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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 18:26

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-11 15:56:53 - Le président de la Communauté islamique centrafricaine (CICA), l’Imam Oumar Kobine Layama, a déploré, vendredi à Bangui, la ‘’crise sans précédent’’ dans laquelle se trouve son pays, soulignant que cette situation a amené l’instance qu’il dirige à ‘’réorienter ses actions vers la consolidation de la paix et la réconciliation nationale’’.


L'Imam de la mosquée de Combattant donnait une conférence de presse à sa résidence de Ngarabga dans le 7è arrondissement de Bangui pour faire le bilan à mi-parcours de son mandat miné d'abord par des crises internes et les affrontements interreligieux, d'où, comme il l'a dit, la réorientation de ses activités vers la cohésion sociale.

''Notre institution, de 1992-2009, a connu des évolutions en dents de scie, des coups bas pour évincer les précédents présidents. C'est pourquoi la CICA ne peut pas mettre en en œuvre son programme de développement au service de la communauté musulmane centrafricaine'', a-t-il dit.


''Après notre élection (le 10 juillet 2010), nous avons procédé à la restructuration des organes de base de la communauté et conduire la CICA à se retrouver avec les autres confessions religieuses à contribuer à construire la paix'', a ajouté l'Imam dont le mandat à la tête de la CICA prend fin l'année prochaine.

 

 http://apanews.net/news/fr/article.php?id=608322#sthash.8r5LH99G.dpuf

Le président de la communauté islamique peiné par la ''crise sans précédent'' en RCA

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 18:21

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-11 14:29:11- Les membres du Groupe 8, organe de suivi du Groupe international de contact sur la République Centrafricaine (GIC-RCA), conduits par le représentant du président congolais, médiateur dans la crise centrafricaine, le général Léonard Essongo, se sont entretenus jeudi avec le bureau du Conseil national de transition (CNT) dirigé par sa vice-présidente Léa Koyaasoum Doumta.


La rencontre s'est déroulée au siège du parlement de transition à Bangui.


Selon une source officielle, il était question de la présentation du Groupe 8 au bureau du Conseil national de Transition (CNT), de faire un compte-rendu des réunions extraordinaire des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et de la cinquième réunion du GIC-RCA d'Addis-Abeba du 7au 8 juillet 2014. 


« Le groupe de 8 a été mis en place récemment au sortir de la quatrième réunion de Groupe international de contact sur la RCA (GIC-RCA) de Brazzaville du 21 au 22 mars 2014», a expliqué le général Jean Marie Michel Mokoko, chef de la MISCA, au sortir de l'audience.


Il a indiqué que le groupe suit sur le terrain, pour le compte du GIC-RCA, l'évolution de la situation à travers l'exécution de la feuille de route de la transition ainsi que la participation de la communauté internationale qui vient en appui aux autorités de transition.

« Nous avons préparé un ordre du jour précis que nous avons soumis aux deux médiateurs qui l'ont naturellement validé. Cet ordre de jour portait sur les thèmes à verser à la discussion du forum de Brazzaville du 21 au 23 juillet prochain», a-t-il rappelé.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=608304#sthash.HfFtlnOw.dpuf

Le Groupe de contact sur la Centrafrique s'entretient avec le CNT

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 16:20

 

 

 

 

 

par RFI 11-07-2014 à 16:09

 

La Seleka vient d'achever son assemblée générale qui se déroulait, ces deux derniers jours, à Birao dans l'extrême nord-est de la Centrafrique. Les cadres du mouvement étaient réunis pour constituer son nouveau bureau politique avec à l'arrivée assez peu de nouvelles têtes dans cet organigramme.

 

C'est Michel Djotodia qui est reconduit à la tête de la Seleka au terme de cette réunion de Birao. L'ancien président de la transition vit en exil au Bénin depuis sa démission en janvier 2014.

 

En dessous de Michel Djotodia, on retrouve Noureddine Adam. Celui qui était déjà le numéro 2 du régime Djotodia, visé par des sanctions onusiennes pour son rôle présumé dans des exactions, semble reprendre la main. Le troisième homme, c'est Mohamed Moussa Dhaffane. Il occupait déjà ce poste de deuxième vice-président avant de tomber en disgrâce, il y a un an. La Seleka alors au pouvoir l'avait arrêté l'accusant de préparer des actions de déstabilisations. Il semble que ces griefs soient oubliés. Au total, plus d'une trentaine de noms constituent ce bureau politique.

