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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 13:45

 

 

 

 

 

Firmin-Feindiro.jpg

 

Firmin Feindiro, à pieds, en pirogue puis en avion, a fui en Europe

Radio Ndéké Luka Dimanche, 02 Septembre 2012 10:38

L’ex-ministre de la Justice, Firmin Feindiro a fui le pays et a réussi à gagner l’Europe il y a 2 jours. L’information a été confirmée à Radio Ndeke Luka ce dimanche 2 septembre 2012 par le porte-parole du « Mouvement Sauvons la RCA », Tedd Maya Angalisho.

Dans une interview téléphonique accordée à la rédaction, M. Angalisho affirme avoir lui-même s’être rendu à l’aéroport accueillir l’ancien ministre, aujourd’hui tombé en disgrâce et limogé le 16 juillet dernier pour des raisons non encore connues mais sans doute liées à sa proximité avec un autre ancien ministre, Sylvain Ndoutingaï.

Toutefois, Notre interlocuteur « pour des raisons de sécurité » a refusé de préciser le pays et la ville où M. Feindiro a trouvé refuge. Tout juste, consent-il à révéler que ce dernier a quitté la RCA le 22 août dernier, grâce à un laisser-passer délivré sous un nom d’emprunt par un responsable de la police. « Les frontières ne sont pas sécurisées et les agents mal payés…alors » s’est-il borné à dire en réponse à la question. Il explique néanmoins que M. Feindiro, dans sa fuite, n’est pas parti de l’aéroport, mais par la route, puis en pirogue, jusqu’à Brazzaville (République du Congo) où également avec sa fausse identité, a pu embarquer dans un vol à destination de l’Europe.

M. Angalisho a notamment déclaré : « Il est très fatigué et il se repose. Dans sa fuite il a été contraint à une longue marche. Il doit subir un contrôle médical. J’ai été le chercher à l’aéroport et je l’ai rencontré, ainsi que ses conseillers à plusieurs reprises. D’ailleurs, bientôt, il va s’adresser lui-même aux centrafricains pour donner en long et en large les vraies raisons de sa disgrâce et des menaces de mort proférées contre sa personne ».

A la question de savoir si l’ex-ministre était l’inspirateur du Mouvement sauvons la RCA, M. Angalisho a répondu par la négative, « mais nous allons lui proposer de diriger le Mouvement ».

En guise de rappel, après son limogeage, l’ancien ministre de la Justice avait été interdit de sortie du territoire centrafricain. Il s’était vu refoulé de l’aéroport international de Bangui M’Poko alors qu’il devait embarquer pour Paris pour des raisons de santé. Il sera finalement autorisé à faire le voyage quelques jours plus tard et regagnera Bangui à la fin du séjour.

 

NDLR : La conscience de ce garçon doit vraiment avoir quelque chose à se reprocher. Il a dû amèrement regretter d’être retourné au bercail après avoir dans un premier temps, avec l’appui du Dr Feikoumon médecin personnel de Bozizé, réussi à se rendre en France alors qu’il avait essuyé une première interdiction par la police de l’aéroport Bangui-M’poko. C’est à cette occasion que depuis Paris, Firmin Findiro avait demandé l’asile politique auprès de l’ambassade du Botswana mais mis sous forte pression, il a décidé de regagner Bangui où quelques jours après son retour, il fut limogé du gouvernement par Bozizé et remplacé plus tard par Jacques Mbosso au ministère de la justice. Selon des informations concordantes, Firmin Findiro qui serait dans un lieu sûr on ne sait trop encore où, n’aimerait plus entendre parler de Bozizé et de la bozizie. (Affaire à suivre)

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 00:23

 

 

 

 

Baba Laddé

 

 

C’est ce que laisse clairement entendre l’autre de ce texte publié sur le blog de Makaila, un opposant tchadien, au sujet de Baba Laddé qui devrait se rendre à Bangui. Le seul aspect qui fait problème est la question de savoir pourquoi le médiateur centrafricain en l’occurrence Paulin Pomodimo refuse-t-il que Baba Laddé soit accompagné par sa garde rapprochée. Dès lors, si Baba Laddé est bien attendu dans les prochains jours à Bangui, pourquoi Francis Bozizé a-t-il envoyé des soldats Faca à Ippy où Baba Laddé était précédemment signalé. Une fois encore, Baba Laddé est en train de rouler tout ce beau monde dans la farine.


La Rédaction

 

 

 

 

Baba Laddé : La Centrafrique sera tenue responsable!


Source : blog de Makaila Samedi 1 septembre 2012

 

Le médiateur national de la république centrafricaine qui refuse que Monsieur Baba Laddé soit  accompagné a Bangui des responsables de son mouvement, sera tenu responsable de toute action visant a porter atteinte a la vie et a la personne de notre compatriote.


Fort de son engagement pour une véritable solution négociée des problèmes de notre pays, le General Baba Ladde mettra sa vie en danger en acceptant de venir à Bangui. Nous demandons aux organisations internationales de défense des droits humains, les nations-unis, l’Union Africaine et l’Union Européenne d’user de leur prérogative pour éviter la réédition des aventures cauchemardesques qu’avait connues Baba Laddé dans le passé. Cette rencontre sera un test sur la véritable intention des régimes de Ndjamena et de Bangui : la paix ou la guerre! 

   

Issa Kiram  

 

 

 

 

Que vient faire Baba Laddé à Bangui ?

 


Selon nos informations, le Général Baba Laddé, chef du Front Populaire pour le Redressement (FPR) est attendu ce samedi à Bangui pour explorer un canevas des pourparlers de paix avec le régime de Ndjaména.


