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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 01:58

 

 

 

 

Ndjamena (Tchad) - AFP / 19 septembre 2014 20h23 - Le Tchad a dénoncé vendredi le traitement discriminatoire réservé à ses troupes au Mali, accusant la Mission de l'ONU (Minusma) de les utiliser comme bouclier, après la mort de dix de ses soldats en trois semaines dans le nord du pays.

Au Mali, des responsables du contingent tchadien ont exprimé les mêmes doléances, accusant la force de l'ONU de les traiter comme du bétail pour les jihadistes.

Le gouvernement tchadien constate avec regret que son contingent continue à garder ses positions au nord Mali et ne bénéficie d'aucune relève. Pire, notre contingent éprouve des difficultés énormes pour assurer sa logistique, sa mobilité et son alimentation, affirme-t-il dans un communiqué.

Selon le gouvernement, le contingent tchadien est utilisé comme bouclier aux autres forces de la Misnusma, positionnées plus en retrait.

Nous en avons marre ! La Minusma considère nos troupes comme du bétail pour les jihadistes. Ils nous considèrent vraiment comme des +moutons à sacrifier+. A Aguelhok, nos troupes dorment souvent dans leurs voitures, a déclaré au Mali un officier tchadien devant deux journalistes, dont celui de l'AFP.

A la date du 24 août, il n'y avait même pas une radio à Aguelhok pour communiquer avec les autres localités. C'est grave. Nous nous demandons si c'est parce que nous sommes des noirs que nous n'avons pas droit aux mêmes mesures de protection que les autres troupes, a ajouté cet officier.

Un autre officier tchadien a dénoncé une grande défaillance dans la chaîne de commandement de la Minusma.

Même la manière d'annoncer la mort des Tchadiens est différente de l'annonce des autres morts, a-t-il estimé, affirmant que les blessés de la dernière attaque jeudi avaient été trimbalés entre Aguelhok et Tessalit sans aucune coordination.

Le dernier mot reviendra à Ndjaména, mais si ça continue, nous allons plier bagages, a prévenu cet officier.

Dénonçant une situation de précarité et de discrimination, le gouvernement tchadien interpelle les responsables de la Minusma et les invite à un traitement juste et équitable de tous les contingents mobilisés dans cette opération.

Un délai d'une semaine est accordé à la Minusma pour opérer les relèves nécessaires et mettre à la disposition du contingent tchadien tous les moyens destinés à l'accomplissement de sa mission, selon le communiqué.

Passé ce délai, le Tchad se réserve le droit de prendre les mesures qui s'imposent, prévient-il, sans toutefois préciser de quelles mesures il s'agit.

Cinq soldats tchadiens de la Minusma ont été tués jeudi par l'explosion d'un engin improvisé au passage de leur véhicule dans le nord du Mali.

Un autre avait déjà été tué et quatre blessés par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule le 14 septembre dans la même zone d'Aguelhok, près de la frontière algérienne, moins de deux semaines après une attaque toute proche qui avait tué quatre Casques bleus tchadiens.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est déclaré vendredi outré, appelant les groupes armés maliens réunis à Alger à collaborer avec la Minusma dans la prévention de ces attaques lâches, conformément à leur engagement du 16 septembre.

Le Tchad est en première ligne dans la lutte contre les groupes islamistes armés du Nord Mali depuis son engagement en janvier 2013, d'abord aux côtés de la force française Serval puis au sein de la force onusienne.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=519391 

Le Tchad accuse l'ONU de se servir de ses soldats comme bouclier au Mali

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Centrafrique-Presse.com
20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 01:52

 

 

 

 

 

 

18/09/14 (Centrafrique Libre)

 

L’actualité de ces derniers jours est marquée par le transfert de l’autorité entre la Misca et la Minusca. Faire le bilan de la Misca et présenter les attentes par rapport à la Minusca devient une urgence. Centrafrique Libre après avoir suivi le bilan que le général Mokoko a fait de la Misca, s’est tourné vers deux politiques centrafricains. Nous avons posé des questions sur le bilan de la Misca, les attentes par rapport à la Minusca et l’embargo sont les trois questions posées à Martin Ziguelé et Armel Doubane, pressentis candidats pour les futures présidentielles dans ce pays.

 

Les réponses de Martin Ziguele, président du MLPC et ancien premier ministre avec qui nous avons échangé au premier étage de sa résidence à Bangui.

 

Quel bilan faites-vous de la Misca après le passage de témoin à la Minusca ?

 

La Misca quoi qu’on dise, nous a permis d’avancer sur le terrain sécuritaire parce que sinon, on serait arrivé à la situation sans précédent du Rwanda. Lorsque vous avez soif et quelqu’un vous a donné de l’eau. Après avoir bu l’eau et que votre soif a été désaltérée, vous ne lui dites pas que son eau sentait mauvais ou qu’elle n’était pas fraiche car c’est cette eau qui vous a permis de vous désaltérer. Donc je dis merci à la Misca qui a fait le travail que nous, Centrafricains, nous devons plutôt faire pour garantir la sécurité de notre propre pays. C’est parce que nous en étions incapable que nous avons fait appel à des troupes étrangères. Même si j’avais des observations par rapport à la Misca, je pense que les efforts qu’ils ont faits, les sacrifices humains qu’ils ont faits parce qu’ils ont perdus des hommes sur le terrain, ces efforts sont tellement importants et par respect pour les efforts financiers, je dis tout simplement merci à la Misca.

 

Après la Misca, c’est la Minusca. Quelles sont vos attentes ?

