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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 15:06

 

 

 

 

Firmin Feindiro

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 15:01

 

 

 

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http://www.sport365.fr  22/10/2012 à 13h27

 

La Fédération centrafricaine de football a saisi la CAF à propos de l'arbitrage de la rencontre entre le Burkina Faso et la Centrafrique, le dimanche 14 octobre dernier à Ouagadougou, conclue par la défaite (3-1) et l'élimination des Fauves. Explications.

 

Comme nous vous l’annoncions la semaine passée, la Fédération centrafricaine de football a saisi la CAF à propos de l’arbitrage de la rencontre entre le Burkina Faso et la Centrafrique, le dimanche 14 octobre dernier à Ouagadougou, conclue par la défaite (3-1) et l’élimination des Fauves. Outre le penalty sifflé en première période, la FCF conteste la gestion des temps additionnels par l’arbitre marocain du match, Bouchaib Al Ahrach.

 

« Le plus grotesque jugement consiste en la prolongation du temps réglementaire sous prétexte de récupération du temps perdu. Nous avons totalisé 112 minutes 27 secondes en considérant déjà une première prolongation de 5 minutes en première mi-temps sans aucun motif valable, étant donné que le match n’a connu aucune interruption importante », écrit la Fédération centrafricaine dans ce courrier adressé à la CAF et dont Footafrica365.fr s’est procuré une copie.

 

Autre argument de l’instance dirigeante, l’arrêt du chronomètre du stade, sept minutes durant alors qu’on disputait la 40eme minute de la seconde période. Et ce n’est pas tout. « Deux minutes après la reprise du chronomètre du stade, l’officiel a indiqué un temps additionnel de quatre minutes qui sera joué au-delà de toute attente plus de cinq minutes avant que l’adversaire puisse inscrire son troisième but. Cette manœuvre astucieuse, selon nous illégale, n’a eu pour but que de disqualifier notre pays. »

 

Et la Fédération centrafricaine, sous la signature de son président Patrice-Edouard Ngaissona (photo), de demander l’invalidation du troisième but marqué selon elle hors-délais. Le tirage au sort de la phase finale étant programmé mercredi, une réponse de la CAF est à souhaiter sous peu.


Patrick Juillard (Rédaction Football365/FootSud)

 

 

 

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 02:01

 

 

 

 

 

Hollande et Kabila

 


Qu’on le veuille ou pas, en décidant de se rendre lui-même au XIVème sommet de la francophonie de Kinshasa plutôt que de se faire représenter, François Hollande a non seulement fait preuve de beaucoup de courage mais il a opéré une rupture certaine avec les vieilles pratiques des anciens dirigeants français auxquelles ont été habitués les potentats africains de la Françafrique consistant à fermer les yeux sur leur côté « république bananière », leur penchant dictatorial, les violations des droits de l’homme qui les caractérisent et à s’accommoder d’eux.


Les calculs de Joseph Kabila sont tombés dans l’eau, lui qui escomptait tirer un profit politico-diplomatique de la tenue de ce sommet dans sa capitale pour redorer son blason plus que terne. Il croyait qu’étant son hôte, le président français allait être intimidé ou s’abstiendrait de sonner le tocsin sur la nécessité du respect des droits humains et surtout la demande formulée par la France d’ un procès « équitable et transparent » des responsables de l’assassinat, en juin 2010, du militant des droits de l’homme Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana. Il a dû grandement revenir de ses illusions.


Outre François Hollande, les premier ministres du Canada, Stephen Harper et surtout du Quebec, Pauline Marois qui a refusé délibérément de rencontrer Joseph Kabila, n’étaient pas non plus allés avec le dos de la cuillère pour rappeler à ce dernier qu’il a non seulement été mal élu à l’issue d’une mascarade électorale mais qu’il n’est pas possible de s’accommoder de son régime où il n’y a pas de place pour les libertés fondamentales et surtout le respect des droits de l’homme.


