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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 05:21

 

 

 

Djotodia-et-Bozize-a-Lbv.jpg

 

 

http://nouveaucourrier.net   26 mars 2013

 

The end ! Après dix années de règne, le Centrafricain François Bozizé vient de quitter au pouvoir… comme il y est arrivé. Le balayeur a été balayé, le putschiste a été… putsché ! Bien entendu, nous ne le pleurerons pas. Il reste qu’au-delà de son sort personnel, son trépas est un nouvel échec à la fois pour son pays et pour l’Afrique – en tout cas pour l’idée que nous nous faisons d’une Afrique digne, unie et mobilisée vers des objectifs de progrès.


Une fois de plus, sur le continent, le pouvoir est au bout du fusil. Le raccourci armé confirme son efficacité politique. Ce qui n’est pas sans risques pour la stabilité à long terme. La figure du «seigneur de guerre» est aujourd’hui malheureusement plus tendance que celle de «l’opposant civilisé» qui, au prix de maints efforts et sacrifices, parvient à convaincre ses compatriotes de lui accorder leur confiance. La faute à des systèmes locaux qui vont rarement au-delà d’une démocratie formelle tout juste destinée à verrouiller le pouvoir tout en «faisant plaisir» aux «bailleurs de fonds». La faute également à un contexte diplomatique régional et international qui donne toujours une prime à la violence politique et à la stratégie du «fait accompli», dans une Afrique saharienne qui est comme programmée pour demeurer le «ventre mou» du monde, un «no man’s land» politique rappelant furieusement la saga australienne Mad Max.

 

Pour en revenir à François Bozizé, il s’agit d’un homme qui s’est appuyé sur la France et ses obligés régionaux – le Tchad d’Idriss Déby et le Gabon d’Omar Bongo Ondimba notamment – pour renverser Ange-Félix Patassé, qui était un président démocratiquement élu, malgré ce que l’on pouvait lui reprocher. Au final, ce sont des milices semblables à celles qui l’ont porté à la magistrature suprême, soutenues sans aucun doute par son réseau d’alliés internationaux (en particulier par le Tchadien Idriss Déby Itno, à qui Paris ne peut rien refuser en ce moment) qui ont obtenu sa «tête». Ce «cas d’école» doit créer quelques frayeurs dans certains pays «frères», notamment dans la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara où le même schéma est, théoriquement du moins, tout à fait envisageable…

 

L’Union africaine et son éternelle impuissance…

 

 Ce qui se passe actuellement en République centrafricaine démontre une fois de plus que les rébellions armées, si elles parviennent facilement à leurs fins, participent à aggraver les situations politiques et à retarder les transitions vers des démocraties équilibrées. Plus grave : elles concourent à priver de leur souveraineté les pays où certains entrepreneurs politiques les conduisent. Aucun mouvement armé ne peut raisonnablement parvenir au pouvoir sans bénéficier de soutiens financiers étrangers, d’une base-arrière logistique, d’appuis diplomatiques au nombre desquels il faut compter l’ancienne puissance colonisatrice, présente partout et qui choisit, selon ses intérêts, d’utiliser un certain nombre de leviers pour soit combattre les séditieux, soit les soutenir en sous-main. En se cachant derrière le devoir de protection de ses ressortissants, et en instrumentalisant le Conseil de sécurité des Nations unies pour imposer son agenda.


En République centrafricaine comme ailleurs, l’Union africaine donne de la voix, et ne fait que mettre en lumière son impuissance chronique à faire respecter les règles que les Etats se sont librement données. Nkosazana Dlamini-Zuma, nouvelle présidente de la Commission de l’organisation gouvernementale, a insisté sur le fait que «les statuts de l’Union africaine prévoient, dans le cas d’un changement de pouvoir anticonstitutionnel, la suspension du pays (concerné) des activités de l’UA, l’isolement complet des responsables et l’adoption de sanctions contre ceux-ci». Certes. Mais jusqu’à quand l’UA pétitionnera-t-elle des principes sans se donner les moyens de faire respecter sa voix ? Les militants de l’Afrique digne n’attendent pas de Dlamini-Zuma qu’elle perpétue le «minimum syndical» observé par le passé. L’Union africaine doit se donner les moyens militaires de sa politique. Comment peut-on sérieusement apparaître comme un acteur central quand on est désespérément incapable d’un déploiement militaire rapide et conséquent dans les pays en crise ? En République centrafricaine, trois forces internationales sont présentes. L’armée française, qui est là quoi que l’on dise pour défendre les intérêts de l’ex-métropole, la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC), servile exécutrice des ordres venus de Paris, et un détachement sud-africain, qui se trouve là dans le cadre d’accords bilatéraux nébuleux qui semblent singer, avec une efficacité moindre, des accords néocoloniaux qui de toute façon demeurent…


