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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 11:25

 

 

 

 

 

22/08/14 (RFI)

 

En Centrafrique, un humanitaire a été tué lors des heurts dans le quartier du PK5 de Bangui qui se sont produits mardi et mercredi 20 août. Les affrontements ont opposé les forces internationales et groupes encore non identifiés, faisant plusieurs blessés et au moins cinq morts. Parmi eux, Bienvenu Bandios. Il était volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine. Alors qu'il récupérait des blessés, Bienvenu Bandios a été tué par une balle.

 

« Bienvenu Bandios était un chauffeur serviable et courageux », témoignent ses collègues de la Croix-Rouge. Mercredi matin, après avoir ramené plusieurs blessés à l'hôpital de Bangui, il s'est efforcé de faire un aller-retour supplémentaire malgré la situation sécuritaire difficile dans la zone du PK5. Au croisement de l'avenue de France et de l'avenue Koudoukou, il s'est arrêté à nouveau pour secourir des blessés. C'est là qu'il a reçu une balle meurtrière.

 

Père de famille d'un peu plus de trente ans, il s'était engagé volontairement à la Croix-Rouge en 2009. Il travaillait avec acharnement au sein de la direction des secours. « Toute la Croix Rouge centrafricaine est en deuil aujourd'hui, car Bienvenu nous est très cher. Il a travaillé sur l'ensemble du territoire national. Sur 30 jours dans le mois, Bienvenu travaillait 25 jours à l'intérieur du pays pour porter secours. C'est quelqu'un qui a passé tout son temps à faire de l'humanitaire », a confié Jean-Moïse Modessi qui était son responsable.

 

Choquée après ce décès, la Croix-Rouge centrafricaine appelle tous les belligérants à respecter le travail des humanitaires qui agissent de manière impartiale au service des civils.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140821-rca-humanitaire-croix-rou...

RCA: un humanitaire de la Croix-Rouge tué à Bangui

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 11:16

 

 

 

 

 

(RFI 22/08/14)

 

La Centrafrique, ce vendredi 22 août au matin, est toujours dans l'attente d'un nouveau gouvernement. La nomination du Premier ministre Mahamat Kamoun a provoqué les protestations d'une partie de la classe politique. Une délégation s'est même rendue à Brazzaville pour solliciter l'arbitrage du médiateur Denis Sassou-Nguesso. Un message du chef de l'Etat congolais, dont le contenu n'a pas été rendu public, a en retour été transmis à la présidente de transition.

 

Que va décider Catherine Samba Panza après ce message de son homologue congolais ? Maintiendra-t-elle le choix de Mahamat Kamoun ? Relancera-t-elle les consultations ? Le pays est en attente. Mais la présidence annonce la fin du suspense pour bientôt. Selon le porte-parole de la cheffe de l'Etat, Anicet-Clément Guiama Massogo, une adresse à la nation aura lieu aujourd'hui, vendredi... Discours « d'explication » indique le porte-parole, joint par RFI.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140822-rca-attend-explications-c...

La RCA attend les explications de Catherine Samba-Panza

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 01:28

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-08-21 14:55:38 - Les habitants des quartiers Fatima, dans le 6è arrondissement ainsi que ceux de Béa-Rex et Km5, à Bangui, se sont réveillés ce jeudi en constatant le déploiement d’impressionnants dispositifs de sécurité par les troupes étrangères.


Ces troupes sont sur le qui-vive suite aux menaces d'habitants de Km5, quartier majoritairement musulman, de s'en prendre à elles, indiquent des sources dans la capitale centrafricaine.


Des affrontements survenus mercredi au centre commercial du quartier Km5, dans le 3è arrondissement, entre des musulmans, les troupes de l'Opération Sangaris et celles de l'Eufor-RCA, ont fait neuf morts dont un secouriste bénévole de la Croix Rouge centrafricaine et 33 blessés.


