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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 02:03




l'ambassadeur Jean-Pierre Vidon

 Bangui, 16 oct. (ACAP) – Le ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko, et l’Ambassadeur de France en République Centrafricaine, , M. Jean Pierre Vidon, ont signé, vendredi 16 octobre 2009, à Bangui, une convention d’aide budgétaire d’un montant de 1,3 milliard de FCFA, en présence de certains membres du gouvernement et du représentant de l’Agence Française de Développement (AFD), M. Hugues Marion.

L’objectif de cette subvention est de contribuer, en cohérence avec les recommandations du Fonds Monétaire International (FMI), à l’effort budgétaire de l’Etat centrafricain pour soutenir le secteur forestier.

 « Cette subvention accordée à la République Centrafricaine financera en partie les dépenses inscrites au budget de fonctionnement de l’Etat pour l’année 2009. Ces ressources additionnelles permettront ainsi à l’Etat d’assurer le paiement de l’essentiel de ses arriérés aux entreprises privées non bancaires, le paiement de ces arriérés contribuera à réduire le niveau de la dette intérieure du pays », a indiqué l’Ambassadeur Vidon.

« Le décaissement de cette aide budgétaire était conditionné par l’adoption de deux arrêtés interministériels, en vue de soutenir le secteur de la forêt, principal secteur d’exportation du pays, touché par les effets de la crise internationale, ce secteur bénéficie par ailleurs de l’appui de l’AFD depuis plusieurs années pour en assurer une exploitation durable », a-t-il souligné.

Il a enfin ajouté que « cette convention vient développer et compléter le portefeuille de l’AFD en RCA, actuellement composé de seize (16) projets en cours d’exécution, présentant un reste à verser de 17 milliards FCFA dans les secteurs de l’énergie, de la santé, de la forêt et de l’environnement, des infrastructures urbaines et des transports »

En réponse, le ministre d’Etat, M. Maliko, a déclaré que « cet appui est inestimable pour nous, il intervient dans un contexte financier en RCA, mais également en France et dans le monde extrêmement difficile, nous pouvons donc apprécier ce geste, ce geste vient en accompagnement d’une série d’initiatives au niveau national que nous avons prises pour contrer les effets de la crise financière internationale ».

 « En dépit de nos efforts internes, il nous faut compter sur les appuis de nos partenaires, au-delà de ce que notre partenaire traditionnel, la France fait, nous appelons d’autres partenaires à s’associer à cet élan de solidarité et à nous soutenir pour que nous n’enregistrions pas de recul qui serait fortement dommageable pour la stabilité et la paix en République Centrafricaine », a-t-il conclu.

 Il faut rappeler qu'en juin 2009, les conseils d’administration du FMI et de la Banque Mondiale ont déclaré la République Centrafricaine éligible au point d’achèvement de l’initiative Pays Pauvres très Endettés (PPTE), soit près de deux ans après qu'elle eût atteint le point de décision de cette même initiative PPTE en septembre 2007.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 23:40




 

  Après avoir bataillé l'année dernière pour signer le coûteux avenant à la convention minière de sa filiale UraMin CAR Ltd (AMI nº187) pour le gisement de Bakouma en Centrafrique, Areva est toujours en négociations avec les autorités, mais sur un autre aspect du projet. Le groupe nucléaire français cherche en effet à augmenter ses ressources et ses réserves avant de s'engager dans la phase de développement.

Areva souhaite en particulier sécuriser les blocs autour de son permis qui couvrent les extensions de Bakouma. Ceux-ci (Ndenguiro, Bakouma North, etc.) sont détenus par Uranio AG, la société enregistrée à Bâle de l'homme d'affaires Richard Ondoko. Or, selon nos informations, George Forrest, le célèbre entrepreneur minier du Katanga au Congo-K, aurait récupéré sept de ces titres en vue de les céder à Areva.

Dans quelles conditions ? Les discussions sont en cours…Anne Lauvergeon, la patronne du groupe français, s'est entretenue avec François Bozizé le 29 septembre à Paris. Celui-ci aurait demandé le versement d'une avance sur impôt au groupe français. Le président centrafricain était accompagné de son conseiller particulier Fabien Singaye.

Ce dernier, ainsi que Forrest avaient servi d'intermédiaires à Areva pour la signature, en août 2008, de l'avenant d'UraMin CAR Ltd. Cet accord prévoyait notamment le versement par le groupe français de 40 millions $ sur cinq ans à Bangui.

