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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 19:40

 

 

 

22/05/2015 à 19:03 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, doit être reçue le 27 mai à l'Élysée par le chef de l'État français, François Hollande, a appris "Jeune Afrique".

 

Le chef de l'État français, François Hollande, recevra mercredi 27 mai au matin la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a appris Jeune Afrique de sources française et centrafricaine.

 

L'évolution de la situation politique, deux semaines après la fin du forum de Bangui, et surtout la question des prochaines élections devraient être au centre des discussions. Paris pousse depuis des mois pour que le scrutin se tienne dans le délai prévu, c'est-à-dire en juin ou juillet. Or, le forum de réconciliation, organisé du 4 au 10 mai, a préconisé son report.

 

La rencontre intervient alors que l'armée française est confrontée à des accusations de viols commis par des militaires de l’opération Sangaris sur des mineurs centrafricains. Quatorze militaires français sont soupçonnés de ces crimes, dont trois identifiés par les témoignages de six enfants de 9 à 13 ans recueillis dans une note de l'ONU en 2014. Après avoir été saisi par le ministère de la Défense, le parquet a ouvert une première enquête préliminaire fin juillet 2014. Aucun enfant ni militaire mis en cause n'a été entendu dans le cadre de cette enquête.

 

C'est la deuxième fois que Catherine Samba-Panza, qui dirige la Centrafrique depuis maintenant plus d'un an, se rendra à l'Élysée. Elle avait rencontré Hollande en avril 2014 à la veille du sommet UE-Afrique.

Centrafrique : Catherine Samba-Panza reçue le 27 mai à l'Élysée

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Centrafrique-Presse.com
22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 19:20

 

 

 

Bangui, 22 mai (CAP) Après un procès de quatre heures d’horloge, le verdict du tribunal correctionnel de Bangui vient de tomber dans l’affaire du vrai faux passeport camerounais de Michel Amine, président du parti UNDP et candidat déclaré à la prochaine présidentielle. Six mois avec sursis et 1 million de F CFA d’amende. La défense de Michel Amine composée de huit avocats dont un Camerounais, compte faire appel de cette sentence.

 

L’intéressé avait été interpelé le 7 avril dernier à l’aéroport international de Bangui Mpoko alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur le vol hebdomadaire d’Air France pour Paris. Il était en possession d’un passeport frauduleux camerounais dans lequel il était mentionné Yaoundé comme son lieu de naissance alors que son passeport centrafricain indique Sibut comme sa ville de naissance.

 

Si cette condamnation est confirmée en appel contre Michel Amine, il en sera fini des ambitions présidentielles de ce dernier qui a fait une entrée tonitruante sur la scène politique centrafricaine tout en brassant et distribuant à tour de bras des enveloppes d’espèces sonnantes et trébuchantes aux origines suspectes qui jettent beaucoup de troubles sur ce personnage atypique et haut en couleurs.  

 Le verdict est tombé dans l'affaire Michel Amine, président de l’UNDP

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Centrafrique-Presse.com
22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 14:54

 

 

 

http://www.defense.gouv.fr   22/05/2015 12:42

 

Le 19 mai 2015, dans le cadre de l’opération Sangaris, a eu lieu le transfert de la BOA (base opérationnelle avancée) de Bria par les militaires français au profit de la MINUSCA.

 

Une cérémonie en présence des autorités civiles et militaires a officialisé le désengagement de la force Sangaris de la BOA de Bria, dans le cadre de la poursuite du déploiement de la MINUSCA en province. Celui-ci a été rendu possible du fait de l’amélioration de la situation sécuritaire. En effet, le dispositif de la force Sangaris s’articule désormais autour du principe d’une force de réaction au profit de la MINUSCA, avec un GTIA (groupement tactique interarmes blindé) déployé dans Bangui, le couloir central et l’est du pays, et un second déployé selon les besoins, en appui des forces internationales.

 

Après quelques échanges de cadeaux pour marquer la parfaite collaboration entre les deux forces, le colonel-major Elfahmi, commandant le contingent marocain, a signé le procès-verbal de transfert.

 

Environ 1 700 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 9 500 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimale en République centrafricaine et à appuyer la mission de l’ONU, désormais pleinement opérationnelle.

