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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 09:11

 

 

 

 

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/   13/10/2014 05:38

 

Mobilisée pour l’aide aux organisations paysannes de son pays, Marie-Madeleine Touakouzou vient témoigner. Pour donner de la force à ses actions.

 

Titulaire d'un master 2 en droit privé, greffière en chef principale et secrétaire en chef du procureur de la République du tribunal de grande instance de Bangui, Marie-Madeleine Touakouzou fait vivre sa famille en vendant des galettes maison dans les couloirs du palais de justice…

 

« Je suis fonctionnaire et ça fait six mois que les fonctionnaires n'ont pas touché le moindre salaire, explique cette dynamique mère de cinq enfants, grand-mère de dix petits-enfants, heureusement que j'ai cette petite activité génératrice de revenus. »

 

Cette anecdote parmi d'autres, Marie-Madeleine Touakouzou est venue la partager en France, dans un périple d'un mois qui la mènera du Loir-et-Cher aux Landes, avec un objectif précis : « Je viens faire connaître la situation catastrophique que je vis dans mon pays, mais aussi ce que je fais, parce que mon association, le Bureau d'appui centrafricain, a besoin de reconnaissance, pour faire avancer les projets que nous portons. Et la Centrafrique est vraiment très méconnue en France. »

 
En quelques mots, Marie-Madeleine Touakouzou raconte la fuite de sa maison, « avec les 28 personnes sous ma responsabilité, enfants, cousins, nièces », sous les balles des rebelles de la Seleka en janvier dernier, les deux mois de survie sur le terrain de l'aéroport de Bangui, les milliers de mouches empêchant de préparer le moindre repas, le retour à la maison malgré l'insécurité permanente « parce qu'à choisir, entre une balle et le choléra… »

 

Mais la présidente du Bureau d'appui centrafricain ne s'apitoie pas sur son sort. A Bangui, elle représente au sein de plusieurs instances nationales et africaines, les intérêts d'organisations paysannes (OP), dont elle défend les projets de développement et de professionnalisation. 

 

En France, l'Association française de soutien aux ONG centrafricaines (AFSOC), créée à Blois par Yves Verré, un ancien cadre commercial de Tecalemit, relaie et appuie les dossiers de ces OP, pour l'obtention de financements institutionnels.


« On a pu, avec le soutien de l'ambassade de France à Bangui, obtenir des fonds pour la réhabilitation d'une ferme-pilote gravement endommagée par les bandes armées de tout bord, au profit d'une OP qui rassemble une centaine de groupements paysans de l'ouest du pays », détaille par exemple Yves Verré.


La présence sur le terrain des deux associations (Yves Verré s'y rend deux fois par an) fait leur crédibilité. Reste à construire en France la notoriété indispensable à la reconnaissance de leur action, et de l'urgence à aider les paysans de Centrafrique. C'est le sens du séjour français de Marie-Madeleine Touakouzou.

 

Conférence de Marie-Madeleine Touakouzou, ce lundi 13 octobre, à 18 h, à l'espace Quinière, à Blois, avec Peuples solidaires.

 

Lu pour vous : " La Centrafrique va mourir de faim si on ne bouge pas "

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 08:47

 

 

 

 

http://lepays.bf/   Lundi 13 octobre 2014

 

La mallette de dollars remise à Catherine Samba-Panza par le président angolais Edouardo Santos et révélée par le magazine panafricain Jeune Afrique, continuait jusqu’au week-end dernier, à faire des gorges chaudes à Bangui.  Première tentation, première chute, pourrait-on dire.  Catherine de Bangui, comme dans du sable mouvant, s’est enfoncée inexorablement face à la faiblesse d’un argumentaire qui laissait très peu de place à la bonne foi. La fameuse théorie du fonds public ne tenait visiblement pas la route car, quelles qu’aient pu être son urgence et son utilité, il devait passer nécessairement par le trésor public pour être ensuite décaissé. Or, c’est tout à fait le chemin inverse que l’on a observé.

 

 On a des raisons de s’inquiéter de l’avenir de la Centrafrique

 

 Il n’en a pas fallu plus pour que les anti-balaka demandent la démission de Catherine. Ils n’ont pas tort, car c’est elle-même qui leur a offert sa tête sur un plateau d’argent, en tentant d’escamoter une partie de la manne venue de Luanda. L’incident est simplement grave sur le plan de l’éthique politique et de la morale. D’autant plus grave que dans le contexte actuel de la RCA, marqué par la violence endémique, l’insécurité, la précarité, la pauvreté et la méfiance, la présidente de ce pays devait avoir l’esprit plutôt ailleurs qu’ à l’argent pour sa tirelire personnelle.

