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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 20:38

 

 

 

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Le CENTRAFRIQUE, pays enclavé, pays vêtu par l'opinion internationale du manteau de pays pauvre malgré les nombreuses ressources tant humaines que naturelles dont il regorge, semble résigné à porter très longtemps cette casaque de misère qu'il ne mérite à aucun égard de porter. En effet si l'extérieur perçoit le pays comme un nid de pauvreté et d'espoir bouché, seuls les centrafricains, qui vivent dans ce « calvaire » savent que leur destin n'est pas aussi compromis qu'on le pense dans d'autres cieux. Et eux seuls savent et peuvent trouver les clés qui leur permettraient d'ouvrir au monde  les portes de leurs propres réalités.

 

En l'espace d'un mois, deux événements majeurs se sont produits en CENTRAFRIQUE, suite à la visite du Président du TCHAD à BANGUI.

 

Le premier de ces scoops est la « main tendue » à l'opposition par l'homme actuellement fort en CENTRAFRIQUE, pour ouvrir les « fenêtres » d'un dialogue qu'il a pendant longtemps réfuté.

 

Le deuxième est le limogeage très récent du « tout puissant » ministre des finances, à juste titre qualifié de « vice président » de la REPUBLIQUE, à cause de sa proximité avec le PRESIDENT en titre, et de ses exactions personnelles qui faisaient de lui l'homme par qui tout passait, juste après son oncle.

 

Deux événements majeurs que les Centrafricains et l'homme fort de BANGUI doivent mesurer à leur juste portée. Deux événement majeurs dont il faut saluer l'importance et le courage. Mais deux événements qui ne permettent pas de croire que le CENTRAFRIQUE est en voie de sortir de son marasme économique, intellectuel et social, tributaire de son marasme politique.

 

En effet, si pour le moment une lueur d'espoir semble illuminer le fond du gouffre où se trouve le pays, cette lueur doit sortir de ce gouffre pour être perçue de tout le monde. Elle ne pourra être perceptible que si elle est suivie d'autres actes courageux, justes, légitimes, susceptibles d'injecter dans les veines des centrafricains, un vaccin de confiance qui les empêchera de se défier de ceux chargés de les conduire vers une destinée meilleure.

 

Cela passe par la suppression de toute tactique clienteliste, clanique, familiale de la gestion de la chose publique, par l'éradication de tout favoritisme lié aux affinités égoïstes attachées à l'enrichissement personnel. Un enrichissement personnel qui se justifie par des malversations financières opérées à ciel ouvert, çà et là dans les services, publics ou privés, censés apporter suffisamment d'oxygène dans  les caisses de l'État.

 

Le courage, c'est aussi de se dire qu'on a aucun intérêt à faire porter une lourde charge, à son fils, à à son neveu, à son proche parent, tout simplement parce qu'il est votre fils, votre neveu, ou votre proche parent, en dépit de ses incompétences ou de son inexpérience dans les domaines qui justement requièrent la compétence comme premier élément de réussite.

 

C'est dire qu'il est tout à fait possible de mener à bien et longtemps une entreprise quelconque, avec des hommes qui ne sont pas issus du même sérail que vous, pourvu que vous partagiez avec ces hommes, les mêmes idéaux.

 

Et en ce qui concerne le CENTRAFRIQUE, ces idéaux ne sont autres que ceux d'UNITE, de DIGNITE et de TRAVAIL, renforcés par la conviction et la détermination à porter ce pays le plus loin possible sur le chemin du développement.

 

Cela ne sera possible qu'avec un esprit de justice, de clairvoyance et de dépassement de soi. Et la justice consistera à sanctionner à leur juste degré, les fautes et les réussites des responsables chargés de mener à bon port les choix politiques de développement retenus au haut niveau. Ces sanctions, comprises comme récompenses et punitions, seront le fruit d'un bilan et d'un constat incontestables.

