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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 11:29

 

 

 

Par RFI 05-02-2015 à 05:26

 

En Centrafrique, les consultations populaires lancées il y a deux semaines se poursuivent. Dans toutes les provinces, des équipes de « facilitateurs » envoyés par le gouvernement vont recueillir les doléances des habitants en vue du grand Forum de réconciliation prévu à Bangui dans quelques semaines. Après des débuts chaotiques par endroits, le processus semble bien enclenché.

 

Sur la soixantaine de sous-préfectures que compte la Centrafrique, près d'une quarantaine ont été visitées par les émissaires des autorités de transition. Des « facilitateurs » souvent emmenés par un « ministre résident », qui partent à la rencontre des habitants pour recueillir leurs doléances en vue de la tenue du grand Forum de Bangui.

 

Dès le début du processus, ces équipes ont été empêchées de travailler dans plusieurs villes tenues par l'ex-Seleka. « Ce problème est en passe d'être réglé, explique Jean-Jacques Démafouth qui coordonne les opérations à la présidence. Nous avons discuté avec les ex-Seleka et ils comprennent que c'est dans leur intérêt. »

 

Bria, Bambari, Kaga-Bandoro ou Birao devraient donc voir arriver dans les prochains jours les facilitateurs. Le désaveu par la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) des négociations de Nairobi a contraint les cadres de l'ex-Seleka présents dans ces villes à se raviser, comprenant que rien de ce qui avait été négocié au Kenya ne pourrait s'appliquer sur le terrain.

 

Si les autorités considèrent jusqu'à maintenant ces consultations populaires comme une « réussite logistique » le processus a pris du retard. « La fin des consultations à la mi-février, c'est impossible », concède Jean-Jacques Démafouth. D'autant que les facilitateurs devront aussi se rendre dans les camps de réfugiés des pays voisins à partir de la semaine prochaine. Une fois les consultations terminées, commencera alors une phase de debriefing d'une semaine. Puis seulement alors pourra commencer le Forum de Bangui.

Forum de Bangui en RCA: les consultations populaires en bonne voie

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Centrafrique-Presse.com
5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 09:42

 

 

 

05/02/15 (AFP)

 

Au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées mercredi dans six villages du centre-nord de la Centrafrique, lors d'attaques attribuées à des Peuls armés, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

 

"Au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, d'après un bilan qui reste provisoire, dans l'attaque de six villages dans la région de Kaga Bandoro (préfecture de la Nana-Gribizi) au nord", a affirmé cette source à l'AFP.

 

Selon elle, les assaillants ont été "identifiés par les habitants comme étant des Peuls membres de l'ethnie Mbarara venue de la région de Kabo (nord)".

 

"Les assaillants, qui sont tous armés, sont pour la plupart des éleveurs venus avec des troupeaux qui détruisent en même temps les semis et les plantations nouvellement cultivées. Selon les habitants fuyant les violences, ils ont quasiment érigé une ceinture autour de Kaga Bandoro et affirment être venus dans la région pour venger leurs proches massacrés par les (milices chrétiennes) anti-balaka", a ajouté cette source.

 

La semaine dernière, au moins cinq personnes avaient été tuées dans la même région dans des attaques similaires, selon un responsable de la gendarmerie, précisant que "la plupart des habitants ont fui pour se réfugier en brousse".

 

Ces attaques surviennent après l'enlèvement pendant quelques heures, le 25 janvier à Kaga Bandoro, d'une délégation officielle par des membres de l'ex-rébellion Séléka.

 

Le préfet, le maire de Kaga Bandoro et six autres personnes avaient été libérées sans avoir été blessées.

 

La région de la Nana Gribizi a été le théâtre de violents affrontements ces derniers mois entre ex-Séléka et milices anti-balaka.

 

Au moins un millier d'ex-Séléka sont basés à Kaga Bandoro sous le commandement de chefs rebelles fidèles au général Nourredine Adam, numéro 2 de l'ex-coalition et proche de l'ancien président Michel Djotodia, contraint à la démission en 10 janvier 2014.

 

Centrafrique : au moins trois morts dans de nouvelles attaques de villages au nord

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Centrafrique-Presse.com
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:53

 


 

Bangui, 04 février 2015 (RJDH) Édouard-Patrice Ngaïssona, ex-coordonnateur des Anti-Balaka et président du Parti Centrafricain pour l'Unité et le Développement (PCUD) dit  ne pas se reconnaitre dans  l’accord de Nairobi qu'a signé François Bozizé. Il rejette par la même occasion toute implication dans le kidnapping du ministre Sayo. Cette prise de position a été faite lors d'un point de presse qu'il a organisé ce mercredi 4 février.

 

Édouard Patrice Ngaïssona  a nié avoir mandaté Joachim Kokaté, conseiller des Anti-Balaka,  pour le représenter à Nairobi. « Je n’ai pas participé ni de près ni de loin à l’accord de Nairobi. Je n’ai pas non plus mandaté quiconque pour me représenter. Une telle rencontre devrait prendre en compte toutes les forces vives de la nation parce qu'il s’agit de la recherche de la paix et la cohésion sociale. Il n’a jamais eu une invitation formelle ni un terme de référence pour cette réunion », a déclaré le président de PCUD.

 

S'agissant de la présence de François Bozizé au nom des  Anti-Balaka à la rencontre de Nairobi, Édouard Patrice Ngaïssona répond en ces termes. « Je n’ai pas en ma possession la copie de cet accord, mais je me demande en signant l’accord est ce que Bozizé l’avait fait en tant qu’ancien chef de l’Etat ou au nom des Anti-Balaka et quels Anti-Balaka ? Pour moi, cet accord n’engage que ceux qui l’ont signé », a-t-il soutenu.

 

Selon la même source, l'enlèvement du ministre de la Jeunesse et des Sports, Armel Ningatoloum Sayo pour lequel les Anti-Balaka sont mis en cause, n'engage pas sa responsabilité. « Lors de la création de mon parti politique le 29 novembre 2014, je me suis désengagé de tous ceux qui vont prendre les armes après la naissance de mon parti pour commettre des hostilités ou des forfaits. Car, ils seront responsables de leurs actes. Si des cas similaires se produisent, je ne peux pas mettre en mal mon engagement et que la majorité me suit », a dit le président du parti PCUD.

 

La réaction de  Édouard Patrice Ngaïssona intervient deux semaines après la signature de l’accord./

 

Samson Andjoukara

 


Bangui : Une mission du PNUD en Centrafrique pour soutenir la transition
 

Bangui, 4 Février 2015 (RJDH)—Une délégation du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), conduite par Abdoulaye Mar Dieye, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique, est  en  mission en Centrafrique. L’objectif de cette mission est  de mobiliser la communauté internationale afin de  soutenir davantage le processus de transition en cours. Une information rendue publique dans un communiqué de presse publié ce mercredi 4 février.

