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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 15:57




Démission du Premier ministre gabonais

APA Libreville 2009-07-17 12:54:12 (Gabon) Le Premier ministre gabonais Jean Eyéghé Ndong a démissionné de ses fonctions vendredi à Libreville, et annoncé sa candidature à l’élection présidentielle anticipée du 30 août prochain, a appris APA de source sûre.

M. Eyéhé Ndong a également démissionné du Parti démocratique gabonais (PDG), une formation politique crée par le président Omar Bongo Ondimba, le 12 mars 1968, au sein de laquelle il occupait les fonctions de vice-Président.

«Je démissionne de mes fonctions de chef du gouvernement et j’en tire tout de suite les conséquences, c’est-à-dire ma démission du parti», a déclaré M. Eyéghé Ndong, joint au téléphone par APA.

Dernier Premier ministre du président Omar Bongo Ondimba, décédé le 8 juin dernier à Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne, Jean Eyéghé Ndong, actuellement âge de 62 ans, avait été nommé chef du gouvernement en décembre 2006.

Cheveux grisonnants, yeux pétillant de malice et d’intelligence cachés derrière des lunettes clairs, Eyéghé Ndong s’est surtout illustré pour son fort penchant pour le social qui lui a valu des sympathies dans l’opinion.

C’est sous son magistère que le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), bloqué à 40.000 FCFA depuis plusieurs décennies, est passé à 80.000 FCFA et qu’a été lancé le vaste chantier de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAMGS), une structure qui vient en aide aux Gabonais économiquement faibles.

Mais le Premier ministre démissionnaire s’est taillé une structure d’homme d’Etat, une crédibilité et une réputation internationale le jour des funérailles du président Omar Bongo Ondimba à Libreville.

Sortant de sa réserve habituelle, le chef du gouvernement a dénoncé, dans une allocution de haut vol, prononcée devant un parterre de chefs d’Etat, d’anciens chefs d’Etats, de représentants d’organisations internationales et de diplomate, les tractations qui se menaient dans les coulisses au sein du parti au pouvoir pour l’adoubement du fils du président défunt.

S’inspirant de la Bible, il avait mis en garde contre une dérive à la Roboam, ce prince des Saintes écritures qui, succédant à son père, avait pris pour conseillers des jeunes de sa génération plutôt que des sages de la Nation, et menacé de châtier le peuple avec des scorpions pendant que son père le faisait avec des roseaux.

Cet acte de courage a valu au chef du gouvernement, qui a démissionné de ses fonctions vendredi, une situation inédite au Gabon, une forte crédibilité. Surtout qu’il apparaît aux yeux de l’opinion, comme un «homme propre», après trois années passées à la Primature.



Gabon : André Mba Obame, candidat à la présidentielle du 30 août

MADRID (AFP) - vendredi 17 juillet 2009 - 11h43 - André Mba Obame, membre du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), a annoncé vendredi à Barcelone (nord-est de l'Espagne) sa candidature à l'élection présidentielle prévue le 30 août au Gabon, à la suite du décès d'Omar Bongo Ondimba.

"Je déclare ma candidature à la prochaine élection présidentielle", a déclaré M. Mba Obame à Barcelone, ville où l'ancien président Omar Bongo Ondimba était hospitalisé et où son décès a été annoncé le 8 juin, selon le texte de son discours remis à l'AFP.

"Après vingt-cinq ans d’apprentissage et de collaboration étroite aux côtés de feu le président Omar Bongo Ondimba. Je sais avoir été préparé à assumer cette grande responsabilité", a-t-il ajouté, dans ce discours intitulé "Appel de Barcelone du 17 juillet 2009".

André Mba Obame, 52 ans, a été ces dernières années ministre de l'Intérieur, avant de céder ce portefeuille à Jean-François Ndongou, autre membre du PDG, à la faveur du réaménagement du gouvernement le 19 juin.

Il est actuellement ministre de la Coordination et du Suivi de l'action gouvernementale.

Né le 15 juin 1957, formé en sciences politiques au Canada et en France, il est réputé ami d'enfance d'Ali Bongo Ondimba, 50 ans, fils du défunt président gabonais et depuis mercredi, candidat du PDG à la présidentielle. Les deux hommes ont animé au sein de cette formation un courant dit des "rénovateurs".

M. Mba Obame a été conseiller adjoint puis conseiller d'Omar Bongo dans les années 1980, avant de devenir ministre en 1990. Depuis, il a été en charge de plusieurs portefeuilles dans différents gouvernements (Agriculture, Droits de l'Homme, Education, Solidarité nationale...).

Une dizaine de Gabonais au total ambitionnent d'être candidats à l'élection présidentielle gabonaise.

Ce scrutin aura lieu le 30 août. Le dépôt des dossiers de candidature est prévu à partir de vendredi et jusqu'au 22 juillet. La campagne électorale sera lancée le 15 août à 00H00 pour deux semaines.

 


Appel de Barcelone d’André Mba Obame - 17 juillet 2009

«Demain sera meilleur qu’aujourd’hui !

C’est la promesse d’Omar Bongo Ondimba aux Gabonaises et aux Gabonais lors de la dernière élection présidentielle de novembre 2005.

Quelque temps plus tard, le 1er décembre 2007, au cours de cette allocution, qui est désormais son testament politique, il a rappelé sa détermination à poursuivre cet objectif envers et contre tout ! Le destin ne lui aura pas permis de réaliser cette forte espérance.

«Le moment venu, une autre génération reprendra le flambeau, car le chantier est permanent et les ouvriers doivent donc s’y relayer» nous a-t-il dit ce même jour.

C’est très ému, que de Barcelone où je me trouve en ce moment, je lance un appel à toutes les Gabonaises et tous les Gabonais.

J’invite sans exclusive au dépassement de chacun et au rassemblement de tous. J’invite à la mobilisation et au rassemblement: tous les acteurs politiques, toutes les formations politiques et aussi toutes les autres forces vives de notre pays.

Avec l’ambition de poursuivre l’œuvre de construction d’une nation prospère et d’un grand État, initié par le Président Léon M’ba et amplifié par le président Omar Bongo Ondimba.

J’ai la volonté de réaliser cette mobilisation et ce rassemblement pour qu’ensemble nous donnions un contenu à cette espérance historique et légitime de notre peuple : Préserver la stabilité, Préserver la paix et l’unité de la Nation. Construire un Gabon de justice, de liberté, de partage, et de prospérité. Pour chacun. Et pour tous !

C’est la noble ambition qui m’anime et qui justifie mon engagement de toujours au service de notre pays et du peuple Gabonais. Le 30 août prochain, l’élection du président de la République offre au peuple Gabonais l’occasion unique de choisir la voie de son avenir.

Pour ma part, je propose, dans la continuité, la voie de l’audace, de l’imagination, de la modernité, et du changement ! Nous héritons d’un pays en paix, d’un pays uni, d’un pays riche, que je m’engage avec l’aide de vous tous, à développer davantage pour mieux en partager les richesses.
Les priorités sont connues. Je veux faire du Gabon un grand pays. J’entends consolider la Démocratie autour des valeurs républicaines que sont : la justice, la liberté, la tolérance, le respect, l’équité, et la solidarité.

Le développement économique du Gabon, qui est mon premier objectif, doit signifier au quotidien l’implication de tous et l’amélioration significative des conditions de vie de nos populations.
Je veux du travail pour tous. Je suis convaincu que, dans un environnement où l’audace et l’imagination sont de mise, chacun peut trouver sa voie.

Je veux une maison digne et convenable pour chaque famille. Je veux pour tous et chacun un accès garanti aux soins de santé pour tous. J’affirme ici ma ferme volonté de faire aboutir le projet que j’avais initié autrefois sur l’assurance maladie obligatoire.

Un accès effectif à une éducation et une formation de qualité, pour notre jeunesse. Cela est possible et nous le savons tous.

Le Gabon est, à juste titre, reconnu et apprécié par ses voisins et la communauté internationale pour la stabilité et la sécurité qu’il garantit aux personnes et à leurs biens. Je m’engage à renforcer ces acquis.

Je ne connais aucune école au monde qui prépare à la fonction de Président de la République. Cependant, après vingt-cinq ans d’apprentissage et de collaboration étroite aux côtés de feu le Président Omar Bongo Ondimba. Je sais avoir été préparé à assumer cette grande responsabilité.
Je mesure combien le chemin à parcourir sera long et les chantiers nombreux. Il est urgent de mettre notre pays en mouvement. Pour cela, il est nécessaire de mobiliser toutes les énergies et toutes les bonnes volontés.

Omar Bongo Ondimba a remporté la bataille de l’unité nationale, et ancré durablement notre pays dans la démocratie. Le développement économique et social du Gabon, au service de l’épanouissement de toutes les Gabonaises et de tous les Gabonais, doit être notre prochaine bataille. Avec votre appui à tous, je suis convaincu que ce sera notre prochaine victoire !
C’est tout le sens que j’entends donner à ma candidature.

