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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 22:31

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 21/05/15 - Au moins 200 auxiliaires de commandement de la préfecture de l’Ombella Mpoko participent depuis mercredi à une formation destinée à renforcer leurs capacités et leurs responsabilités dans le processus de restauration de l’autorité de l’Etat, la sécurité et le processus électoral.

 

Initiée par le ministère centrafricain de l'Administration du territoire, la formation se déroule à Bimbo, chef-lieu de la région de l'Ombella Mpoko, qui entoure Bangui, la capitale centrafricaine.

 

Le forum national de réconciliation, qui s'est déroulé à Bangui du 5 au 11 mai dernier, a réaffirmé l'importance et le rôle des notables, chefs de villages et chefs de quartiers qui incarnaient jadis l'autorité de l'Etat.

 

Mais ces auxiliaires de commandement ont perdu de leur influence parce que les gouvernements qui se sont succédé dans le pays n'ont pas mis l'accent sur leur rà´le et leur importance.

 

Ils avaient limité leurs interventions à la collecte de l'impôt de capitation auprès des administrés.

 

Depuis que l'impôt n'existe plus, les rapports se sont détériorés entre l'Etat et les auxiliaires de commandement qui, ne percevant plus les indemnités qui leur étaient versées dans le cadre de leurs fonctions, ont décidé de ne plus respecter les consignes des autorités.

 

La fonction du chef de village ou quartier était héréditaire. Mais la démocratie aidant, elle est devenue élective, même si dans certains milieux, le caractère héréditaire demeure.

Centrafrique : Renforcement des capacités des auxiliaires de commandement sur la restauration de l’autorité de l’Etat

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 22:24

 

 

 

21/05/15 (Journal de Bangui)

 

La Mission onusienne en République Centrafricaine (Minusca) a annoncé, mercredi, la création d’une "cellule spéciale" qui se chargera de la sécurisation des élections prévues avant la fin de l'année 2015.

 

S’exprimant, mercredi, lors d’une conférence de presse à Bangui, Hamadoun Touré, porte-parole de la Minusca, a précisé que "tout sera mis en œuvre par cette nouvelle structure afin que les conditions de sécurité ne puissent plus être évoquées en tant qu’argument pour la non-tenue des élections".

 

Il a, en outre, relevé: "la sécurité n’est pas, seulement, la présence de militaires mais aussi l’état psychologique de la population et la cohésion sociale comme celle dont ont fait preuve, mardi, les populations, musulmanes et chrétiennes confondues, de la ville de Bambari (centre)" lors d'une réunion.

 

M. Touré a précisé que la création de "la cellule spéciale pour les élections est motivée par plusieurs facteurs, notamment, "le processus de Désarmement – démobilisation – réinsertion – rapatriement des ex-combattants (DDRR) des groupes armés actifs sur le territoire centrafricain qui n’est, toujours, pas effectif, ainsi que par la désapprobation affichée par les Anti-balaka et l’une des factions dissidentes de la Séléka de l'accord de désarmement signé le 10 mai en marge du forum de Bangui", faits qui laissent peser, selon lui, voire des risques d'insécurité.

 

Adolphe Manirakiza, Porte-parole de la force militaire de la Minusca, a, pour sa part, noté que "la cartographie sécuritaire est plus que jamais rassurante, notamment, en comparaison avec la situation qui prévalait avant", ajoutant que "dans tout le secteur nord-est du pays, jusqu’à Birao, de nouveaux déploiements sont en cours pour assurer la sécurisation des zones encore non couvertes".

 

"Dans les régions du Centre-ouest, la Minusca a déjà des positions et les quelques zones qui ne sont pas encore couvertes, le seront très prochainement", a-t-il assuré.

Centrafrique: La Minusca crée une "cellule spéciale" pour sécuriser les élections

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 22:06

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 20 mai 2015 11:14

 

Le Chef d'Etat de la transition, Catherine Samba Panza, a annoncé l'organisation vendredi prochain d'une rencontre avec les forces vives de la Nation. Elle a fait cette annonce à sa descente d'avion hier lundi à l'aéroport Bangui M'Poko, après avoir pris part à Luanda en Angola, au 9e sommet extraordinaire des Chefs d’État et de gouvernement des pays de la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL).


