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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 21:45
Les députés sollicitent une session extraordinaire pour évaluer le climat sécuritaire avant les législatives

 

Centrafrique: les députés sollicitent une session extraordinaire pour évaluer le climat sécuritaire avant les législatives

https://www.radiondekeluka.org/ samedi 13 février 2021 11:29

Les députés centrafricains sollicitent de l’exécutif une session extraordinaire pour statuer sur les conditions d’organisation des prochaines opérations électorales. Pour cela, plus de 90 élus de la Nation ont déjà signé une requête pour demander au Chef de l’Etat Faustin-Archange Touadéra, de convoquer une session d’urgence sur les élections du second tour et les partielles.

En signant cette pétition pour solliciter du Chef de l'Etat la convocation de la session extraordinaire, les députés de la 6législature veulent à travers cette initiative, apprécier le climat sécuritaire en prélude aux prochaines élections. Selon l'article 52 de la Constitution du 30 mars 2016, sur initiative du président de la République ou à la demande de la majorité absolue de ses membres, l'Assemblée Nationale se réunit en session extraordinaire sur un ordre du jour déterminé.

Pour Bernard Dillah, premier secrétaire parlementaire, les garanties sécuritaires doivent être discutées et analysées avant la campagne électorale des prochaines législatives.

« Aujourd’hui, personne ne peut dire le contraire que nous vivons dans le pays une situation difficile. Nous sommes en guerre, et il y a un problème de sécurité qui se pose. L’Assemblée nationale est en droit de convoquer cette session extraordinaire pour réfléchir et faire des propositions » explique-t-il. Bernard Dillah pense qu’il est important d’éviter toute interprétation étonnée à cette démarche, car elle a reçu l’approbation de plusieurs députés.

« Je crois que l’ensemble des députés, toutes tendances confondues, et je le répète, toutes tendances confondues : les députés de la majorité, les députés de l’opposition et tous les partis politiques, qui, au nombre de 91, ont sollicité cette session extraordinaire pour réfléchir, et sur le problème de sécurité, et sur le fonctionnement des élections qui se pointe à l’horizon. Nous sommes dans une situation sécuritaire difficile.»

Concernant les calendriers proposés par l'Autorité Nationale des Elections (ANE) qui établissent le début de campagne électorale au 27 février 2021, les parlementaires se veulent prudents et entendent faire des propositions en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire du pays.

« Les élections, selon les calendriers proposés par l’autorité nationale des élections, la campagne électorale pour les partielles va commencer le 27 février prochain, et nous allons essayer de voir avec les autorités, peut-être pour leur faire des propositions. Nous allons voir si la situation sécuritaire sera garantie pour ces élections », a conclu Bernard Dillah. Lors de la proclamation des résultats définitifs des législatives par la Cour Constitutionnelle le 1er février 2021, 22 députés sont élus sont élus au 1er tour sur 140 sièges. Il reste donc 118 sièges à occuper.

 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 21:30
Le-procès-de-deux-commandants-anti-balaka-s'ouvre-devant-la-CPI 

 

Centrafrique:-le-procès-de-deux-commandants-anti-balaka-s'ouvre-devant-la-cpi 

15 Fév 2021     Afrique Media

Le procès de deux miliciens centrafricains doit s’ouvrir le 16 février devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Alfred Yekatom Rombhot et Patrice-Edouard Ngaïssona sont tous deux accusés de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis lors de la troisième guerre civile de Centrafrique, de décembre 2013 à août 2014.

Tout a commencé « aux premières heures du matin du 5 décembre 2013 », selon les accusations portées contre Patrice-Edouard Ngaïssona et Edouard Yekatom. Ce matin-là, « des éléments anti-balaka dirigés par Yekatom ont attaqué le marché de Boeing à Bangui, ciblant spécifiquement les magasins appartenant à des musulmans et tuant entre cinq et treize commerçants ». Pour l’accusation, la prise de la capitale centrafricaine fut « un point crucial pour la mise en place du plan stratégique » de la milice.

Ce plan stratégique, Patrice-Edouard Ngaïssona l’aurait élaboré avec le cercle proche de François Bozizé lors de réunions organisées en France et au Cameroun notamment. « Leur objectif était de prendre ou de reprendre le pouvoir en Centrafrique », lit-on dans la décision de confirmation des charges contre les deux accusés. En août 2012, les Seleka avaient conduit leurs premières attaques visant à renverser le pouvoir de François Bozizé. En mars 2013, le général centrafricain est renversé. En exil, il prépare son retour.

Une auto-défense nourrie par la vengeance

Selon les charges, Patrice-Edouard Ngaïssona, riche homme d’affaires, aurait fourni les financements, préparé les attaques, procuré les munitions, donné les ordres. Mais pour le procureur, celui qui est alors aussi président de la Fédération centrafricaine de football en 2008, comme ses complices, « savaient qu’en mobilisant et en utilisant » des groupes d’auto-défense anti-balaka, « nourris par la vengeance et la haine des musulmans à cause des atrocités commises par la Seleka », cibleraient violemment la population civile musulmane. C’est ce que fait Alfred Yekatom, co-accusé, qui selon l’accusation, aurait pris la tête de 3 000 hommes, dont 200 ex-soldats et officiers des Forces armées centrafricaines (Faca). Les miliciens conduisent des représailles au cours d’une campagne ciblant « la population civile musulmane, selon l’accusation, sur base ethnique ou religieuse et perçue comme complice ou proche de la Seleka. »

La liste des crimes commis par les deux accusés est longue : meurtres, transferts forcés de population, privation de liberté, torture, persécution, traitement cruel, mutilation, attaque contre des bâtiments destinés à la religion, destruction de propriétés de l’adversaire, enrôlement d’enfants de moins de 15 ans. Patrice-Edouard Ngaïssona est aussi poursuivi pour viols. Le procureur a aussi voulu, trop tardivement, ajouter des charges de viols et d’esclavage sexuel contre Alfred Yekatom, mais les juges s’y sont opposés.

Rejet d’une partie des charges

L’affaire n’aura d’ailleurs pas démarré sous les meilleurs augures. En septembre 2019, les juges ont rejeté une partie des charges proposées par le procureur contre Patrice-Edouard Ngaïssona, pour des crimes commis dans certaines localités. Pour les magistrats, les éléments anti-balaka « avaient un haut degré d’autonomie opérationnelle », et dans certaines localités, M. Ngaïssona n’avait pas de contrôle sur leurs actions criminelles. L’une des difficultés de l’affaire est que « personne n’a d’expertise sur la coordination entre les mouvements anti-balaka », estime une source judiciaire, qui précise que « la seule fois où ils ont été coordonnés, c’est lorsqu’ils ont pris Bangui » en décembre 2013.