 

Mon vœu, c’est que bénéficiant du parapluie de la communauté internationale à travers la Minusca, nous, Centrafricains, nous arrivons à régler un certain nombre de question. La première, c’est la question de la sécurité. Il faut que la question de nos forces revienne au centre des préoccupations. Nous devons profiter pour restructurer de fond en comble nos forces et rapidement comme au Mali. Il faut que nos forces profitent de cette présence pour prendre de bonnes habitudes. Deuxièmement, il faut restaurer l’autorité de l’Etat et remettre et le remettre au coté du citoyen. La troisième question, c’est apporter l’assistance et faciliter le retour des déplacés.

 

Faut-il reconduire l’embargo sur les armes ou le lever après l’expiration du délai de cette décision des Nations-Unies ?

 

Il faut aujourd’hui permettre à la République Centrafricaine d’avoir une armée. Un Etat, c’est la police, la gendarmerie et les forces de défense. La question de l’embargo doit être un agenda prioritaire du gouvernement. Il doit utiliser les voies diplomatiques indiquées pour arriver à la levée de cet embargo sinon à une levée partielle. Je n’épargnerai aucun effort pour faire ce plaidoyer. Les réponses de Armel Doubane, ancien ambassadeur de la RCA aux Nations-Unies et ancien ministre avec qui nous avons échangé à l’hôtel Ledger à Bangui.

 

Quel bilan faites-vous de la Misca après le passage de témoin à la Minusca ?

 

Au regard de la crise centrafricaine avec les violations massives des droits de l’homme, les crimes due à la capitulation de nos forces de défense et de sécurité et la liquéfaction de l’Etat, la communauté africaine aidée par la communauté internationale avait à travers les résolutions 2121 et 2127 demandé à ce qu’une force africaine vienne aider au rétablissement de la paix et de la sécurité en Centrafrique.

 

Les forces de la Misca ont eu des financements l’Union Africaine que nous connaissons. Il y avait des moyens limités en hommes, moyens limités en logistiques et en finances. Au regard de la complexité du problème centrafricain, au regard de l’étendue du territoire, ces forces africaines ont fait ce qu’elles pouvaient. Au-delà de tout, je rends hommage en mémoire des soldats tombés sur le champ d’honneur en Centrafrique. A la fin de cette mission, je dis oui avec leurs limites, ils ont essayé de participer à la stabilisation de la situation en RCA. S’ils n’étaient pas là, on ne saurait pas à cette accalmie du moment. C’est vrai qu’on aurait aimé que ces forces fassent plus mais elles ont fait du mieux qu’elle pouvait.

 

Après la Misca, c’est la Minusca. Quelles sont vos attentes ?

 

Avec les moyens qui sont ceux de la Minusca, il est possible de fonder un espoir avec l’avènement des casques bleus. Nous souhaitons que ce qui a été fait puisse être poursuivi mais de manière massive pour ramener la paix et la sécurité en République Centrafricaine. Il faut profiter de la présence de la Minusca pour participer à la prise en main de notre destin, ce qui passe par la pleine réhabilitation des FACA après les tris nécessaires.

 

Faut-il reconduire l’embargo sur les armes ou le lever après l’expiration du délai de cette décision des Nations-Unies ?

 

Aujourd’hui, il faut penser au réexamen de l’embargo qui frappait la République Centrafricaine pour que nous puissions mettre à disposition de nos forces de l’ordre. Pour nous, il faut aller vers une levée progressive de l’embargo puis qu’il faut rester vigilant.

Propos recueillis par Romain. S

Lu pour vous : Centrafrique : trois questions à Martin Ziguélé et Armel Doubane
Lu pour vous : Centrafrique : trois questions à Martin Ziguélé et Armel Doubane

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 01:44

 

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com/   vendredi, septembre 19, 2014 Heure locale: 22:54

 

Dans un entretien accordé à la Voix de l’Amérique depuis Washington, la présidente de la transition centrafricaine a refusé de s'engager sur un nouveau calendrier.

 

Vous dîtes que la Centrafrique est redevenu un pays fréquentable. L'ambassade américaine à Bangui vient d'ailleurs de rouvrir. Quelles les zones qui vous préoccupe toujours ?

 

Catherine Samba-Panza : "La sécurité est revenue nettement à Bangui. Mais dans certaines localités de l'est, il reste encore beaucoup de poches d'insécurité. Avec l'arrivée des Casques bleus, nous espérons le retour de la sécurité dans ces zones mais aussi dans certaines localités de l'ouest."

 

Est-ce que les musulmans commencent à rentrer en Centrafrique ?

 

Catherine Samba-Panza : "Oui, tout doucement. Nous enregistrons des arrivées au kilomètre 5 (NDLR : quartier de Bangui) et à l'intérieur du pays aussi, les musulmans reviennent."

 

Est-ce la bonne solution de dialoguer avec Michel Djotodia et François Bozizé au sein du dialogue centrafricain ?

 

Catherine Samba-Panza : "Dialoguer peut-être pas mais ce sont des acteurs importants sur le terrain, qui ont quand même une certaine influence des troupes. Je pense qu'il est important, dans le cadre de l'ouverture politique que nous faisons, d'écouter toutes les filles et tous les fils de ce pays, y compris Michel Djotodia et François Bozizé. Ce sont des Centrafricains. Nous pensons que leurs points de vue sont importants."

 

Certains estiment que c'est un retour en arrière avec ceux qui sont à l'origine de cette crise. Que répondez-vous ?

