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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 12:20

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

*************

 

Ex coalition Séléka

 

Tél. +(236) 755 074 11 / 725 074 11 / 705 074 11 / 775 074 11

 

Mail : wakodro@gmail.com wakodro@yahoo.fr

 

 

DEMENTI FORMEL DE LA SELEKA

 

Relatif aux enlèvements et assassinats de missionnaires dans la région du Nord-ouest de la République Centrafricaine

 

L’aile politique de l’ex coalition Séléka tient à apporter un démenti formel à la publication par le journal en ligne Centrafrique-Presse du 19-04-2014 d’une information selon laquelle le Général Mohamed-Moussa Dhaffane, leader par intérim de l'ex- alliance rebelle de la Séléka aurait reconnu via Xinhua les enlèvements par son organisation des missionnaires dans la région du Nord-ouest. Qu’il aurait également déclaré avoir mobilisé les 'Com-zones' (commandants de zones) pour retrouver les prélats sans donner de précisions sur les raisons de cet acte et l'éventualité de libération de ces otages. Cette information est un tissu de mensonge que nous récusons formellement.

 

Car, l’ex coalition Séléka n’a rien à voir dans ces actes ignobles et il n’est pas question pour nous de tirer profit de l’opportunité de la libération de ces otages en vue d’une quelconque gloire que ce soit, mais de rétablir la vérité. Nous n’avons jamais été contacté par l’Agence Xinhua ni dans cette affaire ni dans aucune autre auparavant.

 

La désinformation comme arme de manipulation et de déstabilisation du peuple est contraire à notre éthique et mérite dénonciation. En conséquence, nous exigeons que cette information erronée soit supprimée dans les plus brefs délais. Nous demandons enfin aux responsables du site en question de toujours vérifier toute information avant sa publication.

 

Général Mohamed-Moussa Dhaffane,

 

Président ad intérim de l’ex Coalition Séléka,

 

Ancien Ministre d’Etat

DEMENTI FORMEL DE LA SELEKA

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 20:34

 

 

 

Publié le 23.04.2014, 12h46 par La Rédaction

 

Les Etats-Unis ont désigné mardi Stuart Symington comme leur Représentant spécial pour la République centrafricaine aux fins de contribuer dans le règlement de la crise qui secoue ce pays frappé par des violences entre des groupes armés. En tant que Représentant spécial, M. Symington, qui avait été auparavant ambassadeur américain dans plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne, ''jouera un rôle de premier plan dans l'élaboration et la coordination de la stratégie des Etats-Unis en RCA pour mettre fin à la violence, répondre aux besoins humanitaires, et établir une gouvernance légitime'' dans ce pays, a indiqué la porte-parole du département d'Etat.

 

A ce propos, elle a avancé que ce Représentant spécial travaillera en ''étroite collaboration'' avec les pays africains, européens et d'autres partenaires bilatéraux, ainsi qu'avec l'Union africaine, l'Union européenne et les Nations Unies, pour régler les ''questions complexes'' dans les domaines sécuritaire, politique, économique, social et d'assistance en RCA. Par ailleurs, les Etats-Unis saluent ''le rôle leader'' de l'Union africaine ainsi que des forces françaises, mené en RCA et dont les efforts ''ont jeté les bases d'une plus grande sécurité'' dans ce pays, a encore souligné la porte-parole.

 

Elle s'est également félicitée de la résolution adoptée récemment par le Conseil de sécurité de l'ONU créant une mission de maintien de la paix en République centrafricaine appelée la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA), qui comptera 12.000 casques bleus. Précisant que le peuple centrafricain ''détient son avenir entre ses mains'', le département d'Etat a exhorté toutes les parties en RCA à mettre fin à la violence et à aller de l'avant vers un processus de transition politique inclusif menant à des élections démocratiques en février 2015.

