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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 10:00

 

 

Francis-Boziz-.jpg

 

 

Voici ce qui ressort en substance de la réunion de vendredi dernier à Sassara à laquelle ont pris part tous les patrons des six organes de renseignement chapeautant les « tontons macoutes » :

 

·         L’ancien ministre Elie Ouéfio, actuellement SG de la Présidence et du KNK, accuse l'opposition d'avoir mis en place une stratégie de création d'incidents à l'aéroport lors de leurs déplacements et leurs retours pour ternir l'image du pays. Ainsi pour lui, Me Tiangaye n'a pas voulu attendre pour récupérer son passeport afin de créer l'incident et que les médias internationaux s'en emparent  pour salir le régime. Il a ajouté que les opposants se relaient à l'étranger pour salir les dirigeants du pays. Il a donc été rappelé que le commissaire de l'aéroport, Marius Sinféi (frère cadet de Moïdamsé-Sinféi, général de police qui n’est autre que le chef de cabinet particulier de Bozizé) doit continuer à bloquer les opposants lors de leurs départs et leurs retours de voyage. Le général Ouandé a renchéri en proposant qu'un couvre-feu "anti-opposants" soit instauré à parti de 20 heures tous les soirs. Francis Bozizé a objecté qu'il doit en parler d'abord avec son père à son retour d'Afrique du Sud.

 

·         André Ringui Le gaillard un ancien membre du MLPC passé au FDPC d’Abdoulaye Miskine et non moins membre de la CEI, est dans le collimateur des bozizistes. Ils le soupçonnent de faire double jeu avec eux en continuant de donner des renseignements au MLPC.

 

·         L’axe Bozizé-Patassé est plus que jamais d’actualité. Preuve : Sylvain Ndoutingaye a rendu visite à Ange Félix Patassé mardi dernier à son domicile pour éviter que celui-ci ne se déplace lui-même à Sassara ce qui pourrait fuir dans la presse. Voilà qui est fait.

 

·         Francis Bozizé dit que son père planifie les élections pour le mois de janvier 2011 au plus tôt, et qu'il ne veut pas entendre parler d'octobre, novembre ou décembre comme certains le murmurent.

 

·         Des consignes ont été données pour approcher Kamach et Blaise Nakombo pour barrer la route à AFP aux législatives à Berbérati car ils ne peuvent pas accepter qu'il vise le poste de PAN. Ce serait une voie détournée pour arriver à la tête du pays en cas de vacance de pouvoir. Les mêmes consignes ont été données pour détruire Mme AFP, ex-Mme Ngaro à Bimbo 2. Ils ont appris le retour à Bangui du fils de Mme Ngaro nommé  Armel Sayo, qui serait parti en France chercher du matériel de renseignement pour Patassé qui prévoit de créer son propre service de renseignements. Les bozizistes prévoient une réunion extraordinaire demain mardi pour discuter de ce cas.

 

·         A partir de ce lundi, deux agents de renseignements et deux policiers en civil seront affectés aux abords des domiciles des principaux opposants pour les surveiller de près. Bozizé a également renforcé le dispositif pour avoir Ndoutingaye à l’oeil. Bozizé a conseillé à son fils de faire l'idiot afin d'être sous-estimé. Mais qu'à la première occasion qu'il frappe mortellement Ndoutingaye.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 22:51

 

 

Boziz--putschiste.jpg

 

   

L’affaire de l’incendie du supermarché RAYAN prend des proportions et une tournure hallucinante avec l’implication directe de Bozizé qui a ordonné à son procureur maison  Firmin Feindiro et l’épouse de celui-ci, pourtant fortement impliqués jusqu’au cou et protagonistes dans l’affaire de la revente de l’immeuble Bangui 2000, de faire arrêter ceux qu’ils accusent d’être à l’origine de l’incendie du super marché RAYAN.  

Jean Daniel Dengou le gérant d’ADMN et le bâtonnier Me Symphorien Balemby sont effectivement recherchés sur ordre de Bozizé en personne. Ils se sont mis à l’abri en attendant d'obtenir des garanties avant de se présenter à la police politique du régime de Bozizé, la tristement célèbre Section de Recherche et d’Investigation (SRI). Le commerçant libanais Ali Akhrass, propriétaire  du supermarché RAYAN qui a pris feu pointe un doigt accusateur sur eux sans la moindre preuve de leur responsabilité dans l’incendie du supermarché et c'est sa parole qui est prise en compte pour le moment par les autorités du pays tant judiciaires que politiques.

Trois employés d'ADMN, le gardien du domicile de Jean Daniel Dengou et deux de ses frères cadets, la sœur cadette de son épouse et son mari ainsi que l'épouse de Me Balemby et plusieurs autres personnes de son domicile ont été arrêtées et retenues dans un premier temps pendant quelques jours à la SRI, puis transférés à la prison spéciale de Bozizé de Bossembélé surnommée Guantanamo avec comme instruction donnée par Bozizé de les y exécuter.

