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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 17:53

 

 

 

 

 

La tournure prise par le forum de Brazzaville ne peut que conforter la grande majorité du large front du refus qui a choisi de rester à Bangui. C’est sans doute uniquement pour sauver la face au président congolais et médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso que malgré elle, contrainte et forcée, la délégation de Séléka va se voir obligée de co-signer le fameux accord de cessation des hostilités avec les anti-balakas annoncé avec tambours et trompettes depuis Bangui avant la tenue du forum de Brazzaville. C’est donc aux forceps qu’on nous brandira probablement un accord de cessez-le-feu qui aura résulté de laborieuses négociations où Séléka aura réussi à focaliser sur elle toute les attentions quant à sa façon de faire monter les enchères avec ses exigences politiques. Dès lors, quelles sont les chances qu’un accord signé dans de telles conditions soit mis en œuvre et respecté une fois tout ce beau monde revenu au bercail ? Quasiment nulles !

 

Parmi les revendications de Séléka, seule celle ayant trait à sa volonté de diviser la RCA par la fondation d’une république au Nord, a légitimement beaucoup ému les Centrafricains et l’opinion internationale mais selon nos informations, Séléka a formulé à Brazzaville d’autres exigences politiques tout aussi importantes telles que le départ de Mme Catherine Samba-Panza ainsi que plusieurs portefeuilles au gouvernement de transition tels que celui de la défense, de la sécurité, des mines ainsi que la primature. Toujours le dossier des promesses faites lors du sommet des chefs d’état de la CEEAC de N’djaména en janvier dernier qui n’auraient pas été respectées par Catherine Samba-Panza et auxquelles tant Séléka que le président tchadien tiennent à tout prix.

 

Le fond du problème est qu’au regard de l’ampleur des pillages, crimes de guerre, violations des droits humains et exactions de toutes sortes auxquels le nom Séléka est désormais attaché dans la mémoire des Centrafricains, ses dirigeants devraient faire preuve d’un peu de doigté et surtout d’un minimum de psychologie. Force est de constater plutôt que c’est le contraire qu’ils font. Aujourd’hui, Séléka s’est aliénée une bonne partie des musulmans centrafricains qui ont aussi fait les frais de leur arrivée au pouvoir. Malheureusement, l’amalgame a été faite et ces compatriotes sont aussi mal vus car soupçonnés à tort d’être complices de Séléka.

 

Sous l’influence de certains de ses leaders va-t-en guerre qui affectionnent la méthode forte, c’est à coup d’ultimatum et de menaces que la coalition rebelle fonctionne. Cette attitude est sans doute dictée par le fait qu’après la démission de Michel Djotodia, Séléka continue de disposer d’un arsenal de guerre quasi intact disséminé dans les principales du Nord qu’elle dit contrôler et qui lui permettent d’avoir la tentation d’en faire une république. Côté gestion de la chose publique, c’est seulement maintenant que certaines malversations et dossiers de prédation et mauvaise gestion de certains départements ministériels gérés pendant huit mois par des ministres Séléka commencent à voir le jour.

 

A l’évidence, il n’y a pas grande différence avec la prédation sous le règne de la bozizie. Parfois les ministres Séléka ont même fait pire. C’est justement à cause de cela que cette affaire d’octroyer certains portefeuilles comme les mines, la défense et la sécurité publique à des ministres issus de Séléka peut apparaître comme une inadmissible prime à l’impunité, à la mauvaise gestion et mauvaise gouvernance. C'est beaucoup moins à cause de leur musulmanité que l'idée a du mal à passer dans l'opinion nationale.

 

La rédaction

Forum de Brazzaville : Et si le front du refus avait raison de ne pas y aller

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 17:05

 

 

 

 

 

23/07/14 (Jeune Afrique)

 

Après avoir refusé de participer aux négociations de paix sur la Centrafrique à Brazzaville, l'ex-Séléka a finalement accepté mercredi de signer l'accord de cessation des hostilités entre groupes armés.

 

C'est un accord au forceps, mais un accord quand même. La délégation de l'ex-Séléka a accepté mercredi 23 juillet en début d'après-midi de signer l'accord de cessez-le-feu dont devait accoucher le "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" organisé à Brazzaville, a annoncé l'Union africaine.

