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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 03:42

 

 

 

 

 

BANGUI, 18 septembre 2014 (IRIN) - Le lancement officiel de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a eu lieu cette semaine. La MINUSCA a pris le commandement des 6 000 soldats déployés par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) de l’Union africaine.

 

Le déploiement des forces de maintien de la paix suit l’accord de cessation des hostilités signé en juillet par plusieurs groupes armés agissants dans ce pays en proie à des insurgés de tout poil et frappé depuis une vingtaine d’années par une série de coups d’État.

 

Cette instabilité chronique était censée prendre fin en 2008 grâce à un « dialogue politique inclusif ». Cependant, les engagements pris lors de cette initiative historique n’ont pas été appliqués conformément aux attentes des principaux groupes armés ou d’autres groupes qui ont depuis pris les armes par frustration.

 

Au cours des deux dernières années, certains de ces groupes ont été neutralisés militairement ou dissouts, d’autres sont en passe d’être dissouts et d’autres encore sont toujours actifs.

 

Voici un aperçu de ces groupes.

 

Les Forces armées centrafricaines (FACA)

 

Ces dernières décennies, les 7 000 à 8 000 membres des FACA ont davantage constitué une menace envers la population qu’une garantie de leur sécurité. Les FACA sont craintes pour leur brutalité et les violations graves des droits de l’homme qu’elles ont commises en toute impunité. Elles ne s’éloignent jamais vraiment de la capitale, Bangui.

 

C’est là que l’armée, sous-financée, ethniquement déséquilibrée, mal administrée, à peine entraînée et mal payée a été vaincue par la rébellion de la Seleka, qui a pris le pouvoir en mars 2013, pillant toutes les armes trouvées dans les casernes. Michel Djotodia, leader du coup d’État, a ensuite annoncé la dissolution des FACA.



Actuellement, l’armée est à peine fonctionnelle et, grâce à un embargo des Nations Unies sur les armes, elle n’est même presque plus armée.

 

Reconstruire une armée reflétant la diversité de groupes ethniques du pays et capable de contribuer à la sécurité nationale est l’une des tâches les plus importantes et difficiles auxquelles la RCA doit faire face.

 

La Seleka CPSK-CPJP-UFDR

 

La Seleka (« alliance » en sango, la langue nationale) était une coalition de mouvements rebelles formée dans le but de destituer le président, M. Bozizé. Créée en septembre 2012, elle comprenait la Convention Patriotique du Salut du Kodro (CPSK), la Convention des patriotes pour la justice et la paix fondamentale (CPJP-Fondamentale – faction dissidente de la CPJP) et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), fondée en 2006 par le futur leader du coup d’État, Michel Djotodia, revenu de son exil au Bénin pour prendre les commandes du groupe.
 

Dans sa déclaration inaugurale, la Seleka appelait à ce que les termes d’un accord entre le gouvernement et l’UFDR soient respectés et à l’application des conclusions du dialogue national.

 

La Seleka a brièvement participé à un gouvernement d’union nationale décrété par M. Bozizé, avant de se retirer puis de renverser le président le 24 mars 2013. Une fois au pouvoir, la Seleka, qui a dirigé le pays pendant 10 mois, a rapidement été marquée du sceau de l’infamie pour ses violences envers les civils dans les villes qu’elle occupait. Selon l’analyste en sécurité, Yves Golo Gatien, la Seleka comptait d’ailleurs dans ses rangs des « délinquants, des criminels, des bandits de grands chemins, des fugitifs recherchés par la justice et des mercenaires soudanais et tchadiens ».

 

M. Djotodia a annoncé la dissolution de la Seleka le 14 septembre 2013. Depuis, le groupe porte le préfixe « ex », même si les combattants de l’alliance demeurent actifs, sous le commandement de Joseph Zoundeko, et n’ont pas été désarmés.

Après la démission de M. Djotodia en janvier 2014, la plupart des anciens rebelles ont quitté Bangui. Quelques milliers sont restés, avec leurs armes, dans trois camps militaires de la capitale. Ils ont maintenant le contrôle de facto de la majorité du territoire centrafricain du centre au nord.

 

La présidente de transition, Catherine Samba Panza, a supervisé un cessez-le-feu entre les ex-Seleka et les anti-balaka (voir ci-dessous), mais certaines factions ne reconnaissent ni cette trêve, ni le gouvernement de transition formé en mars. Des groupes d’ex-Seleka rivaux se sont affrontés à plusieurs occasions.

 

La milice anti-balaka

 

Fin 2013, monseigneur Nestor Désiré Nongo Aziabgia, évêque de Bossangoa, écrivait : « Les nombreuses atrocités et violations des droits de l’homme perpétrées par la Seleka ont créé un sentiment de rébellion et poussé des hommes, incités par la violence, à organiser leur propre défense et leur propre justice [...] Les troubles au sein de différents segments de la population ont conduit à l’émergence de groupes d’autodéfense, dont les anti-balaka. »


Cette déclaration explique en partie la recrudescence du mouvement anti-balaka, mais pas sa véritable origine. Cette dernière date du début des années 1990. L’absence de toute institution de sécurité nationale avait alors entraîné l’apparition d’unités d’autodéfense dans le nord-ouest pour protéger les villages des bandits. 

Si une grande partie des violences en RCA a été présentée de manière simplifiée comme un conflit entre musulmans et chrétiens et bien que de nombreux civils musulmans aient été tués ou attaqués parce qu’ils étaient soupçonnés de soutenir la Seleka (dont la majorité vient du nord-est, une région marginalisée majoritairement musulmane), les anti-balaka ne se considèrent pas comme une organisation chrétienne. Nombre d’entre eux portent d’ailleurs des accessoires propres aux animistes.

Un diplomate de Bangui a décrit les anti-balaka comme un ensemble hétéroclite de « paysans sans terres désoeuvrés, de bandits sans emploi [et] d’enfants des rues déscolarisés rejoints par d’anciens membres des FACA et de sympathisants de l’ancien président Bozizé. »

 

« Tout aussi désorganisés que les ex-Seleka, mais répartis en petits groupes de quelques individus, [les anti-balaka] ont été abandonnés à eux-mêmes, forcés de saisir les propriétés d’autrui – souvent avec une extrême violence – pour survivre », a-t-il ajouté.

 

Les anti-balaka contrôlent maintenant près de la moitié de la RCA, sous les ordres d’une douzaine de commandants répartie en différents secteurs et dont certains ont été arrêtés.

 

Un membre éminent des anti-Balaka, Patrice Edouard Ngaissona, a été ministre du gouvernement de M. Bozizé.

 

Révolution Justice (RJ)

 

Brièvement appelée Union des forces armées centrafricaines pour la restauration de la démocratie, RJ a été créée officiellement en 2013 par d’anciens membres de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie fondée par Jean Jacques Demafouth en 2006 et démantelée en 2011. Dirigée par le commandant Armel Sayo, RJ est active dans le nord du pays, plus précisément dans les préfectures d’Ouham et Ouham-Pende, près de la frontière tchadienne. Nombre de ses membres ont servi dans la garde présidentielle de l’ancien président Ange Felix Patassé. Son chef actuel a été commandant de la garde présidentielle.

 

D’autres membres appartiennent à des groupes d’autodéfense du nord-ouest et la plupart sont de l’ethnie Sara-Kaba. Le mouvement possède peu d’armes, de véhicules ou d’autres équipements. La plupart de leurs armes à feu sont artisanales.


À l’origine, l’objectif du groupe était de renverser M. Djotodia. Après le départ de ce dernier, RJ a annoncé que son but était d’assurer « la stabilité de tous les Centrafricains, quelle que soit leur communauté » et de lutter « contre tout ce qui va compromettre à la tranquillité des Centrafricains », comme les ex-Seleka et Baba Laddé, le chef des rebelles tchadiens actifs dans cette région.

 

Le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC)

 

Le FDPC a été créé début 2006 par Martin Koumtamadji (plus connu sous le nom d’Abdoulaye Miskine), un associé de l’ancien président Ange-Félix Patassé. En décembre de la même année, M. Miskine a signé un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement de M. Bozizé, mais l’accord a été violé plusieurs fois. Composé à l’origine d’un petit nombre de combattants, le FDPC ne contrôlait qu’un étroit secteur près de la frontière tchadienne. Le mouvement s’est développé fin 2008 et a alors lancé des attaques contre l’armée. En février 2009, le FDPC, soutenu par le MLCJ (voir plus bas), a menacé de redoubler de violence, accusant M. Bozizé de rompre avec ses engagements passés dans le cadre du traité de paix et de faire acte de mauvaise foi.

 

En 2012, le FDCP s’est rapproché de la Seleka lors de son avancée vers Bangui, avant de prendre des distances avec la coalition. En juin 2013, le groupe a affronté la Seleka à une centaine de kilomètres de Baboua, dans l’ouest de la RCA, essuyant de lourdes pertes. Le FDPC avait quitté sa base le long de la frontière tchadienne pour s’installer dans l’ouest de la RCA, plus précisément dans la région de Baboua, près de la frontière camerounaise. De là, les hommes de M. Miskine ont attaqué des villages et des camps peuls dans les deux pays, prenant des enfants en otage pour exiger des rançons. Leur chef a été arrêté au Cameroun, où il demeure incarcéré.

La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP)

La CPJP a été créée fin 2008 dans le nord-est du pays (dans la région de Ndélé plus précisément). Le groupe a signé un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement en juin 2011 et a rallié la Seleka après la destitution de M. Bozizé. Après avoir passé un autre pacte avec Bangui, le mouvement a été dissout en septembre 2013.



Le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ)

 

Créé par Abakar Sabone, le MLCJ est un groupe issu d’une scission au sein de l’UFDR en août 2008. Son chef a signé un accord de paix en décembre 2008 avant d’annoncer avec le FDPC, en février 2009, qu’il reprenait les armes. M. Sabone a accusé M. Bozizé de faire preuve de mauvaise foi, lui reprochant d’avoir exclu ses hommes du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Il s’est ensuite rapproché de ce dernier, qui l’a nommé en 2010 commissaire au sein de la Commission électorale mixte et indépendante (CEMI). Après l’accord de Libreville signé en janvier 2013 par le gouvernement, les anciens rebelles de la Seleka et des politiciens, il a rejoint le gouvernement d’union nationale. Mais il a vite changé d’allégeance après la chute de M. Bozizé pour rejoindre la Seleka. Il est même devenu conseiller spécial de Michel Djotodia, son ancien compagnon de l’UFDR.
 

L’Union des forces républicaines (UFR)

 

L’UFR a été fondée et est dirigée par le lieutenant-colonel Florian Ndjadder, fils d’un général de police tué dans une tentative de coup d’État contre l’ancien président Ange-Félix Patassé. Le groupe opérait dans le nord-ouest, mais est inactif depuis plusieurs années. Le mouvement s’est divisé en deux en 2010, donnant naissance à l’UFR-Fondamentale, dirigée par Askin Nzenge Landa. Les deux groupes ont signé l’accord de cessation des hostilités à Brazzaville.

 

Le Front populaire pour le redressement (FPR)

 

Le FPR a été créé début 2011 par Baba Laddé, ancien officier de la gendarmerie tchadienne, pour « défendre les communautés peules ». M. Laddé est lui-même peul.

Le FRP a été considérablement affaibli début 2012 après une attaque par hélicoptère et forces terrestres des FACA et de l’armée tchadienne. L’attaque a entraîné la destruction des bases d’opérations du FPR.


Un accord de paix passé en 2012 avec le gouvernement centrafricain appelait les combattants du groupe à rentrer au Tchad, mais nombre d’entre eux sont restés dans les régions frontalières et certains ont combattu contre des unités de RJ et des ex-Seleka.



L’Armée de résistance du Seigneur (LRA)

 

Créée en Ouganda au milieu des années 1980 dans le but de destituer le président Yoweri Museveni, la LRA, connue pour ses monstrueuses violations des droits de l’homme, est présente en RCA depuis 2008 avec environ 200 combattants, malgré les efforts combinés des FACA, de l’armée ougandaise et des conseillers de l’armée américaine.

 

Les Bandits

 

Des bandits, connus localement sous le nom de zaraguina, opèrent en bandes organisées et bien armées qui tuent, enlèvent en vue de demander des rançons, pillent et incendient des maisons. En l’absence de forces de sécurité nationale efficaces, ils agissent en toute impunité. Les éleveurs peuls sont leur principale cible en raison de la valeur de leur bétail. Leurs attaques ont conduit des dizaines de milliers de personnes à fuir leur village pour mener une vie précaire dans la brousse, sans accès à leurs champs ni aux marchés. Les importations par les principales voies commerciales ont été coupées, notamment en provenance du Cameroun. Le rapatriement des réfugiés de RCA au Tchad a également été entravé par leurs activités.

Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA
Les groupes armés en RCA

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 03:26

 

 

 

 

 

 

http://news.abidjan.net/    jeudi 18 septembre 2014  L’Inter

 

Les mots ne sont peut-être pas assez forts pour décrire l’état de délabrement très avancé des locaux de l’ambassade de la République centrafricaine sise à Abidjan-Cocody Danga. Le bâtiment qui est composé d’un rez de chaussée et d’un étage, a certainement reçu sa dernière couche de peinture depuis 20 ou 30 ans. Et ce n’est pas exagéré de le dire.

 

L’obscurité qui y règne achève de convaincre de la déliquescence des lieux. Le rez de chaussée est la seule partie utilisable par les fonctionnaires de l’ambassade. Au niveau supérieur, c’est l’horreur, tous les bureaux sont dans la pénombre, certains servant de fumoirs à des ressortissants réfugiés ici. Un autre bureau a manqué d’être incendié vu les traces de fumée sur les murs. Même les bureaux du 2e secrétaire d’ambassade et de l’ambassadeur lui-même le sont que de nom vu la décrépitude et l’insalubrité qui y règnent. SOS donc pour cette ambassade.


Sébastien Kouassi

SOS Ambassade de la Centrafrique à Abidjan

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 03:17

 

 

 

 

 

 

http://maliactu.net/   18 septembre 2014

 

Pour la réussite de sa mission de vice-médiateur de l’Union africaine en République Centrafrique, Soumeylou Boubèye Maïga a initié une série de rencontres avec les dirigeants des pays de l’Afrique centrale pour des avis et des conseils afin de trouver une solution idoine. C’est ainsi qu’il a été reçu le 11 septembre dernier par le président tchadien, Idriss Déby Itno. Les discussions ont porté essentiellement sur la situation qui prévaut actuellement en Centrafrique à la lumière des derniers pourparlers du forum de Brazzaville.

 

L’ancien ministre de la Défense, Soumeylou Boubèye Maïga, a été nommé le 7 juillet dernier, par l’Union Africaine au poste d’envoyé spécial en République de Centrafrique et vice-médiateur auprès du président congolais, Denis Sassou-N’Guesso dans la résolution de la crise centrafricaine. C’est dans ce cadre que M. Maïga a initié une série de rencontres avec les dirigeants des pays de l’Afrique centrale maitrisant le conflit récurrent dans ce pays frère depuis son accession   à l’indépendance.

 

Ancien chef de la diplomatie malienne et ancien Directeur de Cabinet du président Alpha Oumar Konaré, Soumeylou Boubèye Maïga a été nommé à ce poste de vice-médiateur pour sa maîtrise des questions de géostratégie et de résolution des crises. Il a désormais la lourde mission de faire en sorte que les frères ennemis centrafricains arrivent finalement à fumer le calumet de la paix.

 

Sachant sa tâche ardue, mais pas impossible, l’ancien journaliste, moulé dans la diplomatie à l’Université de Paris-Sud et à l’Institut International d’Administration publique de Paris, souhaite s’entourer des avis et conseils des dirigeants avisés et maitrisant dans les moindres détails le conflit centrafricain.

 

Cette rencontre entre Soumeylou Boubèye Maïga et certains dirigeants des pays de l’Afrique centrale est en train de donner des chances réelles à la résolution de la crise au bord de l’Oubangui-Chari. Cette initiative du vice-médiateur a été saluée par certains dirigeants de l’Union africaine soucieux du retour d’une paix définitive au pays de Mme Cathérine Samba-Panza.

 

Faut-il rappeler que le président tchadien Idriss Déby Itino est l’un des artisans de la paix en Centrafrique et cela en qualité de président en exercice de la communauté des Etats de l’Afrique centrale (CEAC).   En posant ses valises au Tchad, Soumeylou Boubèye Maïga démontre avoir vu juste et compte sur le soutien du Tchad et de son président pour mener à bien sa mission en Centrafrique. Reçu pendant deux heures, le vice-médiateur de l’UA et l’envoyé spécial de la présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini Zuma au pays de feu Barthélemy Boganda, a décliné à son hôte les principaux axes de sa mission en République de Centrafrique et les dernières évolutions de la situation. M. Maïga a sollicité et obtenu l’appui du président tchadien pour l’accomplissement de sa mission.

 

Cléophas TYENOU    L’independant

Lu pour vous : Médiation dans la crise centrafricaine : Soumeylou Boubèye Maïga veut s’inspirer des conseils des dirigeants maitrisant le conflit

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 03:06

 

 

 

 

 

Washington, 18 sept (CAP) – La présidente par intérim de la transition centrafricaine et sa délégation composée d’une dizaine de personnes - moins le ministre conseiller Jean-Jacques Demafouth à qui le visa américain a été refusé à l’ambassade US de Yaoundé - sont arrivées ce jeudi à Washington.

 

Catherine Samba-Panza est accompagnée entre autre de Christelle Sappot, sa propre fille et non moins sa chef de cabinet particulier qui tient les cordons de la bourse, de son aide de camp et médecin personnel, de Toussaint Kongo Doudou le ministre des affaires étrangères, de Florence Limbio, ministre de l’économie et de la coopération internationale et de Marguerite Samba Maliavo, ministre de la santé.

 

La présidente de la transition centrafricaine qui est descendue dans une suite à environ 1400 dollars la nuitée d’un luxueux hôtel de la capitale fédérale américaine, est censée passer trois jours à Washington où elle devrait être reçue au Département d’Etat par la sous-secrétaire d’état chargée des affaires africaines, Mme Linda Thomas Greenfield.

 

L’adjointe de John Kerry devrait selon nos informations, signifier franchement à Catherine Samba-Panza les préoccupations qui sont celles du gouvernement américain quant à la présence à la tête d’un gouvernement d’un premier ministre non consensuel et contesté dont les agissements de la compagne à la tête de la douane nationale sont pour le moins décriés par plusieurs diplomates dans le pays ainsi que d’un gouvernement composé de ministres sulfureux et tout aussi contestés.

 

Les autorités américaines qui viennent de procéder à la réouverture de leur ambassade à Bangui fermée depuis décembre 2012 du temps de François Bozizé, ne manqueront pas de suivre de près la gouvernance de Catherine Samba-Panza.  Celle-ci s’est mise à dos tous ses alliés internationaux du départ qui lui reprochent à présent de ne pas diriger une simple période de transition ayant pour but de rétablir la sécurité dans le pays et l’autorité de l’état pour préparer les élections devant permettre à la RCA de renouer avec les standards internationaux mais de se comporter plutôt en une vraie présidente élue au suffrage universel alors qu’elle n’a été choisie que par 75 membres d’une CNT à la légitimité discutable.

 

Des rencontres de Catherine Samba-Panza avec des membres du Congrès et du Sénat américain ainsi qu’avec certaines ONGs, sont prévues à son agenda de Washington mais les audiences avec les autorités du FMI et de la Banque Mondiale souhaitées par la présidente par intérim centrafricaine n’auront lieu qu’à New York plutôt qu’à Washington, toujours selon nos informations.  

Catherine Samba-Panza et sa suite sont arrivées à Washington

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 03:04

 

 

 

 

 

Par Fridolin Ngoulou-RJDH - 18/09/2014

 

Le Secrétaire Général Adjoint, Chargé des Opérations de Maintien de la Paix à l’ONU, Hervé Ladsous, a déclaré qu’il «n’y aura pas de l’impunité en Centrafrique». Selon Ladsous, l’impunité est l’une des raisons de succession de crise en Centrafrique. Cette déclaration a été faite lors d’une conférence, en marge de la cérémonie du lancement des opérations de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique.

 

Selon lui, la question de l’impunité n’a pas été bien traitée et la communauté internationale est unie et déterminée. «Une question majeure qui n’a jamais été traitée : c’est l’impunité. Dans le contexte actuel, la communauté internationale est unie et déterminée. Il n’y aura plus d’impunité et que tous ceux qui ont du sang sur les mains, seront d’une manière ou une autre traduits en justice», a-t-il indiqué.

 

Le Secrétaire Général Adjoint, Chargé des Opérations de Maintien de la Paix à l’ONU a relevé que le rétablissement de la chaine pénale fait partie des priorités des Nations-Unies en Centrafrique. « Dans le cadre des mesures temporaires d’urgence que nous avons agrées avec le gouvernement, nous amenons des magistrats, des enquêteurs, des gardiens de prisons. Il faut qu’on se le dise, le Droit de l’Homme est une question centrale pour l’avenir de la Centrafrique », a déclaré Hervé Ladsous.

 

Depuis le 5 septembre 2014, l’ONU avait pris des sanctions ciblées contre trois personnalités dont l’ancien président François Bozizé, Lévy Yakété, Coordonnateur de la milice Anti-Balaka et Nourredine Adam, n°2 de l’ex Séléka. D’autres personnalités se trouvent encore sur la liste des présumés auteurs des violations des droits de l’homme en Centrafrique.

Bangui: la MINUSCA promet la fin de l’impunité en Centrafrique

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 02:59

 

 

 

 

 

 

* Une prolongation du mandat de l'Eufor pour assurer la transition

* Une évolution positive à Bangui

 

PARIS, 18 septembre (Reuters) - Une prolongation du mandat de la mission militaire européenne en Centrafrique permettait de consolider la situation sécuritaire et de faciliter la transition avec la force de l'Onu (Minusca) qui a pris lundi la tête des opérations de maintien de la paix dans le pays, a déclaré jeudi le commandant en chef d'Eufor-RCA.

 

L'option d'une extension du mandat de la force européenne, qui doit prendre fin le 15 décembre, a été présentée lors d'une réunion informelle des ministres européens de la Défense à Milan la semaine dernière. La décision officielle pourrait être prise courant octobre, début novembre. "Il se trouve que l'Onu doit faire face à un certain nombre de contraintes dans son déploiement que nous pouvons prendre en compte", a déclaré le général Philippe Pontiès lors d'une conférence de presse à Paris.

 

"L'esprit, c'est de faire en sorte que le transfert d'autorité entre l'Eufor et l'Onu se passe de la façon la plus fluide possible". Forte de 7.600 hommes, la Minusca a pris officiellement lundi le relais de la force africaine Misca, chargée depuis décembre 2013 de restaurer la sécurité dans le pays, avec l'appui de quelque 2.000 soldats de la force française Sangaris.

 

À terme, la Minusca comptera 12.000 hommes. Lancée le 1er avril dernier, l'Eufor a, elle, atteint sa pleine capacité opérationnelle le 15 juin dernier et devrait, sauf prolongation de son mandat, achever sa mission en décembre. Une prolongation permettrait "de consolider le niveau de sécurité déjà atteint, d'ancrer la dynamique sécuritaire déjà à l'oeuvre dans le secteur et permettre aux Nations unies de se déployer en tenant compte des contraintes qui pèsent actuellement sur leur planification", dit Philippe Pontiès.

 

"TOUT N'EST PAS RÉGLÉ" Quelque 700 soldats et gendarmes européens, dont 250 français, sont chargés d'assurer la sécurité de l'aéroport M'Poko de Bangui et de deux arrondissements de la capitale. "Le bilan intermédiaire d'Eufor peut être qualifié de positif puisque le niveau de sécurité dans les 3e et 5e secteurs a été rétabli et s'est même très nettement amélioré", indique le commandant en chef de la mission.

 

En témoignent selon lui le retour des taxis dans PK5, la reprise de l'activité sur le marché, poumon économique, ou encore la réouverture d'une agence bancaire. Autre signe positif, les personnes réfugiées sur le camp de déplacés de M'Poko, peuplé à 90% par des habitants des 3 et 5e arrondissements, ont commencé à rentrer chez elles. Le camp compte aujourd'hui 20.000 personnes contre 100.000 en janvier.

 

"Cette situation incite à l'optimisme mais tout n'est pas réglé comme l'ont montré les événements du 20 août dernier", dit le général Pontiès, évoquant les affrontements avec des hommes armés qui ont fait cinq blessés dans les rangs de l'Eufor. "Ces poussées de fièvre montrent que nos actions ont quand même besoin de s'inscrire dans la durée", ajoute-t-il.

 

La RCA a plongé dans une spirale de violences après le renversement du président François Bozizé par les rebelles de la Séléka en mars 2013, dernier acte d'une histoire récente marquée par une série de coups d'Etat. Les exactions commises par la rébellion à majorité musulmane contre la population chrétienne ont provoqué une réaction de défense des anti-balaka, des miliciens chrétiens qui se sont mis à traquer la communauté musulmane. A ce jour, le conflit a fait plusieurs milliers de morts et déplacés.

 

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

RCA-Le chef de l'Eufor pour une prolongation de son mandat

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 21:54

 

 

 

 

 

 


Bamako - 18 septembre 2014 21h16 - Cinq soldats tchadiens de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) ont été tués jeudi par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule dans le nord du pays, qui a également fait plusieurs blessés, a appris l'AFP de sources militaires.


Nous avons perdu cinq camarades aujourd'hui dans le Nord, vers Aguelhoc. Leur véhicule a roulé sur un engin explosif, a déclaré à l'AFP un officier tchadien dans le nord du Mali, ajoutant que quatre autres soldats tchadiens ont été blessés.

L'armée malienne a confirmé l'information, dénonçant une nouvelle provocation des terroristes au moment où une cérémonie était organisée à Aguelhoc, en mémoire des soldats tchadiens et africains tués dans le passé par des engins explosifs posés par les terroristes.


Un soldat tchadien de la Minusma avait été tué et quatre blessés par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule le 14 septembre dans la même zone d'Aguelhoc, près de la frontière algérienne, moins de deux semaines après une attaque toute proche qui avait tué quatre Casques bleus tchadiens.


Trois groupes jihadistes - Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'ouest (Mujao) - ont contrôlé pendant près de dix mois le nord du Mali, d'où ils ont été en grande partie chassés par une intervention internationale en janvier 2013 initiée par la France.

Des attaques, visant en particulier les troupes étrangères, continuent néanmoins à se produire dans cette partie du pays.



(©AFP /) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=518984

 

Mali: cinq soldats tchadiens de l'ONU tués par un engin explosif

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 19:54

 

 

 

 

 

 

APA-Bujumbura (Burundi) - 2014-09-18 13:06:53 - L’ancien président centrafricain, François Bozizé, ne se trouve pas au Burundi, déclare le Bureau chargé des questions de Presse, Information et Communication à la Présidence de la République du Burundi dans un communiqué publié jeudi à Bangui.


Cette précision émanant du conseiller principal chargé des questions de presse et Communication, Willy Nyamitwe, est un démenti à des informations véhiculées par des médias centrafricains. 


‘'Après vérification, le bureau chargé des Questions de Presse, Information et Communication à la Présidence de la République du Burundi rejette tout le contenu de cet article et annonce à l'opinion publique que Monsieur François Bozizé n'est pas sur le territoire burundais'', indique notamment le communiqué.


Le Burundi dispose de 850 militaires au sein de la Mission internationale pour le soutien en Centrafrique. Le dirigeant n° 2 de cette force est un Burundais, en la personne du Général de Brigade Athanase Kararuza.

 

http://www.apanews.net/article_read-804879-bujumbura-dent-la-prence-de-franes-bozizeur-son-sol.html#sthash.pAx2HCI9.dpuf

 

 

NDLR : On aurait aimé avoir un tel démenti de la part des autorités ougandaises

 

Bujumbura dément la présence de François Bozizé sur son sol

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 19:51

 

 

 

 

 

                                                           


N. 003/ Cabcemga/14/09/10/KB



Nous, Officiers, Sous-officiers, militaires de rang portant ou non de grades du Front Républicain pour le Changement (FRC), tenons à porter à  l'attention de l'opinion nationale et internationale que nous ne sommes ni de loin, ni de prés associés à cette velléité de sécession et/ou de la reprise du pouvoir par la force dont certains membres de l'ex-coalition Seleka (en occurrence les sympathisants du FPRC) en font expression.


Par conséquent, nous exprimons une fois de plus, notre attachement aux principes d'intégrité territoriale de la République Centrafricaine et à la coexistence pacifique des peuples et des religions. En outre, nous restons unanimement et solidairement attachés aux principes de la résolution de la présente crise Centrafricaine par la voie politique.


De ce fait, nous exprimons notre entière disponibilité à apporter notre modeste contribution pour un retour de la paix définitive en République Centrafricaine.



                                                Fait à kabo, le 14 Septembre 2014

                                                Le Général Alkhatim MAHAMAT

                                               Chef d'État-major Général des FRC

 

                                               Tel: (+236) 75505284


                                               Email: poborskyd@outlook.com

 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 14:58

 

 

 

 

 

Bangui, 18 sept (CAP) – Selon des informations de sources dignes de foi, le visa américain a été refusé à Jean-Jacques Demafouth, ministre conseiller à la présidence en charge de la sécurité et des relations avec Sangaris et la Misca.

 

L’intéressé faisait partie de la délégation qui accompagnait la présidente par intérim Catherine Samba-Panza à New York où celle-ci devait prendre part à une réunion sur la RCA en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies. On apprend par ailleurs que Dieudonné Kombot-Yaya, président de l’Autorité Nationale des Elections est également en route pour New York pour prendre part à la même réunion.

 

On ignore les raisons qui ont motivé le refus du visa américain à cet important conseiller et bras droit de la présidente par intérim de la transition centrafricaine mais on ne peut s’empêcher de rappeler que Jean-Jacques Demafouth a dirigé une rébellion, l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) qui a commis beaucoup d’exactions et de nombreux crimes de guerre dans le Nord-Ouest et le Centre-Nord de la RCA à l’époque où le général François Bozizé dirigeait le pays.

 

Ce refus de visa à Jean-Jacques Demafouth par les autorités américaines ressemble furieusement à celui opposé naguère par Washington au tout-puissant ministre d’état aux finances de François Bozizé, un certain Sylvain Ndoutingai qui devait se rendre à Washington pour prendre part aux assemblées annuelles du FMI et la banque Mondiale. Ndoutingai dut honteusement regagner Bangui et tomba peu après en disgrâce. Cet incident fut un de ceux qui ont préfiguré la chute du régime Bozizé.

 

Visa américain refusé à un important conseiller de Catherine Samba-Panza

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