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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 15:00

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-04 13:40:54 - Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des affrontements qui ont eu lieu jeudi matin à Bossagoa entre des miliciens du mouvement patriotique anti-balaka et des troupes de l’opération Sangaris déployées dans cette localité, située au nord-est de la Centrafrique.


Selon une source locale, le marché s'est vidé de ses occupants, les commerces sont fermés et la circulation est interrompue. Une partie de la population a fui dans la brousse et l'autre partie est terrée dans les maisons, d'où on entend le crépitement des armes légères et lourdes.


Selon cette même source, tout est parti de l'arrestation d'un des chefs du mouvement anti-balaka, par les troupes de l'opération Sangaris sur dénonciation du maire de la ville, Cyriaque Bria.


‘'Ce matin, les anti-balaka ont barricadé la circulation exigeant la libération d'un des leurs. N'appréciant pas ce geste, les troupes Sangaris ont réagi'', a expliqué un habitant joint dans sa cachette. 


Il a ajouté que ‘'la maison du premier citoyen a été pillée, et incendiée en guise de protestation contre la duplicité du maire de la ville''.


‘'Des hélicoptères français ont survolé la ville pour ramener le calme'', a conclu cet habitant.

 

http://www.apanews.net/article_read-803772-deux-morts-dans-des-affrontements-entre-anti-balaka-et-forces-sangaris.html#sthash.CxMUM1PL.dpuf

Deux morts dans des affrontements entre anti-balaka et forces Sangaris

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 12:50

 

 

 

 

   

APA-Bangui (RCA) - 2014-09-04 11:22:01 - La crise de leadership au sein de la coalition séléka, l’attaque du domicile de l’ancien ministre d’Etat Karim Meckassoua au KM5, la fausse alerte du virus Ebola, le déploiement des casques bleus en Centrafrique et le report des élections de février 2015 sont jeudi à la Une de la presse centrafricaine.

 

S'interrogeant sur le rôle du président de la république démissionnaire, Michel Djotodia, président de la coalition séléka, Le Démocrate titre ‘'La séléka divisée mais où se situe Djotodia ?'', là où Le Citoyen affiche : ‘Qui de Michel Djotodia et Nourredine Adam dirige réellement la séléka ?''.


Selon ces quotidiens, la suspension des trois ministres séléka au sein du gouvernement Kamoun et l'exclusion de Mohamed Moussa Daffhane par le vice-président de cette entité Nourredine Adam au moment où les autorités de transition s'inscrivent dans la démarche de rapprochement avec l'ex-président Djotodia, remet sur la table la problématique du leadership au sein de cette entité hétérogène.

Parlant du déploiement des casques bleus en Centrafrique, le quotidien le Confident titre ‘'La MINUSCA : le compte à rebours a commencé''. Abordant le même sujet, L'Agora'', sous le titre : Casques bleus : dernier espoir ou dernière illusion des Centrafricains'', écrit ceci : ‘' Ils arrivent ! Ils arrivent ! S'exclament les Centrafricains qui voient débarquer depuis quelques temps des équipements qui donnent parfois l'espoir qu'on va créer un énorme chantier. Des machines, des outils de tout genre et bientôt les hommes''.


‘'Qui croit aux miracles des troupes onusiennes qui vont bientôt parader en Centrafrique ? Le monde y croit Peut-être mais les centrafricains attendent des résultats'', conclut ce quotidien.


Centrafric Matin s'est, pour sa part, interrogé sur le report des élections de février 2015. ‘'A qui profitera le report des élections législatives et présidentielle du 15 février 2015 ?'', a-t-il lancé.


‘'Qui en veut à l'ancien ministre d'état Karim Meckassoua ?'', titre sur un autre plan Le Démocrate. Cette interrogation fait suite à l'attaque dans la nuit du 2 au 3 septembre au KM5 du domicile de Karim Meckassoua par un groupe d'individus armés. 

Selon ce quotidien, ‘'on ignore encore si cette attaque est liée au combat virtuel qui l'a opposé à son frère coreligionnaire Mahamat Kamoun qui a été préféré par la présidente de la transition. Toutefois, les auteurs de cet acte barbare ne sont pas identifiés et aucune victime n'a été déplorée. Sauf une voiture endommagée''.


‘'Panique au complexe pédiatrique à cause d'un patient présentant les signes Ebola'', s'émeut L'Hirondelle.