Je ne suis pas le candidat d’un clan. Je ne suis pas le candidat d’une ethnie. Je ne suis pas le candidat d’une province Je ne suis pas le candidat d’un parti politique. Je suis un homme de conviction et de devoir. Je suis le candidat de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais qui rêve d’un pays, dans lequel il pourra prospérer en toute liberté et en toute sécurité. Un pays où il pourra voir grandir et s’épanouir ses enfants. Voir naître et grandir ses petits-enfants.

Je suis aujourd’hui à Barcelone. Et dans quelques heures, je serai de retour chez nous au Gabon. J’avais besoin de prendre du recul, et de me retrouver avec moi-même. Je ne pouvais rien décider avant d’être venu en ces lieux, où le Président Omar Bongo Ondimba a rendu son dernier soupir. Paix à son âme.

C’est donc d’ici, de Barcelone que, très ému, je déclare ma candidature à la prochaine élection présidentielle. Omar Bongo Ondimba serait le dernier surpris par ma décision.
Je suis André Mba Obame, candidat à l’élection présidentielle du 30 août prochain, pour une nouvelle espérance».

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 02:33




 KINSHASA (AFP) - jeudi 16 juillet 2009 - 19h54 - Plus d'une centaine de magistrats de la République démocratique du Congo (RDC) ont été révoqués ou démis d'office par le président Joseph Kabila, qui dénonçait fin juin la corruption dans la magistrature, a indiqué jeudi le ministre de la Justice.

Au total 96 magistrats ont été révoqués, 19 démis d'office et 50 mis à la retraite, sur un effectif de 1.650 magistrats civils, a déclaré M. Emmanuel-Janvier Luzolo Bambi lors d'une conférence de presse à Kinshasa.

Parmi les personnes révoquées figurent le premier président de la Cour suprême et le procureur général de la République.

Le président Kabila a signé mercredi une série d'ordonnances, révoquant ces magistrats et en nommant d'autres. Des mesures similaires au sein de la magistrature militaire sont "programmées", a affirmé M. Luzolo qui a promis des fonds substantiels à l'appareil judiciaire pour améliorer "sensiblement" les salaires des magistrats.

La part de budget de la Justice n'est que 0,02% du budget de l'Etat pour l'exercice 2009, a-t-il souligné.

Interrogé sur les motifs des révocations, le ministre a seulement parlé de "corruption" sans plus de détails. Il a évoqué une "opération d'assainissement" avant un concours de recrutement pour "donner un nouveau souffle à la magistrature".

Le 30 juin, jour du 49ème anniversaire de l'indépendance de l'ex-Zaïre, le président Kabila avait déclaré que le magistrat abusait de "l'indépendance liée à la délicatesse et la noblesse de sa charge, se rendant lui aussi coupable de concussion et de corruption avec une facilité déconcertante".

"Je suis déterminé à mettre fin à cet état de choses (...) Il est temps que les opérateurs judiciaires choisissent leur camp: celui de servir ou de martyriser davantage un peuple meurtri et éprouvé par plusieurs années de conflits et violences", avait-il ajouté.

Interrogé par l'AFP, le président du Syndicat autonome des magistrats congolais (Synanmac) et membre du conseil supérieur de la Magistrature (CSM), Nsambayi Mutenda, a déploré "la manière rocambolesque" dont est dirigé le CSM, l'organe qui a proposé à M. Kabila les noms des magistrats révoqués et nommés. Un député de l'opposition, Gilbert Kiakwama, a estimé de son côté que ces révocations devraient "se faire dans l'équité en recherchant l'efficacité, sinon (elles) ne serviront à rien".

"La loi et la procédure de révocation n'ont pas été respectées. On n'a pas été entendu dans des chambres disciplinaires pour savoir ce qu'on nous reproche", a affirmé à l'AFP un magistrat révoqué, sous couvert de l'anonymat. En février 2008, 92 magistrats avaient été mis en retraite et plus d'une centaine d'autres nommés, dont le premier président de la Cour suprême et le procureur général de la République révoqués mercredi.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 02:10




 

 par Franck SARAGBA

Contre toute attente, le très décrié fond monétaire international (FMI) et la très souveraine Banque mondiale viennent de déclarer « urbi et orbi » que la République centrafricaine a atteint le point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés. Selon ces augustes institutions, le régime du général Bozizé aurait accompli des progrès suffisants. Mais, de quels progrès s’agiraient-ils ? S’amusent et s’interrogent en forme de boutade la majorité des centrafricains que nous avions rencontré. Franchement en toute impartialité et en toute objectivité, nous n’en voyons pas, chuchotent certains compatriotes avant de se raviser à chercher. Mais, où sont donc ces fameux progrès accomplis par le régime dont on nous parle tant ? Ajoutent les plus fouineurs d’entres-eux. Ceux à quoi, les obligés du pouvoir répondent  que les salaires sont payés et qu’il n’y a pas de retard de salaires, par conséquent tout va pour le meilleur des mondes en république centrafricaine. Pour ces derniers, le reste ne découlent que de l’imagination  fertile et de la malhonnêteté intellectuelle de ces compatriotes aigris et jaloux contre la nation centrafricaine. Pourtant des interrogations  inquiétantes qui sont par ailleurs fondées et qui cependant corroborent avec la triste réalité que vive les centrafricains au quotidien sont formulées.

 ETATS DES LIEUX D’UNE GOUVERNANCE  PAS COMME LES AUTRES

Gouverner, c’est prévoir dit-on. C’est pourquoi, le comble de la mal gouvernance est celui de parvenir malencontreusement au pouvoir sans y être préparé et de n’avoir élaboré  au préalable aucun projet de société.

 Le régime du général Bozizé vit au dépend de cette vérité et souffre de cet handicap. Un handicap notamment en matière de ressources humaines, de compétences qui malheureusement fait le bonheur de quelques théoriciens du « clanisme bézambéen » et autres opportunistes sans foi ni loi. Néanmoins, le général a compris qu’il a besoin de plus en plus d’argents et du soutien des institutions internationales pour consolider son régime. A vrai dire, un régime honni en Centrafrique. Un pays dans lequel les consciences sont monnayables y compris celles des chefs rebelles, des intellectuels et autres élites. Par conséquent s’il voulait empocher la mise, il devrait nécessairement accomplir au minima certaines obligations que les institutions internationales comme le FMI ou la banque mondiale le lui recommandent.

C’est ainsi que des opérations de charmes ont été lancé vaille que vaille  par le régime pour abuser et séduire ces institutions. Les luttes contre les faux diplômes et celle contre  la corruption font partie de cet exercice de charme. Des luttes qui malheureusement ne sont pas allées jusqu’au bout de leur logique dès l’instant que les parents ou les princes du pouvoir qui sont concernés ont été outrageusement  épargné. Ne serait-il pas intéressant de poursuivre le contrôle des diplômes au niveau d’abord des diplômes supérieurs et des gouvernants aussi bien au niveau de l’administration  publique civile que militaire. En même temps mener une lutte contre la corruption qui commencerait en premier lieu par les princes du régime, les parents et haut cadres de la fonction publique  ne fut-ce que pour donner le bon exemple car se sont eux qui occupent avec des faux diplômes les véritables postes budgétivores de l’état. Cela aurait permis non seulement au régime de payer les salaires à terme comme c’est le cas mais également de dégager de l’argent en plus qui pourrait être destiné à augmenter les salaires qui sont les plus bas de la CEMAC. N’en déplaise aux opposants et aux autres régimes qui ont échoué par le passé dans ce domaine, le régime du général Bozizé détient sans doute le record de toutes les tares mais pas celui d’accumuler les arriérés de salaires.

Une autre exigence de la banque mondiale  auquel le régime de Bangui  à cru bon de l’annoncer en grande pompe  pour plaire et dont la réalisation tarde à venir concerne le chantier  de l’eau et de l’assainissement du territoire. Et même dans ces secteurs qui font parties désormais de l’évaluation du développement  humain, le résultat escompté  à la date d’aujourd’hui est égale à zéro. Les dernières inondations  qui ont fait de nombreuses victimes à Bangui est révélateur de la situation, au point que le gouvernement est obligé de solliciter de l’aide à plusieurs pays amis. A croire que le régime confond les effets d’annonces et la réalisation effective sur le terrain.

Cette stratégie passe également coûte que coûte pour le régime par des accords de paie avec les différents chefs rebelles qui se feront à n’en pas douter encore avoir par le général Bozizé lorsque  ceux-ci auront regagné Bangui pour lui permettre d’amasser ou d’emprunter l’argent promis par les institutions internationales. En la matière, le général qui a déjà beaucoup promis en parole  aux centrafricains et n’a rien tenue dans les actes sait comment faire. Il sait par expérience que l’opposition centrafricaine est la plus versatile du monde, prête à aller à la soupe. Il suffit juste de leur promettre quelques miettes et aux oubliettes les véritables revendications, aux oubliettes le pays. Ils sont toujours prêts à saborder l’intérêt général pour des intérêts égoïstes et personnels dans une vision à très court terme.

