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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 22:53

  

 

http://lepays.bf/  27 juillet 2016

 

Le mardi 26 juillet dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU (Organisation des Nations Unies) a reconduit à l’unanimité, le mandat des Casques bleus en Centrafrique jusqu’en novembre 2017. Ce renouvellement intervient dans un contexte marqué essentiellement par les faits suivants : l’élection, en février 2016, à la présidence de la République centrafricaine, de Faustin Archange Touadéra, la fin de l’opération Sangaris prévue en octobre prochain et les attaques sporadiques des groupes armés qui semblent reprendre du poil de la bête dans le Nord du pays. Le nouveau président, bien qu’il ait été démocratiquement élu et malgré sa volonté affichée de remettre la RCA sur les rails, a encore du chemin à faire pour arrimer le pays à la stabilité et à la paix, condition sine qua non pour la reconstruction et le développement de la RCA. Et quand on sait que le pays a été maintenu jusque-là en vie grâce, notamment à la puissance de feu de l’opération Sangaris dont le retrait est annoncé pour octobre prochain, l’on ne pouvait s’attendre qu’à un renouvellement de la Minusca.

 

Les Centrafricains ne peuvent que s’en réjouir

 

D’ailleurs, les nouvelles autorités du pays, avec le président Faustin Archange Touadéra en tête, l’avaient souhaité en des termes pathétiques et sans la moindre ambiguïté. Et la France qui semble avoir mis un point d’honneur à ce que son ex-colonie ne soit pas rayée de la carte du monde, a relayé ce cri de détresse et cette supplication au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU, en proposant une résolution dans le sens d’un renouvellement du mandat des Casques bleus. Dieu merci, peut-on dire, les membres du Conseil de sécurité n’ont pas eu besoin de pinailler, comme ils en ont l’habitude, pour adopter la résolution introduite par l’Hexagone. Les Centrafricains, tout comme tous ceux qui ont une pensée pour ce pays meurtri, ne peuvent que s’en réjouir. Car, le moins que l’on puisse dire, est que c’est une mesure salutaire pour la RCA. Mieux, le mandat des Casques bleus, cette fois-ci, semble avoir pris la pleine mesure de la situation en se fixant pour but d’aider à la stabilisation du pays avec trois priorités : la protection des civils et des droits de l’Homme, un dialogue national inclusif et la réforme du secteur de la sécurité et de la justice. Pour y parvenir, l’ONU se donne 2 à 3 ans. L’on croise les doigts pour qu’à l’heure de l’évaluation, le satisfecit soit au rendez-vous. Mais force est de reconnaître que la tâche de l’ONU ne sera pas de tout repos et c’est un euphémisme de le dire. En effet, en RCA, tout est à refaire. Si l’on prend par exemple la réforme des secteurs de la sécurité et de la justice, qui, à notre sens, est le prérequis pour atteindre les objectifs relatifs à la stabilisation et au dialogue inclusif, l’on peut être circonspect quant aux chances de l’ONU de parvenir, dans les délais qu’elle s’est fixés, à la mise en place d’une armée digne de ce nom et à la réhabilitation de l’ensemble de l’appareil judiciaire. Pour constituer une armée républicaine, on le sait, il faut au préalable que tous les Centrafricains aient  conscience d’appartenir à une même nation. Or, c’est ce qui manque le plus dans l’ex-Oubangui-Chari, où depuis l’indépendance acquise en 1960, tous les présidents qui se sont succédé à la tête du pays, à l’exception de l’actuel président, avaient d’autres chats à fouetter que de bâtir une nation.

 

Les Casques bleus, à eux seuls, ne peuvent pas sauver les Centrafricains

 

La seule personnalité politique qui pouvait relever ce défi, était Barthélémy Boganda. Malheureusement, sa disparition dans des conditions non encore élucidées en 1959, ne lui a pas laissé le temps de le faire. Depuis lors, la RCA a été pilotée par des personnages loufoques et tribalistes jusqu’au bout des ongles, la palme d’or revenant à Jean Bedel Bokassa. Des monstres comme les anti-balaka et la Seleka sont des purs produits de ce passé nauséeux. Et pour faire entendre raison à ces forces du mal à l’effet de conjurer le mauvais sort qui semble s’acharner contre la RCA, il va falloir que les Casques bleus bandent les muscles. Car, les individus qui constituent ces milices n’ont point intérêt à ce que la RCA retrouve la normalité dans le cadre d’un Etat de droit. Mais encore faut-il que la Minusca elle-même se décide à se délester de ses soldats qui, sous la bannière de l’ONU, sont enclins à poser des actes aux antipodes de la morale. Car, il n’y a rien de plus indécent que de profiter de l’état de détresse d’un pays, comme c’est le cas aujourd’hui de la RCA, pour tordre le cou aux bonnes mœurs. L’ONU a l’obligation politique et morale d’appliquer la tolérance zéro par rapport à cela. Déjà, l’on peut se réjouir que la structure dirigée par Ban Ki-Moon ait pris la décision de ne plus accueillir au sein des Casques bleus, des soldats en provenance de certains pays jugés peu regardants sur les principes moraux. Cela dit, les Casques bleus, à eux seuls, ne peuvent pas sauver les Centrafricains si ces derniers, de manière individuelle et collective, refusent de grandir. Tant que cette condition ne sera pas remplie, aucune avancée significative et durable vers la paix et le développement, ne peut être réalisée dans ce pays. C’est pourquoi le nouveau président, Faustin Archange Touadera, doit être encouragé dans sa volonté affichée de transcender les clivages politiques et confessionnels, qui ont fait tant de mal à la RCA, pour fédérer toutes les énergies autour des impératifs de réconciliation et du vivre-ensemble dans la diversité. Si le peuple centrafricain, dans sa majorité, lui a fait confiance en le portant à la tête du pays, c’est que, quelque part, il le croit capable de le conduire vers des lendemains enchanteurs. Il lui revient donc de prouver qu’il n’est pas un président de l’acabit de ses prédécesseurs. Car, les grands hommes se reconnaissent, entre autres, à leur capacité de tirer leur peuple de la désolation et de la fatalité et ce, quelle que soit l’adversité à laquelle il fait face.