 

La République centrafricaine, qui était engagée dans une délicate transition politique sur fond de crise humanitaire aiguë, est secouée depuis 2013 par des affrontements armés entre des éléments de l'ex-Séléka et des miliciens anti-balaka. Constituée en août 2012, la Séléka était une coalition de partis politiques et de forces rebelles opposés au président François Bozizé, qu'elle a contraint à quitter le pouvoir en avril 2013. A l'origine des groupes d'autodéfense, les anti-balaka se sont ligués contre les miliciens de la Séléka. Les anti-balaka sont issus d'une population centrafricaine à 80% chrétienne, alors que la Séléka est principalement formée de musulmans.

 

Récemment, plusieurs agences des Nations Unies ont demandé aux bailleurs de fonds de financer des opérations d'aide d'urgence de l'ordre de 274 millions de dollars destinées aux civils qui fuient la République Centrafricaine pour aller notamment au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo et en République du Congo. En outre, cette violence, qui a eu un effet dévastateur sur les civils des deux communautés musulmane et chrétienne, a aussi provoqué le déplacement de plus de 600.000 personnes à l'intérieur de la République centrafricaine.

Centrafrique : les Etats-Unis ont nommés Stuart Smington comme représentant

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 20:27

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-04-23 13:16:12 - Le Général de corps d’armée Xavier Sylvestre Yangongo, admis à faire valoir ses droits à la retraite, après 48 ans de services, a annoncé qu’il serait candidat indépendant à l’élection présidentielle en Centrafrique. ''Je prends aujourd'hui l'engagement capital de participer à l'importante compétition nationale de la présidentielle'', a notamment déclaré le Général Yangongo, lors d'une conférence de presse donnée le week-end dernier.

 

Le Général Yangongo a indiqué qu'il s'inspire des idées du feu président du gouvernement, fondateur de la république centrafricaine, Barthélemy Boganda, qui disait notamment qu'il faut « parler peu mais travailler beaucoup ». Travailler pour produire. Produire pour bâtir''. Se présentant comme l'homme de la situation post crise pour la relance de l'économie et la reconstruction de la République centrafricaine, il a souligné : « la RCA de demain aura besoin d'un homme ou d'une femme qui sache s'ouvrir à tous, qui sache respecter et appliquer la loi dans toute sa plénitude, et qui fasse surtout preuve de fermeté dans la réhabilitation de l'indépendance et de la crédibilité de la justice et aussi dans la promotion de la démocratie'' .

 

Au sujet de son logo symbolisé par un aigle, le candidat à la présidentielle a expliqué qu''il s'agit d'''un oiseau qui vole plus haut. Et à cette hauteur je pourrais mieux surveiller le territoire national avec toutes ses frontières''. Le Général Xavier Sylvestre Yangongo, né le 31 décembre 1946 à Brazzaville au Congo, a dirigé sept départements ministériels dont le dernier fut le ministère délégué à la Présidence de la République, chargé du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réinsertion des ex-combattants et de la Jeunesse pionnière nationale.

 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=601967#sthash.vDizoMk3.dpuf

Le Général Yangongo candidat à la présidentielle en RCA

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 20:22

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-04-23 12:09:20 - Le Burundi restera toujours aux côtés de la Centrafrique en vue de lui apporter, aux plans militaire, politique et moral, le soutien apte à lui permettre de surmonter la crise qu’elle traverse, a déclaré en substance le président, burundais Pierre Nkurunziza, qui vient d’achever une visite de quelques heures à Bangui. ''Nous sommes venus à Bangui pour apporter un message de soutien du peuple burundais au peuple centrafricain.

 

Et que le Burundi est et restera toujours ensemble avec la Centrafrique'', a notamment Pierre Nkurunzinza arrivé mardi dans la soirée à Bangui. En provenance de Somalie pour remonter le moral des troupes burundaises déployées sur quatre sites en Centrafrique à des fins de maintien de la paix, le président burundais a profité de sa visite de quelques heures à Bangui pour examiner avec son homologue les moyens de renforcer les liens de coopération entre la RCA et le Burundi.

