées. Elles pourront aller jusqu’au bannissement de la Nation.


Ma proposition se résume ainsi : LES EXPLORATEURS DE LA REPUBLIQUE (Projet d’un service national obligatoire à but éducatif et économique), diffusé sur mon blog « centrafriquealerte.wordpress.com » largement expliqué dans mon livre intitulé : « Les larmes du Centrafrique, l’alarme de l’humanité, une arme pour reconstruire.»

Le Conseiller stratégique 


du Collectif Des Oubanguiers (CDO)

Lionel SARAGA MORAIS

 

 

 

 

Une crise mal gérée conduit inévitablement à la guerre par Lionel SARAGA MORAIS (fév 2013)

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 05:23

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 15-10-2014

 

Au Tchad, la prise en charge des dizaines de milliers de personnes ayant fui les exactions en République Centrafricaine voisine, reste sous-financée et les besoins humanitaires toujours énormes, selon le dernier rapport de situation produit par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en collaboration avec les partenaires humanitaires.

 

"Le Plan opérationnel de réponse à l'impact de la crise centrafricaine au Tchad, d'un montant d'environ 127 millions de dollars est financé à 30 millions de dollars, soit 24% des fonds requis", précise le rapport d'Ocha que Xinhua a obtenu copie. Les acteurs humanitaires ont besoin de fonds additionnels pour améliorer la réponse à l'impact de la crise, notamment dans les secteurs des abris (financé à environ 2%), de la santé (financé à hauteur de 9,3%) et de la logistique (environ 6%). La protection ( 18%) et la sécurité alimentaire (32%) sont également à renforcer vu les défis existants sur les sites et camps temporaires au sud.

 

Si l'Agence d'aide humanitaire de l'Union européenne (Echo) a annoncé la disponibilité d'une enveloppe d'un million d'euros pour la réponse aux impacts de la crise centrafricaine au Tchad, les défis restent énormes, notamment en matière d'abris.

 

113.086 retournés et refugiés de la République Centrafricaine enregistrés depuis le début de l'année 2013, selon l'Organisation internationale des migrations (OIM).

 

Au 15 septembre, plus de 21.000 personnes habitaient dans un camp temporaire dans la périphérie de N'Djaména, la capitale du Tchad, et deux autres au sud du pays et un autre.

 

Néanmoins, plus de 41.000 personnes restent actuellement dans les sites de transit au sud.

 

Enfin, en dehors des sites, plus de 18.000 personnes se trouvent dans des familles hôtes ou sous des abris de fortune dans deux régions frontalières avec la Centrafrique.

 

"Les relocalisations des sites de transit dans le sud du pays vers les camps temporaires sont freinées à cause de délais dans l'aménagement des camps et de l'insuffisance d'espace permettant la construction de plus d'abris", déplore le rapport d'Ocha.

 

L'assistance des populations retournées vivant dans les familles d'accueil demeure toujours faible.

 

Une mission conjointe d'OCHA, du PAM et de la Croix-Rouge du Tchad à Baibokoum et Mbitoye entre le 10 et le 13 septembre révèle qu'au moins 3.700 retournés, la plupart des éleveurs peuhls, continuent de vivre dans des conditions difficiles. Ceux qui n'ont pas pu s'installer avec des familles d'accueil, habitent dans des abris de fortune. La présence d'environ 2.000 têtes de bétails arrivés avec les éleveurs pourrait engendrer des conflits dans la zone notamment avec l'arrivée de la récolte en octobre.

 

Au camp de Zafaye, dans la périphérie sud-est de N'Djaména, la capitale tchadienne, il reste un gap de 30% d'abris. "Actuellement, 675 abris sont utilisés pour les 4.893 personnes vivant sur le site (7 personnes par tente) avec une superficie en moyenne de 2, 5m2 par habitant. Les standards Sphère recommandent 3,5m2 par personne", indique le rapport des agences onusiennes.