 

« Le Pays »

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA PROTECTION DES CIVILS RESTE AU CŒUR DU NOUVEAU MANDAT DE LA MINUSCA

 

Bangui, 27 juillet 2016 – La résolution 2301 adoptée mardi par le Conseil de sécurité des Nations Unies et qui proroge le mandat de la Minusca jusqu’au 15 novembre 2017, maintient la protection des civils au cœur du mandat de la Mission, a défendu le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro. «L’objectif principal du nouveau mandat est de réduire durablement la présence de groupes armés et la menace qu'ils représentent », a résumé Monteiro, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, ce mercredi 27 juillet 2016.

 

Selon le porte-parole, la résolution recommande une approche multidimensionnelle avec trois principaux piliers à savoir un dialogue politique national sans exclusive ; le DDR, la Réforme du secteur de sécurité et la promotion de la réconciliation ainsi qu’une assistance au Gouvernement en matière de justice et de lutte contre l’impunité. Il s’agit d’une résolution importante et adaptée aux récents changements en République centrafricaine avec des élections présidentielle et législatives réussies et la mise en place des institutions nationales », a ajouté Monteiro.

 

Plus adapté aux récents développements intervenus dans le pays, la résolution 2301 appelle à un dialogue politique inclusif et surtout au désarmement, conformément aux Accords de Bangui et de Brazzaville. Dans cette dynamique, Monteiro a rappelé que la Mission est prête à appuyer les autorités centrafricaines afin qu’elles se dotent des attributs d’un État moderne. «La Minusca mènera ses tâches avec diligence, détermination et esprit de sacrifice pour que le pays puisse renouer avec la stabilité et créer un environnement propice à la croissance et au développement au profit de la population » a-t-il insisté. L’effectif maximal autorisé de la Minusca reste fixé à 10 750 militaires, dont 480 observateurs militaires et officiers d’état-major, 2 080 policiers, dont 400 agents de police, et 108 responsables des questions pénitentiaires.

 

Lors de la conférence de presse, le porte-parole a également annoncé l’arrivée à Bangui du nouveau Représentant spécial adjoint du Secrétaire général auprès de la Minusca, Fabrizio Hochschild, nommé vendredi dernier par Ban Ki-moon. Egalement Coordonnateur résident du système des Nations Unies, Coordonnateur humanitaire et Représentant résident du PNUD, il succède à Aurélien Agbénonci.

 

En ce qui concerne les Droits de l’Homme, Monteiro a indiqué que 16 incidents de violations et abus des droits de l’homme, ayant entrainé au moins 46 victimes, ont été documentés dans tout le pays. D’autre part, le porte-parole a annoncé la poursuite des activités à Haute intensité de main d’œuvre (THIMO) au bénéfice des jeunes à risque à Bangui. Il s’agit de la réhabilitation de la Bibliothèque de l’Université de Bangui avec l’aménagement de l’espace vert et de la construction d’un site de production de biogaz à Boy Rabe, dans le 4e arrondissement, en partenariat avec une ONG locale. Les deux projets emploient 110 jeunes. Les activités THIMO ont déjà contribué à la mise en place de 48 groupements de jeunes qui créent des activités génératrices de revenus, soit un total de 1.127 personnes dont 458 femmes. En plus de l’auto-emploi, le programme mis en place par la Minusca et le PNUD permet de réduire la vulnérabilité des bénéficiaires et de renforcer la cohésion sociale dans les communautés.

 

S’agissant de la Force de la Minusca, son porte-parole, le Lieutenant-colonel Clément Cimana, a fait état d’une situation sécuritaire volatile en raison des affrontements entre groupes armés. A cet égard, la Minusca a renforcé sa présence dans les localités affectées en multipliant les patrouilles, notamment dans la Nana Mambéré (Niem Yelewa), la Nana Gribizi, la Basse Kotto ainsi que dans l’Ouham et l’Ouham Pendé. Le Colonel Cimana a également annoncé la réhabilitation d’infrastructures routières par le génie de la Force entre Bangassou, Rafaï et Obo et la réparation de 12 ponts sur l’axe Bria-Yalinga. Les activités du génie se poursuivent dans d’autres villes du pays, avec entre autres le forage de puits d’eau à Berberati et dans d’autres localités. En appui à la restauration de l’autorité de l’Etat, la Force a escorté environ 800 véhicules commerciaux sur les principaux axes routiers.

 

Pour la police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a annoncé l’arrestation et l’inculpation depuis le 20 juillet des faussaires dont ont été victimes les joueurs de l’équipe nationale de football et des agents de l’Autorité Nationale des Elections. Dans le cadre de l’appui aux autorités judiciaires et sur instructions du Procureur Général, Salifou Konseiga a indiqué que la Police Minusca a procédé au transfèrement de détenus à haut risque de la prison de Ngaragba à celle du Camp De Roux. Ils avaient tenté une évasion dans la nuit du 20 au 21 juillet 2016.

