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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 22:57

 

 

 

 

chauffeur de Ndoutingaï

Radio Ndéké Luka Jeudi, 12 Juillet 2012 17:56

Jean BIANGA, chauffeur de l’ancien ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingai dont Radio Ndeke Luka a annoncé l’arrestation ce 11 juillet, est porté disparu de l’Office Centrafricaine de Répression et du Banditisme au centre-ville de Bangui, ce 12 juillet 2012.

Une fois de plus, Radio Ndeke Luka s’est rendu ce matin 12 juillet chez la famille du chauffeur de l’ancien ministre des finances, Sylvain Ndoutingai, pour le suivi de cette arrestation. Mais c’est dans une ambiance de deuil, que RNL a pu recueillir les propos des membres de la famille du disparu.

L’épouse de Jean Bianga raconte que « ce matin je lui ai apporté du café, mais on m’a informé que  des militaires sont venus le prendre tôt ce matin dans une pick-up sur l’instruction de la Présidence de la République. Le chef de poste de l’OCRB  m’a dite  qu’ils l’ont amené au Palais. On a vérifié au palais, à la SERD, au Camp de Roux presque partout sans le retrouver ». Elle ajoute en sanglotant qu’on lui indique là où se trouve son mari, « qu’ils me disent seulement ou il est, s’ils l’ont tué, qu’ils me disent où ils ont jeté son cadavre ».

D’autres sources proches de  Jean Bianga estiment que le chauffeur serait enlevé nuitamment pour être transféré à la prison carcérale de Bossembele dans l’Ombella M’Poko.

Cette arrestation qui évolue en disparition,  installe le désespoir dans la famille et l’entourage du chauffeur. Pour la maman de Jean Bianga, il y a eu erreur dans l’arrestation de son rejeton, « mon fils n’est qu’un chauffeur. Il n’est pas militaire mais je ne sais pas pourquoi on l’a arrêté. Depuis hier je n’ai pas vu mon fils je ne sais comment faire ».

La grande sœur du chauffeur, quant à elle, souhaite revoir son frère :  « Je veux voir mon petit frère vivant. Même s’il ne peut plus travailler, mais qu’il soit à côté de ses enfants ».

Il tient à signaler que jusqu’ici, les raisons de l’arrestation de Jean BIANGA ne sont pas élucidées. Ce silence devient un poids pour la famille de Jean Bianga, qui ne sait plus à quel saint se vouer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 22:48

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bria : Les habitants de huit villages se plaignent des exactions des éléments de la CPJP

logo CPJP gf

 

Bria, 12 juillet 2012 (RJDH) – Les habitants de huit villages de la sous-préfecture de Bria (centre-est) prétendent vivre sous les exactions quotidiennes des rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Ces éléments, selon des habitants interrogés, ont instauré leur administration pour contraindre la population au respect de leur loi.

Ce fait concerne les habitants de huit villages, dont « Baïdou, Yangakola, Damalago, Kpokono, Ngoundja, Yangoudrondja, Aingbando, et des environs qui vivent sous la pression des rebelles de la CPJP », a expliqué un habitant du village  d’Aigbando, dont nous taisons le nom pour des raisons de sécurité.

L’homme précise que «  ces rebelles ont instauré une administration au village d’Aigbando, à savoir la gendarmerie, la brigade minière et le tribunal. Tout passage d’un village à un autre est soumis à des formalités ».

« Toutes les activités sont paralysées à cause des exactions de ce mouvement. La campagne vaccinale n’a pas atteint son objectif et les établissements scolaires n’ont pas fonctionné comme il se doit », a poursuivi la même source.

L’homme conclut que la population attend avec impatience le processus du Désarmement, démobilisation et réinsertion pour être libérée des mauvais traitements infligés par les éléments de ce groupe armé.

Joint par le RJDH à Bangui, le leader de la CPJP, Abdoulaye Hissène, a nié toutes les accusations portées sur ses éléments.

« Je ne suis pas sûr de cette information. Je viens d’avoir des nouvelles de mes éléments il y a 15 minutes. Ce sont des personnes mal intentionnées qui livrent ces fausses informations pour ternir l’image de la CPJP », a-t-il répliqué.

Bambari : Des religieux dénoncent le rançonnage aux barrières routières 

archevêque Dieudonné Nzapalainga

 

Bambari, 12 juillet 2012 (RJDH) – La Commission épiscopale justice et paix de l’Église catholique de la ville de Bambari (centre-est) a interpellé les autorités locales sur le problème du rançonnage aux barrières routières, à l’issue d’une rencontre tenue le mercredi 11 juillet, dans la ville.

Pendant cette réunion, les membres de la commission épiscopale ont remis aux autorités politico-militaires et administratives de la localité des écrits sur le problème du rançonnage et celui des barrières. Les religieux ont décrit la manière dont les forces de l’ordre extorquent de l’argent à la population civile aux barrières routières.

Selon eux, les militaires exigent de l’argent à tous les passants, que ce soit aux conducteurs de motos, de vélos ou  de pousse-pousse, sur tous les axes de la ville. Les membres de la commission épiscopale soutiennent que cette situation empêche la libre circulation des personnes et des biens.

Ils demandent à l’administration locale de prendre ses responsabilités afin d’arrêter ce problème qui perdure dans la localité.

Bambari : Le HCR parle des droits des réfugiés aux autorités politiques

Bambari, 12 juillet 2012 (RJDH) – Une équipe du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les  réfugiés (HCR)   et le comité national des réfugiés soudanais basés dans la commune de  Pladama-Ouaka ont tenu une réunion, ce  jeudi 12 juillet,  avec les autorités politiques  de  la sous-préfecture de Bambari (centre-est) sur la question des réfugiés soudanais.

Selon le responsable des affaires juridiques du HCR, Albert Sangougbia, cette rencontre avec les autorités locales vise à attirer leur attention sur le respect des textes nationaux et internationaux visant la protection des réfugiés.

D’après le même responsable, les  autorités locales de la sous-préfecture de Bambari doivent respecter les procédures d’asile en RCA, les droits et devoirs des refugiés et les structures de leur prise en charge.

Kabo : Accusé de pratique de sorcellerie, il confirme

Kabo, 12 juillet 2012 (RJDH) – À Kabo, un homme âgé de 60 ans, soupçonné de sorcellerie et accusé d’avoir envoûté un jeune détenu âgé de 26 ans, a accepté les faits qui lui étaient reprochés.

La victime, un jeune homme accusé  de  viol sur une fille d’âge mineur et condamné pendant l’audience foraine tenue les 25 et 26 juin au tribunal de grande instance de Kabo, avait été condamné à un an de prison.

