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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 06:18




Selon la MICOPAX, le 2 décembre,  l’APRD aurait renforcé ses positions dans la région de Kaga-Bandoro (chef lieu de la Préfecture de la Nana-Gribizi) suite à la présence massive de rebelles du FPR  du général tchadien Baba Laddè dans le secteur de Dékoa. Ce chef rebelle avait été piégé en octobre dernier par Jean Francis Bozizé ministre délégué à la défense de son père  et le général Jules Bernard Ouandé ministre de la sécurité publique et livré aux autorités de N’djaména selon toute vraisemblance. On ignore son sort depuis lors.

Toujours selon nos informations d’une source proche de la MICOPAX ayant requis l’anonymat, les Angolais ne devraient pas en fin de compte, assurer la relève du contingent gabonais en mars prochain et  ne fourniront pas non plus le contingent de policiers prévus. Cela n'est pas pour arranger les choses sécuritaires.

Le 3 décembre, un accrochage aurait eu lieu dans le secteur de  la localité de Ouandago entre les FACA et le FPR. Suite à l’attaque de Ndélé par la CPJP le 26 novembre dernier, l’état major des Faca a non seulement dépêché au moins 140 soldats dans cette ville mais également envoyé deux détachements en direction des axes Boguila - Markounda et Kaga-Bandoro – Kabo – Sido en prévision d’un éventuel déclenchement d’hostilités par l’APRD et le FDPC. Les FACA ne peuvent pas circuler librement entre Kabo et Sido.

Trois dossiers sécuritaires demeurent à ce jour non résolus. On se demande même si le pouvoir de Bangui a envie de les régler ou s’il n’en n’est pas plutôt incapable. Il s’agit des conflits intercommunautaires dans la région de Birao et Ndélé entre les Goulas de l’UFDR, les Karas de l’UMDR et les Roungas de la CPJP. Bozizé préfère même les attiser. Le second dossier est celui des éléments du FPR du général Baba Laddè qui écument toujours la zone de Kaga-Bandoro, Kabo et Sido. Enfin le problème du FDPC de Miskine menacé de scission car des divisions apparaissent en son sein au sujet de ses combattants dont une liste partielle de quelques-uns est déjà remise au DDR tandis que d’autres éléments continuent se tenir en dehors du processus de désarmement. C’est même dans  les locaux de l’OCRB de Bangui que dans les locaux de l’OCRB les éléments du FDPC d’Abdoulaye Miskine, le commandant Moustapha Hassan et le capitaine Abakar Mahamat, emprisonnés depuis le 15 septembre auraient été exécutés Le 30 novembre 2009, du FDPC.

 Si ces trois dossiers ne sont pas réglés par le pouvoir de Bozizé, il est quasiment impossible d’envisager un programme DDR cohérent et efficace. Par ailleurs en s'obstinant à refuser de remettre au BONUCA l'enveloppe des cinq milliards de F CFA de la CEMAC prévue pour le DDR, Bozizé montre également clairement son refus de voir le DDR aboutir au désarmement des rebelles et à la pacification du pays avant les élections de 2010. On ne voit pas comment des élections peuvent se dérouler sereinement alors que l'inécurité continue de régner sur une bonne partie du territoire et que des villes sont attaquées et occupées pas des hommes armés qui enlèvent des travailleurs humanitaires.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 05:03




07/12/2009 à 15h34 Libération

Le capitaine putschiste est toujours soigné au Maroc après la tentative d'assassinat dont il a été victime jeudi. En dépit des déclarations rassurantes, on ne sait toujours pas si Moussa Dadis Camara pourra retrouver sa place à la tête de la junte militaire.

L'incertitude règne en Guinée, quatre jours après la tentative d'assassinat sur Moussa Dadis Camara, le chef de la junte au pouvoir. Blessé à la tête par son aide de camp Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba - en fuite depuis - «Dadis» est actuellement hospitalisé au Maroc. Son état de santé fait toujours l'objet de nombreuses interrogations.

Alexandre Cécé Loua, le ministre guinéen des Affaires étrangères, a affirmé sur RFI que le président autoproclamé de la Guinée était «hors de danger». Il «reconnaît son entourage» mais «ne peut pas encore communiquer», «sur les conseils des médecins». Auparavant, il avait précisé que Moussa Dadis Camara avait «subi une intervention chirurgicale d'un traumatisme crânien et les suites opératoires sont très favorables, son état n'inspire pas d'inquiétude».

Pourtant, le ministre a été incapable d'évoquer une date pour un éventuel retour du capitaine putschiste en Guinée: «Je ne saurais vous le dire, son état évolue sûrement, ce qui me fait dire qu'il pourra s'adresser à la nation, mais je ne peux pas vous dire maintenant à quel moment». Selon Alexandre Cécé Loua, les médecins n'ont pas évoqué «pas pour le moment» d'éventuelles séquelles.

Atermoiements

En dépit de l'optimisme affiché, ces déclarations représentent un infléchissement des proches de Dadis. Le ministre des Affaires étrangères s'était en effet montré plus rassurant dimanche: «Le chef de l'Etat se porte bien» et «dans les deux ou trois jours qui viennent, il pourrait éventuellement adresser un petit message à la Nation», avait-il dit.

Signe des hésitations sur ce sujet, le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur dans la crise guinéenne, avait indiqué vendredi que Dadis Camara était «dans une situation qui est difficile, certes, mais qui n'est pas désespérée».

Ces atermoiements et l'éloignement de Dadis de Conakry, la capitale, fragilisent sa position, déjà ébranlée par le massacre d'opposants guinéens en septembre dernier. Si Dadis Camara a nié en être responsable, plusieurs témoins ont accusé Toumba, chef des «Bérets rouges», d'avoir été présent ce jour-là. La brouille entre les deux hommes, autrefois proches, daterait de cette date.

Chasse à l'homme

Jeudi, Toumba aurait alors tenté de tendre un «piège» au capitaine putschiste, en le faisant venir au camp militaire Koundara, dans le but de le tuer et de «prendre le pouvoir». «Ils ont commencé presque tout de suite à tirer. Un des gardes du corps s'est jeté pour protéger le président, ils l'ont tué (...) et le chauffeur aussi est mort», a ainsi expliqué le porte-parole du chef de la junte, Idrissa Chérif. Selon lui, le capitaine Dadis Camara a «fait le mort» et Toumba a alors «annoncé au talkie walkie: "on a tué le président, le pouvoir est dans ma main, je suis le nouvel homme fort du pays"».

