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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 02:01

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

Un des refrains de prédilection de Bozizé ces derniers temps est de chanter à qui veut l’entendre que c’est l’opposition centrafricaine, soutenue en cela par la communauté internationale représentée sur place à Bangui au sein du comité de pilotage des élections, qui l’a obligé à reporter les dites élections car lui, serait un ardent défenseur du respect de la Constitution. Bozizé feint d’oublier qu’il est un putschiste et veut donner l’illusion qu’il est un grand démocrate qui respecte beaucoup la constitution. Cela ne trompera personne.

A présent, Bozizé cherche par tous les moyens à ce que les élections aient lieu le plus tard possible. Certaines informations en provenance de la CEI sur les questions de chronogramme font état d’un niveau de préparation technique qui risque de nous entraîner largement au-delà de l’année 2010 voire du premier semestre 2011. Cela ne peut que faire l’affaire du hors la loi Bozizé qui s’abrite derrière l’hésitation bien compréhensible des bailleurs de fonds à décaisser les fonds promis pour les élections en Centrafrique, et en tire prétexte pour retarder les chose, son mandat ayant été déjà prorogé bien que de façon anticonstitutionnelle.

Or, il n’est pas sans savoir que les enveloppes promises par ces bailleurs proviennent des contribuables de certains pays amis et les décaissements de ces financements obéissent à des règles précises d’engagement. Beaucoup d’argent avait été avancé à la CEI au début et avait donné lieu à des dépenses folles et irresponsables du vrai faux pasteur Joseph Binguimalé dont les pièces comptables et justificatifs se font encore attendre à ce jour.

Le rapport de l’audit sur la gestion du même Binguimalé que Bozizé a été contraint d’ordonner à la demande de l’opposition n’a toujours pas été rendu public jusqu’à présent, on ne sait pourquoi. On ne sait pas non plus pourquoi le même Binguimalé dont l’incompétence, la malhonnêteté et la partialité ont été constatées et décriées par tout le monde, continue de trôner à la tête de la coordination de la commission électorale. Il aura bientôt fait une année pleine dans ses fonctions rien que pour s’en mettre plein les poches tout en menant grand train de vie. Il n’a du reste fait que passer son temps à distribuer du fromage et de la soupe à gauche et à droite à ses copains et autres parents en mal d’argent tant au sein de la CEI qu’en dehors. C’est un scandale inadmissible. Pendant ce temps, le vrai travail de préparation des élections ne s’est pas fait et le peu qui a été fait est totalement insignifiant.

C’est dans ces conditions que Bozizé rêve secrètement de s’installer dans une situation à l’ivoirienne et de manœuvrer pour demeurer au pouvoir à durée indéterminée comme le mandat qui lui a été prorogé en mai dernier par les députés. Ignore-t-il que la RCA n’est pas la Côte d’Ivoire. Lui, il est loin de ressembler à Laurent Gbagbo. Il passe le plus clair de son temps à tenir des discours guerriers en réaffirmant son intention de dépecer tous ses opposants. Ce n’est pas ainsi qu’il va pérenniser ce pouvoir pour lequel il prépare on le sait, son fils Francis pour prendre sa succession.

Va-t-il tenir compte de l’avis et des positions que le Secrétaire Général de l’Elysée a dû lui exprimer lors de leur dernier tête à tête en marge des cérémonies du 14 juillet à Paris ou continuera-t-il à faire à sa tête ? Des bruits de bottes ayant encore pour point de départ la ville de Birao se font de nouveau entendre et vont sans doute se rapprocher de plus en plus de la capitale comme l’ont affirmé ceux qui sont apparus dans le chef lieu de la préfecture de la Vakaga. Contrairement à 2006 et 2007 où la France lui a sauvé la mise à deux reprises, cette fois-ci, aucun accord ni convention n’autorise encore la France à voler ainsi à son secours.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 00:55

 

 

sida malade

 

Kabongo, Ai

Ai-Rca Africa Info Bangui 21 Juillet 2010 — Une mission conjointe du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) et le Fonds Mondial du Sida est arrivée le 17 juillet à Bambari, dans l'Ouaka. Elle y poursuit son séjour, a appris l'agence Ai

Selon une source proche de la préfecture de cette localité, la mission, conduite par le Dr Dieudonné Yazipo a pour objectif le contrôle de la fiabilité des données dans la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH/Sida et qui sont sous traitement du CTM c'est-à-dire sous Bactrim à l'Hôpital Régional et Universitaire de Bambari.