Selon les propos rapportés, « le jeune a été choisi parmi les détenus qui doivent aller faire des corvées chez le greffier en chef, près du tribunal de grande instance de Kabo. Il aurait alors perdu connaissance, puis, sans en être conscient, il aurait commencé à brouter les herbes. Il a été transféré à l’hôpital. Mais les soins qui lui ont été administrés n’ont pas réussi à la sortir de son état », a expliqué un membre de sa famille, sous couvert de l’anonymat.

Les parents, poursuit la même source, ont décidé de le ramener à la maison pour le faire soigner avec des remèdes traditionnels. « C’est à cette occasion qu’il  a prononcé le nom de Mamadou Sélébanda, connu comme un redoutable sorcier ».

Interpellé par la gendarmerie, le présumé coupable a avoué avoir ensorcelé le  détenu. Il est actuellement en garde à vue à la gendarmerie de Kabo pour fins d’enquêtes.

Birao : Des enfants souffrent de paludisme

Birao, 12 juillet 2012 (RJDH) – Plusieurs cas de paludisme sont enregistrés chez les enfants en bas âge à l’hôpital préfectoral  de la Vakaga (nord-est).

Le docteur Séverin Ndjapou, médecin chef de l’hôpital préfectoral de la Vakaga, affirme que « ces enfants présentent des formes sévères du paludisme, notamment des formes neurologiques que nous traitons grâce à l’appui de l’ONG International Medical Corps (IMC) ».

Il ajoute que c’est pendant la saison des pluies qu’il y a recrudescence du paludisme chez de nombreux enfants.

Mahamat Kamir Andja, premier adjoint au maire de Birao, explique que « pour faire face au problème de la crise alimentaire qui sévit depuis plus de deux mois, certaines personnes vivent dans les champs avec leurs enfants pour les travaux agricoles. Et ces enfants sont exposés au paludisme ».

Une réunion s’est tenue le mardi 10 juillet avec les représentants de l’IMC afin de venir en aide à ces enfants. La même situation se retrouve dans les centres de formation de la commune de Ouandja, selon l’adjoint au maire.

Zémio : Des vivres pour les réfugiés congolais

Zemio, 12 juillet 2012 (RJDH) – L’organisation Coopi, en collaboration avec le Programme mondial alimentaire a procédé, ce jeudi 12 juillet, à la distribution des vivres aux 4155 réfugiés congolais installés dans la sous-préfecture de Zémio (sud-est).

« Le stock suffit pour 4155 personnes et la réserve est considérable. La crise était intervenue en raison de l’arrivée tardive des véhicules. La distribution de ces produits alimentaires aux réfugiés durera trois jours », a confirmé Augustin Magoyo, animateur au bureau de Coopi à Zémio.

Celui-ci affirme que, pendant les trois mois de retard, « chaque réfugié a bénéficié de 72 kg de soja, de 15 kg de CSB, de 4,5 litres d’huile végétale et de 150 grammes de sel de cuisine en guise de compensation ».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 22:45

 

 

 

 

 

La RCA doit-elle craindre une recrudescence de la rage ?

chien enrage 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Juillet 2012 17:44

L’Agence Nationale du Développement de l’Elevage, ANDE, révèle ce 11 juillet 2012 que l’effectif des animaux mordeurs augmente de manière effrénée en République Centrafricaine depuis plus de trois années.

Un responsable de cette agence, le docteur vétérinaire, de l’ANDE, Domitien Gbamangou-Mokondji signale à Radio Ndeke Luka que parmi ces animaux mordeurs, « il y a plus de chiens que de chats. Il y a aussi des primates, mêmes les souris et les serpents mordent avec le virus de la rage. Rien que de janvier à juillet 2012, nous avons déjà enregistré 432 cas de morsure d’animaux ».

Il ajoute en chiffrant que «  pour ce début d’année, 475 personnes sont déjà mordues par des bêtes mordeuses et 14 prélèvements de cerveaux de chiens enragés se sont révélés positifs ». Ce bilan de prélèvement est nettement supérieur à celui de 2011, plus encore pour 2008 dont aucun cas de morsure n’a été signalé.

Il  indique par ailleurs que le nombre de ces animaux se double chaque année et cela depuis 2008. « Le nombre de chiens non errants relevé depuis janvier 2012 s’élève à 317, presque le nombre total de l’année 2008 qui était de 411 ».

Or, ces animaux ont conduit de nombreuses personnes aux soins de spécialistes à Bangui poursuit, Domitien Gbamangou-Mokondji « pour ce début d’année, 135 personnes suivent de soins à l’institut pasteur de Bangui suite aux morsures de ces animaux ».

Selon le constat fait sur le site de l’Institut pasteur, « la rage est aujourd'hui considérée comme une maladie négligée : peu de laboratoires dans le monde l'étudient, alors qu'elle reste un réel problème de santé publique dans le monde ».

La même source précise que seulement « trois laboratoires de recherche se consacrent aujourd'hui à l'étude du virus de la rage et de la maladie mortelle qu'il provoque ».

Pour mémoire, le virus de la rage infecte les neurones. Il se propage dans l’organisme, du muscle au système nerveux central. La plupart des virus tuent les cellules qu’ils infectent, le virus de la rage a la particularité de prolonger la survie des neurones qu’il infecte. Un tel virus représente un réel danger pour la République Centrafricaine.

 

Radio Ndeke Luka renforce les capacités de ses correspondants

 RADIO ND K LUKA

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 10 Juillet 2012 19:20

Les correspondants de Radio Ndeke Luka sont à l’école des normes de production radiophoniques et des techniques de l’écriture journalistique. C’est à travers un atelier de formation qui dure du 10 au 14 juillet au Centre Ndeke Luka à Bangui.

La formation est animée par le chef de projet de Radio Ndeke Luka, Martin Faye et la directrice de ladite radio, Sylvie Jacqueline Panika. Elle a eu lieu dans l’enceinte de la  Fondation Ndeke Luka à Bangui.

Selon la directrice Sylvie Panika, « cette séance d’instruction vise essentiellement à inculquer aux correspondants les normes de production de Radio Ndeke Luka et les règles d’éthiques et de déontologie. Il est aussi question de revoir des principes de base journalistiques, notamment les techniques d’écriture afin de respecter la ligne éditoriale de la radio ».

Elle souligne par ailleurs quelques imperfections dans la qualité du travail que ces correspondants fournissent, « nous avons noté quelques faiblesses chez nos correspondants. Cette formation est initiée pour corriger les failles constatés ».

L’un des participants, Bonaventure Ngomba Katikkiro, correspondant de Radio Ndeke Luka à Kaga Bandoro, se dit heureux : « je suis très content de participer à cette formation. Ce premier jour a été très captivant, j’ai retenu beaucoup de choses. Je sais désormais comment définir l’angle d’une information tout regardant la concurrence dans mon rétroviseur. J’ai aussi apprécié la méthodologie adaptée par les différents formateurs ».

