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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 00:08





Mercredi 22 juillet, 19h11 Seth Borenstein

Des chercheurs pensent avoir trouvé un "chaînon manquant" dans l'évolution du VIH, le virus du SIDA: il s'agit d'un germe infectieux très proche, qui entraîne une forte mortalité chez les chimpanzés contaminés vivant dans la nature, selon une étude publiée jeudi dans la revue "Nature".

Les chimpanzés sont les premiers primates en dehors de l'homme qui comptent un nombre significatif d'individus tombant malades à l'état sauvage à cause de ce virus. Le chimpanzé est le parent le plus proche de l'homme chez les primates et la découverte de cette maladie pourrait aider les médecins à mettre au point de meilleurs traitements ou un vaccin anti-SIDA pour les humains, selon les experts.

La version du virus du SIDA chez le chimpanzé s'appelle le virus de l'immunodéficience simienne (VIS), mais la plupart des espèces de singes qui en sont porteurs ne présentent ni symptôme ni maladie. "Si nous pouvions trouver pourquoi ces singes ne tombent pas malades nous pourrions peut-être en tirer des enseignements pour l'homme", explique Beatrice Hahn, principale auteure de l'étude et professeure de médecine à l'université de l'Alabama à Birmingham.

Les chercheurs ont étudié pendant neuf ans des chimpanzés dans leur habitat naturel au
parc national de Gombe, en Tanzanie. Ils ont découvert que les sujets infectés par le VIS avaient un taux de mortalité 10 à 16 fois plus élevé que ceux non infectés. Les singes infectés décédés présentaient des concentrations inhabituellement basses de protéines de lymphocytes
T, comparables aux niveaux observés chez les humains atteints par le SIDA, a précisé Mme Hahn dans un entretien téléphonique.

Lorsque les chercheurs ont examiné le VIS, ils ont découvert qu'il présentait un lien de parenté proche avec le VIH. "Du point de vue de l'évolution et de l'épidémiologie, ces données peuvent être considérées comme un 'chaînon manquant' dans l'histoire de la pandémie de VIH", estime le Dr Daniel Douek, un expert de l'Institut national américain d'allergie et des maladies infectieuses, qui n'a pas participé à l'étude.

Les différentes espèces de singes, à l'exception des chimpanzés, semblent survivre au virus en raison d'une forme d'adaptation, probablement au niveau des récepteurs des cellules, précise le Dr Douek dans un courriel. L'infection des chimpanzés est plus récente, et ils n'auraient ainsi pas eu le temps de s'adapter.

Selon Mme Hahn, les chimpanzés et les humains ont probablement contracté le virus de la
même manière, en mangeant des singes contaminés. Et ils l'ont propagé de la même manière, par les relations sexuelles.

De nombreux facteurs comme la chasse, la destruction de leur habitat et les maladies expliquent le déclin des populations de chimpanzés en Afrique, souligne Michael Wilson, co-auteur de l'étude et professeur d'anthropologie à l'université du Minnesota. Et il est difficile
d'évaluer l'impact du VIS sur ces animaux, désormais menacés de disparition.
"C'est une préoccupation", note M. Wilson. "La dernière chose dont ces chimpanzés ont besoin est une nouvelle cause de mortalité."

 AP


Sur Internet: Nature: http://www.nature.com/nature

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 01:52






La cupidité du régime Bozizé et sa propension au détournement des deniers publics prennent chaque jour des proportions inimaginables, voire inquiétantes et revêtent  souvent un caractère très audacieux. Il n’y a pas si longtemps, Centrafrique-Presse avait révélé en exclusivité que l’enveloppe de cinq milliards (5) de F CFA représentant la contribution des états de la CEMAC à l’accompagnement du suivi du Dialogue Politique Inclusif notamment par le financement du programme Désarment -Démobilisation-Réinsertion des mouvement armés, avait été perçue en totalité par le pouvoir de Bozizé via son argentier Sylvain Ndoutingai par des décaissements successifs à la BEAC de Bangui, en espèces sonnantes et trébuchantes. Ndoutingai n’avait d’ailleurs fait aucun mystère sur l’utilisation qu’ils allaient faire de cet argent en annonçant qu’une partie servirait à rembourser l’emprunt qu’ils avaient contracté pour organiser les funérailles de Mme Martine Kofio, mère de Bozizé décédée le 9 février dernier, et le reste allait permettre d’édifier un mausolée au village à celle-ci.

Certains pays membres de la CEMAC n’avaient pas encore versé leur part d’aide exceptionnelle à la RCA pour le financement du programme DDR. C’est par exemple le cas du Tchad qui, craignant que Bozizé et sa clique n’en fassent pas l’usage auquel cet appui financier est destiné, a clairement conditionné le versement de sa part à un virement au fonds fiduciaire ouvert au BINUCA pour gérer le DDR ainsi qu’au reversement préalable par Bangui, des cinq milliards premiers milliards de F CFA déjà décaissés par les autres pays de la CEMAC et touchés en totalité par Bozizé et Ndoutingai. Or manifestement, ceux-ci ayant déjà utilisé tout cet argent, éprouvent présentement de réelles difficultés à effectuer un virement au fonds fiduciaire du BINUCA. Pourtant Bozizé avait initialement annoncé que la totalité de cet argent allait être remise au BINUCA qui en assurerait la gestion. Où est parti cet argent ?

Le ministre d’Etat Cyriaque Gonda, obligé de fournir des explications aux différents membres du comité de pilotage du DDR qui ne cessent de le soumettre régulièrement à d’embarrassantes questions, se contente de répondre par de laborieux propos arguant que les dépenses seraient effectuées chaque fois en cas de besoin.  Mais dans les faits, rien n’est déboursé depuis lors et le comité de pilotage commence à perdre patience.

Interrogé par certains interlocuteurs sérieusement préoccupés du retard pris dans la mise en place du programme DDR, Bozizé lui aussi prétend que compte tenu du fait que l’enveloppe du DDR suscite des convoitises, il décide d’en assurer lui-même la gestion comme il le fait aussi pour les finances du pays en président lui-même le comité de trésorerie. Un peu court et facile comme prétexte. En réalité, Bozizé ayant déjà dilapidé intégralement l’enveloppe de cinq milliards F CFA de la CEMAC, il compte maintenant sur le trésor public national pour palier à ce qu’il faut bien appeler un détournement. Voilà la cruelle vérité qu’il ne peut oser avouer clairement.

Par ailleurs, la perspective de la tenue prochaine d’élections générales en Centrafrique en 2010 a brusquement plongé Bozizé et sa clique dans un frénétique et considérable besoin d’argent. Informé des résultats d’un discret sondage d’opinion qui lui sont très défavorables, lui prévoyant un score autour de 09 % au premier tour de la présidentielle, il a fait venir à Bangui plusieurs marabouts de l’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Mali et Nigeria) pour tenter de renverser la vapeur. Ceux-ci, c’est bien connu, sont de véritables pompes à fric qui vont le sucer financièrement jusqu’à la moelle.

Les besoins d’argent de Bozizé pour la période qui va de maintenant aux élections sont tels qu’il a entrepris une initiative diplomatico-financière tous azimuts. Actuellement, une délégation dirigée par Job Isima, Secrétaire général de la présidence et composée entre autre de Cyrus Sandy, un ancien cadre du MLPC reconverti au KNK, séjourne en Chine à la recherche d’opportunités financières pour renflouer la trésorerie de Bozizé. De même, la visité éclair effectuée à Bangui par le prince Al Walid Al Saoud d'Arabie Saoudite le jeudi 9 juillet dernier, présentée comme une visite d'amitié et de travail en République Centrafricaine à l'invitation du président François Bozizé, serait en réalité en rapport avec l’inadmissible projet de vente par Bozizé et sa clique, de certains pans entiers du territoire national à l’Arabie Saoudite, un peu comme l’avait fait l’ancien président Marc Ravolomanana de Madagascar avec la Corée du Sud. Mal lui en a pris. De son exil actuel, l’ex président malgache doit certainement regretter sa lubie. Puisse-t-il en être ainsi de Bozizé aussi, le cas échéant !