 

En tendant la main à l'opposition, en limogeant son parent du poste prestigieux qu'il occupait sans en avoir la bouteille, l'homme fort de BANGUI a fait un pas assez louable, qu'il faut confirmer avec d'autres initiatives, toutes aussi louables. Le maintien d'un PREMIER MINISTRE qui n'a de fonction que de porter le titre, l'élévation d'hommes « prétendus » militaires à des titres pompeux, dans l'armée et dans la gendarmerie, sans les actes de bravoure qui les caractérisent et  les conditionnent, la facilitation d'élection à la représentation nationale d'hommes et de femmes qui ne sont que les fils du tissu familial, sont d'autres pratiques qui demandent une clarification, car mal perçues de la majorité des centrafricains.

 

Avancer, ce n'est pas faire un pas et s'arrêter, tout comme cela ne consiste pas à reprendre comme sur un jeu de dames, les mêmes pions pour relancer un jeu achevé ou annulé. Avancer, c'est choisir une destination et continuer de faire des pas successifs vers cette destination, en déployant les efforts nécessaires pour aller le plus loin possible.

 

L'homme fort de BANGUI a fait deux pas que tout le monde a vus, sans en connaître la direction, il lui reste à continuer à avancer dans le sens que souhaite le peuple, s'il veut que les deux pas qu'il a faits ne soient pas un feu de paille, mais le début d'un chemin dans lequel il pourra entraîner une grande partie du peuple de CENTRAFRIQUE, un chemin où l'on parlera très peu d'opposition, mais davantage de consensus.

 

I YE LA  A SU NA KODRO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 20:32

 

 

 

 

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RCA : Bozizé lâche le « tout puissant »

BBC Afrique 2 juin, 2012 - 17:38 GMT

Le décret consacrant le limogeage colonel Sylvain Ndoutingaye est tombé dans la nuit de vendredi, à la surprise générale.

L’homme que les Centrafricains appellent ‘’tout puissant’’ ou encore ‘’vice-président’’ était de tous les dossiers.

Depuis la prise du pouvoir à Bangui par le président François Bozizé à l’issue de sa rébellion en 2003, Sylvain Ndoutingaye a occupé plusieurs postes stratégiques au sommet de l’Etat.

Pendant 9 ans, il a occupé le poste très convoité du ministre des Mines, avant d’être ministre des Finances et du budget depuis 2011.

Neveu du président Bozizé, Sylvain Ndoutingaye est le seul à être ministre et député de la nation, alors que le cumul de mandat est interdit par la constitution centrafricaine.

Homme-orchestre, il avait été directeur de campagne du président Bozizé lors de présidentielle de janvier 2011.

Entre les deux hommes semblait couler le parfait amour jusqu’en avril dernier, date à laquelle des rumeurs de coup d’Etat mettant en cause l’homme de confiance du président ont circulé dans la capitale, Bangui.

Un lot d’armes et de munition ‘stocké’ dans sa résidence a même été ‘récupéré’ alors que l’intéressé n’a jamais été inquiété, même si depuis, il n’a pas bougé de la capitale.

Un autre ministre à été dépêché à sa place, dans sa zone de juridiction pour mener la campagne économique initiée à l’intérieur du pays par le gouvernement.

Après ce largage qui a fait l’effet d’une bombe dans le pays, un remaniement général du gouvernement est attendu dans les prochains jours ou prochaines semaines.

 

Limogeage du puissant ministre centrafricain Ndoutingaï surnommé demi-dieu

BANGUI AFP / 02 juin 2012 19h52 - Le puissant ministre centrafricain des Finances, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, neveu du président François Bozizé et surnommé demi-dieu, a été limogé vendredi soir et remplacé samedi par Albert Besse, conseiller Finances à la Présidence, selon la radio nationale.

Sont et demeurent rapportées les dispositions du décret du 22 avril 2011 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement en ce qui concerne exclusivement le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, ministre d'Etat aux Finances. Le présent décret abroge cette nomination, selon le texte d'un décret lu par le directeur général de la présidence David Gbanga.

Ministre des Finances dans le deuxième gouvernement du Premier ministre Faustin Archange Touadéra de 2010 à 2011, Albert Besse avait été écarté du gouvernement formé après l'élection présidentielle de 2011. Il s'était alors vu confier le poste de conseiller en matière de finances à la Présidence.

Le texte ne donne aucun motif du limogeage de M. Ndoutingaï qui était au gouvernement depuis que le général Bozizé a pris le pouvoir à Bangui le 15 mars 2003.