Patrice-Edouard Ngaïssona devient alors ministre de la Jeunesse et des sports. Il est arrêté en janvier 2019, lors d’un voyage en France. Élu député en 2016, six mois après avoir été frappé de sanctions par les Nations unies, Alfred Yekatom a été arrêté en flagrant délit fin octobre 2018, dans l’enceinte même du Parlement, après avoir tiré deux coups de feu. « Il était longtemps considéré comme un trop petit poisson pour être intéressant, indique cette même source, mais son arrestation fut une opportunité » pour la Cour. Lors des premières audiences du procès, prévues du 16 au 18 février, le procureur étayera les preuves sur lesquels il entend s’appuyer dans les prochains mois. Le premier témoin devrait déposer mi-mars. Au total, l’accusation prévoit d’appeler quelques 150 témoins.

La procureure avait ouvert une enquête sur les crimes commis entre 2012 et 2014 à la demande du gouvernement centrafricain. Fatou Bensouda avait assurée, dès le départ, que des responsables des deux camps – anti-balaka et Seleka - seraient poursuivis. Le 24 janvier, Mahamat Saïd, commandant dans la Seleka, était transféré dans la prison de la CPI à La Haye.

 Source: Rfi

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 20:40
Dialogue inclusif ou reddition d'un camp : Tribune libre par Léon Kidimalé Grant
Dialogue inclusif ou reddition d'un camp : Tribune libre par Léon Kidimalé Grant

 

CENTRAFRIQUE, S’AGIRA-T-IL DE CONCERTATION, DE DIALOGUE  INCLUSIF OU DE NÉGOCIER LA  RÉDDITION D'UN CAMP ?

 

À les entendre, via  RFI et France 24 ou via les Nations Unies par la voix du Secrétaire  Général, une concertation serait en vue dans un proche  avenir, entre le pouvoir Centrafricain  et la CPC…

QUE PENSER D'UNE TELLE PERSPECTIVE ? UNE FOURBERIE A LA SCAPIN OU UNE COGITATION DIGNE DU PENSEUR DE RODIN ?

Mon opinion:

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) aurait-elle réussi à faire relayer ses vues par  ces organismes de presse ou ces monarques onusiens ?

Il nous souvient, à  chacun, que M.  François Bozizé était revenu clandestinement pour  être dans le  délai  du calendrier électoral afin de se présenter aux présidentielles de 2020.

Il le sera.

Mais sa candidature sera  rejetée par l’Agence Nationale pour les Elections (A.N.E). Ce rejet a d’ailleurs été confirmé par la Cour Constitutionnelle.

Dès lors, il a  pris le large vers le Nord centrafricain, fief des rebelles et des groupes armés,  avec lesquels il va se mettre en intelligence contre le peuple centrafricain et contre l’intérêt supérieur de la nation.

En effet, suite à un  Accord de fusion entre les ex- Séléka, les Antibalaka et ses propres troupes, il  deviendra le chef de la coalition  créée.

Dans ce contexte, il n’échappe à personne que l’option choisie par M. Bozizé et ses acolytes est incontestablement guerrière.

La suite des événements le confirme.

Des armes ont été choisies, achetées ou reçues, payées et stockées près à être utiliser. 

Des combattants et mercenaires ont été recrutés et convoyés pour cela jusqu’à l’intérieur du pays.

Pour Mr. Bozizé et ses sbires, il ne s’agit pas de jouer comme dans un Jardin d’enfants.

Des cibles sont clairement désignées pour être éliminées. Notamment des êtres humains et des biens matériels.

Mr. Bozizé et sa clique semblent cependant oublier que les Centrafricains ( y compris  leurs dirigeants) ne sont plus ceux qu'ils étaient il y a dix ou vingt ans.

Ils ont mûri  et se sont  indéniablement transformés par la souffrance, la réflexion et les communications via les réseaux sociaux. Compris surtout la géopolitique mondiale et singulièrement Françafricaine qui le meût !

C'est en tous cas ce que certains compatriotes avec lui,  ignorent encore.

Mr.Bozizé,  a connu avec les siens, les manques  matériels et l'accès à une bonne éducation et une culture générale adéquate. 

Malgré  cela, la gloire et le règne  de  l'argent facile,  grâce à la rébellion armée et à l'arrivisme  au pouvoir suprême, leur ont souri. Lui, s'en est d'ailleurs vanté...

Il  ne peut donc supporter de voir ses anciens dominés diriger le pays et jouir des honneurs en " son" lieu et place.

Comme les fauves, il croit au mâle dominant. Alors que les grands vols ont été  commis en son temps, il traite de voleurs ses successeurs pour ensuite les diaboliser.

Par des  putschs  armés ou autres actions militaires, il s'était  distingué  par le passé.

Ceci durant près  de quarante ans.il avait conservé  des attaches dandans l'armée.  Ce sont pour la plupart des hommes de son clan ( de la tribu des Gbaya, seconde tribu en nombre après les Banda, majoritaire).

Ces soldats proches de lui,  de l’armée nationale centrafricaine, faisant  défection car alléchés par le gain facile, viendront  le rejoindre dans cette coalition nouvelle.

Fort de ses soutiens sur le  territoire national, et aussi à l’étranger Mr.. Bozizé lancera un appel aux populations pour un boycott des élections qui allaient avoir  lieu sans lui.

Le bras de fer avec les Institutions de la République est  entamé,  pour tenter de reporter ou annuler purement et simplement les élections…

Malgré cela, les élections groupées (présidentielles et législatives) auront finalement, bel et bien lieu à la date convenue du 27 décembre 2020.

Avec en liste tous les candidats retenus par la Cour Constitutionnelle. Des candidats qui avaient d’ailleurs battu campagne là où la sécurité le permettait.

A l’issue de ces élections le candidat Touadéra sera déclaré vainqueur par l’A.N.E. et  confirmé plus tard par le Cour Constitutionnelle laquelle rejettera, avec arguments à l’appui, tous les recours des autres candidats malheureux.

Le 13 janvier 2021 la coalition dirigée par M. Bozizé fera une descente vers les faubourgs de  la ville de Bangui, capitale de la CENTRAFRIQUE. La menace d’un renversement du pouvoir de Bangui fût réelle.

Le but étant de renverser TOUADERA  avant la proclamation des résultats définitifs des élections avec l’objectif de dissoudre ces élections et d’imposer au peuple centrafricain une énième période de transition.

Le pouvoir n'a dû son salut qu’à ses alliés  composés de soldats Rwandais, Russes, Congolais-RDC, les soldats des Forces Armées  Centrafricaines demeurés fidèles et les hommes de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA).

Les assaillants-CPC seront  ainsi  repoussés. Ils subiront de lourdes pertes en vies humaines. Cependant cette  guerre est- elle par eux, totalement perdue ?Loin s'en faut !

