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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 01:45

 

 

Boz ballon

 

 

QUAND LES « FOUS » AURONT HONTE

 

 

« Le fou est celui qui a tout perdu, sauf la raison », avait avisé un prestigieux sage. Un autre sage, non moins célèbre, avait prédit, lui, qu'une « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ». Et la ruine de l'âme, si ce n'est pas la mort, n'est rien d'autre que la folie. Ainsi, nos deux sages se rejoignent sur le thème de la folie, en empruntant des voies différentes.

 

Si dans le cas du premier, le fou a tout perdu sauf la raison dont il continue de jouir, il est un pays, pardon pour le terme, il est un « empire » où cette prescription s'entendrait mieux si dictée sous les termes suivants : «  Le fou est celui qui a tout gagné, sauf la honte. »

 

Dans cet empire, berceau de tous les paradoxes, un empire situé au cœur du continent africain, il ne faut pas être sain(t) pour tout gagner. Et tout gagner, c'est être le dernier de la classe et, par un de ces hasards qui bouleversent  à la surprise générale l'ordre établi, se voir propulser dans les hautes sphères de l'autorité.

 

Tout gagner, c'est partir de rien, sortir de la hutte de torchis parentale et se retrouver très vite propriétaire de la plus luxueuse villa du village.

 

Tout gagner c'est avoir une arme à la ceinture et ne pas être capable  de défendre sa maison, suite à la charge d'une bête sauvage, une bête qui n'est rien d'autre qu'un groupuscule de bandits étrangers et armés, venus semer la terreur dans votre propre demeure.

 

Tout gagner, c'est se contenter de voir une pauvre sœur, pour ne pas dire une pauvre mère, se faire assassiner gratuitement, pour avoir voulu prendre la route et chercher à donner à manger à sa famille, la voir perdre sa vie parce que rien n'a été fait pour anéantir les bandits qui l'ont tuée et qui rôdaient depuis quelque temps déjà dans les parages.

 

Tout gagner c'est  voir l'avenir de « l'empire », cet avenir qu'est la jeunesse, mourir inexorablement de faim et offrir au monde, les images de cadavres ambulants, sans le moindre cas de conscience.

 

Tout gagner, c'est aussi la nature qui vous surprend et vous réveille de votre sommeil,  en déversant  sur votre village, une pluie diluvienne qui emporte tous vos ponts et vous isole.

 

Tout gagner, c'est aussi se contenter du paiement d'un maigre salaire, et ne plus oser regarder le moribond qui gémit au bord de la route ou tout juste dans la maison voisine, pour la simple raison que le calvaire qu'il vit n'est pas le vôtre,  et qu'il n'y a lieu ni de compatir, ni de s'alarmer.

 

Tout gagner, c'est enfin, même si la liste est interminable, se voir pousser des ailes parce qu'un cortège de gueux et d'oiseaux intéressés vous applaudissent, et s'enthousiasment de vous voir devenir fou.

 

Et dans ce « royaume » où l'on a tout gagné, l'on a gagné l'autisme car l'on n'entend plus rien et, ne pouvant rien entendre, les reproches et les insultes dirigés contre vous ne peuvent faire naître en vous, la plus petite parcelle de honte qu'éprouverait une âme sensible.

 

L'on a gagné la cécité car,  la misère autour étant devenue invisible à tout regard,  l'on ne peut avoir honte de cette misère.

 

L'on a gagné la déraison du fait qu'on se voit investi de tous les pouvoirs, en l'occurrence celui de tout savoir, ce qui fait qu'on n'a pas honte des hallucinations qu'on peut avoir et des âneries qu'on peut pondre et étaler çà et là.

 

Et dans cet « empire » où le fou a tout gagné sauf la honte, il lui reste véritablement à tout gagner, y compris la honte. Alors, il aura effectivement tout gagné et pourra se flatter d'être un homme « normal ».

 

Car la honte, aussi péjorative qu'elle puisse paraître,  n'est pas moins un élément positif dans le comportement de l'être humain. Avoir honte, c'est prendre conscience d'un état de fait. C'est aussi juger. Et juger est un exercice de l'esprit, une preuve que cet esprit est sain et capable d'analyses et de réactions appropriées.

 

Et tout ce qu'on peut souhaiter, c'est que les princes de « l'empire » éprouvent la honte devant les images et la dure réalité de ce que vivent les enfants, les femmes, les malades et les personnes âgées, bref, les fragiles parmi les plus fragiles de ce pays qu'ils prétendent administrer.

 

La coupe de la honte étant pleine, il est temps de la vider et d'ouvrir un nouvel horizon, un horizon prometteur pour ce pays, qu'on n'aurait jamais osé qualifier de « pauvre » et qui ne mérite nullement le sort qu'on lui impose.

 

C'est dire donc que quand les fous auront honte, ils gagneront la raison qu'ils n'auraient pas dû perdre.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 01:28

 

 

 

 

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YAOUNDE 14/12/2011--(Xinhuanet)  Douze ans sans progrès, la longue attente dans la mise en circulation d'un passeport commun de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) composée du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad irrite les patronats qui dénoncent une entrave au business.

Un vieux projet inspiré de la Convention adoptée par les pères fondateurs de l'Organisation de l'unité africaine (OUA, ancêtre de l'Union africaine) à Antananarivo (Tananarive) à Madagascar en 1961, au lendemain des indépendances, pour promouvoir le libre circulation des personnes et des biens sur le continent, l'Union des patronats d'Afrique centrale (UNIPACE) a voulu en faire un moteur de croissance économique dans cette région en essayant de le faire porter par les chefs d'Etat.


