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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 23:22

 

 

http://www.radiondekeluka.org vendredi 3 juillet 2015 13:37

 

Plus de 200 participants parmi lesquels des conseillers nationaux de la transition, les partenaires au développement et autres représentants des forces vives de la Nation prennent part du 3 au 6 juillet prochain à l'atelier national d'enrichissement de l'avant projet de constitution de la République Centrafricaine. Présidé par le Premier ministre de la transition, Mahamat Kamoun, l'atelier se déroule au siège du Conseil National de Transition (CNT).

 
A l'ouverture des travaux, le Chef du gouvernement de Transition, Mahamat Kamoun a mis un accent particulier sur les points essentiels inscrits à l'agenda de cette rencontre.  Entre autres, « la reconnaissance des autorités coutumières et des valeurs traditionnelles conformes aux principes démocratiques, aux droits de l'Homme et à la liberté, l'érection de la mission régalienne des forces de défense et de sécurité au niveau constitutionnel, l'intérim du président de la République par le président de l'Assemblée nationale suivi éventuellement de celui du président du Sénat en cas de vacance audit poste, la prise en compte de la décentralisation par les dispositions relatives aux collectivités territoriales, l'exclusion expresse de la révision constitutionnelle de la forme républicaine de l’État et de la durée du mandat du président de la République ».


Suggestions et recommandations


Outre les points soulevés par Mahamat Kamoun, les participants auront aussi à débattre de quelques préoccupations de la société civile centrafricaine à inscrire dans la future loi fondamentale. Des préoccupations qui tournent autour de la ''Renaissance'' l'hymne national centrafricain, la forme de l'Etat, la question de la double nationalité,  la prise en compte de certaines fêtes dans la future Constitution...

Selon Léonie Banga Bothy, présidente d'organisation dudit atelier, les conclusions qui en seront issues vont suivre un certain nombre de procédures avant la validation définitive par les parlementaires provisoires. « La loi constitutionnelle enrichit des suggestions et recommandations des forces vives de la Nation va retourner au gouvernement qui va le soumettre à la Cour constitutionnelle pour une vérification de conformité. Ensuite, la Cour constitutionnelle retournera dans un délai précis cet avant projet au gouvernement qui va le remettre au CNT. C'est au niveau du CNT que la Constitution sera adoptée définitivement avant d'être soumise au référendum », a -t-elle expliqué.


Suspendue depuis le 24 mars 2013, la Constitution centrafricaine a été remplacée durant la transition en cours, par la Charte constitutionnelle de Transition en vigueur depuis le 18 juillet 2013.

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 23:08

 

 

 

 

Nous chefs traditionnels peulhs de Centrafrique,

 

Prenons acte du chronogramme des élections générales, publié par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) en République Centrafricaine ;

 

Félicitons l’Autorité Nationale des Elections et le Gouvernement centrafricain pour le démarrage effectif des opérations d’enrôlement des électeurs.

 

Toutefois, nous encourageons l’ANE à poursuivre ces opérations dans toutes les provinces de la République centrafricaine sans exclusive afin de permettre au peuple tout entier de voter la Constitution et le Président de la République ainsi que les députés de la Nation.

 

Ainsi,  les Chefs traditionnels peulhs lancent un appel patriotique à tous les musulmans de Centrafrique en général et à la communauté peulh en particulier de s’inscrire massivement sur les listes électorales et de participer massivement aux futures élections référendaires, présidentielles et législatives pour permettre à la République Centrafricaine de retrouver sa place parmi les grandes nations démocratiques du Monde et de tourner définitivement la page sombre de la transition.

 

Par ailleurs, nous, chefs traditionnels peulhs de Centrafrique, demandons au Gouvernement et à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour que les centrafricains refugiés dans les pays voisins notamment le CAMEROUN, le TCHAD, le CONGO et la RDC puissent prendre part aux prochaines élections référendaire et présidentielles.

 

Selon les statistiques de l’UNHCR, le nombre des centrafricains réfugiés dans ces quatre pays voisins de la RCA est estimé à 460.542. Plus de 50% de ces effectifs sont constitués des musulmans centrafricains et en majorité des peulhs centrafricains exilés contre leur volonté pour sauver leurs vies.

 

Ce nombre est significatif et représente un électorat considérable  susceptible  d’inverser les tendances. Ce nombre représente plus de 40% des suffrages valablement exprimes aux élections contestées de 2013.

 

Par conséquent, l’exclusion de ces réfugiés dans ce processus électoral au mépris des résolutions des Nations Unies, de l’avis favorable de la Cour Constitutionnelle de transition et des recommandations pertinentes du Forum National de Bangui, sera considérée comme une volonté d’exclure la minorité musulmane en général et les peulhs en particulier contraints à l’exil pour des raisons que nous connaissons tous.

