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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 13:45

 

 

 

 

YAOUNDE, 02/04/14 (Xinhua) -- Une délégation du secrétariat permanent du Processus de Kimberley de la République centrafricaine (RCA) participe à une concertation ouverte lundi à Yaoundé où elle défend une stratégie de mise aux normes visant à obtenir la levée de la suspension internationale imposée en 2013 à la commercialisation des diamants bruts à cause de la guerre dans ce pays d'Afrique centrale.

 

"Si nous sommes ici, c'est parce que nous gérons une situation qui s'est imposée à nous", a rappelé à l'ouverture de ces assises Maxime Ange Kazagui, secrétaire permanent adjoint du processus de Kimberley national centrafricain dans une allusion au conflit armé qui se poursuit depuis l'offensive lancée en décembre 2012 par l' ex-coalition rebelle de la Séléka contre le régime de François Bozizé.

 

Admis au sein du Processus de Kimberley depuis sa création en janvier 2003, la RCA a de facto été suspendue en mai 2013, puisque l'objectif de cet observatoire international initié par les Nations Unies est notamment d'endiguer l'infiltration des diamants bruts dits de conflits, dans le circuit officiel de la commercialisation et par conséquent mettre un terme aux liens entre commerce de ces ressources et les conflits armés.

 

Avant de sombrer dans la violence, ce pays pauvre et enclavé d' Afrique centrale tirait 40% de son produit intérieur brut (PIB) de ce commerce, pour une production annuelle estimée à 400.000 carats, selon les estimations officielles confirmées par Maxime Ange Kazagui dans un entretien à Xinhua en marge de la concertation inter-Etats tenue lundi et mardi dans la capitale camerounaise.

 

C'est une réunion cruciale pour les autorités centrafricaines pour remettre en mouvement un pilier important de l'activité économique nationale paralysée par la crise.

 

Elle fait suite à deux autres abritées précédemment par le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo (RDC), et qui découle d'une recommandation, lors de la plénière du Processus de Kimberley tenue en novembre 2013 à Johannesburg, en Afrique du Sud, aux pays limitrophes de la RCA d'organiser de telles rencontres en vue d'éviter l'infiltration chez eux des diamants centrafricains.

 

Pour Kazagui, la RCA est "un pays conforme aux requis du Processus de Kimberley et je dirais même bien avant que le Processus de Kimberley ne soit mis en place". Car, assure-t-il, c' est depuis les années 1990 que son pays a mis en place "un système de traçabilité efficace", témoignage de sa maîtrise de la chaîne de production jusqu'à l'exploitation des diamants bruts.

 

En dépit de la persistance des violences qui continuent de plonger nombre de populations centrafricaines vers l'exode forcé dans les pays voisins comme le Cameroun, ce responsable institutionnel à la prise de parole mesurée se défend plutôt d'un retour progressif à la normalisation dans le pays, y compris dans les zones minières.

 

"De la même manière que le Kimberley est un processus, a-t-il martelé à Xinhua, la sécurité en est un, c'est-à-dire elle revient. Et elle revient progressivement. Je ne vous apprends rien, quand il y a eu un conflit quelque part et que la sécurité a été remise en question, elle revient progressivement. C'est ce qui se passe dans notre pays, avec les forces étrangères en place."

 

Avec le Cameroun, la RCA, d'après son secrétaire permanent national adjoint du Processus de Kimberley, se concerter pour " collaborer et coopérer. Il s'agit de s'assurer que tous les requis de Kimberley sont en place des deux côtés".

 

C'est une déclaration confirmée par le ministre camerounais des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique, Emmanuel Bondé, pour qui il est question de "déterminer un système de vigilance commune et favoriser ainsi une meilleure transparence".

 

De l'avis du ministre, "la République centrafricaine a élaboré des stratégies pour traiter les questions de non-conformité aux exigences minimales du système de certification du Processus de Kimberley et pour renforcer son système de contrôle interne, notamment à travers un plan de travail qu'elle a soumis lors de la tenue de (la) plénière du Processus de Kimberley" à Johannesburg.

