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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 18:46




 

 

« Les grandes puissances et le pétrole africain. Etats-Unis – Chine : une compétition larvée pour l’hégémonie planétaire »

ISBN : 978-2-296-09930-2. Prix : 19 euros.

 

Mesdames, Messieurs,

Chères amies et Chers amis,

 

Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie de notre nouvelle publication depuis le 8 juillet : « Les grandes puissances et le pétrole africain. Etats-Unis – Chine : une compétition larvée pour l’hégémonie planétaire », Paris, éditions L’Harmattan, 2009, 199 pages.

 

Ce livre de Fweley Diangitukwa traite les principaux thèmes suivants :

·       L’importance des ressources naturelles dans l’histoire économique. Comment elles ont déterminé les grands conflits dans le passé.

·       La répartition des ressources naturelles dans le monde et le contrôle des voies d’acheminement. La mainmise étrangère sur le pétrole africain et sur sa gestion par les compagnies pétrolières transnationales. Les mécanismes de pillage des ressources des pays du tiers-monde qu’occultent les manuels et les médias officiels occidentaux, mais aussi la question du pétrole au Moyen-Orient, en Amérique latine et dans la politique internationale. Les différents chocs pétroliers. L’usage de la force pour se procurer du pétrole et les autres ressources naturelles.

·       Pourquoi le pétrole africain est devenu un enjeu géopolitique mondial. La stratégie des grandes puissances pour dominer l’Afrique, les relations Nord-Sud, Chine-Afrique, le rôle des médias, les mécanismes d’appauvrissement de l’Afrique, la déception des Africains et les moyens pour s’en sortir. La gestion du pétrole va déterminer les grands conflits des années à venir dans les pays du tiers-monde et particulièrement en Afrique.

·       La compétition entre les Etats-Unis et la Chine pour acquérir le pétrolier africain parce qu’il est d’excellente qualité du fait qu’il est léger, peu sulfureux, facile à raffiner et très bon marché. L’équipe du président Bush et la passion du pétrole. Les stratégies chinoises pour séduire les dirigeants africains. Les pays occidentaux critiquent sévèrement la politique chinoise mais n’améliorent pas la leur en Afrique.

·       L’épuisement du pétrole n’est pas une fiction mais bien une réalité à laquelle le monde fera face dans un proche avenir. La lente renaissance de la guerre froide.

·       Conclusion : comment les Africains vont-ils s’organiser pour devenir propriétaires de leur pétrole et de toutes les ressources naturelles afin d’amorcer le décollage économique de leur continent et de vaincre la pauvreté ?

 

Les associations et groupes qui souhaitent organiser un débat avec Fweley Diangitukwa sur les questions traités dans le livre peuvent contacter directement l’auteur. Une tournée de débats aura lieu en France, en Suisse, en Belgique et en Grande-Bretagne mais aussi dans d’autres pays sur invitation. Si votre association est intéressée, veuillez le signaler, dès que possible, à l’auteur en lui envoyant un e-mail : afriquenouvelle@bluewin.ch

Merci pour votre intérêt !

 

« Les grandes puissances et le pétrole africain » est un livre fondamental et passionnant dans lequel se trouvent des clés qui permettent de comprendre les difficultés que rencontre le continent africain dans son développement.

 

Pour se procurer le livre, veuillez contacter Mme Virginie ROBERT, éditions L’Harmattan, Tél. : 00 33 (0)1 40 46 79 23 ou vous adresser directement à l’auteur : afriquenouvelle@bluewin.ch ou aux éditions Afrique Nouvelle, case postale 112, 1806 Saint-Légier, Suisse ou encore adresser simplement et directement votre demande à une grande librairie de votre ville d’habitation en indiquant le numéro ISBN : 978-2-296-09930-2.

 

 

Les publications de l’auteur aux éditions L’Harmattan :

 

- Migrations internationales, co-développement et coopération décentralisée (essai), Paris, 2008, 290 pages. Préface de M. Mohamed Sahnoun, Ancien envoyé spécial du Secrétaire Général des Nations Unies dans la région des Grands Lacs.

- Les fraudes électorales. Comment on recolonise la RDC, Paris, 2007, 226 pages.

- Le règne du mensonge politique en RD Congo. Qui a tué L.-D. Kabila ?, Paris, 2006, 135 pages.

- Géopolitique, intégration régionale et mondialisation (essai), Paris, 2006, 319 pages.

- Qu’est-ce que le pouvoir ? (essai), Paris, 2004, 276 pages

- Pouvoir et clientélisme au Congo-Zaïre-RDC (essai), Paris, 2001, 308 pages.

- Qui gouverne le Zaïre ? La République des copains (essai), Paris, 1997, 337 pages. Préface de Jean-Claude Willame, ancien professeur à l’Université catholique de Louvain, Belgique.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 18:35




Officiellement investi le 19 juillet dernier par le Parti démocratique gabonais (PDG) comme candidat à la présidentielle du 30 août prochain, Ali Bongo Ondimba se retrouve aujourd'hui en lice avec des barons du parti qui ont claqué la porte du parti en dénonçant la procédure de désignation du candidat. Dans une interview accordée à RFI dont nous publions des morceaux choisis, le candidat du PDG se prête aux questions sans ambages des journalistes africains sur son investiture, la solidité du parti, ses origines, la corruption ou encore l'alternance politique.

Les observateurs du monde entier de la scène politique gabonaise prédisaient à demi mots un coup d'Etat orchestré par vous au lendemain du décès de votre père Omar Bongo Ondimba. Il n'en est rien finalement, du moins dans sa conception classique, comme il nous a été donné d'assister au Togo ou en RDC, il semblerait que vous ayez été plus subtil dans l'approche, puisque le coup de force s'est opéré au sein même du parti de votre père, le PDG. Qu'est-ce que vous répondez à cette observation ?

 «Je pense tout simplement ceux qui me connaissent vraiment n'avaient aucun doute et aucune inquiétude sur la manière dont les choses allaient se passer ici au Gabon. Je suis profondément légaliste et pour moi il n'a jamais été question de faire, comme vous l'avez suggéré, ce que l'on appelle vulgairement un coup d'Etat.

 Cela ne vous a jamais tenté ? Vous ne vous êtes jamais dit que vous vous trouviez en position de force avec l'armée et que vous pouviez le faire sans attendre ?

