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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 04:14

 

 

 

  2014-11-25 11:06:04  (xinhua)

 

Une mission humanitaire de l'ONU a visité une ville en République centrafricaine suite à une flambée de violences qui a fait au moins trois morts et 14 blessés, a annoncé lundi le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 

Dans un communiqué de presse, l'OCHA a confirmé que le 22 novembre, une mission composée de personnel humanitaire de son équipe dans le pays, d'un représentant du ministère des Affaires humanitaires et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a visité la ville de Zémio près de la frontière de la République démocratique du Congo (RDC), afin d'évaluer la situation humanitaire après une flambée de violences intercommunautaires.

 

La crise à Zémio, qui abrite une communauté mixte de chrétiens et de musulmans, est le premier grand incident intercommunautaire dans le sud-est de la RCA depuis que la crise a éclaté en 2012.

 

Les violences à Zémio ont fait trois morts, au moins 14 blessés et ont entraîné le déplacement de 3000 personnes. 

 

La mission a demandé à toutes les parties concernées de mettre fin à la violence et d'assurer la restauration de l'ordre social dans la région.

 

Les acteurs humanitaires, en coordination avec les autorités locales, aident à atténuer les violences intercommunautaires et à assurer le respect des espaces humanitaires pour autoriser l'accès de toutes les populations affectées, indique le communiqué de presse.

 

Un groupe de hauts responsables de la mission est resté à Zémio afin de faciliter et soutenir le processus de médiation, selon la même source.

Une mission humanitaire de l'ONU en Centrafrique pour évaluer la situation humanitaire

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 03:58

 

 

 

 

25/11/2014 à 15:26 Par Vincent Duhem (Jeune Afrique)

 

Les experts des Nations unies sur la Centrafrique ont demandé au Conseil de sécurité de sanctionner une dizaine de personnalités dont l'ancien président Michel Djotodia. Tous verraient alors leurs avoirs financiers bloqués et seraient interdits de voyager.

 

Depuis sa villa de Cotonou où il coule des jours paisibles en exil, Michel Djotodia doit commencer à avoir les oreilles qui sifflent. Car son nom pourrait rapidement venir garnir la liste des personnes sanctionnées par les Nations unies. C'est en tout cas le souhait du groupe d'experts de l'ONU sur la Centrafrique, comme l'a révélé RFI mardi 25 novembre.

 

Selon plusieurs sources, diplomatiques et onusiennes, l'ancien président fait partie d'une liste de dix ou douze personnes morales et physiques (et non sept), que les experts ont soumis au Conseil de sécurité lors de la remise de leur rapport final en octobre. Figurent sur cette liste des trafiquants de ressources naturelles et deux compagnies de diamants, Badica en Centrafrique et sa filiale en Belgique, Kardiam. Badica est dirigée par Abdoul-Karim Dan Azoumi, qui passe pour être un des financiers du coup d'État de la Séléka en mars 2013.

 

Les experts de l'ONU estiment que ces personnalités compromettent la paix, la stabilité et la sécurité en RCA. Il est notamment reproché à Djotodia, aujourd'hui président du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC, une des trois composantes actuelles de l'ex Séléka), ses nombreuses références à la partition du pays.

 

"Le 17 août, un document non signé portant l’entête de Michel Djotodia et de Noureddine Adam [vice-président du FPRC, déjà sous sanctions onusiennes], appelant à l’indépendance de la République de Dar el-Kouti, a été communiqué à la presse", expliquent les experts dans leur rapport. "Il avait été envoyé par Mal-Mal Essen, un membre du FPRC connu pour être l’un des principaux idéologues de Nourredine Adam", ajoutent-ils.

 

Les membres du FPRC interrogés par le Groupe d’experts ont confirmé que le document reflétait les propos d'individus qui appartiendraient à la branche radicale du groupe. Et Djotodia a une nouvelle fois mentionné l'option de l'indépendance du nord-est de la Centrafrique dans une interview donnée le 3 septembre au quotidien béninois Matin Libre. Il propose alors deux solutions pour mettre fin au conflit en RCA : le retour au pouvoir de l'ex-Séléka ou la partition.

 

Cette liste d'une dizaine de noms est en ce moment examinée par les pays membres du Conseil de sécurité. Pour qu'une personnalité soit sanctionnée par l'ONU, il faut qu'un des États membres soumette son nom au comité de sanctions, qui statuera ensuite par consensus. "Le processus est en cours, confie une source diplomatique française. Des noms ont été proposés par les experts, il faut maintenant que tout le monde se mette d'accord, fasse le tri pour établir une liste équilibrée."

