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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 00:00

 

 

 

 

COUR CONSTITUTlONNELLE DE TRANSITlON         REPUBLIQUE CENTRAFRlCAINE

 

       Unité - Dignité – Travail

 

 

DECISION N° 005/15/CCT DU 15 AVRIL 2015

 

Sur la séquence des opérations référendaires et électorales prévues à l'article 44 tiret 5 de la Charte Constitutionnelle de Transition et sur l'interprétation des dispositions de l'article 104 de la Charte Constitutionnelle de Transition.

 

AU NOM DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION

 

Vu la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013 ;

Vu la loi 13.002 du 14 a6~t 2013 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle de Transition;

Vu la requête du Premier Ministre de Transition enregistrée le 07 avril 2015 sous le numéro 053 au greffe de la Cour Constitutionnelle de Transition;

Le rapporteur ayant été entendu;

 

APRES EN AVOIR DELIBERE CONFORMEMENT A LA LOI

 

Considérant que par requête en date du 03 avril 2015 enregistrée au greffe de la Cour Constitutionnelle de Transition le 07 avril 2015 sous le numéro 053 à 10h20 mn, le Premier Ministre de Transition saisit la Haute Juridiction, en application des articles 76 et 78 de la Charte Constitutionnelle de Transition, d'une demande d'avis relative au referendum constitutionnel prévu à l'article 44 tiret 4 de la Charte Constitutionnelle de Transition et sur l'interprétation de l'article 104 de la Charte Constitutionnelle de Transition relatif au remplacement des organes de la Transition par les nouvelles Institutions à l'issue de la période de Transition.

 

Que le premier Ministre expose que suite à de nombreuse interpellations, il sollicite l'avis de la Haute Juridiction sur la régularité et la constitutionnalité de procéder à l'organisation des élections présidentielle et législatives telles que prévues à l'article 44 tiret 4 de la Charte avant l'adoption, par la voie référendaire, de la Constitution. Le Premier Ministre sollicite en outre l'avis de la Haute Juridiction sur l'interprétation de J'article 104 de la Charte Constitutionnelle, en ce qui concerne la compatibilité d'une telle éventualité avec la durée de la Transition.

 

Que le Premier Ministre demande qu'il soit fait usage de la procédure d'urgence pour l'examen de sa requête en application de l'article 79 de la Charte Constitutionnelle de Transition.

 

SUR LA FORME

 

1. Sur la compétence de la Cour

 

Considérant qu'aux termes de l'article 76 tiret 8 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013, la Cour est chargée, notamment, d'interpréter la Charte Constitutionnelle de Transition;

 

 Que la demande d'avis du Premier ministre étant relative à l'interprétation de dispositions de la Charte;

 

 Il s'ensuit que la Cour est compétente.

 

2. Sur la recevabilité

 

 Considérant que l'article 78 stipule que le chef de l'Etat de la Transition, le Premier ministre de Transition, le Président du Conseil National de Transition, et un quart (1/4) des membres du Conseil National de Transition peuvent saisir la Cour Constitutionnelle de Transition d'une demande d'avis;

 

Que la demande d'avis ayant été introduite par le Premier Ministre, elle est recevable.

 

3. Sur la nature de la réponse de la Cour

 

 Considérant que pour répondre à la demande du Premier Ministre, la Cour est amenée à interpréter certaines dispositions de la Charte Constitutionnelle de Transition et à se prononcer sur les interrogations formulées par le requérant;

 

Que la Cour, gardienne de la Charte, ne peut dès lors, que rendre une décision et non émettre un simple avis;

 

Qu'il y a donc lieu pour la Cour de rendre une décision.