Pour tout, l’attente des formateurs est que chacun des correspondants formés puisse être guidé par la mission qui lui est assignée. « Ce que nous attendons d’eux, c’est qu’ils  maitrisent ce qu’ils sont appelés à faire en tant que correspondants», renchérit la directrice Sylvie Panika.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 22:31
 
 
 
 
 
 
Denis Christel Sassou Nguesso lautre visage du Congo
 Christel-Sassou-Nguesso.JPG
 
À Brazzaville, tout en lui prédisant un destin exceptionnel, bon nombre de gens le voient déjà arborer l’écharpe de député de la Nation aux couleurs du pays. Denis Christel Sassou Nguesso, 38 ans, figure parmi les candidats du Parti congolais du travail (PCT) aux législatives du 15 juillet 2012. Il se présente à Oyo, fief du chef de l'État, à plus de 400 km au nord de la capitale.  Gros plan sur cet homme discret, intègre et compétent, qui sollicite pour la première fois, le suffrage de ses compatriotes.
 
Un sourire aux lèvres, l’air toujours décontracté… Denis Christel Sassou Nguesso est un homme difficile à cerner. De lui, les observateurs de la vie publique congolaise disent qu’il est diplomate, soigné, mais aussi humaniste et bienveillant. Il sait, dit-on,  se montrer attentif aux autres et d’une disponibilité à toute épreuve. « Même ses détracteurs reconnaissent que ce qui frappe chez lui, par-delà son goût du secret qu’il cultive, c’est surtout et avant tout, son intelligence et sa culture qui lui confèrent une indiscutable autorité et imposent le respect à première vue », avance un habitué du Palais présidentiel de Brazzaville.
Ceci dit, dresser en quelques mots, le portrait de Denis Christel Sassou Nguesso, est autrement plus délicat. Tantôt rieur tantôt sérieux, le fils du président congolais a la réputation d’un homme préoccupé, attentif aux évolutions de son époque et toujours en alerte. Sa candidature aux prochaines législatives s’inscrit donc dans la droite ligne de ses objectifs, tant l’homme apporte déjà au quotidien, sa contribution à la modernisation du pays dans ses fonctions de ministre directeur général adjoint de la Société nationale des pétroles (SNPC). 
 
Le fils du chef de l’État congolais sait aussi qu’il est attendu au tournant et, pour être pris au sérieux et se faire un prénom à côté de son illustre nom, il doit apparaître comme un homme pragmatique, qui mène des actions ayant une réelle répercussion sur le vécu de ses compatriotes. Il a donc créé, il y a quelques années, la fondation « Perspectives d’Avenir », qui est l’illustration, si ce n’est la démonstration concrète de son leadership et d’un volontarisme avéré au service du Congo. Les objectifs de cette fondation s’inscrivent en effet, dans le droit-fil des défis de l’heure, à savoir la formation de la jeunesse. Entre autres actions, « Perspectives d’Avenir » octroie aux meilleurs élèves du secondaire, des bourses d’études pour leur permettre de poursuivre des études supérieures assez sereinement.  C’est en tout cas l’ambition qu’affiche son fondateur.     
Un contexte très favorable
Alors que sa dette extérieure représentait plus de la moitié du PIB, l’accession  du Congo, fin janvier 2010, au point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), assortie d’un allègement de près de 100 milliards de FCFA (152,5 millions d’euros) octroyé par la Banque mondiale, a permis de réduire de moitié l’encours de la dette multilatérale. Conséquence d’une gestion plus rigoureuse des finances publiques. C’est dire que depuis quelques années, les autorités congolaises écrivent avec force détermination et courage, une nouvelle page de leur histoire. Après les années de troubles, le pays affiche désormais une image d’Épinal : havre de pays et de stabilité, modèle social et économique dans une région en proie aux difficultés multiformes. Ici, l’heure n’est plus au gaspillage des deniers de la collectivité. Preuve de cette gestion plus stricte des finances, l’allègement de plus de la moitié de la dette extérieure du pays. Avec un taux de croissance de 6,7% en 2009 et 9,5% en 2010, le Congo s’est démarqué de l’ensemble de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), dont le taux de croissance moyen s’est établi à 4,2 % en 2010 (contre 1,8 % en 2009) et à 5,2 % en 2011. Une belle performance, si on compare également ces chiffres à la croissance moyenne de l’Afrique subsaharienne (4,9 % en 2010 et 5,5 %, selon les prévisions, en 2011).
Plusieurs facteurs expliquent ces bons résultats. À commencer par une production record de près de 115 millions de barils de pétrole en 2010. Premier poste d’exportation du pays, l’exploitation pétrolière assure 85 % des recettes de l’État. Dans son sillage, la production de gaz a augmenté de 47 %. Les hydrocarbures partagent donc désormais le rôle de locomotive de l’économie avec le secteur du BTP. Dopé par les chantiers d’infrastructures, ce dernier a enregistré un taux de croissance de 12,5 % en 2010 (contre près de 10 % en 2009). Les autres secteurs affichent également une hausse de leurs activités, notamment celles du bois et des industries manufacturières (+ 11,5 % en 2009). Quant aux investissements publics et privés, en hausse de 4,9 %, ils ont contribué à hauteur de 2,9 % à la croissance en 2010.
Par ailleurs, le rapport publié en juin 2010 par le Comité monétaire et financier national du Congo, auprès de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), souligne que l’effort engagé par le pays pour consolider la situation macroéconomique, porte ses fruits et est « susceptible d’impulser une croissance vigoureuse et durable qui pourrait faire reculer la pauvreté ».
C’est donc dans ce contexte très favorable que le fils du président congolais a été atteint par le virus de la politique. Même s’il semble avoir le soutien du parti au pouvoir qui a présenté 139 candidats (soit le nombre total de sièges à pourvoir à l'Assemblée nationale), rien n’est encore joué pour celui qui est désigné par les Brazzavillois comme le probable successeur de son père. Toutefois, lui, cultive parfois à l’excès, la discrétion. Pas question d’afficher ses ambitions, au risque de se faire griller, définitivement. Espérons néanmoins qu’à l’issue du scrutin du 15 juillet prochain, on le verra esquisser quelques pas de danse pour célébrer… son triomphe.
Adrien POUSSOU
  
 
 
 
L’Afrique n’attend rien ou presque de François Hollande
 
 
Hollande-avec-jeunes-noirs.JPG 
 
 
Le nouveau visage de la politique en France est désormais connu. Après la vague rose des élections législatives, la gauche a tous les pouvoirs et sera désormais comptable de tout ce qui arrivera dans le pays. Plus question d’attendre les élections suivantes ou de renvoyer aux calendes grecques, les réformes de la société française, que tous les observateurs sérieux appellent de leurs vœux. Et parmi ces réformes indispensables, devraient figurer en bonne place, nous semble-t-il, les relations de la France avec ses anciennes colonies d’Afrique. Mais en attendant que le coq français perde ses dents… la poule africaine veut être intraitable sur tout ce qui touche « ses œufs ».   
 