L'objectif de ce rendez-vous est, selon le chef d’État de transition, d'accorder les violons autour de ce que sera le comité se suivi du Forum national de Bangui. Catherine Samba Panza a souhaité qu'il y ait l'unanimité autour de la désignation des membres de ce comité ainsi que la définition des orientations qui lui seront données.

« Sur le post-Forum, il faut tout de suite se mettre au travail. Nous comptons convier l'ensemble des forces vives de la Nation d'ici vendredi pour qu'ensemble nous réfléchissions sur le mécanisme de suivi à mettre en place, sa mission, sa composition, sa durée, son financement, tous ces aspects, nous devons le décider de manière consensuelle », a-t-elle expliqué.


Selon Catherine Samba Panza, la situation sécuritaire et humanitaire dans la sous-région notamment au Burundi, en République démocratique du Congo,  au Sud Soudan et en République Centrafricaine a été au menu des échanges des Chefs d’État et de gouvernement des pays de la Conférence internationale sur la région des grands lacs.


« Les questions à l'ordre du jour concernaient la RCA, le Congo démocratique, le Sud Soudan et le Burundi, et il était important pour moi en tant que Chef d’État d'aller entretenir la conférence sur l'évolution de la situation sécuritaire et humanitaire. J'ai fait le plaidoyer, expliquant la situation notamment l'évolution positive, surtout le grand acquis que constitue le Forum de Bangui qui venait de se tenir », a souligné Mme Samba Panza.


La rencontre de Luanda a pris des décisions importantes concernant la Centrafrique.

La conférence a proposé très prochainement la convocation d'un sommet conjoint de la CIRGL et de la CEEAC, la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale sur la situation en Centrafrique. Les Chefs d’Etat ont également exhorté les Etats membres de la CIRGL et la communauté internationale à honorer leurs engagements antérieurs et mobiliser des ressources supplémentaires afin d’assurer la conduite des élections.


Les Chefs d'Etat ont aussi appelé les Nations Unies à lever les sanctions et l’embargo sur les armes actuellement imposés à la République Centrafricaine. Ils ont exhorté les Etats africains actuellement membres du Conseil de sécurité des Nations Unies à soutenir cette demande afin de faciliter le rétablissement d’une force de sécurité nationale fonctionnelle ainsi que la levée des mesures frappant le commerce du diamant dans le cadre du processus de Kimberley.

Bientôt un comité de suivi du Forum de Bangui

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 22:00

 

 

 

Bria le 21 Mai 2015 (RJDH)---Les ex-Séléka délogés des bâtiments administratifs à qui on a et interdits de porter les tenues militaires se sont réfugiés sur les chantiers miniers. Leur présence bloque les activités des artisans miniers dans la zone. 

 

Ce sont les chantiers Sans souci (45 km de Bria), Dawango (60 km), Kalaka (55 km), Aigbando (75 km), Mouka (95 km) et le village Ngbéhidou à 72 KM de Bria qui sont occupés par les ex-Séléka.

 

La concentration des ex-Séléka dans ces zones minières constitue, pour les artisans, une menace, ce qui les artisans miniers de travailler comme il se doit. Ces anciens combattants délogés des bâtiments administratifs ont décidé de s’installer dans les zones minières.

 

Selon les informations du RJDH, ces ex-Séléka exigent quotidiennement des artisans miniers la somme de 2000 Fcfa avant d’entrer dans les zones minières. Cette somme est doublée si les artisans portent des bagages.  