«Ce contrôle des données concerne les mois de juillet, août et septembre 2009» a déclaré le Dr Yazipo.

«Il est donc question de vérifier si les traitements de ces personnes vivant avec le VIH Sida correspondent bien à la stratégie de prise en charge médicale qui a été envoyée au Fonds mondial», a-t-il poursuivi.

«Ceci permettra d'appuyer le CNLS en cas de difficultés et de renforcer le partenariat avec le fonds mondial» a expliqué le représentant du Fonds Mondial joint au téléphone.

De sources médicales, le Dr Dieudonné Yazipo était assisté d'un auditeur du fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 00:53

 

 

enfant sorcier en RCA

 

Kabongo, Ai

Ai- Bangui Rca Africa Info"La sorcellerie dévoilée". C'est le thème d'un séminaire organisé par l'Apôtre Jean Louis Kinyamba venu du Cameroun et qui a démarré ses travaux le 19 juillet dernier à Bethel, l'Eglise du Réveil de Fouh dans le 4ème arrondissement de Bangui. C'était en présence du pasteur local Marcel Malonga.

Ce séminaire est organisé à l'intention des chrétiens de la Centrafrique et va durer une semaine. A l'ouverture des travaux, l'orateur Apôtre Kinyamba a tiré son exhortation et le message de la délivrance dans le livre de II Roi. Il a introduit le thème de la sorcellerie qui selon lui, est un art de nuire à l'homme et à son environnement immédiat. Pour l'apôtre, il y a la sorcellerie consciente et la sorcellerie sanguine.

Pendant sept jours, les chrétiens seront édifiés sur les thèmes comme la sorcellerie dans la famille, dans la société et même dans l'église. Et le but rechercher par ce séminaire est, selon les organisateurs, d'amener les chrétiens de la Centrafrique à rentrer en possession de leur bénédiction à travers la délivrance.

"Il y a des gens qui ont étudié et qui ont eu des diplômes et n'ont pas trouvé des emplois, il y a des belles femmes, des beaux garçons qui ne se sont pas mariés durant des années. Ceux-ci sont liés par la sorcellerie", a-t-il expliqué.

Pour ce faire, tant qu'une personne n'est pas délivrée, elle ne peut aller au but de ce que Dieu l'a appelé de faire.

A l'en croire, "la où il y a la connaissance, l'ignorance tombe et quand l'ignorance tombe, l'homme devient responsable".

"C'est pourquoi, dit-on que, la connaissance ouvre les yeux de l'homme qui l'amène à comprendre la réalité », a dit l'orateur Kinyamba martelant que : « nous avons de la bénédiction. Dieu nous a promis de grandes et bonnes choses mais la sorcellerie et le diable se sont levés pour barrer la route ou retarder l'accomplissement de cette bénédiction ".

"Et pour mettre un terme à cela, le temps est arrivé au travers de ce séminaire pour que leurs chaînes soient brisées et que nous marchons vers notre destiné. J'interpelle et j'appelle les chrétiens de toutes les chapelles de venir massivement suivre cet enseignement ", a-t-il conclu.

Ces assises religieuses prendront fin le 27 juillet prochain.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 00:09

 

 

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Un nouveau groupe armé est entrain de sévir dans la Ouaka

Radio Ndéké Mercredi, 21 Juillet 2010 13:17

17 personnes non identifiées, armées des RPG7, AK47 et de téléphones Thuraya sont apparues Le dimanche 18 juillet 2010 dans le village Mbroutchou, situé dans la sous préfecture d’Ippy au Centre-Est  de la RCA. Elles ont pris trois villageois en otage.

Selon un des otages qui a réussi à s’échapper, ces personnes devraient partir rejoindre leur fief aux environs du village Atongo Bakari pour se ravitailler en minutions.

Ces groupes seraient à l’origine d’un affrontement le 15 juillet près du parc de Zoumako avec un groupe d’éleveurs, faisant 3 personnes déportées.

La gendarmerie de la ville de Ndassi a arrêté le 20 juillet, un jeune âgé d’une vingtaine d’année qui serait appartenu à ce groupe. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bambari, ce groupe est composé des centrafricains.