 

A son arrivée à l'aéroport Bangui Mpoko, il a été accueilli par son homologue, Catherine Samba-Panza, avec qui il a eu ensuite des échanges dans le pavillon présidentiel, en présence du président du Conseil national de transition Alexandre Ferdinand Nguendet et du Premier ministre, André Nzapayéké. Pierre Nkurunziza s'est également entretenu avec les responsables des forces étrangères de maintien de paix déployées en Centrafrique parmi lesquels le général Jean Marie Michel Mokoko de la MISCA et ceux des troupes Sangaris et de la force de l'Union européenne.

 

Le président burundais a terminé ses échanges par un tête-à tête avec Mme Catherine Samba-Panza au Palais de la renaissance. ''En plus du message de soutien, le Burundi est présent à côté de la RCA en y envoyant ses troupes pour soutenir le peuple centrafricain et nous savons chaque chose à son début et sa fin'', a rassuré M Nkurunziza, avant de se rendre à la Manufacture Militaire Centrafricaine (Mamica) où sont basées les troupes burundaises de la Misca pour remonter leur morale. Pierre Nkurunziza, 51 ans, a été élu par le parlement comme président de la république du Burundi en 2005.

 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=601955#sthash.lIIEapmh.dpuf

Le Burundi soutiendra toujours la Centrafrique, selon le président Nkurunziza

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 20:08

 

 

 

 

APA – Kampala (Ouganda) 2014-04-23 12:41:04 Un commandant du groupe rebelle de l’Armée de résistance du Seigneur basé en Ouganda (LRA) a été capturé par les troupes de l'Union africaine en République centrafricaine. Selon un communiqué de l'Union africaine (UA) publié ce mercredi, le lieutenant Charles Okello a été appréhendé le 21 avril près de la rivière Kotto, à environ 20km à l'ouest de la localité de Bakuma dans la partie sud-est de la RCA.

 

Okello a été capturé au cours d'un assaut lancé pour libérer trois femmes et sept enfants qui avaient été détenus par la LRA. Les troupes de l'UA ont également récupéré une mitrailleuse, trois fusils de chasse, une boite de munitions et d'une radio talkie-walkie. La capture d'Okello intervient alors que les forces de l'UA semblent appuyer sur l'accélérateur dans le cadre de leurs efforts destinés à traquer les autres membres de la LRA.

 

Un autre membre influent du groupe armé, à savoir, Joseph Kony est actuellement dans le collimateur de la Cour pénale internationale (CPI) qui a déjà émis un mandat d'arrêt international contre ce dernier, accusé de crimes de guerre et autres violations des droits humains. Les soldats de l'UA avaient récemment lancé ce qu'ils ont dénommé la traque des rebelles de la LRA dans la localité d'Ango dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), région dans laquelle les membres de la LRA auraient récemment commis des attaques et pillages.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=601961#sthash.jGd15Kmi.dpuf

Arrestation en Centrafrique d'un commandant de la rébellion ougandaise

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 20:00

 

 

 

http://www.euractiv.fr/

 

L'aide internationale destinée à la République centrafricaine n'arrive pas à bon port, en l'absence de tout contrôle. Un prêtre en charge de la médiation s'interroge aussi sur les intérêts défendus par la France sur le terrain. Début avril, le secrétaire général de l'ONU, Ban-Ki Moon, a déclaré que la moitié de la République centrafricaine dépendait directement de l'aide humanitaire. Pourtant, Bangui n'a à ce jour reçu que 20 % des 200 millions de dollars d'aide humanitaire promis par la communauté internationale.

 

Ce montant s’inscrit dans le cadre d’une enveloppe globale de 500 millions de dollars. Mais selon le prêtre italien carme Aurelio Gazzera, rien ne se passe comme prévu. Selon ce médiateur engagé dans le processus de paix dans le pays, en l'absence de processus de vérification qui implique les populations locales, ces fonds humanitaires seraient « plus un problème qu'un soutien ». En visite à Bruxelles, il a affirmé à EurActiv que les aides envoyées jusqu'à maintenant méritent le « trophée de l'argent qui n'arrive-jamais-là-où-il-devrait-arriver ».« La société civile n'a jamais eu un véritable contrôle en la matière et n'a par conséquent jamais vu la couleur de cet argent » selon lui.

