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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 23:30

 


       Saifee DURBAR

Le 21 mars, le président François Bozizé a adressé une lettre à Bruno Joubert, Conseiller Afrique de l’Elysée, sur le cas de Saifee Durbar, poursuivi par la justice française mais qui bénéficie d’une immunité en tant que « vice ministre des affaires étrangères et de la coopération » avec résidence à Londres (LC n° 560). Le chef de l’Etat centrafricain explique au conseiller français que Saifee Durbar a « toujours témoigné de l’intérêt pour mon pays et m’a proposé de mobiliser des financements en vue de son développement économique ». C’est « à titre honorifique que je lui ai accordé un rang ministériel. Mon intervention n’a jamais été de le faire bénéficier d’une immunité de juridiction », se défend le président centrafricain, en affirmant que Saifee Durbar est prêt à venir à Paris s’expliquer devant la justice française, accompagné de son avocat.

 

GFI aussi roi de Centrafrique


Selon nos informations, ce n’est pas seulement en République démocratique du Congo (RDC) - où il a déjà beaucoup à faire ! - que George Forrest (GFI) va toucher les dividendes de son rôle de « facilitateur » entre le président François Bozizé et le groupe Areva pour la signature de l’avenant n°1 de l’exploitation du gisement d’uranium de Bakouma (LC n° 547). D’après nos sources, George Forrest International va bénéficier de huit permis miniers au Nord et à l’Est de Bakouma (Areva), ainsi que des contrats pour fournir l’énergie électrique nécessaire aux installations minières de la région. On se rappellera que le Congolais Richard Ondoko, principal actionnaire d’Uranio AG et Hydro Finance Ltd - et qui vient d’organiser un mariage somptueux au Botswana – détient un permis minier à l’Ouest de Bakouma. Il ne manque plus qu’un centre de coordination…

Source : Lettre du Continent n° 563 du 23 avril 2009


 

Quel arbre cache Georges Forrest ?

Vendredi 3 avril 2009

QUAND LE CAPITALISME EST "MORALISE"...

George Forrest, le "roi des mines" congolaises, a joué un rôle-clé dans la négociation de l'accord d'exploration et d'exploitation d'uranium signé par Anne Lauvergeon, le 26 mars à Kinshasa. La patronne d'Areva est arrivée à bord de son propre avion une heure avant le président Nicolas Sarkozy, en visite officielle. Forrest, entrepreneur d'origine belge détenteur de plusieurs passeports, est consul honoraire de la France en RDC. Son groupe, George Forrest International (GFI), opère de longue date dans l'industrie minière, en particulier au Katanga.

Le contrat avec Areva était en négociation depuis deux ans. Lauvergeon s'était entretenue sur le sujet avec le président 
Joseph Kabila lors de son passage à Paris l'année dernière. Une filiale locale présidée par Zéphirin DiabréTsongaye, avait en outre été créée en 2008. L'accord du 26 mars porte sur la mine d'uranium de Shinkolobwe, près de Likasi dans la province katangaise. Shinkolobwe relevait jusqu'à présent du monopole de l'Etat sur l'exploration et l'exploitation d'uranium. Dans le cadre de l'accord, Areva va travailler avec la
Gécamines, l'entreprise nationale de cuivre dirigée par Paul Fortin et dont GFI connaît par cœur les arcanes. Areva va aussi passer en revue le potentiel uranifère de l'ensemble du pays.

George Forrest s'est considérablement rapproché de l'Elysée ces dernières années. L'homme d'affaires, qui dispose de ses entrées au "Château", est devenu très proche de Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret et ami personnel du président Sarkozy. Balkany était du voyage du chef de l'Etat le 26 mars, et en a profité pour retrouver Forrest. L'année dernière, c'est George Forrest qui a facilité la signature de l'accord d'avenant de la convention minière d'UraMin CAR Ltd, filiale d'Areva pour l'exploitation de l'uranium de Bakouma en Centrafrique (AMI nº187). Pour ce dossier - qui était en en souffrance -, Forrest a été épaulé par un proche de Balkany et par Fabien Singaye (conseiller spécial du président centrafricain François Bozizé), également présent lors de la visite de Sarkozy à Kinshasa. Forrest et Singaye sont également partenaires en affaires : ils viennent de racheter à Bangui la société Aurafrique (or).

 

Le dossier "Bruguière" sur le génocide rwandais se vide de sa substance

Lundi 6 Avril 2009 | | powered by

(Belga) Le dossier monté par le juge d'instruction français Jean-Louis Bruguière sur le génocide rwandais menace de s'effondrer, révèle un journal lundi. Le traducteur rwandais qui a assisté le juge dans les interrogatoires de témoins s'avère être "tout sauf neutre".

Fabien Singaye, le traducteur, est le beau-fils de Félicien Kabuga, l'un des financiers du génocide toujours recherché par Interpol, et était lié au clan présidentiel. Il opérait également comme agent de renseignements pour le régime alors qu'il travaillait à l'ambassade du Rwanda à Berne. "Avec un traducteur aussi 'engagé' que Fabien Singaye, rien d'étonnant à ce que des témoins comme Emmanuel Ruzindana (qui ne parle pas le français) aient déclaré par la suite n'avoir rien reconnu des propos qu'ils avaient réellement tenus", écrit le quotidien. (CYA)

 

Les irradiants intermédiaires d’Areva

Pour manier l’uranium africain, l’Elysée utilise de rayonnants intermédiaires. Fabien Singaye, conseiller présidentiel centrafricain et Georges Forrest, diplomate et exploitant de mines français.

L’objectif du speed dating de Sarko (26-28 mars) en Afrique était rayonnant. Vendre Areva, le géant nucléaire français, au continent et lui ouvrir la voie vers les gisements existants et à venir, au Congo-Kinshasa, au Niger et…finaliser l’accord avec la Centrafrique.

 Mission réussie. À la manœuvre pour aider Anne Lauvergeon, gentille accompagnatrice du chef de l’Etat lors de sa tournée, deux étranges loustics…Qu’elle côtoie depuis des mois et dont le rôle dans la signature des différents accords a été essentiel : Fabien Singaye et Georges Forrest.

 Chemise ouverte, chaîne en or qui brille dans les fauteuils du Sheraton Charles de Gaulle, Singaye ne fait ni ses 51 ans, ni toutes ses vies. Au moins 3 pour le Rwandais. Celle d’avant le génocide de 1994. Proche de la famille du président Habyarimana, en poste à l’ambassade de Kigali à Berne au moment des massacres, le Hutu sourit quant à son appartenance aux services de renseignement rwandais. « J’étais diplomate, je servais mon pays », lâche-t-il dans un sourire. Le génocide, pour lequel son beau-père, Félicien Kabuga, est encore recherché par la justice rwandaise, lui tire des larmes. « 180 personnes de ma famille et des amis ont péri ».Quant à sa filiation avec l’homme d’affaires soupçonné d’avoir été le financier de la Radio génocidaire des milles collines « avoir un beau père ne fait pas de moi un génocidaire ».