 

Catherine Samba-Panza : "Ce n’est pas un retour en arrière. Je suis arrivée au pouvoir en voulant dialoguer et écouter tout le monde. Ils ont peut-être des suggestions à faire. Il ne faut rester fermé totalement."

 

L’éclatement de la Séléka en une multitude de sous-groupes n’est-il pas le principal obstacle au dialogue inter-centrafricain ?

 

Catherine Samba-Panza : "Nous espérions avoir des interlocuteurs identifiés au sein de la Séléka et des anti-balaka pour nous permettre d’avancer dans le dialogue politique et la réconciliation. Malheureusement, il y a des problèmes internes qui aboutissent à des luttes intestines. Nous assistons comme vous à l’éclatement de ces groupes armées, ce qui n’est pas positif."

 

Le gouvernement de Mahamat Kamoun est-il pleinement légitime ?

 

Catherine Samba-Panza : "Les gouvernements sont contestés partout dans le monde, même en France. Nous sommes en démocratie, quand une autorité prend une décision, cela ne fait jamais l'unanimité. Cela ne veut pas dire que cela est remis en cause totalement. Ce gouvernement a toute sa légitimité car il est représentatif de tous les segments de la société centrafricaine en termes communautaire, confessionnel et géographique."

 

Le président de l’autorité nationale des élections a estimé que le délai de février 2015 n’était pas tenable. Est-ce votre avis ?

 

Catherine Samba-Panza : "Comment organiser des élections quand la moitié du pays est encore dans l’insécurité ? Quand l’état civil est totalement détruit et n’est pas encore reconstitué ?  Quand l’administration n’est pas encore redéployée sur le terrain ? Il s’agit là de questions importantes que l’ANE, aidée par la communauté internationale, devra se poser."

 

Quand estimez-vous qu'il sera alors possible de voter en Centrafrique ?

 

Catherine Samba-Panza : "Il ne m'appartient pas de décider des dates. L'autorité nationale des élections va faire une analyse de la situation et proposer un nouveau calendrier."

 

Propos recueillis par Nicolas Pinault

Lu pour vous : Catherine Samba-Panza confirme pour la première fois que les élections n'auront pas lieu en février 2015 (VOA)

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 01:42

 

 

 

 

 

 

Par RFI 19-09-2014 à 23:19

 

Des défections de marque en Centrafrique. Plusieurs généraux décident de quitter la Seleka et de s'éloigner de Michel Djotodia. Ils disent qu'ils sont en faveur de la réconciliation et pour l'unité du pays et entendent créer leur propre mouvement. Ils annoncent qu'ils vont se réunir rapidement dans la ville de Kaga-Bandoro. Il s'agit notamment de trois généraux (al-Khatim, Ahmat Abdallah Faya et Ali Darass) et du capitaine Ahmat Nadjad Ibrahim, jusqu'alors porte-parole du mouvement. L'officier explique ses motivations à RFI.

 

Nous avons finalement décidé de nous démarquer de la Seleka. La seule issue possible réside dans un dialogue politique amenant à un consensus national qui devra prendre en compte l’ensemble des ethnies et des religions en République centrafricaine.

 

Le capitaine Ahmat Nedjad Ibrahim

 

19/09/2014 - par Mélissa Chemam

Centrafrique: plusieurs généraux de la Seleka quittent le mouvement

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 15:39

 

 

 

 

 

Par RFI 19-09-2014 à 11:44

 

En Centrafrique, alors que progressivement le calme revient dans la capitale, s’ouvre le chantier de la réconciliation entre populations : le « désarmement des cœurs », suivant l’expression consacrée à Bangui. La tâche sera d’autant plus difficile que les populations ont été fortement marquées, d'un côté par l’entrée des Seleka dans Bangui, de l’autre par les violences des anti-balaka. Des évènements qui ont aussi profondément touchés les enfants de Bangui.

 

Boy-Rabe a été un quartier martyr dans les premiers mois de présence de la Seleka à Bangui. Après des semaines de pillages et de violences contre les populations, il est devenu un fief des anti-balaka. Au moment où la tension retombe, l’histoire se rejoue dans les cours de certaines maisons, entre des gamins qui n’ont pas dix ans.

 

« Pan pan ! ». A Boy-Rabe lors d’un après-midi tranquille, une poignée d’enfants a sorti des fusils AK-47 faits de branches et de ficelles, mais aisément reconnaissables. Certains enfants jouent le camp des ex-rebelles, d’autres celui des milices d’auto-défense : « Moi je suis un Seleka. Je tire sur les Centrafricains. Les enfants qui n’ont pas d’armes. Je les tue et ce sont les anti-balaka qui viennent nous chasser », raconte un petit garçon.

 

La bataille n’est pas très longue, mais fait froid dans le dos. Une petite fille s’approche d’un « Seleka » un couteau à la main, lui attrape rapidement le cou et fait mine de l’égorger. Le jeu est terminé. Les anti-balaka peuvent repartir : « Là on repart à la base », précise un enfant.

 

A la fin de l’histoire, la justice ne passe pas : pas d’arrestation, pas de tribunal. Les enfants n’ont pas jugé nécessaire de l’intégrer dans le jeu. Et demain, à nouveau, il y aura des enfants dans le quartier de Boy-Rabe pour sortir les kalachnikovs en bois.


■ La présidente Samba-Panza à Washington

 

La présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza est à Washington ce vendredi, avant de se rendre à New York pour l'Assemblée générale de l’ONU. Les Etats-Unis sont l’un des gros pourvoyeurs de fonds de la Minusca, la force des Nations unies qui s’installe dans le pays pour remplacer la Misca de l’Union africaine. Les Etats-Unis sont toutefois très préoccupés par l’insécurité et l’impunité qui prévaut toujours en RCA.

