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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 22:11


 

Sabratha - 29/05/2009 (PANA) -Les travaux de la 11ème session de la Conférence des leaders et chefs d'Etat des pays de la Communauté des Etats sahélo- sahariens (CEN-SAD) se sont ouverts vendredi à la station balnéaire de Sabratha, à environ 60 km à l'ouest de Tripoli, sous la présidence du guide de la Révolution libyenne, Mouammar Kadhafi, président en exercice de l'Union africaine (UA).

Les présidents du Bénin, Boni Yayi, de Sao Tomé et Principe, Fradique de Menezes, des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, de Centrafrique François Bozizé, du Tchad, Idris Deby Itno, du Soudan, Omar Hassan el-Béchir et du Liberia, Mme Ellen Johnson-Sirleaf prennent part à cette session.

Le Ghana et la Guinée-Bissau et le Niger sont respectivement représentés par MM. John Dramani Mahama, vice-président, Raimundo Pereira, président de l'Assemblée nationale, président par intérim et Seini Oumarou, Premier ministre, à ce sommet auquel assiste le Secrétaire général de la CEN- SAD, Mohamed Al-Madani Al-Azhari, les chefs des missions diplomatiques accrédités auprès de Tripoli et plusieurs experts.

Dans une allocution à la séance inaugurale, le chef de l'Etat béninois, Boni Yayi, président sortant de la Communauté, a souligné l'importance géographique, démographique et économique de la CEN-SAD qui a fait d'elle la base de la pyramide de l'UA.

Il a précisé que cette communauté régionale dispose d'une superficie de plus de 13 millions de km2 soit 46% de la superficie de l'Afrique et compte une population dépassant les 400 millions d'individus soit 48% de la population du continent africain, ajoutant que la CEN-SAD est considérée parmi les zones les plus riches du continent en ressources naturelles de surface et de profondeur.

Il a passé également en revue les efforts fournis depuis la tenue de la 10ème session de la Conférence des leaders et chefs d'Etat de la Communauté pour le développement et le promotion des programmes d'action de ce regroupement régional sur la voie de l'intégration totale entre ses pays sur incitation du guide Mouammar Kadhafi.

Le président Boni Yayi, qui a rendu hommage au rôle du leader Kadhafi initiateur de création de cet espace régional, a mis l'accent sur le rôle de la CEN-SAD dans la construction de l'Afrique unifiée et sans frontières du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest garantissant sécurité, concorde et progrès à ses populations.

M. Boni a, à ce propos, souligné que la Communauté CEN-SAD a pesé de tout son poids pour éviter les crises dans certains de ses pays membres, indiquant que l'intervention de la CEN-SAD a empêché le développement de ces crises en conflits et affrontements et permis la réalisation de la paix sociale notamment en Mauritanie et en Guinée et a agi pour éviter toute déchirure et toute interruption du dialogue entre les protagonistes au Soudan.

Il a indiqué aussi que les efforts se poursuivent également en vue d'éviter que certains pays tombent dans le piège des confrontations et en vue que ces pays retrouvent de toute urgence une paix durable permettant à tous de contribuer dans l'édifice africain.

Les leaders et chefs d'Etat participant au sommet se pencheront deux jours durant sur plusieurs questions d'ordre politique, économique et sécuritaire relatifs aux situations au Togo, au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Guinée-Bissau, au Liberia, en Centrafrique et en Somalie en plus de la conjoncture entre le Tchad et le Soudan, en Mauritanie, en Guinée-Conakry et entre l'Erythrée et l'Ethiopie.

La CEN-SAD, qui avait été fondée le 04 février 1998, au terme d'un sommet initié par le leader libyen et auquel avaient pris part le Mali, le Tchad, le Niger, le Soudan et le Burkina Faso compte actuellement 28 pays membres à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Centrafrique, les Comores, la Côte d'Ivoire, Djibouti, l'Egypte, l'Erythrée, la Gambie, le Ghana, la Guinée- Bissau, la Guinée, le Kenya, le Liberia, la Libye, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, Sao Tome et Principe, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan, le Tchad, le Togo, la Tunisie.

Cette organisation régionale a pour objectif l'édification d'une union économique globale selon une stratégie intégrant les plans nationaux de développement des pays membres et encourageant l'investissement dans les domaines agricole, industriel, social, culturel et énergétique sur la voie de l'édification d'un espace africain unique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 21:41

 

           cathédrale de Bossangoa


La Croix 28/05/2009 21:03
 

Des prêtres diocésains, mis en cause par une récente enquête du Vatican et déstabilisés par deux démissions épiscopales, ont décidé de se mettre en grève, avant d’y renoncer.


Depuis des années, entre les rives de l’Oubangui et du Chari, le feu couvait sous la cendre. Notamment depuis la nomination de deux évêques européens, le spiritain allemand Peter Marzinkowski à Alindao en 2004 et le salésien belge Albert Vanbuel à Kaga-Bandoro en 2005. À chaque fois, le clergé diocésain de la République centrafricaine (RCA), en pleine expansion, avait manifesté un ressentiment certain.


Car cette Église, au rôle essentiel face au délabrement de ce pays d’Afrique centrale, vit un tournant de son histoire : en 1990, elle comptait 175 prêtres européens pour 83 prêtres centrafricains. En 2003, les premiers étaient 139, les seconds 138 et aujourd’hui, le rapport est de deux à trois.


