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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 00:55

 

 

Saragba F

 

 

 

Indépendance cha-cha  tozuwi ye ! Oh Kimpwanza cha-cha tubakidi, Oh Table Ronde cha-cha ba gagné oh! , Oh Lipanda cha-cha tozuwi ye !  (En lingala, « Nous avons obtenu l’indépendance ! Nous voici enfin libres, À la Table Ronde nous avons gagné ! Vive l’indépendance que nous avons gagnée » Tour à tour ce refrain est repris en lingala puis en tshiluba et en kikongo, trois des langues principales qui sont parlées au Congo.

Pour les plus âgés d’entre-nous africains et centrafricains qui s’en souviennent encore, c’est bien sûr Joseph Kabassele Tshamala dit le « grand kallé », fondateur de l’african Jazz. Un tube mémorable, historique composé par Roger Izeidi et interprété officiellement  pour la première fois à l’hôtel plazza de Bruxelles par Kallé  pour clôturer la fin des travaux d’une harassante table ronde qui eût lieu du 20 janvier au 20 février 1960, entre d’une part onze partis politiques congolais et d’autre part, les autorités belges. Table ronde dont les résultats ont consacré et ont scellé définitivement l’indépendance du Congo voisin en ce début d’années 1960. Une année qui a vu l’accession à l’indépendance de treize autres pays africains dont la république centrafricaine le 13 août.
Refrain inoubliable qui vient se graver dans la riche quotidienneté d’une Afrique déjà éternelle, puisque berceau de l’humanité. Refrain mémorable, cri de victoire et de ralliement  jadis chanté sur tous les tons et dans toutes les langues sur tout le continent avec vigueur et triomphalisme dans l’euphorie des indépendances. Quelquefois, il était fredonné d’une manière erronée par ceux qui ne comprenaient pas le lingala comme berceuse ou encore roucoulé d’une manière langoureuse. Le tout sur  un rythme de rumba à deux tempos inspiré du fameux cha-cha-cha argentin à trois tempos des années 1950.

Que d’espoir suscité et vite déçu ! Que d’espérance en l’avenir ! Les colons sont partis, vivent les néo-colons, vive la françafrique. Cinquante ans « d’indépendance », cinquante ans de dépendance. Tel est sans complaisance le constat  immonde d’un demi-siècle d’une prétendue indépendance que l’on pourra désormais qualifier sans forfaiture de mirage.

LE CAMOUFLAGE DES ORIPEAUX DE LA PRATIQUE COLONIALE SOUS LA BANIERE DE L’INDEPENDANCE. LES INTERÊTS DES COLONS SONT DIAMETRALEMENT OPPOSES A CEUX DES COLONISES.

En effet, « L’indépendance » octroyée à contre cœur et avec rancœur par les anciennes puissances coloniales aux pays africains  se révèle être un mirage. Elle n’a jamais été effective. En Assénant d’une manière aussi sèche cette vérité, elle dégomme tout et invite le peuple africain à s’affranchir définitivement de l’asservissement colonial et postcolonial. Désormais les africains doivent  élaborer  par eux- mêmes d’une manière indiscutable les canevas d’un meilleur dessein. Lesquels canevas ne pourront qu’instaurer une véritable indépendance pour les cinquante années à venir.

L’indépendance ne se décrète pas, ni ne se donne.  Elle se conquiert par des luttes, elle s’arrache dans la douleur d’un îlot de sang et de flots de larmes. Une vérité que nous autres n’avons jamais voulu l’accepter. A tort, nous réfutons cette réalité. Nous pensions conquérir notre vraie indépendance en troquant l’essentiel contre les promesses et autres approximations sans opérer une rupture. La logique, les intérêts des colonisés sont diamétralement opposés à ceux des colons. Nier cette évidence, c’est tout simplement se résigner, se soumettre à la volonté et au bon vouloir du colon, pire, c’est se renier en tant que homme. Pourtant l’histoire de l’humanité, des rapports entre les hommes, des pays et des peuples colonisés est là pour témoigner. Aucun pays  ou  peuple qui a colonisé un autre depuis la nuit des temps  ne l’a fait par générosité, aucun de ces pays n’a gagné non plus son indépendance de part la générosité de ses envahisseurs. Que cela soit clair. Toute autre lecture est erronée et blasphématoire. 

Il n’y a pas une indépendance gagnée pacifiquement. Elle est le fruit d’âpres déchirements qui imposent respects puis collaboration. C’est toujours au  prix d’énormes sacrifices consentis sur l’autel de nos héros, martyrs de la nation qu’elle doit se gagner. Ainsi, elle prend possession de chaque âme pour s’incruster définitivement dans la conscience collective. Elle est quotidienneté du fait qu’elle est la marque d’une évolution temporelle subie et partagée. L’adhésion et le consentement à cette quotidienneté ne laisse pas de doute. Elle est patrimoine de la nation. Elle prend racine dans les profondeurs de nos terres, de nos rivières, de nos fleuves, à travers nos morts pour s’ériger sous la bienveillante vigilance des aïeux en un héritage pour les générations futures.  Elle est au quotidien parce qu’elle se vit, se respire quoique imperceptible parce qu’elle n’en fait désormais qu’une avec l’identité nationale, intégratrice d’un « habeas corpus » qui tend vers l’universel. Elle n’est pas conquête définitive, elle s’entretient avec beaucoup d’allant, de dignité et d’ardeur. Elle se préserve par un comportement responsable, par un état de veille perpétuel. Elle  recommande et exige d’être gardée jalousement par le sacrifice d’authentiques patriotes épris de liberté à chaque instant, à chaque moment  des tentatives déstabilisatrices de l’extérieur.

