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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 19:16

 

 

 

30/01/15 (AFP)

 

Des militaires français de l'opération Sangaris ont détruit jeudi soir des véhicules abandonnés par d'ex-rebelles Séléka qui avaient menacé une délégation officielle dans le nord-est de la Centrafrique, a-t-on appris vendredi auprès de Sangaris.

 

La délégation s'était rendue à Bamingui dans le cadre des consultations lancées en province par le gouvernement en vue du forum de réconciliation prévu en mars à Bangui, la capitale de ce pays plongé dans une grave crise depuis près de deux ans.

 

"Une colonne de véhicules remplis d'hommes armés a menacé la délégation qui venait de mener" des consultations, exigeant qu'elle "quitte la région", a expliqué à l'AFP le conseiller en communication de la force Sangaris, Laurent Bastide.

 

"Suite à cette menace, nous avons envoyé un hélicoptère qui a effectué un tir de sommation en avant de la colonne", a-t-il ajouté.

 

Selon Sangaris, les hommes armés se sont alors dispersés "dans la brousse" avec "tout leur armement". "Nous avons détruit l'ensemble des pick-up de manière à anéantir leur capacité de déplacement. Nous n'avons constaté aucune victime civile, ni blessée ni tuée", a ajouté la source française.

 

Ces hommes armés appartiennent au Front populaire pour la restauration de la Centrafrique (FPRC), une faction de l'ex-Séléka hostile aux consultations lancées par le gouvernement.

 

Joint par l'AFP, un porte-parole du FPRC, Mahouloud Moussa Moctar, a accusé les soldats français de les avoir "attaqués gratuitement". Selon lui, le raid français a fait au moins deux morts et détruit quatre véhicules du FPRC.

 

Les multiples exactions commises par les rebelles de la Séléka, essentiellement musulmans, à leur arrivée au pouvoir en mars 2013 contre les populations majoritairement chrétiennes du pays ont débouché sur la création de milices d'autodéfense anti-balaka. Ces milices s'en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant le pays dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique sans précédent.

 

L'intervention en décembre 2013 de la force Sangaris, épaulée par des soldats de l'Union africaine remplacés ensuite par une force onusienne, a permis de stabiliser la situation, notamment à Bangui, sans pour autant pacifier l'ensemble du territoire.

Centrafrique: l'armée française détruit des véhicules de l'ex-rébellion Séléka

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 17:38

 

 

 

République centrafricaine


29/01 - Point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay

 

Q - Que pensez-vous de l'accord conclu à Nairobi entre belligérants centrafricains, sans représentant du gouvernement de transition ? Quel peut être sa portée ?

 

R - La clé de la sortie de crise en République centrafricaine réside dans la réussite du processus de transition conduit par les autorités centrafricaines de transition, sous l'égide de la présidente Samba Panza, avec le soutien de la communauté internationale. Nous soutenons l'appel lancé en ce sens le 17 janvier par le président Denis Sassou N'Guesso, médiateur pour la RCA.

 

Il est essentiel que tous les acteurs centrafricains responsables s'inscrivent dans la démarche de concertation engagée par les autorités de transition, qui doit aboutir rapidement au Forum de Bangui.

 

Cette démarche a l'appui de la France. Aucune initiative conduite en contradiction avec le processus de dialogue et de réconciliation conduit par les autorités de transition n'est susceptible de contribuer à la sortie de crise.

 

La France souligne en particulier l'importance, dans le processus de réconciliation, de la lutte contre l'impunité. Tous les États membres des Nations unies doivent respecter les sanctions adoptées par le conseil de sécurité.

Point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay au sujet de l'accord de Nairobi

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 17:19

 

 

 

http://www.voixdelain.fr   Vendredi 30 janvier 2015 à 16h15

 

Le 19 janvier dernier, Thérèse Priest, plus connue sous le prénom de Claudia, est enlevée en Centrafrique par des miliciens anti-Balaka.

 

Cette femme de 67 ans, domiciliée à Pont-de-Veyle, fondatrice de l’association humanitaire Imohoro restera séquestrée  cinq jours avant d’être libérée.

