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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:38

 

 

 

 

Ban nomme la Britannique Diane Corner en tant que Représentante spéciale adjointe pour la République centrafricaine

 

24 juillet 2014 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a annoncé jeudi la nomination de Diane Corner, du Royaume-Uni, comme sa Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général et Chef adjointe de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), créée en vertu de la résolution 2149 du Conseil de sécurité le 10 avril 2014.

 

Mme Corner succède à M. Lawrence Wohlers, des États-Unis, dont le mandat est arrivé à terme. Le Secrétaire général est reconnaissant à M. Wohlers pour la détermination et l'engagement politique dont il a fait preuve au moment crucial de la transition et du déploiement de la mission de maintien de la paix.

 

Mme Corner apporte à cette nouvelle fonction plusieurs années d'expérience diplomatique dans la région des Grands Lacs au cours de ses 32 années de carrière au sein du Ministère britannique des affaires étrangères et du Commonwealth, notamment en tant que Haut-Commissaire en Tanzanie et Représentante du Royaume-Uni auprès de la Communauté d'Afrique de l'Est (2009-2013) et, plus récemment, depuis 2013, en tant qu'Ambassadrice britannique auprès de la République démocratique du Congo (RDC) et Ambassadrice non résidente auprès de la République du Congo.

 

Elle a aussi été Haut-Commissaire par intérim en Sierra Leone (2008-2009), Haut-Commissaire adjoint au Zimbabwe (2001-2003), et Chef de mission adjointe à l'ambassade britannique à Berlin (1994-1998). De 1985 à 1988, Mme Corner a été Deuxième Secrétaire pour les affaires politiques au Haut-Commissariat britannique en Malaisie. Elle a aussi travaillé au sein de la Mission permanente du Royaume-Uni auprès des Nations Unies à New York.

 

Mme Corner est diplômée en sciences politiques et en français de l'Université de Bristol. En 2000, elle a suivi une formation au Collège de défense de l'OTAN, basé à Rome.

 

 

 

http://radiookapi.net/   25 juillet, 2014 à 3:43

 

L’ambassadrice de la Grande-Bretagne en RDC, Diane Corner est nommée représentante spéciale-adjointe du secrétaire général de l’Onu en République Centrafricaine. Selon une dépêche de l’agence African press organization (APO), Mme Corner sera également chef adjointe de la mission multidimensionnelle intégrée de l’Onu en RCA (Minusca).Description : http://radiookapi.net/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif

 

Diane Corner va quitter Kinshasa après 14 mois de mandat à la tête de l’ambassade de la Grande-Bretagne en RDC. Cette diplomate anglaise avait succédé à Patrick Neil Wigan.

Dès sa prise des fonctions, Diane Corner s’était engagée à s’investir pour l’éducation de la jeune fille congolaise.

 

«J’aimerai bien connaitre comment va la vie des femmes en RDC. Je réalise que la situation de la femme en RDC est précaire. Je vais m’employer pour que plus des filles congolaises aillent à l’école», avait notamment promis Diane Corner.

 

Elle s’était par ailleurs investie pour la mise en place «des mesures concrètes» pour lutter contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo.

 

 

NDLR : Après l'overdose des généraux, enfin une diplomate est nommée en RCA dans la structure des Nations Unies qui aura en charge de ramener la paix dans ce pays car l'ONU et l'Union Africaine pensent, sans doute à tort, qu'il n'y a que des généraux qui peuvent mieux résoudre.la crise centrafricaine. On peut les dénombrer : gl Babacar Gaye, gl Noel Léonard Essongo, gl Jean Marie Michel Mokoko sans compter ceux de la MISCA, de Sangaris et de l'EUFOR.

 

Diane Corner nommée représentante spéciale-adjointe de Ban Ki-Moon en Centrafrique

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:24

 

 

 

 

 

http://lepays.bf/   Vendredi 25 juillet 2014

 

Les participants au forum de Brazzaville pour la paix en Centrafrique sont parvenus, après un véritable parcours du combattant, à un accord de cessez-le-feu, qui, certes a un arrière-goût d’inachevé, mais est quand même bon à prendre. En effet, l’arrêt des hostilités entre la Séléka et les anti-Balaka, auquel les protagonistes se sont engagés dans un contexte marqué par des exactions imputables aux deux camps, peut produire, un tant soit peu, un répit qui pourrait être mis à profit par les frères ennemis centrafricains pour réapprendre à vivre ensemble.

 

La signature des représentants engagera-t-elle les états-majors ?

 

De ce point de vue, l’on peut déjà saluer l’action de Denis Sassou-Nguesso qui a réussi le tour de force, au moment où tout le monde s’attendait à ce que le forum se terminât en queue de poisson, à arracher un accord dont l’objectif principal est de mettre un terme à la violence en RCA. Tout en saluant le travail qui a été abattu par le médiateur, l’on ne peut s’empêcher de se poser la question de savoir si ce bébé, qui est venu par césarienne, a des chances de survivre. Sans vouloir forcément jouer les Cassandre, l’on peut être tenté de répondre par la négative au regard des considérations suivantes.

