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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 15:56

 

 

 

 


République centrafricaine : annonce d’un nouveau gouvernement

 

Les États-Unis accueillent avec satisfaction l’annonce de la formation d’un nouveau gouvernement de transition en République centrafricaine. Nous appelons tous les membres de ce gouvernement nouvellement constitué à faire avancer rapidement le processus de transition démocratique et à démontrer par leurs actions qu’ils gouvernent dans l’intérêt de tous les Centrafricains en incluant leur voix dans un dialogue national à vaste assise et ouvert à tous. De même, nous exhortons tous les Centrafricains à s’associer aux autorités de transition, à renoncer à tous les actes de violence et à participer pleinement au dialogue national.

 

Nous appelons également le nouveau gouvernement de transition à veiller à ce que le processus de transition démocratique soit ancré dans une consultation nationale à vaste assise avec toute la population de la République centrafricaine, y compris les personnes déplacées et celles qui ont fui dans des pays voisins. Ce processus de transition démocratique doit respecter les droits de tous, prévoir des mesures concrètes pour donner aux Centrafricains accès à la justice et à la reddition de comptes et culminer dans la tenue d’élections libres et honnêtes.

 

En ce moment crucial, les États-Unis rejettent catégoriquement toutes les actions et déclarations de nature à compromettre le processus de transition démocratique ou à entraîner davantage de violence et d’instabilité en République centrafricaine. Nous rejetons catégoriquement tout défi à l’intégrité territoriale de la République centrafricaine. Nous demandons instamment à toutes les parties de respecter pleinement et d’appliquer les dispositions de l’accord de cessation des hostilités conclu à Brazzaville en juillet 2014, et de se concentrer maintenant sur la tâche ardue du dialogue et de la consultation d’envergure nationale devant mener à une transition politique et des élections démocratiques.

 

Les États-Unis demeurent solidaires du peuple de Centrafrique tandis qu’il entreprend ce travail vital pour apporter la paix et la sécurité, la justice, la stabilité et la prospérité à son pays.

Département d’État des États-Unis


Bureau de la porte-parole


Washington, D.C.


Le 26 août 2014

Gouvernement Kamoun : Déclaration de Jen Psaki, porte-parole du département d'état US

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 15:07

 

 

 

 

 

Paris 27/08 2014 (CAP) – On ne l'apprend que maintenant, mais dimanche dernier, en rentrant tard dans la nuit à son domicile des Hauts de Seine (92) après une fête avec des amis à Paris, le porte-parole de l’ex-Séléka Habylah Awal, a eu la désagréable surprise de tomber nez à nez avec une demi-douzaine d’individus cagoulés qui le suivaient en voiture sans que la victime s’en soit rendu compte.

 

Il a été violemment passé à tabac par ces inconnus qui s’exprimaient en sango, langue nationale de Centrafrique et lui reprochaient selon leurs dires, « d’insulter la présidente régulièrement et ses proches » et de promettre de vouloir en « finir avec lui ce soir » etc…C’est la brusque survenue d’un couple sur les lieux et obligé de fuir devant le triste spectacle qui a également mis en fuite les agresseurs. Deux voisins d’habitation de la victime l’ont néanmoins assisté avant l’arrivée des pompiers qui se chargeront du transfert à l’hôpital d’Habylah Awal pour des soins appropriés.

 

Le porte-parole de l’ex-Séléka a naturellement déposé plainte contre x pour « agression caractérisée », « violence volontaire, coups et blessures en bande organisée avec préméditation »

Le porte-parole de l’ex-Séléka violemment agressé à Paris par des inconnus

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 13:22

 

 

 

 


Bangui - AFP / 27 août 2014 10h59 - Une délégation du gouvernement de transition centrafricain s'est rendue au Bénin pour y rencontrer l'ex-président Michel Djotodia, qui vit aujourd'hui en exil à Cotonou et veut que son pays retrouve la paix, a rapporté la radio publique centrafricaine.


(...) Je peux dire que le président Michel Djotodia est pour la paix, a déclaré mardi soir à la radio le conseiller politique et porte-parole de la présidence, Anicet-Clément Guiyama Masogo, qui conduisait la délégation ayant rencontré l'ex-chef d'Etat.

Cette délégation gouvernementale s'est rendue à Cotonou le week-end dernier, où M. Djotodia vit en exil depuis qu'il a démissionné en janvier 2014.


