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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 21:50

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-01 18:19:17 - L’Organisation internationale pour la migration (OIM) a repris lundi le rapatriement des éléments de la coalition séléka dans le nord du pays, a-t-on appris de source sûre.

 

Une dizaine de véhicules affrétés par cette organisation internationale ont transporté plus de quatre-cents éléments de la coalition Séléka, basés dans le camp de l'ex- Régiment de défense opérationnelle du territoire (RDOT), sis au PK 11 route de Damara.

Ce rapatriement, selon les témoignages recueillis, fait suite à la demande adressée à l'OIM par les leaders de cette entité.


''Nous avons souhaité que nos hommes soient transférés pour être basés, certains à Kaga Bandoro dans la Nana Gribizi (au centre) et, d'autres à Kabo dans l'Ouham-Pendé (Nord) où ils peuvent être libres de leurs mouvements, chez eux'', a expliqué un des leaders.

 
''C'est avec joie que nous avons vécu ce matin le départ d'une partie des éléments Séléka de la base RDOT. Enfin nous allons souffler un peu et les activités vont devoir reprendre sans inquiétude'', s'est réjoui un habitant.

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=803523#sthash.c3tJvyZo.dpuf

Des forces Séléka rapatriés au nord de la RCA

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 18:14

 

 

 

 

 

French.china.org.cn    le 01-09-2014

 

Plusieurs personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées dans de récents affrontements opposant les forces internationales à des hommes armés en Centrafrique, selon un communiqué de presse publié lundi par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

 

Parmi les victimes, figure un chauffeur-secouriste de la Société de la Croix-Rouge centrafricaine, touché par une balle alors qu'il procédait à l'évacuation de blessés.

 

"Dans tout le pays, les civils continuent de payer un lourd tribut au conflit et sont victimes d'actes de représailles qui les visent directement", a déclaré Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine, cité par le communiqué de presse.

 

"Une fois encore, nous lançons un appel à toutes les parties au conflit ainsi qu'aux forces internationales présentes dans le pays afin qu'elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour épargner les civils et faciliter le travail du personnel de la Croix-Rouge qui s'emploie à venir en aide à la population centrafricaine", a-t-il indiqué.

 

"Les personnes blessées et malades, civiles ou combattantes, quel que soit leur camp, doivent être protégées par les parties au conflit. Les blessés et les malades doivent en outre pouvoir être évacués et soignés en toute sécurité", a insisté M. Sangsue.

 

Les équipes du CICR s'efforcent de répondre aux besoins les plus pressants de la population et maintiennent le dialogue "avec tous ceux qui participent aux hostilités ainsi qu'avec les chefs communautaires et religieux afin de faire mieux connaître et respecter les principes fondamentaux du droit international humanitaire", a-t-il ajouté.

 

Source: Agence de presse Xinhua

CICR : regain de violence en Centrafrique

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 12:57

 

 

 

 

 

 

01/09/14 (AFP)

 

L'ex-rébellion centrafricaine Séléka a exclu pour "haute trahison" les ministres censés la représenter au sein du nouveau gouvernement contesté, a déclaré lundi un responsable de ce mouvement.

 

"Tous les membres de l'ex-coalition Séléka ayant participé au présent gouvernement sont exclus définitivement" du mouvement, a déclaré le numéro 2 de la Séléka, Nouredine Adam, dans un communiqué dont l'AFP a obtenu copie lundi.

 

"Leur participation au gouvernement constitue une haute trahison et un non-respect des consignes données par la hiérarchie" du groupe rebelle, dans la mesure où la Séléka "n'a ni soutenu, ni communiqué le nom d'un Premier ministre ou les noms des ministres (issus de ses rangs) à la présidence", poursuit-il.

 

La Séléka "ne se reconnaît pas dans la composition du nouveau gouvernement" formé par le nouveau Premier ministre Mahamat Kamoun et "maintient sa position de non-participation" à ce gouvernement, rappelle le communiqué.

 

"Le combat que mène l'ex-coalition Séléka ne se résume pas aux portefeuilles ministériels", selon Nouredine Adam, sous le coup de sanctions onusiennes et américaines pour son rôle dans le conflit.

