Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 18:57





 

APA Bangui 2009-09-16 09:53:22 (Centrafrique) Le ministre centrafricain de la santé publique, de la population et de la lutte contre le SIDA, M. André Nalké Dororgo, a annoncé, mardi à Bangui, que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) allait octroyer à la Centrafrique un financement de près de 3 milliards de FCFA pour la période 2010-2011.

Cette dotation est en hausse de près de 6% par rapport à la précédente, a indiqué M. Nalké Dororgo, au cours de la restitution de la 59ème session du Comité régional de l’OMS qui s'est déroulée à Kigali, au Rwanda.

Il a ajouté qu’au cours des assises, le gouvernement centrafricain avait aussi obtenu le financement de l’étude de faisabilité de la couverture maladie universelle et des mutuelles de santé ainsi que le financement de la reforme hospitalière.

Selon Nalké Dorogo, plus de 62% de la population centrafricaine vit avec un dollar par jour tandis que l’espérance de vie en Centrafrique est de 40 ans pour les hommes et 45 ans pour les femmes.

«La prévalence globale du VIH/SIDA est de 6,2%, le taux le plus élevé en Afrique centrale»,
a-t-il déclaré.

La République centrafricaine compte 788 formations sanitaires. Le secteur sanitaire public emploie 3.314 agents, dont 1915 prestataires de soins. Tandis que 792 agents dont 602 prestataires de soins travaillent dans le secteur public.

La faculté des sciences de la santé de l’Université de Bangui a formé plus de 300 médecins.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 18:53




 

APA-Yaoundé 2009-09-16 11:22:09 (Cameroun) Le lieutenant Luc Emane, ancien membre de la garde rapprochée du chef de l’Etat camerounais Paul Biya, a été condamné mercredi par le tribunal militaire de Yaoundé à 12 mois de prison pour «vol et violation de consigne», a constaté APA sur place.

Il devra aussi s’acquitter d’une amende de 100.000 FCFA au bénéfice du ministère public, mais aussi payer une autre amende de 65.000 FCFA.

Le 21 septembre 2008, alors qu’il faisait partie de la délégation du président Biya en bref séjour en Suisse, Luc Emane avait subrepticement récupéré une mallette appartenant au premier Camerounais et qui était sous la garde d’un collègue.

La malle, avec tout son contenu, sera plus tard retrouvée sous le lit de sa chambre d’hôtel et l’intéressé renvoyé sous bonne garde au Cameroun.

A l’audience du 1er septembre dernier, et alors qu’il avait tenté de se suicider dans une chambre d’hôpital où il subissait des soins, ce père de 6 enfants qui aura passé 23 ans dans l’armée, dont 22 aux côtés de Paul Biya, était passé aux aveux complets, refusant toutefois de justifier son geste parce que ne pouvant «pas affronter la République».

Le 1er décembre 2008, un décret du président de la République le mettait en retraite avec effet immédiat pour «faute lourde».

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 01:30




BRAZZAVILLE - Le président congolais Denis Sassou Nguesso, réélu en juillet, a procédé mardi soir à un remaniement ministériel du gouvernement qui ne comporte pas de Premier ministre, selon un décret lu à la radio et à la télévision publiques.

La nouvelle équipe gouvernementale comprend 37 membres, contre 38 dans la précédente alors que le poste de Premier ministre, occupé par Isidore Mvouba est dissout, selon le décret publié par le directeur de cabinet du président congolais, Firmin Ayessa.

Le gouvernement est chargé de "mettre en mouvement le chemin d'avenir", le projet de société promis par M. Sassou Nguesso lors de sa campagne électorale.

"Le gouvernement comprend quatre pôles -- infrastructures de base, économie, souveraineté et socio-culturel -- et chaque pôle a à sa tête un ministre, lui-même en charge d'un ministère", a ajouté M. Ayessa.

M. Mvouba était Premier ministre sans être chef du gouvernement, M. Sassou Nguesso étant déjà président et chef du gouvernement. M. Mvouba devient ministre d'Etat, coordonnateur du pôle des infrastructures de base, ministre des transports, de l'aviation civile et de la marine marchande.

Vingt-sept ministres conservent leurs portefeuilles ou ont été mutés. Dix ministres sont des nouveaux venus.

Parmi les entrants figurent l'ancienne directrice de cabinet de l'ancien président Pascal Lissouba (1992-1997), Claudine Munari, qui hérite du ministère du commerce et des approvisionnements.

