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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 03:12

 

 

 

http://www.katibin.fr   Auteur : Jalal  26/04/2015

 

Ces derniers mois, la République Centrafricaine a été le théâtre de terribles affrontements et massacres entre chrétiens et musulmans. Après une longue période d’indifférence de l’opinion internationale, il semble que l’intervention de l’ONU amène à un retour de la paix dans le pays.

 

Réouverture de mosquées

 

Lors des affrontements, 417 des 436 mosquées du pays ont été détruites totalement ou partiellement, aujourd’hui certaines rouvrent, notamment celles qui avaient été épargnées. De nombreux musulmans avaient fuis le Centrafrique sous la menace et ils commencent à revenir dans leur pays, selon le gouvernement, plus de la moitié de ceux qui ont quitté le pays sont maintenant revenus. Le forum de Bangui, qui doit se tenir prochainement, doit être un axe fort du processus de réconciliation entre chrétiens et musulmans. Plusieurs fois repoussé de par la complexité de son organisation, il semble que les différentes forces en présence soient désormais prêtes à échanger sur les causes de cette dramatique situation, les responsabilités de chacun et surtout les solutions à mettre en oeuvre pour un futur paisible.

 

Des chrétiens aident des musulmans

 

A Lakouanga, dans le deuxième arrondissement de la capitale du Centrafrique, un groupe de chrétiens a décidé de venir en aide aux musulmans dans la reconstruction d’une mosquée détruite en 2014. Christian Aimé Ndotah, qui est l’instigateur de ce mouvement déclare :

 

"Nous avons fait cette œuvre de manière volontaire, c’est notre contribution à cet état d’esprit de réconciliation, de cohésion sociale, on est là pour permettre à nos frères musulmans qui sont dans le quartier et qui n’ont plus de lieu de culte de pouvoir venir prier dans cette mosquée-là."

 

Touché par cette initiative, Issani Maga qui fait partie du comité de gestion de la mosquée, commente ce geste :

 

"Je crois qu’à travers ce geste initié par des frères chrétiens qui ont dit « non », il fallait faire quelque chose pour cette mosquée, il fallait que cette maison de dieu puisse s’ouvrir. Pour nous musulmans, on n’a pas de mots, du fond du cœur. On n’a pas cru. Puisque même nous, on a peur. Et ce geste-là nous a extirpé la peur. Cette initiative est encourageante et fait chaud au coeur, mais le processus de paix sera encore très long pour que les habitants du Centrafrique puissent vivre ensemble. Le forum de Bangui doit permettre à chacun de s’exprimer, il sera surtout important de s’accorder sur les solutions à déployer afin de ne plus jamais revivre une telle situation."

Lu pour vous : Centrafrique : un premier pas vers la paix ?
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Centrafrique-Presse.com
25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 21:02

 

 

 

Alors que le processus électoral semble se mettre en place et le forum de réconciliation en préparation, traçant par la même occasion une nouvelle voie pour la République Centrafricaine, c’est le moment pour les candidats déclarés à la prochaine élection présidentielle, autres acteurs de la réconciliation, de marquer leur engagement moral en faveur d’une élection crédible débarrassée de toutes les irrégularités qui peuvent se dérouler pendant les opérations électorales elles-mêmes (bourrage des urnes avec des bulletins en faveur d’un candidat) ou des manœuvres pendant la durée de la campagne électorale (tracts diffamatoires, diffusion de matériels de propagande après la clôture officielle de la campagne électorale).

 

A cet effet, je propose que chaque candidat à l’élection présidentielle affiche sa volonté de collaborer au retour de la paix  en s’engageant dans une démarche volontaire et collective de lutter contre toute irrégularité.

 

En s’engageant, vous me rejoignez pour prendre à témoins la communauté internationale contre toute fraude électorale. Vous me rejoignez pour exiger un processus par lequel les citoyens centrafricains veilleront eux-mêmes à ce qu’aucune irrégularité ne soit tolérée.

 

Sans vouloir nous substituer à l’ANE, organe officiel de régulation et de l’organisation des élections, nous devons néanmoins assumer nos responsabilités en tant qu’acteurs politiques et candidats à l’élection présidentielle, soucieux de respecter le vote populaire. Je lance aussi cet appel pour que tous ceux qui nous nous représentent pendant la campagne électorale s’opposent farouchement à  toute fraude.