Au-delà de la dissuasion militaire, l’Union africaine souffre de son incapacité à définir et à défendre une politique d’ensemble, cohérente, destinée à renforcer l’indépendance de chacun de ses Etats et à rendre inéluctable une transition démocratique dont l’objectif ne serait pas de complaire à l’extérieur mais de bâtir des équilibres internes à long terme dans chacun des pays qui la composent. C’est aussi l’invisibilité de son discours qui l’empêche de faire entendre sa voix et de se faire respecter non seulement aux Nations unies, où la France continue d’imposer sa vision au Conseil de sécurité, mais aussi dans les nouveaux cénacles où les pays émergents se structurent et font entendre leurs voix pour un monde véritablement multipolaire.

Nous ne pleurerons pas Bozizé mais ce qui se passe en République centrafricaine est tout aussi inquiétant et désastreux que ce qui se passe au Mali. Du moins pour tous ceux qui se battent pour une Afrique qui résout par elle-même ses problèmes de sécurité collective.

 

Théophile Kouamouo

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 05:12

 

 

 

John-Kerry.jpg

 

 

Libération 26 mars 2013 A 20:58 Par AFP

 

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry est arrivé mardi soir à Paris, où il doit rencontrer mercredi son homologue Laurent Fabius pour discuter notamment de la situation au Mali et en Centrafrique, ainsi que du conflit en Syrie, a constaté un journaliste de l’AFP.

 

Les deux ministres vont «discuter d’un large éventail de dossiers, tels que les efforts de la communauté internationale pour rétablir la démocratie au Mali, mettre un terme à la campagne brutale du régime d’Assad contre le peuple syrien et se pencher sur les inquiétudes à propos de la détérioration de la sécurité en République centrafricaine», a indiqué à la presse Jen Psaki, une porte-parole du département d’Etat.

 

Les deux hommes devraient notamment évoquer la récente tentative de Paris et de Londres de convaincre les autres pays européens d’accepter la fourniture d’armes aux rebelles syriens, une initiative jugée trop risquée par de nombreuses capitales de l’UE.

 

John Kerry va aussi «rencontrer des entrepreneurs français pour discuter des moyens de promouvoir la croissance économique et la création d’emplois des deux côtés de l’Atlantique», a-t-elle ajouté.

 

Le secrétaire d’Etat américain s’est posé en France à l’issue d’une tournée d’une semaine qui l’a d’abord conduit en Israël, dans les Territoires palestiniens et en Jordanie, suivie de visites surprises à Bagdad et à Kaboul.

 

Nommé le 1er février à la tête de la diplomatie américaine, en remplacement de Hillary Clinton, il s’était déjà rendu à Paris, où il avait déjà rencontré Laurent Fabius le 27 février.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 04:55

 

 

 

Bangui centre ville encombré

 

 

ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES


Liberté – Travail - Progrès

 

 


Le 24 mars 2013, la Séléka qui avait  commencé son offensive le 10 décembre 2012 a pris Bangui. Le 25 mars 2013, le président de la coalition armée s’est proclamé Président de la République. Une fois de plus, le pays a été pillé, saccagé et le petit commerce détruit.


Ce coup de force constitue un grand recul démocratique pour notre pays. En effet, le nouveau Président détient tous les pouvoirs sans contrepartie parce qu’il a suspendu la constitution et légifèrera désormais par ordonnances.


Le coup d’Etat, la suspension de la constitution et la dissolution de l’Assemblée  nationale ont changé la donne. En outre, le délai fixé pour l’élection présidentielle correspondait avec la fin du mandat de l’ancien Président de la république.


La situation actuelle est nouvelle et nécessite un accord adapté même si la ligne directrice devra rester l’accord de Libreville.


L’opposition centrafricaine ne doit pas se précipiter pour accepter ce nouveau pouvoir et entrer dans  un gouvernement sans garanties démocratiques. Ce serait une fois de plus une faute politique comme la participation aux  élections générales truquées de 2011 aux résultats connus d’avance ou les accords précipités de Libreville qui n’ont pas posé la problématique de la détention des pouvoirs réglementaires par le Premier Ministre de la transition.


