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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 11:31

 

 

 

pasteur-Bozize.JPG


COTONOU 04/12/2012-(Xinhuanet )- Le président en exercice de l'Union Africaine (UA), Boni Yayi, a appelé, ce lundi à Cotonou, les dirigeants politiques du continent à oeuvrer à l'amélioration de la gouvernance politique, économique et financière de l'Afrique en vue de soutenir le progrès et l'émergence du continent africain.

"Longtemps considéré comme un continent en proie à l'instabilité, à la misère et aux conflits fratricides, l'Afrique apparaît aujourd'hui comme le continent de l'avenir, porteur d'espoir en raison de son fort taux de croissance économique dans le contexte de la crise financière internationale", s'est-il réjoui.

S'exprimant lors de l'ouverture de la 19ème réunion du Forum pour le partenariat avec l'Afrique qui a eu lieu ce lundi à Cotonou, Boni Yayi a estimé que le continent doit cette évolution notamment à l'amélioration de la gouvernance politique, économique et financière qui résulte des efforts tant individuels que collectifs des fils de l'Afrique.

Dans cette démarche vers le progrès et l'émergence, a-t-il préconisé, l'Afrique doit relever certains défis, notamment celui de la stabilité, de la paix et de la sécurité sans lesquelles aucun développement n'est possible, à celui de la croissance économique inclusive, en passant par le défi de l'agriculture et de l'économie verte et celui de la réalisation effective de l'intégration économique qui passe par la mise en place des infrastructures ferroviaires, portuaires, aéroportuaire, routières ainsi que les infrastructures énergétiques et de télécommunications.

"Tous ces défis ne peuvent être relevés qu'à la seule condition que l'Afrique soit déterminée à combattre les fléaux que constituent la corruption, l'impunité et à renforcer les pratiques de bonne gouvernance fondées sur l'obligation de résultats et la reddition des comptes", a-t-il souhaité.

© Copyright Xinhuanet

 

 

NDLR : Le président béninois dont certains compatriotes envoutent le président centrafricain à travers leur secte de l'église du christianisme céleste a-t-il les moyens de mettre fin à ce lavage de cerveau de son homologue centrafricain ? 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 11:28

 

 

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(Dakaractu 04/12/2012)


La communication et ‘’les pratiques’’ de la Cour pénale internationale (CPI) font que son fonctionnement est marqué par des ‘’dérives’’ de nature à saper sa crédibilité et à hypothéquer son avenir, dix ans après sa création, a estimé, lundi à Addis-Abeba, le politologue franco-sénégalais Albert Bourgi. 

‘‘Aujourd’hui, il n’est pas audacieux ni exagéré de dire que l’avenir de la CPI s’assombrit de plus en plus’’, a-t-il soutenu, à l’ouverture d’un atelier international organisé par le Laboratoire de prospective et de science des mutations de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, sur le thème ‘’L’Afrique et la gouvernance judiciaire mondiale’’

Outre des universitaires sénégalais, une centaine de délégués venus de différents pays d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis participent à cet atelier qui se tient sous l’égide du Centre international d’études et de recherches stratégiques et prospectives de Dakar (CIERSP). La rencontre va également aborder les relations entre l’Afrique et la CPI. 

A sa création en 2002, la CPI était ‘’toute auréolée’’ de prestige, d’autant qu’elle était attendue au tournant de la lutte contre l’impunité, une ‘’mission hautement humanitaire’’, a dit Bourgi, professeur de relations internationales à l’université de Reims, en France. 

Selon Albert Bourgi, professeur des universités, ces 10 dernières années ont cependant démontré que la CPI ‘’se cherchait une voie, (ce qui est illustré) par ces espèces de dérives qui ont marqué sa communication et ses politiques’’. 

Au nombre des éléments constituants ‘’l’acte d’accusation’’ de la CPI, tel que dressé par ses contempteurs, il a souligné le fait que cette juridiction est ‘’devenue purement et simplement un organe d’exécution (des directives) du Conseil de sécurité de l’ONU’’

Le politologue a également évoqué ‘’les pratiques’’ du procureur de la CPI, soulignant que le travail d’investigation sur lequel celui-ci se base ‘’se résume tout simplement à reprendre les griefs et les actes d’accusation qui sont dressés sur un certain nombre d’Etats qui influent’’, y compris les Etats-Unis qui ne sont pourtant pas partie de la juridiction internationale. 

Selon Albert Bourgi, ‘’la collusion entre la CPI et le Conseil de sécurité de l’ONU est d’autant plus dangereuse que le second a le pouvoir de saisir directement la Cour’’, qui se révèle comme un ‘’organe d’administration onusien. S’y ajoute un ‘’mélange plus ou moins dangereux au service des intérêts politiques, économiques et militaires’’, a-t-il martelé. 

Les insuffisances relevées dans les procédures de la CPI, la ‘’politisation’’ de ses actes ajoutées aux ‘’désinvoltures’’ de son procureur ‘’ont de toute évidence contribué à jeter un doute sur l’indépendance de la Cour et sur son statut juridique tout court’’, a-t-il dit. 

La CPI a par conséquent pris ces dernières années la forme d’une ‘’justice des vainqueurs au service d’une orientation politique qui serait conforme’’ aux attentes du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce qui fait que, selon Bourgi, la conduite de ses poursuites et enquêtes se trouve de plus en plus imprégnée de ‘’considérations politiques’’. 

La CPI en définitive ‘’fait aujourd’hui l’objet d’une très grande défiance’’, compte non tenu de ‘’coût financier exorbitant’’, de sorte que pour faire son diagnostic, ‘’c’est une mort prochaine annoncée et il ne faut pas en être triste’’, a conclu le politologue franco-sénégalais.

 APS 

Mame Khary Ndaw

© Copyright Dakaractu

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 04:23

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

Bozizé épinglant sans honte les galons de "colonel" sur les épaules de son rejeton Francis  

 

 

Parmi les nouveaux étoilés de l’armée centrafricaine que vient d’élever le non moins « général d’armée » François Bozizé à l’occasion de la fête nationale du 1er décembre, il y a bel et bien également le rejeton Jean Francis Bozizé, le ci-devant ministre délégué auprès de son père chargé de la défense et des anciens combattants dont la nomination a été dissimulée parmi les autres impétrants.


Déjà nommé « colonel » dans des conditions pour le moins farfelues et ubuesques, le voilà élevé dans des circonstances tout aussi scandaleuses et grotesques sinon plus invraisemblables encore comme « général de brigade ». Le ridicule ne tue vraiment pas en bozizie. Ce fiston qui ne dispose même pas d’un numéro matricule dans les forces armées centrafricaines est devenu par la seule volonté et aveuglement de son père « colonel » et aujourd’hui « général ».


