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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 01:28

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-08-21 14:55:38 - Les habitants des quartiers Fatima, dans le 6è arrondissement ainsi que ceux de Béa-Rex et Km5, à Bangui, se sont réveillés ce jeudi en constatant le déploiement d’impressionnants dispositifs de sécurité par les troupes étrangères.


Ces troupes sont sur le qui-vive suite aux menaces d'habitants de Km5, quartier majoritairement musulman, de s'en prendre à elles, indiquent des sources dans la capitale centrafricaine.


Des affrontements survenus mercredi au centre commercial du quartier Km5, dans le 3è arrondissement, entre des musulmans, les troupes de l'Opération Sangaris et celles de l'Eufor-RCA, ont fait neuf morts dont un secouriste bénévole de la Croix Rouge centrafricaine et 33 blessés.


La Croix Rouge centrafricaine affirme que cinq morts et trente et trois blessés ont été évacués par ses soins dans des hôpitaux de la capitale parmi lesquels une femme et deux enfants, tous atteints par balles. 


Un habitant du quartier Fondo, dans le 5è arrondissement, qui a requis l'anonymat, a confié à APA que « quatre musulmans en fuite vers le 5è arrondissement sont tombés dans une ceinture de sécurité mise en place à l'entrée de leur quartier par les anti-balaka et ont été tous tués ».


Le président de la Croix Rouge centrafricaine, Pasteur Antoine Mbao-Bogo, a fait remarquer que s'attaquer aux bénévoles de cette organisation humanitaire c'est s'en prendre à « quelque chose de grandiose pour ce pays », qui n'a jamais refusé « d'accomplir sa mission ».


Il a conseillé aux personnes qui ont choisi la RCA comme seconde patrie de se conformer aux lois et instruments internationaux que ce pays a ratifiés.

 
« Je lance un appel à toutes les personnes vivant en Centrafrique de respecter les humanitaires et surtout les volontaires de la Croix Rouge Centrafricaine, qui sont des Centrafricains et qui n'ont fait que leur travail », a-t-il souligné.


Il a fait remarquer que le bilan de ces affrontements est lourd mais n'a cependant pas pu confirmer le nombre de morts.

 

http://www.apanews.net/article_read-802640-les-troupes-de-l-eufor-rca-et-de-sangaris-quadrillent-des-quartiers-de-bangui.html#sthash.kGUI5rGg.dpuf

Les troupes de l'Eufor-RCA et de Sangaris quadrillent des quartiers de Bangui

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 01:18

 

 

 

 

 

21/08/2014 – (Pana) Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), Babacar Gaye, a déclaré que malgré l'existence de quelques améliorations de la situation en Centrafrique, la situation humanitaire et sécuritaire reste, dans son ensemble, inquiétante et 'd'une volatilité extrême'.

 

Intervenant devant le Conseil de Sécurité des Nations - unies à New York, M. Gaye a salué les progrès politiques considérables enregistrés lors du Sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale à Malabo, en Guinée équatoriale, et la réunion du groupe de contact international à Addis - Abeba, en Éthiopie.

'La tenue du Forum à Brazzaville et la signature d'un accord de cessez - le - feu le 23 juillet, ont marqué le début d'un processus politique qui est essentiel pour rendre la stabilité durable en Centrafrique, et ceci constitue un pas important dans le processus de l'obtention d'une paix définitive', a déclaré le patron de la MINUSCA.


'Cependant, les affrontements à Batangafo et plus récemment à Mbres, nous rappellent que la situation sécuritaire reste volatile et le risque auquel les civils sont exposés dans la plupart des endroits du pays', a - t - il ajouté.


L'envoyé spécial des Nations - unies a aussi déclaré que la situation des droits de l'homme reste préoccupante dans le pays, et à ce propos, il a dit en ces termes : 'Bien que plus limité en termes d'ampleur, la violence sectaire et les représailles continuent dans beaucoup d'endroits du pays où l'autorité de l'Etat reste largement absente'.

M. Gaye a rappelé à l'Assemblée une visite récente qu'il a effectuée dans la localité de Bambari, où les autorités locales lui ont fait part de la montée de la tension entre les communautés musulmanes et chrétiennes.


Selon toujours M. Gaye, les priorités de la MINUSCA demeurent, entre autres, la mise en œuvre des dispositions de l'accord de cessez - le - feu, la mise en place d'un mécanisme pour faire une enquête sur les violations des droits de l'homme, ajoutant que 'la cessation de l'impunité reste une priorité majeure'.


Le patron de la MINUSCA a aussi rappelé à l'Assemblée que le soutien au gouvernement centrafricain pour la création d'une juridiction nationale nécessitera non seulement du soutien de la MINUSCA, mais également de la communauté internationale de manière plus large.


'Les besoins humanitaires restent aussi énormes avec 2,5 millions de personnes, soit la moitié de la population, en besoin d'assistance. Nous avons le devoir moral de rester mobilisés autour de la crise Centrafricaine et autour de la souffrance de sa population', a indiqué M. Gaye.


Pour rappel, la mission pour le maintien de la paix va commencer ses opérations dans 4 semaines avec le transfert du pouvoir à la mission africaine de soutien international à la République Centrafricaine.

Centrafrique : dégradation de la situation humanitaire

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 01:16

 

 

 

 

 

 

http://www.ouest-france.fr/     - 21 Août 2014

 

Trois soldats français de la force Sangaris ont été blessés dans de violents affrontements avec des hommes armés mercredi à Bangui, capitale de la Centrafrique.

