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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 19:18

Bangui, 10 déc. (Acap)- Les assises du Dialogue Politique Inclusif sont entrées, mercredi 10 décembre, dans le vif de leur sujet, avec une déclaration de l’Union des Forces vives de la nation (UFVN, opposition démocratique), dont le coordonnateur, l’avocat Henri Pouzère, a réclamé la démission du Président de la République, François Bozizé.

« Le Président de la République doit démissionner à cause de ses violations répétées de la Constitution, qui sont à la source des souffrances du peuple centrafricain », a expliqué maître Pouzère, pour qui « le Président François Bozizé Yangouvonda n’est plus garant de l’unité et de la cohésion nationales à cause de son ‘tribalisme militant’, ‘dominateur’ et ‘conquérant’.

Le coordonnateur de l’UFVN a conditionné la participation de son groupement au reste des travaux du DPI à la réalisation de 4 préalables, à a savoir notamment la présentation par le président Bozizé des « raisons de sa rébellion en 2002 et 2003, et les engagements pris dans ce cadre au nom du peuple centrafricain auprès d’individus, de groupes d’individus ou d’Etats tiers
».

L’UFVN exige également que soit rendues « immédiatement exécutoires les clauses de l’accord politique issu de ce Dialogue Politique Inclusif » et que soit mis en place « ici et maintenant un gouvernement de transition politique avec un Premier ministre issu de l’opposition démocratique ».

Dans un message lu par le secrétaire général de son parti (Rassemblement démocratique Centrafricain, opposition), M. Pascal Koyaméné, l’ancien président André Kolingba propose également la mise en place d’une transition sur la base d’un accord politique et « la création d’une commission internationale pour auditer l’administration et faire la lumière sur le tribalisme dans l’administration et l’armée ».

En dépit du tollé suscité parmi les délégués par les propos de maître Pouzère, aucune réaction officielle de la majorité n’a été rendue publique et les délégués ont entamé les travaux par groupe thématique sans que les questions et les préalables soulevés par l’UFVN aient été examinés.

Les 3 groupes thématiques concernent les questions politiques et de gouvernance, la situation sécuritaire et les groupes armés ainsi que le développement socio-économique.

Il convient de rappeler qu’à l’ouverture de ces assises, le 8 décembre dernier, l’Envoyé spécial de l’Organisation internationale de la Francophonie, maître Djovi Gally, avait lu un message du président Abdou Diouf recommandant aux délégués de « faire un bilan sans complaisance de 50 ans de vie commune » sans toutefois « se soustraire aux exigences du respect des institutions ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 19:04


 

Bangui, 11 déc. (ACAP)- Le Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), Me Nganatouwa Goungaye Wanfiyo, s'est déclaré, jeudi, favorable à une transition politique pour régler la crise de légitimité entre le gouvernement et la population.

 
Maître Goungaye réagissait ainsi, en marge des travaux du Dialogue Politique Inclusif (DPI), à la publication par le PNUD du rapport sur le développement humain qui laisse apparaître que « 83% de la population centrafricaine ne fait aucune confiance au gouvernement pour régler ses problèmes » .

« Je partage le point de vue de l’ancien Président de la République, André Kolingba, sur la transition politique au sortir du Dialogue Politique Inclusif », a déclaré le président de la LCDH, qui a toutefois désapprouvé la demande de démission du président Bozizé formulée la veille par l'Union des forces vives de la nation (UFVN, opposition démocratique) dans le cadre du DPI.

« Demander aujourd’hui à ce que Bozizé démissionne, je ne suis pas d’accord, parce que je crois qu’il haut être raisonnable. Il est élu, il va continuer son mandat jusqu'à terme », a -t-il affirmé, ajoutant craindre qu'on se retrouve à nouveau dans la crise, en l'absence d'une transition politique.



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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 14:22

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LIBREVILLE, 8 décembre (Infosplusgabon) - Le président Omar Bongo Ondimba quitte Libreville ce lundi pour Bangui, en République centrafricaine (RCA) où il assistera à la cérémonie d’ouverture des travaux du dialogue centrafricain sensé ramener la paix dans ce pays d’Afrique centrale en proie à des conflits armés depuis 2005.


A l’issue de la 3e réunion du Comité de suivi de l’accord de paix qui s’est tenue à Libreville avec les représentants des différentes parties en conflit, le dialogue politique inclusif centrafricain a été fixé du 6 au 20 décembre à Bangui.

