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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 02:35






NDLR : Nous publions ci-dessous les principaux extraits de la copie d'un important courrier en date du 19 novembre 2009 adressé par le siège de la BEAC de Yaoundé au Directeur national centrafricain de cette institution au sujet d'un virement d'une somme de près de 26 milliards de F CFA qui vient d'être virée dans les caisses du Trésor centrafricain par le FMI via la BEAC. Une véritable manne destinée en principe à apurer les dettes de l'Etat auprès des banques de la place. Mais connaissant la cupidité de Bozizé et sa clique, on craint que cet argent ne prenne une autre destination. 



BANQUE DES ETATS

DE L’AFRIQUE CENTRALE


SERVICES CENTRAUX                                                 Yaoundé, le 19 novembre 2009

 

Boîte Postale 1917 - Yaoundé

République du Cameroun

TELEX - BANETAC 8344 KN - 88505 KN                      

Tél.  (237) 22 23 40 60 - 22 23 40 30

Fax: (237) 22 23 33 29 - 22 23 33 50

E-mail: beac@beac; prspr@beac.int

Site Web : www.beac.int

 

DIRECTION GENERALE DES ETUDES,

FINANCES ET RELATIONS INTERNATIONALES

 

Direction des Opérations Financières

N°___/DGEFRI/DOF/2009                                                 Monsieur le Directeur National

            Bangui - RCA

 

 Objet: Paiement de la contre-valeur de l’Allocation générale de DTS

 

            A la suite de la décision du Comité Ministériel du 28 octobre 2009 de procéder à la rétrocession intégrale du produit des allocations de DTS reçues du FMI le 28 août 2009, la BEAC et la RCA ont signé le 11 novembre 2009 une convention fixant les conditions de mise à disposition et d'utilisation des fonds alloués.

            Le montant crédité dans le compte courant du Trésor s'établit à 25 704454 177 F CFA après déduction des éléments présentés dans le tableau ci-après:

 

COMPOSANTES

MONTANTS

1 - Montant des Allocations de DTS (Art. 1 de la Convention) (A) (Soit 41290 DTS avec 1 DTS = 705.240626 F. CFA 2/11/09)

29 161 350 628

 

2 – Provision pour charges sur l’utilisation des Allocations de DTS (B) (Art. 2 al.2 de la Convention

-1 646 893 032

3 – Paiements à la BEAC (Article 3 de la Convention) (C)

-1 635 514 434

 

 

-          Arriérés d’intérêts au 30/09/09

(-1 084 333 107)

 - Provision pour échéance en intérêts du 4ème Trim. 2009

(-551 181 327)

4 – Différence de change sur Allocation de DTS (Art 6 de la Convention(D) (1 DTS= 702,014786 F CFA le 16/11/09

-174 488 985

5 – MONTANT DES ALLOCATIONS DE DTS A REVERSER A LA RCA (A+B+C+D)

25 704 454 177

 

L'enregistrement de la rétrocession a été comptabilisé tel que suit par la DOF:

             Au 31 décembre 2009, la comptabilisation des intérêts du 4èIlle trimestre 2009 devra se faire, dans les livres de la DN, en contrepartie du débit du compte 90.312701.0.3030.0 pour un montant strictement égal à 551 181 327 FCFA. Au cas où le montant réel des intérêts serait différent de 551 181 327 FCFA, je vous prie de contacter la Direction des Opérations Financières ou la Direction de la Comptabilité afin de solliciter conduite à tenir.

            En complément de l'écriture ci-dessus de règlement des arriérés d'intérêts, la DN Bangui doit enregistrer les écritures ci-dessous dans ses livres:

            La comptabilisation des pièces, dans les livres de la DN Bangui, devra être notifiée (date, journal et n° de séquence) à la Direction des Opérations Financières et à la Direction de la Comptabilité.

