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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 01:11
TELECEL CENTRAFRIQUE COMMUNIQUE

 

 

 

Communiqué


 
Telecel Centrafrique annonce aux Centrafricaines et aux centrafricains, la couverture de nouvelles villes.


Dans le cadre de l'extension de la couverture dans les zones rurales et afin de permettre aux citoyennes et aux citoyens centrafricains d'accéder aux services de téléphonie mobile et d'internet, Telecel RCA a le privilège d'annoncer la mise en service à ce jour de 12 nouvelles villes: Zawa - Gaga - Yaloké - Bozoum - Grimari - Birao - Boromata - Tiringoulou - Ndiffa - Bokolobo - Sido – Ouadda-Djallé.


D'autre part, les villes de Ndim - Obo – Nanga-Boguila seront également mises en service avant le 24 novembre 2017.

 
Et les travaux d'intégration et de mise en service vont se poursuivre d'ici à la fin de l'année, jusqu'à couvrir 20 nouvelles villes, dont les antennes relais seront exclusivement alimentées grâce à l'énergie solaire.

 
Et ce n'est que le début d'un vaste programme d'investissement qui s'étend sur 2018 et 2019 avec la mise en service de plus de 50 nouveaux sites afin d'offrir aux Centrafricaines et aux Centrafricains la pointe de la technologie en matière de télécommunications et d'internet.

 
Telecel RCA considère toujours son objectif prioritaire de développer le secteur des TIC, renforcer le désenclavement numérique du pays et faciliter l’accès à l’univers des télécommunications et internet au plus grand nombre de Centrafricaines et Centrafricains.

 

BIANI BIANI

 

 

INTERVIEW DE M. Abdallah ELKABDANI, DIRECTEUR GENERAL

DE TELECEL CENTRAFRIQUE

 

 

M. le Directeur Général de Telecel Centrafrique, ce n’est un secret pour personne qu’en raison de la présence de certains groupes armés dans certains endroits de l’arrière-pays, votre société éprouve jusqu’à présent beaucoup de difficultés, soit pour accéder à certains sites abritant vos antennes relais à cause de l’insécurité, soit en raison de la mise à l'arrêt purement volontaire des rebelles ou le vol de vos groupes électrogènes. Or malgré ces aléas, vos équipes techniques viennent de réaliser la prouesse de connecter plus d’une dizaine de villes grâce à l’implantation de sites dits « low cost » c’est à dire qui fonctionnent entièrement à l’énergie solaire. Avez-vous ainsi tourné la page des difficultés en question ou bien les groupes armés sont-ils devenus plus raisonnables ?

 

Malheureusement la page des difficultés demeure toujours dans certaines zones. Pour lancer les villes dans la Vakaga à l'extrême Nord, nos ingénieurs ont été d'abord à Birao grâce à l'avion de la Minusca. Nous avons lancé le reste des villes dans la zone a partir de Birao, nous avons utilisé une stratégie simple qui est celle de faire ville par ville en Moto et ceci grâce au courage sans précédent de notre équipe technique. C'était une opération risquée mais cela a été payant car tous ces sites ont été mis en service sans incident majeur.

  

Une ville comme Birao à l’extrême Nord-Est est restée plusieurs mois durant sans téléphone ni internet. Il a fallu la récente visite du Chef de l’Etat pour que TELECEL aille remettre en état l’antenne relais. Faudrait-il toujours attendre que les politiques donnent le top pour que votre société résolve les difficultés de téléphonie ?

 

 A Birao nous étions hébergés (en co-location) par un autre Opérateur téléphonique et notre site était hors service depuis le mois de juin 2017. L'Opérateur hébergeur allègue un problème de vétusté du modem satellite qui devait être remplacé en juillet 2017 mais malheureusement cette promesse n'était pas tenue. L'argument avancé fait mention de retard dans l'approvisionnement des matériels et repousse le rétablissement du service en Octobre 2017 et toujours promesse non tenue. Nous avons décidé d'installer notre propre site à Birao car l'opérateur qui nous hébergeait n'avait plus la capacité nécessaire de nous garantir un bon fonctionnement du réseau afin d'offrir un  service de qualité à nos abonnés. 

 

Entre temps, nos projets des sites "Low Cost" sont arrivés à leur phase effective de déploiement mais malheureusement nous étions confrontés à un problème d'accès au site pour des raisons sécuritaires. La visite du chef de l'Etat dans la ville de Birao ayant permis de renforcer la sécurité ce qui nous a permis d'accéder à notre site pour pouvoir le mettre en service. 

 

Nous voulons tout de même remercier le passage du Chef de l'Etat à Birao qui nous a permis d'atteindre nos objectifs grâce à la sécurité renforcée.

 

Lors du récent Forum des investisseurs à Bangui, Mme Samuela Isopi, ambassadrice de l’Union Européenne a fait l’annonce que son institution allait finaliser prochainement un accord de financement dans la mise en place d'un réseau de fibre optique en Centrafrique, en partenariat avec la Banque africaine de développement.de concert avec la BAD. Qu’en dites-vous ? 

 

 Les Centrafricains méritent la démocratisation de la connectivité. Cette infrastructure de dorsale nationale de fibre optique ouvrira la grande porte de la connectivité "haut débit" à travers la République  Centrafricaine.

 

Notre vision est de connecter la RCA avec le reste du monde par des câbles sous-marins. Notre rêve est de voir naître un consortium des opérateurs de télécommunications du pays uni ensemble sous le leadership du gouvernement pour construire un réseau national de fibre optique. 

 

Cette structure est fondamentale pour créer un environnement favorable et constructif pour le développement du secteur des TIC en particulier et le développement de la RCA en général.

 

Propos recueillis par la rédaction de Centrafrique-Presse

 

BIANI BIANI

TELECEL CENTRAFRIQUE COMMUNIQUE
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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 01:03
L’ONU enquête sur l’inefficacité des Casques bleus en Centrafrique

 

 

 

 

https://www.ouest-france.fr  Modifié le 14/11/2017 à 14:19 | Publié le 14/11/2017 à 14:10

 

 

Les Nations Unies ont annoncé lundi le lancement d’une enquête spéciale indépendante portant sur un certain nombre d’incidents survenus dans le sud-est de la République Centrafricaine (RCA) entre le 1er mai et le 31 août 2017.