 

 D’après le document dont le RJDH a obtenu copie, la visite de Abdoulaye Mar Dieye « permettra au PNUD d’appuyer les efforts en cours du gouvernement, soutenu par la communauté internationale pour le rétablissement de l’autorité de l’État, l’appui au processus de réconciliation en cours dont les consultations régionales  et le Forum de Bangui constituent les étapes majeures ».

 

En plus de cet aspect, la mission « offrira l’occasion d’échanger avec les autorités et divers partenaires sur l’organisation des élections et le redéploiement de l’administration ».

 

Cette mission vient s’ajouter à d’autres types d’appui que le PNUD a apporté au peuple centrafricain notamment la réalisation d’ « une enquête sur l’état des lieux des besoins en matière de reprise de l’administration territoriale, des infrastructures et des services et a appuyé le paiement des salaires à travers une contribution du Fonds de Consolidation de la Paix des Nations Unies » précise le communiqué.

 

Les commissariats de Bangui ont également bénéficié de cet appui. Celui du 2ème arrondissement, réhabilité sur financement du PNUD, a été visité ce jour, 4 février 2015 par Abdoulaye Mar Dieye et le ministre de la Sécurité Publique, Nicaise Karnou Samedi./ 

 

Naim-Kaélin Zamane

 


Bangui: La Minusca réaffirme son soutien aux consultations à la base

 

Bangui, 4 Février 2015 (RJDH)—La Minusca a réaffirmé son soutien aux consultations à la base, lancées le 21 janvier 2015, en prélude au Forum de Bangui sur la sortie de crise centrafricaine. Selon cette structure onusienne, à la date du 2 février, 62% des consultations sont déjà organisées sur 77% de déploiement. Ces données sont rendues publiques par le porte-parole de la Minusca, Hamadoun Touré au cours de la conférence de presse hebdomadaire du mercredi 4 février 2015.

 

Selon Hamadoun Touré, porte-parole de la Minusca, les consultations à la base ont eu lieu dans 28 des 39 sous-préfectures dans le secteur Ouest, 5 des 13 sous-préfectures du Centre et 4 des 9 sous-préfectures dans le secteur Est.

 

« La Minusca note une grande ferveur dans le démarrage effectif des consultations populaires à Bangui et l'interprète comme l’engouement des populations en faveur de cet exercice historique dans les traditions politiques centrafricaines », a-t-il dit.

 

Selon Hamadoun Touré, citant le représentant spécial du Secrétaire des Nations Unies en Centrafrique, le général Babacar Gaye, « la Minusca continuera de protéger les consultations par les moyens que lui donne son mandat afin que tous les citoyens puissent s’exprimer librement et que leurs vues soient prises en compte dans le cadre du Forum de Bangui ».

 

Autres points abordés lors de cette rencontre

 

Les questions du préparatif des élections, la lutte contre les grandes criminalités, la lutte contre les accusations de sorcellerie et la réhabilitation des routes ont été aussi abordées. Selon Hamadoun Touré, plusieurs discussions se poursuivent sur la faisabilité du vote des réfugiés centrafricains. « A ce jour, les 88 démembrements ont été désignés sur les 141 prévus, et ceci dans 10 sur 16 préfectures », a –t-il ajouté.

 

Le porte-parole de la Police de la Minusca, Léo Franck Gnapié  a noté que pour la lutte contre le banditisme et la grande criminalité, 10 personnes ont été interpellées pour 16 infractions dont deux cas de meurtre, deux cas de découverte de corps sans vie, six cas de vol armé. « Deux grenades ont été saisies, 25 cartouches de calibre 12, une arme blanche, un véhicule volé et retrouvé, 2 kg de chanvre indien. La sécurisation des convois a continué selon la Minusca. « Cette semaine, 405 véhicules ont bénéficié de la protection de la Minusca soit 288 véhicules des commerçants. En plus de ces protections, les travaux de réhabilitation de la route sur l’axe Sibut-Grimari-Bambari-Bria continuent. La génie de la Minusca a déjà fait 36% des travaux », a relevé le Colonel Adolphe Manirakiza, porte-parole militaire de la Minusca.

 

 La Minusca a noté avec regret les récents meurtres de personnes sous les accusations de sorcellerie et exhorte les autorités compétentes à identifier les auteurs, les arrêter et à les mettre à la disposition de la justice./

 

Fridolin Ngoulou

Bangui : Edouard-Patrice Ngaïssona du PCUD conteste l'Accord de Nairobi

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:25

 

 

 

AFDT- ACDP- CPAPS- UPRN

 

        

 

            Les partis politiques et associations politiques soussignés, face à l'aggravation de la situation sécuritaire et humanitaire, ainsi qu’aux derniers développements négatifs de la situation politique qui risquent de conduire  à l'enlisement du processus politique et compromettre aussi bien la bonne tenue du Forum de réconciliation nationale que celle des  élections libres, justes, apaisées et démocratiques à venir dans notre pays, font l'analyse ci-après:

 

1/ Sur l'accord de  cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre les ex-Séléka et les Anti-Balaka signé le 22 janvier 2015 à Nairobi

 

            Les signataires de la présente déclaration ne sont nullement concernés par un accord à l'élaboration et à la signature duquel ils ont été exclus.

 

            Ils rejettent en bloc ledit accord  qui est global et qui porte sur des questions politiques et institutionnelles en vue d’une nouvelle transition (Assemblée législative constituante intérimaire, révision de la Charte Constitutionnelle de Transition, changement de gouvernement, recomposition du Conseil National de Transition, amnistie générale etc...)    

 

            Ils considèrent cet accord   entre les  belligérants armés comme une manœuvre de déstabilisation des institutions actuelles de la transition et comme un complot contre le peuple centrafricain.

 

            Ils désapprouvent l’existence de médiation parallèle fondée sur un agenda caché  et qui est de nature à conduire le processus politique dans l’impasse totale.

 

            Au regard de ce qui précède, un recadrage structurel et humain de la médiation internationale ainsi qu’un recentrage stratégique de ses objectifs politiques et diplomatiques s’imposent afin de garantir sa neutralité et son impartialité vis-à-vis de tous les acteurs nationaux.

 

2/ Sur la question de la sécurité

 

            La sécurité ne peut revenir dans le pays sans le désarmement des bandes armées et des milices et sans la mise en orbite opérationnelle des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

            C’est un préalable pour la réussite de la Transition. C’est aussi la condition sine qua none de la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national et du bon déroulement du processus électoral. La communauté internationale a l’obligation politique et morale de relever ce défi par l’application sans fioriture du mandat onusien.

 

            Parmi les objectifs spécifiques assignés à la MINUSCA, la démilitarisation du territoire national occupe une place centrale. La résolution 2149 des Nations Unies sur la rubrique du désarmement, démobilisation, réintégration, rapatriement, est claire : « Regrouper et cantonner les combattants, et confisquer et détruire, selon qu’il convient, les armes et munitions de ceux qui refusent de les déposer » (- article 30 g) iii)-)

 

            Placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le mandat des forces internationales en Centrafrique, ne doit souffrir de tergiversations sur la question incontournable de l’usage de la force le cas échéant pour atteindre l’objectif  stratégique de la stabilisation du pays.