 

"Tout ça peut prendre du temps, conclu un fonctionnaire de l'ONU. Encore plus si certains États, comme la France, redoutent les conséquences politiques des sanctions contre Djotodia." En mai, l'ex-chef de la Séléka avait échappé à la première salve de sanctions de l'ONU, mais avait été épinglé par les États-Unis quelques jours plus tard (gel de ses éventuels biens et entrée interdite sur le territoire américain).

 

S'il était sanctionné, l'ancien président centrafricain verrait cette fois ses avoirs financiers bloqués et serait interdit de voyager. Notamment dans les pays du Golfe, où il a séjourné pendant plusieurs jours début octobre.

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Par Vincent DUHEM


 

Lu pour vous : ONU - Centrafrique : pourquoi les experts de l'ONU veulent sanctionner Michel Djotodia

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 03:55

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com     Mardi 25 Novembre 2014 - 15:35

 

L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, à la tête d’une forte délégation des chrétiens, femmes et hommes confondus de l’église catholique, a effectué le lundi 24 novembre une visite sur le site des Séléka du Camp BEAL pour apporter une aide aux ex-rebelles.

 

Ce don composé de nourriture préparée et distribuée sur place, a été convoyé par des véhicules mobilisés par CARITAS-Centrafrique. Pour l’Archevêque de Bangui, la visite de la délégation de l’église catholique dans ce site est riche de plusieurs enjeux. « Ici au Camp BEAL, vivent des hommes, des femmes et des enfants. Pour moi en tant qu’homme de Dieu, tous sont des enfants de Dieu, des êtres que le Seigneur a créés à son Image et que j’ai l’obligation de rencontrer. » a, déclaré Mgr Dieudonné Nzapalainga.

 

A propos de l’initiative de l’église catholique, l’Archevêque a indiqué qu’il ne pouvait pas rester indifférent à la misère de ses compatriotes. « Déjà, il y a trois jours, j’étais passé par là et j’ai vu la misère de tout ce monde qui est ici. Je ne pouvais pas rester indifférent. C’est pourquoi, j’ai lancé un appel à tous les chrétiens de l’église catholique, en leur disant qu’il est temps que nous venions à la rencontre de nos frères. Car dans l’évangile de Matthieu au chapitre 25, il est dit que si vous donnez un habit à un petit, c’est à  Jésus que vous l'avez fait. Pour nous chrétiens aujourd’hui, Jésus prend le visage de tous gens qui sont là », a-t- il expliqué.

 

Commentant ce geste, un prêtre s’est exprimé en ces termes : « Ce n’est pas  la prière que Nzapalainga est allé faire au Camp BEAL. C’est vrai que l’homme ne vit pas que de pain ; mais le pain est indispensable à l'intégrité physique de l’homme.»

 

Les conditions de vie dans ce camp sont non seulement précaires, mais aussi à peine supportables. « Notre première difficulté ici, c’est la faim et la santé. On nous a  apporté à manger et fait venir des médecins pour nous soigner, je suis très contente. J’émets aussi le vœu que les Centrafricains puissent pratiquer le pardon en vue de favoriser la réconciliation dans notre pays », a déclaré Nina Ringui, soldat gardienne de la paix cantonnée depuis le 5 décembre 2013. Elle a relevé que ce genre de geste peut contribuer au retour de la paix en Centrafrique.

 

« Les Centrafricains doivent reconstruire la RCA qui est très en retard par rapport aux autres pays parmi lesquels tous ces voisins. Je profite de cette occasion pour demander à tous mes frères de laisser les vielles pratiques d’enlèvement, de torture, etc. qui n’honorent pas notre pays. », a souligné pour sa part le commandant du site de Camp BEAL, Rodrigue Yamendji.

 

Pour faire face aux multiples besoins des personnes qui vivent au Camp BEAL, le Père Patrick Mbea projette l’installation d’une école transitoire pour la centaine d’enfants répertoriés sur place avec la perspective d’étendre l’initiative aux autres sites de cantonnement et d’autres camps des déplacés internes de Bangui. « Nous sommes en train de recenser ces enfants pour voir avec le concours de certains partenaires comme l’Unicef, la Minusca, comment faire pour ouvrir des classes d’instruction de ces enfants », a-t-il précisé. Le prêtre a ajouté que d’autres sites de la capitale seront visités, notamment le Camp RDOT où se trouvent des Anti-balaka.

 

Le Camp BEAL abrite depuis le 5 décembre 2013, 847 soldats de l’ex Séléka. Au  début du mois, ces soldats avaient menacé à faire exploser le dépôt des munitions du Camp BEAL, protestant contre le processus de leur transfèrement en provinces. Ils ont aussi dénoncé les mauvaises conditions de vie dans ce site.