M. Ndoutingai avait longtemps occupé le poste clé de ministre des Mines avant d'être nommé aux Finances l'année dernière, après le remaniement post-élection présidentielle.

Les observateurs considéraient alors que le président Bozizé avait confié ce poste à son homme de confiance pour remettre de l'ordre dans les comptes d'un Etat perpétuellement au bord de la rupture de paiement.

M. Ndoutingaï avait été le directeur de campagne de Bozizé lors de la campagne présidentielle de janvier 2011.

Le limogeage de Ndoutingaï intervient le jour de l'augmentation du prix du carburant dans le pays qui a conduit à une grève des chauffeurs de taxi et de taxi-bus, augmentation survenue après celle de janvier 2012.


(©)

 

Sylvain Ndoutingaï limogé du gouvernement, Bozizé se sépare d'un proche

Radio Ndéké Luka Samedi, 02 Juin 2012 05:59

Les banguissois sont allés au lit vendredi 1er juin avec la nouvelle du limogeage du ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï. C’est la radio nationale qui a annoncé l’information dans son journal de la soirée, lisant un décret signé le même jour. Les raisons de ce départ du gouvernement ne sont pas clairement définies dans le décret. Le décret ne désigne pas non plus, pour le moment, un intérim au département des Finances.

Mais la nouvelle fait l’effet d’une bombe, en raison de la grande proximité de Sylvain Ndoutingaï avec le président François Bozizé d’une part, et des importantes fonctions que l’intéressé occupe au sein de l’appareil d’Etat. Sylvain Ndoutingaï est même surnommé par ses adversaires, « vice-président ».

Depuis plusieurs jours, des rumeurs folles ont circulé au sujet d’une tentative de coup d’état supposée ou avérée dont le ministre d’Etat Ndoutingaï serait l’instigateur. D’autres éléments sont venus amplifier ces rumeurs : un arsenal d’armes stockées dans sa résidence a été déménagé par les éléments de la garde présidentielle. Le bouclage du quartier par cette même garde pour les besoins de l’opération avaient fait courir le bruit de l’arrestation du ministre d’Etat. Joint par Radio Ndeke Luka, il avait démenti toute arrestation et déclarait être chez lui en toute liberté.

Récemment encore, les observateurs avaient remarqué que dans le cadre de la campagne économique encore en cours, c’est le ministre de la Jeunesse, des Sports, des arts et de la Culture, Serge Bokassa qui s’est rendu à Berbérati en lieu et place de Sylvain Ndoutingaï, pourtant ministre résident de la Mambéré-Kadéï. Certaines sources sont formelles, qui soutiennent que le président Bozizé avait interdit à son ministre d’Etat aux Finances, de sortir de la capitale.

On en saura sans doute beaucoup plus sur les vraies raisons de ce limogeage. Le moins qu’on puisse dire, c’est que des signes annonciateurs d’un malaise étaient bien visibles dans l’entourage immédiat du Palais de la renaissance à Bangui.

Ainsi donc, François Bozizé s’est séparé d’un homme très proche, considéré comme un des piliers de son régime et considéré comme fidèle parmi les fidèles. En effet, Sylvain Ndoutingaï, neveu du Président de la République,  fait partie du cercle restreint des proches de François Bozizé. Il a fait ses premiers pas en politique au lendemain de la prise du pouvoir par ce dernier le 15 mars 2003.

Il est resté de 2003-2011, ministre des Mines et de l’Energie. Il a quitté ce département après la victoire de François Bozizé aux  élections de janvier  2011 dont il était le véritable artisan, en sa qualité de directeur national de campagne. Depuis le mois d’avril 2011, son oncle a fait de lui ministre d’Etat aux Finances.