 

Les Casques bleus de la Minusca ont-ils correctement rempli leurs missions ? C’est la question à laquelle le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP) veut apporter une réponse. Lundi, il a annoncé le lancement d’une enquête spéciale indépendante, dans un contexte de détérioration de la sécurité dans le sud-est de la République Centrafricaine.

 

La poursuite des violences sur fond de tensions ethniques a eu pour conséquences une augmentation de plus de 50 % du nombre de Centrafricains déplacés depuis le début de l’année. 600 250 Centrafricains sont actuellement déplacés à l’intérieur de la Centrafrique et plus de 500 000 autres ont trouvé refuge dans les pays voisins de la RCA. « Un bond en arrière » de trois ans pour la cheffe adjointe de la MINUSCA. Ces chiffres sont effectivement identiques à ceux de 2014.

 

Les Casques bleus dans le viseur

 

« L’enquête portera sur les attaques menées contre des civils par des groupes armés à proximité de la présence de la MINUSCA (Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique) dans les préfectures de Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou et Haut-Mbomou, ainsi que la réponse de la Mission à ces incidents », explique le Département des opérations de maintien de la paix.

 

L’enquête sera menée en vue d’améliorer la capacité de la MINUSCA à prévenir la violence et à protéger les civils de menaces imminentes dans la mesure de ses capacités et dans ses zones de déploiement. Elle formulera des recommandations pour remédier à toute lacune, le cas échéant, a précisé le DOMP.

 

Serait en particulier visé le contingent marocain de Bangassou (à 700 km à l’est de Bangui) dont le manque de réactivité a été critiqué. Cette unité a elle-même été visée par des attaques et huit de ses soldats ont péri. L’absence de Casques bleus à Gambo, préfecture du Mbomou, théâtre de violences, a aussi été dénoncée, la MINUSCA étant même accusée d’avoir été complices d’un des belligérants.

 

L’équipe d’enquêteurs sera dirigée par le général béninois Fernand Marcel Amoussou. Ancien Chef d’état-major des forces armées béninoises de 2000 à 2005, Amoussou a commandé la Force de l’Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) de 2006 à 2010.

 

Cette décision intervient alors que le mandat de la MINUSCA va être prolongé et que les effectifs onusiens pourraient être augmentés de 900 hommes. La force serait autorisée à déployer sur le terrain jusqu’à 11 650 personnes, dont 2 080 policiers et 480 observateurs militaires.

 

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 00:58
Washington réautorise l'importation de trophées d'éléphants
Washington réautorise l'importation de trophées d'éléphants

 

 

 

 

AFP / 16 novembre 2017 23h57 - L'administration de Donald Trump faisait face jeudi à une avalanche de critiques de la part des associations de défense des animaux pour avoir réautorisé les chasseurs américains à importer des trophées d'éléphants tués au Zimbabwe et en Zambie. 



La décision a d'autant plus choqué que les arguments sur lesquels s'appuie ce changement brutal de politique sont jugés fallacieux par ces organisations.



Les autorités américaines ont renversé une précédente interdiction, imposée sous Barack Obama, d'importer notamment les très recherchées défenses d'ivoire de cet animal menacé et dont la population en Afrique décroit rapidement.



Le U.S. Fish & Wildlife Service (USFWS), "va émettre des permis autorisant l'importation des trophées d'éléphants chassés par loisir au Zimbabwe à partir du 21 janvier 2016 et jusqu'au 31 décembre 2018", a écrit jeudi sur son site l'agence fédérale américaine chargée des questions de chasse et de pêche. 



Elle confirmait ainsi une annonce faite cette semaine lors d'un forum sud-africain pro-chasse, le Safari Club International Foundation, qui a bataillé dur au côté du lobby américain des armes, la NRA, pour obtenir cette victoire.



Une réévaluation sera menée mi-2018 pour envisager une prolongation de l'autorisation. 



"Comportement répréhensible de l'administration Trump. 100 éléphants sont déjà tués chaque jour. Cela mènera à davantage de braconnage", a dénoncé The Elephant Project sur Twitter.



Pour sa part, le centre américain pour la biodiversité a déploré qu'en autorisant à faire entrer "des têtes, des pieds et des queues d'éléphants morts aux Etats-Unis", Donald Trump "légalise le fait du tuer des éléphants menacés". 



Selon l'organisation Great Elephant Census, le nombre de pachydermes a chuté de 30% entre 2007 et 2014 en Afrique, avec une baisse de 6% pour le Zimbabwe.

 

- Protection ou aberration? -



L'administration du président républicain exploite avec cette décision un aspect de la loi américaine sur les espèces en danger (Endangered Species Act), qui stipule que l'importation de tels trophées peut être légale si preuve est apportée que la chasse bénéficie à la conservation plus large des espèces. 



"La chasse pour le loisir, légale, bien encadrée, dans le cadre d'un programme, peut bénéficier à la conservation de certaines espèces en incitant les populations locales à conserver les espèces et en injectant l'argent dans la conservation", explique ainsi l'USFWS.



"Pour soutenir la conservation, les chasseurs devraient choisir de chasser seulement dans des pays qui ont une forte gouvernance, un encadrement intelligent et des populations sauvages en bonne santé", ajoute l'agence.



Ce raisonnement, dénonce l'association américaine de défense des animaux PETA, "revient à vendre un enfant sur le marché noir afin de lever de l'argent pour combattre les violences faites aux enfants".



Hasard du calendrier, la diplomatie américaine a rendu jeudi son premier rapport annuel sur le trafic d'espèces sauvages, dans lequel il émet une liste de pays qui font l'objet d'"inquiétudes", mais dont le Zimbabwe et la Zambie sont absents.



"Le trafic d'espèces sauvages reste un grave crime transnational qui menace la sécurité, la prospérité économique, l'état de droit, les efforts de conservation et la santé humaine", écrit le département d'Etat. "Le gouvernement américain combat ce commerce illégal aux Etats-Unis et à l'étranger."