 

Il a toutefois assuré que les leaders de la Séléka restent "déterminés à trouver une solution politique juste, équitable et durable par la voie du dialogue et de la négociation avec toutes les forces vives de la nation".

 

Un gouvernement de "large ouverture" a été formé le 22 août avec 31 membres, incluant notamment des représentants des groupes armés, ex-Séléka à dominante musulmane et milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

 

Parmi eux, trois ministres - Transports, Postes et Télécommunications, Elevage - sont issus de la Séléka, l'ex-rébellion qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013 avant d'en être évincée en janvier 2014.

 

La Séléka et une partie de la classe politique n'ont cessé de contester la légitimité du Premier ministre Mahamat Kamoun, un proche de la présidente de transition Catherine Samba Panza, depuis sa nomination le 10 août, et refusent de participer à son gouvernement.

 

Le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l'une des principales formations politiques du pays, a également suspendu ce week-end Jeannette Déthoua, actuelle ministre de la Réconciliation, de toute activité au sein du parti, pour avoir "refusé de quitter le gouvernement" comme il le lui avait été demandé.

 

 

(Mahamat Taib Yacoub)

Centrafrique: la Séléka exclut les ministres censés la représenter au gouvernement
Centrafrique: la Séléka exclut les ministres censés la représenter au gouvernement

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 12:56

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-01 11:17:59 - Le nouveau représentant résident de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Centrafrique, Dr Michel Nda Yao Konan, a fait sa première sortie dimanche aux côtés de la ministre de la Santé, Dr Marguérite Samba-Maliavo, pour sensibiliser la population de la capitale sur les risques de contamination et de propagation du virus Ebola dans le pays.


Le représentant-résident de l'OMS et le ministre se sont rendus au Marché Central de Bangui, situé dans le 1er arrondissement et au Marché Pétévo dans le 6è arrondissement où ils ont échangé avec les commerçantes de viande boucanée et singulièrement ceux qui vendent les chauves-souris et les singes. 


Tout au long de cette campagne d'information et de sensibilisation sur les risques de contamination et de propagation du virus Ebola, des affiches, dépliants et prospectus sur la fièvre hémorragique à virus Ebola ont été distribués.


« C'est un geste très important pour le gouvernement que je représente. Et il faut que je donne l'exemple dans la mobilisation autour de cette maladie grave qu'est la fièvre hémorragique à virus Ebola en me déployant sur le terrain pour distribuer des affiches », a dit la ministre de la Santé.


« C'est une maladie qui menace aujourd'hui les pays de l'Afrique Centrale », a dit la ministre, ajoutant que « la population avait vraiment soif d'informations sur le virus Ebola et cela ne peut que consolider la détermination du gouvernement à barrer la route à l'entrée du virus Ebola en Centrafrique ».


Citant l'OMS, Dr Marguérite Samba-Maliavo a souligné que la fièvre hémorragique à virus Ebola ne pourra être contenue que dans six à neuf mois. 


« La sensibilisation de ce dimanche est une activité continue que le ministère doit mener jusqu'à ce que ce fléau soit contenu au niveau mondial », a précisé la ministre. 

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=803465#sthash.MefRH5fS.dpuf

La ministre centrafricain de la Santé et le représentant de l'OMS sensibilisent sur Ebola

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 12:01

 

 

 

 

 


Un nouveau test rapide et peu coûteux pour détecter le paludisme a été mis au point par des chercheurs de Singapour et des Etats-Unis, ont-ils annoncé dimanche. La maladie tropicale coûte la vie à 600'000 personnes par an.


"Notre système offre un niveau élevé de sensibilité (...), est moins sujet à l'erreur humaine, utilise un faible volume de sang (...), requiert peu de préparation, peut être utilisé sur le terrain et a un coût très faible par test (moins de 10 cents)", ont affirmé ces universitaires.


Dans un article publié par la revue "Nature Medecine", ils expliquent avoir mis au point une "nouvelle technique" pour détecter "rapidement" la présence de globules rouges infectés par le parasite Plasmodium falciparum, responsable du paludisme, par relaxométrie par résonance magnétique nucléaire (RMN), une méthode cousine de l'IRM.