 

D’abord, l’on peut se demander si la signature de Patrice-Edouard Ngaissona pour les anti-Balaka et celle de Mohamed Moussa Dhaffane pour la Séléka, engageront réellement les états-majors des deux entités qui sont, on le sait, au cœur de la problématique centrafricaine. Rien n’est moins sûr. Déjà, des voix discordantes se font entendre, notamment au sein de la Séléka. La même discordance pourrait être constatée du côté des anti-Balaka, qui passent pour être une organisation nébuleuse pilotée par plusieurs chefs de guerre et autres gourous qui prêchent chacun pour sa propre chapelle. Il n’est donc pas exclu que l’on assiste dans les prochains jours à une sortie de l’un d’eux, qui viendrait remettre en cause la légitimité de Patrice-Edouard Ngaissona.

 

La RCA n’est pas encore sortie de l’auberge

 

Autre élément qui invite au pessimisme est le fait de n’avoir pas prévu dans l’accord le désarmement des miliciens. En effet, quand on connaît l’indiscipline caractérisée des éléments de la Séléka et des anti-Balaka et quand on sait qu’ils ne répondent pratiquement de personne, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que la RCA n’est pas encore sortie de l’auberge. Cantonner des éléments de cet acabit et les laisser avec leurs armes, apparaît comme une opération absurde qui, visiblement, ne peut pas faire avancer la cause de la paix en RCA.

 

En réalité, l’accord auquel les frères ennemis centrafricains sont parvenus à Brazzaville, profite plus à Sassou-Nguesso qu’à la RCA. Il aurait été plus intéressant d’échanger à Brazzaville avec les vrais acteurs de la crise, que d’y convier à la va-vite des personnages anodins pour échanger sur des questions sur lesquelles ils n’ont aucune emprise. De ce point de vue, Michel Djotodia et le Général Bozizé avaient leur place à Brazzaville. L’on peut certainement formuler contre eux beaucoup de griefs, mais leur voix pourrait être plus audible auprès des militants de la Séléka et des anti-Balaka. Pour éteindre un incendie, ne dit-on pas que l’on n’a pas besoin d’eau propre ? Comme il n’est jamais tard pour bien faire, l’on pourrait les mettre à contribution dans les rounds qui vont certainement suivre Brazzaville et qui doivent en principe se passer sur le sol centrafricain. C’est peut-être à ce prix que l’on pourrait trancher véritablement toutes les questions qui sont au centre de la crise centrafricaine.

 

Pousdem PICKOU

Lu pour vous : ACCORD DE BRAZZA SUR LA RCA :Ce bébé venu par césarienne survivra-t-il ?

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:07

 

 

 

 

 

 

25/07/14 (RFI)

 

À peine signé, déjà amplement commenté. L’accord de cessation des hostilités signé le 23 juillet entre – entre autres – des représentants du mouvement anti-balaka et de la coalition Seleka suscite de multiples réactions politiques. Sans surprise, les acteurs des négociations s’estiment satisfaits, tandis que les organisations qui n’étaient pas présentes au Forum se disent méfiantes.

 

« Brazzaville est un grand succès », estime Smail Chergui, le conseiller Paix et sécurité de l’Union africaine. Il souligne que l'accord (disponible ici, en pdf) s’agit de la première étape d'un processus dont les grandes lignes avaient été jetées lors de la réunion du groupe de contact à Addis-Abeba, et en marge du sommet de l'Union africaine à Malabo, fin juin. Des rencontres devraient bientôt se tenir dans toutes les préfectures, « qui vont permettre à la population centrafricaine de s’exprimer ». Puis, un « dialogue politique national » devrait se tenir.

 

En attendant ces échéances, le conseiller de l’Union africaine estime que la balle est dans le camp du gouvernement : « Madame [la présidente Catherine Samba-] Panza pourrait peut-être prendre quelques gestes forts ces jours-ci, s’agissant peut-être de l’Aïd[-el-Fitr, fête qui marque la fin du ramadan], faire un geste envers la communauté musulmane de son pays. » Au-delà de l'éventuel symbole, il importe surtout, estime encore Smail Chergui, que « le gouvernement travaille à cet objectif qu'est le retour à l’ordre constitutionnel. »

 

« Effectivement, ça a été difficile »

 

Autre réaction plutôt optimiste : celle de l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA), parti qui était représenté à Brazzaville par son président, l'ancien Premier ministre Anicet Georges Dologuélé. Le parti se dit satisfait de l'issue de ce Forum et de la signature de cet accord. Il s’agit d’un premier pas vers la paix, explique Gaetan Roch Moloto-a-Kenguemba, secrétaire général de l’URCA.

 

Le responsable revient sur les difficiles négociations de Brazzaville : « Chaque parti a posé ses conditions sur la table, et nous avons discuté. Effectivement ça a été difficile parce que la partie Seleka était venue avec une idée préconçue, explique le secrétaire général de l’URCA. Mais finalement, on n’a plus évoqué la question de la partition, l’accord a pu être conclu, et le général Mohamed Moussa Dhaffane (représentant la Seleka à Brazzaville, ndlr) a même fait une déclaration lors de la cérémonie de clôture pour demander pardon au peuple centrafricain ».

