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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 16:02


                Omar Bongo Ondimba


Par Lucien Pambou Grioo.com 23/05/2009



Le Président Bongo est malade, il souffrirait d’un cancer intestinal et il aurait été transporté dans une clinique espagnole (Barcelone Est) dans un état relativement sévère. Le Président Bongo est le doyen des chefs d’Etat africains, il a 74 ans. Sa maladie, et je m’en excuse auprès de sa famille, est une question familiale certes, mais nationale pour le Gabon, africaine pour l’Afrique centrale et l’Union africaine et internationale pour le monde et surtout pour la structure de la Françafrique.


La maladie du Président, j’espère qu’il guérira, soulève néanmoins des questions importantes au niveau de la géopolitique en Afrique centrale. En accédant au pouvoir dans les années 60, Albert Bernard Bongo, devenu aujourd’hui Bongo Ondimba, a connu tous les gouvernements français de De Gaulle à Nicolas Sarkozy. Il est au cœur de ce que nous appelons la Françafrique constituée par des relations à la fois claires, officielles, non officielles, entre la France et la plupart des pays francophones d’Afrique, surtout ceux d’Afrique centrale.




La clinique de Barcelone où se trouve Omar Bongo Ondimba


La mort récente de Lucie Edith Bongo, épouse du chef d’Etat, a obligé les autorités gabonaises à déclarer que le chef d’Etat gabonais au nom de la coutume devait se reposer et ne pas intervenir dans la vie politique gabonaise pour respecter le deuil de son épouse. Il y a une part de vérité mais il y a une part de dissimulation politique que la maladie déclarée du Président oblige à penser le contraire.

Je souhaite un bon rétablissement au Président Bongo en espérant que les autorités sanitaires espagnoles feront le nécessaire pour que le Président se rétablisse et retrouve ses fonctions de président à la tête du Gabon.


Néanmoins, aller se faire soigner à l’étranger montre bien, après les indépendances, au delà de la dénonciation du colonialisme et du néo colonialisme français, l’incapacité de nos chefs d’Etat, souvent envahis par des considérations ethniques et familiales, donc personnelles, de penser en terme de construction nationale les infrastructures sanitaires de leur pays. Il en est ainsi des autres domaines de l’économie, de la culture et de l’éducation et du logement. Je vais même plus loin, il ne s’agit même pas d’une question tribale ou familiale mais simplement d’un manque de vision politique des chefs d’Etat noirs, car tel est bien le problème, pour le développement économique de leur pays.


Ces chefs d’Etat noirs, toute Afrique confondue, vous parlent de démocratie, d’élections, de libéralisation de l’économie, de planification, de manière très politique et jamais réelle. Les oppositions, quand elles existent, ne sont pas en reste, souhaitent accéder au pouvoir en prenant la place du Président en exercice, ou quand elles ne le peuvent pas, ces oppositions essayent d’apporter leur allégeance en trahissant les populations qui les ont choisies comme représentantes.


Nous critiquons souvent la Françafrique et nous incriminons trop souvent la France et ses dirigeants. Or, les chefs d’Etat et les partis d’opposition d’Afrique Centrale sont les propres suppôts de la Françafrique en dépit de leurs discours de distance vis-à-vis de celle-ci.

L’analyse sociopolitique et historique montre que les pouvoirs en place en Afrique Centrale et les oppositions sont le recto et le verso d’une même conduite vis-à-vis de la Françafrique. Seuls les peuples ne comprennent pas les turbulences et les changements et positionnements politiques des responsables politiques de l’Afrique Centrale, car analphabètes ou impliqués dans un processus d’ « éthnicisation » les peuples acceptent sans trop comprendre d’être les bras armés des guerres ethniques ou des révolutions de palais entre les descendants des chefs d’Etat africains.




                           Ali Bongo

J’espère que ce qu’il se passe au Togo entre les deux enfants de Eyadema ne se passera pas au Gabon. Le Président Bongo a depuis de nombreuses années fait appel à une partie de sa famille pour gérer les affaires du Gabon. Il ne me revient pas de discuter de la pertinence du choix, néanmoins force est de constater que la maladie du Président précipite les stratégies autour de sa succession alors qu’il n’est pas encore mort. L’analyse politique de la vie gabonaise montre qu’il n’y a pas une entente réelle entre les enfants du Président. Nous risquons de nous retrouver dans la situation togolaise. Mais pourquoi doit-on accepter ce type de situation ? Mais pourquoi, au-delà des déclarations des uns et des autres, la situation risque de ne pas changer ?





              Pascaline Bongo

Les réponses sont liées à plusieurs éléments :


1. La Françafrique a besoin de stabilité. La France, qui est la directrice de cette Françafrique, fera le bon choix pour que le Gabon, pays pétrolier, ne soit pas déstabilisé et que cette déstabilisation ne se transmette pas au Cameroun, au Congo Brazzaville, Centrafrique, au Tchad dont le pouvoir est disputé par certains rebelles et en République démocratique du Congo.


2. Le Président Bongo est une valeur sûre de la Françafrique et il possède dans sa tête et dans ses écrits cachés une série de révélations inédites sur la Françafrique. Sa disparition serait un défi à la Françafrique et pourrait ouvrir la porte à l’influence de l’Amérique dont on connait la présence déjà en Angola dans l’exploitation et la gestion du pétrole. Mais, rassurez-vous, la Françafrique veille.


3. La maladie du Président Bongo est une maladie diplomatique même si elle est réelle. Elle doit être considérée d’abord à l’aune diplomatique car il en va de la survie de la Françafrique et de son rayonnement. Quoiqu’en disent les opposants à la Françafrique et leurs discours, ces opposants n’ont ni le courage, ni la volonté, ni les moyens politiques et financiers de s’affranchir de la régence française en Afrique centrale. Il y a le temps des discours et des logorrhées diplomatiques et il y a la réalité financière qui oblige les Etats de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Ouest à faire allégeance à la France par réalisme politique. La maladie du Président Bongo accélère ce processus.


Le Président Bongo est malade, je souhaite son rétablissement car il a introduit une certaine "stabilité" en Afrique centrale depuis les années 60. Si les oracles, les divinités africaines et Dieu en décident autrement, il y a fort à craindre pour le Gabon (pour lequel on souhaite qu’il n’y ait pas de guerre de succession et de guerre militaire et fratricide tout court, comme souvent le Congo Brazzaville voisin a été le théâtre depuis l’indépendance) rentre dans une zone de turbulence qui risque d’avoir des conséquences sur les autres pays d’Afrique centrale (Tchad, Congo Brazzaville, Cameroun, RDC République démocratique du Congo, Centrafrique).


Comme on peut le voir, maladies et chefs d’Etat en général et en Afrique en particulier et géopolitique sont intimement liés sur un point : la succession politique au haut niveau de l’Etat … la présidence de la République.

 

 

 

 

             

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 14:37

 

 





Bangui, 23 mai 09 (C.A.P) - Finalement, les techniciens de la société d’aviation basée au Portugal à qui Bozizé a confié la réparation de son épave d’Hercules C 130 qui étaient revenus à Bangui il y a quelques jours, sont arrivés au bout de leur peine. Le fameux appareil a quitté Bangui ce matin et se trouve dans les airs. Première escale prévue : Cotonou, puis Dakar, Casablanca et enfin le Portugal.

 

Il faut rappeler que la réparation au Portugal de cette épave a été accordée par Bozizé à cette société pour la bagatelle de deux millions (2.000.000 d’euros) soit 1.500.000.000  (1,5 milliards) de F CFA. Lors de leur premier séjour à Bangui, les représentants de la société portugaise avaient perçu un acompte de cinq cent millions (500.000.000 F CFA) décaissé du trésor national au moment de la signature du contrat. Bozizé s’est engagé à solder le reste par des versements mensuels de deux cent cinquante millions (250.000.000 f CFA).

