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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 00:54

 

 

 

 

 

YAOUNDE - 15 SEPT. 2014© Adeline Atangana | Cameroon-Info.Net

 

"Pour l’accueillir au bas de la passerelle d’un avion des Nations Unies, il y avait le premier ministre chef du Gouvernement Camerounais Philémon Yang, l’Ambassadeur de la RCA à Yaoundé, les autorités administratives de la région du Centre et bien d’autres personnalités. "

 

Les membres du gouvernement, les personnalités triées sur le volet et les journalistes déployés ce lundi soir à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen pour attendre Irina Bokova, la Directrice générale de l’UNESCO annoncée en visite de travail au Cameroun, ont été surpris de voir atterrir sur le tarmac de Yaoundé-Nsimalen, avant l’hôte attendue, une autre personnalité qui a rang de chef d’Etat. Il s’agit de Catherine Samba Panza, présidente de transition depuis neuf mois en République centrafricaine, un pays secoué en ce moment par une grave guerre civile. 

Une arrivée inopinée qui survient peu de temps seulement après le passage de témoin entre la Mission internationale de soutien à la Centrafrique et la Mission des Nations unies de soutien à la Centrafrique. Un événement qui s’est déroulé en présence de Edgar Alain Mebe Ngo’o, ministre délégué à la présidence en charge de la défense, représentant du chef de l’Etat Camerounais. 


Comment et pourquoi Catherine Samba Panza se retrouve dans ces conditions à Yaoundé ? 


«En vérité, personne ne l’attendait. On a appris qu’elle quittait Bangui avec pour destination finale Paris en France. Mais, le chef du gouvernement a été alerté en fin de journée que Catherine Samba Panza et sa suite étaient contraints de faire une escale technique dans la capitale camerounaise avant de poursuivre leur voyage sur Paris. C’est comme ça que le sommet de l’Etat a été mis en branle pour l’accueillir» renseigne une source dans le cercle du pouvoir à Yaoundé.


Depuis sa prise de pouvoir à Bangui la capitale de la République centrafricaine, c’est la première fois que Catherine Samba Panza séjourne au Cameroun. Pour l’accueillir au bas de la passerelle d’un avion des Nations Unies, il y avait le premier ministre chef du Gouvernement Camerounais Philémon Yang, l’Ambassadeur de la RCA à Yaoundé, les autorités administratives de la région du Centre et bien d’autres personnalités. 

En attendant de reprendre l’avion, le chef de l’Etat de transition et sa suite vont passer la nuit à l’hôtel Hilton de Yaoundé.

 
Adeline Atangana, Cameroon-Info.Net

 

 

Cameroun – Crise en République Centrafricaine : Catherine Samba-Panza à Yaoundé

 

http://www.camerpost.com/    15/09/2014

 

La Présidente de la transition en République Centrafricaine a foulé pour la première fois le sol Camerounais. Le prétexte de cette brève visite est une escale technique.

 

L’avion qui s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de Yaoundé en début de soirée le  15 septembre, a dans un premier temps laissé croire aux journalistes et aux hautes personnalités qu’il transportait Irina Bokova. En effet, la vice Secrétaire Générale de l’ONU en charge de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) était attendue à la même heure. La confusion a d’autant plus été perceptible, que l’appareil était aux couleurs de l’ONU. C’est donc tout naturellement que les personnalités présentent ont formé le comité d’accueil prévue pour la circonstance.  Mais à la surprise générale, c’est Catherine Samba Panza la Présidente de la transition en République Centrafricaine qui est sorti du ventre du Boeing. À la tête du comité d’accueil, le Premier Ministre camerounais Philémon Yang a présenté ses souhaits de bienvenue. La Présidente de la transition en République Centrafricaine, avait à sa suite une forte délégation en route pour Paris la capitale française. Les deux personnalités se sont entretenues quelques minutes au salon VIP de l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen. Catherine Samba Panza prendra plus tard ses quartiers à l’Hôtel Hilton le temps de procéder au ravitaillement et à la révision de l’avion. Tard dans la soirée la délégation a repris le chemin de la capitale française.

 

Le séjour de la Présidente centrafricaine en terre camerounaise coïncide avec l’entrée en fonction officielle, de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca). La Mission des Nations Unis prend le relais de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (Misca). En rappel le contingent camerounais est l’un des plus important actuellement en RCA. Le Président Paul Biya a en outre activement plaidé pour la mise en place d’une force onusienne pour stabiliser la situation en RCA. L’une des illustrations de l’engagement camerounais est la nomination du général de division Martin Tumenta à la tête de la Minusca.

 

© Camer Post – Hakim ABDELKADER

Cameroun: Arrivée inopinée de Catherine Samba Panza cette nuit au Cameroun. Que fait la présidente de la transition centrafricaine à Yaoundé ?

