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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 01:43

 

 

 

 

kiosque eau Bangui

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 29 Mars 2012 14:31

 « Les populations de Bangui pourront très prochainement bénéficier des forages pour pallier le problème d’eau potable dans la ville ». Ces propos sont tenus ce 29 mars par Sylvain Guébanda Directeur Général du Projet Hydraulique. Il répond ainsi à la question de la contribution que le projet hydraulique pourrait apporter en cette période où l’eau potable devient rare à Bangui.

Ce projet intervient au moment les habitants de plusieurs quartiers de Bangui sillonnent la ville à la recherche de l’eau. Certains portent leurs récipients sur la tête, d’autres, dans les poussettes et les plus nantis à bord des véhicules.

Selon le directeur de l’hydraulique, « le projet a pour but de satisfaire les quartiers du Nord et du Sud de Bangui qui connaissent souvent une pénurie d’eau. Ce Projet sera lancé en mai et juin 2012, pour être opérationnel d’ici la fin de cette même année ».

Signalons que les travaux de dragage entamés par la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) se poursuivent sur le fleuve Oubangui. Les piroguiers recrutés pour ce travail tentent en ce moment de creuser le sable au niveau de la pompe pour permettre le captage de l’eau du fleuve.

Selon un technicien de la SODECA, l’étiage de l’Oubangui de cette année est particulier. Une meilleure solution sera trouvée quand il y’aura de fréquentes pluies en amont de Bangui. Les eaux pourront se reverser dans le fleuve et augmenter son débit.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:44

 

 

 

 

boganda.jpg

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 29 Mars 2012 14:29

Le peuple centrafricain rend hommage ce  29 mars 2012, à Barthélémy Boganda. Il s’agit de la commémoration de  l’anniversaire de la disparition tragique en 1959, dans un accident d’avion, de Barthélémy Boganda, fondateur de la République. La journée est décrétée fériée, chômée et payée.

L’ensemble du gouvernement centrafricain, avec à sa tête le président François Bozizé, a rendu hommage à celui que tout homme politique dans le pays, considère, pouvoir comme opposition, comme la référence.

Haut-lieu de cette commémoration, le village Boganda. François Bozizé s’y est rendu, ainsi que les partenaires au développement, pour une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs et défilé funéraire suivie par la visite des huit sites des épaves de l’avion. C’est à proximité de ce village que l’avion qui transportait Barthélemy Boganda s’est écrasé.

La cérémonie de Bobangui situé à 75 kilomètres de Bangui dans la Lobaye (sud du pays) , a été présidée par Célestin Leroy Gaombalet, président de l’Assemblée Nationale. Après le défilé, il s’est rendu à Bérengo avec sa suite pour déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de l’ancien président Jean-Bedel Bokassa.

La particularité cette année est que, tous les défunts Chefs d’Etat ainsi que certains leaders sont aussi à l’honneur. Des gerbes de fleurs sont déposées par certains membres du gouvernement et autorités locales sur les tombent des anciens présidents tels que  Ange-Félix Patassé, André Kolingba, David Dacko, Jean-Bedel Bokassa, sans oublier le professeur Abel Goumba.

Se souvenir de Boganda leader charismatique centrafricain ne se résume pas seulement à Bobangui. Selon certains Banguissois interrogés par Radio Ndeke Luka, les circonstances de la mort de ce dernier devraient être « clarifiées ».

D’ailleurs certains auteurs centrafricains commencent à tenter de faire la lumière sur cette tragique disparition. Le cas de Béngué Bossin qui dans un ouvrage, a affirmé que Boganda est décédé plusieurs années après le crash de l’avion de 1959, suscite un vif débat dans la classe politique centrafricaine.

Dans sa rubrique intitulée « Lissoro » consacrée à cette commémoration, Radio Ndeke Luka s’est aussi posée plusieurs questions relatives « à la vérité sur le décès de Baganda qui tarde à venir. Et la radio de remarquer que sous le régime du défunt président André Kolingba, la commémoration du 29 mars a été suspendue. Cette décision politique mérite réflexion, indique la radio ».

Pour d’autres, notamment les jeunes générations  qui le connaissent par ouïe dire, il a « beaucoup contribué au développement du pays, sa lutte n’avait pas encore atteint son apogée, il reste et demeure le père de la nation centrafricaine. L’exemple de Boganda mérite d’être copié par ses successeurs, car c’était un homme généreux qui aimait son pays ».

Seulement affirment d’autres, depuis la disparition de Boganda, « aucun homme politique n’a réellement mis en œuvre l’héritage sinon les idéaux politiques de ce grand homme. Chaque régime pense d’abord à s’enrichir avec son clan, son entourage. Ces dirigeants se livrent ainsi à la gabegie, au détournement bref, à la mal gouvernance au détriment du peuple qui souffre quotidiennement ».