 

Selon nos informations, Bozizé avaient exigé lors de la signature de l’accord avec les Portugais que l’appareil lui soit ramené en septembre prochain car il entendait démarrer rapidement sa campagne électorale à l’intérieur du pays, naturellement à bord de son Hercules C 130.

 

On comprend ainsi pourquoi Bozizé tient à présider lui-même les réunions de trésorerie afin de disposer à sa guise des liquidités du trésor public, chose qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde. Mais, la RCA est naturellement un pays à part.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 21:26



Les familles Luc Dondon-Konamabaye, Alphonse Sanghamy-Kilo, Mme Thérèse Danagoro et ses enfants,  ont la profonde douleur de faire part aux parents amis et connaissances et nous prient d’annoncer le décès de Monsieur Jean Paul Roland Danagoro, leur cousin, oncle, mari, et père,  décès survenu à l’hôpital de Reims (France) le jeudi  21 Mai 2009 à 23h30 des suites d’une longue maladie.

Monsieur Jean Paul Roland Danagoro était sociologue, spécialiste d'économie du développement rural, enseignant à l’Université de Bangui. Il fut aussi ancien Directeur Général chargé des Finances et du Matériel à la présidence.

Contact : Mme Danagoro Thérèse 00 (33) 3 26 49 61 93

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 18:04


 

Mais les Procureurs de la CPI indiquent qu’ils manquent de preuves pour établir sa responsabilité pénale individuelle pour les crimes.


Par Katy Glassborow à Bangui (AR No. 211, 7-Mai-09)


Une femme, visiblement perturbée, se tient de côté alors que nous parlons à un groupe de personnes dans les rues de Bangui au sujet de la justice à l’encontre de l’ancien président du pays qui a selon eux entraîné les gens ordinaires dans une bataille après avoir perdu le contrôle du pouvoir.


Bernard, notre traducteur, nous dit qu’Elisabeth vit à PK12, une zone située juste à l’extérieur de la capitale de la République centrafricaine, RCA, qui fut dévastée lors des “évènements” de 2002 à 2003, lorsque l’ancien chef de l’armée et Chef d’État actuel François Bozizé avait arraché la présidence des mains d’Ange-Félix Patassé après plusieurs mois de combats.

Alors qu’Elisabeth marmonne entre ses dents, nous remarquons qu’elle n’a plus de dents de devant. Soudain, elle élève la voix au dessus de celle du groupe et crache avec colère,
“Patassé… doit [être traduit en] justice pour répondre de ce qu’ [il] nous a fait.
“Les Banyamulengue ont brûlé nos maisons. Les femmes ont été violées et leurs maris tués. Aujourd’hui, les femmes n’ont plus de maris mais elles ont le sida, et leurs enfants ont le sida.”


Elisabeth nous explique que ses dents de devant ont été démolies avec la crosse d’une arme pendant les évènements.

Banyamulengue est le nom que les habitants donnent au Mouvement pour la libération du Congo, MLC, une milice congolaise dirigée par Jean-Pierre Bemba, qui aurait été amenée par Patassé en 2002 pour l’aider à repousser les rebelles.


 
Patassé, qui vit aujourd’hui en exil au Togo, aurait également recruté d’autres milices des pays voisins, y compris celle dirigée par Abdoulaye Miskine, homme politique et rebelle tchadien basé en Libye.

Les Procureurs de la Cour pénale internationale, CPI, indiquent qu’entre octobre 2002 et mars 2003, les civils furent violés, assassinés, torturés et que leurs biens furent volés par le MLC et les propres troupes de Patassé, apparemment en représailles de leur soutien présumé à Bozizé.

Depuis le début de leur enquête en RCA en 2007, les Procureurs ont souligné que le nombre des civils violés était tel qu’il ne pouvait être ignoré en droit international, et que les rapports de violence sexuelle incluaient souvent “des aspects aggravants de cruauté”, tels que des auteurs multiples, et la participation forcée des membres de la famille.


Suite à ces enquêtes, Bemba a été inculpé par la CPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, et il est actuellement en détention dans l’attente de son procès. Les Procureurs indiquent qu’il conclut avec l’ancien président un accord commun, et qu’ils avaient un arrangement réciproque en vertu duquel Bemba apportait une aide militaire à Patassé en échange de son soutien stratégique et logistique.

Bemba aurait cherché à obtenir l’aide de Patassé pour renforcer la frontière entre la République démocratique du Congo, RDC, et la RCA après que l’ancien président de la RDC Laurent Kabila soit entré par la RCA pour attaquer le MLC de Bemba en 1998. Il est également accusé de s’être allié à Patassé pour empêcher que des liens se nouent entre le président de la RCA de l’époque et Kabila.

 Mais bien que les Procureurs reconnaissent que Patassé a été impliqué dans les atrocités, ils n’ont pas émis de mandat d’arrêt contre lui.


Elisabeth indique qu’il ne suffit pas qu’un chef de milice étrangère soit traduit en justice pour ce qui s’est passé en RCA. Pour elle, l’homme qui a fait venir les Banyamulengue dans le pays doit aussi être tenu responsable.

 Des sentiments similaires sont exprimés à Bangui et dans les zones environnantes.

A PK12, à une distance de 12 kilomètres en bus depuis la ville, nous sommes assis et parlons à Jeudi, un chef de communauté de l’un des quartiers de la zone.

“Mon quartier a été maudit par Dieu,” déclare-t-il.


“[Lors du coup d’état, les forces] ont violé les femmes, [celles qui étaient] épouses [tout comme celles qui ne l’étaient pas], 10 ou 15 hommes sur une femme. La plupart des femmes ont été affectées, les Banyamulengue les ont contaminées,”
explique Jeudi.

Assis dans une clairière entre les huttes à l’écart de la principale route marchande qui traverse PK12, Jeudi nous raconte que sa communauté a été dévastée au cours des évènements.

Il nous emmène voir des femmes qui nous parlent de multiples viols en réunion que nombre d’entre elles ont subi.

Elles nous montrent aussi leurs maisons rudimentaires, désignant du doigt les fenêtres dont les cadres en bois ont été, selon elles, démontés et brûlés par les soldats lors des combats.

Il y a une compréhension inégale au sujet de la CPI et de son travail parmi les gens à qui nous parlons. Alors que certains semblent n’en avoir jamais entendu parler, d’autres savent qu’à La Haye, un tribunal étudie les crimes commis contre eux.

Cependant, Jeudi, est au courant du travail de la Cour et comme les autres, il appelle à ce que Patassé soit traduit en justice à La Haye. “[Il] devrait être emmené à la CPI,” déclare-t-il.

Marie Edith Douzima Lawson, une avocate de RCA qui représente les victimes devant la CPI, a noté que “lors de l’audience de confirmation des charges de Bemba le nom de Patassé est apparu comme celui du co-auteur des crimes”.


Elle indique qu’il est difficile d’expliquer aux victimes pourquoi la CPI n’a pas émis de mandat d’arrêt contre Patassé même si la Cour a indiqué qu’il était impliqué dans les violences dans des documents officiels et des audiences publiques.


Il y a eu de nombreuses spéculations quant à la raison de savoir pourquoi Patassé n’a pas été inculpé. Fatou Bensouda, procureur adjoint à la CPI, a expliqué que les Procureurs n’avaient pas agi parce qu’ils manquaient de preuves par rapport à sa responsabilité pénale individuelle.

