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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 15:32

 

 

 

 

http://www.amnesty.fr/      [02/11/2014]

 

Après des années de crise et de violences, l’Onu a déclenché une opération de maintien de la paix. À terme, elle comptera 12 000 militaires et policiers déployés dans l’ensemble du pays pour rétablir la sécurité et aider au retour de l’État de droit. A-t-elle les moyens de ses ambitions ?

 

Analyse.

 

Après des années de crise et de violences, l’Onu a déclenché une opération de maintien de la paix. À terme, elle comptera 12 000 militaires et policiers déployés dans l’ensemble du pays pour rétablir la sécurité et aider au retour de l’État de droit. A-t-elle les moyens de ses ambitions ? Analyse.

 

La mobilisation des Nations unies pourra-t-elle renflouer cet État naufragé qu’est devenue la Centrafrique ? Le 15 septembre a débuté officiellement la onzième mission de l’Onu dans ce pays. Créée par la résolution 2 149 adoptée par le Conseil de sécurité, le 10 avril dernier, la Mission multidimentionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) est le fruit d’une mobilisation tardive de la communauté internationale pour tenter de sortir la Centrafrique du chaos politique et d’une tragédie humanitaire.

 

Sur le papier, ce n’est pas rien. Près de 12 000 casques bleus, dont 10 000 militaires et 1 800 policiers, déployés au titre du chapitre VII, et donc habilités à faire usage de la force. En plus de tout le système des agences et des programmes onusiens déjà présents pour parer aux défis humanitaires, une composante civile conséquente assistera l’État dans les dossiers les plus vitaux pour sa réhabilitation : les négociations politiques avec les acteurs du conflit, la gestion régionale de la crise, la réhabilitation du système judiciaire, la refonte des forces de sécurité, la restauration de l’autorité de l’État sur tout le territoire et l’organisation des élections (reportées à février 2015). Une opération destinée à durer plusieurs années et d’une ampleur prometteuse. À condition que les moyens suivent.

 

Au moment de son déploiement, seuls 7 200 casques bleus ont été mobilisés et pour la plupart, il s’agit des 6 000 hommes de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) déjà présents, auxquels le Rwanda, la République démocratique du Congo et le Burundi, ont ajouté quelques troupes supplémentaires. Les opérations françaises Sangaris et européenne, Eufor-RCA, seront, quant à elles, prolongées de quelques mois. Les Nations unies seraient en pourparlers avec le Pakistan et le Bangladesh, mais l’efficacité de contingents non francophones reste problématique. Quant à la composante civile, elle commence tout juste à se déployer.

 

QUELS INTERLOCUTEURS POUR NÉGOCIER ?

 

Même si, bon an mal an, la Minusca parvient à atteindre ses effectifs théoriques, dispose-t-elle des remèdes au mal centrafricain ? À court terme, il n’y a pas de raison que la Minusca réussisse à achever le désarmement et la démobilisation des groupes armés avec plus d’efficacité que les opérations précédentes, sans un accord politique solide. Or, amener les protagonistes de la crise à la table des négociations pose deux problèmes de fond. D’une part, il faut négocier avec des leaders sous le coup de poursuites internationales pour crimes de guerre, en contradiction avec les exigences de la lutte contre l’impunité. D’autre part, il faut disposer d’interlocuteurs capables de contrôler les troupes, et malgré tous les efforts déployés pour structurer les Anti-balakas et l’ex-Séléka, ces mouvements ne cessent de se déchirer, au gré des ambitions personnelles ainsi que des logiques tribales et locales.

 

À plus long terme, au-delà de l’impunité dont les effets délétères sont régulièrement évoqués, c’est la capacité de l’État à s’attaquer aux faiblesses structurelles du pays qui déterminera son avenir. Cul-de-sac de l’expansion coloniale française, l’administration de la Centrafrique avait été confiée à des compagnies privées motivées par l’exploitation de l’or et du diamant. Selon la tradition étatique dont le pays a hérité, détenir le contrôle de l’État c’est détenir la clé du « coffre-fort ».

 

En dehors de rares épisodes, le développement économique, la gestion des tensions sociales, la réduction des fractures territoriales entre l’Est et l’Ouest, le contrôle des frontières ont paru des exigences secondaires. Dans son rapport publié en juin 2014, De la prédation à la stabilisation, l’International crisis group estimait que l’assainissement du secteur des activités extractives était l’une des clés de sortie de crise. Le sauvetage de la Centrafrique se joue à l’échelle d’une génération, bien plus que d’une opération des Nations unies.

 

Thierry Brésillon

L’Onu entre volontarisme et impuissance en Centrafrique (Amnesty International)

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 15:07

 

 

 

 

Bangui (Centrafrique) 2014-10-22 12:52:54 - (APA) - Le conseiller politique du mouvement des patriotes anti-balaka, Alfred Legrand Ngaya a rendu son tablier au lendemain de la dernière flambée de violences qui a paralysé Bangui et ses environs pendant dix jours occasionnant plus d’une vingtaine de pertes en vies humaines, des maisons incendiées et des biens pillés.

 

« Des gens qui sont venus pour la cause du peuple puissent se retourner contre le peuple et l’empêcher de jouir de la quiétude. C’est inadmissible » a décrié Alfred Legrand Ngaya, mercredi face à la presse, pour justifier son acte.

 

« Le dimanche 12 octobre j’ai vécu l’irréparable. Je rends grâce à Dieu qui m’a accordé la vie sauve. Ma maison a été pillée, ma moto et un véhicule de fonction ont été emportés. Tout ceci, parce que j’aurais reçu des fonds de la présidente de transition pour pouvoir retirer de la liste des revendications des anti-balaka, celle concernant la démission de Mme Catherine Samba-Panza » a-t-il expliqué.