            Enfin, je vous prie de bien vouloir notifier le crédit du compte courant du Trésor aux Autorités de la RCA

 

            PJ:       Convention BEAC/RCA

 

            CC :    Le Gouverneur

                        Le Vice-Gouverneur

                        Le DC

                        Le DMCCB

                        Le DAJC

 

NDLR : Suite au Sommet du G20 de Londres en avril dernier sur la crise financière et économique mondiale, les principales puissances économiques de la planète ont décidé d'accroitre très significativement les ressources du FMI et de la Banque Mondiale, afin de juguler les effets de cette crise sur les pays en développement. Il a donc été décidé d’augmenter le volume de réserves dans l’économie mondiale.

Le FMI, en sa qualité de banque centrale des banques centrales, a reçu une dotation globale d'environ 2,5 milliards de dollars US et l'autorisation de céder sur le marché une quantité importante de ses réserves en or. Ainsi, il a été décidé que le FMI crée des DTS et qu’il les alloue aux pays membres en fonction de leur quota. C’est comme si le FMI a décidé de créer de la monnaie additionnelle. Pareille décision a été déjà prise en 1976 et 1988.

L'opération s'apparente dans les faits à une augmentation de capital social dans une banque primaire. Il s'agit dans le cas du FMI, d'augmenter les parts de chaque pays membre en nombre de Droits de Tirages Spéciaux DTS), c'est à dire en part du capital social du FMI. Les DTS constituent l'unité monétaire utilisée par le FMI et  est la moyenne d'un panier de devises.

Certains pays laissent leur DTS dans leur compte comme ressources pour les générations futures ou encore comme provision pour pallier à d’éventuelles déconvenues financières (retard de paiement des échéances du Fonds…). D’autres pays comme la RCA, ont décidé d’utiliser leur DTS. La BEAC agissant pour le compte du FMI déduit les intérêts sur le tirage, les échéances de dettes et autres frais et lui reverse le reliquat de la contre valeur en monnaie locale.

Il y a eu en août dernier une allocation générale de DTS et en octobre une allocation spéciale. Le DTS est une unité de compte et de réserve créée par le FMI. Chaque pays membre du FMI reçoit une allocation de DTS en fonction de son quota (poids économique). Le pays doit  tirer (utiliser) ses DTS pour acquérir des devises lorsqu’entre autres ses réserves extérieures sont insuffisantes.

Dans le cas d'espèce, les fonds mobilisés par le G20 et les produits de la vente d'une partie des réserves en or du FMI étant supérieure au capital social après augmentation, le surplus est reversé aux pays membres.

C'est ainsi que la RCA a eu droit à ce reversement de DTS de 25.704.454 177 F CFA. Le FMI a fait accompagner ce virement dans les comptes du Trésor centrafricain à la Banque centrale (BEAC) par un courrier demandant au gouvernement centrafricain d'utiliser cet argent pour éponger les dettes du gouvernement auprès des banques primaires locales qui s'élèvent à plus de 21 milliards de francs CFA.

Le silence du gouvernement sur la réception de cette manne et surtout sur la demande claire et pressante du FMI de l'utiliser pour solder les dettes de l'Etat auprès des banques primaires est source de toutes les interrogations. D'après nos informations, le FMI considère cette condition comme non négociable pour approuver le projet de budget 2010 que le Ministre centrafricain lui a soumis, dans le cadre du programme PPTE en cours. Bozizé prendra-t-il le risque de couler les banques avec une dette insurmontable pour elles qui resterait impayée. A qui le tour après la mise en administration provisoire de la CBCA ?

Le FMI se déjugera-t-elle en laissant  Bozizé utiliser cette manne pour des fins électoralistes, avec tous les risques de dérapage inflationniste ? Quelle sera la destination de ces ressources exceptionnelles ?