A travers Joseph Kabila, les messages de François Hollande, de Stephen Harper et Pauline Marois s’adressaient en fait et aussi à tous ces dirigeants africains. Pour une fois, les plus hautes autorités de ces pays occidentaux n’ont pas succombé au chantage abject traditionnel des chefs d’Etat de la Françafrique de les priver d’accès aux matières premières de leurs pays. Même si les états n’ont que des intérêts à défendre et à préserver, les considérations de morale et de bonne gouvernance commencent à s’imposer progressivement dans les relations entre les états du nord et ceux du sud, surtout d’Afrique au sud du Sahara. Les discours de François Hollande de Dakar et de Kinshasa, si les déclarations qui y sont contenues sont traduites en acte, donnent de l’espoir aux démocrates africains.


Seulement, l’Afrique étant composée de plusieurs pays, la situation de chacun d’entre eux avec ses dirigeants doit être examinée de plus près. Il n’y a pas de raison que Joseph Kabila de RDC et Idriss Déby du Tchad soient mis sur la sellette pour respectivement les affaires d’assassinat de Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana ainsi que celle de la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh et qu’un certainFrançois Bozizé de Centrafrique qui a pourtant des comptes à rendre aussi notamment sur la disparition en décembre 2009 de Charles Massi dans des circonstances toujours non éclaircies à ce jour, puisse tabler sur l’oubli, le temps et l’amnésie des Centrafricains pour s’en tirer. Il s’agit d’un être humain et non d’un animal. Si sur son ordre, sa soldatesque a tué Massi comme cela semble de moins en moins faire de doute, son corps doit être au moins restitué à sa famille. Sur ce point, on attend toujours les explications de Bozizé.

 

 Ces chefs d’Etat surtout d’Afrique centrale qui ont sur la conscience les disparitions pour ne parler d’assassinats d’opposants politiques, ont en commun cette particularité d’être peu regardant sur le respect des droits de l’homme et aussi d’avoir pourtant été maintes fois interpellés par les défenseurs des droits humains pour manquements graves dans leur gestion du pouvoir d’Etat. Aucun d’entre eux ne doit jouer les surpris à présent. Au demeurant, ils avaient été suffisamment avertis par le candidat François Hollande lorsque celui-ci battait seulement campagne pour entrer à l’Elysée. Il n’avait pas hésité à pronostiquer que le 6 mai 2012 s’il était élu, serait un jour terrible pour les dictateurs. Nous y sommes !


La Rédaction

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 01:55

 

 

 

 

 

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Charlène Ngonzo Miss RCA-France 2012

 

 

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la miss et ses deux dauphines

 

 

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Charlène N' gonzo est la nouvelle reine de beauté de la diaspora centrafricaine de France. Elle a été élue dans la célèbre salle du Millénaire de Savigny le temple en banlieue parisienne devant un millier de spectateurs.


Charlène 25ans étudiante en MBA Communication est une jeune femme centrafricaine qui habite à Cergy près de Paris. Elle a été élue miss devant 9 autre candidates. Ses dauphines sont: Brenda Beloum 22 ans, étudiante en BTS de banque et Riche Yangou qui est étudiante en esthétique.


Cet événement qui était à sa 3eme édition a été mise en place par l'Association « Ita Wali ti Bê Africa » pour récolter des fonds et faire des actions humanitaires en République centrafricaine. N'ayant pas de sponsors, c'est sur fonds propres que les membres de cette organisation ont réussi à organiser cette rencontre de la jeunesse.


La charmante élue a eu une belle récompense: un aller - retour Paris – Bangui. Le départ est fixé pour le 19 décembre et le retour pour le 3 janvier. Elle a aussi gagné un IPad, un lot de produits cosmétiques et les tenues qu'elle a portées durant le concours.


Ses deux dauphines ont quant à elles reçu un lot de produits cosmétiques, un bouquet de fleurs et en plus, les vêtements portés lors des présentations.