Une nomination diversement appréciée par les partenaires au développement de la République  Centrafricaine. On se souvient encore  des difficultés qu’il a rencontrées alors qu’il devrait conduire une délégation des experts centrafricains aux Etats-Unis, pour participer aux assemblées générales annuelles des Institutions de Bretton-Woods.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 11:50

 

 

 

 

 

 

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Bangui 2 juin (C.A.P) – On commence à enregistrer les premières répliques du tremblement de terre qui s’est produit à Bangui avec le limogeage de Ndoutingaï. Aux termes d’un décret qui vient d’être lu sur les antennes de la radio nationale, c’est Albert Besse, celui-là même à qui Sylvain Ndoutingaï avait succédé en avril 2011 comme ministre des finances et du budget que Bozizé vient de nommer pour remplacer le même Ndoutingaï au finances et au budget.

Après son départ du gouvernement en avril 2011, le même Albert Besse avait succédé à Elie Ouéfio comme secrétaire général à la présidence de la République. Ce jeu de chaises musicales est la preuve que Bozizé manque sérieusement de ressources et n’a pratiquement plus grand monde sous la main comme personnel politique après que Ndoutingaï ait miné tout le terrain par ses hommes de main et courtisans.

Après avoir succédé à Albert Besse, Sylvain Ndoutingaï s’était débarrassé de presque tous les collaborateurs et hommes de main installés par son prédécesseur et patiemment détricoté tout le système qu’il avait mis en place au cabinet ministériel et dans les régies financières. Il faudrait s’attendre au mouvement inverse avec le retour du même Besse connu pour avoir également la confiance de Bozizé.

Pourtant Albert Besse n’avait pas laissé au ministère des finances la réputation de quelqu’un doté d’une grande compétence ni fait montre d’une maîtrise suffisante des dossiers dont il avait la charge, bien au contraire. Ses mauvaises relations avec le siège de l’institution financière sous-régionale qu’est la BEAC à Yaoundé en sont une illustration.

En outre, il n’était pas non plus pour rien dans la forte hémorragie financière enregistrée au trésor durant cette période où il fut à la tête du département des finances. Il a été un des principaux complices de Bozizé dans les folles sorties d’argent destiné au financement de sa campagne électorale et du hold-up de celui-ci et son parti KNK.

Cela peut expliquer le choix de Bozizé de faire à nouveau appel à lui pour remplacer Ndoutingaï. Il est établi désormais que Bozizé a toujours beaucoup de mal à se séparer de tous ceux qui l’aident à détourner les deniers publics, voir exemple Fidèle Gouandjika alias « le milliardaire de Boy-Rabe » et Thierry Maléyombo.

Le retour d’Albert Besse aux finances à un moment où on reparle de dialogue inter-centrafricain avec en perspective la formation d’un éventuel gouvernement d’union nationale est aussi la preuve si besoin en était de l’accélération du processus de délitement du régime Bozizé visiblement à bout de souffle et au bord du collapse.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 04:32

 

 

 

 

Pr Nguérékata Gaston

 

Message

 

 du Professeur Gaston MANDATA NGUEREKATA

A l’occasion de la Fête des Mères 2012

 

 

Mères de Centrafrique, au moment où vous vous apprêtez à célébrer le 3 Juin 2012 la journée Internationale de la mère, toutes mes pensées vont vers vous. Au cours de cette journée, vous auriez dû à l’instar de vos consœurs du monde entier manifester dans l’allégresse et la dignité. Malheureusement, nombreuses sont celles d’entre vous de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud du pays qui n’ont pas cette opportunité, car vivant aujourd’hui dans les camps des déplacés internes et dans les Etats voisins, dans la brousse, fuyant les affres des criminels Joseph Kony et Baba Ladé, ou dans le désarroi.

 

Cette situation que vous vivez depuis plusieurs années résulte de l’incapacité du régime actuel à assurer la sécurité dans notre pays, protéger nos frontières et apporter le bien-être à la population centrafricaine en général et aux femmes en particulier.

 

Je ne peux rester insensible à vos nombreux cris de détresse et de désespoir qui ne cessent de me parvenir face aux violences multiformes que vous subissez tous les jours, à l’injustice à tous les niveaux, aux maladies, à la misère et extrême pauvreté devenues le lot de votre quotidien. 