 

Qui pour représenter la Seleka à Brazzaville ?

 

Au terme de cette assemblée générale, Nourredine Adam apparaît comme le grand vainqueur. C'est lui qui avait convoqué cette réunion de Birao et obtenu qu'un certain nombre de cadres réticents se résignent à s'y rendre. En revanche, il faudra attendre encore un peu pour savoir s’il est parvenu à reprendre la main sur le mouvement qui s'était émancipé de sa tutelle s'est dernier mois et si les divergences et les conflits internes qui tiraillent la Seleka depuis quelques mois sont terminés.

 

En tous les cas, la Seleka a un rendez-vous important. Celui de Brazzaville, du 21 au 23 juillet prochain où elle est censée signer solennellement un cessez-le-feu avec les anti-balaka. Reste à savoir qui représentera la Seleka au Congo. Il est en effet difficile aujourd’hui d'imaginer Nourreddine Adam, interdit de voyager par l'ONU, se rendre au Forum ou encore Michel Djotodia qui ne devrait pas recevoir d’invitation officielle du médiateur Denis Sassou-Nguesso.

 

 

 

RCA : à Birao, Michel Djotodia reconduit à la tête de la Seleka

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 16:12

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-11 13:27:28 - José Richard Pouambi a été élu président du Haut Conseil de communication de la Transition (HCCT), a-t-on appris vendredi à Bangui au terme d’une réunion de l’instance qui élisait à l’occasion son bureau constitué de trois membres.


Ainsi, outre le président, le bureau du HCCT comprend un Vice-président ( Tita Samba Solé) et un rapporteur général (Françoise Doninguin).


Fort de huit membres, le HCCT a pour principale mission de ‘'rappeler tous les organes de presse au strict respect de leurs cahiers de charge, au respect de la déontologie et de l'éthique'', a confié à APA José Richard Pouambi.


Selon le 5è président du HCCT de transition, seul le respect des textes réglementaires épargnera les hauts conseillers de la poursuite judiciaire. 


Quant à la délivrance des autorisations de publication et l'attribution des fréquences sujette à des poursuites judiciaires, dont le procureur général a fait mention lors de la prestation de serment, il a déclaré : ‘'les dossiers passent toujours par le ministère de la communication, avec qui nous allons travailler en synergie. Et le HCC ne peut statuer sur ces documents après l'avis technique des experts du département de la communication. Pour cela il n'y a pas de souci à se faire''. 


L'élection des huit membres du HCCT a été entérinée le 20 mai par un décret présidentiel et ils ont prêté serment le 9 juillet.

 

 http://www.apanews.net/article_read-608299-rca-joseichard-pouambi-nommeredent-du-hcct.html#sthash.6QNQGna4.dpuf

RCA : José Richard Pouambi nommé président du HCCT

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 13:04

 

 

 

 

 

(France Info 11/07/14)

 

L’ONG a publié jeudi un rapport inhabituel sur la Centrafrique dans lequel elle liste des noms de criminels présumés. Son dossier est intitulé "RCA, il est temps de rendre des comptes".

 

La Centrafrique s’enfonce un peu plus dans le chaos. En début de semaine, dans le centre du pays, 26 civils ont été massacrés dans une église de Bambari, où ils s’étaient réfugiés par des ex-Sélékas. Les milices chrétiennes continuent, elles, de s’en prendre aux musulmans, qui ont quasiment disparus de la capitale. Ces enchainements de violence se déroulent dans une totale impunité. C’est le cœur du problème, selon Amnesty International qui sort un rapport précis et nominatif.

 

Des noms et des témoignages

 

Des dizaines de noms sont listés dans ce dossier. On y trouve des combattants de l’ex-Sélékas, l’ancienne rébellion à majorité musulmane. Certains sont bien connus, comme le commandant Nourédine Adam. Des noms de combattants chrétiens anti-Balakas figurent aussi sur la liste comme Levy Yaketé, il coulerait des jours tranquilles en France. Les noms sont accompagnés de localisation et de dates d’exactions. La liste est accompagnée de récits de victimes et de témoins qui expliquent comment les auteurs de ces violences circulent en toute liberté ou bien s’évadent sans difficultés lorsqu’ils sont arrêtés.