‘'Le Complexe Pédiatrique a connu un début de matinée pas comme les autres hier, mercredi 3 jeudi'', écrit ce journal, soulignant que ‘'les mamans leurs enfants malades sous leurs mains ont quitté ce complexe en cascade pour regagner leurs maisons pour cause, un patient transféré depuis l'Hôpital Domitien à Bimbo, présentait des symptômes de la fièvre hémorragique du type Ebola''.

 

http://www.apanews.net/article_read-803744-politique-attentat-et-ebola-en-vedette-dans-la-presse-en-rca.html#sthash.2T3bgRVz.dpuf  

Politique, attentat et Ebola en vedette dans la presse en RCA

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 12:26

 

 

 

 

 

04/09/14 (AFP)

 

Au "Songo Night", aux "Zammours" ou dans le "quartier des péchés", Bangui vibre de nouveau la nuit dans les bars, dancings et autres discothèques qui rouvrent dans les quartiers, signe de la progressive normalisation en cours dans la capitale centrafricaine.

 

"Ici, c'est 24h/24!", lance Yvon Sanga, étudiant. Ici, c'est au "Kadam Kadam", l'un des nombreux "bar-dancing" du 2e arrondissement de Bangui.

 

Les clients devisent autour de poissons et de poulets braisés arrosés de bières. On s'y déhanche jusqu'à l'aube, au rythme des ndombolo congolais, coupé-décalé ivoirien et R'n'b américains. Dans les effluves d'alcool et les braillements des fêtards, la crise semble bien loin.

 

Après des mois de terribles exactions, de lynchages et de pillages, sur fond de traque des habitants musulmans assimilés à l'ex-rébellion Séléka, Bangui va visiblement mieux.

 

Après la reprise générale de l'activité, la renaissance d'une vie nocturne témoigne de cette lente amélioration de la sécurité ces trois derniers mois. Les Banguissois redécouvrent la nuit et ses plaisirs, ses amours passagères et ses lieux de perdition.

 

Le couvre-feu, qui reste en vigueur sur toute l'étendue du territoire de minuit à 5H00 du matin, n'est plus respecté que dans les quartiers les plus touchés par les violences.

 

-Sur le 'terrain de tir'-

 

"Nous avons le privilège d'être proches du centre ville. C'est un secteur qui n'a pas été tellement perturbé par les évènements", se réjouit Hélène Mballa, belle et jeune Camerounaise, sous les néons rouges du "Kadam Kadam".

 

"Ici, on est à l'aise si les gendarmes et policiers centrafricains ne nous indisposent pas avec leurs patrouilles intempestives", explique Yvon l'étudiant. Ceux-là, "ils n'ont pas perdu les bonnes habitudes" de racket.

 

"Ils s'étaient tous terrés quand la Séléka (ex-rébellion) avait envahi Bangui. C'est bien de les tenir à l'oeil avec les patrouilles mixtes", poursuit-il, alors que des militaires burundais de la force africaine et quelques policiers centrafricains font leur apparition au bout de la rue.

 

Le "Songo Night" et "La Plantation" sont les deux principales boites de nuit. Il y a aussi les bars-dancings "Mbi Yé", "Plus ou moins", "Cave de la Paix", "Bisso na Bisso" ou encore "Sélection" dans le quartier Bruxelles (2e arrondissement), où l'explosion d'une grenade en juin avait semé la panique.

 

Ouverts dès 9h du matin, certains établissements ne ferment que tard dans la nuit et sont très fréquentés. Les clients se disent rassurés par la présence des forces internationales, Misca, Sangaris, et Eufor-RCA.

 

"Vous voyez ces 4X4 aux couleurs de l'Union européenne et avec des mitrailleuses lourdes? Ce sont les Géorgiens (de l'Eufor). Les Français viennent (de Sangaris) à peine de passer. Tous, ils sécurisent le 5è arrondissement et la vie a repris la nuit ici à Miskine", explique Josée Penguélé, un commerçant.

 

"On peut rester à la +Cave des amis+ jusqu'à 21h, voire 22h", sourit-il.

 

Miskine fut pourtant l'un des quartiers les plus touchés par les violences intercommunautaires, qui y ont fait des dizaines de morts, et ont provoqué l'exode des musulmans, comme en témoignent les maisons détruites.

 

Les herbes folles ont envahi ces ruines et leurs murs calcinés. "C'est devenu le terrain de tir", plaisante d'un air goguenard Guy, rabatteur pour les prostituées du quartier. "Ceux qui n'ont pas la possibilité d'aller dans des lieux appropriés font les arrangements avec leurs partenaires pour que tout se joue à cet endroit".

