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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 17:45
RCA : lancement officiel des travaux de construction du champ solaire de Danzi

 

Centrafrique: lancement officiel des travaux de construction du champ solaire de Danzi

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 15 juin 2021 16:01

Trois ans après la pose de la première pierre, le 18 mars 2018, les travaux de construction de la centrale solaire photovoltaïque de Danzi ont officiellement été lancés. La cérémonie de remise du site et du lancement des travaux a eu lieu ce 14 juin 2021 au village Danzi à 20 kilomètres de Bangui, sur la route de Boali.

Ce champ solaire devra augmenter la capacité de l'énergie en fournissant 25 mégawatts supplémentaires. Le site est un vaste terrain déblayé de plus de 10 hectares. Sa surface est totalement libre, exposée aux rayons du soleil. Selon les autorités centrafricaines, la centrale solaire de Danzi améliorera l'accès à l'électricité en République centrafricaine. Pour la Banque mondiale, principal contributeur, ce projet est le début de la croissance électrique du pays. Laquelle est indispensable pour tout développement.  

"C'est un projet extrêmement complexe mais aussi très important pour le pays. Ca va pouvoir doubler le niveau de l'électricité à Bangui, par exemple. C'est le début d'une accélération de l'électrification du pays qui est essentiel pour le développement", a fait savoir Hans Fraeters, représentant de la Banque mondiale en Centrafrique.  

Ce champ solaire disposera de panneaux solaires et de batteries de stockage d'énergie. Ce genre de projet, en pleine émergence sur le continent africain, est une première pour la République centrafricaine. Un privilège voire un intérêt particulier pour les habitants de la localité qui abrite ce chantier. Une occasion pour les autorités locales de demander aux populations de s'abstenir des actes de vandalisme.

"Je leur dit simplement de s'approprier de ce site. De faire comme si c'était une propriété privée. Car la construction de ce champ solaire, va amener beaucoup de transformation, notamment, au niveau du village Danzi", a imploré Clément Bodam, adjoint au maire de Bégoua.

Le projet de construction du champ solaire de Danzi est financé par la Banque mondiale à hauteur de 45 millions de dollars, soit plus de 26 milliards de francs CFA. Les travaux, exécutés par l’entreprise chinoise Shanxi, vont durer 14 mois. L'initiative de booster la production électrique nationale intervient pendant que l'Energie centrafricaine (Enerca) éprouve depuis plusieurs années, d'énormes difficultés dans la fourniture d’électricité.

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 16:56
RCA: confusion autour du décès du Sultan-maire de Koui

 

RCA: confusion autour du décès du Sultan-maire de Koui

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 15 juin 2021 16:19

 

Trois jours après la mort du sultan maire de Koui, Aladji Yaya Adamou Daouda, plusieurs questions tournent autour des circonstances dans lesquelles il a trouvé la mort. Plusieurs personnes évoquent sur les réseaux sociaux, un assassinat. Cependant selon des sources officielles, le sultan-maire aurait été tué dans l’explosion d’une mine au passage de sa motocyclette, à 5 kilomètres de Degaulle dans la préfecture de l’Ouham-Pendé.

Ecartant toute hypothèse d’assassinat, plusieurs sources contactées par Radio Ndeke Luka affirment que le sultan-maire de Koui, Aladji Yaya Adamou Daouda est mort le samedi 12 juin 2021, suite à l’explosion d’une mine au passage de l’engin qui le transportait. En effet selon cette source, le sultan-maire, son adjoint et leur conducteur se rendraient à une rencontre avec le mouvement armé 3R qui souhaiterait discuter avec les autorités sur les conditions de leur éventuel désarmement. Ce n’est que sur le chemin que leur motocyclette aurait sauté sur une mine. L’explosion lui coûtera la vie ainsi qu’aux deux autres passagers. Cependant, un soldat russe qui faisant partie du cortège et qui aurait été grièvement blessé dans l’explosion, a succombé à ses blessures quelques temps après. Version soutenue par les autorités locales.