Chef de la rébellion à dominante musulmane de la Séléka, M. Djotodia était arrivé au pouvoir en mars 2103, à la faveur de la prise de Bangui par son mouvement et de la chute du régime de François Bozizé.


Le passage aux affaires de la Séléka a été désastreux pour le pays. Derrière une gouvernance en trompe l'oeil, il a été marqué par des pillages généralisés et d'innombrables exactions sur les populations civiles qui ont ensuite nourri une haine profonde contre la minorité musulmane, assimilée aux rebelles.


Affaiblie par l'intervention de l'armée française et de la force africaine Misca, la Séléka avait dû évacuer Bangui début 2014 et s'est retirée depuis lors dans ses fiefs du nord du pays, où elle est aujourd'hui très divisée.


Le président Michel Djotodia s'est engagé pour que les Centrafricains ne puissent plus connaitre les violences, les destructions, les pillages, les viols, a assuré mardi soir à la radio le conseiller Guiyama Masogo.


Ce déplacement d'une délégation gouvernementale au Bénin était une première étape, a annoncé le conseiller présidentiel.


A côté de l'ex-Séléka, il y a aussi les (milices) anti-balaka à la tête desquels il y a le président Bozizé (...). Et donc dans les prochaines étapes auxquelles pense la présidente (Catherine Samba Panza), il y a ce contact direct avec M. Bozizé qui doit être impliqué dans le processus, selon M. Guiyama Masogo.


Ce déplacement d'une délégation gouvernementale au Bénin était une première étape, a annoncé le conseiller présidentiel.


A côté de l'ex-Séléka, il y a aussi les anti-balaka à la tête desquels il y a le président Bozizé (...). Et donc dans les prochaines étapes auxquelles pense la présidente (Catherine Samba Panza), il y a ce contact direct avec M. Bozizé qui doit être impliqué dans le processus, selon M. Guiyama Masogo.


Les protagonistes de la crise centrafricaine -Séléka et anti-balaka (milices à majorité chrétienne) notamment- ont signé fin juillet à Brazzaville un accord de cessez-le-feu, qui a été déjà violé à plusieurs reprises sur le terrain.


Un nouveau Premier ministre, Mahamat Kamoun, a été nommé depuis lors et un nouveau gouvernement de transition a été formé, élargi et se voulant inclusif, comprenant notamment des représentants des groupes armés. Il est néanmoins contesté par plusieurs acteurs politiques, en particulier par la Séléka qui affirme n'y avoir mandaté aucun ministre.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=511380 

Centrafrique: une délégation gouvernementale rencontre l'ex-président Djotodia

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 12:18

 

 

 

 

 

RABAT, 27/08/14 (Xinhua) -- Le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar, a affirmé mardi que son pays envisageait d'augmenter au mois prochain ses effectifs dans le cadre de la force onusienne de maintien de la paix et de la sécurité en Centrafrique.

 

"En septembre prochain, le Maroc œuvrera au renforcement de la force onusienne stationnée dans ce pays en augmentant son contingent de maintien de la paix et de la sécurité en Centrafrique, en envoyant l'aide humanitaire et en renforçant le dialogue politique dans l'objectif de parvenir à un consensus politique à même de faire sortir le pays de sa situation actuelle", a déclaré le ministre.

 

Dans une déclaration à la presse à l'issue d'un entretien, lundi, avec l'envoyé spécial de l'OCI dans ce pays, Cheikh Tidiane Gadio, qui effectue une visite de travail à Rabat, le diplomate marocain a souligné la nécessité d'apporter un soutien à M. Gadio pour la réussite de sa mission dans le cadre d'une feuille de route claire basée sur l'arrêt des combats, le dialogue et l'établissement des institutions, tout en insistant sur la préservation de l'unité de la Centrafrique.

 

M. Mezouar a, par ailleurs, mis en relief le rôle important que joue le Maroc notamment à la faveur de la stabilité et le maintien de la paix dans le pays, évoquant dans ce cadre toutes les initiatives du Maroc allant dans le sens de l'appui du dialogue entre tous les belligérants et du processus de transition en vue de tenir des élections législatives sur la voie de la stabilité institutionnelle et politique du pays.