Rome s’était alarmée de rumeurs circulant sur la rectitude de certains membres du clergé local. Une visite apostolique a été effectuée à Bangui en 2008 par Mgr Robert Sarah, secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, ancien archevêque de Conakry. Suite à cette visite, le cardinal Ivan Dias, préfet de la Congrégation, a adressé le 18 mai une lettre aux prêtres, les mettant en cause : « Votre conduite morale n’est pas toujours conforme à vos engagements à la suite du Christ chaste, pauvre et obéissant. (…) On ne peut plus nier ce que tout le monde connaît en profondeur. »


Climat local délétère

 

Et il menace les coupables de sanctions. Peu avant, le 7 mai, la Conférence épiscopale centrafricaine, dans un appel aux prêtres diocésains, s’était fait l’écho du climat local délétère : « Nous sommes tristes, consternés et nous ne savons pas comment retrouver le chemin de vérité, de justice et de pardon. »


Les conditions étaient réunies pour qu’éclate l’orage. Lundi, Benoît XVI a accepté la démission de Mgr Paulin Pomodimo, archevêque de Bangui, âgé de 54 ans. Une démission survenue après celle de Mgr François-Xavier Yombadje, évêque de Bossangoa, âgé de 52 ans, acceptée le 16 mai. La crise est alors à son comble. Dans un « message au peuple chrétien » publié dans la presse locale le 26 mai, un groupe se nommant « les prêtres diocésains » réuni en assemblée extraordinaire, tonne : « Religieux, religieuses, évêques européens se sont lancés dans la médisance, la calomnie et les délations en tous genres contre le clergé autochtone. (…) Nous déplorons la main basse de certains missionnaires pour récupérer toutes les instances de responsabilité. N’est-ce pas du néocolonialisme ecclésiastique ?» Ils concluent :
« Nous ne sommes pas ce qu’on dit de nous. »


Mots d'ordre de grève avec "arrêt des messes"


Finalement, mercredi 27 mai, ces prêtres lancent un mot d’ordre de grève avec « arrêt des messes en public et arrêt des sacrements dans les paroisses ». Une consigne annulée jeudi 28 mai. La pomme de discorde porte sur la nomination d’un administrateur apostolique à Bangui, le P. Dieudonné Nzapalainga, en attendant le remplacement de Mgr Pomodimo. Centrafricain mais religieux spiritain, le P. Nzapalainga, originaire de Kaga-Bandoro et formé chez les jésuites à Paris, a vécu dans les quartiers nord de Marseille. Rentré au pays en 2007, il y préside la Conférence des religieux et religieuses centrafricains.


Plus que sa personne, c’est l’origine romaine de sa nomination, et son appartenance à une congrégation missionnaire, qui semblent contestées. Dans ce contexte tendu, un espoir de sortie de crise pourrait être la nomination d’un médiateur. L’axe de la crise se déplacerait, ne donnant plus prise à l’accusation de « néo-colonialisme », pour rejoindre le terrain, plus adapté, de la palabre.


Frédéric MOUNIER

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 20:12



 

              Jean Claude Esmieu


BANGUI – (AFP) 29 mai 2009 19h44 - Le chef de la délégation de la Commission européenne en Centrafrique, Jean-Claude Esmieu, a été prié par le gouvernement de quitter Bangui pour avoir tenu des propos "peu conformes" à la diplomatie, a appris l'AFP vendredi de sources diplomatiques européennes.


Annoncée par une source au sein de la délégation de l'UE dans la capitale centrafricaine, l'information n'a pas été démentie par M. Esmieu, joint par l'AFP, qui s'est contenté de dire: "pour moi, c'est un non-évènement. J'espère qu'il n'y aura pas de conséquences".


"C'est le ministre centrafricain des Affaires étrangères, le général Antoine Gambi, qui a adressé une correspondance au représentant de l'UE (à Bangui) dans laquelle le gouvernement souhaite qu'il quitte le pays très rapidement",
a expliqué la source à la délégation de l'UE sous couvert d'anonymat, sans préciser de dates.


Le diplomate européen, 62 ans, en poste à Bangui depuis janvier 2005, a été déclaré persona non grata "pour des discours qu'il tient depuis quatre ans et qui sont jugés (par Bangui) peu conformes à la déontologie d'ambassadeur", a-t-elle ajouté.


De même source, le mandat de M. Esmieu devait de toute façon expirer dans quinze jours.

En Centrafrique, Jean-Claude Esmieu est réputé pour son franc-parler et ses discours dans lesquels il n'hésite pas par exemple à dénoncer les problèmes de gouvernance de la Centrafrique.


Le 9 mai, l'allocution de M. Esmieu lors de la célébration de la journée de l'Europe avait été désapprouvée en public par certains officiels qui, courroucés, avaient quitté la cérémonie organisée au siège de l'UE.


Parmi eux figurait le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Cyriaque Gonda.

 

 

Le représentant de la Commission européenne déclaré persona non grata


RFI
29/05/2009 à 21:56 TU


Le représentant de la Commission européenne à Bangui, Jean-Claude Esmieu, qui s'apprêtait à finir son mandat le 18 juin, est prié de quitter la Centrafrique prématurément, avant la fin du mois, c'est-à-dire dimanche prochain. Le gouvernement centrafricain a demandé à Bruxelles son rappel mais, pour le moment, des discussions sont encore en cours entre le gouvernement centrafricain et les autorités politiques de Bruxelles. Bangui lui reproche d'avoir prononcé des discours « peu conformes »à l'exercice de la diplomatie.