Une loi d’amnistie générale a été promulguée avec la libération de tous les prisonniers. De même qu’a été remanié le comité d’organisation du DDR suivant les revendications de l’Union des forces vives de la nation (UFVN), une coalition de partis d’opposition et de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), le mouvement politico-militaire de Jean Jacques Démafouth, rapporte-t-on.

L’ancien président de Centrafrique, Ange Félix Patassé, en exil au Togo, a regagné son pays dimanche pour prendre part au dialogue politique inclusif.


Jean-Jacques Demafouth, dont l’arrivée est annoncée ce lundi 8 décembre à bord de l’avion du président gabonais Bongo Odimba, qui présidera semble-t-il, la cérémonie d’ouverture de ce dialogue politique inter centrafricain


Avant de quitter la capitale gabonaise ce lundi, le président Omar Bongo Ondimba, Khalife général de la communauté musulmane du Gabon, prendra part à la mosquée Hassan II à la grande prière au milieu des musulmans de Libreville.

En sa qualité de guide spirituel de ladite communauté, le chef de l’Etat procédera à l’immolation du premier mouton de la fête, a-t-on annoncé à Libreville, de source officielle.

Le président Bongo Ondimba régagne Libreville dans la soirée.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 14:06





Bangui, 07 déc. (ACAP)- L’ancien président Ange Félix Patassé est arrivé dimanche 7 décembre 2008, à Bangui, en provenance de Lomé à bord d’un avion spécial mis à sa disposition par le médiateur de la crise centrafricaine, le Chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondima, pour prendre part au Dialogue Politique Inclusif qui s’ouvre lundi 8 décembre prochain à dans la capitale centrafricaine.

 « Je pense que je suis venu avec de très bonnes dispositions d’esprit, puisque j’avais dit que j’encourageais tous les compatriotes à venir à ce dialogue. Ceux qui sont réticents, je suis disposé à aller les rencontrer pour les persuader qu’il faut nécessairement que tous les Centrafricains se retrouvent à Bangui et non ailleurs », a déclaré M. Ange Félix Patassé dans l’interview qu’il a accordée à la presse à l’aéroport Bangui M’poko.

« Je suis à l’aise (…), si je suis venu à Bangui, c’est parce que je fais confiance à mon pays, aux autorités et au peuple centrafricain, qui a fait de ce problème de dialogue un impératif catégorique », a-t-il répondu à la question de savoir comment il se sentait.

A propos de ses sentiments sur ce retour au pays natal, M. Ange Félix Patassé a indiqué que

« ce retour au pays natal marque la vie d’un homme politique en exil qui revient chez lui ».

Il a par ailleurs remercié le Chef de l’Etat, le général d’armée François Bozizé, et son gouvernement ainsi que toutes les communautés centrafricaines « qui ont prié pour ce retour dans le cadre de ce dialogue fraternel qui va s’ouvrir pour que les Centrafricains puissent se retrouver tous et aborder les problèmes de notre pays dans un climat serein, fraternel ».

Prévu pour démarrer le 5 décembre dernier, le DPI ne devrait s’ouvrir que le 8 décembre, en raison des contraintes du calendrier du Président Omar Bongo Ondimba, Haut Médiateur pour les affaires centrafricaines dans l'espace Cemac, attendu lundi à Bangui pour l’ouverture de ces assises.

Il convient de préciser que les travaux du DPI se dérouleront au palais de l'Assemblée Nationale sous la direction d'un praesidium coiffé par l'ancien président du Burundi, Pierre Buyoya.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 23:26


 

La FIDH publie aujourd’hui un rapport d’enquête sur la situation des droits de l’Homme en République centrafricaine (RCA) intitulé, « Déjà-vu : d(é)s accords pour la paix au détriment des victimes ». Ce rapport est rendu public alors qu’un nouveau Dialogue politique va s’ouvrir demain en République centrafricaine (RCA) entre les différents protagonistes du conflit qui sévit depuis trois ans dans le nord du pays et que la Cour pénale internationale (CPI) s’apprête à tenir une audience pour confirmer les charges retenues contre Jean-Pierre Bemba pour les crimes présumés commis en 2002/2003 en RCA par celui-ci et les hommes placés sous sa responsabilité.

