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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:41

 

 

 

 

 

23/07/14 (AFP)

 

Les négociations de paix pour la Centrafrique étaient au point mort mercredi à Brazzaville, suspendues au bon vouloir de l'ex-rébellion Séléka alors qu'il ne reste que quelques heures aux délégués pour parvenir à un accord.

 

Les représentants de la Séléka ont indiqué qu'ils n'étaient pas encore prêts à rejoindre les discussions et devaient rencontrer en fin de matinée le président congolais Denis Sassou Nguesso, hôte du forum et médiateur pour la Centrafrique au nom des pays de la région.

 

"Nous n'avons pas encore pris la décision d'aller au forum", a déclaré à l'AFP Mohamed-Moussa Dhaffane, chef de la délégation Séléka.

 

Près de 170 délégués centrafricains sont réunis depuis lundi à Brazzaville pour un "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique", dont le but est de mettre fin à la violence pour pouvoir relancer un nouveau processus politique de sortie de crise.

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la Séléka, un mouvement à dominante musulmane, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, est plongée dans le chaos. Les violences intercommunautaires quasi quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Les combattants Séléka et les milices anti-balaka, formées de combattants chrétiens et animistes, s'affrontent dans un cycle sanglant d'attaques et de représailles dont les civils sont les premières victimes.

 

La rencontre de Brazzaville était mal engagée avant même d'avoir commencé, un certain nombre de représentants politiques et de la société civile ayant refusé de s'y rendre, souhaitant dialoguer à Bangui.

 

Elle a pris un très mauvais tour quand M. Dhaffane a posé comme préalable à toute discussion l'acceptation du principe d'une division du pays, position jugée inacceptable par la grande majorité des négociateurs et par la France, dont quelque 2.000 soldats sont actuellement déployés en Centrafrique, au côté d'une force de l'Union africaine comptant environ 5.800 militaires.

 

- Surenchère de la Séléka -

 

Pour tenter de sauver les discussions, les autorités congolaises ont fait venir mardi soir "neuf chefs militaires" de la Séléka.

 

Mais leur arrivée n'avait rien débloqué à la mi-journée: la reprise des discussions a été décalée à midi (11H00 GMT), mais à 12H10, il ne se passait toujours rien. La cérémonie de clôture restait néanmoins maintenue à 15H00.

 

Plusieurs négociateurs accusent M. Dhaffane et son groupe de jouer un double-jeu.

 

Selon Cyriaque Gonda, député du parlement de transition centrafricain, le partage du pays évoqué par la Séléka est un "chiffon rouge qui, dans ce genre de processus, sert d'élément de discussion, de menace, de surenchère".

 

C'est une "tactique pour se faire entendre et (...) pour avoir certaines places dans le nouveau cadre de transition qui sera défini", estime également Joachim Kokaté, délégué anti-balaka membre des institutions de transition centrafricaine.

 

Selon des négociateurs, les parties sont convenues mardi, en l'absence de la Séléka, d'un projet d'accord qui pourrait être amendé mercredi par ce mouvement. Ce document prévoit notamment le regroupement de tous les combattants des groupes signataires dans un délai de 45 jours en vue de leur démobilisation, et le retour dans leur pays des miliciens étrangers.

 

Reste à savoir si cet accord, s'il est effectivement signé, pourra tenir dans la durée dans la mesure où il n'aura pas été ratifié par un certain nombre de représentants politiques restés à Bangui, et du fait des divisions internes au sein des groupes armés, aux premiers rangs desquels la Séléka et les anti-balaka.

 

Centrafrique : les négociations de paix au point mort à Brazzaville

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:24

 

 

 

 

 

 

Les organisations de la société civile, réunies au sein du Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise en RCA, après avoir constaté les menaces qui pèsent sur les institutions de la République Centrafricaine, corroborées par la demande de partition du pays et celle de la démission du Chef d’Etat de Transition formulées par la coalition séléka à Brazzaville à l’occasion du forum de réconciliation nationale inter centrafricain, tiennent à mettre en garde les participants audit forum que : « seule la conclusion d’un Accord de cessation des exactions sera pris en compte par la société civile et la population centrafricaine ». Les autres Accords publics ou secrets qui seront conclus n’engageront que leurs auteurs.

 

A ce jour, des informations émanant de sources dignes de foi, font état de ce qu’un pays voisin de la RCA aurait livré à la coalition séléka les 20 et 21 juillet 2014 d’important stock de carburant à l’effet de faciliter l’attaque de la capitale Bangui à partir du 25 juillet 2014 en vue de s’accaparer à nouveau le pouvoir par les armes, et que des mouvements de troupes ont été signalés comme par hasard dans les Préfectures de la Ouaka, de la Kemo, de la Haute kotto et de l’Ouham Péndé.

 

Le Groupe de Travail de la société civile sur la crise en RCA prend à témoins l’opinion nationale et internationale sur les agissements de la coalition séléka et ses parrains intérieurs et extérieurs sur les conséquences de leur projet funeste sur la RCA et toute la sous région de l’Afrique Centrale.

 

Appellent le peuple centrafricain à plus de vigilance pour anéantir les velléités de division de la RCA et de déstabilisation des institutions de la République qui ne profiteront pas à notre pays, mais plutôt aux ennemis et prédateurs de la République.

 

Le temps de Bêafrîka est arrivé, défendons tous ce qui nous unis, et combattons comme un seul homme, ce qui nous divise.

Fait à Bangui, le 23 juillet 2014

 

Ont signé :

RONGDH

Joseph BINDOUMI

Conseil National des Arts de la Culture

Gervais LAKOSSO

Réseau des Femmes Croyantes Médiatrices de la Paix

Valérie B. TANGA

DECLARATION DE MISE EN GARDE DU GROUPE DE TRAVAIL DE LA SOCIETE CIVILE

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:13

 

 

 

 

 

http://www.la-croix.com/   23/7/14 - 12 H 18

 

Une libre opinion de Bruno Angsthelm, chargé de mission Afrique au CCFD-Terre solidaire

 

Les Peuls Mbororos, de simples éleveurs ou gardiens de bétail, dont ils ne sont souvent même pas propriétaires, sont depuis plus de vingt ans la cible des différents régimes qui se sont succédé. À chaque alternance, le nouveau pouvoir les accusant d’être à la solde du précédent, ils ont subi représailles, amendes, taxes illégales, vols de bétail… Leur situation est encore pire aujourd’hui dans ce pays où l’on chasse « les étrangers musulmans ». Les Peuls de l’ouest du pays ont fui en masse les massacres, les viols, les pillages… 60 000 se sont réfugiés au Cameroun, et 40 000 au Tchad, se mêlant aux milliers d’autres musulmans qui ont fui le pays. Quelques communautés sont restées piégées et vivent encerclées par les anti-balaka.

 

Certes, une minorité de Peuls a participé à des rébellions : 350 d’entre eux ont suivi Baba Laddé, chef d’un mouvement en rébellion contre le président Déby puis ont rejoint la Séléka en 2013. Mais il ne faut pas confondre les Peuls centrafricains avec les coupeurs de routes et les braconniers très nombreux dans ce pays, et surtout avec d’autres Peuls mercenaires venus du Tchad, du Soudan, du Nigeria, du Niger pour combattre aux côtés de la Séléka. Des groupes nomades très dangereux, armés et vindicatifs, viennent aussi chaque année du Tchad et du Soudan pour de longues transhumances. Tous ceux-là ne sont pas des Peuls centrafricains. Même si certains d’entre eux sont aujourd’hui dans les structures politiques et de commandement de la Séléka (un porte-parole, un chef d’opération militaire)… Il s’agit de quelques centaines de personnes sur une communauté d’environ 750 000 personnes.

 

Par amalgame, ceci amène les Centrafricains, mais aussi de nombreux acteurs et observateurs de la crise centrafricaine, à soupçonner la communauté peule d’être partie prenante dans le conflit. Personne ne semble s’interroger sur la situation actuelle et l’avenir de cette importante communauté centrafricaine.

 

En février dernier, l’Association pour l’intégration et le développement social des Peuls de Centrafrique (AIDSPC), partenaire du CCFD-Terre solidaire, a lancé sans succès un appel à la communauté internationale, pour les nombreux réfugiés qui ne bénéficient pas de l’aide internationale. Les responsables de l’AIDSPC continuent de réclamer une aide d’urgence mais aussi le retour dans leur pleine citoyenneté et justice pour les exactions perpétrées contre leur communauté. Ils souhaitent que le gouvernement centrafricain et les Nations unies prennent en compte le droit de leur communauté à rentrer dans son pays. L’enjeu est important. Si les communautés peules réfugiées, et celles qui se trouvent encore dans l’est du pays, ne reçoivent pas de signaux indiquant que leur situation est prise en compte, le risque est grand que nombre d’entre eux rejoignent la rébellion et engagent cette communauté dans un conflit sans fin. Il est urgent au contraire d’associer les Peuls au processus de réconciliation et d’en faire des alliés pour une Centrafrique réunie.

 

Bruno Angsthelm

Lu pour vous : Les Peuls de Centrafrique, une communauté oubliée

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:09

 

 

 

 

 

BRAZZAVILLE, 23/07/14 (Xinhua) -- Au deuxième jour du Forum pour le dialogue politique et la réconciliation nationale en Centrafrique qui s'est ouvert lundi à Brazzaville, la coalition des ex-Séléka a optée mardi pour une politique de la chaise vide à l'occasion des travaux des groupes consacrés sur la cessation des hostilités et sur désarmement.

 

L'absence des représentants de l'ex-rébellion Séléka a rendue difficile la poursuite des travaux, sans pour autant faire perdre l'espoir à la médiation internationale qui espère une signature des accords mercredi, qui serait la première étape d'un long processus qui se poursuivra en terre centrafricaine.

 

"Le boycott de l'ex-Séléka ne surprend pas. S'ils n'ont pas des dissensions internes, c'est qu'ils veulent prendre le processus en otage. Je pense que demain tout le monde va signer un accord, si ce n'est pas le cas ça serait donc un véritable échec. L'ex-Séléka donne l'impression que c'est elle qui veut tout bloquer", a déclaré Thierry Vircoulon, de International crisis group.

 

Ouvert lundi sur une lueur d'espoir de voir les acteurs de la crise centrafricaine parvenir, dans un terrain neutre à sursoir leurs positions tranchées et dialoguer un début de solution vers la réconciliation, le Forum de Brazzaville a vu un grain de sable s'introduire dans la machine de la médiation.

 

Selon toutes vraisemblances, la question de la légitimité des représentants des groupes armés, notamment la Séléka dont la branche dissidente n'a pu envoyer aucun représentant à Brazzaville.

 

Interrogé par la presse pour savoir les réelles motivations du black-out des ex-séléka dans les deux groupes de concertation, la médiation internationale de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) a indiqué que la délégation de la Séléka qui n'avait pas quitté leur hôtel étudiait le projet projet de l'accord final du Forum dont copie leur serait transmise.

 

Par ailleurs, si certains participants aux assises de Brazzaville ont interprété l'attitude des représentants de cette branche armée par son intention de réclamer la partition de la Centrafrique, d'autres encore ont estimé que cela constituait une manière de monter les enchères pour vouloir faire passer leur point de vu.

 

En effet, partie prenante au Forum de Brazzaville, le délégué du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Me Guy-Hervé Gbangolo, dont le mouvement opère dans l'Ouest du pays, près du Cameroun, avec environ 300 combattants, a affiché son optimisme sur les résultats de ce forum.

 

La Séléka un blocage pour la réconciliation en RCA

 

"Même s'il y a des refroidissements dans les interventions des uns et des autres, nous comptant sur le médiateur et la communauté internationale. Nous sommes prêts à déposer les armes parce que le peuple centrafricain à tant souffert. La violence ne résout par les problèmes", a-t-il déclaré tout en demandant le soutien de la présidente de transition.

 

Loin des propos tenu par le délégué du FDPC, le président du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), un mouvement politico-armé, Abakar Sabone, a estimé que la position des ex-Séléka était à regarder de très près.

 

"Je crois que ses responsables ne le font pas à leur niveau, c'est la situation du terrain qui le commande. Ils représentent les communautés musulmanes se sont repliés au nord et le pouvoir n'a pas accès à cette zone", déclaré-t-il.

 

Outre les avis très divergents sur le dénouement du Forum dont un accord de cessation d'hostilités est attendu, les habitués des négociations gardent tout de même espoir.

 

C'est le cas du chef de la Misca, le général Jean Marie Michel Mokoko qui pense que seul l'avenir des travaux dira si la volonté de partition du pays est une volonté réelle.

 

"Dans tous les cas, à ce niveau des discussions cet aspect ne nous intéresse pas tellement. C'est lorsque l'on abordera la deuxième phase à Bangui que les Centrafricains décideront de la gestion de leur pays et de quelle forme d'Etat souhaiteraient-ils avoir", a-t-il souligné.

 

Pour sa part, jugeant très court le temps de la réunion de Brazzaville, Thierry Vircoulon de International crisis group qui s' est dit ne pas être surpris par le boycott d l'ex-Séléka a précisé que tout le monde va signer un accord mercredi.

 

"Si ce n'est pas le cas ça serait donc un véritable échec. L'ex- Séléka donne l'impression que c'est elle qui veut tout bloquer. Le désarmement et l'engagement politique dépendant de la cessation des hostilités », note-t-il.

 

Centrafrique : les ex-Séléka rendent difficile l'issue des assises de Brazzaville

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:06

 

 

 

 

 

23/07/14 (AFP)

 

Les délégués de l'ex-rébellion Séléka ne sont pas encore prêts à rejoindre les discussions de paix pour la Centrafrique qui se déroulent à Brazzaville, a déclaré mercredi matin leur chef, Mohamed-Moussa Dhaffane.

 

"Nous poursuivons nos pourparlers en interne. Nous n'avons pas encore pris la décision d'aller au forum", a déclaré M. Dhaffane à l'AFP à quelques heures de la clôture prévue des négociations.

 

Près de 170 délégués centrafricains sont réunis depuis lundi à Brazzaville pour un "Forum pour la réconciliation nationale et dialogue politique" dont le but premier est de mettre fin à la violence pour pouvoir relancer un nouveau processus politique de sortie de crise.

 

Mal engagé dès avant même d'avoir commencé, le Forum a pris un très mauvais tour quand M. Dhaffane, chef de la délégation de la branche officielle de la Séléka (le mouvement s'est scindé récemment en deux branches), a posé comme préalable à toute discussion l'acceptation du principe d'une division du pays, position jugée inacceptable par la grande majorité des négociateurs.

 

Pour tenter de sauver les discussions, les autorités congolaises, qui assurent la médiation et l'organisation du Forum au nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) ont fait venir mardi soir "neuf chefs militaires" de la Séléka.

 

Mais leur présence n'avait encore rien débloqué mercredi en milieu de matinée. La reprise des discussions, prévue initialement pour 09h00 (08h00 GMT) a été reportée à midi, la cérémonie de clôture étant maintenue pour 15h00, a-t-on appris auprès organisateurs.

 

Du côté de la Séléka, on indiquait maintenir l'exigence de reconnaissance du principe d'une division du pays avant toute discussion. La délégation devait être reçue avant midi par le président congolais Denis Sassou Nguesso et comptait sur sa médiation.

 

La volte-face de M. Dhaffane a agacé bon nombre de négociateurs qui lui reprochent de chercher à gagner du temps, de ne rien vouloir résoudre ou d'être dépassé par les événements.

 

L'ex-Séléka réclame la partition de la Centrafrique

 

BRAZZAVILLE 23/07/14 (Reuters) - Les ex-rebelles de la Séléka demandent que la République centrafricaine soit partagée entre un Nord musulman et un Sud chrétien, exigence surprise aux pourparlers en cours à Brazzaville pour mettre un terme aux violences entre communautés, a-t-on appris mardi de sources proches des discussions.

 

Le chef de la délégation de l'ex-Séléka aux pourparlers de Brazzaville, le général Mohamed Moussa Dhaffane, a déclaré aux délégués présents qu'il était temps d'officialiser la partition du pays, alors que des dizaines de milliers de musulmans ont fui le Sud.

 

Les négociations, qui réunissent 169 délégués représentant le gouvernement de transition, la société civile et différents groupes armés centrafricains, visent à conclure un cessez-le-feu et à aboutir au désarmement des ex-rebelles de la Séléka et des milices chrétiennes "anti-balaka".

 

Des milliers de personnes ont péri et plus d'un million d'habitants ont été contraints à fuir depuis le début des violences dans le pays, qui ont éclaté avec l'arrivée au pouvoir de la Séléka en mars 2013.

 

Abakar Sabone, ancien ministre musulman et dirigeant du mouvement MLCJ présent à Brazzaville, a déclaré que l'ex-Séléka réclamait, comme condition préalable à la poursuite des pourparlers, que le pays soit scindé en deux.

 

"Ils (la Séléka) représentent la communauté musulmane dans le Nord. La partition est déjà effective, car tous les musulmans se trouvent désormais dans le Nord et le gouvernement actuel n'a aucun accès au Nord", a dit Sabone. "La Séléka exprime ce que réclame cette communauté dans le Nord", a-t-il ajouté.

 

(Christian Elion; Eric Faye pour le service français)

 

Centrafrique : la Séléka renâcle encore à rejoindre le forum de Brazzaville

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 13:03

 

 

 

 

 

 

23/07/14 (RFI)

 

Les négociations pour faire taire les armes en Centrafrique ont été victimes de nombreux blocages ce mardi 22 juillet à Brazzaville, alors qu’il ne reste plus que quelques heures avant d’aboutir à la signature annoncée d’un accord de cessations des hostilités.

 

Un peu après 19h, mardi soir, l’ébauche d’un accord de cessation des hostilités et un engagement à désarmer ont finalement été adoptés en commission, mais sans la Seleka. Jusqu’à 21h, les délégués ont attendu une possible venue de l’ex-rébellion, à majorité musulmane. En vain.

 

Mardi, aucun représentant du mouvement ne se sera présenté au ministère des Affaires étrangères, lieu où se tiennent les négociations. Les délégués de la Seleka ont avancé vouloir attendre que leur délégation soit au complet. Les neuf représentants militaires attendus sont finalement arrivés dans la soirée.

 

Médiation internationale

 

Du côté de la médiation internationale, on se veut rassurant. Un comportement classique en période de discussion ou technique de négociation, chacun y est allé de son analyse. « Nous sommes en contact avec les Seleka », a ainsi expliqué le représentant de l’Onu en Afrique centrale Abdoulaye Bathily dans l’après-midi, ajoutant que les documents élaborés leur seraient soumis, pour qu’ils puissent faire des remarques.

 

Dimanche, la délégation de la Seleka avait déjà jeté un pavé dans la mare en demandant la partition de leur pays comme préalable à toute négociation. Une demande formulée 24 heures après la visite au Bénin de 5 membres de la délégation à leur président Michel Djotodia. Ce dernier a-t-il demandé à sa délégation de mettre la question de la partition sur la table ?

 

C'est ce que pense Sebastien Wenezoui n°2, des anti-balaka, qui estime que c’est une façon indirecte de torpiller les négociations. En face, la Seleka dément, et invoque l'assassinat de deux musulmans la veille à Bangui, pour justifier la création d'une zone sûre pour cette communauté.

 

Son porte-parole Habylah Hawal estime que cette décision a été prise en raison de la situation sécuritaire en cours en Centrafrique. Il ajoute par ailleurs que la décision de demander la partition du pays est une décision qui a été prise collectivement.

 

Faire monter la pression

 

Plusieurs observateurs à Brazzaville estiment que l’ex-rébellion joue ainsi sa survie politique et physique. Exiger la partition du pays pourrait être une façon de faire monter la pression et d'obtenir une plus grosse part du gâteau politique, tout en s'assurant des garanties de sécurité pour les musulmans. En tout état de cause, ce traité de cessation des hostilités qui, à Bangui, était encore décrit comme une simple formalité, s’est révélé en quelques jours bien plus compliqué à obtenir.

 

Mardi soir, un nouveau rendez-vous a donc été donné à toutes les parties, afin de revenir ce mercredi matin dès 8 heures pour clore les négociations. La cérémonie de signature a elle été décalée de plusieurs heures, pour se tenir, normalement, en début d’après-midi. Au final, personne n’a quitté la table des négociations pour le moment. Reste à voir si la délégation Seleka, désormais au complet, sera au rendez-vous ce mercredi matin.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140723-rca-une-journee-chaotique...

 

 

Centrafrique: tentative de sauvetage des négociations de paix à Brazzaville

 

23/07/14 (AFP)

 

Les autorités congolaises ont tenté mardi de sauver les négociations de paix pour la Centrafrique à Brazzaville en faisant venir des chefs militaires de l'ex-rébellion Séléka afin de sortir ce mouvement de son isolement face aux délégués des autres parties.

 

"Neuf chefs militaires de la Séléka sont arrivés ce soir à Brazzaville", a déclaré à l'AFP Jean-Marie Kamba, conseiller technique auprès du président Denis Sassou Nguesso.

 

"La décision d'aller chercher [ces personnes] à Bangui est un plan B", a déclaré à l'AFP un responsable au ministère des Affaires étrangères congolais.

 

Selon l'imam Layama Kobine, président de la communauté islamique de Centrafrique, ce sont des responsables politiques de la Séléka présents à Brazzaville qui ont demandé ce renfort, arguant que ces responsables militaires étaient mieux placés qu'eux pour "discuter des conditions" dans lesquelles doivent cesser les combats.

 

Ouvert lundi, le "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" en Centrafrique a pris un mauvais tour mardi à Brazzaville, lorsque le chef de la délégation de la Séléka, Mohamed-Moussa Dhaffane a posé comme préalable à toute discussion l'acceptation du principe d'une division du pays.

 

Les autorités congolaises, organisant le Forum au nom de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), ont indiqué avoir repoussé de six heures, à 15h00 (14h00 GMT) la cérémonie de clôture prévue mercredi et censée aboutir à un engagement des parties concernées à cesser toute violence, et à la signature d'un accord de cessation des hostilités et de désarmement des groupes armés, préalables à un nouveau processus politique.

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la Séléka, mouvement à dominante musulmane, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants, en pétrole et en uranium, est plongée dans le chaos. Les violences inter-communautaires quasi quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Les ex-rebelles Séléka et les milices anti-balaka, formées de combattants chrétiens et animistes, s'affrontent dans un cycle sanglant d'attaques et de représailles dont les civils sont les premières victimes.

 

- 'Eviter la désintégration' -

 

A Brazzaville, les délégués de la Séléka au Forum sont restés dans leur hôtel toute la journée. En leur absence, les travaux des commissions sur la cessation des hostilités et sur le désarmement des groupes armés avaient été suspendus dès le matin. Ils ont finalement repris dans l'après-midi, pendant quelques heures, mais sans eux.

 

"Les persécutions contre une frange de la population se poursuivent", a déclaré M. Dhaffane à l'AFP, "au nom de la paix [...] nous avons demandé la partition du pays. Nous, les ressortissants du Nord-Ouest, chrétiens et musulmans, nous ne sommes plus acceptés".

 

Ils font preuve de "mauvaise foi", "ils font exprès de faire traîner pour on ne sait quelle raison", a dénoncé un ministre, sous le couvert de l'anonymat.

 

L'idée même d'une division du pays a été jugée inenvisageable par l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et l'imam Kobine.

 

A Bangui, Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre, a déclaré lors d'une conférence de presse d'opposants au Forum que la question de l'unité du pays n'était "même pas négociable". A Paris, Romain Nadal, porte-parole du Quai d'Orsay estimait, lui, que "tout doit être fait pour éviter la désintégration territoriale" de la Centrafrique.

 

Selon des négociateurs, les parties sont convenues d'un projet d'accord qui pourrait être amendé par la Séléka mercredi. Ce document prévoit notamment le regroupement de tous les combattants des groupes signataires dans un délai de 45 jours en vue de leur démobilisation, et le retour dans leur pays des miliciens étrangers.

 

Restera à savoir si cet accord, s'il est effectivement signé, pourra tenir dans la durée dans la mesure où il n'aura pas été ratifié par un certain nombre de représentants politiques, restés à Bangui, et du fait des divisions internes au sein des groupes armés, aux premiers rang desquels la Séléka et les anti-balaka

 

RCA : une journée chaotique de négociations à Brazzaville

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 10:58

 

 

 

 

 

23/07/14 (AFP)

 

L'actrice et militante américaine Mia Farrow a estimé mardi que la nouvelle mission de maintien de la paix de l'ONU en République centrafricaine (RCA) "fera la différence", en aidant les travailleurs humanitaires à atteindre des coins reculés du pays.

 

"Tout le monde attend vraiment avec impatience septembre et l'arrivée des Casques bleus", a souligné depuis New York Mia Farrow, ambassadrice itinérante de l'UNICEF, qui vient d'effectuer sa quatrième visite en RCA.

 

L'ONU espère déployer dans deux mois en République centrafricaine des effectifs nettement supérieurs aux 6.000 hommes de la force africaine actuellement présents dans le pays.

 

"Nous ne pouvons pas attendre d'eux qu'ils éliminent le problème, mais qu'ils limitent les tueries et permettent l'accès des travailleurs humanitaires", a-t-elle déclaré.

 

"Ce que je souhaite c'est que toute la population puisse accéder à l'aide humanitaire afin qu'ils ne meurent pas tous de faim", a-t-elle insisté.

 

L'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud avait indiqué la semaine dernière que trois bataillons - fournis par le Maroc, le Bangladesh et le Pakistan - devraient s'ajouter aux 6.000 hommes de la Misca africaine, ce qui ferait un total de 8.500 hommes.

 

Ceux-ci, accompagnés de policiers rwandais et sénégalais, patrouilleront non seulement à Bangui mais en province pour tenter de ramener le calme.

 

"Ils feront la différence où qu'ils soient", a encore souligné l'actrice de "Rosemary's Baby" et "Gatsby le magnifique" devant des journalistes, estimant que les Centrafricains étaient "certainement les gens les plus délaissés de la planète".

 

Depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

 

 

RCA : une journée chaotique de négociations à Brazzaville

23/07/14 (RFI)

Les négociations pour faire taire les armes en Centrafrique ont été victimes de nombreux blocages ce mardi 22 juillet à Brazzaville, alors qu’il ne reste plus que quelques heures avant d’aboutir à la signature annoncée d’un accord de cessations des hostilités.

Un peu après 19h, mardi soir, l’ébauche d’un accord de cessation des hostilités et un engagement à désarmer ont finalement été adoptés en commission, mais sans la Seleka. Jusqu’à 21h, les délégués ont attendu une possible venue de l’ex-rébellion, à majorité musulmane. En vain.

Mardi, aucun représentant du mouvement ne se sera présenté au ministère des Affaires étrangères, lieu où se tiennent les négociations. Les délégués de la Seleka ont avancé vouloir attendre que leur délégation soit au complet. Les neuf représentants militaires attendus sont finalement arrivés dans la soirée.

Médiation internationale

Du côté de la médiation internationale, on se veut rassurant. Un comportement classique en période de discussion ou technique de négociation, chacun y est allé de son analyse. « Nous sommes en contact avec les Seleka », a ainsi expliqué le représentant de l’Onu en Afrique centrale Abdoulaye Bathily dans l’après-midi, ajoutant que les documents élaborés leur seraient soumis, pour qu’ils puissent faire des remarques.

Dimanche, la délégation de la Seleka avait déjà jeté un pavé dans la mare en demandant la partition de leur pays comme préalable à toute négociation. Une demande formulée 24 heures après la visite au Bénin de 5 membres de la délégation à leur président Michel Djotodia. Ce dernier a-t-il demandé à sa délégation de mettre la question de la partition sur la table ?

C'est ce que pense Sebastien Wenezoui n°2, des anti-balaka, qui estime que c’est une façon indirecte de torpiller les négociations. En face, la Seleka dément, et invoque l'assassinat de deux musulmans la veille à Bangui, pour justifier la création d'une zone sûre pour cette communauté.

Son porte-parole Habylah Hawal estime que cette décision a été prise en raison de la situation sécuritaire en cours en Centrafrique. Il ajoute par ailleurs que la décision de demander la partition du pays est une décision qui a été prise collectivement.

Faire monter la pression

Plusieurs observateurs à Brazzaville estiment que l’ex-rébellion joue ainsi sa survie politique et physique. Exiger la partition du pays pourrait être une façon de faire monter la pression et d'obtenir une plus grosse part du gâteau politique, tout en s'assurant des garanties de sécurité pour les musulmans. En tout état de cause, ce traité de cessation des hostilités qui, à Bangui, était encore décrit comme une simple formalité, s’est révélé en quelques jours bien plus compliqué à obtenir.

Mardi soir, un nouveau rendez-vous a donc été donné à toutes les parties, afin de revenir ce mercredi matin dès 8 heures pour clore les négociations. La cérémonie de signature a elle été décalée de plusieurs heures, pour se tenir, normalement, en début d’après-midi. Au final, personne n’a quitté la table des négociations pour le moment. Reste à voir si la délégation Seleka, désormais au complet, sera au rendez-vous ce mercredi matin.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140723-rca-une-journee-chaotique...

 

Centrafrique: la nouvelle mission de l'ONU fera la différence, pour Mia Farrow

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 00:43

 

 

 

 

 

AFP 22 JUILLET 2014 À 22:57 

 

Les autorités congolaises ont tenté mardi de sauver les négociations de paix pour la Centrafrique à Brazzaville en faisant venir des chefs militaires de l’ex-rébellion Séléka afin de sortir ce mouvement de son isolement face aux délégués des autres parties. 

 

«Neuf chefs militaires de la Séléka sont arrivés ce soir à Brazzaville», a déclaré à l’AFP Jean-Marie Kamba, conseiller technique auprès du président Denis Sassou Nguesso.

 

«La décision d’aller chercher [ces personnes] à Bangui est un plan B», a déclaré à l’AFP un responsable au ministère des Affaires étrangères congolais.

 

Selon l’imam Layama Kobine, président de la communauté islamique de Centrafrique, ce sont des responsables politiques de la Séléka présents à Brazzaville qui ont demandé ce renfort, arguant que ces responsables militaires étaient mieux placés qu’eux pour «discuter des conditions» dans lequelles doivent cesser les combats.

 

Ouvert lundi, le «Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique» en Centrafrique a pris un mauvais tour mardi à Brazzaville, lorsque le chef de la délégation de la Séléka, Mohamed-Moussa Dhaffane a posé comme préalable à toute discussion l’acceptation du principe d’une division du pays.

 

Les autorités congolaises, organisant le Forum au nom de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), ont indiqué avoir repoussé de six heures, à 15h00 (14h00 GMT) la cérémonie de clôture prévue mercredi et censée aboutir à un engagement des parties concernées à cesser toute violence, et à la signature d’un accord de cessation des hostilités et de désarmement des groupes armés, préalables à un nouveau processus politique.

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la Séléka, mouvement à dominante musulmane, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants, en pétrole et en uranium, est plongée dans le chaos. Les violences inter-communautaires quasi quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Les ex-rebelles Séléka et les milices anti-balaka, formées de combattants chrétiens et animistes, s’affrontent dans un cycle sanglant d’attaques et de représailles dont les civils sont les premières victimes.

 

- 'Eviter la désintégration' -

 

A Brazzaville, les délégués de la Séléka au Forum sont restés dans leur hôtel toute la journée. En leur absence, les travaux des commissions sur la cessation des hostilités et sur le désarmement des groupes armés avaient été suspendus dès le matin. Ils ont finalement repris dans l’après-midi, pendant quelques heures, mais sans eux.

 

«Les persécutions contre une frange de la population se poursuivent», a déclaré M. Dhaffane à l’AFP, «au nom de la paix [...] nous avons demandé la partition du pays. Nous, les ressortissants du Nord-Ouest, chrétiens et musulmans, nous ne sommes plus acceptés».

 

Ils font preuve de «mauvaise foi», «ils font exprès de faire traîner pour on ne sait quelle raison», a dénoncé un ministre, sous le couvert de l’anonymat.

 

L’idée même d’une division du pays a été jugée inenvisageable par l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, et l’imam Kobine.

 

A Bangui, Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre, a déclaré lors d’une conférence de presse d’opposants au Forum que la question de l’unité du pays n’était «même pas négociable». A Paris, Romain Nadal, porte-parole du Quai d’Orsay estimait, lui, que «tout doit être fait pour éviter la désintégration territoriale» de la Centrafrique.

 

Selon des négociateurs, les parties sont convenues d’un projet d’accord qui pourrait être amendé par la Séléka mercredi. Ce document prévoit notamment le regroupement de tous les combattants des groupes signataires dans un délai de 45 jours en vue de leur démobilisation, et le retour dans leur pays des miliciens étrangers.

 

Restera à savoir si cet accord, s’il est effectivement signé, pourra tenir dans la durée dans la mesure où il n’aura pas été ratifié par un certain nombre de représentants politiques, restés à Bangui, et du fait des divisions internes au sein des groupes armés, aux premiers rang desquels la Séléka et les anti-balaka

 

Centrafrique : tentative de sauvetage des négociations de paix à Brazzaville

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 18:48

 

 

 

22/07/14 (AFP)

 

Les négociations pour faire taire les armes en Centrafrique ont été suspendues mardi à Brazzaville alors qu'il reste moins de vingt-quatre heures aux délégués pour parvenir à un accord.

 

Les représentants de l'ex-rébellion Séléka ne se sont pas présentés à la reprise des travaux du "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" qui s'était ouvert la veille dans la capitale congolaise.

 

En leur absence, les deux principaux ateliers de négociations, celui la cessation des hostilités et celui sur le désarmement des groupes armés ont suspendu leur séance dès l'ouverture, et n'avaient pas repris leur session à 13h00 (12h00 GMT).

 

Seule la troisième commission, sur la poursuite du processus politique, a repris ses travaux à huis clos.

 

La médiation internationale de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) lui a demandé de tenir sa session pour faire le point, selon un membre du comité d'organisation congolais ayant requis l'anonymat.

 

De même source, on indiquait que la délégation de la Séléka avait reçu un projet de l'accord final de la conférence devant être signé mercredi. Les délégués de la Séléka qui n'ont pas quitté leur hôtel seraient toujours en train de l'étudier.

 

Aucune précision n'avait pu être obtenue sur le contenu de ce projet d'accord, mais l'objectif annoncé du Forum est d'aboutir mercredi matin à un engagement des parties concernées à cesser toute violence, et à la signature d'un accord de cessation des hostilités et de désarmement des groupes armés, préalables à un nouveau processus politique.

 

- "Refroidissement" -

 

Dès son ouverture, la rencontre avait suscité des doutes sur les résultats dont elle pourrait accoucher du fait de l'absence d'un certain nombre d'acteurs de la crise.

 

Après les échecs de rencontres précédentes à l'étranger, un certain nombre de personnalités politiques et religieuses ainsi que de représentants de la société civile ont décidé de ne pas faire le voyage de Brazzaville, souhaitant que le dialogue ait lieu à Bangui.

 

La question de la légitimité des représentants des groupes armés pour parler au nom de l'ensemble des milices était également posée du fait du grand éclatement de celles-ci, entre branche dissidente et branche officielle pour la Séléka, ou d'une multitude de cellules indépendantes en l'absence de véritable organisation pour les anti-balaka. La branche dissidente de la Séléka n'a envoyé ainsi aucun représentant à Brazzaville.

 

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka, la Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants, en pétrole et en uranium, est plongée dans le chaos. Les violences inter-communautaires quasi quotidiennes ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

Les ex-rebelles Séléka et les milices anti-balaka s'affrontent dans un cycle sanglant d'attaques et de représailles dont les civils sont les premières victimes, et d'autres groupes armés sont par ailleurs présents dans le pays.

 

Mardi matin, plusieurs délégués ont évoqué des propos rapportés par la radio française RFI, selon laquelle le chef de la délégation Séléka, Mohamed-Moussa Dhaffane, aurait réclamé un partage de la Centrafrique comme préalable à toute négociation.

 

Me Guy-Hervé Gbangolo, délégué pour le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) a estimé que les propos prêtés à M. Dhaffane créaient "un petit refroidissement". Le FDPC est un groupe armé présent dans l'Ouest du pays, près du Cameroun, et qui compterait environ 300 combattants.

 

 

RCA : suspension des négociations

 

22/07/14 (BBC Afrique)

 

Les négociations de paix et de réconciliation en Centrafrique ont été suspendues mardi à Brazzaville, les représentants de l'ex-rébellion Séléka ne s'étant pas présentés.

 

Le "Forum de Brazzaville" qui s'est ouvert lundi dans la capitale congolaise devait se tenir durant trois jours.

 

D'après certaines sources présentes à Brazzaville, le chef de la délégation Seleka, Mohamed-Moussa Dhaffane, aurait réclamé un partage de la Centrafrique comme préalable à toute négociation, une demande qui n'aurait pas préalablement été avancée par la délégation Seleka.

 

Les délégués Seleka sont restés à l'hôtel pour se concentrer sur le projet d'accord final devant être signé mercredi.

 

Cette interruption des négociations aura une incidence sur l'engagement des parties concernées à cesser toute violence, et à la signature mercredi matin d'un accord de cessation des hostilités et de désarmement des groupes armés.

 

La commission sur la poursuite du processus politique à toutefois poursuivi ses travaux à huis clos.

 

La proposition de signature par les Seleka et anti-Balaka d'un accord de cessation des hostilités visait à ramener la paix en Centrafrique alors que les violences intercommunautaires ont encore fait un mort lundi à Bangui.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/07/140722_rca_forum...

Centrafrique: suspension des négociations de paix à Brazzaville

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 18:35

 

 

 

 

COMITE MILITAIRE DE CRISE DES FORCES REPUBLICAINES

(EX-COALITION SELEKA)

  

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

RELATIF A LA PARTION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Les officiers, sous officiers et hommes de rangs de l’Etat Major l’Ex-coalition Séléka à Bambari viennent d’apprendre avec beaucoup d’indignation les propos tendancieux et irresponsables du Général DAFFHAN relatifs à la partition de notre pays la République Centrafricaine au forum de Brazzaville.

 

L’Etat Major de l’Ex-coalition Séléka basé à Bambari tient à faire la mise au point suivant :

 

Le Général DAFFHAN ne détient aucune légitimité digne de foi pour faire une telle déclaration de grande portée et qui risque d’affecter l’unité nationale.

 

A cet effet, l’Etat Major de l’Ex-coalition Séléka à Bambari prend à témoin l’opinion nationale et internationale de la gravité d’une telle déclaration qui n’engage que la personne de lui-même.

 

Demandons au peuple centrafricain de demeurer vigilant et de ne pas céder aux manipulations de vieux démons qui cherchent par tous les moyens pour diviser notre beau pays la République Centrafricaine et perdurer la souffrance des centrafricains. L’Etat Major de l’Ex-coalition Séléka à Bambari dit non et non à la partition de la République Centrafricaine car la RCA est une et indivisible.

 

Fait à Bambari le 22 juillet 2014

 

Pour l’Etat Major de l’Ex-coalition Séléka

      Le Porte-parole

 

                             Le Capitaine AHMAT MEDJAD IBRAHIM

Partition de la RCA : Séléka de Bambari désavoue Séléka de Brazzaville

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