 On l'a vu ailleurs et nous estimons que cela n'a jamais été la bonne méthode. Le président Bongo nous a légué des institutions fortes, donc il n'était nullement question pour nous de pouvoir même envisager cette solution là. De plus, je tiens à faire remarquer que mes états de service plaident pour moi. Cela fait pas mal d'années que j'ai été associé au processus de démocratisation du pays et je ne vois pas pourquoi, après avoir lutté en tant que compatriote pour que nous puissions avoir une plus grande démocratie, que je sois, moi, le premier à venir lui porter un coup fatal.

Par rapport au «passage au forceps» au sein du PDG, votre parti dans lequel vous êtes vice-président. Est-ce un «passage au forceps» ? Est-ce que les règles démocratiques ont été respectées ?

Comment peut-on parler de forceps alors que nous avons enregistré 10 candidatures et que nous avons suivi un processus de sélection qui était une première dans notre pays. Je peux dire que les choses se sont passées le plus démocratiquement possible. Nous avons tous été auditionnés et c'est à la suite de nos auditions que les dirigeants du parti, notamment le comité de concertation et le comité permanent du bureau politique, ont pris la décision qui est la leur.

Et comment expliquer que des membres influents du parti, qui ont souvent fait route avec vous, puisque vous étiez avec un des nouveaux candidats dans le courant des Rénovateurs, contestent aujourd'hui ce système, se mettent en marge et soient candidats à leur tour ?

 C'est très difficile pour moi de répondre à cette question. La seule question qu'on pourrait se poser est de savoir quelle aurait été leur réaction si c'est eux qui avaient été sélectionnés ? Je crois que lorsqu'on s'engage à jouer une partie de football, on ne s'engage pas à jouer au rugby. On connaît les règles avant, donc on n'attend pas la fin du match, le coup de sifflet final, pour dire que, finalement, on n'était pas d'accord avec les règles du football et puis qu'on aurait préféré jouer au rugby ou au handball. Je crois qu'au départ tout le monde connaissait les règles, tout le monde savait comment cela allait se passer.

Toutes les règles ont été respectées jusqu'au bout ? Il n'y a pas eu d'arrangements souterrains qui feraient que ce soit vous qui bénéficiez des amitiés de votre papa ?

Je pense que c'est faire injure aux dirigeants du parti qui sont des gens sérieux et qui ont tout simplement appliqué les statuts de notre parti, statuts qui ont été acceptés par tous lors du Congrès de septembre 2008. A partir de ce moment là tout le monde connaissait la règle du jeu. Je pense que tout ceci s'est passé normalement. Le processus a été même plus long dans la mesure où la concertation nous demandait que des contacts soient pris, que les membres du comité permanent du bureau politique prennent leur temps ; ce qu'ils ont fait. Encore une fois les choses se sont bien passées et je pense que le parti en est sorti renforcé et encore plus fort.

Le PDG ne vit-il pas le début de sa fin ?

 C'est une question qui nous fait un peu sourire. On a tellement prophétisé la fin du PDG. Je peux vous dire que le congrès que nous avons tenu hier a été une bonne réponse à tous ceux qui étaient dans le doute.

 Mais cela n'a empêché qu'il y en ait d'autres qui présentent des candidatures indépendantes alors qu'ils étaient membres du PDG.

C'est plutôt un signe de vitalité au niveau du discours, du débat. Et tous les observateurs auraient été plus sceptiques s'il n'y avait eu qu'un seul candidat.

 Il se trame des rumeurs sur vos origines. Est-ce un handicap ou craignez-vous un spectre à l'ivoirienne ?

 (Rires) Ceux qui affirment cela sont des très mauvais connaisseurs de l'histoire.
Mais d'où vient la rumeur ?

Certainement parce qu'à l'époque de la guerre du Biafra, un certain nombre d'enfants du Biafra se sont réfugiés au Gabon, certains sont restés, certains sont partis.

 Mais pourquoi cela tombe sur vous ?

 Allez le demandez à ceux qui affirment ce genre de rumeurs. (…) Ceux qui font cela ne me font pas injure à moi, ils font injure à mes parents. Je crois que les mêmes gens qui ont fait confiance à Omar Bongo pendant 40 ans, pensent qu'il allait leur mentir sur un sujet comme celui là. C'est ridicule. (…) Je suis un des rares Gabonais qui ont grandi devant les yeux de la Nation.

N'avez-vous pas peur que les affaires familiales se retournent contre vous ? On a cité votre nom dans l'affaire des biens mal acquis...

Ceux qui ont cité mon nom sont très mal informés.

 Vous voulez dire que vous ne possédez rien à Paris de ces appartements ou ces véhicules de luxe dont on parle souvent ?

 Ne soyez pas ridicule. Je dis encore une fois que ceux qui prétendent connaître un certain nombre de choses sur moi ne savent rien. Je ne redoute rien et je ne crains rien.

Le jour du décès du président Bongo Ondimba, il y a eu fermeture des frontières et déploiement d'auto-mitrailleuses devant le siège de l'UPG, le principal parti de l'opposition. Est-ce que vous n'utilisez pas vos fonctions et vos positions pour maintenir la pression et faire peur à vos adversaires ?

Je crois simplement que vous avez été très mal informés. Certes les frontières ont été fermées 24 heures. Simple mesure conservatoire. A ce moment là le chef de l'Etat vient de décéder, le vice-président, le Premier ministre et le président de l'Assemblée nationale étaient hors du territoire national et donc les frontières ont été fermées 24 heures en attendant le retour de ces personnalités là, c'est tout. Ensuite, concernant le déploiement de chars devant le siège de l'UPG, cela ne s'est pas du tout passé comme ça et nous n'avons jamais déployé de chars devant la demeure de celui-ci.

 (…) Ce qui est clair c'est qu'un officier général est allé rencontrer le président de l'UPG pour lui signaler que l'armée était prête à assurer sa sécurité si tel était son désir. Si cela avait été son désir, la chose aurait été faite. Mais il ne l'a pas souhaité et le général est rentré chez lui. Il n'y a jamais eu de char garé devant chez lui.

 «Chaque vache lèche son veau» dit un proverbe africain et on sait qu'au Gabon on ne gouverne qu'avec la France. Alors, monsieur Ali Bongo, quel rapports avez vous avec Paris ? Avez-vous été bien introduit ?