 

Le passage à une force plus importante des Nations unies signifie que la communauté internationale investit davantage dans cette opération de maintien de la paix. Et nous poussons aussi pour d’autres mesures qui devraient aider à traduire les responsables des violences en justice, en Centrafrique, et à la réhabilitation du système judiciaire centrafricain. Je suis allée au Tchad et à Bangui cette année. Et le message le plus important que m’ont transmis les membres du gouvernement, les dirigeants des organisations non gouvernementales, est leur préoccupation sur la sécurité.

 

Anne Richard Secrétaire d’Etat américaine chargée des réfugiés

 

19/09/2014 – par Anne-Marie Capomaccio

 

 

 

 

 

RCA: quand les enfants de Bangui «jouent» à la guerre

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 15:23

 

 

 

 

 

Par Laurent Correau RFI 19-09-2014 à 12:35

 

L’opération Sangaris, conduite par la force militaire française en Centrafrique, ne cesse pas avec l’arrivée des casques bleus de la Minusca en Centrafrique. Le chef d’état-major de Sangaris, le colonel Cédric du Gardin, le réaffirme aujourd’hui. Dans l’interview qu’il a accordée aux envoyés spéciaux de RFI à Bangui, le numéro 2 de la force française explique que Sangaris va modifier la répartition géographique de ses effectifs et de son matériel, mais que la force est maintenue et que son mandat reste le même.

 

Est-ce que Sangaris va partir avec l’arrivée de la Mission de maintien de la paix des Nations unies en Centrafrique, la Minusca ?

 

Cédric du Gardin : Non, Sangaris ne va pas partir avec l’arrivée de la Minusca. Sangaris va adapter son dispositif à la nouvelle donne qu’il y a avec l’arrivée des casques bleus. Nous étions déjà en appui, puis en soutien de la Misca [la force africaine, ndlr]. Nous allons donc perpétuer cette mission avec la Minusca. On va s’adapter au déploiement qui est prévu par la Minusca. Ce déploiement s’opère actuellement majoritairement dans Bangui et dans l’Ouest. Dans Bangui, nous restons présents comme nous le sommes actuellement. Dans l’Ouest, petit à petit, la Minusca s’installe à notre place, notamment à Bouar par exemple, dans les prochains jours, ce qui nous permet à nous non pas de partir, mais de pouvoir déplacer nos efforts bien plus à l’est, dans le couloir central pour pouvoir appuyer ce déploiement progressif de la Minusca.

 

De quelle manière est-ce que Sangaris va coopérer avec la Minusca ?

 

Sangaris coopère déjà avec la Minusca depuis plusieurs semaines puisque nous les appuyons dans le domaine logistique. Vous n’êtes pas sans savoir que la logistique onusienne est énorme. Donc nous l’appuyons quotidiennement sur l’aéroport de Mpoko pour décharger les mastodontes que sont les Antonov 124, surtout les convois logistiques qui arrivent du Cameroun. Il y a des convois escortés, il y a des convois à faire rentrer. Il y a une fluidité à assurer sur cet axe puisque ce sont des convois de plus de 500 camions. C’est énorme. Nous aidons également des différents contingents en leur prêtant des matériels puisque nous avons repeint, re-préparé des camions, des véhicules blindés au profit de différents contingents. Donc toute la partie logistique est déjà en marche. Pour la partie des opérations, au fur et à mesure que les bataillons se déploient et qui nous demandent leur aide, nous venons sur place pour leur amener notre aide et notre connaissance du territoire.

 

Concrètement, comment cela se passe-t-il ?

 

A Bouar, on est dans une situation où tout est apaisé, qui est saine, qui est gérable. A partir de ce moment-là, les troupes de l’ONU arrivent. On va prendre le cas des Bangladais. On se « colocalise » avec eux un certain temps. On leur fait prendre connaissance de la zone, prendre connaissance des gens, prendre connaissance des us et des coutumes. Et une fois qu’ils sont autonomes, on leur laisse la place. Et nous, on bascule vers un autre effort pour pouvoir préparer l’arrivée des contingents suivants.

 

Est-ce que le travail de Sangaris vient surtout en appui de la Minusca pour son déploiement ou est-ce que sur des interventions, par exemple, si vous êtes sollicités par la Minusca, vous pouvez également vous projeter sur telle ou telle zone ?

 

Les deux. Effectivement, s’il y a un problème sécuritaire qui demande à ce que je les renforce, je viendrai les renforcer. Au même titre que ce que l’on faisait déjà avec la Misca. Un exemple : il y a une menace sur les populations dans telle ou telle ville, ils estiment qu’ils n’ont pas les moyens de faire face à un groupe armé ou à une certaine situation. En nous le demandant, on viendra les renforcer pour pouvoir toujours continuer à maintenir ce palier sécuritaire acceptable et les aider à pouvoir gérer la situation sur le terrain. L’avantage, c’est qu’ils vont être nombreux. Ils vont quand même être 10 000, plus les policiers. Donc ils vont avoir une capacité de maillage du pays qui va quasiment être doublée par rapport à celle de la Misca. Effectivement, nous, on vient sur leur appel pour pouvoir amener la plus-value quand ils auront besoin de nous. On est toujours beaucoup plus mobiles qu’eux. Et à partir de ce moment-là, on peut leur amener cette plus-value.

 

Est-ce qu’avec l’arrivée de la Minusca, le mandat de Sangaris a changé ?

