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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 15:14

 

 

 

 

 

(AFP 19/03/14)

 

PARIS, 19 mars 2014 (AFP) - A quelques jours du premier anniversaire de la prise de Bangui par la Séléka, Médecins sans frontières dénonce mercredi "un an d'escalade de la violence" en République centrafricaine et exhorte la communauté internationale à accroître son aide.

 

"C'est une crise humanitaire de très grande ampleur avec des besoins considérables", a souligné Marie-Hélène Rodrigue, directrice des opérations à MSF, de retour de Centrafrique, lors d'un point presse à Paris.

 

Rappelant que l'ONG emploie 300 expatriés et 2.300 personnels locaux dans le pays et réalise beaucoup d'opérations chirurgicales "très coûteuses", Mme Rodrigue explique que l'ONG "a besoin d'une mobilisation financière" des donateurs privés. Mais la situation dans le pays réclame "aussi d'un engagement financier de la part des bailleurs internationaux".

 

Aujourd'hui, celui-ci est "extrêmement faible, pas du tout à la hauteur", estime-t-elle.

 

Présente dans le pays depuis 1997, MSF a vu ces dernières années ce pays déjà exsangue s'enfoncer dans un cycle infernal de tueries. Les violences ont fait près d'un million de déplacés et réfugiés, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants, et provoqué une crise humanitaire sans précédent. L'ONG est également présente dans les pays limitrophes, notamment au Tchad où elle vient en aide aux quelque 82.000 réfugiés.

 

Ses équipes sont confrontées à des "blessures extrêmement spectaculaires", commises à l'arme blanche et qui n'épargnent ni femmes ni les enfants.

 

Après des mois d'exactions contre les chrétiens, perpétrées en toute impunité par les combattants majoritairement musulmans de la Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui le 24 mars 2013, l'ONG a constaté un pic de violence depuis la fin de l'année 2013, qui a "ciblé une communauté en particulier avec un esprit de revanche et une haine aveugle, la communauté musulmane, accusée d'être pro Séléka", explique Marie-Elisabeth Ingres, chef de mission en RCA.

 

Mais pour cette humanitaire, "le plus choquant c'est de voir la non réaction de la communauté internationale". "Si ça se passait aux portes de l'Europe, on agirait beaucoup plus vite", estime-t-elle.

 

L'Union européenne a annoncé lundi l'envoi de 100 tonnes supplémentaires de médicaments et d'équipements en Centrafrique. Vendredi, une délégation de l'Union européenne à Bangui avait annoncé l'octroi d'une aide de 81 millions à la Centrafrique.

Centrafrique: un an après la prise de Bangui, MSF réclame une aide financière

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 14:49

 

 

 

 

 

(RFI 19/03/14)

 

En RCA, l'Europe peine à mobiliser des effectifs pour la mission Eufor-RCA. Le général français Philippe Pontiès, qui commande cette opération, analyse une crise qui reste autant humanitaire que sécuritaire. Il décrit ici ses besoins.

 

Bonjour général Philippe Pontiès… Quels les moyens humains et matériels dont vous disposez d’ores et déjà pour l’Eufor-RCA ?

 

D’un point de vue général, les contributions en matière de forces sont déjà très substantielles puisqu’elles permettent d’atteindre une capacité opérationnelle initiale sans difficultés. Elles se résument à un peu plus de deux compagnies d’infanterie, soit à peu près 300 soldats, des forces spéciales – une section de forces spéciales – et une compagnie de gendarmerie fournie par la force de gendarmerie européenne. Et bien sûr tout ceci est renforcé par un certain nombre de micro-fonctions comme des actions civilo-militaires, des équipes de lutte anti-éléments explosifs improvisés...

 

Quels sont les pays contributeurs qui, justement, vous ont permis d’avoir toutes ces forces à disposition ?

 

Nous avons actuellement sept nations contributrices en matière de force sur le terrain. Sans évoquer évidemment ceux qui arment le poste de commandement (PC) de l’opération à Larissa [Grèce] et ceux qui armeront le PC de la force sur Bangui. Nous avons actuellement la France, la Géorgie, l’Estonie, la Lettonie, l’Espagne, la Pologne et le Portugal.

 

Quels sont les plus gros contributeurs ?