 

Il a fait part de mesures prises par les autorités camerounaises pour éviter l'infiltration des diamants du conflit centrafricain, à savoir le renforcement du système de contrôle à la frontière commune où le dispositif sécuritaire a été renforcé avec le déploiement d'unités spéciales de l'armée nationale dont le redoutable Bataillon d'intervention rapide (BIR) spécialisé dans la lutte contre le grand banditisme.

 

A Yaoundé, le programme de travail de la délégation centrafricaine comporte au menu une rencontre avec les bureaux d' achat des diamants opérant au Cameroun.

 

Depuis sa création en 2003, le Processus de Kimberley regroupe à ce jour 81 pays et organisations qui s'échangent 99,8% de la production mondiale de diamants bruts, d'après les estimations.

 

Le Cameroun y a été admis le 14 août 2012, la même année que l' institution du système de certification de ce processus chargé de définir les conditions de contrôle de la production et commerce de ces ressources.

Commerce de diamants : offensive de la RCA à Yaoundé pour la levée de la suspension internationale
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 13:38

 

 

 

 

LONDRES, 02/04/14 (Xinhua) -- La Grande-Bretagne a exhorté mardi la communauté internationale à un soutien international accru pour faire face à la crise en Centrafrique, avant le sommet UE-Afrique à Bruxelles, au cours duquel le conflit centrafricain sera à l'ordre du jour.

 

"La communauté internationale doit prendre davantage de mesures pour aider les hommes, les femmes et les enfants touchés", a indiqué la ministre britannique du Développement international Lynne Featherstone, indiquant que la situation est "de plus en plus désespérée" en Centrafrique.

 

La Grande-Bretagne va fournir des graines, des outils agricoles et la protection aux personnes atteintes par la crise, a annoncé mardi le Département britannique en charge du Développement international (DFID).

 

Le DFID a fourni une nouvelle aide de six millions de livres sterling (9,96 millions de dollars américains), portant ainsi la contribution britannique directe à un total de 18 millions de livres sterling (29,9 millions de dollars américains) en 2014, auquel s'ajoutent les fonds engagés via l'UE et l'ONU, a annoncé le DFID.

 

Un total de quatre millions de livres sterling (6,6 millions de dollars américains) de cette aide financière sera donné à l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) pour les graines et les outils, afin d'augmenter la production agricole et de réduire la crise alimentaire en Centrafrique, pendant la saison des plantations, de mars à mai.

 

Le deux millions de livres sterling restants seront versé à l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), afin de suivre et de faire un rapport sur les communautés sous la menace immédiate de la violence et de l'exploitation, et vise notamment à protéger les femmes et les filles contre les violences sexuelles, selon le DFID.

 

D'après les statistiques de l'ONU, la violence en Centrafrique a poussé 290.000 personnes à fuir dans des pays voisins. Le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays africain en crise est également élevé, avec 650.000 personnes, dont 232.000 à Bangui, la capitale.

 

La nouvelle aide financière britannique intervient à la veille du sommet UE-Afrique, qui sera tenu à Bruxelles les 2 et 3 avril.

La Grande-Bretagne exhorte à un soutien international accru pour faire face à la crise centrafricaine
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 13:31

 

 

 

 

 

Publié le 2 avril 2014 (rédigé le 3 février 2014) par Mathieu Perrin http://survie.org/ 

 

Depuis le lundi 20 janvier dernier, Catherine Samba-Panza a été élue présidente par le Conseil National de Transition. Elle dispose d’une année pour rétablir le calme et le dialogue intercommunautaire dans le pays, mais aussi pour organiser une élection présidentielle prévue pour février 2015, à laquelle elle ne pourra pas se présenter. Mais les traditionnels prétendants, plutôt discrets jusqu’ici, seront de la partie.

 

Parmi eux, Martin Ziguélé, ancien Premier Ministre du défunt Ange Félix Patassé et président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), risque fort d’obtenir le soutien discret mais solide de la France.

