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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 19:18

 

 

 

 

 

 

APA Malabo (Guinée équatoriale) 2014-03-11 13:18:23 -Le gouvernement de la Guinée équatoriale a décidé d’envoyer, pour trois mois, un nouveau contingent de 195 soldats en Centrafrique en remplacement des 200 hommes sur place depuis octobre 2013.


Le président Teodoro Obiang Nguema a présidé lundi au plus grand Camp militaire de Meñe Ela de Malabo la cérémonie d'adieu du nouveau contingent en partance pour Bangui. 


Le chef de l'état équato-guinéen a appelé les soldats de la mission de paix à la discipline et au respect de la hiérarchie durant leur séjour en Centrafrique.
Malabo n'a pas donné les raisons qui l'ont poussé à réduire le nombre de ces soldats ainsi que la durée de la troupe en Centrafrique 


Le ministre équato guinéen des affaires étrangères Agpito Mba Mokuy a exhorté les pays amis de la Guinée équatoriale lors d'une rencontre lundi 3 mars avec les ambassadeurs accrédités à Malabo que leur pays envoie des troupes supplémentaires en Centrafrique et qu'ils contribuent économiquement pour le retour de la paix en Centrafrique.


« Cette réduction du contingent équato-guinéen peut-être due au nombre encore insuffisant de soldats en guinée équatoriale disposant d'une formation insuffisante pour ce genre de mission» a estimé un coopérant militaire en poste à Malabo.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=510255#sthash.Lw5fPsFY.dpuf

Malabo réduit ses soldats déployés en Centrafrique

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 18:43

 

 

 

 

GENEVE, 10 mars 2014 (AFP) - Une commission des Nations Unies va commencer à enquêter mardi en Centrafrique sur les violations des droits de l'homme dans ce pays livré depuis près d'un an au chaos et aux tueries entre musulmans et chrétiens.

 

La commission, mandatée par le Conseil de sécurité de l'ONU et dirigée par le Camerounais Bernard Acho Muna, veut "mettre un terme à l'impunité" qui règne dans le pays.

 

La Centrafrique est "un pays qui est en train de se vider de sa population musulmane", passée de 15% environ à 2% de la population totale, s'est alarmé lundi le conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU pour la prévention des génocides, le Sénégalais Adama Dieng.

 

Pour Bernard Acho Muna, juge à la Cour Suprême du Cameroun et ancien procureur en chef adjoint du Tribunal pénal international pour le Rwanda, "un génocide commence toujours avec de la propagande incitant à la haine".

 

"Nous espérons que notre présence et le fait que nous enquêtions soient un signal pour que les gens orchestrant la propagande ne passent pas à l'action", a-t-il déclaré.

 

Depuis mars 2013 et le renversement de François Bozizé par la coalition rebelle Séléka de Michel Djotodia, des crimes massifs ont été commis, en toute impunité jusque présent, contre la population en Centrafrique.

 

Ces crimes - meurtres, viols, vols, incendies d'habitations - ont été pendant des mois l'apanage des combattants Séléka (majoritairement musulmans), à Bangui mais aussi en province.

 

L'émergence pendant l'été des milices d'auto-défense villageoises anti-balaka (majoritairement chrétiennes) a donné à ces crimes une nouvelle ampleur avec un cycle de représailles et contre-représailles menées par anti-balaka et Séléka contre les populations civiles, avec des massacres et des villages incendiés.

 

Depuis décembre et les tueries de masse dans la capitale, les anti-balaka avec dans leur sillage des bandes de pillards s'en prennent systématiquement aux civils musulmans, contraints à l'exode, sur fond de "nettoyage ethnique" selon Amnesty International. Des bandes armées issues de l'ex-Séléka continuent elles aussi à semer la terreur dans des localités de province.

 

Au total, les violences intercommunautaires ont fait des milliers de morts et un quart des 4,6 millions de Centrafricains sont déplacés, provoquant une situation humanitaire désastreuse.