 

Certes, à partir de cet incident qui est révélateur de  l’incivisme et de l’absence de patriotisme au plus haut niveau de l’Etat, on ne peut jeter l’anathème sur la Première Centrafricaine, mais d’une certaine façon,  ce qui est arrivé est loin de l’honorer en tant que femme. On est tout simplement surpris et on a envie de dire : Catherine comme Bozizé et Djotodia ! Le pouvoir et l’argent semblent désormais être le dénominateur commun et la première motivation des dirigeants centrafricains. Toute chose qui doit faire se retourner dans sa tombe, Barthélémy Boganda.

 

 Avec un tel esprit républicain, on a des raisons de s’inquiéter de l’avenir de la Centrafrique. En plus des actes de violences qui n’en finissent guère, il faut désormais se poser des questions sur l’esprit de sacrifice, la sincérité et la motivation des dirigeants. Dans un tel contexte, on peut comprendre que les anti-balaka continuent d’avoir un comportement de défiance vis-à-vis de l’autorité politique.

 

‘’Le Pays’’

Lu pour vous : RCA : Elle met en danger sa crédibilité pour une poignée de dollars
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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:32

 

 

 

 

 

Par RFI 12-10-2014 à 04:00

 

Les anti-balaka et la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, se sont parlé samedi 11 octobre à Bangui. Les anti-balaka ne réclament plus la démission de la présidente, ni celle de son gouvernement. Ils ont exposé cinq revendications. La présidente a promis d'en satisfaire certaines notamment la libération prochaine des cadres anti-balaka qui n'ont pas commis de crime.

 

Alfred le Grand Ngaya, le conseiller politique des anti-balaka était samedi 11 octobre de bien meilleure humeur. Le dialogue avec Catherine Samba-Panza est renoué. Une délégation a rencontré la présidente et un compromis s'est ébauché.

 

Les anti-balaka posaient cinq revendications. Catherine Samba-Panza a promis d'en satisfaire certaines. La libération des cadres du mouvement dont le porte-parole Emotion Brice Namsio serait en bonne voie, d'après Alfred Le Grand Nagaya. Le cabinet de la présidence apporte cependant un bémol. Seuls ceux qui n'ont aucun dossier en justice pourraient être libérés.

 

Négociations

 

« Catherine Samba-Panza nous a recommandé de persuader nos éléments de ne pas causer de scandale »

 

Alfred Le Grand Ngaya Conseiller politique des anti-balaka   12/10/2014

 

Les anti-balaka ont aussi obtenu une commission chargée de réfléchir à l'entrée d'une composante anti-balaka au sein du CNT, le parlement de transition. Ce parlement qui a été formé sous la présidence Djotodia est jugé par les anti-balaka comme déséquilibré. Ils ont aussi obtenu la garantie de postes en compensation après le limogeage de deux cadres anti-balaka, l'un à la présidence, l'autre au ministère de la Défense.

 

En revanche, Catherine Samba-Panza a refusé leur demande de limogeage du gouvernement Kamoun. Désormais, le mouvement ne réclame plus la démission de la présidente de transition et s'engage à observer une trêve et à demander à leurs partisans de ne plus descendre dans la rue. La coordination va réunir ses membres dès ce dimanche pour leur exposer les détails des accords passés avec le pouvoir.

 

 

RCA : les anti-balaka s'engagent à cesser toute violence 

 

APA--Bangui (Centrafrique) - 2014-10-12 13:25:42 - Les leaders du mouvement des anti-balaka ont, au terme d’une rencontre avec la présidente de la république centrafricaine, Catherine Samba-Panza, déclaré être revenus à de meilleurs sentiments en cessant toute violence susceptible de mettre en péril la sécurité du pays.


"Nous sommes revenus à un bon sentiment. Et nous n'allons pas continuer dans cette voie des faits pour prendre le pays en otage ainsi que sa population'', a confié à la presse le conseiller en communication des leaders des anti-balaka, Jacob Mokpem Gbianli.


Il s'exprimait samedi soir au sortir d'une audience entre Catherine Samba-Panza et une délégation des anti-balaka, conduite par son coordonnateur général, Edouard Patrice Ngaissona.


Au sujet de la dégradation de la sécurité à Bangui, Monseigneur Nestor Azagbia, l'un des religieux présent à l'audience a déclaré : ‘'Ce sont des questions qui relèvent de la compétence de la présidente de transition. Nous sommes venus nous enquérir auprès de la cheffe de l'Etat de transition des dispositions qui sont prises en vue de rétablissement de l'ordre''.


