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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 02:42

 

 

transport-RCA.jpg

 

 

 

Kabongo 4 Juin 2010 Africa Info (Douala)

De source gouvernementale, le ministre de l'équipement et du désenclavement, Cyriaque Samba-Panza, a regagné Bangui le 2 juin après avoir pris part à Lisbonne au Portugal, au Congrès mondial de la route, tenu du 25 au 28 mai dernier autour du thème «La route, espace de partage».

Selon un membre de la délégation conduite par M Samba-Panza, cette assise a permis à la forte délégation centrafricaine, composée des techniciens dudit département, de nouer un certain nombre de contacts avec les partenaires et le secteur privé, en vue de trouver des financements nouveaux dans le secteur route de la République centrafricaine, pays continental.

«Chaque année, il y a un congrès mondial de la route où les acteurs de presque tous les pays discutent de plusieurs questions liées à leurs activités », a précisé le Ministre Samba-Panza. Et de poursuivre : «c'est depuis quelques temps que je me suis attelé à explorer des moyens devant permettre à notre pays qui est enclavé et qui a beaucoup de difficultés particulières de contacter des partenaires et certains acteurs du secteur».

A en croire le chef de la délégation, la recherche des partenaires l'a conduit au Maroc. «Nous y avons discuté avec un certain nombre de pays et d'institutions de l'utilité de mettre en oeuvre le partenariat public-privé dans notre pays, compte tenu des difficultés de trésorerie dans la majorité des pays du monde », a-t-il indiqué.

Comme les secteurs privés ont des ressources, contrairement aux secteurs publics, la tendance à l'heure actuelle est, selon M Samba-Panza de les amener à cofinancer, notamment les routes et les ponts, avec certaines institutions internationales.

Le membre du gouvernement a également révélé que, plusieurs bailleurs de fonds contactés sont prêts et disponibles pour accompagner le gouvernement centrafricain dans ses efforts de désenclavement «parce qu'ils sont dans cette logique de la perception de la gestion du domaine».

Il convient de préciser que le ministre Samba-Panza était accompagné de Live Borong Richard, Président du conseil d'administration du Fonds d'Entretien Routier, Noel Gbéba, chargé de mission en matière d'équipement, Auguste Phonze, expert national, Noel Ngoya, directeur général des études et de la programmation et du contrôle, Gabriel Gninga Zingas, directeur général de l'équipement et du désenclavement, Marie-Claire Bitouanga, Directrice générale du Fonds d'Entretien Routier (FER).

 

NDLR : Voici un excellent cas de dilapidation de deniers publics donc de mauvaise gouvernance. Pas un seul kilomètre de route ne sera construit après la participation de cette pléthorique délégation à ce fameux congrès de Lisbonne. Il est à craindre que ces messieurs et dame se soient juste payé une bonne promenade  touristique et une occasion  pour faire aussi leurs courses avec les frais de mission qu’ils se sont grassement octroyés sur le dos de l’Etat et/ ou du Fonds routier.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 01:53

 

 

Boz-en-campagne.jpg

 

 Bozizé étant absent de Bangui depuis dimanche dernier pour cause de sommet de Nice, la réunion des « tontons macoutes » a eu lieu samedi à Sassara sous la supervision de Francis Bozizé, assisté de Claude Richard Ngouandjia rentré précipitamment de Brazzaville à cause d’un décès dans sa famille à Bangui.  Il en ressort les informations suivantes :

  La société Aurafrique à Bambari est accusée par Claude Richard Ngouandjia, sur la foi dit-il de ses renseignements, de soutenir financièrement l’opposition. Francis Bozizé a renchéri en disant que cette société leur a déjà fait un mauvais coup dans le passé et qu’au retour de son père de Nice et Brazzaville, il lui demandera de faire fermer cette société.

 

Tiangaye

  Me Nicolas Tiangaye

D’après leurs informations, Maître Nicolas Tiangaye est entrain de mobiliser la diaspora centrafricaine en France et Maître Pouzère fait la même chose à Bangui, pour que simultanément en France et à Bangui une marche soit organisée contre François Bozizé le 11 juin 2010, date à laquelle expire le mandat de Bozizé.

 Francis Bozizé et Richard Ngouandjia ont annoncé au cours de cette réunion que François Bozizé a reçu des informations selon lesquelles l’opposition s’apprête à mettre en place une stratégie unitaire aussi bien aux élections législatives que présidentielles sous la double impulsion de Maitres Henri Pouzère et Nicolas Tiangaye. Ils ont dit que c’est un scénario catastrophique pour le pouvoir et que tout sera mis en œuvre pour que l’opposition ne parvienne pas à s’entendre sur ce point et aille aux élections en ordre dispersé. Bien vu !