Rappelons que George Forrest et Fabien Singaye ont également joué un rôle actif dans les négociations ayant abouti, le 26 mars, à l'accord sur l'exploitation de l'uranium au Congo-K. Enfin, Richard Ondoko était injoignable au moment de la mise sous presse de cet article.

AFRICA MINING INTELLIGENCE N° 212 14/10/2009       

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 22:41





 

Tripoli - 16/10/2009 (PANA) - Le guide Mouammar Kadhafi, président en exercice de l'Union africaine (UA) a renouvelé son appel à l'ancien président centrafricain, Ange-Félix Patassé, pour qu'il regagne son pays afin d'y contribuer au retour de la paix définitive et de la stabilité.

Le guide Kadhafi a, selon une source officielle libyenne, appelé M. Patassé, lors de l'audience qu'il lui a accordée jeudi soir à Tripoli, à encourager les différentes parties à s'inscrire dans le processus du dialogue inclusif et à canaliser les efforts du peuple centrafricain vers la consolidation de son unité afin de lui permettre de se consacrer au développement du pays.

De son côté, l'ancien président Ange-Felix Patassé a, selon la même source, réitéré sa considération et sa gratitude à l'égard du guide Kadhafi pour l'instauration de la sécurité, de la paix et de la stabilité en Centrafrique.

Il a salué aussi les initiatives du président de l'UA et ses conseils pour inciter les partis politiques centrafricains à participer au dialogue inclusif initié dans ce pays africain et qui a été couronné dernièrement par la réalisation de pas importants dans ce sens.

M. Patassé a, à cette occasion, exhorté le guide Kadhafi, à poursuivre ses efforts en vertu de son titre de Haut Médiateur permanent de la paix et de la sécurité dans l'espace des pays de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) afin que les recommandations du dialogue inclusif entre les différentes parties politiques dans ce pays soient mises en oeuvre et appliquées sur le terrain, dans les plus brefs délais.



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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 21:19




 
Bangui commet un acte indigne et cruel contre le leader du FPR, Baba Laddé, extradé vers Ndjaména


Vendredi 16 octobre 2009

Selon une source indépendante en provenance de Bangui (RCA), le Général Baba Laddé, serait expulsé vers le Tchad, après son arrestation par les autorités centrafricaines.

Nous sommes profondément consternés par cet acte inhumain, cruel et indigne d'un Etat  qui se réclame de Droit à l'instar du  Gouvernement centrafricain, qui, après avoir arrêté le leader du FPR, a fini par l'extrader vers le Tchad où il es considéré comme  opposant politique au régime de Ndjaména.

Nous sommes fortement  préoccupés par  cette nouvelle alarmante qui met en péril la vie,  l'intégrité physique et morale du leader du Front Populaire pour le Redressement (FPR-Forces positives), une fois, qu'il soit  remis dans les mains des autorités tchadiennes.

Désormais, il nous revient  le droit légitime d'entreprendre la saisine de  toute voie judiciaire contre  le Gouvernement de Bangui, pour conspiration, acte de kidnapping et de séquestration d'opposant tchadien puis d'expulsion vers son pays d'origine où sa vie est en  danger.

Notre blog se verra dans l'obligation de saisir toute institution sous-régionale et internationale judiciaire afin d'interpeller officiellement  le Gouvernement centrafricain et tchadien devant leurs responsabilités collectives pour ce qui arrivera à l'opposant et leader du FPR,
Baba Laddé.

Makaila Nguebla

 

NDLR : Nos inquiétudes semblent se confirmer s'agissant du pays de destination où Baba Laddè allait être expulsé. Selon en effet des informations parvenues à notre rédaction d’une source souhaitant garder l’anonymat, Baba Laddè, de son vrai nom Mahamat Abdoul Kadre, aurait été discrètement acheminé - sous la responsabilité de Francis Bozizé ministre délégué chargé de la défense qui avait d’ailleurs convoqué Baba Laddè à son cabinet au camp Beal - à Bozoum chef lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé où existe un consulat du Tchad puis remis aux autorités tchadiennes qui devaient le conduire jusqu’à Ndjaména. Quel marché Bangui et N’djaména ont-ils secrètement conclu sur le dos de ce monsieur ?