La Croix Rouge centrafricaine affirme que cinq morts et trente et trois blessés ont été évacués par ses soins dans des hôpitaux de la capitale parmi lesquels une femme et deux enfants, tous atteints par balles. 


Un habitant du quartier Fondo, dans le 5è arrondissement, qui a requis l'anonymat, a confié à APA que « quatre musulmans en fuite vers le 5è arrondissement sont tombés dans une ceinture de sécurité mise en place à l'entrée de leur quartier par les anti-balaka et ont été tous tués ».


Le président de la Croix Rouge centrafricaine, Pasteur Antoine Mbao-Bogo, a fait remarquer que s'attaquer aux bénévoles de cette organisation humanitaire c'est s'en prendre à « quelque chose de grandiose pour ce pays », qui n'a jamais refusé « d'accomplir sa mission ».


Il a conseillé aux personnes qui ont choisi la RCA comme seconde patrie de se conformer aux lois et instruments internationaux que ce pays a ratifiés.

 
« Je lance un appel à toutes les personnes vivant en Centrafrique de respecter les humanitaires et surtout les volontaires de la Croix Rouge Centrafricaine, qui sont des Centrafricains et qui n'ont fait que leur travail », a-t-il souligné.


Il a fait remarquer que le bilan de ces affrontements est lourd mais n'a cependant pas pu confirmer le nombre de morts.

 

http://www.apanews.net/article_read-802640-les-troupes-de-l-eufor-rca-et-de-sangaris-quadrillent-des-quartiers-de-bangui.html#sthash.kGUI5rGg.dpuf

Les troupes de l'Eufor-RCA et de Sangaris quadrillent des quartiers de Bangui

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 01:18

 

 

 

 

 

21/08/2014 – (Pana) Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), Babacar Gaye, a déclaré que malgré l'existence de quelques améliorations de la situation en Centrafrique, la situation humanitaire et sécuritaire reste, dans son ensemble, inquiétante et 'd'une volatilité extrême'.

 

Intervenant devant le Conseil de Sécurité des Nations - unies à New York, M. Gaye a salué les progrès politiques considérables enregistrés lors du Sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale à Malabo, en Guinée équatoriale, et la réunion du groupe de contact international à Addis - Abeba, en Éthiopie.

'La tenue du Forum à Brazzaville et la signature d'un accord de cessez - le - feu le 23 juillet, ont marqué le début d'un processus politique qui est essentiel pour rendre la stabilité durable en Centrafrique, et ceci constitue un pas important dans le processus de l'obtention d'une paix définitive', a déclaré le patron de la MINUSCA.


'Cependant, les affrontements à Batangafo et plus récemment à Mbres, nous rappellent que la situation sécuritaire reste volatile et le risque auquel les civils sont exposés dans la plupart des endroits du pays', a - t - il ajouté.


L'envoyé spécial des Nations - unies a aussi déclaré que la situation des droits de l'homme reste préoccupante dans le pays, et à ce propos, il a dit en ces termes : 'Bien que plus limité en termes d'ampleur, la violence sectaire et les représailles continuent dans beaucoup d'endroits du pays où l'autorité de l'Etat reste largement absente'.

M. Gaye a rappelé à l'Assemblée une visite récente qu'il a effectuée dans la localité de Bambari, où les autorités locales lui ont fait part de la montée de la tension entre les communautés musulmanes et chrétiennes.


Selon toujours M. Gaye, les priorités de la MINUSCA demeurent, entre autres, la mise en œuvre des dispositions de l'accord de cessez - le - feu, la mise en place d'un mécanisme pour faire une enquête sur les violations des droits de l'homme, ajoutant que 'la cessation de l'impunité reste une priorité majeure'.


Le patron de la MINUSCA a aussi rappelé à l'Assemblée que le soutien au gouvernement centrafricain pour la création d'une juridiction nationale nécessitera non seulement du soutien de la MINUSCA, mais également de la communauté internationale de manière plus large.