 

Une liste justifiée par Amnesty International

 

La désignation nominative ne relève pas des habitudes des ONG et en particulier d’Amnesty International. Christian Mukosa, l’un des auteurs du rapport, s’explique :

 

Pour contribuer à enrayer le cycle de l’impunité en Centrafrique, la mise en place de la Minusca est très attendue. La force de paix de l’ONU avec 12.000 hommes doit être déployée à partir du 15 septembre 2014.

 

Mathilde Lemaire

 

http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/centrafrique-amn...

 

 

NDLR : Tant que des individus qui se disent anti-balakas continueront à tuer des musulmans et des peuls à travers le territoire et aller tranquillement se réfugier après leur forfait dans les églises et que ceux-là mêmes qui prétendent être leurs coordonnateurs généraux diront ne pas reconnaître ces mêmes prétendus anti-balakas criminels ou n’avoir pas d’anti-balakas dans la zone, la signature d’un cessez le feu à Brazzaville entre les leaders Séléka et anti-balaka dont l’idée est dans l’air ne fera pas cesser pour autant les assassinats de musulmans par des bandits de grands chemin que certains malheureusement qualifient à tort de milices chrétiennes. C’est la présence dans les églises et autres cathédrales de ses  voyous qui se fondent aisément et impunément dans la population de nombreux innocents qui y sont réfugiés qui génèrent inutilement de la tension et crée continuellement des troubles avec des miliciens musulmans qui veulent venger leurs proches et victimes. Prendre conscience de cela serait déjà un début de solution. 

Centrafrique : Amnesty International cible des criminels

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:32

 

 

 

 

 

11/07/14 (RFI)

 

En République centrafricaine, les représentants de 49 partis politiques et ceux de la plateforme religieuse font entendre leur voix, à 10 jours du forum prévu à Brazzaville. Dans une déclaration commune ils expriment leur souhait de voir l'avenir de la Centrafrique discuté en Centrafrique même. Ils appellent la communauté internationale à les impliquer davantage et à toutes les étapes dans les décisions qui touchent au processus de réconciliation. Cyriaque Gonda du PNCN (Parti national pour un Centrafrique nouveau) est le porte-parole des 49 partis signataires de cette déclaration. Il est l'invité de RFI.

 

RFI : Cyriaque Gonda, la déclaration commune est-elle un non définitif au forum de Brazzaville ?

 

Cyriaque Gonda : Non, ce n’est pas un non définitif au forum de Brazzaville. On nous dit qu’il faut aller discuter de la résolution de la crise centrafricaine et nous pensons que la résolution de la crise centrafricaine doit se passer ici sur le sol centrafricain, devant le peuple centrafricain qui est la première victime.

 

Comme pour Ndjamena, au début de l’année en janvier, un refus pourrait être suivi finalement d’une acceptation de se rendre à Brazzaville ?

 

C’est aussi une réaction à ce que nous avons appelé une déportation à la bétaillère! Le CNT a été déporté là-bas pour décider du dégagement du président Djotodia et de son Premier ministre. Nous avons pensé qu’on pouvait le faire en sol centrafricain.

 

Il est question dans cette déclaration d’humiliation. Le mot est très fort !

 

Quand il y a eu des crises dans le monde ; le Liberia, la Côte d’Ivoire, le Burundi, le Kenya, etc, etc, on n’a jamais assisté à un spectacle. Nous, on a déporté toute une Assemblée nationale provisoire, c'est-à-dire le Parlement provisoire de la transition. Quelque part, c’est une question de principe. On pouvait le faire tranquillement dans notre pays.

 

La mise à l’écart de la présidente Catherine Samba- Panza à Malabo, fin juin, ça aussi, c’est une goutte d’eau qui a fait déborder le vase, et qui conduit à cette déclaration ?

 

Une concertation en marge du 23ème sommet de l’Union africaine ne devait pas se passer en la mettant ainsi si vous voulez dans le couloir.