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 00:51

 

 

 

 

 

Par Laurent Correau RFI 15-09-2014 à 12:59

 

En Centrafrique, une Mission de maintien de la paix des Nations unies, la Minusca, prend ce lundi 15 septembre le relais de la Force africaine déployée depuis décembre, la Misca. Elle en reprendra même une bonne partie des effectifs. Les Banguissois, qui ont vu passer une dizaine de forces internationales pour tenter de stabiliser le pays, sont partagés entre l’envie de croire à l’intérêt de cette nouvelle mission et la lassitude après tant d’années d’intervention.

 

Bangui, quartier de Boy-Rabe. Une matinée tranquille dans cette partie de Bangui qui a été la cible de nombreux raids de la Seleka au début de la crise, et qui par la suite est devenue un fief des anti-balakas. Boy-Rabe, aujourd’hui, revit. La musique d’un petit kiosque est entrecoupée par les pétarades des moteurs deux roues et le grincement de vieux chariots.

 

Les forces internationales, ici, on connaît : Missab, Micopax, Bonuca… Une dizaine de missions se sont succédé pour essayer d’apporter la paix et la stabilité au pays. Beaucoup de sigles se sont effacés de la mémoire du pasteur Luc Camara, mais pas le goût amer de l’échec : « Ces interventions n’ont pas servi, estime-t-il, parce que la paix n’est pas encore revenue ! Jusqu’à présent, nous attendons des personnes qui écoutent le cri des Centrafricains ! Ceux qui ont précédé n’ont pas essuyé nos larmes… »

 

La presse centrafricaine se fait l’écho de cette lassitude face à une telle succession de déploiements. « Il n’est pas interdit d’émettre des doutes », écrivait Le Démocrate dans son édition du 12 septembre, remettant en question la capacité de la Minusca à faire plier « les esprits surchauffés qui n’ont rien à perdre en tentant le tout pour le tout ». « Ici à Bangui, indiquait le journal, l’omniprésence des forces internationales rassure. Dans les villes et localités des provinces, l’omnipotence des hommes armés inquiète ».

 

« Si nous nous réunissons, on va se débarrasser de cette crise »

 

Sur le bord de la route, à Boy-Rabe, les petits ateliers ont rouvert. L’atelier « Main dans la main » par exemple, un atelier de soudure où collaborent les habitants du quartier. Sous le toit de tôle, une radio laisse s’écouler la voix suave d’un latin lover des années 80. Un ouvrier répare une moto. Tout en gardant un œil sur les travaux, le responsable, Innocent Chrislain Nganawara, se dit persuadé que si ça n’a pas marché jusqu’ici, c’est parce que les Centrafricains n’y ont pas mis du leur : « Il y avait des divisions pour des raisons ethniques, des raisons de régionalisme, ce qui a fait que notre pays a succombé dans cette crise. Mais si nous nous réunissons et que nous nous mobilisons, que les gens viennent nous soutenir on va se débarrasser de cette crise ! »

 

D’autres habitants de Boy-Rabe se veulent optimistes, chacun avec leurs raisons. Un jeune fait remarquer que le mandat de la Minusca est plus fort que celui des autres missions… Un autre se dit encouragé par le fait que le déploiement touche aussi l’intérieur du pays. « On espère du coup, dit-il, que ça va mieux se passer cette fois-ci ».

 

Les autorités de transition, elles, ne cachent pas leur satisfaction de voir arriver la nouvelle force des Nations unies. Installé dans un salon de sa villa, le Premier ministre Mahamat Kamoun tient à saluer le travail déjà accompli par les soldats de la paix de l’Union africaine, arrivés au plus fort de la crise : « La Misca, explique-t-il à RFI, a fait un travail remarquable qui a permis de préparer le terrain à la Minusca. Celle-ci va partir sur de bonnes bases. A Bangui, il y a un calme relatif, les tueries ont cessé. Les populations peuvent vaquer à leurs occupations, même si ça n’est pas encore tout à fait librement ».

 

Le chef du gouvernement dit qu’il a cependant encore « des soucis » concernant la situation à l’intérieur du pays, des soucis liés aux agissements des ex-rebelles de la Seleka, au regroupement et au déplacement de bandes armées dans les zones de Bambari, Ndélé et Kaga-Bandoro. « Voilà (dit-il) le nouveau défi auquel sera confrontée la Minusca ».

 

Qu’en disent les groupes armés ? Comment voient-ils l’arrivée de cette force ? Les mouvances Seleka et anti-balaka sont très éclatées. Difficile de trouver un point de vue unique pour chacune d’elles. Du côté de la Seleka, en tout cas, le porte-parole, Habila Awal se dit vigilant, mais pas hostile par principe à la nouvelle force : « Catherine Samba-Panza et ses proches crient sur tous les toits que cette résolution a été votée sous le chapitre 7 de la charte des Nations unies, ce qui voudrait dire que les casques bleus vont nous demander de nous cantonner, et une fois qu’on aura refusé, ils vont utiliser la force pour nous désarmer. Si vraiment c’est l’option choisie, c’est sûr qu’on ne l’acceptera pas. Mais s’ils viennent et qu’ils acceptent de discuter avec tout le monde, alors il n’y a pas de problème ».

 

Chez les anti-balaka, l’un des conseillers politiques du mouvement, Alfred Le Grand Ngaya, insiste sur les actes concrets que la Minusca devra poser pour aller vers un désarmement des jeunes. Et notamment la nécessité de leur donner les moyens de survivre : « Par rapport aux actes isolés de vandalisme, de vol par ci, de braquage par-là, la solution c’est qu’on trouve des moyens pour les prendre en charge. S’ils pouvaient manger tous les jours, ce serait un grand pas… parce qu’on les réunit, on leur parle, ça ne suffit pas pour les dissuader de leur comportement. La tentation est grande pour un jeune qui n’a pas d’opportunités, qui ne mange pas… »

Arrivée de la Minusca: les Banguissois, entre optimisme et impression de déjà vu

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 23:04

 

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com/   Lundi 15 Septembre 2014 - 14:35

 

Le Souverain pontife a salué dimanche le déploiement de la force onusienne en Centrafrique.

 

Le pape François est fortement revenu sur les thèmes de la paix et de la guerre samedi et dimanche derniers. Rendant une visite historique samedi à un cimetière militaire du nord-est de l’Italie, à Redipuglia, le Souverain pontife s’était déjà élevé contre l’absurdité de la guerre. « La guerre est une folie. Son plan de développement est la destruction  de ce que Dieu a créé de plus beau : l’être humain ».

 

Et dimanche, lors de la prière mariale de l’Angélus Place Saint-Pierre, le chef de l’Église catholique s’est étonné que la leçon de la Première guerre mondiale ne porte pas, qu’il y a une Deuxième guerre mondiale et de nombreux autres conflits qui se poursuivent même de nos jours. « Mais, quand donc, apprendrons-nous la leçon de l’histoire ? » Quand l’homme du 21è siècle cessera-t-il de reproduire les folies meurtrières des siècles passés ? La guerre n’est jamais la solution, a fortement martelé encore le pape dimanche, cette fois à propos de la République centrafricaine. Saluant l’installation dans le pays de la force de l’ONU de maintien de la paix, le pape François a souhaité que « la violence cède le pas le plus rapidement possible au dialogue, que les parties opposées laissent de côté les intérêts particuliers et œuvrent pour que chaque citoyen, quelle que soit son ethnie ou sa religion, puisse coopérer à l'édification du bien commun ».

 

Le Souverain n’entend visiblement pas que la crise centrafricaine devienne aussi une crise des croyants, accentuant le clivage d’une République centrafricaine où les tensions peuvent d’un moment à l’autre devenir des tensions entre religions. « Séléka » et « Anti-balaka » sont des réalités nouvelles semblant sortir de nulle part dans une nation qui ne s’était pas signalée jusqu’ici par ce type clivages. 

 

Dans une autre adresse à des responsables religieux réunis à Anvers vendredi dernier, le pape François appelait les religions du monde à s’unir contre la guerre. Il écrivait notamment : « La guerre est un massacre insensé ; elle entraîne les gens dans une spirale de violences difficiles à maîtriser ; elle met à néant ce que des générations ont mis longtemps à bâtir ». Et il ajoutait que « le temps est venu » pour que les croyants s’impliquent dans le devoir d’éteindre les incendies allumés par la démesure de l’homme et favorisent, plus que jamais, les conditions de la coexistence pacifique des humains.

 

C’est pourquoi le pape a dit fortement espérer que le déploiement de la mission de l’ONU en Centrafrique, lundi, soit « pour favoriser la pacification et protéger la population civile qui souffre les conséquences d'un conflit en cours ». Le Vatican salue cette initiative qui relève du devoir de solidarité qu’il ne cesse d'invoquer pour un monde qui semble aller à la dérive. « J'encourage les efforts de la communauté internationale qui vient aider les Centrafricains de bonne volonté », a dit le pape dimanche.

 

Lucien Mpama

Centrafrique : le pape exhorte au retour de la paix

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 22:08

 

 

 

 

  

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-15 14:36:47 - Quelque 5800 élèves centrafricains dont 800 de l’enseignement technique, vont composer à partir de lundi et mardi pour le diplôme du baccalauréat qui va leur ouvrir les portes de l’enseignement supérieur.


En donnant le coup d'envoi du baccalauréat de cette année académique au Lycée Technique de Bangui, le chargé de mission au ministère de l'Education nationale, M. Romain Sopio, a dit avoir « constaté, à l'appel des candidats, qu'il y a des absents sur les 809 candidats inscrits », précisant que « ces candidats vont composer pour ce lundi essentiellement sur les matières littéraires et à partir de mardi, les épreuves purement techniques ».


A la veille de l'examen, la ministre de l'Education nationale et de la Formation technique, Mme Gisèle Bédan, avait instruit les membres de jurys et présidents de centres d'examen à « veiller à la régularité des examens en appliquant strictement les textes réglementaires en vigueur ». 


Pour elle, l'application des textes en vigueur donne pouvoir aux présidents des centres « d'exclure sans hésiter tout candidat surpris en flagrant délit de fraude ou de tentative de fraude ».

 
Elle a promis de son côté de « sanctionner avec la dernière rigueur tout enseignant convaincu de corruption » rappelant par ailleurs que pour cette session, les dispositions prises pour garantir la réussite des précédents examens notamment les codes bars, ont été reconduits afin que les résultats puissent refléter les aptitudes et les capacités réelles de chaque candidat et de chaque candidate.


« Ces dispositions n'ont qu'un seul objectif, assurer la crédibilité de nos diplômes » a-t-elle encore dit.


S'adressant aux parents d'élèves, la cheffe du département de l'Education les a appelés à une contribution citoyenne pour « la réussite de cette entreprise commune».

L'examen du baccalauréat prend fin vendredi prochain, indique-t-on.


Le système éducatif centrafricain a été régulièrement perturbé par les conflits qui déchirent ce pays depuis 2004.

 

http://www.apanews.net/article_read-804605-derrage-ce-lundi-du-baccalaure-en-centrafrique.html#sthash.va972D7G.dpuf

Démarrage ce lundi du baccalauréat en Centrafrique

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 22:06

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-15 17:45:47 - Le directeur général de CFAO Motors RCA, Patrice Ngalani, a au nom du contrôleur général de la douane nigériane, remis ce lundi à la directrice générale des douanes et droits indirects de Centrafrique, Rachel Ngakola, quatre voitures de marque Toyota dont trois pick-up ainsi que dix motos DT de marque Yamaha.


La cérémonie s'est déroulée au siège de la douane sous la présidence du ministre délégué aux Finances et au Budget, Désiré Jacob Ngaya.


D'un coût total de plus de cent millions de FCFA, ce matériel roulant, fruit des plaidoyers de Rachel Ngakola auprès de ses homologues africains vont permettre, selon elle, l'optimisation des recettes fiscalo-douanières et la surveillance des frontières à travers une plus grande mobilité.


Le Directeur général de CFAO Motors RCA, Patrice Ngalani, a retracé le contexte de ce don, tout en rappelant que son entreprise lutte aussi contre la contrefaçon. 

Pour sa part, le ministre délégué aux Finances et au Budget, Désiré Jacob Ngaya, a indiqué que, ‘'de par le monde, la famille douanière est grande et solidaire''.

‘'Ce précieux don obtenu de la douane nigériane illustre cette solidarité exemplaire et plus encore la qualité de relations de coopération toujours agissante entre le Nigeria et la République Centrafricaine'', a-t-il dit.


A en croire M Ngaya, il est normal, en cette période de crise, que la RCA se tourne vers l'extérieur pour solliciter son appui. ''Mme Rachel Ngakola a frappé à la bonne porte'', a-t-il fait remarquer.

 

http://www.apanews.net/article_read-804625-don-de-voitures-et-de-motos-ea-douane-centrafricaine.html#sthash.PzqVO2cz.dpuf

Don de voitures et de motos à la douane centrafricaine

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 15:19

 

 

 

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 15/09/14 -- (Xinhua ) - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué dimanche le transfert d'autorité tôt dans la journée de la mission de maintien de la paix en République centrafricaine (RCA) menée par l'Afrique, déclarant que la manoeuvre marque le début de l'action militaire et policière de la force de l'ONU dans le pays.

 

"Le secrétaire général salue le transfert d'autorité d'aujourd'hui, de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) vers la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA)", selon un communiqué diffusé au siège de l'ONU à New York par un porte-parole de M. Ban. "Ce transfert d'autorité marque la réussite du mandat de la MISCA et le début de l'action militaire et policière de la MINUSCA en République centrafricaine".

 

Ravagée par des décennies d'instabilité et de combats, la RCA a été le théâtre d'une recrudescence de violence en décembre dernier lorsque les rebelles Séléka ont lancé une série d'attaques, qui ont connu leur apogée en mars lorsque le président François Bozizé a été contraint de fuir Bangui, la capitale nationale de la RCA, lorsqu'ils ont pris le contrôle de la ville.

Ban Ki-moon salue le transfert d'autorité de la mission de l'ONU en République centrafricaine

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 15:09

 

 

 

 

 

La nouvelle mission des Nations Unies devrait renforcer d’urgence la protection des civils

 

http://www.hrw.org/    15 SEPTEMBRE 2014

 

(Amsterdam, le 15 septembre 2014) – La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine devrait renforcer d’urgence la protection des civils dans les régions de l’est et du centre du pays où la violence sectaire s’intensifie, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et Stichting Vluchteling, une fondation néerlandaise pour les réfugiés. Le 15 septembre 2014, il est prévu que la nouvelle mission prenne le relais en matière de maintien de la paix derrière les forces de l’Union africaine.


Lors de deux missions de recherche dans le pays, en juillet et en septembre, dont une a été menée en association avec Stichting Vluchteling, Human Rights Watch a documenté le meurtre d’au moins 146 personnes depuis juin au sein et autour des villes de Bambari et Bakala dans la préfecture d’Ouaka, de Mbrés dans la préfecture de Nana-Gribizi et de Dekoa dans la préfecture de Kémo. Ce chiffre ne représente qu’une fraction du nombre total de meurtres rapportés étant donné que de nombreux massacres ont eu lieu dans des zones reculées, difficiles d’accès.


« Des civils sont tués par tous les camps à un rythme alarmant et les gens cherchent désespérément une protection », a indiqué Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch. « Il n’y a pas de temps à perdre. La nouvelle mission des Nations Unies doit d’urgence déployer plus de troupes dans les régions orientales et centrales et prendre des mesures fortes pour protéger les civils de ces attaques brutales. »


La République centrafricaine traverse une crise aiguë depuis 2013 lorsque les rebelles de la Séléka, pour la plupart musulmans, ont pris le pouvoir dans une campagne caractérisée par le meurtre généralisé de civils, les incendies et le pillage des maisons et d’autres crimes graves. À la mi-2013, des groupes s’appelant eux-mêmes les anti-balaka se sont organisés pour combattre la Séléka. Les anti-balaka ont commencé à perpétrer des attaques de représailles à grande échelle contre les civils musulmans et, plus tard, contre d’autres personnes.


Le cycle meurtrier de violence sectaire s’est intensifié dans les régions orientales et centrales du pays dans les derniers mois, en particulier dans les préfectures d’Ouaka et de Nana-Gribizi, malgré la signature d’un accord de cessez-le-feu entre les deux factions à Brazzaville, en République du Congo, le 23 juillet 2014.


Quelque 6 000 soldats de maintien de la paix de l’Union africaine, connus sous le nom de MISCA, qui ont commencé à se déployer en octobre 2013, et 2 000 soldats de maintien de la paix français déployés dans le cadre de l’opération Sangaris en décembre 2013, luttent pour protéger les civils. Des milliers de civils sont morts dans les violences, près de 500 000 personnes ont été déplacées de leurs foyers et 300 000 ont fui à l’étranger en tant que réfugiés, dont de nombreux musulmans.

Alors que la présence des forces de maintien de la paix de l’UA et de la France a permis de prévenir une partie des violences, elle n’a pas stoppé les attaques sur les civils. À Dekoa, une ville où sont basés les soldats de maintien de la paix, la majorité de la population s’est entassée dans un camp de fortune de déplacés autour de la paroisse catholique cherchant désespérément un refuge contre les combattants de la Séléka. Le 9 septembre 2014, la Séléka a abattu trois hommes, dont un homme âgé, à seulement 200 mètres du camp. Un chercheur de Human Rights Watch, qui travaillait à proximité, a entendu les coups de feu et a interrogé les témoins.


Parmi les 146 meurtres récents documentés par Human Rights Watch, au moins 59 ont eu lieu à Bambari, où sont basés des soldats pour le maintien de la paix français et de l’Union africaine. Sur ces 59 victimes, 27 ont été tuées en juillet alors qu’elles avaient trouvé refuge dans le camp de déplacés dans la paroisse Saint-Joseph à Bambari et la résidence voisine de l’évêque.

 

Des civils ont aussi été attaqués dans leurs villages ou à proximité, alors qu’ils fuyaient ou tentaient de se cacher de leurs attaquants. Les assaillants ont attaché certaines victimes avant de leur trancher la gorge.


Dans un cas, le 19 juin à Sabanga, un village situé à quelques kilomètres de Bakala, un petit groupe de civils se cachant de la Séléka a été attaqué. Cinq membres d’une famille ont été tués, y compris une fillette de 7 ans et un garçon de 12 ans. Un témoin a raconté : « On entendait des balles siffler de toute part. Nous avons couru dans tous les sens mais ceux qui ont été touchés ne pouvaient pas fuir. La Séléka a continué à tirer même sur ceux qui étaient blessés. »


Dans un autre cas, dans la mine d’or de Kajbi, près de Morobanda en juin, des milices anti-balaka ont enterré vivant un homme et tué un autre à coups de machette pour avoir parlé à la Séléka. Un témoin désespéré a raconté à Human Rights Watch : « Nous sommes coincés entre les anti-balaka et la Séléka. Nous ne pouvons pas respirer. »


Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé l’établissement de la nouvelle mission de maintien de la paix, appelée MINUSCA, le 10 avril dernier. La mission, incluant près de 12 000 Casques bleus, a pour but de protéger les civils et de faciliter l’accès de l’aide humanitaire.


Human Rights Watch et Stichting Vluchteling ont exhorté les pays membres des Nations Unies à faire en sorte que les Casques bleus de la MINUSCA puissent être déployés en totalité et disposent des ressources adéquates et appropriées pour protéger les civils, y compris les populations musulmanes qui vivent dans les enclaves des régions de l’ouest et ceux vivant dans des camps de déplacés.


En particulier, la MINUSCA devrait documenter les violations des droits humains et publier un rapport, déployer des agents de liaison civils dans les zones où les civils font face à un risque élevé, aider les personnes qui ont fui à retourner chez eux et améliorer la logistique nécessaire pour un déploiement rapide dans les zones de violence. La MINUSCA devrait déployer un nombre adéquat de Casques bleus et de personnel civil féminins pour faire de la lutte contre les violences sexuelles une priorité principale de la mission.


« Les attaques contre les civils qui cherchent désespérément un refuge dans les camps de déplacés sont effroyables », a déclaré Tineke Ceelen, directrice de Stichting Vluchteling. « La MINUSCA doit accorder la priorité à la protection de ces camps et veiller à ce que les organismes humanitaires puissent accéder aux camps pour apporter des denrées alimentaires, de l’eau et une aide médicale. »


Un grand nombre des 6 000 soldats de maintien de la paix de l’UA sera transféré vers la nouvelle mission des Nations Unies. Les Nations Unies devraient effectuer un contrôle adéquat des soldats pour s’assurer qu’aucun soldat de maintien de la paix responsable de graves violations des droits humains n’est intégré dans la nouvelle mission des Nations Unies, ont déclaré Human Rights Watch et Stichting Vluchteling.

Le 24 mars, des soldats de maintien de la paix de l’UA, venant de la République du Congo  ont été mises en cause dans les disparitions forcées et l’exécution probable d’au moins 11 civils et possiblement sept autres, dans leur base à Boali. À Bossangoa, le 22 décembre 2013, des forces de la République du Congo ont vraisemblablement torturé à mort deux chefs anti-balaka. Les soldats responsables ont été transférés hors de Boali et deux officiers basés à Boali et Bossangoa ont été suspendus en attendant les enquêtes. Mais aucune enquête n’a été menée sur ces faits et aucune arrestation n’a eu lieu.


« Les soldats de maintien de la paix sont là pour protéger les civils, pas pour les attaquer », a déclaré Lewis Mudge. « Si l’UA et les Nations Unies négligent de mener une enquête sur ces crimes et incorporent des soldats de maintien de la paix dans la MINUSCA sans vérification appropriée, cela compromettra la mission toute entière. »


Human Rights Watch a aussi fait part de son inquiétude de voir les troupes de la République démocratique du Congo rejoindre la mission de l’ONU alors que cette armée a été citée comme l’une des quelques armées utilisant toujours des enfants soldats dans le rapport annuel du Secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité.

La lutte contre l’impunité et le rétablissement de la règle de droit sont essentiels pour améliorer la protection des civils, ont indiqué les deux ONG. Aucun haut dirigeant anti-balaka ou Séléka responsable de violence n’a fait l’objet d’une enquête ou n’a été arrêté et le système judiciaire est quasiment inexistant, même s’il y a eu des tentatives récentes de le restaurer à Bangui et Bouar. En mai 2014, la présidente par intérim Catherine Samba-Panza a formellement demandé à la procureure de la Cour pénale internationale d’ouvrir une nouvelle enquête sur le pays.


« Nous ne pouvons pas laisser la MINUSCA échouer », a indiqué Tineke Ceelen. « Les États membres des Nations Unies, y compris les Pays-Bas, doivent intensifier leurs efforts et faire en sorte que cette mission de maintien de la paix dispose de ce dont elle a besoin pour faire son travail. La tâche à venir est immense, mais nous ne pouvons pas rester sans intervenir alors que des dizaines de milliers de personnes font face à un risque de violences brutales. »

 

 

En raison de l’insécurité, des mauvaises routes et du manque de couverture du réseau de téléphonie mobile, des notes comme celles-ci sont souvent le seul moyen d’informer les amis et la famille du décès de proches. Cette note a été envoyée le 8 septembre par une femme de Mbres à son mari réfugié dans un camp de déplacés à Kaga-Bandoro. La femme annonce à son mari que sa grand-mère, Ibiya Choubouchou âgée de 60 ans, a été tuée dans une attaque de la Séléka. Choubouchou a été tuée le 6 septembre prés du village de Sabyambo.

 

« Des civils sont tués par tous les camps à un rythme alarmant et les gens cherchent désespérément une protection. Il n’y a pas de temps à perdre. La nouvelle mission des Nations Unies doit d’urgence déployer plus de troupes dans les régions orientales et centrales et prendre des mesures fortes pour protéger les civils de ces attaques brutales. »

 

Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch.

 

République centrafricaine : Des civils en danger (HRW)
République centrafricaine : Des civils en danger (HRW)

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 15:07

 

 

 

 

 

http://www.amnesty.org/   15 septembre 2014

 

La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit être déployée de toute urgence dans son intégralité pour être en mesure d’assurer la protection d’une population civile exposée à de graves atteintes aux droits humains, a déclaré Amnesty International lundi 15 septembre 2014, date où la mission commencera à exécuter son mandat.


La mission de maintien de la paix de l’ONU prend en effet le relais de celle de l’Union africaine (UA) et Amnesty International craint que le déploiement initial (65 % seulement de son effectif total) ne lui permette pas d’accomplir son mandat étendu, qui inclut la protection des civils et la stabilisation et la sécurisation du pays.


« La passation de l’UA à l’ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme : l’échange des bérets verts contre les casques bleus. Elle doit au contraire signifier un nouveau départ pour l’opération de maintien de la paix en République centrafricaine, a déclaré Steve Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International.


« Si nous saluons la nouvelle mission pour la paix, nous craignons qu’elle ne soit pas en mesure de protéger efficacement les civils contre les violences tant qu’elle ne sera pas totalement déployée. »


La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), qui prend le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA ) dirigée par l’UA, est chargée de protéger les civils contre les violences, et plus particulièrement de protéger les femmes et les enfants touchés par le conflit armé. Afin de remplir cette mission, la MINUSCA doit montrer à la population centrafricaine que sa présence peut fait une réelle différence sur le terrain.


Le déploiement initial de la MINUSCA se compose de quelque 7 600 casques bleus. Amnesty International demande à l’ONU de l’amener à sa capacité totale de 12 000 soldats et policiers le plus tôt possible, et de déployer rapidement son personnel essentiel, notamment les observateurs chargés de veiller au respect des droits humains.


« Il faut combler sans attendre l’écart entre le nombre de casques bleus promis et déployé. Ce n’est que lorsqu’ils seront tous présents sur le terrain, effectuant des patouilles et protégeant la population civile, que la MINUSCA pourra remplir son mandat », a déclaré Stephen Cockburn. 


Amnesty International a recensé toute une liste de graves violations des droits humains, notamment des homicides illégaux, imputables à des troupes de la MISCA.

L’organisation demande à l’ONU de veiller à ce que les membres des forces de maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains en République centrafricaine lorsqu’ils servaient au sein de la MISCA n’intègrent pas la MINUSCA. Ils doivent faire l’objet d’enquêtes et, en cas de preuves suffisantes, être amenés à rendre des comptes.


« Il faut enquêter sur tous les incidents impliquant des troupes de l’UA et améliorer le système d’évaluation lacunaire afin de garantir que la mission de l’ONU n’intègre pas des agents du maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains », a déclaré Stephen Cockburn.


À la suite d’un épisode survenu à Bangui le 29 mars 2014 dans lequel des soldats de la paix tchadiens ont ouvert le feu sur des civils, faisant une trentaine de morts et des centaines de blessés, le Tchad a unilatéralement retiré ses troupes de la MISCA le mois suivant. Le 24 mars, le contingent de la République du Congo (Brazzaville) de la MISCA a été impliqué dans la disparition forcée d’au moins 11 personnes. À la connaissance d’Amnesty International, aucun membre de la MISCA n’a été poursuivi en justice pour des violations des droits humains.


« Il importe de mettre en place une procédure de sélection afin que les soldats et les policiers soupçonnés d’avoir commis de graves violations des droits humains n’intègrent pas la MINUSCA, a déclaré Stephen Cockburn. 


« L’ONU doit veiller à ce que sa politique d’évaluation du respect des droits humains par son personnel s’applique à tous moments et à ce que les soldats, les policiers et le personnel civil n’aient commis aucune atteinte aux droits humains dans leur pays et à l’étranger. »

Centrafrique : La force de maintien de la paix de l’ONU doit être déployée dans sa totalité pour protéger les civils

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 11:52

 

 

 

 

15/09/14 (AFP)

 

Le pape François a demandé dimanche que "la violence cède le pas au dialogue" en Centrafrique afin de protéger les populations civiles, à la veille du déploiement de la mission de l'ONU dans ce pays.

 

"Demain débutera officiellement la mission voulue par le Conseil de sécurité de l'ONU en Centrafrique pour favoriser la pacification et protéger la population civile qui souffre les conséquences d'un conflit en cours", a déclaré le pape à l'issue de la prière dominicale de l'Angélus, place Saint-Pierre au Vatican.

 

"J'encourage les efforts de la communauté internationale qui vient aider les Centrafricains de bonne volonté", a poursuivi François.

 

"Que la violence cède le pas le plus rapidement possible au dialogue, que les parties opposées laissent de côté les intérêts particuliers et oeuvrent pour que chaque citoyen, quelle que soit son ethnie ou sa religion, puisse coopérer à l'édification du bien commun", a conclu le pape argentin.

 

La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) doit se substituer progressivement à partir de lundi aux forces internationales déployées dans ce pays plongé dans une crise politico-militaire meurtrière.

 

La force onusienne, créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, va déployer dans un premier temps 7.600 hommes sur le terrain, et comptera 12.000 soldats et policiers à effectif plein. Son mandat initial court jusqu'au 30 avril 2015.

Centrafrique : le pape demande que la violence cède le pas au dialogue

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 11:21

 

 

 

 

 

 

15/09/14 (AFP)

 

Du fait de son histoire mouvementée, marquée par l'instabilité, les coups d'Etat à répétition et l'incurie de ses dirigeants, la Centrafrique, où l'ONU prend lundi la direction des forces de maintien de la paix, détient le record des interventions internationales sur son sol.

 

Le pays a connu plus d'une dizaine d'interventions internationales, sous le drapeau de l'ONU, de l'Europe, de l'Union africaine ou d'organisations régionales africaines, sans compter les opérations militaires de la France, l'ex-puissance coloniale, ou de pays voisins comme le Tchad.

 

- MISSIONS DE L'ONU

 

Dès l'arrivée au pouvoir d'Ange-Félix Patassé en 1993, le pays se retrouve dans un état de rébellion quasi-permanente. Les années 1996-97 sont marquées par des mutineries à répétition dans l'armée.

 

Les accords de Bangui signés début 1997 sont censés y mettre fin. La Misab (Mission interafricaine de surveillance des Accords de Bangui, 1997-1998), une coalition de pays africains agissant sous mandat onusien, est chargée de faire respecter ces accords. Sans grand succès.

 

La Misab sera remplacée par des missions de l'ONU (Minurca, Bonuca, Binuca) censées contribuer à la consolidation de la paix, alors que le pays s'enfonce inexorablement dans le marasme: sanglantes épurations dans l'armée, tentative de coup d'Etat en 2001, innombrables exactions des militaires.

 

- INTERVENTIONS REGIONALES

 

Parallèlement, les organisations régionales créent leurs propres missions de "protection" et de "consolidation" de la paix, avec toujours aussi peu de résultats.

 

La Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) intervient avec une Force de maintien de la paix et de la sécurité (2001-2002). La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) entre à son tour dans la danse avec la Fomuc (2002-2008). Puis ce sera la Micopax (2008-2013), placée sous l'autorité de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC).

 

Pour tenter de lutter contre les rebelles tchadiens et soudanais opérant à partir du territoire centrafricain, les mandats de la Minurcat (2007-2010) et de l'Eufor-Tchad (2007-2009) sont étendus à la RCA.

 

- INTERVENTIONS EN COURS

 

Trois interventions sont en cours sur le territoire centrafricain au moment où l'ONU prend le relais (sans compter l'opération française Sangaris et ses 2.000 militaires).

 

Lancée en décembre 2013, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine) est une force sous mandat de l'Union africaine. Elle compte environ 6.000 hommes, déployés à Bangui et en province.

 

Ses effectifs constituent la composante militaire de la Minusca, force onusienne officiellement déployée lundi.

 

Créée en avril 2014 par la résolution 2149 du Conseil de sécurité de l'ONU, la Minusca devrait compter à terme près de 12.000 Casques bleus, soldats et policiers.

 

Une force européenne, l'Eufor-RCA, est également présente depuis février 2014 à Bangui, où elle tente, par un travail de proximité, de rétablir la sécurité.

 

Enfin, des militaires ougandais sont déployés dans l'est de la RCA: ils luttent, avec le soutien de forces spéciales américaines, contre la sanglante Armée de résistance du Seigneur (LRA) du rebelle Joseph Kony.

La Centrafrique, championne du monde des interventions internationales

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