La commémoration du 29 mars de cette année intervient dans un contexte social très précaire. La ville de Bangui ainsi que certaines villes des provinces manquent cruellement d’eau potable. Pour illustration, il y a plus d’une semaine, la population de Bangui peine à s’approvisionner. La raison évoquée par la seule Société d’Etat de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) est la difficulté liée au captage de l’eau pour traitement depuis le fleuve Oubangui. Une situation provoquée par l’étiage sévère enregistré cette année.

A cela s’ajoutent des remous sociaux issus des conséquences de la suspension des Conseils d’Administration des entreprises publiques. La décision a perturbé le fonctionnement de ces sociétés conséquences : perlée de grève dans les principaux hôpitaux du pays voire d’autres secteurs tels la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).

L’autre aspect à mettre en lumière en relation avec cette fête est l’insécurité grandissante provoquée par les rebellions étrangères. De multiples cas d’exactions perpétrées ces derniers temps par les éléments de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) sur les populations des préfectures de Mbomou et Haut Mbomou et la traque en janvier dernier du Général rebelle tchadien Baba Ladé par le Tchad et la République Centrafricaine, en sont une parfaite illustration.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:24

 

 

 

att-23-mars-2012-guinee

 

 

 

 

ouattara-compaore-29-mars-2012.JPG

 

 

BAMAKO AFP / 29 mars 2012 15h33- La venue au Mali de plusieurs chefs d'Etat ouest-africains pour y négocier avec la junte militaire a été annulée à la suite d'une brève manifestation à l'aéroport par des partisans du coup d'Etat du 22 mars, a appris l'AFP de source officielle.

Le sommet est reporté à cause de problème de sécurité tout à l'heure sur l'aéroport de Bamako, a indiqué à l'AFP à Bamako le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibril Bassolé.

Selon une source aéroportuaire, Alassane Ouattara, chef de l'Etat ivoirien et président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) était dans l'espace aérien malien, il a fait demi-tour.

Blaise Compaoré, président burkinabé et médiateur dans la crise malienne, ne vient plus, selon une source sécuritaire. Boni Yayi, chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA) ne vient plus non plus, selon une source proche de la délégation béninoise.

Ils devaient se retrouver dans la journée à Abidjan pour une réunion d'urgence à la suite de cet incident, a-t-on appris auprès de la présidence du Burkina.

Les chefs d'Etat viennent à Abidjan pour une réunion à l'aéroport autour du président Ouattara, a confirmé à l'AFP une source à la présidence ivoirienne, expliquant l'annulation du sommet de Bamako par la manifestation pro-junte sur le tarmac de l'aéroport.

En milieu de matinée, une dizaine de manifestants pro-junte ont brièvement envahi le tarmac. Ils entendaient protester contre la venue de cette délégation pour discuter avec la junte de la façon de retourner au plus vite à l'ordre constitutionnel, une semaine après le coup d'Etat du 22 mars qui a renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT).

Des membres de la junte présents sur place, ainsi que des militaires chargés de la sécurité de l'aéroport, sont intervenus pour convaincre les manifestants d'évacuer la piste, ce qu'ils ont fait.

Le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, était lui aussi présent à l'aéroport pour y accueillir la délégation ouest-africaine. Malgré l'annulation du sommet, il a pu s'entretenir avec une délégation ministérielle de la Cédéao déjà sur place, selon le ministre Bassolé.


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Nord du Mali: les rebelles touareg attaquent la ville de Kidal

BAMAKO AFP / 29 mars 2012 16h58 - La rébellion touareg et un groupe islamiste armé ont attaqué jeudi la ville stratégique de Kidal, dans le nord du Mali, a-t-on appris auprès des forces belligérantes.

Nous sommes en train d'être attaqués par les rebelles (du Mouvement national pour la libération de l'Azawad, MNLA) et des hommes d'Iyad (Ag Ghaly, chef du groupe armé islamiste Ansar Dine). Nous sommes en train de nous défendre, a déclaré un militaire malien joint par l'AFP à Kidal.

Le MNLA attaque la ville par le nord, tandis qu'Ansar Dine mène un assaut par le sud, a-t-il précisé.

Nous attaquons actuellement, a confirmé un combattant d'Ansar Dine.

Le MNLA, qui affiche une position laïque, ne partage pas les objectifs d'Ansar Dine (défenseur de l'islam, en arabe), qui vise l'instauration de la charia (loi islamique) et a des liens avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Mais les deux groupes combattent parfois ensemble l'armée malienne.

