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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:42

 

 

 

  

 

APA-Brazzaville (Congo) 2014-03-21 15:02:51

 

Le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou N'Guesso, a appelé vendredi à Brazzaville les Centrafricains à « une véritable réconciliation nationale catalyseur de la mise en œuvre effective et consensuelle de la feuille de route de la transition dans le pays ».


Dans son discours à l'ouverture de la 4ème réunion du Groupe de contact sur la République centrafricaine en proie à une insécurité depuis mars 2013, il a fait remarquer que « face au naufrage collectif d'une nation, nul ne peut s'exonérer de la moindre responsabilité". 

 

D'où, a-t-il dit, "la nécessité et l'urgence, comme le recommande la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), d'une véritable réconciliation nationale qui doit servir de catalyseur à la mise en œuvre effective et consensuelle de la feuille de route de la transition ».


Il a fait remarquer qu'il « appartient d'abord aux 
Centrafricains de construire leur pays, de le sauver du danger, les apports extérieurs ne pouvant se substituer à l'appropriation par le peuple centrafricain de son destin».
 


Denis Sassou N'Guesso a saisi cette occasion pour se féliciter de « l'excellent partenariat instauré à l'occasion de cette crise entre la CEEAC et la Commission de l'Union africaine après avoir remercié tous les partenaires qui ont mobilisé leurs ressources en faveur de la Centrafrique ».


« Par leur élan de générosité, ces partenaires ont démontré que la solidarité internationale n'est pas un vain mot, que le peuple centrafricain n'est pas seul, que l'Afrique ne supporte pas seule le fardeau d'une situation qui peut engendrer des conséquences désastreuses pour la paix et la sécurité internationale », a encore dit le président congolais.


Après avoir déploré le climat de forte tension qui a aggravé la situation humanitaire dans le pays conduisant à la mise en place d'un nouvel exécutif, le chef de l'Etat congolais a salué « le travail formidable » que la Misca, déployée le 19 décembre dernier, a accompli sur le terrain avec l'appui de la force française Sangaris, pour ramener « la paix, la sécurité et la stabilité.


Le chef de l'Etat congolais, qui pense que c'est maintenant qu'il faut agir pour sortir la RCA de la crise multiforme qui la secoue, a fait remarquer qu'il ne « doute pas sur l'engagement de l'ensemble des partenaires de la RCA à faire le geste tant espéré, le geste salvateur pour aider un peuple guetté par le naufrage à retrouver le chemin de la normalité et de la dignité ».

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=511060#sthash.QMQx1MpM.dpuf

Les Centrafricains appelés à se réconcilier pour la mise en œuvre de la feuille de route de la transition

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:35

 

 

 

 

 

 

(APA 21/03/14)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - L’inspection générale d’état en Centrafrique va procéder à partir de lundi prochain à un contrôle physique dans tous les départements ministériels, en vue de dénicher les fonctionnaires fictifs et réduire la masse salariale qui est passée de 3 à 5 milliards de FCFA par mois.

 

Pour la réussite de ce contrôle prévu jusqu'au 27 mars, chaque fonctionnaire ou agent de l'Etat doit se munir de sa pièce d'identité ou de son passeport en cours de validité, plus un bon de caisse du mois de septembre ou octobre de l'année 2013.

 

''L'augmentation de la masse salariale en Centrafrique est due non seulement aux différents grades de colonel et des généraux les éléments de la coalition séléka après le 24 mars mais aussi aux créations et nomination à des postes de complaisance non budgétisés'', a expliqué à APA une source proche de l'inspection générale d'état.

 

Ainsi, il a dénoncé ‘'la création du Comité Extraordinaire de la Défense des Acquis Démocratique (CEDAD) placé sous un directeur général, le général Mahamat Adam Nouredine, avec rang et prérogative du Ministre d'état''.

 

Profitant de l'accalmie et du retour à la normale des services de l'Etat, après les crises récurrentes qui ont secoué le Centrafrique éparpillant l'ensemble du personnel de l'Etat sur des sites des déplacés internes, en exil et occasionnant des décès, il est opportun dit l'inspecteur général d'état, Jean Edouard Koyambounou, que ‘'l'Etat puisse connaître l'effectif réel de son personnel en activité''.

 

Pour M Koyambounou, le choix de la capitale pour le début de l'opération est crucial parce que la quasi-totalité des fonctionnaires civils fuyant les exactions dans les provinces est en ce moment à Bangui.

''Nous retenons Bangui comme une zone pilote pour cette première opération pour contrôler la présence physique du personnel civil de la fonction publique et nettoyer le fichier individuel de ces fonctionnaires pour retrouver le vrai chiffre de ceux qui sont en activité'', a-t-il souligné.