 

Toutefois, l'ONG locale chargée de gérer le site a construit douze tentes supplémentaires pour loger dix-neuf nouvelles familles, ainsi que quatre tentes réservées aux plus vulnérables, désignés aussi comme malades mentaux.

 

Sur le plan sanitaire, les agences humanitaires confirment une recrudescence des cas de paludisme dans les sites. "Sur 3.300 malades consultés par l'ONG International Rescue Committee (IRC) dans les sites de Djako, Doyaba, Kobitey et Maingama, 1.665 souffrent de paludisme confirmé, soit un taux de morbidité proportionnelle de 50%", précise le texte.

 

Face à cette augmentation, les acteurs du secteur santé ( notamment la Croix-Rouge du Tchad et Médecins Sans Frontières) se mobilisent dans les actions curatives et préventives dans les camps temporaires, sur les sites de transit et auprès des populations des villages d'accueil. Les districts sanitaires sont aussi impliqués dans la réponse. Ils font non seulement la prise en charge des cas, mais également la donation des moustiquaires malgré leurs stocks très limités.

 

Les défis des personnes retournées de la Centrafrique sont également alimentaires. Le sixième cycle de distribution de coupons alimentaires par le Programme alimentaire mondial a été réalisé sur les sites de Baibokoum, Doyaba et Mbitoye. A la date du 15 septembre, un total de 32.580 bénéficiaires a été servi dans ces trois sites; l'assistance alimentaire est également en cours dans cinq autres. Pour le mois de septembre, ce sont près de 67. 000 personnes qui sont ciblées (y inclus 6.895 retournés intégrés dans les familles hôtes autour de Moissala dans la région du Mandoul). En 2013, le gouvernement tchadien a signé des conventions avec trois ONG nationales pour la gestion des sites temporaires; ces conventions se terminent en fin décembre 2014. Les trois ONG s'inquiètent pour la suite des activités au-delà de décembre 2014 vu que les besoins des personnes sur les sites demeurent importants.

 

"Le non renouvellement des conventions aura un impact négatif sur la coordination et la gestion des sites et de surcroit sur la réponse humanitaire pour les retournés", prévient OCHA. Le gouvernement tchadien est en train d'élaborer un plan à moyen et long terme du gouvernement, ce qui pourrait clarifier sa vision sur cette problématique.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Tchad : les moyens manquent pour répondre aux besoins des retournés de la Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 05:21

 

 

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 15-10-2014

 

Des scientifiques chinois ont extrait un virus, baptisé M1, capable de tuer les cellules cancéreuses sans détruire les cellules saines, constituant une source d'espoir pour le futur de la recherche et du développement des thérapies contre le cancer.

 

Une équipe de recherche dirigée par Yan Guangmei, de l'Ecole de médecine de Zhongshan relevant de l'Université Sun Yat-sen de la province du Guangdong, a découvert que le virus, extrait d'un certain type de moustique de la province tropicale de Hainan, pouvait freiner la croissance des cellules cancéreuses sans endommager les cellules normales.

 

Cette découverte a été publiée dans l'édition d'octobre des Actes de l'Académie américaine des sciences (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United Sates of America).

 

Des tests sur les animaux montrent que le virus M1 est efficace sur les cellules cancéreuses du foie, de la vessie, du côlon et du rectum.

 

Le cancer est une menace croissante en Chine en raison des modes de vie malsains et de la détérioration de l'environnement. Chaque année, la Chine rapporte 3,5 millions de cas de cancer et 2,5 millions de décès dus à cette maladie.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Le virus anti-cancéreux découvert par les scientifiques chinois

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Centrafrique-Presse.com
14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 21:53

 

 

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE


REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE


Unité – Dignité – Travail


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                                               COMMUNIQUE DE PRESSE

 


Depuis le mardi 7 octobre 2014, la ville de Bangui est secouée par des tirs d’armes lourdes et légères. Au moins six cas de décès ont été enregistrés : celui d’un officier du contingent pakistanais, d’un élément du contingent burundais, d’un Gendarme et de plusieurs civils centrafricains. La Présidence de la République s’incline devant la mémoire de toutes les victimes et présente à leurs familles ses condoléances les plus attristées.