En principe ces ressources devraient servir à lutter contre les effets néfastes de la crise financière. Pour information, pour des raisons électoralistes, le gouvernement aurait l’intention de payer deux (2) mois de salaire aux fonctionnaires. Ce qui revient à dire que l’Etat va utiliser ses ressources pour rembourser des fonds qui ont été préalablement alloués par la communauté internationale et qui ont déjà été détournés, notamment l’enveloppe octroyée par la CEMAC pour le DDR (5 milliards de F CFA), les pensions (5 milliards de F CFA), la dette intérieure (les fournisseurs de l’Etat, 2 milliards F CFA).

Il est fort à craindre que les presque 26 milliards qui viennent d’être virés ne soient utilisés, soit pour honorer les dépenses régaliennes de l’Etat (salaires, bourses, retraites, …) à l’allure où vont les choses, soit constitue une manne pour la campagne électorale de Bozizé et de son KNK car il n’y a pas de différence entre l’exécutif et le nouveau bureau politique de KNK qu’il vient de constituer. Pour Bozizé, la fin justifie les moyens.

On suivra donc avec beaucoup d’attention le dénouement de cette nouvelle affaire de la manne de 26 milliards de F CFA où Bozizé comme à son habitude, cherchera à rouler la communauté internationale pour se constituer un trésor de guerre, en rééditant exactement les méthodes dilatoires qu'il a utilisées jusqu’ici avec succès pour s'approprier les fonds de la CEMAC destinés au DDR. Affaire à suivre…

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 01:45




Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix


 

Communiqué de presse N° 001/ CPJP /CS/P/11-009 relatif à l'incursion de N'DELE du 26 novembre 2009.

 

Le Conseil Suprême de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) demande au Gouvernement de Bangui de cesser toute répression inhumaine sur les populations. Les collecteurs de diamants, les exploitants miniers et les commerçants sont victimes de répression de grande envergure et planifiée de la part de la Garde Présidentielle. La CPJP attire l'attention de la communauté internationale sur ces exactions par un Gouvernement de prédation qui n'est plus en mesure d'assurer la sécurité, la paix et le développement de la République Centrafricaine. Elle dénonce le comportement du Gouvernement qui a confisqué d'une manière abusive les biens et les diamants des vaillants citoyens en vue de les vendre à l'extérieur et d'en acheter les armes.

Le peuple centrafricain mérite mieux que ces dirigeants incompétents, corrompus et inconscients.

La CPJP a procédé à un retrait tactique pour des raisons de sécurité des populations car la Garde présidentielle après avoir été mise en déroute a l'intention de pilonner la ville sans discernement considérant les populations de complice.

L'incursion opérée à N'Délé est un avertissement. La CPJP demande au Gouvernement d'ouvrir immédiatement des négociations.

Le Conseil Suprême désignera un Négociateur pour la circonstance et saisit cette occasion pour remercier les Forces Armées Centrafricaines (FACA) qui ont décidé de ne pas combattre ses hommes ainsi que les populations qui ont enduré cette situation avec dignité.  

 

Fait au Camp de la Liberté, le 28 novembre 2009

KARAMA Souleymane Nestor

Président du Conseil Suprême

 

Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix

 

DECISION N° 003/CPJP/CS/PR/09  

 

Le Président du Conseil Suprême de la CPJP,

 

Vu les Statuts et Règlement intérieur de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix du 27 décembre 2008;

Vu les délibérations du Conseil Suprême du 28 novembre 2009;

 

DECIDE  

 

Article 1er: Monsieur Dhaffane Mohamed-Moussa, Secrétaire Général et Porte-parole du Conseil Suprême de la CPJP est désigné à titre exceptionnel Négociateur et chargé des relations extérieures de la CPJP  

  Article 2 : Le Négociateur rend compte du déroulement des négociations et de ce qui en résulte au Président du Conseil Suprême.   Article 3: La présente Décision qui prend effet à compter de la date de sa signature sera communiquée et publiée partout où besoin sera.

 «Toutes dispositions contraires sont abrogées.»