 

Les représentants des partis opposés au forum de Brazzaville ont été reçus hier à la présidence. La présidence qui dit Brazzaville n’est que le début du processus, tout ne va pas se décider hors de Bangui. Vous n’êtes pas sensible à cet argument ?

 

Nous sommes très sensibles. Car elle nous a donné des éléments que nous n’avions pas eus, simplement des déclarations des communautés conjointes, des communautés finales, etc. Et donc à partir de là nous allons nous retirer. Je viens de convoquer une réunion le samedi des quarante-neuf partis et de la plateforme de construction religieuse. Nous allons donc nous retrouver samedi, nous allons aviser. Mais nous n’excluons pas notre participation si ce n’est qu’un début, c'est-à-dire la consécration d’un cessez-le-feu du déclenchement du désarmement. Nous n’excluons pas notre participation, mais s’il s’agit de discuter des problèmes de la réconciliation de notre pays , on doit le faire sur le sol centrafricain.

 

Si on aboutit à un cessez-le-feu entre Seleka et anti-balaka, vous craignez que cela ne marginalise peut-être encore la classe politique centrafricaine ?

 

La crise qui existe en République centrafricaine c’est une crise politique. Le cessez-le-feu entre deux milices qui ne sont pas les forces armées de notre pays ne nous engage en rien. On veut que ces forces néfastes soient désarmées.

 

Le remaniement gouvernemental a un peu tardé. Quel gouvernement faut-il aujourd’hui à la Centrafrique ?

 

La crise, elle est politique, la thérapie appropriée est politique. C’est les hommes politiques qui doivent être à côté d’un Premier ministre suffisamment impliqué. Mais nous ne voudrions pas qu’il y ait un gouvernement qui soit établi sur la base de représentativités confessionnelles, religieuses, partisanes et ethniques. Nous avons été catégoriques et nous l’avons exprimé à la présidente.

 

Craignez-vous que le cessez-le-feu en préparation ne se traduise finalement par une forme d’impunité pour ceux qui ont commis des crimes depuis le début de la crise ?

 

On ne doit pas laisser le bourreau du peuple centrafricain impuni. Le fait que les gens utilisaient le processus de réconciliation comme, si vous voulez des possibilités de blanc-seing par rapport à leurs crimes, il sait que la République centrafricaine retombe toujours dans ce cycle infernal de conflits.

 

Vous parlez de désarmement. Faut-il réarmer les FACA ? Il en a été question en début de semaine à Addis-Abeba, d’une demande de levée de l’embargo onusien.

 

Nous avons vu les limites des Sangaris, nous avons vu les limites de l’intervention des forces de la Misca. Il n’y a que les FACA [les Forces armées centrafricaines] qui connaissent bien la République centrafricaine. Elles, seules, connaissent là où sont les anti-balaka, elles, seules, connaissent là où sont les Seleka. Elles, seules, seraient capables d’amener la sérénité et la sécurité au peuple centrafricain.

 

Propos recueillis par Nathalie Amar

 

http://www.rfi.fr/emission/20140711-cyriaque-gonda-leader-pa...

Cyriaque Gonda, leader du Parti National pour un Centrafrique Nouveau

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:27

 

 

 

 

 

11/07/14 (AFP)

 

Les 65 convives d'une soirée arrosée de Bangui croyaient avoir fait une bonne affaire en achetant à bas prix des poulets, mais, quelques heures après, ils se tordaient de douleur : les poulets, importés par la route via le Cameroun étaient avariés, ils avaient décongelé en chemin.

 

"Mon mari faisait partie des convives. Ils se tordaient de douleurs abdominales et de diarrhées. Cela a duré trois jours", raconte à l'AFP Béatrice Toté. La cargaison avariée, destinée à la destruction, avait été volée par des hommes armés qui l'avait mise en vente sur le marché.

 

Ce fait divers illustre la précarité et l'insécurité alimentaires dont souffrent les 4,5 millions de Centrafricains, plongés dans un conflit interminable, qui détruit la production agricole et les rend dépendants d'importations depuis le port camerounais de Douala, sur une route longue et dangereuse, "coupée" par les attaques de groupes armés.