Le Général Baba Laddé doit rencontrer le médiateur centrafricain, le Bureau des Nations Unies en Centrafrique (BUNIC) et les partenaires internationaux.

Nations Unies en Centrafrique (BUNIC) et les partenaires internationaux.

Mais le problème est qui garantira la sécurité de Baba LADDE ?


En effet, en 2009, le Général Baba Laddé a été arrêté à Bangui puis extradé vers Ndjaména, alors qu’il était en négociation. L’histoire  se répété-elle ?


Pourquoi la médiateur centrafricaine ne souhaite-elle pas que le Général Baba Laddé ne soit pas accompagné avec les responsables politiques de son mouvement ?


N’y-a-t-il pas anguille sous roche ?


En tout cas, le Général Baba Laddé doit faire attention !

 

La rédaction du blog de makaila

 
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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 22:18

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui : Les défenseurs des droits de l’homme dénoncent les exactions des groupes armés

 

 

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Bangui, 01 septembre 2012 (RJDH) – Le Réseau des ONG de promotion et de défense des Droits de l’Homme (RONGDH), a dénoncé dans une déclaration, les exactions  dont sont victimes les habitantsdes régions de la République centrafricaine, presque sous-contrôle des bandes armées.


Cette déclaration publiée le jeudi 30 août et porte la signature Me Marie Edith Douzima-Lawson. « Le RONGDH constate avec indignation qu’une bonne partie du territoire national est occupée par des groupes de rebellions et de bandes armées étrangères, qui agressent quotidiennement les paisibles populations, les empêchant ainsi de vaquer librement et en toute quiétude à leurs activités traditionnelles », indique le document.


Le Réseau dit également observer ‘’avec stupéfaction’’ que la sécurité des personnes et des biens n’est pas assurée par le gouvernement qui « observe un silence face à l’insécurité entretenue par ces bandes de criminels qui ont pris littéralement la population centrafricaine en otage ».


Le document cite en exemple les cas des populations des villes et des villages de Maïtikoulou, Boali, Damara, Ouandango, Démbia, Guérikindo qui vivent constamment dans la psychose des attaques des groupes d’hommes armés.


« Il ne se passe plus un seul jour, sans qu’une localité de la RCA ne soit  la cible de groupes qualifiésde bandes armées incontrôlées, alors que d’autres sont occupées par des rébellions », déplore le RONGDH.


Le RONGDH demande au gouvernement de prendre des mesures d’urgence pour assurer  la sécurité de la population.

 


 

Bangui : Le coordonnateur humanitaire de l’ONU appelle à l’aide

 

 

 

 

Bangui, 01 septembre 2012 (RJDH) – Le coordonnateur humanitaire intérimaire de la République centrafricaine, Modibo Ibrahim Touré,a demandé à la communauté internationale de venir en aide à la population de la Vakaga, frappée par la crise alimentaire.


Il a lancé cet appel dans un communiqué publié le vendredi 31 août, après une mission  dans la préfecture de la Vakaga et de Bimingui-Bangoran (nord-est),pour constater les opérations de largage des vivres à la population.


« Il y a une véritable crise alimentaire silencieuse en Centrafrique », confirme  Modibo Ibrahim Touré avant de demander aux donateurs d’accorder plus de priorité à la population de la Vakaga. Car, a-t-il souligné, « la Centrafrique ne fait pas partie de la liste des pays prioritaires et bénéficiaires de l’aide humanitaire ».


Pour le coordonnateur humanitaire, les moyens disponibles pour faire face à cette crise alimentaire sont largement en-deçà des besoins des victimes dont le nombre est estimé à près de 45 000 personnes.


Environ 350 tonnes de nourriture sont en distribution depuis le mardi 21 août dans les communes de Tiringoulou, de Gordil, de Sikékédi et de Boromata, en réponse à la crise alimentaire qui a frappé la préfecture de la Vakaga.


 

 

Obo : Un élément de la LRA se rend

 

 

Kony en brousse avec ses hommes

 

 

Obo, 01 septembre 2012 (RJDH) – Un sous-officier de la rébellion de l’Armée de  résistance du seigneur de Joseph Kony (LRA) s’est rendu le 29 août à la brigade de la gendarmerie de Mboki, situé à 75 kilomètre de la ville d’Obo (sud-est).


« J’ai décidé de sortir parce qu’on a rien à manger. J’ai également été motivé par la main tendue du gouvernement ougandais qui nous a demandé de sortir de la jungle pour retrouver une vie normale », aurait déclaré le sous-officier de la LRA à la gendarmerie.


Âgé de 32 ans, cet homme a été transféré à la base de l’armée ougandaise d’Obo.

 

 

 

 

 

Ippy : Un sentiment de peur chez la population malgré la présence des FACA

 

 

 

faca à Bangui

 

 

Ippy, 01 septembre 2012 (RJDH) – Les habitants de la ville d’Ippy (Centre-est) vit toujours dans la peur, malgré le déploiement, le  30 août dernier, d’un détachement mixte des forces armées centrafricaines (FACA) et de la gendarmerie nationale, pour assurer la sécurité de la population.

Ils craignentun éventuel affrontement entre l’armée et le Front populaire pour le redressement (FPR)  du chef rebelle tchadien, d’Abdel Kader Baba Laddé. « Les militaires sont effectivement ici. Toutefois, nous craignons un accrochage avec les hommes de Baba-Laddé, qui pourrait avoir  une répercussion sur la population et la ville », a déclaré le sous-préfet intérimaire de la ville, Bernard Kpodon.