 

            Il n’existe pas d’alternative à la restauration de l’autorité de l’Etat sans ses propres forces de défense et de sécurité, c’est-à-dire sans le monopole par l’Etat de la violence légale et légitime.

 

            Toute autre solution conduira inéluctablement à l’implosion de la RCA et à sa partition, au regard des événements vécus quotidiennement à Bangui et dans nos provinces.

 

3/ Sur les élections

 

            Les signataires de la présente déclaration prennent acte de la prolongation de six mois de la transition conformément à l’article 102 alinéa1er de la Charte Constitutionnelle de transition.

 

Ils souhaitent que les autorités de Transition et les partenaires extérieurs mettent tout en œuvre pour que ce délai soit respecté pour ne pas ouvrir la voie à une nouvelle prolongation qui, cette fois,  relèvera exclusivement de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC sur le fondement de l’alinéa 2 de l’article 102 de la Charte. 

 

            Ils relèvent que l’Etat centrafricain s’est acquitté de son obligation en mettant la somme d’un milliard de francs CFA à la disposition de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Ils encouragent la communauté internationale à concrétiser sa contribution financière, matérielle et en expertise afin que le délai de prolongation soit respectée.

 

            Ils notent qu’aucune élection crédible, apaisée, transparente, juste et démocratique ne peut se dérouler dans un pays entièrement occupé par des bandes armées. Les campagnes seront perturbées par les forces négatives et les résultats seront contestés. Les risques pour le pays sont faciles à imaginer : la guerre civile et la consécration de la partition.

 

            La communauté internationale doit faire une option claire pour ne pas organiser une parodie électorale qui débouchera sur le chaos total.

 

4/ Sur l’impunité

 

             Les partis politiques et associations politiques condamnent les rapts et enlèvements opérés par des criminels sous des mobiles prétendument politiques contre une ressortissante française et deux centrafricains dont le Ministre Armel Ningatoloum Sayo toujours séquestré.

 

Ils exigent que les auteurs de crimes atroces dont a souffert le peuple centrafricain depuis fin 2012 répondent de leurs actes devant la justice nationale et internationale. Ils exhortent le Gouvernement à actionner tous les mécanismes pour la mise en place rapide de la Cour criminelle Spéciale pour la RCA prévue à cet effet par les Nations Unies,  et à lancer un appel à la communauté internationale pour son financement.

 

 Ils exigent  également le transfert des principaux responsables des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité devant la Cour Pénale Internationale.

 

Ils sont opposés à toute loi d’amnistie, car sans justice pour les victimes, il ne peut y avoir de paix et de réconciliation dans le pays.

 

5/ Sur le Forum de réconciliation nationale

 

            Les soussignés encouragent la tenue de ce forum et condamnent les actes de sabotage des éléments de la Séléka à Ndélé, Kaga Bandoro, Bria et Bambari pour empêcher les consultations populaires à la base. Ces entraves au processus de paix confortent l’option d’un désarmement préalable à toute action pour stabiliser le pays.

 

            Ce forum ne sera bénéfique pour notre pays que s’il doit permettre un vrai retour à la sécurité sur l’ensemble du territoire, une cohésion sociale et une meilleure coexistence entre les différentes communautés en vue d’un retour à la légalité constitutionnelle à la suite d’élections apaisées, crédibles et transparentes.

 

            Il doit éviter le double écueil de la remise en cause des institutions actuelles de la Transition et la recherche effrénée des postes. Il y va de l’intérêt supérieur de la Nation.

           

 

                                                                                  Fait à Bangui le  02 février 2015

 

                        Ont signé :

 

  1. Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT)

 

  1. Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix (ACDP)

 

 

 

  1. Coordination des Partis et Associations Politiques Sans Plateforme (CPAPS)

 

 

 

  1. Union des Partis Politiques pour la Reconstruction Nationale (UPPRN)
DECLARATION LIMINAIRE A LA CONFERENCE DE PRESSE  DU 4 FEVRIER 2015

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:20

 

 

 

Par Joan Tilouine (Bossey (Haute-Savoie, France), envoyé spécial)

 

Le Monde.fr Le 04.02.2015 à 08h57 • Mis à jour le 04.02.2015 à 09h57


Son élégance a ébloui les plus puissants. Lorsqu’elle était aux côtés de feu son mari, Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire de 1960 à 1993, cette « princesse baoulée » sortait du lot. « Partout où j’allais, je transcendais, dit aujourd’hui sans modestie excessive Marie-Thérése Houphouët-Boigny, 84 ans. Et c’est d’ailleurs aussi pour ma beauté qu’il m’a choisie. »

 

Mais qu’il lui semble loin ce temps des fastes et des palais présidentiels, des dîners avec le couple impérial d’Iran, les Kennedy, les De Gaulle, les Chirac ou Senghor…« J’étais aussi la chouchou du pape Jean-Paul II », dit-elle en souriant. Loin, très loin de cette propriété perchée sur la route vicinale de Bossey (Haute-Savoie), village français à la frontière suisse, où elle vit retranchée depuis des années. Entre la télévision et la broderie, elle s’ennuie. Même la très belle vue sur Genève ne la console pas. C’est là, dans les coffres des banques, que s’est évaporée la fortune dont elle pensait hériter.

 

Celle qui fut surnommée la « Jackie Kennedy noire » a vu son charme immortalisé par Andy Warhol. Au bras du « Vieux », comme était appelé son mari, médecin et planteur devenu député et ministre d’Etat français avant de mener son propre pays à l’indépendance, elle fut l’icône chic et glamour du « miracle ivoirien » des années 1960 et 1970. Elle avait à peine 30 ans. Lui, le double.


Un domestique en livrée apporte le champagne. Marie-Thérèse, pétulante et à peine ridée malgré son âge, admet avoir abusé des fêtes et des tapis verts. Le président vieillissant avait d’ailleurs sollicité le sulfureux Paul Barril, ancien officier de la gendarmerie française, pour enquêter sur un Napolitain issu de la mafia qui courtisait la première dame afin de décrocher le permis d’ouvrir un casino à Abidjan. C’était au printemps 1993. Quelques mois plus tard, le 7 décembre, le « Vieux » s’éteignait. La nation ivoirienne perdait son père et Marie-Thérése Houphouët-Boigny ses millions. « Au lieu de passer votre temps à des funérailles invraisemblables, vous auriez dû vous précipiter ici comme les autres, lui lâche, en mars 1994, un banquier suisse d’UBS. Votre belle-fille a déjà tout pris. »

 

« Au lieu de passer votre temps à des funérailles invraisemblables, vous auriez dû vous précipiter ici comme les autres, lui lâche, en mars 1994, un banquier suisse d’UBS. Votre belle-fille a déjà tout pris. »

 

Dès la mort d’Houphouët-Boigny, avocats et notaires parisiens, suisses et ivoiriens ont tenté de recenser cet héritage, difficile à estimer − en tout cas l’une des plus grosses fortunes de la planète. Tout en prenant leur part, ils l’ont partagé à leurs mandants : Marie, Guillaume, François et Augustin, les quatre enfants de Khadija Racine Sow, la première femme, dont Houphouët-Boigny divorcera pour épouser vingt-deux ans plus tard, en 1952, Marie-Thérèse.

