Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 01:41

 

 

 

 

 

Fomac forces

 

Libreville, 15 mai 2012 18:54 (GABONEWS) – Sur interpellation des députés à l’Assemblée Nationale sur la nécessité de rapatrier les soldats gabonais présents en Centrafrique depuis plus de 10 ans, dans le cadre de l’opération de maintien de paix dans ce pays de la sous-région, le Ministre de la Défense nationale, Pacôme Rufin Ondzounga a déclaré ce mardi devant l’hémicycle de la maison du peuple que: « le pourvoir exécutif s’accorde avec la préoccupation du pouvoir législatif et entend dans les prochains mois, procéder au rapatriement des soldats gabonais en poste en Centrafrique ».

Dans son exposé le Ministre a souligné que lors des nombreuses missions de maintien de paix auxquelles le Gabon a participé en Centrafrique en 10 ans, le pays n’a perdu que 3 de ces dignes soldats.

« Aujourd’hui, il est en effet, temps que les soldats gabonais encore présents sur le sol Centrafricain, regagnent leur pays, le Gabon », a-t-il souligné sans toutefois, donner une date précise.

Rappelons que la Force multinationale en Centrafrique, (FOMUC) issue de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et dans laquelle font partie les soldats gabonais est en poste en Centrafrique depuis janvier 2003 et ce jusqu’à ce jour. Cette mission compte actuellement un peu plus de 380 soldats et a pour mission d’assurer la sécurité, de restructurer l'armée centrafricaine et de combattre les rebelles du nord-est du pays.


GABON : Les ministres Blaise Louembé et Rufin Pacôme Ondzounga s’expliquent devant l’Assemblée Nationale

GABON - LIBREVILLE LE 16 MAI 2012 - KOACINAUTE - Les Ministres gabonais en charge de la Communication, Blaise Louembé et celui de la Défense Nationale, Rufin Pacôme Ondzounga, ont été appelés à s’expliquer mardi devant les députés sur l’accès universel aux services de communication et d’information de base et sur la présence des troupes gabonaises en République Centrafricaine.

Demande d’explication adressée au Gouvernement de la République par un parlementaire ou un groupe parlementaire sur sa politique générale ou sur une question déterminée, l’interpellation est l’un des modes utilisés par le Parlement pour contrôler l’action du Gouvernement. Ces interpellations, mentionnées dans la constitution en son article 61 et, conformes à l’article 109 du règlement de l’Assemblée nationale, émanent respectivement du député du siège unique du département de la Doutsila, Emmanuel Idoundou et celui du 1er siège du département de l’Ogooué et des Lacs, Emmanuel Lathé.

Devant les députés, le ministre de l’Economie numérique, de la Communication et de la Poste, s’est expliqué sur la mise en œuvre de service universel de communication de l’information. Il s’agissait pour Blaise Louembé d’indiquer à la représentation nationale, l’opérateur des télécommunications qui a obtenu le mandat de mettre en service cette dynamique, le mécanisme de financement et le calendrier de mise en œuvre. De plus, le ministre de l’Economie numérique s’est également expliqué sur l’obligation de la migration de la télévision terrestre analogique vers la télévision numérique terrestre au Gabon, étant donné que la date butoir est fixée au 15 juin 2015.

De son côté, le ministre de la Défense nationale, Rufin Pacôme Ondzounga a éclairé la lanterne sur la présence des troupes gabonaises en République Centrafricaine. Des troupes qui ont été envoyées à Bangui sur instruction du défunt Président Omar Bongo Ondimba depuis dix ans, pour contribuer à la sécurisation de ce pays membre de la CEMAC confronté jadis aux tensions internes.

Pour les élus du peuple, la présence des troupes gabonaises sur un terrain étranger fut-elle pour des raisons humanitaires doit obéir aux dispositions de l’article 22 L.047/2010 du 12 janvier 2011 de la constitution qui stipule en son alinéa 1er que le président de la République, certes Chef suprême des Armées et à qui incombe l’utilisation de ses Forces, aurait dû saisir le parlement pour le vote d’une loi autorisant l’envoi des troupes à l’extérieur. Or, pour les députés, la procédure n’aurait pas été respectée et pour ce faire, ils estiment simplement qu’après 10 ans passés en terre Centrafricaine, les troupes devraient regagner le bercail.

En retour à cette interpellation, le ministre de la Défense Nationale a situé le contexte dans lequel s’était déroulé cet envoi. Il a déclaré que feu le président Omar Bongo Ondimba, usant de la sagesse africaine qui le caractérisait, avait en son temps, pour des raisons humanitaires et à titre préventif, anticipé sur une éventuelle propagation des troubles en Centrafrique en y envoyant les troupes gabonaises. Aussi, compte tenu de leur engagement et après avoir contribué au rétablissement de la paix dans ce pays, leur présence avait été jugée nécessaire.

Rufin Pacôme Ondzounga a cependant expliqué aux élus du peuple que le retrait des troupes gabonaises de la RCA était à l’ordre du jour du programme du gouvernement et qu’un chronogramme y afférent avait d’ores et déjà été arrêté. Il sera bouclé en fin 2013. Les députés ont estimé la réponse du membre du gouvernement convaincante tout en préconisant de suivre le processus jusqu’au bout.