 

B) SUR LE FOND

 

Sur la séquence des élections référendaire, présidentielle et législatives

 

Considérant que le Premier Ministre demande à la Cour de dire si une inversion de l'ordre des opérations référendaire et électorales prévues à l'article 44 tiret 4 serait conforme à ses dispositions;

 

Considérant que l'article 44 stipule en son tiret 5, et non en son tiret 4, que le gouvernement a en charge pendant la période de Transition de « préparer et organiser un referendum constitutionnel ainsi que des élections présidentielle et législatives libres, démocratiques, transparentes et régulières» ;

 

Qu'il ressort de cette disposition que le gouvernement de Transition, pendant la période de Transition, a en charge l'organisation de 3 scrutins: un scrutin référendaire pour l'adoption de la Constitution, un scrutin pour l'élection du président de la République et un scrutin pour l'élection des députés;

 

Que les élections présidentielle et législatives ont été groupées et que la Cour Constitutionnelle de Transition par sa décision n° 002115/CCT du 16 Janvier 2015, a constaté la conformité de ce regroupement à la Charte Constitutionnelle de Transition;

 

Considérant que la Charte Constitutionnelle de Transition a dans son article 44 tiret 5, effectué une séparation entre le scrutin référendaire et les élections présidentielle et législatives en ces termes « préparer et organiser un referendum Constitutionnel ainsi que des élections présidentielles et législatives libres, démocratiques, transparentes et régulières» ;

 

Que la spécificité du scrutin référendaire est de soumettre l'adoption de la proposition de Constitution au Peuple, qui doit à cette occasion se prononcer sur un texte, la Loi Fondamentale, qui déterminera, notamment, les pouvoirs des Institutions de la République ainsi que leur fonctionnement;

 

Que les élections présidentielle et législatives ont pour objectif, quant à elles, de choisir par la voie des urnes le Président de la République et les députés de la nation;

 

Que la Charte Constitutionnelle de Transition précise que ces élections doivent être libres, démocratiques, transparentes et régulières;

 

Que pour satisfaire à ces standards démocratiques il y a lieu de permettre aux candidats aux élections présidentielle et législatives de connaître le régime politique fixé par la Constitution et ses caractéristiques, la durée des mandats pour lesquels ils postulent et l'étendue des pouvoirs et des responsabilités liés à la fonction qu'ils souhaitent exercer;

 

Qu'en outre, l'exigence de transparence conduit à écarter tout risque de confusion pour les électeurs entre la Constitution et les candidats aux élections;

 

Qu'ainsi et en conséquence de ce qui précède, il y a lieu d'une part de séparer le scrutin référendaire du scrutin relatif à l'élection du Président de la République et des députés et d'autre part, d'organiser le scrutin référendaire préalablement à celui de l'élection du Président de la République et des députés;

 

2 - Sur l'article 104 de la Charte Constitutionnelle de Transition et sur la compétence de la Cour.à recevoir le serment du Président élu ;

 

Considérant que l'article 104 de la Charte Constitutionnelle de Transition fixe la séquence de remplacement des organes de la Transition par les organes issus des élections et détermine ainsi les modalités de leur prise de fonction;

 

Que ces modalités étant d'ores et déjà fixées par la Charte Constitutionnelle de Transition, elles ne sont pas liées à l'adoption de la nouvelle Constitution;

 

 Qu'il y a lieu ici de rappeler les dispositions de l’article 108 a1.2 de la Charte Constitutionnelle de Transition selon lesquelles la Charte Constitutionnelle de Transition est exécutée comme « Constitution de la République Centrafricaine pendant la période de Transition» ;

 

Qu'ainsi, la nouvelle Constitution adoptée par referendum entre en vigueur le JOur de l'investiture du Président de la République élu;

 

Qu'en conséquence des dispositions des articles 104 et 108 de la Charte Constitutionnelle de Transition il y a lieu de dire que le Chef de l'Etat de la Transition promulgue la nouvelle Constitution adoptée par referendum le jour de l'investiture du Président de la République élu et préalablement à sa prestation de serment;

 

Considérant que le Premier ministre soutient également dans sa requête que la Cour

Constitutionnelle de Transition n'est pas habilitée à recevoir le serment du président de la République élu;

 

Que ceci n'est pas conforme à l'article 76 tiret 5 de la Charte Constitutionnelle de Transition qui dispose que la Cour Constitutionnelle de Transition est chargée de « recevoir le serment du Chef de l'Etat de Transition et celui du Président de la République élu» ;