 

Je ne sais pas si on peut parler de gros contributeurs, parce qu’il y a effectivement des pays qui offrent des effectifs importants. Je pense notamment aux Géorgiens qui offrent une compagnie d’infanterie de l’ordre de 150 soldats. Et vous avez des nations qui apportent des effectifs moindres, mais des capacités qui sont extrêmement rares et précieuses. Je pense notamment aux forces spéciales espagnoles.

 

Et vous disposez d’ores et déjà des moyens logistiques qui vous permettront de projeter ces troupes sur le terrain ?

 

C’est un petit peu le problème auquel nous sommes confrontés en ce moment : le lancement reste subordonné à la mise en place d’une structure logistique d’une centaine de soldats couvrant des fonctions à la fois de soutien médical, de transport, de manutention et d’aide au déploiement. Des consultations sont en cours avec les Etats membres et des Etats tiers, en vue de trouver des contributions pour permettre à cette structure logistique de se déployer.

 

Ça veut dire qu’à l’heure actuelle il vous manque encore une centaine d’hommes et certaines compétences pour pouvoir lancer l’Eufor ?

 

Absolument… Mais des consultations sont en cours, avec tous les Etats membres et je ne désespère pas de trouver la solution qui me permettra le moment venu de recommander le lancement au Conseil.

 

Est-ce que vous avez le sentiment que la crise en Ukraine a pu retarder la contribution de certains Etats membres, voire inciter certains Etats à reculer après un premier engagement ?

 

Je crois, en tout cas, que la situation internationale telle que nous la vivons aujourd’hui explique en partie le fait que le processus de génération de forces ne va pas aussi vite que prévu. Ce n’était pas un élément pris en compte au tout début de l’établissement de l’opération. Evidement il s’est imposé à nous et à l’ensemble des Etats membres et je pense qu’il joue un rôle non négligeable effectivement, dans le ralentissement du processus. Mais nous ne sommes pas dans une situation de blocage, contrairement à ce que j’ai pu entendre ou lire ici ou là.

 

Pas de situation de blocage ?

 

Non.

 

Tout de même une situation un peu préoccupante ?

 

Situation préoccupante… Je rappelle que les ministres de la Défense et des Affaires étrangères ont rédigé un communiqué commun vendredi dernier pour exprimer le fait que le compte n’y était pas et appeler effectivement les Etats membres à leurs responsabilités. Donc il y a encore un pas à faire pour que le lancement puisse être recommandé. Ce pas n’est pas grand, mais il est essentiel et nous l’attendons évidemment avec impatience.

L’objectif reste de prononcer la pleine capacité opérationnelle de la force à la fin du mois d’avril. C'était l'objectif initial et il est toujours d'actualité. Cet objectif étant bien sûr soumis à la fois à l’analyse que nous ferons nous-mêmes de la situation sur le terrain à partir des premiers déploiements, mais aussi soumis à la capacité de transport aérien et stratégique qui sera mise à notre disposition pour compléter les premiers déploiements.

 

Quels sont à vos yeux les enjeux de cette force ? Qu’est qui devrait pousser les pays membres de l’Union européenne à contribuer justement, pour le déploiement de cette Eufor ?

 

Compte tenu de la situation en République centrafricaine aujourd’hui, à la fois humanitaire et sécuritaire, je pense qu’il y a une certaine urgence à ce que nous nous déployions pour venir épauler, en quelque sorte, l’action de l’Union africaine à travers la Misca et l’action de la France à travers l’opération Sangaris. Il s’agit bien d’une opération dite de transition qui devrait durer donc six mois, à partir du moment où la pleine capacité opérationnelle aura été prononcée et qui devrait faire le lien entre la situation actuelle et une force multinationale, sans doute renforcée à l’horizon de la fin de l’année 2014.

Et j’ajoute de faciliter aussi la tâche des humanitaires, car les organisations non gouvernementales comme d’ailleurs les organisations gouvernementales, ont énormément de projets en tête pour venir en aide aux populations. Malheureusement la situation sécuritaire étant ce qu’elle est, elles ne sont pas en situation de mettre en œuvre ces projets et je crois que l’un des défis et l’un des apports essentiels d’Eufor-RCA sera aussi de créer les conditions pour les humanitaires de mettre en œuvre ces grands projets.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140319-rca-patron-force-europeen...