"Compte tenu de ces avantages, nous pensons que (cette technique, ndlr) peut être une alternative aux diagnostics traditionnels de la malaria (...)" soulignent encore les chercheurs du centre Singapore-MIT alliance for research and technology (Smart) et du MIT américain.


Un "élément essentiel"


La relaxométrie par résonance magnétique nucléaire (RMN) est une technique récente, de pointe et qui utilise des composants coûteux, mais il est possible de fabriquer pour moins de 2000 dollars (1840 francs) des versions plus petites et faciles à utiliser de ces appareils, selon ces chercheurs.


Le développement de tests à la fois rapides, sensibles et fiables pour détecter la malaria est un point-clé pour la lutte contre cette maladie, dont on enregistre plus de 200 millions de cas chaque année, selon une estimation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour 2012.


L'OMS estime même que ces tests rapides sont un "élément essentiel", car ils permettent un diagnostic dans des zones où il n'est pas possible d'avoir de bonnes analyses de laboratoire.


Bien qu'étant une maladie évitable, dont on guérit, le paludisme a causé 627'000 décès en 2012, en majorité des enfants africains de moins de cinq ans, selon les estimations de l'OMS.



(ats / 01.09.2014 12h35)

Paludisme mise au point d'un test rapide et peu coûteux

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 11:55

 

 

 

 

 

Par Sébastien Lamba/ACAP - 01/09/2014

 

Le diagnostic de la situation de cette structure a été exigé par le Directeur général de l’Office de Recherche Géologique et Minière (ORGEM), Héritier Rusdael Gnikoli

 

Le Directeur général de l’Office de Recherche Géologique et Minière (ORGEM), Héritier Rusdael Gnikoli a donné récemment une conférence de presse à Bangui, la capitale centrafricaine. Cette rencontre avait pour but de constater et de dresser l’état des lieux catastrophique de la gestion de l’ORGEM et après proposer un plan d’urgence pour la relance des activités de cette institution. Pour le Directeur général Héritier Rusdael Gnikoli, en créant l’ORGEM par la loi portant le code minier de la République Centrafricaine en 2009, l’Etat centrafricain lui avait octroyé des permis de fer de Bogoin, de Topa, le permis de recherche de calcaire de Bobassa et d’exploitation dont le permis d’exploitation expire en 2037.

 

Au cours de la rencontre avec les hommes de médias, le Directeur Général Héritier Ruspael Gnikoli, a fait constater que l’ORGEM n’a pas été associé à la négociation ni à l’obtention du financement et le déroulement des travaux. Et au regard des dispositions de la loi portant le code minier de la République Centrafricaine, les plus hautes autorités de la transition ont demandé à l’ORGEM d’assurer la coordination du projet de la cimenterie de Nzila dans la transparence. C’est l’une des raisons pour lesquelles, Le Directeur général de l’Office de Recherche Géologique et Minière (ORGEM), Héritier Rusdael Gnikoli exige un audit complet du projet de la cimenterie de Nzila, en commençant par la négociation, les sources du financement, jusqu’aux installations techniques afin d’avoir une lisibilité du projet.

 

Aux dires du directeur général Héritier Ruspael Gnikoli, la création d’une telle entreprise devrait respecter toutes les étapes du projet à savoir : la loi de l’offre et la demande ; les études des aspects techniques d’exploitation ; le financement du projet ; l’étude d’impact environnemental et social du projet. De ce fait, a-t-il précisé, le projet de la cimenterie de Nzila a été l’objet d’une décision politique, sans tenir compte d’une étude de faisabilité au préalable dont le résultat que nous connaissons aujourd’hui. 



L’ORGEM a été créé en 2009 et mis en œuvre en 2010 avec pour mandat d’améliorer les connaissances géologiques du pays et promouvoir la mise en valeur des ressources minières de la République Centrafricaine.

Centrafrique : pour un audit complet du projet de la cimenterie de Nzila?