 

Fait au Camp de la Liberté , le 28 novembre 2009

KARAMA Souleymane Nestor,

Président du Conseil Suprême

 

 

Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix


DECISION N° 004/CPJP/CS/PR/09

Le Président du Conseil Suprême de la CPJP ,


Vu les Statuts et Règlement intérieur de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix du 27 décembre 2008;

Vu les délibérations du Conseil Suprême du 28 novembre 2009;
 
 DECIDE

 

Article 1er:

Sont désignés :

    - Chef d'Etat Major : Colonel DEYE Richard
    - Chef d'Etat Major Adjoint : Colonel ISSA Mahamat 
    - Chef d'Etat Major 2e Adjoint, Chargé de Troupes : Colonel Issa Adam

 - Capitaine  Adoum Yakoub

 

Article 2:

Le Chef d'Etat Major et ses Adjoints assurent l'organisation des activités militaires  de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et rendent compte au Président du Conseil Suprême.

 

Article 3:

La présente Décision qui prend effet à compter de la date de sa signature sera communiquée et publiée partout où besoin sera.

«Toutes dispositions contraires sont abrogées.»

 

 

Fait au Camp de la Liberté, le 28 novembre 2009

KARAMA Souleymane Nestor

Président du Conseil Suprême


 

 

Assan M'bringa Togbo

Cellule de Communication de la CPJP

 

NDLR : On croyait comprendre jusqu'ici que c'est le colonel Charles Massi qui était le président du Conseil suprême de la CPJP. N'est-ce plus le cas ? Celui-ci a pourtant revendiqué sur RFI l'attaque et la brève prise de Ndélé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 15:10




 

Suite à l’attaque et à la brève prise de contrôle jeudi dernier de la ville de Ndélé par les éléments de la CPJP de Charles Massi, le pouvoir de Bangui est manifestement à recherche de boucs émissaires. C’est ainsi que le colonel Guy-José Galloty vient d’être mis aux arrêts de rigueur. On veut lui faire payer son refus de regagner Birao chef de la préfecture de la Vakaga à l’extrême Nord-Est du pays afin de prendre le commandement de cette région militaire.

Galloty avait exigé, compte tenu de l’éloignement de Birao de la capitale et des mauvaises conditions de transport et de communication avec la capitale, qu’un certain nombre de conditions soient préalablement réunies, notamment qu’il soit doté d’un minimum d’hommes de troupes, d’armement et munitions en qualité et en quantité, de moyens de communications appropriés et autres avant de rejoindre son poste. Faute d’avoir été entendu par sa hiérarchie, il est resté depuis à la maison à Bangui s’occuper de son business personnel.

Le colonel Galloty venait de rentrer au pays après avoir suivi une année un stage à l’Ecole de guerre à Paris en 2008/2009 où il avait succédé au colonel Thierry Lengbé. Cette mise aux arrêts du colonel Galloty cache mal le profond malaise qui couve au sein d’une armée nationale centrafricaine dont le ministre de la défense n’est autre que le fils aîné du président Bozizé lui-même, récemment élevé de façon fantaisiste et ubuesque au grade de colonel sans avoir mis pied dans une quelconque académie militaire et de ce fait, n’a aucun numéro matricule dans les Faca, un véritable « inconnu au bataillon » comme on dit. Et dire qu’on prête encore à son père l’intention de le nommer bientôt général de brigade.

Pour revenir à l’attaque de Ndélé, Bozizé qui s’était rendu hier à la mosquée centrale de Bangui à l’occasion de la fête de la tabaski, a clairement fait part aux imams de son exaspération et de sa fatigue par rapport aux attaques rebelles dans l’arrière pays. Il leur a demandé en outre, de prier pour que les anges puissent résoudre ce problème et  ramener la paix dans le pays.  S'il compte tant sur les anges, pourquoi achète-t-il autant d'armes ?    

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 15:06




 

AFP 28/11/2009 | Mise à jour : 11:30

 

Les forces armées centrafricaines (Faca) ont repris hier soir le contrôle de la ville de Ndélé (nord), a annoncé samedi à l'AFP une source proche de l'état-major de l'armée.

