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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 01:27




L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba a été libéré quelques heures de sa prison de La Haye, où il attend d'être jugé pour des crimes imputés à sa milice en Centrafrique, pour assister mercredi à Bruxelles à une cérémonie religieuse en mémoire de son défunt père. Bénéficiant d'une permission de sortie accordée par la Cour pénale internationale (CPI), M. Bemba a été conduit sous bonne escorte à la cathédrale des Saints Michel et Gudule.

Entouré de ses proches et de ses avocats, il a participé durant deux heures à la célébration religieuse en l'honneur de son père, le sénateur congolais Jeannot Bemba Saolona, homme d'affaires connu en République démocratique du Congo (RDC), décédé le 2 juillet à 67 ans dans la capitale belge.

M. Bemba, arrivé dans une voiture banalisée de la police, est entré par une porte latérale dans la cathédrale où des centaines de personnes, en majorité d'origine congolaise, étaient venues s'incliner devant le cercueil du sénateur.

A la fin de la cérémonie, la foule a scandé des slogans en faveur de M. Bemba, réclamant sa libération, a-t-il constaté.

Un important dispositif policier avait été mis en place et M. Bemba ne s'est exprimé publiquement ni durant la cérémonie ni ensuite devant la presse.

Jean-Pierre Bemba, rival malheureux de Joseph Kabila aux élections présidentielles de 2006 en RDC, a pris le chemin de l'exil en 2007 après des affrontements entre sa garde personnelle et l'armée gouvernementale.

Il avait été arrêté à Bruxelles en mai 2008 en exécution d'un mandat d'arrêt de la CPI, qui entend le juger pour ses responsabilités de "chef militaire" dans les crimes de guerre et crimes contre l'humanité que sa milice aurait commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. Il est détenu à La Haye depuis juillet 2008.

La défense de M. Bemba a demandé le 29 juin à la CPI sa remise en liberté conditionnelle, estimant que les charges pesant contre lui avaient entre-temps été "réduites significativement" par l'accusation.

Les funérailles religieuses du père de Jean-Pierre Bemba "pourraient se dérouler d'ici à la fin de la semaine" en RDC, a déclaré Me Pierre Legros, l'un de ses avocats.

afriquecentrale .info   9 juillet 2009.

 

 

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 01:20




APA-Lomé (Togo) 2009-07-09 12:39:05 - Le député Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du chef de l'Etat togolais, accusé de tentative d'atteinte à la sureté de l'Etat, aurait rejeté les services de deux avocats qui se sont constitués pour sa défense, a appris APA jeudi auprès du procureur de la république.

 «Lorsque nous avons notifié à l’inculpé que deux avocats venaient de se constituer pour lui, j’ai eu un peu peur, parce que j’avais l’impression qu’il voulait piquer une crise », a déclaré Robert Bakai, le procureur de la république au cours d’une conférence

« Il a dit : ce sont des gens qui s’organisent pour aggraver ma situation », a ajouté Robert Bakaï.

Deux avocats togolais ont indiqué, il y a quelques jours, qu’ils se sont constitués à la demande de l’épouse de Kpatcha Gnassingbé. Il s’agit Me Djovi Gally, conseiller de Gilchrist Olympio, président du principal parti de l’opposition togolais, l'Union des forces de changement (UFC) et Me Zeus Ajavon, président du collectif des associations contre l'impunité au Togo.

Selon le procureur, Kpatcha Gnassingbé a écrit une lettre manuscrite à son épouse pour lui signifier qu’il n’a pas besoin d’avocat.

« Il a chargé son épouse de dire aux avocats que s’ils ont déjà déposé des actes dans ce dossier, qu’il leur demande de les retirer purement et simplement », a expliqué Bakaï

« Il a conclu en me disant que même s'il arrivait qu'il change d'avis, pour choisir un avocat, ses pensées n'iraient jamais vers ces deux avocats », a encore révélé Robert Bakäi.

Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du chef de l'État togolais et député à l'Assemblée nationale, a été arrêté et inculpé en avril de complot et de tentative d'attentat contre la sûreté de l'État.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 03:35




NDLR : Si l'information que donne ci-dessous notre confrère lindependant-cf.com est confirmée, et il n'y a pas lieu d'en douter, l'intéressé lui-même l'ayant annoncé au téléphone depuis le Tchad, il y a tout lieu de s'interroger sur les motivations réelles et les raisons précises qui ont conduit les autorités tchadiennes à prendre cette décision. Il y a seulement quarante huit heures, Bozizé faisait encore part sur les antennes de RFI de son souhait qu'elles (les autorités tchadiennes) puissent tirer au clair les "agissements" (sic) de Massi sur leur territoire avant son arrestation. Autrement dit, il devrait continuer à rester autant que possible dans les geôles tchadiennes. Voilà que brusquement Massi retrouve sa liberté. Bozizé aussi doit se poser des questions sur l'attitude de son parrain. N'est-ce pas un coup de Jarnac de son suzerain Déby à son égard ? Wait and see...


 
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Charles Massi remis en liberté  

Le leader de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix), groupe rebelle actif dans le nord-est du pays, le Colonel Charles Massi, qui nous a joint au téléphone depuis Ndjamena où il se trouve encore a été libéré après une  « longue garde à vue », selon ses propres termes.

Difficile pour l’heure d’affirmer qu’il n’y aura plus de suite judicaire dans ce dossier, tant l’attitude de Ndjamena ne semble pas lisible.

 Toutefois, cette libération intervient soixante douze heures après la diffusion sur RFI (Radio France Internationale) d’une interview du président centrafricain, qui n’a manifestement pas fait mystère de son souhait de voir Charles Massi croupir encore en prison. « Avec le temps ça ira bien, il faut qu’on sache un peu de quoi il s’agit », avait répondu François Bozizé à Christophe Boibouvier, qui l’interrogeait sur le cas Massi.

 A rappeler que le 3 juin dernier, les autorités tchadiennes ont annoncé, l’arrestation dans le sud du Tchad non loin de la frontière centrafricaine du président de la CPJP, qui selon le ministre tchadien de l’intérieur Ahmat Mahamat Bachir, s’apprêtait à rejoindre ses troupes en territoire centrafricain.

Jeudi 09 Juillet 2009

 

Source : http://www.lindependant-cf.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 03:08




 

Une délégation conduite par le candidat du MLPC à la prochaine élection présidentielle Martin Ziguélé a quitté Bangui le 7 juillet 2009 pour tenir des activités de son parti dans l’Ouham-Pendé et la Nana Mambéré. Martin Ziguélé a tenu un meeting dans la matinée du mercredi 8 juillet à Bozoum. Il doit aussi en présider un autre dans la ville de Paoua où il est arrivé ce 8 juillet en fin d’après midi. Ngaoundaye, Koui, Bocaranga et Bouar, chef lieu de la Nana Mambéré, sont les prochaines villes que compte visiter le candidat du MLPC avant de regagner Bangui.

Selon des informations émanant d’une source proche de la délégation de Martin Ziguélé, après que le véhicule de celui-ci ait franchi la barrière de Bossembélé à 157 km de Bangui tenue par des éléments de la sécurité présidentielle, le capitaine Vianney Semndiro commandant de la garnison de cette localité s’est pointé sur les lieux, proféré des menaces à l’encontre de la dizaine de soldats qui tenaient la barrière et fini par en embarquer trois dans son véhicule pour les ramener à leur base. Il leur a reproché d’avoir laissé passer sans broncher  le véhicule à bord duquel se trouvait Martin Ziguélé.

La direction du MLPC avait pourtant préalablement informé par écrit le très boziziste ministre de l’administration du territoire Elie Ouéfio, ainsi que le BINUCA, le commandement de la MICOPAX, l’ambassade de France et des USA entre autres. On a ainsi un avant-goût de ce que pourrait être la campagne électorale quant aux entraves à la liberté de circulation des éventuels candidats. Cela donne une idée de l’état d’esprit des exécutants et autres bras armés du régime de Bozizé.

Le carrefour routier de Bossembélé abrite depuis plusieurs années une véritable barrière d’épuration politico-ethnique. Elle fut tenue à l’époque par le tristement célèbre capitaine Eugène Ngaikoisset surnommé le « boucher de Paoua ». Après y avoir commis de ses nombreuses exactions, il a été ramené à Bangui où Bozizé l’a nommé adjoint du directeur général de la sécurité présidentielle. A présent, on le dit se trouver en Afrique du Sud en formation ; en réalité, pour se faire quelque peu oublier. Bozizé apprécie énormément les qualités et compétences de cet officier qui s’est pourtant rendu coupable d’abominables massacres d’innocents à Paoua et sa région au point d’être pointé du doigt  dans presque tous les rapports d’enquête des organismes humanitaires et d’organisations de droits de l’homme.