"L'initiative que nous avons prise il y a maintenant plus d' une dizaine d'années de mettre en place un titre de circulation commun n'a toujours pas abouti, puisque nous espérions que dans le cadre de l'intégration sous-régionale un titre de circulation commun permettrait de garantir la liberté de circulation des personnes et des biens", a déploré le président de cette organisation patronale, Olivier Behle, au terme de son Assemblée générale lors du Salon international de l'entreprise de Yaoundé, du 3 au 11 décembre.


Jugeant la situation d'impasse "fort regrettable", l'UNIPACE a, fait savoir son président, "interpellé les pouvoirs publics de tous nos pays pour qu'enfin on concrétise cette idée qui est très importante pour le développement économique sous-régionale". L'organisation s'offusque du retard que l'Afrique centrale accuse dans son intégration économique, comparativement à l'Afrique de l' Ouest qui affiche plutôt des progrès dans son processus notables.

"On a essayé de reproduire ce modèle sur le plan sous-régional et notre organisation homologue en Afrique de l'Ouest a réussi, puisqu'il y a une liberté de circulation en Afrique de l'Ouest, ce qui facilite beaucoup de choses, alors que nous en Afrique centrale on est toujours en retrait là-dessus. Il faut encore des passeports et des visas pour aller d'un pays à l'autre dans notre sous-région", s'éructe Oliver Behle, par ailleurs président du Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM).


Pourtant, guide le responsable patronal, "cette liberté de circulation est nécessaire si on veut développer l'économie régionale. Le marché économique sous-régional, c'est l'occasion pour nos entreprises de produire plus, parce que le marché est plus important, donc d'améliorer leur productivité, la qualité de leurs produits et de grandir en taille de manière à pouvoir amortir leurs investissements".


D'une croissance estimée à 5,2% cette année contre 4,3% en 2010, la zone CEMAC est réputée avoir le taux le plus faible des échanges intra-communautaires : 0,5% à 1% du commerce total, contre 11% pour l'ensemble de l'Afrique qui, elle-même, passe pour un nain à côté des 72% d'Europe et des 52% d'Asie, d'après les statistiques de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA).


Déjà pratiquée par le Cameroun, la Centrafrique, le Congo et le Tchad qui délivrent à leurs citoyens un passeport communautaire leur permettant de se déplacer d'un pays à l'autre sans besoin de visa, la libre circulation des personnes et des biens se heurte aux réticences du Gabon et de la Guinée équatoriale qui rechignent à ouvrir leurs frontières de peur, arguent-ils, d'être envahis par les autres.


Un temps, les deux pays, qui continuent de soumettre les quatre autres à l'obtention du visa d'entrée à leurs territoires respectifs, avaient conditionné la mise en circulation d'un passeport communautaire CEMAC pourtant prévue par le Traité de N' Djamena ayant institué en 1994 l'organisation régionale, par l'introduction d'éléments biométriques.


Le principe du consensus en vigueur au sein du club des dirigeants politiques aidant, la prise en compte de cette exigence, dont la concrétisation devait par ailleurs associer des recommandations de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), avait fixé le délai du 1er janvier 2010 pour l'avènement de ce titre de transport.


Les patronats d'Afrique centrale s'accordent à dire avec les observateurs que le blocage observé est révélateur des tares structurelles de la région. Olivier Behle observe aussi bien, tout en estimant la situation incongrue, l'absence d'une décision politique pour fusionner les bourses de valeurs mobilières mises en place à Douala au Cameroun et à Libreville au Gabon.

Selon lui, "cette localisation des deux bourses pose des problèmes stratégiques aux différents Etats (..) Nous dépensons deux fois les budgets en termes de financement sur deux sites différents qui sont distants de 300 km, avec un marché qui est le même. Toutes ces contradictions-là seront résolues au fur et à mesure que les organisations patronales vont augmenter en poids par rapport à leurs vis-à-vis publics".


Composée des patronats tchadien, centrafricain, congolais, gabonais et camerounais, hormis le patronat équato-guinéen considéré comme ne répondant aux critères d'une organisation patronale indépendante vis-à-vis des pouvoirs publics, l'UNIPACE n' y va pas non plus avec le dos de la cuillère pour s'interroger sur la pertinence du projet de création d'une compagnie aérienne régionale, Air CEMAC, qui tarde aussi d'ailleurs à décoller.


"Ce dossier n'est pas bouclé. On n'est pas encore près d'avoir cette compagnie qui démarre demain, d'autant plus que chacun des pays continue de faire des efforts pour développer sa propre stratégie de transport aérien. Est-ce que nous Africains du Centre, nous avons les moyens de développer à la fois nos compagnies nationales et d'investir financièrement dans une compagnie sous- régionale ? Voici les contradictions que nous devons résoudre et nous ne les avons pas encore résolues", assène une fois de plus Behle.


Suite à une décision des chefs d'Etat en 2008, Air CEMAC, dont le siège a été fixé à Brazzaville au Congo, devait elle aussi démarrer ses activités début 2010. Les négociations avec le transporteur sud-africain South Africa Airways (SAA) comme partenaire stratégique après le désistement du marocain Royal Air Maroc (RAM) puis du belge Sn Brussels, se disaient même en bonne voie pour la répartition du capital.