 

Fiacre Kombo (stagiaire)

Centrafrique : les chrétiens catholiques volent au secours des ex-Séléka de Bangui

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 03:29

 

 

 

 

http://blogs.lexpress.fr/ le 25 novembre 2014 13H38 | par Vincent Hugeux

 

Refoulée par des tragédies jugées plus brûlantes, la Centrafrique glisse peu à peu hors des écrans-radars. Dommage. Car il suffit d’une rencontre pour mettre en évidence la persistance d’un foyer de tension plus étouffé que circonscrit, mais aussi discerner quelques lueurs d’espoir, si pâles soient-elles.

 

Voici le P. Bernard Kinvi, croisé jeudi dernier dans les locaux parisiens de l’ONG Human Rights Watch. Ce prêtre de l’ordre des Camilliens -les « serviteurs des malades »- dirige l’hôpital de la mission catholique de Bossemptélé, à 250 km à vol de colombe ou de faucon au nord-ouest de Bangui. Un établissement d’une cinquantaine de lits, dont la chronique, chaotique et convulsive, illustre les tourments de l’ancien Oubangui-Chari. Deux barbaries pour le prix d’une : placée pour son malheur sur le sentier de la guerre, la paroisse Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus aura connu tour à tour la sauvagerie des rebelles musulmans de la Seleka -et plus encore celle de ses supplétifs tchadiens-, puis la férocité des miliciens « chrétiens » anti-balaka.

 

Bernard et ses ouailles reviennent de loin. Début janvier, le personnel décide de fuir les exactions des assaillants venus du nord ; et devra à la messe d’adieu miraculeuse qui retarde son départ pour Bouar d’échapper à une attaque meurtrière. Partie remise. « Une semaine plus tard, raconte le prélat, je dois payer les salaires et laisser filer les soignants, médecin-chef compris. Me voilà seul avec deux religieuses infirmières et un blessé par balle sur les bras. Abattu, prostré dans mon bureau. Et là, surprise : le médecin a renoncé à s’éclipser. Bientôt, les autres reviennent. » Le P. Bernard réunit alors son équipe, forte d’une vingtaine de personnes, et lui met le marché en mains en ces termes : » Ici, on soigne tout le monde avec le même amour, sans distinction d’origine ou de confession. Seleka, anti-balaka, amis ou ennemis : je ne veux pas savoir d’où ils sortent ni ce qu’ils ont fait. Que ceux à qui cette règle ne convient pas se sentent libres de nous quitter. » Tous, à une exception près, sont restés.

 

Deux semaines après cet épisode, de retour de Bozoum, l’auteur de ce blog fait escale à Bossemptélé. Sous une rotonde ombragée, je converse alors longuement avec le P. Brice Nainangue, titulaire de la paroisse et ancien patron de l’hosto local. C’est que les deux confrères Camilliens avaient permuté, échangeant à l’été 2013 leurs sacerdoces. Vêtu d’une soutane anthracite ornée d’une imposante croix rouge, le flegmatique Brice me relate le calvaire de ce mois de janvier de sang et de cendres. Les pillages des soudards de la Seleka, le vol des motos, de l’ambulance et du double-cabine Toyota de la paroisse, la fuite affolée des patients, dont quelques convalescents fraîchement opérés. Puis, après la retraite des rebelles, le joug revanchard des anti-balaka, avides de se venger sur la cohorte des musulmans réfugiés dans l’enceinte grillagée de Sainte-Thérèse ; au point d’exiger une rançon de 350000 francs CFA -environ 540 euros- sous peine d’assassiner tous les disciples du Prophète de sexe masculin. Dieu merci, ils ignoraient que, la nuit venue, il arrivait à tel curé d’exfiltrer de chez un pasteur protestant, où il était planqué, un jeune éleveur musulman d’ethnie peule… « Cicatriser de telles blessures prendra du temps, confiait Brice. Et pourtant, il faudra bien que ces gens réapprennent à vivre ensemble. Je connais ici tant de couples mixtes. Lui priant à la mosquée ; elle à l’église. Sans que quiconque s’en offusque. »

 