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 01:47




R D A

Rassemblement de la Diaspora Africaine

 

Cher Lecteur, Lectrice,

 

Bonjour !... Si vous avez reçu ce document de la RDA, c’est que l’ami(e) qui vous l’a fait suivre estime que vous devez, vous aussi, prendre la place qui vous revient de droit dans l’orientation, l’organisation et le fonctionnement de cette Structure.

A ce jour, nous sommes dans la phase constitutive, raison pour laquelle suite à la Réunion constitutive N°1 du 13 Juin 2009, un Comité de Pilotage a été mis en place afin de nous faire des propositions concrètes.

A la Réunion constitutive N°2 du 18 Juillet 2009 qui s’est tenue à Paris 19ème, nous avons commencé à débattre sur l’objet des Statuts de notre Organisation et du mode de fonctionnement futur.

Le Comité de Pilotage qui a été abondé d’autres personnalités expertes en Droit va plancher sur ce sujet et nous faire des propositions concrètes à la Réunion N°3 du 29 Août 2009 où, vous aussi, cher Lecteur et Lectrice, êtes personnellement invité. – Sauf modification de dernière minute, la Réunion constitutive N°3 du RDA aura lieu le Samedi 29 Août 2009 à Paris de 15H à 18H au Collège Georges MELIES dans le 19ème arrondissement, 45-47 rue de TANGER (Métro : Riquet ou Stalingrad).

 

Comme j’ai eu à le dire plus haut, notre Organisation est dans sa phase constitutive, la répartition des tâches et responsabilités dans les différentes commissions ne s’est pas encore faite.

PRENEZ votre Agenda et réservez votre après-midi du samedi 29 Août 2009, afin de venir participer aux débats, faire des suggestions et prendre la place qui vous revient de droit dans la Commission qui pourra défendre et faire avancer vos idées sur les sujets qui vous tiennent à cœur.

RIEN n’est fermé ou figé, nous sommes dans la phase constitutive ; toutes les bonnes idées sont les bienvenues. Le RDA sera ce que, Collégialement, nous voulons en faire.

Ci-dessous, vous trouverez le texte initial lancé par M. Sékou DIABATE, Coordinateur Général du RDA que vous pouvez contacter à tout moment. Les coordonnées sont inscrites plus bas.

 

Sauf modification, l’Ordre du Jour de la Réunion N°3 sera le suivant:

-Compte rendu des missions (statuts, Charte fondamentale et autres)

-Etat des commissions et ouvertures des postes

-Initiatives et actions

-Moyens de fonctionnement

-Divers.

 

La rencontre sera modérée par M.Simon TEDGA, Chef d’entreprise et Consultant

 

Christian-Dominique DARLAN

Co-Initiateur du RDA.


LETTRE D'INTENTION POUR UN COMITÉ

D'INITIATIVE DU RDA

 

 

CETTE CONTRIBUTION EST UNE LETTRE D'INTENTION ADRESSÉE A L'ENSEMBLE DES FORCES ASSOCIATIVES, AUX CITOYENS, AUX DECIDEURS ET A TOUS LES AMIS DE L'AFRIQUE...

 

… L'ENGOUEMENT ET LES DÉBATS SUSCITÉS NE POUVAIENT DÉBOUCHER QUE SUR LA CRÉATION D'UN COMITÉ D'INITIATIVE DONT L'OBJECTIF SERA DE CRÉER DES CONDITIONS SAINES DE DIVISIONS DU TRAVAIL, POUR LE PARTAGE ET LA COLLECTE D'INFORMATIONS, DE CONTRIBUTIONS ET DE CRITIQUES SUSCEPTIBLES DE FACILITER LA MISE EN OEUVRE DU RASSEMBLEMENT DE LA DIASPORA AUTOUR DE NOS PRÉOCCUPATIONS, ICI ET LA-BAS.

 

NOUS AVONS TOUTES ET TOUS UN DEVOIR: FAIRE PARTAGER L'INFORMATION AUTOUR DE NOUS ET SURTOUT PRENDRE LA PLACE QUI NOUS REVIENT DE DROIT DANS L'ORIENTATION, L'ORGANISATION ET LE FONCTIONNEMENT DE CETTE STRUCTURE QUI N'EST PAS LE PRODUIT D'UNE COMMANDE... ALORS, ADHEREZ ET FAITES ADHERER AU NOM DES INTERETS SUPÉRIEURS DE L'AFRIQUE ET DE SA DIASPORA.

 

 

L’urgence de s’organiser,

le devoir d’agir et le besoin d’innover

pour la Démocratie et le Développement,

ici et là-bas

 

Nous acteurs de la diaspora, militants et artistes, intellectuels et entrepreneurs, hommes et femmes de Culture, de l'Education et du Sport, étudiants, élèves et jeunes des banlieues, venant d'horizons divers et de conviction philosophique différente, mais tous vibrant pour une Afrique debout et conquérante, avons montré notre volonté de mutualiser nos ressources afin de mieux  garantir  la force de nos propositions, de  nos initiatives et actions à venir.

 

-          Mais comment donner un puissant écho à nos démarches et faire déboucher nos doléances si nous ne prenons pas nos responsabilités vis-à-vis de nous-mêmes, des États, des partis et autres structures civiles ou religieuses ?

-          Comment rompre cet isolement dévastateur et créer des liens salvateurs  qui pourraient faire émerger ces  nécessaires  points de convergence en phase avec la défense de ces Droits qui font l’Homme si nous ne participons pas, au-delà de nos opinions  politiques et convictions philosophiques diversifiées à la sécurisation des espaces démocratiques, en défense de l’expression et de la pratique démocratique républicaines, du respect de leurs règles ?

-          Comment tordre le cou au sectarisme impubère et nouer avec des initiatives qui fédèrent des actions productives dans leur mise en œuvre si nous ne mettons pas en place des structures citoyennes dans leur organisation, démocratiques dans leur fonctionnement et  indépendantes dans leurs activités ?

 

Nous avons décidé de répondre à ces questions en affirmant notre volonté de créer le Rassemblement de la Diaspora Africaine dont le sigle est « RDA ».

 

Le Rassemblement de la Diaspora Africaine n’est  pas  un Parti politique ni un concurrent des Partis politiques et refuse en tant qu’organisation citoyenne d’être des béquilles pour les  pouvoirs, aujourd’hui ou demain et  une arme aux mains des oppositions, maintenant ou ultérieurement, ici et là-bas.

 

Toutefois des partenariats restent possible selon les intérêts du Rassemblement qui est disposé à garantir  une totale transparence dans sa construction selon la disponibilité, le sérieux et l’implication des un(e)s et des autres, des besoins et de la réalité du terrain, mais où tout(e) démocrate sincère doit et sera à l’aise, quelle que soit son appartenance ou pas à une organisation politique, syndicale, associative ou professionnelle.

 

Participons à la construction d’une entité d’un genre nouveau qui permet de penser librement, de décider utilement et d’agir collectivement, ici et là-bas!

 

Mettons nos expertises à profit pour soulever ou répondre sans langue de bois, avec le droit de nous tromper,  aux véritables défis de notre société qui ne sont pas souvent abordés par les politiciens, à nos dépens, ici et là-bas !