Par Raphaël MVOGO


© Copyright Xinhuanet 

 

 

 

NDLR : En RCA, Bozizé avait confié la gestion des services de délivrance à son fils fils Socrate avant de la lui retirer pour confier cela actuellement à son conseiller juridique Jacques MBOSSO. Ce sont également à des amis hommes d'affaires étrangers arabes qu'il a confié les services techniques de délivrance du fameux passeport. Le vrai problème qui se pose est que si les consulats et ambassades de Centrafrique à l'étranger ne sont pas autorisés à délivrer ce passeport biométriques les Centrafricains de la diaspora qui ne peuvent se rendre au pays pour les relevés biométriques, seront privés de ce passeport. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 00:41

 

 

 

logo MSF

 

 

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LEMONDE.FR avec AFP | 13.12.11 | 19h07

 

Quatre enquêtes réalisées en Centrafrique par Médecins sans frontières (MSF) révèlent des taux de mortalité "trois fois plus élevés que le seuil d'urgence qui définit une crise humanitaire", annonce, mardi 13 décembre, un communiqué de l'ONG. Le texte, rédigé après une série d'enquêtes réalisées "au cours des dix-huit derniers mois", dénonce une "crise silencieuse" dans un pays qui "détient la deuxième espérance de vie la plus faible du monde, soit 48 ans" et où "l'aide médicale actuelle ne suffit pas à répondre à l'ampleur des besoins sanitaires des populations".

 

Ces taux de mortalité, selon MSF, "reflètent une situation hors de contrôle, et ce alors que les taux les plus élevés ont été observés dans des zones épargnées par le conflit ou les déplacements de populations". Ils sont "dans plusieurs régions de la RCA [République centrafricaine] la conséquence d'épidémies saisonnières, d'une économie en panne, ainsi que des conflits, déplacements de populations et d'un système de santé très faible" ajoute le document.

 

La Centrafrique, pays de 4 millions d'habitants environ, est traversée depuis de nombreuses années par des crises politico-militaires, avec au moins quatorze groupes armés sévissant sur son territoire, selon un récent rapport d'Amnesty international. Selon MSF, cette situation engendre "un état sanitaire catastrophique et un accès aux soins de base extrêmement limité pour la grande majorité de la population [qui] expliquent en grande partie des taux de mortalité aussi élevés".

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 00:35

 

 

 

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KINSHASA AFP / 13 décembre 2011 22h10 - La Mission d'observation de l'Union européenne pour la présidentielle en RD Congo a déploré mardi le manque de transparence et les irrégularités, de la collecte à la publication des résultats donnant la victoire à Joseph Kabila et rejetés par l'opposition.


L'absence d'observateurs lors de la consolidation des résultats au Centre national de traitement de la Commission électorale à Kinshasa ne peut qu'affecter la confiance dans les résultats annoncés et leur crédibilité, note la Mission d'observation électorale de l'UE (MOE-UE), ajoutant que la publication des résultats provisoires reste caractérisée par un manque de transparence.

Les résultats par bureau de vote (BV) publiés par la Céni, ne comprennent pas les procès-verbaux de chaque BV établis à la fin du dépouillement. Ces résultats ne reprennent que la saisie informatisée des PV, réalisés au sein des Centres locaux de compilation (CLCR dans 169 circonscriptions), parfois sans témoins, explique dans un communiqué la MOE-UE, qui a déployé 147 observateurs.


Selon la Céni, Joseph Kabila a obtenu 48,95% des suffrages contre 32,33% à à l'opposant Etienne Tshisekedi, qui a rejeté en bloc ce résultat et s'est autoproclamé président élu de la RDC. D'autres candidats ont demandé l'annulation du scrutin.


L'annonce de ces résultats vendredi avait déclenché des violences à Kinshasa qui ont fait moins quatre morts.

Plusieurs résultats de BV rendus publics le soir du dépouillement (...), notamment à Lubumbashi, ne correspondent pas avec ceux publiés par la Céni, ajoute le MOE-UE.


Selon la mission, les résultats de 4.875 bureaux de vote, dont 2.020 à Kinshasa, n'ont pas été comptabilisés, soit 7,63% des 64.000 bureaux répartis sur le territoire. Ces bureaux non comptés représentent 1,6 million d'électeurs.


L'affichage des résultats au niveau des territoires a connu plusieurs entorses qui obligent à poser la question de la crédibilité des résultats de plusieurs CLCR, relève la MOE-UE.


Les procédures de compilation des résultats, selon la même source, ont été jugées peu transparentes au Katanga, dans le Sud-Kivu, à Kinshasa et dans la Province orientale, où des observateurs et témoins de partis politiques ont été empêchés d'observer l'ensemble des étapes de la compilation.


En contradiction avec la loi électorale, le bureau de la Céni a demandé à plusieurs CLCR de ne pas afficher immédiatement les résultats de la compilation mais de les envoyer d'abord au siège de la Céni afin de réaliser un contrôle de cohérence, souligne la mission de l'UE, qui cite notamment les cas de Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani ou Goma.


La MOE-UE constate aussi que 3,2 millions d'électeurs ont voté sur des listes de dérogations ou d'omis (car leur nom manquait sur les listes des bureaux), soit plus de 17% du total des votants, alors que ce taux était de 8% environ en 2006 lors du précédent scrutin présidentiel.

Il est de la responsabilité des acteurs politiques et des institutions congolaises de mener leur propre examen des résultats des élections et d'identifier les solutions à la situation actuelle, a déclaré le chef de la MOE-UE, la députée bulgare Mariya Nedelcheva, citée dans le communiqué.