 

Lu pour vous : RENOUVELLEMENT DU MANDAT DE LA MINUSCA : Une mesure salutaire pour la RCA
Centrafrique-Presse.com
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 22:26
Le PR Touadéra rend visite aux sinistrés des inondations du 6ème ardt
Le PR Touadéra rend visite aux sinistrés des inondations du 6ème ardt
Le PR Touadéra rend visite aux sinistrés des inondations du 6ème ardt
Le PR Touadéra rend visite aux sinistrés des inondations du 6ème ardt
Le PR Touadéra rend visite aux sinistrés des inondations du 6ème ardt
Le PR Touadéra rend visite aux sinistrés des inondations du 6ème ardt
Le PR Touadéra rend visite aux sinistrés des inondations du 6ème ardt
Le PR Touadéra rend visite aux sinistrés des inondations du 6ème ardt
Le PR Touadéra rend visite aux sinistrés des inondations du 6ème ardt
Centrafrique-Presse.com
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 22:02
Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
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Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
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Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
Bangui après 48 h de forte pluie les 25 et 26 juillet !
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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 19:10
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le mandat de la Minusca réajusté jusqu’au 15 novembre 2017

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 27 JUILLET 2016

 

BANGUI, 27 JUILLET 2016(RJDH) –Le conseil de sécurité des Nations-Unies a réajusté jusqu’au 15 novembre 2017, le mandat de la Minusca, à l’issue d’une nouvelle résolution, 2301 votée à l’unanimité mardi 26 juillet 2016. Le porte-parole de la Minusca, Vladimir Montéiro, a relevé que le nouveau mandat de la Minusca met l’accent sur le dialogue, la justice nationale et internationale, le trafic illicite des ressources naturelles, le Désarmement Démobilisation et Réinsertion, la réforme du Secteur de Sécurité et la Réconciliation nationale.  Il l’a dit ce mercredi 27 Juillet lors de la rencontre avec la presse.

 

Selon le porte-parole de la Minusca Vladimir Montéiro, l’objectif de cette prorogation est de « réduire durablement la présence des groupes armés, et la menace qu’ils représentent dans le cadre d’une approche multidimensionnelle avec trois piliers à savoir : un dialogue politique nationale sans exclusif, le Désarmement Démobilisation et Réinsertion, la Réforme du Secteur de Sécurité et la réconciliation et enfin une assistance au gouvernement en matière de justice et de lutte contre l’impunité », a-t-il précisé.

 

D’après ce dernier, la spécificité de ce nouveau mandant se traduit par sa durée, « d’habitude, les mandats de résolution porte sur une année mais celle-ci dépasse une année. Car,  il commence ce 26 juillet et prendra fin le 15 novembre 2017. C’est juste pour permettre à la Minusca d’accompagner les nouvelles institutions du pays. L’autre aspect est la hiérarchisation des tâches urgentes que la Minusca devra mener, comme la protection des civiles, la justice nationale et internationale à travers la création de la Cour Pénale Spéciale(CPS) et un accent particulier sur le trafic illicite des ressources naturelles », a souligné Vladimir Monteiro.

 

Des tâches supplémentaires telles que la coordination de l’assistance internationale et l’assistance au Comité visé par le paragraphe 57 de la résolution 2127 (2013) et au Groupe d’experts créé par la même résolution lui ont été également assignées.

 

La Minusca avait pris le relais de la force africaine Misca le 15 septembre 2014. Il s’agit là d’un premier réajustement des priorités après le retour à l’ordre constitutionnel de la Centrafrique, le 30 mars 2016.

 

 

Centrafrique : Abdou Dieng plaide pour un accompagnement de la Centrafrique et la consolidation de la paix

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 27 JUILLET 2016

 

BANGUI, 27 Juillet 2016 (RJDH) — Abdou Dieng, directeur régional du Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour l’Afrique Centrale et de l’Ouest, lors d’un point de presse qu’il a animé au bureau de cette institution mardi 26 juillet à Bangui a plaidé pour le financement des actions humanitaires en Centrafrique. C’est un plaidoyer lancé après une visite de quatre jours dans le pays.

 

« La communauté humanitaire a lancé un appel au début de l’année pour demander  environ 600 000 de dollars pour régler le problème humanitaire dans le pays et malheureusement cet appel n’est financé aujourd’hui qu’aux alentours de 25%. Et ça je le dis pour rappeler aux différents partenaires qui veulent appuyer la Centrafrique que les problèmes humanitaires demeurent », c’est en ces termes que Abdou Dieng a lancé son plaidoyer.

 

Préoccupé, Abdou Dieng  interpelle les partenaires: « L’appui humanitaire fait partie des éléments pour consolider la paix bien entendu ».

 

Le directeur régional est optimiste  face aux défis  et formule le vœu de voir s’attaquer au problème de fond, « il faut commencer à régler les questions du développement, il faut que les travailleurs retournent dans leur lieu de travail, dans les préfectures, les sous-préfectures et les villages. Que les écoles continuent, il faut que les hôpitaux fonctionnent. Donc, il y a encore des défis mais il y a de l’espoir », a-t-il martelé.

 

Il a en outre salué l’amélioration de la situation sécuritaire et condamne les violences perpétrées contre les humanitaires dans le pays, « nous condamnons toute forme de violence. Il faut se dire que ces violences n’ont pas leur place, les humanitaires sont dans le pays pour aider les populations de sortir de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui », a-t-il lancé.

 

Le PAM entend aider le gouvernement dans le domaine agricole en faisant la promotion des achats locaux auprès des petits producteurs et le renforcement de leur capacité, selon une source proche de cette institution onusienne.

 

Cette visite de quatre jours lui a permis de rencontrer les différents partenaires de la République Centrafricaine et le chef de l’Etat. Le PAM assiste environ 500.000 et 600.000 personnes chaque mois à travers  les distributions générales de vivre et de coupons alimentaires.