 

Birao, une fausse rumeur d’attaque fait fuir la population

Radio Ndéké Luka Jeudi, 22 Juillet 2010 13:25

La population de Birao était prise de panique ce 21 juillet 2010 des suites d’une rumeur relative à une nouvelle attaque de la ville. La ville était vidée aux environs de 11 heures.

La population s’est réfugiée dans les locaux de la base des forces de la Mission des nations unies en Centrafrique et au Tchad (Munircat)  et de l’hôpital de la ville.

Selon le Colonel Féroué Adraman, commandant de la 1ère Compagnie du Mouvement des Libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), il s’agit des éléments du MLCJ situés au village Boura à 35 km de Birao, qui cherchent à rejoindre leur frère d’armes dans la ville pour renforcer leurs effectifs.

Inquiètes pour leur sécurité, les femmes des fonctionnaires de l’état affectés à Birao demandent au gouvernement de ramener leurs maris à Bangui.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville, la vie commence à reprendre son cours normal ce 22 juillet après l’attaque du lundi 9 juillet. Les paysans et autorités administratives vaquent bien à leurs activités quotidiennes.

 

NDLR : Toutes ces informations en disent long sur la réalité de la situation d’insécurité endémique sur l’étendue du territoire centrafricain. La veille de l’attaque de Birao par la CPJP, le comité de pilotage du DDR se trouvait dans cette ville ce qui a permis à certains d’affirmer un peu trop prématurément  que le DDR était en bonne voie dans la Vakaga. On a vu dès le lendemain qu’on était loin du compte. Visiblement, Bozizé qui se prend pour un général d’armée et qui a perdu sa légitimité depuis le 11 juin dernier ainsi que son fils qu’il a illégalement bombardé colonel n’ont plus aucun contrôle sur le pays en dépit de leurs rodomontades.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 01:14

 

 

centrafrique

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 21 Juillet 2010 13:23

 

Un jeune âgé de 26 ans a succombé le mardi 20 juillet 2010, des suites de tortures que lui ont infligées les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) en détachement dans cette ville.

 

 Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Boali, la torture a commencé mardi, à 13 heures à la base des Forces Armées Centrafricaines (FACA), et la victime a  succombé  aux environs de 18 heures.

 

Cet événement a fait monter la tension à Boali chute où les jeunes de la localité armés de machette ont barricadé la route et  brulé des pneus, pour réclamer "justice" sur la disparition d’un des leurs.

Selon le chef de quartier Boali chute contacté par Radio Ndeke Luka, il s’agit d’une affaire de 30.000 FCFA (environ 50 Euros) que les éléments de FACA auraient remis à ce jeune homme pour leur  ramener de la viande boucanée. Ce que le jeune homme n’aurait pas fait.

Mais pour un des manifestants, c’est un problème de vente de chanvre indien que le jeune homme aurait extorqué aux éléments des FACA cette somme, sans leur ramener « le produit » en question.

Aucune déclaration n'est enregistrée ce mercredi 21 juillet, coté des responsables des Forces armées centrafricaines en détachement à Boali.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 00:42

 

 

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Justice pour Charles MASSI et les Centrafricains !


Déclaration à l’attention du peuple Centrafricain

 

Depuis la prise de Birao, le lundi 19 juillet 2010, par les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), j’ai été la cible d’une campagne calomnieuse orchestrée par le régime de François BOZIZE. Cette stratégie de communication, menée au travers des médias, vise à détourner l’attention des Centrafricains des raisons légitimes qui ont fondé notre mise en marche.

Malgré que nous ayons :

-    réclamé en vain,  le respect et la mise en œuvre des décisions consensuelles prises lors du Dialogue Politique Inclusif de Décembre 2008 à Bangui ;

-    réclamé en vain  la mise en œuvre du programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), dont les fonds ont été détournés par François BOZIZE ;

-    laissé le temps à la classe politique toute entière (majorité comme opposition) d’aller aux élections ;

-    demandé à M. François BOZIZE et à son fils Francis, de dire la vérité et de permettre l’ouverture d’une enquête judiciaire concernant le sort réservé à Charles MASSI depuis sa disparition le 18 décembre 2009 (il y a 7 mois), toutes nos attentes légitimes sont restées sans suite.