Le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD, anciennement à l'opposition), qui a conclu à la veille de la présidentielle un accord politique avec le Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir), s'est vu confier le ministère de l'industrie touristique et des loisirs, qui sera dirigé par son secrétaire général Mathieu Martial Kani.

L'ancien ministre de la coopération, Charles Zacharie Bowao, un professeur de philosophie de l'université, s'occupera de la défense nationale.

Le ministère des hydrocarbures revient à André Raphaël Loemba, originaire de la région pétrolifère du Kouilou (sud).

Le ministère des sports a été confié au général Jacques Yvon Ndolu, qui était capitaine des Diables rouges lorsque l'équipe nationale du Congo a remporté la huitième Coupe d'Afrique des nations (CAN) à Yaoundé en 1972.

M. Sassou Nguesso a été réélu pour un septennat avec un score de 78,61% des suffrages. Les résultats de la présidentielle avaient été contestés par six candidats.

M. Sassou Nguesso a dirigé le Congo sous le régime d'un parti unique d'influence marxiste entre 1979 et 1992, année où il a perdu la présidentielle face à Pascal Lissouba.

M. Sassou Nguesso était revenu au pouvoir en 1997 à l'issue d'une sanglante guerre civile remportée par ses milices, et a été élu en 2002 lors d'un scrutin boycotté par les principaux opposants. Selon la Constitution, il entamera mi-août son dernier septennat.

(©AFP / 16 septembre 2009 02h11)

 

NDLR : A signaler que selon nos informations, Mme Paco née Annette Ngaibona séjourne actuellement à Brazzaville envoyée en mission pour le compte de Bozizé et son KNK dans le cadre des activités des femmes KNK.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 21:38




 

NEW YORK (Nations unies) - La 64e session annuelle de l'Assemblée générale des Nations unies a été officiellement proclamée ouverte mardi, au siège de l'ONU à New York, par l'ancien ministre Libyen Ali Triki.

M. Triki, qui présidera pendant un an l'organe plénier de l'Organisation internationale, a déclaré la session ouverte lors d'une cérémonie dans le grand amphithéâtre de l'Assemblée.

Lundi, le président sortant, le Nicaraguayen Miguel d'Escoto, avait clos la 63e session.

Le débat général de la 64e session, lors duquel les chefs d'Etat ou de gouvernement ou les ministres des Affaires étrangères des 192 Etats membres s'adresseront à l'Assemblée, est prévu du 23 au 28 septembre.

L'Organisation des Nations unies a été créée en 1945, au lendemain de la Seconde guerre mondiale.

Le poste de président de l'Assemblée générale est attribué chaque année par rotation aux différents groupes géographiques représentés à l'ONU.

Le candidat est généralement coopté par le groupe qu'il représente et son élection en plénière n'est souvent qu'une formalité. Cette année, le groupe Afrique, qui compte 53 membres, avait présenté M. Triki comme candidat de consensus.

Agé de 71 ans, M. Triki est un ancien ministre des Affaires étrangères de la Jamahiriya arabe libyenne dirigée par le colonel Mouammar Kadhafi. Au moment de son élection en juin, il était ministre chargé des affaires africaines.

Avant cela, M. Triki avait été notamment ambassadeur de Libye en France de 1995 à 1999 et représentant permanent de son pays à l'ONU à trois reprises, en 1983/1984, de 1986 à 1990, puis en 2003.

(©AFP / 15 septembre 2009 21h35)

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 18:35




15-09-2009    Source : gaboneco

Bruno Ben Moubamba, candidat malheureux à l'élection présidentielle du 30 août et membre du Front de refus du coup de force électoral, est parvenu à sortir du pays ce 14 septembre malgré l'interdiction de quitter le territoire national décrétée par le ministère de l'Intérieur à l'endroit des leaders politiques de l'opposition. Arrivé en France, il a annoncé un ensemble d'actions visant à dénoncer et démanteler l'ingérence «occulte» de la France dans l'accession d'Ali Bongo au pouvoir.

Les mailles de Ndongou étaient trop grosses pour Ben Moubamba, qui est parvenu à se faufiler hors du pays ce 14 septembre, malgré l'interdiction de quitter le territoire national décrétée par le ministre de l'Intérieur en charge de la Défense nationale à l'intention des leaders politiques de l'opposition.

Le candidat malheureux à l'élection présidentielle du 30 août, rallié avec 15 autres candidats au Front de refus du coup de force électoral, est parvenu, malgré la liste noire distribuée par les autorités, à passer les différents postes de contrôles de l'aéroport international Léon Mba et à embarquer dans l'avion pour Paris.

