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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 01:11

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA SE FELICITE DE L’ADOPTION DU PROJET DE CONSTITUTION

 

Bangui, le 2 septembre 2015 – Le Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Parfait Onanga-Anyanga, se félicite de l’adoption par le Conseil national de transition (CNT) de la proposition de Constitution, le 30 août 2015. Cette annonce a été faite par le chef du Bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA, Myriam Dessables, lors de la conférence de presse hebdomadaire tenue ce 2 septembre. «La MINUSCA se félicite de la maturité politique dont ont fait preuve les Institutions de la Transition et les Forces vives de la Nation tout au long du processus d’enrichissement du projet de proposition de Constitution » a-t-il fait savoir.

 

Cette procédure établie par l’article 65 de la charte constitutionnelle aura permis d’aplanir toutes les divergences sur les options fondamentales en vue de l’adoption d’une Constitution reflétant la volonté du peuple centrafricain pour la cohésion et la paix sociale. La MINUSCA salue cette importante étape franchie qui constitue une avancée incontestable dans le processus politique et l’édification d’un Etat de droit. L’adoption de la proposition de Constitution ouvre la voie à la tenue du référendum par lequel, le peuple centrafricain se dotera d’une loi fondamentale.

 

La MINUSCA invite tous les acteurs Centrafricains à s’investir dans la vulgarisation de la proposition de Constitution sur l’ensemble du territoire national en vue de permettre aux citoyens de s’approprier le contenu de la loi fondamentale. Selon Parfait Onanga-Anyanga, «par cet acte, ils contribueront à restaurer l’ordre constitutionnel et consacreront le début d’une ère nouvelle pour la Centrafrique». Monsieur Onanga-Anyanga encourage la poursuite des opérations d’enregistrement des électeurs afin que chacun et chacune puisse exprimer sa volonté lors du vote référendaire et dans la perspective de la tenue d’élections libres, paisibles, transparentes et inclusives. Il réitère enfin la volonté et l’engagement de la MINUSCA à appuyer le processus politique en RCA.

 

Au sujet des élections, Mme Dessables a indiqué que l’opération d’enregistrement des électeurs continue dans toutes les aires opérationnelles du pays. Le cumul partiel obtenu des données statistiques de l’enregistrement des électeurs dans l’ensemble du pays à la date du 31 août 2015 donne un total de 1.127.201 soit 54% des électeurs potentiels attendus. D’autre part, le Centre de traitement des données (CTD) devrait être fonctionnel dès la semaine prochaine.

 

Myriam Dessables aussi a annoncé la visite en Centrafrique du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Herve Ladsous, du 5 au 8 septembre 2015. Ce séjour, le quatrième au cours de l’année 2015, a pour objectif de réitérer le soutien des Nations Unies  à la République centrafricaine malgré le changement intervenu au sommet du leadership de la MINUSCA. Cette visite aura aussi pour objectif de mobiliser le personnel civil et militaire pour la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels. Commis par une infime minorité, ces actes rendent vain l’excellent travail accompli par une majorité consciente de sa mission.

 

Au chapitre des droits de l’Homme et suite aux recommandations du Forum National de Bangui qui constitue la Phase III du processus de paix en RCA, la Mission et le Haut- Commissariat aux droits l’Homme organisent du 2 au 4 septembre 2015 un séminaire international sur la lutte contre l’impunité. Ce thème a aussi fait l’objet d’un atelier d’échanges sur l’appui à la Cour pénale spéciale. Les participants ont débattu du fonctionnement de la Cour, des modalités de recrutement du personnel de la Cour selon les critères objectifs et transparents de l’indépendance des juges, de la protection du personnel, du Bureau du Procureur Spécial, de l’assistance judiciaire, de l’aide aux victimes, de la protection des témoins. Les participants ont souligné la nécessité de sélectionner les futurs juges de la Cour selon des critères de compétence, de professionnalisme et d’intégrité.

 

En soutien aux forces de sécurité intérieure, la MINUSCA a coordonné et financé un programme de formation de magasiniers au Centre de Perfectionnement aux Actions Post-conflictuelles de Déminage et de Dépollution (CPADD) du Benin. Dix-huit (18) éléments sélectionnés parmi les Forces Armées Centrafricaines, la police et la gendarmerie ont suivi cette formation aux techniques de sécurité physique des stocks de munitions pour mener des opérations de stockage conformes aux pratiques et normes internationales. Ce programme est conforme au mandat de la MINUSCA pour le renforcement des capacités des forces de sécurité nationales centrafricaines dans la gestion et le marquage des armes et munitions dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 2217.