 

''Ça, c'est encore de la poudre aux yeux. Nous, fonctionnaires avons connu en 2004 le contrôle FURCA (Fichier unique de référence en Centrafrique). Qu'est ce que cela a amené de concret ? Nous souffrons toujours de ce problème de versement à terme échu de salaire'', proteste ce fonctionnaire, avant d'ajouter : ‘'aujourd'hui ce qui est primordial c'est le paiement de nos salaires. Nous avons déjà 5 mois d'arriérés de salaires''.

Contrôle physique des fonctionnaires centrafricains à partir de lundi

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:23

 

 

 

 

 

 

(Le Point 21/03/14)

 

Jean-Yves Le Drian visite aujourd'hui la Lettonie, la Lituanie et la Pologne, contributeurs déclarés à la mission européenne en Centrafrique. Après avoir lancé l'opération Sangaris en Centrafrique, les Français ne désespèrent pas de finir par débloquer la situation à Bruxelles la semaine prochaine, afin d'obtenir le soutien européen qui bloque actuellement, selon nos sources, sur des "questions de détail".

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sera aujourd'hui en Lettonie, en Lituanie et en Pologne, trois pays contributeurs "fermes" à la future opération Eufor-RCA. À Paris, on ne veut rien pousser au tragique et une source informée souligne : "À ce stade, l'état des contributions effectivement garanties permettrait de disposer de troupes au sol à Bangui en nombre suffisant pour parvenir à la capacité opérationnelle initiale.

 

Il n'en reste pas moins qu'il manque toujours 100 logisticiens", sans qui rien n'est possible. Le détail des effectifs en principe "garantis" pour l'Eufor-RCA que nous avons pu identifier concerne 120 hommes de la force de gendarmerie européenne (FGE), dont 45 gendarmes mobiles français, avec des Espagnols, des Portugais et des Polonais. À ceux-ci s'ajoutent deux compagnies d'infanterie à 150 hommes chacune, dont une française - sans doute "reversée" de Sangaris - et une géorgienne, plus une troisième compagnie composée (pour l'instant) de 50 Lettons et 50 Estoniens.

 

Cinquante hommes des forces spéciales espagnoles sont également annoncés. À ces 570 hommes s'ajoutent les effectifs de l'état-major FHQ (90), ce qui porte le total actuel à 660 hommes, très proche des 700 considérés comme nécessaires pour atteindre la capacité opérationnelle initiale.

 

Les Français trouvent qu'ils ont déjà beaucoup donné

 

Le problème de la logistique n'en demeure pas moins entier, même s'il paraît curieux que des armées européennes modernes ne soient pas en mesure de le régler rapidement. Concrètement, les difficultés sont au nombre de quatre. Sur le plan médical, les Français et les Géorgiens fournissent des troupes disposant de leur infirmerie de proximité avec médecins et infirmiers, dispositif qu'on appelle le "Rôle 1", sachant que les Français de Sangaris assurent le Rôle 2, hôpital de campagne plus performant que l'arrivée de nouvelles troupes nécessite de renforcer.

 

Et là, du côté européen, c'est le refus. Le deuxième problème concerne les transports tactiques "techniques", que doit fournir une section disposant de matériels (camions) spécialisés pour le transport de munitions, de carburant et d'eau potable. Les Français trouvent qu'ils ont déjà beaucoup donné et qu'ils sont limités en capacité. Les Européens regardent ailleurs... Troisième problème : la section de manutention, comprenant des troupes chargées des transbordements de produits. Elle fait toujours défaut à ce stade. Quatrième et dernier casse-tête : l'aide au déploiement, qu'assure normalement le génie militaire en installant des préfabriqués, nivelant et stabilisant des terrains pour installer des tentes, etc.

 

Appel au dialogue

 

Les Européens, assez échaudés par le cavalier seul français et les annonces prématurées de participations hypothétiques, se réfugient derrière les tensions internationales pour ne pas affecter de troupes à la Centrafrique, pourtant très loin d'être sortie du chaos. À Paris, ceux qui suivent attentivement la situation à Bangui demeurent très inquiets, notamment par les évolutions de la situation politique. Un observateur attentif note ainsi que la présidente Catherine Samba-Panza "se révèle incapable de mettre en place un système de transition". "Tous les dirigeants africains concernés au premier chef (Denis Sassou N'Guesso, Idriss Déby, Ali Bongo, Paul Biya) le savent parfaitement : les conditions d'une consultation électorale ne sont pas réunies et aucun appel au dialogue n'a été lancé." À Bangui, rien n'est réglé...

 

Par Jean Guisnel

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/les-europ...

Lu pour vous : Les Européens tardent toujours à envoyer des renforts en Centrafrique

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:20

 

 

 

 

(Le JDD 21/03/14)

Lors d'une conférence de presse, vendredi midi, François Hollande est revenu sur les dossiers abordés lors du Conseil européen. Entre autres, le président français a confirmé le maintien de l'invitation de Vladimir Poutine aux célébrations du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie.

