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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 21:58

 

 

 

Le MLPC se réjouit de la réussite du Forum National de Bangui
Le MLPC se réjouit de la réussite du Forum National de Bangui
Le MLPC se réjouit de la réussite du Forum National de Bangui

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Centrafrique-Presse.com
28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 21:48

 

 

afp.com - PATRICK FORT  28 mai 2015 à 20:00

 

Un musulman a été abattu par des hommes armés et une jeune fille tuée en représailles jeudi dans le quartier commerçant du KM5 à Bangui, peuplé en majorité de musulmans, a-t-on appris auprès de la police.

 

Selon cette source, "un commerçant musulman a été froidement abattu dans la nuit de mercredi à jeudi à quelques centaines de mètres du marché par des individus non identifiés mais avec lesquels il avait rendez-vous".

 

"A l'annonce de la mort du commerçant, de jeunes musulmans armés ont en représailles tué par balle une jeune fille et incendié un véhicule de la police, entrainant une vive tension dans le secteur", a indiqué la même source.

 

"Quelques coups de feu ont été entendus nuitamment et jeudi matin au KM5. La plupart des boutiques, échoppes, quincailleries et autres sont restés fermées. Le grand marché était quasiment désert jeudi", a conclu cette source.

 

Plus grand marché de Bangui, où s'approvisionnent chrétiens et musulmans, le KM5, appelé aussi PK5, a été durant des mois le théâtre de violences exercées par les miliciens anti-balaka contre les civils musulmans en représailles aux actes des éléments de l'ex-coalition Séléka à dominante musulmane.

 

Des milliers de musulmans de la capitale s'y sont retranchés depuis le début de la crise centrafricaine fin 2012. Des commerçants se sont récemment plaints d'être victimes de racket de la part d'anciens rebelles Séléka qui protégeaient auparavant le quartier contre les attaques des anti-balaka.

 

Ces incidents surviennent alors que des signes de normalisation étaient perceptibles dans le quartier: retour progressif des musulmans qui avaient choisi de s'exiler dans les pays voisins, reprise de l'activité commerciale, desserte du secteur par les taxis et taxis motos, réouverture du commissariat de police.

 

Les forces onusienne de la Minusca et française de Sangaris y patrouillent encore régulièrement.

 

© 2015 AFP

 

Centrafrique : un musulman abattu et une jeune fille tuée en représailles à Bangui

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 21:31

 

 

 

http://www.francophonie.org  27 mai 2015

 

La Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, s’est entretenue le 27 mai 2015 à Paris avec Catherine Samba-Panza, Chef de l’État de transition de la République Centrafricaine, à l’occasion de sa visite en France.

 

Michaëlle Jean a réitéré l’engagement de la Francophonie à poursuivre son soutien à la République Centrafricaine dans ces moments difficiles de son histoire.

 

Concrètement, elle a évoqué les actions d’appui de l’OIF qui seront mises en œuvre dans les domaines de la réconciliation nationale, de la réhabilitation des institutions de l’État de droit, des élections, de la lutte contre l’impunité et de la réforme des secteurs de sécurité. Elle a insisté sur le développement économique en précisant que l’OIF est disposée à apporter son concours à la reconstruction de ce secteur, notamment à travers l’emploi des jeunes.

 

Ensemble, elles ont évoqué la tenue du Forum de réconciliation nationale qui a récemment eu lieu à Bangui et où l’OIF était représentée par l’Envoyé spécial de la Secrétaire générale pour la Centrafrique, Monsieur Louis Michel. Elles ont notamment discuté des mécanismes de suivi nécessaires à la mise en œuvre effective des recommandations et procédé à un tour d’horizon des principaux enjeux auxquels la RCA est actuellement confrontée.

 

Madame Samba-Panza a réitéré son ferme engagement à porter à bon port le processus en cours dans son pays, notamment par la tenue dans les meilleurs délais des élections présidentielle et législatives.

 

Madame Catherine Samba-Panza au siège de l’OIF

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 17:30

 

 

FINI NDARA/FINI KODÉ

 

Le Collectif des Futurs-élus-décideurs et Acteurs socio-économiques en Centrafrique

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RELATIF A LA CREATION DU COLLECTIF FINI-NDARA-FINI-KODÉ .