 

La situation sécuritaire s’améliore progressivement à Bambari et Bria. A Bambari, la Force de la MINUSCA a démantelé toutes les barricades érigées afin de permettre la libre circulation sur la route principale d’approvisionnement n°3 (MSR3). Des patrouilles régulières sont effectuées de part et d’autre de la rivière Ouaka en vue de prévenir toute confrontation intercommunautaire. A Bria, la Force de la MINUSCA assure en permanence la sécurité des autorités de l’Etat afin qu’ils puissent assurer leurs fonctions. En outre, des patrouilles sont effectuées sur tous les axes de la ville pour rassurer la population locale.

 

Suite à la reprise des convois commerciaux en provenance du Cameroun, la Force de la MINUSCA a renforcé les escortes le long de la route principale d’approvisionnement n°1 (MSR1). Ainsi, la Force a pu arrêter l’un de ceux qui avaient tiré sur le convoi le 24 août 2015. Il a été transféré à Bangui et remis aux autorités locales. Au total, La Force de la MINUSCA a escorté plus de 409 véhicules sur tous les axes sans incident majeur. Ceux qui  ont déjà atteint Bangui sont au nombre de 389. La Force a aussi sécurisé les déplacements des équipes électorales sur les axes Kaga-Bandoro-Mbres, Ndélé-Birao et Bossembelé. Au plan opérationnel, la Force de la MINUSCA a effectué plus de 2630 patrouilles dans tous les secteurs en mettant l’accent sur les axes et foyers de tensions tels que Bambari- Grimari, Sibut-Grimari–Dekoa-Kaga-Bandoro et Bria-Yalinga.

 

La Police de la MINUSCA a, quant à elle fait état d’une légère hausse de la criminalité à Bangui. Toutefois, elle se félicite de la remise volontaire d’une grenade découverte dans un caniveau dans le 3e Arrondissement.

LA MINUSCA SE FELICITE DE L’ADOPTION DU PROJET DE CONSTITUTION

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 01:00
Communiqué de presse du GTSC
Communiqué de presse du GTSC

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 00:58

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/   mercredi 2 septembre 2015 13:52

 

La machine pénale internationale s'est mise en marche pour rattraper les présumés auteurs de crimes et autres exactions commis de 2012 à ce jour en République Centrafricaine (RCA). Le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a ouvert ce mercredi et ce jusqu'au vendredi prochain à Bangui, un séminaire international sur la question. Les présumés auteurs de crimes et autres exactions doivent désormais s'inquiéter.


Selon le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein en mission de quatre jours en RCA, l'Organisation des Nations unies est déterminée à rompre avec le cycle infernal de l'impunité dans le pays en rendant justice aux victimes. 


« Le pacte républicain est un engagement important pour mettre en place le processus de justice transitionnelle telle qu'une commission de vérité, réconciliation et réparation. Les survivants doivent bénéficier d'un espace au sein duquel le récit de leur histoire sera écouté et protégé, un espace qui reconnaît entièrement la valeur et la dignité des personnes victimes des abus commis ». 


Le Haut commissariat des nations Unies aux droits de l'Homme s'est assignée une mission qui consiste à « Examiner, reconnaître et comprendre le passé douloureux ». Cela représente, toujours selon le Haut commissariat des nations Unies aux droits de l'Homme, « des espaces cruciales à la cicatrisation des blessures ». « Il s'agit également de l'assurance que de telles blessures ne seront pas infligées de nouveaux », a conclu l'onusien. 


Les travaux regroupent plus d'une centaine de personnes parmi lesquelles des magistrats, des avocats, des juges, des Conseillers nationaux, des officiers de police judiciaire, des membres de la société civile centrafricaine. Des partenaires nationaux et internationaux participent également à ces assises. La cérémonie d'ouverture s'est déroulée en présence du ministre de la Justice, Aristide Sokambi.

Les Nations unies en marche contre l'impunité en Centrafrique

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 12:32

 

 

 

02/09/15 (RFI)

 

En Centrafrique, la date du référendum censé valider le projet de Constitution et celles des élections présidentielles et législatives avancent à grand pas. Mais aujourd'hui le président du Conseil national de transition (CNT) a émis de sérieux doutes sur la faisabilité du processus électoral et sur le respect du calendrier.