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 18:35



 

LIBREVILLE - Ali Bongo Ondimba, qui a prêté serment vendredi comme président du Gabon, a annoncé à la presse qu'il avait nommé Premier ministre Paul Biyoghé Mba, qui occupait déjà cette fonction depuis trois mois, durant la période de transition.

"J'ai décidé de nommer ce jour Premier ministre M. Paul Biyoghé Mba. J'ai estimé qu'il était la personne idoine pour conduire la prochaine étape", a affirmé Ali Bongo, 50 ans, dans une déclaration à la presse au palais présidentiel, quelques heures après son investiture.

M. Biyoghé Mba, 53 ans, qui était présent lors de la déclaration, a le "profil d'un manager" et est "un haut cadre expérimenté", a ajouté M. Bongo, fils du président Omar Bongo Ondimba décédé en juin, après 41 ans à la tête du Gabon.

"J'ai tenu à faire cette annonce moi-même pour montrer l'importance que j'attache à ce moment (...) pour ouvrir une nouvelle page de notre histoire", a souligné Ali Bongo, précisant: "Et nous allons nous mettre au travail immédiatement."

Le Premier ministre devrait former son équipe dans les prochaines heures.

Paul Biyoghé Mba avait été nommé pour la première fois chef du gouvernement le 17 juillet, après la démission de Jean Eyéghé Ndong du poste de Premier ministre pour se porter candidat à l'élection présidentielle.

Avant sa nomination comme Premier ministre, il était ministre de l'Agriculture et de l'Elevage, de la Sécurité alimentaire et du Développement rural.

Membre du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), il en est devenu un des vice-présidents il y a quelques mois, y remplaçant également Jean Eyéghé Ndong qui a été exclu après l'annonce de sa candidature à la présidentielle, en tant qu'indépendant, comme d'autres barons du PDG.

D'ethnie fang, Paul Biyoghé Mba est né en avril 1953 dans un département de la province de l'Estuaire, qui abrite Libreville. Il a notamment travaillé comme conseiller à la présidence, avant d'être au milieu des années 1980 directeur adjoint du cabinet présidentiel, alors dirigé par Jean Ping, actuel président de la Commission de l'Union africaine (UA).

Depuis 1989, il a occupé plusieurs postes ministériels dans différents gouvernements (Commerce, Contrôle d'Etat, Petites et moyennes entreprises...).

Paul Biyoghé Mba a activement soutenu Ali Bongo pendant la campagne électorale en vue du scrutin du 30 août.

La Cour constitutionnelle, saisie de nombreux recours, a validé lundi l'élection d'Ali Bongo, finalement donné vainqueur avec 41,79% des voix lors de l'unique tour du scrutin.

(©AFP / 16 octobre 2009 19h11)

 


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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 18:23




 

NEW YORK (Nations unies) - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a décidé de créer une commission internationale d'enquête sur les violences meurtrières du 28 septembre en Guinée, a annoncé vendredi sa porte-parole, Michèle Montas.

M. Ban "demeure profondément préoccupé par la situation tendue qui prévaut en Guinée à la suite de la répression violente de civils non armés, le 28 septembre à Conakry", a déclaré Mme Montas lors d'un point de presse.

Il "a décidé de créer une commission d'enquête internationale pour mener des investigations sur ces incidents afin de déterminer la responsabilité des personnes impliquées", a-t-elle ajouté.

Mme Montas a indiqué qu'une mission de l'ONU allait se rendre immédiatement en Guinée pour examiner les modalités de l'établissement d'une telle commission.

(©AFP / 16 octobre 2009 18h39)

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 17:20





LE MONDE | 16.10.09 | 15h01  •  Mis à jour le 16.10.09 | 17h23


Le "sacre", vendredi 16 septembre à Libreville, du fils du plus ancien et du plus trouble des alliés de la France en Afrique, Omar Bongo, est tout un symbole. L'investiture d'Ali Bongo coïncide avec la discrète réorientation de la politique de Paris vis-à-vis du continent africain. Cette fois-ci, aucun discours de Nicolas Sarkozy n'aura annoncé le vent nouveau. Ni celui de la rupture avec la Françafrique chiraquienne, comme à Cotonou en mai 2006, ni celui de la sincérité provocante, comme à Dakar en juillet 2007. Une inflexion de la politique africaine de la France vient de se négocier dans le silence feutré de l'Elysée, sans envolée lyrique ni médiatisation. Longtemps brandie par le président, la volonté de rénovation du tête-à-tête usé entre Paris et ses anciennes colonies a fait long feu.