 

Le rapport insiste sur le fait que ce Dialogue politique, s’ouvre sur fond de combats encore récents entre les Forces armées centrafricaines et les groupes rebelles dans le nord du pays avec leur lot de graves violations des droits de l’Homme. L’insécurité physique et économique des populations civiles dans le nord du pays est totale du fait des exactions commises par l’ensemble des belligérants.


Le rapport démontre que si les Forces armées centrafricaines (FACA) ont cessé la pratique de la terre brûlée, certains de ses éléments sont toujours responsables d’exécutions sommaires de civils, d’extorsion de fonds et d’arrestations arbitraires. En outre, plusieurs sources concordantes font état de détentions arbitraires, d’actes de torture et de mauvais traitements à l’égard de présumés rebelles perpétrés par les forces de sécurité centrafricaines dans les centres de détention.


Par ailleurs, certains rebelles de l’Armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD) se rendent également coupables d’exécutions arbitraires de civils, suite à des jugements expéditifs rendus par des tribunaux d’exception, de crimes sexuels, d’enlèvements et de pillages.


Contrairement aux déclarations publiques des autorités centrafricaines, notamment du président Bozizé, les éléments des FACA qui ont commis de graves violations des droits de l’Homme demeurent pour la plupart impunis. Même si la loi d’amnistie générale, adoptée le 29 septembre 2008, exclut les crimes internationaux, le rapport de la FIDH stigmatise une nouvelle fois l’absence de volonté et de capacité des juridictions centrafricaines de juger les auteurs de ces crimes. Sans l’intervention de la CPI sur les crimes commis depuis 2005 dans ce pays, les victimes ne pourront pas exercer leur droit à un recours juste et équitable.


En 15 ans, les accords de paix et amnisties ont laissé la place à trois dialogues politiques. Pourtant les acteurs des dialogues passés sont les protagonistes des conflits d’aujourd’hui. Les multiples déclarations d’intention en faveur de la paix n’ont jamais été suivies d’effets par manque de volonté politique et l’absence d’un soutien continu de la communauté internationale.


La recherche d’une paix durable restera fragile en RCA tant que celle-ci se fera au mépris des victimes et des réformes politiques nécessaires : respect des libertés fondamentales, reconstruction de l’Etat de droit, lutte contre l’impunité, lutte contre la corruption, consolidation d’un tissu économique et social fort.

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 20:57


LIBREVILLE (AFP) — Jean-Jacques Demafouth, président de la rébellion centrafricaine l'APRD, a affirmé jeudi à l'AFP à Libreville qu'il demanderait en premier "pardon au peuple" en mettant fin à six ans d'exil en France pour prendre part au Dialogue politique inclusif.


"Mon premier acte sera de demander pardon au peuple centrafricain", a déclaré M. Demafouth, en route pour Bangui où s'ouvre officiellement lundi ce Dialogue, forum rassemblant pouvoir, opposition, rébellions et société civile pour tenter de sortir la Centrafrique de la crise et y ramener la paix.


"Je suis un des hommes politiques de ce pays, c'est nous qui avons fait qu'(il) est dans cette situation", a ajouté cet avocat, qui fut ministre de la Défense de son pays (1999-2001) et préside depuis mars 2008 l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un des principaux mouvements rebelles actifs depuis 2005 dans le nord de la Centrafrique.


Jean-Jacques Demafouth a été un proche de l'ex-président Ange-Félix Patassé (1993-2003), qui l'avait fait arrêter fin 2001 sous l'accusation de tentative de coup d'Etat. Jugé puis relaxé, il vit en exil en France depuis 2002.


Il était par ailleurs poursuivi par la justice de centrafricaine sous des accusations d'assassinat dans le pays, et est l'un des leaders en exil ayant bénéficié d'une loi d'amnistie promulguée en octobre par le président François Bozizé.


Pour Jean-Jacques Demafouth, le Dialogue politique inclusif représente "l'occasion pour les Centrafricains de se retrouver entre quatre z'yeux, faire un état des lieux" de leur pays, en proie à une crise financière et sociale ainsi qu'à l'insécurité et à des rébellions depuis 2005.


"Il faut que nous en sortions avec un programme minimum commun de gestion des affaires de notre pays, et que l'organe qui doit réaliser ce programme soit mis en place" à l'issue du forum, a-t-il déclaré.