Aujourd’hui, après la torture à mort de mon père et le décès de ma mère qui n’en a que trop souffert, je ne serai pas un homme d’honneur, si :

-    je ne faisais pas mon devoir de fils en recherchant à faire éclater la vérité et à mener toutes les actions possibles pour obtenir que justice soit rendue à Charles MASSI ;

-    le combat politique que nous avons tous mené ensemble ne devait pas profiter à tous les compatriotes qui ont subi et subissent encore aujourd’hui les conséquences de la dérive anti-démocratique du régime illégal de François BOZIZE.

Aussi, bien que la CPJP et moi-même, poursuivions le même objectif de Justice et de Paix, j’ai parfaitement conscience que « La Marche Nationale pour la Restauration de la Démocratie » que nous initions aujourd’hui, ne peut se réduire à la seule réalisation de nos attentes légitimes. Elle embrasse au contraire, toutes les considérations supérieures de la Nation et concerne tous les Centrafricains.

Je tiens donc à rassurer tous mes compatriotes que je ne suis pas guidé par un sentiment de vengeance, mais par le désir ardent et légitime que la justice nationale et/ou internationale puisse se prononcer et condamner les auteurs de l’ignoble et insupportable assassinat de mon père Charles MASSI.

Nous, les centrafricains, n’avons que trop souffert des mensonges et de la violence, et nous ne pouvons continuer à mourir à cause et pour des individus parjures qui ne poursuivent que leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt de tous.

Nous lançons donc ce jour, un appel pressant à tous les Centrafricains, afin qu’ils rejoignent « La Marche Nationale pour la Restauration de la Démocratie » et nous désignons, Son Excellence l’ancien Ministre de l’Education Nationale, le Docteur Bevarrah LALA, comme Porte-parole et Coordonnateur de « La Marche » afin que chacun sache unir ses forces aux nôtres.

L’heure est venue pour nous de nous emparer de notre histoire et de mettre un terme définitif aux souffrances de notre peuple.

Seule, la lutte libère !


Fait, le 22 juillet 2010.


Pour Charles MASSI, pour les Centrafricains, pour la Justice et la Paix.

M. Eric NERIS-MASSI


Porte-parole de « La Marche Populaire pour la Justice et la Paix »

Bevarrah LALA

Dr Bevarrah LALA – Tél : +33 6 01 14 71 35 – lalabevarrah@yahoo.fr

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 00:34

 

 

El Bashir

 


21/07/2010 | Mise à jour : 20:10

Les ONG de défense des droits de l'Homme HRW et Amnesty International ont demandé aujourd'hui au Tchad de livrer à la Cour pénale internationale (CPI) le président soudanais Omar el-Béchir, en visite à N'Djamena, poursuivi pour crimes et génocide au Darfour (ouest soudanais).

Dans un communiqué publié mercredi matin, avant l'arrivé du président soudanais, Human Rights Watch (HRW) a exhorté le Tchad à refouler ou à arrêter M. Béchir, respectant ainsi le traité de Rome -fondateur de la CPI- qu'il a ratifié. En vertu de cet engagement, le Tchad peut théoriquement interpeller sur son territoire des personnes sous mandat d'arrêt de la CPI.

"Le Tchad encourt le risque d'une distinction honteuse en étant le premier pays membre de la CPI à héberger un criminel de guerre poursuivi par la Cour", a déclaré dans ce communiqué Elise Keppler, une des responsables du programme Justice internationale de HRW, basée à New York.

"Le Tchad ne doit pas ignorer ses obligations d'arrêter el-Béchir" s'il foule son sol, a ajouté Mme Keppler, soulignant que la nouvelle donne d'un accord politique entre N'Djamena et Khartoum n'était "pas une justification pour protéger de présumés criminels de guerre".

Omar el-Béchir est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI depuis mars 2009 pour crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour (ouest du Soudan) en proie depuis sept ans à une guerre civile à l'origine de 300.000 morts selon les estimations de l'ONU -10.000 d'après Khartoum. La CPI a émis la semaine dernière un second mandat pour génocide.

Après cinq ans de guerre par groupes rebelles interposés, le Tchad et le Soudan, pays voisins, se sont engagés dans un processus de normalisation de leurs relations et ont signé mi-janvier un accord dans ce sens assorti d'un "protocole de sécurisation des frontières".