Samedi, la mission d'observation du Centre Carter a jugé que le processus électoral manquait de crédibilité en relevant des irrégularités graves. L'archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, a de son côté déclaré lundi que les résultats de la présidentielle n'étaient pas conformes à la vérité ni à la justice.


Le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, a qualifié la déclaration du Centre Carter de nulle et sans effet.

La Cour suprême doit proclamer samedi les résultats officiels de la présidentielle du 28 novembre.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 00:21

 

 

 

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13 Décembre 2011 - 11:38


Le président centrafricain François Bozizé, prendra part du 15 au 18 décembre au sommet des chefs d'Etat des pays de la région des grands lacs à Kampala sur les questions de sécurité et les violences faites aux femmes, a appris mardi l'AFP de source de la presse présidentielle.

 

Selon Lord-Esaïe N'ganamokoï, directeur de la presse présidentielle, le président de la République (...) s'est dit disposé à participer au prochain sommet des chefs d'Etat de la région des grands lacs" après avoir reçu lundi au palais présidentiel James Kinobé ambassadeur de la République d'Ouganda en République Centrafricaine.

 

Le sommet comprends douze pays membres: l'Angola, le Burundi, le Congo, le Kenya, l'Ouganda, la République centrafricaine, le Rwanda, le Soudan, la République démocratique du Congo, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie.


La région souffre de nombreux problèmes de sécurité liés notamment à la présence de rébellions telles que l'Armée de résistance du seigneur (LRA), considérée comme l'une des plus brutales au monde.


La Centrafrique a autorisé en 2009 le déploiement sur son sol, d'éléments de l'armée ougandaise pour poursuivre les rebelles de la LRA et son chef Joseph Koni.


La LRA a constitué le principal dossier de la 33è session ministérielle du Comité des Nations Unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale (Unoca) tenue dans la capitale centrafricaine du 5 au 9 décembre.

"Elle a déjà occasionné plus de 3400 morts et 440.000 personnes déplacées, dont plus de 21.000 centrafricains et, pour les six derniers mois, 49.000 congolais", selon l'Unoca.


© AFP


 

NDLR : Cela ne sera qu’une réunion de plus. Qu’est-ce que la participation de Bozizé à ces multiples et innombrables réunions au sommet a changé dans la vie des Centrafricains ? Rien !Ce ne sont pas les ronronnements et les incantations qui feront mettre la main sur Joseph Kony et Baba Laddé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 17:25

 

 

assemblee nationale

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 13 Décembre 2011 13:32

 

Le budget de l’exercice 2012 de l’Etat centrafricain a été présenté à l’Assemblée nationale à Bangui. Un budget qui a connu une hausse de plus de 6%, par rapport à celui de l’année dernière. Il se chiffre 124,39 milliards de FCFA, soit environ 193 million d’euros.


« Les ressources propres de l’état centrafricain passeraient de 116,46 Milliards en 2011, à 124,39 Milliards de FCFA en 2012 » a expliqué le Ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï aux Elus de la Nation centrafricaine, lors de la présentation du projet de loi des finances pour le compte de l’exercice 2012 à l’Assemblée Nationale à Bangui.

 

Un exercice qui s’annonce comme un combat  gagné à l’avance pour le ministre des finances centrafricain, vu que le parlement  est constitué à une majorité écrasante des députés de son parti, le KNK.

 

Selon Sylvain Ndoutingaï, l’élaboration de ce projet de loi de finances s’est déroulée dans un contexte particulièrement difficile. « Ce contexte est caractérisé par le retrait des appuis budgétaires par les partenaires techniques et financiers de la République centrafricaine », a-t-il ajouté.

 

Le ministre des finances, consterné de la situation, a affirmé « qu’elle n’est pas confortable pour un Etat fragile comme la République centrafricaine ». Les ressources du pays sont estimées à 190,71 milliards de FCFA dans la loi de finances de 2012.

 

Les grandes difficultés de la République centrafricaine selon son ministre des finances, « réside dans le fait que nous ne produisons rien et nous exportons rien, malgré les énormes potentialités que dispose le pays ».

 

Ce projet de loi des finances va faire l’objet à partir du 13 décembre, des travaux de commission par les députés.  Lesdits travaux prendront fin le 28 du mois en cours par un débat général suivi de l’adoption du projet en question.

 

 

 

NDLR : « Ce contexte est caractérisé par le retrait des appuis budgétaires par les partenaires techniques et financiers de la République centrafricaine ». Le système est arrivé au bout du rouleau. Lorsqu’on se croit plus malin que les autres en prétendant gagner des élections grâce à des fraudes massives et que l’on prend les bailleurs de fonds de ces mêmes élections pour des imbéciles, il ne peut en aller autrement par la suite. Ceux-ci n’ont pas d’autre choix que de fermer les robinets financiers.

 

Dans le contexte de crise financière internationale en cours, les partenaires au développement ont des comptes à rendre et ne peuvent indéfiniment financer la mauvaise gouvernance  chronique des autorités centrafricaines qui passent le plus clair de leur temps à faire de la prédation et à jeter l’argent du pays par la fenêtre. Plus loin, on note encore un terrible aveu d'échec de ce régime : " Nous ne produisons rien et nous n'exportons rien malgré les énormes potentialités que dispose le pays". Qu'est ce qui les en a empêchés ? 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 03:07

 

 

 

Olivier Gabirault

 

 

       ABSENCE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE A  LA 3è EDITION DU TOURNOI DE FOOTBALL DE L’UNIFFAC (UNON DES FEDERATIONS DE FOOTBALL DE L’AFRIQUE CENTRALE


 

L’équipe de football catégorie « cadets » de la République Centrafricaine avait fait l’exploit de gagner la deuxième édition de la coupe de l’UNIFFAC (Union des Fédérations de Football de l’Afrique Centrale) en 2009. 