 

L'information a été confirmée à Jeune Afrique par une source proche de l'ancienne rebellion. "La signature n'a pas encore eu lieu, mais les choses sont en bonnes voies", a pour sa part indiqué un diplomate français présent sur place. Un membre de la Communauté économique des États d'Afrique Centrale (CEEAC) confirme, lui, que la délégation de la Séléka a donné "son accord de principe".

 

Cette dernière devait encore communiquer ses amendements aux trois groupes de travail mis en place à Brazzaville, les discuter avec les différentes parties. Si ces dernières discussions ne bloquent pas, la signature officielle interviendra lors de la cérémonie de clôture.

 

Depuis hier, les tractations allaient bon train dans la capitale congolaise pour arracher un accord. La délégation de la Séléka au grand complet a été reçue mardi soir par les différents médiateurs, puis mercredi matin par Denis Sassous Nguesso.

 

L'ancienne rébellion réclame notamment le poste de Premier ministre, l'intégration de ses éléments dans la futur armée centrafricaine et la prise en compte de la région du Nord. Il semblerait donc qu'elle ait obtenu satisfaction.

 

Par Vincent DUHEM

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140723152121/d...

 

 

 

RCA: dernières tractations pour sauver le Forum de Brazzaville

 

23/07/14 (RFI)

 

A Brazzaville, les Seleka continuent d’entretenir la confusion lors des discussions pour la Centrafrique lancées le lundi 21 juillet. Ce mercredi matin et alors qu'il s’agit en principe du dernier jour du Forum, une délégation d’ex-rebelles a rejoint la présidence congolaise pour y retrouver le médiateur Denis Sassou-Nguesso. En coulisse, les officiels s'activent pour obtenir la signature d'un accord de cessation des hostilités.

 

Alors que l’heure de la fameuse signature approche, les choses s’accélèrent à Brazzaville. Il y a d’abord eu cette réunion, avec l’ex-rébellion Seleka ce mercredi matin qui s’est terminée en début d’après-midi. Quelques minutes, une délégation du groupe armé anti-balaka s’est aussi rendue à la présidence.

 

La reprise des négociations, si elle a lieu, a été décalée. La médiation congolaise visiblement déploie les grands moyens à l’heure actuelle. Ce matin, Denis Sassou-Nguesso, mais aussi les représentants de l’Union africaine et des Nations unies ont reçu l’ex-rébellion de la Seleka. Difficile pour le moment d’évaluer les résultats de cette rencontre. La trentaine de représentants de l’ex-rébellion est retournée à son hôtel pour se concerter, selon le chef de leur délégation Mohamed-Moussa Dhaffane qui a également confirmé à RFI la demande du président congolais qu’ils reprennent les négociations, sans préciser quelle était leur réponse.

 

Selon plusieurs sources, la délégation Seleka a également formulé ce matin un certain nombre de demandes, notamment l’obtention de postes-clés au pouvoir et des garanties sécuritaires. Les négociations dépassent donc le simple cadre d’un accord de cessation des hostilités.

 

Survie politique ?

 

Pour beaucoup d’observateurs, la Seleka joue à Brazzaville finalement sa survie politique et physique. Exiger la partition de la Centrafrique comme elle l’a fait jusqu’à présent pourrait être une façon de faire monter les enchères, de demander beaucoup pour obtenir un peu, notamment une plus grosse part du gâteau politique. Puis selon des membres de l’équipe de médiation, cette attitude des Seleka de faire attendre, de venir en retard ou de lancer ces demandes, est classique en période de négociations.

 

Du côté de l’ex-rébellion, on continue d’affirmer que les inquiétudes sont sécuritaires. Depuis mardi soir, la délégation est au complet avec une trentaine de représentants politiques et militaires venus de différentes parties du pays. Les derniers sont arrivés tard dans la soirée des localités de Bambari, Birao ou encore Ndélé. Il faudra voir si avec cette base élargie, les Seleka très divisés en interne seront prêts à participer au processus et à s’engager à faire la paix.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140723-rca-seleka-recue-le-presi...