A l'origine de ce coup de sang : le dernier discours de l'ambassadeur européen lors de la fête de l'Europe le 9 mai dernier. Jean-Claude Esmieu avait notamment déclaré : « J'ai vu des décisions courageuses mais j'ai aussi vu des positions et actions peu conformes avec la morale internationale ou aux aspirations et principes de l’Union européenne ».
 

Il avait évoqué les tentacules de la corruption, les barrages illégaux sur les routes ou encore le phénomène de la sorcellerie. Dans une lettre adressée à la Commission européenne de Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères centrafricain a donc demandé le départ du diplomate. « Il a dérapéil doit partir », affirme un ministre.

Pour Bangui, il s'agit de préserver l'excellence de ses relations avec Bruxelles, mais une source diplomatique occidentale assure que c'est plutôt le meilleur moyen d'ouvrir une crise avec l'Union européenne.


Pourtant, depuis l'arrivée au pouvoir du général Bozizé, l'Europe finance une bonne partie des projets de développement, apporte plus d'un tiers de l'aide des bailleurs de fonds. Et le pays, qui a tant de mal à faire rentrer des recettes dans ses caisses, est sous perfusion internationale, notamment pour payer ses fonctionnaires. 

Bangui a déjà expulsé en décembre dernier le représentant des Nations unies. Ibrahima Djibo, un diplomate burkinabé, avait eu le malheur d'évoquer la rupture entre l'Etat centrafricain et ses populations.




NDLR : Il  n'y a aucun doute que cette maladroite décision dont les autorités de Bangui auraient dû faire l'économie vient directement de Bozizé lui-même et traduit son état d'âme qu'il ne dissimulait même plus ces derniers temps, à l'égard du délégué de l'Union européenne à Bangui. Bozizé avait pris l'habitude de dire à qui voulait l'entendre que M. Esmieu ne "l'aimait pas". Or un diplomate en poste doit juste accomplir la mission pour laquelle il a reçu son accréditation et n'a pas à l'aimer ou pas, fût-il président de la République.

Cette mesure est d'autant plus insensée que l'intéressé était déjà en train de faire ses valises pour quitter le pays après quatre années de mission bien remplie au service de son institution l'Union européenne et la République centrafricaine qu'il a appris à aimer et dont il disait le 8 mai dernier, journée de l'Europe, son émotion de devoir la quitter.

En prenant cette stupide décision, Bozizé donne ainsi la preuve qu'il approuve totalement - on se demande d'ailleurs si ce n'était pas lui-même qui l'avait inspiré -  l'incident diplomatique publiquement déclenché par ses ministres Cyriaque Gonda, Aurélien Simplice Zingas et Gaston Mackouzangba lors des festivités de la journée de l'Europe à la délégation européenne le 8 mai dernier. On se souvient qu'ils avaient bruyamment quitté les lieux pour soi-disant désapprouver les propos de M. Esmieu, abandonnant le premier ministre Touadéra et le président de l'Assemblée nationale venus aussi représenter le président Bozizé qui lui, se trouvait en Afrique du Sud pour l'investiture de Jacob Zuma. 

Il y a lieu de rappeler que, bien que représentant l'Union européenne, M. Esmieu est de nationalité française et le gouvernement français saura apprécier à son juste niveau la décision prise à son encontre par Bozizé et son gouvernement. Par ailleurs, sans présumer du contenu des entretiens qu'il a eus dernièrement à l'aéroport du Bourget à Paris avec deux conseillers de la cellule africaine de l'Elysée en revenant du Viet Nam et  juste avant d'embarquer pour Bangui, on ne peut s'empêcher de faire un lien entre l'état d'esprit et l'humeur de Bozizé après un si long entretien avec les proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy et cette mesure à l'encontre de M. Esmieu.  

Il faut croire que le président centrafricain n'apprécie pas beaucoup qu'on parle, surtout venant d'un diplomate,  de sa calamiteuse gouvernance. En osant dénoncer en des termes à peine voilés, les nombreuses barrières illégales, la prédation et la corruption de certains dignitaires du pouvoir, les rackets,  les exactions et nombreuses violations des droits de l'homme par les éléments de la garde présidentielle, les flics et les gendarmes, sur la population, M. Esmieu ne pouvait que s'attirer les foudres du patron des prétendus "libérateurs" du 15 mars 2003. En se comportant ainsi, on espère que les autorités de Bangui ont bien pesé la portée de leur décision par rapport à Bruxelles et Paris.    

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 17:58

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)

Date: 25 May 2009



Points saillants


- Libération de la voie d'approvisionnement du pays

- Présentation du cadre stratégique de la

consolidation de la paix

- 2.000 patients traités par les médecins turcs

 

Contexte et sécurité


Accès libre sur la Route Nationale N°1




Une délégation conjointe Gouvernement et Système des Nations Unies a effectué une mission à Bouar du 24 au 26 mai auprès des ex-rebelles mécontents qui ont bloqué les axes routiers.
 

Ces ex-rebelles regroupés à Bouar, au Nord-ouest du pays, venant en grande partie du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, avaient érigé des barrières entendant attirer l'attention des autorités sur leurs situations sociales précaires plusieurs mois après leur volonté de tourner le dos à la rébellion et d'accepter le Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).