 

Le 10 avril dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté une résolution qui créa la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Son mandat est axé sur la protection des civils, le soutien à l'extension de l' autorité de l' État, le soutien à l' acheminement de l' aide humanitaire, la protection des droits humains et l' action en faveur de la justice nationale et internationale.

 

Pour rappel, le Maroc avait dépêché, en décembre 2013, un contingent des Forces armées royales (FAR) en République centrafricaine pour participer à la mission de l' ONU déployée dans ce pays africain, où les violences entre chrétiens et musulmans avaient fait plusieurs milliers de personnes tuées à Bangui et en province.

 

Fort de ses liens historiques, anthropologiques et humains, le Maroc est fortement engagé en faveur de la consolidation de la paix, en contribuant à la gestion des crises notamment par sa participation, dans le cadre des Nations unies, aux opérations de maintien de la paix en Bosnie-Herzégovine, à Haïti, au Kosovo, en Somalie et en République démocratique du Congo.

 

Le Maroc est également engagé en faveur de la consolidation de la paix en Côte d' Ivoire par sa participation, dans le cadre des Nations unies, aux opérations de maintien de la paix (ONUCI), en place depuis 2004. Le Maroc a totalement pris en charge à Benguérir (Région de Marrakech) la formation d'une unité spéciale composée de plus de 700 militaires ivoiriens. Les tâches et les missions confiées à cette unité font d' elle un corps d' élite qui joue un rôle décisif dans la consolidation de la paix et la sécurité en Côte d'Ivoire.

 

Avec le Mali, les relations bilatérales portent sur l'échange entre leurs services de renseignement, une coopération militaire et aussi un appui diplomatique du Maroc. Le Maroc organise plusieurs stages pratiquement tout le temps et dans tous les domaines des activités pour le renforcement des capacités des ressources humaines qu' il s' agisse des civils ou des militaires.

 

 

Le Maroc augmente l’effectif de sa force militaire en République Centrafricaine

 

Rabat - 27/08/14 (Le Mag) - Les Forces Armées Royales déploieront à partir du mois prochain, un effectif augmenté en nombre, en RCA, dans le cadre de la force onusienne de maintien de la paix et de la sécurité en Centrafrique (MINUSCA). C’est ce qu’a annoncé hier, mardi, à Rabat, le ministre marocain des affaires étrangères, Salaheddine Mezouar.

 

Le diplomate en chef du royaume, cité par le site de Radio Chine Internationale et par l’agence de presse Xinhua, a déclaré : ‘‘En septembre prochain, le Maroc œuvrera au renforcement de la force onusienne stationnée dans ce pays en augmentant son contingent de maintien de la paix et de la sécurité en Centrafrique, en envoyant l'aide humanitaire et en renforçant le dialogue politique dans l'objectif de parvenir à un consensus politique à même de faire sortir le pays de sa situation actuelle’’.

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU, avait, le 10 avril dernier, adopté une résolution portant création de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Cette dernière a été investie des missions de protection des civils, l'extension de l'autorité de l'État, l'acheminement de l'aide humanitaire, la protection des droits humains et l'action en faveur de la justice nationale et internationale.

 

A rappeler que le Maroc avait, dès décembre 2013, dépêché un contingent des FAR en RCA pour sécuriser la BINUCA (Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la Paix en République Centrafricaine RCA).

Le Maroc renforce son contingent de maintien de la paix et de la sécurité en Centrafrique

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 12:13

 

 

 

 

 

YAOUNDE, 27/08/14 (Xinhua) -- Plusieurs personnes ont été tuées lors de violents combats opposant des factions de l'ex-coalition rebelle de la Séléka depuis lundi à Bambari, ville du centre de la République centrafricaine (RCA), distante d'environ 400 km de la capitale Bangui, rapportent des sources au sein du mouvement armé et l'administration locale.

 

"Depuis hier soir, une mésentente provoque des affrontements entre des éléments qui se trouvent à Bambari. C'est un combat terrible. De notre côté, on déplore 5 morts lundi et un autre mort aujourd'hui. Chez l'ennemi, je ne connais pas le bilan", a témoigné le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de la Séléka joint mardi par Xinhua à Sam-Ouandja, à plus de 900 km au Nord-Est de Bangui, à la frontière soudanaise.

