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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 15:38

 

 

 

08/05/15 (AFP)

 

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme s'est étonné vendredi que la France n'ait ouvert qu'en juillet 2014 une enquête sur les accusations de viols d'enfants par des soldats français en Centrafrique alors que les faits ont eu lieu entre décembre 2013 et juin 2014.

 

Les autorités françaises ont ouvert leur enquête fin juillet 2014, après avoir été saisi d'un rapport de l'ONU transmis à la mi-juillet par un fonctionnaire du Haut-Commissariat, Anders Kompass.

 

Mais pour le Haut-Commissaire Zeid Ra'ad Al Hussein, quelqu'un au sein des forces armées françaises sur place a forcément été informé des faits avant la remise du rapport, voire quand ils se sont produits.

 

"Quelqu'un était au courant et n'a rien dit. Pourquoi n'y a-t-il pas eu d'enquête nationale (en France)?" à ce moment là, a-t-il demandé, lors d'une conférence de presse à Genève.

 

"Quelqu'un était au courant (...) Cela peut être un officier subalterne, cela peut être un sous-officier. Il est impossible de croire que ces soldats aient agi sans que personne d'autre ne soit au courant", a insisté le Haut-Commissaire.

 

"Il faut une enquête sur ce qui s'est passé", a-t-il répété, appelant les autorités françaises à mener "une enquête très sérieuse" afin de comprendre pourquoi les allégations de viols n'ont pas été vérifiées plus tôt.

 

Il a toutefois salué l'engagement de la France en Centrafrique, via l'opération Sangaris, estimant qu'elle a sûrement permis d'éviter un génocide.

 

Selon une source judiciaire française, 14 soldats français sont mis en cause dans cette affaire potentiellement désastreuse pour l'image de la France et de son armée en Afrique, dont certains, "très peu" selon cette source, ont été identifiés.

 

Cette enquête, menée par le Parquet de Paris, est restée secrète jusqu'à ce qu'un article du quotidien britannique The Guardian révèle l'affaire la semaine dernière.

 

Les témoignages des enfants sont contenus dans un rapport de l'ONU. Ils retracent des faits commis envers un petit nombre de mineurs, sur le site de l'aéroport de M'Poko, à Bangui.

 

"Les abus rapportés dans le document (de l'ONU, ndlr) n'étaient probablement que la pointe de l'iceberg", selon M. Zeid, qui a exprimé "son dégoût" face à de tels actes.

 

Il a par ailleurs indiqué avoir rencontré M. Kompass pour faire le point. Le directeur des opérations du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme avait été suspendu le 17 avril pour avoir transmis à l'été 2014 ce rapport confidentiel à la France. Il a été réintégré dans ses fonctions mardi suite à un jugement d'un tribunal administratif de l'ONU.

 

Le cadre suédois continue malgré tout de faire l'objet d'une enquête interne de l'ONU qui l'accuse d'avoir transmis un document confidentiel, sans avoir pris la précaution d'enlever les noms des victimes présumées, et d'avoir court-circuité ses supérieurs.

 

«Enquête impartiale»


L’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Power a de son côté réclamé une «enquête impartiale» sur la manière dont ont été traitées par l’ONU les accusations de viols d’enfants portées contre des soldats français en Centrafrique. Cette enquête, a-t-elle expliqué, devrait se concentrer sur la rapidité avec laquelle les accusations ont été transmises aux autorités compétentes et avec laquelle celles-ci ont réagi, ainsi que sur la nécessaire protection de l’anonymat des victimes et des témoins.

Cette enquête, menée par le Parquet de Paris, est restée secrète jusqu’à ce qu’un article du quotidien britannique The Guardian révèle l’affaire la semaine dernière. Les témoignages des enfants sont contenus dans un rapport de l’ONU. Ils retracent des faits commis envers un petit nombre de mineurs, sur le site de l’aéroport de M’Poko, à Bangui.

M. Kompass, directeur des opérations du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, avait été suspendu le 17 avril pour avoir transmis à l’été 2014 ce rapport confidentiel à la France. Il a été réintégré dans ses fonctions mardi suite à un jugement d’un tribunal administratif de l’ONU.