“Nous sommes satisfaits des preuves dont nous disposons quant à la responsabilité pénale individuelle de Bemba. Voilà pourquoi nous avons continué à poursuivre Bemba. Nous ne disposons pas encore de ces éléments contre Patassé. Voilà pourquoi nous n’avons pas réclamé un mandat d’arrêt contre lui, même si il est co-auteur avec Bemba,” a-t-elle expliqué.

Bensouda a déclaré que Patassé avait sans aucun doute été un acteur très important dans le conflit de RCA entre 2002 et 2003, et a ajouté qu’il était l’un de ceux qui avaient fait venir les troupes du MLC dans le pays.


 
Cependant, elle a déclaré que cela ne suffisait pas pour monter un dossier d’accusation contre lui, “Nous sommes dirigés par les preuves et les preuves seulement. Nos enquêtes continuent, [mais] nous poursuivrons Patassé uniquement si nous sommes convaincus que sa responsabilité pénale individuelle est établie.”


Elle a également souligné que personne n’est à l’abri de la justice de la CPI, précisant qu’un chef d’état en exercice – Omar El Béchir du Soudan – avait été inculpé par la Cour.

Alors que les citoyens de RCA s’inquiètent du fait qu’aucun ressortissant de leur pays n’ait été inculpé par rapport aux atrocités commises en 2002 et 2003, Bensouda a expliqué qu’il n’y avait rien d’étrange à cela.

“Ce n’est pas une surprise qu’un chef de milice étranger ait été inculpé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en RCA. A cette époque, Jean-Pierre Bemba était le chef incontesté du MLC, et de ces mêmes Banyamulengue qui ont violé, pillé et tué les civils en RCA,” a-t-elle dit.


Bensouda a déclaré que beaucoup de victimes interviewées avaient désigné ceux qui avaient commis des crimes contre eux comme “les hommes de Bemba”.

“Je pense que cela dit tout,” a-t-elle dit. “Les victimes de ces crimes semblent satisfaites, soulagées et reconnaissantes par rapport au fait que Jean-Pierre Bemba ait été arrêté et qu’il soit sur le point d’être jugé.


“Lorsque nous avons annoncé l’arrestation de Bemba vous pouviez voir sur le marché de nombreuses personnes qui écoutaient la nouvelle, la radio colée à l’oreille. C’était un rêve que Bemba soit jamais amené à responsabilité pour ce qu’il a fait.”

Les avocats de Bemba ont déclaré que la CPI s’en prenait à la mauvaise personne.

Lors de l’audience de confirmation des charges contre Bemba en janvier dernier à La Haye, sa défense avait soutenu que le MLC avait été déployé à la demande de Patassé et qu’il avait obéi à ses ordres, et que Bemba ne pouvait donc pas être tenu responsable pour les crimes prétendument commis par ses troupes en RCA. Une fois que les MLC avaient franchi la frontière du Congo, ils n’étaient plus “les hommes de Bemba” mais subordonnés à Patassé, ont déclaré les avocats.


Jeudi a expliqué que les gens à PK12 étaient perplexes par rapport à la question de savoir pourquoi ils avaient été soumis à une telle violence par des troupes prétendument soutenues par le dirigeant d’alors du pays.

“Les [forces] ont donné le prétexte qu’elles étaient là pour chasser les rebelles. Elles seules peuvent expliquer pourquoi elles ont violé les femmes. Si c’était des soldats ordinaires, ils seraient juste venus pour chasser les ennemis, pas pour violer,” a-t-il dit.


De retour à Bangui, nous nous arrêtons pour parler à Bonaventure, assise pour se reposer à l’ombre d’un arbre, alors que des filles vendant des bananes, mangues et des cartes de recharge pour portables passent lentement dans la chaleur du jour.

“Si la CPI fait son travail, Patassé doit aussi être jugé. S’il n’est pas arrêté, cela signifie qu’il n’y a pas de justice dans le monde pour les gens comme moi,” nous dit Bonaventure.

Pierre, originaire de Bossangoa, la ville natale de Bozizé, se joint à notre conversation.

“Patassé doit répondre de ce qu’il a fait. Les Banyamulengue ont fait beaucoup de choses, ils ont commis beaucoup de crimes,” a-t-il dit.

“Ils ont dit aux maris de se déshabiller et de sortir et ils leur ont tiré dessus. Patassé a fait venir Bemba ici, alors lui aussi doit répondre devant la CPI.”


Parlant à l’IWPR depuis sa maison au Togo, Patassé a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’était “au courant de rien” après avoir été informé que les citoyens de RCA l’accusaient d’avoir invité les hommes de Bemba dans le pays, et de ne pas avoir mis un terme aux atrocités qu’ils ont prétendument commises.

Patassé a déclaré qu’il n’était pas au courant du procès de Bemba à la CPI et, interrogé sur le fait de savoir s’il aurait été possible d’arrêter cette violence contre les civils entre 2002 et 2003, il a seulement répondu, “Nous ne sommes pas en 2002-2003, nous sommes en 2009.”

Réinterrogé sur cette dernière question, il a répondu, “Posez cette question à l’actuel président. Je répète, ces questions ne me concernent pas.”

“Les plaintes portées par Bozizé à la CPI sont illégales. Ce n’est pas à Bozizé le rebelle de se plaindre, c’est à moi qui représentait le gouvernement légal à l’époque.”


Nous partons pour un voyage en car d’une demi-heure vers un autre quartier périphérique de Bangui appelé Combattant, et nous asseyons avec un groupe de femmes du voisinage. Elles parlent d’abord lentement, et il y a de longues pauses dans la conversation.

 Puis elles commencent à nous raconter ce qui leur est arrivé lorsque les hommes de Bemba sont venus à Bangui, laissant la désolation dans leur sillage.


“Quand les Banyamulengue sont arrivés, nous nous sommes enfermées dans nos maisons. Nous avions très peur. Il était difficile de trouver de la nourriture. Ils sont restés ici longtemps, jusqu’à ce que Bozizé arrive au pouvoir. Ils traitaient très mal les gens. Ils tuaient les gens et les jetaient dans la brousse,”
a déclaré une femme.

“Ils ont violé beaucoup de femmes, même des grand-mères Cinq hommes ont violé la même femme. Cette maladie, le sida s’est désormais répandue ici. Patassé les a amenés [les Banyamulengue] ici pour sa sécurité mais nous ne savons pas pourquoi ils nous ont violées.

“Leur arrivée a été soudaine. Si un homme réagissait, ils lui tranchaient la gorge. Puis ils couchaient avec toutes les femmes et en tuaient aussi certaines. S’ils entraient dans la maison et ne trouvaient pas de femmes, ils violaient les hommes.


 
“Certaines femmes furent violées avec des fusils et gravement blessées à l’intérieur. Beaucoup de femmes sont tombées enceintes mais beaucoup d’enfants sont morts et les femmes mouraient juste après l’accouchement.

“Les gens [s’en sont pris à] Patassé en raison du comportement des Banyamulengue.

“Le viol est la pire des choses. Le viol est un moyen d’humilier la population. Les victimes ont déclaré qu’elles voulaient faire passer une pétition à La Haye pour que Patassé y soit transféré. Nous espérons que cela permettra aux gens d’arrêter de violer, sachant qu’ils pourraient être traduits en justice.”


Katy Glassborow est reporter de l’IWPR à La Haye. Le Dr Jan Coebergh, un docteur basé à La Haye qui se spécialise dans l’étude des taux de mortalité dans les situations de conflit, et Mélanie Gouby, reporter basée à Londres, ont contribué à cet article.