 

En bonne santé mais psychologiquement marquée, elle a bien voulu répondre en exclusivité aux questions de Voix de l’Ain.

 

Mme Priest, voici une semaine que vous avez été libérée. Comment vous sentez-vous ?

 

Ça va. Je suis en bonne santé. Mais… Disons que j’ai toujours un mauvais sommeil. Ca va passer !

 

Racontez-nous les circonstances de votre enlèvement

 

Je circulais avec un frère qui conduisait. Et un autre monté derrière, que je ne connaissais pas. Nous transportions des tables d’accouchement qui devaient permettre de doubler la capacité d’un dispensaire que l’association soutient, aux environs de Bangui. A la sortie de la ville, tout à coup, le pick-up a été bloqué par des énergumènes. Ils portaient des sortes de cagoules, des grigris… Ils étaient surtout lourdement armés. Le frère qui conduisait a été violemment jeté par terre. Des gens sont montés dans la voiture. On est partis en trombe en direction du quartier de Boy-Rabe. On a du rouler une quinzaine de minutes, pied au plancher dans les ruelles très sinueuses d’un quartier très résidentiel.

 

Quand le pick-up n’a plus pu avancer, on nous a sortis de la voiture (NDLR : Mme Priest et l’homme de l’arrière).

 

Des coups de feu et un couteau sous la gorge

 

Ils nous ont forcés à marcher encore une quinzaine de minutes. On a gravi une colline pour arriver jusqu’à une sorte de carrière. Ca pétaradait dans tous les sens. Ils tiraient des coups de feu. C’était très violent. A plusieurs reprises, les ravisseurs m’ont mis un couteau sous la gorge. Deux hommes me serraient très fortement les bras. Au point de me faire des bleus. J’essayais de capter du regard l’attention des villageois. C’est là que j’ai vu que l’homme qui était avec nous dans le 4×4 était la juste derrière. Dans un sens, cela m’a un peu rassuré. Je me suis dit : c’est un Centrafricain, il connaît la langue… Mais c’était vraiment effrayant.

 

Avez-vous compris ce qui vous arrivait ?

 

Non. Je ne comprenais rien ! Les ravisseurs me parlaient du Cameroun, me disaient que j’étais une traître. Et je ne pouvais rien dire. Si j’essayais d’ouvrir la bouche, ils me disaient qu’ils allaient me tuer.

 

Que s’est-il passé ensuite ?

 

Nous sommes restés la fin de la journée dans la carrière. A la nuit venue, on nous a descendus dans un village. On m’a mis une sorte de veste d’homme et quelque chose sur la tête pour ne pas qu’on voit que j’étais blanche. Et puis on est parti dans un village bien plus loin. On a dû marcher environ 3h, en pleine nuit. Là, nous sommes arrivés dans un village isolé au milieu des collines. Nos ravisseurs nous ont confiés à une autre équipe. Des gens qui n’étaient pas armés et qui se sont montrés plutôt (hésitation).. bienveillants à notre égard.

 

La compassion des villageois

 

Etiez-vous enfermée ?

 

Non, mais j’étais suivie et surveillée. J’ai quand même pu échanger avec les villageois, qui m’ont témoigné leur compassion. Le chef du village nous a même fait porter du manioc à faire griller.

 

Dans quelles conditions étiez-vous retenue ?

 

Difficiles. On dormait dans une maison en brique couverte de paille. Le premier jour, je dormais par terre. Je leur ai dit que je n’avais pas mon traitement antipaludéen sur moi et que si je tombais malade, compte tenu de l’isolement du village, cela pouvait très vite mal tourner pour moi… Je crois que ça les a interpellés. Après, j’ai dormi sur un lit de briques, comme cela se fait là-bas et ils m’ont même donné une moustiquaire.

 

Les ravisseurs vous ont-ils expliqué les raisons de votre détention ?

 

Pas tout de suite. Mais une fois arrivée au village, on m’a dit qu’ils voulaient m’échanger contre un officier anti-Balaka (NDLR : le général Andjilo) arrêté peu avant avec une grosse somme d’argent à la frontière du Cameroun.