"Selon les nouvelles qui nous sont parvenues, la moto qui transportait le maire et son adjoint qui l’accompagnait, a sauté sur une mine. D’après les mêmes sources, un soldat russe qui les précédait a également été tué dans l’explosion. Cependant, il nous est difficile de nous prononcer avec authenticité sur les circonstances de cet accident", a précisé Esaïe Gbanin, sous-préfet de Bocaranga.

En l’intervalle d’un mois et demi, plus d’une dizaine de personnes ont été tuées par des mines enfouies dans le sol dans les préfectures de l’Ouham-Pendé et de la Nana-Mambéré. Des engins explosifs qui représentent un réel danger pour les populations du Nord-ouest centrafricain.

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 11:05
GUTERRES EXIGE LA FIN DES ACTIONS HOSTILES À L'ONU

 

AFRIQUE: GUTERRES EXIGE LA FIN DES ACTIONS HOSTILES À L'ONU DES PARAMILITAIRES RUSSES

 

Mise à jour le 16/06/2021 à 09h08 Publié le 16/06/2021 à 09h08 Par Le360 Afrique - Afp

 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, réclame l'arrêt immédiat des "actions hostiles" visant les Casques bleus de la Minusca en Centrafrique commises "par les forces de sécurité nationales et celles déployées bilatéralement", dans un rapport remis mardi au Conseil de sécurité.

Antonio Guterres n'identifie pas ces dernières forces. Il évoque aussi "d'autres personnels de sécurité", semblant désigner ainsi à la fois les "instructeurs" russes et les paramilitaires du groupe privé russe Wagner déployés par centaines en Centrafrique.

"Je suis profondément troublé par l'augmentation inacceptable et sans précédent des menaces et des incidents hostiles par les forces nationales, le personnel de sécurité déployé bilatéralement et les autres personnels de sécurité, ciblant la Minusca", affirme le chef de l'ONU dans son rapport obtenu par l'AFP.

Ces menaces et incidents "entravent l'exécution du mandat" des Casques bleus "et posent de graves risques pour la sûreté et la sécurité des soldats de la paix", ajoute Antonio Guterres. "De telles actions contreviennent aux engagements du gouvernement" dans le cadre de l'accord sur le statut de la Minusca.

J'invite le président (Faustin Archange) Touadéra à donner suite à son engagement de veiller à ce que de telles actions hostiles cessent immédiatement, et de demander des comptes à leurs auteurs", précise-t-il.

Son document qui porte sur les quatre derniers mois détaille une multitude d'incidents ayant mis aux prises les Casques bleus avec les forces incriminées, comme la destruction le 23 mai d'un drone de la Minusca à Bacouma (sud-est), des tentatives de fouilles de leurs véhicules et domiciles, et des blocages de leurs mouvements.

En matière de violations des droits humains, la Minusca "a documenté 140 incidents perpétrés par du personnel de sécurité, déployé au niveau national et de manière bilatérale, concernant 249 victimes, soit une augmentation respectivement de 278,4% et 289% par rapport à la période précédente", indique-t-il.

"Les affrontements entre les groupes armés et les forces de défense nationale assistées par des membres du personnel déployés bilatéralement et d'autres membres de personnel de sécurité ont entraîné une augmentation du nombre de civils tués", souligne aussi Antonio Guterres.Il y en a eu "82 contre 41 au cours de la période précédente, soit une augmentation de 100%", note-t-il.

"Les enquêtes de la Minusca ont révélé que la plupart des décès de civils résultaient d'un usage aveugle, disproportionné et excessif de la force par les militaires centrafricains et le personnel de sécurité déployé de manière bilatérale", ajoute-t-il.

Le chef de l'ONU dénonce aussi une vaste campagne de désinformation menée depuis mars à l'égard de la Minusca et de ses dirigeants, incluant des accusations de collusion avec des groupes armés et appelant à des manifestations en faveur d'un retrait de la Minusca, venant entre autres d'acteurs proches du parti politique du président.