"Le détachement des forces armées centrafricaines basé à Ndélé a organisé une riposte vendredi en fin d'après-midi, appuyé par cinq contingents venus en renfort de Bangui, et cela a permis de mettre en déroute les rebelles qui avaient assiégé la ville jeudi matin",
a indiqué la source sous couvert de l'anonymat.

"Les combats n'ont pas duré parce que les rebelles avaient déjà commencé à quitter Ndélé par petits groupes, certainement informés de l'arrivée des renforts acheminés par les autorités de Bangui pour reconquérir Ndélé", a-t-elle ajouté. La source n'a pu préciser si ces brefs combats pour la reprise de Ndélé ont fait de nouvelles victimes.

"Le calme est revenu à Ndélé. La population et les humanitaires sont en sécurité, mais les éléments des Faca ont procédé et continuent à opérer un ratissage dans toute la ville et ses environs", a-t-elle cependant affirmé. Une source militaire avait indiqué qu'une "quinzaine" de personnes, dont deux soldats centrafricains, avaient été tuées jeudi lors de la prise de Ndélé par la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

 

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 15:02




 

Elle l’a dit au cours d’une conférence de presse ce jeudi à l’hôtel Hilton de Yaoundé...

Par Cameroon-Info.net (Ebenizer Diki) (28/11/2009)

Calixthe BEYALA, entourée de son avocat et le chef de leur famille, Jean Jacques Messina, n’est pas passée par quatre chemins pour trouver les raisons du décès de sa maman. Pour elle, Berthe Andela décédée le 9 novembre dernier et enterrée précipitamment en Centrafrique (25 novembre à 14 heures) est morte des suites d’un empoisonnement. Sinon comment expliquer que ses demi-frères aient décidé d’inhumer leur maman en Centrafrique malgré l’opposition de la famille camerounaise ? s’est-elle interrogée.

 L’écrivaine explique que sa maman a vécu pendant 8 ans en concubinage avec un centrafricain il y a de cela près de quarante ans. De ce mariage sont nés deux garçons: l’un est un colonel de l’armée centrafricaine, chef de la sécurité de la garde présidentielle du président François BOZIZE. L’autre est directeur de TRADEX Bangui. Mais les rapports entre ces enfants camerounais et centrafricains ne sont pas au beau fixe depuis que ses demi-frères sont devenus « grands », pourtant grâce à elle explique-t-elle.

Après huit ans de vie commune, Berthe Andela quitte son amant centrafricain pour regagner son Cameroun natal. Vraisemblablement à en croire Calixthe BEYALA, ses demi-frères n’auraient pas digéré que leur maman quitte leur père. Toujours est il qu’il y a quelques semaines notamment au mois d’octobre Berthe Andela est invitée à Bangui par ses enfants (une sorte de traquenard voudrait croire l’écrivaine). Quelques temps après, elle tombe malade; Calixte affirme que son demi frère le Colonel BARE l’a appelée à Paris au début du mois pour lui dire que leur maman a fait un AVC.

Sur le champ elle demande que sa maman soit évacuée sur Paris. Réponse du colonel « vous les camerounais vous êtes trop prétentieux, vous voulez nous montrer que vous avez trop d’argent.» Elle lui demande néanmoins de la faire évacuer au Cameroun puisqu’en Centrafrique il n’existe pas de structure sanitaire capable de soigner de tels cas. Refus du colonel. Calixthe BEYALA révèle que, dès lors, ses frères avaient retiré à sa maman tous ses téléphones portables pour l’empêcher de pouvoir la joindre.


 
Le 9 novembre Berthe Andela 71 ans, rend l’âme; la partie centrafricaine informe la famille camerounaise. Mais curieusement au moment où on se prépare au Cameroun pour aller chercher le corps, ses demi-frères décident de l’inhumer. Mise au parfum de leur intention, l’écrivaine saisit le ministère camerounais des relations extérieures, aux fins de suspendre ces obsèques : du côté de la Centrafrique on fait fi des démarches diplomatiques camerounaises. Berthe Andela est mise sous terre le 25 novembre à 14h sans qu’aucun membre de la famille camerounaise ne soit présent.