 

Parallèlement à la commission d'enquête de l'ONU, la Cour pénale internationale (CPI) s'est elle aussi emparée du dossier centrafricain. Le 7 février, le procureur de la CPI a annoncé l'ouverture d'un "examen préliminaire", préalable à une enquête, sur des crimes "graves" commis en République centrafricaine.

 

Bernard Acho Muna a relevé que la situation en République centrafricaine "est unique, elle est caractérisée par l'effondrement de l'ordre public, le vide du pouvoir, l'absence d'autorités de police et judiciaires".

 

La commission d'enquête est composée de trois personnes. Outre le président, elle comprend Fatima M'Baye, présidente de la commission mauritanienne pour les droits de la femme et vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l'homme, et Jorge Castaneda, ancien ministre des Affaires étrangères du Mexique.

 

Les enquêteurs doivent rester au total deux semaines en Centrafrique, dont trois jours à Bangui. Elle se rendra dans le pays "partout où c'est nécessaire pour établir les faits", a dit son président.

 

Elle doit rencontrer les autorités gouvernementales, les autorités locales, les chefs de villages, les représentants d'ONG, les commandants des troupes françaises et de la Mission de l'ONU et de l'Union africaine, et se rendre dans les camps de déplacés et de réfugiés.

 

Elle remettra un premier rapport au Conseil de sécurité de l'ONU en juin prochain. 

 

 

 

Mission d'enquête de l'Onu à Bangui contre la "propagande de haine"

 

PAR REUTERS | LUN, 10/03/2014 - 13:39

 

La commission d'enquête des Nations unies sur les violences en République centrafricaine s'est alarmée lundi du niveau atteint par la "propagande de la haine" entre ex-rebelles de la Séléka et miliciens anti-Balaka et son président, Bernard Acho Muna, a évoqué le précédent rwandais.


Des membres de la commission, mise en place en décembre par le Conseil de sécurité, quittent Genève ce lundi pour se rendre sur place. Ils entendront des chrétiens et musulmans victimes des violences.


Leur mission vise également à dresser des listes de suspects en vue d'éventuelles poursuites judiciaires.


Bernard Acho Muna a dit espérer que cette enquête servirait d'avertissement à ceux qui, dit-il, orchestrent la "propagande de la haine".


"Nous entendons nous aussi des informations sur un génocide. Mais une chose que je suis en mesure de vous dire du fait de mon expérience rwandaise, c'est qu'il ne fait aucun doute qu'une question de propagande est en cours, de propagande de haine. Et c'est habituellement un très mauvais signe lorsqu'ils disent propagande", a poursuivi le président camerounais de la commission d'enquête.


"Nous n'attendrons pas qu'un génocide soit commis pour déclencher des poursuites. Je pense qu'il est dans notre mandat de voir comment on peut enrayer cette progression vers un génocide."

L'ONU commence son enquête sur les violations des droits de l'homme
L'ONU commence son enquête sur les violations des droits de l'homme

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 09:58

 

 

 

 

 

 

http://www.huffingtonpost.fr/  10/03/2014 11h38

 

Comme, il y a près d'un an pour l'opération Serval au Mali, et alors que l'opération Sangaris en RCA a été déclenchée le 5 décembre dernier, la représentation nationale a apporté son soutien, au prolongement de l'Opération (conformément à l'article 35 - alinéa 3).

 

L'UDI a certes voté oui. Mas un "oui, mais"... c'est à dire agrémenté de conditions, en premier lieu desquels, que l'engagement français débouche rapidement (d'ici cet été) au déploiement de casques bleus, d'ici à cet été, pour une force conséquente d'imposition de la paix "sous chapitre 7" de la Charte des Nations Unies."

 

Il convient ainsi de dire très clairement que ce n'est pas à la France de porter seule le fardeau de l'impuissance internationale. Ce n'est pas à la France d'être en première ligne sur toutes les crises qui parcourent le continent africain.

 

L'Europe doit aussi véritablement s'engager. L'ONU doit assumer sa "responsabilité de protéger" et s'en donner les moyens.