 
Depuis l’élection de François Hollande à la présidence française, le scénario auquel l’on a assisté ce 17 juin à l’issue du second tour des législatives, semblait se dessiner. C’est désormais chose faite : la bipolarisation de la France est achevée. Il y a un gros parti à gauche, le Parti socialiste, un gros à droite, l’ex Union pour la majorité présidentielle (UMP) qui a su résister. Tous les autres partis qui se veulent différents, ont beaucoup de mal à exister. Ils sont menacés soit de disparition soit d'un rôle de figurants. Ainsi en ont décidé les électeurs français. Au lendemain de ce marathon électoral 2012 qui s’est achevé ce dimanche 17 juin, il reste un constat à faire et un souhait à exprimer.
 
 
Le constat…
 
La gauche française a désormais tous les pouvoirs. Assemblée, Sénat, exécutif, la plupart des régions et des grandes villes. Elle a donc toutes les cartes en main pour l’érection d’une France de justice sociale et d’égalité des chances, comme l’avait promis François Hollande au cours de la campagne présidentielle. Même si, reconnaissons-le, leurs actions seront scrutées par les marchés financiers et par les agences de notation Moody’s et Fitch qui pourraient, après Standard and Poor's, priver Paris de son triple A, François Hollande et ses partenaires héritent d’une situation guère reluisante pour la France. Puisque l’économie du pays est sous surveillance, tout comme l’équilibre budgétaire (pour éviter de creuser le déficit public déjà abyssal. D’autant plus que les dépenses supplémentaires pour 2012 sont estimées à                  5 milliards). D’ailleurs sur ce point, l'Allemagne, première économie de la zone euro, restera inflexible – si la chancelière Angela Merkel est réélue en 2013 du moins. Ce qui conduira certainement les nouvelles autorités à augmenter la pression fiscale sur les ménages aisés et les grandes entreprises. Outre l’impôt à 75% qui est plus symbolique que rentable, les riches devront supporter près de 12 milliards d'euros d'impôts supplémentaires. Les grands groupes, quant à eux, passeront à la caisse à hauteur de 17 milliards. Mais selon les cellules de chiffrage de l'Institut Montaigne et de l'Institut de l'entreprise, ce programme est sous-financé à hauteur de 9,7 à 12,1 milliards d'euros.
 
 
Le souhait…
 
Maintenant que la droite doit se trouver un nouveau chef, une nouvelle identité et de nouveaux arguments (en sachant qu’aucun des scénarios souhaités par elle n'a vraiment marché, ni les souhaits économiques et sociaux, ni les problématiques sociétales durcies, et encore moins la conception sarkozienne de la politique mêlant action et communication), il revient à François Hollande d’inventer une nouvelle République, qui se devra d’être réellement irréprochable. Car, l’unique leçon à tirer des législatives, c’est que le système politique français est épuisé. Il est à bout de forces, suranné et désuet.
 
 
Dans ce contexte où le pays se cherche un nouveau souffle et, où François Hollande se cherche une marque, les États africains, anciennement colonies françaises, devront s’inviter à la table des réformes afin de se démarquer, définitivement, des rapports incestueux qu’ils peuvent parfois entretenir avec la France. Au lieu de s’enthousiasmer en s’infantilisant de Niamey à Dakar, de Douala, à Cotonou puis Brazzaville, les Africains se doivent plutôt de créer dès à présent de nouvelles relations avec la France. Au lieu de le célébrer et de parler de lui comme si c’était un membre de leur famille, comme s’il s’agissait d’un oncle maternel, les dirigeants des États africains dits francophones doivent avoir à l’esprit que François Hollande a été élu par ses compatriotes pour défendre les intérêts de la France et non le contraire.
 
 
 
À quelle sauce seront-ils mangés par François Hollande et les jeunes loups, très ambitieux du pouvoir et de la richesse, qui l’entourent ? Telle est la bonne question que les Africains devraient se poser au lieu de se laisser amadouer par la condescendance suspecte des esclavagistes de naguère qui ont toujours prétendu vouloir les aider à sortir du                     sous-développement, alors qu’ils pensaient l’exact contraire. D’autant plus qu’à peine installé à l’Élysée, le président français a multiplié les contacts avec les chefs d’État africains. De coups de fil en rencontres, il en a profité pour accélérer son initiation, et peut-être suivre les traces de ses prédécesseurs. Rien ne garantit que cette fois-ci, la méthode du nouveau locataire de l’Élysée vis-à-vis de l’Afrique, soit différente. Déjà quatre ou cinq entretiens au téléphone avec des chefs d’État, trois réceptions de travail à l’Élysée.
 
 
L’optimisme surréaliste, l’excitation et la fascination pour les bons jeux de mots ayant déclenché les joies stériles dans les chaumières d’Abidjan ou de Conakry, devraient céder la place à la réflexion et à l’action concrète. Il ne faut plus tomber dans l’angélisme, comme beaucoup l’ont fait après l’élection de Barack Obama à la Maison-Blanche. Il ne faut pas que cette illusion se prolonge. Elle nous maintiendrait à coup sûr dans l’impasse, dont il faut vite sortir. C’est pour cela qu’il est effroyablement affligeant de voir certains Africains se projeter dans un futur proche, en misant sur un hypothétique bonheur dont les gratifierait François Hollande. Cela participe malheureusement d'une pitoyable tradition de dépendance éhontée.
 
 
La vérité c’est que l’Afrique n’attend rien de François Hollande, si ce n’est le respect.
 
 
 
La Rédaction
 
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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 02:48

 

 

 

 

 entête FARE 2011

 

Le FARE-2011 France organise

 

le 15 Juillet 2012, une

 

Conférence-Débat

 

A l’attention des Centrafricains de France, d’Europe et des amis du Centrafrique au

 

CASA Poblano 15, Rue Lavoisier 93100 Montreuil

 

Thème de la rencontre :

 

Situation politique, sociale et économique en R.C.A : que faire  pour sortir de l’impasse ?

 

Programme de la Conférence-débat :

Accueil /Repas : 12 h00 à 13h45  ( 8 € pour repas  par participant à payer à l’entrée)

 

1ère Intervention : 14h00 à 14h30

 

Martin Ziguélé, ancien Premier Ministre, Président du MLPC

Sujet : Point de vue du FARE 2011 sur les voies de sortie de la crise politique, économique et sociale en  la RCA.