Pour l'heure, Toumba est toujours introuvable malgré la chasse à l'homme organisée. La junte a appelé samedi la population à «collaborer activement aux recherches» pour retrouver l'ancien aide de camp ainsi que ses «acolytes». Une «forte récompense» a été promise, ce qui n'a pas empêché Toumba de s'entretenir avec l'AFP, par téléphone: «Je suis en lieu sûr. (...) J'ai une bonne partie des hommes avec moi. (...) Je suis en Guinée, libre de mes mouvements».

Guerre de succession à venir?

Un conflit ouvert entre différents pans de l'armée pourrait donc éclater. A moins que la Guinée ne se trouve un nouvel homme fort en la personne du général Sékouba Konaté. Le numéro trois de la junte, un des acteurs majeurs de la prise du pouvoir par l'armée le 23 décembre 2008 au lendemain de la mort du «président-général» Lansana Conté, exerce le pouvoir «par intérim».

«C'est lui le numéro 2 de fait, il est rentré et tout le commandement était à l'aéroport pour son accueil. Il est pour le départ de Toumba (que des témoins accusent d'être le responsable du massacre d'opposants le 28 septembre), il voulait arrêter Toumba, c'est l'homme fort du régime», a indiqué un observateur étranger à l'AFP.

Dans ce contexte, l'opposant guinéen Cellou Dalein Diallo, victime de la répression le 28 septembre dernier et réfugié désormais à Paris, a affirmé que la journée de jeudi n'était «qu'un simple règlement de compte entre deux personnes qui étaient complices». Cellou Dalein Diallo a souhaité que les «militaires patriotes» «rouvrent le dialogue avec les Forces vives (oppositions, syndicats, société civile) et mettent en place un gouvernement de transition capable de conduire le pays vers des élections libres, transparentes et crédibles».

 

Capitaine Moussa Dadis Camara, faux espoir, vrai potentat

Le chef de la junte, à la tête du pays depuis décembre, a pris goût au pouvoir.


Par CHRISTOPHE AYAD
30/09/2009 à 00h00 Libération

C’est un Amin Dada en VF. Surgi de nulle part à la mort du président Lansana Conté, le capitaine Dadis Camara avait suscité des espoirs qui paraissent aujourd’hui au mieux démesurés, voire totalement utopiques. En décembre 2008, lorsqu’un quarteron de jeunes militaires prend le pouvoir laissé vacant par la disparition de Conté, après une interminable agonie, la société civile guinéenne, les partis politiques, les diplomates et même la presse internationale ont voulu croire que cet homme de troupe aux manières un peu brusques et au franc-parler déroutant serait l’homme de la situation : celui qui aller «nettoyer la maison» après des décennies de corruption effrénée avant d’organiser, pour la première fois, des élections libres. Depuis l’indépendance, seuls deux hommes avaient dirigé cette ancienne colonie française ombrageuse (au point de refuser la main tendue de De Gaulle en 1958) : le marxiste Touré et le «général-paysan» Conté. Aujourd’hui, les Guinéens en viendraient presque à les regretter…


Tout avait bien commencé, dans une atmosphère sympathique de «happening» selon le mot d’un diplomate. Installé au camp militaire Alpha-Yaya-Diallo, le capitaine Moussa Dadis Camara fait fi du protocole : qui veut le voir n’a qu’à venir et patienter, parfois des jours entiers. Dès les premiers jours, des narcotrafiquants sont arrêtés, interrogés au camp militaire. Mais très vite, on commence à s’inquiéter des foucades du militaire, notamment lorsqu’il fait diffuser à la télévision les aveux et les excuses du fils de Lansana Conté, trafiquant notoire, le visage tuméfié et allongé sur un lit d’hôpital.


Ubu roi.
Camara invente une nouvelle façon de gouverner : il se fait filmer en permanence par la Radio télévision guinéenne, qui diffuse quotidiennement ce Loft du pouvoir. Les Guinéens appellent cela le «Dadis show» et c’est devenu un must sur YouTube. Fou rire assuré, du moins jusqu’au massacre de lundi. On l’y voit terroriser un businessman ukrainien, enguirlander l’ambassadeur d’Allemagne, traiter son Premier ministre comme un vaurien, démettre en direct le directeur des douanes…

Ubu roi à Conakry.


Mais au-delà du folklore et des foucades, quelque chose a bien changé. Dadis Camara, qui avait promis qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle, ni lui ni un autre membre de la junte, a goûté au fruit vénéneux du pouvoir. Encouragé par de pseudo-mouvements de jeunes et quelques caciques de l’ère Conté, Camara ne veut plus y renoncer. Si lui continue de vivre à la dure parmi ses frères d’armes, dont il se méfie sans l’avouer, sa famille, installée dans une grande villa de la capitale, a découvert les joies de l’opulence. Depuis son arrivée au pouvoir, Camara n’a cessé de recruter dans sa garde rapprochée des «forestiers», originaires, comme lui, de l’intérieur des terres. On le dit méfiant envers les Peuls, les Malinkés et les Soussous. Ses interlocuteurs le voient changer de mois en mois. Il ne parle plus de rendre le pouvoir. On s’inquiète, au niveau du Groupe international de contact qui accompagne la transition en Guinée, de le voir préciser qu’il ne se présenterait pas aux élections «en 2009». En septembre, le capitaine parachève la manœuvre, assez grossière il est vrai. Le scrutin est décalé à janvier, pour cause de retards dans le processus d’enregistrement. Dans la foulée, il estime ne plus se sentir lié par sa promesse. La rupture est de plus consommée avec les Forces vives, forum regroupant partis politiques, syndicats et organisations de la société civile, qui a refusé de valider sa candidature. Furieux, Dadis Camara menace de réactiver le comité d’audit créé dans les premiers jours du coup d’Etat et chargé d’enquêter sur les ex-Premiers ministres : Sidya Touré, François Fall, Cellou Diallo et Lansana Kouyaté, tous candidats potentiels à la présidentielle.