Et ce qui devait arriver Areva Oliv’

Déjà l’homme avait des relations. Paul Barril notamment, l’ancien du Gign et des Irlandais de Vincennes, qu’il fit venir au Rwanda pour enquêter sur l’attentat qui a coûté la vie au président Habyarimana…et qui au passage marqua le début du génocide. Le 6 avril 1994.
La deuxième vie a été de bric et de broc, « consultant » divers et variés. « Ouvreur de portes ». On en saura pas plus. Jusqu’à l’accession au poste de conseiller du président centrafricain Bozizé…Et de ses réserves d’uranium. « Areva a eu des problèmes avec la Centrafrique, j’ai proposé de les régler ». C’était en 2007, et Lauvergeon a mordu à l’hameçon. Ce jour-là, le 7avril, il sort tout juste d’un nouveau petit déjeuner au Ritz avec la boss d’Areva, et l’acolyte Georges Forrest. 3e larron de cet improbable trio, lié à Singaye depuis l’époque helvétique.

Néo-zélandais d’origine, belge de nationalité, consul honoraire de France au Katanga de représentation, entrepreneur spécialisé dans les mines de profession. A 61 ans, le bonhomme a fait l’objet de multiples enquêtes journalistiques, pour son côté « pro-consul » de la riche province de RDC. Sans qu’aucun trop lourd dossier ne lui soit imputé. Soupçons de ventes d’armes, de trafics de diamants, d’exploitation illégale de gisements, de contrats léonins passés dans un Etat en guerre et faillite perpétuel… Ami avec le maréchal Mobutu, le madré patron-diplomate a su se faire adoubé par les successeurs du maréchal président. Tant Kabila père, que Kabila fils l’actuel président. Un malin que protège la cellule Afrique de l’Elysée, un brin inquiète quand l’homme s’est rapproché de…Patrick Balkany.

 Le député-maire de Levallois-Perret a fait partie de la délégation du Sarko-tour en Afrique. Après avoir fait, tout seul le tour du propriétaire, à l’été 2007, époque à laquelle il a sympathisé avec Singaye et Forrest.

 Avec des tels parrains, Areva est entre de bonnes mains.

Xavier Monnier
Bakchich

 

 

Fabien Singaye : « conseiller spécial » auprès du Général-Président Bozizé et ami intime du « Consul » centrafricain Philippe Solomon. Il a travaillé pour le couple présidentiel rwandais Habyarimana. Il dirigea depuis l’ambassade du Rwanda à Berne un réseau d’espionnage contre « les opposants au régime de Habyarimana ». Il est par ailleurs le beau-fils du principal financier du génocide des Tutsi, Félicien Kabuga, en fuite depuis1994. Déclaré persona non grata en Suisse, Singaye a été recueilli par Paris et l’intelligentsia oisive et friquée africaine de la capitale française. Décidément, l’Afrique n’a pas de chance !

« tel le phoenix qui renaît de ses cendres, il changea de continent, direction l’Afrique. Grâce à son amitié avec le président putschiste centrafricain Bozizé, il obtint la nationalité centrafricaine et, cerise sur le gâteau, il décrocha le titre de Consul de Centrafrique en...Israël ! Suite à cette nomination, les services de renseignement et les hommes d’affaires israéliens ont pu s’implanter en Centrafrique pour, dit-on, « assurer les intérêts économiques d’Israël et surveiller la commercialisation du diamant qui alimenterait les réseaux du Hezbollah ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 01:13

BANGUI, République Centrafricaine, 16 avril 2009/African Press Organization (APO)/ — Communiqué de presse n° 09/128


Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Martin Petri a séjourné en République Centrafricaine du 2 au 16 avril 2009. Cette mission avait pour objectif de mener des négociations au titre de la quatrième revue du programme économique du pays appuyé par la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) et d’évaluer les progrès réalisés en vue de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).


La mission a été reçue en audience par Son Excellence François Bozizé, Président de la République ; le Président de l’Assemblée nationale, Célestin Gaombalet et le Premier ministre, Faustin Archange Touadéra. Elle a aussi rencontré le Ministre d’Etat chargé du Plan, de l’Economie, et de la Coopération internationale, Sylvain Maliko ; le Ministre d’Etat chargé des mines, de l’énergie et de l’hydraulique, Sylvain Ndoutingaï ; le Ministre des Finances et du Budget, Albert Besse ; le Ministre délégué chargé de la mobilisation des ressources, Abdalla Kadre ; le Directeur national de la Banque centrale, Camille Kelefio et d’autres ministres et hauts responsables du gouvernement et de la Banque centrale, ainsi que des représentants du secteur privé et de la communauté des bailleurs de fonds.

Au terme de la visite, M. Petri a fait la déclaration suivante à Bangui :


« L’activité économique a ralenti en 2008 sous l’effet des chocs endogènes et exogènes. La croissance réelle du PIB a chutée à 2,2%. Le déficit du compte courant extérieur s’est creusé pour atteindre presque 10% du PIB suite à hausse des prix du pétrole sur le marché international et à la baisse drastique des deux principaux produits d’exportation – le bois et le diamant. Malgré cette évolution défavorable, les résultats budgétaires ont été encourageants. Les recettes intérieures ont augmenté par rapport au PIB et les dépenses ont fait l’objet d’une gestion prudente. Par conséquent, un excédent budgétaire primaire intérieur a été enregistré. D’importants progrès ont été aussi notés dans la mise en œuvre des réformes structurelles. L’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix des produits pétroliers permet à l’État de générer des revenus stables. La gestion des finances publiques s’est améliorée avec le renforcement de l’administration des recettes et de la gestion des finances publiques.

Cependant, le ralentissement de la croissance mondiale assombrit les perspectives économiques à court terme. La reprise économique serait modeste en 2009 tandis que l’inflation devrait se modérer. Le déficit élevé du compte courant extérieur pourrait, éventuellement, se maintenir.


« Le programme économique et financier 2009 appuyé par la FRPC vise à répondre à cette détérioration de l’environnement économique en supportant la demande intérieure à travers le programme de dépense du gouvernement, et ce malgré le manque à gagner de recettes. Le programme intègre également les dépenses additionnelles liées au processus de paix conformément aux recommandations du dialogue politique inclusif de décembre 2008, mais sur financement extérieur. Un appui supplémentaire des bailleurs de fonds jouerait un rôle déterminant dans la gestion de la situation financière et permettrait de limiter le recours au financement intérieur coûteux.


« Le gouvernement a fait des progrès significatifs en vue de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE. Les équipes du FMI et de la Banque mondiale évalueront l’état d’avancement de la mise en œuvre des déclencheurs au cours des semaines prochaines.


« La performance dans le cadre du programme appuyé par la FRPC est globalement jugée satisfaisante et, sous réserve de l’approbation de la direction du FMI et de la poursuite de la mise en œuvre des politiques du programme, le Conseil d’administration du FMI devrait examiner la quatrième revue du programme appuyé par la FRPC et le point d’achèvement de l’initiative PPTE en juin 2009.


 
SOURCE : International Monetary Fund (IMF)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 15:27

 Afrique Centrale - Politique



23/04/2009 10:03:44 - Jeune Afrique- Par : François Soudan -



La zone Cemac, si on la compare aux autres espaces politico-économiques de l’Afrique subsaharienne, est celle où le pouvoir conserve et se conserve le plus longtemps. Les six chefs d’État en exercice totalisent ensemble près d’un siècle et demi – 140 ans très exactement – aux affaires, avec de fortes disparités bien sûr, mais une même tendance rétive à l’alternance. Ce que la région y gagne en stabilité, elle le perd en renouvellement de ses élites, et les progrès réalisés sur la voie de la bonne gouvernance ne s’accompagnent pas assez de leur corollaire
: l’avancée vers une démocratie libérale. Attention à l’effet cocotte-minute!