Outre les deux membres du Gouvernement précités, le ministre en charge de l’Economie, Luc Oyoubi, devra lui aussi s’expliquer prochainement sur la cherté de la vie, notamment les produits de première nécessité qui connaissent une flambée de prix au fil des jours.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 01:36

 

 

 

medicaments.jpg

 

 

Un traitement ciblé élimine le cancer de la prostate chez certains hommes

WASHINGTON AFP / 17 mai 2012 00h00 - Le traitement d'un laboratoire américain a permis d'éliminer totalement ou en grande partie la tumeur cancéreuse chez certains hommes atteints d'une forme de cancer de la prostate à haut-risque de s'étendre, selon un essai clinique publié mercredi.

Le Zytiga, du laboratoire Johnson & Johnson, qui bloque la production de l'hormone mâle testostérone, était déjà utilisé pour traiter des cancers avancés de la prostate. C'est la première fois qu'il est testé pour des tumeurs de cette glande aux premiers stades de développement, souligne le Dr Mary-Ellen Taplin de la faculté de médecine de Harvard, principal auteur de cette étude clinique publiée par l'American Society of Clinical Oncology.

Ce type de cancer de la prostate localisé est caractéristique d'hommes dont la tumeur a envahi complètement la glande.

Ces malades voient souvent leur tumeur se propager à d'autres organes malgré des traitements agressifs laissant comme seule option une ablation chirurgicale de la prostate.

Dans cet essai clinique, les chercheurs ont traité pendant 24 semaines 29 hommes atteints d'un tel cancer avec du Zytiga combiné à du leuprolide qui réduit la production de testostérone via un mécanisme différent.

Le testostérone stimule la croissance de la tumeur.

Une second groupe témoin de 27 hommes avait pris seulement du leuprolide pendant trois mois, puis du Zytiga et du leuprolide pendant les douze dernières semaines de l'étude.

A la fin de l'essai clinique les hommes des deux groupes ont subi une prostatectomie et les tissus ont été analysés pour déterminer l'étendue du cancer.

Dans le premier groupe, la tumeur cancéreuse avait disparu ou quasiment chez 34% des hommes contre 15% dans le groupe témoin.

Pour ces patients à haut-risque c'est spectaculaire d'avoir très peu ou pas de cancer détectable dans leur prostate après six mois de traitement avec le Zytiga, a jugé le Dr Taplin.

Elle a aussi jugé lors d'une téléconférence que le Zytiga pourrait éventuellement éviter à certains hommes une opération de la prostate qui peut avoir des effets indésirables comme l'incontinence et des problèmes d'érection.

Mais avant cela, il faut mener des essais cliniques plus étendus, a jugé ce médecin.

Le coût actuel du Zytiga est de 5.000 dollars par mois, a-t-elle dit.

Environ 241.000 nouveaux cancers de la prostate seront diagnostiqués aux Etats-Unis en 2012 et 28.000 hommes en décéderont, selon l'American Cancer Society.

(©)

Boire trois tasses de café par jour diminuerait les risques de décès

cafe

 

WASHINGTON AFP / 16 mai 2012 23h00 - Les adultes de 50 à 71 ans qui boivent au moins trois tasses de café par jour pourraient voir leur risque de décès diminuer de 10% par rapport à ceux qui n'en consomment pas, selon une étude de l'Institut national américain du cancer (NCI) publiée mercredi.

Cette recherche a été menée à partir d'un questionnaire soumis à un groupe de 400.000 personnes de cette classe d'âge, de 1995 à 1996. Les participants ont été suivis jusqu'au 31 décembre 2008.

Les résultats, parus dans la revue médicale New England Journal of Medicine (NEJM) datée du 17 mai, montrent ainsi que les personnes consommant en moyenne trois tasses de café par jour, normal ou décaféiné, présentent moins de risques de décéder de maladies cardio-vasculaires et respiratoires, d'attaques cérébrales, de blessures, d'accidents, de diabète ou d'infection, que celles qui n'en boivent pas.

Les chercheurs ont toutefois noté un très léger accroissement du risque de cancer chez les hommes gros consommateurs de café. En revanche, chez les femmes, ils n'ont constaté aucun lien direct entre le fait de boire du café et les décès dus au cancer.

Pour ne pas avoir de résultats faussés, les auteurs de cette étude ont également pris en compte d'autres facteurs de mortalité, comme le tabagisme ou une consommation excessive d'alcool.

Ces chercheurs mettent cependant en garde contre le fait qu'ils ne peuvent pas être certains, scientifiquement parlant, que la consommation de café prolonge la vie.

Le café est la boisson la plus consommée en Amérique mais le lien entre sa consommation et le risque de décès n'est pas clair, souligne le Dr Neal Freedman, de la division d'épidémiologie du cancer et de génétique à l'Institut national américain du Cancer, et principal auteur de cette recherche.

Nous avons découvert que la consommation de café était liée à un risque moindre de mortalité en général, ajoute-t-il.

Bien que nous ne puissions pas conclure à l'existence d'une relation de cause à effet entre le fait de boire du café et un risque plus faible de mortalité, nous pensons que ces résultats donnent certaines assurances sur le fait que cette boisson n'est pas néfaste pour la santé, relève encore le Dr Freedman.

Ces chercheurs soulignent aussi que les habitudes de consommation de café chez les participants ont été estimées à partir d'un questionnaire sur une certaine période mais ne reflètent pas les habitudes sur le long terme.

Ils précisent également ne pas avoir eu d'informations sur la manière dont le café était préparé (expresso, filtre, etc.), et donc sur les niveaux des ingrédients ayant des effets protecteurs.

Le mécanisme par lequel le café réduirait la mortalité n'est pas clair car cette boisson contient plus de mille substances différentes pouvant potentiellement affecter la santé, explique le Dr Freedman.