 

Centrafricaines et Centrafricains. Je vous exhorte à dire non à la fraude électorale, car vous voulez que par cette élection, votre voix soit enfin entendue, que votre vote ne soit pas détourné. Vous ne voterez que pour un candidat publiquement et farouchement engagé contre la fraude.

 

Non à la fraude électorale. Le pouvoir du peuple ne doit pas lui être volé dans les urnes.

 

Fait à Bangui le 25 Avril 2015.

 

  • Gaston Mandata N’GUEREKATA
APPEL EN VUE D’UN ENGAGEMENT CONTRE LES FRAUDES ELECTORALES par Gaston Nguérékata

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Centrafrique-Presse.com
25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 20:14

 

 

http://www.diplomatie.gouv.fr

DEVELOPPEMENT - Santé et journée mondiale contre le paludisme (Abidjan, 25 avril 2015)

 

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme et de la clôture de la campagne nationale de distribution de moustiquaires, Mme Annick Girardin, secrétaire d’Etat chargée du développement et de la Francophonie, s’est rendue cet après-midi à Port-Bouët. Elle y a rencontré Mme Raymonde Goudou Coffie, ministre ivoirienne de la santé et M. Mark Dybul, directeur du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

 

Dans un pays où le paludisme demeure la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans, cette campagne permettra d’assurer une couverture universelle en moustiquaires pour prévenir de nombreuses contaminations.

« Au-delà du drame social et humain qu’il représente, le paludisme est un véritable frein au développement. C’est un fléau qu’il nous faut combattre sans relâche et avec tous les moyens. La France est un acteur majeur de la lutte » a notamment déclaré Annick Girardin.


Avec 16 % des efforts mondiaux, la France est le 2ème financeur de la lutte contre le paludisme, à travers ses contributions multilatérales et son action bilatérale. La France soutient également la recherche, en particulier à travers l’institut de recherche pour le développement et l’Institut Pasteur.

La France s’engage aux côtés du Fonds mondial pour la prévention et le traitement des pandémies mais aussi pour renforcer les systèmes de santé, axe central de cette lutte. Elle contribue également à l’accélération de la mise sur le marché de produits innovants et adaptés aux contextes des pays du sud grâce aux programmes d’UNITAID (tests diagnostiques rapides, traitement du paludisme sévère ou chimioprévention saisonnière).

 
A l’échelle mondiale, la carte du paludisme se rétrécit. Les progrès ont été remarquables, notamment en Afrique, où l’on observe une baisse de la mortalité de 54% depuis les années 2000. Mais les défis restent considérables, dont celui de la résistance à certains antipaludiques ou encore de l’impact du dérèglement climatique, qui pourrait, dans certaines zones, favoriser le développement ou la résurgence de la maladie.

DÉCLARATION D’ANNICK GIRARDIN, SECRETAIRE D’ETAT AU DEVELOPPEMENT ET A LA FRANCOPHONIE

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 20:07

 

 

 

APA Libreville (Gabon) 2015-04-25 17:52:06 Le président en exercice du Front uni de l’opposition pour l’alternance (FUOPA), Jean De Dieu Moukagni Iwangou a déclaré, vendredi à Libreville, au cours d’une conférence de presse que les armes découvertes mardi dernier par la gendarmerie nationale sur une petite île déserte au nord de Libreville appartiennent à l’armée gabonaise.

 

«Nous allons démontrer que ces armes là  appartiennent à  l'armée gabonaise qui a su les distraire pour noyer le poisson », a affirmé M. Moukagni Iwangou devant certains cadres de cette coalition politique dont Zacharie Myboto, Didjob Divungi Di Dinge, Jean Eyeghé Ndong, Jean Ping et René Ndemezo'Obiang.


« Il faut reconstituer la traçabilité de ces armes parce que nous sommes en face des produits spécifiques faciles à  retracer à  partir des références opposables », a-t-il expliqué, ajoutant que le Front se réserve le droit de le faire.


