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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 23:52
Centrafrika tu choisis toi-même  par Bambote Makombo

 

                            

              

  Poème bantou 2

 

1

 

C’est l’heure où

Le peuple Centrafrika

Remplit son espace

Du sud au nord

De l’est à l’ouest

2

Les diversités des

Gens de ce territoire

D’œufs d’oiseaux

Dans les airs des

Diamants des eaux

Arbres sont  innombrables

 

3

 

À chaque pas de

Ouara à Bangui

Kété ou à Damara

Là-bas où va-t-on

En Centrafrika

Les personnes se rencontrent

Avec leurs Ancêtres

Le jour et la nuit

Au-delà de minuit

 

4

 

Au milieu de la nuit

De notre territoire

Est-ce notre histoire

Argent c’est argent

Blanc c’est blanc

Jaune c’est jaune

Les tentatives de

Destruction de toutes

Choses citoyennes

Naissance des nègres

Blancs à la sauvette

Inhumains coups d’état permanents

 

5

 

C’est l’heure où

Le peuple Centrafrika

Plante un mango

Aux mamelles au

Milieu du village

Au nord-est à Birao

 

 

6

 

Blanc c’est blanc

Argent c’est argent des urines

Naissance à la sauvette

Nègres-jaunes

Ils croyaient mettre

Main basse sur

Le territoire Centrafrika

Par l’esclavage

Par les bourrages

Des crânes noirs

C’est noir

 

7

 

Leste la première  Race

Éclose dans ce monde

De même l’existence

D’une chose unique

Lestes  de côté laissons

Les dans leur conneries

Est-ce que cette

Mère accouche t-elle

De quelque chose

Un faux con accouche

D’un rien de connerie

 

8

 

Les trainées des essaims

Des mouches des décharges

À travers Centrafrika

Les trafics des armes

Des personnes en bois

Les sangs des urines versées des

Sources des rivières

Changer la nature

Des gens Centrafrika

Pour gober leur substance

Les traînées des conneries

De leurs cons laissent

Les essaims sœurs mouches

Noires rouges de sang

À travers Centrafrika

 

9

 

Leste de côté à cette

Heure-là du dimanche Peuple rempli

De son cœur de son

Esprit unique

Encore une fois tu choisis

Avec les Ancêtres de toute

Chose nous tous nous rions

À l’avenir Centrafrika

 

Le 7 février 2016

 

Bamboté Makombo

Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 23:44

 

 

http://afriqueeducation.com/  Jeudi 11 février 2016 à 19:41

 

Afrique Education : Votre présence au second tour de cette présidentielle très discutée, a été une surprise pour beaucoup de personnes. Le candidat indépendant que vous êtes, a-t-il, aussi, été surpris de sa performance ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Je remercie, tout d'abord, votre journal de m'avoir offert cette opportunité de m'exprimer sur les sujets brûlants de l'heure. Revenons à votre question, je ne suis pas surpris de ma performance, mais, plutôt, de ce que certaines personnes s'étonnent de ma présence au second tour. J'ai, toujours, après mes études universitaires, travaillé dans mon pays jusqu'au jour d’aujourd'hui. J'ai commencé comme enseignant à l'Université de Bangui où j'ai formé des générations de compétences, qui travaillent dans les secteurs tant public que privé. Fort de mon passé d'enseignant, et, récemment, en tant que premier ministre, chef du gouvernement, je ne peux que me prévaloir l’adhésion de bon nombre de nos compatriotes. 

 
Afrique Education : Dans quel état d'esprit abordez-vous ce deuxième tour ? Avec l'assurance de gagner, avec la modestie qui vous a toujours caractérisé ou dans l'incertitude totale, le corps électoral centrafricain n'étant pas manipulable ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : J'aborde ce second tour avec beaucoup de circonspection. Je puis vous assurer que je suis convaincu de ma victoire à ce second tour de l'élection présidentielle. Ce qui me convainc à cet effet, c'est l'engouement de la population, que dorénavant n’est pas manipulable comme  vous-même avez compris. L'on ne peut pas se présenter devant la population pour demander son suffrage en adoptant un profil condescendant, en lui faisant croire qu'on est le deüs ex machina (l’homme providentiel). La population a besoin des dirigeants humbles et efficaces. Voilà ce que j'ai à offrir au peuple pour recueillir son suffrage.

 
Afrique Education : Vous étiez 30 candidats au départ. Il n'en reste que deux pour le deuxième tour. Sur quels candidats comptez-vous pour accéder au Palais de la Renaissance ? 

 
Professeur Faustin Archange Touadera : De prime abord, je respecte la souveraineté du peuple centrafricain dans son choix. Beaucoup de mes frères et sœurs, qui ne sont pas retenus, pour le second tour, ont décidé de me soutenir; je leur en sais gré (Il en est de même de Martin Ziguélé du MLPC qui a totalisé plus de 11% des suffrages, ndlr). Leur engagement est fonction de l’ultime  vision que nous partageons, à savoir, une Centrafrique nouvelle avec des femmes et des hommes intègres, qui sauront relever les défis, qui nous attendent, tous. Je compte, naturellement, sur eux, ainsi que, sur l'ensemble de l'électorat, pour remporter la victoire, qui est la nôtre au second tour.

 
Afrique Education : Que diriez-vous à un électeur centrafricain pour voter pour vous plutôt que pour votre adversaire ? Que lui promettez-vous pour l'attirer dans votre camp ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Il y a une forte mobilisation, qui se met en place sur l'ensemble du territoire et à l'extérieur pour m'accompagner à l’exemple des étudiants que j'ai formés, hier, et que je continue de former, ainsi que, les fonctionnaires, les pensionnaires, et je dirai, toute la couche sociale, qui se sont organisés pour battre campagne, en ma faveur, au premier tour, sans que je les appuie, personnellement.  La maturité du peuple centrafricain l'amène à faire la distinction entre le bien et le mal. L'électeur centrafricain se rappelle, encore, du courage dont j'ai fait preuve pour entreprendre des réformes audacieuses pendant les cinq années que j'ai passées à la tête du gouvernement de 2008 à 2013. Grâce à ces réformes, même si les conditions de vie de la population n'avaient pas atteint le niveau escompté, elles tranchaient, véritablement, avec celles que j'avais héritées. Fort de ces constats, je me considère comme un homme épris de paix, qui a été freiné dans son élan, un homme de consensus et de paix, un rassembleur du peuple centrafricain déboussolé et en détresse, un homme selon la réelle volonté de DIEU TOUT PUISSANT.