Le cadre suédois continue malgré tout de faire l’objet d’une enquête interne de l’ONU qui l’accuse d’avoir transmis un document confidentiel, sans avoir pris la précaution d’enlever les noms des victimes présumées, et d’avoir court-circuité ses supérieurs.

 

Accusations de viols en Centrafrique: la France aurait dû enquêter plus tôt, selon l'ONU

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 18:43

 

 

 

Baboua, 08 mai 2015 (RJDH) – Un mort et plusieurs blessés sont les bilans provisoires d’une attaque, le jeudi 7 mai, à 18 heures à environ 12 kilomètres de la ville de Baboua. Un acte perpétré par un groupe armé assimilé aux rebelles du Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine.

 

Selon les faits rapportés au RJDH, c'est un véhicule de transport en commun en provenance de  Garoua-Mboulaï à destination de  Bouar et Bangui, qui a été la cible de cette attaque.   

 

« Les malfrats ont tiré sur le véhicule sans avoir l’arrêté. Un vendeur au marché Saïdou à Bangui d’après sa carte identité nationale, a trouvé la mort. Et plusieurs autres passagers ont été blessés. Les agresseurs auraient enlevé certaines passagers », a relaté un passager, témoin de l'attaque.

 

L'incident s'est produit à quelques kilomètres de la ville de Baboua. Un fait qui a créé la psychose au sein de la population. « Depuis hier nuit, une partie de la population a passé la nuit dans la brousse et les conducteurs des taxis-moto et d’autres véhicules de transport en commun en provenance de Bouar et Bangui, ont rebroussé chemin et ils ont passé la nuit dans l’enceinte de la douane de la ville de Baboua », a témoigné un habitant de cette localité joint par le RJDH.

 

Les éléments de la gendarmerie ont ramené le corps et les blessés à Baboua. Certains blessés ont été transférés  à Bouar pour des soient », a expliqué une source qui a requis l’anonymat.

 

Cet incident intervient après l'attaque d'une voiture dans la matinée du jeudi. Une femme d’une trentaine d’années a reçu des balles à la jambe./

 

Job Mohouna

Centrafrique/Baboua : Un mort plusieurs blessés dans une attaque des hommes armés

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 18:15

 

 

 

LIBREVILLE, 08/05/15 (Xinhua) -- Le siège de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) repart pour Bangui en République centrafricaine, a annoncé jeudi le président de la Commission de cette institution, le Congolais Pierre Moussa au cours d'un point de presse.

 

"Le risque zéro n'existe pas. L'évolution de la situation sécuritaire en République centrafricaine est en train de s' améliorer donc il faut que nous repartions à Bangui", a déclaré M. Moussa.

 

"La situation sécuritaire en République centrafricaine revient peu à peu vers une stabilité. Plusieurs personnes déplacées regagnent du jour au lendemain leur différente province", a-t-il affirmé, ajoutant que "grâce aux efforts du gouvernement de transition, de la médiation, de la sous-région, de l'Afrique et de la Communauté Internationale, la situation est en train d'évoluer vers la stabilisation".

 

M. Moussa a déploré le fait que la Commission, qui se retrouve ainsi depuis plus de deux ans sans siège, sans bureaux, sans administration, avec un personnel dispersé, obligée d'errer ici et là pour tenter de faire face à un minimum de responsabilité.

 

"Certaines ambassades, les institutions onusiennes, les organisations non gouvernementales, les corps diplomatiques accrédités en République centrafricaines sont repartis à Bangui, comment notre propre institution doit rester ailleurs", s'est-il interrogé.

 

Les chefs d'Etat et de la CEMAC qui se sont réunis lors d'un sommet extraordinaire en juin 2013 à Libreville au Gabon avaient décidé de délocaliser provisoirement le siège de cette institution sous régionale de Bangui pour le Gabon.

 

 

LA CEMAC abandonne le projet de création d'une compagnie aérienne

 

APA – Libreville (Gabon) - 05-08 14:52:46 Les chefs d’Etat des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) réunis en sommet à Libreville ont décidé finalement de laisser tomber le projet de création de la compagnie aérienne régionale ‘’Air CEMAC’’.