L’ORDRE ETABLI ET REGNANT  N’EST QUE LE RESULTAT  D’UN CONCENSUS DE VAINQUEURS.

Les états sont ce qu’ils sont. Ne nous trompons pas, les plus forts ne vivent que sur la dépouille des plus faibles. C’est ainsi que les états « forts » ont bâti au fil du temps leur renommé, leur réputation, leur grandeur sur le socle de valeurs faussement universalistes. Les rapports qui existent entre les états sont des rapports de force et de domination qui tournent autour de quelques agrégats décrétés par les vainqueurs. Ces invariants dans une analyse empirique se traduisent par la force militaire, la puissance économique et une influence culturelle dont la normalité est imposée. L’ordre  établi et imposé par les plus forts dans un consensus de vainqueurs ne souffre d’aucune contradiction et ne tolère aucune remise en question, même en condition d’échec. Ces états détenteurs d’une civilisation prétendument supérieure, bien que décadentes imposent une norme industrielle, spirituelle et culturelle comme la seule norme. Celle-ci vient heurter, déstabiliser, pervertir  les mentalités. Elle transgresse et dérègle tout l’écosystème dans sa diversité. Elle finit par influer et déséquilibrer l’espace cosmique sacré pour mettre en danger toute l’humanité.

L’expérience de « l’indépendance » vécue ces cinquante dernières années par les états africains révèle une vérité qui n’est que le constat d’une triste réalité. La colonisation directe, brutale et génocidaire infligée aux africains avant 1960 a fait place à une néo colonisation sournoise tout  aussi dévastatrice. Elle est en vigueur dans les pays africains. On a voulu pour les nécessités du moment ajuster la belle et scintillante camisole de la « dame indépendance »  par-dessus les oripeaux de la pratique coloniale. Sous des appellations soporifiques et lénifiantes, la colonisation a pris le visage de la coopération, d’immuables accords de défense, d’aide au développement, du commerce équitable, d’immigration choisie, des ONG… Elle utilise par substitution des dictateurs et autres potentats locaux amnésiques, assoiffés de pouvoirs, bêtes et méchants qui sont de véritables collaborateurs, bourreaux de leur peuple respectif.

UNE VERITE QUI MET A NU LE DISCOURS DE BRAZZAVILLE ET DE DAKAR. ELLE DEVOILE LE CARACTERE DESUET ET COLONIALISTE DE LA PARTICIPATION DES CHEFS D’ETATS AFRICAINS ET DES TROUPES AFRICAINES AU DEFILE DU 14 JUILLET 2010 SUR LES CHAMPS-ELYSEES.

Cette vérité annihile toute l’aura humaniste et la générosité d’une mission prétendument civilisatrice dont on a voulu  recouvrer l’une des plus grandes victoires du peuple africain sur les puissances coloniales. La vraie histoire travestie par les vainqueurs pour les besoins du moment s’affiche au grand jour. Cette victoire historique dont la paternité et le mérite ne peuvent qu’échoir seulement et seulement aux seuls  hérauts, pères de nos indépendances ainsi qu’à notre peuple, héros meurtri par des siècles de résistance. Une vérité qui met à nu le caractère trompeur et revanchard du discours de Brazzaville. Discours dans lequel, le général Charles De gaulle, qui, exaspéré et dépité par les velléités indépendantistes des africains finira par déclarer : « L’indépendance, quiconque la voudra pourra la prendre aussitôt, la métropole ne s’y opposera pas ». Discours qu’il réitéra quelques jours après à Dakar en des termes encore plus exaspéré et sans équivoque «  Vous voulez l’indépendance ? Mais prenez-la donc.  Cet aveu d’impuissance qui donne finalement raison à l’audace du président Sékou Touré dans sa diatribe prononcée à Conakry à l’endroit de la mère patrie en présence du général De gaulle « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage ».

Autrement dit, cette invitation à l’indépendance cachait en réalité une stratégie fine, insidieuse, non avouable encore plus destructrice que la colonisation elle- même. Elle met en place aussitôt une stratégie déstabilisatrice qui consiste à faire en sorte que ces africains prétendument indépendants ne réussissent jamais. On se congratulait alors de satisfecit dans les états majors coloniaux du fait que tout s’était relativement passé dans l’amitié en attendant néanmoins ces africains au tournant pour leur faire ravaler leur orgueil. Un discours qui contrastait avec le discours officiel d’une France généreuse, prête à accompagner sincèrement les africains dans leur quête d’indépendance.  Cet affront ingrat de ces africains à qui la métropole a amené la civilisation devra être payé d’une manière ou d’une autre. Le premier qui a osé relever ouvertement et officiellement les hostilités en ces années post indépendances  était « l’insolant » Sékou Touré de la Guinée par conséquent il doit payer. Bien avant Sékou Touré d’augustes et héroïques africains qui ont  combattu et montré le chemin de la liberté: Tchaka zoulou, Soundiata keité, Samory… Ces pionniers ont transmis le flambeau de cette lutte pour la liberté aux héros de l’indépendance qui ont pour noms : Kwamé khruma,  Barthélémy Boganda, Patrice Lumumba, Modibo Keita, Mandela… Ce sont d’authentiques africains qui font désormais partis de notre quotidienneté et de la mémoire collective. Leurs noms sont gravés à jamais au panthéon de la lutte pour l’indépendance et l’émancipation du peuple noir. Les guinéens  paieront l’audace de Sékou Touré, ce crime de lèse majesté, cette liberté de ton à l’égard de la métropole. C’était une question d’honneur. L’on ne parle pas ainsi à la France et encore moins à son illustre représentant, héros de la deuxième guerre mondiale en la personne du général de Gaulle.  En définitive, les controverses provoquées plus-tard par le régime despotique du président Sékou Touré ne sont que les conséquences d’un isolement dû au lâchage des autres présidents africains  encore sous le joug et sous la pression de la métropole ?  On a pu intégrer dans la tête de ces africains que sans la France, les africains n’arriveront à rien. Aussi l’échec du régime de Sékou Touré  donnait raison à la France et légitimerait son retour et sa présence sur le territoire africain d’où  elle était  repartie  humiliée et contre sa volonté.