 

Bien sûr, nous nous réjouissons de l'envoi d'une force européenne (EUTM-RCA, dont le QG sera située en Grèce, à Larissa et qui sera dirigée par un général français, le général Philippe Ponties), initialement de 500 hommes portée à 1000, conformément à la dernière résolution onusienne 2134, votée en janvier dernier, néanmoins contingentés à une seule présence statique de protection de l'aéroport de Bangui.

 

Mais un acte politique fort, dans une opération de cette nature, ne saurait être seulement un acte symbolique tel que celui-ci. D'autant que cette force serait pour le moment composée pour grande partie nos amis Estoniens, Géorgiens et de quelques éléments, hongrois, roumains et polonais. Tous les grands pays européens en sont absents. L'UE, en réalité, ne nous suit pas !

 

Jean-Louis Borloo, il y a de cela quatre mois, avait appelé à la responsabilisation des Etats voisins et à l'Union Africaine, à la mobilisation de l'Europe et au rassemblement de la communauté internationale pour que le calme revienne rapidement et durablement dans cette partie de l'Afrique

 

L'engagement de l'armée française en République centrafricaine aux côtés des forces africaines de la MISCA, conformément à la résolution 2121 du Conseil de sécurité de l'ONU, était une décision extrêmement lourde et grave.

 

Il était impératif et urgent d'intervenir. C'était une obligation morale. C'était une nécessité humanitaire. C'était un choix qui a fait honneur à la France, parce qu'il était conforme aux valeurs universelles de notre pays.

 

Dans un contexte particulièrement difficile, bien différent de celui du Mali car avec aucun adversaire clairement identifié, c'est une mission particulièrement difficile que nos soldats assument avec courage, efficacité et lucidité. Au premier rang des troupes sur place, il y a eu le GTIA Amarante, composé de la 11ème brigade parachutiste et plus particulièrement du 8ème RIPMa de Castres qui, dès le début du conflit, a une fois encore, payé un trop lourd tribu. 


Bientôt un nouveau GTIA Savoie (composé des chasseurs alpins du 13ème BCA de Gap appartenant à la 27ème Brigade d'infanterie de montagne) le remplacera.

 

Néanmoins, les réalités s'imposent à nous et l'excès de mots se heurte à l'insuffisance des moyens. Il faut bien admettre que l'ampleur de la situation sur place a été initialement sous-estimée. Dès le début de l'intervention française, l'UDI, avait dit que nous y resterions plus longtemps que prévu et qu'il faudrait nettement plus d'hommes sur le terrain.

 

Les force Sangaris ne peuvent ainsi quitter maintenant la République centrafricaine qui ne dispose plus d'Etat, ni de services de sécurité...

 

Cette situation étant déjà très difficile et complexe, si les éléments de la force Sangaris qui occupent une place pivot d'appui à la MISCA se retiraient, la situation deviendrait catastrophique et chaotique.

 

Notre armée se trouve dans une situation de plus en plus intenable. Trop peu nombreux, nos soldats essayent, avec leurs moyens d'apaiser, un conflit aux multiples facettes, sans adversaire clairement identifié et face à une situation très versatile où le soutien aujourd'hui peut devenir l'adversaire de demain et vice-versa.

 

La tâche de nos soldats se révèle donc bien plus complexe que nous ne l'avions imaginée, et cette opération n'a rien à voir avec celle engagée au Mali. Centrée, aujourd'hui, sur des objectifs d'interposition, de désarmement et de gestion de foules, demain sur des missions de démobilisation et de réintégration des anciens belligérants (DDR) ainsi que sur la finalité de la réforme des systèmes de sécurité (RSS), la mission des Sangaris s'apparente davantage au Kosovo ; or l'OTAN y avait envoyé jusqu'à près de 60 000 hommes.

 

Les forces militaires dépêchées sur place sont notoirement insuffisantes : 2000 français - dont seulement 50 gendarmes - et 6000 africains de la MISCA, alors que les experts évaluent le besoin à 30 000 soldats pour stabiliser un pays de 623 000 km2 (France et Belgique réunis) où tout est en ruines. Même si évidemment la réalité tactico-opérationnelle et stratégique n'est pas la même, mais la RCA à peu ou prou la même superficie que l'Afghanistan : On ne peut pas ainsi pas "tenir" le pays avec 200 fois moins de soldats, si aguerris soient-ils !

