Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 19:33
  Le directeur de cabinet d'Ali Bongo en garde à vue à Paris

 

 

 

Le directeur de cabinet d'Ali Bongo en garde à vue à Paris


Paris - AFP / 03 août 2015 19h12Le directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo Ondimba, Maixent Accrombessi, a été placé lundi en garde à vue à Paris dans le cadre d'une enquête sur l'attribution à une entreprise française d'un marché public au Gabon, a-t-on appris de source judiciaire.


Il a été interpellé à l'aéroport de Roissy alors qu'il allait prendre un avion pour Libreville et il a été placé en garde à vue pour corruption d'agent public étranger, a précisé cette source, confirmant une information du site Jeune Afrique.


Une deuxième personne était également en garde à vue, a ajouté cette source sans plus de précision.


Une enquête préliminaire a été ouverte en 2007 par le parquet de Paris sur l'attribution en 2006 d'un marché public au Gabon à une société française spécialisée dans la fabrication d'uniformes militaires.


L'Office français de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) est en charge de l'enquête.


D'origine béninoise et naturalisé gabonais, Maixent Accrombessi est l'un des proches collaborateurs d'Ali Bongo Ondimba. Il a travaillé avec lui quand ce dernier était ministre de la Défense avant de le rejoindre à la présidence.



(©)

 

Exclusif – Gabon : Maixent Accrombessi, directeur de cabinet de la présidence, interpellé à Paris

 

03 août 2015 à 14h25 — Mis à jour le 03 août 2015 à 16h45

 

Le directeur de cabinet de la présidence gabonaise, Maixent Accrombessi, a été interpellé et placé en garde à vue à Paris, lundi 3 août, dans le cadre d’une enquête pour « corruption d’agent public étranger ».

 

C’est une nouvelle qui risque de susciter quelques turbulences dans les relations franco-gabonaises. Selon une source du ministère de l’Intérieur français, Maixent Accrombessi, le directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba (ABO), a été interpellé ce lundi 3 août à l’aéroport de Roissy, dans le salon VIP, alors qu’il allait prendre l’avion pour Libreville. Il a été placé en garde à vue Quai des Orfèvres par la police judiciaire dans le cadre d’une enquête pour « corruption d’agent public étranger ». N’étant pas en possession d’un ordre de mission, il n’a pas pu faire jouer son immunité diplomatique.

 

Accrombessi est l’un des collaborateurs les plus proches d’ABO, dont il fut le collaborateur au ministère de la Défense avant d’être promu tout-puissant directeur de cabinet de la présidence au sein de la nouvelle administration.

 

Aujourd’hui véritable gardien du Palais du bord de mer, ce titulaire d’un DEA en économie appliquée et d’un DESS en développement économique et social est un ancien agent immobilier parisien, qui était au départ proche de feu André Mba Obame, chef de l’opposition gabonaise jusqu’à son décès en avril dernier.

 

D’origine béninoise et naturalisé gabonais, Maixent Accrombessi est critiqué par l’opposition gabonaise pour être la cheville ouvrière du système de gouvernance mis en place à partir de 2009 par ABO, qui a succédé à son père après des élections contestées.

 

 

Le directeur de cabinet d’Ali Bongo en garde à vue

 

Par Joan Tilouine et Simon Piel

 

Le Monde.fr Le 03.08.2015 à 18h36 • Mis à jour le 03.08.2015 à 19h40

 

L’influent directeur de cabinet du président Ali Bongo, Maixent Accrombessi, se souviendra de son passage estival à Paris. Alors qu’il s’apprêtait à quitter la capitale, il a été interpellé par les policiers de lOffice central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCLIF) dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 9 juillet 2007 pour « corruption d’agent public étranger » et « blanchiment », comme l’a révélé Jeune Afrique.

 

Placé en garde à vue à Nanterre, il s’explique depuis neuf heures ce matin sur un vieux contrat, datant de la fin de l’année 2005, passé entre la société française Marck, spécialisée dans la confection d’uniformes militaires, et le ministère de l’intérieur gabonais, pour un montant de 7 millions d’euros.

 

Une ancienne salariée de Marck, alors chargée de l’export pendant la période concernée par le contrat, était elle aussi entendue en garde à vue.

 

Un virement de plus de 300 000 euros

 

L’organisme de lutte contre le blanchiment Tracfin avait fait part de ses doutes sur un virement de plus de 300 000 euros émis le 7 juin 2006 par la société Marck vers un compte monegasque appartenant à la société CITP, une société de droit gabonais, gérée par le Sénégalo-Malien Seydou Kane, un proche de Maixent Accrombessi. Alors homme d’affaires, ce dernier avait déjà ses entrées au palais présidentiel.

 

D’autres virements – six exactement – d’un montant total de deux millions d’euros, intriguent les enquêteurs. Ils seraient là aussi partis de la société Marck vers un compte monégasque, cette fois détenu par une société baptisée AIKM, domiciliée au Bénin et gérée par Maixent Accrombessi lui-même.

 

L’actuel directeur de cabinet du président Ali Bongo a-t-il été corrompu par une entreprise française soucieuse de s’assurer un contrat avec le Gabon ? C’est l’une des hypothèses suivies par les policiers. Depuis son interpellation ce matin, M. Accrombessi a tenté de faire valoir son immunité diplomatique, mais le ministère français des affaires étrangères avait indiqué en amont aux enquêteurs qu’il n’en bénéficiait pas. Sa garde à vue peut durer 48 heures. Contacté, un haut responsable de la société Marck n’a pas souhaité faire de commentaires.

 

Né à Cotonou au Bénin, Maixent Accrombessi, 50 ans, fait fonction de directeur de cabinet du président Ali Bongo depuis son élection en 2009, à la suite du décès d’Omar Bongo. Cet homme de l’ombre et redouté est l’un des piliers du cabinet présidentiel où il a dû gérer les affaires privées, un pan de la stratégie politique ou encore le traitement du renseignement.

 

Doté d’un entregent tant en France, où il dispose d’un portefeuille de sociétés et de biens immobiliers, qu’en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ce franc-maçon revendiqué est également proche du président béninois Yayi Boni. Figure aussi controversée qu’influente, il est la cible des opposants à Ali Bongo qui lui prêtent des pouvoirs mystiques, notamment vaudou, et le soupçonnent de dérives affairistes.

