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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 00:43

 Banque de développement des Etats d'Afrique centrale (BDEAC) : « Il faut relayer le gros travail fait par la BAD »

        Anicet-georges DOLOGUELE


13 Mai 2009

 

 

Cinq des six pays de la zone CEMAC sont producteurs de pétrole. Quel est l'impact de la crise mondiale sur leurs économies ?


La crise économique a eu un impact sur les six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). En premier lieu, parce que cinq d'entre eux sont producteurs de pétrole, mais il y en a aussi, sur les six pays, cinq qui sont producteurs de bois et un qui est producteur de diamant. Comme vous avez pu le constater, le prix du baril de brut est passé de 140 dollars à moins de 50 dollars. Dans ces conditions, les prévisions qui avaient été faites pour 2009 ont bien évidemment été revues à la baisse. Par voie de conséquence, les recettes budgétaires dans la plupart des cinq pays producteurs de pétrole ont diminué de moitié. Quant aux pays qui ont voulu engranger davantage de revenus grâce à un début de boom pétrolier, afin de réaliser des investissements dans les infrastructures, ils sont aujourd'hui obligés d'arrêter leurs programmes, à commencer par celui du développement. Certains de ces producteurs de pétrole sont en même temps exportateurs de bois. Or les grumes se vendent mal et ne rapportent plus de revenus substantiels. La conséquence est facile à imaginer : une chute des recettes de l'Etat et une destruction de nombreux emplois. Ces pays ont besoin d'un appui budgétaire à court terme. C'est notamment le cas de la République Centrafricaine qui, elle, ne produit pas encore de pétrole. Elle vivait jusque-là de ses exportations de diamant et de bois. Ces deux filières sont aujourd'hui sinistrées. Lorsqu'on sait que le pays avait déjà du mal avec une production normale, on peut aisément imaginer la situation qui est maintenant la sienne. Avec la chute de leurs recettes budgétaires, les autres pays de la zone CEMAC ont aussi besoin d'argent frais.


Comment la BDEAC peut-elle joindre ses efforts à ceux de la Banque africaine de développement (BAD) pour aider les pays de la zone CEMAC à faire face à la crise ?


Nous souhaitons réellement être le relais de grandes institutions comme la BAD, la BEI et la Banque mondiale dans le domaine des infrastructures. Ces institutions peuvent financer de grands projets d'infrastructures. A côté, il y a aussi des infrastructures de moyenne portée pour lesquelles la BDEAC peut être très opérationnelle. Pour développer par exemple l'agriculture - ce qui est une bonne chose en ces temps de crise - il faut des pistes rurales. Celles-ci coûtent cher. Mais les grandes organisations ne sont pas organisées pour suivre ce type de projets. Avec de bonnes lignes de crédits concessionnels qui nous permettent de traiter directement avec les Etats, nous pouvons assurer le suivi sur le terrain. Nous pouvons aussi entamer un dialogue permanent avec les Etats de sorte que ces investissements servent véritablement à l'agriculture. Et qu'il y ait une création d'emplois et de richesses à l'intérieur du pays. Autre rôle de la BDEAC : le soutien au secteur privé. Plus nous prêtons à certains opérateurs privés, plus nous créons les conditions d'une bonne création de richesses et d'emplois. En générant de nouveaux impôts, ces activités profiteront aussi à l'Etat. Nous animons, enfin, certains thèmes qui contribuent à orienter les politiques nationales vers certains secteurs qui auraient pu être marginalisés alors qu'ils peuvent être porteurs.


Qu'attendez-vous concrètement de ces assemblées 2009 de la BAD qui ont un thème d'actualité ?


Réponse : Les assemblées produisent des résolutions et des solutions financières concrètes. On y explicite le rôle concret que peuvent jouer les banques sous-régionales de financement du développement. Il faut relayer le gros travail qui est en train d'être fait au niveau de la BAD pour relancer nos économies.


Site web des Assemblées annuelles


Contact

Yvan Cliche

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 23:57


 


A l’attention de :


La Communauté Internationale

 
Les Institutions Politiques Nationales


Les Organisations de défense des Droits de l’Homme


Les Organisations humanitaires

 
La Cour Pénale Internationale

 

Objet : Dénonciation d’un plan de génocide

 

Nous, populations de la Sous-préfecture de Kabo, décidons de rompre le silence, car la situation s’annonce grave pour nous. Il ne fait plus de doute qu’une menace réelle de génocide pèse désormais sur la population de Kabo en général et plus particulièrement sur l’ethnie Ngama.

Pour preuve, le jeudi 23 avril 2009 à 21 heures, sur les ondes de radio Centrafrique, à l’occasion d’une émission : « Magazine des armées », le lieutenant Moussa, Commandant le détachement militaire à Kabo, s’en est vertement pris à cette population en disant : « c’est l’ethnie Ngama avec ses jeunes qui mettent à mal la paix en République centrafricaine. Nous connaissons bien la position de leurs parents où qu’ils se trouvent dorénavant, les militaires vont bientôt s’occuper d’eux, si leurs fils continuent dans le banditisme », a-t-il martelé.

