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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 22:26

 

 

 

 

 

http://www.afrique7.com/    septembre 5, 2014

 

L’ex-président centrafricain Michel Am-Nondokro Djotodia sort de son silence, dans une interview accordée à un journal béninois et publiée par l’Agence centrafricaine de presse le 04 septembre.  Aujourd’hui en exil au Bénin, l’ancien Chef de l’Etat fait de l’accès au pouvoir par des Musulmans l’exigence pour une solution au conflit politique qui ronge la RCA.

 

Celui qui expliquait, au lendemain de sa prise de pouvoir à Bangui, avoir pris un prénom chrétien de « Michel » pour masquer son identité confessionnelle musulmane afin de ne pas être discriminé dans l’accès à la Fonction publique, déclare que « pour que la paix revienne, il faut qu’il y ait équité. Pour que la paix revienne, il serait souhaitable de remettre encore le pouvoir à l’ex-Séléka. Quitte à l’ex-Séléka de diriger. Il faut bien permettre,  une fois en passant, aux musulmans de diriger ».

 

L’homme politique centrafricain voit sa propre éviction du pouvoir, en janvier dernier, sous la même loupe du fait religieux : « Après 50 ans de gouvernance par les Chrétiens, un Musulman vient au pouvoir, et on en fait un tapage de telle manière que ça a entraîné le chaos ».

 

Michel Djotodia se présente comme un artisan de paix, l’homme de la situation et un rassembleur. Lui qui se vante que ses forces contrôlent aujourd’hui 60 % du territoire centrafricain, n’hésite pas à agiter le spectre de la partition du pays. « La seconde proposition, c’est qu’il y ait partition. Il y a plusieurs manières de séparer les gens à savoir le fédéralisme et autres. Qu’il y ait partition et qu’on sépare les gens définitivement pour qu’il y ait la paix », ajoute-t-il dans cette interview.

 

Et le Chef de l’ex-Séléka de conclure : « Si on ne prend pas en compte l’une des solutions proposées, je crois qu’il n’y aura pas la paix ».

 

De plus en plus revendiquée dans le milieu Séléka, l’évocation de la balkanisation du pays de l’empereur Bokassa fait trembler tous les nationalistes.

Centrafrique : Michel Djotodia pour un retour à la paix

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 22:22

 

 

 



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Le jeudi 4 septembre 2014, l’agence de presse chinoise Xinhua publiait une interview exclusive de Madame Catherine Samba-Panza, Présidente de Transition de la République centrafricaine. Dans les déclarations de Madame la Présidente de la Transition, trois points particulièrement ont retenu l’attention du Parti du Renouveau Panafricain (P.R.P.) :

 

·L’affirmation assumée d’une option politique communautariste et confessionnalisante au sommet de l’État ;

 

· La validation d’un schéma d’instabilité gouvernementale ;

 

· La promotion du dogme de l’inclusion à tout prix comme politique à géométrie variable.

 

Interrogée sur les assourdissantes protestations à l’encontre de son cabinet gouvernemental, Madame la Présidente de la Transition répond ceci :

 

«D’abord en ce qui concerne la contestation, c’est normal, nous sommes en démocratie ». Est-ce une boutade ? Mais en pareille situation, est-ce indiqué ? Où est-ce une provocation ? La RCA actuellement est-elle une démocratie ? Vraiment, Madame La Présidente de Transition ? Suffit-il que son gouvernement soit contesté pour affirmer que l’on se trouve dans une démocratie ? C’est donc cela un pays démocratique, Madame la Présidente de Transition ? Comment une telle légèreté de parole est encore possible à un tel niveau de l’Exécutif ?

 

Madame la Présidente de Transition d’ajouter : « Dans ce gouvernement, vous avez les 16 préfectures de la République centrafricaine qui sont représentées, vous avez les grandes tribus (…) ». Cette réponse bafoue le sens même de la politique en tant qu’instrument d’organisation de la vie en société aux fins d’atteindre le bien commun. L’on n’attend pas d’un pouvoir exécutif de représenter en son sein toutes les préfectures d’une Nation, car pour cela il y a l’Assemblée Nationale qui est par excellence le lieu de la Représentation Nationale. En clair, si l’on veut représenter toutes les Préfectures de la RCA au niveau national, il ne faut pas promouvoir un « représentant » de chaque préfecture à un poste ministériel, mais s’assurer que la Représentation Nationale de Transition, en l’espèce, le Conseil National de Transition (CNT) soit effectivement représentative.

 

Le rôle de l’Exécutif de Transition est clairement défini dans l’article 44 la Charte Constitutionnelle du 18 juillet 2013 et nulle part il est fait mention de représentation des seize préfectures de la RCA. Cette confusion est d’un très mauvais genre et n’augure rien de bon. En effet, introduire le « partage » du pouvoir exécutif entre « représentants » de préfectures et les « grandes tribus » (quelle expression malheureuse) va à l’encontre de toute logique d’une politique orientée vers le bien commun. Aussi sommes-nous en droit de nous demander si ces « représentants » des préfectures ont été élus ou choisis par les administrés de cesdites préfectures comme l’exigeraient les principes démocratiques prônés par Madame Catherine Samba-Panza. Quant à ces « grandes tribus » (sic) dont parle Madame la Présidente de Transition, ont-elles procédé à des consultations internes pour établir la liste des « délégués » à proposer aux postes ministériels ? Évidemment non.