 Après l’attaque de la garnison de Bossembélé le 13 février 2009 revendiquée par la rébellion de la CPJP de Charles Massi que Bozizé avait fait déshabiller le commandant, le capitaine Modoy pour le faire jeter en prison au camp de Roux et il a désigné le capitaine Vianney Semndiro pour le remplacer.

Au sujet de la culpabilité du capitaine Ngaikoisset dans les incendies des villages et les massacres de populations de Paoua, Bozizé ne s’y est pas trompé et est tout à fait conscient de son impopularité dans cette ville du Nord Ouest. On lui prête l’intention de célébrer les festivités de commémoration de la proclamation de l’indépendance de la RCA du 13 août prochain à Paoua afin de tenter de redorer son image de marque à quelques mois des prochaines échéances électorales. On ne peut que lui souhaiter bonne chance et beaucoup de courage. Plusieurs dizaines de milliers d’habitants de Paoua et sa région vivent toujours en brousse ou dans les camps du HCR au Sud du Tchad et au Cameroun dans la plus grande indifférence de Bozizé et son gouvernement.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 03:04




 
Source: Institute for War and Peace Reporting (IWPR)  Date: 08 juillet 2009

Sept ans après avoir détruit leurs moyens de subsistance, les victimes sont de plus en plus impatientes devant l'absence de justice économique.


Par Katy Glassborow à Bangui (AR n ° 221, 8-Juillet-09)

 
"Maintenant que vous avez pris nos voix, comment peut-elle nous aider?" demande Clémentine, à la recherche d’une lueur d'espoir sur nos visages.

 Clémentine est l'un des nombreux civils qui ont été pris dans des mois de violence au cours de combats pour la présidence de la République centrafricaine, en 2002 et 2003.
Elle était commerçante dans la banlieue de la capitale Bangui et avait l’habitude  d’aller acheter du manioc à Boali, (à 88 kilomètres) pour revendre, jusqu’au jour où le camion à bord duquel elle se trouvait fut attaqué par des hommes armés.

Un des premiers orages s’annonce lorsque Clémentine raconte son histoire. Des hordes d'enfants font irruption dans sa maison en terre battue pour écouter tout en se chamaillant pour une place sur un banc rudimentaire dans un coin de la pièce, les corps pleins de boue  après avoir joué dedans depuis le matin.

"Lorsque nous avons rencontré les hommes de Bemba dans [la banlieue de Bangui] PK 12 ils ont arrêté le camion et ont tiré sur le conducteur et deux garçons qui étaient également à bord», dit Clémentine. «J'étais avec cinq femmes. Nous avions 200.000 francs (425 dollars US) avec nous. J'avais 100.000 francs avec moi. J'ai fui en brousse et j’ai tout perdu."
Jean-Pierre Bemba du Mouvement pour la libération du Congo, MLC, une milice de la République démocratique du Congo, RDC, a été introduit par le président centrafricain Ange-Félix Patassé pour l'aider à combattre une rébellion menée par l'ex-chef de l'armée François Bozizé.

 Les gens ordinaires ont été tués, violés, volés et déplacés en représailles à leur soutien présumé aux rebelles. En Mai 2007, la Cour pénale internationale (CPI), a ouvert une enquête sur les suspectes atrocités commises pendant la tentative de coup d'Etat. Jusqu'à présent, seul Bemba a été arrêté, mais les enquêtes se poursuivent.

Clémentine et une série d'autres personnes qui ont parlé à IWPR, ont dit que la justice pour les crimes dont ils ont été victimes doit inclure des réparations en argent et en biens, du bétail et des moyens de subsistance, qui ont été pillés et détruits.

Cependant, pour les victimes comme Clémentine, il va falloir attendre un peu plus longtemps pour les dédommagements. L’ordre de paiement de la Cour pénale est lié au prononcé du verdict qui n’interviendra que lorsque le procès se sera tenu. La RCA est classé dixième dans l’index de classement en politique étrangère des Etats déliquescents recensés par Washington. L'instabilité a créé un climat quasi-impossible pour les personnes de se sortir de la pauvreté.

