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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 00:22

 

 

Boz-et-sa-soldatesque.jpg

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 25 Octobre 2010 13:39

Les militaires retraités entendent entrer en grève à partir du mercredi 29 octobre 2010. Ils réclament ainsi le paiement de 12 mois d’arriérés de pensions qui remontent à l’époque  du feu président André Kolingba et de l’ancien président  Ange Félix Patassé.

Selon Jérémie  Keungo, un des retraités,  de toutes les démarches menées auprès des institutions concernées, aucun résultat n’est positif en leur faveur.

Il précise que c’est le ministère des finances qui a toujours refusé de les satisfaire, bien que le chef d’Etat ait donné une instruction dans ce sens.

Il y a une semaine, ces mécontents avaient remis un mémorandum au gouvernement centrafricain et l’Union Européenne, suite à une marche pacifique.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 00:12

 

 

Lala.jpg

 

 

            J'ai suivi comme tout le monde la déclaration du fameux porte-parole du gouvernement moribond de Bangui, accusant de terroriste/dirigeant la CPJP, le Président du MLPC Martin Ziguélé, un homme pourtant intègre, responsable, épris de paix et démocrate.

 

            A cette déclaration, je n'ai pas voulu dire quelque chose parce que c'est une provocation pure et simple; je connais la machination de ce hurluberlu de BOY-RABE ! Je vous cite un exemple : à l'occasion de la célébration du cinquantenaire des indépendances africaines où l'intelligentsia de chaque pays s'exprime, dresse  le  bilan (positif et négatif) du parcours de son État-nation, le Dr Bernard  Lala, ancien représentant de l'OMS et ancien Ministre de la Santé de la RCA, avait publié un document dans ce sens, et le timbré-porte-parole du gouvernement des voyous qui cultive l'illettrisme en Centrafrique avec Bozizé, a râlé (le texte était-il difficile à comprendre et qu'il n'a pas compris?), en l'accusant : « de chercher une raison fondamentale pour  rejoindre son petit frère (Bévarrah Lala) à la rébellion de la CPJP » ! Alors que ce grand frère en question est apolitique et partisan de la non-violence, quelqu'un qui ne peut pas tuer une mouche. N'Gouandjika Fidèle la brute, avait accusé mon frère pour se venger parce qu'il avait tenté vainement de négocier avec moi pour me persuader d’abandonner mon combat contre leur régime despotique, et que je lui avais raccroché le téléphone au nez.

           

Dans le même ordre des actes infâmes des chiens de garde de Bozizé, le Dr Joseph Kalité était accusé et écroué aussitôt à la prison de Ngaragba  pendant huit (8) mois. A sa  sortie, il est tombé malade.

 

            Le Présidant Martin Ziguélé, pour avoir rendu visite à la famille du Président Charles Massi, Bozizé par la voix de son chien de garde Ngouandjika Fidèle, le taxe de terroriste et dirigeant  la CPJP !!! Cette accusation mérite une mise au point. S'il faut taxer quelqu'un en Centrafrique de terroriste, c'est bien Bozizé et son gouvernement! Comme preuve: le Président Ange Félix Patassé était démocratiquement élu à la magistrature suprême de la nation (ce n'est pas comme aujourd'hui où nous sommes en face d'un pouvoir illégal que l'opposition doit renverser afin de remettre de l'ordre, et François Bozizé, son chef d'état-major d'alors en 2000-2001, manipulé par l'extérieur, l'avait terrorisé jusqu'à le renverser pour instituer son régime de terreur et de chaos. N'est-ce pas du terrorisme ? Par ailleurs, le gouvernement actuel de Bangui a tout d'un terroriste craché, dans son attitude face  aux partis politiques de l'opposition qui préparent les campagnes électorales. Il pratique le terrorisme d'État sur eux, les traque tous azimuts dans leur activités politiques. Ce n'est pas ceux-là qui peuvent se permettre  de salir des personnalités  au nom de leur pouvoir mafieux.

 

            Le pouvoir de Bangui ne devrait pas avoir peur de l'opposition, car dans l'une des interviews de Bozizé accordée à Jeune Afrique, le journaliste lui avait posé la question suivante : « Monsieur le Président, qui considérez-vous comme votre principal adversaire ? Et, Bozizé de lui répondre: aucun d'entre eux. Mon bilan parle à ma place. » Alors vous voyez la médiocrité !!! Dans quelle démocratie un candidat à l'élection présidentielle n'a pas un principal adversaire ? Ainsi, pourquoi  a-t-il peur du Président Martin Ziguélé? Pourquoi  le surveille-t-il nuit et jour, sans répit par ses sbires et collabos ?

 

            Mes compatriotes ne soyez pas dupes ! Vous qui êtes  candidats, il ne faut pas dépenser vos moyens maintenant ... Il n'y aura pas d’élections démocratiques en Centrafrique tant que Bozizé est encore là. Voyons, si on considère le (20 janvier, votes en tenues militaires) 23 janvier 2010 comme date(s) des élections législatives et présidentielles, nous sommes à deux mois et demi ; tout devrait rentrer dans l'ordre (paix-stabilisation du pays, concorde nationale, liberté d'aller et venir en vue de  s'organiser pour les campagnes...), mais rien n'est prêt et rien n'est fait dans ce sens. Les élections sous Bozizé sont hypothétiques !!!

 

 Il tourne en bourrique le peuple et la communauté internationale en donnant des dates variables sans convoquer  le corps électoral proprement dit. Ce qu'il faut comprendre est que son mandat de Bozizé 2 à durée illimitée, obtenu à la sauvette à l'assemblée nationale, nécessite de donner toujours une date fictive en vue d'alterner la légitimité du mandat qui prendrait fin qu'à l'élection d'un nouveau Président élu. C'est à ce jeu que le dictateur de Bangui, François Bozizé joue. Il doit partir afin de permettre aux Centrafricains d'organiser les élections libres et transparentes, si non, nous allons rester dans le cycle de report de date à un autre report de dates sans fin. Bozizé cherche avidement des crises à gérer pour se maintenir au pouvoir illégalement le plus longtemps possible. Il n'a pas l'intention d'organiser les  élections car, les résultats ne seront pas en sa faveur.

 

            Parmi tous les partis politiques en liste pour les élections en Centrafrique, seul le KNK (l'association des malfaiteurs et amuseurs de la République) de Bozizé a la liberté sur l'ensemble du territoire à faire ses activités, tandis que les autres de l'opposition  n'en ont pas. Ils doivent demander l'autorisation pour circuler; même s'ils l'obtiennent, de multiples barrages d’hommes en treillis sur les routes, ne la reconnaissent pas et les exposent aux tracasseries des sbires de Bozizé.

 

            Le Président du parti MDRC, Joseph Bendounga, grand animateur de notre démocratie, loquace dans nos assises, vient d'être passé à tabac par les GP sur ordre du dictateur suprême de la RCA, François Bozizé (lire prochain article).

 

            C'est à dessein que l'ambiance préparatoire des élections en Centrafrique aujourd'hui est morose, émaillée de turpitude, tribulation et méli-mélo, orchestrée par les chiens de garde du dictateur, François Bozizé, Ngouandjika Fidèle, BDR et compagnie qui aboient  sur les caravanes du collectif de l'opposition en visant particulièrement le candidat le plus  plébiscité, Martin Ziguélé.

 

            En ma qualité de chercheur en civilisation traditionnelle du peuple centrafricain, je me permets de vous instruire sur un présage de chez nous, conformément à la situation actuelle que nous vivons  en Centrafrique : « quand les chiens de garde du chef aboient beaucoup, nuit et jour comme des chiens enragés, cela annonce inéluctablement un malheur du tenant de la chefferie ou fin de règne du pouvoir de celui-ci. »

 

A la lumière de ce qui se passe dans notre pays, c'est dire que Ngouandjika, BDR et d'autres chien de garde du dictateur suprême, François Bozizé, qui passent leurs temps à vilipender (aboiement à la radio Bangui, presse écrite et sur le net) l'opposition, la marche nationale pour la restauration de la démocratie, Centrafrique-Presse de Prosper N'douba, l'Indépendant d'Adrien Poussou, Nicolas Tiangaye, Pouzere Henri, Joseph Bendounga, Martin Ziguélé et autres, annoncent solennellement l'arrivée à petit pas, la fin de règne de leur Président de la République, François Bozizé. Les passéistes, ancestralistes ou wanzanistes qui connaissent nos présages/culture centrafricaine, peuvent en convenir avec moi.

 

             A cette annonce (critiques infondées, accusations, provocations, etc) mal faite par les griots-chiens de garde de Bozizé, je ne réponds pas, car mon combat est ailleurs. Je prie le Président Martin Ziguélé de  bien vouloir faire fi de cette accusation.

 

                                                                                                   

                                                                                            Dr Bévarrah Lala

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 15:29

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

Centrafrique, où vas-tu ?

