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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 01:49

 

 

 

 

 

 

05/08/14 (Dw-World)

 

Même si rien n’indique pour l’instant le remplacement de l’actuel chef de gouvernement, la Seleka exige le respect d’une clause non écrite qui voudrait que le Premier ministre soit un musulman ou issu de ses rangs. En Centrafrique, les tractations se poursuivent pour la formation d'un nouveau gouvernement après l’accord de Brazzaville.

 

Selon les informations dont nous disposons, l’actuelle polémique trouve sa source dans l’accord de Ndjamena qui a vu Catherine Samba-Panza arriver au pouvoir en remplacement de Michel Djotodia, président de la Seleka. La nomination d’un chef de gouvernement issu des rangs de la Seleka aurait été la condition posée par le mouvement rebelle en janvier dernier dans la capitale tchadienne pour céder le pouvoir à une autre personne.

 

Et c’était le même scénario à Brazzaville où l’ex-rébellion avait boycotté les discussions pour ensuite signer in extremis l’accord de sortie de crise suite à l’intervention du médiateur congolais, le président Sassou Nguesso. Hier les opposants à la désignation d'un cadre de la Seleka ou d'un musulman au poste de Premier ministre, sont descendus dans à rue à Bangui. Ce qu'a dénoncé le Colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de la Seleka :

 

« Si des gens s’opposent à la nomination d’un musulman au poste de Premier ministre, alors nous prendrons la communauté internationale à témoin. Il faut que nos frères qui se trouvent à Bangui, cessent de nous marginaliser… même si aujourd’hui on n'a plus le pouvoir, on cherche à ramener la paix. Cette paix doit être conjuguée ensemble. (Mais est-ce que l’idée d’un Premier ministre issu de vos rangs a été évoquée à Brazzaville ?) : Oui, mais comme rien n'a été fixé par écrit, on reste dans le vague.»

 

Les responsables de la Seleka se sentent grugés. Mais pas question de nommer un chef du gouvernement en se basant sur des critères religieux ou ethniques, répond l’homme politique et ancien ministre centrafricain, Olivier Gabirault :

 

« Nous savons qu’on a fait cette proposition pour calmer la situation. Mais peut pas ceder à la pression de gens qui ont pris des armes et leur attribuer des fonctions.. non... c’est un danger pour l’avenir »

 

L’exécutif centrafricain essaie de calmer la situation et nie l’existence d’une telle clause. Mais le porte parole du gouvernement, Gaston Mackouzangba l’exprime en des termes ambigus :

 

« À ma connaissance, il n’est pas question "officiellement" de la désignation d’un Premier ministre issu de la Seleka en se basant sur des critères religieux. Ce n’est pas démocratique. Laissons la présidente choisir un Premier ministre qu’il faut… dans le sens de l’intérêt général, dans le sens de la paix et de la réconciliation ».

 

L'accord sur la cessation des hostilités en RCA a été conclu le 23 juillet dernier à Brazzaville. Un accord que certains ont accueilli avec scepticisme mais le premier ministre, André Nzapayéké, l'avait lui au contraire qualifié de viable. Mais il n'a pas empêché de nouvelles violences. Des accrochages qualifiés de violents ont opposé lundi des soldats français aux combattants de la Seleka dans le nord du pays. Les affrontements de Batangafo ont fait selon la force africaine, la Misca, plusieurs morts dans les rangs de l'ex-rébellion.

 

http://www.dw.de/seleka-exige-la-primature-pol%C3%A9mique-%C...

 

 

(Djouma Narkoyo)

 

 

NDLR : Contrairement à l'Accord de Libreville qui a été dûment signé en janvier 2013, il n'y a jamais eu d'accord de signé à N'djaména en janvier 2014, sinon qu'on nous en brandisse le texte. Seuls les écrits restent dit-on ! Comment peut-on travailler sur la base de vagues promesses, fussent-elles de chefs d'état ! Cela dit, en quoi Séléka mérite-t-elle de gérer la primature alors que son nom évoque automatiquement dans l'esprit des Centrafricains, pillages d'anthologie, tueries, crimes de guerre, viols, vols et humiliations de toutes sortes. Enfin, quelle cohérence y-a-t-il à vouloir absolument la primature d'un pays que Séléka veut diviser en deux? 