 

Lu pour vous : Centrafrique : l'ex-Séléka accepte de signer l'accord de cessez-le-feu à Brazzaville

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 15:32

 

 

 

 

 

23/07/14 (Le Pays)

 

Le forum sur la République Centrafricaine (RCA), qui s’est ouvert lundi 21 juillet à Brazzaville sous l’égide du président congolais, Denis Sassou Nguesso, risque de prendre une veste. Censé permettre aux belligérants de se mettre d’accord sur un document qui les engage à cesser immédiatement les hostilités, ce forum bute contre l’intransigeance de la Séléka.

 

Cette exigence maximaliste de la Séléka n’est pas nouvelle

 

En effet, le numéro 3 de cette rébellion, Mohamed Moussa Dhaffane, a posé comme préalable à toute négociation, la partition de la Centrafrique. Coup de bluff ou revendication sérieuse ? Seul lui a la réponse à cette question. Mais d’ores et déjà, on peut s’interroger sur l’issue de ce forum. Et il faut s’en inquiéter car si la Séléka reste campée sur cette position, on ne sortira pas de l’auberge. Or, les Centrafricains ont hâte de retrouver la paix et la quiétude. L’idée de partition de la Centrafrique, émise par la Séléka, risque de constituer un véritable goulot d’étranglement pour le médiateur Denis Sassou Nguesso et ses pairs. Mais cette exigence que l’on pourrait qualifier de maximaliste, n’est pas nouvelle. On se rappelle que l’ancien conseiller spécial de Michel Djotodia, Abakar Sabone, avait défrayé la chronique en proposant une partition du pays, avec au Sud les chrétiens et au Nord les musulmans. Cette idée qui ne faisait pas l’unanimité n’a jamais quitté l’esprit de certains rebelles. La preuve est que jusque-là, c’est la Séléka qui contrôle l’intégralité du Nord de la RCA. Le fait d’exiger, cette fois-ci, de façon claire et nette, cette partition du pays comme préalable à toute négociation, est une preuve suffisante que cette rébellion y tient et n’est pas prête à lâcher prise.

 

Il faut souhaiter que les protagonistes revoient à la baisse leurs revendications

 

Du reste, on voyait venir la Séléka qui, à l’issue de sa dernière assemblée générale, a décidé de reconduire Michel Djotodia à la tête du mouvement. En tout cas, la remise en selle, à quelques jours de l’entame des négociations, de cette figure emblématique de la Séléka que la communauté internationale avait mise hors jeu, n’est pas anodine. Cela dit, la revendication de la Séléka pourrait aussi participer d’une stratégie consistant à monter les enchères pour espérer arracher le maximum de concessions. Et si c’est le cas, c’est tant mieux. Car on imagine difficilement la communauté internationale soutenir la Séléka dans sa volonté de diviser la RCA. Il est vrai que tout le monde constate avec désolation la difficile cohabitation entre musulmans et chrétiens en RCA. Mais cela ne saurait constituer un motif suffisant pour accompagner la rébellion sur le chemin de la balkanisation de l’Afrique. D’ailleurs, dans un contexte où se pose l’impérieuse nécessité pour le continent de s’unir sous peine de périr, de telles idées sécessionnistes peuvent paraître difficilement concevables. En tout état cause, il faut souhaiter que les protagonistes revoient à la baisse leurs revendications car tout blocage des pourparlers est un supplice supplémentaire pour les Centrafricains qui ne savent plus à quel saint se vouer. Il est temps pour les belligérants de déposer les armes, de travailler à apaiser les cœurs et de commencer à panser les plaies. Vivement que la sagesse habite les anti-Balaka qui n’entendent pas déposer les armes et la Séléka qui veut suivre les pas du Soudan du Sud.

 

Dabadi ZOUMBARA

Lu pour vous : Demande de partition de la RCA par la séléka: coup de bluff ou revendication sérieuse ?

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 15:11

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-23 13:20:07 - La communauté musulmane, retranchée à la Mosquée centrale, dans le 3è arrondissement de Bangui, a organisé une marche pacifique, mercredi, pour exprimer son accord au projet de partition de la Centrafrique suggéré par des Sélékas au forum de Brazzaville


Brandissant des banderoles sur lesquelles ont pouvait lire : ‘'Oui à la partition de la RCA'' ou ‘'Oui à la partition condition sine qua non du retour de la paix entre les musulmans et les chrétiens'', les marcheurs ont démarré au rond-point ‘'Professeur Abel Goumba'', dans le 5è arrondissement, puis ont pris l'avenue Koudoukou, en passant devant la mosquée Centrale avant de s'arrêter au rond-point Koudoukou dans le 3è arrondissement.