C'est, du reste, le dessein de toutes les guerres lesquelles sont  faites de plusieurs batailles qui peuvent voir un camp gagner par-ci, et perdre par-là.

Donc si l’on observe la chronologie des événements, le 13 janvier, n’a été qu’une bataille, par la CPC, perdue. L’essentiel, c’est assurément de gagner la guerre.

Une guerre que le  Président TOUADERA a très  précisément reconnue lors de ses vœux  de la fin de l'année  2020 à la Nation. Il a déclaré: "  NOUS SOMMES EN GUERRE. ET  NOUS DEVONS GAGNER"

.Des  guerres

Lorsque l'on croise le fer avec l'ennemi, et

-que le fer aiguise le fer,

- que les canons des fusils crachent  du feu,

-que les balles sifflent dans l'air pour aller dans un camp, pour tuer, alors, l'on ne dialogue pas.

Mais l'on se bat.

Pour aboutir à une victoire FINALE. VOILÀ L’ENJEU pour chaque camp. Nous savons qu’en la matière, l'échec n'est pas une option de guerre.

Mais perdre la guerre est un fait. C'est  lorsque  un camp  a gagné,

que l’autre camp a donc perdu. Avant la fin, tout reste  donc possible. C’est ainsi. Dans le cas présent, la géopolitique régionale et mondiale y font leur entrée.....

.…….LA STABILITÉ DES INSTITUTIONS  AVEC  TOUADERA ET SES ALLIES.

La Fédération de RUSSIE à travers son Ministre des Affaires étrangères Mr Lavrov, dans l’interview accordée à l’agence russe Spoutnik, a analysé la situation centrafricaine. Il a solennellement demandé que la France n’impose plus de véto sur les armes pour que les FACA aient les moyens de faire face aux CPC mieux équipées.

.Les Chefs d’état des Régions du Grands-Lacs  lors d’une réunion à Luanda (Angola), adopteront une Résolution très favorable au Président Touadéra dont les élections furent reconnues et encensées…

La CPC, elle, sera invitée à se replier dans la zone. Et les Présidents Sassou-Nguesso et  Déby, le Maréchal-Président du Tchad  chargés l’un, de demander à la France de ne plus s’opposer par véto, à la levée de l’embargo sur les armes  en faveur des Forces Armée Centrafricaines, sous équipées par rapport à la CPC et l’autre de ne plus soutenir la CPC

…....OU LA TRANSITION AVEC LA CPC ET SES ALLIES

France 24, RFI et maintenant les Nations-Unies (où les Pays francophones sont sous le leadership de la France), semblent choisir de soutenir la CPC au mépris du bon sens. R FI et France 24 ont une communication très partiale et asymétrique quant au rendu des événements sur les théâtres des opérations en CENTRAFRIQUE. 

Elles apparaissent comme favorables  à  la CPC oubliant, comme par enchantent, de se soumettre à la déontologie de leur art. Il suffit de les écouter pour s'en convaincre.Est- ce délibéré  en raison de leur perte d'influence croissante en Afrique ?

Tout laisse penser que ces médias (Radio France  Internationale, France  24 et certains journaux d'opinions) avaient reçu une mission : celle de mener campagne pour occulter  des réalités, influencer leurs auditeurs à travers une désinformation assortie de manipulations insoutenables pour des esprits éclairés.

Mais, convient-il de rappeler, et ceci est un secret de polichinelle, que la France voit d’un très mauvais œil la présence russe en Centrafrique. Il y a donc fort à parier qu’elle soit le maitre-d’ œuvre de ce Changement subitement affiché par la CPC ! C’est en réalité, la demande d’un changement de changement, ou un « Re-changement » visant à  faire partir les Russes (et revenir  au statuquo d'une FrançAfrique avilissante dont l’unique finalité est d’appauvrir systématiquement et sans scrupule le Pays et sa population.

Revoir Bozizé, redevenir président tout en étant plus sage, cette fois-ci, dans le pré-carré néocolonial des Accords  de 1960, est facilement subodorable par chacun...

Or aucune transition politique n'est porteuse d'un projet de société ou d'une vision globale  de développement de ladite société Ici, elle veut ramener sous les projecteurs, des  " has been " aigris  et  " amertureux «, désireux surtout de reprendre du "service " pour  eux entre autres engagements inavoués.

La transition, de par sa définition, est un organe intermédiaire de réglage ou de déréglage, voire de règlement de compte ! Elle a pour objet final  de donner naissance à  une nouvelle République, donc une autre Constitution.

Mais jusqu'à  quand ce Pays va-t-il prendre son envol vers le progrès, vers la stabilité et vers le développement ?

A qui profite la déstabilisation chroniquement organisée de ce Pays ?

En tout cas, pas à  l'immense majorité des Centrafricains locaux, qui croupissent dans la misère et l'insécurité. Nous savons que les groupes armés  pratiquent des prédations sur les ressources minières  et aurifères du Pays. Qu'ils vendent pour s'enrichir et se procurer des armes  de grande qualité..

Quels Pays européens leur fournissent ces armes ultramodernes alors que la Centrafrique est sous embargo onusien ?

Dans quels buts le font-ils (commerciaux  et/ou politiques) ?

Cette nouvelle donne devrait profiter à  TOUADERA, vainqueur  au 1er  tour des élections présidentielles du 27 décembre. DONT ACTE !

De mon point de vue, si le "dialogue"  (ou la Concertation)  peut s'envisager, il faut savoir avec qui !

Puis et surtout, en définir les contours, et le contenu, et les finalités. Le but ne peut être  une énième transition par conséquent, il  s'avère vain de l'entreprendre pour cet effet.

Or donc, si dialogue il y a, ce serait comme si le pouvoir acceptait de se saborder !Il est clair qu'il  s'agirait d'une négociation entre deux camps ennemis.

Deux camps qui ont laissé entre eux, des morts (civils comme combattants), sur le champ  des batailles. Des morts mais aussi des veuves éplorées, des orphelins sans aucun avenir. Que deviendront ces malheureux ?

Des laissés-pour-compte, une fois de plus. Deux camps ennemis, (encore une fois,) car l'objectif de l'un est d'éliminer l'autre sur le champ de la guerre tout comme sur l'échiquier de la politique nationale.  Dialoguer c’est ce que font des partis adverses  politiquement constituées dans le cadre d’un Parlement issu d'une Constitution par eux tous, acceptée.

Si l'on creusait un peu plus, la question à se poser est de savoir pourquoi chez Bozizé, il y a cette fixation sur l’idée d’un Dialogue inclusif ?