 

Ces combats mettent aux prises des troupes du commandement suprême de l'ex-alliance rebelle placée sous l'autorité du général JosephZoundéko, le chef d'état-major, et d'autres combattants, des peuls, menés par Ali Djarras, dans le rôle de "comzone", c'est-à- dire commandant de la zone dont la présence dans la ville est antérieure à celle de l'état-major de l'ex-rébellion depuis mai.

 

Selon le colonel Narkoyo, Djarras, ex-chef d'état-major de la rébellion dirigée par le rebelle tchadien Baba Ladé dans le Nord- Ouest de la RCA, notamment à la frontière tchadienne, a rallié la Séléka à Kaga-Bandoro en février 2013, peu avant la prise du pouvoir de celle-ci et son leader Michel Djotodia un mois plus tard.

 

Détaché depuis plus de huit mois de Bangui, le "comzone" s'est entouré de combattants peuls pour imposer son autorité à Bambari, où des tensions ont aussitôt surgi avec la population composée majoritairement d'agriculteurs dont la force des bras fait de cette ville le grenier du pays.

 

"Depuis huit mois, j'ai géré une situation très difficile", a confié le préfet du département de la Ouaka dont Bambari est le chef-lieu, Ben Ousmane Abakar.

 

Pour le colonel Narkayo, "Djarras digère mal notre présence à Bambari", explique Narkoyo.

 

D'autres sources expliquent la tension entre les deux factions rebelles par la perception de dividendes provenant des sociétés de téléphonie mobile par un camp au détriment de l'autre.

 

Survenus depuis la veille de 16h00 jusqu'à 20h30 (19h30 GMT) selon le préfet, les combats, intenses et extrêmement violents, ont repris mardi matin aux environs de 04h30 (3h30 GMT), pour s'arrêter à 11h00 (10h00 GMT), de l'avis de Narkoyo faisant état de l'utilisation par les deux camps d'armes lourdes "de tous calibres" dont les lance-roquettes et des Kalachnikov.

 

"On enregistre beaucoup de décès des deux côtés. C'est un combat dur. Ma famille et moi, nous sommes en danger. Au moment où je vous parle, je suis cloîtré dans ma chambre. Je suis abandonné à moi-même avec ma famille. Je ne comprends pas cela. Ni les autorités, ni les Nations Unies que j'ai tour à tour appelées pour venir m'apporter la protection ne se manifestent", s'inquiète le préfet.

 

Comme le témoigne le rapport de l'autorité administrative, aucun bilan précis ne permet pour l'heure d'apprécier l'ampleur des hostilités provoquées, à l'en croire, par la décision du général Zoundéko de procéder au remplacement des hommes d'Ali Djarras à un check-point érigé dans la ville.

 

C'est un incident de plus qui ne rassure pas quant à une rapide de sortie de crise en RCA qui vient de se doter d'un nouveau gouvernement d'union nationale dirigé par Mahamat Kamoun, ex- directeur de cabinet de Michel Djotodia alors président par intérim, ayant par ailleurs servi comme ministre d'Etat, conseiller spécial de l'actuelle présidente de transition Catherine Samba-Panza.

 

"Depuis 12h00, il y a un calme précaire. Il y a l'état d' urgence", a cependant précisé le colonel Narkoyo. Cette ville de 40.000 à 50.000 habitants avait déjà été au cours des derniers mois le théâtre d'affrontements sanglants entre les ex-rebelles de la Séléka et leurs adversaires des milices anti-Balakas, les uns et les autres signataires d'un fragile cessez-le-feu conclu le 23 juillet à Brazzaville (Congo).

 

En plus de la Séléka, un contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et un autre de la force française Sangaris sont déployés dans la localité.

 

Des accrochages ont aussi opposé ces forces chargées d'aider à restaurer la paix et la sécurité dans le pays aux anciens maîtres de Bangui.

 

 

En Centrafrique, combats entre Séléka

 

27/08/14 (BBC)

 

Des combats entre deux factions rivales de l'ex rébellion Séléka à Bambari, dans le centre de la Centrafrique ont fait une vingtaine de morts dans les rangs des deux parties.

 

Les hommes du général Joseph Zoundéko de l'ethnie Goula, proche de l'ancien président Michel Djotodia venus du nord-est se battent depuis lundi contre des combattants peuhls du général Ali Djarass.

 

Une rivalité a toujours opposé ces deux entités de l'ex séléka basées depuis quelque temps dans la localité

 

A l’origine des hostilités les Séléka peuls, dénoncent la multiplication des barrières illégales dans la ville par les combattants du général Zoundeko.