Selon lui, "quatre chantiers principaux" attendent le pays, en premier "le DDR" désarmement, démobilisation et réinsertion des combattants, prévu par un accord global de paix signé en juin à Libreville, grâce à une médiation du Gabon. Cet accord global engage le gouvernement centrafricain et deux mouvements de rébellion, dont l'APRD.


Autres chantiers à lancer, d'après lui : réaliser un audit de toutes les sociétés minières, créer une commission mixte électorale indépendante et concrétiser des actes pour une paix véritable incluant la "suppression des milices" et une liberté de circulation à l'intérieur du pays.


Il a assuré ne pas avoir de crainte pour son retour, mais une certaine appréhension de trouver des populations dans la misère. Je pressens des images qui vont être dures à supporter (...) et j'irai aussi me recueillir sur les tombes des parents et proches décédés en mon absence", a-t-il dit.

 



L'arrivée de Jean Jacques Demafouth à Bangui, après 6 années d'exil, est prévue pour le lundi 08 décembre 2008 où il participera au DPI qui se tiendra entre le 08 et 20 décembre.
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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 20:30

 






Bangui, 3 décembre (GABONEWS)- Pierre Buyoya ancien président Burundais est arrivé mardi soir à Bangui, pour diriger le présidium du Dialogue Politique Inclusif centrafricain, du 5 au 20 décembre rapporte l’envoyé spécial de GABONEWS dans la capitale centrafricaine.

Interrogé sur les chances de ce forum intra centrafricain, l’ancien président burundais a précisé que « le gros du travail incombe en premier lieu aux centrafricains », Pierre Buyoya a renchéri « qu’il appartient aux forces vives de la Centrafrique de donner le meilleur gage de réussite possible à l’accompagnement africain et international vers la paix durable ».

Pratiquement depuis les années 80, la république centrafricaine a très peu joui de la stabilité sociale et politique propice au développement dont il a pourtant grand besoin.

L’ancien président burundais est arrivé dans la capitale centrafricaine une heure et demie après le retour de Libreville de François Bozize. Le chef de l’Etat centrafricain y a consulté Omar Bongo Ondimba, le médiateur de la crise centrafricaine, à trois jours du début du Dialogue Politique Inclusif.

GN/CWNB/IZ/08

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 20:06




   

      NEW YORK (Nations Unies), 2 décembre (Xinhua) -- La situation  d'ensemble sur les plans politique, sécuritaire et socio-économique en République centrafricaine demeure fragile, selon un rapport de l'ONU publié mardi. 

     Elle est aggravée par la faiblesse de l'économie, des problèmes sociaux multiples et l'impunité, liée à de graves problèmes de  sécurité, en particulier dans le nord et le sud-est du pays,  indique le rapport.  

     Dans ce rapport, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon,  se félicite de la décision du gouvernement centrafricain de  convoquer un dialogue politique inclusif du 5 au 20 décembre 2008. 

     "J'appelle, une fois encore, toutes les parties prenantes  nationales, en particulier le gouvernement et les groupes armés, à œuvrer de concert dans le cadre des accords de paix qui ont été  signés et à régler leurs différends par des moyens pacifiques dans l'intérêt du peuple centrafricain", ajoute-t-il. 

     M. Ban Ki-moon note que ces six derniers mois "le personnel  humanitaire a rencontré de graves problèmes, en particulier à  cause des activités des groupes rebelles armés, des coupeurs de  route et des braconniers, ainsi que des forces de sécurité et de  défense gouvernementales"

     Il renouvelle son appel "à toutes les parties pour qu'elles  fassent en sorte que l'aide humanitaire parvienne sans entrave à  ceux qui en ont besoin et assurent une protection adéquate au  personnel humanitaire".
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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 04:43




Le pays, notre pays n’a jamais été de toute son histoire confronté à un tournant aussi décisif au moment où le comité préparatoire du dialogue politique inclusif vient de restituer le résultat de ses travaux et que les principaux acteurs se préparent pour se rendre à Bangui. Désormais, le pays semble être suspendu au résultat d’un dialogue politique inclusif pour lequel,  la nation toute entière retient son souffle. Pour la première fois, à l’unisson, nos cœurs battent la chamade pour un dialogue longtemps réclamé à cor et à cri par la majorité de nos compatriotes et finalement accepté du bout des lèvres par le régime en place. La sagesse des uns et des autres a fini par triompher du chiasme destructeur qui couvait il y a si peu entre les partisans et les antis de ce dialogue  politique inclusif.