    La République Centrafricaine, détentrice de cette coupe et devant défendre son titre à l’occasion de la 3è édition du tournoi qui vient de se dérouler à NDJAMENA du 4 au 11 décembre 2011, y est absente faute de moyens financiers.


  Il est tout à fait choquant de constater que pour une somme qui n’atteint  même pas 16 000 euros (10 Millions CFA) sollicitée à ce sujet par la Fédération centrafricaine de Football, l’Etat ne soit pas en mesure d’y faire face alors que des fonds publics sortent abusivement du Trésor à d’autres fins. Cette attitude des autorités centrafricaines qui ne prend pas en compte l’image ainsi que l’avenir du pays, brise à la fois un espoir naissant et décourage l’effort, la volonté de cette génération montante qui serait même disposée à se rendre à NDJAMENA par la route pour défendre son titre.                                                                                                                                                 

 

La victoire des cadets centrafricains qui a donné pourtant de l’espoir à notre football aurait du être encouragée pour sa consolidation, grâce à une bonne préparation par des rencontres internationales amicales en prévision de ce tournoi et pour d’autres compétitions.                                                                                                                          

 

Il convient de rappeler que les nations dont le football a évolué ont d’abord mis le prix nécessaire pour former des pépinières de joueurs (minimes, cadets, juniors), pour multiplier des rencontres internationales amicales pour les aguerrir avant d’obtenir par la suite de bons résultats. En Centrafrique, les autorités aiment seulement la gloire née de la victoire des sportifs sans l’effort nécessaire  qu’il faut pour la préparer.                                              

 Le pays regorge de grands talents qui ne se révèlent pas suffisamment faute de moyens et de conditions indispensables à leur éclosion véritable.                                                                          

 

Nos sportifs qui n’ont rien à envier notamment à ceux de la sous-région, sont confrontés constamment d’une part aux conditions de préparation, et d’autre part à l’incertitude qui plane en permanence sur leurs déplacements dans le cadre des compétitions internationales pour lesquelles l’Etat a pourtant pris des engagements. L’absence ou l’insuffisance de la préparation et l’incertitude du déplacement brisent constamment la motivation, le moral des joueurs, ce qui aboutit nécessairement à leur stagnation.                                                                                              

 

Le football ne pourra jamais évoluer en Centrafrique sans une attention particulière de l’Etat par le financement de la préparation des joueurs sur le plan local et international. Avant les compétitions officielles, les erreurs, les faiblesses se corrigent grâce à des rencontres internationales amicales qui permettent également de mieux connaître les autres  adversaires.                                                                                                                                               

 La Fédération quant à elle, doit se fixer des objectifs clairs à atteindre même graduellement dans des compétions, grâce aux moyens attendus bien évidemment de l’Etat, le sport étant l’un des meilleurs vecteurs diplomatiques  d’un pays peu connu sur la scène internationale comme la République Centrafricaine.


Chaque Bureau Fédéral a certes sa politique. Mais il ne lui serait pas inutile de s’inspirer de certaines expériences positives antérieures. Dans ce cadre, il convient de rappeler qu’en 1984, parallèlement à un travail de reconstruction du football, le Bureau Fédéral de l’époque s’était fixé entre autres, deux objectifs. Le premier était, à deux mois de la Coupe de l’UDEAC1984 (aujourd’hui CEMAC), de mettre en place une équipe nationale (absente huit ans auparavant) mais avec l’objectif de se placer  parmi les trois meilleures du tournoi.

 

Malgré la jeunesse  de l’équipe (deux mois d’âge seulement), cet objectif qui a été notifié préalablement au gouvernement de l’époque, inquiet de la perspective d’une humiliation du pays, a été réalisé. En effet, non seulement la République Centrafricaine a battu les autres pays pour se classer juste après les finalistes qui étaient le Cameroun et le Congo, mais son équipe a gagné la coupe du fairplay et le Président de sa Fédération a été désigné Commissaire de Match de la finale du tournoi. Le deuxième objectif toujours dans le cadre du relèvement du niveau de cette discipline consistait à ne perdre aucun match à domicile.  Ce pari avait également été tenu, nos équipes ayant soit fait match nul, soit remporté la victoire, la plus célèbre étant contre l’Egypte à BANGUI en 1986.


C’est seulement par la conjugaison de la volonté de gagner au niveau de l’Etat,  accompagnée de moyens nécessaires, surtout à temps, et de celle de la fédération qui doit se fixer des objectifs clairs à atteindre grâce à des préparations adéquates, que le football pourrait faire la gloire du pays et mieux le faire connaître à l’extérieur. 

Une fois de plus, le fait pour la République Centrafricaine de ne pas participer à une compétition parce que l’Etat est incapable de sortir 10 Millions CFA est une image politiquement catastrophique pour notre pays.


Paris le 12 décembre 2011

 


Olivier GABIRAULT, ancien Président de l’Union des Fédérations de Football de l’Afrique Centrale, ancien Président de la Fédération Centrafricaine de Football (1984-1986).