‘'Il faudrait que chacun prenne ses responsabilités, il n'est pas question de tout laisser à la présidente de transition, moins encore à la communauté internationale qui est aux côtés de la RCA", a ajouté le prélat appelant la nation centrafricaine à avoir le sens du patriotisme.


La conseillère et porte-parole de la présidente, Antoinette Montaigne, qui prenait part à cette rencontre, a lancé un appel à la population centrafricaine en ces termes " l'amour de notre pays nous interpelle aujourd'hui pour que nous le sauvions une bonne fois pour toute et que nous développions notre pays pour être à la dimension des autres pays qui ont pris de l'avance sur nous".


La ville de Bangui était toujours paralysée samedi, malgré la levée du mot d'ordre d'arrêt de travail observé par les conducteurs des taxis et bus.


Les forces étrangères continuent de démonter les barricades sur les grandes artères de la capitale centrafricaine, précisément à Pétévo dans le 6è, à Ouango dans le 7è et Gobongo dans le 4è et Combattant dans le 8è.

 

http://www.apanews.net/article_read-806766-rca-les-anti-balaka-s--engagent-eesser-toute-violence.html#sthash.6FaLtogn.dpuf

 

 

NDLR : Pourquoi s’obstiner à engraisser les anti-balakas et poursuivre cette politique de compromission qui n’a jamais permis que ceux-ci déposent les armes et cessent les exactions sur les populations et autres actes de banditisme ? Il est vain de continuer à leur offrir des postes à la primature, à la présidence et dans le gouvernement car ils en veulent toujours plus et sans contrepartie. Quoi d’étonnant s’ils veulent maintenant entrer aussi au CNT !

RCA: reprise du dialogue entre les anti-balaka et la présidente

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:02

 

 

 

OBJET : PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Destinataires :

 

  • LA FRANCE
  • LES ETATS-UNIS D’AMERIQUE
  • LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE ET MONETAIRE EN AFRIQUE CENTRALE (CEMAC)
  • LA COMMUNAUTE ECONOMIQUE DES ETATS DE L’AFRIQUE CENTRALE (CEEAC)
  • L’UNION AFRICAINE
  • L’UNION EUROPEENNE
  • LES AUTORITES DE TRANSITION CENTRAFRICAINE (PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE, CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION ET GOUVERNEMENT DE TRANSITION)
  • LES PARTIS ET ASSOCIATIONS POLITIQUES ET LA SOCIETE CIVILE CENTRAFRICAINS
  • LES REPRESENTATIONS DIPLOMATIQUES EN CENTRAFRIQUE

                Mesdames et Messieurs,

 

                Nous, Hommes politiques et Responsables d’opinion, seuls habilités à exprimer la volonté du Peuple Centrafricain, sommes en face d’un immense défi, celui de rétablir la Paix en République Centrafricaine, un pays où l’État n’existe plus ; une Nation qui s’enfonce inexorablement dans le chaos malgré la désignation d’un nouveau Président de la Transition et la constitution d’un énième gouvernement.

 

                Madame La Présidente, Catherine SAMBA-PANZA, a été perçue au départ comme un challenge porteur de choix novateurs pour une sortie rapide de crise attendue par le peuple Centrafricain. Cependant, le peuple observe avec effarement une curieuse attitude attentiste d’elle-même, du Gouvernement, du Conseil National de Transition, des Responsables politiques face aux tueries abominables perpétrées quotidiennement partout par les « ANTI-BALAKA et la SELEKA ».

 

Devant cette situation qui menace les intérêts vitaux de la République car les conflits ont fait coulé beaucoup de sang, provoqué beaucoup de destructions, engendré beaucoup de souffrances,  d'horreurs et de haines ; la cohésion nationale unie autour d’une même langue “le Sango”, une valeur culturelle unique constituant le socle de la Nation et qui est en même temps un atout de l’avenir, des voix des femmes, des hommes et des enfants s’élèvent de plus en plus dans nos campagnes, dans nos villages partout en République Centrafricaine :

 

                - Pour demander le changement, le véritable changement,

                - Pour demander de faire cesser la violence dans tout le pays,

                - Pour dire non à l’indifférence qui plonge de millions de citoyens dans la précarité, dans la misère.