 Personnellement j'ai de bons rapports avec les autorités françaises, ne serait-ce que dans les fonctions qui sont les miennes. J'ai connu plusieurs ministres de la Défense. La France est notre premier partenaire en matière de coopération militaire et pour l'instant cela se passe très bien.

Vous avez récemment rencontré le président Sarkozy.

Oui quand il est venu à Libreville.

Pas avant ?

Je l'avais rencontré il y a déjà plus d'un an à Paris, oui.

Donc vous étiez déjà en préparation.

Je l'ai rencontré dans le cadre de mes fonctions puisqu'il s'agissait aussi de parler avec lui de coopération militaire entre le Gabon et la France et de la révision des accords de défense.

Le corbeau ne comprend rien du langage du rossignol. Monsieur Ali Bongo, la mauvaise maîtrise des langues locales gabonaises n'est-elle pas un réel handicap pour votre campagne ?

 Qui est le corbeau et qui est le rossignol ? C'est un mauvais procès d'intentions que l'on me fait. Nous avons une cinquantaine de dialectes au Gabon. A supposer que j'en parle un, il y en aurait 49 que je ne parle pas. Alors quelqu'un peut il être élu simplement parce qu'il parle un dialecte alors qu'il ne va pas parler les 49 autres ?

Peut-t-on faire une campagne dans l'arrière pays sans parler les dialectes lorsque l'on rencontre les électeurs ?

 Ceux qui avancent certaines choses sont très mal renseignés. Je comprends mon dialecte et le parle peu, tout simplement par coquetterie parce que je n'ai pas un bon accent et pour éviter de déclencher l'hilarité je m'abstiens de le parler alors que je le comprends bien.

 On a beaucoup parlé des rivalités de famille avec votre soeur Pascaline. Les choses se sont elles arrangées en famille et le beau-frère Toungui a-t-il renoncé à ses ambitions à votre profit ?

Là encore je dirais qu'il ne s'agissait que de fantasmes de certaines plumes. Curieusement c'est toujours à l'extérieur de votre famille que les gens pensent mieux vous connaître. Apparemment il y a des spécialistes de Pascaline, d'Ali Bongo et autres, et qui connaissent mieux que nous-mêmes ce qui se passe dans notre propre famille. Les choses sont très simples. Pascaline c'est ma soeur et je pense un peu mieux la connaître que d'autres. Il n'a jamais été question que nous puissions être divisés.

Même si son mari avait eu des ambitions d'occuper le fauteuil que vous voulez occuper aujourd'hui ?

 Au Gabon, chaque citoyen est libre.

 Vous voulez dire que votre beau-frère n'a jamais essayé d'être candidat à la présidentielle et que cela aurait pu apporter des dissensions dans la famille ?

 Est-ce qu'il vous l'a dit ? Je voudrais savoir à qui l'a-t-il dit ? Apparemment nous avons des spécialistes qui savent lire et décoder les affaires familiales. Et apparemment ils ont une meilleure méthode de lecture que moi, alors j'aimerais bien qu'ils puissent m'en faire profiter de temps en temps.

 Monsieur le ministre, dans votre discours de dimanche, vous avez lancé un appel sous forme de promesses pour une meilleure répartition des richesses nationales et surtout pour une lutte acharnée contre la corruption. Pourquoi faudrait-t-il vous croire quand on sait que vous êtes un pur produit de cette corruption au Gabon ? Avez vous conscience du fait que lutter contre la corruption reviendrait à vous attaquer inévitablement à des dignitaires du système Bongo, des dignitaires qui vous ont certainement aidé ?

 Je vous remercie pour cette question, encore que je ne sais pas d'où sort cette affirmation de dire que je suis un pur produit de la corruption. Au Gabon, nous connaissons notre pays, nous connaissons ce qui va bien, nous connaissons ce qui ne va pas bien. Sur cette question du partage, c'est une question essentielle. Cette notion de partage va devenir pour nous une vraie religion. Si je suis cette affirmation qui a été faite que je suis un pur produit de la corruption, pourquoi diable me mettrais-je dans les difficultés en venant parler de quelque chose comme cela. Je continuerais à profiter du système, pourquoi viendrais-je dire moi qu'il faut arrêter cela.

Cela peut-être une promesse électorale ?

C'est très dangereux de venir faire des promesses électorales de ce genre. Je ne suis pas quelqu'un qui avance des choses simplement comme cela. Ceux qui me connaissent savent très bien que je dis ce que je fais et je ferais ce que j'ai dis. J'ai un bilan dans le ministère qui est le mien, où il y a le plus de sanctions. Un, nous allons veiller à une meilleure répartition des fruits de la croissance ; deux, que nous récompenserons l'effort et le travail bien fait ; trois, que nous sanctionnerons là où il faudra sanctionner, sans exagération mais sans faiblesses non plus. (…)

Est ce un avantage ou un handicap de s'appeler Bongo ?

 Tout le monde semble dire que c'est un handicap. Du point de vue marketing c'est déjà un avantage parce que mon nom est connu. La question est toujours la même lorsqu'on a un nom connu, c'est de se faire un prénom. Je me suis fait un prénom au Gabon, de là ne vient pas le problème. Mon problème vient du fait que les gabonais m'ont vu grandir, ma silhouette est connue, mais ils ne me connaissent pas.

 Pourquoi ?

 Pour une raison très simple. Dans nos traditions, le père est devant, l'enfant est derrière. Il est quand même difficile que de penser que j'aurais pu venir me hisser à son niveau et me mettre devant. Les mêmes qui me disent qu'ils ne me connaissent pas auraient été les premiers à me pourfendre.

 Le reproche qui a été fait à votre père c'est la longévité au pouvoir, d'avoir fait 41 ans. Aujourd'hui vous aspirez à occuper le même fauteuil, peut on avoir la certitude que vous n'allez pas rester aussi 41 ans aux affaires ? Est ce qu'il peut y avoir une chance d'alternance au pouvoir ? Est ce que vous y pensez, à vous éterniser vous aussi au pouvoir pour faire 2 générations de Bongo à la tête du Gabon ?

 Etant donné que j'en ai déjà 50 ans, plus 40 ce sera difficile. Ce n'est pas du tout l'objectif qui est le mien. Je suis pour l'alternance, mais cette alternance, c'est le peuple qui en décide.