Dans un communiqué séparé publié après l'arrivée de M. Béchir à N'Djamena, Amnesty International a demandé aux autorités tchadiennes d'arrêter Omar el-Béchir durant son séjour, pour faire prévaloir la justice.

"Le Tchad ne devrait pas mettre el-Béchir à l'abri de la justice internationale. Sa visite au Tchad doit être une opportunité d'appliquer le mandat d'arrêt" de la Cour, a affirmé Christopher Hall, un conseiller juridique d'Amnesty.

Cette ONG basée à Londres a exhorté la communauté internationale à prendre toutes ses responsabilités face aux "crimes commis au Soudan" et relevant du droit international.

Dans des déclarations à l'AFP à N'Djamena, les ministres tchadiens Moussa Faki Mahamat (Affaires étrangères) et Ahmat Mahamat Bachir (Intérieur et Sécurité) ont indiqué que M. Béchir ne sera pas inquiété et arrêté au Tchad.

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 00:28

 

 

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Mercredi, 21 Juillet 2010 17:09

Ai-Rca - Arrivé le 20 juillet à Bangui, et après avoir été reçu en audience par le Révérend Pasteur Joseph Binguimale, président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), l'ancien président burundais Pierre Buyoya s’est entretenu ce jour avec la ministre déléguée aux affaires étrangères Ambroisine Kpongo.

Selon une source gouvernementale, l'envoyé spécial de la francophonie Pierre Buyoya est venu évaluer le processus électoral en cours en Centrafrique et voir avec les autorités nationales comment surmonter les blocages.

«Nous avons parlé en particulier du processus électoral actuel» a confié Mme Kpongo.

Selon elle, l'appui de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour la République Centrafricaine remonte en 2003. Précisément, c’est le 15 mars 2003 que la francophonie a entrepris d'accompagner la RCA. «Nous l’avons fait pendant la transition, pendant les élections de 2005 et ce processus d'accompagnement continue jusqu'à nos jours», a-t-elle précisé.

«Cette fois-ci, l'ancien président burundais est venu voir où se situe le blocage qui ne nous a pas permis d'aller aux élections aux dates fixées», a dit le membre du gouvernement, concluant qu’il est nécessaire que la CEI fixe une nouvelle date qui permettra aux bailleurs de fonds de décaisser ce qui reste pour permettre à l’institution de poursuivre le processus électoral.

Il convient de préciser que c'est pour la troisième fois que Pierre Buyoya arrive à Bangui cette année et ce, depuis la tenue des travaux du dialogue politique inclusif qu'il a avait dirigé en 2009.

Kabongo, Ai Bangui

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 00:24

 

 

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armement

 

 


(Libération 21/07/2010)


On se souvient du film Le Cauchemar de Darwin dans lequel le réalisateur autrichien, Hubert Sauper, suggérait que des avions cargos immatriculés dans l'ex-Union soviétique transportaient des cargaisons de perches du Nil à l'aller et des armes au retour entre l'Afrique et l'Europe.

 

Cette fois, si l'on en croit l'association Amnesty international, ce sont des grandes compagnies commerciales qui convoient, de drôles de caisses. Des caisses pleines d'armes à sous-munitions ou d'armes légères. Dans un rapport publié aujourd'hui, l'association basée à Londres épingle, entre autres, Air France.

En septembre 2008, raconte Amnesty, des pièces de mitrailleuses et de canons antiaériens auraient été chargées à bord d'un vol régulier (passager) d'Air France entre Sofia, la capitale bulgare, et l'aéroport Charles de Gaulle, à Paris. Puis le chargement a été acheminé jusqu'à Nairobi, au Kenya. Mais, selon l'association de défense des droits de l'Homme, sa destination finale était Kigali, la capitale du Rwanda.

«Il existait un risque substantiel et évident de détournement de ces pièces achetées par le gouvernement rwandais, note l'ONG. Ce type d'armes a été utilisé lors des combats qui ont sévi en République démocratique du Congo, entraînant le déplacement de plus de 220 000 personnes et la perpétration de graves violations des droits humains.»