 

Malgré ces conditions extrêmement difficiles dans lesquelles vous vivez, je vous demande de garder toujours espoir pour la génération actuelle et future de mères de Centrafrique ainsi que la nation toute entière. Pour ma part, j’ai décidé de ne ménager aucun effort pour rétablir votre fierté et dignité d’antan,  redonner la place que vous méritez dans la société Centrafricaine et vous réhabiliter en tant que vecteur  incontournable du développement socio-économique de notre beau et cher pays.

 

        Je souhaite à vous toutes, chères mamans de Centrafrique, une bonne et joyeuse fête des mères.

Baltimore le 2 Juin 2012.

Gaston Mandata N’GUEREKATA

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 02:29

 

 

 

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C’est un véritable tremblement de terre qui vient de se produire à Bangui. Qu’est ce qui a pu enfin décider Bozizé à se séparer de sa création, celui qu’il a fait prince, toujours systématiquement couvert, protégé, défendu contre vents et marées. Il n’a jamais voulu plier devant les énormes pressions de Paris, Washington et autres lobbies miniers. Finalement les effets de l’envoutement et du maraboutage de Ndoutingaï sur Bozizé auxquels certains croyaient dur comme fer ont fait long feu. Les circonstances dans lesquelles a été annoncé le limogeage du détenteur du record de longévité gouvernementale de la bozizie, montrent bien que le baobab qu’on pensait invincible est tombé. Dorénavant le ressort entre Sylvain Ndoutingaï et François Bozizé est bel et bien cassé.

En effet, le jusqu’ici indéboulonnable argentier et homme de confiance de Bozizé, présent à ses côtés dès les premiers moments de sa rébellion jusqu’à son putsch, à son aventure de Düsseldorf en juin 2004, prenait tranquillement part sans se douter de rien à la réception d’adieu qu’avait offerte en la Résidence de France de Ouango-Bangui, l’ambassadeur Jean-Pierre Vidon qui doit quitter définitivement la RCA dans quelques jours.

Ce sont les enfants de Bozizé, notamment Socrate et Francis, qui se sont empressés de téléphoner à certaines de leurs relations à Paris pour annoncer la nouvelle du limogeage de leur pire ennemi qui s’est répandue comme une traînée de poudre en attendant qu’elle ne soit rendue publique sur les antennes de la radio nationale à Bangui. Le moins qu’on puisse dire est que cette nouvelle a été ressentie par la plupart des Centrafricains comme un véritable soulagement. C’est dire combien elle était attendue depuis très longtemps au point que lassée, l’opinion a même fini par se rendre à l’idée que Ndoutingaï et Bozizé étaient si liés qu’ils ne disparaîtront  qu’ensemble avec leur régime.

Malheureusement, cette idée revient à sous-estimer la gravité des faits qui ont surgi récemment sans être ébruités outre mesure, dans les rapports entre les deux hommes. C’est l’accident qui aurait pu être plus dramatique de l’hélicoptère de Bozizé à Bayanga peu après la cérémonie de commémoration de la mort de Boganda à Bobangui où Bozizé qui devait se rendre à Bayanga, a contraint Ndoutingaï à embarquer avec lui. A 100 m de son atterrissage, l’hélico a pris feu et obligé le pilote à effectuer de grandes manœuvres de sauvetage d’urgence. Les superstitieux n’ont qu’à se livrer à toutes les interprétations à leur guise mais certains ont franchi le pas pour accuser carrément Ndoutingaï d’avoir commandité l’incendie de l’aéronef mais Bozizé a été bien inspiré de l’obliger à monter à bord avec lui. Ils auraient pu périr ensemble sans la baraka qu’ils ont eue.

On raconte aussi que Ndoutingaï aurait vainement tenté de rencontrer le président Idriss Déby Itno à sa résidence dans la nuit du 5 mai dernier qu’il a passée à Bangui sans qu’on ne sache trop les raisons pour lesquelles il tenait à voir l’hôte de Bozizé lequel en a été énormément intrigué. A-t-il pu obtenir de Ndoutingaï des explications convaincantes, rien n’est moins sûr.  Toujours est-il que les décisions prises par la suite par Bozizé à l’égard de Ndoutingaï ne laissent aucun doute sur une certaine mise à l’écart traduite par l’éloignement de la protection rapprochée de Bozizé des parents de Ndoutingaï comme les commandants Roger Godongaï et Martin Ouanti mutés d’office ailleurs. L’interdiction désormais faite aussi à Ndoutingaï lui-même de quitter Bangui et de garer sa voiture dans l’enceinte du palais de la présidence, participent également de cette disgrâce.  