 

 

Centrafrique : La situation des droits de l’homme préoccupante, la LCDH exige la levée de l’embargo sur les FACA

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 27 JUILLET 2016

 

BANGUI, 27 Juillet 2016(RJDH) — La question des Droits de l’Homme en République Centrafricaine reste encore préoccupante, selon Joseph Bindoumi, Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme. Une situation qui s’explique par l’insécurité dans une partie de la capitale et dans certaines villes du pays. Il envisage pour sa part un dialogue véritable et sincère entre le peuple centrafricain. Un souhait exprimé dans une interview accordée au RJDH.

 

RJDH : Monsieur Joseph Bindoumi, vous êtes le Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme. Quelle lecture faites-vous de la question des Droits de l’Homme en République Centrafricaine ?

 

JB : Vous savez que nous avons connu des violences graves dans ce pays. Tout est en œuvre pour que nous sortions de ces violences. Mais il faut reconnaitre que la RCA reste encore préoccupante par l’ensemble des violations des Droits de l’Homme. Dans la capitale ces derniers temps, il y a la prise d’otage au km5, à l’intérieur du pays surtout à Bambari, des affrontements ont opposé les belligérants, à Kaga-Bandoro, et à Abba au niveau de la frontière, des groupes armés qui sévissent en ce moment au nom des peulhs. Et donc, la situation des Droits de l’Homme est toujours préoccupante.

 

RJDH : Quelle est la position de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme face à la montée de la criminalité en République Centrafricaine ?

 

JB : La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme n’a jamais quitté ce pays, ni s’absenté de toutes les violences qui se passent jusqu’aujourd’hui. Nous sommes sur toute l’étendue du territoire national, et elle dispose plus de 7.000 membres. Malgré que certains bureaux de cette institution aient été saccagés pendant les crises, mais au moins nos militants rapportent ce qui passent du jour en jour. Nous sommes en train de mettre en place plusieurs projets avec les organisations internationales comme, Cordaid et la Fédération internationale de ligue des Droits de l’Homme et autres pour essayer de rapprocher les victimes de conflits afin de faire la cohésion sociale entre les groupes armés.  Nous restons très vigilants de peur que les violences qui se déroulent maintenant ne puissent pas être perdues de vue au moment venu où les bourreaux auront des comptes à rendre.

 

RJDH : Est-ce qu’aujourd’hui est-il nécessaire de passer par le dialogue pour rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national puisque les groupes armés détiennent encore des armes?

 

JB : Vous savez, les violences arrivent comme une maladie, mais elles réparent tout doucement. En principe dans un pays, c’est de dialoguer, il faut savoir dialoguer je veux entendre l’autre, c’est le principe dans une république.

 

RJDH : Mais monsieur Joseph Bindoumi plusieurs dialogues ont eu lieu dans ce pays-là et qui demeurent encore sans réponses ?

 

JB : Moi en tant que défenseur des Droits de l’Homme, je privilégie le dialogue. Je sais qu’il y a des irréductibles des gens qui pensent que  pour être entendu, il faut tirer des coups de feu.

 

RJDH : Alors en ce temps-là des personnes perdent leurs vies Monsieur Joseph Bindoumi ?

 

JB : Ouaih ! Des gens meurent c’est vrai, mais nous, nous disons que le dialogue tel qu’on le fait c’est le dialogue franc. Le dialogue, ce n’est pas la faiblesse. Donc, il faut dire à quelqu’un que sa position n’est pas la bonne et qu’il doit arrêter ça. Le dialogue sera bon. Mais si on dit bon comme il a des kalachnikovs, il est fort qu’il faut qu’on lui donne une enveloppe pour qu’il se calme, et on va lui faire le DDR. Si on parle aux gens de cette manière, on donnera l’impression aux groupes  que le seul moyen de leur communication ce sont les armes.

 

RJDH : En date du 4 juillet 2016, une trentaine des organisations nationales de la société civile ont signé un document dans lequel vous demandez au gouvernement de réagir en toute urgence sur la question sécuritaire !

 

JB : La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme fait partie des signataires de ce document. Nous avons remarqué qu’on commençait à s’installer dans les violences avec ce qui s’est passé au km5 et dans certaines régions du pays et nous avons dit que le gouvernement doit hausser le ton en sortant les militaires centrafricains pour qu’ils protègent le peuple. La RCA est un pays membre des Nations-Unies. S’il y a un problème, pourquoi on doit maintenir la RCA indéfiniment sous embargo ? Aujourd’hui, si on répète à chaque fois et on met la RCA dans l’impossibilité d’exister en tant qu’Etat, cela ne devient plus une sanction mais une punition.  A  partir de ce moment-là, l’Etat se révolte contre le système des Nations-Unies. Aucun Etat n’a le droit de punir l’autre. Cet embargo doit être levé, si l’embargo n’est pas levé, l’embargo sera violé par la force du peuple centrafricain. Et nous de la société civile centrafricaine nous demandons au gouvernement de demander la levée de l’embargo en urgence.

 

RJDH : Joseph Bindoumi merci

 

JB : c’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Judicaël Yongo

Centrafrique-Presse.com
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 13:53

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Par Christophe Boisbouvier mercredi 27 juillet 2016

 

En Centrafrique, un nouveau président a été élu démocratiquement il y a 6 mois, mais les Nations unies ne baissent pas la garde. Mardi 26 juillet, à New York, le Conseil de sécurité a voté la prolongation du mandat des quelque 12 000 casques bleus de la Minusca jusqu'à novembre 2017. Rappelons que les troupes françaises de Sangaris plient bagage et que les Nations unies se retrouvent désormais en première ligne. Le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga dirige la Minusca. En ligne de Bangui, le représentant spécial de Ban Ki-moon est l'invité de RFI.

 

RFI : Les 12 000 casques bleus sont maintenus jusqu’en novembre 2017 avec un mandat musclé. Mais plusieurs pays du Conseil de sécurité ont fait enlever de la résolution, la mention que votre force militaire pourrait intervenir de façon robuste avec des technologies modernes. Est-ce que ce n’est pas un problème ?