'Les besoins humanitaires restent aussi énormes avec 2,5 millions de personnes, soit la moitié de la population, en besoin d'assistance. Nous avons le devoir moral de rester mobilisés autour de la crise Centrafricaine et autour de la souffrance de sa population', a indiqué M. Gaye.


Pour rappel, la mission pour le maintien de la paix va commencer ses opérations dans 4 semaines avec le transfert du pouvoir à la mission africaine de soutien international à la République Centrafricaine.

Centrafrique : dégradation de la situation humanitaire

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 01:16

 

 

 

 

 

 

http://www.ouest-france.fr/     - 21 Août 2014

 

Trois soldats français de la force Sangaris ont été blessés dans de violents affrontements avec des hommes armés mercredi à Bangui, capitale de la Centrafrique.

 

Le ministère de la Défense a annoncé ce jeudi que trois soldats français de la force Sangaris avaient été blessés mercredi en Centrafrique.

 

Les militaires ont été touchés dans des accrochages qui ont duré près de trois heures et ont donné lieu à des tirs d'armes d'infanterie, des jets de grenades et un tir de roquette anti-char, précise le ministère dans un communiqué.

 

« Ils ont immédiatement été pris en charge par les services médicaux présents sur place. Leur pronostic vital n'est pas engagé. Deux d'entre eux ont fait l'objet d'une évacuation sanitaire vers la France », poursuit-il.

 

Selon le ministère, la situation à Bangui est maintenant calme mais tendue.

 

Quelque 2 000 militaires français sont déployés depuis décembre en Centrafrique, où ils opèrent aujourd'hui en soutien de 6 000 hommes de la force africaine de maintien de la paix, la Misca.

Centrafrique. Trois soldats français blessés dans des affrontements

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 01:14

 

 

 

 

 


Bangui - AFP / 21 août 2014 17h33Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement jeudi à Bangui contre la présence militaire française en Centrafrique, après des heurts ces deux derniers jours dans un quartier musulman de la capitale, a constaté le correspondant de l'AFP.


Hommes, femmes et enfants ont marché malgré la pluie sur plusieurs kilomètres depuis le quartier musulman du PK5 jusqu'au siège de la Minusca (représentation de l'ONU).

Aux cris de Hollande criminel, ils entendaient exprimer leur mécontentement contre l'armée française qu'ils accusent de harcèlement contre les musulmans. Les manifestants brandissaient des pancartes en carton dénonçant l'opération militaire française Sangaris et la force européenne Eufor (qui compte une importante composante française): Nous sommes toujours victimes de la France, accusait l'un de ces écriteaux.


Après avoir emprunté l'avenue Koudoukou, puis l'avenue Boganda, ils se sont arrêtés devant le siège de la Minusca, où ils ont remis un mémorandum contenant leurs griefs et revendications.


On ne comprend pas la colère des Français contre les musulmans du PK5. Et on ne comprend pas non plus que devant tous ces morts et blessés, aucune autorité n'a élevé la voix, a déploré Abakar Moustapha, un notable du quartier.


Nous n'avons plus besoin des Français ici. Qu'ils s'en aillent. Ils sont la cause de tous nos malheurs, s'égosillait un manifestant, Ashta Ibrahim.


Le rassemblement s'est déroulé sans incident. La sécurité du cortège était assurée par des éléments burundais de la force africaine Misca.


Des heurts ont opposé mardi et mercredi des soldats français à des individus armés au PK5, faisant au moins 5 morts et près de quarante blessés d'après une source hospitalière. Un calme relatif est revenu dans le quartier, où l'activité n'a cependant pas repris totalement.


Dans un incident séparé mercredi soir, sans connotation politique et dans un autre quartier, une grenade a été jetée au cours d'une bagarre dans une buvette à la sortie nord de Bangui, selon une source au sein de la gendarmerie locale.


Trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, a précisé cette source, sous couvert d'anonymat.