Toutes ces mises en scène grotesque soit-elle ont permis cependant au régime de fournir des statistiques avec des  chiffres erronés à l’appui pour faire croire que des actes ont été posés et que ces actes ont influé d’une manière positive sur la croissance dit-on à …deux chiffres.

 PRIME  ET CAUTION MORALE  A  LA  MAUVAISE  GOUVERNANCE

Autrement dit, pour la première fois notre pays pourra bénéficier d’une mesure salvatrice d’aussi grande ampleur  rien que par le seul génie de ces gouvernants. C’est dire combien le régime du général Bozizé est meilleur que tous les autres réunis depuis une trentaine d’année. Un exploit qui laisse perplexe et sème le doute même dans la tête des gouvernants bien qu’elle soit une décision combien heureuse et salutaire pour le pays tout entier. Elle est tellement inattendue au regard des critères objectifs de la bonne gouvernance que l’on du mal à manifester sa joie. Cette décision, aussi surprenante soit-elle, au-delà de l’étonnement provoqué et des interrogations suscitées ici et là n’a-t-elle pas donnée une prime et une caution morale à la mauvaise gouvernance ?

Profitant de cette prime et de cette caution morale donnée à la mauvaise gouvernance, radio Centrafrique « radio propagande » a aussitôt pris le relais pour diffuser à longueur de journée des satisfécits et autres louanges des courtisans aussi avilissants et aliénants les uns que les autres adressés à un régime honni par les centrafricains mais visiblement apprécier du FMI et de la Banque mondiale. Ces conditionnalités pourtant intransigeantes, toujours les mêmes à moins qu’elles aient changé à notre insu et qui sont jusqu’alors imposées strictement aux autres régimes, toujours au nom de la bonne gouvernance et pour le bonheur des peuples paraissent subitement flexibles. Pourquoi alors une telle mansuétude pour ce régime là ? En sachant que tous les centrafricains s’accordent à reconnaitre aujourd’hui le caractère prédateur, clanique et corrompu ainsi que les limites d’un régime qui a fini par faire l’unanimité contre lui. 

S’Il est vrai que cette décision qui permettra à notre pays de desserrer l’étau scandaleux des dettes qui l’asphyxie depuis  les indépendances et ainsi permettre à notre laborieuse population de vivre  un peu mieux par les effets engendrés , il n’en demeure pas moins que pour les princes du pouvoir , cette décision est synonyme de pouvoir s’endetter encore pour que la fête continue. Un enthousiasme que certains ont du mal à tempérer et clament tout haut que bientôt l’argent coulera à flots et tant pis pour ceux qui sont de l’autre bord. Autrement dit, ceux qui s’entêtent à s’opposer et qui ne sont plus d’ailleurs nombreux contre le régime, puisque tous les va-t-en guerre et autres opposants situationnistes se sont ralliés sans condition. Comme si la république centrafricaine est un grand gâteau qu’il faudra de connivence en compromission se partager les parts dans un grand bal de fossoyeurs de la république dont les invités ne sont autres que les ex-mutins, des ex- putschistes,  des chefs rebelles d’un nouveau genre prêts à lâcher leurs hommes sans avoir  au préalable négocier  d’une manière certaine leur reconversion  et de l’état du pays, tous reconvertis en politiciens de la vingt cinquième heure mais aussi des politiciens versatiles qui ont survécu et qui se sont adaptés à tous les régimes, des intellectuels conformistes. Tout cela au grand désarroi des patriotes qui espèrent un jour voir comparaitre devant le tribunal du peuple tous ces fossoyeurs de la république qui reconnaitront et diront  « Oui, nous avons été de piètres politiciens. Oui, nous avions volé de l’argent dans la caisse de l’état, organisé la fuite des capitaux pour renflouer nos comptes ainsi que ceux de nos parents et amis. Oui, nous avions fait exécuter sommairement nos compatriotes et nos adversaires politiques. Oui, nous avions  incendié des villages entiers pour faire fuir les paisibles paysans. Oui, nous avions manigancé et comploté avec l’étranger pour faire du mal au pays.  Oui, nous avions participé à un régime qui n’en valait pas la peine, pourtant nous n’avions rien dit ou fait. Nous n’avons pas porté secours par lâcheté ni à la veuve ni à l’orphelin.  Oui, avec l’argent public, nous avions acheté des résidences à l’étranger. Nous n’avions construit ni hôpitaux ni universités, ni routes. Oui, nous sommes co-responsables de la mauvaise gouvernance dans notre pays parce que nous étions avec le régime, pour le régime en lui donnant notre caution morale. Oui, nous avons trahi et nous nous sommes désolidarisés de l’ancien régime  pour nous reconvertir au nouveau régime. Oui, nous avions contribué à faire de notre armée une armée politisée et clanique. Oui, nous n’avions pas su être des hommes politiques, par conséquent nous avons décidé de nous retirer de la vie publique afin de ne plus faire souffrir notre peuple » 

 MENSONGE D’ETAT ET TRISTE REALITE

Les récents assassinats politiques  et l’impunité dont bénéficient toujours les coupables qui continuent à narguer les familles des victimes, les tous derniers règlements de compte au marché à bétails, le combat des rebelles contre les forces armées centrafricaine dans l’arrières pays et les milliers de paysans qui désertent leur village pour fuir les combats et se refugiés dans la forêt ou au Tchad, les incessantes délestages de courant qui plongent le pays dans une insécurité totale et offre le pays aux braqueurs , le clanisme érigé en mode de gouvernement,  les multiples affaires politico financières et politico judiciaires  mettant en cause directement les gouvernants, une diplomatie de « gros bras » qui entretient le conflit avec des partenaires objectifs et influents, les manquements à la constitution et autres errements du régime, le non application des recommandations du dialogue politique inclusif sont bottés en touche.

Ce ne sont pas là que les fruits de l’imagination fertile des gens mal intentionnés, des ennemis du peuple et qui veulent du mal à notre pays ? Ces gens qui ne veulent pas que l’on nous aide. Mais l’histoire est têtue et nous rappelle sans cesse que ce sont, ceux-là mêmes qui sont à la commande aujourd’hui qui ont été à l’origine de la descente en enfers et de la gestion catastrophique de notre pays. Peut-on apporter le véritable  changement dont notre pays à tant besoin en faisant confiance aux mêmes hommes qui ont contribué à l’endetter, en le confiant à ceux qui hier l’ont cassé et pillé ?  Qui ont déjà eu l’opportunité de le gouverner par le passé ? A ceux qui de notoriété publique ont une moralité douteuse, porteurs de plusieurs « casseroles » et de surcroit incompétents.

 Le FMI et la Banque mondiale pourront alléger les dettes de la Centrafrique  et remettre les compteurs à zéro, si besoin déverser des milliards et des milliards sur le compte de l’état centrafricain mais rien n’y fera. Tout simplement parce que les hommes qui sont là au pouvoir ont une toute autre approche de la gestion de la chose publique et du respect de la vie humaine. Il y’a trop d’immoralité entretenue , trop d’impunité à préserver, trop de haine gardée, trop de coupable trahison , trop de rancune encore ressassée, trop de passion nourrie, en fait trop de linges sales à laver entre tous ses hommes qui nous gouvernent et ceux qui sont dans l’opposition , prêts à se venger pour que les différents accords de paix qu’ils ont signé soient sincères. Tant que chacun ne fasse pas d’une manière sincère et désintéressé son examen de conscience et publiquement son mea-culpa sinon le pire reste à venir.

 Alors que le bal des fossoyeurs de la république vient d’être ouvert sous le signe de « je t’aime, moi non plus » en attendant les alliances contre nature qui se profilent à l’horizon 2010, élection présidentielle oblige. La question combien dérangeante que l’on peut se poser  est celle de savoir si l’on peut changer de système en maintenant les mêmes hommes par conséquent les mêmes pratiques ?

 

Franck SARAGBA

« Fini Kodé »

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 18:57





 
NDLR : Après son retour à Bangui après une tournée politique de plusieurs jours dans des villes du Nord Ouest du pays, Martin Ziguélé a tenu une conférence de presse en fin de matinée ce jour à Bangui afin de faire un bref compte-rendu de son séjour en province et situer l'opinion sur certains obstacles que le pouvoir a tenté de dresser sur son trajet, démontrant ainsi que dans les faits, notre pays n'est pas encore un Etat de droit.  
Le candidat Ziguélé a ainsi relevé pour les dénoncer, les menaces et les inadmissibles manoeuvres dilatoires du KNK sur l'administration et les populations de provinces en prélude aux prochaines élections. 
 