 

Avec le Conseil européen de jeudi et vendredi, les membres de l'UE ont renforcé le train de sanctions à l'encontre de la Russie qui a validé cette semaine le rattachement de la Crimée. Mais François Hollande a refusé d'annuler l'invitation de Vladimir Poutine aux célébrations du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie. "J'ai invité le président Poutine pour les célébrations le 6 juin et je maintiens cette invitation", a déclaré le président français lors d'un point presse vendredi midi.

 

"Nous avons en partage les millions de morts qui ont été les victimes de ce conflit", a encore souligné François Hollande, ajoutant que "nous devons tout faire pour que ce soit l'esprit de paix qui l'emporte". "La Russie a été solidaire de la France et a payé un lourd tribut" dans la lutte "contre le nazisme", a-t-il aussi fait valoir. Avant lui, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait déjà confirmé le maintien de cette invitation.

 

Une force européenne en Centrafrique annoncée lundi?

 

François Hollande a également fait un point sur la situation en Centrafrique. Il a espéré que l'Union européenne parviendrait à réunir d'ici lundi les effectifs nécessaires à la constitution d'une force européenne en République centrafricaine. La création de cette force, dont les effectifs ont été estimés à un millier de personnes, s'est heurtée jusqu'ici au peu d'enthousiasme des partenaires européens de la France. "Il faut 500 personnels, il y en a pour l'instant 375. Donc il y a un effort à faire et je pense que l'appel que j'ai lancé (...) sera à mon sens entendu", a assuré François Hollande.

 

Enfin, le président français a évoqué la prochaine conférence de Paris sur le climat. Grand rendez-vous de l'année 2015, ce dossier a été abordé en marge du conseil européen. "Il faut faire en sorte que ce qui a échoué à Copenhague réussisse à Paris", a espéré François Hollande, appelant ses partenaires européens à faire preuve d'unité sur le sujet.

 

http://www.lejdd.fr/International/Poutine-Centrafrique-clima...

 

Lu pour vous : Poutine, Centrafrique, climat : Hollande résume le Conseil européen

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 15:07

 

 

 

 

 

 

Visite de la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée des violences sexuelles

http://www.temoignages.re/  vendredi 21 mars 2014, par africanpressorganization

 

La Représentante spéciale du Secrétaire général chargée des violences sexuelles en conflit, Madame Zainab Hawa Bangura, a conduit sa deuxième visite officielle en République Centrafricaine du 17 au 19 mars 2014. L’objectif de sa visite était de faire un état des lieux des violences sexuelles liées au conflit et discuter avec les autorités centrafricaines et les partenaires des modalités pratiques pour la prévention et la réponse au phénomène, y compris l’assistance aux victimes.

 

BANGUI, République Centrafricaine, 21 mars 2014/African Press Organization (APO)

 

Madame Bangura a rencontré Son Excellence Madame Catherine Samba-Panza, Chef d’Etat de la Transition, et la ministre de la Santé publique, des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Dr Marguerite Samba. Elle s’est entretenue avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef du Bureau Intégré de Nations Unies pour la Consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), le Général Babacar Gaye, et le Représentant de la Présidente de la Commission de l’Union africaine et Chef de la Mission internationale de Soutien en République centrafricaine sous contrôle africaine (MISCA), des organisations de femmes et de jeunes, des membres de la société civile et des agences humanitaires. Madame Bangura s’est rendue à Bossangoa, où elle a échangé avec des personnes déplacées, des travailleurs humanitaires, ainsi que des unités opérationnelles de la MISCA.

 

Malgré l’amélioration de la situation sécuritaire surtout à Bangui, la situation en République centrafricaine demeure grave pour la plupart des Centrafricains, particulièrement les femmes et les enfants. Des centaines de milliers de personnes déplacées ne sont pas en mesure de rentrer chez eux à cause des crimes atroces qui sont en train d’être commis par les acteurs de la violence intercommunautaire et religieuse. Madame Bangura a reçu des témoignages de différents interlocuteurs faisant état de violences sexuelles qui continuent à être utilisées par les anti-Balaka et les ex-Selekas pendant les attaques ciblant des civils. Ces crimes incluent plusieurs incidents de viols individuels et en groupe, des mariages forcés, des mutilations sexuelles des enlèvements et l’esclavage sexuel.

 

La Représentante spéciale condamne avec fermeté ces atrocités et lance un appel aux parties pour une cessation immédiate de ces violences. Elle tient à rappeler aux parties en conflit, y compris les ex-Selekas et les anti-Balaka, que ses crimes seront punis tant par des juridictions nationales qu’internationales. Madame Bangura reste préoccupée par l’insuffisance de l’assistance multisectorielle pour la prise en charge des victimes des violences sexuelles et l’absence de l’autorité de l’Etat, particulièrement le manque de l’appareil judiciaire et des forces de sécurité, qui contribuent au climat d’impunité totale.

 

Son Excellence Madame Catherine Samba-Panza a renouvelé l’engagement de la République centrafricaine pour lutter contre les violences sexuelles, exprimé à travers la signature du Communiqué conjoint par les Nations Unies et le Gouvernement en décembre 2012.