 

Déjà, lors des élections présidentielles de 2011, il arrive en seconde position face à François Bozizé. Il forme alors avec les autres candidats le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de janvier 2011 (FARE). Ce mouvement qui n’a jamais atteint son objectif a été dissout en octobre dernier par son porte­ parole, Nicolas Tiangaye, proche de Ziguélé et Premier Ministre du précédent président de transition Michel Djotodia, jusqu’en décembre 2013.

 

Lors de la formation du gouvernement de Tiangaye, il s’est bien gardé de négocier un portefeuille ministériel afin de ne pas être associé à la crise que subit le pays. Ziguélé est proche du gouvernement français et il ne s’en cache pas : le MLPC est d’ailleurs l’unique parti centrafricain membre de l’Internationale Socialiste !

 

Lors du Congrès du Parti Socialiste d’octobre 2012 à Toulouse, Ziguélé fut même invité à la tribune pour adresser ses « sincères et amicales félicitations pour le changement qui vient de s’opérer en France, par l’élection de notre camarade François Hollande à la tête de l’état Français. Que le camarade François Hollande trouve ici l’expression de notre profonde admiration, et de nos vœux de plein succès. » Ah... le camarade Hollande ! Touchante déclaration d’amitié ou habile manifestation d’intérêt commun ?

 

Car il va de soi que si Ziguélé remportait les prochaines élections, la France aurait sans aucun doute gagné une belle victoire, en se targuant du retour à la « démocratie » en RCA et du « succès » de l’opération Sangaris. Et en guise de récompense, la possibilité pour elle et ses grandes entreprises (Total, Areva, etc.) d’affirmer leur mainmise sur ce pays.

Lu pour vous : Centrafrique : Martin Ziguélé en embuscade
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 13:28

 

 

 

 

BRUXELLES, 2 avril 2014 (AFP) - Un mini-sommet sur la Centrafrique, co-organisé par la France sur fond de regain de violence dans ce pays africain, ouvre mercredi le 4ème sommet UE-Afrique à Bruxelles, au lendemain du lancement par l'UE de sa mission militaire à Bangui.

 

La réunion, à 10H30 GMT, sera co-présidée par le président français François Hollande, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le président Mauritanien, Abdel Aziz, dont le pays préside l'Union africaine.

 

La présidente de transition de Centrafrique, Catherine Samba-Panza, doit y faire le point sur les besoins de son pays, tant en matière de sécurité et d'assistance humanitaire, que pour reconstruire un embryon d'Etat.

 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, participera à cette réunion, qui s'inscrit dans la continuité d'un premier mini-sommet similaire en décembre à Paris.

 

Les invités sont les mêmes: 13 pays européens, dont l'Allemagne et le Royaume-Uni, et 12 voisins africains, dont le Gabon et le Tchad.

 

- "Stopper les tueries" -

 

L'urgence, selon une source européenne, sera d'oeuvrer à "stopper les tueries", qui ont repris sur place, coûtant la vie à 50 personnes depuis le week-end, avec des affrontements opposant des miliciens anti-balaka et des pillards à des musulmans.

 

Ce regain de violences a poussé quelque 16.000 personnes à fuir leur foyer à Bangui depuis le début de la semaine dernière, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

 

La situation sécuritaire s'est "dégradée", les musulmans sont "directement visés", s'est alarmé mardi M. Hollande.

 

A son arrivée à Bruxelles, Ban Ki-moon a aussi exprimé sa "profonde préoccupation pour la grave situation" sur place, et les "répercussions des combats et atrocités sur les civils".

 

L'inquiétude internationale est encore montée d'un cran après l'implication dans ces violences de soldats tchadiens, qui ont tué au moins 24 personnes samedi à Bangui en tirant sur la foule. La force africaine Misca a affirmé qu'ils ripostaient à des attaques.