Je suis né un peu avant l’indépendance de mon pays et j’ai connu une enfance joyeuse. Actuellement mon cœur saigne quand j’assiste impuissant au dépérissement de l’Etat et à l’agonie de mon beau pays.  Comment peut-on expliquer le chaos que la Centrafrique traverse actuellement?  Comment y remédier? Nos dirigeants ont-ils vraiment le souci de développer ce pays ou sont-ils simplement incompétents ou dépassés?  Quel héritage nous a laissé chacun d’eux?   

De Dacko I entre 1959 et 1965 : il n’a fait que gérer une situation post coloniale, sans grande vision de l’avenir de notre pays. De cette période, je ne peux me souvenir que de la Jeunesse pionnière Nationale (JPN).  

De Bokassa entre 1966 et 1979 : mis à part son côté criminel pour lequel il a été rattrapé, jugé et condamné puis amnistié, tous les Centrafricains sont unanimes à reconnaître que Bokassa fut le grand bâtisseur.  L’Université de Bangui, l’Aéroport Bangui Mpoko, la Cité de l’OCAM, le Stade Omnisport, la télévision en couleur, la première en Afrique francophone etc., sont à inscrire à son actif. Il a vigoureusement cherché l’autosuffisance alimentaire en lançant « l’opération Bokassa » et il a promu l’élevage au point que le cheptel bovin dépassait naguère le nombre d’habitants.  La Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricains (FNEC) était citée en exemple par la Banque Mondiale comme un modèle réussi de développement  du secteur de l‘élevage en Afrique. La RCA était le grenier de la sous région. Bangui était la ville « lumière », la « coquette ».  Elle était la seule ville de la sous région à disposer des infrastructures routières et hôtelières (Safari hôtel, Rock Hôtel, hôtel Saint Sylvestre), capables d’abriter les grandes messes internationales.  Bokassa avait valorisé les femmes au point de nommer Mme Elisabeth Domitien Premier  Ministre, une première en Afrique et même dans le monde. Il avait propulsé le sport centrafricain à son apogée et la RCA  a été championne d’Afrique de Basketball.  En quatorze ans de pouvoir, J’aurai retenu que le centrafricain était respecté et avait le sens de l’honneur pour son pays les frasques de Bokassa mis à part.

De Dacko II entre 1979 et 1981 : parachuté par la France pour remplacer Bokassa, il a été incapable de gérer la transition de la dictature à la démocratie.  Ayant  prétexté une guerre civile imminente, il a très vite confié les rênes du pouvoir au général André Kolingba qui n’était pas du tout préparé à assumer ce rôle.  Dacko II n’a été qu’un passage éphémère. Je n’aurai retenu que son premier passage.

De Kolingba entre 1981 et 1993 : c’est la gestion pépère du pays avec les réalisations comme CENTRAPALM, SOGESCA et le palais de l’Assemblée Nationale avec l’aide de la Chine de Taiwan.  Maigres réalisations au regard de l’aide extérieure reçue. Il avait instauré le tribalisme comme mode de gouvernement mais la communauté internationale lui a forcé la main pour accepter le pluralisme politique et d’organiser des élections libres. Il créa le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), et se présenta à sa propre succession. Il perdit lamentablement le pouvoir dans une première élection démocratique en 1993.  Et il se représenta en 1998, puis en 1999 et 2005 et se fit battre à chaque fois. Son principal héritage au peuple aurait été la paix, et une relative stabilité entachée vers la fin de son régime par une vague répressive, en particulier dans le Nord-Ouest du pays, qui demeure un point sombre dans son bilan. 

De Patassé entre 1993 et 2003 : c’était le seul président élu démocratiquement, qui a bénéficié aussi bien du soutien de l’élite centrafricaine que de la classe paysanne.  Beau parleur et manipulateur hors pair, Patassé savait mettre les foules en délire et avait même fini par convaincre sa propre personne, qu’il était investi par un pouvoir céleste.  Il promettait de redonner au pays sa grandeur d’antan et de le conduire sur le sentier de la croissance et du développement économique.  Mais au début  de son règne, au lieu de sécuriser son régime, il s’est lancé par contre dans l’audit de la gestion du régime précédent. Un audit économiquement coûteux et inutile, qui a provoqué l’ire des dignitaires déchus, encore présents militairement.  Au final, Patassé a passé ses deux mandats à gérer des crises militaro-politiques dont les vagues ont, sans pitié, emporté son régime.  Agé de 73 ans, affaibli et sans grands moyens financiers,  il veut se faire réélire pour une troisième fois avant de prendre sa retraite politique. Isolé et dépourvu de machine électorale, il n’incarne plus cette vision d’une nouvelle Centrafrique, mais continue de rêver que le milieu rural lui est acquis. Sa candidature n’est autre chose qu’une manœuvre politique de Bozizé pour affaiblir le MLPC dont Patassé  n’est plus le chef. Les Centrafricains retiendront de lui comme seul héritage qu’il a aboli l’impôt per capita. 

Bozizé, de 2003 à l’heure actuelle : tout le monde dit, avec raison, qu’il a été le dernier de sa promotion à l’école des officiers créée naguère par Bokassa et qu’il est hanté par un complexe d’infériorité qu’il n’arrive pas à dominer. Il passera à l’histoire comme le président qui a interrompu la marche de la jeune démocratie centrafricaine, dans le seul but de prouver au monde et à lui-même, qu’il n’est pas un officier raté et pour assouvir sa soif du pouvoir et d’enrichissement.  Et dire qu’il n’aurait jamais réussi à prendre seul  le pouvoir par ses propres moyens n’eussent été tous les soutiens et appuis décisifs multiformes et de toutes parts qu’il a reçus ! Son régime aura été une mauvaise parenthèse de plus dans l’histoire dramatique de ce pays.

Il est aussi  l’un des rares  présidents africains à être accompagné tout au long de son mandat, de conseils et de moyens financiers massifs.  Mais il brille par sa médiocrité et son ingratitude. Très vite, il a oublié pourquoi et grâce à qui il est arrivé au pouvoir. Il s’est émancipé de ses parrains et écarté ses compagnons de lutte pour « familiariser » son pouvoir et instaurer le « favoritisme clanique et régional ». Il étend son emprise sur l’armée en faisant de son fils le Ministre délégué à la défense, sur la justice par le biais de son cousin Firmin Feindiro nommé procureur de la République et son officieux conseiller juridique, et les mines par son neveu Sylvain Ndoutingaï. 

Il a aussi  fait main basse sur le Trésor Public sans rendre des comptes à personne (Cour des comptes, Inspection des Finances). Les hommes d’affaires centrafricains sont de gré ou de force enrôlés dans le KNK, son  parti, au risque de perdre le droit d’exercer.  Les jeunes quant à eux, sont employés dans des « tâches parasitaires » à savoir, agents de renseignement ( « tontons macoutes ») ou encore  dans des structures de voyous comme l’association politique Bozize Doit Rester (BDR), créée de toutes pièces et ex nihilo par un mafieux aventurier, selon un mauvais exemple gabonais dont il a cru s’inspirer.  Quel bénéfice la nation peut-t-elle tirer d’une telle pratique?  Ces jeunes ne seraient-ils pas mieux valorisés si on leur apprenait un métier afin de produire et participer à la croissance économique de leur pays ?  

En huit années de pouvoir, Bozizé a excellé dans les manquements à la morale et il a transformé la démocratie en une dictature sanguinaire de fait. Il a dépassé tous les records de violation de la constitution et des droits de l’homme. Il se contredit constamment, manipule, préconise le tout répressif de l’opposition et humilie ses ministres qui ne sont que des exécutants des décisions présidentielles.

La RCA se trouve, désormais, projetée plus de 30 ans en arrière.  Aujourd’hui, l’économie, la santé et l’éducation sont en ruine. L’insécurité règne sur les 2/3 du territoire national, triste résultat pour un prétendu général d’armée. La Banque Mondiale classe la RCA 183 sur183 pays dans le monde pour le climat des affaires, le PNUD nous classe 179 sur 182 pour l’indice de développement humain (IDH) et nous sommes le premier pays en Afrique Centrale et 10è dans le monde pour le taux de prévalence du VIH/SIDA. Aujourd’hui, un élève de classe de terminale n’est même pas capable de faire correctement une simple rédaction. Bangui n’est plus qu’un gros village avec ses délestages chroniques. Il n’y a aucune stratégie d’investissements publics dans les infrastructures de base. Le réseau de distribution d’eau et d’énergie connait une grave dégradation. Les routes dans la capitale Bangui sont impraticables tant il y a de trous et nids de poule. Mais malgré ce triste bilan, le comble est  que Bozizé cherche à  se succéder  à lui-même.   