De ces substances, la caféine est la plus étudiée mais dans cette étude les effets protecteurs ont été les mêmes chez les buveurs de café décaféiné, relève-t-il.


(©)

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 01:34

 

 

 

 

Eric Mararv

RFI mercredi 16 mai 2012

À Bangui, la justice poursuit son enquête sur l'assassinat de treize chercheurs d'or fin mars dans la région de Bakouma, dans l'est du pays. Un suédois, Eric Mararv, propriétaire d'un safari dans la zone, arrêté il y a deux mois, vient d'être inculpé pour meurtre. Sa famille s'inquiète de la situation, son avocat Me Morouba dénonce une justice à deux vitesses. Mais au ministère de la Justice, on estime que la procédure est tout à fait normale.

Huit semaines après son interpellation, Eric Mararv est désormais sous mandat de dépôt à la prison d'arrêt centrale de Bangui, inculpé pour meurtre avec quatorze de ses employés. Mais pour son avocat, maître Mathias Barthélémy Morouba, les enquêteurs se trompent de piste et devraient chercher du côté de la LRA, l'Armée de la résistance du Seigneur.

« C’est la méthode de la LRA. On a des éléments. Ils les ont battus, non pas avec des armes, ils sont pris une machette et ils ont tranché leurs têtes. C'est un dossier qui va encore accoucher d'une souris ».

La femme d'Eric Mararv, repartie en Suède suite à cette affaire, s'inquiète du manque d'informations transmises par la justice centrafricaine.

« La procédure est un peu difficile à suivre. Et pour nous, c'est un peu ça le problème. Bien sûr, lui aussi, il aimerait bien savoir quand est-ce qu’il va pouvoir revoir sa famille, surtout ça ».

Malgré ce manque d'informations et la longueur inhabituelle de la procédure, le ministre de la justice, Firmin Feindiro, estime que l'enquête est tout à fait est claire.

« Nous avons fait une enquête approfondie, avec des recoupements, qui ont révélé des charges contre les personnes qui ont été poursuivies. Si la procédure est bâclée, je considère cela comme étant une injure à la mémoire des personnes décédées ».

Alors que le juge d'instruction poursuit l'instruction du dossier pour décider si un procès doit se tenir, l'avocat d'Eric Mararv compte demander rapidement la remise en liberté de son client.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 01:31

 

 

 

 

Johnnie_Carson-St-affaires-afr-US.jpg

 

RFI  jeudi 17 mai 2012

Le secrétaire d'Etat adjoint américain chargé de l'Afrique, Johnnie Carson, ne mâche pas ses mots envers les militaires maliens. Ils leur demande de se retirer totalement du jeu politique. Selon lui, l'aventurisme du capitaine Sanogo et de ses hommes est sans lendemain.

Les Américains n'apprécient pas beaucoup le capitaine Sanogo et le CNRDRE, le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat. Il ne se passe pas une semaine sans que le département d'Etat critique l'action de l'ex-junte.

Ce mercredi 16 mai 2012, Johnnie Carson, le secrétaire d'Etat adjoint chargé de l'Afrique, y est allé de ses commentaires virulents au cours d'une conférence de presse retransmise dans plusieurs pays africains. Selon lui, « les quelques mutins qui ont balayé 21 ans de démocratie au Mali sont davantage préoccupés par leur bien-être personnel que par celui des Maliens. Leur action a mis en péril non seulement l'intégrité territoriale du Mali, permettant aux rebelles du nord de prendre la moitié du pays, mais a mis aussi en danger le développement économique du pays. »

Selon le secrétaire d'Etat américain adjoint chargé de l'Afrique, les militaires putschistes doivent se retirer totalement : « Ceux qui ont pris le pouvoir de façon illégale n'ont pas le droit d'y rester » dit-il, avant d'ajouter que les militaires n'ont aucune autorité pour répondre aux défis sécuritaires et humanitaires auxquels doit faire face le Mali.

Washington appuie sans réserve les actions de la Cédéao, précise le secrétaire d'Etat adjoint américain. Les Etats-Unis sont prêt à apporter une aide logistique et en matière de planification à la Cédéao pour la constitution d'une force pour le Mali. Mais avant cela, précise Johnnie Carson, l'Afrique de l'Ouest devra avoir défini clairement les missions et les objectifs de cette force.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 00:44

 

 

 

 

 

Obo 1

OUGANDA-LRA-ACHELLAM

KAMPALA 15 mai (AFP)  La capture d'un des plus hauts gradés de la sinistre rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) porte un coup important à ce groupe réputé pour sa cruauté et pourrait constituer un atout crucial dans la traque de son chef Joseph Kony, estiment les analystes.

Caesar Acellam est le plus haut hiérarque de la LRA - dont il est considéré comme le n°4 - tombé aux mains de l'armée ougandaise, qui l'a qualifié de "gros poisson".

Selon les analystes, Acellam pourrait livrer - en échange de garanties sur son avenir et une possible amnistie - des informations de haute valeur, notamment la possible cache de Kony et sa stratégie pour échapper aux armées régionales qui le pourchassent.

"C'est un atout majeur à avoir dans sa manche",a estimé Angelo Izama, analyste politique au centre de recherche Fanaka Kwawote, basé à Kampala.

Pour ceux qui traquent la LRA, "c'est un peu comme marcher dans une maison dont les lumières étaient éteintes et sont désormais allumées. Avec Acellam, ils vont bien mieux voir où ils vont", a-t-il ajouté.

L'Union africaine (UA) met actuellement sur pied une force régionale, qui regroupera 5.000 soldats ougandais, congolais (RDC), centrafricains, et sud-soudanais qui pistent déjà la LRA sur leurs territoires respectifs, et coordonnera leurs actions.