 

M Ngaya s’est par ailleurs étonné que « les trois autres leaders à savoir Joachim Kokaté, Paléon Nzilavo, Jacob Bionli Mokpem ne soient pas inquiétés puisque faisant partie de la délégation qui a rencontré la cheffe de l’Etat de transition ».

 

«Actes barbares d’assassinats, d’incendie de maisons d’habitation, de braquage de véhicules, des vols des motos, etc. Je ne me retrouve plus par rapport à l’idéal qui justifiait mon engagement au sein de ce mouvement et ne me reconnais pas du tout à travers ces actes. Il y a un temps pour tout. Je tire définitivement mon épingle du jeu, et ne peut plus être compté parmi les anti-balaka » a –t-il décidé.

 

Enrôlé dans ce mouvement politico-militaire depuis le 20 janvier 2014, Alfred Legrand Ngaya a été nommé par le coordonnateur général Edouard Patrice Ngaissona, comme conseiller politique.

 

« Ma contribution au sein de ce mouvement est de prodiguer aux leaders et éléments anti-balaka des conseils et orientations dans le sens d’un retour à la normale, à la paix et la sécurité dans notre pays » a rappelé M Alfred Legrand Ngaya.

 

 

NDLR : Un qui a compris qu'il s'était engagé dans un guêpier et une voie sans issue

Le conseiller politique du mouvement anti-balaka démissionne

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 14:53

 

 

 

 

http://www.corbeaunews.ca/    CAR News / Corbeau News

 

De...Alain Nzilo »

L’ex-ministre de François Bozizé et coordinateur politique autoproclamé des anti-balaka vient de lancer un appel aux jeunes patriotes de cesser les hostilités et de respecter les accords de Brazzaville.

 

1-Qui est Patrice Edouard Ngaissona ?

 

Qui est donc Edouard Patrice Ngaissona ? D’où sort-t-il ? Pourquoi parle-t-on de lui ?


Originaire du Nord du pays, il travaillait comme agent des eaux et forêts après sa formation au centre agricole de Ngoulinga près de Grimari et croupissait avec d’autres complices à la prison de Ngaragba pour diverses malversations et escroquerie en bande organisée ayant gravement saigné le trésor public et occasionné un manque à gagner pour l’état d’une bagatelle de plusieurs milliards de F CFA.

 

Patrice Edouard Ngaissona est connu pour sa méthode de sangsue et son mode de vie parasitaire consistant à pomper le trésor public avec de faux ordres de paiement ne correspondant à aucune prestation portant coûteusement facturée à l’état. Le coup d’état du 15 mars 2003 de François BOZIZE lui a permis d’être remis en liberté.

 

Il continua ses activités en livrant des ramettes de papier et autres fournitures de bureau aux administrations publiques souvent sans acquitter la moindre taxe douanière et stocke chez lui. Il est aussi fournisseur de l’état de motocyclettes qu’il importe également du Cameroun et revend à des prix exorbitants.

 

Il complètera cette activité en se constituant également comme l’incontournable intermédiaire par qui tout bénéficiaire de titre de paiement sur le trésor doit passer pour avoir quelque chance de toucher son magot, évidemment moyennant son pourcentage de commissions.

 

Sans oublier les fameuses affaires des constructions du siège de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) au sein de la concession de l’immeuble Bangui-Sica de SOCATEL, des clôtures des Lycées Boganda, Miskine et Gobongo qu’il a déjà empoché des millions de F CFA au titre d’avance sur la facture des travaux, sans réalisations jusqu’à ce jour .

 

Nommé Ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture sous Bozizé, il s’exila après la prise de Bangui par la Seleka. Voilà l’origine de la fortune de ce nouveau riche qui possède entre autre, un pied à terre en région parisienne.

 

Le vrai problème est que comment un homme aussi médiocre, proche de l’illettrisme a-t-il pu prendre la tête d’un mouvement rebelle et demander la démission de Catherine Samba Panza ?

 

– Pour la coordination des milices Anti balaka, cela ne doit guère surprendre car Patrice Edouard Ngaissona est un gangster économique et un criminel dangereux qui éprouve du plaisir à voir les autres souffrir alors, lui et son clan sont dans l’opulence.


– Il est parmi les plus grands prédateurs de Centrafrique. A ce titre, c’est irresponsable de sa part de vouloir obtenir le départ de la présidente Samba Panza, lui reprochant de n’avoir pas su répondre aux attentes des Centrafricains et évoquant le détournement présumé de 2,5 millions de dollars donnés en liquide par le gouvernement angolais.

 

Beaucoup d’observateurs de la vie politique pensent que cette stratégie est maladroite n’a pas été payante hormis la destruction de biens et habitations des autres centrafricains.

 

Des sources proches de Ngaissona s’étonnent de ce brusque revirement dans son comportement. Selon l’un de ses fidèles partisans, « Edouard est devenu méconnaissable ».Des mauvaises langues rapportent qu’il serait d’une timidité légendaire, par conséquent incapable de décider de lui-même des actions de telle envergure.


Alors la question est de savoir, quelle ombre se cacherait derrière Patrice Edouard Ngaissona ?

 

2-L’ombre de François Bozizé.

 

Des sources sécuritaires et diplomatiques africaines , disent « que ce serait l’ancien Président François Bozizé, qui est derrière cette milice ».Manipulés par François Bozizé, les Anti-Balaka, qui sont un conglomérat disparate où l’on trouve d’anciens militaires, des militants KNK (parti de Bozizé), des désœuvrés mobilisés pour les besoins de la cause, sont politiquement coordonnés par un boziziste pur jus, Patrice-Edouard Ngaïssona, l’homme de Bozizé, qui avait rêvé, un temps, d’être son candidat à la présidence de la République, la constitution ne lui permettant pas de briguer un troisième mandat successif.