«Isolé».
L’ivresse du pouvoir, l’appât du gain, le tribalisme ont tourné la tête du capitaine Camara. Mais ce dernier s’est aussi senti encouragé par la victoire du putschiste mauritanien Mohamed Ould-Abdelaziz à la présidentielle de cet été. Pestiféré il y a un an, au moment de son coup de force, le général Abdelaziz a su amadouer les Occidentaux et charmer les Mauritaniens. «"Pourquoi pas moi ?" a pensé Dadis, résume un diplomate français. Le cas mauritanien n’a rien à voir. Nous lui avons toujours tenu un langage clair en lui répétant qu’il devait tenir ses engagements, sous peine de se retrouver isolé.» Le problème, c’est que le message n’a pas été uniforme, une fois de plus dans la politique africaine de la France. Il y a seulement deux semaines, Patrick Balkany, député-maire UMP de Levallois-Perret et ami de Nicolas Sarkozy, déclarait que le Quai d’Orsay était «à côté de la plaque» en Guinée-Conakry. Il a ainsi expliqué au numéro 2 de la junte, Sékouba Konaté, en visite à Paris, que la candidature de Dadis Camara, «ne pose pas de problème» puisqu’il est «un citoyen guinéen comme les autres». Dans la foulée, Konaté était reçu par Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée. Paris a rompu hier sa coopération militaire avec Conakry. Trop tard ?

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 04:31




  La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) a transmis, depuis le mois d'août 2009,  par l'entremise du Sultan de N'Délé, les propositions de sortie de crise au Gouvernent de Bangui. Au lieu qu'il s'attelle à ouvrir les négociations, il persiste dans l'erreur de logique de guerre.

Selon nos Services de Renseignement, la Garde Présidentielle est sur le point d'opérer un encerclement de nos positions. Le déclenchement des hostilités à notre égard va affaiblir davantage et inutilement le pays en raison des ressources humaines, financières et matérielles énormes que le Gouvernement va déployer. La CPJP appelle le Gouvernement à la retenue et à engager immédiatement les négociations.

Pour ce fait, Monsieur Dhaffane Mohamed-Moussa, Négociateur et Porte-parole du Conseil Suprême de la CPJP est disposé pour tout contact préliminaire en vue de mettre en place les modalités des négociations.

La CPJP attend une réponse claire du Gouvernent et prend à témoin l'opinion publique, nationale et internationale pour des efforts sans cessent consentis par la CPJP aux fins d'accélérer les négociations et de régler définitivement ce conflit.

  Fait au Camp de la Liberté, le 07 décembre 2009

 

Pour le Conseil politique,


Le Secrétaire Général, Porte-parole,


Assan M’bringa Togbo

 

Assan M'bringa Togbo

Cellule de Communication de la CPJP

 

NDLR : Le contenu de ce communiqué montre clairement que les objectifs de la CPJP visent essentiellement à recouvrer ses intérêts économiques et financiers autour du diamant qui se trouvent sans doute dans la région. Elle doigte la responsabilité du régime de Bozizé dans cette situation et exige l’ouverture rapide des négociations. On est obligé de constater que le nom de Charles Massi a disparu de son nouvel organigramme. On ne sait où se trouve à présent ce dernier ni ce qu’il devient.
 
Selon nos informations, le négociateur qu’elle désigne, un certain  
Dhaffane Mohamed-Moussa aurait été arrêté et mis en prison au Tchad il y a quelque temps déjà. La CPJP semble redouter une nouvelle contre-offensive du pouvoir de Bangui. Celle du 27 novembre sur Ndélé aurait, selon nos informations, occasionné plusieurs blessés dans les rangs de la rébellion dont un important chef qu’elle aurait cherché à faire soigner à Daha sur le territoire tchadien.

S'agissant de la garde présidentielle de Bozizé, plusieurs éléments tchadiens qui y oeuvraient depuis le coup d'Etat du 15 mars 2003 ne seraient plus en odeur de sainteté, Bozizé ne leur faisant plus confiance eu égard au net refroidissement de ses rapports avec le président tchadien Idriss Déby Itno.
 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 04:01




 

Coopération : François BOZIZE en visite officielle au Cameroun !

07/12/2009

L’avion Présidentiel de la République  Centrafricaine , a foulé le sol camerounais ce lundi 7 décembre 2009 avec à son bord Son Excellence M. François BOZIZE en compagnie de son épouse. Ils ont été accueillis au bas de la passerelle par le couple présidentiel camerounais. Le Président BOZIZE est en visite officiel au Cameroun pour une durée de 48 heures.

Le Programme de cette visite au Cameroun de Son Excellence le Président de la République Centrafricaine et Madame BOZIZE prévoit pour cette journée de Lundi 7 décembre 2009 :

08h00-09h30- Mise en place des populations et des groupes de danse à l’Aéroport de Yaoundé-Nsimalen.

09h00- 10h50- Arrivée à l’Aéroport des personnalités.

11h00- Fin de la mise en place des personnalités.
         
11h30- Arrivée à l’Aéroport de S.E.M. le Président de la République du Cameroun et Madame Chantal BIYA.


12h00-Attérissage de l’avion ayant à son bord S.E.M. le Président de la République Centrafricaine et Madame Monique BOZIZE.

 -Accueil par S.E.M. le Président de la République du Cameroun et Madame Chantal BIYA.
 -Honneurs militaires.
- Présentation des corps constitués.
- Bref arrêt au Pavillon d’Honneur.

 12h30 - Départ des deux Chefs d’Etat et leurs Epouses, en cortège, du Pavillon d’Honneurs pour le Hilton Hôtel.

 13h00- Arrivée à l’Hôtel Hilton.

-  Installation de S.E.M. le Président de la République Centrafricaine et Monique BOZIZE.

- Retour de S.E.M. le Président de la République du Cameroun et Madame Chantal BIYA au Palais de l’Unité.

 15h45- Départ de SEM le Président de la République Centrafricaine de l’Hôtel Hilton pour le Palais de l’Unité.

 15h55- Arrivée au Palais de l’Unité.

-         Accueil par S.E.M. Le Président de la République du Cameroun.

 16h00- Entretien en tête-à-tête entre les deux Chefs d’Etat.

16h05- Départ de Madame Monique BOZIZE de l’Hôtel Hilton pour le Palais de  l’Unité.