L’inopportune embuscade tendue à quelques jours seulement de l’ouverture du fameux dialogue aux forces armées centrafricaines et revendiquée par les troupes du FDPC, suivi des représailles des forces armées centrafricaines  à l’encontre des troupes de l’APRD dans le nord du pays à quelques choses de « je ne comprends pas », autrement dit, un parfum d’incertitude pour ne pas dire de suspicion plane sur l’espoir de tout un peuple de voir un jour, se  réunir autour de la table tous ses enfants.

Le citoyen « lambda » que nous sommes , à défaut d’être pris en considération par le comité d’organisation du dit dialogue parmi ceux qui «  comptent », au motif que nous ne serions pas « représentatifs », par conséquent interdit de ce grand rendez-vous familial et patriotique , se pose la question de savoir si réellement les parties concernées par le dialogue sont elles prêtes à y aller avec sincérité ? Alors que les revendications des opposants concernant notamment les modalités d’organisation  du dialogue n’ont pas été respectées et sont plutôt à l’avantage du régime qui, déjà impose et en impose selon sa volonté. Doit-on comprendre que la partie est déjà gagnée d’avance avant d’être jouée ? Iront-ils  simplement nous servir les mêmes refrains et autres tintamarres du  dialogue de 2003 ? Avec une multitude de recommandations qui ne seront pas appliquées ? En évitant évidemment de poser les vraies questions qui fâchent, juste une histoire de se partager entre copains et en toute courtoisie les dépouilles d’un état au sous-sol pourtant riche mais classé comme l’un des plus pauvre du monde par la faute de ses enfants.

Allons-nous autres, citoyens déçus de la façon dont est géré et administré notre beau et merveilleux pays parmi lesquels ; Ceux qui n’ont et qui n’auront jamais droit à la parole, Les compatriotes déçus des différents régimes qui se sont succédés, les militants et sympathisants déçus de leur parti politique respectif, les mutins et autres rebelles déçus de la lutte armée, les militaires humiliés et vexés, les paysans ignorés, les bouba nguéré et les matawa méprisés, les bouchers et les « boys-bio » insultés, les wali gala et les veuves déconsidérés, les malades abandonnés à leur sort, les orphelins affamés, les chômeurs diplômé et frustrés, les retraités sans ressources, les personnes handicapées isolées, les boursiers sans bourses, les fonctionnaires impayés, les réfugiés et  autres exilés forcés…

Allons nous laisser toute la latitude à ce qui nous semble être  un verrouillage dans les règles,  au régime de Bangui, aux groupes armées, aux partis politiques « représentatifs » afin qu’ils puissent à l’issue de ce dialogue après quelques tergiversations et compromissions se distribuer les postes ministériels sur le dos de la majorité silencieuse, sur le dos de ceux qui errent dans la forêt, sur le dos de toutes les victimes passées et présentes des choix hasardeux de nos hommes politiques. Aussi, l’heure n’est plus au bavardage, ni aux critiques acerbes mais à ces quelques propositions citoyennes que nous nous devons de soumettre à l’intention des intervenants afin qu’ils sachent que les centrafricains en ont marre et aspirent désormais à vivre en paix et à mieux vivre. Ceci est notre part de contribution, minime soit-elle.

La situation chaotique  actuelle de notre pays n’est-elle pas  l’aboutissement d’une longue histoire de litanie d’actes politiques médiocres posés par  une classe politique médiocre depuis toujours dont la médiocrité et l’irresponsabilité sont les principales qualités et qui pensent  que la solution aux problèmes centrafricains ne pouvaient que se trouver, hier à Paris, à N’djamena, à Brazzaville, à Tripoli et aujourd’hui à Libreville, alors que ces conseillers et autres donneurs de leçons auxquels nous confions notre destinée  ainsi que celle de nos enfants ne sont pas des modèles du genre. D’où vient alors cette propension à remettre constamment notre destinée  aux  mains des personnes qui ne sont ni plus intelligent, ni plus sages que nous-mêmes ? Et qui par ailleurs ont des problèmes aussi graves que les nôtres dans leur pays respectif. Il est vrai que la particularité de la chronique centrafricaine est de ne jamais régler notre querelle en famille, au point d’en  lasser plus d’une personne éprise de bonne intention.