Teodoro Obiang Nguema

GUINÉE ÉQUATORIALE

66 ans, au pouvoir depuis août 1979, soit bientôt trente ans. Militaire de formation comme ses homologues du Tchad, du Congo et de Centrafrique, il devrait se représenter à la fin de cette année pour un nouveau mandat de sept ans. Son État est le plus riche et le plus prometteur, en matière de développement, des six de la Cemac.

Principale force: son patriotisme économique.

Principale faiblesse: son déficit d’image extérieure.

 

Denis Sassou Nguesso

CONGO

66 ans, au pouvoir depuis octobre 1997 après l'avoir été une première fois de 1979 à 1982, soit près de vingt-cinq ans au total. Il est le seul à avoir accepté le verdict des urnes, mais c'est à l'issue d'une guerre civile que le fauteuil présidentiel lui est revenu. Il sollicitera en juillet prochain les suffrages de ses concitoyens avec de bonnes chances de l'emporter, bien que le climat préélectoral soit tendu.

Principale force : avoir ramené et maintenu la paix et la stabilité au Congo.

Principale faiblesse : des difficultés à gérer son entourage.

 

Omar Bongo Ondimba

GABON

73 ans, au pouvoir depuis décembre 1967, soit un peu plus de quarante et un ans. Ce qui fait de lui l'incontestable doyen des chefs d'Etat de la région, et même du continent. En 2012, lors de la prochaine élection présidentielle, il en sera, si Dieu le veut, à sa quarante-cinquième année d'exercice. Est-il envisageable qu'il s'y présente ?

Principale force : une expérience inégalable, une sagesse éprouvée et une habilité hors pair de politicien madré.

Principale faiblesse : l'usure du pouvoir.

 

François Bozizé

CENTRAFRIQUE

62 ans, au pouvoir depuis mars 2003, soit six ans. Arrivé par un coup de force, puis élu démocratiquement, il repassera devant les urnes en 2010. Son « Dialogue national », fin 2008, a été une réussite et il attend beaucoup de l'avenir minier de son pays. Lequel demeure pour l'instant le plus pauvre de la Cemac.

Principale force : la détermination.

Principale faiblesse : une propension à l'isolement.

 

Paul Biya

CAMEROUN

76 ans, au pouvoir depuis novembre 1982, soit vingt-six ans et demi. Elu à de multiples reprises, il est le plus âgé des chefs d'Etat de la région. Prochaine échéance : octobre 2011. Se représentera-t-il ? La Constitution lui en donne désormais le droit.

Principale force : une connaissance intime de son pays et de sa classe politique, qui lui permet de fonctionner en pilotage automatique.

Principale faiblesse : l'absence de toute visibilité quant à sa propre succession.


 

Idriss Déby Itno

TCHAD

57 ans, au pouvoir depuis décembre 1990, soit un peu plus de dix-huit ans. Sa prochaine échéance présidentielle est prévue en mai 2011, mais son fauteuil a vacillé à deux reprises ces trois dernières années sous les coups de boutoir d'une rébellion soutenue par son voisin soudanais.

Principale force : le courage physique.

Principale faiblesse : une tendance à considérer l'Etat comme un domaine réservé.



«Le transport de marchandises entre Douala et N’Djamena coûte six fois plus cher qu’entre Shanghai, en Chine, et le port de Douala. Il dure également deux fois plus longtemps

: soixante jours, contre trente jours. » Ce constat sans concession, et quelque peu désolant, n’émane pas d’un investisseur étranger – novice quant à l’environnement économique en Afrique centrale et volontiers donneur de leçons – mais d’un Centrafricain, Anicet Georges Dologuélé, président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC). « L’état des routes est parfois désastreux. En saison des pluies, cela devient très compliqué pour les pays enclavés. Il faut également compter avec les tracasseries policières. Les camionneurs sont plus souvent à l’arrêt qu’au volant », ajoute le banquier, qui écarte toutefois un manque de volonté politique pour expliquer une telle situation. Diplomate, prudent, il préfère retenir « une pénurie de financements dans les infrastructures ». De fait, l’espace de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) – qui compte 38,6 millions d’habitants – demeure une construction avant tout théorique. Quant à l’institution, elle tente depuis son siège de Bangui d’accélérer un chaotique processus d’intégration. En dépit des raidissements identitaires et des affirmations de souveraineté.


Lancée le 16 mars 1994, la Communauté est en fait l’héritière de l’Union douanière des États de l’Afrique centrale (Udeac), créée en décembre 1964 pour harmoniser les politiques économiques et monétaires du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon et du Tchad, rejoints vingt ans plus tard par la Guinée équatoriale. Si l’union monétaire est à ranger du côté des acquis, sous la haute protection d’un franc CFA placé sous la tutelle du Trésor français, pour le reste, le bilan est mince. « L’intégration est peu avancée et la compétitivité de la zone est faible », reconnaît la présidence de la Commission de la Cemac dans un rapport publié en janvier dernier. Et si on ne devait donner qu’un seul chiffre, choisissons celui-ci
: le commerce intracommunautaire représente moins de 2 % des échanges régionaux. Plus grave, cette part est en diminution par rapport aux années 1990 alors que les six États ont, entre-temps, instauré une union douanière. « La levée des barrières tarifaires intracommunautaires a eu un effet contre-productif. Les recettes publiques étant pour l’essentiel douanières, les gouvernements privilégient les importations extracommunautaires qui, elles, remplissent les caisses de l’État. Ce phénomène s’accentue actuellement avec la crise économique et nous ne sommes pas loin d’un protectionnisme déguisé », explique un entrepreneur présent dans plusieurs pays d’Afrique centrale.

Le passeport Cemac, officiellement institué en 2000, traduit également cette marche laborieuse vers une véritable communauté de destin (voir encadré p. 28). Des exemplaires du précieux document ont été remis aux États membres en 2003, mais leur mise en circulation n’a cessé d’être retardée. « Les vieux réflexes policiers sont encore à l’œuvre », tempête un entrepreneur camerounais. « En fait, nous étions prêts pour généraliser la mise en circulation, mais nous avons préféré passer au biométrique. C’est en cours, et nous espérons y parvenir fin 2009 », assure un responsable de la Cemac. Les exemples comme celui-ci sont nombreux. Cela va des fortes turbulences qui ont accompagné le lancement de la compagnie aérienne Air Cemac à la rivalité entre la Bourse de Libreville et celle de Douala. Le premier dossier, initié en décembre 2001, semble enfin en phase de décollage. Après l’échec des pourparlers avec Royal Air Maroc et Brussels Airlines, la compagnie sud-africaine South African Airways va entrer à hauteur de 40 % au capital du futur pavillon. Le partenaire technique est trouvé et le lancement est prévu avant 2010. En revanche, le second dossier résonne encore comme une dérisoire bataille d’ego. La coexistence de deux places financières, qui comptent moins d’une dizaine de cotations dans une zone dont la richesse représente 2 % du PIB de la France, relève du non-sens économique.