Face à une telle déclaration aux conséquences extrêmement graves, nous ne pouvons rester muets. Aussi, voudrions-nous attirer l’attention de la Communauté nationale et internationale sur tout ce qui pourrait advenir.

 
En effet, il vous souviendra qu’en fin 2001, le général Bozizé avait choisi d’installer la base de sa rébellion à Kabo lorsqu’il était en rupture de banc avec le président Patassé. C’est alors qu’Abdoulaye Miskine fut enrôlé pour le chasser de la ville. Notons que ce dernier appartient à l’ethnie Ngama et l’on comprend aisément le pourquoi de cette haine nourrie. Nul n’ignore que les deux protagonistes de l’époque 2002-2003, à savoir Bozizé et Miskine ont recruté, chacun de son côté, des jeunes de la localité, toute ethnie confondue, pour s’affronter alors que la population de Kabo, naguère pacifique et laborieuse, ignore tout de la rébellion et moins de la guerre.

 

Comment vient-on aujourd’hui faire imputer la paternité et la responsabilité de la rébellion et de l’insécurité à la population de Kabo ? En définitive, c’est Patassé et Bozizé qui ont fait de notre localité, le premier laboratoire d’expérimentation de la rébellion et la poudrière des armes légères en RCA.

 
A l’heure actuelle, la Sous-préfecture de Kabo est devenue comme le Darfour soudanais ou le Kivu congolais. Malheureusement personne ne prête attention aux multiples exactions flagrantes perpétrées par les hommes en armes de tout bord : les crimes, meurtres ciblés, incendies répétés des villages, exactions de toutes sortes avec menace d’extermination d’une ethnie à travers des propos génocidaires d’un officier de l’armée, ne sont pas à négliger.

La situation est grave et interpelle la vigilance de tous, sinon la surprise sera grande. Déjà, entre 2002 et 2003, il y eu des dizaines, voire des centaines de personnes tuées, dont les notables comme : Banibe Pascal, Betorngaye Philippe, l’Abbé Kilamong Jean Claude, Dounia Soalbaye, Djimtombaye Ville, tous de l’ethnie Ngama, pour ne citer que ceux-là. Cependant la situation persiste depuis 2006 à ce jour et la violence reprend de plus belle avec de nouvelles victimes. Mais personne n’ose en parler.


Nous assistons ainsi impuissants à une situation d’ethnocide sanglant, cynique, impitoyable et gratuit. Les derniers événements en date sont ceux produits aux villages Bokayanga et Kabo les 13 et 18 avril 2009 et sur l’axe Sido où tout est réduit en cendre, laissant les populations sans abri ainsi que plusieurs jeunes, tués, considérés à tort comme des rebelles. Toute personne appartenant à l’ethnie Ngama doit son salut dans un refuge dans la brousse.

Au sujet de tous ces événements, nous lançons un cri pathétique à l’endroit de la Communauté internationale, aux Organisations humanitaires d’intervenir pour que soit mis fin aux massacres de la population de la Sous-préfecture de Kabo.


Aussi, devant cette situation aux conséquences particulièrement graves, nous, populations de la Sous-préfecture de Kabo, élevons de vives protestations et dénonçons sans ambages :

Le plan de génocide organisé mis en marche contre la population de Kabo,
La déclaration du Lieutenant Moussa, commandant le détachement militaire de Kabo,
Demandons à la Médiature et au Comité de Suivi des recommandations du Dialogue Politique Inclusif de :

 
- se rapprocher des formations rebelles afin de négocier le retour définitif de la paix
- d’empêcher les Forces de sécurités basées à Kabo de tuer gratuitement les populations sous prétexte de parents de rebelles.


Enfin, demandons qu’une enquête indépendante soit ordonnée aux fins de déterminer les responsabilités des auteurs des crimes et autres violations, et de les traduire en justice.

Fait à Kabo, le 1er Mai 2009

 

Pour la population de Kabo

 


Kodmane Sagorowo Simon



Ampliations :

Médiature
Toutes chancelleries
BONUCA
LCDH
OCDH
ACAT
Presse

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 23:52



Bangui, 15 mai (ACAP)- Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, M .Elie Ouéïfio, a créé, par un Arrêté Jeudi 14 Mai 2009, un comité ad’hoc chargé de la révision du Code électoral centrafricain.


Ce comité, coordonné par le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et présidé par M. David Zokoué, président de l’ONG ICDI, est constitué des entités suivant : pouvoirs publics, partis politiques (Majorité Présidentielle), parti politique (Opposition Démocratique), autres partis, mouvements politico-militaires et société civile. Il dispose de quinze jours(15) pour déposer son rapport.