Ainsi, comme son père, Jean Francis, aura accédé sans que rien, absolument rien ne puisse le disposer, à l’une des plus hautes hiérarchies du métier des armes comme naguère au temps de Bokassa où un certain François Bozizé, sorti dernier de sa promotion de l’Ecole Spéciale de Formation des Officiers d’Active (ESFOA), avait rapidement gravi les échelons non pas du fait de son aptitude particulière, ses qualités intrinsèques exceptionnelles et sa bravoure militaire, mais tout tristement à force de vendre ses frères d’armes par la délation et à coup de fiches mensongères adressées à l’ex-empereur.


Quoi d’étonnant que la médiocrité et la faiblesse affligeante de l’armée centrafricaine aujourd’hui que tous les Centrafricains déplorent et dénoncent, n’aient d’égale que la boulimie des galons. La nullité de ceux-là-mêmes qui prétendent commander cette armée n’a hélas d’équivalent que leur seul souci de s’en mettre plein les poches et de rouler les mécaniques et les épaules avec des galons qui ne correspondent en rien aux normes et standards observables dans des armées nationales comparables à la nôtre et dignes de ce nom.


Plus cette armée centrafricaine est incapable de faire face à ses obligations et d’accomplir ses missions régaliennes avec efficacité, plus le nombre de ses généraux augmente. C’est totalement incompréhensible. D’où vient cette logique absurde qu’il est plus que temps d’arrêter ? Nombre de ces « généraux » en carton ou en feuilles de palmier sont ouvertement la risée des hommes de troupes et des sans grades dont ils ont pris la mauvaise habitude condamnable de détourner les primes et autres petits avantages qui leurs sont alloués.


En revanche, la seule activité dans laquelle Bozizé et son fils Francis excellent, c’est l’achat d’armement. Chine, Afrique du Sud et Ukraine, voilà leurs pays de prédilection où ils ne cessent de s’approvisionner coûteusement et hors budget à tout moment et dans des quantités considérables. Que comptent-ils faire de ces armes car si au moins elles pouvaient servir à nos soldats à défendre l’intégrité du territoire et assurer la sécurité des citoyens, autant de besoins qui sont malheureusement loin d’être  garantis. On n’ose croire qu’ils achètent ces armes, juste pour le plaisir d’en accumuler et pour se rassurer psychologiquement comme ces deux hélicoptères de combat ukrainiens qui moisissent dans des hangars à l’escadrille de M’poko.


La rédaction     

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 01:20

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

BANGUI : MSF PROMEUT LA PRÉVENTION DE LA TRANSMISSION DU VIH/SIDA DE LA MÈRE À L’ENFANT

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Bangui, 03 décembre (RJDH)–Dans un document publié par l’ONG Médecins sans frontières (MSF), à l’occasion de la célébration de journée mondiale de lutte contre le VIH/sida, il apparait que la prévention de la transmission de cette maladie de la mère à l’enfant (PTME), permet d’éviter 95 % des infections pendant la grossesse, l’accouchement et  l’allaitement.

Dans cette perspective, cette organisation affirme avoir traité 3300 personnes à travers des programmes de prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTM), en République centrafricaine au courant de l’année qui s’achève.

Cette initiative vise, selon MSF, à éduquer et à sensibilisation la population à la prévention de  du sida à travers la distribution des préservatifs, des tests du VIH avec une assistance avant et après les  tests, des traitements et la prévention d’infection. Le programme assure également, dans le de la transmission de la mère à l’enfant, un soutien psychologique et la fourniture d’antirétroviraux pour les patients aux stades cliniques avancés de la maladie.

« Quand les femmes arrivent, on leur distribue des cartes, puis on prend les constances, on prend les signes vitaux et on passe au conseil qui se fait au niveau de la maternité pour expliquer les modes de transmission du VIH/Sida. Les avantages et les inconvénients de connaître sa sérologie, puis on demande aux femmes si elles sont prêtes pour le test ; si elles acceptent, on passe à l’examen», a expliqué Stella, sage-femme chargée du PTME du projet MSF de Zémio (sud-est).

En dehors de MSF, il existe d’autres structures humanitaires qui s’intéressent à la lutte contre la pandémie du sida. En prélude à la journée mondiale de lutte contre le VIH/sida, le ministère de la santé publique, en partenariat avec des structures humanitaires et certaines agences du système des Nations-unies, ont rendu public le résultat d’une enquête qui révèle que le taux d’infection du VHI/sida en République Centrafricaine est de 4,9% actuellement, contre 6,9 en 2006.

Toutefois, il y a encore en Centrafrique, des régions où les malades du sida ont des difficultés d’accès aux médicaments antirétroviraux à cause du manque des structures d’accueil. A Bambari (centre), les personnes vivant avec le VIH/sida se plaignent de leurs conditions sanitaires et alimentaires. Cette situation a poussé la majorité des malades à cesser de prendre les ARV.

« Depuis quelques temps, nous subissons des ruptures dans la prise des médicaments et le programme alimentaire mondiale a cessé de nous fournir des vivres. Ce qui a découragé beaucoup d’entre nous à venir à l’hôpital pour prendre les ARV », a expliqué Jeannot Nguérénendji, président du Réseau centrafricain des personnes vivant avec le VIH/sida de la ville de Bambari.

Didace Méya, responsable du service la distribution des ARV de cette localité a témoigné que son service a déjà enregistré 45 malades qui ont décidé de ne plus prendre leurs ARV. « Ils disent qu’ils n’ont rien à manger », a-t-il ajouté.

La  même source lance un appel au gouvernement et aux partenaires de venir au secours de ces malades,  afin de mettre fin à ce problème.

Lors d’une rencontre avec les députés le 22 novembre dernier à l’Assemblée nationale à Bangui, le docteur Ludovic Fiomona, expert VIH au Comité national de lutte contre le sida, a expliqué que seulement 15 000 malades ont accès au traitement, sur un financement du Fonds mondial, sur les 40 000 personnes qui sont dans le besoin.

A cause de sa coïncidence avec la fête nationale, le 1er décembre, la journée mondiale de lutte contre le VIH/sida est célébrée en République centrafricaine le 3 décembre de chaque année.