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 10:33
Nouvelles nationales par AFP avec Le Figaro

 

Centrafrique: le Premier ministre souhaite «relancer l'économie» avec la France comme «partenaire stratégique»

Par Le Figaro avec AFP Publié le 15/06/2021 à 20:37

Le nouveau Premier ministre centrafricain Henri-Marie Dondra a déclaré mardi vouloir «relancer l'économie» avec comme «partenaire stratégique» la France, qui a récemment gelé son aide budgétaire sur fond de campagne antifrançaise.

«Il y a des réformes que nous devons poursuivre avec nos partenaires français», a déclaré à la presse à Bangui Henri-Marie Dondra, nommé le 11 juin. «Je pense aussi à l'Union européenne (...) à la communauté internationale et bien évidemment à notre partenaire stratégique qu'est la France, et les autres partenaires vont nous permettre de relancer l'économie», a-t-il poursuivi.

Le ministère français des Armées a annoncé début juin avoir suspendu sa coopération militaire avec Bangui, jugé «complice» d'une «campagne de désinformation massive» contre Paris, téléguidée par la Russie.

« Un premier pas dans le rétablissement de la confiance»

Dès 2018, la Russie avait opéré une entrée remarquée dans cette ancienne colonie française en livrant des armes aux forces armées centrafricaines et en y installant un important contingent d'«instructeurs». En décembre 2020, la Russie a dépêché d'urgence des centaines de paramilitaires au secours de l'armée démunie du président Faustin Archange Touadéra, menacé par une rébellion, lui permettant depuis de repousser l'offensive rebelle, avec également l'aide notamment de centaines de militaires rwandais. De nombreux témoins et des ONG assurent que ces paramilitaires sont des combattants du groupe de sécurité privé russe Wagner, ce que Moscou dément.

Certains observateurs estiment que la nomination de Henri-Marie Dondra, en remplacement de Firmin Ngrebada, est un signe d'apaisement du président Touadéra envers Paris. «Firmin Ngrebada était l'homme des Russes, le cerveau, l'acteur politique de la connexion», a déclaré à l'AFP Roland Marchal chercheur au Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po Paris. Henri-Marie Dondra «arrive avec une image plus consensuelle que Firmin Ngrebada, et Faustin Archange Touadéra pourra montrer cela comme un premier pas dans le rétablissement de la confiance», selon lui.

Le nouveau Premier ministre a également fait part de sa volonté de «relancer des échanges avec les groupes armés», dans le cadre de l'accord de paix signé en février 2019 entre le gouvernement et 14 d'entre eux. En décembre, les plus puissants de ces groupes s'étaient unis au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) pour renverser le régime de Faustin Archange Touadéra.

 

Centrafrique: 14 morts dans des affrontements entre éleveurs et cultivateurs

Par Le Figaro avec AFP le 14/06/2021

Au moins 14 personnes ont été tuées dans des affrontements entre éleveurs et cultivateurs dans le Nord-Est de la Centrafrique, près de la frontière avec le Tchad, en proie à des conflits meurtriers entre ces communautés, a déclaré mardi à l'AFP le préfet de la région.

«Tout est parti d'un malentendu entre un agriculteur et un éleveur qui a amené son bétail dans un champ» à Tiri, a déclaré à l'AFP Ibrahim Senoussi, maire de cette commune située à plus de 700 km de Bangui, la capitale du pays. «Les troupeaux ont dévasté le champ et les récoltes» et l'éleveur a été tué après une violente dispute, a-t-il poursuivi.

«En représailles, les éleveurs, venus du Tchad, ont tué 14 personnes dont des femmes et des enfants. Ils ont incendié plus de 66 maisons et des greniers. Près de 3.000 personnes ont fui leur village», a indiqué à l'AFP François Dieudonné Bata Wapi Yepi, préfet de la région de Bamingui-Bangoran, précisant que l'attaque avait eu lieu le 10 juin. Deux blessés graves ont été transportés à l'hôpital de Ndélé, à environ 80 kilomètres de Tiri, selon une source médicale sur place. Les conflits entre cultivateurs et éleveurs sont récurrents dans la région, surtout en période de transhumance. Les cultivateurs accusent les éleveurs de saccager leurs champs en faisant paître leurs animaux.