 

Arrêtons ces  discours  dithyrambiques et stériles qui empêchent de rendre lisible et visible d’autres choix  possibles à cause de la dictature de la pensée unique, du défaut de partage équitable des richesses, de la coopération internationale pipée,  des détourneurs de conscience et autres apprentis sorciers qui sèment la haine, produisent  l’intolérance et l’exclusion,  nourrissent la discrimination et le racisme, accentuent le réflexe communautaire et piétinent impunément les fondamentaux  de la République, ici et là-bas !

 

Cessons, sans avoir essayé de poser nos problèmes de conclure facilement que la coloration politique des détenteurs des pouvoirs politiques ne nécessite pas une démarche pragmatique pour les résoudre, ici et là-bas !

 

Tapons aux portes où il est indiqué que se trouve la solution à nos problèmes et agissons dans le respect de la légalité à  trouver une issue positive aux difficultés qui nous assaillent, avec des moyens démocratiques acquis ou à gagner par l’implication militante, ici et là-bas !

 

Créons ou renforçons  des espaces de débats et d’actions qui portent de manière responsable nos  interrogations et inquiétudes, nos espoirs et besoins immédiats ou à venir, dans le respect, peut-être même avec des approches contradictoires, mais sans violence verbale, physique ou politique, ici et là-bas !

 

Provoquons des débats avec ces intellectuel(le)s fort(e)s en bouche  qui, dans le confort des bureaux ou des salons glosent et planifient nos vies à des années-lumière de nos préoccupations et qui, dès fois, par couardise ou pour des raisons alimentaires ne pensent plus ou bottent en touche sur les questions essentielles, participant ainsi à aggraver l’inquiétante fracture culturelle qui accompagne le délabrement économique et social de la masse grandissante des démunis, ici et là-bas !

 

Dénonçons ces machines politiciennes qui ne s’intéressent à nos conditions qu’à la veille d’élections et  n’arrêtent pas de nous prendre pour une masse de manœuvre dont les doléances pourtant vitales sont oubliées  après coup,  profitant à cette catégorie de citoyens dits transhumants, sans principe et sans vergogne, ici et là-bas !

 

Donnons leur chance à ces complexé(e)s aux théories toutes faites qui ont toujours raison, ne font jamais leur autocritique et ne se donnent pas la peine de se mobiliser à nos côtés ou pour défendre les droits au moins pour tester par la praxis et sans disposition de voyou, les  thèses de leurs Maîtres, ici et là-bas !

 

Actionnons des dynamiques critiques qui permettent  la rupture d’avec ces pratiques sales et malsaines qui détournent les citoyen(es) des choses de la Cité, dans les  périmètres d’activités politique, économique, socio-culturel  et environnemental, ici et là-bas !

 

Rompons avec ces situations puériles de préséance et de leadersheapisme grégaires qui abâtardissent les actions  décisives  et  empêchent de mieux faire œuvre utile, ici et là-bas !


Osons (re)inventer et explorer l’immense ressource de cette masse de compétences anesthésiées ou obstruées dans les services publics et les organismes à intérêt général, pour défaut de modernisation et des raisons politiciennes ou sectaires, ici et là-bas ! 

 

Revisitons sans arrogance ni mépris, sans heurter ni blesser inutilement   les bases qui fondent le substrat même de notre société en permettant de délimiter clairement le champ d’intervention des pouvoirs et de participer à y apposer les contre-pouvoirs nécessaires qui garantissent la cohésion sociale et stabilisent les boussoles de nos environnements dont les indicateurs sont en dérèglement avancé, par une nette séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, ici et là-bas.

 

Oui, le Rassemblement de la Diaspora Africaine se voudrait à la fois un esprit, une  méthode et un outil pour comprendre afin de mieux agir que tout(e) citoyen(ne) devrait s’approprier  au nom de la Démocratie et du Développement de l’Afrique, pour un monde ouvert et solidaire, plus fraternel et plus juste, ici et là-bas !

 

 

Alors, ensemble, dans la discipline et le respect, participons à donner à la politique son sens premier, d’engagement désintéressé et de participation active, orienté vers la satisfaction des besoins élémentaires de première nécessité en matière de santé, d’Éducation, d’amélioration des conditions du quotidien par l’accès à des services de qualité pour toutes et tous : la vie et le bien-être de millions de citoyen(ne)s en dépendent ici et là-bas.          

 

Sékou DIABATÉ

Initiateur du RDA

Président IACD International

Président de la CASE

E-mail :  espacerda@gmail.com

Tél.: (+33) 06 8572 3038

 

 

Les INITIATEURS:

 

1. M. Sékou DIABATÉ, Consultant en Développement social et Culturel, Président de la Coordination des Associations des Sénégalais de l'Extérieur, Cachan (France);

2. M. Lucien Brice GBAGUIDI, Chef d'Entreprise, Paris (France);

3. M. Raymond AYIVI, Maire-adjoint, Président de la Plateforme Africaine, Bezons (France);

4. Mme Annick NARAHUVYE, Coordinatrice du Conseil des Jeunes d'Europe (CJAE), Bruxelles (Belgique);

5. M. Dr Thiedel CAMARA, Universitaire, Consultant international, Poitiers (France);

6. Mme Collette ILUNGA, Conseillère municipale dans le 9éme arrondissement, Lyon (France);

7. M. Christian-Dominique DARLAN, Consultant en Stratégie de Développement, Lyon (France);  Fondateur de BATIR-RCA.org (Centrafrique).

8. M. Momar Sokhna DIOP, Pr de gestion et d'Economie, Autour de « Quelles alternatives pour l9. 'Afrique? », Gentilly (France);

10. M. Djilali Ben NAMRANE, ancien fonctionnaire international à l'ONU, responsable à ATTAC, Paris (France);

11. M. Amadou Ciré SALL, Député, Sénégal (Réside en France);

12. Mme Oumou Khaïry NIANG, Anthropologue, Vice présidente de l'Association des Femmes Africaines pour la Recherche et le Développement, Dakar (Sénégal);

13. Mme Mariam THIAM, Cadre associatif, Paris (France);

14. M. Alexis ABODOHOUI, Président de l'Amicale des Etudiants Béninois à Wuhan (Chine);

15. Mme Yeblé Martine-Blanche OGA-POUPIN, Présidente de l'Association Solidarité avec les Femmes, Nimes (France);

16. M. Magloire OLYMPIO, Secrétaire général de la Fédération Internationale de l'Union des Forces du Changement (UGC), Togo;

17. M. Mamadou A. KANE, Président de la Commission Education et Culture de Pulararspeaking Association, New York, (USA);

18. M. Sidy FALL, Coordinateur du MSU-FRANCE, Kremlin-Bicêtre (France);

19. M. Atta DIOUF, Ingénieur, Paris (France);

20. M. Ousmane DIARRA, Coordinateur de l'Assemblée des Maliens de l'Extérieur (AME), Bamako (Mali);

21. M. Pierre CHEKEM, Président de Partenership, Association pour l'Esprit d'Entreprise et le Partenariat (Yaoundé (Cameroun);

22. Mme Marie-Louise DIOUF-SALL, Universitaire, Ecrivain, Paris (France);

23. M. Hamidou KONATÉ, Président de l'Association Malienne pour la Culture, l'Education et la Solidarité (AMCES), Stains (France);

24. M. Abdoulaye BA, Président de l'Association IDA (Intégrer.Développer.Agir), Paris (France)

25. M. Cheikh Tidiane SOW, Administrateur de sociéte, Johannesburg (Afique du Sud);

26. M. Tony-Gilbert MOUDILOU, Avocat au barreau de Paris (France);

27. Melle Hadyatou DIALLO, Doctorante en Sociologie, Chargée de programmes à ENDA/Diapol-Pôle Migration, Saint-Louis (Sénégal);