 

2ème Intervention : 14h30 à 15h00

 

Pr Raymond-Max Siopathis,  Pédiatre, Président provisoire de la Fédération France-Europe du RDC

Sujet : « Les problèmes de la santé en République Centrafricaine »

 

PAUSE MUSICALE  15h00 à 15h20 avec Gaucher

 

3ème Intervention : 16h00 à 16h20

 

  

Dipl. –Ing. Jean-Pierre Mara, Ingénieur en réseau Télécom, ancien candidat de la CRPS à la Députation 

 

Sujet: rôle des infrastructures de base, de l’énergie et des Télécom dans le processus de décollage

 

Synthèse : 16h30 à 17h00

 

Martin Ziguélé, ancien Premier Ministre, Président du MLPC

 

ORGANISATION

 

Date et Lieu : Samedi 15 Juin de 12:00 à 17

CASA Poblano  au  15, Rue Lavoisier

93100 Montreuil ( 01 55 86 03 71)

 

Accès en Voiture  à Porte de Montreuil. Au rond-point, prendre la 4e sortie sur Pl. de la Porte de Montreuil, continuer sur N302 puis prendre à droite sur Rue Valette. Ensuite prendre à droite sur Rue Lavoisier

 

plan rue Lavoisier 1

 

Accès RER/Metro : à Ligne 9 Pont de Sèvres- Mairie de Montreuil, Métro Robespierre

 

plan rue Lavoisier

 

 

Réservation  obligatoire avant le 10  juillet par mail à : fare2011france@gmail.com

Ou par téléphone  au 06 50 64 03 57 ou   06 20 87 29 50

Coordination : Jean-Pierre MARA 06 50  64 03 57

Modération des débats : Jean-Didier KABRAL 06 20 87 29 50

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 02:37

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Bangui : Mortalité maternelle – une Centrafricaine meurt toutes les 5 heures

 une-mere-dans-un-hopital.jpg

 

Bangui, 11 juillet 2012 (RJDH) – « Une Centrafricaine meurt toutes les 5 heures, chaque jour, des  suites de complications de grossesse ou d’accouchement », affirme  le docteur Aimé Théodore Dodane, de la direction de la santé familiale et de la population auprès du ministère de la Santé.

Interrogé par le RJDH à l’occasion de la Journée mondiale de la population, ce mercredi 11 juillet,  le docteur Dodane souligne qu’à elles seules, les complications liées aux avortements clandestins constituaient, en 2010, 31,2 pour cent de tous les cas enregistrés de mortalité maternelle en République centrafricaine.

En plus des décès liés aux avortements, le docteur Dodane rappelle que la mortalité maternelle est également liée aux hémorragies et aux infections qui accompagnent  souvent les accouchements.

« En matière de mortalité maternelle, insiste le docteur Dodane, les décès par suite d’hémorragies compte pour 28,1 pour cent des cas enregistrés, tandis que les infections constituent 14,5 des cas signalés. À cela s’ajoute le nombre insuffisant de personnel qualifié dans les centres de santé à l’intérieur du pays ».

Selon lui, dans la plupart des cas, les femmes qui connaissent des difficultés de grossesse arrivent tardivement dans une unité sanitaire alors que leur situation s’est déjà dégradée.

« La sous-utilisation des services de santé expliquerait aussi le taux élevé de mortalité chez certaines femmes qui méconnaissent les signes de gravité des urgences obstétricales. Cela est aussi lié au taux élevé d’analphabétisme », précise, pour sa part, le professeur Abdoulaye Sépou, gynécologue obstétricien à l’Hôpital communautaire de Bangui.

Le docteur Sépou note qu’en 2008, la proportion des femmes suivies régulièrement pendant la période de grossesse  était de 34 pour cent, que le taux d’accouchements assistés par un personnel qualifié était de 53 pour cent et que la prévention par l’utilisation de méthodes contraceptives modernes était de 9 pour cent.

Pour sa part, le docteur Babatunde Osotimehin, directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour la population, dans un message transmis par voie de communiqué à la faveur de la Journée mondiale de la population, dévoile que 800 femmes meurent chaque jour, dans le monde, durant leur grossesse ou l’accouchement, de complications qu’il est pourtant possible de prévenir ».

Le docteur Osotimehin réaffirme l’engagement de son organisation à œuvrer pour que la planification familiale volontaire soit reconnue comme ‘’un élément clé du nouvel agenda de développement internationale après 2015’’, peut-on aussi lire dans son message.

 

Birao : L’autre cause de la crise alimentaire

 carte ndele

Birao, 11 juillet 2012 (RJDH) – La transhumance des éleveurs peulhs et l’installation des groupes armés  dans la Vakaga (nord-est) constituent des causes de la crise alimentaire qui frappe cette préfecture depuis bientôt deux mois.

Bangué Zacharia, un habitant de la ville de Birao explique que «  les éleveurs soudanais qui se déplaçaient chaque année avec leurs bœufs détenaient des armes. Lorsque les bœufs détruisent les champs de la population et que les propriétaires réagissent, ces éleveurs font usage de leurs armes. Cela crée souvent des conflits entre les deux groupes ».

« La crise alimentaire dans la préfecture de la Vakaga s’est accentuée avec l’établissement des groupes armés en  2004. C’est là que la situation s’est compliquée avec les conflits entre les groupes rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), d’Abdoulaye Hisseine, et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), de Zakaria Damane, instaurée en 2006 », a témoigné Anne Kaltouma, une autre habitante.

Avant  ces conflits,  poursuit la même source, « il y avait beaucoup de nourriture sur les marchés de la ville. Les prix étaient à la  portée de toute la population.  Le sorgho, l’aliment de base de la population, se vendait à  3 750 FCFA au lieu de 9000 FCFA aujourd’hui.  Il y avait aussi beaucoup de poisson à cette époque ».

Quand  la CPJP, de l’ethnie rounga, et l’UFDR de l’ethnie goula,  ont commencé à s’affronter, beaucoup de personnes ont fui pour trouver refuge dans la brousse.  Elles n’ont pas eu le temps de pratiquer l’agriculture.

Depuis deux mois, la crise alimentaire sévit dans la préfecture de la Vakaga.

 

Birao : Reprise des activités agricoles en guise de solution à la crise alimentaire

Birao, 11 juillet 2012 (RJDH) – La population de Birao (nord-est) a repris ses activités agricoles après les derniers évènements qui ont secoué la ville.

Selon  Moustara Sarassa,  veuve et  mère de 8 enfants, «  pour nourrir ma famille, je suis obligée d’aller travailler dans des champs chez des personnes et  parfois, je vends des  bois de chauffe », a-t-elle expliqué.

Selon elle, la population n’était pas du tout tranquille pour pratiquer l’agriculture. C’est pour cette raison qu’il y a rareté de vivres dans la ville et aussi sur le marché. « Les rebelles ont brulé tous nos biens et nos maisons. Chacun a été obligé d’aller vivre dans la brousse », a-t-elle déploré.