 

Comme action immédiate pour combattre l’épidémie de violences sexuelles liées au conflit, le Chef de l’Etat de la Transition et la Représentante spéciale ont convenu du déploiement à Bangui d’une Unité d’intervention rapide de la Gendarmerie nationale pour répondre aux incidents de violences sexuelles en conflit, avec l’appui des Nations Unies. Madame Bangura lance un appel aux femmes afin qu’elles s’approprient le dialogue et participent à la réconciliation nationale en vue du rétablissement de la paix. Elle exhorte les agences humanitaires et les bailleurs de fonds à mobiliser des capacités et des ressources pour faire face aux défis relevés, en vue d’accroitre l’assistance aux victimes, améliorer la collecte des données et soutenir la réhabilitation immédiate du système judiciaire.

Centrafrique : les crimes seront punis

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 17:16

 

 

 

 

 

 

Selon la haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, la "haine entre communautés demeure à un niveau terrifiant" en Centrafrique.

 

"Bien que les tueries à grande échelle qui ont eu lieu en décembre et janvier paraissent être arrêtées pour le moment, principalement en raison de la présence des forces africaine Misca et française Sangaris, des personnes continuent d'être tuées quotidiennement", a affirmé, ce jeudi 20 mars, Navi Pillay. La haut-commissaire évoque les milices majoritairement chrétiennes anti-balaka qui "se métamorphosent en gangs criminels".

 

La Centrafrique s'est enfoncée dans le chaos et un cycle infernal de tueries intercommunautaires depuis un coup d'État il y a un an. Les violences ont fait près d'un million de déplacés et réfugiés, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants, et provoqué une crise humanitaire sans précédent.

 

"Environ 15.000 musulmans se trouvent piégés à Bangui et dans d'autres endroits du pays, protégés par les forces internationales, néanmoins dans des situations extrêmement dangereuses et insoutenables", a-t-elle ajouté.

 

"La haine entre communautés demeure à un niveau terrifiant. C'est devenu un pays où des personnes sont non seulement tuées, mais aussi torturées, mutilées, brûlées et démembrées", s'est-elle indignées, indiquant que "les viols et violences sexuelles ont augmenté, spécialement dans les camps des personnes déplacées".

 

"La Misca, Sangaris et les agences humanitaires sont confrontées au terrible dilemme de choisir entre aider involontairement au 'nettoyage' des populations musulmanes piégées, ou alors les laisser - contre leur volonté - dans des lieux où il y a un réel danger de les voir exécutées en masse", a souligné la haut-commissaire.

 

Pour mettre fin à ces violences, "les dirigeants de l'État m'ont fait comprendre, qu'en réalité, il n'existait pas d'État. Il n'y a pas d'armée nationale cohérente, ni de police, ni de système judiciaire, pratiquement pas de lieux de détention des criminels".

 

La haut-commissaire a également exhorté "les politiciens et les responsables nationaux et locaux" à faire "beaucoup plus d'efforts (...) pour marteler le message que les violations des droits de l'Homme et la criminalité ne seront plus tolérées".

Centrafrique : "La haine reste à un niveau terrifiant", selon l'ONU
Centrafrique : "La haine reste à un niveau terrifiant", selon l'ONU

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 16:57

 

 

 

 

http://www.lepoint.fr/   Le Point.fr - Publié le 

 

Plusieurs accrochages ont opposé ces derniers jours les forces françaises en Centrafrique à des miliciens anti-balaka, dans Bangui et sur l'axe qui relie la capitale à la frontière camerounaise.

 

Plusieurs accrochages ont opposé ces derniers jours les forces françaises en Centrafrique à des miliciens anti-balaka, dans Bangui et sur l'axe qui relie la capitale à la frontière camerounaise, a indiqué jeudi à Paris l'état-major des armées. "Nous avons noté une forme de raidissement des anti-balaka, qui traduit sans doute l'impact qu'ont la force Sangaris et la Misca sur les zones où ils sont implantés", a déclaré le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron, au cours du point de presse de la défense.

 

"Clairement, nous les gênons et ils commencent à réagir parce qu'ils perdent pied à certains endroits", a-t-il affirmé. À Bangui, des tensions persistent notamment aux sorties nord de la ville et sur l'axe routier dans les régions de Bossembélé et de Bouar (ouest). Ces incidents "se sont traduits par des tirs sur les forces françaises, qui ont donné lieu à des ripostes". "Lorsque nous sommes en reconnaissance d'axe, des groupes armés tentent d'installer des check-points, de barrer l'axe pour racketter les convois ou faire pression sur la population", a souligné le porte-parole. "Nous sommes intervenus pour les déloger. Certains ont considéré qu'ils pouvaient rester sur place et ont ouvert le feu contre la force Sangaris, nous avons immédiatement riposté et dégagé les axes", a-t-il poursuivi. 