 

Soucieux de nous impliquer davantage et efficacement dans le développement de notre pays, la République Centrafricaine ;

 

Conscients de prendre nos responsabilités face à l’Histoire ;

 

Nous, Membres de l’association Fini-Ndara et du Mouvement Citoyen Fini Kodé, réunis en assemblée générale constitutive, le  23 mai 2015 à Décines (France),  décidons de mettre en place un Collectif  des futurs élus-décideurs et acteurs socio-économiques en Centrafrique ayant pour titre : « Collectif Fini-Ndara-Fini-Kodé »

 

Le « Collectif FINI-NDARA-FINI-KODÉ « a pour but et objectifs de :

 

  • Rechercher, explorer et trouver les voies et moyens nécessaires à l’amorçage d’un développement durable en République Centrafricaine, en constituant notamment un cadre afin d’influencer les politiques locales de développement.

 

  • Le Collectif se donne la possibilité de créer, gérer ou soutenir tout réseau de proximité qui répond à ses grands principes, notamment toutes opérations, de quelque nature qu’elles soient, juridiques, économiques et financières, industrielles, mobilières, immobilières et civiles, se rattachant à l’objet sus-indiqué ou à tous autres objets similaires ou connexes, de nature à favoriser, directement ou indirectement, le but poursuivi par l’association, son extension ou son développement.

 

  • Créer et gérer un Prix, Fini Ndara/Fini Kodé pour l’excellence. Ce Prix est destiné à récompenser toute personne physique ou morale dont les actes posés, la qualité des travaux réalisés, le comportement en société permettent soit de promouvoir ou d’influer d’une manière positive sur les activités socio économiques et culturelles du pays. Les actes posés doivent provoquer ou participer soit à l’amélioration des conditions de vie de l’individu et de sa propre famille ainsi qu’à leur épanouissement, soit à celle de la population.

 

Pour atteindre ses objectifs, le Collectif Fini-Ndara-Fini-Kodé  peut collaborer avec tout autre organisme national ou international poursuivant les mêmes buts et objectifs.

 

Pour le Comité de Direction :  Le Bureau de Coordination

 

Franck SARAGBA :           Président

 

Serge KOTÉKÉ :                  Secrétaire Général

 

Aboubakar SAMORY :    Trésorier

 

Contact Mail. : collectif.fnfk@gmail.com

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 26/05/2015 de FNFK

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 16:03

 

 

 

Bangui, le 28 mai 2015 — Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition, a présidé ce jeudi 28 mai 2015 à la Primature, la réunion hebdomadaire du Comité Stratégique de Suivi des Élections (CSSE). 

 

Abordant les points inscrits à l’ordre du jour, le Comité s’est félicité de la décision prise par les Chefs d’État de la CEEAC à l’issue du sommet de N’Djamena du 25 mai 2015 de proroger la Transition jusqu’en décembre 2015. Et ce, avant même que les trois responsables de la Transition aient saisi officiellement la conférence des Chefs d’État. Ce qui constitue à la fois une marque de confiance et un rappel adressé aux plus hautes autorités de la Transition pour la tenue des élections d’ici fin 2015. 

 

Par ailleurs, la réunion a salué la convocation par les Chefs d’État et de Gouvernement d’un sommet extraordinaire de la CEEAC qui se tiendra dans la première quinzaine du mois de juin à Libreville (Gabon) au cours duquel la question du financement des élections en République Centrafricaine sera certainement abordée. 

 

Dans le même ordre d’idée, le Comité a exprimé sa satisfaction sur la Table ronde des Bailleurs de fonds de Bruxelles du 26 mai dernier à l’issue de laquelle des promesses d’aide financière à la République Centrafricaine à hauteur de 72 millions d’euros ont été annoncées. 

 

S’agissant de l’avis de la Cour Constitutionnelle de Transition sur le calendrier des élections, le Comité a exhorté l’Autorité Nationale des Élections (ANE) à sensibiliser la Cour à tenir compte de la situation exceptionnelle et des contraintes de délai afin de revoir certaines dispositions de la Loi électorale et permettre la tenue des scrutins d’ici la fin de l’année. 