16h15- Arrivée au Palais de l’Unité.

 -Accueil par Madame Chantal BIYA.
 

16h20-17h00- Entretien entre les deux Premières Dames.

 Vers 17h00- Fin de l’entretien entretien entre les deux Chefs d’Etat.

-         Retour de SEM le président de la République Centrafricaine et Madame Monique BOZIZE à l’Hôtel Hilton.

-         Arrivée à l’Hôtel Hilton.

-         Installation.
    

 19h45 -  Départ de S.E.M.. Le Président de la de la République Centrafricaine et Monique BOZIZE pour le Palais de l’Unité.

19h55 – Arrivée au Palais de l’Unité.

  - Accueil par S.E.M. Le Président de la République du Cameroun et Madame Chantal BIYA.
 

 20h00  - Dîner officiel offert par SEM. Le Président de la République du Cameroun et Madame Chantal BIYA en l’honneur de S.E.M. Le Président de la République Centrafricaine et Madame Monique BOZIZE.
 

21h30 -  Fin du Dîner.

 -  Retour de S.E.M. Le Président de la République Centrafricaine et Madame Monique BOZIZE à l’Hôtel Hilton.

-         Arrivée à l’Hôtel Hilton.
 

-         Installation.
 
Le programme de la journée du mardi 08 décembre 2009 sera communiqué ultérieurement.



Isabelle ESSONO, Rédacteur.

 

PANA 7-12-2009

Le président et Madame Chantal Biya ont accueilli le couple présidentiel centrafricain à sa descente d'avion à l'aéroport international de Yaoundé en début d'après-midi, a-t-on constaté sur place.

Il est prévu un tête-à-tête entre Paul Biya et son hôte à 16 heures et un dîner dans la soirée. La visite prend fin demain mardi.

 

François Bozizé en visite au Cameroun lundi

APA-Yaoundé (Cameroun) dimanche 6 décembre 2009

Le chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé, est attendu lundi au Cameroun pour une visite officielle de deux jours au cours desquels il aura une série d’entretiens avec son homologue Paul Biya.

Le programme provisoire publié dimanche soir par la présidence du Cameroun prévoit un tête à tête le même lundi, qui sera suivi plus tard par un dîner officiel.

Cette visite intervient au lendemain du renvoi sine die du sommet de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), dont M. Bozizé est le président en exercice et qui devait ce tenir début décembre dans la capitale de son pays, Bangui.

Les entretiens entre les deux hommes devraient donc tourner autour de cette organisation sous-régionale considérée comme la plus en retard en Afrique sur le plan de l’intégration.

Le Cameroun et la République centrafricaine partagent une longue frontière terrestre, autour de laquelle s’activent des coupeurs de route lourdement armés.

La dernière visite de François Bozizé au Cameroun remonte au sommet de la CEMAC de mai 2008.




La Centrafrique : Le Pays de François Bozizé…

07/12/2009 CRTV

C’est donc officiel, François Bozizé le Président de la République Centrafricaine est à Yaoundé. Il arrive après d’autres chefs d’Etats, Ali Bongo Ondimba du Gabon, Idriss Deby Itno du Tchad.

Un ballet au sommet, révélateur de l’urgence d’une concertation au plus haut niveau en Afrique Centrale. Nul doute qu’il faut aussi et surtout placer cette visite, dans le cadre des contrats précédents le prochain sommet de chefs d’Etat de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

Il va être également question de la coopération vieille de plusieurs décennies qui unie les deux pays frères et amis.

 

La République centrafricaine, aussi appelée Centrafrique, est un pays sans accès à la mer d'Afrique centrale, le Cameroun constitue un débouché important sur l’Océan, et une porte d’entrée vers ce vaste pays. La plupart des produits et autres matériels qui transitent en République Centrafricaine passe en effet par le port de Douala.

La Centrafrique est entourée par le Cameroun à l'ouest, le Tchad au nord, le Soudan à l'est, la République démocratique du Congo et le Congo au sud. L'essentiel de la frontière sud du pays est marqué par le fleuve Oubangui et le Mbomou en amont. La partie nord du pays constitue le haut bassin du fleuve Chari. Ce sont ces deux fleuves qui donnèrent son nom de colonie au pays alors sous domination française.

La vie politique connaît depuis quelques années, notamment après l’accession de François Bozizé à la magistrature suprême, un calme notable, propice à la relance économique de ce pays aux ressources naturelles importantes.

Le pays de Barthélemy Boganda, considéré comme le père de la Nation centrafricaine, a en effet connu sur le plan politique des rebondissements.

Parlementaire à Paris, il fut l'auteur de brûlots réguliers et de demandes de maintien de tous les droits français au peuple d'Afrique équatoriale française. Parlementaire français véhément, il prônait depuis longtemps l'indépendance des colonies, il avait proposé depuis longtemps la création d'un État d'Afrique Centrale unique, regroupant Gabon, Congo, Cameroun et Centrafrique. Il y voyait la seule solution permettant d'éviter l'éclatement de la région en territoires trop petits, non viables, et sans rôle à jouer sur la scène internationale. Il meurt le 29 mars 1959, peu après son élection, dans un accident d'avion dont les causes n'ont jamais été élucidées.

Son cousin, David Dacko, instituteur, lui succède mais est renversé fin 1965 par un coup d'État mené par le capitaine Jean-Bedel Bokassa qui se fait couronner empereur à vie en 1977 avant d'être renversé en 1979. David Dacko lui succède encore brièvement. Il sera chassé du pouvoir en 1982 par le général André Kolingba, qui établit un régime militaire. André Kolingba restera au pouvoir jusqu'en 1993, année où, suivant le courant de démocratisation lancé par le sommet de La Baule, les premières élections multipartites ont lieu et Ange-Félix Patassé est élu président de la République.

En 2001, une tentative de coup d'État provoque de violents affrontements dans la capitale, Bangui.

Après une nouvelle série de troubles, le 15 mars 2003, le général François Bozizé réussit un nouveau coup d'État et renverse le Président Patassé

Une élection présidentielle a eu lieu le 13 mars 2005, après plusieurs reports. Election dans laquelle se présentaient, entre autres, François Bozizé (déjà chef de l'État), l'ancien Président André Kolingba, et l'ancien Vice-président Abel Goumba.