 

Ces héritiers, Parisiens très discrets qui vivent toujours sur la fortune de leur père, ont tout fait pour écarter la belle-mère qu’ils abhorrent. Contactés par Le Monde, ils n’ont pas souhaité répondre à nos questions. Un, voire plusieurs testaments pourraient avoir été rédigés, mais aucun n’est encore apparu. Les enfants, en accord avec Henri Konan Bedié, le successeur du « Vieux », ont fait valoir l’existence d’un legs verbal. Président stratège et ô combien rusé, Houphouët-Boigny proscrivait à ses plus proches collaborateurs les notes écrites, privilégiant l’oral.

 

Il a en revanche rédigé en juillet 1970, à Genève, des legs particuliers concernant certains de ses biens, en faveur de Marie-Thérèse et des quatre enfants du premier mariage. « Le président m’avait remis une enveloppe avec ces trois legs à ne pas ouvrir avant sa mort, murmure la veuve dont le visage s’est refermé. Il y avait deux comptes à Genève et à Zurich, et le contenu d’un coffre chez UBS à Genève. Mais les autres ont tout pris. »

 

Parmi les artisans du « partage », on retrouve deux notaires parisiens : Me Paul Chardon, radié en 2003 de l’ordre de la légion d’honneur alors qu’il en portait le grade de commandeur, décédé depuis, et Me Jean-Michel Normand, qui sera plus tard interrogé sous le « régime de la garde à vue » dans l’affaire Bettencourt. Aujourd’hui à la retraite, ce dernier a également refusé de répondre à nos questions. Selon des comptes de l’étude Chardon, que Le Monde a pu consulter, plus de 2,5 millions de francs français (380 000 euros environ) d’honoraires ont été débités de la succession Houphouët-Boigny entre 1994 et 2004, ainsi qu’un million pour les frais divers, dont de nombreux voyages en Suisse.


« Le président m’avait confié qu’il avait réglé toutes les questions de succession avec le notaire français Jean-Michel Normand, poursuit l’ex-première dame. Quand je me suis présentée à son étude parisienne, il s’est excusé de me dire que j’avais perdu la tête ! »

 

A Bossey, les visiteurs se font rares. Parfois, Catherine Bokassa, veuve de feu l’empereur centrafricain autoproclamé, vient y bavarder entre deux rendez-vous médicaux à Genève. Le reste du temps, Marie-Thérèse s’occupe, comme elle dit. « J’ai tricoté des bonnets pour les enfants des domestiques. Il fait froid, ici, pour les Ivoiriens ».

 

Sentiment d’injustice

 

Dans le salon trône une belle commode Louis XV en marqueterie et écailles rouges, unique meuble qu’elle a pu récupérer de l’hôtel de Masseran, propriété parisienne de 3 000 m2 rachetée en 1978 par Houphouët-Boigny en qualité de « planteur » – donc à titre privé – au baron Elie de Rothschild pour 60 millions de francs, réglés en espèces. La présidence ivoirienne mène actuellement des travaux dans cet hôtel particulier qu’Henri Konan Bedié était parvenu à extraire de la succession pour l’intégrer dans le patrimoine de l’Etat, sans dédommager la veuve.

 

Il la contraint aussi à cesser les activités de sa fondation N’Daya, pour ne pas faire de l’ombre à celle de son épouse et nouvelle première dame, Henriette Konan Bedié. « Il n’y a pas de place pour deux première dames », aurait lâché celui qui préside aujourd’hui le plus vieux parti de Côte d’Ivoire, le PDCI. Marie-Thérèse Houphouët-Boigny s’éclipse. « On ne peut pas être et avoir été », dit-elle, philosophe. La nuit est tombée sur Bossey. Au loin, les feux éclairent le jet d’eau de Genève.


En 1994, celle-ci s’isole d’abord quelques mois dans sa villa de Cocody, une commune huppée d’Abidjan, puis s’envole pour trois ans à Nassau, capitale des Bahamas. Le jour, elle gère une boutique d’artisanat africain et s’initie à la pêche. La nuit, elle noie sa mélancolie dans les casinos des Caraïbes. Pendant ce temps, entre Paris, Genève et Abidjan, l’héritage de son mari continue de se vider comme un sablier. Elle revient s’installer à Bossey à la fin des années 1990. Mais c’est de l’autre côté de la frontière suisse, dans la villa que possédait son mari à Cologny, la colline des milliardaires de Genève, qu’elle rêverait de poser ses valises. Une demeure occupée à l’époque par Marie Houphouët-Boigny, la cadette du premier mariage.

 

« Il m’ont volé vingt ans de vie. Avec de l’argent, j’aurais pu rendre des Ivoiriens heureux. Et vivre mieux. Tout est à régler. C’est comme si le président venait de mourir »

 

Près de quinze ans s’écoulent avant qu’elle se décide à agir, sur les conseils de son avocat, Me Jean-Paul Baduel et de ses derniers fidèles. Un sentiment d’injustice pousse aussi cette femme qui dit vivre principalement d’une pension de 1 700 euros versée par l’Assemblée nationale (les domestiques de Bossey, eux, sont payés par Abidjan). « Il m’ont volé vingt ans de vie, s’exclame-t-elle. Avec de l’argent, j’aurais pu rendre des Ivoiriens heureux. Et vivre mieux. J’en ai assez de dépendre du bon vouloir de la présidence ivoirienne pour acheter mes billets d’avion. »

 

Si bien qu’en septembre 2013, elle porte plainte contre X au Tribunal de grande instance de Paris pour faux et usages de faux, recel d’escroquerie et recel successoral. Dans le viseur, une escouade d’avocats et de notaires français et ivoiriens, ainsi que l’ancien directeur du protocole de son mari. Le dossier est confié à la brigade financière. L’ancienne première dame dépose aussi plainte contre UBS à Genève.

 

Si l’enquête en France stagne, elle devrait être entendue en février par le parquet de la République de Genève. Ces deux actions sont notamment fondées sur les legs particuliers de 1970, dont elle a une copie. Mais elle continue de croire qu’un testament plus complet existe quelque part. Peut-être au Vatican, comme le bruit en a couru en raison des liens étroits entre « Le Vieux » et le Saint-Siège. Dans une missive adressée au pape François en novembre 2014, Marie-Thérèse implore le Vatican de lui en remettre une copie, « pour qu’enfin les volontés de [son] mari soient respectées et qu’il soit mis un terme au pillage des avoirs familiaux ».