La miss RCA-France aura également l'opportunité de faire la connaissance et d'offrir des cadeaux de Noël à quelques enfants orphelins de Bangui. L'association «  Ita Wali ti Bê Africa » va en effet organiser en partenariat avec la télévision centrafricaine l'arbre de Noël. Cette émission sera animée par le journaliste culturel Alex Ballu.


Plus de mille personnes, ont honoré de leur présence à cette soirée qui s'est déroulée dans une ambiance bon enfant. Les centrafricains étaient à la fête dans une atmosphère conviviale. Mme Aléxia Wayémala, présidente du comité d'organisation de miss RCA-France et son équipe ont fait les choses en grand. Le public seul peut témoigner du succès car aucune plainte ni bagarres ont étés recensées; les Centrafricains ayant de ce côté-là une triste réputation mais cette fois-ci, ils ont eu une attitude irréprochable.


Pour améliorer ce grand événement « Ita Wali » a confié la préparation et l'entraînement des filles à la belle charmante et naturelle Mme Sokambi née Danwili Vanessa alias la « Généviève de Fontenay de Centrafrique » ex-mannequin qui a défilé pour Glawdys Tétéya et le célèbre styliste Nigérien Alphadi et qui tient toujours à sa ligne.


On a également noté les présences de Claudia Bomoyako la reine de la classe et de l'artiste k'rmel Levillain parmi les membres du jury.


Plusieurs artistes musiciens centrafricains étaient également de la partie: Dj Malet le one man show du coupé décalé centrafricain, Dj Lewis Beding, les groupes de danse Bana c4 et 5 étoiles sans oublier K'ramel Levillain.


Ces jeunes artistes ont émerveillé l'assistance grâce à leurs chansons et les démonstrations des nouveaux pas de danses.

Pour clore la soirée, l'incontournable Dj Nox a pris le relais vers une heure du matin et le public s'est régalé.

Sans tarder, un autre rendez-vous est déjà pris. L'association « Ita Wali » organisera sa 4ème édition le 23 octobre 2013 toujours au même endroit.


A l'heure où le comité d'organisation de miss Centrafrique et le ministère de la promotion féminine peinent à organiser un concours de beauté chaque année, la miss diaspora apparait comme un rempart. Les jeunes célibataires centrafricains venus de toute la France ont sans doute eu une occasion d'échanger des contacts et de se créer des affinités. Les absents ont eu tort car l'ambiance était chaude.


Cette opportunité est une bonne affaire pour des filles qui sont nées en France de parents centrafricains ou qui y ont grandi, de revendiquer leur identité. C'est le cas de Charlène qui va représenter son pays durant une année au sein de la diaspora Centrafricaine en France.


A Savigny-le-Temple Wilfried Maurice Sebiro pour CAP 

 

 

 

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 00:31

 

 

 

 

 

Formés pour détecter la malnutrition dans l’Ombella M’Poko

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 21 Octobre 2012 13:43


La préfecture de l’Ombélla M’Poko (centre-sud) renforce sa stratégie de lutte contre la malnutrition chez les enfants. Les autorités sanitaires des villes de Boali, Bossembélé et Yalokè reçoivent depuis vendredi une formation sur les techniques de détection de la malnutrition.


Selon notre correspondant à Boali (centre-sud), les agents de santé de la Préfecture de l’Ombella M’Poko sont actuellement capables de reconnaitre les symptômes de la malnutrition et d’anémie chez un enfant. D’après ce qui leur a été enseigné, les cas les plus sévères doivent être automatiquement référés à un centre de santé.


De nombreux enfants de ladite préfecture sont en proie à cette maladie depuis plus d’un an. Or, jusqu’ici, il est encore difficile de connaître le taux exact de malnutrition chez les enfants dans l’Ombélla M’Poko, rapporte le correspondant.


Interrogé, le responsable de formation et de planification du district sanitaire de Bimbo, Prosper Ngodi Bele, affirme que « le taux des enfants malnutris est assez élevé dans l’Ombella M’Poko ».