 

                C’est pour éviter une situation de blocage en République Centrafricaine et répondre à cet appel des femmes, des hommes et des enfants car les intérêts vitaux de la République sont en jeu que nous vous adressons cette proposition de sortie de crise qui porte sur :

 

                L’engagement d’une opération militaire à Bangui et sur toute l’étendue du territoire pour protéger la population plutôt qu’une présence militaire dans une sorte de retraite préventive, dissuasive. Cela signifie :

 

                1 - La mise en place d’une nouvelle équipe restreinte de 10 à 15 personnes que nous prendrons la direction politique, constituée de femmes et d'hommes d’État ayant une prospective pour la République. Une nouvelle équipe soudée, compétente, expérimentée, déterminée, intègre, charismatique et conscientisée politiquement, qui ne se laissera pas faire, et luttera de toutes ses forces pour une société qui rassemble ses fils, pour une République qui réconcilie.

 

                2 - La mise en place d’un Conseil Consultatif Provisoire constitué des représentants de chacune des sept Régions Centrafricaines avec comme objectif de mettre en place des processus participatifs et démocratiques en commençant par les élections municipale, régionale, législative et présidentielle.

 

                Cette opération militaire permettra de réinstaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire et contribuera à faire tomber définitivement les velléités de ceux qui alimentent les foyers de tension entre concurrents ethniques ou sectaires, créant ainsi des conditions idéales pour l'émergence et la prolifération de futurs chefs de guerre en République Centrafricaine.

 

                L’enjeu de cette requête de sortie de crise va bien au-delà de nos intérêts personnels, c’est celui de la République, une République une et indivisible, c’est d’arriver à un consensus national et nous tourner définitivement vers l’avenir pour relever le gigantesque défi de la pauvreté et de la misère dans cette sous-région de l’Afrique centrale.

 

        Mesdames et Messieurs,

 

                Toutes les conditions sont réunies au jour d'aujourd’hui avec la présence des casques bleus, des forces de l'opération Sangaris et les Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour justifier cette opération militaire afin de défendre les intérêts vitaux de la République Centrafricaine par un réel changement. Conscients du lien historique entre la France et la République Centrafricaine, entre la Communauté internationale et la République Centrafricaine, nous nous tournons vers la France et la Communauté internationale. Sûrs et certains, nous savons que la France et la Communauté internationale n’abandonneront jamais la République Centrafricaine. Sûrs et certains, un vent d'espoir est doucement entrain de se lever : un vent de Vérité, de Justice, de Travail et aucune, je dis bien aucune volonté fut-elle contraire à la Renaissance  de la Républicaine Centrafricaine ne  saurait l'arrêter ni triompher.

 

                Vive la République Centrafricaine

 

                Vive l'Oubangui-Chari

 

                Vive l'Union des Démocrates Centrafricains (UDECA).

 

Fait à Douala (Cameroun), le dimanche 12 octobre 2014

APPEL A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DE Faustin ZAMETO, PRESIDENT DE L'UDECA

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 11:42

 

 

 

 


Bangui - AFP / 12 octobre 2014 11h12 - Un calme relatif régnait dimanche matin à Bangui, au lendemain de la rencontre entre la présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza et des responsables des miliciens anti-balaka, ces derniers ayant lancé un appel à la trêve.


Les deux parties ont convenu de la mise en place d'un groupe de travail et de contact en vue de réfléchir sur les moyens pouvant permettre de désamorcer la crise, a-t-on indiqué de source proche des anti-balaka, les milices majoritairement chrétiennes qui avaient mené une macabre chasse aux musulmans au début de l'année.

Du côté des anti-balaka, un appel à la trêve a donc été donc lancé. Des consignes ont été données pour la levée des barricades dans les quartiers en vue de faciliter la reprise des activités, a-t-on ajouté de même source.


En réaction à des meurtres attribués à des musulmans, des barricades avaient été érigées par des individus se réclamant des anti-balaka, mardi et mercredi dans les quartiers nord de la capitale centrafricaine, puis jeudi dans le centre-ville. Des affrontements violents ont opposé ces hommes aux troupes étrangères (françaises, européennes et onusiennes) déployées à Bangui.


Les violences ont fait au moins dix morts, dont un casque bleu pakistanais. Elles ont très nettement diminué en intensité depuis samedi. Mais quelques tirs ont été encore entendus dans les quartiers nord dans la nuit de samedi à dimanche. 


La porte-parole de la présidence Marie Antoinette Montaigne Moussa avait indiqué samedi espérer une décrispation entre Mme Samba Panza et les représentants des anti-balaka.

On peut s'attendre à ce que la décrispation arrive progressivement dans les prochains jours, et que le pays retrouve un peu de répit, pour que le peuple commence à vivre et à vaquer à ses occupations, avait-elle relevé.