Cinquante années après les indépendances, nous avons sans doute changé d’époque mais pas de registre. Les pratiques sont toujours là. Lorsqu’un président de la république est bon pour son peuple, même lorsqu’il est élu, il n’est jamais bon pour les anciennes puissances coloniales. Tout est alors fait pour saboter son régime et le compromettre. Des postes de ministre se négocient encore à Paris. De plus en plus de nombreux Africains commencent à comprendre cela et c’est très bien ainsi. On préfère installer des présidents médiocres, irresponsables et impopulaires à la place de ceux qui sont brillants.

LES LIMITES DE LA PRETENTION DES PHILOSOPHES DU SIECLE DES LUMIERES A APPORTER LA CIVILISATION AUX AFRICAINS

La prétention à apporter aux Africains l’œuvre civilisatrice décrétée par  les philosophes des lumières à la seule vision d’un monde dominé par le prisme d’un européocentrisme exacerbé a montré ses limites. Les idéaux européocentriques des philosophes du siècle des lumières, le dogme de religions révélés et distillés parcimonieusement au peuple animiste d’Afrique ainsi que les principes élaborés de gouvernement transposés aux états africains ne sont que les bras séculiers d’une certaine aliénation donc de la colonisation.

Cette vision européocentrique par conséquent erronée d’un monde pourtant multiple dans sa diversité, portée par des philosophes, soutenues par les hommes politiques belliqueux pour des besoins expansionnistes a pris un coup. Les Africains ont compris le sens de cette indépendance qui n’en était vraiment pas une. Ce n’était qu’un mirage.

Ni l’Angleterre, ni l’Espagne, ni le Portugal, ni la Belgique, ni la France ne se sont remis de cet affront des peuples colonisés en la prétention toute légitime de ceux-ci  à vouloir s’émanciper. Dorénavant, Ils aspiraient à prendre leur  destinée en main. Le vent  de la liberté puis des « indépendances » qui a soufflé depuis la découverte des territoires riches d’Afrique par les forces d’occupations occidentales a redoublé de puissance en cette année 1960. Quinze ans après la participation des troupes coloniales à la libération de la métropole qui sera aussitôt secouée par la guerre d’Indochine puis par celle  d’Algérie, elle se trouvait complètement affaiblie. Et c’est en connaissance de cause que, pour éviter une évidente contagion des guerres d’indépendance, la France a accepté de céder devant les revendications  insistantes d’indépendance des pays africains francophones. Le rapport de force était alors du côté des colonisés.

 Cinquante années après,  les revendications panafricanistes d’un Barthélemy Boganda, d’un Lumumba,  d’un N’khruma, d’un Modibo Keita…ou les velléités indépendantistes   d’un Sékou Touré, d’un Nyerere, d’un Kenneth Kaunda résonnent encore de toute leur force. Face à autant d’adversités, le rapport de force ainsi créé par les pays colonisés a eu raison des timides tentatives d’intimidations et de massacre comme au Cameroun (l’upc) et les partisans de Félix Mounier, « la disparition dans un accident d’avion » de Barthelemy Boganda,  l’élimination physique de Patrice Emery Lumumba, de Mounier et d’autres anonymes ensevelis au camp de thiaroye ou d’ailleurs.

LA VRAIE INDEPENDANCE RESTE A CONQUERIR. L’URGENCE D’OPERER UNE RUPTURE RADICALE POUR LES CINQUANTES ANNEES A VENIR S’IMPOSE.

La véritable indépendance reste à conquérir pour les Etats africains anciennement colonisés. Celle-ci passe nécessairement et inévitablement par la mise en place d’un canevas pour les cinquante années à venir. Conscient que les valeurs véhiculées depuis le siècle des lumières a conduit l’humanité dans une impasse. 1960 a été le début de la prise de conscience de la situation des peuples africains. En cinquante années, beaucoup d’africains ont compris. C’est pourquoi l’heure est venue d’opérer une rupture radicale et prendre définitivement son indépendance.

Cette vraie indépendance passe nécessairement et inévitablement par la démystification et la désacralisation de doctrines et dogmes occidentales désormais en panne. Nul ne doute que la véritable indépendance des pays africains dépendra de  l’homme africain lui-même. L’homme africain doit s’affranchir des chaines invisibles de la colonisation version « indépendance » qui le rend dépendant  en tout et pour tout au point d’attendre et de s’en remettre désespérément à d’hypothétiques aides au développement. Il doit désormais penser par lui et pour lui pour se sortir de ce cercle infernal de tutorat et de l’assistanat qui l’infantilise et le chosifie comme dirait aimé césaire.Cette indépendance passe nécessairement par l’émancipation de l’homme africain. Pour être indépendant, il faut s’émanciper. Pour s’émanciper, faut-il  encore être conscient de la situation dans laquelle on se trouve pour pouvoir décider de s’affranchir des chaines invisibles de l’aliénation. Par une prise de conscience, l’africain doit se réapproprier son histoire à travers les programmes scolaires mais également à travers une éducation populaire. Apprendre à nos enfants l’histoire des empires et royaumes africains avant celle de la Grèce antique, des Romains ou encore celle de la révolution française. Plutôt leur faire connaitre les sagesses africaines que les citations des philosophes classiques ou du siècle des lumières.

