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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 17:42

 

 

http://www.voaafrique.com/ 18 avril 2016

 

Ils ont été tués dans la ville de Rafaï à l’Est de la Centrafrique. Le drame est survenu à la suite d’une attaque de l’Armée de résistance du seigneur dans cette localité.

 

Il est 15 heures passé lorsque les habitants de Rafaï, ville située à 150 kilomètres à l’est de Bangassou en Centrafrique, ont été surpris par des tirs à l’arme automatique des combattants LRA.

 

Les assaillants ont réussi à piller des greniers et biens d’autres objets de valeurs des habitants. Les populations déjà habituées au mode opération de la rébellion ougandaise, vont très vite s’organiser et passer à la contre-offensive. Le bilan provisoire : un combattant LRA grièvement blessé et trois autres capturés.

 

Quelques minutes plus tard, une autre tension éclate entre les soldats marocains de la MINUSCA en faction dans la région et des habitants armés voulant à tout prix récupérer l’assaillant blessé, admis dans un hôpital de la ville. Des échanges de tirs opposent les deux parties. Au final, un casque bleu et un civil ont été tués, selon une autorité municipale contactée par VOA Afrique.

 

Cette nouvelle attaque de la LRA replonge Rafaï dans la terreur de la nébuleuse Ougandaise dont deux membres se sont volontairement rendus la semaine dernière aux autorités centrafricaines.

Un soldat marocain et un civil tués par des combattants de la LRA en Centrafrique
Centrafrique-Presse.com
18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 17:25
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Présence massive des ex-Séléka signalée à Kaga Bandoro

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 18 AVRIL 2016

 

KAGA BANDORO, 18 avril 2016 (RJDH) — Les Séléka de Kabo ont rejoint ceux de Kaga Bandoro, la semaine dernière. Les raisons de ce rassemblement ne sont pas connues. Cette présence massive inquiète d’avantage la population.

 

Nos informations indiquent que les ex-Séléka multiplient les navettes entre les Kabo et Kaga Bandoro. Ceux de Kabo rejoignent depuis la semaine dernière leurs frères d’armes basés à Kaga Bandoro.

 

 « Les déplacements des ex-combattants en armes se sont multipliés ces derniers temps entre Kabo et Kaga Bandoro. L’effectif des ex-Séléka à Bandoro a augmenté depuis la semaine dernière » a confié une autorité locale.

 

Cette information n’est pas confirmée par le commandement de l’ex-Séléka de Kaga Bandoro. Issène Mahamat, allias général Alkatine, contacté par le RJDH parle de manipulation politicienne de l’information « il n’y a rien ici. Ce sont des hommes politiques qui trompent la population avec des mystifications », a-t-il déclaré.

 

Les villes de Kabo, Kaga-Bandoro, Moyenne Sido sont restées sous contrôle des ex-Séléka depuis la chute du pouvoir de Djotodia en janvier 2014.

 

 

Centrafrique : La chambre d’accusation remet en cause la défense du procureur sur l’affaire « émeutes des prisonniers de Ngaragba »

 

http://rjdh.org/ PAR SAMSON ANDJOUKARA LE 18 AVRIL 2016

 

Bangui ; le 18 avril 2016 (RJDH)—Un magistrat de la chambre d’accusation a dénoncé le comportement du procureur de la République qui, selon lui a tenté de se laver les mains dans l’affaire dite « émeutes des prisonniers de Ngaragba ». Sous l’anonymat, ce  dernier pense que la liberté provisoire a été accordée en commun accord avec le parquet.

 

Assane Oumar, c’est le nom du prisonnier dont la mise en liberté provisoire a crée la panique à la maison carcérale de Bangui, le week end dernier. Selon un magistrat de la chambre d’accusation, le parquet a été saisi de la demande de mise en liberté provisoire qu’il a transmise à la chambre avant que l’accorde soit donné « le 04 avril 2016 nous avons reçu demande via le parquet. La chambre d’accusation s’était réunie en présence du conseil du présumé pour décider » a confié ce magistrat avant de préciser que «l’inculpé a élu domicile au cabinet du maitre Tabangué qui est son conseil et que ce dernier présentait des symptômes psychologiques et psychiques donc il n’y a pas d’inconvénient pour sa mise en liberté provisoire ».

 

La source a indiqué que la chambre d’accusation a ordonné la mise en liberté provisoire tout en prenant des mesures de restriction «nous sommes allés plus loin que le parquet général pour lui interdire de sortir hors du périmètre de Bangui et il doit se présenter chaque semaine à la greffe pour émarger dans le cahier de contrôle judiciaire».

 

La source trouve tendancieuse la défense du procureur de la République Ghislain Gresenguet qui, le samedi dernier, au micro du RJDH, a estimé que le présumé a été libéré par le procureur général contre sa volonté.

 

La mise en liberté provisoire de Assane Oumar a provoqué des émeutes à la maison d’arrêt de Ngaragba  le 15 avril dernier.

 

 

Bambari : Un chef Anti-Balaka tué dans des échanges de tirs avec les éléments de la gendarmerie

 

PAR SANDRINE MBAGNA LE 18 AVRIL 2016

 

Bambari, 18 Avril (RJDH)—Un redoutable chef Anti-Balaka surnommé Fally a été tué dans des échanges de tirs entre des gendarmes et son groupe sur l’axe Bambari-Kouango. L’incident s’est produit ce matin à quelques kilomètres de Bambari.

 

Selon un élément de la gendarmerie qui a requis l’anonymat le nommé Fally a trouvé la mort dans un échange de tire avec une unité de la gendarmerie « la gendarmerie voulait juste l’arrêter parce qu’il a exagéré dans les exactions. Mais dès qu’il nous a vus, il a commencé à ouvert le feu. C’est ainsi que les échanges de tirs ont commencé » a-t-il expliqué.  

 

Un autre chef Anti-Balaka de Bambari reconnait que la victime a commis de nombreuses bavures « chaque semaine, il ne cesse de braquer et d’assassiner les commerçants. Il était arrêté plusieurs fois par la gendarmerie, mais à chaque fois il réussit à s’évader de la prison pour recommencer ses coups. Cette fois-ci, il est mort dans les tirs qu’il a ouverts lui-même » témoigne ce dernier.

 

Le groupe Anti Balaka fidèle au défunt a organisé quelques heures après, une manifestation.

 

Centrafrique-Presse.com
18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 17:00

 

 

 

18/04/16 (AFP)

 

Le pape François et le nouveau président de Centrafrique, Faustin Archange Touadéra, ont relevé lundi au Vatican "le climat constructif" et le "renouveau des institutions" du pays après des années de violences, a annoncé un communiqué du Saint-Siège.

 

Le président élu en février avait tenu à venir au Vatican pour sa première visite à l'étranger, afin de saluer le pontife argentin qui était venu en personne en novembre encourager la réconciliation nationale.