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 11:51

 

 

 

 

 

01/09/14 (RFI)

 

La transition en Centrafrique va se prolonger. Les élections prévues en février 2015 ne pourront pas être organisées à temps. Une information donnée sur nos antennes par Dieudonné Kombo-Yaya, le président de l'Autorité nationale des élections (ANE), invité de RFI ce lundi. En novembre 2013, le groupe international de contact avait décidé que des élections seraient organisées en février 2015 et qu'elles marqueraient la fin de la transition. Le mois suivant, l'ANE était créée. Mais ses membres ont bien du mal à fonctionner. Le manque de moyens est criant dans un pays où l'insécurité est toujours présente.

 

Ecoutez l'intégralité de cette interview dans les matinales de RFI ce lundi (à 6h45 et 7h45 sur l'antenne Afrique et 8h45 sur l'antenne Monde).

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140901-elections-rca-le-delai-fe...

 

 

Centrafrique: l'Autorité nationale des élections juge le délai de février 2015 «peu envisageable»

 

(Agence Ecofin) lundi, 01 septembre 2014 11:45 - Le président de l'Autorité nationale centrafricaine des élections (ANE), Dieudonné Kombo-Yaya a estimé, le 1er septembre, que les élections prévues en février 2015 ne pourront pas être organisées à temps.

 

«Personne n’est dupe. Aujourd’hui, les conditions actuelles font que le délai de février 2015 (...) n’est pas tenable», a-t-il annoncé au Micro de RFI. M. Kombo-Yaya a également noté que le délai le plus raisonnable serait à priori l’automne 2015.

 

« Il faut penser automne 2015 plus qu’entre juillet et septembre où c’est la plus forte saison des pluies. C’est la version optimiste», a-t-il précisé.

 

En novembre 2013, le Groupe international de contact sur la République centrafricaine avait  décidé que des élections seraient organisées en février 2015 et qu'elles marqueraient la fin de la transition. L'Autorité nationale centrafricaine des élections a été créée le mois suivant. Mais les membres cette commission électorale ont bien du mal à travailler. Le manque de moyens est criant dans un pays où l'insécurité est toujours présente.

Elections en RCA: le délai de février 2015 n'est «pas tenable»

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 11:27

 

 

 

 

 

 

Sur ce diamant brut niché dans l’écrin du fleuve Oubangui qu’est la République Centrafricaine, beaucoup a été dit et écrit. À commencer par la chronique de ce gigantesque gâchis qui, cinquante-quatre ans après son indépendance, fait de cette République d’environ 5 millions d’habitants, dont la moitié à moins de 25 ans, un pays que même Nelson Mandela aurait été en peine de gouverner… Un ovni dans le concert des nations, bonnet d’âne en matière de développement humain, alors que son potentiel, humain, minier, agricole ou énergétique, est tout simplement ahurissant. Les responsables de ce naufrage ? Les Centrafricains eux-mêmes, bien sûr, mais pas seulement : grandes puissances et voisins s'y sont longtemps « amusés » dans l'ombre comme on joue au Monopoly, et ce n'est pas fini. L'avenir ? On le souhaite enfin serein à défaut d'être radieux. C’est, à l’évidence, pour surmonter cette malédiction qui frappe le pays depuis des décennies que madame Catherine Samba-Panza a décidé de tenter l’expérience de Mahamat Kamoun, en le nommant Premier ministre, chef du gouvernement de transition. 

 

La catastrophe annoncée après cette nomination aura-t-elle lieu ? Nul ne le sait encore. Mais, si par extraordinaire, cette tragédie que d’aucuns souhaitent ardemment venait à se produire, ce sera la preuve par quatre que le mal centrafricain a tourné à la névrose. À qui la faute sera-t-elle imputée? À nous tous, bien sûr! Car, et c’est malheureusement devenu un lieu commun que de le souligner,  depuis plus de cinq décennies, une certaine élite s’est relayée pour faire dégringoler au pays la pente du déclin, sur fond de détournements de biens publics, de déficits en tout genre, d'endettement, de gabegie, d’irresponsabilité et de malheur social. Cette élite a donc mis la Centrafrique dans le formol où ni sa vanité ni ses dénis ne l'ont empêchée de rancir, de s’aigrir.