 
Afrique Education : Quelles sont les principales mesures que vous mettriez en place dans les 100 premiers jours ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Les 100 premiers jours de ma présidence seront consacrés, en premier lieu, à l'amorce du rétablissement de la sécurité, sur l'ensemble du territoire, avec son corollaire, le désarmement et la lutte effrénée contre la consommation des produits stupéfiants. En second lieu, à la résilience et à la relance économique afin de placer le pays sur la trajectoire du développement.
 
Afrique Education : Quelles sont les grandes lignes de votre programme pendant ce mandat ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Les valeurs, rien que les valeurs. La RCA a souffert, depuis fort longtemps, de la carence de valeurs dans sa gestion. Quelles que soient les stratégies de développement envisagées, si ceux où celles qui sont appelés à les mettre en œuvre ne fondent pas leur gestion sur des valeurs sûres, tout sera voué à l'échec. C'est pour cela que je mènerai une lutte sans vergogne contre la corruption, le népotisme, le clientélisme, l'affairisme, autrement dit, je ferai la promotion de l'excellence. L'éthique sera promue comme principe de base, ainsi que, le leadership efficace. Des valeurs d'intégrité, de lutte contre la corruption, de responsabilité, de respect des lois et des règles et des droits humains, etc., que j'ai mises en œuvre pendant mon magistère à la primature me réconfortent dans cette vision. 

 
Afrique Education : On dit que votre adversaire est plus proche du patronat et des milieux d'affaires, que vous. Pourquoi ne privilégiez-vous pas ce secteur qui peut créer beaucoup d'emplois plus que la fonction publique, si on s'en occupe bien ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : J'entretenais de bonnes relations avec les promoteurs du secteur privé lorsque j'étais premier ministre. D’ailleurs, mon gouvernement avait traduit, en prérogative, la création des conditions propices à l’émergence d’un secteur privé compétitif et dynamique.  Ceci étant, je m'efforçais à améliorer le climat des affaires propice aux investissements, par la lutte contre la corruption et le respect de l'éthique dans le secteur privé. Les emplois de masse ne peuvent être créés que par le secteur privé. A ce titre,  je faisais mener des réflexions aux fins d'inciter les Centrafricains à investir dans le secteur privé, creuset de création de l'emploi. N'eût été la crise qui a sapé les fondements de notre économie, cette initiative aurait abouti. Par ailleurs, les efforts que mon gouvernement et moi faisions pour sécuriser les recettes de l'Etat afin de payer, régulièrement, les salaires aux fonctionnaires et autres agents de l'Etat, qui sont des consommateurs, profitaient au secteur privé.

 
Afrique Education : Vous êtes l'ancien premier ministre de François Bozizé et membre du KNK. Quel est le sort que vous lui réservez si vous êtes élu ? Quel sort réserveriez-vous à Michel Djotodia ? Et à Catherine Samba-Panza ?

Professeur Faustin Archange Touadera : J'ai servi, cinq années, durant, aux côtés du président, François Bozize, comme premier ministre. La logique voudrait que je me départisse de lui pour désapprouver sa gestion lorsque j'étais en fonction. Nous avons collaboré dans un respect mutuel jusqu'au jour où le triste sort que le pays a connu, a mis un terme à cette collaboration. Je ne lui reproche rien. J'ai fait mention dans ma profession de foi que, s'il arrive que j'accède à la magistrature suprême de mon pays, désormais, le président préside, le gouvernement gouverne, la magistrature doit travailler en toute liberté. Le président, François BOZIZE, qui m'a donné l'occasion de faire mes premières armes en politique est justiciable comme l'est chaque citoyen centrafricain. Je ne formule aucun grief contre lui. Cependant, ceux qui sont à même de soutenir leurs accusations contre lui, n'ont qu'à le faire devant la justice. Michel DJOTODIA et Catherine SAMBA-PANZA sont des compatriotes envers lesquels je ne nourris pas d'animosité, aussi bien, que je n'en nourris guère vis-à-vis de quiconque. Ce qu'il faut savoir, et c'est la règle, après avoir servi l'Etat à quelque niveau de responsabilité que cela soit, on est obligé de passer devant le jugement de l'histoire. J'en ai fait l'expérience après avoir servi mon pays comme premier ministre. 

 
Afrique Education : En tant que candidat indépendant, vous n'êtes pas porté par un parti politique. Comment travailleriez-vous au niveau de l'Assemblée nationale pour faire voter vos lois ? Avec quelle majorité ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Une élection présidentielle est le rendez-vous d'une femme ou d'un homme avec ses concitoyens. Je ne doute pas de la lucidité des Centrafricains à me doter d'une majorité à l'Assemblée nationale pour me permettre de concrétiser ma vision à laquelle ils souscrivent. Il y a, certes, des candidats aux législatives, qui partent sous la bannière des formations politiques, mais, il n'en demeure pas moins que beaucoup de ces candidats sont indépendants. 
 
Afrique Education : Les Centrafricains en portant leur choix sur vous, ont signifié leur volonté d'indépendance. La Françafrique a une forte emprise sur votre pays. Que faire pour desserrer cet étau qui étouffe vraiment votre pays ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : La Françafrique ? Je puis vous affirmer,  sans détour, lorsque j'étais premier ministre, je n'étais, guère, soumis aux objurgations d'une puissance quelconque. J'entretenais avec les représentants de la France, en Centrafrique, des relations d'amitié et de coopération sincères sur la base de respects mutuels. La gestion travestie de la République centrafricaine résulte, plutôt, de la carence de valeurs, qui l'étouffe que l'implication d'une puissance dans l'optique de réduire sa capacité à se développer.