 

RCA: pour le patron de la force européenne, le compte n’y est pas

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 14:10

 

 

 

 

A

la Famille  de l’illustre Disparu

Joseph Vermond TCHENDO

Bangui (RCA)

 

Objet :        Lettre de condoléances.

 

Les enfants PATASSE et leur famille, 

 

Valentina, Patrice,  Valérie, Sylvain-Eugène, Jean-Christian, Serge, Marie-Angèle,  Marie-Christiane, Adeline,  Abraham, Sarah,  Providence  et  Salomon.

 

ADRESSENT

 

A la Famille LANGADY, à Madame TCHENDO et ses enfants, leurs condoléances     les plus attristées pour le décès tragique et prématuré de leur fils, de son mari et de leur père, Monsieur Joseph Vermond TCHENDO, décès survenu à BANGUI (République  Centrafricaine) à la suite d’une courte maladie.

 

Ancien Compagnon de lutte pour la Démocratie avec Notre Père, Feu Ange Félix PATASSE, reconnaissant envers cet homme jovial  et animé d’un sens  aigüe  du patriotisme  et  du devoir et surtout pour les nombreux services rendus à la Nation lorsqu’il était Ministre de Communication,  à la tête du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.), à la tête de l’Autorité de l’audio-visuelle centrafricaine mais également de garder des liens étroits avec la Famille PATASSE, nous  réitérons notre attachement indéfectible avec ses enfants et son épouse et à toute la famille éprouvée.

 

Que le Seigneur Tout Puissant, Dieu de compassion vous console, vous fortifie,  qu’Il l’accompagne dans sa dernière demeure et l’accepte parmi ses élus dans la paix et la concorde dans cette terre centrafricaine pour laquelle, il s’est battu pour la conquête de la liberté tout le long de ta vie.

 

Fait à Paris,  le 18 Mars 2014

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:53

 

 

 

 

 

(Le JDD 19/03/14)

 

Le JDD a visité l'hôpital communautaire de Bangui, en Centrafrique, confronté à la crise que vit le pays depuis de longs mois. Un établissement indispensable, mais obsolète, selon son directeur, Pierre-Alfred Issa Mapouka. C'est l'établissement "de référence" de la capitale centrafricaine. A Bangui, l'hôpital communautaire doit faire face au flot de victimes du conflit et de la crise humanitaires qui agitent le pays. Il y a certes un léger mieux, selon son directeur Pierre-Alfred Issa Mapouka.

 

Le service chirurgie opère chaque jour entre 15 à 30 patients, contre 60 "au plus fort de la crise", lors du déclenchement de l'intervention militaire française en décembre. Mais les difficultés persistent. L'hôpital est vétuste et manque d'équipements pourtant indispensables pour bien soigner les patients. Le chirurgien évoque la situation pour le JDD.

 

L'accès aux soins pose un grave problème partout en Centrafrique, malgré l'aide humanitaire. Le pays ne compte que sept chirurgiens. Selon les Nations unies, 2,5 millions de Centrafricains sur 4,6 que compte la population auront besoin d'une aide d'urgence en 2014.

 

Arnaud Focraud - leJDD.fr

 

http://www.lejdd.fr/International/Afrique/A-l-hopital-de-Ban...

 

Lu pour vous : A l'hôpital de Bangui, "on se débrouille"

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:43

 

 

 

 

 

Par Babakr Dioné – AA - 19/03/2014

 

L’envoyé spécial de l’Organisation de la conférence islamique à la RCA, Cheikh Tidiane Gadio, a entamé depuis dimanche, 16 mars 2014, une tournée en Afrique centrale qui le conduira à Bangui, en vue de relancer le dialogue entre musulmans et chrétiens «pour sauver la Centrafrique». Dans un entretien à l'agence Anadolu, Cheikh Tidiane Gadio a précisé qu'il entend aller à la rencontre de «tous les acteurs locaux et régionaux concernés par le conflit centrafricain». Une mission qui a suscité, selon l'ancien ministre des affaires étrangères sénégalais, «l'espoir» de tous les protagonistes.