 

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                              Martin Ziguélé

Ange Félix Patassé a dit qu’il ne souhaitait pas en réalité être candidat aux élections présidentielles mais il le fait uniquement pour laver l’affront monté contre lui par Martin Ziguélé, Gabriel Edouard Koyambounou et Jacquesson Mazette. Il a donc déclaré qu’en cas de second tour entre lui et François Bozizé, il se désistera en faveur de ce dernier.

 

Le recrutement de nouveaux gendarmes annoncé sur les ondes nationales vendredi 4 juin par le Colonel Sambia, DG de la gendarmerie et beau-frère de François Bozizé n’est qu’un leurre destiné à tromper l’opinion nationale et internationale qui financera leur formation. Tous les gendarmes ont déjà été recrutés parmi les jeunes KNK et BDR.

 

 

Cyriaque-Gonda-1

        le mythomane Cyriaque Gonda

La décision d’interdiction de sortie faite à l’ancien Ministre d’Etat Cyriaque Gonda vient de François Bozizé lui-même qui avait en fait l’intention de procéder à son arrestation. Il en a été dissuadé par certains proches parents Gbaya à cause de la période électorale et des risques de division dans la famille. Bozizé a néanmoins promis de l’arrêter après les élections pour détournement de fonds, ainsi que Kokcis Ouilibona à qui il reproche d’avoir détourné 150 millions de francs CFA destinés à des opérations politiques d’achat de personnes influentes. Cyriaque Gonda a pu quitter quelques jours après Bangui et se trouve actuellement à Montpellier en France.

François Bozizé a fait distribuer des téléphones portables aux voyous et enfants de la rue en ville avec son numéro et celui de Francis pour leur signaler tout mouvement suspect.

Papy Bozizé, fils de son père et Directeur de la Section Recherche  et Investigation (SRI) est envoyé en stage en France (Tours) pour revenir commandant. Compte tenu des multiples rackets qu’il opérait à la SRI, les parents Gbaya sont intervenus auprès de Bozizé pour lui demander de l’affecter ailleurs à son retour de stage.

 

Le Commissaire Feizouré de l’aéroport de Bangui-Mpoko qui a fait partie du contingent des 50 policiers Gbaya formés en Libye pendant deux mois, a participé à la réunion des services de renseignements de ce samedi à Sassara. Sa mission à l’aéroport est de surveiller le déplacement des opposants et de photocopier leurs passeports pour retracer leurs itinéraires de voyages.

 

 

Joseph Binguimalé

  le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé

François Bozizé accuse le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé d’avoir organisé le pillage de la CEI avec le KNK Rigobert Vondo, rapporteur général de la CEI. Il les accuse d’avoir refusé d’ouvrir un compte pour y déposer les deux décaissements de 2 milliards puis de 1,6 milliards qu’il a effectués en faveur de la CEI, et ont gardé l’argent dans les coffres à la CEI pour effectuer des dépenses en espèces contre commissions. Il a promis les relever mais hésite à cause des nombreux secrets qu’ils détiennent sur lui. Bozizé pourrait au moins laisser publier le rapport d’audit qui a été effectué sur la gestion de Binguimalé.

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 01:48

 

 

armement  armée tchadienne

 

 

Nous annoncions il y a 48 heures la présence à Ndjaména du capitaine Vianney Semndiro, l’homme des missions militaires secrètes de Bozizé, pour prendre possession des armes dont Bozizé avait fait la demande à Idriss Déby et que celui-ci a décidé de lui fournir. Centrafrique-Presse est en mesure de donner en exclusivité l’exacte composition qualitative et quantitative du colis d’armes et munitions de guerre remises au capitaine Semndiro. Le convoi de ce dernier constitué de sept (7) pick-up Toyota BJ 75 à bord desquels a été embarqué le précieux cadeau de Déby ainsi que quelques combattants, a été aperçu par plusieurs témoins dans la journée de ce dimanche à Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pendé à destination sans doute de Bossembélé règne le sanguinaire Semndiro ou Bangui.  

Après le sommet Afrique-France de Nice puis Paris où il a accompagné Bozizé, le très zélé ministre des sports Aurélien Simplice Zingas se trouve présentement à la chambre 518 de l’hôtel Novotel « la Tchadienne » à N’djaména où il s’est arrêté sur le chemin de retour. Nous ignorons les véritables raisons de sa présence au Tchad. Cherche-t-il à être reçu par Idriss Déby où est- il dans la capitale tchadienne pour une autre mission secrète de Bozizé ? A quel jeu joue-t-il alors qu’il prétend être un cacique du KNK. Une chose est sûre : il est à l’origine de la fuite des informations que nous révélons ci-dessous au sujet de la cargaison d’armes remise au capitaine Semndiro.