La réponse  se trouve dans  son passé  en 2003.Après  avoir évincé Patassé du pouvoir,  il s'en était suivi un véritable carnage : des milliers  de crimes, d'exécutions  sommaires et autres commis par ses troupes. Tout le monde se souvient du fameux boucher de Paoua, le capitaine Ngaîkossé, qui tuait à  tour de bras..

.Eh bien ! En 2005, fut organisé  un Dialogue national inclusif à  Bangui. Il a permis  aux victimes, leurs proches et aux bourreaux de s'exprimer.

Et à  la fin, de partager un pot, des perdiums, et d'essayer de tout évacuer. Naïf furent ceux qui ont cru à cette fourberie qui consiste à commettre des crimes puis chercher à se faire oublier à travers un simulacre de dialogue pompeusement qualifié d’inclusif.

Mr. Bozizé  en a retenu une leçon.Il se dit qu’ : " il peut tuer, voler et brimer. Puis organiser cette grand’messe païenne qui est le Dialogue  inclusif et tout sera évacué en quelques jours.

En reproduisant le même scénario qu’en 2003, il croit ainsi échapper à  la justice.  Lui, Mr. Bozizé et ses bandits continueront à  narguer les proches des victimes impunément. Il faut que cela cesse ! Entre deux parties adverses, quand l'une veut détruire le cadre des  institutions, ce n'est plus un adversaire. C'est  un ennemi !

En tant que tel, cet ennemi doit être traduit devant les tribunaux à défaut de l’éliminer physiquement comme ce qui se fait dans un pays totalitaire.

La négociation est une question de rapport de force.

C'est  ce que la CPC tente d'obtenir sur le plan militaire, sur le terrain, et imposer ses vues, pour faire capituler le pouvoir. Peut-on cautionner cela ?

Non. Il faut rappeler que la main a été plusieurs fois tendue à ces traitres de la nation. Plusieurs fois ils l’ont rejetée. Obéissant au doigt et à l’œil à leur Mentor, ils réclament aujourd’hui un dialogue dit inclusif.

Un dialogue qui permettra à eux et leur Mentor de passer au plan B de leur intention machiavélique : celle de reproduire en Centrafrique, ce qui a été fait au Président GBAGBO en Côte d’Ivoire.

Il convient de rappeler que cette guerre en Centrafrique est une guerre de libération. C’est une guerre qui oppose d'une part, le camp de la démocratie naissante, pour bâtir  une société  juste, développée et sécurisée, à un camp où  la pratique du pouvoir personnel et familial est exhibée  aux yeux de tous. Un camp avec ses hideuses manières : arrestations arbitraires, crimes multiples et  viols, prisons  privées et tortures, éliminations physiques d'opposants, disparitions inexpliquées, confiscations des biens d'autrui...

La liste est longue !

De quoi peut-on s’entretenir avec un ramassis de criminels.

Quel crédit accorder à ce groupe qui a moult fois renier ses propos et ses propres engagements ?

Le bon sens voudrait que l’on jette aux orties leur demande de dialogue inclusif. En effet, ce sont desgens qui relèvent de la justice où  ils devraient rendre des comptes pour leurs multiples forfaits qu’ils ont commis.

Mr. Bozizé en fait partie et l’on peut se demander si c’est un tel  individu que ces gens et les traitres veulent  voir présider aux destinées du Pays de BOGANDA ? 

Vraiment, quelle méprise ! Bref, le règne  par la terreur durant dix années  de 2003 à  2013.Il s'agit donc d'une guerre de libération contre le Changement affiché  par la CPC qui n'est au fait qu'un Retour dans la dictature habillée par un faux parlement de députés postiches ou de proches parents.

Nous avons bel et bien connu ça avec Bozizé lequel ne changera pas car, comme dit l’apophtegme « On a beau chassé le naturel, il revient au galop ». Cela peut paraitre triste pour lui. Mais quel cœur pourra-t-il s’épancher sur cette tristesse au regard de tous les crimes qu’il a commis ?

Avant les nouvelles technologies, les crimes d'état étaient mis sous le boisseau pour « raison d’état ».Les nouvelles  générations peuvent les ignorer. Les dossiers demeurent stockés  dans les Palais de justice ou chez les Avocats.

Depuis l'avènement des réseaux socio-démocrates, une grande révolution s'est produite. Elle est comparable à l'invention  de l'imprimerie par Gutenberg.

L'on retrouve tout sur Google.  Les écrits et les vidéos resteront pour la mémoire et pour longtemps encore.

Les mensonges comme les vérités seront vues ou lues. Pauvres hommes, ceux qui les ignoreront ! 

Tout dépend  de quand ? Où ? Et comment ?.

Quand ?

Après  l'investiture du Président TOUADERA et après les législatives suivies de la désignation du Premier Ministre et  la formation du nouveau gouvernement.

Un ministère (plein) chargé des Dialogues (et non du Dialogue) et des  Concertations régulières avec les forces vives de la nation,  devrait  être  créé. C'est  ce Ministre et son département qui piloteront tous les Dialogues futurs ou les anticiperont. Jamais au grand  jamais,  le Président de la République ne devrait se trouver ou s'assoir avec des gens qui, un jour devrait rendre des comptes à  la Justice.

Car le but, non avoué  de Bozizé, est d'échapper à  la justice, en négociant une amnistie générale pour ses crimes. Se faisant, une fois absout, le pouvoir et les Institutions sont décrédibilisés à  jamais devant  l'opinion nationale et internationale.

C'est  d'ailleurs aussi l'une des motivations des chefs rebelles qui l'ont rejoint.

Comment ?

Parallèlement, le gouvernement devait veiller à  faire en sorte que les FACA montent en puissance pour s’imposer sur tout le territoire national.

Exiger :

1) Que les hommes armés  de la CPC soient regroupés en un seul endroit avant de débuter un tel dialogue

2) Que les étrangers tchadiens, soudanais et autres,  qui y sont rentrent dans leur pays. Ceux qui sont ou seront arrêtés, seront jugés.

3) Que les déploiements de l’administration et de l'armée s'effectuent sans entrave sur tout le territoire national.

4) Qu'une transition ou un gouvernement d'union nationale n'est pas une option du dit "  faux dialogue - Vraie Négociation "Seule la stabilité, le déploiement de l'armée dans les garnisons et le développement du Pays doivent demeurer son objectif.

5) Que les Accords de défense avec la Fédération  de Russie et le Rwanda doivent demeurer et être renforcés

6) Enfin où ?

Sans équivoque, à  Bangui. /

Reste la morale de cette affaire.

En effet, il y en a une.

Elle interroge les hommes politiques centrafricains (ils se reconnaitront).

Ceux  qui clamaient haut et fort  sur les antennes  de radio, à  la télévision et sur les réseaux  sociaux, que Bozizé  devrait  pouvoir rentrer chez lui. Allusion au mandat d'arrêt qui plane sur lui, depuis la transition de Madame  Catherine Samba-Panzaen 2013.