 

Selon Ahmat Nedjad Ibrahim, porte-parole de l'Etat-major de l'ex coalition rebelle, au moins 17 partisans du général Zoundéko.

 

Du côté du général Djarass cependant, on parle d'un mort et de trois blessés.

 

Il ne s'agit encore là que d'un bilan provisoire.

 

Un calme relatif est revenu. Deux hélicoptères de la force Sangaris survolent la ville.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/08/140826_car_selek...

 

Centrafrique : violents combats depuis lundi à Bambari entre fractions de la Séléka

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 12:08

 

 

 

 

 

Depuis que la RCA traverse la crise politique sans précédent de son histoire, on- le citoyen lambda- a comme l’impression que les acteurs politiques en présence- gouvernants, forces belligérantes- ont tendance à passer en second plan la dimension humanitaire de ce conflit pourtant représentative de l’un des nœuds du problème centrafricain actuel, laissant du coup de facto le règlement de cette épineuse question aux seules ONG locales et internationales qui -Dieu merci- font ce qu’elles peuvent, avec leurs moyens limités, pour soulager les souffrances des populations.

 

Le nouveau gouvernement de transition doit, sans tarder au regard de ses prérogatives régaliennes dans un Etat de droit, se replacer rapidement en première ligne pour apporter un début de solutions durables à l’enfer innommable que vit une partie importante du peuple centrafricain. Point n’est besoin de rappeler  avec force que le règlement de cette question humanitaire est aussi l’une des conditions requises du vivre-ensemble et de la cohésion nationale que nous et, avec nous, la communauté internationale appelons de nos vœux.

 

Au-delà des aspects essentiellement de prise en charge sanitaire de ce cette crise endémique à mesure que le temps passe, aujourd’hui, l’urgence humanitaire, en RCA, pose principalement la question de la gestion du retour des personnes déplacées dans leurs lieux d’habitation sur l’ensemble du territoire national (I) et la question de l’indemnisation des victimes directes et collatérales des violences politiques (II).

 

I. Le traitement de la problématique du retour des personnes déplacées dans leurs lieux d’habitation

 

Il est de notoriété publique qu’aujourd’hui, la RCA compte -si je ne m’en abuse- près de 2 millions de personnes déplacées internes et externes- sur une population estimée à 5,5 millions d’habitants- dues aux conséquences désastreuses de cette crise multidimensionnelle dans laquelle le pays, à son corps défendant, est enlisé depuis plusieurs années. Ce chiffre est considérable à l’échelle du pays et de sa population ; c’est le moins que l’on puisse dire.

 

Cette population déshéritée et désarmée a semblé, jusqu’ici, ne pas avoir fait partie des préoccupations constantes des gouvernements successifs si l’on en juge par le sort qui leur a  été fait. C’est pourquoi, nous nous permettrons, compte tenu du caractère urgent de cette situation, d’attirer expressément, l’attention du nouveau gouvernement sur l’impératif de s’occuper, en premier lieu, de la problématique du retour de ces concitoyens déplacés surtout internes, contraints de vivre terrés en brousse, dans des camps de fortune, dans les églises ou dans des conditions spartiates, dans leurs lieux de résidence, sur l’ensemble du territoire national.

 

Cette question se pose avec d’autant plus d’acuité que l’on s’approche, chaque jour un peu plus, de la saison des pluies, souvent à l’origine d’intempéries, d’épidémies et notamment de la propagation de maladies (malaria, diarrhée, maladies hydriques). Si cette situation de déplacement forcé oblige ces valeureux concitoyens à vivre dans des conditions sordides, d’insalubrité et d’indigence, elle empêche également les parents d’enfants en âge scolaire d’envoyer, dans les conditions décentes, leurs rejetons à l’école à l’approche de cette rentrée scolaire 2014.

 

Aussi, nous nous en voudrons ici de passer sous silence la question tout autant épineuse de la situation des réfugiés centrafricains installés dans les pays limitrophes qui sera- je l’espère- probablement traitée ultérieurement, précisément, lorsque les conditions de leur sécurité et de leur retour au bercail seront réunies. Nous souhaitons que cette question puisse être traitée notamment dans le cadre du dialogue politique national qui sera organisé à relativement brève échéance.