DECLARATION DU PRESIDENT ET CANDIDAT DU MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

  En me faisant l’honneur de me désigner comme le Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) lors de son 3ème Congrès ordinaire de juin 2007, les militantes et militants de ce même Parti m’instruisaient également de restructurer tous les organes de base avant les consultations générales de 2010.

Conformément à cette directive, le Bureau Politique a planifié une vaste campagne de restructuration des fédérations, des sous-fédérations, des sections et des cellules dans les seize (16) Préfectures et les soixante quinze (75) Sous-préfectures de la République Centrafricaine.

Commencée il y a  près d’un an, à ce jour seules les organes des Préfectures de l’Ouham, de Ombella- Mpoko, de la Haute- Kotto et de la Vakaga restent à restructurer.

Afin de m’assurer de l’effectivité de ces restructurations mais aussi de booster les nouveaux organes mis en place, j’ai entrepris de leur rendre personnellement visite et de reprendre contact avec le pays profond.

C’est ainsi que j’ai quitté Bangui le 7 juillet courant, à la tête d’une délégation composée de personnalités et de députés du Parti, pour une tournée dans l’Ouham- Péndé et la Nana-Mambéré. Cette tournée nous a amenés de Bangui à Bouar, en passant par Yaloké, Bossemptélé, Bozoum, Paoua, Ndim, Ngaoundaye, Bang, Koui, Bocaranga, Bohong, Bouar et Baoro.

Je vous fais ce compte-rendu en principe destiné aux seuls organes internes du parti, à cause de l’importance et de la gravité des constats effectués lors de cette tournée pour le processus électoral à venir.

Mais avant d’en arriver à ces constats, il est important de porter d’abord à votre connaissance, les graves incidents survenus à la barrière située à la sortie de Bossembélé sur l’axe Yaloké, et que je dénonce avec la dernière énergie. Je tiens à faire cette dénonciation publique sous cette forme, parce que ces incidents sont intervenus après ceux de Mbaiki en février, ainsi que ceux de Ndélé en mai 2009. Ces deux incidents avaient  été régulièrement rapportés au Ministre en charge de l’Intérieur en leur temps, et celui-ci nous avait pourtant promis par écrit que ces incidents ne se répèteraient plus.

Malheureusement, le 7 juillet 2009, peu après mon arrivée à Bozoum, il m’a été signalé que le Capitaine Vianney SEMNDIRO, Commandant de la garnison de Bossembélé a mis aux arrêts trois éléments opérant à la barrière de la sortie de cette ville, au motif qu’ils ont laissé passer ZIGUELE et MAZETTE, ce qui serait strictement interdit selon ses dires. A notre retour de cette tournée, le mardi14 juillet courant, lorsque nous sommes arrivés à cette même barrière, le soldat de faction a téléphoné à sa hiérarchie, puis après cet appel téléphonique, il a intimé l’ordre à tous les membres de ma délégation ainsi qu’à moi-même de lui remettre nos pièces d’identité. Nous nous sommes exécutés et un élément de gendarmerie a enregistré notre filiation. Quelques instants après, le Commissaire de Police et le Commandant de Brigade de la Gendarmerie de Bossembélé sont arrivés sur les lieux. Ils ont récupéré des mains du gendarme nos pièces d’identité qu’ils nous ont remises, et ils nous ont invités à rentrer dans nos véhicules. Ensuite, ils nous ont escortés au-delà des autres barrières à l’autre sortie de la ville sur l’axe Bangui. Le Commissaire de Police et le Commandant de Brigade de la Gendarmerie avaient  annoncé aux éléments présents à cette barrière avoir reçu des instructions de Bangui pour nous laisser passer et nous conduire hors de ces trois barrières. L’ensemble de l’incident a duré une bonne demi-heure.

Ces faits, somme toutes courants pour le commun des centrafricains qui emprunte l’axe Bossembélé, prennent aujourd’hui une signification particulière parce qu’ils interviennent après le Dialogue Politique Inclusif et à la veille des consultations générales de 2010. Ils démentent toute la propagande officielle sur la prétendue libre circulation des citoyens à l’intérieur de leur propre pays.

Au demeurant, j’ai le droit, comme cela est inscrit dans notre Constitution, d’aller et de venir librement sur tout le territoire national, aux heures et aux destinations de ma convenance, en tant que simple citoyen centrafricain. Cela est mon droit constitutionnel inaliénable. En plus, en tant que Président d’un parti politique légalement constitué et représenté à l’Assemblée Nationale, j’ai également le droit de circuler avec les cadres du Parti pour animer la vie politique sur toute l’étendue de notre pays comme le prévoit l’ordonnance de juin 2005 sur les partis politiques.

Ces incidents de Bossembélé prouvent s’il en était besoin que notre pays n’est pas un Etat de droit. Ils démontrent également que les autorités politiques utilisent une partie des forces de défense et de sécurité pour empêcher, par des intimidations et par la terreur, la libre circulation des responsables politiques de l’opposition, afin que la Convergence KNK occupe seule le terrain politique, avec l’appui manifeste de toute l’administration territoriale et avec les moyens de l’Etat,  à quelques mois des élections.

Personne ne doit et ne saurait accepter un tel état de fait, qui viole les dispositions constitutionnelles et qui annihilent les efforts multiformes que consentent les centrafricains et la communauté internationale pour stabiliser notre pays.

Comme je le disais plus haut, cette tournée nous a permis de constater les faits suivants :

1- L’existence d’une collusion entre le KNK et l’Administration locale : le Ministre en charge de l’Administration du territoire profite de l’installation des nouveaux préfets et sous-préfets pour  mettre en place des structures du KNK, et impose aux Maires et Chefs de village et de Groupe, de démissionner de leurs partis respectifs pour diriger les structures locales de KNK.

2- La pression exercée par l’Administration sur les Maires, les Chefs de village et de Groupe : le même Ministre en charge de l’Administration du territoire menace de relever  de leurs fonctions avant les élections les Maires, les chefs de village et de groupe qui ne s’exécuteraient pas en faveur de KNK.

3- Les menaces de mort après les élections sur les populations qui ne voteraient pas BOZIZE : une mission de KNK conduite par le député de Mbaiki 1 Mamadou Gari, appuyée par une escorte militaire lourdement armée a sillonné l’Ouham-Pendé et la Nana-Mambéré. Au cours de leurs meetings dans les lieux publics tels que les mairies dans les différentes localités, ils ont ouvertement menacé de représailles militaires les populations des régions qui ne voteraient pas pour BOZIZE en 2010, comme elles l’ont fait en 2005. A Koui, cette délégation a déclaré qu’ils ont encore la balle de leur fusil dans la jambe du Député Boua, élu de cette localité.

 4- Le recensement clandestin dans un cercle très restreint et sélectif : le même Ministre en charge de l’Administration du territoire a fait remettre aux Maires, Chefs de village et chefs de groupe des localités de ces régions, des cahiers avec la consigne de procéder au recensement électoral dans la discrétion la plus totale, donc sans publication de ces listes pour les corrections prévues par la loi. Ces cahiers de recensement sont acheminés dans les chefs lieux de préfecture puis à Bangui dans la plus grande discrétion.  - etc.

Tous ces constats illustrent à la perfection  la détermination des pouvoirs publics de verrouiller puis de manipuler le processus électoral à souhait, dans tout l’arrière-pays, loin des regards indiscrets des partis politiques installés à Bangui et de la communauté internationale.

Cette situation est porteuse de germes pouvant vicier le processus électoral volontairement  manipulé pour assurer d’avance la victoire du Président BOZIZE en 2010. Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain attire l’attention des centrafricaines et des centrafricains, des partis politiques, de toutes le forces vives de la nation, de toutes les forces de progrès et de la communauté internationale qu’il y a véritablement péril en la demeure.

Les actes que posent le Ministre de l’Administration du territoire et ses hommes en province constituent de véritables voies de fait dénaturant les conditions d’élections équitables, justes et transparentes. Ces actes procèdent d’une stratégie du fait accompli, savamment conçue par le pouvoir,  pour vider la Commission Electorale Indépendante à venir de ses prérogatives et lui imposer des fausses données électorales pour légitimer des faux résultats.

  Nous refusons d’ores déjà de nous comporter comme des victimes résignées, juste bonnes à accompagner donc à cautionner et à servir de faire-valoir à un simulacre d’élections.

Nous rappelons avec force que l’équité dans le traitement des candidats, la transparence et le sérieux dans le déroulement de tout le processus électoral, le recensement de tous les centrafricains en âge de voter, le retour des déplacés et des exilés et leur recensement, la libre expression des électeurs constituent les conditions minimales pouvant conférer aux consultations générales de 2010 leur crédibilité.