 

La République centrafricaine est aujourd'hui plongée dans le plus sombre des chaos. L'Etat n'a plus de consistance. En réalité, il n'y a plus d'Etat : les fonctionnaires ne sont plus payés depuis cinq mois, la justice ne fonctionne pas, les prisons sont fermées. L'armée compte moins de 10000 hommes, dont 200 "opérationnels" sur le terrain, pour l'essentiel dans le sud-est du pays, "dédiés" aux côtés des forces spéciales américaines, à la traque des restes de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et de son chef charismatique et mystique, Joseph Kony. Sur Bangui, on ne compte plus que 6500 hommes, mais sans uniformes ni armes, ce qui démontre l'état de déliquescence des forces de sécurité dans le pays.

 

La France a une vocation universelle, certes. Mais elle n'est pas une puissance universelle. Elle n'a pas vocation à compenser l'impuissance internationale à elle seule. Elle a vocation à susciter l'élan collectif des Nations du monde.

 

La grande décision d'un grand pays comme la France, c'est le partage de la décision.

Il conviendrait ainsi de créer un fonds européen d'opérations extérieures pour des pays qui n'engagent pas d'hommes. C'était une des suggestions de Jean-Louis Borloo en décembre dernier, et une des 18 propositions du programme défense UDI, présenté en novembre dernier

 

Il faut ainsi prendre en compte le coût des OPEX, en temps de crise.

 

La LPM 2014-2019 a, du reste, prévu de réduire le pré-finacement des OPEX de 630 à 450 millions d'euros par an, alors que l'opération Sangaris aurait déjà couté près de 100 millions d'euros. A titre de comparaison, l'opération Serval a, quant à elle, d'ores et déjà couté 647 millions d'euros. La Loi de finance pour 2014 est venue confirmer que la prévision des surcouts OPEX pour 2013 serait estimée à 611 millions d'euros (hors surcoûts mentionnés précédemment liés au déclenchement en janvier 2013 de Serval).

 

Il est donc devenu urgent que la France propose une conférence internationale, mettant autour de la table, les principaux acteurs de la crise : les six pays frontaliers, notamment le Congo, le Tchad, le Soudan, ainsi que les voisins "impliqués" dans la crise, dont le Gabon, l'Ouganda et le Rwanda, à côté de l'UE, de l'UA, de l'ONU, des Etats-Unis et de la Chine, qui, chacun à des degrés divers porte en eux une part de responsabilité dans le déclenchement de la crise autant qu'ils offrent des alternatives crédibles à la sortie de crise.

 

Car, aucune sortie de crise et solution durable ne pourra être trouvée sans une réelle mobilisation des Etats voisins qui pour certains, de par le passé, ont trop souvent considéré la Centrafrique comme le ventre mou de la région au sein duquel ils ont exporté leurs propres problèmes, intérêts et contradictions intérieures.

 

Par Emmanuel Dupuy, Président du Club Défense de l'UDI et Philippe Folliot, Député du Tarn, chargé des questions défense au sein du contre-gouvernement UDI

Prolongation de l'opération Sangaris: que faire maintenant?

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 09:52

 

 

 

 

 

 

 http://fr.radiovaticana.va/   2014-03-11 08:23:02 

 

(RV) Entretien- Un calme précaire est revenu en Centrafrique mais c’est une situation en trompe l’œil. Les tensions sont toujours bien présentes. Si les violences baissent, c’est surtout parce que la quasi-totalité des musulmans a fui le pays, étant devenus les cibles des milices anti-balakas. A Kaga-Bandoro, ville située à 350 km au Nord de Bangui, les cortèges de camions remplis de ressortissants musulmans traversent la ville en direction du Tchad. A 5 km de l’entrée de la ville, les anti-balakas restent aux aguets.