‘'En matière de transport aérien, au regard des difficultés de démarrage de la compagnie communautaire Air CEMAC, les chefs d'Etat, de gouvernement et de délégation ont décidé de renoncer à ce projet'', indique le communiqué final du 12-ème sommet des chefs d'Etat de la CEMAC tenu mercredi dans la capitale gabonaise.

Créée en grande pompe en 2010 par les chefs d'Etat de la CEMAC, la compagnie Air CEMAC qui avait déjà un président du conseil d'administration et un directeur général, n'a jamais décollé en dépit de toutes les tentatives de trouver un partenaire technique.

La compagnie Air France avait été sollicitée, mais les négociations n'ont pas abouti, a indiqué le président de la Commission de la CEMAC, Pierre Moussa.

Les chefs d'Etat de la sous région caressaient le rêve d'unifier le ciel de l'Afrique centrale à travers la naissance d'une compagnie aérienne communautaire, à l'instar de la défunte Air Afrique qui a longtemps fait la fierté de beaucoup de pays africains francophones.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=823527#sthash.DuYf6n4s.dpuf

 

Le siège de la CEMAC repart pour Bangui, selon son président de commission

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 17:58


 

 

Bangui, 08 Mai 2015 (RJDH)-- Le président de la Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA), le Pasteur Antoine Mbao-Bogo a invité le gouvernement à protéger les volontaires de la CRCA et tous les humanitaires. Une déclaration faite  à l’occasion de la journée internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge, célébrée le 08 mai. Aucune manifestation n’a été organisée dans le pays  à cause des assises du Forum de Bangui.

 

C’est autour du thème « Nos principes en action » que cette journée est célébrée à travers le monde. Pour le président de la CRCA, la célébration du 08 mai intervient au moment où la Centrafrique cherche à travers le dialogue à retrouver la paix et l’unité. « C’est pourquoi, nous sollicitons au gouvernement ainsi que toute la communauté d’accorder toute protection nécessaire aux volontaires et agents de la Croix-Rouge dans le but de les aider à apporter l’assistance à ceux qui sont dans le besoin », a déclaré le président de la Croix-Rouge.

 

Antoine Mbao-Bogo a d’abord rappelé les principes qui régissent le mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge avant de rappeler aussi que ces structures humanitaires, dans le contexte difficile que traverse le pays, sont restées auprès des populations afin de leur apporter protection et assistance.

 

« Des blessés et des malades continuent à être secourus et évacués, des dépouilles mortelles collectées et enterrées. Des équipes médicales prennent en charge des malades et blessés à l’hôpital communautaire de Bangui, à l’hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro, à Berberati, à Bambari ou encore au centre de santé Henry Dunant de la CRCA à Bangui », a rappelé Antoine Mbao-Bogo.

 

Selon le président de la CRCA, de la nourriture et des biens de première nécessité tels que les bâches, des seaux, des nattes, des kits de cuisine et d’hygiène sont distribués aux personnes déplacés.

 

« Un soutien est apporté à la SODECA afin de lui permettre de fournir de l’eau potable aux populations de Bangui et de la ville de Ndélé. Des latrines d’urgence sont construites sur les sites des déplacés et dans les écoles à Bangui », a-t-il ajouté avant de présenter aussi les actions visant la lutte contre le paludisme, notamment la distribution des moustiquaires imprégnées à travers le pays.

 

Par ailleurs, le président de la CRCA a déploré le fait que les convois de la Croix-Rouge soient attaqués ces derniers mois, conduisant à la perte de véhicules et de biens destinés aux personnes vulnérables.

 

« Une fois de plus, nous lançons un appel pressant à tous et à toutes pour qu’ils garantissent la sécurité du personnel humanitaire et s’abstiennent de s’en pendre au personnel et aux volontaires de la Croix-Rouge », a lancé Antoine Mbao-Bogo.

 

La célébration de cette journée sera faite en différé le 22 mai prochain./

 

Fridolin Ngoulou


 

Centrafrique/Bangui : La CRCA invite le gouvernement à protéger les humanitaires

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 17:40

 

 

 

08/05/15 (APA)

 

APA Bangui (Centrafrique) - Le procureur de la République de Bangui, Ghislain Gresenguet, a annoncé, l’interpellation, au km5, dans le 3ème arrondissement de la capitale centrafricaine, de quatre personnes en possession d’armes de guerre, au cours d’une opération conjointe menée par les forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), la gendarmerie et la police centrafricaines.