Selon certaines informations, le fait d’être d’ethnie Kaba serait pour le pouvoir de Bozizé, une circonstance aggravante pour Mme Albertine Balemby. Les Centrafricains d’ethnie Kaba étant essentiellement originaires de Paoua dans l’Ouham-Pendé, région et ethnie qui seraient hostiles à Bozizé. Où va-t-on avec ce genre de raisonnement et de stigmatisation ? On se demande vraiment à quel genre de pays on a à faire avec ce régime de Bozizé qui se fascise de plus en plus.

C’est donc à présent le retour aux méthodes et pratiques des périodes que les Centrafricains croyaient sans doute irréversiblement révolues du bokassisme où le pouvoir procédait systématiquement à l’arrestation des parents, y compris même d’enfants en bas âge, de celui ou celle que le régime recherchait pour le contraindre à se livrer spontanément.

Le régime de Bozizé est devenu fou tel un bateau ivre, s’en prenant à tout le monde. L’opposition politique et ses différents leaders en vue et les représentants dans le pays de la communauté internationale sont devenus ses cibles privilégiées à qui il reproche de vouloir sa chute. Ces accusations sont devenues obsessionnelles et prennent l’allure d’une véritable pathologie, l’homme en parlant à tout moment et avec n’importe lequel de ses interlocuteurs. Il semble avoir facilement oublié que sans le soutien de cette communauté internationale qu’il accuse à présent de tous les maux, il n’aurait sans nul doute pas passé sept ans au pouvoir mais Bozizé a visiblement la mémoire très courte.   

 

 

Incendie Rayan les parents des détenus exigent la libération des leurs déportés

Radio Ndéké Luka Dimanche, 13 Juin 2010 13:40

« Où sont nos enfants ! Nous sommes mécontents, surpris d’apprendre qu’ils seraient déportés à Bossembélé ! Nul n’est au dessus de la loi ! Nous exigeons leur libération immédiate ».

Ce sont les réactions sur Radio Ndeke Luka, ce dimanche 13 juin 2010, des parents de 7 employés du cyber café ADMN, et d’une dizaine de travailleurs du Super Marché Rayan. Ces parents ont manifesté devant le super marché, et devant la Section des Recherche et de Documentation à Bangui.

Parmi les personnes interpellées, figurent deux femmes dont l'épouse du bâtonnier.

La manifestation fait suite à une information selon laquelle les personnes interpellées seraient déportées à la prison de Bossembélé dans la nuit du samedi 12 juin. Elles étaient gardées auparavant à la SERD pour une enquête, dans l’affaire de l’incendie du Super Marché Rayan, le mercredi 9 juin.

Selon une source anonyme, le nombre de personnes interpellées serait d’environ soixante.

Signalons que l’origine de l’incendie n’est, jusqu’à ce jour, pas connu. Toutefois, Certains responsables du groupe RAYAN pointent un  doigt accusateur sur les locataires de l’immeuble Bangui 2000 du fait des litiges qui les ont opposés quelques jours avant l’incendie.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 22:35

 

 

Nous avons publié au début du mois de mai dernier, un courrier en date du 3 mai par lequel une parlementaire américaine démocrate du Nevada, Mme Shelley Berkley faisait état de sa préoccupation au sujet des violations de droits de l'homme, en particulier des nombreux cas d'exécutions extrajudiciaires par le régime Bozizé et appelait l'attention de Mme Hillary Clinton sur la situation en République centrafricaine en général ,quant à la nécessité qu'elle puisse peser de tout son poids pour que les prochaines élections plusieurs reportées, soient transparentes,  démocratiques et crédibles.

Cette fois-ci, nous publions également ci-dessous la réponse que le cabinet de Mme Hillary Clinton vient d'adresser à Mme Berkley à sa lettre au sujet de la préoccupante situaution de la République centrafricaine.

 

La Rédaction

 

 

 

 

USA-State-Dpt.jpg

 

 

                                                                                        United States Department of State

                                                                                                 Washington, D. C. 20520

 

                                                                                                                JUN 10 2010

 

Dear Ms. Berkley:

Thank you for your letter of May 3 regarding upcoming elections in the Central African Republic. We appreciate your close attention to the electoral process in the Central African Republic, which, if not credible, could affect the stability in the country as well as the region.

As you noted, our Embassy in Bangui has been working with our international partners to push for fair and credible elections that would mitigate the threat of civil unrest in the country. Parliamentary and first-round Presidential elections originally were expected April 25, but donors and the election commission in late March said there was insufficient time to prepare for those. Opposition parties had argued that even May 16 would have been too soon. We and other donors are supporting a consensually planned e1ection run by the Central African Independent Electoral Commission.

We believe this will best support the participation of all relevant stakeholders. A key element of this election planning is the National Democratic Institute's program to promote citizen engagement in, and understanding of, the electoral process and democratic governance. We also plan to strengthen the capacity of Central Africa's fragile civic organizations to monitor and report on elections, an effort bolstered by a planned international observer mission.