Selon Nacir Mahamat, délégué des bouchers de la ville, « le kilogramme de viande de bœuf est cher car les éleveurs soudanais qui nous ravitaillaient ne viennent plus à cause de la saison des pluies. C’est pourquoi nous sommes obligés d’augmenter le prix du kilogramme ».

Depuis bientôt deux mois, une crise alimentaire est déclaré dans la préfecture de la Vakaga. D’après les chiffres donnés par OCHA, près de  45 000 seraient affectées par cette crise.

 

Bakouma : La population décrie la publication de Human Rights Watch

Bakouma sur carte google

 

Bakouma, 11 juillet 2012 (RJDH) – La population de Bakouma s’élève contre la publication, le 9 juillet, par l’organisation Human Rights Watch d’une lettre et d’un rapport d’étude selon lesquels le meurtre, en mars, de 13 travailleurs miniers dans la zone de l’entreprise CAWA, à Bakouma, aurait été perpétré par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Le président de l’association des parents éprouvés de Ngounguiza, Faustin Bandoulou,  dément la piste de la LRA et affirme que « les parents des victimes sont mécontents et vont réagir à cette publication ».

« Les parents des victimes envisagent de faire une marche pacifique à l’issue de laquelle un mémorandum sera envoyé au gouvernement à Bangui », a-t-il ajouté.

 

Obo : Le mauvais état des routes pénalise la population

Obo, 11 juillet 2012 (RJDH) – La dégradation des routes des préfectures du Mbomou (est) et du Haut Mbomou (est) est à l’origine des multiples accidents qui s’y sont produits ces derniers temps, causant la perte de produits manufacturés des particuliers et des humanitaires.

Trois véhicules chargés de vivres et de marchandises de particuliers et du Programme alimentaire mondial (PAM) ont récemment connu des accidents causés par le mauvais état des routes sur l’axe Bangassou-Obo.

D’après des constats, des crevasses d’un mètre et demi de profondeur coupent plusieurs parties des routes et empêchent la circulation. Les vieux ponts, construits il y a longtemps, sont tous en mauvais état.

L’arrivée de la saison des pluies, en août, est source d’inquiétude pour la population des différentes localités des sous-préfectures de Bangassou et d’Obo.

 

Obo : Vers de meilleures techniques pour rapporter les informations sur les droits de l’homme

Obo, 11 juillet 2012 (RJDH) – Quinze membres de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH) d’Obo (sud-est) se sont entretenus, le samedi 7 juillet, avec les représentants du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) sur les techniques pour rapporter les informations relatives aux droits de l’homme.

« Dans la préfecture de Haut-Mbomou, les violences physiques ne sont pas seulement liées aux exactions commises par les éléments du rebelle ougandais Joseph Kony. Mais il existe aussi d’autres formes de violences liées au non-respect des droits de l’homme », a indiqué Fabrice Ramadan, représentant du BINUCA à Obo.

Le bureau onusien organisera chaque samedi des séries de formation avec les membres de l’OCDH sur les questions de droits de l’homme.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 02:20

 

 

 

 

 Ndoutingaï S

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Juillet 2012 17:38

L’un des deux chauffeurs de l’ancien ministre d’Etat aux Finances, Sylvain Ndoutingai, nommé Jean Bianga est arrêté ce 11 juillet 2012 par des éléments de la Garde présidentielle au centre-ville à Bangui. Il a été ensuite conduit à l’Office de Répression du Banditisme (OCRB) où il est mis en geôle. Pour le moment, les raisons de cette arrestation ne sont pas encore connues.

chauffeur-de-Ndoutingai.jpg

 

Aussitôt informée, Radio Ndeke Luka s’est dépêchée au domicile de Jean pour vérification et a reçu la confirmation de l’arrestation auprès de sa famille.

Toutefois,  des sources dignes de foi expliquent à Radio Ndeke Luka les circonstances de cette brusque arrestation, « Jean est parti ce matin  à la Mairie de Bangui  pour légaliser des documents. C’est de là qu’il a été pris en chasse et arrêté par les éléments de la Garde présidentielle ».

Selon les mêmes sources, un autre chauffeur de Ndoutingai, appelé Benoît, a été sujet d’une filature de quelques éléments de la garde présidentielle ces derniers jours. Ce dernier a été obligé d’abandonner sa moto pour échapper à ses poursuivants. Une perquisition aurait ensuite été faite au domicile de Benoît, poursuivent les sources.

Une histoire ne va jamais sans une autre, les enfants de l’ancien ministre Ndoutingai ont été empêchés de prendre l’avion à l’aéroport Bangui M’Poko le 6 juillet. La raison qui aurait été évoquée est que l’ordre viendrait d’une haute autorité du pays. Mais après vérification, cela n’était pas le cas. Les enfants Ndoutingai ont finalement pu voyager.

D’aucun se pose la question de savoir pourquoi les proches de Ndoutingai sont-ils sous surveillance de la garde présidentielle. Son entourage serait-il impliqué dans les faits qui lui sont reprochés ?

Cette histoire regorge toute une panoplie de questions que le Centrafricain lambda laisserait le soin à la justice d’y répondre.

Par ailleurs, il importe de rappeler que jusqu’à ce jour, les raisons du limogeage de Sylvain Ndoutingai du Gouvernement n’ont pas été rendues officielles. Des rumeurs de coup d’Etat et la pression des institutions de Brettons Woods sont les seules raisons qui vont d’une bouche à une oreille en RCA.

 

NDLR : Visiblement Bozizé est décidé à faire d’abord le vide autour de Ndoutingaï et Findiro avant de s’occuper de ses deux proches devenus dangereux pour lui. C’est la seule explication qu’on peut trouver à l’arrestation des plantons, secrétaire particulière et autre dircab et chauffeurs. On apprend aussi qu’alors qu’il se trouve depuis trois semaines en vacances en France, le chauffeur du frère aîné de Ndoutingaï, le commandant Martin Ouanti, aurait également été arrêté il y a déjà deux semaines environs. Selon nos informations, Martin Ouanti affecté à Bouar est censé regagner Bangui dans une semaine. On verra s’il aura le courage de regagner le bercail.

C’est après son limogeage qu’on apprend maintenant que lorsque Ndoutingaï se trouve au palais pour prendre part au conseil de ministre, son chauffeur est tenu de rester au volant de son véhicule moteur en marche durant toute la durée du conseil de ministre même si celui-ci doit prendre 5 ou 6 heures de temps. Autre étrangeté, le coffre du véhicule de Ndoutingaï est toujours rempli d’armes de guerre et de son magot car on ne sait jamais. Un qui croit qu’il est toujours en rébellion dans le maquis.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 01:54

 

 

 

 

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http://www.slateafrique.com11/07/2012

L’Armée de résistance du Seigneur (LRA) —groupe ougandais armé connu pour ses actes barbares envers la population civile— a de nouveau frappé.