 

Faute d'avoir gouverné, l’élite centrafricaine n’a plus que très peu de crédit auprès des masses laborieuses de nos villes et campagnes. D’ailleurs, ce sentiment de la majorité de nos compatriotes va sans doute rester un bon moment. Le déclin de la classe politique centrafricaine en est une parfaite illustration. Sa déroute, actuellement constaté,  était attendue depuis des années : une grande partie du pays la vomit, lui reprochant tout et son contraire. Ses promesses maintes fois réitérées mais jamais réalisées  sont restées sur l'estomac des uns sans convaincre les autres, qui, après les paroles, attendent toujours les actes. L’élite centrafricaine et sa classe politique ont perdu sur tous les tableaux. Elles ne se relèveront pas de sitôt. Pour l'heure, leur cas semble désespéré et on ne voit guère le Nganga ou le Marabou susceptible de faire quelque chose pour elles. C'est sans doute ce qu'il y a de plus déprimant dans la situation actuelle du pays : l'absence de perspectives. Mais comment pourrait-il en être autrement ?

 

Puisque certains leaders de partis politiques, à tout le moins, la plupart de ceux qui aspirent gouverner le pays après cette période de transition n’ont ni dessein, ni discours, ni stratégie, sinon celle du canard sans tête. Certains parmi eux, soutenus frénétiquement par une certaine presse, n’ont jamais cherché qu’à verrouiller l’appareil de leurs partis politiques pour s’accrocher à leurs privilèges comme une bernique. C'est le syndrome de « Fort Apache ». Résultat : même quand ils disaient des choses intelligentes, ce qui a pu arriver, notamment sur la réconciliation nationale et le respect des institutions républicaines, ils n'étaient pas audible. Ils n’auront été que des fossoyeur de la République. Il n'y a là aucun acharnement de notre part. C'est une analyse que nous n'avons cessé de répéter depuis un certain temps contre vents et marées, et qui se confirme aujourd'hui : certains leaders politiques centrafricains ne sont pas qualifiés pour préparer l'alternance de 2015, que leur irresponsabilité pathologique met en péril. 

 

Les raisons d’espérer 

 

Dans le contexte actuel, marqué par l’insoutenable désintégration de l’État, faut-il avoir honte d'être Centrafricains ? Certainement pas! Car, on se remettra de cette catastrophe, nous nous sommes déjà remis de tant de choses. Tout passe. Mal. Mais ça passe. Il suffit de prendre de la hauteur, comme Nietzsche préconisait de le faire, en 1882, dans son grand livre, « Le gai savoir », face à la montée du nationalisme allemand et de la haine raciale. Le philosophe se disait accablé par « la gale du coeur et l'empoisonnement du sang nationaux à cause desquels aujourd'hui, en Europe, les peuples s'enferment dans leurs frontières et se retranchent mutuellement les uns des autres » comme pour se mettre en quarantaine. Sacré et prophétique Nietzsche. Il dénonçait la « petite politique » qui, en son temps, entretenait sournoisement les instincts grégaires des masses populaires de l’époque. 

 

Quant à nous autres Centrafricains, notre pays ne peut être privé de toute perspective de progrès social à cause de notre désinvolture et il faut bien s’interroger sur les moyens de parvenir collectivement. Faisons preuve de lucidité à l’égard du passé, comme de l’avenir, à l’égard de nos échecs comme de nos réussites, aussi maigres soient-elles. Constatons que les divisions, la haine tribale et les intérêts égoïstes n’ont jamais favorisé la construction d’un État respectable et respecté. Face aux réalités contemporaines, nous devons nous efforcer de conjuguer liberté et solidarité, individualisme et identité collective, efficacité économique et justice sociale, initiative et régulation, besoin de stabilité et désir de changement.

 

La question est donc de savoir si la politique vise à servir les intérêts d’une minorité de privilégiés voraces et insatiables ou si elle doit s’inspirer d’une exigence humaniste et universaliste pour agir ? C’est alors que l’on comprendra que notre pays ne sortira pas de sa crise actuelle en s’interrogeant sans fin sur les causes du problème qui sont d’une manière ou d’une autre connues. Mais la question qui lui est posée est moins celle, statique, liée aux origines de son effondrement que celle, dynamique, de son rapport à la sous région, à l’Afrique et au monde.