 

Les participants ont tenu à rappeler qu’après le sommet de la CEEAC de N’Djamena du 25 mai dernier, l’ANE devait pouvoir proposer un chronogramme réaliste qui emporterait, à l’issue d’une réunion du Cadre de concertation, l’adhésion de tous les acteurs du processus. 

 

Sur l’état d’avancement du processus électoral et référendaire, le Comité a été informé que 70 des 126 démembrements de l’ANE ont déjà signé les serments écrits. Et que d’ici lundi à 12 heures, les autres démembrements auront accompli cette formalité. 

 

Le Comité a aussi été informé que l’opération de cartographie électorale de la ville de Bangui s’est achevée et que dès ce vendredi 29 mai, huit (8) équipes seront déployées dans les préfectures de l’Ombela-Mpoko, Lobaye, Sangha-Mambere, Mambere-Kadei, l’Ouham, l’Ouham-Pende et Nana-Mambere.  

 

Évoquant les préparatifs de l’Atelier d’enrichissement de la proposition de Constitution, la réunion a appris que le Conseil des Ministres a adopté ladite proposition de Constitution qui intègre désormais certaines recommandations du Forum National de Bangui. Le texte adopté sera renvoyé par le Gouvernement au Conseil National de Transition très prochainement, avant la tenue de l’Atelier d’enrichissement. 

 

Sur la préoccupante question de livraison du matériel d’enregistrement des électeurs, les participants ont été informés que l’opération se déroule sans problème majeur et que d’ici au 27 juin prochain, tous les kits seront livrés. Ce qui va permettre de démarrer l’enregistrement des électeurs le 1er juillet  2015 au plus tard. 

 

Aussi, le Comité a-t-il pris bonne note de la saisie, par le Ministre de l’Administration du Territoire, des autorités compétentes des pays voisins accueillant les réfugiés centrafricains afin de faciliter la mission des agents de l’ANE sur leurs territoires respectifs en vue de la participation des réfugiés aux prochains scrutins.  

 

Enfin, le Comité a procédé à un échange de vue approfondi sur l’état de mobilisation des ressources pour le financement des opérations électorales. Il en ressort de ces échanges que 21 millions 160 mille dollars restent à mobiliser pour boucler le budget des prochaines élections et que l’Italie a fait une promesse de contribution au « Basket Fund » d’un montant de 200 mille euros.   

 

 

Le Ministre-Conseiller Spécial du Premier Ministre
Chargé de la Communication de
Relations Publiques et des Nouvelles Technologies 

 

 

Georges Adrien Poussou 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°002 de la Primature

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 14:02

 

 

 

Les troupes de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en république centrafricaine (MINUSCA) maintiendront une posture robuste dans la protection des civils, a assuré mercredi le Commandant de la Force onusienne, le Général Martin Chomu Tumenta.

 

Au cours d’une conférence de presse consacrée à la mise en œuvre du mandat et au déploiement de la MINUSCA, à travers le territoire centrafricain, le Général a fait état d’un récent incident entre les casques bleus et des éléments Anti-Balakas dans le village de Ngakobo, à 62 km au sud de Bambari. Suite à l’arrestation d’un chef Anti-Balaka qui terrorisait les populations, ses partisans ont tenté d’obtenir sa libération en usant de la force des armes. L’un d’entre eux a pointé son arme sur les soldats de la MINUSCA qui ont riposté en légitime défense. Blessé, l’élément Anti-Balaka a succombé à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital » a expliqué le Commandant de la Force.

 

En dépit de cet incident et de quelques autres de moindre importance, la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, a fait remarquer le Général Tumenta. « Nous assistons à l’ouverture des écoles, le commerce va bon train, les populations vaquent normalement à leurs activités, les affaires marchent », a-t-il indiqué.

 

Sur les axes où se font les convois, « le commerce marche bien. » Cependant, il a relevé quelques petits foyers de tensions qui subsistent encore, notamment dans le secteur Est, ainsi qu’à Mbres et à Yaringa. Mais, les Forces de la MINUSCA et les Forces françaises Sangaris ne ménagent aucun effort pour restaurer la sécurité dans ces zones, a dit le Général Tumenta.

 

Le Commandant de la Force a donné les grandes lignes de déploiement des éléments de la MINUSCA : « Dans trois secteurs : Est, Centre et Ouest. » Le secteur ouest est occupé par les contingents du Cameroun, Congo Brazza et Bangladesh. Au Centre il y a les contingents du Pakistan, du Burundi et de la République Démocratique du Congo (RDC). Pour le secteur Est, il y a le contingent du Maroc et celui de la Zambie (récemment déployé). En plus de ces contingents faits des bataillons d’infanterie, il y a celui du Gabon, de réserve, qui est à Bangui et bientôt ceux d’Egypte et de Mauritanie. Il y a aussi ceux qu’on appelle « Génies » qui se trouvent à Bambari, Kaga Bandoro et Bangui. En outre, il y a les hôpitaux de niveau II à Kaga Bandoro, Bria et Bangui. Au niveau de l’Aviation, il y en a à l’Est, au Centre et d’ici peu, la Force aura des hélicoptères d’attaque en provenance du Sénégal (les vols de test ont eu lieu avec succès à Kaga Bandoro).

 

Parlant des activités en cours (les opérations militaires), le Commandant de la Force a signalé que les Casques bleus de la MINUSCA travaillaient en collaboration avec les Forces françaises, les Sangaris.

 

Il est satisfait du résultat : « Escortes des camions de commerçants, puits d’eau installés pour les populations, ces dernières se sentent actuellement en sécurité. »

 

Le Commandant de la Force a aussi souligné le rôle majeur de la restauration de l’Autorité de l’Etat : « Les forces de la MINUSCA en collaboration avec les Sangaris ont réhabilité les infrastructures administratives et assurent la protection des autorités qui réintègrent les services. » Mais aussi, la Force de la MINUSCA a assuré le transport des participants aux consultations populaires dans tout le pays. Egalement, la MINUSCA a joué un rôle moteur dans la préparation et le déroulement du FORUM de Bangui, qui a été un succès. Enfin, la MINUSCA est prête à soutenir l’Autorité Nationale des Elections (ANE), a conclu le Commandant de la Force. Il a tenu à souligner les bonnes relations de coopération entre ses troupes et les forces de Sécurité Intérieures centrafricaines que les casques bleus sont venus appuyer, conformément à leur mandat.

 

LES CASQUES BLEUS MAINTIENDRONT UNE POSTURE ROBUSTE POUR PROTEGER LES CIVILS, ASSURE LE COMMANDANT DE LA FORCE DE LA MINUSCA

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 13:31

 

 

 

Par Anthony Fouchard (contributeur Le Monde Afrique, Bangui)  Le Monde.fr Le 28.05.2015 à 09h51 • Mis à jour le 28.05.2015 à 09h57

 

Le 11 avril dernier, l’ex-ministre du tourisme Romaric Vomitiadé s’échappe des locaux de la Section de recherche et d’investigation de Bangui (SRI) où il était détenu pour viol sur mineure. Il sera rattrapé dix jours plus tard, en République démocratique du Congo, après un feuilleton rocambolesque qui a frôlé l’incident diplomatique entre les deux pays.

 

Le 19 mai, c’est le capitaine Eugène Ngaïkoisset, ex-responsable de la garde présidentielle de François Bozizé qui disparaît à son tour des geôles de la SRI, sans que personne ne puisse s’en expliquer. Ngaïkoisset est tristement connu sous le surnom du « boucher de Paoua », accusé d’avoir mené des massacres de grande ampleur entre 2005 et 2006 autour du village de Paoua, pour le compte de l’ex-président François Bozizé.

 

Des complices d’envergure

 

Ces deux évasions rapprochées ne font qu’illustrer les failles de la justice centrafricaine qui peine à reconstruire une chaîne pénale efficace. Au grand dam du procureur de Bangui Ghislain Grezenguet : « Ça me fait grincer des gents. Que voulez-vous que je vous dise. On se démène pour mettre ces bandits en prison et ils s’en échappent sans problème. Cela pose question, c’est sûr. »

 

Des questions sur d’éventuelles complicités au sein des plus hautes sphères du pouvoir. Pour le cas de Romaric Vomitiadé, l’affaire s’est réglée en coulisses. Après une enquête interne, « on a retrouvé la signature du procureur général, Maurice Dollé, sur le cahier de présence, une heure avant que Vomitiadé ne disparaisse », explique une source proche de l’enquête.

 

Le commandant de la SRI, Stanislas Kossi affirme lui, que M. Dollé aurait « donné l’ordre » de libérer l’ex-ministre pour que celui-ci puisse aller s’acheter des médicaments. Sans escorte policière. Quelques jours après, le procureur général était remercié.

 

« C’est encore bien trop gentil », maugrée un magistrat centrafricain. « La présidente était furieuse. Il y a des preuves concrètes de complicités au sein même des ministères. De la sécurité et de la justice », affirme-t-il en reprenant l’exemple de Ngaïkoisset. « Ce monsieur arrive par avion de Kinshaha. Nous sommes avertis de son arrivée. Il est sous mandat d’arrêt. La loi veut qu’il soit transféré directement à la prison de Ngaragba [la seule fonctionnelle à Bangui]. Mais on le retrouve finalement à la SRI, qui devient une sorte de prison dorée pour les ex-pointures du régime. La vraie question, c’est de savoir qui a pris la décision de ne pas l’envoyer à Ngaragba. Une chose est sûre, l’ordre est venu d’en haut. »

 

Ce même magistrat affirme avoir été mis au courant en amont des rumeurs d’évasion d’Eugène Ngaïkoisset. Des soupçons transmis au ministre de la sécurité et au ministre de la justice. « Est ce que la protection a été renforcée ? Non. Ngaïkoisset est simplement sorti de la geôle. » Avec la bienveillance, complice ou forcée, des gardiens (6 d’entre eux de service ce jour-là ont d’ailleurs été remerciés).

 

Système judiciaire inexistant

 

Ces deux cas sont symptomatiques des maux centrafricains et ne font que renforcer les doutes de la communauté internationale quand aux capacités du gouvernement à restaurer son système judiciaire. « Ngaïkoisset, Vomitiadé, ce sont des gros poissons. Des symboles. Mais au-delà de ça, c’est toute la chaîne pénale qui est à reconstruire », explique Yves Kokoyo, le doyen des juges d’instruction de Bangui.

 

Dans le pays, il n’y a plus que de deux prisons fonctionnelles. « Les juges ne sont pas capables d’opérer dans les provinces, faute de sécurité. Les prisonniers sans jugement s’accumulent dans des centres de détention insalubres », énumère-t-il.

 

A Mbaïki, par exemple, 52 détenus s’entassent dans 4 cellules. « La nuit, une trentaine qui sont jugés les plus dangereux sont enfermés ensemble dans une geôle de 3 x 2 m, car c’est la seule pièce qui ferme à clef », explique Jonathan Pedneault, consultant pour le compte de l’ONG Amnesty International. « Il y a des problèmes à tous les niveaux. De l’arrestation à l’enquête jusqu’au jugement. La Minusca [la force des Nations unies] alimente le pipeline des prisonniers, le plus souvent des cas de flagrance. Mais le système judiciaire actuel n’est pas capable d’accepter cet afflux, donc ça refoule », poursuit-il.

 

Dans le pays, il y a une session de jugement criminel par an, qui s’étale sur un mois. Il n’y en a pas eu depuis 2012. Les prisonniers sans jugement s’accumulent, sans compter ceux dont on ignore le motif de leur présence en prison. A Ngaragba, prévue à l’origine pour accueillir environ 300 personnes, ils sont plus de 700. Plus d’une cinquantaine sont « sans mandat. C’est-à-dire qu’on ne sait pas pourquoi ils sont là », explique Danielle Boisvert, chef de l’unité des affaires pénitentiaires pour la Minusca. « Restaurer la chaîne pénale, on s’y emploie avec le gouvernement local. Mais c’est un processus complexe et coûteux. Les résultats ne sont pas immédiats. C’est toujours plus facile de détruire que de reconstruire », tempère-t-elle en gardant le sourire.

 

Autre signe de la difficile refonte d’un Etat de droit : Karim Meckassoua, ancien ministre de François Bozize et candidat potentiel à l’élection présidentielle, s’est vu confisquer son passeport diplomatique le 12 mai, au lendemain de la fin du forum de Bangui. Des sources gouvernementales le soupçonnent d’avoir été derrière les manifestations qui ont secoué la fin de cette réunion destinée à favoriser la réconciliation. Depuis, aucune instance judiciaire ne lui a fourni les raisons de cette mesure.

 

Anthony Fouchard contributeur Le Monde Afrique, Bangui

 

Lu pour vous : Centrafrique : un Etat de non-droit

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 13:28

 

 

 

http://www.20min.ch  28 mai 2015 10:12; 28.05.2015 10:21

 

La fin de la guerre en Centrafrique ne signifie la résolution de tous les problèmes. Des familles demandent encore la justice pour leurs proches tués.

 

Une faute?

 

«Je veux la Justice», affirme Antoine Pounengakola, retraité chrétien. Sa fille de 26 ans, enceinte de trois mois, et sa petite-fille de 2 ans ont été tuées à Bangui le 16 avril 2013 par l'ex-rébellion à dominante musulmane Séléka, alors au pouvoir en Centrafrique.

 

Abdul Wahid, transporteur musulman, a perdu huit membres de sa famille, tués par les milices chrétiennes anti-balaka. Il a porté plainte au tribunal de Bangui. «Force doit rester à la loi. Ceux qui ont commis des crimes et des vols doivent être arrêtés. Combien y a-t-il eu d'amnisties dans ce pays? Ce n'est pas une question de religion. On ne construira pas ce pays sans justice», dit-il.

 

Mais le chemin de la justice est difficile dans un pays loin d'être pacifié, où les groupes armés subsistent et leurs chefs sont omniprésents. «Il y a un paradoxe. D'un côté, on veut poursuivre les auteurs des crimes. De l'autre, on est bien obligé de négocier politiquement avec de nombreux chefs de groupes armés des deux camps qui font partie de ceux qui seront poursuivis», souligne une source occidentale sous couvert de l'anonymat.

 

La Séléka a renversé le président François Bozizé en mars 2013 puis a été chassée du pouvoir en janvier 2014 après de nombreuses exactions, donnant le coup d'envoi à des affrontements religieux qui ont fait des milliers de victimes.

 

Pas d'impunité

 

«Réconciliation ne veut pas dire impunité. Ce n'est pas parce qu'il y a réconciliation que ceux qui sont poursuivis pourront échapper à la sanction», souligne le ministre de la Justice, Aristide Sokambi. «Il faut une position forte et cette position est partagée par la communauté internationale, par le gouvernement mais surtout par la population».

 

Le Forum de Réconciliation nationale a rassemblé des représentants de tout le pays début mai. Il a écarté toute amnistie. Fin avril, le Conseil national de Transition a annoncé la création d'une Cour pénale spéciale (CPS) qui sera composée de 27 magistrats (14 Centrafricains et 13 internationaux), ce qui lui donnera à la fois une «expertise et une légitimité», selon le ministre.

 

La Cour pénale internationale (CPI) s'est déjà saisie du dossier centrafricain avec notamment la présence d'une procureure à Bangui. «Nous fournissons des informations à la CPI. Il y a un certain nombre de gens pour lesquels la CPI nous contacte», précise M. Sokambi, sans dévoiler de noms.

 

Jonathan Pedneault, d'Amnesty International, se félicite de cette lutte contre l'impunité. «C'est un pas dans la bonne direction. Le dernier grand procès en Centrafrique date de Bokassa! Si la perception, c'est 'tu peux obtenir quelque chose par les armes', 'la violence paie', ce n'est pas bon».

 

Chaîne pénale «en marche»

 

La poursuite des auteurs est d'autant plus complexe que police et gendarmerie, aux effectifs très réduits, sont en pleine refonte. De plus, l'administration ne s'est pas encore redéployée sur l'ensemble du territoire. «La crise a secoué les institutions mais particulièrement la structure judiciaire», souligne le ministre. Palais de justice, tribunaux, prisons ont été saccagés pendant les violences.

 

«On a réussi à remettre la chaîne pénale en marche. Il y a des arrestations, des jugements», affirme M. Sokambi. Le ministre veut réhabiliter prisons et palais de justice «le plus rapidement possible», tout en dépendant de l'aide internationale.

 

«La seule prison du pays (en activité) est pleine à craquer. Des gens qui ont commis des crimes côtoient ceux qui ont commis des délits. De nombreuses personnes attendent d'être jugées», s'inquiète toutefois un observateur.

 

M. Pedneault estime lui qu'il faut «que la population ait confiance dans la justice. Ce n'était pas le cas avant, et si ce n'est pas le cas demain, les gens voudront se faire justice eux-mêmes» avec des groupes d'autodéfense et des lynchages.

 

(ats)

 

Lu pour vous : Centrafrique : Le difficile chemin de la lutte contre l'impunité

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 13:21

 

 

Opérations militaires à l'étranger : la Cour des Comptes épingle un nouveau dépassement de budget

 

AFP le 28/05/2015 à 13:38

 

La Cour des Comptes estime que le surcoût des opérations militaires à l'étranger de l'armée française à atteint 1.115 millions d'euros en 2014, "soit un dépassement de 665 millions d'euros". Le plus élevé depuis dix ans, et lié en majorité aux opérations au Tchad, au Mali et en Centrafrique.

 

Centrafrique, Mali, Afghanistan : le coût des opérations menées à l'étranger par l'armée française (Opex), qui se sont multipliées depuis 2013, a dépassé de 665 millions d'euros les prévisions en 2014, selon un rapport de la Cour des Comptes.

 

Alors que les députés avaient alloué 450 millions aux éventuels surcoûts liés aux Opex (primes, dépenses de carburant ou d'alimentation...), la facture a atteint 1.115 millions d'euros, "soit un dépassement de 665 millions d'euros", le plus élevé depuis dix ans, selon la Cour.

 

Evaluer le surcoût lié à des opérations souvent imprévisibles par nature est "assurément difficile", reconnaît-elle dans son rapport publié cette semaine. Le budget des Opex dérape régulièrement et il avait ainsi enregistré un dépassement de 620 millions d'euros en 2013.

 

Certaines opérations lancées en cours d'année 2014 (lutte contre le virus Ebola en Guinée, opération Ambre en Ukraine et Chammal en Irak) n'étaient ainsi pas prévisibles, mais elles représentent un surcoût "relativement faible" (35 millions d'euros), relève la Cour.

 

Le surcoût de 1.115 millions d'euros est principalement dû aux opérations Barkhane (Tchad et Mali), pour 472 millions d'euros, et Sangaris (République centrafricaine), à hauteur de 240 millions d'euros.

 

S'y ajoutent les opérations en Afghanistan (151 millions d'euros), en Côte d'Ivoire (64 millions d'euros), au Kosovo (21 millions d'euros) ou la mission de lutte contre les pirates somaliens dans l'océan indien (16 millions d'euros).

 

Plus généralement, la Cour des comptes estime que le surcoût des Opex est "systématiquement sous-évalué" et que sa prévision peut être améliorée. Faute de quoi elle prédit un nouveau dépassement "important" en 2015, "d'environ un demi-milliard d'euros".

 

 

Soupçons de viols en Centrafrique : «Les 14 soldats n'ont pas encore été tous identifiés»

 

28 mai 2015 à 09:37 Libération

 

14 soldats français sont soupçonnés d’avoir abusé sexuellement de plusieurs enfants centrafricains entre décembre 2013 et juin 2014. Le chef d’état-major de l’Armée de terre, Jean-Pierre Bosser, a précisé ce matin sur Europe 1 que les 14 soldats n’ont pas encore été tous identifiés, malgré une enquête en cours depuis juillet 2014. «Nous ne savons pas si ces faits sont avérés», a-t-il ajouté. Et même si François Hollande a promis d’être «implacable», ces soldats «sont peut-être encore dans nos rangs», souligne le général Bosser.

 

 

Viols en RCA: la déclassification de l'enquête de l'armée en question

 

Par RFI 28-05-2015 à 05:16

 

Une nouvelle étape est attendue ce jeudi dans l'enquête sur les soupçons de viols d'enfants pesants sur des soldats français engagés en Centrafrique l'année dernière. La commission consultative du secret de la défense nationale doit se réunir au sujet du rapport de commandement, l'enquête interne à l'armée. Pour rappel, lorsque les autorités françaises ont été mises au courant de ces soupçons, deux enquêtes se sont ouvertes : l'une judiciaire, l'autre militaire. Quatorze militaires français sont mis en cause par des récits d'enfants consignés par des agents de l'ONU dans un rapport confidentiel parvenu aux autorités françaises en juillet 2014.

 

Ce jeudi, les cinq membres de la commission consultative sur le secret de la défense nationale doivent rendre leur avis. Ils diront s'ils sont favorables ou non à la déclassification du rapport de commandement, c'est-à-dire l'enquête interne de l'armée sur les soupçons de viols sur enfants qui pèsent sur plusieurs militaires français déployés en Centrafrique l'année dernière.

 

Ils peuvent aussi se prononcer pour une déclassification partielle. En tout cas, leur avis est consultatif. Et le ministère de la Défense dispose ensuite au maximum de quinze jours pour annoncer sa décision. Mais le 7 mai dernier, le ministère avait affirmé qu'en cas d'avis favorable le rapport serait déclassifié et donc versé au dossier de l'enquête judiciaire.

 

C'est également le 7 mai dernier que le parquet de Paris, qui avait entamé une enquête préliminaire neuf mois auparavant, a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire. Depuis, trois juges d'instruction ont été nommés et une association s'est portée partie civile.

 

En Centrafrique, une enquête a également été ouverte quand l'affaire est sortie dans la presse. Les autorités judiciaires et politiques centrafricaines ont d'ailleurs peu apprécié d'avoir été tenues à l'écart par les Français. La présidente de la transition Catherine Samba-Panza en a fait part mercredi à François Hollande lors de leur tête-à-tête à l'Elysée.

Soupçons de viols en Centrafrique : «Les 14 soldats n'ont pas encore été tous identifiés»

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Centrafrique-Presse.com
27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:22

 

 

 

Ce communiqué de presse publié par l'UFDR dit "Fondamental" est très intéressant en ceci qu'il se termine par la longue liste des innombrables "généraux" Séléka, ceux-là mêmes qui étaient à la tête des hordes de bandits qui ont foncé sur Bangui et mis en fuite François Bozizé et son régime KNK, honni par l'écrasante majorité des Centrafricains. Ce pouvoir prédateur, sanguinaire avait volé les élections de janvier 2011 avec la complicité très active du vrai faux pasteur Joseph Binguimalet, scrutins hélas financés à grands frais par la communauté internationale, notamment l'Union Européenne qui a hélas vu faire massivement son entrée à l'Assemblée nationale, record sans précédent dans notre pays, la propre famille du même François Bozizé et presque exclusivement les tenants du KNK.

 

Outre les généraux Séléka tués ou encore en vie, on retrouve aussi dans la liste dressée par l'UFDR sur sa propre initiative, les noms de certaines personnalités tristement célèbres comme Firmin Feindiro, l'ancien procureur de la République et ministre de la justice de Bozizé vers la fin de ce régime ou Christophe Gazambeti qui a rejoint les leaders Séléka à partir de N'djaména ainsi que Florian Ndjadder à Libreville. Il n'y a nulle part mention des noms de Nicolas Tiangaye et de Martin Ziguélé !

 

Il est donc clair que contrairement aux allégations mensongères et autres campagnes gratuites de dénigrement et de diffamation tendant à faire croire que Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé auraient été les complices et les têtes pensantes de Séléka, l'UFDR vient de rétablir la vérité avec la publication des noms de ceux-là mêmes, Centrafricains, Tchadiens, Soudanais et autre mercenaires ayant fait partie de leur mouvement ou qui les ont vraiment soutenus et aidés à renverser Bozizé et son KNK. La vérité finit toujours par triompher sur le mensonge !

 

La rédaction

Quand l'UFDR "Fondamental" révèle la liste de ses "généraux" et les noms de ses soutiens et complices
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