Selon nos informations, Bozizé a aussi demandé une trentaine de pick-up Toyota BJ 75 pour usage militaire mais son nouvel ami le président soudanais Omar El Beshir ne lui en a donné que six (6) ce qui l’a rendu très furieux. S’agissant du cadeau du président tchadien, il est ainsi composé :

-          25 pistolets mitrailleurs

-          30 fusils d’assaut AK 47 Kalachnikov

-          2 canons de 14,5

-          30 caissettes de munitions pour Kalachnikov

-          30 caissettes de munitions pour canon de 14,5

-          30 caissettes d’ogives pour lance-roquette RPG7

-          30 caissettes d’obus pour mortier 80 et 120

-          70 caissettes pour mortier 107

C'est clair et on le voit, Bozizé ne prépare pas les élections mais bel et bien la guerre. Que les Centrafricains se le tiennent pour dit. 

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 01:31

 

 

Tiangaye.JPG

 

                     Me Nicolas Tiangaye

 Paris 6 juin (C.A.P) - Profitant de la présence en France du porte parole du Collectif des Forces du Changement Me Nicolas Tiangaye, sa section de France a organisé le samedi 5 juin 2010 dans les salons d’un hôtel en région parisienne, une importante réunion à laquelle ont pris part de nombreux militants de différents partis politiques composant le CFC ainsi que plusieurs compatriotes, démocrates impatients de voir la République centrafricaine être débarrassée au plus vite du calamiteux régime bozizéen. Très ravis aussi de venir à la rencontre de Me Nicolas Tiangaye, ces compatriotes ont échangé près de trois heures durant avec le porte parole du CFC qui s’est dit très heureux d’être parmi eux.

 

C’est le président du Bureau du CFC France, Clément Bélibanga qui a pris la parole le premier pour remercier Me Tiangaye, lui souhaiter la bienvenue et retracer brièvement dans quelles conditions et pour quelles raisons la section France du CFC a vu le jour en France pour relayer et amplifier la lutte sur le terrain au pays du CFC contre la dictature sanguinaire du général François Bozizé.

 

Puis Me Tiangaye a pris la parole pour faire l’historique de la lutte du CFC, en particulier les différentes étapes du processus électoral et du bras de fer que toute l’opposition a engagé contre Bozizé et son homme de main qui se trouve malheureusement à la tête de la Commission Electorale Indépendante. Le porte parole du CFC a insisté et expliqué en détails à son auditoire les diverses manœuvres politiciennes, tant de Bozizé que de la cour constitutionnelle et du président de l’Assemblée nationale pour parvenir à la prorogation pour une durée indéterminée de son mandat qui expire le 11 juin prochain.

 

Me Tiangaye a déclaré que tout le monde doit être conscient qu’en violant la constitution, Bozizé et ses complices n’avaient pas fait autre chose qu’un vrai coup d’Etat constitutionnel. Il a ajouté en outre que dès lors que le mandat de Bozizé expirera le 11 juin, il n’aura plus de légitimité car c’est le suffrage universel qui confère la légitimité. Seul un accord politique aurait pu permettre de préserver la paix civile dans notre pays mais Bozizé a rejeté la proposition de l’opposition consistant à signer cet accord politique.

 

Selon l’orateur, sans élection, point de légitimité. Sans légitimité, point de président. La cour constitutionnelle n’est pas habilitée à proroger le mandat du président de la République, les députés non plus. Ceux-ci dont le mandat a aussi expiré depuis le 3 juin, n’ont pas également le droit de proroger leur propre mandat. Bref Me Tiangaye a appelé à la mobilisation générale des Centrafricains pour barrer la route à la dictature et de tout faire pour déjouer toutes les manœuvres du président Bozizé visant à réaliser un hold-up électoral afin de demeurer éternellement au pouvoir.

 

En conclusion, Me Tiangaye a fait état pour le déplorer, la signification du 179ème rang sur 182 pays dans le monde qu’occupe la RCA sur l’échelle de l’Indice de Développement Humain du PNUD. Il a aligné les désastreuses statistiques socio-économiques et sanitaires dont détient hélas le triste record notre pays. 39 ans d’espérance de vie en moyenne ; un des taux les plus élevés dans le monde pour la mortalité infantile ;  10ème rang dans le monde pour ce qui est du taux de séroprévalence au VIH/SIDA ; grave malnutrition infantile endémique avec des seuils dépassant les standards internationaux admissibles, bref, un tableau quasi apocalyptique dont la responsabilité est à imputer en grande partie à Bozizé et sa mauvaise gouvernance.