 

La population de cette localité s’inquiète aussi pour sa sécurité car ces ex-Séléka, continuent de commettre des exactions dans les zones où ils se trouvent./

 

Narcisse Jaubert

Centrafrique/Bria : La présence des ex-Séléka sur les chantiers bloque les activités minières

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 21:58

 

 

 

Bouca, 21 mai 2015 (RJDH)- Une dizaine de personnes a été enlevée puis tuée le dimanche 17 mai par des hommes armés non identifiés. Face à ce drame, plusieurs habitants ont quitté les villages pour regagner une localité située à 55 kilomètres de la ville de Bouca (nord), afin de se mettre à l’abri.   

 

La population de plusieurs communes de Bouca vit dans la terreur que ces personnes ont été enlevées et tuées.  Certaines personnes ont trouvé refuge dans la brousse et d’autres ont regagné la ville afin de fuir les agressions de ces hommes armés assimilés à des éleveurs peulhs.

 

Narcisse Dongo, maire de la ville de Bouca déplore les conditions dans lesquelles ses administrées se trouvent à l’heure actuelle « deux personnes ont été enlevées par des inconnus pour une destination inconnue. Dix autres personnes ont été tuées le dimanche dernier au village Marazé à 72 kilomètres et à Kozoro à 68 kilomètres de la ville de Bouca. Mes administrés ne savent plus à quel saint se vouer à cause de cette insécurité grandissante qui fait fuit des milliers de personnes », a expliqué le maire. 

 

Il s’inquiète de l’état de santé des deux autres personnes qui ont été enlevées par ces inconnus «  les forces multinationales ont poursuivi ces bandits en vain.  Cinq jours dans la brousse avec des hommes en armes, c’est dangereux, les deux personnes qui sont sorties sont dans un état difficile aujourd’hui ».

 

Les habitants qui ont fuit les exactions se sont regroupés dans un village situé à 55 kilomètres de la ville de Bouca. « Nous ne connaissons pas l’effectif de ces déplacés internes. La crainte est grande et il manque de moyens logistiques pour se rendre sur les lieux afin de les aider », a précisé le maire.

 

Le chef de groupe des agriculteurs a, quant à lui, regretté l’inactivité  agricole, suite à l’insécurité qui a gagné la sous-préfecture de Bouca. « Nous ne pouvons plus continuer nos activités champêtres. Le mois dernier, des personnes ont été tuées par des inconnus. Pour le moment, nous ne sommes pas libres, parce que l’insécurité est grandissante dans les villages», a témoigné cet agriculteur.

 

Bouca est l’une des villes encore sous les menaces des groupes armés./

 

Auguste Bati-kamalet

Centrafrique/ Bouca : Une dizaine de personnes enlevées et tuées par des inconnues en armes

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 21:57

 

 


 

Bangui, 21 mai 2015 (RJDH)--  Lors de la conférence hebdomadaire du  mercredi 20 mai, le porte- parole de la Minusca Hamoudoun Touré, a réaffirmé  la volonté de la Minusca, à appuyer le gouvernement centrafricain  dans l’extension de l’autorité de l’Etat en matière  judiciaire et pénitentiaire. Il a noté qu’une équipe des experts en charge d’évaluer le coût opérationnel de la Cour Pénale  Spéciale, est sur place actuellement.

 

Hamadoun Touré a rappelé les grands chantiers de soutiens à la RCA développés par la Minusca pour aider au redéploiement de l’autorité de l’Etat sous sa forme judiciaire.  « La Minusca travaille à matérialiser son projet de réhabilitation d’un site de détention temporaire à Bria et à Birao.  Au niveau de la ville de Bossembélé, une mission d’évaluation des travaux  de réhabilitation  du tribunal  de grande instance a été effectuée et une évaluation de la maison d’arrêt de la ville a été faite également. Et l’étude de faisabilité d’un projet de réhabilitation des bâtiments est en cours en ce moment » a expliqué  porte parole de la Minusca.

 

Il a spécifié l’aide au processus de la création de la cour spéciale «  dans le cadre  de la mise sur pied de la Cour Pénale Spéciale, une équipe d’experts en charge d’évaluer le coût opérationnel de cette structure est à pied d’œuvre à Bangui depuis une semaine dans  la capitale centrafricaine. Sa mission est  d préparer un budget en vue d’aider à la levée de font pour rendre cette Cour fonctionnelle ».