 

Que se passe-t-il exactement en ce moment en République Centrafricaine ? En neuf mois de gouvernance assumée dans des conditions périlleuses par le Chef de l’Etat de la Transition, Madame Catherine SAMBA-PANZA, avec l’appui des forces internationales, la sécurité est revenue progressivement dans la capitale Bangui et dans plusieurs villes de provinces, comme en témoigne la reprise progressive des activités socio-économiques. Ces efforts de sécurisation se poursuivent avec l’arrivée des forces onusiennes pour couvrir l’ensemble du territoire national.

 

Après l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014 les deux autres étapes du processus à savoir les consultations populaires dans les 16 Préfectures et le Grand Forum de réconciliation et de reconstruction nationales de Bangui sont en voie d’être lancées. Les discussions sont en cours avec l’ensemble de la Communauté internationale pour accélérer le processus préélectoral à la demande du Chef de l’Etat de la Transition qui a confirmé ne pas participer aux prochaines élections comme elle s’y est toujours engagée.

 

Les efforts de mobilisation de ressources se poursuivent auprès des partenaires au développement qui se sont engagés à soutenir le Programme d’Urgence pour le Relèvement Durable élaboré par le gouvernement à partir de la feuille de route de la Transition. C’est dans ce contexte, et contre toute attente, qu’une coalition de forces négatives s’est constituée et a orchestrée une tentative de coup d’Etat institutionnel visant à installer une troisième Transition.

 

Des mensonges savamment distillées sont accompagnés de larges distributions nocturnes de dizaines de millions par coupures de billets de banque à ceux qui érigent des barricades dans les rues de Bangui et qui les tiennent munis de grenades pour dissuader la population de circuler, paralyser le pays et ainsi déstabiliser la transition. Des armes lourdes et légères sont également distribuées au sein de la population, notamment aux jeunes, pour semer la terreur dans le pays et réclamer la démission de la Présidente de la Transition et celle du Premier Ministre.

 

La Présidence de la République prend donc à témoin la communauté internationale et tous les partenaires de la RCA sur la violation des accords de Brazzaville, les périls que cela engendre et rend les instigateurs responsables de la mort de l’Officier Pakistanais, du Gendarme Centrafricain et toutes les victimes civiles. Elle considère qu’il est urgent aujourd’hui de rétablir l’ordre public et la sécurité à Bangui et sur tout le territoire national.

 

C’est pourquoi la Présidence de la République demande instamment que la résolution 2149 soit appliquée dans toute sa rigueur en vue d’arrêter rapidement le nouveau cycle de violences en cours afin de protéger sans délai la population en grande détresse. La Présidence de la République demande, en outre à la Cour Pénale Internationale, d’accélérer la procédure d’enquête, déjà ouverte à l’initiative de l’Etat Centrafricain, en vue de traduire rapidement devant ses instances, tout auteur de violations des droits de l’homme et de crimes contre la population.



Fait à Bangui, le 14 octobre 2014


Pour la Présidence de la Transition


Antoinette Montaigne, Porte parole

 

 

 

La Présidence centrafricaine dénonce une tentative de coup d’état militaire

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Centrafrique-Presse.com
14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 16:30

 

 

 

 


Bangui - AFP / 14 octobre 2014 17h14 - La normalisation se poursuivait mardi à Bangui pour la deuxième journée consécutive, après les violences de la semaine dernière, alors que la présidente Catherine Samba Panza a entamé une série de consultations avec les forces vives de la Nation.


Commerces, entreprises, administrations et certaines écoles privées ont rouvert. Mais les avenues situées à la sortie nord de la ville et de la route de l'aéroport étaient toujours interdites par des barricades.


Quelques tirs sporadiques ont été entendus à la nuit tombante, lundi soir, dans des arrondissements périphériques de la capitale centrafricaine. Mais ils n'ont pas duré. 