La Bonne Gouvernance et la Démocratie sont deux ingrédients nécessaires, dans la gestion d’un pays lorsqu’un dirigeant veut assurer à son peuple un niveau de bien-être social élevé. La Centrafrique n’a connu ni l’un ni l’autre depuis son indépendance en Août 1960. 

Pourquoi faut-il que la Centrafrique rate toujours le coach à chaque croisement  crucial de son histoire ?  Tout cela doit cesser. Qui aura le courage, l’audace et la ténacité de proposer un projet de société avec plus de justice, d’égalité, de respect de la personne humaine et de répartition des richesses ?

Qui est capable de diriger la RCA après une telle descente aux enfers ?

Le peuple doit empêcher le pays d’être entraîné dans l’abîme.  Car nul n’ignore qu’il est souverain et saura faire le bon choix le moment venu.  Il s’agira cette fois-ci, non seulement de choisir pour la démocratie, mais aussi, de se battre pour sauvegarder cette démocratie.

Le temps perdu est un temps qui nous perd tous.

Il faut que Bozizé s’en aille !    

 

Hilaire Touabona (Lyon France)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 14:13

 

 

sida malade

 

 

 

Que se passe-t-il au CNLS ?

 

De source sûre requérant l’anonymat, nous avons reçu des informations sérieusement inquiétantes quant à la gabegie qui sévit au sein de la coordination des subventions de lutte contre le VIH/SIDA en Centrafrique.

 

La situation qui prévaut au CNLS, le programme national de lutte contre le VIH/SIDA est préoccupante au point ou « si quelque chose n’est pas faite, tout ce que ce pays a élaboré comme politique de lutte contre le VIH SIDA, en référence au Cadre Stratégique de Lutte contre la pauvreté, est vouée à l’échec » et nous voudrions être ceux qui, ayant enquêté sur cette énorme gabegie et qui avons reçu des informations de l’intérieur de la boîte, ont décidé de dénoncer un ensemble de pratiques qui mettent à mal la lutte la contre situation déjà critique du Centrafrique en terme d’indicateurs du VIH/SIDA.

 

Nous venons donc corroborer ici, les faits signalés il y a quelque mois dans le journal LE MONDE et sur les ondes de RFI par M. Jean Baptiste PLACAT.

 

Les journalistes précités ont parlé de scandale silencieux, mais à côté de ce que nous, allons dire, ils font figure d’enfants de chœur.

« Le patriotisme ne saurait être un prétexte, au point nous aveugler pour rester laxiste face à des pratiques scandaleuses et nuisibles au pays sous prétexte que les malades sont les premières victimes…mais ils sont des victimes depuis belle lurette, bien au contraire, nous nous devons de rétablir la vérité et de mettre chacun devant ses responsabilités. »

 

Nous visons ici, essentiellement « la corruption généralisée qui sévit au sein du CNLS et la nécessité de changer la coordination, origine principal de malversations financières de grande envergure et d’abus de biens sociaux, si tant est que les subventions du fonds mondial, destinées uniquement à soutenir le gouvernement dans l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH, utilisées à mauvais escient, constituent un grave dommage aux bénéficiaires finaux que sont nos frères et sœurs centrafricains qui vivent avec le VIH.

 

Dans un pays où, le budget alloué au CNLS est amplement supérieur à celui du Ministère de la Santé, il apparaît opportun d’y plonger un regard sérieux pour évaluer la gestion et la capacité des hommes en charge dans la mise en œuvre du programme.

 

« Quand la tête est malade, le corps ne peut suivre… », la coordination du CNLS en la personne de Madame Yacinthe WODOBODE, Coordonnatrice Nationale du Comité National de Lutte contre le VIH/SIDA est « le modèle de médiocrité en terme de gestion dans ce pays».

 

Médiocre et voleuse, elle excelle dans l’art de tourner tous les acteurs de la lutte contre le VIH en bourrique et de s’en sortir indemne lorsqu’elle est, à raison, accusée. Ne fait-elle pas elle aussi partie des réseaux mafieux camouflés sous le manteau du bénévolat, plus précisément le Rotary Club, le Lions club ? N’a – t – elle pas l’approbation du pouvoir en place pour narguer ceux qui mettent en évidence sa cupidité ? Ne finance -t-elle pas la caisse noire du KNK, parti au pouvoir ? N’est-elle pas l’amie intime de Madame Monique BOZIZE ? Alors va – t –on pour autant se décourager de dénoncer ? Certes non…

 

Après avoir bien pillé les ressources octroyées par le fonds mondial jusque là, elle espère et se prépare vivement à engranger, le maximum de fonds pour son propre compte lors du passage à l’échelle suivante des subventions du Fonds Mondial (Phase deux du programme VIH Round 7) et nous allons vous en donner des détails nets et précis.

Il existe des preuves de paiements, pour son compte, faits par sociétés et personnes interposées, des situations probantes sur la nature de ses malversations.

 

Le CNLS a eu, dans le temps, plus précisément au troisième trimestre 2003, un gel de ses financements de la part du Fonds Mondial et était alors en pleine crise, du fait de la gestion ravageuse de Mme WODOBODE, c’est vous dire le degré de cupidité de cette dame qui n’a d’égal que sa fourberie.

Le CNLS est plus un endroit ou l’on cultive et vit de la corruption généralisée avec pour maître d’orchestre, madame WODOBODE Yacinthe, en un mot une gestion totalement pourrie.

 

1)     De la politisation de l’entité CNLS

 

La gestion par la terreur est le maître mot qui caractérise le management du CNLS : la coordonnatrice nationale Madame WODOBODE Yacinthe a trois affirmations principales qui la caractérisent et qui mettent mal à l’aise, tout individu qui veuille travailler sans considération politique : « je suis un libérateur (allusion à ceux qui ont été avec le président de la république dans sa prise du pouvoir du 15 mars 2003), je suis une femme politique active du KNK,  je suis l’ami du président de la république ».

 

Partant de cela, des intrigues quotidiennes sont pratiquées pour connaître la connotation politique de tout le personnel et de faire un prosélytisme menaçant pour la cause du parti au pouvoir, au risque de ne pas voir son contrat être renouvelé si l’on ne sympathise point.

 

2)     Du népotisme et du clientélisme aigus dans le choix des hommes qui travaillent pour l’entité

 

S’il existe, fort heureusement, des individus bien compétents dans ce programme, nous voulons parler des médecins qui font leur travail avec abnégation, des chefs d’unité qui ne ménagent pas leurs efforts pour tenir le bateau dans l’éthique, on ne peut pas en dire autant de Mme WODOBODE Yacinthe et de ses sbires, car en effet, elle en a.

 

Loin de généraliser, nous affirmons que c’est un secret de polichinelle qu’au sein du CNLS, les parents de Madame WODOBODE Yacinthe sont en nombre exhaustif, exemple flagrant, sa propre fille, recrutée au vu et au su de tout le monde pour travailler au sein de cette entité (la concernée s’appelant Lys Chloé WODOBODE), et bien d’autres qui sont « ses yeux et ses oreilles » pour rapporter toute dissidence, entendez par là, toutes les interrogations et réticences de la part d’individus très zélés dans leur travail.

 

Au sein du CNLS, il y’a dieu (Madame WODOBODE Yacinte) et des demi dieux (ses proches parents et ses acolytes) qui, quels que soient leurs niveaux de postes et peu importe qu’ils aient des individus qui soient au dessus d’eux en terme de hiérarchie avant la coordination, se permettent tout, couverts en cela par dieu lui-même ; le principal acolyte qui mérité qu’on s’y attarde car étant Cromwell pour le roi Henri IV, est M. YOGO NGOUMBA Eric, responsable de la passation des marchés. Notez la dénomination du poste « passation des marchés », dangereux pour un individu sans scrupule.

 

Ce monsieur est un justiciable recruté en toute connaissance de cause (Affaire en cours en son nom au tribunal de grande instance de Bangui avec une société de la place pour avoir détourné au moins 23 millions de FCFA, pour laquelle il a été embrigadé à la SRI et fait la prison de NGARAGBA mais qui en est sorti en corrompant les geôliers lors d’une sortie de week-end et qui n’y est jamais reparti) et qui a occulté ce fait de son curriculum vitae (nous avons eu accès à son dossier) ; notez que le PNUD CENTRAFRIQUE, ancien bénéficiaire des subventions du Fonds Mondial avait découvert le pot aux roses et le subterfuge et a décidé d’arrêter de travailler avec ce monsieur, quelques temps après l’avoir recruté. Comprenez donc qu’une offre faite par le CNLS pour le « récupérer », il ne pouvait que sauter dessus.

 

Posez-vous la question de savoir pourquoi un individu taxé de fraudes et malversations financières avérées, retient l’attention d’une dirigeante d’une entité comme la CNLS qui sait pertinemment que c’est un voleur (elle est tout de même ancien Garde des Sceaux Mme WODOBODE) mais qui le couve comme une poule couve ses œufs ? Peut-on lorsqu’on pratique l’éthique professionnelle, faire fi d’un tel passé « sale » et recruter sans aucun gène un comptable véreux ? C’est qu’on doit avoir des intentions louches soi-même.