Interrogé depuis la commune de Baïdou-Ngoumbré, où Baba Laddé et ses hommes seraient basés, un habitant a affirmé qu’il y a un ‘’semblant de paix’’, mais un sentiment méfiance règne toujours, parce que les personnes ne peuvent pas aller au champ, de peur de rencontrer ces rebelles.


Par contre dansla commune de Ouandago (centre-nord), la sécurité est menacée par la présence d’hommes armés,  qui seraient, selon la population, des éléments Baba-Laddé ; car des chasseurs témoignent avoir croisé plusieurs fois des éléments de Baba-Laddé dans la zone du parc et de la rivière Bamingui.


« Le vendredi 24 août, un groupe composé de 12  hommes  armés  a  bastonné une  femme de la commune de Farazala, à environ 83 Kilomètres  de la ville de Kaga-Bandoro, alors qu’elle allait fait sécher le manioc », a rapporté Maxime Adedilavi, habitant la commune de Nana-Outta (centre-nord).


La source affirme que les éléments du détachement militaire basé à Ouandago se sont rendus sur les lieux, mais ils n’ont pas retrouvé ces bandits. « La population  souhaite que les forces armées centrafricaines soient renforcées afin de sécuriser la zone contre ces bandits armés », a-t-il fait observer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 21:57

 

 

 

 

 

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  Bozizé et Ahmadinejad, deux vieux amis

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 01 Septembre 2012 14:45


Le 16ème sommet du Mouvement des Pays Non Alignés s’est déroulé du 30 au 31 août 2012 à Téhéran. Le Président centrafricain François Bozizé y a pris part aux côtés des 120 dirigeants des pays non-alignés.


Environ une trentaine de chefs d’Etat ou de gouvernement et 70 ministres des Affaires étrangères ont pris part à ce sommet. Ils ont aussi examiné le projet de document final de ce sommet qui fait plus de 200 pages.

 

Le sommet a réaffirmé le droit de tout pays à l'énergie nucléaire pacifique et a appelé à nouveau au désarmement nucléaire et à la création de zones dénucléarisées, notamment au Moyen-Orient où l’entité sioniste, seule puissance nucléaire de la région, refuse de signer le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

 

Malgré les critiques formulées par les Etats-Unis et l’entité sioniste, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon a pu participer à ce sommet.

 

Le Président égyptien récemment nommé, Mohamed Morsi, à aussi été présent. Bien que de courte durée, sa visite est avant tout symbolique.

 

 

 

 

 


Le commerce devrait suivre les excellentes relations politiques avec la République centrafricaine  

 

Vendredi 31 Août 2012 - 13h35 - Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré vendredi que les relations économiques et la coopération entre l'Iran et la République centrafricaine (RCA) doivent atteindre  l'excellent niveau des relations politiques.


Le président Ahmadinejad a fait ces remarques lors d'une rencontre avec le président de la République centrafricaine François Bozizé en marge du 16ème Sommet des chefs d’Etats du Mouvement des non-alignés.


Dr.Ahmadinejad a décrit les relations iraniennes avec la RCA comme étant de longue date et déclaré que la République islamique d'Iran et la République centrafricaine ont les mêmes points de vue constructifs sur les développements régionaux et mondiaux.


Des liens profondément enracinés et des relations politiques ainsi que des points de vue communs sur les questions internationales ont préparé le terrain pour l'expansion des relations économiques et culturelles entre les deux pays qui doivent être utilisés, a dit le président Ahmadinejad.


Le président Ahmadinejad a appelé à la formation d’une commission économique conjointe Irano-Centrafricaine à la première occasion.


Se référant à des réalisations importantes de l'Iran et des capacités dans de nombreux domaines, le Président a affirmé que l'Iran était prêt à transférer son expérience et son savoir-faire.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 21:51

 

 

 

 

Francis Bozizé

 

 


Radio Ndéké Luka Samedi, 01 Septembre 2012 14:47  

 

La paix semble fuir la ville de Boali. Certaines sources ont laissé entendre ce 31 août 2012 qu’, « un jeune du village voisin a aperçu les hommes armés de kalachnikovs près d’un campement des éleveurs ».


D’après le correspondant de Radio Ndeke Luka, dès son retour, le jeune homme a informé le chef du village qui a, à son tour, porté l’information à la connaissance des autorités de Boali.


Celles-ci, informées, ont fait descendre sur les lieux indiqués des éléments du détachement militaire actuellement dans la région. Arrivés à l’endroit qui a été indiqué, les militaires n’ont pu retrouver les traces des assaillants.


Selon le jeune homme, ils seraient au nombre de 4 hommes munis de kalachnikovs, mais d’autres sources estiment qu’ils seraient beaucoup plus nombreux.


Le chef du village où la présence des assaillants a été signalée est interpelé et garder à vue à la Gendarmerie de Boali pour nécessité d’enquêtes, a signalé le correspondant.


Cette nouvelle présence des inconnus armés signalée à Boali, soulève une fois de plus des inquiétudes au sein des populations de la ville et de ses alentours. Le Sous-préfet de la ville a pourtant confirmé un retour au calme dans la localité la veille.


Il tient aussi de rappeler que depuis le mois de juillet 2012, la ville de Boali a été le théâtre de nombreuses exactions des différentes bandes armées non identifiées. Le mois d’Août dernier, le ministère centrafricain de la défense a déployé un effectif important d’éléments des Forces Armées Centrafricaines dans cette région pour la sécurité des biens et des personnes.