 

Il est urgent, nous semble-t-il, de reprendre un travail de réflexion et de proposition sur les grandes questions de l’heure. Il appartient naturellement au nouveau gouvernement qui vient d’être formé de concevoir une politique économique qui muscle notre appareil productif inexistant tout en répartissant plus équitablement revenus et richesses ; définir les valeurs autour desquelles rassembler la communauté nationale ; refaire de la Centrafrique une nation phare en matière de formation ; moderniser nos services publics et inventer une protection sociale digne de ce nom ; résoudre définitivement la question de l’insécurité en restructurant  les forces de sureté et de défense, les dotant de moyens adéquats ; convaincre et détourner certains de nos voisins de leur tentation hégémonique et leurs visées expansionnistes ; inciter la France, l’ex-puissance coloniale à se poser les bonnes questions sur nos rapports avec elle qui ne sauraient être guidés par la seule  boussole du paternalisme.

 

C’est en revenant au débat de fond que les Centrafricains construiront la République dont le peuple a besoin. La vraie façon de créer cette nouvelle dynamique, pour changer la donne en épargnant à notre pays l’oscillation entre l’instabilité permanente provoquée par la violence et les remèdes de prestidigitateurs extérieurs qui ont montré leur limite, serait de rassembler dans un même élan patriotique toutes les forces qui travaillent réellement à la construction d’une société post-Séléka. Cette société transversale respectueuse de la dignité humaine et dans laquelle les intérêts égoïstes, les profits personnels ne seraient plus que de vieux mauvais souvenir.

 

Ce rassemblement de talents ne saurait emprunter la forme d’un mouvement populiste hâtivement érigé tels les collectifs-quelque-chose que l’on voit actuellement pousser comme des champignons autour de certaines personnes conjoncturellement médiatisées. Il doit plutôt répondre à la double exigence de réinventer un pays où il fait bon vivre et de s’ouvrir à la modernité. Il lui faut vite sortir de l’impasse actuelle, et, pour enclencher sa marche, opérer d’abord un retour vers ce qui est la mission fondamentale d’une élite nationale : construire ensemble une Nation.

 

La nouvelle génération des Centrafricains doit être au centre de cette rénovation, de ce retour au politique, comme dirait l’autre. On l’entend ces temps-ci s’exprimer, souvent pour se plaindre. Pourquoi devrait-elle se vivre comme une cohorte frustrée et impatiente ? Si elle ne se borne pas à critiquer le passé, si elle ne reproduit pas les défauts qu’elle impute à ses aînés, si elle sait faire surgir des idées nouvelles sans courir derrière la dernière mode et les ambitions démesurées, si elle ne se morcèle pas – chacun croyant pouvoir être le meilleur –, si elle prend le temps nécessaire de l’apprentissage, si elle travaille, propose et construit, naturellement, l’avenir lui appartiendra.

 

Georges Adrien Poussou

 

Ministre Délégué, Conseiller spécial en matière de 

communication du Premier ministre    

Mahamat Kamoun, Catherine Samba-Panza et les Centrafricains par Adrien Poussou

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 18:31

 

 

 

 

 

 

http://www.lnc.nc/   lundi 01 septembre 2014 à 03H00

 

Tevai Teamo, 29 ans est l’un des deux soldats tahitiens blessés le 20 août à Bangui. Hospitalisé dans le Val-de-Marne, il se remet doucement de ses blessures en attendant de rentrer en Alsace, auprès de sa femme et de son bébé, avant de repartir en mission.

 

Les heurts ont été très violents les 19 et 20 août, à Bangui, entre les militaires français et des groupes armés. Des grenades ont été lancées. Qu’en est-il de vos blessures ?

 

Tevai Teamo : Une grenade a tapé au niveau de ma jambe droite. Des éclats ont frappé toute ma jambe, du pied jusqu’à la cuisse. Je ne peux plus marcher pour le moment mais, après six jours d’hospitalisation, j’ai déjà des séances de kiné. J’espère retrouver ma mobilité. Je ne connais pas encore la date de ma sortie.

 

 Que s’est-il passé ?