 

Il va évoluer sur le terrain en fonction de son déploiement. Mais les principes restent les mêmes : la force reste impartiale, elle fait appliquer les mesures de confiance là où elle est déployée et elle garantit un palier minimum sécuritaire pour que les populations puissent vivre normalement. Soit ça se fera ensemble sur différents points quand la Minusca me demandera de lui apporter notre concours, soit ça se fera de manière autonome si j’ai besoin de me mettre dans les intervalles parce qu’elle ne peut pas occuper tel ou tel point.

 

Les mesures de confiance qui signifient qu'aucun groupe armé ne peut se promener en ville avec ses armes ?

 

Avec ses armes, à part quelques cas. Je vous rappelle que ces mesures de confiance ont été signées par tous les acteurs de la Centrafrique à plusieurs reprises, au mois de décembre, janvier et février. Donc elles sont reconnues par toutes les factions présentes. Certaines personnes peuvent se déplacer d’un point A à un point B avec des armes, mais de manière générale, personne ne peut se déplacer en ville ou dans les intervalles [ainsi].

 

Sur quel calendrier Sangaris se projette pour une réduction du dispositif, voire un retrait de Centrafrique ?

 

Sangaris n’a pas de calendrier. Quand vous êtes en soutien ou en appui, vous vous mettez au tempo des unités que vous soutenez. Vous connaissez le tempo actuel des Nations unies. Normalement jusqu’à la fin décembre, on devrait avoir tous les contingents qui seront arrivés. Les Nations unies ont annoncé qu’elles seraient complètement opérationnelles au mois d’avril. On va essayer de suivre leur tempo pour pouvoir les mettre en place.

 

Et la réflexion sur une éventuelle réduction du dispositif viendra plus tard ?

 

Elle viendra en fonction de la façon dont la Minusca s’est déployée et des effets qu’elle a atteints sur le terrain.

 

RCA: «Sangaris va adapter son dispositif à l’arrivée de la Minusca»

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 03:42

 

 

 

 

 

BANGUI, 18 septembre 2014 (IRIN) - Le lancement officiel de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a eu lieu cette semaine. La MINUSCA a pris le commandement des 6 000 soldats déployés par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) de l’Union africaine.

 

Le déploiement des forces de maintien de la paix suit l’accord de cessation des hostilités signé en juillet par plusieurs groupes armés agissants dans ce pays en proie à des insurgés de tout poil et frappé depuis une vingtaine d’années par une série de coups d’État.

 

Cette instabilité chronique était censée prendre fin en 2008 grâce à un « dialogue politique inclusif ». Cependant, les engagements pris lors de cette initiative historique n’ont pas été appliqués conformément aux attentes des principaux groupes armés ou d’autres groupes qui ont depuis pris les armes par frustration.

 

Au cours des deux dernières années, certains de ces groupes ont été neutralisés militairement ou dissouts, d’autres sont en passe d’être dissouts et d’autres encore sont toujours actifs.

 

Voici un aperçu de ces groupes.

 

Les Forces armées centrafricaines (FACA)

 

Ces dernières décennies, les 7 000 à 8 000 membres des FACA ont davantage constitué une menace envers la population qu’une garantie de leur sécurité. Les FACA sont craintes pour leur brutalité et les violations graves des droits de l’homme qu’elles ont commises en toute impunité. Elles ne s’éloignent jamais vraiment de la capitale, Bangui.

 

C’est là que l’armée, sous-financée, ethniquement déséquilibrée, mal administrée, à peine entraînée et mal payée a été vaincue par la rébellion de la Seleka, qui a pris le pouvoir en mars 2013, pillant toutes les armes trouvées dans les casernes. Michel Djotodia, leader du coup d’État, a ensuite annoncé la dissolution des FACA.



Actuellement, l’armée est à peine fonctionnelle et, grâce à un embargo des Nations Unies sur les armes, elle n’est même presque plus armée.

 

Reconstruire une armée reflétant la diversité de groupes ethniques du pays et capable de contribuer à la sécurité nationale est l’une des tâches les plus importantes et difficiles auxquelles la RCA doit faire face.

 

La Seleka CPSK-CPJP-UFDR

 

La Seleka (« alliance » en sango, la langue nationale) était une coalition de mouvements rebelles formée dans le but de destituer le président, M. Bozizé. Créée en septembre 2012, elle comprenait la Convention Patriotique du Salut du Kodro (CPSK), la Convention des patriotes pour la justice et la paix fondamentale (CPJP-Fondamentale – faction dissidente de la CPJP) et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), fondée en 2006 par le futur leader du coup d’État, Michel Djotodia, revenu de son exil au Bénin pour prendre les commandes du groupe.
 

Dans sa déclaration inaugurale, la Seleka appelait à ce que les termes d’un accord entre le gouvernement et l’UFDR soient respectés et à l’application des conclusions du dialogue national.

 

La Seleka a brièvement participé à un gouvernement d’union nationale décrété par M. Bozizé, avant de se retirer puis de renverser le président le 24 mars 2013. Une fois au pouvoir, la Seleka, qui a dirigé le pays pendant 10 mois, a rapidement été marquée du sceau de l’infamie pour ses violences envers les civils dans les villes qu’elle occupait. Selon l’analyste en sécurité, Yves Golo Gatien, la Seleka comptait d’ailleurs dans ses rangs des « délinquants, des criminels, des bandits de grands chemins, des fugitifs recherchés par la justice et des mercenaires soudanais et tchadiens ».