 Alors question de Calixthe BEYALA que voudrait-on cacher ? Surtout qu’elle affirme avoir eu vent de ce que sa maman aurait été empoisonnée.

 Pour faire la lumière sur toute cette affaire elle dit avoir saisi le président centrafricain Francois BOZIZE, le président français Nicolas Sarkozy, et le président de la commission de l’Union Africaine Jean Ping. Calixthe BEYALAdit avoir le sentiment que dans ce pays le pouvoir politique est affaibli devant le pouvoir militaire car selon elle le colonel Baré est beaucoup plus puissant que le président BOZIZE.

Elle annonce d’ailleurs qu’elle va porter plainte contre X pour homicide involontaire. Et qu’elle fera tout pour que le corps de sa défunte maman soit exhumé, qu’une autopsie soit faite pour savoir ce qui l’a tuée et que cette dernière soit enterrée à SA’A son village natal. Calixthe BEYALA souhaite du reste que les médias interpellent le président centrafricain lors de sa visite annoncée au Cameroun dans les tout prochains jours.

  Source : bonaberi.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 01:05


 

vendredi 27 novembre 2009 / par Stéphanie Plasse Afrik.com

Le leader du CPJP entre en guerre contre le régime de Bozizé

 

La ville de Ndélé, au nord de la Centrafrique, a été le théâtre d’affrontements entre les forces gouvernementales et la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Mené par l’ancien ministre de François Bozizé, Charles Massi, qui a rallié la rébellion, ce groupe multiplie les attaques dans le pays afin de déstabiliser l’actuel président à l’approche des élections qui doivent se tenir en 2010

Charles Massi revient à la charge. Son but : renverser l’actuel président centrafricain, François Bozizé. Le chef du groupe rebelle armé, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a remporté sa première victoire. Mercredi, ses hommes ont pris d’assaut la ville de Ndélé dans le nord du pays, située à une centaine de kilomètres de la frontière tchadienne. Selon le CPJP, le bilan serait de 3 morts côté rebelle et d ’« une dizaine de morts dans les rangs gouvernementaux ». Une attaque qui, pour les autorités centrafricaines, est l’oeuvre d’une « coalition de circonstance : CPJP et d’autres factions rebelles inconnues ».

Haute trahison

Depuis plusieurs années, Charles Massi est dans la ligne de mire du gouvernement de François Bozizé. Lui et sa coalition sont perçus comme « des assoiffés de pouvoir qui tentent pas tous les moyens de satisfaire leurs intérêts égoïstes ». Cet officier supérieur né le 25 juillet 1952, à Baboua, est perçu comme le traitre de la République centrafricaine (RCA). Plusieurs fois ministre sous le chef d’Etat Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 et de l’actuel président, il avait intégré en 2008 la rébellion des forces démocratiques pour le rassemblement (UFRD) d’Abdoulaye Miskine.

Mais Charles Massi a changé de camp et s’est tourné vers la CPJP, après l’annonce de la signature des accords de paix entre l’UFDR et le gouvernement dans le cadre du dialogue politique inclusif (DPI), forum de crise sortie. Le groupe armé (CPJP) avait qualifié le DPI « d’échec » et demandé notamment « la dissolution du gouvernement formé le 19 janvier » sur recommandation de ce forum, en accusant d’être une équipe « de campagne » pour François Bozizé en vue de l’élection présidentielle de 2010. Ce ralliement à des mouvements rebelles n’a pas été apprécié par le gouvernement centrafricain. Arrêté en mai dernier près de la frontière centrafricaine au Tchad, sous l’accusation de tentative de déstabilisation de la RCA, il a été libéré un mois plus tard par les autorités de N’Djamena.