 

Dans les très riches échanges entre les participants et Me Tiangaye, il ressort que les militants de la section France du CFC ont renouvelé leur totale confiance au CFC du pays et comptent énormément sur la détermination de toute l’opposition sur le terrain, sur sa capacité et génie créateur pour la pertinence et l’efficacité des actions à mener afin de conduire à la victoire finale la lutte ainsi engagée contre la dictature sanguinaire de François Bozizé.  

 

La réunion s’est achevée sur la prise de rafraichissement et de petits fours offerts par le Bureau du CFC France aux participants, le tout dans une ambiance fraternelle et bon enfant qui n’a rien à voir avec la pitoyable et insipide réunion de Bozizé avec ses partisans du KNK à l’hôtel Méridien Porte Maillot, le mercredi 2 juin et où notre compatriote le journaliste et directeur de publication du journal en ligne l’Indépendant Adrien Poussou avait fait l’objet d’une violente agression barbare commanditée par Bozizé en personne et exécutée par son fils Teddy et un certain Bienvenu Guinon du KNK.

 

reunion-CFC-rafraichissement.JPG 

  séance de rafraîchissement à l'issue de la réunion

  Avant même que Me Tiangaye ne retourne au pays, les « tontons macoutes » de Bozizé et Claude Richard Gouandjia font déjà courir des informations mensongères sur les propos et activités de Me Nicolas Tiangaye durant son séjour en France. Ce procédé traduit leur désarroi devant la lutte que mène le CFC et toute l’opposition pour le changement attendu par tous les Centrafricains.     

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 23:53

 

 

Patass é décorant Bozize

 

Comme Patassé, Bozizé on le sait, est extrêmement fasciné par les marchands d’illusions et autres hommes d’affaires véreux de tout acabit qui lui font miroiter des mirages financiers et autres perspectives d’enrichissement et de gains faciles de toutes sortes. C’est le cas de l’escroc indo-pakistanais Saifee Durbar qui croupit actuellement à la prison de la Santé à Paris, qui avait commencé ses tours de prestidigitation en Centrafrique du temps de Patassé pour reprendre du service ensuite avec Bozizé. Outre les gourous béninois de son église du Christianisme céleste, Bozizé est aussi lié d’amitié avec diverses personnalités obscures de toutes nationalités qui gravitent autour comme par exemple le Rwandais Fabien Singaye, le béninois Zul Salami et autres.Après le sommet de Nice, Bozizé s'est d'ailleurs rendu à Cotonou pour enterrer dit-on, le gourou de sa fameuse secte avant de rejoindre Brazzaville pour le sommet de La CEMAC.  

Il s’est aussi attaché les conseils d’un marabout sénégalais du nom de Bacar Diagne qu’il appelle d’ailleurs « Papa » et fait le go between entre la société française KIOSK Industry dont Bozizé a occasionné la faillite et la mise en liquidation judiciaire et le président centrafricain. Le délibéré de la dernière audience du tribunal de commerce de Nanterre pour cette affaire pour laquelle en 2007 déjà, l’Elysée du temps du président Chirac et son Monsieur Afrique Michel de Bonnecorse, avait déjà avait déjà conseillé à Bozizé de la résoudre à l’amiable mais il ne jamais fait.

Depuis son retour au bercail,  nombreux sont ceux qui sont ceux qui affirment sans doute avec raison, qu’il existerait un pacte secret entre l’ancien président Ange Félix Patassé et son tombeur François Bozizé, sans l’aval duquel il ne n’aurait pu de toute façon, remettre pieds dans son pays après son exil togolais. Patassé en effet, n’a pas cessé de multiplier les actes d’allégeance à Bozizé dont il avait déjà au demeurant reconnu publiquement le pouvoir lors du Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008. C’est ainsi qu’il a cru devoir offrir ses bons office pour tenter de résoudre la crise du processus électoral après le refus de l’opposition regroupée au sein du Collectif des Forces du Changement du calendrier électoral unilatéralement fixé par Bozizé à deux reprises mais personne n’a voulu de sa médiation. 

Ce comportement de Patassé est aussi et surtout destiné à amadouer Bozizé afin qu’il puisse ordonner la main levée politico-judiciaire qui a frappé ses biens (comptes personnels et de sociétés ainsi que ses avoirs dans les banques de la place). Cela fut fait à l’issue de la rencontre que les deux hommes ont eue au début du mois d’avril dernier où Bozizé, avant de recevoir Patassé, avait discrètement demandé qu’on lui apporte tous les dossiers judiciaires des biens de Patassé. On a ainsi compris que la restitution ou le dégel des biens de Patassé a dû faire l’objet de leur entretien et sans doute d’un échange de bons procédés, du donnant donnant en quelque sorte, ce qui n’a fait évidemment l’objet cependant d’aucune communication officielle ni de Bozizé ni de Patassé.