En définitive, nos enfants, nos hommes politiques doivent avoir confiance en eux, aux nôtres. Le monde occidental n’est pas le monde, il fait parti du monde. Apprendre à nos enfants à prendre en compte la réalité du monde qui est basée seulement et seulement sur des rapports d’intérêts. Il n’y a pas de colonisation ni de mission civilisatrice désintéressée, il n’y a pas non plus une véritable indépendance acquise sans rupture.

 

Franck SARAGBA

« de l’esprit Fini kodé »

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 16:14

 

 

Jean Pierre Bemba Gombo

 

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 12 Juillet 2010 13:29

La population de Bangui s’insurge ce lundi 12 juillet 2010 contre le report du procès de Jean-Pierre Bemba par la Cour Pénale Internationale, initialement prévu pour le 14 juillet.

 

Selon certains interrogés par Radio Ndeke Luka, il s’agit d’une mascarade internationale qui tend à protéger Jean Pierre Bemba, qui a causé beaucoup de tords aux centrafricains entre 2002 et 2003.

D’autres précisent que les stigmates des évènements restent encore d’actualité parmi les victimes qui s’impatientent pour une réparation.

Aucune date pour le procès de Bemba n’est annoncée par la CPI. Jean –Pierre Bemba a été poursuivi pour de crimes de guerre et crime de génocide causés par ses troupes en Centrafrique entre 2002 et 2003.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 16:08

 

 

drapeau françafricain

 

-elysee

 

 

 

APA - Bordeaux 12-07-2010 (France) Le président français Nicolas Sarkozy aura "un déjeuner de travail" mardi à l’Elysée avec des chefs d’Etat africains invités d’honneur du 14 juillet, fête nationale de la France.

Le contenu des échanges n’a pas été révélé, mais des informations concordantes indiquent que les questions liées à la coopération seront au menu des discussions entre Nicolas Sarkozy et ses hôtes qui, tous, étaient déjà à Nice lors du 25e Sommet France-Afrique.

Quoi qu’il en soit, la rencontre de mardi, qualifiée de mini-sommet "familial" par l’ancien ministre Jacques Toubon, entre en droite ligne des manifestations marquant le Cinquantenaire des indépendances de quatorze anciennes colonies françaises.

Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la République centrafricaine, du Congo-Brazzaville, du Gabon, de Madagascar, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Tchad et du Togo.

Officiellement, seul Laurent Gbagbo, le président ivoirien, a décliné l’invitation de son homologue français. On ne verra pas non plus les Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) mercredi sur les Champs-Elysées, où les troupes des différents pays concernés participeront au traditionnel défilé militaire du 14 juillet.

Lors d’un colloque organisé la semaine dernière à Paris par l’ONG Convergences pour la paix et le développement en Afrique (CPDA), l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, Pierre Aimé Kipré, a confirmé cette information, expliquant que les FANCI ont des défis plus importants à relever dans le pays.

Il a également mis en avant les relations houleuses entre Paris et Abidjan, situant le début des "contentieux" au début de la rébellion déclenchée en Côte d’Ivoire en septembre 2002.

La France dit avoir associé les armées africaines à la fête du 14 juillet pour célébrer « le lien né de la contribution des troupes africaines à la défense et à la libération de la France ».

Plusieurs associations ont prévu des manifestations mardi pour protester contre ce que l’ONG Survie considère comme "un soutien de la France aux dictateurs qui vivent impunément des rapports néocoloniaux au détriment du développement de leurs pays et du bien-être des population".

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 15:39

 

 

centrafrique

 

 

APA Bangui 12-07-2010 (Centrafrique) Six soldats dont un officier de la Garde présidentielle centrafricaine ont été assassinés dans une embuscade commise par un groupe de bandits armés, à 20 km de Bossangoa, sur l’axe Bouca - Bossangoa, dans le Nord Ouest de Centrafrique, à 308 km de Bangui.

Les faits se sont produits dans la nuit du 8 au 9 juillet à quelques kilomètres de la ville de Bouca, localité située dans la préfecture de l’Ouham.

Cette attaque serait l’œuvre d’une bande armée venue du Soudan et installée dans les recoins de la ville de Bouca.

La confusion est telle qu’il est encore difficile de donner un bilan exact de cet événement tragique.

 

NDLR : L'une des victimes, l'officier de la GP en question, est un certain lieutenant ZANGUILO, un proche de BOZIZE lequel serait très affecté par la mort de son parent.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 14:27

 

 

Zigu-l--Martin.jpg

 

 

Martin ZIGUELE est invité à participer à deux émissions-débat sur la chaîne AFRICA 24 selon le calendrier suivant:


- mardi 13 juillet de 20 h à 22 heures (heure de Paris) soit 19h à 21 h de Bangui sur le thème du Cinquantenaire des indépendances africaines


- mercredi 14 juillet de 10 h30 à 12 h30 heure de Paris soit 9 h30 à 11 h30 de Bangui: Commentaire en direct du défilé militaire avec débat sur la coopération militaire franco-africain et les armées africaines

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 22:27

 

 

Bad Guys

 

 

INFORMATIONS CONSECUTIVES A LA REUNION DU VENDREDI 9 JUILLET A SASSARA AVEC BOZIZE ET SES « TONTONS MACOUTES »

 

 

BOZIZE  a commandé de nouvelles urnes, de l’encre indélébile et des cachets « a voté » qui sont arrivés à Bangui dans deux containers. Il a fallu six heures de temps pour en décharger  le contenu ce jeudi 8 juillet de 15 à 21h. Tout a été entreposé dans un bâtiment appartenant au Ministère de l’Education nationale à côté de l’église catholique du marché combattant. Tard dans la nuit, des éléments de la GP sont venus en convoyer une grande quantité vers une destination inconnue. Ce matériel est venu remplacer celui détruit dans l’incendie chez Rayan. Certaines urnes seront entreposées à Bossembélé pour les substituer aux urnes venant des régions défavorables à BOZIZE après les élections.

