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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 13:14
Lu pour vous : Abus sexuels en Centrafrique : une enquête de l’ONU nuance les accusations

 

COMPTE RENDU

Abus sexuels en Centrafrique : une enquête de l’ONU nuance les accusations

Selon une note interne, seul un cas sur cinq serait « incontestable ».

Par Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante) LE MONDE Le 18.10.2016 à 11h40


Après la consternation et le dégoût devant la multiplication des cas d’abus sexuels commis en Centrafrique par des casques bleus de la mission de l’ONU – la Minusca – et des soldats français de la force Sangaris, voilà maintenant le temps du doute et de la suspicion. C’est un nouveau rebondissement dans une affaire qui empoisonne depuis près de deux ans les plus hautes autorités de l’ONU et le ministère de la défense français.

Un rapport confidentiel de Mercedes Gervilla, qui dirige le groupe de la déontologie et de la discipline de l’ONU, auquel Le Monde a pu avoir accès, met en doute la réalité d’un grand nombre d’abus sexuels qui auraient été commis entre 2013 et 2015 par des casques bleus burundais et gabonais et des soldats français déployés à Dékoa. Selon ce document, des victimes auraient été incitées à produire de faux témoignages à charge contre les soldats, en échange, dans ce pays rongé par une misère extrême, d’une compensation financière.

Témoignages « pauvres en détails »

Datée du 24 août, cette note, adressée au secrétaire général adjoint de l’ONU chargé de l’appui aux missions de maintien de la paix, se base sur un rapport intermédiaire du bureau des services de contrôle interne de l’organisation (OIOS). Ce bureau est chargé d’enquêter sur 150 accusations d’abus sexuels et d’exploitation sexuelle par des casques bleus et des soldats français, lancées entre mars et juin 2016. Sur la base des informations divulguées, le parquet de Paris avait ouvert une enquête. Le secrétaire général Ban Ki-moon avait dénoncé devant le Conseil de sécurité un « cancer de l’organisation ».

La réalité pourrait s’avérer plus nuancée. L’OIOS juge que « 50 % des cas ne sont pas étayés par des preuves et seuls 20 % présentent des preuves incontestables », selon le document, et« les 30 % restant présentent des éléments de preuve ne pouvant être corroborés ». Les cas d’abus sexuels n’ont pas pu être étayés ; les « preuves incontestables » concernent des cas d’exploitation sexuelle, en échange notamment de nourriture.

Le document met en doute la véracité des témoignages recueillis sur le terrain par les enquêteurs, qui ont passé environ quatre mois dans la région de Kémo à interroger 435 témoins et plaignants. Le rapport insiste sur la répétition de « témoignages parfaitement identiques », « pauvres en détail », et assure que certaines victimes semblent réciter un « script mémorisé ».

Porter plainte pour extorquer de l’argent

L’OIOS dénonce aussi le rôle d’une ONG locale, mandatée par l’Unicef, qui aurait entretenu un système de pots-de-vin encourageant des victimes à porter plainte pour obtenir de l’argent. Ces sommes étaient ensuite extorquées par un travailleur humanitaire de cette ONG. Une porte-parole de l’Unicef, Marixie Mercado, souligne que le versement d’argent à de présumées victimes d’abus sexuels est un mécanisme de « routine ». « L’Unicef n’a pas pour rôle de déterminer si une personne qui se présente comme victime a effectivement été maltraitée ou exploitée sexuellement », ajoute-t-elle.

« Ce rapport est symbolique des failles de l’ONU », assure Peter Gallo, un ancien enquêteur de l’OIOS, et « il ne va servir qu’à discréditer les victimes qui ont reçu de l’argent et à minimiser les cas d’abus sexuels ». Il dénonce par ailleurs les méthodes « inadaptées » de l’OIOS, qui se contente d’une liste de questions « prédéterminées » alors qu’il est toujours très difficile de trouver des preuves dans les cas d’abus sexuels.