C’est un secret de polichinelle que Patassé et Bozizé se rencontrent assez régulièrement depuis lors, tantôt à la résidence de Bozizé de Sassara, tantôt à Boali loin des yeux indiscrets. Patassé a assuré dernièrement au cours de leur rencontre de Sassara Bozizé, d’appeler à voter pour lui s’il parvenait au second tour de la présidentielle contre Martin Ziguélé. Mais au cas où Patassé arriverait au second tour avec Bozizé, il se propose de se retirer pour faire gagner Bozizé. On ne peut mieux s’aplatir. Il l’a également mis en garde contre certains membres de l’actuelle direction du MLPC qui furent pourtant naguère ses anciens camarades et ministres avant le putsch du 15 mars 2003.

Selon nos informations, Patassé a délivré récemment un mandat à un Sénégalais du nom El Hadj Mansour Tchiandoum qui n’hésite pas à l’exhiber fièrement à ses interlocuteurs, pour que celui-ci lui recherche des financements pour sa campagne électorale ainsi que pour remettre à flot ses sociétés minières et forestières (Colombes Mines, Colombes Forêts et autres Trans-Oil) sur lesquelles Bozizé a désormais levé l’interdiction qui les frappait depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003.

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 01:10

 

 

Bozizé en Chine

 

 

Alors qu’il reste encore plus de 8 150 ex-combattants à démobiliser

Source : La Tribune d’Algérie 06-06-2010 latribuneonline.com Par Lyes Menacer

 

Les Centrafricains attendent toujours l’annonce d’une nouvelle date de la tenue des élections, présidentielle et législatives, qui ont été reportées en raison de la persistance du problème sécuritaire, malgré les efforts de la communauté internationale à amener plusieurs factions rebelles à déposer les armes. Initialement prévu le 25 avril, ce double scrutin a été reporté une première fois au 16 mai avant de se voir renvoyé encore une fois à une date ultérieure qui n’a toujours pas été fixée.

La Commission électorale indépendante éprouve en fait d’énormes difficultés à accomplir sa tâche à cause des groupes rebelles, à leur tête l’Armée de résistance du seigneur (LRA) qui a tué au moins 200 personnes en Centrafrique en 2008. Ce groupe, rendu responsable de plusieurs atrocités, écume l’extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), l’est de la Centrafrique et le Sud-Soudan, après avoir sévi pendant des années dans le nord de l’Ouganda, selon l’AFP. «Ce qui m’inquiète beaucoup ici en ce moment, c’est le problème sécuritaire. Notre pays est traversé par de nombreuses bandes armées», déclare Jean-Jacques Demafouth, ancien ministre de la Défense passé à l’opposition, cité par l’AFP. 
«Certains mouvements politico-militaires n’ont pas encore rejoint la table des négociations» pour participer au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-rebelles (DDR), a révélé ce chef du plus important des anciens mouvements de rébellion, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie. Le président François Bozizé a promis mercredi dernier sur les ondes de Radio France internationale que le nouveau calendrier électoral tiendrait compte du problème sécuritaire.

Des diplomates et des militaires soulignent que des efforts sont en cours pour ramener la sécurité dans ce pays enclavé aux forts potentiels miniers, forestiers et hydrographiques mais économiquement exsangue après de multiples rébellions, mutineries militaires et coups d’Etat, a ajouté encore l’AFP. Lancé en 2009, le DDR doit permettre de démobiliser 8 151 membres de cinq ex-rébellions, selon des observateurs associés à ce processus conduit par l’Organisation des Nations unies. Ces observateurs appartiennent à la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique. En août 2009, Bangui avait affirmé que le programme durerait 36 mois. Budget requis : environ 27 millions de dollars, estimait l’ONU en décembre dernier.

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 00:53

 

 

centrafrique

 

Après la dérouillée infligée ces derniers jours à la garde présidentielle et aux Faca dans les environs de Ndélé par la rébellion de la CPJP, Bozizé on le sait, a dépêché un émissaire, le commandant Roger Godongai à N’djaména, demander des armes de guerre à Idriss Déby. Selon des informations émanant d’une source proche du commandement de la garde présidentielle ayant requis l’anonymat, c’est le capitaine Vianney Semndiro, commandant de la garnison de Bossembélé et homme des sales besognes et des missions secrètes de Bozizé qui a été envoyé au Tchad pour prendre livraison des armes que Idriss Déby a décidé de fournir à Bozizé.

Le nom de ce bras armé de Bozizé est également souvent cité par certaines sources d’information, comme étant un de ceux qui auraient participé aux tortures infligées à Charles Massi ayant entraîné sa mort. Vianney Semndiro est, toujours d’après les mêmes sources, un habitué des bistrots et autres buvettes de Bangui où il aime lever le coude.  