Certains des noms reproduits dans cet article ont été modifiés pour des raisons de sécurité.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 15:03


 

 

 

          Luanda 22/05/09 13:58 (Angola Press) - Le président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping a qualifié, vendredi à Luanda, de préoccupante la situation actuelle du continent du fait de divers événements, notamment des coups d'Etat que l'on pensait déjà appartenir au passé. 

 

            Selon le diplomate gabonais, dans six mois, l'Afrique a enregistré quatre coups d'Etat, précisément en Mauritanie, en Guinée-Conakry, au Madagascar (considérant qu'il y avait prise inconstitutionnelle du pouvoir) et plus récemment la situation extrêmement grave en Guinée-Bissau.


             "Il s'agit des problèmes graves que nous devons résoudre de façon énergique", a-t-il dit, exhortant les africains, particulièrement les politiques à résoudre les différends par la voie démocratique et de dialogue.


              Jean Ping séjourne à Luanda à l'invitation des autorités angolaises pour participer à la célébration de la journée de l'Afrique, dont le colloque "Paix, réconciliation et reconstruction post-conflit dans le continent".


            Dans son programme de visite, le président de la commission de l'Union africaine sera reçu ce vendredi par le Chef de l'Etat angolais, José Eduardo dos Santos.


             Ce colloque abordera, entre autres, thèmes "les défis de l'union africaine en matière d'appui à la reconstruction nationale post-conflit", "la construction de l'union africaine : intégration politique et économique" et "la crise financière et ses effets en Afrique".   
 
              La journée de l'Afrique est commémorée depuis le 25 mai 1963 date à laquelle a été instituée l'Organisation de l'Unité Afrique (OUA) pour symboliser la lutte pour l'indépendance et l'émancipation des peuples africains.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 14:26


  


Général Jules Bernard Ouandé Ministre de la sécurité


Les habitants affirment avoir recours à l'autodéfense parce que le simple fait de porter plainte à la police pour un crime coûte de l'argent.



Par Katy Glassborow à Bangui (AR No. 213, 18-Mai-09)



"Il n'y a pas d'exception, tout le monde doit payer pour la justice dans ce pays," nous dit l'officier de police supérieur impassiblement.


Notre sac a été volé du coffre de notre taxi en chemin vers l'aéroport de Bangui. Nos passeports et notre argent ont disparu et nous avons donc raté notre vol interne vers Birao dans le lointain nord-est de la République centrafricaine, RCA.


Mais rien que pour porter plainte à la police, on nous réclame la somme de 10 000 francs CFA, soit 20 dollars américains.


Il est un peu après midi et nous fondons dans la chaleur centrafricaine, essayant de décider jusqu'où pousser l'officier de police assis en face de nous de l'autre coté du bureau.

"Qu'en est-il pour une femme qui a été violée? Combien lui demandez-vous pour enregistrer le crime dont elle a été victime?" je l'interroge.

 
Elle nous explique que le poste de police de son quartier à Bangui réclamerait 1000 francs CFA d'une femme qui voudrait porter plainte pour viol. Plus le crime est grave, plus il est cher de leur faire enregistrer, souligne-t-elle.


Elle indique que les chefs de police de toute la ville se rencontrent pour décider de combien ils vont réclamer aux gens lorsqu'ils viennent porter plainte pour des crimes

"Il y a eu un décret ministériel indiquant un certain montant à réclamer, mais tout a été détruit lorsque le président est arrivé au pouvoir alors je ne peux pas vous le montrer," nous explique-t-elle.


L'ancien chef de l'armée François Bozizé avait arraché la présidence de la RCA des mains d'Ange-Félix Patassé en 2003 après des mois de combats sanglants, au cours desquels les civils furent violés, déplacés et tués, et les blessures n'ont pas encore guéri.

 
La RCA est désormais à la dixième place sur l'index des États faillis élaboré par Foreign Policy, un groupe de réflexion basé à Washington.

 
Les indices de cet échec jonchent la capitale. Les usines, fermées depuis longtemps, ont été pillées et de nombreux bâtiments en sont réduits à leurs carcasses. Mis à part la nourriture, la RCA ne produit presque pas de biens et dépend fortement des importations du Tchad, du Congo, du Soudan ou du Cameroun voisins. La situation en dehors de la capitale est encore plus sombre.


"Mais que faites-vous avec l'argent que vous prenez? Que reçoivent les victimes en échange?" Je demande à l'officier de police, curieuse de savoir si les gens qui donnent de l'argent pour faire enregistrer des crimes reçoivent une quelconque forme de justice en retour.

Elle ajoute qu'une enquête pénale coûte 6 000 francs CFA de plus.


Dans un pays où la plupart des gens gagnent moins d'un dollar par jour, je demande si la justice est simplement inaccessible à de larges pans de la population. L'officier est si révoltée qu'elle déchire le formulaire d'enregistrement des plaintes et s'en va.


Nous appelons le Consul honoraire du Royaume-Uni - il n'y a pas d'ambassade ici - et il accepte de venir aider à apaiser la situation. Il parle doucement et gentiment dans un Sango chantant, la langue locale la plus répandue, et ne se laisse pas perturber par l'humidité et les forts tempéraments. Il obtient un miracle - nous pouvons revenir le lendemain pour récupérer les paperasses finalement reconstituées, payer les 10 000 francs CFA en souriant et en serrant les mains.

 
Nous nous dirigeons ensuite hors de Bangui vers une banlieue appelée Combattant. Nous sommes assis dans une cour boueuse, et sentons les yeux des femmes qui nous dévisagent alors que Bernard, notre traducteur, leur raconte notre histoire.

 
Les poules gloussent autour de nous et les enfants couverts de boue dans des habits en lambeaux jouent au soleil. Ils rient et courent prévenir leurs familles quand je prends une photo. Ils reviennent en courant et s'agglutinent pour voir.


Assises en cercle sur de basses chaises en bois, les femmes secouent leur tête d'un air désapprobateur alors que Bernard leur relate notre prise de bec avec l'officier de police. "Courage," s'exclament certaines; "Dommage," disent d'autres.


Une femme, Clémentine, indique qu'elle n'est pas allée à la police lorsque les voleurs ont récemment pris des couvertures depuis une fenêtre ouverte dans sa maison. "Quand vous y allez, vous n'obtenez pas de bons résultats," explique-t-elle.


Dans son rapport publié en février 2008 sur la situation des droits de l'Homme en RCA, le département d'État américain avait indiqué que la méfiance des gens envers les 800 et quelques officiers de police du pays avait conduit à une montée des processus d'autodéfense.

Un homme a récemment été pris en train d'essayer de voler des câbles électriques dans son voisinage, et les gens l'ont juste frappé à mort, indique une autre femme, Monique.

"La justice populaire aide à prévenir les crimes," dit-elle, mentionnant que trois autres voleurs avaient été frappés à mort l'année dernière.


Un autre groupe de femmes rit à voix haute lorsque nous les questionnons au sujet de la police.

Marie, l'une de ces femmes, déclare "Quand vous allez à la police, vous ne savez jamais combien cela va vous coûter. Ils vous disent qu'ils n'ont pas de voiture et qu'ils ont besoin d'argent pour payer le transport. Si vous n'avez pas d'argent, ils disent que vous pouvez donner d'autres choses."

 
Elie Ouefio, ministre de l'administration territoriale, nie catégoriquement qu'il existe une pratique générale selon laquelle les citoyens doivent payer pour que la police enquête sur les crimes.