 

Dans un quartier musulman de Bangui, le 20 août, des groupes manifestaient depuis plusieurs heures, notamment contre la présence des militaires français. Ils bloquaient l’accès à l’arrondissement et on ne pouvait plus patrouiller. Ils avançaient et on reculait, jusqu’à ce qu’on ne recule plus. Ils étaient armés de grenades, de barres de fer et même de Kalachnikov. J’ai été le premier blessé. J’ai vu le mec dégoupiller la grenade et la lancer vers moi. De là, tout le monde a tiré.

 

Dans notre section, cinq hommes ont été blessés dont un autre Tahitien, le caporal-chef Edgar Renvoyé. Il a été touché à la cuisse gauche. Il a été hospitalisé à l’hôpital de Percy [hôpital militaire à Clamart, NDLR] mais il est sorti à présent. Sur place, nous avons été évacués rapidement. Juste sur notre position, il y a eu plusieurs morts du côté des groupes armés. J’ai été rapatrié en France le soir même.

 

Quelle était votre mission à Bangui ?

 

J’étais en mission avec Eufor-RCA [force opérationnelle dirigée par l’Union européenne en République centrafricaine, NDLR], engagée avec les Espagnols, les Italiens, les Polonais et les Géorgiens, pour un mandat de six mois. Cela faisait cinq mois que j’étais là-bas.

 

Avez-vous été sur d’autres conflits au cours de votre carrière ?

 

Je suis militaire depuis onze ans. Je suis allé notamment au Kosovo, au Liban, en Côte d’Ivoire et, bien sûr, en Centrafrique. L’armée m’a fait grandir. Je suis parti de Tahiti, j’avais à peine 18 ans. Je voulais m’engager, trouver un emploi stable et voyager. L’année prochaine, je passe un examen pour monter en grade. C’est la première fois que je suis blessé, mais je connais les dangers, bien évidemment. J’ai des copains qui ont été blessés et d’autres tués, comme dernièrement au Mali.

 

 

Mareva et Tamahana l’attendent à Sélestat

 

Tevai Teamo est marié et papa depuis le mois de janvier. Deux mois après la naissance de son petit garçon, il est parti en mission à Bangui. Il retrouvera prochainement sa petite famille qui habite à Sélestat, près de Colmar, en Alsace. « Depuis mon départ de Tahiti, Je n’y suis rentré qu’une fois pour le décès de mon frère. Je pense rentrer à la retraite », dit-il.

Douze victimes dans les rangs du 152e régiment

 

L’Agence France presse (AFP) rapportait, le 21 août dernier, que des heurts avaient opposé mardi et mercredi des soldats français à des individus armés au PK 5 dans le 3e arrondissement de Bangui, faisant au moins cinq morts et près de 40 blessés d’après une source hospitalière.

 

Selon des sources militaires, lors des affrontements du 20 août à Bangui, les militaires de la force européenne patrouillaient quand ils ont été attaqués par des individus en possession d’armes légères.

 

Les combats ont fait douze victimes dans les rangs du 152e régiment d’infanterie de Colmar. Cinq soldats ont été blessés. Les autres souffrent de troubles auditifs. 160 militaires de la 4e compagnie du 152e régiment d’infanterie opèrent actuellement à Bangui dans le cadre du dispositif de l’Eufor. Leur retour à Colmar est prévu fin septembre ou début octobre.

 

La France, dans le cadre de l’opération Sangaris et au sein de l’Eufor (dont l’objectif est d’assurer la sécurisation dans la zone de Bangui) tente d’appuyer les personnalités les plus modérées de chaque camp, les Séléka (majoritairement musulmans) et les anti-balaka (milices d’autodéfense, majoritairement chrétiennes, mises en place par des paysans) mais son influence sur le terrain est contestée. À partir du 15 septembre, la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA) doit se substituer progressivement aux forces internationales (française, européenne et africaine) déployées depuis fin 2013.

 

Propos recueillis par La Dépêche de Tahiti

Lu pour vous : « J’AI VU LE MEC DÉGOUPILLER SA GRENADE ET LA LANCER VERS MOI »

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 18:05

 

 

 

 

 

La montagne centrafricaine avec son gouvernement de Transition, ses « partis politiques alimentaires », sa « Séléka », ses Antibalaka, sa société civile, ses multiples déplacements à l’étranger a finalement accouché d’une souris. Ou d’un souriceau, mais tellement enflé ( 31 ministres) comme la grenouille de la fable qu’il va finir par éclater .