Le nord du Mali subit depuis la mi-janvier une vaste offensive des rebelles touareg et de groupes islamistes, qui ont réussi à prendre plusieurs villes. Kidal est dans une position difficile depuis plusieurs jours, Ansar Dine annonçant même le week-end dernier sa chute imminente.

La junte au pouvoir depuis le coup d'Etat militaire qui a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré a invoqué l'échec du régime contre la rébellion pour justifier son putsch.


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Amadou Toumani Touré à RFI : «Le plus important pour moi aujourd'hui ce n'est pas ma personne»

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Par RFIjeudi 29 mars 2012

Le président malien, Amadou Toumani Touré, dont on était quasiment sans nouvelles depuis le coup d'Etat du 21 mars dernier, a accordé ce mercredi un entretien à RFI. Il affirme être au Mali, en bonne santé et libre. Et il appelle ses compatriotes à soutenir le plan de sortie de crise proposé par la Cédéao.

Amadou Toumani Touré : Je voudrais tout d'abord prononcer une petite déclaration : j'ai suivi avec beaucoup d'intérêt les conclusions à l'issue du sommet extraordinaire de la Cédéao, tenu mardi à Abidjan. Je souscris entièrement aux propositions faites par les chefs d'Etat pour une sortie de crise dans notre pays. Cela s'entend par le retour à l'ordre constitutionnel normal ce qui est cardinal. Et cela nous permettra certainement d'éviter toute aventure. Cela passe aussi par la remise en place des institutions de la République qui ont été démocratiquement élues par le peuple souverain du Mali. Le « cas ATT » est certainement le plus simple. A deux mois de la fin de mon mandat, je reste disponible et surtout compréhensif pour toute solution allant dans le sens de l'apaisement et de la sauvegarde de la démocratie malienne citée en exemple. Démocratie que, avec tant d'autres Maliens, tant d'autres démocrates, j'ai contribué à mettre en place. Je demande à mes compatriotes maliens et aux amis de notre pays de soutenir cette sortie de crise. Le Mali ne mérite pas du tout cette période de crise.

RFI : Monsieur le président, cela fait 7 jours que l'on est sans nouvelles de vous. Comment vous portez-vous ? Quel est votre état de santé ?

ATT : Je me porte très bien. La seule chose qui me manque c'est un peu de sport. Mais je me porte très bien et ma famille aussi.

RFI : Où vous trouvez-vous actuellement ? Etes-vous toujours en territoire malien ? A Bamako ou à l'intérieur du pays ?

ATT : Je suis à l'intérieur du Mali. Chez moi, au Mali.

RFI : Etes-vous détenu par les mutins ou libre de vos mouvements ?

ATT : Je ne suis pas détenu par les mutins. Je suis libre dans mon pays.

RFI : Mais vous n'êtes pas à Bamako ?

ATT : Je vous ai dit que j'étais au Mali, et la prochaine fois que nous nous verrons je vous dirai où j'étais pendant tout ce temps...

RFI : Comment voyez-vous cette décision de la Cédéao qui consiste à vous réinstaller dans vos fonctions de président de la République ?

ATT : Je dis que le plus important pour moi aujourd'hui ce n'est pas ma personne. Je suis à deux mois de la fin de mon mandat. Je pense que le plus important aujourd'hui, c'est, de manière consensuelle, avec l'ensemble de la classe politique malienne et l'ensemble des parties présentes, et l'ensemble des chefs d'Etat de la Cédéao, de ménager une sortie de crise. Je pense que le plus important aujourd'hui, ce n'est pas ATT, ce n'est pas les hommes, ce qui est important c'est la démocratie, c'est les institutions, et c'est le Mali.

RFI : Vous êtes donc prêt à partir ? A vous retirer ?

ATT : La question ne m'a pas encore été posée, mais sachez que, il y a 22 ans que je pense être utile à mon pays. 22 ans après, je suis là encore, face à cette crise. Et pour moi c'est le Mali d'abord et le Mali avant tout.

RFI : Est-ce que vous vous considérez toujours comme le président du Mali ?

ATT : Je ne veux pas rentrer dans cette polémique. Je me considère d'abord comme un citoyen malien, comme un démocrate. Aujourd'hui ce qui compte pour moi, ce n'est pas ma douleur, elle n'est rien. Mais ce qui me peine, c'est la situation dans laquelle je vois mon pays.

RFI : Une nouvelle Constitution vient d'être présentée par la junte qui se propose de ne pas se présenter aux prochaines élections. Cela vous semble-t-il recevable ?