C'est dans cette atmosphère de normalisation progressive que la présidente de transition, Catherine Samba Panza a entamé une série de consultations avec les forces vives de la Nation.


Jusqu'à vendredi, la présidente de transition doit rencontrer des groupes politiques, l'ex-coalition Séléka - majoritairement musulmane, qui avait pris le pouvoir en 2013 -, les miliciens anti-balaka - qui avaient mené une impitoyable chasse aux musulmans après la chute de la Séléka au début de l'année, et ont été en pointe dans les violences de ces derniers jours-, des personnalités indépendantes, des représentants de la société civile, le patronat...


Il s'agit selon le Premier ministre Mahamat Kamoun de réaffirmer sa volonté de conduire la transition dans un climat apaisé, et sa détermination à conclure dans les meilleurs délais cette parenthèse de l'histoire politique de notre pays par l'organisation d'élections. 


Mais alors que la capitale centrafricaine se remet à peine de ces journées de violences, des tensions ont éclaté mardi entre le Conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire et le gouvernement, accusé de ne pas vouloir rendre de comptes sur la disparition présumée de plusieurs millions de dollars donnés par l'Angola à la Centrafrique.


- Tensions parlementaires –


Le gouvernement ne veut manifestement pas rendre compte de la gestion du don angolais devant le peuple centrafricain, afin de mettre un terme à toutes les rumeurs de mauvaise gestion qui circulent et dont la preuve du contraire incombe au pouvoir exécutif, a déclaré dans un communiqué le président du CNT, Alexandre-Ferdinand Nguendet, dont les demandes d'explication répétées au gouvernement n'ont pas abouti.

Le gouvernement se tient prêt à répondre à toutes les questions de la représentation nationale sur la supposée affaire du don angolais, a répliqué le Premier ministre Mahamat Kamoun mardi après-midi.


Selon le Premier ministre, les violences des derniers jours ainsi que les obsèques d'un magistrat et du Casque bleu ont empêché le gouvernement de se rendre aux convocations du CNT.


Le gouvernement considère quant à lui qu'aucune institution de la République n'a intérêt à jouer à se faire peur et ajouter à la crise actuelle une tension supplémentaire tout à fait inutile pour nos compatriotes, a asséné Mahamat Kamoun.

Une flambée de violences a secoué Bangui pendant cinq jours, faisant au moins dix morts dont un Casque bleu pakistanais et plus de 6.500 personnes déplacées, selon un bilan provisoire du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka, y compris jeudi dans le centre-ville.

Des affrontements violents les ont opposés aux forces nationales et étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui, qui a également été le théâtre de pillages de commerces et d'habitations.



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Centrafrique: la présidente consulte, tensions entre Parlement et gouvernement
Centrafrique: la présidente consulte, tensions entre Parlement et gouvernement

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Centrafrique-Presse.com
14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 15:18

 

 

 

 

AFP 14/19/2014 à 14 h 30

 

Un missionnaire polonais résidant à Baboua, dans l'ouest de la République Centrafricaine, a été enlevé dimanche par un groupe de rebelles armés, a annoncé mardi la direction polonaise des OEuvres Missionnaires Pontificales.

 

Le père Mateusz Dziedzic, prêtre du diocèse polonais de Tarnow (sud-est), a été enlevé de nuit par des hommes armés qui ont indiqué ne pas vouloir de rançon, mais chercher à l'échanger contre un de leurs chefs détenu au Cameroun, selon la même source.

 

Ils ont d'abord voulu prendre avec eux aussi un autre prêtre de la mission de Baboua, mais y ont renoncé après négociation.

 

 Le ministère polonais des Affaires étrangères a confirmé l'enlèvement dans un communiqué, précisant qu'il avait engagé d'intenses efforts pour obtenir la libération du prêtre.

 

Selon la même source, les ravisseurs étaient des hommes du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, tandis que le missionnaire enlevé est "bien traité".