 

 

BATANGAFO : LA FÊTE DU 1ER DÉCEMBRE REPORTÉE À CAUSE DE L’INSÉCURITÉ

 

Batangafo, 03 décembre (RJDH)–Les festivités marquant le 54èmeanniversaire de la proclamation de la République centrafricaine,   célébrée le 1er décembre, ont été  reportées à une date ultérieure dans la ville de Batangafo (nord) à cause de l’insécurité.

« Nous avons reporté les manifestations parce que la population de la ville de Batangafo et des villages environnants vivent dans l’insécurité. Les activités seront programmées quand le calme sera revenu », a déclaré le sous-préfet  de la localité, Edmond Sacko.

Plusieurs entités se sont préparées pour ces manifestations. Bernard Yolo, directeur de l’école sous-préfectorale A et représentant des enseignants de la localité, a fait savoir que le collectif des enseignants est d’accord avec la décision du sous-préfet.

« La population de Batangafo vit dans l’insécurité depuis trois mois. D’après le constat, c’est la plupart du temps, pendant des évènements  de ce genre que la ville est victime des attaques des hommes armés, à l’exemple du 1er décembre 2010 », ajouté Bernard Yolo.

Depuis ces derniers mois, les villages qui entourent la ville de Batangafo font l’objet d’attaques d’hommes armés, basés à quelques kilomètres de la ville de Kabo. Cette bande commet des exactions sur la population.

 

BANGUI : LA POPULATION INVITÉE À JETER LES BASES DU DÉVELOPPEMENT DU PAYS

 

Boz à Bouar

 

Bangui, 03 décembre (RJDH)–Dans le traditionnel discours à la nation, à l’occasion de la célébration du 1er décembre, date de la proclamation de la République centrafricaine, le président François Bozizé, a demandé à ses compatriotes de ‘’rompre définitivement au passé et de serrer les coudes pour jeter les bases  d’un véritable  développement du pays’’.

 Le président centrafricain, qui a demandé à son peuple de ‘’garder espoir et de croire au destin du pays’’, pense que les prochaines cinquante années doivent donner à tous les Centrafricains, la volonté de rompre définitivement au passé et travailler au développement du pays.

François Bozizé est convaincu qu’en jetant un regard rétrospectif, « nous sommes appelés à tirer les leçons du passé et les erreurs qui ont jalonné notre parcours et retardé la marche de notre pays vers la paix, le progrès et la prospérité (…). Les erreurs ou les lacunes constatées doivent être corrigées, les acquis doivent être consolidés, capitalisés et jalousement préservés », a-t-il fait mention.

Abordant le sujet de la situation politique du pays dans son discours, le Président centrafricain se montre optimiste.  « Je me réjouis du consensus dégagé autour de l’épineux problème de la révision du code électoral ayant abouti à la création d’une autorité nationale des élections qui sera désormais chargée de gérer les futures élections en  République centrafricaine », a-t-il dit.

En ce qui concerne l’impatience de l’opposition pour l’ouverture d’un dialogue avec le pouvoir, François Bozizé a affirmé tenir « ma ferme volonté de maintenir le dialogue sur les grands sujets engageant la vie de la nation. Car,  c’est ensemble, au-delà de nos clivages que nous construirons un pays prospère où il fait bon vivre », a réitéré François Bozizé.

La vraie préoccupation des centrafricains en ce moment est celle de la sécurité. Le pays est confronté à des multiples rebellions nationales et étrangères dont les actions bloquent le développement socio-économique du pays.

Le président Bozizé a dit avoir pris conscience de la situation. Et, « C’est pour moi l’occasion, une fois de plus de tendre une main fraternelle aux compatriotes égarés qui continuent encore de perturber la quiétude de nos frères et sœurs dans certaines régions de notre pays, afin qu’ils puissent revenir sur le droit chemin ».

Le programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants (DDR), le rebelle tchadien Baba-Laddé, et Joseph Kony et sa bande de l’Armée de résistance du Seigneur n’ont pas échappé François Bozizé dans son discours.

En parlant de l’économie, François Bozizé a mentionné les « performances économiques appréciables réalisées en 2011, avec un taux de croissance du PIB réel stabilisé à 3,13%. Cette performance a eu comme avantage  le satisfécit des partenaires techniques et financiers, justifié par la conclusion du programme de facilité élargie de crédit avec le Fonds monétaire international le 25 juin 2012 », a-t-il dit.

C’est la ville de Bouar (ouest) qui a accueilli le traditionnel défilé du 1er décembre 2012 commémorant le 54ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine.

 

BANGUI : UN CAS DE POLIOVIRUS SAUVAGE DÉTECTÉ À BÉGOUA

 

 

 vaccination contre la polio

 

Bangui, 03 décembre (RJDH)–Un nouveau cas de  poliomyélite  aurait été détecté au centre de santé de Bégoua, à la  sortie nord de la ville de Bangui. Un prélèvement a été fait et envoyé en Afrique du Sud la semaine passée, pour des analyses devant permettre de définir la nature de ce virus, a annoncé le directeur de la santé publique, le docteur Louis Namboua.

Le Dr Namboua a fait savoir que malgré les trois campagnes de vaccination de lutte contre la poliomyélite qui ont eu lieu, sur toute l’étendue du territoire centrafricain cette année, le polio virus  sauvage (microbe attrapé dans la nature à l’air libre) continue de faire des victimes.

« La victime  a quitté la ville de Bozoum (nord) pour venir s’installer dans la commune de Bégoua. Elle présentait des symptômes qui sont entre autres, la paralysie au niveau des deux  bras et des deux jambes. Des analyses sont en cours », a expliqué directeur de la santé publique.

Une nécessité de vaccin contre la polio s’impose

Le docteur Namboua a déploré le fait que le programme élargi de vaccination  (PEV), ne fonctionne que lorsqu’il y’a une campagne nationale de vaccination. « S’il n’y a pas d’activité, les enfants sont à la merci de la contamination, alors que ceux de zéro à cinq ans devaient recevoir l’antipolio, dès la naissance et la campagne ne vient que compléter », a-t-il relevé.

Il regrette également le fait que, selon lui, « l’intérêt de la vaccination n’est encore bien connu par le public. Il est important que la communauté locale soit impliquée totalement dans le processus de lutte contre le virus sauvage de la poliomyélite. La sensibilisation doit être intense et appliquée », a-t-il poursuivi.

Il a par ailleurs annoncé trois passages de vaccination contre la polio au cours de ce mois dans la préfecture de l’Ouham-Pendé et la région de Bangui.

D’après lui, le constat est que les enfants sont mal ou ne sont pas du tout vaccinés. C’est pourquoi il y a des poches de résistance. Il a ainsi demandé aux parents faire vacciner systématiquement leurs enfants en vue de barrer la route à cette maladie.