Ils s'étaient même affichés  avec lui. Eh bien !

Force est de constater, vu la guerre, que mal leur ait pris !

Que leur reste-t-il à faire  devant ces morts ?

Vouloir mettre fin au régime de TOUADERA, doit-il justifier tous  les moyens  y compris celui auquel nous sommes confrontés à nouveau ?

Non ! Mais encore  faut- il être  un Patriote, avant d'être l'opposant politique...

Telles  sont  les humbles vues qui sont les miennes. Affaires à suivre...Restons tout ouï.Patriotiquement

 

LKG

 

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Centrafrique-Presse.com
14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 23:22
Nouvelles nationales sur RFI

 

Centrafrique le corps électoral convoqué le 14 mars pour le deuxième tour des législatives

https://www.rfi.fr/ 14/02/2021 - 06:26 Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

Dans un décret signé le 12 février 2021, le président Touadéra convoque le corps électoral pour le deuxième tour, ainsi que pour la reprise du vote dans les circonscriptions où il a été invalidé ou n'a pu se tenir. En tout, 118 circonscriptions sur 140 sont donc appelées à voter le 14 mars. Et ceci dans un contexte politique et sécuritaire encore compliqué.

C'est une élection dans un contexte d’état d’urgence. Aucune contradiction à cela répond le porte-parole du gouvernement car l’état d’urgence ne restreint pas la liberté de mouvement des citoyens. Autre question qui se pose : le couvre feu de 18h à 5h. Des discussions pour un possible allègement sont en cours.

« Libérer »

En ce qui concerne la question de l’insécurité : le gouvernement fait tout pour « libérer » les zones et villes qui n’ont pas pu voter en décembre 2020, assure le ministre Ange-Maxime Kazagui. C’est, par exemple, le cas à Bouar ou Bambari, les autorités prévoient un renforcement de la présence des forces armées nationales et alliées sur place.

« Simulacre »

Début février, la coalition d’opposition qui a rejeté les résultats du 1er tour, a annoncé qu’elle retirait ses candidats aux élections législatives qualifiant le processus de « simulacre ». Annicet-Georges Dologuélé arrivé deuxième à la présidentielle et membre de la COD2020 a lui décidé de maintenir ses candidats. Des élections le 14 mars pour tenir les délais constitutionnels, car la nouvelle Assemblée nationale doit être mise en place d’ici le 2 mai 2021.


En Centrafrique, la situation humanitaire est de plus en plus inquiétante, selon l'ONU. Depuis le début de la crise début décembre, près de 1.5 million de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays et dans la région. Le Haut Commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) estime avoir des difficultés à accéder à ces populations et à leur apporter l'aide nécessaire. La route de Bangui au Cameroun est difficile à pratiquer....Céline Schmidt, porte-parole du HCR

Jeanne Richard

 

Centrafrique: le président du CICR conclut sa visite

https://www.rfi.fr/ 13/02/2021 - 20:33  Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

La visite du président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Peter Maurer, en Centrafrique vient de s'achever. Arrivé le lundi 8 février au soir, il a mené de nombreuses rencontres avec les autorités et les partenaires et s’est rendu sur le terrain, à l’hôpital de Kaga-Bandoro. Le vendredi 12 février, il a tenu une conférence de presse avec le président de la Croix-Rouge centrafricaine.

Parmi les objectifs du président du CICR, on compte celui de poursuivre le plaidoyer pour le respect du droit international humanitaire. Sur le terrain, se trouvent les forces armées centrafricaines, la mission des Nations unies mais aussi des forces armées non-conventionnelles ainsi que de multiples groupes armés.

« Il n’y pas de conflits où il n’y a pas d’inquiétude parce que les règles sont souvent peu respectées dans les contextes de combat et donc c’est un travail de longue haleine, non pas seulement de trouver la manière de former les acteurs mais aussi de changer les comportements », souligne Peter Maurer.

Sur le terrain, pas si simple de travailler. Le président de la Croix-Rouge centrafricaine explique que l’intensité du conflit a évolué. Rien à voir avec 2013 où les combats étaient sporadiques et urbains. « La crise, cette fois-ci, ne s’est pas passée comme auparavant, poursuit Antoine Mbao Bogo, président de la Croix-Rouge Centrafricaine. Nous avions facilement accès au théâtre des opérations pour récupérer les blessés, récupérer les corps sans vie et également pour distribuer le matériel de secours à nos brigades. La manière d’opérer est vraiment différente. C’est très intense. À l’époque, c’était des groupes moins aguerris mais cette fois-ci, c’est vraiment difficile ».

PUBLICIBilans humains limités

Les bilans humains restent très limités. Le CICR déclare s’être occupé d’une trentaine de dépouilles à la suite de la tentative de la prise de Bangui, le 13 janvier. Ce samedi 13 février, les autorités annonçaient la mort d’une dizaine de rebelles de la CPC [Coalition des patriotes pour le changement], au cours des combats, à proximité de Bambari, cette semaine.

Si les forces armées centrafricaines ont rejoint la ville frontalière de Beloko, cette semaine, la circulation des convois reste encore très limitée sur le corridor de ravitaillement qui est bloqué depuis environ deux mois. La Croix-Rouge espère voir un premier de ses convois d’aide humanitaire circuler, en début de semaine.

D’autres thématiques ont été abordées lors de cette conférence de presse, notamment la mise en place d’un partenariat entre le CICR et la Banque mondiale pour des actions plus pérennes sur le terrain. Le CICR prévoit également la construction d’un nouveau centre pour la prise en charge des personnes handicapées

À lire aussi: Centrafrique: le CICR victime d’attaques appelle au respect du travail des humanitaires

Nouvelles nationales sur RFI
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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 23:16
La Centrafrique remercie Moscou pour son aide par une manifestation monstre
La Centrafrique remercie Moscou pour son aide par une manifestation monstre

Lu pour vous

 

La Centrafrique remercie Moscou pour son aide par une manifestation monstre

https://fr.sputniknews.com/ Par Irina Dmitrieva 21:57 13.02.2021

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 23:13
es chinois interpellés à Garoua Boulaï en possession de 140 millions de FCFA de lingots d’or

 

Lu pour vous

 

CAMEROUN-RCA : Des chinois interpellés à Garoua Boulaï en possession de 140 millions de FCFA de lingots d’or

 

https://actucameroun.com/  13 Fév 2021 par Christian Happi

 

Le butin était enfoui dans le sac d’un opérateur économique chinois résidant au Cameroun qui revenait précipitamment de la République Centrafricaine en compagnie de ses compatriotes.