 Seule la Commission Election Internationale est habilitée à conduire le processus électoral de bout en bout tout le processus électoral et nous récusons d’avance tout autre schéma concocté clandestinement dans le dessein de nous être subrepticement imposé par une administration ouvertement partisane et aux ordres.

  Je vous remercie.

 

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 17:20





Quelque 10 mois après mon arrivée à Bangui, l’honneur m’échoit de célébrer ici, le 14 juillet, pour la seconde fois en qualité de chef de poste. Enoncer cette singularité me ramène 24 ans en arrière au moment où j’achevais, en qualité de chargé d’affaires, un intérim de 5 mois à la tête de l’ambassade, intérim consécutif au décès de l’ambassadeur que j’étais venu rejoindre en Centrafrique à l’automne 1984 après avoir été, déjà, son premier collaborateur au Malawi, 4 ans plus tôt. Il s’agissait de Jean Grossin dont l’esprit de la trop brève mission en RCA demeure pour moi une source d’inspiration.

Ce jour-là, 14 juillet 1985, un journaliste m’avait demandé, à l’issue d’une interview de circonstance, si je ne m’estimais pas trop jeune pour exercer ces fonctions et j’avais alors spontanément répondu qu’il revenait aux autorités centrafricaines de l’apprécier.

 Aujourd’hui, une telle question ne me serait certes plus posée, sans doute puis-je le regretter ! Il n’en demeure pas moins que je pense avoir conservé l’enthousiasme qui était alors le mien pour contribuer à promouvoir les relations étroites qui n’ont jamais cessé d’exister entre la France et la République centrafricaine depuis un demi-siècle.

 Celles-ci ne sauraient ignorer le passé commun qui a été le nôtre avant l’indépendance et si je me dois de le rappeler, c’est pour rendre un hommage appuyé à ceux qui ont servi sous l’uniforme français et dont le courage, uni à celui de leurs frères d’armes de la métropole, a été mis à l’épreuve sur nombre de théâtres opérationnels dont ceux où a été gagné le combat pour la liberté engagé le 18 juin 1940 par le Général de Gaulle. C’est pour réaffirmer la valeur de cet engagement que j’ai souhaité voir rétablie, de concert avec les autorités centrafricaines, la commémoration de la Victoire du 8 mai 1945 et que j’ai eu la joie de recevoir ici-même, 64 ans plus tard, un groupe de ceux qui perpétuent le souvenir de ce passé. Qu’ils sachent combien je suis attentif à leur situation et disponible à leur endroit pour un dialogue que je souhaite direct.

Sur le socle de ce passé commun s’est bâtie la relation franco-centrafricaine marquée par un esprit de soutien mutuel, le soutien que la coopération française n’a jamais cessé d’apporter dans la recherche d’un développement durable, l’appui qui a été le nôtre, dans les moments difficiles, en vue du retour à la paix, de concert avec les Nations unies dont je salue la nomination de la nouvelle représentante spéciale du Secrétaire général, de concert également avec les pays de la région sous l’impulsion de feu le Président Omar Bongo Ondimba dont le rôle essentiel demeurera à jamais dans les mémoires.

Venant de mentionner des moments difficiles, j’ai aussi à l’esprit ceux que traversent actuellement quelque 10.000 Banguissois, les trois quarts sont des femmes et des enfants, à la suite des inondations qui ont détruit ou endommagé leurs habitations dans plusieurs quartiers de la capitale, dans la nuit du 2 au 3 juillet.

 Alerté avec d’autres partenaires internationaux, par le Premier Ministre et par la Ministre en charge des affaires sociales, j’ai aussitôt relayé ces informations vers le Centre de Crise du Ministère des Affaires étrangères et européennes en recommandant qu’une aide d’urgence soit allouée. Ce soir, je suis en mesure d’annoncer que 16 millions de F cfa ont été mis à la disposition de l’ambassade par le Fonds d’urgence humanitaire pour nous permettre la fourniture de biens de premiers secours à l’intention des populations éprouvées.

La situation qui prévaut dans les quartiers concernés a, depuis longtemps, appelé l’attention des partenaires de la RCA. Aussi bien la Banque mondiale que la Commission européenne et la France sont intervenues pour prendre en charge des projets visant à prévenir les dégâts causés par les eaux pluviales. Certains de ces projets sont achevés, d’autres en cours de réalisation dont le projet français THIMO IV. Autant ils supposaient des financements internationaux, autant ils exigent aussi, pour que les travaux engagés produisent leurs effets, des efforts d’appropriation par les populations concernées en matière de respect et d’entretien, au quotidien. Je sais combien la mairie de Bangui en est consciente et je suis persuadé que les appels lancés en ce sens porteront leurs fruits pour que soient largement atténuées, désormais, les conséquences des intempéries.

Evoquer, comme je l’ai dit, le soutien mutuel entre les deux pays, c’est souligner aussi celui que la République centrafricaine nous témoigne constamment dans les enceintes internationales lorsque des enjeux majeurs justifient de notre part, la volonté de nous impliquer. Il s’est agi, par exemple, dans un passé récent, d’insister pour que soit respectée la diversité linguistique, de plaider pour la défense de l’environnement ou pour que cesse d’être contesté dans le monde tel ou tel aspect des droits de la personne humaine. Puissent les acteurs et les actrices de la diplomatie centrafricaine en être sincèrement remerciés. C’est également ensemble que nous avons, à la fin de l’année dernière, joué un rôle déterminant afin que succède, à l’EUFOR Tchad-RCA, une composante militaire de la MINURCAT basée à Birao, efforts qui ont porté leurs fruits à travers la résolution 1861 du Conseil de Sécurité.

La proximité relationnelle qui est la nôtre écarte, de part et d’autre, l’indifférence. C’est pourquoi nous sommes attentifs l’un à l’autre. Ainsi la France est attentive à ce qui se passe en Centrafrique, ne pas l’être serait, précisément, un signe d’indifférence. La France s’est félicitée de l’accord de paix global de Libreville et de la tenue du Dialogue politique inclusif, deux événements qui ont nécessité des efforts importants de toutes les parties prenantes.

Elle ne cesse, avec de nombreux partenaires internationaux, de former le vœu ardent que la paix soit définitivement consolidée avec l’accomplissement d’un processus de DDR qui en est un gage majeur ; elle souhaite, dans le même temps, que des élections libres et transparentes se tiennent aux échéances prévues, témoignage majeur de l’ancrage de la démocratie et de son appropriation par le Peuple centrafricain.

Cela nécessite que le dialogue se poursuive, là où il est essentiel que la rencontre entre parties prenantes permette de surmonter, de manière pacifique, les incompréhensions. Les missions de terrain qui ont été entreprises méritent, à cet égard, d’être saluées.

Plus que jamais, le concept d’Unité, mis en avant par Barthélémy Boganda lorsqu’a été choisie la devise du pays, est d’actualité. L’Unité me paraît essentielle pour s’engager dans la recherche du développement, ce développement qu’entendent soutenir la France dans sa relation bilatérale, la France dans le cadre de l’Union européenne à travers la Commission, la France à travers ses multiples contributions multilatérales et cela, bien entendu, en concertation avec l’ensemble des partenaires de la RCA, bilatéraux ou multilatéraux, notamment ceux qui viennent de contribuer à l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative « Pays pauvres très endettés ».

Pourtant ce soutien de la France, de la communauté internationale, si important soit-il, ne peut que s’inscrire en complément à l’activité économique du pays dont le secteur privé est un acteur incontournable dans une logique de développement. Lui assurer une sécurité juridique et judiciaire est un élément déterminant pour que soit garantie un climat des affaires propice à l’investissement.

 La France, se félicite, à cet égard, de la rapidité avec laquelle a été menée à bonne fin la procédure interne qui a permis le vote, par l’Assemblée nationale, de la loi autorisant la ratification du traité de l’OHADA, signé en marge du Sommet de la Francophonie à Québec. Ainsi votre pays, Monsieur le Président, a toutes les chances de devenir le troisième Etat partie au nouveau traité sur les 16 qui l’ont signé.

 Au sein du secteur privé centrafricain, les entreprises françaises jouent un rôle significatif même si leur nombre a considérablement diminué au fil des turbulences que le pays a connues. J’ai souhaité, aujourd’hui, que leur présence soit affirmée à travers leur implication dans cette réception. Les grands groupes français représentés en RCA ont apporté un concours substantiel pour que la convivialité de ce 14 juillet soit à la hauteur des traditions françaises, ce dont je les remercie vivement. Je salue aussi les autres entreprises dirigées par mes compatriotes qui ont apporté leur savoir-faire pour parvenir à ce résultat. Puisse le travail mené en commun avec elles, à cette occasion, illustrer la qualité des relations que l’ensemble des entreprises françaises entretient avec l’ambassade et le soutien que l’ambassade a vocation à leur apporter.