Il y a un temps pour tout dit-on. La succession de tous ces faits apporte bien la preuve de la déliquescence du pouvoir complètement essoufflé et au bout du rouleau de Bozizé inauguré en fanfare depuis le coup d’Etat du 15 mars 2003, qui a perdu en chemin ses différents piliers et partisans, écartés les uns après les autres au fur et à mesure que grandissait les diverses ambitions de Bozizé de conserver ad vitam aeternam ce pouvoir voire, à ne le laisser qu’à un de ses fils. Aujourd’hui, Sylvain Ndoutingaï a visiblement perdu la guerre de succession qu’il a engagée contre Francis Bozizé. Qu’adviendra-t-il de lui ? Il se murmure que toute la progéniture de Bozizé aurait demandé au père d’en « finir » avec lui. Demain, une autre guerre peut éclater, si ce n’est déjà fait, entre Francis et Socrate Bozizé. Qui sera désigné et adoubé par le président de père ? On ne devrait pas beaucoup  tarder à le savoir.

Ndoutingaï viré, il reste ses nombreux partisans et courtisans qu’il a infiltrés partout dans l’appareil d’Etat en attendant de s’emparer lui-même un jour du pouvoir suprême et qui ont aussi commis beaucoup de dégâts. Dans le gouvernement où son rayon d’action reposait sur une petite dizaine de ministres masculins et féminins acquis à sa cause et qu’il manipulait comme il voulait, autour et sous les pieds de Bozizé, du premier ministre l’inexistant Touadéra, au sein de la magistrature par l’entremise de Firmin Findiro, dans la grande administration, à l’assemblée nationale, parmi les députés, dans la préfectorale, dans l’armée et le commandement des différentes unités, la gendarmerie, la sécurité présidentielle, la police, les milieux de commerçants libanais de la place, dans le secteur des mines, bref dans quasiment tout ce qui compte dans le pays.

Bozizé aura-t-il le courage, la volonté politique et les moyens de nettoyer et se débarrasser de la longue emprise de ce monsieur en détruisant la grande toile d’araignée qu’il a patiemment tissée à travers le pays ?  Il faut craindre qu’il ne soit pas en mesure de relever ce vrai défi sans la réalisation duquel son pouvoir pourrait être définitivement plombé car le ver Ndoutingaï est dans le fruit.  Wait and see… !

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 21:32

 

 

 

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

Bangui, 1er juin (C.A.P) – Après d’interminables tergiversations, Bozizé vient enfin de décider de virer du gouvernement celui que tout Bangui appelait « le vice-président ». C’est aux termes d’un décret publié sur les antennes de la Radio nationale.

La rédaction reviendra ultérieurement sur la chute de ce grand baobab de la bozizie

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 19:48

 

 

 

Bozizé

Radio Ndéké Luka Vendredi, 01 Juin 2012 15:15

Le Président de la République François Bozizé a finalement entamé ce 31 mai 2012, les entretiens avec les différents acteurs de la vie politique centrafricaine. La rencontre s’inscrit dans le cadre du dialogue ouvert avec l’opposition démocratique  le 15 mai dernier au Palais de laRenaissance.

Le Chef de l’Etat, assisté de deux de ses Conseillers et du Secrétaire Général de son parti Kwa Na Kwa (KNK), a rencontré respectivement les responsables des différentes entités politiques que sont la Majorité présidentielle, les Autres Partis et l’Opposition démocratique.

Cette rencontre avec les Forces vives de la Nation a été promise par François Bozizé lui-même suite à la visite d’amitié du président Tchadien Idriss Déby à Bangui.

Selon Honoré Ndouba président de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) interrogé par Radio Ndeke Luka, « Jusque-là, le dialogue proprement recommandé n’a pas encore commencé, mais plutôt une simple consultation. Il est souhaitable d’établir un cadre permanent de dialogue pour réfléchir sur les réelles crises de la RCA. L’essentiel est que le Chef de l’Etat reconnaisse à ce jour qu’il est urgent de faire appel à toutes les forces vives de la Nation pour la reconstruction du pays ».