Il y a de cela 3 semaines, les éléments du poste de Douane de Garoua Boulai, située dans la région de l’Est et le département du Lom-et-Djérem, ont intercepté plusieurs ressortissants chinois en provenance de la Centrafrique. Ces derniers étaient en possession de 8 lingots d’or non déclarés d’une valeur de 140 millions de FCFA.

C’est lors d’une fouille minutieuse des bagages que la cargaison illicite a été découverte selon le journal Ecomatin dans son édition en kiosque le vendredi 12 février 2021. Elle était enfouie dans le sac d’un opérateur économique chinois résidant au Cameroun qui revenait précipitamment de la République Centrafricaine en compagnie de ses compatriotes. Les faits rendus publics il y a deux jours, se sont déroulés le 28 janvier 2021.

Cette saisie d’or n’est pas la première depuis que nos voisins centrafricains connaissent des déboires sécuritaires. Le 3 août 2019, une importante cargaison en provenance, une fois de plus, de la Région de l’Est, avait été stoppée net par les douanes camerounaises à l’aéroport international de Douala. Alors que ses détenteurs s’apprêtaient à prendre la destination de la Chine et des Emirats Arabes Unis, munis de la cargaison évaluée à 1,5 milliard de FCFA. 60 kilogrammes d’or au total.

Incident diplomatique

L’affaire avait provoqué un quasi-incident diplomatique entre le Cameroun et l’Éthiopie, dont la compagnie aérienne, Éthiopian Airlines, était impliquée. Il aura fallu un grand sens de la négociation de S.E Michael Muguleta Zewdie, l’Ambassadeur d’Éthiopie au Cameroun avec résidence à Abidjan, ainsi qu’une pondération diplomatique du ministre des Finances Louis Paul Motaze pour faire retomber la tension.

20,266 kilogrammes d’or de contrebande avaient par la suite été interceptés à l’aéroport international de Douala, le 27 octobre 2020. Soit 38 lingots d’une valeur de plus de 650 millions de FCFA. De sources douanières, la suite de la procédure prévoit soit le paiement de 10% de la valeur du colis, le pourcentage compromis ou une pénalité au Trésor public camerounais. Mais le stock d’or peut être également confisqué provisoirement pour besoin d’enquêtes ou rétrocédé à la RCA

 

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 23:07
UN CONSEILLER RUSSE DU PRÉSIDENT TOUADÉRA APPELLE LES REBELLES À LIVRER LEURS CHEFS

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CENTRAFRIQUE : UN CONSEILLER RUSSE DU PRÉSIDENT TOUADÉRA APPELLE LES REBELLES À LIVRER LEURS CHEFS

Mise à jour le 12/02/2021 à 13h26 Publié le 12/02/2021 à 13h26 Par Le360 Afrique - Afp

La Russie soutient ouvertement depuis 2018 le gouvernement de Touadéra, notamment grâce à un accord bilatéral de défense et de nombreux paramilitaires de la société privée de sécurité Wagner, des "formateurs" pour son armée selon Moscou.

Ils ont reçu, fin décembre, quelques jours après que des rebelles eurent lancé une offensive pour empêcher la réélection du chef de l'Etat, le renfort de centaines d'autres paramilitaires.


"Je lance un appel aux membres des groupes armés – la seule issue pour vous est de menotter vos dirigeants et de les remettre aux forces de l'ordre", a déclaré Valery Zakharov, conseiller à la présidence en matière de sécurité nationale, dans un communiqué à en-tête de la Présidence de la République.
Il a rappelé que les six groupes armés qui ont annoncé une offensive le 19 décembre, une semaine avant l'élection présidentielle, faisaient partie des 14 mouvements armés qui avaient signé, en février 2019, un accord de paix à Khartoum avec le gouvernement Touadéra.

"Certains groupes militaro-politiques ont franchi la ligne rouge, ont refusé d’accomplir les termes de l’accord signé à Khartoum et ils ne peuvent plus faire partie du processus politique", a estimé Zakharov dans son communiqué, ajoutant: "Les chefs de ces factions devraient désormais être interdits".

Malgré des attaques contre des villes éloignées de Bangui, et jusqu'aux portes de la capitale pour deux d'entre elles vite repoussées le 13 janvier, les rebelles n'ont pas réussi à empêcher la réélection de M. Touadéra au premier tour de l'élection le 27 décembre. Mais le scrutin est fortement contesté, moins d'un électeur sur deux ayant eu la possibilité de se rendre aux urnes en raison de l'insécurité. Et l'opposition accuse le camp du chef de l'Etat sortant de "fraudes massives".


Désormais, les rebelles regroupés au sein de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) sont sur la défensive, les forces pro-gouvernementales ayant lancé il y a dix jours une contre-offensive lui permettant de reprendre d'importantes villes aux rebelles.

Ces derniers se sont heurtés à des forces lourdement équipées: quelque 12.000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) présents depuis 2014, des militaires rwandais, mais aussi des centaines de paramilitaires russes de Wagner et de soldats d'élite rwandais, dépêchés par Moscou et Kigali fin décembre à la rescousse de Touadéra et d'une armée démunie.

Ancien agent des renseignements russes, Valery Zakharov est aussi connu comme un proche du groupe Wagner et de son financier, Evgueni Prigojine, un fidèle de Vladimir Poutine.

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 22:47
Ravages impérialistes en Centrafrique
Ravages impérialistes en Centrafrique

Lu pour vous

 

14 février 2021 Jules Legendre

Routes coupées, villages abandonnés par leurs habitants : depuis fin décembre, la Centrafrique est plongée dans ce que les grands médias appellent un « accès de violence », comme s’il s’agissait d’une pathologie sociale typiquement africaine. En réalité, le pays et ses habitants sont pris au piège de rivalités entre grandes puissances impérialistes.

De « Sangaris » à « Wagner »

La crise que connaît actuellement la République centrafricaine remonte à 2013, lors de l’offensive de la Seleka – une rébellion soutenue par le Tchad voisin – contre le régime de l’ex-président François Bozizé. Ce dernier était un protégé de la France depuis 2003. Mais en signant des contrats pétroliers avec des entreprises chinoises au détriment de la firme française Total, à partir de 2007, Bozizé a signé la fin de son régime. Aussi, en 2013, les troupes françaises sont intervenues pour arrêter la Seleka, mais en exigeant dans le même temps le départ de Bozizé. Trois ans après cette opération (dite « Sangaris ») et de nouveaux accords favorables à Total, les troupes françaises se sont retirées du pays.

Officiellement, cette opération fut un succès. Mais en réalité, rien n’est réglé. Des seigneurs de guerre de la Seleka tiennent le nord du pays et maintiennent une pression permanente sur le régime du nouveau président, Faustin-Archange Touadera. Celui-ci se tourne vers le Rwanda, vieil ennemi de la France en Afrique centrale, et surtout vers la Russie. Moscou lui envoie des instructeurs et des mercenaires de la société militaire privée Wagner, qui s’est déjà illustrée en Syrie et en Libye. Paris voit donc l’une de ses plus anciennes positions, en Afrique centrale, échapper à son contrôle.