Entre le 21 et le 25 juin 2012, ces rebelles ont tué au moins deux civils et en ont enlevé quatorze autres autour de la ville de Bakouma, dans l'est de la République centrafricaine.

Cette attaque survient deux mois après le massacre de treize civils dans la même région, révèle Human Rights Watch, dans un article publié sur le site Internet de l'ONG, le 9 juillet 2012.

Le problème est que des employés de la CAWA (African Wildlife Adventure), une réserve de chasse avoisinante, avaient été accusés d'avoir participé à ces meurtres. Ils sont actuellement toujours en détention.

Une arrestation injuste d'après l'ONGde défense des droits de l'Homme, puisque ce sont vraisemblablement les membres de la LRA les responsables de ces deux massacres:

«Les attaques de la LRA contre des civils, en juin, donnent clairement à penser que la LRA, et non les employés de la CAWA emprisonnés, est responsable des atrocités similaires perpétrées en mars. Le gouvernement doit de toute urgence renforcer la protection des civils dans la région de Bakouma et réexaminer les chefs d’accusation qui pèsent contre les employés de la réserve de chasse.»

Human Rights Watch avait adressé, le 28 mai 2012, une lettre officielle au ministre de la Justice centrafricain pour demander la libération des employés de la réserve de chasse, afin d'éviter une «erreur judiciaire» et «traduire en justice ceux qui ont réellement perpétré ces meurtres».

L’article de Human Rights Watch rapporte en outre de nombreux témoignages de Centrafricains ayant été victimes des attaques de la LRA. En voici un qui montre à quel point les membres de l'organisation sont dangereux, et dépourvus de scrupules:

«A Lengo, à 10 kilomètres de Bakouma, des combattants de la LRA ont tué un pêcheur près de la rivière le 23 juin. Le même jour, ils ont frappé un charpentier âgé avec une baïonnette avant de le décapiter. Alertée par des coups de feu, sa femme est sortie en courant de la maison et a trouvé le corps de son mari. Alors qu’elle pleurait à côté du corps, les combattants de la LRA sont revenus, ils ont battu la vieille femme et l’ont forcée à les conduire jusqu’à sa maison où ils ont pillé tous les biens. Les combattants l’ont ensuite obligée, ainsi que trois hommes de Lengo, à transporter les biens volés dans la forêt. Elle a, plus tard, réussi à s’échapper.»

La LRA est un mouvement rebelle créé en 1988 à la suite de l'arrivée au pouvoir de Yoweri Museveni en Ouganda. Si, à ses débuts, le groupe étaient composé de soldats déchus de l'armée ougandaise qui disaient combattre pour le bien de la population, le discours aujourd'hui est tout autre. Ledio Cakaj avait ainsi affirmé dans un rapport publié en novembre 2010 par l'ONG Enough:

«La LRA est le groupe rebelle responsable du plus long des conflits armés actuels en Afrique.»

Lu sur Human Rights Watch

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 01:46

 

 

 

 

 

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«Quelle que soit la durée de la nuit, le jour finit par se lever»[1]

L’Eglise catholique de Centrafrique vient de traverser une période sombre de son histoire. Un virus émanant de son sein a été cause de son malheur. Des écrits anonymes visant à ternir l’image des uns et des autres, des lettres ouvertes et tapageuses, des articles de presse et beaucoup d’autres facteurs ont contribué à assombrir l’image de cette Eglise qui n’a plus de place dans certains milieux. Beaucoup de fidèles sont désemparés et déconcertés. Mais «quelle que soit la durée de la nuit, le jour finit par se lever».

Ce fut le 14 mai 2012 que la nouvelle surprise a été annoncée dans un communiqué du Saint-Siège et reprise peu après par la radio Notre-Dame de Bangui. Sa Sainteté le pape Benoît XVI vient de nommer quatre nouveaux évêques pour l’Eglise locale de Centrafrique. Il s’agit de:

-          Mgr Dieudonné Nzapalainga, spiritain centrafricain, qui était jusqu’alors administrateur apostolique de Bangui, est nommé archevêque métropolitain de la capitale, Bangui;

-          Mgr Denis Kofi Agbenyadzi, ghanéen, de la Société des Missions Africaines, qui était jusqu’alors supérieur régional des Pères de la Société, est nommé évêque de Berbérati;

-          Mgr Désiré Nongo-Aziagbia, centrafricain, de la Société des Missions Africaines, qui était jusqu’alors supérieur des Pères de la Société d’Haguenau à Strasbourg, est nommé évêque du diocèse de Bossangoa;

-          Mgr Cyr-Nestor Yapaupa, prêtre diocésain centrafricain, qui était jusqu’alors vicaire général d’Alindao, est nommé évêque coadjuteur du diocèse d’Alindao.

En Centrafrique et dans la diaspora, la nouvelle a été diversement accueillie. Pour les uns, c’est l’indifférence. Les évènements douloureux, vécus durant la période de la crise, ont laissé des traces tellement profondes qu’il faut du temps pour tourner la page. Qu’il faille, peut être, organiser au préalable une assise ou mieux un synode national de l’Eglise catholique en Centrafrique où prendraient part tous les membres ecclésiaux, à savoir évêques, clercs, religieux et religieuses, laïcs. Cette plateforme donnerait lieu à une analyse et une relecture de la crise qui perdure, l’évaluer en dégageant les côtés négatifs et les côtés positifs, puis formuler ensemble des recommandations pour l’avenir de l’Eglise en Centrafrique. Cette étape nécessaire pourrait déboucher sur la célébration de la réconciliation sincère et vraie, condition sine qua non pour une paix durable. Après quoi, l’Eglise reprendrait son chemin de foi sur la base de relation nouvelle entre ses divers membres. Pour d’autres, c’est une attitude de réserve. Ils préfèrent pour l’instant être sur la touche et observer le changement avant de prendre position plus tard, au moment venu. Un adage populaire le dit à point nommé: «Quand on n’a pas encore fini de traverser la rivière, on ne dit pas que le crocodile a le nez bossu». Pour d’autres encore, la joie est au comble. C’est l’occasion de proclamer comme la Vierge Marie: «Mon âme exalte le seigneur et mon cœur exulte de joie en Dieu mon sauveur…»[2]. Le Seigneur s’est penché sur L’Eglise de Centrafrique pour la relever. Après ces moments d’angoisse et de désespoir, un jour nouveau se lève. Il convient d’implorer la grâce de Dieu sur ces nominations, Lui demander de combler des grâces nécessaires les évêques, les prêtres, le peuple chrétien afin de bâtir, ensemble, la main dans la main, une Eglise-Famille de Dieu en Centrafrique, avec toute la vitalité et tout le dynamisme propre aux Eglises d’Afrique. 