 

L’on ne doit, dans ces circonstances, se permettre de sacrifier l’avenir de cette jeunesse qui pourrait, au meilleur des cas, représenter dans le futur une chance pour le pays mais aussi, dans l’hypothèse inverse, devenir à terme une véritable bombe sociale à retardement si on néglige de prendre les taureaux par les cornes.

 

On ne doit pas aussi oublier que cette population déplacée, représente, dans son ensemble, une force sociale et économique du pays grâce à laquelle les étals de nos marchés et nos boutiques sont régulièrement approvisionnés en produits alimentaires, en vivres et denrées de première consommation. Ainsi, rien ne saurait justifier que l’on leur tournât indéfiniment et impunément le dos sous peine d’être taxé et ce, à juste cause, demain de non assistance à peuple en danger.

 

Le gouvernement de transition II, qui vient de naître au forceps dans le sillage des accords de cessation des hostilités de Brazzaville, doit donc engager immédiatement et sans délai les actions de proximité et de sensibilisations nécessaires tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays afin de permettre à ces populations de regagner leur domicile et ainsi de reprendre le cours normal de leurs vies et de leurs activités souvent de nature agreste et commerciale.

 

Il ne faut pas que le socialement provisoire devienne socialement durable.

 

Cela suppose, nous répondrait-on, de réunir les conditions minimales de sécurité propres à assurer le retour de la confiance des populations concernées.

 

Nous ne le dirons jamais assez mais la mission de sécurisation des populations et de nos territoires incombe justement à l’Etat qui doit s’y atteler impérativement.

 

C’est pourquoi, nous considérons, dans ces conditions, que l’action humanitaire d’urgence, bloc de compétence transversale s’il en est, doit dorénavant devenir la priorité des priorités du nouveau gouvernement ; priorité sans laquelle, il ne saurait y avoir de place pour la cohésion sociale, objectif à atteindre in fine.

 

C’est dans ce contexte, qu’il faudra envisager les aspects liés proprement à la réparation des victimes des dommages politiques issus des crises sociétales récurrentes.

 

II. La question non moins essentielle de l’indemnisation des victimes des violences politiques à répétition

 

La problématique de l’indemnisation des victimes directes et collatérales des conflits politiques en RCA ne saurait, d’autre part, être occultée.

 

Depuis plusieurs décennies, nos populations n’ont cessé de subir les conséquences néfastes des différentes violences politiques. C’est pourquoi, nous pensons qu’il devient urgent de mettre en place au profit des victimes un système adéquat de compensation financière lorsqu’on sait que construire une maison en Centrafrique ou réunir les moyens financiers nécessaires pour créer une activité économique relève souvent du parcours du combattant et de l’exercice délicat d’équilibrisme.

 

Le nouvel exécutif incarné par madame Catherine Samba-Panza et monsieur Mahamat Kamoun doit se pencher sur cette question fondamentale et y réfléchir très sérieusement grâce, éventuellement, à l’appui financier de nos partenaires au développement.

 

L’indemnisation des victimes des violences politiques s’analyse comme l’un des paramètres essentiels de la pacification et de la réconciliation de la société centrafricaine. C’est aussi un moyen pour la nation de pouvoir panser définitivement ses plaies ouvertes.

 

Il ne faut pas perdre de vue que les crises politico-militaires centrafricaines à répétition ont créé de nombreuses frustrations au sein de la collectivité nationale, élargissant encore un peu plus la fracture sociale qui était déjà béante. Nous pensons singulièrement aux familles qui ont dû perdre les leur, aux personnes qui ont vu leur maison détruite, à celles qui ont perdu leurs biens ou encore vu leur outil de travail saccagé ou pillé dans un pays où l’exercice d’une activité dans le secteur informel constitue parfois la seule planche de salut ou le seul moyen de subsistance.

 

Le gouvernement, les partis politiques et les forces vives de la nation devront placer en bonne place des débats de la conférence nationale de réconciliation annoncée cette question, à nos yeux, primordiale, de l’indemnisation des victimes des violences politiques.