Kaga-Bandoro est donc un carrefour inévitable pour les différents acteurs du conflit en cours en Centrafrique. L’évêque de la ville, Mgr Albert Vanbuel tente tant bien que mal de jouer les médiateurs, alors qu’il n’y a plus aucune autorité publique sur place

Centrafrique: loin de Bangui, la médiation d'un évêque

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 09:49

 

 

 

 

 

Agence France-Presse   YAOUNDÉ, Cameroun  10 mars 2014 à 21h53

 

Plus de 130 000 personnes fuyant les violences en Centrafrique se sont réfugiées depuis décembre au Cameroun voisin, a annoncé lundi l'ONU.

 

La crise centrafricaine a provoqué un afflux de «réfugiés en provenance de la RCA (République centrafricaine), soit au total 130 187 personnes arrivées au Cameroun entre décembre 2013 et mars 2014», a affirmé l'ONU dans un communiqué transmis à l'AFP.

 

Plus de 20 000 personnes, «dont la plupart sont des musulmans centrafricains, ont été accueillies dans la région de l'Est-Cameroun depuis janvier», un quart d'entre elles étant des enfants de moins de 4 ans, souligne le communiqué qui cite les chiffres du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

 

«Les agences spécialisées de l'ONU et leurs partenaires sont mobilisés pour apporter une assistance adéquate à ces victimes et pour éviter une catastrophe humanitaire», assure l'organisation dans son communiqué.

 

Mais selon l'ONU, «les demandes sont de plus en plus fortes alors que les moyens sont limités. Il faut par exemple plus de 17 millions de dollars au HCR pour relever, pendant trois mois, les nombreux défis imposés par l'afflux des réfugiés».

 

Une délégation conduite par le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique centrale, Abou Moussa, séjourne depuis le 7 mars au Cameroun pour évaluer la situation des victimes de la crise centrafricaine. Lundi, elle a rencontré le Premier ministre camerounais, Philémon Yang, et doit se rendre mercredi dans l'est du pays, où se trouvent la plupart des réfugiés.

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos et les violences interreligieuses depuis la prise du pouvoir par la rébellion à dominante musulmane Séléka en mars 2013.

 

Le Cameroun accueille en outre plusieurs milliers de Nigérians qui ont fui les violences dans leur pays à la suite de l'offensive lancée par l'armée nigériane contre les insurgés de la secte islamiste Boko Haram.

Centrafrique: 130 000 réfugiés au Cameroun en trois mois

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 09:42

 

 

 

 

 

par RFI  11-03-2014 à 06:15

 

L'archevêque de Bangui, monseigneur Nzapalainga, et le président de la communauté islamique de Centrafrique, Omar Kobine Layama, sont en chemin pour les États-Unis pour convaincre les Nations unies et les dirigeants américains de l'importance du déploiement d'une mission onusienne de maintien de la paix.

 

Sur leur chemin pour New York, monseigneur Nzapalainga et Omar Kobine Layama ont fait escale à Paris où ils ont rencontré le ministre délégué chargé du Développement, Pascal Canfin. Ils lui ont raconté la tournée qu'ils viennent d'effectuer à travers le pays. Les deux religieux ont parcouru pas moins de 1 000 kilomètres dans la Centrafrique profonde, afin d’essayer de mieux comprendre l'état de leur pays.

 

Ils disent avoir trouvé des signes d'espoir, comme la bonne cohabitation des communautés religieuses à Paoua ou à Bangassou. Mais ils ont aussi trouvé sur leur route la peur, toujours semée par les hommes en armes. « Nous avons vu des villages rayés de la carte, incendiés, des villes vidées des musulmans, beaucoup d’autres encore confrontées à l’insécurité, et beaucoup de seigneurs de guerre encore présents. Les gens vivent encore avec la peur au ventre », rapporte monseigneur Nzapalainga.