En France, trois enquêtes judiciaires sont en cours sur ces cas d’abus sexuels, mais pour l’heure aucun soldat entendu n’a été mis en examen. Si les conclusions de l’ONU « sont avérées, c’est extrêmement grave et des poursuites pourraient être envisagées », souligne-t-on au ministère de la défense. Par ailleurs, on dénonce « la légèreté de l’Unicef, qui n’a pas vérifié les accusations ». L’OIOS devrait rendre la version finalisée de son rapport dans les prochaines semaines.

Marie Bourreau New York, Nations unies, correspondante


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/18/abus-sexuels-en-centrafrique-une-enquete-de-l-onu-nuance-les-accusations_5015731_3212.html#qfy4zxXGzoRORHXz.99

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 12:20
RCA: Seleka et anti-balaka se renvoient la responsabilité des dernières violences
RCA: Seleka et anti-balaka se renvoient la responsabilité des dernières violences

 

 

Par RFI Publié le 18-10-2016 Modifié le 18-10-2016 à 10:27

Retour sur les violences de samedi en Centrafrique. Le camp de déplacés qui se trouve sur le site de la sucrerie de Ngakobo, à 60 kilomètres au sud de Bambari dans le centre-est du pays, a été attaqué par des hommes en armes. Pourquoi ? Par qui ? Beaucoup accusent les ex-Seleka d'Ali Darassa qui dément. Le climat se tend une nouvelle fois dans toute la zone.

Avant l'aube samedi des hommes en armes entrent sur le site de déplacés de la Sucaf, la sucrerie de Ngakobo. De source humanitaire, environ 2 000 personnes s'y trouvent alors. Les tirs retentissent, 13 personnes sont tuées et une dizaine blessées. Aussitôt, les accusations fusent contre le contingent mauritanien de la Minusca qui, présent, ne serait pas intervenu.

Mis en cause, l'UPC, la mouvance de l'ex-Seleka, dirigée par Ali Darassa est accusée d'avoir mené l'attaque. Contacté par RFI, l'UPC dément et accuse des éleveurs peuls armés qui auraient pu chercher à se venger contre des anti-balaka infiltrés dans le camp. « A chaque fois que des Peuls font quelque chose, on accuse l'UPC », commente un cadre du mouvement.

Egalement contacté par RFI, le comzone des anti-balaka de Bambari, Gaëtan Boade accuse lui aussi l'UPC d'être derrière l'attaque de samedi. Mais il dément la présence d'anti-balaka dans le camp. En novembre 2015 pourtant, le chef de mission de la Minusca à Bambari, Bars Dimitroff Zlatko déplorait la présence d'éléments armés sur le site de Ngakobo en violation du droit humanitaire.

Le site est régulièrement le théâtre d'attaques ou d'incursion d'hommes armés. Depuis des mois, le cycle de violences et de représailles ne semble pas s'enrayer dans cette province de la Ouaka.

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 12:17
Elections en RDC: l’Union européenne met la pression sur Kinshasa

 

 

Par RFI Publié le 17-10-2016 Modifié le 17-10-2016 à 15:55

Avec notre envoyé spécial à Luxembourg, Quentin Dickinson

Coup de pression de l’Union européenne sur la République démocratique du Congo. Les chefs de la diplomatie des 28 demandent à Kinshasa d’organiser des élections le plus rapidement possible en 2017. Réunis à Luxembourg, ils publient un communiqué très ferme et laissent aussi planer la menace de sanctions individuelles contre ceux qui feraient obstacle à une sortie de crise.

C’est sur une déclaration d’une rare sévérité à l’égard de Joseph Kabila que les 28 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se sont mis d’accord. Pour les Européens en effet, les actes qualifiés d’extrême violence qui ont endeuillé les journées des 19 et 20 septembre derniers à Kinshasa, ont contribué à durcir l’impasse née de la non-convocation des électeurs au scrutin présidentiel dans les délais prescrits par la Constitution du pays, ce dont l’UE rend principalement responsables les autorités congolaises actuelles.