Auguste Bati-Kalamet

 

 

BERBERATI : DES FEMMES SE MOBILISENT POUR LUTTER CONTRE LE SIDA

 

ruban sida

 

Berberati, 03 décembre (RJDH)-Les femmes leaders de la ville de Berberati (ouest) viennent de mettre en place une association dans le cadre de la lutte contre le VIH/sida.

Selon la présidente de cette association, Lydie Josiane Talo, la mission assignée à cette plateforme est de sensibiliser  la population à la fidélité entre les couples, l’abstinence en milieu jeune et le dépistage volontaire, afin de réduire la vulnérabilité chez les personnes appartenant aux catégories sociales ciblées.

« Les personnes ciblées par nos activités sont les femmes au foyer, les jeunes garçons, les jeunes filles et les administrateurs ; parce que nous avons constaté que c’est quand les gens sont bien instruits, avec un peu de moyens financiers qu’ils sont le plus infectés », a-t-elle indiqué.

Ces femmes sollicitent l’implication des autorités locales et des partenaires au développement pour la réussite de leurs activités.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 00:57

 

 

 

course pirogue 1er décembre 2012

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 00:23

 

 

 

nouvel aéroport Bangui Mpoko maquette

 

Suite à la publication  du contre-projet Bangui-Béréngo en lieu et place de la rénovation de Bangui-Mpoko, le Professeur Yves Boulvert, ancien Directeur de l’ORSTOM à Bangui et actuellement membre de l’Académie Française des Sciences d’Outre-Mer a écrit à Clément Boutet-Mbamba une lettre pour donner son opinion sur ce projet en contribuant au débat.

Rédaction CAP

 

Yves Boulvert

À

Clément De Boutet

 

Paris, 2/12/2012

 

Monsieur,

 

 

         Demeurant très attaché à la RCA et à Bangui, J’ai lu avec intérêt votre note sur Bangui-Mpoko […].

         Rappel : avec mon ouvrage sur le Centenaire de Bangui, avait été coédité par l’ORSTOM et l’IGN un atlas cartographique sur Bangui 1889-1989. Je suis revenu à Bangui en 2004 (cf. Mondes et Cultures, Séance à l’Académie des Sciences d’Outre-Mer du 7 janvier 2005 : « Retour à Bangui quarante ans après … ». Enfin, à côté de ma participation au tome XI d’Hommes et destins (ASOM – L’Harmattan, 2011, 789 p.), avec J. Callède, nous avons publié un CDRom : « Le bassin de l’Oubangui », monographie hydrologique en soulignant effectivement les potentialités hydroélectriques de la Lobaye. Toutefois l’inauguration du barrage de Boali vers 1995 aurait dû être accompagnée d’une nouvelle usine remplaçant Boali 1-2-3 vétustes.

         Pour moi, le mauvais classement international de la RCA est dû à une mauvaise gouvernance : B. Boganda n’a pas été remplacé. Il ne peut y avoir d’investissements massifs dans ce pays tant que l’insécurité des routes et pistes y empêche tout commerce et développement agricole. Ce n’est pas le 14ème problème.

         Je me méfie des estimations démographiques, ne croyant qu’aux recensements fiables : la dépopulation de l’Est centrafricain doit se poursuivre : exode rural.

         Problème 7 : je crois plus au péril fécal qu’aux industries polluantes : lesquelles ?

         Je suis surpris du temps de livraison des bagages : 2 à 3h ! En 1990, il y avait encore 3 vols hebdomadaires vers Paris contre un aujourd’hui.

         J’ai vu construire il y a un demi-siècle, l’aéroport de Bangui-Mpoko dans un secteur alors mal drainé et inhabité. Le trafic est-il suffisant pour justifier son déplacement à Bérengo, construit effectivement pour les seuls besoins personnels de Bokassa, une folie alors ! Pourquoi pas ? Il y a là un site dégagé, inoccupé.

 

 

         A propos de chemin de fer, la seule locomotive centrafricaine (un objet de musée) subsistait en 1990 dans un hangar près des rapides de Zinga qu’elle servait à contourner autrefois.

         Une dernière remarque : tous les grands travaux projetés pour Bangui impliquent le renoncement au transfert de la capitale vers Bambari ou Sibut, Grimari, Bossembélé. Qui financerait un tel transfert ?

         Avec tous les vœux pour une vie meilleure pour les Centrafricains dans un pays modernisé.

Yves Boulvert

2/12/2012

       

CV

 

BOULVERT Yves

Membre titulaire 4e section,

Élu le 02/12/1994

Directeur de recherche à l’IRD depuis 1984 (ex-ORSTOM) (er)

Chercheur pédologue à l’ORSTOM au Niger, Sénégal, en Centrafrique depuis 1963

Membre de la Société de Géographie depuis 1982

Membre de la Société des explorateurs français depuis 1993

Domaine de compétences :

Afrique noire : géographie physique, pédologie, géomorphologie, phytogéographie, histoire des explorations. Pays étudiés : Centrafrique, Guinée, Niger. Pays ou régions parcourues : Afrique occidentale, centrale, orientale et australe ; Amérique du Nord et du Sud ; Asie (du Proche à l’Extrême-Orient) ; Pacifique (de l’Australie aux Galapagos), Europe

Biographie :

Yves Boulvert est diplômé de Paris-Grignon puis Agro-Paris Tech (Ingénieur agronome en 1961). Il obtint une licence ès-sciences (Sorbonne, 1962) et devint docteur d’État ès sciences naturelles (Dijon, 1990).

Il fut responsable à l'ORSTOM (Office de la recherche scientifique et technique outre-mer) en Centrafrique en 1989.

Bibliographie :

Carte pédologique de la République centrafricaine. ORSTOM, 1983

Carte phytogéographique de la République centrafricaine. ORSTOM, 1986 et 1987

Agroclimatologie du Centrafrique. ORSTOM, 1988

Bangui 1889-1989 : un siècle de croissance. Atlas – IGN, 1989

Bangui 1889-1989 : points de vue et témoignages. Sépia, 1989

Documents phytogéographiques sur les savanes centrafricaines. ORSTOM, 1995

Étude géomorphologique de la République centrafricaine. ORSTOM, 1996

Notice et carte morphopédologique à 1/500 000 de République de Guinée (accompagnée de volumes annexes : éléments du climat guinéen, documents phytogéographiques...).  IRD, 2003

Carte morphopédologique interactive à 1/200 000 de République de Guinée (cédérom). IRD, 2005

Le bassin de l’Oubangui : hydrométrie, climatologie… (cédérom). IRD, 2010

Source : http://www.academieoutremer.fr/academiciens/fiche.php?aId=223 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 01:39

 

 

 

couverture Afrique Education interview MZ

 

 

AFRIQUE EDUCATION Numéro 359 – du 1er au 15 décembre 2012  

CENTRAFRIQUE

Martin Ziguelé parle

Propos recueillis par Jean Paul Tédga

 

Fraudes électorales, installation d’une dynastie Bozizé au pouvoir, insécurité sur tout le territoire, Assemblée nationale monocolore, opposition victime de brimade, mal-gouvernance, politique africaine de François Hollande, Françafrique, etc.