 
Afrique Education : Allez-vous composer un gouvernement d'union pour commencer et dire merci à ces partis qui vous soutiennent ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Les Centrafricains ont compris que le partage de gâteau ne sied plus. Tous ceux qui ont décidé de me soutenir ne m'ont, jamais, réclamé quoi que ce soit. Au contraire, ils m'exhortent, tous, à faire feu de tout bois pour redorer le blason de la République centrafricaine. Les Centrafricains ont du génie et je suis convaincu qu'ils mettront, chacun, de leur côté, leur génie au profit du bien-être de tous.

 
Afrique Education : L'entretien tire à sa fin. Y a-t-il un fait non abordé qui vous tient à coeur ? Bref votre dernier mot ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Pour finir, je remercie, une fois de plus, votre journal pour avoir eu à s'intéresser à ma modeste personne, et, par la même occasion, à me donner cette circonstance de présenter, à nouveau, ma vision de la gestion de la chose publique.

 

Propos recueillis par Jean Paul Tédga

 

*Interview parue dans le numéro 432 du 1er au 14 février 2016 d'Afrique Education (actuellement chez les marchands de journaux).

 

PRESIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE - Professeur Faustin Archange Touadera : « Je suis convaincu de ma victoire »
Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 23:29

 

 

ADDIS-ABEBA, 10/02/16 (Xinhua) -- Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l'Union Africaine (UA), a approuvé le redéploiement de la mission d'observation sur le court-terme de l'UA (STO) pour le deuxième tour des élections présidentielles et la réorganisation des élections législatives en République Centrafricaine (RCA) le 14 février 2016.

 

D'après un communiqué de l'UA publié mardi, le déploiement de la mission suit l'invitation officielle du gouvernement centrafricain, et les observateurs de l'UA sont arrivés à Bangui, capitale de la RCA, dimanche, jusqu'au 17 février.

 

La Mission d'observation électorale de l'UA (AUEOM) est menée par Souleymane Ndene Ndiaye, ancien Premier ministre du Sénégal, a indiqué le communiqué.

 

La mission comprend 40 observateurs sur le court-terme (STO) du parlement panafricain, du Comité des représentants permanents de l'Union Africaine, des organes de gestion électorale, des organisations de la société civile, des réservoirs de pensée, des médias et des institutions académiques.

 

Le communiqué indique que les observateurs seront redéployés dans les circonscriptions électorales du pays afin de surveiller le processus électoral et de discuter avec les acteurs clefs impliqués dans le processus électoral.

 

Le document a rappelé que l'UA avait déployé l'AUEOM dans le pays au premier tour des élections organisées le 30 décembre 2015.

 

Ce redéploiement réaffirme le mandat et l'engagement de l'UA en faveur de la promotion des valeurs démocratiques et de la gouvernance sur le continent en accord avec les instruments internationaux et de l'UA, selon le communiqué.

 

La Mission devra contribuer au renforcement du processus de démocratisation en République Centrafricaine en apportant une évaluation objective, indépendante et impartiale de la conduite des élections en accord avec les meilleures pratiques et les normes régionales et internationales et les lois nationales de la RCA, a ajouté le document.

L'UA redéploie des observateurs pour le deuxième tour de la présidentielle en RCA
Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 23:02

 

 

http://www.voaafrique.com/  11.02.2016 17:45

 

Okot Odek est l'un des principaux commandants de l'Armée de résistance du seigneur capturé en Centrafrique. Il sera prochainement rapatrié en Ouganda.

 

Okot George Odek, ancien haut responsable de la sanguinaire rébellion ougandaise, avait été capturé le 6 février par une faction de l'ex-rébellion centrafricaine Séléka, puis remis aux forces américaines qui collaborent avec l'Ouganda pour traquer la LRA.

 

"Il s'est rendu à la Séléka et ils nous l'ont remis," a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée ougandaise, Paddy Ankunda, alors que les anciens rebelles centrafricains affirment avoir capturé le chef de guerre.

 

"Des dispositions ont été prises avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour le ramener en Ouganda très bientôt", a ajouté M. Ankunda.

 

Il n'a pas été précisé si M. Odek serait jugé ou gracié.

 

Plus de 12.000 anciens combattants de la LRA ont bénéficié d'une amnistie destinée à encourager les rebelles en fuite à se rendre.

 

L'ex-Séléka avait déjà revendiqué en janvier 2015 l'arrestation de Dominic Ongwen, ancien responsable de la LRA, qui a comparu le 21 janvier devant la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre de 70 chefs d'accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

 

Odek était l'un des proches de Joseph Kony, le dirigeant de la LRA. Il avait été enlevé enfant par la rébellion dans le district de Gulu (nord), une pratique coutumière de la LRA. Il était devenu lieutenant-colonel à la tête d'unités d'une cinquantaine de combattants qui menaient des attaques dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

 

Sa capture pourrait représenter pour la LRA une perte plus importante que celle de Dominic Ongwen.

 

Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants d'abord dans le nord de l'Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins.

 

Créée en 1987 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, elle s'est forgée une effroyable réputation au fil de ses exactions en Ouganda, au Soudan du Sud, dans le nord-est de la RDC puis en Centrafrique.

 

Joseph Kony, qui prétend avoir des pouvoirs mystico-religieux, serait lui-même réfugié dans l'enclave de Kafia Kingi, contrôlée par le Soudan, à la frontière avec le Soudan du Sud et la Centrafrique.

 

Avec AFP

 

Ouganda: l'armée affirme détenir un ex-chef de la LRA capturé en centrafrique

 

11/02/16 (AFP)

 

L'armée ougandaise a indiqué jeudi qu'elle détenait Okot Odek, un des principaux commandants du groupe rebelle de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) capturé en Centrafrique la semaine dernière et qui sera prochainement rapatrié en Ouganda.