Dix mois après, où en est-on ? Un contingent camerounais de la Minusca -la force onusienne en cours de déploiement- a pris ses quartiers à Bossemptélé. Une dizaine de gendarmes et autant de policiers, d’ailleurs enclins à la discrétion, ont refait surface. Et un sous-préfet, souvent absent et toujours dépourvu d’autorité, a été installé. « La ville, soupire un témoin privilégié, reste sous influence des anti-balaka, qui agissent à leur guise et en toute impunité. » Des exemples ? Bernard Kinvi en livre trois. D’abord cet homme accusé de sorcellerie, tabassé puis enterré vivant à 50 mètres de la base de la Minusca. Ensuite, ce milicien ivre et drogué qui a poignardé son fils unique de 14 ans. « Nous avons dû procéder dans l’urgence à l’ablation de la rate, perforée tout comme le foie et un poumon, précise le directeur. Mais il n’y a eu ni enquête, ni arrestation. Le coupable, c’est le P. Brice qui est allé le chercher en brousse pour le ramener à la brigade de gendarmerie. » Enfin, ce conducteur de taxi-moto qui, tenu pour comptable du décès de sa passagère, doit à la pugnacité d’un prêtre de n’avoir pas été achevé sur son lit d’hôpital par un commando.

 

Bien sûr, les pères de Sainte-Thérèse ont tenté de raisonner le caïd local, promu semble-t-il à ce poste par Pierre-Edouard Ngaïssona, « coordonnateur » autoproclamé -et contesté- des phalanges prétendument chrétiennes de Bangui. Peine perdue, concède l’un d’eux : « Il ne nie pas les faits, mais décline toute responsabilité. Dire que nous l’avons guéri d’une méningite avant de lui sauver la vie après un grave accident. Depuis, l’intéressé a été aperçu à l’église, sans que l’on décèle chez lui le moindre signe de conversion. » Le Très-Haut, pourvu qu’Il en trouve, reconnaîtra les siens.

 

Lire dans L’Express à paraitre demain mercredi le reportage réalisé avec le photographe Michael Zumstein et intitulé « Centrafrique : Diamants en terrain miné »

 

Lu pour vous : RCA: Il n’y a que la foi qui sauve

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 10:14

 

 

 

 

25/11/2014 à 08:24 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Son nom ne vous dira rien. Né au Congo, François Toussaint est un mercenaire belge qui a fini par refaire surface à Bangui. Un parcours improbable qui lui a valu d'être épinglé par l'ONU.

 

C'est le genre d'histoire qui fait de la Centrafrique un pays un peu à part, où gravitent aventuriers et personnages fantasques. Celle d'un mercenaire belge condamné pour meurtre dans son pays et qui a offert ses services de conseiller militaire à un groupe rebelle dont le chef est aujourd'hui ministre.

 

François Toussaint (aussi connu sous les noms de David Ngoy et de Kalonda Omanyama), né à Lodja, dans la province du Kasaï-Oriental (centre de la RD Congo) en 1965, est un parfait inconnu de la barbouzerie. Selon le rapport final des experts de l'ONU sur la Centrafrique, publié le 1er novembre, cela ne l'a pas empêché d'être, entre novembre 2013 et février 2014, conseiller militaire de Révolution et Justice, un éphémère mouvement armé fondé en octobre 2013 par un capitaine des Forces armées centrafricaines (Faca), Armel Sayo.

 

Difficile de retracer avec précision le parcours de François Toussaint. On sait qu'il est né de père belge (membre des services de renseignement belges) et de mère congolaise. Qu'il est décrit comme rusé, manipulateur, charismatique et mythomane. Qu'il raconte avoir été formé à la sécurité par une agence américaine de renseignements. Et qu'il a eu plus d'un démêlé avec la justice belge. Le dernier épisode date de janvier dernier : reconnu coupable d'un meurtre commis en 2005, il a été condamné par contumace à la prison à perpétuité - il est depuis visé par une notice rouge d'Interpol.

 

C'est justement peu après les faits qui lui sont reprochés que Toussaint prend la poudre d'escampette. Il séjourne dans plusieurs pays d'Afrique (Gabon, Burundi et RD Congo). À chaque fois, il s'y rend en tant que travailleur humanitaire. Une couverture. Au Congo, il dit travailler avec une association de lutte contre les viols dans l'Est, mais Kinshasa l'accuse d'avoir entraîné des Maï-Maï dans le Sud-Kivu. Toussaint est arrêté en janvier 2009 avant d'être libéré grâce à la mobilisation d'organisations de défense des droits de l'homme...

 

Il disparaît ensuite des radars. Dans une vidéo de propagande de Révolution et Justice publiée en décembre 2013, on découvre un homme légèrement bedonnant tout de noir vêtu, talkie-walkie à la main. Toussaint y écoute religieusement le discours prononcé par Armel Sayo devant plusieurs centaines de recrues.

