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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 19:40

 

 

 

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ALERTE - Le chef djihadiste Abou Zeid a été abattu par les troupes tchadiennes



LIBREVILLE AFP / 01 mars 2013 19h46- Les troupes tchadiennes ont abattu Abdelhamid Abou Zeid, l'un des principaux chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) le 22 février, lors d'affrontements dans le massif des Ifoghas, a annoncé le président tchadien Idriss Déby Itno vendredi soir.



Le 22 février nous avons perdu nos soldats dans le massif des Ifoghas après avoir détruit la base des jihadistes. C'est pour la première fois qu'il y a eu un face à face avec les jihadistes. Nos soldats ont abattu deux chefs jihadistes dont Abou Zeid et ils ont libéré Tessalit, a déclaré le président Déby aux corps constitués venus lui présenter leurs condoléances après l'hommage solennel rendu vendredi aux 26 soldats tchadiens morts dans le nord Mali.


(©) 

 

 

 

AL-QAÏDA AU MAGHREB ISLAMIQUE

 

Abou Zeid, le chef du terrorisme au Maghreb, aurait été tué au Mali


http://www.jolpress.com 


Le leader de la branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, qui a investi le Mali il y a plusieurs mois, aurait été tué par l’armée française lors d’une opération aérienne et terrestre. Si l’information était confirmée, elle signerait l’une des plus grandes victoires de l’armée française sur le terrain.

 

Il pourrait s’agir d’une des plus importantes victoires des forces françaises sur le sol malien. Selon des informations transmises par un média algérien, le chef d’une katiba d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, active au Mali depuis plusieurs mois, aurait été tué lors d’une opération menée par la France.

 

Riche et cruel preneur d’otages


Considéré comme l’un des plus cruels membres de l’organisation islamique, Abou Zeid serait notamment à l’origine de l’exécution de deux otages, le Britannique Edwin Dyer en 2009 et le Français Michel Germaneau, âgé de 78 ans, en 2010.


A la tête d’une immense fortune, constituée à partir des rançons des otages, Abou Zeid est incontestablement devenu, en quelques années, une figure principale du terrorisme mondial.


Abou Zeid s’appellerait en fait Mohamed Ghedir. Algérien d’origine, il serait né à Debded, à la frontière avec la Libye.

 

Engagé depuis les premiers jours du terrorisme algérien


Il a le parcours parfait du terroriste du Maghreb, engagé au sein du Front islamique du salut(FIS) puis dans le Groupe islamique armé (GIA), il participe à la création du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).


Il entame ensuite sa « carrière » auprès de l’islamiste Mokhtar Belmokhtar, notamment responsable de la prise d’otages sanglante d’In Amenas, de qui il se séparera quelques temps plus tard. Il apprend également à connaître le Touareg Lyad Ag Ghaly, aujourd’hui à la tête du groupe islamiste Ansar Dine.


Il prête surtout allégeance à l’émir Droukdel, grand idéologue de l’islamisme, au Tchad.

 

Le djihad comme seul combat


En 2007, Abou Zeid envisage d’aller combattre en Afghanistan. Il rencontre alors un émissaire de Ben Laden au Tchad, mais ce dernier est tué et les tractations s’interrompent alors.


Il restera au nord de l’Afrique et constituera son quotidien autour de multiples prises d’otages. Il marque également sa différence avec les grands maîtres du djihad au Sahel par un dogmatisme sans faille. Abou Zeid n’est pas un homme d’affaires ni un contrebandier, son unique lutte est ledjihad, tout comme celle des hommes qu’il recrute.


Il se crée au fur et à mesure des années une réputation de grande cruauté, notamment avec les assassinats sauvagement orchestrés des otages britanniques et français.


Acteur dans les révolutions arabes


Alors que les diverses révolutions arabes commencent, Abou Zeid envoie des hommes sur place, notamment en Tunisie et en Libye.


Le conflit malien aura sans doute été son dernier combat. Al-Qaïda au Maghreb islamique aura sévit plusieurs mois à Tombouctou. Abou Zeid s’installera notamment dans l’ancien palais deMouammar Kadhafi, avant d’en être délogé par l’armée française et de fuir au nord, dans le massif des Ifoghas.

 

 

 

 

http://www.lejdd.fr   1 mars 2013

 

Le président tchadien, Idriss Déby, a confirmé vendredi soir la mort de l'émir d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abou Zeid. Plusieurs sources non officielles faisaient état de son décès depuis jeudi.

 

La confirmation est venue du Tchad. Vendredi soir, le président Idriss Déby a confirmé la mort d'Abou Zeid, l'émir d'Al-Qaïda au Maghreb islamique au Mali. "Ce sont les forces tchadiennes qui ont tué deux chefs djihadistes, dont Abou Zeid", a déclaré le chef de l'Etat à des hommes politiques de l'opposition, en présence de journalistes, à l'issue d'une cérémonie d'obsèques pour des soldats tchadiens tombés au combat. Des troupes tchadiennes sont engagées, de concert avec les forces françaises de l'opération Serval, dans le nord du Mali.

 

Jusqu'à présent, aucun pays n'avait confirmé l'information révélée par la chaîne algérienne Ennahar TV. Selon cette dernière, Abdelhamid Abou Zeid aurait été tué avec 40 autres islamistes après de violents combats près de Tigharghar. Le quotidien algérien El Khabar rapportait, lui, que des tests ADN ont été pratiqués en Algérie sur deux membres de la famille du leader djihadiste, pour tenter de confirmer son identité. Et cela, à partir "d'échantillons prélevés sur les restes d'un corps remis par les forces françaises" aux autorités algériennes.

 

Pas de confirmation par Paris

 

"C'est à prendre au conditionnel, nous n'avons pas de confirmation officielle", avait déclaré la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, interrogée sur la mort de l'émir d'Aqmi. De son côté, François Hollande n'avait pas non plus souhaité évoquer cet éventuel décès, affirmant "ne pas avoir à commenter" des informations qui "circulent".

 

Un peu plus tôt dans la journée, un haut responsable américain, sous couvert de l'anonymat, avait jugé "très crédibles" les informations en provenance d'Algérie sur la mort d'Abou Zeid. "Si cela est vrai, ce serait un coup significatif porté à Aqmi", avait-il alors ajouté.

 

Pour l'heure, Paris n'a toujours pas officialisé l'information.

 

A-Ch. D. (avec agences) - leJDD.fr

 

 

 

 

L’impatience du Tchad, englué au Nord-Mali

 

http://www.letemps.ch   Nicolas DufourJeudi 28 février 2013 

 

L’organisation régionale, la Cédéao, se réunissait mercredi et jeudi. Au menu, en particulier: les manoeuvres militaires au nord du Mali. Les Tchadiens, qui sont déjà présents en force, s’exaspèrent des lenteurs des pays d’Afrique de l’Ouest, lesquels réclament davantage de moyens

 

Idriss Déby, le président du Tchad, n’a pas attendu pour manifester son impatience. Dès mercredi, relate RFI, à l’ouverture d’un sommet de deux jours de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire, le Tchadien a dit son «impatience». «L’heure n’est plus aux discours (…) mais plutôt à l’action», disait-il, menaçant: «L’ennemi n’attend pas.»

 

Le compte-rendu de Jeune Afrique ajoute: ««Nous appelons l’état-major de la Cédéao à plus de célérité en accélérant l’envoi des troupes dans la zone libérée», a déclaré [Idriss Déby]. Le président tchadien a tenu à rappeler l’armée malienne à l’ordre. «Votre place est au front, nous vous attendons dans le Nord à la lisière de la frontière de l’Algérie».»

 

Président en exercice – et reconduit jeudi – de la Cédéao, l’Ivoirien Alassane Ouattara a affirmé à ses collègues chefs d’Etats de la région, dans des propos rapportés notamment par L’Intelligent d’Abidjan: «Grâce à votre soutien et à celui de la communauté internationale, nous avons pu, rétablir la normalité constitutionnelle dans ces deux pays, à travers des processus de transition politique fiables, en cours d’exécution [...] Le conflit au Mali nous enseigne l’urgence de bâtir une politique commune de défense fondée sur la mutualisation de nos ressources et sur l’exacte appréciation de l’évolution et de la mutation des menaces auxquelles nos Etats seront confrontés.»