Mardi dernier, le gouvernement a présenté à  la presse et à  la communauté nationale 13 caisses d'armes de guerre retrouvées sur une à®le au large du Cap Estérias à  quelque 30 km au nord de Libreville.


Les caisses contenaient des kalachnikovs, des fusils mitrailleurs, des pistolets automatiques, des lance-roquettes, des grenades, des mortiers et des munitions de diverses armes.


Mardi dernier, le procureur de la République, Sidonie Flore Ouwé a annoncé l'ouverture d'une enquête pour déterminer non seulement le propriétaire de ces armes, mais également leur provenance.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=822585#sthash.WY1tJEOI.dpuf

 

Les caisses d’armes découvertes appartiennent à l’armée gabonaise (opposition)

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 19:54

 

 


Bujumbura (Burundi) AFP / 25 avril 2015 19h55- La candidature annoncée du président burundais Pierre Nkurunziza à un troisième mandat présidentiel risque de plonger le Burundi dans le chaos, a déclaré samedi à l'AFP le principal opposant burundais Agathon Rwasa.


Je n'accepte pas la candidature de Nkurunziza, elle viole l'accord (de paix) d'Arusha, elle viole la Constitution du Burundi et elle risque de plonger le Burundi dans le chaos, a déclaré Agathon Rwasa.


Le président Nkurunziza a été désigné samedi par son parti candidat à un troisième mandat présidentiel à l'élection du 26 juin, en dépit des vives protestations de l'opposition, dont M. Rwasa est l'une des figures de proue.


Les tensions se cristallisent au Burundi sur la question de cet éventuel troisième mandat du chef de l'État et font craindre aux observateurs que le pays ne replonge dans la violence.


L'opposition et de nombreux pans de la société civile jugent qu'un troisième mandat serait inconstitutionnel et contraire aux accords d'Arusha qui avaient ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile burundaise (1993-2006).


L'opposition a appelé à des manifestations pacifiques dès dimanche afin de contrer ce qu'elle qualifie de coup d'État et contraindre Pierre Nkurunziza à renoncer à cette candidature.

Cette 3e candidature de Nkurunziza est illégale, viole la Constitution. Nous allons manifester contre, à partir de demain matin, en silence et sans rien casser, a réitéré samedi à l'AFP le président de la principale organisation de défense des droits de l'Homme locale (Aprodeh), Pierre-Claver Mbonimpa.


Le gouvernement a de son côté multiplié les mises en garde contre toute tentative de soulèvement et interdit les manifestations à partir de samedi dans tout le pays.

Depuis plusieurs mois, la communauté internationale multiplie les appels à l'apaisement dans le petit pays des Grands Lacs.


L'histoire postcoloniale du Burundi a été marquée par des massacres interethniques et une longue guerre civile (1993-2006) dont le pays continue de se remettre.



(©)

La candidature du président Nkurunziza risque de plonger le Burundi dans le chaos

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 13:58

 

 

 

Par RFI 25-04-2015 à 18:30

 

C’est un bel exemple de cohésion sociale qui se déroule à Bangui. La communauté chrétienne de Lakouanga, dans le deuxième arrondissement de la capitale, a entrepris de nettoyer et rénover une mosquée détruite en mai 2014.

 

Reportage.

 

Leder Lazar marche sur des débris de verre et des morceaux de tôle. Ce chrétien habite au KM5 il a fait le déplacement pour venir aider à la rénovation de la mosquée. « Il y a du travail parce qu’au niveau du sol, il y a quand même pas mal de choses, des détritus, de la saleté qu'il faut nettoyer. Au niveau du gros œuvre, les ouvertures sont cassées, les tôles sont parties. Au niveau des murs, il y a des graffitis, on va mettre de la chaux pour remettre un peu la propreté ».

 

Christian Aime Ndotah est à l'initiative de cette rénovation. Il est fier de voir qu'une quinzaine de personnes ont fait le déplacement. « Nous avons fait cette œuvre de manière volontaire, explique-t-il, c'est notre contribution a cet état d'esprit de réconciliation, de cohésion sociale, on est là pour permettre à nos frères musulmans qui sont dans le quartier et qui n'ont plus de lieu de culte de pouvoir venir prier dans cette mosquée-là ».