 

Le gouvernement Kamoun avec ses doublons fait plus penser à une auberge espagnole qu’à un gouvernement de combat pour sortir la RCA de la guerre, de la misère et de la pauvreté . C’est un gouvernement atypique, dirigé par une personnalité interdite de séjour aux Etats-Unis d’Amérique qui abritent l’ONU et les institutions de Bretton Woods (FMI, Banque Mondiale). Il n’a pas fait l’unanimité avant et après sa formation. La « Séléka » comme il fallait s’y attendre le désavoue malgré la part du lion réservée à ses cadres qui n’ont rien prouvé jusque-là. Cela n’est pas fait pour nous surprendre. La « Séléka » aurait désavoué n’importe quel autre gouvernement. C’est l’essence même de cette nébuleuse cooptée à l’étranger, financée, entraînée et envoyée en RCA pour la déstabiliser. Elle fait ce pour quoi ses commanditaires l’ont façonnée. Elle remplit sa part du contrat en suscitant une autre candidature et en inondant Internet et les journaux complaisants de ses communiqués insipides et redondants.

 

Nous nous garderons bien de critiquer le nouveau gouvernement (17 ministres maintenus sur 31 !) en attendant la déclaration de politique générale du Premier ministre et les premières mesures mises en place pour ramener la paix et la sécurité en RCA . Pour cela, le Premier ministre doit être clair, net et sans ambiguïté contre tous les porteurs d’armes en Centrafrique . Il peut s’appuyer sur les nombreuses Résolutions votées à l’ONU en faveur de la RCA pour mettre à contribution les forces internationales présentes ou à venir.

 

La France qui vante ses hélicoptères Fennec, Gazelle et Puma en Centrafrique doit être mise devant ses responsabilités . A quoi servent ces engins de guerre moderne si ce n’est pour protéger les populations civiles centrafricaines ? C’est le cas de rappeler ici qu’aucune force non conventionnelle centrafricaine ne dispose de couverture aérienne . En laissant massacrer les populations civiles centrafricaines à l’ère des drones, des écoutes électroniques sophistiquées, la France retombe dans un travers qui nous rappelle le Rwanda de triste mémoire.

 

L’actualité brûlante en Irak, en Ukraine et à Gaza a momentanément éclipsé la RCA du devant de la scène mais ce qui s’y passe reste douloureusement atroce : chaque jour qui passe apporte le deuil dans des dizaines de foyers centrafricains. On parle alors pudiquement de civils tués par des hommes armés. Mais tous les Centrafricains savent qui tue en RCA !

 

Nous relevons une curiosité au passage : tout le monde, y compris le journal Le Monde a présenté la guerre en Centrafrique comme une guerre religieuse opposant des musulmans aux chrétiens. Paradoxalement, le monde occidental chrétien qui a laissé tuer des chrétiens en Centrafrique est aujourd’hui vent debout pour venir en aide aux chrétiens d’Orient menacés par les djihadistes en Irak et en Syrie. Les premiers réfugiés chrétiens d’Irak sont déjà arrivés à Paris, accueillis par le Ministre des Affaires Etrangères en personne. Alors, deux types de chrétiens ? Deux poids, deux mesures ? La ficelle est trop grosse …

 

La Présidente de la Transition centrafricaine peut emprunter les chemins les plus tortueux, utiliser des ruses de Sioux pour finir par nous sortir de son chapeau un membre de son propre cabinet, doubler tous les postes ministériels pour offrir des rentes appréciables à des intrigants ou à des amis, se mettre à dos toute la sous-région et la communauté internationale etc…nous la jugerons sur pièce . Enfin, nous empruntons au chanteur ivoirien Gadji Celi cette strophe pour conclure cette tribune :


« C’est le seul pays de ma vie

Si tu le détruis

Je ne saurai plus où partir » (1)


David KOULAYOM-MASSYO   Reims, 26 Août, 2014

Centrafrique : Tout ça pour ça ? par David KOULAYOM-MASSYO

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