 

2000 soldats, 27 morts

 

Aux côtés de l’armée malienne et des Français, le Tchad, dont les effectifs ne sont pas comptés dans la Mission internationale de soutien au Mali, la Misma, a déployé 2000 hommes au Nord du Mali. Un article d’Afrik.com affirme que «les soldats tchadiens se sont particulièrement fait remarquer pour leur efficacité depuis le début de la guerre au Mali. Ils sont devenus en l’espace de quelques semaines, une force incontournable dans le conflit.» L’article précise: «Le Tchad, qui appui la France dans le conflit malien, a déjà payé un lourd tribut, avec la mort de 27 de ses soldats engagés dans le pays. Parmi les 66 blessés, figure le général Mahamat Idriss Deby, fils du président tchadien et numéro 2 du contingent au Mali, qui a été évacué vers la France.»

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 19:17

 

 

 

BANGUI : LA VILLE DE MOYENNE SIDO TOMBÉE ENTRE LES MAINS DES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

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Bangui, 1er mars 2013 (RJDH) – La ville de Sido (extrême nord de Centrafrique) est tombée dans la nuit du 28 au 1er mars, entre les mains des éléments de la coalition Séléka. Des cas de pillage ont été enregistrés. Toutefois, on  ignore encore le bilan des dégâts causés  dans cette ville. A Bangui  les responsables de cette rébellion parlent de la scission au sein de la coalition Séléka.


Les éléments de la Séléka qui étaient venus du Tchad ont attaqué la sous-préfecture de Sido, la base des forces armées centrafricaines, la gendarmerie, le poste des douanes, le commissariat de police. Des sources anonymes affirment que ces hommes se revendiquent du Général Nouredine Adam, l’un des teneurs de la Séléka.


D’après une autorité communale jointe ce matin par le RJDH,  une partie de ces rebelles sont entrés dans la ville  à bord de deux véhicules en provenance de la ville de Kabo. « Ils ont occupé la base des éléments des Forces armées centrafricaines et les locaux de la gendarmerie », a-t-elle ajouté.


La même source précise que les rebelles de la Séléka ont pillé les maisons des hommes politiques résidant dans la ville. Les biens des particuliers ont été également emportés. Ils ont pris aussi les bœufs appartenant à la population.


L’information est confirmée à Bangui par Christophe Gazam-Betty, l’un des Porte-parole de la coalition Séléka. « Nous sommes informés de cette attaque, mais il faut préciser que ce n’est pas l’œuvre de la Séléka qui est déjà sur la voix de la paix. L’attaque n’engage que ceux qui ont déclenché ces hostilités. Les chefs d’Etats de l’Afrique centrale étaient clairs à Libreville. Ils vont supporter l’entière responsabilité de leurs actes, mais nous n’avons pas quitté le processus en cours », a mentionné celui qui est également ministre de la communication.


En reprenant les hostilités, ces rebelles entendent forcer la main du gouvernement à accélérer la mise en application des accords du 11 janvier à Libreville. Mais une source proche du gouvernement centrafricain a fait une confidence au RJDH que l’objectif du groupe qui a repris les hostilités est de défier les chefs d’Etats de l’Afrique centrale et de faire tomber le pouvoir du président Bozizé.


« Il faut que ce soit clair. Ces hommes qui ont repris les armes ne font plus partie de notre coalition. Ils affirment créer la leur, pour saboter tout ce qui est à l’œuvre maintenant », a dit Christophe Gazam-Betty.


Le lundi 25 février, les quelques 1700 éléments de la Séléka qui avaient été stoppés à une dizaine de kilomètres de la ville stratégique de Damara, avaient voulu briser les accords de paix de Libreville pour entrer dans la capitale centrafricaine. « Ce sont les mêmes personnes qui avaient voulu commettre ce forfait qui continuent d’orchestrer ces choses. Leur objectif est clair, faire perdurer l’instabilité en Centrafrique », a fait savoir le ministre de la communication.


Joint au téléphone, un des éléments dissident affirme que « le combat de Séléka ne se résume pas aux portefeuilles ministériels. Séléka veut implanter la paix au pays en plus de porter un projet de société pour la République Centrafricaine assorti d’un idéal de liberté, de prospérité pour le plus grand nombre possible de nos concitoyens, sans aucune espèce de discrimination, qui sera soumis à l’ensemble du peuple Centrafricain au moment opportun ».

 

 


BOUAR : UNE PLUIE DILUVIENNE FAIT PLUS DE 200 SANS ABRIS

 

Bouar, 1er mars 2013 (RJDH) – Plus de 200 personnes sont sans abris, après une pluie diluvienne qui s’est abattue, le 26 février, sur le village de Nguia, situé à 104 kilomètres de la ville de Bouar (ouest). Une soixantaine de maisons se sont écroulées.


D’après le constat fait par Radio Maïgaro, 63 maisons se sont écroulées parmi lesquelles le local de la gendarmerie et la chapelle de l’église catholique.


Le maire de la commune de Nguia,  David Barbou a fait savoir que les victimes de cette catastrophe naturelle sont restées sans assistance et passent la nuit à la belle étoile. Toutefois, il lance un appel à l’aide en faveur de ces sinistrés.


David Barbou a par ailleurs précisé que cette pluie est la première  depuis le début de la saison sèche.

 

 

 

 

BATANGAFO : LA CROIX-ROUGE LOCALE REÇOIT UNE AIDE EN MÉDICAMENTS

 

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Batangafo, 1er mars 2013 (RJDH) La Croix-Rouge centrafricaine (CRCA) a remis le jeudi 27 février, des kits de premiers secours et des produits pharmaceutiques à la Croix-Rouge locale de la ville de Batangafo (nord) afin de  venir en aide à la population en cas d’une éventuelle catastrophe naturelle.


Ces dons sont composés entre autre des bâches, des gans, des lampes-torches, des couvertures, des cahiers et des médicaments.


Modestie Oaungéndo, chef de mission de la CRCA, a expliqué que ces matériels vont permettre à la Croix-Rouge de la ville de Batangafo de faire face à une éventuelle catastrophe naturelle avant l’arrivée d’une aide en provenance de la CRCA et des ONG internationales.


« Après la remise de ces matériels, nous allons voir dans quelle mesure apporter notre soutien à la Croix-Rouge de Batangafo dans la construction d’un bâtiment qui pourra lui servir de siège », a déclaré  Modestie Oaungéndo.

 

 

 

 

BANGUI : LA SOCIÉTÉ CIVILE, MÉCONTENTE DES SIGNATAIRES DES ACCORDS DE LIBREVILLE

 

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Gervais Lakosso

 

 

Bangui, 1er mars 2013 (RJDH) – Le groupe de travail de la société civile centrafricaine déplore le retard causé dans la mise en place du comité de suivi des accords de Libreville. Selon Gervais Lakosso, membre de cette structure, ce retard est l’une des causes de la reprise des hostilités dans certaines régions du pays.


« C’est l’une des causes de ce désordre, parce que c’est cette commission qui doit suivre la chose sur le terrain. On ne sait pas  ce qui se passe et  tout le monde attend. Et déjà nous commençons à  voir que certaines sources que nous avons identifiées commencent à devenir des conflits», s’est-il indigné.


Dans un rapport publié sur une rencontre avec les parties signataires des accords de Libreville, les membres de la société civile affirment que « nous avons fait  une analyse des accords de Libreville et nous avons constaté qu’il y a des sources potentielles de conflit dans ces deux accords et nous avons porté cela à l’intention des parties signataires,  pour leur demander de prendre toute les mesures qui s’imposent pour que ces sources potentielles ne deviennent pas  réellement des conflits ».


En se prononçant  sur le report du cantonnement des éléments de la Séléka, Gervais Lakosso, a fait savoir que  « la manière avec laquelle la Fomac  a organisé le regroupement n’est pas tout a fait professionnelle. Il  y’a beaucoup d’improvisation ».


Il a par ailleurs précisé que le groupe de travail de la société civile est en train de prendre contact  avec tous les partenaires de la République centrafricaine, pour « faire pressions  sur toutes les parties signataires pour le respect des accords de Libreville et pour qu’il n’y ait plus un autre conflit par ce que les gens cherchent des prétextes de part et d’autre pour nous produire encore un autre conflit ».