 

- 'Le couloir de la mort' -

 

Un seul quartier reste plongé dans le silence et la peur à la nuit tombée: le PK5, dernière enclave musulmane de la capitale, où les habitants vivent toujours sous la menace des assassinats et lynchages des miliciens anti-balaka.

 

"C'est ici qu'il y avait l'ambiance autrefois", raconte Aubin Bangué, cadre de la santé, qui ne cache pas sa nostalgie pour "les mamas koloutous (aux larges hanches), les sèpèlè (jeunes filles minces et élancées), les femmes capables (femmes d'affaires) et les pirates (réputées pour dépouiller les hommes jusqu'à leur dernier sou)".

 

"Au KM5, nous avions les meilleurs méchouis de Bangui. Il y en avait pour toutes les bourses, chacun y trouvait son compte", regrette Alain Kossingou, mécanicien.

 

"C'est le couloir de la mort désormais", avertit Alain. S'aventurer de nuit au PK5, c'est prendre le risque d'être "kidnappé, tué, charcuté, et de disparaitre définitivement".

 

Centrafrique : Bangui redécouvre les plaisirs de la nuit

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 12:23

 

 

 

 

 

04/09/14 (Jeune Afrique)

 

Proche de Catherine Samba-Panza, Yamina Benguigui a été invitée par Denis Sassou Nguesso à lui donner un coup de main dans les négociations sur la crise centrafricaine.

 

Lors de son passage au ministère français de la Francophonie, Yamina Benguigui s'est fait de précieux amis, parmi lesquels Denis Sassou Nguesso, le président congolais. Fin juillet, ce dernier l'a donc invitée à participer, quatre jours durant, au Forum de Brazzaville sur la crise centrafricaine.

 

À l'époque, il tentait de convaincre Catherine Samba-Panza de changer de gouvernement et de nommer Karim Meckassoua au poste de Premier ministre en remplacement d'André Nzapayéké. Or Benguigui est proche de la présidente centrafricaine...

 

Invité d'honneur

 

Cette dernière n'a pas oublié que Benguigui lui avait demandé d'être l'invitée d'honneur de son Forum des femmes francophones, à Kinshasa", en mars, commente une source proche de l'ancienne ministre. Les deux femmes se sont entretenues trois fois en deux jours.

 

La suite de l'histoire est connue : Samba-Panza a bien débarqué Nzapayéké, mais elle a nommé à sa place Mahamat Kamoun. Il faut croire que DSN a été malgré tout satisfait, puisqu'il aurait demandé à Benguigui d'organiser à Brazzaville une prochaine édition de son Forum des femmes francophones.

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2799p006.xml9/diplomat...

 

Lu pour vous : France - Congo : Yamina Benguigui médiatrice pour la Centrafrique

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 00:04

 

 

 

 

 

 

03/09/14 (Centrafrique Libre)

 

Au lieu de s’illustrer à travers le travail, l’excellence et le patriotisme, Catherine Samba-Panza et ses partisans viennent de mettre l’ancien chef d’Etat de la transition et président du Conseil National de la Transition M. Alexandre N’Guendet dans leur ligne de mire après Karim Meckassoua. Après avoir déclenché une série d’actions visant à ternir l’image voire à attenter à la vie de karim Meckassoua ,un des rescapés hommes politiques centrafricains intègres et compétents plébiscité pour amorcer le redressement de la RCA, le pouvoir aux abois s’est retourné sur le jeune président du parlement provisoire.

 

Non content de la dénonciation jugée légitime du jeune président du CNT vis à vis de la nomination de son beau frère Mahamat Kamoun qui ne fait pas consensus même au sein de ses amis, les diables impunis de la Séléka, la présidente Samba-Panza et ses partisans ont déclaré une guerre à Alexandre N’Guendet.

 

Il ne se passe plus une semaine sans que la campagne du PM et DG des douanes envoie sur les ordres de sa cousine CSP des jeunes démunis payés au lance-pierre devant le palais de l’assemblée nationale.

 

Le dernier mouvement de ces partisans du pouvoir qui peinent à recruter à cause de l’impopularité de la présidente Samba-Panza date du lundi où un sitting a encore été organisé à cet endroit. Allons nous diriger vers une guerre si jamais Alexandre N’Guendet envoyait ses partisans devant le palais présidentiel?

 

Cette question est en tout cas sur les lèvres de nombreux observateurs avertis de la politique centrafricaine. Ces derniers craignent en effet que l’attitude belliqueuse du pouvoir en place ne déclenche une guerre civile dont les victimes seront encore la majorité des centrafricains qui vivent déjà avec moins d’un centime d’euro par jour.