 

“Mal au coeur de songer à l’angoisse de ma famille”

 

A quoi pensiez-vous ?

 

J’ai beaucoup pensé à ma famille. Je me disais qu’ils devaient énormément s’inquiéter. D’autant qu’on sait les exactions qui ont été perpétrées par les milices… Des viols, des mutilations. J’avais vraiment mal au cœur de songer à leur angoisse.

 

En même temps, la bonté des gens du village me mettait les larmes aux yeux. Les gens me parlaient, me disaient de ne pas être triste…

 

Un jour, un vieil homme d’une maigreur telle qu’on voyait bien qu’il n’était pas loin de la tombe est venu m’offrir deux papayes… Il ne faut pas croire que la population soutient les brigands de grand chemin qui nous ont enlevé. Ces exactions sont le fait d’une minorité, souvent très jeune et à contexte politique dans lequel tout a été mis à terre…

 

Etiez-vous informée de l’avancée des négociations ?

 

Pas vraiment. Je savais que des négociations avaient lieu, mais je ne voyais aucune issue. Le 4e jour, je commençais à être très affaiblie. Je n’avais pas pu me laver. J’en avais assez. J’ai dit que désormais, j’arrêtais de parler et de manger. J’ai pris ma bouteille d’eau et suis allé m’enfermer dans la case. Je crois que ça leur a fait un peu peur… Vers une heure du matin, quelqu’un est arrivé et m’a dit « lève-toi maman, tu es libre. »

 

J’ai cru qu’il se moquait de moi. Je n’y croyais pas !

 

Le rôle clef de l’archevêque

 

Et là ?

 

On a encore fait une longue marche. J’étais si fatiguée qu’on a du faire des pauses. Et Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’archevêque de bangui, un homme remarquable, une des grandes autorités du pays, qui a pesé de tout son poids pour ma libération, est venu me chercher. Je le vois encore marcher vers moi sur un petit chemin terreux.

 

A ce moment, vous êtes-vous dit que vous étiez vraiment libre ?

 

Oui. Quand j’ai vu Monseigneur Nzapalainga, je savais que c’était bon.

 

Comment s’est organisé le retour en France ?

 

Il a fallu plusieurs jours. On m’a conduit à l’ambassade ou il y avait beaucoup de monde. L’ambassadeur m’a donné une chambre. J’ai vu des médecins et des enquêteurs, des gens de la cellule de crise… Bref, j’ai pu monter dans l’avion dimanche, avec quelques personnes. A l’arrivée, Laurent Fabius était là. Il s’est montré extrêmement humain et compatissant.

 

“Ce serait horrible et lâche d’abandonner une majorité par peur de quelque bandits”

 

Et à Pont-de-Veyle ?

 

On a reçu beaucoup de témoignages de sympathies. Des amis, des gens que nous ne connaissions pas et même des élus, qui proposaient leur aide. J’ai aussi reçu des lettres très méchantes, me disant que je n’avais qu’à pas partir la-bas, que je l’avais bien cherché… Je suis triste pour ces gens. Ils doivent vraiment être très malheureux pour en arriver à cela. Je crois que le maire a prévu une petite cérémonie avec quelques personnalités et les gens de l’association.

 

Pensez-vous retourner un jour en Centrafrique ?

 

Bien sûr que j’y retournerai ! J’aime profondément ce peuple doux et pacifique. Ce serait horrible et lâche d’abandonner une majorité par peur de quelque bandits. Les centrafricains ont été outrés de cet enlèvement. Beaucoup savent ce que fait l’association : nous travaillons entièrement bénévolement, nous partons avec nos propres deniers, pour améliorer les conditions de vie de villageois. Nous avons noué des liens très forts avec les gens. Ils m’appellent maman. On ne se perd jamais de vue. On est fous de joie quand on se retrouve. Comme je leur dit souvent : il y a tout dans ce pays pour en faire un paradis !  Reste à trouver une stabilité politique et un leader d’envergure pour conduire le pays… Alors, non, je ne suis pas du tout résignée. Et je compte bien y retourner quand la situation se sera un peu calmée.