"Il peut y avoir des brebis galeuses au sein de la police qui arnaquent les gens; c'est vrai, comme dans n'importe quelle force de police du monde. Mais dire que vous devez payer pour obtenir les services de la police centrafricaine c'est faux,"
indique-t-il.


Un peu plus tard, nous nous dirigeons vers Boali, à quelques heures à l'ouest de Bangui, après avoir réussi à trouver une place sur un camion rempli de femmes et d'enfants, et chargé de piles de sacs, de caisses, des hommes se tenant perchés au dessus de tout cela de manière experte.

Il est clair que les gens ont peu d'argent et qu'ils possèdent peu de choses, mais la discussion est animée et sympathique malgré des conditions de voyage spartiates.

 
Lors du coup, nombre de ces gens ont tout perdu - visés par le gouvernement et les troupes rebelles pour leur loyauté présumée à l'une ou l'autre des parties. Les femmes furent violées, les hommes sodomisés ou tués. Les biens furent pillés, le bétail anéanti et les maisons détruites.

Nous ralentissons pour nous arrêter à plusieurs barrages routiers de la police et de l'argent est remis par le chauffeur.


Certains des hommes qui récupèrent l'argent sont en uniformes, d'autres en vêtements civils.

Nous passons plusieurs autres jours à Bangui, et parlons à d'autres gens.


Ils nous disent que l'extorsion est aussi répandue parce que les policiers ne sont souvent pas payés et que, par le passé, les fonctionnaires ont eu à attendre des années avant de recevoir leurs salaires. Pour être payé, un policier doit soit venir à Bangui en personne, ou remplir un formulaire de "procuration" - pour permettre à quelqu'un d'autre de venir récupérer son salaire à sa place, nous expliquent les habitants.


C'est un voyage impossible pour la plupart des policiers qui vivent en dehors de la capitale. Les routes sont en si mauvais état que certaines provinces sont complètement coupées du reste du pays pendant près de huit mois par an.


Alors que les officiers de police semblent avoir des difficultés à être payés, peu d'attention semble être accordée à leur lieu de travail.


L'officier de police principal avec qui nous avons eu notre altercation nous a dit plus tôt que l'argent qu'elle réclamait n'allait pas dans les payes, mais servait à acheter des fournitures de bureau.

Au vu de ces murs effrités et d'un manque criant de fournitures, il était clair qu'il y avait un urgent besoin d'argent.


La situation est meilleure dans la capitale qu'en province - le terme utilisé pour toute partie du pays hors de Bangui.


A Sibut, à quelques quatre heures de route cabossée hors de la capitale, le poste de police est rempli de termites et de chauves-souris.


Selon le rapport du département d'État, le centre de détention de la police de Bouar n'a pas de fenêtres ou de toilettes - uniquement un seau vidé de temps à autres, et les détenus couchent enchaînés les uns aux autres.


Les internationaux qui travaillent pour le Programme des Nations Unies pour le développement, PNUD, ainsi que pour BONUCA, la mission de police de l'ONU en RCA, développent des projets pour soutenir la police et le système judiciaire.

 
Mireille Widmer, de l'Unité État de droit du PNUD, a déclaré, "Très souvent, la police vient nous voir et nous demande du papier, ils n'ont pas de ressources. Ils nous demandent des stylos, du papier, des fournitures de bureau... "


Les internationaux présents dans le pays sont conscients que le fait de donner du matériel ne peut avoir qu'une influence limitée par rapport aux symptômes de certains problèmes très enracinés.

"Le gouvernement a des mois d'arriérés de salaires, alors le personnel [a recours à] la corruption et fait preuve d'avidité parce qu'ils ont besoin de salaires," nous a expliqué un travailleur des droits de l'homme en RCA.


"Si le gouvernement ne les paye pas à temps, ils vont avoir tendance à réclamer de l'argent aux victimes qui viennent faire part de violations. Nous devons nous assurer que le gouvernement puisse payer les officiers de police et de justice à temps."


Le Général Jules-Bernard Quande, ministre de la sécurité, a rejeté les accusations selon lesquelles les officiers de police étaient souvent non payés.


"Vous n'avez pas le droit de dire que vous avez parlé avec des gens à Bangui et qu'ils vous ont dit ça.

 
"La police fait partie de la population. Le président de la République paye tout le monde, tous les gens de Centrafrique, et la police aussi donc."

 

Entre-temps, nous nous sommes résignés à ne jamais retrouver nos sacs volés.

Certaines personnes nous conseillent de passer par Radio Ndeke Luka, la principale station de radio indépendante en RCA, pour leur demander de faire un appel pour nous.

 

On nous dit qu'il n'est pas facile de vendre des passeports étrangers en RCA - et que d'autres visiteurs qui s'étaient fait voler leurs documents de voyage se les sont finalement vus retourner.
Les journalistes obligeants de Ndeke Luka passent un flash au sujet de nos passeports volés, et le lendemain, un jeune homme dans des vêtements civils apparaît avec nos passeports à la main - sans l'argent - indiquant qu'il est de la police. Il réclame 20 000 francs CFA en échange des documents.

 Après une longue et étrange négociation, nous acceptons de lui donner assez d'argent pour son retour en taxi.

Qu'il ait été de la police ou non, nous ne le saurons jamais, mais nous n'aurions jamais récupéré nos passeports sans l'aide de nos amis à Ndeke Luka, du Consul honoraire et d'un peu d'argent.



Katy Glassborow est reporter de l'IWPR à La Haye. Le Dr Jan Coebergh, un docteur basé à La Haye qui se spécialise dans l'étude des taux de mortalité dans les situations de conflit, et Mélanie Gouby, reporter basée à Londres, ont contribué à cet article.


Certains des noms reproduits dans cet article ont été modifiés pour des raisons de sécurité.

Katy Glassborow


Institute for War and Peace Reporting


www.iwpr.net <http://www.iwpr.net/>

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 00:24





BARCELONE (Espagne), (AFP) -
jeudi 21 mai 2009 - 20h18
- Le président gabonais, 73 ans dont 41 ans au pouvoir, est hospitalisé en Espagne à Barcelone, pour un simple "bilan de santé" selon Libreville, mais dans un état grave, soigné pour un cancer, selon d'autres sources interrogées par l'AFP.


M. Bongo "séjourne actuellement à l'hôpital Quiron de Barcelone (...) pour y faire un bilan de santé et y suivre des soins appropriés afin d'être au mieux de sa forme pour regagner le Gabon et reprendre au plus vite ses activités", a indiqué dans l'après-midi la présidence gabonaise.


"Le président n'a subi aucune intervention chirurgicale"
et "est naturellement au fait des questions les plus impératives" du pays, ajoute la présidence à Libreville, dans un texte envoyé depuis Barcelone.

Libreville dénonce un "acharnement médiatique, aujourd'hui particulièrement indécent", et selon elle "savamment entretenu pour semer le trouble dans l'esprit du peuple gabonais à des fins déstabilisatrices".
 

La radio télévision publique gabonaise (RTG) a interrompu ses programmes vers 17H00 pour donner le communiqué in extenso sans autre explication.

Toutefois, selon deux sources informées suivant de près la situation et s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, le doyen des chefs d'Etat africains se trouverait dans un état grave.


Il alterne des phases de conscience et d'inconscience, ont indiqué ces sources à l'AFP jeudi après-midi. L'une d'elles a assuré que le président gabonais souffrait d'un cancer des intestins avec des métastases.

Une source française spécialiste des questions africaines a de son côté fait état à Paris d'une "détérioration confirmée" de l'état de santé de M. Bongo, sans plus de détails.

Le Premier ministre français, François Fillon, en visite au Cameroun, a affirmé que la santé de M. Bongo était "satisfaisante".