 

Un véritable arsenal de guerre comprenant, entre autres, des RGP7, des lance-roquettes, des kalachnikovs et des munitions ont été également saisis au cours de cette opération, lancée jeudi, a indiqué M. Gresenguet, ajoutant que le dossier des personnes interpellées a été transmis au Parquet.

 

˜'Leur dossier a été transmis au Parquet et nous allons pousser les investigations pour que la justice centrafricaine soit rendue et qu'on sache pourquoi ces citoyens décident volontairement de garder les armes par devers eux'', a-t-il expliqué.

 

˜'En marge du forum qui est l'unique occasion pour que filles et fils du pays débattent de leurs problèmes, il ne faut pas perdre de vue que des auteurs d'actes criminels doivent être présentés à la justice pour répondre de leurs actes'', a poursuivi le procureur de la République.

Interpellation à Bangui de quatre personnes en possession d’armes de guerre

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 15:56

 

 

Centrafrique/Forum de Bangui : Des propositions de paix et sécurité se dessinent
 

Bangui, 08 Mai 2015 (RJDH) - La restructuration de l'armée, la création d'un département spécifique pour la paix et la réduction de nombres des partis politiques tels sont les points essentiels débattus par la commission 1 qui a pour thématique "paix et sécurité".  Ces travaux se sont déroulés le jeudi 7 mais  au palais de la CEMAC.

 

Durant une heure et demie, le débat a été contradictoire. Par la suite, les participants ont fait de différentes propositions. Dans la commission paix, ils ont souhaité la création d’un département spécifique à la paix, la réduction de nombre des partis politiques centrafricains, en trois partis, le service militaire obligatoire pour tout centrafricains.

 

Dans la commission sécurité, les participants ont évoqué la question du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) des ex-combattants, la création d’une armée casernée dans les  frontières, un excellent critère de recrutement des armés et la mise à la disposition de l'armée des moyens sophistiqués pour la défense du territoire.

 

Même si les esprits semblent être remontés, tous les participants ont manifesté la volonté d'aller vers la réconciliation et la paix. C'est ce que témoigne Joseph Bindoumi, magistrat et président de la League Centrafricaine des Droits de l’Homme, qui se dit optimiste à la réussite de ce Forum.

 

  « Nous avons noté la présence des participants dans cette commission, certains ont demandé pardon au peuple Centrafricain, d’autres ont accepté la cessation de toutes les violences, d’autres encore ont demandé des garanties avant le désarmement. En tout état de cause, malgré la colère et les mésententes, tout le monde est en train de progresser vers l’acceptation de la paix »,  a-t-il fait observer.

 

Notons que la synthèse des propositions des travaux de sous-groupes va  être présentée ce vendredi 8 mai à la plénière générale pour son adoption./

 

Vivien Ngalangou

 

 

Centrafrique: Binta Diop de l’UA appelle les Centrafricains à profiter du forum pour décider eux-mêmes de leur destinée

 

Bangui, 08 mai 2015 (RJDH)---Binta Djop, envoyée spéciale de la présidente de la commission de l’Union Africaine a lancé un appel aux Centrafricains lors d’une conférence de presse tenue le jeudi dernier au siège de la mission de l’Union Africaine en RCA. Pour elle, les Centrafricains doivent décider de leur destinée à travers ce forum.

 

Binta Djop a considéré le forum en cours comme une occasion que les Centrafricaines doivent saisir pour prendre main l’avenir de leur pays « les Centrafricains doivent décider eux-mêmes de leur destinée et l’occasion offerte est le forum de Bangui qu’ils doivent utiliser pour se parler et décider de l’avenir de ce pays qui compte énormément pour la sous-région et pour l’Afrique entière ».