Une semblable décision avait déjà été prise - sans faire de remous - en octobre, lorsque l'USFWS était déjà revenu sur l'interdiction d'importer des trophées de lions venus du Zimbabwe et de Zambie. Le braconnage du lion Cecil au Zimbabwe en 2015 avait pourtant provoqué une polémique mondiale.



De nombreux observateurs se demandaient également si la décision prise sur les éléphants par l'administration américaine a un lien avec la passion des deux fils aînés du président, Don Jr. et Eric, qui se rendent régulièrement à la chasse aux trophées en Afrique. 



Une photo, notamment, était très partagée sur les réseaux sociaux. On y voit Donald Trump Jr poser, cartouches de fusil à la ceinture, un canif dans la main droite et une queue d'éléphant dans la main gauche, à côté de l'animal mort.



(©)

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 00:50

 

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 16-11-2017

 

La vie reprenait petit à petit au Km5, un quartier majoritairement musulman de la capitale centrafricaine, Bangui, après deux journées consécutives de violences intercommunautaires, a appris mercredi Xinhua de sources concordantes, certains témoins parlant de "boucherie humaine".

 

Des assaillants non identifiés ont attaqué samedi soir à la grenade un cabaret du Km5 lors d'un concert, faisant au moins quatre morts et une vingtaine de blessés. En représailles, des musulmans s'en sont pris le lendemain à l'arme blanche à des chrétiens, qui ont répliqué. Les corps ont longtemps jonché le sol, selon plusieurs témoins.

 

"Je me suis rendu au Km5, à la mosquée Ali Babolo, je me suis rendu à la morgue de l'hôpital communautaire. Les corps que j'ai vus ont été charcutés", a affirmé Cyriaque Gonda, ancien ministre et leader du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN).

 

Benoît Kémata, le père d'une victime, a raconté que son fils revenait de l'église quand il a été "assassiné comme un animal. Je suis médecin et je ne veux pas décrire ce que j'ai vu sur son corps".

 

Presque toutes les familles des victimes, une dizaine environ, ont fait des descriptions qui sont proches les unes des autres, parlant d'une véritable "boucherie humaine" : des corps égorgés, poignardés en de multiples endroits, éventrés, les yeux crevés et même des membres ou organes amputés.

 

Vu les violences récurrentes au Km5, les habitants des autres arrondissements de Bangui ne sont plus très chauds pour s'y rendre et faire leurs achats, au grand dam des commerçants locaux qui ne cachent pas leur réprobation vis-à-vis des auteurs des actes criminels. Très souvent, ils disent protéger leurs clients chrétiens jusqu'à s'assurer d'une accalmie pour les laisser repartir.

 

L'opinion publique s'est élevée pour appeler à l'apaisement, dénoncer et condamner ces actes et demander l'ouverture d'une enquête judiciaire. Ces voix ont par ailleurs appelé le gouvernement et la mission onusienne MINUSCA à arrêter et traduire en justice les auteurs de ces crimes abominables.

 

Cette série de violences intercommunautaires en plein coeur de la capitale du pays "a ébranlé les efforts de cohésion sociale entre les chrétiens et les musulmans", a déploré un responsable d'une ONG en Centrafrique.

 

A ce jour, certaines familles continuent de rechercher leurs membres portés disparus. Par ailleurs, certaines maisons dans les quartiers jouxtant le Km5 et ayant été désertées par leurs occupants de peur d'être tués font déjà par endroits l'objet de pillage.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : accalmie au Km5 de Bangui après 48 heures de "boucherie humaine"
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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 00:12
RCA: «Redonner du muscle et de la réactivité à la Minusca»

 

 

 

Par Pierre Pinto Publié RFI  le 15-11-2017 Modifié le 15-11-2017 à 16:38

 

Ce mercredi 15 novembre, le Conseil de sécurité des Nations unies a voté le renouvellement du mandat de la Minusca pour un an supplémentaire. En un peu plus de trois ans d’existence sur le terrain, l’opération de maintien de la paix en Centrafrique n’a pas convaincu par son efficacité. Son incapacité à empêcher les attaques de groupes armés contre des civils suscite même colère et défiance chez les Centrafricains. Un leitmotiv est asséné depuis des semaines à l’ONU : « Renforcer la Minusca pour mieux protéger les civils ».

 

La Minusca aujourd’hui, ce sont 10 600 casques bleus, en plus de 1 950 policiers déployés sur un territoire grand comme la France et la Belgique réunies. Selon le projet de résolution renouvelant son mandat, elle pourrait être autorisée à déployer sur le terrain jusqu’à 11 650 hommes, dont 2 080 policiers. Depuis des semaines, le secrétaire général des Nations unies demande au Conseil de sécurité une rallonge : un renfort de 900 casques bleus et davantage de moyens logistiques.

 

« Il faut renforcer la capacité de la Minusca en dimension, a martelé Antonio Guterres lors de son récent voyage en RCA. C’est pour ça qu’on a demandé un bataillon additionnel au Conseil de sécurité. Mais renforcer aussi en moyens opérationnels. Il faut plus de voiture blindées et une meilleure mobilité. On a vu que quand les hélicoptères peuvent être utilisés, le mouvement peut se faire, expliquait alors le secrétaire général des Nations unies au micro de RFI. Mais quand on met trois semaines pour aller de Bangui à Bangassou par la route, on comprend les énormes difficultés de cette mission de maintien d’une paix qui, véritablement, n’existe pas.  »

 

En 2017, tous les indicateurs se sont aggravés pour atteindre quasiment la situation de 2014. Les trois quarts du pays sont sous la coupe des groupes armés. Quelque 1,1 million de Centrafricains sont réfugiés à l’étranger ou déplacés quelque part dans le pays. La moitié de la population dépend d’une assistance humanitaire, entravée par des groupes armés qui prennent de plus en plus souvent pour cibles les ONG. Plus de 230 incidents de sécurités ont été répertoriés contre ces organisations depuis le début de l’année. Une douzaine de travailleurs humanitaires ont été tués.