Seleka exige la primature, polémique à Bangui

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 01:46

 

 

 

 

 

par RFI  06-08-2014 à 00:03

 

Le calme était revenu ce matin à Batangafo dans le nord de la Centrafrique où des affrontements très violents ont opposé, lundi 4 août, la force française Sangaris à la Seleka. Mais ce mardi 5 août au soir, de nouveaux tirs se sont fait entendre.

 

C'est en fin d'après-midi que les hostilités ont repris au coeur de la ville, selon un habitant joint par RFI. Les affrontements opposent les éléments des forces Sangaris et Misca aux hommes de la Seleka.

 

Ce regain de violence ferait suite à un mécontentement des Seleka face à l'ultimatum posé ce mardi matin. En effet, lors d'une réunion entre les militaires français et les cadres de la Seleka, il a été demandé aux rebelles de se laisser désarmer et d'accepter d'être cantonnés.

 

Selon l'état-major français, une mission de reconnaissance a été prise à partie, lundi 4 août, par des hommes armés. Cette dernière a riposté avec deux hélicoptères et deux chasseurs Rafale.

 

Du côté de la Seleka, on affirme que ce sont les soldats français qui ont ouvert les hostilités face aux éléments du général al-Khatim, le numéro 2 de l'état-major militaire de la Seleka.

 

Le bilan reste encore difficile à établir. La Misca déplore deux morts dans ses rangs. Côté Seleka, il pourrait y avoir plus de cinquante morts et une centaine de blessés.

 

Ce mardi, des chefs de Seleka répétaient ne pas comprendre cette réaction française.

 

 

 

Centrafrique : la Séléka annonce un accrochage au Nord avec Sangaris et anti-Balakas, démenti des anti-Balakas

 

Par LIANG Chen  French.china.org.cn | Mis à jour le 06-08-2014

 

Les ex-rebelles centrafricains de l'alliance Séléka ayant porté leur Michel Djotodia au pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui déclarent avoir perdu deux de leurs combattants et deux véhicules détruits lors d'un accrochage lundi à Batangafo (Nord) avec des soldats français de l'opération Sangaris accusés de soutenir les miliciens anti-Balakas, des accusations démenties par ces derniers.

 

Selon le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole joint mardi par Xinhua à Bambari, localité du Centre de la Centrafrique où s'est déplacé le commandement opérationnel de l'ex-rébellion après la mise à l'écart de Djotodia du pouvoir en janvier par les dirigeants d'Afrique centrale et la France suite à la persistance des violences dans le pays, cet incident dû à une violente discussion entre des responsables de la Séléka et de Sangaris s'est aussi soldé par la destruction de deux véhicules du mouvement armé.

 

"Là où il y a les Sangaris, il y a toujours les anti-Balakas. Les Sangaris couvrent les anti-Balakas pour les aider à nous attaquer, comme ce fut le cas à Bangui. C'est une violation flagrante de l'accord de Brazzaville. D'ailleurs, depuis la signature de cet accord, les anti-Balakas nous attaqués quatre à cinq reprises. Nous n'allons pas continuer à nous laisser faire", a affirmé l'ex-chef rebelle.

 

Dans le camp des miliciens anti-Balakas, proches de l'ex-chef de l'Etat François Bozizé, renversé par l'ex-coalition rebelle, ces accusations sont balayées d'un revers de main.

 

"Ce qui a été dit par les ex-Séléka, ça n'engage qu'eux. Nous n'avons pas d'hommes à Batangafo", a réagi Emotion Brice Namsio, porte-parole de cette organisation également coupable, au même titre que son adversaire, d'exactions et de pillages au détriment des populations civiles centrafricaines.