 

L’envoyée spéciale de la présidente de la commission de l’Union Africaine a indiqué que le forum de Bangui est une étape déterminante dans la suite du processus de la normalisation de la République Centrafricaine. « Le forum de Bangui est une étape importante dans le processus vers les élections libres et démocratiques, vers des institutions stables, vers la réforme des institutions de sécurité, de gouvernance mais aussi vers la reconstruction de la Nation ».

 

L’envoyée spéciale de la présidente de la commission de l’Union Africaine a renvoyé la balle dans le camp des Centrafricains en ce qui concerne les élections. Pour elle « l’Union Africaine ne peut pas imposer une date ou quoi que ce soit au peuple centrafricaine. C’est à ce peuple de décider quand est ce que ces élections doivent se tenir ».

 

Binta Diop a réaffirmé l’engagement de la communauté internationale en général et de l’Union Africaine en particulier à soutenir le processus électoral en République Centrafricaine si les Centrafricains prouvent leur volonté de faire des élections dans le pays « la communauté internationale y compris l’Union Africaine, nous sommes prêts à soutenir les élections mais il faut une volonté et une détermination. Les Centrafricains doivent nous montrer qu’ils sont prêts à aller vers les élections pour que nous mobilisions les ressources. C’est aux Centrafricains de décider, enfin de compte de leur destinée » a-t-elle déclaré.

 

Binta Diop est à Bangui pour représenter la présidente de la commission de l’Union Africaine lors des assises du forum de Bangui.

 

La cheffe de l’Etat de transition Catherine Samba-Panza lui a accordé une audience le jeudi dernier, audience au cours de laquelle les deux personnalités ont évoqué des questions relatives au forum de Bangui et à la feuille de route de la transition.

 

 Binta Diop, personnalité sénégalaise de la société civile est fondatrice de l’ONG Femmes Africa Solidarité dans son pays. En 2011, elle fait partie des 100 personnalités qui font bouger le monde (classement de Time Magazine)./

 

Sylvestre Sokambi

Echos du Forum National de Bangui sur RJDH
Echos du Forum National de Bangui sur RJDH

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 15:18

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  vendredi 8 mai 2015 09:39

 

Après 48 heures d'intenses débats dans les quatre commissions thématiques, les travaux du Forum national vont se poursuivre ce vendredi en plénière. Mais coup d’œil dans le rétroviseur des travaux en commissions. A la 3e journée des travaux du Forum, les choses se précisent ; les intentions se dévoilent ; les couleurs se révèlent.

Dans la salle 101 du Complexe sportif Barthélémy Boganda (Stade 20.000 places) archi-comble, se sont déroulés les travaux de la commission Gouvernance. A elle seule, cette commission accueille plus de 250 délégués sur les quelques 600 participants que compte le Forum.


Pourquoi un tel engouement pour la commission Gouvernance ?


La réponse est claire : des calculs politiques privilégiés. Il est question de débattre du Code électoral, de la charte constitutionnelle, de la Cour pénale spéciale, de l’avant-projet de Constitution. La transition doit s’achever en principe en août. Quel schéma suivre pour la suite si les élections arrivaient à être repoussées ? En tout cas, des questions fondamentales qu’aucun acteur politique ne veut louper.

Ce qui explique la forte mobilisation pour cette commission où ils sont sûrs de ne pas perdre leur carte. Parlons du 1er point qui retient particulièrement l’attention de la classe politique et qui a trait aux élections, en dépit de l’évidence que le chronogramme remanié est devenu intenable, c’est-à-dire que les centrafricains n’iront pas aux urnes entre juin et août comme initialement prévu, il est difficile jusqu’à lors de dire quand elles pourront se tenir.

Tandis que les politiques tergiversent sur la période à proposer, les groupes armés ont fait unanimité en proposant la fin de l’année soit novembre et décembre pour organiser ces élections. Ils se sont aussi opposés à toute idée d’une 3e transition, mais souhaitent plutôt un rallongement de l’actuelle équipe tout en renforçant celle-ci par certaines compétences. Cependant, certains participants veulent bien qu'on tienne compte des contraintes de l'Autorité nationale des élections (ANE), lesquelles empêchent la tenue de l’actuelle échéance électorale dans le délai imparti. Entre autres : le code électoral non encore disponible ; un gap de 48% du budget électoral à mobiliser et ; la mise en place des démembrements de l’ANE qui connaît un problème logistique.