 

Okot George Odek, ancien haut responsable de la sanguinaire rébellion ougandaise, avait été capturé le 6 février par une faction de l'ex-rébellion centrafricaine Séléka, puis remis aux forces américaines qui collaborent avec l'Ouganda pour traquer la LRA.

 

"Il s'est rendu à la Séléka et ils nous l'ont remis," a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée ougandaise, Paddy Ankunda, alors que les anciens rebelles centrafricains affirment avoir capturé le chef de guerre.

 

"Des dispositions ont été prises avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour le ramener en Ouganda très bientôt", a ajouté M. Ankunda.

 

Il n'a pas été précisé si M. Odek serait jugé ou gracié.

 

Plus de 12.000 anciens combattants de la LRA ont bénéficié d'une amnistie destinée à encourager les rebelles en fuite à se rendre.

 

L'ex-Séléka avait déjà revendiqué en janvier 2015 l'arrestation de Dominic Ongwen, ancien responsable de la LRA, qui a comparu le 21 janvier devant la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre de 70 chefs d'accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

 

Odek était l'un des proches de Joseph Kony, le dirigeant de la LRA. Il avait été enlevé enfant par la rébellion dans le district de Gulu (nord), une pratique coutumière de la LRA. Il était devenu lieutenant-colonel à la tête d'unités d'une cinquantaine de combattants qui menaient des attaques dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

 

Sa capture pourrait représenter pour la LRA une perte plus importante que celle de Dominic Ongwen.

 

Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants d'abord dans le nord de l'Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins.

 

Créée en 1987 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, elle s'est forgée une effroyable réputation au fil de ses exactions en Ouganda, au Soudan du Sud, dans le nord-est de la RDC puis en Centrafrique.

 

Joseph Kony, qui prétend avoir des pouvoirs mystico-religieux, serait lui-même réfugié dans l'enclave de Kafia Kingi, contrôlée par le Soudan, à la frontière avec le Soudan du Sud et la Centrafrique.

 

L'armée ougandaise affirme détenir un ex-chef de la LRA capturé en Centrafrique
Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 22:11

 

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 11 FÉVRIER 2016

 

Les richesses naturelles de la forêt centrafricaine des frontières, sont en train d’être exploitées anarchiquement par des étrangers. C’est le cas de bambou de chine et des rôniers dans la préfecture de la Vakaga, exploités par des soudanais. C’est un constat du RJDH.

 

Selon les informations du RJDH, l’exploitation anarchique et abusive du bambou de chine et des rôniers à Am-Ndafock, village situé à 75km de Birao, par les Soudanais date d’une décennie.

 

Ces  derniers viennent sans autorisation du ministère des Eaux et Forêt, Chasses et Pèches pour se procurer de ces richesses.

 

Abdel-Sabour Ramadane, un  jeune de Tiringoulou, ville située à 205 km à la frontière Centrafrique-Soudan, a dénoncé cette exploitation anarchique « J’ai vu comment des Soudanais viennent détruire les bambous de chine et les rôniers de notre Pays. Ces richesses constituent le patrimoine du pays. Son exploitation doit être ordonnée par le ministère des Eaux et Forêts. On devrait payer des taxes à l’Etat  avant de les exploiter, malheureusement  ce n’est pas le cas », a t-il déploré.

 

De sources bien informées, ces exploitants viennent du Soudan avec de gros camions pour couper ces bois sans aucune autorisation de la part des autorités administrative. Selon une autorité locale, ces Soudanais utilisent ces bambous de chine pour construire des maisons.

 

Ahmat Soulé, Sultan Maire de la ville de Birao pense que cette situation est favorisée par l’absence des agents des Eaux et Forêt « si les fonctionnaires du Ministère des Eaux et Forêts, Chasses et Pèches étaient à leurs postes, je crois que ces pratiques seraient terminées. Malheureusement à chaque fois que le Ministère affecte les agents, ces derniers refusent en fournissant comme raisons que Vakaga est trop loin de la capitale », regrette ce dernier.

 

C’est depuis environ une dizaine d’années que le service des Eaux et Forêts, Chasses et Pèches est absent de la ville de Am-Ndafock qui fait frontière avec le Soudan.

La population de la Vakaga dénonce l’exploitation anarchique de ressources naturelles par des soudanais
Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 13:34

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 10/02/16  - Plus de 110 candidats aux élections législatives du 14 février prochain en Centrafrique ont annoncé qu’ils étaient à court d’agent et que par conséquent ils se désistaient pour ce scrutin, tenu dans un premier temps le 30 décembre avant d’être annulé, a annoncé mercredi le porte-parole de l’Autorité nationale des élections (ANE).

 

Selon Julius Rufin Gouandé Baba, les candidats qui ont désisté, ont, pour beaucoup d'entre eux, informé l'ANE des difficultés financières qu'ils ont pour battre campagne après s'être investi dans le premier scrutin qui a été annulé par la Cour Constitutionnelle.

 

La reprise du premier tour du scrutin législatif dans un bref délai ne leur a pas permis de réunir d'autres moyens financiers pour battre à nouveau la campagne, ont-ils écrit à l'ANE.

 

Outre cet argument financier évoqué par certains, d'autres ont expliqué avoir jeté l'éponge pour des convenances personnelles, a dit le porte-parole de l'ANE non sans écarter le fait qu'ils ne croient plus à la transparence du scrutin.

 

Leur désistement n'aura aucun impact sur la tenue des élections dans les circonscriptions concernées, a toutefois souligné le rapporteur général de l'ANE.

 

Il a ajouté que la maquette du bulletin de vote comportera leurs photos dans la mesure où elle a été confectionnée avant les désistements. Quoi qu'il en soit, a-t-il souligné, les électeurs sont informés et ne porteront pas leur voix sur eux.

 

Julius Rufin a par ailleurs informé que des sanctions ont été prises contre des membres de l'ANE qui sont à l'origine des manquements ayant conduit à l'annulation des législatives. Les sanctions vont de la suspension à la radiation pure et simple des membres de l'ANE et de ses démembrements reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés, a affirmé Julius Rufin Gouandé Baba.