 

"C'est archifaux. Nous voulons la paix, le peuple centrafricain a trop souffert. Il n'est plus question de continuer à nous battre. Et même, les ex-Séléka connaissent notre force de frappe, nous n'avons pas besoin de nous associer aux Sangaris pour aller attaquer leurs positions. C'est par rapport à ce qu'on a comme moyens qu'on les a délogés de Bangui", a poursuivi le milicien joint pour sa part à Bangui.

 

A l'initiative du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine au nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), un accord de cessation des hostilités a été signé le 23 juillet à Brazzaville entre les différentes parties au conflit, en présence des autorités de transition dont la présidente par intérim Catherine Samba-Panza.

 

De l'avis de Namsio, les anti-Balakas, forts de plus de 52.000 combattants d'effectifs dont quelque 10.200 sont déclarés présents dans la capitale, sont désormais préoccupés par l'exécution de l'opération de "désarmement négocié" prévue par cet accord qui, à l'en croire, fait l'objet à l'heure actuelle d'une campagne de sensibilisation auprès de ces hommes et au sein de la population.

 

Selon lui, le groupe armé a entrepris la destruction de ses propres "barrières illégales" mises en place sur les axes routiers centrafricains.

 

Mais après avoir démenti une présence à Batangafo, Emotion Brice Namsio a tout de même confié que "nous sommes partout. Les anti-Balakas, c'est l'émanation de la population. Ils se trouvent sur toute l'étendue du territoire centrafricain".

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

RCA : de nouveaux tirs entendus à Batangafo

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 01:43

 

 

 

 

 

05/08/14 (AFP)

 

L'insécurité persiste à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, où la situation humanitaire reste préoccupante avec près de 30.000 déplacés dans la ville, théâtre de violents affrontements entre groupes armés à la mi-juillet, a affirmé mardi une responsable des Nations unies.

 

Bambari (à environ 350 km au nord-est de Bangui) "a été frappée par une série d'affrontements armés depuis fin mai", a expliqué à la presse la coordinatrice du Bureau des affaires humanitaires des Nations unies en Centrafrique, Claire Bourgeois.

 

Entre fin juin et fin juillet, "l'hôpital de Bambari a enregistré (...) 227 blessés par balle ou par arme blanche", a souligné Claire Bourgeois, au retour d'une mission à Bambari.

 

Début juillet, l'attaque la plus sanglante, menée par l'ex-rébellion Séléka sur un site de déplacés à la cathédrale Saint Joseph, avait fait 26 morts, selon la Croix-Rouge locale.

 

Plus de 27.000 habitants de la ville et des environs "ont fui leurs maisons", et "la majorité vit maintenant dans les trois principaux sites de la ville", a souligné Claire Bourgeois.

 

"L'insécurité rend difficiles les évaluations le long des principales routes dans la région", a ajouté la responsable humanitaire, estimant qu'environ 15.000 personnes sont déplacées ailleurs dans la préfecture de la Ouaka, dont Bambari est le chef-lieu.

 

"Je suis profondément préoccupée par la protection des personnes déplacées et des populations civiles de Bambari. Nous devons déployer les efforts pour que l'assistance humanitaire puisse arriver à tous", a-t-elle dit.

 

"Les habitants disent que Bambari était connue sous le nom de +la petite Suisse de la RCA+. Mais ils disent que la ville est devenue méconnaissable", a déploré Claire Bourgeois.

 

Les principaux protagonistes de la crise centrafricaine -- l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane et les milices anti-balaka -- ont signé fin juillet à Brazzaville un accord de cessez-le-feu.

 

Premier accord du genre signé après huit mois d'interminables massacres, exactions et pillages en tous genres qui ont mis le pays à feu et à sang, ce fragile cessez-le-feu semble pour le moment à peu près respecté.