 

Sangaris : Transfert de la base opérationnelle avancée de Bria au profit de la MINUSCA

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Centrafrique-Presse.com
22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 13:58

 

 

by congo-liberty.com

 

 

Les Forces Vives de la Diaspora congolaise se sont réunies à Paris ce mercredi 20 mai 2015 dans le but politique de réfuter et de dénoncer les manœuvres dilatoires du Général Denis SASSOU-NGUESSO en connivence avec tous ses acolytes.

 

En effet, depuis plusieurs mois déjà, les Forces Vives (patriotiques, républicaines et démocratiques) de l’intérieur et de l’extérieur de la République du Congo (Brazzaville) sensibilisent l’opinion nationale et internationale et dénoncent le coup d’état constitutionnel conçu et mis en œuvre malicieusement par l’actuel Chef de l’État, le Général Denis SASSOU-NGUESSO. Cet homme, rappelons-le, a pris le pouvoir par la force des armes en 1997 après avoir déjà occupé ce même poste de Président du CONGO de 1979 à 1992 à la suite d’un coup d’état de palais, conséquence d’un putsch qu’il avait orchestré en mars 1977 et marqué par l’assassinat du Président Marien N’GOUABI, l’exécution sommaire de l’ancien Président de la République Alphonse MASSAMBA-DEBAT, de l’assassinat de l’archevêque de Brazzaville, le Cardinal Émile BIAYENDA, mais aussi les assassinats crapuleux de plusieurs compatriotes innocents.

 

En dépit des volontés unanimes des congolais et de la communauté internationale de lutter contre les tripatouillages des constitutions aux seules fins de la conservation du pouvoir et de « présidence à vie », il est désormais bien établi que le Général Denis SASSOU-N’GUESSO entend se maintenir, mordicus, au pouvoir au-delà du 12 août 2016 - terme constitutionnel de son deuxième et ultime mandat à la présidence de la République du Congo.

 

Un communiqué rendu publique à Brazzaville le 18 mai 2015 annonce l’ouverture d’une phase de consultation des Partis politiques, des organisations de la société civile, des confessions religieuses, des représentants des grands corps d’État et de diverses personnalités au sujet entre autres de « la vie de la Nation et de l’État ».

 

Cette démarche, tant dans sa forme que sur le fond, confirme sans équivoque l’irréfrénable et obsessionnelle pratique anticonstitutionnelle du Général Denis SASSOU-N’GUESSO.

 

Par ce communiqué, Denis SASSOU-N’GUESSO, lance un défi majeur de légitimité au peuple congolais et à toute la communauté internationale.

 

En république, toute consultation du peuple et de ses représentants en dehors des élections, n’est envisageable que dans le cadre des procédures constitutionnelles établies.

 

En l’occurrence, les Forces Vives de la Diaspora rappellent au Président Denis Sassou Nguesso que l’article 85 de la constitution du 20 janvier 2002 lui permet de faire l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès. Qu’il convoque le parlement en congrès afin de dire ce qu’il à dire.

 

Le moment est venu pour toutes les Forces Vives, de l’intérieur et de l’extérieur, attachées à la cause du peuple de réaffirmer, dans la continuité de l’élan patriotique du meeting populaire du 03 mai 2015 de Pointe-Noire, leur fidélité inconditionnelle aux aspirations du peuple et de leur refus catégorique de la compromission qu’impliquent les mises en scène multiformes du pouvoir de Brazzaville.

 

C’est aussi le moment, pour les congolaises et les congolais de discerner et de dénoncer tous les acteurs corrompus, en collusion d’intérêts avec le pouvoir méphitique de Denis SASSOU-N’GUESSO. Tous ceux qui répondent à la « convocation-concertation », mettant ainsi en cause la sincérité de leur combat prétendu pour la démocratie, seront considérés comme des ennemis du peuple et de la démocratie au même titre que le Général Denis SASSOU-N’GUESSO.

 

Les Forces Vives congolaises de la Diaspora prennent part et prendront toute leur part aux côtés de toutes les composantes de l’opposition extérieur, du FROCAD, des différentes composantes de la Plateforme de la Société Civile et de toute autre forme d’opposition.

 

Peuple souverain du Congo, levons-nous et brisons le mur de la peur engendrée par le pouvoir actuel.