 

L’ex-première dame se retrouve embarquée dans une véritable guérilla judiciaire.« Tout est à régler, c’est comme si le président venait de mourir », soupire-t-elle. Elle a remporté quelques manches, notamment en prouvant que le document de séparation de biens entre elle et le « Vieux » était un faux, fabriqué à Abidjan.

 

Sept héritiers

 

Dans les documents consultés par Le Monde, un nom revient souvent, celui de Philippe Rideau, tantôt exécuteur d’un testament dont l’existence n’est pas avérée, tantôt mandataire des quatre enfants du premier mariage. C’est lui que la veuve accuse aujourd’hui d’avoir, au profit des quatre héritiers, vidé les comptes UBS et Citibank de Félix Houphouët-Boigny en Suisse et d’avoir vendu chez Sotheby’s les meubles et les tableaux qui ornaient l’Hôtel Masseran, dont trois œuvres de Bernard Buffet et une d’Auguste Renoir. Un patrimoine estimé à l’époque à 7,5 millions d’euros par un commissaire-priseur.

 

« Vous savez nouer une cravate ? » C’est le critère étonnant que Philippe Rideau, méfiant, retient pour convenir d’un lieu de rendez-vous à Paris. A quelques enjambées de l’Elysée, ce sera le Cercle interallié, où la cravate est obligatoire. « Je n’ai aucunement touché d’argent dans cette succession que j’ai réalisée à titre gracieux », affirme d’emblée cet ancien vice-président de la banque américaine JP Morgan, désormais à la retraite. Il a néanmoins eu à répondre à l’été 2014 aux questions de la brigade financière. De 1997 à 2000, il a agi sur mandat des quatre enfants pour recenser les avoirs d’Houphouët-Boigny à l’étranger et nie avoir cherché à écarter la veuve. « Il n’y avait plus que 1,2 million de francs sur les deux comptes suisses, à répartir entre sept héritiers » , balaie-t-il. Sept pour quatre enfants, une veuve et deux enfants du second mariage adoptés et reconnus par le « Vieux ».

 

Pourtant, en 1999, des transferts ne sont effectués des comptes suisses que vers ceux des quatre enfants du premier mariage. Et la veuve ? Philippe Rideau rappelle le fameux legs verbal qu’il dit avoir été accepté par tous, s’agace de l’offensive de Marie-Thérèse et se prévaut d’une « mission chrétienne » pour respecter la volonté de l’ancien président : « Les quatre enfants ne souhaitaient pas profiter de cet héritage mais tout destiner à la fondation Notre-Dame de la Paix », assure-t-il.

 

Ces fonds étaient censés permettre la création d’un hôpital moderne près de la basilique Notre-Dame de la Paix à Yamoussoukro, le grand-œuvre de Félix Houphouët-Boigny payé avec sa fortune personnelle. Telle était la volonté du « Vieux » mais aussi de Jean-Paul II. Un projet que devait largement couvrir la recette des ventes des meubles et tableaux chez Sotheby’s à Londres et à New York pour près de 21 millions d’euros et celle des appartements, immeubles et villas dans toute la France, comme à Marnes-La-Coquette où le « Vieux » aimait à convier ses interlocuteurs français pour les discussions sensibles.

 

Elle ressasse ces paroles que lui aurait glissées son mari au crépuscule de sa vie : « Tu verras, à ma mort, tu seras la femme la plus riche d’Afrique. »

 

Il aura fallu vingt-deux ans pour que l’hôpital Saint-Joseph Moscati voie le jour dans la capitale ivoirienne. Le 14 janvier, le président Alassane Ouattara a inauguré en grande pompe cet établissement qui a coûté 22,8 millions d’euros, financés par le Vatican et le gouvernement ivoirien. Restent à trouver 4 millions d’euros pour l’équiper. Quid des fonds du « Vieux » destinés à cette réalisation ? L’avocat de la veuve, Me Jean-Paul Baduel, y voit la preuve que les fonds « ont été détournés ».


Tous les présidents de Côte d’Ivoire depuis 1993 ont dû composer avec les mystères de l’héritage du « Vieux ». Georges Ouegnin en sait quelque chose. Directeur du protocole de Félix Houphouët-Boigny et de tous ses successeurs, mémoire vivante de l’histoire de la Côte d’Ivoire, il est lui aussi accusé par Marie-Thérèse d’avoir accaparé des biens immobiliers à Abidjan au travers de sociétés ayant appartenu au « Vieux » et par conséquent faisant partie de la succession contestée. L’enquête de la brigade financière de Paris s'intéresse à l’immeuble « Aniaman » sis en plein cœur d'Abidjan que Georges Ouegnin a loué pour une période à la Banque africaine de développement. Joint par téléphone, il s’en défend. « J’ai été au service du président Félix Houphouet-Boigny comme commis de l’Etat durant 33 ans. Je n’ai rien à voir avec cette succession et lorsque je me regarde dans le miroir, je n’ai pas honte, je suis serein ».

 

Depuis qu’elle a décidé de réclamer ce qu’elle estime être son dû, Marie-Thérèse Houphouët-Boigny ne se sent plus vraiment la bienvenue dans son pays. Elle s'y rend pourtant de temps à autre pour des mariages ou des enterrements, « la peur au ventre », confie son entourage. Ce soir, dans sa villa de Bossey, elle ressasse ces paroles que lui aurait glissées son mari au crépuscule de sa vie : « Tu verras, à ma mort, tu seras la femme la plus riche d’Afrique. » Son regard s’accroche à une photographie du couple, lui en smoking, elle en fourrure. « La petite Africaine modeste que j’étais a eu la chance d’avoir une vie de rêve parmi les premières dames du monde. C’était un bonus dans mon existence. J’ai aujourd’hui une vie de religieuse. Dieu en a décidé ainsi...» C’est pourtant la justice des hommes qui décidera si elle terminera sa vie à broder ou à mener grand train.

 

A suivre, demain, sur Le Monde Afrique: l’héritage politique d’Houphouët-Boigny pèse sur la Côte d’Ivoire à six mois des élections

 

Joan Tilouine Bossey (Haute-Savoie, France), envoyé spécial


 

Lu pour vous : Marie-Thérèse à la poursuite des millions disparus d’Houphouët-Boigny

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Centrafrique-Presse.com
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:15

 

 

 

04/02/2015 à 18:33 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Cela fait maintenant près de dix jours qu'Armel Sayo, ministre de la Jeunesse et des sports, est détenu par des membres d'une milice anti-balaka. Les négociations pour obtenir sa libération bloquent toujours. Explications.