 

Parfait Onanga-Anyanga : Je ne crois pas que la question des technologies ait été totalement gommée de la résolution. Non, il y a une demande faite au secrétaire général et à son représentant ici, c’est-à-dire moi-même, de tout faire, en sorte que les Etats qui enverraient des troupes ici en Centrafrique s’organisent pour qu’elles soient très bien équipées, bien entraînées, en raison précisément des menaces que ces forces pourraient rencontrer sur le terrain et en raison du fait qu’il y a encore beaucoup trop de groupes armés dans ce pays. Et par exemple, dans l’un des paragraphes du dispositif on peut voir que le Conseil demande à la Minusca de saisir et de confisquer, mais aussi de détruire, les armes dont pourraient disposer ces groupes armés, y compris leurs minutions. Et ce faisant, nous avons là quelque chose qui est clairement robuste et je crois que c’est bien le sens de cette résolution.

 

Il n’empêche, dans un rapport publié il y a quelques semaines, le numéro 2 du secrétariat général de l’ONU, le Français Hervé Ladsous, constate que la situation est fragile et réversible. Il note notamment que l’ancien chef Seleka Noureddine Adam essaie de réunifier l’ancien mouvement qui tenait Bangui en 2013.

 

C’est des informations préoccupantes. C’est vrai, nous sommes, en tout cas toute la mission est à pied d’œuvre. Et l’un des accents particuliers de ce mandat ce sera précisément de doter la Minusca d’une plus grande mobilité avec une grande flexibilité dans sa capacité opérationnelle. Et donc cela nous permettrait, je crois, j’en suis convaincu, d’avoir le dessus sur toute force négative sur le terrain. Et le vrai défi pour les Centrafricains c’est de se retrouver. Le chef de l’Etat Touadéra a tendu la main, il a invité tous les acteurs politico-militaires autour d’une table. Il faut saisir cette opportunité parce qu’il n’y en aura pas d’autres.

 

C’est un message à Noureddine Adam ?

 

On espère que tous, y compris évidemment que monsieur Noureddine Adam, entendra raison et viendra autour de la table.

 

Est-ce que vous ne péchez pas par excès d’optimisme ? Le président Touadéra dit que la patrie est en danger et que la vaste zone de son territoire continue d’échapper à tout contrôle. On pense notamment aux régions de Bambari, de Ndélé, de Birao, qui sont sous contrôle rebelle. On a l’impression que vous parlez comme si tout allait bien.

 

Ah non, mais pas du tout, pas du tout ! Ce que je dis c’est précisément que nous sommes au milieu du gué. Mais aujourd’hui, le monde entier est autour de la Centrafrique. En novembre, bientôt, il y aura une table ronde des partenaires, des bailleurs de fonds pour dire à la Centrafrique : « Bravo ! Il va y avoir un dividende de la paix si vous continuez sur la voie de la paix ».

 

Est-ce que vous ne craignez pas que le départ des Français ne laisse un grand vide ?

 

Si ça ne dépendait que de moi, on n’aurait jamais dû changer une équipe qui gagne, parce qu’ensemble on a fait de très belles choses. Mais la Minusca va monter en puissance. Bientôt, elle va recevoir de nouvelles capacités, des éléments renforcés de sa troupe qui viendront ici avec des spécificités particulières. Maintenant, nous ne le ferons pas seuls. Depuis près de dix jours, la nouvelle équipe de formation de l’Union européenne est en place et commence donc le dur labeur de former les forces armées centrafricaines.

 

De nouvelles capacités, ça veut dire quoi ? Plus d’hélicoptères, plus de blindés ?

 

Un peu tout cela. Mais pour moi, je crois que rien ne pourra remplacer la volonté des Centrafricains de renégocier ensemble leur contrat social.

 

En septembre prochain, les quelque 300 gendarmes burundais de votre force Minusca ne seront pas remplacés quand ils partiront. Pourquoi cela ?

 

Il y en aura d’autres.

 

Venus d’autres pays ?

 

Voilà exactement. Exactement. La Jordanie ou de…

 

Mais pourquoi ne souhaitez-vous pas garder les Burundais ? Est-ce parce que vous craignez que les nouveaux arrivants ne soient des officiers et des soldats du Burundi qui auraient pu commettre des exactions dans leur pays et qui cherchent à se recycler en Centrafrique par la grâce de l’ONU ?

 

Il faut reconnaître que c’est une exigence qui n’est pas négligeable. Vous savez, nous sommes porteurs de valeurs qui permettent justement à l’humain de s’épanouir.

 

Au mois de janvier vous avez demandé le départ de tout le contingent en provenance du Congo-Kinshasa. Est-ce aussi pour des raisons de valeur, parce que certains d’entre eux avaient été accusés d’avoir commis des viols sur des jeunes filles centrafricaines ?

 

Ce que je peux dire c’est qu’aujourd’hui il faut se satisfaire du fait que le gouvernement de la République démocratique du Congo a pris l’initiative de mener un certain nombre de procès assez exemplaires dans leur pays, précisément pour condamner ceux qui avaient été des auteurs de ces crimes horribles.

 

Quand vous avez pris la tête de la Minusca, il y a un an, on avait déjà recensé 14 cas de viols ou d’abus sexuels commis par des casques bleus. Quelles mesures avez-vous prises depuis un an ?

 

Enormément et depuis, il y a eu l’adoption de la résolution 22 72 du Conseil de sécurité. Désormais il y est dit que le secrétaire général est habilité à renvoyer des contingents entiers, si jamais il était avéré que les pays d’origine de ces contingents ne faisaient pas diligence dans l’exigence de faire toute la lumière sur les crimes qu’auraient pu commettre justement les éléments de leur contingent. Nous ne pouvons pas nous permettre, en tant que Nations unies, de cautionner de telles horreurs.