 

« Je crois qu'à travers ce geste initié par des frères chrétiens qui ont dit "non", il fallait faire quelque chose pour cette mosquée, il fallait que cette maison de dieu puisse s'ouvrir. Pour nous musulmans, on n’a pas de mots, du fond du cœur. On n’a pas cru. Puisque même nous, on a peur. Et ce geste-là nous a extirpé la peur », raconte Issani Maga qui fait partie du comité de gestion de la mosquée et qui ne trouve pas les mots pour exprimer sa reconnaissance. Si le muezzin ne résonnera pas tout de suite au côté des cloches de l'église de Lakouanga, chrétiens et musulmans, eux, sont à nouveau ensemble.

 

RCA: les chrétiens de Lakouanga rénovent une mosquée de Bangui
RCA: les chrétiens de Lakouanga rénovent une mosquée de Bangui
RCA: les chrétiens de Lakouanga rénovent une mosquée de Bangui

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 00:40

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-04-24 20:06:28 Trente journalistes centrafricains reçoivent à Bangui, depuis quelques jours, une formation sur l’organisation et le fonctionnement de la Cour pénale internationale (CPI) dans le monde en général et en Centrafrique en particulier.

 

Initiée par le bureau centrafricain de la CPI à  Bangui, cette formation a pour but de donner aux journalistes les outils et les informations utiles devant leur permettant de rédiger des papiers cohérents sur la CPI et certaines cours pénales spéciales à  travers le monde.


"Nous avons remarqué que les papiers sur la CPI n'étaient pas bien écrits. C'est pourquoi nous avons lancé cette série de formation que nous avons déjà  dispensée à  certains journalistes, pour les aider à  mettre un bon contenu dans leurs articles s'ils abordent les sujets sur la cour", a expliqué, Gervais Opportun Bodaga à, membre du bureau centrafricain de la CPI à  Bangui, ouvert en 2005, lors de l'affaire Jean Pierre Bemba, le président du Mouvement de libération du Congo (MLC) détenu à  la Haye (Pays-Bas) depuis le 3 juillet 2008.


Bemba avait été arrêté à  Bruxelles (Belgique), le 24 mai 2008, à  la suite d'un mandat de la CPI qui le poursuivait pour crimes sexuels, crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis lors des incursions de ses troupes en République centrafricaine, du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003.


Le bureau centrafricain de la CPI a des contacts réguliers avec les journalistes centrafricains pour leur faire le point de l'évolution du procès Bemba, dont des séquences sont parfois diffusées dans les médias nationaux.


Cette formation des journalistes est d'autant plus nécessaire que la Centrafrique vient de se doter d'une cour pénale spéciale.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=822530#sthash.hFaZdAhx.dpuf

 

Trente journalistes centrafricains à l’école de la CPI

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 00:02

 

 

 

Les pourparlers de Bangui que d’aucuns présentent comme LA panacée à la sortie de crise dans laquelle le pays s’est englué depuis bientôt trois ans est mal parti dans le sens que la solution concoctée n’est qu’un funeste festin offert aux vautours politiques dont la seule vocation est la perpétuation du pillage des ressources que les pays amis continuent d’injecter pour réanimer la Centrafrique agonisante.

 

Le forum de Bangui est tellement mal parti qu’il suscite déjà l’appétit vorace de ceux qui militent pour le maintien de la léthargie transitoire d’une part et d’autre part ceux qui revendiquent, à hue et à dia, le partage du gâteau sur le modèle du Conseil National Politique Provisoire de la République (CNPPR) qui, en son temps, n’avait engendré dans sa suite que ruines et larmes.

 

Pour ne pas jeter l’eau du bain avec le bébé, nous disons que l’idée d’un forum permettant à tous ceux qui, par action ou par omission, avaient contribué à l’instauration du présent chao, de s’expliquer pour permettre l’édification du plus grand nombre, forcerait le respect et l’admiration si une telle initiative est douée de désintérêt. Hélas… 

 

A la lumière de ce qui se passe, nous pouvons affirmer, sans le risque de nous tromper, que les germes de l’échec dudit forum se trouvent, malheureusement, dans les mécanismes du pilotage à vue dont l’exécutif transitoire se fait champion. Ceci est d’autant plus vrai que l’absence d’une thématique explicite se fait assourdissante.