Une centaine de membres des forces spéciales américaines les épaulent depuis la fin 2011, surtout en matière de renseignement et de soutien logistique.

Aucune information n'a pu être obtenue sur le rôle qu'elles ont joué dans la capture d'Acellam, mais le groupe du chef rebelle avait été repéré en République démocratique du Congo (RDC), où l'armée ougandaise, qui l'a fait prisonnier, n'a pas l'autorisation d'intervenir.

Cette capture "est une chance énorme et je pense que ça pourrait être le coup décisif", estime de son côté Sunday Okello, de l'Institut d'Etudes de Sécurité (ISS), basé à Addis Abeba, car "on ne savait pas grand-chose sur la structure de la LRA, leur mode opératoire, ce qu'ils font réellement".

Acellam, arabophone, est en outre soupçonné d'être l'agent de liaison entre la LRA et le gouvernement soudanais, suspecté de l'avoir soutenu dans les années 2000 et de continuer à le faire. C'est "une prise importante, particulièrement parce qu'il peut décrire la relation actuelle avec les Soudanais", estime Ledio Cakaj, chercheur indépendant, spécialiste de LRA.

Selon les analystes, Acellam, qui a rejoint la LRA en 1988 quand il était étudiant, est brouillé avec Joseph Kony depuis plusieurs années, alors que le mouvement était agité par un conflit interne sur des négociations de paix, et a été sur le point de faire défection à plusieurs reprises.

Lui-même assure qu'il a été capturé alors qu'il avait quitté son groupe d'une trentaine de personnes, et qu'il avait pour projet de se rendre. "Ma réédition va inciter les gens encore dans le maquis à en sortir et va permettre de mettre fin à la guerre bientôt", a-t-il assuré aux journalistes qui l'ont rencontré dimanche sur une base de l'armée ougandaise en Centrafrique, sur le territoire de laquelle il a été arrêté.

Tim Allen, professeur à la London School of Economics et auteur d'un livre sur la LRA, confirme que cette capture pourrait encourager une partie des rebelles à se rendre, "s'il est publiquement annoncé qu'il (Acellam) bénéficie d'une amnistie" et "s'ils sont sûrs qu'ils ne seront pas tués par l'armée ougandaise".

Une éventualité peu probable pour le trio de tête de la LRA - Joseph Kony, Okot Odhiambo et Dominique Ongwen -, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité.

Kony a pris la tête de la LRA à la fin des années 80. Celle-ci opérait alors dans le nord de l'Ouganda, où elle a multiplié les exactions - enlèvements d'enfants transformés en soldats et en esclaves et mutilations de civils - avant d'en être chassée en 2006 par l'armée ougandaise et de s'éparpiller dans des denses forêts équatoriales des pays alentours.

La capture d'Acellam est un signe que les efforts accrus entrepris récemment pour anéantir la LRA commencent à payer, estime Angelo Izama: "La pression sur la LRA est importante et cette pression a contribué à ce qui vient de se passer".

Mais cette pression accrue sur le groupe pourrait aussi déclencher une riposte ultime d'un groupe sanguinaire. "Une des principales menaces que peut encore représenter la LRA, c'est qu'ils se rendent compte qu'ils sont acculés et qu'ils réagissent en tuant et violant", a estimé Sunday Okello.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 00:40

 

 

 

Centrafrique-Bengassou 0

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine_

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com

 

 http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, le mercredi 16 Mai 2012

Kaga-Bandoro : L’APRD demande pardon à la population

Le colonel Lakoué Maradas, de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie

(APRD), a demandé pardon hier à la population de Kaga-Bandoro, pour tous les actes qu’auraient commis ses hommes pendant la rébellion, a rapporté le correspondant du RJDH sur place.

« Je demande à la population de me pardonner pour tout ce qui s’est passé de bon ou de mal et qui seraient orchestré par mes éléments », a-t-il déclaré. C’était pendant la cérémonie de désarmement des 601 ex-combattants de l’APRD basés au village Zondo, à 18 kilomètres de la ville de Kaga-Bandoro.

« Désormais, il ne sera plus question de rebelles, mais de véritable citoyens qui doivent respecter leurs compatriotes, les autorités administratives et locales ainsi que les institutions de la République » a-t-il ajouté.

Au total 1106 ex-combattants de l’APRD ont été déjà désarmés au cours de la mission de désarmement entamée la semaine passée, selon les chiffres communiqués par le ministère en charge du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants.

Les activités se poursuivent sous la supervision du ministre délégué en charge du DDR, le Xavier Sylvestre Yangongo et de la communauté internationale et de quelques officiers de l’armée centrafricaine.

 

Mbaïki : Trois femmes accusées de sorcellerie maintenues à la gendarmerie

Trois vieilles femmes accusées de sorcellerie ont été maintenues ce matin à la brigade de la gendarmerie de la ville de Mbaïki, a annoncé Radio Songo.

Ces femmes sont accusées par la population d’avoir envoûté un jeune garçon âgé d’une quinzaine d’années au village Bondokiti. D’après les informations recueillies, hier, les parents de la victime qui se trouverait dans le coma, avaient tenté de brutaliser les trois présumées sorcières.

Mais ces dernières ont été protégées par les notables du village avant d’être transférées à la gendarmerie de Mbaïki. La gendarmerie les a gardées pour des raisons de sécurité mais également pour nécessité d’enquête.