 Notre peuple est déjà  meurtri à cause des comportements infantiles et bassement matérialistes de ses propres fils et filles.


La fédération de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), attachée aux principes fondamentaux de la démocratie :


Demande la tenue d’une Rencontre nationale qui définira la feuille de route du nouveau gouvernement et l’institution d’un conseil national de transition, contre-pouvoir nécessaire au pouvoir exécutif.


Affirme que toute collaboration au pouvoir actuel sans consensus programmatique préalable est une trahison, qu’elle  ouvre une voie royale à d’autres souffrances du peuple centrafricain, et  à la confiscation des libertés fondamentales par le nouveau pouvoir.                      

                                                                                                      Fait à Paris, le 26 mars 2013

                                         

 

 

   LE   BUREAU FEDERAL

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 04:26

 

 

 

Boz seul


 

RFI  mardi 26 mars 2013

 

Après la prise de Bangui, dimanche 24 mars, le président déchu de la République centrafricaine, François Bozizé, a trouvé refuge au Cameroun, en attendant de trouver un pays d’accueil. Sa famille, qui n’a pas eu la chance de monter comme le président dans un hélicoptère, s’est enfuie avec les moyens du bord avant d’arriver, ce mardi 26 mars, à Kinhsaha, en République démocratique du Congo où elle est prise en charge.

 

Deux épouses de François Bozizé et leurs enfants, une vingtaine de personnes au total, sont logés par les autorités congolaises dans une maison d’hôte du quartier résidentiel de Ma campagne sur les hauteurs de Kinshasa. « C’est la solidarité africaine qui s’applique, ces gens-là sont arrivés démunis », explique une source gouvernementale.

 

Les proches de l’ex-président Bozizé ont fui Bangui en catastrophe, sans avoir eu le temps de faire leurs bagages. Ils ont subi un voyage éprouvant. Après la traversée de la rivière Oubangui, ils se sont retrouvés à Zongo, en RDC, dans la province de l’Equateur. De là, ils ont voyagé de nuit, sur une piste, vers Gemena.

 

C’est à partir de Gemena qu’ils ont été acheminés par avion à Kinshasa. Maintenant, ils se reposent. Ils sont nourris, logés, habillés. Ils resteront dans la capitale congolaise « le temps nécessaire », nous dit-on. On ne sait pas quelle sera la prochaine destination du clan familial Bozizé. Ces proches du président déchu sont tenus, pour le moment, à l’écart de la presse.

 

La vie reprend timidement

 

En Centrafrique, entre-temps, la vie reprend mais de manière très timide. Les coups de feu ainsi que les pillages sont moins fréquents ; la population a commencé à sortir dans les rues de la capitale et quelques voitures se sont hasardées dans les rues. « J’ai vu des éléments de la Seleka en train de passer et des civils, comme moi, en train de passer et d’observer les suites des pillages », a témoigné un habitant de Bangui, au micro de RFI.

 

La circulation reprend mais les habitants de la capitale ne connaissent pas le profil des nouveaux hommes forts du pays et estiment qu’il est prématuré de donner un avis sur ces nouveaux dirigeants. Cela n’empêche pas la jeunesse centrafricaine d’avoir de multiples revendications à faire valoir.

 

Lors de son discours officiel prononcé lundi, Michel Djotodia, qui s’est proclamé président, a appelé les fonctionnaires et agents du secteur public et privé à reprendre leurs activités. Pour le moment, cet appel est resté sans effet car aucune institution n’a été ouverte.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 04:00

 

 

 

patrouille-contre-pillard.jpg

 

 

Source: liberation.fr  26 mars 2013 à 21:46

 

Par AFP

 

Les rebelles centrafricains ont tenté mardi de faire cesser les pillages dans Bangui, au lendemain de l’annonce par le nouvel homme fort de la Centrafrique, Michel Djotodia, qu’il prenait le pouvoir pour trois ans.

 

Dans la confusion, le bilan des violences restait difficile à établir deux jours après le coup de force ayant permis à la rébellion Séléka de renverser dimanche le président François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans.


«Nous ne pouvons pas donner de chiffres pour le moment mais il y a un nombre important de blessés et de morts», a déclaré à l’AFP Georgios Georgantas, haut-représentant du Comité international de la Croix-Rouge en Centrafrique.

 

Des patrouilles mixtes composées de la Force multinationale d’Afrique centrale (Fomac) et de membres du Séléka ont tenté toute la journée de «sécuriser» la capitale où le couvre-feu a été imposé en soirée pour la seconde nuit consécutive.