28. M. Lazare KI-ZERBO, Philosophe et Consultant; Paris (France);

29. M. Cheikh Ngaïdo BA, Président des Cinéastes Sénégalais Associés (CINESEAS), Dakar (Sénégal);

30. M. Boualem SNAOUI, Agro-forestier, Ecologue, Enseignant en Biotechnologie-Santé-Environnement, (Val d'Oise);

31. M. Djémory DIABATÉ, Consultant en Sciences et Techniques de l'Education et de la Formation, Enseignant en Lettres Modernes, Sciences Humaines et Sociales, Pau-Pyrénées-Atlantiques (France);

32. M. Diakhate MBA, technicien en design et en industrie métallurgique, Libreville (Gabon);

33. M. Valdiodio NDIAYE, Responsable de l'Administration et des Ressources Humaines de l'ANAF;

34. M. Abdoul Aziz DIOP, Politologue, Essayiste, Dakar (Sénégal);

35. M. Mouhamedou L. DIACK, Consultant-Expert en Microfinance, Bastia, Haute Corse (France);

36. Mme Mariam Seeri SIDIBE, militante du Nouveau Parti Anticapitaliste, Aubervilliers, (France);

37. M. Louis-Martial NDOUBE, Consultant en génie social, Président de CYBELL DOMAS International, Châtellerault, Vienne (France);

38. Christiane LEONI-MENDY, Ingénieur spécialiste de réseaux de santé, Présidente de NIOKKO BOKK International;

39. Mme Lidia MONTEIRO, Présidente de l'Association CASA GRANDE, L'Hay-Les-Roses (France);

40. M. Oussouf DIAGOLA, Journaliste, Paris (France);

41. M. Moussa SIDIBE, Fiscaliste, Paris (France);

42. M. Sidya DIOP, Président de l'Association Sirius.Saaraba, Torcé (France);

43. M. Mansour DIALLO, Président de Laamb et Mbapatt de Paris, France;

44. Babacar NDIAYE, Attaché d'enseignement et de recherche à l'Université de Nice;

45. M. Sidonio QUARESMA dit Sido, artiste international;

46. M. Komla Nulété KUAGBENU, Président de l'Association Togolaise de Lutte contre le Paludisme, Lomé (Togo);

 

….

 

 

 

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RÉSOLUTION DU COMITÉ DE PILOTAGE DU RASSEMBLEMENT

DE LA DIASPORA  AFRICAINE DU 13 JUIN 2009  A PARIS

 

Réunis le 13 juin 2009 de 15 à 18 heures au SARABA 19, rue de la Goutte d'or - 75018 Paris, après des vifs et enrichissants échanges, les participants à la première rencontre pour la création du Rassemblement de la Diaspora Africaine ont à l'unanimité pris la résolution suivante:

 

     I.        De la création du Comité de pilotage et de ses objectifs stratégiques


Le comité est chargé de donner une impulsion indispensable à la poursuite des objectifs fixés par l'Assemblée du 13 juin 2009.

Son objectif est de participer, à partir d'activités propres et dans d'autres espaces, à sensibiliser et informer, à organiser la diaspora africaine en France et ailleurs par la mutualisation des ressources pour que la Diaspora compte dans les pays d'accueil et en Afrique.

Cela passe par une solidarité affirmée pour la défense de l'expression démocratique et du droit de s'organiser, du respect des patrimoines publics, du respect des citoyens et de leurs biens. Tout cela constitue des raisons légitimes pour rechercher des moyens légaux pour assurer et développer la pérennité du RDA.

Le Comité se pilotage devra mettre en place des commissions relatives à à l'orientation et à l'organisation, au fonctionnement et au développement du RDA dans un esprit d'ouverture et de partage, sur une base laïque et non partisane.

Le fondement de cette orientation découlera de la Charte fondamentale et des statuts du RDA dont la définition sera l'œuvre de toutes les parties intéressées et dont le cadre d'élaboration sera défini dès la rencontre du 18 juillet 2009 à Paris de 15H à 18H au Collège Georges MELIÈS dans le 19ème arrondissement, 45-47 rue de TANGER (Métro RIQUET ou STALINGRAD) à partir de propositions qui peuvent déjà être collectées.

 

    II.        De la création des Commissions et des propositions


L'assemblée a décidé la création des commissions ouvertes suivantes autour d'une charte qui tiendrait compte de la réalité et des préoccupations de la diaspora en lien avec la réalité des pays d'
origine.


A. De la création de Commissions ouvertes


Cela ouvre sur le plan structurel une urgence de s'organiser
qui rend incontournable, l'existence et la viabilité des commissions suivantes qui seront ouvertes à toutes et tous sous la conduite du Coordinateur général :

·         Administration ;

·         Finances;

·         Culture et Éducation;

·         Droits et Libertés;

·         Économie et Santé;

·         Environnement et Sport;

·         Relation avec les organismes et Associations;

·         Solidarité africaine et internationale;

·         Projets et Expertise;

·         Mémoire et Histoire;

·         Communication et Information;

·         Commission scientifique ;

·         Démocratie et Développement

 

B. Projets et propositions


Ces commissions dont les responsables composer
ont le bureau du Comité de pilotage se feront un devoir de fonctionnement collégial et auront la responsabilité de donner corps et âme aux projets et propositions suivantes, entre autres :

 

·         Une Maison de l'Afrique;

·         Cinq Maisons de la Diaspora dans chacune des régions;

·         La journée de la solidarité africaine et internationale de la Diaspora;

·         La journée culturelle de la Diaspora;

·         La journée des projets de la Diaspora;

·         Le bal de la Diaspora;

·         La journée de la citoyenneté et de la diversité;

·         La journée des tirailleurs africains;

·         Le Salon de l'Emploi, de l'Insertion et de la Réinsertion;

·         Le Salon de l'Artisanat et du Tourisme africains

·         Transparence des Résultats électoraux en Afrique

 

 

  III.        Instance dirigeante et perspectives

L'assemblée du 13 juin 2009 a décidé que le RDA sera dirigé par le comité de pilotage  jusqu'à la date de la création officielle du bureau du RDA qui interviendra à sa légalisation .Il est entendu que les réunions de RDA se tiendront tous les mois à une date communiquée à chaque membre deux semaines avant celles-ci.

Tous les intéressés se doivent de relayer ou de faire passer les informations du RDA en les partageant avec d'autres acteurs, en leur faisant part de ses initiatives et actions.

La prochaine rencontre est prévue le 18 juillet 2009 à Paris de 15H à 18H au Collège Georges MELIÈS dans le 19ème arrondissement, 45-47 rue de TANGER (Métro RIQUET ou STALINGRAD)

Fait à Paris, le 21 juin 2009

 

Le Comité de pilotage

Contact:

Sékou DIABATÉ

Coordinateur général

Tél.: 06 85 72 30 38

E-mail: espacerda@gmail.com

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 03:56




Ban Ki Moon s'inquiète de la dégradation de la situation en matière de sécurité

20/07/2009

La situation en matière de sécurité dans l'est du Tchad s'est dégradée au cours des derniers mois, ce qui a compromis les avancées réalisées, s'inquiète le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un rapport publié lundi.

« La brève incursion des rebelles dans l'est du Tchad en mai dernier et les combats avec les forces gouvernementales qui ont suivi ont exacerbé l'insécurité dans cette région et favorisé la résurgence des actes de banditisme, compromettant ainsi les acquis de la force européenne EUFOR et de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) », écrit M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de sécurité.

Selon le Secrétaire général, la nouvelle détérioration des relations entre les gouvernements tchadien et soudanais à la suite de cette incursion a également fait reculer la sécurité dans l'ensemble de la région. « Le processus de Dakar marque le pas depuis novembre 2008, date à laquelle le Groupe de contact s'est réuni pour la dernière fois. La signature le 3 mai de l'accord de Doha par les gouvernements tchadien et soudanais a relancé l'espoir d'une normalisation des relations, mais cet espoir a été vite déçu », souligne-t-il.

Ban Ki-moon appelle les gouvernements tchadien et soudanais à redoubler d'efforts pour instaurer la confiance et réduire les sources de tension entre eux, afin d'assurer la stabilité de la région et d'améliorer la situation humanitaire au Darfour et dans l'est du Tchad.

Au-delà, toutefois, de la question des relations entre le Tchad et le Soudan, la stabilisation durable de la région exige la résolution des conflits internes que connaissent les deux pays, estime-t-il. À cet égard, il se félicite des progrès accomplis dans l'application de l'accord du 13 août entre le gouvernement tchadien et l'opposition politique, et du consensus qui s'est fait jour concernant le cadre législatif des élections et les modalités de l'établissement d'une Commission électorale nationale indépendante.

Selon lui, le lancement du recensement de la population, qui va faciliter l'inscription sur les listes électorales, est un autre élément positif. « Des élections libres, loyales, ouvertes à tous et transparentes offriraient une nouvelle chance de réconciliation nationale », estime-t-il.

Le rapport estime par ailleurs que la formation et le déploiement de la force de police tchadienne, le DIS (Détachement intégré de sécurité), dans l'est du Tchad ont contribué à renforcer la sécurité dans les camps de réfugiés et les villes clefs. Selon Ban Ki-moon, les contributions actuelles au fonds d'affectation spéciale pour le DIS permettront à la MINURCAT de fournir un soutien jusqu'à la fin de 2009, mais les donateurs devront poursuivre leur effort en 2010.

« Quels que soient les ajustements et améliorations actuellement apportés aux opérations du DIS et le soutien qui lui est fourni, le détachement est et restera une force de sécurité communautaire. De ce fait, sa capacité à faire face aux menaces de nature militaire demeurera au mieux limitée. Les efforts se poursuivront donc pour accélérer le déploiement complet de la force de la MINURCAT afin de renforcer la sécurité locale dans l'est du Tchad », dit-il.

Selon lui, pour que la force de la MINURCAT puisse déployer pleinement ses forces et ses capacités expéditionnaires, il importe que des moyens, y compris 14 des 18 hélicoptères militaires qui sont nécessaires, soient fournis d'urgence. Par ailleurs, tout en étant encouragé par les récentes annonces de fourniture de contingents pour remplacer ceux qui quittent la Mission, il se dit très préoccupé par les retards pris dans le déploiement de ces troupes, qui risquent d'ouvrir des brèches dans le dispositif de sécurité. Aussi, il engage les États Membres à aider les pays fournisseurs de contingents à acquérir le matériel nécessaire et à accélérer le déploiement de leurs troupes.

 

 

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 03:46




L’intolérance gâche le panaf

Par Djilali .B  Mardi 21 Juillet 2009 quotidien Liberté Alger

Le Panaf est terminé. L’information devrait faire plaisir à tous les “fous furieux”, intolérants, intégristes, racistes et conservateurs qui n’ont pas digéré son organisation.

Quelques encablures de la clôture du Festival panafricain qui a sorti Alger et l’Algérie de leur torpeur, ils ont agi en s’attaquant à la troupe centrafricaine à coups de pierres, de bouteilles et d’œufs lancés des balcons et fenêtres à Draria où se produisaient les danseuses de la troupe. Outre les blessés légers, une danseuse a été sérieusement touchée. Elle boitait, avait des bleus et des plaies. “Elle a pleuré toute la nuit”, nous a affirmé un membre de sa délégation qui n’a pas caché “son choc” devant l’acte de “ces voyous qui ne comprennent pas grand-chose à la culture”.

 On déplore deux blessées, dont l’une est restée, depuis, au village des artistes. “Elle porte des marques de coups aux pieds, des blessures ouvertes, et a des douleurs au niveau de la colonne vertébrale”, a précisé notre interlocuteur. Il a considéré que par rapport à toutes les manifestations, cet acte est isolé. Il a toutefois souhaité que la victime soit soumise à des examens approfondis et qu’elle bénéficie éventuellement d’une assistance médicale dans son pays avec l’aide de l’Algérie. Car le départ de la troupe était prévu pour ce matin à 1h, au même titre que les troupes congolaise et camerounaise.

Malgré la grande frayeur, la peur que cette incursion d’intolérance a provoquée, les responsables de la délégation ont su prendre les choses du bon côté. “Ce genre d’incident peut arriver dans les grandes manifestations”, a souligné M. Japande, responsable de la délégation de la Centrafrique, mettant en face les moments agréables du festival. La balance penche, selon lui, vers “ce peuple accueillant et ces moments très intéressants et enthousiastes” vécus par tous les membres de sa délégation.

 Incident minime, acte isolé provoqué par des voyous, estiment certains, malgré le grand choc que cela a produit, pour d’autres, proches du festival, c’est la manifestation de l’intolérance. Et l’on soupçonne les islamistes d’avoir encouragé cet acte, eux qui ne cachent pas leur intolérance, leur hostilité à la limite de l’allergie à toute chose culturelle perçue comme une perversion, loin de tenir compte des traditions, culture et pratiques des autres pays ou autres communautés. 

Déçu et choqué par ces comportements, un membre de l’organisation a estimé qu’au-delà de l’incident, c’est le Festival panafricain qui a été agressé. “C’est inexcusable, insupportable”, dit-il soulignant cette “honte” de jeter des pierres sur nos invités. Heureusement qu’il n’y a pas eu beaucoup d’incidents de ce genre. Ce que les organisateurs redoutaient d’ailleurs, au départ, étant donné le volume des activités et le nombre de troupes invitées à participer.

 Pourquoi le choix de Draria, Sidi Moussa… malgré le risque ? La programmation de spectacles dans ces communes a obéi à un double besoin. Besoin pour les organisateurs de trouver des espaces de présentation et celui des communes qui ont demandé à avoir une part des spectacles. “C’est vrai, reconnaît notre interlocuteur, que c’est osé et risqué, on savait certaines communes encore sous influence islamiste, mais il fallait le faire.” La satisfaction est venue toutefois de ces familles qui sont sorties, cette population venue voir les spectacles, ces moments de plaisir qui ont depuis des années quitté l’Algérie. “Nous sommes contents d’avoir réussi”, conclut notre interlocuteur. Même ton chez les autres délégations qui ont découvert une Algérie chaleureuse, accueillante et hospitalière, malgré l’intervention de quelques énergumènes abreuvés de la culture… de l’exclusion.

D. B.

 

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 03:19




          Siège de la BVMAC à Libreville


Le conseil d’administration de la bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) avait décidé le 14 juillet 2008 de limoger brutalement l’ancien Directeur Général, le Centrafricain Yvon Psimhis pour de prétendues  raisons d’insuffisance de résultats, l’opinion s’était beaucoup interrogée sur les véritables motifs de ce limogeage qui était pour le moins cavalier.

 

Certains observateurs étaient même allés jusqu’à mettre en doute la compétence des cadres centrafricains, et cela d’autant plus que l’éviction d’Yvon Psimhis intervenait après celle de son prédécesseur qui n’était autre que sa compatriote, Mme Marlyn Mouliom-Roosalem, virée elle aussi à l’époque pour les mêmes raisons dites d’insuffisance de résultats.

 

A peine un an seulement après le départ d’Yvon Psimhis de la tête de la BVMAC, son successeur gabonais, un certain Willy Ontsia qui n’est d’ailleurs pas étranger au complot ourdi pour virer le Centrafricain,  vient de se rendre coupable d’un grave incident en ce tout début du mois de juillet. En effet, à la demande de la Commission de surveillance des marchés financiers (COSUMAF), un audit a été effectué à la BVMAC dont les conclusions ont visiblement déplu à M. Willy Ontsia qui, après une certaine durée d’intérim, avait été désigné pour  succéder à Yvon Psimhis à la direction générale de la  BVMAC.

 

C’est maintenant à coup de biceps que M. Willy Ontsia a cru devoir résoudre les problèmes de la BVMAC. Il a physiquement agressé un des trois experts commis pour l’audit, un juriste congolais, en outre Responsable de l’Inspection à la COSUMAF. Il a été jusqu’à lui administrer un bon coup de poing à la figure, fracassant du même coup un des verres de ses lunettes dont un débris a blessé la victime à l’œil.

 

Naturellement celui-ci a dû se faire délivrer un certificat médical constatant les dégâts et un constat d’huissier a été établi. Les responsables compétents de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale ont été saisis de l’affaire. On s’étonne que le conseil d’administration de la BVMAC si prompt à virer les DG centrafricains puisse encore tarder à se prononcer sur le cas du DG gabonais voyou qui a succédé à Yvon Psimhis.

 

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 03:15




 

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR) 13 Juil 2009


Points saillants

- Remise en liberté du Président de la CPJP

- 11 juillet : Journée Mondiale de la Population

- Soutien de la Chine à la lutte contre le paludisme

 

Contexte et sécurité

Remise en liberté de Charles Massi au Tchad

Le Président du Conseil Politique de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), M. Charles Massi a été remis en liberté le mercredi 8 juillet à Ndjamena au Tchad.

M. Massi a été arrêté au Tchad le 15 mai pour « tentative de subversion d'un pays voisin à partir du Tchad » selon les autorités tchadiennes.

Selon le Ministre tchadien de l'Intérieur, M. Ahmat Bachir, « après avoir mené des enquêtes, nous avons conclu qu'il n'avait pas d'intentions subversives contre la République Centrafricaine, qu'il ne pouvait qu'être relâché ».

Joint par la Radio France Internationale (RFI) le 10 juillet, M. Charles Massi déclare, « j'espère que la médiation tchadienne pourra faire avancer le processus de paix en Centrafrique ».

Actualités

Soutien de la France aux élections

L'ambassadeur de France en Centrafrique, M. Jean-Pierre Vidon a annoncé le lundi 13 juillet que son pays soutiendra les élections de 2010 en Centrafrique.

Cette annonce a été faite lors d'une conférence de presse tenue à la chancellerie de l'Ambassade de France à Bangui la veille de la 220ème célébration de la fête nationale française.

Selon l'Ambassadeur Vidon, les élections libres, transparentes et démocratiques étant l'une des étapes les plus importantes du processus de stabilisation et de consolidation de la paix en République Centrafricaine, la France y est particulièrement attachée. De même qu'elle l'était il y a 5 ans en 2005, lorsque les précédentes élections permirent de conclure le processus de transition constitutionnel.

Pour plus d'informations : Michael Deslaimes, Ambassade de France, (236) 75 20 16 15, michael.deslaimes@diplomatie.gouv.fr

Promotion des droits des femmes et filles

"Investir dans les femmes et les filles ", tel est le thème de la Journée Mondiale de la Population célébrée ce 11 juillet.

Pour célébrer cette journée, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a organisé une cérémonie à l'Assemblée Nationale. Cette cérémonie présidée par la Ministre des Affaires Sociales et de la Solidarité Nationale, Mme Bernadette Sayo a connu la participation des centaines de personnes venus de tous les arrondissements de Bangui.

A l'issue de la cérémonie, Mme Bernadette Sayo a loué le courage et la persévérance de la femme centrafricaine et a réitéré l'engagement du gouvernement à promouvoir l'épanouissement des femmes de Centrafrique.

L'objectif de cette célébration est de sensibiliser l'opinion nationale de l'impact de la crise économique mondiale sur la population centrafricaine et comment la femme peu être un agent de changement.

Une conférence débat a été organisée pour la journée à l'Université de Bangui pendant laquelle le docteur François Banyombo a rappelé que les ONGs féminines doivent être soutenues et que ces dernières doivent se structurer d'avantage pour un meilleur suivi.

Pendant la journée, un film documentaire était projeté sur la campagne en faveur de la santé de reproduction des femmes. Ce film présentait 34 cas de fistules obstétricales réparées auprès des femmes à Kaga-Bandoro.

Pour plus d'informations : Julie Imafidon, UNFPA, (236) 75 04 26 66, imafidon@unfpa.org

Santé

Appui de la Chine à la lutte contre le paludisme

300.000 dollars US, c'est le montant du don d'un lot de médicaments contre le paludisme fait par l'ambassade de Chine en Centrafrique le jeudi 9 juillet 2009. Cette cérémonie de remise de don a eu lieu entre le Ministre de la Santé Publique et de la Population, M. André Nalké Dorogo assisté des cadres de son ministère et le chargé d'affaires de l'Ambassade de Chine, M. Gu assisté du conseiller économique et du chef de la mission médicale chinoise en Centrafrique.

Pour le Ministre de la Santé, M. André Nalké Dorogo, ce don revêt d'une importance particulière car le paludisme est la première maladie affectant l'ensemble de la population, première cause de consultation et première cause de mortalité en Centrafrique. Ce don contribuera à la croissance et le développement de la Centrafrique en libérant les actifs, les enfants et les mères des effets paralysant de cette maladie.

Ce don de médicaments permettra les soins gratuits contre le paludisme aux enfants et femmes enceintes ainsi qu'à la population centrafricaine.

Pour plus d'informations : Dr Méthode Moyen, Ministère de la Santé, (236) 70 90 46 77, methodemoyen@yahoo.fr

Agriculture

ACDA : Appui du gouvernement

Le vendredi 10 juillet a eu lieu la cérémonie de remise de don de 6 véhicules 4*4 du gouvernement à l'Agence Centrafricaine de Développement Agricole (ACDA) pour un montant total 215 millions FCFA.

Cette cérémonie a eu lieu entre le Ministre du Développement rural, M. Fidèle Gouandjika assisté du Ministre Délégué en charge du développement de la santé animale, M. Yérima Mandjo et le Directeur Général de l'ACDA, M. Honoré Feïzouré.

M. Feïzouré a exprimé sa gratitude à l'endroit du gouvernement pour ce geste. Il a ajouté que les véhicules donnés permettront au personnel d'avoir des moyens de déplacement en vue de faciliter la mission qui leur est dévolue.

Le Directeur Général de l'ACDA a aussi loué l'effort de certaines organisations non gouvernementales telles Première Urgence, Croix rouge, le Danish Refugee Council (DRC) et l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) qui ont aidé la population de l'Ouham-Pendé à travers les semences et les paires de boeufs. Il a annoncé que ces véhicules seront remis aux régions de Yaloké, Bambari, Paoua, Berberati et Bria.

De sa part le Ministre Gouandjika a annoncé qu'après ce don suivra un autre de 40 motos dont une partie sera destinée à l'Institut Centrafricain de Recherche Agronomique (ICRA) et les cadres centraux.

Pour plus d'informations : Honoré Feïzouré, ACDA, (236) 75 04 20 96, hofeizoure@yahoo.fr

Coordination

Atelier de formation des journalistes

Le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) et le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) ont organisé le 8 juillet à Bangui un atelier de formation pour sensibiliser les journalistes sur le problème des personnes déplacées en Centrafrique.