En mai, l'explosion d'une grenade jetée dans un dancing dans le second arrondissement de Bangui avait fait un mort. Plusieurs incidents du genre ont été signalés dans la capitale, où circulent encore de nombreuses armes et où il n'est pas rare de croiser dans les bars des individus avec une ou des grenades à la ceinture.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=509736 

 

 

Centrafrique : des manifestants réclament le départ de l'armée française à Bangui

 

21.08.2014, 15h37 16h10

 

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement jeudi à Bangui contre la présence militaire française en Centrafrique, après des heurts ces deux derniers jours dans un quartier musulman de la capitale

 

 Hommes, femmes et enfants ont marché malgré la pluie sur plusieurs kilomètres depuis le quartier musulman du PK5 jusqu'au siège de la Minusca (représentation de l'ONU).

Aux cris de «Hollande criminel» ils entendaient exprimer leur mécontentement contre l'armée française qu'ils accusent de harcèlement contre les musulmans. Les manifestants brandissaient des pancartes en carton dénonçant l'opération militaire française Sangaris et la force européenne Eufor (qui compte une importante composante française) : «Nous sommes toujours victimes de la France», accusait l'un de ces écriteaux.


Après avoir emprunté l'avenue Koudoukou, puis l'avenue Boganda, ils se sont arrêtés devant le siège de la Minusca, où ils ont remis un mémorandum contenant leurs griefs et revendications. «On ne comprend pas la colère des Français contre les musulmans du PK5. Et on ne comprend pas non plus que devant tous ces morts et blessés, aucune autorité n'a élevé la voix», a déploré Abakar Moustapha, un notable du quartier.


«Nous n'avons plus besoin des Français ici. Qu'ils s'en aillent. Ils sont la cause de tous nos malheurs», s'égosillait un manifestant, Ashta Ibrahim. Le rassemblement s'est déroulé sans incident. La sécurité du cortège était assurée par des éléments burundais de la force africaine Misca. Des heurts ont opposé mardi et mercredi des soldats français à des individus armés au PK5, faisant au moins 5 morts et près de quarante blessés d'après une source hospitalière. Un calme relatif est revenu dans le quartier, où l'activité n'a cependant pas repris totalement.

Centrafrique : manifestation à Bangui contre l'armée française

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 15:33

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-08-21 12:37:03 - Les habitants des quartiers Fatima dans le 6è ainsi que ceux de Béa-Rex et Km5 se sont réveillés jeudi, entourés d’un impressionnant dispositif de sécurité déployés par les troupes étrangères qui comptent prévenir les attaques de certains musulmans du KM5 qui ont promis de se faire entendre dans la matinée.


Neuf morts dont un secouriste bénévole de la Croix-Rouge centrafricain et 33 blessés constituent le bilan des affrontements survenus la veille au centre commercial du quartier KM5, dans le 3è arrondissement de Bangui, entre des musulmans et les troupes de l'opération Sangaris et de l'Eufor-RCA.


Selon la Croix-Rouge centrafricaine, cinq morts et trente et trois blessés ont été évacués par ses soins dans des hôpitaux de la capitale. Parmi ces blessés, a-t-elle précisé, figurent une femme et deux enfants, tous victimes des balles.

 
Un habitant du quartier Fondo, dans le 5è arrondissement a confié à APA que ‘'quatre musulmans en fuite vers le 5è arrondissement sont tombés dans une ceinture de sécurité mise en place à l'entrée de leur quartier par les anti-balaka et tous les quatre ont été tués, pour éviter le pire''.


Pour le président de la Croix Rouge Centrafricaine, Pasteur Antoine Mbao-Bogo, s'attaquer aux bénévoles de la Croix Rouge c'est s'attaquer à ‘'quelque chose de grandiose'' pour ce pays. ‘'Car dit-il nous sommes très importants puisque nous n'avons jamais refusé d'accomplir notre mission''.


Le Président Mbao Bogo a conseillé aux personnes qui ont choisi la RCA comme seconde patrie de se conformer aux lois et instruments internationaux que ce pays a ratifiés. 