 

L'aide termine dans des poches qui n'y ont pas droit L'aide prodiguée jusqu'à maintenant a fini « dans les poches de personnes qui n'y ont absolument pas droit [...] et qui en font don selon leur bon vouloir aux ministres, à leur famille, à leurs amis ou à n'importe qui d'autre », a poursuivi le religieux. Un contrôle des aides aurait été crucial en vue de vérifier de telles pratiques. « Les ONG, qui reçoivent ces aides n'ont pas elles-mêmes d'approches systématiques », a-t-il expliqué.« Elles finissent par acheter des choses inutiles, ou qui profiteront seulement aux élites villageoises. Récemment, des ONG de ma région ont acheté des bâches en plastique afin de recouvrir des toits de maisons qui avaient été réduits en cendres. Elles ont commencé à les distribuer sans vérifier qui les recevait et maintenant vous ne voyez ces bâches nulle part - et les maisons sont toujours dépourvues de toits ».

 

La distribution de denrées alimentaires était une autre priorité clairement définie, a-t-il ajouté, tout comme la réouverture des écoles et les actions de médiation en vue de réinstaurer la paix. Le père Aurelio, qui tient par ailleurs un blog intitulé « En direct depuis Bozoum », est engagé dans ces trois champs prioritaires. Il participe notamment à la mise en place d'un comité de médiation de réconciliation et d'un comité des sages en vue de tenir des auditions judiciaires indépendantes.

 

En décembre dernier, un massacre a été évité de justesse à Bozoum, grâce à l'intervention du représentant spécial de l'UE pour les droits de l'Homme et à l'envoi d'un contingent de l'armée française dans la ville. Mais l'opération de désarmement pilotée par le père Aurelio a été suspendue après seulement quatre jours, dès le retrait des troupes. Aucune stratégie commune des forces militaires Les rues de Bozoum ont à nouveau rapidement été le théâtre de lynchages. Le prêtre a été lui-même attaqué et a reçu des menaces de mort. Son église représente en effet un lieu de refuge face aux bandes armées pour les civiles sans défense, quelle que soit leur confession.

 

Même si des troupes étaient nécessaires en vue d'éviter des bains de sang à l'intérieur du pays, « elles doivent venir avec une meilleure stratégie, une organisation et des objectifs clairs, afin qu’elles ne mènent pas leurs opérations chacun de leur côté, mais ensemble », a expliqué le père Aurelio. Deux mois après le déploiement des forces françaises, « elles n'ont montré aucune stratégie ou vision commune », a certifié le prêtre italien. D'après lui, elles n'auraient même pas réussi à sécuriser les routes principales entre Bangui et le Cameroun.

 

Le Programme alimentaire mondial est donc contraint de larguer ses aides au-dessus de Bangui, à l'aveugle, plutôt que de la distribuer. La mise en œuvre de la Convention de Genève en Centrafrique serait une bonne idée, a assuré le père Aurelio. « Mais, il n'y a même pas de cours de justice pour les citoyens normaux en République centrafricaine, comment voulez-vous alors avoir une cour pour les crimes de guerre? », a-t-il interpellé. De l’aveu même de Ban Ki-Moon, la mission internationale MISCA et les troupes françaises de l'opération Sangaris pour le maintien de la paix « manquent de ressources et sont débordées ».

 

Père Aurelio partage le même point de vue et signale que les troupes étaient à l'heure actuelle incapables de répondre d’urgence à des appels à l'aide dans des zones situées à 60 km, car elles étaient à court de carburant.« Au vu du montant des financements dont ils bénéficient, il serait bon de s'y attarder un peu plus longtemps », a-t-il poursuivi.« [Ce manque de financement] représente un risque pour le bon déroulement de leurs missions ». La France défend avant tout ses intérêts Le père Aurelio a par ailleurs déclaré qu'il « y avait de fortes chances » que les troupes Sangaris aient été déployées pour protéger les intérêts commerciaux de la France. « Les troupes françaises n'essaient même pas de s'en cacher », selon lui. « En principe, ils sont là pour protéger les intérêts des entreprises et des citoyens français », et alors que ce but peut être louable, « nous ne pouvons pas ignorer [la possibilité] qu'il y ait d'autres intérêts en jeu », a-t-il nuancé.