 Faire mention du secteur privé m’incite, dans un esprit d’équilibre, à rendre aussi hommage à l’action déployée par plusieurs autres composantes de la présence française, que ce soit l’Institut Pasteur, élément essentiel du dispositif de santé, le Détachement Boali, en soutien à la Micopax, selon un schéma souvent cité en modèle s’agissant de notre coopération de défense en Afrique, le Lycée Charles de Gaulle dont les élèves centrafricains, boursiers d’excellence, ont rivalisé avec leurs camarades français pour décrocher des mentions flatteuses au baccalauréat et aussi l’Alliance française de Bangui qui joue, notamment, un rôle majeur afin de promouvoir les artistes centrafricains et qui entend le poursuivre à travers une relation et un dialogue confiants et directs avec eux. Sans prétendre être exhaustif, j’achèverai cette énumération avec un salut collectif en direction des ONG dont l’action sur le terrain mérite toute notre estime.

Cette présence, dans sa diversité, témoigne de la vitalité de la relation entre nos deux pays, une vitalité qui repose largement sur l’activité que déploient, au quotidien, mes compatriotes en illustrant, dans leur domaine de compétence, la relation franco-centrafricaine.

 Celles et ceux qui ont en partage la nationalité des deux pays méritent, à mon sens de jouer, à cet égard, le rôle majeur que j’attends de leur part pour renforcer les liens entre les deux Nations afin que vive l’amitié franco-centrafricaine.

 

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 17:17




APA-Abidjan2009-07-16 09:47:20 (Côte d’Ivoire) Le nouvel ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean Marc Simon, a réitéré mercredi à Abidjan, au terme d’une rencontre avec le premier ministre Guillaume Kigbafori Soro, le soutien de Paris au gouvernement ivoirien.

Présentant ses lettres de créance au chef du gouvernement ivoirien, le diplomate français a fait part de sa volonté et de celle de son pays à travailler en « étroite liaison » avec le Premier ministre Guillaume Soro et son gouvernement dans cette période « cruciale » pour la Côte d’Ivoire.

«Cette visite est pour assurer la volonté de la France de travailler en étroite liaison avec le Premier ministre Guillaume Soro et son gouvernement dans cette période cruciale pour la Côte d’Ivoire » a déclaré Jean Marc Simon.

Selon lui, il s’agit pour la Côte d’Ivoire de mener à terme « son processus de sortie de crise déjà bien engagé».

Jean Marc Simon a remplacé André Janier qui doit désormais faire valoir ses droits à la retraite.

En crise depuis le 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire tente de redécoller après l’accord de Ouagadougou du 4 mars 2007, en réunissant le Nord sous contrôle des Forces Nouvelles et le Sud gouvernemental.

L’élection présidentielle censée ramener une paix définitive dans le pays est programmée pour le 29 novembre de cette année.

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 17:06




 

APA-Niamey 2009-07-16 12:28:58 (Niger) Le Syndicat autonome des magistrats du Niger (SAMAN) a appelé jeudi au « rétablissement » de la Cour constitutionnelle dissoute fin juin dernier par le Président Mamadou Tandja, après qu’elle a déclaré « non conforme à la constitution » le projet de référendum pour adopter une nouvelle constitution.

Dans une déclaration lue par son secrétaire générale, Yacouba Soumana, le SAMAN, a invité le Chef de l’Etat à « rétablir » la Cour constitutionnelle qu’il avait « illégalement » dissoute en vertu de pouvoirs exceptionnels qu’il s’est accordés « alors même que les conditions de ces pouvoirs n’étaient pas réunies ».

Les magistrats nigériens ont dénoncé la nomination d’une nouvelle équipe de juges constitutionnels « taillée sur mesure avec une concentration des pouvoirs entre les mains du Président de la république ».

« Même si les conditions de l’application des pouvoirs exceptionnels étaient réunis, ceux-ci devaient permettre de garantir le fonctionnement normal des instituions et non de les démanteler » a dit M.Soumana, faisant allusion à la décision prise par le Président de Tandja de gouverner par décrets et ordonnances.

Selon le responsable syndical, le SAMAN « se donnera tous les moyens légaux pour faire aboutir ses revendications ».

Lundi, les avocats du Niger ont déposé leurs robes et fermé leurs cabinets en raison d’une grève de 24 heures pour manifester leur « solidarité » avec la Cour constitutionnelle, révoquée pour s'être opposée au référendum du président Tandja qui veut adopter par référendum une nouvelle constitution qui lui permettrait de rester au pouvoir.

La représentante du Conseil de l'Ordre des avocats avait démissionné de la Commission nationale électorale indépendante (CENI), Me Zada Aïssatou, avait récemment démissionné de la vice-présidence de cet organe, en même temps que les délégués des ONG et partis opposés au référendum.

Afin d’organiser ce référendum, le Chef de l’Etat a dissout fin mai dernier, l’assemblée nationale et modifié le code électoral, après s’être octroyé des « pouvoirs exceptionnels » qui avaient également permis de dissoudre la Cour constitutionnelle.

Le 12 juillet dernier, à la veille du lancement de la campagne référendaire, le Président Tandja a appelé à un « oui massif » pour ce nouveau texte fondamental controversé au sein de la classe politique et des organisations de la société civile.

Le front pour la défense de la démocratie dirigé par le chef de file de l’opposition, Mahamadou Issoufou, a qualifié cette initiative de « coup d’Etat » et appelé à un « boycott massif » de ce référendum, « à haut risque et porteur de graves dangers pour la paix et l'Etat de droit », selon Mahamane Ousmane, l’ancien président du parlement et principal allié à Tandja.

Élu en 1999, puis réélu en 2004, le Chef de l’Etat devait quitter le pouvoir en décembre prochain, au terme de son deuxième quinquennat, selon les dispositions de la constitution actuelle. Mais, selon les termes de la nouvelle constitution soumise à référendum, le Président en poste pourra exercer le pouvoir d’Etat jusqu'en 2012.

Il pourra ensuite se représenter autant de fois qu'il le souhaite contrairement à l'actuelle Constitution qui limite le mandat présidentiel à deux mandats de cinq ans une fois renouvelable.


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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 16:31




UNION DES FORCES VIVES  DE LA NATION & AUTRES PARTIS

 

A LEURS EXCELLENCES: MESSIEURS LES PRESIDENTS DE LA REPUBLIQUE CHEF DE L'ETAT

A LEURS EXCELLENCES MESSIEURS LES DIRIGEANTS DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES MEMBRES OU COMITE DE SUIVI DES RECOMMANDATIONS DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF

OBJET : APPEL

EXCELLENCES,

Une fois de plus, le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général François BOZIZE YANGOUVOUNDA, son Gouvernement et sa Majorité Parlementaire ont, lors du vote de la loi Portant Code Électoral, violé ouvertement le Consensus qui, pour aider au retour et à la Consolidation de la Paix, a été admis exceptionnellement par le Dialogue Politique Inclusif (DPI)  comme mode de décision à l’exclusion du Vote Majoritaire des Temps Ordinaires.

Dans une Déclaration Commune, l'Union des Forces Vives de la Nation et les « Autres Partis », tous les deux des Regroupements Politiques d'Opposition Démocratique ayant participé au Dialogue Politique Inclusif, ont dénoncé vigoureusement cette persistance du Chef de l'Etat et de sa Majorité:

1- à camper résolument sur la soit disant « légitimité Constitutionnelle de leur Autorité » pour imposer leur diktat au niveau du Code électoral transformé unilatéralement "en excellent instrument de leur victoire aux élections de 2010

2- à traiter par le mépris l'ensemble des Recommandations du DPI réduit lui-même en "banal fait politique", dépourvu de tout fondement juridique, donc insusceptible de s'imposer aux ''Pouvoirs dits légaux" issus de la Constitution.

Pour l'Union des Forces Vives de la Nation et les Autres Partis, nier au Dialogue- Politique Inclusif toute autorité, comme le font effrontément et en toute irresponsabilité le Général Président et sa Majorité tient du DEFI inacceptable lancé aux chefs d'Etat des Pays et aux Dirigeants des Organisations internationales qui:

• d'une part ; ont vu dans le Dialogue Politique Inclusif « La Solution Politique de Circonstance » à la crise institutionnelle très aigue qui secouait et secoue encore la Centrafrique  sans qu’on y trouve de « parades constitutionnelles » disponibles et efficaces.

*d'autre part; se sont investis, en conseils et en argent pour organiser cette Assise de l’Espérance et en assurer la réussite.