Commission Justice et Réconciliation

Dans les autres commissions, l'engouement constaté à la commission Gouvernance n'est certes pas au rendez-vous mais les travaux, malgré les  couacs constatés par ci et là, ont finalement pu avancer. A la Commission Justice et Réconciliation, logée dans l’hémicycle des Affaires étrangères, la salle n’offre pas une commodité adéquate. Et les participants s'en sont plaints.

Pour Jean Christophe Nguinza, « c'est un environnement chaud déjà parce que les conditions ne sont pas réunies pour nous rafraîchir. Et vous savez que dans une telle chaleur, tous les esprits sont surchauffés et vous comprenez que l'ampleur de la crise et les cris de misère de nos concitoyens nous poussent justement à dépasser tout cela ».

« Sur le plan organisationnel, pour être objectif, il y a des ratés mais ce ne sont que des œuvres humaines, l'homme n'est pas parfait. Nous pensons que le comité d'organisation a fait un effort surtout que les gens ont réussi à se restaurer, à prendre un petit-déjeuner... », a-t-il ajouté. Finalement, cette Commission a été relocalisée au Conseil national de transition (CNT, le parlement provisoire).

Commission Développement économique et social

Dans la commission Développement économique et social, installée à l’hôtel Azimut, l'ambiance est toute aussi belle. Des participants quiets et des débats menés sans grandes difficultés. Sauf que la classe intellectuelle tente de caporaliser les débats au détriment des victimes et autres délégués venus des provinces lors que les interventions sont généralement menées en français. La question de l’exploitation des richesses du sous-sol centrafricain s'est naturellement invitée aux débats même si elle n’a pas été approfondie, ce qui crée des frustrations. Certains participants regrettent le fait que le bureau ne leur ai pas donné l'occasion de se prononcer en profondeur sur le sujet. D'autres, par contre, ont mis en lumière la pression de la France sur cette ressource, ce qui pourrait être source d’une nouvelle crise.

Commission Paix et sécurité

Un autre casse-tête, c’est la commission Paix et sécurité. Et comme on le dit, « A chaque rivière, ses poissons ». Des militaires et groupes armés en surnombre s'ajoutent aux délégués des régions les plus affectées par la crise. Dans cette commission, l'ambiance est à la surchauffe : chamaillades, coups de gueule, menaces de boycott bref, tout le monde voulait intervenir, même si tout le monde ne peut parler à la fois. Après moult appels au calme, l’entente s’est installée et les travaux ont repris avec quelques propositions concrètes : la mise en place d’une médiation nationale, ainsi que des comités de réconciliation dans chaque préfecture. Mais tout cela ne peut-être effectif que si l'on s'active au redéploiement des Forces armées centrafricaines dans les régions frontalières. Ensuite, un désarmement volontaire des groupes armés identifiés et, un désarmement forcé pour les groupes non identifiés.

Dans les coulisses des groupes de travail du Forum de Bangui

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 15:14

 

 

 

07/05/15 (Agence Gabonaise de Presse)

 

Les chefs d’Etats des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont décidé mercredi, à Libreville, de lever le verrou de la libre circulation des personnes qui constituait un véritable talon d’Achille pour la bonne marche de cette organisation régionale.

 

L’annonce été faite par le président de la Commission de la CEMAC, Pierre Moussa déclinant le communiqué final ayant sanctionné la 12ème conférence des chefs d’Etat de cette organisation qui regroupe six pays de l’Afrique centrale (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad).

 

Cette décision de l’effectivité de la libre circulation des personnes dans l’espace CEMAC est entrée en vigueur dès son annonce.

 

Selon M. Moussa, la libre circulation des personnes sera conditionnée par la présentation de la carte nationale d’identité et des passeports biométriques pour les ressortissants des pays membres de la communauté.

 

En 2013, lors d’un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEMAC, il avait été annoncé la suppression des visas pour les ressortissants des pays de la communauté dès le 1er janvier 2014, une décision n’était pas entrée en vigueur en raison des réserves émises par la Guinée Equatoriale.