Le strict respect de la Constitution, dit-on ici, doit s’imposer à tous, notamment pour ce qui est de la limite du nombre de mandats présidentiels de la même personne. De même, un dialogue politique le plus large possible doit permettre la tenue de l’élection présidentielle et des élections législatives avant la fin 2017. D’ici là, un accord sous la médiation de l’Union africaine doit organiser une période transitoire.

Toutes les familles politiques doivent y participer, tout comme la société civile, dont la Conférence épiscopale congolaise nommément citée. Enfin, l’Union exige la fin des exactions du harcèlement et de l’intimidation des opposants et des médias. Une liste des personnes responsables sera dressée et en fonction de la gravité des faits celle-ci pourra être mise à la disposition de la Cour pénale internationale.

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 00:40
Lu pour vous : Centrafrique : 14 Camerounais pris en otage

 

Centrafrique : 14 Camerounais pris en otage

http://www.africtelegraph.com/ LAZARD OBIANG  17 OCTOBRE 2016

Quatorze camerounais seraient toujours retenus, en Centrafrique. De source bien informée, on exige à ces camerounais la somme de dix millions de FCFA.

Ces Camerounais arrêtés en Centrafrique n’ont que les yeux pour pleurer. Ils ne savent plus quel chemin emprunter pour sortir de ce pays.

La faction rebelle d’Abdoulaye Miskine qui détient depuis des semaines, 14 camerounais exige la somme de 10 millions de FCFA pour les libérer. 14 autres camerounais seraient encore retenus captifs en République Centrafricaine (RCA). Parmi ces otages, on compte un médecin du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) en service à l’hôpital général de Bertoua enlevé il y a quelques semaines.

Les autorités camerounaises ne semblent pas se préoccuper de cette situation ; elles tardent à peaufiner une stratégie pour sortir ces 14 camerounais de l’ornière.

Ils sont tous des hommes. Leur arrestation a dépassé trois semaines en compagnie des rebelles. Une chose est certaine : les quatorze camerounais souhaitent sortir de leur situation. Ils souffrent péniblement. Car, ils n’ont pas le montant demandé.

La balle est maintenant dans le camp des autorités camerounaises.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 22:00

 

Centrafrique : la Cour des comptes relance Samba-Panza sur sa gestion du don angolais

17 octobre 2016 à 16h24 —Par Jeune Afrique

L'ancienne présidente de la transition centrafricaine a jusqu'au 18 octobre pour donner à la Cour des comptes plus d'éclaircissements "sur la gestion de la deuxième tranche du don angolais" de 10 millions de dollars octroyé à Bangui en mars 2014 – somme dont un quart n’est pas rentré dans les caisses de l’État.

Pas vraiment satisfait des éléments de réponse fournis par l’ancienne présidente de la transition, le greffier en chef de la Cour lui a envoyé, le 4 octobre, un courrier de relance lui donnant un délai de quinze jours pour se montrer plus loquace. Il pourrait également envisager d’appeler à s’expliquer la fille de CSP, Christelle Sappot, aujourd’hui ambassadrice à Malabo. Cette dernière fut sa secrétaire particulière. 

Selon nos informations, Catherine Samba-Panza devrait une nouvelle fois répondre à la Cour des comptes, sans toutefois apporter plus de précisions.

Lu pour vous : Centrafrique : la Cour des comptes relance Samba-Panza sur sa gestion du don angolais
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 20:42
RDC : accord politique pour un report de la présidentielle à avril 2018

 

RDC : accord politique pour un report de la présidentielle à avril 2018


Kinshasa AFP / 17 octobre 2016 20h50 - Les participants au dialogue national en République démocratique du Congo, boycotté par la majeure partie de l'opposition, ont conclu lundi un accord reportant l'élection présidentielle au mois d'avril 2018.

L'accord, validé lors d'une séance plénière à Kinshasa en l'absence de la majeure partie de l'opposition, prévoit de maintenir dans ses fonctions jusqu'à cette date le président Joseph Kabila, dont le mandat s'achève en décembre et à qui la Constitution interdit de se représenter.