‘'Nous avons marché pour soutenir la déclaration de la partition de la RCA, pour qu'enfin nous soyons chez nous et dans la quiétude'', a lancé un marcheur. 

Ce musulman a, pour sa part déclaré : ‘'Si la partition est la solution pour la crise centrafricaine je le ferai. Attendons de voir les issues du forum de Brazzaville''.


Un témoin furieux et observant la marche de loin la marche s'est ainsi écrié : ‘'ils ont été stoppés net dans leur marche par les troupes de la MISCA. Je ne comprends plus nos frères les musulmans''. 


Pour sa part, le vice-président de la communauté islamique centrafricaine (CICA), El hadj Rator, a déclaré ‘'ne pas être au courant de cette marche'', soulignant être ‘'surpris comme tout autre centrafricain'' par la manifestation.


La partition du pays n'agrée pas toute la communauté musulmane de Centrafrique, car à Alindao, l'une des sous-préfectures de la Basse Kotto (534 km de Bangui), les populations ont marché pour ‘'dire non à la division'' de la Centrafrique.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800349#sthash.6VwFnL0k.dpuf

Marche des musulmans de Bangui pour la partition de la RCA

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 14:57

 

 

 

 

 

 

 

Démenti formel de la Séléka des propos attribués à l’aile militaire de Séléka

 

Le journal en ligne, Centrafrique Presse, vient de publier un Communiqué attribué à l'aile militaire de la Séléka de Bambari qui désapprouverait la déclaration du négociateur en chef au Forum de Brazzaville le Général Mohamed Moussa DHAFFANE relative à la partition de la RCA.

 

Le Capitaine Ahmat Najat se trouve actuellement au Forum de Brazzaville. Il confirme qu’il n’est pas l’auteur de ce communiqué, soutient et affirme sa solidarité avec la délégation de Séléka dont il fait partie.

 

L’état-major de Séléka ne se reconnait pas dans ce communiqué, pure invention d’une certaine tendance anti-Séléka.

 

Aussi, les manifestations de soutien exprimées à Bangui et dans plusieurs villes dont  plus 25000 personnes à Bambari démontrent à suffisance la pertinence de la déclaration de partition de la République centrafricaine.

 

Nous appelons tous les organes de presse à vérifier les informations avant de les publier, particulièrement Centrafrique presse qui n'est pas à son premier coup d'essai. 

 

Fait à Paris le 23 juillet 201

 

Habylah AWAL 

 

Porte-parole 

Communiqué  de presse de la SELEKA

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:41

 

 

 

 

 

23/07/14 (AFP)

 

Les négociations de paix pour la Centrafrique étaient au point mort mercredi à Brazzaville, suspendues au bon vouloir de l'ex-rébellion Séléka alors qu'il ne reste que quelques heures aux délégués pour parvenir à un accord.

 

Les représentants de la Séléka ont indiqué qu'ils n'étaient pas encore prêts à rejoindre les discussions et devaient rencontrer en fin de matinée le président congolais Denis Sassou Nguesso, hôte du forum et médiateur pour la Centrafrique au nom des pays de la région.

 

"Nous n'avons pas encore pris la décision d'aller au forum", a déclaré à l'AFP Mohamed-Moussa Dhaffane, chef de la délégation Séléka.

 

Près de 170 délégués centrafricains sont réunis depuis lundi à Brazzaville pour un "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique", dont le but est de mettre fin à la violence pour pouvoir relancer un nouveau processus politique de sortie de crise.

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la Séléka, un mouvement à dominante musulmane, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, est plongée dans le chaos. Les violences intercommunautaires quasi quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Les combattants Séléka et les milices anti-balaka, formées de combattants chrétiens et animistes, s'affrontent dans un cycle sanglant d'attaques et de représailles dont les civils sont les premières victimes.