Durant plusieurs jours, plus d'une centaine de camions ravitaillant la ville de Bangui, en partance ou en provenance du Cameroun (principal via d'approvisionnement du pays) étaient immobilisés au niveau de la ville de Bouar.
C'est la seconde action menée par ces soldats démobilisés qui, quelques mois plutôt avaient menacé de marcher sur Bangui.


La délégation était conduite par M. Cyriaque Gonda, Ministre d'Etat en charge du suivi des recommandations du Dialogue Politique Inclusif (DPI) et de la Réconciliation Nationale et de M. Steven Ursino, Représentant Résident a.i. du PNUD en Centrafrique, Président du Comité de pilotage du DDR.

Les activités des humanitaires sur cet axe ont été perturbées pendant cette période de crise.


Affrontement entre le FDPC et l'Armée nationale
 



Abdoulaye Miskine alias Martin Koumta Madji
chef du FDPC

Suite aux barricades érigées par les hommes du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) empêchant le passage des Forces Armées Centrafricaine (FACA) pour ravitailler leurs frères d'armes se trouvant à Moyenne Sido, au Nord du pays, des affrontements ont eu lieu le vendredi 22 mai dans la localité de Kété Sido sur l'axe Kabo-Moyenne Sido. 
Le bilan provisoire fait état d'un mort et de plusieurs blessés coté FACA qui auraient fait usage d'armes lourdes.


Actualités



Appui au processus d'autopromotion


Sur demande des Associations des Parents d'Elèves (APE) de la préfecture de la Kémo au centre du pays, le 27 Avril et ce pour trois mois a débuté la formation des APE sur la bonne gouvernance, la comptabilité-gestion et l'auto prise en charge organisée par la Jeunesse En Mission Centrafrique (JEM).

Avec l'aide de ses partenaires tel le Fonds Canadien d'Initiatives Locales (FCIL), cette formation regroupe les présidents des APE, les Secrétaires Généraux, les Trésoriers et Commissaires aux comptes, les directeurs des écoles ainsi que les conseillers des communes soit plus de 512 personnes à raison de 64 personnes par commune.


A l'issue de cette formation, les participants seront outillés et capables de bien jouer leurs rôles au sein de l'association, d'éviter les conflits de compétence et surtout de contribuer positivement au bien être de l'école et de l'éducation dans leurs zones respectives.
 

L'objectif de cette formation étant « l'analyse et la planification d'actions d'autofinancement des écoles », l'accent sera mis sur le rôle possible des APE pour le bon fonctionnement des écoles et leurs contributions dans les travaux de réhabilitation/construction des écoles. Cette formation est appuyée avec une documentation et une auto évaluation sera faite dans trois mois après la fin de la formation pour juger de l'impact de l'appui de ces APE.
 

Branche nationale de Jeunesse En Mission Internationale, JEM a vu le jour en Centrafrique en 2008 et compte plusieurs réalisations parmi lesquelles la formation des groupements et associations sur « l'élaboration du plan de développement local » et sur « les principes de la bonne gouvernance démocratique et la prévention des conflits au sein du groupe » à Bangui et « l'expérimentation de la formation agricole » à Bimbo. JEM a en perspective la construction d'une maternité dans la commune de Bimbo.


Pour plus d'informations

: Kopéla Noel, JEM, (236) 75 54 10 52, jemcentraf@yahoo.fr


CCP : Présentation du cadre stratégique


Une délégation de la Commission de Consolidation de la Paix (CCP) venue du siège des Nations Unies à New York est arrivée ce mercredi 20 mai à Bangui.


Cette délégation dirigée par l'Ambassadeur Jan Grauls, Représentant permanent du Royaume de Belgique aux Nations Unies, Président de la configuration spécifique à la République Centrafricaine de la Commission de Consolidation de la Paix a pour objet la présentation à l'opinion publique centrafricaine du cadre stratégique pour la consolidation de la paix adopté à New York le 6 mai dernier. Ce document servira de catalyseur aux efforts de consolidation de la paix et de développement dans les mois et années à venir.


Après une visite de travail avec le Ministre d'Etat au Plan, M. Sylvain Maliko, cette délégation a rencontré le Comité de pilotage du DDR, le Premier Ministre, le Président de l'Assemblée Nationale et le Président de la République.


En commun accord avec le gouvernement, les priorités fixées étaient la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), le DDR, la bonne gouvernance, l'Etat de droit et les pôles de développement. Le bilan de la mise en oeuvre de ces engagements sera fait tous les six mois.

Pour l'Ambassadeur Grauls, le cadre stratégique est non seulement une feuille de route pour les priorités en matière de paix et de développement mais aussi le témoignage de la volonté du Gouvernement centrafricain de mettre fin, pour de bon, à une longue période de violence et d'isolement.


Pour plus d'informations

Santé
 

Mission sanitaire turque : 2000 consultations gratuites
 
Du 14 au 22 mai, plus de 2000 patients issus de la population de Bangui et de ses environs et de la population pygmée du village Siriri dans le Sud du pays ont été traités par les médecins spécialistes turcs.

Dans le cadre de la coopération Centrafricano-Turque à travers le consulat général de Turquie, la venue des médecins turcs en Centrafrique a pour but de donner gratuitement des soins à la population centrafricaine surtout dans les domaines de spécialité.


Cette mission sanitaire composée de 15 médecins, 2 infirmières et un assistant médical a apporté des soins dans les domaines de l'ORL, stomatologie, pédiatrie, gynécologie, chirurgie générale, ophtalmologie, urologie et médecine interne. Ces soins ont été accompagnés de médicaments remis gratuitement selon les cas pour les traitements.