 

"Pas une structure organisée"

 

Les anti-balaka sont des miliciens, majoritairement chrétiens, qui se sont dans un premier temps opposés aux musulmans de la Séléka, avant de s'en prendre à la population musulmane. "Ils se revendiquent anti-balaka, mais nous n'avons pas affaire à une structure organisée", a souligné le colonel Jaron. Selon l'état-major, "les choses évoluent assez positivement", à Bangui comme en province. Parmi les "signaux encourageants", le porte-parole a souligné une amélioration de la situation des personnes déplacées dans Bangui. Autour de l'aéroport "où il y avait plusieurs dizaines de milliers de déplacés, nous pensons qu'au cours de la semaine environ 300 tentes ont été démontées, parce que des habitants sont revenus chez eux", a-t-il noté.

 

Les soldats français ont par ailleurs découvert dans la capitale de nouvelles caches d'armes, notamment "des obus de mortier en petit nombre", ainsi qu'une bombe de 120 kilos, a-t-il dit. Près de 2 000 soldats français sont déployés au sein de la force Sangaris en Centrafrique, où il agissent "en soutien" des 6 000 hommes de la force africaine, la Misca, pour rétablir un minimum de stabilité dans le pays.

 

Centrafrique : la tension monte entre soldats français et miliciens anti-balaka

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 16:46

 

 

 

 

 

 

APA-Brazzaville (Congo) 2014-03-20 15:23:41

 

Le Congo et l'Angola envisagent de mutualiser leurs efforts dans la recherche de solutions aux crises qui secouent certains pays du continent à l'instar de la République centrafricaine, a indiqué jeudi à Brazzaville un communiqué des services la présidence congolaise.

 

Selon ce communiqué, cette volonté a été exprimée mercredi soir à Brazzaville au sortir d'une audience par le ministre angolais des relations extérieures, Georges Rebelo Pinto Chikoti, porteur d'un message du président angolais José Eduardo Dos Santos, au président congolais Denis Sassou N'Guesso.

 

« Il y a des relations très fraternelles entre la République d'Angola et la République du Congo. Naturellement nos présidents partagent plusieurs points de vue sur le contexte des crises africaines ».

 

Il a loué « la sagesse du président Sassou N'Guesso sur la plupart des problèmes qui minent la sous-région, notamment la question de la République Centrafricaine », affirmant qu'il était venu « voir si nos deux pays peuvent coordonner leurs efforts pour l'aide qu'on peut apporter à la RCA pour la sortir de cette crise ».

 

Rejetant d'un revers de main les idées entretenues au sujet des relations entre l'Angola et le Congo, l'homme d'Etat angolais a déclaré : « Nous étions au Cabinda récemment, où nous nous sommes retrouvés pour travailler sur les problèmes de frontières. Vous savez en ce moment que le Congo ou l'Angola connaissent une croissance économique importante. Nos pays ont grandi et les engagements sont nombreux, mais l'entente entre nos deux pays et nos présidents continue et est au beau fixe, non seulement il y a eu cette rencontre mais il va y en avoir d'autres ».

 

« Dans les tous prochains jours les présidents Dos Santos et Sassou N'Guesso vont se rencontrer pour renforcer les relations déjà fructueuses entre les deux pays », a encore dit Georges Rebelo Pinto Chikoti.

 

Le Congo et l'Angola sont membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) dont fait partie aussi la RCA, un pays secoué par une crise sans président depuis la chute du président François Bozizé en mars 2013, renversé par l'ex-rébellion de la Séléka.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=510971#sthash.oxg9S2SC.dpuf

Le Congo et l'Angola pour la recherche d'une solution à la crise en RCA

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 16:01

 

 

 

 




Bangui, le 20 mars 2014

 

Propos introductifs :


(TRADUCTION NON OFFICIELLE)


Bonjour, et merci à tous d’être présents.



Je dois dire, avec tristesse, que la situation en République centrafricaine est complètement différente de celle qui prévalait lors de ma dernière visite dans ce pays en février 2010. Je ne voudrais pas tenter de parcourir tous les graves problèmes de droits de l’homme auxquels la RCA est confrontée. Je me concentrerai plutôt sur quelques éléments qui ont émergé durant mes deux jours de discussions ici, à Bangui, avec, entre autres personnalités, la Cheffe d’Etat de la Transition, le Premier Ministre, la Ministre de la Justice, les organisations de la société civile et les agences humanitaires qui sont en nombre important et essayent de répondre à  situation d’urgence complexe qui affecte une bonne partie du pays. J’ai également rencontré un certain nombre de diplomates, et le Chef de la Mission de maintien de la paix de l’Union africaine (MISCA), ainsi que les Commandants de la MISCA et de la Force militaire française, connue sous le nom de Sangaris.