Centrafrique: insécurité persistante dans la région de Bambari (centre)

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 10:51

 

 

 

 

 


Bangui - AFP / 05 août 2014 10h44 - De violents accrochages ont opposé lundi soldats français et combattants de la Séléka à Batangafo, dans le nord de la Centrafrique, faisant plusieurs morts dans les rangs de l'ex-rébellion, a-t-on appris mardi auprès de la force africaine Misca.

Des soldats français de l'opération Sangaris en mission de reconnaissance ont été pris à partie lundi par des ex-Séléka à leur entrée dans le centre de Batangafo, a déclaré à l'AFP un officier de la Misca, sous couvert d'anonymat.

Les militaires français ont riposté, faisant usage d'armes lourdes et recevant le soutien d'avion de chasse Rafale, et plusieurs combattants de la Séléka ont été tués, selon cette même source, qui n'a pas fait état de victime du côté français.

L'accrochage a duré plusieurs heures, et les fortes détonations ont effrayé de nombreux habitants qui ont fui en brousse ou se sont réfugiés vers les sites des déplacés, a ajouté l'officier. Le calme est revenu dans l'après-midi.

A environ 300 km au nord de Bangui, la ville de Batangafo avait été la semaine dernière le théâtre de violents affrontements entre combattants de l'ex-Séléka et miliciens anti-balaka à dominante chrétienne. Au moins 25 personnes avaient été tuées et plusieurs dizaines d'autres blessées, selon un dernier bilan.

Près de 10.000 habitants avaient fui ces combats pour se réfugier à l'hôpital, au domicile du maire, à la mairie, à la paroisse et en brousse, selon une source humanitaire sur place.

Batangafo, dans la préfecture de l'Ouham, est sous le contrôle de l'ex-Séléka et de Peuls armés, comme toute la moitié nord du pays. La région marque cependant la limite avec les territoires où opèrent les anti-balaka (toute la partie sud et ouest du pays) et est aujourd'hui une zone d'affrontements.

Les principaux protagonistes de la crise centrafricaine -- l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane et les milices anti-balaka -- ont signé fin juillet à Brazzaville un accord de cessez-le-feu.

Il est le premier accord du genre signé après huit mois d'interminables massacres, exactions et pillages en tous genres qui ont mis le pays à feu et à sang, et ont achevé la faillite total de l'Etat.

A l'exception des violences à Batangafo, ce fragile cessez-le-feu semble pour le moment à peu près respecté.

Depuis leur déploiement en RCA en décembre 2013, les soldats français de Sangaris ont été régulièrement pris à partie par les combattants des deux camps.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=504556 

Centrafrique : violents accrochages entre soldats français et ex-Séléka dans le Nord

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 10:05

 

 

 

 

 

 

par RFI 05-08-2014 à 07:16

 

 

A Bambari, la ville est coupée en deux entre Seleka et anti-balaka. Dans cette ville située à 380 km au nord-ouest de Bangui, les civils sont pris entre deux feux, malgré la présence des forces de Sangaris et de la Misca. Dans le même temps, des affrontements violents ont eut lieu ce lundi aux abords de Batangafo, dans le nord du pays, entre la Seleka, présente dans la ville et une mission de reconnaissance française de la force Sangaris, appuyée par d'importants moyens aériens. Les combats se poursuivaient dans la soirée, lundi.

 

Une colonne de Sangaris progressait ce lundi matin vers Batangafo pour une mission de reconnaissance décidée après les événements de la semaine dernière. Selon l'état-major français, alors qu'elle était en route au sud de la ville, la colonne a été violemment prise à partie par un groupe lourdement armé. Sangaris a riposté. Du coté de la Seleka, on accuse les soldats français d'avoir ouvert le feu les premiers sur dix éléments venus les accueillir, en en blessant cinq sur le champ. Des Français « appuyés par les anti-balaka », affirme même le colonel Adam Ali l'un des chefs Seleka de Batangafo.