Comme au Niger et en accord avec le gouvernement centrafricain, l'Agence Turque de Développement International envisage axer en priorité les actions sur les populations rurales lors de la prochaine mission de ces médecins.


Pour plus d'informations

: Ichame Kamach, Consulat Général de Turquie, (236) 21 61 18 05, groupekamach2@yahoo.fr


Pour toutes informations, veuillez contacter:
UN OCHA RCA | Boris Ngouagouni, ngouagouni@un.org|+236 70.18.80.61


Find more information on http://www.hdptcar.net/blog/

 

: Mme Touré Aissatou, BONUCA, (236) 75 50 85 95, tourea@un.org
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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 10:46


 

Si un grand flou entoure encore la santé du président gabonais, hospitalisé à Barcelone pour un cancer abdominal, les médecins qui l'ont opéré récemment n'ont pu que constater l'avancée irréversible de sa maladie.

Omar Bongo bientôt de retour au Gabon


Un grand flou entoure la santé du président gabonais, toujours hospitalisé dans une clinique privée à Barcelone, pour un cancer abdominal. Seuls les plus proches membres de sa famille et ses médecins ont accès à sa chambre. Possible successeur, son fils Ali, ministre de la Défense, était cette semaine à Paris, tout comme son gendre, qui détient le portefeuille des Finances, Paul Toungui. Ce dernier a affirmé hier à des interlocuteurs français qu'Omar Bongo allait «plutôt bien» et qu'il retournerait «bientôt» à Libreville. Une perspective qui n'est pas forcément de bon augure quant à l'état de santé du président gabonais. Selon une source diplomatique, les médecins qui l'ont opéré récemment n'ont pu que constater l'avancée irréversible de sa maladie.

 

 

Source : le figaro. 29/05/2009 | Mise à jour : 08:12 |




Le monde nébuleux d’Omar Bongo


 

BBC News 14h33 GMT, le jeudi 21 Mai 2009 15:33 Grande-Bretagne


 
Les autorités françaises d'enquêter sur les avoirs du président gabonais Omar Bongo, qui est accusé de détournement de millions de dollars destinés à des services publics. Ici, Christophe Pons de BBC Focus on Africa magazine examine l'histoire du monde du plus ancien chef de l'État républicain.

 M. Bongo est l'un des trois dirigeants africains accusés de détournement de fonds par la branche française de la surveillance anti-corruption Transparency International - également à l'étude sont Denis Sassou-Nguesso de la République du Congo et Teodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale.


 
Il est allégué que le volume de biens immobiliers appartenant à la famille de M. Bongo en France, ne pouvait pas avoir été acheté avec un seul salaire. Ces dernières semaines, ce qui a été suivi par le gel de M. Bongo, les comptes bancaires en France, à la suite des allégations de corruption.
 
M. Bongo, qui a temporairement quitté son poste pour raisons de santé, tout en visitant l'Europe, a nié toute malversation. Mais les critiques ont longtemps soutenu que la longévité de M. Bongo au pouvoir a été la conséquence d'une combinaison de violence et de corruption.
 

Opposants assagis


 
La première vague de violence s'est produite dans les années 1970 lorsque plusieurs membres de l'opposition ont été tués. Puis, en 1990, la mort mystérieuse du leader de l'opposition Joseph Redjambe a déclenché des émeutes qui ont secoué des jours le régime.


 
Mais c'est l'argent qui est censé être l'arme ultime dans les mains du président et de sa famille. C'est l'argent qui a contribué à assurer la paix, le silence des critiques et les solides amitiés à l'étranger, notamment en France, son ancienne puissance coloniale.
 

Et au cours des dernières années, il est devenu de plus en plus évident que, soit à la suite d'intimidation ou de dons, tous les opposants politiques de M. Bongo ont jeté l'éponge.
Même Pierre Mamboundou, leader de l'Union du peuple gabonais (UPG) - jusqu'à récemment considéré comme le rival le plus crédible de M. Bongo - a désormais rejoint la longue liste des anciens opposants qui se sont calmés.


 
Avec une réputation sans l'homme et pas étranger à l'exil et l'emprisonnement politique, M. Mamboundou avait combattu et perdu deux scrutins présidentiels. En 2006, toutefois, il a cessé ses critiques publiques à l'égard de M. Bongo. L'ancien incendiaire ne fait pas mystère de ce que le président s'est engagé à lui verser 21,5 millions $ pour le développement de sa circonscription de Ndende.


 
La richesse du Président Bongo est peut être un secret bien gardé, mais il est considéré comme l'un des hommes les plus riches du monde. Ses actifs à l'étranger seulement la pointe de l'iceberg, mais ils fournissent plus d'un indice sur  l'étendue de sa fortune.
 
En 2007, une enquête policière sur l'immobilier détenu par le président et sa famille en France fait état de 33 propriétés à Paris et à Nice, d'une valeur estimée à 190 millions de dollars.


En 1999, une enquête du Sénat américain sur les pratiques dans le privé de la Citibank estime que le président de la République gabonaise avait sur  ses comptes personnels en banque 130 millions de dollars. En outre, le rapport a indiqué qu'il n'y avait "aucun doute que ces actifs financiers provenaient des finances publiques du Gabon."