Pierre EVEMBE.

 

Le président de la République centrafricaine, François Bozizé, a entamé, lundi, une visite de deux jours à Yaoundé, a annoncé un communiqué du cabinet civil de la Présidence camerounaise, qui précise que le chef de l'Etat centrafricain répond à une invitation de son homologue camerounais, Paul Biya.
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 01:20




 

Si les événements de Ndélé du 26 novembre dernier ont été officiellement revendiqués par la seule Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), il n’est pas impossible qu’ils aient été menés avec la participation de certains éléments du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine. Ce n’est sans doute pas par hasard si quelques jours après l’attaque de Ndélé, un communiqué de la CPJP a annoncé la conclusion d’un accord militaire stratégique évoquant la fusion opérationnelle des deux mouvements.

Il faut bien reconnaître que l’opération de Ndélé a été une véritable démonstration de force de la CPJP même si ses éléments ont été contraints d’amorcer aussitôt après un repli devant la contre-offensive des Faca suite au renforts envoyés le soir même du jour de l’attaque, environ 140 soldats des Faca.

Le nom de Charles Massi est souvent cité derrière la CPJP comme chef politique mais rien ne permet réellement d’établir avec clarté son implication ni sa responsabilité dans cette opération. On ignore s’il s’agit pour la CPJP de faire pression sur Bozizé pour qu’il négocie avec elle ou si les événements de Ndélé présagent la reprise d’hostilité militaire et l’attaque d’autres villes telles que Bouar (région d’origine de Massi) sur l’axe stratégique Douala-Bangui. Le communiqué de presse publié ces jours-ci par la CPJP, loin de formuler de véritables revendications politiques, met surtout en avant le problème des diamantaires racketés.

Il serait donc intéressant de suivre avec une grande attention dans les prochains jours, quelle sera l’attitude du régime de Bozizé à travers le comportement des Faca dépêchés sur le terrain. Selon des informations émanant d’une source proche de l’Etat major des Faca ayant requis l’anonymat, des détachements ont été envoyés vers Markounda et Kaga-Bandoro en pré-positionnement contre une éventuelle tentation de reprise des combats des éléments de l’APRD de Jean Jacques Demafouth.  

Toujours d’après nos sources, Bozizé qui est de plus en plus conscient que divers complots sont ourdis çà et là contre son régime trouve que son parrain Idriss Déby Itno n’est plus fiable à ses yeux et a décidé de prendre langue avec le président soudanais Omar El Beshir. C’est ainsi qu’une importante délégation conduite par le ministre des affaires étrangères le général Antoine Gambi est partie à Khartoum pour une mission de travail et d’amitié. Il accuse aussi les Libyens de soutenir l’ex président Ange Félix Patassé qui vient de regagner le bercail et dont la présence à Bangui insupporte plus d’un homologue de Bozizé de la sous-région.

Sur le plan intérieur, Bozizé se méfie également de plus en plus de certains de ses ministres dont ceux d’Etat tels que Cyriaque Gonda, Anicet Parfait Mbay et Fidèle Ngouandjika. Ce dernier menace ouvertement d’être aussi candidat aux présidentielles de 2010 si ce n’est pas lui qui assure la direction nationale de campagne de Bozizé.

Malgré les gros moyens financiers dont il dispose, du fait de la médiocrité ambiante autour de lui, il semble douter quelque peu de sa victoire aux prochaines élections. Le report de son investiture comme candidat du KNK lors du premier congrès de son parti ne s’explique pas autrement. Le 13 novembre dernier où devait s’ouvrir les travaux du fameux congrès, il recevait en même temps des hommes d’affaires israéliens et français allés lui vendre des appareils d’écoutes téléphoniques ultras sophistiqués.

Son homme de main à la tête de la CEI le vrai faux pasteur Joseph Binguimalet actuellement absent de Bangui, s’est rendu à Bruxelles et se trouve présentement à Paris. En attendant de regagner Bangui, il a été faire un petit tour dans sa prétendue église près de Roissy et a déclaré dans sa « prédication » de ce dimanche que 2010 sera une grande année pour la RCA selon une prophétie car le diable quittera définitivement ce pays. De quel diable parle-t-il ?

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 14:42




Partie corsée pour Jean-Pierre Bemba mais qu’en est-il de Patassé ?

Le ciel s’est encore obscurci davantage pour l'ancien chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba, qui restera en détention dans l'attente de son procès en avril 2010, selon une décision de la Cour pénale internationale (CPI).

 

 

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 02:02




 

Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


BANGUI, le 4 Décembre 2009 (IRIN) - L'ONU a averti que le récent enlèvement de deux travailleurs humanitaires dans la ville du nord de Birao en République centrafricaine aura un impact très préjudiciable sur les activités humanitaires dans la lointaine région pauvre de la Vakaga.

Dans une interview accordée à IRIN à Bangui, le Chef du Bureau d'OCHA en République centrafricaine (RCA), Jean-Sébastien Munie, a déclaré que les ONG ont un rôle crucial à jouer pour maintenir la population dans le nord-est, notamment en termes d'aider les programmes de relèvement rapide en répondant aux besoins de centaines de personnes déplacées.

«Notre présence est beaucoup plus que symbolique", a souligné Munie. "Elle est fortement réclamée par la population elle-même." Mais Munie a également averti que les problèmes de sécurité doivent être pris au sérieux. "Il y a une sorte de traumatisme parmi la communauté humanitaire, lorsque vous voyez vos collègues disparaître comme cela."

Les deux travailleurs humanitaires qui travaillent pour l'organisation française Triangle ont été enlevés un dimanche soir par un groupe d’assaillants qui sont également partis avec trois voitures de l’ONG et une moto. Un troisième otage travaillant pour l'ONG Comité d'Aide Médicale (CAM) a été remis en liberté après une discussion interne entre les ravisseurs.

Des sources diplomatiques à Bangui ont mis en garde contre les rumeurs et les spéculations concernant les enlèvements, en soulignant que peu de détails ont clairement émergé de l'endroit où ou l'identité des personnes enlevées de la partie de pillage Birao. Selon les médias du Soudan et sur la base des contacts téléphonique par satellite avec ceux qui prétendent être responsables des enlèvements, les revendications  des "Aigles de la Libération de l'Afrique", un groupe inconnu jusqu’ici, visent le gouvernement français.