Certains observateurs à Bangui et aussi à N’djaména s’étonnent et ne comprennent pas la logique que suit le président tchadien qui est sans cesse publiquement accusé dans les médias par Bozizé de dire un peu n’importe quoi dans l’affaire Massi par ignorance ou supposition, accepte malgré tout de lui livrer des armes de guerre pour l’aider à combattre la rébellion de la CPJP.    

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 23:51

 

 

Balance-justice.jpg

 

 


New York, 3 Juin 2010  5:50PM - Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, présentait ce jeudi son rapport annuel au Conseil des Droits de l';homme, réuni pour sa 14ème session, à Genève en Suisse. Il a plaidé pour l'instauration d'enquêtes internationales dans les cas sérieux d'exécutions extrajudiciaires qui ne font pas l'objet d'enquêtes nationales suffisantes.

« Dans de nombreux cas, les commissions d';enquêtes nationales débouchent sur une large impunité. En général, la trace laissée par ces enquêtes est particulièrement faible », a-t-il regretté, lors de la présentation du compte rendu de ces travaux.

Pour le rapporteur spécial, « la communauté internationale a souvent besoin d'insister pour qu';une commission d'enquête internationale voit le jour, notamment pour les cas les plus graves ou lorsque les initiatives nationales ont été peu convaincante ».

« Dans de telles circonstances, affirmer que ces enquêtes doivent être entièrement laissées à la charge des autorités nationales équivaut à abdiquer pour la communauté internationale », a-t-il poursuivit, prenant l'exemple de la récente attaque d'une flottille d'aide humanitaire à destination de Gaza par la marine israélienne.

Mercredi, le Conseil des Droits de l';homme a adopté une résolution condamnant « dans les termes les plus fermes, l'attaque scandaleuse » des forces israéliennes contre ce convoi maritime humanitaire qui a couté la vie à plusieurs civils. Adoptée par 32 voix pour, 3 contre et 9 abstentions, la résolution du Conseil créée une commission d';enquête internationale dont les membres seront désignés par le Président du Conseil.

« Je pense qu'il y a un besoin incontestable d'une enquête internationale objective et impartiale pour établir les faits et faire des recommandations », a estimé Philip Alston sur ce dossier.

Il est ensuite revenu sur la situation au Sri Lanka, en particulier sur les allégations selon lesquelles l'année dernière, dans les derniers mois des opérations de l'armée gouvernementale contre la rébellion des Tigres Tamoules, plus de 30.000 personnes auraient été tuées et de graves violations des Droits de l'homme et du droit humanitaire international auraient été observées.

« Dans ce cas aussi, il faut une enquête internationale indépendante », a-t-il indiqué, rappelant que cette proposition ait été rejetée par le Conseil des Droits de l'homme l'année dernière. « Il y a aujourd'hui beaucoup de preuves qui garantiraient une action efficace », a-t-il toutefois estimé.

Devant le Conseil des Droits de l'homme, Philip Alston a également abordé le problème des assassinats ciblés, soulignant que ces pratiques constituaient un défi au droit international.

Il a en particulier évoqué le programme des services de renseignement américains de la CIA, regrettant que « les Etats-Unis aient mis en place une nouvelle théorie selon laquelle il y a une « loi du 11 septembre » qui les autorise à user de la force sur le territoire d'autres Etats, au nom de la légitime défense et de la guerre contre le terrorisme ».

 Pour lui, cette interprétation large de la notion de droit à la légitime défense participe à l'affaiblissement de l'interdiction de l'usage de la force inscrite dans la Charte des Nations Unies.

Le Rapporteur spécial a enfin rendu compte au Conseil de ces visites en République Démocratique du Congo, en République Centrafricaine, en Colombie et au Brésil, où il a récemment dénoncé la poursuite des assassinats de civils, par des milices et des escadrons de la mort constitués de policiers.

NDLR : S'agissant de la République centrafricaine de François Bozizé où les exécutions extrajudiciaires ne se comptent plus, les cas de Charles Massi et de Hassan Ousman entrent parfaitement dans les exemples qui nécessitent une commission d'enquête internationale pour faire la lumière sur leur sort. Les versions  à géométrie variable que ne cesse de donner Bozizé de la disparition de ces personnes incitent dans ce sens.

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 23:38

 

 

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Boz-coup-double.jpg

 

 

Nous publions ci-dessous l’intégralité de l’interview accordée par le président François Bozizé à Christophe Boisbouvier de Radio France Internationale et diffusée sur l’antenne de cette station à trois reprises le jeudi 3 juin. Alors qu’il s’agit de l’interview d’un chef d’Etat, bizarrement, les auditeurs de Bangui en ont été privés. Une main mystérieuse a coupé l’émetteur relai FM de RFI sur la colline de Bas-Oubangui pour empêcher que les banguissois d’écouter Radio France Internationale toute la journée du 3 jusqu’au 4 juin à 13 heures.