 

Face à cette persistance de l'insécurité, il est urgent, selon les deux leaders, de transformer la force africaine déployée en Centrafrique, la Misca, en une force des Nations unies. « Les effectifs des hommes sur le terrain ne répondent pas à la superficie de ce pays. Il y a aussi un problème logistique auquel la Misca est confrontée. Le Conseil de sécurité ne peut pas rester indifférent à la souffrance d’un peuple, comme le peuple centrafricain, qui est terré dans la brousse. Nous allons demander aux Nations unies de faire de sorte qu’une mission de la paix internationale soit installée en République centrafricaine », explique l’imam Kobine Layama.

 

Dans l'immédiat, les deux hommes réclament l'application stricte de la résolution 2127. Celle-ci demande aux forces internationales de désarmer les groupes armés, si nécessaire par la force, pour sécuriser les personnes et les biens.

Deux chefs religieux vont plaider la cause centrafricaine à New York

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:56

 

 

 

 

COMMUNIQUE  DE PRESSE

 

 

Le Bureau  Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain ( MLPC)  est consterné et bouleversé  par le décès de l’illustre camarade Joseph  Vermond TCHENDO, ancien secrétaire Général  Administratif  du Parti, survenu  le samedi 08 Mars  2014  à l’hôpital  Elisabeth   DOMITIEN  à BIMBO  des  suites d’une courte  maladie.

 

La disparition  tragique de l’illustre  camarade  Joseph  Vermond  TCHENDO, membre Co-fondateur  du MLPC  qui a lutté  pendant  plusieurs années pour défendre  les idéaux   du Parti, plonge tous  les militantes et militants  dans une grande  tristesse.

 

Le Bureau  Politique  du MLPC, conscient du rôle  historique  et de l’engagement  politique de ce  grand combattant  de la  liberté, de la justice et de la démocratie, prie l’Eternel Dieu  Tout Puissant  de lui accorder  toute sa grâce.

 

Au nom  du Président  du MLPC, du Conseil Politique National, (CPN) des Bureaux  des organes connexes (MLFC, MLJC), des Fédérations, Sous Fédérations, Sections et Cellules, le Secrétaire Général adresse  à la famille de l’illustre  camarade  disparu, leurs compassions  et leurs condoléances  les plus  émues.

 

Fait  à Bangui, le 08 Mars 2014

 

Pour le Bureau Politique

Le Secrétaire Général

 

Étienne MALEKOUDOU

 

 

 

Nécrologie : Décès de Joseph Vermond Tchendo

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:51

 

 

 

 

 

Par Source: EMA - 10/03/2014

 

Le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des Armées (CEMA), est allé à la rencontre des soldats français déployés dans le cadre l’opération Sangaris

 

Au cours de ladite journée, il a tenu à les retrouver sur le terrain, à Bangui comme en province, pour prendre la mesure concrète de la situation. S’adressant aux hommes et aux femmes placés sous le commandement du général Francisco Soriano, commandant de la force Sangaris, le CEMA a insisté sur «le calme et la ténacité» dont ils ont fait preuve depuis le premier jour de l’opération. Il a salué leur engagement qui a permis de «briser la spirale de la violence» dans une mission qu’il a qualifiée de «complexe et de risquée».

 

Le CEMA a ensuite accueilli M. François Hollande, Président de la République, qui effectuait le même jour sa deuxième visite en RCA. Après avoir accompagné le chef des armées lors de son entretien avec la présidente de transition, madame Catherine Samba Panza, il a participé à une rencontre avec les autorités religieuses centrafricaines, avant de suivre une patrouille conjointe effectuée par Sangaris avec les soldats de la MISCA dans le 3e arrondissement. 

 

Après le départ du chef de l’Etat, le CEMA s’est rendu auprès d’un détachement de Sangaris déployé à Boda, une ville située à 150 kms à l’ouest de Bangui. Aux ordres d’un capitaine, la force y maintient un sous-groupement chargé d’assurer la protection d’une importante communauté musulmane. Avant de rejoindre l’aéroport de M’Poko, le CEMA s’est enfin déplacé sur «PK 12», au nord de Bangui, un des points où les tensions restent les plus vives. Lors de cette première visite en Centrafrique, le CEMA a félicité les soldats français qui réalisent «une mission difficile, mais dont le comportement, la maîtrise de la force et le travail sur le terrain sont exemplaires».