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 02:55

 

 

Baba laddé signe l'accorde Bangui

 

L’incapacité des autorités politiques et militaires centrafricaines à mettre fin à la présence et aux activités de Baba LADDE et ses hommes sur le territoire centrafricain devient de plus en plus insupportable. Contrairement à l’autre bandit et criminel Joseph KONY de la LRA pour qui le territoire centrafricain est également un sanctuaire, Baba LADDE et ses hommes ne se contentent pas seulement de s’illustrer par des pillages et autres exactions sur les populations rurales dans les zones qu’ils écument, mais ce chef rebelle tchadien qui prétend combattre le pouvoir du président Idriss DEBY ITNO s’amuse et s’autorise à distribuer des brevets de respectabilité et de considération à tel ou tel leader de l’opposition démocratique centrafricaine.

 

C’est ce qu’il vient encore de faire dans un communiqué de presse publié par un célèbre blogueur tchadien qui a pris faits et cause pour lui. Baba LADDE s’en prend notamment au Directeur de Publication de Centrafrique-Presse en ces termes : « Nous souhaitons dire à Prosper N'douba qu'il ferait mieux de faire son travail d'enquête au lieu de nous insulter. Jamais aucune preuve n'a été dévoilée fournissant la preuve que le FPR a pillé qui que ce soit. Et nous lui répétons que nous ne connaissons pas Thomas Dietrich. Il faut savoir que Prosper N'douba était un soutien aux dictateurs Laurent Gbagbo et Mouammar Kadhafi. Surement apprécie-t-il aussi Bachar al-Assad. »

 

Toujours dans le même communiqué, il prétend que « Concernant la RCA, nous redisons que nous n'avons rien à voir avec les bandits qui terrorisent les populations civiles » comme il l’avait déjà fait la semaine dernière à l’Agence France Presse suite aux accusations dont il a fait l’objet suite à l’attaque  lundi de la semaine dernière d'un convoi par des coupeurs de route qui a fait trois morts au village Libi entre Damara (70 km nord de Bangui) et Sibut (100 km nord Bangui).

 

La presse centrafricaine autant que l’opposition démocratique, n’a aucune grâce à ses yeux. Elle est ainsi traitée dans le même communiqué : « La presse centrafricaine comme l'opposition "démocratique" centrafricaine (comme le MLPC de Martin Ziguélé) ne sont que les perroquets des dictateurs Tchadiens et Centrafricains. Seule Marie-Reine Hassen est convenable dans cette classe politique. »

 

 En quelle qualité et en vertu de quoi lui qui est un étranger se permet-il d’exprimer des jugements de valeur sur la presse et l’opposition politique centrafricaines ?

 

La seule chance de Baba LADDE est qu’il a en face de lui des dirigeants centrafricains qui en sont réduits à espérer, comme BOZIZE l’a déclaré dans son allocution de la veille des festivités du 1er décembre, que les peuls qu’il prétend défendre « finiront par se retourner contre lui » car pour le chef de l’Etat centrafricain, Baba LADDE n’est qu’un « escroc et  voleur de bétail ».

 

Selon des informations dignes de foi, au lieu d’aller capturer Baba LADDE qui ne cesse de narguer tout le monde et dont elles connaissent bien le quartier général puisque Paulin POMODIMO s’y est déjà rendu à plusieurs reprises discuter avec ce monsieur, les autorités politico-militaires de Bangui choisissent plutôt de déployer des blindés à Nguérengou (32 km de la capitale) sur l’axe Bangui-Damara dans le but d’en découdre avec des hommes armés dont elle supposent qu’ils seraient des éléments de la rébellion de Baba LADDE et dont la présence aurait été signalée dans les environs de la localité de Pata (50 km de Bangui) sur le même axe routier.

 

Que craignent les autorités de Bangui ? On ne peut imaginer que Baba LADDE cherche à s’emparer du pouvoir à Bangui afin de mieux se retourner contre celui d’Idriss DEBY à N’djaména. Si les hommes armés dont la présence est signalée tantôt autour de Bambari, tantôt à Bozoum, tantôt à Sibut et Damara qui saccagé les fermes et emporté les bœufs du Premier Ministre Faustin TOUADERA et du Pr Nestor NALI, et maintenant signalés à Pata - donc s’approchant de plus en plus vers Bangui - ne sont pas les éléments de Baba LADDE, qui sont-t-ils ? Que cherchent-ils ? La question se pose donc avec acuité et les prochains jours nous situeront.

 

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 00:45

 

 

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couverture de Directmatin du 17 nov

 

Communiqué de presse de Médecins Sans Frontières


Centrafrique: Des taux de mortalité au-dessus du seuil d'urgence


Bangui 12 Décembre 2011— Médecins Sans Frontières appelle les acteurs nationaux et internationaux à intervenir face à cette crise.


La République centrafricaine (RCA) est en proie à une urgence médicale chronique. Au cours des 18 derniers mois, quatre enquêtes de mortalité rétrospective menées dans certaines régions par MSF ont révélé des taux de mortalité trois fois plus élevés que le « seuil d'urgence » qui définit une crise humanitaire. Ces taux reflètent une situation « hors contrôle », et ce alors que les taux les plus élevés ont été observés dans des zones épargnées par le conflit ou les déplacements de populations.