 

Quoiqu'il en soit, les combats sont féroces. Ils ont duré toute la journée. Face à une centaine de combattants équipés d'armes antichars et de pick-up, les Français déploient deux chasseurs Rafales venus de Ndjamena et deux hélicoptères. Côté français, on dit ne déplorer aucun blessé. Côté Seleka, on avoue plusieurs morts et au moins une vingtaine de blessés et on dénonce une nouvelle fois « une violation flagrante de l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville ».

 

Par ailleurs, selon la force Sangaris, deux soldats de la Misca originaires de RDC auraient été tués. Quant aux habitants de Batangafo, ils ont passés leur cinquième ou sixième nuit dans l'un des sites de déplacés improvisés en ville.

 

A Bambari, les civils, entre deux feux

 

A Bambari deuxième ville de RCA, à 300 kilomètres au nord de Bangui, la situation sécuritaire est également toujours explosive. La ville est coupée en deux par le fleuve qui fait office de frontière entre anti-balaka et Seleka. Les accrochages sont réguliers entre les deux groupes et les attaques contre civils sont quotidiennes. Cachés dans la brousse ou dans des camps, 40 000 personnes sont déplacées dans cette région. La plupart se regroupent dans des camps autour des bases de la force africaine de la  MISCA ou des militaires français de la mission Sangaris, qui garantissent leur protection. Chaque jour, les soldats français patrouillent dans la ville pour aller au contact de ces civils, pour les rassurer et les inciter à regagner leur domicile. Mais la peut est encore trop forte.

 

Le capitaine Bertrand et sa vingtaine d'hommes patrouillent  dans un camp de Bambari et cherchent à rassurer les riverains. «  Beaucoup de musulmans viennent consulter ici », explique un civil. Depuis des semaines, la deuxième ville de Centrafrique est déserte de part et d'autre du pont Walka. D'un côté du fleuve, les zones anti-balaka, de l'autre, les zones Seleka. Au milieu, trois camps, d'où 15 000 déplacés craignent de sortir de peur d'être tués, malgré la présence de la force française Sangaris. Le 16 juillet, l'attaque de l'évêché de la ville a fait une quarantaine de morts. Depuis règne un calme imprévisible, émaillé d'accrochages.

 

Combats entre Sangaris et Seleka à Batangafo, Bambari coupée en deux

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 10:03

 

 

 

 

 

 

http://lepays.bf/    Mardi 5 août 2014

 

On voyait venir les choses. Cela n’a rien de surprenant. Le chef d’état-major de la Séléka a déclaré ne pas se reconnaître dans l’accord de cessez-le-feu qui a été paraphé in extremis à Brazzaville au Congo, le 23 juillet dernier, sous l’égide du président congolais Denis Sassou Nguesso. Certes, le médiateur a pu sauver la face en arrachant de justesse et au forceps, un cessez-le-feu entre Séléka et antibalaka. Mais force est de constater que son application pose problème. Car la situation n’a visiblement pas évolué depuis le forum de Brazzaville qui était censé mettre fin à la violence.

 

 La Séléka est en train de ruser dans l’ultime objectif d’obtenir la partition du pays.

 

 Bien au contraire, la situation se dégrade de jour en jour. La liste des morts continue à s’allonger dans l’ex-Oubangui-Chari et l’horizon est loin de s’être dégagé.

 

En déclarant que les accords de Brazzaville n’engagent que ceux qui y ont apposé leur signature, le chef d’état-major de la Séléka, le général Zoundéko, désavoue le n3 du mouvement qui l’a représenté lors des pourparlers de Brazzaville, et met à nu la fracture qui existe au sein de ladite milice. La Séléka serait-elle devenue une tour de Babel ? En tout cas, on ne sait plus qui parle au nom de qui, qui est censé parler au nom de la Séléka, tant le cafouillage est énorme. Si fait qu’on se demande si les rebelles de la Séléka veulent la paix. Du reste, on a l’impression qu’ils sont en train de ruser dans l’ultime objectif d’obtenir la partition du pays.