Les Centrafricains veulent que Bemba les dédommage sur ses propres deniers. L'ancien vice-président de la RDC a des intérêts colossaux et on pense qu’il est l'un des hommes les plus riches du pays. Quand il a été arrêté en Mai 2008, la CPI a gelé ses avoirs et enjoint à Bemba de payer ses propres frais judiciaires estimés à 50.000 dollars par mois.

Laetitia Bonnet de la Section de la CPI pour la participation et les réparations des victimes, VPRS, dit que les réparations peuvent jouer un rôle dans le pansement des blessures d'une société touchée par un conflit. «Il ne s'agit pas seulement d'aller en prison pour quelque chose que vous avez fait, mais il y a la compassion pour les personnes qui ont été atteintes par vos actes et à qui vous allez maintenant  faire du bien ".

Les victimes peuvent recevoir une aide de la Cour de deux façons : soit par le biais de la procédure judiciaire, ou en bénéficiant de programmes de réadaptation mis en place par le Fonds d'affectation spéciale pour les victimes, TFV, une branche autonome de la CPI.
Même s’il n'a pas à attendre un verdict, le TFV n'a pas encore mis en œuvre des programmes en République centrafricaine. Le TFV a un projet dans le nord de l'Ouganda qui dispose d'une équipe de chirurgiens esthétiques opérant les victimes civiles des rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur qui ont été délibérément défigurées, conduisant les familles à les rejeter.

Le TFV est opérationnel depuis seulement un an, et a eu à échelonner la mise en œuvre de programmes de réadaptation à travers différents pays cibles en raison de contraintes financières et logistiques. Il est prévu que le premier programme, qui comprendra le soutien psychologique et matériel et physique, sera déployé en République centrafricaine à partir de  Janvier de l'année prochaine.

Si les juges condamnent un suspect, ses biens peuvent être confisqués, vendus et transférés dans des fonds pour les réparations. Les juges peuvent aussi ordonner à un accusé de payer personnellement pour des réparations, ou de financer des régimes d'indemnisation par l'intermédiaire du TFV.

 Mais sept ans après avoir détruit leurs moyens de subsistance, les victimes sont de plus en plus impatientes.

Les combattants ont chassé une autre victime, Augustine, de son domicile du PK12 qui a été particulièrement touché par la violence.

"Ils ont démonté les fenêtres et les lits pour en faire du bois de chauffe. Les hommes de Bemba ont tiré sur nos chèvres, abattu nos poulets. Nous ne pouvons pas cultiver nos champs. Notre eau est devenue leur [WC]. Je vendais des produits agricoles pour avoir de l'argent mais maintenant, je suis à la ferme et mène une vie très misérable", dit-elle.

 André Laperrière, directeur exécutif du TFV, tient à ce que les modes de réparations ne soient pas confondus avec des prospectus, «La philosophie consiste à aider les victimes à retourner à la vie qu'ils auraient eue si elle n'était pas été victimes d'agression. Nous ne faisons pas la réhabilitation des communautés, nous les aidons à se réinsérer. Nous fournissons des semences, mais nous ne sommes pas pour les semer. "

Il a également souligné que les régimes ne remplacent pas le travail du gouvernement national. Son équipe discute avec les autorités pour s'assurer que leurs efforts sont en ligne avec le plan à long terme de l'État.

Cependant, la compréhension de la CPI n’est pas la même entre les Centrafricains. Nombreux sont ceux qui sont déçus par leur propre système de justice et l'absence de réparations de la part du gouvernement qu'ils en sont rendus à placer tous leurs espoirs dans le tribunal de La Haye.

 Augustine a entendu une fois de la Cour à la radio que "Nous voulons un jugement équitable, mais nous sommes plus préoccupés par les choses qui ont été détruites. Bemba devrait payer les réparations."

 Clémentine a dit qu'elle a tout perdu dans l'attaque, et estime que la CPI devrait contraindre Bemba à dédommager ses victimes présumées.

"Les réparations sont une bonne chose. S’ils prennent ses biens [de nous], c’est également très bien. Ils devraient donner personnellement de l'argent aux gens. Je veux de l'argent, afin de multiplier les revenus perdus jusqu'à présent. En l'absence de réparations, ce ne sera pas une bonne justice. Ma colère diminuera si nous recevons quelque chose ", dit-elle.