Au terme de cet Arrêté, le Comité ad-hoc chargé de la révision du code électoral peut faire appel à toutes personnes ressources dans l’accomplissement de sa mission.

Le bureau se présente de la manière suivante : 

Président : David Zokoué,
1er-vice Président, Rigobert Vondo,
2ème vice président, Timothée Malendoma,
Rapporteur Général : Marcel Loudégué,
Rapporteur Général Adjoint Yves Bienvenu Dotocko
Térésorier Général : Ernest Boembinti Ndahipo

Membres
Ernest Mandakombo
Mme Djamila Kalité
François Nanaré
Dénis Kossi-Bella
Léon-Clotaire Thierry Bemolinda
Maître Lucile Mazangué

 

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 23:48





vendredi 15 mai 2009


Il y a quinze jours Survie envoyait au ministère des Affaires étrangères, à la secrétaire aux droits de l’Homme Rama Yade et au ministre Bernard Kouchner la lettre ci-jointe. Cette lettre appelait l’attention des autorités françaises sur l’état de santé inquiétant du député de l’opposition tchadienne Ngarjely Yorongar, nécessitant son évacuation sanitaire pour d’évidentes raisons d’efficacité et de sécurité.


Nous considérons en effet qu’il est du devoir de la France de porter secours, dans les situations critiques qu’ils peuvent vivre, aux élus, opposants démocrates des pouvoirs dictatoriaux. C’est le minimum qu’on peut faire en faveur des droits de l’Homme, notamment en Afrique. Au Tchad la France assume l’évacuation sanitaire des blessés de l’armée tchadienne engagés dans une guerre civile contre les différentes rébellions. Elle ne peut faire moins pour les représentants légitimes de la société civile tchadienne.


Notre lettre n’a reçu aucune réponse à ce jour, même pas une fin de non recevoir. Cela traduit plus que tout l’abîme qui sépare les rodomontades publiques de la réalité d’une attitude cynique de mépris.


Nous réitérons donc publiquement notre requête. Dans le cas de Ngarjély Yorongar comme dans celui de tout défenseur de la liberté en péril, nous demandons que la France fasse ce qu’il lui est facile de faire. Bruno Ossébi (citoyen franco-congolais) vient de mourir à Brazzaville, faute d’avoir été mis rapidement à l’abri de la vindicte du pouvoir congolais. Ibni Oumar Mahamat Saleh, autre opposant démocratique tchadien, n’a pas donné signe de vie depuis plus d’un an, alors qu’il se trouvait aux mains du pouvoir tchadien. Dans chaque cas le pouvoir français pouvait faire quelque chose et n’a rien fait ni pour prévenir ces disparitions, ni pour les éclaircir par souci de justice.


Si cette passivité amenait une issue funeste pour Ngarjély Yorongar, on constaterait une fois de plus que le sort des défenseurs de la liberté et des droits de l’Homme laisse la France indifférente lorsque cela se passe dans les pays des dictateurs qu’elle soutient.


Contact presse :

Stéphanie Dubois de Prisque, Chargée de communication


stéphanieduboisdeprisque(a)survie.org Tél. : 01 44 61 03 25

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 23:45





MESSAGE DE CONDOLEANCES

 

 

Le Doyen, Le Professeur, « L’IRREDUCTIBLE » a tiré sa révérence au CENTRAFRIQUE ce jour 11 Mai 2009.

 

Le Professeur Abel GOUMBA a nourri notre juvénile rêve de devenir « MEDECIN AFRICAIN ».

 

Il a alimenté intensivement, pendant un certain temps nos  ambitions politiques, fondées sur le principe de la justice, de la solidarité  et de la légalité, très tôt affirmé  par CELUI dont il ne cessait de se réclamer, Barthélemy BOGANDA.

 

Assurément, le Professeur Abel GOUMBA aura marqué l’histoire tumultueuse de l’Oubangui Chari et  de la République Centrafricaine.

 

L’ancien député de GRIMARI que je suis s’incline avec respect devant cet Homme.

 

 

 

Fait à Paris,le 12 mai 2009


AGBA OTIKPO MEZODE

Ancien Député

Ancien Ministre des Affaires Etrangères

Président de l’Association BEVULU-FRANCE.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 16:31




Par KongoTimes 14 mai 2009


On s’achemine vers une clarification dans l’affaire qui oppose Jean-Pierre BEMBA au procureur de la Cour Pénale Internationale conjointement avec les familles des victimes au sujet des crimes que les troupes du M.L.C. avaient commis à Bangui entre les mois d’octobre 2OO2 et mars 2OO3. Après avoir rejeté la responsabilité pénale personnelle de l’accusé faute des preuves suffisantes, la Chambre préliminaire de la Cour Pénale Internationale a récemment demandé au procureur de requalifier les faits pour établir la responsabilité pénale du président du MLC en sa qualité de chef suprême des forces ayant opéré dans la capitale centrafricaine. Ainsi donc, la chambre préliminaire III de la Cour Pénale Internationale est suffisamment édifiée par les deux parties au procès et va répondre par une décision au plus tard le 24 juin prochain. Soit elle confirme les charges contre l’accusé, soit elle prononce un non-lieu, soit elle demande encore une fois au procureur de chercher d’autres éléments de preuve.