 

Miskine est un ancien allié de la rébellion de la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane, au pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013. Il avait été arrêté l'année dernière à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique, et est depuis lors détenu au Cameroun. Son groupe, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) a déjà été impliqué dans des enlèvements.

 

Une cellule de crise a été mise en place au ministère des Affaires étrangères à Varsovie, où l'on précise que 32 missionnaires polonais travaillent actuellement en Centrafrique.

Un prêtre polonais enlevé en Centrafrique

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 14:49

 

 

 

 

14/10/14 (AFP)

 

Plus de 6.500 personnes ont dû quitter leurs foyers lors des violences qui ont embrasé Bangui la semaine dernière, a estimé mardi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui précise que le bilan est encore provisoire.

 

"Les premiers compte-rendus que nous avons reçus font état de plus de 6.500 personnes récemment déplacées, mais ce nombre pourrait être très supérieur car nous n'avons pas pu confirmer les chiffres, faute d'avoir pu accéder aux camps de réfugiés dans la ville et dans ses environs", a précisé le HCR dans un communiqué.

 

La capitale centrafricaine a été secouée la semaine dernière par cinq jours de violences intercommunautaires, qui ont fait au moins dix morts.

 

En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades ont été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka --des milices majoritairement chrétiennes qui avaient mené une impitoyable chasse aux musulmans au début de l'année--, jusque dans le centre-ville jeudi.

 

Des affrontements violents les ont opposés aux forces nationales et étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui. Ces violences ont été accompagnées de pillages de commerces et d'habitations.

 

Alors que le calme est plus ou moins revenu depuis le week-end, le HCR dénonce dans son communiqué les difficultés rencontrées par les secours alors qu'ils essayaient de venir en aide aux populations.

 

"Nous appelons une fois de plus toutes les parties impliquées dans le conflit à respecter le travail humanitaire et permettre un accès humanitaire sans entrave aux organisations qui travaillent pour venir en aide aux milliers de personnes déplacées, qui ont désespérément besoin des secours", a souligné l'organisation onusienne.

 

Selon le HCR, il y a en Centrafrique environ 410.000 personnes déplacées, dont plus de 60.000 à Bangui. En outre, quelque 420.000 Centrafricains ont fui vers les pays voisins.

 

La Centrafrique, ancienne colonie française à l'histoire jalonnée de coups d'Etat, a plongé dans un chaos sans précédent début 2013 avec l'arrivée au pouvoir d'une coalition de rebelles à majorité musulmane, qui ont placé le pays en coupe réglée jusqu'à leur départ en janvier 2014. Les anti-balaka ont pris le relais, commettant de nombreuses exactions contre la minorité musulmane.

Centrafrique: au moins 6.500 déplacés dans les violences à Bangui (HCR)

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 14:48

 

 

 

 

14/10/14 (AFP)

 

La coordinatrice humanitaire principale de l'ONU en Centrafrique, Claire Bourgeois, a dénoncé l'utilisation d'enfants par les belligérants lors des violences qui ont secoué Bangui la semaine dernière, dénonçant les "assassinats brutaux d'au moins trois enfants".

 

Mme Bourgeois se déclare "grandement choquée par l’utilisation d’enfants durant les récentes attaques intercommunautaires à Bangui", dans un communiqué transmis mardi à l'AFP.

 

"J'exhorte tous les leaders et les combattants de respecter le droit des enfants. Les enfants de Centrafrique ont droit à la paix et à l'accès aux services sociaux de base", poursuit Mme Bourgeois.

 

Les récentes violences à Bangui ont fait au moins dix morts, de nombreux blessés et au moins 6.500 déplacés, selon le HCR.

 

"Je condamne le recrutement et l'utilisation des enfants par les groupes armés. (...) Je rappelle que l'utilisation des enfants et des femmes enceintes dans les combats est un crime de guerre", a-t-elle insisté.

 

Alors que le calme est plus ou moins revenu dans la capitale centrafricaine depuis le week-end, la coordinatrice évoque "les assassinats brutaux d'au moins trois enfants, deux garçons qui étaient accusés d'espionnage et un garçon de 8 ans (touché par) une balle perdue".