Another U.S. program, recently launched by Mercy Corps, is designed to empower local human rights activists and journalists to engage citizens in efforts to effectively confront abuses and engage with the government officials to address governance reform issues, including electoral integrity. We will continue to push an inclusive, transparent process as electoral preparations proceed.

            We hope this information is helpful in addressing your concerns. Please feel free to contact us further on this or any matter of concern to you.

                                                                  Sincerely

Richard R.Verma

Assistant Secretary

Legislative Affairs

 

 

                      The Honorable

                              Shelley Berkley,

                                                House of Representatives.

 

 

Madame Berkley:

  

Je vous remercie pour votre lettre du 3 mai au sujet des prochaines élections en République centrafricaine. Nous vous remercions pour l’attention que vous portez au processus électoral en République centrafricaine, qui, si elle n'est pas crédible, pourrait affecter la stabilité du pays ainsi que de la région.

Comme vous l'avez noté, notre ambassade à Bangui avait travaillé avec nos partenaires internationaux afin de faire pression pour obtenir des élections justes et crédibles qui permettraient d'atténuer la menace de troubles civils dans le pays. Les législatives et le premier tour des élections présidentielles étaient à l'origine, prévues le 25 avril mais les donateurs et la commission électorale à la fin de Mars ont dit qu'il n'y avait pas suffisamment de temps pour les préparer.

Les partis d'opposition ont fait valoir que même le 16 mai aurait été trop tôt. Nous et les autres donateurs appuyons une élection consensuelle prévue et gérée par la Commission électorale Indépendante du pays. Nous croyons que ce sera mieux soutenir la participation de tous les acteurs concernés. Un élément clé de cette élection est la planification du programme de l'Institut national démocratique (NDI) pour promouvoir l'engagement des citoyens et une meilleure compréhension du processus électoral et la gouvernance démocratique.

Nous prévoyons également de renforcer la capacité des fragiles organisations civiques de la République centrafricaine pour surveiller et rendre compte des élections, un effort soutenu par une mission internationale d'observation prévue. Un autre programme américain, lancé récemment par Mercy Corps, est destiné à autonomiser les militants des droits humains et les journalistes afin d’engager les citoyens dans les efforts visant à lutter efficacement contre les abus et d'engager avec les représentants du gouvernement pour résoudre les problèmes réforme de gouvernance, y compris la transparence électorale. Nous allons continuer à pousser pour un processus inclusif et transparent ainsi que la procédure des préparatifs électoraux.

Nous espérons que cette information est utile pour répondre à vos préoccupations. S'il vous plaît, n'hésitez pas à nous contacter là-dessus ou sur tout autre sujet qui constitue une préoccupation pour vous.

 

 

                                                                  Sincèrement

 


(Traduction de la rédaction de C.A.P)

 

 

 

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 22:17

 

 

Tiangaye

 

 

COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT

Section France

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le collectif des Forces du changement, section France informe la Communauté nationale et internationale que le jeudi 10 juin 2010, le Général François BOZIZE a ordonné la confiscation du passeport de Me Nicolas TIANGAYE et lui a fait signifier verbalement et de manière arbitraire une interdiction de sortie du territoire.  Me TIANGAYE, Président du Parti « Convention Républicaine pour le Progrès Social» et Porte-Parole du Collectif des Forces du Changement rentrait d’un séjour en France où il a tenu une réunion avec la Communauté Centrafricaine.

 

Nous rappelons qu’il s’agit des pratiques courantes du Général François BOZIZE et citons les cas de ses anciens Ministres et alliés politiques GONDA et DOUBANE, du Président du MLPC Martin ZIGUELE, de l’ancien Ambassadeur de la RCA en Chine Christophe GAZAMBETI et de beaucoup de citoyens dont les passeports ont été retirés par le Général François BOZIZE  à l’aéroport de Bangui M’Poko.

 

Le CFC constate avec regret que le Général François BOZIZE, par ailleurs illégitime depuis le 11 Juin 2010, continue d’appliquer une politique anti démocratique, anti constitutionnelle, de terreur et d’intimidation à l’encontre des citoyens opposés à sa politique dictatoriale et criminelle.

 

Le CFC, section France rappelait le 9  Mai  2010 les dispositions de  l’article 4 de la constitution  de la République Centrafricaine : La liberté de la personne est inviolable.

« Les libertés d’aller et venir, de résidence et d’établissement sur toute l’étendue du territoire sont notamment garanties à tous dans les conditions fixées par la loi. »

Toutes ces pratiques répressives visant à entraver les libertés d’aller et venir des citoyens Centrafricains sont contraires aux règles qui régissent un Etat de droit.

 

En conséquence, le CFC section France condamne énergiquement ces actes et exige du Général François BOZIZE la restitution sans délais du passeport de Me TIANGAYE. 

 

Le CFC section France demande  à la ligue centrafricaine et aux défenseurs des droits de l’homme, aux partenaires bilatéraux de la République Centrafricaine et à tous les démocrates de veiller au respect des droits fondamentaux du peuple centrafricain.