"Je sais que le président est soigné. Je sais qu'hier soir encore et ce matin sa santé était satisfaisante. Je formule mes voeux de prompt rétablissement à M. Bongo en espérant naturellement qu'il sera remis sur pied le plus vite possible",
a déclaré M. Fillon, en répondant à un journaliste.


Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, s'est borné à confirmer dans la matinée que M. Bongo était soigné en Espagne.
 

Une des sources consultées par l'AFP avait indiqué dans la matinée qu'il était hospitalisé à Barcelone (nord-est) depuis une dizaine de jours pour un cancer intestinal, sans préciser s'il avait été ou non opéré.

Selon cette source, il aurait été victime d'une hémorragie pendant son transfert par avion en Espagne et est accompagné de membres de son entourage, dont sa fille, Pascaline.


Le journal catalan La Vanguardia a également assuré jeudi dans son édition en ligne que M. Bongo souffrait d'une "grave tumeur", citant en outre M. Moratinos qui lui aurait indiqué: "Il va très mal".

Fait sans précédent, la présidence gabonaise avait annoncé le 6 mai que M. Bongo, avait décidé "la suspension momentanée de ses activités" de chef d'Etat, et que "toutes les audiences présidentielles (seraient) suspendues jusqu'à nouvel ordre".


Selon un communiqué, il voulait "se ressourcer dans le repos" après avoir vécu pendant "plus de trois ans (...) une épreuve particulièrement difficile avec la maladie de son épouse" Edith Lucie, décédée le 14 mars à Rabat.
 

M. Bongo n'est plus réapparu depuis en public au Gabon, ex-colonie française d'Afrique équatoriale riche en pétrole, bois et minerais, où sa santé est un sujet tabou.

Depuis quelques jours, sa succession est au centre des conversations dans la capitale gabonaise, même s'il elle n'est jamais abordée de manière officielle.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 23:52



Source:
Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR) Date: 18 May 2009


Points saillants

- Membre du gouvernement en visite au Nord-est

- Atelier de la revue à mi-parcours du CAP 2009

- Comité ad-hoc de révision du code électoral

 

Contexte et sécurité 


Accrochage entre APRD et éleveurs peulhs 


Entre le 11 et le 16 mai sur l'axe Béboura-Boguila, des accrochages ponctuels ont eu lieu entre certains éléments de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) et des groupes d'éleveurs peulhs rentrant de la transhumance du Cameroun vers le Tchad.

Les activités des humanitaires oeuvrant sur cet axe ont été perturbées par ces incidents qui se passeraient chaque année au début de la saison des pluies. 


Le Ministre de l'Administration du Territoire en visite au Nord-est


Le Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, M. Elie Ouéfio, a effectue une visite de travail dans les villes de Kaga-Bandoro, de Ndélé, de Ngarba situées au Nord-est du pays et Daha en territoire tchadien.

Cette visite, la première du genre pour une autorité gouvernementale, a été marquée par une réunion avec la communauté humanitaire du Bamingui Bangoran et contribuera aux actions de retour de la paix et de la stabilité dans cette région.


Actualités


Atelier de la revue à mi-parcours du CAP 2009


Le vendredi 15 mai a eu lieu à Bangui l'atelier de la revue à mi-parcours du Programme d'Aide Coordonnée (CAP) 2009. Cet atelier a permis aux humanitaires des agences des Nations Unies, des ONG nationales et internationales de revisiter le contexte sociopolitique et sécuritaire et identifier les besoins humanitaires afin de redéfinir les besoins stratégiques pour le reste de l'année.

Les participants ont passé en revue la mise en oeuvre des recommandations du Dialogue Politique Inclusif (DPI) et des activités humanitaires et ont mis en évidence :
 

- L'augmentation des besoins humanitaires ;

- La limitation d'accès aux humanitaires dans certaines zones surtout en saison des pluies ;

- La faiblesse de la capacité de réponse due au bas niveau de financement.

Différents groupes de travail ont été constitué pour réfléchir sur les contextes actuels et les contextes futures.

A l'issue des travaux de groupe, les secteurs suivants ont été jugé prioritaires : Santé, Eau et Assainissement, Protection et Education.


Considérant le niveau d'enrôlement des enfants après la campagne "Retour à l'école", l'Education a été identifiée comme secteur prioritaire pour permettre d'augmenter et améliorer la qualité de l'offre en termes de formation des maîtres-parents et fourniture des équipements et de manuels scolaires.

Les participants ont souhaité que le Relèvement précoce devienne un thème transversal au même titre que la question genre et le VIH/Sida.
 

La nécessité d'une révision du CAP tenant compte du temps et de la pertinence des projets par rapport aux nouvelles priorités stratégiques a été réaffirmée par les participants.

En guise de prévision, le plan de contingence sera mis à jour suivant le nouveau scénario du pire et un plan de contingence sous régional sera élaboré pour une préparation à l'urgence selon la dynamique politique et sécuritaire dans la sous région.
 

Selon M. Jean-Sébastien Munié, le Chef du Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), « les thèmes traités ne clôturent pas le débat qui se poursuivra au sein des Clusters ».

Pour le Coordonateur Humanitaire a.i, M. Abari Mai Moussa, « cette assise constitue un centre d'intérêt de l'ensemble des participants, elle arrive dans un contexte particulier de la crise financière internationale. Les balises viennent d'être mises et les plans de réponse restent à venir ».


Comité ad-hoc de la révision du code électoral


Le comité ad-hoc chargé de la révision du code électoral centrafricain a été mis en place ce jeudi 14 mai par l'arrêté du Ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation.


Ce comité qui dispose de 15 jours pour présenter son rapport est coordonné par le Ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation et est présidé par M. David Zokoué, Président de l'ONG Integrated Community Development International (ICDI). Il comprend des entités venues du pouvoir public, des partis politiques de la majorité présidentielle, des partis politiques de l'opposition, des mouvements politico-militaires et la société civile.


Santé


Santé Sud : Appui alimentaire aux OEV
 

Dans cadre d'appui aux ONG pour la prise en charge des Orphelins et Enfants rendus Vulnérables (OEV), l'ONG Santé Sud à mis en place « le Programme d'Appui Alimentaire et Amélioration de vie ». Ce programme appuie 11 ONG nationales pour la prise en charge de plus de 1210 OEV dans le 3ème et le 8ème arrondissement de Bangui et la formation des leaders de ces ONG sur la gestion des vivres et les rapports.


Ce programme avec comme partenaire le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a pour but l'appui aux familles avec des vivres pour l'alimentation des OEV et pour perspective de créer un réseau pour l'élargissement à toute la ville de Bangui.
 

En plus des appuis en kits scolaires et vestimentaires auprès des OEV, l'ONG Santé Sud avait, début février, renforcé les capacités en prise en charge psychologique et sociale des travailleurs sociaux associatifs intervenant auprès des OEV à travers la formation sur l'élaboration du projet institutionnel.

Début juin, à l'attention des associations du 3ème, 6ème et 8ème arrondissement, une autre formation sera organisée pour l'amélioration des conditions de vie des OEV sur la prise en charge juridique. L'objectif visé étant la reconnaissance du droit de l'enfant.

 

Pour plus d'informations : Rajmonda Zajmi, Santé Sud, (236) 75 04 93 83, rzajmi@yahoo.fr


Education


ADIFLOR : Don de 14.325 ouvrages scolaires


14.325, c'est le nombre de manuels scolaires et livres de bibliothèque donnés par l'Association pour la Diffusion Internationale Francophone de Livres, Ouvrages et Revues (ADIFLOR) aux établissements scolaires du primaire et secondaire centrafricains.
 