ATT : Je pense que ce n'est vraiment pas à moi de décider. Les chefs d'Etat de la Cédéao viendront à Bamako, ils discuteront avec les uns et les autres, et c'est le plus important.

RFI : Revenons sur la journée du mercredi 21 mars. Comment êtes-vous parti du palais présidentiel ? Comment s'est passée cette journée pour vous ?

ATT : J'ai passé toute la journée sous les canons depuis pratiquement 16 heures. Canons de chars, canons de véhicules blindés, toutes sortes de tirs étaient concentrés sur mon bureau, sur mon domicile et sur ma famille. Et aux dires de certains, il ne reste plus rien, tout est calciné. Mais pour un vieux commando, il reste toujours un moyen de se tirer d'embarras et c'est ce que j'ai fait.

RFI : Mais avez-vous délibérément demandé à la garde présidentielle de ne pas répliquer, de ne pas combattre ?

 

ATT : En aucune manière je ne souhaiterais jamais que des soldats de l'armée malienne tirent sur d'autres soldats de l'armée malienne. Pour moi qui suis aussi soldat et officier de cette armée, vous pouvez imaginer que je n'aurais jamais souhaité des affrontements entre les forces armées uniquement pour protéger un homme. Le plus important aujourd'hui, c'est d'en appeler à l'unité, c'est d'en appeler à la cohésion pour faire face à tous les défis qui attendent le pays.

RFI : Etes-vous encore entourés de quelques fidèles ?

ATT : Je ne pourrais pas vous le dire. Vieux soldats, il y a quelques secrets militaires que je garde pour moi. Mais le plus important c'est que je me porte bien et que je suis en République du Mali.

RFI : Etes-vous favorable à une intervention militaire comme le suggère la Cédéao en cas de refus du plan de sortie de crise par les mutins ?

ATT : Je ne répondrai pas à une telle question. Je n'ai pas été contacté officiellement et je ne suis pas à l'aise pour répondre à des questions qui ne m'ont pas été posées.

Propos recueillis par Boniface Vignon

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:22

 

 

 

Obiang

MALABO AFP / 29 mars 2012 15h25- Le gouvernement équato-guinéen a demandé jeudi à la France de freiner la procédure de demande d'un mandat d'arrêt international à l'encontre de Teodorin Obiang, fils du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, menaçant de s'en prendre aux entreprises françaises dans le pays.

Devant cette provocation ouverte contre l'Etat équato-guinéen, le gouvernement recommande au gouvernement français qu'il prenne des mesures immédiates pour freiner la continuité de ces actions déstabilisatrices, selon un communiqué diffusé à la radio nationale et auprès des médias dont l'AFP.

Le gouvernement se réserve le droit d'agir en réciprocité: si la France veut une rupture de ses relations avec l'Etat équato-guinéen de forme unilatérale, qu'elle le manifeste clairement, ajoute le texte.

Malabo estime que les entreprises françaises (...) devront (...) partager les conséquences négatives qui découlent de cette situation, selon le texte.

Dans le communiqué, le gouvernement équato-guinéen est conscient que l'unique but des juges, autorités et agents français est de provoquer une déstabilisation interne de la République de Guinée équatoriale.

Le gouvernement de Guinée prévient que la Guinée équatoriale n'est pas une ancienne colonie française (...) et que ses relations avec la France se limitent à celles du droit international, selon le texte.

La Guinée équatoriale veut rappeler que les manoeuvres déstabilisatrices n'ont jamais prospéré dans le pays, comme en témoignent les tentatives avortées d'invasions de mercenaires enregistrées dans le passé.

 Les juges français enquêtant sur les biens mal acquis de chefs d'Etat africains ont demandé un mandat d'arrêt international contre Téodorin, qui n'a pas répondu à une récente convocation judiciaire.

Les juges, qui soupçonnent le fils du président Obiang de blanchiment de détournement de fonds publics étrangers, ont entamé début mars la procédure de lancement d'un mandat d'arrêt en sollicitant l'avis du parquet, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête.


(©)

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:11

 

 

cannabis.jpg

 

Finistère

 

www.letelegramme.com 29 mars 2012

Au départ, un contrôle routier ordinaire, à Brest. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la brigade anticriminalité arrête au hasard, dans le quartier de Saint-Martin, un véhicule avec trois personnes à bord et découvre, sur le conducteur, 11g d'héroïne. Les investigations, menées par la brigade des stupéfiants, ont rapidement permis d'identifier son fournisseur présumé, un homme originaire de Centrafrique, âgé de 30 ans et résidant à Penn-ar-C'hleuz. Un dispositif de surveillance a alors été mis en place. Et, lundi à 15h, les policiers l'ont interpellé en flagrant délit de revente à son domicile. Il venait de fournir4gd'héroïne à une femme, âgée de32 ans, spécialement venue de Landivisiau. Il faut dire que ses prix défiaient toute concurrence: entre 20 et 40 € le gramme, contre 60 à 70€ sur le marché actuellement. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont découvert 32 plants de cannabis, répartis dans deux pièces exclusivement destinées à leur culture. Ils ont également fait main basse sur 404g d'héroïne pure, une arme de poing et douze cartouches de fusil de chasse, le tout emmitouflé dans un sac, dissimulé sous un canapé.