 

Propos recueillis par Etienne Grosjean

Lu pour vous : Claudia Priest : "j'ai eu très peur mais je n'abandonnerai pas le peuple de Centrafrique"

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:58

 

 

 

 

30 janvier 2015

 

L’ensemble du Parti du Renouveau Panafricain (PRP), ses adhérents, ses institutions, son président s’opposent avec la plus grande force possible contre les pseudo-accords de Nairobi (Kénya) entre les miliciens Anti-Balaka et Séléka.

 

Non seulement nous dénonçons la forme de cette rencontre qui se déroule en terre étrangère, sans la participation es autorités légitimes de transition (quelques soient les griefs que nous leurs faisons) ni de membres de la société civile centrafricaine, à contre-courant du processus du Forum National.

 

Il est manifeste que l’agenda du Médiateur, Son Excellence le Président congolaiais Sassou Nguesso, est contraire à celui des Centrafricains, à celui des intérêts de la Centrafrique, mais surtout semble parfaitement s’accorder avec ceux des chefs de guerre que sont Michel Djotodia, François Bozizé et leurs faire-valoir respectifs Nourredine Adam et Joachim Kokaté. Ceci nous est absolument intolérable, inacceptable. En ma qualité de Président du Parti du Renouveau Panafricain (PRP) je me présenterai toujours en défenseur de la souveraineté, de la dignité et des droits de notre cher pays la Centrafrique. Ainsi tous les ennemis de la RCA me trouveront sur son chemin.

 

Nous dénonçons également le fond de ce pseudo-accord de Nairobi (Kénya) qui travaille à récompenser les fossoyeurs de la Centrafrique, à accorder une prime à l’impunité à ces derniers en voulant amnistier les idéologues et leurs bras armés, ces funestes milices qui ont massacré des milliers de Centrafricains, détruits le pays, jetés sur la route de l’exil centaines de milliers de nos compatriotes, humilié la Centrafricaine aux yeux de toutes les Nations de la Terre.

 

Que les choses soient claires, jamais au grand jamais le Parti du Renouveau Panafricain (PRP) n’acceptera l’amnistie pour des criminels qui sont à l’origine du désastre et du malheur des Centrafricains. Justice doit être rendue et nous ferons tout ce qui sera en notre possible pour ramener ces responsables politiques et militaires devant les tribunaux nationaux ou panafricains au nom du peuple centrafricain, des centaines de milliers de victimes du chaos centrafricain.

 

Aussi le Parti du Renouveau Panafricain (PRP) dénonce l’action ténébreuse du Président congolais Sassou Nguesso, Médiateur de la crise centrafricaine. Il dénonce avec la plus grande fermeté les chefs de guerre François Bozizé, Michel Djotodia, Joachim Kokaté et Nourredine Adam qui doivent être tous traduits (avec leurs sbires) devant les tribunaux centrafricains pour leur responsabilité évidente dans la destruction de la Centrafrique, pour les crimes de guerre et contre l’Humanité perpétrés par leurs janissaires. Notre parti s’oppose et dénonce dans le même temps toute personne, toute entité, toute structure formelle ou informelle qui appuierait, soutiendrait ou ferait la promotion du processus de Nairobi qui est une œuvre de déstabilisation du processus de normalisation en RCA

 

Fait à Dakar le 29 Janvier 2015

 

Maître Tahéruka SHABAZZ, Président du PRP

Communiqué de presse du PRP sur les accords de Nairobi

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:32

 

 

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr  30.01.2015

 

Le "Pont de l’Unité" – une structure métallique de 24 m réalisée par la mission militaire de l’Union Européenne en Centrafrique (EUFOR RCA) – a été inaugurée jeudi à Bangui. Ce pont facilitera les communications entre trois arrondissements de la capitale centrafricaine. 

 

La structure est un projet de l’EUFOR RCA lancé en coopération avec les autorités locales pour fournir temporairement une solution alternative au pont en béton que l’Union Européenne est en train de construire et qui sera prêt dans les prochains mois.

 

De nombreuses nations européennes ont contribué à ce projet: la République Tchèque a fourni le pont, la Suède a pris en charge le transport et les sapeurs du Génie alpin italiens ont construit le pont avec la supervision technique d’une équipe d’experts arrivée de Prague et de la cellule allemande du génie de l’EUFOR RCA.

 

Le général de division Philippe Pontiès – Commandant de l’Opération EUFOR RCA – a inauguré le pont, accompagné par la Présidente centrafricaine Catherine Samba Panza et par le Chef de la Délégation de l’Union Européenne, Jean-Pierre Reymondet Commoy.

Un pont en RCA dans la grande tradition des soldats bâtisseurs
Un pont en RCA dans la grande tradition des soldats bâtisseurs
Un pont en RCA dans la grande tradition des soldats bâtisseurs

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:28

 

 

 

Par RFI  Pierre Pinto 30-01-2015 à 14:06

 

Dans Appels sur l’actualité, les auditeurs veulent en savoir plus sur ce chef de milice anti-balaka arrêté à Bouca le 17 janvier par la Minusca, la force de l'Onu, à 300 kilomètres au nord de la capitale. Rodrigue Ngaibona dit «Andilo» était recherché depuis des mois pour meurtre, rébellion, viol ou pillage, selon le procureur général de Bangui, Maurice Dibert Dollet, qui n'exclut pas que le suspect soit jugé devant la Cour pénale internationale qui enquête sur les exactions en République centrafricaine.

 

Qui est ce chef de milice anti-balaka arrêté la semaine dernière en Centrafrique ?


Le « Général Andilo », de son vrai nom Rodrigue Ngaibona, fait un peu figure d’électron libre - difficilement contrôlable. Il a d’ailleurs souvent eu maille à partir avec d’autre chefs de milice anti-balaka. On trouve pour la première fois sa trace en 2012 dans un rapport d’International Crisis group. Andilo n’a pas 25 ans, mais il est déjà connu dans la région de Batangafo pour être un coupeur de route, un voleur de bétail, dont les autorités tchadiennes auraient d’ailleurs demandé la neutralisation à Bangui.

 

Quel est son parcours ?

 

Avec son groupe, le 5 décembre 2013, celui qui ne se prétend alors que « colonel », participe à la vaste offensive sur Bangui. C’est déjà un des leaders important de la mouvance anti-balaka, mais les mois suivants, Andilo monte en puissance. S’il fuit les médias, il apparaît dans un reportage de l’AFP effectué après le 5 décembre à Bangui. Il est décrit comme sous l’emprise de drogues ou de médicaments - répétant à l’envi qu’il est là pour chasser Michel Djotodia du pouvoir. Et quand le journaliste l’interroge sur le massacre des musulmans, il élude la question… Mais si Andilo est donc peu visible dans les médias, il est souvent mentionné dans les rapports du groupe d’experts des Nations unies sur la Centrafrique !

 

Que lui reproche-t-on ?

 

En avril 2014 à Bouca, il inflige une cuisante défaite à un lieutenant du puissant chef Seleka Mahmat Al Khatim. En juillet et en août, son groupe, très actif dans cette zone, est à la pointe de l'attaque contre les Seleka à Batangafo. Quelques jours plus tard, il affronte avec ses hommes à Bangui une autre faction anti-balaka commandée par d'anciens militaires dans le 4e arrondissement. Ces affrontements violents ne s'arrêtent qu’en échange de plusieurs véhicules… En septembre, il est soupçonné d'être à l'origine de l'incendie d'un village entre Damara et Bouca, où un proche a été tué la veille. En octobre, il s'en prend à un convoi de la Minusca à Bangui : un casque bleu pakistanais est tué. Début janvier 2015, Andilo joue les stabilisateurs, lançant un ultimatum aux braqueurs et voleurs de son fief de Boy Rabe. Mais quelques jours plus tard, peu avant son arrestation à Bouca, on le soupçonne d'avoir braqué une église du 4e arrondissement de Bangui pour voler le véhicule du diacre ! On le voit, le « Général Andilo » est un homme puissant, violent, beaucoup craint car toujours aux confins de la lutte armée et du banditisme. Et également détesté au sein-même de la mouvance anti-balaka, justement parce qu’incontrôlable.

 

Son arrestation pourrait-elle avoir un impact sur le processus de réconciliation ?


Les faits auxquels on a assisté ces derniers jours sont une réponse à cette question… Andilo est soupçonné d’être derrière une attaque qui a coûté la vie à un casque bleu pakistanais. Et s’en prendre à un casque bleu, en droit international, c’est un crime de guerre que la mission onusienne ne veut pas laisser passer. En l’arrêtant il y a une dizaine de jours, il y avait un message clair de lutte contre l’impunité dans le pays. Enfin, on a assisté à la prise d’otage de la Française Claudia Priest et du religieux Gustave Reosse par les hommes d’Andilo… Si les otages sont restés si longtemps aux mains de leurs ravisseurs, c’est que manifestement le frère d’Andilo exigeait sa libération en échange de celle des otages. Il y a donc bien un impact sur le processus de réconciliation dans la mesure où ses hommes sont capables de prendre en otage des humanitaires ou des religieux… C’est dangereux pour la paix car le signal donné, c’est que quand on a un groupe puissant et armé, on peut faire ce qu’on veut !

 

En RCA, fin de parcours pour «Andilo», chef de milice anti-balaka

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:52

 

 

 

30/01/15 (AFP)

 

Ex-rebelles centrafricains de la Séléka et miliciens anti-balaka ont appelé vendredi la communauté internationale à reconnaître leur accord de cessez-le-feu signé à Nairobi, à l'issue de pourparlers en l'absence des autorités centrafricaines.

 

"Nous invitons la communauté internationale à utiliser l'accord de Nairobi comme une formule susceptible de résoudre le problème centrafricain" et à le "prendre très au sérieux", a déclaré vendredi Moustapha Saboune, coordinateur politique de l'ex-Séléka.

 

Une faction des ex-rebelles de la Séléka et une autre des miliciens anti-balaka qui s'affrontent en Centrafrique ont négocié pendant deux mois dans la capitale kényane.

 

A ces discrètes négociations ont aussi participé l'ex-président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka, et Michel Djotodia, chef de celle-ci qui lui avait succédé à la tête de l'Etat avant d'être contraint à la démission par la communauté internationale en janvier 2014.

 

Les deux parties ont annoncé s'être mises d'accord sur un cessez-le-feu, une cessation des hostilités et un accord de DDR (désarmement, démobilisation, réintégration).

 

Elles réclament également de concert le remplacement des autorités de transition actuelles et la mise en place d'un mécanisme de "vérité, justice et réconciliation nationale entre Centrafricains" devant conduire à une "amnistie générale", a précisé M. Saboune.

 

Depuis le début, les négociations de Nairobi rendent sceptiques les observateurs. Ne serait-ce que parce que les autorités de transition en ont été tenues à l'écart. Beaucoup doutent aussi de la capacité des belligérants à faire valider leur accord.

 

Ceux-ci espèrent au contraire poursuivre le processus engagé à Nairobi, pour y rallier la classe politique centrafricaine, la société civile, et les chefs religieux, ont-ils expliqué vendredi. Et les deux parties, qui contestent l'organisation d'élections en juin compte tenu de l'état du pays, entendent bien jouer un rôle dans la nouvelle transition qu'ils réclament.

 

Un fragile accord de cessez-le-feu avait déjà été arraché en juillet à Brazzaville entre ex-Séléka et les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes, mais ne comprenait pas de volet DDR et n'avait pas empêché les affrontements et les violences inter-communautaires de se poursuivre.

 

Plusieurs factions au sein de la Séléka avaient dénoncé l'accord et l'ex-rébellion avait refusé de participer au gouvernement de large ouverture formé dans la foulée.

 

Les multiples exactions commises par les rebelles de la Séléka à leur arrivée au pouvoir en mars 2013 contre les populations majoritairement chrétiennes du pays ont débouché sur la création de milices d'autodéfense anti-balaka, qui s'en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant la Centrafrique dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique sans précédent.

 

L'intervention d'une force française - Sangaris - épaulée par des soldats de l'UA a permis de stabiliser la situation, notamment à Bangui, sans pour autant pouvoir pacifier l'ensemble du territoire.

Les belligérants centrafricains demandent la reconnaissance de leur accord

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:42

 

 

 

http://afrikarabia.com   30 jan 2015 par Christophe RIGAUD

 

Dans une lettre au président kényan qu’a pu se procurer Afrikarabia, le président Sassou Nguesso, remet en cause les accords signés à Nairobi. Des négociations qu’il avait lui-même initié.

 

Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, regrette-t-il d’être à l’initiative des négociations de Nairobi entre les ex-séléka et les anti-Balaka ? Visiblement oui, au vu de la lettre envoyée au président Uhuru Kenyatta, qu’a pu se procurer Afrikarabia. Dans une missive du 27 janvier 2015, le président congolais, qui avait portant confié cette « redoutable tâche » au président kényan, affirme que ces négociations « ne vont pas dans le bon sens » . Selon Denis Sassou Nguesso, l’accord signé à Nairobi fait « double emploi » par rapport à l’accord de Brazzaville du 23 juillet 2014. Un « préjudice » pour le président congolais, qui reproche également à cet accord « l’option d’une troisième transition »  Une hypothèse qui n’est « ni envisageable, ni acceptable ». Et de conclure : « cet accord, qui s’écarte du schéma de la médiation internationale ne saurait donc être validé » . Le président kényan, qui n’a pas ménagé ses efforts, ni ses moyens financiers pour organiser la rencontre à Nairobi, appréciera sans doute ce « rétropédalage » de Sassou.

 

Initiative malheureuse ?

 

La démarche de Denis Sassou Nguesso de lancer un processus de négociations parallèles à Nairobi avait pourtant été rapidement dénoncée par tous les acteurs du dossier centrafricain. L’initiative personnelle de Sassou, sans avoir consulté ses partenaires régionaux et internationaux était une décision risquée. Cette démarche venait en effet parasiter le futur Forum de Bangui, prévu début mars. Très vite, Sassou est lâché par ses pairs, comme Ali Bongo, mais surtout par la France qui voit d’un très mauvais oeil, cette initiative « en solo » . En Centrafrique, c’est le tollé à la présidence de transition, L’accord signé entre l’ex-séléka Djotodia et Bozizé à Nairobi prône une « troisième transition » (avec comme sans entendu  : un possible retour des deux anciens présidents aux affaires). Le texte octroie enfin « une amnistie générale » aux protagonistes. De quoi mécontenter la présidente de transition Catherine Samba-Panza qui été rejeté l’accord. Une nouvelle transition, assortie d’une impunité totale des belligérants est vite apparu comme une « très mauvaise idée » aussi bien à Bangui qu’à Paris. Denis Sassou Nguesso se retrouve donc prit à son propre piège, obligé de contester un accord qu’il avait lui-même initié. Ce cafouillage laissera sans doute des traces entre Sassou et les autres partenaires du dossier, et notamment la France, en première ligne dans la crise centrafricaine. Une dernière question se pose : après la séquence de Nairobi, Sassou peut-il encore jouer son rôle de médiateur en Centrafrique ?

 

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

Centrafrique : Sassou fait marche arrière sur Nairobi
Centrafrique : Sassou fait marche arrière sur Nairobi

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:25

 

 

 

 

30/01/15 (AFP)

 

Au moins cinq personnes ont été tuées et plusieurs blessées dans des villages du centre-nord de la Centrafrique, au cours d'attaques attribuées aux Peuls armés et ex-rebelles Seleka, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie.

 

"Au moins cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans l'attaque de leurs villages par des individus armés assimilés aux Peuls et ex-Seleka dans la région de la Nana Gribizi" (centre-nord), a expliqué à l'AFP un responsable de la gendarmerie sous couvert d'anonymat.

 

Selon ce responsable, "la plupart des habitants ont fui pour se réfugier en brousse".

 

"De nombreux autres habitants ont fui en direction de Kaga Bandoro (préfecture de la Nana-Gribizi). Parmi eux figurent quelques blessés par balles, notamment des femmes et des enfants", selon la même source.

 

Ces attaques surviennent après l'enlèvement pendant quelques heures dimanche d'une délégation officielle par des membres de l'ex-rébellion Seleka. Le préfet, le maire de Kaga Bandoro et six autres personnes avaient été libérées sans avoir été blessées.

 

La région de la Nana Gribizi a été le théâtre de violents affrontements ces derniers mois entre ex-Seleka et milices chrétiennes anti-balaka.

 

Au moins un millier d'ex-Seleka sont basés à Kaga Bandoro sous le commandement de chefs rebelles fidèles au général Nourredine Adam, numéro 2 de l'ex-coalition et proche de l'ex-président Michel Djotodia, contraint à la démission en 10 janvier 2014.

 

Centrafrique : au moins cinq morts dans des attaques de plusieurs villages au nord

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:23

 

 

 

 

http://afriqueactualite.com   jeudi 29 janvier 2015 21:09

 

L'ex-Séléka exige le départ des représentants de l'Etat et des forces internationales de la Haute-Kotto, la principale zone minière du pays.

 

L'état-major de l'aile dissidente des ex-séléka basés à Bria (600 kms de Bangui) suspend les activités des agents de l'Etat et des forces internationales dans la région. La décision signée du général Arda Hakouna autoproclamé chef d'état-major de la région militaire du nord-est, est diffusée en boucle depuis 24 heures sur les ondes de la radio locale « La Voix de Barangbake ». « A compter de ce jour mercredi, tous les services déconcentrés de l'Etat existants dans la préfecture de la Haute-Kotto doivent immédiatement cesser toutes leurs activités », mentionne la décision unilatérale de l'ex-coalition rebelle seleka. «Toutes les forces de sécurité nationales et internationales (allusion faite à la Minusca, la Sangaris, la gendarmerie, la police) sont aussi invitées à cesser tous leurs mouvements et à quitter la ville », poursuit le document. La mesure vise même certaines personnalités de manière spécifique.

 

« Le préfet, le sous-préfet, le maire de Bria ainsi que certains fonctionnaires et agents de l'Etat sont appelés à arrêter leurs activités jusqu'à nouvel ordre ». Cependant, certains services doivent continuer de fonctionner. « Seuls les hôpitaux et les écoles sont autorisés à poursuivre leurs activités dans la région », indique la décision. La mesure stipule par ailleurs que « toutes les régies financières de la région sont désormais sous le contrôle du chef d'Etat-major ».Jusqu'à lors, les forces internationales ni les autorités gouvernementales n'ont encore réagi à cette décision.

 

Panique dans la ville

 

« Dès la publication de cette décision, certains habitants pris de peur, se sont refugiés en brousse, et d'autres ont suspendu leurs activités par crainte de potentielles représailles », témoigne Larry Zoumatchi, un employé de l'Etat, résident de la ville de Bria. En début de semaine, la mission des consultations à la base lancée en prélude au Forum de Bangui, conduite par le ministre résident de la Haute Kotto Jacques Ndemanga Kamoun, a été empêchée par les ex-Séléka de travailler.

 

La Haute-Kotto est la plus vaste des 16 préfectures de la République de Centrafrique. Elle constitue la principale zone minière du pays. Cette décision intervient au lendemain de la signature de l'Accord dit de Nairobi portant un cessez-le-feu et la cessation des hostilités entre les représentants des mouvements armés ex-Séléka et Antibalaka, deux groupes rivaux. Pour les signataires, cet « accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre ex-seleka et antibalaka», dessine les contours d'un processus de paix en Centrafrique.

 

L'accord fort d'une quinzaine de pages, prévoit la mise en œuvre immédiate d'un processus national de cantonnement, de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de réinstallation des forces et combattants issus des deux parties. Il est aussi prévu la réhabilitation et la restructuration de nouvelles forces de sécurité nationales, dotées d'une nouvelle structure de commandement.

 

Les parties invitent enfin le gouvernement de transition à envisager d'accorder une amnistie générale à toutes les personnes impliquées dans des combats pendant le conflit en République Centrafricaine.

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