 

«La ville est tellement grande, il y a des pillages partout, c’est très dur de tout contrôler», a confié à l’AFP un soldat de la Fomac.

 

Pistolet à la main, le général Moussa Mohammed Dhaffane, un des cinq ministres Séléka au sein du gouvernement d’union nationale, a lui-même participé à la traque des présumés pilleurs.


A la nuit tombée, on entendait toujours des coups de feu sporadiques et les patrouilles régulières continuaient de quadriller la ville, alors que le courant était partiellement revenu dans certains quartiers.


Hormis ces patrouilles, les rues de la capitale centrafricaine étaient désertes en début de soirée.


Si la plupart des marchés de la capitale ont rouvert, leur activité est restée limitée, avec des prix très élevés. Dans le centre de la ville, tous les magasins sont restés fermés, protégés par des hommes du Séléka et des gardes privés.


«J’ai faim», lançaient, en sango (langue nationale) des habitants au passage des patrouilles.


«Nous n’avons rien à manger depuis hier (lundi). Je donne de l’eau avec du sel à mes enfants», expliquait une habitante du quartier Benz VI, employée de la société Orange dont des locaux avaient été pillés dimanche.


«Laissez-nous sécuriser la ville!»


Ancien fonctionnaire ayant basculé dans la rébellion en 2005, M. Djotodia a annoncé lundi soir à la presse qu’il allait diriger le pays pendant ce qu’il a appelé «une période de transition consensuelle de trois ans».


«J’estime nécessaire de suspendre la Constitution (...), de dissoudre l’Assemblée nationale ainsi que le gouvernement. Pendant cette période de transition qui nous conduira à des élections libres, crédibles et transparentes, je vais légiférer par ordonnances», a-t-il dit.


«En respectant l’esprit des accords de Libreville, je vais reconduire le Premier ministre (Nicolas Tiangaye, issu de l’opposition), chef du gouvernement d’union nationale, dans ses fonctions», a encore assuré M. Djotodia.


Après une première offensive de la rébellion en décembre, un accord de paix avait été signé le 11 janvier à Libreville, mettant en place un gouvernement dit «d’unité nationale», composé de membres du clan du président Bozizé, de la rébellion et de l’opposition. Mais les rebelles, reprochant au régime de ne pas avoir respecté cet accord, avaient repris les armes en fin de semaine dernière et chassé le président, réfugié au Cameroun.


A la question «est-ce un coup d’Etat?», un responsable du Séléka et ministre de la Communication du gouvernement d’union, Christophe Gazam Betty, a répondu mardi à l’AFP: «Il faut bien appeler ça par un nom ou par un autre. Les faits sont là». En attendant, «laissez nous sécuriser la ville, on verra ensuite», a-t-il lancé.


Des Français rassemblés à l’ambassade


Lundi, l’Union africaine avait suspendu la participation de la Centrafrique à l’organisation. Elle avait également imposé des sanctions contre sept responsables du Séléka dont M. Djotodia. Les Etats-Unis et l’Union européenne avaient condamné le changement de gouvernement «par la force». Washington a menacé mardi de geler près de 2,2 millions d’aide, qualifiant «d’inacceptables» les pillages en cours.


M. Bozizé était lui-même arrivé au pouvoir par les armes en 2003, à la tête d’une rébellion qui avait chassé le président Ange-Félix Patassé.


Réfugié au Cameroun, c’est dans un hôtel de luxe de Yaoundé qu’il a passé la nuit.


«M. Bozizé été logé à l’hôtel Hilton. Des négociations sont en cours pour qu’il parte le plus rapidement possible vers un autre pays», selon une autorité administrative.


Lundi, deux Indiens avaient été tués par erreur par des soldats français chargés de protéger l’aéroport de Bangui.


Durant le week-end, la France avait renforcé son dispositif militaire en Centrafrique où vivent 1.200 Français, y déployant quelque 550 soldats.


Mardi, à l’ambassade de France à Bangui, une vingtaine de Français attendaient, à bord d’un camion de l’armée française, un transfert vers l’aéroport. Selon le témoignage d’un père tenant son bébé de 18 mois sur les genoux, ils avaient été évacués de chez eux dimanche: «Samedi, nous avions été pillés plusieurs fois, menacés par des gens en armes à plusieurs reprises, on avait eu très peur».