Est ce que vous vous êtes pour un nombre limité de mandats ?

Je crois que c'est une question qu'il faut regarder calmement et sereinement, plutôt que de vous répondre tout de suite ce que les gens veulent entendre. Je ne veux pas être comme ces gens qui se précipitent à répondre parce que c'est dans l'ère du temps d'être pour les limitations de mandats et puis demain ils vont commencer à se gratter la tête pour savoir comment tripatouiller la Constitution pour changer cela. Je crois que c'est un problème très sérieux et qui doit être regardé en profondeur pour voir quels sont les axes de réflexion. Si on parle de limiter les mandats, c'est peut être tous les mandats qu'il faut limiter, pourquoi seulement certains et pas d'autres.

 Mais vous personnellement, vous aspirez à rester aux affaires combien de temps si vous y arrivez ?

Dieu seul sait. Mais encore une fois je peux vous dire que je ne vais pas m'éterniser au pouvoir pour la plaisir de m'éterniser au pouvoir».

Source : RFI 24-07-2009   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 17:43




 

 (Syfia 24-07-2009 Centrafrique) En Centrafrique, la mise en place d'un guichet unique regroupant tous les services officiels compétents pour la création d'entreprises a réduit de façon spectaculaire les démarches. En quelques mois, des centaines de sociétés, pour la plupart venant de l'informel, ont ouvert leurs portes, créé des emplois et fourni de nouvelles recettes à l’Etat.

Petite révolution dans le monde des affaires centrafricain : le temps nécessaire pour accomplir toutes les formalités administratives exigées pour créer une entreprise est passé cette année à sept jours. Une semaine, comme en France ! Une performance, car il fallait entre trois mois et un an par le passé, selon les opérateurs économiques de ce pays. D'après Doing Business 2009, le rapport de la Banque mondiale qui analyse l'environnement des affaires dans 181 pays du monde, ce délai est de plus de 47 jours en moyenne en Afrique subsaharienne.

En Centrafrique, ce bon résultat est dû au fonctionnement, depuis août 2008, du Guichet unique de formalités des entreprises (Gufe), une salle où sont dorénavant regroupés tous les services impliqués dans les procédures de reconnaissance officielle des entreprises. Le traitement des dossiers se fait à présent à la chaîne : le promoteur fait enregistrer son dossier au secrétariat du Gufe, puis paye les frais officiels. Au bout de sept jours, l'autorisation lui est délivrée. "Cette méthode a mis fin aux lenteurs administratives", se réjouit François Sabégala, coordonnateur du Gufe.

Elle a aussi mis fin à la corruption, estime Gabriel Ebelinga, directeur des études et de l’information économique à la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima). Car, poursuit-il, "travaillant dans une même salle, les cadres délocalisés se contrôlent". Avant, un opérateur économique pouvait attendre trois mois voire un an avant que son dossier ne quitte un service pour un autre. Pire, en plus de 100 000 Fcfa (152 €) de frais officiels, "il fallait environ 30 000 Fcfa (46 €) de bakchich pour créer une Pme". Conséquence, constate M. Ebelinga, "découragés, certains opérateurs abandonnaient ces difficiles formalités pour rester dans l’informel".

Les avantages de sortir de l’informel

En 2007, Denise Danga n'avait ainsi pas réussi à réunir les papiers nécessaires pour créer son entreprise. Elle s'était donc installée dans l'informel dans une rue peu fréquentée de Bangui. Depuis, la donne a changé. Elle est revenue sur son projet et, en quelques jours, tous les papiers ont été signés. Elle vient d'ouvrir un magasin de vente des boissons dans une banlieue de la capitale. Comme Denise, de nombreux Centrafricains sortent de l'informel. En moins d'un an, 800 nouvelles Pme, tous secteurs économiques confondus, ont officiellement ouvert leurs portes créant environ 2 000 emplois. Parmi ces nouvelles sociétés, 72 % viennent de l'informel, d'après la Ccima.

Grâce à cette reconnaissance officielle, elles peuvent ouvrir leurs bureaux ou magasins dans des endroits très fréquentés et répondre à des appels d'offres. Plus prospères, elles recrutent plus de personnel. Pour l'économiste centrafricain Jean Kossinga, le guichet unique a d’ores et déjà permis d'attirer des investissements et de favoriser l'implantation de nouvelles sociétés. L’État est également gagnant, puisque ces entreprises, qui ont désormais pignon sur rue, n'échappent plus au fisc, ce qui augmente ses recettes. Les nouvelles sociétés doivent également payer la sécurité sociale pour leurs employés et peuvent être poursuivies par ces derniers si elles ne respectent pas les conditions légales de travail.

Un assainissement progressif

Créé par décret gouvernemental pour "assainir le climat des affaires", le Gufe s'est inspiré de l'exemple du Sénégal, où le guichet unique, instauré en mai 2008, a réduit rapidement les délais de création d'entreprise de 58 à 8 jours. Cette structure a facilité les affaires partout où elle a été créée : Burkina Faso, Maroc, Lesotho, etc. Au cours des cinq dernières années, 39 pays l'ont instituée, dont au moins cinq fonctionnent efficacement en Afrique. Selon Moïse Kotayé, ministre centrafricain chargé notamment des Pme, le Guichet unique a aussi pour mission de promouvoir "les petites et moyennes entreprises pour qu'elles deviennent des petites industries, et les petites et moyennes industries pour qu'elles se transforment en industries". Il y a un an, le pays comptait à peine plus de 2 000 entreprises toutes tailles confondues, contre plus de 2 800 aujourd'hui, selon la Ccima.

Beaucoup reste cependant à faire. En 2008 et 2009, Doing Business a ainsi classé la Centrafrique avant-dernière au niveau mondial. Les plus mauvaises notes portaient sur les conditions de fermeture de l'entreprise, où le pays arrivait dernier. Mauvaises notes également sur "les paiements des impôts" et "le commerce transfrontalier". De nombreux facteurs découragent encore les investisseurs : procédures d'importation et d'exportation lentes (57 à 66 jours par transaction) et coûteuses, impôts élevés, nombreux et difficiles à payer, justice peu performante, etc.

Malgré les récentes avancées, le chemin qui mène vers un climat des affaires totalement assaini sera encore long.