 

Cet optimisme n’est pas partagé par les partis qui, eux, n’étaient pas représentés à Brazzaville. « Le sommet a été mal préparé », juge Joachim Rainaldy Sioké, le premier vice-président du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC). Il estime qu’il aurait fallu aborder les grandes questions - « l’unité du pays ou la partition du pays, la question de l’amnistie, la question de la refondation de l’Etat » - avant d'aller négocier la cessation des hostilités.

 

Doutes sur la « bonne volonté » des signataires

 

Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) n’était pas non plus présent au Forum de Brazzaville. Le parti de Martin Ziguélé avait refusé d'y participer, tout comme les autres formations de l’Alliance des forces démocratiques de la transition (AFDT) - l'ancienne opposition à François Bozizé. Aujourd'hui, le MLPC est méfiant. Il demande à voir si cet accord de cessation des hostilités sera respecté sur le terrain, compte tenu des difficultés qui sont apparues lors des négociations.

 

Luc Guéla, porte-parole du MLPC, doute de « la bonne volonté des belligérants à signer ce cessez-le-feu » : « S’ils voulaient que le cessez-le-feu se fasse, il ne fallait pas qu’à un moment donné, la Seleka quitte la salle pour poser des préalables. Au fond, ils ont été poussés à signer ce cessez-le-feu, il y a eu un poids ou de la pression qui les a amenés à le faire. Cela nous inquiète un peu. »

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140725-rca-partis-non-represente...

 

 

 

(Rainaldy Sioké du RDC)

RCA: les partis non représentés à Brazzaville méfiants sur l'accord

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:04

 

 

 

 

 

 

25/07/14 (AFP)

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a salué jeudi la conclusion la veille à Brazzaville d'un accord de cessez-le-feu en République centrafricaine et demandé à tous les protagonistes de "l'appliquer pleinement et immédiatement".

 

Dans une déclaration adoptée à l'unanimité, les 15 pays membres du Conseil "soulignent que cet accord est une première étape dans un processus politique plus large en RCA destiné à garantir une paix durable, le respect des droits de l'homme, la protection des civils et l'instauration d'un Etat de droit".

 

Le Conseil réaffirme la nécessité d'un "dialogue politique et d'un processus de réconciliation inclusifs", ainsi que "d'efforts pour lutter contre l'impunité", désarmer les milices et rétablir les services de l'Etat.

 

Ils réitèrent leur appel aux autorités de transition à "accélérer les préparatifs" afin d'organiser les élections présidentielle et législatives, qui devront être "libres, équitables, transparentes et inclusives".

 

Tout en rendant hommage à "l'action décisive" des forces africaines, européennes et françaises déjà sur place, ils demandent à l'ONU de "prendre toutes les mesures nécessaires" pour que le relais qui sera passé aux Casques bleus de la Minusca au 15 septembre "se traduise par un renforcement significatif de la présence militaire internationale en RCA".

 

L'accord de Brazzaville, le premier après huit mois de violences intercommunautaires, reste très en-deçà des objectifs annoncés.

 

Il a été signé par les deux principaux belligérants -- la Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka, formées majoritairement de combattants chrétiens -- ainsi que par des représentants politiques, religieux, ou civils centrafricains et des parrains étrangers, comme le président congolais Denis Sassou Nguesso.

 

 

 

L'accord de Brazzaville concerne tous les Centrafricains (chef de la MINUSCA)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 25/07/14 - L’accord de cessez-le-feu signé au terme du Forum de Brazzaville ne concerne pas uniquement les signataires, mais il s’adresse à l’ensemble des Centrafricains qui ont le devoir de s’impliquer dans le silence des armes en vue de ramener la paix en RCA, a déclaré le chef de la Mission multidimensionnelle internationale pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), le général Babacar Gaye.

 

''Ce n'est pas un accord pour ceux qui l'ont signé. C'est un accord qui concerne l'ensemble de la population centrafricaine. C'est la sincérité des acteurs, c'est leur engagement continu à tenir à appliquer ce qu'ils ont écrit'', a notamment le général Gaye, lors d'une rencontre avec la presse, jeudi à Bangui.

 

Ce qui importe le plus dans l'accord signé, que ce soit celui de la cessation des hostilités ou encore celui du désarmement que les Centrafricains appellent de tout leur vœu, c'est la sincérité des signataires, a-t-il souligné, ajoutant que les images diffusées à travers les médias du monde après la signature de l'accord de cessation des hostilités à Brazzaville, le 23 juillet, témoignent de ''la grande émotion'' de tous les acteurs centrafricains.

 

''Cette émotion, nous l'espérons est gage de la sincérité, gage de la tenue des engagements pris devant le monde entier. C'est ce qu'on doit retenir. C'est l'esprit de Brazzaville. L'esprit de cette fraternisation qui a été résumé par +Plus Jamais çà+'', a relevé le chef de la MINUSCA.