S’il y avait une élection présidentielle aujourd’hui en RCA, Martin Ziguelé aurait de fortes chances de la gagner.

 

AFRIQUEDUCATION : Vous avez assisté au Congrès du parti socialiste français, à Toulouse, fin octobre. Après avoir écouté les discours prononcés par François Hollande à Dakar et à Kinshasa, sur ce qui va être la politique africaine de la France, sous son quinquennat, que ressentez-vous en tant chef de l’opposition centrafricaine et quel commentaire faites-vous ?


Martin Ziguélé : Il faut d’abord rappeler que la France a des relations anciennes, solides et multiformes avec les pays africains, consolidées pour beaucoup d’entre eux, par le partage d’une même langue et d’une même histoire. C’est pour ces différentes raisons que tout changement de pouvoir, en France, est ausculté à la loupe par tous les décideurs en Afrique, même s’ils n’en laissent rien paraître officiellement. Je pense que, nous, Africains, de l’opposition démocratique comme du pouvoir, devons-nous réjouir du nouveau discours politique en France. En effet, à ma connaissance, tous les chefs d’Etat africains, aussi bien, que leurs opposants, affirment tous les jours, et encore plus, pendant nos campagnes électorales, qu’ils veulent construire des états de droit, promouvoir la bonne gouvernance, défendre et faire respecter les libertés individuelles et collectives, etc. Je pense que c’est le même discours que le parti socialiste tient depuis toujours, et encore fin octobre dernier, au Congrès de Toulouse, que le candidat Hollande a tenu pendant sa campagne, et que le président Hollande a tenu, à Dakar et à Kinshasa. Cela dit, j’ai beaucoup apprécié le courage politique dont a fait montre le président François Hollande pour avoir exprimé, aussi bien, à Dakar qu’à Kinshasa, sa croyance aux valeurs et idéaux que partagent les sociaux-démocrates et les forces de progrès. Je ne m’attendais pas à moins. Mon seul souhait est que cette ligne politique soit traduite en actes, et qu’elle soit tenue dans la durée.

 

On note une volonté du président français de mettre fin à la Françafrique, ce qui entraîne des réactions de colère et de repli sur soi venant de certains chefs d’Etat africains. D’aucuns souhaitent même se coaliser pour faire bloc contre François Hollande. Le président français est-il sur la bonne voie ? Que faites-vous, opposants africains, pour l’aider à tenir bon ?


La Françafrique est décriée depuis de très longues années, et c’est bien l’Afrique et les peuples africains qui en paient le plus grand prix, en matière de corruption, de violences politiques et de mauvaise gouvernance. Tout Africain responsable ne peut que souhaiter la fin d’un système opaque et désuet. Tous les démocrates africains, qu’ils soient du pouvoir ou dans l’opposition, souhaitent la fin de la Françafrique parce que c’est un système indéfendable politiquement, économiquement et moralement. Nous luttons, tous, pour l’avènement de nouvelles relations d’amitié sincère et de vrai partenariat mutuellement réciproque entre la France et l’Afrique. Les réactions de certains chefs d’Etat auxquelles vous faites allusion, à supposer qu’elles soient vraies, ne pourront pas prospérer car toute lutte victorieuse doit se fonder sur des causes justes. Enfin, pour ma part, c’est dans le cadre de l’Internationale Socialiste et des relations normales entre partis membres que mon parti, le MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) entretient des relations normales avec le PS français ainsi qu’avec d’autres partis frères africains notamment. Par conséquent, partageant le même crédo politique, notamment, sur l’Afrique, notre soutien politique et moral est acquis à cette nouvelle politique africaine. Il en est de même, je le crois, pour les autres partis progressistes africains.

 

Quand on vous a écouté à Toulouse, à la tribune du Congrès du parti socialiste, on s’est rendu compte, très vite, que la République centrafricaine allait très mal. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans votre pays ? Quelles sont les raisons qui vous poussent à être très inquiet ?

Je dis et répète que la République centrafricaine est dans une situation de blocage politique, née des élections frauduleuses de janvier 2011, doublée d’une insécurité généralisée et d’une mauvaise gouvernance sans précédent. L’exaspération de mes compatriotes est à son comble, du fait qu’ils sont convaincus que les autorités en place ont de fait démissionné et abandonné le pays comme une pirogue à la dérive. Les conséquences pour la population centrafricaine, aujourd’hui, sont la faim qui les tenaille au point que manger une fois par jour est un exploit, la dénutrition et la malnutrition surtout infantiles, les maladies et le piteux état des formations sanitaires et la corruption du personnel médical qui y sévit, les éruptions de violences provenant des multiples rébellions autochtones et allogènes, le racket et les exactions répétées des forces de défense et de sécurité sur les barrières illégales dressées à travers le territoire. Comment ne pas être inquiet devant la descente aux enfers de son propre pays, de sa patrie ?

 

Aujourd’hui, le FARE-2011 dont fait partie le MLPC ne reconnaît pas le pouvoir en place et souhaite l’annulation et la reprise des élections du 23 janvier 2011. Le pouvoir n’est pas de cet avis. N’y a-t-il pas de possibilités de dialoguer pour arriver à un compromis ? Pourquoi ce dialogue de sourds ? Pourquoi la situation est-elle bloquée ? Comment la décoincer ?