Conscient de ces travers, la Cemac a, semble-t-il, décidé de passer à la vitesse supérieure. En cela, les coups de boutoir de la Guinée équatoriale – qui s’estime sous-représentée au sein des institutions sous-régionales – auront été utiles (voir pp. 29-30). Lors du tumultueux sommet de N’Djamena, le 25 avril 2007, le Secrétariat exécutif de l’organisation a été remplacé par une Commission avec un président, le Camerounais Antoine Ntsimi, devant rendre des comptes à toutes les capitales. Et si Malabo n’a toujours pas obtenu une rotation des postes – le consensus de Fort-Lamy adopté en 1973 tient toujours –, la réforme des institutions se poursuit. À commencer par la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), où l’omnipotent gouverneur gabonais Jean-Félix Mamalepot a laissé la place à un compatriote, Philibert Andzembé, mais « cornaqué » par trois directeurs généraux
: un Centrafricain, un Camerounais et, bien sûr, un Équato-Guinéen.


« Plus la Guinée équatoriale devient riche, plus elle revendique une place à la hauteur de ses revenus. Nous allons devoir accepter de lui donner des postes, mais il ne faut pas tout mettre par terre. Antoine Ntsimi n’est pas menacé »,

 

assure un ministre camerounais. Il n’empêche, une certaine obligation de résultat semble s’être emparée des fonctionnaires régionaux basés à Bangui. Un programme économique régional 2009-2015 a été élaboré et doit servir de base de travail. Cinq piliers de croissance ont été identifiés: l’énergie, l’agriculture, la forêt, l’élevage et la pêche, et la métallurgie. Projets ciblés, demandes de financement engagées… les choses vont dans la bonne direction. Et comme le diagnostic d’Anicet Georges Dologuélé est frappé au coin du bon sens, les routes sont placées au rang de priorité absolue. Grâce notamment à des aides européennes, plusieurs tronçons devraient faire l’objet de travaux: Maroua (Cameroun)-N’Djamena (Tchad), Sangmélima (Cameroun)-Souanké/Ouesso (Congo), Bata (Guinée équatoriale)-Kribi/Douala (Cameroun), Mouila/Ndendé (Gabon)-Dolisie/Brazzaville (Congo)…querelles pour le leadership« Il faut admettre que les projets d’intégration ont été insuffisants.

Résultat, les réalisations concrètes font défaut, reconnaît un ministre gabonais. Mais il est réducteur d’expliquer ces retards par les rivalités entre chefs d’État, ajoute-t-il. Les considérations claniques ou ethniques sont le fait d’observateurs étrangers. Et l’Europe ne s’est pas construite en un jour. » Reste que le jeu de fleuret moucheté entre le « doyen » Omar Bongo Ondimba – toujours aux avant-postes sur le terrain diplomatique – et « l’énigmatique » Paul Biya – souvent absent lors des sommets – n’est pas franchement de nature à accélérer la cadence. Les revendications de « l’offensif » Teodoro Obiang Nguema remettent en cause les équilibres et les contours du leadership régional. Quant aux contentieux territoriaux, dont celui opposant le Gabon et la Guinée équatoriale sur l’îlot de Mbanié potentiellement riche en or noir, ils sont autant de venins qui empoisonnent l’esprit communautaire.
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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 15:22

 

Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), par la voie de son Chef d’Etat Major Général, affirme avoir été attaqué ce Mercredi 22 Avril par les FACA.

Lors de cette attaque qui a
duré environ cinq heures, le FDPC n’a riposté que pour se défendre. Malheureusement encore, l’armée irresponsable de BOZIZE a abattu froidement deux (2) villageois se déplaçant à vélo dans les environs.

 Actuellement, le FDPC et d’autres mouvements armés alliés sont en train de préparer une attaque de grande envergure pour mettre en déroute l’armée de BOZIZE.

Le FDPC est un mouvement responsable qui combat le régime clanique de BOZIZE et ne s’en prend jamais aux civils et leurs biens.


Le chef d’Etat Major Général.


Colonel Ayoub Moustapha FALL.

 

Jeudi 23 Avril 2009 - 06:58

 



RCA  La rébellion centrafricaine unifiée prépare une offensive de grande envergure

 

Jeudi 23 Avril 2009 - 06:57 - Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), par la voie de son Chef d’Etat Major Général, affirme avoir été attaqué ce Mercredi 22 Avril par les FACA.

Lors de cette attaque qui a duré environ cinq heures, le FDPC n’a riposté que pour se défendre. Malheureusement encore, l’armée irresponsable de BOZIZE a abattu froidement deux (2) villageois se déplaçant à vélo dans les environs.


Actuellement, le FDPC et d’autres mouvements armés alliés sont en train de préparer une attaque de grande envergure pour mettre en déroute l’armée de BOZIZE.


Le FDPC est un mouvement responsable qui combat le régime clanique de BOZIZE et ne s’en prend jamais aux civils et leurs biens.



Le chef d’Etat Major Général.


Colonel Ayoub Moustapha FALL
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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 22:16

 

APA Bangui (Centrafrique) 22-04-2009 - L’Union européenne (UE) a prévu une enveloppe d’un montant indicatif de quatre millions d’euro pour appuyer l’organisation des élections centrafricaines de 2010, dans le cadre du programme indicatif national de coopération 2008-2013 conclu avec la République centrafricaine, a appris APA mercredi à Bangui.


« Le projet d’appui aux élections s’inscrit dans le cadre des objectifs poursuivi par les politiques et les programmes de la coopération de la Commission européenne en République centrafricaine »,
a déclaré la chargée de programme à la délégation de la Commission européenne en Centrafrique, Mme Nicole Malpas, à l’ouverture, mercredi à Bangui, d’un atelier sous-régional sur les médias et les élections en Afrique centrale.


L’atelier de trois jours a pour objectif de sensibiliser les responsables des organisations professionnelles des médias membres de l’Organisation des médias de l’Afrique centrale (OMAC) sur le rôle des médias en période électorale et la déontologie journalistique ainsi que d’accroître les capacités des journalistes du réseau de l’OMAC en matière de qualité de couverture des élections, afin qu’ils contribuent à une information objective des électeurs dans un climat de campagne électorale apaisé.


Des délégués des commissions électorales de l’Angola, du Congo Brazzaville, de la République démocratique du Congo (RDC), du Tchad, du Cameroun, du Burundi, du Gabon du Rwanda, de Sao Tomé et Principe, de la Guinée Equatoriale et de la Belgique participent à cet atelier organisé avec le concours du programme d’appui de l’Union européenne (UE) à la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), en partenariat avec l’OMAC.


Les débats sont centrés sur la couverture médiatique des élections en Afrique centrale, les relations entre les médias, organes de régulation et d’autorégulation et la société civile pendant les élections, enjeux et défis pour les médias d’Afrique centrale lors des prochains scrutins.

L’atelier de Bangui vient à point nommé dans la mesure où des consultations électorales auront lieu dans plusieurs pays membres de la CEEAC au cours des deux ou trois prochaines années.


Des élections sont prévues en 2009 en RDC, en Angola, en Guinée-Equatoriale et au Burundi, en 2010 en République centrafricaine et en 2011 au Cameroun.

 « Les journalistes de notre zone doivent être préparés pour ces missions particulières. Car ils doivent contribuer à créer un climat apaisé pendant ces périodes de grande passion et de risque potentiels », a déclaré le ministre centrafricain de la communication par intérim, Aurélien Simplice Nzingas.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 22:11



APA-Washington (Etats-Unis)
22-04-2009 - La force de maintien de la paix des Nations Unies qui protège les réfugiés et les autres civils au Tchad et en République Centrafricaine ne dispose pas pour le moment de la moitié de ses effectifs, a déclaré le Secrétaire général de l’organisation mondiale, Ban Ki-moon.