Toutefois, quelle que soit la prise de position de chacun, une réalité s’impose: l’Eglise de Centrafrique est en train de tourner une page de son histoire. Elle prend le large et tous ses membres, filles et fils de Centrafrique, missionnaires expatriés, tous sont embarqués dans le bateau. La question de fond revient à se demander: Comment allons-nous vivre ce moment crucial, ce tournant? Avons-nous pris le temps nécessaire pour évaluer le parcours suivi jusque-là? Avons-nous pris la peine de relire notre passé, les évènements qui ont préparé et façonné notre présent assez douloureux?

Les nouveaux évêques seront ordonnés le 22 juillet en la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Bangui. C’est dans cette Eglise que 74 années plus tôt, eurent lieu, le même jour, l’intronisation de Mgr Marcel Grandin, vicaire apostolique de l’Oubangui-Chari et l’ordination presbytérale du premier prêtre oubanguien, l’abbé Barthélémy Boganda. Loin de se contenter des manifestations à caractère festif, quoique nécessaires, l’Eglise de Jésus-Christ en Centrafrique a grand intérêt à vivre cet évènement dans la foi et surtout dans une prise de conscience de sa mission. Le pape Benoît XVI, dans son allocution avant la prière de l’Angelus du 20 novembre 2005, rappelle que la mission centrale de l’Eglise hier, aujourd’hui et toujours, est «annoncer le Christ et lui rendre témoignage afin que l’homme, tout homme, puisse réaliser pleinement sa vocation»[3].

Je ne saurai terminer ces quelques lignes sans évoquer le propos, combien prophétique, du premier prêtre oubanguien, l’abbé Barthélémy Boganda, lors du toast après son ordination presbytérale. On a l’impression que ce discours s’adresse à nous aujourd’hui et se conjugue parfaitement avec le contexte actuel:

Notre optimisme chrétien doit prendre le dessus et nous faire entrevoir l’avenir de l’Oubangui sous un jour serein et plein d’espoir. Un jour prochain, car il me semble entendre l’heure de Dieu sonner pour ce pays. Alors ce ne sera plus seulement un prêtre et quelques séminaristes mais deux clergés indigènes constitués qui (…) se donneront la main pour conduire leurs frères au Christ (…); tels sont les vœux que mon cœur de jeune prêtre africain forme aujourd’hui pour tout ce Pays qui m’est si cher[4].

Puisse la Vierge Marie, Mère de l’Eglise, aider les fidèles de Centrafrique à accueillir le Christ comme Seigneur de leur vie pour coopérer fidèlement à l’avènement de son règne d’amour, de justice et de paix.

Abbé Célestin DOYARI DONGOMBE



[1] Proverbe ivoirien

[2] Lc 1, 36

[3] Benoît XVI, «Allocution avant la prière de l’Angelus» in Zénit.org du 20 novembre 2005.

[4] J.-D. Pénel, Barthélémy Boganda. Ecrits et discours: 1946-1951: la lutte décisive, L’Harmattan, Paris 1986, 83-84.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 17:21

 

 

 

 

logo cpjp

 

 

Déclaration de la Haute Autorité de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) en Centrafrique No.0001/CPJP/RCA/10/07/2012

 

Bamingui Bangoran le 10 juillet 2012 Le Conseil Suprême  de la CPJP en Centrafrique déclare solennellement que cette organisation salutaire pour le pays œuvre pour l’instauration d’une paix définitive en RCA, condition sine qua none à la réalisation des projets de développement durable tant voulus et au bénéfice de tous.

 

Le Conseil Suprême  de la CPJP en Centrafrique accueille avec respect et satisfaction la volonté exprimée par non seulement les Représentations des différents organismes et organisations aussi bien nationaux qu’internationaux mais aussi par les gouvernements dont la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies pour la Centrafrique, celle du Président de la Commission de l’Union africaine (UA), les représentants de l’union européenne (UE), de la France et des États-Unis et le Ministre Délégué à la Présidence de la République centrafricaine chargé du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réinsertion des ex-combattants et de la Jeunesse Pionnière Nationale lors d’une rencontre dans les locaux du Bureau intégré des Nations Unies pour la Centrafrique (BINUCA) à Bangui, malheureusement avec un certain énergumène nommé Abdoulaye Hissène qui s’est improvisé, sans honte ni vergogne, Président  de la CPJP en Centrafrique.

 

Les services à la solde de Bozizé ont pu recruter cet Abdoulaye Hissène, qui n’a jamais fait  partie de nos rangs, justement pour fuir le Dialogue national réellement inclusif qui aboutira à la conclusion de l’Accord global de paix de Libreville. Cet individu usurpateur n’a pas le droit d’utiliser le nom de la CPJP pour ses intérêts personnels et monétaires. 

 

Le Conseil Suprême de la CPJP trouve malheureux qu’un événement d’une telle importance soit entaché par un intrus de cet acabit. Elle veut réitérer ici sa détermination pour mettre fin à l’insécurité des populations et celle de leurs propriétés qui  prévalent et que certainement le pouvoir en place corrompu de Bozizé, véritable ennemi de la paix, entretient depuis si longtemps dans notre pays.

 

 Le Conseil Suprême de la CPJP Centrafrique suggère à tous ceux qui veulent l’instauration d’une paix durable en Centrafrique à faire preuve de professionnalisme dans l’exercice de leurs fonctions, notamment les journalistes comme le corps diplomatique pour lesquels leurs déontologies professionnelles respectives exigent la vérification et la revérification de l’information et des sources en vue de fournir une information juste et véritable. Cela nous éviterait des incidents malheureux pour le pays comme celui où Abdoulaye Hissène est présenté comme Président de la CPJP dont il ne connait ni les tenants ni les aboutissants.

 

Le Conseil Suprême de la CPJP rappelle à la population centrafricaine et à la communauté internationale que toute son action vise à assurer la sécurité permanente au pays, l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale et la paix définitive afin de permettre au peuple centrafricain de travailler pour l’édification des institutions structurantes en vue d’amorcer des projets de développement durable au pays. Notre peuple a si longtemps souffert de la médiocrité du régime machiavélique de Bozizé. Il est temps pour nous tous Centrafricains de revenir aux idées et idéaux de notre Père fondateur de la nation, le Très Regretté Honorable Barthélémy BOGANDA, et les mettre en pratique pour sauver la nation et sortir de la misère dans laquelle le régime médiocre de Bozizé nous maintient.

 

Que Bozizé le veuille ou pas, la CPJP va imposer la paix partout sur notre territoire national.

 

À bon entendeur, salut.

 

                                                              Fait à Bamingui Bangoran le 11 juillet 2012

                                                                 

 

 

                                                                                 signature CPJP

 

 

                                               Général Noureddine Adam

               

 

 

 Président du Conseil Suprême CPJP

 

 

Émail : zokoyzosozola@yahoo.com

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