L'heure est au retour aux mauvaises vieilles habitudes : poids des émissaires officieux, priorité absolue aux intérêts économiques et stratégiques de la France sur les exigences démocratiques et les revendications des sociétés africaines. Loin des velléités de banalisation, l'Afrique redevient un domaine ultra-réservé au plus haut sommet de l'exécutif.

Discret, le tournant n'a pas été pris en un jour. Il coïncide pourtant avec un événement hautement symbolique : l'élection, bénie par la France, d'Ali Bongo, le 30 août.

Pur hasard ? La veille du scrutin gabonais, une autre nouvelle significative avait filtré : le départ pour l'ambassade de France au Maroc de Bruno Joubert, conseiller de Nicolas Sarkozy, chargé de l'Afrique et figure de proue des "rénovateurs" de la présidence. Ceux précisément qui avaient manoeuvré en mai 2007 pour griller la politesse à Omar Bongo alors qu'il exigeait d'être le premier chef d'Etat africain à être reçu par le nouveau président français. A sa grande surprise, la première femme élue démocratiquement à la tête d'un Etat africain, la Libérienne Helen Johnson Sirleaf, de passage à Paris, avait alors eu les honneurs de l'Elysée avec vingt-quatre heures d'avance sur le vieil autocrate gabonais. Un symbole prometteur.

"Bruno Joubert n'a pas été débarqué, assure aujourd'hui un haut diplomate, mais son remplacement aura des conséquences importantes. Jusque-là, Sarkozy marchait sur deux pieds en Afrique (la diplomatie traditionnelle personnifiée par Bruno Joubert, équilibrant le poids des émissaires officieux qui rendent compte à Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée). Désormais, il risque de boiter."

Notoirement agacé par les interventions de l'avocat Robert Bourgi, l'un de ces missi dominici officieux de la présidence, Bruno Joubert affirme que ce dernier "n'a pas cessé de jouer à contre-pied de ce qu'est la politique française" en Afrique. "Ses interventions ne m'ont pas fait diverger et j'ai toujours agi avec l'accord du président de la République", assure-t-il cependant.

Le départ du diplomate ne peut que réjouir M. Bourgi, qui doit savourer l'événement, mais en silence : l'Elysée lui a demandé de se faire discret après ses tonitruantes prises de position en faveur d'Ali Bongo.

Sur le dossier gabonais, M. Bourgi a gagné : en dépit d'un scrutin suspect et de pratiques financières désastreuses pour la population, il n'est plus question pour la France de prendre ses distances avec le régime gabonais. Tout en répétant que "la France n'a pas de candidat", l'exécutif français a tout fait pour favoriser l'élection d'Ali Bongo.

L'équipée secrète d'Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la coopération, récemment révélée par l'hebdomadaire Jeune Afrique, en témoigne. Une semaine avant le vote du 30 août, M. Joyandet, qui a succédé en mars 2008 à Jean-Marie Bockel limogé sous la pression d'Omar Bongo, s'était discrètement rendu en Guinée équatoriale. Dans ce pays pétrolier limitrophe du Gabon, le secrétaire d'Etat, dépêché par l'Elysée, a plaidé la cause d'Ali Bongo, qu'un conflit frontalier oppose au président équato-guinéen Teodoro Obiang. A ce dernier, M. Joyandet a demandé - en vain - de cesser son soutien financier à la campagne d'André Mba Obame, l'un des principaux opposants de Bongo junior. M. Mba Obame, qui estime que la victoire lui a été volée, observe aujourd'hui une grève de la faim pour protester contre ce qu'il appelle un "putsch électoral".

Alain Joyandet, avant de s'envoler pour Libreville où il représentait la France, vendredi, à la cérémonie d'investiture, a poussé loin le service après vente en faveur d'Ali Bongo. Il convient de lui "laisser le temps de démontrer qu'il peut être un président de rupture", a-t-il déclaré, déchaînant la colère des opposants.

La succession d'Omar Bongo n'a fait que mettre en lumière le maintien en odeur de sainteté de tous les potentats "amis de la France" et la fin de la prétention de M. Sarkozy à leur "parler franchement". Elle a aussi révélé le rôle non négligeable joué par Robert Bourgi. La porte de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, n'est jamais fermée à cet héritier des réseaux gaullistes, lobbyiste actif en faveur de son client Ali Bongo.