 

Alexandre Ferdinand Nguendet le président du CNT n'a jamais caché son scepticisme face au chronogramme des élections présidentielles et législatives.

 

Le projet de Constitution qui a été adopté ce week-end par les députés doit être présenté le 4 octobre au peuple centrafricain. Pour le président du CNT, cette date, ni celles qui vont suivre ne sont tenables.

 

« Je ne crois pas que ça puisse être tenable. Logiquement, on devait déjà convoquer le corps électoral par décret présidentiel depuis le 18 août. Jusque là rien n’a été fait. Donc c’est un retard considérable. Certains programmes qui étaient annoncés ne sont aujourd’hui pas mis en œuvre. Je cite entre autre l’enregistrement des électeurs, qui piétine encore à l’intérieur du pays. Aujourd’hui, on a pas de fichier électoral. Sans fichier électoral, par quel miracle on peut aujourd’hui organiser des élections ? La représentation nationale reste très sceptique sur ce chronogramme que nous avons qualifié à l’époque, à juste titre, de surréaliste », rappelle Alexandre Ferdinand Nguendet.

 

Du côté du gouvernement, le ministre de l'Administration des territoires Walidou Bachir précise que les dates ne sont pas fixes, mais que tout le processus électoral, référendum inclus doit être achevé avant la fin de la transition, c'est à dire le 30 décembre.

 

L'agence nationale des élections qui est la seule a même de modifier le chronogramme n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

 

Le calendrier électoral n'est pas «tenable», selon le président du CNT

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 12:17

 

 

 

Par Aabla Jounaïdi  RFI mercredi 2 septembre 2015

 

Avant la crise en Centrafrique, le commerce du bœuf était la source de revenus principale de près de 300 000 personnes, sur une population de 5 millions d'habitants, surtout pour les éleveurs peuls musulmans qui en ont traditionnellement le monopole. Mais les violences qui les visent dans plusieurs régions du nord et de l'ouest du pays - massacres et razzia - ont coupé l'approvisionnement de Bangui où le marché au bétail et l'abattoir du PK 12, à l'entrée nord de la ville, sont toujours fermés. Et les Banguissois ont appris à se priver de la jadis incontournable viande de bœuf.

RCA: la viande de bœuf a presque disparu des tables de Bangui

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 12:13
L’ONU contre les "diamants du sang"

 

 

 

BBC Afrique 2 sept

 

Le trafic illicite de diamants entre la République centrafricaine et le Cameroun voisin aide à financer la poursuite du conflit en RCA.

 

C'est la conclusion d’un rapport confidentiel d’un groupe d'experts de l'ONU transmis au comité des sanctions de la République centrafricaine et au panel d'experts du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Selon le texte, le commerce illicite des diamants finance les grands acteurs du conflit et implique de plus en plus les pays voisins tels que le Cameroun et Tchad.

 

Les experts ont mis en évidence le rôle du Cameroun dans le commerce des diamants de la guerre. Mais ils ne démontrent pas l'implication directe des autorités camerounaises dans le commerce.

 

D’après le document, toutes les parties impliquées dans le conflit profiteraient du commerce des diamants.

 

‘‘Quelque 140 000 carats de diamants, d'une valeur de 24 millions de dollars, ont été clandestinement emmenés hors du pays depuis l'interdiction de 2013 de l'exportation des diamants bruts’’, poursuit le rapport.

 

Le groupe d'experts a recommandé que le Conseil de sécurité exhorte les autorités de la RCA à suspendre le commerce de ce minerai.

 

L'exportation de diamants en provenance de la RCA a été interdite en mai 2013 par le Processus de Kimberley, qui représente 81 pays, y compris les États-Unis, l'Union européenne, la Russie, la Chine et tous les principaux pays producteurs de diamants.

 

Le groupe a été créé afin d’empêcher la vente de ce qui est appelé "diamants de sang" destinés à financer les conflits.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 12:10

 

 

 

http://afrique.kongotimes.info/ Mercredi, 02 Septembre, 2015

 

La République démocratique du Congo (RDC) a envoyé des responsables des FARDC à Bangui en Centrafrique pour enquêter sur les accusations de viol contre ses casques bleus envoyés dans ce pays dans le cadre de l’opération de maintien de la paix.