 

Hamadoun Touré a fait savoir que la Minusca continue de surveiller, d’enregistrer et de documenter les violations des droits des humains aussi bien à Bangui qu’en province.

 

« Nous continuerons à enregistrer et documenter les violations  des droits humains. L’exemple est que pour 7 jours, nous avons enregistré au moins 23 incidents d’atteinte aux droits humains ayant touché ». a noté le porte-parole de la Minusca./

 

Annette Maelaine Malebingui.

Centrafrique/Bangui : La Minusca réaffirme sa volonté d’appuyer le gouvernement en matière de justice

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 21:55

 

 

 

Bangui, 21 Mai 2015(5RJDH)--La création de la Cour Pénale Spéciale en République Centrafricaine était au centre d’un exposé organisé le mercredi dernier par le consortium de sensibilisation sur les Chambres Africaines Extraordinaires(CAE) et le Réseau des ONG nationales pour la promotion et  la  Défense des Droits de l’Homme au Stade 20000 places à Bangui.

 

Me Blaise-Fleury Hotto, Conseiller National a rappelé le niveau actuel du processus de la création de cette cour « la Cour Pénale Spéciale a été déjà votée et communiquée à l’exécutif. Nous attendons que la Présidente de la transition promulguent cette loi pour que les organes de cette Cour puissent être mises en place afin que le travail commence normalement et que les instructions, les jugements, les enquêtes puissent suivre de manière à ce que le peuple centrafricain qui a été meurtri, victime puisse être reconduit dans ses droits ».

 

Me Edith Douzima, coordonnatrice des ONG de défense des Droits de l’Homme, a indiqué que les structures des droits de l’homme sont appelées à soutenir et accompagner cette dynamique « le rôle des organisations des droits est d’agir en collaboration avec la société civile qui est proche de la population afin de fournir des éléments dont les juges ne disposent pas » a-t-elle précisé.

 

Franck Petit, Expert en communication, Chef d’équipe du bureau Consortium de Sensibilisation sur les Chambres Africaines Extraordinaires qui a initié cet exposé en collaboration avec le Réseau des ONG nationales pour la promotion et  la  Défense des Droits de l’Homme estime que cette cour ne suffit pas pour régler tous les problèmes de justice en Centrafrique. Pour lui, « cette cour doit être complétée par d’autres au niveau national et international ».

 

Le projet de la création de la cour pénale spéciale a été adopté avec amendement par le Conseil National de Transition le 23 avril 2015. Le projet adopté a été renvoyé au gouvernement./

 

Judicaël Yongo.

 

 

Les Organisations de la société civile centrafricaine se familiarisent avec le fonctionnement futur de la Cour pénale spéciale de la RCA

 

http://www.radiondekeluka.org  jeudi 21 mai 2015 15:46

 

Les organisations de la société civile (OSC) centrafricaines étaient conviées ce  mercredi 20 mai 2015 au Complexe sportif 20,000 places  de Bangui par  le consortium de sensibilisation sur les Chambres africaines extraordinaires et le Réseau des ONG de promotion et de défense des droits de l'Homme pour échanger sur la création de la Cour Pénale Spéciale de Centrafrique. L’exemple du  « Procès Habré »  devant les Chambres africaines extraordinaires leur ont permis de préciser leurs attentes.


L'objectif de cette conférence-débat était en effet de faire comprendre aux organisations de la société civile, le fonctionnement de la future Cour pénale Spéciale (CPS) de la République Centrafricaine et de préciser le rôle important qu’elles auront à jouer en raison de  leur proximité avec les populations et avec les  victimes. Leur contribution sera ainsi sollicitée dans la sensibilisation des populations sur le fonctionnement de cette Cour qui aura à juger des crimes les plus graves commis en RCA de 2003 à ce jour.