A l'évidence, l'axe Joyandet-Bourgi, sous la houlette de Claude Guéant, a pris la main sur la cellule diplomatique, affaiblie par le départ de Bruno Joubert. M. Guéant, ancien préfet de Franche-Comté, est d'ailleurs une vieille connaissance d'Alain Joyandet, élu de Haute-Saône et candidat à la présidence de la région.

Le profil d'André Parant, successeur de Bruno Joubert à la tête de la cellule africaine de l'Elysée (forte de deux autres diplomates), renforce cette analyse. Propulsé dans ce saint des saints sans grande expérience africaine (un passage à la coopération à Bangui puis Paris et deux années d'ambassade à Dakar), le nouveau "M. Afrique" de l'Elysée se présente comme un homme "de synthèse, non dogmatique", conscient du "principe de réalité ", là où M. Joubert prétendait avoir toujours pour feuille de route le discours rénovateur de Cotonou. "Quelqu'un de solide, qui ne fera pas de vagues", résume un proche.

La prééminence de Claude Guéant est désormais totale, au moins pour les dossiers concernant l'ancien "pré carré" français, les plus sensibles politiquement. "Nicolas Sarkozy n'a pas de politique africaine, analyse un diplomate. Il considère qu'il n'y a que des coups à prendre et a délégué la question à Claude Guéant que le continent amuse." Un autre haut fonctionnaire constate : "Le secrétaire général de la présidence a désormais la haute main à la fois sur les questions africaines et sur celles de renseignement. Comme du temps de Jacques Foccart (secrétaire général de l'Elysée sous De Gaulle)."

 

Philippe Bernard

Article paru dans l'édition du 17.10.09

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 16:59




                      Patrick Balkany




                          Robert Bourgi



LE MONDE | 16.10.09 | 17h12

 


De Madagascar à la Mauritanie, du Niger à la Guinée, le temps des putschs militaires ou constitutionnels est en effet revenu, avec l'aide et la bénédiction du colonel Kadhafi, président de l'Union africaine. "On assiste, ces dernières années, à une terrible régression démocratique en Afrique et à la disparition de dirigeants africains charismatiques", observe Alioune Tine, président de l'organisation non gouvernementale Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho), basée à Dakar.


Après les protestations d'usage, la France a ainsi, peu ou prou, pris acte de ces violations des règles internationales, sous couvert de défendre ses intérêts économiques (uranium du Niger), une position stratégique (Madagascar) ou de lutter contre le terrorisme (Mauritanie).


"Pas de problème"


A la mi-septembre, le député UMP Patrick Balkany, autre émissaire officieux de l'Elysée, considérait que la candidature à la présidentielle du capitaine Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir en Guinée, ne "posait pas de problème", rapporte La Lettre du Continent. Ce proche de M. Sarkozy a ainsi contredit la position du Quai d'Orsay, une semaine avant la terrible répression, à Conakry, d'une manifestation pacifique d'opposants.


En juin, le même Patrick Balkany brouillait le message diplomatique français en s'affichant, en Mauritanie, au côté de Mohammed Ould Abdel Aziz, lors d'un de ses meetings électoraux. Malgré le boycottage de l'opposition mauritanienne, le général putschiste faisait alors campagne pour une élection présidentielle tronquée dont la communauté internationale demandait le report.


En plein vacillement des leaderships africains, le continent aurait pourtant besoin de repères clairs. Et la France de partenaires fiables. "On cherche à s'appuyer de plus en plus sur des dirigeants africains, conclut un haut diplomate français. Mais beaucoup ne s'assument pas." Comme en atteste l'absence de condamnation forte formulée par les dirigeants d'Afrique de l'Ouest après la tuerie de Conakry, le 28 septembre.

 

Philippe Bernard et Christophe Châtelot


Article paru dans l'édition du 17.10.09

 

La réorganisation des acteurs de la politique africaine française ne serait qu'anecdotique si elle ne survenait en plein reflux de la démocratie dans plusieurs pays francophones. Reflux vis-à-vis duquel Paris aura souvent entretenu une certaine ambiguïté.
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 16:32






 



Paris, 16 octobre 2009 - La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Human Rights Watch (HRW) et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) appellent Nicolas Sarkozy à exiger du président tchadien Idriss Deby Itno, lors de leur entretien privé cet après-midi à l’Elysée, qu’il mette fin à l’impunité au Tchad et fasse toute la lumière quant aux graves violations des droits de l’homme perpétrées lors de la tentative de coup d’état à Ndjamena le 2 février 2008.

 

Selon ces organisations, N. Sarkozy s’est engagé auprès d’elles, avant sa visite au Tchad en février 2008, à plaider pour une accélération du processus démocratique et pour que toute la lumière soit faite sur le sort des opposants disparus.  Il a ensuite affirmé, le 27 février 2008 à Ndjamena : "La France veut la vérité et je ne céderai pas sur ce point. Ce n'est pas parce que le gouvernement du Tchad est légitime qu'il peut se permettre de faire n'importe quoi".

 

Une Commission d’enquête, mise en place pour faire la lumière sur les événements de février 2008 à Ndjamena a clairement établi la responsabilité de la garde présidentielle tchadienne dans la disparition forcée de M. Ibni Mahamat Saleh. Le comité des droits de l’Homme des Nations unies a par ailleurs rappelé au Tchad son obligation internationale de mettre fin à l’impunité et de traduire en justice tous les auteurs de violations des droits de l’Homme sur son territoire. Les ONG s’indignent qu’à ce jour les autorités tchadiennes n’aient pas donné suite aux conclusions de la Commission et qu’aucune réponse n’ait été apportée quant au sort de M. Saleh.

 

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Human Rights Watch et la Ligue des droits de l’Homme (LDH) demandent donc à la France d’appeler le gouvernement tchadien à mettre en œuvre le plus rapidement possible les recommandations du Comité des droits de l’Homme comme celles de la Commission nationale d’enquête de 2008.

 

Citations ONG

·         Jean Pierre Dubois, Ligue des Droits de l’Homme : « La disparition non-élucidée d'Ibni Oumar Mahamat Saleh est un obstacle majeur à la résolution de l'instabilité politique au Tchad. Comme elle l'avait promis par la voix du président Sarkozy, la France doit mettre tout son poids dans la balance pour que la lumière soit faite sur le cas d'Ibni Mahamat Saleh, mais aussi pour débloquer les pourparlers politiques en intégrant les politico-militaires sous peine de voir les attaques contre le régime d’Idriss Deby Itno se répéter avec leur lot de violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. »

·         Jean Marie Fardeau, Human Rights Watch : « Nicolas Sarkozy a exigé la vérité au Tchad et Carla Bruni a rencontré la veuve d’Ibni Mahamat Saleh lui assurant l’engagement de la France. Plus d’un an et demi après les faits, aucune avancée n’a été réalisée depuis la remise d’un rapport accablant de la commission tchadienne d’enquête. Personne ne sait ce qu’il est advenu de M. Saleh. Il est du devoir de Nicolas Sarkozy de demander à nouveau des comptes au président Déby.»

 

Personnes disponibles pour interview :

-          Massalabaye Tenebaye, Président de la Ligue Tchadienne des droits de l’Homme

-          Jean Pierre Dubois, Président de la Ligue des Droits de l’Homme

-          Souhayr Belhassen, Président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme

Contact : Florent Geel, responsable programme Afrique, 06 48 05 93 23

 

 

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Aldine FURIO

Crisis Action (France)

 

Tel: +33 (0)9 63 53 73 14

Mob: +33 (0)6 68 12 11 53

Skype: aldine_furio

www.crisisaction. org

 

Crisis Action est une ONG internationale travaillant à la prévention et à la résolution des conflits armés, la défense des droits humains et la protection des populations civiles.
Crisis Action soutient un large éventail d’ONG partenaires travaillant sur les effets immédiats ou les conséquences à long terme des conflits armés.

 

 
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:55







 

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 16/10/2009 10:23

Le Quai d'Orsay recommande aux 2500 Français recensés en Guinée de quitter le pays où "la situation sécuritaire s'est détériorée", notamment depuis la répression sanglante d'une manifestation de l'opposition le 28 septembre dernier.

Paris a demandé aux Français résidant en Guinée de quitter le pays en raison de la détérioration de la situation notamment à Conakry, a-t-on appris vendredi auprès du ministère français des Affaires étrangères.

"Il est formellement déconseillé de se rendre en Guinée et il est recommandé aux Français présents sur place de quitter le pays", souligne le site internet du Quai d'Orsay dans un avis aux voyageurs concernant ce pays. Le nombre de Français en Guinée est estimé à quelque 2500 personnes.