 

Selon Parfait Ononga-Anyanga, sur RFI : «la Minusca va monter en puissance»
Centrafrique-Presse.com
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 11:33

 

 

APA- 26/07/16 Bangui (Centrafrique) - Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international, au terme d’une mission de l’institution financière effectuée au mai dernier en Centrafrique, a validé le programme financier du pays en mettant à la disposition des nouvelles autorités une enveloppe de 60 milliards de FCFA, a annoncé, mardi à Bangui, le directeur de cabinet du ministère des Finances, Guy Samuel Nganatoua.

 

Pendant son séjour, la mission a tenu à s’assurer de l’amélioration de la compétitivité de l’économie centrafricaine et de la manière dont est promue la bonne gouvernance dans les finances publiques après plusieurs mois de crise humanitaire très couteuse.

 

Des recommandations ont été formulées par la mission en vue d’aider la Centrafrique à retrouver le chemin de la bonne gestion des finances publiques afin de prétendre à d’autres finances des partenaires.

 

L’approbation du programme financier du gouvernement par le FMI ouvre la voie à d’autres partenaires de Centrafrique de le soutenir financièrement dans l’avenir.

 

Cependant cette approbation démontre également la capacité du gouvernement à mettre en œuvre les recommandations du FMI.

 

Ainsi la table ronde des bailleurs de fonds de Centrafrique qui aura lieu à Bruxelles en Belgique au mois de novembre prochain augure de bonnes perspectives pour l’économie centrafricaine.

Le FMI valide le programme financier du gouvernement centrafricain
Centrafrique-Presse.com
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 11:06

 

 

http://www.toulouse7.com/  27 Juil 2016

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mardi à l’unanimité une résolution prorogeant jusqu’au 15 novembre 2017 le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et adaptant son mandat aux nouvelles circonstances qui prévalent dans le pays.

 

Dans cette résolution 2301, les 15 membres décident que le mandat de la MINUSCA devrait être exécuté sur la base d’une hiérarchisation des tâches établies et, le cas échéant, par étapes.

 

Selon cette hiérarchisation, le mandat de la MINUSCA comptera désormais des tâches prioritaires urgentes relatives à la protection des civiles, à la promotion et à la protection des droits de l’homme, et d’aide à la mise en place de conditions de sûretés favorables à l’acheminement de l’aide humanitaire.

 

 

Le Conseil de sécurité proroge le mandat de la MINUSCA en Centrafrique

 

French.china.org.cn  27-07-2016

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mardi une résolution prorogeant jusqu'au 15 novembre 2017 le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

La résolution 2301, adoptée à l'unanimité par les 15 membres du conseil, adapte également le mandat de la MINUSCA aux nouvelles circonstances qui prévalent dans le pays africain. Le conseil décide que le mandat devrait être exécuté sur la base d'une hiérarchisation des tâches établies et, le cas échéant, par étapes, a précisé le conseil dans un communiqué de presse.

 

Selon cette hiérarchisation, le mandat de la MINUSCA comptera désormais des tâches prioritaires urgentes relatives à la protection des civiles, à la promotion et à la protection des droits de l'Homme, et d'aide à la mise en place de conditions de sûretés favorables à l'acheminement de l'aide humanitaire, ajoute le communiqué.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique: l'ONU adapte le mandat des Casques bleus après la transition

 

27/07/16 (AFP)

 

Le Conseil de sécurité a prolongé mardi le mandat des Casques bleus en République centrafricaine en l'adaptant pour tenir compte de l'élection du nouveau président Faustin-Archange Touadéra et de la fin prochaine de l'opération militaire française Sangaris.

 

Aux termes d'une résolution proposée par la France et adoptée à l'unanimité, le mandat de la Minusca (mission de l'ONU en République centrafricaine) est prolongé jusqu'au 15 novembre 2017 avec le même niveau d'effectifs soit près de 13.000 soldats et policiers.

 

Le Conseil se réserve néanmoins la possibilité de réviser ces effectifs à tout moment. Il souligne que "la situation de sécurité s'est améliorée mais reste fragile en raison de la présence de groupes armés".

 

Avec la réduction des forces françaises Sangaris à 350 hommes -- contre 2.500 au plus fort de la crise -- la Minusca se retrouve en première ligne pour assurer la sécurité en attendant que l'armée centrafricaine redevienne efficace, une perspective encore lointaine.

 

Jusqu'à la fin de l'opération Sangaris prévue en octobre, les 350 soldats français continueront de constituer une réserve tactique, autorisée à prêter main forte à la Minusca en cas de besoin.

 

"La transition réussie, il faut maintenant réussir la stabilisation", a déclaré l'ambassadeur français François Delattre. "La tâche est lourde mais la Minusca (...) a les moyens de la relever". La mission "devra établir sa crédibilité à l'égard des groupes armés", a-t-il expliqué.

 

La résolution détaille en 16 pages les priorités des Casques bleus maintenant que la transition politique est arrivée à son terme avec l'élection en février du nouveau président.

 

La priorité numéro un reste la protection des civils. La Minusca est invitée pour cela à adopter "une posture souple et mobile" et à "patrouiller de manière active".

 

Le Conseil demande aux pays fournissant des Casques bleus de mieux les entraîner et les équiper et de leur donner des capacités en matière de renseignement pour anticiper les attaques.

 

Parmi les autres tâches essentielles figurent la promotion des droits de l'homme, la sécurisation de l'aide humanitaire et une assistance apportée au nouveau gouvernement centrafricain afin qu'il mène "un dialogue national inclusif" et qu'il "étende rapidement l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire.