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 21:07

 

 

 

 

XXIVème CONGRES DE L’INTERNATIONALE SOCIALISTE


Le Cap (Afrique du Sud) 30 août- 1er Septembre 2012

 

 

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DISCOURS DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (MLPC) REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

logo MLPC 

 

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Monsieur le Président de  l’Internationale Socialiste,


Mesdames et Messieurs les membres du Présidium de l’Internationale Socialiste

 

Chers Camarades,

 

Distingués Invités,

 

Au nom de mon Parti, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), de ses militantes et militants, ainsi qu'au nom de son Bureau Politique, je  voudrais tout d'abord féliciter le Président George Papandréou, les trente et trois Vice-présidents élus et réélus, ainsi que Luis Ayala, notre Secrétaire Général reconduit. J'exhorte également la camarade Mona Sahlin à s'investir à la consolidation de notre organisation, car son discours de candidature est un enrichissement certain à notre démarche collective.


Toujours au nom de mon Parti, je salue tous  les délégués des partis membres de l'Internationale Socialiste ici présents,  et vous  remercie du fond du cœur pour votre soutien politique ferme lors de la mascarade électorale qui s'est déroulée en lieu et place  des élections  dans mon pays la République centrafricaine, le 23  janvier 2011.

 

 

 

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Je remercie le Secrétaire général de l'Internationale Socialiste et notamment le Parti Socialiste français qui ont publié à plusieurs reprises des déclarations politiques pour nous soutenir dans notre lutte qui continue toujours dans de grandes difficultés. Comment, en ces moments certes difficiles pour la démocratie africaine, ne pas se réjouir d'être aujourd'hui  ensemble avec vous sur cette terre sud-africaine pleine d'espérance, grâce à le lutte aujourd'hui centenaire de notre parti frère, l'African National Congress (ANC)  de Nelson Mandela, d' Oliver Reginald Tambo, et de leurs dignes successeurs, dont notre Camarade et aîné le Président de la République Sud-africaine Jacob ZUMA, à qui je tiens à présenter également mes félicitations pour sa brillante élection à la vice-présidence de l'Internationale Socialiste.


Le thème dans lequel j'interviens et qui s'intitule" La lutte pour les droits et libertés: renforcer la démocratie représentative et gagner des nouvelles démocraties dans le monde" est non seulement d'actualité dans la plupart des pays africains aujourd'hui, mais il revêt un accent particulier plus encore  ici , à quelques mètres seulement de la célèbre prison de Robben Island où Nelson Mandela et ses compagnons ont passé près de 27 ans de leur vie en prison, pour la liberté et la démocratie dans leur pays qui nous accueille aujourd'hui.

 

Chers Camarades,


La lutte pour la démocratie et les libertés devient plus exigeante que jamais sur le  continent africain et en particulier dans mon pays la République centrafricaine: en effet, même les pires autocrates africains ont maintenant intégré dans leurs pratiques du pouvoir  le "minimum syndical" à faire pour avoir les oripeaux d'une démocratie , afin notamment de ne pas s'attirer les foudres de la communauté internationale et de continuer à bénéficier de ses subsides multiformes. C'est ainsi  d'ailleurs que même les auteurs de coup d'Etat se sont adaptés à cette exigence démocratique de façade, car vous aurez remarqué qu'ils s'empressent maintenant dans leurs déclarations de prise de pouvoir de promettre un retour rapide  à la démocratie et aux élections. Au passage, il faut relever  que les Etats africains qui recourent le plus à ces pratiques anti-démocratiques et liberticides sont les mêmes qui sont abonnés aux robinets de l'aide internationale pour leur survie en tant qu'Etat, tout en vivant dans la psychose des coups d'Etat qui devient pour leurs dirigeants de fait un mode privilégié de gestion du pouvoir.


Certes, depuis le tournant des années 1990, la démocratie africaine, a fait des progrès indéniables dans certains pays, notamment dans les régions de l'Afrique australe, orientale et occidentale où plusieurs alternances démocratiques se sont réalisées sans heurts, et où les libertés individuelles et collectives sont respectées.


Cependant force est de constater que dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre,  dont le mien la République centrafricaine, l' élan démocratique des années 1990 à la faveur du fameux vent de l'Est , s'est brisé sur le retour en scène de pratiques que nous avions tous cru définitivement révolues, et qui empruntent toujours deux scénarii bien connus et rôdés:


- dans le premier cas,  des militaires prennent le pouvoir après un coup d'Etat contre le pouvoir civil démocratiquement élu, mais fragilisé par les maladies infantiles du multipartisme et les déceptions nées de l'insatisfaction de la très grande demande sociale. Baptisés pour l'occasion "sursaut patriotique " ou "libération"  pour ne pas heurter les bonnes consciences, ces coups d'Etat sont systématiquement suivis d' une transition politique puis des élections "encadrées" dont les résultats sont programmés d'avance au profit des militaires putschistes,  et/ou  à celui de leur "clientèle "civile. C'est la stratégie du "butin" à partager entre militaires putschistes et civils baptisés pour l'occasion des  "technocrates" qui les accompagnent. Dans ces pays, la démocratie est purement nominale et l'alternance démocratique de fait impossible, les libertés individuelles et collectives sont quotidiennement et impunément violées, et les réflexes autocratiques du pouvoir et l' "humeur du chef" rythment la vie politique nationale.


- dans le second cas, des dirigeants parfois démocratiquement élus au départ, refusent de fait l'alternance et le respect des libertés individuelles et collectives. Usant aussi bien de la carotte que du bâton, ces dirigeants transforment progressivement la vigoureuse renaissance démocratique d'il ya deux décennies  en un rituel des plus sommaires se résumant juste à la répétition d'élections les unes plus frauduleuses et plus rocambolesques que les autres, sans réelle possibilité d'alternance. Dans ce cas également, l'alternance démocratique est bloquée et les libertés violées tous les jours.