"Il n'y a pas de perspective d'amélioration à court terme", ajoute le ministère dans cette note. Il explique que "la situation sécuritaire s'est détériorée à Conakry" et que "des actes de banditisme se sont multipliés, en particulier des attaques à main armée", après la répression par l'armée de la manifestation de l'opposition le 28 septembre, qui a entraîné "de nombreuses victimes parmi la population guinéenne".

 

La junte au pouvoir affirme que 56 civils ont été tués et 934 personnes blessées lors de cette manifestation, tandis que l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme estime que plus de 157 personnes ont été tuées et 1200 blessées, dont de nombreuses femmes violées.

La Cour pénale internationale de La Haye a annoncé l'ouverture d'une enquête sur ces événements. La junte et son leader, le président autoproclamé Moussa Dadis Camara, font déjà l'objet de critiques croissantes de la part de l'Union européenne, des Etats-Unis et de l'Union africaine.

 

Guinée: fin de l'ultimatum de l'UA samedi, les Français partent

CONAKRY — La tension montait en Guinée avant l'expiration samedi d'un ultimatum de l'Union africaine (UA) et un sommet des chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest, qui devraient déboucher sur des sanctions ciblées contre une junte de plus en plus isolée.


La France a dans le même temps demandé à ses ressortissants résidant en Guinée de quitter le pays en raison de la détérioration de la situation, notamment à Conakry.

"La tension prévaut. Il y aurait une manifestation samedi à Conakry en faveur de la junte, comme une sorte de défi à la communauté internationale", a déclaré à l'AFP le responsable de la branche guinéenne de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho).


"C'est ressenti comme une insulte par une partie de la population, j'ai peur que cela dégénère",
a ajouté M. Mamadi Kaba, joint au téléphone depuis Dakar. Aucun responsable de la junte n'a pu être joint vendredi par l'AFP.


L'UA a donné jusqu'à samedi minuit aux membres de la junte, notamment à son chef le capitaine Moussa Dadis Camara, pour s'engager par écrit à ne pas se présenter à l'élection présidentielle de janvier, comme ils l'avaient promis lors de leur coup d'Etat du 23 décembre 2008.


Le même jour, à Abuja, les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) doivent se réunir pour examiner d'éventuelles poursuites de la justice internationale après le massacre de plus de 150 opposants, selon l'ONU, par les forces de sécurité le 28 septembre.

Selon le responsable de la Raddho, les membres de la junte "sont déterminés à défier la communauté internationale, cela va être très grave et pourrait entraîner des conséquences que personne ne peut prévoir".


Mais des dissensions apparaissent au grand jour et depuis le début de la semaine les ministres de l'Agriculture, de la Fonction publique et le porte-parole du gouvernement ont démissionné pour protester contre la tuerie du 28 septembre.

De son côté, l'opposition réclame des décisions fortes: "Nous souhaitons que des mesures draconiennes soient prises, nous demandons le départ du capitaine (Dadis Camara) et de toute son équipe", a déclaré à l'AFP l'opposant Mouctar Diallo.


"Nous demandons la mise en place d'un autre organe qui va gérer la transition et la mise en place d'une commission d'enquête interne qui va faire la lumière sur le massacre du 28 septembre, nous voulons que des sanctions soient appliquées",
a-t-il ajouté.

"Nous demandons qu'une force de protection soit déployée en Guinée car la population est en danger face aux militaires guinéens", a-t-il poursuivi.


La France, qui a vivement condamné le massacre du 28 septembre et critiqué la junte, a "formellement déconseillé" à ses ressortissants de se rendre en Guinée et "recommandé aux Français présents sur place de quitter le pays". Le nombre de Français en Guinée est estimé à quelque 2.500 personnes.

"Il n’y a pas de perspective d’amélioration à court terme", indique le ministère, soulignant que "la situation sécuritaire s’est détériorée à Conakry" et que "des actes de banditisme se sont multipliés, en particulier des attaques à main armée".


Pour l'instant, les Français quittent le pays par des vols réguliers vers l'Europe, selon une source proche du dossier.

Le ministre français de la Défense Hervé Morin a estimé qu'il n'était pas nécessaire "à l'heure actuelle" de mettre en oeuvre les plans militaires d'évacuation des Français de Guinée.

Amnesty International s'est pour sa part déclarée "très inquiète quant au sort de plusieurs civils et militaires dont on est sans nouvelles depuis plusieurs jours et qui risquent d'être soumis à la torture ou de disparaître".

 

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