 

Après le renversement du président François Bozizé et la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, la Centrafrique a sombré dans une crise sans précédent opposant milices principalement chrétiennes, les anti-balaka, aux rebelles Séléka, essentiellement musulmans.

 

La crise a fait plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, selon l'ONU. L'opération française Sangaris avait été déployée en décembre 2013 pour stopper les massacres intercommunautaires. La Minusca a ensuite pris le relais

Les casques bleus restent en Centrafrique avec de nouvelles missions
Centrafrique-Presse.com
26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 16:59
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le procureur spécial de la Cour Pénale Spéciale sera nommé en décembre 2016

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 26 JUILLET 2016

 

BANGUI, 26 juillet 2016 (RJDH)—Le procureur de la Cour Pénale Spéciale sera nommé le mois de décembre suivi des juges d’instructions et la formation des policiers et gendarmes le mois de janvier 2017. L’annonce est faite ce mardi 26 juillet lors du point de presse du ministre de la Justice, Flavien Mbata.

 

Pour le Ministre de la Justice, la mise en place de la Cour Pénale Spéciale est conditionnée par la sélection des magistrats nationaux et internationaux, « la Minusca s’occupe des magistrats internationaux et nous avons le dossier. La partie nationale s’occupe de la sélection des magistrats nationaux » a indiqué le ministre Flavien Mbata.

 

Il a annoncé l’appui financier des partenaires à savoir la France, les Pays Bas, les Etats unis et bien d’autres pour soutenir la mise en place de cette Cour Pénale  Spéciale  et le gouvernement a déjà trouvé un local pouvant abriter cette Cour.

 

Pour le ministre, la société civile doit jouer son rôle, « nous pensons qu’il faut mettre en place la commission nationale des droits de l’homme conformément aux recommandations du Forum de Bangui. Pour cela, la société civile doit être impliquée pour la défense des droits de l’homme », a souligné le membre du gouvernement.

 

Il a en outre déploré la faiblesse de la chaine pénale « bon nombre des maisons pénitentiaires ne sont pas opérationnelles en dehors de celle de Mbaïki, Berberati et celles de Bangui », a-t-il déploré, avant d’envisager la réforme de l’administration pénitentiaire dans le respect des détenus et des condamnés en suggérant l’uniforme pour les détenus.

 

La loi mettant en place la Cour Pénale Spéciale est votée par le Conseil National de Transition avant d’être promulguée  et comprend les magistrats nationaux et internationaux.

 

 

Centrafrique : 9 groupes armés demandent leur implication dans le comité technique du DDRR et de la RSS

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 26 JUILLET 2016

 

BANGUI, 26 JUILLET 2016(RJDH) — Les neuf (9) groupes armés signataires de l’accord de cessation des hostilités du Forum  National de Bangui, ont demandé leur implication au sein du comité technique  du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), pour la réussite de ces processus. Une demande exprimée lors d’une conférence de presse tenue ce lundi 25 juillet à Bangui.

 

Ces neuf groupes armés sont MLCJ, l’UFR, la Séléka, le MPC, l’UPC, les Anti-Balaka, la RJ, la FDPC et la Séléka Rénovée. Ces derniers s’engagent pour la paix, et la réconciliation nationale.

 

Selon le porte-parole de ces groupes armés Nordine Mahalba, le gouvernement n’a pas pris en compte les recommandations du Forum National de Bangui, « le gouvernement a mis en place la coordination du DDRR sans impliqué pleinement les groupes armés dans ce processus et c’est un danger. Nous sommes représentés seulement au niveau du comité consultatif et de suivi, alors que, dans le comité technique il n’y a pas un groupe armé même au niveau de la Reforme de Secteur de Sécurité. Quel sera le sort de nos agents sur le terrain », s’est-il interrogé au nom du groupe.

 

Pour ce dernier, un meilleur désarmement doit se passer par les groupes armés. Nordine Mahalba interpelle le gouvernement pour l’implication des groupes armés afin de permettre la réussite de ces processus, « nous avons la bonne volonté de la réussite de ces processus, c’est pourquoi nous allons envoyer la liste des représentants des groupes armés à la présidence. Nous souhaiterons que le gouvernement prenne en compte nos demandes, non seulement pour la vie de nos éléments sur le terrain mais aussi pour le bien de la population centrafricaine qui n’espère qu’à la paix», souhaite-il.

 

Cette réaction des 9 groupes armés intervient après la mise en place de la coordination nationale pour le processus DDRR, RSS. Les groupes armés  sont représentés dans le comité dit Consultatif et de suivi. Plusieurs autres fractions rebelles réclamaient aussi la présence des représentants des groupes armés au gouvernement.

 

Les députés, lors de la clôture de la cession du 1er juillet 2016 ont recommandé que les processus du DDRR et de la RSS soient pilotés par le gouvernement au lieu de la présidence, pour permettre à l’Assemblée Nationale d’avoir un contrôle démocratique.

 

 

Centrafrique : Inquiétude de la population de Niem-Yelewa face à la présence massive des miliciens Anti-Balaka

 

http://rjdh.org/ PAR CONSTANT NDOLO-BABOU LE 26 JUILLET 2016

 

BOUAR, 26 juillet (RJDH) — les habitants de la commune d’élevage de Niem-Yelewa, située à au moins 105 km de Bouar, s’inquiètent de la présence des miliciens Anti-Balaka, qui ont fait leur entrée depuis trois jours.

 

 Arnauld Iya, secrétaire général de ces miliciens Anti-Balaka explique les raisons de leur présence à Yélewa, « les groupes armés qui sévissent depuis un certain temps dans cette localité ne cessent de créer des hostilités et de traumatiser la population. C’est suite à ces multiples cas d’agression que nous avons décidé mettre un terme à cela. Nous ne sommes pas dans cette localité pour créer des ennuis. L’heure est à la paix. Qu’ils laissent le temps à la population de vaguer librement à leurs occupations », a-t-il expliqué.