Au ministère français des Affaires étrangères, on indiquait mardi qu’il n’y avait «pas d’ordre de regroupement des Français de Bangui préalable à une évacuation» mais une aide «ponctuelle» à des Français victimes de pillages.


En Afrique du Sud, le principal parti d’opposition a exigé une commission d’enquête parlementaire après le décès de 13 militaires sud-africains, tués lors de l’assaut du Séléka sur la capitale.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 19:49

 

 

Bozizé et Zuma


JOHANNESBURG, 25 mars 2013 (AFP) - L'Afrique du Sud, chantre d'une Afrique réglant ses conflits elle-même sans intervention non-africaine, a essuyé  en Centrafrique ses plus lourdes pertes militaires depuis 1994, avec au moins 13 morts, un disparu et 27 blessés, suscitant émotion et polémique.


Lundi devait être un jour faste pour le président Jacob Zuma. Il avait prévu de célébrer devant la presse ses succès diplomatiques en commentant par avance la visite officielle du président chinois Xi Jinping, attendu mardi à Pretoria, et le sommet des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) organisé pour la première fois dans son pays, mardi et mercredi.


Mais la chute de Bangui, capitale de la Centrafrique prise dimanche par la rébellion du Séléka, a gâché la fête, faisant la Une de tous les médias et soulevant "de nombreuses questions" de l'aveu des experts, même les plus acharnées à défendre le "rôle de l'Afrique du Sud" sur le continent, selon Sylvester Maposa de l'institut Africa.


"Durant les combats (à Bangui), 13 de nos soldats sont tombés et l'un est porté disparu", a dû annoncer M. Zuma devant les médias étrangers, nombreux à son point presse. Vingt-sept autres soldats ont été blessés.


Un peu plus de 200 militaires sud-africains avaient été déployés en janvier pour aider à restaurer la paix en Centrafrique et épauler une vingtaine d'officiers formateurs déjà présents en vertu d'un accord de coopération de 2007, reconduit fin 2012 alors que le président François Bozizé était déjà sous la menace rebelle.


Selon M. Zuma, les soldats sud-africains, attaqués dans leur base par plus d'un millier de rebelles, se sont battus pendant neuf heures près de Bangui, infligeant de lourdes pertes aux hommes de la rébellion qualifiés de "bandits". "Nos soldats ont payé le prix ultime au service de leur pays, l'Afrique", a-t-il dit, alors que le commandement sud-africain est sous le feu des critiques et accusé de ne pas avoir retiré à temps ses hommes.


M. Bozizé, arrivé au pouvoir par les armes en 2003, avait fait un aller-retour éclair pour voir M. Zuma jeudi à Pretoria.


"Nous n'avons pas décidé de nous retirer de la Centrafrique, en raison de l'existence d'un accord entre nos pays", a également annoncé M. Zuma. "Quand la poussière sera retombée, nous évaluerons si notre présence est encore nécessaire".


"En tant que membre de l'Union africaine, l'Afrique du Sud rejette toutes les tentatives de prise de pouvoir par la force. Quel que soit l'endroit où nos troupes sont déployées, elles ont le devoir de se défendre et de défendre leur position", a ajouté M. Zuma.


En écho, le général Solly Shoke a déclaré que "partir n'était pas une option" tant que les autorités politiques n'en auraient pas décidé.


Des médias ont affirmé que deux avions s'étaient pré-positionnés en Ouganda pour évacuer les soldats restants et que les Sud-africains dépendaient des forces françaises tenant l'aéroport international de Bangui pour sécuriser leur retour à la maison.


Le général Shoke a souligné que les Sud-Africains n'étaient "pas là pour faire la guerre" mais pour "protéger du matériel destiné à renforcer les forces centrafricaines". Les rebelles "sont d'origine arabe, et clairement des étrangers, bien armés et motorisés mais ce sont également eux qui ont demandé la trêve", a-t-il affirmé.


"Depuis la création des forces de défense nationale sud-africaine (SANDF) en avril 1994, c'est le plus grand nombre de morts que nous ayons subi dans n'importe quel déploiement", a précisé à l'AFP un porte-parole de l'armée, Xolani Mabanga.


"Nos troupes n'étaient pas équipées et pas censées engager des combats (...) Maintenant elles sont en infériorité numérique, en infériorité en puissance de feu et piégées en République centrafricaine", a critiqué Pikkie Greef, secrétaire national du syndicat militaire Sandu, au micro de la radio 702.