M. Bongo a été également lié à l'enquête en 1990 de la propre entreprise pétrolière Elf-Aquitaine de l'Etat français qui était impliquée dans une ténébreuse affaire de monde sombre de  pots de vin et de financement des partis politiques.

Il a été désigné comme le bénéficiaire final de millions de dollars transférés dans des comptes bancaires en Suisse - mais encore une fois, il a fermement nié toute malversation.


La bataille pour la succession


 
Mais maintenant, la même richesse qui a permis à M. Bongo de consolider son emprise sur le pouvoir par le biais du favoritisme a généré une nouvelle vague de critiques qui perturbe le régime.

Dans  un manifeste publié en Décembre 2008, un réseau de la société civile gabonaise a lancé une attaque cinglante, non seulement contre M. Bongo, mais aussi sa fille Pascaline, qui est sa directrice de cabinet, et son fils Ali, qui est actuellement ministre de la Défense du Gabon.
 

Les deux sont accusés de gérer le pays comme leur propriété privée et d'essayer de se mettre en position pour succéder à leur père. Bruno Ben-Moubamba, un journaliste gabonais vivant en France et un des auteurs du manifeste va même plus loin en faisant valoir que Pascaline Bongo, prend toutes les décisions importantes pour le pays.
 

"Nous sommes revenus à un régime de parti unique. Le seul moyen de résistance pour le peuple gabonais est de faire la grève et de ne pas voter aux élections", déplore M. Ben-Moubamba, un membre du Réseau libre de la société civile gabonaise.

Une succession de grèves dans l'éducation et aux services de santé sur les salaires et les mauvaises conditions de travail montre que les fonctionnaires mécontents, commencent à se mobiliser.


Même la France, qui a des intérêts pétroliers et une base militaire au Gabon, semble avoir des doutes sur l'avenir du régime. Dans un livre sur le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, le journaliste Pierre Péan a enquêté révélé un certain nombre d'affaires entre M. Kouchner conseil privé au début des années 2000 et le gouvernement gabonais.
 

Certains estiment qu'il n'y a pas de coïncidence dans le moment de parution du livre et celui de l'enquête sur les actifs de M. Bongo. Cela est censé être à l'origine de maux de tête pour les diplomates français. La France, qui estime à 10.000 le nombre de ses ressortissants au Gabon, a discrètement envoyé 300 parachutistes en Janvier renforcer sa base. Le but serait de protéger les citoyens français à l'étranger. Mais le mouvement est aussi une indication claire que la France est dans le noir et frileuse sur ce qui peut se produire avec le vieillissement de l'autocrate.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 00:20







L’indéboulonnable ministre des mines et grand argentier de Bozizé Sylvain Ndoutingaï  refait parler de lui. Il vient en effet de faire adopter par l’Assemblée nationale un nouveau code minier dont les principales dispositions soulèvent déjà un tollé auprès des bureaux d’achats et des grands groupes miniers tels qu’Areva. Il est question de trouver des failles juridiques dans le nouveau code pour la contre-attaque.

Concrètement, le nouveau code fait obligation aux bureaux d’achat de construire un immeuble d’une valeur de 150 millions de F CFA minimum pour leur siège, un autre bâtiment pour l’administration centrafricaine quelque part sur le territoire national, peu importe où, d’une valeur de 350 millions de F CFA. S’agissant des sociétés minières, elles doivent céder 15 % de leur capital à l’Etat qui percevra aussi à la source 18 % de leur chiffre d’affaires.

Voilà ce qui a déclenché la mobilisation générale au niveau des groupes miniers qui se préparent tant à Paris qu’à Bruxelles pour obtenir le soutien des décideurs politiques.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 20:19



Les familles Dondon-Konamabaye, Sanghami-Kilo et Danagoro informent les parents, amis et connaissances que la mise en bière et la levée du corps de Jean Paul Roland Danagoro décédé le 21 mai dernier, auront lieu le samedi 30 mai 2009 à 10 h précises à la morgue de l’hôpital Robert Débré à Reims (France). Le transfert par avion de la dépouille pour Bangui est prévu pour le mercredi 3 juin 2009.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 19:48


 

 

NAIROBI, 28 Mai 2009 (IRIN Film & TV) - La République centrafricaine a été dans les affres d'une crise humanitaire de plus d'une décennie. Mutineries armées, coups d'Etat et tentatives de coups d'Etat, rébellions, les gangs d'enlèvement contre rançon et plus récemment, des éléments de l'Ouganda, la tristement célèbre Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont rendu la vie des civils, en particulier dans le nord, extrêmement difficile, imprévisible, et très dangereuse.


Comme le nouveau film documentaire d’IRIN, sous la menace des armes,  le montre, de nombreux Centrafricains ne sont pas très bavards sur l'endroit où ils vivent encore. De nombreux villages du nord sont en ruine, abandonnés,  à proximité de leurs habitants installés dans des camps en brousse qui ont trop peur de rentrer.
 

Les détails des auteurs d’exaction varient de village en village, et dépendent de l'année de ce qui est appelé par euphémisme "événements". Mais pour la plupart, l'histoire est la même : une journée en 2003, ou 2006, ou 2007, ou 2009, les hommes armés - les soldats gouvernementaux, des soldats tchadiens, des soldats mutins, des rebelles - combattant d'autres hommes armés, se rendant à l'aube, tirant des coups de feu, exécutant parfois, incendiant souvent les maisons.