Il convient de rappeler que, des décès infantiles causés par la malnutrition, ont été enregistrés dans la ville de Boali, entre les mois de juillet et août derniers.

 


 

3000 élèves menacés d’expulsion dans une école à Bangui

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 21 Octobre 2012 13:46


3000 élèves sont menacés d’expulsion au Collège de la Paix, un établissement public sis à Boeing dans Bimbo 4. Le bâtiment, une propriété de Mme Marie-Claire Bodamien, transformé en collège public depuis 1996, se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement très avancé. La propriétaire exige le paiement des arriérés qui s’étendent sur une période de 17 ans pour réfectionner le bâtiment, et menace de fermer le Collège si rien n’est fait par les autorités scolaires concernées.


Le bâtiment, fort de 5 pièces transformées en salles de classe, est à la base un poulailler. Son propriétaire, Mme Marie-Claire Bodamien, une compatriote de la diaspora, a accepté de le louer à l’Etat qui en a fait un collège dénommé ‘Collège de la Paix’. Mais aujourd’hui, en dépit de l’effectif pléthorique des élèves qui y fréquentent, soit 3000 élèves de la 6e en 3e, cet établissement n’est visiblement qu’un nid d’insécurité pour ses locataires.


Au reporter de Radio Ndeke Luka, un élève en classe de 3e dans ledit collège a expliqué ce 20 octobre que, « la porte de notre établissement est constamment ouverte, les tôles sont trouées et quand il pleut la salle inonde de partout. Les enfants du quartier défèquent dans les salles de classes. Plusieurs fois, les élèves sont obligés de rentrer chez eux car c’est inquiétant  pour leur santé».


En plus de leurs difficiles conditions d’études, les élèves du Collège de la Paix, sont menacés d’être expulsés par la propriétaire du bâtiment qui revendique 17 ans d’arriérés de loyers. « Je suis la propriétaire des locaux de cette école. Mais cela fait 17 ans aujourd’hui que je n’ai pas perçu les frais de location. Pourtant c’est un service que j’ai rendu vu que le coût de loyer est très insignifiant (50 000 FCFA le mois - environs 76 euros). En plus, quand je m’approche des responsables de cette école, l’intendant m’envoie vers le proviseur et le proviseur vers le censeur et c’est toujours comme ça », a révélé  Mme Marie-Claire Bodamien.


« La condition dans la quelle nos enfants étudient dans ce collège est lamentable. Il faut que le ministre de l’éducation paie la différence à cette femme. Si elle décide de fermer les portes de cette école, c’est tout à fait légal », a reconnu le président de l’Association des parents d’élèves,  Simon Derokoesse


Bâtiment fissuré, mûr écroulé, toiture défoncée, absence de toilettes et de dépotoirs, tel est l’état actuel de cet établissement public qui, depuis plus de 15 ans, compte 7 classes de 6e , 6 classes de 5e , 4 classes de 4e et, 4 classes de 3e.


 

NDLR : Y-a-t-il des autorités dans ce pays ?

 


 

Les Akas pour le développement agricole de la Lobaye


 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 21 Octobre 2012 13:45


Les pygmées Akas de la commune de Loko-centre (sud-ouest), estimés à plus de 2000 personnes, s’impliquent davantage dans le développement agricole de la Préfecture de la Lobaye (sud). Organisé en coopérative, ce peuple minoritaire désire croître les productions agricoles de cette région. Toutefois, le manque d’outils indispensables pour les travaux agricoles constitue un problème difficile à résoudre par cette communauté des Akas.


C’est un peuple forestier dont les principales activités sont la châsse, la cueillette et l’agriculture. L’agriculture semble être l’activité qui passionne le plus les Akas de la Lobaye, a constaté une journaliste de Radio Ndeke Luka, en mission dans cette région.


« Les produits de nos récoltes sont vendus à nos concitoyens de la ville. Avec l’argent que nous gagnons, nous nous procurons des vêtements, des chaussures, des assiettes et autres » a affirmé une femme Aka, Mandela.