 

Selon lui, la classe politique centrafricaine ‘'doit jouer son rôle de leader dans la direction qui a été fixée par Brazzaville, parce que, a-t-il expliqué, les populations attendent tout simplement que les hostilités cessent pour qu'il y ait une vie normale dans le pays''.

 

Réaffirmant l'engagement de l'ONU en faveur de la paix en RCA, le général Gaye a déclaré : ‘'Que tout le monde sache bien que les Nations unies seront très vigilantes sur les problèmes de l'impunité, sur les problèmes des droits de l'homme. Mais resterons également très vigilantes sur le tenue des engagements''.

RCA: l'ONU veut une application immédiate de l'accord de Brazzaville
RCA: l'ONU veut une application immédiate de l'accord de Brazzaville

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 15:26

 

 

 

 

 

 

25/07/14 (AFP)

 

Des guérillas affaiblies mais toujours dangereuses, des corps expéditionnaires d'armées étrangères, des braconniers d'ivoire, des trafiquants de minerais: l'extrême Sud-Est centrafricain, coincé entre Soudan du Sud et République démocratique du Congo, est une zone de non droit, dans un pays en totale dérive.

 

Cette lointaine région isolée du Haut-M'bomou était jusqu'à récemment restée à l'écart de l'actualité de la Centrafrique déchirée par les affrontements entre l'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka qui viennent de signer un cessez-le-feu dont le succès est loin d'être garanti.

 

"Il n'y a jamais eu d'éléments ex-Séléka ici. Depuis le début de leurs attaques fin 2012 jusqu'à leur prise de Bangui, puis l'abandon forcé du pouvoir, aucun n'a pointé son nez dans le Haut-M'bomou. Ils savent que s'ils viennent ici, ils vont croiser sur leur chemin des hommes plus aguerris qu'eux", explique Blaise Mboligani, un habitant d'Obo, préfecture du Haut-M'bomou.

 

Les hommes plus aguerris en question, basés à Obo, sont les soldats de l'armée ougandaise, appuyés par des militaires américains qui traquent depuis 2009 la sanglante rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA). Laquelle, après avoir ravagé son pays en tuant et mettant en esclavage la population, s'est repliée dans cette région, abandonnée par le pouvoir central de Bangui depuis des années, d'où elle mène des incursions en RDC.

 

Mais, début juillet, 15 Séléka trop aventureux ont été tués par l'armée ougandaise qui les a pris pour des LRA, dans la région de Nzako (sud-est).

 

L'accrochage particulièrement violent est dû "au fait que les éléments de l'armée ougandaise ont pris les éléments ex-Séléka pour des rebelles de la LRA. Les ex-Séléka ont battu en retraite, abandonnant leurs équipements, leurs armes, leurs tenues et leurs chaussures", a expliqué à l'AFP un gendarme de Bangassou, chef lieu de la préfecture voisine du M'bomou.

 

"Depuis un certain temps, les Séléka tentent de s'infiltrer, et ils commettent ça et là des exactions", explique l'habitant d'Obo.

 

L'armée ougandaise avait été autorisée en 2009 par l'ex-président François Bozizé, depuis renversé par la Séléka, à se déployer en Centrafrique pour traquer la LRA de Joseph Kony. Elle a été rejointe en 2011 par des forces spéciales américaines après une importante campagne de sensibilisation d'ONG aux Etats-Unis contre la cruauté des combattants de la LRA.

 

- Braconniers et armée ougandaise trafiquent -

 

Aucun soldat de l'opération française Sangaris et de la force africaine Misca n'est présent dans cet extrême Sud-Est, contrairement aux autres préfectures du pays où ils réduisent les violences, sans pour autant les faire cesser.

 

Et, en l'absence de forces nationales, mises en déroute par la Séléka, les trafiquants et les braconniers ont la voie libre dans une forêt particulièrement dense. Selon l'ONU, la LRA finance par la vente d'ivoire ses activités criminelles, comme les shebab en Somalie sur un marché à destination de l'Asie en pleine expansion.

 

"On ne comprend plus rien dans ce micmac. Les forces ougandaises et les Américains sont capables de neutraliser ces braconniers. Mais ils laissent faire et leur passivité coûte cher aux populations du M'bomou, ainsi qu'à la faune", déplore un religieux d'Obo qui requiert l'anonymat.

 

Ce que confirme un officier centrafricain: "A longueur d'année, les braconniers arrivent en vagues successives sur le territoire. Profitant de la perméabilité des frontières et de la crise qui a totalement désorganisé nos forces de sécurité, ils massacrent ce qui reste de la faune".

 

"Aidés par les autochtones qui jouent les charognards, ils tuent les éléphants, les derniers lions et rhinocéros, les antilopes. Certains sont même passés du sud-est à l'ouest où ont fui les espèces protégées pour les poursuivre", ajoute-t-il.