Dans un nouveau rapport publié par MSF sous le titre « République centrafricaine : une crise silencieuse », l'organisation conclut que l'aide médicale actuelle ne suffit pas à répondre à l'ampleur des besoins sanitaires des populations. Un plus grand nombre d'acteurs doit se mobiliser pour mener des activités médicales couvrant l'ensemble de la population.


La République centrafricaine détient la deuxième espérance de vie la plus faible du monde, soit 48 ans, et le 5ème taux de mortalité par maladies infectieuses et parasitaires le plus élevé au monde. Les taux de mortalités dans plusieurs régions de la RCA sont la conséquence d'épidémies saisonnières, d'une économie en panne, ainsi que des conflits, déplacements de populations et d'un système de santé très faible.


« Un système de santé laminé par des années d'instabilité politico-militaire, des problèmes structurels gigantesques, l'insécurité dans l'Est et le Nord du pays... Tout ça donne un état sanitaire catastrophique et un accès aux soins de base extrêmement limité pour la grande majorité de la population... Tous ces facteurs ont eu des conséquences catastrophiques sur la santé des populations et expliquent en grande partie des taux de mortalité aussi élevés », déclare Olivier Aubry, chef de mission pour MSF en RCA.

 

« Par exemple, en juillet dernier, à Carnot, la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans était trois fois plus élevée que la mortalité des enfants du même âge dans le camp de réfugié de Dadaab au Kenya, où vivent dans des conditions extrêmes les populations qui ont fui la Somalie. A Carnot, cette crise est restée silencieuse. »

 

Et pourtant, comme l'indique le rapport de MSF, l'engagement des autorités du pays et de la communauté internationale ne prend pas la bonne direction. Le gouvernement et les bailleurs internationaux ont réduit leurs dépenses en matière de santé tandis que les organismes humanitaires ne parviennent pas à endiguer la crise sanitaire. En dépit des besoins immenses, le gouvernement centrafricain ainsi que les bailleurs de fonds semblent se désengager de l'offre de soins dans le pays.


Selon Pascal Monkoj, les besoins en termes d'assistance médicale sont criants : « Si je n'avais pas été soigné par MSF, je serais mort à l'heure qu'il est. Je souffrais de diarrhée, de migraine alors je suis allé voir un médecin à Batangafo et il m'a référé au laboratoire pour faire des tests. Les résultats ont confirmé que j'étais séropositif. Grâce au traitement, je ne suis plus malade, je suis heureux et je ne m'inquiète plus. »

 

MSF appelle tous les acteurs, tant à l'intérieur du pays qu'en dehors, à se mobiliser face à l'urgence médicale en République centrafricaine. Si les modèles d'aide classiques n'ont pas fonctionné, de nouveaux doivent être envisagés.

 

Programmes MSF en République centrafricaine


Médecins Sans Frontières travaille en République centrafricaine depuis 1997. Fin 2010, l'organisation comptait une équipe de 1 243 personnes dans le pays. Nos programmes soutiennent 9 hôpitaux et 36 centres et postes de santé. Nous travaillons systématiquement avec les structures du ministère de la Santé en coopérant avec eux aussi étroitement que possible. En 2010, nous avons soigné 582 253 patients externes et 21 605 patients hospitalisés en RCA.

 

 

Copyright © 2011 Médecins Sans Frontières. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com).

 

 

 

NDLR : Ce dramatique et triste constat qui fait froid au dos n’est pas fait par Centrafrique-Presse ni par la diaspora centrafricaine que Bozizé diabolise et accuse d’abaisser l’image de la RCA mais par une ONG humanitaire qu’on ne peut ni soupçonner ni accuser de faire de l’anti-bozizisme primaire et qui heureusement, soulage les populations de la misère et leur apporte un minimum de soins médicaux tout en suppléant aux graves manquements et carences des autorités du pays.

 

 

 

Communiqué de presse de MSF

 

Centrafrique : Une journée à l'hôpital de Paoua

 

7 Décembre 2011

 

Géré par MSF, l'hôpital de Paoua est le seul de la sous-préfecture pour une population d'environ 120 000 personnes. Les équipes de MSF travaillent en collaboration avec le ministère de la Santé dans tous les services de l'hôpital (pédiatrie, chirurgie, maternité, urgences, hospitalisations et consultations externes ainsi que dans la prise en charge de la tuberculose et du VIH).

 

Il est 7 heures 30 à l'hôpital MSF de Paoua. C'est le moment pour l'équipe de jour de faire le point sur la nuit écoulée avec leurs collègues de garde. Le médecin de garde la veille explique les cas de patients qu'il a hospitalisés au cours de la nuit dans les différents services et, si certains lui ont posé problème, il demande l'avis de ses confrères.

 

Plus tard, vers 8 heures, le Dr Frédérique Eygonnet se dirige vers le département de pédiatrie dont elle a la charge. « Paoua est le seul hôpital de la zone, explique-t-elle. Les patients viennent de la ville mais aussi des centres de santé situés en périphérie, à environ deux heures de route. En moyenne, nous recevons chaque jour quatre à cinq patients transférés par moto de nos centres de santé. »

 

D'une capacité d'accueil de 155 lits environ, l'hôpital MSF de Paoua est composé de plusieurs bâtiments qui abritent les différents départements de médecine, chirurgie, maternité, malnutrition et pédiatrie. Mais aussi le « village TB », une aile de l'hôpital réservée aux patients souffrant de tuberculose ainsi qu'un bâtiment dédié aux patients vivant avec le VIH.