 

Et c’est avec effroi que nous sommes dans le regret de constater que l’Exécutif de Transition ne perçoit toujours pas le danger d’une gestion de la chose publique en faisant recours aux clients et aux tribus. C’est que très souvent, cette façon de faire s’est mue très vite en clientélisme et tribalisme, deux maux qui ont tant affligé notre cher Continent. Dans aucune « démocratie » le gouvernement ne cherche à représenter toutes les régions du pays en nommant un représentant par région à chaque poste ministériel.

 

Et d’ailleurs ce n’est pas ce qu’attendent les populations. Elles attendent des solutions de sortie de crise, la fin des exactions, le rétablissement de la sécurité, le retour de la paix et de la justice, le redémarrage de l’appareil économique. Que toutes ces aspirations légitimes soient réalisées par un gouvernement composé de personnes d’un même quartier, d’une même ville ou de préfectures ou de tribus différentes n’a que peu d’intérêt. L’on ne demande pas au Gouvernement de Transition de s’attarder sur les origines géographiques, tribales ou confessionnelles de ses membres, mais sur leurs compétences, leur probité, leur loyauté, leur patriotisme, leur engagement.

 

Donc l’Exécutif de Transition doit cesser ces discours basés sur des fondements divisionnistes, communautaristes, confessionnels. Un tel discours est extrêmement dangereux.

 

Cette conception dangereuse de la politique ne produit qu’instabilité, c’est d’ailleurs ce que reconnait implicitement Madame Catherine Samba-Panza quand elle répond à la question des journalistes qui lui demandent si Monsieur Mahamat Kamoun serait son dernier premier ministre jusqu’à l’échéance de la Transition. La réponse de la Présidente de Transition est cinglante : « Ça ne peut pas être le dernier ». Depuis l’indépendance en 1960, le système politique centrafricain est grevé par une instabilité congénitale à la tête de l’État. Ainsi à un président civil succédait aussitôt un président militaire et vice versa, et ce de David Dacko à Michel Djotodia. Et il semblerait que la Présidente de Transition ait malheureusement renoué avec cette politique qui épelle le nom même de l’instabilité. Nous avons besoin d’institutions fortes, stables, fussent-elles de transition, pour amener vers la sortie de crise. Changer trois ou quatre fois de Premier ministre n’est pas de nature à contribuer à ce but.

 

Madame la Présidente de Transition s’inscrit également dans une doctrine politique assez étrange au regard de la situation chaotique de la RCA. En effet, elle revendique jusqu’au dogme une certaine vision de l’ « inclusion ». « Depuis que je suis arrivée, j’ai fait de l’inclusion un principe », dit-elle. Mais la RCA souffre-t-elle d’avoir trop exclu les ennemis de la Nation, les fossoyeurs du pays ? En d’autres termes souffre-t-elle de ne pas avoir assez ouvert les bras à ces sinistres individus ? Doit-on s’ouvrir davantage à ceux qui ouvertement intentent à l’intégrité de l’État, à ceux qui s’adonnent à la prédation économique via l’extraversion des richesses du pays, ou encore à ceux qui ne s’échinent qu’à faire couler le Précieux Sang des Centrafricains ? Cette logique suicidaire conduira immanquablement la Transition vers l’échec, donc nous peuple centrafricain vers de nouvelles souffrances.

 

Et dans le même temps, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de cette logique de l’ « inclusion à tout prix » ? Pourquoi, alors, s’arrêter en si bon chemin ? Si telle est la ligne directrice, pourquoi ne pas convier MM. François Bozizé et Michel Djotodia à la table du « dialogue inclusif » ?

 

Pourquoi ne pas l’avoir fait dès le départ ? Pourquoi ne pas leur proposer (récompenser de ?) deux postes de vice-premier ministre ou de vice-président ?

 

En vérité, c’est de ne pas avoir suffisamment exclu ceux qui ne se conformaient pas aux règles, aux critères, aux modalités, aux accords et au fonctionnement du jeu politique que souffre la RCA. L’on ne peut se permettre d’hypothéquer les chances de la Transition à cause d’un dogme dont les prémices sont biaisées. L’heure n’est pas à l’inclusion à tout prix, mais à prendre la mesure du prix de l’inclusion, et à identifier celles et ceux qui font honneur aux Centrafricains et ceux qui s’érigent en ennemis déclarés en faisant sans cesse couler le sang des innocents. Se montrer inclusif avec les premiers et exclusif avec les derniers, voilà ce que la population est en droit d’attendre des Autorités de Transition, pas autre chose.

 

Aussi le Parti du Renouveau Panafricain (PRP) en accord avec cette dernière conception de la politique exhorte la Présidence de Transition et le Gouvernement de Transition d’apporter le correctif nécessaire dans la conduite de la Transition afin de nous épargner à tous de futures souffrances largement prévisibles en cas d’échec de l’équipe dirigeante actuelle.

 

Que Dieu bénisse l’Afrique, qu’il bénisse la Centrafrique. Vive la Centrafrique.

 

Fait à Dakar le 6 septembre 2014

 

Maître Tahéruka SHABAZZ, Président du PRP



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Centrafrique : Réaction du PRP aux déclarations de SAMBA PANZA

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 18:32

 

 

 

 

 

06/09/14 (Le Nouvel Observateur)

 

L'organisation internationale consacre un sujet interactif sur la Centrafrique pour mieux comprendre la situation sur place. Longtemps la Centrafrique a été un pays oublié de tous. Ce n'est qu'en mars 2013 que ce pays d'Afrique centrale se rappelle à la communauté internationale à la faveur d'un énième coup d'Etat mené par les rebelles de la Seleka, majoritairement musulmans et originaires du nord-est du pays, un territoire toujours déconsidéré par les régimes successifs. Le cycle de violence est en marche. Et avec, l'intérêt de la communauté internationale.

 

Plus d'un an après le début de la crise, la Centrafrique n'a toujours pas réussi à trouver une issue aux affrontements entre partisans de l'ex-Seleka et "anti-balaka", milices majoritairement chrétiennes mises en place pour faire face à la violence des anciens rebelles.

 

A la veille du déploiement des forces de l'ONU, prévu dans dix jours, Amnesty international consacre un dossier sur la Centrafrique, diffusé sur sa toute nouvelle plate-forme internet "AmnestyStories" et dont laquelle "Le Nouvel Observateur" est partenaire.

 

"Barbarie", "inhumanité"

 

"Ce deuxième numéro d'AmnestyStories articule l’expertise de l'ONG au travail pluriel de journalistes, envoyés spéciaux et correspondants des rédactions partenaires, et de photojournalistes. Les travaux de William Daniels et de Michaël Zumstein, photographes qui se sont régulièrement rendus en RCA depuis le début du conflit, viennent renforcer le récit", explique l'organisation internationale.

 

Interactivité, repères historiques, diaporama, archives de presse, cartes, tout à été pensé pour donner à comprendre ce pays où prédomine la haine et l'incapacité à vivre-ensemble.

 

"Rarement une visite de terrain au cours des huit années de mandat en tant que Haut Commissaire m'a causé une telle angoisse, que mon récent voyage en République centrafricaine. J'ai été profondément choqué par la barbarie, la brutalité et l'inhumanité qui caractérisent la violence présente dans le pays", s'alarmait le 6 mars 2014, Antonio Guterres, Haut Commissaire des nations Unis pour les réfugiés.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/centrafrique/20140905.OBS8279...

Amnesty ne veut pas qu'on oublie la Centrafrique

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 18:29

 

 

 

 

 

(Le Télégramme 06/09/14)

 

Alain Mokopamé et Jérôme Dansona, prêtres centrafricains, sont actuellement à Brest. Ces derniers mois, ils étaient au coeur du conflit qui déchire leur pays. Selon eux, le retour à la paix passera par un désarmement des milices. Et par plus de fermeté de la part des forces internationales. Alain Mokopamé et Jérôme Dansona, venus en France cet été pour remplacer des confrères à Lesneven (29) et à Beauvais (Oise), marchent tranquillement dans les rues de Brest au côté de Roger Le Roch, un prêtre de la Société des missions africaine qui les héberge pendant leur séjour.

 

« On souffle un peu ici. Loin des violences qui éclatent encore dans notre pays ». Ces derniers mois, les deux hommes étaient au coeur de la guerre civile qui ravage leur pays depuis le coup d'état des Séléka, en mars 2013. Un groupe composé principalement de milices musulmanes. « Nous avons dû faire face à une situation de crise majeure. À Bossangoa, à six heures de Bangui où je dirige le petit séminaire, nous avons accueilli des dizaines de milliers de personnes pourchassées par les miliciens. Il a fallu les nourrir, les soigner, faire face à l'urgence médicale et sanitaire. Sans presque aucune aide. Car tout était concentré sur Bangui », souligne Jérôme Dansona.

 

« Les églises ont été pillées systématiquement. Nous avons dû exfiltrer les jeunes du séminaire. Ils craignaient pour leur vie ou d'être enrôlés de force comme enfant soldat ». Puis la soif de revanche a attisé la haine. « Certaines personnes ont vu tant d'horreurs qu'elles en perdaient tout discernement. Et ne voulaient qu'une chose : faire couler le sang. Il a fallu calmer les esprits. Chez les non-musulmans aussi ». Plus de fermeté À ce titre, les deux prêtres concèdent que les milices d'autodéfense anti-balaka, constituées principalement de paysans qui n'ont que leurs machettes pour se défendre, ne sont pas irréprochables.

 

Loin de là. « On les craint aussi. Actuellement, certains groupes rançonnent les gens sur les routes et les maltraitent ». Pour les deux prêtres, la population attendait beaucoup de l'opération Sangaris, menée par l'armée française. Elle a été déçue. « On a laissé repartir les agresseurs avec leurs armes. Des fusils et des kalachnikov. Ils se trouvent à présent dans le Nord et sont prêts à repasser à l'action. Aidés par des mercenaires tchadiens et soudanais. Ces groupes ont été infiltrés par des hommes de Boko Haram. Ce n'est pas une vue de l'esprit. Je les ai vus », tient à préciser Jérôme.

 

12.000 casques bleus mi-septembre Tous deux critiquent aussi le comportement de la force africaine présente sur place. Selon eux, à plusieurs reprises, des meurtres ont été commis à proximité des casernements, sans que les soldats interviennent. À partir du 15 septembre, 12.000 casques bleus vont arriver en Centrafrique pour tenter d'y rétablir l'ordre. « Les garanties d'un retour à la paix ne seront réunies que quand les milices seront totalement désarmées. On ne pourra désarmer les esprits qu'après avoir désarmé les mains. Sans la force, cette opération ne servira à rien ». Les deux prêtres n'ont qu'une crainte, que leur pays sombre dans l'oubli. La Centrafrique a longtemps fait la Une de l'actualité mais ces derniers mois, d'autres conflits (Ukraine, Syrie, Irak) l'ont reléguée au second plan de l'information. Prochainement, ils reprendront l'avion pour Bangui. « Sur place, malgré le chaos, nous continuerons à lancer des messages de paix et de réconciliation. Nous ne perdons pas espoir ».