 

«J’ai eu la chance d’être appelé par tous les leaders et tous les grands acteurs du conflit. Ils me connaissaient déjà. Il y a eu une réaction internationale favorable. Les pays de Communauté des Etats d’Afrique centrale sont très heureux que l’OCI apporte ses capacités pour sauver la Centrafrique», a expliqué Cheikh Tidiane Gadio à Anadolu. Le représentant de l'OCI entend, dans le cadre de cette mission, «aider les musulmans, les chrétiens et les autres communautés spirituelles à se retrouver pour sauver leur pays.» «Tant que le dialogue politique n’est pas renoué entre les différents acteurs de la vie politique centrafricaine. Tant que la médiation entre les communautés n’aura pas réussi les problèmes sécuritaires vont demeurer», a ajouté Dr. Gadio.

 

Cheikh Tidiane Gadio fut ministre des Affaires étrangères du Sénégal de 2000 à 2009. Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2012 au Sénégal, il est actuellement le président de l’Institut pour les stratégies panafricaines, un groupe de réflexion indépendant basé à Dakar qui regroupe d’éminents intellectuels du continent.

RCA : l'envoyé spécial de l’Organisation de la conférence islamique est à Bangui

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:23

 

 

 

 

 

http://www.opinion-internationale.com/   Mardi 18 mars 2014 - 22H31

 

Née au Tchad, Annette Laokolé a grandi sur les rives des deux Congo et en Ethiopie. Militante panafricaine et coordinatrice du Conseil National pour le Changement et la Démocratie (CNCD), plate-forme de l’opposition plurielle tchadienne en exil, elle souligne la responsabilité des responsables tchadiens dans la crise centrafricaine et appelle les Africains à reprendre leur destin en main, en se défaisant aussi bien d’une classe politique africaine inepte que de l’emprise symbolique, politique et économique des pays occidentaux.

 

Que représentent pour vous les relations centrafricano-tchadiennes ?

 

Ce sont des relations séculaires de fraternité, de partage, de complicité. Nous sommes centrafricains et tchadiens, unis par de nombreux liens de mariage, c’est une famille au sens profond du terme. La langue sango est largement parlée par les Tchadiens. Pour les Tchadiens, aller vivre en RCA, c’est comme quitter la demeure paternelle pour se rendre chez l’oncle et vice versa. Je pense que nous sommes – peut être aujourd’hui devrais-je douloureusement dire, nous étions – une part du rêve du président Boganda (NDLR : premier Président de la RCA lors de son indépendance en 1960, il est considéré comme le père fondateur de la Nation centrafricaine), l’union sacrée qu’il souhaitait tant pour l’Afrique.

 

Quel regard portez-vous en tant que Tchadienne sur la situation en RCA ainsi que sur le retour des Tchadiens de la RCA au Tchad ?

 

Je suis meurtrie, écorchée vive et je souffre devant la tragédie en RCA, comme je le suis chaque fois que l’Afrique saigne, la RDC, le Soudan du Sud… pour ne citer que ceux qui occupent la scène médiatique en ce moment. Je suis sans doute davantage heurtée par la situation en Centrafrique sachant l’implication meurtrière des autorités tchadiennes dans ce drame. Les calculs politiciens, la rapacité, le manque de vision et du sens des responsabilités, l’absence totale de dignité, l’ignorance d’une classe politique centrafricano-tchadienne, nous ont plongé dans les ténèbres.

 

Aujourd’hui, Centrafricains et Tchadiens s’entretuent au nom des religions étrangères bien souvent imposées aux prix d’exactions et de brimades innommables par le colonisateur, l’envahisseur marchand d’esclaves. Nous avons transgressé tous les codes de notre culture, de nos propres religions, toutes les valeurs de l’Ubuntu. C’est terrifiant. Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment nous préserver de l’horreur ? Comment la neutraliser avant qu’elle ne finisse par nous engloutir définitivement dans les profondeurs du néant ? Au Tchad, nous avons connu « la bête » en 1978, puis elle s’est saisie des Rwandais, des Burundais, des Congolais, des Ivoiriens… Et aujourd’hui des Centrafricains. Il nous faut trouver l’antidote et vite, car l’hydre rôde toujours. C’est ma quête constante.