Comme je viens de l’affirmer, le blocage de la situation actuelle de notre pays résulte à n’en pas douter, des désastreuses élections de janvier et mars 2011, et du mépris constant du général Bozizé vis-à-vis des partis de l’opposition et leurs leaders. Lorsque les résultats d’élections sont frauduleux, et donc, non crédibles, celui qui s’en prévaudra n’aura aucune légitimité qui lui permettra de gouverner dans la paix et la quiétude. C’est malheureusement cette voie que le général Bozizé a choisie, en se faisant élire au premier tour dans des conditions opaques, et en cooptant dans une Assemblée dite nationale où aucun opposant n’est représenté, plusieurs membres de sa famille, aux côtés des membres de son parti. Cette première, depuis les élections multipartites de 1993 unanimement saluées à l’époque par la communauté internationale, ne pouvait que conduire le pays dans l’impasse puisqu’il est désormais clair que ce qui sous-tend la démarche de FrançoisBozizé est la confiscation et la conservation du pouvoir au profit d’un seul individu, sa famille et son parti. L’exigence formulée par l’opposition de voir les résultats des élections du 23 janvier 2011, être annulés et celles-ci reprises est une question de principe. Il s’agit de ne pas encourager la fraude électorale dans le pays à l’avenir en ne créant pas une jurisprudence de reconnaissance de la pseudo victoire du fraudeur d’élections et de s’accommoder avec son pouvoir illégitime. C’est plus d’un an seulement après, au mois de mai dernier et à la suite de nombreuses et diverses pressions que le général Bozizé a reconnu qu’il y a eu des irrégularités lors des dernières élections et accepté la nécessité d’un dialogue politique inter-centrafricain pour surmonter le blocage de la situation. Depuis lors, c’est le statu quo.

 

Si le président François Bozizé vous proposait de former un gouvernement d’union que vous dirigeriez en tant que chef de l’opposition, accepteriez-vous ? Si oui à quelles conditions ?


Tout parti politique a pour vocation de prendre le pouvoir et de l’exercer. Je suis président d’un parti politique qui a déjà accédé au pouvoir démocratiquement par des élections transparentes et crédibles et qui a donc eu par le passé à gérer le pays. Le combat que je mène à la tête de mon parti vise à accéder à nouveau démocratiquement au pouvoir, que le coup d’état du général Bozizé a ravi par la force, pour pouvoir rassembler les Centrafricains et mettre en œuvre le projet de société et le programme du MLPC. Cela est également vrai des autres partis politiques de l’opposition démocratique aux côtés desquels nous luttons. Actuellement, je pense que ce que les Centrafricains attendent de moi comme des autres responsables des partis de l’opposition, n’est point un replâtrage ou un colmatage des débris du gouvernement du général Bozizé dont le bilan catastrophique pour le pays n’est plus à démontrer.

 

A Toulouse, vous avez déclaré, je vous cite : « Toute manipulation visant à modifier les termes de notre constitution, en vue d’un troisième mandat à la tête du pays et de l’instauration d’une dynastie familiale, sera considérée comme un crime contre le peuple centrafricain ». Où avez-vous entendu parler de troisième mandat ou de dynastie familiale en RCA ? Le pouvoir vous accuse de lui faire un procès d’intention. Est-ce faux ?


Bientôt, cela fera dix ans que le général Bozizé qui a pris le pouvoir de la façon que l’on sait, est au pouvoir. Il n’a eu de cesse de poser des actes et prononcer des discours que la plupart des Centrafricains ont encore en mémoire et qui permettent d’avoir une certaine grille de lecture et un décodeur de son comportement politique. Il ne se cachera donc pas derrière son petit doigt et finira tôt ou tard par abattre ses cartes. L’opinion nationale et internationale verra bien de quel côté se trouve la vérité.

 

En tant que partis d’opposition, rencontrez-vous des contraintes dans l’exercice de votre activité ? Si oui lesquelles ?

Vous connaissez bien la situation dans laquelle se débattent la plupart des partis d’opposition en Afrique : la vie d’opposant n’y est pas un long fleuve tranquille et elle est surtout loin de ressembler à ce qu’on peut imaginer sur les autres continents. Les opposants africains sont généralement obligés de se battre contre des régimes autocratiques dont les tenants tiennent à conserver le pouvoir par tous les moyens et le plus longtemps possible. Le MLPC, mon parti, n’y échappe pas. Vous vous êtes aussi sans doute fait l’écho des tracasseries policières et les entraves à la liberté d’aller et venir dont j’ai parfois personnellement fait l’objet ainsi que Me Nicolas Tiangaye également leader d’un parti d’opposition, privé de passeport et empêché d’effectuer des déplacements dans le cadre de sa profession d’avocat. Je ne parle pas des interdictions de tenir des marches et autres meetings ou de faire une rentrée politique de nos partis. Ces activités pourtant garanties par la constitution sont assimilées et interprétées par le régime en place comme visant à troubler l’ordre public et sont systématiquement interdites. Je passe sur les menaces et fausses accusations de tentatives d’atteinte à la sûre-té de l’Etat régulièrement proférées par le pouvoir contre les leaders de l’opposition, et à plusieurs reprises contre moi. Tout cela pour tenter de vous saper le moral et vous faire perdre du temps et de l’énergie, c’est bien connu et de bonne guerre. Nous faisons avec.

 

Le président du Tchad a retiré le contingent qui assurait la protection rapprochée du président Bozizé fin octobre. Le président ougandais va retirer, également, l’unité de l’armée ougandaise qui est en RCA pour traquer Joseph Kony et sa bande. On parle du retrait des forces gabonaises en début de l’année prochaine. Tous ces différents retraits sont annoncés presqu’au même moment. Que cachent-ils ? Pourquoi abandonne-t-on subitement François Bozizé qu’on protégeait depuis des années ?


Les contingents faisant partie des forces de l’Afrique centrale (MICOPAX) sont dans notre pays dans le cadre des décisions communément prises par les Etats de la CEMAC, par solidarité avec la RCA en proie depuis fort longtemps à d’énormes et récurrents problèmes d’insécurité et pour le maintien de la paix dans la sous-région. Elles ont pré-vu se retirer de notre pays après dix années de présence. S’agissant des éléments tchadiens de la sécurité rapprochée de François Bozizé, seul ce dernier peut expliquer les raisons de leur départ, que j’ignore totalement.

 

Tous les pays de la CEMAC, enclavés ou non, sont producteurs de pétrole, sauf la RCA. Est-ce une anomalie géologique ou la volonté souveraine de votre président de ne pas se livrer à une telle activité ?


Plusieurs recherches et travaux de prospection ont montré qu’il y a du pétrole en abondante quantité dans plusieurs régions différentes du sous-sol centrafricain. Le gouvernement centrafricain a déclaré qu’un permis pétrolier a été octroyé aux Chinois sur une partie de l’ancien permis de M. Grynberg et cette entreprise est déjà à pied d’œuvre pour faire des forages exploratoires dans la zone de l’extrême Nord-Est du pays. Cependant, vous comprendrez aisément que l’exploitation du pétrole et même de toute autre activité minière dans un site à travers le territoire national exige aujourd’hui qu’un minimum de conditions de sécurité soit réuni dans le pays, ce qui est loin d’être le cas présentement. Or, l’insécurité généralisée qui règne dans l’arrière-pays ne permet point le déroulement des activités économiques et industrielles quelconques. Vous n’êtes pas sans savoir qu’en septembre dernier, le site du groupe du géant du nucléaire français AREVA a été attaqué à Bakouma dans le Sud-Est de la RCA par des hommes armés inconnus. Cette fâcheuse situation, ajoutée à bien d’autres facteurs encore, a contraint ce groupe à suspendre pour une durée indéterminée sa présence à Bakouma.

 

L’opposition centrafricaine n’exerce pas un contrôle véritable sur l’exploitation des ressources du sous-sol centrafricain. Qu’est-ce qui vous en empêche ? L’exploitation de l’uranium, des diamants et même de la forêt, se fait de façon opaque. Le peuple centrafricain accuse l’opposition d’être complice. A-t-elle tort ?


Dans une démocratie, c’est dans le cadre de l’exercice des contre-pouvoirs - en l’occurrence le parlement - que l’on reconnaît à l’opposition que celle-ci peut parvenir à contrôler la gestion des affaires du pays et notamment l’exploitation des ressources naturelles telles que les richesses minières et forestières que vous citez et dont regorge effectivement la RCA. Dès lors où le pouvoir du général Bozizé a tout fait pour barrer la route de la représentation nationale à l’opposition lors des dernières élections législatives, l’Assemblée nationale, haut lieu de contrôle de l’action de l’exécutif, est actuellement une chambre monocolore. L’opposition n’a donc pas voix au chapitre actuellement dans ce pays. C’est cette grave et honteuse réalité qui doit être sue en dehors des frontières de la RCA. Le peuple ne peut nullement accuser l’opposition d’une quelconque complicité avec le pouvoir en place car il sait que l’opposition n’est pas à l’Assemblée nationale pour exercer quel -que contrôle que ce soit sur les revenus tirés de l’exploitation du sous-sol national. Vous comprenez donc les raisons fondamentales de notre exigence politique d’annulation et de reprise des élections que certains jugent superfétatoires. On ne peut nous demander de contrôler l’exécutif tout en déniant le droit d’être à l’Assemblée.

 

Les ministres Sylvain Ndoutingaï et Firmin Findiro, ont fui le pays, accusés d’avoir fomenté un coup d’état contre le président Bozizé. Confirmez-vous qu’ils voulaient déposer François Bozizé ou s’agit-il simplement d’une volonté du chef de l’Etat de dégager deux ministres qui l’empêchaient de tourner en rond paisiblement ?


Seules ces deux personnalités en question et le général Bozizé sont à même d’apporter les réponses à vos questions. Tout ce que je sais, est que ces deux personnes ont été bel et bien brutalement limogées du gouvernement. Le régime de Bangui n’a fourni aucune explication officielle sur le limogeage de ces deux piliers du pouvoir, ni donné les raisons de cette disgrâce.

 

Vous êtes président d’un grand parti, le MLPC, qui a dirigé la RCA (vous-même avez déjà été premier ministre). Comment réagissez-vous au refus de la RCA de soutenir le candidat Jean Ping présenté par le Gabon à la présidence de la Commission de l’Union africaine pour un deuxième mandat, alors que tous les pays membres de la CEEAC devaient s’aligner comme un seul homme derrière Ping?


Ni moi ni mon parti ne sommes actuellement aux affaires, par conséquent, je ne peux répondre valablement à votre question, ignorant les éléments d’appréciation et les tenants et aboutissants de ce dossier. Cela dit, force est de constater que la diplomatie du pouvoir en place à Bangui manque pour le moins de cohérence et obéit à des critères très alambiqués. A cela, il faut également ajouter que bien souvent, le gouvernement centrafricain actuel, faute d’être à jour dans le paiement des cotisations dues à certaines institutions internationales dont la RCA est membre, notre pays est souvent privé de vote ou même du droit à la parole ainsi que de certains avantages et privilèges accordés aux pays en situation régulière. Il est même déjà malheureusement arrivé que le gouvernement fasse appel à certains pays amis pour apurer certains impayés de cotisations, ce qui pose vous vous en doutez, un réel problème de souveraineté de notre pays car, comme chacun sait, qui paye commande.

 

Ali Bongo Ondimba a-t-il raison de retirer les troupes gabonaises à cause de cette trahison ?


Je rappelle une fois de plus que c’est depuis plus de dix ans que certains pays frères et voisins, dans le cadre de la solidarité au sein de la CEMAC d’abord, puis ultérieurement, de la CEEAC, ont accepté d’envoyer à Bangui des contingents de leurs forces armées avec l’appui logistique de la France, pour aider au retour de la paix et au renforcement de la sécurité dans le pays. Cette situation qui peut être comprise et défendue à un moment donné ne peut durer ad vitam aeternam. On ne peut s’accommoder durablement d’une situation censée être exceptionnelle et temporaire, devenir progressivement définitive. C’est au pouvoir en place de réunir les conditions nécessaires pour que les forces armées centrafricaines puissent assumer les responsabilités et les missions régaliennes qui fondent leur raison d’être à savoir, défendre l’intégrité du territoire et assurer la sécurité et la libre circulations des biens et des citoyens sur toute l’étendue du territoire national.

 

Vous êtes proches des socialistes actuellement au pouvoir. Le président de la RCA peine à se faire recevoir par François Hollande avec qui vous entretenez des relations depuis des années. Au nom de l’intérêt supérieur de la RCA, pourquoi n’intercédez-vous pas en sa faveur ?


Ce n’est pas mon rôle d’interférer dans les relations d’Etat à Etat, la diplomatie centrafricaine existe et fait son travail. Au demeurant, je n’ai pas entendu le gouvernement centrafricain se plaindre de ce que vous affirmez. Un problème qui ne se pose pas n’existe pas.

 

Vous êtes une alternative crédible en cas d’alternance en RCA. Quels moyens vous donnez-vous pour ne plus vous faire voler votre victoire la prochaine fois ?


Les moyens qu’un démocrate peut et doit se donner c’est-à-dire celle de la force du droit dans le cadre des lois et règlements de mon pays et le soutien et la vigilance de mes compatriotes. Nous venons d’adopter par consensus à l’issue de quatre ateliers avec l’appui de la communauté internationale, la création d’une Autorité nationale chargée de gérer les élections et un nouveau code électoral qui devrait régir désormais les élections en RCA répondant aux standards internationaux de nos jours, incluant des listes et cartes électorales biométriques et bien d’autres dispositions encore, afin que le désordre délibéré et les fraudes massives constatées et enregistrées lors de la mascarade électorale du 23 janvier 2011 ne soient plus qu’un mauvais souvenir.