Cependant, disposer du matériel pour la culture reste un handicap pour leur coopérative. « Nous ne disposons pas de machettes, ni houes, ni brouettes. Nous ne savons que faire pour faire avancer notre coopérative », s’est plaint le chef du campement de Loko-centre, Jean.


Ce chef Aka a conclu en indiquant que, « la vie en forêt est très pénible. Nous voudrions sortir en ville pour vaquer à nos activités agricoles. Seulement, nous sommes limités ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 00:20

 

 

 

 

 

Presses Académiques Francophones

 

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Préface

La République centrafricaine, pays au cœur du continent africain, s’est engluée, année après année, dans une insécurité quotidienne se traduisant par une extrême souffrance de sa population. L’auteur de cet ouvrage a, lui-même, connu cette infamie. C’est pourquoi, il a  consacré son travail de thèse à  comprendre les raisons de cette situation et à proposer des solutions. Mesurer la part du droit dans ce renouveau étatique fut la ligne directrice de sa réflexion. Elle constitue l’épine dorsale de cette recherche.

Comment le droit peut-il servir la cause de la sécurité, elle-même vectrice d’une stabilité institutionnelle et politique, voilà tout le propos de cet ouvrage. Traiter cette question sous l’angle du droit est un exercice périlleux.  En effet, aborder un tel sujet supposait de dégager les raisons de l’affaissement des structures étatiques, pour ensuite construire des propositions réalistes susceptibles d’aboutir à l’Etat de droit.  L’approche juridique a donc été privilégiée, sans pour autant ignorer la dimension politique.  Le défi était difficile et l’auteur a su le relever.

En effet, sans ignorer les conséquences de la décolonisation, puis celles de la présence française comme obstacle à l’autonomie de la RCA, Monsieur Augustin Jérémie DOUI WAWAYE s’est attaché à examiner les normes principielles fondatrices de l’Etat et à les confronter à la réalité constitutionnelle de son pays. Il s’agissait, ensuite, non pas de les transposer de façon artificielle mais plutôt de chercher à les façonner pour les rendre applicables dans le contexte local. En réalité, le but ne consistait pas à faire un état des lieux des forces extérieures qui ont empêchées la création d’un Etat souverain s’inscrivant dans la démocratie et l’Etat de droit, mais plus de mettre à nu l’impuissance de cet Etat dans sa capacité à faire respecter la norme constitutionnelle et les règles qui en découlent, donc de mettre en évidence l’absence d’un ordre juridique. Sur la base de ce constat, toute la réflexion consiste justement à dépasser ces rapports de force internes et externes et de rechercher comment mettre en place un Etat de droit, non seulement formel mais également substantiel.

Pour atteindre cet objectif, il a donc été nécessaire de dresser un bilan des causes de l’instabilité : la multiplication des coups d’Etat, le rôle de l’armée, la situation de pauvreté, la libre circulation des armes, l’absence du multipartisme...bref, tous les ingrédients sapant les fondements de l’Etat de droit et de la démocratie. Il ressort de cette analyse que cette instabilité doit être combattue par la recherche de la sécurité. Elle doit être « la fondation de l’Etat centrafricain ». La restauration de la puissance de l’Etat passe donc par la sécurité, sans que ne soient compromises les libertés individuelles. Mais, le concept de sécurité se libère ici des oripeaux traditionnels pour se nourrir de nouvelles composantes. C’est là que se situe l’apport essentiel de cet ouvrage. Monsieur Augustin Jérémie DOUI WAWAYE se livre alors à un réexamen de ce qu’il est convenu de qualifier de « sécurité ». Certes le maintien de l’ordre, mais surtout, il s’agit ici de traiter juridiquement les causes de l’insécurité par la reconnaissance des droits économiques et sociaux, par l’amélioration de la connaissance du droit par les citoyens, par un accès réel à la justice. Cette sécurité suppose également, selon l’auteur, la création d’une dynamique fondée sur une relance de la politique macro-économique.

 

 

En définitive, Monsieur Augustin Jérémie DOUI WAWAYE met l’accent sur l’obligation de protéger les droits humains comme source de sécurité. Ce n’est qu’à cette condition que l’Etat centrafricain sera en mesure de recouvrer sa puissance et d’assurer à ces citoyens les droits et libertés.

L’ouvrage qu’il livre, nourri d’une parfaite maîtrise de la technique juridique, propose une véritable redéfinition de la sécurité, puisqu’elle se fonde sur l’indivisibilité des droits humains. Cette thèse invite et ce n’est pas son moindre mérite, à la réflexion sur l’Etat de droit, au-delà même du cas de la République Centrafricaine.

Il ne revient certainement pas au préfacier d’exposer plus avant les apports de cette thèse, il appartient à chaque lecteur d’en apprécier la richesse. Qu’il soit permis de souligner que l’auteur, par de-là sa grande connaissance du droit, a su montré également d’autres qualités : une grande pugnacité, du courage et une indiscutable capacité à maintenir à distance les risques d’une certaine subjectivité eu égard à l’objet de la recherche.  

Nul doute que le lecteur sera reconnaissant à Monsieur Augustin Jérémie DOUI WAWAYE d’inviter au débat sur un thème où l’individu demeure au centre de la réflexion.

 

 

Philippe ICARD

CREDESPO

Faculté de droit et de science politique

Université de Bourgogne

 

 

 

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 02:29

 

 

 

 

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Slateafrique 20 oct, 2012

 

Rien ne va plus entre Paris et N’djamena. Depuis que François Hollande a multiplié les attaques contre le pouvoir de Joseph Kabila en RDC, certains pays, comme le Tchad, se sentent directement visés.

 

Quelle mouche a donc piqué le président Idriss Déby Itno du Tchad? De retour d’Afrique du Sud, il s’est arrêté le 16 octobre à Kinshasa, trois jours après avoir boudé le sommet de la Francophonie dans cette même ville.

 

Durant ce voyage, il s’est aussi rendu en Guinée équatoriale. Cherchait-il à faire diversion, et rendre banal le bras de fer actuel entre son pouvoir et les syndicats tchadiens ou a-t-il des comptes à régler avec le nouveau pouvoir français?

 

Les dirigeants de la Guinée équatoriale et de la République démocratique du Congo ont en commun le fait d’avoir été maintes fois interpellés par les défenseurs des droits humains pour manquements graves dans leur gestion du pouvoir d’Etat.

 

Récemment, ils ont encore été mis à l’index par le nouveau président français, François Hollande.

 

Le 8 octobre 2012, à l’Elysée, une première rencontre entre les deux hommes a dû être reportée. Le président Idriss Déby Itno aurait mal pris les exigences du chef de l’Etat français.

 

Celui-ci, dans sa logique de faire respecter les droits de l’Homme sur le continent africain, avait demandé un geste de N’djamena dans le sensible dossier d’Ibni Oumar Mahamat Saleh.

 

Mur d’hostilité


La France veut que la justice tchadienne et le comité de suivi mis en place s’activent pour que l’enquête sur cet opposant politique disparu début 2008, ne soit pas définitivement enterrée. Déby garde le silence.


Hollande agacé, annule le rendez-vous au dernier moment, prétextant que son agenda était trop chargé. Braqué à son tour, le chef de l’Etat tchadien, sans l’annoncer officiellement, boycotte le sommet de la Francophonie. Enfonçant ensuite le clou, il entreprit de faire une courte escale à Kinshasa, de retour d’Afrique du Sud.


Fait rare: Joseph Kabila se déplace à l’aéroport, pour un tête-à-tête qui n’a certainement pas échappé à Paris. Y aurait-il d’autres contentieux entre le Tchad de Déby et la France de Hollande?


On sait que le Tchad est peu motivé à s’embarquer dans l’intervention armée visant à chasser les groupes islamistes du Nord-Mali occupé.