Pour lui, contribuer au développement du pays ne signifie pas intégrer nécessairement le gouvernement. Mais il faut que le maitre de Bangui donne la marge de manœuvre à tout un chacun pour s’affirmer davantage.

Il faut dire que la 1ère rencontre avait accouché d’une souris selon le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC). Dénonçant le monologue peu émouvant de François Bozizé, le RDC avait qualifié cette rencontre d’un « spectacle désolant ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 19:06

 

 

 

 

baba laddé gl

 

ParRFI vendredi 01 juin 2012

Abdelkader Baba Laddé est actuellement au Soudan du Sud, non loin de la frontière centrafricaine. C'est en tout cas ce qu'affirme ce vendredi à RFI le leader tchadien de la rébellion du Front populaire pour le redressement (FPR).

Abdelkader Baba Laddé sévissait jusqu'à présent dans le nord de la Centrafrique, entre Sido et Kaga Bandoro, à la tête d'un groupe armé important. En janvier dernier, il avait été chassé de son fief lors d'une opération conjointe des armées tchadienne et centrafricaine. Aujourd'hui, il affirme donc avoir franchi la frontière.

« Nous attendons que les autorités politiques réagissent pour que les négociations reprennent ici au Soudan du Sud avec le gouvernement de Ndjamena ». Abdelkader Baba Laddé  Chef du FPR

 

NDLR : Qui a dit à Baba Laddé que Idriss Déby et Bozizé ouvriront des négociations avec lui au Sud Soudan ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 18:59

 

 

 

 

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http://quotidien.mutations-multimedia.comVendredi 1 juin 2012 08:08 par Brice R. Mbodiam

 

Selon la mise au point de l’ex-Pca de la banque, cette créance d’une entreprise du fils du chef de l’Etat tente d’être camouflée.

La mise au point, récemment publiée par les avocats de l’ancien président du conseil d’administration (Pca) de la Commercial Bank of Cameroon (Cbc), Yves Michel Fotso, aujourd’hui en proie à des ennuis judiciaires (pour d’autres raisons, certes), contient quelques révélations alléchantes. Il en est ainsi de l’annexe n°3 de ce document, publié hier sur quatre pages par votre journal. Et qui liste 23 sociétés et individus, porteurs de créances au bénéfice de la Cbc, lesquelles sont qualifiées par la Cobac [Commission bancaire de l’Afrique centrale] de «douteuses» et faussement mises sur le compte des «actionnaires» de la banque, dont Yves Michel Fotso lui-même.

Dans cette annexe où les avocats du fils du milliardaire de Bandjoun indiquent, dans chaque cas, le niveau de prise d’intérêts de leur client, il est mis en évidence, à la fin de l’énumération, l’entreprise dénommée «Ingénierie forestière». Si la mise au point se contente de préciser que «M. Fotso n’est pas associé de ce client», auquel il est imputé une créance d’un montant de 2,3 milliards de Fcfa, il n’échappe pas à l’observateur avisé que cette entreprise a été généralement présentée comme appartenant à un certain Franck Emmanuel Biya, le fils aîné du président de la République.

Malgré les informations circulant sur la cession des actifs de cette société par son propriétaire, Franck Biya, une source, contactée hier au ministère des Forêts et de la Faune, réitère que cette société forestière est toujours la propriété du fils du chef de l’Etat ; même si elle est actuellement gérée par un de ses hommes liges, qui n’est autre que le fils de Philippe Mataga, ancien ambassadeur du Cameroun en Espagne décédé il y a quelques années. La même source précise que l’autre société forestière pour laquelle Franck Biya a cédé ses actifs à un repreneur s’appelait plutôt Cofa (Compagnie forestière Assam Mvondo, du nom du neveu du chef de l’Etat actuellement député à l’Assemblée nationale) et non Ingénierie forestière, dont la filiale en Rca est la Centrafricaine des bois tropicaux (Lcdbt) et dont la géographie du capital laisse apparaître un actionnaire du nom de Francis Bozizé, fils du chef de l’Etat de ce pays voisin. Toutes ces informations sont contenues dans une dénonciation faite en août 2009 par des Ong en charge de la protection de l’environnement.