 

A travers cet homme bien entouré, c’est Bozizé, en fait, qui contrôle le mouvement.
Il lui rend compte et reçoit des ordres de lui. C’est même sur un coup de fil de François Bozizé, le 16 Octobre 2014 que NGAISSONA aurait finalement décidé d’appeler les Anti Balaka à un retour au calme.

 

3-L’Ombre de la Sous Région

 

Les actes de Ngaissona sont aussi dictés par des parrains sous régionaux . Selon nos informations, le président Congolais Denis Sassou Nguesso serait le principal financier et soutien de Patrice Edouard Ngaissona.

 

Des indiscrétions révèlent que le pouvoir de Sassou Nguesso aurait fait venir des Anti-Balaka centrafricains à Brazzaville et parqués à Poto-Poto, un quartier de Brazzaville où ils étaient grassement entretenus avant l’attaque du 05 Decembre 2013.Une autre vague, d’autres anti-balaka auraient fait leur entrée sur le territoire centrafricain à partir de Bétou dans la région de la Likouala avant la chute de Michel Djotodia.


Récemment encore avant les derniers soubresauts des anti balaka, des dotations en armes lourdes et legeres leurs seraient parvenues de Brazzaville.


Le président Sassou Nguesso s’efforce de paraître utile dans les conflits sous régionaux et régionaux mais n’a jamais apporté une seule petite solution au moindre problème du Continent a affirmé le président du Parti Liberal Congolais(PLC). Il est l’agent principal de certains conflits, comme dans la crise Centrafricaine où il a simultanément soutenu François Bozizé contre Ange Félix Patassé, les mercenaires salafistes de la Séléka contre François Bozizé, le renversement de Djotodia et favoriser Mme Catherine Samba-Panza Présidente par intérim contre le fils du président Kolingba.

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Son histoire est aussi cocasse. Après avoir ravi la médiation centrafricaine, au président du Gabon (de tout temps, le président du Gabon était celui qui gérait le dossier centrafricain. C’est d’ailleurs pour cela que les Accords dits de Libreville du 11 janvier 2013 furent signés dans la capitale gabonaise, et pas ailleurs), Denis Sassou Nguesso, n’avait qu’un seul objectif en tête : se servir de cette crise meurtrière et ruineuse pour le Centrafrique, pour se tailler un costard de grand réconciliateur, et par la suite, se faire ouvrir les portes qui lui sont fermées, dans les pays du Nord.

 

Jugé peu fréquentable par certaines capitales occidentales, il s’active, en Centrafrique, pour s’acheter une conduite qui changerait sa piteuse image de serial killer et de détourneur patenté de fonds publics (Affaires des Biens mal acquis que suit la justice française).

 

Son plan secret, c’est de modifier la constitution pour pouvoir se représenter en 2016. L’actuelle constitution qu’il a lui-même conçue, en 2002, le lui interdit formellement. Mais avant de la modifier, il veut, préalablement, s’assurer que les Occidentaux, une fois, amadoués par ses œuvres en Centrafrique, ne lèveront pas le petit doigt pour lui crier après. Sassou est en train de passer un moment très délicat de sa vie. Il ne dort plus. Voilà pourquoi il se démène sans compter pour recueillir le maximum de soutiens auprès des chefs d’Etat africain.

 

Denis Sassou Nguesso a selon Bood Hedik, ancien chef de service des renseignements sud africain admis à la retraite, une responsabilité (directe) dans les événements qui arrivent en Centrafrique.

 

Quand Omar Bongo Ondimba, à l’époque médiateur, avait demandé, au putschiste, François Bozizé, en 2004, d’organiser les élections et de quitter le pouvoir, pour laisser la place à une équipe démocratiquement élue, la première réserve vint de Sassou Nguesso. Ce dernier soutint une position contraire, qui permettait, aussi, à François Bozizé, de faire acte de candidature à la présidentielle qu’il était chargé de préparer. En devenant juge et partie, Bozizé faussa la solution que voulait proposer le président gabonais de l’époque. Comme on sait, Bozizé n’organisa pas cette élection pour la perdre. Sa victoire accentua la crise car il frauda, outrageusement, pour gagner, alors qu’il ne disposait d’aucune base politique réelle.

 

Et pour mieux le contrôler, Denis Sassou Nguesso qui ne fait rien pour rien, l’enrôla dans la branche congolaise de la GLNF dont il est le très grand maître. C’est dire que de son lieu de fuite, à Entebbe, en Ouganda, François Bozizé reste le filleul maçonnique de Sassou.

 

On le voit, il s’agit de sordides calculs machiavéliques sur le dos des Centrafricains de la part de Sassou qui apporte ainsi clairement la preuve de son choix de soutenir Bozizé dont la candidature aux prochaines élections présidentielles est désormais un secret de polichinelle

 

C’est pourquoi, François Bozizé est toujours aux manettes à travers Patrice Edouard Ngaissona.Le vendredi avant son ultimatum du lundi à Catherine Samba Panza, Ngaissona sortait d’une réunion avec Alexandre Nguendet chez Babacar Gaye, à laquelle assistait, le général Essongo.

 

Conséquences, les Anti-Balaka, manœuvrés par Bozizé ont failli renverser le régime de la transition, n’eut été la pression du président Angolais Dos Santos l’autre allié de Sassou.