 

L'entretien dans la bibliothèque du Palais pontifical a duré un quart d'heure. Jorge Bergoglio a offert à M. Touadéra les principaux textes de son pontificat sur la famille et sur l'environnement.

 

Le pape et son secrétaire d'Etat Pietro Parolin ont souhaité qu'"une période de paix et de prospérité s'ouvre pour la nation toute entière", et ont relevé que les récentes élections et le renouveau des institutions s'étaient "déroulés dans un climat constructif, auquel a contribué le dialogue entre les confessions religieuses".

 

Le Saint-Siège a souhaité que "la communauté internationale continue à soutenir le développement du pays", en rappelant que la population souffrait encore des conséquences des conflits des dernières années.

 

Bravant les reproches voilés de la France et des forces internationales de paix qui déconseillaient le voyage pour raisons de sécurité, le pape avait passé 24 heures à Bangui lors d'une tournée en Afrique en novembre.

 

Il avait rencontré des réfugiés, ouvert une "porte de la miséricorde" dans la cathédrale de Bangui et s'était rendu dans la principale mosquée de la capitale, en plaidant à chaque occasion pour la réconciliation nationale et le respect entre chrétiens et musulmans.

 

Les violences civiles ont diminué sensiblement dans les semaines et mois qui ont suivi, et certains Centrafricains y ont vu une conséquence de la visite du pape.

 

En février, M. Touadéra, qui n'était pas favori au début de la campagne, a été élu au second tour avec 62,71% des voix.

 

Entre 2013 et 2015, des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka et des ex-rebelles à dominante musulmane de la Séléka, ont mis la Centrafrique à feu et à sang. Ces violences ont ravagé l'économie du pays, un des plus pauvres au monde.

 

 

Faustin Archange Touadéra au Vatican pour dire « merci » au Pape

 

18/04/16 (Agence d'information d'afrique centrale)

 

Sollicitée par le président nouvellement élu de Centrafrique, l’audience du pape François a permis de saluer le climat constructif qui se met en place en RCA.

 

Il n’est pas fréquent qu’une audience demandée au pape soit accordée dans de brefs délais. Mais pour le cas de M. Faustin Archange Touadéra, le président centrafricain élu en février et installé le 30 mars dernier à Bangui, les choses sont allées très vite, comme il l’a lui-même confié à la presse. C’est que, de part et d’autre, il y avait un égal intérêt à venir saluer le pape François et à lui présenter le visage d’une Centrafrique qui semble désormais désireuse de cheminer vers son destin dans la paix et la fraternité.

 

Avec un sens de maturité salué par beaucoup, la République centrafricaine a bouclé de la plus belle des manières trois ans d’une grave agitation, ainsi qu’une période transitoire soutenue par beaucoup des Etats de la sous-région, dont le Congo. Présidentielle le 14 février ; installation du nouveau président le 30 mars ; formation d’un gouvernement dirigé par M. Mathieu Simplice Sarandji le 11 avril. Tout a été rondement mené dans un pays où la période transitoire, qui a duré deux ans sous la conduite sage de la présidente, Catherine Samba-Panza, a surpris tout le monde par sa conclusion étonnamment rassérénée.

 

Les Centrafricains ont en effet semblé retrouver la voie de la raison du jour au lendemain pour permettre à leur classe politique de battre campagne et d’élire le candidat de son choix : 30 candidats ! Mais beaucoup attribuent cette accalmie qui se consolide par le passage à Bangui, le 29 novembre 2015, du Souverain pontife. Lors de sa toute-première visite en Afrique, le chef de l’Eglise catholique a atterri à Bangui (malgré les fortes réticences des services de sécurité occidentaux) ; est allé saluer les musulmans à leur quartier du Km5 et à la Mosquée centrale ; a parlé à la jeunesse et conquis la partie noble des Centrafricains, quelle que soit leur religion.

 

C’est pour remercier le pape, pour son passage à Bangui que M. Touadéra, en personne, a qualifié de « miracle », qu’il a réservé sa première visite en Europe au Vatican. L'entretien avec le pape dans la bibliothèque du Palais pontifical a duré un quart d'heure. Le Saint-Père a offert au président les principaux textes de son pontificat sur la famille et sur l'environnement. Le pape et son secrétaire d'Etat (Premier ministre), Pietro Parolin, ont souhaité qu' « une période de paix et de prospérité s'ouvre pour la nation tout entière », et ont relevé que les récentes élections et le renouvellement des institutions s'étaient « déroulés dans un climat constructif, auquel a contribué le dialogue entre les confessions religieuses ».

 

Le Vatican souhaite que la communauté internationale continue à soutenir le développement de la République centrafricaine, en rappelant que la population souffrait encore des conséquences des conflits des dernières années. Devant la presse, le président centrafricain a largement insisté sur la paix comme défi majeur de son action pour les 5 ans à venir. Une paix qui permet d’affronter les autres nombreux problèmes de la Centrafrique démocratique : la remise debout des infrastructures ; la lutte contre la corruption ; effacer les séquelles de la guerre notamment : mener à bien le programme DDR (démobilisation, désarmement, rapatriement et réconciliation) des ex-rebelles Sélékas et Antibalaka. Le tout dans la justice : « car la paix ne peut pas tenir sans justice », a fermement réaffirmé M. Touadéra.

 

Lucien Mpama

 

 

Le président centrafricain fait escale à Douala

 

18/04/16 (Cameroon-Tribune)

 

Faustin-Archange Touadéra a passé quelques heures en terre camerounaise avant son départ pour l’Europe.

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, en partance pour l’Europe, a fait une escale de quelques heures, à Douala ce samedi 16 avril 2016. Le dispositif sécuritaire et protocolaire lié à son statut a été mis en place. Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua et tout son état-major, sont présents au salon d’honneur de l’aéroport international de Douala. On note aussi la présence de l’ambassadeur de la République centrafricaine au Cameroun Martial Beti-Marace, celle du consul Bawa Godobe et une très forte colonie centrafricaine composée d’élèves et d’étudiants. Ces derniers chantent en attendant l’arrivée de leur nouveau président de la République.

 

13h30 mn, l’avion transportant Faustin-Archange Touadéra se pose enfin sur le tarmac de l’aéroport international de Douala. Le dispositif en place se met en mouvement, d’un côté les officiels camerounais et de l’autre les Centrafricains. Une dizaine de minutes plus tard, le chef de l’Etat centrafricain est là. Il serre les mains des uns et des autres tandis que la colonie centrafricaine continue de se faire entendre de la plus belle des manières, à travers des chants en l’honneur du président qui répond par un geste de la tête. Ensuite, direction le salon d’honneur pour un bref entretien avec le gouverneur de la région du Littoral.

 

Puis le cap est mis pour l’hôtel Sawa à Bonanjo. Là-bas aussi, d’autres Centrafricains, encore plus nombreux, attendent Faustin-Archange Touadéra. Joie et sérénité se lisaient sur les visages. Sur la banderole, des mots de bienvenue. Occasion pour le chef de l’Etat de faire un bain de foule, d’être en communion avec son peuple avant de prendre ses quartiers et attendre son départ, prévu à 23h45 mn. Il faut noter que le même dispositif déployé à la mi-journée était aussi présent pour son départ dans la nuit.