 

D’aucuns ignorent que les véritables protagonistes de la crise actuelle sont la coalition SELEKA d’une part, et les milices Anti-Balaka d’autre part sans oublier tous les intellectuels et hommes politiques centrafricains qui étaient dans l’un ou l’autre groupe.

 

Vouloir organiser un forum aujourd’hui sur la crise Centrafricaine en excluant François BOZIZE YANGOUVOUNDA et Michel DJOTODIA AM-NONDROKO et certaines personnalités qui détiennent une parcelle de vérité sur cette crise est, à mon avis, une fuite en avant qui consiste à museler la vérité sur les véritables commanditaires intellectuels et politiques qui se camouflent derrière les groupes de pression pour empêcher le triomphe de la vérité. 

 

Si nous voulons un forum de vérité, prélude à une élection démocratique et apaisée, ledit forum doit être inclusif ainsi l’exécutif doit prendre ses responsabilités en favorisant la participation physique de la majorité des protagonistes y compris celle des anciens Chefs de l’Etat que sont Messieurs DJOTODIA et BOZIZE.

 

Cette décision pourrait corriger les tâtonnements de ce dernier temps qui mettent en exergue l’amateurisme et l’absence de maturité politique qui caractérisent l’entourage politique de la Cheffe de l’Etat de transition qui, usant de subterfuge, se cache avec difficulté derrière une prétendue sanction des Nations-Unies à l’encontre des sieurs BOZIZE et DJOTODIA, pour ainsi dire, empêcher la participation de ces derniers audit forum alors que les susnommés sont toujours entre deux avions entre Brazzaville, Yaoundé, Cotonou, Nairobi, Ndjamena, Kinshasa et Ouganda pour ne citer que ces quelques capitales Africaines sans être inquiétés par les Nations-Unies en question qui s’y trouvent en mission de maintien de la paix comme en RCA.  

 

On ne le dirait jamais assez que le refus à participer au forum opposé aux principaux responsables de la crise Centrafricaine, couve en lui-même les germes de la recrudescence de violence dont l’amateurisme politique qui fait école dans le cercle du conseil de la Cheffe de l’Etat de transition en Centrafrique est loin de soupçonner l’étendue.

 

Ainsi, nous osons espérer que l’accord ou le refus à participer opposé aux sieurs BOZIZE et DJOTODIA au forum de Bangui fera l’objet d’une décision autonome de l’exécutif transitoire et non d’une injonction, infantilisante, venue de l’extérieur attestant de fait que les dirigeants transitoires sont dirigés ce qui est loin d’être honorable pour nous Centrafricain sans exclusif.

 

Si les sieurs BOZIZE et DJOTODIA ne prennent pas, physiquement, part à ce forum, inutile de vous dire que ledit forum ne sera que digne d’être jeté à la poubelle de l’histoire car affirmer que sans BOZIZE et DJOTODIA le forum sera un échec relèverait, de fait, d’une réelle tautologie

 

Le 23 Avril 2015

 

                                                          Léopold-Narcisse BARA 

Tribune libre : POURQUOI LE FORUM DE BANGUI RISQUE DE CONNAITRE UN ECHEC par Léopold-Narcisse BARA

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 23:57

 

 

LE COLLECTIF DE LA POLICE CENTRAFRICAINE

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°002

 

Depuis le 11 Avril 2015 à ce jour, la Police observe un mouvement de colère pour réclamer du Gouvernement le rétablissement dans ses droits longtemps bafoués, entre autres :

 

  • La signature du Projet de Décret d’Application de la Loi N°08.016 du 20 mai 2008 portant Statut Spécial de la Police Centrafricaine ;

 

  • Le départ sans condition des Fonctionnaires non Policiers nommés à des postes de responsabilité en violation de l’article 3 de la Loi susvisée ;

 

Malheureusement, le Gouvernement ne cesse de démontrer sa mauvaise foi en vue de trouver une solution à nos revendications.

 

Pour preuve, l’Arrêté N°        du 23 Avril 2015 de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, désignant les membres de la  Commission Sécurité au sein de  la Commission Technique Préparatoire du Forum Inter centrafricains de Bangui, prévu du 04 au 11 mai 2015, aucun policier n’en fait partie.