 En plus de recevoir des réparations, les victimes peuvent également demander à participer à des enquêtes et des procès. Jusqu'à présent, le tribunal a mis l'accent sur la sensibilisation à ce sujet, mais Marie-Edith Douzima, avocate centrafricaine qui représente les victimes dans le cas Bemba, a déclaré: «La Cour pénale internationale n'a rien dit aux gens à propos des réparations. "Informer la population est la mission de la CPI, mais cela a pris trop de temps. Comment peut-on inciter les gens à se présenter comme victimes si les gens ne savent pas?"

 La communication est un défi dans un environnement post-conflit où les communautés sont déplacées ou dans des endroits éloignés.

"En termes de sécurité, nous devons être très prudents non pas pour la sécurité du personnel de la CPI, mais davantage pour la sécurité des personnes avec lesquelles nous travaillons. C'est un facteur limitant la capacité de la cour pour joindre les victimes potentielles en dehors de Bangui, "a déclaré Bonnet.

A la question de Clémentine "Maintenant que vous avez enregistré notre voix, comment peut-elle nous aider?" il est nécessaire de dire que la couverture médiatique de la question pourrait atteindre ceux qui ont le pouvoir d'influer sur les questions ou d'apporter des changements.

Dans l'intervalle, il est clair que rendre la justice, procéder aux réparations et aux programmes de réadaptation et en même temps gérer les attentes, restent un formidable défi pour la CPI.

 
Katy Glassborow IWPR est un journaliste basé à La Haye. Dr Jan Coebergh, basé à La Haye est un médecin spécialisé en taux de mortalité dans les situations de conflit, ont contribué à ce rapport depuis Bangui.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 02:59






 

Source: Première Urgence (PU) 07 Juil 2009


Bédéré, situé à quelques kilomètres à l'est de Paoua dans la préfecture du l'Ouham Pendé en République Centrafricaine, est un petit village paisible de 873 habitants. Paisible, il ne l'a pas toujours été. En effet, il sort tout doucement du cauchemar. En 2003, le village n'a pas été épargné par les violents conflits, incendies et pillages survenus dans l'Ouham Pendé. La peur de revivre cet enfer a amené les villageois à se cacher pendant plusieurs années dans la brousse.
 
En 2007, les habitants de Bédéré sont sortis des campements, et ont reconstruit leur village, au bord de la route, sous l'impulsion de Timothée Milatou, le chef de village. La filière cotonnière ayant été entièrement démantelée pendant les événements, les habitants de Bédéré ont dû se lancer dans de nouvelles activités. Ils vivent essentiellement de l'agriculture, tandis que d'autres ont commencé des élevages de petits bétails.

Le premier semestre 2009 a connu une détérioration notable de la situation humanitaire en République Centrafricaine (RCA). Les affrontements entre groupes rebelles, forces armées de la RCA (FACA) et groupe d'auto-défense en limitent l'accès humanitaire.
 
Depuis lors, cinq groupements agricoles ont été mis en place avec le soutien d'ONG internationales. Première Urgence était l'une d'entre elles et reste désormais la seule ONG présente dans le village. Au début de son intervention en 2007, Première Urgence a distribué des vivres dans le village, afin de venir en aide à la population ayant perdu tout moyen de subsistance. De nombreux villageois ont également travaillé à la réhabilitation de rizières, afin de préparer la saison agricole : « Ce travail a permis à beaucoup d'entre nous d'avoir un peu d'argent », précise Timothée, qui nous a accordé un entretien.


Actuellement, Première Urgence soutient un groupement dans le village, en fournissant des semences de riz, mil et maïs, et en donnant des outils aux bénéficiaires. 22 personnes en sont membres, dont la moitié de femmes. Finia Suzanne, une d'entre elles témoigne : « On a reçu des outils l'année dernière, et on va encore en recevoir cette année. Le matériel est de bonne qualité, c'est un vrai avantage. » Cette activité bénéficie directement à tous les membres des familles du groupement, soit plus de 130 habitants, et plus largement, à l'ensemble du village, notamment à travers la dynamique économique créée et l'accès pour tous aux formations.
 