La défense de Jean-Pierre BEMBA, par l’entremise de l’un de ses avocats en l’occurrence Me NKWEBE Liris, vient de déposer ses conclusions qui, d’une manière générale, s’efforcent de détruire les arguments de l’accusation en sa basant sur une série d’éléments tirés du Droit International, des dépositions de certains hauts responsables de l’armée centrafricaine, de la jurisprudence internationale et surtout d’un accord régional, le Conseil de Sécurité des Nations Unies entendu.


 
A signaler aussi que la défense a relevé plusieurs contradictions sur les dates avancées par le procureur, le caractère vague et imprécis de certains chefs d’accusation, ce qui a fait dire à la défense que de ce fait le document de notification des charges tel que modifié et présenté par le procureur « est attentatoire au droit à un procès équitable ». Tout en rappelant que le MLC disposait d’une armée de vingt mille hommes, la défense note cependant qu’à la demande du gouvernement légitime de la République Centrafricaine, Jean-Pierre BEMBA avait envoyé 3 bataillons, soit 1.5OO hommes pour faire face à la rébellion déclenchée par le général François BOZIZE. La question en droit est celle de savoir, souligne la défense, qui était le supérieur hiérarchique de ces trois bataillons opérant sur le terrain à partir du 2O octobre 2OO2 jusqu’au moment de leur retrait intervenu le 15 mars 2OO3.

Par la même occasion, la défense a interrogé les principes universels du Droit International et plus particulièrement le droit à la légitime défense prévu à l‘article 51 de la Charte des Nations Unies qui permet à tout Etat souverain de faire appel à des troupes étrangères lorsque sa sécurité interne est menacée. C’est ainsi que la mise à la disposition du gouvernement centrafricain du contingent des 1.5OO hommes par l’administration du MLC a entraîné la ré subordination de ces troupes à l’Etat Major Général centrafricain et au commandant suprême des forces armées de ce pays, à savoir le président Ange-Félix PATASSE.

Cette disposition est confirmée par le général centrafricain Ferdinand BOMBAYAKE, directeur de la sécurité présidentielle qui a reconnu que le président PATASSE disposait, par délégation, du pouvoir et de l’autorité sur les troupes que le MLC avait mises à la disposition de son gouvernement légitime. En d’autres termes, c’est à tort que le procureur a retenu la responsabilité pénale du leader congolais, car les trois bataillons ne dépendaient plus de la chaîne de commandement du MLC mais bien du président Ange-Félix PATASSE et de son gouvernement ainsi que de l’Etat Major Général de l’armée centrafricaine. Cela, d’autant que J.P. BEMBA n’a jamais mis ses pieds à Bangui.

Il y a donc absence de subordination entre lui et les 1.5OO hommes ayant opéré en Centrafrique. La jurisprudence internationale à la rescousse de J.P. BEMBA La Cour Internationale de Justice avait déclaré qu’un Etat est fondé de recourir à un autre Etat et même à un groupe rebelle pour l’assister pour faire valoir son droit d’auto-défense.

Dans la même lancée, dans l’affaire ayant opposé la Bosnie Herzégovine contre la Serbie et Monténégro, la même cour a reconnu qu’en droit international, les actes des personnes, groupes ou entités, mis par un Etat à la disposition d’un autre Etat ne peuvent être attribuables à l’Etat fournisseur si ces groupes, entités et personnes agissent pour le compte de l’autorité subsidiaire dont ils dépendent. Pour autant, soutient la défense, tous les instruments juridiques internationaux militent en faveur du droit de la légitime défense d’un Etat dont la sécurité intérieure est menacée. Il s’agit notamment de la Charte des Nations Unies, des nombreuses résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, de la Convention de Vienne sur le droit des traités, de la Charte de l’Union Africaine et surtout du Statut de Rome qui a donné naissance à la Cour Pénale Internationale.

En répondant à l’appel de l’Etat centrafricain en butte avec une rébellion, le MLC devrait en principe être félicité. Ironie du sort, c’est le chef de cette rébellion qui a saisi la Cour Pénale Internationale pour accuser le chef du MLC d’avoir commis, par ses troupes, des crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Le flou manifeste dans le nouveau document des charges. Il y a d’abord des chefs d’accusation qui allèguent des crimes commis contre des victimes non identifiées et à des dates non précisées, ensuite d’autres crimes ne se limitent pas aux crimes réellement allégués.

