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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 04:25

Par Louis Mesplé | Consultant photo | 30/10/2008 | 12H11






Avec sa dernière série "African Spirit", le photographe centrafricain Samuel Fosso atteint, dans ses derniers autoportraits en portraits célèbres d'africains ou d'afro-américains, le cœur de sa cible. Il quitte le registre de la dérision du modèle pour sa valorisation, ses clichés vivement colorés pour des photos en grave noir et blanc.

Un peu de son histoire...

Né en 1962 au Cameroun, il vit d'abord au Nigéria. Membre de l'ethnie ibo, pris dans l'enfer de la guerre du Biafra, il rejoint de la famille à Bangui. En 1975, à 13 ans, il ouvre un studio photo baptisé "Nationale" dans la capitale de la République centrafricaine.

En marge de ses travaux tournés vers une clientèle de voisinage pour laquelle il inscrit sur son comptoir "Vous serez beau, chic, délicat et facile à reconnaître", Fosso débute ses autoportraits avec un peu de sape et beaucoup de narcissisme.

D'après lui, c'est sa solitude et son face à face quasi exclusif avec l'objectif qui produit ces autoportraits répétés et différents. Les studios changent de noms : "Studio Gentil", "Hobereau", "Convenance", et chaque modification de noms correspond, à peu près, à des phases d'identifications ou d'étapes symboliques de son travail personnel.

En 1994, grâce au photographe français Bernard Descamp, les autoportraits de Samuel Fosso sont dévoilés lors des premières Rencontres de Bamako. Il cède à la mode culturelle tiers mondaine, qui l'a vite saisi, des images en couleurs vives de travestissement.

Il résiste dans ces séries où la mise en scène est très étudiée, glisse des caricatures sur "l'honnête homme des temps modernes" : l'homme d'affaires, le joueur de golf…

Les décors qu'il construit et devant lesquels il se produit sont inspirés du traditionnel studio africain. Sa maîtrise de plasticien à se représenter dans d'autres rôles culmine avec « Le Chef » (ci-dessus), image fort prisée du milieu de l'art contemporain.

... beaucoup de notre histoire

Cette photographie est sous-titrée: "Celui qui a vendu l'Afrique aux colons". Elle vise précisément Mobutu Sese Seko, homme lige de l'Occident en général, du gouvernement belge en particulier, ex-dictateur du Zaïre, responsable, entre autres, de l'assassinat de Patrice Lumumba (1961).

Cette œuvre est le repère frontalier de l'infléchissement d'une photographie de dérision critique, ludique vers des thématiques plus identitaires et politiques.

 

Cliquez ici pour voir le diaporama en plein écran

La série "African Spirit" est de cette veine. Samuel Fosso se transforme en ces hommes cultes du peuple noir, en doublure réaliste de ces héros africains ou nord américains. Cette quinzaine de grands tirages sont des répliques véridiques des portraits de ces personnages tels qu'ils demeurent dans l'imaginaire et la mémoire historique, dans leur voie iconique et légendaire :

Patrice Lumumba avant son meurtre, chemise blanche et fines lunettes

Mandela avant son emprisonnement

Aimé Césaire jeune intellectuel, au faite de sa protestation anticoloniale

Angela Davis et chevelure afro année 60

Martin Luther King orateur

Kwame Nkrumah le panafricaniste

Malcom X, copie de la fameuse photo d'Eve Arnold (1961)

Tommie Smith, le vainqueur du 200 mètres au JO de Mexico poing ganté, levé, sur le podium

Cassius Clay (Mohammed Ali) of course

Seydou Keita, le photographe, au temps où son studio de Bamako était célèbre, dans les années 70)

Toutes les photos, dans la galerie Jean Marc Patras (où il les a réalisées) sont légendées uniquement en ces termes : "Autoportraits African Spirits", suivi d'un numéro de code. Une mention nécessaire pour placer cette photographie dans le camp de l'art contemporain ? Faut ce qu'il faut...