Dans les zones où des bandes de criminels connus comme "Zaraguinas" sont monnaie courante, la peur de l'enlèvement et d'extorsion de fonds a conduit à l'exode. Il y a maintenant au moins 100.000 Centrafricains qui vivent en brousse, avec autant vivant comme réfugiés, principalement au Tchad.

 
Avec une République centrafricaine classée 171ème sur les 177 pays figurant à l'indice de développement humain de l'ONU, les conditions quotidiennes de la RCA sont sombres, même dans le meilleur des cas. Il n’y a que 330 médecins pour une population de plus de quatre millions d’habitants. L’espérance de vie à la naissance est de 43,7 ans. Sur 1000 naissances, 193 enfants meurent avant l'âge de cinq ans.


L'histoire de Clarissa
 

Avant l’attaque de leur village en 2003 par les troupes tchadiennes avec le soutien des rebelles qui ont pris le contrôle du pays, les résidents de Bédamara 4, nord-ouest près de la ville de Paoua, ont été relativement chanceux. Une pompe en service les place parmi les 25 pour cent des ruraux Centrafricains ayant accès à l'eau potable. Il y avait un centre médical à proximité. Des bœufs de culture attelée et d’abondantes terres arables pour de bonnes récoltes de manioc qui pourraient être vendues au marché des villes proches.




Mais l'"événement" a tout changé et vidé le village en quelques minutes. Le mari de Clarissa Deti a été abattu par les soldats. Cinq de ses enfants sont morts lorsque sa cabane a incendiée, et ses maigres biens également détruits. Les bœufs ont été volés. Les travailleurs de santé du centre médical ont fui, laissant les pillards voler les approvisionnements.


 
Clarissa a passé les années suivantes dans une cabane de fortune à côté d'une petite parcelle de manioc, de l'eau fétide d'un étang. Son cousin, Augustin, a perdu son bébé durant les années en brousse, et pense que c’était dû à l'eau sale. Sa mère a développé une protubérance sur la tête, personne n'a été en mesure de diagnostiquer quoi que ce soit et a ressenti des étourdissements et des faiblesses pendant des années. Les rebelles parcourent la campagne - le gouvernement est absent - et ne souffrent d’aucune contestation de civils.


 
Maintenant, à l'instar de nombreux villages du nord, Bédamara 4 est en cours de reconstruction et résonne au son de ciment frappé sur des briques en terre, de clous martelés dans les poutres, la coupe de chaume.

Mais, alors que des milliers de Centrafricains sont revenus de la brousse grâce au progrès dans les négociations de paix qui le rendent cela possible, les motivations pour les retours qui se déroulent près de Paoua sont plus sinistres.


 
«Ils sont contraints de revenir», a expliqué le chef d'une clinique de Paoua, qui traite de nombreux patients de ces villages. "Les rebelles ont décidé que les gens devraient regagner chez eux. Ceux qui refuseront seront punis et leurs biens seront emportés », dit-il, faisant écho à ceux qui sont de retour et  qui  souhaitent garder l’anonymat de peur de représailles.


"Les rebelles disent que nous devons regagner nos maisons, sinon ils nous attaqueront et confisqueront nos biens. C'est la raison pour laquelle les hommes reconstruisent leurs maisons ",
a déclaré un villageois.
 

Selon plusieurs témoignages, les chefs rebelles ont été motivés par l'appât du gain: plus les gens retourneront dans leurs villages, plus l'activité économique reprendra, générant ainsi plus de «taxes» prélevées sur les personnes et à la position de marché.

 Un chef rebelle local a refusé la politique officielle de forcer les gens à sortir de la brousse, de retourner dans leurs villages, mais a suggéré que si un tel ordre avait été donné, il l’aurait été par un combattant "ivre" agissant en dehors de son propre chef.


On lui a demandé s'il se sentait en sécurité étant de retour au village, un homme a simplement dit: «Il n'ya pas de sécurité. Seul Dieu veille sur nous. Il n'y a pas de sécurité. "

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 18:46





BANGUI (AFP) - 28/05/2009 - 10h52 -
 Les prêtres centrafricains ont décidé de reprendre leurs activités pastorales jeudi, au lendemain d'une grève dénonçant le choix sans concertation par le Vatican d'un archevêque intérimaire à Bangui, a affirmé leur porte-parole à l'AFP.

"Les messes ont repris depuis ce (jeudi) matin, tout comme les sacrements, mais notre lutte continue, ce sont toujours les mêmes exigences", a déclaré l'abbé Mathurin Pazé Lékissan, du diocèse de Bangui, porte-parole des prêtres diocésains centrafricains.

Les prêtres avaient annoncé mercredi la cessation de "toutes (leurs) activités pastorales" jusqu'à nouvel ordre, pour protester contre la nomination par le Vatican, sans concertation préalable, du père Dieudonné Nzapa-La-Ayinga comme administrateur apostolique de Bangui en remplacement de Mgr Paulin Pomodimo.

La démission de Mgr Pomodimo, qui n'a fait l'objet d'aucune explication, est effective depuis mardi, selon l'Eglise catholique de Centrafrique.

Les prêtres ont suspendu leur grève pour "ne pas prendre les chrétiens en captivité, (les) priver de la parole divine et du corps du Christ, (...) mais nous contestons toujours la nomination du père Nzapa-La-Ayinga", a expliqué l'abbé Mathurin Pazé Lékissan.

"Nous avons écrit au nonce apostolique (à Bangui) et aussi à l'intéressé" au sujet de cette protestation, a-t-il ajouté, sans plus de détails.