 L’inoxydable président Bongo, autrefois volontaire et bienveillant dans nos conflits affiche à présent  un  mépris bien mérité  à l’encontre de toute la classe politique centrafricaine. Sinon comment comprendre que le dossier centrafricain ne soit traité que par son ministre des affaires étrangères ? D’où vient alors cette propension à Ignorer jusqu’aux fondamentaux des règles qui régissent la discipline politique ou encore celle de la diplomatie, animées souvent  par  des notions de dialogue, de consensus, de compromis, de négociation, de continuité, d’alternative sans lesquelles le conflit devient inévitable. Avions-nous besoin d’aller jusqu’à Libreville pour que l’on nous l’explique ? Pour qu’ainsi l’on nous humilie ? 

L’histoire semble hélas ! Se répéter aujourd’hui à l’appréciation non  seulement des actes graves, les manquements, les insuffisances d’un régime à bout de souffle mais aussi par le comportement incohérent des leaders d’une opposition de circonstance qui s’inscrivent dans une logique personnelle et de compromission voir de soumission. Bozézé, n’est-il pas le reflet ou plutôt n’a-t-il pas émergé naguère de cette classe politique de l’opposition versatile dans laquelle chacun a toujours  joué sa partition  dans une sorte de chevauchée solitaire et fantastique ? Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets dit-on. Combien a-t-on déjà  vue d’hommes politiques centrafricains, alors promis à un bel avenir et qui subitement par précipitation, par égoïsme pensaient à tort que leur tour de « collaborer » est arrivée. Ils ont accepté à n’importe quel prix aux dépends de ceux, avec lesquels ils ont lutté autrefois politiquement au nom d’un certain idéal de progrès une nomination opportuniste, pour aussitôt  tomber dans les oubliettes d’une histoire tragi-burlesque. Décidemment l’histoire politique pour ne pas dire l’histoire politique centrafricaine n’a rien appris à nos prétendants. « Ce qui arrive à ton prochain est un message pour toi »  disait tantôt les anciens.

Une opposition unie  et claire jusqu’au bout de ses revendications n’obligerait-elle pas le régime a changé d’attitude par conséquent   à aider celui-ci à évoluer ?   Des leaders assez responsables pour résister aux pièges éphémères des  nominations et continuer à travailler plutôt pour une alternative afin de permettre aux jeux démocratique de se dérouler et ainsi élever la conscience politique de nos concitoyens.  N’est-ce pas aussi cela l’un des rôles que l’on peut attendre des vraies responsables politiques qui est celui d’éveiller les consciences dans une démarche pédagogique afin d’entrainer le pays vers le haut ?

En attendant la principale victime de ce que l’on pourrait qualifier « d’errements ou de nomadisme politique  de la classe politique centrafricaine dans son ensemble» qui est une  population centrafricaine de plus en plus appauvrie, affamée, muselée, terrorisée, assiste impuissante à la course au pouvoir que se livre dans un désordre indescriptible, d’un côté, une  multitude d’organisations  armées plus ou moins structurées , une opposition dite démocratique qui est laminée surtout par la guerre interne des chefs. Une opposition dûment insaisissable  qui brille par son inconstance et manque cruellement d’efficacité contre le régime de Bangui aux antipodes de la bonne gouvernance  et de la modernité.    

Un dialogue politique inclusif mené avec sincérité et qui réussi pourrait servir d’exutoire à toute la classe politique centrafricaine. En même temps il aurait incontestablement un impact pédagogique auprès de nos concitoyens. Le dit dialogue politique inclusif  reste  le seul alternatif à la guerre, car lorsque les hommes ne se parlent pas, ils se haïssent et se  battent ou s’ignorent. La république centrafricaine à besoin de tous ses enfants. L’on ne peut pas  prétendre  faire de  la politique, c'est-à-dire gérer au mieux son pays  pour le bonheur de ses compatriotes et en même temps  ne pas vouloir se parler, pire encore cultiver la haine pour des raisons  que l’on qualifierait de subjectives.

 Il est vrai qu’en Centrafrique tous les hommes politiques, les partis  politiques, les groupes armés, les régimes qui se sont succédé et qui ont déçus se proclament de démocrates mais dans la pratique,  le sont-ils vraiment ?