On préférera voir dans ces portraits aux cartels laconiques la prédominance d'une histoire collective à des caractères individuels. De l'esclavage au "Soleil des Indépendances" :

- "Et Obama ?", s'enquiert naïvement un visiteur.
- "On verra plus tard", répond Samuel Fosso.

Photos reproduites avec l'aimable autorisation de la galerie Jean-Marc Patras

Samuel Fosso, African Spirits exposition à la galerie Jean-Marc Patras, 8, rue Sainte Anastase, Paris IIIe - jusqu'au 28 mars 2009 - Rens.: 01-42-72-23-88 - plan.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 01:28

 



afin de permettre à ce pays de prétendre à l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) et bénéficier d'autres réductions de dettes

 

BANGUI, 30 oct 2008 - La France a effacé 25 milliards de FCFA (38 millions d'euros) de dettes de la Centrafrique afin de permettre à ce pays de prétendre à l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) et bénéficier d'autres réductions de dettes, ont annoncé jeudi les autorités centrafricaines.

"Nous demandons à nos partenaires de nous faire cette facilité" afin de bénéficier du statut PPTE, a expliqué à la presse Emmanuel Bizzo, ministre centrafricain des Finances, ajoutant que "la France a répondu positivement". "Nous entamons actuellement des réformes financières et structurelles dans les secteurs clés comme la forêt et les mines.

Si l'ensemble de ces réformes se comporte bien, nous pourrons atteindre le point d'achèvement et toutes les dettes de la Centrafrique seront annulées", a-t-il assuré. La Centrafrique a adhéré en 2006 à un programme du Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale en vue de cette initiative PPTE qui doit se terminer en 2009.

Sur la base de ce programme, un plan triennal lui a permis d'obtenir le réengagement de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD) en juin 2006. Selon une source proche du FMI, l'initiative PPTE doit lui permettre à terme de bénéficier d'une réduction de dette de 602 millions de dollars US (plus de 300 milliards FCFA) et l'annulation de la dette multilatérale pour environ 101 millions de dollars US (50 milliards FCFA).

La Centrafrique a déjà bénéficié de l'annulation de 9,9 millions de dollars US (près de 6 milliards FCFA) et du rééchélonnement de 26,2 millions de dollars (13,1 milliards FCFA) par le Club de Paris.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 05:45




APA Bangui 2008-10-29 (Centrafrique) La directrice nationale par intérim de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Mme Florence Limbio, a annoncé mercredi à Bangui, la création d’un forum de stabilité financière dans l’espace de la Communauté économique et monétaires de l’Afrique Centrale (CEMAC) pour renforcer le système financier de la sous-région.

Ce forum se présente comme un point de discussion qui permettrait de contrôler davantage le système bancaire de la sous-région et de pallier d’éventuels problèmes liés à la crise financière internationale, a expliqué Mme Limbio, au cours d’un point de presse destiné à restituer les résultats de la 3ème réunion ordinaire du Comité de politique monétaire (CPM), tenu récemment à Yaoundé, au Cameroun, sur la crise financière internationale.

Selon la directrice nationale par intérim de la BEAC, la crise financière actuelle n’atteint pas encore la sous-région parce que la CEMAC est une zone en développement et ne dispose pas de marché financier rattaché aux marchés mondiaux. «C’est pourquoi cette crise n’a pas d’impact direct sur son système bancaire», a-t-elle dit.

Le CPM a noté que «la stabilité financière et monétaire de la CEMAC reste solide, mais que le ralentissement de l’économie mondiale et la baisse des prix des matières premières risquent d’affecter l’activité économique», a-t-elle averti.

Dans le communiqué final ayant sanctionne ses travaux, le CPM a recommandé aux Etats membres, d’observer une vigilance accrue dans le suivi du système bancaire de la sous-région, qui résiste encore à la crise financière internationale, et appelé à la mise en place le plus rapidement possible du Forum de stabilité financière, gage d’une solidité renforcée de l’ensemble du système financier sous-régional.

«Le CPM s’est félicité des efforts concertés des Banques centrales, des institutions financières et des pouvoirs publics pour juguler cette crise», conclut le communiqué.

La CEMAC regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée-Equatoriale et le Tchad.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 05:27




Bangui 29 oct. (ACAP)-Le premier ministre, le Professeur Faustin Archange Touadéra a lancé, mercredi 29 octobre 2008 à Bangui, le projet « Renforcement de l’Etat de Droit en République Centrafricaine à travers la Justice et la Sécurité », en présence du Représentant résident par intérim du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), M. Ibrahima Djibo.

Le projet en question a pour ambition d’appuyer de façon transversale, les institutions de Justice et de sécurité, notamment le système pénitentiaire et la Police nationale.

« Le gouvernement se réjouit devant le lancement de ce projet qui nous rassure que le soutien exprimé et les promesses faites tant à Bruxelles en Belgique en octobre 2007 qu’à l’occasion des différents Etats généraux tenus à Bangui, ne sont pas des mots de consolation des partenaires, tel le Pnud », a déclaré le Professeur Touadéra.

 « Le gouvernement de la République Centrafricaine accueillera toujours avec enthousiasme, les conseils multiformes que vous lui apporterez dans le cadre du programme mis en place, dans la perspective de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) », a-t-il ajouté.

 Pour le Chef du gouvernement, il faut « promouvoir l’autonomisation de la femme et sa participation au secteur de la Justice et de la sécurité, lutter contre la l’impunité dans tous les secteurs de la vie nationale, et promouvoir les droits humains par l’accès de tous à la Justice et à la sécurité, sont autant de défis qui paraissent exaltants et ambitieux », pour la République Centrafricaine.

Selon lui, les droits des femmes et des hommes en situation de détention devraient être respectés, à travers la promotion, à l’intérieur des prisons, des droits des personnes détenues au regard des instruments juridiques internationaux et nationaux.

Pour M. Ibrahima Djibo du Pnud, le projet de renforcement de l’Etat de Droit en République Centrafricaine à travers la justice et la sécurité, vise à « renforcer les capacités des institutions du système judiciaire et pénitentiaire, afin d’assurer une meilleure protection des droits et des personnes, et de fournir un service de qualité aux citoyens. Il vise par ailleurs à améliorer l’accès à la Justice pour tous, ainsi qu’à la sécurité publique».

Il a expliqué que le projet est échelonné sur durée de deux ans, et a un budget prévisionnel de plus de 12 millions de dollars US dont environ 5 millions sont déjà mobilisés pour la première année.

Il a précisé que les activités envisagées concernent le ministère de la Justice, les services de Police, le système pénitentiaire, la société civile et les mécanismes traditionnels de résolution des conflits.

Le projet devrait couvrir la ville de Bangui ainsi que les zones couvertes par le Programme d’appui à la sécurité juridique pour le développement, au système judiciaire et aux droits humains (PRASEJ), à savoir Kaga Bandoro, Sibut, Bossangoa et Bozoum.

Signalons que 4 Régisseurs et 12 Gardiennes de prisons formées à l’Ecole Nationale d’Administration de Magistrature (ENAM) ont été remis à cette occasion au ministère de la Justice pour emploi.


Ndlr Centrafrique-Presse : C'est étonnant que Touadéra parle ici de renforcement de l'Etat de droit après que Bozizé eût dit sur RFI la semaine dernière que la paix et la sécurité étaient revenues et que la situation était maîtrisée dans le pays. De quel Etat de droit parle-t-on encore ici ? Quel état un citoyen peut-il être froidement et sauvagement assassiné - comme ce fut le cas du commissaire Hervy Trépassé dont finalement les obsèques ont été célébrées sans la présence de Bozizé qui s'est dégonflé au dernier moment alors qu'il avait fait reporter celles-ci exprès -  sans que cela ne puisse émouvoir en quoi que ce soit le pouvoir en place et que l'enquête criminelle ne puisse faire quelque progrès que ce soit. Touadéra amuse la galerie et se moque du monde ! 



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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 05:22






Diverses sources fiables ont informé la Conférence des Bâtonniers de France et d’Outre Mer des menaces proférées à l’encontre de Maître Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO, avocat au Barreau de Centrafrique et Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH.), en juin dernier, et de sa rétention dans les locaux de la section de recherches et d’investigation (SRI.) d’où il est ressorti après 11h sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui.

 

Les menaces de mort dont il a fait l’objet semblent liées aux activités de ce confrère en faveur des victimes auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI.) et, en particulier, à la procédure qu’il a fait ouvrir devant cette juridiction contre Monsieur Jean-Pierre BEMBA, ancien Vice-Président du Congo.

 

La Conférence des Bâtonniers de France et d’Outre Mer entend rappeler que les Principes de base adoptés par les Nations Unies en septembre 1990 (règle n°16) font obligation aux autorités nationales de s’assurer que les avocats sont en mesure d’exercer leurs fonctions, à l’abri de toutes menaces, et de les protéger, si nécessaire (règle n°17).

 

La Conférence des Bâtonniers de France et d’Outre Mer estime donc qu’il appartient aux autorités centrafricaines de prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection de Maître GOUNGAYE WANFIYO, et plus généralement des défenseurs des victimes devant la CPI., et de ceux qui oeuvrent pour la défense des droits de l’homme.

 

A Paris le 11 octobre 2008

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 05:19




APA Bangui 2008-10-29 (Centrafrique) La date de la tenue du dialogue politique inclusif centrafricain sera fixée à Libreville le 18 novembre, lors de la 3ème réunion du comité de suivi de l’accord de paix global signé dans la capitale gabonaise, le 21 juin dernier, par le gouvernement centrafricain et l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), a appris APA mercredi à Bangui.

«Le Comité de suivi déterminera la date du dialogue politique inclusif à sa prochaine réunion prévue le 18 novembre à Libreville», a déclaré le coordonnateur du comité d’organisation du dialogue politique inclusif, M. Cyriaque Gonda, à l’issue d’un point de presse, mercredi à Bangui.

«Il est évident que compte tenu de tous les éléments, le dialogue politique devrait avoir lieu avant la fin de l’année 2008, à moins d’un cas de force majeur», a-t-il dit, ajoutant qu’«à l’impossible, nul n’est tenu».

«Il y a du côté du gouvernement l’intention d’aller vers la paix, montrer la bonne foi et organiser le dialogue politique inclusif», a-t-il martelé, rappelant que le gouvernement a déjà libéré les éléments des mouvements politico-militaires, conformément à l’accord global de paix signé le 21 juin dernier et la loi d’amnistie générale promulguée le 13 octobre par le président François Bozizé.

La deuxième réunion du comité de suivi des accords global de paix s’est déroulée à Libreville vendredi dernier pour examiner les réserves émises par l’APRD concernant notamment la loi d’amnistie.

Selon M. Gonda, toutes les parties prenantes à cette deuxième réunion du comité de suivi se sont accordées pour un principe de Désarmement, démobilisation et reconversion (DDR) en trois phases pour les mouvements politico-militaires. «Un groupe de travail a été mis en place pour déterminer les modalités de mise en œuvre de ce processus et soumettra son rapport au comité de suivi le 18 novembre prochain», a indiqué le coordonnateur du comité d’organisation du dialogue politique inclusif.

Dans le communiqué final rendu public à l’issue de sa réunion, vendredi dernier à Libreville, le comité de suivi a invité les protagonistes de la crise centrafricaine à s’abstenir de tout acte susceptible de remettre en cause le cessez-le-feu. «Le comité de suivi a de nouveau invité les parties à s’abstenir de toute déclaration médiatique susceptible de compromettre l’application de l’accord de paix global et, le cas échéant, d’en référer au seul comité de Suivi», souligné le communiqué.

Au cours d’une conférence de presse, mercredi à Bangui, l’ambassadeur des Etats-Unis en Centrafricaine, Frédéric Cook, a également lancé un appel aux groupes politico-militaires pour qu’ils déposent les armes, pour pacifier le pays, soulignant que « la rébellion a l’opportunité de participer par des méthodes pacifiques à la démocratie qui existe».





Libreville organise le suivi de la pacification de la RCA


La deuxième réunion du comité de suivi de l’accord de paix global de Libreville pour la tenue du dialogue politique inclusif en République centrafricaine s’est tenue le 24 octobre dans la capitale gabonaise pour aborder les points de discorde qui enraye encore le processus de paix. Au terme des travaux, la médiation gabonaise a mis en place un dispositif de suivi du processus de désarmement des combattants et ont planifié l’examen par les autorités gabonaises de la loi d’amnistie générale, préalable indispensable au dialogue, votée le 13 octobre par le Parlement centrafricain et dont les termes sont contestés par certains groupes rebelles.


La médiation gabonaise a tenté de mettre de l’huile dans la mécanique de paix en République centrafricaine (RCA), enrayée par les dissidences entre le pouvoir et les groupes rebelles sur les préalables aux négociations.

 Conformément aux dispositions de l’accord de paix global signé le 21 juin dernier à Libreville entre le gouvernement de la centrafricain et les mouvements politico-militaires de République Centrafricaine, la deuxième réunion du comité de suivi s’est tenue à Libreville le24 octobre dernier.

 Cette séance a notamment réuni autour du ministre gabonais des Affaires étrangères, Paul Toungui, et ses collaborateurs, le ministre centrafricaine du Dialogue et de la Réconciliation nationale, Cyriaque Gonda, le ministre centrafricain de l’Intérieur, Raymond Paul N’Dougou, le président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Démafouth, le représentant de l’Union des forces vives de la nation (UFVN), Henri Pouzère, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en RCA, François Lonsény Fall, la chargée d’affaires de l’Union européenne, madame Bailly, le commandant de la Force Multinationale de la MICOPAX, Amiral Hilaire Mokoko.

 L’ordre du jour de cette deuxième réunion portait sur l’examen approfondi de l’évolution de la situation en RCA depuis la dernière réunion du comité tenue à Libreville le 15 septembre dernier, et l’examen des réserves émises par l’APRD et l’UFVN sur la loi d’amnistie du 13 octobre portant amnistie générale des personnalités, des militaires, des éléments et responsables civils des groupes rebelles.

 S’il a salué l’élaboration et l’adoption de ce préalable indispensable au dialogue, le comité de suivi a pris note des préoccupations exprimées par le président de l’APRD quant à l’interprétation de certaines dispositions de la loi d’amnistie.

 La médiation gabonaise a décidé de soumettre ces préoccupations au chef de l’Etat Bongo Ondimba, président du comité ad hoc de la CEMAC sur les questions centrafricaines.
Le comité a adopté le principe d’un processus Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) en trois phases pour les combattants des mouvements politico-militaires. A cet égard, un groupe de travail a été mis en place pour déterminer les modalités de mise en œuvre du processus de DDR. Ce groupe doit soumettre son rapport au comité de suivi qui se réunira le 18 novembre prochain.

 Le comité de suivi a par ailleurs exhorté l’ensemble des parties centrafricaines à s’abstenir de tout acte susceptible de remettre en cause le cessez-le-feu. Il a également invité les acteurs politiques et militaires à s’abstenir de toute déclaration médiatique susceptible de compromettre l’application de l’accord de paix global.

Reste à espérer que le chef de l’Etat gabonais puisse trancher le nœud gordien des termes de la loi d’amnistie générale, qui enlise le processus de paix dans des dissidences qui mettent en péril la tenue effective du dialogue politique inclusif censé rétablir une paix durable en RCA.

 

Gaboneco.com 29 octobre 2008

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 22:22




 

Bangui, 27 oct. (ACAP) – Le directeur général de la société de téléphonie mobile Moov Centrafrique, M. Souleymane Diallo a annoncé, vendredi 24 octobre 2008, le lancement officiel d’un nouveau produit, d’ici le mois de novembre, à savoir le téléphone satellitaire thuraya, au cours d’un entretien avec le ministre des Postes et Télécommunications Chargé des Nouvelles technologies, M. Fidèle Ngouandjika.

« Cet appareil satellitaire coûte 185.000 FCFA actuellement, au lieu de 800.000, tandis que le coût de tarification par minute est fixé pour l’instant à 190 FCFA au lieu de 1500F », a fait observer M. Souleymane Diallo.

Il a également signalé l’ambition de sa société de vulgariser les cabines téléphoniques satellitaires à travers les 16 préfectures de la République Centrafricaine, afin de contribuer davantage au désenclavement du pays.

 M. Fidèle Ngouandjika a pour sa part encouragé et félicité le directeur général de Moov, pour les efforts fournis dans la vulgarisation des produits des télécommunications

Rappelons qu’une conférence de presse est prévue lundi 27 octobre 2008, pour expliquer aux centrafricains les avantages de ce nouvel outil de communication.

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 22:18




Bangui, 27 Oct. (ACAP)-Le 25 octobre 2008, le ministre de la Communication, du Civisme, du Dialogue et de la Réconciliation nationale, M. Cyriaque Gonda, est rentré de Libreville où il a pris part, le 24 octobre 2008 à Libreville au Gabon, à la deuxième réunion du Comité de Suivi de l’Accord de paix Global.

Il était question, au cours de cette deuxième réunion du Comité de Suivi, d’examiner l’évolution de la situation en Centrafrique depuis la première réunion tenue le 15 septembre dernier à Libreville et de voir les contours des « réserves » émies par l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd) de Jean Jacques Démafouth et l’Union des forces vives de la nation (Ufvn), relatives à la loi d’amnistie générale promulguée le 13 octobre 2008 par le Chef de l’Etat François Bozizé.

 Au terme de cette réunion centrée sur des questions liées au prochain dialogue politique inclusif, il est ressorti un communiqué final dont voici le contenu :

 
COMMUNIQUE FINAL DE LA DEUXIEME REUNION DU COMITE DE SUIVI DE L’ACCORD DE PAIX GLOBAL

 Conformément aux dispositions de l’Accord de Paix Global signé à Libreville, le 21 juin 2008, entre le Gouvernement de la République Centrafricaine et les mouvements politico-militaires de la République Centrafricaine, la deuxième réunion du Comité de Suivi s’est tenue à Libreville le vendredi 24 octobre 2008.

Y ont pris part :

 - Son Excellence Monsieur Paul Toungui, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale de la République Gabonaise ;

-Son Excellence Monsieur Michel Mboussou, Haut Commissaire à la Présidence de la République auprès du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale de la République Gabonaise ;

-Monsieur Guy Rossatanga-Rigault, Haut Représentant du Président de la République Gabonaise, chargé des relations internationales ;

-M. Cyriaque Gonda, Ministre de la Communication, du Civisme, du Dialogue et de la Réconciliation Nationale de la République Centrafricaine ;

-M. Raymond Paul N’Dougou, Ministre de l’Intérieur de la République Centrafricaine ;

-Monsieur Dieudonné-Stanislas M’Bangot, Ministre Conseiller politique du Président de la République Centrafricaine ;

-Maître Jean-Jacques Démafouth, Président de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) ;

- Monsieur Henri Tchebo Alias Wafio, Représentant de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) ;

-Maître Henri Pouzère, Représentant de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN);

-Monsieur Albert Akéndéngué, Représentant Spécial du Président de la République Gabonaise, auprès de la mission de Paix en RCA ;

-Monsieur François Lonsény Fall, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République Centrafricaine ;

-Madame Bailly, Chargée d’Affaires a.i. de l’Ambassade, Haute Représentation de la République Française près la République Gabonaise, pour la Présidence en exercice de l’Union Européenne ;

-Monsieur Djovi Gally, Envoyé Spécial du Secrétaire Général de la Francophonie en République Centrafricaine ;

-Monsieur Gani Aré, Conseiller Politique Principal du BONUCA ;

-Monsieur Khalifa Abudib, Conseiller à l’Ambassade de Libye au Gabon, en qualité de Représentant de la Communauté Economique des Etats Sahélo Sahélien ;

-Amiral Hilaire Mokoko, Commandant de la Force Multinationale de la MICOPAX ;

 -Professeur Egidio De Sousa Santos, Secrétaire Général Adjoint de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale ;

-Monsieur Marcel Mokwapi, Expert de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale ;

-Monsieur Jean Didier Lavenir Mvom, Expert de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale.

1-A l’ouverture des travaux, Son Excellence Monsieur Paul Toungui, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale de la République Gabonaise a salué la volonté unanimement partagée par les différents acteurs centrafricains et internationaux de trouver par le dialogue et la concertation les solutions pouvant conduire à la résolution définitive de la crise et permettre le retour à une paix durable en République Centrafricaine.

2-L’ordre du jour de cette deuxième réunion portait sur l’examen approfondi de l’évolution de la situation en République Centrafricaine depuis la dernière réunion du Comité de Suivi tenue à Libreville le 15 septembre 2008, d’une part, et l’examen des réserves émises par l’APRD et l’UFVN à l’issue de la promulgation de la loi d’amnistie n°08020 du 13 octobre 2008 portant amnistie générale à l’endroit des personnalités, des militaires, des éléments et responsables civils des groupes rebelles, d’autre part.

3-Tout en se félicitant de la promulgation le 13 octobre 2008, de la loi d’amnistie générale, le Comité de Suivi a pris note des préoccupations exprimées par le Président de l’APRD quant à l’interprétation de certaines dispositions de la loi d’amnistie.

A cet égard, le Comité de Suivi a décidé de soumettre ces préoccupations à la Très Haute attention de Son Excellence El Hadj Omar Bongo Ondimba en sa qualité de Président du Comité ad hoc dans l’espace CEMAC sur les questions Centrafricaines.

 Le Comité de Suivi a toutefois émis le vœu que les acteurs centrafricains privilégient la voie du dialogue dans la mise en œuvre de cet important instrument juridique, étape essentielle vers le Dialogue Politique Inclusif.

4-Le Comité a adopté le principe d’un processus DDR en trois phases pour les combattants des mouvements politico-militaires. A cet égard, un groupe de travail a été mis en place pour déterminer les modalités de mise en œuvre du processus de DDR. Ce groupe soumettra son rapport au Comité de Suivi le 18 novembre 2008.

5-Le Comité de Suivi a exhorté l’ensemble des Parties Centrafricaines à s’abstenir de tout acte susceptible de remettre en cause le cessez-le-feu.

 6-De même, le Comité de Suivi a de nouveau invité les Parties à s’abstenir de toute déclaration médiatique susceptible de compromettre l’application de l’Accord de Paix Global, et, le cas échéant, d’en référer au seul Comité de Suivi.

7-Le Comité de Suivi se réjouit de l’étroite collaboration de la Mission de Consolidation de la Paix en Centrafrique (MICOPAX1) avec les Parties, en vue du respect du cessez-le-feu.

8-Le Comité de Suivi se félicite de l’appui de la Communauté internationale et l’a invitée à poursuivre ses efforts en vue d’accompagner le processus jusqu’à son terme.

9-A l’issue de ses travaux, le Comité de Suivi renouvelle ses sincères remerciements à Son Excellence El Hadj Omar Bongo Ondimba, en sa qualité de Président du Comité ad hoc dans l’espace CEMAC sur les questions centrafricaines pour les efforts inlassables qu’il déploie en faveur du retour à la paix en République Centrafricaine.

Le Comité de Suivi exprime sa profonde gratitude au Gouvernement ainsi qu’au Peuple gabonais pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité fraternelle qui lui a été réservé au cours de son séjour.

Fait à Libreville, le 24 octobre 2008

 Pour le Comité de Suivi,

 
Le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères,

de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale de la République Gabonaise,
Paul Toungui



 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 02:57




Source : AFP
26/10/2008 | Mise à jour : 21:13 |

Un nouvel agent anti-sida paraît mieux contrôler le virus que les médicaments existants chez des patients n'ayant jamais été traités, selon les résultats d'un essai clinique présentés dimanche.

Ce médicament développé par la firme pharmaceutique américaine Merck, baptisé Isentress, est le premier dans cette nouvelle classe d'anti-VIH (virus de l'immunodéficience humaine), dite inhibiteur de l'intégrase. Il s'agit de l'enzyme qui assure la reproduction du virus.

L'essai clinique dit de phase 3, la dernière avant la demande d'autorisation auprès de l'agence américaine des médicaments (FDA) a révélé qu'après 48 semaines de traitement, Isentress (dont la molécule s'appelle +raltegravir+) réduisait la charge virale des patients à des niveaux indétectables.

A savoir: moins de cinquante copies de VIH par millilitre de sang dans 86% des participants à l'étude, contre seulement 82% pour les malades traités avec l'efavirenz, un antirétroviral plus ancien développé également par Merck.

En outre, l'incidence d'effets secondaires est nettement plus faible avec Isentress: 44% des patients en souffrent, contre 77% pour ceux prenant de l'efavirenz, ont précisé les chercheurs, qui ont présenté les résultats de cet essai clinique lors de la 48ème conférence annuelle sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie (ICAAC), réunie ce week-end à Washington.

Les 500 participants à cette étude clinique prenaient également deux autres antirétroviraux, le ténofovir et l'emtricitabine, a précisé Merck.

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 01:32





 

APA Bangui 2008-10-25
(Centrafrique) Dix détenus ont été libérés, vendredi à Bangui, en application de la loi d’amnistie générale promulguée le 13 octobre dernier par le président centrafricain, François Bozizé, a constaté APA sur place.

Le commandant Alfred Service fait partie des détenus élargis, incarcérés pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et d’autres infractions liées à la rébellion armée dans le nord-ouest et le nord-est de la Centrafrique.

Tout comme Jean Jacques Démafouth, le président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et ancien ministre de la défense du président déchu Ange Félix Patassé, le commandant Alfred Service, était poursuivi devant les juridictions nationales pour son implication dans les crimes perpétrés dans la sous-préfecture de Kémbé, le 13 avril 1999.

Il a reçu un certificat de libération conformément à l’esprit de la loi d’amnistie générale qui a également bénéficié à l’ancien chef d’Etat-Major de l’APRD, Jean Larmassoum, condamné à mort par la cour criminelle de Bangui, en 2006, et écroué au camp militaire (Camp de Roux), pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, ainsi qu’aux éléments de L’Union des forces démocratique pour le peuple centrafricain (UFDPC) d’Abdoulaye Miskine, de l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR) et des ex-libérateurs.

La loi d’amnistie va s’appliquer également à tous ceux qui se sont évadés de prison à condition qu’ils reviennent devant le parquet pour obtenir leurs certificats de libération, a indiqué le ministre de la Justice, Garde des sceaux, M. Thierry Maléyombo.

«Il est question pour le gouvernement de respecter ses engagements au vu et au su de la communauté internationale pour le retour définitif et durable de paix dans le pays», a déclaré M. Maléyombo.

Douze jours après la promulgation de la loi d’amnistie par le président de la République, le gouvernement centrafricain a déclenché une vaste opération visant à mettre en application cette loi, en libérant notamment les personnes incarcérées pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et d’autres infractions liées à la rébellion armée dans le nord-ouest et le nord-est de la Centrafrique.

L’application de la loi d’amnistie générale représente l’une des étapes cruciales en vue de la tenue du dialogue politique inclusif, forum censé ramener une paix durable en Centrafrique.


Ndlr Centrafrique : Tout cela est de la fuite en avant. Cette loi controversée n'existe que pour Bozizé et sa clique. Lui donner des apparences d'acceptablité ne change rien au fond du problème.

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