The Eagles ont fait un début remarqué en avril 2009 quand ils ont enlevé deux travailleuses humanitaires, des ressortissants français et canadiens travaillant pour l'ONG française Aide Médicale Internationale, à El Fursan el dans l'est du Tchad. Les deux femmes ont été libérées après 25 jours de captivité. The Eagles ont nié avoir demandé une rançon. Leur objectif déclaré était à l'époque de faire pression sur la France pour qu’elle prenne des mesures plus énergiques en justice contre l'organisation française Arche de Zoé, accusée d'avoir tenté d'organiser l'enlèvement de dizaines d'enfants du Tchad en Octobre 2007. The Eagles ont dit qu'ils détenaient aussi Laurent Maurice, un agronome du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), enlevé le 9 Novembre dans l'est du Tchad. Le CICR affirme qu'il a eu des contacts téléphoniques réguliers avec Maurice, mais n'est pas clair sur les demandes de ses ravisseurs. L'enlèvement de Maurice conduit à une suspension d'activité du CICR au Tchad oriental.

Un chef rebelle opérant dans le nord a rejeté les demandes des aigles. «Il s'agit d'une organisation fictive", a-t-il déclaré à IRIN. «On parle des opportunistes et des bandits, des gens sans principes, pas un mouvement d'aucune sorte."

Un diplomate de haut rang qui a suivi les événements à partir de Bangui a également exprimé son scepticisme. «On ne sait pas à ce stade si la participation signalée des Eagles est un élément crédible de l'histoire ou pas", a-t-il déclaré à IRIN. "Il pourrait être possible. Il ne serait pas possible. Il est beaucoup trop tôt pour le dire."

Tempête après le calme

La région de la Vakaga se trouve à plus de 1000 km au Nord-Est de Bangui et est très peu peuplé. Birao est la capitale provinciale et accueille un contingent de troupes, principalement des ressortissants togolais, de la Mission de l'ONU en Centrafrique et au Tchad (MINURCAT). Les responsables des secours ont exprimé leur étonnement face à «  l'inertie » de la réponse de la MINURCAT par rapport à l’attaque de la ville de Birao, avec des soldats qui arrivent  longtemps après que l'alerte ait été donnée et que les véhicules soient partis.

Les événements du 22 Novembre interviennent après une période de calme relatif dans la région. De vieilles tensions entre les communautés Gula et Kara et ayant conduit à de graves flambées de violence en Juin, forçant des centaines de villageois à fuir leurs foyers. Les rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), qui ont un fort soutien au sein de la communauté Gula, ont travaillé avec les Forces armées centrafricaines (FACA) en aidant à stabiliser la région et les dirigeants des deux groupes ethniques ont été impliqués dans des tentatives de médiation. Les enlèvements ne sont pas liés au conflit Gula-Kara.

Les activités humanitaires au cours des derniers mois ont mis l'accent sur l'obtention par la population essentiellement rurale de nouveau aux champs après de graves perturbations de la production agricole après les événements de Juin. Triangle, CAM et l'International Medical Corps (IMC) ont suspendu leurs activités à Birao.

Munie a dit que les collectivités locales souffrent des conséquences de cette suspension. «Quand vous voyez un événement dans une ville comme ça quand les gens pensent qu'ils sont protégés, cela met beaucoup de questions sur la table", a dit Munie à IRIN.

Les opérations de secours ont également été perturbées dans Ndélé, capitale provinciale de Bamingui-Bangoran, qui jouxte Vakaga. Comme dans Birao, il y a une présence importante des ONG dans Ndélé, avec les organismes français Solidarités et AMI parmi ceux qui fournissent une aide médicale. Les combats entre les FACA et les forces de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) le 26 Novembre ont fait perdre le contrôle de la ville par le gouvernement. De nombreux habitants qui ont fui les affrontements seraient encore dans la brousse.

Le CPJP n’a pas encore signé l'Accord de paix global (APG) signé par d'autres mouvements rebelles et le gouvernement. Le mouvement de 300 soldats ne fait pas partie du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), programme entrepris par d'autres factions. Le CPJP formée en Décembre 2008, est un groupe dissident de l'UFDR.

Craintes de violence

Son chef Charles Massi, est un ancien ministre et candidat à la présidentielle. Massi a été arrêté au début de l'année par les autorités tchadiennes alors qu’il était soi-disant en mission au Tchad pour assurer la médiation du président Idriss Déby entre le CPJP et le gouvernement centrafricain de François Bozizé. La localisation de Massi n’est pas connue. La plate-forme CPJP n'est pas claire, mais Massi et ses supporters ont protesté contre les changements dans la législation du diamant en RCA, en faisant valoir que la répression de collecteurs de diamants et les tentatives de réglementer le secteur ont pénalisé les artisans miniers. Le CPJP aurait un grand soutien au sein de la communauté Runga et c'est la partie de la population Runga de Ndélé qui a été plus lente à regagner à la ville.

Les autres chefs rebelles rejettent le leadership de Massi sur la CPJP comme une imposture, ce qui suggère qu'il instrumentalise le mouvement comme un simple outil de négociation avec Bozizé et que les commandants sur le terrain de la CPJP fonctionnent de manière autonome.

Les enlèvements à Birao et la bataille de Ndélé ne semblent pas être liés, mais ils ont déclenché des avertissements qu'il pourrait y avoir un nouveau cycle de violence, maintenant que la saison des pluies en Centrafrique est terminée.

«Pendant la saison sèche, il y a plus d'opportunités pour les bandits, les braconniers, zaraguinas et d'autres groupes d'opérer", a dit Munie à IRIN. Mais tout en décrivant les épisodes de violence comme «préoccupants», a-t-il averti qu'ils ne devraient pas nuire aux progrès tangibles réalisés ailleurs. «Nous avons un processus de paix solide qui continue", a souligné Munie, faisant valoir que les modalités du DDR sont à portée de main et ne doivent pas être éclipsées par les événements dans le nord.