“J’invite les Etats membres à fournir les troupes et les facilitateurs manquants, notamment les hélicoptères militaires capables de mener des missions nocturnes, pour permettre à la mission d’accomplir correctement sa mission”,
a-t-il écrit dans son rapport au Conseil de Sécurité publié mardi.


Le rapport indique que les effectifs actuellement déployés sont de 2.000 hommes soit moins de la moitié des 5.200 soldats autorisés par le Conseil de Sécurité de l’ONU pour la mission (MINURCAT) qui a pris le relais de la force européenne le 15 mars dernier, pour assurer la sécurité de la zone.


Mais même avec ce déficit M. Ban espère que cette force sera complète et totalement opérationnelle d’ici la fin de l’année, ajoutant cependant que de sérieuses difficultés persistaient, surtout s’agissant de la fourniture des équipements nécessaires, avec seulement 6 hélicoptères militaires promis sur les 18 qui ont été demandés.


Dans le rapport, le Secrétaire général renouvelle son appel à l’amélioration des relations entre le Tchad et le Soudan. Un tel progrès, a-t-il indiqué, permettrait d’améliorer la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut dans la région soudanaise du Darfour et de l’Est du Tchad, deux zones intimement liées.

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 17:39




Arrivé au pouvoir grâce à la France et à la Libye, Idriss Deby n'a manqué de rien. Appui financier exceptionnel, jamais un régime n'a été autant aidé à la fois par la France et la Libye, soutien diplomatique tout azimuts pour régler tous les problèmes qui se posaient à lui. Complicité médiatique sans pareilles, ses problèmes de santé sont passés sous silence, les exécutions sommaires sont tues, bref c'était Idriss Deby il est beau, Idriss Deby il est gentil.
 

Des Conseillers français furent placés à la douane, ceux des services fiscaux, à la présidence, au sein de l'armée nationale ceci afin de soutenir et de démontrer que Deby était à même de gérer l'Etat. S'arrachant presque les cheveux, ils durent tous battre en retraite de tous les secteurs clés de l'économie tchadienne.


Aujourd'hui 15 ans après son accession au pouvoir, le Tchad est un pays ruiné, où sa capitale vit sans eau, ni électricité où Deby n'en a cure, sa devise reste inchangée depuis 15 ans, la répétant régulièrement à ses proches : « je n'ai pas à m'inquiéter dès lors que j'obéis à la France et à la Libye  », c'est parait-il le secret de sa longévité.
 

Zoom sur quinze années de règne, à un moment où l'on parle de fin de règne.


Les Zaghawas soudanais qui ont combattu contre le gouvernement de Hissein Habré furent remerciés par Deby, ce dernier les aida à organiser le pillage systématique des biens des populations tchadiennes. C'est ainsi que des convois de camions ont sans cesse envoyé vers les villes frontalières du Soudan El djenene, le Darfour, tous les biens matériels pillés (argents, voitures, motos, mobiliers, divers équipements,

De la politisation des crimes


L'érection des crimes politiques comme méthode de gouvernement est une pratique jamais vue au Tchad. Cela a commencé par le démantèlement des camps de réfugiés au Cameroun, et par la corruption des autorités régionales camerounaises. Les réfugiés furent obligés pour certains, de rentrer au pays, pour d'autres de quitter le Cameroun pour le Niger.


Installés dans un premier temps à Diffa, ils furent réinstallés à 1500 Km de la frontière tchadienne à Gouré, un trou perdu. Mais ce n'était pas suffisant, Deby a conclu l'accord d'aide militaire (pour démanteler la rébellion Touareg) contre réfugiés (enlèvement d'anciens officiers proches de l'ancien président Hissein Habré et livrés à Deby par feu le président Baré Maïnassara).


Il y a eu l'affaire des centaines de réfugiés Tchadiens au Nigeria qui ont été raflés dans les quartiers, emprisonnés, parqués, attachés puis livrés par camions entiers à Deby. Ces convois de la mort ont été l'œuvre des hommes de main de Deby à savoir le tandem Ahmat Hassaballah Soubiane

Après la liquidation à grande échelle des opposants à l'extérieur du Tchad, ce fut le tour des opposants légaux. C'est ainsi que des membres influents du RDP, parti de M Lol Mahamat Choua, furent assaillis dans leur domicile et liquidés froidement. (citons feu Mamadou Bissau).


Ce genre de pratiques ne se sont jamais passées au Tchad, depuis des décennies, les différentes guerres ont obligé les Tchadiens à s'installer dans les pays limitrophes (Cameroun, Nigeria, Niger, RCA, Libye) ou autres Bénin, Burkina Faso, la majorité d'entre eux ont vécu avec des problèmes liés avant tout à leur situation d'exilés.

La troisième étape a été la liquidation systématique des opposants avec lesquels le régime a signé des accords de réconciliation nationale, lesquels accords étaient tous parrainés par les pays facilitateurs (Libye, Soudan, Burkina Faso).


Abbas Koty Yacoub a signé des accords parrainés par la Libye et le Soudan, il fut abattu en plein jour à son domicile. Puis Bichara Digui, Moïse Ketté, Laokein Bardé Frison, furent tous tués à bout portant, assis devant les émissaires de DEBY, envoyés pour sceller la paix avec eux.

Le Commandant Moussa Bachar Houno, Chef d'état major général est mort mystérieusement à Paris, sa famille a contesté la version de la mort par accident automobile, elle s'est réfugiée à Paris où elle a obtenu le statut de réfugié politique.


Guetty Mahamat, représentant de l'Asecna au Tchad, s'est investi dans la création d’un parti politique d'opposition, il a sauté sur une mine devant sa propre maison, absolument fou !

Ajoutons à la liste macabre, Youssouf Togoïmi dont les circonstances de sa mort n'ont pas encore été élucidées. Des pratiques ignobles qui foulent au pied toutes les valeurs chères aux Tchadiens à savoir : le respect de la parole donnée, le sens de l'honneur.


De la criminalisation de la politique
 

Quelques années plus tard, le régime de Déby a monté en corrélation avec le régime de Baré Maïnassara et une maffia internationale, l'affaire des faux dinars de Bahreïn, dont le monde entier a entendu parler. Les institutions tchadiennes comme les banques ont été utilisées pour blanchir cette fausse monnaie (Lire dans la partie Contribution du site l'article du journal le Monde du mercredi 23 juin 1999).

L'un des hommes clé de cette affaire à savoir M Hassan Fadoul Kitir, a préféré jouer à la balance, sauver sa peau et planquer ses milliards qui lui assurent aujourd'hui une retraite dorée au Togo. L'aubaine était trop belle, ce fut la planche à billets. Des millions de francs Cfa ont été fabriqués au jardin du président, cette monnaie de singe fut utilisée lors des campagnes électorales, mais aussi pour escroquer des commerçants à qui on devait payer d'importants travaux de construction. Les faux Cfa du Tchad ont envahi l'Afrique centrale et il a fallu l'intervention musclée des présidents Chirac et Bongo pour que cette pratique cesse.


De la fausse monnaie, on est passé à la drogue dure. C'est ainsi que la plus grosse prise de cocaïne en Europe, est le fait d'un Conseiller de Déby à savoir M Adoum Aganaye, frère du très connu Tidjani THIAM, actuel Conseiller de Deby. M Adoum Aganaye, muni des papiers diplomatiques, ordre de mission de la présidence tchadienne a transporté dans ses bagages de Colombie jusqu'à Bonn 130 kg de cocaïne, plaqués dans des malles estampillés « présidence de la République tchadienne ». Le convoyeur se croyait couvert d'une immunité diplomatique parce que détenteur d'un passeport diplomatique. Il fut arrêté à l'aéroport et condamné à 30 ans de prison ferme. Le « mulet » fut lâché par Deby et son équipe, Ali Abderamane Haggar a été dépêché auprès des autorités allemandes pour sacrifier l'agneau Aganaye sous le prétexte que les documents en possession du dealer l'impliquant lui-même et Deby, étaient faux.