Dans les deux cas, comme le virus du SIDA qui mute et s'adapte aux cellules du sang de son porteur, la démocratie africaine a très souvent hélas ces derniers temps fortement muté et s'est pliée à la volonté d'autocrates locaux, qui utilisent les moyens de l'Etat dont ils sont maîtres absolus, pour corrompre les élites et briser toutes résistances intérieures, afin de restaurer un environnement de parti unique de fait et s'éterniser au pouvoir, tout en planifiant sa transmission à leurs progénitures.


Ce tableau certes difficile n'est pas désespéré car partout en Afrique aujourd'hui comme dans le reste de ce monde globalisé, les peuples aspirent à un  mieux-être et à la liberté. C'est pourquoi notre Parti, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, aux côtés des autres forces de l'opposition démocratique centrafricaine, nous battons dans deux directions:


- D'abord nous comptons  sur nous-mêmes et sur notre propre peuple. Nous pensons que seule la mobilisation du peuple autour d'objectifs démocratiques clairs nous permettra de gagner le combat vital pour la démocratie et les libertés par des moyens pacifiques et légaux. L'Afrique centrale, comme mon pays la République centrafricaine, regorge de potentialités de toutes sortes, mais l'indice du développement humain y est l'un des plus faibles de la planète. Nous affirmons que seule la démocratie participative permettra l'amélioration de la gouvernance tant souhaitée, et  donc facilitera l'accroissement du bien-être collectif.


- Ensuite nous appelons  tous les démocrates du monde à une solidarité effective et active avec les partis et les peuples en lutte. Aujourd'hui nous sommes réunis au Cap, grâce à la lutte pour la liberté menée par l'ANC, avec le soutien des forces progressistes du monde entier. D'autres pays africains en ce moment même ont soif de liberté et de démocratie, et leurs peuples se battent dans le dénuement le plus complet face à des oligarchies et à des autocrates d'un autre âge. Nous ne pourrons avoir une Afrique où règneront  la paix, la stabilité, le développement et la démocratie que grâce à votre soutien politique multiforme. Or, ne l'oublions pas, dans cinquante ans, l'Afrique aura deux milliards d'habitants, et la condition essentielle de la paix dans le monde est le niveau d'appui à un développement endogène de l'Afrique sur le plan institutionnel, démocratique autant qu'économique.


C'est le lieu de saluer, en tant que progressiste africain, les victoires électorales de nos frères du Niger avec le Camarade Mahamadou ISSOUFOU et de Guinée avec le Camarade Alpha CONDE qui ont la redoutable obligation de réussir avec notre soutien multiforme. De même, nous exhortons notre organisation à apporter un soutien sans faille à nos frères du Mali qui vivent  une situation inédite avec la sécession du Nord de leur pays. J'exhorte également l'Internationaliste Socialiste à revoir sa sanction à l'encontre du Front Populaire Ivoirien qui a aujourd'hui plus que jamais besoin de notre compréhension et de notre solidarité.

Le  temps de parole étant limité, je vous salue à nouveau en fondant l'espoir qu'un jour le peuple centrafricain aura le plaisir de vous accueillir aux bords du majestueux fleuve Oubangui qui longe Bangui, la capitale de cette République centrafricaine qui est vraiment au cœur géographique de l'Afrique.


Merci

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 21:03

 

 

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 01 Septembre 2012 07:12


Après deux jours de mission dans le nord du pays, le coordonnateur du système des Nations Unies en RCA lance un SOS : « il y a une véritable crise humanitaire…il faut accorder la priorité à ce pays »


Dans un communiqué publié vendredi 31 août 2012, les services du Coordonnateur Résident et Humanitaire des agences du système des Nations Unies expliquent que M. Modibo Ibrahim Touré s’est rendu à Ndélé dans la préfecture du Bamingui-Bangoran et à Manou dans la préfecture de la Vakaga au Nord-Est de la République Centrafricaine et a fait un constat accablant : « il y a aujourd’hui une véritable crise humanitaire silencieuse en Centrafrique ».


L’officiel onusien fonde son affirmation sur les informations recueillies auprès des autorités administratives locales, des acteurs humanitaires opérant dans ces localités, des communautés locales et sur la réalité observée sur le terrain. Il insiste : « La Centrafrique n’a pas la chance de faire partie de la liste des pays prioritaires et bénéficiaires de l’aide humanitaire ».

 

Le communiqué rappelle qu’en juin dernier, le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur la situation de la Vakaga et d’autres localités du Nord-Est de la RCA dont l’accès avait longtemps été entravé par des conflits armés récurrents, cause de déplacement de près de 10.000 personnes. Une évaluation rapide conduite par des organisations non-gouvernementales nationales et internationales avait révélé que près de 45.000 personnes étaient confrontées à une crise alimentaire aigüe qui nécessitait une assistance immédiate notamment dans les localités de Gordil, Mélé, Ndiffa, Sikikédé et Tiringoulou situées dans l’ouest de la Vakaga.

 

Par ailleurs, un dépistage réalisé en mai 2012 par International Medical Corps (IMC) sur 1.332 enfants à Sikikédé (30% des enfants du village) avait fait ressortir que 21% d’entre eux souffraient de malnutrition aigüe globale. 7% d’entre eux souffraient de malnutrition aigüe sévère, ce qui représente trois fois le seuil d’urgence standard estimé à 2%. Pour ne rien arranger, une épidémie de rougeole s’est déclarée parmi les jeunes enfants.