« Cette question a fait l’objet d’une rencontre entre les membres de la société civile et le représentant de  l’Union européenne. Le but de la rencontre est de lui montrer la position  de cette structure  pour que l’union européenne puisse nous appuyer à faire la pression sur les parties »,  a-t-il poursuivi.


Après la  rencontre  avec l’Union Européen, « nous allons dans les jours à venir rencontrer le responsable de Fomac. Nous avons aussi l’intention de nous rendre à Brazzaville afin de rencontrer le président du comité de suivi des Accords de Libreville, le président congolais Denis Sassou Nguésso, ainsi que Idriss Déby  le président en exercice de la CEEAC à Ndjamena pour leur mentionner notre position dans le processus en cours », a-t-il conclu.

 

 

 

BANGUI : BIENTÔT UNE CARAVANE DES FEMMES POUR LA CONSOLIDATION DE LA PAIX

 

 

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Bangui, 1er mars 2013 (RJDH) Les organisations des femmes membres de la société civile vont organiser le dimanche 3 mars 2013, une caravane pour la consolidation de la paix en République centrafricaine, en prélude à la journée internationale de la femme qui sera célébrée le 8 mars.


Perrine Dzakondo, membre de l’association des femmes juristes de Centrafrique explique que l’objectif de cette caravane est de montrer à la population centrafricaine et à l’opinion internationale que la paix est la véritable source du développement.


« Notre pays a traversé des moments difficiles et les femmes ont été victimes des exactions entre autres, les violences basées sur le genre et des viols lors du dernier évènement qui a secoué notre pays. Nous irons à Damara auprès des éléments de la Séléka pour une mission de sensibilisation afin que la paix revienne définitivement dans notre pays », a fait savoir Perrine Dzakondo.


Elle a par ailleurs souligné que le gouvernement d’union nationale doit faire de son mieux pour ramener la paix en Centrafrique par la voix du dialogue. «  Les femmes à leur tour doivent parler, s’afficher et dire non à toutes formes d’exactions », a conclu Perrine Dzakondo.


La femme autonome s’affiche pour un développement


L’autonomisation de la femme centrafricaine est un autre moyen pour la consolidation de la paix au foyer, et dans le pays. C’est ainsi que la coordination des femmes chrétiennes catholiques s’est mobilisée à l’occasion de la journée de la femme.


Des stands sont en train d’être construits pour une exposition-vente des produits alimentaires et artistiques, devant la cathédrale de Bangui. « C’est pour permettre aux femmes de se montrer autonome et d’avoir de l’argent pour leurs besoins», a expliqué Clarisse-Martiale Manehou, coordonnatrice des femmes du diocèse de Bangui.


Selon elle, « la place de la femme n’est pas seulement au foyer, ni dans les travaux champêtres. Mais la femme peut faire la même chose que l’homme ».


Clarisse-Martiale Manehou a également précisé que des conférences-débats avec les femmes chrétiennes catholiques sur la culture de la paix, l’identité centrafricaine et la vie en communauté seront organisées à l’occasion de cette journée.


Le thème retenu pour  cette journée est « la femme et la consolidation de la paix ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 17:21

 

 

 

rebelles de Séléka sur le terrain

  

 

L'effrayante Séléka ! 

 

L’improbable coalition de groupes armés nommée Séléka, (alliance en Sango) – notre belle langue nationale –, dont les unités avancés sont signalés aux portes de Bangui, a parfois hélas le don de se faire détester. En effet Séléka, avec un s comme sottise et comme secte n’en finit pas avec ses incohérences notoires, ses divisions affichées et ses divergences mortelles.

 

Triple erreur, triple faute. Après s’être révélée depuis son avènement début décembre 2012 en dépit de ses prétentions, plus comme une force d’occupation que de libération, pillant et détruisant à tout-va, la rébellion a achevé de nous convaincre ces derniers jours de son caractère nuisible et destructeur. Or, la vraie justice nous impose plutôt de protéger les faibles des seigneurs de guerre, mais aussi de nous indigner face aux mœurs les plus sauvages de certains. Après les exactions commises contre la population, notamment à Bambari et à Mobaye, après les attaques et la destruction des édifices religieux essentiellement catholiques si l’on s’en réfère aux nombreux témoignages de prélats, Séléka fait désormais supporter son effort de guerre aux voyageurs qui, pour le coup, ne lui avaient rien demandé du tout. C’est ce qui est insupportable et qui nous fait sortir de notre réserve. En atteste ce récit rapporté par une dépêche du Réseau des journalistes centrafricains des droits de l’homme et repris par Centrafrique-Presse : « Quand nous étions arrivés à Damara, les rebelles nous ont demandé de descendre tous les bagages du véhicule. Ils ont exigé à tout le monde de verser chacun une somme de 5000 FCFA. Ceux qui n’ont rien versé, ont été battus surtout les hommes ».

 

Qu’ont donc fait ces pauvres Centrafricains pour mériter un tel traitement ? Qu’ont-ils osé contre Séléka ? S’étaient-ils concertés pour solliciter de Séléka de lancer ses attaques contre le régime de Bangui ? Auraient-ils quelque chose à voir dans les divergences apparues au sein du mouvement rebelle ? Rien de tout cela : ces gens de peu ne doivent pas continuer à faire les frais d’une rébellion qui se soucie très peu de leurs nombreuses souffrances et désolations.

 

Y voir clair, comprendre où l’on entend nous mener, voilà l’urgence.

 

En s’attaquant à la population civile réputée protestante ou catholique, en détruisant des édifices religieux à l’exception des mosquées comme cela a été rapporté maintes et maintes fois, Séléka accrédite à son corps défendant les allégations des tenants du régime de François Bozizé qui affirmaient au plus fort de la crise que la coalition est composée pour l'essentiel de marchands de la mort qui rêvent s’emparer du pouvoir de l’État, faisant au passage d'innombrables victimes passées par pertes et profits. En tout cas pour le pouvoir, les chefs de la rébellion s’étaient mis en tête, à défaut d’instaurer une théocratie en République Centrafricaine, de jouer les rôles de premier plan au sein de l’appareil administratif ! Autrement dit, au-delà de leurs multiples et insaisissables revendications, leur objectif inavoué était l’édification d’une république dans laquelle la charia serait appliquée.

 

Or, les populations civiles ne sont pas des ennemies, elles ne constituent aucun danger, si ce n’est leur farouche volonté de vivre décemment sur la terre de leurs pères. S’en prendre à ces innocentes victimes, c’est prendre le risque de faire l’unanimité contre soi et de se sentir choir dans le vide, faute de soutien populaire. Surtout dans un pays comme la Centrafrique où la guerre a transformé l’ersatz d’État en un vaste territoire livré à toutes les formes de violences, d'insécurité et de prédation, conduit à la manière d'un butin de guerre disputé par près d’une centaine de partis politiques alimentaires, c’est-à-dire sans véritable idéologie, sans conviction et adeptes de la transhumance politique.

 

De sorte qu’aujourd’hui, après deux décennies d’instabilité chronique, l’État, ou ce qui en reste, replié sur la seule ville de Bangui, a renoncé à étendre son autorité à l’ensemble de son territoire souverain : inaugurant ainsi l’ère de la prospérité des seigneurs de guerres qui ont tôt fait d’imposer leur loi dans tout le pays depuis des années. La poussée vertigineuse de ces seigneurs de guerres a depuis longtemps consacré la perte d'une part notable de la souveraineté territoriale du pays et a convaincu le peuple centrafricain, plongé dans le désarroi, a s'en remettre à la protection divine, après avoir désespéré d'une classe politique qui n'a cessé de l'accabler de ses démissions, de ses renoncements, de son incurie et de sa félonie.