 

 

Fait à Paris le 13 Juin 2010


 

ONT SIGNE

 

1-Opposition démocratique :

 

A.D.P : Clément BELIBANGA

 

M.L.P.C : Jean-Didier KABRAL

 

R.D.C : Gaston-King MAHOUTOU

 

 

2-Autres partis :

 

C.R.P.S : P/O Jean-Pierre MARA

 

P.A.T.R.I.E : Benjamin BELOUM

 

3-Politico-militaire :

 

N.A.P/A.P.R.D : Aubin-Roger KOMOTO

 

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 17:36

 

 

Saragba-F.JPG

 

 

L’illégitimité permanente par un coup d’état constitutionnel; nécessité d'un accord politique pour sauver la Centrafrique.


«  Le peuple est au principe de la démocratie. Il est le fondement de la légitimité politique, il se fait entendre à l’occasion des élections intermédiaires et tranche souverainement au terme des mandats nationaux. » Lionel Jospin.

15 mars 2003 / 11 juin 2010, Sept bonnes années consécutives, deux mois et 27 jours. Nous voici enfin au terme légal d’un régime inclassable, tant et tant les institutions de la république ont été malmenées et bafouées. Un régime qui a commencé dès le début par inquiéter les plus avertis d’entres-nous à travers les premiers actes qu’il avait eu à poser. Puis, groggy par les lourdes charges et les réalités il s’en est allé à vau-l’eau jusqu’au bout de sa logique en donnant malheureusement raison à nos inquiétudes.

Une fois de plus, la cour constitutionnelle, au mépris de ses  missions qui sont entre-autres  celles d’assurer un état de droit, de vérifier la conformité des lois  et les représentants de la nation, réunis au sein d’une assemblée nationale monocolore sont passés par des manœuvres illégales pour se compromettre. Elles ont validé contre la constitution une prorogation de mandat sans aucune condition. Ce, au mépris des dispositions prises par les constituants pour verrouiller la loi fondamentale. En faisant cela, ces deux grandes institutions de la république, n’ont-elles pas failli aux missions pour lesquelles elles ont été créées ? En prorogeant le mandat du président de la république sans condition malgré l’article 108 de la constitution, n’ont-elles pas donné un blanc seing à un régime qui est le premier responsable de la situation dans laquelle se trouve notre pays ? Le principe de la démocratie que nous voulons construire ne repose t-il pas sur le peuple ? Ce peuple que nous méprisons  et qui confère par son seul vote la légitimité politique. Dès lors que la cour constitutionnelle n’a pas su assurer et vérifier la conformité des lois, ne s’est t’elle pas disqualifiée ? Ne devient t’elle pas de ce fait une institution illégale ? Ne rend t’elle pas ainsi l’acte de prorogation du mandat du général-président illégale, par conséquent le régime lui-même illégitime à partir du 11 juin 2010 ?

Les représentants de la nation qui ont voté comme un seul homme la prorogation du mandat du président de la République ainsi que les leurs, n’ont-ils pas trahi la confiance que le bon et généreux peuple de Centrafrique leur a donnée pour le représenter ? Ils ont donné un blanc seing au régime comme si de rien n’était. N’aurait-il pas fallu proroger le mandat de celui-ci  avec des garanties et des conditions avec l’assurance d’aboutir sur un accord politique comme le demande l’opposition ? Dans ces conditions, les prérogatives du chef de l’état ont-elles encore un sens ? Pourquoi un président qui n’est qu’exceptionnellement reconduit dans une situation exceptionnelle continuerait t-il a bénéficié  des mêmes prérogatives qu’auparavant ? Exactement comme si nous étions dans une situation normale, alors que le régime en place est le premier responsable de cette crise politique. Il a fait preuve d’une incompétence notoire en démontrant au plus sceptiques qu’il était incapable d’organiser dans les délais prévus des élections libres, justes et transparentes.

 

La défaillance à tous les niveaux d’un régime inclassable

Indiscutablement en se basant sur les seuls critères objectifs de la bonne gouvernance, le régime du général-président Bozizé a failli. Une défaillance avérée à tous les niveaux malgré les multiples aides et autres facilités octroyées ici et là par la FMI, la banque mondiale, la francophonie, la France, les Etats-Unis, la Chine, les organisations financières régionales. Ce, aux grands mépris des conditionnalités imposées naguère aux autres régimes que notre pays a connu. Toutes ces aides obtenues sans condition et avec une facilité déconcertante ont fait du régime du général-président, le régime qui a reçu le plus d’aides au développement depuis les années 1980. Outre ces multiples soutiens internationaux et pendant toutes ses sept longues années, le régime a fait preuve d’un autoritarisme exacerbé comme lors du dialogue politique inclusif pendant lequel il avait pris des décisions unilatérales envers et contre tous. Il a jouit sans partage aussi bien du pouvoir exécutif, du pouvoir législatif que de l’autorité judiciaire. Autrement dit, tous les éléments déterminants qui sont l’argent, la force, la justice, le soutien de la communauté internationale étaient à la disposition du régime. Des éléments qui sont réunis pour la manifestation effective d’une bonne gouvernance. Hélas ! Encore hélas ! Sept années plus tard  notre pays continue sa descente abyssale dans les profondeurs de la mauvaise gouvernance, du sous développement. La faute appartient bien sûr à toute l’opposition, aux leaders d’opinions, aux syndicats, aux journalistes qui ont le tort d’accomplir leur mission de contre-pouvoirs ou encore aux simples citoyens qui manifestent leurs inquiétudes pour l’avenir du pays, de leurs enfants. Ils ne peuvent êtres que des jaloux du régime, des ennemis du peuple qui sont au service de l’étranger. 