Les forces de l'ordre auraient tenté, tardivement, de la faire descendre de l’avion, mais le commandant de bord de l’avion aurait invoqué la réglementation en vigueur pour refuser de faire descendre son passager.

Arrivé à Paris, Ben Moubamba a expliqué que son déplacement consistait à «convaincre les leaders responsables des démocraties occidentales de la nécessité d’une condamnation ferme du régime qui essaie de s’installer au Gabon».

Il a également estimé que de cette mission dépendait «à la fois la stabilité et la paix dans notre nation et l’équilibre géopolitique de la région». Il affirme posséder des «informations sur les preuves (...) relatives à la réalité des assassinats commis dans notre pays depuis le 3 septembre dernier».

Bruno Ben Moubamba doit tenir une conférence de presse le 15 septembre à 10 h 00 sur la place de la Coupole, en face du siège de l'entreprise TOTAL S.A, à Courbevoie en région parisienne pour expliquer les raisons de la contestation des résultats officiels de l'élection présidentielle, notamment l'ingérence de la France dans ce processus.

«Nous n’avons rien contre les Français mais l’ambassade, l’ambassadeur de France et la «France-Afrique» ont servi tout simplement de plateforme porteuse pour le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), et ça il faut le dire», avait déclaré Ben Moubamba.

Ben Moubamba avait affirmé le 7 septembre dernier avoir été insulté et expulsé manu militari de la représentation diplomatique française au Gabon après un entretien avec l'ambassadeur de France au Gabon, Jean Didier Roisin. Des affirmations immédiatement démenties par l'ambassade.

Le candidat Paul Mba Abessole, également membre du Front de refus du coup de force électoral, avait été contraint de rester sur le sol gabonais alors qu'il devait se rendre en Côte-d’Ivoire le 9 septembre dernier.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 17:54




 

[ 15/09/09  - 17H40 - AFP  ]

Le Club de Paris, groupe informel de créanciers publics, a annulé "près de 100%" de la dette de la République centrafricaine qui était évaluée début juin à 59,3 millions de dollars, a-t-il annoncé mardi dans un communiqué.

Les créanciers du Club de Paris ont décidé d'annuler 49,2 millions de dollars au titre du dispositif des pays pauvres très endettés (PPTE), qui offre un effacement de dette aux Etats les plus démunis.

Un total de 6,5 millions de dollars supplémentaires ont été annulés sur une base bilatérale, ramenant la dette globale centrafricaine à l'égard du Club de Paris de 59,3 millions de dollars à 3,7 millions.

La Centrafrique s'est engagée à utiliser ces ressources additionnelles pour atteindre les "objectifs prioritaires" dans sa stratégie de réduction de la pauvreté, indique le texte sans donner plus de précisions.

La dette extérieure publique de ce pays d'Afrique équatoriale, qui tente de sortir de plusieurs années de conflits armés, était estimée à 1,050 milliard de dollars fin 2008, est-il indiqué.
Le Club de Paris, qui s'est réuni pour la première fois en 1956, regroupe 19 des principaux pays industrialisés.

 

NDLR : Dès lors que la RCA a été admise à l’initiative PPTE en juillet dernier, l’annulation d’une bonne partie de sa dette par le Club de Paris n’était plus qu’une formalité et l’étape qui devait suivre. Le vrai problème qui se pose est que l’effet de ces véritables ballons d’oxygène qui aurait dû profiter au pays en améliorant de façon substantielle sa situation budgétaire - ce qui devrait atténuer quelque peu la misère des Centrafricains – sera annihilé par la mauvaise gouvernance du régime de Bozizé, faite de grande prédation des deniers publics et de folles dépenses. Le pouvoir de Bangui a mis au point une liste de dépenses dites exceptionnelles destinées à satisfaire les caprices de Bozizé. Cela va par exemple des frais de réparation de son épave d’Hercules C 130 à des achats de voitures Mercedes et motos d’escorte.  

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 17:41



APA-Yaoundé 2009-09-15 08:39:32 (Cameroun) L’actrice américaine de cinéma Mia Farrow, ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), séjourne au Cameroun où elle compte s’intéresser aux jeunes réfugiés centrafricains et tchadiens, a constaté APA.

Arrivée depuis dimanche, elle a été reçue en audience le lendemain après-midi par la première dame du Cameroun, Chantal Biya.