Charles Massi, désormais libre, a pu mener des attaques dans la ville de Ndélé comme en juin dernier. Ces combats ont conduit des mouvements de population et notamment à la création d’un camp de quelque 6000 réfugiés à Daha, au Tchad. Ces attaques visent à déstabiliser François Bozizé et présagent du retour sur la scène politique de Charles Massi.

 

Les rebelles tuent 2 soldats en République centrafricaine

 

  Par Paul-Marin Ngoupana

 

BANGUI, 27 novembre 2009 15:39:02 GMT  (AFP) - Deux soldats et neuf rebelles ont été tués quand plusieurs centaines de rebelles ont attaqué une position militaire dans la ville de Ndele dans le nord de la République centrafricaine, ont déclaré vendredi des responsables militaires.

Deux travailleurs humanitaires français ont été enlevés le dimanche dans la même région troublée près de la frontière avec le Tchad et le Soudan, a déclaré à Reuters par téléphone le sergent Saint Evidence Kpademo.

"Cette attaque s'inscrit dans la suite du triste enlèvement des deux ressortissants français", a dit Kpademo, ajoutant qu'il était établi que les militants qui ont réalisé l'enlèvement ont été également impliqués dans les combats en Ndélé.

Un responsable du gouvernement dit que l'attaque sur Ndele, jeudi matin, a été planifiée par les rebelles de la Convention patriotique pour la justice et la paix (CPJP) et menée par quelques 400 combattants de la CPJP et d'autres factions rebelles.

La CPJP est dirigée par un ancien haut responsable militaire, Charles Massi, qui a été limogé en 2007.

Pendant l'attaque, les rebelles ont volé le véhicule du commandant de la région militaire et saccagé sa maison, a dit Kpademo.

La République centrafricaine est l'un des pays les plus pauvres et les plus isolés de l'Afrique, avec un gouvernement faible qui lutte pour mettre fin à plusieurs années de rébellions internes.

L'enlèvement des ressortissants français qui travaillaient pour le groupe d'aide Triangle dimanche soir est intervenu dans les environs de Birao où la force de paix de l'ONU, la MINURCAT est établie.

Au début de ce mois-ci, un Français travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge a été enlevé par des hommes armés au Tchad, ce qui a conduit l'organisme de bienfaisance à suspendre ses activités là-bas.

En Octobre, un autre citoyen français travaillant pour le CICR a été enlevé dans la région soudanaise du Darfour. Les deux travailleurs humanitaires sont toujours retenus en otage, a dit le CICR.

Rédaction par Richard Valdmanis; editing by Tim Pearce; richard.valdmanis @ thomsonreuters.com, Dakar newsroom +221 33 864 5076))

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 01:01




 

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 26 Nov 2009


Un groupe de rebelles auraient attaqué et tenté d'occuper la ville de Ndele, dans le Nord du pays, à la frontière du Tchad, indiquent des sources locales, précisant que l'assaut dans le chef-lieu de la région de Bamingui-Bangoran aurait été conduit par la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) sous commandement de l'ex-colonel Charles Massi, qui n'a pas conclu d'accord de paix avec le gouvernement ni n'a été intégrée au processus de paix mis en œuvre avec d'autres formations rebelles.

L'attaque aurait été commise tôt jeudi matin par des hommes armés désireux de s'emparer de la base militaire de la ville, avant de se heurter aux soldats qui y étaient en garnison.

Selon l'agence de presse Acap, les combats auraient duré près de trois heures, causant des victimes dans les rangs des deux parties.

Charles Massi a été ministre à plusieurs reprises sous la présidence de l'ancien chef de l'État Ange Félix Patassé et sous le gouvernement de l'actuel président François Bozizé.

Arrêté en mai en territoire tchadien et accusé de vouloir déstabiliser la République Centrafricaine, il a été libéré un mois plus tard par le Tchad.

Des témoins racontent que les combats de jeudi ont causé la fuite à Ndele de plusieurs centaines d'habitants dans les campagnes voisines.