 

"Il y a des individus armés incontrôlés qui sévissent. Quand ils vous tombent dessus vous perdez tout (...) Pour ne pas faire les frais de l'insécurité, on croise les bras et on attend", déplore Charles Mandjao, commerçant s'approvisionnant au Cameroun.

 

"On nous demande de voyager en convoi. Mais nous transportons des denrées périssables, et le fait d'attendre (qu'il y ait assez de camions pour former le convoi, ndlr) nous défavorise", renchérit Ahmed Aroun, camionneur sur le corridor Douala-Bangui.

 

- "Insécurité alimentaire" -

 

Certes, la Centrafrique, à l'histoire chaotique marquée de mutineries, rébellions et coups d'Etat depuis 30 ans, n'a pas attendu l'actuel conflit débuté en mars 2013 avec la chute du président François Bozizé, pour pointer aux derniers rangs du classement de l'Indice de développement humain de l'ONU.

 

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), "avant même la crise, 30% des Centrafricains étaient en insécurité alimentaire, ce qui veut dire qu'ils n'avaient pas accès à de la nourriture en quantité et qualité suffisantes".

 

Mais depuis le début du conflit, marqué par des affrontements inter-communautaires entre ex-rébellion Séléka et milices anti-balaka et d'incessantes attaques contre les civils, la situation s'est dramatiquement aggravée.

 

"La production agricole a chuté, les prix des denrées ont augmenté ainsi que les cas de malnutrition", précise le PAM.

 

Sur les marchés, aucun produit n'est épargné par l'inflation: viande, manioc, légumes, y compris ceux dits de première nécessité, huile, lait, farine de blé.

 

"Actuellement il faut au moins 9.000 francs CFA par jour (14 euros) pour 2 kg de viande contre 6.000 FCFA avant pour alimenter convenablement une famille nombreuse", déplore une mère, Milène Yakéka.

 

"Même le tas d'oignons de 300 FCFA hier est passé à 500 FCFA, renchérit Elisabeth Moïna: parfois le soir on se contente de bouillie accompagnée de beignets et on s'endort".

 

A l'hôpital communautaire de Bangui, les malades se plaignent de l'irrégularité des repas. "Un jour on est alimenté, l'autre non. Il faut compter sur la solidarité familiale", confie une patiente sous couvert d'anonymat.

 

- "Etudier le ventre vide" -

Les enfants sont particulièrement vulnérables. Au centre pédiatrique de Bangui, le nombre de cas de malnutrition aigüe sévère a été multiplié par trois, selon le PAM.

 

Le PAM a mis en place un programme de cantines scolaires depuis juin et nourrit 50.000 écoliers dans 44 écoles de Bangui.

 

"On ne peut pas étudier correctement quand on a le ventre vide, beaucoup de ces enfants venaient sans avoir mangé. Donc c'est effectivement pour augmenter la fréquentation scolaire mais aussi pour atteindre ces enfants qui ont besoin d'être nourris correctement', explique Donaig Le Du, chargée de communication au PAM à Bangui.

 

Cette aide motive un retour massif à l'école, constate Joseph Regapa, directeur d'école: "les enfants qui sont dans les sites des déplacés sont revenus, aussi ceux qui sont dans les zones à haut risque".

 

En province, le principal obstacle à l'aide est l'accès aux populations, d'abord en raison de l'insécurité mais aussi de l'état des routes, surtout en saison des pluies.

 

Les humanitaires assistent aussi les réfugiés, au Cameroun et au Tchad, et dans une moindre mesure, au Congo-Brazzaville et en République démocratique du Congo.

 

Certains ont souvent marché des semaines, voire des mois dans la brousse avant d'atteindre la frontière, épuisés.

 

Pour préparer l'avenir, les agences de l'ONU distribuent aussi outils et semences pour l'actuelle saison de plantation. En précisant bien aux destinataires affamés que ces graines sont destinées à être plantées, pas mangées de suite.

Les Centrafricains ont faim

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:25

 

 

 

 

 

GENEVE, 11/07/14 (Xinhua) -- Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé une fois de plus jeudi toutes les parties au conflit en République centrafricaine à "respecter la population civile et les blessés, qu'ils soient combattants ou non".