De source proche des anti-balaka, ces derniers ont été bien reçus par la présidente à laquelle ils ont transmis cinq revendications majeures, souvent très éloignées des position de Mme Samba Panza.


S'ils n'exigent plus directement la démission de la présidente, ils réclament celle du gouvernement, la libération de leurs responsables actuellement sous les verrous, l'arrêt de la traque de leurs hommes, la réintégration de leurs membres qui ont été révoqués de la fonction publique et l'application de l'accord de fin des hostilités signé à Brazzaville en juillet.


Mme Montaigne a qualifié ces revendications de demandes difficiles pour la transition, l'exécutif provisoire chargé de sortir la Centrafrique de la crise.


Les anti-balaka avaient demandé le départ de la présidente Samba Panza, lui reprochant de n'avoir pas su répondre aux attentes des Centrafricains et évoquant le détournement présumé de 2,5 millions de dollars donnés en liquide par le gouvernement angolais.


Le gouvernement centrafricain doit d'ailleurs être interpellé lundi devant par le Conseil national de transition (Parlement provisoire) pour se justifier sur la gestion de cet argent venu de Luanda.


Catherine Samba Panza a nié toute malversation, promettant de donner des détails le moment venu. Elle a prévenu que ses adversaires qui crient au voleur en avaient bénéficié.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=526412 

 

 

NDLR : Les anti-balakas auront ainsi fait la démonstration qu'ils sont d'incontournables interlocuteurs pour l'exécutif de la transition et que sans eux, pas de paix en RCA aujourd'hui. Les Centrafricains attendent en revanche avec impatience la liste des bénéficiaires et les détails des largesses de la présidence prises sur le don angolais pour les besoins de la "réconciliation nationales" comme l'a déclaré le dircab de la présidente par intérim. 

Centrafrique: relative accalmie à Bangui, les anti-balaka appellent à la trêve

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 11:18

 

 

 

 

 

L’inefficience intellectuelle et politique qu’avait démontrée la classe politique centrafricaine, aussi bien que tous ceux qui se vautraient dans la marre des pseudo-intellectuels centrafricains, suite à la gestion de la crise, après la démission des deux têtes de l’exécutive de  la Transition, devient criarde aujourd’hui, par un dysfonctionnement paralysant les Institutions de la Transition.

 

En effet, dans la logique des choses, le Conseil National de Transition (CNT), après avoir conduit la mise en place de la nouvelle exécutive de la transition (la désignation de la Présidence de la Transition, puis la nomination du Premier Ministre), deux autres institutions de l’époque devraient être dissoutes et renouvelées, en l’occurrence le Conseil National de Transition (CNT) et le Conseil Supérieur de Transition (CST). Ainsi, les Centrafricain-e-s n’auraient pas continué à vivre et à subir cette cacophonie au sommet de l’Etat, car, aucune réaction ferme n’avait suivi cette disparité dysfonctionnelle des Institutions d’Etat.

 

Il ne devrait pas y avoir de la pudeur en politique, surtout, quand il s’agit des décisions qui impactes le destin d’un Peuple et d’un Pays. Or, l’actuel Président du Conseil National de Transition, faisait partie intégralement des trois têtes de l’exécutive dont l’incapacité et l’incompétence avaient conduit le Pays au bord du gouffre. Et, sa responsabilité va de pair et elle est indissociable avec celles du Président et du Premier Ministre démissionnaires. On se souvient encore des différentes qualifications qui leur ont été attribuées, entre autre, d’incompétence notoire, d’inexpérience politique, ou bien de leur manque de maîtrise face à des situations de crises, etc.

 

Et ce n’est pas tout ! Le Président du Conseil National de Transition était aussi un fin perturbateur, d’ailleurs, il continue à l’être aujourd’hui, cette fois-ci, il est devenu, un frein et un accélérateur de négativité de la destinée de notre Pays. Et, Il ne faut pas qu’il y ait deux poids deux mesures dans les exigences de la bonne gouvernance, et de la transparence quant aux dons et crédits attribués par la Communauté Internationale et les Pays Amis pour aider notre Pays, afin qu’il sorte de cette crise aigüe, et infinie.