 

Au braconnage, s'ajoute le trafic de minerais, de diamants et de l'or.

 

"C'est devenu une zone de non droit. Chacun fait ce qu'il veut Il y a des gens qui arrivent du Tchad, du Soudan, qui font ce qu'ils veulent et repartent. Du temps de Bokassa, on ne voyait pas ça", poursuit l'officier, avant d'accuser l'armée ougandaise : "Que dire des forces ougandaises qui font du trafic entre Obo et les pays voisins?. Que dire aussi des ressources minières qu'elles prélèvent?".

 

Centrafrique: dans l'extrême Sud-Est, seules les armes parlent

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 15:01

 

 

 

 

 

relatif à la signature de l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014

 

 

 

Le Bureau politique de la Coalition Séléka remercie très sincèrement la Communauté internationale qui s’est mobilisée pour faciliter, à Brazzaville, le dialogue entre les diférentes parties prenantes à la crise centrafricaine et particulièrement le Médiateur International de la crise centrafricaine, Son excellence le Président Denis SASSOU-N'GUESSO pour ses efforts inlassables consacrés à la RCA et au Peuple centrafricain.

 

En signant cet accord de cessation des hostilités, la Séléka exprime sa ferme volonté de contribuer à tous processus consacrés au retour de la paix en RCA, hier à Brazzaville, comme elle l'a déjà fait aux assises de Libreville (2012) et de N’Djamena (2013), ce malgré :

 

-       La non-prise en compte par le Forum de Brazzaville de la revendication légitime d’une partie de la population centrafricaine de disposer d’un espace de vie paisible ;

 

-       La non-participation à ce forum de son Président, Michel Djotodjia et du Vice-Président Général Noureddine Adam, contrairement à Monsieur Francis Bozizé qui y a été accueilli ;

 

-       Le traitement discriminatoire et non équitable d'une partie de sa délégation qui a été acheminée en retard au forum de Brazzaville ;

 

-       Le refus d’appliquer toutes les dispositions de l’accord de N’Djaména qui a permis l’arrivée au pouvoir de la Présidente de la transition.

 

 Toutefois, en dépit des divergences internes sur l'accord de cessation des hostilités, la Séléka informe l’opinion nationale et internationale qu’elle assumera ses responsabilités.

 

Elle exprime le vœu ardent que la Communauté internationale veillera à ce que toutes les parties prenantes respectent leurs engagements d’une part et que, d’autre part, la sécurité ainsi que les conditions de vie des populations et soldats encore reclus dans des enclaves et des camps seront préservées et améliorées.

 

La Séléka appelle tous ses éléments à protéger toute la population civile des zones qui sont sous leur contrôle, à délivrer un message de paix, de concorde et de fraternité.

 

Bangui, le 24 juillet 2014

 

Le porte parole

 

Habylah Awal

 

 

NDLR : Lu entre les lignes, ce communiqué renferme déjà clairement les germes de problèmes qui se feront jour ultérieurement. Pourquoi Séléka éprouve-t-elle le besoin de publier un tel communiqué de presse à peine 48 h seulement après avoir apposé sa signature au bas du fameux accord de cessation des hostilités ? 

Communiqué de presse   N° 002-2014 07 24 de Séléka

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 14:56

 

 

 

 

 

25/07/14 (Jeune Afrique)

 

À Brazzaville, où a finalement été signé un accord de cessez-le-feu a minima, le 23 juillet, l'ensemble des groupes armés de la crise centrafricaine était représenté. Qui sont-ils, quels sont leurs learders et leur zone d'influence ? "Jeune Afrique" y répond avec une carte et des portraits interactifs.

 

Le "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" de Brazzaville a finalement accouché du cessez-le-feu tant espéré. L'ex-Séléka, qui n'était apparemment pas venue avec l'idée de négocier, avait sembler dynamiter les négociations dès le premier jour en posant comme préalable la partition de la Centrafrique. Le lendemain, les délégués étaient absents obligeant à une suspension du forum.

 

Il a fallu une dernière entrevue avec le président congolais Denis Sassou Nguesso pour que Moussa-Mohamed Dhaffane, qui conduisait la délégation de l'ex-Séléka, accepte finalement de signer l'accord de cessation des hostilités avec Patrice-Édouard Nagaïssona, coordinateur général des anti-balaka.

 

Mais l'ex-Séléka et les anti-balaka, dont les délégations étaient composées de 23 membres, n'étaient pas les seuls groupes armés présents à Brazzaville, où presque la totalité des mouvements politico-militaires étaient conviés. Chacun fut autorisé à venir avec trois représentants. Tous ont signé l'accord de cessez-le-feu.

 

L'occasion pour Jeune Afrique de tenter de démêler ce micmac politico-militaire...

 

L'UFDR, le CPJP, le MLCJ, la CPSK et l'UFR ont tous plus ou moins gravité autour de l'ex-coalition Séléka. L'ancienne rébellion contrôle toujours une bonne partie du centre et du nord de la Centrafrique. Les différentes milices anti-balaka sont, elles, déployées dans presque l'ensemble des localités de l'Ouest.

 

Vincent DUHEM

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140723122107/d...

 

Lu pour vous : Carte : pour y voir clair dans le micmac des groupes rebelles de Centrafrique

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 14:52

 

 

 

 

 

 

http://blogs.mediapart.fr/   25 JUILLET 2014 |  PAR JECMAUS

 

Annoncé quelques semaines avant comme la chance d’aboutir à une paix négociée, le « Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique »en Centrafrique a accouché d’une souris dont l’accord signé in extremis le mercredi 23 juillet 2014 n’aurait été possible que sur distribution, par le médiateur autoproclamé, des pétrodollars à chacune des parties en conflit.

 

D’après nos sources, le dictateur congolais qui avait tenu à faire de ce forum une grande réussite, aurait été dans l’embarras de constater que plusieurs poids lourds des parties en conflit n’avaient pas effectué le déplacement de Brazzaville, ce malgré tous les efforts de cooptation et de corruption consentis plusieurs jours avant.

 

Ayant compris que le report de ce forum aurait été un grand désastre politique pour lui, le médiateur autoproclamé a finalement décidé de lancer le lundi 21 juillet 2014, l’ouverture des travaux de ce fameux forum. Travaux ayant suspendu leur séance dès l’ouverture et marqués par l’absence des représentants de la Séleka des deux principaux ateliers de négociations dont, celui sur la cessation des hostilités et celui sur le désarmement des groupes armés. 

 

Devant cet échec cuisant, le milliardaire congolais en pétrodollars, très irrité, aurait décidé de faire usage de sa machine à sous. Il aurait donc décidé de faire déplacer « neuf chefs militaires de la rébellion Séleka » tout en repoussant de « six heures », la cérémonie de clôture prévue le mercredi matin 23 juillet 2014. Le temps de permettre aux neufs chefs militaires d’arriver à Brazzaville et de signer le fameux accord.

 

D’après nos sources, Denis Sassou Nguesso, en froid total avec le Tchadien Idris Deby sur ce conflit centrafricain, se serait lui-même mis à la manœuvre pour composer le numéro de téléphone du reconduit chef de la Séleka, Michel Djotodia, à qui il a clairement signifié sa déception et sa colère de se voir être tourné dans la farine, malgré tous les soutiens financiers qu’il mettrait à sa disposition.

 

Michel Djotodia dans la stratégie de mettre la barre haut afin de gagner le gros lot de cette loterie à sous du général d’armées milliardaire, aurait demandé à ces chefs militaires d’effectuer le déplacement de Brazzaville afin de signer « sans condition et sans chercher à en lire le contenu», l’accord de cessez-le-feu. Le plus important pour Michel Djotodia et d’autres parties en conflit c’est « la réception du pactole qui tombe gratuitement du ciel bleu congolais », et pour le médiateur autoproclamé « la signature d’un accord fragile sans base et dont le respect pose déjà problème ».

 

Donc en clair, aucune négociation n’a jamais eu lieu entre les parties en conflit qui auraient chacune reçu son pactole en quelques jours de voyage aux frais du dictateur gentil congolais, juste pour avoir signé sans engagement, un faux accord.

 

Une vraie escroquerie et une vraie injure au peuple centrafricain meurtri chaque jour. Mais aussi une insulte au peuple congolais qui souffre tant. 

 

Au-delà de toute cette escroquerie, le Noyau politique du MCCD se pose ces questions :

 

1-       Jusqu’à combien le dictateur congolais est prêt à dépenser pour se doter un costume de médiateur international ?

 

2-       Denis Sassou Nguesso pense-t-il que la stratégie de cooptation et de corruption dont son défunt gendre El Hadj Omar Bongo avait fait usage pour émietter la résistance congolaise contre sa dictature, réussira-t-elle pour imposer une paix fragile sur un conflit dont il est l’un des concepteurs ?

 

3-       Pourquoi cet homme qui semble conseiller « le dialogue »aux belligérants étrangers, se mue-t-il en utilisant la force, la peur et la terreur contre tous ceux de ses compatriotes qui lui demandent de partir et permettre l’alternance démocratique chez lui ?  

    

Une chose est vraie, aucun dictateur n’a réussi à soumettre indéfiniment un peuple à la servitude et à s’imposer indéfiniment à ce peuple. Et aucun médiateur international n’a réussi à imposer la paix par corruption et cooptation.

 

Denis Sassou Nguesso sera vaincu par notre peuple, et toutes ses médiations seront reconnues comme de simples escroqueries d’un dictateur aux abois et en quête d’une reconnaissance.

 

http://mccdcongo.com/centrafrique-les-dessous-des-travaux-du-forum-de-brazzaville

 

MCCD : La Voix du Peuple Libre

Lu pour vous : Les dessous des travaux du forum de Brazzaville, une vraie escroquerie du dictateur congolais

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 14:37

 

 

Lien URL où on peut télécharger également les textes officiels de Brazzaville

 

http://minusca.unmissions.org/LinkClick.aspx?fileticket=Y1wvr5xC50w%3D&tabid=5620&mid=9615&language=en-US 

 

 

NDLR : Si ce texte est un accord de cessation des hostilités comme on le prétend,  il ne devrait concerner en principe que les deux principaux belligérants armés qui empoisonnent l'existence des Centrafricains à savoir la Séléka et les anti-balakas. On a quelque mal à comprendre les raisons qui peuvent justifier les nombreuses signatures au bas du document de certains individus insignifiants et sans poids réel dans le pays, personnages dont on peut aisément se douter que c'est uniquement pour d'évidentes raisons de necessité alimentaire qu'ils se sont bousculés pour se rendre coûte que coûte à Brazzaville.     

Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville
Le texte de l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 12:34

 

 

 

 

 

 

25/07/14 (RFI)

 

Les autorités centrafricaines et la médiation internationale le répètent : l’accord trouvé à Brazzaville mercredi 23 juillet n'est qu'une première étape. La cessation des hostilités est un préalable indispensable au déroulement du reste du processus qui doit ramener la paix et permettre la tenue des élections, l'an prochain.

 

Dans l'accord signé mercredi 23 juillet (dont une copie a été mise en ligne par la mission des Nations unies en Centrafrique - ici, en pdf) par des représentants des anti-balaka et de la Seleka, les deux parties s'engagent à ne plus commettre un certain nombre de crimes : exécutions sommaires, torture ou encore incendie de villages. Elles s’engagent aussi à cantonner leurs hommes dans un délai raisonnable.

 

La première étape sera donc la mise en application de cet accord. Dans les prochains jours, selon le Premier ministre André Nzapayéké, le recensement et le cantonnement des combattants doivent se mettre en place un peu partout dans le pays.

 

Ensuite il faudra discuter des conditions du programme de désarmement démobilisation et réinsertion (DDR). Concernant les 2 600 combattants de la Seleka déjà cantonnés à Bangui, leur réinsertion pourra commencer. Les autorités de transition, avec les Nations unies, envisagent de les conduire dans les régions de leur choix.

 

Consultations

 

Sur le plan politique, le remaniement annoncé début mai puis reporté à l'après-Brazzaville devrait intervenir dans les tout prochains jours. Mais la prochaine étape du processus de réconciliation, ce sont ces fameuses consultations qui doivent se tenir dans les 16 préfectures du pays.

 

Les populations de provinces poseront leurs doléances et choisiront des représentants. Là encore les autorités de transitions veulent aller vite. Une fois ces consultations terminées, à partir de la mi-octobre, débutera à Bangui le Forum de réconciliation et de reconstruction nationales. Sorte d'Etat généraux inclusifs, rassemblant des représentants de groupes armés, des partis, du gouvernement du Conseil national de transition (CNT), de la société civile, et des leaders traditionnels ou religieux.

 

Objectif : permettre aux élections de se tenir dans un climat de sérénité l'an prochain, mais surtout asseoir durablement la paix, dans un pays ruiné par les crises à répétition.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140725-apres-brazzaville-prochai...

 

 

 

 

André Nzapayéké: en RCA, «le peuple veut la paix tout court»

 

 

25-07-2014 à 13:04 par Nathalie Amar RFI

 

L'accord sur la cessation des hostilités en République centrafricaine a été conclu le mercredi 23 juillet à Brazzaville. Un accord que certains accueillent déjà avec scepticisme. André Nzapayéké, Premier ministre de la transition en République centrafricaine, assure au contraire que cet accord est « accord est nécessairement viable ».

 

RFI : Pensez-vous que l’accord conclu à Brazzaville soit viable ?

 

André Nzapayéké : Cet accord est nécessairement viable parce que les personnes qui l’ont signé, ce sont les personnes les plus élevées dans les hiérarchies des différents groupes armés.

 

Mais le fait que le porte-parole du bureau politique des Seleka dénonce cet accord au moment même où Mohamed Moussa Dhaffane le signe, cela ne vous inquiète-t-il pas ?

 

Le porte-parole des Seleka n’est que le porte-parole. La personne habilitée réellement à signer à Brazzaville, chez les Seleka, c’est Dhaffane. Et Dhaffane est la troisième personnalité dans la hiérarchie actuelle des Seleka. S’il a accepté de signer, nécessairement toute la hiérarchie Seleka, et même la base, l’a autorisé à signer.

 

Donc, pour vous, Mohamed Dhaffane engage l’ensemble du mouvement, et l’accord de Brazzaville ne risque pas d’être démenti sur le terrain...

 

La question du terrain, ça c’est autre chose. Il y a aura toujours certaines personnes qui tenteront d’avoir un avis contraire et toujours des insatisfaits. Maintenant, il nous revient à nous tous qui avons apposé nos signatures de se serrer les coudes pour que l’on aille dans un même sens.

 

Comment, après Brazzaville, comptez-vous reprendre la main ? Aujourd’hui, à Bangui, une partie de la classe politique a dit ses réticences à voir l’avenir du pays décider à l’étranger. Ils avaient même parlé d’« humiliation »...

 

On donne l’impression que c’est Brazzaville qui a piloté les choses. Non, la partie centrafricaine, le gouvernement a mis en place une équipe qui a été la seule à avoir produit tous les documents qui ont été mis en place. C’est nous qui avons tout fait. Il y aura toujours des réticences de certaines personnes qui ne veulent pas de la paix, ou qui veulent la paix sous leurs conditions. Le peuple veut la paix tout court. Et j’ai été très déçu de voir certaines personnes qui aspirent à être des dirigeants de ce pays refuser littéralement de donner cette possibilité au peuple de retrouver la paix en refusant d’aller à Brazzaville.

 

Brazzaville, par exemple, ne dit rien du désarmement des combattants. Or, on sait que cette question du Désarmement Démobilisation Réinsertion (DDR) est essentielle. Que proposez-vous ?

 

Nous, nous l’avons déjà trouvé en national. Le problème DDR est déjà là. La première phase commence déjà dans les jours qui viennent. Nous sommes en train de travailler avec les Nations unies sur les Seleka qui sont à Bangui, dont le cas est le plus urgent. Ils sont quasiment enfermés dans des camps. On leur a donné la priorité et nous allons petit à petit nous attaquer, dès que la cessation des hostilités sera effective sur le terrain, au cantonnement des différents combattants.

 

Le cantonnement, c’est une chose. Mais pour le désarmement, qu’est-ce qui sera proposé, par exemple, à ceux qui acceptent de déposer les armes ?

 

Nous éviterons, dans la mesure du possible, de jouer le jeu du désarmement classique : argent contre armes. Parce que là, cela risque d’être extrêmement dangereux. Les stocks d’armes en République démocratique du Congo, ici, au Nord, vont se retrouver sur le territoire centrafricain pour gagner de l’argent. Nous allons donc, dans la mesure du possible, mettre en place avec les familles beaucoup plus de programmes de développement et de réinsertion socio-professionnelle des personnes qui vont être désarmées, pour leur donner un avenir sûr. On va essayer aussi de relancer le secteur minier en utilisant ces personnes.

 

Qui financera cette réinsertion et quelle est l’échéance que vous vous fixez ?

 

D’ici septembre, nous allons faire une grande conférence des bailleurs de fonds pour présenter déjà un programme de développement économique. L’idée de lancer un plan Marshall doit être relancée avec l’accord qui vient d’être signé à Brazzaville, sur la cessation des hostilités. Nous ferons tout pour que ça dure, pour que les forces onusiennes qui vont arriver à partir du 15 septembre nous aident à jeter les bases de la reconstruction du pays. Nous sommes sur le bon chemin.

 

Votre priorité, quand vous êtes arrivé à ce poste, c’était l’arrêt des exactions. On a vu début juillet à Bambari que les violences se poursuivent. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné d’après vous ?

 

Je ne peux pas dire que quelque chose n’a pas fonctionné. On ne peut pas s’attendre à ce que, dans les conditions dans lesquelles nous avons retrouvé ce pays en janvier, tout soit comme un robinet qu’on ferme.

 

Le moyen de garantir le retour à la sécurité ne serait-il pas d’accélérer aussi le dialogue politique, un dialogue national inclusif ?

 

C’est ce que nous sommes en train de faire maintenant. Ce qui s’est passé à Brazzaville, c’est la première grande étape. Maintenant, nous allons formaliser les choses. Nous allons déjà penser à élargir le gouvernement pour pouvoir y inclure la plupart de la classe politique et aussi les groupes armés, bien sûr. Parce que c’est quand même un pas de géant et une véritable concession que certains ont fait à Brazzaville. Donc, en contrepartie, il faut aussi quelque chose. Il faut les associer.

 

C’est-à-dire qu’il y aura des postes pour la Seleka dans le prochain gouvernement ?

 

En tout cas, pour ceux qui ont participé à Brazzaville, il y aura nécessairement une place dans la gestion de la transition.

 

Ce remaniement, qui était annoncé comme imminent début mai par la présidente Catherine Samba-Panza, est donc toujours d’actualité ? Il est pour bientôt ?

 

Ce remaniement, après Brazzaville, sera pour très bientôt. Je ne peux pas vous dire exactement quand. Dans les prochains jours, vous aurez des nouvelles.

 

Vous avez l’assurance que c’est vous qui conduirez à son terme la transition ?

 

Il n’y a aucune raison pour que ce ne soit pas moi. Personne ne m’a dit que ce ne serait pas moi. J’étais venu pour aider la présidente dans cette activité de la transition. Nous essayons de faire de notre mieux. Les choses avancent dans le bon sens. Mais il n’y a que madame la présidente qui décide de tout cela. Entre elle et moi, vraiment il n’y a pas l’ombre de quoi que ce soit.

 

Le couple exécutif fonctionne bien ?

 

Le couple exécutif fonctionne à merveille !

 

Après Brazzaville, les prochaines étapes vers une paix durable en RCA

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