Aussi, il serait temps de faire un état des lieux du régime afin de rappeler à ceux qui brandissent victorieusement le paiement des fameux « 2sims »de modérer leur triomphalisme.

Panorama  d’un régime incompétent

En sept années de règne sans partage, le régime du général-président a failli sur plusieurs plans.

1° Au niveau de la politique intérieure. Le régime s’est évertué au lendemain des élections de 2005 par un non respect très significatif de la constitution qui ne s’imposait pas alors que toute l’opposition a accepté et reconnu le régime. La constitution a été bafouée à plusieurs égards et d’une manière méprisante aussitôt après les élections de 2005 : un cumul de fonction dans le gouvernement, de nombreux cas de manquement au serment prêté, un bâillonnement de la presse privée, une entrave à la liberté d’association, un mépris des travailleurs et  syndicats, des crimes et assassinats politiques jusque là restés impunis, des crimes économiques, une insécurité sur toute l’étendue du territoire (accentuée par une logique de va-t-en guerre de la part du régime), un non respect des recommandations du dialogue politique inclusif (Cette attitude a fini par susciter d’autres frustrations légitimes au sein de l’opposition démocratique et la radicalisation des positions), une incapacité à organiser dans les délais prévus les élections présidentielles et législatives, un coup d’état constitutionnel avec la complicité de la cour constitutionnelle (au lieu d’un accord politique d’où fuite en avant du régime).

2° Au niveau de la gestion publique. Nos compatriotes ont assisté écœurés à d’innombrables nominations arbitraires et complaisantes dans l’armée et la fonction publique, un affairisme et clientélisme scandaleux (collaboration avec des hommes qui sont poursuivi par la justice internationale), un clanisme outrageux, une utilisation inconsidérée des aides à d’autres fins personnelles, des barrières routières illégales dans le pays qui entravent la liberté d’aller et de venir ( interdiction de sortir du pays et confiscation de passeport d’hommes politiques) et enfin notre pays, la république centrafricaine est classée 179 sur 182 des pays pauvres (indice de développement humain).

3° Au niveau de la politique extérieure. Une diplomatie hasardeuse, dangereuse, populiste  et incohérente qui privilégie plutôt l’axe Iran/Venezuela que celui des démocraties occidentales Europe/USA, Une Coopération avec des réseaux parallèles pour se fournir en armes et matériels de guerre. Une inexistence notoire en terme « de poids politique » dans la Cemac et encore moins au niveau international.

Le paiement des « 2sims » n’est pas un acte de générosité mais un droit pour les salariés

Face à ce bilan désastreux et irresponsable, les rares caciques du régime brandissent triomphalement le double paiement de salaires, les fameux « 2sims ». Voilà que le salaire, ce minimum vital pour de nombreuses familles centrafricaines qui est un droit absolu est présenté comme la manifestation d’une quelconque générosité du régime en place. Le régime omet volontairement de préciser à nos compatriotes qui l’ignorent que la continuité de l’état veuille dire quelque chose. Quoi de plus normal et de légal que de payer à terme les salaires pour un gouvernement. Fussent-ils des arriérés de salaires des régimes précédents. Il est vrai que la continuité de l’état, cette notion  est complètement étrangère à nos gouvernants. Voilà que le paiement de salaires qui représente le fruit de l’effort et de la sueur de nos salariés est évoqué dans toutes les situations qui compromettent le régime pour justifier toutes les extravagances et autres flagrants manquements de celui-ci. Autrement dis, je vous paie les salaires et j’ai le droit de disposer du pays et de vous comme bon me semble. Le KNK qui prône les valeurs de travail par conséquent du mérite par le travail peut-il se vanter de verser seulement et seulement les salaires ? Des salaires assurés par l’argent de la générosité des pays donateurs et des emprunts fortement taxés. Une victoire toute relative sur les salaires au goût amer si nos compatriotes venaient à comprendre que ces salaires sont payés avec de l’argent des aides détournés de leurs objectifs initiaux, des emprunts d’argents qui sont contractés ici et là malheureusement à un taux très élevé. Des intérêts élevés dont les conséquences à moyen et à court terme ne pourront êtres que plus destructeurs. Un cadeau empoissonné que nous laisserons d’une manière lâche à nos enfants le soin de rembourser.