 

M. Djotodia a annoncé la dissolution de la Seleka le 14 septembre 2013. Depuis, le groupe porte le préfixe « ex », même si les combattants de l’alliance demeurent actifs, sous le commandement de Joseph Zoundeko, et n’ont pas été désarmés.

Après la démission de M. Djotodia en janvier 2014, la plupart des anciens rebelles ont quitté Bangui. Quelques milliers sont restés, avec leurs armes, dans trois camps militaires de la capitale. Ils ont maintenant le contrôle de facto de la majorité du territoire centrafricain du centre au nord.

 

La présidente de transition, Catherine Samba Panza, a supervisé un cessez-le-feu entre les ex-Seleka et les anti-balaka (voir ci-dessous), mais certaines factions ne reconnaissent ni cette trêve, ni le gouvernement de transition formé en mars. Des groupes d’ex-Seleka rivaux se sont affrontés à plusieurs occasions.

 

La milice anti-balaka

 

Fin 2013, monseigneur Nestor Désiré Nongo Aziabgia, évêque de Bossangoa, écrivait : « Les nombreuses atrocités et violations des droits de l’homme perpétrées par la Seleka ont créé un sentiment de rébellion et poussé des hommes, incités par la violence, à organiser leur propre défense et leur propre justice [...] Les troubles au sein de différents segments de la population ont conduit à l’émergence de groupes d’autodéfense, dont les anti-balaka. »


Cette déclaration explique en partie la recrudescence du mouvement anti-balaka, mais pas sa véritable origine. Cette dernière date du début des années 1990. L’absence de toute institution de sécurité nationale avait alors entraîné l’apparition d’unités d’autodéfense dans le nord-ouest pour protéger les villages des bandits. 

Si une grande partie des violences en RCA a été présentée de manière simplifiée comme un conflit entre musulmans et chrétiens et bien que de nombreux civils musulmans aient été tués ou attaqués parce qu’ils étaient soupçonnés de soutenir la Seleka (dont la majorité vient du nord-est, une région marginalisée majoritairement musulmane), les anti-balaka ne se considèrent pas comme une organisation chrétienne. Nombre d’entre eux portent d’ailleurs des accessoires propres aux animistes.

Un diplomate de Bangui a décrit les anti-balaka comme un ensemble hétéroclite de « paysans sans terres désoeuvrés, de bandits sans emploi [et] d’enfants des rues déscolarisés rejoints par d’anciens membres des FACA et de sympathisants de l’ancien président Bozizé. »

 

« Tout aussi désorganisés que les ex-Seleka, mais répartis en petits groupes de quelques individus, [les anti-balaka] ont été abandonnés à eux-mêmes, forcés de saisir les propriétés d’autrui – souvent avec une extrême violence – pour survivre », a-t-il ajouté.

 

Les anti-balaka contrôlent maintenant près de la moitié de la RCA, sous les ordres d’une douzaine de commandants répartie en différents secteurs et dont certains ont été arrêtés.

 

Un membre éminent des anti-Balaka, Patrice Edouard Ngaissona, a été ministre du gouvernement de M. Bozizé.

 

Révolution Justice (RJ)

 

Brièvement appelée Union des forces armées centrafricaines pour la restauration de la démocratie, RJ a été créée officiellement en 2013 par d’anciens membres de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie fondée par Jean Jacques Demafouth en 2006 et démantelée en 2011. Dirigée par le commandant Armel Sayo, RJ est active dans le nord du pays, plus précisément dans les préfectures d’Ouham et Ouham-Pende, près de la frontière tchadienne. Nombre de ses membres ont servi dans la garde présidentielle de l’ancien président Ange Felix Patassé. Son chef actuel a été commandant de la garde présidentielle.

 

D’autres membres appartiennent à des groupes d’autodéfense du nord-ouest et la plupart sont de l’ethnie Sara-Kaba. Le mouvement possède peu d’armes, de véhicules ou d’autres équipements. La plupart de leurs armes à feu sont artisanales.


À l’origine, l’objectif du groupe était de renverser M. Djotodia. Après le départ de ce dernier, RJ a annoncé que son but était d’assurer « la stabilité de tous les Centrafricains, quelle que soit leur communauté » et de lutter « contre tout ce qui va compromettre à la tranquillité des Centrafricains », comme les ex-Seleka et Baba Laddé, le chef des rebelles tchadiens actifs dans cette région.

 

Le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC)

 

Le FDPC a été créé début 2006 par Martin Koumtamadji (plus connu sous le nom d’Abdoulaye Miskine), un associé de l’ancien président Ange-Félix Patassé. En décembre de la même année, M. Miskine a signé un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement de M. Bozizé, mais l’accord a été violé plusieurs fois. Composé à l’origine d’un petit nombre de combattants, le FDPC ne contrôlait qu’un étroit secteur près de la frontière tchadienne. Le mouvement s’est développé fin 2008 et a alors lancé des attaques contre l’armée. En février 2009, le FDPC, soutenu par le MLCJ (voir plus bas), a menacé de redoubler de violence, accusant M. Bozizé de rompre avec ses engagements passés dans le cadre du traité de paix et de faire acte de mauvaise foi.

 

En 2012, le FDCP s’est rapproché de la Seleka lors de son avancée vers Bangui, avant de prendre des distances avec la coalition. En juin 2013, le groupe a affronté la Seleka à une centaine de kilomètres de Baboua, dans l’ouest de la RCA, essuyant de lourdes pertes. Le FDPC avait quitté sa base le long de la frontière tchadienne pour s’installer dans l’ouest de la RCA, plus précisément dans la région de Baboua, près de la frontière camerounaise. De là, les hommes de M. Miskine ont attaqué des villages et des camps peuls dans les deux pays, prenant des enfants en otage pour exiger des rançons. Leur chef a été arrêté au Cameroun, où il demeure incarcéré.