 

La ville de Douala à elle seule compte environ 4000 ressortissants centrafricains. Beaucoup sont spécialisés dans le transit et les petits métiers.

 

Centrafrique: le pape salue un "climat constructif" en recevant le nouveau président
Centrafrique: le pape salue un "climat constructif" en recevant le nouveau président
Centrafrique: le pape salue un "climat constructif" en recevant le nouveau président
Centrafrique-Presse.com
16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 23:29
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

Centrafrique : Le procureur de la République se défend dans l’affaire « émeutes des prisonniers de Ngaragba »

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 16 AVRIL 2016

 

BANGUI, 16 avril 2016—Ghislain Grézenguet, procureur de la République se dit étranger à la libération d’un prisonnier de la maison d’arrêt ayant poussé les autres à manifester vendredi dernier. Selon le procureur, cette libération a été ordonnée par le parquet général contre  l’avis du parquet.

 

Ghislain Grézenguet se défend et accuse « le parquet n’a jamais ordonné la libération de ce prisonnier comme l’ont affirmé les détenus. C’est le parquet général qui a accordé cette libération provisoire » précise le procureur avec une voie rassurante teintée d’inquiétude.

 

Le procureur de la République a indiqué avoir reçu une demande de mise en liberté provisoire qui n’a pas eu de suite favorable « nous avons été saisi d’une demande de mise en liberté provisoire mais, le parquet l’a rejeté parce que des soupçons de meurtres de deux individus pesaient sur l’accusé » a-t-il noté.    

 

Ghislain Grezenguet a été accusé par les prisonniers en colère, d’avoir libéré un détenu de confession musulmane accusé d’avoir tué plusieurs personnes au Km5. Ces prisonniers ont manifesté hier à la maison d’arrêt pour dénoncer cette attitude et forcer leur sortie.

 

Ce mouvement a fait déplacer le premier ministre Simplice Sarandji et trois de ces ministres notamment Joseph Yaketé de la défense nationale, Jean Serges Bokassa, de la sécurité publique et Flavien Mbata de la justice. Lors de cette descente, le chef du gouvernement après avoir écouté les manifestants, a promis des mesures drastiques contre tous ceux dont les noms seront cités dans cette libération « donner moi le temps de vérifier et je vous promets de réagir vite. Suivez seulement la radio. Même les magistrats aussi peuvent faire la prison » avait promis Simplice Sarandji.

 

Malgré cette promesse, les prisonniers ont tenté après le départ du premier ministre de défoncer la porte centrale de la maison d’arrêt pour s’enfuir. Il a fallu l’intervention des forces nationales et internationales dont les dispositifs ont été renforcés sur place pour que cette tentative échoue.

 

Le procureur de la République a confié au RJDH qu’aucune évasion n’a été enregistrée « cela grâce à l’aide des forces intérieures avec l’appui des forces de la Minusca. Il y a eu un blessés mais des dégâts matériels énormes au sein de la prison puis que les détenus ont cassé plusieurs portes » a-t-il expliqué.  

 

Les tentatives d’évasion à la prison centrale de Bangui sont récurrentes.  En septembre 2015, la prison centrale de Bangui s’était vidée à cause d’une tension dans la ville de Bangui.

 

 

Centrafrique: « Avec un gouvernement de moins de ministres, il y’a une capacité d’action plus percutante » apprécie l’ambassadeur de France en Centrafrique

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 16 AVRIL 2016

 

BANGUI, 15 Avril 2016(RJDH) —Charles Malinas, ambassadeur de France en Centrafrique a qualifié de judicieux le choix des ministres du premier gouvernement Touadéra. Pour lui, la réduction de l’effectif permettra plus d’action. Il l’a dit dans une interview accordée vendredi dernier au RJDH.

 

 « Le gouvernement de Faustin Archange Touadera est un gouvernement percutant. Avec moins de monde, il y a une capacité d’action percutante », ce sont les premières réactions de Charles Malinas sur la nouvelle équipe gouvernementale centrafricaine.

 

Pour Charles Malinas, le président Archange Touadera a respecté l’engagement pris lors de son investiture « les personnalités que le président Touadera a choisies, respectent son engagement. Comme il y a moins de ministres, le coût sera moins. Mais je note qu’un gouvernement de moins de monde à une capacité d’action plus percutante d’un certain point de vue et cela correspond à l’orientation qu’il a définie », apprécie le diplomate.

 

L’ambassadeur français dit être en bonne relation avec les nouvelles autorités, « mes relations avec les autorités, sont des relations de confiance, de travail, et de coopération franche. Et je dirai à hauteur d’homme entre partenaires égaux.  Ce n’est pas parce que je suis ambassadeur, mais c’est parce que la France a joué un rôle très positif d’une manière indépendante dans le processus électoral en Centrafrique », a-t-il dit.

 

La réaction du diplomate français en Centrafrique Charles Malinas intervient quatre(4) jours après la formation du gouvernement Sarandji qui compte 23 ministres.

 

 

Premier Conseil des ministres du gouvernement Sarandji

 

http://www.radiondekeluka.org/  samedi 16 avril 2016 10:44

 

Les 23 ministres, membres du gouvernement Sarandji, se sont réunis pour la première fois ce vendredi sous la présidence de Faustin Archange Touadéra. Le Chef d’État s’est auparavant entretenu individuellement avec chaque membre du gouvernement. 

Le Conseil des ministres s'est ouvert avec cette phrase du Président : « Mr le Premier ministre, Mmes et Mrs les ministres, il nous faut faire plus avec moins de ressources. J'attends de vous que tous les dossiers soient traités avec célérité afin de les conduire à terme dans les meilleurs délais ». 


Le nouveau président centrafricain demande au gouvernement de traduire en acte le projet de société, engagement signé entre lui et la population. « Comme vous le savez, j'attache du prix au respect des engagements que j'ai pris auprès de nos concitoyens. D'autre part sur la base du projet que j'ai soumis à nos compatriotes, je vous demande de faire adopter par le gouvernement dans les 60 jours un programme de gouvernement qui sera soumis à l'approbation de l'Assemblée Nationale. Ceci nous permettra d'initier des projets qui vont améliorer les conditions de vie de nos concitoyens ». 


La relance du secteur de l'économie, tombé plus bas à la suite de la crise qu'a traversée le pays, reste l'un des piliers de la politique à mettre en valeur par le gouvernement dit de « technocrates », selon les termes du Premier ministre Sarandji. 

« Il nous faudra également entreprendre des réformes pour engager la modernisation et la transformation de notre économie. Nous devons veiller tout particulièrement à renforcer nos actions en faveur de l'amélioration de l'environnement des affaires pour accroître l'activité de la destination République Centrafricaine pour le secteur privé », a insisté le Chef d’État.