 

Qu'il y a donc lieu de dire qu'il revient à la Cour Constitutionnelle de Transition de recevoir le serment du Président de la République élu;

 

Qu'il convient de rappeler qu'en application des dispositions de l'article 84 alinéa 1er de la Charte Constitutionnelle de Transition: « Les décisions de la Cour Constitutionnelle de Transition ne sont susceptibles d'aucun de recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative et juridictionnelle et à toute personne physique ou morale» ;

 

 

En conséquence de tout ce qui précède,

 

DECIDE

 

Art. 1 : La Cour est compétente.

 

Art. 2 : La requête est recevable.

 

Art.3 : En application de l'article 44 tiret 5 de la Charte Constitutionnelle de Transition, le référendum pour l'adoption de la Constitution et les élections présidentielles et législatives doivent être organisés pendant la période de Transition.

 

La séquence des scrutins se présente comme suit: le scrutin référendaire pour l'adoption de la nouvelle Constitution est organisé préalablement aux élections présidentielles et législatives groupées.

 

Art.4 : En conséquence des articles 104 et 108 de la Charte Constitutionnelle de Transition, le Chef de l'Etat de la Transition promulgue la Constitution adoptée par referendum le jour de l'investiture du Président de la République élu et préalablement à sa prestation de serment.

 

Art.5 : En application de l'article 76 tiret 5 de la Charte .Constitutionnelle de Transition il revient à la Cour Constitutionnelle de Transition de recevoir le serment du Président de la République élu.

 

Art.6 : La présente décision sera notifiée au Chef de l'Etat de la Transition, au Président du Conseil National de Transition, au Premier Ministre de Transition et sera publiée au Journal Officiel de la République Centrafricaine.

 

Délibéré et décidé par la Cour Constitutionnelle de Transition en sa séance du 15 Avril 2015 où siégeaient:

 

Zacharie NDOUBA, Président

Danièle DARLAN, Vice-Présidente, Rapporteur

Emile NDJAPOU, Membre

Jean-Pierre WABOE, Membre

Clémentine FANGA NAPALA, Membre

Alain OUABY-BEKAÏ, Membre

Alexis BACKY-GUIOUANE, Membre

Marie SERRA, Membre

Sylvia Pauline YAWET-KENGUELEWA, Membre

RCA : La Cour Constitutionnelle de Transition décide que le référendum constitutionnel ait lieu avant les élections présidentielles et législatives groupées

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 22:49

 

 

 

Bangui, 20 avril 2015 (RJDH)—Les membres de l’Autorité Préfectorale et sous-préfectorale des élections ont été installés le weekend dernier à Kaga-Bandoro et à Ndélé. Selon nos informations, la dernière préfecture, celle de la Vakaga accueille ce jour une délégation de l’Autorité Nationale des Elections.

 

L’Autorité Nationale des Elections a entamé les dernières installations des membres des équipes préfectorales et sous préfectorales la semaine dernière. « La ville de Ndélé a reçu cette mission, conduite par Mme Marie-Madeleine Nkouet Hoornaert, rapporteur Général de l’ANE. Le bureau préfectorale de l’ANE a été mis en place le 17 avril et le bureau sous préfectoral à Bamingui le lendemain. Le Bureau est composé de 7 membres. L’élection s’est bien déroulée en présence des autorités locales et communales », a rapporté le correspondant du RJDH qui a pris part à cette rencontre.

 

Dans la ville de Kaga-Bandoro, l’installation a eu lieu dimanche 19 avril. Selon un correspondant du RJDH, sept membres ont été installés en présence des autorités administratives et communales.

 

La dernière préfecture qui accueille ce jour la délégation est la Vakaga. « Les membres de la délégation sont attendus. Hier, la Minusca est arrivée. Elle nous a fait comprendre que la suite sera là ce lundi 20 avril », a raconté une autorité communale jointe par le RJDH à Birao.