La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP)

La CPJP a été créée fin 2008 dans le nord-est du pays (dans la région de Ndélé plus précisément). Le groupe a signé un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement en juin 2011 et a rallié la Seleka après la destitution de M. Bozizé. Après avoir passé un autre pacte avec Bangui, le mouvement a été dissout en septembre 2013.



Le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ)

 

Créé par Abakar Sabone, le MLCJ est un groupe issu d’une scission au sein de l’UFDR en août 2008. Son chef a signé un accord de paix en décembre 2008 avant d’annoncer avec le FDPC, en février 2009, qu’il reprenait les armes. M. Sabone a accusé M. Bozizé de faire preuve de mauvaise foi, lui reprochant d’avoir exclu ses hommes du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Il s’est ensuite rapproché de ce dernier, qui l’a nommé en 2010 commissaire au sein de la Commission électorale mixte et indépendante (CEMI). Après l’accord de Libreville signé en janvier 2013 par le gouvernement, les anciens rebelles de la Seleka et des politiciens, il a rejoint le gouvernement d’union nationale. Mais il a vite changé d’allégeance après la chute de M. Bozizé pour rejoindre la Seleka. Il est même devenu conseiller spécial de Michel Djotodia, son ancien compagnon de l’UFDR.
 

L’Union des forces républicaines (UFR)

 

L’UFR a été fondée et est dirigée par le lieutenant-colonel Florian Ndjadder, fils d’un général de police tué dans une tentative de coup d’État contre l’ancien président Ange-Félix Patassé. Le groupe opérait dans le nord-ouest, mais est inactif depuis plusieurs années. Le mouvement s’est divisé en deux en 2010, donnant naissance à l’UFR-Fondamentale, dirigée par Askin Nzenge Landa. Les deux groupes ont signé l’accord de cessation des hostilités à Brazzaville.

 

Le Front populaire pour le redressement (FPR)

 

Le FPR a été créé début 2011 par Baba Laddé, ancien officier de la gendarmerie tchadienne, pour « défendre les communautés peules ». M. Laddé est lui-même peul.

Le FRP a été considérablement affaibli début 2012 après une attaque par hélicoptère et forces terrestres des FACA et de l’armée tchadienne. L’attaque a entraîné la destruction des bases d’opérations du FPR.


Un accord de paix passé en 2012 avec le gouvernement centrafricain appelait les combattants du groupe à rentrer au Tchad, mais nombre d’entre eux sont restés dans les régions frontalières et certains ont combattu contre des unités de RJ et des ex-Seleka.



L’Armée de résistance du Seigneur (LRA)

 

Créée en Ouganda au milieu des années 1980 dans le but de destituer le président Yoweri Museveni, la LRA, connue pour ses monstrueuses violations des droits de l’homme, est présente en RCA depuis 2008 avec environ 200 combattants, malgré les efforts combinés des FACA, de l’armée ougandaise et des conseillers de l’armée américaine.

 

Les Bandits

 

Des bandits, connus localement sous le nom de zaraguina, opèrent en bandes organisées et bien armées qui tuent, enlèvent en vue de demander des rançons, pillent et incendient des maisons. En l’absence de forces de sécurité nationale efficaces, ils agissent en toute impunité. Les éleveurs peuls sont leur principale cible en raison de la valeur de leur bétail. Leurs attaques ont conduit des dizaines de milliers de personnes à fuir leur village pour mener une vie précaire dans la brousse, sans accès à leurs champs ni aux marchés. Les importations par les principales voies commerciales ont été coupées, notamment en provenance du Cameroun. Le rapatriement des réfugiés de RCA au Tchad a également été entravé par leurs activités.

 

Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA

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Centrafrique-Presse.com
19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 03:26

 

 

 

 

 

 

http://news.abidjan.net/    jeudi 18 septembre 2014  L’Inter

 

Les mots ne sont peut-être pas assez forts pour décrire l’état de délabrement très avancé des locaux de l’ambassade de la République centrafricaine sise à Abidjan-Cocody Danga. Le bâtiment qui est composé d’un rez de chaussée et d’un étage, a certainement reçu sa dernière couche de peinture depuis 20 ou 30 ans. Et ce n’est pas exagéré de le dire.

 

L’obscurité qui y règne achève de convaincre de la déliquescence des lieux. Le rez de chaussée est la seule partie utilisable par les fonctionnaires de l’ambassade. Au niveau supérieur, c’est l’horreur, tous les bureaux sont dans la pénombre, certains servant de fumoirs à des ressortissants réfugiés ici. Un autre bureau a manqué d’être incendié vu les traces de fumée sur les murs. Même les bureaux du 2e secrétaire d’ambassade et de l’ambassadeur lui-même le sont que de nom vu la décrépitude et l’insalubrité qui y règnent. SOS donc pour cette ambassade.


Sébastien Kouassi

 

SOS Ambassade de la Centrafrique à Abidjan

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Centrafrique-Presse.com
19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 03:17

 

 

 

 

 

 

http://maliactu.net/   18 septembre 2014

 

Pour la réussite de sa mission de vice-médiateur de l’Union africaine en République Centrafrique, Soumeylou Boubèye Maïga a initié une série de rencontres avec les dirigeants des pays de l’Afrique centrale pour des avis et des conseils afin de trouver une solution idoine. C’est ainsi qu’il a été reçu le 11 septembre dernier par le président tchadien, Idriss Déby Itno. Les discussions ont porté essentiellement sur la situation qui prévaut actuellement en Centrafrique à la lumière des derniers pourparlers du forum de Brazzaville.