 

Sayo, autant gourou que chef de guerre

 

Sa première rencontre avec le militaire centrafricain a lieu au Gabon, en marge de la signature de l'accord de Libreville. Nous sommes en janvier 2013, les rebelles de la Séléka viennent de forcer François Bozizé à s'asseoir à la table des négociations après une offensive éclair. Ils prendront le pouvoir deux mois plus tard.

 

Toussaint rejoint alors Sayo au Cameroun avant de pénétrer en territoire centrafricain en novembre de la même année et de mettre en place un camp d'entraînement dans la région de Paoua (Nord-Ouest). Les deux hommes partagent la même conviction : la Centrafrique est désormais sous la coupe de jihadistes. S'ils n'interviennent pas, le pays sera bientôt menacé par Boko Haram. Leurs ennemis : les Peuls et la Séléka.

 

Le discours fait mouche, Révolution et Justice parvenant à recruter plus d'un millier d'hommes, principalement des jeunes du coin. Sous la houlette du charismatique Sayo, autant gourou que chef de guerre, et grâce à la tactique militaire de Toussaint, le groupe prend possession de quelques localités du Nord-Ouest. Mais cela ne suffit pas. Sans source de revenu ni moyen de financement, le groupe se divise et bat en retraite en janvier 2014. La collaboration entre les deux hommes s'arrêtera un peu plus tard, après un énième désaccord. Entre-temps, la force africaine Misca procède à l'arrestation de Toussaint, le 7 juillet, à Bouar.

 

L'homme est depuis détenu dans la très perméable prison de Ngaragba, à Bangui, et devrait bientôt être extradé vers la Belgique. Signataire de l'accord de Brazzaville, Sayo a, lui, été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports le 22 août.


 

Lu pour vous : Centrafrique : François Toussaint, un mercenaire belge sans foi ni loi
Lu pour vous : Centrafrique : François Toussaint, un mercenaire belge sans foi ni loi

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:26

 

 

 

Par RFI 25-11-2014 à 06:50 Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

 

L’ancien président centrafricain est dans le viseur des Nations unies. Michel Djotodia figure sur une liste de personnes qui pourraient être sanctionnées par le Conseil de sécurité dans les prochaines semaines.

 

Michel Djotodia figure sur une liste encore confidentielle de sept noms que le groupe d’experts de l’ONU veut sanctionner. L'ancien chef d'Etat partage cette liste avec des trafiquants de ressources naturelles et deux compagnies de diamants, Badica en Centrafrique et Kardiam en Belgique.

 

Le groupe d’experts reproche à Michel Djotodia de nuire au processus de Brazzaville et de continuer à agiter ses partisans contre le gouvernement de transition. Les experts demandent au Conseil de sécurité de le placer sur la liste noire de l’ONU. L’ancien président centrafricain verrait ses avoirs financiers gelés et serait frappé d’une interdiction de voyager. La décision n’a pas été prise.

 

Le Conseil de sécurité doit juger s’il est plus utile de punir Michel Djotodia, comme François Bozizé avant lui, ou de conserver cette menace jusqu’au Forum de Bangui en janvier pour le pousser à s’impliquer dans la réconciliation nationale.

Info RFI: Michel Djotodia dans le viseur de l’ONU

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 02:11

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 25-11-2014

 

Les ex-rebelles de la Séléka, réunis au sein du Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), organisation créée vendredi à Bria (Nord) sous l'égide de leur chef d'état-major, le général Joseph Zoundéko, ont annoncé lundi avoir mis fin à la lutte armée et se disent favorables au dialogue avec les autorités de Bangui pour le retour à la paix dans le pays.

 

"Ce mouvement aujourd'hui n'est plus un mouvement de lutte armée.Nous voulons aller au dialogue avec le gouvernement en place ", a déclaré le porte-parole, le colonel Djouma Narkoyo, joint par Xinhua lundi soir à Bria, une ville du nord de la Centrafrique érigée en site d'accueil de l'une des bases de la mission de maintien de la paix des Nations Unies (MINUSCA) présente dans le pays depuis mi-septembre. A l'image du caractère hétéroclite de l'ex-coalition rebelle de la Séléka elle-même, le RPRC est une riposte à un regroupement parallèle mis en place un mois auparavant à Kaga-Bandoro (Nord) à l'initiative du général Nourredine Adam, une des têtes d'affiche de la junte ayant pris le pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui, sous la houlette de son leader Michel Djotodia, aujourd'hui en exil au Bénin.

 

Pour ses promoteurs issus des Forces républicaines des ex- Séléka basées à Bambari (centre), ce mouvement vient tourner la page des différentes initiatives menées depuis la démission forcée en janvier de l'ex-chef rebelle des fonctions de chef de l'Etat par intérim, à l'instar du Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC).