La situation en République Centrafricaine est extrême. Bien que les tueries à grande échelle qui ont eu lieu en décembre et janvier paraissent être arrêtées pour le moment, principalement en raison de la présence des Forces de la MISCA et de Sangaris dans des zones  chaudes, des personnes continuent d’être tuées quotidiennement, spécialement par des groupes anti-Balaka. Environ 15.000 musulmans se trouvent piégés à Bangui et dans d’autres endroits du pays au Nord, au Nord-Ouest et au Sud, protégés par les forces internationales,  néanmoins dans des situations extrêmement dangereuses et insoutenables.


Comme mise en évidence par la nature extraordinairement vicieuse des tueries, la haine entre communautés demeure à un niveau terrifiant. C’est devenu un pays où des personnes sont non seulement tuées, mais aussi torturées, mutilées, brûlées et démembrées – parfois par des groupes mobilisés de manière spontanée, tout comme par des groupes organisés de combattants armés. Des enfants ont été décapités, et nous sommes au courant d’au moins quatre cas où les tueurs ont mangé la chair de leurs victimes. Hier, l’une des organisations de la société civile qui tentent courageusement de documenter ces violations m’a montré des photographies horribles d’un de ces cas.


Selon les organisations de la société civile et les agences des Nations Unies, les viols et violences sexuelles ont augmenté, spécialement dans les camps des personnes déplacées. Deux districts dans la capitale – PK 5 et PK 12 – demeurent des zones non-accessibles, avec des populations musulmanes piégées. D’autres musulmans qui vivaient auparavant à Bangui se sont virtuellement tous enfuis, tout comme les habitants de plusieurs villes et villages – dont beaucoup ont été partiellement ou entièrement détruits – dans la moitié ouest du pays. Il reste  aussi des dizaines de milliers de musulmans  déplacés à l’intérieur du pays, principalement victimes des Séléka. Les anti-Balaka, dont la création est  au départ liée à la réaction contre les exactions des Séléka, se métamorphosent désormais en gangs criminels qui ont également commencé à s’attaquer aux  chrétiens et autres non-musulmans.


La MISCA, Sangaris et les agences humanitaires sont confrontés à d’énormes problèmes, ainsi qu’au terrible dilemme tel que choisir entre aider involontairement au «  départ  » des populations musulmanes piégées, ou alors les laisser – contre leur volonté – dans des lieux où il’ y a un réel danger de les voir exécutés en masse.


L’économie s’est effondrée, le système sanitaire est virtuellement inexistant dans plusieurs endroits, de même que l’éducation. Comme le Directeur exécutif du Programme limentaire mondial  l’a souligné ici, hier, le pays fait également face  à  une crise alimentaire, avec une sécurité alimentaire menacée par le manque de fonds,  les difficultés d’accès, ainsi qu’une longue saison de pluie qui va commencer juste dans quelques semaines.


Les hauts-fonctionnaires membres du Gouvernement de la Transition ont té extrêmement francs et ouverts à propos la tâche gigantesque à laquelle ils doivent faire face. Les autorités  de l’Etat m’ont fait comprendre, qu’en réalité, il n’existait pas d’Etat. Il n’y a pas d’armée nationale cohérente, ni de police, ni de système judiciaire, pratiquement pas de lieux  de détention des criminels, ni de moyens pour  les juger, les poursuivre  ou les  condamner. La  « chaîne pénale » non seulement manque de maillons, mais elle ne fonctionne pas du tout.


La seule grande prison du pays, ré-ouverte récemment à Bangui, a déjà été confrontée à deux incidents très sérieux : une première fois, un groupe mobilisé spontanément est entré dans la prison et a lynché 4 détenus musulmans. Après, il y a deux semaines, neuf détenus se sont enfuis, avec la complicité de ceux chargés de leur garde. Ailleurs, des  personnes arrêtées avec du sang sur des machettes et sur une bonne partie de leurs mains, ont été relâchées, parce qu0il n’y avait pas de lieux de détention, ni de moyens pour les inculper des crimes qu’ils avaient clairement commis. 

Il était hautement symbolique de constater, lors de ma réunion avec la ministre de la justice, qu’il n’y avait pas d’électricité. Bien que la lumière soit revenue, elle a décrit le manque d’ordinateurs pour conserver les données sur les arrestations, sur les menaces contre les magistrats du parquet, et au moins un magistrat a été assassiné. Il existe, en conséquence, une totale impunité, pas de justice, pas de loi, ni d’ordre, à l’exception de la protection fournie par les troupes étrangères. Nous avons discuté de la possibilité de faire venir quelques juges et magistrats étrangers pour aider leurs collègues nationaux à redémarrer la justice.

Toutes les personnes que j’ai rencontrées ont  mis l’accent sur le besoin urgent de restaurer la loi et l’ordre, en particulier à travers le déploiement des policiers et des gendarmes formés. Toutefois, avec très peu de ressources disponibles pour payer les salaires, il semble que très peu a été fait dans le sens d’un programme sérieux pour que cela soit fait, et ce, rapidement.