Une sélection de rapports d'IRIN sont publiés sur ReliefWeb. Trouver plus de nouvelles IRIN et d'analyse au http://www.irinnews.org

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 01:10




 

Bangui, 4 déc. (ACAP) – Le président de la Commission de Consolidation de la paix pour la Centrafrique auprès des Nations Unies, M. Jan Grauls, a déclaré vendredi 4 décembre 2009, que « le programme désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) est maintenant prêt pour être lancé », au sortir d’une audience avec le ministre d’Etat à la Communication et deuxième vice-président du comité de pilotage dudit programme, M. Cyriaque Gonda.

« Il s’agit de désarmer, de démobiliser et de réinsérer les ex-rebelles, c’est le point de départ pour tous en République Centrafricaine. Sans sécurité, sans paix, tous les efforts de développement qu'on voudrait entreprendre seraient vains, car, ce programme DDR est d'une importance cruciale pour la RCA », a fait remarquer M. Jan Grauls.


« La partie Démobilisation et désarmement prendra 2 à 3 mois. C'est important, il faut que cette partie soit terminée avant les élections. On ne peut pas avoir un territoire non sécurisé, avec encore des rebelles qui sont présents dans certaines parties, et en même temps organiser des élections », a-t-il relevé.


A cet effet, il a souligné que « ce programme DDR est une urgence telle qu’il faut mettre les paquets. Quand on parle de désarmement et de démobilisation des rebelles, on doit parler aussi du processus de réforme du secteur de sécurité (RSS), pour que le citoyen ait de nouveau confiance dans les forces armées, dans la police et dans les institutions », a poursuivi M. Grauls.


Il a également exprimé "le regain d'intérêt" de la communauté internationale pour la République Centrafricaine, suite aux efforts entrepris par le peuple centrafricain et le gouvernement dans le sens du retour de la paix, notamment l'organisation en décembre 2008 du dialogue politique inclusif.


L’Ambassadeur Grauls qui conduit une forte délégation constituée de pays contributeurs du fonds de consolidation de la paix, a affirmé être venu faire un premier bilan de six mois de coopération basée sur le cadre stratégique, qui est selon lui, "un contrat" entre le gouvernement et la communauté internationale.


M. Grauls devrait rencontrer au cours de sa mission les autorités du pays dont le Président de la République, les partis politiques, la société civile, la communauté internationale, la Commission électorale indépendante (CEI), entre autres.

 
Rappelons que le but de la commission de consolidation de la paix est de mobiliser les partenaires pour appuyer les initiatives liées à la consolidation de la paix en République Centrafricaine.



Centrafrique : Visite à Bangui d’une mission de consolidation de la paix de l’ONU

(Xinhua) dimanche 6 décembre 2009 — Le président de la formation Centrafrique de la Commission de Consolidation de la Paix (CCP), l’Ambassadeur Jan Grauls, arrivé jeudi à Bangui à la tête d’une délégation de cette Commission des Nations Unies, devrait visiter, samedi des projets financés par l’ONU dans la localité de Paoua (500 km au nord de Bangui).

Reçu en audience, vendredi en fin de matinée par le ministre d’Etat chargé de la Communication, M. Cyriaque Gonda, M. Grauls a indiqué qu’il fera mardi prochain un premier bilan de la mise en oeuvre du cadre stratégique pour la consolidation de la paix dont les principaux axes sont le programme de désarment (DDR), la réforme du secteur de la sécurité (RSS) et la bonne gouvernance.

« Le projet de DDR est très, très bien avancé pour être lancé très, très prochainement, et donc j’y vois le premier résultat de la commission de consolidation de la paix », a-t-il affirmé, précisant que les premiers observateurs militaires du DDR issus de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) étaient déjà arrivés à Bangui.

« C’est un moment historique pour la République Centrafricaine », a également souligné M. Grauls, ajoutant que la partie désarmement et démobilisation, important pour ce programme et censé prendre 2 à 3 mois, doit se terminer avant les élections car « on ne peut pas avoir un territoire non sécurisé avec les rebelles qui sont présents dans certaines parties et organiser les élections ».

Le cadre stratégique a été adopté par la République Centrafricaine et la communauté internationale en mai 2009 afin d’aider à établir et/ou renforcer la confiance entre toutes les parties, aider à améliorer les conditions de vie de la population et poser les bases d’un meilleur futur et identifier les rôles et responsabilités de toutes les parties dans la consolidation de la paix dans le pays.

Les deux parties se sont engagées à évaluer tous les 6 mois la mise en oeuvre des actions prévues par le programme.

La mission de M. Jan Grauls est prévue pour prendre fin jeudi prochain après une rencontre avec la presse.



NDLR : En voilà un qui a de la suite dans les idées et qui est plein de bon sens. Comment en effet aller à des élections quand le pouvoir central ne contrôle qu'une infime partie du territoire. Le DDR doit absolument réussir. Bozizé doit aussi pour cela, remettre les cinq milliards de la CEMAC au BONUCA.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 22:51




 

Saifee Durbar l’homme d’affaires indo-pakistanais, ami et ancien conseiller spécial du président François Bozizé qui avait même fait de lui vice-ministre des Affaires étrangères et de la coopération de la République Centrafricaine accusé d’escroquerie et de montages financiers, qui était condamné par les tribunaux français et qui vivait à Londres, a finalement été extradé en France et écroué depuis mardi dernier à la prison de Fleury-Mérogis en région parisienne.

L’homme d’affaires a été reconnu coupable par la justice française d’avoir fait miroiter à des investisseurs des rendements mirifiques, puis d’avoir fait main basse sur ces fonds. Le dossier évoque notamment des sociétés fictives, des pierres précieuses et des banques à capitaux iraniens, pour plusieurs millions de dollars détournés.

Réclamé depuis longtemps avec insistance par le gouvernement français afin qu’il purge sa peine en France où il a été condamné en 2006 par le tribunal de grande instance de Paris à trois ans de prison ferme et 375 000 euros d’amende pour tentative d’escroquerie, il a vu cette condamnation confirmée en appel en 2007. Malgré cette condamnation, Saifee Durbar, a été nommé au gouvernement centrafricain avec résidence à Londres le 19 janvier dernier par le président Bozizé, poste qui lui a conféré l’immunité.

Le chef de l’Etat centrafricain est intervenu auprès des autorités françaises à plusieurs reprises pour obtenir l’annulation du mandat d’arrêt lancé contre Saifee Durbar qui s’était retiré à Bangui après le premier jugement, mais toutes les tentatives de Bozizé sont restées lettre morte.