Jules Yanganda

 

NDLR : Le vrai problème que pose ce problème de guichet unique est la question de savoir s’il fallait un département ministériel pour cela ? Faut-il ériger tout un ministère pour les attributions d’une bonne chambre de commerce ? On avait crée un ministère de toute pièce pour caser un certain Aurélien Simplice Zingas et après le DPI, on a également casé un certain Kotayé. C’est tout. Tout le reste que brassage d’air et médiocrité.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 17:40




 LE CAP (AFP) - vendredi 24 juillet 2009 - 12h11 - Un vaccin préventif contre le sida, le premier conçu sur le continent africain, le plus touché par cette maladie, est actuellement testé sur l'homme en Afrique du Sud, alors que les scientifiques cherchent de nouvelles approches pour combattre ce virus.

Plusieurs volontaires ont déjà reçu une injection de ce vaccin. Au total, 48 patients participeront aux tests effectués dans le township de Soweto (nord), au Cap (sud) et à Boston aux Etats-Unis, a indiqué une des chercheuses sud-africaine impliquées dans le programme, Linda-Gail Bekker.

Pendant la première phase des essais, les chercheurs vont déterminer si le vaccin, développé à l'Université du Cap et fabriqué avec l'aide des Instituts nationaux américains de la santé, est adéquat pour la santé humaine.

C'est le premier vaccin testé depuis 2007 en Afrique du Sud, pays le plus infecté par le virus du sida avec près de six millions de malades. Un vaccin contre cette épidémie, même s'il est très loin d'être découvert, soulagerait le système de santé sud-africain, menacé d'implosion notamment à cause du sida.

"Si on ne trouve pas une stratégie pour prévenir la maladie en Afrique du Sud, on se retrouvera dans une situation vraiment complexe. Un traitement médical n'est pas la solution", estime Mme Bekker.

"Peut-on se permettre de fournir des médicaments" pendant des années à tous ces malades ?, se demande-t-elle. "Il n'y a aucun doute qu'un vaccin serait la meilleure solution" contre cette maladie, ajoute-t-elle en marge de la conférence de la société internationale du sida, organisée cette semaine au Cap.

Cependant, la bataille est loin d'être gagnée. En 2007, le test d'un vaccin élaboré par le géant pharmaceutique américain Merck avait été interrompu car des études avaient démontré que le vaccin augmentait le risque d'infection du sida.

A la suite de cette énorme déception, des voix se sont élevées pour dépenser plus d'argent dans la prévention, notamment en incitant à la circoncision. L'organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé d'inclure cette pratique parmi les stratégies de prévention, afin de limiter la transmission du VIH par une femme à un homme.

Selon un rapport publié lors de la conférence de la société internationale du sida, les fonds consacrés à la recherche d'un vaccin sur la maladie ont d'ailleurs diminué en 2008 pour la première fois en dix ans: ils ont chuté de 10% par rapport à 2007.

Si un vaccin préventif est considéré comme la panacée, un vaccin thérapeutique pourrait aussi soulager des millions de personnes qui doivent prendre au quotidien des anti-rétro-viraux et des patients qui ont développé des résistances aux médicaments.

"Il y a un besoin urgent pour un vaccin thérapeutique pour soigner les patients qui ont déjà le VIH", estime David Sheon, porte-parole du groupe pharmaceutique norvégien Bionor Immuno qui teste actuellement un vaccin du genre.

"Il y a l'espoir qu'un vaccin thérapeutique puisse ralentir ou stopper la transmission du sida", explique-t-il.

Une trentaine d'autres vaccins sont actuellement à l'essai dans le monde, notamment celui testé depuis 2003 en Thaïlande sur un total de 15.000 personnes. Des résultats devraient être communiqués cette année. Si ce test s'avère concluant, ce serait de bonne augure pour le vaccin sud-africain qui utilise une formule médicale similaire.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 17:38




APA-Yaoundé 2009-07-24 14:50:12 (Cameroun) Le Cameroun a signé quatre conventions de recherche (offshore et on shore) et de partage de production pétrolière avec des firmes internationales depuis début avril 2009, a appris APA auprès de la Société nationale des hydrocarbures (SHN).

Ceux-ci portent à quinze le nombre total de contrats de ce type conclus par le pays en dix ans.

La politique gouvernementale consiste à financer les projets d’exploration à hauteur de 25 pour cent, mais aucune information n’est donnée quant à la répartition des revenus au nom de la «clause de confidentialité», précise une source à la SNH.

La production de l’or noir, en déclin au Cameroun, était en recul de l’ordre de 13 pour cent par rapport à 2008 par rapport à une année avant.

L’an dernier, ladite production était de 13 millions de barils pour des revenus de l’ordre 152 milliards FCFA.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 17:32




APA Libreville 2009-07-24 14:50:12 (Gabon) 23 candidats sont en lice pour l’élection présidentielle anticipée prévue au Gabon le 30 août prochain, suite au décès à mi-mandat, le 8 juin dernier à Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne, du président Omar Bongo Ondimba, réélu en décembre 2005 pour un nouveau bail de sept ans à la tête d’un pays qu’il dirigeait sans partage depuis 42 sans.

La Commission électorale nationale et permanente (CENAP), qui a rendu publique jeudi soir à Libreville, la liste des candidats retenus pour se présenter au scrutin, a rejeté cinq dossiers incomplets.

Tous les dossiers rejetés ne contenaient pas la quittance du trésor public attestant du versement de la caution de cinq millions de FCFA réclamés à tout candidat à une élection présidentielle au Gabon.


Avec 23 candidats en course, dont trois femmes, une première dans l’histoire du Gabon indépendant, la «bataille» pour la succession du président Omar Bongo Ondimba s’annonce épique.

«Une vingtaine de candidats, ça fait beaucoup, ça fait même disproportionné. Mais c’est ça l’inconvénient de la démocratie», a déclaré M. Jean Eyéghé Ndong, qui a démissionné, vendredi dernier, de ses fonctions de Premier ministre, chef du gouvernement, pour se présenter à l’élection présidentielle en tant que candidat indépendant.


La présidentielle s’annonce d’autant plus serrée que le scrutin doit se dérouler en un seul tour, «la mort subite», une option choisie par le défunt président et cadrant avec sa philosophie de partage du pouvoir.


Après une bataille électorale âprement disputée, la classe politique doit conclure une «paix des braves», ni vainqueur ni vaincus. Aucun candidat, même vainqueur, ne disposant de la légitimité nécessaire pour pouvoir gouverner seul sans les autres.