 

Citoyennes et citoyens congolais, mobilisons-nous contre l’exercice tyrannique du pouvoir.

 

Nous récusons le système antidémocratique du Général Denis SASSOU-N’GUESSO qui s’illustre par de graves violations des libertés fondamentales, des détentions arbitraires et des assassinats d’innocents, à l’instar de notre jeune compatriote, BATOLA Régis, assassiné le 13 mai 2015 pendant sa détention, nécessairement arbitraire, dans les geôles du Commissariat Central de la police Nationale de Pointe-Noire.

 

Les Forces Vives congolaises rassemblées à Paris et prônant l’alternance démocratique, déclare ce qui suit.

 

  • – La fin du second et ultime mandat du Général Denis SASSOU-N’GUESSO fixée au 12 août 2016 n’est point négociable ;
  •  
  • - La souveraineté du peuple est inaliénable et ne peut s’exprimer valablement que dans les conditions de transparence et d’équité que sont :
  •  
  • Un fichier électoral crédible et des listes électorales fiables.
  • Une commission électorale nationale, véritablement indépendante ;
  •  
  • Un dispositif viable de sécurité qui garantisse la neutralité de la force publique ;
  •  
  • Une Justice équitable et indépendante ;
  •  
  • Une administration territoriale républicaine au service de l’intérêt général ;
  •  
  • Des média libres et indépendants.
  •  

Plus que jamais, avançons ensemble avec conviction, et proclamons ce qui se doit :

 

  • Non au changement de la constitution du 20 janvier 2015 ;
  •  
  • Non au référendum ;
  •  
  • Non à l’élection présidentielle en 2016 sans un nouveau et vrai recensement, sans une administration et une force publique républicaine ;
  •  
  • Non au dialogue avec le pouvoir du Générale Denis SASSOU-N’GUESSO ;
  •  
  • Le Général Denis SASSOU-N’GUESSO doit quitter le pouvoir au plus tard le 12 août 2016 à l’issue de son second et dernier mandat.
  •  
  • ADOPTÉE DEBOUT ET PAR ACCLAMATION
  •  
  • À PARIS LE 20 MAI 2015
  •  
  • LES FORCES VIVES DE LA DIASPORA

 

DECLARATION DES FORCES VIVES DE LA DIASPORA CONGOLAISE SUR LES CONSULTATIONS ORGANISÉES PAR LE PRÉSIDENT DÉNIS SASSOU NGUESSO DU CONGO BRAZZAVILLE
DECLARATION DES FORCES VIVES DE LA DIASPORA CONGOLAISE SUR LES CONSULTATIONS ORGANISÉES PAR LE PRÉSIDENT DÉNIS SASSOU NGUESSO DU CONGO BRAZZAVILLE

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 13:14

 

 

 

Christian LOSSON

 

INTERVIEW

 

Auteur d’un rapport sur les élections, Thierry Vircoulon souligne les risques d’embrasement d’un pays où plus de 100 000 personnes n’ont pas tardé à fuir dès les premières violences.

 

Thierry Vircoulon est directeur du programme Afrique centrale d’International Crisis Group. Il est l’auteur d’un rapport publié le 17 avril, intitulé «Les élections au Burundi : l’épreuve de vérité ou l’épreuve de force» ? Du Kenya, où il est basé, il revient, pour Libération, sur l’évolution de la crise politique de ce pays de 10 millions d’habitants, au cœur de la région de l’Afrique des grands lacs.

 

Vous aviez travaillé sur plusieurs hypothèses avec l’International Crisis Group, dont un putsch, qui a avorté mercredi. Quelles hypothèses faites-vous dorénavant sur la situation actuelle à Bujumbura…

 

A court terme, les discussions sur le calendrier électoral avec les Nations unies et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) devraient vite aboutir. Les élections communales et législatives du 26 mai, comme la présidentielle du 26 juin, ne peuvent se tenir dans les délais fixés. Surtout si la communauté internationale souhaite qu’elles soient libres et transparentes. Même le président Pierre Nkurunziza semble avoir compris que ce n’était pas faisable. D’autant que, par ailleurs, plusieurs bailleurs ont annoncé la suppression ou le gel de leur aide. Et beaucoup d’ONG et d’institutions, qui devaient fournir la logistique pour y parvenir ont, depuis les violences, quitté le pays.