La présidentielle aura lieu le 29 avril 2018 et la passation de pouvoirs entre le président entrant et le président sortant le 9 mai, a déclaré à l'AFP Vital Kamerhe, co-modérateur du dialogue politique national inclusif pour le compte de l'opposition.

La date des élections c'est en avril 2018, a déclaré pour sa part Ramazani Shadari, président du groupe parlementaire du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation de M. Kabila.

L'ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo, facilitateur des négociations, a annoncé que l'accord approuvé lundi serait signé individuellement mardi après-midi par chacun des délégués à ces assises.

L'accord prévoit la constitution rapide d'un nouveau gouvernement dont le poste de Premier ministre devrait revenir à une personnalité de l'opposition, a dit M. Kodjo.

M. Kamerhe, ancien directeur de campagne de M. Kabila lors de la présidentielle de 2006 et chassé de la majorité en 2008 fait figure de favori.

La RDC traverse une crise politique depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011 à l'issue d'un scrutin marqué par des fraudes massives. Celle-ci est exacerbée par l'incapacité - volontaire, selon les détracteurs du chef de l'État - des autorités à organiser la présidentielle avant la fin de l'année.

L'accord forgé lundi n'engage que la majorité et une frange de l'opposition, ce qui pose la question de sa capacité à sortir le pays de la crise.

Réunie dans un Rassemblement constitué en juin, la majeure partie de l'opposition a refusé de participer au dialogue national, y voyant une manoeuvre du pouvoir pour une présidence à vie de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001.


(©)
 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 16:12
Standard and Poor's évoque «un risque d'instabilité politique» au Cameroun

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) - 2016-10-17 14:55:21- L’agence de notation américaine Standard and Poor's (S&P) a maintenu à «B» le profil émetteur du Cameroun sur le court et le long terme, sous réserve d’éventuels risques d’instabilité politique en rapport avec les «incertitudes liées à la succession» à la tête de l’Etat.


Dans son dernier rapport, l’institution prévoit que la croissance économique réelle du pays restera robuste, en moyenne de 5,3% en 2016-2019 en dépit de la forte baisse des prix du pétrole et des menaces terroristes dans la région de l'Extrême-Nord.

La solvabilité du Cameroun reste limitée par la faiblesse des institutions, le risque lié à la succession à la présidence de la République étant élevé du fait d’un manque d'expérience dans le domaine de la transition démocratique, le chef de l’Etat actuel (Paul Biya) ayant gouverné sans discontinuer depuis 1982.

A ces préoccupations politiques, s’ajoute un faible revenu par habitant ainsi que la hausse continue de l'endettement extérieur qui se situait à 27% du produit intérieur brut (PIB) en fin 2015, dont environ 78% était d’origine extérieure.

S&P prévoit que la dette du pays continuera d’augmenter, avec une variation moyenne de 3,6% du PIB entre 2016 et 2019 et ce alors que le déficit du compte courant se creusera en 2016.

De même, le déficit budgétaire sera en moyenne de 4,3% du PIB pendant la période considérée en raison de la baisse des revenus du pétrole, de la hausse des dépenses, du paiement des intérêts sur la dette extérieure et des dépenses en capital liées à la hausse des investissements gouvernementaux.

La croissance du PIB réel reste toutefois résiliente, atteignant 5,8% en 2015 malgré la baisse des prix du pétrole et la situation sécuritaire fragile dans l’Extrême-Nord où sévit la secte islamiste Boko Haram, dont les risques de déstabilisation critique restent néanmoins contenus.

S&P anticipe même sur la robustesse du secteur des services dopé par la réalisation des grands projets d'infrastructures qui continueront de soutenir la croissance, et l'amélioration des chaînes de valeur agricoles.

L’organisme de notation prévoit aussi un développement de l'approvisionnement en énergie, une activité soutenue dans le secteur du bâtiment ainsi que l’amélioration de la production de gaz naturel.

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 15:51
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La population de Ngakobo vit dans la psychose

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 17 OCTOBRE 2016

NGAKOBO, 17 octobre 2016 (RJDH) — Après l’attaque du site des déplacés de Ngakobo, la population vit dans la peur en dépit du calme précaire qui règne dans la ville.