 

A la faveur de cet appel, près de 2 millions de dollars américains avaient pu être mobilisés en juillet pour porter assistance à près de 32.000 personnes affectées par les conflits et la malnutrition. Ce montant devait couvrir, sur une période de trois mois environ, des besoins dans les secteurs de la santé, de l’assistance alimentaire et de la nutrition. Dans ce cadre, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) met en œuvre depuis le 21 août dernier, en partenariat avec l’ONG internationale Triangle Génération Humanitaire et l’ONG nationale NDA, un projet d’Assistance alimentaire d’urgence aux populations vulnérables dans l’Ouest de la préfecture de la Vakaga qui devrait toucher 11.000 déplacés internes et habitants de cette localité. Pourtant, au regard de la réalité constatée sur le terrain, Modibo Ibrahim Touré reste catégorique : « Les moyens disponibles sont largement en deçà des besoins des 35 à 40.000 personnes nécessiteuses ».

 

Seuls signes encourageants relevés par Modibo Ibrahim Touré dans cette situation, « la dignité, le calme et l’esprit d’organisation » dont font montre les populations affectées en dépit du dénuement, « l’engagement méritoire » de tous des acteurs humanitaires qui œuvrent dans des conditions difficiles et le manque de moyens pour atténuer la souffrance des populations et contribuer à sauver des vies, et enfin la « franche collaboration et la volonté » du gouvernement centrafricain dans la facilitation du travail des humanitaires. « Nous exhortons les donateurs à faire plus et à accorder la priorité à ce pays dont les besoins sont immenses », a-t-il conclu.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 21:00

 

 

 

 

 

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RFI samedi 01 septembre 2012

 

La paix en Centrafrique deviendrait-elle une réalité ? Les ministres de la Défense des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) réunis à Libreville ont décidé, après évaluation, de retirer progressivement les soldats de la région, stationnés dans ce pays depuis quatre ans. Placée sous commandement gabonais, la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax) qui est la force de la CEEAC, n’aura plus que des formateurs qui quitteront le pays en décembre 2013.


La Micopax est la première expérience militaire de la CEEAC et regroupe dix Etats d’Afrique centrale, ce qui représente actuellement près de 800 soldats venus des deux Congo, du Cameroun, du Gabon, du Tchad, de la Guinée équatoriale et du Burundi. L’Angola, principale puissance militaire de la région, n’a pas de soldats dans cette mission.


Depuis quatre ans, la Micopax, financée par l’Union européenne et équipée par la France, veille au rétablissement de la paix en Centrafrique, un pays balkanisé par de nombreux mouvements rebelles.


Le retrait progressif de la force est la preuve du retour à la normale : « Nous sommes arrivés dans une phase où nous estimons que les élections ont eu lieu, les élections présidentielles, législatives, en 2010 en RCA et maintenant nous sommes dans la phase de la consolidation de la paix, explique Abel Yambaye Massira, chef d’état-major des armées tchadiennes.Il nous reste à accompagner le gouvernement centrafricain à finaliser cette phase-là ».


Les forces combattantes vont donc rapidement se retirer. Il restera néanmoins 300 hommes chargés de former les militaires et les policiers centrafricains qui prendront la relève dès décembre 2013. La CEEAC songe déjà à envoyer une autre mission de paix en République démocratique du Congo, mais rien n’est encore décidé.

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 20:57

 

 

 

 

afrique

 

 

1er septembre 2012  Juliette Abandokwe


"L'arme la plus puissante dans les mains des oppresseurs, est la mentalité des opprimés." Steve Biko


 La profonde disqualification culturelle et morale du peuple qui a "librement et démocratiquement élu le Choix du Peuple", est l'arme de diversion principale d'un pouvoir qui ne cherche qu'à tout casser pour mieux exister. Comme le disait Etienne de La Boétie, "Ils ne sont grands parce que nous sommes à genou".


 La jeunesse africaine agissante, à l'aube du 2ème cinquantenaire des pseudo-indépendances gracieusement offertes par des colons qui ont fait semblant de partir, et qui ne sont en réalité jamais parti, se réveille et s'appuie sur des luttes possibles puisqu'elles ont existé, sur des idéologies qui ne peuvent jamais mourir, et sur la mémoire d'une Histoire qu'aucun révisionniste ne pourra changer. Une vérité ne se change pas. Elle se camoufle tout au plus, et jamais pour toujours. 


Les jeunes, qu'ils soient togolais, sénégalais, camerounais, centrafricains, congolais, gabonais, commencent à comprendre chaque jour davantage que tout est possible. Ceux qui font semblant depuis 50 ans d'être infaillibles donc immuables, savent aussi que tout est possible. Ils n'arrivent plus à cacher leur nervosité et leur peur, et leur comportement s'en ressent. Les actes de désespoir qui expriment autant l'aveu que les derniers soubresauts de tentatives de diversion ne leurrent pas ceux savent déjà à qui ils ont affaire. L'extrême belliquosité de certaines décisions ne sont que des preuves d'impuissance devant une roue qui tourne inexorablement.  


Pour reprendre un cas typique au Cameroun, l'enfermement dans une prison puante et moisissante d'un Enoh Meyomesse qui n'a fait que son devoir de citoyen en dénonçant les dysfonctions d'un Etat qui méprise un peuple tout entier, ne changera strictement rien. Tant qu'il sera emprisonné, et tant qu'une condamnation à mort planera comme une épée de Damoclès, il sera un martyr. Et si d'aventure l'Etat camerounais commettait l'erreur mettre une fin à ses jours, à l'instar de ceux que Paul Biya a déjà fait assassiner tout au long de ses mandats successifs, l'évolution de la pensée résistante camerounaise ne pourrait que s'en nourrir et accélérer sa diffusion comme une tache d'huile. 