 

Incohérence. De Bangui, capitale fantôme et symbole du pouvoir central à Damara, ville martyre décrétée « ligne rouge » à ne pas franchir par les belligérants, il n’y a peut être pas la même distance que du Paradis à l’enfer. Autrement dit entre le pouvoir et la rébellion, il n y a vraisemblablement aucune différence notable dans la conception de la méritocratie républicaine. Et de ce point de vue, aucun des protagonistes  n’est meilleur : Séléka a reproduit à quelques détails près, les mêmes dérives qu’elle reprochait au régime de François Bozizé, notamment sur son caractère clanique et tribale. À preuve, quatre des cinq ministres représentant la rébellion au sein du gouvernement d’union nationale sont issus de la même région ou presque et sont tous musulmans, à l’exception du ministre de la communication. Quand on y réfléchit sérieusement, on ne peut qu’être saisi par le vertige, tant les conséquences sur les chances d’ancrage à la marche de la planète de notre pays, déjà très marginalisé paraissent minces, pour ne pas dire nulles si de tels agissements se poursuivent. 

 

À cela, il faut bien sûr ajouter la cacophonie au sein de la coalition qui peine à s’aligner derrière un chef charismatique. Et c’est là, probablement, que se situe le péril. Que la rébellion refuse de trancher en son sein le débat de fond, notamment sur sa participation ou non au gouvernement d’union nationale pour se contenter de dire des sornettes par la voix d’obscurs porte-paroles aussi inconnus à l’intérieur du pays que peu crédibles à l’extérieur ne peut-être une excuse. Etre membre du gouvernement, c’est appartenir à une équipe, c’est accepter la discipline du groupe et respecter la hiérarchie. Dès lors, Séléka ne peut plus continuer à contester l’autorité du gouvernement d’union nationale en s’en prenant à son Premier ministre, à moins de retirer ses ministres. Ses attaques contre les nouvelles localités sont tout autant scandaleuses. Les revendications de la Séléka, notamment l’épineuse question de la libération des prisonniers politiques ainsi que le départ des troupes étrangères, devaient désormais être faites dans le cadre républicain du conseil des ministres. Il ne peut plus y avoir une Séléka de la brousse et une autre en ville entretenue par la République. À moins d’estimer que les ministres issus de la rébellion n’ont rien à faire au gouvernement d’union nationale et qu’ils doivent regagner le maquis sans délai. Ce serait plus cohérent. Parce que, l’on commence à être fatigué par les tergiversations et les louvoiement de ces hommes enturbannés. 

 

Démission collective. La Centrafrique s’est métamorphosée, inexorablement, en un effrayant concentré de toutes les impostures internationales qui a laissé s’installer un État fantomatique tourné vers des commanditaires extérieurs. Une bonne partie du territoire centrafricain est livré au pillage organisé des ressources minières y compris par des multinationales, sous le regard complaisant des puissances occidentales. Le drame est gigantesque, à l’image de la désespérance des populations qui ne savent plus à quel saint se vouer. Dans un tel contexte, il est même exagéré de continuer de parler d’un État.

 

Tout cela n’a été possible que grâce à la démission et à l’irresponsabilité d’une élite centrafricaine davantage préoccupée par ses intérêts de courte vue que par l’avenir du pays. D’autant que les nombreux groupes rebelles qui essaiment le territoire national prospèrent justement sur l’anémie de la conscience d’une classe politique quasiment démissionnaire. À preuve, depuis le début de cette dernière crise, les partis politiques centrafricains sont aussi souples avec les rebelles que tatillons à l’égard du pouvoir, de sorte que ces hors la loi se croient tout permis.  Pourquoi n’entend-on pas les partis politiques ayant des représentants au sein du gouvernement d’union nationale hurler contre les exactions de Séléka, dénoncer ses attaques contre les nouvelles villes et exiger de toutes les parties au conflit, majorité présidentielle comprise, la stricte application des accords de Libreville ?  

 

Reste plus que la guerre. Plus nombreux et de toutes les couches de la société d’ailleurs, nous sommes enclins à penser que la solution du « ni vainqueur ni vaincus »  dans laquelle se sont enfermés les acteurs politiques centrafricains ne saurait régler la crise actuelle. Ce résultat n’est envisageable que dans un environnement où les acteurs se plient volontiers au principe du compromis, donc l’insatisfaction mutuelle et acceptent de se faire confiance. Or, le manque de confiance entre les acteurs politiques centrafricains est si patent qu’il serait illusoire de tabler sur leur réelle volonté de faire la paix. Dès lors, la violence peut, paraître, ici, un rempart : elle permettra aux vainqueurs d’imposer leurs diktats et aux vaincus de débarrasser le plancher pour laisser place à la paix et la quiétude. 

 

 

Adrien POUSSOU

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 17:12

 

 

 

Bangui siège Orange

 


http://bourse.trader-finance.fr   vendredi 01 mars 2013 - 06:12

 

 

Orange Centrafrique confirme sa position d'opérateur innovant sur le marché centrafricain des télécommunications. La filiale d'Orange (Groupe France Telecom) est le premier opérateur mobile à lancer la communication 3G+ dans le pays. "Cette évolution du réseau renforce la démarche constante et permanente de l'entreprise à mettre à la disposition de ses clients des technologies de pointe dans le but de leur simplifier la vie et l'usage des services télécoms", explique le groupe de téléphonie. 

 


Avec ce lancement, Orange propose à la Centrafrique le très haut débit mobile avec un confort au quotidien pour tous les utilisateurs qui naviguent avec leur clé internet, pour la téléphonie mobile compatible 3G, ou par tablette et ce en toute mobilité. Cette nouvelle technologie est également la porte ouverte à tout un monde de services innovants. Avec le lancement de la 3G+, l'ambition d'Orange Centrafrique est, à terme, de permettre à ses clients de suivre les matchs de ses championnats de football préférés grâce à la TV mobile et aussi, de voir leurs interlocuteurs lors d'un appel en visiophonie.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:25

 

 

 

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Centrafrique : une faction de la coalition rebelle attaque une localité du Nord

 

Le Monde.fr avec AFP | 01.03.2013 à 15h33

 

Une faction de la coalition rebelle centrafricaine Séléka a attaqué jeudi 29 février une localité du nord de la Centrafrique, faisant fuir des militaires et des habitants vers le Tchad voisin, a indiqué vendredi à l'AFP une source militaire centrafricaine.


"Des éléments de la CPJP [Convention des patriotes pour la justice et la paix] fondamentale du général Nouredine Adam, venus du Tchad, ont attaqué jeudi la localité de Sido, qui fait frontière avec le Tchad. L'attaque a visé la sous-préfecture, la base des forces armées centrafricaines, la gendarmerie, le poste des douanes, le commissariat", a affirmé à l'AFP cette source requérant l'anonymat.


"Toutes les autorités locales, les éléments des forces armées centrafricaines [Faca] basés sur place ont été surpris par l'attaque et ont fui vers le Tchad, de même que la population civile. La localité est présentement occupée par les rebelles", a ajouté la même source.



LES ACCORDS DE LIBREVILLE EN QUESTION


"On ignore pour le moment le bilan de cette attaque menée par les rebelles qui sont entrés à bord de quatre véhicules 4 × 4 dont deux équipés de mitrailleuses lourdes", a-t-elle souligné. Mi-décembre, les rebelles de la Séléka avaient pris les armes contre le régime du président Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.


Ce gouvernement, conduit par le premier ministre issu de l'opposition, Nicolas Tiangaye, est notamment chargé de mettre en œuvre le programme de démobilisation, désarmement et réinsertion pour les anciens rebelles.


Sur une radio locale, le ministre de la communication et l'un des responsables de la Séléka, Christophe Ghazam Betty, a confirmé qu'il y avait eu une attaque et l'a aussitôt condamnée : "Je vais vous le dire de la manière la plus claire et sans ambiguïté : M. Nourredine Adam prend sur lui la responsabilité d'aller à l'encontre des accords de Libreville."


"Il vient par cet acte que je qualifie de folie de se mettre à dos les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, et la communauté internationale", a ajouté le ministre. En tant que responsable de la coalition rebelle, le ministre a insisté : "Rien ne permet ce genre de dérapage. [Nourredine Adam]est seul à répondre de ces hommes qu'il a fait venir du Tchad pour attaquer Sido[...]. Il appartient à M. Nouredine de s'assumer."

 

 

 

Les rebelles repassent à l'offensive en Centrafrique

 

Libération 1 mars 2013 à 14:05

 

Une faction du Séléka, qui avait menacé le régime de François Bozizé entre la mi-décembre et la mi-janvier, a lancé jeudi une attaque contre une localité du nord du pays.


Par AFP


Une faction de la coalition rebelle centrafricaine Séléka a attaqué jeudi une localité du nord de la Centrafrique, faisant fuir des militaires et des habitants vers le Tchad voisin, a indiqué vendredi à l’AFP une source militaire centrafricaine.

 

«Des éléments de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix, ndlr) fondamentale du général Nouredine Adam, venus du Tchad, ont attaqué jeudi la localité de Sido qui fait frontière avec le Tchad. L’attaque a visé la sous-préfecture, la base des forces armées centrafricaines, la gendarmerie, le poste des douanes, le commissariat», a affirmé à l’AFP cette source, requérant l’anonymat.

 

«Toutes les autorités locales, les éléments des Forces armées centrafricaines (Faca) basés sur place ont été surpris par l’attaque et ont fui vers le Tchad, de même que la population civile. La localité est présentement occupée par les rebelles», a ajouté la même source. «On ignore pour le moment le bilan de cette attaque menés par les rebelles qui sont entrés à bord de quatre véhicules 4X4 dont deux équipés de mitrailleuses lourdes», a-t-elle souligné.

 

Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d’union nationale.

 

Ce gouvernement, conduit par le Premier ministre issu de l’opposition Nicolas Tiangaye, est notamment chargé de mettre en œuvre le programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) pour les anciens rebelles.


Sur une radio locale, le ministre de la Communication et l’un des responsables du Séléka, Christophe Ghazam Betty, a confirmé qu’il y avait eu une attaque et l’a aussitôt condamnée. «Je vais vous le dire de la manière la plus claire et sans ambiguïté: M. Nourredine Adam prend sur lui la responsabilité d’aller à l’encontre des accords de Libreville.»

 

«Il vient par cet acte que je qualifie de folie de se mettre à dos les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), et la communauté internationale», a ajouté le ministre. En tant que responsable de la coalition rebelle, le ministre a insisté : «Rien ne permet ce genre de dérapage. Il (M. Nourredine Adam) est seul à répondre de ces hommes qu’il a fait venir du Tchad pour attaquer Sido(...) Il appartient à M. Nouredine de s’assumer.»

 

 

 

 

 

Attaque de la localité de Sido par une nouvelle rébellion

 

Bangui 1er mars (ACAP) - La localité de Sido dans la préfecture de l’Ouham, quasiment à la frontière entre la République Centrafricaine et le Tchad, a été attaquée par un nouveau groupe rebelle dirigée cette fois-ci par Eric Neris et Adam Noureldine Mahamat, en violation flagrante des accords de paix de Libreville, d’après une source autorisée ayant requis l’anonymat, vendredi 1er mars 2013.


Ces nouvelles hostilités auraient pour objectifs d’obliger le Président de la République François Bozizé à abandonner le pouvoir ou à entamer une discussion avec Eric Neris. 



Après le déclenchement des hostilités par les Séléka le 10 décembre dernier, les chefs d’Etat des pays de la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) avaient convenu de mettre les belligérants autour d’une même table. Les pourparlers ont abouti à un accord politique dit de Libreville. 



Grâce à ces accords, un Gouvernement d’Union Nationale (GUN) a été formé, dirigé par Maître Nicolas Tiangaye, issu de l’opposition. 



Dans ce même gouvernement figurent les personnalités provenant de la majorité présidentielle, des groupes armés, des groupes armés non combattants, l’opposition et la société civile.

 

Avec le concours des forces de la CEEAC (la FOMAC), les ex-combattants étaient pourtant sur le point d’être cantonnés sur quatre sites, à savoir : Kaga Bandoro, Bria, Ndélé et peut-être Sam Ouandja. 


Malgré ce processus, tout se passe comme si certains leaders ne sont pas d’accord avec la formation du gouvernement. C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre les nouvelles hostilités, réclamées par Eric Neris, qui serait de mèche avec le colonel Ramadane. 



En tout cas, dans l’esprit même de l’accord de Libreville, les commanditaires de ces nouvelles hostilités prendront leurs responsabilités devant le peuple centrafricain qui aspire à la paix, les chefs des dix Etats de la CEEAC et l’ensemble de la communauté internationale, qui appuient sérieusement le processus de paix en République Centrafricaine. 

 

 

 

 

Centrafrique : nouvelles inquiétudes sur la menace Séléka

 

http://www.afrik.com    VENDREDI 1ER MARS 2013 / PAR FRED KROCK

 

Le cantonnement avorté des ex-combattants du Séléka fait monter la tension au sein de la rébellion et crée des inquiétudes à Bangui.

 

(De notre correspondant)

 

Alors que l’application des accords de Libreville était en train d’entrer dans sa deuxième phase, c’est-à-dire le cantonnement des combattants sur le terrain, une nouvelle situation de crise se présente.


En une semaine seulement, les rebelles du Séléka ont failli investir la capitale Bangui à deux reprises. Ils ont évoqué comme raisons que le président Bozizé manifeste ostensiblement la volonté de ne pas appliquer les accords signés le 11 janvier 2013 à Libreville.


C’est dans un communiqué signé par le Conseil suprême du Séléka qu’ils ont exprimé leur mécontentement. Selon ce texte, la rébellion « constate avec regret de manière successive que : la composition du gouvernement d’union nationale est contraire à la lettre et l’esprit de Libreville, en ce qui concerne la répartition des postes ministériels par entité. Le réaménagement technique du gouvernement visant la représentativité équitable annoncée par le Premier ministre maître Tiangaye est un vain mot ; les prisonniers politiques qui devraient être libérés croupissent encore dans les prisons privées du général Bozizé ; le général François Bozizé continue de s’approvisionner en armes ; une mission secrète dirigée par son fils Francis Bozizé séjourne en Roumanie en quête de pilotes et des mécaniciens d’hélicoptères de combat ; le ministre de la communication, Monsieur Christophe Gazam-Betty est interdit d’accès aux locaux de la radio nationale sur instruction personnelle du général François Bozizé ; les troupes non communautaires et les mercenaires qu’il a fait massivement fait venir sont déployés à des points stratégiques du pays afin de prendre, soi-disant, nos vaillants combattants de dos … ».


Le communiqué a, en outre, indiqué que fort de tout ce qui précède, un projet de marche sur Bangui a été élaboré et mis en chantier. Chose dite chose faite. Des tentatives de prise de la capitale ont été étouffées par les responsables de la coalition Séléka déjà au sein du gouvernement, notamment le général Dhaffane ministre des Eaux et Forts et le ministre de la Défense, M. Michel Djotodjia. Tout est parti de l’avortement de la mission du lancement des opérations de cantonnement des ex-combattants du Séléka, annoncé par le général Jean Félix Akaga. Cette situation vient se greffer à la panoplie des points inscrites dans le communiqué susmentionné pour enclencher des mouvements des combattants sur le terrain.


Lundi dernier, dans la matinée, les rebelles du Séléka ont failli investir la capitale Bangui. Il aura fallu l’intervention du général Dhaffane à Damara, sur la ligne d’interposition de la FOMAC pour convaincre les éléments à regagner leur position initiale au village Vangué (Pk 92 après Damara). Pas plus-tard que le mercredi 27 février dernier, ces éléments se sont agités jusqu’à ce que leurs responsables de Bangui aient pu les convaincre une énième fois de plus.


Ces agitations des éléments du Séléka font planer des inquiétudes à Bangui sur une population suffisamment traumatisée par les spectres de cette longue crise.

 

 

 

 

Centrafrique : La Séléka critique le gouvernement d’union nationale

 

01/03/2013 à 11h:49 | AFP

 

La coalition rebelle centrafricaine du Séléka a affirmé vendredi ne pas se "retrouver" dans le nouveau gouvernement d'union nationale auquel elle participe, qualifiant de "faible" le nouveau Premier ministre d'opposition Nicolas Tiangaye.

 

Le "Séléka (. . . ) ne se retrouve pas dans ce nouveau gouvernement national de transition", déclare ce communiqué, qui réclame le respect des accords de paix de Libreville signés le 11 janvier.

 

Le Séléka accuse notamment le président François Bozizé d'avoir mis en place un "shadow cabinet" (cabinet de l'ombre), dans lequel les ministres issus de l'opposition et de la rébellion sont flanqués de ministres délégués proches du pouvoir.

 

La Premier ministre n'est pas non plus épargné par le communiqué qui le qualifie de "chef de gouvernement faible et malléable".

 

"Le Président Bozizé a imposé (le gouvernement) au Premier Ministre Tiangaye, pourtant assuré du fort soutien de Séléka, qui n?a pas pu lui résister ou s'imposer", affirme le Séléka, pour qui "le peuple a besoin d'un leadership fort".

 

Par ailleurs, les rebelles continuent d'exiger la libération des prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères, en particulier sud-africaines.

 

Mi-décembre, le Séléka avait pris les armes contre le régime du président Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, il a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

 

Le premier ministre Tiangaye, dont la nomination a été soutenue par le Séléka, est chargé de conduire la transition vers la paix et la tenue d'élections législatives d'ici un an.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:23

 

 

 

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01.03.2013 à 13h32( Xinhua )

 

Une aide de 4 milliards de francs CFA a été allouée par les pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEMAC) à laquelle la République centrafricaine (RCA) appartient avec le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, pour financer l'opération de désarmement des rebelles en RCA, a appris jeudi Xinhua.



Au moment des désaccords se font jour sur cette opération entre la direction et la base de la coalition rebelle Séléka qui a pris les armes en décembre 2012 en vue de renverser le régime du président François Bozizé, le gouvernement d'union nationale du 3 février dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye tente de rassurer sur l'exécution du programme DDR (démobilisation, désarmement, réinsertion) devant permettre la pacification de la RCA, pays régulièrement soumis à des coups d'Etat et des rébellions.



Selon le ministre de la Communication, Christophe Gazam Betty (issu de Séléka) joint jeudi matin par Xinhua, le financement de 4 milliards de francs CFA (8.000 USD) des pays de la région déjà "provisionnés" au trésor public représente le budget prévisionnel de ce programme DDR qui, en dehors des combattants Séléka, devra s'étendre à tous les groupes armés actifs dans ce pays.



Une partie de ces fonds (150 millions de francs CFA), notamment alloués par le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, permet déjà de couvrir les besoins liés aux préparatifs de ce processus prévu par les accords de paix conclus le 11 janvier à Libreville au Gabon par le pouvoir centrafricain, l'opposition démocratique, l'alliance Séléka, les mouvements politico-militaires et la société civile, sous l'égide de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC).



Contrairement aux revendications de certains chefs militaires de Séléka, c'est à la Commission de la CEMAC basée à Bangui, la capitale centrafricaine, que la gestion de la prise en charge financière des officiers et soldats de cette coalition rebelle a été confiée.

 

D'autres financements sont annoncés, dont 2 à 3 millions d'euros de l'Union européenne (UE).

 

Pour l'heure, aucune date ni aucun chiffre concernant les rebelles à cantonner et désarmer ne sont communiqués. "Nous travaillons sur une date et nous sommes en train de faire la liste", a affirmé le ministre de la Communication qui, sur les trois sites de cantonnement retenus, à savoir Kaga-Bandoro, Ndélé et Bria, annonce simplement 1.300 combattants au niveau de Damara-Sibut.



"Le cantonnement ne doit pas faire l'objet de conditionnalités, d'après l'esprit des accords de Libreville", insiste-t-il cependant, indexant les intérêts personnels de la part de ceux qui s'y opposent par des revendications qualifiées d'injustifiées.



A l'intérieur de Séléka, beaucoup de voix s'élèvent pour exiger le départ des troupes sud-africaines et ougandaises reçues en renfort des forces gouvernementales et la libération des détenus politiques en marge de la nouvelle crise, avant l'exécution le cantonnement des rebelles.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:19

 

 

 

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Sarrebourg : 200 Picards en Centrafrique

 

http://www.republicain-lorrain.fr   01/03/2013

 

La situation politique n’est toujours pas stabilisée en Centrafrique, malgré un accord entre la guérilla Séléka, implantée dans le nord du pays, et le gouvernement de François Bozizé.

 

La mission de protection des ressortissants français, entamée en décembre, se prolonge. Hier matin, 120 soldats du 1er  régiment d’infanterie de Sarrebourg (1er RI) se sont envolés de Metz pour la capitale centrafricaine, Bangui. Ils seront rejoints, lundi, par 92 soldats supplémentaires. Les militaires mosellans ont pour mission de protéger les ressortissants français sur les quatre prochains mois. La fragile unité du gouvernement, composé en janvier avec les rebelles, peut laisser resurgir le conflit à tout instant. La Séléka (« alliance » en Sango) avait conquis sept villes par la force en décembre, avançant des motifs d’insurrection peu lisibles, hormis la demande de démission du Président Bozizé, jugé incompétent.

 

Le lieutenant-colonel Demay, numéro 2 du régiment sarrebourgeois, prend la tête de l’opération baptisée « Boali ». Un soutien à la Force de paix africaine est également envisagé. « Mais en aucun cas une ingérence dans la vie politique du pays », a souligné l’État-major.

 

H. G.

 

 

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QG contingent BOALI

 


Les paras du "8" reviennent à Castres

 

Source: La Dépêche du midi



Dans le même temps 180 parachutistes du Huit rentrent de Centrafrique après un séjour qui fut riche en évènement puisque le pays a connu de fortes tensions. Après quatre mois de mission dans la capitale centrafricaine Bangui, les éléments du 8e RPIMa aux ordres du lieutenant-colonel Benoît Fine, commandant en second du régiment, vont retrouver Castres. Le détachement avait pris pour nom «Boali 31». Son action s'inscrivait dans le cadre de la Mission de consolidation de la paix (Micopax).



Le mandat des Castrais aura été riche en évènement. Le 26 décembre 2012, l'ambassade France avait été l'objet de caillassage et d'agression nécessitant le déploiement des éléments de la 1re compagnie du capitaine Ageron sur l'emprise française ainsi que sur de regroupement «17villa». «L'arrivée de renfort à compter du 27 décembre entraînait une multiplication par 2,5 des effectifs du détachement, rappelle le colonel Fine. Il importait d'être prêts à défendre les intérêts français et, surtout, à pouvoir évacuer les ressortissants si nécessaire.»

 

Il précise: «Depuis la situation s'est améliorée et a permis aux sections de la compagnie de reprendre leurs tournées de présence en province.» À la veille du retour «au pays» et plus particulièrement au sein des foyers castrais, le colonel Benoît souligne: «Le personnel du 8e RPIMa aura le sentiment du devoir accompli mais aussi d'avoir vécu un moment fort de l'histoire de la République Centrafricaine. Il y aura un avant et un après «décembre 2012». Chacun repart avec en mémoires des images fortes et variées, violentes et amicales, avec l'espoir que ce pays attachant sorte d'une crise profonde.»

 

Missions: sécurisation et formation


Dans un contexte qui allait s'avérer difficile pour le détachement Boali 31 du 8e Rpima, la mission dévolue au dispositif Micopax est de contribuer à la paix et à la stabilité en Centre Afrique : protéger la population, sécuriser le territoire, contribuer au processus de réconciliation nationale, faciliter le dialogue politique. Par ailleurs, le détachement d'instruction opérationnel du capitaine Gueguen a quant à lui parfait la formation des unités camerounaises, gabonaises, congolaise et tchadiennes avant leur déploiement dans le pays pour ramener définitivement le calme et la sécurité.

 

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 04:23

 

 

 

 

 

arrivée Boz à Malabo

 

 

Dans une récente parution, la rédaction de CAP faisait état de la rude concurrence que se faisaient les fichistes autour de BOZIZE. Cela a suscité la réaction d'un de ceux qui ont été cités comme "fichistes" qui s'est fendu du droit de réponse que nous publions intégralement ci-dessous assorti d'une noote de la rédaction plus bas.

 

La Rédaction

 

 

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Bangui, le 27 Février 2013

 

A

Monsieur le Directeur de publication CAP

 

Objet : Droit de réponse

 

Monsieur le Directeur,

 

Suite à l’article publié dans vos colonnes à la date du lundi 25 février 2013 relatif aux supposés fichistes si j’en crois vos termes, du pouvoir, j’aimerais apporter les précisions suivantes :

 

Je ne me permettrais jamais de descendre dans la boue pour répondre à de telles affirmations douées d’une absurdité, que je qualifierais de légendaire, ni j’aurai la prétention de trahir la valeur sacrée du respect qu’un fils doit porter à son père comme vous.

 

C’est pour cela que je me limiterais à vous appeler à un sens plus aigu de la responsabilité, car l’heure n’est plus à la division et à la calomnie. Soulever certains centrafricains contre d’autres, taxer certains de bons, d’autres de mauvais, prôner la méfiance entre filles et fils de ce pays, n’est pas le combat. Ne nous trompons pas de combats et d’adversaires. Nous avons intérêt à consolider cette fragile paix que nous venons de gagner à Libreville grâce aux efforts des uns et des autres et devons pour l’heure nous tenir la main, témoigner de notre solidarité pour relever ce nouveau défi.

 

En anthropologie on nous a appris que toute société est par essence conflictuelle, vivre alors en société, commande de surmonter ces conflits et de répondre aux différentes valeurs auxquelles nous tous, croyons, celle de la solidarité du dialogue et du pardon.

 

La génération précédente à laquelle vous appartenez, a failli parce que, incapable de s’approprier ces valeurs. Sans pour autant amorcer un virage en douceur vers un conflit de génération je vous saurais gré d’épargner la jeunesse de ce virus de la méfiance, de la médisance et de la violence qui ne fera que retarder notre volonté de fédérer nos différentes compétences en vue des grands défis à venir.

 

Je n’aurais pas la prétention de parler au nom de cette jeunesse, mais je demeure convaincu que nombreux sont ceux qui se reconnaissent dans ces dires.

 

Toutefois, à titre de rappel, j’assure la direction de cabinet d’une grande Institution de la République et dans l’un de vos articles, vous m’aviez applaudi quant à la gestion du rapatriement du chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé qui sévissait dans la région Nord-est de la RCA. S’il s’avérait que je rencontre le Président de la République, premier comptable de l’orientation politique d’un pays, comme vous le prétendiez dans votre article, y a-t-il un mal à cela ? N’est-il pas le Président de tous les centrafricains que vous êtes ? Je suis fonctionnaire de l’Etat et si un Ministre ou le Président de la République fait appel à mes compétences, il est de mon devoir d’y répondre car, respectueux des textes qui l’organisent.

 

Nous devons travailler à l’unité de ce peuple car je demeure convaincu que les centrafricains ne se détestent pas comme on veut nous le faire croire, et finissent toujours par se tenir la main.

 

Nous pouvons avoir des divergences d’opinions mais que le combat ne descende pas au ridicule à la délation et aux intentions prêtées. Il doit rester au contact des idées. Car au-delà de ces différentes poussées latérales du vent, nous avons une nation à bâtir.

 

Je vous souhaite bonne réception de cette réaction qui n’a pas vocation à entretenir une autre polémique ni un autre débat. Toutefois, je serai ouvert à tout autre débat portant sur des sujets relatifs à la relance économique et sociale de notre cher et beau pays.

 

 

 

Firmhino Euryce FERREIRA

 

 

 

 

NDLR : Dans ce droit de réponse l’auteur avoue et reconnait bien rencontrer BOZIZE. Nous ne connaissons pas des fonctionnaires centrafricains qui ont l’habitude de rencontrer BOZIZE tous les deux jours, surtout quand on travaille pour une institution aussi insignifiante comme le Conseil de la médiation, et pour des  fonctions auxquelles il a été déjà mis fin.

 

S'ériger en porte-parole de la nouvelle génération relève a tout le moins de l'outrecuidance. Et puis, en quoi la distribution de machettes pour tuer constitue-t-il un geste d'apaisement? C'est bel et bien la confirmation des affirmations de CAP. D'ailleurs selon nos informations, Pascal KOYAGBELE a bien avoué à quelqu'un qu'ils ont été démasqués et a accusé un employé de Mlle Renée Madeleine BAFATORO d'en être l'auteur.

  

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 04:07

 

 

 

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arrivée de BOZIZE en Guinée Equatoriale la semaine dernière à 3 heures du matin 

 

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François Bozizé sur le qui-vive

 

N'ayant aucune confiance en la rébellion avec laquelle il doit composer depuis le 11 janvier, le président François Bozizé continue de s'armer. Précaution d'usage…



Peu enclin à partager son bœuf aux gombos avec la rébellion du Séléka, François Bozizé s'emploie discrètement à remettre en état deux hélicoptères MI 24. Histoire de mieux bomber le torse… Depuis leur achat par la présidence centrafricaine en 2011, ces appareils d'attaque de fabrication russe n'ont jamais pu voler faute d'entretien. Ils croupissaient dans les hangars de l'escadrille à Bangui, à proximité de l'aéroport international de Bangui M'Poko. 

 

Fin janvier, un pilote français accompagné d'un mécanicien se sont rendus à Bangui pour remettre l'un des deux engins en état. Un équipage ukrainien les a rejoints quelques jours plus tard afin de réhabiliter le second. Des vols d'essai concluants ont été effectués le 1er février. Mais les deux appareils ont peu de chances d'être utilisés pour déloger la rébellion des positions qu'elle continue de tenir à travers le pays, en dépit de l'accord de Libreville. L'armée de l'air centrafricaine est quasi-inopérante et ne dispose pas des munitions nécessaires pour armer ces appareils. Reste que le chef de l'Etat cherche toujours à libérer définitivement plusieurs zones minières et pétrolières dans lesquelles essaiment plusieurs mouvements armés. Il s'agit en particulier des mines d'or et de fer situées dans la région de Ndassima près de Bambari (centre), ainsi que de la zone pétrolifère de Boromata (nord-est).



La LC n°653 du 20/02/2013

 

 


Séléka, une coalition en perdition ?

 

Les tensions internes pourraient avoir raison de la coalition de groupes armés ayant menacé le président François Bozizé fin décembre.



On ne peut pas dire que l'entrée de cinq de ses ministres - Michel Djotodia, Moussa Mohamed Dhaffane, Herbert Djono Ahaba, Amalas Amias Aroune et Christophe Gazambeti - dans le gouvernement de Nicolas Tiangaye ait follement satisfait la coalition de mouvements armés ayant menacé de renverser François Bozizé, en janvier dernier. En témoigne la multiplication des exactions attribuées par les populations civiles à la Séléka, ces dernières semaines, contre les bâtiments religieux et publics de plusieurs villes de province (sous-préfectures, mairies, brigades de gendarmerie…). Devant cette situation, l'embarras de Michel Djotodia, vice-premier ministre chargé de la défense, patron de l'UFDR ainsi que de la rébellion, n'en est que plus visible. 



Ce sentiment est renforcé par la décision d'un de ses anciens alliés, Noureddine Adam, président de la CPJP et présent aux pourparlers de Libreville, de poursuivre la lutte armée. Cette décision s'expliquerait par le refus du premier ministre d'intégrer l'un de ses frères cadets au sein du gouvernement d'union nationale. Ses hommes, notamment recrutés au Tchad, seraient à l'origine des exactions à Bambari dans la préfecture de l'Ouaka (centre), ainsi qu'à Alindao, Mobaye, Kembé, Dimbi et le long du fleuve Oubangui. Plusieurs convois de la Fomac, partis de Bangui, et de la Séléka, provenant de Ndélé dans la préfecture du Bamingui-Bangoran (Centre-Nord), devaient se retrouver à Bambari pour mettre de l'ordre dans la ville. 

 

La LC n°653 du 20/02/2013

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 04:01

 

 

 

BANGUI DES PASSAGERS PASSÉS À TABAC PAR LES REBELLES DE LA SÉLÉKA

 

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Bangui, 28 février 2013 (RJDH) – Une trentaine de passagers à bord d’un véhicule en provenance de la ville de Bambari (centre) à destination de Bangui ont été passés à tabac, le mardi 26 février, au nord de la ville de Damara par les rebelles de la coalition Séléka. De nombreux cas de blessés ont été enregistrés.


L’un des passagers qui a préféré gardé l’anonymat à témoigné que plusieurs personnes ont été blessées et leurs biens emportés par les rebelles.


« Quand nous étions arrivés à Damara, les rebelles nous ont demandé de descendre tous les bagages du véhicule. Ils ont exigé à tout le monde de verser chacun une somme de 5 000 FCFA. Ceux qui n’ont rien versé, ont été battus surtout les hommes », a-t-il expliqué.


Il a par ailleurs souligné que tous les hommes qui se trouvaient dans le véhicule étaient menacés de mort par les rebelles. « Ils ont soupçonné les hommes d’être des éléments des Forces armées centrafricaines où encore d’être à la solde des forces sud-africaines pour renseigner ces derniers de leurs positions », a-t-il ajouté.


La même source a précisé que la majorité des rebelles ne sont pas des centrafricains, mais des étrangers qui ne parlent ni le français, ni le Sango.


« Ils ont érigé plusieurs barrières sur la route. Nous avons traversé une trentaine de barrières de Bambari à Damara. Et à chaque barrière, nous devons nous soumettre à leurs exigences sous peine d’être tués, car ces rebelles n’hésitent pas à tuer si vous essayez de résister à leur ordre », a-t-il raconté.

 

 


BANGUI : MISE EN GARDE SUR L’EXPOSITION DES LÉGUMES SUR LES MARCHÉS

 

marché centro

 


Bangui, 28 février 2013 (RJDH) Les légumes étalés à même le sol dans certains marchés de la ville de Bangui, constituent un danger pour la santé de la population. Le non-respect des règles d’hygiène par les commerçants expose les consommateurs à la contamination de plusieurs maladies à savoir la parasitose, la tuberculose, a fait observer Lucie-Blanche Poste, chef de service d’assainissement à l’hôpital communautaire de Bangui.


D’après le constat fait par le RJDH ce matin sur les marchés de la place, plusieurs commerçants étalent les aliments par terre à la merci de la poussière et des microbes.


Du marché Tournant dans le 8ème arrondissement de Bangui, au  marché Yassimandji, dans le 5èmearrondissement en passant par le marché Miskine,  les commerçantes exposent les légumes à même le sol.


« Ces commerçantes ne respectent pas mes consignes. Souvent je leur dis d’exposer leurs produits sur des tables bien propres, mais elles ne veulent pas mettre en application ces consignes. Elles  jouent avec la santé de la population », a déploré  Victor Pougaley, responsable du Marché Tournant.


Il souligne que la poussière soulevée par les véhicules, se dépose sur les aliments. « C’est la saison sèche, il y’a des microbes entrainés par le passage des véhicules qui sont susceptibles de contaminer la population », a ajouté Victor Pougaley.


Quant à Henriette Kidima, déléguée des commerçantes au marché Yassimanzi, la consommation des légumes étalés sur le sol constitue la source de beaucoup de maladies. « En plus, les vendeuses sont plus proches de la route, ce qui est un risque d’accident et une perte d’économie. Ces vendeuses subissent souvent des conséquences de ces actes, mais elles sont toujours récalcitrantes », a-t-elle souligné.


Selon Lucie-Blanche Poste, chef de service d’assainissement à l’hôpital communautaire de Bangui, « les aliments vendus tout le long de la  route sont un véritable danger  pour le public. La poussière est un agent de propagation des bactéries sur ces nourritures et les consommateurs courent un risque sanitaire », a-t-elle expliqué.


« Les légumes exposés sur le sol, les aliments vendus près des hôpitaux, sont les sources de la contamination aux maladies, entre autres, la tuberculose, les verres intestinaux, les diarrhées rouges ou sanglantes, les vomissements », a souligné Lucie-Blanche Poste.


Elle poursuit que « beaucoup de maladies ne peuvent pas être éradiquées dans le pays à cause de ces mauvaises pratiques ».


« La prise de conscience de tous est un travail de longue haleine. Il faut une sensibilisation de masse des chefs de quartiers, des agents communaux, des services d’hygiènes et d’assainissement pour lutter contre ces mauvais comportements », a dit la chef de service d’assainissement à l’hôpital communautaire de Bangui.

 

 

BOALI : LE MANQUE D’EAU POTABLE, CAUSE DE PLUSIEURS CAS DE MALADIES

 

Boali, 28 février 2013 (RJDH) La population de la commune de Lambi située dans la sous préfecture de Bossembele (sud-ouest) a des difficultés à s’approvisionner en eau potable. Cette pénurie d’eau potable dans cette localité est la cause de plusieurs cas de maladies hydriques, a fait observer le chef de centre de santé Jean Alfred Ndamadé.


« Ces maladies hydriques ou encore duo-parasitoses comme la bilharziose sont fréquentes dans la commune de Lambi. Il y a également des maladies diarrhéiques dues à la consommation des eaux souillées, car dans cette localité, il est difficile de trouver de l’eau potable », a mentionné le chef de centre.


Jean Alfred Ndamadé explique qu’une fois que les analyses confirment  la maladie hydrique,  il faut immédiatement soumettre le patient à des traitements. « Mais la rupture du stock de médicaments est constante dans ce centre de santé », a-t-il ajouté.


Il a par ailleurs précisé que pour faire certains  examens médicaux, les patients sont envoyés plus loin à Bossembele, « parce qu’il manque de personnel qualifié et des matériels adéquats ici au centre de santé de Lambi, pour le travail », a-t-il conclu.


La commune de Lambi regorge une population de 14 000 habitants.

 

 

BANGUI : ACCÈS DIFFICILE À L’EAU POTABLE À NGOLA

 

Bangui, 28 février 2013 (RJDH) Les habitants du quartier Ngola, situé dans la commune de Bégoua ont des difficultés à s’approvisionner en eau potable. Le seul forage qui dessert la population de cette zone est envahi  par les cimetières.


« Trouver de l’eau potable dans notre quartier est un véritable calvaire. Notre unique forage se retrouve maintenant entre les tombes. Les gens ne peuvent plus l’utiliser, de peur d’être contaminés par les maladies », a déclaré Paul Nganatoua, chef du quartier Ngola.


Il a également souligné que face à cette situation, la population de ce quartier utilise l’eau de la rivière pour faire ses besoins. « La majorité des gens ici utilisent l’eau de puits et de la rivière Ngola, pour faire la lessive et parfois même pour préparer le repas. Mais il y a des personnes mal intentionnées qui viennent la nuit pour déféquer dans cette rivière  » ; a-t-il ajouté.


Selon l’agent d’hygiène de cette localité Armel Bembé,  la population court un risque  de contamination. « Cette  source telle qu’elle se présente, regorge toute sorte de parasites entre autres l’amibe et la bilharzie. De préférence, il faut que l’eau soit traitée avant son utilisation » a-t-il dit.

 

 

BANGUI : LA LOI SUR LA CRIMINALISATION DE LA TRANSMISSION DU VIH RÉVISÉE

  

ruban sida


Bangui, 28 février 2013 (RJDH) La loi sur la criminalisation de la transmission du VIH est en phase d’être révisée. Les experts en la matière se penchent sur la question, du 27 au 28 février à Bangui.


Depuis sa création et sa mise en application il y a quelques années, cette loi fait l’objet de critiques et de contestations de plusieurs ONG de défense des droits humains. Celles-ci la trouvent lacunaire.


Selon Alexandre Désiré Yango Sindo, président de la commission sociale sur l’éthique du droit au VIH/Sida, « il y a eu de contestation notamment sur la question de la criminalisation de la transmission de l’infection et également sur la révélation de l’état de séropositivité d’un conjoint à un autre ».


Ces chapitres de loi ont été révisés. Mais Alexandre Désiré Yango Sindo affirme toutefois ignorer la date de la promulgation de cette loi. « C’est un processus qui est enclenché et lorsque tous les experts seront d’accord sur le contenu, nous allons la faire valider pendant un autre séminaire qui verra la participation de plusieurs entités qui luttent contre le VIH/Sida. C’est après cette étape que nous allons la proposer à l’assemblée nationale, qui va à son tour soumettre au chef de l’Etat pour promulgation », a-t-il dit.

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