 

Si l’organisation des votes des réfugiés dans les pays voisins n’est pas possible pour des raisons techniques, financières ou juridiques, nous demandons au Gouvernement de prendre toutes ses responsabilités pour créer des conditions favorables au retour rapide dans la dignité de nos compatriotes centrafricains qui souhaitent revenir dans leur pays pour participer aux futures élections.

 

En conséquence, nous prenons à témoins le peuple centrafricain et la communauté internationale dont nous attirons l’attention sur les conséquences qu’une telle exclusion pourrait engendrer sur la crédibilité et le caractère inclusif des prochaines élections que nous souhaitons tous, inclusives, transparentes et incontestables.

 

Je vous remercie.

 

Pour les Chefs traditionnels Peulh de Centrafrique,

 

Le porte-parole.

 

 

Lamido ISSA BI AMADOU

 

Maire de la Commune d’Elevage de Niem-Yelewa.

Email : issabia@yahoo.fr

Tel : +236 75 94 14 14

 

 

COPIES :

  • CHEF DE L’ETAT DE LA TRANSITION ;
  • PRESIDENT CNT ;
  • PREMIER MINISTRE ;
  • UN
  • UA
  • UE
  • AMBASSADE DE LA France ;
  • AMBASSADE DES USA ;
  • G8
  • CIC RCA
  • PRESSES PUBLIQUES ET PRIVEES
DECLARATION NUMERO 03 DU 02 JUILLET 2015 DES CHEFS TRADITIONNELS PEULHS DE CENTRAFRIQUE

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 23:04

 

 

 

http://rjdh.org   Par Judicael Yongo le 3 juillet 2015

 

Lors d’un micro balade du RJDH sur le déroulement des opérations de recensement électoral, ce 03 juillet, plusieurs Banguissois ont demandé l’augmentation du nombre des centres d’enregistrement. D’autres en revanche se réjouissent du déroulement des opérations.

 

Une frange de population considère l’inscription sur les listes électorales comme une exigence légale, « s’inscrire pour voter est un devoir civique et les centrafricains qui ont l’âge de voter doivent se présenter devant leurs centres afin de s’inscrire sur la liste électorale dans l’esprit du patriotisme.»

 

Cyriaque Ngovon, habitant Lakouanga dans le 2ème arrondissement de Bangui souligne que « l’enrôlement concerne tout citoyen centrafricain».

 

Un avis partagé par Jules Mbando, qui s’est présenté ce matin  au centre d’enregistrement installé à l’école Lakouanga afin de se faire inscrire et qui exprime sa joie, « je suis très content et c’est pour cela que je me suis présenté au bureau d’enregistrement à l’école Lakouanga pour me faire enregistrer. Nous voulons un pays prospère et normal. Et il faut passer par les élections pour en arriver là.

 

Une autre catégorie de population demande l’installation des bureaux d’enregistrement dans d’autres quartiers de Bangui qui en sont dépourvus.

 

Ce recensement qui a débuté le 29 Juin dernier prendra fin le 17 juillet prochain pour Bangui.

Les centres de recensement électoral, insuffisants selon certains Banguissois

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 23:02

 

 

 

http://rjdh.org  Par Thierry Khonde le 3 juillet 2015

 

La Cour Pénale Internationale à l’épreuve de la répression en Afrique, des préjugés aux réalités, est l’ouvrage de Issaka Dangnossi, publié aux éditions Harmattan que l’auteur a présenté au RJDH pour interpeller les différents acteurs à coopérer pour lutter contre l’impunité.

 

Pour l’auteur, bien que la CPI est de plus en plus accusée par les Etats africains et même l’Union Africaine de ne cibler que les criminelles noirs et de laisser les criminelles blancs, n’est pas un postulat pour ne pas coopérer avec la cour.

 

« Je fais du plaidoyer pour que les Etats puissent coopérer vis-à-vis de la Cour Pénale Internationale, que ce soit les Etats partis ou les Etats non partis, parce que le statut de Rome qui a fondé la cour, fait l’obligation générale de coopération. Sans cette coopération, la cour ne pourra rien faire pour lutter contre l’impunité dans le monde », fait savoir Issaka.

 

Dans cette ouvrage, l’auteur a relevé deux constats majeurs : « Tout d’abord les actions de que la CIP mène sur le continent Africain sont d’une efficacité relative. La CPI prend position contre les auteurs et complices présumés des crimes relevant de sa compétence, perpétré dans les conflits armés qui sévissent sur le continent (…) c’est une mission qui tend à mettre fin à l’impunité de toute personne impliqué dans la commission des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et des crimes de génocide partout au monde. Ensuite, la cour a une compétence complémentaire afin d’éviter de remettre en cause la souveraineté des Etats », a-t-il expliqué.