Une nouvelle alliance rebelle

L’élection présidentielle de décembre 2020 fut le prétexte d’une offensive contre le régime de Touadera. Depuis son exil au Cameroun, François Bozizé espérait présenter sa candidature. Mais celle-ci a été refusée, car l’ancien dictateur est sous le coup d’un mandat d’arrêt pour « crimes contre l’humanité ». En réponse, Bozizé a organisé une alliance de milices pour essayer de renverser Touadera par la force : la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).

La CPC est passée à l’offensive une semaine avant l’élection présidentielle. Cependant, Touadera a appelé à l’aide la Russie et le Rwanda. Moscou a envoyé des centaines de combattants de Wagner, mais aussi des blindés et des hélicoptères de combat, tandis que de nombreux soldats rwandais ont débarqué à Bangui, la capitale. Fort de cet appui, les troupes gouvernementales ont repoussé l’offensive rebelle. Touadera a pu se proclamer vainqueur d’une élection présidentielle qui s’est tenue sous les obus.

Le déclin de la Françafrique

Fin décembre, alors que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, rendait visite au dictateur tchadien Idriss Deby, des centaines de combattants tchadiens sont venus renforcer les rangs des milices de Bozizé. L’un d’entre eux a été capturé et exhibé à la télévision par le gouvernement de Touadera. Entre l’exil camerounais de Bozizé et le soutien tchadien, l’offensive du CPC rebelle a décidément tout d’une opération de la « Françafrique ».

Que recherchait Paris à travers cette opération hasardeuse ? Remettre Bozizé au pouvoir ? Peut-être, mais surtout – et plus probablement – montrer que l’impérialisme français pouvait encore intervenir à sa guise en Centrafrique et faire pression sur Touadera pour l’éloigner de ses « protecteurs » russes et rwandais.

L’échec de toute l’opération rend encore plus criant l’affaiblissement de Paris dans la région. Des puissances régionales, comme le Rwanda, ou des puissances impérialistes, comme la Russie, viennent disputer les positions de l’impérialisme français. Embourbée militairement au Mali et en déclin sur le marché mondial, la France ne parvient plus à conserver le contrôle de toutes ses ex-colonies.

Quel avenir pour la Centrafrique ?

La victoire des troupes de Touadera marque-t-elle la fin de la guerre ? Certainement pas. A l’heure où nous écrivons ces lignes, des rapports signalent l’arrivée de nouveaux combattants en provenance du Tchad, qui viennent renforcer la CPC. Ni Bozizé, ni son parrain tchadien n’ont intérêt à jeter l’éponge. Quant aux impérialismes russe et français, ils vont continuer à soutenir leurs relais locaux respectifs pour consolider leurs positions ou tenter de les reconquérir.

De son côté, l’ONU valide la fiction d’une élection « légitime » en pleine guerre civile, et ne propose comme solution qu’un « partage du pouvoir ». Ce leitmotiv des « plans de paix » onusiens consiste en fait à accorder un fauteuil de ministre à n’importe quel seigneur de guerre qui réussit à monter une rébellion viable – en échange de sa promesse de s’en contenter.

Qu’il soit russe, français ou onusien, l’impérialisme ne peut rien apporter de positif au peuple centrafricain. Il ne sait que piller les ressources, contrôler des marchés, imposer des dictateurs et écraser les populations sous le fardeau de la dette. Une véritable paix ne sera possible qu’en libérant la Centrafrique de tous ses « protecteurs » impérialistes et capitalistes.

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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 17:08
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

RCA: le corridor Bangui-Garoua Boulaï sous contrôle total des FACA et leurs alliés

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 11 février 2021 15:50

En seulement 11 jours, la vaste offensive des Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes et rwandais a permis la libération totale du tronçon Bangui-Garoua Boulaï. Ce principal axe de ravitaillement du pays à partir du Cameroun a été bloqué durant près de 2 mois par les rebelles de la CPC. Ce jeudi 11 février 2021, les forces loyalistes ont fait une entrée triomphale dans les localités de Baboua, Béloko et Cantonnier.

Quarante huit heures après la reprise de la ville de Bouar, chef-lieu de la Nana-Mambéré, par les forces loyalistes, les villes de Baboua, Béloko et Cantonnier viennent de passer sous le contrôle de l'armée nationale. En effet, c’est une reconquête sans combat, car les rebelles de la CPC ont abandonné d’eux-mêmes leurs positions face à l’avancée de l’armée.

Selon des sources locales, les hommes de la CPC ont quitté Baboua le mercredi 10 février 2021 aux environs de 11h00 du matin et se trouveraient dans les environs du village Zoungou, à quelque 5 kilomètres sur l’axe Besson. L’arrivée des éléments des Forces armées centrafricaines et leurs alliés dans ces villes a suscité une liesse populaire.

"C’est la liesse populaire ! La ville de Baboua a repris son ambiance après l'arrivée des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais. Toute la population se trouve au bord de la route pour manifester la joie par rapport à cette libération. Depuis hier vers 11 heures, les rebelles ont quitté la ville à destination de Besson" se réjouit un habitant de Baboua.

C’est la même ambiance dans les localités de Béloko et Cantonnier où l’armée et ses alliés sont accueillis en « sauveur ».

« Ils sont finalement là ! Ils sont arrivés à Cantonnier ici à la frontière avec le Cameroun. Tout le monde est content, nous sommes sauvés »,  s’exclame Christ, un habitant de Cantonnier  

La reprise des villes de Baboua, Béloko et Cantonnier marque la libération totale du tronçon Bangui-Garoua Boulaï bloqué depuis près de deux (2) mois par les rebelles de la CPC. Cette reprise intervient 48 heures après celle de Bouar où la vie commence à reprendre son cours normal. Les activités administratives et commerciales ont repris dans plusieurs secteurs.

L’axe est désormais libéré, mais le gros défi reste la sécurisation des convois bloqués dans la ville camerounaise de Garoua Boulaï jusqu’à Bangui. Fin janvier 2021, un convoi d’au moins 30 camions de transports de marchandises, sécurisé par la Minusca, n’a pas pu atteindre Béloko. Il a été attaqué par les rebelles de la CPC près de la ville de Baboua. Cet incident soldé par la mort de deux camionneurs camerounais a obligé les autres transporteurs à rebrousser chemin vers la frontière camerounaise.