 

Trois militaires du contingent congolais de Bambari en Centrafrique sont accusés d’avoir eu des rapports sexuels avec des jeunes femmes, dont une mineure. C’est depuis vendredi  28 août dernier soir que la délégation congolaise envoyée sur place par les autorités congolaises est arrivée à Bambari, rapporte Radio France Internationale (RFI).

 

L’affaire remonte le 18 août dernier lorsque l’Organisation des Nations unies (ONU) envoie une note à Kinshasa lui signifiant que trois de ses casques bleus sont accusés de viol. La RDC a 10 jours pour ouvrir une enquête.

 

Dans sa note, l’ONU précise que cette affaire est la quatrième du genre et brandit des menaces sorties des sanctions si rien n’est fait.  Cette note pour le ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwanba, à prendre immédiatement ses responsabilités en dépêchant à Bambari en Centrafrique un général de brigade, en qualité d’avocat général de forces armées et trois autres enquêteurs dont un colonel et deux majors.

 

Tolérance zéro

 

Le Ministre Alexis Thambwe Mwamba va plus loin en promet tant des poursuites judiciaires contre les présumés violeurs si les accusations sont avérées. Une démarche saluée par la Minusca, par la voie de son chargé de communication, Myriam Dessables, Pour elle, cette enquête illustre la politique affichée par l’ONU de tolérance zéro en matière d’exploitation et d’abus sexuels.

 

« Ce qu’il est possible de faire, on le fait, affirme Myriam Dessables, surtout pour la protection des victimes. Le siège des Nations unies à New York, continue et particulièrement ces jours-ci - je crois que ce n’est un secret pour personne – de mettre une pression sur les Etats membres, pour qu’ils mènent à bien les investigations, et qu’ils aillent jusqu’au bout des processus de justice pour les cas concernés.

 

Aussitôt l’enquête terminée, les enquêteurs congolais ont l’obligation d’en transmettre  le résultat  au siège des Nations unies.

 

[Kléber Kungu]

 

Published By www.KongoTimes.info - © KongoTimes! - All Rights Reserved.

Lu pour vous : Centrafrique : 3 militaires congolais accusés d’avoir eu des rapports sexuels avec des jeunes femmes

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 22:36

 

 

 

Par Jacques Deveaux @GeopolisFTV   01/09/2015 à 16H18,

 

C’est l’aspect peu médiatisé de la guerre en Centrafrique. Les éleveurs, victimes de l’opposition entre chrétiens et musulmans, ont été persécutés et le bétail volé. Aujourd’hui, ce secteur d’activité est totalement désorganisé.


Loin de Bangui, à l’ouest et au centre du pays, la lutte entre partisans de la Séléka et miliciens anti-balaka s’est traduite par des affrontements entre éleveurs et agriculteurs. Les Peuls Mbororos possédaient 95% du cheptel bovin avant le conflit. Peuls et musulmans, ils ont été les cibles de la vengeance des nouveaux maîtres chrétiens du pays, les anti-balaka. Le bétail est une source de convoitise et les exactions se sont succédé.

        
Lewis Mudge, chercheur pour l’ONG Human Rights Watch, évoque cette violence. «Des combattants anti-balaka ont tué 28 personnes dans le village de Ngbima, près de Kouango, dans le sud du pays. Les victimes étaient des éleveurs de bétail peuls musulmans, mais aussi des non-musulmans accusés par les anti-balaka de ne pas leur prêter allégeance.»

 
En marge du sommet de Bangui en mai 2015, les maires des communes des zones d’élevage de l’ouest de la Centrafrique ont exprimé leurs préoccupations quant à la sécurité. «On trouve encore des éleveurs centrafricains dans les communes de Niem-Yelewa, de Gaudrot et de Koui. En dehors de ces communes, il n’y a plus aucun éleveur centrafricain dans cette partie du pays. Beaucoup sont partis au Cameroun ou au Tchad et d’autres ont été massacrés.»

 
Suite à cet appel, des éléments de l’armée régulière centrafricaine sont venus sécuriser les zones d’élevage.