 

Droits : Ministère de la Défense

RCA: première visite du nouveau chef d’état-major des armées

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:27

 

 

 

 

 

 

LE MONDE | 05.03.2014 à 11h12 |Par Cyril Bensimon

 

« Bozizé et ses fils jouent un rôle insupportable », estime le ministère français de la défense. Avant le déclenchement de l'opération « Sangaris », le 5 décembre 2013, diplomates et militaires français jugeaient l'implication de l'ex-président centrafricain derrière les milices anti-balaka négligeable. Celui-ci, disaient-ils, tentait tout au plus de récupérer le mouvement. Mais cette analyse a changé.

 

Après son renversement, en mars 2013, par les rebelles de la Séléka, François Bozizé a circulé entre le Cameroun, la France, le Kenya, l'Ouganda et le Soudan du Sud. Selon des sources concordantes, il est actuellement installé à Kampala, où il bénéficie de la bienveillance des autorités ougandaises. Le chef de l'Etat déchu a toujours nié être derrière les anti-balaka, se limitant à les considérer comme des « résistants ». Mais un enregistrement audio circulant depuis plusieurs jours sur Internet confirme ses liens avec des commandants de cette milice.

 

Selon des sources militaires françaises, François Bozizé et des membres de sa famille manipulent les groupes qui font la chasse aux musulmans. « Ils méritent la Cour pénale internationale », avance un haut responsable français. Le bureau du procureur de la CPI a ouvert le 7 février un examen préliminaire, étape préalable à une enquête officielle, sur les crimes commis en Centrafrique depuis septembre 2012.

 

GEL DES AVOIRS

 

Paris travaille actuellement au Conseil de sécurité de l'ONU pour geler les avoirs et à interdire de voyage huit personnalités centrafricaines, dont François Bozizé et son fils Jean-Francis, un ancien ministre de la défense qui était encore en janvier en France. Selon une source proche des services de renseignement, la famille Bozizé aurait placé au moins 156 millions d'euros sur des comptes en Suisse, au Luxembourg et dans les îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey. Des fonds auraient aussi été placés en Afrique du Sud.

 

Un autre personnage est aussi dans le collimateur de la France : Noureddine Adam, l'ex-chef des services de renseignement du président déchu Djotodia (issu de la Séléka), considéré par Paris comme le principal acteur agissant pour une partition du pays. Après s'être réfugié au Bénin, il serait, selon une source gouvernementale française, passé au Nigeria.

Lu pour vous : Centrafrique : François Bozizé dans le collimateur de la France

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:25

 

 

 

 

dimanche 9 mars 2014  par Agence de Presse Africaine - apanews.net 

 

L’organisation de la coopération islamique (OCI) nous a fait confiance dans le dossier centrafricain qui est « extrêmement sensible », a indiqué le Sénégalais Cheikh Tidiane Gadio, récemment nommé envoyé spécial de cette organisation en Centrafrique.

 

« La Ummah islamique nous fait confiance dans un dossier extrêmement sensible. Mais tout le monde sait que depuis des mois, je me suis engagé en tant que panafricain et à titre tout à fait bénévole dans le règlement de la crise centrafricaine. Et je suis prêt à rester bénévole sur ce dossier. Comme je m’étais engagé dans le dossier malien depuis un an et demi sans répit, je suis prêt à continuer l’engagement sur celui centrafricain sans répit aussi », a dit M. Gadio, dans un entretien avec APA.

 

Il dit mesurer l’importance de cette mission et la confiance investie dans le Sénégal et en lui pour prendre en charge cette mission. Selon M. Gadio, cette mission ne lui serait pas confiée si elle n’avait pas l’aval des autorités au premier chef desquelles le Chef de l’Etat Macky Sall et le ministre des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye.