 

Depuis la semaine dernière, plusieurs délégations de l’ANE ont effectué des missions à l’intérieur du pays dans le but de mettre en place les démembrements de l’ANE en vue de l’organisation des élections prévues en juillet-août 2015./

 

Fridolin Ngoulou

 

 

 

Centrafrique : Les membres de l’Autorité Préfectorale des Elections installés ce weekend à Ndélé et à Kaga-Bandoro

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 19:33

 

 

 

Bangui, le 20 avril 2015 (RJDH) --- Le prisonnier Romaric Vomitiadé s’est évadé de la prison. L’information a été confirmée par le procureur de la République Ghislain Grezenguet qui a confié au RJDH que des enquêtes ont été ouvertes à ce sujet.

 

Selon les informations du RJDH, c’est depuis le jeudi que l’ancien ministre Romaric Vomitiadé condamné à deux ans d’emprisonnement ferme s’est évadé. Cette information a été confirmée par le procureur de la République Ghislain Grezenguet. « Je confirme que le prisonnier Romaric Vomitiadé s’est évadé. Il n’a pas été retrouvé dans sa cellule », a confié le procureur de la République qui dit ignorer là où se trouve réellement l’évadé.

 

« Pour le moment, je ne suis pas en mesure de vous dire où se trouve ce dernier. Certaines informations que nous avons reçues indiquent qu’il est toujours en République Centrafricaine et qu’il s’apprêterait à traverser en République Démocratique du Congo. D’autres informations reçues font état de sa présence de l’autre côté de la rive. Ce qui est certain et que je peux vous confirmer, c’est qu’il a réussi à quitter la prison de la manière que nous ne maitrisons pas encore », a-t-il souligné.

 

Le procureur de la République a annoncé au RJDH l’ouverture d’une enquête sur cette affaire, « nous ne savons pas de quelle manière, il a réussi à partir alors qu’il y a des gardiens de prisons. Il y a une enquête en cours sur cette évasion ».

 

Me Maurelle Sangone, avocat de Romaric Vomitiadé a confié avoir été informé par certains de ses collègues, « ce sont ces collègues avocats qui m’ont appris la nouvelle. Je dois dire que c’est depuis dix jours que nous n’avons plus de contact avec Romaric Vomitiadé. Je ne sais quoi dire sur cette information ».

 

Ministre du Tourisme, Romaric Vomitiadé a été accusé lors d’une mission à Yaloké, d’avoir violé une fille de 16 ans. C’est le 08 avril que l’ancien ministre a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et condamné à deux ans d’emprisonnement ferme, une amende de 300000 Fcfa et des dommages et intérêts de 2 millions de Fcfa. Romaric Vomitiadé a été relevé de ses fonctions de ministre quelques heures seulement après le verdict du tribunal.

 

Après la décision en première instance, le conseil de l’ancien ministre avait décidé d’interjeter appel de la décision. L’ancien ministre s’est évadé au moment où son conseil attend la date du nouveau jugement./

 

Sylvestre Sokambi 

Centrafrique/Bangui : L’ancien ministre Romaric Vomitiadé s’est évadé de la prison de Ngaragba

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 16:21

 

 

 

20/04/2015 à 16:22 Par Vincent Duhem (Jeune Afrique)

 

Ex-ministre de Patassé, ex-rebelle et aujourd'hui conseiller de Catherine Samba-Panza, il tentait de tirer toutes les ficelles du pouvoir centrafricain. À force, il a fini par faire l'unanimité. Contre lui.

 

De mémoire d'ancien ministre, on avait rarement vu un rejet aussi unanime. Au point que Catherine Samba-Panza (CSP), la présidente de la transition, a fini par capituler. Après avoir décidé de désigner Jean-Jacques Demafouth président du comité technique d'organisation du forum de réconciliation nationale qui doit se tenir à Bangui à la fin du mois, elle est revenue sur sa décision.

 

Opposition politique, groupes armés, Conseil national de transition... La contestation était trop forte. Y compris au sein du premier cercle de CSP. "Depuis des mois, certains de ses plus proches collaborateurs l'avertissent que Demafouth prend beaucoup trop de place", explique un habitué du palais présidentiel.