 

La République centrafricaine possède d'importants gisements d'uranium, de pétrole et d'autres minerais. Les rebelles Seleka sont suspectés de financer leurs actions armées grâce à la vente de diamants provenant des mines saisies. « La production pétrolière n'a pas encore commencé jusqu'à maintenant, mais cette possibilité existe et la Chine et la France l’envisagent », souligne le prêtre. « Il y a également de l'uranium et la faiblesse du gouvernement permet [aux entreprises] d'avoir un contrôle plus fort sur tous les contrats et concessions en vue d'exploiter les ressources du sous-sol ». Une partition du pays est en train de se produire de facto. Les citoyens musulmans fuient en effet vers le Tchad et vers le nord et l'est du pays.

 

Par conséquent, les Seleka, qui se sont déplacés en même temps que les réfugiés musulmans, occupent maintenant des zones riches en ressources minières. D'autres pouvoirs étrangers, mais régionaux, ont également des intérêts dans l’avenir du pays, notamment dans les zones qui présentent de ressources en bois exotique et des pâturages. « Nous sommes entourés de pays qui ont de grands troupeaux, mais qui n’ont nulle part où les faire pâturer », a souligné le prêtre. « Ils ont des vues sur ces pâturages ».

 

 

CONTEXTE

 

La République centrafricaine, l'un des pays les moins avancés au monde, a obtenu son indépendance de la France en 1960. Depuis, le pays est régulièrement le théâtre de coups d'État, d'interventions étrangères et est souvent déstabilisé politiquement. En 2012, la coalition musulmane Seleka, s'est emparée du pouvoir. Elle a par la même occasion évincer le président François Bozize, et plonger le pays dans les violences interethniques.

 

Le conflit a provoqué la mort de milliers de musulmans. Des milliers d’entre eux ont pris le chemin de l’exil, au même moment où la Seleka était renversée par des milices anti-Balaka, constituées de chrétiens et d'animistes. L'ONU, ainsi que d'autres institutions internationales, a mis en garde contre un risque élevé de génocide en Centrafrique. Les États membres de l'UE se sont mis d'accord pour envoyer 1000 soldats en vue de stabiliser le pays.

L'aide internationale n'arrive pas en Centrafrique

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 19:55

 

 

 

Ces derniers temps, la ville de Bangui et certaines villes de nos provinces continuent d'être les théâtres d’évènements meurtriers qui endeuillent quotidiennement des familles centrafricaines et étrangères. Cette recrudescence de la violence et des exactions criminelles sur la population est à mettre "à l’actif" des éléments appartenant aussi bien à l’ex- coalition Séléka en tant que celle-ci constitue une force négative de partition du pays qu’à la milice anti-Balaka en tant que cette dernière représente elle aussi une force négative de déstabilisation de la Transition et dont l'objectif stratégique est la restauration de l'ordre ancien.

 

Aujourd’hui sur toute l’étendue du territoire national, nul n’est à l’abri des assauts criminels sans cesse répétés de ces assassins qui ne sont nullement inquiétés. A Bangui, les derniers cas déplorés ont eu lieu à Fatima et à Begoua et ont occasionné des dizaines de décès et des centaines de blessés. En province, les sous préfectures de Dékoa dans la Kemo et de Bouca dans l’Ouham ont connu des actes de barbarie qui ont engendré également plusieurs décès parmi la population civile. Après la prise en otage le 16 avril 2014 de Monseigneur Désiré Nestor NONGO AZIAGBIA, Evêque de Bossangoa et de trois autres prêtres de son diocèse à Batangafo par les éléments de l'ex-Séléka, nous avons appris avec indignation et consternation la nouvelle du lâche assassinat de l'Abbé Christ Forman WILIBONA le vendredi 18 avril 2014 par les mêmes éléments.