(ADL/CN)

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 00:58




 

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 26 Nov 2009


De nombreux civils auraient été tués dans une incursion des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (Lra) à Djemah, à 850 kilomètres environ à l'est de la capitale Bangui, selon certaines sources de presse internationales.

Les faits, qui seraient advenus la semaine dernière, n'ont été rapportés que jeudi à la suite du témoignage de rescapés de l'attaque qui ont également fait état de civils pris en otage. Selon ces mêmes témoignages, les soldats ougandais seraient à leur tour intervenus contre les rebelles.

L'armée ougandaise n'a toujours pas confirmé les faits et aucun de ses effectifs n'est censé se trouver dans la zone, bien qu'elle jouisse en réalité d'une relative liberté de mouvement dans les régions frontalières du Soudan, du Centrafrique et de la République Démocratique du Congo où sévissent les rebelles de la Lra.

Depuis qu'ils se sont enfuis de l'Ouganda, à l'issue de négociations de paix inachevées, les rebelles de la Lra sèment la terreur chez les habitants des zones rurales des pays limitrophes en attaquant leurs villages et en enlevant leurs femmes et leurs enfants.

Une opération militaire a été lancée contre eux par les forces armées ougandaises depuis décembre 2008 avec la coopération logistique des pays de la région.

 

(GB/CN)

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 00:45




 

APA Bangui 27-11-2009 (Centrafrique) Le chef de la délégation de l’Union européenne (UE), Guy Samzun, et le ministre d’Etat centrafricain à la coopération internationale, Sylvain Maliko, ont signé vendredi à Bangui, un accord de 26,5 milliards de FCFA destiné à financer l’aménagement, le bitumage et la surveillance de la route Bouar-Fambele, à la frontière avec le Cameroun, a appris APA.

 

« L’objectif de ce projet est de contribuer à la réduction de la pauvreté en favorisant une circulation fluide, rapide, sûre et à moindre coût des personnes et des biens sur les réseaux prioritaires de transport de surface en République centrafricaine, particulièrement sur l’axe Bouar-Garoua-Boulaï », a déclaré M. Maliko.

 

« La réalisation de cette route consolidera le réseau routier en République centrafricaine et le corridor numéro 2, prioritaire au niveau régional », a-t-il dit, soulignant que cet investissement participera au désenclavement de la République centrafricaine en améliorant l’accès au Port de Douala en toutes saisons ».

 

Le chef de la délégation de l’UE a déclaré, pour sa part, que l’Union européenne était consciente « des besoins de la Centrafrique, pays enclavé, en terme d’infrastructures de transport où le réseau routier est difficilement praticable, notamment en saison des pluies et nécessite un entretien coûteux ».

 

« Les deux marchés représentent dès lors une avancée significative vers la décentralisation du pays. Celui-ci sera encore amélioré grâce à l’intervention de la Banque mondiale qui a accepté de prendre en charge les kilomètres restants car ce corridor est identifié comme un itinéraire régional structurant au sein du réseau prioritaire d’itinéraires de transit de la CEMAC », a expliqué M. Samzum.

 

Les travaux d’aménagement, qui vont s’effectuer en 20 mois, comprennent la réhabilitation de deux ponts (Yolé et Nana) et l’aménagement d’une aire de repos.

 

 

NDLR : L’objet de cette convention et surtout le décaissement de ce financement destiné au bitumage de l’axe Bouar Garoua Mboulaï, est l’une des raisons ou pomme de discorde qui a entaché la fin du mandat du Français Jean Claude Esmieu à qui vient de succéder le Belge Samuel Samzun. Il est encore fort à craindre que la cupidité des autorités de Bangui et leur talents à détourner les financements provenant des partenaires au développement de la RCA ne viennent encore parasiter voire compromettre l’exécution dans de bonnes conditions de ces importants travaux routiers de désenclavement du pays. Ce sera un premier test pour le nouveau Délégué de l’Union Européenne.

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 02:24




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