 

Joan Tilouine

 

Simon Piel


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/08/03/le-directeur-de-cabinet-d-ali-bongo-en-garde-a-vue_4710216_3212.html#RsEFBgZReUUhQsEh.99

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 18:15

 

 

 

http://rjdh.org   Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 3 août 2015

 

Après plusieurs tracasseries le recensement a finalement commencé ce  lundi 03 août dans la ville de Bossangoa. Tandis  que dans certaines  villes de l’ouest du pays, les activités ont commencé le weekend dernier. Aucun incident majeur n’a été signalé jusqu’à présent, sauf le dysfonctionnement des appareils photos relevé dans la majorité des centres et le nombre des agents recenseurs revu en baisse.

 

Dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les activités ont débuté dans les villes de Bouar et Baoro le samedi dernier. Joint par le RJDH, certains agents recenseurs ont relevé comme difficulté, le dysfonctionnement des appareils photos et le non paiement de leur per-diem, qui selon eux pourront jouer sur le reste du processus.

 

D’après le constat fait par le correspondant du RJDH dans s la ville de Bouar,  la participation  était faible au début. Pour les journées du dimanche et ce lundi, on note une forte mobilisation de la population.

 

 « La ville de Bouar compte au total 16 centres d’inscription. Aucun incident majeur n’est signalé depuis le début sauf le dysfonctionnement des appareils photos et les membres de l’Autorité Sous préfectoral sont toujours auprès des agents recenseurs afin de changer les appareils photos » a-t-il noté.

 

Les opérations se poursuivent à Berberati

 

Après le lancement officiel fait par la préfète de la Mambéré, Lydie Marthe Yangba, le vendredi dernier, les opérations d’enrôlement des électeurs se poursuivent dans la ville de Berberati.

 

Les habitants étaient venus massivement au lancement des opérations d’enrôlement des électeurs de la ville  de Berberati. Un acte qui affirme la mobilisation de la population à se faire inscrire.  Un comportement apprécie par les membres de l’autorité préfectorale. La ville de Berberati compte quant à elle 20 centres d’enrôlement.

 

Bossangoa démarre enfin le recensement

 

Prévu pour commencer depuis deux semaines, c’est ce matin que le recensement électoral a commencé à Bossangoa centre. Cette  ville, à elle seule compte, huit (8) centres. Le problème rencontré ce matin et la réduction du nombre des agents recenseurs.

 

« Sur les 150 personnes formés, 24 seulement ont été retenues pour les opérations d’enrôlement. Un aspect qui a failli bouleverser le début de l’inscription dans la ville de Bossangoa. Toutefois, la situation a été calmée par les autorités sous préfectorales des élections », a relaté une source locale.

 

Dans les ville du province, les opérations de recensement électoral se déroulent sous la sécurité des  forces Onusiennes appuyées par les éléments de la police et de la gendarmerie de ces localités.

Le recensement électoral se déroule sans incident majeur dans certaines villes de Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 18:02
5 morts, dont un Casque bleu en Centrafrique

 

 

 

Par LeFigaro.fr avec AFP 03/08/2015 à 18:42

 

Au moins cinq personnes, dont un Casque bleu de la mission de l'ONU en République centrafricaine (Minusca), ont été tuées et des dizaines d'autres blessées lors d'un accrochage hier avec des hommes armés à Bangui, selon un nouveau bilan donné aujourd'hui par une source policière.


Un précédent bilan faisait état d'un Casque bleu tué et de huit personnes blessées par balles hier lors d'une opération de la Minusca dans le quartier musulman KM5, visant à arrêter un ancien chef de l'ex-rébellion Séléka, qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, avant d'en être chassée l'année suivante. Le Casque bleu décédé était de nationalité camerounaise, a affirmé une source proche de la Minusca.

En outre, "quatre éléments du groupe armé (dont le chef est toujours recherché) ont été tués dans les échanges de tirs" avec les Casques bleus, a rapporté un officier de police centrafricain sous couvert d'anonymat.  Selon cette source, une "trentaine" de personnes "parmi lesquelles d'autres casques bleus" ont été blessées lors de l'accrochage, d'après un bilan qui reste provisoire.

 

L'opération destinée à arrêter l'ex-chef de la Séléka, "menée par les forces onusiennes et intérieures" centrafricaines, était toujours en cours lundi, toujours d'après l'officier de police.


Hier, une patrouille de la force onusienne avait été prise "pour cible" par des hommes armés alors qu'elle pénétrait dans le quartier KM5, avant de riposter, d'après une source au sein de la Minusca. Des habitants du KM5 joints au téléphone ont indiqué que "les échanges de tirs ont recommencé" lundi matin dans le quartier, tandis qu'un hélicoptère survolait la zone. "Nous sommes (...) terrés dans les maisons. Les tirs sont entendus du côté du KM5", a affirmé une habitante du quartier Fatima voisin.


Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé la Centrafrique dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes. En représailles aux exactions des Séléka, des milices chrétiennes anti-balaka s'en sont pris aux civils musulmans. Des dizaines de milliers d'entre eux ont ainsi été contraints de s'exiler dans les pays voisins, notamment au Cameroun et au Tchad, pour fuir les exactions dans cette ex-colonie française.


C'est au KM5, dernier quartier musulman de Bangui, que s'était retranchée la population musulmane au plus fort des violences, pourchassée par les milices chrétiennes. Depuis des mois, la capitale centrafricaine a retrouvé une stabilité relative, même si la délinquance et le banditisme armé persistent.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 14:51

 

 

 

http://rjdh.org  Par Annette Maélaine Malebingui le

 

Les activités sont restées paralysées au Km5 après les violences du dimanche 2 août entre les forces onusiennes de la Minusca et un groupe des jeunes armés du secteur. Les heurts ont fait 5 morts et plusieurs blessés, selon le bilan officiel. La Minusca promet ce lundi de ramener le clame dans ce secteur.

 

Un calme précaire est signalé dans la matinée au Km5, localité située dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui.  Juste devant l’école Koudoukou, les éléments de la Minusca et  les jeunes du Km 5 sont nez à nez et se regardent en chien de faïence.

 

A l’origine de cette situation, les forces onusiennes, sur l’instruction du Procureur de la République ont tenté d’arrêter Aroun Gueye, présumé auteur des troubles dans le secteur.

 

D’après une source de cette localité, le bilan des affrontements fait état de quatre morts du côté des civils et un mort du côté de la Minusca, ainsi que plusieurs personnes blessées.

 

« Les affrontements d’hier faisaient état de 3 morts et 10 blessés. Et ce matin, nous avons enregistré au niveau de la mosquée centrale, 1 mort et des blessés dont une femme enceinte, qui a perdu son bébé, suite aux détonations des armes lourdes », a expliqué la source.

 

Cette même source a précisé que toutes les boutiques et magasins, sont restés fermés depuis dimanche.

 

« Aucune activité commerciale, Km5 est paralysé. Tout le monde à peur de sortir. Sur le marché, on ne voit même pas des commerçants », a témoigné une autre source.

 

Une source proche de Aroune Gueye, a noté qu’il est en circulation dans le Km5 après la tentative manqué de son arrestation.

 

Joint par téléphone, Léo-Franck Gnapié  porte-parole de la police de la Minusca, a affirmé que leurs éléments sont présentement sur le terrain, et qu’ils cherchent à ramener la sécurité dans  le secteur. « C’est pour ramener le calme et permettre aux gens de circuler librement », a-t-il noté.

 

Le 3ème arrondissement est l’un des arrondissements qui a enregistré plusieurs cas d’affrontement. Un calme était observé dans ce secteur après la tenue du Forum national de Bangui, en mai dernier.

 

 

Un calme précaire prévaut au PK 5 de Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 3 août 2015 13:53

 

Le 3ème arrondissement est l’un des arrondissements qui a enregistré plusieurs cas d’affrontement. Un calme était observé dans ce secteur après la tenue du Forum national de Bangui, en mai dernier.

 

Un calme encore précaire règne dans le 3ème arrondissement de Bangui notamment au KM5 où des tirs à l'arme lourde et légère ont de nouveau retenti ce matin dans le secteur, plongeant à nouveau les habitants dans la psychose. La Mission multidimensionnelle des Nations unies en Centrafrique Minusca, qui a perdu un homme dans les combats, affirme poursuivre la traque d’Haroun Gaye, chef de fil de cette milice aujourd'hui recherché par la justice centrafricaine.


« Nous avions envoyé les casques bleus poursuivre leur mission. Il y a eu des tirs dans la matinée mais au moment où je vous parle, les tirs et les grenades ont cessé. Les principales artères qui étaient barricadées sont en voie d'être dégagées. Au niveau de la Minusca, nous pouvons dire que la situation est en train de s'améliorer et nous espérons qu'elle ira beaucoup mieux », a déclaré Hamadoun Touré, porte parole de la Minusca.


Quant au bilan des violences, Hamadoun Touré précise « qu'un élément camerounais de la Minusca a été tué et 8 autres ont été blessés ». Toutefois, renchérit le porte-parole de la Minusca, « Tous les casques bleus sont mobilisés pour assurer une forte présence dans le secteur du 3ème arrondissement, afin de protéger les populations ».


Conséquence de ce regain de tension dans le 3ème arrondissement ce lundi, une personne aurait été tuée, une dizaine de femmes et d'enfants selon des informations recueillies par Radio Ndeke Luka seraient touchés par des gaz lacrymogènes.  

« Depuis ce matin, les forces onusiennes sont venues enlevées les barrières devant la mosquée en faisant usage des gaz lacrymogènes. Une dizaine de femmes et d'enfants qui ne supportent pas les effets des gaz sont actuellement au niveau de la Croix rouge. D'autres ont quitté le site pour se rendre au fond du quartier. Nous demandons au gouvernement d'ordonner aux éléments de la Minusca d'arrêter les violences pour ouvrir des discussions avec ceux qui ont érigé les barrières », a souhaité Mahamat Nasser, représentant de la jeunesse du site de la mosquée centrale.


Au sujet de la tension qui prévaut toujours au km5, Abdoulaye Hissène, le vice-président du Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de Centrafrique (RPRC) estime, pour sa , que la Minusca a procédé à un désarmement erroné du fait que les conditions du DDR n'ont pas été respectées par cette institution onusienne. « Quand nous avions signé cet accord, il n'y avait pas ce qu'on appelle pré DDR. L'accord que tous les groupes rebelles ont signé et paraphé par le gouvernement et la communauté internationale s'appelle désarmement. Si aujourd'hui les responsables ne veulent pas que ces gens là soient désarmés, nous ne sommes pas responsables. Ils nous ont fait savoir qu'ils vont faire un pré DDR. On a aussi appris que l'Angola a donné 3 millions de dollars pour ce pré DDR, où est l'argent ? Pourquoi n'attend-on pas l'organisation du désarmement ? », s'est-il interrogé.


Le désarmement, conclut Abdoulaye Hissène « est un processus qui a ses règles, ce qu'à fait la Minusca au KM5 n'est pas un désarmement. Les gens sont partis expressément au KM 5 parce qu'il y a un calme et comme nous tendons vers les élections, ils ne veulent pas que ces élections aient lieu. Il y a des gens qui veulent à ce que l'insécurité persiste afin qu'ils gagnent. Cette insécurité est souhaitée ».


Des violents affrontements ont opposé ce week-end au KM5 dans le 3ème arrondissement de Bangui, un groupe armé à des éléments de la Minusca qui ont voulu procédé à l’arrestation de Haroun Gaye, chef d’une milice dans ledit arrondissement. Le bilan provisoire des heurts fait état d’au moins 5 morts dont un casque-bleu de la Minusca.

 

 

 

NDLR : Il ne faut pas tout mélanger. Le désarmement que tous les Centrafricains appellent de leurs voeux est une chose, l'interpelation sur mandat d'arrêt du procureur de la République d'un bandit de grand chemin comme ce Haroun Gaye est une autre.

 

La situation toujours tendue dans le 3ème arr. de la ville de Bangui
La situation toujours tendue dans le 3ème arr. de la ville de Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 14:39

 

 

http://www.adiac-congo.com  Lundi 3 Août 2015 - 14:46

 

En illustre le violent affrontement qui a opposé entre samedi et dimanche des soldats onusiens et une faction armée du quartier musulman de PK5. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a condamné la mort d'un casque bleu camerounais.

 

Bangui renoue avec les bruits de bottes et crépitements d’armes, après quelques mois d’accalmie. Les coups de fusil ont commencé tard dans la nuit de samedi 1er août, rapporte la presse locale. La police centrafricaine accompagnée des soldats de l’ONU ont tenté sans grand succès d’arrêter un bandit auteur de plusieurs crimes et délits. « Des Casques bleus ont été attaqués par un groupe armé au cours d'une opération visant à interpeller un individu suspecté de crimes, suite à l'émission d'un mandat par le Procureur de la République de Bangui », a indiqué  Ban Ki-moon.

 

Selon le dernier bilan, cette attaque qui s’est poursuivie toute la journée de dimanche, a fait 5 morts dont le casque bleu et plusieurs blessés civils et militaires. « Nous avons douze victimes de violences qui ont été blessées par balle ou bien par des éclats de grenade. Huit d'entre eux vont être pris au bloc opératoire, tandis que trois  sont dans un état critique », a indiqué une source hospitalière citée par RFI.

 

Des volontaires continuent de croire à la paix

 

 Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon a, dans un communiqué, déploré de telles attaques contre des soldats de la paix de l’ONU. Malgré la fuite du principal intéressé, Ban Ki-moon a demandé à ce que tous les auteurs soient arrêtés et traduits rapidement en justice. « Les groupes armés doivent respecter l'impartialité de la mission onusienne », a-t-il martelé avant de réitérer l'engagement de ses troupes à soutenir les autorités de la République centrafricaine dans leur lutte contre la criminalité et l'impunité.

 

Pourtant le samedi 1er juillet, débutait à PK5 un tournoi amical de Basket-Ball dans le but de réconcilier les communautés centrafricaines. « Le tournoi va se passer en trois phases. Les quarts de finale vont d’abord se jouer au PK5, quartier des ex-séléka. Le samedi 8 juillet, ce sera au niveau de Boy Rabe, la zone dite des anti-balaka. Les demi-finales se joueront ensuite au niveau du 7e arrondissement, où vit la présidente  de la transition Catherine Samba Panza. », a détaillé à la presse le coordinateur de l'activité, Martial Ganabo.

 

En choisissant le Basket, la discipline sportive préférée des Centrafricains, les organiseurs de cet évènement entendent unir les jeunes musulmans et chrétiens autour du slogan « le sport unit le peuple ».  

 

Fiacre Kombo

Centrafrique: des groupes armés freinent le retour de la paix à Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 12:50

 

 

 

NEW YORK (Nations Unis), 03/08/15 (Xinhua) -- Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné dimanche le meurtre d'un casque bleu en mission à Bangui, capitale de la République Centrafricaine.

 

Les casques bleus de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République Centrafricaine (MINUSCA) ont été attaqués par un groupe armé lors d'une opération de recherche, selon un communiqué du porte-parole de M. Ban.

 

Durant cette opération, dont l'objectif était d'arrêter un criminel en application d'un mandat judiciaire du Procureur publique de Bangui, les officiers ont été attaqués, un casque bleu se faisant tuer et huit autres blesser, indique le communiqué.

 

M. Ban a appelé à une réaction rapide pour traduire en justice les auteurs de ce crime, et a exhorté les groupes armés à respecter l'impartialité de la MINUSCA.

 

"Le secrétaire général de l'ONU réaffirme l'engagement de l'ONU dans le soutien des autorités centrafricaines dans leur lutte contre la criminalité et pour mettre fin à l'impunité, en accord avec le mandat de la MINUSCA au sien de sa zone de déploiement", précise le communiqué.

 

La MINUSCA a été créée en avril 2014 pour protéger les civils des violences, ainsi que pour soutenir le processus de transition dans le pays et faciliter l'aide humanitaire. Son mandat a été renouvelé en avril dernier pour une année de plus.

Le secrétaire général de l'ONU condamne le meurtre d'un casque bleu en RCA

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 12:41

 

 

 

http://www.la-croix.com/  3/8/15 - 11 H 12

 

Amnesty International publie un rapport intitulé Identité effacée : les musulmans dans les zones de la République centrafricaine soumises au nettoyage ethnique. L’organisation évoque la conversion forcée de musulmans par les rebelles anti-balaka.

 

► Que dénonce le rapport ?

 

Depuis 2013, la Centrafrique est déchirée par une guerre civile qui a progressivement pris l’apparence d’un conflit interconfessionnel opposant chrétiens et musulmans.

 

Les combats entre les coalitions rebelles de l’ex-Séléka (à majorité musulmane) et des anti-balaka (chrétiennes et animistes) se sont accompagnés de pillages et d’exactions à grande échelle.

 

En 2014, le nettoyage ethnique mené par les anti-balaka, avec le soutien d’une partie des habitants, a vidé la population musulmane de l’ouest du pays, détruisant au passage les mosquées, les commerces et les maisons des musulmans.

 

Ceux qui restent « sont devenus extrêmement vulnérables », avertit Amnesty International, dans un rapport intitulé Identité effacée : les musulmans dans les zones de la République centrafricaine soumises au nettoyage ethnique .

 

Pour l’ONG, l’absence de sécurité dans l’ouest du pays « empêche les musulmans » de prier, de porter des vêtements distinctifs ou de reconstruire leurs mosquées. « Dans au moins cinq villes et villages, poursuit le rapport, des musulmans se sont convertis sous la pression, entre autres sous la menace de mort. »

 

► Quelles questions soulève ce rapport ?

 

Les conversions forcées ont immédiatement focalisé l’attention au détriment du reste du rapport. Or, cela concernerait une soixantaine de personnes sur les 30 000 musulmans qui résident encore dans l’ouest du pays, dont une partie est sous la protection de la Minusca, la force de maintien de la paix des Nations unies.

 

« Ce sont des actes graves mais isolés, note le P. Aurelio Gazzera, un missionnaire carmélite italien installé dans la localité de Bozoum. J’ai entendu parler de baptêmes menés par des pasteurs, mais pas par des prêtres. S’il y en a eu, il ne s’agit pas d’une volonté de la hiérarchie. »

 

Du rapport, le missionnaire retient surtout les destructions massives des maisons et des mosquées ainsi que les problèmes de sécurité. À Bozoum vivent un millier de musulmans, principalement des femmes et des enfants, contre 6 000 à 7 000 avant la crise.

 

Beaucoup d’exilés appellent la paroisse pour demander s’il est dangereux ou non de retourner dans la commune. « L’Église fait un gros travail pour apaiser les esprits », poursuit le P. Aurelio Gazzera, qui espère voir la mosquée reconstruite dans quelques mois.

 

Olivier Tallès

 

 

Invité Afrique RFI

 

Ilaria Allegrozzi: en RCA, l'Etat doit garantir la «liberté de religion»

 

Par Florence Morice lundi 3 août 2015

 

Amnesty International s'alarme de l'insécurité dont sont victimes les populations musulmanes dans certaines zones de l'ouest de RCA encore sous le contrôle des groupes armés anti-balaka. Alors que l'immense majorité des musulmans de Centrafrique est encore réfugiée à l'étranger ou bien contrainte de vivre dans des enclaves sécurisées, la minorité, qui a décidé de rester dans ses villages vit encore aujourd'hui sous la menace de groupes anti-balaka qui l'empêche de pratiquer sa religion. L'organisation déplore même quelques cas de conversion forcée.

 

 L'identité effacée est le nom d'un rapport dénonçant ces graves manquements aux droits fondamentaux. Ilaria Allegrozzi, chercheuse auprès d’Amnesty International pour l’Afrique centrale et notamment la RCA, a participé à sa rédaction. Elle est l'invitée de Florence Morice.

 

RFI : Dans ce rapport, Amnesty International explique le prix payé dans l’ouest du pays par les populations musulmanes qui ont décidé de rester dans leur communauté d’origine. Vous écrivez : « Ce prix, c’est celui de l’invisibilité ». Qu’est-ce que ça signifie concrètement ?

 

Ilaria Allegrozzi : Les populations musulmanes, qui sont restées ou qui sont retournées dans des zones qui ont fait l’objet d’un nettoyage ethnique, ne peuvent plus pratiquer leur religion librement. Elles ne peuvent pas prier en public. Elles ne peuvent pas porter leurs habits de musulmans. Elles ne peuvent pas reconstruire leur mosquée. Elles sont obligées de payer des milices anti-balaka pour pouvoir rester en vie. Elles sont dans une situation où elles n’existent pratiquement plus en tant que communauté.

 

Ça signifie qu’aujourd’hui encore, plusieurs mois après le Forum pour la réconciliation de Bangui, dans ces zones, les groupes anti-balaka détiennent encore beaucoup de pouvoir ?

 

Oui, on parle des populations musulmanes qui ne sont pas sous la protection de forces des Nations unies et qui se trouvent donc dans des zones encore ravagées par les milices anti-balaka qui détiennent un pouvoir considérable dans ces zones de l’ouest de la Centrafrique.

 

Un pouvoir qui s’exerce de différentes manières. Des musulmans que vous avez interrogés racontent que certains anti-balaka vont jusqu’à s’habiller avec des habits traditionnels que les musulmans eux-mêmes n’ont plus le droit de porter. Qu’est-ce que cela signifie ?

 

Ça signifie, comme quelqu’un nous a dit quand on était à Bangui, si on voit quelqu’un qui porte un vêtement de musulman, ça sera un anti-balaka. C’est une manière d’humilier les personnes musulmanes qui ont été par exemple contraintes à se convertir et dont l’identité est en train d’être effacée.

 

Vous évoquez des cas de conversion forcée qu’Amnesty a documentés. Est-ce que ces cas sont nombreux ?

 

Les cas de conversion forcée ne sont pas nombreux, mais sont quand même extrêmement graves parce qu'ils révèlent de l'intolérance tout à fait injustifiée à l'égard de la pratique de l'islam. Et le fait que ces restrictions soient imposées par des milices anti-balaka, et pas par l'Etat, ne dispense pas celui-ci de prendre ses responsabilités et de veiller à ce que toute personne puisse, librement, exercer ses droits et notamment la liberté de religion.

 

Quel type de témoignage Amnesty a pu recueillir concernant ces conversions forcées ?

 

Ça se passe sous la menace. Certaines personnes nous ont dit qu’elles ont été contraintes à se convertir au christianisme sous pression et qui n’avaient pas d’autres choix que de faire ça pour pouvoir rester en vie et continuer à vivre dans leur communauté.

 

Ça signifie qu’ils négocient au quotidien les conditions de leur survie ?

 

Pour pouvoir rester en vie, ils sont obligés de négocier de jour en jour constamment avec les milices anti-balaka et les groupes d’auto-défense.

 

Est-ce que cette intolérance a uniquement des fondements religieux ou bien est-ce que d’autres critères entrent en jeu, notamment ethniques, familiaux ou même historiques ?

 

Il ne s’agit pas seulement de religion, mais il y a aussi une question d’appartenance ethnique, de liens familiaux et d’origine nationale. Une proportion vraiment importante de musulmans qui ont pu rester dans certains villages sont ceux qui ont, par exemple, des parents de la famille chrétienne, originaires de la région, et qui sont donc considérés comme étant moins étrangers que ceux qui ont des descendants, par exemple, tchadiens ou soudanais qui sont perçus comme étant des complices de la coalition de l’ex-Seleka.

 

Dans ces conditions, est-ce qu’aujourd’hui encore des musulmans quittent leur village pour rejoindre les enclaves où la plupart d’entre eux sont regroupés sous protection internationale ?

 

Oui, ça signifie exactement ça. Pour une protection, certains sont obligés de se rendre dans les enclaves qui sont constamment protégées, 24 heures sur 24, par les forces de maintien de la paix des Nations unies. Les conditions pour un retour en sécurité avec pour volontaire des populations déplacées réfugiées ne semblent pas réunies aujourd’hui vu la manière dont on traite ces populations et justement, la violation des droits de ces populations qui ne sont pas placées sous protection des forces internationales représente exactement le baromètre de la sécurité pour d’autres musulmans qui ont été contraints à partir et qui sont actuellement déplacés soit dans une autre région de la RCA, soit à l’étranger.

 

Quelles sont les solutions et quelles sont les recommandations d’Amnesty International ?

 

De prendre, en collaboration avec les forces de maintien de la paix des Nations unies, des mesures immédiates pour améliorer déjà la sécurité de ces populations. Faire en sorte que les conditions pour un retour volontaire d’autres musulmans qui se trouvent à l’étranger ou qui semblent déplacés dans d’autres régions de la RCA. Donc de renforcer les initiatives de cohésion sociale et de réconciliation, également s’efforcer, dans la limite des ressources disponibles, de reconstruire les mosquées qui ont été détruites et qui jusqu’à présent ne peuvent pas être reconstruites.

 

J’imagine qu’Amnesty International salue la récente décision de la Cour constitutionnelle d’autoriser le vote des réfugiés pour les élections prévues dans quelques mois ?

 

C’est une décision importante. Toute la population de la Centrafrique doit participer au processus électoral en vue de la réconciliation du pays.

Lu pour vous : À l’ouest de la Centrafrique, le quotidien précaire des musulmans

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 11:25

 

 

Un nouveau parti politique des ex-Séléka naît à Kaga-Bandoro

 

Par Daniel Nguerelessio le

 

Le  Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) est le nouveau parti-politique que des membres de l’ex-Séléka de la ville de Kaga-Bandoro ont mis en place lors d’une assemblée tenue  27 au 28 Juillet 2015. MPC se fixe les objectifs d’œuvrer pour la paix.

 

Le Général Mohamed Bahar, président de ce mouvement politique, s’est exprimé à l’occasion de la naissance du MPC et justifie les raisons de cette création. « C’est pour des initiatives de la paix et la libre circulation des personnes et des biens que nous avons décidé de créer ce parti  afin d’œuvrer pour la paix dans la région de Kaga-Bandoro en particulier et en République Centrafricaine en général», a-t-il justifié.

 

Il a souligné que « les membres du parti se disent engagés à protéger les populations civiles conformément aux engagements et résolutions du Forum de Bangui,  mais aussi de suivre le processus électoral dans ladite localité».

 

Le bureau de ce mouvement est composé de seize (16) membres. Le chef d’état major  de ce mouvement politique qui prend la coloration d’un mouvement armé est assuré par le Général de division Alkatim Mahamat, un des principaux leaders de l’ex-coalition Séléka, résidant à Moyen Sido, extrême nord de la Centrafrique.

 

La cérémonie de la présentation  de ce parti a eu lieu  le samedi 01 août dans l’enceinte du bureau de KNK de la ville de Kaga-Bandoro, en présence des autorités locales, des représentants de la Minusca, des ONG nationales et internationales ainsi que du Général Mohamed Bahar, président de ce mouvement.

 

 

COMMUNIQUE FINAL DES ETATS GENERAUX DU

MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LA CENTRAFRIQUE

 

A l’issue des Etats Généraux tenus du dimanche 27 au 30  juillet 2015, à Kagabandoro, les principaux responsables militaires ont décidé de quitter massivement le Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC)ex-coalition SELEKA, dont les dirigeants se sont résolument opposés à toute initiative de paix pour une sortie de crise acceptable par toutes les parties.

 

Ils informent l’opinion nationale et internationale qu’ils ont créé le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), regroupant tous les fils et filles de l’ex-coalition Séléka du FPRC pour œuvrer efficacement pour un retour à une paix durable en République Centrafricaine.

 

Composition13Ils respectent tous les engagements pris concernant la cessation des hostilités ainsi que les résolutions du Forum de Bangui. 

 

Les membres du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique s’engagent solennellement pour la protection des populations, des ONG nationales et internationales.

 

Désormais les violences contre les personnes, les actes de pillages, les vols et les viols seront sévèrement réprimés.

 

Les Etats Généraux ont aussi recommandé d’intensifier la collaboration avec les autorités locales pour la restauration de l’autorité de l’Etat et ils mettront tout en œuvre pour assurer la libre circulation des personnes et particulièrement le bon déroulement de tout le processus électoral.

 

Les dirigeants du FPRC ex-SELEKA par contre ont rejeté l’Accord sur les principes de Désarmement, Démobilisation, Réintégration, Réinsertion et Rapatriement (DDRRR) et Réintégration dans les corps en uniforme de l’Etat Centrafricain, signé le 10 mai 2015, qui prenait en compte nos préoccupations et permettait d’envisager une issue favorable pour ceux qui ont pris les armes.

 

Ils continuent de privilégier l’option militaire et sont farouchement opposés  à toute initiative de dialogue, et à la bonne volonté de la communauté internationale de nous aider à sortie de la logique des armes.

 

Ils demeurent insensibles au sang des Centrafricains quotidiennement versé et aux larmes des victimes des exactions, des rapts, des vols et des viols.

 

Nous tiendrons une conférence de presse dans les prochains jours pour expliciter notre position

 

                                                        Fait à Kagabandoro, le 01 Août 2015

 

                                                        Le Président

 

 

                                                         Mohamed BAHAR

 

******************************************************************

 

COMPOSITION DU BUREAU POLITIQUE

 

Président :                    Général Mahamat Bahr

 

1er Vice-Président :   Général Mahamat Ousmane

 

Chargé de l’organisation politique de la mise en place des structures de base

 

SECRETAIRE GENERAL Abel BALENGUELE       Chargé de l’Administration et des relations avec les organisations internationales

 

COORDONATEUR Général en Matière de DDRR/RSS        Anour TIDJINA

 

2eCOORDONATEUR Général en Matière de DDRR/RSS      Abdel KARIM MOUSSA                    

 

COORDONATEUR Général ADJOINT  Ghislain BRIA

Chargé de l’organisation politique de la planification, de la cohésion sociale

 

Conseiller Politique Porte-Parole            IDRISS  AMAT

 

Conseiller Politique Porte-Parole         ALHAFI Ali

Adjoint

 

Conseiller Juridique               ZAKARIA Idriss

 

CONSEILLERS POLITIQUES en matière de DDRR/RSS

 

HASSAN HISSEN KOURCI

Abdelaziz RAKIS

 

Conseiller en matière de DDRR auprès du Bureau Politique

 

DJIDA Ali

 

Conseillère en matière de DDRR/RSS chargée de la sensibilisation

 

Madame SARAPE Didiane

 

Conseillère en matière en de réinsertion des femmes,

Chargée de la logistique

Madame

 

Conseiller, en matière de réconciliation nationale, chargé de la Plate-forme Religieuse

 

NGUETEMALE Dieu-béni.

 

Fait à KAGABANDORO le

 

 

Le Président

 

Mohamed BAHAR

 

 

 

DISCOURS  DE CLOTURE DES ETATS GENERAUX DU MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LA CENTRAFRIQUE (MPC)

 

Excellence Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, Ministre résident de la Nana Gribizi ;

 

Excellence, Monsieur le Ministre Délégué chargé de l’Elevage;

 

Honorable, Docteur NDAMA Jean Louis, Conseiller National de Transition ;

 

Excellence Monsieur le Représentant du Bureau de la Minusca ;

 

Monsieur le Préfet de la Nana Gribizi ;

 

Mesdames Messieurs,Représentants des ONG Nationales et Internationales ;

 

Mesdames, Messieurs 

:

Distingués invités

 

Nous nous vous remercions d’avoir bien voulu faire le déplacement pour honorer de votre présence, la cérémonie de clôture des Etats Généraux du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique, MPC.

 

Notre Mouvement, composé des valeureux et dignes fils de Centrafrique, qui avaient pris les armes contre les injustices, l’exclusion et la marginalisation, ne voulant pas s’inscrire comme des bandits de grands chemins, ils se sont regroupés au sein de la SELEKA.

 

Malheureusement l’expérience n’a pas été à la hauteur des espoirs que beaucoup de femmes et d’hommes de Centrafrique avaient placé dans le renversement de BOZIZE.

 

Nous avions alors accepté notre regroupement et notre cantonnement en attendant une issue favorable de toutes les initiatives pour la paix, qui nous permettraient de revenir à une vie normale au sein de la société centrafricaine et de vaquer à nos occupations respectives.

 

Excellence, Mesdames, Messieurs

 

Distingués Invités,

 

Nous réaffirmons solennellement notre attachement à :

 

L’Accord de Cessation des hostilités signé, le 23 Juillet 2014 à Brazzaville, par les organisations politico militaires de la République Centrafricaine ;

 

L’Accord d’engagement entre le Gouvernement et les groupes politico militaires, signé à Bangui le 23 avril 2015 ;

 

L’Engagement des Groupes Armés participant au Forum de Bangui, signé le 5 Mai 2015, de mettre fin au recrutement et à l’engagement des enfants, ainsi que les autres violations graves des droits de l’enfant.

 

L’Accord sur les principes de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) et Réintégration dans les corps en uniforme de l’Etat Centrafricain, signé le 10 Mai 2015, a été la base de notre réflexion et de l’action qui a conduit aux Etats Généraux.

 

Je voudrai vous parler du rejet par les dirigeants politiques de ne pas reconnaitre la pertinence d’une initiative aussi  déterminante pour la paix en République Centrafricaine. Ce faisant ils ont prouvé que laComposition13 vie des populations n’avait aucune valeur pour eux, notre avenir encore moins. Seule leur ambition de mettre le pays à feu et à sang pour s’emparer du pouvoir les guide.

 

Ils se sont alors déclarés ennemis de la paix en Centrafrique ennemis du peuple.

 

Nous avons alors ensembles, entamé une concertation qui a abouti à la création du Mouvement des Patriotes pour la Centrafrique MPC doté d’une direction politique et militaire afin de nous démarquer très nettement de ceux qui sont farouchement opposés à un retour à la paix et à une vie normale en République Centrafricaine.

 

Nous sommes pour une Centrafrique unie et indivisible. Vous comprendrez alors facilement que, désormais, nous ne pouvons pas tolérer une cohabitation avec les éléments opposés à la paix, à la réconciliation et au vivre ensemble. Nous leur donnons soixante-douze heures (72 heures) pour quitter les zones sous notre contrôle. Nous avions tout essayé, les discussions, les rencontres fraternelles, les explications sur le bien-fondé de l’Accord du DDRRR/RSS.

 

Ils se sont enfermés dans les manœuvres division par les mensonges, les calomnies, répandant quotidiennement leur venin en guise d’argument.

 

La difficile coexistence actuelle renferme tous les germes d’une issue dramatique que tout le monde déplorera.

 

Excellences,

Mesdames,

Monsieur

 

Composition13Nous sommes des professionnels formés dans le cadre des Forces Armées Centrafricaines avec les moyens mis à la disposition de l’Etat Centrafricain. Nous avons tous nos matricules militaires. C’est la raison pour laquelle nous sommes particulièrement concernés par l’Accord du DDRR.

                                                                      

Nous souhaitons, à une très grande majorité, retrouver nos frères d’armes lors de la restructuration et de la recomposition des Forces Armées Centrafricaines.

 

Les membres du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique s’engagent solennellement pour la protection des populations, des ONG nationales et internationales.

 

Désormais les violences contre les personnes, les actes de pillages, les vols et les viols seront sévèrement réprimés.

 

Les Etats Généraux ont aussi recommandé d’intensifier la collaboration avec les autorités locales pour la restauration de l’autorité de l’Etat et ils mettront tout en œuvre pour assurer la libre circulation des personnes et particulièrement le bon déroulement de tout le processus électoral.

 

Depuis notre arrivée, la zone de Kaga-bandoro ravitaille Bangui en viande de bœuf c’est le résultat d’une cohabitation harmonieuse que nous avons instaurée et protégée. Nous nous engageons à étendre cette expérience et en nous appuyant sur les structures qui fonctionnaient très bien, nous identifierons, de concert avec tous les intéressés, des zones de pâturage protégées et la sécurisation des couloirs de transhumance.

 

Excellences,

Mesdames,

Messieurs,

 

Nous demeurons toujours ouverts à toutes les contributions qui nous permettront d’apporter une paix durable à notre pays.

                                  

Nous vous remercions d’avoir accepté de venir nous assister pour ces premiers pas que nous venons pour la longue marche de la paix.

 

 

 

                                Fait à KAGABANDORO le 26 Juillet 2015

 

 

Le Général Mohamed BAHAR

Encore une scission au sein de l'ex-Séléka : Nouredine Adam de plus en plus isolé

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 20:13

 

 

2 août 2015

 

Le Journal Jeune Afrique révèle dans sa parution de demain lundi, en se basant sur une source de service de sécurité camerounais, que Yaoundé avait, en janvier, prévenu N’Djamena de l’imminence d’une attaque contre le président Idriss Deby Itno. Avant d’ajouter que les services camerounais avaient en effet capté des communications dont les auteurs s’informaient sur les itinéraires empruntés par le cortège du président Tchadien Idriss Deby Itno, de la fréquence de ses déplacements et de l’importance de ses déplacements.

 

D’après Jeune Afrique, le projet a été déjoué grâce au partage des renseignements entre le Tchad et le Cameroun.

 

La révélation de Jeune Afrique sur le projet d’attaque préparé par Boko Haram contre le cortège du chef de l’Etat tchadien prouve à suffisance que Boko Haram veut à tout prix attenter à la vie du président Deby Itno pour permettre, non seulement de prendre sa revanche contre l’intervention militaire tchadienne au Cameroun, au Niger et au Nigéria, mais surtout de chercher à créer un vide juridique au Tchad, et d’entretenir un désordre ambiant pour permettre d’étendre son hégémonie dans la sous-région.

 

L’intervention militaire Tchadienne a permis considérablement d’affaiblir militairement Boko Haram et de réduire la secte en peau de chagrin sur ses espaces conquis. Pourtant, Boko Haram, avant l’intervention militaire du Tchad dans la sous-région, disposait d’une vaste portion de territoire, après avoir chassé les militaires nigérians de plusieurs zones au nord du pays. La secte menace régulièrement le Cameroun dans sa partie septentrionale par des incursions armées et des harcèlements contre ses militaires.

 

N’eut-été l’intervention Tchadienne déclenché par le président Déby Itno, une bonne partie septentrionale du Cameroun, compte tenu de la démoralisation des troupes camerounaises face à la puissance du feu de ces « fous de Dieu », serait sous la coupe de Boko Haram.

 

L’intervention militaire tchadienne a permis d’éviter la chute de la capitale nigériane du Nord du pays, Maïdugri -entre les mains de Boko Haram- qui aurait été quasi-probable, asphyxiant le Tchad sur le plan économique en vue d’étendre son Khalifat dans la sous-région.

 

Le Tchad aurait également été étranglé sur le plan économique vis à vis de son enclavement sachant que la plupart de ses marchandises en provenance de l’extérieur, transitent par le Cameroun et le Nigéria. Le Tchad, sous la conduite du président Déby, voyant ses intérêts vitaux menacés et sollicité pour sauver la coopération dans la sous-région à la demande expresse des pays voisins, est intervenu pour porter un coup dur sur le plan militaire, inversant le rapport de force sur le terrain en défaveur de Boko Haram.

 

La peur a complètement changé de camp et la secte islamiste qui a tendance à terroriser les pays de la sous-région et leur population respective, s’est vue terrorisée par l’armée Tchadienne, considérée comme l’une des plus aguerrie d’Afrique.

 

Menacée dans sa propre existence par l’armée Tchadienne qui la traquait dans sa dernière tanière, la secte islamiste a adopté une nouvelle stratégie, celle de porter une guerre à caractère asymétrique par des attentats suicides, de manière à faire pression sur l’opinion publique tchadienne, en vue de contraindre les autorités à retirer leurs forces sur tout le front, permettant ainsi à Boko Haram de souffler.

 

Boko Haram considère le président Idriss Deby Itno comme une menace sérieuse pour son existence et un obstacle majeur dans sa course effrénée à la conquête de territoires pour imposer une idéologie destructrice et contraire aux préceptes de l’islam. Pour cette secte, il faut s’en prendre à la vie du président Deby par une attaque terroriste pour lui permettre de reprendre ses rapports de force sur le terrain, sachant pertinemment que le départ de ce dernier dans de telles conditions pourrait entrainer le chaos et la guerre fratricide au Tchad et une instabilité dans la sous-région avec la secte islamiste qui s’en sortirait renforcée.

 

Ces agissements de Boko Haram finissent par donner raison à ces lobbys militaires et diplomatiques français qui défendent bec et ongle le président Deby et qui le considère comme un agent de stabilité dans la sous-région, sachant que son départ pourrait faire sombrer le Tchad dans ses pages sombres de l’histoire. Il faut saluer l’efficacité et la coopération des services de renseignements qui ont prévenu les autorités tchadiennes afin de déjouer ce projet d’attentat contre le président Deby, pendant que le patron de l’Agence Nationale de Renseignement (ANS) prouve son inefficacité et son amateurisme à ne pas pouvoir détecter une menace contre le président. Le service de renseignement Tchadien est sous la conduite d’un directeur de l’ANS incompétent qui cherche à utiliser ce service pour faire des règlements de compte à ses anciens camarades et à traquer la presse libre pour combler ses carences dans ce domaine.

 

Djimet Wiche Wahili


Alwihda Info

Lu pour vous : La sécurité du Président tchadien en question après un attentat déjoué par le Cameroun

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 19:15

 

 

 

Bangui (AFP) - © 2015 AFP  02/08/2015 18:25:11 - Un Casque bleu de la mission de l'ONU en République centrafricaine (Minusca) été tué et au moins huit personnes blessées par balles, lors d'un accrochage avec des hommes armés à Bangui, a appris l'AFP de sources concordantes dimanche.

 

D'après une source de la Minusca, "les Nations unies ont lancé une opération en envoyant une patrouille" dans le quartier musulman KM5 suite à un mandat d'arrêt délivré par le parquet de Bangui "ordonnant l'arrestation" d'un ancien chef de l'ex-rébellion Séléka, qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, avant d'en être chassée l'année suivante.

 

"Pendant que des Casques bleus s'approchaient de la zone, ils ont été pris pour cible par des individus armés et ont riposté", a affirmé à l'AFP cet officier de la Minusca.

 

"On dénombre un mort du côté des Casques bleus de la Minusca et au moins huit personnes blessées par balles, d'après un bilan provisoire. Un véhicule de la force onusienne a été sérieusement endommagé", a ajouté cette source, sans préciser la nationalité du Casque bleu décédé.

 

Des habitants du quartier KM5, joints par téléphone, ont fait état d'"échanges de tirs nourris" dans la matinée, au cours desquels plusieurs civils auraient été blessés par des balles perdues.

 

"La tension reste vive au KM5. Les échoppes, boutiques, quincailleries, magasins de gros ainsi que les marchés sont fermés", a affirmé l'un d'eux en milieu d'après-midi.

 

Le ministre centrafricain de la sécurité, Dominique Saïd Paguindji, a précisé que "les opérations se poursuivent encore sur le terrain", se refusant à confirmer ce premier bilan.

 

"Lorsque le calme et la sécurité seront revenus (...) on pourra faire ce bilan des opérations aussi bien du côté des forces internationales que de celui des forces de sécurité intérieures", a-t-il ajouté.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé la Centrafrique dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes.

 

En représailles aux exactions des Séléka, des milices chrétiennes anti-balaka s'en sont pris aux civils musulmans. Des dizaines de milliers d'entre eux ont ainsi été contraints de s'exiler dans les pays voisins, notamment au Cameroun et au Tchad, pour fuir les exactions dans cette ex-colonie française.

 

C'est au KM5, dernier quartier musulman de Bangui, que s'était retranchée la population musulmane au plus fort des violences, pourchassée par les milices chrétiennes. Depuis des mois, la capitale centrafricaine a retrouvé une stabilité relative, même si la délinquance et le banditisme armé persistent.

Centrafrique: un Casque bleu tué dans des échanges de tirs à Bangui
Centrafrique: un Casque bleu tué dans des échanges de tirs à Bangui
Centrafrique: un Casque bleu tué dans des échanges de tirs à Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com