 

"Nous demeurons vivement préoccupés par la situation humanitaire à laquelle fait face la population centrafricaine, et nous nous attelons sans relâche à y répondre, en collaboration avec la Croix-Rouge centrafricaine et aux côtés d'autres organisations humanitaires", a déclaré Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine, dans un communiqué de cette organisation dont le siège se situe à Genève.

 

"Nous réitérons nos appels au respect du droit international humanitaire et des règles les plus élémentaires d'Humanité auprès de tous ceux qui ont une influence sur le sort des civils, des malades et des blessés", a-t-il noté.

 

La ville de Bambari, dans le sud de la Centrafrique, et ses environs ont été récemment secoués par des violences qui ont de graves conséquences humanitaires pour la population. Fin juin, des violences ont causé des dizaines de morts et de blessés, et entraîné le déplacement massif de plusieurs milliers d'habitants vers des sites proches des lieux de culte ou des positions militaires internationales.

 

Actuellement, le CICR oeuvre pour la distribution non seulement de vivres et de l'eau aux personnes déplacées, mais aussi de semences et d'outils à celles qui ont pu revenir chez elles.

Le CICR se préoccupe de la violence en Centrafrique

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 12:21

 

 

 

 

11/07/14 (France TV Info )

 

Un rapport évaluant le dispositif militaire français en Afrique a été présenté le 9 juillet 2014 en commission de l’Assemblée nationale. Il revient notamment sur les opérations au Mali et en Centrafrique (RCA). Dans le même temps, le gouvernement a prévu de supprimer 7.500 postes dans la Défense, chiffre conforme à la loi de programmation militaire pour 2015.

 

Il aura fallu 6 mois d’auditions et de déplacements au Niger, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Gabon, Centrafrique, Tchad, Emirats Arabes Unis et Djibouti, à Gwendal Rouillard, député PS du Morbihan, et Yves Fromion, député UMP du Cher, avant de présenter leur rapport intitulé Evaluation du dispositif militaire en Afrique et suivi des opérations en cours.

 

Le vécu des troupes sur le terrain, la compréhension des enjeux stratégiques, les retombées économiques de la présence française en Afrique sont autant d’éléments qui ont été pris en compte par les auteurs pour évaluer la réalité du terrain.

 

Les effectifs permanents en Afrique

 

Aujourd’hui, la France est partenaire de l’Afrique car elle intervient ponctuellement à la demande des Etats. Elle dispose d’effectifs militaires permanents en Afrique: 350 hommes à Dakar, 900 à Libreville, 1.950 à Djibouti, 950 au Tchad, 450 en Côte d’Ivoire, 745 à Abou Dhabi, 320 dans le golfe de Guinée (plus 1.900 à Mayotte et à La Réunion).

 

Economies obligent, des coups de rabot et des redéploiements de troupes sont envisagés. Par exemple, la base de Libreville au Gabon, bien intégrée dans le tissu local, devrait voir ses personnels militaires passer de 900 à 350.

 

Une réduction d’effectifs est également envisagée à Djibouti (de 1.950 à 1000 hommes). L’analyse des besoins et des ressources du texte prévient toutefois qu’il faut «un minimum de 1.300 hommes pour rester crédible» dans cet endroit stratégique.

 

Sortie de crise difficile au Mali

 

Selon le rapport, la situation est loin d’être stabilisée, notamment au nord du pays. Aujourd’hui, il y a 1.800 militaires français non-permanents dans le cadre du dispositif Serval au Mali, où la sortie de crise est compliquée et sera longue.

 

Force est de constater que le passage de relais avec les forces maliennes, qui ne sont pas encore efficaces, sera difficile, tout comme le déploiement de la Minusma (force de l'ONU pour la stabilisation du pays) qui tarde.

 

Au niveau de l’Etat, le processus de réconciliation inter-malien piétine, ce qui ne facilite pas la mise en place d’un processus de normalisation. Les rapporteurs mettent en garde contre «un arrangement politique mal ficelé», qui aboutirait à «une paix fragile».

 

Sangaris peu soutenue en Centrafrique

 

Les 2.000 hommes non-permanents de l’opération Sangaris n’ont quasiment pas d’appuis dans le pays car, en dehors de Bangui, il n’y a pas d’Etat. Les deux camps ennemis (anti-Balaka et ex-Séléka) se «partagent» le pays. Sur le terrain, les militaires observent une confusion des genres entre lutte politique et banditisme, précise Yves Fromion.