 

 * Alain Mokopamé et Jérôme Dansona animeront, ce soir, une conférence, salle Saint-Louis, rue Jean-Macé, à Brest, à 20 h. Entrée gratuite.

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/centrafrique-il-faut-de...

Centrafrique: « Il faut désarmer »

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 18:27

 

 

 

 

 

06/09/14 (Le Télégramme)

 

Le 3e RIMa de retour en Centrafrique... Le régiment d'infanterie de Marine, basé à Vannes, y enverra fin octobre - début novembre une compagnie de combat (la 3e compagnie baptisée Les chats maigres), un groupe logistique et son état-major, soit 250 hommes. Le 3e RIMa intégrera un groupement tactique interarmes de 600 hommes également composé d'éléments d'autres régiments français (cavalerie, génie...). Ce groupement tactique, qui portera le nom de Korrigan sera placé sous les ordres du colonel Hervé Pierre, qui commande le 3e RIMa depuis juillet 2013.

 

« Le nom du groupement, Korrigan, nous inscrit dans la continuité des engagements précédents, notamment en Afghanistan et au Mali », dit le colonel Pierre. Les militaires vannetais seront basés dans le centre-est du pays, entre Sibut et Bambari. La mission du 3e RIMa devrait durer quatre à cinq mois, selon l'évolution des événements. Elle s'intègre à une mission plus globale, la mission « Sangaris », du nom d'un papillon de la région.

 

Le 3e RIMa travaillera avec la Minusca (*) qui doit prendre le relais de la Misca (*) à la mi-septembre. « Puis le dispositif français va fondre pour laisser à l'Onu la pleine gestion de la mission », indique le Colonel Pierre. Dispositif Guépard à Vannes Le régiment sera également concerné par le dispositif Guépard : une compagnie sera placée en état d'alerte de la fin du mois de septembre jusqu'à la fin du mois de mars 2015. Cet échelon national d'urgence implique la possibilité pour le « 3 » d'être projeté en 48 heures dans un rayon de 3.000 km. Le 3e RIMa et la guerre de 14 - 18

 

Le 3e RIMa participe à l'opération « 100 villes - 100 héros - 100 drapeaux » organisée dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale. Ces 100 sites ont été choisis parmi 400 casernes à partir desquelles les armées sont parties vers le front... Le 3e RIMa honorera ce matin, à 11 h, à Pontivy, le 2e régiment de chasseur à cheval et le commandant Eugène Keiser, héros de la grande guerre. Il se rend également à Rochefort-en-Mer, où était stationné le 3e Régiment d'infanterie coloniale, ancêtre du 3e RIMa. Il rendra hommage aux 4.617 morts du RIC pendant la Première Guerre mondiale et au lieutenant-colonel Condamy, héros de la Grande guerre.

 

* Minusca : mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine ; Misca : mission internationale de soutien à la Centrafrique, sous conduite Africaine

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/vannes-250-hommes-du-3e-...

Le renfort du 3e RIMa de Vannes

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 18:22

 

 

 

 

 

05/09/14 (Agence Centrafrique Presse)

 

Officiellement, le 2 septembre 2014 à Bangui, au Ministère des Affaires étrangères, en présence des Ambassadeurs accrédités en Centrafrique et du Représentant du médiateur de la crise centrafricaine, le congolais Noël Léonard Essongo, les Nations Unies et la République Centrafricaine ont signé un Accord dit de siège.

 

Que cela signifie ?

 

Un accord de siège est une entente entre deux entités, en l’espèce un organisme international, l’ONU et un pays la Centrafrique, pour que l’un, l’ONU puisse exercer un certain type d’activités dans le dit pays.

 

Par cet Accord, selon les termes du document, la Centrafrique autorise l’ONU à agir sur son territoire.

 

La mission ONU en RCA est dénommée MINUSCA, acronyme de Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine, et dans le pays, est représenté par le général sénégalais Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA.


C’est lui qui au nom de la MINUSCA a signé le document, avec le ministre des Affaires étrangères centrafricain, Toussaint Kongo Doudou pour la Centrafrique.

 

L’Accord est la mise en application de la résolution 2149 des Nations Unies concernant la RCA, en date du 10 avril 2014, et donnant le cadre juridique de la mission onusienne.

 

(voir le détail de la résolution dans le déroulant)

 

OBJECTIFS

 

Face à la dérégulation totale en Centrafrique, et la faillite complète de l’Etat, la mission de la MINUSCA se veut être la mise en application de ces objectifs :

 

- a) Protection des civils


- b) Appui à la mise en oeuvre de la transition, y compris action en faveur de 1’extension de l’autorité de l’Etat et du maintien de 1’intégrité territoriale


- c) Faciliter l’acheminement immédiat, en toute sécurité et sans entrave, de toute l’aide humanitaire


- d) Protection du personnel et des biens des Nations Unies


- e) Promotion et protection des droits de l’homme


- f) Action en faveur de la justice nationale et internationale et de l’état de droit


- g) Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR)

 

En théorie, la MINUSCA comprendra environ 12 000 casques bleus (10 000 soldats et 1 800 policiers), et commencera à être opérationnelle le 15 septembre prochain.