Mia Farrow envisage, durant cette visite de travail de quatre jours, de rendre visite aux réfugiés du Tchad et de la République centrafricaine résidant dans les régions de Bertoua (Est) et de Bazzama (Nord), dont les plus jeunes sont confrontés à des problèmes de malnutrition.


Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 17:38





(France 24 14/09/2009)



Une centaine de Gabonais ont battu le pavé parisien, ce samedi, pour dénoncer le résultat de l'élection présidentielle du 3 septembre qui a porté Ali Bongo, fils du défunt président Omar Bongo Ondimba, au pouvoir.

 
C’est sur le parvis des droits de l'Homme, à Paris, que les Gabonais de la diaspora sont venus dénoncer ce qu'ils considèrent comme un coup d'Etat électoral, après l'annonce de la victoire d'Ali Ben Bongo à la présidentielle du 3 septembre dernier.


"Nous sommes en colère aujourd'hui car le peuple gabonais dans sa majorité s'est vu imposer un président qu'il n'a pas du tout choisi dans les urnes", explique Yolande
Bazegue, coordinatrice de la plateforme de veille et d'actions pour les élections libres et transparentes.

Du simple citoyen aux partisans des candidats malheureux, tous réclament une nouvelle vérification des procès-verbaux et dénoncent l'interdiction de sortie du territoire infligée aux chefs de l'opposition accusés d'être à l'origine des violences qui ont secoué Port-Gentil au lendemain de l'élection d'Ali Ben Bongo à la présidence.


Pour Mengue M'eyaa, présidente du Mouvement civique du Gabon, soutien du candidat Pierre Mamboundou, l'attitude de Libreville témoigne d'un "recul des libertés individuelles". "Il est inacceptable que les candidats à la présidentielle n'aient pas le droit d'aller et venir. Il est inacceptable que ces candidats soient menacés, soient terrorisés."


Au même moment, d'autres Gabonais battent le pavé parisien. Arpentant les rues qui mènent à l'Elysée, symbole, selon eux, de la Françafrique.


"Le Gabon n'est qu'une illustration parmi d'autres et nous ne voulons pas que ça continue. Cela fait plus de 40 ans que ce genre de système persiste. Aujourd'hui on dit 'Non'", explique Renée Clément du collectif Les anges gardiens de l'Afrique.


Si les manifestants n'ont pu se rendre devant le palais présidentiel, ils ont toutefois rallié d'autres Africains de la diaspora à leur cause, comme ces quelques Malgaches qui espèrent de la France qu’elle ne reconnaisse pas ceux qui ont le pouvoir dans leur pays.


http://www.france24.com/fr/20090913-France-Gabon-Ali-Bongo-manifestation-anti-francafrique-paris-trocadero

Dimanche 13 septembre 2009

 
Par Willy BRACCIANO (texte) / Willy BRACCIANO

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 17:28




    siège de la BEAC à Yaoundé


(Mutations 14/09/2009)

 2400 chèques frauduleux ou suspects émis, 38 virements suspects repérés, 1298 retraits en liquides non reversés et non enregistrés dans le livre de caisse.

C'est un autre dossier brulant qui devrait certainement mobiliser dans les prochains jours les chefs d'Etats de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac). Et pour le président nouvellement élu du Gabon, Ali Bongo Ondimba, il s'agira assurément du premier test de sa capacité à voler au secours de ses compatriotes (comme l'a souvent démontré son prédécesseur et père), impliqués dans des affaires de grande envergure. Après donc l'affaire dite de placements à risques survenue en début de l'année en cours, voici une autre histoire de détournements de fonds à la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Beac), où des citoyens gabonais seraient fortement impliqués. Et c'est l'hebdomadaire panafricain basé à Paris, Jeune Afrique, qui dans sa livraison n°2540 du 13 au 19 septembre sonne le tocsin, en relevant qu'entre 2004 et 2008, trente millions d'euros (dix-neuf milliards de francs Cfa) au minimum ont été détournés au sein du bureau de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale à Paris.

"De 2004 à juillet 2008, 2400 chèques frauduleux ou suspects ont été émis, 38 virements suspects ont été repérés, 1298 retraits en liquides non reversés et non enregistrés dans le livre de caisse ont été effectués ", précise l'hebdomadaire dans "une enquête exclusive ". A partir d'audits et de rapports internes, le journal dresse également la liste des personnes concernées par l'affaire, les présumés responsables et bénéficiaires. On apprend alors que "les affinités nationales gabonaises ont joué un rôle clé dans les dérives coupables du bureau de Paris ". Des révélations qui amènent à comprendre comment, depuis 2004, des fonds injectés depuis le siège de Yaoundé, au Cameroun, sur les comptes parisiens du bureau extérieur de Paris ont été détournés et met en lumière les dysfonctionnements du Bep.