Des attentes et des défis gigantesques


Me Edith Douzima, coordonnatrice du Réseau des ONG des droits de l'Homme, a profité de l’occasion pour réaffirmer la volonté de la Société Civile de s’investir dans  « la mise en place de la Cour pénale spéciale pour une véritable lutte contre l'impunité à tous les niveaux…, la sensibilisation des populations centrafricaines notamment les victimes des différentes crises sur la création de la CPS, les mécanismes de saisine, la sécurité des magistrats, des avocats et autres personnels de la justice, la problématique de la sécurité des maisons carcérales... »

Des préoccupations prises en compte par la loi créant la Cour pénale spéciale, a souligné  Me Blaise Fleury Otto, Président de la Commission Loi au Conseil National de la Transition (CNT). Selon ce dernier, « La création de la Cour pénale spéciale en Centrafrique répond à un souci, celui de toute l'opinion nationale centrafricaine de mettre un terme à l'impunité des crimes les plus graves qui ont été commis en Centrafrique depuis le 1er janvier 2003 à 2012. Des crimes pour lesquels les tribunaux centrafricains ont été incapables de poursuivre les auteurs et de rendre justice aux nombreuses victimes ».


Me Blaise Fleury Otto  a, par ailleurs,  réaffirmé  l'importance des OSC dans le processus de mise en œuvre de la Cour pénale spéciale. « Les ONG des défense des droits de l'Homme sont en quelque sorte le rétroviseur de la société du point de vue du droit. Et lorsque les sans voix ne peuvent pas critiquer ou dénoncer, les ONG de défense et de promotion des droits de l'Homme, et toute la société civile doivent prendre le relais pour faire comprendre et attirer l'attention des uns et des autres pour que les gouvernants puissent faire attention à ceux qui sont victimes d'un certain nombre d'injustice ».


Analyse partagée par M. Franck Petit, expert en communication et chef d'équipe du Consortium de Sensibilisation sur les Chambres Africaines Extraordinaires, et vérifiée dans le cadre du procès Hissein Habré. Selon lui, « en s'impliquant dans la sensibilisation des populations et autres victimes des crimes les plus graves, les organisations de la société civile contribuent à la lutte contre l'impunité et asseyent ainsi leur légitimité vis-à-vis des populations ».


C'est officiel, la session de la Cour d’assises des Chambres africaines extraordinaires (CAE) chargée de juger l'ancien président Tchadien Hissein Habré, s’ouvrira le lundi 20 juillet 2015 à 9h au Palais de justice de Dakar… 25 ans après les faits.

Centrafrique/Bangui : Les ONG de défense des droits de l’Homme en attente de la promulgation de la loi portant création de la cour spéciale

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:18

 

 

Par Edoaurd Takadji/ Sources : Onu - 21/05/2015

 

La troisième réunion des Représentants et Envoyés spéciaux du Secrétaire général de l'ONU, des Directeurs régionaux et des Coordonnateurs résidents du Système des Nations Unies en Afrique centrale s'est achevée le 18 mai à Libreville, en présence du Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), M. Ahmad Allam-Mi, et de la Secrétaire générale du Ministère gabonais des Affaires étrangères, de la Francophonie et de l'Intégration régionale, Mme Mireille Nzenze. Cette rencontre qui a duré deux jours, et qui a été organisée par le Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (UNOCA), a permis de réaffirmer avec insistance l'importance des élections inclusives, paisibles et crédibles pour la stabilité de la région ainsi que pour le développement durable des pays concernés.


Au moment où plusieurs de ces pays s'apprêtent à organiser des élections, les hauts responsables de l'ONU en Afrique centrale ont lancé un appel afin que ces principes soient strictement respectés, pour éviter des débordements et des violences dont les conséquences politiques, socio-économiques, sécuritaires et humanitaires sont désastreuses. Cela inclut l'observation rigoureuse des lois, des constitutions et des accords adoptés de manière consensuelle. « Il faudrait parvenir à mettre en place des dispositifs adéquats pour prévenir ce que beaucoup considèrent de plus en plus comme des coups d'Etat électoraux », résume M. Abdoulaye Bathily, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l'Afrique centrale, Chef de l'UNOCA. « Il s'agit de doter les Etats de la région d'institutions fortes à même de faire en sorte que les résultats des élections reflètent le ou les choix librement exprimés par le peuple », poursuit-il, en tenant compte des analyses des situations exposées par les participants et en tirant les leçons des tensions que vit le Burundi depuis quelques semaines.