  
Selon l’AFP, qui cite des sources peules à Bangui, un millier de Mbororos ont été tués. Un million de têtes de bétail a été tué ou volé. Les survivants, quand ils n’ont pas fui au Tchad, ont été rackettés. La transhumance, qui est à la base de l’économie de l’élevage a été bouleversée. «Ces déplacements forcés ont des effets dangereux tels que l’effondrement de la filière de l’élevage, la radicalisation de certains groupes d’éleveurs et le blocage de la transhumance entre le Tchad et la Centrafrique», écrit l’ONG Crisis Group.

 
On estime que l’économie de l’élevage en Centrafrique a régressé de 70%. A Bangui, on ne mange presque plus de bœuf. Les éleveurs ne viennent plus dans la capitale, où les prix sont cinq fois plus élevés qu’en province. Quant à l’abattoir, situé dans le quartier musulman du PK 12, il n’a pas rouvert.

La guerre de l’élevage, le conflit oublié de la Centrafrique

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 22:24

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 1er septembre 2015 - Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein, est arrivé à Bangui, ce 1er septembre 2015 pour une visite officielle de quatre jours en République centrafricaine. Il s’agit de sa première visite en terre centrafricaine.

 

A son arrivée dans la capitale centrafricaine, il a précisé que l’objectif de sa visite est de réitérer aux autorités de la Transition tout l’appui du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme en vue d’une sortie de crise définitive.

 

« Je suis ici pour rencontrer tous nos partenaires en RCA à un moment crucial de l’histoire du pays. La situation mérite une grande attention de notre part », a indiqué le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, accueilli par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga Anyanga.

 

Cette visite permettra aussi de mesurer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des décisions du Forum de Bangui et la mise en place du Tribunal pénal spécial ainsi que d’autres mécanismes pour la promotion et la protection des droits de l’homme en Centrafrique.

 

A l’approche des élections générales en octobre 2015, la visite du Haut-Commissaire sera aussi l’occasion d’effectuer un plaidoyer en faveur du respect des droits de l’Homme. Zeid Ra’ad Al Hussein a réaffirmé la centralité du respect des droits de l’Homme et de la protection des civils dans tout processus de paix à travers la lutte contre l’impunité notamment.

 

«Notre intention est aussi de réfléchir à des moyens robustes de faire le suivi des enquêtes sur les cas d’abus aux droits de l’homme en République centrafricaine», a également fait savoir Zeid Ra’ad Al Hussein.

 

Il partagera ce message avec la Chef de l’Etat de la transition, le Premier Ministre, le Ministre des affaires étrangères, le Ministre de la justice et le Président du Conseil national de transition. Il rencontrera également le Représentant spécial du Secrétaire général, le Commandant de la force de la MINUSCA, des commandants de contingents ainsi que des représentants de la société civile, des autorités religieuses, des membres des partis politiques ainsi que des membres de la communauté internationale et diplomatique.

LE HAUT-COMMISSAIRE DES NATIONS UNIES AUX DROITS DE L’HOMME, ZEID RA’AD AL HUSSEIN, EST ARRIVE A BANGUI

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 20:22
Vers un probable report des élections en Centrafrique

 

 

 

01/09/2015 | 19:19(Reuters)

 

La République centrafricaine a pris du retard dans l'organisation des élections législatives et présidentielle du 18 octobre, qui devront probablement être repoussées, a déclaré mardi Alexandre-Ferdinand Nguendet, président du Conseil national de transition (CNT), le gouvernement provisoire.

 

L'enregistrement des électeurs rencontre des difficultés à l'intérieur du pays et les listes électorales ne sont toujours pas prêtes, a-t-il dit à Reuters. "Sans listes électorales, comment pourrions-nous organiser une élection ?", a-t-il ajouté.

 

La République centrafricaine avait sombré dans le chaos en mars 2013 quand les rebelles de la Seleka, en majorité musulmans, avaient pris le pouvoir, entraînant une riposte des miliciens chrétiens "anti-balaka" et une partition de facto du pays.

 

La France avait envoyé sur place plusieurs milliers de soldats fin 2013 pour tenter de ramener le calme. La force française Sangaris a aujourd'hui laissé la place à la Minusca, une mission des Nations unies.

 

Un gouvernement de transition a été mis en place pour préparer des élections.

 

La Cour constitutionnelle centrafricaine a confirmé ce week-end que les membres et anciens membres du gouvernement de transition ne pourraient être candidats aux prochaines élections.

 

(Anthony Fouchard, Guy Kerivel pour le service français)

 

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