 

Cette crise génère un nouvel afflux de réfugiés dans la région. Plus de 100 000 ont déjà fui au Rwanda, en RDC ou en Tanzanie…

 

La vitesse avec laquelle les gens quittent le pays est révélatrice des peurs et des tensions face à la tentation du Président de passer en force et d’imposer un troisième mandat, contre l’avis de l’Eglise catholique, la société civile, une partie de son propre parti et de la majorité des partenaires extérieurs du pays. Les Burundais qui fuient craignaient, avant même le putsch raté, que les élections aboutissent à des violences. Dorénavant, ils ont clairement peur de la répression. Et ce n’est malheureusement pas une hypothèse d’école.

 

La guerre civile burundaise, qui a fait 300 000 morts entre 1993 et 2006, avait mis aux prises majorité hutue et minorité tutsie. Cette fois-ci, la lutte politique ne s’est pas élargie au domaine ethnique, mais pourrait-elle l’être ?

 

Le scénario qui inquiète, c’est le pourrissement politique. Avec des élections massivement remportées par le CNDD-FDD, le parti au pouvoir, des gens qui quittent massivement le pays, des membres de l’opposition qui s’exilent. Tout cela engendre un terreau fertile pour passer à un scénario de conflit armé, y compris régional. Certes, à court terme, on peut écarter le risque d’une déflagration ethnique. Mais d’ici six mois, aucune piste n’est à exclure. Si le pouvoir raffle largement la mise aux légistatives puis lors de la présidentielle, l’opposition sera totalement marginalisée. Et, face à une scène politique monocolore, peut s’esquisser la tentation forte de passer à autre chose que la lutte par les urnes, qui, à ses yeux, ne fonctionne pas. Face à ce scénario noir, on peut rêver d’un atterrissage en douceur. Avec un accord pour des élections décentes et pacifiques sous la médiation d’institutions internationales. Mais ce n’est pas cette tendance qui semble l’emporter. D’autant que Nkurunziza se sent plus que jamais maître du jeu. Il va probablement décaler les élections, mais il ne laissera pas d’espace à l’opposition. Surtout si elle continue de réclamer qu’il ne soit pas candidat. Le compromis sera donc difficile, la médiation très délicate. L’homme a survécu à une tentative de pustch qui le rend à ses yeux encore plus légitime, et laisse l’opposition sans stratégie, sans réelle alternative.

 

La fracture démocratique semble plus vive que jamais. Comment en est-on arrivé là ?

 

Les signes avant-coureurs d’une crise électorale majeure étaient déjà visibles bien avant les premières manifestations et les premiers morts : une commission électorale et un fichier électoral contestés, un usage partisan de l’appareil d’Etat, le verrouillage de l’espace politique, les dissensions ouvertes au sein du parti au pouvoir, l’intimidation des Imbonerakure [la «Ligue» des jeunes, ndlr], des actes de violence ciblée contre des membres de l’opposition et l’arrivée de nouveaux réfugiés au Rwanda. Les radicaux du CNDD-FDD n’ont jamais fait mystère qu’ils voulaient rester au pouvoir très longtemps. On semble découvrir cela, comme le fait qu’ils jouent sur l’ambiguïté du premier mandat, entamé en 2005. On reste pourtant sur le même schéma de gouvernance : une présidence voulue comme un job à vie. Nkurunziza n’est qu’un avatar de ce syndrome.

 

Le Burundi n’a pas l’exclusivité de ce syndrome de la présidence à vie…

 