Affrontements entre militaires

«On ne peut continuer à laisser des étrangers venir tuer des Centrafricains sur leurs terres», a déclaré le préfet de la région, précisant que des militaires des forces armées centrafricaines (Faca) allaient être déployés pour sécuriser la frontière entre la Centrafrique et le Tchad, fermée depuis 2014. Les relations se sont tendues récemment entre le Tchad et la Centrafrique. Fin mai, selon N'Djamena, des militaires centrafricains ont «attaqué» un poste militaire en territoire tchadien, tué un soldat sur place et enlevé cinq autres qu'ils ont «exécutés» en Centrafrique.

Des sources onusiennes en Centrafrique et sécuritaires au Tchad ont affirmé que des militaires centrafricains et des paramilitaires russes d'un côté, des rebelles centrafricains et des soldats tchadiens de l'autre s'étaient affrontés dans un village côté tchadien. Bangui accuse régulièrement le Tchad de soutenir des groupes armés et rebelles centrafricains.

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 10:30
RCA : Un convoi de chrétiens attaqué au retour d’un congrès

Lu pour vous

 

République centrafricaine : Un convoi de chrétiens attaqué au retour d’un congrès

Evangéliques.info15 Juin 2021

300 chrétiens de retour vers Bangui après avoir assisté à un congrès d’Eglises ont été attaqués par des milices armées. Il y a eu des dégâts matériels mais aucune victime.

Le pasteur évangélique Nicolas Guerekoyama-Gbangou et 300 fidèles de son Eglise ont été attaqués le 8 juin par des milices armées, tandis qu’ils revenaient d’un congrès d’Eglises, rapporte Evangelical Focus. Les miliciens ont incendié sept véhicules et détruit les objets de valeur, mais n’ont fait aucune victime.

Nicolas Guerekoyama-Gbangou a remercié Dieu que «toute l’équipe de l’Église soit arrivée en toute sécurité à Bangui», relaye l’Association des évangéliques en Afrique (AEA). L’AEA invite aussi à prier pour l’extinction des milices et pour «une paix durable en République centrafricaine».

«Un inlassable défenseur de la paix en Centrafrique»

Le journal La Croix avait désigné, en 2015, Nicolas Guerekoyame-Gbangou comme un «un inlassable défenseur de la paix en Centrafrique». Ce dernier a fondé, avec l’Imam Omar Kobine Layama et le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique, en 2016, qui œuvre, selon son propre slogan, «pour la paix et la cohésion sociale par une approche interreligieuse».

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 10:28
RCA : des mercenaires russes à nouveau accusés de crimes

Lu pour vous

 

RCA : des mercenaires russes à nouveau accusés de crimes

 

https://www.dw.com/ 15.06.2021

Des mercenaires russes appuyés par au moins un hélicoptère auraient tué une douzaine de civils à Bambari le 15 février 2021.

CNN et The Sentry, un groupe d'investigation indépendant, ont obtenu des documents confidentiels de l'Onu qui confirment les accusations. 

D’après les témoins et victimes interrogés par la chaine américaine, les soldats russes et les Forces armées centrafricaines auraient violé, torturé et exécuté des civils mais aussi incendié des maisons ce 15 février 2021 à Bambari, dans le centre du pays. 
Des exactions commises alors qu'ils pourchassaient des rebelles en guerre contre le régime du président Faustin-Archange Touadéra. 

Mais le maire de la ville de Bambari, Abel Matipata, dément ces informations. Selon lui, aucune violence n'a été perpétrée contre des civils.
"Moi je n'ai pas vu ça. A ma connaissance, il n'y a pas là une réalité. Parce que ce sont seulement les éléments des groupes armés qui ont été traqués. Ce sont certainement ces éléments de groupes armés qui ont été appréhendés par les forces de défense et qu'on qualifie de civils. Non ce ne sont pas des civils", affirme le maire de Bambari. 