 

De toute apparence, ils n’ont pas renoncé à cette idée.

 

 La Centrafrique n’est pas sortie de l’auberge.

 

 Cela dit, c’est à Michel Djotodia que devrait revenir la tâche d’éclaircir la démarche du mouvement qu’il pilote. Car, avec sa nomination à la tête de la Séléka, la preuve est désormais faite qu’étant physiquement au Bénin, le tombeur de François Bozizé était bien présent dans les agissements de la Séléka. De toute évidence, c’est lui qui tirait les ficelles.

 

Il est et demeure donc un acteur incontournable pour un retour de la paix en Centrafrique. C’est dire si la sortie guerrière de Catherine Samba-Panza qui a ferraillé contre celui qui vient d’être nommé à la tête de la Séléka, n’aura eu pour conséquence que de compromettre les chances d’un retour à la paix en RCA.

 

Or, tant que Djotodia et Bozizé ne seront pas directement impliqués dans le processus de réconciliation en RCA, la stabilité de ce pays risque de demeurer une arlésienne. En tout cas, le moins que l’on puisse dire, c’est que la Centrafrique n’est pas sortie de l’auberge.

 

Thierry Sami SOU

Lu pour vous : DENONCIATION DE L’ACCORD DE BRAZZAVILLE : Ce n’est pas surprenant !

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 23:44

 

 

 

 

 

 

Source : Reuters 04/08/2014 à 23:03

 

Des affrontements ont éclaté lundi entre la force française Sangaris et un groupe armé dans la région de Batangafo, dans le nord-ouest de la Centrafrique, a-t-on appris auprès de l'état-major des armées françaises.

 

"Ce matin (lundi) alors qu'elle était engagée dans une mission de reconnaissance, la force Sangaris a été violemment prise à partie par un groupe d'une centaine de combattants lourdement armés dans la région de Batangafo", a-t-on indiqué.

 

"Face à l'agressivité de ce groupe, la force Sangaris a fermement riposté avec l'appui d'avions de chasse Rafale venus de N'Djamena et d'hélicoptères de la force Sangaris", a-t-on ajouté, précisant qu'il n'y avait aucun blessé dans les rangs de la force française.

 

La mission de reconnaissance de l'armée survenait quelques jours après des affrontements entre Séléka et anti-balaka dans la région.

 

Les rebelles centrafricains de la Séléka, majoritairement musulmane, ont signé fin juillet à Brazzaville un cessez-le-feu avec les milices chrétiennes "anti-balaka", faisant naître l'espoir d'une accalmie dans ce pays plongé dans le chaos depuis mars 2013.

 

Les violences en République centrafricaine ont fait des milliers de morts et un million de déplacés, soit environ le quart de la population.

 

(Marine Pennetier, édité par Pierre Sérisier)

 

 

 

La force française Sangaris prise à partie en Centrafrique
La force française Sangaris prise à partie en Centrafrique

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 20:45

 

 

 

 

 

04/08/14 (AFP)

 

La circulation dans la capitale centrafricaine Bangui était fortement perturbée lundi par une grève surprise des taxis contre le racket et une manifestation de femmes dénonçant la présence des groupes armés au sein du gouvernement, a constaté le correspondant de l'AFP.

 

Les conducteurs de taxis et taxis-bus ont cessé le travail sans prévenir lundi matin, forçant de nombreux Banguissois à rejoindre leur travail à pied, et donnant par endroits des allures de ville morte à la capitale.

 

Ils entendaient protester contre le racket et autres "tracasseries" dont ils se disent victimes de la part des policiers et gendarmes au passage des barrages érigés sur les principales avenues de Bangui.

 

"C'est un arrêt de travail spontané, nous n'avons pas besoin de préavis", a expliqué à l'AFP le secrétaire général du syndicat des conducteurs des taxis et taxis bus (SCTB), René Sokambi Kandjia.