 

Une crise entretenue de plus en plus par les uns et les autres, par des pseudo-hommes politiques, par certains usurpateurs des titres, se qualifiant comme des hommes de presse (journalistes). La diffamation sans preuve et l’injure publique sont devenues le sport national ! Manque de décernement dans les sentiments, des analyses, réactions disproportionnés et  sélectives dans les opinions. En un mot, nous avons rabaissé le débat public, le débat d’idées, ou le débat politique « au niveau du caniveau » ! Pire ! Cela ne nous grandit pas aux yeux du monde entier, et, encore moins, nous enlevons toute crédibilité à la fonction de chef d’Etat ou aux fonctions ministérielles en République Centrafricaine.

Des procès des intentions peuvent être fondés, justifiés, mais il faut donner les moyens des preuves, et de justifications des uns et des autres. Surtout au moment où notre  Pays est livré dans la main des chefs des guerres. Nous devons être tous, toutes avoir le sens patriotique, en ayant un seul but, de sortir notre Pays aux mains des prédateurs, chefs de guerres qui ont aucune légitimité, légalité de parler au nom de peuple Centrafricain, et de prendre notre Pays en otage indéfiniment.

 

Par ailleurs, le CNT, l’Institution supposée représenter actuellement le Peuple Centrafricain, brille et continue de briller par son incompétence, car, la personne qui est censée la présider, excelle dans l’art de manipulation de certaines franges de la Population Centrafricaine. Ainsi, au niveau du CNT, le compte n’y ait pas du tout à sa tête ! Pour preuve, la démarche contreproductive, suite aux assises de Brazzaville, une deuxième délégation à la tête de laquelle se trouve le Président du CNT, est allée voir en catimini le Président Denis Sassou Nguesso, pour des revendications plus ou moins invraisemblables. Et, même si à cette occasion, il y aurait eu des dons, la transparence dans la gouvernance et la gestion des dons ou des fonds de cette transition doit être totale sans filtrage, n’y sélective ou orientée.

 

Le président de CNT serait-il en possession des preuves ou des documents (virements sur des comptes privés, ou des achats de biens) qui montrent que les dons de l’Angola ont été détournés et à quels profits ? Qu’il les sorte et les montre publiquement ! En effet, les Institutions sont violées dans leur fonctionnement d’Etat par l’absence d’exemplarité des uns et des autres. On ne peut vraiment qu’être outré par le fait que notre Pays est devenu un vaste champ ou tous les coups bas et pourris son permis. Et, le Peuple Centrafricain dans tout ça ?

 

Nous, Peuple basique (Diaspora), Communs de Mortels, ne comprenons pas toujours le maintien à la tête du CNT de son Président. Car, il  reste un appendice et une excroissance de la Séléka et cela à double titre, puisque l’Institution qu’il dirige aujourd’hui, le CNT, est à 80% dominée par les membres de la SELEKA et du FARE2011 ou encore ses apparentés. Et, c’est cette caste-là qui mène une guérilla larvée et des coups d’états permanents vis-à-vis des autres Institutions, surtout des peuples Centrafricains qui ne demandent de vivres paisiblement.

 

C’est pourquoi, pour les « n raisons » suggérées, aussi, pour une question de cohérence dans la conduite de la Transition, il faudrait dissoudre le CNT, le purger toute proportion gardée des Selekas et apparentés, et, le restructurer afin que par la suite, la Transition puisse se dérouler dans les meilleures conditions, et surtout dans un climat de respect et de confiance réciproque entre les différentes Institutions !

 

On ne peut pas parler au nom d’un peuple avec les armes à la main, les prendre en otage, les affamés, les tués au nom de quel Dieu, quel Droit, pour quel Pouvoir.  Il faut nous ayons une vision moderne de la politique et observer le monde autre de nous. Ce qui se passe en Centrafrique ne s’explique, mais de la pure bêtise des hommes.

 

Que dieu bénisse le peuple Centrafricain

 

Fait à Lyon 10/10/2014

 

Diaspora

Mr. Aubin-Roger KOMOTO

De l’inefficience intellectuelle et politique ou encore de  l’incompétence doublée de la malhonnêteté ! par Aubin-Roger KOMOTO

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 21:49

 

 

 


Face à Ebola, "le temps joue contre nous", a mis en garde samedi l'ONU. Les mesures de lutte se multiplient face à un virus qui inquiète jusqu'en Amérique latine. En Espagne, l'aide-soignante contaminée a montré des signes d'amélioration après qu'on lui a administré un traitement expérimental.


Teresa Romero "va mieux qu'hier. Son état s'est amélioré dans la nuit. Elle est consciente, elle parle de temps en temps quand elle est de bonne humeur", a déclaré une source hospitalière sous le couvert de l'anonymat. Son état "s'améliore mais reste grave", a-t-elle ajouté.