 

L'UE s'est du coup résolue mardi à lancer sa mission militaire Eufor-RCA, retardée par les atermoiements des Etats-Membres. La déploiement de cette force d'un millier d'hommes pour sécuriser l'aéroport et certains quartiers de Bangui doit prendre toutefois plusieurs semaines.

 

- Restaurer un Etat -

 

Le mini-sommet doit aussi plancher sur les moyens de "rétablir la stabilité, promouvoir la réconciliation nationale et la transition politique", en contribuant à la restauration d'un Etat dans ce pays africain, a indiqué le Conseil de l'UE, qui représente les Etats.

 

Les participants étudieront aussi "ce qui peut être fait en plus en matière d'aide humanitaire et de développement".

 

Mais "il ne s'agira pas d'une conférence de donateurs", a souligné un diplomate, même si la question de la paie des fonctionnaires centrafricains doit être à l'agenda.

 

Les participants rejoindront ensuite à partir de 12H30 GMT leurs homologues pour ouvrir les travaux du 4ème sommet UE-Afrique, dont la dernière édition s'était tenue en 2010 à Tripoli, à l'époque encore sous le régime de Mouammar Kadhafi.

 

Près de 80 dirigeants africains et européens y discuteront jusqu'à jeudi des moyens de relancer leur partenariat, plombé par l'instabilité en Afrique et en perte de vitesse face à la concurrence chinoise.

 

Pour la partie africaine, ce sommet doit faire passer le message que l'Afrique "a plus besoin de coopération économique et d'investissements que d'aide", a relevé pour l'AFP le président guinéen, Alpha Condé.

La crise en Centrafrique s'invite en ouverture du sommet UE-Afrique à Bruxelles
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 13:20

 

 

 

 

 

Pana 02/04/2014

 

Paris a accusé, mardi, ouvertement les milices anti-balaka d’être «pour une large part» responsables dans les violences survenues samedi et dimanche derniers, dans la capitale centrafricaine où plus d’une vingtaine de personnes ont trouvé la mort.

 

«La France déplore les violences des 29 et 30 mars à Bangui, dont la responsabilité incombe pour une large part aux milices anti-balaka», a déclaré, mardi, le porte parole du Quai d’Orsay, tout en demandant qu’une enquête soit ouverte sur ces violences.

 

Samedi, alors qu’un convoi de soldats de la paix de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), constitué des militaires tchadiens, retournait à son Quartier général avec des armes saisies de groupes de miliciens, est tombé dans une embuscade tendue par des hommes armés non identifiés au PK12 dans la banlieue de Bangui.

 

Les assaillants ont blessé deux éléments du contingent tchadien de la MISCA, qui a riposté en légitime défense, ce qui a entrainé la mort de 24 personnes et d’une vingtaine de blessés.

 

Rappelant qu’il n’y aura pas d’impunité pour ceux qui commettent des exactions, la France a réaffirmé son soutien à la MISCA dans l’exécution de son mandat de protection des populations civiles, en application de la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations unies et avec l’appui de l’opération Sangaris.

France: les milices anti-balaka responsables des violences à Bangui
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 13:00

 

 

 

 


BANGUI AFP / 02 avril 2014 13h48 - Le Premier ministre centrafricain, André Nzapayaké, a affirmé mercredi que les soldats tchadiens qui ont tué au moins 24 personnes samedi à Bangui, avaient riposté à des attaques à la grenade, dans une déclaration à la radio nationale.


Samedi s'est produit un incident impliquant un contingent de la Misca qui a dû répondre à des attaques à la grenade, a dit le Premier ministre.


Des soldats tchadiens venus rapatrier des compatriotes fuyant les violences en Centrafrique, ont tiré samedi sur la foule, tuant au moins 24 personnes et en blessant une centaine, dans des circonstances peu claires.


La force africaine Misca a affirmé dimanche que les soldats avaient d'abord été attaqués et avaient riposté. Mais selon les versions de représentants des milices anti-balaka et d'habitants du quartier, les militaires tchadiens ont délibérément tiré sur la foule.