 

Quatre chefs d’Etat sur les six que compte la CEMAC ont pris part à ce sommet de Libreville. Il s’agit du Gabonais Ali Bongo Ondimba, hôte de la rencontre, le Congolais, Denis Sassou Nguesso, de l’Equato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema et du Tchadien, Idriss Deby Itno. Le Cameroun était représenté par le président du Conseil économique et social Luc Ayang et la République centrafricaine par Mahamat Kamoun, Premier ministre.

Les chefs d’Etat de la CEMAC décident de l’effectivité de la libre circulation des personnes

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 14:57

 

 

 

PARIS 08/05/15 (Reuters) - Le procureur de Paris a annoncé jeudi l'ouverture d'une information judiciaire contre X sur des soupçons de viols de mineurs commis par des soldats français en Centrafrique en 2013 et 2014.

 

Cette décision fait suite à la réception, le 29 avril, d'un questionnaire rempli par la rédactrice du rapport de l'Onu qui faisait état d'abus sexuels présumés, précise le procureur dans un communiqué.

 

"Après analyse de ce questionnaire, le parquet de Paris a ouvert ce jour, 7 mai 2015, une information judiciaire contre personne non dénommée des chefs de viols sur mineurs de quinze ans par personnes abusant de l'autorité conférée par leurs fonctions et complicité de ce crime", dit-il.

 

"Les investigations vont désormais se poursuivre sous l'autorité de magistrats instructeurs, afin de parvenir à la manifestation de la vérité quant aux faits dénoncés."

La déclassification d'une enquête interne de l'armée est en cours, a-t-on par ailleurs appris auprès du ministère français de la Défense.

 

Une enquête préliminaire avait été ouverte à Paris en juillet dernier par le parquet de Paris, sur la base d'un document des Nations unies faisant état d'abus sexuels présumés sur des enfants centrafricains entre décembre 2013 et juin 2014 dans le camp de réfugiés de l'aéroport de M'Poko, à Bangui, sous protection militaire.

 

Dans cette note confidentielle de l'Onu, six enfants africains âgés de 9, 11 et 13 ans dénonçaient des abus sexuels commis par des militaires français de l'opération Sangaris, entre décembre 2013 et fin mai-début juin 2014. Quatre disaient être des victimes directes.

 

Quatorze militaires, dont certains sont identifiés, seraient concernés par ces accusations, a-t-on appris la semaine dernière de source judiciaire. Cinq militaires étrangers sont aussi concernés.

 

Dans le cadre de l'enquête préliminaire diligentée par le parquet, des gendarmes français se sont rendus en Centrafrique en août dernier pour procéder à des vérifications, sans toutefois auditionner des enfants, indique jeudi le procureur.

 

Le parquet de Paris souhaitait d'abord entendre la fonctionnaire de l'Onu qui a rédigé le rapport qui a lancé l'affaire, mais l'institution internationale a refusé de lever son immunité, préférant qu'elle réponde à un questionnaire, dit-il encore.

 

Le président François Hollande a promis des sanctions "exemplaires" et dit qu'il serait "implacable" si l'enquête concluait à la culpabilité de militaires français.

 

 

Viols en Centrafrique : Jean-Yves le Drian demande la déclassification de l'enquête

 

08/05/15 (Atlantico)

 

La décision sera prise par la Commission consultative du secret de la défense nationale le 28 mai prochain.

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a demandé jeudi la déclassification de l'enquête interne de l'armée menée après les accusations de viols d'enfants portées contre plusieurs soldats français en Centrafrique, des faits survenus début 2014.

 

La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), seule autorité compétente à déclassifier, se réunira le 28 mai prochain et donnera un avis sur cette démarche.

 

"Il y a eu une demande du ministère de la Justice au ministère de la Défense pour déclassifier le rapport de commandement, cette demande a été acceptée et le processus de déclassification du rapport de commandement est en cours ", a confirmé à la presse le porte-parole du ministère, Pierre Bayle. Si la demande de déclassification est approuvée, le ministre la conformera alors.

 

L'enquête va être confiée à des juges d'instruction français, a annoncé jeudi dans un communiqué le procureur de la République de Paris, François Molins. L'information judiciaire est ouverte "contre personne non dénommée des chefs de viols sur mineurs de quinze ans par personnes abusant de l'autorité conférée par leurs fonctions et complicité de ce crime".