 

Selon des sources bien informées, Samba-Panza et ses partisans ont décidé d’en découdre avec M. N’Guendet. Le pouvoir des retraités en place en est capable. On se rappelle de la marche pompeusement baptisée «Marche pour la paix» organisée par dame Cathy Nzapayèkè et Montaigne M au mois de juillet dernier. Cet évènement était diligenté contre l’homme d’Etat Karim Meckassoua et le principal bailleur de la RCA, la communauté internationale qui l’avait plébiscité pour stopper l’hémorragie de la prédation qui règne au sommet du pouvoir depuis l’arrivée de la Séléka et ses affidés.

 

La dictateure et ses partisans, une centaine de personnes établie au sein de toutes les institutions et surtout à la présidence et la primature qui peuvent se contenter des maigres ressources de l’Etat pour vivre comme des princes saoudiens, ont imposé le TSM( Tout sauf Meckassoua) au mépris de la communauté internationale.

 

Selon nos informations la vie de Nguendet est en danger après que l’ancien ministre de la défense Théophile Timangoa eut tenté sur instruction de la présidence de rappeler les éléments des Forces Armées centrafricaines mis à sa disposition par l’Etat. L’exécutif aurait proposé à Nguendet des gendarmes et des policiers pour suppléer leurs frères d’armes plus aguerris.

 

Le pouvoir impopulaire utilise même les agents de l’Etat en quête de survie pour parvenir à ses basses manœuvres. En effet pour des raisons que nous ignorons M. Julien Ngoï et M. Wambongo respectivement directeur général de la presse présidentielle et journaliste reporter d’images ont été aperçus en train de couvrir la manifestation des partisans de Samba-Panza il y’a trois semaines.

 

La presse présidentielle qui manque de tout, qui est malmenée et négligée davantage depuis l’arrivée de CSP a-t-elle enfin retrouvé du travail ?

 

A Douala, Wilfried Maurice SEBIRO

Lu pour vous : Samba Panza veut la tête de Nguendet

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 23:25

 

 

 

 

 

Bangui, 3 sept 2014 (CAP) – Une grenade offensive reliée à une cartouche de gaz a été jetée aux environs de 04 h du matin ce mercredi par des inconnus au domicile de l’ancien ministre d’état Karim Meckassoua situé dans le 3ème arrondissement de Bangui. Seuls des dégâts matériels sont à déplorer mais d’après le frère cadet du ministre d’état qui est intervenu sur les antennes de radio Ndéké Luka.

 

Même s’il n’y a eu aucun blessé comme l’a affirmé Ousman Abdou, le fait que la grenade était reliée à une bonbonne de gaz laisse clairement deviner l’intention de faire un véritable carnage des auteurs et commanditaires de cette attaque criminelle.

 

Il s’agit d’une inadmissible volonté politique d’attenter à la vie en réduisant au silence Karim Meckassoua dont le nom revient très souvent ces derniers temps comme un des rares centrafricains, honnête et réellement compétent et mieux à même de diriger un gouvernement dans cette période complexe de transition pour faire avancer le pays vers des élections crédibles et démocratiques.

 

Les commanditaires et les auteurs de ce lâche attentat doivent se trouver et être recherchés parmi tous ceux qui dans les sphères du régime de transition actuel, ayant beaucoup de choses à se reprocher, sont littéralement paniqués et sont tétanisés de peur devant l’éventualité que Karim Meckassoua puisse diriger un gouvernement de la république centrafricaine. Les attaques injustifiables dans une certaine presse dont il fait l'objet ces derniers jours en disent long sur les intentions réelles inavouables de ceux qui veulent en découdre avec lui.

 

Certes personne n’est dupe à Bangui ni à l’extérieur de la RCA des circonstances très critiquables et contestées dans lesquelles l’actuel PM a été choisi et formé ensuite son gouvernement mais comment justifier le recours à l’élimination physique de celui-là même qui n'a pas été choisi PM ? Les assassinats des adversaires politiques naguère très en cours en bozizie que certains veulent perpétuer en Centrafrique comme moyens de résolution des contradictions doivent immédiatement cesser dans ce pays.

 

Bangui : Attaque à la grenade du domicile de l’ancien ministre d’état Karim Meckassoua

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 22:30

 

 

 

 

 

03/09/14 (AFP)

 

Au moins cinq personnes ont été tuées et d'autres blessées dans l'attaque d'une localité du nord-ouest de la Centrafrique par des hommes armés, qui a provoqué la fuite des habitants, a annoncé mercredi à l'AFP un officier de la force africaine Misca.