L'aide-soignante de 44 ans a reçu vendredi soir une dose de Zmapp. Il n'existe pas encore de traitement contre Ebola mais le Zmapp, développé par une compagnie californienne, est l'un des médicaments expérimentaux essayés pour enrayer l'épidémie.

La recherche avance

 

Samedi, la ministre russe de la Santé Veronika Skvortsova a assuré que son pays pourrait fournir trois vaccins contre le virus d'ici à six mois. "L'un est déjà prêt pour un essai clinique", a-t-elle ajouté, précisant que l'un des vaccins avait été créé à partir d'une souche inactive du virus.


L'OMS a pour sa part fait état de deux vaccins "prometteurs": l'un développé par la firme britannique GSK (GlaxoSmithKline), dont les essais cliniques ont déjà débuté au Mali, et l'autre par l'agence de santé publique du Canada à Winnipeg, dont la licence de commercialisation est détenue par la société américaine NewLink Genetics.

"Une bataille de retard"

 

Aux Nations unies à New York, le chef de la mission de l'ONU pour la lutte contre Ebola (UNMEER) créée il y a deux semaines a souligné l'urgence de la crise. "Le temps joue contre nous. Le virus est plus rapide que nous et la situation empire de jour en jour", a déclaré vendredi Anthony Banbury.

 

"Nous avons un temps de retard mais il est encore temps pour nous battre et gagner la bataille", a-t-il cependant ajouté. Il a insisté sur la prévention et la préparation dans les pays qui ne sont pas encore touchés par l'épidémie.


L'épidémie, partie de Guinée fin décembre 2013, a fait 4033 morts au 8 octobre, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, 8399 personnes ont été infectées dans sept pays.


En Europe comme sur le continent américain, les Etats annoncent les uns après les autres un renforcement des contrôles aux frontières pour les voyageurs provenant des pays les plus touchés par l'épidémie: Guinée, Libéria et Sierra Leone.



(ats / 11.10.2014 18h52) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=526327

La recherche contre le virus Ebola progresse

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 21:47

 

 

 

 


Bangui - AFP / 11 octobre 2014 19h35 - La présidente de la transition centrafricaine Catherine Samba Panza a reçu samedi des responsables des miliciens anti-balaka qui avaient réclamé sa démission, laissant espérer une décrispation après plusieurs jours de violences à Bangui qui ont fait une dizaine de morts, a déclaré sa porte-parole. 

Il est apparu lors de la rencontre de la présidente avec les anti-balaka qu'il y a eu des malentendus. Aujourd'hui, on peut dire que sa rencontre avec les anti-balaka a permis de commencer à lever ces malentendus, a relevé la porte-parole Marie Antoinette Montaigne Moussa à la radio nationale. 


De ce qu'ils ont pu lui dire ce matin, on peut s'attendre à ce que la décrispation arrive progressivement dans les prochains jours. Et que le pays retrouve un peu de répit, pour que le peuple commence à vivre et à vaquer à ses occupations, a ajouté la porte-parole. 


Elle a espéré que anti-balaka obtiendraient de leur base la levée des barricades érigées à Bangui afin que les activités reprennent ce week-end et que lundi, on puisse rouvrir les administrations, que les activités économiques reprennent dans le pays.

De source proche des anti-balaka, ces derniers ont été bien reçus par la présidente à qui ils ont transmis cinq revendications majeures.


Ils n'exigent plus directement la démission de la présidente mais ils réclament celle du gouvernement, la libération de leurs responsables actuellement sous les verrous, l'arrêt de la traque de leurs hommes, la réintégration de leurs membres qui ont été révoqués de la fonction publique et l'application de l'accord de fin des hostilités signé à Brazzaville en juillet.


Mme Montaigne a qualifié ces revendications de demandes difficiles pour la transition, l'exécutif provisoire chargé de sortir la Centrafrique de la crise.


Les anti-balaka, des milices majoritairement chrétiennes qui avaient mené une macabre chasse aux musulmans au début de l'année, avaient demandé au début de la semaine le départ de la présidente Samba Panza, lui reprochant de n'avoir pas su répondre aux attentes des Centrafricains et évoquant le détournement présumé de plusieurs millions de dollars donnés en liquide par le gouvernement angolais.