‘'Je lance un appel à toutes les personnes vivant en Centrafrique de respecter les humanitaires et surtout les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine, qui sont des Centrafricains et qui ne fait que leur travail.'', a-t-il souligné.

 

http://www.apanews.net/article_read-802623-impressionnant-dispositif-seritaire-eangui-pour-prenir-toute-violence.html#sthash.dXc6Gyyj.dpuf

Impressionnant dispositif sécuritaire à Bangui pour prévenir toute violence

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 15:06

 

 

 

 

LE MONDE | 21.08.2014 à 11h57  Cyril Bensimon

 

Les Banguissois pensaient en avoir fini avec les affrontements de grande ampleur. Le 9 août, des querelles internes entre miliciens anti-balaka (chrétiens) avaient dégénéré en bataille rangée dans le quartier de Boy-Rabé, mais ces heurts étaient sans commune mesure avec les violences qui ont éclaté au niveau du PK5 (poste kilométrique 5), le dernier bastion de la communauté musulmane dans la capitale centrafricaine.

 

La mort d'un jeune musulman armé d'une grenade, tué dans la soirée du mardi 19 août par des soldats européens de l'Eufor en patrouille, a replongé Bangui dans la psychose, avec des populations fuyant à la hâte par peur des balles perdues. Le corps du défunt a été porté mercredi matin jusqu'au siège des Nations unies et, à la suite de cette manifestation, d'intenses échanges de tirs ont opposé des groupes d'autodéfense du PK5 aux forces internationales.

 

Les soldats français de l'opération « Sangaris » et les militaires africains de la Misca ont dû prêter main-forte à leurs confrères de l'Eufor. Deux hélicoptères Puma de l'armée française ont été mobilisés et ont ouvert le feu. « Ça a castagné sévère. C'est la première fois qu'on a des combats de cette intensité dans la capitale », dit une source au ministère de la défense.

 

« MARÉE STAGNANTE » POUR LE PROCESSUS POLITIQUE

 

Mercredi soir, un calme très relatif, ponctué de quelques rafales, était revenu au PK5 et chacun comptait ses pertes. Un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine, Bienvenu Bandios, a été tué. Le maire du 3arrondissement, Balla Dodo, assure que huit musulmans ont trouvé la mort du fait des affrontements. Un soldat français a été grièvement blessé. A l'hôpital général, 31 blessés par balle ont été admis en fin de journée. Trois d'entre eux ont succombé à leurs blessures.

 

Sans qu'il soit pour l'heure possible d'établir un lien entre ces deux événements, ce regain de violences intervient alors que la République centrafricaine est plongée dans une nouvelle crise politique. La nomination, le 10 août, de Mahamat Kamoun au poste de premier ministre est sérieusement contestée tant en interne qu'en externe. Malgré leurs divisions, les anciens tenants du pouvoir de la Séléka (musulmans) s'accordent pour la rejeter. Une partie des responsables politiques et de la société civile juge que la personnalité de ce musulman, qui fut directeur de cabinet de l'ancien chef de l'Etat Michel Djotodia, avant de poursuivre sa route au côté de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, est loin de faire consensus.

 

« TROP D'ASPÉRITÉS »

 

Cette désignation a également fait grincer des dents chez les présidents d'Afrique centrale et à Paris où l'on avait fait de Karim Meckassoua, un ancien ministre doté d'un sérieux carnet d'adresses, le favori pour prendre les rênes d'un nouveau gouvernement chargé de redynamiser un processus politique qualifié de « marée stagnante » par un officiel français.

 

« Mahamat Kamoun a trop d'aspérités, notamment avec son épouse à la tête des douanes et qui oublie de reverser l'argent dans les caisses de l'Etat », confie avec une pointe de perfidie un diplomate influent à Bangui. De bonne source, le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso, a fait passer le message à Mme Samba-Panza de revenir sur ce choix aux allures de déclaration d'indépendance.