Trafic à Brest depuis septembre2010

Placé en garde à vue, le fournisseur, déjà bien connu de la justice pour trafic de stupéfiants, dans la région de Nantes et Orléans notamment, aurait reconnu dealer à Brest depuis septembre 2010 auprès d'une dizaine de clients. Déféré au parquet hier après-midi, il a été placé en détention provisoire et devra répondre de ses actes cet après-midi dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 00:49

 

 

 

Les images se passent de commentaire et résument assez clairement la fascination de Bozizé Yangouvonda pour l’œuvre destructrice de Bokassa mais aussi et surtout le mimétisme de ce dernier dans son modèle de gestion des affaires de la République Centrafricaine et de l'équilibre entre ces différentes composantes... La RCA, le seul pays au monde où l'histoire bégaie ou se répète régulièrement.

 

 

Bozize-et-son-maitre-Bokassa.JPG

 

 

 

Bokassa-et-son-aide-de-camp-Bozize-place-Tien-An-Men.JPG

  Bokassa et son aide de camp Bozizé ici à droite derrière son patron place Tien An Men (Pékin)

 

 

Fraçois Bozizé et Bokassa

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 00:44

 

 

 

 

biya-9-DEC-2011

 

 

www.lanouvelleexpression.info Mardi, 27 Mars 2012 08:43 par Christophe Mvondo

Tandis que l’opinion s’émeut sur l’acte anti-diplomatique du président Bozize, Bangui évoque l’attitude irrévérencieuse d’Antoine Tsimi vis-à-vis des autorités centrafricaines source de la colère de chef d’Etat centrafricain. L’affaire choque les autorités de Yaoundé et l’ensemble de l’opinion publique camerounaise. Le ministère des relations extérieures a rendu public un communiqué pour indiquer que les autorités camerounaises ont saisi le président en exercice de la Cemac, Denis Sassou Nguesso du Congo pour trouver un règlement de l’incident qui a traîné dans la boue, l’honneur de toute une organisation sous-régionale.

Le 21 mars 2012, alors qu’il rentre d’un voyage à l’étranger à bord d’un aéronef de la compagnie Ethiopian Airlines, Antoine Ntsimi, le président de la Commission de la Cemac n’a pas pu débarquer à l’aéroport de Bangui. Et pour cause, un déploiement de hauts gradés de la police et de l’armée lui signifie l’interdiction de séjourner en République centrafricaine. Il a dû poursuivre un voyage qu’il n’avait pas programmé dans ce vol qui quittait Bangui pour Addis-Abeba.

Des sources concordantes font état d’un caractère irrévérencieux du fonctionnaire de la Cemac vis-à-vis du chef d’Etat centrafricain. Le président Bozize en a donc après Antoine Tsimi qu’il trouve suffisamment inerte. Il indexe notamment de nombreux dossiers importants de la Cemac qui n’avancent pas. Il chercherait ainsi à obtenir son limogeage à tout prix.

La République centrafricaine est un pays enclavé de la Cemac au même titre que le Tchad. De longues années de guerre n’ont pas permis à véritable décollage du pays au plan des infrastructures et du niveau de vie des populations ; c’est un pays qui dépend en partie de la collaboration avec le Cameroun où un pourcentage très important de ses biens en import comme en export transite.

Nombreux sont les Camerounais qui pensent que pour cela, les autorités centrafricaines devraient traiter les Camerounais avec beaucoup d’égards. Ce n’est pas le cas. Avant l’expulsion musclée du Camerounais président de la Commission de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale, des militaires centrafricains sont entrés en territoire camerounais et ont opéré des exactions sur de paisibles citoyens de notre pays.

Et si Bozize disait tout haut ce que les autres pensent tout bas ? La République centrafricaine est avec le Congo et le Tchad, les trois pays qui ont supprimé les visa d’entrée dans leur territoire tandis qu’on s’épie encore entre le Cameroun, la Guinée équatoriale et le Gabon où les visas d’entrée coûtent plus chers que les visas européens délivrés dans nos pays.