La cérémonie de remise de ces ouvrages s'est déroulée le mercredi 13 mai dans les locaux du Lycée d'Application de l'Ecole Normale Supérieure (LAENS) en présence des personnalités comme l'Ambassadeur de France, M. Vidon, le Ministre de l'Education nationale, M. Zawa et le Ministre Délégué à l'Education, M. Sall assisté des élèves, du corps enseignant et des parents d'élèves.

Cinq écoles de Bangui sont identifiées pour cette réception à savoir LAENS, l'Ecole Combattant, le Complexe Gaiwaka le Lycée Miskine et le Complexe Elim. Quelques maisons des jeunes et seize écoles primaires des inspections académiques de Bambari, de Berberati et de Bangassou recevront aussi ces ouvrages.

Selon M. Vidon « l'ensemble de ces dons se situe dans le cadre de la "mise en oeuvre accélérée de l'Education pour tous" ».
 

Pour toutes informations, veuillez contacter: UN OCHA RCA Boris Ngouagouni, ngouagouni@un.org

+236 70.18.80.61 Find more information on http://www.hdptcar.net/blog/

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 16:25




20 mai 2009

Le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé au gouvernement de la R.D. Congo d'enquêter et d'arrêter cinq officiers de haut rang de l'armée congolaise, accusés d'avoir commis des atrocités.

Les cinq gradés ont rejoint les rangs de l'armée nationale après avoir quitté un groupe rebelle, dans le cadre d'un accord de paix.

L'ONU n'a pas donné de détails sur les méfaits commis, mais des groupes de défense des droits de l'Homme évoquent des viols, des vols et des meurtres de civils au cours des derniers mois.

L'ambassadeur de France à L'ONU, Jean-Maurice Ripert, a précisé que le gouvernement congolais était maintenant informé des noms des personnes que l'organisation souhaite voir poursuivis et arrêtés. Le gouvernement de Kinshasa a donné des assurances "encourageantes" selon l'ambassadeur.

La professionnalisation de l'armée congolaise, préalable à sa réduction, et l'amélioration du fonctionnement de la justice et de la police du pays sont des objectifs que le Conseil voudraient voir progresser. Sous-payée et mal encadrée, l'armée a la réputation de malmener les populations qu'elle est censée protéger.

Human Rights Watch attribue aux forces régulières congolaises 143 viols commis dans le Nord Kivu depuis janvier, près de la moitié des 250 cas référencés par l'ONG. "Des femmes ont été emmenées comme esclaves sexuelles par les soldats et retenues dans les cantonnements" selon l'organisation. L'armée aurait tué au moins 19 civils durant cette période.
 

Associated Press

 

NDLR : Il faut espérer qu'après la RDC, les Nations Unies vont pouvoir également s'intéresser à la République centrafricaine en demandant aussi  l'arrestation de certains officiers centrafricains bien connus dont les exactions et les crimes n'ont rien à envier à ceux de leurs homologues de RDC dont il est ici question de l'arrestation.  

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 13:09

 


BARCELONE (Espagne -
AFP / 21 mai 2009 11h27) - Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, 73 ans dont 41 ans au pouvoir, est hospitalisé dans une clinique privée de Barcelone (nord-est) où il reçoit un traitement médical, a confirmé jeudi le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos.

"Je peux seulement vous dire qu'il (M. Bongo) est en Espagne où il reçoit un traitement médical dans une clinique de Barcelone", a déclaré M. Moratinos à la presse, lors d'un voyage à Sarajevo.

Auparavant, des sources concordantes en Espagne et en France avaient indiqué à l'AFP que le président Bongo était hospitalisé dans une clinique privée de Barcelone (nord-est) dans un état jugé sérieux.

 

Le doyen des chefs d'Etats africains a été hospitalisé il y a une dizaine de jours à la clinique privée Quiron de Barcelone et souffre d'un cancer intestinal, a notamment indiqué à Madrid une source bien informée ayant requis l'anonymat, sans préciser s'il avait été opéré.

 

Le journal catalan La Vanguardia a donné la même information jeudi matin dans son édition en ligne, soulignant que M. Bongo souffre d'une "grave tumeur" sans autre précision.

Le journal a cité Miguel Angel Moratinos, qui aurait indiqué à un de ses journalistes que le président gabonais "va très mal".

 

Selon la source interrogée à Madrid par l'AFP, le chef de l'Etat gabonais aurait subi une hémorragie lors de son transfert par avion en Espagne. Il est accompagné à Barcelone de membres de son entourage, dont sa fille, Pascaline Bongo. Un porte-parole de la clinique Quiron a confirmé à l'AFP que M. Bongo se trouvait dans ses murs, mais a refusé de livrer tout détail sur son état de santé, soulignant que "la famille ne fait aucun communiqué".

 

Une source officielle gabonaise a indiqué jeudi à l'AFP à Libreville sous couvert de l'anonymat que le président était en vie. Des sources proches du pouvoir gabonais ajoutent que le président a "subi une intervention chirurgicale ces derniers jours" mais qu'il "va mieux".

 

Une source française spécialiste des questions africaines a confirmé à Paris l'hospitalisation d'Omar Bongo à Barcelone. "Il était, hier soir tard, (mercredi) en vie et conscient", a indiqué cette source à l'AFP.

 

La présidence gabonaise avait annoncé le 6 mai dans un communiqué que M. Bongo Ondimba, avait décidé le même jour "la suspension momentanée de ses activités" de chef d'Etat, et que "de ce fait, toutes les audiences présidentielles (seraient) suspendues jusqu'à nouvel ordre".

 

Selon ce communiqué, le président gabonais voulait "se ressourcer dans le repos" après avoir vécu pendant "plus de trois ans (...) une épreuve particulièrement difficile avec la maladie de son épouse" Edith Lucie Bongo Ondimba", décédée le 14 mars à Rabat.

 

Le président Bongo n'est plus réapparu depuis en public au Gabon, petit pays d'Afrique équatoriale riche en pétrole, où sa santé est un sujet tabou. Aucun dispositif policier n'était visible devant la clinique Quiron, qui dispose de plusieurs services et spécialités chirurgicales, selon un photographe de l'AFP sur place.



Le président du Gabon Omar Bongo hospitalisé dans un état sérieux à Barcelone

 

(Associated Press) 21 mai 2009  - Le ministère espagnol des Affaires étrangères a confirmé jeudi que le président du Gabon Omar Bongo est hospitalisé dans un état sérieux à Barcelone.
 

Selon un porte-parole du ministère s'exprimant sous couvert de l'anonymat Bongo est un état "sérieux mais stable". Ce porte-parole n'a pas précisé à l'Associated Press la nature du mal dont est atteint le président gabonais. Le quotidien catalan "La Vanguardia" cite, jeudi matin, des sources médicales selon lesquelles Bongo a un cancer sans spécifier lequel


La clinique Quiron de Barcelone a confirmé à l'Associated Press que le président gabonais y avait été admis. Le porte-parole de la clinique Carlos Segui a déclaré que l'établissement ne donnera aucune information supplémentaire à la demande de la famille du président gabonais.


Agé de 73 ans, Omar Bongo est arrivé au pouvoir en 1967 et, à ce titre, détient le record de longévité à la tête d'un pays africain. Réélu pendant des années comme candidat du parti unique qu'il a fondé, le président Bongo a instauré le multipartisme en 1990.


AP

 

 

Le président gabonais hospitalisé en Espagne dans un état grave

 

(Reuters) 21 mai 2009 - Le président gabonais Omar Bongo, 73 ans, est hospitalisé près de Barcelone, en Espagne, dans un état grave mais stationnaire, a-t-on appris de source autorisée au ministère espagnol des Affaires étrangères.