Le bilan est lourd, a déploré M. Nzapayaké: plusieurs dizaines de morts et de blessés, plus d'une dizaine de maisons incendiées, des hommes et des femmes mutilés par l'éclat d'une roquette lancée sur le quartier Gobongo par des hommes armés. 

Selon lui, le bilan pourrait s'alourdir, vu le nombre de personnes admises dans les hôpitaux dans un état grave. 


Le gouvernement que je dirige condamne énergiquement ces actes, a-t-il ajouté, demandant l'ouverture d'une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame pour que les auteurs soient identifiés, traqués et jugés. 


La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, de passage à Paris avant le sommet de Bruxelles, avait annoncé lundi l'ouverture d'enquêtes sur cette affaire.


Depuis un an, l'ancienne colonie française, pays parmi les plus pauvres de la planète, habitué aux coups d'Etat à répétition et aux rébellions, traverse une crise sans précédent avec des violences interreligieuses et des centaines de milliers de déplacés.


(©)

Centrafrique: les soldats tchadiens qui ont tué 24 personnes à Bangui ont riposté à une attaque
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 12:43

 

 

 

 

par RFI  02-04-2014 à 06:17

 

À la veille d'un sommet UE-Afrique, au cours duquel la situation en République centrafricaine sera abordée, notamment sur la mise en place de la force européenne (Eufor), la présidente Catherine Samba-Panza a fait escale à Paris ce mardi 1er avril pour rencontrer François Hollande.

 

Malgré la préparation d'un nouveau gouvernement, François Hollande n'a pas réduit son entretien avec Catherine Samba-Panza, qui a duré une heure. À la sortie, sur le perron, le président français salue le courage de son homologue, et rappelle que les risques d'enlisement sont grands.

 

« C’est courageux de prendre la responsabilité d’un pays qui est dans le chaos. C’est courageux de vouloir restaurer l’autorité d’un Etat qui s’était effondré. Et pour les Français qui s’interrogent, nous évitons que des massacres se perpétuent, et que des affrontements religieux puissent dégénérer en terrorisme. Car c’est un risque. »

 

Sortir du chaos

 

Catherine Samba-Panza reconnaît que les problèmes rencontrés sont immenses et appelle la communauté internationale, les bailleurs à faciliter l'octroi des aides pour sortir du chaos.

 

« Vous connaissez bien la situation de ce pays, qui est un Etat fragile, un Etat qui n’existe pratiquement pas. Nous avons reçu beaucoup de promesses, beaucoup d’annonces, seulement, il y a des procédures à respecter. Nous demandons simplement à la communauté internationale d’alléger ces procédures, et de ne pas traiter les problèmes de la République centrafricaine comme pour un Etat normal. Mais pour un Etat en crise. »

 

L’objectif affiché pour les deux présidents français et centrafricain est clair : convaincre les pays de l'Union Européenne de s'investir davantage, tant sur le plan sécuritaire qu'humanitaire et financier.

 

 

 François Hollande : "La situation sécuritaire s'est détériorée" en Centrafrique

 

Le président de la République recevait mardi la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba-Panza.

 

Par Francetv info 

 

Mis à jour le 01/04/2014 | 19:35 , publié le 01/04/2014 | 19:23

 

La dégradation de la situation sécuritaire en Centrafrique inquiète le président de la République, qui recevait mardi 1er avril son homologue centrafricaine à l'Elysée,

 

Catherine Samba-Panza"La situation en Centrafrique s'est à la fois améliorée sur certains points et détériorée sur d'autres, a déclaré François Hollande. La situation sécuritaire s'est détériorée, dégradée dans un certain nombre de lieux, et même à Bangui."