 

La rencontre de Brazzaville était mal engagée avant même d'avoir commencé, un certain nombre de représentants politiques et de la société civile ayant refusé de s'y rendre, souhaitant dialoguer à Bangui.

 

Elle a pris un très mauvais tour quand M. Dhaffane a posé comme préalable à toute discussion l'acceptation du principe d'une division du pays, position jugée inacceptable par la grande majorité des négociateurs et par la France, dont quelque 2.000 soldats sont actuellement déployés en Centrafrique, au côté d'une force de l'Union africaine comptant environ 5.800 militaires.

 

- Surenchère de la Séléka -

 

Pour tenter de sauver les discussions, les autorités congolaises ont fait venir mardi soir "neuf chefs militaires" de la Séléka.

 

Mais leur arrivée n'avait rien débloqué à la mi-journée: la reprise des discussions a été décalée à midi (11H00 GMT), mais à 12H10, il ne se passait toujours rien. La cérémonie de clôture restait néanmoins maintenue à 15H00.

 

Plusieurs négociateurs accusent M. Dhaffane et son groupe de jouer un double-jeu.

 

Selon Cyriaque Gonda, député du parlement de transition centrafricain, le partage du pays évoqué par la Séléka est un "chiffon rouge qui, dans ce genre de processus, sert d'élément de discussion, de menace, de surenchère".

 

C'est une "tactique pour se faire entendre et (...) pour avoir certaines places dans le nouveau cadre de transition qui sera défini", estime également Joachim Kokaté, délégué anti-balaka membre des institutions de transition centrafricaine.

 

Selon des négociateurs, les parties sont convenues mardi, en l'absence de la Séléka, d'un projet d'accord qui pourrait être amendé mercredi par ce mouvement. Ce document prévoit notamment le regroupement de tous les combattants des groupes signataires dans un délai de 45 jours en vue de leur démobilisation, et le retour dans leur pays des miliciens étrangers.

 

Reste à savoir si cet accord, s'il est effectivement signé, pourra tenir dans la durée dans la mesure où il n'aura pas été ratifié par un certain nombre de représentants politiques restés à Bangui, et du fait des divisions internes au sein des groupes armés, aux premiers rangs desquels la Séléka et les anti-balaka.

 

 

 

NDLR : C'est une "tactique pour se faire entendre et (...) pour avoir certaines places dans le nouveau cadre de transition qui sera défini" selon Joachim Kokaté. Ah bon ! On croyait que Brazzaville allait seulement s'en tenir à la signature d'un accord de cessation des hostilités entre les deux belligérants que sont Séléka et anti-balakas. Les agendas cachés aux Centrafricains commencent à être révélés...!

Centrafrique : les négociations de paix au point mort à Brazzaville

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:24

 

 

 

 

 

 

Les organisations de la société civile, réunies au sein du Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise en RCA, après avoir constaté les menaces qui pèsent sur les institutions de la République Centrafricaine, corroborées par la demande de partition du pays et celle de la démission du Chef d’Etat de Transition formulées par la coalition séléka à Brazzaville à l’occasion du forum de réconciliation nationale inter centrafricain, tiennent à mettre en garde les participants audit forum que : « seule la conclusion d’un Accord de cessation des exactions sera pris en compte par la société civile et la population centrafricaine ». Les autres Accords publics ou secrets qui seront conclus n’engageront que leurs auteurs.

 

A ce jour, des informations émanant de sources dignes de foi, font état de ce qu’un pays voisin de la RCA aurait livré à la coalition séléka les 20 et 21 juillet 2014 d’important stock de carburant à l’effet de faciliter l’attaque de la capitale Bangui à partir du 25 juillet 2014 en vue de s’accaparer à nouveau le pouvoir par les armes, et que des mouvements de troupes ont été signalés comme par hasard dans les Préfectures de la Ouaka, de la Kemo, de la Haute kotto et de l’Ouham Péndé.

 

Le Groupe de Travail de la société civile sur la crise en RCA prend à témoins l’opinion nationale et internationale sur les agissements de la coalition séléka et ses parrains intérieurs et extérieurs sur les conséquences de leur projet funeste sur la RCA et toute la sous région de l’Afrique Centrale.