"Il est à l'hôpital, son état est grave mais stationnaire", a-t-on dit.

 

Bongo, à la tête du Gabon depuis 1967, avait déjà été hospitalisé au moins deux fois ces derniers mois.

Il avait gagné l'Espagne la semaine dernière à bord d'un avion médicalisé.


Il a suspendu jeudi dernier ses activités officielles pour la première fois en quarante-deux ans de pouvoir.

 

Omar Bongo est l'un des trois présidents africains visés par une enquête en France pour "recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de biens sociaux, abus de confiance".

 

 

Omar Bongo hospitalisé

Par Marianne ENAULT

leJDD.fr
Jeudi 21 Mai 2009


Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a confirmé jeudi matin l'hospitalisation du président du Gabon, Omar Bongo, dans une clinique privée de Barcelone. "C'est tout ce que je peux dire", a déclaré le chef de la diplomatie, selon des propos rapportés par la presse espagnole. D'après plusieurs sources, le doyen des présidents africains souffrirait d'un cancer des intestins.


Le président gabonais, Omar Bongo, serait dans un état grave. Selon plusieurs sources, il souffrirait d'un cancer. (Reuters)
  Omar Bongo est hospitalisé à Barcelone. L'information a été confirmée jeudi matin par le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos. "Omar Bongo est en Espagne où il reçoit un traitement médical", a-t-il ainsi déclaré à des journalistes qui l'accompagnaient dans son déplacement à Sarajevo. De même source, le président gabonais se trouve dans la clinique privée Quirón de la ville catalane. Le chef de la diplomatie espagnole s'est toutefois refusé à commenter davantage l'état de santé du doyen des chefs d'Etat africains. "C'est tout ce que je peux dire", a-t-il fait savoir. Même son de cloche du côté du porte-parole de la clinique, Carlos Segui. Selon la presse espagnole, il a indiqué qu'il ne délivrerait aucun détail concernant l'état de santé du président gabonais, et ce à la demande de sa famille.
 

Selon plusieurs sources, Omar Bongo souffrirait d'un cancer des intestins. Selon le journal espagnol La Vanguardia, il est hospitalisé dans cette clinique depuis deux semaines pour traiter une "grave tumeur". De même source, Miguel Angel Moratinos aurait confié à un journaliste que le chef d'Etat allait "très mal". A Paris, comme à Madrid, plusieurs sources évoquent un "état sérieux". Le 6 mai dernier, la présidence gabonaise avait annoncé dans un communiqué que le chef d'Etat suspendait "momentanément ses activités". Selon ce texte, Omar Bongo entendait "se ressourcer" après le décès de son épouse, Edith Lucie Bongo Ondimba, le 14 mars dernier à Rabat. Il n'est plus réapparu en public depuis.


L'Espagne plutôt que la France?


Selon la presse espagnole, Omar Bongo a préféré l'Espagne à la France en raison de la procédure judiciaire le visant dans l'Hexagone.
Neuf de ses comptes ont en effet été saisis après un arrêt de la cour d'appel de Bordeaux le condamnant à rembourser à un Français une somme versée pour faire libérer son père, détenu au Gabon. Le potentat africain est également soupçonné d'avoir détourné de l'argent public. Il est, avec ses homologues guinéen, Teodoro Obiang, et congolais, Denis Sassou Nguesso, visé par une plainte déposée par l'association Transparency International France pour "recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de biens sociaux et abus de confiance".


L'association accuse Omar Bongo d'avoir utilisé de l'argent public pour se doter d'un patrimoine exceptionnel en France: 39 propriétés, dont un hôtel particulier dans le 8e arrondissement de Paris, au nom de sa fille. Début mai,
la plainte a été jugée recevable par la justice française. Figure de la Françafrique, où s'entremêlent raison d'Etat, lobbies et réseaux politico-affairistes, Omar Bongo est au pouvoir au Gabon depuis 41 ans. Leader incontournable de la scène politique africaine, il fût le premier chef d'Etat à avoir rencontré Nicolas Sarkozy après son élection.

 

 

Omar Bongo hospitalisé dans un "état grave" à Barcelone

 

21/05/2009 à 15:07 Reuters

Hospitalisé depuis la semaine dernière près de Barcelone, le président gabonais Omar Bongo, doyen des chefs d'Etat africains, est dans un "état grave", a-t-on appris jeudi de source proche du ministère espagnol des Affaires étrangères.

Bongo, qui règne sans partage sur le pays depuis 1967, avait suspendu il y a une semaine ses activités officielles, pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, et avait gagné l'Espagne en avion médicalisé.

Agé de 73 ans, Bongo "est ici à l'hôpital et, actuellement, son état est stationnaire mais grave", a-t-on déclaré de source autorisée. A la clinique Quiron de Barcelone, on confirme la présence du président gabonais, sans fournir d'autres précisions.

Les autorités gabonaises observent le mutisme au sujet de son état de santé mais ses divers séjours récents à l'hôpital ont soulevé des interrogations quant à sa succession dans un des rares pays de la région qui soit relativement stable.

Le gouvernement avait fait savoir qu'en cas d'absence prolongée du chef de l'Etat, la présidente du Sénat, Rose Francine Rogombe, 66 ans, membre du Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir, assurerait l'intérim.

Le pays est dominé par une petite élite étroitement solidaire et les opposants redoutent que le fils du président, Ali ben Bongo, actuel ministre de la Défense, ne profite du vide du pouvoir pour en prendre la tête.

Alanguie sur les rives du Golfe de Guinée, Libreville, la capitale, était paisible en ce jeudi de l'Ascension mais un sentiment d'incertitude était palpable à l'annonce de l'état de santé du chef de l'Etat.

PARVENU AU POUVOIR PACIFIQUEMENT

"Nous avons commencé à faire des stocks, depuis que nous vivons avec des doutes sur la capacité du président Bongo à gouverner le pays", confie un instituteur de 41 ans, Sylvain Pounahas, en faisant ses courses.

D'autres habitants de la capitale font état de patrouilles militaires nocturnes sans pouvoir dire si ce dispositif de sécurité est lié ou non à l'absence de Bongo, un des trois présidents africains visés en France par une enquête pour détournement de fonds publics.

La croissance économique du Gabon a dépassé l'an dernier 5,0%, le plus fort taux en une décennie, avant d'être entamée par la chute des cours du pétrole, qui compte pour la moitié du revenu national.

Bongo a été réélu sans discontinuité lors d'élections jugées irrégulières par ses opposants mais l'ascendant de cette homme petit et trapu - et grand buveur - sur son petit pays d'un million et demi d'habitants est incontestable.

Albert-Bernard Bongo - son prénom avant sa conversion à l'islam en 1973 à l'instigation du colonel libyen Mouammar Kadhafi - est parvenu au pouvoir pacifiquement, une exception en Afrique.

Issue de l'ethnie Bateke, une tribu minoritaire vivant aux confins du Congo, dans l'Est, Bongo était en effet le vice-président de Léon Mba, premier président de l'ancienne colonie française, décédé en novembre 1967, sept ans après l'indépendance.

Bongo, qui a entamé sa carrière politique au ministère des Affaires étrangères en 1960 après des études à Brazzaville du temps de la présence française, a fait partie du cabinet de Mba avant d'être choisi comme son dauphin.

En 1968, Bongo a créé le PDG, qui restera 22 ans le parti unique, avant de céder aux pressions françaises en faveur d'un multipartisme qui reste largement de façade.


Version française Marc Delteil

 

 

 

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