Autre trafic mis en place par ces gens décidemment insatiables ; ce sont les passeports tchadiens vendus par les autorités tchadiennes elles-mêmes, on ne compte pas le nombre de Soudanais Zaghawas qui sont aujourd'hui installés au Canada avec des papiers tchadiens.


Du bradage des intérêts nationaux à l'abandon de toute souveraineté
 

Il serait fastidieux d'énumérer tous les dégâts causés au Tchad par l'équipe Deby. Le plus grand scandale est bien entendu la négociation des accords pétroliers par Deby. L'équipe Deby a bradé tous les intérêts nationaux dans les négociations des accords pétroliers. Cette équipe a tout cédé même le droit de gérer comme elle le souhaite la minime part qui lui revenait. Deby a mis le pétrole du Tchad sous la double tutelle de la Banque mondiale et du Consortium. Le baril tchadien est cédé au consortium au prix de 32 dollars alors que le cours normal frôle les 70 dollars.


 

Le régime Deby est passé à la vente de tout l'arsenal militaire récupéré par les FANT durant la guerre contre la Libye (avions, chars, missiles, canons, fusils, munitions). Tout a été bradé, les fruits de ces ventes sont allés directement dans leurs comptes bancaires à l'étranger.


Ensuite, tout le patrimoine foncier du Tchad a été vendu, c'est ainsi que certains camps militaires, et de grandes zones au centre de la ville de N'djamena ont été cédés à vil prix à la Libye, sans qu'on puisse justifier l'opportunité pour le pays de telles opérations. Aujourd'hui, des bruits courent qu'une grande partie de Farcha a été bazardée à une société russe. Même la faune tchadienne n'a pas été épargnée, des safaris pour amuser des richissimes princes arabes en mal de sensations ont été organisés dans lesquels les gazelles sont mitraillées par les fusils automatiques à infra rouge.
 

Puis dans le cadre de la privatisation, des secteurs de l'économie nationale comme les banques, l'imprimerie nationale, ont été pratiquement donnés au milliardaire Camerounais Fotso.
 

A l'étranger, tout le monde a appris, effaré, la vente ou plutôt le bradage de l'ambassade du Tchad à Washington par son ex-ambassadeur Ahmat Hassaballah Soubiane sans qu'on puisse là aussi nous justifier la nécessité de cette opération de dépossession de l'état tchadien au profit des barons du MPS.


De l'enrichissement d'une élite à la paupérisation des masses.


C'est la descente aux enfers pour le peuple, tout le monde manque de tout et se plaint sans cesse. C'est la croix et la bannière pour un Tchadien d'assurer les 3 repas quotidiens. L'exode rural s'est amplifié à cause de l'abandon du reste du Tchad, quant à N'djaména, c'est un gros village sale où il n'y a ni eau ni électricité où l'anarchie est à chaque coin de rue. Mais comble de paradoxe, une certaine élite au pouvoir tirant profit de tous les trafics en tout genre énoncés plus haut, de tous les fruits de multiples bradages, cette élite qui gouverne est la plus riche que le Tchad n'ait jamais eu.


En 15 ans, le nombre de personnes qui possèdent des biens en France, aux USA, au Canada, est hallucinant. Jugez-en :

Idriss Deby est le premier président Tchadien à posséder en France, plus précisément à Nice un hôtel particulier, une grande résidence à Monaco et une autre en grande banlieue parisienne. Son épouse Halimé est installée à Courbevoie. M Abderahmane Moussa a acquis un pavillon, M Raymond Batchiret ex-président de la Cour suprême et par ailleurs époux de la belle sœur de Deby installé à Blois, l'ex-ambassadeur du Tchad à Paris M Mahamoud Hissein, ainsi que son frère ex-trésorier général M Hissein Mahamoud, M Babikir Korom époux de la belle soeur de Deby, eh bien tout ce beau monde a aujourd'hui qui des appartements qui des pavillons en France, aux USA. Nous pouvons citer M Ahmat Hassaballah Soubiane, les frères Erdimis et bien d'autres, par exemple les hommes d'affaires proches du régime, Abakar Manani Conseiller pour les affaires présidentielles a aussi un pavillon.


Du Tchad pays respecté au Tchad de la dignité bafouée.


Aujourd'hui très peu de Tchadiens à l'étranger peuvent s'enorgueillir, discuter, parler fièrement de leur pays, oeuvre de tant d'années en un jour effacée, si l'on nous permet de paraphraser Corneille. Comment ce régime a-t-il pu à ce point « casser » et avilir l'homo-tchadontropus. Tout le monde a en tête l'énergie dépensée par ce régime pour mobiliser toutes les composantes du Tchad profond pour applaudir un Kadhafi, synonyme de tant de souffrances pour le peuple Tchadien ; que rien que pour la couverture satellitaire, la location du satellite Arabsat pour les besoins de sa promenade au Tchad, Kadhafi a payé rubis sur ongle la somme de 5 milliards de francs Cfa, tel que Jeune Afrique l'Intelligent l'a relevé.

Extraordinaire, il y a des symboles comme celle des prisonniers libyens, comme celle de la déroute de l'armée libyenne qui pèseront longtemps dans le conscient et l'inconscient collectif du peuple libyen.

A ces images traumatisantes, il convenait d'en substituer d'autres, celle d'un peuple Tchadien criant, chantant, dansant, acclamant le grand Kadhafi, montrer des Tchadiens se battre, tomber, se relever pour courir derrière des boîtes de macaronis, montrer des Tchadiens se disputer jusqu'à l'épuisement pour un petit tapis de prière, montrer ce peuple où on islamise des chrétiens en leur donnant 50.000 F Cfa.

Passer en boucle des images où l'on voit un Premier ministre Tchadien et son épouse, qui se mettent à genou pour saluer Kadhafi faisant le bonheur de la télévision libyenne qui s'en est littéralement régalée.

Des Tchadiens tous engagés et qui se sont sacrifiés pour défendre leur pays, ce régime en a fait des mercenaires en Centrafrique, au Congo, au Zaïre, pour des contrats en diamant dont ils n'ont jamais vu l'éclat. Beaucoup sont morts de maladies, certains ont été tués par les gens qu'ils ont été aider ; par exemple au Zaïre : le corps expéditionnaire du Général Allatchi Tchiri a été ainsi décimé par les zaïrois.
 

En Centrafrique, les Tchadiens ont été utilisés comme des spécialistes du sale boulot (en attaquant et éliminant les militaires centrafricains insurgés), le ministre des affaires étrangères Mahamat Saleh Annadif s'en félicitait en déclarant à RFI : «  On ne peut faire une omelette sans casser des œufs ». Il faut rappeler que le Tchad faisait partie d'une force neutre, que les autres contingents ont refusé catégoriquement de « nettoyer » les insurgés car soucieux de l'image de leur pays et de leur armée.


Des Tchadiens déterminés à relever tous les défis, on en a fait des hommes-zombies, fatalistes et fatigués de tout. Alors que le Tchad est parait-il devenu démocratique, que les gens lui ont apporté la liberté, mais aussi le pétrole, eh bien c'est ce même Tchad qui se vide aujourd'hui de toute sa jeunesse, jamais les jeunes n'ont autant fui le pays, même pendant la guerre, il n'y a pas eu un exode aussi lointain (Canada, USA, Taiwan, etc.).


Ce qui caractérise avant tout le régime Deby, c'est sa formidable capacité à tout détruire, à produire et encourager des cas hybrides. On a vu l'émergence sur ses flans, d'une élite à son image, c'est la « génération tube digestif », je suis un cadre, je suis avant tout un tube digestif, je m'en fous de ce que fait le régime, je veux remplir mon tube digestif et vite. Qui suis-je ? Je suis un partisan de Deby.


Du viol comme arme de guerre


Eh oui ! C'est aussi le cauchemar vécu par les familles tchadiennes. Tout le monde en parle au Tchad où les gens n'ont que leurs yeux pour pleurer en ce qui concerne les femmes, tandis que les hommes, la rage au cœur et au ventre en sont mortifiés.

Jamais auparavant au Tchad, le viol et le rapt quasi quotidien de jeunes filles n'ont été utilisés pour exprimer toute la brutalité d'un pouvoir pour soumettre et humilier certaines franges de la population. Ce cauchemar qui est désormais un crime contre l'humanité se déroule à N'djaména, à Faya, à Moundou, à Sarh, à Abéché, à Moussoro, dans les hameaux périphériques de N'djaména, dans les campements des arabes nomades où de toutes jeunes filles sont kidnappées et violées.

Comment de tels faits aussi dramatiques et ignobles sont passés sous silence par l'ensemble de la diaspora tchadienne qui a pourtant des possibilités d'alerte et de dénonciation de tous ces actes criminels ?


De l'incapacité à gouverner au naufrage d'un pays.


Autre record battu par le Tchad de Deby, notre pays a été classé, pays le plus corrompu au monde, selon un rapport de Transparency International. Idriss Deby miné par sa maladie est aujourd'hui pratiquement en cessation de ses fonctions présidentielles, englué qu'il est dans la crise qui l'oppose aux insurgés à l'Est du pays, il est en sursis.


Le pays est dans une impasse totale, le régime quant à lui survit grâce à l'implication des deux co-gestionnaires du destin du Tchad c'est-à-dire la France et la Libye. Ces deux pays ont un avis très réservé sur le leader du FUC et potentiel successeur de Deby.


La France estime qu'elle ne le connaît pas, et se méfie. La Libye quant à elle pense qu'il n'est pas non plus son « homme », qu'il serait plus proche du Soudan ; d'où tous les efforts qui sont déployés de part et d'autre pour empêcher Deby de couler. Ce dernier, tous les horizons sont bouchés, il sait que son destin n'est plus entre ses mains, alors c'est la fuite en avant ; changement de nom, nomination de sa nouvelle épouse à la présidence, celle-ci convoque les Conseillers spéciaux et leur passe des savons, bouscule l'ordre protocolaire. Le pays dérive comme un bateau ivre

.. à quand le naufrage ?


Source : www.zoomtchad.com
L'affaire du pétrole tchadien a montré au monde entier, l'incurie, l'incompétence, le manque de patriotisme de Deby et de tous ceux qui ont constitué le Staff qui « a négocié » ces accords. Obsédé par son arrivée et son maintien au pouvoir, lui et son équipe ont signé sans se soucier d'intérêts nationaux. Abderahmane Moussa et Daoussa Deby, etc. qui ont négocié avec les autorités nigérianes la livraison de ces hommes à Deby. Cette affaire incroyable est passée comme une lettre à la poste et c'est là où réside toute l'ignominie des Ong des droits de l'homme. Seules les Ong nigérianes se sont mobilisées pour dénoncer ces crimes. Il va sans dire que cette affaire rebondira un jour ou l'autre. etc.). Ces villes n'ont rien à envier à N'djaména.
 
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 15:58

 

17-04-2009 Gabriel Ngoulaka (Syfia Centrafrique) Dans le nord de la Centrafrique, les populations déplacées à cause de la guerre commencent à sortir de la brousse et rentrent dans leurs villages. Mais une fois de retour, la désillusion est grande : cases et écoles incendiées, dispensaires pillés, greniers détruits…

À la radio nationale, la campagne de sensibilisation lancée par le gouvernement centrafricain pour le retour des déplacés bat son plein. Dans le Nord, le mouvement de retour s'amplifie de jour en jour depuis le début d'année. Comme à Bédamara VI, un village de Paoua dans la région de l’Ouham-Pendé, à 500 km au nord de Bangui, où les déplacés arrivent massivement. Alors qu'en brousse où ils s'étaient réfugiés – certains depuis le début de la guerre, en 2002, – ils recevaient quelques vivres du Programme alimentaire mondial (PAM) et des soins de santé de Médecins sans frontière (MSF), ici, ils sont livrés à eux-mêmes : l'État ne leur a apporté que peu d'aide pour se réinstaller.


En cette fin de saison sèche, une jeune femme à peine rentrée accouche d’un garçon, sous un hangar de fortune. Pierrette Nodjidoum, l'accoucheuse traditionnelle du coin, défait son pagne pour couvrir le nouveau-né. "Il n’y a pas d’alcool, ni sparadrap, ni layette, rien. J’utilise mes propres effets pour aider les femmes qui accouchent", fait-elle remarquer. Dans cette région où est né l'ex-président centrafricain Ange Félix Patassé, théâtre depuis 2002 d'affrontements entre les rebelles et l'armée régulière, les dispensaires ont été réduits en cendre par les belligérants. Les déplacés ont trouvé à leur retour leurs cases détruites, les plantations saccagées, les greniers pillés.

 Tout est à reconstruire
 

Depuis qu'ils sont sortis de la brousse, les villageois dorment à la belle étoile. Le jour, ils s'activent, les uns à rebâtir leurs maisons en terre aux toits de chaume, les autres à construire une case de fortune en bois. Les femmes vont chercher de la paille pour couvrir les toits, les hommes couper du bois et des lianes. A l'instar de Philippe M’bério, visiblement épuisé : il n'a pas connu de repos depuis qu'il a regagné le village : "Mon épouse et moi, nous nous battons pour rebâtir les trois cases familiales que nous avions laissées, avant de ramener nos six enfants restés dans la brousse". Ceux-ci y vivent grâce à l'aide alimentaire du PAM. En attendant d'avoir un abri et de recommencer à cultiver, les paysans se nourrissent des vivres ramenés de la brousse (reçus du PAM ou récoltés dans les plantations qu'ils y avaient créées). "Combien de temps continuerons-nous à vivre ce calvaire ?", demande Jean-Claude Baïne, un habitant du village.

À Bégatara, l'école est envahie par de hautes herbes. Les portes ont été défoncées et emportées, les salles de classe vidées. "Les tables-bancs ont été arrachées pour servir à la fabrication de cercueils et de meubles", témoigne un humanitaire qui requiert l’anonymat. Plus loin, une épaisse couche de cendre recouvre le sol là où, avant, se dressaient des écoles en bois. Toutes les localités du nord du pays qui ont connu la guerre vivent la même misère et la même désolation. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à Bangui, 85 000 personnes déplacées seraient rentrées chez elles en 2008, sur un total de 193 000 contraintes par la violence de quitter leurs domiciles au cours de la dernière décennie.