Suggestions  Pour une contribution citoyenne

Exposé des motifs

L’idée d’organiser un dialogue politique inclusif  a fini par triompher. La sagesse des uns et des autres a permis la mise en place et la réalisation de cette œuvre de reconstruction nationale. Il n’y a ni gagnant, ni perdant. Seul le peuple centrafricain a gagné.

Aussi, pour ne pas tomber dans les travers des précédents dialogues. Nous devons cette fois ci, aborder sans détour et sans langue de bois  les vrais sujets qui ont poussé les centrafricains à demander puis à obtenir la mise en place du dialogue politique inclusif. 

Pour gagner du temps et gagner en efficacité, nous pensons que la question du respect de la constitution et du fonctionnement des institutions est primordiale. Le reste ne découle que des entorses faites à ses deux entités.

Si la constitution avait été respectée aussitôt au lendemain des élections présidentielles de 2005, nous n’en serions pas là, d’autant plus que l’opposition avait respecté les résultats sortis des urnes et proclamés par la commission électorale mixte indépendante. Les frustrations sont nées des nombreux manquements  et autres flagrants écarts du régime faites à la constitution qu’il a pourtant contribué grandement à mettre en place. Manquements et exactions dont nous ne saurons égrener ici la longue et interminable liste.

Si le régime avait permis dans une posture juste et responsable aux institutions de fonctionner normalement, nous n’en serions pas là. Hier, avec la prestigieuse institution des douanes et récemment un conflit ouverte avec la très symbolique  magistrature pour ne citer que ces deux cas.

Au regard des raisons invoquées, il nous semble que la question de la légitimité du régime se pose depuis la légalité constitutionnelle car nous croyons qu’il y’a une forte corrélation entre, d’une part les troubles, le désordre provoqué  dans notre pays et, d’autre part, le non respect de la constitution et des institutions de la république.

 Peut-on saborder tout le temps la constitution tout en restant encore légitime ? La légitimité, cette notion combien temporelle, donne t’elle la liberté ou le droit de tout se permettre, et ce tout le temps ? Dans ce cas, la prestation de serment a-t-elle encore un sens ? Comment prétendre gouverner alors que le premier magistrat ne respecte pas la constitution (ce qui constitue) ? Doit-on faire comme si de rien n’était et fermer les yeux ?

Ce sont, à toutes ces questions que nous devrions d’abord, honnêtement nous y atteler  en apportant des réponses claires et précises.

Au vu du délai trop court imparti pour le dialogue politique inclusif (seulement 15 jours)

Au vu de la précipitation à laquelle le régime a fait preuve d’une manière unilatérale en méprisant les revendications de la partie adverse pour fixer aussi bien  la date du déroulement du dialogue, du lieu du déroulement ainsi que  de la désignation du président du dit dialogue.

Au vu du grand nombre de thème abordé  et des sous-thèmes

Au vu  du nombre des interventions et des débats

Considérant que la promulgation par le président de la république du décret relatif à l’amnistie générale a remis désormais  les compteurs à zéro. Et qu’une nouvelle ère commence pour la république centrafricaine.

Nous proposons d’aller à l’essentiel car les autres questions ou plutôt les autres problèmes ne sont que l’émanation du dysfonctionnement des deux autres.  

 

Propositions

Exiger la lecture pure et simple de la constitution et son      Application immédiate.

Pour que le « pouvoir arrête le pouvoir » afin que la liberté de tous soit assurée.

Réaffirmer François Bozizé malgré tout dans sa fonction de président de la République, jusqu’à la fin de son mandat. Seule la voix du peuple est souveraine.

Pour ne pas que le dialogue ne se transforme en un coup d’état permanent. L’exigence pédagogique impose à chacun d’entres-nous désormais de respecter le cycle et la durée des mandats.

Rappeler fortement le rôle d’arbitre, de garant de la constitution du président de la république.

Afin que désormais, le président de la république quel qu’il soit, sache une fois pour toute qu’il est sensé être au dessus des partis politiques et des ethnies mais qu’il est sensé également ne pas être au dessus des lois de la république.

La non modification du nombre de mandat maximum (2), exercer par un président de la république.

Laisser le régime former son gouvernement avec son équipe afin qu’il puisse gérer conformément au programme pour lequel il a été élu par les centrafricains jusqu’en 2010.

Afin d’éviter les gouvernements d’union, de réconciliation…que nous avions expérimenté dans le passé et qui n’a rien donné. Le parti au pouvoir doit gouverner et l’opposition doit s’opposer.