 

Le Général Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), a évoqué le cas spécifique de la RCA. Il a noté les progrès significatifs enregistrés dans la préparation des présidentielles et des législatives prévues avant la fin de cette année 2015. Il a notamment indiqué que le Forum de réconciliation nationale, tenu du 4 au 11 mai à Bangui, était un tournant décisif dans cet agenda politique. « J'encourage les dirigeants de la Transition, le peuple centrafricain et tous les acteurs de la crise actuelle à tenir les engagements pris dans le cadre de ce Forum. C'est la dernière chance pour sortir définitivement de l'impasse et créer les conditions d'une alternance apaisée », a souligné le Général Babacar Gaye, en plaidant par ailleurs pour la mise en œuvre de l'accord portant sur le désarmement, la démobilisation, la réintégration et la réinsertion (DDRR).


Les recommandations adoptées à l'issue des travaux prévoient la nécessité de continuer à soutenir les acteurs électoraux et à accompagner les processus électoraux dans les pays d'Afrique centrale, y compris en facilitant le dialogue politique et en usant des bons offices du Secrétaire général de l'ONU. Les officiels onusiens ont également décidé de renforcer davantage la coordination et les échanges d'information sur cette question ainsi que sur les autres dossiers relatifs à la paix et à la sécurité. Ils ont aussi mis un accent sur la densification de la coopération avec les organisations régionales, en particulier la CEEAC. Dans ce sens, l'UNOCA a renouvelé sa disponibilité à développer les capacités de cette institution dans le domaine de la médiation et soutenir le travail du Mécanisme d'alerte rapide d'Afrique centrale (MARAC).


En dehors des Représentants spéciaux du Secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique centrale et pour la RCA, les Coordonnateurs résidents du Système des Nations Unies au Cameroun (Mme Najat Rochdi), en Guinée équatoriale (Mme Coumba Mar Gadio), au Congo (M. Anthony Ohemeng-Boamah), au Gabon (Mme Marie-Evelyne Petrus-Barry), à Sao Tomé et Principe (Jose Xavier Salema) et le Directeur pays du PNUD au Rwanda (M. Auke Lootsma) ont activement pris part à la réunion de Libreville. Le Bureau de l'ONU auprès de l'Union africaine (UNOAU), le Bureau de l'Envoyée spéciale du Secrétaire général pour le Sahel, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) et le Coordonnateur de l'Equipe d'appui inter-pays pour l'Afrique centrale de l'OMS étaient également représentés ainsi que la Division d'assistance électorale du Département des Affaires politiques de l'ONU.

L'ONU pour des élections inclusives et paisibles en Afrique centrale

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 15:21

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  jeudi 21 mai 2015 12:47

 

Des soldats français de l'opération Sangaris et des Casques bleus du contingent Burundais sous mandat de l'ONU en Centrafrique, Munisca mènent des patrouilles depuis le 19 mai 2015 à Damara, ville située à 80 kilomètres de Bangui dans l'Ombella M'Poko. Ces forces internationales envisagent mettre un terme au grand banditisme qui persiste encore dans la région et surtout sur l'axe Damara-Sibut-Bambari.

Le mardi dernier, après observation des protocoles de sécurité, la première équipe de patrouille mixte a été lancée sur le terrain. Tout a commencé au site de la force française Sangaris de Damara, où les soldats de la compagnie Véhicule blindé de combats de l'infanterie (VBCI), bien équipés et placés sous le commandement du chef de section, ont pris place à bord de leurs chars près pour le terrain.