Mais les observateurs à Libreville estiment que le président Bongo Ondimba, candidat «naturel» du Parti démocratique gabonais (PDG au pouvoir) à chaque élection présidentielle, a fait consigner le scrutin à un tour dans la constitution pour éviter d’affronter une opposition regroupée au second tour de scrutin, après être partie en rangs dispersés au premier tour.

Il s’était ainsi donné le moyen de conserver le pouvoir, contre vents et marées. D’où ses victoires aux trois scrutins pluralistes qui se sont déroulés au Gabon depuis l’avènement du multipartisme intégral, en 1990.


Pour le scrutin du 30 août prochain, les alliances ne vont pas manquer de se tisser à mi-chemin de la campagne électorale qui s’ouvre le samedi 15 août à minuit pour s’achever le 29 août 2009 à 24 heures, selon le calendrier, publié le 15 juillet par la CENAP et adopté par le gouvernement.

«Ce serait un peu maladroit de la part d’un responsable de dire sur la place publique les stratégies qu’il peut concocter et qu’il ne peut dévoiler que lorsque tout est fin prêt. Et que les adversaires ne peuvent plus rien faire», a laissé entendre M. Eyéghé Ndong, concernant les alliances éventuelles qu’il pourrait être amené à conclure.


Selon les observateurs, il existerait également des candidatures suscitées par certains camps pour rogner ou éparpiller les voix d’un certain électorat considéré comme acquis à quelque adversaire. Surtout que pour cette présidentielle 2009, un «repli identitaire», le vote ethnique, sera une donne qu’il faudra intégrer.


Tous les ingrédients sont d’ailleurs réunis pour accréditer le vote ethnique. La plupart des partis politiques voire leurs candidats étant l’émanation de groupes socioethniques bien déterminés. Et les alliances déjà concluent par certaines formations politiques en sont également le reflet.


Même le parti au pouvoir qui, jusqu’à présent, s’enorgueillissait d’être le «creuset de l’unité nationale», n’a pas été épargné par la «fièvre» du repli identitaire. La procédure adoptée par le parti pour désigner Ali Bongo Ondimba, actuel ministre de la défense et fils du président défunt, pour être son candidat à l’élection présidentielle, a été largement dénoncée au sein du parti et en dehors.


Trois membres de cette formation politique, et non des moindres, ont claqué la porte du parti pour se présenter comme candidats indépendants à l’élection présidentielle, dont le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, premier vice-président du parti, qui a démissionné vendredi dernier, de ses fonctions de chef du gouvernement.


Casimir Oyé Mba, le ministre du pétrole et membre du bureau politique, et André Mba Obame, ministre de la coordination et du suivi de l’action gouvernementale, également membre du bureau politique du PDG, ont également signé leur rupture avec le parti en se portant candidats.

 
Ils ne figurent pas dans le nouveau gouvernement formé par le nouveau Premier ministre Paul Biyoghe Mba et dont la composition a été rendue publique mercredi soir à Libreville.

La multiplicité des candidatures pour la succession du président Omar Bongo Ondimba trouve sa justification dans la volonté de changement qui habite désormais les Gabonais, déterminés à rompre avec 42 ans d’un système qui a accentué les inégalités sociales, a estimé un politologue.


Cette volonté de changement s’est également exprimée avec force au cours de la période de révision des listes électorales. Prévue du 11 au 20 juillet, l’opération a été prolongée de 24 heures.

L’engouement extraordinaire des électeurs à s’inscrire sur les listes électorales trouvait sa justification dans l’espoir du changement par les urnes, un rêve impossible sous le président Bongo Ondimba. D’où la forte abstention enregistrée à tous les scrutins.


Jamais une telle affluence n’avait été observée, sinon aux premières années de l’instauration de la démocratie multipartite, en 1990.


L’opposition a bien plaidé pour une prolongation des délais mais en vain. «En tout cas, ceux qui s’inscrivent, c’est pas pour voter le PDG et les hommes au pouvoir le savent», a lancé un opposant.

 

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 17:26




 BRUXELLES (AFP) - vendredi 24 juillet 2009 - 14h56 - Torture systématique, opposition muselée, justice malade : la fédération internationale des droits de l'Homme a dénoncé vendredi la "dérive autoritaire" du régime de Joseph Kabila en République démocratique du Congo, qui rappelle les heures sombres du "mobutisme".

"La politique menée par le pouvoir en place depuis quelques mois est dénuée d'ambiguïté", explique la FIDH dans ce rapport sur la RDC intitulé "la dérive autoritaire du régime".

"Il s'agit -en violation de toutes les libertés fondamentales garanties par la Constitution et les instruments internationaux ratifiés par la RDC- de mettre au pas tous les contre-pouvoirs et plus généralement ceux qui osent encore dénoncer et/ou s'opposer aux dérives du régime, qu'ils soient parlementaires, magistrats, militants politiques, défenseurs des droits de l'Homme, journalistes, étudiants ou simple citoyen", estime-t-elle.

"Les nombreuses comparaisons faites par les interlocuteurs de la FIDH entre les méthodes utilisées par le pouvoir en place pour faire taire les voix dissidentes et celles utilisées au temps du maréchal Mobutu font froid dans le dos", ajoute le rapport.

"Nous arrivons à une société muselée (...) un parfum de mobutisme commence à refleurir à Kinshasa et nous en sommes très inquiets", a commenté lors d'une conférence de presse Benoît Van der Meershen, auteur du rapport et président de la fédération belge francophone des droits de l'Homme.

"On a l'impression d'être dans une société de barbouzes, pas dans un véritable Etat de droit", a-t-il ajouté.

Le rapport montre du doigt la "répression systématique" de la société civile et de la presse et dénonce en la matière une "police politique dotée des pleins pouvoirs".

Selon la FIDH, qui se base notamment sur les témoignages de victimes, "la torture et autres peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants (...) continuent à être pratiqués à large échelle par les forces de sécurité".

"Au vu des conditions de détention en RDC, le simple fait d'être détenu constitue un traitement inhumain et dégradant", ajoute le document.

Quant à la justice, où la corruption est très répandue, "elle est malade et maltraitée" par un pouvoir exécutif "de plus en plus fort", a ajouté M. Van der Meershen.