Au cours des neuf derniers mois, j’ai déployé trois équipes d’observation des droits de l’homme en RCA pour documenter les violations des droits de l’homme qui y ont eu lieu, et les carences existantes, et je suis en train d’aider au renforcement des capacités de la Section des droits de l’homme du BINUCA, et d’apporter un appui à la Commission d’enquête sur la RCA qui a été établie par le Conseil de sécurité en décembre et est actuellement opérationnel sur le terrain. J’ai demandé avec insistance à es interlocuteurs d’apporter leur appui à cet important mécanisme, qui jouera un rôle-clé dans ’établissement des responsabilités pour les pires violations qui ont été perpétrées depuis le début de la crise.


Le rapport le plus récent de mon équipe d’observation, soumis hier après une visite à Bambari, à 350 km au nord-est de Bangui, met en lumière quelques bonnes nouvelles : la soi-disant « exception  de Bambari ». Après les tueries massives du 5 décembre à Bangui, qui se sont répandues rapidement à d’autres zones, les leaders religieux chrétiens et musulmans de Bambari ont fait des efforts communs pour prévenir les divisions se développant au sein des populations mélangées de la ville, y compris en lançant des messages de tolérance sur la radio locale. De plus, l’actuel chef militaire de la ville a  procédé au retrait de toutes les armes et a pris une série de mesures pour rassurer les deux communautés, et a chassé les plus radicaux des éléments de la Séléka qui ont tenté de pénétrer dans la ville.


Toutefois, la situation là-bas demeure très fragile et les villes et villages voisins vont moins bien.


Des signes plus positifs incluent les discussions dans l’après-midi d’hier au Parlement de Transition, durant lesquelles quelques députés, dans leur interaction avec la ministre de la justice, ont mis un accent sur l’importance des droits de l’homme et ont développé le contenu de certains de ces droits, dont le droit de toute personne à la vie. Ce débat important et profond  était retransmis sur la plus grande station de radio du pays.


Je crois qu’il y a besoin de plus d’efforts visibles de la part des acteurs politiques pour enraciner le message que les violations des droits de l’homme et les crimes rampants ne seront plus tolérés; que tous les secteurs de la société, y compris les minorités, ont des droits égaux; et que la réconciliation est vitale pour tout le monde si le pays veut se reconstruire. A cet égard, j’étais contente d’apprendre de la part du Premier ministre que le Gouvernement de Transition a mis en place une commission de réconciliation et une commission permanente de dialogue.


Il s’est aussi engagé à accélérer la mise en place d’une commission nationale des droits de l’homme. Les commissions nationales des droits de l’homme sont des institutions indépendantes importantes avec des pouvoirs spécifiques, régies par un ensemble de normes internationales, connues sous le nom de Principes de Paris, et j’ai offert les services de mon Bureau pour aider le Gouvernement à s’assurer que cette commission soit d’un standard élevé dès le début.


Mais des institutions spécifiques comme celle-ci vont avoir des difficultés de fonctionner, à moins que la loi et l’ordre, ainsi que le système judiciaire soient rétablies, que les populations déplacées soient aptes à retourner rapidement et à reconstruire leurs maisons et leurs vies en toute confiance, et qu’elles bénéficient d’une protection adéquate de l’Etat. Il n’y aura pas de solution avant que ces conditions ne soient remplies.


La République centrafricaine est en train de payer un lourd tribut dû à 50 ans de mauvaise gouvernance. Avec un sol fertile et de précieuses ressources minérales, elle devrait être riche. Mais au contraire, et même avant le présent désastre, c’était l’un des pays les plus pauvres au monde. Un pays qui, malgré ses multiples rivières et une longue saison pluvieuse, se devait encore d’acheter de l’eau potable chez ses voisins.

Au centre de cette catastrophe, il y a une unique opportunité à ne pas manquer. Le Gouvernement de Transition doit non seulement agir de façon décisive pour s’assurer que les fondations d’un Etat nouveau et robuste sont en place, mais aussi agir pour s’assurer que l’ordre ancien d’une gouvernance corrompue n’émerge à nouveau. Il ne devrait pas dépendre entièrement de la communauté internationale pour combler les vides parce que si c’est le cas, il n’y aura jamais un redressement complet.


Cela dit, je suis profondément préoccupée par la réponse lente de la communauté internationale. L’effort pour l’aide humanitaire est déplorablement sous-financé, avec seulement 20 pour cent des contributions attendues jusqu’à ce jour. Les organisations des droits de l’homme n’ont même pas les moyens de transport pour aller à l’intérieur pour savoir ce qui s’y passe. J’exhorte les Etats à répondre rapidement à l’appel du Secrétaire général de mettre sur pied une force de maintien de la paix complète, équipée de 10.000 casques bleus internationaux et de 2.000 policiers. Durant mes rencontres avec la MISCA et la Force Sangaris, j’ai souligné le besoin pour les forces de maintien de la paix actuelles et futures de se conformer aux droits de l’homme, ce qui implique une formation approfondie et leur suivi par les commandants et les Etats contribuant au maintien de la paix.