 

Mbaïki : Les portes des écoles restent closes

Les activités pédagogiques restent perturbées dans les écoles primaires de la ville de Mbaïki, à cause de la grève des instituteurs contractuels, déclenchée depuis le lundi pour demander leur intégration dans la Fonction publique, a rapporté ce matin Radio Songo.

Alors que l’on tend vers la fin de l’année scolaire avec la préparation des examens de passage, le Certificat du Fondamental 1 et le concours d’entrée en 6ème, les chefs d’établissements s’inquiètent du sort des élèves. La directrice de l’école Fondamentale 1 de Mbaïki, Odette Opanzoladé, a exprimé sa préoccupation pour cette situation.

« Je lance un appel à mes collaborateurs enseignants de revenir sur leur décision, afin de continuer à encadrer les enfants qui vont composer le mercredi prochain le concours d’entrée en 6ème, cela permettrait de terminer en beauté l’année académique 2011-2012 », a-t-elle souhaité.

Il faut souligner que ce sont les instituteurs contractuels de Bangui et des villes environnantes qui observent cette grève.

 

Berberati : Les élèvent passent les épreuves sportives du bac

Environ 150 candidats ont passé ce matin les épreuves physiques et sportives du baccalauréat, au lycée moderne de Berberati, a annoncé Radio Zoukpana.

D’après le président du jury, Thomas Dadigam, au total 255 candidats se sont présentés, mais une centaine ont été dispensés pour des raisons de santé. Par ailleurs, aucun incident n’a été signalé au cours des épreuves.

Il faut rappeler que les épreuves physiques et sportives du Brevet des collèges auront lieu le vendredi prochain.

 

Bangui : Bientôt un projet d’accès à l’eau potable

Au total 2000 points d’eau de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA), seront réalisés dans les prochains mois, à travers la ville de Bangui, a rapporté ce matin Radio Notre Dame.

L’annonce a été faite ce jour par le chef du projet d’urgence et de réhabilitation des infrastructures urbaines (PURISU), Mme Meike Van Ginneken, au cours d’une audience avec le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Léopold Mboli-Fatrane.

« L’objectif du projet est de permettre à la population de s’approvisionner suffisamment en eau potable. Certains arrondissements de Bangui où l’accès à l’eau potable est difficile vont bénéficier de ces 2000 branchements sociaux », a indiqué le directeur de l’hydraulique, Sylvain Guébanda.

Le projet sera lancé au mois de juin 2012 et sera exécuté sous la supervision du PURISU.

Obo : Du matériel agricole pour la population

Sept groupements agropastoraux ont reçu ce matin du matériel agricole, des mains du ministre de la communication, Alfred Taïnga-Poloko, à l’occasion du lancement de la campagne économique 2012 dans le Haut-Mbomou, a rapporté Radio Zéréda.

Il s’agit des machettes, des houes et des pioches devant aider la population à mener de petites activités agricoles pour leur survie. Alfred Taïnga-Poloko a aussi remis quelques lots de médicaments à l’hôpital et des équipements de sport à la jeunesse d’Obo.

Le ministre a également installé une antenne de relai de la radio nationale et de la télévision centrafricaine afin de permettre à la population d’avoir accès à l’information, en dépit des problèmes de l’énergie dans la préfecture.

 

Boali : Recrudescence du vol dans la ville

Un groupe de malfrats qui serait venu de Bangui, a vidé deux boutiques de commerce général, dans la nuit de dimanche à lundi, a rapporté ce matin la Radio ICDI.

D’après une des victimes de ce cambriolage, l’opération s’est déroulée vers 2 h du matin. Les voleurs ont cassé les portes et emporté trois douzaines de paires de chaussures, des bidons d’huile d’arachide, des cartons de cigarettes, entre autres.

L’enquête lancée par la gendarmerie a permis d’interpellé un jeune homme nommé Franck Oroféi qui serait complice de cet acte. Mais ce dernier a nié les faits qui lui sont reprochés.

Toutefois, il a affirmé avoir transporté les bagages sous la menace des malfrats.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 23:20

 

 

 

Centrafrique-Bengassou 0

 

 

Encore un journaliste arrêté en RCA

Radio Ndéké Luka Mercredi, 16 Mai 2012 14:44

Guy Dingoté Kossani, attaché de presse au Ministère du Développement du Tourisme vient de passer ce 16 mai 2012, 2 journées dans les locaux de la Brigade de gendarmerie Territoriale de Bangui.

Il a été arrêté à cause de la disparition d’une caméra ayant servi à la couverture du lancement de la campagne économique par la ministre Annick Mazoungou à Birao (nord).

Selon un article du quotidien « L’hirondelle », paru ce mercredi, ce professionnel des médias a travaillé dans de conditions difficiles à Birao : manque de fongibles recommandés.

A titre d’exemple précise cette source, un budget élaboré à hauteur de 150 000 francs CFA n’a été financé qu’à hauteur de 20 000. En dépit de ces contraintes, le journaliste s’est bien défendu et a accompli sa mission avec loyauté, professionnalisme et abnégation.

L’arrestation de Guy Dingoté Kossani intervient 13 jours après que le Parquet de Bangui ait libéré Ferdinand Samba, Directeur de publication du journal « Le Démocrate ». Il a été condamné pour diffamation dans une affaire qui l’opposait au Ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï, neveu du Chef d’Etat François Bozizé.

 

Les coupeurs de route attaquent un convoi d’élèves à destination du Cameroun.