 

"Nous avions donné trois semaines au gouvernement pour qu'il puisse régler la situation sur les check-points. Mais (...) les tracasseries perdurent et prennent encore de l'ampleur. C'est pourquoi ils (les militants du SCTB) ont décidé de cet arrêt de travail", a déclaré M. Sokambi.

 

Une manifestation organisée sur l'avenue Barthélémy Boganda, l'une des principales artères de la capitale, a par ailleurs rassemblé près de 1.800 personnes, en grande majorité des femmes, selon la police.

 

Les manifestantes, au nombre d'environ 3.000 selon les organisateurs, protestaient contre la possible présence de membres des groupes armés au sein d'un futur gouvernement.

 

Un possible remaniement gouvernemental est attendu dans les prochains jours à la suite d'un accord de cessation des hostilités fin juillet entre belligérants de la crise centrafricaine.

 

"Non aux postes de responsabilités grâce aux armes!", clamaient les protestataires, rassemblées à l'appel de l'Organisation des femmes centrafricaines (OFCA).

 

 

 

Centrafrique: grève des taxis et manifestation de femmes à Bangui


Bangui - AFP / 04 août 2014 16h31 La circulation dans la capitale centrafricaine Bangui était fortement perturbée lundi par une grève surprise des taxis contre le racket et une manifestation de femmes dénonçant la présence des groupes armés au sein du gouvernement, a constaté un correspondant de l'AFP.


Les conducteurs de taxis et taxis-bus ont cessé le travail sans prévenir lundi matin, forçant de nombreux Banguissois à rejoindre leur travail à pied, et donnant par endroits des allures de ville morte à la capitale.


Ils entendaient protester contre le racket et autres tracasseries dont ils se disent victimes de la part des policiers et gendarmes au passage des barrages érigés sur les principales avenues de Bangui.


C'est un arrêt de travail spontané, nous n'avons pas besoin de préavis, a expliqué à l'AFP le secrétaire général du syndicat des conducteurs des taxis et taxis-bus (SCTB), René Sokambi Kandjia.


Nous avions donné trois semaines au gouvernement pour qu'il puisse régler la situation sur les check-points. Mais (...) les tracasseries perdurent et prennent encore de l'ampleur. C'est pourquoi ils (les militants du SCTB) ont décidé de cet arrêt de travail, a déclaré M. Sokambi.


Une manifestation organisée sur l'avenue Barthélémy Boganda, l'une des principales artères de la capitale, a par ailleurs rassemblé près de 1.800 personnes, en grande majorité des femmes, selon la police.


Les manifestantes, au nombre d'environ 3.000 selon les organisateurs, protestaient contre la possible présence de membres des groupes armés au sein d'un futur gouvernement.

Un possible remaniement gouvernemental est attendu dans les prochains jours à la suite d'un accord de cessation des hostilités fin juillet entre belligérants de la crise centrafricaine.

Non aux postes de responsabilités grâce aux armes!, clamaient les protestataires, rassemblées à l'appel de l'Organisation des femmes centrafricaines (OFCA).

Il est hors de question que des membres des groupes armés à l'origine de tous les malheurs des Centrafricains soient nommés à des postes au gouvernement, a déclaré une responsable de cette association, Dorothée Mbokani.


Sifflant et lançant divers slogans, les manifestantes se sont rendues devant la représentation de la force africaine actuellement déployée dans le pays, la Minusca, où elles ont bloqué la circulation automobile alors que plusieurs de leurs déléguées y étaient reçues par des responsables de l'ONU.


Nous n'admettons pas que les groupes armés aient une place de choix au gouvernement après tout ce que les femmes, les populations centrafricaines ont subi, a souligné Mme Mbokani. 


Le rassemblement s'est déroulé sans incident.


Après des mois de violences intercommunautaires sanglantes, Bangui, quadrillée par les forces internationales, connaît depuis quelques semaines une relative normalisation.

Les principaux protagonistes de la crise centrafricaine -- l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens -- ont signé fin juillet à Brazzaville un accord de cessez-le-feu. 