 

"Des hommes puissamment et lourdement armés (...) sont entrés en tirant mardi à Nana Bakassa", à 300 km au nord de Bangui, et "se sont attaqués aux individus et aux maisons d'habitation", a déclaré cet officier, sous le couvert de l'anonymat.

 

"On dénombre provisoirement cinq morts et autant de blessés", a-t-il ajouté.

 

Les hommes armés ont été "identifiés par la population comme étant des (ex-rebelles) Séléka", a affirmé l'officier, sans pouvoir confirmer cette information dans l'immédiat.

 

"On ignore à présent les motivations des assaillants" à Nana Bakassa, où les forces internationales ne sont pas encore présentes, a-t-il précisé.

 

L'attaque a fait fuir de nombreux habitants vers d'autres régions et en brousse.

 

Selon cet officier, les tirs avaient cessé et un calme relatif était revenu dans la ville mercredi.

 

La localité de Nana Bakassa est située dans la préfecture de l'Ouham, théâtre ces derniers mois d'attaques et d'affrontements entre milices chrétiennes anti-balaka se réclamant du président déchu François Bozizé et de l'ex-rébellion Séléka, majoritairement musulmane.

 

Ces violences ont fait plusieurs dizaines de morts et entraîné des déplacements de population vers d'autres régions du nord-ouest et Bangui.

 

La Centrafrique connait depuis plus d'un an des violences intercommunautaires meurtrières, opposant principalement l'ex-rébellion Séléka, au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014, aux milices anti-balaka.

 

Malgré la présence des 2.000 militaires français de l'opération Sangaris et de quelque 5.000 soldats de la Misca, les exactions des groupes armés contre les civils continuent.

Centrafrique: au moins cinq personnes tuées par des hommes armés dans le nord-ouest

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 22:27

 

 

 

 

 

03/09/14 (AFP)

 

Les élections générales prévues en février 2015 en Centrafrique seront sans doute reportées en raison de l'insécurité et d'un manque de moyens financiers, a annoncé mercredi à l'AFP le président de l'Autorité nationale des élections (ANE), Dieudonné Kombo-Yaya.

 

"Les élections prévues pour février 2015 ne pourront pas se tenir à cette date (...) Le manque de moyens nous fait courir un risque de débordement en terme de temps", a affirmé le président de l'ANE, chargée de préparer les élections présidentielle et législatives à venir.

 

"Nous sommes aujourd'hui confrontés à de sérieuses difficultés budgétaires", a reconnu M. Kombo-Yaya, précisant que "le budget des opérations électorales est évalué à 37 milliards de Francs CFA (56,4 millions d'euros)".

 

L'un des problème vient du fait que "Le Code électoral impose la carte biométrique. Et aujourd'hui les partenaires techniques et financiers du processus électoral ne sont pas disposés à financer la biométrie parce qu'elle coûte cher".

 

"La biométrie exige des préalables: il faut l'électricité partout, on en a pas. Les infrastructures routières, on en a pas", a-t-il concédé.

 

La biométrie pourra être abandonnée à condition qu'il y ait un "consensus national" entre "les pouvoirs publics, les partis politiques et la société civile", selon M. Kombo-Yaya.

 

Mais un recensement électoral dans tout le pays reste un préalable nécessaire, les fichiers électoraux de certaines villes ayant été entièrement détruits. Il faudra pour cela créer des antennes locales de l'ANE en province, alors que l'insécurité persiste, selon lui.

 

"L'Union Européenne a fait depuis janvier la promesse d'une enveloppe de 20 millions d'euros" pour permettre l'organisation des élections, mais pas un sou n'a jusque-là été versé, a-t-il ajouté.

 

"J'ai comme l'impression que la communauté internationale nous oublie. Il faut qu'on nous aide à organiser des élections crédibles, transparentes qui ne soient pas contestables car il ne nous faut pas revivre ce qu'on a connu dans le passé", a affirmé M. Kombo-Yaya.

 

La création de l'ANE et d'une carte électorale biométrique avait été décidée en 2012 pour éviter les fraudes après la réélection contestée de l'ex-président François Bozizé.

 

Depuis son renversement en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, chassée à son tour du pouvoir en janvier 2014, la Centrafrique a sombré dans une très grave crise sécuritaire et politique sans précédent.

 

Fin 2013, les autorités de transition, sous la pression internationale, avait accepté la tenue d'élections générales en février 2015.

 

Des mois de violences intercommunautaires et d'affrontements entre groupes armés ont depuis achevé de ruiner le pays, déjà rongé par des années d'incurie.