« Au niveau de Damara, j'effectue des patrouilles sur les axes principaux de façon à les sécuriser », a raconté l'adjudant Christophe, chef de section à la compagnie VBCI. Le gradé français a également montré que ces hommes mènent des actions de rapprochement auprès de la population. « On prend contact avec la population pour pouvoir voir si elle rencontre quelques problèmes sécuritaires de façon à éviter que les méfaits soient effectués sur cet axe », a-t-il rassuré.

De manière stratégique, l'adjudant Christophe a indiqué que désormais, une patrouille mixte sera assurée avec les éléments du contingent Burundais de la Minusca, « La ville de damara est située entre Sibut et Bangui. C'est plus facile pour nous de mener des actions à partir de Damara, que de partir de Bangui à chaque fois pour aller au-delà de Sibut ».

Pour le capitaine Jean Marc, chef de détachement de la force française en poste à Damara, Sangaris et Minusca doivent manœuvrer ensemble mais qu'il y aura passage de témoin de la Sangaris à la Minusca qui prendra le relais pour la sécurisation de la région.

« Les patrouilles se feront conjointement dans un premier temps entre Sangaris et Minusca tant que nous sommes présents, puis la Minusca prendra le relais seule pour effectuer ces patrouilles. Il y a plusieurs modes d'action, on fera des patrouilles à pied, en véhicule sur les axes ».

Au moins une soixantaine d'éléments de la compagnie VBCI ont été déployés à Damara, à leurs côtés, cinq gendarmes de la Section de recherches et d'investigations (SRI).

Le lancement de l'opération de patrouille a été précédé dans la matinée d'une réunion de sécurité tenue à la Mairie de Damara.

Les forces internationales ambitionnent à travers cette première réunion de sécurité avoir des renseignements fiables leur favorisant une présence permanente à Damara et ses environs afin de mettre fin aux actes de banditisme dans la localité.

« L'objectif, c'est que tous les acteurs prinicpaux de la sécurité de la région, les autorités locales également, le Sous-préfet, M. le maire, le chef de la brigade de gendarmerie et les chefs de quartier se réunissent avec la Minusca pour parler des questions relatives à la sécurité, essayer de trouver des modes d'action pour lutter contre l'insécurité dans Damara, faire un bilan en quelque sorte, et reconduire cette réunion toutes les semaines en faisant un bilan de la semaine écoulée et décider des modes d'action pour la semaine à venir », a indiqué capitaine Jean Marc, chef de la compagnie VBCI au sortir de la rencontre.

La population  de Damara y voit un acte salutaire, comme l'exprime Arsène Dana maire de Damara, « La paix n'est pas l'affaire d'un seul individu. C'est la raison de cette forte présence des forces internationales à Damara, qui viennent dire à la population de sortir de la peur et de s'exprimer ».

Des numéros d'appels téléphoniques gratuits ont été communiqués à la population en vue de solliciter l’intervention de ces forces en cas de besoin.

 

Les forces internationales renforcent leur présence à Damara
Les forces internationales renforcent leur présence à Damara
Les forces internationales renforcent leur présence à Damara

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:58

 

 

 

21/05/15 (AFP)

 

"Violeurs d'enfants", "voleurs de diamants", "rentrez chez vous!" : stoïques, les soldats français de Sangaris essuient les insultes de la foule lors d'une patrouille de plus de trois heures à travers Bangui.

 

"On évite d'écouter. Ca ne me touche pas. On a l'habitude. On fait notre boulot", commente le soldat de 1ère classe Ronan, perché sur son véhicule blindé. Il reçoit aussi de nombreuses salutations amicales.

 

Les accusations de viols sur mineurs par des soldats français durant la crise qui a ravagé la Centrafrique ces deux dernières années ont fait leur chemin.

 

Le lieutenant-colonel Olivier Deplace reconnaît que ses hommes "essuient quelques insultes" depuis que le scandale a éclaté, "mais cela se passe en général dans des quartiers qui ne nous étaient pas forcément favorables".

 

"En contrepartie, nous avons beaucoup de témoignages d'encouragements de la part d'une population qui est reconnaissante pour ce que Sangaris a pu faire à son profit".