 

Nous sommes le dimanche 25 janvier à Bangui. Il est environ 9 heures (heure locale). Comme chaque semaine, Armel Ningatoloum Sayo, accompagné de son épouse, Nicaise-Danielle, et de son frère cadet, Martial Louba, vient d'assister à la messe donnée par l'église protestante de Galabadja dans le 8e arrondissement de la capitale centrafricaine, quand son véhicule est bloqué par un taxi. Quatre hommes armés en sortent. Tirs de sommation. Le ministre, un capitaine des Forces armées centrafricaines (Faca) et ancien rebelle, tente de les raisonner. Rien n'y fait, les ravisseurs l'emmènent non sans avoir récupéré son téléphone et des effets personnels appartenant à sa famille.

 

L'enlèvement intervient deux jours après la libération de la travailleuse humanitaire française et d'un religieux centrafricain. Les autorités prennent la chose à bras le corps. Un conseil de sécurité se réunit autour de la présidente de transition Catherine Samba-Panza. 

 

Dix jours plus tard, les négociations - menées à Bangui par le ministre de la Sécurité, l'archevêque de Bangui et Monseigneur Nzapalainga, et Ngaissona se poursuivent, mais n'ont guère avancé. Le ministre de la Jeunesse et des sports est détenu dans la banlieue de Bangui. "Il est difficilement localisable parce que ces ravisseurs changent de planquent régulièrement", raconte un proche des négociations.

 

Les ravisseurs, auxquels serait liés un membre de la famille du général autoproclamé "Andilo", exigent une rançon (4,5 millions de FCA selon nos informations) beaucoup trop importantes aux yeux de l'ensemble des parties prenantes. Mais, les choses sont plus complexes. "Ceux qui ont commandité l'enlèvement prennent leur ordre de Nairobi", où se tiennent depuis décembre des négociations informelles entre leaders des groupes armés centrafricains, explique un conseiller de Catherine Samba-Panza. Après avoir sollicité son homologue kenyan pour accueillir ces pourparlers, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, a fait marche arrière et s'est opposé à l'accord signé.

 

Cette volte-face, couplée par le rejet de l'Afrique centrale, a contraint les participants à revoir leurs demandes. Certains représentants anti-balaka présents à Nairobi conditionneraient maintenant la libération du ministre des Sports à la nomination de nouveaux représentants au sein du gouvernement…

 

Autre difficulté, le cas Sayo semble diviser la délégation des anti-balaka présente dans la capitale kenayane. L'un d'entre eux, Joachim Kokaté, le connaît bien, les deux sont issus de la même promotion de l'École des officiers de Bangui. Ce dernier, qui occupe le poste de ministre conseiller à la Primature chargée du DDR (Désarmement, démobilisation et désarmement) et à récemment effectué un rapide aller-retour à Paris, tente de faire pression sur les ravisseurs. Pas facile quand, si l'on croit les informations des autorités centrafricaines, c'est un autre membre de la délégation qui aurait téléguidé l'enlèvement…

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Par Vincent DUHEM

Lu pour vous : Centrafrique : pourquoi les négociations pour la libération d'Armel Sayo piétinent ?

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Centrafrique-Presse.com
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 14:55

 

 

 

APA 04/02/2015 à 10:46 UTC

 

La société civile centrafricaine trouve ‘’utopique et sans raison d’être » l’accord de Nairobi conclu la semaine dernière, entre les anciens présidents centrafricains, François Bozizé et Michel Djotodja.

 

Pour la majorité des membres de la société civile, qui intervenait mardi, lors d’une conférence de presse ‘’cet accord ressemble non seulement à un partage de gâteau mais consacre de manière définitive l’impunité en Centrafrique ».

 

Car elle estime que, si c’est normal que ces deux anciens Présidents se rencontrent, ce rendez-vous devait cependant leur permettre de reconnaitre qu’ils sont les sources des problèmes qui sévissent encore en Centrafrique.

 

L’application de cet accord va remettre en cause tous les efforts consentis actuellement par la communauté internationale pour résoudre la crise en Centrafrique ont expliqué les membres de la société civile centrafricaine.

 

Pour Gervais Lakosso, coordonnateur du groupe de travail de la société civile, ces deux anciens chefs d’Etat devaient se préparer à travers la rencontre de Nairobi, à participer au forum de réconciliation nationale de Bangui prévu pour ce mois de février, avec des contributions positives allant dans le sens des aspirations du peuple et de la communauté internationale qui veulent que les deux répondent des crimes contre l’impunité commis par leurs partisans devant la Cour Pénale Internationale ‘CPI)

 

Pour Gervais Lakosso, le mode de transmission du pouvoir politique doit être populaire et non arbitraire comme le prévoit l’accord de Nairobi.

 

Cette prise de position de la société civile centrafricaine rejoint celles du gouvernement et de la communauté internationale qui ont déclaré ‘nul et de nul effet » cet accord qui prévoit d’une part la cessation des hostilités et d’autre part le partage du pouvoir par ceux-ci au détriment des dirigeants actuels de la transition en RCA et l’amnistie des deux anciens Présidents.

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La société civile centrafricaine qualifie  « d’utopique » l’accord de Nairobi

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 14:45

 

 

 

 

http://www.franceinfo.fr   04/02/15 (France Info)

 

Les soldats français de retour de Centrafrique sont particulièrement traumatisés. Deux députés - Olivier Audibert-Troin pour l'UMP et Emilienne Poumirol pour le PS - viennent de publier un rapport alarmant sur l'impact psychologique de cette guerre sur les militaires français qui s'y sont engagés depuis décembre 2013. Au moins 12 % seraient atteints de stress post-traumatiques.

 

Il veut rester anonyme. Nous l'appellerons Sylvain. Il a une vingtaine d'années. Sylvain est un fantassin, un soldat d'infanterie, au plus près du terrain. Le garçon a souvent le regard dans la vague quand il évoque sa mission en Centrafrique. Il est rentré il y a seulement quelques mois, "changé" dit-il. Changé par ce qu'il a vu là-bas et qu'il n'a pas pu empêcher. Des souvenirs qui ne le quittent plus : "On a été surpris. On ne s'attendait pas à ça. C'était quotidiennement des corps sans tête repêchés dans le fleuve, ou retrouvés calcinés au bord de la route, même des enfants. Des personnes mutilées à coup de machettes par la foule en rage qui venaient vers nous pour trouver du secours. Tout cela, c'était monnaie courante. Est-ce qu'à 19 ou 20 ans, même si on est militaire, on est prêt à voir ça et à l'encaisser. C'est une question que je me pose. Pour moi, ça fera à jamais partie de mon quotidien. J'y pense très souvent, et je me pose la question de l'utilité de ce qu'on a fait. Est-ce que tout cela avait un sens, un but.... je ne suis pas sûr", s'interroge le jeune homme visiblement marqué.

 

Face aux enfants soldats
 

Les images terrifiantes et le sentiment d'impuissance ont fait de la Centrafrique une mission particulièrement traumatisante. Il y a aussi la nature des combats : pas d'ennemis clairs comme en Afghanistan ou au Mali. Les menaces sont difficiles à identifier, la mission est complexe. Sylvain nous montre sur son ordinateur une scène filmée sur place.