Centrafrique : report probable des élections prévues en février (Autorité nationale des élections)
Centrafrique : report probable des élections prévues en février (Autorité nationale des élections)

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 10:59

 

 

 

 

                                   

 

Chers compatriotes,

 

En vous adressant ce message à quelques jours de l’arrivée des casques bleus des Nations Unies en Centrafrique, je tiens tout d’abord à remercier  tous les compatriotes vivant en France  qui, à titre individuel ou à travers leurs associations respectives, ont créé non seulement la Coordination Générale des Centrafricains de France (CGCF) mais placé  leur confiance sur ma modeste personne pour la diriger.

 

A titre de rappel, les principaux  objectifs figurant dans les statuts de la  CGCF approuvés lors de l’Assemblée Générale du 21 juin 2014, consistent à :

 

-  Porter la voix de ses adhérents sur tous les sujets  concernant l’avenir,  le développement de la République Centrafricaine et mobiliser toute la diaspora ; 

 

-  Favoriser la réflexion, proposer des solutions concrètes et éprouvées pour aider le pays à sortir du chaos actuel, pour prendre la voie du progrès social et économique ;

 

-  Jouer le rôle d’alerte de l’opinion publique française et internationale sur tous les sujets qui concernent la RCA;  

                                               

 -  Compenser tout déficit d’informations et de communication autour des problématiques liées au destin de la République Centrafricaine.

 

Ces différents objectifs qui visent non seulement la sortie de notre pays de son enlisement actuel, mais de sa mise sur le rail du développement, ne peuvent être atteints  sans votre mobilisation et vos efforts.

 

En effet, comme vous le savez, les Centrafricains de France constituent non seulement la communauté  la plus importante du pays  à l’extérieur, mais la plus  riche en savoir.

 

Or la première richesse d’une nation et surtout d’une jeune nation comme la nôtre est incontestablement ses cadres.

 

Vous constituez en grande partie ces cadres, donc cette grande richesse pour notre pays et devez en prendre conscience surtout dans la  période  la plus agitée et la plus destructrice de son histoire.

 

En effet, face à la dramatique crise que la République Centrafricaine connaît pour la première de son histoire et qui met visiblement en péril les fondements de la nation,  il est primordial que  les  compatriotes résidant en France pour diverses raisons,  se mettent ensemble dans une plate-forme commune pour réfléchir, proposer des solutions nécessaires aux autorités de transition et à la communauté internationale pour y faire ramener la paix et envisager par la suite sa reconstruction.

 

Cette grande œuvre salutaire ne peut être l’affaire d’un seul individu, d’une seule association ou parti politique, mais de l’ensemble des Centrafricains, conscients de la dramatique situation du pays et soucieux de son avenir. 

 

Pour cela, plus les Centrafricains seront nombreux, unis, motivés dans la recherche de ces solutions, plus ils seront écoutés et pèseront par leurs avis et contributions.

 

La crise centrafricaine est fondamentalement politique.

 

La passivité des uns et des autres a laissé le terrain libre à des compatriotes inciviques, irresponsables, de penser que le pays pouvait  devenir leur propre bien par divers procédés perfides pour demeurer indéfiniment à sa tête, ou chercher à travers une coalition de criminels et destructeurs, à accéder au pouvoir, même au prix de la vie de toute la nation.

 

Les conséquences de tels actes sont telles que la République Centrafricaine pourtant unie, multiconfessionnelle qui vivait dans une  fraternité, une cohésion, un brassage harmonieux  a atteint un déchirement et un stade de destruction indescriptibles.

 

Les causes  de cette situation sont notre cruelle irresponsabilité,  l’absence totale de civisme, de citoyenneté, se résumant par des comportements pervers à  différents  niveaux. Or ces  valeurs sont  fondamentales pour une paix durable, pour l’évolution et l’épanouissement de toute nation.

 

Alors que tout citoyen a des droits, mais également des devoirs vis-à-vis de sa nation, chez nous, nous n’avons que des droits, même pour détruire, tuer en toute impunité, au point où la barbarie et l’atrocité sont devenues non seulement bouleversantes, mais  concurrentielles par l’élévation exponentielle de son niveau.

 

Malgré ce contexte de destruction des fondements de la République, ce qui préoccupe la  plupart de nos compatriotes se résume essentiellement par la recherche effrénée de hautes fonctions tant au gouvernement que dans les structures d’un Etat mourant, ou même déjà mort.

 

 Les candidats à la Présidence d’une République qui n’existe actuellement que de nom se déclarent quotidiennement comme des champignons qui poussent,  chacun estimant que le contexte est favorable pour tenter sa chance et y chercher son bonheur, celui de sa famille, de son ethnie comme d’habitude, sans se soucier  de l’état de la  nation, confrontée au plus affreux drame de son histoire et à toutes formes de menaces.

 

Les nobles fonctions de Président de la République qui nécessitent de la dignité, le sens du devoir, de l’honneur, l’amour et surtout le sacrifice pour le pays sont désormais banalisées en Centrafrique au point de manquer d’autorité, de considération et  du respect  de la population ainsi que de la communauté internationale.

 

Le pays est dévasté, à feu et à  sang et ceux qui l’ont incendié s’en désolent au même titre que les honnêtes et innocents  Centrafricains qui souffrent des conséquences de leurs actes diaboliques.

 

Tout en donnant l’impression d’être peinés  par cette situation, ces sombres compatriotes  poursuivent des actions diaboliques dans les ténèbres  pour chercher par divers moyens  à récupérer le pays  à leur profit ou à défaut faire perdurer, aggraver davantage la souffrance de la pauvre et innocente population dont la vie ne compte plus.

 

Chers compatriotes,

 

Nous sommes à la fois victimes et principaux  responsables  de notre sort dans un  pays de chaos à répétition  et il appartient à chaque centrafricain d’en prendre conscience maintenant et d’y mettre fin.

 

En effet,  nous avons vu venir ce qui est à l’origine de la situation actuelle comme de gros nuages annonçant un orage, mais sommes restés les bras croisés pour nous plaindre par la suite comme étant victimes d’une fatalité.

 

Si nous ne faisons pas preuve de vigilance, d’abord par rapport à la pléthore de micro partis au sein d’une population peu nombreuse comme la nôtre, et surtout en ce qui concerne les prochaines élections présidentielles, celles-ci vont recréer les conditions  d’une nouvelle crise, en raison de la surabondance de candidatures qui émiettent incontestablement la cohésion dans un contexte où elle est  déjà suffisamment ébranlée.

 

Sans même penser  d’abord à contribuer à éteindre  un incendie qui consume et dévaste le pays actuellement, certaines attitudes sont susceptibles d’en créer d’autres avant, pendant et après ces élections.

 

Face à la situation actuelle, aux préoccupations d’une paix durable et de l’avenir de notre pays, les Centrafricains d’une manière générale et ceux qui sont membres de la Coordination Générale  des Centrafricains de France ont très clairement deux choix à faire :

 

  • Soit se mobiliser pour créer les conditions nécessaires du retour à une paix durable et faire mettre fin au danger actuel et à venir,
  •  
  • Soit demeurer les bras croisés comme d’habitude, pleurer en silence tout en laissant les mêmes individus inciviques et irresponsables  manipuler le pays  à travers des complices pour leurs propres intérêts.
  •  

Croiser les bras en se disant à l’extérieur, donc  à  l’abri de tout, correspondrait inévitablement à  faire preuve du même esprit d’incivisme, d’irresponsabilité qui a aveuglé ceux qui ont mis le feu au pays.

 

Par ailleurs, à force de fuir nos responsabilités, nous ne devrions pas nous plaindre des décisions inappropriées de nos autorités et de la communauté internationale.

 

Même si la communauté internationale intervient dans la crise actuelle, parce que notre pays en est membre à part entière, il appartient d’abord aux centrafricains de prendre conscience de leur destin, et surtout  le prendre en mains.

 

Beaucoup de nos compatriotes considèrent la communauté internationale comme un médecin, mais oublient que c’est également au malade qui souffre d’indiquer au moins sur quelle partie du corps il a mal, et non au médecin de chercher en tâtonnant.

 

Les excuses de la communauté internationale lorsqu’elle prend entièrement notre place  consistent à dire qu’il n’y a personne de crédible en Centrafrique.

 

C’est justement parce qu’elle a fait le tour de ceux qu’elle connaît à travers de sombres réseaux de liens d’amitié, de médias complaisants,  et qui se présentent comme les seuls capables, avant bien évidemment d’être découverts négativement  avec tout ce qui les caractérise véritablement.

 

Comme nous le voyons, cette démarche est totalement contre productive aux efforts du retour de la sécurité et de la paix dans notre pays.

 

M’adressant aux jeunes cadres et intellectuels centrafricains, vous êtes pour la plupart des personnes ressources de valeur, dynamiques, bien formées dans divers domaines dont notre pays a tant besoin pour son développement. Cependant, ce n’est pas en vous cachant, en vous désintéressant du pays par découragement, ou par dépit que vous pourrez vous révéler, et être connus à travers vos talents, votre volonté de reconstruire le pays.