 

En tenant compte des critiques formulés contre la CPI, Issaka dans son ouvrage propose aux Etats, la nécessité d’engager des reformes institutionnelles et d’incorporer dans leurs législations internes, les infractions qui relèvent de la compétence de la CPI. Il a aussi insisté sur la possibilité de l’assouplissement de modes de saisine avec l’extension aux ONG de défense des droits de l’homme et associations des victimes des crimes relevant de la compétence de la CPI, le pouvoir de saisir directement cette instance en s’inspirant du modèle de la Cour Européenne des droits de l’homme.

 

L’ouvrage a deux parties, la nécessaire répression des crimes internationaux relevant de la CPI en Afrique, est la première partie qui explique l’action légitime de la CPI face à la multiplication des conflits en armés au positionnement des Etats africains face à la cour. Et la seconde partie traite des solutions pour plus d’efficacité des actions de la CPI. L’auteur l’a dédié à toutes les victimes des conflits armés en Afrique. Vous pouvez trouver ces livres dans toutes les bibliothèques, sur le site web des éditions Harmattan et au RJDH.

 

Les Etats doivent coopérer avec la CPI, dixit Issaka Dangnossi

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 15:11

 

 

      

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-07-03 12:29:26 Seuls les diamants en provenance des zones de l’ouest de la Centrafrique sont autorisés à être vendus à l’étranger, a annoncé, jeudi à Bangui, le ministre centrafricain des Mines et de la Géologie, Joseph Agbo.

 

La décision du Processus de Kimberley de lever partiellement les sanctions sur l'exportation du diamant centrafricain ne concerne que les diamants produits dans les zones de l'ouest du pays, a précisé M. Agbo, dans une déclaration à  la presse à  son retour de Luanda (Angola) où il a participé, du 22 au 26 juin, à  la conférence des pays membres du processus de Kimberley.


La mesure ne concerne pas les diamants des autres régions du territoire national, a-t-il ajouté.


Après plusieurs missions effectuées dans les zones de l'ouest du pays, les membres du Processus de Kimberley ont estimé que ces zones dans lesquelles l'état a repris ses droits avec le déploiement de l'administration, pouvaient être considérées comme des "zones vertes" conformes aux principes du système de certification des diamants, a expliqué M. Agbo.


Il a demandé aux populations des autres préfectures minières de renforcer leurs capacités en matière de législation minière, afin que toutes les zones de la République centrafricaine puissent devenir des zones vertes, conformes au Processus de Kimberley.


Le ministre des Mines et de la Géologies a souhaité que dans ces zones, où l'administration est en train de se réinstaller, les armes de guerre ne puissent plus circuler pour qu'elles soient déclarées zones vertes autorisées à  exporter les diamants.

"Le processus de Kimberley pense que dans les zones qui ne sont pas sous contrôle de l'état, où l'administration est inexistante et où les armes circulent, les diamants sont vendus pour entretenir les conflits et les rébellions'', a expliqué M. Agbo.


C'est pour cette raison que la Centrafrique a été suspendue par ce processus depuis le mois de mai 2013'', a-t-il dit, souhaitant la levée totale de l'embargo sur toute l'étendue du territoire afin que les Centrafricains qui opèrent dans la filière diamantaire puissent en profiter.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=827905#sthash.x7mCzOkw.dpuf

 

Centrafrique : Seuls les diamants en provenance de l’ouest du pays sont exportables

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 15:02

 

 

 

 

 Président:  NDILAYEM YANAMADJI Alfred William:   +2126 64 52 55 92

 

1 er vice Président : xxxxxxxxxxxxxxxxx

 

2 éme  vice Président: BAGAZA Thierry  +2126 02 07 23 34

 

3 éme vice Président : MBAINGUEBE Arielle    +2126 29 42 32 09

 

Secrétaire Général : BERIME  Fildax  Gustavin  +2126 01 33 43 97

 

Secrétaire Adjoint:     MAHAMAT SALEH chaib  +2126 46  59 85 46

 

Trésorière Générale:     SARAMADJI   Dorah  +2126 81 75 91 42

 

Trésorier Adjoint: YAMBELE SHEDDO  Lopez  Junie  +2126 03 37 99 52

 

Commissaire au Compte: NDINGANDILIM Armande Scholastique +2126296071 12

 

Charger de Communication et de mobilisation: BIA Boris Vianney

 

Chargé des Matériels : SONKO Gervile  +2126 02 00 66 27

 

Conseiller Politique: KETTE  Ismaël  +2126 34 01 00 3

BUREAU PROVISOIRE DE LA SOUS FEDERATION MLPC du MAROC

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 09:34

 

       
 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-07-03 04:25:58 L’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT), un regroupement des partis politiques de l’ancienne opposition à François Bozizé, a sollicité les Nations unies pour faire respecter la charte constitutionnelle de la Transition, notamment son article 106, qui interdit aux principaux responsables de la Transition d’être candidats aux prochaines élections en Centrafrique.


L'AFDT à  laquelle appartient Me Nicolas Tiangaye, qui fut Premier ministre de la Transition, sous le président Michel Djotodjia, a demandé au secrétaire général des Nations unies de mettre sur pied un collège d'experts constitutionnalistes pour trancher le débat entre les partisans d'une application stricte de la charte de la transition et ceux qui prônent une application extensive de l'article 106.

Lors d'un sommet extraordinaire de la Communauté économique des états de l'Afrique centrale (CEEAC) tenu à  N'Djaména (Tchad), en février 2014. Me Nicolas Tiangaye, le tout-premier Premier ministre de la Transition en Centrafrique, avait été contraint à  la démission, conformément aux dispositions de l'article 106 de la charte de transition.


L'AFDT souhaite que l'application de cette disposition ne soit pas à  géométrie variable.

Le premier tour de la présidentielle et des législatives centrafricaines aura lieu 18 octobre prochain et le second tour de ces deux scrutins le 22 novembre, selon le nouveau calendrier électoral.



 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=827873#sthash.eHMxKMev.dpuf

 

Centrafrique : Les Nations unies appelées à faire respecter la charte constitutionnelle de la transition

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 00:37

 

 

TRIBUNE

 

 

Libération 2 juillet 2015 à 18:46

 

Dans un monde globalisé, la ligne de démarcation entre les territoires n’aurait plus grand sens. La frontière reste pourtant, en pratique, un élément d’identification à un Etat-nation. En Afrique, à rebours de la théorie de l’artificialité des frontières, les populations se sont largement approprié les limites issues de la colonisation.

 

Dans un article pastiche, en date du 9 avril 2014, le Gorafi (Canal +) annonçait que l’Union africaine avait confié au célèbre designer Philippe Starck le soin de redessiner les frontières de l’Afrique. Carte blanche (c’est le cas de le dire) à l’artiste pour une géographie épurée, fantaisiste, colorée faisant table rase du «résultat de [colonisateurs] maniaques de la règle et de l’équerre». Propos prêtés au designer : «L’idée, c’est de mettre un peu de pop dans une carte très géométrique.» Certains, en haut lieu, seraient tombés dans le panneau. C’est que l’annonce du Gorafi soulève une question qui blesse : celle de savoir si les frontières que l’Afrique a héritées de la colonisation sont responsables de ce que d’aucuns nomment le mal développement du continent.

 

Comparativement à d’autres tracés de frontières, la carte politique de l’Afrique a pu être accusée de n’avoir pas tenu compte des réalités géopolitiques locales, érigeant l’ignorance coloniale au rang de totipotence aveugle. Dans cette optique, la très grande majorité des frontières, tracées par les colonisateurs, seraient artificielles. Des études récentes, cependant, et ce dans la veine des travaux de Michel Foucher, ont permis de montrer qu’il y avait de possibles coïncidences entre des segments de frontières de royaumes précoloniaux et des frontières coloniales. A rebours de la théorie - du mythe, écrivent certains auteurs - de l’artificialité, ces recherches ont permis de s’intéresser à l’histoire propre des frontières et plus particulièrement aux débats qui ont précédé leur tracé. Ce faisant, elles mettent en lumière une complexité précédemment insoupçonnée. D’autant plus qu’il apparaît, qu’en dépit d’aspirations unionistes, les Africains se sont largement approprié les frontières héritées de la colonisation, prémisses de leur souveraineté nationale.

 

Le cas sénégalo-gambien est, à cet égard, intéressant. La frontière séparant les deux pays figure bien la quintessence de l’absurdité des colonisateurs. Une analyse des relations diplomatiques entre la France et la Grande-Bretagne à la fin du XIXe siècle, montre que cette frontière fut bel et bien tracée à mainlevée autour d’une table, à Paris, au printemps 1889, indépendamment des enjeux géopolitiques locaux. Son tracé fut décidé de sorte à préserver les intérêts marchands des Français et des Britanniques installés dans d’autres régions de l’Afrique. Mais la chose est plus complexe qu’il n’y paraît.

 

Malgré un tracé à l’origine hasardeux, cette frontière héritée de la colonisation n’a que très peu été retouchée depuis les indépendances et sépare désormais deux Etats aux trajectoires territoriales et nationales dissociées. Comment comprendre sa pérennisation ? La réponse est à chercher du côté de la co-construction de la frontière, soit comment les populations africaines, selon des rythmes et des logiques propres, ont participé sur la longue durée à son enracinement.

 

Sans la pratique, la frontière ne dit rien. Elle est muette. D’où l’intérêt d’analyser au plus près les pratiques spatiales qui traduisent, selon Michel de Certeau, «des manières de penser investies dans des manières d’agir». Dès l’époque coloniale, et ce en raison des différences de gestion entre Français et Britanniques, cette frontière a été intégrée comme source d’opportunités plurielles (pour fuir l’impôt, le contingentement, le travail forcé, etc.) ou comme outil de spéculation permettant de tirer des bénéfices pécuniaires de la frontière, notamment par la contrebande. Au travers de ces différentes pratiques, il y a bien co-construction de la frontière qui s’opère, sans négliger, pour autant, une profonde dissymétrie entre le projet des acteurs africains inscrits dans des grilles de lecture locale et le projet des Européens qui visait à délimiter la colonie de la Gambie.

 

Depuis les indépendances, on note une multiplication des incidents frontaliers qui, le plus souvent, concernent la délimitation des terrains situés à proximité de la frontière. Les populations bordières n’ont de cesse de solliciter leurs administrations respectives, sénégalaises et gambiennes, afin de démarquer clairement, par un ajout de bornes, les limites de la frontière. Dans cette sollicitation, il y a bien une identification à un Etat-nation censé garantir les droits de ses concitoyens. Que cette identification soit instrumentalisée ne contredit en rien l’avènement d’un nationalisme dit «d’en bas», pas plus qu’elle ne contredit la permanence de liens familiaux et sociaux culturels par-delà la frontière. Cette dialectique des allégeances communautaires ne conteste pas les expériences de territorialisation et de construction des identités nationales. Toutefois, elle tend nécessairement à les complexifier et à les nuancer.

 

Beaucoup plus complexe et hétérogène qu’on ne l’a longtemps cru, une analyse sur la longue durée des frontières en Afrique permet de faire ressurgir des processus d’enracinement à différents niveaux d’échelle, et ce quoique les motivations des acteurs aient pu différer et nécessitent chaque fois d’être contextualisées. Si certaines frontières tracées à l’époque coloniale étaient au départ absurdes, en raison de ces processus d’enracinement, elles ne le sont plus - et ce à un point tel qu’elles semblent, aujourd’hui, difficilement renégociables.

 

Du 8 au 10 juillet, se tient à Paris la 6e conférence européenne des études africaines qui réunit plus de 2000 spécialistes de l’Afrique. Infos sur www.ecas2015.fr

 

Par Caroline Roussy, historienne, Institut des mondes africains (Imaf)

Lu pour vous : Restyliser les frontières africaines ?

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 23:44

 

 

 

Liste des centres de vote de Bangui
Liste des centres de vote de Bangui
Liste des centres de vote de Bangui
Liste des centres de vote de Bangui

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 23:39

 

 

 

APA publié le : 02/07/2015 à 10:55 UTC L’appel à la grève lancé par le Syndicat des chauffeurs professionnels du Cameroun (SCPC) sur le corridor Douala-Bangui pour dénoncer les tracasseries orchestrées par des bandes armées centrafricaines qui sévissent à la frontière entre les deux pays, est toujours observé par des camionneurs, a constaté APA, jeudi sur place.


Ces chauffeurs se disent victimes ‘’de tueries, de bastonnades et de vol de marchandises » de la part de ces bandes armées, ‘’dont des exactions ne se comptent plus ».

 

Plus de deux ans après le début de la crise centrafricaine, le Bureau de gestion de fret terrestre (BGFT) a dénombré la mort de ‘’onze morts et deux disparus » parmi les camionneurs.

 

Il s’agit d’une situation ‘’inacceptable », martèlent les camionneurs soulignant que ‘’toutes ces morts sont causées par la bavure des bandes armées centrafricaines » dans un contexte de relations commerciales où plus de 90 pour cent du trafic des marchandises de la Centrafrique passe par le Cameroun à partir du Port autonome de Douala (PAD).

 

Pays d’hinterland, la Centrafrique dépend énormément du Cameroun dont le port de Douala sert de point de passage pour ses exportations et ses importations.

 

Copyright : © APA

Poursuite de la grève des camionneurs desservant la Centrafrique

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