 

BOZIZE a dit que s’il est réélu, tous les membres du gouvernement doivent être des élus du peuple donc députés. En aucun cas il ne reconduirait des ministres qui ne réussiront pas à se faire élire députés. C’est ainsi que Jules Bernard OUANDE a décidé de se présenter dans le 8ème arrondissement de Bangui, en plus de Francis BOZIZE à Sido, Faustin TOUADERA à Damara, Célestin Leroy GAOMBALET à Bambari 1, Solange PAGONANDJI NDAKALA la maîtresse de NDOUTINGAI, à Bambari 2, Sylvain NDOUTINGAI à Berbérati 1, Socrate BOZIZE à Gambo, Joséphine KELEFIO la sœur cadette de BOZIZE à Bossangoa 3, Monique BOZIZE à Bimbo 2 et Renée Madeleine BAFATORO dit Mado sa maîtresse à Carnot 1. BOZIZE a remis de fortes sommes d’argent à chacun d’eux pour leur descente sur le terrain.

 

Des éléments de la CPJP sont descendus jusqu’à Bouca en route pour Bangui. Un accrochage a eu lieu entre eux et une patrouille des GP qui a perdu 4 hommes et leur chef le lieutenant ZANGUILO, un parent de BOZIZE. BOZIZE  a envoyé une mission des GP samedi à Birao pour relever le préfet intérimaire Mme Albertine MAROGOT de ses fonctions et procéder à l’arrestation sinon à l’élimination des personnes suivantes : Issa ABDOULAYE, Fadel ABASSAR, Casimir MAHAMAT et Abakar SABONE.

 

BOZIZE a envoyé le lieutenant ex-libérateur ABDOULAYE et dix ex-libérateurs tchadiens pour une mission spéciale à Paoua : attaquer pour arrêter ou éliminer le général DOUMRO de l’APRD pour décapiter ce mouvement. Il a juré qu’il n’enverra pas l’argent des PGA de l’APRD car ce sont tous des tchadiens, et ne sont plus des civils.

 

C’est le Commandant MBOYA que BOZIZE a nommé comme nouveau chef des renseignements militaires. Celui-ci a immédiatement distribué armes et munitions à ses agents qu’il a envoyés en province. Sur la même lancée, BOZIZE a renvoyé du Bureau National de la Documentation (BND) (service de renseignements de la Présidence) tous les policiers qui y officiaient car il les accuse d’informer l’opposition. Il n’a gardé que les civils.

 

BOZIZE a proposé de nommer le Général Paul Raymond NDOUGOU comme président de la CEI. Son fils Francis BOZIZE s’y  est catégoriquement opposé arguant que NDOUGOU est proche du MLPC. BOZIZE a donc demandé que la réflexion se poursuive pour trouver en urgence un remplaçant ces jours-ci à BINGUIMALE.

 

En plus, Francis BOZIZE a juré que tant qu’il est vivant il n’acceptera  pas  que Marie Reine HASSEN soit candidate aux élections présidentielles.

 

BOZIZE a fait réunir la communauté musulmane sous la direction de DANZOUMI YALO, pour leur dire en substance ceci : « Vous avez contribué à renverser le régime du MLPC, et maintenant vous suivez ZIGUELE. Sachez que si ZIGUELE gagne, le MLPC se vengera contre vous ». Les responsables de la communauté musulmane ont ri sous cape car pour eux, BOZIZE  c’est Kwa Na Kwa « la mort rien que la mort ».

 

Les militants KNK de la Lobaye ont juré qu’ils ne voteront pas pour les candidats du KNK aux législatives. Pris de panique, BOZIZE a remis à Parfait MBAY une importante somme d’argent pour aller huiler les rouages à Mbaiki et Boda. C’est le député  de Boganangone qui s’est chargé de convoyer et de redistribuer les fonds, BOZIZE a tenu à envoyer ses tontons macoutes pour vérifier que les fonds ont bien été redistribués sur place.

 

 

 

NDLR : Toutes ces informations sont bien la preuve que Bozizé doute énormément sur son sort électoral et prend clairement conscience que l’éventualité d’une victoire électorale de Martin ZIGUELE est loin d’être une hypothèse d’école. Pour lui, la seule parade contre cette victoire électorale du candidat du MLPC est le dispositif de fraude qu’il doit mettre en place. C’est un secret de polichinelle qu’en 2005 déjà, c’était bien Martin ZIGUELE qui avait gagné mais Bozizé a volé sa victoire. Il était resté sourd jusqu’ici à tous ceux qui pour des raisons objectives d’incompétence et de crédibilité, réclamaient le départ du vrai faux pasteur Joseph Binguimalé de la tête de la CEI. Pourquoi décide-t-il subitement de le débarquer maintenant alors que le rapport d'audit sur la gestion du vrai faux pasteur n'a toujours pas été publié jusqu'à présent ?  