En somme, bien que la RCA ait reçu une attention internationale, celle-ci est loin d’être de même mesure que les besoins, et cela contraste avec d’autres situations où les interventions internationales se sont largement révélées une réussite. La création, à partir de rien, d’un système judiciaire efficace, de même que des prisons et forces de police et autres institutions clés est une entreprise énorme et complexe qui ne peut être faite au rabais. La communauté internationale semble avoir oublié les leçons apprises en Bosnie Herzégovine, au Rwanda, au Kosovo, et au Timor oriental, pour ne citer que quelques-unes.


Les organisations de la société civile m’ont informée qu’elles avaient tiré sur la sonnette d’alarme longtemps avant que la crise ne se transforme en une calamité, cependant personne ne les a écoutées. Malgré quelques améliorations sur le plan sécuritaire, l’alarme continue à sonner. A défaut de soutenir ce pays, nous risquons des décennies
d’instabilité et la création d’un nouveau et fertile terreau de l’extrémisme religieux non seulement en RCA, mais dans la région.


Je ne peux m'empêcher de penser que si la RCA n'était pas un pays pauvre caché au cœur de l'Afrique, des évènements terribles qui ont eu lieu- et continuent à avoir lieu- auraient stimulé une réaction beaucoup plus forte et plus dynamique de la part du monde extérieur. Combien d'enfants doivent encore être décapités, combien de femmes et de filles seront encore violées, combien d’actes de cannibalisme devraient-ils y avoir encore, avant que nous ne nous décidions à nous lever et  à accorder une plus grande  attention à ce pays?


Je vous remercie.

 

 

 

Centrafrique: «niveau de haine terrifiant»

 

Rédaction en ligne      http://www.lesoir.be/  
 

La «haine entre communautés demeure à un niveau terrifiant» en Centrafrique, où il n’existe plus d’Etat pour arrêter les criminels qui agissent en toute impunité, s’est alarmée à Bangui la haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Navi Pillay. «Bien que les tueries à grande échelle qui ont eu lieu en décembre et janvier paraissent être arrêtées pour le moment, principalement en raison de la présence des forces africaine Misca et française Sangaris, des personnes continuent d’être tuées quotidiennement», a affirmé Mme Pillay au cours d’un point de presse, en évoquant particulièrement les milices majoritairement chrétiennes anti-balaka qui «se métamorphosent en gangs criminels».

Conférence de presse de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, à l’occasion de sa mission en République centrafricaine

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Centrafrique-Presse.com
20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 15:34

 

 

 

 

 

 

20/03/2014 à 12:52 Par Vincent Duhem    Jeune Afrique

 

Depuis le coup d'État du 24 mars 2013 et son départ précipité de Bangui, François Bozizé multiplie les déplacements. Suivez la trace de l'ancien président centrafricain entre Yaoundé, Nairobi, Paris et Kampala.

 

Mis à jour à 13h45

 

Le 24 mars au petit matin, François Bozizé quitte précipitamment Bangui à bord de son hélicoptère de commandement Dauphin. Direction le Cameroun. À 18 h 30, l'appareil se pose à Batouri, province de l'Est, où le sous-préfet a reçu pour consigne d'accueillir le fugitif avec tout le protocole nécessaire. Puis Bertoua et enfin Yaoundé, par la route.

 

Depuis, l'ancien président centrafricain multiplie les déplacements. D’abord réfugié aux premières heures de sa chute à Yaoundé au Cameroun, il séjourne successivement à Nairobi, Kampala, Addis­-Abeba et Djouba, avant de s'installer à Paris fin juillet.

 

Sa présence et son activisme ayant été jugés gênants par les Français, qui le lui ont discrètement fait savoir avant d'annuler son visa encore en cours de validité, François Bozizé, quitte finalement Paris pour Bruxelles, Addis-­Abeba, puis Nairobi.

 

Bénéficiant du soutien des autorités ougandaises ­ et de hauts gradés - Bozizé connaît Yoweri Museveni depuis le début des années 1970 -, il est actuellement installé à Kampala avec son fils Franklin, mais sans son fidèle aide de camp, le lieutenant Vincent Ouapounaba, rentré très récemment en France.

 

Note : il est très difficile de connaître précisément les dates de passage de François Bozizé dans les différentes capitales recensées. Celles qui sont indiquées ci-dessous sont donc indicatives.

_________________

 

Par Vincent DUHEM

 

 


Carte des déplacements de François Bozizé
 

Lu pour vous : Centrafrique : de Bangui à Kampala, la carte interactive du périple de Bozizé
Lu pour vous : Centrafrique : de Bangui à Kampala, la carte interactive du périple de Bozizé
Lu pour vous : Centrafrique : de Bangui à Kampala, la carte interactive du périple de Bozizé

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