A l'époque, Bernard Kouchner s'était rendu en urgence à Goma, dans le nord-Kivu, pour manifester le soutien de la France au gouvernement légal de Kinshasa, dont les troupes étaient balayées sur le terrain par les rebelles de Laurent Nkunda, soutenus par le Rwanda. Et Nicolas Sarkozy avait passé un savon au patron des opérations de maintien de la paix au sein de l'Onu, le français Alain le Roy. Cherchez l'erreur...

Un traité sur le commerce des armes est en cours de négociations aux Nations unies. Amnesty international appelle la communauté internationale à aborder d'urgence le problème des transporteurs.

Par Thomas Hofnung

19/07/2010

http://africa.blogs.liberation.fr/diplomatie/2010/07/on-se-souvient-du-film-le-cauchemar-de-darwin-dans-lequel-le-r%C3%A9alisateur-autrichien-hugues-sauper-sugg%C3%A9rait-que-des-avion.html

© Copyright Liberation

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 00:20

 

 

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(Le Pays 21/07/2010)


Les armes tonnent à nouveau en République centrafricaine, ce pays qui a très rarement connu la stabilité. Cette fois, le crépitement des armes a lieu à Birao, importante ville du Nord du pays. Le 19 juillet dernier, des affrontements y ont opposé les Forces armées centrafricaines (FACA) et les rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Au moment où nous tracions ces lignes, le calme était revenu avec le contrôle de la ville qui est à nouveau assuré par l’armée régulière qui y dispose d’une base. L’heure était plutôt à la guerre des communiqués sur le bilan des affrontements : deux à trois morts selon les FACA, un peu plus selon la rébellion dont l’objectif affiché est de marcher à terme sur la capitale, Bangui, située plus au sud.

Les armes se sont tues sans que l’on ne soit rassuré sur la possibilité d’autres affrontements dans les prochains jours. Les rebelles qui disent agir ainsi pour venger leur chef, Charles Massi, ancien ministre de la Défense de François Bozizé torturé à mort en fin 2009, selon eux, par le régime de Bangui, font à nouveau parler d’eux à un moment où tout le monde est suspendu à la nouvelle date de l’élection présidentielle et des législatives qui devaient initialement être organisées en mai dernier. Il y a une grosse hypothèque sur ces élections qui risquent fort de ne pas pouvoir bien se dérouler dans un contexte trouble limité pour le moment à la plus grande ville du nord qui abrite également la MINURCAT (Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad) et des antennes d’ONG s’occupant des réfugiés du Darfour. Les consultations, risquent d’être renvoyées à plus tard, le temps de faire face à cette énième rébellion qui ambitionne de marcher sur Bangui pour déloger Bozizé du pouvoir où il est lui-même arrivé en mars 2003 à la suite d’un coup d’Etat contre Ange Félix Patassé.

Le coup de feu des rebelles a été aussi fait à moins d’un mois du 13 août, date anniversaire de l’indépendance de ce qui s’appelait dans les années 60 l’Oubangui-Chari. L’année 2010 coïncidant avec le cinquantenaire des indépendances d’une dizaine de pays africains dont la Centrafrique, cet anniversaire tombe vraiment mal. Si un accord n’est pas trouvé d’ici là entre les protagonistes, le cinquantenaire ne sera pas célébré dans l’entente cordiale.

Ce sera une occasion ratée pour les fils et filles de ce pays de se pencher ensemble sur le chemin parcouru pour mieux envisager l’avenir. Avec ce déferlement de violence à l’approche de cette date historique, le pays n’aura finalement pas rompu avec les troubles et l’instabilité qui ont jalonné son parcours depuis son indépendance. Du premier Président, David Dacko à François Bozizé en passant par Jean Bedel Bokassa, André Kolingba et Ange Félix Patassé, la dévolution du pouvoir s’est beaucoup plus faite par la force et les armes. C’est du « ôte-toi que je m’y mette » qui a toujours prévalu malgré les élections organisées, pour que le peuple puisse se donner librement les dirigeants de son choix.

Malheureusement, les coups d’Etat ont souvent remis en cause ces choix et installé au pouvoir des dirigeants qui verrouillent l’alternance à telle enseigne que la force se présente comme l’unique moyen pour les faire partir. Cinquante ans après l’indépendance, cela doit changer. Il urge que le pays guérisse de l’instabilité chronique dans laquelle il est enfoncé.

Séni DABO

© Copyright Le Pays

 

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