 

Parmi ces Tchadiens, « les retournés » comme on les appelle, nombreux avaient fui les guerres successives au Tchad, les exactions des différentes dictatures dont celle en place d’Idriss Déby (Président de la République tchadienne), pour trouver abris auprès de leurs frères centrafricains. Aujourd’hui, l’incurie de ce même régime d’Idriss Déby qui, depuis une dizaine d’années, fait et défait les pouvoirs en RCA, les expose à la vindicte des anti-balakas de l’ex-président Bozizé, son ancien protégé. C’est d’une violence inouïe. Les « retournés » quant à eux, sont au Tchad des laissés-pour-compte, comme la grande majorité des Tchadiens. C’est bien ça notre tragédie centrafricano-tchadienne. Nos populations sont instrumentalisées, proies et otages de dirigeants prédateurs à la tête d’Etats voyous.

 

Pensez-vous que la fracture entre le peuple tchadien et le peuple centrafricain est consumée ?

 

Non et j’en suis convaincue. Nos liens sont puissants, enracinés, ils renaîtront. Mais il faut y travailler profondément. C’est de cette quête à l’antidote dont je parle. Il y a des raisons d’espérer, l’Afrique du Sud, le Rwanda, le Libéria… Même si, à bien des égards, la fragilité de l’édifice est perceptible. D’autant plus que les pourfendeurs de notre continent sont inlassablement aux aguets, bien décidés à saborder chaque once de liberté acquise, car c’est bien de ça qu’il s’agit. Liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes et des richesses de leurs pays. Nous devons à notre tour, inlassablement les combattre, aussi bien ceux qui de l’intérieur, serviles captifs, « petits rois nègres », au garde-à-vous servent les intérêts de leurs maîtres, que ces derniers tapis dans l’ombre.

 

Quel message adressez-vous au peuple centrafricain ?

 

Je lance un appel à l’unité de nos deux peuples et des peuples africains en général. Nous sommes les victimes d’un même système d’oppression et de destruction massive. Il nous faut trouver le socle sur lequel nous arc-bouter pour aborder la résilience. Ce socle est, à mon sens, d’abord culturel. Ce n’est pas un hasard si le colonisateur s’est appliqué, en premier lieu, à saccager méthodiquement notre patrimoine culturel, à dévaloriser nos croyances et falsifier, voire à nier, notre histoire. La démolition mentale qui a précédé l’anéantissement physique a été la plus dévastatrice. En faisant cela, il a violé notre identité, et porté atteinte à notre estime de soi. La conséquence est que nous n’avons plus foi en notre génie créateur, pourtant à l’égale mesure de celui de tous les humains de la terre.

 

L’Afrique a une capacité de régénérescence qui défie les projections les plus catastrophistes et déroute nos ennemis de toujours. Je lance un appel à la réappropriation de nos destins en nous libérant de nos tourments intérieurs. Steve Biko disait « l’arme la plus puissante dans les mains de l’oppresseur est l’esprit de l’opprimé ».

 

Cheick Anta Diop, Théophile Obenga, Steve Biko, Frantz Fanon, Joseph Kizerbo et tant d’autres encore, nous ont façonné les outils de cette libération. Faisons en sorte que leurs écrits deviennent Bibles, Corans, Torahs… entre les mains de chaque Africain et nous aurons accompli la mission.

 

Je finis cette interview en disant simplement mais du fond du cœur au peuple centrafricain « A Ita ti Centrafrique mbi yé ala » (Frères et sœurs de Centrafrique, je vous aime !).

 

Lydie Nzengou

 

Journaliste, chef de la rubrique Centrafrique

 

Lu pour vous : « Les liens entre les Tchadiens et les Centrafricains sont puissants, ils renaîtront » : Annette Laokolé

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:20

 

 

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com/   mercredi, mars 19, 2014 Heure locale: 11:08

 

Mardi, les trois hommes ont répété devant des diplomates américains la nécessité d'agir vite en Centrafrique.

 

Devant l'auditoire de la Brookings Institution, un think-tank, les religieux ont fortement insisté sur l'urgence de la situation humanitaire dans leur pays. 

 

"Nous sommes ici pour lancer les cris de cœur du peuple centrafricain qui connait les heures les plus sombres de son histoire. Nous ne pouvons pas rester sans rien faire", a dit Dieudonné Nzapalainga.

 

L'archevêque de Bangui s'est déclaré "insatisfait de la réponse des forces Sangaris et Misca. Il est temps d'organiser une opération onusienne de maintien de la paix."

 

Autre crainte à venir pour les Centrafricains déplacées : la saison des pluies qui s'annonce. Nicolas Gbangou explique que les populations fragilisées n’auront rien pour se protéger, notamment dans les camps, ce qui va aggraver leur situation.