 

Appellent le peuple centrafricain à plus de vigilance pour anéantir les velléités de division de la RCA et de déstabilisation des institutions de la République qui ne profiteront pas à notre pays, mais plutôt aux ennemis et prédateurs de la République.

 

Le temps de Bêafrîka est arrivé, défendons tous ce qui nous unis, et combattons comme un seul homme, ce qui nous divise.

Fait à Bangui, le 23 juillet 2014

 

Ont signé :

RONGDH

Joseph BINDOUMI

Conseil National des Arts de la Culture

Gervais LAKOSSO

Réseau des Femmes Croyantes Médiatrices de la Paix

Valérie B. TANGA

DECLARATION DE MISE EN GARDE DU GROUPE DE TRAVAIL DE LA SOCIETE CIVILE

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:13

 

 

 

 

 

http://www.la-croix.com/   23/7/14 - 12 H 18

 

Une libre opinion de Bruno Angsthelm, chargé de mission Afrique au CCFD-Terre solidaire

 

Les Peuls Mbororos, de simples éleveurs ou gardiens de bétail, dont ils ne sont souvent même pas propriétaires, sont depuis plus de vingt ans la cible des différents régimes qui se sont succédé. À chaque alternance, le nouveau pouvoir les accusant d’être à la solde du précédent, ils ont subi représailles, amendes, taxes illégales, vols de bétail… Leur situation est encore pire aujourd’hui dans ce pays où l’on chasse « les étrangers musulmans ». Les Peuls de l’ouest du pays ont fui en masse les massacres, les viols, les pillages… 60 000 se sont réfugiés au Cameroun, et 40 000 au Tchad, se mêlant aux milliers d’autres musulmans qui ont fui le pays. Quelques communautés sont restées piégées et vivent encerclées par les anti-balaka.

 

Certes, une minorité de Peuls a participé à des rébellions : 350 d’entre eux ont suivi Baba Laddé, chef d’un mouvement en rébellion contre le président Déby puis ont rejoint la Séléka en 2013. Mais il ne faut pas confondre les Peuls centrafricains avec les coupeurs de routes et les braconniers très nombreux dans ce pays, et surtout avec d’autres Peuls mercenaires venus du Tchad, du Soudan, du Nigeria, du Niger pour combattre aux côtés de la Séléka. Des groupes nomades très dangereux, armés et vindicatifs, viennent aussi chaque année du Tchad et du Soudan pour de longues transhumances. Tous ceux-là ne sont pas des Peuls centrafricains. Même si certains d’entre eux sont aujourd’hui dans les structures politiques et de commandement de la Séléka (un porte-parole, un chef d’opération militaire)… Il s’agit de quelques centaines de personnes sur une communauté d’environ 750 000 personnes.

 

Par amalgame, ceci amène les Centrafricains, mais aussi de nombreux acteurs et observateurs de la crise centrafricaine, à soupçonner la communauté peule d’être partie prenante dans le conflit. Personne ne semble s’interroger sur la situation actuelle et l’avenir de cette importante communauté centrafricaine.

 

En février dernier, l’Association pour l’intégration et le développement social des Peuls de Centrafrique (AIDSPC), partenaire du CCFD-Terre solidaire, a lancé sans succès un appel à la communauté internationale, pour les nombreux réfugiés qui ne bénéficient pas de l’aide internationale. Les responsables de l’AIDSPC continuent de réclamer une aide d’urgence mais aussi le retour dans leur pleine citoyenneté et justice pour les exactions perpétrées contre leur communauté. Ils souhaitent que le gouvernement centrafricain et les Nations unies prennent en compte le droit de leur communauté à rentrer dans son pays. L’enjeu est important. Si les communautés peules réfugiées, et celles qui se trouvent encore dans l’est du pays, ne reçoivent pas de signaux indiquant que leur situation est prise en compte, le risque est grand que nombre d’entre eux rejoignent la rébellion et engagent cette communauté dans un conflit sans fin. Il est urgent au contraire d’associer les Peuls au processus de réconciliation et d’en faire des alliés pour une Centrafrique réunie.