 

Cédera-t-elle sous la pression ? L'équation est compliquée pour celle qui est chargée de conduire la Centrafrique à de prochaines élections. Se dédire serait une nouvelle humiliation après celle subie fin juin, en marge d'un sommet de l'Union africaine à Malabo (Guinée équatoriale) où les chefs d'Etat d'Afrique centrale l'avaient tenue à l'écart d'une rencontre consacrée à son pays. Résister serait prendre le risque de se mettre à dos une partie de la communauté internationale, qui maintient la Centrafrique sous perfusion.

 

Cyril Bensimon 


Journaliste au Monde

Lu pour vous : Regain de violence à Bangui sur fond de crise politique

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 14:07

 

 

 

 

 

http://lepays.bf/   Jeudi 21 août 2014

 

Catherine Samba-Panza, en nommant Mahamat Kamoun à la primature, donne l’impression de s’être tiré une balle dans le pied. En effet, ce choix, contesté pratiquement par tous les acteurs de la scène politique centrafricaine, vient corser davantage la résolution de l’équation de l’ex-Oubangui Chari.

 

 La Présidente de la transition se retrouve face à un dilemme

 

 Les salves lui tombent dessus de toutes parts : Séléka, société civile, partis politiques traditionnels, etc. Même Alexandre Ferdinand Nguendet, le premier responsable du Conseil national de transition, a publiquement désavoué le choix de Catherine Samba-Panza. Il faut ajouter à la colère domestique contre la nomination de Mahamat Kamoun, l’attitude non moins hostile de la Communauté internationale vis-à-vis de ce dernier qui est sous le coup de sanctions internationales. Tout le monde a donc crié haro sur le baudet Kamoun. Dans ces conditions, l’on peut se poser la question de savoir quelle sera l’attitude de la Présidente de la transition. Elle se retrouve désormais face à un véritable dilemme, c’est-à-dire l’obligation d’opérer un choix entre deux possibilités comportant toutes des inconvénients. La première possibilité consisterait à défendre bec et ongles le choix de Mahamat Kamoun envers et contre tous. L’inconvénient de cette hypothèse est que cela va susciter contre elle un front uni de tous les acteurs de la crise. Cela aura pour conséquence le boycott probable du nouveau gouvernement qui est déjà en gestation compliquée. La deuxième possibilité consisterait, pour la présidente de la transition, à aller dans le sens des désidérata des frondeurs en congédiant purement et simplement Mahamat Kamoun, accusé par tous, de tous les péchés d’Israël. Dans ce cas de figure, elle court le risque de perdre le peu d’autorité qu’elle a aujourd’hui en RCA. Dame Catherine est, de toute évidence, dans la tourmente. Il lui revient de choisir entre deux maux, le moindre. Et le moindre mal, au regard du contexte centrafricain, c’est le deuxième scénario, celui qui consiste à se faire violence en remerciant son poulain Mahamat Kamoun.

 

Cela dit, l’on peut faire le reproche à Catherine Samba-Panza d’avoir fait preuve de précipitation dans le choix de l’homme censé donner un coup de fouet à la réconciliation nationale. Il aurait fallu qu’une structure consensuelle comme le Conseil national de transition, dont elle était d’ailleurs membre, s’occupât de cette affaire. Elle serait peut-être parvenue à dresser le portrait-robot du Premier ministre qui sied le mieux au contexte centrafricain. En choisissant un homme qui est loin de faire le consensus, Catherine Samba-Panza oublie qu’elle doit avant tout sa légitimité au Conseil national de transition (CNT) qui l’avait pratiquement plébiscitée. C’est ce même CNT qui conteste publiquement le choix de Mahamat Kamoun. Aujourd’hui, la tendance générale est à la récusation de ce dernier. Mais il faut avouer que la nomination d’un Premier ministre consensuel ne sera pas chose aisée en RCA. En effet, dans un pays où la suspicion et la mauvaise foi semblent être les règles les mieux observées par la majorité des acteurs politiques, l’on peut parier que le choix d’une personnalité qui rallierait le suffrage de la majorité des Centrafricains sera une véritable alchimie.