Tripatouillages

Comme pour insinuer la particularité de la créance de 2,3 milliards de Fcfa portée par la société Ingénierie forestière et, surtout, la particularité de la personne qui se cache derrière cette entreprise, la mise au point des avocats de l’actionnaire majoritaire de la Cbc révèle que la prise en compte de cette créance, dans les rapports de la Cobac et de l’administrateur provisoire, font l’objet de «tripatouillages». En effet, apprend-on, «M. Yves Michel Fotso a instruit à ses avocats d’exiger de la Cobac qu’elle produise les déclarations et attestations à elle délivrées selon ses propres exigences en 2009, individuellement et sur l’honneur, par la quasi-totalité des mandataires sociaux des sociétés débitrices de la Cbc, reconnaissant qu’ils étaient bien les bénéficiaires des crédits obtenus de la Cbc, ce qui fut fait. Compte tenu de la tournure pénale des accusations à l’encontre de M. Yves Michel Fotso, la Cobac a l’obligation de fournir lesdites preuves, sous peine d’y être contrainte par une décision de justice».

Cette décision de contraindre le gendarme du secteur bancaire dans la zone Cemac à sortir les documents naît de ce que, souligne la mise au point publiée hier, «alors que M. Fotso avait déjà marqué son accord de principe pour régler la mirobolante somme de 35 milliards de Fcfa en donnant en garantie ses biens personnels, force a été de constater que ses interlocuteurs [Cobac et administrateur provisoire] lui exigeaient de régler plutôt la somme de 59 milliards de Fcfa et, dans le même temps, sans aucune explication, ces mêmes personnes avaient retiré de la liste initiale, objet de la négociation, certains débiteurs, Cbge, Ingénierie forestière, Fcp obligation plus, etc., et en avait rajouté d’autres, Archidiocèse de Yaoundé [une créance de 3,1 milliards de Fcfa], Société financière commerciale, etc. Autant de tripatouillages qui vont faire échouer les arrangements initiaux».

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 18:53

 

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 01 Juin 2012 15:18

Le secteur des transports connait une fois de plus ce 1er juin 2012 un nouveau réajustement des prix des hydrocarbures. La nouvelle a fait couler de l’encre et de la salive au sein des consommateurs de ces produits. Le prix de l’essence passe de 840 à 880 francs CFA, le gasoil de 830 à 870 francs CFA tandis que le pétrole se vend désormais à 660 au lieu de 630 francs CFA comme jeudi soir.

Du coup, la circulation routière a été perturbée dans la matinée de ce vendredi à Bangui, en raison de la convocation d’une réunion d’urgence par le syndicat des conducteurs des taxis et bus.

Selon Jean Brice Port Djane, Secrétaire Général du Syndicats des conducteurs des taxis et Bus, la décision a constitué une mer à boire pour ces conducteurs. Les transports ne reprendront normalement que le 2 juin 2012, en attendant d’envisager d’autres pistes de revendications. Dès lundi prochain, le syndicat présentera un cahier de charge bien précis au gouvernement sur ce réajustement.

Pour Hilaire Sylvain Yabada, Directeur Général des transports de Surface par intérim, « la réaction de ces conducteurs est bien fondée. Une telle situation créée souvent une psychose. Mais, il suffit de réfléchir un peu pour mieux comprendre. Le gouvernement est entrain de prendre toutes les dispositions pour ne pas qu’il y ait des perdants dans cette décision ».

Déjà, les conducteurs des taxis et bus envisagent la hausse des frais de transports urbains. Certains  préconisent d’augmenter à 250 francs CFA, d’autres à 225 ou 275 francs CFA  pour les taxis et 175 francs CFA pour les bus.

En janvier dernier, un réajustement de ces produits pétroliers avait provoqué l’organisation par ces conducteurs d’une journée sans taxis.

Or, le gouvernement, dans la précédente décision, avait parlé d’un réajustement pour booster l’économie du pays. Les institutions financières internationales ont été indexées comme ayant exigé cette augmentation.

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