Museler le droit d'expression des citoyens d'une Nation, en les intimidant par l'emprisonnement, les procès fantoches, les traitements dégradants, l'arrogance et le mépris, l'interdiction de diffusion de leur expression écrite, les "avertissements" et menaces de mort, le lavage de cerveau et la corruption de proches, ne changeront rien du tout à l'évolution du droit de penser individuel.  

 

La répression omniprésente n'arrivera pas à contrôler indéfiniment la pensée de l'individu.

  

 Quand un petit groupe de citoyens comprend que les tyrans et leurs sbires sont des humains comme eux, mangent et dorment de la même façon, fredonnent ou chantent à la cantonade le même hymne national, et voient dans le comportement de leurs oppresseurs une peur indicible devant la perspective d'une masse résistante et par eux potentiellement incontrôlable, les autres citoyens se joindront rapidement jusqu'à devenir une masse invincible. 


 La mentalité de l'opprimé dont parle Steve Biko, qui est en fait le résultat d'une manipulation systématique et historique de la peur, du sentiment de médiocrité et du manque collectif d'estime, n'est pas inaliénable contrairement à ce qu'essaient de faire croire les oppresseurs, et ceux qui ont perdu la clairvoyance de se poser les vraies questions. 


 Rien qu'à force de vivre, la conscience de l'intolérable évolue, et permet de dépasser la peur et les fragilités parfois imaginaires, et le plus souvent fabriquée dans un souci d'oppression efficace et durable. C'est ainsi qu'au Togo, les femmes ont montré leurs fesses dans la rue, contredisant ainsi ceux qui pensent que la soumission d'un peuple est éternelle. 


 Le dépassement de toute cette manigance psychologique par des citoyens devenus conscients, est donc le meilleur moyen de désconstruire les armes des oppresseurs, et de permettre l'identification de l'utilisation de ces mêmes armes par de nombreux soi-disant opposants et soi-disant résistants.

  

 "On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps." Abraham Lincoln. 

 

http://juliette.abandokwe.over-blog.com/article-deconstruire-les-armes-des-oppresseurs-le-defi-de-la-jeunesse-africaine-109637464.html 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 20:11

 

 

 

 

 

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                            Mahamat Zakarie MAHAMAT de la CPJP


 

M. Mahamat Zakarie Mahamat est l’un des leaders de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), cette faction rebelle centrafricaine qui vient de signer un accord de paix avec le pouvoir de Bangui. Conseiller politique, numéro deux du mouvement, Centrafrique Presse s’est rapproché de lui pour connaître  son point de vue. Désarmement, avenir de la CPJP, ambitions personnelles, … l’ex-leader de la rébellion dit tout. Ou presque…

 

Bonjour Monsieur, veillez-vous présenter à nos lecteurs


Mahamat Zakarie Mahamat (M.Z.M) : Je suis  monsieur Mamhamat Zakarie Mahamat, le Conseiller politique de la CPJP, chargé des affaires extérieures. J’aime travailler plutôt à l’ombre que d’être au devant de la scène.

 

La CPJP vient de signer un accord de paix avec le gouvernement centrafricain. Pourquoi aviez-vous créé cette rébellion ?


M.Z.M :La CPJP a été créée suite à un mécontentement de la population de la région de Bria. Un mécontentement dû à une injustice sociale, à un crime crapuleux commis et défendu par un ancien ministre qui a dit que ces criminels sont intouchables. Et cela a créé la frustration. Pourquoi elle a été créée ? C’est le refus de l’injustice sociale ; d’une certaine marginalisation d’une part de la population centrafricaine. C’est un soulèvement populaire qui ne concerne pas seulement une ethnie de la région mais tous les Centrafricains épris de justice et de paix.


Que pensez-vous de cet accord signé le samedi 25 août dernier avec le pouvoir de Bangui ?


M.Z.M :Je crois que dans cet accord, les négociations ont été très âpres et nous avions fait des concessions qui ont été pénibles. Mais nous gardons ces revendications qui vont s’inscrire dans notre lutte politique. Et nous attirons l’attention de la communauté internationale. D’ailleurs le point numéro 5 de nos revendications qui parle de la revalorisation de notre patrimoine culturel, notamment le sultanat de Bangassou de Zémio et celui de Dar-el-kounty. Le gouvernement a refusé d’accepter ce point qui est pour nous d’une importance capitale. Mais nous garderons ce combat pour la lutte politique. Dans l’intérêt supérieur de la nation, nous avions lâché du leste pour ne pas nous accuser de refuser la paix en s’arc-boutant sur des points de revendications. Pour nous maintenant, est-ce que les applications des recommandations seront strictement respectées ? Nous avions déjà posé les actes. Donc la balle est dans le camp du gouvernement.

Avec la signature de cet accord, aviez-vous déjà renoncé à changer le pouvoir par la force ?