Subventionné les partis politiques, voir salarié les membres des bureaux politiques.

Pour que les responsables des partis politiques ne désertent pas leur parti pour un poste ministériel et pour que la démocratie fonctionne et ait un sens dans notre pays. Pour avancer, notre pays a besoin de trois à quatre partis politiques forts et autant de syndicats.

Mettre en place un comité de suivi et de vigilance des recommandations (composé de : membres du régime ; de l’opposition, des organisations internationales)

Ce comité doit être doté de moyens de contraintes effectives et efficaces.

Introduire dans la constitution par une procédure spéciale un article qui pourrait entrainer la destitution ou la démission du président de la République.

 Cette procédure doit entrée en vigueur, en  cas par exemple de manquement à la constitution, de conflits d’intérêts...

Contre seing pour les accords et convention jusqu’en 2010

Après 2010, accords et conventions contre signé par les différents chefs de partis politique de l’opposition  dont le parti est représenté à l’assemblée nationale par au moins un député. Y associer les leaders syndicaux. C’est la meilleure garantie de préserver le patrimoine national pour les générations futures.

10° Procéder à l’élection présidentielle,  aux élections municipales et législatives en 2010.

La bonne gouvernance et le modèle représentatif nécessite des personnes élues et non désignées pour parler au nom des personnes par lesquelles elles ont reçues mandat.

11° Modifier la constitution à l’horizon 2015, pour que les élections municipales et législatives se fassent avant l’élection présidentielle. Et que le président de la république soit élu par les grands électeurs (maires + députés + pourquoi pas les chefs de quartiers). Car, les grands électeurs ont l’avantage de comprendre mieux les véritables enjeux nationaux et internationaux. 

 

 Franck SARAGBA

 

Tél: 06 03 03  30 14

E-mail
: saragba@yahoo.fr

Blog
:  http://franck-saragba.skyrock.com/

 

 

 

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 04:33

   

 
LIBREVILLE, Gabon, 2 décembre 2008 African Press Organization (APO) - Le chef de l’Etat Centrafricain, François Bozizé, arrive à Libreville ce mardi 2 décembre 2008 pour, selon la Direction Générale du Protocole d’Etat Gabonais, une visite de travail et d’amitié assortie d’une audience avec son homologue Omar Bongo Ondimba ; dont les principaux échanges plancheront assurément, sur les questions inhérentes au Dialogue politique inclusif en RCA.


La visite de François Bozizé à Libreville intervient quelques temps après la tenue au sein de la capitale gabonaise, des dernières assises liées aux préparatifs de cette rencontre d’échanges et de rétablissement de paix en République Centrafricaine.


Son arrivée chez le Doyen Omar Bongo Ondimba s’apparente donc à un retour aux sources vives de conseils qu’il n’a de cesse de fréquenter et d’encenser, et aura lieu en prélude à la tenue prochaine du 5 au 20 décembre à Bangui, du dialogue politique Inclusif tant attendu.
 

Vraisemblablement, le numéro un centrafricain vient recueillir les derniers éclairages de celui qu’il considère comme le garant du retour de la stabilité sociopolitique dans son pays, afin que tous les rouages inhérents au notoire Dialogue Politique Inclusif, tournant décisif de l’histoire de la République Centrafricaine, soient passés en revue entre les deux hommes.


Les principaux protagonistes de la crise politique centrafricaine se sont réunis à plusieurs reprises dans la capitale Gabonaise pour les préparatifs des assises de Bangui, devant regrouper le régime centrafricain en place, l’opposition politique, les Groupes Armés et la Société Civile.


Selon l’Agence Centrafrique presse (ACAP), la célébration du cinquantenaire de la République Centrafricaine et l’organisation imminente du dialogue politique inclusif constituent deux événements importants qui se marient parfaitement, en ce mois de décembre 2008 dans la capitale centrafricaine, sous l’impulsion du Général d’Armée François Bozizé, Président de la République, Chef de l’Etat.
 

Arrivé au pouvoir en 2003, le Général Francois Bozizé a affirmé sa détermination à restaurer l’ordre public, assainir l’économie nationale, consolider la paix, réhabiliter l’Etat de droit bafoué, et les institutions démocratiques, véritables garant de la souveraineté nationale et de la dignité humaine en Centrafrique.

 

 SOURCE : Presse Présidentielle, Gabon

 

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