 
Les assaillants - des miliciens - sont si proches qu'on distingue leurs visages. Parfois difficile de ne pas les confondre avec des civils au milieu des arbres et maisons. On voit des combats de rue dans un village et des soldats français qui se tordent de douleur touchés par des éclats de grenades.

 
"Ce sont des combats très rapprochés, à moins de 50 mètres, en très haute intensité. Face aux lances, aux grenades, on a dû tuer plusieurs fois. C'était eux ou non. Et eux n'ont pas peur de mourir en face. On s'est retrouvé parfois face à des enfants de 13 ou 14 ans armés de kalachnikovs. Ces combats, ce sont des images que j'essaye de chasser de mon esprit, mais qui reviennent souvent au moment de la journée où je ne m'y attends pas ou la nuit", confie le soldat très marqué. Quand on demande à Sylvain s'il compte repartir en opération, sa réponse fuse : "Non, non, j'en suis incapable. Je ne repartirai plus en opération. Pas question".

 

Je ne repartirai plus

 

Sylvain parle aussi des cauchemars, des accès de violences de ses camarades les plus traumatisés. Dans son groupe, trois sont en arrêt maladie. Déjà usé, Sylvain quittera l'armée à la fin de son contrat dans quelques mois, comme l'ont déjà fait d'autres de ses camarades rentrés de Bangui.

 
Y avait-il un moyen d'éviter les traumatismes de ces soldats ? Après tout, la guerre est forcément quelque chose de difficile, d'insupportable. La guerre fait des morts, c'est une évidence. Mais il semble qu'on aurait pu réduire l'impact psychologique sur le contingent si l'intervention française avait été plus adaptée. Au sein de l'armée, des voix s'élèvent pour dire qu'on n'a en fait pas appréhendé cette opération en Centrafrique comme il le fallait. C'est ce que dit par exemple Michel Goya, colonel en retraite depuis un mois qui a participé à beaucoup opérations extérieures au cours de sa carrière. Selon lui, Paris a envoyé en Centrafrique 2000 hommes là où il en fallait 10 000.

 
 "La Centrafrique, ça n'est pas une guerre au sens classique du terme. C'est une mission de stabilisation sans ennemi déclaré. Il faut se méfier de tout le monde, tout le temps. La menace est complexe. Et pour faire cesser le chaos, il n'y a qu'une seule solution, c'est une présence massive. Il faut beaucoup de monde. Or, on n’a pas mis les effectifs suffisants. Loin de là. Ce qui fait qu'on a placé nos hommes dans une situation délicate. Ils doivent courir d'une explosion de violences à une autre. Ils doivent désarmer les uns, mais n'ont pas le temps de désarmer les autres et s'exposent à des représailles. Cela est très frustrant pour eux, cela procure une grande vulnérabilité, un sentiment d'impuissance. Et c'est très difficile à vivre moralement", argumente Michel Goya.

 
Pour autant, la Centrafrique n'est pas la première mission qui occasionne des séquelles psychologiques graves chez les soldats français. Le phénomène a même été identifié dès la première guerre mondiale. La question est donc peut-être plutôt celle de la gestion de ces troubles chez ces soldats brisés.

 

L'armée m'abandonne

 

Il y a des psychiatres du service de santé des armées mais aucune consultation systématique. Il y a aussi un numéro vert. Et depuis 2008 un sas : avant c'était trois jours à Chypre, désormais ce sont deux jours à Dakar. Les militaires se retrouvent sans pression dans un hôtel "4 étoiles" avec piscine, massages et surtout groupes de paroles avant de retrouver leur famille en France.

 

Mais tous les militaires ne passent pas par ce sas. Et puis, on sait que les stress post traumatiques se déclarent souvent après, quelques fois plus d'un an après.

 

Ça a été le cas pour Frédéric Wieser, la quarantaine, soldat des forces spéciales, 13ème régiment de dragons parachutiste de Martignas en Gironde. Pour lui, pas de sas au retour d'Afghanistan, et une très grande solitude après, au point qu'il a quitté l'armée.

 
"Il n'y a aucun de soutien de personne pour des garçons comme moi. Ma hiérarchie n'a pas voulu entendre parler de mon syndrome de stress post-traumatique. C'était comme un tabou. Je me suis même senti montré du doigt au point que j'en ai eu honte", explique le militaire. Quand il a enfin vu un psychiatre de l'armée que son épouse l'avait poussé à solliciter, Frédéric Wieser a été mis en arrêt maladie pendant un an. "J'avais interdiction de me rendre à la caserne. C'était très dur. Je me sentais seul, isolé. Il n'y a que les camarades les plus proches qui m'appelaient parfois pour prendre de mes nouvelles. Les autres n'ont téléphoné que pour savoir quand je comptais reprendre. J'ai essayé mais finalement je n'ai jamais réussi à reprendre", se souvient-il.

 
"J'ai donné ma vie pour l'armée. En retour, j'ai eu cette attitude brutale. J'ai une grande amertume à l'égard de l'institution. Je rêvais de faire toute ma carrière dans le monde militaire. Mon rêve s'est envolé parce que je n'ai jamais réussi à y retrouver ma place", raconte le parachutiste ému. 

 

Des soldats comme Frédéric Wieser qui quittent l'armée, c'est difficile bien sûr pour eux. C'est du gâchis aussi pour l'armée elle-même : ce sont des hommes expérimentés qu'elle perd. Une déperdition de capital humain.

 
Les deux députés auteurs du rapport qui vient de paraitre préconisent un comité de suivi, de meilleurs statistiques, une réintégration dans les régiments des hommes qui sont en arrêt maladie. Des préconisations de parlementaires? Bien peu de choses pour le moment aux yeux des militaires abîmés par leurs missions.

 

par Mathilde Lemaire mardi 3 février 2015 23:57, mis à jour le mercredi 4 février 2015 à 08h54

 

 

Opération Sangaris en Centrafrique: quand le retour des soldats vire au cauchemar

 

http://rmc.bfmtv.com    04/02/15 (BFM TV) par M.Ricard avec Stéphanie Collié

 

TEMOIGNAGES - Les militaires français engagés en Centrafrique ne s'attendaient pas à une mission aussi difficile. Certains rentrent blessés physiquement, d'autres atteints de blessures dites "invisibles" : des traumatismes psychiques que l'on appelle "syndrome de stress post-traumatique".

 

Sangaris, le dur retour à la réalité. Il y a un peu plus d'un an, les soldats français arrivaient en urgence dans les rues de Bangui, la capitale centrafricaine. Mais plus de 12 mois après, l'insécurité demeure. A tel point que, les militaires engagés ne s'attendaient pas à une mission aussi difficile. Certains rentrent blessés physiquement, d'autres atteints de blessures dites "invisibles" : des traumatismes psychiques que l'on appelle "syndrome de stress post-traumatique".