 

Originaire comme elle de la Ouaka (Centre), celui à qui l'on prête l'intention de devenir calife à la place du calife fut l'un des premiers à conseiller Samba-Panza, novice en politique, après son élection à la tête de la transition en janvier 2014. Depuis, il n'a cessé d'étendre son influence et de placer ses proches au gouvernement ou dans l'armée. Son omniprésence, ses titres à rallonge (il est "ministre conseiller chargé de la Sécurité et des Relations avec les forces internationales") et son passé sulfureux inspirent les plus grandes réticences.

 

Police politique

 

Ministre, conseiller, rebelle, Jean-Jacques Demafouth (55 ans) a eu plusieurs vies. Militant du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), de l'ancien président Ange-Félix Patassé, cet avocat de formation devient rapidement un pilier de son régime (conseiller spécial, patron de la Socatel, puis ministre de la Défense de 1999 à 2001).

 

En 1995, il est nommé à la tête du Centre national de recherches et d'investigations, sorte de police politique que Patassé sera contraint de fermer moins de trois mois plus tard tant ses méthodes font scandale. Elles perdureront. L'ancien ministre Karim Meckassoua en sait quelque chose. Un jour de janvier 1997, celui qui est alors directeur de cabinet du Premier ministre est arrêté dans l'enceinte de la présidence sur ordre de Demafouth. Son chauffeur est passé à tabac. Lui est conduit, menotté, dans les locaux de la Garde prétorienne, où il est longuement interrogé.

 

Ce jour-là, Meckassoua a frôlé la mort. L'ascension de Demafouth subit un coup d'arrêt en août 2001. Accusé d'avoir fomenté un coup d'État parallèle au putsch avorté en mai de la même année contre le président Patassé, il est jugé pour atteinte à la sûreté de l'État. Mais la principale pièce à conviction, une communication avec Jean-Pierre Bemba dans laquelle il demande au leader de la rébellion congolaise de mettre six cents hommes à sa disposition, ne sera jamais rendue publique. Et Demafouth est finalement acquitté.

 

Caquette de rebelle

 

ll s'exile en France, où il exerce son métier d'avocat, et ne refait surface sur les rives de l'Oubangui qu'en 2006. Le voici propulsé chef de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), l'un des principaux groupes rebelles qui sévit alors dans le nord-ouest de la Centrafrique. Impossible de dire quelle est son emprise réelle sur le mouvement.

 

Toujours est-il que sa nouvelle casquette de rebelle lui permet de mettre fin à son exil à la faveur d'une loi d'amnistie promulguée par le président François Bozizé en 2008. Les deux hommes se vouent pourtant depuis des années une haine tenace. En janvier 2012, alors qu'il est vice-président du Comité de pilotage du programme DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion), Demafouth, soupçonné de vouloir renverser le régime, passe plus de trois mois en prison.

 

Aujourd'hui, l'ex-ministre est l'un des plus farouches adversaires de la participation de Bozizé à la prochaine élection présidentielle. Pour sa part, son passé de rebelle lui interdit de s'y présenter. Peu lui chaut : il se tient prêt pour le scrutin suivant.

Lu pour vous : Portrait | Centrafrique : Jean-Jacques Demafouth, qui veut la peau du caméléon ?

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 16:10

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-04-20 14:59:25 Le ministre centrafricain de la sécurité publique, M. Nicaise Karnou, a procédé, pour la 2ème fois en un mois, au limogeage des responsables de la sécurité intérieure et à la nomination de nouveaux, alors que les policiers, en grève depuis une semaine, ont fait savoir que ces changements n'entamaient en rien leur détermination à poursuivre leur mouvement.

 

Le colonel de gendarmerie, Henri Wanzet Linguissara, a été nommé directeur général de la police, en remplacement du commissaire divisionnaire de police, Alphonse Mombeka, nommé chargé de mission au service de l'émi-immigration.

Le colonel Linguissara a déjà  occupé le poste de directeur général de la police sous l'ancien président centrafricain François Bozizé.