Un expert militaire, Helmoed Heitman, grand pourfendeur des budgets militaires trop faibles selon lui depuis que le parti ANC dirige l'Afrique du Sud, a fustigé le manque d'hommes, d'équipements mais surtout de transport de troupes: "Nous n'avons la capacité ni de faire une exfiltration rapide (de nos troupes) ni de les renforcer".


Un autre syndicat de l'armée, Sasfu, a pointé du doigt le commandement de l'armée qui "aura à rendre des comptes".


Outre la Centrafrique, l'Afrique du Sud a des troupes déployées en République démocratique du Congo où elle compte en envoyer davantage pour stabiliser l'est du pays avec d'autres pays, mais également au Soudan et dans le détroit du Mozambique contre la piraterie. 

 

 

 

BANGUI : PRETORIA N’ENTEND PAS RAPATRIER SES HOMMES DE LA CENTRAFRIQUE

 

Bangui, 26 mars 2013 (RJDH) – En dépit de lourde perte affligée à la troupe sud-africaine par les éléments de la Séléka, lors de leur offensive finale sur Bangui, les autorités de Pretoria ont encore l’intention de garder leur troupe en Centrafrique, dans le but de participer au opération de paix et de sécurité.

 

Treize soldats sud-africains ont été tués, 27 blessés et un autre porté disparu, au moment de l’avancée des rebelles de la Séléka, vers la capitale centrafricaine. Les troupes sud-africaines étaient les seules à opposer une vive résistance aux rebelles, alors qu’ils étaient en train de faire tomber la capitale.

 

Dans une déclaration à la presse internationale lundi, le président sud-africain, Jacob Zuma, qui parle d’un « triste jour pour l’Afrique du Sud », a fait savoir qu’« un peu plus de 200 de nos soldats ont combattu des bandits animés de mauvaises intentions, mais leurs agissements ne nous ont pas fait renoncer à notre mission de paix et de sécurité ».

 

En 2007, un accord de coopération militaire était signé entre l’Afrique du sud et la Centrafrique. Avec le déclenchement de la crise en décembre dernier, Pretoria avait alors renouvelé cet accord pour une durée de cinq ans. Officiellement, les soldats sud-africains avaient pour mission de former les éléments des forces armées centrafricaines.

 

Après leur échec de dimanche, les soldats sud-africains ont été récupérés par les éléments de la force multinationale en Afrique centrale et gardés à la base de Bangui M’Poko. Les blessés sont admis à l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Au moment de la signature des accords de paix du 11 janvier dernier à Libreville, les rebelles de la Séléka avaient fait du rapatriement des hommes de Pretoria, un point de revendication. Le point a été validé par les signataires de l’accord de paix et inscrit dans le document. Seulement, le point n’est toujours pas appliqué.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 19:16

 

 

 

Bozizé et Zuma

 

 

 

ALERTE LC/DERNIERE MINUTE

 

 

 

Lettre du Continent n°655 du 26/03/2013

 

Le scénario secret de la fuite de Bozizé


Selon une note confidentielle interne des Nations unies dont La Lettre du Continent a eu connaissance, c'est à 19h45 précises dimanche 24 mars que l’Eurocopter AS 350 Ecureuil de la présidence centrafricaine transportant François Bozizé s’est posé sur l’héliport de Batouri, chef-lieu du département du Kadey, dans l’Est du Cameroun. Une heure auparavant, l’appareil avait quitté la cour du palais de la Renaissance, à Bangui, où il était stationné en permanence depuis plusieurs mois, pour aller se poser dans cette petite ville camerounaise située à 110 kilomètres de la frontière centrafricaine. A son bord, outre le pilote et le chef d’Etat renversé, se trouvaient deux gardes du corps en short et non armés, et l’un des neveux de François Bozizé, qui passe pour être son "chef percepteur et caissier" privé. 
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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 18:56

 

 

 

Boz centrafrique

 

Bozizé et Ndoutingai 

 

Josephine-Kelefio.JPG

Joséphine Kéléfio soeur cadette de Bozizé

 

anniversaire Djodjo.J 2 PG

Djodjo Bozizé

 

Papy-Bozize.JPG

Aimé Vincent alias Papy Bozizé

 

 

Renee-Madeleine-Sambo-Bafatoro.-2-JPG.JPG

Mlle Renée Madeleine Sambo Bafatoro, la favorite de Bozizé

 

Yangouvonda et Bafatoro en amoureux

 

 

Parfait-Anicet-Mbaye.jpg

Parfait MBAY bloqué à Cergy Pontoise

 

 

Socrate-et-Kevin-Bozize.JPG

Socrate et Kévin Bozizé

 

 

KINSHASA, 26 mars 2013 (AFP) - La famille du président déchu de Centrafrique François Bozizé est arrivée mardi matin à Kinshasa après s'être réfugiée en République démocratique du Congo lors de l'arrivée des rebelles à Bangui, a-t-on appris de source officielle congolaise.