 

Les Français, qui se retrouvent souvent dans une position inconfortable et tendue, misent sur le déploiement de la Minusca (ONU) dès septembre 2014 pour commencer à construire un Etat viable.

 

Si la force de l'Union africaine (Misca), environ 5.800 soldats, doit intégrer mi-septembre la Minusca, il reste que les moyens, notamment de commandement, font défaut, insistent les rapporteurs.

 

Manque d’investissement européen

 

Cette étude approfondie de l’évolution du dispositif militaire en Afrique via les opérations Serval au Mali et Sangaris en RCA indique que les conditions d’un retrait des troupes françaises ne sont pas réunies pour le moment.

 

L’expérience des Opex (interventions militaires françaises en dehors du territoire, en collaboration avec les organisations internationales et les armées locales) en Afrique (comme l’opération Epervier menée depuis 1986 au Tchad et Licorne depuis 2002 en Côte d’Ivoire) montre que les troupes françaises stationneront pour un moment encore dans ces deux pays.

 

Il ressort également que la situation des forces armées en Centrafrique ou au Mali est difficile car les moyens affectés suffisent à peine à maintenir un niveau de sécurité. Les militaires travaillent dans un état de tension extrême, ce qui rend peu opportun l’idée d’une réduction des effectifs.

 

Les deux députés dénoncent par ailleurs le manque d’investissement européen, que ce soit au Mali ou en Centrafrique, où «personne ou presque ne répond à l'appel».

 

Par Catherine Le Brech

 

http://geopolis.francetvinfo.fr/mali-centrafrique-un-rapport...

 

Lu pour vous : Mali, Centrafrique : un rapport sur l’évaluation du dispositif militaire

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 22:54

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2014-07-10 20:04:00  La chef de l’Etat de transition en Centrafrique, Catherine Samba – Panza s’est entretenue ce jeudi au palais de la renaissance à Bangui avec les leaders des partis politiques ainsi que les trois leaders religieux centrafricains.


Selon la présidence, le but de cette réunion de concertation qui fait suite à la sollicitation de la classe politique, est de rendre compte des conclusions du sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) sur la crise centrafricaine tenu en marge du 23è sommet de l'Union africaine de Malabo (Guinée équatoriale)


Avec ses hôtes, la présidente par intérim de la Centrafrique a échangé et harmoniser ses points de vues sur les enjeux du prochain forum de dialogue inter- centrafricain de Brazzaville (Congo). 


Tirant les leçons des précédentes réunions de concertations inter centrafricaines,, la chef de l'Etat, a rappelé que, « les expériences du 2è sommet extraordinaire sur la crise de la RCA à Libreville 11 janvier 2013 montrent qu'il y a une mauvaise préparation et un manque de cohérence au niveau des acteurs nationaux préjudiciable à la conduite de la transition ». 


C'est pourquoi a-t-elle expliqué « nous comptons organiser avant le forum de Brazzaville des consultations avec les diverses plateformes politiques, de la société civile pour qu'elles apprêtent leur mémorandum de sortie de crise ». 


A en croire Mme Samba-Panza, il est fondamental de se rendre à Brazzaville mais « avec une vision claire et partagée du format de ce forum et que les participants soient bien imprégnés des enjeux du forum » 


Pour elle le forum de Brazzaville est capital en ce sens qu'« Il nous a paru important d'informer et de sensibiliser les participants, de définir la liste et les critères de désignation des représentants des forces vives de la nation à ce forum, échanger et harmoniser sur le projet d'agenda de ce forum. »


« Nous allons à Brazzaville pour seulement préparer le dialogue inter centrafricain qui à mon avis doit se tenir à Bangui » a réitéré le président du Parti National pour une Centrafrique nouvelle (PNCN), M Cyriaque Gonda, coordonnateur de l'alliance des forces démocratiques pour la transition (afdt).


Pour lui, la solution de sortie de crise proposée par la communauté internationale sans y associer les centrafricains n'a pas été une ''solution durable''.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=608256#sthash.FW9BpeYN.dpuf

Catherine Panza entame des consultations préalables au forum inter centrafricain de Brazzaville

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