 

Les acteurs politiques doivent faire preuve de grandeur d’esprit

 

 L’on peut donc s’attendre, au cas où l’option de la nomination d’un Premier ministre de consensus serait retenue, à une débauche inutile d’énergies et à d’interminables palabres sur des détails dont manifestement le pays n’a pas besoin. Pendant cette dispute byzantine, les intérêts supérieurs du peuple centrafricain seront passés par pertes et profits. En réalité, les arguments faciles qui consistent à soutenir la thèse d’un Premier ministre musulman, pourraient ne pas résister à l’analyse. Le véritable problème de la Centrafrique réside dans la mauvaise foi de certains de ses fils et filles. Ces derniers donnent l’impression d’avoir des agendas cachés qui, malheureusement, sont aux antipodes des intérêts véritables de la Centrafrique, ce pays qui a connu le martyre depuis la disparition brutale de son illustre fils, Barthélémy Boganda en 1959, et dont les habitants n’ont jamais connu la joie de goûter aux délices de la démocratie et de la stabilité politique. Les acteurs politiques qui sont en train de se déchirer et de déchirer le pays à propos de la nomination de Mahamat Kamoun et dont certains ne sont pas étrangers à la situation chaotique dans laquelle se retrouve aujourd’hui la RCA, doivent faire preuve de grandeur d’esprit en ayant simplement une pensée pour ces millions de sans-voix pour lesquels ils prétendent agir.

 

« Le Pays »

Lu pour vous : NOMINATION DE MAHAMAT KAMOUN A LA PRIMATURE EN RCA : Catherine, seule contre tous

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:14

 

 

 

 

 

21/08/14 (Dw-World)

 

Le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a réuni à Brazzaville les principaux acteurs du conflit. Mais sans la présidente de la transition, Catherine Samba Panza.

 

Catherine Samba Panza a-t-elle été désignée à la tête de la transition juste pour inaugurer les chrysanthèmes ? C'est une question que se posent de nombreux analystes et observateurs de la vie politique centrafricaine. Alors que la présidente de la transition peine à faire avancer le processus enclenché il y a plus de six mois, les signes de sa marginalisation se multiplient.

 

Le porte-parole du gouvernement centrafricain sortant joint au téléphone ce mercredi l'a confirmé : Catherine Samba Panza ne décolère pas. Elle n'a pas été associée à la rencontre de Brazzaville, à laquelle a été conviée une dizaine de personnalités politiques du pays. Pourquoi la présidente a-t-elle été mise à l'écart par le médiateur Denis Sassou Nguesso? Réponse du politologue gabonais Jonathan Ndoutoume:

 

«Il faut déjà partir d'un principe, celui de la désignation de la présidente Catherine Samba-Panza qui ne découle pas d'une légitimité populaire. Cette désignation peut rencontrer des limites au niveau de la légitimité populaire et en même temps faire en sorte que le présidente ait des marges de manoeuvre assez étroites. Cela peut être une maladresse politique de la part des acteurs centrafricains de se rendre à une rencontre convoquée par le médiateur du conflit sans pour autant que la présidente de transition soit au courant.»

 

Des menaces sur le calendrier

 

Le nouveau gouvernement d'unité nationale est attendu depuis plus de dix jours et la nomination de Mahamat Kamoun à la primature ne fait pas l'unanimité. Beaucoup craignent que si les protagonistes ne trouvent pas une solution au blocage en cours, notamment sur la formation d'un nouveau gouvernement, le calendrier de la transition ne sera pas respecté. Ce qui hypothèquerait d'office l'organisation de l'élection présidentielle, prévue dans le courant du premier trimestre 2015.

 

À noter que la République centrafricaine se prépare à accueillir dans moins d'un mois l'opération de maintien de la paix de l'Onu.

 

http://www.dw.de/la-pr%C3%A9sidente-centrafricaine-mise-%C3%...

La présidente centrafricaine mise à l'écart

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