Or, le dossier est piloté aux Nations unies par les Français. Les animosités iront-elles croissantes? Ironie du sort, c’est la France qui, à un moment donné de l’histoire, avait sauvé l’actuel homme fort de N’djamena des griffes d’opposants armés.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 01:20

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

 

 

Obo : un captif de la LRA s’est échappé

 

 

Joseph Kony avec des bébés

 

 

Obo, 20 octobre 2012 (RJDH) – Un homme âgé de 41 ans a réussi à s’échapper de la captivité, le vendredi 19 octobre, après avoir transporté les bagages des éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony. L’homme a été enlevé  le samedi 13 octobre au  village de Gougbéré,  à sept kilomètres  de la ville d’Obo (sud-est).


Pendant l’attaque qui a vu l’enlèvement de cet homme, il avait perdu son fils âgé de 15 ans. Selon ses témoignages, les rebelles lui ont attaché avec une corde pour l’empêcher de s’enfuir. « C’est dans la nuit du jeudi qu’ils  ont  enlevé les cordes. J’ai réussi à m’enfuir lorsque les quatre éléments qui assuraient la surveillance se sont endormis », a-t-il dit.


La victime a fait savoir aussi que les éléments de la LRA ont affirmé qu’ils ne libèrent pas les captifs âgés de 18 ans ou plus. L’homme après son évasion s’est présenté aux forces ougandaises basées à Obo. D’après des sources anonymes, il servira de guide aux forces pour aller à la poursuite de ces rebelles.


Par ailleurs la présence d’un autre groupe des hommes de Joseph Kony a été signalée ce samedi à 12 kilomètres de la ville d’Obo sur l’axe Bambouti. L’information est rapportée aux forces armées centrafricaines (FACA) par un groupe de chasseurs qui s’est rendu dans la zone, pour une partie de chasse.

 


 

Berberati : Un opérateur économique agressé et dépouillé par des hommes armés

 

Berberati, 20 octobre 2012 (RJDH) – Un opérateur économique a été agressé, le jeudi 18 octobre, par des hommes armés non identifiés, au village  de Dayo situé à 45 kilomètres de la ville de Berberati (ouest). Ces malfrats lui ont soutiré une somme de 2 500 000 FCFA.


« Je revenais d’un chantier d’extraction de diamant dont je suis le propriétaire. Arrivé  en plein milieu de la forêt, j’ai été intercepté  par deux hommes en arme, qui  m’ont tiré deux balles dans la jambe droite et m’ont pris une somme de 2 500 000 FCFA,  avant de s’enfuir dans la forêt », a expliqué la victime.


La victime a été conduite à l’hôpital régional de Berberati pour y recevoir  des soins.  Une enquête a été ouverte par la gendarmerie territoriale de la localité.

 

 


Bangui : Bientôt le centre santé des Castors sera opérationnel

 

Bangui, 20 octobre 2012 (RJDH) – Les activités vont bientôt reprendre dans les différents services du centre de santé des Castors, a annoncé ce vendredi, Alain Bili, chef de service de gestion à la direction de la région sanitaire n°7, au ministère de la Santé publique, au RJDH. Ceci après la plainte de la population sur le retard enregistré dans la réouverture de cette formation sanitaire après des travaux de réhabilitation.


Selon Alain Bili, « les travaux de la réhabilitation de centre de santé sont terminés. Le service des soins infantiles est déjà opérationnel. L’ambulance est prête pour  transférer les cas d’urgence dans les autres centres en cas de nécessité. Les dispositions de dotation de la pharmacie en médicament sont en cours de réalisation ».


« Le service du bloc opératoire,  de la maternité, de l’accueil et le service de laboratoire, seront opérationnels après la dotation de la pharmacie », a-t-il dit.


S’agissant des rumeurs selon lesquelles le centre de santé des Castors serait en phase de privatisation, la même source a fait savoir que  «  ce sont des fausses informations. Le retard est dû aux travaux de réhabilitation exécutés par la société Semence. Le centre de santé urbain des Castors reste une structure du ministère de la santé publique ».