 

Ce monsieur est le stéréotype de la corruption au sens propre du terme.

 

Ses magouilles et complicités avec Madame WODOBODE Yacinte ont atteint leur comble au point de devenir chez eux, une seconde nature, au point de ne même plus le cacher : les preuves sont multiples (comptables, financières et en nature) qui montrent le niveau de corruption atteint par celui-ci, qui nuit gravement à la lutte contre le VIH SIDA dans ce pays : cadence de changement de véhicules personnels, maisons à louer construits dans son quartier SAIDOU, maison personnelle construite au quartier Bruxelles sur l’avenue David DACKO qui ne peut l’être avec l’épargne normale d’une personne qui ne travaille pas depuis plus de trois au sein du CNLS et sans concours bancaire, sociétés de construction personnelles dans le but de soumissionner (lui-même étant celui qui reçoit les offres) et recevoir les financements relatifs aux travaux de réhabilitation des centres de dépistage volontaire à Bangui et en province (MULTI SERVICES, BUILDING CONSTRUCTION, SEC, ADETO CONSTRUCTION, etc. vous remarquerez d’ailleurs que tous les chèques faits pour ces sociétés le sont aux noms de personnes physiques qui, si vous vérifiez leurs identités respectives sont des amis de M. YOGO NGOUMBA, voisins du même quartier SAIDOU), financements relatifs à des fournitures de bureau, etc.

 

Fait plus grave, les principaux sous bénéficiaires du CNLS (les exécutants directs des activités sur le terrain, ONG, etc.) peuvent témoigner des commissions énormes qu’ils ont versées à ce monsieur dont bien sûr, au passage, la part léonine de la Coordonnatrice Nationale Madame WODOBODE Yacinte. Nous pouvons citer, certaines ONG qui se plaignent de la gourmandise des requins du CNLS : ONG NOURRIR à Lakouanga, EMF à Bimbo, COOPIADA à Cattin, CARITAS BANGUI à Pétévo, VILLAGE D’ENFANTS SOS à la cité Christophe, FONDATION VOIX DU CŒUR à la cité Christophe, ASSOMESCA à Ben zvi, Etc.

 

Tous ces paiements se chiffrent, habituellement en dizaines de millions de francs CFA, les commissions donc aussi.

 

Bien évidemment, lorsque ses sous bénéficiaires offrent des commissions, les ressources restantes ne peuvent permettre de réaliser toutes les activités prévues dans leur plan de travail défini, ils sont même amenés à produire des rapports erronés et trompeurs, élaborés dans le bureau du responsable en passation de marché et n’ayant rien à voir avec la réalité.

 

Le sous bénéficiaire UCM (Unité de Cession des Médicaments), à titre d’exemple, a obtenu dernièrement un financement de FCFA 30 000 000  pour « frais de gestion » que Madame WODOBODE Yacinthe et YOGO NGOUMBA Eric ont insisté auprès du fonds mondial pour obtenir sa non-objection avant de payer, mais en fait, ils ont exigé des commissions énormes à l’UCM qui les leur ont versées.

 

Tout ceci est autorisé par la coordonnatrice qui en fait, en signant les chèques, les encaisses par le fournisseur « écran » interposé, et monsieur YOGO NGOUMBA Eric s’occupe des lettres de marché, oubliant souvent même les contrats qui doivent accompagner de tels dossiers.

 

Les exemples, en nombre tellement exhaustif ne pourrait être totalement mis en évidence dans cet article, qui a pour objet uniquement de vous initier à l’ampleur de l’hémorragie que nous dénonçons avec la plus stricte rigueur.

 

Madame WODOBODE, coordonnatrice nationale et M. YOGO NGOUMBA Eric à eux deux, ont réussi à embobiner l’opinion nationale sur la direction ou il faut chercher en ce qui concerne les malversations dans la gestion des subventions du fonds mondial (ils vous parleront de chercher à l’UCM, au niveau des dirigeants des sous bénéficiaires, des responsables des ministères publics véritables concurrents du CNLS dans la soumission au titre de principal récipiendaire du fonds mondial, se lavant du coup, leurs sales mains, etc.)

 

M. YOGO NGOUMBA Eric est le « superman » de la gestion du fonds mondial selon madame WODOBODE, et selon elle, l’on ne pourrait se passer de lui, qui est en même temps, responsable de passation des marchés, gestionnaire comptable, gestionnaire suivi financier, assistant en gestion des matériels et stocks, chef de l’unité fiduciaire, voire même « médecin » puisque monsieur a la prétention d’apprendre aux experts techniques qui travaillent au fonds mondial ce qu’ils doivent faire pour ne pas que les ressources aillent ailleurs que dans les poches de son mentor et de lui-même.

 

Le principe fondamental du contrôle interne de toute organisation n’est aucunement respectée et est totalement bafouée au sein de cette structure qui n’en est pratiquement plus une.

 

En fait, il faut comprendre cette appropriation de la totalité des fonctions de la part de M. YOGO NGOUMBA sous la cynique impulsion de Madame WODOBODE, du fait de la peur liée à d’éventuelles détections de fraudes et de malversations financières par d’autres collègues qui le retransmettraient aux auditeurs, ce qui du coup, mettrait la lumière sur l’étendue du crime social commis, car il s’agit effectivement de crime social, lorsqu’on détourne les ressources destinées à soigner nos compatriotes infectés du VIH à son propre compte.

 

Si, au mois de MAI 2010, le Journal LE MONDE a parlé de « SCANDALE SILENCIEUX » et que sur RFI M. JEAN BAPTISTE PLACAT en a fait une chronique, il faudrait qu’on comprenne tous qu’il n’y a pas de fumée sans feu : le CNLS est corrompu jusqu’à la moelle épinière, cela ne s’est pas arrêté, cela continue et deviendra plus grave encore avec la manne financière qui va venir avec la seconde phase des subventions du fonds mondial pour le round 7 VIH et le financement du programme paludisme.

 

Jusque-là, les responsables de cette situation scabreuse et passée sous silence, n’ont aucunement été dérangés, et le récent décaissement du Fonds Mondial et les achats des médicaments ont calmé la gronde des malades faisant pratiquement oublié aux observateurs les intrigues et autres actes dérisoires quotidiens, mais avec les pratiques qui s’accentuent à l’heure actuelle, ce n’est qu’une question de temps pour que le pot aux roses soit découvert et que le robinet soit définitivement fermé comme en Mauritanie, etc.

 

Le Fonds Mondial, sachant ces choses depuis fort longtemps, a exigé le recrutement d’une Agence Fiduciaire (Cf. feuille de route JURTA) pour être un organe de contrôle permanent de la gestion et un garant de l’application des procédures et des normes minimales de bonne gouvernance au niveau du CNLS, et le choix du cabinet qui doit exercer cette fonction est en train d’être biaisé par Madame WODOBODE Yacinthe, qui identifie et élimine les cabinets « non manipulables à souhait », en l’occurrence le cabinet SONNY LEONNARD dont elle a peur, tant le monsieur qui en est le Directeur gérant est sérieux et rigoureux, elle chercherait donc une entité « pas vraiment gênante »,  et si tel est le cas, sachez que la sortie de l’auberge en matière capacité à gérer les fonds de lutte contre le VIH SIDA est loin d’être acquise pour ce pays.

 

Au niveau de la Coordination du CNLS, c’est véritablement la négation de la gestion à l’état pur : les grands penseurs tels que Max WEBER, MINTZBERG, PORTER, etc. ne se seraient donner aucun mal à élaborer des théories en organisation et gestion avec de tels individus et une telle gestion. L’observation des carnivores dans la jungle aurait amplement suffi.

 

Il devient donc, de plus en plus urgent, pour le gouvernement centrafricain, de relever purement et simplement Madame WODOBODE Yacinte de son poste de Coordonnatrice Nationale du CNLS, de licencier de manière immédiate M. YOGO NGOUMBA de son poste de Responsable de passation des marchés et de recruter à ces postes, des centrafricains intègres et compétents (qui sont d’ailleurs en nombre suffisant) afin de mener à bien la politique de lutte contre le VIH SIDA dans ce pays dont l’importance n’est plus à démontrer.

 

Tant que nous ne serons pas intransigeants avec la culture de la médiocrité, de « bouffer », de s’en mettre plein les poches, tant que nous n’aurons pas cette culture du service public désintéressé, nous contentant d’une modestie qui ne nous sera que très bénéfique, le pays ne sortira pas des ténèbres dans lesquelles il est plongé.