Non, malheureusement. Malgré la vague de démocratisation en Afrique de l’Ouest dans les années 90, et la multiplication de constitutions post-conflit qui limitent les mandats. Beaucoup de présidents africains ont trouvé la parade : modifier la constitution. C’est le cas au Tchad en 2005 avec Idriss Déby, au Cameroun avec Paul Biya en 2008, en Guinée en 2002 avec Lansana Conte, etc. Cette inflation révisionniste a sapé l’émergence de nouvelles formes de démocraties. Mais pour autant, les pays africains sont à des situations variables de maturité démocratique, ou, disons, de rapports de force démocratiques. Entre le Burkina Faso, où Blaise Compaoré a été contraint de quitter le pouvoir, et le Burundi, par exemple, la situation n’est pas la même. Mais c’est vrai : il n’y a pas eu de vague de printemps africains. Et quand on regarde les prochains pays où des élections doivent être organisées, comme l’Ouganda, le Rwanda, ou le Congo-Brazzaville, il est difficile d’y anticiper des évolutions démocratiques à la burkinabé. Par ailleurs, notons aussi qu’il existe des différences structurelles aussi entre des pays d’Afrique de l’Ouest et ceux d’Afrique centrale. Ces derniers ont presque tous connu des guerres civiles, et cela pèse sur la peur d’aller de l’avant, de se projeter dans l’aventure démocratique; à l’inverse du Burkina qui, lui, n’a pas connu la guerre, civile ou régionale. Au Burundi, on sent ainsi que les manifestations ont du mal à entraîner la masse de la population, tout simplement parce que les gens vivent avec le spectre d’un retour de la guerre civile dans un pays saigné à blanc et hanté pour longtemps par un traumatisme.

Lu pour vous : Au Burundi, «un terreau fertile pour passer à un scénario de conflit armé» (Thierry Vircoulon)

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 13:08

 

 

 

PARIS, France, 22 mai 2015 11:31 UTC /African Press Organization (APO)/ — Mme Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du développement et de la Francophonie, participera le 26 mai à Bruxelles à une conférence internationale sur la République centrafricaine en présence de Mme Catherine Samba-Panza, présidente de la République centrafricaine.

 

Cette rencontre permettra de faire le point sur la reconstruction du pays et l’apport de « Bêkou », fonds européen innovant qui met en commun les efforts des Etats membres. L’enjeu de cette réunion est de poursuivre la mobilisation pour aider la Centrafrique à mener à son terme sa transition et à faciliter l’accès de tous aux services sociaux et administratifs.

 

Mme Annick Girardin participera également au conseil des ministres européens chargés du développement, qui portera sur le financement du développement, l’agenda post-2015, l’égalité homme-femme, les migrations ainsi que le lien entre sécurité et développement.

 

Elle participera à un dîner de travail avec le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, pour préparer les rendez-vous de l’année 2015 : conférence internationale sur le financement du développement en juillet, sommet spécial sur le développement durable en septembre et conférence « Paris Climat 2015″ en fin d’année.

 

Copyright : © APO

 

République centrafricaine – Développement – Déplacement à Bruxelles de Mme Annick Girardin (26 mai 2015)

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 12:52

 

 

 

Le Point Afrique - Par Jacques Duplessy le 22/05/2015 à 12:24

 

INTERVIEW. Jean Willybiro-Sako a présidé l'atelier gouvernance du Forum de Bangui. Il sera un des hommes-clefs de la reconstruction du pays.

 

Plusieurs fois ministre de la République centrafricaine (RCA), Jean Willybiro-Sako se confie au Point Afrique sur son appréciation de la situation qui prévaut dans son pays.

 

Le Point Afrique : Quel est votre bilan global sur le Forum de Bangui ?

 

Jean Willybiro-Sako : Le Forum de Bangui a été un grand succès pour un pays et son peuple à la recherche d’un dialogue franc et inclusif après cette grande crise qui a secoué le pays tout entier. Le Forum a connu une représentation effective de toutes les entités, de toutes les régions et de toutes les communautés. Il a débouché sur des engagements et résolutions forts pour la réconciliation de tous et un nouveau départ pour la RCA.

 

Les résultats sont-ils à la hauteur ?

 

En ce qui nous concerne, les résultats étaient à la hauteur des attentes, vu que les quatre ateliers ont travaillé dans la sérénité, dans un esprit constructif de citoyen, ce qui a favorisé l’adoption de propositions concrètes, dont certaines sont totalement novatrices, notamment dans le domaine de la nouvelle gouvernance du pays, le rejet de la culture de la violence et de l’impunité, la réhabilitation des forces de défense et de sécurité nationales et la relance de l’économie.

 

Y a-t-il, selon vous, des points manquants ou des points en dessous de ce que vous attendiez ?