A-t-on le droit de payer les salaires avec les aides rien que les aides octroyées généreusement à notre pays et qui sont destinées normalement à résoudre des problèmes autres que ceux des salaires ?

A-t-on le droit de payer les salaires avec de l’argent emprunté ? Qui paiera ces intérêts qui sont colossaux ? Nos enfants ou nos petits enfants ?

Accord politique pour sauver la Centrafrique

En définitive, nous retiendrons que la situation dans notre pays est exceptionnelle et très préoccupante. Le régime du général Bozizé ne peut plus continuer à jouer à ce jeu dangereux et réclamer une légalité qu’il n’a plus. Toute l’opposition, la communauté internationale, nombres de ses collaborateurs et des citoyens responsables ont proposé et soutenu exceptionnellement l’idée de proroger son mandat afin de préparer des élections justes et transparentes. La situation du pays nous l’imposait. Cela ne constitue ni une caution ni une faiblesse à la politique irresponsable menée depuis le 15 mars 2003 par le général Bozizé et encore moins une victoire de celui-ci sur la classe politique de l’opposition. Ce n’est que la manifestation de la volonté d’une certaine prise de conscience pour éviter à notre pays d’emprunter une voix sans issue. Le général Bozizé doit comprendre cela.

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Le régime a failli sur plusieurs plans après sept années de règne absolu. Il s’est montré incapable d’organiser les élections dans les délais prévus. Du moment où la cour constitutionnelle et l’assemblée nationale n’ont pas joué leur rôle, elles se sont compromises et disqualifiées. Il ne fait aucun doute que la prorogation du mandat sans condition du général-président devient de facto un acte illégal et annonce le caractère illégitime du régime. Seul un accord politique digne de ce nom pourra sauver notre pays, la République centrafricaine.  

 

Franck SARAGBA

« De l’esprit fini kodé »

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 16:37

 

 

Urgence-alimentaire-en-RCA.jpg

 

Source: Première Urgence (PU) samedi, 12 juin 2010

Depuis avril 2008, Première Urgence a concentré ses activités au Cameroun dans l'appui à l'intégration et l'amélioration des conditions de vie des populations réfugiées centrafricaines dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua.

La sécurité alimentaire des populations réfugiées centrafricaines est précaire du fait de la perte totale ou partielle des cheptels bovins et des revenus afférents, d'une dépendance par rapport à l'assistance du Programme Alimentaire Mondial (PAM), d'un défaut de maîtrise des techniques agricoles et d'un manque d'intrants de qualité.

La réponse de Première Urgence a été de renforcer la sécurité alimentaire des populations réfugiées et hôtes par un appui aux productions maraîchère et vivrière.

Ce projet, débuté en septembre 2008 dans la région de l'Est et dupliqué sur la région de l'Adamaoua en 2010, consiste :

- En l'aménagement de périmètres maraîchers et vivriers de manioc protégés, cultivés par des groupements de personnes réfugiées centrafricaines et vulnérables des villages hôtes ;

- La distribution d'outils, de semence et de boutures de manioc ;

- D'une formation continue aux techniques de base en agriculture.

La récolte des tubercules de manioc plantées en avril 2009 sur 4 hectares de parcelles communautaires mises en place par Première Urgence a débuté ce mois. Les résultats sont au-delà des espérances des bénéficiaires. Chacun a pu récolter en moyenne 300 kg de tubercules de manioc, aliment essentiel dans leurs traditions culinaires. Les revenus issus de la vente des excédents autoproduits ont permis en outre de diversifier l'apport alimentaire.

C'est grâce au soutien financier du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR), Première Urgence a pu déployer des programmes de renforcement des mécanismes de sécurité alimentaire.

Ce type de programme répond de manière pertinente au problème d'insuffisance alimentaire ou de défaut de maîtrise des techniques agricoles rencontrés par les réfugiés centrafricains.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 10:42

 

 

Tiangaye

 

 

 

Jusqu’où s’arrêtera François Bozizé ? Il vient de faire confisquer le passeport de Me Nicolas Tiangaye rentré au pays le mercredi dernier après un bref séjour en France. En effet, le passeport diplomatique de Me Tiangaye avec lequel il a fait les formalités de police à son retour de Paris mercredi 9 juin a été retenu au commissariat de police de l’aéroport Bangui Mpoko et après plusieurs tentatives et démarches pour le récupérer, on lui signifie ce samedi qu’il est confisqué sur instructions des autorités supérieures parce que Me Tiangaye est désormais interdit de quitter le territoire centrafricain.

Après un certains nombre de personnalités qui ont été victimes de ce fait du prince et de l’arbitraire de Bozizé dont Martin Ziguélé récemment, voici venu le tour de Nicolas Tiangaye, porte parole du Collectif des Forces du Changement d’être fait aussi prisonnier chez lui. La République centrafricaine et sa capitale Bangui en particulier, est devenue une prison à ciel ouvert où tous ses fils doivent subir les caprices et humeurs de sa Majesté qui ne dit pas nom : Bozizé 1er de Bézambé.

Il est clair que Me Tiangaye paie sa participation à la réunion de la section France du Collectif des Forces du Changement où en tant que porte parole de cette structure lors de son récent séjour en France. Les pseudos services de renseignement de Bozizé, avant même que Me Tiangaye ne soit de retour à Bangui, avaient commencé à faire de la désinformation à son sujet prétendant qu’il était venu en France préparer le renversement du régime Bozizé.

Me Tiangaye est un démocrate et un patriote. Il est président d’un parti politique, la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), porte parole du  Collectif des Forces du Changement, qui lutte à visage  découvert et pacifiquement pour les idéaux et la cause des libertés et de la démocratie en République centrafricaine. Il n’est pas un chef rebelle. Qu’est ce qui peut bien justifier l’acharnement de Bozizé contre lui qui a pourtant été dans le passé, l’avocat de Bozizé lorsqu’il fut victime du régime du général André Kolingba qui l’avait fait kidnapper du Bénin pour le jeter en prison.

Il y a quarante huit heures à peine, juste avant de s’envoler pour l’ouverture du mondial de football en Afrique du Sud, Bozizé a ordonné à son procureur Firmin Feindiro de faire arrêter le bâtonnier de l’ordre des avocats Me Balembi et Jean Daniel Dengou ; gérant de l’entreprise ADMN et vice président du Conseil Economique et Social, qu’ils accusent sans la moindre preuve d’être à l’origine de l’incendie qui a ravagé RAYAN, le supermarché du commerçant libano-centrafricain Ali Akhrass, membre par ailleurs du comité des sages du KNK.

Bozizé vient de franchir la ligne jaune en n’hésitant même plus à s’en prendre à une personnalité comme Me Tiangaye, dévoilant ainsi la véritable nature de son régime qui n’est autre qu’une vulgaire et hideuse dictature sanguinaire. Il est plus que temps qu’il soit arrêté dans son élan sanguinaire et sa volonté officiellement et publiquement affirmée de dépecer les opposants comme il a fait avec Charles Massi. Il faut que tous les Centrafricains se réveillent pour barrer la route à Bozizé désormais sans légitimité, dans ses funestes projets de destruction de leur pays. Il est devenu aujourd’hui le MAL ABSOLU pour la République centrafricaine.

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 23:12

 

 

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Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

11 Juin 2010


La dernière attaque des rebelles ougandais de la Lra recensée dans l'Est du Centrafrique s'est soldée par 30 personnes enlevées, d'innombrables habitations incendiées et un pillage à grande échelle, ont indiqué jeudi les médias locaux, précisant que l'attaque s'est vérifiée lundi 7 juin dans le village de Fode (à 150 kilomètres de Bangassou, dans l'Est, près de la frontière de la République Démocratique du Congo et du Soudan).

La plupart des personnes enlevées seraient des femmes et des enfants. Selon le correspondant local de Radio Ndeke Luka, les préfectures de Mbomou (où se situe Fode) et du Haut-Mbomou sont le théâtre depuis plus de deux ans d'incursions de la Lra qui auraient coûté la vie, selon les associations locales, à plus de 200 personnes.

Selon des sources de l'Onu, les attaques des rebelles ougandais ont obligé 12.000 habitants minimum à abandonner leurs villages depuis début mai dans la région limitrophe de la République Démocratique du Congo. Formée en 1987 dans le Nord de l'Ouganda, la Lra a transféré ses bases ces dernières années dans les forêts de la Province Orientale (République Démocratique du Congo) d'où elle parvient à commettre ses méfaits jusque dans les pays limitrophes.

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 18:05

 

 

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(Xinhua) vendredi 11 juin 2010 -  Le président centrafricain François Bozizé a déclaré vendredi dans son adresse à la population à l’ occasion du cinquième anniversaire de son investiture à la tête du pays, qu’il ne veut pas de gouvernement d’union nationale, après la fin de son mandat constitutionnel le 11 juin 2010.

"L’entrée au gouvernement relève du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat que je suis. Ca ne se force pas. Pourquoi un gouvernement d’union nationale ? D’ailleurs le quart du gouvernement est composé des membres de l’opposition", a-t-il indiqué.

Selon lui, la loi constitutionnelle relative à la prorogation de son mandat et de celui de toutes les institutions de la République étant votée, promulguée et approuvée par la Cour Constitutionnelle, "c’est-à-dire que les hautes institutions de notre pays, à savoir la Présidence de la République et l’Assemblée nationale sont constitutionnellement légales au-delà du 11 juin 2010".

"Je voudrais vous rassurer qu’après le 11 juin 2010, la République Centrafricaine doit continuer à fonctionner comme par le passé, c’est-à-dire comme le 11 juin 2005, jusqu’à ce que la Commission électorale indépendante (CEI) nous fixe une nouvelle date des élections, a fait remarquer François Bozizé.

"Cette nouvelles date, je le précise, et cela selon l'avis de l’opposition et de la communauté internationale, devrait tenir compte de l’évolution des conditions sécuritaires et au le Désarmement, démobilisation net réinsertion (DDR) atteigne au moins la phase de désarmement de nos compatriotes ex-rebelles, a-t- il ajouté.

Il a par ailleurs souhaité que la communauté internationale " qui nous a toujours accompagné puisse mettre à la disposition des Commission électorale indépendante les fonds promis pour permettre l’organisation des élections dans les meilleurs délais".

Le président Bozizé a enfin invité les forces de défense et de sécurité à "veiller à la libre circulation des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire national, en attendant les élections".

"Je vous exhorte à garder le calme car personne ne pourra vous empêcher d’accomplir de choisir librement vos hauts dirigeants, a- t-il lancé à l’endroit de la population, fustigeant l’opposition qui selon lui a "bloqué la machine électorale à travers" des manoeuvres et manipulations orchestrées de toute pièces pour vous empêcher d’accomplir votre devoir de citoyen.

A Bangui, la capitale, la ville et calme. Cette journée du 11 juin ne semble pas préoccupe la population qui vaque librement à ses occupations habituelles.

Arrivé au pouvoir à la faveur d’une coupe d’Etat en 2003, Le président Bozizé a conduit une transition de deux ans avant d’organiser les élections en 2005 qui verront sa victoire face à Martin Ziguélé du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) au deuxième tour.

Il convient de rappeler qu’il est candidat à sa propre succession à la présidentielle de 2010 pour un second mandat de 5 ans.

Prévues d’abord le 25 avril et repoussées au 16 mai, les élections législatives et présidentielles en République Centrafricaine ont encore connu un report sine die le 29 avril.

Ce jour là, sur convocation du président Bozizé, la Commission électorale indépendante avait déclaré un report technique des élections, ce que souhaitaient depuis l’opposition et la communauté internationale.

Une loi constitutionnelle avait immédiatement initiée par le gouvernement, adopté par le Parlement et validée par la Cour constitutionnelle pour garantir un éventuel vide institutionnel au-delà du 11 juin, date de l’expiration du mandat du Président de la République.

(Xinhua)

 

NDLR : Dans la situation où il se trouve désormais, on ne comprend pas que Bozizé continue de parler encore de son pouvoir discrétionnaire alors qu'il n'a plus de légitimité et qu'il n'est plus président. Personne ne l'oblige à former un gouvernement mais c'est la fin de son mandat et la non tenue des élections qui imposent un gouvernement de transition. L'actuel gouvernement ayant échoué dans l'organisation des élections, on ne peut plus compter encore sur lui pour aller à des élections transparentes et crédibles. En réalité, le refus de Bozizé d'un gouvernement de transition s'explique par le fait qu'un tel gouvernement permettrait la préparation consensuelle des élections dont il aurait du mal en avoir le contrôle. Par ailleurs, Bozizé se moque du monde quand il invite ses forces de défense et de sécurité à veiller à la libre circulation des citoyens alors même que c'est lui-même qui ordonne l'installation des barrières de racket à sa garde présidentielle.    

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 17:53

 

 

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(VOA News 11/06/2010) - L’Assemblée nationale et la Cour constitutionnelle ont donné leur feu vert pour que M. Bozizé reste au pouvoir jusqu’à la tenue de nouvelles élections. L’opposition centrafricaine dit avoir proposé la même chose, dans le cadre d’un accord politique, en vain.

 

« Nous avons dit et proposé à M. Bozizé d’accepter qu’on le reconduise, dans le cadre d’un accord politique, à son poste jusqu’aux prochaines élections. M. Bozizé a refusé cette proposition-là », a déclaré Henry Pouzère, coordinateur de l’Union des forces vives de la République centrafricaine.

La prolongation du mandat du président centrafricain François Bozize est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique. Ce mandat du président Bozizé expire vendredi, à minuit. L’Assemblée nationale et la Cour constitutionnelle ont donné leur feu vert pour que M. Bozizé reste au pouvoir jusqu’à la tenue de nouvelles élections.

L’opposition centrafricaine dit avoir proposé la même chose, dans le cadre d’un accord politique, en vain. « Nous avons dit et proposé à M. Bozizé d’accepter qu’on le reconduise, dans le cadre d’un accord politique, à son poste jusqu’aux prochaines élections. M. Bozizé a refusé cette proposition-là », a déclaré Henry Pouzère, coordinateur de l’Union des forces vives de la République centrafricaine. Selon M. Pouzère, « il n’y a aucune disposition légale, ni constitutionnelle qui puisse permettre à M. Bozizé d’être président de la République après le 11 juin, à minuit. »

La Commission électorale nationale indépendante compte entamer, vendredi, des contacts avec les partis politiques de l’opposition et la majorité sur le calendrier électoral, a dit M. Pouzère. Le coordinateur de l’Union des forces vives de la RCA estime que la liste électorale est loin d’être au point et les différentes opérations « au moins trois à quatre ou cinq mois. »

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