Le problème, maintenant, est de savoir, pendant combien de temps, encore, la France, l’Union africaine et le Conseil de sécurité, vont laisser François Bozizé, continuer à semer les troubles en Centrafrique ? C’est comme si la liberté de manœuvre qu’on lui octroie participe d’une stratégie bien mise en place ?

 

Tant que Ngaissona et Sassou seront là, Bozizé reprendra- t-il le pouvoir ?

 

QUI VIVRA ENCORE VERRA

 

Par Joseph LARABO

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : QUELLE OMBRE SE CACHE DERRIERE NGAISSONA ?

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Centrafrique-Presse.com
22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 13:28

 

 

 

22/10/14 (Afrikaweekly.com)

 

Dans le contexte d’insécurité persistante et de remise en fonction d’éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), le Colonel Sylvain Ndoutingaï répond à nos questions en toute objectivité. Il nous donne ainsi son point de vue sur l’actualité centrafricaine, notamment celle de ces derniers jours.

 

Rappelez-vous, les FACA sont depuis l’avènement de la Séléka casernés et soumis à un embargo des Nations Unies. Ce sont les Forces Internationales de la MISCA, Sangaris et de l’Eufor, désormais muées en MINUSCA, qui assurent la sécurité de la République Centrafricaine.

 

Les FACA ont été appelés en renfort pour assurer la sécurité dans Bangui et ses environs, quelle analyse en faites-vous ?

 

Dans mes précédentes interventions j’ai toujours appelé au rétablissement de nos Forces de Défense et de Sécurité dans leurs fonctions et leurs missions. C’est en effet l’une des conditions solides pour sauvegarder l’intégrité du territoire nationale et un relèvement durable. Aucune force armée extérieur au pays ne pourra durablement garantir le droit fondamental à la sécurité des personnes et des biens de ce pays. Je connais le professionnalisme des commandements de nos Policiers, nos Gendarmes et nos Militaires pour encadrer parfaitement les troupes dans la discipline militaire. Mais comme dans toute armée, après des événements tragiques comme l’incident malheureux de la cérémonie de l’ENAM en Février 2014, la prudence et la rigueur sont de mises pour un rassemblement qui se doit être organisé et non précipité.

 

Le constat est là, ils ont repris du service. Comment concilier cette nécessité de reformer les Forces de Défense et de Sécurité et le fait qu’elles aient été réarmées et dans les rues de Bangui ?

 

C’est une bonne chose que les Forces de Défense et de Sécurité soient rétablies dans leurs fonctions. Encore faille-t-il que leurs réhabilitations ne souffrent d’aucune exclusion pour certains qui vont se sentir abandonné par leur Etat et qui iront grossir les rangs des groupes armés. Tous les éléments des FDS ont été formés par l’Etat pour défendre la nation. L’on ne saurait avoir des laisser pour compte au motif que certains sont affiliés à tel ou tel régime politique comme j’entends dire certains leaders politiques. Cela ne ferait que créer de graves précédents avec des conséquences dramatiques pour la stabilité du pays. Je rappelle que les mutineries et la multiplication des rébellions ont pour causes et origines la mise à l’écart de certains militaires à cause de leur appartenance ethnique et politique. Il ne faut pas oublier le fait que certains éléments de ces forces qui se sont senties écartés et lésées, avaient choisi de regagner les groupes armés dont les principaux sont des Sélékas et des Anti-balakas. Il faudra donc organiser la réintégration des militaires de carrière et rapatrier les combattants venus de l’extérieur. Le retour en service des forces armées nécessite préalablement un processus de débriefing sous la discipline militaire. Il est donc d’un intérêt vital de faire confiance à leurs chefs et de leur donner les moyens pour réformer leurs hommes à répondre à leurs ordres. Je suppose que ce préalable a été respecté pour que ces forces aient été déployées sur le terrain. Mais, pour garantir une reprise de service solide et durable, il faut nécessairement procéder à une profonde restructuration des armées en passant par le programme de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR).

 

Que répondez-vous à cette phrase du Ministre d’Etat à la Défense Aristide Sokambi: « Je suis content qu’on ne mette pas les FACA sur le terrain! Car, en ce moment, il y a des éléments en tenue et armés qui participent à la situation actuelle » ?

 

Cette déclaration du Ministre de surcroit de la défense est regrettable. Il est pourtant le responsable N°1 de cette institution de l’Etat ! Non seulement il a la charge historique de restructurer cette armée qui est la vitrine de la nation, mais il est aussi l’autorité habilité à mettre en œuvre la politique militaire de notre pays. Comment pourrait-il le faire si sa propre armée est mise en quarantaine ? Nous ne devons pas oublier que les forces internationales qui opèrent en RCA nous apportent leur soutien et ne peuvent assurer durablement et indéfiniment la sécurité du pays. Leurs actions seront provisoires et limitées dans le temps et il faudra qu’elles s’appuient sur les capacités des forces nationales pour que le relais soit assuré dans des bonnes conditions lorsque leur mission aura pris fin.

 

Le DDR concernera quelles entités puisque même les « rebelles » n’ayant pas « livré de bataille » sont comptés au nombre des interlocuteurs de la Transition ?

 

Pour répondre à cette question, il faudrait déjà comprendre la constitution des « rebelles » centrafricains. J’avoue que je ne comprends pas le concept de « rebelles n’ayant pas livré de bataille ». Soit on est des rebelles parce qu’on est armé, soit on est des opposants politiques au régime en place et on est sans armes. Les rébellions qui évoluent dans ce pays sont constituées d’éléments hétéroclites d’origines diverses. On y trouve des éléments des Forces Armées Centrafricaines, des combattants étrangers (Tchad, Soudan et autres) et des mercenaires. Ceux qui n’ont pas livré bataille seront recensés et identifiés au même titre que les combattants et seront alors cantonnés selon le processus de démobilisation. Les militaires de carrières devront réintégrer les casernes sous le commandement militaire de l’Etat pour subir le processus de débriefing et de réintégration sous la discipline militaire. Les combattants civils qui ont quant à eux rejoint ces rébellions devront nécessairement être formés pour soit intégrer l’armée nationale s’ils le désirent et sont apte au métier, soit de réinsérer dans la vie civile pour exercer le métier pour lequel ils ont été formés. Quant aux combattants étrangers, des négociations et des pourparlers doivent être menés par voie diplomatique et en coopération avec leurs pays d’origine pour leurs rapatriements en toute quiétude. Dans ce processus qui vise à ramener la paix, il faut proscrire l’impunité pour des cas graves d’atteintes au droit de l’homme.

 

Quelle stratégie mettre en place pour apporter une réponse concrète à la problématique des Sélékas et des Antibalaka ?

 

Le processus du DDRR peut etre une stratégie adéquate pour répondre concrètement à la problématique des Sélékas et des Anti-balakas s’il est bien mené. A mon avis la Séléka n’existe plus depuis que leur leader avait procédé à sa dissolution. Aussi, j’ai cru entendre que les mouvements Sélékas et des Anti-balakas se sont transformés en Plateforme Politique. De ce point de vue, les Sélékas et les Anti-balakas ne devront plus mener des actions militaires qui ne siéent pas à leur statut actuel ! Puisque la RCA est un pays démocratique, il faut encourager ceux qui ont une vision politique pour le développement du pays à laisser la violence pour solliciter les suffrages du peuple. Le contraire ne peut que les exposer à l’application des résolutions des Nations Unis. Je pense qu’il est temps que nous réalisons que le peuple a trop souffert et qu’il ne cesse de sombrer notre pays dans le gouffre.

 

Comment entrevoyez-vous la fin de cette transition prévue pour le 15 février, selon les dernières déclarations de Mme Catherine Samba Panza ?

 

Cette déclaration qui vient contredire l’interview de Madame Cathérine SAMBA PANZA du 19 Septembre 2014 crée un imbroglio politique en ce sens qu’il ne détermine pas un calendrier précis qui conduira à la fin de cette transition. Selon sa Chartre, la transition prend fin par l’organisation des élections libres, transparentes et crédibles. La question qui se pose après cette déclaration est de savoir si Madame SAMBA aura réunie toutes les conditions à l’organisation d’une élection incontestable d’ici quatre (4) mois ? Cette déclaration me parait lapidaire et c’est un retournement de programme du gouvernement lorsqu’on se réfère à sa dernière déclaration après l’Assemblée Générale des Nations Unis. Une clarification par un programme du gouvernement s’avère nécessaire pour juger à sa juste valeur cette déclaration.

 

Comment amorcer les élections ?

 

Le peuple est l’acteur principal du déroulement des élections. Est-ce que les centrafricains pourront sortir de leurs refuges pour aller librement et en toute sérénité élire leurs futurs dirigeants sur toute l’étendue du territoire ? Le peuple est meurtri par les déchirements fratricides qui secouent notre pays depuis plus de 18 mois. Il faut d’abord lui redonner vie en lui permettant de regagner son domicile. Il faut lancer un forum pour réconcilier ce peuple avec lui-même tout en rendant justice aux innocentes victimes qui pour l’heure se sent délaissés. Beaucoup de nos compatriotes sont des déplacés internes et des réfugiés à l’étranger. Beaucoup ont perdu tout ce qui est le fondamental de leur existence. L’administration de l’Etat est inexistante et a laissé place à un état de non droit sur toute l’étendue du territoire. Il n’y a plus de sécurité pour les personnes et les biens, autant d’actions préalables à réaliser avant de préparer et d’organiser une élection crédible. Si l’élection se déroule sans la prise en compte de ces préoccupations, elle est donc jouée d’avance et nous nous dirigerons inévitablement vers un hold-up « électoral » avec comme conséquence la contestation et la poursuite de la crise.

 

Quelles relations entretenir avec la communauté internationale ?

 

La Communauté internationale est déjà au chevet de la République Centrafricaine depuis plus de trois (3) décennies. Et c’est une bonne chose pour notre pays qui cherche encore à définir son chemin vers le développement. Je constate simplement que leurs actions n’arrivent pas encore à produire des résultats solides au bénéfice du peuple et de la République Centrafricaine. Il se pose donc un problème d’efficacité de leur aide qui s’explique soit de l’inadéquation de la politique d’aide, soit des mauvais choix des acteurs nationaux en charge de sa mise en œuvre. Il nous appartient de capitaliser cette volonté de la communauté internationale pour jeter les bases de notre développement selon les aspirations fondées sur nos capacités à nous prendre en charge. L’expérience nous montre que l’aide au développement ne fait pas le développement. Elle accompagne quand cela est nécessaire, mais elle ne peut remplacer la construction de projets économiques viables. Il est vrai que les atouts et les ressources naturelles de notre pays sont des enjeux et des convoitises de la part d’acteurs étrangers. Mais, plutôt que de les en blâmer, travaillons notre capacité collective à les mettre au service d’une prospérité partagée, ou à nous prémunir quand ils vont à l’encontre des intérêts nationaux. L’amateurisme politique, les orgueils et les rancœurs destructrices sont une faiblesse qui dépend d’abord de nous-même. Réunissons ensemble la force et la hauteur de vue nécessaires au développement profitable à tous.

 

Comment voyez-vous le rôle de la MINUSCA, de l’Eufor et de Sangaris ?