La mission de paix des Nations unies en République centrafricaine, la Minusca, a aussi publié un rapport sur de supposés crimes commis par les soldats centrafricains et les mercenaires russes contre les populations civiles.
Le gouvernement centrafricain a toutefois nié ces accusations tout en déclarant qu’une enquête avait été ouverte. 

"Dommages collatéraux"

L’évêque de Bambari, Monseigneur Richard Appora, affirme "ne pas avoir de preuves pour pouvoir dire s'il y a eu exactions ou pas. Il y a une enquête qui a été diligentée de la part du gouvernement pour vérifier ces allégations".

L'évêque préfère parler de "dommages collatéraux comme pour toute opération militaire" plutôt que de civils tués.

La DW a contacté le porte-parole de la présidence centrafricaine pour en savoir plus sur l’avancement de l’enquête ouverte mais celui-ci n’a pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat.  

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 10:19
FIN DE MANDAT DE FATOU BENSOUDA A LA CPI

 

Lu pour vous

 

https://lepays.bf/ 15 juin 2021

 

Plus de bas que de hauts !

 

Après neuf ans de services à la Cour pénale internationale (CPI) en tant que procureure, la Gambienne Fatou Bensouda passe le témoin au Britannique Karim Khan. Ce dernier, connu pour être un spécialiste de la Justice internationale, aura de nombreux défis à relever surtout qu’il arrive au moment où la CPI fait l’objet de nombreuses critiques. Car, il faut le dire, sous Fatou Bensouda, la CPI a connu plus de bas que de hauts et ce, au regard des revers judiciaires retentissants qu’elle a enregistrés et qui ont  failli même entamer sa crédibilité. Tout commence en 2014, lorsqu’accusés de crimes contre l’humanité, l’actuel président du Kenya, Uhuru Kenyatta et son colistier, poursuivis par la CPI, ont fini par être acquittés du fait de l’incapacité du bureau du procureur à apporter des preuves devant permettre l’ouverture d’un procès et ce, alors même qu’environ 1300 personnes ont péri au lendemain de la présidentielle de 2007. S’ensuit plus tard l’acquittement du président du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean Pierre Bemba, alors poursuivi pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Révulsé, l’ancien seigneur de guerre congolais n’a  pas hésité à réclamer plus de  68 millions d’euros en guise d’indemnisation et de dommages et intérêts à la CPI pour tant d’années passées en prison. Et ce n’est pas tout. Car, après plusieurs années d’investigations, le bureau du procureur n’a pas réussi à prouver la culpabilité de l’ancien président Laurent Gbagbo et son homme-lige Charles Blé Goudé dans la crise post-électorale de 2010-2011, en Côte d’Ivoire, qui a coûté la vie à plus de 3000 personnes. Tant et si bien que ces deux personnalités, à la surprise générale, ont fini par être acquittées et s’apprêtent même à retourner au bercail et ce, après  environ une décennie derrière les barreaux.

On se demande si son successeur arrivera à restaurer la confiance  entre la Cour et le continent africain

Qu’est-ce qui peut expliquer ces échecs récurrents qui n’honorent pas la CPI et dont certains n’hésitent pas à dire qu’elle s’acharne sur les Africains et ferme obstinément les yeux sur les dérives des dirigeants occidentaux ? Vrai ou faux ? Difficile de répondre à cette question. Pour le moins, on sait seulement que sous le magistère de Bensouda, la CPI a beaucoup enquêté en Afrique, notamment en Centrafrique, au Mali, en Guinée, au Soudan et en Libye. La méfiance entre elle et l’Afrique était telle que certains pays, en 2016 et 2017, n’avaient pas hésité à claquer la porte en se retirant du statut de Rôme. Il s’agit, pour ne pas les nommer, de la Gambie dont est originaire Fatou Bensouda, du Burundi et de l’Afrique du Sud. Sans oublier que d’autres pays sont en embuscade. C’est dire si le mandat de Fatou Bensouda a été marqué par une forte opposition africaine à la CPI. Si fait que l’on se demande si son successeur arrivera à restaurer la confiance  entre la Cour et le continent africain. Il y a d’autant plus intérêt que la juridiction internationale avait aussi maille à partir avec les Etats-Unis lorsqu’elle a annoncé sa volonté d’enquêter sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis en Afghanistan, en Israël  et en Cisjordanie. Très remonté, le président américain d’alors, Donald Trump, avait interdit de voyage et gelé les avoirs de la procureure aux USA. C’est dire à quel point les défis qui attendent le nouveau procureur de la CPI sont immenses. Il se doit donc de mettre le pied à l’étrier s’il veut réussir l’ouverture de la CPI au reste du monde.