Le site des déplacés de Ngakobo dans la Ouaka a été la cible d’une attaque attribué par les combattant de l’UPC. Après cette agression de personnes vulnérables, les résidents de la localité sont traumatisés et les activités peine à reprendre leur monotonie.

Selon une source de la gendarmerie de Ngakobo, les mouvements sont encore timides après l’attaque du samedi 15 octobre dernier. Le Commandant de la Brigade de Ngakobo joint au téléphone par le RJDH souhaite un renforcement  rapide des forces de sécurité intérieure dans la ville. « Nous ne disposons que de deux éléments au niveau de la gendarmerie, c’est vraiment déplorable. Nous demandons une augmentation des effectifs de la gendarmerie et de la police, voire des FACA afin de sécuriser la ville » a-t-il lancé.

Une demande saluée par un habitant de Ngakobo qui  déplore que «  nous sommes abandonnés à nous même. Donc le souci, c’est de redéployer nos forces à Ngakobo » a-t-il souhaité.

L’onde de choc de Ngakobo touche aussi la ville de Bambari dont la population est dans la psychose, a rapporté une autorité de Bambari. Cette peur a pour origine la rumeur d’une éventuelle attaque des groupes armés.

 

Centrafrique : Condition déplorable des déplacés de Kaga-Bandoro à Bangui

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 17 OCTOBRE 2016

Bangui, le 17 Octobre 2016(RJDH)- Environ deux cent déplacés en provenance de Kaga-Bandoro sont arrivés ce 17 octobre à Bangui. Ces sinistrés dépourvus de tout vivent sont dans une précarité déplorable.

 Après l’attaque des ex-Séléka sur les civils à Kaga-Bandoro, certains rescapés de cette incursion armée ont décidé de trouver refuge à Bangui. Ceux-ci sont arrivés aujourd’hui, 17 octobre 2016 à bord de quatre véhicules et recueillis par leurs parents ou personnes de bonne foi.

Selon Etienne Oumba, notable du quartier Gobongo 2 qui a accueilli certains de ces déplacés a déploré le sort de ces personnes qui ont besoin d’une assistance.

Sur le déroulement de l’attaque du site à Kaga-Bandoro, Patrick Moussa, l’une des victimes  du site  des déplacés qui a perdu toute sa famille dans les violences a rapporté que « les éléments de la Séléka  ont commencé par  lancé des roquettes et des grenades  avant de faire leurs entrée dans  le site pour faire du porte-à-porte et enfermés certaines personnes dans la maison avant de les bruler vifs ».

Le rescapé du drame a aussi accusé le contingent pakistanais de la Minusca pour sa passivité et faveur en faveur des bandits. « Le contingent Pakistanais était resté impassible devant les exactions des ex-Seleka. Quant ceux avaient épuisé leurs munitions, ils ont été ravitaillé par les casques bleus pour continuer le massacre » a-t-il dénoncé.

Devant la précarité de ces victimes, certaines voix s’élèvent pour interpeller le pouvoir à venir en aide à ces sinistrés. « Nous avons des personnes de troisième âge,  des enfants et des femmes qui n’ont ni famille ici et ils  sont fatigués. Depuis ce matin, j’ai appelé toutes les autorités compétentes pour secourir ces personnes, malheureusement que la réponse tarde», a-t-il déploré.

A Kaga-Bandoro, les déplacés sont dans la précarité, seule la Caritas leur apporte une assistance. Le Gouvernement sera-t-il en mesure d’assister ces déplacés du moment qu’il tarde à porter secours aux réfugiés centrafricains au Mali ?

 

Centrafrique : Touadera et Onanga au chevet des victimes de Kaga-Bandoro

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 17 OCTOBRE 2016

Bangui,le 17 octobre 2016(RJDH)- Le Président Centrafricain F.A Touadera et le Chef de la mission Onusiennne Parfait Onanga se sont  rendus ce 17 octobre  2016 à Kaga-Bandoro dans la préfecture de la Nana-Gribizi pour toucher du doigt la situation déplorable de la population après le regain de violences dans la ville.