Face à un tel entêtement du Général Président et de sa Majorité hermétiquement fermés aux « Voies Concrètes Exceptionnelles » de règlement des Situations toutes aussi Exceptionnelles créées par des conflits militaro politiques fatals à la Démocratie, l'Union des Fortes Vives de la Nation et Autres Partis prennent volontiers leur responsabilité pour dire et affirmer net que ;

Lorsqu'un Chef d'Etat, Président de la République et sa Majorité prennent argument de leur légitimité issue des urnes pour faire boire au le Peuple Souverain la cigüe jusqu'à la lie, la levée générale des boucliers doit être le Recours ultime de tous les Démocrates de par le Monde pout que la liberté et la Justice triomphent sur l'arbitraire et la tyrannie, au profit de la Multitude.  

En conséquence de cette position, tout en rendant hommages aux Chefs d'Etat des Pays amis d'Afrique et d'ailleurs et aux Dirigeants des Organisations Internationales qui ont donné jusqu'ici d'eux-mêmes pour le Retour de la Paix, la Restauration de l'Etat, l’Autorité de l’Etat et la Démocratie en Centrafrique, l’Union des Forces Vives de la Nation et Autres Partis les appellent:

- à redoubler d'effort par une présence plus marquée aux cotés des Forces Démocratiques Centrafricaines en lutte, pour qu'ensemble ils amplifient la pression sur les Autorités de Bangui, décidées à tout risquer pour s'assurer la victoire dans des élections "arrangées" en 2010.

- à s'interdire de jouer demain le très désobligeant rôle du «Médecin après la Mort » en se mobilisant dès à présent, dans la recherche des voies et moyens d'éviter  le basculement du Pays tout entier dans le chaos dont, méthodiquement et par des touches successives, le Général Président, son Gouvernement et sa Majorité s'ingénient à créer les conditions.

Veuillez agréer:

 * Excellences Messieurs les Présidents de la République Chefs de l'Etat,

 * Excellences Messieurs les Dirigeants des Organisations internationales, l'expression de notre très Haute Considération .

Fait à Bangui le 10 Juillet 2010

 

Pour l'Union des Forces Vives de la Nation             Pour les Autres Partis

Le Coordonnateur                                                     Le Coordonnateur

 

Me Henri POUZERE                                             Le général Timothée MALENDOMA

 

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 14:54




 Linternationalmagazine.com, publié le 16/07/2009

Dans cette nouvelle liste noire établie par l’UE (que nous publions ici en partie), on note la présence de nombreuses compagnies africaines mais aussi les opérateurs individuels comme Air West (Soudan), Silverblack cargo freighters (Rwanda)...

 

La liste noire de l’UE comprend 200 compagnies de 17 pays, pour la majorité du continent africain, mais également d’Asie. Les compagnies africaines incriminées sont souvent inconnues et ne bénéficient pas, pour la plupart, d’une licence officiellement délivrée par les organisations internationales.

La RD Congo compte parmi les têtes de liste des pays possesseurs d’"avions poubelles". En effet, beaucoup d’avions militaires ayant servi pendant la guerre civile dans ce pays qui enregistre de nombreux crashs aériens ont été reconvertis dans le transport de passagers.

Le communiqué parvenu à la rédaction d’International magazine ne mentionne pas le nom de Yémania Airways. L’Union européenne attend les conclusions sur les causes de l’accident avant de prononcer une éventuelle interdiction de vol contre Yémania Airways en Europe.

Liste des transporteurs aériens faisant l’objet d’une interdiction d’exploitation générale dans la communauté européenne

AIR KORYO - République populaire démocratique de Corée

AIR WEST CO. LTD - République du Soudan

ARIANA AFGHAN AIRLINES - République islamique d’Afghanistan

MOTOR SICH - Ukraine

SIEM REAP AIRWAYS INTERNATIONAL - Royaume du Cambodge

SILVERBACK CARGO FREIGHTERS - République du Rwanda

UKRAINE CARGO AIRWAYS - Ukraine

UKRAINIAN MEDITERRANEAN AIRLINES - Ukraine

VOLARE AVIATION ENTREPRISE – Ukraine

 

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités de l’Angola responsables de la surveillance réglementaire (à l’exception de TAAG Angola Airlines), à savoir :

AEROJET - République d’Angola

AIR26 004 - République d’Angola

AIR GEMINI - République d’Angola

AIR GICANGO - République d’Angola

AIR JET 003 - République d’Angola

AIR NAVE - République d’Angola

ALADA - République d’Angola

ANGOLA AIR SERVICES - République d’Angola

DIEXIM - République d’Angola

GIRA GLOBO - République d’Angola

HELIANG - République d’Angola

HELIMALONGO - République d’Angola MAVEWA 016 Inconnu République d’Angola

PHA République d’Angola

RUI & CONCEICAO République d’Angola

SAL - République d’Angola

SERVISAIR - République d’Angola

SONAIR - République d’Angola

 

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités du Bénin - République du Bénin responsables de la surveillance réglementaire, à savoir :

AERO BENIN - République du Bénin

AFRICA AIRWAYS - République du Bénin

ALAFIA JET PEA - République du Bénin

BENIN GOLF AIR PEA - République du Bénin

BENIN LITTORAL AIRWAYS - République du Bénin

COTAIR - République du Bénin

ROYAL AIR - République du Bénin

TRANS AIR BENIN - République du Bénin

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) responsables de la surveillance réglementaire, à savoir :

AFRICA ONE - République démocratique du Congo (RDC)

AFRICAN AIR SERVICES COMMUTER - République démocratique du Congo (RDC)

AIGLE AVIATION - République démocratique du Congo (RDC)

AIR BENI - République démocratique du Congo (RDC)

AIR BOYOMA - République démocratique du Congo (RDC)

AIR INFINI - République démocratique du Congo (RDC)

AIR KASAI - République démocratique du Congo (RDC)

AIR KATANGA - République démocratique du Congo (RDC)

AIR NAVETTE - République démocratique du Congo (RDC)

AIR TROPIQUES - République démocratique du Congo (RDC)

BEL GLOB AIRLINES - République démocratique du Congo (RDC)

BLUE AIRLINES - République démocratique du Congo (RDC)

BRAVO AIR CONGO - République démocratique du Congo (RDC)

BUSINESS AVIATION - République démocratique du Congo (RDC)

BUSY BEE CONGO - République démocratique du Congo (RDC)

BUTEMBO AIRLINES - République démocratique du Congo (RDC)

CARGO BULL AVIATION - République démocratique du Congo (RDC)

CETRACA AVIATION SERVICE - République démocratique du Congo (RDC)

CHC STELLAVIA - République démocratique du Congo (RDC)

COMAIR - République démocratique du Congo (RDC)

COMPAGNIE AFRICAINE D’AVIATION (CAA) - République démocratique du Congo (RDC)

DOREN AIR CONGO - République démocratique du Congo (RDC)

EL SAM AIRLIFT - République démocratique du Congo (RDC)

ENTREPRISE WORLD AIRWAYS (EWA) - République démocratique du Congo (RDC)

ESPACE AVIATION SERVICE - République démocratique du Congo (RDC)

FILAIR - République démocratique du Congo (RDC)

FREE AIRLINES - République démocratique du Congo (RDC)

GALAXY KAVATSI - République démocratique du Congo (RDC)

GILEMBE AIR SOUTENANCE (GISAIR) - République démocratique du Congo (RDC)

GOMA EXPRESS - République démocratique du Congo (RDC)

GOMAIR - République démocratique du Congo (RDC)

GREAT LAKE BUSINESS COMPANY - République démocratique du Congo (RDC)

HEWA BORA AIRWAYS (HBA) - République démocratique du Congo (RDC)

INTERNATIONAL TRANS AIR BUSINESS (ITAB) - République démocratique du Congo (RDC)

KATANGA AIRWAYS - République démocratique du Congo (RDC)

KIN AVIA - République démocratique du Congo (RDC)

KIVU AIR - République démocratique du Congo (RDC)

LIGNES AÉRIENNES CONGOLAISES (LAC) - République démocratique du Congo (RDC)

MALU AVIATION - République démocratique du Congo (RDC)

MALILA AIRLIFT - République démocratique du Congo (RDC)

MANGO AVIATION - République démocratique du Congo (RDC)

PIVA AIRLINES - République démocratique du Congo (RDC)

RWAKABIKA BUSHI EXPRESS - République démocratique du Congo (RDC)

SAFARI LOGISTICS SPRL - République démocratique du Congo (RDC)

SAFE AIR COMPANY - République démocratique du Congo (RDC)

SERVICES AIR - République démocratique du Congo (RDC)

SUN AIR SERVICES - République démocratique du Congo (RDC)

SWALA AVIATION - République démocratique du Congo (RDC)

TEMBO AIR SERVICES - République démocratique du Congo (RDC)

THOM’S AIRWAYS - République démocratique du Congo (RDC)

TMK AIR COMMUTER - République démocratique du Congo (RDC)

TRACEP CONGO AVIATION - République démocratique du Congo (RDC)

TRANS AIR CARGO SERVICES - République démocratique du Congo (RDC)