Les policiers centrafricains sont en grève pour réclamer la stricte application du statut particulier de la police, reconnu par les autorités depuis 2009, lequel institue, en leur faveur, des primes vestimentaires, de logement et de grade.


Les policiers en colère, qui soupçonnent les autorités de vouloir casser leur mouvement, ont érigé des barricadant sur les avenues menant à  la direction générale de la police.


Les nouveaux responsables de la sécurité intérieure ont invité plus de 500 auxiliaires de police à  venir discuter avec eux de leur incorporation dans le corps de la police.

Le gouvernement centrafricain a indiqué qu'il ne pouvait donner suite aux revendications des grévistes vu que c'est la communauté internationale qui alimente le budget de l'Etat.


En attendant qu'une solution soit trouvée, les éléments de la police municipale, de la gendarmerie nationale, de l'unité de police des Nations unies ont été invités à  prendre la place des policiers grévistes dans la ville de Bangui.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=822093#sthash.4u6hwzBQ.dpuf

 

 

Incorporation à la Sécurité publique dans un contexte de grève des policiers

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 20 avril 2015 12:53

 

Le nouveau directeur général de la Police centrafricaine, Henri Wanzé-Linguissara, a recensé ce lundi près de 600 auxiliaires de police. L'activité, recommandée par la hiérarchie supérieure, s'inscrit dans le cadre de l'incorporation de ces derniers qui ont servi le département depuis des années. Le recensement s'est déroulé à l'école nationale de la police au Pk10 à la sortie nord de Bangui. 

 
« J'ai été instruit pour rencontrer les auxiliaires de la Police pour leur passer le message du département qui consiste à leur dire de se préparer pour les formalités d'usage à un éventuel recrutement. J'ai enregistré au total 580 auxiliaires qui ont déjà servi à la Police depuis plusieurs années. Je les ai enregistrés en fonction de leur identité. Je reviens maintenant vers les autorités pour leur présenter la situation et il leur appartient de se prononcer », a expliqué le colonel Henri Wanzé-Linguissara.


Cette démarche d'intégration intervient à un moment où le secteur dans sa totalité est resté paralysé depuis le 11 avril dernier jusqu'à ce jour. Devant la direction générale, c'est la présence massive des policiers mécontents. Des barrières ont été érigées pour empêcher l'entrée de la direction générale de la Police.


Les policiers grévistes font circuler un document non signé dans lequel ils exigent la démission sans condition du ministre de la Sécurité publique, Nicaise Samedi Karnou pour, disent-ils, mensonges, incompétence et abus d'autorité. Le document met également l'accent sur le dernier arrêté pris par le ministre vendredi 17 avril portant avancement des hommes de rang et sous-officiers à titre exceptionnel. Selon les manifestants, « la décision du chef de département crée le désaccord au sein des policiers et les détourne de leur principaux points de revendication ».


Le document anonyme conclut en disant, « la Police aux policiers, la Gendarmerie aux Gendarmes et la caserne aux Forces armées centrafricaines ».


Des négociations sont entamées ce lundi entre les responsables des grévistes et le ministre de la Justice, Aristide Sokambi.


Le 17 avril dernier, le Premier ministre Mahamat Kamoun et le Chef d’État de transition, Catherine Samba-Panza, ont signé un décret nommant ou confirmant des cadres de la Police centrafricaine et de la Gendarmerie nationale à des postes de responsabilité. Le décret est intervenu une semaine après le mouvement de colère des policiers, qui réclament une meilleur prise en charge conformément à leur statut particulier. Les autorités en place ont quant à elles, choisi de démettre certains de leurs responsabilités.


Ainsi le lieutenant-colonel Valentin Kikobet Pataki est nommé chargé de mission en matière d’émigration-immigration au cabinet du ministre de la sécurité publique. Le chef d’escadron Roger Toukia devient inspecteur central en matière de sécurité et de l’ordre public.


L’ancien directeur général de la Gendarmerie nationale, le colonel Henri Wanzé-Linguissara entre en force et occupe le poste du directeur général de la Police centrafricaine chargé de la sécurité publique et de l’ordre public. Il est assisté du commissaire de police René Guérando.