Manque d'enseignants
 

Le calvaire des populations du Nord a commencé en 2002, avec la rébellion dirigée par l’actuel chef de l’État, François Bozizé, contre le régime d'Ange Félix Patassé. Après le changement de pouvoir en 2003, la rébellion a simplement changé de camp et les civils ont continué à faire les frais de ces combats. Les offensives de l’Armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD), rébellion proche du président déchu Patassé, et les ripostes des Forces armées centrafricaines (FACA) ont accentué le climat d’insécurité dans l’Ouham-Pendé. La présence de bandits armés, les fameux coupeurs de route, centrafricains, mais aussi tchadiens voire soudanais a fait empirer la situation.

Fuyant les exactions, les villageois se sont réfugiés en brousse, laissant derrière eux des cases incendiées ou pillées par des hommes armés. Selon des chiffres officiels, depuis le premier trimestre 2006, un tiers des 120 000 habitants de l’Ouham-Péndé auraient fui en brousse où ils bénéficient jusqu'à maintenant de l’assistance humanitaire étrangère. Ils y ont développé une agriculture de subsistance, se soignant avec des racines et des feuilles sauvages. S'abritant sous de huttes, ils sont à la merci des serpents et des intempéries, et tombent régulièrement malades. Des conditions qui, malgré l'aide de MSF et du PAM, les poussent à rentrer chez eux.

L'État a rouvert le lycée de Paoua, capitale de la région, pour accueillir les élèves de retour. Les uns avaient suivi leurs parents en brousse, les autres avaient été enrôlés dans les rébellions. "J’encourage les parents à venir ici réinscrire tous leurs enfants, même ceux qui ont dépassé l’âge de fréquenter le lycée", lance Pierre Yotiga, proviseur de cet établissement. En l’espace d’un an, le nombre d’élèves a plus que triplé, atteignant 2 500 pour 35 000 habitants. Mais les enseignants ne sont pas assez nombreux : beaucoup refusent de travailler dans cette région où l'insécurité persiste.

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 18:30


APA Libreville (Gabon)
21-04-2009 - Le passeport biométrique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) doit en principe entrer en vigueur le 1er janvier 2010, a appris APA de source proche du ministère gabonais des affaires étrangères.

L’entrée en vigueur de ce document signe la libre circulation des personnes dans l’espace CEMAC, une organisation regroupant le Cameroun, le Congo, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée-Equatoriale et le Tchad.


C’est en principe le dimanche 1er juillet 2008 que le passeport CEMAC devait officiellement entrée en vigueur.

Mais en raison de certains préalables posés notamment par le Gabon et la Guinée-Equatoriale, les deux pays pétroliers de la CEMAC et les moins peuplés de la sous-région, l’établissement du précieux document a pris du retard.


Pour justifier ses réserves, le Gabon, pays de 1.500.000 habitants, pose notamment le problème de sa sécurité. En plus d’exiger que le passeport soit biométrique, ce pays souhaite également le renforcement de la coopération policière entre les Etats membres (...).


La Guinée-Equatoriale est également assise sur le même argumentaire que son voisin. L’attaque contre le palais du président Téodoro Obiang Nguema Mbasogo à Malabo, en février dernier, par des individus non identifiés, conforte les réticences de ce pays de 540.000 habitants pour l’institution de la libre ciculation des personnes dans l’espace CEMAC.


Redoutant égalemet une attaque extérieure, le Gabon a également pris en mars dernier des mesures de sécurité drastiques, marquées par le renforcement des contrôles aux frontières et la fouille sytématique des véhicules et des passagers à tous les points de sortie et d’entrée de Libreville, la capitale.

« Quelles soient les conditions, le passeport de la CEMAC doit entrer en vigueur en 2010. Ainsi en a décidé le conseil des ministres de la CEMAC », a confié à APA la même source proche du ministère gabonais des AE.


Lors du sommet de la CEMAC tenu le 25 avril 2007 Ndjamena (Tchad), les chefs d’Etat des pays membres de la CEMAC avaient notamment pris la décision de rendre effective la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communautaire.

Au cours de cette même réunion, l’entrée en vigueur du passeport CEMAC avait été fixée pour le mois de juillet 2007.


Le sommet de la CEMAC tenu à Yaoundé (Cameroun)le 24 juin 2008 avait préconisé l’accélération de la réduction des obstacles à la libre circulaion des personnes dans l’espace CEMAC.

Pour le moment, la RCA, le Cameroun, le Congo et le Tchad respectent la consigne. Les ressortissants de ces quatre pays peuvent circuler sans visas dans le sous espace ainsi crée.


Pour le Gabon et la Guinée-Equatoriale, il avait été décidé que le processus se ferait progressivement.

Instrument de libre circulation de personnes, le passeport CEMAC a été adopté lors d’un conseil des ministres de l’organisation tenu à Bangui (Centrafrique), le 21 juillet 2001.

Le document est délivré aux ressortissants des Etats membres dans les mêmes conditions que les passeports nationaux.

L’impression, la gestion et la délivrance de ce passeport incombent à chaque Etat membre.

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 18:21

 


APA Bangui (Centrafrique)
21-04-2009 - Les responsables de la presse privée indépendante, membres du Groupe des éditeurs de la presse privée indépendante centrafricaine (GEPPIC), ont décidé d’interrompre leur parution pour quinze jours, à compter de ce mardi, pour protester contre la sanction infligée au journal Hirondelle, a appris APA.


Le 17 avril dernier, ce quotidien paraissant à Bangui a été suspendu pour quinze jours par le Haut conseil de la communication (HCC), organe de régulation des médias en Centrafrique, pour avoir publié, le jeudi 2 avril, un document appelant à la sédition des Forces armées centrafricaines (FACA).


Le président du HCC,Pierre Sammy Macfoy, a estimé que ce document est en violation de l’article 29 de l’ordonnance n° 05.002 du 22 février 2005 sur la liberté de la communication en République centrafricaine. Lequel dispose que « le journaliste doit s’interdire de publier toute information susceptible de nuire à la souveraineté, à l’intégrité et à la sécurité de la République centrafricaine ».


Dans un communiqué de presse rendu public mardi à Bangui, le GEPPIC qualifie d’arbitraire la sanction infligée au journal Hirondelle et conseille aux responsables du journal de déposer une plainte contre le HCC devant le tribunal administratif.


« Le conseil de discipline de l’observatoire des médias centrafricains déplore le harcèlement multiforme dont est victime le quotidien l’Hirondelle dont le directeur de la publication, Judes Zossé, a été également convoqué le 17 avril dernier par la Section recherches et investigations (SRI),
indique le communiqué du GEPPIC.


Par ailleurs, le conseil de discipline a déploré la lourdeur du tribunal administratif qui, récemment saisi d’une requête du quotidien Le Citoyen n’a pas daigné trancher le litige qui l’oppose au HCC afin que cette instance cesse d’usurper le rôle dévolu à la justice dans un Etat de droit, poursuit le texte.


Selon le communiqué, le conseil de discipline estime que le HCC, en tant que garant de la liberté de la presse, n’a pas compétence de suspendre un journal ou d’infliger une quelconque sanction à un journaliste, au regard des textes régissant la profession, notamment l’ordonnance 05.02 du 22 février 2005 relative à la liberté de la communication en République centrafricaine et l’ordonnance 04.020 du 31 décembre 2004 portant création, organisation et fonctionnement du HCC.

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