« L'année dernière, on a pu récolter du riz. Malheureusement, il n'y a pas eu une bonne saison agricole, il n'a pas assez plu. On a dû tout consommer. » Les bénéficiaires, qui reçoivent fréquemment des formations et conseils de la part des agronomes de Première Urgence, sont cependant restés confiants. Le groupement a même de nouveaux membres cette année. « C'est un travail d'équipe. Avec le soutien de Première Urgence, on a mis en place un règlement intérieur et des statuts, et ça nous amène à mieux travailler. »


Timothée, fortement investi dans le relèvement de son village, insiste sur le rôle essentiel de Première Urgence pour le développement agricole de sa localité. « Première Urgence est notre seul partenaire de développement. Notre situation va pouvoir changer au fil des années pour le bien-être de ma population. Nous remercions Première Urgence de prendre en compte nos besoins et de continuer à nous soutenir. »


Le groupement de Bédéré, tout comme les autres groupements de l'Ouham Pende soutenus par Première Urgence, reçoivent de nouveau, depuis le 15 mai, des semences et des outils, afin de se tenir prêt pour la nouvelle saison agricole.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 02:55




            Mme Rose Francine Rogombé


 APA Libreville (Gabon)  2009-07-08 17:52:09 - La Cour constitutionnelle a prolongé, mercredi, de 45 jours la période de transition en cours au Gabon depuis le décès du président Omar Bongo Ondimba, le 8 juin dernier à Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne, a appris APA.

Saisie lundi dernier par le gouvernement afin de constater le cas de force majeure empêchant l’organisation de l’élection présidentielle dans les délais prévus par la constitution, la haute juridiction a fixé une nouvelle période de transition qui va désormais du 25 juillet au 6 septembre 2009, date à laquelle pourrait se dérouler le scrutin.

L’élection présidentielle anticipée devait être organisée dans un délai de 30 ou 45 jours après la prise de fonction du président intérimaire, Rose Francine Rogombé, le 10 juin dernier, conformément à l’article 13 de la constitution.

Le gouvernement n’a toujours pas débuté les opérations de révision des listes électorales comme précédemment annoncé.

L’opération devait débuter le 4 juillet dernier pour s’achever le 16 du même mois alors que les listes électorales devaient être remises le 21 juillet à la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP), l’organe chargé d’organiser le scrutin.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 02:47




 

APA-Paris (France) 2009-07-08 21:23:06 - Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat français à la Coopération et à la Francophonie, a déclaré mercredi à Paris que l’Afrique subsaharienne allait à nouveau être la priorité de son pays dans le cadre de l’Aide publique au développement que Paris apporte aux collectivités locales du Sud par le biais de la coopération décentralisée.

 « L’idée c’est de concentrer un certain nombre de moyens pour que la participation financière de l’Etat soit un véritable effet de levier aussi bien sur les thèmes que sur les secteurs. Evidemment nous avons donné la priorité à l’Afrique subsaharienne qui est la grande priorité française », a déclaré M. Joyandet, en marge de la Commission nationale de la coopération décentralisée.

Il a notamment précisé que, dans le cadre de cette aide publique au développement par le biais de la coopération décentralisée, un accent particulier sera mis sur l’accompagnement des programmes et projets qui ont vocation à contribuer au développement économique.

« Nous voulons mettre la priorité sur tout ce qui concerne le développement économique qui, pour le moment, nous importe beaucoup pour être une réponse à la crise », a-t-il dit, précisant que « la crise touche encore plus fortement les pays les moins avancés ».

Pour cela Alain Joyandet appelle les responsables des collectivités territoriales françaises, malgré des budgets très entamés par la crise, à ne pas diminuer leurs actions d’appui aux initiatives de développement des acteurs locaux du Sud. Il estime que celles-ci et l’Etat français se doivent, pendant ces moment difficiles, d’harmoniser leurs actions pour plus d’efficacité..

« Je lance un appel à toutes les collectivités territoriales pour qu’en cette période de crise particulièrement difficile, il n’y a pas de recul de l’engagement dans leur œuvre au service des pays en voie de développement », a t-il suggéré.

« Malgré les contraintes budgétaires, tous ensemble, maintenons cet effort d’aide publique au développement parce que la crise actuelle touche encore plus durement les pays en développement qui, paradoxalement n’en sont pas les responsables. Il faudrait que nous restions très mobilisés. Il faut qu’on maintienne notre aide notamment à l’Afrique subsaharienne », a ajouté M. Joyandet.

Pour les trois prochaines années (2010-2012), la France entend consacrer 100 millions d’euros aux politiques de coopération décentralisée en direction des pays du Sud. L’Etat français devra contribuer à hauteur de 20 millions d’euros, le reste devant provenir des collectivités territoriales.