Il semble jusqu'à présent à peu près respecté, même si des affrontements ont fait au moins 22 morts la semaine dernière a Batangafo (300 km au nord de Bangui).


Jeudi dernier, la présidente de transition, Catherine Samba Panza, a promis un nouveau gouvernement de large ouverture. Nous devons ouvrir nos bras à nos compatriotes d'autres sensibilités politiques, religieuses, communautaires, a-t-elle plaidé.


(©) 

Centrafrique : grève des taxis et manifestation de femmes à Bangui

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 20:43

 

 

 

 

 

04/08/14 (RFI)

 

Entre Sibut et Bambari, villes éloignées de près de 200 kilomètres, la route est désertée. Les habitants des villages environnants se terrent dans la brousse. Les tensions entre Seleka et anti-balaka sont encore bien réelles et les apeurent.

 

Sur une quarantaine de kilomètres, la route menant vers Bambari est quasi déserte. La plupart des villages sont dépeuplés et beaucoup de paysans se cachent dans la brousse, terrorisés par des bandes armées, comme ce père de famille : « Les femmes ont fui, les enfants ont fui, les gens dans les champs ont abandonné leurs maisons. Les Seleka continuent toujours à tirer. Les femmes, les enfants ont peur. [...] Le village est vidé. Tout le monde se sauve dans la brousse. »

 

« Nous vivons très, très mal. Des fois, les femmes accouchent dans la brousse, aux champs. Les enfants sont sous les arbres, la pluie, témoigne cet autre homme. Ils ne sont pas en sécurité. Nous voulons la paix. »

 

A dix kilomètres avant Bambari, au bord d’une piste boueuse parsemée de check-point anti-balaka, ce villageois a bravé sa peur pour venir chercher un sac de farine distribué par le Programme alimentaire mondial. Le vieil homme ne s’aventure jamais plus loin. Passé le pont à l’entrée de la ville, c’est la zone contrôlée par les Seleka.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140803-rca-route-bambari-sibut-s...

 

RCA: sur la route de Bambari, les habitants désertent les villages

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 17:22

 

 

 

 

 

RFI  le 04-08-2014 à 07:25

 

Dans les camps de déplacés, les femmes sont souvent victimes de violences sexuelles. A Bambari, de nombreux témoignages pointent l'attitude des soldats de la Misca, en charge de la protection d'un des camps de la ville. La nuit, des éléments de la force africaine de maintien de la paix se livreraient à des abus, du harcèlement et de l'exploitation sexuelle sur de jeunes déplacées démunies contraintes de se livrer, pour survivre, à ceux qui sont censés les protéger.

 

« Beaucoup de filles sont abandonnées à elles-mêmes. Parfois, elles me disent : "notre vie actuelle n'est pas comme avant". Nous sommes obligées de nous livrer pour avoir de quoi manger. Pour avoir de quoi s'habiller. Il y a aussi du harcèlement sexuel. La nuit, les hommes de la Misca entrent dans les huttes pour avoir les filles. Elles sont obligées d'accepter : elles n'ont pas les moyens de subsister. »

 

Ce témoignage d'une déplacée d'un camp de Bambari désigne des soldats de la Misca, la force africaine de maintien de la paix, comme responsable de violences sexuelles. Ils utiliseraient leur fonction pour exploiter sexuellement des jeunes déplacées, parfois contre à peine 500 francs CFA ou même de simples biscuits.

 

L'ampleur de ces abus sexuels par des soldats de la Misca dans les camps de déplacés de Bambari inquiète d'autant plus les observateurs que cette dernière doit être renforcée, pour passer en septembre prochain sous mandat de l'ONU.

 

La rescapée interrogée par RFI désigne également des groupes armés, notamment les anti-balaka, comme responsables d'agressions envers les femmes.

 

Des réfugiées accusent des soldats de la Misca de violences sexuelles (RFI)

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