 

C’est dans cette optique que, nous préconisons, à cet égard, la création d’un fonds social d’indemnisation en faveur des victimes des violences politiques ; fonds qui pourrait être alimenté à partir des contributions publiques directes et d’aides financières en provenance de pays et d’organismes amis.                                                                                   

                                                                                                 Fait à Paris, le 26/08/2014

 

                                                                                                Wilfried Willy ROOSALEM

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 12:06

 

 

 

 

ALTERNATIVE  CITOYENNE POUR LA DEMOCRATIE ET LA PAIX

(ACDP)

 

DECLARATION SUR LA FORMATION DU GOUVERNEMENT

 

Le gouvernement annoncé par Madame Catherine SAMBA-PANZA, Chef de l’Etat de transition est enfin formé près de deux semaines après la désignation de Monsieur Mahamat KAMOUN comme Premier Ministre.

 

L’Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix (ACDP) prend acte de la formation de ce gouvernement. Cependant, elle déplore le refus de la Direction de la Séléka d’y participer au motif qu’elle n’aurait pas été associée au choix du Premier Ministre.

 

La mise en place du gouvernement est certes une étape nécessaire dans le processus de sortie de crise, mais il n’y a pas lieu de se focaliser sur elle au point de perdre de vue l’essentiel.

 

L’ACDP appelle l’attention des forces vives de la nation sur les étapes suivantes du schéma de dialogue issu du forum de Brazzaville qui requièrent la mobilisation de tous les acteurs de la crise Centrafricaine, en vue de la réussite des foras dans les 16 préfectures et du forum de réconciliation nationale prévu en octobre à Bangui.

 

Tout Centrafricain doit désormais faire preuve de plus de patriotisme et de dépassement de sa personnalité, quelque soit son niveau de responsabilité, notamment en plaçant la recherche de la paix et de la sécurité, et l’amélioration des conditions de vie des populations, ainsi que  la défense de l’intégrité du territoire national au dessus de toute autre considération.

 

Cet appel s’adresse également à nos partenaires extérieurs qui, dans cette période sensible, ne doivent pas ménager leur soutien à notre pays.                                                                  

                                                                       Fait à Bangui, le 25 août 2014

 

                                                                        Pour le Bureau,

 

                                                                        Le coordonateur

     

                                                                        Enoch DERANT LAKOUE

 

 

 NDLR : A noter qu’avec la présence au gouvernement KAMOUN du leader d’un parti membre de leur plateforme en la personne de Gaston MACKOUZANGBA comme ministre de la fonction publique, la position qu’exprime dans cette déclaration l’ACDP cache mal le profond embarras dans lequel cette plateforme se trouve à présent. 

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 17:30

 

 

 

 

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

 

                                           (ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

 

                                                                  DECLARATION N°13

 

                      RELATIVE A LA MISE EN PLACE DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION

 

 

 

   L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) a suivi avec attention l’adresse à la Nation faite par Madame la Présidente de la Transition le vendredi 22 Août 2014 et prend acte de la publication du nouveau Gouvernement  de Transition le même jour.

 

   L’AFDT réaffirme son attachement au processus de transition consensuelle et apaisée devant conduire d’une part le peuple centrafricain meurtri à la paix, à la sécurité et à la réconciliation nationale, d’autre part à l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles afin de redonner à notre pays des institutions et dirigeants légitimes.

 

   Toutefois, elle constate avec regret que le nouveau Gouvernement de Transition composé de trente-un (31) membres ne reflète en rien les dispositions de l’article 36, alinéa 4 de la Charte Constitutionnelle de Transition qui stipulent : « Le Gouvernement de Transition, de nature inclusive, est formé sur la base de l’esprit de l’Accord Politique de Libreville et de la Déclaration de N’djamena du 18 Avril 2013 ». Cette Charte  prescrit par ailleurs comme maître mots de la transition le consensus et la concertation.

 

   L’AFDT pense que tout nouveau Gouvernement de Transition devrait prendre en compte toutes les entités politiques et sociales représentatives de la nation impliquées dans le processus de paix et de réconciliation nationale afin d’éviter à notre pays un blocage institutionnel inutile.

 

   L’AFDT, consciente de la nécessité et de l’urgence de mettre en place un véritable Gouvernement d’Union Nationale de Transition, demande impérativement à la Présidente de la Transition de renouer le dialogue avec les forces vives de la nation et la communauté internationale, notamment la médiation internationale dirigée par Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, en vue d’aboutir à la formation d’un gouvernement réellement inclusif.