L’attaque du site de déplacés de Kaga-Bandoro et le vandalisme du matériel des Organisation Non Gouvernementales a indigné l’opinion nationale et internationale. Pour s’enquérir de la situation et donner une réponse à la hauteur des faits, le Président Faustin Archange Touadera et le Représentant de l’ONU en Centrafrique, Parfait Onanga étaient ce matin à Kaga-Bandoro, une occasion aussi pour partager l’amertume de ces sinistrés.

Selon une source présidentielle, « le Chef d’Etat par son déplacement à Kaga-Bandoro tient à rassurer la population et à compatir avec les familles endeuillées. Il ne manquera pas de délivrer un message fort aux auteurs de cette violence qui ne seront pas impunis », a t-il confié.

Les deux tendances de l’ex-seleka  de FPRC de Nouredinne Adam et  MPC de Alkatime  sont mis en cause dans cette nouvelle montée de violence dans le Chef-lieu de la Nana-Gribizi.

C’est la deuxième fois que le Président Touadera effectue une visite à Kaga-Bandoro. Devant la gravité des faits, l’attente de la population est grande. Elle « réclame sa sécurité avant l’assistance du Programme Alimentaire Mondial », a indiqué un habitant de la ville.

Centrafrique : Retrait de la société civile du comité consultatif et de suivi du DDRR

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 17 OCTOBRE 2016

BANGUI, 17 Octobre 2016 (RJDH) — Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) a suspendu sa participation au Comité Consultatif et de Suivi du DDRR. Une manière de dénoncer la violation de l’Accord de principe du DDRR par les groupes armés.

Dimanche 16 octobre 2016, le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC)  a annoncé son retrait du Comité Consultatif et de Suivi du DDRR, lit-on dans le communiqué publié par cette plateforme. Les raisons de ce retrait est la violation constante de l’accord de principe du DDRR par les groupes armés bénéficiaires de ce programme et au retard constaté dans le lancement de ce comité.

Dans ce document, le GTSC a recommandé aux mouvements armés signataires ou non de l’accord de principe du DDRR de « cesser toutes les exactions sur la population et de se conformer aux termes de cet accord ». Il a martelé que « la souffrance du peuple centrafricain perdure et doit cesser maintenant et sans conditions. Nous souhaitons qu’une rencontre préalable avec toutes les Forces Vives de la Nation avec la présence effective de tous les groupes armés se tiennent avant la reprise des activités dudit comité ».

Le comité consultatif de suivi du DDRR a lancé ses activités mercredi 12 octobre au Palais de la Renaissance à Bangui. Le regain de violence dans l’arrière pays et l’attaque des ONG sont dénoncés par les nations Unies et l’opinion nationale.

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 15:38

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE



Bangui 17 octobre 2016: Un convoi logistique de la  Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) sécurisé par le contingent pakistanais a été attaqué, le 16 octobre, par un groupe d'individus armés, à quelque 20 kilomètres de Dekoa, dans la préfecture de Nana Gribizi.

 

Les Casques bleus ont promptement réagi et mis en déroute les assaillants. Des armes ont aussi été récupérées.

Cette attaque intervient trois jours après celle dirigée contre un convoi sécurisé par le contingent mauritanien, entre Grimari et Sibut, occasionnant cinq blessés dans les rangs des Casques bleus.

 

Tout en condamnant dans les termes les plus forts ces actes lâches et irresponsables qui affectent dangereusement l'action des Casques bleus dans leur mission de paix en République centrafricaine, la MINUSCA invite leurs auteurs à y mettre fin immédiatement.

 

Par ailleurs, la MINUSCA s'insurge contre toute déclaration tendancieuse accusant à tort des contingents de la MINUSCA et souligne que de telles allégations, dont certaines ont des connotations confessionnelles, peuvent semer le doute sur l’impartialité de ses troupes et inciter certains groupes armés ou des individus radicalisés à poser des actes répréhensibles contre les soldats de la paix.

 

La MINUSCA tient à souligner que de tels agissements ne resteront pas impunis et que des poursuites seront diligentées pour appréhender exécutants et instigateurs afin qu’ils répondent de leurs actes devant les tribunaux compétents, y compris, le cas échéant, pour crimes de guerre.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

LA MINUSCA CONDAMNE TRES FERMEMENT DES ATTAQUES REPETEES CONTRE SES CASQUES BLEUS
LA MINUSCA CONDAMNE TRES FERMEMENT DES ATTAQUES REPETEES CONTRE SES CASQUES BLEUS
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 12:14
Centrafrique : des violences font 40 morts près de l’Evêché de Kaga Bandoro

 

 

http://fr.aleteia.org/ ISABELLE COUSTURIÉ 16 OCTOBRE 2016

 

11 mois après la visite du Pape et le jour même où le premier cardinal centrafricain présidait une marche pour la paix.

30 morts et 40 blessés, c’est le bilan d’un assaut mené par des miliciens de l’ancienne coalition Seleka contre le camp d’évacués situé dans les environs de l’Evêché de Kaga Bandoro, au centre du pays. L’attaque, rapporte l’agence Fides, remonte au 12 octobre, le jour où l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, qui vient d’être créé cardinal par le Pape, marchait pour la paix vers le quartier musulman de la capitale où d’autres affrontements ont été signalés une semaine auparavant. A la tête de milliers de personnes de confession chrétienne et musulmane, le futur premier cardinal centrafricain de l’histoire n’a eu qu’un cri : « Que personne ne nous divise. Nous voulons la paix pour l’avenir de notre pays ».

Depuis la visite du Pape…

Depuis la visite du Pape, en novembre 2015, et après 11 mois de calme relatif témoignant d’un certain apaisement entre les protagonistes de la récente guerre civile, les sources contactées par Fides, ne cachent pas leur crainte de voir s’aggraver la situation, dans la mesure où, déplorent-ils, au cours de tous ces mois, « personne ne s’est préoccupé de désarmer les différents groupes qui se sont affrontés pendant la guerre civile ». Sur place pourtant: la mission française Sangaris – appelée à se terminer à la fin de ce mois d’octobre – et 12.000 casques bleus de la Mission de l’ONU en République centrafricaine (MINUSCA).

Entre guerre et paix

Les violences à Kaga Bandoro sont survenues après la mort d’un ancien membre de la Seleka, à dominante musulmane, qui cherchait à voler un groupe électrogène à une station de radio locale, avec trois de ses camarades. En apprenant la nouvelle de sa mort, ceux-ci se sont livrés au pillage et au massacre de civils innocents. Le camp a été incendié, tandis que plusieurs habitations des quartiers proches de la Cathédrale, ainsi que des édifices gouvernementaux, ont été saccagés.

Une semaine auparavant, informe toujours l’agence Fides, à Bangui, la capitale centrafricaine, des fusillades « de vengeance » ont fusé après la mort, le 5 octobre, d’un Commandant de l’armée centrafricaine dans les environs du kilomètre 5, le quartier musulman de la capitale. Une partie de la population pense qu’il s’agit « d’un règlement de compte », d’autres  d’une attaque de la Seleka . Une action qui a tout de même fait cinq morts.

 Réconciliation à tout prix

Dans son premier message après sa nomination par le pape François, Mgr Nzapalainga a promis de tout faire pour la réconciliation en Centrafrique. « Je n’ai pas été appelé pour moi-même. J’ai été appelé pour notre pays. C’est après une grave crise que le Pape est venu dans notre pays. Et c’est encore après la résurgence des violences ces derniers jours, que le pape m’a promu cardinal. Je vous le dis, il y a un Dieu pour les pauvres », a-t-il déclaré devant des centaines de personnes en la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée conception. Chrétiens ou musulmans, les habitants de la capitale ont ovationné l’archevêque de Bangui, le plus jeune des 17 nouveaux cardinaux créés par le pape, saluant en cette nomination « l’ouverture d’une nouvelle ère pour le pays ».

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