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 22:24

 

 

B-Kouchner.jpg

 

                   Bernard Kouchner

 

 

07 Juillet 2010 Par Pierre Puchot

 

·         «Marginalisé», « dépecé», «sinistré»... En marge de l'affaire Woerth-Bettencourt, c'est Bernard Kouchner et le ministère des affaires étrangères qui se trouvent pris dans la tourmente depuis le début de la semaine. En 2010, le Quai d'Orsay serait un «ministère sinistré», au sein duquel les diplomates se trouveraient plongés dans le «désarroi le plus total». C'est tout cas ce qu'explique l'écrivain Jean-Christophe Rufin, que Nicolas Sarkozy avait nommé ambassadeur de France à Dakar en août 2007 (fonction qu'il vient de quitter) dans un entretien accordé au journal Le Monde du 6 juillet.

 

«D'un côté, estime-t-il, il y a un Quai d'Orsay qui sert de vitrine à la fois people et morale, et, de l'autre, une realpolitik faite par-derrière et par d'autres. M. Kouchner a réorganisé le ministère des affaires étrangères à la manière d'une organisation non gouvernementale. Le Quai d'Orsay est aujourd'hui un ministère sinistré, les diplomates sont dans le désarroi le plus total, car ils ne se sentent pas défendus.»

 

Joint par Mediapart, l'ancien directeur Afrique du Nord/Moyen-Orient au Quai d'Orsay de 1999 à 2002 (sous Hubert Védrine), et ancien président du conseil des affaires étrangères, Yves Aubin de la Messuzière, confirme. «Le ministère est aujourd'hui en état de dépression. Beaucoup de jeunes s'interrogent sur leur avenir au sein du ministère, c'est extrêmement grave. Il y a donc une démobilisation de tout le réseau diplomatique», ajoute ce diplomate, qui a également fait partie de la commission du livre blanc présidée par Alain Juppé, devant préparer la réforme du fonctionnement du ministère des affaires étrangères, remis en 2008 à Bernard Kouchner.

 

Les critiques sur l'affaiblissement du Quai d'Orsay visent directement l'actuel ministre, Bernard Kouchner. Dans l'entretien, Jean-Christophe Rufin affirme que «M. Kouchner a créé une Direction de la mondialisation au titre ronflant, qui laisse entendre que la France peut régler les problèmes du monde. Mais quand vous pénétrez dans les bureaux, vous découvrez deux personnes sans aucun moyen, supposées lutter par exemple contre le réchauffement climatique!».

 

Devant l'Assemblée nationale, Bernard Kouchner a répondu à Jean-Christophe Rufin: «Qu'il y ait des influences contradictoires, je le sais. Lui aussi et c'est pour ça que je me réjouissais de travailler avec lui.» Le ministre a par ailleurs salué «l'action de cet ambassadeur à Dakar», estimant cependant que cela ne donnait pas à Jean-Christophe Rufin un droit de regard sur les nominations et pas davantage de critique sur un successeur.


Une défense battue en brèche par l'ancien directeur Afrique/Moyen-Orient du Quai d'Orsay, Yves Aubin de la Messuzière, qui estime que «le véritable ministre des affaires étrangères, c'est le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. De ma longue expérience au ministre des affaires étrangères, c'est la première fois que je vois un secrétaire général suivre d'aussi près tous les dossiers sensibles, marginalisant le ministre alors même qu'il y a eu autrefois des diplomates secrétaires généraux, comme Jean-François Poncet, ou Hubert Védrine, qui suivaient les affaires étrangères, mais sans s'impliquer directement, sans faire autant de déplacements». Élément supplémentaire, qui indique bien que les décisions importantes ne sont pas prises au Quai: la suppression sans cérémonies du poste de secrétaire d'Etat à la coopération (officiellement confié au ministre de tutelle, Bernard Kouchner) après le départ d'Alain Joyandet ce week-end.

 

Alors qu'il vient de quitter son poste à Dakar, Jean-Christophe Rufin s'est également attardé dans son texte donné au Monde sur la gestion des affaires africaines: «Ces dernières années, un mode de gouvernance particulier s'est construit: les affaires africaines les plus sensibles sont tranchées par Claude Guéant, qui est un préfet et n'a pas une connaissance particulière de l'Afrique. Dans ce domaine qu'il s'est réservé, le secrétaire général de la présidence agit d'autant plus librement qu'il n'en répond ni devant l'Assemblée ni devant le gouvernement. Il dépend du seul président de la République, dont j'ignore s'il est complètement informé des initiatives de son collaborateur.»

 

Là encore, Yves Aubin de la Messuzière, ancien ambassadeur au Tchad de 1991 à 1995, abonde dans son sens: «J'ai pu observer le fonctionnement des réseaux français en Afrique, qui se sont effectivement reconstitués aujourd'hui, affirme-t-il. Lorsque Nicolas Sarkozy est arrivé à la présidence, il a pris la décision de supprimer la cellule africaine. Sur le papier, Jean-David Levitte a aujourd'hui autorité sur le responsable de la politique africaine, André Parant. Mais, de facto, s'est reconstituée une cellule africaine avec le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, et le fameux Robert Bourgi, qui est dans les réseaux depuis l'époque Jacques Foccart. Cette cellule non officielle complique le jeu diplomatique et marginalise le Quai d‘Orsay.»

 

Alain Juppé et Hubert Védrine

La critique aurait pu s'arrêter là. Mais dans un second texte intitulé «Cessez d'affaiblir le Quai d'Orsay!» publié le même jour par Le Monde, deux anciens ministres des affaires étrangères, Alain Juppé et Hubert Védrine, mettent en lumière les coupes budgétaires dont le ministère fait l'objet: «Cet affaiblissement disproportionné va encore s'aggraver du fait d'une revue générale des politiques publiques aveugle (RGPP, dont le détail est disponible ici), qui souvent supprime d'une façon rigide ce qu'il faudrait absolument garder. De plus, le ministère des affaires étrangères va devoir encore, jusqu'en 2013, supprimer trois emplois sur quatre départs en retraite, soit plus que la règle générale d'un sur deux.»