Une bonne partie de cette manne financière devrait, selon les autorités françaises, revenir à l’Afrique subsaharienne et permettra ainsi d’accompagner les initiatives des acteurs locaux de cette zone en faveur de la relance des activités de développement économique et social.

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 18:15




 

Ushuaia.com 7 juil 09 15h22 :

La saison des pluies bat son plein à Bangui (République centrafricaine), où les intempéries ont causé d'importantes inondations et laissé près de 11.000 personnes sans abri depuis mi-juin. Dans un bilan daté du 3 juillet, la Croix-Rouge centrafricaine faisait état de 3.400 sans-abri et d'un décès.De nombreux enfants mais aussi des adultes ont été blessés. 

Selon la Croix-Rouge, les inondations affectent quatre des huit arrondissements de Bangui. En effet, il semblerait que ces nombreux quartiers soient confrontés à des problèmes liés à une urbanisation rapide et anarchique. Les systèmes d'évacuation des eaux sont quasi inexistants et leurs collecteurs d'eaux sont souvent obstrués par des ordures ménagères.

Lors de la saison des pluies, qui court de juin à novembre, les inondations sont  monnaie courante dans ce pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 18:02




APA Bangui (Centrafrique) 2009-07-08 10:02:22 - Des cas sévères de malnutrition ont été enregistrés à Carnot, localité située dans la sous-préfecture de la Mambéré Kadéï, dans l’Ouest de la Centrafrique, a appris APA mercredi à Bangui.

Sur 645 cas de malnutrition identifiés dans la région, 328 sont particulièrement sévères et 317 concernent des enfants de 0 à 5 ans, a indiqué le ministre centrafricain de la santé publique, de la population et de la lutte contre le SIDA, M. André Nalké Dorogo, au cours d’un point de presse dans la capitale centrafricaine.

«La situation est saisissante parce que nous avons en face de nous des personnes avec des cheveux roux, le ventre ballonné et des signes de kwashiorkor sur le corps. Autant de stigmates indiquant une absence de protéines dans l’organisme», a expliqué M. Nalké Dorogo.

L’absence de ressources et la situation de pauvreté endémique sont à l’origine de la malnutrition à Carnot, a ajouté M. André Nalké Dorogo.

 «Je sais que l’urgence est entrain de se faire, mais après l’humanitaire, il faudra engager des actions de développement pour faire en sorte que pareille affection ne puisse pas se faire», a-t-il dit, soulignant: objectivement, il n’y a aucune raison que la malnutrition s’installe dans notre pays».

Le ministre de la santé a appelé les partenaires au développement pour qu'ils aident le gouvernement centrafricain à faire face à la situation.

 

CENTRAFRIQUE (Misna) 2009-07-08 – Plusieurs cas de sous-alimentation ont été enregistrés dans la région de Carnot, dans l'Ouest du pays. Le ministère de la Santé a précisé qu'il s'agissait essentiellement d'enfants âgés de moins de cinq ans, principales victimes de la pauvreté endémique, aggravée par la pénurie de ressources naturelles et l'inaptitude du gouvernement à s'y confronter sans l'aide de pays étrangers.

 

NDLR : Il y a quelques jours à peine, Centrafrique-Presse dénonçait ce drame de malnutrition infantile apparu notamment à Carnot, comme étant l’une des conséquences de la mauvaise politique incohérente et irresponsable du gouvernement Bozizé dans les zones diamantifères du pays. A l’instigation du tristement célèbre ministre des mines Sylvain Ndoutingai, plusieurs collecteurs et bureaux d’achat de diamant ont été victimes d’un véritable gangstérisme d’Etat consistant à les braquer pour les dépouiller de leurs diamants, même de leur argent, véhicules  et à fermer certains bureaux d’achat. Résultat : les artisans appelés encore « nangbata » sont sur les carreaux et au chômage puisque presque plus aucun bureau d’achat ni collecteur ne travaille. Conséquence : les enfants et familles de ces artisans meurent de faim puisqu’ils n’ont rien à manger parce qu’ils n’ont pas de ressources. Le gouvernement les a plutôt incités à faire de l’agriculture. A présent, il en est lamentablement rendu à lancer des appels de détresse aux organismes humanitaires pour endiguer ces cas de malnutrition infantile sévère.  Quel contraste attristant d’enregistrer ces cas de malnutrition infantile sévère dans l’arrière pays pendant que Bozizé et sa clique festoient à Bangui la décision du FMI de les admettre  à l’initiative PPTE !

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