Des violences ont éclaté mardi soir à Bangui, faisant au moins 10 morts en quatre jours -- dont un Casque bleu pakistanais-- et des dizaines de blessés, notamment dans des accrochages entre anti-balaka et forces étrangères (françaises, européennes et onusiennes). Le calme était dans l'ensemble revenu samedi, mais des échanges de tirs étaient encore signalés à une dizaine de kilomètres au nord de la capitale.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=526335 

Centrafrique: la présidente Samba Panza rencontre les anti-balaka
Centrafrique: la présidente Samba Panza rencontre les anti-balaka

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 21:28

 

 

 

Ses enfants et sa famille ont la profonde douleur de faire part du décès dans sa 80ème année de M. Gaston BANDA-BAFIOT survenu le 10 octobre 2014 à Strasbourg (France) des suites d’une brève maladie. Ses funérailles auront lieu à Bischeim le vendredi 17 octobre 2014 selon un programme qui sera communiqué ultérieurement.

 

 

 

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 12:11

 

 

 

 


Bangui - AFP / 11 octobre 2014 12h35 - La tension restait vive samedi matin à Bangui où l'aéroport était fermé, alors que des tirs d'armes lourdes et légères ont été entendus dans les quartiers nord jusqu'à tard dans la nuit et que la ville était toujours paralysée par une grève des taxis.


Le bilan des affrontements de la nuit n'était pas connu en fin de matinée. Les violences - les plus fortes dans la capitale depuis fin août - qui ont agité la capitale centrafricaine depuis mardi soir ont fait au moins 10 morts, dont un Casque bleu pakistanais, et de nombreux blessés. 


Le calme semblait revenu samedi matin mais la ville était toujours paralysée par la grève des chauffeurs de taxis qui protestent contre la mort d'un des leurs, tué mercredi par des musulmans. 


Le syndicat des conducteurs des taxis et de bus a appelé ses adhérents à une assemblée générale plus tard dans la journée, pour décider de la reprise ou non du travail lundi. 


L'aéroport de la capitale, proche des quartiers les plus touchés par les affrontements, a été fermé. Les vols à destination de Bangui sont provisoirement suspendus en raison de la situation, a-t-on appris de source aéroportuaire. 


Depuis le début de la crise en décembre 2013, l'aéroport M'poko a régulièrement été fermé au trafic civil lorsque des tirs étaient signalés dans les quartiers jouxtant la piste.

L'avion ramenant l'équipe nationale centrafricaine de football, qui disputait un match amical jeudi à Marrakech contre le Maroc --et qu'elle a perdu 4 à 0-- n'a ainsi pas pu rentrer au pays. 


Des individus ont été signalés vendredi soir sur le tarmac de l'aéroport. Ils ont été dispersés par des tirs de gaz lacrymogène tirés par les forces internationales.


- Accrochages près de l'aéroport –


Les échanges de tirs, tantôt nourris, tantôt sporadiques, de la nuit dans les quartiers nord feraient suite à des accrochages dans le quartier de Boy-Rabe, près de l'aéroport, entre des anti-balaka --ces miliciens majoritairement chrétiens qui avaient lancé la chasse aux musulmans au début de l'année-- et des soldats onusiens et français.

Les anti-balaka, qui réclament toujours la démission de la présidente de transition Catherine Samba Panza, ont indiqué avoir suspendu la participation au gouvernement de leurs deux ministres, chargés de l'Environnement et du Tourisme, comme ils l'avaient annoncé au début de la semaine. 


Le ministre de la Défense Aristide Sokambi a exhorté les militaires à regagner leurs casernes, où ils sont censés être consignés depuis vendredi.


Il a été constaté avec amertume que des hommes en armes et arborant la tenue militaire se livrent à de actes de barbarie sur la paisible population de Bangui, a déclaré le ministre à la radio. 


A cet effet, le chef d'état-major des armées, les autorités militaires et moi-même, adressons une sévère mise en garde à l'endroit de tous ceux des éléments des FACA (Forces armées centrafricaines, ndlr) qui se révéleraient comme étant les auteurs des actions constatées, a-t-il souligné, les menaçant de sanctions. Outre d'anciens soldats, des hommes appartenant à des groupes armés portent également des treillis.


La justice a parallèlement annoncé l'ouverture d'une enquête sur ces violences.

Les événements de ces derniers jours ont entraîné des pertes en vies humaines. (...) Toutes ces graves violations des droits humains ne sauraient rester impunies, a déclaré dans un communiqué Ghislain Grézenguet, le procureur de Bangui.


Le parquet de la République rappelle qu'une enquête judiciaire est d'ores et déjà ouverte et que les présumés auteurs seront recherchés partout où ils se trouveraient pour répondre de leurs actes, a-t-il ajouté, appelant la population à coopérer avec la justice. 


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=526268 

Vive tension à Bangui, l'aéroport fermé

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