 

Créée en juillet à Birao (Nord), cette organisation avait notamment été placée sous la conduite de Djotodia, en dépit de son exil béninois, avec Nourredine Adam comme numéro deux.

 

"L'histoire de Ndélé (lieu de création des Forces républicaines des ex-Séléka en mai, NDLR) ou de Birao est désormais ancienne. Si ça marchait, on n'en serait plus là aujourd'hui", martèle le colonel Narkoyo.

 

Baptisé d'une dénomination qui démontre la volonté d'aller à la paix, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique est divisé en deux branches, dont une politique coordonnée par l'ex-ministre d'Etat en charge des Mines Gontran Djonoaba, neveu de Djotodia, secondé par un autre ancien ministre du gouvernement d'union nationale, Abdoulaye Hissène.

 

Pour la branche militaire, la chaîne de commandement reste aux mains du général Joseph Zoundéko, autour duquel se sont réunies les 20 et 21 novembre à Bria des délégations venues de Bangui, de Bambari, de Birao, de Kaga-Bandoro ou encore de Samoandja, à la frontière soudanaise, avec l'appui logistique (transport par avion) et sécuritaire de la MINUSCA, de la force française Sangaris et européenne Eufor, à en croire le colonel Djouma Narkoyo.

 

Au moment où un sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) est organisé du 24 au 26 novembre à N' Djamena au Tchad avec au menu la crise centrafricaine, les dirigeants du RPRC font par ailleurs part de leur volonté de concourir à la réalisation du programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion de combattants des groupes armés).

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Centrafrique : les ex-Séléka annoncent la fin de la lutte armée et se disent favorables au désarmement

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 21:20

 

 

 


24/11/2014 à 11:55

 

Didier Niewiadowski a été conseiller de coopération et d'action culturelle à l'Ambassade de France à Bangui (2008-2012).

 

Depuis les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, trois chefs de l’État, trois Premiers ministres, quatre gouvernements, une centaine de ministres et autant de conseillers-ministres ont eu la charge du pouvoir exécutif. L'impunité règne à tous les niveaux, huit préfectures sur seize sont contrôlées par les ex-Séléka et des centaines de milliers de Centrafricains sont en exode. Comment en est-on arrivé là ?

 

Un pouvoir exécutif surtout préoccupé par ses prébendes

 

Catherine Samba-Panza s'est mise dans la peau d'une présidente de la République, élue de la nation, qu'elle n'est pas.

 

Une fois élue, le 20 janvier 2014, Catherine Samba-Panza est tombée dans les travers du  népotisme et du pouvoir personnel. De nombreux parents Banda-Gbanziri et des vieilles connaissances ont été invités à la "mangeoire". L’affaire du don angolais, qualifié pudiquement de "vice de procédure" par Mahamat Kamoun, n’est qu’une des nombreuses affaires qui alimentent la chronique. Catherine Samba-Panza s'est mise dans la peau d'une présidente de la République, élue de la nation, qu'elle n'est pas. Des libertés avec la Charte constitutionnelle avaient été prises dès le départ du Premier ministre André Nzapayéké et son remplacement par Mahamat Kamoun. Cet ancien directeur de cabinet de Michel Djotodia, dont le parcours au ministère des Finances s'était terminé, en 2007, par un exil précipité aux États-Unis, est loin de faire consensus. Avec la règle de l’inéligibilité, le gouvernement est essentiellement composé d’anciens ministres qui avaient fait leur deuil de la vie politique et d’ambitieux, sans expérience, mais proches de la chef de l’État. C'est ainsi qu'une assistante d’éducation d'un lycée de Mantes-la-Jolie est ministre de l’Éducation nationale.

 

La légitimité contestée du Conseil national de la transition (CNT)

 

La plupart des 135 conseillers du CNT, nommés par le tandem Djotodia-Tiangaye, sont soit proches de l’ex-Séléka soit des opposants notoires au président Bozizé. Quant au bureau du CNT, il est présidé par un des premiers ralliés aux ex-Séléka, converti à l'islam, qui avait accumulé les déboires en politique. Entré en conflit avec le pouvoir exécutif, il contribue aussi à paralyser la transition. 

 

La Minusca rencontre les mêmes difficultés que la Misca pour désarmer et arrêter les criminels.