 

Les forces de la MINUSCA, de l’EUFOR et de la SANGARIS ont joué un rôle qui a permis d’éviter une guerre civile et d’empêcher les combattants d’enclencher des crimes de masse. Mais je constate encore une fois de plus que leur rôle commence à atteindre ses limites. Cela est dû essentiellement à la non application des résolutions des Nations Unis qui veulent que les groupes armés soient désarmés sous le chapitre 7 et par ces forces. Je pense qu’il est temps que soit levé l’embargo qui est imposé aux Forces Armées Centrafricaines pour qu’elles reprennent leurs activités auprès de ces forces internationales car il y’aura une sécurité durable pour le Centrafrique et ses voisins lorsque les forces nationales seront rendues opérationnelles sur toute l’étendue du territoire national.

 

Et vous, où vous situez-vous dans cette actualité centrafricaine ?

 

Je suis centrafricain et la RCA est ma patrie. J’aspire à pouvoir rentrer dès que possible. Je suis aujourd’hui à l’étranger parce que mon domicile au pays a été, saccagé et même occupé par les groupes armés. Ma famille a échappé de justesse aux massacres des rebelles. Il ne se passe pas un seul instant où je ne sois meurtri par le chaos dans lequel notre pays s’est engouffré. Encore très récemment, les affrontements meurtriers en RCA m’ont déchiré. Je n’ai pas croisé les bras et je n’ai de cesse de plaider la situation de mes compatriotes et de mon pays auprès des amis de la Centrafrique. Mon vœu le plus cher est de pouvoir faire œuvre utile pour le relèvement du Centrafrique, notre patrie. Aujourd’hui, il est nécessaire de se consacrer à rassembler les gens qui veulent sincèrement participer à définir une base pour une réconciliation solide, à identifier les bonnes raisons d’un pardon et d’un redressement. Je suis prêt à me joindre à toutes les initiatives sincères qui pourraient aller dans ce sens.

 

Quel message aux autorités centrafricaines et aux centrafricains ?

 

Aux autorités centrafricaines, j’attire leur attention sur le fait que les centrafricains ont soif de paix et chaque compatriote aspire à rentrer chez lui. Il leur faut donc s’armer de courage pour mettre en œuvre leur feuille de route qui permettra de rétablir la sérénité et la quiétude de la population. Il est d’une urgence vitale que les autorités dépassent les querelles pour rassembler les filles et les fils du pays afin de faire aboutir la transition puis amorcer l’œuvre de reconstruction nationale.

A mes compatriotes centrafricains, je sais que la tentation est forte au milieu de ce désastre. C’est humain d’accuser ou de dénigrer l’autre, ou de vouloir se venger et rendre le mal subi. Cela doit pourtant cesser ! Je mesure les efforts qui sont nécessaires en pareilles circonstances pour agir positivement et pour dépasser nos tentations de divisions, d’injures et de règlements de compte. Mais c’est d’une impérieuse nécessité pour relever notre pays.

C’est surtout un message d’espoir, de confiance et de détermination que je veux transmettre. Il nous faut dessiner notre volonté comme un peuple digne et responsable.

Je ne saurais terminer mes propos sans vous adresser mes remerciements pour m’avoir donné l’occasion de m’exprimer.

 

Lu pour vous : Sylvain Ndoutinguai: "Nous ne devons pas oublier que les forces internationales … ne peuvent assurer durablement et indéfiniment la sécurité du pays"

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 12:43

 

 

 

 

APA – Arusha (Tanzanie) - 2014-10-22 11:28:33 - La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné mardi la libération provisoire de quatre suspects proches du sénateur et ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, pour éviter que leur détention provisoire ne soit d'une durée « disproportionnée ».


Jean-Pierre Bemba est poursuivi devant la CPI pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003.


« Le juge Cuno Tarfusser a ordonné la libération d'Aimé Musamba Kilolo, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido », a annoncé la Cour pénale dans un communiqué.


« La Cour considère que (...) leur libération était nécessaire pour éviter que la durée de leur détention préventive ne devienne disproportionnée », a indiqué la CPI.

Les quatre hommes, tout comme Jean-Pierre Bemba, sont accusés de fausses déclarations et de subornation de témoins.


L'avocat Aimé Kilolo et M. Mangenda font partie de l'équipe de défense de Bemba dans son procès principal, pour crimes commis en Centrafrique. Bemba répond, dans cette affaire, de crimes commis en Centrafrique par ses hommes du Mouvement de libération du Congo (MLC), aujourd'hui deuxième parti de l'opposition en RDC.


Le député et secrétaire général adjoint du MLC, Babala Wandu, a été directeur de cabinet de Jean-Pierre Bemba lorsque ce dernier était vice-président de la RDC, de 2003 à 2006. Enfin, vient Narcisse Arido, un des témoins cités par la défense.

La CPI avait déclaré, lors de leur arrestation, avoir des « motifs raisonnables de croire » que les quatre hommes auraient « constitué un réseau aux fins de produire des documents faux ou falsifiés et de corrompre certaines personnes afin qu'elles fassent des témoignages en faveur de l'opposant congolais.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=807610#sthash.MQR2zzvS.dpuf

La CPI accorde la libération provisoire à deux proches de l ' opposant congolais Jean-Pierre Bemba

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 12:36

 

 

 

 

21/10/14 (Radio Ndeke Luka)

 

A l'initiative de la force européenne en Centrafrique (Eufor-RCA), cinq journalistes européens ont eu lundi des entretiens avec des leaders de l'opinion dans les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui. Les entretiens se sont déroulés dans les locaux de Radio Ndeke Luka.

 

Ces journalistes de nationalité italienne, allemande, espagnole, estonienne et française cherchent ainsi à mieux comprendre la crise centrafricaine.

 

Le lieutenant-colonel Mario Renna, conseiller en communication de la force européenne, juge ce premier échange fructueux. « Nous avons songé organiser cette rencontre avec les gens de Bangui pour leur donner (aux journalistes) un aperçu de la vie de tous les jours, des soucis, des espoirs et des problèmes que les populations doivent rencontrer au quotidien. Cela s'est passé très bien. Beaucoup de choses ont été dites du côté des représentants des 3ème et 5ème arrondissements dans un dialogue bref, mais c'est fructueux », s'est-il réjoui.

 

Lors des échanges, les représentants des deux arrondissements se sentaient tout à fait à l'aise, heureux surtout que le monde puisse, à travers ces reporters européens, entendre les Centrafricains parler eux-mêmes de ce qu'ils vivent au quotidien.

 

« La rencontre nous a permis de préciser à l'opinion internationale les causes lointaines et immédiates de la crise centrafricaine », s'est félicité Olivier Yalondo, le coordonnateur de l'association ''Barrer la violence'' dans le 5e arrondissement. Au nombre des causes lointaines, il a mentionné, entre autres, l'injustice et la question tribale. Parmi les causes immédiates, il a cité la peur, l'égoïsme et la difficile cohabitation entre différentes communautés religieuses dans les 3ème, 5ème et 8ème arrondissements.

 

La présidente de l'Association des femmes musulmanes de Centrafrique, Adja Aïssatou Sahada, qui habite au Km 5, estime, pour sa part, que la rencontre permettra au reste du monde de mieux comprendre la situation actuelle en Centrafrique. « Nous souhaitons que la communauté internationale nous comprenne. C'est un cri de détresse à l'endroit de tous ceux qui de loin ou de près veulent apporter un soutien à la République Centrafricaine. Nous sommes épris de paix, malheureusement la paix est absente. C'est le chaos partout, il nous faut relever le pays », a-t-elle dit.

 

Pendant ce temps, les habitants du Km 5 dans le 3ème arrondissement continuent de se plaindre de braquages, agressions physiques et autres formes de menaces.

 

Ils affirment que les menaces viennent des résidents des quartiers voisins.

 

Raison pour laquelle le maire du 3ème arrondissement, Atahirou Balla Dodo, appelle les responsables des arrondissements voisins à sensibiliser leurs administrés à « la cohésion sociale et au vivre ensemble ».

Des journalistes européens à la découverte de Bangui et de ses aspirations

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 12:28

 

 

 

 

PHNOM PENH, 22/10/14 (Xinhua) -- Le Cambodge a envoyé mercredi un premier contingent de 216 casques bleus pour rejoindre une opération de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine (RCA), ont indiqué des responsables.

 

Les casques bleus vont mener leur mission d'un an dans la ville de Bria, à environ 600 kilomètres à l'est de la capitale Bangui. Ils effectueront des tâches de déminage, de construction de routes, de ponts et de casernes, et creuseront des puits, a déclaré le ministre de la Défense le général Tea Banh lors de la cérémonie de départ qui a eu lieu à la base aérienne militaire de Phnom Penh.

 

"Notre mission est de rejoindre les autres soldats de maintien de la paix de l'ONU pour stabiliser la situation en République centrafricaine", a-t-il souligné.

 

Des casques bleus cambodgiens s'envolent pour la Centrafrique

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 23:22

 

 

 

 

http://www.lunion.presse.fr/   Par Mathilde ESCAMILLA  21/10/2014

 

Il arrive tout juste des États-Unis. Au début du mois de septembre, Alex Ouamonguene est devenu le pasteur de l’église protestante de Vitry-le-François. Rencontre avec ce ministre du culte, animé par la foi depuis son adolescence centrafricaine.

 

La porte s’ouvre en grand. Il pénètre d’un pas ample dans la Maison de l’Évangile, dite L’Espérance. Pour surprendre son interlocuteur du jour, Alex Ouamonguene l’apostrophe par quelques phrases en anglais, un large sourire lui éclairant le visage. Il a le sens du contact direct qui fait tomber immédiatement les barrières. L’entame en anglais n’était qu’un jeu, car le français se trouve impeccablement maîtrisé chez cet homme à l’expérience cosmopolite.

 

Depuis quelques semaines, Alex Ouamonguene exerce le pastorat de l’Église protestante de Vitry-le-François. Il assure les prédications lors du culte dominical, et conduit les réunions de prière et les études bibliques chaque mercredi. Le nouveau venu arrive tout droit des États-Unis, où il a passé 14 années.

 

Il rencontre Dieu, à 12 ans

 

Nommé pasteur, il a obtenu un visa de séjour temporaire d’une durée d’un an. « J’ai toujours envisagé de m’installer en France. Nous allons prier pour que Dieu agisse ici, dans la vie des gens », assure-t-il, soucieux de rendre aux autres ce qu’il a lui-même reçu. Alex Ouamonguene a trouvé la foi adolescent, alors qu’il vivait en République centrafricaine. « J’ai rencontré plusieurs missionnaires français, venus prêcher en Afrique. La première fois, c’était à l’âge de 12 ans, durant une réunion d’évangélisation. Mon père était malade ; il souffrait d’un type de diabète avancé. J’ai vu la puissance de Dieu se manifester au travers de la parole déterminée du prédicateur, raconte-t-il. Lorsque le missionnaire a demandé s’il y avait des malades dans la salle, mon père s’est levé. La prière l’a guéri, alors que son état nécessitait des injections quotidiennes. »

 

Ce miracle a décidé de la vocation d’Alex Ouamonguene. Le jeune garçon qu’il était s’est engagé résolument dans la voie du protestantisme. Il a fait ses classes pour pouvoir, à son tour, diffuser la sainte parole. « Je dois quelque chose à la France. Je veux restituer ce que les missionnaires ont apporté aux miens. Ils ont ouvert des écoles, multiplié les conférences et les expositions qui ont beaucoup contribué à répandre la parole de Dieu. » L’enfant d’alors s’est absorbé dans l’évangélisation et le témoignage des croyants. En grandissant, il a naturellement embrassé la carrière d’évangéliste, empoignant le bâton du pèlerin et s’en allant prêcher sous les tentes itinérantes. « La gloire de Dieu se voyait dans le pays en conflit, malgré le danger, et la mort qui frappait. »

 

Un bac de gestion en poche, incité par un missionnaire américain, Alex Ouamonguene est parti poursuivre ses études au Nigeria. Il y a obtenu une maîtrise spécialisée dans le ministère pastoral. Durant quatre ans, il a établi une navette entre ce pays d’Afrique et les États-Unis. L’Amérique lui a offert l’opportunité de valider un doctorat et de perfectionner son prédicat. Il s’y est installé.

 

Alex Ouamonguene a exercé sept ans dans le Colorado, puis sept ans au Texas. Cette longue période s’est entrecoupée de séjours réguliers en France ; un trimestre chaque année, à venir soutenir ses collègues. « Je venais à Vitry-le-François, j’allais à Nancy, à Marseille… J’ai parcouru comme cela toute la France. »

 

Il est donc désormais devenu le pasteur attitré de l’Église de Vitry. Après l’itinérance, voici venu le temps de la sédentarisation dans un poste dédié à une communauté de fidèles ; un arrêt effectif mais d’une durée indéterminée. « Je demande à Dieu de m’aider à rendre à la France ce que les Français m’ont apporté… Le monde est malade, il a besoin de retrouver le chemin de la foi… »

Lu pour vous : Après la Centrafrique et les États-Unis, Alex Ouamonguene devient pasteur à Vitry le François

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 22:26

 

 

 

 

Par RFI 21-10-2014 à 22:38

 

Les incidents violents se multiplient en Centrafrique prouvant l'insécurité persistante du pays. Politiquement, le gouvernement de transition est plus critiqué que jamais. Le Premier ministre a lu, mardi 21 octobre, une déclaration dans laquelle il justifie le « vice de procédure » dans l'affaire du don angolais et, mercredi, la présidente Catherine Samba Panza doit s'exprimer devant le Conseil national de transition (CNT) pour faire le point sur l'état de la nation.

 

Le Premier ministre, Mahamat Kamoun, est dans une position difficile. Sa déclaration de ce mardi est avant tout un appel à l'unité et au respect des accords de Brazzaville. Cependant, il a insisté pour répéter que son gouvernement n'avait en aucun cas détourné des fonds d'aide angolais ; il a seulement agi face à l'urgence, tombant dans un « vice de procédure ».

 

De son côté, minée par une crise de confiance et par cette affaire du détournement, Catherine Samba-Panza n'a jamais été si impopulaire. Elle doit s'exprimer, mercredi, sur l'état de la nation devant le Conseil national de transition (CNT). Cependant et à ce stade, anti-balaka comme ex-Seleka semblent ligués conjointement contre son nouveau gouvernement nommé cet été.

 

Vendredi dernier, la présidente a affirmé qu'elle mettrait fin à la transition le 15 février prochain, notamment après avoir consulté, pendant trois jours, « les forces vives de la nation », dont des partis politiques et des représentants de l'ex-Seleka.

 

Cependant, toutes les mouvances politiques s'accordent désormais pour dire que les conditions ne sont pas réunies pour permettre l'organisation des élections en février prochain, seule date évoquée par la communauté internationale.

 

Mais beaucoup espèrent désormais le départ de Samba-Panza et, selon de nombreuses voix, un passage obligé serait - dans un premier temps - le départ de son Premier ministre Mahamat Kamoun, nommé cet été, mais largement décrié. 

RCA : Catherine Samba-Panza attendue devant le CNT

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 21:35

 

 

 

 


Un test de diagnostic rapide du virus Ebola a été mis au point par des chercheurs du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Marcoule (Gard), annonce l'institut mardi. Il est utilisable sur le terrain sans matériel spécifique, à partir d'une goutte de sang, de plasma ou d'urine.


Baptisé Ebola ezyscreen et d'un format similaire à celui des tests de grossesse, "ce test est capable de donner une réponse en moins de 15 minutes pour tout patient présentant des symptômes de cette maladie", précise le CEA dans un communiqué.

Un prototype sera disponible "d'ici la fin du mois d'octobre" pour permettre la validation clinique sur le terrain, ajoute le CEA, avant que soit lancée la phase d'industrialisation et de production par la société française Vedalab, leader européen des tests rapides.

 

Ebola ezyscreen a été récemment validé par le laboratoire de haute sécurité microbiologique P4 Jean Mérieux sur la souche qui sévit actuellement en Afrique de l'Ouest.

Plus de deux heures

 

A l'heure actuelle, les tests, basés sur la détection génétique du virus, nécessitent des appareillages dédiés, prennent de 2h15 à 2h30 et doivent être pratiqués exclusivement en laboratoire, relève l'organisme public. 


Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'épidémie de fièvre Ebola a fait 4546 morts sur les 9191 cas recensés en Guinée, au Libaria et en Sierra Leone.



(ats / 21.10.2014 21h33) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=529651 

Ebola: un test de diagnostic rapide mis au point en France

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