 

En agissant de la sorte, vous confiez ainsi sans le vouloir la gestion de votre  pays  et indirectement votre propre destin et votre sécurité  à d’autres qui devront  tout faire à votre place.

 

Alors que les choses sont en train de changer ailleurs, l’esprit d’éternel colonisé nous amène à  penser constamment  que c’est la France qui doit tout faire à notre place, surtout éteindre les incendies à répétition que nous mettons nous-mêmes d’une manière irresponsable au pays.

 

Nous sommes aujourd’hui le seul pays au monde à laisser totalement, par notre propre irresponsabilité, le destin de notre nation, son avenir entre les mains des autres, tout en nous disant indépendants.

 

Chers compatriotes,

 

 En acceptant d’être membres de la Coordination Générale des Centrafricains de France(CGCF), vous avez non seulement  pris l’engagement de relever le défi, c'est-à-dire de ne plus rester les bras croisés face au drame qui secoue notre pays, mais d’œuvrer pour y faire ramener la paix, participer activement à sa reconstruction.

 

Tout en demeurant autonomes dans vos associations respectives,  chacun apportera sa contribution grâce à son expérience professionnelle et son expertise à la grande œuvre de reconstruction de notre pays,  dans un premier temps à travers des antennes régionales qui seront mises en place prochainement dans toute la France, conformément aux dispositions du règlement intérieur de la Coordination Générale des Centrafricains de France.

 

Les contributions de ces  diverses antennes seront ensuite soumises au débat de l’Assemblée Générale de la Coordination Générale des Centrafricains de France pour être mises à la disposition des autorités nationales et de la communauté internationale.

 

L’apport des intellectuels et cadres centrafricains est d’autant plus important qu’il est impérieux d’accompagner la communauté internationale dans la refondation et la reconstruction de notre pays.

 

Une charte des valeurs sur lesquelles les actions et une nouvelle mentalité doivent être fondées accompagnera cette œuvre salvatrice nécessaire pour la refondation et la reconstruction du pays.

 

Avec ce rassemblement intergénérationnel et dans un esprit de coaching, les anciens veilleront à mettre à la disposition des jeunes leurs expériences afin de permettre d’éviter les mêmes erreurs du passé, en préparant les jeunes cadres à une relève plus appropriée, plus efficace dans l’intérêt de notre nation, à reconstruire sur de nouvelles bases.

 

Que Dieu vous  bénisse et bénisse  la République Centrafricaine.

 

Fait à Paris le 01 Septembre 2014

 

Le Président de la Coordination Générale des Centrafricains de France

 

Emmanuel Olivier GABIRAULT

 

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Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 10:52

 

 

 

 

 

03/09/14 (RFI)

 

L’accord sur le transfert de la Misca ( la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique) vers la Minusca (Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine) a été signée hier mardi. Le 10 avril dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté une résolution qui créa la MINUSCA.

 

Les documents ont été paraphés respectivement par le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, le Général Babacar Gaye et le ministre centrafricain des Affaires étrangères Toussaint Kongo Doudou.

 

" La mission de cette force de maintien de la paix c'est de protéger la population civile, appuyer le processus politique, et contribuer à la restauration de l'autorité de l'Etat ", a déclaré le chef de la Minusca, le général Babacar Gaye.

 

" Mes hommes seront répartis sur l'ensemble du territoire national ", a ajouté le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU.

 

Le rôle de la MINUSCA sera également d’encourager les actions en faveur de la justice nationale et internationale et de l'Etat de droit.

 

La Misca passera le relais à la Minusca le 15 septembre prochain.

 

Des réactions mitigées

 

Beaucoup de centrafricains s’interrogent cependant sur le bien-fondé et le timing de ce déploiement.

 

"La Centrafrique est aujourd'hui en ruines. L'ex-rébellion centrafricaine Séléka a exclu pour "haute trahison" les ministres censés la représenter au sein du nouveau gouvernement contesté", a déclaré lundi un responsable de ce mouvement

 

Si pour certains la Minusca facilitera le processus de désarmement, d’autres doutent de l’efficacité de ces forces internationales à long terme.

 

Une force européenne, l'Eufor-RCA, est également présente depuis février 2014 à Bangui, où elle tente, par un travail de proximité, de rétablir la sécurité.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/09/140902_misca_car...

RCA : 12. 000 casques bleus en renfort

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