 

Les travaux se sont basés sur les résultats des consultations à la base, c’est-à-dire que, en profondeur, tous les représentants des différentes communautés, des différentes régions et de la capitale ont pu donner leur analyse des causes de la crise et proposer de grands axes des actions à mener. Cette consultation a été exhaustive et complétée par les contributions pertinentes des participants au Forum et ceux venant de la diaspora. Il est difficile de penser à tout en si peu de temps, mais l’essentiel a été identifié et acté.Les anciens présidents Djotodia et Bozizé ont de fait été exclus du dialogue national. Faut-il les réintégrer avec leur parti respectif ? Si oui, à quelles conditions ?N’étant pas dans le comité d’organisation du Forum, je ne peux connaître les raisons qui ont fait que ces deux anciens chefs d’État étaient absents à ce Forum. Selon ses propres déclarations antérieures, l’ancien chef de l'État Djotodia avait déjà annoncé qu’il ne serait pas au Forum de Bangui ; quant au président Bozizé, je ne sais s’il avait annoncé sa décision de venir à Bangui ou non. Par solidarité en raison de son absence ou de son empêchement, son parti, le KNK, qui était à l’ouverture des travaux, s’en est finalement retiré. Étant dans la recherche d’une réconciliation véritable, je pense que le KNK, ce grand parti, devrait poursuivre les réflexions avec le soutien du président Bozizé et avec tous les autres Centrafricains et le gouvernement dans le seul but d’aboutir à la paix et à la recherche de solutions positives à la crise actuelle.

 

Comment évaluez-vous les résultats de l'atelier gouvernance ?

 

De l’avis de tous les participants et des observateurs extérieurs, et ce n’est pas parce que j’en ai été le président, l’atelier gouvernance a fait un travail remarquable, particulièrement par le niveau très relevé des débats, la sérénité et les importantes délibérations novatrices qui ont répondu aux questions sur la gouvernance administrative, la gouvernance politique, la gouvernance économique et la gouvernance démocratique. Cet atelier a donné des réponses à la problématique des futures élections, la fin de la transition et des propositions concrètes pour trouver des solutions à ces différentes questions et pour soutenir la création d’une Haute Autorité de la bonne gouvernance à insérer dans la prochaine Constitution, lequel organe sera véritablement la sentinelle du respect, par les différents dirigeants et les différentes institutions et grands services de l’État, des principes de la bonne gouvernance. Ce qui aiderait à recréer la confiance entre les Centrafricains et leurs dirigeants.

 

La prolongation de la transition est envisagée. Quand pensez-vous qu'il sera possible de faire les élections ?

 

La charte constitutionnelle qui régit la transition a prévu en son article 102 les solutions pour parer à ce vide qui peut survenir au cas où les élections ne seraient pas organisées en juillet et août 2015. Les participants au Forum ont souhaité que ces élections se tiennent d’ici fin 2015 si les conditions étaient réunies : entre autres, la sécurisation à temps du territoire, la mobilisation des financements. Pour l’heure, l’Assemblée nationale reconnaît que d’ici août il sera impossible d’organiser les élections, et en appelait à des actions de tous pour l’aider à s’acquitter de sa mission dans les meilleurs délais. Le Forum a décidé de la convocation d’une réunion élargie regroupant tous les principaux organes et institutions afin de trouver une date réaliste pour ces futures élections.

 

La présidente a été un peu contestée durant le Forum. Comment évaluez-vous son travail ?

 

Pendant le Forum, presque tous les participants ont salué le travail que la présidente de la transition a réalisé avec le gouvernement et aussi les conseils du CNT pour aboutir à une bonne organisation de cette grande assise. Elle gère une transition difficile, ce que tout le monde reconnaît, c’est ainsi que le Forum dans une de ses recommandations a estimé qu’il ne fallait pas en rajouter à l’instabilité institutionnelle actuelle, recommandant que tous les chefs des principales institutions de la transition (présidence de la République, CNT, gouvernement) soient maintenus à leurs postes jusqu’à ce que des solutions appropriées soient arrêtées.Concernant le désarmement et la réintégration des milices, êtes-vous optimiste ? Pensez-vous que les chefs contrôlent leurs troupes ?Pendant le Forum, le gouvernement et la représentation des différents groupes armés ont signé un accord pour le DDRR, le renoncement aux hostilités, l’engagement irréversible pour la paix, ce qui, avec le pacte républicain adopté, a été les points forts de ce Forum. C’est déjà un grand pas, mais ce qui fait souvent défaut dans notre pays, c’est le respect des engagements pris et des accords signés par les principaux responsables. Tous, nous devons œuvrer pour que cette fois, enfin, ces responsables respectent leurs engagements et l’imposent à leurs troupes.