M.Z.M :Avec la signature de l’accord de cessez-le-feu, on a attiré le regard de l’opinion nationale et internationale sur une injustice sociale qu’une frange de la population centrafricaine vit en elle depuis plus de 50 ans. Je m’explique. Vous allez prendre dans la Vakaga, le village Sikikédé qui fait plus de 32. 000 habitants et reste toujours un village. Et le nombre de ses habitants dépasse largement celui de la population de la Vakaga. Il n’y aucune infrastructure administrative, pas d’écoles ni de dispensaires et je ne parlerai pas de services de l’Etat. Et le village Akoursoubak dans le Bamingui Bangoran et Miamani qui ont une existence de 150 ans, ne sont jamais érigés en commune. Si on parle de ces régions maintenant, on dirait que ces Centrafricains sont des apatrides car ces compatriotes n’ont pas d’actes de naissance, ni de cartes d’identité nationales. Comment pouvez-vous expliquer cette injustice ? Elle est voulue par les pouvoirs en place depuis 50 ans de confiner une population de toutes ces régions de Nord Est de la RCA à l’état primaire, dans quel but ? Alors vous voyez que les aspects sont très énormes et ce constat, vous pouvez le retrouver dans les régions de l’Ouham, l’Ouham Pendé et consort où tous ces Centrafricains sont laissés à l’abandon. Il n’y a pas de leadership politique au sein de la classe politique centrafricaine qui peut attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la situation socio-économique de notre peuple.  Ils ne sont que là pour des querelles électorales mesquines sans une projection politique ou un projet de société, ce qui fait de notre classe politique, une classe politique atone et affole. Nous sommes l’émergence d’une nouvelle élite politique, pleins d’ambitions et une volonté à relever le défi du développement socio-économique de notre pays. La Centrafrique a une potentialité arrogante mais où sont les infrastructures et les projets de développement ? Il suffit d’une volonté politique en 5 ans, la RCA retrouvera un autre visage. Nous apportons notre contribution à l’émergence de notre pays. La force n’est pas une solution dans le développement d’un pays. C’est une alternative trop difficile à prendre. C’est que de fois les gens n’ont pas le choix. Mais je crois aujourd’hui si la CPJP va au désarmement c’est que nous avons l’écoute des Centrafricains, de la Communauté internationale, du gouvernement, et des entités institutionnelles et savent déjà que si des gens ont pris les armes c’est parce qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Et si les gens ont pris conscience de résoudre les problèmes par le dialogue et la négociation, c’est le meilleur choix et la force ne sera qu’un vieux souvenir.

 

La CPJP va se transformer dorénavant en parti politique. Peut-on déjà avoir une idée sur votre courant politique ?

 

M.Z.M :Vous savez pour le moment, on a une réserve. On vient d’adhérer à l’accord global de paix. Nous allons convoquer un congrès de tous les délégués des 16  préfectures de la RCA afin de mettre en place les organes du parti. Et ce que nous avons comme projet politique, notre courant ou notre tendance, le moment venu Centrafrique presse aura la primeur de notre projet de société.

 

La CPJP est entrée dans le programme du DDR en cours. Quel est votre avis de ce processus ?

 

M.Z.M :Vous savez le DDR en soi n’est pas un problème mais le problème, c’est la réinsertion et la réintégration. Si le D1 et le D2 peuvent être achevés rapidement et si le financement n’est pas en place pour enclencher le processus R1 et R2, il y aura flottement qui sera très dangereux sur le programme du DDR et aussi sur la paix. Parce que ceux qui seront désarmés et démobilisés ne doivent pas sentir un vide. Il faut les occuper rapidement en les prenant en charge dans les activités du processus de réinsertion et la réintégration. Sinon ces ex-combattants se sentiront lésés. Et s’ils retombent dans leur logique d’avant, c’est-à-dire le combat, la rébellion ; il sera difficile encore de les ramener à la raison. Car le crédit confiance est consommé. Alors c’est une opportunité où jamais pour tous les Centrafricains de saisir cette chance, de pousser le gouvernement à respecter ses engagements. Quant à la CPJP par ma voix ne changera pas de logique, c’est-à-dire la logique de la paix. Il en va de l’avenir de la RCA toute entière.


Monsieur le Conseiller politique, quelles sont vos ambitions personnelles ?

 

M.Z.M :Ecoutez, les grandes écoles de Sciences Politiques n’enseignent pas la politique au présent ni au futur ; parce qu’il n’y en a pas. Tout ce que ces écoles enseignent, ce sont les faits des Hommes politiques. Qu’est ce qu’ils ont fait dans leurs pays respectifs ? Ces Hommes ont posé des actes, en orientant leur société dans deux logiques : la bourgeoise et le prolétaire ; c’est-à-dire le capital ou le social. Etre un capitaliste, un socio-démocrate ; toute forme de casernement politique c’est l’Etat du pays qui l’oriente et chaque politique est spécifique à un pays, à son degré d’évolution ou de délabrement. Et l’homme politique, c’est celui qui a des idéaux et qui aspire à l’évolution socio-économique de son pays. Et la politique c’est l’école de la vie, il faut avoir une conviction forte, une aspiration, un idéal, un projet de société dans le domaine économique, social et sécuritaire. Alors c’est un travail très passionnant si l’on se sacrifie pour que les autres puissent vivre heureux. Je crois que j’aspire à ce que mon pays, mon peuple vit comme les sud-coréens, les japonais, les européens et les américains. Pour ce faire, il faut une éducation de qualité, un tissu économique étoffé, de l’énergie en quantité. L’enclavement de notre pays est un atout parce qu’on est un grand marché qui est l’Afrique avec plus d’un milliard d’habitants dans quelques années. La SADC, la CEMAC, la CEDEAO ; la Centrafrique sera un pays de production. Et les valeurs ajoutées  feront le bonheur de la population centrafricaine en augmentant le Produit Intérieur Brut (PIB). Et j’aspire aux idéaux du Père fondateur Barthelemy Boganda ; la diversité dans l’unité. Voilà en résumé mes convictions. Et nous apporterons notre pierre à l’édifice si Dieu le veut.


Monsieur Zakarie Mahamat merci.

Propos recueillis par FM

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