En réalité, seuls 7.600 hommes seront en place le 15 septembre, dont 5.800 prélevés dans l’actuelle MISCA, la force internationale africaine déjà en place.


S’ajouteront aux troupes de la MISCA 1.800 soldats et policiers supplémentaires, dont trois bataillons d’infanterie fournis par le Maroc, le Bangladesh et le Pakistan, et des policiers rwandais et sénégalais.

 

MISE SOUS TUTELLE ….LES MESURES TEMPORAIRES

 

Perte de l’indépendance militaire et policier


Suivant les documents officiels, la MINUSCA se déploiera en RCA sur 45 sites, avec 24 bases militaires dans 24 localités.

 

Ces troupes auront toutes autorités militaires et policières.

 

Ce qui signifie qu’elles peuvent contrôler les citoyens, en arrêter, en détenir, comme le ferait toute force policière.

 

Ce qui pousse à dire que cela mettra la Centrafrique sous tutelle tient dans des « mesures temporaires d’urgence » énoncées par le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, le français Hervé Ladsous.

 

Et ces mesures temporaires donnent à la MINUSCA pratiquement tous les pouvoirs régaliens en Centrafrique.

 

Car outre le pouvoir militaro-policier, la MINUSCA disposera des pouvoirs judiciaires. Elle pourra juger, condamner et mettre en prison.

 

Ces mesures encadrent également le pouvoir politique en le figeant.

 

Le pouvoir de transition à Bangui aura obligation de consulter la MINUSCA pour des décisions politiques importantes susceptibles de remettre en cause le travail de l’ONU dans le pays.

 

EFFICACITE ?

 

Sur le papier, tout semble parfait.

 

MAIS…

..
Depuis 1997, toutes les missions de l’ONU en RCA ont échoué.

MISAB, MINURCA, BONUCA, FOMUC, MICOPAX, etc…Nulle n’a été efficace.
La MINUSCA sera la 10ème mission de l’ONU dans le pays.

Fera-t-elle mieux que ses précédentes ?

 

Jocelyn Coulon

 

Elle n’en prend pas le chemin, car d’ores et déjà, “La MINUSCA cherche ses troupes” comme le titrait RFI le 15 août dernier.

 

« Trouver des contributeurs est toujours très difficile », témoignait Jocelyn Coulon, directeur du réseau de recherche sur les opérations de paix.

 

La MINUSCA peine à faire le plein de ses 12.000 hommes prévus, les pays éventuellement contributeurs ne se précipitent pas, et la France n’en sera pas, n’attendant que la première occasion pour ce qui sera devenue pour la Sangaris une vraie pétaudière dans laquelle elle s’est engluée, au point de devenir très impopulaire dans le pays.

 

L’ONU n’a pas d’armée, elle dépend de pays contributeurs.

 

Et en Centrafrique, comme souvent en Afrique, ses missions souffrent de paupérisation. Capacités humaines, logistiques et financières limitées.

 

En outre, généralement, ces types d’opérations comme le précisait encore Jocelyn Coulon “ne reposent sur aucune cohérence politique et stratégique.”

 

Les manifestes absences de volonté politique des leaders centrafricains ont ouvert bien grand le chemin aux autres pour des calculs géopolitiques intéressés et à courte vue.

 

Exemple de la France – qui fort de son autorité sur la pays en tant qu’ancienne puissance coloniale, et s’étant battue à l’ONU pour que des forces internationales interviennent dans le pays, et qui par ailleurs a des troupes sur place – avait unilatéralement décidé de la date de février 2015 pour des élections en RCA, sans aucune considérations des réalités catastrophiques du terrain.

 

Cette date fut reprise par les Etats Unis et pratiquement toute la communauté internationale.

 

Ce ne sera pas possible. Il n’y aura pas d’élections en Centrafrique en février 2015.


Conséquence, cela repousse la fin de la transition politique aux calendes grecques.


Personne en l’état actuel des choses n’est capable de prédire le retour de la paix dans le pays, condition sine qua non pour la tenue des élections.

 

Et c’est dans ce flou que va se mettre en place cette énième mission de l’ONU.

Analyse : encore l’ONU en RCA, et après ?

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 14:09

 

 

 

 

 

 

Il y’a des acteurs qui ne devraient plus briller par des absences sur la scène politique centrafricaine à l’heure où la mobilisation oblige tous les leaders à se solidariser pour sauver la RCA. Toutes les organisations politiques en activité à Bangui s’organisent et montent au front pour préparer des élections prochaines. Mais l’union des démocrates pour le renouveau panafricain (UDRP) n’est plus visible et son leader est dans la nature.  Il était temps que François Bozizé, Michel Djotodia et Cathérine Samba Panza retrouvent les traces de l’économiste Likiti Benoît.

 

RCA - 19 septembre 2003, en plein atelier pendant le dialogue national, la fièvre montait contre la classe politique vieillissante. Les jeunes délégués centrafricains au Dialogue national de réconciliation, qui se tenait à Bangui, tapaient sans ménagement sur les amortis politiciens dont les guerres de chefs avaient conduit le pays à la banqueroute. On pouvait remarquer, présents parmi la jeune garde centrafricaine qui fustigeaient les mêmes dirigeants qui, depuis des décennies, avaient dévoyé le pouvoir en une "mangeocratie" meurtrière et prédatrice, Azouroute Joseph Cléopas, président de l'Association des chômeurs centrafricains, Crépin Mboli-Goumba, 32 ans au moment fraîchement rentré des Etats-Unis et quelques membres de la diaspora venue de France.

 

Dans la salle de l’hémicycle de l’Assemblée nationale centrafricaine, l’ambiance était électrique ; les choses se divisaient en deux y compris les acteurs. Ceux qui avaient échoué et ceux qui veulent maintenant diriger devraient se réunir et trouver un terrain d’entente si les objectifs recherchés par le dialogue national devraient trouver des solutions pour relancer la République Centrafricaine.

 

L’empêcheur de tourner en rond était quelque part mais silencieux. Benoit Likiti, puisqu’il s’agissait de lui, chef d'un parti centriste, l'UDRP, déjà vieux routier de la politique centrafricaine, à l’occasion n’avait pas ménagé le langage tant l’évidence est claire comme l’eau de source : les éternels rivaux de la vie politique nationale comme Abel Goumba ou les ex-présidents André Kolingba, David Dacko et Patassé – tous vivants à l’époque - n'avaient pas préparé la relève. "Il n'y a pas d'héritage, pas de succession", constatait le loup politique. Ils voulaient manger jusqu'à la mort, et après eux le déluge" avait-il ajouté.

 

Mais de là l’eau a énormément coulé sous le pont. Le temps est passé ; il y’a eu des faits et d’hommes en politique centrafricaine qui ont marqué l’histoire, qui font l’actualité dans ce grand pays riche de ressources naturelles, pauvres de populations et, qui vit un drame humanitaire des plus importants de la sous-région Afrique Centrale faute d’un réel management de l’Etat.

 

« La politique est un spectacle génial à regarder surtout depuis les coulisses. » disait Franz-Olivier Giesbert, journaliste à Le Point. Dans les parvis des lieux où la politique centrafricaine fait et défait ses hommes, la mauvaise surprise est celle de retrouver au même pouvoir un même homme-sans fard-tout le temps. Exactement comme il ne se passe pas ailleurs sur le continent. Dans les coulisses de la politique centrafricaine s’il manque des meurtres et assassinats proprement dits dans le sens des termes, tout le spectacle se passe pour éloigner qui peut être gênant pour le pouvoir. Il faudra bien qu’un jour que l’on se définisse sans usurpation quel qu’il soit, c’est à dire président, ministre, député, simple conseiller municipal ou citoyen lambda.

 

LA COMPETENCE EN POLITIQUE. ‘’L’homme politique doit vivre dans le réel, c’est à dire qu’il doit connaître et se soucier vraiment de tous les problèmes majeurs de toutes les classes sociales. Il doit régler les problèmes présents rapidement tout en se projetant dans le futur pour éviter leur retour.’’ Ecrivait Desmond Tutu à un certain Jacob Zuma suite aux massacres de Maricana en août 2012. Le standard d’homme politique ne change nulle part dans aucun pays au monde. Un homme politique idéal va être celui que le peuple voudra maintenir au pouvoir – quand bien même que c’est contraire à la Constitution. Mais un homme politique est celui-là même qui doit conserver et développer la cité pour le bien de tous. Il doit être capable de gérer, d’organiser les affaires publiques avec l’aide d’autres personnes d’avis différents. La compétence en politique est la capacité à gouverner, à déployer la bonne pratique dans les affaires de la cité. L’homme politique doit, pour cela, se tenir au courant des besoins de la population. Les idées afin de rendre la cité meilleure ne suffisent pas. Il doit être capable de les mettre en pratique.

 

L’homme politique, s’il est compétent doit être sage, prudent et réaliste car il est chargé de mettre en accord des personnes d’avis différents. Il doit faire preuve d’intelligence afin de gérer convenablement les affaires publiques, d’où la sagesse et la prudence. Les politiciens sont chargés de mettre en place le meilleur régime possible pour la population concernée. Pour cela des lois sont remises en cause et d’autres sont créées dans le but d’améliorer le quotidien des citoyens. Ils discutent également sur les désaccords au sein du parlement, du conseil municipal. Chacun doit savoir tenir compte de l’avis de l’autre pour ne pas léser toutes les personnes qui pensent comme ce dernier. La connaissance de l’avis de chacun est primordiale dans les discussions politiques puisqu’il faut savoir trouver les arguments qui vont convaincre les autres, tenir compte des objections, trouver un compromis.

 

Enfin, il doit faire preuve de justice. Le droit, la justice et la république sont imbriqués. L’un ne va pas sans l’autre. Ajoutons à cela la légitimité car, sans celle-ci, le pouvoir ne pourrait être appliqué dans de bonnes conditions. Les discussions aboutissent à des lois et ces dernières doivent être appliquées et surtout acceptées : c’est la légitimité. Au final, l’homme politique tient son mandat de ses réussites. S’il échoue, il est écarté.

 

Benoît Likitié, il s’agit toujours de lui, est bel et bien absent de la République Centrafricaine pour des raisons que l’opinion publique ignore. Le pouvoir de Bangui qui l’a éloigné de sa terre natale pour des raisons professionnelles ne semble plus contrôler l’existence de l’homme politique, économiste de profession. La question qui mérite d’être posée est celle de savoir, Benoît Likiti s’il est encore en vie, comment pourra-t-il s’occuper du développement de son pays à travers ses activités politiques s’il continue de séjourner contre son gré hors de son pays ? Il faudra bien qu’un jour l’actuel pouvoir de Bangui se prononce sur son cas.

 

Hounsou Philémon 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 13:57

 

 

 

 

                            

 

AU JOURNAL LE CONFIDENT N°3516 DU 03 SEPTEMBRE 2014

 

 

 

Monsieur Martin Ziguélé bonjour. Vous avez pris part à la concertation de Brazzaville. Entre le forum et la concertation qu’est ce qui a fondamentalement fait avancer la transition ?

 

 

Je vous remercie de me donner la parole pour clarifier nos positions aussi bien au MLPC qu’à l’AFDT dont je suis depuis peu le porte-parole. Le Forum de Brazzaville, ainsi que la concertation ont chacun fait avancer de son côté la transition. Le Forum de Brazzaville a abouti à un accord de cessation des hostilités tandis que la concertation qui s’en est suivie a permis d’identifier des préoccupations dont la résolution permettra à la transition d’être plus inclusive et plus apaisée. Cependant dans un cas comme dans l’autre notre propre volonté à nous centrafricains de transcender nos propres contradictions pour ouvrer au retour à la paix est primordiale.

 

Au lendemain de ces assises, le gouvernement Kamoun est contesté par une partie de la classe politique et des groupes armés. Pour preuve, votre camarade Jeannette Déthoua siège au sein de ce gouvernement en violation de la décision de l’AFDT de la retirer. Après la sanction infligée à Mme Jeannette Déthoua par son parti, l’AFDT continuera-t-elle à soutenir la transition ?

 

Si à l’AFDT nous avons finalement décidé de ne pas participer au gouvernement, c’est essentiellement parce que notre analyse nous a amené au constat d’une absence d’inclusivité réelle, au sens de l’article 36 alinéa 4 de la Charte Constitutionnelle de Transition qui a consacré ce principe, et à notre connaissance cette Charte n’est pas dénoncée.

 

Mais je puis vous assurer que nous avons déjà tourné cette page. Pour nous, la transition est un processus qui engage tous les centrafricains, car notre pays est comme un véhicule embourbé et nous devons tous unir nos forces pour le pousser afin qu’il sorte de cette passe difficile. Nous restons donc mobilisés pour soutenir le processus de transition, qui ne se résume évidemment pas exclusivement à la participation à un gouvernement.  La transition comporte un très important volet politique qui est celui de la recherche de la paix, de la cohésion nationale perdue et du bien vivre-ensemble qui a disparu entre les filles et les fils de notre patrie. Nous ne ménagerons aucun effort pour nous impliquer à fond dans ces chantiers et je peux même vous faire la confidence que les partis membres de l’AFDT ont déjà commencé à y travailler.

 

La mission de ce gouvernement est d’organiser le dialogue politique inclusif, alors que la priorité de la transition, c’est la sécurité et les élections. L’Autorité Nationale des Elections (ANE) n’est pas encore représentative, les conditions sécuritaires ne sont pas réunies et le nombre de déplacés internes ne fait s’augmenter dans certaines zones. Etes-vous convaincu que la concertation nationale se tiendra dans le trois mois prévus et que le calendrier du processus électoral sera respecté ?

 

Pour ce qui nous concerne, je répète que nous restons disponibles pour contribuer aussi bien au chantier de la sécurité et des élections qu’à celui du dialogue politique qui est prévu pour aller de la base dans nos seize préfectures, jusqu’au sommet à Bangui. Nous souhaitons que ce délai soit  respecté mais je ne perds pas de vue que des contraintes réelles existent dans la situation actuelle de notre pays et peuvent faire bouger les prévisions. Pour finir je pense que nous devons mettre l’accent sur la qualité et l’inclusivité de la préparation, car il ne faut pas confondre vitesse et précipitation surtout dans la gestion des processus politiques.

 

En votre qualité d’ancien premier ministre et de leader d’un ancien parti politique au pouvoir, quelles sont les propositions de sortie de crise que vous pouvez faire aux dirigeants de la transition ?

 

Pour sortir de cette crise existentielle, nous centrafricains devront œuvrer à avoir une même vision de la transition. En effet, je pense qu’il n’y a pas d’un côté les dirigeants de la transition qui auraient le mandat impératif de réussir « coûte que coûte » leur mission, et d’un autre côté des centrafricains spectateurs de la transition qui doivent se contenter de les juger. Cette conception est dangereuse parce qu’au final c’est notre pays qui risque de tout perdre. Je pense que l’entrée de notre pays dans un processus de transition signifie une situation d’échec collectif, et que personne ne sortirait victorieux de cette situation si nous n’unissons pas nos vues pour faire gagner d’abord notre pays. Si cette transition douloureuse permet de faire gagner la RCA et que notre pays se remet debout dans la paix et dans l’unité,  nous aurons tous gagné, sinon nous tous nous aurons perdu.

 

C’est pour cette raison que je pense que nous devons tous nous mobiliser pour la recherche de la paix, et de la cohésion nationale. Si nous y parvenons, par le dialogue et la concertation, nous aurons gagné une victoire importante. Ensuite, nous devons nous atteler à apporter des réponses objectives aux graves manquements qui nous ont conduit à cette faillite collective, je veux parler de la restauration de l’esprit citoyen, de la gestion équilibrée des terroirs et des territoires, de l’égalité des chances, des droits et des devoirs en République , de la citoyenneté, de la gouvernance politique et démocratique et de la lutte réelle contre la pauvreté et la prédation.

 

Ce vaste chantier va loin, au-delà des querelles de clochers, des invectives ad hominem et des positionnements opportunistes. En fait la sortie de crise est fondamentalement fonction de notre maturité civique et politique, et de notre amour pour notre patrie.

INTERVIEW DE Martin ZIGUELE Président du MLPC

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 13:55

 

 

 

 

 

05/09/14 (Xinhua)

 

Engagée dans une action de repositionnement son pays sur la scène diplomatique mondiale avec un discours annoncé lors de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies à la fin du mois, la présidente de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza s'est félicitée dans une interview exclusive avec Xinhua mercredi soir à Bangui du soutien constant de la Chine.

 

"La Chine est un pays ami qui a toujours été aux côtés de la République centrafricaine. Au plus fort de la crise, quand les armes tonnaient partout, l'ambassade de Chine est restée. Ça veut dire que la République populaire de Chine est restée à nos côtés. Dès que la situation l'a permis, son pays qui nous a apporté des appuis matériels", a déclaré l'ex-maire de Bangui, première femme portée à la tête de l'Etat.

 

Elue en janvier par le Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) après la démission forcée de Michel Djotodia, porté au pouvoir par un coup de force de son ex-alliance rebelle de la Séléka contre le régime de François Bozizé le 24 mars 2013, Samba-Panza prépare une étape cruciale du processus de transition concernant des assises de réconciliation nationale avant la fin de l'année.

 

Pour elle, la coopération avec la Chine fournit des résultats convaincants face aux importants défis de développement socio- économiques que tente de relever avec peine la République centrafricaine (RCA), pays le plus pauvre d'Afrique meurtri par des crises politiques et rébellions à répétition depuis son indépendance en 1960.

 

"La Chine est là dans le domaine de l'énergie, a-t-elle précisé, ils vont continuer à nous aider. Dans le domaine des infrastructures également, la Chine est à nos côtés pour nous accompagner. Nous avons de très très bonnes relations. D'ailleurs à ce sujet, le jour où j'aurai l'opportunité d'aller en Chine, ce sera avec un très très grand plaisir que j'irai rendre une visite officielle au président chinois".

 

Par exemple, "dans le domaine énergétique d'abord, c'est très important parce que c'est que la Chine qui nous aidait à réhabiliter nos centrales de production d'électricité, Boali 1, Boali 2, Boali 3. Dans le domaine médical, la Chine est également très présente, avec la présence des médecins chinois et la construction de l'hôpital de l'amitié entre la Chine et la République centrafricaine. La Chine a également réhabilité un autre centre hospitalier très important."

 

En matière d'infrastructures, la construction des routes et des ponts vient renforcer ce partenariat. Un témoignage personnel : " je travaillais avec deux sociétés chinoises qui se sont occupées de construire les voies de désenclavement entre la République centrafricaine et le Cameroun. Je pense que nous espérons pouvoir continuer à développer cette coopération dans ce secteur-là".

 

La même satisfaction est exprimée pour les réalisations également accomplies dans le domaine agricole, où "nous avons toujours eu une coopération très soutenue avec la coopération agricole chinoise qui aidait les populations à développer certaines cultures vivrières".

 

"Et comme vous le savez, nous avons quelques problèmes de sécurité alimentaire. Donc, mettre un accent particulier dans le domaine agricole, notamment pour les cultures vivrières serait également très très important", souhaite la présidente de transition qui a annoncé inscrire son voyage aux Etats-Unis comme une occasion de faire du plaidoyer et du lobbying pour défendre la cause de son pays.

 

Centrafrique : Samba-Panza se félicite du soutien constant de la Chine à l'égard de son pays

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 19:48

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2014-09-04 17:33:11 - La présidente de la transition en Centrafrique, Catherine Samba Panza, a déclaré attendre avec ‘’impatience’’ le déploiement des Casques bleus, reconnaissant que ‘‘leur présence sera ‘’dissuasive’’.

 

Au cours d'un entretien avec la presse étrangère mercredi à Bangui, Mme Samba Panza a dit que l'arrivée de Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en RCA (Minusca) en Centrafrique ‘'ne va pas résoudre tous les problèmes du pays''. 


Le Conseil de sécurité des Nations unies a autorisé, le déploiement en septembre de 12 000 casques bleus en Centrafrique. 


La mission onusienne - 10 000 soldats et 1 800 policiers - sera commandée par un Africain et prendra pleinement ses fonctions à l'issue d'un transfert d'autorité avec la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), force militaire africaine de maintien de la paix, prévu le 15 septembre. 


Outre la protection des populations et des convois humanitaires, la Minusca aura pour tâche le maintien de l'ordre ou encore l'arrestation des criminels de guerre présumés. 

Elle devra aussi contribuer à préparer les élections qui mettront un terme à la transition l'année prochaine. La Minusca sera, en termes d'effectifs, la troisième opération onusienne de maintien de la paix, pour un budget évalué entre 500 et 800 millions de dollars. 


Une force européenne, l'Eufor-RCA, est également présente depuis février 2014 à Bangui, où elle tente de rétablir la sécurité. 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=803791#sthash.lGzIvRSg.dpuf

Catherine Samba Panza "impatiente'' de l'arrivée des Casques bleus

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