 

 

Centrafrique : les forces loyalistes démantèlent une base de l’UPC à 10 km de Bambari

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 11 février 2021 14:49

Des violents combats ont opposé dans la matinée du jeudi 11 février 2021 à 10 km de Bambari sur l'axe Ippy les forces loyalistes aux rebelles de l'UPC. A l’origine, le démantèlement de barrières installées par les combattants de ce groupe armé, membre de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Les combats ont débuté tôt dans la matinée de ce jeudi 11 février après que les forces armées centrafricaines ont procédé la veille, au démantèlement d’une barrière tenue par les rebelles de l'UPC au village Koumbélé à 10 km de Bambari centre.

De sources locales, lors de ces opérations de sécurité menées par l’armée nationale dans les périphéries de Bambari, deux combattants rebelles de l’UPC ont été arrêtés. Les mêmes sources locales rapportent que depuis l’arrivée des forces loyalistes à Bambari il y a quatre jours, la tension était palpable entre les deux camps.

Des affrontements confirmés à Radio Ndeke-Luka par le ministère de la défense qui indique suivre de près l’évolution de la situation. Des sources concordantes ont rapporté que les forces armées centrafricaines ont délogé les rebelles et ont repris le contrôle du village Koumbele après de longues heures de combat. Pour le moment, aucun bilan n’est disponible car la communication est difficile avec le village Koumbélé, lieu des affrontements.

Entretemps, la ville de Bambari centre est calme mais la psychose gagne toujours les esprits. Même si les activités commerciales tournent au ralenti et l'administration publique paralysée, les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés Russes effectuent des patrouilles pour rassurer la population.

Ces accrochages se sont déroulés dans un contexte où l’armée centrafricaine appuyée par les forces spéciales russes et rwandaises reprend plusieurs villes précédemment occupées par les rebelles de la CPC.

 

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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 12:20
Transmission à la BEAC des contrats pétroliers et miniers des Etats de la Cemac
Transmission à la BEAC des contrats pétroliers et miniers des Etats de la Cemac

 

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Transmission des contrats pétroliers et miniers : les Etats de la Cemac s’arriment à la règlementation des changes

https://ecomatin.net/ 11 février 2021

Pressés par la Beac, les Etats de la Cemac ont finalement cédés en transmettant près de 140 copies de conventions signées avec les opérateurs pétroliers et miniers qui, pour la plupart, dérogent à la réglementation des changes en vigueur dans la sous-région. La banque centrale pourra désormais assurer un meilleur suivi du processus de rapatriement des recettes issues de l’exportation des produits pétroliers et miniers.

Au 31 septembre 2020, toutes les conventions signées entre les Etats de la Cemac (Cameroun, Gabon, Congo, Guinée Equatoriale, RCA, Tchad) et les sociétés pétrolières et minières ont été transmis à la banque centrale. Cette dynamique rentre dans le cadre du respect par ces Etats de la nouvelle règlementation des changes. Un arrimage qui aura pris beaucoup de temps, puisque c’est depuis mai 2017 que la Beac avait adressé une correspondance aux Ministres des Finances des Etats membres de la CEMAC pour solliciter que soient mises à la disposition de la Banque Centrale avant la fin mai 2017, les copies des conventions. La raison étant que les entreprises pétrolières et minières en activité dans la Cemac ont presque toutes des conventions avec les États qui les exemptent de l’obligation de rapatriement de leurs recettes en devises. « Il y a lieu de noter que la transmission à la BEAC par les Etats de la CEMAC de ces contrats et conventions, qui dérogent pour la plupart à la réglementation des changes en vigueur dans la CEMAC, a été inscrite comme conditionnalité (repère structurel) à respecter par chacun des Etats de la CEMAC en programme avec le FMI » indique la Beac dans une lettre de recherche récemment publiée sur son site internet. Ainsi, apprend-on de ce document, la Beac a perçu depuis cette campagne, un total de 139 contrats et conventions pétroliers et miniers. Soit 13 pour le Cameroun, 40 pour le Congo, 28 pour le Gabon, 36 pour la Guinée Equatoriale, 22 pour le Tchad et un seul pour la RCA.

Reconstitution des réserves de changes

L’objectif de cette politique, que suis de très près la Beac, est d’assurer un meilleur suivi du processus de rapatriement des recettes issues de l’exportation de ces produits. Jusqu’ici les compagnies pétrolières et minières s’opposent à la l’application de ce dispositif qu’elles jugent «excessivement agressif». Elles mènent depuis deux ans un lobbying intense dans le but d’obtenir un démantèlement de certaines dispositions de cette réglementation, ou à tout le moins une réécriture de l’instrument juridique communautaire dans le sens de se soustraire de la liste des assujettis au règlement. Elles ont déjà bénéficié à quatre reprises d’un moratoire de la Beac. Le dernier à date s’achève le 31 décembre 2021, date à partir de laquelle le règlement leur sera opposable. En attendant, l’application de cette nouvelle politique ne cesse de porter ses fruits. A fin novembre 2020, les rétrocessions de devises à la Beac ont atteint 7 914 milliards de FCFA contre 6201 milliards de FCFA un an plus tôt. En 2019, l’augmentation du volume de rétrocession des devises a positivement impacté les réserves de change de la communauté qui se sont établies à 4348 milliards de FCFA, contre 3 777 milliards en 2018.

Lire aussi : Réglementation de changes : miniers et pétroliers font la résistance

Au plan monétaire, dont la politique sous régionale a été confiée à la Beac, les enjeux excèdent largement le cadre du renforcement de la position extérieure de la sous-région. Parce qu’ils sont l’une des sources de la création monétaire, les avoirs en devises jouent un rôle de premier ordre au plan économique. Confrontées à d’importants besoins en financements et souvent obligées de s’endetter à des taux élevés pour y faire face, les économies de la sous-région trouveraient, dans ces avoirs en devises, une source de financement à moindre coût. De sorte que l’une des fonctions économiques les plus importantes du secteur minier en général et du secteur pétrolier en particulier, dont l’offre d’emplois reste globalement faible (en comparaison avec d’autres secteurs comme l’agro-industrie par exemple), est justement de ramener à la sous-région, ces avoirs en devises.

Transparence

Au-delà de ces questions techniques, et en dépit de la volonté des cadres de la Beac de ne s’en tenir qu’aux considérations économiques et financières du dossier, les ressorts profonds de cette réforme sont d’ordre politique : une plus grande transparence dans la gestion des revenus des ressources naturelles de la sous-région. Le régime des autorisations (en matière d’ouverture de comptes à l’étranger), et les niveaux de contrôle (des transactions effectuées au débit ou au crédit desdits comptes) dévolus à la Beac par le règlement du 21 décembre 2018 réduiraient, en cas d’application effective, les capacités dissimulatrices des entreprises minières et pétrolières de la sous-région sur les revenus réels générés par l’exploitation desdites ressources naturelles.

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