En réponse à l'interpellation de deux anciens ministres, Bernard Valero, le porte-parole du Quai d'Orsay, a admis lors d'un point presse que si «l'adaptation du ministère aux nouveaux défis et acteurs sur la scène internationale se faisait dans un contexte budgétaire contraint, très difficile», l'administration était «dans cet effort permanent de recherche d'économies». En clair, outre la RGPP, le ministère a été amputé en 25 ans de 20% de ses moyens financiers.

 

«Les autres grands pays ne détruisent pas leur outil diplomatique: les effectifs du département d'Etat américain augmentent de 4% à 5% par an, poursuivent Alain Juppé et Hubert Védrine, respectivement ministre des affaires étrangères d'Edouard Balladur (1993-1995) et de Lionel Jospin (1997-2002). Ceux du Foreign Office sont désormais supérieurs aux nôtres. Les pays émergents, pour leur part, construisent et consolident rapidement leur réseau: le Brésil, sous le président Lula, a ainsi ouvert une trentaine d'ambassades. Le service diplomatique européen, auquel nous devrons en plus fournir des diplomates pour assurer notre influence en son sein, ne remplira pas la même fonction.»

 

Pour Yves Aubin de la Messuzière, actuel président de la Mission laïque française, les auteurs des textes auraient même pu aller plus loin: «Dans le domaine de l'action culturelle, véritable valeur ajoutée de la diplomatie française, le risque est aujourd'hui d'assister à une phase de repli. Notre réseau était sans doute le plus performant, grâce à cet ensemble d'instituts culturels et d'alliances françaises, mais aussi de 461 établissements scolaires avec 250.000 élèves, aujourd'hui menacés par une mesure démagogique, la gratuité accordée aux ressortissants français, qui va coûter 700 millions d'euros par an. Nous recevons dans ces établissements environ 50% de nationaux et d'étrangers auxquels on demandera de payer plus cher, avec un effet d'éviction certain, puisqu'il y a de moins en moins de places.» La création toute proche d'une grande «agence culturelle», qui gérerait l'ensemble des centres et instituts culturels français dans le monde, participerait, pour Yves Aubin de la Messuzière, du «dépeçage» du ministère, après l'externalisation il y a deux ans, de l'audiovisuel extérieur de la France (AEF)  – la holding qui chapeaute France 24, RFI et TV5 Monde.


Pour le diplomate, ce qui se joue, c'est l'affaiblissement de la diplomatie française, vingt ans tout juste après la
déclaration de Venise, l'un des textes importants initiés par la diplomatie française sur le Proche-Orient. «Tout remonte directement à l'Elysée, les initiatives du Quai d'Orsay sont totalement ignorées, assure-il. Et, de fait, sur la question Proche-Orient, il n'y a plus aujourd'hui de vision française. Nous sommes beaucoup plus dans des réactions concertées autour de Nicolas Sarkozy, par rapport aux événements, comme lors de la guerre à Gaza ou l'affaire géorgienne. On est en permanence dans la gestion de crises, rarement dans l'anticipation. L'initiative manque, et nous sommes beaucoup moins sur le terrain.»

 

Autre illustration du surplace de la diplomatie française, l'Union pour la Méditerranée. Phare de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, inauguré en grandes pompes en juillet 2008, l'UPM se trouve dans une totale impasse. Le dossier a finalement été repris par l'Espagne, présidente de l'Union européenne au premier semestre 2010.

 

Mercredi 7 juillet, une autre affaire est revenue sur le devant de la scène, celle du potentiel conflit d'intérêts entre le ministre des affaires étrangères, et sa femme, Christine Ockrent. En récupérant la coopération, Bernard Kouchner est désormais chargé de la supervision de l'Audiovisuel public extérieur dont sa compagne Christine Ockrent est la directrice générale depuis mars 2008.

 

Interrogé à la sortie du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a indiqué ne voir aucun «conflit d'intérêts» entre la position de Bernard Kouchner et les fonctions de Christine Ockrent. Le porte-parole du Quai d'Orsay a précisé que cette holding «figure, selon les termes de la loi du 5 mars 2009, parmi les missions du ministre de la culture et de la communication» et que son budget était géré par ce ministère.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 22:15

 

 

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Dimanche, 11 Juillet 2010 11:05

Ai-Rca - Après Bouar et Carnot la mission de l'agence pour la sécurité, de la navigation en Afrique et Madagascar (Asecna) conduite par Ange Christian Kossimazouka, est arrivée le 8 juillet à Berbérati dans le cadre de l'inspection de l'état de l'aérodrome de la région N°2.

Selon une source proche de la mairie de Berbérati, au cours de cette mission les membres vont s’enquérir de l’état des pistes d’atterrissage et du parc météorologique. Ces données feront l’objet d’une étude de réhabilitation de ces aérodromes pour des vols internationaux.

«Ce projet de réhabilitation des aérodromes ne peut avoir lieu si et seulement si les localités de Nana Mambéré et de Mambéré Kadéi se jettent à l’eau pour soutenir l’idée du chef de l’Etat», a fait savoir Ange Christian Kossimazouka qui conduisait la mission.

Pour lui, la contribution de ces communautés se résume à la mise à la disposition du Ministère des transports et de l’aviation civile des données sur la production et la vente de diamant.