Plusieurs services sont touchés par le mouvement du 17 avril. La direction générale de la sécurité publique, les services de police judiciaire, les services de police administrative, l’école nationale de police, la compagnie nationale de sécurité et tous les commissariats de police des huit arrondissements de Bangui sont effleurés par le décret.

De sources proches des agents en colère, les changements survenus à la direction générale de la Police centrafricaine et dans les différents services ne sont pas de nature à atténuer la tension.


Le 13 avril dernier, la direction générale a lancé un appel à la reprise lors du grand rapport. Mais, les grévistes campent sur leur position.

Grève des policiers en RCA : le mouvement se poursuit, malgré la nomination de nouveaux responsables

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 15:59

 

 

a i d s p c


association pour l,integration et le developpement sociale des peulhs de centrafrique

bureau execitif

presidence

secretariat generale

charges de communication
 

communiquet de presse


suite ala liberation des eleveur peulhs retennue en otage par les anti balaka dans la prefecture de l,ombelampoko la semaine derniere par les nation uni et le croix rouge
l,aidspc remercie beaucoup les efort etablie par les système de nation unie pour sauver lavie de ces pauvre eleveur inocent qui non rien avoire avec le situation politique qui dechire la rca depui 2012 mes nous rapellons toujours que les autres eleveur peulhs qui est environ a quelques centaine dans les majorites sont des femmes et d,enfent sont toujour retennue en otage par les groupe armet qui sont supsonner d,etre les anti balaka dans les region sud oust et nrd ouest dela rca l,aidspc demande les nation uni et le gouvernement dela transition politique de multiplier plus d,efort pour liberer les recapes de peulhs retenue en otage
 

pour l,a i d s p c le charges de communication
 

aladji ousmanou alihou 

Communiqué de presse de l'Association pour l'integration et le developpement sociale des peulhs de centrafrique

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 15:47

 

 

 

http://www.defense.gouv.fr  20/04/2015 14:47

 

Le 17 avril 2015, l’équipe EOD de la force Sangaris a quitté le camp de M’Poko en Centrafrique pour aller détruire une grenade encartouchée plantée dans un arbre au sein du village de Sakpamboro, au nord de Bangui.

 

Arrivée sur place, l’équipe a tout d’abord mis en place le cordon de sécurité avant de commencer la phase de préparation de la destruction de la grenade. Tout le matériel nécessaire a été débarqué du véhicule d’artillerie blindé (VAB), et les soldats déployés ont pu débuter la première étape du processus, qui consiste à radiographier la munition afin de savoir si elle a déjà explosé. La radio a alors révélé que la grenade pouvait toujours exploser, consistant ainsi un danger pour la population. Une charge d’explosif de 25 grammes a été mise en place contre la munition pour la détruire. Un pneu a ensuite été fixé à l’arbre pour recouvrir la charge afin d’éviter les projections de débris.

 

Une fois le dispositif pour la destruction prêt, le détachement a demandé à la population venue regarder la destruction d’évacuer la zone pour se mettre à l’abri. Dès l’évacuation effectuée, les démineurs ont déclenché la mise à feu, détruisant la munition. La population a été ravie de cette action débarrassant la zone des risques d’explosion.

 

Environ 1 700 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 9 500 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimale en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

 

Lu pour vous : Sangaris : Destruction d’une munition à Sakpanboro
Lu pour vous : Sangaris : Destruction d’une munition à Sakpanboro

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 12:15

 

 

 

Par RFI 20-04-2015 à 12:27

 

Un hommage lui a été rendu à Washington, la semaine dernière, lors des assemblées de printemps de la Banque mondiale et du FMI. Donald Kaberuka, le président de la Banque africaine de développement (BAD), arrive en effet au terme de son mandat en septembre et c'est le 28 mai prochain, au siège de la Banque à Abidjan, que son successeur sera connu.