 

Les concernés n'auront plus leurs salaires et pourront faire l'objet de poursuite judiciaire si leurs actes tombent sous le coup de la loi.

 

Les membres de l'ANE qui ont fait l'objet de sanctions, ont été dénoncés par les candidats pour avoir organisé des fraudes en faveur de leurs adversaires ou ont fait preuve d'incompétence. A ce sujet, ils n'ont pas transmis les procès-verbaux, conformément aux dispositions du code électoral.

 

Législatives centrafricaines : faute d'argent, plus de 110 candidats renoncent
Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 13:22

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

 

Par Pierre Pinto   RFI  jeudi 11 février 2016

 

Faustin Archange Touadéra face à Anicet Georges Dologuélé, c'est l'affiche du second tour de la présidentielle centrafricaine de dimanche prochain. Faustin Archange Touadéra, Premier ministre de François Bozizé entre 2008 et 2013, a surpris bon nombre d'observateurs au premier tour en se qualifiant avec 19% des voix. Ces dernières semaines, plus d'une vingtaine de candidats battus au premier tour se sont ralliés à lui. Il répond aux questions de RFI.

 

RFI : Vous avez créé la surprise au premier tour. Beaucoup vous voient comme l’outsider qu’on n’attendait pas. Comment est-ce que vous expliquez votre score de 19% ?

 

Faustin Archange Touadéra : On dit outsider, mais on oublie les paramètres. Tout de même, j’ai été Premier ministre pendant cinq ans, dans un passé très récent. Je crois que c’est la première fois qu’un Premier ministre reste en poste pendant cinq ans. Et ça, ça compte. Et j’ai un bilan, il y a du travail qui a été fait. Les Centrafricains m’ont vu à l’œuvre et ça, ça compte aussi. Je pense que les standards, il faut les revoir un tout petit peu pour voir comment les Centrafricains sont allés voter. C’est vrai que je n’ai pas d’argent, pas beaucoup pour faire ma campagne, mais j’ai fait ma campagne sur des thématiques qui intéressent au regard de la crise que nous traversons. Et aujourd’hui, les Centrafricains ont envie de tourner la page. Ils veulent quelqu’un en qui ils ont confiance, ils veulent quelqu’un d’intègre pour gérer la chose publique.

 

Est-ce qu’avoir été Premier ministre de François Bozizé pendant cinq ans, c’est un atout ou un handicap dans la Centrafrique de 2016 ?

 

Pendant cette période-là, nous avons engagé un certain nombre de réformes. Il y a eu un bilan et un bilan positif. Les salaires étaient régulièrement payés, les bourses, les pensions. Nous nous sommes attaqués au problème de l’éducation : 4 500 enseignants ont été formés et intégrés. Des salaires qui étaient bloqués depuis plus de 23 ans, 24 ans, ont été débloqués. Ça, ça compte. Les cotonculteurs, à qui on n’avait pas payé le coton pendant des années, ont été payés. Et on a relancé la culture du coton. Nous avons assaini les finances, nous avons fait la bancarisation. Beaucoup de fonctionnaires ont apprécié que nous fassions confiance au système bancaire pour avoir la traçabilité. Nous avons mis en place un dispositif pour la lutte contre la corruption dans le cas du PPTE [Pays pauvres très endettés]. Ça, ce sont des choses qui comptent. Bien sûr, il n’y a pas eu que des succès, mais au regard de ça et globalement, les choses étaient positives.

 

La rébellion Seleka est née durant votre primature. Est-ce que ce n’est pas un échec pour vous ?

 

Vous savez quand on a commencé, il y avait des rébellions. Moi, quand je suis arrivé aux affaires, il était question d’aller au DDR [désarmement, de démobilisation et de réinsertion]. Il y a eu des efforts qui avaient été faits par le gouvernement pour procéder au désarmement à l’ouest de l’APRD [l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie]. Mais les ressources nous manquaient pour pouvoir poursuivre au niveau du nord, nord-est. En avril 2012, nous avons été à New York pour faire un plaidoyer, pour dire attention, les groupes armés étaient prêts à être désarmés, mais nous manquons de moyens pour ça. Mais on n’a pas été entendus. On avait même dit qu’il y avait ces menaces-là et nous avons entamé la réforme du secteur sécurité parce qu’on savait que nos forces de défense à ce moment-là avaient beaucoup de faiblesses. Et ça, il fallait aussi des ressources. On ne nous a pas beaucoup entendus en termes de moyens. Donc je pense qu’il faut examiner les causes en profondeur, mais nous ne pouvons pas décliner nos responsabilités bien entendu.

 

Aujourd’hui, vous n’avez pas de parti. Comment est-ce que vous comptez composer une majorité avec laquelle gouverner si vous êtes élu ?

 

Après la proclamation du premier tour, beaucoup de ces candidats, de manière spontanée, ont soutenu ma candidature, et sans condition. Au sortir de là, nous avons les élections législatives. Je ne fais pas beaucoup de paris là-dessus, mais il serait difficile qu’un parti politique seul puisse avoir la majorité. Donc on sera obligés de composer pour pouvoir trouver une majorité pour pouvoir gouverner.

 

Vous président, quelle serait votre priorité ?

 

Mais la priorité, c’est la paix, la paix et la réconciliation nationale. La paix passe nécessairement par des négociations pour le désarmement. Et ceci avec l’assistance de la communauté internationale. Ensuite, il y a aussi la réforme du secteur sécurité. Nous voulons une armée nationale professionnelle, républicaine, avec une mission précise pour garantir la sécurité au niveau de nos frontières. Et il y a aussi la cohésion sociale. Nous allons entamer des dialogues intercommunautaires pour que le vivre ensemble soit une réalité centrafricaine.

 

Comment financer votre politique ?