 

« Maintenant il est question d’aller rejoindre tous ceux qui sont sur le terrain, qui ont fait beaucoup d’efforts, beaucoup de sacrifices, beaucoup d’engagements pour aider la Centrafrique à résoudre ses problèmes. Et sous ce rapport, je crois que j’ai du travail, mais à côté de ceux qui étaient déjà là. Et je n’y vais pas sous le rapport d’un musulman qui intervient dans une crise où il y a des musulmans qui ont des problèmes. Non ! J’y vais parce que je suis panafricain, parce que le peuple centrafricain est indivisible dans ses difficultés, dans ses problèmes », a-t-il fait remarquer.

 

Pour Cheikh Tidiane Gadio, sa mission est d’apporter le concours de la Ummah islamique dans la résolution de la crise.

 

« Un concours très simple : Le dialogue politique pour la réconciliation nationale, mais avant tout la cessation des hostilités, des tueries pour qu’on puisse engager le dialogue politique, l’assistance humanitaire et la reconstruction économique de la Centrafrique », a précisé Dr Gadio.

 

« J’ai également reçu un député centrafricain à Dakar. J’ai parlé à beaucoup d’amis de la classe politique centrafricaine bien avant cette nomination. Je me suis même permis d’appeler au téléphone la présidente de transition (Cathérine Samba Panza), parce que je m’honorais qu’une femme soit désignée pour diriger la transition. J’ai discuté avec elle des scenari de sortie de crise qu’elle avait approuvée. Donc comme on dit j’étais resté saisi du dossier moi-même avant que l’OCI ne m’investisse de sa confiance », a-t-il conclu.

 

 

La RCA cherche toujours le chemin de la paix

 

http://www.dw.de/   10.03.2014

 

La Centrafrique est encore loin d'un retour à la paix. Les exactions et règlements de compte se poursuivent toujours aussi bien dans la capitale Bangui qu'à l'intérieur du pays.

 

La communauté musulmane reste, selon les organisations internationales sur place, la principale cible des violences. C'est dans ce contexte que l'Organisation de la coopération islamique (OCI) a nommé l'ex-ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio comme son envoyé spécial en République centrafricaine.

Une mission dans un contexte tendu

Compte tenu de la situation d'insécurité à laquelle la communauté musulmane est confrontée en Centrafrique, c'est dans l'urgence que l'OCI, a mandaté Cheikh Tidiane Gadio, alors que les musulmans continuent de fuir les exactions. Pas plus tard que ce week-end la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a une fois de plus dénoncé les violences dont sont victimes les musulmans. Une réaction suite à l'assassinat à Bangui vendredi de quatre civils appartenant à cette communauté.

 

Les humanitaires pris pour cible

 

Outre la communauté musulmane, les organisations humanitaires également ne semblent pas à l'abri des attaques.

 

Un collaborateur du Comité international de la Croix-Rouge a été tué ce week-end dans le nord du pays, plus précisément dans la ville de Ndélé. Le CICR a lancé un appel au respect des règles de base du droit humanitaire. Mais dans le contexte actuel, pas sûr qu'il soit entendu. Amy Martin est responsable du bureau de la coordination des affaires humanitaires en Centrafrique, elle explique que l'insécurité persiste.

 

« La situation est inquiétante surtout vers le nord et les zones rurales. Nous avons toujours les groupes armées surtout les anti balaka qui menacent certaines populations. Il y a toujours les éléments des ex seleka qui sont regroupé qui sont repartis vers le Nord-est. Il y a d'autres groupes armés dans le Nord-ouest. On a plusieurs groupes armés qui volent, qui pillent. Pour nous c'est toujours l'insécurité qui joue sur le déplacement de tout le monde. »

 

Les soldats de la Misca et ceux de la mission Sangaris tentent tant bien que mal d'assurer la protection tant des populations civiles que des humanitaires et de leurs convois.

 

Vendredi déjà Médecins sans frontières avertissait que les violences, surtout dans le nord de la Centrafrique, entravaient le déploiement de l'aide humanitaire destinée aux populations. L'arrivée de la saison des pluies devrait également compliquer davantage la distribution de l'aide.

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