 

En tout état de cause, les fonctionnaires non policiers du département de la sécurité désignés, ne représentent pas la police dans ladite commission.

 

Face à cette situation, le collectif prend à témoin l’opinion nationale et internationale.

 

Fait à Bangui, le 24 avril 2015

 

Le collectif

COMMUNIQUE DE PRESSE N°002 du COLLECTIF DE LA POLICE CENTRAFRICAINE

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 18:59

 

 

 

Par blastingnews.com - 24/04/2015

 

La ville de Batouri, située à moins de 150 km de la frontière centrafricaine et à 90 km du chef- lieu de la région de l'Est-Cameroun doit trouver des ressources pour 250.000 personnes aujourd'hui

 

 250 000 personnes. Voilà désormais le nombre d'habitants que la ville de Batouri, située à moins de 150 km de la frontière centrafricaine et à 90 km du chef- lieu de la région de l'Est-Cameroun doit gérer. Depuis l'éclatement de la crise politique en République centrafricaine, des affrontements inter-communautaires entre Anti-balaka et ex-séléka ont entraîné un afflux massif de réfugiés vers le Cameroun voisin et plus particulièrement dans le département de la Kadey. Dans ce département peuplé par environ 200 000 habitants, plus de 50 000 hommes, femmes et enfants, fuyant la guerre, sont venus s'ajouter. 10 000 personnes à Bilé, 13 000 à Tolo, 20 000 à Gado, et 8 000 réfugiés à Timangolo.


Cette surpopulation brusque a eu des effets sur Batouri, chef-lieu du département de la Kadey, et pivot du ravitaillement en produits alimentaires, médicaux etc. Augmentation du prix des produits alimentaires et manufacturés, fait de Batouri une ville aussi chère que Yaoundé.

 

Les ONGs rafflent tout

 

Selon Laure Tchuidjan, employée dans un établissement de microfinance à Batouri: «Avant l'arrivée des refugiés, l'approvisionnement était aisé. Les cultivateurs notamment pour les vivres frais ont baissé les prix. Avant on pouvait avoir un seau de 5 litres de macabo au prix de 500 francs Cfa mais à présent, c'est la quantité divisée par trois qui est vendue à ce prix. Un poulet s'achetait à 2000 francs, mais aujourd'hui avoir le même poulet au prix de 8000 francs cfa relève d'un exploit. C'est pareil pour un régime de banane plantain», s'indigne t-elle.


Gwladys Ngansop Fanmegne, infirmière à Action Contre la Faim - Paris, Batouri est devenu au fil des mois, la plaque tournante entre, l'Est-Cameroun et la Centrafrique. «Avec l'arrivée des ONG comme MSF (Médecins sans Frontières), la Croix Rouge, ACF (Action Contre la Faim), le HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, etc, la population des humanitaires est assez importante et donc les besoins aussi. La concurrence suscite la flambée des prix constatée. Les choses n'ont pas toujours été ainsi à Batouri».


Effectuant de grosses commandes et n'ayant pas le temps de négocier une revue des prix à la baisse, les ONG attirent les gros producteurs. René, l'un des plus grands producteurs de volaille de la ville, fait partie de ceux qui ont abandonné les étals des marchés pour les magasins des ONG. «Par le passé, je recevais des commandes de manière sporadique. Avec le temps, le montant des commandes a augmenté. Aujourd'hui, je ne livre plus qu'aux ONG, qui approvisionnent les camps de réfugiés», nous explique-t-il.


Ce marché prospère des denrées destinées aux camps de réfugiés, alimente désormais des idées expansionnistes d'autres fermiers locaux. Ibrahim, originaire de l'Ouest-Cameroun, s'est installé à Batouri il y a dix mois, et s'est spécialisé dans la culture de la tomate. « La hausse des prix des denrées de premières nécessités liée au flux des réfugiés centrafricains est une manne venue du ciel. Mes bénéfices ont presque triplé. J'entends étendre ma surface utile lors de la prochaine saison de culture », projette-t-il.

L'afflux des réfugiés centrafricains provoque l'inflation des prix à Batouri

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