 

Face à cette terrifiante situation qui interpelle la conscience nationale au regard des exactions meurtrières quotidiennes subies par les citoyens Centrafricains et qui visent désormais les religieux qui ne prônent que la paix et l'amour, Le Directoire Politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) parti politique épris de justice, de paix et de liberté:

 

• Condamne fermement l'ignoble assassinat de l'Abbé Christ Forman WILIBONA , la séquestration et la prise en otage de Monseigneur Désiré Nestor NONGO AZIAGBIA et des trois autres prêtres du diocèse de Bossangoa;

 

• Condamne les assassinats au quotidien des paisibles citoyens Centrafricains et des étrangers vivant sur notre territoire; • Présente ses condoléances les plus émues au clergé centrafricain et aux familles des victimes de la barbarie ;

 

• Demande aux autorités judiciaires de la Transition, l’interpellation, la traduction effective en Justice des auteurs, co-auteurs et complices des crimes et autres exactions commis sur les populations ;

 

• Demande aux Forces internationales déployées en Centrafrique sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies d'appliquer sans ambigüité le mandat conféré à elles par la résolution 2127 du Conseil de Sécurité par le recours à la force pour désarmer les ex Séléka et les anti Balaka;

 

• Invite les autorités de la Transition en accord avec le Conseil de Sécurité à procéder à l’équipement et au redéploiement effectif des forces de défense et de sécurités sur toute l’étendue du territoire national.

 

• Remercie et encourage la CEMAC, la CEEAC, L'UA, la FRANCE, l'UE et l'ONU pour leur engagement aux côtés du peuple centrafricain à travers la MISCA, l'opération SANGARIS , l'EUFOR et bientôt la MINUSCA.

 

• Appelle tous ses militantes et militants, les démocrates, les forces de progrès, à demeurer vigilants et à faire échec à tous les graves crimes imputables aux ennemis de la République qui sont clairement identifiés.

 

Fait à Bangui 22 avril 2014

 

Le Président

 

 

Me Nicolas TIANGAYE

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CRPS RELATIF A L'ASSASSINAT DE L'ABBE CHRIST FORMAN WILIBONA

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 19:48

 

 

 

BANGUI, 23 avril 2014 (AFP) - Les deux journalistes centrafricains emprisonnés à Bangui pour outrage, diffamation et incitation à la haine dans des articles visant la présidente de transition Catherine Samba Panza, ont été remis en liberté provisoire, a annoncé mercredi une source judiciaire.

 

"Le parquet a décidé de remettre en liberté provisoire mardi soir Patrick Stéphane Akibata, directeur de publication du journal Le Peuple, et Régis Zoumiri du journal Le Palmarès, en attendant leur procès", a affirmé à l'AFP une source du parquet de Bangui. "Il s'agit d'une libération provisoire qui ne met pas fin à l'action judiciaire toujours en cours", les deux journalistes étant poursuivis pour outrage, diffamation et incitation à la haine, a précisé cette source.

 

Les directeurs de la publication des quotidiens Le Palmarès et Le Peuple avaient été arrêtés les 7 et 15 avril, avant d'être tous deux déférés à la prison centrale de N'garagba (Bangui) où ils étaient détenus. L'Observatoire des médias a jugé "injurieux" l'article publié dans le Palmarès, intitulé "Catherine Samba Panza, cette cancre qui nous gouverne".

 

Régis Zoumiri, du Palmarès, a été placé en garde à vue pour avoir violé les dispositions du Code de déontologie et d'éthique de la presse et son journal suspendu une semaine. Quant à Patrick Stéphane Akibata, du Peuple, il a été arrêté pour avoir repris dans son journal un article d'abord paru sur un site d'information en ligne étranger, intitulé "De l'illégitimité et de la moralité douteuse de la présidente de transition".

 

Le texte affirme notamment que Mme Samba Panza "a été élue à la suite d'une campagne à coups de billets de banque". Selon le dernier classement mondial annuel de l'organisation Reporters sans frontières (RSF), paru en février, la liberté de la presse en Centrafrique a considérablement reculé pour atteindre la 109e place sur 180 pays.