« Nous appelons la population du 3ème arrondissement au calme et à la patience. Nous sommes conscients des difficultés que traversent les habitants des quartiers entre autres, Castors, Gbakondja, Ngouciment et les environs qui fréquentent le centre. Le ministère de la Santé va bientôt répondre à leurs préoccupations », a conclu le chef de service de gestions.


Les activités de réhabilitation du centre de santé urbain des Castors ont pris fin depuis deux ans. Mais  jusqu’à ce jour, il n’est pas opérationnel d’où l’inquiétude de la population.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 01:09

 

 

 

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Le Gabon, 1er pays en Afrique centrale et 22ème en Afrique en matière de bonne gouvernance 


APA-Libreville (Gabon) 2012-10-20 17:06:01  Le Gabon a été classé premier pays en Afrique centrale et 22ème en Afrique en matière de bonne gouvernance, selon le rapport 2012 de l’Indice Ibrahim en matière de gouvernance en Afrique (HAG).


Le Cameroun arrive à la 37ème place, le Congo à la 41ème, la Guinée-Equatoriale à la 45ème, la RCA à la 48ème et le Tchad à la 51ème.


L’indice Mo Ibrahim de la bonne gouvernance a attribué la note la plus élevée à Ile Maurice (82,8 points). Le Cap Vert arrive en seconde position, suivi du Botswana (3ème), les Seychelles (4ème), l’Afrique du Sud (5ème), le Ghana (7ème), la Tunisie (8ème), le Lesotho (9ème), la Tanzanie (10ème), Sao Tomé (11ème), la Zambie (12ème), le Bénin (13ème) l’Egypte (14ème), le Maroc (15ème), le Sénégal (16ème), le Malawi (17ème), le Burkina Faso (18ème), l’Ouganda (19ème), le Mali (20ème).


Viennent ensuite le Mozambique, le Gabon, le Rwanda, l’Algérie, le Kenya, le Swaziland, la Gambie, le Niger, Djibouti, la Sierra Leone, les Comores, la Mauritanie, l’Ethiopie, le Liberia, Madagascar, le Cameroun, le Burundi, la Libye, le Togo, l’Angola, Congo, la Guinée, le Nigeria, la Guinée-Equatoriale, la Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire, le Zimbabwe, la République centrafricaine (RCA), l’Erythrée, le Tchad, la République démocratique du Congo (RDC) et la Somalie.


L’indice Mo Ibrahim de la gouvernance en Afrique confirme la tendance générale à l’amélioration de la gouvernance en Afrique.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 01:07

 

 

 

 

 

Carte cameroun


 

APA-Yaoundé (Cameroun) 2012-10-20 14:20:00 L’association «Remember Kamerun» vient de demander à la France, ancienne puissance colonisatrice, de reconnaître sa responsabilité dans la guerre contre les nationalistes ayant lutté pour la libération du Cameroun.


Ce regroupement d’intellectuels affirme saisir au bond la récente déclaration du chef de l’Etat français, François Hollande, qui a reconnu le massacre des Algériens du 17 octobre 1961.

«La France reconnaîtra-t-elle, bientôt, les crimes qu'elle a commis au cours de la guerre sanglante qu’elle a menée contre les nationalistes camerounais, avant et après l’indépendance de 1960 ? » se demandent les responsables de l’association.


«Remember Kamerun» exige ainsi l’ouverture complète des archives françaises sur le sujet, estimant que «trop de cartons d’archives sont encore interdits d’accès aux chercheurs».

Auteure du livre «Kamerun, une guerre cachée aux origines de la Françafrique», elle demande l’organisation d’un colloque international d’historiens dédié à la guerre dans ce pays mais aussi l’octroi d’aides aux jeunes chercheurs, notamment camerounais, «qui travaillent aujourd’hui sur ce passé avec des moyens dérisoires».

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