On note aussi des allégations se rapportant à des dates contradictoires qui ne peuvent pas tomber dans la période de temps couverte par les chefs d’accusation. Bref, ce nouveau document de notification des charges, soutient la défense, ne permet pas à l’accusé de bénéficier d’un procès équitable et juste. Or, le droit de la défense est sacré, étant donné que selon le Tribunal International Pénal sur la Yougoslavie « l’identité de la victime fait partie des renseignements valables pour la préparation des arguments de la défense et si l’accusation est en mesure d’identifier nommément les victimes, elle devait le faire ». 

J.P. Bemba a répondu à un accord international Autant le leader du MLC n’a jamais mis ses pieds à Bangui, autant il est établi que c’est en exécution d’un accord régional CENSAD-COMESA appuyé par l’Organe Central de l’Union Africaine lors de sa 8ème session au niveau ministériel tenue du 26 au 27 janvier 2OO2 que les trois bataillons du mouvement rebelle congolais avaient été dépêchés à Bangui. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies en avait été informé et pris acte.


 
La question qui saute aux yeux est celle de savoir comment pourrait réagir le procureur Moréno Ocampo au cas où les troupes rwandaises qui avaient pris part aux opérations conjointes pour la traque des éléments des FDLR avaient commis des crimes contre l’humanité sur le territoire congolais. Va-t-il lancer un mandat d’arrêt à charge du président rwandais ? D’autant qu’il est établi que ces troupes avaient été placées sous le commandement de l’Etat Major Général de l’armée congolaise.


 
Par ailleurs, a rappelé la défense, l’administration du MLC avait saisi le représentant de la force onusienne accréditée à Bangui pour lancer des enquêtes sur des allégations des crimes contre l’humanité qu’auraient perpétrés des éléments des trois bataillons précités. Une fois les troupes revenues au pays ou du moins dans la partie occupée par la rébellion, un procès avait été diligenté pour sanctionner ceux des militaires qui avaient été reconnus coupables des actes des viols et de vandalisme dans les quartiers situés au Nord de la capitale centrafricaine.

 

Castro

 
Published By www.KongoTimes.info

 

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 16:16





13/05/2009 12:48:03 - Jeune Afrique- Par : Jean-Paul Ngoupandé (
Essayiste, ancien Premier ministre centrafricain)


L’élection de Jacob Zuma apparaît comme un nouveau saut dans l’inconnu et rappelle l’année 1994, lorsque les premières élections multiraciales portèrent au pouvoir l’ANC de Nelson Mandela. Les Cassandre du monde occidental appréhendaient les pires cataclysmes, soupçonnant l’ANC de vouloir appliquer son programme « socialiste »
: nationalisations tous azimuts, cadeaux démagogiques et économiquement irresponsables à sa clientèle populaire, encouragement des actes revanchards des extrémistes noirs contre les Blancs…, au risque de conduire le pays à la faillite économique et au chaos. La catastrophe annoncée en 1994 n’a pas eu lieu. Certes, Mandela et ses compagnons de lutte ne pouvaient pas effacer d’un coup de baguette magique les problèmes accumulés sous l’apartheid: haine entre communautés, pauvreté dans les townships, propagation foudroyante du sida… Il n’y a donc pas eu de miracle, mais on est loin de la catastrophe annoncée. Cahin-caha, la république d’Afrique du Sud va son chemin. Sur la route du développement, elle a passé avec succès le premier test: elle demeure la première puissance économique du continent et, à ce titre, elle a été le porte-parole de toute l’Afrique au récent G20 de Londres.


Que redoutent donc les Cassandre de 2009
?
 

Les craintes tournent autour de la personnalité de Jacob Zuma, élu le 6 mai. On reproche au nouveau président de ne pas arborer la figure lisse de Thabo Mbeki, son prédécesseur, proche des modèles occidentaux, bon dirigeant « profilé Tony Blair », exemple de socialiste ayant su s’adapter aux lois de l’économie de marché. Zuma n’a pas non plus le profil de Barack Obama, celui du gendre idéal. Il est au contraire présenté comme le nègre frustre de la brousse, un parvenu, bon vivant, jouisseur, homme à femmes, communiste et populiste. L’histoire personnelle de Jacob Zuma n’est rien d’autre que celle qu’il partage avec la plupart des militants et cadres de l’ANC, des jeunes issus du peuple sud-africain, à qui le régime de ségrégation raciale n’offrait pas d’autres perspectives que l’analphabétisme et l’exploitation. Ils se sont retrouvés dans le creuset de la lutte pour recouvrer leurs droits, leur dignité et leur liberté. C’est pour cela que l’ANC ne ressemble à aucun autre parti en Afrique subsaharienne. Il a donné à ses jeunes une conscience nationale et une formation politique, au-delà des attaches ethniques. Quant aux craintes concernant son passé communiste, elles n’ont cours que chez ceux qui ont oublié l’histoire de la lutte.