 

   D’ores et déjà et compte tenu de la non-prise en compte du caractère inclusif du Gouvernement de Transition et de la violation des dispositions précitées de la Charte Constitutionnelle de Transition, l’AFDT décide de retirer son unique représentante Madame Jeannette DETHOUA du Gouvernement de Transition mis en place par Décret N° 14.289 du 22 Août 2014.

 

   En outre, l’AFDT fermement engagée à soutenir la transition  et à s’impliquer davantage dans le processus d’une véritable réconciliation nationale, encourage toutes les forces vives de la nation  y compris la classe politique à poursuivre le dialogue et la concertation en vue de trouver ensemble des solutions idoines à la crise centrafricaine.

 

   Enfin, elle reste disposée à apporter sa contribution à la paix, à la sécurité, à la réconciliation et la concorde nationales.

 

                                                                                     Fait à Bangui, le 25 Août 2014.

 

                                                        Le Président de la Conférence des Présidents.

 

 

                                                                                    Pr. Joachim SIOKE RAINALDY

Gouvernement Kamoun : Réaction de l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT)

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 17:28

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 26/08/14 - L’ancien président centrafricain, Michel Djotodja, a depuis son exil béninois où il a reçu le week-end dernier une mission de la transition, fait part de son souhait de voir son pays retrouver la paix, a confié, mardi à APA, le porte-parole de la présidence centrafricaine, Professeur Clément Anicet Guiyama Massogo.

 

''Avec le président Michel Djotodia, c'est un premier contact très positif. Parce que le président Djotodia a été très disposé et a même insisté que sa démission était pour favoriser la paix'', a notamment dit le ministre conseiller qui conduisait à Cotonou la délégation du gouvernement de transition.

 

A en croire le porte-parole à la présidence, son déplacement sur Cotonou a eu lieu sur instruction de la présidente Catherine Samba-Panza dont le souci est d'impliquer les anciens chefs d'Etat centrafricains dans la recherche de la paix.

 

Selon lui, la présidente a pensé qu'''il était très important d'aller vers les vrais acteurs. Ceux qui prennent des décisions. Ceux qui ont un impact sur ce qui se passe sur le terrain. Parce que, a-t-il souligné, Mme la présidente veut faire en sorte qu'aucun centrafricain ne soit laissé au dehors du processus''.

 

Selon l'envoyé spécial de la présidente, il a examiné avec Djotodia ‘'comment faire que lui en tant que ancien président, président de la coalition séléka, peut apporter un appui pour la recherche de la paix''.

 

Catherine Samba-Panza pense également avoir prochainement un contact direct avec l'ancien chef de l'Etat François Bozize, a-t-il indiqué, ajoutant que ‘'tout ce monde doit être impliqué dans ce processus qui est inclusif''.

Michel Djotodja veut la paix en RCA

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 17:27

 

 

 

 

 

26/08/14 (APA)

 

Le gouvernement centrafricain n’écarte pas, dans la prévention contre la fièvre hémorragique à virus Ebola, d’appliquer les dispositions du Code pénal à tout individu refusant de se soumettre au contrôle en vigueur, a annoncé le ministre des Transports, Arnaud Djoubaye Abazène lors d’un point de presse donné lundi à Bangui.

 

Selon Djoubaye Abazène, le dispositif sanitaire mis en place sur la plateforme aéroportuaire Bangui M’poko par le gouvernement dans la lutte contre le virus Ebola oblige tous les passagers débarquant à Bangui à se soumettre au contrôle obligatoire sanitaire.

 

« Ce contrôle permet de vérifier leur tension. S’il y a des cas suspects on les place sous quarantaine. Vous avez constaté qu’il y n’a pas d’obstacle parce que les passagers ont été suffisamment sensibilisés », s’est-il réjoui.

 

Mais il a toutefois prévenu que si un passager résistait à ce contrôle, des dispositions du code pénal lui seraient appliquées.

 

« Est puni d’un emprisonnement d’un mois et un jour à trois mois, quiconque se sera soustrait aux opérations de recensement, d’identification ou de lutte contre les grandes endémies, dans le but de faire échec à l’autorité de l’Etat », a dit le ministre, citant l’article 394 du Code pénal centrafricain.

 

« Ceux qui ne vont pas obtempérer seront arrêtés, traduits en la justice et sanctionnés », a-t-il martelé.

Bangui menace de sanction pénale les rétifs au contrôle Ebola

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