Devant les énormes pressions françaises et des institutions de Bretton Woods et eu égard aux perspectives du gouvernement centrafricain d’être admis au club des pays ayant atteint le point d’achèvement à l’initiative PPTE, Bozizé a fini par revenir sur le décret de nomination de Durbar comme vice ministre des affaires étrangères pratiquement à la veille de l’examen du dossier centrafricain à Washington en juillet dernier.

A Bangui, le nom de Saifee Durbar revenait dans plusieurs affaires difficiles à cerner qui touchent au diamant, à l'or, au fer ou aux mines d'uranium de Bakouma. Durbar qui fut aussi conseiller de l’ancien président Patassé a également entravé les activités et les perspectives en RCA du groupe français Areva, obtenant même un permis d'exploration dans la même zone que la société française.

Maintenant qu’il dort en prison en France, Durbar n’a plus rien à perdre et va sans doute se mettre à table à propos de ses complices comme Sylvain Ndoutingai, Richard Ondoko et même François Bozizé quant à leurs activités mafieuses en tout genre. Cet homme exerçait sur Bozizé une espèce de fascination malsaine.  

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 22:49




 


(Courrier International 04/12/2009)


Dans ce second volet du bilan, c’est la Françafrique qui est à l’honneur. Nicolas Sarkozy avait promis une “rupture” avec certaines pratiques néocoloniales. Or, a vraiment rien changé entre Paris et ses anciennes colonies.

La scène se passait à Dakar, il y a peu, par une chaude soirée. Un serveur dont le client était assailli par les moustiques s’est exclamé : “Ce ne sont pas des moustiques, ce sont des Français !” Il ne fait pas bon être français en Afrique francophone par les temps qui courent. Alors que le combat pour la démocratie gagne, l’un après l’autre, les pays de la région, la France continue souvent de se ranger, discrètement, du côté des dictateurs présents et futurs. Nicolas Sarkozy avait promis, avant son arrivée à l’Elysée, une rupture dans les relations avec l’Afrique. Mais il apparaît que la France a repris sa vieille habitude de fermer les yeux sur les dirigeants peu fréquentables, afin de préserver ses intérêts sur place, que ce soit dans les mines d’uranium du Niger, dans les champs pétroliers du Gabon ou dans le port en eau profonde de Kribi, au Cameroun.

Dans la région, ce choix d’un camp – celui du pouvoir – par l’ancienne puissance coloniale a provoqué de violentes réactions antifrançaises (attaques contre des intérêts de la France, jets de pierre contre des ressortissants invités à rester chez eux ou à rentrer en France). Les manifestants antigouvernementaux accusent Paris de tirer les ficelles, et les Français ont beau nier, leurs actes confirment souvent ces accusations. Au Gabon, où l’élection d’Ali Bongo [le 30 août] a anéanti l’espoir de mettre fin à quarante années de règne de la famille Bongo, le secrétaire d’Etat à la Coopération Alain Joyandet a assisté aux pompeuses cérémonies d’investiture de Bongo fils, Ali, soutenant devant la presse qu’il fallait lui “donner du temps”. Si, en public, Paris a clamé sa complète neutralité dans les élections, en coulisses, Robert Bourgi, un avocat parisien qui a notoirement accès à l’entourage du président français, a ouvertement soutenu la candidature de son client Ali Bongo. En Afrique, “opposition au pouvoir implique aussi opposition à la France”, affirme Mamadou Diouf, directeur de l’Institut d’études africaines de l’université Columbia, à New York. “Nous nous trouvons en plein paradoxe : le pays champion des droits de l’homme pratique une politique absolument contraire à ses principes”, poursuit-il. Alain Joyandet conteste ce point. Il en veut pour preuve la Côte-d’Ivoire, où le gouvernement français incite à la tenue d’élections qui ont par trop tardé. “La France soutient des institutions et non des candidats”, martèle-t-il.

 Pour les dictateurs africains, c’est tapis rouge à l’Élysée

Lorsque, il y a trois ans, Sarkozy avait promis de “nouvelles relations” avec l’Afrique, il avait précisé qu’elles se feraient sur un pied d’égalité, débarrassées des cicatrices du passé. Son premier secrétaire d’Etat à la Coopération, Jean-Marie Bockel, était allé plus loin encore, souhaitant “signer la mise à mort” des anciennes relations franco-africaines, qualifiées d’“ambiguës” et de “complaisantes”. Mais il n’a pas tardé à perdre son portefeuille, pour avoir froissé le père d’Ali Bongo avec des déclarations contre la corruption. Son successeur, Alain Joyandet, a pris soin de baisser d’un ton. En octobre, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, auteur d’un putsch en Mauritanie et conforté dans les urnes le 18 juillet, a été chaleureusement reçu à Paris, où il s’est fait abondamment photographier aux côtés d’un Sarkozy tout sourire. Même les chefs de la junte militaire guinéenne, mis au ban de la communauté internationale depuis le massacre de civils le 28 septembre, avaient reçu un accueil cordial à Paris moins de deux semaines avant ces événements, alors que les Américains avaient déjà pris leurs distances.

 En juillet, Nicolas Sarkozy avait aussi déroulé le tapis rouge à Paul Biya, au pouvoir à Yaoundé depuis 1982. Le président français avait salué le Cameroun comme étant un “pôle de modération” dans la région. Paris veut éviter qu’on s’intéresse de trop près à la corruption des dirigeants africains, qui investissent en France une grande partie de leurs gains. L’ONG Transparency International, qui avait mené une campagne pour dénoncer et récupérer les “biens mal acquis” de trois dirigeants notoirement corrompus – feu Omar Bongo, du Gabon, Denis Sassou-Nguesso, de la république du Congo, et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, de Guinée-Equatoriale – a été déboutée par le procureur de la République française, au motif qu’elle n’était pas habilitée à déposer plainte et que les faits étaient “mal définis”. “Les Africains n’aiment pas la France parce que la France ne les aide pas à choisir librement leurs dirigeants”, explique Achille Mbembe, professeur de sciences politiques et d’histoire dans une université sud-africaine. “Or le processus démocratique est en panne, et ce pratiquement partout.”


Adam Nossiter | The New York Times 03.12.2009 |

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