 

Les erreurs d’appréciation d’une crise mutante

 

Le médiateur, le président Denis Sassou Nguesso, l'ONU et la France essaient en vain de trouver une sortie de crise. Sur le plan sécuritaire, la Minusca rencontre les mêmes difficultés que la Misca pour désarmer et arrêter les criminels. L'erreur du pouvoir exécutif est d'avoir la naïveté de croire qu'en assurant leur impunité et en achetant leur neutralité, le processus de sécurisation du pays pourra commencer. Les forces internationales n’ont que trop tardé à utiliser "tous les moyens nécessaires" en application de la résolution 2149 du Conseil de sécurité des Nations unies. Des protagonistes majeurs de la crise, pourtant sous sanctions internationales, sont toujours à la manœuvre en toute impunité. On peut aussi se demander si les officiers supérieurs sont mieux placés que les diplomates pour engager le dialogue politique. À Bangui, le secrétaire général de l'ONU, la Commission de l'Union africaine et le médiateur de la CEEAC sont représentés par des généraux.

 

Dans un tel contexte, programmer des élections, en juin-juillet 2015, est un déni de réalité*.  Elles risquent fort de ne concerner qu'une partie du territoire et qu'un pourcentage restreint de citoyens. La prolongation de la transition jusqu’au 17 août 2015, permettra probablement aux autorités de la transition de se maintenir au pouvoir, mais on peut craindre qu’à défaut d’élections crédibles, un pas de plus aura été fait vers la partition du pays.

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* Voir mon article "Comment sortir de l’imbroglio en République centrafricaine" publié dans la revue universitaire électronique Afrilex de l’université de Bordeaux, septembre 2014, 27 pages. 


 

Tribune : Centrafrique : une transition en panne, qui va à vau-l'eau par Didier Niewiadowski

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 21:18

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com   Lundi 24 Novembre 2014 - 18:14

 

Le Père Bernard Kinvi a reçu le Prix Alison Des Forges, décerné par l’ONG  Human Rights Watch (HRW) à cause de son courage à protéger et soigner les musulmans de la ville de Bossemptélé au nord-ouest du pays.

 

Le Prix Alison Des Forges accordé par l’ONG HRW récompense le courage d’individus qui mettent leur vie en danger pour défendre la dignité et les droits humains. Le Père Bernard qui dirige l’hôpital de la mission catholique à Bossemptélé a reçu cette distinction pour avoit sauvé la vie de centaines de musulmans assiégés dans leur quartier, qu’il a réunis et hébergés dans son église lorsque les violences intercommunautaires ont éclaté dans le pays en 2013. En décernant ce Prix à l’Abbé Bernard Kinvi, l’ONG HRW entend l’honorer pour son courage sans faille et son dévouement dans la protection des civils, surtout musulmans de sa localité.

 

« L’ONG américaine collabore avec ces courageux défenseurs des droits humains pour créer un monde dans lequel les personnes pourront vivre sans violence ni discrimination et oppression », souligne un communiqué de HRW annonçant l’attribution du Prix au Père Bernard Kinvi.  Le lauréat a été présenté au public à l'occasion du Dîner « Voix pour la justice » organisé par le bureau de HRW à Paris le week-end dernier.

 

 D’après les organisateurs du Prix, l’assistance du Père Kinvi aux musulmans est frappante comme en témoignent des faits palpables. L'une des attaques les plus meurtrières a eu lieu à Bossemptélé, où les anti-balaka  ont tué plus de 80 musulmans. Le Père Kinvi a passé des journées entières à chercher des survivants musulmans, dont la plupart étaient des enfants, et les a emmenés à l’église catholique pour qu’ils soient à l’abri des violences. Alors que le conflit battait son plein, il a hébergé des centaines de musulmans dans l’église et ce, malgré les nombreuses menaces de mort de la part des anti-balaka.

 

En mars 2014, des soldats africains de maintien de la paix ont évacué la majorité des musulmans restants de Bossemptélé au Cameroun, en plus de quelque 100 000 musulmans ayant déjà fui le pays. Environ 70 personnes, y compris plus d’une dizaine d’enfants handicapés, se sont retrouvées bloquées dans l’église catholique. L’Abbé Bernard n’a pas chômé. Il a continué de s’occuper des musulmans à sa charge et a réussi à les ramener à leurs proches.

 

Pour rappel notons qu’en mars de l’année dernière 2013, la Séléka, à dominante musulmane avait renversé le pouvoir à Bangui. Les musulmans qui étaient nombreux dans la coalition rebelle ont déclenché une vague de violences, brûlant de nombreux villages et tuant plusieurs personnes. En réponse à ces actes, des milices dites « anti-balaka », recrutées par la majorité chrétienne, ont commencé à attaquer les bases de la Séléka ainsi que des minorités musulmanes.