 

Tous les efforts que pourraient faire le gouvernement et le président de la république à l’heure actuelle pour sortir le pays de l’ornière sont d’ores et déjà voués à l’échec si les institutions du pays ne sont pas fortes. Et pour obtenir de fortes institutions, il faut « les hommes qu’il faut à la place qu’il faut » et surtout des « hommes honnêtes », le CNLS a à sa tête une personne totalement corrompue, assistée d’un spécialiste en malversations financières, ce qui n’augure rien de bon en termes de résultats à atteindre.

 

D’ici 2015, tous les Etats devraient faire un bilan de leurs niveaux d’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, qu’en sera-t-il de la RCA en matière de lutte contre le VIH SIDA ? Si c’est avec Madame WODOBODE Yacinthe comme Coordonnatrice nationale de l’instance de lutte, nous serons les derniers de la classe.

 

Le fonds mondial ayant retiré la gestion de ses subventions au PNUD pour les accorder à une instance nationale, ce n’est pas pour que « les nationaux » en fassent un objet de prédation primaire, mais pour démontrer aux bailleurs de fonds internationaux et à tous ceux qui suivent, que la RCA regorge de capacités pouvant gérer de manière professionnelle et satisfaisante, ce qui est loin d’être le cas pour le CNLS à l’heure actuelle.

 

Il faut, avant qu’il ne soit trop tard, car il est déjà trop tard, que nous tous, centrafricains, à l’approche des prochaines échéances électorales, fassions une retro et une introspective sur notre pays, c’est-à-dire notre société, sur la misère profonde qui la caractérise à tous points de vue, pour comprendre non seulement que la bataille pour une pensée au service des masses déshéritées n’est pas vaine, mais qu’elle peut devenir crédible si nous le désirons.

 

Nous avons pour obligation sociétale, de réaliser des changements profonds de la situation sociale et politique au travers d’actions concrètes susceptibles de faire avancer notre pays et également de mettre purement et simplement à l’écart celles et ceux qui livrent notre République devenue véritablement bananière, à la seule perspective de la faillite.

 

Nous savons tous à quel point s’élargit le fossé entre les quelques privilégiés centrafricains qui gagnent bien leurs vies et ceux qui n’aspirent qu’à manger à leur faim, boire à leur soif, survivre et conserver leur dignité, pour ne pas parler des malades du SIDA qui ne demandent que ceux à qui l’on a confié la gestion des ressources destinées à leur rendre la vie un peu plus vivable, le fassent correctement.

 

Les femmes et les hommes qui tiennent des responsabilités doivent l’être maintenant sur des bases objectives (savoir-faire technique, professionnalisme, bonne moralité, compétences acquises, etc.) et recrutés de manière transparente ; les tares du sectarisme partisan, de « ceux avec qui nous avons été en brousse pour lutter ou qui ont financé notre lutte doivent être récompensés », etc. doivent être jetées aux poubelles.

 

Juste pour rappels, quelques extraits d’articles parus dans le journal LE MONDE et la chronique de Jean Baptiste PLACCA, journaliste à RFI, que nous corroborons ici, notre source ayant requis l’anonymat, pour montrer la nécessité de mise à l’écart de la gestion des ressources du Fonds Mondial, Mme WODOBODE et ses sbires :

 

« Yacinthe Wodobodé, coordinatrice du CNLS centrafricain, met en cause les retards de financement du Fonds mondial, "dont les malades ont été les premières victimes". Elle reconnaît que certains "sous-traitants" "ne sont pas en mesure de justifier leur gestion", mais assure qu'il n'est pas en son pouvoir de les sanctionner. "Si les responsables ne sont pas écartés, alors le serpent se mordra la queue", résume-t-elle, pour signifier que la corruption perdurera.

 

D'autres observateurs dressent un tableau moins elliptique : ils décrivent "un système de captation des médicaments dès leur livraison à l'aéroport de Bangui puis dans les lieux de stockage, la multiplication d'officines privées fictives qui revendent les ARV destinés à être donnés". Selon un témoignage, "un dirigeant de la lutte contre le sida en République centrafricaine s'est fait construire une clinique médicale".

 

L'affaire, emblématique du fonctionnement de nombreux mécanismes d'aide en Afrique, met en lumière leur inadaptation, en particulier dans des pays où l'Etat relève de la fiction et n'est pas à même de servir de relais. C'est le cas en République centrafricaine, sortie de la guerre civile en 2003, mais dont certaines régions ne sont pas contrôlées par le pouvoir central. Le Fonds mondial, soucieux de ne pas se substituer aux autorités locales, ne dispose pas de personnel local dédié et s'en remet de fait à ces dernières. "Le Fonds mondial fait le silence sur la corruption pour ne pas désespérer les donateurs", analyse un universitaire spécialiste de l'Afrique.

 

Les crédits internationaux avaient été suspendus après les constats dressés, en juillet puis en octobre 2009, par deux missions d’inspection du Fonds mondial : le Comité national de lutte contre le sida (CNLS), partenaire centrafricain du Fonds mondial, avait réembauché des employés auparavant écartés pour "détournements massifs" (M. YOGO NGOUMBA Eric dans l’affaire KSS). Le comptable (M. GUIPI BOPALA BORGIA, parent de Mme WODOBODE Yacinthe), pièce maîtresse de l’audit financier exigé, avait disparu. Les personnels des centres de dépistage, non payés depuis des mois, s’étaient mis en grève (…). »

Philippe Bernard (Journal LE MONDE)

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 13:56

 

 

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BRUXELLES (AFP) — La Commission européenne a décidé lundi de débloquer 9,5 millions d'euros pour soutenir le processus électoral en Centrafrique.

Les élections présidentielle et législatives sont prévues le 23 janvier, avec un second tour le 20 mars 2011.

"L'aide apportée par l'Union européenne au processus électoral permettra à la République centrafricaine de tenir les engagements qu'elle a pris en faveur de la consolidation de la démocratie", a affirmé le commissaire européen chargé du Développement, Andris Piebalgs.

"Des élections présidentielle et législatives bien préparées, libres et crédibles sont une condition essentielle au processus de paix dans ce pays", a-t-il ajouté.

La République centrafricaine, l'un des pays les plus pauvres du monde, continue de subir les effets de plusieurs années d'instabilité politique et d'insécurité qui ont mis à mal ses infrastructures, sa situation socio-économique et ses structures administratives.

Le pays est connu pour être un "oublié de l'aide" en raison du nombre réduit de ses donateurs et arrive en 179e position sur les 182 pays pris en compte dans l'indicateur de développement humain. L'UE est le principal partenaire de son développement.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

 

NDLR : Le langage diplomatique du commissaire européen du développement cache mal le souci et les doutes de Bruxelles quant à la qualité de la préparation des élections centrafricaines par Bozizé et la CEI de son vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui se pourlèche les babines pour se ruer sur les allocations de l’Union Européenne destinées aux élections. La RCA n’est pas une oubliée de l’aide car des aides, il y en a bien eu. Elles sont arrivées de toutes natures et de toutes provenances sur le régime de Bozizé depuis sept ans mais aussi paradoxal que celui puisse l’être, force est de constater que tous ces appuis sont restés pratiquement sans effet sur les conditions de vie des Centrafricains. C’est même à se demander ce qu’en ont fait Bozizé et ses gouvernements successifs !

Une chose est sûre, le décaissement de cette allocation reste assujetti au respect des règles et normes de bonne gestion des deniers publics, orthodoxie que la CEI de Binguimalé ignore superbement, ce qui ne peut nullement faire avancer les choses dans le processus électoral.

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 02:59

 

 

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Un bébé de quatre mois a trouvé la mort  

dimanche 24 octobre 2010 / par F. G.

Au moins un mort. C’est le bilan du drame qui s’est déroulé dans la nuit de vendredi à samedi dans l’appartement d’une famille, qui serait d’origine centrafricaine, en région parisienne. Une enquête a été ouverte pour déterminer pourquoi onze personnes ont tenté de se suicider.

Onze personnes défenestrées, dont un bébé décédé des suites de ses blessures et un père de famille blessé à l’arme blanche. C’est le morbide bilan du drame qui s’est produit dans l’appartement de la famille Kawa, d’origine centrafricaine selon la chaîne publique française France 2, dans la nuit de vendredi à samedi à la Verrières dans les Yvelines, en région parisienne. Les occupants de l’appartement auraient pris leur hôte pour le « diable » alors qu’il s’était levé pour donner à manger à son enfant en pleine nuit. Nu, il aurait été blessé par l’une des personnes présentes dans la maison avant de trouver refuge chez un voisin. Sur les antennes de France 2, ce dernier a expliqué que la belle famille de M. Kawa lui reprochait d’avoir « un esprit satanique ». Le voisin parle également de « transe » pour décrire le comportement des victimes. L’une d’elles s’est jetée par la fenêtre avec un bébé de quatre mois. La petite fille s’est éteinte durant son hospitalisation.

Que s’est-il passé ?