 

Huit prétendants pour un fauteuil pour succéder au Rwandais Donald Kaberuka. Cela implique que la bataille sera rude et le lobbying intense auprès des 54 pays africains membres et de la vingtaine d'actionnaires non africains.

 

L'usage de l'alternance veut qu'un président francophone prenne le relais d'un président anglophone. Ce qui, a priori, écarte certains candidats comme l'Ethiopien Ato Sufian Ahmed, le Zimbabwéen Zondo Thomas Sakala ou le Sierra-Léonais Samura Kamara.

 

Un handicap que n'a pas un autre sérieux candidat, le Nigérian Akinwumi Adesina qui est, dit-on, parfaitement francophone et représente en outre la première économie du continent. Seule ombre à son tableau, il est soutenu par un président, Goodluck Jonathan, et une équipe gouvernementale qui ont dû quitter le pouvoir récemment.

 

Côté francophone, on note les candidatures du Tchadien Bedoumra Kordje ou encore du Malien Birima Boubacar Sidibé qui pourraient fédérer derrière lui les 15 Etats membres de la Cédéao. C’est aussi le cas de la seule femme candidate, Cristina Duarte dont le pays, le Cap-Vert, fait figure de modèle économique.

 

Enfin, le Maghreb est représenté par le Tunisien Jalloul Ayed, furtif ministre des Finances de Rached Ghannouchi, mais issu d'un pays qui a pour lui d'avoir hébergé pendant dix longues années le siège de la BAD. Ce qui peut être pris en considération au moment delà décision finale.

Banque africaine de développement : la guerre de succession est ouverte

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 12:04

 

 

http://www.france24.com   20/04/2015

 

La Centrafrique a disparu du devant de l'actualité. Pourtant, les tensions politiques et religieuses sont toujours bien présentes. Plus de 36 000 musulmans restent piégés dans des enclaves disséminées à travers le pays. À quelques jours du forum de réconciliation qui débute la semaine prochaine, et sous la pression de la communauté internationale, la pression se relâche peu à peu autour de ces enclaves. Mais la situation humanitaire reste préoccupante.

 

Émission préparée par Patrick Lovett et Elise Duffau

A voir sur France 24 - Centrafrique : impasse humanitaire dans les enclaves musulmanes

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 11:27

 

 

 

Le mouvement déclenché depuis samedi 11 avril 2015 pour revendiquer la signature du Décret d’Application de la loi portant Statut Spécial de la police votée et promulguée depuis 2008, aucune suite n’a été donnée.

 

Grande a été la surprise des policiers écouter sur les ondes la diffusion de décret portant nomination de certains cadres de la police et de la Gendarmerie à des postes de responsabilité , ainsi que l’Arrêté de l’avancement de certains policiers et hommes de rang à des grades supérieurs, ce que nous qualifions de pure provocation.


A ce jour, les policiers restent unanimes sur leur principal point de revendication, à savoir :

 

La signature du décret d’application avec effet financier immédiat.


Rappelons également qu’en dehors du Ministre dont la nomination dépend du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat, les autres postes de responsabilité reviennent de droit aux cadres et agents de la police conformément au texte statuaire.
 

Par conséquent le collectif des policiers exige :

 

Le départ sans condition du Directeur Général de la Police chargé de la sécurité nouvellement nommé successivement trois (3) fois en la personne du Colonel de la gendarmerie Henri-LINGUISSARA,

 

Du Directeur de la Surveillance du Territoire Capitaine BATA-SELEWANE
 

Du Directeur de l’OCRB Lieutenant de l’armée YEKOUA-KETTE- Robert
 

Fait à Bangui, le 18 Avril 2015
 

LE COLLECTIF
 

AMPLIATIONS


- Présidence de la République
- Conseil National de la transition
- Primature
- Ministère de la sécurité pour information
- Ambassades de France et des Etats Unis
- Médiation
- Police commissionnaire
- Représentent Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies
- Représentant de l’Union Européenne
- Presse

COMMUNIQUE DU COLLECTIF DES POLICIE EN COLERE : EVALUATION DES POINTS DE REVENDICATIONS

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