 

Celui-ci se caractérise par des cauchemars, des violences parfois et une incapacité à se réhabituer à la vie quotidienne. En clair, le corps du soldat est là, mais son esprit est resté au front. C'est le cas de Sylvain (le prénom a été modifié, ndlr), 25 ans, rentré de Bangui il y a quelques mois. Alors qu'il a connu d'autres terrains d'opérations, notamment les Comores, ce soldat est rentré très marqué, très atteint par ce qu'il a vu en Centrafrique.

 

"Est-ce que ce que l'on a fait a réellement servi ?"

 

Sur RMC, il se dit hanté par ses souvenirs de mission: "Ce qui m'a le plus marqué ce sont les exactions. On a été surpris, on ne s'attendait vraiment pas à cela… C'était courant de voir des hommes décapités le long des fleuves, des gens se faire mutiler par une foule…" Il ajoute, encore sous le choc: "On s'est retrouvé face à des enfants-soldats avec des Kalachnikovs, prêt à nous tirer dessus".

 

Dès lors, il s'interroge: "Est-ce que ce que l'on a fait a réellement servi ?" Un sentiment d'impuissance face au massacre accru par le fait qu'"en face, ils n'ont vraiment pas peur de mourir". Selon un rapport parlementaire présenté ce mercredi matin à la presse, le nombre de militaires atteints par le "syndrome post-traumatique" est en augmentation (par exemple 12% pour l'intervention Sangaris contre 8% pour l'opération Pamir en Afghanistan).

 

" C'était 'à l'arrache' "

 

Alexandre (le prénom a été modifié, ndlr), 20 ans, revient de Centrafrique. Il avait auparavant effectué une courte mission en Afghanistan et n'est pas étonné de voir que bon nombre de militaires ont des problèmes psychologiques graves à leur retour de Centrafrique.

 

"La grosse différence se situe au niveau de la logistique. En Centrafrique, la France était toute seule à intervenir alors qu'en Afghanistan, on avait le soutien des Américains. C'était beaucoup plus organisé, il y avait plus d'appui. Alors qu'en Centrafrique, c'était 'à l'arrache', lors de la plupart des missions on était livrés à nous-mêmes et si jamais il se passait quelque chose on ne pouvait en tenir qu'à nous pour s'en sortir", témoigne-t-il à RMC.

 

"Ils sont comme laissés à l'abandon"

 

Une fois leur mission terminée, les soldats passent trois jours dans un hôtel au Sénégal afin de se réhabituer à la vie civile. Un "sas de décompression" où ils rencontrent des psychologues qui les informent des risques de stress post-traumatique. Mais pour Sylvain, cette aide est insuffisante : trois camarades de son groupe sont aujourd'hui en arrêt maladie longue durée.

"L'un d'entre eux a eu des phases agressives, il a limite une haine raciste…", explique-t-il dans Bourdin Direct. Et de constater, désabusé : "Ils n'ont pas de suivi… Ce n'est pas l'armée qui vient les voir, ce sont eux qui font les démarches, individuellement… Ils sont comme laissés à l'abandon." A noter que le syndrome de "stress post-traumatique" peut se déclarer un mois, trois mois, voire un an après le retour des soldats. Sylvain, lui, ne repartira pas en mission. Son contrat s'achève l'année prochaine et il a décidé de quitter l'armée.

 

Soldats traumatisés de Centrafrique : vivre avec "ces images"

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 18:07

 

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 2015-02-03 16:44:20 Le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, vient d’habiliter le ministre de l’Economie, du Plan et de l’Aménagement du territoire à signer, avec la Commerzbank Paris, une convention financière d’un peu plus de 30,5 milliards FCFA destinés au projet de participation du pays aux opérations de maintien de la paix en République centrafricaine (RCA).


Depuis 2008, rappelle-t-on, le Cameroun participe à la mission de consolidation de la paix chez son voisin aux côtés des autres membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), à travers un contingent de 107 éléments.


Il a aussi, en juin 2013, envoyé 837 militaires et policiers sur le théâtre des opérations dans le cadre de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).


Depuis l'année dernière, le général de division camerounais Tumentah Martin Chomu est par ailleurs le commandant de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), placée sous l`égide des Nations Unies.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=816226#sthash.awiJQnpT.dpuf

Cameroun : plus de 30,5 milliards FCFA pour le maintien de la paix en Centrafrique

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 17:23

 

 

 

 

03/02/2015  © (APA)

 

Des soldats centrafricains, outrés par le non versement de leurs salaires, envisagent de manifester dans les rues de Bangui, a révélé le lieutenant-colonel Désiré Bakossa, sous-chef d’Etat-major, chargé des opérations des Forces armées centrafricaines.

 

Dans une interview a la radio nationale, lundi soir, Le lieutenant-colonel Désiré Bakossa a déclaré que le commandement militaire est au courant de ce projet de manifestation qu’il a qualifié de ‘’suicidaire pour ses auteurs ».

 

Selon cet officier, les forces internationales ainsi que d’autres forces de défense seront mobilisées pour empêcher ce projet qui ne fera qu’enfoncer davantage le pays et déshonorer les militaires centrafricains.

 

Les Forces Armées Centrafricaines ne sont plus opérationnelles depuis la prise du pouvoir par la coalition rebelle séléka le 24 mars 2013

 

La communauté internationale a imposé un embargo pour le réarmement des Forces Armées Centrafricaines sous prétexte que c’est une force mono ethnique car composée majoritairement des membres de l’ethnie du Président général déchu, François Bozizé, les Gbaya.

 

Les nouvelles autorités de la transition ont demandé en vain la levée de cet embargo pour rendre opérationnels ces militaires afin de faire face à l’insécurité persistante dans le pays.

 

Cette inactivité apparente de ces militaires contraste avec les rapports publiés sur l’insécurité qui persiste encore dans le pays.

 

Ces rapports ont relevé que beaucoup d’entre les militaires composent les milices chrétiennes antibalakas auteurs de braquages à mains armées, viols, kidnappings et autres violences sur la population à Bangui et dans une partie de la Centrafrique.

 

Ainsi à la prison centrale de Ngaragba, la majorité des détenus sont en partie constitués par ces militaires bandits

 

Le nouveau commandement militaire mis en place par la Présidente de Transition Catherine Samba Panza a maintes fois opéré un contrôle des effectifs pour débusque ces soldats indélicats.

 

Cette situation a permis le non versement de salaires à ceux qui ne se sont pas soumis à ces contrôles car ils sont qualifiés de déserteurs.

 

Selon le lieutenant-colonel BAKOSSA, c’est cette frange des Forces Armées Centrafricaines « FACA » qui veut manifester.

 

La RCA compte plus de cinq mille soldats dont la plupart sont dans la nature.

Centrafrique : Grogne dans les Forces armées suite au non versement de des salaires

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