 

Bruno Angsthelm

Lu pour vous : Les Peuls de Centrafrique, une communauté oubliée

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:09

 

 

 

 

 

BRAZZAVILLE, 23/07/14 (Xinhua) -- Au deuxième jour du Forum pour le dialogue politique et la réconciliation nationale en Centrafrique qui s'est ouvert lundi à Brazzaville, la coalition des ex-Séléka a optée mardi pour une politique de la chaise vide à l'occasion des travaux des groupes consacrés sur la cessation des hostilités et sur désarmement.

 

L'absence des représentants de l'ex-rébellion Séléka a rendue difficile la poursuite des travaux, sans pour autant faire perdre l'espoir à la médiation internationale qui espère une signature des accords mercredi, qui serait la première étape d'un long processus qui se poursuivra en terre centrafricaine.

 

"Le boycott de l'ex-Séléka ne surprend pas. S'ils n'ont pas des dissensions internes, c'est qu'ils veulent prendre le processus en otage. Je pense que demain tout le monde va signer un accord, si ce n'est pas le cas ça serait donc un véritable échec. L'ex-Séléka donne l'impression que c'est elle qui veut tout bloquer", a déclaré Thierry Vircoulon, de International crisis group.

 

Ouvert lundi sur une lueur d'espoir de voir les acteurs de la crise centrafricaine parvenir, dans un terrain neutre à sursoir leurs positions tranchées et dialoguer un début de solution vers la réconciliation, le Forum de Brazzaville a vu un grain de sable s'introduire dans la machine de la médiation.

 

Selon toutes vraisemblances, la question de la légitimité des représentants des groupes armés, notamment la Séléka dont la branche dissidente n'a pu envoyer aucun représentant à Brazzaville.

 

Interrogé par la presse pour savoir les réelles motivations du black-out des ex-séléka dans les deux groupes de concertation, la médiation internationale de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) a indiqué que la délégation de la Séléka qui n'avait pas quitté leur hôtel étudiait le projet projet de l'accord final du Forum dont copie leur serait transmise.

 

Par ailleurs, si certains participants aux assises de Brazzaville ont interprété l'attitude des représentants de cette branche armée par son intention de réclamer la partition de la Centrafrique, d'autres encore ont estimé que cela constituait une manière de monter les enchères pour vouloir faire passer leur point de vu.

 

En effet, partie prenante au Forum de Brazzaville, le délégué du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Me Guy-Hervé Gbangolo, dont le mouvement opère dans l'Ouest du pays, près du Cameroun, avec environ 300 combattants, a affiché son optimisme sur les résultats de ce forum.

 

La Séléka un blocage pour la réconciliation en RCA

 

"Même s'il y a des refroidissements dans les interventions des uns et des autres, nous comptant sur le médiateur et la communauté internationale. Nous sommes prêts à déposer les armes parce que le peuple centrafricain à tant souffert. La violence ne résout par les problèmes", a-t-il déclaré tout en demandant le soutien de la présidente de transition.

 

Loin des propos tenu par le délégué du FDPC, le président du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), un mouvement politico-armé, Abakar Sabone, a estimé que la position des ex-Séléka était à regarder de très près.

 

"Je crois que ses responsables ne le font pas à leur niveau, c'est la situation du terrain qui le commande. Ils représentent les communautés musulmanes se sont repliés au nord et le pouvoir n'a pas accès à cette zone", déclaré-t-il.

 

Outre les avis très divergents sur le dénouement du Forum dont un accord de cessation d'hostilités est attendu, les habitués des négociations gardent tout de même espoir.

 

C'est le cas du chef de la Misca, le général Jean Marie Michel Mokoko qui pense que seul l'avenir des travaux dira si la volonté de partition du pays est une volonté réelle.

 

"Dans tous les cas, à ce niveau des discussions cet aspect ne nous intéresse pas tellement. C'est lorsque l'on abordera la deuxième phase à Bangui que les Centrafricains décideront de la gestion de leur pays et de quelle forme d'Etat souhaiteraient-ils avoir", a-t-il souligné.

 

Pour sa part, jugeant très court le temps de la réunion de Brazzaville, Thierry Vircoulon de International crisis group qui s' est dit ne pas être surpris par le boycott d l'ex-Séléka a précisé que tout le monde va signer un accord mercredi.

 

"Si ce n'est pas le cas ça serait donc un véritable échec. L'ex- Séléka donne l'impression que c'est elle qui veut tout bloquer. Le désarmement et l'engagement politique dépendant de la cessation des hostilités », note-t-il.