Selon cette même source, les opérateurs économiques, les autorités locales et les responsables des services déconcentrés de l’Etat sont eux aussi appelés à contribution pour la mise en valeur des sites touristiques pouvant drainer aussi des devises, et à investir pour la réussite de ce projet de réhabilitation des aérodromes ouverts aux trafics internationaux

Il convient de préciser que Christian Kossimazouka est délégué du directeur général de l'Asecna, en République Centrafricaine.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 22:11

 

 

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Ai Rca Dimanche, 11 Juillet 2010 12:12 - Le représentant du secrétaire général de l’organisation des Nations Unies pour la protection des personnes déplacées internes Walter Kaelin, en tournée en Centrafrique, était le 10 juillet à Paoua, chef lieu de l’Ouham Pendé.

Selon une source onusienne, le but de sa mission en Centrafrique était de s’enquérir des conditions de vie des personnes déplacées internes des sites de Deborah et Buyaya.

Une source indépendante à Paoua joint au téléphone par l’agence Ai a fait savoir que Kaelin, dès son arrivée a présidé la cérémonie de l’inauguration de la clinique juridique de l’association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC).

Dans son mot de bienvenue, la coordonnatrice de l’AFJC Natcha Nguéné a expliqué que cette clinique a été construite grâce au fonds de la consolidation de la paix pour atténuer les souffrances des femmes de cette localité.

«Même si cette clinique ne répond pas à tous les problèmes de violation des droits de l’homme, elle contribuera à appuyer de manière significative les instances juridiques existante» a souligné M Kaelin.

Walter Kaelin était accompagné dans son périple par le Haut commissaire centrafricain aux droits de l’homme Abakar Nyakanda, a confié une source gouvernementale.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 22:09

 

 

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Ai-Rca 11 Juillet 2010 12:19 - Le président  François Bozize a procédé le 10 juillet au baptême et au triomphe des élèves officiers et sous officiers  entièrement formés sur le territoire national. La cérémonie a eu lieu  au centre de formation de Kassai, dans le 7e arrondissement de Bangui.

C’était en présence du Président de l’Assemblée Nationale Leroy Gaombalet, du Premier ministre Archange Touadera, des membres du gouvernement et les membres du corps diplomatique.

Le directeur général de l’ESFOA, Dieudonné Seregaza a, dans son discours de bienvenue, retracé l’histoire de cette académie militaire fermée  depuis 1973 et qui a été rouverte par le chef de l’Etat Bozize  le 5 décembre 2005.

«Aujourd’hui, 30 autres jeunes viennent s’ajouter et grossir nos rangs» a précisé le colonel Seregaza qui a rappelé que  l’ESFOA compte de nos jours 87 officiers et 8 sous officiers injectés dans  les Forces Armées Centrafricaines (Faca). «Permettez-moi, de vous dire très humblement, Mon Général, Mission Accomplie. Car vous avez réussi à bien fixer l’ESFOA sur  sa rampe de lancement. Nous ne pouvons que lui souhaiter bonne chance et longue vie», a-t-il dit, sur fond d’allégeance au Président Bozize.

«Ces deux promotions qui parachevaient leur formation  ont été baptisées, promotion général d’armée André Kolingba pour les élèves d’officiers d’active et promotion colonel Mandé pour les élèves sous officiers» a déclaré M Bozize, expliquant qu’il «s’agit là de brillants officiers dont les noms  rempliront pour longtemps  encore la mémoire  collective et demeureront intimement liés non seulement à l’histoire de notre armée nationale mais aussi de notre pays».

Pour le « chef suprême des forces armées», nul n’ignore les plus hautes charges que le général d’armée André Kolingba à assumer au sommet de l’Etat il y a de cela quelques années. Quant au colonel Pierre Alain Mandé, il a marqué, selon lui, les esprits pour avoir été l’un des dirigeants de la première académie militaire du pays basée à Bouar sur les cendres de laquelle est née la nouvelle ESFOA (Ecole Supérieure de Formation des Officiers d’Actives).

«Il s’agit de maintenir un flux suffisant pour favoriser la mise en place d’une armée nouvelle en renforçant sa capacité opérationnelle et un équilibre entre les personnels de terrain et de l’administration militaire» a-t-il indiqué, les exhortant à sublimer la paix et  l’amour de la patrie.

«Élèves officiers de la promotion Général  Kolingba, élèves sous officiers de la promotion colonel mandé, je dois reconnaitre que la tâche qui vous attend relève d’une évidente complexité. Les menaces persistent à nos frontières. Une telle situation entrave considérablement les activités économiques et perturbent les différents programmes de développement qui pourraient y être menés. C’est dire que les actions engagées par le passé contre les groupes armés demandent encore à être poursuivies et nécessitent  un redoublement des efforts déjà consentis», a conclu François Bozize.

«Je suis très émue. Ma présence ici  au camp Kassai me rappelle beaucoup de souvenirs, de très bons souvenirs, en tant que épouse d’officier et officier supérieur et épouse d’un  général» a confié Mireille Kolingba joint au téléphone, avant de laisser parler son cœur : «je profite de cette occasion pour remercier le président de la république, Chef suprême des Armées pour  cet acte historique qu’il vient de poser  en mémoire du défunt le général André Kolingba».

Depuis sa réouverture en 2005, l’académie militaire a déjà produit deux promotions d’officiers, la promotion général Bozize et celle du  général Sana. Soit un total de 57 officiers.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Pourquoi ressusciter seulement Kolingba et Mandé ? Et les Izamo, Banza, Lingoupou, Kolignako, Jean-Claude  Mandaba, Abakar, Mbongo, Obrou, Zatao, Grélombé, Ndjadder, Abourou, Charles Massi  et bien d’autres encore ! Etaient-ils moins valeureux et n’appartenaient-ils pas aussi à l’armée centrafricaine ?  

 

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