 

La communauté internationale soutient-elle suffisamment la RCA ? Où en est-on du financement des élections, des programmes DDRR et de la reconstruction des forces de sécurité ?

 

Le soutien de la communauté internationale a été longuement évoqué tout au long de ce Forum, particulièrement sur les points que vous évoquez. Les attentes sont très grandes, vu qu’une sortie rapide de crise, la mise en œuvre effective du DDRR et l’organisation de bonnes élections dans les meilleurs délais sont vivement souhaitées. Les financements actuels sont insuffisants et la mobilisation des partenaires est un peu mitigée. Si on prend le cas des élections, à ce jour, seules 25 % des ressources sont actuellement disponibles, même si les engagements annoncés sont estimés à plus de 50 %.

 

Quel message souhaiteriez-vous passer au gouvernement français ? Qu'attendez-vous de la France ?

 

Au lendemain de la prise de pouvoir par la Seleka, la France a été l’un des premiers pays de la communauté internationale, à la suite des pays de la CEEAC, à appeler à voler au secours du peuple centrafricain, ce qui a contribué à améliorer la présence d'institutions telles que l’Union africaine, les Nations unies et l’Europe. Mais ces efforts doivent être maintenus, et même renforcés dans de nombreux domaines. Le plaidoyer de la France pour la poursuite des efforts de sécurisation, de reconstruction, de formation et d'équipement des forces de défense et de sécurité nationales, la mobilisation des partenaires pour la mise en œuvre effective et urgente des DDRR, le financement des élections, la relance de l’économie, sont des réponses aux attentes manifestées par de nombreux participants au Forum à travers leurs interpellations. Beaucoup ont aussi rappelé les accords existants qu'ils souhaiteraient voir abolis pour plus d'indépendance du pays, notamment dans le domaine économique.

 

Il y a des rumeurs de viols sur des enfants par des soldats français ? Savez-vous si cela semble fondé ? Qu'attendez-vous de la justice et de l'armée française ?

 

Les autorités françaises ont annoncé que la justice est saisie de cette affaire, et la justice centrafricaine a évoqué la coopération judiciaire entre nos deux États pour solliciter que les éléments du dossier lui soient communiqués pour sa propre enquête. Nous déplorons que de tels actes soient commis par ceux qui sont censés venir réduire la souffrance du peuple centrafricain. Ces crimes, s’ils sont avérés, méritent des sanctions à la dimension de ces actes odieux sur des mineurs fragilisés par la pauvreté et la précarité du moment.

 

Êtes-vous optimiste sur l'avenir du pays ?

 

De nature, quand il s’agit de l’avenir de mon pays, je reste optimiste, car je dis qu’un pays peut traverser des moments difficiles, mais il ne mourra jamais. Mais cela ne doit pas être un optimisme béat, mais un optimisme qui exige de la part de tous ceux et toutes celles qui aiment leur pays de s’investir résolument dans toutes les entreprises positives de réconciliation, d’apaisement des cœurs, de défense de l’unité nationale, de formulation des critiques objectives sur les insuffisances des actions des dirigeants et de contribution, par son exemple personnel, au sursaut patriotique dans tous les domaines.

 

Comment comptez-vous vous impliquer personnellement dans la reconstruction du pays ? Serez-vous candidat à un poste particulier ?

 

Je l’ai déjà annoncé et je m’emploierai totalement, comme je l’ai fait tout au long de ma longue carrière au service de l’État, à servir mon pays comme un citoyen engagé, digne et fier d’être le fils de ce beau pays qui mérite de retrouver très vite sa vraie place dans le concert des nations.

 

En présidant, par exemple, la future Haute Autorité de la bonne gouvernance ?

 

La structure n'est pas encore créée, donc, on n'a pas encore parlé de la nomination de son responsable. Ça dépendra. Je n'exclus rien.

 

LCentrafrique : "Ce qui fait souvent défaut, c’est le respect des engagements" pour vous :

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 12:36

 

 

 

Bangui 22 mai (CAP) – Six gendarmes en service à la section recherches et investigation (SRI) au moment de l’évasion du capitaine Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua » sont tenus pour responsables par leur hiérarchie et radiés purement et simplement de la gendarmerie en « procédure d’urgence » avant de répondre aussi ultérieurement en justice de leur forfaiture.

 

Sous le coup d'un arrêté d'expulsion des autorités de Brazzaville, le capitaine Eugène Ngaikoisset qui avait été arrêté à Bétou (Congo B) et placé en détention depuis le 1er décembre 2013, avait été mis aux arrêts à sa descente d’avion le 12 mai dernier et mis en geôles à la (SRI) avant de disparaître de cet endroit dans de rocambolesques circonstances le dimanche 17 mai 2015 entraînant une incroyable controverse entre la famille de l’intéressé qui avançait l’hypothèse d’un enlèvement tandis que le parquet confirmait qu’il s’agissait bien d’une évasion.

 

Le « le boucher de Paoua » qui fut un officier très influent auprès de François Bozizé, s’est rendu tristement célèbre dans le pays pour avoir perpétré sur ordre de l’ex-président, des massacres à grande échelle dans les villages autour de la ville de Paoua en 2005 qui ont endeuillé de nombreuses familles dans la région et suffisamment défrayé la chronique et fait l’objet de plusieurs enquêtes par les ONGs de droits de l’homme d’où son surnom de « boucher de Paoua »..

 

Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale doit disposer à n’en pas douter, de sérieux éléments à charge contre l’individu. Son évasion retarde indiscutablement le déclenchement de la procédure judiciaire engagée contre ce personnage qui répondra tôt ou tard des crimes de guerre dont il s’est rendu coupable sous la responsabilité de son donneur d’ordre, un certain François Bozizé.  

Evasion du « boucher de Paoua » : six gendarmes de la SRI en font les frais

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Centrafrique-Presse.com
22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 11:45

 

 

 

 (Agence Centrafrique Presse)

 

Bangui, 22/05/15 (ACAP) – Le représentant du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR), Sébastien Wénézoui a invité tous groupes armés signataires de l’accord de Désarmement Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDR), signé à la fois par le gouvernement de transition et les groupes armés à la fin des travaux du Forum national de Bangui, lors d’une conférence de presse conjointe, lundi 18 mai 2015, à Bangui.

 

L’objectif de cette conférence de presse, est d’obliger les groupes armés, le gouvernement de transition et la communauté internationale de respecter les termes de l’accord sous lequel ils ont apposé leur signature

 

Sébastien Wénézoui a demandé au gouvernement de transition et la communauté internationale de veiller à la stricte application du contenu du DDRR, à savoir : l’identification des ex-combattants par leurs propres chefs ; le regroupement sur les sites de cantonnement convenu par les parties et la prise en charge des démobiliser effective.

 

Par-ailleurs, il a exhorté les ex-combattants ; anti-balaka et l’ex-séléka de ne plus recourir aux armes pour s’exprimer, par contre utiliser la voix légale pour réclamer leurs droits.

 

Il convient de noter que le Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation, est une plateforme composé des ex-combattants anti-balaka et les ex-séléka.

 

Sébastien Wénézoui invite tous groupes armés à respecter leur engagement

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 11:19

 

 

DECISION 003-2015/CRPS/DPP/PR

 

 

 

Le Président du Directoire Politique Provisoire

 

Vu l’article 32  des statuts de la Convention Républicaine pour le Progrès Social ;

 

Vu les dispositions de l’article 22 du Règlement Intérieur ;

 

Vu la délibération  de la réunion du Directoire Politique Provisoire en date du 16 mai 2015

 

DECIDE :

 

ARTICLE 1er:

 

Le 1er Congrès Ordinaire de la Convention Républicaine pour le Progrès Social est fixé aux dates suivantes : 8-9-10 août 2015 à Bangui

 

Article 2 : La présente décision prend effet à compter de la date de sa signature.

 

                         Bangui, le 16 mai  2015

 

 

                      Me Nicolas TIANGAYE

La CRPS de Me Nicolas TIANGAYE convoque son Congrès ordinaire

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