 

C'est le journal britannique The Guardian qui a révélé le premier l'affaire. Quatorze militaires français ont été mis en cause, dont trois identifiés, par les témoignages de six enfants de 9 à 13 ans recueillis dans une note des Nations Unis en 2014.

 

Dans le JDD le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a parlé d'une "enquête complexe". "Depuis les faits allégués, la plupart des soldats ont quitté ce théâtre d'opérations", a-t-il précisé.

Information judiciaire sur des soldats français en Centrafrique

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 05:51

 

 

 

08-05-2015 à 03:20  Par RFI   Laurent Correau / RFI

 

Au Forum de Bangui, les travaux ont continué jeudi. Les participants se sont penchés sur l’organisation des élections avec un constat : les délais de juin ou juillet vont être impossibles à tenir. Le président de l'Autorité nationale des élections a dû l'admettre.

 

Le président de l’Autorité nationale des élections (ANE) est venu présenter jeudi matin un rapport sur l’état des préparatifs du scrutin. Un rapport qui a officialisé ce que tout le monde devinait, à savoir que les élections ne pourront pas avoir lieu dans les nouveaux délais fixés. Elles ne pourront pas avoir lieu avant la fin de la transition prévue pour août.

 

Un quart seulement du budget total des élections est actuellement réuni. Quand toutes les promesses de contribution auront été acquittées, il manquera encore 48 % du budget. Face à ces problèmes de moyens, les retards s’accumulent. Le matériel permettant l’enregistrement des électeurs arrivera en juin ou juillet. La formation des personnels concernés par le recensement électoral sera en principe terminée fin juin.

 

Les faits sont donc là même si le président de l’Autorité nationale des élections hésite à prononcer les mots qui fâchent  : « Tenir les délais prévus, cela me paraît assez difficile pour ne pas dire impossible », a-t-il finalement concédé du bout des lèvres, pressé par l’assistance.

 

Réactions mitigées

 

Des propos qui tranchent avec le volontarisme affiché jusqu'à il y a peu par les autorités de Bangui. Ces aveux du président de l'ANE ont aussitôt suscité de nombreux commentaires au sein de la classe politique centrafricaine. Notamment, car un nouveau retard des élections obligera à prolonger une deuxième fois la transition.

 

Le mandat de la présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza expirera en août, après le délai supplémentaire de six mois qui a été accordé à la transition par la communauté internationale. Doit-t-elle bénéficier d'une nouvelle prolongation ou faut-il mettre en place une nouvelle équipe ?

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, le président du parti Patrie, Catherine Samba-Panza doit céder la place en août prochain : « La transition a été mise en place pour organiser les élections. C’est un constat d’échec, on doit en tirer toutes les conséquences pour que ces erreurs-là ne puissent pas se répéter et trouver un nouvel exécutif pour pouvoir terminer la transition et organiser les élections », affirme-t-il.

 

Martin Ziguélé, le président du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), estime pour sa part qu'il faut maintenir en poste l'actuelle équipe de transition jusqu'aux élections. « Je pense qu’il faut faire confiance à l’équipe actuelle, qu’elle mène le pays, qu’on lui donne les moyens et qu’elle prenne l’engagement de tout faire pour que ces élections-là se tiennent dans les meilleurs délais possibles et de préférence avant la fin de l’année », indique-t-il.

 

Cyriaque Gonda, le président d'une troisième formation, le PNCN ((Parti national pour un Centrafrique nouveau), est d'accord avec l'objectif d'une élection retardée de quelques mois seulement pour avoir lieu en 2015. « Si on tarde à organiser les élections, on court le risque de voir notre crise s’empirer, estime-t-il. Manque de confiance entre nous, autorité illégitime, une transition qui n’est plus une transition temporaire mais une transition permanente. »

 

Désiré Kolingba, qui dirige le parti RDC (Rassemblement démocratique centrafricain), estime pour sa part que les Centrafricains doivent maintenant se concerter pour trouver ensemble une nouvelle date, et cette fois-ci la proposer eux-mêmes à la communauté internationale.

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