 

Boundi OUOBA 

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 22:59
« Centrafrique : le temps des chenilles »
« Centrafrique : le temps des chenilles »

Lu pour vous

 

https://www.ouest-france.fr/ 14/06/2021 à 05h00 Patrick David

 

« Les Centrafricains en sont extrêmement friands. Elles remplacent, pour certains, la viande de bœuf. »

De mai-juin à septembre-octobre, c’est en Centrafrique la saison des chenilles, communément appelées makongos en langue sango (la langue la plus parlée en Centrafrique). Les chenilles apparaissent en forêt avec les pluies qui s’abattent sur une partie du pays. Il s’agit de larves abondantes dans les forêts du sud-ouest de la Centrafrique (la Lobaye…)

Les Centrafricains en sont extrêmement friands. Elles remplacent, pour certains, la viande de bœuf dont le prix a beaucoup monté en raison du climat d’insécurité, en particulier, des vols de bétail, des « coupeurs de routes » qui rackettent les vachers, des conflits entre agriculteurs et éleveurs peuls.

Ces chenilles sont particulièrement riches en protéines. Ceci est appréciable dans un pays confronté à une malnutrition chronique.

On estime que 85 % de la population centrafricaine en consomme en pleine saison.

Les chenilles se trouvent sur les étals des marchés des quartiers populaires, au kilomètre 5 à Bangui. On les achète fraîches, séchées ou grillées. On les mange accompagnées de pâte d’arachide, grillées, en brochettes.

Ce sont plus d’une douzaine d’espèces comestibles qui sont ramassées au sol ou sur les feuilles par les Pygmées, ces chasseurs-cueilleurs qui ont une parfaite connaissance de la forêt.

La vente de ces chenilles à des femmes tenant commerce sur les marchés en ville est pour eux une source de revenus non négligeable et leur évite de trop s’éloigner des zones forestières qui sont, en ces temps troublés, un refuge.

Les Pygmées craignent les milices qui occupent toujours une grande partie du territoire. La forêt reste leur habitat traditionnel même si, avec les grandes sociétés exploitant le bois, la forêt recule

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 22:49
Suspension de l’aide budgétaire française en RCA

 

Suspension de l’aide budgétaire française en RCA: quelle position pour les autres bailleurs?

 

https://www.rfi.fr/ 14/06/2021 - 11:24

 

En Centrafrique, après l’annonce par la France de la suspension de son aide budgétaire, la question du positionnement des autres partenaires de Bangui se pose. Plus de la moitié du budget de la Centrafrique vient de ressources extérieures, que ce soit des appuis budgétaires ou des appuis sous forme de projet. Que sait-on des intentions des bailleurs de la Centrafrique ?

Aucune suspension de programme ou d'aide n'est officiellement annoncée. Le dialogue n’est pas rompu avec les autorités, les échanges sont réguliers indiquent plusieurs partenaires. Les sujets de discussion ne manquent pas : question des droits de l’homme, situation politique, campagnes de désinformations… Une délégation conjointe, Union africaine-Nations unies-Communauté économique des États de l'Afrique centrale-Union européenne, était présente récemment à Bangui pour les aborder.

Mais certains bailleurs s'interrogent sur les potentielles interférences du partenaire russe. L'un d'entre eux souligne la détérioration des relations avec certaines autorités proches de ce partenaire. Tous s'accordent et disent attendre de la transparence et des clarifications. Car si le domaine de la défense est une chose, ceux de la santé ou de l’éducation sont eux plus particulièrement scrutés. Les bailleurs investissant beaucoup dans ces secteurs.

Parmi les jalons qui devraient permettre de rassurer les partenaires internationaux : une enquête rigoureuse sur les « allégations » d’exactions par les forces armées centrafricaines et alliés, la tenue du dialogue inclusif ou encore la formation du nouveau gouvernement.

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 22:38
Mali : après la fin de l'opération Barkhane, la tentation russe

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Mali : après la fin de l'opération Barkhane, la tentation russe

 

Nathanaël Charbonnier - 14/06/2021 16:00  franceinfo  Radio France

Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé le 10 juin la fin de l'opération Barkhane au Sahel sous sa forme actuelle, Moscou veut se poser en alternative à la France dans la région. A Bamako, la capitale malienne, une intervention de la Russie divise. 

Ils se rassemblent régulièrement, les jeudis, devant l'ambassade russe, à Bamako. Les membres de la plate-forme Intervention Russie militent pour que Moscou s'implique dans les affaires maliennes. Comme à l'époque de la décolonisation, dans les années 60, quand Bamako s'était rapprochée de l'ex-URSS. 

Soixante ans plus tard, le regard de Sidi Traoré, membre de ce mouvement citoyen, se tourne à nouveau vers l'Est. "Nous voulons que la Russie vienne traiter nos problèmes sécuritaires, explique-t-il. Nous avons vu la coopération militaire russe avec d'autres pays, comme la Syrie, ou plus récemment la Centrafrique. Nous sommes convaincus que des militaires russes feront davantage que la France."

Sentiment anti-français

Des propos qui laissent sceptiques Boubacar Ba. Ce proche de l'imam Dicko, opposant au régime de l'ex-président malien Ibrahim Boubacar Keïta, très en vue lors des manifestations de 2020, rejette l'idée d'une intervention russe. "Nous assistons à une querelle géopolitique au Sahel, analyse-t-il. Le champ d'action classique de la Russie n'est pas le Sahel."  Selon Boubacar Ba, la tentation russe est alimentée par un sentiment anti-français. "Une partie de l'opinion malienne veut en découdre avec les autorités françaises, et trouve en Moscou une solution alternative. Mais c'est un saut dans l'inconnu." 

La présence française au Mali est régulièrement contestée dans les rues. Certains estiment que l'opération Barkhane et son objectif de lutter contre le terrorisme dans la région est un échec. Alors, pourquoi ne pas demander à un autre acteur d'intervenir ? 

Besoin d'alliés face aux terroristes

Le président du Parti socialiste malien, proche de l'ex-président IBK, Amadou Koïta, considère Moscou comme un allié potentiel. "Le Mali a des amis, que ce soit la France ou la Russie. Mais le Mali n'est pas un pays ingrat. Nous ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain. Nous savons que 50 soldats français sont tombés ici [depuis 2013]. D'un autre côté, il est vrai que l'opération Barkhane pose problème aujourd'hui, parce que les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Nous avons besoin de tous les partenariats pour lutter contre le terrorisme."

C’est ainsi que la Russie se retrouve présente dans beaucoup d’esprits. Assimi Goïta, le nouveau président malien, aurait suivi des formations en Russie. Certains racontent même qu'il parle le russe.

Pour Michel Beuret, directeur éditorial de la fondation Hirondelle, une ONG suisse produisant des médias d'information sur des terrains de crise, notamment au Mali, les Russes sont déjà influents dans le pays. "Ils font de la désinformation, mais ce n'est pas aussi prégnant que ce que l'on peut voir en Centrafriquedécrit-il. Les Russes cherchent à s'installer sur le continent africain. Parce que les Chinois, les Américains, les Européens sont là."

Cette tentation russe existe donc bien au Mali, et notamment à Bamako, où se trouve une grande partie de la classe politique malienne. 

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