 

Les trois religieux centrafricains ont ensuite été reçus au Département d’Etat. Au cours de cet échange avec les diplomates américains, ils ont réclamé une aide financière substantielle et des actes concrets envers le pays dans les domaines de la justice, la lutte contre l'impunité et l'éducation.

 

La question du calendrier électoral demeure bien aléatoire alors que les Centrafricains sont censés aller aux urnes d'ici février 2015.

 

Pour David Brown, il ne faut rien exclure même si "ni la présidente (Samba-Panza), ni les partenaires internationaux ne veulent lâcher cette date de février 2015."

 

Selon le diplomate, ce calendrier est utile car les élections marqueront la fin de la transition et le début d’une nouvelle ère politique.

 

Néanmoins, M.Bown souligne que "si la situation sécuritaire reste difficile, il sera impossible de tenir les élections présidentielle et législatives. Il sera nécessaire d’établir une nouvelle date mais nous n'en sommes pas encore là."

 

Après cet entretien, Dieudonné Nzapalainga, Nicolas Guérékoyame Gbangou et Omar Kobine Layama ont été reçus au Conseil National de Sécurité et au Congres.

Ils rencontreront mercredi des représentants de l'USAID et de la Banque mondiale.

Les leaders religieux centrafricains s’inquiètent de la prochaine saison des pluies

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:17

 

 

 

 

 

Bangui (AFP) - 19.03.2014 09:23

 

Le gouvernement centrafricain a appelé les habitants de Bangui à remettre les armes illégalement détenues, sous peine de considérer les contrevenants comme des "cibles militaires", a-t-on appris de source officielle.

 

Dans un communiqué lu à la radio nationale mardi soir, le ministre la Défense Thomas Théophile Timangoa a "demandé" à la population de la capitale, "notamment à toutes les personnes détentrices d'armes de guerre (...), de déposer les armes sans condition et d'attendre le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR)".

 

"L'armée, dans sa mission de protection des personnes et des biens, traitera tous les contrevenants comme des cibles militaires", a mis en garde le ministre.

 

Le ministère de la Défense a "appelé à une collaboration entre les forces française de Sangaris, africaine de la Misca et les forces armées centrafricaines", pour désarmer la population.

 

Le communiqué déplore également la mort d'un sous-officier de l'armée, un caporal-chef, "froidement assassiné par des individus armés" le 18 mars dans le 3e arrondissement de Bangui.

 

De fortes tensions règnent depuis plusieurs jours dans ce quartier, au PK5, où des tirs nourris ont été entendus mardi, faisant fuir les habitants des quartiers voisins.

 

Selon sa famille, le sous-officier a été égorgé, mais des musulmans du quartier ont rejeté ces accusations, affirmant qu'il a dégoupillé une grenade qu'il se préparait à jeter sur la mosquée centrale et a été soufflé dans l'explosion.

 

La Centrafrique s'est enfoncée dans un cycle infernal de tueries interreligieuses après des mois d'exactions contre les chrétiens, perpétrées en toute impunité par les combattants majoritairement musulmans de la Séléka qui avaient pris le pouvoir à Bangui en mars 2013.

 

Les violences ont fait près d'un million de déplacés et réfugiés, sur une population totale de 4,6 millions d'habitants, et provoqué une crise humanitaire sans précédent.

 

© 2014 AFP

Centrafrique: le gouvernement appelle à remettre les armes illégales

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:14

 

 

 

 

 

 

BANGUI Mercredi 19 mars 2014 | 02:56 UTC (Xinhua) - Plus d'une centaine de femmes musulmanes du grand centre commercial de Bangui ont manifesté mardi et menacé de quitter la ville, suite à la tension persistante entre les milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes) et les musulmans accusés de complicité avec les ex- rebelles de la Séléka, a déclaré à Xinhua Hadja Aïssatou, porte- parole des "femmes musulmanes en danger".

 

"Les musulmans sont coincés juste à la mosquée centrale de Bangui, au marché de Km 5. Nous n'avons plus de liberté de circuler, c'est pourquoi nous demandons notre transfert en dehors du pays", a déclaré Hadja Aïssatou.