 

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 01:16




 

Selon des informations crédibles d’une source désirant garder l’anonymat, il y a environ une quinzaine de jours, une cargaison de 587.000 T-shirts à l’effigie de François Bozizé Yangouvonda provenant d’un fournisseur chinois, a été acheminée à Bangui via Paris. Ces T-shirts sont évidemment destinés à la campagne électorale du candidat de KNK. Toujours selon nos sources, plusieurs gadgets électoraux ont été commandés par l’état major de Bozizé en République populaire de Chine. La livraison des T-shirts est la première d’une série de grosse commande de matériel électoral que Bozizé a passée en Chine.

Une autre commande de 25.000 T-shirts a été déjà passée il y a longtemps à un fournisseur camerounais qui les a stockés dans ses entrepôts au quartier Km 5 à Bangui. Comme on le voit, Bozizé ménage progressivement sa monture et attend le retour de son Hercules C 130 actuellement en réparation à Lisbonne au Portugal, pour commencer sa campagne en sillonnant l’arrière pays centrafricain. Il se confirme qu’il se rendra bien dans la ville martyre de Paoua pour les festivités nationales du 13 août prochain, date anniversaire de la proclamation de l’indépendance de la République centrafricaine.

A cet effet, le gouvernement a commencé à dépêcher des missions de sensibilisation des populations du coin qui s’étaient réfugiées en brousse et dans les camps du HCR au Sud du Tchad et au Cameroun, fuyant le tristement célèbre assassin le capitaine Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua », pour regagner leur bercail.

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 01:10




                Cyriaque Gonda

Il a directement tiré un bénéfice politique non négligeable qui lui a permis de se hisser à un échelon supérieur dans l’entourage de Bozizé au point qu’au sortir du DPI, certaines rumeurs circulaient naguère à Bangui faisant même état de ses prétentions à devenir premier ministre. Mais à sa grande déception, Bozizé qui en réalité ne lui fait pas totalement confiance, s’est contenté de le nommer ministre d’Etat.
 

C’est sur le plan financier que Cyriaque Gonda ne doit pas être mécontent bien au contraire. Il a eu à gérer beaucoup d’argent au travers du comité d’organisation du DPI. Plusieurs centaines de millions de F CFA avaient en effet, été alloués par l’ex doyen des chefs d’Etat feu Omar Bongo Ondimba, le président camerounais et le colonel Khadafi, qui ont transité entre les mains du président du comité d’organisation qui a pu jongler avec l’attribution de divers et juteux marchés de prestations de service, de fourniture et location de véhicules et autres, avec tout que cela suppose commissions et rétro-commissions à son profit.


Bozizé

Il n’y a pas qu’avec Bozizé que Gonda a quelques problèmes. On lui prête aussi d’exécrables relations avec Dieudonné Stanislas Mbangot, le conseiller de Bozizé chargé des contacts avec les rébellions et autres mouvements armés. Ce dernier reproche en particulier à Gonda de se contenter souvent de récupérer le fruit de son travail  politique et de ses actions sur le terrain en direction des mouvements politico-militaires. Pour des raisons sans doute tribalistes, Gonda s’est imposé à tous les échelons des préparatifs du Dialogue Politique Inclusif, étant lui même le ministre en charge du dialogue et le président du comité préparatoire et d’organisation tout en écartant purement et simplement le pauvre conseiller Mbangot qui n’hésite même plus à confier dans son entourage que si les élections de 2010 étaient transparentes, Bozizé n’arriverait même pas au second tour. Faut-t-il en rire ?


Alléché par l’expérience du comité d’organisation du DPI, Cyriaque Gonda s’est encore imposé dans le comité de pilotage du programme DDR dont le financement est aussi colossal au point que le premier versement d’un montant de cinq (5) milliards de F CFA, représentant les contributions des pays membres de la CEMAC sauf du Tchad, a déjà été totalement dilapidé par Bozizé et Ndoutingai sans que le comité de pilotage du DDR n’en ait vu la couleur.


Avant de verser à son tour le milliard de F CFA de contribution pour le DDR centrafricain, le Tchad exige que les cinq (5) premiers milliards de F CFA en question soient versés au fonds fiduciaire du BINUCA qui est chargé de la gestion du financement du DDR, ce qui n’est pas du tout du goût de Bozizé qui ne sait plus où donner de la tête. Cela donne une exacte idée de la qualité des relations actuelles entre Bozizé et son suzerain tchadien Idriss Déby Itno qui vient d’ailleurs de lui faire également une virgule dans le dos, en remettant en liberté le chef rebelle de la CPJP Charles Massi qui croupissait encore dans ses geôles, juste quarante huit heures après les propos maladroits tenus par Bozizé dans son interview sur RFI au sujet d’une question sur le cas Charles Massi. Entre Bozizé et Déby, le vent a apparemment tourné. La confiance ne semble plus être ce qu’elle a été jadis.  A certains interlocuteurs, Idriss Déby n’hésite même plus à accuser son vassal de Bangui de n’être pas à la hauteur de ses fonctions et de faire de la mal gouvernance. On croit rêver.

a dû être déjà alerté lorsqu’il y a quelques mois à peine, Cyriaque Gonda, lors d’une mission en Chine, a passé commande d’une importante quantité de T-shirts pour son parti, le PNCN. C’est véritablement ce qui a éveillé le soupçon de Bozizé qui a cru voir en lui un concurrent à la prochaine élection présidentielle. S’étant douté du caractère soupçonneux de Bozizé à son endroit, Gonda a cru bon de tenir courant juillet, une assemblée générale extraordinaire de son parti pour proclamer sa loyauté à Bozizé et annoncer clairement la détermination du PNCN à œuvrer pour sa victoire en 2010 mais Bozizé demeure méfiant.
 
Les relations entre Bozizé et son ministre d’Etat chargé de la communication, de la réconciliation nationale et porte parole du gouvernement Cyriaque Gonda semblent avoir ces derniers temps, du plomb dans l’aile. D’après des informations dignes de foi émanant du proche entourage de Bozizé, celui-ci a fini par donner quelque crédit aux soupçons persistants accusant Cyriaque Gonda de s’être considérablement enrichi par le détournement d’une bonne partie des fonds versés notamment par feu Omar Bongo Ondimba, Paul Biya et le guide libyen destinés au financement de la tenue du Dialogue Politique Inclusif. Cyriaque Gonda a en effet énormément profité du pilotage de la préparation, de l’organisation et du bon déroulement du Dialogue politique Inclusif de décembre 2008 à Bangui.
 