En fait, aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est Bozizé qui s’est autocensuré en demandant que l’émetteur relai de RFI soit momentanément déconnecté parce qu’il ne voulait pas que les Centrafricains puissent l’écouter être malmené par les questions embarrassantes de Boisbouvier de RFI sur l’affaire de la disparition de Charles Massi.

En effet selon nos informations, il aurait été très furieux après l'enregistrement de l'interview, s'étant senti piégé par les questions du journaliste. C’est fou que cet homme se sente aussi persécuté … ! Son interview était suivie d’une réaction de Martin Ziguélé toujours sur RFI, qui n’a pas manqué de relever les incohérences de Bozizé au sujet des multiples reports et impréparation des élections en Centrafrique. Au lieu d’assumer ses propres turpitudes, Bozizé en a rejeté la responsabilité sur l’opposition et la communauté internationale qu’il accuse de soutenir celle-ci.

Rédaction C.A.P

 

Invité Afrique : le président centrafricain François Bozize

Par Christophe Boisbouvier(RFI) jeudi 03 juin 2010

C'est la communauté internationale qui l'a forcé à repousser l'élection présidentielle qui était prévue en avril, et visiblement il en a gros sur le cœur... À l'issue du sommet Afrique-France de Nice, le président centrafricain François Bozize règle quelques comptes. Il s'exprime aussi sur la disparition de Charles Massi.

RFI : M. le Président bonjour ; Initialement l’élection présidentielle était prévue en avril ou en  mai finalement après plusieurs semaines de réflexion vous avez décidé de la reporter pourquoi avez vous pris cette décision ?

F.B : D’abord la décision n’a pas été prise par moi-même, elle a été l’objet d’une tracasserie entre le pouvoir en place, l’opposition et la communauté internationale puisque la CEI n’était pas en mesure de présenter une liste électorale fiable nous nous sommes convenus de confier l’affaire à l’Assemblée nationale pour que les prérogatives du chef de l’Etat et de l’Assemblée nationale puissent être poursuivies jusqu’aux prochaines élections, c’est ce qui a été fait.

Mais au début on a senti que vous étiez très réticent à l’idée d’un report malgré le fait que les listes n’étaient pas prêtes.

F ;B : Oui parce que j’étais animé de l’idée de respecter la constitution de la RCA pour laquelle j’ai prêté serment c’est tout simplement çà.

RFI : Vos opposants disent qu’en fait vous étiez pressé d’aller au vote parce que le Nord n’était pas prêt, vous vous disiez comme cela, le Nord qui m’est hostile politiquement ne pourra pas voter, ce sera plus facile pour moi de gagner.

F.B : Notre opposition ment énormément. Non Ce n’est pas vrai. Je me rends au Nord très souvent. A Paoua, j’ai été au moins cinq fois ; et acclamé et applaudi librement et tout. Donc n’écoutez pas l’opposition. Nous avons affaire à une opposition qui est en perte de vitesse, qui s’agrippe à n’importe quoi pour faire croire qu’elle existe.

RFI : Concrètement à quelle date les Centrafricains vont voter ?

F.B : Tout dépend du chronogramme que va nous proposer la commission nationale indépendante ainsi que la situation sécuritaire du pays. C’est ce qu’on nous a reproché pour qu’il y ait report. Donc nous allons tenir compte de tout cela pour que les élections se déroulent dans la transparence totale.

RFI : Est ce que le DDR n’est pas en panne aujourd’hui, le désarmement des ex rebelles ?

F.B : En panne proprement dit Non. Mais C’est bien l’opposition qui donne l’impression que le DDR est en panne. Mais ce n’est pas le pouvoir en place.

RFI : Vous voulez dire que l’opposition n’est pas pressée d’aller aux élections.

F.B : Exact, exact !

RFI : Elle dit le contraire hein !

F.B : Oh oh oh ! Qui a fait que le report soit accepté c’est bien l’opposition soutenue par la communauté internationale.

RFI : Vous êtes en train de dire que la communauté internationale est partisane dans cette affaire ?

F.B : Ben ben mais si, j’ai reçu des ambassadeurs des pays qui représentent la communauté internationale à Bangui qui sont venus me demander de reporter les élections.

RFI : Est ce que vous êtes pressé d’aller aux élections parce que vous êtes sûr de gagner ?