Pendant la Guerre froide,
le camp dit de « la liberté » soutenait le régime d’apartheid, considéré comme un rempart contre l’expansion du communisme en Afrique. Le mouvement de libération a donc trouvé un soutien au sein du camp du « progrès » de cette époque, chez les communistes, en Afrique ou ailleurs. Se voulant le rassemblement de toutes les forces opposées à l’apartheid, l’ANC intégra en son sein le Parti communiste sud-africain et la toute-puissante centrale syndicale Cosatu. Sans jamais faire mystère de ses relations étroites avec l’URSS, la Chine, Cuba et, en Afrique du Nord, avec l’Égypte de Nasser, la Tunisie de Bourguiba, l’Algérie de Ben Bella et de Boumédiène, et même la Libye de Kaddafi. L’ANC de Mandela n’a jamais mis son drapeau idéologique dans sa poche et s’est toujours affiché comme un parti de gauche au sens où on l’entend en Occident. Et pourtant, parvenue au pouvoir en 1994, l’organisation ne s’est pas précipitée pour proclamer une quelconque « république populaire d’Afrique du Sud ».Pourquoi ne pas faire confiance à ce parti qui a fait preuve de tant de ténacité et de clairvoyance, et au peuple sud-africain dont il est preuve de preuve de tant de ténacité et de clairvoyance, et au peuple sud-africain dont il est l’émanation
? Si l’ANC se trompe, c’est à travers ses erreurs qu’il apprendra à gérer sa démocratie interne et à l’ancrer dans l’histoire du pays comme dans l’esprit des Sud-Africains. Faisons confiance à ce pays et à son peuple pour savoir judicieusement choisir ses dirigeants sans qu’une caution venue d’ailleurs soit nécessaire.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 16:11






Monsieur le Président et cher frère,


J’ai appris avec une profonde émotion le décès du Professeur Abel Goumba, figure majeure de la scène politique centrafricaine. Votre pays perd là, l’un de ses valeureux fils dont le combat a été constant dans la marche de la République centrafricaine sur  les chemins de la paix, du progrès et de la démocratie.

Je voudrai alors, en cette douloureuse circonstance, au nom du peuple gabonais, du gouvernement de la République et en mon nom propre, exprimer ma fraternelle solidarité au peuple centrafricain et à vous-même ainsi que toute la compassion à la famille du disparu.


En même temps que nos condoléances émues, je vous prie d’agréer, Monsieur le président de la République et cher frère, l’assurance de ma haute considération.

 

El Hadj Omar BONGO ONDIMBA



Bongo salue la mémoire d’Abel Goumba




Jeune Afrique 13/05/2009


C'est la première communication du président gabonais depuis qu'il a quitté Libreville pour se reposer et être soigné à Barcelone (Espagne).


Le président gabonais Omar Bongo Ondimba a adressé ses condoléances à son homologue centrafricain François Bozizé, suite au décès lundi dernier à Bangui de l'ancien Premier ministre centrafricain Abel Goumba.

"J'ai appris avec une profonde émotion le décès du professeur Abel Goumba, figure majeure de la scène politique centrafricaine", a écrit M. Bongo Ondimba, dans une lettre de condoléances publiée mercredi à Livreville.

"Votre pays perd là l'un de ses valeureux fils dont le combat a été constant dans la marche de la République centrafricaine sur le chemin de la paix, du progrès et de la démocratique", a confié M. Bongo Ondimba à son homologue centrafricain.

Ce message est la première communication du président gabonais depuis l'annonce, le 6 mai dernier, de la "suspension" de ses activités pour faire le deuil de son épouse Edith Lucie décédée le 14 mars dernier à Rabat au Maroc.

Abel Goumba, décédé à l'âge de 83 ans, était fondateur du Front patriotique pour le progrès (FPP) de la Centrafrique et figure emblématique de l'opposition de ce pays.

Mandaté par la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), le président Omar Bongo Ondimba avait offert une médiation dans la crise politique en Centrafrique.

 

 

Centrafrique : Décès du Professeur Abel Goumba




 BANGUI, République Centrafricaine, 13 mai 2009/African Press Organization (APO)/ — Le Bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BONUCA), a appris avec une profonde tristesse le décès, le lundi 11 mai 2009, du Professeur Abel Goumba, Médiateur de la République, des suites d’une courte maladie.


 Grande figure historique et éminente personnalité dans l’évolution politique de son pays avant et après l’indépendance, le Pr Goumba était respecté pour son combat pour l’indépendance et la liberté du peuple centrafricain et pour son engagement en faveur des valeurs démocratiques. Tout au long de sa vie et dans tous les postes de responsabilité qu’il a occupés, le Professeur Goumba a toujours opté pour une approche de dialogue, de concertation et pour des solutions consensuelles et pacifiques. En tant qu’ancien Vice-président et ancien Premier Ministre de la République Centrafricaine, le Professeur Goumba a joué un rôle déterminant dans l’avancement du processus démocratique de la RCA.