 

Et pour conclure ?

Je reprendrai, à l’endroit de mon peuple et de mon pays que j’aime tant, la célèbre phrase de feu Sylvanius Olympio, premier président du Togo indépendant : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève toujours ».

Je finis en appelant les Centrafricains à garder de l’espérance, même si le parcours tumultueux et les résultats décevants de notre pays n’y incitent pas. Nous continuons la lutte politique pour une alternance démocratique et dans la paix dans notre pays, pour que le Centrafricain retrouve justement des raisons d’espérer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 01:02

 

 

 

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CENTRAFRIQUE

Source : Jeune Afrique

 

Les 24 et 25 novembre à Boali, François Bozizé, le président centrafricain, a convié les députés du parti au pouvoir (le KNK) à débattre de son éventuelle candidature à la présidentielle de 2016. Pour pouvoir briguer un troisième mandat, il envisage de faire modifier par voie parlementaire les articles 24 et 108 de la constitution. Problème: le texte actuel stipule que le nombre et la durée des mandats présidentiels ne sont pas révisables. Pour faire passer la mesure, le pouvoir pourrait en même temps soumettre aux députés d'autres modifications constitutionnelles comme la création d'un Sénat, l'abolition de la peine de mort ou la refonte du code électoral.

 

NDLR : On voit très mal comment Bozizé et ses suppôts pourraient s’y prendre pour modifier la constitution actuelle afin de lui permettre de se représenter en 2016 à l’élection présidentielle car la particularité de l’actuelle constitution est qu’elle exclut totalement le nombre et la durée du mandat présidentiel du champ de toute révision. Les modifications de la constitution envisagées pour la création du Sénat, l’abolition de la peine de mort et la refonte du code électoral ne sauraient être étendues et concerner les articles 24 et 108 qui sont d’une très grande clarté et ne sauraient donner lieu à d’autres interprétations fantaisistes.


Art.24 : Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin  secret, majoritaire à deux(2) tours.

La durée du mandat du Président de la République est de cinq (5) ans. Le mandat est renouvelable une seule fois.

Art.108 : Sont exclus de la révision : la forme républicaine et laïque de l’Etat ; le nombre et la durée de mandat présidentiels ; les conditions d’éligibilité ; les incompatibilités aux fonctions de Chef de l’Etat ; les droits fondamentaux du citoyen.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 00:13

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 01 Décembre 2012 15:13

Le président centrafricain François Bozizé a décidé de commémorer cette année la proclamation de la République Centrafricaine, 1erdécembre, à Bouar (Centre-ouest) après avoir célébré le 13 août dernier à Paris. «  C’est parce que le Gouvernement fait de la décentralisation une préoccupation majeure et que l’axe Bangui-Douala constitue un fer de lance pour l’économie centrafricaine ». C’ainsi que le Chef de l’Etat a justifié dans son discours, le choix de la ville de Bouar pour commémorer ce 1er décembre 2012. 54 années après la proclamation de la République Centrafricaine, le pays demeure encore une nation fragile sur de nombreux points, a reconnu le Président centrafricain.

En plus du Chef de l’Etat, l’ensemble du Gouvernement, de nombreux dignitaires locaux et étrangers ont répondu présents au rendez-vous. Radio Ndeke Luka y a également envoyé une mission spéciale.

Selon les envoyés spéciaux de Radio Ndeke Luka à Bouar, les cérémonies qui ont débuté dans la matinée, aux environs de 10 heures avec l’arrivée du Président Bozizé, et qui ont pris fin à 14 heures 10 minutes, se sont bien déroulées de manière générale. L’attribution des titres honorifiques, le discours du Chef de l’Etat, un défilé civil et militaire, ont constitué les temps forts de cet évènement qui a duré plus de 4 heures de temps.

Dans son discours à la population en langue nationale (Sango), le président François Bozizé a relevé que la RCA d’aujourd’hui n’est pas très différente de celle des années 60. L’insécurité et la dégradation des infrastructures publiques font d’elle le « Dernayo », c’est-à-dire le dernier de tous ses Etats voisins. Le Chef de l’Etat a également regretté que certaines bandes armées hostiles au pouvoir, sévissent encore sur le territoire national, malgré le départ de Baba Laddé au Tchad. Très furtivement, il a évoqué la révision de la constitution pour la bonne tenue des élections en 2016.

Poursuivant son allocution, François Bozizé a affirmé que la RCA a, en perspective, de nombreux chantiers dont l’inauguration d’une nouvelle usine de coton dans la ville de Bossangoa (Nord), et la reprise des travaux de la cimenterie à N’zila. Il a aussi annoncé la réduction des heures de délestages dans la capitale centrafricaine dans un futur proche, grâce à la mise en marche de l’usine électrique de Boali 3 ainsi que la réhabilitation de nombreuses routes dégradées sur l’ensemble du territoire.

Par contre, le Chef de l’Etat n’a aucunement fait allusion ni à la grève des enseignants qui paralyse actuellement le système éducatif centrafricain, ni aux problèmes liés à la jeunesse et à la vie de la femme centrafricaine.

Le président centrafricain a conclu son discours en invitant le peuple centrafricain à lui faire confiance ainsi qu’à son Gouvernement.

Contrairement à certaines villes de provinces qui commémoreront cette fête nationale en différé, la célébration du 1er décembre à Bangui a consisté en une course de pirogues sur le fleuve Oubangui et des concerts publics sur la place du Cinquantenaire, au PK0 et au Rond-point de Pétévo, une organisation de la municipalité au profit du public banguissois.

La République centrafricaine a été proclamée le 1er décembre 1958. Le 13 août 1960 le pays a accédé à l'indépendance.

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 06:46

 

 

 

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Bangui 2 déc (CAP) - La course des pirogues de cet après-midi a tourné au vinaigre. Une pirogue aurait télescopé une baleinière. Le bilan serait très lourd. Plusieurs morts, des blessés graves et des disparus, on ne sait encore exactement. Le service des urgences de l’Hôpital Communautaire est bondé. A tous ceux-là il faut rajouter les accidentés des motos taxis. Un 1er décembre infernal.

Beaucoup de compatriotes maudissent Bozizé dont la présidence est émaillée par la disparition de nombreux compatriotes.

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