Radio Ndéké Luka Mercredi, 16 Mai 2012 14:44

Les enfants candidats à un jeu concours dénommé  « Carton Rouge » en route pour le Cameroun ont été attaqués le 15 mai 2012, par les coupeurs de route. L’attaque a eu lieu entre Baboua et Garou-Boulai (nord). Elle a visé une trentaine d’élèves issus des établissements scolaires dont l’Ecole Turque, celle de la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB) et la Renaissance.

L’information est confirmée ce mercredi à Radio Ndeke Luka par l’un des parents de ces élèves. C’est d’ailleurs la panique au sein de certaines familles concernées.

Des sources concordantes ont affirmé que « les gosses ont été dépouillés de tous leurs biens y compris d’importantes sommes d’argent. Parmi les victimes figurent celles grièvement blessées et admises à l’hôpital de Garoua-Boulai. Le départ de ces derniers vers le Cameroun serait certainement trahi par une personne de mauvaise foi ».

Ce qui est regrettable, ont indiqué d’autres sources, la République Centrafricaine a été le seul pays à envoyer ces candidats mineurs de leur état par la voie routière à cette compétition.

Signalons qu’aucune déclaration officielle n’est encore enregistrée sur cet incident.

 

Bozizé et forces vives de la Nation : Dialogue ou Instructions ?

Radio Ndéké Luka Mercredi, 16 Mai 2012 14:41

Le Président de la République François Bozizé a invité le 15 mai 2012 l’opposition démocratique, les politico-militaires, la société civile et la majorité présidentielle  pour « Faire le point de l’état d’avancement de la situation politique de la République Centrafricaine depuis les élections générales de janvier 2011 ». Il a également invité à cette rencontre du Palais de la Renaissance,  les Représentants du Corps diplomatique accrédités en République Centrafricaine.

Cette rencontre fait suite à la visite du président tchadien Idriss Déby Itno les 5 et 6 mai 2012 à Bangui. Celui-ci a recommandé au président Bozizé d’ouvrir un dialogue avec l’opposition qui a également accepté de dialoguer avec le Chef de l’Etat.

Loin d’une réunion d’échange, la rencontre s’est résumée en une communication du Chef de l’Etat qui a démontré un ponce-pilatisme.

Selon le Chef de l’Etat,  « j’ai toujours privilégié le dialogue avec toutes les Forces vives de la Nation comme mode de ce qui pourrait apparaitre comme obstacle à notre marche vers la démocratie et la reconstruction du pays. Je n’ai jamais empêché l’opposition démocratique de jouer son rôle de contre-pouvoir. Mon souhait le plus ardant est de voir cette opposition jouer un rôle constructif en dénonçant objectivement les erreurs ou manquements dans la conduite des affaires publiques et formuler des solutions idoines pour y remédier. Ensemble nous devons retenir que nos divergences ne doivent pas nous écarter des questions essentielles : sauvegarder la paix, la sécurité, l’intégrité du territoire, l’unité et la concorde retrouvée ».

Est-on déjà au début de la décrispation de la crise centrafricaine ? En tout cas, François Bozizé a reconnu que toute œuvre humaine est imparfaite et se dit donc disposer à travailler avec tous ceux qui sont prêts à œuvrer au redressement de la RCA.

A la fin de cette rencontre, les réactions n’ont pas tardé du côté de l’opposition démocratique. Selon Joseph Béndounga, leader du Mouvement Démocratique pour l’Evolution et la Renaissance de Centrafrique (MDREC) interrogé par Radio Ndeke Luka, « cette volonté de rencontrer l’opposition n’est pas venue du fond du cœur du Général François Bozizé. Celle-ci a été dictée par l’extérieur suite à la venue à Bangui du prédirent tchadien Idriss Deby Itno. Malgré cela, nous avions accepté dialoguer avec lui. S’il reconnait que conduire un pays ne se fait pas sans dialogue, c’est déjà un pas positif. Nous disons dans ce cas que nos revendications ont eu un écho favorable ».

Pour Gabriel Jean Edouard Koyambonou qui a conduit la délégation du Front pour l’Annulation des Elections 2011 (FARE-2011) à cette rencontre, « nous prenons simplement acte de la déclaration du chef de l’Etat, nous allons nous retrouver, analyser de fond en comble cette communication et nous aviserons au moment opportun. Mais d’ores et déjà, nous pensons que c’est le ballon d’essai, et que bientôt il aura le vrai. Car, ce qui se passe à ce jour, c’est tout, sauf le dialogue. Au FARE-2011, dans nos discours officiels, nous avons témoigné notre disponibilité totale au dialogue, mais au vrai dialogue, pas un semblant de dialogue  prenant en compte l’intérêt supérieur de la Nation ».

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 17:16

 

 

 

 

MDREC-logo.JPG

 

COMMUNIQUE N° 08 / MDREC / 2012

 

Le lundi 14 mai 2012 à 14 heures 41 minutes, le MDREC a été convié à une réunion qui sera présidée par le Général président, ministre de la défense, député, trésorier payeur général, directeur général des offices et sociétés d’Etat François BOZIZE au palais de la Renaissance, le mardi 15 mai 2012 à 10 heures 00.

 

Ensuite dans la nuit, cet appel téléphonique a été relayé par une série de communiqués lus sur les ondes de radio Centrafrique avec la gravité dont seul le régime totalitaire de BOZIZE fait montre chaque fois qu’il le juge nécessaire.

 

Cette manière emprunte de mépris, peu orthodoxe et cavalière de convier les partis politiques de l’opposition à une rencontre, comme s’ils étaient les valets du régime BOZIZE est digne d’une république bananière et ne sied pas au MDREC qui en a fait les frais, le 19 octobre 2010.