 

Centrafrique : les ex-Séléka rendent difficile l'issue des assises de Brazzaville

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:06

 

 

 

 

 

23/07/14 (AFP)

 

Les délégués de l'ex-rébellion Séléka ne sont pas encore prêts à rejoindre les discussions de paix pour la Centrafrique qui se déroulent à Brazzaville, a déclaré mercredi matin leur chef, Mohamed-Moussa Dhaffane.

 

"Nous poursuivons nos pourparlers en interne. Nous n'avons pas encore pris la décision d'aller au forum", a déclaré M. Dhaffane à l'AFP à quelques heures de la clôture prévue des négociations.

 

Près de 170 délégués centrafricains sont réunis depuis lundi à Brazzaville pour un "Forum pour la réconciliation nationale et dialogue politique" dont le but premier est de mettre fin à la violence pour pouvoir relancer un nouveau processus politique de sortie de crise.

 

Mal engagé dès avant même d'avoir commencé, le Forum a pris un très mauvais tour quand M. Dhaffane, chef de la délégation de la branche officielle de la Séléka (le mouvement s'est scindé récemment en deux branches), a posé comme préalable à toute discussion l'acceptation du principe d'une division du pays, position jugée inacceptable par la grande majorité des négociateurs.

 

Pour tenter de sauver les discussions, les autorités congolaises, qui assurent la médiation et l'organisation du Forum au nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) ont fait venir mardi soir "neuf chefs militaires" de la Séléka.

 

Mais leur présence n'avait encore rien débloqué mercredi en milieu de matinée. La reprise des discussions, prévue initialement pour 09h00 (08h00 GMT) a été reportée à midi, la cérémonie de clôture étant maintenue pour 15h00, a-t-on appris auprès organisateurs.

 

Du côté de la Séléka, on indiquait maintenir l'exigence de reconnaissance du principe d'une division du pays avant toute discussion. La délégation devait être reçue avant midi par le président congolais Denis Sassou Nguesso et comptait sur sa médiation.

 

La volte-face de M. Dhaffane a agacé bon nombre de négociateurs qui lui reprochent de chercher à gagner du temps, de ne rien vouloir résoudre ou d'être dépassé par les événements.

 

L'ex-Séléka réclame la partition de la Centrafrique

 

BRAZZAVILLE 23/07/14 (Reuters) - Les ex-rebelles de la Séléka demandent que la République centrafricaine soit partagée entre un Nord musulman et un Sud chrétien, exigence surprise aux pourparlers en cours à Brazzaville pour mettre un terme aux violences entre communautés, a-t-on appris mardi de sources proches des discussions.

 

Le chef de la délégation de l'ex-Séléka aux pourparlers de Brazzaville, le général Mohamed Moussa Dhaffane, a déclaré aux délégués présents qu'il était temps d'officialiser la partition du pays, alors que des dizaines de milliers de musulmans ont fui le Sud.

 

Les négociations, qui réunissent 169 délégués représentant le gouvernement de transition, la société civile et différents groupes armés centrafricains, visent à conclure un cessez-le-feu et à aboutir au désarmement des ex-rebelles de la Séléka et des milices chrétiennes "anti-balaka".

 

Des milliers de personnes ont péri et plus d'un million d'habitants ont été contraints à fuir depuis le début des violences dans le pays, qui ont éclaté avec l'arrivée au pouvoir de la Séléka en mars 2013.

 

Abakar Sabone, ancien ministre musulman et dirigeant du mouvement MLCJ présent à Brazzaville, a déclaré que l'ex-Séléka réclamait, comme condition préalable à la poursuite des pourparlers, que le pays soit scindé en deux.

 

"Ils (la Séléka) représentent la communauté musulmane dans le Nord. La partition est déjà effective, car tous les musulmans se trouvent désormais dans le Nord et le gouvernement actuel n'a aucun accès au Nord", a dit Sabone. "La Séléka exprime ce que réclame cette communauté dans le Nord", a-t-il ajouté.

 

(Christian Elion; Eric Faye pour le service français)

 

Centrafrique : la Séléka renâcle encore à rejoindre le forum de Brazzaville

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