F.B : Non pour moi c’est de respecter la constitution. Tout simplement. Gagner dépend du peuple centrafricain. Celui qui sera élu sera élu et puis c’est tout. Moi je vais me retirer si ce n’est pas moi.

RFI : Une question sur Charles Massi votre ancien partenaire politique qui est entré en rébellion il y a deux ans, on est sans nouvelle de lui depuis six mois et le président tchadien Idriss Déby affirme que vous lui aviez confié qu’il avait été tué lors d’un accrochage avec l’armée. Alors qu’est ce qui s’est passé ?

F.B : L’ancien ministre d’Etat Massi, il a choisi là où on se parle à coup de kalachnikov. Que voulez vous que je puisse dire. Si ses collaborateurs on dit qu’ils ont eu accrochage en brousse, qu’est ce que vous voulez, moi je suppose que ça y est, il a eu peut-être une balle perdue  quelque part et puis c’est tout.

RFI : Donc il est mort c’est çà ?

F.B : Qu’est ce que voulez, c’est tout ce que je peux supposer mais nous n’avons aucune preuve.

RFI : Il n’a pas été arrêté par les forces centrafricaines ?

F.B : En ma connaissance il n’a pas été question de cela sur le territoire centrafricain.

RFI : Et cette confidence que vous auriez faite à votre ami Idriss Déby ?

F.B :Non. C’était une supposition. Supposition due au fait que personne n’a de ses nouvelles. La rébellion n’est pas aussi facile qu’on le croît !

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 04:33

 

 

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Dans sa récente interview sur RFI avec Christophe Boibouvier, Bozizé fait semblant de n’être pour rien dans le report des élections en Centrafrique et d’envisager de quitter éventuellement le pouvoir s’il était battu. En réalité la question ne devrait même pas se poser. S’il est battu, il doit évidemment quitter le fauteuil présidentiel. Il n’a pas à promettre de le faire comme s’il aurait le choix éventuel de ne pas s’en aller. Il ne peut rejeter ses échecs et son incompétence sur la seule opposition et la communauté internationale. Il a eu cinq ans pour préparer les élections. Qu’en a-t-il fait ?

En vérité, la perspective de son éventuelle défaite électorale n’a jamais traversé son esprit ni celui de ses nervis et autres partisans nécessiteux de sa clique. Pour lui et pour eux, un échec électoral serait impensable car disposant de tous les moyens, fric, armes de guerre et pouvoir, cela est proprement exclu. D’où leur roulement de mécanique actuellement. En finançant la création de l’association politique Bozizé doit rester (BDR), on se rend bien compte qu’il tient à conserver à tout prix le pouvoir en pratiquant cette méthode Coué qui ne peut tromper personne. Ceux qui militent pour qu’il reste au pouvoir sont de véritables sangsues qui ont évidemment intérêt à prêcher cela mais personne ne peut les suivre dans cette voie car elle est sans issue.

Bozizé rejette également sur l’opposition qu’il accuse la communauté internationale de soutenir, la responsabilité des multiples reports d’élections, sans envisager une seule seconde qu’il a lui-même une part écrasante dans ses couacs. C’est son incompétence, sa médiocrité crasse et ses piètres calculs politiciens qui l’ont aveuglé et conduit dans l’impasse. Il a cru qu’il devait troquer le report contre la prorogation par voie parlementaire de son mandat sans avoir la moindre conscience qu’il s’agit d’un véritable coup d’Etat constitutionnel.

C’est en ayant une haute conscience de ses responsabilités que l’opposition lui a proposé la signature sous les auspices du Médiateur de la République, d’un accord politique afin de gérer paisiblement la période de transition que connaîtra le pays dans une semaine avec l’expiration de son mandat. En choisissant de rejeter purement et simplement cette proposition de sagesse de l’opposition, Bozizé a pris le risque de faire reprendre à celle-ci s liberté d’action. Il ne doit pas être surpris à l’expiration de son mandat, qu’on lui conteste sa légitimité et sa légalité car en effet, il les aura perdues.

Il n’y a aucun doute qu’il a bel et bien perpétré un coup d’Etat constitutionnel avec la complicité d’une cour constitutionnelle corrompue, aux ordres et qui s’est totalement déshonorée. Bozizé doit être conscient que cette pilule ne peut pas passer chez les Centrafricains et qu’il s’expose à un éventuel retour du bâton. Ses menaces de « dépecer » les opposants n’intimideront personne. Il ne dépècera pas tous les Centrafricains. Il en restera bien qui continueront toujours le combat pour la liberté, la démocratie et le progrès. La communauté internationale contre laquelle il déclare la guerre en organisant des pseudos marches n’est pas davantage impressionnée par ses gesticulations. C’est plutôt lui-même qui se met le doigt dans l’œil en se trompant de cible.

 

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