 

"Ces personnes décideront elles-mêmes de l'endroit où elles veulent aller", a expliqué à l'AFP M. Lambert Mende, porte-parole du gouvernement. Elles seraient au nombre de 28, selon une source aéroportuaire.

 

D'abord hébergées dans un hôtel et un établissement religieux de Zongo, la ville congolaise située face à Bangui de l'autre côté de l'Oubangui, elles avaient été éloignées d'une centaine de kilomètres de la frontière par le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et le gouvernement congolais.

 

Le président déchu est au Cameroun depuis dimanche après avoir été renversé dimanche au terme d'une offensive-éclair de la rébellion du Séléka sur Bangui. Le Cameroun a précisé ne l'accueillir que temporairement.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 18:51

 

 

 

 

Michel Djotodia Am Nondroko

 

 

20minutes.fr 26 03 2013

 

Michel Djotodia est le nouveau président, autoproclamé, de la Centrafrique. Cet homme âgé d’une soixantaine d’années –sa date de naissance est inconnue– était l’un des leaders de la Sekela, la coalition des mouvements de rébellion créée en 2012 et qui vient de renverser l’ex-président Bozizé.  Dans le gouvernement d’union nationale mis sur pied à la fin de l’année 2012, Michel Djotodia avait été désigné premier vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale.


Homme politique «présenté comme un intellectuel polyglotte» selon le Figaro, il a passé quatorze ans en URSS pour se former. A son retour, il entame une carrière dans l’administration centrafricaine, passant du ministère du Plan au ministère des Affaires étrangères. Il devient ensuite diplomate lorsqu’il est nommé consul de la République centrafricaine à Nyala, au Sud-Soudan. Probablement une étape essentielle de sa carrière, car c’est là qu’il aurait noué des liens avec des responsables du Tchadiens, alors que le Tchad est, avec la France, le pays le plus influent en RCA, souligne Le Figaro.

 

En exil au Bénin

 

C’est en tout cas après ce passage au Soudan que Michel Djotodia entre dans la rébellion. En 2005, il devient l’un des leaders de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UDFR). «C’est avec l’assistance [des rebelles tchadiens, ndlr] qu’il est devenu un des leaders de l’UDFR», a expliqué sur RFI Louisa Lombard, anthropologue spécialiste de la RCA. Djotodia vit alors en exil au Bénin, en Afrique de l’Ouest, mais il y est arrêté en novembre 2007 à la demande de Bozizé. Après quelques mois en prison, il  est libéré en février 2008. Entre-temps, l’UDFR s’est trouvé un autre leader, Damane Zakaria, qui signe les accords de paix avec le président centrafricain.


Michel Djotodia  rentre finalement en Centrafrique en 2011 et s’impose comme l’un des principaux leaders du mouvement Sekela, une agrégation de plusieurs mouvements de rébellion qui ont le même objectif: renverser Bozizé. Là encore, rapporte Libération, le Tchad d’Idriss Déby aurait favorisé cette coalition. D’ailleurs, ajoute le quotidien, des conseillers tchadiens proches d’Idriss Déby encadrent déjà Michel Djotodia.


Lundi, pour l'une de ses premières interventions, Michel Djotodia a déclaré: «Je ne sais pas combien de temps je vais rester au pouvoir. Dans trois ans, comme prévu par l'accord de Libreville, nous organiserons des élections libres et transparentes». Il n’exclut pas d’ailleurs de s’y présenter pour tenter de gagner son premier scrutin, alors qu’il a échoué lors de deux législatives. Il a en tout cas suspendu ce mardi la Constitution centrafricaine.


 M.P.

 

 

 

Portrait de Michel Djotodia (RFI)

 

C'est fin 2006 que le public découvre Michel Djotodia lorsque son mouvement rebelle, l'UFDR, a attaqué Birao, dans l’extrême nord-est du pays. Lui-même a dû s'exiler au Bénin et est arrêté en vertu d'un mandat international lancé par la Centrafrique. Il est mis en prison et ne sera libéré qu'en février 2008. Il disparaît alors des médias mais ses contacts avec les différentes tendances de la rébellion se poursuivent. Il revient sous le feu de l'actualité, en décembre dernier, avec les premières attaques lancées par la Seleka, une coalition qui permet, à plusieurs groupes rebelles, de se retrouver.