 

Le palais de la Renaissance, siège du pouvoir de l’Etat, haut lieu de la démocratie, de la culture de la justice, de l’amour et de la paix ne saurait être celui de la barbarie sauvage ainsi que de l’humiliation perpétuelle du Peuple Centrafricain.

 

Les Centrafricains sujets du droit et de la loi ne sont pas les esclaves d’un Général président avec sa garde prétorienne auteur de multiples exactions, crimes de guerre et contre l’humanité. 

 

Par le présent communiqué, le MDREC réaffirme sa ferme volonté de renouer le dialogue avec le régime du Général président, Ministre de la défense, député, trésorier payeur général, directeur des offices et sociétés d’Etat François BOZIZE, mais pas à n’importe quel prix.

 

Le MDREC demande solennellement au Général président François BOZIZE :

 

-          le report de la rencontre à une date très proche,

-          de convier par écrit les leaders de l’opposition au moins 72 heures à l’avance,

-          de préciser par écrit les points qui feront l’objet de la rencontre,

-          de cesser avec la formule de rencontres du genre « forces vives de la nation », lorsqu’il s’agit de rencontres avec l’opposition politique.

 

Le MDREC se retire avec l’infime conviction de revenir très prochainement pour débattre avec le Chef de l’Etat de l’insécurité, la révision du code électoral, l’assemblée nationale monocolore et la crise profonde que traverse le Centrafrique depuis le 15 mars 2003.

 

Fait à Bangui, le 15 mai 2012

 

Le Président du MDREC

 

 

 

 

J Bendounga

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 17:06

 

 

 

 

 

Bozizé Déby

   

 

Bangui, 15 mai (C.A.P) – La réunion convoquée ce jour au palais de la Renaissance par Bozizé était juste destinée selon l’intéressé à faire une communication qui ne devrait pas être suivie de débat. Il a exprimé « sa disponibilité à veiller à la mise en oeuvre des propositions qu'on voudra bien lui faire, dans le respect de la constitution ».

Toujours d’après Bozizé, chacun devrait repartir chez lui pour réfléchir. Il a ajouté : "L'occasion viendra où je vais vous convoquer individuellement ou en groupe pour discuter. Que ça vous plaise ou non, c'est ce que j'ai trouvé à vous dire! C'est aussi cela la démocratie. "… « Je ne peux pas dialoguer avec quelqu’un de l'opposition qui ne veut pas dialoguer avec moi ».

On le voit, Bozizé ne veut dialoguer qu’à ses propres conditions. Autant dire qu’il ne veut pas de dialogue du tout en réalité. Par ailleurs, sa façon de convoquer la classe politique la veille pour une rencontre avec lui le lendemain est du plus mauvais goût et l’opposition, selon nos informations, compte lui faire savoir par écrit que dorénavant, elle exige d’être informée au moins 48 heures d’avance pour se préparer avant toute réunion avec lui ainsi que de connaître l’ordre du jour et la qualité des participants conviés.

Bozizé doit en effet comprendre si ce n’est pas déjà trop tard, qu’il n’est pas seul maître du jeu politique dans le pays et qu’il doit accorder un minimum de respect et de considération à l’opposition. On sait que c’est pour tenter de donner l’impression à ceux qui font pression sur lui qu’il feint de vouloir dialoguer avec l’opposition mais en réalité son cœur n’y est pas.   

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 13:02
 
 
 
http://www.lavie.fr   Natalia Trouiller le 15/05/2012
 
Hier, le pape a nommé trois nouveaux évêques et un évêque auxiliaire en République centrafricaine, dont l'archevêque de la capitale. Soit un tiers des évêques du pays, sur fond de scandales sexuels et financiers.
 
Pomodimo.jpg
Mgr Paulin Pomodimo, ex-archevêque de Bangui, remplacé hier. © DR
 
CENTRAFRIQUE: DU SANG NEUF CHEZ LES EVEQUES
 
C'est l'un des chantiers les moins médiatiques du pontificat de Benoît XVI qui a franchi hier une étape importante: la nomination de quatre nouveaux évêques en République centrafricaine. Officiellement partis à la retraite pour "problèmes insurmontables dans la gestion de leurs diocèses", l'évêque de Bossangoa Mgr François-Xavier Yombadje et Mgr Paulin Pomodimo, l'archevêque de Bangui, ont donc été remplacés après trois ans de vacance de leurs sièges apostoliques respectifs.
 
Pour comprendre les raisons de ce changement en profondeur, il faut remonter en mai 2009. Alerté par les rumeurs de double vie des deux prélats, Benoît XVI avait alors envoyé sur place Mgr Robert Sarah, secrétaire de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples. Il y découvre une Eglise dont beaucoup de pasteurs vivent avec une compagne, et des diocèses en crise à cause de la mauvaise gestion des évêques. Quelques jours après la visite de Mgr Sarah, le préfet de la Congrégation, Mgr Dias, avait adressé une lettre aux prêtres mis en cause : "Votre conduite morale n'est pas toujours conforme à vos engagements à la suite du Christ chaste, pauvre et obéissant. On ne peut plus nier ce que tout le monde connaît en profondeur". Quelques jours plus tard, l'archevêque de Bangui et l'évêque de Bossangoa démissionnent.
 
La réaction chez les prêtres concernés a été vive: entraînant la controverse sur le terrain colonialiste, ils lancent le 26 mai 2009 un "appel au peuple chrétien": "Religieux, religieuses, évêques européens se sont lancés dans la médisance, la calomnie et les délations en tous genres contre le clergé autochtone. Nous déplorons la main basse de certains missionnaires pour récupérer toutes les instances de responsabilité. N'est-ce pas du néocolonialisme ecclésiastique ?" Et lancent un mouvement de grève des sacrements.
 
Le calme est revenu peu à peu dans l'Eglise en Centrafrique. Et en nommant quatre évêques, tous issus du continent africain, Benoît XVI a envoyé un ultime signe de pacification.
 
 
Source : Vatican Information Service - Français visnews_fr@mlists.vatican.va 
 
Cité du Vatican, 14 mai 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé :
 
 Dieudonne-Nzapalainga.JPG
 
Le P.Dieudonné Nzapalainga, CSSP, Archevêque métropolitain de Bangui (superficie 38.342, population 1.043.000, catholiques 246.657, prêtres 104, religieux 124), au Centre-Afrique. L'Evêque élu, né en 1967 à Mbomou (Centre-Afrique), a émis ses voeux religieux en 1997 et a été ordonné prêtre en 1998. Jusqu'ici Administrateur apostolique de ce même diocèse, licencié en théologie, il a été curé de paroisse, supérieur de son ordre en Centre-Afrique et Président de la Conférence des supérieurs majeurs de ce pays en 2009 - 2009.
 
Le P.Dennis Kofi Agbenyadzi, SMA, Evêque de Berbérati (superficie 38.342, population 1.043.000, catholiques 246.657, prêtres 104, religieux 124), au Centre-Afrique. L'Evêque élu, né en 1964 à Kadjebi-Akan (Centre-Afrique), a émis ses voeux religieux en 1996 et a été ordonné prêtre en 1997. Jusqu'ici Supérieur régional de son ordre pour le Centre-Afrique, il a été curé de paroisse.
 
Le P.Nestor-Désiré Aziagbia, SMA, Evêque de Bossangoa (superficie 62.420, population 612.000, catholiques 281.000, prêtres 38, religieux 22), au Centre-Afrique. L'Evêque élu, né en 1970 à M'Baïki (Centre-Afrique), a émis ses voeux religieux en 1994 et a été ordonné prêtre en 1998. Docteur en t´heologie, il est depuis 2004 Supérieur de la communauté de son ordre à Haguenau et Strasbourg (France).
 
Le P.Cyr-Nestor Yapaupa, Coadjuteur de l'Evêque d'Alindao (Centre-Afrique). L'Evêque élu, né en 1970 à Bangassou (Centre-Afrique) et ordonné prêtre en 2001, était depuis 2006 Vicaire général de ce même diocèse. Il a occupé diverses fonctions diocésaines.

Père Dieudonné Nzapalahinga, Archevêque de Bangui

Radio Ndéké Luka Mardi, 15 Mai 2012 12:06

L’Archidiocèse de Bangui a enfin un Archevêque. Il s’agit du Père Dieudonné Nzapalahinga, précédemment Administrateur apostolique de l’archidiocèse de Bangui. C’est le Pape Benoît XVI qui vient de le nommer ainsi que 3 autres Evêques. L'information a été publiée le 14 mai 2012, par la Nonciature Apostolique en Centrafrique. Le prélat succède à ce poste Monseigneur Paulin Pomodimo, actuel Médiateur de la République Centrafricaine.

Mais qui est Monseigneur Dieudonné Nzapalahinga ? Il est né le 14 Mars 1967 à Bangassou (est). Il a fait ses études primaires à Bangassou et entré au petit séminaire Saint Louis de la même localité. Il poursuit ses études au Cameroun et au Gabon. Le Père Nzapalahinga a fait ses premiers vœux dans la Congrégation des Pères Spiritains en 1993 et ​​les vœux définitifs sont prononcés en 1997. Il a été ordonné prêtre le 9 Août 1998.

Vivant en France, il a été rappelé à Bangui comme Supérieur Régional des Pères Spiritains pour être ensuite nommé Administrateur Apostolique de Bangui. Il succède à Monseigneur Paulin Pomodimo qui a démissionné suite à une mission du Vatican. La mission conduite par le Cardinal Robert SARAH avait aussi conduit à l’exclusion de certains prêtres centrafricains qui n’ont pas respecté leur chasteté.

3 autres Evêques figurent sur la liste. Il s’agit des Pères Dennis Agbenyadzi Kofi comme Evêque de Berberati (ouest) ; Cyr-Nestor Yapaupa, Evêque Co-Adjuteur d’Alindao (est) et Nestor-Désiré-Nongo Aziagbia comme Evêque de Bossangoa (nord-ouest).

La désignation du Père Dieudonné Nzapalahinga vient de mettre un terme à une longue période de crise qu’a connu l’Eglise Catholique de la RCA. En 2009, suite à une enquête menée dans le pays par le Saint Siège, certains prêtres ont été suspendus et d’autres radiés. Le non respect de leur engagement en a été la principale cause. Pour preuve, ces enquêtes avaient révélées que certains prélats possédaient une vie de famille, ce qui est contraire aux règles édictées par leur mission dite de chasteté.

A ce jour, des prêtres qui ont fait leur mea culpa ont été repêché ; certains reprennent le chemin de l’Université de Bangui dans d’autres filière ; d’autres regagnent simplement leur famille et vaquent désormais à autre chose.

Au-delà de la reconstitution du tissu de l’Eglise Catholique Centrafricaine après cette traversée du désert, certains observateurs de la vie politique, économique voire sociale se souviennent encore du rôle que cette confession religieuse a joué dans la consolidation de la culture de la paix en Centrafrique depuis 1996.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société