 

Dans la cour centrale, sous un arbre, une dizaine de motos sont stationnées. Elles assurent la référence des patients provenant des différents dispensaires gérés par MSF en brousse.

 

En compagnie de Neema Kaseje, la chirurgienne, Frédérique fait le tour des patients qui ont reçu ou attendent des soins chirurgicaux. Neema raconte à sa consoeur qu'elle a été appelée deux fois au cours de la nuit précédente : «

Vers 23 heures, on est venu me chercher pour un patient qui avait une fracture à la tête après une chute. J'y suis retournée plus tard dans la nuit pour une césarienne. Mais ça va, c'est la routine, rien de particulier à signaler aujourd'hui. »

 

Puis, avec l'infirmier et l'aide-soignant, Frédérique visite les départements des soins intensifs pédiatriques et de néonatologie. Elle s'enquiert de chaque patient auprès de sa maman et de l'infirmier de garde. Dans le service de néonatologie, un nouveau-né préoccupe particulièrement Frédérique. Née trois jours auparavant, la petite fille souffre d'insuffisance respiratoire. Frédérique demande à l'infirmier de mener un examen radiographique.

 

« La visite prend beaucoup de temps, le service est surchargé, souvent deux enfants par lit... Régulièrement, ma visite est interrompue par des urgences. La plupart du temps, il s'agit d'enfants avec un paludisme grave à forme anémique, qu'il faut transfuser rapidement. »

 

Un peu à l'écart, deux nourrissons sont alités sous le regard inquiet de leur mère. Atteints de paludisme, ils sont anémiés et doivent recevoir une transfusion sanguine. Le paludisme est l'une des principales causes d'hospitalisation qui, si elle n'est pas soignée, entraîne de nombreux décès chez les enfants de moins de cinq ans.

 

Gaspard a deux ans. Il a été admis pour un paludisme grave de forme anémique. L'enfant présente également un marasme, une forme sévère de malnutrition. Il faut rapidement le transfuser et lui administrer un traitement anti-paludique.

 

« Dans certains cas de paludisme graves, de forme neurologique par exemple, les enfants ont des convulsions ou tombent parfois dans le coma. Au début de ma mission, c'était assez intimidant et même carrément stressant, on a l'impression de ne rien pouvoir gérer, de courir à la catastrophe, et puis rapidement, on réalise qu'on a acquis des automatismes, et on se retrouve à faire des massages cardiaques à des bébés dans le calme, presque sans transpirer, confie Frédérique. »

 

Il est près de 15 heures, l'heure pour elle de retourner à la base MSF située non loin de l'hôpital. De garde ce soir,  

Frédérique se tient prête à retourner à l'hôpital en cas d'urgence. Mais en voiture cette fois, car les déplacements de nuit ne peuvent pas se faire à pied.

 

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 00:42

 

 

Abou Moussa UNOCA

 

Radio Ndéké Luka Lundi 12 Décembre 2011 14:06

 

Les travaux de la 33e Réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) ont pris fin jeudi 8 décembre 2011 à Bangui, en République Centrafricaine, par l’adoption d’une Déclaration sur une feuille de route contre le terrorisme et la non-prolifération des armes en Afrique centrale.


Face aux défis qui interpellent les Etats membres en matière de sécurité, le Comité est persuadé que cette feuille de route « contribuera à renforcer la coopération douanière, militaire, policière, économique et sociale établie dans les accords bilatéraux, multilatéraux et les mécanismes institutionnels » en vigueur.

 

La Déclaration met l’accent, entre autres, sur le renforcement des échanges d’information entre les services de renseignements des Etats membres. Elle insiste également sur la nécessité d’élargir le champ opérationnel de la feuille de route à d’autres Etats voisins non membres de  l’UNSAC. Le document évoque par ailleurs l’urgence d’un instrument juridique commun de prévention et de lutte contre le terrorisme et la non-prolifération des armes de destruction massive en Afrique centrale.

 

Ces propositions font partie des mesures à prendre pour garantir la mise en œuvre de la feuille de route a l’échelle nationale, régionale et internationale. Dans ce chapitre, le Comité a sollicité l’appui du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), du Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC) ainsi que celui du Comité contre le terrorisme établi suite à une résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 28 septembre 2001.

 

Le Comité invite aussi ses Etats à renforcer la coopération internationale avec d’autres Etats et institutions pertinentes ayant une forte expérience en matière de prévention de la lutte contre le terrorisme et la non-prolifération, y compris le Centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme (CAERT), une structure de la Commission de l’Union africaine inaugurée en octobre 2004 et basée à Alger (Algérie).

 

En dehors de l’épineuse question de la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée, l’insécurité transfrontalière, les violences armées, le terrorisme international, le crime organisé, les menaces constantes des mouvements rebelles et extrémistes, la prolifération des armes et leur détention par les acteurs non étatiques, ont alimenté les débats lors de la 33e réunion de Bangui, qui a pris fin un jour plus tôt, en raison du travail préparatoire fécond réalisé par le Comité des experts du 5 au 7 décembre.

 

L’Angola, le Burundi, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tomé et Principe, le Tchad ont participé à cette session.


La prochaine Réunion ministérielle de l’UNSAC aura lieu à Bujumbura, la capitale du Burundi, durant le premier semestre 2012. Le Comité a aussi décidé que Brazzaville (Congo) abritera  la 35e Réunion, qui sera marquée par la commémoration du 20e anniversaire de l’UNSAC (décembre 2012).

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