 

Alors que les leaders de la Séléka ont été chassés du pouvoir et forcés de fuir, les civils musulmans ont dû faire face à la colère des forces anti-balaka. De ville en ville, les musulmans ont été attaqués et massacrés, et leurs maisons et mosquées détruites.

 

Fiacre Kombo (stagiaire)

 

 

Le père Bernard Kenvi, le Juste de Centrafrique

 

http://www.aleteia.org/  24.11.2014

 

Vous ne connaissez sans doute pas son nom. Pourtant cet homme de paix a sauvé plus d’un millier de musulmans menacés par les milices anti-balaka

 

« Quand je suis devenu prêtre j’ai dit que j’étais prêt à risquer ma vie pour mon prochain. Je l’ai dit mais je ne réalisais pas ce que cela signifiait », explique le père Kevin. Son courage a été mis à l’épreuve au mois de janvier, quand deux miliciens armés sont allés le voir dans sa mission catholique de Bossemptele.
 
Les jeunes gens étaient des anti-balaka, une milice d’autodéfense contre les musulmans de la Sélaka qui ont terrorisé le pays. Ils venaient plaider la défense d’un musulman qui avait été saisi et que leur groupe voulait exécuter : « Ils ne nous écoutent pas, mais ils ne voudront pas aller contre l’avis d’un prêtre », expliquaient-ils. Le père Kenvi a accepté, malgré sa peur : il connaît les anti-balaka et sait de quoi ils sont capables. Il arrive trop tard pour le pauvre homme, qui a déjà été exécuté. Mais sa résolution est prise, et il fera tout son possible pour arrêter le massacre.
 
À Bossemptele, les combattants musulmans de la Selaka ont fait régner la terreur jusqu’au mois de janvier, date à laquelle ils ont été repoussés par les anti-balaka qui massacrent à leur tour tous les musulmans. Pendant les combats du 18 janvier, le prêtre prend sous sa protection un garçon musulman de 14 ans que les miliciens veulent exécuter. On lui dit : « Il faut le tuer, sinon il va grandir et nous combattre ». Mais le prêtre répond que c’est impensable : « C’est un être humain. Pour le tuer il faudra d’abord me tuer. » Finalement on les laisse aller tous les deux.
 
Ce prêtre médecin de 32 ans a parcouru les deux camps, soignant les uns comme les autres, aidant les musulmans à se cacher des miliciens. Son aube de prêtre lui permet de passer partout et les anti-balaka couverts de grigris attribuent à ce vêtement une aura magique. Groupe par groupe, il a aidé les musulmans à fuir vers le Cameroun. Mais il ne désespère pas de voir ses concitoyens se réconcilier. «​ Au début, explique-il, les miliciens tuaient tous les musulmans qu’ils rencontraient. Mais des gens de plus en plus nombreux se sont opposés à ce massacre. Certains en ont cachés et nous ont ensuite contactés pour les faire sortir du pays », explique-t-il. Salué par l’Human Rights Watch Award, le prêtre souhaite à présent voir le Centrafrique revenir à la raison : « Je voudrais que mes frères musulmans puissent revenir chez eux ». 

Centrafrique : un prêtre récompensé pour avoir protégé des musulmans

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Centrafrique-Presse.com
24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 21:08

 

 

 

http://observers.france24.com  24/11/2014

 

Des centaines de femmes ont défilé seins nus, samedi 22 novembre, dans les rues de Zemio, au sud-est de la République centrafricaine. Le but de cette manifestation était de dénoncer la reprise de violences entre chrétiens et musulmans dans la région. La semaine dernière, au moins dix personnes ont été blessées dans des affrontements à Zemio, et une grande partie de la population a fui la ville.

Dans un communiqué, Pierrette Rodolphine Dimbetti, représentante de la préfecture du Haut M’bomou, dont dépend Zemio, a exprimé son soutien aux manifestantes et interpellé les autorités nationales.


"C’est un cri du cœur des femmes de la ville de Zemio … C’est révoltant de voir cette population sans défense, meurtrie. Et surtout personne ne nous donne de signes de réconfort, dans les dures épreuves que nous subissons depuis la présence de la rébellion LRA [l’Armée de résistance du Seigneur, NDLR] chez nous."


L’Armée de résistance du seigneur est un mouvement rebelle ougandais se présentant comme chrétien, dont le chef est le très recherché Joseph Kony. Elle est implantée au nord-est de la Centrafrique depuis 2008, où elle sème la terreur chez les populations locales. Récemment, elle a bénéficié du soutien de certains éléments de l’ex-Séléka.

Seins nus pour dénoncer les violences en Centrafrique

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