Par ailleurs, le président centrafricain Faustin Archange Touadéra est attendu le 18 avril prochain à Rome au Vatican. Selon un communiqué publié samedi dernier par la Nonciature Apostolique à Bangui, le Pape François a favorablement accueilli la demande formulée par le Président centrafricain. Le Nonce apostolique en poste à Bangui, Monseigneur Franco Coppola  parle d'une visite de courtoisie qui dure une journée. 

Le 29 novembre 2015 le Souverain pontife a effectué une visite de deux jours à Bangui, visite à l'issue de laquelle il s'était entretenu avec les responsables de toutes les couches sociales de la République Centrafricaine.

 

 

Bambari : les musulmans contre la configuration du gouvernement Sarandji

 

http://www.radiondekeluka.org/   vendredi 15 avril 2016 13:22

 

Les musulmans de Bambari, chef lieu de la Ouaka,  protestent ce jeudi contre la configuration du gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji. Ils estiment être lésés dans le quota accordé à leur communauté.


Ils ont marché hier jeudi pour exprimer leur mécontentement face à ce qu'ils qualifient de déséquilibre dans la nomination des membres du gouvernement. 

« A l'issue de la formation du gouvernement du Président Faustin Archange Touadéra, la communauté musulmane de la Ouaka a organisé une marche pacifique. Elle demande au Chef de l'Etat de revoir la formation de son gouvernement et de respecter ses engagements. Sur les 23 ministres, il n'y a que 4 musulmans », a  expliqué, Oumar Tidjani, le porte parole de cette communauté joint au téléphone ce vendredi, qui poursuit qu'il n'y a pas « d'équilibre » et que leurs « droits ont été bafoués ». 


Oumar Tidjani a rappelé que le Président Touadéra « a promis être un rassembleur, gage de création d'un avenir meilleur, prospère et glorieux pour les centrafricains et la nation ».


A l'issue de cette marche, un mémorandum a été remis au chef du Bureau régional de la Minusca à Bambari, Dr. Zlatko Bars-Dimitroff. 


A Bambari, depuis hier, les activités sont à nouveau paralysées ; les portes des commerces du centre ville sont toutes fermées. 


Depuis le mois de mars dernier, la tension reste tendue après l'assassinat d'au moins dix personnes dont une femme par des hommes armés assimilés aux éléments du général Séléka Ali Darass.


Au cours de ce même mois, une attaque attribuée à des peuhls armés a fait 9 morts dans la commune de Pladama Ouaka (sous-préfecture de Bambari).

Centrafrique-Presse.com
16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 12:29

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Par Jean-Jacques Louarn  vendredi 1 avril 2016

 

L'Invité Afrique, ce vendredi 1er avril, est Jean-Marc Simon, qui publie aux éditions du Cherche Midi, l'ouvrage Secrets d’Afrique - Le témoignage d’un ambassadeur. Jean-Marc Simon a été conseiller Afrique, directeur de cabinet de plusieurs ministres de la Coopération, puis ambassadeur de France dans quatre pays africains : la Centrafrique, le Nigeria, le Gabon et la Côte d’Ivoire, de 1996 à 2012. Il répond aux questions de Jean-Jacques Louarn.

 

« J’ai volontairement évoqué la France-Afrique, ce terme d’ailleurs inventé par Houphouët-Boigny et qui montre bien la spécificité, la singularité et la profondeur du lien qu’il y a entre la France et l’Afrique, entre les Africains et la France. […] Alors non, je crois que l’Afrique justement, n’est pas un cimetière d’illusions. L’Afrique est bien partie, elle est bien entrée dans la mondialisation, dans le monde et je crois qu’elle a beaucoup à apporter au monde d’aujourd’hui. »

Vient de paraître : Secrets d'Afrique par Jean-Marc Simon : «L’Afrique a beaucoup à apporter au monde»
Centrafrique-Presse.com
16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 12:15

 

                                                                         

Après la publication du décret désignant le premier ministre, le président de la République a convié ses alliés au palais de la renaissance pour justifier son choix. Lors de cette rencontre, le président a annoncé la rupture en définissant le profil du nouveau gouvernement en ces termes, je cite : "je tiens à ce que les prochains ministres répondent à des critères de compétence, d'intégrité morale et qu'ils soient représentatifs de toutes les préfectures de la République centrafricaine. J'attends aussi que les femmes puissent faire partie du gouvernement". Le gouvernement pour la reconstruction du pays a quasiment tenu ses promesses.

 

On constate de prime abord que les alliés qui l'ont soutenu et quelques personnalités proches du président sont récompensés et le retour à la manoeuvre des anciens ministres de Bozizé. Nous avons admiré que le gouvernement soit resserré car limité à 23 membres. Cela permettra à l'Etat de faire des économies. Nous avons par ailleurs relever l'absence de ministres d'Etat et de secrétaires d'Etat. Cette situation uniformise les traitements et indemnités des ministres. Alors on se pose légitimement la question de savoir l'ordre dans ce gouvernement: qui est le numéro 2 ou le numéro 3 ? Le critère de compétence prôné par le président de la République est bien respecté mais le ministre de l'intérieur ne semble pas faire l'unanimité.

 

Nous pensons qu'il le compensera avec sa connaissance du terrain et sa politique de proximité. Attendons de le voir à l'oeuvre avant de porter des jugements hâtifs. En outre, dans le tandem ministre de défense/ministre de l'intérieur, qui s'occupera du programme DDR ? Nous espérons sur la complémentarité des deux ministres car vous êtes sans ignorer que les défis prioritaires du gouvernement sont la sécurité intérieure, la défense nationale, la réconciliation nationale et le développement économique. Pour une fois en Centrafrique, la population s'est réjouie de la composition d'un gouvernement : que de nouveaux noms, donc les dinosaures sont mis au placard.... Sans oublier le principe de laïcité de l'Etat, la communauté musulmane est bien représentée.

 

Les centrafricains sont unanimes qu'aucune place n'est réservée aux fossoyeurs de la République c'est à dire les groupes armées. Cette décision de les éjecter est fondamentale pour la survie de notre jeune démocratie et cela évite de servir de base à une jurisprudence sans fondement juridique ( prendre des armes pour se faire entendre ). Concernant le problème de genre, le pourcentage réservé aux femmes n'est pas suffisant d'où la nécessité de se poser des interrogations suivantes : les femmes ne sont pas trop diplômées ou compétentes en centrafrique ? Sont-elles sanctionnées par rapport à la gestion de la transition ?

 

Ce problème porte atteinte au principe de parité qui n'est autre que l'égal accès des hommes et des femmes aux fonctions électives ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales. Ainsi, nous osons rappeler au Président mathématicien qu'en mathématique, la parité est le caractère d'un nombre qui est pair. Face à ce constat alarmant, nous vous demandons d'accorder des bourses d'études aux filles, de sensibiliser les parents à encourager les filles pour poursuivre leurs études, de renforcer les luttes contre les grossesses précoces et enfin de trouver une solution idoine et durable au phénomène de troc sexe contre note à l'université de Bangui.

 

Cette situation constitue un sérieux obstacle à la promotion féminine et à la déscolarisation précoce des filles. Enfin, concernant la représentativité des préfectures dans le gouvernement,  nous donnons un quitus à l'idée mais l'histoire nous rappèle les ministres résidents expérimentés par les précédents régimes qui n'ont pas produit les résultats escomptés. Nous craignons que cette méthode de représentation de chaque préfecture dans le gouvernement ne deviennent un droit acquis. Le droit acquis permet de maintenir une situation de fait et toute tolérance devient à la longue devient un droit acquis.

 

Le manquement à ce droit pourra être difficile à gérer car le pays a déjà fait l'objet de menaces sécessionnistes ou séparatistes. Dans l'alternative, nous estimons que le gouvernement doit mettre en oeuvre un plan de développement et d'investissement économique à l'échelle nationale, de procéder à des délocalisations des entreprises, de rendre effective la décentralisation et la déconcentration, de délocaliser périodiquement la célébration des fêtes nationales et des grandes activités sportives et culturelles. Au delà de cette analyse, nous souhaitons bonne chance à la nouvelle équipe gouvernementale dans la noble mission de reconstruire notre chère patrie.                                                                              

Paris, le 15 avril 2016.



Bernard SELEMBY DOUDOU


Juriste, Administrateur des Elections

LA RUPTURE ANNONCÉE ET LES INQUIÉTUDES DU NOUVEAU GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN par Bernard SELEMBY DOUDOU
Centrafrique-Presse.com
16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 12:02

 

 

http://lnt.ma/ 16/04/16 

 

L’Ambassadeur Omar Hilale, Représentant Permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations Unies, est intervenu vendredi devant le Conseil de Sécurité pour présenter son rapport sur la situation en République Centrafricaine (RCA), en sa qualité de Président de la Configuration République Centrafricaine de la Commission de la Consolidation de la Paix des Nations Unies.

 

Il s’est félicité de la conclusion pacifique de la transition politique et du retour à l’ordre constitutionnel en République Centrafricaine, et a réitéré l’engagement de la Configuration RCA de continuer à fournir un soutien ferme aux nouvelles autorités du pays, afin d’œuvrer ensemble à la création d’un environnement favorable à la consolidation de la paix.

 

M. Hilale a également lancé un appel aux partenaires internationaux et régionaux de la RCA afin de maintenir et de renforcer le soutien à la population centrafricaine et aux nouvelles autorités, « en ce moment historique pour l’avenir du pays ».

 

Le rôle de la Configuration a été mis en relief, en soulignant « la contribution décisive de la Commission de la Consolidation de la Paix, en tant que catalyseur des initiatives et en contribuant à une approche cohérente et coordonnée ».

 

Dans ce cadre, M. Hilale a annoncé son intention de se rendre prochainement en RCA et de s’entretenir avec les principaux acteurs internationaux et régionaux afin de s’assurer de la coordination et de la cohérence des actions engagées en faveur de ce pays.

 

L’Ambassadeur a également déclaré que toutes les actions de soutien à la RCA, aussi bien de la part de la Configuration que des partenaires internationaux, « doivent être strictement alignées sur les priorités définies par les autorités nationales ».

 

A cet égard, M. Hilale a cité les principales priorités nationales présentées par le nouveau Président de la République Centrafricaine, S.E.M. Faustin-Archange Touadera lors de son discours d’investiture, notamment le retour de la stabilité sur l’ensemble du territoire, la réconciliation et la cohésion nationale, la réforme du système des finances publiques et des secteurs productifs, et la réhabilitation des services publics du pays.

 

C’est en se basant sur ces priorités que M. Hilale a présenté aux membres du Conseil de sécurité une feuille de route pour les activités de la Configuration à court, moyen et long terme.

 

L’Ambassadeur Hilale a conclu son intervention en soulignant l’impératif de mettre à profit les expériences passées afin de repenser l’engagement de la communauté internationale en RCA, à l’aube de cette nouvelle phase critique de son histoire.

 

La Configuration RCA de la Commission de Consolidation de la Paix est un organe des Nations unies chargé principalement de maintenir l’attention de la communauté internationale, de mobiliser les fonds nécessaires aux objectifs de consolidation de la paix et de promouvoir une coordination et une cohérence dans les actions des différents partenaires.

 

LNT avec Map

ONU : OMAR HILALE INFORME LE CONSEIL DE SECURITE SUR LA SITUATION EN CENTRAFRIQUE
Centrafrique-Presse.com
16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:48
En RCA, le processus DDR avance péniblement (RFI)
En RCA, le processus DDR avance péniblement (RFI)

 

 

 

Par RFI  15-04-2016 Modifié le 15-04-2016 à 23:39

 

En Centrafrique, le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR) est toujours dans les cartons, le nouveau gouvernement doit plancher sur le problème avec l'aide des Nations unies. Le projet connaît quelques blocages entre le nouveau pouvoir centrafricain et certains groupes armés. En attendant, la mission de l'ONU lance en parrallèle des programmes de réduction des violences communautaires à destination des combattants qui ne sont pas éligibles au processus de DDR.

 

Pour être éligible au processus de DDR, il faut posséder une arme de guerre et avoir fait partie d'un des groupes armés signataires de l'accord du 10 mai 2015 à Bangui. Des conditions que tout le monde ne remplit pas. Aussi le programme de réduction de la violence communautaire devrait-il commencer dans les semaines à venir, en complément du processus de DDR qui lui, n'est toujours pas amorcé.

 

La Minusca prévoit pour ce faire d'appuyer professionnellement près de 3 000 autres combattants. « Le concept de réduction de violences communautaires est destiné à prendre en compte les non-éligibles au futur programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement. Nous essayons d'assurer, autant que faire se peut, la réinsertion économique de ces personnes. L'objectif est finalement de créer des associations professionnelles qui mélangeront anti-balaka et membres de la communauté du KM5 et d'ex-Seleka », détaille Hervé Hesse, qui travaille à la Minusca au sein de la section DDR.

 

Du côté de l'auto-défense du quartier PK5, on a déjà commencé à recenser les combattants et on applique les mesures de confiance réclamées par la Minusca. « On fait des patrouilles permanentes jour et nuit. Ces patrouilles-là, nous les faisons sans arrêt. Maintenant, c'est calme. Vous savez, quand les jeunes ont une arme, ils peuvent faire du désordre. Ce projet est très important pour ces jeunes-là, afin de les occuper, de trouver des revenus pour subsister », confie Yousouf Ahmat, coordinateur des auto-défense.

 

Manque de représentativité

 

Le nouveau président Faustin-Archange Touadéra a, de son côté, entamé des consultations avec les groupes armés en vue de lancer ce processus DDR tant attendu. Mais pour le moment, les rencontres ne sont pas très bien passées. La fermeté du président Touadéra ne passe pas auprès des groupes armés. L'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), qui a été reçue jeudi, critique le gouvernement récemment formé, qu'il ne juge pas représentatif.

 

Même son de cloche du côté des FPRC, dirigés par Nourredine Adam, le chef de guerre le plus virulent du pays. Leur porte-parole, Moussa Maloud, s'énerve : « Pourquoi avons-nous pris les armes à l'époque ? demande-t-il. Exactement après un gouvernement comme celui-là. »

 

Le FPRC estime que le nord du pays est encore une fois marginalisé et absolument pas représenté au sein du gouvernement. L'UPC va dans le même sens, mais avec des propos plus mesurés. Le bureau politique et militaire va se réunir la semaine prochaine pour définir la conduite à tenir.

 

Dialogue de sourds

 

Sur la question du processus de DDR, Touadéra a un principe : il ne travaillera pas sur le terrain politique avec des groupes armés qui ne sont pas engagés dans le désarmement. Mais du côté des groupes armés justement, on réclame l'exact contraire : « On veut que nos revendications politiques soient satisfaites, sinon nous n'irons pas au DDR », martèle-t-on du côté du FPRC.

 

Dans le camp du Mouvement patriotique centrafricain (MPC) dirigé par Idriss El-Bachar, on « veut laisser du temps au président Touadéra, même si l'oppression de la minorité doit cesser », explique-t-on. Tous les groupes armés réclament des ministères et des postes clefs au plus haut niveau de l'Etat. Les consultations avec le président devraient reprendre en fin de semaine prochaine.

 

Centrafrique-Presse.com
16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:33

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 16/04/16 (Xinhua) -- A l'occasion d'une réunion du Conseil de sécurité sur la situation en République centrafricaine, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, s'est félicité vendredi de nombreux progrès réalisés au cours des deux dernières années par le pays en matière de paix et de réconciliation nationale.

 

"La République centrafricaine a passé un cap crucial avec la tenue, avec succès, d'élections libres et justes", a salué M. Ladsous, cité par un communiqué de l'ONU.

 

"L'investiture du Président Touadéra et la promulgation de la nouvelle constitution marquent la fin de la transition et ouvrent une nouvelle phase pour le pays", a-t-il ajouté.

 

"Le nouveau gouvernement devra réaliser des progrès tangibles pour tous les centrafricains. Les attentes envers ce même gouvernement seront élevées pour le rétablissement d'une paix et d'une sécurité durables ainsi que pour l'amélioration des conditions de vie des gens", a déclaré M. Ladsous.

L'ONU salue les progrès en matière de paix en Centrafrique
Centrafrique-Presse.com
16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 11:07

 

 

 

Histoire d’une domination française

 

15 avril 2016 par Yanis Thomas

 

Nouvelle publication de Survie ; la collection des Dossiers Noirs s’agrandit ! Le numéro 26 sort ce 15 avril.

 

Lorsque le 5 décembre 2013, François Hollande déclenche l’opération Sangaris en Centrafrique, il y a fort à parier que les français sont bien en peine de localiser ce pays sur la carte. Pourtant, la relation entre La France et la Centrafrique est des plus tragiques, et mériterait d’être mieux connu. C’est l’objet de ce nouveau Dossier Noir qui s’attache à mener une étude approfondie de l’action de la France et des Français dans ce pays marginalisé d’Afrique centrale.

 

Qu’a fait la France en Centrafrique, son ancienne colonie ? Que fait-elle encore dans ce pays marginalisé d’Afrique centrale ? Quel y est le jeu des ingérences étrangères ? Pour quelles raisons économiques et diplomatiques ?

 

Ce livre explicite la dynamique historique et les raisons de la domination de la France sur son ancienne colonie. Des compagnies concessionnaires au sacre de Bokassa, des mutineries des années 1990 au saut de l’armée française sur Birao en 2007, l’auteur s’arrête sur les temps forts de ce qui fait de la RCA un pays emblématique du système de la Françafrique. Ce faisant, il décrypte aussi les volontés d’influence et d’ingérence en Centrafrique d’autres nations, comme le Tchad, le Congo-Brazzaville ou l’Afrique du Sud, permettant par là même d’affiner l’analyse des crises successives qui secouent le pays, et notamment celle qui déchire le pays depuis décembre 2012. Une attention particulière est par ailleurs mise sur la question des enjeux économiques, et notamment ceux concernant les ressources naturelles (diamants, pétrole, bois…), tant est grande son importance pour comprendre les motivations des entités en lutte, au niveau national comme au niveau international.

 

Yanis Thomas

 

Centrafrique : un destin volé

 

Histoire d’une domination française

Parution : 15/04/2016

ISBN : 9782748902648

235 pages (11x17) 13.00 €

Vous pouvez le commander dès maintenant via la boutique en ligne de Survie.

 

Pour contacter l’auteur, organiser une conférence autour de ce livre, faire une interview :contact@survie.org / 0144610325

 

 

Sommaire

 

Préface, par Odile Tobner, auteure de « Du racisme français » (Les arènes)

 

Introduction

 

1. Histoire d’une ingérence

a. La razzia coloniale

b. Une fausse indépendance : de Barthélémy Boganda à André Kolingba

 

2. Tout changer pour que rien ne change

 

a. Ange Félix Patassé, des urnes à la répression b. François Bozizé, la couronne change de tête

 

3. La chute a. Fin de partie pour Bozizé

 

 b. La France dans le bourbier centrafricain

 

4. Qui veut une part du gâteau ?

 

a. Les richesses d’un pays « pauvre »

b. L’échiquier centrafricain

 

Conclusion

 

Résumé

 

Lorsque le 5 décembre 2013, François Hollande déclenche l’opération Sangaris en Centrafrique, il y a fort à parier que les français sont bien en peine de localiser ce pays sur la carte. Pourtant, la relation entre La France et la Centrafrique est des plus tragiques, et mériterait d’être mieux connue. C’est l’objet de ce nouveau Dossier Noir qui s’attache à mener une étude approfondie de l’action de la France et des Français dans ce pays marginalisé d’Afrique centrale.

 

Ce livre explicite la dynamique historique et les raisons de la domination de la France sur son ancienne colonie. Des compagnies concessionnaires au sacre de Bokassa, des mutineries des années 1990 au saut de l’armée française sur Birao en 2007, l’auteur s’arrête sur les temps forts de ce qui fait de la RCA un pays emblématique du système de la Françafrique.

 

Ce faisant, il décrypte aussi les volontés d’influence et d’ingérence en Centrafrique d’autres nations, comme le Tchad, le Congo-Brazzaville ou l’Afrique du Sud, permettant par là même d’affiner l’analyse des crises successives qui secouent le pays, et notamment celle qui déchire le pays depuis décembre 2012.

 

Une attention particulière est par ailleurs mise sur la question des enjeux économiques, et notamment ceux concernant les ressources naturelles (diamants, pétrole, bois…), tant est grande son importance pour comprendre les motivations des entités en lutte, au niveau national comme au niveau international.

 

Extraits

 

La réalité de « l’indépendance » (chapitre 2, p 36) : L’un des premiers actes posés par la jeune république indépendante est révélateur de la mise en place d’un véritable système néocolonial. Deux jours après la déclaration de l’indépendance, la Centrafrique signe avec la France, le CongoBrazzaville et le Tchad un accord de défense quadripartite visant au maintien de bases militaires françaises dans les anciennes colonies.

 

L’article 4 de l’accord stipule qu’« afin de permettre à la République française d’assumer ses responsabilités dans la défense commune et à l’échelle mondiale, la République centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad reconnaissent aux forces armées françaises la libre disposition des bases qui leur sont nécessaires ».

 

La France s’engage aussi à former et équiper les armées africaines naissantes (article 6).

 

En Centrafrique cette tâche sera en partie dévolue à un personnage de sinistre renom, le colonel Marcel Bigeard. Commandant de troupes parachutistes pendant la bataille d’Alger, durant laquelle l’armée française utilise massivement la torture, il est envoyé à Bouar, dans l’ouest du pays, à la fin de la guerre d’Algérie. Sous la houlette de Roger Barberot, tout juste nommé ambassadeur de France en Centrafrique avec le soutien de Jacques Foccart, secrétaire général de l’Élysée aux affaires africaines et malgaches et père du système de domination néocoloniale de la France en Afrique, Bigeard s’attachera à réorganiser l’armée centrafricaine durant les premières années du règne de Dacko.

 

Mais l’accord de défense quadripartite ne s’intéresse pas qu’aux questions de défense. Il porte aussi sur les ressources naturelles dont pourraient disposer les nouvelles républiques : le maintien d’une tutelle militaire se double d’un accaparement des richesses. L’article 4 de l’annexe III de l’accord stipule ainsi : « la République centrafricaine, la République du Congo et la République du Tchad réservent à la satisfaction des besoins de leur consommation intérieure les matières premières et produits stratégiques obtenus sur leur territoire.

 

Elles accordent à la République française une préférence pour l’acquisition du surplus et s’approvisionnent par priorité auprès d’elle en ces matières et produits. » L’article 2 de l’annexe III en précise la teneur : « sont considérés comme matières et produits stratégiques : —les hydrocarbures liquides ou gazeux —l’uranium, le thorium, le lithium, le béryllium, l’hélium, leurs minerais et composés. Des modifications pourront être apportées à cette liste par échange de lettres entre les Parties contractantes.»

 

La France s’octroie donc un droit de préemption sur les matières premières de ses anciennes colonies. Le pillage peut continuer. La position de la France dans les prémisses de la crise actuelle (chapitre 5, p 89) : De son côté, la France fera preuve d’une passivité complice. Alors que plusieurs membres de la Séléka agissent depuis le territoire français et que, au vu de l’enjeu et des personnalités impliquées, il est probable que les services secrets français aient été au courant des velléités de déstabilisation contre François Bozizé, force est de constater que les représentants de la Séléka n’ont pas vraiment été inquiétés par les autorités françaises. On note ainsi que les porte-parole de la Séléka Eric Neris Massi et François Nelson Ndjadder « vivent tous les deux en France, d’où ils informent les médias par voie de communiqués de presse et d’interviews sur le déroulement des opérations militaires sur le terrain».

 

Le premier est d’ailleurs manager dans un cabinet parisien de conseil en gestion et finance. De même, Jean-Paul Bagaza, autre porte-parole de la Séléka, expliquera en février 2013 dans les colonnes du site comment le principe d’une nouvelle rébellion en Centrafrique a été arrêté en partie depuis Paris par d'anciens ministres centrafricains en exil, Sylvain Ndoutingai (ex-ministre des Mines) et Firmin Findiro (ex-ministre de la Justice). Par ailleurs, on peut s’interroger sur la réelle teneur des discussions en tête-à-tête qui ont eu lieu entre François Hollande et Idriss Déby le 5 décembre, soit quelques jours à peine avant le déclenchement de l’offensive de la Séléka. Une décision a-t-elle été prise concernant l’avenir du régime centrafricain ? L’histoire le dira peut-être.

 

Entretien avec l'auteur

 

Pourquoi avoir écrit ce livre?

 

À la base, je n’ai pas d’affinité particulière avec la Centrafrique. Mon sujet d’étude est plutôt l’armée française et ses interventions militaires en Afrique. J’ai commencé à me pencher sur ce pays en décembre 2012, au moment où la Séléka, la rébellion qui renversera peu après François Bozizé (à la tête du pays depuis 2003), lance son offensive. De fil en aiguille, et en travaillant sur les raisons de l’émergence de cette énième rébellion, je me suis plongé dans l’histoire de la colonisation et de la néo-colonisation française dans ce pays. Et ce que j’en ai lu m’a profondément révolté.

 

D’où l’idée de rappeler au public la réalité de l’action de la France dans cette contrée. À cela s’ajoute la volonté de donner un éclairage sur les tenants et les aboutissants de la crise actuelle, et, là encore, sur la place de la France dans cette affaire. Le livre effectue une importante remise en contexte historique. Pourquoi parler de "l'histoire d'une domination"? S’il s’agit d’une « histoire d’une domination », c’est parce que le but est de montrer comment la France a pesé de façon déterminante à chaque période clef de l’histoire centrafricaine contemporaine. L’approche historique me paraît essentielle car elle permet de rappeler et de cristalliser une analyse des événements. Face au flot médiatique, c’est une sorte de barrage mémoriel. D’une certaine façon, ce livre est une lutte contre l’oubli.

 

Ce pays est méconnu, pourtant tu as travaillé uniquement avec des sources ouvertes. Effectivement, la Centrafrique est un pays plutôt méconnu des Français. C’est un pays peu touristique, à l’inverse de pays d’Afrique de l’Ouest comme le Sénégal. La diaspora centrafricaine en France n’est pas non plus très importante, comme peut l’être la diaspora malienne, ce qui ne concourt pas à le faire mieux connaître. Je serais tenté de dire qu’il y a un certain désintérêt pour cette région. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas d’informations sur ce qui s’y passe. C’est juste qu’elles n’intéressent pas grand monde. C’est un des enjeux de ce livre : éveiller la curiosité du lecteur pour un pays marginalisé mais dans lequel la France a une influence particulièrement néfaste. Il y a eu un soudain intérêt médiatique pour la Centrafrique avant l'intervention française. Quelle était la réalité du risque de "génocide" brandie par les autorités françaises?

 

C’est un classique : avant toute intervention militaire française, il est nécessaire de préparer nos concitoyens à une telle intervention. Il s’agit de gagner les cœurs et les esprits, afin de susciter l’approbation du public. Dans cette dynamique, tous les moyens sont bons. On se souvient comment George W. Bush avait construit sa propagande sur les armes de destruction massive avant d’intervenir en Irak en 2003. Dans le cas qui nous concerne, a été mis en avant l’idée d’un risque de génocide, notamment par Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, en novembre 2013. Ce qui est intéressant, c’est que celui-ci ne précise à aucun moment un génocide de qui contre qui…

 

En réalité, il s’agit d’une situation de guerre civile, mais c’est moins vendeur que « génocide » sur le marché de l’indignation. Il a aussi été question de "conflit inter-religieux". Qu'en était-il réellement? Quels étaient les enjeux réels de la crise? À mon sens, le fait religieux n’est pas à la base du conflit. On n’est pas dans la situation du nord du Mali, avec une déstabilisation du pays par des groupes armés se réclamant d’un islam rigoriste et violent. Concrètement, la Séléka composée de Centrafricains du nord-est du pays, de Tchadiens et de Soudanais, majoritairement d’obédience musulmane, s’en prend principalement, lors de sa prise du pouvoir et par la suite, aux populations du sud et de l’ouest du pays, considérées comme chrétiennes. Les milices villageoises d’autodéfense et les anciens soldats de l’armée centrafricaine restés fidèles à Bozizé, regroupés sous le terme « d’anti-balaka », qui s’opposent à la rébellion, sont aussi présentés comme chrétiennes et s’attaquent principalement aux membres de la communauté musulmane. Ce qui amène à une présentation réductrice du conflit en une lutte interconfessionnelle, occultant au passage ses aspects sociaux-économiques.

 

En réalité, les enjeux liés à la crise sont de deux ordres : politique et économique. Au niveau politique, il y a une volonté du Tchad, allié au Soudan, de renverser le régime de François Bozizé, avec, au moins, le consentement tacite de la France. Au niveau économique, se pose la question de l’exploitation des ressources naturelles présentes en Centrafrique. Le diamant bien sûr, mais aussi le bois et surtout le pétrole. En effet, le nord de la Centrafrique recèlerait des gisements d’hydrocarbures, lesquels seraient connectés aux zones pétrolifères mises en exploitation du coté tchadien de la frontière. Toute exploitation de cette ressource en Centrafrique pourrait réduire d’autant les réserves disponibles au Tchad… En quoi a consisté l'intervention française? A-t-elle au moins fait baisser le niveau de violence?

 

L’opération française Sangaris, lancée début décembre 2013 se veut une opération coup de poing, dans le style des opérations françaises historiques : le déploiement d’une poignée de parachutistes devait ramener le calme dans le pays. Or, son lancement est concomitant avec une offensive coordonnée des milices anti-balaka, fidèles à François Bozizé, le président déchu, sur Bangui le 5 décembre. La situation est particulièrement explosive.

 

La première action de ce corps expéditionnaire français est de désarmer et de cantonner les membres de la Séléka. Ce faisant, il va donner un net avantage aux milices anti-balaka, qui vont d’autant plus s’en prendre à la communauté musulmane, assimilée à la Séléka. Donc, bien loin de diminuer, le niveau de violence va sensiblement augmenter à la suite du déploiement français. Et ce qui était prévu pour être une opération de courte durée va se transformer en un bourbier. Quelle est la place des élections dans l'intervention française? Les élections ont une place centrale dans la stratégie française.

 

Le fait de tenir des élections, en l’occurrence présidentielles et législatives, permet de faire croire à une sortie de crise. C’est pourquoi la diplomatie française a pesé de tout son poids pour que celles-ci se tiennent au plus vite, alors même que la situation du pays n’est en rien stabilisée. L’enjeu est de pouvoir claironner que la France a réussi sa mission, qu’elle a œuvré au retour à un ordre constitutionnel, que l’opération Sangaris est un succès. La situation étant annoncée comme revenue à la normale, il est désormais possible de prévoir une réduction importante des effectifs sur place, sans que cela ne soit assimilable à une débâcle.

 

En clair, une façon de sortir du bourbier la tête haute. Si ce n'est pas une intervention dans le cadre de l'anti-terrorisme, quelle est la typologie de cette intervention? L’opération Sangaris s’inscrit pleinement dans le cadre de la « nouvelle doctrine » tel qu’explicité par Raphaël Granvaud dans son ouvrage « Que fait l’armée française en Afrique ? ». À l’inverse de ce qui a pu se passer pour l’opération Serval au Mali, où la France avait tordu le droit international pour pouvoir intervenir, la doctrine française habituelle a été appliquée au cas centrafricain.

 

L’armée s’est déployée en vertu d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, dans le but de soutenir une force africaine. La France a cherché à multilatéraliser son action en promouvant la mise en place d’une force européenne (qui sera au final de faible ampleur). Autant d’éléments visant à casser son image de gendarme de l’Afrique. Sur le terrain, l’armée française reste en réalité prépondérante et agit de façon totalement indépendante. Y-a-t'il eu des manifestations d'hostilité à l'intervention française en Centrafrique?

 

En effet, il y a eu à Bangui fin décembre 2013 des manifestations d’hostilité à l’égard de l’intervention française. Les membres de la communauté musulmane manifestaient pour dénoncer la partialité des troupes françaises, accusées de ne pas en faire assez pour désarmer les miliciens anti-balaka. Plus récemment, on a pu voir les troupes de Sangaris faire l’objet d’insultes suite à la révélation de viols sur de jeunes garçons du camp de réfugiés de l’aéroport de Bangui par des soldats français. Quel a été le jeu du Tchad, principal allié de la "lutte contre le terrorisme" de la France en Afrique, dans la crise? Depuis le début des années 2000, le Tchad a un poids considérable dans les affaires intérieures centrafricaines. On se souvient ainsi qu’Idriss Déby avait directement appuyé le général rebelle François Bozizé en 2002-2003 dans sa lutte pour renverser le président Ange-Félix Patassé. Le Tchad avait notamment servi de base arrière à la guérilla. L’action de ce pays dans la crise actuelle est tout aussi importante. Les principaux leaders de la Séléka, à commencer par Noureddine Adam, le plus virulent d’entre eux, ont de solides connexions à N’Djaména. De nombreux éléments témoignent par ailleurs d’une forte collusion entre les forces armées tchadiennes et les soldats de cette rébellion. Le jeu du régime tchadien est donc particulièrement trouble. Pour autant, cela ne semble pas avoir perturbé la diplomatie française, qui fait de celui-ci le pilier de son dispositif militaire en Afrique. Il est effarant de voir comment la France s’appuie pour sa « guerre contre le terrorisme » en Afrique de l’Ouest sur une dictature sanglante qui contribue à déstabiliser un de ses voisins.

 

Yanis Thomas

Centrafrique : un destin volé Histoire d’une domination française

 

Parution : 15/04/2016 ISBN : 9782748902648 235 pages (11x17) 13.00 €

 

Sortie nationale en librairies, le 15 avril 2016

 

Vous pouvez également le commander via la boutique en ligne de Survie

 

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Vient de paraître : Centrafrique : un destin volé par Yanis Thomas (Survie)
Centrafrique-Presse.com