 

Cinquante morts ces quatre derniers jours

 

Le président français a pointé la "volonté de groupes hostiles au processus de pacification, de réconciliation", estimant que "les musulmans sont directement visés" par les violences en Centrafrique, qui ont coûté la vie à 50 personnes ces quatre derniers jours. "Que les musulmans sachent bien que si les forces françaises, à travers (l'opération) Sangaris sont présentes en Centrafrique, c'est pour les protéger, et que les Centrafricains sachent bien que nous sommes impartiaux", a-t-il insisté. L'Union européenne annonce, mardi, le lancement officiel de son opération militaire en Centrafrique, avec l'envoi dans les prochains mois d'une force qui comprendra jusqu'à 1 000 soldats, dirigés par le général de division français Philippe Pontiès.

 

A Paris, Catherine Samba-Panza interpelle la communauté internationale
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 12:40

 

 

 

 


 

Seize ministres siégeront dans le nouveau gouvernement français dirigé par Manuel Valls, dévoilé mercredi. Michel Sapin sera aux Finances, Arnaud Montebourg à l'Industrie et Bernard Cazeneuve à l'Intérieur.

 

La nouvelle équipe resserrée, où la parité est respectée avec huit femmes, a été dévoilée par le secrétaire général de l'Elysée, Pierre-René Lemas, sur le perron de l'Elysée.

 

Le secteur de l'Economie est divisé en deux avec Michel Sapin aux Finances et aux Comptes publics, et Arnaud Montebourg chargé de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique.

 

Fabius, Le Drian et Taubira restent
 

Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian conservent leurs postes antérieurs, aux Affaires étrangères et à la Défense. Christiane Taubira reste ministre de la Justice.

 

Le ministère de l'Intérieur est confié à Bernard Cazeneuve, anciennement au Budget. Ce ministère stratégique a fait l'objet d'un différend entre François Hollande et Manuel Valls qui souhaitaient y placer un proche. François Rebsamen était le candidat du président, Jean-Jacques Urvoas celui du Premier ministre.

 

Royal de retour
 

Ségolène Royal, ancienne ministre et mère des enfants de François Hollande, fait son entrée à la tête d'un grand ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie.

 

L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle en 2007 s'occupera de ce secteur-clé en l'absence des Verts, qui ont refusé de participer à ce gouvernement.

 

Autre nouveau venu, le maire de Dijon, François Rebsamen, est nommé ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social. BenoÎt Hamon, figure de l'aile gauche du Parti socialiste, est promu à l'Education nationale, l'Enseignement supérieur et la Recherche, en remplacement de Vincent Peillon.

 

Najat Vallaud-Belkacem se retrouve à la tête d'un grand ministère des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Stéphane Le Foll, qui reste à l'Agriculture, est le nouveau porte-parole du gouvernement.

 

Gouvernement "resserré"

 

L'Elysée présente cette équipe comme "l'un des gouvernements les plus resserrés de la Ve République, composé de personnalités ayant de l'expérience, certains bénéficiant d'une surface politique permettant de porter avec force leurs dossiers".



(ats / 02.04.2014 12h22) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=464268 

Seize ministres pour un gouvernement français resserré
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 00:02

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr/  Publié le 01.04.2014, 18h42 | Mise à jour : 20h27

 

Montrer qu'il garde un oeil sur la Centrafrique. Ce mardi, François Hollande s'est entretenu avec Catherine Samba Panza, présidente centrafricaine, alors que le pays reste plongé dans le chaos. A l'issue d'un entretien avec la Centrafricaine, le chef de l'Etat français s'est inquiété de la situation qui s'est «à la fois améliorée sur certains points et détériorée sur d'autres».

 

Le président a rappelé les évolutions positives dans l'ancienne colonie française, depuis le début de l'opération Sangaris en décembre dernier, tels que «la mise en place des autorités de la transition» et le «fonctionnement des services publics les plus essentiels, les écoles, l'hôpital, la prison». Toutefois François Hollande a alerté sur la «situation sécuritaire» qui s'est nettement «dégradée, détériorée, dans un certain nombre de lieux et même à Bangui»

 

La France sur place pour «protéger les centrafricains»


Soulignant la situation difficile pour les musulmans «directement visés» par des milices anti-balaka, le président français a rappelé l'engagement des forces françaises sur place. «Que les musulmans sachent bien que si les forces françaises, à travers (l'opération) Sangaris, sont présentes en Centrafrique, c'est pour les protéger et que les Centrafricains sachent bien que nous sommes impartiaux». 

    
François Hollande a rencontré la présidente Centrafricaine ce mardi à l'Elysée
 

01/04/2014. François #Hollande accueille son homologue centrafricaine C. #Samba-Panza sur le perron de l'Elysée. pic.twitter.com/pFdJ3tgRr2

— La France à Bangui (@FranceBangui) April 1, 2014


 L'UE lance sa propre opération militaire


C'est un soulagement pour la France après plusieurs semaines d'attente : l'Union européenne a officiellement annoncé ce mardi le lancement de son opération militaire en Centrafrique. «Le Conseil a approuvé le lancement de l'opération militaire de l'UE en République centrafricaine», a indiqué une porte-parole, Susanne Kieffer.
 
«La force comprendra jusqu'à 1 000 soldats, dirigés par le général de division (français) Philippe Pontiès», confirme le Conseil de l'Europe. Son déploiement, pour sécuriser l'aéroport et certains quartiers de la capitale centrafricaine, Bangui, devrait prendre plusieurs semaines. L'annonce intervient à la veille d'un mini-sommet sur la Centrafrique, en ouverture mercredi à Bruxelles du 4e sommet UE-Afrique. Il y a quelques semaines, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, ministres des Affaires étrangères et de la Défense, avait interpellé l'UE dans une déclaration conjointe. Ces derniers s'insurgeait contre le retard de l'envoi de troupes de l'UE qui avait pourtant été voté mi-février.   

  

#RCA La France appelle vigoureusement ses partenaires à s’en donner les moyens #UE cc@JY_LeDrian

— Laurent Fabius (@LaurentFabius) March 14, 2014

Centrafrique : la situation sécuritaire s'est «dégradée» s'inquiète Hollande
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 23:24

 

 

 

 

 

par RFI   01-04-2014 à 22:55

 

Patrice Ngaïssona est à la tête de la Coordination des combattants pour la paix en Centrafrique, autrement dit l'aile des anti-balaka qui n'est pas représentée au sein du gouvernement. Cette aile constitue, d'après lui, l'essentiel des mouvements qui contrôlent le sud du pays, et sans dialogue avec cette coordination, il estime que la paix ne sera pas possible. Patrice Ngaïssona répond aux questions de RFI.

 

RFI : Votre coordination et vos mouvements anti-balaka contrôlent une grande partie de la ville. Qu’est-ce que vous attendez du gouvernement et de la présidente ?

 

Patrice Ngaïssona : Les anti-balaka contrôlent presque tout le pays, Bangui et l’arrière-pays. Ce mouvement, qui a vu le jour depuis l’attaque du 5 décembre à Bangui, attend aujourd’hui du gouvernement centrafricain une reconnaissance nationale de l’acte de bravoure de ces enfants et qu’il tende la main au dialogue parce que les anti-balaka, à partir d’aujourd’hui, ont décidé de ne plus continuer les hostilités. Depuis lors, on attend du gouvernement qu’il fasse un geste pour qu’on puisse dialoguer et arrêter définitivement ces hostilités et aller dans l’arrière-pays sensibiliser les enfants à déposer les armes et qu’ils puissent ensuite reprendre leurs activités normales. En effet, les activités sont complètement paralysées en République centrafricaine.

 

Mais le gouvernement, jusqu’à présent, n’a pas répondu à votre appel.

 

Le gouvernement a peut-être son agenda chargé. Mais la paix n’a pas de prix et nous, nous essayons toujours de continuer à tendre la main, à demander au gouvernement d’aller rapidement au dialogue pour essayer de tourner la page et voir le développement de notre pays devant nous.

 

Une partie des anti-balaka sont représentés au gouvernement. C’est l’aile de Monsieur Joachim Kokaté, une aile que vous ne reconnaissez pas. Selon vous, est-ce qu’il faudrait que des gens de votre coordination entrent, eux aussi, au gouvernement ?

 

Je ne fais pas attention à ce qui se dit de Joachim Kokaté, qui est toujours un cavalier. Il change d’avis selon les nécessités. Les anti-balaka n’ont pas deux entités. Les anti-balaka que je coordonne sont un seul et même mouvement qui est réparti sur toute l’étendue du territoire. Quand je donne l’ordre à ces enfants, je pense que c’est immédiatement suivi d’effet. Donc, si on veut que la paix revienne définitivement dans ce pays, il faut dialoguer avec la coordination - son staff - pour qu’il y ait la paix définitive en République centrafricaine.

 

D’une certaine façon, c’est vous qui avez les clefs de la paix et de la réconciliation entre les mains ?

 

C’est entre les mains des anti-balaka et du gouvernement. Ce n’est pas seulement les anti-balaka. Si on veut que la paix arrive, je pense que nous avons besoin de toutes les entités, que ce soit ex-Seleka, gouvernement, anti-balaka et même la force internationale pour le maintien de la paix, pour qu’il y ait rapidement un dialogue et puis la pacification du pays.

 

Quand ce dialogue va démarrer, quelles seront vos conditions et vos exigences ?

 

Faire partir les mercenaires. Le gouvernement doit respecter au moins ces enfant, désarmer complètement le Kilomètre 5 et il faut que les Boko-Haram qui se trouvent aujourd’hui dans cet arrondissement le quittent. On demandera aussi, peut-être au niveau de l’Assemblée, que l’on inscrive dans l’Histoire de la RCA l’affaire des anti-balaka qui est une émanation populaire. Cet acte de bravoure mériterait d’être immortalisé dans l’Histoire de la République centrafricaine.

 

Et vous attendez aussi un programme DDR (Désarmement, démobilisation, réinsertion) ?

 

Oui, la plupart des combattants ont tout perdu. Ceux qui viennent de l’arrière-pays ont tout perdu : leur toit, leur grenier, leur bétail, tout. Et donc, aujourd’hui, il faut que le gouvernement fasse un geste de reconnaissance.

 

Pourquoi les anti-balaka, qui sont dans la ville de Boda, ne laissent pas les musulmans qui s’y trouvent encore circuler alors que ceux-ci, manifestement, ne sont pas armés ?

 

C’est le dialogue qui peut essayer de pacifier cette situation. Au niveau de Bola, le gouvernement avait commis l’erreur d’amener quelqu’un qui n’est pas connu des anti-balaka pour aller parler à ces enfants. Et du coup, cela les a énervé, parce que ce sont ces gens qui continuent de manger au nom de la souffrance des anti-balaka.

 

Si on ne nous donne pas l’opportunité de discuter avec le gouvernement et d’aller vers ces enfants pour que nos frères musulmans soient libres de leurs mouvements, ce sera toujours difficile. Il faut maintenant chercher à dialoguer avec l’interlocuteur fiable qui peut relier les informations auprès des enfants.

 

Si vous, vous y allez, les résultats seront différents. C’est cela que vous voulez dire ?

 

Nettement différents.

 

Beaucoup de gens vous accusent  d’être lié à François Bozizé et de travailler pour lui. Est-ce que c’est vrai ou pas ?

 

C’est une erreur monumentale grave. Un pouvoir, c’est un pouvoir. Un pouvoir est passé ; il faut tourner la page et puis avancer.

 

Vous ne vous battez pas pour François Bozizé ?

 

Non, non, non ! Il ne faut pas que les gens s’imaginent des choses. Avant Bozizé, j’avais fait mes affaires et je vivais bien. Pendant le régime de Bozizé, j’ai continué à faire mes affaires. En dehors de cela, laissez Bozizé tranquille. Laissez Ngaïssona tranquille dans son élan.

RCA : Sur RFI, le chef des anti-balaka appelle le gouvernement à dialoguer
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