 En rendant hommage à une éminente personnalité, le Professeur Goumba, dont la vie a été bien remplie au service de son pays, le Bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BONUCA), qui a eu à travailler avec lui, et à bénéficier de sa grande sagesse, dans le cadre de sa mission de recherche de la paix, réaffirme la détermination de l’ONU à continuer à œuvrer inlassablement pour une paix durable en République Centrafricaine. Ceci en guise d’hommage bien mérité à la mémoire du Professeur Goumba.


 En cette circonstance et face à cette grande perte, le BONUCA présente ses sincères condoléances à la famille du Professeur Goumba ainsi qu’au gouvernement et au peuple de la République Centrafricaine.



SOURCE :
Bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BONUCA)


 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 16:00




NDLR : Voici une illustration et la preuve de ce que dénonçait dans son discours le délégué de l'Union européenne à Bangui M. Jean Claude ESMIEU, qui doit désormais quitter la RCA après quatre ans de mandat et qui a exprimé son regret de devoir emporter comme triste souvenir de ce pays, les ravages du phénomène de sorcellerie qu'il pense être un facteur de retard et constitue un puissant obstacle au développement de la République centrafricaine.


Source:

United Nations Children's Fund (UNICEF)


Par Rebecca Bannor-Addae


BANGUI,
République centrafricaine, le 12 Mai 2009 - Laurent (ce n'est pas son vrai nom) avait 10 ans quand il a été envoyé à vivre avec son oncle, sa tante et leurs deux petits garçons dans la ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA). Un jour, son cousin est tombé gravement malade. 

"Pendant deux semaines, mon oncle me battait chaque jour. Il m'a appelé sorcière. Il a dit qu'il y avait un animal vivant en moi», dit Laurent.


Laurent raconte son histoire alors qu'il était assis sur une chaise dans la cour d'un centre soutenu par l'UNICEF pour les enfants vulnérables. "En fin de compte, je me suis enfui. J'ai eu un bras cassé et ma tête saignait de l'un des coups de machette", a-t-il dit. «Je ne suis pas un sorcier. Je ne sais pas ce qu’est un sorcier".


 
Adolescent condamné deux fois


 
Laura (qui est aussi un pseudonyme), 15 ans, est originaire d’un petit village dans le sud de la RCA. Ses parents sont morts quand elle était très jeune, et une tante a pris soin d'elle.
«Je marche souvent dans mon sommeil, et j'ai eu de mauvais rêves. Voix me disait des choses inquiétantes, comme j'ai eu à suivre certaines personnes, même manger leur cœur», dit Laura, ajoutant qu'elle a décidé de dire à sa tante des cauchemars.


 
«Après avoir parlé à ma tante, les soupçons ont commencé», se souvient-elle. "Les gens du village m'ont accusé de choses qui vont mal. J'ai été accusé de causer des maladies, de décès, d'être responsable de la perte de choses."


 
Laura s'arrête de parler et regarde dans l'espace. Malgré son jeune âge, elle a été condamnée à deux reprises pour des accusations de sorcellerie. Elle a purgé sa peine, mais vit maintenant dans la maison de l'un des gardiens à la prison de Mbaïki.

 "Je ne peux pas revenir chez ma tante, parce que les gens du village ne sont pas comme moi. Ils me battent. Ils vont me tuer", explique Laura.


Des boucs émissaires dans les périodes difficiles


Des centaines, voire des milliers d’enfants et des personnes âgées - les femmes en particulier - ont été accusés de sorcellerie en RCA. La croyance en la sorcellerie est très répandue dans la région, mais l’accusation des enfants est une évolution plus récente.


 
L’augmentation des difficultés résultant de décennies de conflits armés et la pauvreté généralisée pourrait être un catalyseur derrière le phénomène. Or, comme les études dans les pays voisins le suggèrent, les accusations de sorcellerie pourraient être une expression de l'incapacité des familles à résoudre une crise ou d'y faire face avec la mort et la maladie.


 
Mais cette désignation de boucs émissaires les plus vulnérables de la société a des conséquences graves. En RCA, la sorcellerie est une infraction criminelle en vertu du code pénal, punissable par l'exécution dans les cas où la «sorcière» est accusée d'homicide. Bien qu’aucun accusé de sorcellerie en RCA n’ait été condamné à la peine de mort, beaucoup ont été arrêtés pour ces pratiques, et les accusés sont souvent victimes de la vindicte populaire.


Documentaire de sensibilisation


 
Il existe peu de données sur les accusations de sorcellerie dans le document en RCA - pour l'UNICEF est la collecte des informations complètes sur la question de soutenir le travail de plaidoyer et de contribuer à mettre un terme à ces graves violations des droits humains contre les femmes et les enfants.

Pour faire la lumière sur le problème et encourager le débat sur ce sujet, l'UNICEF est co-auteur d'un film documentaire, «procès de sorcières en République centrafricaine», qui doit être montré au public dans le cadre d'une initiative de sensibilisation.