 

Cet ancien étudiant en ex-URSS a été fonctionnaire. Il a tenté par deux fois, d'être élu député de sa préfecture, la Vakaga, sans succès. « Ca l'a énervé et ça l'a encouragé à passer à la lutte armée », raconte un ex-cadre de la rébellion. « C'est un homme qui a des ambitions politiques », précise un de ceux qui ont travaillé avec lui.

 

Michel Djotodia a été consul de la Centrafrique au Darfour, à Nyala. Cet épisode a été décisif pour la suite de son parcours. Des rebelles tchadiens et soudanais circulent dans la zone, ce qui autorise de nombreux contacts. Djotodia parle plusieurs langues, notamment le russe et l'arabe. Son statut d'intellectuel l'a aidé à devenir la figure de proue de la Seleka : certains rebelles l'appelaient déjà, ces derniers mois, « le président Michel ».

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 18:47

 

 

 

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Par Alain Barluet  26/03/2013 à 15:28


DÉCRYPTAGE - La France a «pris acte» du départ du président François Bozizé après lui avoir refusé son soutien, limitant son engagement à la protection de ses ressortissants et à un «accompagnement» diplomatique.

 

En Afrique, Paris a désormais pris le parti de limiter ses interventions directes à la défense d'«intérêts vitaux». C'est le cas au Mali dans la guerre contre les djihadistes. En Centrafrique, en revanche, la France fait le service minimum, en s'appuyant sur le multilatéralisme - le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni lundi soir - et les organisations régionales.

 

Dimanche, l'Élysée a appelé au calme dans un communiqué et «pris acte» de la fuite du président François Bozizé, lorsque la capitale centrafricaine, Bangui, est tombée aux mains des rebelles. Lundi, le porte-parole du Quai d'Orsay, Philippe Lalliot, a condamné le recours à la force et demandé l'arrêt des pillages.

 

L'engagement militaire français s'est limité à l'envoi à Bangui durant le week-end de 300 soldats en renfort des 250 militaires déjà présents, pour protéger les ressortissants français, européens et américains. «Les pillages ont diminué, une évacuation n'est pas prévue», indique-t-on mardi à l'Élysée.

 

Avec la crise centrafricaine, on veut voir à Paris une illustration de la posture définie en octobre dernier à Dakar par François Hollande qui avait annoncé, une nouvelle fois, la fin de la «Françafrique». François Bozizé «n'a pas bénéficié de notre soutien militaire, pas plus qu'aucun autre président africain désormais», souligne-t-on dans l'entourage du président de la République.

 

Mais attention, ajoute-t-on, non-ingérence ne signifie pas indifférence. Le chef de l'État est «impliqué», il s'est entretenu au téléphone avec nombre de ses homologues africains, notamment à deux reprises avec le Sud-Africain Jacob Zuma, fait-on valoir à l'Élysée.

 

Un nouveau mantra diplomatique

 

Pour Paris, le principal message aux protagonistes de la crise est le retour à l'accord sur une transition politique signé le 11 janvier dernier à Libreville entre le camp gouvernemental, l'opposition et les rebelles. Conformément à ce compromis, un premier ministre issu de l'opposition démocratique, Nicolas Tiangaye, a été nommé. «C'est notre interlocuteur», dit-on à l'Élysée, où l'on exclut que Michel Djotodia, le nouvel homme fort de Bangui, puisse être reçu par François Hollande.

 

Le nouveau mantra diplomatique, pour la Centrafrique comme ailleurs en Afrique, consiste à «accompagner» les organisations régionales. La France mise en particulier sur la Communauté des États d'Afrique centrale (CEAC), qui a parrainé l'accord de Libreville avec le Congo-Brazzaville et le Gabon. Une organisation opportunément présidée par le Tchad, interlocuteur clé, très impliqué en Centrafrique, et avec lequel la France a partie liée au Mali.

 

Reste à savoir si la mobilisation des acteurs africains favorisée par Paris permettra de remettre d'aplomb les États faillis en Afrique. Dans le cas contraire, les liens historiques, avec les attentes des populations et les menaces de déstabilisation, pourraient inciter l'ex-puissance coloniale à remettre en cause sa prise de distance et à revenir en première ligne.

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