 

L’ancien ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga, a été nommé le 7 juillet dernier, par l’Union Africaine au poste d’envoyé spécial en République de Centrafrique et vice-médiateur auprès du président congolais, Denis Sassou-N’Guesso dans la résolution de la crise centrafricaine. C’est dans ce cadre que M. Maïga a initié une série de rencontres avec les dirigeants des pays de l’Afrique centrale maitrisant le conflit récurrent dans ce pays frère depuis son accession   à l’indépendance.

 

Ancien chef de la diplomatie malienne et ancien Directeur de Cabinet du président Alpha Oumar Konaré, Soumeylou Boubèye Maïga a été nommé à ce poste de vice-médiateur pour sa maîtrise des questions de géostratégie et de résolution des crises. Il a désormais la lourde mission de faire en sorte que les frères ennemis centrafricains arrivent finalement à fumer le calumet de la paix.

 

Sachant sa tâche ardue, mais pas impossible, l’ancien journaliste, moulé dans la diplomatie à l’Université de Paris-Sud et à l’Institut International d’Administration publique de Paris, souhaite s’entourer des avis et conseils des dirigeants avisés et maitrisant dans les moindres détails le conflit centrafricain.

 

Cette rencontre entre Soumeylou Boubèye Maïga et certains dirigeants des pays de l’Afrique centrale est en train de donner des chances réelles à la résolution de la crise au bord de l’Oubangui-Chari. Cette initiative du vice-médiateur a été saluée par certains dirigeants de l’Union africaine soucieux du retour d’une paix définitive au pays de Mme Cathérine Samba-Panza.

 

Faut-il rappeler que le président tchadien Idriss Déby Itino est l’un des artisans de la paix en Centrafrique et cela en qualité de président en exercice de la communauté des Etats de l’Afrique centrale (CEAC).   En posant ses valises au Tchad, Soumeylou Boubèye Maïga démontre avoir vu juste et compte sur le soutien du Tchad et de son président pour mener à bien sa mission en Centrafrique. Reçu pendant deux heures, le vice-médiateur de l’UA et l’envoyé spécial de la présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini Zuma au pays de feu Barthélemy Boganda, a décliné à son hôte les principaux axes de sa mission en République de Centrafrique et les dernières évolutions de la situation. M. Maïga a sollicité et obtenu l’appui du président tchadien pour l’accomplissement de sa mission.

 

Cléophas TYENOU    L’independant

 

Lu pour vous : Médiation dans la crise centrafricaine : Soumeylou Boubèye Maïga veut s’inspirer des conseils des dirigeants maitrisant le conflit

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 03:06

 

 

 

 

 

Washington, 18 sept (CAP) – La présidente par intérim de la transition centrafricaine et sa délégation composée d’une dizaine de personnes - moins le ministre conseiller Jean-Jacques Demafouth à qui le visa américain a été refusé à l’ambassade US de Yaoundé - sont arrivées ce jeudi à Washington.

 

Catherine Samba-Panza est accompagnée entre autre de Christelle Sappot, sa propre fille et non moins sa chef de cabinet particulier qui tient les cordons de la bourse, de son aide de camp et médecin personnel, de Toussaint Kongo Doudou le ministre des affaires étrangères, de Florence Limbio, ministre de l’économie et de la coopération internationale et de Marguerite Samba Maliavo, ministre de la santé.

 

La présidente de la transition centrafricaine qui est descendue dans une suite à environ 1400 dollars la nuitée d’un luxueux hôtel de la capitale fédérale américaine, est censée passer trois jours à Washington où elle devrait être reçue au Département d’Etat par la sous-secrétaire d’état chargée des affaires africaines, Mme Linda Thomas Greenfield.

 

L’adjointe de John Kerry devrait selon nos informations, signifier franchement à Catherine Samba-Panza les préoccupations qui sont celles du gouvernement américain quant à la présence à la tête d’un gouvernement d’un premier ministre non consensuel et contesté dont les agissements de la compagne à la tête de la douane nationale sont pour le moins décriés par plusieurs diplomates dans le pays ainsi que d’un gouvernement composé de ministres sulfureux et tout aussi contestés.

 

Les autorités américaines qui viennent de procéder à la réouverture de leur ambassade à Bangui fermée depuis décembre 2012 du temps de François Bozizé, ne manqueront pas de suivre de près la gouvernance de Catherine Samba-Panza.  Celle-ci s’est mise à dos tous ses alliés internationaux du départ qui lui reprochent à présent de ne pas diriger une simple période de transition ayant pour but de rétablir la sécurité dans le pays et l’autorité de l’état pour préparer les élections devant permettre à la RCA de renouer avec les standards internationaux mais de se comporter plutôt en une vraie présidente élue au suffrage universel alors qu’elle n’a été choisie que par 75 membres d’une CNT à la légitimité discutable.

 

Des rencontres de Catherine Samba-Panza avec des membres du Congrès et du Sénat américain ainsi qu’avec certaines ONGs, sont prévues à son agenda de Washington mais les audiences avec les autorités du FMI et de la Banque Mondiale souhaitées par la présidente par intérim centrafricaine n’auront lieu qu’à New York plutôt qu’à Washington, toujours selon nos informations.  

 

Catherine Samba-Panza et sa suite sont arrivées à Washington

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