 

« On appuie la demande du secrétaire général des Nations unies sur l’augmentation en personnel qui pourra contribuer à créer les conditions nécessaires à la protection des civils et aussi contribuer à des conditions qui permettraient l’acheminement de l’aide en toute sécurité », espère Eric Batonon, directeur de l’ONG NRC (Norwegian Refugee Council) en Centrafrique.

 

Même renforcée, la Minusca, souvent décriée par les Centrafricains pour son inefficacité voire sa passivité dans certains cas, devra donc faire ses preuves aux yeux des Centrafricains. Antonio Guterres a pu prendre la mesure de cette défiance lors de son voyage en RCA fin octobre. « C’est bien tout ça, mais il faut que ça serve à quelque chose, que ça serve à protéger les populations civiles, commente la députée Béatrice Epaye, présidente de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale centrafricaine, et qui avait, avec d’autres parlementaires, interpelé fin octobre le Secrétaire général sur l’action des casques bleus. C’est vrai qu’en trois ans, on a vu la limite de la Minusca. Est-ce que le mandat que la Minusca avait manquait de fermeté ? Est-ce qu’aujourd’hui on donne encore plus de fermeté, la Minusca va faire plus ? »

 

Efficacité

 

Davantage que la problématique du nombre, la question de l’efficacité, est bien au cœur des préoccupations à Bangui comme à New York. « L’efficacité ça passe par des équipements qui soient plus à la hauteur des défis, explique Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint aux Opérations de maintien de la paix. S’assurer de la détermination à appliquer pleinement les mandats qui incluent l’usage de la force robuste quand c’est nécessaire, faire un travail constant sur l’entrainement sur la qualité des contingents. Il y a un travail que nous devons faire pour redonner du muscle et de la réactivité à la Minusca, qui fait un très bon travail mais qui est très sollicitée. »

 

De bonne source, les 900 militaires supplémentaires auraient déjà été trouvés. Une partie pourrait même composer une nouvelle force d’intervention rapide. Pour l’instant, ce sont essentiellement les forces spéciales portugaises qui font ce travail. Mais rares sont les contingents qui bénéficient de la même réputation d’efficacité. Les casques bleus ne font pas office d’épouvantails pour les groupes armés qui n’hésitent plus à s’en prendre à eux directement. Douze casques bleus ont ainsi été tués en 2017.

 

« Sur le plan militaire il faut utiliser davantage l’effet de dissuasion que Sangaris [l’opération de l’armée française entre 2013 et 2016, NDLR]avait sur les groupes armés, même sans intervenir militairement ou attaquer directement, mais que la Minusca n’a pas, ou que la plupart des contingents de la Minusca n’ont pas démontré », estime la chercheuse indépendante Enrica Picco. Dans cette logique affichée d’améliorer l’efficacité des troupes, l'ONU a annoncé lundi l'ouverture d'une « enquête spéciale indépendante » sur de possibles défaillances dans la réaction des Casques bleus lors d'attaques par des groupes armés contre des civils entre mai et aout dernier.

 

Résultats à court terme

 

Au-delà des considérations techniques et tactiques, la Minusca croule sous des dizaines d’accusations d’agressions sexuelles que la mission onusienne est aux prises avec des dizaines d’accusations d’abus sexuels concernant ses hommes. Les casques bleus dépendent des juridictions de leurs pays respectifs, qui pour certains d’entre eux n’enquêtent jamais sérieusement sur ces allégations. L’ONG Aids free World accuse par ailleurs de son côté l’ONU de bâcler les enquêtes préliminaires. Les Nations unies s’en défendent, mettent en avant un certain nombre de mécanismes destinés à enrayer ce genre de pratiques criminelles.

 

Cette question de la bonne conduite, l’inefficacité et les scandales d’abus sexuels ont valu à deux contingents d’être renvoyés ou non renouvelés. Les violences sexuelles sont une thématique à laquelle les Etats-Unis, qui financent près de 30% des opérations de maintien de la paix, sont très sensibles. « Les Etats-Unis ne sont pas opposés à une augmentation modeste de troupes (…) mais à condition que les militaires supplémentaires apportent un réel plus (…) Faire preuve des plus hauts standards professionnels et s'abstenir de tout abus sexuel » indiquait il y a quelques jours la représentation américaine à l'ONU.

 

Dans un contexte initié par Washington, de réduction des dépenses des opérations de maintien de la paix, la Minusca, et son budget d’un peu moins de 900 millions de dollars cette année, devra faire mieux avec autant, voire avec moins. Elle a en tout cas besoin de résultats tangibles à court terme sur le plan sécuritaire. Pour ce qui est des aspects politiques d’appui aux autorités et à certains processus comme le DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion) – au point mort- pourrait faire les frais de cette réorientation des priorités.

 

« Le DDR ou la Cour pénale spéciale sont des outils qui peuvent aider le pays à se relever mais ils ne vont pas arrêter les attaques de groupes armés ni améliorer la gestion de l’Etat ou la gouvernance, commente la chercheuse Enrica PiccoDonc se concentrer uniquement sur ça ne va ni donner des résultats dans le court terme ni améliorer la situation au niveau des groupes armés et de la protection des civils dans le pays. »

 

Dans ses missions de sécurisation du pays, l'ONU espère aussi pouvoir compter sur le déploiement prochain des FACA, les militaires centrafricains, dont deux bataillons ont déjà été formés par l’Union européenne et sont en attente d’équipements. A Bangui, fin octobre, le président centrafricain Faustin Archange Touadéra avait évoqué un horizon de quelques mois pour ce déploiement. Reste à obtenir du Conseil de sécurité la fameuse exemption qui permettra au gouvernement centrafricain d’armer et d’équiper ses soldats. Antonio Guterres s’était engagé devant les députés à appuyer cette demande.

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 00:02
Après Libreville, Camair-Co met le cap sur Bangui, dès le 3 décembre 2017

 

 

 

mercredi, 15 novembre 2017 12:24 (Investir au Cameroun) - Après Libreville, en octobre 2017, la compagnie aérienne du Cameroun, Camair-Co, poursuit la réouverture progressive de ses dessertes régionales avec le cap, cette-fois, sur Bangui.

 

 

Camair-Co annonce son atterrissage dans la capitale centrafricaine, à partir du 3 décembre 2017. Selon le chronogramme publié, il y a aura régulièrement deux vols par semaine au départ du Cameroun. Ce sera le jeudi et le dimanche. Ce qui représente la moitié du nombre de vols hebdomadaires que la compagnie offre dans le pays voisin qu’est le Gabon. La destination de Libreville enregistre en effet quatre voyages par semaine, à partir du Cameroun. Les prochains redéploiements  concernent les lignes en direction de Dakar (Sénégal), Cotonou (Bénin), Abidjan (Côte d’Ivoire), Ndjamena (Tchad).

 

Cette réouverture des dessertes internationales est plus ou moins conforme à l’annonce faite en 2016 par le ministre des Transports, Edgard Alain Mebe Ngo’o. Le membre du gouvernement avait, en effet, indiqué que le transporteur national relancera ses vols internationaux au premier semestre 2017. M. Mebe Ngo’o avait également affirmé que la ligne de Johannesburg, en Afrique du Sud, ferait partie des destinations de Camair-Co.

 

Avec seulement 11% des parts du marché, la compagnie nationale camerounaise, loin derrière Air France et Brussels Airlines, doit cette performance à son exclusivité sur les vols domestiques.

 

S.A

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 17:57
L'ONU renforce de 900 militaires sa mission de paix en Centrafrique

 

 

 

16/11/17 (AFP)

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté mercredi à l'unanimité un prolongement d'un an de sa mission de paix en Centrafrique qui sera renforcée de 900 militaires et devra être plus mobile et réactive.

 

Ce renforcement de la Minusca avait été demandé par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres qui a mis en garde contre un risque de nettoyage ethnique dans le pays.

 

En vertu de la résolution adoptée, rédigée par la France, la force est autorisée à déployer sur le terrain jusqu'à 11.650 personnes, dont 2.080 policiers et 480 observateurs militaires.

 

Elle devrait permettre à l'ONU d'enrayer la "spirale de violences et recréer une dynamique positive en République Centrafricaine", a jugé l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre.

 

Washington, qui cherche à réduire les coûts des opérations de paix de l'ONU, avait récemment indiqué ne pas être opposé "par principe à une augmentation modeste de troupes pour la Minusca, mais à la condition que les militaires supplémentaires apportent un réel plus" à la mission. Ils devront "faire preuve des plus hauts standards professionnels et s'abstenir de tout abus sexuel", ont réclamé les Etats-Unis.

 

Les interventions armées de la France (2013-2016) et de l'ONU ont permis de réduire les violences, notamment à Bangui. En province, 2017 a vu au contraire les affrontements reprendre en intensité entre groupes armés et des milices se disputant le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde mais riche en minerais.

 

La résolution prévoit que les troupes de la Minusca soient plus mobiles et réactives. Il faut "tout faire pour augmenter son efficacité et sa capacité sur le terrain", a souligné Antonio Guterres lors d'une récente visite dans le pays, sa première auprès d'une opération de paix depuis son entrée en fonctions en janvier.

 

- 'Enquête spéciale' -

 

Lundi, l'ONU a annoncé l'ouverture d'une "enquête spéciale indépendante" sur de possibles défaillances des Casques bleus lors d'attaques par des groupes armés contre des civils à proximité desquels se trouvaient des militaires de l'ONU.

 

Cette "enquête spéciale est déclenchée dans un contexte de récente détérioration de la situation sécuritaire dans le sud-est du pays, avec l'objectif d'améliorer la capacité de la Mission à empêcher des violences et à protéger des civils sous une menace immédiate, avec ses moyens et dans ses zones de déploiement", a précisé l'ONU

 

La Minusca, qui peine à rétablir l'ordre, a perdu 12 soldats depuis début 2017.

 

Accusés par leurs détracteurs de "passivité" face aux groupes armés et parfois même de "collusion", les contingents onusiens font aussi face à une avalanche d'accusations d'agressions sexuelles. En juin, un bataillon de plus de 600 soldats du Congo-Brazzaville avait été renvoyé chez lui après des accusations d'agressions sexuelles et divers trafics. En 2016, 120 Casques bleus de la même nationalité avaient déjà été renvoyés pour les mêmes motifs.

 

"Si nous devons éviter que le pays entier ne retombe dans la guerre civile, il y a un besoin urgent d'une meilleure protection des populations civiles", a réclamé mardi l'ONG Norwegian Refugees Council (NRC).

 

A terme, la mission de l'ONU doit être remplacée par les Forces armées centrafricaines (FACA). Fin octobre, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a promis que les premières forces formées par l'Union européenne seraient déployées d'ici à trois mois - et ce, malgré un embargo sur l'acquisition d'armes imposé par l'ONU depuis 2013.

 

La résolution exprime l'"inquiétude" du Conseil face à la "dégradation de la situation sécuritaire dans le sud-est et le nord-ouest".

 

Le pays est embourbé dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition pro-musulmane (l'ex-Séléka), qui a entrainé une contre-offensive de milices pro-chrétiennes autoproclamées d'"autodéfense" (antibalaka, ou antimachettes).

 

En raison des violences, plus de 600.000 personnes sont déplacées en Centrafrique et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, sont dépendants d'une aide internationale.

 

 

 

Un général béninois à la tête d’une enquête sur la MINUSCA

 

Publié le 15.11.2017 à 16h18 par APA News

 

Le général béninois à la retraite, Fernand Marcel Amoussou, dirigera une enquête commanditée sur la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) dont le mandat a été renouvelé ce mercredi lors d’une réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies, a-t-on appris le même jour à Bangui. L’enquête portera sur les éventuelles défaillances des Casques bleus en Centrafrique lors d’une série d’attaques contre des civils par des groupes armés dans les préfectures de Haute-Kotto, Basse-Kotto, Mbomou et Haut-Mbomou, situées au centre et au sud-est de la RCA.

 

Les enquêteurs se pencheront aussi sur la réponse de la MINUSCA à ces incidents, renseigne une note du département des opérations de la paix de l’ONU remise à la presse.

Plus de dix mille soldats de paix de l’ONU exercent en Centrafrique depuis 2014. Cependant, leur utilité se pose avec acuité au vu de la poursuite des violences commises par des groupes armés qui dominent plus de 80% du territoire national.

 

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 17:49

 

 

 

16/11/17 (AFP)

 

Le groupe armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), à la tête d'une coalition de groupes armés participant aux violences qui meurtrissent le pays depuis 2013, a déclaré "suspendre" sa participation au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

 

"Le bureau politique (du FPRC) suspend toutes les négociations en cours avec le gouvernement, et retire ses représentants auprès du comité" du DDR, selon un communiqué daté du 13 novembre et signé par le leader du groupe armé, Nourredine Adam.

 

Le FPRC avait rejoint sur le tard le Comité de consultation et de suivi (CSS) du DDR, en juin 2017.

 

"Trop, c'est trop", a réagi mercredi Fadoul Bachar, un proche de Nourredine Adam joint depuis Libreville. Le gouvernement "a été incapable de sécuriser la population, même dans la capitale", Bangui, a-t-il dit en faisant référence aux violences qui ont fait au moins 7 morts et plus de vingt blessés samedi et dimanche, aux abords du quartier musulman du PK5.

 

Sollicitées par l'AFP, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) et les autorités centrafricaines n'ont pas souhaité réagir mercredi.

 

Dans un autre communiqué daté du 12 novembre, le FPRC a refusé l'installation des nouveaux préfets dans la région contrôlée par le groupe armé, dans le nord du pays.

 

Mercredi, la Minusca a réagi en jugeant "inacceptable" la position du FPRC quant au déploiement des nouveaux préfets, ainsi que celle d'un autre groupe armé qui aurait adopté la même position, le Mouvement pour la Centrafrique (MPC).

 

Le 26 octobre, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, après une réunion de travail sur le DDR avec le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à Bangui, avait déclaré que le dialogue avec les groupes armés était "au centre" de sa stratégie.

 

Mi-septembre, un remaniement ministériel a acté l'entrée au gouvernement de représentants de plusieurs groupes armés.

 

Mercredi, le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une résolution renforçant de 900 hommes la Minusca.

Centrafrique: un groupe armé "suspend" sa participation au programme de désarmement
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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 17:38
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique Des élites accusent la Minusca de nonchalance face aux attaques contre les civils

 

PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 16 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI, 16 novembre 2017(RJDH)—Plusieurs griefs sont exprimés contre la Minusca par les élites centrafricaines. Toutes s’accordent sur la nonchalance face aux attaques perpétrées par les groupes armés contre la population civile.

 

Entre novembre 2016 et novembre 2017 plusieurs attaques des groupes armés contre la population civile ont été enregistrées entre autre : l’attaque du MPC à Kaga-Bandoro au nord proche de la base de la Minusca. Celle de Kabo, toujours au nord attribué au MPC. L’attitude de la Minusca a fait l’objet de critique acerbe par les élites qui ne comprennent pas pourquoi la Minusca n’a pas assez fait pour protéger la population civile.

 

Au centre-est du pays à Bria des attaques intergroupes armées à savoir le FPRC et les Antibalaka ont fragilisé la paix et fait plusieurs morts. La protection des civils par la Minusca ne passe pas aussi au regard des élites qui escomptent des actions plus robustes que celle faite par les forces onusiennes.

 

De ces éléments à charge contre la Minusca s’ajoute des attaques contre les populations civiles à Bangassou au sud du pays où la croix rouge fait état de 75 morts et les organisations de défense de droit de l’Homme documentent plusieurs exactions et crimes de guerre contre les soldats de paix. Ces attaques répétées ont  entrainé ainsi le déplacement des populations civiles vers le RD Congo et sur le site des déplacés. La dernière en date est celle de Pombolo où une communauté a été tuée par les groupes armés assimilés aux Antibalaka.

 

Dans ce registre de protection des civils lors des attaques armées, les députés du nord ont critiqué la Minusca dans son approche de protection des civils à Bocaranga, Koui, Ngaoundaye lors de l’offensive des éléments de 3R. Anicet Georges Dologuélé, chef de fil de l’opposition n’a pas manqué l’occasion d’exprimer clairement ces reproches du haut de la tribune de l’Assemblée nationale lors du passage d’Antonio Guteress à Bangui.

 

Ces critiques divisent la société civile qui a envisagé boycotter le séjour de Guterres à Bangui en termes de protestation du 24 au 27. Les extrêmes disent que la Minusca n’a rien fait, alors que les modérés pensent qu’il faut présenter selon leur contexte au SG de l’ONU. Pour tout dire, alors que Guterres suivait les remontrances faites à ces hommes, Batangafo dans le nord du pays était sous tension.

 

La Minusca est placée  sous le chapitre 7 de l’ONU qui encourage l’usage de la force. Mais si les élites n’ont pas assez d’observation à faire à la Minusca sur le volet civil qui jusque-là fonctionne à merveille, ces griefs exprimés entre autres, le commerce fait par les soldats, les viols, la non protection des civils ont noyé l’action globale de la Mission. Toutefois, la volonté de Guterres de faire participer les FACA dans la recherche des solutions et l’autorisation des 900 hommes supplémentaires suffisent pour redorer le blason de la Minusca ? C’est une question qui reste poser !

 

 

Centrafrique : Des leaders d’opinion divisés sur le bilan de la Minusca après le renouvellement de son mandat

 

PAR BIENVENU MATONGO LE 16 NOVEMBRE 2017

 

Bangui, 16 Novembre 2017(RJDH) —Les leaders  centrafricains interrogés par le RJDH ont émis des avis divergents sur le bilan de la Minusca. Ces avis sont recueillis quelques heures après le renouvellement par le conseil de sécurité des Nations Unies du mandat de la mission onusienne en RCA.

 

Le renouvellement du mandat de la Minusca en Centrafrique par la  communauté internationale avec une augmentation de neuf cent(900) hommes, intervient dans un contexte où plus de la moitié du territoire centrafricain est encore sous contrôle des forces  non conventionnelles.

 

Les points de vue des leaders politiques et ceux de la société civile sont divergents sur le bilan de la mission. Crescent Beninga, porte-parole du groupe de travail de la société civile sur  la crise centrafricaine trouve mitigé le bilan de la Minusca, « en 2012 on était avec six(6) groupes armés et les forces rebelles n’ont pas pu occuper plus de la moitié du  territoire centrafricain. En 2014 avec l’arrivée de la Minusca, on est passé à plus d’une dizaine de groupes armés. Et si la Minusca joue bien son rôle de maintien de la paix, on n’allait pas assister à cette multiplication. Mais on ne  peut pas dire que tout est négatif. Sans la présence de la Minusca, la RCA allait sombrer dans un chao indescriptible donc il faut saluer cet effort »,  s’est-il exprimé.

 

Crescent Beninga estime que rien ne peut changer sans le réarmement des forces armées centrafricaines, « les forces de la Minusca ne peuvent pas maintenir la paix sans les forces de défense nationales. La Minusca doit être aux côtés des forces armées centrafricaines pour ce travail et non les forces armées centrafricaines aux côtés des forces de la Minusca », a-t-il fait savoir.

 

Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Révolution et l’Evolution de Centrafrique(MDREC) dresse un bilan négatif, « pour ma part la Minusca n’a rien fait car depuis son arrivée les choses ne font que s’empirer. Tout ce qu’on attend de la Minusca, c’est la levée des sanctions pour permettre au gouvernement d’acheter des armes et réarmer les FACA. La Minusca, c’est un échec parce que malgré les moyens à leur disposition, ces gens laissent faire les groupes armés avec qui ils collaborent la plupart de temps », dénonce ce leader politique.

 

La députée Emile Beatrice Epaye, présidente de la commission affaire étrangères à l’Assemblée Nationale, se réserve de dresser un bilan, « je ne peux pas parler en terme de bilan, le bilan a été déjà fait c’est pour cela que la communauté internationale a prorogé le mandat pour qu’elle intervienne dans notre pays », souligne-elle.

 

Avec le renouvellement du mandat, la Minusca disposera désormais de 12900 hommes qui auront la lourde tâche de renverser la tendance face aux groupes armés qui se réorganisent de plus en plus

 

 

Centrafrique : Béatrice Epaye souhaite que la prorogation de la Minusca apporte un plus à réconciliation

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 16 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI, le 16 Novembre 2017(RJDH)—La présidente de la Commission Affaires étrangères Béatrice Emilie Epaye s’est dite favorable à la prorogation du mandat de la Minisca après son speech lors du passage de Guterres devant la représentation nationale. Elle souhaite que la Minusca à partir de cette résolution travaille pour la réconciliation du peuple centrafricain. Position exprimée lors d’une interview accordée au RJDH ce 16 novembre à Bangui.

 

Honorable Emilie Béatrice Epaye bonjour !

 

Emilie Béatrice Epaye : bonjour !

 

Vous êtes la présidente de la Commission Affaires Etrangères à l’Assemblée nationale. Le Conseil de Sécurité vient de voter la résolution, autorisant la prorogation du mandat de la Minusca comment réagissez-vous à cet effet ?

 

Emilie Béatrice Epaye : Moi je suis d’avis qu’il y ait la prorogation de la mission des forces de maintien de la paix en Centrafrique. Et je l’avais déjà affirmé lors du passage du Secrétaire Général des Nations Unies monsieur Antonio Guterres.

 

Mais, c’est vrai nous avons vu les faiblesses de la Minusca. Nous souhaitons que ce nouveau mandat et le nombre des soldats de la paix qui va être augmenté puisse amener un plus dans leurs interventions en RCA ; cela veut dire que nous sortir de ce cycle infernal de violences contre les civils, de la souffrance des centrafricains et nous ramener la réconciliation entre le peuple centrafricain.

 

Lors de son passage à Bangui Antonio Guterres a affirmé sa volonté de voir les forces onusiennes travailler en commun accord avec les FACA alors que les FACA sont visées par le Comité de sanction de l’ONU. Quelles perspectives pouvez-vous dégager de cette attitude ?

 

Emilie Béatrice Epaye : De toutes les manières, moi je ne parle pas des armes. Aujourd’hui, nous sommes un Etat,  un Etat doit avoir son armée et mon souhait est de voir l’EUTM former nos soldats assez rapidement, augmenter le nombre des gens formés et que la communauté internationale nous permet de les équiper normalement pour protéger nos populations et notre territoire. Et si jamais on commence à déployer les centrafricains, nos soldats centrafricains dans notre pays, ils travailleront en commun accord avec les forces de la paix qui sont chez nous, c’est mon souhait !

 

Honorable, la Minusca est une mission multidimensionnelle qui a volet militaire et volet civile, s’il faut faire un bilan global de cette mission, quel bilan faites-vous de cette mission après 3ans d’exercice ?

 

Emilie Béatrice Epaye : Je ne peux pas parler en termes de bilan. De toutes les manières, le bilan a été fait et c’est pour cela que la communauté internationale a prorogé le mandat de la Minusca pour qu’elle intervienne dans notre pays. Vous avez parlé du volet civil, effectivement la Minusca doit jouer son rôle de médiation, de facilitateur pour nous amener à la paix et à la réconciliation.

 

Pour cela, on n’a pas besoin des armes. Mais le volet militaire, il faut que les gens soient formés, que nos militaires aient la déontologie militaire pour protéger le peuple et le pays. Et nous faisons confiance à l’EUTM, à l’Union Européenne pour les former, augmenter leur nombre, bien les équiper  et les déployer.

 

Et s’ils doivent travailler en partenariat avec la Minusca c’est notre souhait aussi. On a trop souffert, moi je suis député de Markounda et je vois des gens souffrir à l’intérieur du pays. C’est difficile, on ne doit pas rester là, il faut trouver tous les moyens positifs pour faire avancer les choses.

 

Honorable Emilie Béatrice Epaye je vous remercie !

 

Emelie Béatrice Epaye : Je vous remercie aussi !

 

 

Centrafrique : La Minusca perd 13 soldats dans le pays en 2017

 

PAR NOURA OUALOT LE 16 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI, 16 novembre 2017 (RJDH)—La Minusca a perdu plusieurs soldats ces douze derniers mois. Certains sont tués dans des combats et d’autres sont morts suite à des maladies.

 

2017 est certainement l’année la plus meurtrière pour la Minusca depuis son déploiement en Centrafrique en septembre 2014.  Officiellement, 13 soldats de la paix ont perdu la vie cette année. La plupart sont tués sur le terrain des combats sur le territoire centrafricain.

 

Le plus lourd bilan a été enregistré après l’embuscade de mai 2017 dans le Haut-Mbomou. Entre Rafai et Bangassou au Sud-est du pays, 6 casques bleus dont quatre cambodgiens et deux marocains ont été tués. Ces soldats escortaient des camions pour une assistance humanitaire dans la région. Pendant l’attaque, dix autres éléments dont neuf marocains et un cambodgien ont été blessés.

 

Une semaine après cette attaque, un soldat a été enlevé puis tué à Mboki. Le 5 janvier 2017, un autre casque bleu est tué entre Koui et Bocaranga, des villes sous contrôle à l’époque des 3R de Sidiki. Notons que parmi les 13 soldats, il y a certains qui sont morts de maladies.

 

Les assassinats répétés des casques bleus dans le Sud du pays, avaient contraint les Nations-Unies à dépêcher en Centrafrique, le 12 mai 2017, le Secrétaire Général adjoint pour le maintien de la paix Jean Pierre Lacroix. Ce dernier avait condamné ces actes et annoncé l’ouverture des enquêtes. Les attaques contre les soldats de la paix, selon la charte des Nations-Unies, sont considérées comme des crimes de guerre.

 

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 00:05
Casques bleus: le Canada offre une force d'action rapide

 

 

 

 

AFP / 15 novembre 2017 21h40 - Le Canada va renforcer son soutien aux missions de maintien de la paix en mobilisant 200 soldats, en favorisant la présence féminine au sein des Casques bleus ainsi qu'en fournissant du matériel et de l'entraînement militaire, a annoncé mercredi le Premier ministre.



La "force de réaction rapide" promise par le gouvernement canadien ne représente que le tiers des 600 militaires promis par Justin Trudeau peu de temps après son arrivée au pouvoir fin 2015 dans son objectif de redonner au Canada une place plus importante sur la scène internationale.



"L'engagement de 600 membres des forces armées canadiennes" représente un objectif ambitieux, a admis le Premier ministre, promettant de respecter cet engagement à terme à travers une série "d'engagements conjoints" dans plusieurs pays.



Pour l'instant, le Canada va mobiliser un contingent de 200 soldats qui pourrait, à la demande de l'ONU, être déployés rapidement sur des actions ponctuelles pour, par exemple, prendre et sécuriser le contrôle de points stratégiques (aéroport, télécommunications...) dans le cadre de missions de maintien de la paix. 



"Les temps ont changé. Maintenant, bien souvent, il n'y a pas de paix à maintenir. Les conflits auxquels nous faisons face aujourd'hui sont insolubles, plus dangereux et plus complexes", a déclaré Justin Trudeau à Vancouver lors de la conférence ministérielle des pays engagés dans les missions onusiennes de maintien de la paix.



- 'De nouvelles choses' –



"Les opérations modernes de maintien de la paix ont lieu dans un contexte qui transcende les frontières", a-t-il poursuivi, évoquant des Etats déstructurés où profitent "des milices, des groupes criminels organisés et maintenant, bien sûr, des terroristes".



"Face à cette réalité, nous devons essayer de nouvelles choses", a estimé le chef du gouvernement canadien.



Le Canada, qui ambitionne un siège au Conseil de sécurité de l'ONU en 2021, va également mettre à disposition des opérations de l'ONU des hélicoptères d'attaques, un avion cargo C130.



Justin Trudeau a évoqué lors d'une conférence de presse la possibilité, en guise de première mission, de fournir du transport de troupes au centre régional des Nations Unies à Entebbe, en Ouganda, qui soutient quelques 80.000 militaires et policiers contribuant à des missions de maintien de la paix sur le continent africain.



Le gouvernement canadien promet également "la mise en œuvre de nouveaux programmes de formation conçus pour rehausser l’efficacité globale des opérations des Nations Unies" à travers l'entraînement des forces de maintien de la paix.



- Plus de femmes –



Le gouvernement s'engage à investir 15 millions de dollars canadiens (10 millions d'euros) pour augmenter la proportion de femmes engagées dans les contingents de maintien de la paix. 



Cette proportion est de seulement 3,7% des Casques bleus, un objectif prévu pour doubler à l'horizon 2020. Au rythme actuel, cet objectif ne sera pas atteint, a déploré Justin Trudeau en invitant les autres pays à également abonder à ce fonds spécial.



"Le Canada prendra la responsabilité de veiller à ce que les femmes jouent un plus grand rôle dans les opérations de la paix", a-t-il dit en soulignant que "lorsque les femmes et les filles participent au processus de paix, la paix est plus durable".



Actuellement, le Canada a seulement 25 membres des forces armées dans des contingents de Casques bleus. Envisagé l'an dernier, l'envoi de Canadiens pour grossir la Mission des Nations-unies au Mali (Minusma), n'est plus à l'ordre du jour en raison des risques encourus avec 140 Casques bleus depuis juillet 2013.



Justin Trudeau a aussi promis la mise à disposition de l'ONU de 150 policiers, soit un peu plus du double des effectifs canadiens actuellement sur le terrain (Haïti, Colombie...).



Les forces armées canadiennes ont été longuement et fortement engagées en Afghanistan mais sous l'égide de l'Otan. 



Des milliers de soldats canadiens ont servi entre 2002 et 2014 en particulier dans le sud de l'Afghanistan, menant régulièrement de durs combats contre les rebelles talibans. 



Le dernier contingent est rentré au printemps de 2014. Près de 160 soldats sont morts dans le cadre de cette mission dont 138 au combat. 




(©)

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