Aucun commentaire n'avait immédiatement pu être obtenu auprès de la nonciature apostolique et du nouvel archevêque intérimaire, prêtre de la paroisse Notre-Dame d'Afrique de Bangui.

La démission de Mgr Pomodimo est intervenue quelques semaines après celle de Mgr Xavier Yombaïndjé, évêque de Bossangoa (nord-ouest), pour des motifs également non expliqués, et après une mission du Vatican dans le pays en mars conduite par Mgr Robert Sarah, secrétaire de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Lors de sa visite, Mgr Sarah avait notamment fustigé les prêtres "qui mènent une double vie" et avait invité ceux qui étaient dans une telle situation à abandonner "le ministère sacerdotal". Certains prêtres centrafricains avait condamné ces propos, estimant par ailleurs être victimes d'une campagne de dénigrement à l'intérieur du pays et en dehors.

Selon le porte-parole des prêtres, le mouvement d'humeur de mercredi n'est pas lié à la personne du père Dieudonné Nzapa-La-Ayinga, crédité d'une bonne réputation auprès des catholiques.

"Nous avons contesté sa nomination parce que l'ensemble du clergé (centrafricain) n'a pas été associé aux consultations (par le Vatican). Normalement, dans ce genre de situation, l'ensemble du clergé est consulté", avait-il assuré mercredi à l'AFP.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 23:49


 



Source: Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)

 


      Caroline Ngoéna


Paoua, le 27 Mai 2009 (IRIN) - Les cycles de la violence politique en République centrafricaine au cours de la dernière décennie ont incité des dizaines de milliers de civils à fuir leurs villages ou villes. Beaucoup vivent encore dans la brousse, paniqués à l’idée de rentrer chez eux. D'autres, comme Caroline Ngoena qui dirige un collectif d'élevage de porc dans le nord-ouest de la ville de Paoua, essaient de reconstruire leur vie.

 
Trois batailles différentes - appelées sous le nom d’"événements" dans le langage local – l’ont obligé elle et sa famille à abandonner leur maison et à fuir en brousse  pour sauver leur vie. Elle a raconté son histoire à IRIN:


"La première fois que nous avons dû fuir notre village, c'est parce que de rebelles dirigés par [François] Bozizé [un ancien chef d’état major de l'armée, dont le soulèvement a renversé le président Ange-Félix Patassé en 2003 et qui est maintenant chef de l'Etat lui-même].


«L'armée tire dans une direction donnée, les rebelles également tirent dans une autre. Les gens fuyaient dans toutes les directions. Nous avons réalisé que la mort était à portée de main. Tout le monde devaient se débrouiller  pour échapper à la mort. Nous avons essayé de ne prendre que le strict nécessaire. Les hommes et les femmes, tous se sont enfuis avec leurs enfants. Nous n'avons pas eu le temps de réfléchir sur les animaux, car ils dormaient dehors.


"Quand les tirs commencent, vous courez à la maison et aller chercher ce que vous pouvez: un bol, une assiette, la farine. Vous mettez tout sur la tête, un enfant sur le dos, et vous vous exécutez, en regardant à droite et à gauche, de peur de voir quelqu'un avec une arme à feu."Quand vous êtes dans la brousse, vous recherchez des herbes hautes ou un grand arbre où l'on peut se reposer, prendre l'enfant sur votre dos pour le nourrir, parce que vous avez fait un long chemin. Après un certain temps, vous allez chercher du bois de chauffage.


"Tout doit être fait avec beaucoup de vigilance, car quelqu'un pourrait vous chiper.
"Une fois la nourriture préparée, vous mettez le feu dehors et rester sur place, en gardant le calme, toujours en surveillant aux alentours, le cœur bat vite. Toutes sortes de pensées vous viennent en tête. Vous-vous demandez si ce que vous avez laissé dans le village n’a pas  été détruit.


"Au cours des premiers événements, j'ai perdu un fils. Nous avons dormi sur des feuilles. Parce qu'elles étaient sèches, elles ont pris feu et l'enfant a été gravement brûlé. Comme nous étions dans la brousse, nous n'avons pas eu accès aux soins médicaux. Les mouches étaient attirées par les blessures, qui se sont infectées et c’est ainsi que  l'enfant est décédé.


"Après trois mois, nous  sommes revenus au village. Nous avons eu moins d'animaux, car certains ont été tués, d'autres volées. Nous avons commencé l'élevage des animaux. Mais le deuxième événement s'est passé - d'une lutte entre les rebelles de Patassé et les soldats de Bozizé. C'était en Mars 2006.


"En Janvier 2007 il y avait une autre bataille entre les rebelles de Patassé et l'armée. Nous avons fui à nouveau et cette fois, tous les animaux ont été volés. Si je pouvais répondre à Bozizé et le chef des rebelles, je leur dirai que je souffre beaucoup. Il est difficile pour une femme qui fuit avec ses enfants et des biens. Nous sommes ici aujourd'hui, demain nous pourrions être ailleurs. Régulièrement et encore nous sommes à nouveau déplacés.

 
«Je veux la paix, et si il y a la paix, les pays peuvent se développer. Il n'y a pas de développement, car il n'y a pas de sécurité ou de paix. En Afrique centrale, les gens se battent pour rien. C'est pourquoi nous ne sommes pas riches. Nous sommes simplement en arrière."


 

http://www.irinnews.org

 

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