Les Camerounais, malgré le poids économique, de leur pays dans la sous-région, malgré sa situation stratégique, et l’hospitalité de ses populations, sont toujours malmenés partout dans les pays de la Cemac. Une xénophobie inexplicable envers eux s’est développée au cours des deux dernières décennies en faisant des Camerounais des personnes à abattre.

Le cas d’Antoine Tsimi montre jusqu’où le manque de considération vis-à-vis du Cameroun a culminé. Le chef de l’Etat centrafricain avait d’autres voies de recours mais il a préféré l’humiliation qui ne grandit pas la Cemac, mais l’affaiblit. Car désormais, dans l’espace Cemac, tous les Etats membres savent qu’on peut interpeller le patron de cette institution, en plein aéroport comme un vulgaire bandit pour peu qu’on ne soit pas d’accord avec son rythme de travail.

 

 

NDLR : Cela s’appelle jouer à la victimisation. Cet article nombriliste feint d’ignorer le calvaire des Centrafricains qui voyagent sur les routes camerounaises pour une raison ou une autre endurent car la corruption des fonctionnaires de ce pays dépasse tout ce que l’on peut imaginer. Sans vouloir faire l’avocat de Bozizé qui n’avait pas à prêter le flanc aux provocations de ce minable Ntsimi qui ne mérite que ce qui lui arrive et sur le sort duquel on ne devrait point verser la moindre larme, les Camerounais n’ont franchement aucune leçon d’intégration sous-régionale à donner à ses voisins. La locomotive que le Cameroun aurait dû être pour les autres pays la CEMAC n’a toujours pas quitté la gare de Yaoundé. Leur chef d’Etat est perpétuellement en vacances à l'étranger et on peut compter sur les doigts de la main le nombre de réunions sous-régionales où il participe aux côtés de ses pairs. Comment peut-on avancer collectivement dans de telles conditions de mépris des autres ! Que le Camerounais regardent un peu la poutre qu'il y a dans leurs yeux !

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 00:27

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

17 artisans miniers tués sur ordre dun chef de parc à Nguinguidja

Radio Ndéké Luka Mercredi, 28 Mars 2012 15:45

Les droits des animaux primeraient-ils sur les droits de l’Homme? Difficile de répondre à cette interrogation. 17 artisans miniers ont été torturés et tués par des archers sur le chantier d’exploitation de l’or de Nguinguidja, localité située dans la sous-préfecture de Bakouma (extrême-est).

L’ordre de cette tuerie a été donné par le responsable d’un parc national appelé « Safari Kawa ». Il a reproché aux jeunes le fait qu’ils aient illégalement procéder à l’exploitation artisanale de l’or sur un site interdit qu’est justement le parc.

Des témoins interrogés le 27 mars 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka ont affirmé que « pour intimider ces artisans miniers, le responsable de ce parc leur a présenté 3 crânes humains ».

Alertées, les forces de défense et de sécurité se sont rendues sur les lieux. Elles ont procédé à l’arrestation de ce responsable. Il a été par la suite transféré à la Section de recherches et d’investigations (SRI) à Bangui pour nécessités d’enquête.

Face à ce comportement inhumain, la population s’est soulevée et a brûlé un véhicule de cette société. Aussi, une marche pacifique a été organisée pour dénoncer ce qu’elle appelle « un carnage humain ». Un mémorandum a été remis au préfet de la région.

Dans le document en question, les mécontents ont exigé la traduction effective de ce présumé criminel et ses complices devant la Justice et la fermeture immédiate du site de la Safari Kawa.

Le préfet de la région a convoqué une réunion d’urgence avec la population pour calmer la tension. Il a promis aux manifestants de tout mettre en œuvre pour trouver une solution à leur revendication.

A titre rappel, en 2011, des archers de la ville de Bambari (centre-est) ont été engagés par les opérateurs économiques du secteur minier de Mbomou et Haut Mbomou pour sécuriser les chantiers. Il s’agit d’une réponse aux exactions de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, une rébellion qui sévit en maitre dans ces préfectures.

 

 

La mangue, une manne qui comble la ration alimentaire à Bangui

mangues.JPG

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 28 Mars 2012 15:47

Il suffit de se balader dans la ville de Bangui ou de faire le tour de certains ménages pour se rendre à l’évidence que la mangue est en passe de devenir le principal aliment très prisé par les centrafricains. Pendant que certains la mangent pour complément en vitamine ou calories, d’autres en  mangent comme complément ou en remplacement des repas.

Ceci démontre que la saison des mangues apparait comme un moment de bonheur pour certaines familles surtout démunies. Ces mangues viennent combler le vide de la ration alimentaire dans ces familles.