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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 01:04




Sylvain Ndoutingai ministre des mines,
de l'énergie et de l'hydraulique, argentier de Bozizé


Fin à Bangui de l’assemblée générale extraordinaire de l’Union Nationale des coopératives minières de Centrafrique

Bangui, 18 juil. (ACAP)- L’assemblée générale extraordinaire de l’Union Nationale des Coopératives Minières de Centrafrique s'est achevée, vendredi 17 juillet 2009 à Bangui, en présence du Premier ministre, Faustin Archange Touadéra.

Durant douze jours, les artisans miniers ont suivi des exposé sur différents thèmes, à savoir notamment ‘’comportement psychologique des artisans miniers ; avantages des artisans par rapport au nouveau code minier’’, avant de formuler des recommandations visant à promouvoir par eux-mêmes le secteur du diamant et de l’or en Centrafrique.

Selon le Ministre d’ État aux Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique, le Lieutenant Colonel Sylvain Ndoutingaï, « le but poursuivi, est d’amener [les artisans miniers] à sortir de l’ornière de la dépendance et de s’émanciper ».

 « Comment comprendre que les diamants et l'or de notre pays, achetés à de vils prix ou échanges contre des vivres, puissent servir à construire de grands immeubles à l’extérieur, alors que les principaux producteurs que sont les artisans croupissent dans la misère », s’est-t-il interrogé, avant de lancer un vibrant appel à tous les partenaires au développement de la Centrafrique invités à intégrer désormais le secteur minier parmi les secteurs sociaux afin que les subventions récurrentes soient aussi orientées vers son développement.

Pour sa part, le Premier Ministre, Faustin Archange Touadéra, il apparaît impérieux de sensibiliser, d’organiser et d’assister ces acteurs pour renforcer leurs capacités de production.

Il s'est également dit convaincu que le gouvernement se doit non seulement de soutenir les activités des artisans miniers, "mais aussi de les sécuriser en menant une lutte sans relâche contre la fraude et la contre bande de diamant et d’or, et ce avec l’implication sans faille des acteurs du secteur ».

 

Centrafrique : plus de quatre cent millions F CFA de malversation financière dans le secteur minier, selon l’ITIE-RCA

Bangui, 2 juil. (ACAP)-Le Secrétaire Technique de l’Initiative pour la Transparence dans les extractives en République Centrafricaine, (ITIE-RCA), M. Robert Moïdokana, a indiqué, au cours d'une conférence de presse jeudi 2 juillet à Bangui, avoir relevé une malversation financière de quatre cent soixante trois millions cinq cent quatre vingt deux mille sept cent soixante onze (463.582.771 f cfa) dans secteur minier.

M. Moïdokana a fait cette annonce à l'occasion de la présentation du premier rapport sur la collecte et la compilation des données statistiques du secteur minier comportant les résultats du rapprochement entre les déclarations de l’Etat et celles des opérateurs miniers.

Selon le rapport, le montant enregistré par l’Etat est de cinq milliards sept cent trente huit millions quarante mille cinq vingt neuf (5.738.041.529) F CFA et celui déclaré par les opérateurs miniers est de cinq milliards deux cent soixante quatorze millions quatre cent cinquante huit mille sept cent cinquante huit (5.274.458.758) F CFA.


Du côté de l’Etat, l’écart global de sept cent quatre vingt neuf millions deux cent quatre dix mille trois cent quarante deux (789.290.342 f cfa) et celui des opérateurs miniers l’écart global de trois cent vingt cinq millions sept cent sept mille cinq cent soixante onze (325.707.571 f cfa)


« Toutes les sociétés déclarent avoir versé de l’argent, mais au niveau de la Direction générale des Impôts, on ne trouve pas l’argent », a –t-il relevé.

 

« La question maintenant est que pourquoi le gouvernement ne réagit pas, lorsqu’on a relevé le cas de malversation », s’est-il interrogé.


« Ce qu’on doit faire maintenant, c’est de tirer les conséquences de ce rapport en recherchant les auteurs, les complices et les co-auteurs de ce détournement », a-t-il affirmé.


Il convient de rappeler que la mission de l’ITIE-RCA est de lutter contre la corruption dans le secteur des mines et de rendre compte sur le paiement effectué par les entreprises et les recettes recouvrées fin de mettre à la disposition du public.

 

 

NDLR : « Comment comprendre que les diamants et l'or de notre pays, achetés à de vils prix ou échanges contre des vivres, puissent servir à construire de grands immeubles à l’extérieur, alors que les principaux producteurs que sont les artisans croupissent dans la misère » Ndoutingai dixit.
Se moque-t-il du monde ce ministre d’Etat ? Faut-t-il rappeler que le 15 mars 2003 ce monsieur dirige ce ministère dont Bozizé lui a confié la responsabilité au lendemain de son putsch. On ne compte plus le nombre de bureaux d’achat qu’il a fermés et rackettés les propriétaires, de permis miniers qu’il a arrachés et annulés, de patentes de collecteurs invalidées,  etc… Ces propos ici rapportés n’est que son désastreux bilan qu’il dresse.

A qui doit-t-on imputer le colossal montant détourné à l’ITIE/RCA ? Où est partie cette manne qui a pourtant bel et bien été versée ? Après six ans de gestion du ministère des mines, de l’énergie et de l’hydraulique, Bangui est quasiment dans le noir et manque gravement d’eau potable.  Qui doit-t-on en imputer la responsabilité si ce n’est à la gestion d’un certain Sylvain Ndoutingai ? Et les cas de malnutrition infantile sévère apparus à Carnot dont il est le ministre résident comme par hasard, n’est ce pas sa politique de racket des bureaux d’achat, des collecteurs qui a privé les « nagbatas » artisans miniers de moyens de subsistance et entraîné la famine dans leur famille ? Pendant ce temps, Ndoutingai fricotait avec Saifee Durbar et se promenait en Falcon 900. Pendant ce temps, Ndoutingai achetait des villas au Burkina et en Europe. Voilà la réalité et la vérité. Ce n’est pas la peine de verser à présent des larmes de crocodile sur le sort des artisans miniers.

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