 

Selon les informations du RJDH, ces Anti-Balaka ont mis leur base sur l’axe Yelewa-Bouar. Pour Arnauld Iya,  là où ils se sont installés, la circulation est fluide, « mais du côté des ex- Séléka qui sont de l’autre côté, la population ne peut pas circuler librement. Donc, nous sommes en train de voir avec nos confrères d’arme comment faire pour que la paix revienne définitivement dans cette commune sans faire de combat », a-t-il souligné.

 

Arnauld Iya  souhaite à ce que le gouvernement puisse déployer les éléments de la gendarmerie et que la Minusca multiplie les patrouilles dans le secteur.

 

Cette information est confirmée par le maire de Niem-Yelewa, Issa bi Hamadou, « quand ces Anti-Balaka étaient arrivés,  ils ont dit qu’ils sont là pour attendre le DDR. Mais, cette opération ne peut pas s’effectuer dans la commune de Niem-Yelewa. Et leur présence a fait  que les éleveurs peulhs qui sont dans la localité ne peuvent pas paître leurs bœufs. Pour le moment, la commune s’inquiète de cette situation et vit dans la psychose » a-t-il dit.

 

Cette situation a fait qu’une partie de la population de la commune de Niem-Yelewa a regagné la ville de Bouar ces deux derniers jours. La commune de Niem-Yelewa a été le théâtre des hommes armés durant les deux dernières années.

 

Centrafrique-Presse.com
26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 14:16

 

 

Par RFI  25-07-2016 Modifié le 25-07-2016 à 11:59

 

En Centrafrique, dialogues et tractations sont toujours en cours pour faire adhérer les groupes armés au processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) mené par le nouveau pouvoir. En parallèle, les opérations du pré-DDR pilotées par les Nations unies se prolongent et viennent d’enregistrer le cap de 3 000 adhérents au processus.

 

Désarmer, démobiliser et réinsérer les ex-combattants, tel est l’enjeu capital pour les nouvelles autorités centrafricaines. Sur le papier, le principe du DDR est simple : celui qui possède une arme de guerre, et admet avoir fait partie d’un groupe armé, doit déposer les armes. En échange, l’ex-combattant est ensuite incorporé dans des travaux d’utilité publique ou peut recevoir une formation professionnelle. Avec nourriture et salaire à la clef.

 

Seulement, le concept reste pour le moment au stade du concept. En effet, les autorités centrafricaines poursuivent toujours les tractations avec les groupes armés et peinent à trouver les financements. Le nouveau pouvoir est aussi en proie aux interrogations de l’opinion publique, alors qu’une partie de la presse du pays parle de « prime à l’impunité ».

 

Petit succès du pré-DDR de l’ONU

 

Pendant ce temps, un pré-DDR a été lancé par la mission onusienne dans le pays. Il est basé sur le même processus d’échange d’arme contre activité rémunérée et concerne les ex-combattants qui ont pris les armes sans être dans un groupe armé constitué.

 

Au total, depuis octobre 2015, plus de 3 000 ex-combattants se sont enregistrés à ce programme des Nations unies pour un coût de six millions de dollars. « Un bilan satisfaisant », dit la Minusca, qui se garde néanmoins de tout triomphalisme. Depuis le mois de juin, la RCA connaît une recrudescence des violences et des affrontements.

RCA: le DDR peine à se mettre en place, mais le pré-DDR connaît un petit succès
Centrafrique-Presse.com
26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 12:52

 

 

http://www.africtelegraph.com/  LAZARD OBIANG 25 JUILLET 2016

 

La localité de Ngakobo située à 30 Km de Bambari a été victime d’une attaque meurtrière samedi. Celle-ci revendiquée par les ex-rebelles Seleka et des peuls armées, a fait trois (3) morts et de nombreux blessés.

 

Un officier de la gendarmerie Centrafricaine en poste à Ngakobo dans la région de Bambari qui a requis l’anonymat, a déclaré que des tirs ont retenti samedi dans la ville. « Au moins trois personnes sont mortes, et plusieurs autres blessés d’après un bilan provisoire », a-t-il argumenté. Des centaines d’habitants de la localité ont pris la fuite pour se refugier vers les villages voisins.

 

Isaac Gomoba, enseignant, a laissé entendre que les trois décédés sont : un enseignant et les employés du complexe sucrier Sucaf.

 

De son côté, Jean Pierre Azou, habitant de Ngakobo a dit ne pas comprendre ce qui a amené la Seleka à tirer sur la population. D’après plusieurs témoignages, les hommes armés étaient encore postés dans le village malgré les tirs qui avaient cessé dimanche.

 

La Centrafrique est de nouveau en proie à l’escalade avec des régions entières contrôlées par des groupes armées.

 

Déjà en 2013, le pays a frôlé le chaos avec le renversement de l’ex-président le Général François Bozize par la Seleka (coalition rebelle à dominante musulmane suscitant des milices chrétiennes anti-Balaka).

 

Quelques 12 000 casques bleus sont déployés dans les principales villes du pays avec pour mission essentielle : stabiliser définitivement la situation.

 

Le nouveau Président Faustin Archange Touadera arrivé au pouvoir il y a quelques mois seulement, a déploré le contrôle de certaines zones du pays par les milices armées.

 

En décembre 2013, l’ex colonisateur la France avait dépêché un contingent militaire sur place à Bangui pour stopper les massacres inter communautaire. Opération baptisée Sangaris, qui prendra d’ailleurs fin en octobre 2016.

Centrafrique : Plusieurs personnes tuées dans la région de Bambari
Centrafrique-Presse.com