 

Le marché de km 5 sombre dans l'insécurité depuis le 5 décembre 2013, date à laquelle les milices anti-Balakas ont lancé une offensive contre les positions des ex-rebelles de la coalition Séléka à dominance musulmane qui avait porté au pouvoir après la chute du régime de François Bozizé le 24 mars 2013, son leader Michel Djotodia.

 

Djotodia, contraint à la démission le 10 janvier par les dirigeants d'Afrique centrale et la France à cause de la persistance des violences dans le pays, est le premier musulman à diriger la République centrafricaine (RCA) depuis l'indépendance en 1960.

 

Dans la ville de Boda (Sud-Ouest), malgré l'engagement de non agression conclu entre le chef des milices anti-Balakas Aimé Jérémie Kotte et le capitaine Benoît de la force française Sangaris qui intervient sous mandat des Nations Unies pour aider à restaurer la sécurité dans ce pays pauvre et enclavé, des incertitudes demeurent surtout de la part de la population musulmane qui menace elle aussi de quitter la ville.

 

"Nous prenons l'engagement de ne plus utiliser nos armes et de ne plus attaquer les musulmans de la ville de Boda", précise l'accord dont Xinhua a obtenu copie.

 

     Selon Moussa Adam, un musulman de la ville joint mardi au téléphone par Xinhua, la situation sécuritaire reste volatile et les conditions de vie des musulmans précaires.

 

     "Nous sommes toujours menacés. Nous devons quitter la ville", a- t-il déclaré.

 

     "Les membres de cette communauté se sont dit prêts à rencontrer leurs frères chrétiens afin de négocier une paix durable pour Boda. Mais, l'ambiance est encore électrique", a laissé entendre pour sa part Joachim Kokate, ancien coordonnateur des milices anti- Balakas, initiateur de cet accord.

 

     Selon les données officielles, les musulmans en Centrafrique représentent 10% de la population contre 80% de chrétiens et 10% d'animistes.

Centrafrique : Les femmes musulmanes menacent de quitter Bangui

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:06

 

 

 

 

 

 

http://www.gaboneco.com/   19-03-2014 | 07:48:57

 

La présidente de transition de la République centrafricaine a été reçue en audience hier, mardi 17 mars à Libreville au palais présidentiel par le chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba. L'ordre du jour portait essentiellement sur la situation sécuritaire, économique et politique de la Centrafrique.

 

La situation en Centrafrique était au coeur de la visite de la présidente de transition de cet Etat, Catherine Samba-Panza à Libreville, hier, mardi 18 mars à Libreville. 

 

Reçue en audience par le Chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba, la présidente centrafricaine a tenu à faire le point sur la crise que traverse son pays et remercier le président  gabonais de son implication dans l’effort de maintien de la paix en Centrafrique.

 

"Cette visite fraternelle est un symbole de remerciement car le Gabon s'est toujours impliqué dans la crise centrafricaine, depuis l'époque d'Omar Bongo Ondimba, à son successeur Ali Bongo Ondimba, le Gabon a toujours su donner son coup de main pour aider à une sortie de crise. C'est une visite consultative aussi, car je viens prendre des conseils auprès de mon frère" a déclaré Catherine Samba-Panza à sa sortie d'audience.

 

 Pour Ali Bongo Ondimba, la présence à Libreville de son homologue de la Centrafrique est un signal encourageant dans l'action à mener.

 

" Nous sommes impliqués car il s'agit de nos frères et nos soeurs. Il faut tirer des leçons du passé et agir de manière pragmatique.  Personne ne gagnera ce conflit par les armes. Il faut bien voir que ceux qui ont voulu régner par les armes n'ont jamais atteint un objectif positif.  Il faut s'asseoir pour faire taire cette énième crise. La communication est le seul moyen de sortie de crise, il faut donc discuter et mettre en place des fondements pour une paix durable. A l’heure actuelle il faut chercher à mettre en place une administration pour que la Centrafrique se réveille", a souligné à son tour Ali Bongo Ondimba.

 

Les échanges entre les deux chefs d'Etats se sont déroulés en présence d'une délégation centrafricaine, du Premier ministre gabonais Daniel Ona Ondo, d’Etienne Massard, secrétaire général de la présidence et du ministre de la Défense Ernest Mpouoh.

Catherine Samba-Panza reçue en audience par Ali Bongo Ondimba à Libreville

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