Le père de famille est le seul à ne pas s’être défenestré. Il avait été chassé de son propre appartement. Les circonstances du drame restent encore floues. Différend familial ou délire religieux en seraient la cause. Les victimes ont été hospitalisées et certaines sont entendues dans le cadre de l’enquête qui a été a été ouverte. Le parquet de Versailles ouvrira une information judiciaire.

Afrik.com

 

Défenestration: bagarre ou séance mystique, le mystère reste entier

LA VERRIERE (Yvelines) (AFP) - 24.10.2010 15:44 La police évoque une bagarre, des voisins parlent de mysticisme et d'une "scène d'horreur": le mystère reste entier à La Verrière (Yvelines) au lendemain de la défenestration de 11 personnes qui croyaient avoir vu le diable, provoquant la mort d'un bébé.

La police évoque une bagarre, des voisins parlent de mysticisme et d'une "scène d'horreur": le mystère reste entier à La Verrière (Yvelines) au lendemain de la défenestration de 11 personnes qui croyaient avoir vu le diable, provoquant la mort d'un bébé.

La police évoque une bagarre, des voisins parlent de mysticisme et d'une "scène d'horreur": le mystère reste entier à La Verrière (Yvelines) au lendemain de la défenestration de 11 personnes qui croyaient avoir vu le diable, provoquant la mort d'un bébé.

Choqués par ce drame, des habitants de la résidence Orly-Parc, théâtre de cet étrange fait divers, ont exprimé dimanche auprès de l'AFP leur effroi, mais aussi tristesse et incompréhension.

Samedi à l'aube, 11 personnes, dont des enfants et un bébé de 4 mois qui décèdera dans la soirée, s'étaient défenestrées du deuxième étage d'un appartement, persuadées d'avoir croisé le diable en la personne d'un père nu et mal réveillé qui s'était levé pour aller au chevet de son enfant, selon le parquet de Versailles.

Interrogé samedi, le procureur adjoint du parquet de Versailles, Odile Faivre, avait déclaré qu'"aucune séance de spiritisme n'aurait eu lieu dans l'appartement", reconnaissant que "de nombreux points restent à éclaircir".

Dimanche, l'enquête semblait s'orienter vers une altercation familiale qui a dégénéré, avec une ou plusieurs personnes armées de couteaux, a confié une source policière. "Ils auraient tenté de descendre par la fenêtre du second étage en s'accrochant le long de la paroi, plutôt que de se jeter dans le vide", a précisé cette source.

Mais pour Manuel Armand, le locataire du premier étage, ses voisins ont traversé samedi un "moment mystique".

Avant la défenestration, "j'ai vu mon voisin complètement nu qui m'a demandé des vêtements", raconte M. Armand à l'AFP, ajoutant que l'homme était grièvement blessé à la main. "Auparavant, il y avait du bruit, les murs tremblaient. Puis mon voisin est remonté en criant +Au nom de Jésus, ne fais pas ça!+", poursuit M. Armand.

Il connaît bien ses voisins --un couple et quatre enfants-- qui "ne posent pas de problème". La femme, Agnès, serait originaire de la République démocratique du Congo (RDC). Son mari, Francisco, est un Angolais d'une trentaine d'années. Le vendredi soir et jusqu'à samedi à l'aube, tous étaient réunis avec la belle-famille.

Au petit matin, un autre résident d'Orly-Parc, Vivien Granet, se trouvait dans sa voiture à discuter avec des amis et narre "la scène d'horreur" dont il a été le témoin.

"J'ai entendu comme des hurlements venant d'un appartement. Il devait être 04H30, on pouvait entendre +Arrête! Arrête!+ C'était fou! J'ai alors vu quelqu'un courir avec une fille dans les bras".

Désarçonné, M. Granet fonce avec ses amis vers l'appartement.

"On a vu des policiers et soudain, nous sommes tombés sur sept corps. Il y avait l'enfant de 4 mois et son frère qui saignait. Il n'y avait pas un bruit. C'était horrible", témoigne-t-il.

Le groupe trouve aussi une autre femme à terre, visiblement tombée de la fenêtre. "Elle s'est subitement relevée. Elle hurlait +Il va revenir, il va revenir, vous allez tous mourir!+", poursuit le voisin, qui en tremble encore.

"Elle était totalement affolée. Les policiers ont essayé de la calmer. Elle a levé les bras au ciel avant de tomber, perdant apparemment connaissance", se rappelle M. Granet.

Il a ensuite épaulé les secours pour évacuer les blessés. Parmi les personnes hospitalisées figure une fillette de 2 ans, dont le pronostic vital n'est pas engagé, selon la source policière.

© 2010 AFP

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 02:35

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

En faisant le choix d’imposer à la tête de la commission électorale chargée de préparer et organiser les élections en Centrafrique, un prétendu homme de Dieu comme lui qui vivait de mendicité publique dans son « église » en région parisienne, un certain Joseph Binguimalé, pourtant vrai escroc et cupide, déguisé en faux pasteur comme lui le généralissime président et pasteur de la secte du Christianisme céleste, Bozizé pensait certainement avoir ficelé définitivement le processus de sa réélection et était dès lors convaincu sans nul doute, que le déroulement du processus électoral serait pour lui une promenade de santé.

Mal lui en a pris car tout indique à présent qu’il a dû lourdement se tromper sur le personnage car ce dernier, loin de lui faciliter les choses, non seulement fait s’éloigner les perspectives d’une rapide victoire électorale les doigts dans le nez pour lui, mais constitue plutôt un véritable boulet qu’il ne cesse de traîner depuis sa prise de fonction. On s’achemine encore visiblement vers un troisième report de la date des élections fixée au 23 janvier 2011. La responsabilité individuelle du président de la CEI n’est pas moindre dans cette fâcheuse situation dont la plus grande part de responsabilité revient à Bozizé qui ne dissimule même plus son agacement, voire son irritation de voir Binguimalé - en comparaison à son prédécesseur de 2005 Jean Willibyro-Sako - faire systématiquement recours à lui pour la résolution des difficultés mêmes les plus insignifiantes.

L’exercice un peu trop facile auquel se livrent maintenant Bozizé et Binguimalé en pointant un doigt accusateur vers le représentant du PNUD et le Délégué de l’Union Européenne à Bangui qu’ils désignent  comme bouc-émissaires à qui ils imputent à tort le retard global de la CEI dans les préparatifs des élections, en raison des nombreuses difficultés qu’ils créent dans la mise à la disposition de la CEI  les fonds nécessaires en temps et en heure, ne résiste pas à l’analyse.

La vraie question à poser au président de la CEI est celle-ci. Comment cette institution peut-elle avoir dépensé en moins d’un an la somme de 3,5 milliards de F CFA sans que le niveau de préparation des élections ait atteint un degré d’exécution notable ? Or trois mois seulement après son entrée en fonction, alertée par les premiers dysfonctionnements et dérapages graves du président de la CEI, l’opposition n’avait pas manqué de tirer la sonnette d’alarme en réclamant immédiatement un audit à effectuer par un organisme indépendant sur la gestion administrative et financière de Joseph Binguimalé. Aujourd’hui, l’opposition a mille fois raisons mais puisque pour Bozizé tout ce qui émane d’elle est forcément diabolique, Binguimalé et lui ont continué à faire de la fuite en avant jusqu’à présent.

Malgré lui, Bozizé s’est vu néanmoins obligé d’en accepter publiquement le principe mais jusqu’aujourd’hui, il refuse sans qu’on sache pourquoi, que le rapport de l’audit soit publié alors que selon nos informations, ce n’est pas un organisme indépendant qui a effectué l’audit mais plutôt l’Inspection Générale des Finances. Que redoute Bozizé de cette structure qui relève pourtant des pouvoirs publics ?  

A l’évidence, seule la volonté de dissimuler les preuves de certaines dépenses hâtivement et secrètement exécutées par Binguimalé pour les besoins des premiers plans de hold-up électoral de son recruteur et celles qui ont aussi découlé de l’attribution par le vrai faux pasteur de marchés de complaisance à différents rejetons de Bozizé, des parents et amis politiques du KNK, sans le moindre respect des standards internationaux, peut expliquer ce refus de publication du rapport d’audit. C’est cette inadmissible opacité dans la gestion de la CEI par le vrai faux pasteur qui est la source de toutes les difficultés qui sont en train de faire imploser à présent la commission électorale - dont le deuxième vice-président vient de claquer la porte et que sans doute d’autres membres suivront - et de justifier le report des élections du 23 janvier 2011 qui pointe à nouveau à l’horizon.

Il est effarant et scandaleux d’apprendre en lisant la lettre de démission du deuxième vice-président de la CEI que son président distribuait hebdomadairement des fonds spéciaux ou politiques, à son entourage et prenait en charge une masse salariale mensuelle d’un personnel attaché à son « cabinet » et à sa personne ! Qu’est ce qui peut en outre justifier la signature d’un contrat de communication de quatre-vingts millions de F CFA pour la CEI dont la nécessité ne s’imposait nullement, matérialisé par le déploiement dans la capitale de plusieurs panneaux publicitaires géants ?

De même, toujours selon nos informations, Joseph Binguimalé a osé fournir sans scrupule comme pièces comptables pour justifier certaines dépenses qu’il a réalisées, les factures du reprofilage de la rue qui mène à son précédent domicile au quartier SICA 1 ainsi que celle de ses meubles, dont le fameux lit qu’il a acheté à plus de six cent mille F CFA et non six millions de F CFA comme la rumeur l’avait prétendu. En vertu de quoi c’est la CEI qui doit prendre en charge ce type de dépenses ? Avec cette mauvaise gestion, toutes ces facéties qui sont de véritables abus, voire du détournement de deniers publics, comment ne pas comprendre dès lors la légitime méfiance des organismes bailleurs de fonds à l’égard de la CEI et de son président qui n’a pu jamais faire la moindre preuve d’une compétence quelconque à conduire à bon escient le processus électoral à son but. Les représentants des partis de l'oppositions dans la CEI doivent maintenant, pour ne pas être accusés de cautionner indéfiniment une gestion aussi opaque et toutes les malversations et magouilles de Bozizé et son homme de main Joseph Binguimalé, démissionner immédiatement à la suite de Me Mboli-Goumba et non servir de faire valoir à la cupidité et à l'incompétence.

Devant une telle situation où il apparaît clairement que les limites du choix intéressé et désastreux de Bozizé de ce président de la CEI, sont atteintes et comme un effet boomerang, cela lui revient maintenant à la figure, seul le départ de Joseph Binguimalé et la désignation d’un autre personnage à la moralité indiscutable, aux compétences établies et à l’indépendance vis-à-vis du régime en place reconnue,  que la CEI pourrait rebondir et accomplir convenablement sa mission qui est déterminante pour la tenue effective des élections dans la sérénité et la paix. Sans le bon vouloir de Bozizé, Binguimalé qui aimerait bien continuer à jouir des délices qu’il tire de ses fonctions, ne resterait pas une seconde à la tête de la CEI. Mais l’étendue des dégâts est telle que la raison commande que Binguimalé remette son tablier. L’entêtement des deux a assez duré. Trop c’est trop, il faut maintenant prendre le taureau par les cornes, tourner la page de la médiocrité et passer à autre chose… !  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 23:42

 

 

Joseph Binguimalé

 

 

Voici ci-dessous la lettre de démission que le deuxième vice-président de la CEI, Me Crépin Mboli-Goumba a adressée au vrai faux pasteur Joseph Binguimalé dont il n'en a qu'assez des méthodes mafieuses de gestion de l'importante mission à la tête de la CEI à lui confiée, et dont manifestement il n'en a ni les qualités intellectuelles et morales, ni l'envergure.  

 

C.A.P

 

 

************************************************************

 

 

MAÎTRE CREPIN MBOLI-GOUMBA

DEUXIEME VICE-PRESIDENT

COMMISSION ETECTORALE INDEPENDANTE

 

20-10-2010

 

A

MONSIEUR JOSEPH BINGUIMALET

PRESIDENT DE LA COMMISSION ETECTORATE INDEPENDANTE

- BANGUI -

 

OBJET: DEMISSION

 

En acceptant d'intégrer la CEI, j'étais habité par un sentiment d'utilité. Candidat à rien du tout en 2010, je voulais aider mon pays à organiser des élections libres, et transparentes, dont dépendent tant de choses.

Aujourd’hui, mon honneur et un certain sens de la crédibilité me commandent de quitter cet organe.

Homme de droit, et droit, je me mépriserais de continuer à associer ma personne à une structure, qui, par ses travers, son pervertissement, a fini par devenir la risée de tout un pays. Ceci est une suite tout à fait logique. Lorsque, tout au début, j'insistais sur un fonctionnement orthodoxe, avec comme pierre philosophale le souci du consensus et la transparence dans le processus des prises de décision, en phase avec le règlement intérieur, j'ai été mal compris. Pis. J'ai été vilipendé, traité en ennemi, parce que mes exigences n'arrangeaient pas les plans du clan mafieux qui a fini par vous prendre en otage, vous faisant signer contrats sur contrats. Transgressant vos prérogatives, vous avez envoyé à mon domicile une horde armée jusqu'aux dents.

Une certaine connaissance de l'histoire des hommes dans ce pays qui est nôtre, surtout quand ils sont publics, et de la façon dont ils finissent, en général, m'a persuadé que vous iriez droit dans le mur. Cela n’a pas tardé. Quand vous eûtes fini de signer les contrats, dont certains, à ce jour, relèvent  de la pure fantaisie, vous vous retrouvâtes dans une solitude désargentée, incapable d'assumer  la moindre de vos responsabilités.

En effet, quel intérêt y avait-ii à signer un contrat de communication de plus de trois millions mensuels, quand, dans le même temps. Vous aviez dans votre masse salariale un Chargé de Communication et un Porte-Parole ?

L’audit, j’en suis persuadé, réservera bien des surprises. Comme ces fonds hebdomadaires, que percevaient certains membres de votre cabinet, improprement qualifiés de fonds politiques, s’élevant quasiment au million chacun. Des fonds politiques à la CEI !

L’organe que vous dirigez est pointé du doigt à juste titre comme ayant détourné 3,5 milliards à l’Etat. J’aime cependant dire que l’amalgame ainsi crée m’insupporte. Je n’adhère pas à cette vision christique et ne saurait endosser la responsabilité d’une faute que je n’ai pas commise. La responsabilité est individuelle, et si vous avez été trompé, comme vous dites, alors, peut-être vous vous en tirerez en dénonçant ceux-là qui vous ont abusé. Peut-être.

Ne pouvant souffrir l’amalgame ainsi fait, et constatant amèrement que la CEI ne dispose plus des moyens de sa mission, je vous remets ma démission.

Je n’ai qu’un seul souhait, celui de voir une suite judiciaire à l’audit qui a effectué, pour que les responsabilités soient établies.

C’est pour cela que j’attends avec la tranquille assurance de celui qui n’a rien à se reprocher.

Et a hâte que le peuple sache enfin jusqu’à quel point il a été floué.

Surtout par qui.

« A ceux qui ont beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé ». Ainsi parlait Luc au chapitre XII, verset 46, 47.

Mes salutations distinguées.

 

Crépin MBOLI-GOUMBA

Avocat à la cour

Centrafrique

crepin@cmboli.com

 

 

 

NDLR : Cette démission devrait constituer un électrochoc pour en particulier, tous ceux qui sont censés siéger à la coordination nationale de la CEI au nom des formations politiques de l’opposition et qui n’ont jamais osé jusqu’ici claquer la porte, alors que de sérieux motifs pour le faire ne manquaient pas. Après lecture de cette lettre de démission, la seule question qui vient à l’esprit est de savoir comment les représentants de l’opposition politique à la CEI dont on ne peut pas croire qu’ils étaient ignorants de toutes les dérives, malversations et autres magouilles qui avaient cours autour du vrai faux pasteur Binguimalé et que l’ancien deuxième vice-président Me Mboli-Goumba a le courage de dénoncer seulement maintenant, sont demeurés à la CEI jusqu’à présent. Comme on le dit habituellement, mieux vaut tard que jamais. Selon les dires du démissionnaire, la goutte d’eau qui a fait déborder son vase est le compte-rendu qui lui a été fait à son retour d’un déplacement à l’étranger, du récent déroulement de la rencontre sur le processus électoral de mardi dernier au palais de la Renaissance entre Bozizé et les forces vives de la nation en présence du corps diplomatique au cours de laquelle Joseph Bendounga a été victime d’un passage à tabac barbare en règle. Le peu que Me Mboli-Goumba a révélé sur la gestion de Binguimalé et sa cupidité permet de comprendre et d’expliquer partiellement où est partie la somme de 3,5 milliards de F CFA que Bozizé prétend avoir versée à la CEI et dont on semble ne pas savoir ce qui en a été fait.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 23:34

 

 

Binguis

 

Le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé

 

 

 

Rigobert-Vondo.jpg

 

Le rapporteur général et Porte Parole

de la CEI Rigobert Vondo

 

 

Voici le rapport de la CEI daté du 19 octobre 2010, que le Rapporteur général de la CEI, Monsieur Rigobert Vondo s'apprêtait à lire à la réunion du mardi dernier au Palais de la Renaissance convoquée par François Bozizé, quand ce dernier lui a refusé la parole. Il se passe de commentaires tant sa vacuité laisse pantois. Ce n’est du reste pas le premier rapport de la CEI qui nous habitués depuis son existence, à la production de bafouilles rédigées dans un charabia qu’on ne peut décemment qualifier de rapport. Celui-ci est un tissu d’approximations et de mensonges (les chiffres sur le taux de recensement de la population à Bangui et à en province sont visiblement fantaisistes et ne paraissent pas reposer sur un fondement matériel sérieux) alors qu’il était censé fournir des indications précises et déterminantes sur le degré de préparation de la CEI à un peu plus de trois mois de la date du premier tour de scrutin prévue pour le 23 janvier. Le seul sujet qui paraît préoccuper plus sérieusement le vrai faux pasteur Binguimalé et son « doungourou » et rapport général Rigobert Vondo est la mobilisation des ressources financières qui ne leur permet pas de continuer à mener grand train de vie.

Rédaction C.A.P

 

 

COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE

 

RAPPORT SYNTHESE SUR L’EVOLUTION DU PROCESSUS ELECTORAL EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Bangui 19 octobre 2010

 

Suite à la signature le 30 Juillet 2010 du Décret portant convocation du Corps électoral par le  président de la République, Chef de l'Etat pour le 23 Janvier 2O11, les entités politiques ont convenu consensuellement de signer un accord portant adoption du chronogramme révisé relatif au processus électoral de 2010.

C'est à la lumière de ce chronogramme que le train du processus électoral a repris les rails à destination du 23 Janvier 2011.

Plusieurs activités ont été ainsi effectuées en prélude à l'étape suivante qui est le recensement électoral, option exigée par les partenaires.

Le présent rapport s'appesantira sur l'état d'avancement du recensement électoral ainsi que sur les activités de sensibilisation, ensuite abordera la question relative la saisie des données issues de terrain, la mobilisation des ressources, enfin fera état de la situation des candidatures et des difficultés.

1. Etat d’avancement du recensement électoral

En référence au chronogramme électoral, cette activité doit démarrer le 22 Septembre  2010 et doit  prendre fin le 21 Octobre 2010 à 16 h 00 mn.

Mais le démarrage a été difficile en raison du retard dans le déploiement des commissaires sur le terrain dû au retard dans la livraison des commandes et dans la procédure de locations des véhicules.

C'est ainsi que le lancement du recensement électoral n'a pas été uniforme au niveau de tout le pays, mais grâce à la détermination des commissaires, nous avons constaté avec satisfaction à ce jour une bonne évolution dans les opérations de recensement.

Suivant les statistiques qui nous parviennent par l’intermédiaire du centre d’opérations et de liaison (COPEL), nous pouvons estimer qu'à Bangui le taux d'inscription des électeurs est à plus de 65% et qu'à l'intérieur il est avoisine 60%.

2. Sensibilisation des électeurs

Elle a été faible au début par insuffisance de mobilisation de certains acteurs. Nous voudrions cependant remercier le BINUCA qui a fait depuis hier un geste dans ce sens.

Nous signalons que c'est maintenant qu'il faut faire ce travail de sensibilisation et non au moment du Scrutin

3. La saisie des données

Les données commenceront par arriver sous peu de terrain. La saisie étape immédiate et coûteuse constitue pour l'heure une préoccupation qui mérite que des meilleures actions soient envisagées.

4. Mobilisation des ressources

Au cours de la rencontre initiée par Son Excellence, Monsieur le Président de la République Centrafricaine, Chef de l'Etat, regroupant la Communauté internationale, la CEI et les responsables du DDR le 31 Août 2010, le principe d'une négociation de compensation a été arrêtée entre le PNUD et ta CEI en ce qui concerne les matériels acquis par la CEI à partir de la contribution du Gouvernement.

Aujourd'hui, non seulement le PNUD utilise une méthode dilatoire dans le décaissement des fonds destinés à toutes les opérations en général au motif que ce sont ses procédures, mais pire encore il se refuse de rembourser à la CEI la juste valeur des propres matériels de la CEI, utilisés sur son autorisation (les cartes manuelles qui font office en ce moment de récépissé au cours du recensement électoral).

En revanche, nous sommes très heureux de constater que l'Union Africaine a libéré ses ressources pour appuyer le processus électoral.

C'est le lieu également de signaler l'annonce de la contribution additionnelle de la FRANCE.

Nous sommes conscients que le budget des opérations électorales actuellement en exécution est presque caduc au regard des opérations en cours ; C'est pourquoi nous envisageons engager des missions de mobilisation de financement complémentaires auprès d'autres partenaires.

5. Enregistrement des candidatures

Dans le chronogramme harmonisé du 20 Août 2010 et en raison des difficultés techniques et opérationnelles, nous avons prévu l'ouverture des candidatures du 10 Octobre au 08 Novembre 2010.

Lors de notre dernière réunion d'information avec les entités politiques, ces derniers sont revenus sur les dates initiales du chronogramme paraphé du 10 août 2010, à savoir l’ouverture des candidatures du 08 Novembre au 08 Décembre 20

6. Les difficultés

Elles sont essentiellement dues au Représentant Résident du PNUD, Monsieur BÔSCHAK.

Il s’agit soit de la rigidité soit de la lenteur dans toutes les procédures de décaissement occasionnant par voie de conséquence des retards dans la réalisation des opérations.

Il s'agit également de la duplicité dans tous ses actes.

En définitive on note une absence manifeste d'un engagement réel pour le processus.

Conclusion

Comme nous l'avions dit plus - haut, la CEI est techniquement prête pour amener le peuple Centrafricain aux élections le 23 Janvier 2011.

En revanche, elle doute de la volonté réelle du PNUD à soutenir les Elections en République Centrafricaine.

C'est pourquoi, la CEI remercie le Gouvernement peur les efforts déjà accomplis et ‘exhorte à les poursuivre dans l'intérêt supérieur de la Nation.

La CEI lance un appel pressant à toute la Communauté internationale d'aider à la tenue des élections le 23 Janvier 2011.

Enfin, la CEI pense que chaque entité doit jouer à fond et positivement sa partition, car il s'agit d’une responsabilité nationale et collective

Je vous remercie !

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 01:31

 

 

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radio Ndéké Luka Samedi, 23 Octobre 2010 15:42

A quelques jours de la clôture de ces opérations, presque tous les postes de recensement dans les huit arrondissements de Bangui étaient quasiment déserts. Aucun poste n’a enregistré plus 1000 personnes.  Si ces opérations n’ont pas connu un succès dans certains arrondissements de Bangui, à Bruxelles dans le 2ème arrondissement, les agents recenseurs ont pu enregistrer beaucoup de personnes grâce une méthode que leur coordination à mis en place : Le recensement allant de porte par porte.

 

 Les opérations du recensement électoral en République centrafricaine ont été définitivement closes  depuis le 21 octobre dernier sur tout le territoire centrafricain.

 

Ces opérations entamées depuis le 22 septembre, ont de manière générale connues plusieurs difficultés, entre autres des cas de fraudes, des mécontentements des agents recenseurs et une faible mobilisation de la population. Malgré tout, la Commission Electorale Indépendante (CEI) estime à au moins 70% de réussite, ces opérations.

Selon Rigobert Vondo, Rapporteur Général de la CEI, le bilan des opérations de recensement électoral est positif sur toute l’étendue de Centrafrique. « On peut l’estimer à au moins 70% », a-t-il affirmé à Radio Ndeke Luka.

Fulgence Zeneth, coordonnateur de l’Observatoire National des Elections a, quant à lui, précisé que le bilan n’est pas totalement satisfaisant. Si une faible mobilisation de la part de la population est enregistré, c’est parce que les leaders des partis politiques ne se sont pas impliqués dans les sensibilisations.

Mais Martin Ziguélé, Président du MLPC, Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), si la population n’est pas suffisamment sensibilisée par les partis politiques, c’est parce que les médias publics ne leurs sont pas ouverts.

Bien que le recensement ait pris fin, certains agents recenseurs continuent de hausser le ton pour revendiquer leurs per diems, à l’exemple de ceux du 5ème arrondissement de Bangui qui ont manifesté leur mécontentement le 22 octobre.

Jusqu’à présent, certains agents recenseurs détiennent encore les listings par devers eux.

 

 

NDLR :  Rien n'a été fait pour qu'il n'en soit pas ainsi. La CEI est en train d'imploser. Un éminent membre d'un parti de l'opposition, le vice-président Crépin Mboli-Goumba vient de démissionner avec fracas et d'autres représentants de l'opposition vont vraisemblablement faire comme lui bientôt. Les jours du vrai faux pasteur et truand de président de la CEI Joseph Binguimalé sont semble-t-il comptés. Bozizé refuse de signer un nouveau décret portant découpage des circonscriptions aux législatives et s'entête dans sa propension à dicter sa propre loi au lieu de rechercher une préparation consensuelle des élections. Bref, toutes les conditions sont apparemment réunies pour que les élections en Centrafrique qui devaient se tenir le 23 janvier 2011 soient encore reportées au calendes grecques du fait du blocage de Bozizé et de l'incompétence et la mauvaise gestion de la CEI par le malhonnête Binguimalé.    

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