TRANSPORTS AÉRIENS CONGOLAIS (TRACO) - République démocratique du Congo (RDC)

VIRUNGA AIR CHARTER - République démocratique du Congo (RDC)

WIMBI DIRA AIRWAYS - République démocratique du Congo (RDC)

ZAABU INTERNATIONAL - République démocratique du Congo (RDC)

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités de Guinée équatoriale responsables de la surveillance réglementaire, à savoir :

CRONOS AIRLINES - Guinée équatoriale

CEIBA INTERCONTINENTAL- Guinée équatoriale

EGAMS - Guinée équatoriale

EUROGUINEANA DE AVIACION Y TRANSPORTES - Guinée équatoriale

GENERAL WORK AVIACION - Guinée équatoriale

GETRA - GUINEA ECUATORIAL DE TRANSPORTES AEREOS - Guinée équatoriale

GUINEA AIRWAYS - Guinée équatoriale

STAR EQUATORIAL AIRLINES - Guinée équatoriale

UTAGE – UNION DE TRANSPORT AEREO DE GUINEA ECUATORIAL - Guinée équatoriale

 

Tous les transporteurs aériens certifiés par les autorités indonésiennes responsables de la surveillance réglementaire, à l’exception de Garuda Indonesia, Airfast Indonesia, Mandala Airlines et Ekspres Transportasi Antarbenua, notamment :

AIR PACIFIC UTAMA - République d’Indonésie

ALFA TRANS DIRGANTATA - République d’Indonésie

ASCO NUSA AIR - République d’Indonésie

ASI PUDJIASTUTI - République d’Indonésie

AVIASTAR MANDIRI - République d’Indonésie

CARDIG AIR - République d’Indonésie

DABI AIR NUSANTARA - République d’Indonésie

DERAYA AIR TAXI - République d’Indonésie

DERAZONA AIR SERVICE - République d’Indonésie

DIRGANTARA AIR SERVICE - République d’Indonésie

EASTINDO - République d’Indonésie

GATARI AIR SERVICE - République d’Indonésie

INDONESIA AIR ASIA - République d’Indonésie

INDONESIA AIR TRANSPORT - République d’Indonésie

INTAN ANGKASA AIR SERVICE - République d’Indonésie

JOHNLIN AIR TRANSPORT - République d’Indonésie

KAL STAR - République d’Indonésie

KARTIKA AIRLINES - République d’Indonésie

KURA-KURA AVIATION - République d’Indonésie

LION MENTARI AIRLINES - République d’Indonésie

MANUNGGAL AIR - République d’Indonésie

MEGANTARA - République d’Indonésie

MERPATI NUSANTARA AIRLINES - République d’Indonésie

METRO BATAVIA - République d’Indonésie

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Centrafrique-Presse.com - dans EUROPE
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 14:35




 Il apparaît de plus en plus que clair que le procureur de la Cour Pénale Internationale a des comptes personnels à régler avec Jean-Pierre Bemba. Pas besoin de faire un dessin pour comprendre que Moreno Ocampo cherche par tous les moyens comment coincer le leader du MLC et ne rate aucune occasion pour y aller avec toute la haine et la hargne possibles. En mission en Ituri depuis la semaine dernière, Moreno s’est arrangé pour revenir sur le cas Bemba à la faveur d’une conférence de presse à Bunia dans des termes sans équivoque pour confirmer sans gêne que J.P Bemba sera condamné à des peines lourdes car il dispose des preuves tangibles que ce dernier commandait ses troupes à Bangui et était au courant des crimes que ses troupes commettaient dans la capitale centrafricaine. Ce qui choque davantage dans le comportement de Moreno Ocampo, c’est le manque de compassion à l’égard de quelqu’un qui vient à peine de perdre son père et qui en plus bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à un jugement définitif à l’issue d’un procès équitable et juste. Mais avant que les juges ne se soient prononcés, le procureur a déjà tranché!

A tout le moins, cet acharnement à l’endroit de notre compatriote dissimulerait un véritable complot qui, selon certaines officines, viserait à créer une jurisprudence pénale internationale pour exercer un chantage éhonté sur les dirigeants africains, surtout lorsqu’il faudra leur arracher des conventions internationales concernant la biodiversité et le problème d’eau potable dès lors qu’il est de plus en plus évident que les puissances occidentales ont du mal à se mettre d’accord pour réduire l’émission des gaz à effet de serre. Au tout dernier sommet du G8, les divergences ont apparu et aucun accord n’a été trouvé entre les Etats les plus riches au monde. Or, l’on sait que c’est en Afrique centrale que tous les regards sont tournés et plus particulièrement en RDC qui possède le 3/5ème des forêts encore vierges du continent. Selon des prévisions scientifiques les plus hardies, il est établi que dans vingt ans, de nombreux pays du Moyen et d’extrême Orient ainsi que certains pays d’Afrique comme le turbulent Rwanda voisin auront des besoins énormes en eau potable qu’ils ne pourront trouver qu’au pays de P.E. Lumumba. Absence des preuves à charge de Bemba L’acharnement d’Ocampo sur notre compatriote commence à déranger.

 Dans un premier temps, la chambre préliminaire n’avait pas retenu la responsabilité pénale personnelle de J.P. Bemba, faute de preuves tangibles. Il fut prié de requalifier les faits par rapport à la qualité de chef hiérarchique des troupes envoyées à Bangui. Plusieurs questions de droit se posent alors. La première est d’apporter des preuves palpables établissant que l’inculpé se trouvait sur le terrain des opérations au moment des faits, en démontrant le lien de subordination entre Bemba et ses troupes en opérations à Bangui. Or, le leader du MLC n’a jamais mis ses pieds à Bangui. Comment pouvait-il commander ses troupes à distance sans passer par le haut commandement centrafricain ? Ensuite, lorsque des rumeurs faisant état des exactions commises par ses troupes sur des populations civiles étaient répandues, J.P. Bemba avait saisi par lettre l’Etat-Major de la force onusienne basée en Centrafrique pour lui demander de mener des enquêtes afin d’établir les responsabilités. Ce qui n’a jamais été fait. Mais, une fois les troupes revenues à Gemena, J.P. Bemba avait instruit la justice militaire d’ouvrir des actions judiciaires à charge des éléments reconnus coupables des crimes de guerre qui furent condamnés à de lourdes peines.

Deux poids deux mesures

Par ailleurs, il y a quelque temps Martin Ziguélé, ancien premier ministre du gouvernement d’Ange-Félix Patassé, a déclaré que toutes les troupes étrangères et nationales venues à la rescousse du régime en butte à la rébellion de François Bozize étaient placées sous le commandement du président de la République , en sa qualité de commandant suprême, de l’Etat Major Général de l’armée centrafricaine et du ministre de la Défense. On aimerait savoir pourquoi le procureur argentin n’a toujours pas lancé des mandats d’arrêt à charge de ces trois personnalités ou de hauts responsables des pays qui avaient envoyé des troupes à Bangui, en l’occurrence le Tchad et la Libye. D’ailleurs c’est ce dernier pays qui avait équipé en armes, munitions et uniformes toutes les troupes en expédition en Centrafrique pour freiner l’avancée des éléments rebelles de François Bozize. De ce point de vue, le procès contre Bemba s’annonce chaud car outre les témoins à charge et à décharge, il faudra entendre toutes les personnalités ayant exercé des fonctions importantes au moment des faits criminels imputés aux troupes du MLC. Une autre question qui sera posée, sera celle de savoir pourquoi le procureur argentin n’a toujours pas effectué des enquêtes dans la partie Nord de la RCA contrôlées par les rebelles de François Bozize.

Un avocat centrafricain qui dirigeait aussi une Ong de défense des droits de l’homme et qui venait d’effectuer des enquêtes dans la partie jadis contrôlée par la rébellion de François Bozize avait été assassiné dans des circonstances demeurées floues jusqu’à ce jour. En suivant la logique du procureur argentin, bon nombre de dirigeants africains seraient dans son collimateur. Comme il est établi que le nombre des déplacés dépasse 400.000 personnes dans les territoires où se sont déroulées les opérations militaires conjointes rwando-congolaises en plus des crimes contre l’humanité, on s’attend à ce qu’Ocampo lance un mandat d’arrêt à charge du président Paul Kagame. L’acharnement du procureur argentin sur les africains a énervé les chefs d’Etat et de gouvernement lors du sommet de Syrte qui ont fini par prendre une résolution demandant à tous les membres de l’Union Africaine de ne plus collaborer avec la Cour Pénale Internationale. Et dans de nombreux cercles politiques, on s’étonne que cette cour pénale internationale ne s’est jamais intéressée aux crimes contre l’humanité commis en Palestine, en Birmanie, en Géorgie, en Irak, en Iran, en Colombie, en Erythrée, etc.


Castro
Kinshasa, 16/07/2009 (Le Phare, via mediacongo.net)

 

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