Seulement, la cueillette des mangues contribue à un fort taux de la déperdition scolaire si non d’absentéisme chronique de certains élèves. Ces derniers préfèrent plutôt sécher les cours au profit de la recherche de la mangue.

Selon certains consommateurs interrogés ce 28 mars 2012 par Radio Ndeke Luka, « n’ayant pas la possibilité d’avoir 3 repas par jour comme vainement prôné par le gouvernement, nous sommes obligés de faire recours aux mangues pour assurer la ration alimentaire de notre famille. Aussi, pour contourner la montée en flèche des prix des denrées alimentaires, les mangues constituent une porte de sortie facile pour joindre les 2 bouts. Nous consommons les mangues parce qu’elles sont très digestives ».

Selon Léon Modomalé, Chef de section de l’information, éducation et communication au Ministère de la santé, « la mangue est riche en vitamine, sels minéraux et glucide. Sa consommation est bonne pour l’organisme, car elle calme la faim. Toutefois, indique-t-il, des précautions hygiéniques méritent d’être prises pour éviter d’avaler les microbes : Bien la laver, se laver les mains ».

Léon Modomalé  conclut que « la consommation excessive de la mangue provoque la constipation ».

 

NDLR : Voilà à quoi sont réduits les Centrafricains aujourd’hui sous le règne de Bozizé-Ndoutingaï-Findiro. C’est bien triste ! Le pays produit au moins des mangues contrairement à quelqu’un qui disait qu’il ne « produirait rien et n’exporterait aussi rien !

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 00:21

 

 

 

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com

http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 28 Mars 2012

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Bangui : MSF distribue des kits aux déplacés à 5Km de Batangafo

L’organisation médico-humanitaire d’urgence Médecins Sans Frontières (MSF) a réparti la semaine dernière 154 kits et des biens de première nécessité au déplacés à 5 km de Batangafo, dans le Nord de la République Centrafricaine, a rapporté mercredi le service de communication de cette structure.

Au total 836 déplacés des villages Ngapélé, Mbala, Kagoro et Bofondo, victimes de plusieurs des attaques des éleveurs communément appelés « Mbararas » par la communauté locale, pont bénéficié de ces kits.

Au début de la semaine du 13 février 2012, le village Ngapélé a été attaqué et cette attaque a obligé les habitants du village à trouver refuge dans les villages voisins. « L’objectif des activités menées par MSF était de distribuer des kits, garantir les standards minimums d’eau, hygiène et assainissement et l’accès aux soins de santé pour les déplacés », a expliqué Pablo Marco, chef de mission de MSF en République centrafricaine.

Les produits distribués sont des bâches en plastique, des moustiquaires, des jerrycans et d’autres articles de première nécessité, en plus de ration d’urgence pour permettre aux déplacés d’avoir des conditions minimums de vie. Ces activités ont été réalisées en collaboration avec les chefs de villages, ainsi que les autorités administratives. Cette activité a été accompagnée de soins médicaux à l’hôpital de Batangafo, appuyé par MSF.

Cette action humanitaire de MSF intervient après une visite des villages affectés le 9 mars 2012. Au cours d’un entretien avec les chefs de villages, le constat d’une aide d’urgence a été relevé, d’où cette action.

D’après MSF, les habitants du village de Bofondo qui compte 49 ménages pour 244 habitants ont eu peur des attaques et se sont déplacés vers le village de Bobazi. Après les évènements qui avaient eu lieu à Ngapélé, le 13 et 14 du mois de février dernier, le nombre d’habitants à Bobazi a triplé avec l’arrivée de 162 ménages composés de 957 personnes.

 

 

Bangui : La SODECA obligée de creuser le fleuve à cause de l’étiage

 kiosque eau Bangui

 

Depuis environ un mois, la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) a entamé des travaux sur ses installations techniques au niveau de l’Oubangui, pour conserver l’eau à distribuer à la population à cause du faible débit de l’eau du fleuve, a constaté le RJDH ce matin.

Selon le directeur technique de la SODECA, Pierre-Alfred Lebaramo, le niveau de l’eau a considérablement baissé et le débit est passé de 32.000 m3 22.000 m3. Avec cette situation, « la capacité des pompes d’aspiration devient faible, c’est pourquoi nous sommes obligés de constituer cette digue pour retenir l’eau au niveau du quartage pour le traitement et la distribution », a-t-il expliqué.

Selon lui, avec cette accentuation de la saison sèche, la capacité des machines d’aspiration de l’eau à distribuer à la population devient très faible, d’où l’initiative consistant à creuser davantage le fleuve au niveau des installations technique pour trouver un début de solution à ce problème.

« Ce travail devait se faire depuis longtemps, mais le bateau qui devait faire ce travail est en panne au niveau de la SOCATRAF (société centrafricaine de transports fluviaux), c’est ainsi que nous avons employé les manoeuvres pour dégager le sable et creuser un peu plus en profondeur », a expliqué le directeur technique de la SODECA

Il a fait remarquer que depuis 30 ans le fleuve Oubangui n’a jamais atteint ce niveau d’étiage. Car cette année, « les machines qui aspirent l’eau du fleuve ne peuvent pas bien fonctionner, parce que le niveau est trop faible et c’est grave », a-t-il indiqué.

Interrogé sur la situation de la, population au cas cette situation perdurait, Pierre-Alfred Lebaramo a fait remarquer que la SODECA avait envisagé des travaux à moyen terme pour créer des forages spéciaux en vue de renforcer le système de ravitaillement en eau et chercher d’autres sources d’approvisionnement d’eau pour appuyer le réseau.

Il faut souligner que cette difficulté technique de la SODECA vient compliquer la situation de la population en matière d’accès à l’eau potable.

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 03:38

 

 

 

 

Teodorin Obiang Nguema

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 27.03.2012 à 17h37

Les juges d'instruction français chargés de l'enquête sur les "bien mal acquis" des chefs d'Etat africains ont demandé au début de mars un mandat d'arrêt international pour "blanchiment" contre le fils du président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguema, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Le mandat d'arrêt est émis dans le cadre de l'enquête sur le patrimoine français de M. Obiang Nguema, a précisé une source judiciaire.

Les juges d'instruction Roger Le Loire et René Grouman ont, comme le veut la procédure, demandé au préalable l'avis du procureur dans une ordonnance transmise début mars. Le procureur n'a pas répondu à ce jour, a-t-on précisé de même source. Les magistrats, qui seront libres de décider en dernier ressort, estiment qu'il existe des soupçons de fraude dans l'acquisition d'un très important patrimoine, notamment immobilier, en France par Teodorin Obiang, fils de Teodoro Obiang et ministre de l'agriculturedans son pays.

Le gouvernement de Malabo a récemment refusé que le fils du président Teodoro Nguema Obiang Mangue réponde à la convocation des juges d'instruction dans cette enquête. Ils ont par conséquent lancé la procédure pour qu'un mandat d'arrêt international soit émis, selon la source.

SOUPÇONS CONFORTÉS

Les magistrats, saisis depuis 2010 malgré l'opposition du parquet d'une information judiciaire sans précédent pour "recel de détournement de fonds publics", validée par la Cour de cassation en 2010, soupçonnent que les biens ont été achetés avec des fonds publics équato-guinéens pour un profit privé.

Ils avaient relancé l'enquête pénale sur ce dossier en diligentant le 14 février dernier une perquisition dans l'appartement de Teodoro Obiang Nguema, situé sur la très chic avenue Foch, dans le 16e arrondissement de Paris. Le faste des lieux avait médusé les policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF). Au terme de cette perquisition longue de dix jours, des oeuvres d'art et des vins fins ont été extraits pour plusieurs millions d'euros. L'immeuble est évalué à 150 millions d'euros.

Dans une lettre transmise le 12 mars à la chancellerie française, le ministre de la justice équato-guinéen, Francisco Javier Ngomo Mbengono, décrit cette opération comme une intrusion illégale dans des locaux diplomatiques. En février, le Quai d'Orsay avait assuré que l'immeuble ciblé par les juges "relevait du droit commun". Mais dans son courrier, M. Ngomo Mbengono affirme que son pays a déclaré l'immeuble comme étant affecté à sa mission diplomatique en octobre 2011. Le président Obiang a par ailleurs annoncé en septembre 2011 la nomination de son fils comme délégué permanent adjoint de Guinée équatoriale auprès de l'Unesco. Selon ses conseils, ce titre lui permet de bénéficier de l'immunité diplomatique.

Pour l'organisation anticorruption Transparency, à l'origine de l'affaire, l'opération a conforté le soupçon selon lequel les dirigeants équato-guinéens, dont Teodorin Obiang, le fils du président, pillent les caisses de l'Etat.

L'enquête sur le patrimoine français de Teodorin Obiang a été l'ultime rebondissement de l'affaire dite des "biens mal acquis" par des chefs d'Etat africains, initiée en décembre 2010. Sans précédent en Europe, la procédure vise aussi les biens détenus en France par les familles d'Ali Bongo (Gabon), Denis Sassou N'Guesso (Congo-Brazzaville), qui possèdent respectivement à Paris 39 et 24 propriétés immobilières de luxe et environ 200 comptes bancaires au total.

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