 

 

 

 

FEDERATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES FEDERATION DES JOURNALISTES AFRICAINS

 

23 AVRIL 2014

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

La FIJ et la FAJ appellent les journalistes de Centrafrique à une couverture responsable des évènements La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) et la Fédération des Journalistes Africains (FAJ) ont salué aujourd’hui la libération de deux journalistes centrafricains arrêtés les 7 et 15 avril dernier et accusés d’outrage, de diffamation et incitation à la haine dans des articles visant la présidente de transition Catherine Samba Panza. Selon des dépêches d’agences de presse et des sources indépendantes contactées ce 23 avril par la FIJ, les journalistes Patrick Stéphane Akibata, directeur de publication du journal Le Peuple, et Régis Zoumiri du journal Le Palmarès ont obtenu la liberté provisoire en attendant leur procès dont la date n’a pas encore été fixée.

 

« C’est une décision à saluer d’autant qu’elle va permettre à nos collègues de retrouver leurs familles et leurs rédactions. Nous estimons également que la période de liberté provisoire permettra à nos collègues de mieux réfléchir sur l’importance d’une couverture très responsable de l’actualité nationale dans ce pays, dans un contexte social et politique très difficile », a déclaré Gabriel Baglo, directeur pour l’Afrique de la Fédération Internationale des Journalistes. Le journaliste Régis Zoumiri du Le Palmarès a publié un article jugé irrespectueux sur la présidente de la transition de son pays. Le journal Le Peuple a également repris un article qui doute de la moralité de la présidente de transition.

 

La FIJ et la FAJ rejoignent l'Observatoire des médias en Centrafrique pour appeler les journalistes à une couverture responsable des évènements dans le pays. « Une couverture responsable et professionnelle allie également les principes d’éthique et de déontologie. Nous estimons que c’est fondamentalement cela la liberté de la presse », a déclaré Mohamed Garba, président de la Fédération des Journalistes Africains (FAJ). « Nous demandons à nos collègues tout en étant professionnels dans leur démarche, de se rappeler qu’ils ont une grande responsabilité dans la réussite du processus de paix dans ce pays. Nous les exhortons à travailler pour le retour de la paix, dans un environnement sans violence, ni harcèlement ou intimidation, où les sources et les personnes interviewées ne sont pas menacées, intimidées ou harcelées », a ajouté Baglo

 

La FIJ et la FAJ sont très tôt préoccupées par la situation sécuritaire et l’environnement de travail des journalistes en RCA. La FIJ et la FAJ avaient dénoncé le saccage de plusieurs sièges de journaux, de radios communautaires et de radios privées, des actes ayant pour l’essentiel eu lieu pendant les deux dernières années. Elles avaient également apporté leur solidarité aux journalistes de Centrafrique en grève l’année dernière dans le cadre d’une « journée sans médias » pour dénoncer les menaces et pressions qui pesaient sur eux.

 

Pour plus d'information veuillez contacter la FIJ au: +221 33 867 95 86/87

 

La FIJ représente 600.000 journalistes dans 134 pays

 

La FAJ représente plus de 50.000 journalistes dans 40 pays en Afrique International

 

Federation of Journalists Africa Regional Office, 3rd Floor, Immeuble Seynabou, Sacré Cœur 3 BP 64257, Dakar Senegal

 

Tel: +221- 33 867 95 86/87; Fax: +221- 338270250

 

E-mail: ifjafrique@ifjafrique.org Site web : www.ifj.org

Centrafrique: liberté provisoire pour les journalistes accusés d'outrage envers la présidente

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 14:58

 

 

 

 

 

Bangui, 21 Av (ACAP) – Des évêques en l’occurrence Nestor Nongo Aziagbia, François Xavier Yombandje Janneau Gouaga III , Luc Raval Aumônier militaire français et l’Imam Omar Kobine Layama ont demandé l’application de la résolution 21/27 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies qui exige le désarmement par force des ex-séléka et des anti-balaka par les forces internationales, pour que la paix revienne définitivement en République Centrafricaine, lors d’une conférence-débat « sur les relations entre l’Eglise et l’Etat », lundi 21 avril 2014 à Bangui.