 

Elle signale aussi que "les organisations humanitaires ont pu observer un grand nombre d'enfants aux postes de contrôle de plusieurs barricades à Bangui" et que "plusieurs enfants ont été utilisés durant les manifestations".

 

"Leur participation les expose à des multiples risques émotionnels et physiques, y compris les blessures et traumatismes psychologiques à cause des violences qu'ils peuvent observer", note Mme Bourgeois, appelant les parents à éloigner les enfants.

 

La plupart des barricades érigées la semaine dernière sur les avenues de la capitale centrafricaine ont été tenues par des jeunes, adolescents et enfants. Ils étaient également nombreux à parcourir les quartiers sans contrôle, parfois à la portée des violences.

Centrafrique: la coordinatrice humanitaire dénonce l'utilisation d'enfants pendant les violences

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 14:19

 

 

 

 

APA-Bamako (Mali) - 2014-10-14 12:46:03 - L’Organisation des Nations unies, confrontée à une recrudescence des violences contre ses Casques bleus, a engagé une réflexion sur la révision ainsi que sur l’autorité et la marge de manœuvre dont devraient bénéficier ses missions de paix tant au Mali qu’en République démocratique du Congo (RDC), en passant par le Golan syrien.


Une réunion en ce sens a regroupé, les 8 et 9 octobre à New York, l'ensemble des membres du Conseil de sécurité et les trois commandants des forces onusiennes de paix déployées au Mali, en RDC et en Syrie. 


Les trois chefs militaires ont, à cette occasion, unanimement fait part de leur insatisfaction et réclamé un affinement et une révision des mandats confiés aux missions en fonction de l'évolution des situations auxquelles elles sont confrontées sur le terrain.


Selon une transcription des débats parvenue à APA, le général Jean Bosco Kazura, qui commande la force onusienne au Mali, a réclamé plus d'autorité et de marge de manœuvre et a signifié au Conseil de sécurité qu'il était plus que temps d'agir au Nord du Mali. 


Le général rwandais a aussi invité ses interlocuteurs à prévoir un plan B au cas où la série de rounds de négociations en cours à Alger entre gouvernement et mouvements armés du Nord du Mali venait à ne pas donner les résultats escomptés.

 

http://www.apanews.net/article_read-806926-l--onu-det-d--une-resion-du-mandat-de-ses-opetions-de-maintien-de-paix.html#sthash.x6oZJdLY.dpuf

 

 

NDLR : C’est curieux que l’on ne cite pas aussi la République centrafricaine dans cette réunion alors que l’opération de maintien de la paix des Nations Unies qui vient à peine de démarrer le 15 octobre dernier a déjà enregistré ses premiers blessés parmi les troupes onusiennes et même la mort d’un casque bleu pakistanais, tué par les anti-balakas. M. Hervé Ladsous SG Adjoint chargé des opérations de maintien de la paix avait pourtant promis que la MINUSCA n’hésiterait pas à procéder à l’arrestation des auteurs de violences et autres bandits armés qui écument le pays. Pour l’instant, les anti-balakas pillent les maisons et contrôlent par exemple l’accès de l’aéroport international Bangui Mpoko et certains axes de la capitale en toute impunité. Que fait la MINUSCA serait-on tenté de demander alors que les résolutions du Conseil mentionne explicitement le recours à la force pour désarmer les bandes armées car il n'y a qu'ainsi que la paix reviendra dans ce pays.  

 

Alors que Mme Samba-Panza a débuté à Bangui sa série de rencontres avec les "forces vives de la nation", on apprend que les généraux Babacar Gaye, patron de la MINUSCA, Jean Marie Michel Mokoko, patron de la MISCA et Noel Léonard Essongo, représentant spécial du président congolais, médiateur de la crise centrafricaine ont quitté Bangui lundi 13 octobre pour Brazzaville.

L'ONU débat d'une révision du mandat de ses opérations de maintien de paix

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