 

Dans les quartiers musulmans, le début de l'intervention française en décembre 2013 est ressenti comme le coup d'envoi des violences inter-religieuses qui ont fait des milliers de morts. Côté chrétien, on accuse l'ancienne puissance coloniale d'avoir armé l'ex-rébellion Séléka, au pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014, qui a commis de nombreuses exactions.

 

La France, qui a déployé 2.000 hommes et contribué à la pacification partielle du pays, se désengage progressivement au profit des forces onusiennes mais pour le 1er régiment de Tirailleurs basé à Epinal (Est de la France), les patrouilles continuent.

 

Les deux blindés quittent le camp français de Mpoko vers 13h30 sous un soleil de plomb. "Ca va piquer", rigole Ronan. Les soldats restent attentifs mais la tension est retombée par rapport aux mois passés, lorsque la capitale centrafricaine était en proie aux groupes armés et aux bandits.

 

"Quelques jours après notre arrivée, on s'est fait +ticker+ (tirer dessus) dans le quartier de Boy-Rabe, fief des milices chrétiennes anti-balaka", se souvient le sergent-chef Jérémy. "Mais aujourd'hui, Ca n'a rien à avoir. On sent que les gens reviennent, que ça vit".

 

- 'Les Français sont ici pour faire quoi?' -

 

La patrouille se dirige vers le 6e arrondissement. "La zone est classée sensible", deux quartiers, respectivement à majorité musulmane (Kilomètre 5, le grand marché de Bangui) et chrétiennes (Fatima et autres), qui se touchent, souligne le lieutenant Alan.

 

On est encore loin de l'affluence d'avant la crise. Une large zone d'étals est encore déserte et dans les quartiers à majorité chrétienne, de nombreuses maisons, jadis occupées par des musulmans, ont été abandonnées et vandalisées.

 

Les hommes descendent pour une patrouille à pied de 45 minutes dans les ruelles de terre rouge. Les enfants courent autour d'eux, tentent de leur serrer la main.

 

Vêtu d'un T-Shirt "Plus jamais ça", Sydney Mandat, élève de terminale, se félicite de leur présence. Durant les violences, "on était obligés de contourner le quartier pour aller à l'école mais maintenant avec eux (les Français) on se sent en sécurité. On était parfois obligés de marcher beaucoup. Tu quittais (la maison) à 5h pour arriver à 7h pour les cours".

 

Joël Sanga, technicien dans l'agriculture, est né dans le quartier. "Ca se passe bien avec les Français", dit-il affirmant ne pas refuser le retour des musulmans: "On n'a pas de fusils, on veut la paix".

 

Mais la haine et la peur persistent, tout comme les rancœurs envers les Sangaris. "Ce que les Français ont fait, c'est bon et pas bon. Il y a un musulman qui est devant moi qui est en train de tuer un Centrafricain. Au lieu d'intervenir, il (le Français) ne peut pas intervenir", accuse Gauthier Vobodet, un sculpteur qui habitait un quartier musulman quand les troubles ont éclaté.

 

"Quand je vois un musulman, j'ai peur, je commence à pleurer, à trembler parce qu'il veut me tuer", affirme Yakari Junior. "Les Français sont ici pour faire quoi? Juste marcher? Il faut désarmer", crie-t-il.

 

Quelques centaines de mètres plus loin, la patrouille pénètre en zone musulmane. Un commerçant crache par terre en signe de dédain mais l'accueil sera finalement favorable. "La sécurité c'est bon. Sangaris, Minusca, FACA (armée centrafricaine), gendarmerie, police c'est bon", assure-t-il.

 

Il est 16h40, l'heure du retour. Le caporal Benoit essuie à nouveau quelques insultes mais recueille aussi des baisers d'une femme qui dit "merci".

 

Un soldat lance: "J moins 17". Dans deux semaines, le régiment rentre en France.

 

Insultes et baisers pour les patrouilles de Sangaris à Bangui

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Centrafrique-Presse.com