 Au regard de l'identité annoncée des principaux responsables impliqués dans ces détournements, la suite des événements devrait être lourde de conséquences pour la politique de gestion de la Beac adoptée depuis bientôt 35 ans et qui confère au Gabon le poste de gouverneur de cette banque d'émission. Selon les indiscrétions du journal, "Obiang Nguema Mbasogo, Paul Biya, Idriss Déby Itno sont bien décidés à profiter de l'occasion pour faire sauter le consensus de Fort-Lamy qui attribue depuis trente-cinq ans le fauteuil-clé de gouverneur à un ressortissant gabonais ".

Responsabilités

Au regard de cette actualité, et même si d'autres arguments pertinents peuvent justifier la visite "d'amitié" entreprise il y a quelques jours par le président nouvellement élu du Gabon au Cameroun, au Congo et au Tchad, en l'espace de quelques jours, certains observateurs y voient en cette tournée marathon une manœuvre qui vise à éviter " la colère " de ses pairs de la sous région. En janvier dernier, le Gabon avait déjà évité à son compatriote, gouverneur de la Beac, Philibert Adzembe, un départ précipité, au terme d'un sommet extraordinaire de la Cemac qui s'est tenu à Libreville.

Les chefs d'Etats présents à Libreville avaient décidé de "suspendre, à titre de mesure conservatoire, toute pratique de placement jusqu'à nouvel ordre [et de commanditer] un audit général de la Beac et un audit spécifique sur les opérations de placement [en vue de] réexaminer les modalités internes de fonctionnement (de la Beac) et de faire la lumière sur la façon dont lesdites opérations de placement ont été conduites ". Une mesure prise suite à un placement d'environ 530 000 euros (environ 238 milliards de francs Cfa) sur les places financières européennes, via la Société générale en France.

Si ce placement à risque avait eu des conséquences uniquement sur la sous région, la mauvaise gestion du Bep de la Beac risque d'avoir un impact sur le système monétaire français. Voilà pourquoi le ministère français de l'Economie et des Finances veut que " toutes les responsabilités, y compris en plus haut lieu, soient établies". Du fait de sa participation directe à la gestion et au contrôle de la Beac, Bercy estime que "sa propre garantie est engagée par le scandale ".

 Lazare Kolyang

© Copyright Mutations

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 00:43




                Mahamadou Issoufou

APA-Dakar 2009-09-14 23:04:48 (Sénégal) La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) a condamné lundi dans un communiqué reçu à APA, «le harcèlement judiciaire, l’intimidation, les arrestations arbitraires et l’assignation à résidence des opposants, des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes hostiles et résistants au tazartché (continuité)».

Selon le texte, l’ONG en appelle au chef de l’Etat nigérien pour qu’il fasse «preuve de sagesse et de raison, en cessant immédiatement la répression contre l’opposition et en ouvrant le dialogue politique avec son opposition qui est prête à faire des concessions significatives pour l’intérêt supérieur du pays».

Elle a aussi invité la communauté internationale et particulièrement l’Union africaine à «prendre les mesures fortement dissuasives, visant à amener le président Tandja à restaurer l’Etat de droit, les libertés fondamentales et asseoir le dialogue avec l’opposition au Niger».

La RADDHO encourage la société civile nigérienne, africaine et internationale à continuer la lutte pour la victoire des idéaux contenus dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) notamment la bonne gouvernance, la séparation des pouvoirs et la liberté d’expression et de choix.

Selon la RADDHO, «plus d’une trentaine de députés défilent depuis le 5 septembre ou sont gardés à vue au camp de la police de Niamey (la capitale), accusés de détournement de dénier publics».

«Pire, soutient la RADDHO, le chef de file de l’opposition du Niger, Mahamadou Issoufou, doit se présenter devant le juge pour les mêmes motifs et il est interdit de voyage de même que 125 autres députés de l’Assemblée nationale nigérienne».

L’ONG «exige l’arrêt immédiat du harcèlement judiciaire de Mahamadou Issoufou et des députés de l’opposition et la libération immédiate et sans condition de Marou Amadou»

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE