Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 22:46





LIBREVILLE - L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, exilé au Togo depuis 2003 et dont le retour à Bangui était annoncé pour jeudi après-midi, a dû remettre son voyage à vendredi en raison de problèmes d'avion, a appris l'AFP auprès de son porte-parole.

"L'avion qui devait emmener le président Patassé à Bangui avait des problèmes techniques. Un autre avion a été affrété mais il n'est arrivé qu'en fin d'après-midi en Libye. Le président ne voulait pas arriver de nuit à Bangui pour des motifs de sécurité. Il partira demain (vendredi)", a affirmé par téléphone à l'AFP Guy Simplice Kodegue depuis l'aéroport de Tripoli.

"Le président veut que son retour se passe bien. Il ne veut pas de dérapages ou de problèmes, c'est plus prudent d'arriver en plein jour. A la nuit tombée, la situation sécuritaire n'est plus sûre", a ajouté M. Kodegue.

L'avion de M. Patassé devrait quitter Tripoli vendredi à 09h00 locales pour arriver à Bangui en début d'après-midi (4 heures de vol environ), selon la même source.

M. Patassé, qui avait annoncé fin août son intention de revenir dans son pays disputer la présidentielle, a présidé la Centrafrique de 1999 à mars 2003, quand il a été renversé par François Bozizé, toujours au pouvoir.

A Bangui, une cinquantaine de journalistes s'étaient déplacés à l'aéroport pour attendre l'ancien président. Des mesures de sécurité exceptionnelles avaient été prises avec un déploiement important des forces de l'ordre. Les journalistes ont été refoulés à plusieurs centaines de mètres du salon d'arrivée avant que le report du vol ne soit connu.

Mercredi, M. Patassé avait annoncé dans un communiqué qu'il rentrait, "après sept années d'exil au Togo". Il remerciait les "chefs d'Etat (...) qui l'ont fortement encouragé à regagner le sol national pour prendre part aux futures élections devant marquer un tournant décisif pour l'instauration de la véritable démocratie en République Centrafricaine".

M. Patassé affirmait au "gouvernement centrafricain son entière disponibilité à contribuer pour la paix dans un climat fraternel et serein, favorable au processus d'élection crédible, juste et fiable de 2010".

Il demandait aussi "à tous ses militants et sympathisants" de respecter "scrupuleusement l'ordre et la discipline" à son arrivée à Bangui.

"Il n'y a jamais eu de problème par rapport au retour de l'ex-président Patassé dans son pays", avait déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Cyriaque Gonda.

M. Gonda avait toutefois prévenu: "C'est un ancien chef d'Etat, cela (le retour) doit se faire dans l'ordre (...) Nous ne voulons pas que ce retour soit instrumentalisé aux fins de présenter le gouvernement comme un obstacle".

(©AFP / 29 octobre 2009 18h58)

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 12:59




 

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR) 26 Oct 2009


Points saillants

- Près de 250 nouveaux refugiés congolais à Zémio - Ali Bongo, nouveau Chef d'Etat Gabonais en visite de travail à Bangui - « Demandez à la cour », le nouveau programme de la Cour Pénale Internationale - L'Université de Bangui dotée d'une salle de lecture alimentée par les Nations Unies


Contexte et sécurité

Des refugiés en provenance de la RDC à Zémio

Selon les autorités locales, 250 personnes en provenance de la localité de Sukadji en République Démocratique du Congo (RDC) sont arrivées le 25 octobre à Zémio dans le sud-est de la RCA. Avec l'arrivée de cette dernière vague de refugiés congolais, ils sont maintenant au nombre de 400 dans la ville. Cet afflux de refugiés congolais vers la ville de Zémio avait débuté le 15 octobre. Ils étaient alors 158 à fuir les exactions commises par les éléments de Lord's Resistance Army (LRA).

Contactez benamse@un.org pour plus d'informations. Find more information on http://www.hdptcar.net/blog/

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 12:31




Bangui 29 oct 2009 (Xinhua) - Trois évènements prévus pour ce jeudi devraient contribuer à éclaircir l'horizon du processus censé aboutir aux élections législatives et présidentielles en République centrafricaine (RCA) initialement fixées au mars 2010 et dont il apparaît de plus en plus qu'il pourrait accuser un certain retard.

Il s'agit de la tenue d'une table ronde des bailleurs de fonds susceptibles d'appuyer la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, de l'examen à huis clos par les députés d'une proposition visant à prolonger leurs mandats ainsi que celui du président de la République François Bozizé, et du retour de l'ex-président Ange Félix Patassé, annoncé mercredi par son entourage.

L'issue de la table ronde des bailleurs de fonds donnera une indication sur les chances pour l'Etat centrafricaine, dépourvu de ressources, de mobiliser les financements nécessaires pour mettre en œuvre les mesures préconisées par un séminaire national organisé du 14 au 17 avril 2008 et censées rétablir dans l'ensemble du pays la sécurité considérée comme premier axe de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté et condition sine qua non du bon déroulement des prochaines élections.

Le débat à huis clos des députés situera l'opinion sur la capacité des acteurs politiques centrafricains, qui sortent d'un long bras-de-fer autour du code électoral et de la mise en place de la Commission électorale indépendante (CEI), à faire bloc face au péril qui guette les institutions avec la perspective d'un vide constitutionnel dû à l'expiration prévisible des mandats de Bozizé et des députés avant la tenue des prochaines élections.

Redoutant cette éventualité, un groupe de députés de la majorité a rédigé et fait circuler depuis un mois une proposition visant à suggérer au président de la République "la mise en place d'un comité composé de constitutionnalistes et des hommes politiques avisés, chargé d'élaborer un projet de loi constitutionnelle pour proroger les mandats du Président de la République et des députés pendant une période à déterminer".

Il reste à savoir s'ils parviendront à convaincre leurs homologues de l'opposition qui ne manquent aucune occasion pour accuser la majorité et le pouvoir exécutif de tout mettre en œuvre pour retarder les échéances électorales.

En attendant l'issue de ce débat parlementaire, la commission électorale, récemment mise en place, a déjà conçu un chronogramme d'activité qui laisse apparaître la tenue du premier tour des élections au mois d'avril prochain.

Quant au retour au bercail annoncé de Patassé, il constituerait un test à plus d'un titre. Au plan politique, il permettrait de clarifier la situation à la tête du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti qui l'a conduit au pouvoir entre 1993 et 2003 et qui a préféré investir son ancien Premier ministre Martin Ziguélé pour porter ses couleurs à la prochaine élection présidentielle.

Au plan judiciaire, il s'agirait de voir si le gouvernement centrafricain prendrait, le cas échéant, la décision d'arrêter l'ancien chef de l'Etat et de l'extrader vers la Cour pénale internationale (CPI), réputée susceptible de délivrer contre lui un mandat d'arrêt afin qu'il comparaisse dans le dossier des crimes imputés au chef du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba, dont les troupes étaient intervenues en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003 pour soutenir l'armée centrafricaine et le régime de Patassé mis en difficultés par les rebelles du général Bozizé.

Un éventuel transfèrement de Patassé à La Haye, fût-ce avec l'accord de l'intéressé, qui affirme être prêt à s'y rendre " en accusateur ", ne serait sans doute pas de nature à apaiser le climat politique, qui ne manquera pas de s'échauffer à mesure que se rapprocheront les échéances électorales.

Autant dire que la République Centrafricaine se trouve plus que jamais à la croisée des chemins.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 01:28




Une enquête approfondie a également révélé de nombreux cas de viols

(New York) - Octobre 27, 2009 - Une enquête approfondie sur les meurtres et les viols perpétrés lors de la répression d'un rassemblement pacifique dans la capitale guinéenne Conakry le 28 septembre 2009 a révélé que ces actes ont été organisés, et qu'ils ont été pour la plupart commis par des unités d'élite de la Garde présidentielle dénommées « Bérets rouges », a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. À l'issue de sa mission de recherche de dix jours effectuée en Guinée, Human Rights Watch a également constaté que les forces armées ont tenté de dissimuler les preuves de ces crimes en retirant des corps du stade et des morgues de Conakry, pour les enterrer dans des fosses communes.

Human Rights Watch a constaté que des membres de la Garde présidentielle ont massacré de façon préméditée au moins 150 personnes le 28 septembre, et ont brutalement violé des dizaines de femmes. Les Bérets rouges ont tiré sur des partisans de l'opposition jusqu'à ce qu'ils aient épuisé leurs balles, puis ont continué à tuer avec des baïonnettes et des couteaux.

« Le gouvernement ne peut plus continuer à alléguer que les victimes ont été tuées par inadvertance », a déclaré Georgette Gagnon, directrice de la division Afrique à Human Rights Watch. « Il est clair qu'il s'est agi d'une tentative préméditée de museler l'opposition. »

« Les forces de sécurité ont encerclé et bloqué le stade, puis ont fait irruption à l'intérieur avant de commencer à tirer froidement sur les manifestants jusqu'à ce qu'ils n'aient plus de balles », a ajouté Mme Gagnon. « Ils ont commis des actes atroces, des viols collectifs et des meurtres de femmes, sous les yeux de leurs commandants. Ce n'était pas un accident. »

Un groupe d'officiers militaires se nommant le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) a pris le pouvoir quelques heures seulement après le décès le 22 décembre 2008 de Lansana Conté, qui a présidé la Guinée pendant 24 ans. Le CNDD est dirigé par le président autoproclamé, le capitaine Moussa Dadis Camara.

Human Rights Watch a réitéré son appel en faveur de la mise en place rapide d'une commission d'enquête internationale pour faire la lumière sur ces violences conformément à la proposition de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Cette commission sera dirigée par l'Organisation des Nations Unies avec la participation de l'Union africaine. L'ouverture d'une enquête criminelle menant à des poursuites justes et efficaces - par l'intermédiaire d'instances nationales ou à défaut internationales - est essentielle, comme l'a rappelé Human Rights Watch.

Une équipe de quatre enquêteurs de Human Rights Watch a interrogé plus de 150 victimes et des témoins en Guinée du 12 au 22 octobre. Parmi les personnes interrogées ont figuré des victimes blessées pendant l'attaque, des témoins présents au stade, des proches de personnes disparues, des officiers militaires ayant participé à la répression et la dissimulation, des membres du personnel médical, des responsables d'organismes humanitaires, des diplomates ainsi que des dirigeants de l'opposition.

Massacres du 28 septembre dans le stade

D'après les récits de nombreux témoins, des forces constituées de centaines de soldats de la Garde présidentielle dénommés « Bérets rouges», de gendarmes travaillant à l'unité de lutte antidrogue et contre le crime organisé, ainsi que de certains membres de la police antiémeute et des dizaines de milices irrégulières en civil sont entrées dans le stade vers 11h30, le 28 septembre. Elles ont ensuite bloqué la plupart des sorties avant que la police antiémeute ne commence à lancer des grenades lacrymogènes dans le stade. Des dizaines de milliers de manifestants pacifiques en faveur de la démocratie avaient rempli le stade pour protester contre le régime militaire et la candidature présumée de Dadis Camara aux prochaines élections présidentielles.

Quelques accrochages entre les partisans de l'opposition et forces de sécurité avaient eu lieu au cours de la matinée. Dans plusieurs incidents meurtriers, les forces de sécurité ont tiré sur des membres de l'opposition pour tenter de les empêcher d'accéder au stade. En réponse à ces tirs mortels, les partisans de l'opposition en colère ont mis le feu au commissariat de police de Bellevue.

Cependant, des témoignages et des preuves sur vidéo obtenus par Human Rights Watch font état d'une atmosphère pacifique joyeuse dans le stade juste avant les tirs, avec des partisans de l'opposition en train de chanter, de danser ou de faire le tour du stade en brandissant des affiches et le drapeau guinéen, ou même de prier. Human Rights Watch n'a trouvé aucune preuve indiquant que les partisans de l'opposition aient été armés, et aucun membre des forces de sécurité n'a été blessé par des partisans de l'opposition dans le stade, ce qui laisse supposer que ceux-ci ne posaient aucune menace pouvant justifier de façon légitime la violence qui s'est ensuivie.

Des témoins ont déclaré que dès que les forces de la Garde présidentielle sont entrées dans le stade, elles ont commencé à tirer à bout portant directement sur la foule massive des manifestants, tuant des dizaines et semant la panique. Les assaillants, en particulier les membres de la Garde présidentielle, mais aussi des gendarmes rattachés à l'unité chargée de la lutte antidrogue et du grand banditisme, ont continué à tirer sur la foule jusqu'à avoir vidé les deux chargeurs de balles pour fusils AK-47 que beaucoup d'entre eux portaient. Comme la plupart des sorties avaient été bloquées et le stade entouré par les assaillants, il était extrêmement difficile pour les manifestants pris au piège de s'évader et beaucoup ont été piétinés à mort par la foule prise de panique.

Un partisan de l'opposition âgé de 32 ans a décrit à Human Rights Watch comment les Bérets rouges sont entrés dans le stade et ont commencé à tirer directement sur les manifestants, et la manière dont les tueries ont continué lorsqu'il a essayé de s'enfuir :

« Ils ont d'abord commencé à lancer des grenades lacrymogènes à l'extérieur du stade et de nombreuses cartouches de gaz lacrymogènes ont été tirées dans le stade. C'est à ce moment que les Bérets rouges sont entrés par le grand portail du stade. Une fois à l'intérieur, ils ont commencé à tirer directement sur la foule. J'ai entendu un soldat crier : Nous sommes venus faire du nettoyage! J'ai décidé de courir à la porte située à l'extrémité. Lorsque j'ai regardé derrière moi, j'ai vu de nombreux corps gisant sur la pelouse. J'ai tenté de sortir en courant du stade. À la grille située à l'extrémité, l'une des portes était ouverte, mais il y avait tellement de personnes qui essayaient de fuir et j'ai décidé d'escalader la porte fermée...

J'ai couru vers le mur de l'enceinte. Près du terrain de basket, un groupe de Bérets rouges et des gendarmes de Tiégboro [du capitaine Moussa Tiégboro Camara, secrétaire d'État chargé de la lutte contre le trafic de drogue et contre le grand banditisme, aucun lien de parenté avec le président du CNDD, Dadis Camara] nous ont poursuivis. Ils ont tiré sur huit personnes de notre groupe et seulement trois ont pu s'en tirer vivants. Les cinq autres ont été tuées par balle près du mur donnant sur l'université [Gamal Abdel Nasser].

 Nous ne pouvions pas sortir de là, alors nous nous sommes retournés en courant vers le mur effondré près de la route de Donka. Un groupe de Bérets rouges et leurs deux camions nous y attendaient. Ils étaient armés de baïonnettes. J'ai vu un Béret rouge tuer trois personnes sous nos yeux [avec une baïonnette] et j'ai voulu revenir sur mes pas. Là, mon ami avec qui j'étais m'a dit : ‘Nous sommes nombreux, essayons de forcer le passage' et c'est ainsi que nous nous sommes échappés. »

L'un des dirigeants de l'opposition a décrit à Human Rights Watch comment à partir de la tribune où il se trouvait, il a été témoin d'un meurtre qu'il avait du mal à croire :

« Nous sommes montés sur la tribune et lorsque les gens ont su que les chefs étaient là, beaucoup d'autres personnes sont venues remplir le stade. Nous étions sur le point de quitter le stade et de dire aux gens de rentrer chez eux lorsque nous avons entendu des coups de feu à l'extérieur et des tirs de grenades lacrymogènes. Les soldats ont mis les portes en métal sous tension en coupant les câbles électriques avant d'encercler le stade.

Ils sont ensuite entrés dans le stade en tirant. Ils ont commencé à tirer à partir de la grande porte d'entrée au stade. Nous étions montés sur la tribune et avons vu comment les gens tombaient. C'était incroyable. Une fois que tout le monde s'est enfui, il y avait des cadavres partout et nous sommes restés sur la tribune. »

Des témoins ont également décrit le meurtre de nombreux autres partisans de l'opposition par la Garde présidentielle et les autres forces de sécurité sur le terrain entourant le stade, entouré par un mur d'une hauteur de deux mètres. Plusieurs manifestants qui tentaient d'escalader les murs pour s'échapper ont été abattus par les assaillants. Les partisans de l'opposition ont raconté qu'ils ont également été attaqués par des hommes en civil armés de couteaux, de pangas (machettes), et de bâtons pointus.

D'après les témoignages recueillis par Human Rights Watch, il ne fait aucun doute que le massacre et les viols collectifs (documentés ci-dessous) étaient organisés et prémédités. Cette conclusion est confirmée par les preuves provenant des témoignages et des vidéos qui ont démontré que les forces de sécurité ont commencé à tirer immédiatement sur les manifestants à l'entrée du stade et que la manifestation de l'opposition était pacifique et ne constituait aucune menace nécessitant une intervention violente. Le déroulement du massacre, à savoir l'arrivée simultanée de plusieurs corps des forces de sécurité, la fermeture des sorties et des voies d'évacuation et la fusillade mortelle simultanée appuyée par un grand nombre de membres de la Garde présidentielle, porte à croire qu'il y avait une certaine organisation, planification voire préméditation.

Dimension ethnique

Lors des entrevues, de nombreux Guinéens se sont déclarés choqués par le caractère ethnique apparent de la violence qui risque de déstabiliser encore la situation en Guinée. La grande majorité des victimes étaient de l'ethnie peule dont la quasi-totalité est musulmane, tandis que la plupart des commandants dans le stade et même les principaux membres du CNDD au pouvoir y compris le capitaine Dadis Camara, chef de la junte militaire, appartiennent à des groupes ethniques de la région forestière du sud-est qui sont en grande partie chrétiens ou animistes.

Des témoins ont déclaré qu'un grand nombre des tueurs et des violeurs faisaient des commentaires à caractère ethnique au cours des attaques, proféraient des insultes et semblaient viser en particulier les Peuls, l'ethnie majoritaire des partisans de l'opposition en affirmant que ces derniers ont voulu s'emparer du pouvoir et qu'il fallait leur « infliger une bonne leçon ». Human Rights Watch s'est également entretenu avec des témoins d'un entraînement militaire avec la participation de plusieurs milliers d'hommes de la région de la forêt sud-est dans une base près de Forécariah, une ville située au sud-ouest. Cet entraînement était apparemment destiné à former une unité de commando dominée par des membres des groupes ethniques de la région forestière.

Un grand nombre des victimes peules ont indiqué avoir été menacées ou maltraitées en raison de leur appartenance ethnique. C'était le cas d'une femme qui a été violée par des hommes en uniforme, portant des bérets rouges. Elle a raconté comment ses agresseurs ont évoqué à plusieurs reprises son origine ethnique en lui disant : « Aujourd'hui, nous allons vous infliger une bonne leçon. Oui, nous sommes fatigués de vos astuces... On va en terminer avec tous les Peuls ». Un jeune homme détenu pendant plusieurs jours dans le camp militaire Koundara décrit comment un Béret rouge, a mis un pistolet sur sa tête et lui a tenu les propos suivants : « Vous dites que vous ne voulez pas de nous, que vous préférez Cellou [Cellou Dalein Diallo, le principal candidat de l'opposition issu de l'ethnie peule]... on va tous vous tuer. Nous allons rester au pouvoir ».

Nombre de morts et dissimulation par le gouvernement des preuves de crimes

Les recherches de Human Rights Watch confirment que le bilan du massacre du 28 septembre a été beaucoup plus élevé que le chiffre officiel de 57 morts avancé par le gouvernement. Il serait très probablement d'environ 150 à 200 morts. Selon les données des hôpitaux, les entrevues avec des témoins, le personnel médical et aussi d'après les documents rassemblés par les partis politiques d'opposition et les organisations locales de défense des droits humains, au moins 1 000 personnes ont été blessées pendant l'attaque au stade. Human Rights Watch a découvert des preuves irréfutables que le gouvernement tente systématiquement de dissimuler les preuves de ces crimes. Au cours de l'après-midi du 28 septembre, les membres de la Garde présidentielle ont pris le contrôle des deux morgues centrales de Conakry et les familles ont été empêchées de récupérer les corps de leurs proches.

Dans les heures qui ont suivi les événements, les témoins et les membres des familles de victimes ont raconté que les soldats, la plupart portant des bérets rouges, ont enlevé des corps dans les morgues de la ville et récupéré les corps du stade avant de les emmener sur des bases militaires pour les cacher. Human Rights Watch a mené des enquêtes sur plus de 50 cas de décès confirmés dans le massacre et a constaté que la moitié des corps de ces victimes avait été enlevée par les militaires, dont au moins six qui avaient été pris à la morgue principale de l'hôpital Donka.

Par exemple, le corps de Mamadou « Mama » Bah, un étudiant de 20 ans tué le 28 septembre, a été transporté à la morgue de Donka par la Croix-Rouge locale. Le corps a disparu et n'a pas pu être récupéré. Son père s'est confié à Human Rights Watch sur ce qu'il a vécu :

« La Croix-Rouge a emmené le corps de mon fils à la morgue de l'hôpital Donka, et je l'ai suivie moi-même. À l'hôpital, j'ai parlé aux médecins qui m'ont dit de revenir le lendemain pour récupérer le corps. Mais, le lendemain, la morgue a été encerclée par les Bérets rouges qui ont refusé l'accès à tout le monde. Nous avons essayé de négocier avec eux, mais en vain. Le vendredi, je suis allé à la Grande Mosquée Fayçal où les dépouilles provenant de la morgue de l'hôpital de Donka étaient exposées, mais son corps n'y était pas. Il avait tout simplement disparu. »

Hamidou Diallo, un vendeur de chaussures âgé de 26 ans a été tué au stade après avoir reçu une balle dans la tête. Un ami proche lui aussi blessé a vu les « Bérets rouges » emmener le corps du jeune Diallo du stade pour une destination inconnue. Malgré les vastes recherches à la morgue et dans les bases militaires, la famille n'a pas pu retrouver son corps.

Un témoin de la scène à l'intérieur du camp militaire Almamy Samory Touré a décrit à Human Rights Watch comment dans les premières heures après le massacre, l'armée a ramené 47 corps du stade dans le camp, puis plus tard dans la soirée les soldats se sont rendus à la morgue (il a appris que c'était celle de l'hôpital Ignace Deen) et récupéré 18 autres corps. Le témoin a en outre déclaré que les 65 corps ont été transportés de la base militaire au milieu de la nuit, sous prétexte d'être enterrés dans des fosses communes.

Viols collectifs et violences sexuelles

La Garde présidentielle et, dans une moindre mesure, des gendarmes ont commis des viols et violences sexuelles contre des dizaines de filles et de femmes au stade, souvent avec une brutalité extrême, de sorte que leurs victimes sont mortes suite aux blessures infligées.

Human Rights Watch a interrogé 27 victimes de violences sexuelles, dont la majorité a été violée par plus d'une personne. Les témoins affirment avoir vu au moins quatre femmes tuées par des membres de la Garde présidentielle après avoir été violées, y compris des femmes qui ont reçu des balles ou des coups de baïonnette dans le vagin. Certaines victimes ont été pénétrées avec des canons de fusils, des chaussures et des bâtons.

Les victimes et les témoins ont décrit comment les viols ont eu lieu publiquement dans le stade, ainsi que dans plusieurs zones aux alentours du terrain du stade, y compris dans la salle de bain qui se trouve à proximité, les terrains de basket, et l'annexe du stade. En plus des viols commis dans le stade, de nombreuses femmes ont décrit comment elles ont été conduites, par la Garde présidentielle, à partir du stade et d'une clinique médicale où elles cherchaient un traitement à destination de résidences privées, où elles ont enduré jours et nuits des viols collectifs brutaux. Le niveau, la fréquence et la brutalité de la violence sexuelle ayant eu lieu pendant et après les protestations suggèrent fortement que cela faisait partie d'une tentative systématique de terroriser et d'humilier l'opposition et non pas des actes isolés par des soldats voyous.

Une enseignante âgée de 35 ans a décrit à Human Rights Watch comment elle a été violée dans le stade:

« Lorsque les tirs ont commencé, j'ai essayé de courir, mais les Bérets rouges m'ont attrapé et m'ont traîné au sol. L'un d'eux m'a frappé deux fois sur la tête avec la crosse de son fusil. Et quand je suis tombée, les trois se sont jetés sur moi. L'un a dégainé son couteau et a déchiré mes vêtements tout en me blessant au dos. J'ai essayé de me débattre, mais ils étaient trop forts. Deux m'ont maintenu à terre tandis que l'autre me violait. Ils ont dit qu'ils allaient me tuer si je ne les laisse pas faire ce qu'ils voulaient. Ensuite, le second m'a violée, puis le troisième. Ils me battaient tout le temps, et ont dit à maintes reprises qu'ils allaient nous tuer tous. Et je les croyais. A environ trois mètres, une autre femme avait été violée, et lorsqu'ils ont fini, l'un d'eux a pris sa baïonnette et l'a enfoncée dans son vagin puis a léché le sang qui s'y trouvait. J'ai vu cela, juste à côté de moi... J'ai été tellement effrayée qu'ils ne le fassent à moi aussi. »

Une femme professionnelle âgée de 42 ans a été séquestrée dans une maison et violée pendant trois jours. Elle a décrit son calvaire à Human Rights Watch:

« En essayant de m'enfuir des coups de feu, j'ai vu un petit groupe de Bérets rouges violer une jeune femme. L'un d'eux a enfoncé son fusil dans son sexe et a tiré. Elle n'a plus bougé. Oh Dieu, chaque fois que je pense à cette fille mourir de cette façon... Je ne peux pas le supporter. Et tout de suite après, un autre Béret rouge m'a attrapé par derrière me tenant très fort et me dit : ‘Viens avec moi, ou je vais te faire la même chose.' Il m'a conduit à un camion militaire sans fenêtres. Il y avait là environ 25 jeunes hommes et six femmes, y compris moi. Après une certaine distance ils se sont arrêtés et les soldats ont dit à trois ou quatre femmes de descendre. Plus tard, ils se sont arrêtés devant une deuxième maison où ils ont dit aux femmes qui sont restées de descendre. J'ai immédiatement été conduite dans une pièce et la porte a été fermée à clef derrière moi.

 Quelques heures plus tard, trois d'entre eux sont entrés dans la chambre. Tous habillés en tenues militaires et avec des bérets rouges. L'un d'eux avait un petit récipient de poudre blanche. Il y trempa son doigt dedans et l'a forcé dans mon nez. Puis, tous les trois m'ont abusée. Le lendemain, ils m'ont abusé à nouveau mais après, d'autres sont venus deux par deux. Je ne sais pas combien ou qui sont-ils. Je sentais mon vagin brûler et meurtri. J'étais tellement fatiguée et hors de ma tête. Les trois premiers se regardaient entre eux quand ils me violaient.

J'étais là pendant trois jours. Ils ont dit : ‘Tu ne penses vraiment pas sortir d'ici en vie, n'est-ce pas ?' Et parfois ils discutent entre eux : ‘Faut-il la tuer maintenant ?' ‘Non... utilisons-la d'abord avant de la tuer.' Chaque fois j'entendais des pleurs de femme à partir d'une pièce voisine : ‘S'il vous plaît, s'il vous plaît... oh mon Dieu, je vais mourir.' Le dernier jour à 6 heures du matin, les soldats ont mis une couverture sur ma tête et m'ont conduite pendant un certain temps pour me laisser au coin d'une rue, toute nue. »

Les commandants présents sur les lieux étaient manifestement conscients des viols collectifs, mais ils n'y a aucune preuve qu'ils ont fait quoi que ce soit pour les arrêter. Un leader de l'opposition a déclaré à Human Rights Watch comment il fut conduit hors du stade par le lieutenant Abubakar « Toumba » Diakité, le commandant de la Garde présidentielle a, sur son chemin, dépassé au moins une douzaine de femmes qui se faisaient agresser sexuellement par les Bérets rouges. Il a remarqué comment Toumba n'a rien fait pour arrêter les viols:

« J'ai vu beaucoup de cas de viol. On a fait sortir lentement du stade les dirigeants de l'opposition, donc nous avons vu beaucoup de choses. En descendant de la tribune, j'ai vu une femme nue sur le terrain entourée de cinq Bérets rouges et violée sur l'herbe. J'ai vu d'autres femmes nues y être emmenées par les Bérets rouges [pour être violées]. Il y a eu des viols, même plus à l'extérieur du stade. Juste à l'extérieur du stade, où les douches sont, il y avait une femme nue sur le terrain. Il y avait trois ou quatre Bérets rouges au-dessus d'elle, et l'un d'eux avait enfoncé le canon de son fusil dans son [vagin]. Elle criait si fort de douleur que nous avons eu à la regarder et à voir. Tout au long de ce passage, il y avait environ une douzaine de femmes violées. Le lieutenant Toumba était à côté de nous et a tout vu, mais il n'a rien fait pour arrêter les viols. »

Responsabilité du massacre, des actes de violence sexuelle et d'autres abus

En s'appuyant sur les preuves rassemblées, Human Rights Watch a conclu que les violences sexuelles et le massacre commis au stade le 28 septembre semblent avoir été à la fois planifiés et organisés. Toutes les personnes responsables, y compris celles ayant donné des ordres, devraient répondre de leurs actes devant un tribunal pénal, tout comme les personnes ayant essayé de dissimuler les crimes et de faire disparaître les indices. Le caractère apparemment systématique des meurtres, des actes de violence sexuelle et de la persécution basée sur des motifs ethniques laisse penser qu'il pourrait s'agir d'un crime contre l'humanité. Dans ce cas, le principe de responsabilité de commandement s'applique. Les personnes occupant des postes à responsabilité, qui auraient dû être au courant des exactions (ou de leur planification) et qui ne les ont pas empêchées ou n'ont pas lancé de poursuites contre les coupables devraient rendre compte de leurs actes devant la justice pénale.

Human Rights Watch estime que des enquêtes criminelles indépendantes visant à identifier et à poursuivre les responsables, y compris les personnes impliquées par le principe de commandement, doivent être organisées sans délai. Parmi ceux dont la possible responsabilité criminelle dans le massacre et les actes de violence sexuelle devrait être examinée se trouvent :

Le capitaine Moussa Dadis Camara, président du CNDD : alors que l'on pensait que Camara ne se trouvait pas au stade le 28 septembre, il a essayé d'empêcher la manifestation d'avoir lieu. Tous les témoignages ont indiqué que les meurtres ont été exécutés par des membres de la Garde présidentielle, dont Camara est en fin de compte le commandant, et que l'officier commandant les Bérets rouges dans le stade était le lieutenant Abubakar Diakité, dit « Toumba », l'aide de camp personnel de Camara qui est également à la tête de sa protection rapprochée. Les preuves laissent penser que la Garde présidentielle s'est rendue au stade après avoir quitté le camp militaire Alpha Yaya Diallo où Camara est basé. En outre, il n'existe aucune preuve montrant que Camara ait engagé à l'encontre de ses subordonnés directement impliqués dans les meurtres et les viols des procédures disciplinaires ou des mesures garantissant que ces personnes rendent compte de leurs actes.

Le lieutenant Abubakar Diakité, dit « Toumba » : plusieurs témoignages recueillis par Human Rights Watch font état de la présence de Toumba dans le stade, où la Garde présidentielle, coupable du massacre et des actes de violence sexuelle perpétrés sur place, était sous ses ordres directs. Il n'existe aucune preuve laissant penser qu'il ait essayé d'empêcher les militaires de commettre des meurtres ou des actes de violence sexuelle.

Le lieutenant Marcel Kuvugi : il est l'assistant de Diakité et occasionnellement le chauffeur personnel de Camara. Des témoins, dont plusieurs dirigeants de l'opposition, ont déclaré qu'il a violement attaqué et menacé à plusieurs reprises de tuer les dirigeants politiques de l'opposition présents dans le stade. Ces derniers ont affirmé que lors de leur transfert du stade vers l'hôpital pour y recevoir des soins de première urgence, Kuvugi a menacé de leur tirer dessus s'ils sortaient de la voiture et de jeter une grenade sur eux, les empêchant ainsi de recevoir des soins médicaux.

Le capitaine Claude Pivi, dit « Coplan », ministre chargé de la sécurité présidentielle : il existe des rapports contradictoires quant à la présence de Pivi au stade pendant le massacre. Des témoins ont déclaré qu'il a participé à des attaques contre les maisons des dirigeants de l'opposition dans la soirée du 28 septembre et à des attaques violentes visant des quartiers majoritairement habités par les partisans de l'opposition les jours qui ont suivi.

Le capitaine Moussa Tiégboro Camara : en tant que secrétaire d'État chargé de la lutte contre le trafic de drogue et le grand banditisme, Tiégboro dirige l'unité de gendarmerie d'élite qui a pris part au massacre du stade. Des témoins ont déclaré que Tiégboro s'y trouvait personnellement, et que les forces de gendarmerie ont tenté à plusieurs reprises d'arrêter les manifestants avant que ces derniers n'atteignent le stade, en tirant quelques coups de feu dans leur direction et en tuant au moins trois d'entre eux. Toujours selon les témoignages, l'unité de gendarmerie qui a participé au massacre du stade n'a pas commis autant de meurtres et de viols que la Garde présidentielle. Au moins 72 manifestants ont été placés en détention préventive par l'unité de gendarmerie à la suite du massacre. Les personnes arrêtées ont déclaré avoir été violemment battues.

Nécessité d'une commission internationale d'enquête et de poursuites criminelles

Étant donné la nature grave des crimes commis par les forces de sécurité de Guinée, en particulier par la Garde présidentielle, le 28 septembre et les jours qui ont suivi, la communauté internationale devrait répondre avec force. Human Rights Watch appelle donc l'Union africaine (UA), la CEDEAO, l'Union européenne (UE) et les Nations unies à :

apporter tout leur soutien à la commission d'enquête internationale sur les événements du 28 septembre proposée par la CEDEAO et déjà mise en place par le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Un tel soutien permettrait de garantir à la commission les ressources nécessaires au déroulement de son enquête et à la publication rapide de ses conclusions. Human Rights Watch appelle les représentants de la communauté internationale cités ci-dessus à insister auprès des autorités guinéennes afin qu'elles collaborent pleinement à cette enquête.

exhorter les autorités guinéennes à garantir qu'une enquête indépendante, équitable et publique soit menée sans délai sur les crimes et leur dissimulation, afin de poursuivre de manière juste et conforme à la loi ceux considérés comme responsables, y compris selon le principe de commandement, dans le respect du droit international. Dans le cas où les autorités guinéennes ne pourraient garantir cette enquête et ces poursuites, le gouvernement guinéen, l'UA, la CEDEAO, l'UE et les Nations unies devraient apporter tout leur soutien à des enquêtes et des poursuites internationales, y compris par la Cour pénale internationale (CPI), sous réserve d'une conformité avec les conditions de ses statuts. La Guinée est un État partie à la CPI ; par conséquent, la cour a compétence à l'égard de génocides, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis sur son territoire. À la suite des violences du 28 septembre, le procureur de la CPI a indiqué que la situation en Guinée fait l'objet d'un examen préliminaire, qui est l'étape précédant l'ouverture d'une enquête.

Human Rights Watch prévoit de rendre public un rapport complet sur ses conclusions. Au vu de la gravité des abus commis et du besoin d'une action internationale immédiate afin de poursuivre les coupables, Human Rights Watch rend public ses principales constatations dès aujourd'hui.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 20:25






 

Le président du MLPC et non moins candidat de ce parti à la prochaine présidentielle de 2010, Martin ZIGUELE de passage à Paris, est l’invité Afrique de Christophe Boisbouvier de Radio France Internationale. Il répond aux nombreuses questions sur l’actualité centrafricaine au moment même où il vient de lancer solennellement un appel en faveur des enfants centrafricains objet d'une malnutrition infantile sévère dans le Sud-Ouest du pays, et dont plus de 700.000 sont en danger de mort selon les ONG humanitaires et organismes spécialisés dans une indifférence quasi générale.

Martin ZIGUELE aborde également divers sujet tels que les menaces qui pèsent sur la tenue des élections de 2010, les velléités anti-constitutionnelles de Bozizé de faire proroger son mandat par voie parlementaire, le programme de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) des ex-combattants des mouvements rebelles qui à force de patienter l’arme aux pieds, remettent les barrages routiers car l’enveloppe financière de 5 milliards de F CFA octroyée par les pays de la CEMAC a été totalement dilapidée par le pouvoir qui peine à présent en comptant sur les caisses désespérément vides du trésor national  pour faire face à leur impatience.

Suivre l’entretien de l’Invité Afrique Martin ZIGUELE avec Christophe Boisbouvier sur RFI le jeudi 29 octobre 2009 soit directement sur les fréquences habituelles de la station soit sur www.rfi.fr

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 15:57




 

Source : blog de Makaila Mercredi 28 octobre 2009

 

Prenant acte de la gravité et de la détérioration continue de la situation militaire qui prévaut depuis quelques semaines au sud du Tchad, entre l'armée d'Idriss Deby et les troupes lourdement équipées du Front Populaire pour le Redressement (FPR) du Général Laddé, arrêté à Ndjaména, l'APRD( Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie),groupe rebelle opposé au pouvoir répressif, despotique, militaire et pseudo-démocratique du Général Président François Bozizé, vassal d'un régime similaire à lui comme celui  de Ndjaména, décline toute ingérence dans ce conflit interne et propre aux Tchadiens.


En éffet, la direction politique du mouvement rebelle centrafricain, a estimé que l'heure est désormais à la prudence dans le conflit en cours au Tchad, qui oppose les forces de Deby aux élèments fidéles au Général Baba Laddé.


Souvenez-vous, il y a quelques jours, le FPR, a alerté les institutions sous-régionales et internationales, accréditées à Bangui, sur l'imminence d'une reprise des hostilités militaires au sud du pays, avec une généralisation dans cette zone méridionale à la lisière avec la RCA.

En même temps, le groupe rebelle tchadien, a mis en garde les forces centrafricaines et les mouvements rebelles actifs qui leur sont opposés, de s'en tenir à distance égale d'un conflit qui ne les concerne pas.


L'APRD, qui connaît la bravoure et le  côté mysthique des rebelles du FPR, se démarque de toute implication militaire pour l'une ou l'autre des forces bélligérantes.


Il convient de dire que l'armée régulière, a été mise plusieurs fois en difficultés au sud pays, par les vaillants combattants du FPR, qui, désormais, gagnent de plus en plus de la sympathie des populations locales du sud.


Il faut ajouter les ralliements massifs, depuis samedi dernier, de plusieurs militaires gouvernementaux ayant rejoint les rangs du mouvement d'opposition armée, qui a ouvert un nouveau foyer des combats dans le sud du Tchad.


Au Tchad, les groupes rebelles naissent du jour au lendemain, et les conflits demeurent inextinguibles.

Idriss Deby et ses alliés, occidentaux  doivent reconsidérer leur strabisme politique en Afrique centrale pour donner la chance à une gestion concertée des conflits récurrents.



Makaila Nguebla

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 15:11




Nairobi, Kenya 27 octobre 2009 à 19h00 (PANA) - La compagnie nationale kenyane, Kenya Airways (KQ), a inauguré un vol direct vers Bangui, la capitale centrafricaine, a annoncé, mardi, son directeur commercial, M. Mohan Chandra, précisant que ceux qui emprunteront cette ligne vont bénéficier des nombreuses connections offertes par le réseau du transporteur grâce à des vols à travers l’Afrique, l’Extrême-Orient et le Moyen-Orient.

La desserte de la capitale centrafricaine s’effectuera à raison de deux vols hebdomadaires - mardi et jeudi - a indiqué M. Chandra, qui a affirmé que Bangui offre une meilleure connectivité pour les importateurs d’aliments et de textiles avec les grands distributeurs basés en France, aux Etats-Unis, en Côte d’Ivoire, en Allemagne et au Japon.

 

Elle permettra aussi aux investisseurs opérant dans la vente du diamant, du café, du coton et du bois d’avoir accès aux marchés européens à partir de ce pays francophone de quatre millions d’habitants riche en diamant, a-t-il dit.

 

Il a annoncé que les passagers qui achètent leur billet avant le 31 octobre pourront bénéficier d’une réduction de 46 dollars sur le prix du transport vers cette destination.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 01:29




L’argentier de Bozizé, l’indéboulonnable Sylvain Ndoutingai a longuement séjourné au Venezuela suite à la participation de Bozizé au 2ème sommet Afrique Amérique latine que le président Hugo Chavez avait accueilli récemment dans son pays. En quittant BGF, Ndoutingai aurait signé une note de service pour repréciser la procédure de fonctionnement de son département. On peut aisément deviner que cette note a été prise au regard de la tension qui existe entre Ndoutingai et son ministre délégué Jean-Chrysostome Mékondongo, dont nous avons déjà fait état dans une de nos précédentes parutions.

Mais en fourbe patenté, c'est le jour de son départ que Ndoutingai aurait signé cette note destinée à être portée à l'attention de son ministre délégué et de l'ensemble des fonctionnaires du département des Mines, Energie et Hydraulique.

Comme c'est Bangui, avant même que la note n'ait pu être ventilée dans les différents services concernés, la presse l'a publiée. On imagine donc l’émoi que cela a dû provoquer.
Le dircab de Ndoutingai ayant constaté la fuite, convoque une réunion des cadres au niveau du cabinet pour expliquer les motivations du Ministre d'Etat et de s'étonner de la parution du texte dans les journaux.

L'équipe soudée autour du ministre délégué Mékondongo rétorquera que les fuites viendraient du cabinet de Ndoutingai et que compte tenu de la tension existant entre les deux ministres, il eût été plus élégant que l'auteur de la note de service (Ndlr : Ndoutingai) en discutât directement avec son délégué avant de partir, plutôt que de se comporter en lâche !

Après de grandes discussions, ils en seraient arrivés à suspendre l'application de la note incriminée au motif que la fuite laisserait planer de sérieuses suspicions sur le cabinet du ministre d’Etat Ndoutingai, mais aussi et surtout, que son application immédiate annulerait d'office la mission de Lyon qui était déjà programmée. Une forte délégation du ministère des Mines comprenant le Ministre Mékondongo est en effet en route pour Lyon en France où doit se tenir un forum sur l'eau et l'énergie.

De sérieuses contradictions intestines existent bien entre Sylvain Ndoutingai et Jean-Chrysostome Mékondongo, mais il est bien clair sans en donner l’air, que la rupture du premier d'avec Marie Thérèse, l’une des nombreuses maîtresses et non moins sœur aînée du second, en soit le point de départ.

Compte tenu de cette tension persistante, les cadres du ministère des mines, de l’Energie et de l’Hydraulique déplorent la grande faiblesse du premier ministre Faustin Touadéra  qui devrait  être l'artisan en chef de la cohésion gouvernementale, mais dont tout le monde sait qu'il n’est en réalité qu’un simple figurant. Il ferait aussi partie de la délégation hétéroclite attendue à Lyon pour le forum sur l’Energie et l’Eau mais dans cette délégation, il y aurait aussi des cadres du secteur pétrole. Allez-y comprendre !

Au point où Ndoutingai et son ministre délégué en sont, il n’y a plus que Bozizé pour les mettre d’accord mais en faveur de qui pourra-t-il rendre un éventuel arbitrage ? D'où la médiatisation de cette guéguerre sur fond de régionalisme qui doit certainement faire réfléchir à deux fois Bozizé à l'approche de ces élections !

Côté people, Ndoutingai continue d’enrichir son palmarès avec les conquêtes féminines.  La dernière en date serait Lina Roosalem, conseiller financier à la Présidence, à qui il aurait offert une automobile comme cadeau et en compagnie de laquelle Ndoutingai aurait effectué la mission de Caracas qui est bien une mission présidentielle initiée par Bozizé. Hugo Chavez lui aurait promis du pétrole à un prix pour pays pauvre très endetté, c’est à dire un prix très préférentiel. A leur habitude, Bozizé et Ndoutingai en feront une gestion d’une totale opacité au profit de leurs comptes bancaires personnels.  

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 00:35






Source : en-afrique.info 27-10-2009   

Le Bureau des nations unies pour l’Afrique de l’Ouest (Unowa), a lancé un appel en direction des chefs d’Etat de le Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) pour qu’ils renforcent les sanctions déjà prises contre le Niger et la Guinée, deux pays en proie à de graves crises politico-institutionnels depuis plusieurs mois.

L’appel a été lancé à la suite d’une rencontre tenue au Sénégal portant sur « crise politiques et droits de l’homme en Afrique de l’Ouest », selon un communiqué de l’Unowa transmis à Ouestafnews.

La Cedeao a déjà pris des sanctions contre le Niger et la Guinée, respectivement une « suspension de toutes les instances » de l’organisation sous-régionale pour le Niger et un « embargo sur les armes » pour ce qui est de la Guinée.

Les participants à la réunion de l’Unowa encouragent la Cedeao « en plus des mesures déjà prises, à procéder, au besoin, au gel des avoirs des dirigeants civils et militaires, de leurs familles, ainsi qu’à leur interdiction de voyage et de séjour à l’étranger », affirme le communiqué. La même source préconise « une profonde réforme du secteur de la Défense et de la Sécurité » dans les deux pays.

En Guinée, des actes de violences perpétrés par des militaires le 28 septembre 2009 contre des partisans de l’opposition ont mis en péril la transition initiée en décembre 2008 par le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte militaire). Cette junte dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara est aujourd’hui soumise à de fortes pressions de la communauté internationale, notamment celles de la France et des Etats-Unis.

Au Niger, des élections législatives boycottées par l’opposition ont davantage discrédité le régime du président Mamadou Tandja déjà largement affecté par l’organisation d’un référendum contesté et rejeté par l’opposition nigérienne et l’ensemble de la communauté internationale.

Ce référendum qui a modifié la constitution permet au président nigérien de rester au pouvoir pour trois années supplémentaires et de pouvoir se représenter à une éventuelle présidentielle alors que selon l’ancienne constitution son mandat deuxième et dernier devrait arriver à expiration en décembre 2009.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 00:01




 

APA-Kinshasa 25-10-2009 (RDCongo) Le nouveau président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), le président tchadien Idriss Deby Itno a appelé les Etats membres à intégrer dans leurs budgets respectifs la question cruciale des arriérés de cotisation afin de permettre à l’organisation de se doter dans un bref délai des moyens financiers à la dimension de ses ambitions.

Selon M. Deby qui intervenait à l’issue du 14ème sommet de la CEEAC tenu samedi à Kinshasa, cette organisation sous-régionale a besoin de de moyens financiers conséquents pour réaliser les différents projets d’intégration en termes notamment d’infrastructures et des télécommunications.

Au sujet des changements climatiques et la menace sur l’écosystème en Afrique centrale, il a estimé que l’initiative de la création de la muraille verte au Tchad qui va du Sénégal à la Somalie (7000 km) avec la plantation des acacias reste un défi majeur contre cette menace pour les Etats de la CEEAC.

Le nouveau président en exercice de la CEEAC s’est réjoui que les assises de Kinshasa aient adopté une position commune sur les changements climatiques et invité les Etats membres à se présenter "en rangs serrés et en parlant d’une seule voix" dans tous les forums où se discutent les questions de changements climatiques.

M. Deby pense que des initiatives porteurs d’espoirs ont été engagées afin que les programmes prioritaires soient mis en oeuvre durant son mandat, dans les domaines de sécurité, de la libre circulation des personnes et de leurs biens, la problématique de la rationalisation des organisations d’intégration régionale, les changements climatiques, les infrastructures.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE