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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 02:20

 

 

 

 

 

                   1

 

Le colonialisme a encore gagné avec cette

crise qui divise le Peuple Centrafricain.

 

                   2

 

Il souffre a souffert pour rien

s’il n’a pas obtenu Justice contre

les crimes graves contre l’Humanité.

 

il souffre pour rien à cause des

arrangements hypocrites en dehors

de lui le Peuple n’a pas été déclaré

vainqueur contre la Séléka.

 

                   3

 

Au contraire le Peuple souffre entassé

loin de ses terres de ses villages par milliers

les troupeaux d’animaux assemblés

n’ont plus que le droit de manger

des mendicités.

 

                   4

 

La distribution des postes des gouvernements

après la conférence de Brazzaville ne tente

pas de solutionner la crise par cette

fuite en avant depuis l’indépendance

les nègres blancs fainéants des gouver-

nements s’ensevellissent.

 

                   5

 

Le Peuple perd pas cette vacuité de son

pouvoir l’existence de ces gouvernements

coupé-décalé le Peuple le sait bien

c’est la justification de la poursuite

des pillages coloniaux.

                  

                   6

 

Les médias colonialistes crachent sur

les FACA et les Anti-Balaka, essentiel-

lement cette Résistance centrafricaine

aurait chassé tous les Séléka de son

Territoire national. Le colonialisme

attendait notre défaite. Notre victoire

l’a obligé à intervenir pour garder

sa part.

Aussi la FACA et les Anti-Balaka sont

elles écartées de l’osature de l’État Cen-

trafricain qui reste à bâtir.

 

                   7

 

Le Colonialisme à encore gagné après

Brazzaville la Résistance Anti-Balaka

désarme officiellement. Après avoir comba-

tu pour rien. Pour la Paix française. Et

du Conseil de Sécurité de l’ONU.

 

                   8

 

Le Colonialisme accélère le temps

de la globalisation une chose fausse

sans préavis l’agence gouvernementale

chinua espionne nos terres nos forêts

nos pétroles.

 

                   9

 

Les satellites européens et des États-Unis

ou de l’Indonésie leur disent : creuser

là saletez là rasez là souillez là

Chinois portez-vous au Soudan

à l’est des bonnes terres de la Centrafrique

 

                   10

 

Ce Coloniales me gagne partout

dans l’Afrique revenue une viande à mouches

parce que le colonialisme n’a pas de cœur.

ils ne guérissent pas la maladie

de la pauvreté nombreuse chez eux

la maladie de la civilisation multiplie

les estomacs de chacun

c'est-à-dire à part l’emploi pour manger

chacun n’a rien, il ne croit en rien.

 

                   11

 

Ce colonialisme de guerre totale à l’Afrique !

pour les nouveaux esclavagistes

l’argent volé à leurs pauvres gens

machines à travailler cet argent

du devers de la main écarte

un milliard d’Africains

recyclés d’espoir.

 

                   12

 

Ce colonialisme chinois sans air

à Pékin peut-il respirer libre comme

l’africain

il vise cette terre énorme de krebéjé

pour respirer et polluer et mépriser

les africains, il leur vendra la farine

de m___ de leur terre

pour cela, le laquais nègre blanc

s’achète avec une odeur de soupe au canard

laqué pour souiller le BALI l’Oubangui

d’engrais demeure poison

pour rencontrer au Kongo au Zambi

un chinois à chaque pas cruel

il vous lance je suis congolais moi

aussi.

Les nègres blancs chiens dressés du

colonialisme les ordinateurs du Pari

du Travail ou Parti Socialiste ne sont

pas idiots en apparence, ils prélèvent leur

pourcent à odeur de soupe de la main

d’œuvre asiatique d’où l’inondation

de l’Afrique

par exemple : la crise centrafricaine dimi-

nue un peu d’intensité l’ambassadeur

de Chine à Bangui offre innocemment

des ordinateurs à la mairie de Bangui l’air

de rien nos ingénieurs sont de retour

dit-il leurs docteurs payants gagnant

gagnant. La Terre de Chine à pourtant

besoin de cette fameuse masse d’ar-

gent esclave moderne : Il produit

de l’argent, il ne lui reste que le travail

qui pollue la Terre entière.

 

                   13

 

Ce colonialisme de l’Esprit assiègie par son

outil aigu de plus en plus perçant porte

sa guerre monde sur l’Afrique considérée

comme étant une viande à mouches.

Les nègres blancs gouvernements qui

s’effondrent depuis l’indépendance

sont réellement des idiots dans

les mains des capitalistes qui s’af-

frontent dans cette III ième guerre mon-

diale contre le Peuple Africain.

 

                   14

 

Les capitalistes sans capital volé aux

Indiens aux Peuples noirs jaunes sont com-

me des maladies de la gorge gustative.

Dès que les armes défendent le maïs

nul et les jachères Centrafricains ils des

paraissent. Dès la mollesse du Peuple

les milliards volés négriers sont la pour

arracher l’avenir de la Terre africaine

contre Argent.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 01:14

 

 

 

 

https://www.bakchich.info/   par Xavier Monnier  30 octobre 2014

 

L'idylle entre le géant du nucléaire français et l'ancien consul honoraire de la République au Katanga, démarrée en Centrafrique en 2008 sur les cendres d'Uramin va s'achever devant les tribunaux.

 

Encore peu connu du public français, Georges Arthur Forrest a fait son entrée sur la scène politique nationale dans le bureau des juges Van Ruymbeke et Simon le 18 septembre dernier. Entré et ressorti libre de son audition, l'homme d'affaires belge n'a pas même été chagriné d'hériter du statut de témoin assisté dans la vaste procédure visant à clarifier le patrimoine des époux Balkany, soupçonnés de blanchiment de fraude fiscale et corruption. «Au moins il a accès au dossier», se rassure un proche. Depuis des mois, selon son entourage, que l'entrepreneur établi au Katanga (est de la République démocratique du Congo) voulait donner sa version des faits. Et se justifier, lui, ancien consul honoraire de France à Lubumbashi (il a depuis laissé la charge à son fils Malta) sur les raisons qui l'ont amené à verser un pécule de 5 millions de dollars sur un compte de Singapour, dont le numéro lui a été indiqué par Patrick Balkany le député maire de Levallois. Le petit pécule n'est, à l'en croire, qu'une commission de 1% sur une affaire que lui a présenté Patrick Balkany en Namibie: le rachat de Forsys. Et tant pis si comme l'a décortiqué Bakchich, l'entreprise canadienne qui possède toujours des permis miniers en Afrique, n'est jamais tombé dans l'escarcelle du Group Forrest International.  «Jamais comme cela a été écrit dans un cable diplomatique américain, M. Forrest n'a été en relation avec des hauts responsables iraniens. Et ce n'est pas cela qui a empêché l'achat de Forsys», déclare Me Ilouz, l'avocat de Georges A. Forrest. Que les Etats-Unis, qui ont ordonné à leur allié canadien de bloquer la transaction, vérifient leurs infos. Et Me Ilouz de compléter. «M. Balkany a apporté l'affaire, il a eu une petite commission d'apporteurs. Le versement de ce montant et la conclusion de la vente n'était pas liée». Pour généreux qu'il a été avec Patrick Balkany, Forrest ne démord ainsi ni de sa version, ni de ses affaires. Entre France et Afrique. 

 

PARIS, ARBITRE DES AVENTURES DE FORREST ET AREVA EN CENTRAFRIQUE 

 

Son passage par Paris ne s'est pas limité à une visite au pôle financier. Forrest en a également profité pour suivre l'avancée d'une procédure qui s'annonce passionnante à l'encontre d'Areva.

 

Petite retour dans le temps. En 2008, le géant du nucléaire français, encore frétillant d'avoir racheté Uramin et ses permis miniers pour 2 milliards d'euros, ne parvient pas à accéder à ses gisements en Centrafrique. Le président d'alors du pays, François Bozizé, ne reconnaît pas la vente, menace de renationaliser les permis si chèrement acquis par le héraut atomique français.

 

En panne de solutions, et sur les conseils de la cellule Afrique de l'Elysée dirigée par Bruno Joubert, la hiérarchie mandate Forrest dans un rôle de facilitateur des négociations avec le maître de Bangui. Non sans mal, et avec l'intercession de Patrick Balkany, ces irradiants intermédiaires parviennent à un accord en août 2008. Areva pourra exploiter les gisements d'Uramin, à condition de verser quelque obole au trésor centrafricain. Aucune rétribution, assure Sébastien de Montessus, le directeur mines d'Areva, n'est venu salué le travail des deux orfèvres. 

 

En revanche, une société centrafricaine naît de la rencontre entre Areva et Forrest. 

 

Dans la corbeille de la joint venture, Georges Forrest place tous les permis obtenu en Centrafrique en 2006, 2008 et 2009 quand Areva, via sa filiale CFMM, apporte son financement, estimé à près de 40 millions de dollars. Ainsi naît ArevExplo le 19 juin 2009 selon ses statuts paraphés par Daniel Wouters et Georges Forrest, société de droit centrafricain au capital social de 50 millions de Francs CFA (7500 euros).

 

Las, le cours d'uranium chutant, la centrale de Fukushima pétaradant, la  Centrafrique s'embrasant et le dossier Uramin devenant incandescent, Areva met un frein à ses visées centrafricaines. « Les activités sur le site de Bakouma, dont les permis d’exploitation historiques sont toujours en vigueur, ont été suspendues et les permis d’exploration détenus par AREVEXPLO venus à expiration n'ont pas été renouvelés, puis la société AREVEXPLO RCA SA a été mise en liquidation en juin 2013», résume un porte parole du groupe.

 

En clair, Areva quitte le navire centrafricain sur lequel elle a tant investi. Une décision qui n'a pas été du gout de l'entrepreneur belge, furieux de constater que les permis qu'il avait mis dans la société ont tout bonnement été rendus au pouvoir de Bangui! Légaliste, Forrest a alors appliqué l'article 39 des statuts de la société qui dispose que «tous litiges (…) seront tranchés définitivement selon le règlement d'arbitrage de la chambre de commerce internationale (…) L'arbitrage aura lieu à Paris». 

 

Le tribunal arbitral, en cours de composition, rendra son verdict courant 2015.

Lu pour vous : AREVA-FORREST, L'AMOUR VACHE

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 22:51

 

 


Burkina Faso : Blaise Compaoré refuse de démissionner mais invite à la formation d'un gouvernement de transition

 

MANDAT RE-RE-RENOUVELABLE 


Comme Compaoré au Burkina Faso, ces dirigeants africains veulent changer la Constitution pour garder le pouvoir

 

Violences au Burkina Faso: comme Blaise Compaoré, ces dirigeants africains veulent changer la Constitution pour garder le pouvoir

 

Le Huffington Post  | Par Sara Taleb  30/10/2014 19h06 

 

 

INTERNATIONAL - Le pouvoir du Burkina Faso tremble. Le 21 octobre les autorités du pays pauvre enclavé au cœur du Sahel annonçaient un projet de révision constitutionnelle censée permettre au président Blaise Compaoré, à la tête du pays depuis 27 ans, de briguer un nouveau mandat.

 

Ce jeudi 30 octobre, alors que l'Assemblée devait voter dans la matinée cette réforme de la loi fondamentale, la colère de la société civile s'est fait entendre et l'opposition au régime a pris une nouvelle ampleur. À Ouagadougou, l'Assemblée nationale a été saccagée, la télévision publique a été prise d'assaut et des violences ont éclaté faisant au moins un mort. L'état de siège a été décrété en fin de journée et le gouvernement a été dissous.

 

Blaise Compaoré est loin d'être le premier dirigeant africain a vouloir à tout prix s'accrocher à son poste. Avant lui, plusieurs chefs d'Etat du continent, à l'instar de Gnassingbé Eyadema au Togo ou Lasana Conté en Guinée (tous deux décédés aujourd'hui), ont fait modifier la Constitution de leur pays pour garder le pouvoir.

 

Comme eux, d'autres dirigeants actuellement en exercice cherchent à poursuivre dans cette voie. Les événements au Burkina Faso sonneront-ils pour eux comme un avertissement ? Cela reste encore à voir. Quant à la réforme souhaitée par Compaoré, le gouvernement a annoncé dès les premières violences l'annulation du vote de l'Assemblée. Reste à savoir si cela sera suffisant pour calmer la colère populaire.

 

Les révisions constitutionnelles africaines

Lu pour vous : MANDAT RE-RE-RENOUVELABLE : Comme Compaoré au Burkina Faso, ces dirigeants africains veulent changer la Constitution pour garder le pouvoir
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 20:32

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2014-10-30 18:56:31 - Le ministère de l’éducation nationale a été pris d’assaut jeudi par les candidats recalés du baccalauréat session de septembre 2014 pour exprimer leur désapprobation quant au taux de réussite du bac de cette année, estimé à plus de quatre pour cent.


Au total 9 711 candidats toutes séries confondues dont 7971 de Bangui ont concouru. 388 candidats dont 352 de Bangui ont été déclarés admis au 1er tour, soit 4 pour cent. Pour les admissibles, il y a eu 1383 dont 1122 de Bangui soit 14 pour cent.

Au lendemain de la délibération des résultats du baccalauréat, des voix se sont élevées pour exprimer leur désapprobation par lesquelles celle de l'Union scolaire de Centrafrique (USCA).


‘'On a décidé pour trois raisons de se rendre au département. La première est de nous prouver le taux de quatre-vingt -seize pour cent d'échec en nous présentant les copies des examens corrigés et surtout de ceux, déclarés échoués enfin le pourquoi de cette correction sévère en dépit de la crise'', a affirmé le vice-président de l'USCA et président de l'Association des élèves du Lycée Barthelemy Boganda, Chrsiler Marboua Madjitoloum.


‘'Nous avons aussi appris que la direction des examens et concours (DEC) a procédé au recrutement des nouvelles personnes qui ne sont pas qualifiées à faire la saisie des notes. Pourquoi changer brusquement l'ancien personnel de saisie? Nous aimerions avoir des explications sur tout cela'', a-t-il ajouté.


Les résultats du baccalauréat a été proclamés mardi dernier.

 

http://www.apanews.net/article_read-808400-rca-le-faible-taux-de-resite-au-bac-met-en-cole-les-nombreux-recale.html#sthash.0yAzpif8.dpuf

RCA : le faible taux de réussite au BAC met en colère les nombreux recalés

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 18:58

 

 

 

 

 

Par Vincent Hugeux, publié le 30/10/2014 à 18:25, mis à jour à 18:28

 

A Bangui, plus personne ne croit au respect de l'échéance du 15 février. Prolongation de bail en vue pour la transition. 

 

On s'en doutait. On en a désormais la certitude : initialement programmées le 15 février 2015, les élections générales en République centrafricaine (RCA) -scrutin présidentiel en tête- seront différées d'au moins un semestre. Il est vrai que cette échéance ô combien volontariste, censée boucler un processus de transition laborieux et convulsif, relevait au mieux de la pensée magique, au pire de la chimère.  

 

L'enjeu calendaire a été de nouveau évoqué lors d'un récent "briefing politique" de la Minusca, la Mission onusienne en cours de déploiement sur le territoire de l'ancien Oubangui-Chari. Il fut alors question d'un report à la mi-août, période dans laquelle les "conditions minimales" de la tenue d'une consultation électorale crédible pourraient être considérées comme réunies. 


Objectif louable, mais sans doute un rien illusoire. Le 1er septembre, au micro de RFI, le président de l'Autorité nationale des élections, Dieudonné Kombo-Yaya, avait certes jugé intenable la date du 15 février prochain. Mais, compte tenu des impératifs climatiques -la saison des pluies atteint son apogée entre juillet et septembre-, lui avançait alors l'hypothèse d'un retour aux urnes au cours de l'automne 2015. "Vision optimiste" à l'en croire.  

 

La biométrie abandonnée?

 

Reste que le décalage dans le temps et ses modalités doivent faire l'objet d'un consensus. Il faudra notamment -si ce n'est déjà fait- recueillir l'aval du chef d'Etat congolais Denis Sassou-Nguesso, médiateur en chef, mais aussi ceux de l'Onu, de la France, de la présidente centrafricaine par intérim Catherine Samba-Panza, de la Cour constitutionnelle de transition, et des principales figures politiques d'une nation exsangue. 

 

L'hypothèque du timing en annonce une autre, plus "technologique". Tout porte à croire que, contrairement à ce qui avait été annoncé, les scrutins de l'exercice 2015 devront se passer de l'apport de la biométrie, supposée prévenir tout risque de fraudes massives. "Trop long, trop compliqué, avance un expert avisé. L'établissement d'un fichier électoral crédible relèverait déjà de l'exploit."  

 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-des-elections-au-plus-tot-en-aout-2015_1617221.html#Kv04OdYJ7xLBt0Qc.99  

Lu pour vous : Centrafrique: des élections au plus tôt en août 2015

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 18:41

 

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina) - 2014-10-30 13:46:11 - La capitale burkinabè, Ouagadougou, est le théâtre ce jeudi d’un soulèvement populaire qui a contraint le gouvernement à retirer le projet de loi de révision de la constitution dont le vote aurait permis au président Blaise Compaoré de se représenter en 2015 alors qu'il a déjà passé 27 ans au pouvoir.


Fumée noire, course poursuite par-ci, sifflet et klaxon par-là, des édifices brûlés, telle est la situation que vit la capitale burkinabè, Ouagadougou. La ville est en ébullition. Les informations recueillies disent que tout le pays vit la même situation de crise.

Sur toutes les artères de Ouagadougou la population est sortie manifester son ras-le-bol quant au projet de loi portant révision de l'article 37. Jeunes, moins jeunes, femmes, hommes et autres sensibilités de la société sont dans les rues pour faire tomber le régime Compaoré.


Nous avons constaté un mort côté manifestants mais d'autres informations confirment près d'une dizaine de morts près de la résidence du petit frère du président François Compaoré, où il y avait des coups de feu de ses gardes du corps.

Aux dernières nouvelles, le petit frère du président a été arrêté à l'aéroport de Ouagadougou et conduit à la gendarmerie, alors qu'il s'apprêtait à quitter le pays.

Les députés étaient rassemblés pour voter la loi portant modification de la constitution. Le président Compaoré arrivé au pouvoir par un coup d'Etat le jeudi 15 octobre 1987 est entrain de vivre des moments difficiles.

 

http://www.apanews.net/article_read-808356-jeudi-noir-euagadougou-affrontements-entre-manifestants-et-forces-de-l--ordre.html#sthash.5oyuNJvs.dpuf

 

 

« Le président Blaise Compaoré a perdu sa légitimité et doit tirer toutes les conséquences qui s ' imposent » (CFOP)

 

APA-Ouagadougou (Burkina) - 2014-10-30 15:09:37 - Le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) burkinabè, Zéphirin Diabré, a déclaré jeudi à Ouagadougou que le président Blaise Compaoré a perdu sa légitimité après la vindicte populaire contre la modification de la constitution, appris APA sur place dans la capitale burkinabè.


« Face à cette réaction populaire de rejet massif et historique du pouvoir par le peuple burkinabè dans toutes ses composantes, le président Blaise Compaoré a perdu sa légitimité et doit tirer toutes les conséquences qui s'imposent », a déclaré M. Diabré.


« Depuis l'aube, le peuple burkinabè a engagé une lutte sans merci, contre les symboles de l'autocratie. Avec une détermination et un courage historique, les manifestants aux mains nues ont vaillamment affronté les forces de l'ordre, enduré les pires blessures, sacrifiée leurs vies, pour faire triompher la démocratie ».

Le CFOP « salue le courage des organisations de la société civile et des forces patriotiques et les exhorte à maintenir la pression pour faire triompher la démocratie ».


L'opposition politique burkinabè « rappelle, qu'à maintes reprises, depuis le début de cette crise, elle n'a cessé d'attirer l'attention du président Blaise Compaoré, de son parti, de son gouvernement et de ses supporters, sur le danger que fait peser sur la paix sociale, le projet de révision de l'article 37 ».


Mais « soucieuse de la sauvegarde de la paix sociale, l'opposition demande aux manifestants de s'abstenir des casses et d'éviter les violences. L'opposition politique rassure qu'elle reste résolument engagée aux côtés du peuple et lui demande de rester dans l'attente des mots d'ordre qu'elle pourrait lancer en fonction de l'évolution de la situation.

 

http://www.apanews.net/article_read-808370-%C2%AB-le-predent-blaise-compaore-perdu-sa-letimitet-doit-tirer-toutes-les-conseences-qui-s---imposent-%C2%BB-cfop.html#sthash.9ZciivUS.dpuf

 

 

Saccages, incendies et pillages chez des partisans du régime burkinabè

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso)- 2014-10-30 15:21:01 - Des manifestants contre la modification de la constitution, majoritairement des jeunes, après avoir mis le feu au siège de l’assemblée nationale, ont incendié des domiciles des certains cadres ou élus du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, au pouvoir), a constaté APA, jeudi, dans la capitale burkinabè.


Après avoir mis le feu au siège de l'Assemblée nationale, aux environs de 9 heures 30 mn ce matin, les jeunes manifestants s'en sont pris des heures durant aux édifices et domiciles appartenant aux leaders du parti présidentiel ou de la majorité présidentielle. 

Ainsi, ils ont mis le feu au domicile du Secrétaire exécutif national du Assimi Kouanda, situé au quartier Zogona. Non loin de là, les résidences des députés Edie Komboigo et Pascaline Tamini, ont été également brûlées.


Ensuite, les foules de jeunes visiblement remontés contre le régime du président Compaoré, sont allés piller et incendier la résidence de la présidente de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina du Faso(CCI-BF), Alizéta Ouédraogo, par ailleurs, belle-mère de François Compaoré, frère cadet du président Blaise Compaoré.

Le siège du parti présidentiel, situé au Centre ville de Ouagadougou, n'a pas échappé à la furie des manifestants.


Il en est de même pour le siège de l'Alliance pour la démocratie et le progrès/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), à l'ouest de la capitale burkinabè.

Dans quelques minutes, le Chef d'Etat major de l'armée burkinabè, le général Honoré Nabéré Traoré va livrer un message à la presse.

 

http://www.apanews.net/article_read-808373-saccages-incendies-et-pillages-chez-des-partisans-du-reme-burkinabe.html#sthash.IFrrDFC2.dpuf 

 

 

Situation confuse à Ouagadougou où le chef de l'armée rencontre la presse

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) - 2014-10-30 14:59:19 - La situation est toujours confuse à Ouagadougou où, à la suite du retrait du projet de loi portant réforme de l’article 37 de la constitution, les violences ont redoublé de vigueur, poussant le chef d’état major de l’armée, le général Honoré Nabéré Traoré, à entrer en lice sous forme d’une conférence de presse, a-t-on appris en début d’après-midi.


La rencontre avec les journalistes fait suite à série de mesures dont les plus spectaculaires sont la fermeture de l'aéroport de Ouagadougou et l'annulation de tous les vols en direction ou à partir du Burkina Faso.


Radio France internationale (RFI) signale pour sa part la coupure de ses émetteurs radio, l'arrestation de François Compaoré, le frère du chef de l'Etat, le saccage de l'assemblée nationale et des combats devant le palais présidentiel. Un homme aurait été tué par les forces de l'ordre qui, selon divers témoignages, ont tiré sur les manifestants. 


On ne donne aucune nouvelle du chef de l'Etat, Blaise Compaoré, qui si le vote du projet de loi controversé avait abouti aurait reçu l'autorisation de briguer un nouveau mandant après 27 ans passés à la tête du Burkina Faso.

 

http://www.apanews.net/article_read-808369-situation-confuse-euagadougou-oe-chef-de-l-armerencontre-la-presse.html#sthash.cS3TY8bj.dpuf  

Jeudi noir à Ouagadougou, affrontements entre manifestants et forces de l'ordre
Jeudi noir à Ouagadougou, affrontements entre manifestants et forces de l'ordre
Jeudi noir à Ouagadougou, affrontements entre manifestants et forces de l'ordre
Jeudi noir à Ouagadougou, affrontements entre manifestants et forces de l'ordre
Jeudi noir à Ouagadougou, affrontements entre manifestants et forces de l'ordre
Jeudi noir à Ouagadougou, affrontements entre manifestants et forces de l'ordre

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Centrafrique-Presse.com
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 18:39

 

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina) - 2014-10-30 15:55:12 - Des manifestants rassemblés devant l’état major général des armées burkinabè ce jeudi à Ouagadougou, sont en train de scander le nom de l'ancien chef d'état major de l'armée, le général Kouamé Lougué, l'invitant à prendre le pouvoir.

« Kouamé Lougué au pouvoir ! Kouamé Lougué au pouvoir ! », scandent les manifestants regroupés devant l'Etat major général des armées pour attendre la déclaration de l'actuel chef d'Etat major général des armées, le général de division Honoré Nabéré Traoré.


Ce jeudi matin, au cours de la marche, les manifestants avaient accompagné le général Lougué pour une consultation chez le chef suprême des Moossé (l'ethnie majoritaire au Burkina Faso), le Moogho-Naaba Baongho.


L'ancien chef d'Etat major des armées burkinabè, après cette concertation avec le Moogho Naaba, a rejoint l'actuel patron des armées, le général Honoré Traoré, et les journalistes ont été convoqués pour une déclaration du chef d'Etat major.

 

http://www.apanews.net/article_read-808381-des-manifestants-demandent-le-geral-lougue-la-te-du-pays.html#sthash.oBLeu4za.dpuf  

Des manifestants demandent le général Lougué à la tête du pays

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 16:13

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 30 octobre 2014 16h04 - L'armée burkinabè s'est soudée avec le peuple contre le président Blaise Compaoré, a affirmé jeudi à l'AFP Bénéwendé Sankara, un ténor de l'opposition, qui a demandé la démission du chef de l'Etat après de violentes manifestations.

Des responsables de l'opposition doivent rencontrer dans l'après-midi le général en retraite Kouamé Lougué, qui a été chef d'état-major des armées et ministre de la Défense, a indiqué Me Sankara.

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, à proximité d'une caserne centrale de la capitale, scandaient Lougué au pouvoir vers 13H30 locales et GMT, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée est soudée avec le peuple, a affirmé Bénéwendé Sankara, ajoutant que l'opposition demande la démission pure et simple du président Blaise Compaoré pour permettre de retrouver du calme, de la cohésion sociale et de la paix.

Kouamé Lougué, très apprécié des troupes et de la population, a participé au coup d'Etat qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir en 1987.

M. Lougué a rencontré un peu plus tôt dans la journée le Mogho Naba, le roi des Mossi, une autorité morale et coutumière très respectée dans le pays. Blaise Compaoré fait partie de l'ethnie mossi, la principale dans le pays.

L'armée comme la police ont brillé par leur passivité jeudi dans les violences ayant secoué Ouagadougou.

Un cordon sécuritaire de plusieurs centaines d'hommes, dressé autour de l'Assemblée nationale, a volé en éclat vers 9H00 locales et GMT sous la pression d'à peine un millier de manifestants. 

Ceux-ci ont ensuite incendié l'Assemblée, puis, rejoints par des milliers d'autres personnes, ils ont pris la télévision nationale sans qu'aucun soldat ou policier ne réagisse. 

Les violences se sont ensuite propagées dans la ville et le pays, sans plus de réaction des forces de l'ordre.

Seule la garde présidentielle, un corps d'élite de l'armée, protège encore la présidence de quelques centaines de protestataires.

L'armée, à qui Blaise Compaoré devait rendre visite vendredi à Bobo Dioulasso, la capitale économique du pays, s'était mutinée en 2011 dans cette même ville, faisant vaciller le régime. 


(©) 

Burkina: un responsable de l'opposition assure que l'armée s'est soudée avec le peuple contre Compaoré

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 15:06

 

 

 

 

29 octobre 2014 par Survie

 

Au Burkina-Faso, Blaise Compaoré renoue avec la tradition de modifier la Constitution afin de rester au pouvoir. Les manifestations contre ce projet se multiplient, la tension monte et une répression est à craindre. La France, qui a soutenu le pouvoir du « beau Blaise » 27 ans durant, doit condamner publiquement ce coup d’état constitutionnel et cesser toute coopération policière et militaire avec le régime.

 

Arrivé au pouvoir par l’assassinat de Thomas Sankara en 1987, le très françafricain Blaise Compaoré n’entend pas quitter son fauteuil de président-dictateur du Burkina Faso. Après des mois de faux suspens, il a levé le voile le 21 octobre dernier sur sa volonté de réviser la Constitution de 1991, pour que soit supprimée la limitation à deux mandats présidentiels. Il faut dire que le régime est expert en tripatouillage constitutionnel : la limitation du nombre de mandats avait ainsi été supprimée en 1997, pour être réintroduite en 2000, en même temps que l’abandon du septennat au profit du quinquennat, entré en vigueur en 2005. Compaoré trouve ainsi toujours une argutie juridique pour se présenter : en 1991 comme président du Front populaire du Burkina Faso ; en 1998 pour son second septennat ; en 2005 et en 2010 pour son premier puis son second quinquennat, qui arrivera à terme en 2015. D’où la nécessité pour lui, de faire voter ce 30 octobre par les 2/3 des députés burkinabè une loi de révision constitutionnelle puis, en cas d’échec, d’organiser un référendum tout aussi bidon que sa dernière élection présidentielle [1].

 

La première décennie de son pouvoir est marquée par une série d’assassinats politiques (dont le plus emblématique, celui du journaliste Norbert Zongo en 1998, dont les responsables n’ont toujours pas été inquiétés), et ses 27 ans de règne sont émaillés d’opérations de déstabilisation dans la région. Son clan a notamment soutenu activement les milices de Charles Taylor au Liberia et en Sierra Leone, participé à des trafics de diamants au profit du mouvement rebelle angolais UNITA, abrité plus récemment les « rebelles ivoiriens » emmenés par Guillaume Soro avant qu’ils ne déclenchent la guerre dans leur pays, et joué un rôle trouble vis à vis de certains groupes armés qui ont occupé le nord du Mali à partir de début 2012.

 

Mais, en pilier régional de la Françafrique, Blaise Compaoré a su redorer son image à l’international, y compris grâce à des alliées au sein du Parti socialiste telles que Ségolène Royal et Elisabeth Guigou [2]. Une relative liberté d’expression et un multipartisme de façade l’ont rendu prétendument fréquentable, tandis que ses soutiens au sein de la Grande Loge Nationale Française (GLNF), à laquelle il appartient, l’Association d’amitié France-Burkina de Guy Penne, ou son hagiographe, Jean Guion, ont redoublé d’efforts pour forger en France et à l’international l’image d’un homme de paix. Il a ainsi été choisi pour être le médiateur de crises politiques au Togo, en Guinée, et même en Côte d’Ivoire et au Mali où il a pourtant soutenu des belligérants. Et, sur fond de crise malienne, il a été reçu à l’Elysée dès le 18 septembre 2012 par un François Hollande déjà soucieux d’enterrer le changement.

 

Mais au Burkina Faso, les mouvements sociaux n’ont eu de cesse de se structurer et de se renforcer, pour s’opposer au pouvoir à vie auquel prétend Blaise Compaoré. En particulier, après les manifestations contre la vie chère en 2008, une explosion de colère populaire avait menacé le régime en 2011, amenant même Alain Juppé, alors ministre français des Affaires étrangères, à déclarer, en référence à la révolution tunisienne, que le régime burkinabè devrait « [tenir] compte de ce qui se passe ailleurs car les mêmes causes produisent les mêmes effets » [3].

 

Pure langue de bois, pendant que, à l’instar de ce que Michèle Alliot-Marie avait proposé pour sauver le pouvoir de Ben Ali en Tunisie, les autorités françaises ont poursuivi leur coopération pour le « maintien de l’ordre » avec Ouagadougou. On apprenait ainsi qu’en 2011, la France disposait toujours sur place de « 9 militaires de l’Armée de Terre, la plupart détachés auprès des Forces Armées Nationales », et octroyait une aide directe sur le volet militaire (dépenses d’équipement et d’infrastructure, formation des cadres) d’environ 1,2 million € par an, sous la houlette de la Direction de la Coopération de Sécurité et de Défense [4]. Une aide fournie sous l’habillage d’un maintien de l’ordre nécessaire au processus démocratique, mais en réalité indispensable au régime pour mater d’éventuels mouvements populaires. L’année dernière, l’hebdomadaire Jeune Afrique expliquait ainsi comment, du fait de tensions croissantes liées au projet de révision constitutionnelle, le gouvernement burkinabè, aidé par la France et les Etats-Unis, avait investi 15,2 millions d’euros « pour réorganiser et équiper la police » et qu’ « une unité de force spéciale [était] en cours de création avec le soutien du Raid français » [5].

 

Le régime avait vu juste : depuis le début de l’année, plusieurs manifestations ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes, jusqu’au mois de septembre. Depuis cette semaine, et l’officialisation de ce projet de tripatouillage constitutionnel, la contestation se cristallise, avec une première manifestation rassemblant le 28 octobre des centaines de milliers de burkinabè déterminés à s’y opposer, et la promesses d’actions de blocage et de désobéissance civile dans les prochains jours. La colère est sur le point d’exploser, et une répression violente est à craindre. Après avoir soutenu Blaise Compaoré dans son putsch de 1987 et durant ses 27 ans de règne, les autorités françaises, qui ont fait du Burkina Faso un des maillons de leur « lutte contre le terrorisme » au Sahel, en installant à Ouagadougou la principale base des forces spéciales et en intégrant le pays dans la zone d’intervention de l’opération « Barkhane », ont donc une responsabilité particulière dans ce qui va se passer dans les prochaines semaines.

 

L’association Survie exhorte donc le gouvernement français à dénoncer publiquement ce projet de révision constitutionnelle, sans équivoque [6], et à cesser toute coopération policière et militaire avec le régime, et appelle à rejoindre la manifestation unitaire organisée devant l’ambassade du Burkina Faso à Paris ce jeudi 30 octobre de 16h30 à 19h.


 

Contact presse : Ophélie Latil 01 44 61 03 25 ophelie.latil@survie.org

 

[1] Les chiffres officiels faisaient état d’un score de 80 % des suffrages exprimés... mais avec seulement 1,5 millions de voix dans un pays qui compte 16 millions d’habitants.

 

[2] L’actuelle ministre de l’Ecologieavait ainsi déclaré, lors d’une visite à Ouagadougou en 2011 : « Le Burkina peut compter sur moi dans sa volonté de redorer son image à l’étranger ». Elisabeth Guigou avait pour sa part félicité Compaoré, suite à son audition par la Commission des Afffaires étrangères de l’Assemblée nationale en juin 2013, le gratifiant en ces termes : « Ces applaudissements (...) témoignent de notre gratitude pour le rôle que vous jouez et pour la vision que vous avez du développement de votre pays et du continent africain »

 

[3] Audition d’Alain Juppé devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, à Paris le 4 mai 2011. Texte disponoble sur http://discours.vie-publique.fr/not...

 

[4] Voir le site de l’ambassade de France au Burkina Faso (http://www.ambafrance-bf.org/Panora...). Le site du ministère de la Défense indique qu’en 2009, cette coopération s’était «  appuyée sur 12 coopérants militaires et un budget de 3 M€  » (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/do... )

 

[5Selon Jeune Afrique

 

[6] Les déclarations alambiquées du porte-parole du Quai d’Orsay se référençant à la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance de l’Union Africaine, ne sauraient être considérées comme une condamnation (http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/v... ).

Lu pour vous : Burkina-Faso : la France doit officiellement lâcher son vieil allié Blaise Compaoré (Survie)

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 13:26

 

 

 

Pierre Péan  Nouvelles affaires africaines - les «mensonges et pillages au Gabon»

Paris oct 2014 Ed. Fayard

 

par Griffin Ondo Nzuey  mardi 28 octobre 2014 à 4:41  

 

Les heures qui viennent risquent bien d’être parmi les plus longues vécues par les émergents et leurs anciens «camarades» passés à l’opposition, alors qu’une nouvelle œuvre incendiaire de Pierre Péan vient de paraître.

 

Après avoir étalé au grand jour de nombreuses «Affaires africaines» par le biais d’un ensemble de documents classés «secret», avec pour visée principale de révéler le caractère trouble, aventureux et parfois compromettant des relations entre Paris et certains gouvernants de ses anciennes colonies, Pierre Péan s’apprête à nouveau à faire trembler le monde politique africain. Si en octobre 1983, le journaliste français avait déjà pu dire toute son aversion pour la «Françafrique», qu’il perçoit comme un sordide jeu de fourbes dont le principal gagnant demeure la France, sa prochaine œuvre sera essentiellement axée sur le Gabon. «Petit émirat équatorial gorgé de pétrole et d’autres ressources stratégiques», le pays dont il croit connaître l’histoire et celle des hommes de pouvoir, a bénéficié d’un nouveau regard de sa part. Pierre Péan que l’on disait avoir quelques révélations croustillantes à faire au sujet des dirigeants actuels du Gabon, à l’instar d’Ali Bongo et de son directeur de cabinet, Maixent Accrombessi, a souhaité cette fois s’attaquer aux différents «mensonges et pillages» qui prévalent depuis l’arrivée aux commandes de l’actuel président de la République. L’assemblage de documents intitulé «Nouvelles affaires africaines, Mensonges et pillages au Gabon» devrait donc faire mouche.

 

Minutieuse, la nouvelle enquête de Péan a notamment été basée sur diverses questions parmi lesquelles «les débuts de règne calamiteux du successeur d’Omar, Ali Bongo», ou les faits «de corruption, de détournement de fonds publics, d’assassinats, d’élections truquées avec la complicité de Paris, de «biens mal acquis» en France et ailleurs, de folie des grandeurs». Bref, une sorte de «bilan catastrophique du pouvoir gabonais», qui devrait être mis sur la place publique. «Pure légende, vraie construction ! Issu d’une famille catholique ibo de l’ex-province nigériane du Biafra avant qu’elle n’entre en sécession, soutenue secrètement et militairement par la France, Ali fut en réalité adopté par le couple Bongo à la demande de Jacques Foccart et, plus précisément encore, de Maurice Delauney, alors ambassadeur de France dans la capitale gabonaise», écrit Pierre Péan, qui avait déjà évoqué cette affaire sans livrer de preuves. Idem pour la stérilité avérée de Joséphine Bongo.

 

Pour l’heure, dans les rares extraits ayant fuité du livre tant attendu, on peut notamment lire : «Pascaline (Mferri), revient à Libreville le 28 mai. Elle rapporte de Barcelone un message de son père (Omar Bongo Ondimba) : «Le président insiste pour que la Constitution soit respectée.» Elle confie la teneur à un homme d’affaires américain qui la communique à son ambassadeur à Libreville. Message retors, puisque la Constitution, en l’espèce, c’est d’abord et avant tout l’article 10. Pascaline convoque son frère (Ali Bongo) et lui reproche de vouloir fomenter un coup d’Etat alors même que le président va bientôt rentrer au pays : «Le président est très fâché contre toi, tant pis pour toi quand il va arriver.» (Page 155)

 

Ou encore : «A minuit, les dignitaires du Djobi demandent à tout le monde de sortir. Puis ils chantent et préparent Bongo à prendre le chemin du non-retour. Les femmes n’ont pas le droit de pleurer tout de suite. Il faut d’abord préparer le mort au grand voyage… Le lendemain, à Franceville, une première réunion regroupe les seuls enfants d’Omar Bongo. Ali déclare que la famille doit rester soudée et menace tout le monde : il dit avoir les moyens de faire respecter ses injections. Il laisse entendre que le temps de son père est terminé : «Celui qui ne suit pas sera exclu. Gare à lui !» Le jour d’après, Ali se montre rassurant, annonce sa candidature et demande un soutien unanime. Il raconte qu’à la présidence il y a beaucoup d’argent liquide qui n’est pas destiné à la famille : «Ce sont des fonds politiques…» » (Page 165)

 

Même s’il est réputé bien documenté, le livre de Péan, pour qui connait bien le Gabon et pour ce qu’on en a déjà lu, comporte bien d’erreurs et même d’affabulations. A titre d’exemple, l’auteur affirme que Pascaline Mferry Bongo est une énarque bon teint, alors même que d’autres enquêtes auprès de la prestigieuse école d’administration française, affirment qu’elle ne figure dans aucun bottin de cette école à titre d’ancienne élève. L’enquête de Pierre Péan, qui s’appuie sur de nombreux témoignages, peut avoir souffert, par endroits, de ce qu’on nomme au Gabon le kongossa. Le livre est en tout cas très attendu et chacun pourra s’en faire sa petite idée.

Vient de paraître : Pierre Péan : Nouvelles affaires africaines - les «mensonges et pillages au Gabon»

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