 

Evidemment, vous savez que les bases de notre économie ont été mises à mal par cette crise-là. Donc nous allons pouvoir discuter avec la communauté internationale pour essayer de nous appuyer. Mais il n’y a pas que ça : avant de demander à la communauté internationale, nous allons devoir assainir nos finances publiques pour que nous ayons quand même quelque chose à proposer. Il faudrait quand même qu’on nettoie devant notre porte. Relancer un certain nombre de secteurs productifs, notamment l’agriculture, et aussi des secteurs comme le bois, les mines, et autres choses pour voir si nous pouvons avoir assez de ressources pour ça. Aussi, nous allons pouvoir demander à la communauté internationale de nous appuyer. Il y a la situation humanitaire qui est dramatique, il faut faire face à ça, et le gouvernement seul ne pourra pas. Ça, c’est une évidence. Et donc nous sollicitons des aides massives pour nous permettre de sortir de là et de relancer l’économie. Mais pour ça, nous devons nous-mêmes balayer devant notre porte, c’est-à-dire en assainissant les finances publiques, en prenant des mesures de réformes pour lutter contre la corruption parce qu’en fait, l’action que nous allons porter, ce serait l’éthique, la lutte contre la pollution, l’égalité, l’équité et aussi la justice.

 

Quel bilan faites-vous de la période de transition qui s’achève ?

 

La transition nous a amenés aux élections. Le niveau sécuritaire a été nettement amélioré. Il y a des choses à faire. Moi, pendant plus de trois ans, je n’étais pas aux affaires, je n’ai pas voulu faire des critiques parce que je sais que les critiques, c’est toujours aisé, mais l’art est souvent difficile. Et ils ont fait ce qu’ils pouvaient faire, connaissant les conditions. Il reste des choses à poursuivre. C’est une question de continuité pour le prochain gouvernement.

 

Faustin Archange Touadéra sur RFI : «Les Centrafricains veulent tourner la page»
Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 12:02

 

 

http://french.cri.cn/   2016-02-11 09:40:00  xinhua

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a réclamé mercredi des mesures urgentes contre l'impunité concernant les violations des droits humains commises en septembre et octobre 2015 dans le pays.

 

Dans un rapport qui doit bientôt être publié, des enquêteurs de la MINUSCA ont documenté de graves violations des droits de l'homme commises du 26 septembre au 20 octobre 2015 en Centrafrique, a précisé la mission dans un communiqué de presse.

 

Ils ont également noté la destruction et l'appropriation de biens, incluant l'incendie de plusieurs maisons et le vol de biens appartenant à des organisations intergouvernementales et à des ONG, selon le communiqué.

 

"La faiblesse des autorités étatiques à Bangui et leur absence à l'extérieur de Bangui laissent planer le risque que les auteurs de violations des droits de l'Homme demeurent impunis. Les violences à Bangui ont également engendré une série d'incidents violents dans toute la République centrafricaine, y compris à Bambari, Kaga-Bandoro, Bouar, Carnot et Sibut", souligne le communiqué.

 

Le chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a exprimé son inquiétude quant à la possibilité que "les auteurs de violations graves des droits de l'homme bénéficient de l'impunité" et a demandé aux autorités centrafricaines de "prendre des mesures effectives afin que les responsables soient traduits en justice".

 

Il a par ailleurs demandé aux autorités centrafricaines, aux groupes armés et à la communauté internationale de mettre en œuvre une série de recommandations afin d'éviter des violations massives des droits de l'Homme à l'avenir.

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

CP/SPK#006/2016

 

Un rapport des Nations Unies sur la spirale de violence de septembre 2015 demande des actions urgentes contre l’impunité pour des violations graves des droits de l’homme en République centrafricaine

 

Bangui, le 10 février 2016: Un rapport des Nations Unies qui sera publié au courant du mois fait état de violations graves et d’abus des droits de l’homme commis lors de la reprise des violences à Bangui, en République centrafricaine, le 26 septembre dernier et se poursuivant jusqu’au 20 octobre. Les jours qui suivirent furent marqués par des attaques et des homicides contre des civils, ainsi que par la destruction et l’incendie généralisés de maisons et de biens, parmi l’ensemble des violations des droits de l’homme commises.

 

Ce communiqué de presse coïncide avec une période critique en République centrafricaine, soit immédiatement avant les élections présidentielle et législatives du 14 février 2016. Le chef de la MINUSCA, le Représentant spécial du Secrétaire général, Parfait Onanga-Anyanga, demande à tous les acteurs de soutenir le processus électoral, de rejeter toutes les formes de violence et de respecter l’issue du vote. Des élections paisibles et légitimes marqueront un pas significatif vers la réconciliation, la justice et la paix durable en RCA.

 

En compilant ce rapport, les enquêteurs de la MINUSCA ont documenté des violations des droits de l’homme, incluant les homicides de 41 civils et au moins 17 blessés; des cas de viol et d’autres formes de violences sexuelles; l’enlèvement et la détention arbitraire; le pillage, l’appropriation et la destruction de biens. Le rapport contient des extraits de récits de témoins et de victimes. La MINUSCA a également observé la destruction et l’appropriation généralisées de biens, incluant l’incendie de plusieurs maisons et le vol de biens humanitaires, comme l’équipement médical, d’organisations intergouvernementales et d’ONG. Dans les jours suivant la crise, les enquêtes furent limitées en raison de contraintes sécuritaires restreignant la liberté de circulation, et ce particulièrement dans les zones à prédominance musulmane de Bangui. Par conséquent, le nombre réel de victimes et de violations est potentiellement beaucoup élevé que celui figurant au rapport.

 

Alors que la majorité des violations ont été commises par les groupes armés anti-Balaka et ex-Séléka et leurs affiliés, le rapport détaille également des violations des droits de l’homme commises par des membres des forces armées centrafricaines. La faiblesse des autorités étatiques à Bangui et leur absence à l’extérieur de Bangui laissent planer le risque que les auteurs de violations des droits de l’homme demeurent impunis. Les violences à Bangui ont également engendré une série d’incidents violents dans toute la République centrafricaine, incluant à Bambari, Kaga-Bandoro, Bouar, Carnot et Sibut.

 

Le Représentant spécial demande aux autorités centrafricaines, aux groupes armés et à la communauté internationale de mettre en œuvre une série de recommandations afin d’éviter des violations massives des droits de l’homme à l’avenir, et de prendre des actions effectives afin de lutter contre l’impunité. Le chef de la MINUSCA a exprimé ses inquiétudes quant à la possibilité que « les auteurs de violations graves des droits de l’homme bénéficient de l’impunité et demande aux autorités centrafricaines de prendre des actions effectives afin que les responsables soient traduits en justice ». Il a également réitéré l’engagement de l’ONU à améliorer l’administration de la justice.

 

Les recommandations du rapport incluent, inter alia : la priorisation de la lutte contre l’impunité pour les violations graves et abus passés et présents des droits de l’homme; la cessation des attaques contre les civils par les groupes armés; et la réforme des FACA. De plus, le rapport recommande la mise en œuvre de programmes robustes et efficaces de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) et de réduction de la violence communautaire (RVC); la protection et l’assistance pour les victimes de violences sexuelles et basées sur le genre; ainsi que du support technique et financier de la communauté internationale pour la mise en place et le fonctionnement de la Cour pénale spéciale pour la RCA.

 

Le 30 septembre 2015, la Procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a exprimé sa grande inquiétude face à l’escalade de la violence à Bangui. Madame Bensouda a averti que tous ceux commettant des crimes tombant sous la juridiction de la Cour pourraient être tenus individuellement responsables. Dans une déclaration séparée, Madame Bensouda a souligné la tenue prochaine des élections en République Centrafricaine, disant : « Le processus de collecte de la preuve à l’encontre de toute personne incitant ou prenant part à des gestes de violence massive avant, pendant ou après les élections se poursuit. Ces gestes constituent des crimes graves, qui font parties des crimes pour lesquelles la CPI a juridiction. »

 

La MINUSCA va aussi partager les conclusions de ses enquêtes avec la CPI et la Cour pénale spéciale pour la RCA, qui sera mise sur pied prochainement.

 

 

Contacts:

 

Musa Gassama

 

Chef de la division des Droits de l’homme/Représentant du HCDR

Tel: +236 75265072

E-mail: gassama@un.org

 

L'ONU demande des mesures urgentes contre l'impunité en Centrafrique
L'ONU demande des mesures urgentes contre l'impunité en Centrafrique
Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 11:46

 

         

 

COMMUNIQUE DE PRESSE  n°009/2016

 

           De la Direction Fédération de Campagne Europe du MLPC

 

Après la signature du protocole d’accord politique entre le Bureau Politique Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain  (MLPC) et le candidat indépendant Faustin Archange TOUADÉRA, la Direction Fédérale de Campagne (DFC) EAAMOO du MLPC apporte à son tour tout son soutien au candidat n°2 à l’élection présidentielle du 14 février 2016.

 

Notre décision de soutenir le Pr Faustin Archange TOUADÉRA s’inscrit dans une démarche patriotique et républicaine, dans notre volonté indéfectible d’œuvrer pour la Paix, la Réconciliation, le Rassemblement de toutes les forces vives de la Nation afin de porter notre pays hors de ses cendres et de le reconstruire.

 

En conséquence, la Direction Fédérale de Campagne (DFC) EAAMOO du MLPC appelle l'ensemble de ses militants et sympathisants à voter massivement en faveur du candidat n°2, Faustin Archange TOUADÉRA.

 

Les Directions sous-fédérales de campagne du Parti sont ainsi appelées à soutenir les actions des « Comités de soutien » au candidat Faustin Archange TOUADÉRA.

 

 

Fait à Paris, le 10 février 2016 

 

Antoine Jérémie NAM-OUARA 

 

Membre du Bureau Politique, Chargé de communication extérieure

 

 

 

NDLR : Le Président du MLPC Martin ZIGUELE et le Pr Faustin Archange TOUADERA ont tenu ensemble deux grands meetings à Bocaranga et Paoua où un accueil délirant leur a été réservé par la population

La Direction Fédération de Campagne Europe du MLPC appelle à voter massivement le Pr TOUADERA
La Direction Fédération de Campagne Europe du MLPC appelle à voter massivement le Pr TOUADERA
La Direction Fédération de Campagne Europe du MLPC appelle à voter massivement le Pr TOUADERA
Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 11:34
Lu pour vous : Congo B : Retour du général Mokoko à Brazzaville

 

 

 

http://www.opinion-internationale.com/  mercredi 10 février 2016 - 11H35

 

La personnalité sans doute la plus attendue au Congo en ce début d’année a atterri hier mardi à l’aéroport Maya Maya de Brazzaville. C’est Jean-Marie Michel Mokoko, candidat à l’élection présidentielle et fraîchement démissionnaire de son poste de conseiller du Président chargé des questions de paix et de sécurité.

 

Le général Jean-Marie Michel Mokoko, ancien pensionnaire de l’École militaire de Saint-Cyr, également diplômé de l’École d’état-major de Compiègne, jouit d’une popularité certaine au Congo, et son retour suscite une forte effervescence au sein de la population et parmi ses soutiens dans l’armée nationale.

 

C’est au titre de chef d’état-major des armées du Congo, poste qu’il occupait depuis 1987, que le général a largement œuvré au retrait du pouvoir de Denis Sassou Nguesso en 1991 pour permettre la tenue de la Conférence nationale et contribuer ainsi à la fin du monopartisme.

 

En poste à Bangui depuis 2013 à la tête de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), le général Mokoko n’aura pas résisté aux appels de sa base à s’engager pour sortir le Congo de la crise. Et c’est afin de participer à l’élection présidentielle du 20 mars prochain, qu’il a repris sa liberté le 3 février, en démissionnant de son poste de conseiller auprès du chef de l’État.

 

C’est un dispositif de sécurité impressionnant qui a été mis en place par les autorités pour accueillir le général Mokoko, et les forces de l’ordre n’ont pas hésité à user de gaz lacrymogènes et de matraques pour disperser l’immense foule rassemblée à cette occasion.

 

Dans une interview donnée le soir à France24, le général Jean-Marie Michel Mokoko a dénoncé la « réception sauvage » orchestrée par les forces de police de Brazzaville pour le pousser à retirer sa candidature. Il a réaffirmé sa détermination : « S’ils décident de me tuer, ils n’ont qu’à le faire ! »

 

 Qui donne le ton de la campagne électorale ?

 

Au mois de juillet dernier, alors qu’il était en poste à Bangui, le général Mokoko s’était exprimé publiquement contre le projet de réforme constitutionnelle voulu par le président Denis Sassou Nguesso. Pour faire taire ses détracteurs qui le soupçonnent depuis longtemps d’accointances avec le pouvoir, le général avait averti : « Si la transparence du scrutin n’est pas garantie, il faudra réagir ». Il avait aussi prévenu qu’un « soulèvement populaire et pacifique [n’était] pas à exclure » et que dans ce cas, sa place serait « du côté du peuple ».

 

Le projet pour le Congo de celui qui souhaite « porter la voix du peuple » sonne comme la fin de la récréation : le général Mokoko a pour objectif de « changer les mentalités, moraliser l’appareil d’État, éliminer la corruption et regagner la confiance de la communauté internationale ».

 

Sa présence pourrait donc créer de vives tensions dans la capitale congolaise. Une source locale, qui préfère rester anonyme, nous rapportait hier dans la soirée que dores et déjà des éléments de la police traquaient et agressaient les proches et partisans du général.

 

Jean-Claude Miangouayila

 

 

PRESIDENTIELLE AU CONGO BRAZZAVILLE : La guerre des généraux aura-t-elle lieu ?

 

http://lepays.bf/  JEUDI 11 FÉVRIER 2016  

 

« Vrai opposant ou opposant motard ? » Ainsi nous interrogions-nous dans notre édition du 9 février dernier, lorsqu’à la surprise générale, l’ancien chef d’état-major de l’armée congolaise, le général Jean-Marie Michel Mokoko, annonçait sa candidature à la présidentielle du 20 mars prochain. Quelques jours seulement après cette annonce fracassante, la raison est en train de prendre le pas sur le scepticisme, tant les faits parlent d’eux-mêmes. En effet, de retour de la RCA où il était à la tête de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), le Général Mokoko s’est vu réservé un accueil indigne d’un  officier supérieur dont le seul péché est d’avoir manifesté son intention de briguer la magistrature suprême de son pays. Tenez ! Même escorté par des éléments de la MISCA et sa garde nationale congolaise du fait des honneurs dus à son rang, le général Mokoko a vu son cortège attaqué à coups de pierres et certains de ses partisans molestés par les sbires – pardon- les hommes liges de Denis Sassou Nguesso. A ce qu’on dit, l’objectif de tout ce ramdam, était de provoquer des troubles au cours desquels pourraient s’ensuivre des morts qui seraient mis sous la responsabilité du Général Mokoko désormais présenté comme un renégat pour ne pas dire un ingrat. C’est la preuve donc, si besoin en est encore, que la candidature du Général donne des sueurs froides au maître de Brazzaville qui, après son référendum constitutionnel controversé, ne voyait aucun obstacle à sa réélection ; l’opposition politique ayant montré ses limites, du fait de son incapacité à parler d’une même voie. Car, venant de l’intérieur, le Général Mokoko connaît les forces et les faiblesses de son ancien mentor et de ce fait, il peut lui tenir la dragée haute à la prochaine présidentielle. Dès lors, on comprend pourquoi Sassou a le sommeil trouble. Il redoute le scénario burkinabè où Blaise Compaoré, lâché par certains de ses anciens compagnons, a fini par être chassé du pouvoir et ce, après plus d’un quart de siècle de règne sans partage. Et l’accueil que Sassou a réservé à son ancien chef d’état-major n’est rien moins qu’une réponse à la volonté de ce dernier de l’affronter dans les urnes ; comme si, en tant que Congolais, le général Mokoko n’a pas le droit d’aspirer aux plus hautes fonctions de son pays.

 

Le Général Mokoko sait à quoi s’en tenir

 

En tout cas, le général Mokoko est prévenu. Sassou ne lui fera pas de quartiers. Il tentera, par tous les moyens, de le décourager. Car, si pour avoir annoncé sa candidature, cela lui a valu l’accueil que l’on sait, qu’en sera-t-il quand viendra l’heure de la campagne où le Général Mokoko sera appelé à sillonner le territoire congolais ? Et à l’allure où vont les choses, il n’est pas exclu que dans les jours à venir, Sassou et ses fidèles lieutenants montent une cabale contre « l’officier félon » qu’ils ne veulent plus voir même en peinture. Et comme sous nos tropiques, il existe des juges acquis pour connaître de ce genre de combines, on ne sera pas non plus surpris d’entendre demain que le Général Mokoko est poursuivi pour« trahison et atteinte à la sureté de l’Etat », juste pour ne pas dire pour «ingratitude notoire et aggravée envers Sassou». Le Général Mokoko sait donc à quoi s’en tenir. Il  ne doit pas prêter le flanc. Du reste, on imagine bien qu’en prenant son courage à deux mains pour s’opposer à un dictateur avec qui il a collaboré, le Général Mokoko donne la preuve qu’il n’a rien à se reprocher. Car les dictateurs  sont ainsi faits que quand ils ont un dossier sale contre vous, ils vous tiendront toujours par la barbichette, convaincus que vous n’oserez jamais leur tenir tête. On attend maintenant de voir ce que Sassou sortira bientôt de ses officines ; lui qui, en tant que général, et à en juger par l’accueil très peu amical réservé à Mokoko, donne l’impression de ne pas vouloir affronter dans les urnes un  autre général.

 

Boundi OUOBA

 

Centrafrique-Presse.com