Avec les présentations de Norwegian Refugee Council (NRC), de l'UNICEF et d'OCHA, l'atelier s'est focalisé sur les droits et les besoins des 123.000 personnes déplacées qui ont été forcées à fuir leurs domiciles du fait de la violence.

Cet atelier a été suivi d'une mission à Kaga-Bandoro du 12 au 14 juillet, mission pendant laquelle une équipe de 5 journalistes (Radio Ndéké Luka, Africa N°1, Radio Notre Dame, Radio ESCA et le journal Le Confident) ont visité les villages affectés par la violence sur les axes Ouandago et Boto. La plupart des villageois sur l'axe Ouandago sont rentrés dans leurs villages pendant que sur l'axe Botto ceux dont les habitations ont été brulées en début d'année sont encore en brousse.

Cette visite à connu la participation de l'ONG Merlin, du HCR et du PAM. Plusieurs missions additionnelles avec les journalistes sont planifiées dans le reste du pays pour couvrir les problèmes des Personnes Déplacées Internes (PDIs).

L'atelier et la mission de terrain ont été organisés dans le cadre de la campagne de plaidoyer d'OCHA en faveur des personnes déplacées.

Pour plus d'informations : Louise Williams, OCHA, (236) 70 18 80 64, williams14@un.org

Pour toutes informations, veuillez contacter:

UN OCHA RCA
Boris Ngouagouni, ngouagouni@un.org
+236 70.18.80.61 Find more information on http://www.hdptcar.net/blog

 

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 02:31




 

Ce n’est plus un secret pour personne en Centrafrique qu’à l’issue du Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008, Bozizé a nommé son parent Elie Ouéfio, qui est en même temps secrétaire général de l’association des ressortissants de Bossangoa SODEBOS, au ministère de l’administration du territoire pour verrouiller le processus de sa reélection en 2010. Ce dernier passe le plus clair de son temps à effectuer de nombreuses tournées en province pour asseoir les structures de la Convergence KNK, prenant prétexte sur l’installation des préfets et sous-préfets qui ne sont autres que ses hommes de main qu’il a nommés. Il exerce d’inadmissibles pressions, voire des menaces de mort à la clé sur les maires et chefs de villages qu’il oblige à adhérer, diriger et mobiliser les populations pour la convergence KNK qui veut être seule à occuper le terrain.

Comme la dernière tournée du candidat du MLPC Martin Ziguélé dans le Nord Ouest en a fait le triste constat qu’il a dénoncé dans sa récente conférence de presse du 16 juillet à Bangui, il y a une réelle et scandaleuse collusion entre les structures KNK et l’administration territoriale locale dans l’arrière pays. Mais aussi paradoxal que cela puisse être, Bozizé a fait faire des enquêtes indépendantes et semble très déçu par le travail accompli par ce réseau du ministre Elie Ouéfio dans la mise en place des structures KNK qu’il trouve inefficaces. Il se plaint d’être victime d’une simple escroquerie et n’a plus confiance à ceux à qui il a donné beaucoup d’argent pour asseoir KNK en province mais sans résultat probant. Il est en revanche agacé de l’efficacité et de l’impact de la propagande du MLPC qui ne cesse de marquer incontestablement des points sur le terrain.

C’est ainsi que selon des informations qui ont transpiré d’une réunion à huit clos qu’il il a personnellement présidée lundi dernier au palais de la présidence avec trente huit députés de la Convergence KNK purs, il leur a fait part de son inquiétude et de cette fâcheuse situation à son goût. En même temps, il leur a témoigné sa confiance et déclaré compter vraiment sur eux pour qu’ils travaillent avec ardeur afin d’assurer sa prochaine victoire électorale. A l’issue de cette réunion, il a remis à chacun des trente huit députés une enveloppe de deux millions cinq cent mille F CFA (2.500.000 F CFA) environ 3.800 euros pour les encourager à l’accomplissement de l’importante mission qu’il venait de leur confier. Cela représente une bagatelle de quatre vingt quinze millions (95.000.000 de F CFA) que Bozizé vient de débourser et cela ne fait que commencer.

Bozizé on le sait, a accumulé en très peu de temps, une colossale fortune financière faite essentiellement de dessous de table et bonus pour l’octroi de permis miniers pour le diamant, l’or, l’uranium et le bois, de vente de diamant volés ici et là, de dizaines de milliards au titre de scandaleuses taxes illégalement perçues par lui sur la vente des produits pétroliers sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Evidemment, pour gagner la prochaine élection présidentielle et les législatives, faute d’adhésion populaire à sa politique et du fait de son calamiteux bilan, il va être obligé d’acheter les consciences et d’entamer une bonne partie de cet argent pour corrompre ça et là un électorat affamé.

 

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 02:29




 

Si dans d’autres pays africains comme la Côte d’Ivoire par exemple, la communauté internationale et particulièrement les Nations Unies, s’est mobilisée et est montée fortement au front pour que cessent certaines exactions et violences dont s’étaient rendus coupables certains miliciens proches du régime en place, en Centrafrique, les anciens compagnons de rébellion appelés « libérateurs » et autres bras armés de Bozizé reversés depuis le 15 mars 2003 dans la garde présidentielle - presque tous bien connus du public pour être les auteurs des brutalités aveugles – auteurs des diverses exactions voire assassinats et crimes toujours restés impunis jusqu’ici, circulent librement dans le pays. Certains ont connu des promotions et même gagné plusieurs galons dans l’armée et pour certains ou bénéficié de stage de formation à l’étranger.

C’est le cas du tristement célèbre capitaine Eugène Ngaikoisset surnommé aussi « le boucher de Paoua » à cause de ses exploits criminels dans cette localité où il s’était illustré par de nombreuses exécutions sommaires de civils innocents ainsi que d’innombrables jeunes paysans. En dépit de toutes les enquêtes effectuées sur le terrain dans la zone, par différents organismes dont d’illustres responsables des Nations Unies, Amnesty International, Human Rights Watch ainsi que diverses ONG comme COOPI, Refugees International et bien d’autres encore, qui ont presque toutes débouché sur sa culpabilité, Bozizé s’est évertué jusqu’ici à protéger et défendre celui qu’il ose même appeler « brave officier ». Il l’a même nommé commandant en second de sa garde présidentielle et envoyé déjà une première fois pour un stage de formation en Afrique du Sud et doit y retourner une seconde fois pour un autre.

D’autres illustres criminels comme le fameux lieutenant Olivier Koudémon alias Gbangouma qui a également plusieurs assassinats dans son palmarès dont le dernier en date est celui début mars 2009 du commissaire Daniel Sama, ne sont nullement inquiétés et circulent librement dans la ville de Bangui. D’autres crimes, comme celui insolite et non moins odieux du commissaire Hervy Trépassé dont tout dans le modus operandi laisse à penser qu’il a été commandité par le pouvoir, demeurent toujours non élucidés à ce jour. Seule la mort a réglé le cas de quelques uns de ces criminels au lourd bilan comme le fameux Dogo ou encore Yango Kapita qui, avant de rejoindre l’au-delà, étaient tous aussi impunis et narguaient tout le monde.

Ce qui est fort étonnant, c’est l’immobilisme voire l’indifférence des représentants de la communauté internationale en Centrafrique qui n’arrivent pas à exercer la moindre pression que ce soit sur Bozizé pour qu’il fasse entendre raison aux éléments de sa soldatesque. On se souvient encore avec douleur du cas du pauvre sergent Sanzé qui après avoir abattu Yango Kapita, avait été bien mal inspiré de se rendre au BONUCA - dirigé à l’époque par le  représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU le général sénégalais Lamine Cissé - croyant se mettre à l’abri et qui l’a remis à la gendarmerie où il a été, sur instigation de Bozizé,  torturé avec une barbarie inouïe et sauvagement assassiné.

Quel seuil de violence et d’abomination Bozizé et sa clique doivent-ils atteindre pour que les représentants de cette communauté internationale en Centrafrique puissent-t-ils se remuer ? Quel degré d’horreur doivent-ils franchir pour qu’on les rappelle au moins à l’ordre ? Pour qu’il se décide à lâcher son ami Saifee Durbar, il a fallu que Paris fasse comprendre à Bozizé que sans ce lâchage, point d’admission à l’initiative PPTE pour la RCA. Visiblement, Paris a été compris puisque le décret limogeant Durbar a fini par être pris et cerise sur le gâteau, selon nos informations, Bozizé a même eu la délicatesse de faire remettre une copie sous pli fermé à l’ambassadeur de France à Bangui par porteur spécial. Comme quoi, les entêtements et autres rodomontades de Bozizé ont des limites. Tout en faisant parfois le zouave, il sait bien jusqu’où parfois ne pas aller.

 

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 02:28




APA - Ouagadougou 2009-07-19 16:45:20 (Burkina Faso) - Cadres moyens et cadres supérieurs, des centaines de Centrafricains se sont retrouvés au Burkina, attirés non pas par une politique d’immigration choisie, mais par celle de l’immigration réussie qui leur a permis de travailler dans leur pays d’accueil.

 « Je ne suis pas ailleurs, je suis dans mon pays », c’est ainsi que répond Francial Libéngué, nouveau titulaire d’un DEA en mathématique, lorsque APA lui a demandé comment il se sentait au Burkina Faso, depuis son arrivée en novembre 2007.

 Il prépare un retour imminent dans son pays, afin de revoir ses parents, pour un bout de temps seulement.

 Avec un autre compatriote, lui aussi titulaire du DEA, ils ont décroché un contrat au projet de Modélisation des pollutions des aquifères de Sourou, situé dans le nord-ouest du Burkina.

La communauté centrafricaine au Burkina, estimée à quelques 300 personnes, est essentiellement constituée d’étudiants ou de cadres supérieurs formés dans les universités burkinabè.

On retrouve les étudiants aussi bien dans les universités publiques que privées, ainsi que dans les grandes écoles internationales.

 Yankoïssé Sylvain, étudiant en Master II à l’Institut africain de professionnalisation en management (IAPM), souhaite rester au Burkina, « s’il y a la possibilité de m’intégrer », dit-il.

Les Centrafricains s’adaptent assez bien au marché local de l’emploi, pourtant peu développé. Le président de cette communauté, Ange Mercier Ouakam, assure le contrôle et la qualité interne et gère les appels d’offres au compte de l’Acae service international-Burkina Faso (ASI-BF), une entreprise d’hydraulique et de génie civil.

 Avant, il a travaillé au projet Ziga, le plus grand projet de barrage et d’adduction d’eau potable pour Ouagadougou. Diplômé de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (ex-EIER/ETSHER), il a été retenu dans ce projet avant même de terminer son stage d’un an au PC-BAT Burkina, un cabinet d’architecture.

 Les multiples crises politiques à la tête de l’Etat centrafricain n’ont pas encouragé le retour des étudiants. Ils sont restés dans un pays qui ressemble fort au leur.

La République centrafricaine et le Burkina Faso sont tous les deux d’anciennes colonies françaises, indépendantes en 1960. Ils se ressemblent de par leurs cartes géographiques respectives. En outre, ils ont vécu de nombreux coups d’Etat.

Mais le Burkina n’a jamais connu de guerre civile. Par contre, de nombreux troubles internes ont justifié la présence de la Mission des Nations unies (MINURCA) dans le pays.

« Avec la crise, quand nous sortons (des écoles), généralement, nous trouvons des stages ici et, après le stage, nous trouvons du boulot », explique M. Ouakam, indiquant qu’ils sont « nombreux dans ce domaine par le simple fait qu’il y a eu un moment où la Centrafrique envoyait des étudiants pour étudier à l’EIER, qui est une grande école d’ingénierie en eau potable et en génie civil ».

Il compte plus de dix Centrafricains qui travaillent dans l’hydraulique et le génie civil. Il dénombre autant dans l’enseignement et bien d’autres dans la gestion et dans la comptabilité.

Quelque fois, on peut les retrouver dans le domaine de la technologie et de la culture, comme l’exemple de Bed Nganoféï, qui exerce comme monteur et réalisateur.

Tous louent l’hospitalité de leur pays d’accueil. « Cela fait 13 ans que je suis ici. Même pas une seule fois, on ne m’a demandé ma pièce d’identité », se réjouit Ange Mercier Ouakam.

Le président de la communauté centrafricaine s’est tant intégré qu’il a obtenu aisément la double nationalité, après son mariage avec une Burkinabè qui lui a déjà donné une fille.

« Je ne me suis jamais confronté à un problème du fait que je suis étranger. Et aucun de mes compatriote ne m’a fait cas de cela », note, pour sa part, l’étudiant Sylvain Yankoïssé.

Quand à Francial Libéngué, il a salué l’intégrité des Burkinabè. Un policier qui lui avait extorqué 10 mille FCFA à la frontière à son arrivée, le 30 novembre 2007, les lui ont remis en se « rappelant » qu’il y a un traité selon lequel, les Centrafricains n’ont pas besoin de visa d’entrée au Burkina et vice-versa.

A l’instar des autres étudiants étrangers, Les Centrafricains doivent payer 16 fois plus que les burkinabè, dans les universités publiques, soit 250 mille FCFA contre 15 mille FCFA pour les nationaux.

Sur environ 200 étudiants recensés cette année, 49 seulement sont boursiers. Les autres dépendent de leurs parents, qui, quelque fois, sont à court d’argent. « Nos problèmes sont d’ordre académique », estime le président de cette communauté.

Pour y faire face, ils se sont réunis en association, reconnue par le ministère burkinabè des Affaires étrangères. Ce qui leur permet de s’entraider à la limite de leurs moyens. Ils se réunissent ainsi en session ordinaire une fois par trimestre et beaucoup plus fréquemment pour les membres du bureau de l’association.

Les Universités du Burkina travaillent à harmonisation les frais d’inscription des nationaux et des autres. Mais cela ne concernera que les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Côte d’Ivoire, Bénin, Niger, Sénégal, Burkina Faso, Togo, Mali et Guinée Bissau).

En dépit de ces difficultés, les jeunes Centrafricains, qui réussissent à terminer leurs études, sont satisfaits des fruits récoltés. M. Ouakam et sa famille sont logés par le service.

Son souhait « le plus cher » est la levée des barrières dans le monde. « Que tu sois Indien Centrafricain, Ivoirien…une fois que tu vis au Burkina ou dans la sous région, on doit te considérer comme si tu étais chez toi. C’est un peu comme cela que moi je comprends la libre circulation des biens et des personnes ».

En entendant, quelques jeunes Centrafricains se sont offert un stand à l’Exposition des produits des communautés vivant au Burkina. Ils y ont présenté des statuettes et des tableaux en ébène, venant du pays, aux côtés de 16 autres communautés, y compris celle des burkinabè.

Pour la 9ème fois, le Burkina a organisé des journées pour célébrer et promouvoir la cohabitation pacifique entre les différentes communautés qu'il abrite. Cette édition, démarrée vendredi et devant prendre fin ce dimanche, se tient sous le thème « Paix et Intégration».


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