 
Les documentaires de Gervais Ngovon, un avocat à la cour à Mbaïki où 10 cas sur un total de 12 au cours d'une seule session concernent la sorcellerie. Les audiences de tous les jours sont un spectacle public. Les accusations sont fantastiques, avec la participation de personnes qui se seraient métamorphosées en animaux ou de foudre, et des vols d'autres âmes.


Protection contre la superstition


 
"Regardez, les gens peuvent croire ce qu'ils veulent»,
dit M. Ngovon, qui représente l'accusé. "Le problème est que ces croyances font que des innocents vont en prison sur la base d'une affirmation qui ressemble à - je ne sais pas - un conte de fée. Dans ce pays, nous n'avons pas de structure pour protéger les faibles, et la plupart des gens croient à la sorcellerie - y compris ceux qui sont chargés de faire respecter la loi. " 

Les détracteurs de ces procès de sorcières reconnaissent que jusqu'à ce que les croyances traditionnelles soient éliminées, la loi reste du côté de l'accusateur.


 
"Je trouve que parfois, l'envoi d'un accusé enfant ou la femme en prison offre la meilleure solution pour la protection de la personne contre les violences, qui ont souvent conduit à la mort»,
dit M. Ngovon.


Pendant ce temps, Laurent et Laura vivent comme des exclus à l'avenir incertain. Laurent a vécu dans un centre soutenu par l'UNICEF pour les enfants vulnérables dans la ville de Bangui depuis 2006. "Ceci est ma maison maintenant. Je ne sais pas où d'autre aller, dit-il. «Je rêve qu'un jour je serai en mesure de retrouver ma famille."

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 23:04

                                                                             

Avec un invraisemblable aplomb, Bozizé qui était l’invité Afrique de Christophe Boisbouvier sur Radio France Internationale ce 12 mai a répondu en affirmant sans ambages qu’aux élections présidentielles de 1993, il était à Paris et que s’il avait pu voter à l’époque, il aurait voté pour le candidat Abel Goumba. Quel culot ! C’est archi-faux et c’est une contre-vérité historique ! On ne peut avoir la mémoire aussi courte. Pourtant ce dont il parle ne date que de moins de seize années.


Non seulement Bozizé n’était pas en France comme il a prétendu l’avoir été à en 1993, mais il fut même candidat à cette élection présidentielle de 1993 dont le 1er tour du scrutin s'est déroulé le 22 août 1993 et le second tour le 22 septembre. Nous sommes mêmes en mesure de lui rappeler le score qu’il a obtenu à cette élection présidentielle : 1,5 % des suffrages, juste devant Mme Ruth Rolland. Et contrairement à ce qu’il déclare sur RFI, certains compatriotes vivant en France avaient bien pu voter à l’ambassade de la RCA à Paris dont quelques uns pour le candidat François Bozizé de l’époque. 


Il concourrait aux côtés d’autres concurrents qui s’appelaient Ange Félix Patassé du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), qui a obtenu 37,3 % des suffrages exprimés, un certain Abel Goumba du groupe Concertation des forces démocratiques (CFD), 21,7 %, David Dacko du Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD), 20,1 %, et André Kolingba du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) 12,1 %.


Bozizé figurait naturellement dans le peloton de queue avec quatre autres candidats, à savoir Enoch Dérant Lakoue du Parti social démocrate (PSD) 2,4 %, Timothée Malendoma du Forum civique (FC) 2,0 %, François Bozizé Yangouvonda, candidat indépendant 1,5 %, et Ruth Rolland du Parti républicain centrafricain (PRC) 1,0 % des suffrages exprimés.


Au second tour, tenu le 19 septembre 1993, le taux de participation ne s'élevait qu'à 56,05 % contre 68,47 % au premier tour. Ange Félix Patassé a été élu avec plus de 52 % des suffrages exprimés, alors qu’Abel Goumba a obtenu environ 45 % des voix.


Comment pouvait-il voter pour Abel Goumba comme il l’a affirmé sans vergogne dans sa réponse à la question du journaliste de RFI dès lors qu’il était lui-même candidat à la même élection. ! Ce n’est pas parce que Abel Goumba vient de mourir que Bozizé doit tordre ainsi le cou à l’histoire. La meilleure façon de lui rendre hommage n’est pas de débiter d’aussi grotesque mensonge et contre-vérité. Quelques uns seront là pour lui rafraîchir la mémoire.


Source des données électorales


Keesing's Record of World Events
. Septembre 1993. Vol. 39, no 9. « Central African Republic: New President ».

Africa Research Bulletin [Londres]. Octobre 1993. Vol. 30, no 10. « Central African Republic: Prime Minister Announced ».

__-“”-___. Septembre 1993. Vol. 30, no 9. « Elections: Central African Republic: Patassé Elected President ».

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