 

L’objectif de cette conférence-débat est d’analyser les voies et moyens pour la sortie de la crise militaro-politique qui écume la République Centrafricaine. 

 

Pour étayer l’assistance sur la gravité de la crise, l’Evêque de Bossangoa, Monseigneur Nestor Nongo Aziagbia, qui avait fait l’objet de kidnappage par les ex-Séléka il y’a de cela quelques jours dans la partie Nord du pays, a déclaré que les groupes rebelles ont un  pouvoir de nuisance dans la partie septentrionale du pays, c’est pourquoi il est nécessaire de les désarmer par la force et par le concours des forces étrangères. 

 

Après analyses des faits, les conférenciers ont unanimement reconnu que la responsabilité de cette crise qui perdure est partagée entre l’Etat, la religion ainsi que le citoyen lambda. Et que celle-ci a été instrumentalisée par les hommes politiques dont leur seul objectif est la conquête du pouvoir. 

 

 Selon la ministre de la Communication et de la Réconciliation nationale, Mme Antoinette Montaigne née Moussa, « il faudrait que l’Etat et les religions collaborent pour guider les citoyens, les fidèles vers la paix et la réconciliation nationale » 

La plate-forme religieuse exige le désarmement forcé des ex-séléka et des anti-balaka

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 14:35

 

 

 

 

 

http://www.secours-catholique.org/    22/04/2014

 

À la veille de Pâques en Centrafrique, un prêtre a été assassiné, deux jours après l’enlèvement d’un évêque et de trois autres prélats que les militaires de la Misca ont réussi à libérer. Le Secours Catholique tient à rendre hommage à l’engagement de ces hommes et femmes qui tous les jours combattent pour la paix au péril de leur vie.

 

Le 18 avril, vendredi saint, le père Christ Forman Wilibona rentrait en moto dans sa paroisse Saint-Kisito, de Paoua. Pris dans le flux de la circulation, il a été la cible d’hommes armés, identifiés comme d’anciens membres de la Séléka. Le prêtre a été tué de six balles.

 

Immédiatement après le crime, Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui et directeur de la Caritas centrafricaine, a publié un communiqué : « Nous dénonçons et condamnons ces actes barbares d’un autre âge qui pourraient compromettre l’élan de réconciliation nationale à laquelle nous aspirons. » L’archevêque appelle le gouvernement centrafricain à restaurer au plus vite un État de droit et invite les forces armées de l’Union africaine, la Misca, à désarmer les milices pour permettre aux populations de circuler librement dans le pays.

 

En première ligne

 

L’assassinat du père Wilibona marque la recrudescence de violences contre les religieux, en particulier à l’encontre des religieux du nord-ouest du pays. Il intervient deux jours après l’enlèvement de Mgr Nestor Azagbya Nongo, évêque de Bossangoa, et de trois prêtres diocésains qui l’accompagnaient, kidnappés le 16 avril à Batangafo, nord du pays. Leurs ravisseurs les ont transportés à Kabo, à la frontière avec le Tchad. Informés par les habitants de leur enlèvement par des ex-Séléka qui avaient confisqué le véhicule à bord duquel ils se trouvaient, des soldats de la Misca ont pu entrer en contact avec les ravisseurs et engager les négociations qui ont permis finalement de libérer l’évêque et les trois prêtres.

 

« Aujourd’hui, les acteurs locaux engagés pour la paix - parmi lesquels les hommes d’Église - sont en première ligne dans le conflit. Ils sont exposés quotidiennement au même titre que leurs compatriotes civils pris dans la tourmente », rappelle Sébastien Dechamps, responsable des urgences internationales au Secours Catholique.

 

« Nous invitons la population centrafricaine ainsi que les hommes et les femmes de bonne volonté, a appelé Mgr Nazpalaingaà prier pour le retour de la paix et de la sécurité dans notre pays et à ouvrir leur cœur au dialogue et à la réconciliation. »

 

Jacques Duffaut

 

Centrafrique : les "hommes de Paix" en danger

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