 

Le ministère de la Défense a annoncé ce jeudi que trois soldats français de la force Sangaris avaient été blessés mercredi en Centrafrique.

 

Les militaires ont été touchés dans des accrochages qui ont duré près de trois heures et ont donné lieu à des tirs d'armes d'infanterie, des jets de grenades et un tir de roquette anti-char, précise le ministère dans un communiqué.

 

« Ils ont immédiatement été pris en charge par les services médicaux présents sur place. Leur pronostic vital n'est pas engagé. Deux d'entre eux ont fait l'objet d'une évacuation sanitaire vers la France », poursuit-il.

 

Selon le ministère, la situation à Bangui est maintenant calme mais tendue.

 

Quelque 2 000 militaires français sont déployés depuis décembre en Centrafrique, où ils opèrent aujourd'hui en soutien de 6 000 hommes de la force africaine de maintien de la paix, la Misca.

Centrafrique. Trois soldats français blessés dans des affrontements

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 01:14

 

 

 

 

 


Bangui - AFP / 21 août 2014 17h33Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement jeudi à Bangui contre la présence militaire française en Centrafrique, après des heurts ces deux derniers jours dans un quartier musulman de la capitale, a constaté le correspondant de l'AFP.


Hommes, femmes et enfants ont marché malgré la pluie sur plusieurs kilomètres depuis le quartier musulman du PK5 jusqu'au siège de la Minusca (représentation de l'ONU).

Aux cris de Hollande criminel, ils entendaient exprimer leur mécontentement contre l'armée française qu'ils accusent de harcèlement contre les musulmans. Les manifestants brandissaient des pancartes en carton dénonçant l'opération militaire française Sangaris et la force européenne Eufor (qui compte une importante composante française): Nous sommes toujours victimes de la France, accusait l'un de ces écriteaux.


Après avoir emprunté l'avenue Koudoukou, puis l'avenue Boganda, ils se sont arrêtés devant le siège de la Minusca, où ils ont remis un mémorandum contenant leurs griefs et revendications.


On ne comprend pas la colère des Français contre les musulmans du PK5. Et on ne comprend pas non plus que devant tous ces morts et blessés, aucune autorité n'a élevé la voix, a déploré Abakar Moustapha, un notable du quartier.


Nous n'avons plus besoin des Français ici. Qu'ils s'en aillent. Ils sont la cause de tous nos malheurs, s'égosillait un manifestant, Ashta Ibrahim.


Le rassemblement s'est déroulé sans incident. La sécurité du cortège était assurée par des éléments burundais de la force africaine Misca.


Des heurts ont opposé mardi et mercredi des soldats français à des individus armés au PK5, faisant au moins 5 morts et près de quarante blessés d'après une source hospitalière. Un calme relatif est revenu dans le quartier, où l'activité n'a cependant pas repris totalement.


Dans un incident séparé mercredi soir, sans connotation politique et dans un autre quartier, une grenade a été jetée au cours d'une bagarre dans une buvette à la sortie nord de Bangui, selon une source au sein de la gendarmerie locale.


Trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, a précisé cette source, sous couvert d'anonymat.


En mai, l'explosion d'une grenade jetée dans un dancing dans le second arrondissement de Bangui avait fait un mort. Plusieurs incidents du genre ont été signalés dans la capitale, où circulent encore de nombreuses armes et où il n'est pas rare de croiser dans les bars des individus avec une ou des grenades à la ceinture.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=509736 

 

 

Centrafrique : des manifestants réclament le départ de l'armée française à Bangui

 

21.08.2014, 15h37 16h10

 

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement jeudi à Bangui contre la présence militaire française en Centrafrique, après des heurts ces deux derniers jours dans un quartier musulman de la capitale

 

 Hommes, femmes et enfants ont marché malgré la pluie sur plusieurs kilomètres depuis le quartier musulman du PK5 jusqu'au siège de la Minusca (représentation de l'ONU).

Aux cris de «Hollande criminel» ils entendaient exprimer leur mécontentement contre l'armée française qu'ils accusent de harcèlement contre les musulmans. Les manifestants brandissaient des pancartes en carton dénonçant l'opération militaire française Sangaris et la force européenne Eufor (qui compte une importante composante française) : «Nous sommes toujours victimes de la France», accusait l'un de ces écriteaux.


Après avoir emprunté l'avenue Koudoukou, puis l'avenue Boganda, ils se sont arrêtés devant le siège de la Minusca, où ils ont remis un mémorandum contenant leurs griefs et revendications. «On ne comprend pas la colère des Français contre les musulmans du PK5. Et on ne comprend pas non plus que devant tous ces morts et blessés, aucune autorité n'a élevé la voix», a déploré Abakar Moustapha, un notable du quartier.


«Nous n'avons plus besoin des Français ici. Qu'ils s'en aillent. Ils sont la cause de tous nos malheurs», s'égosillait un manifestant, Ashta Ibrahim. Le rassemblement s'est déroulé sans incident. La sécurité du cortège était assurée par des éléments burundais de la force africaine Misca. Des heurts ont opposé mardi et mercredi des soldats français à des individus armés au PK5, faisant au moins 5 morts et près de quarante blessés d'après une source hospitalière. Un calme relatif est revenu dans le quartier, où l'activité n'a cependant pas repris totalement.

Centrafrique : manifestation à Bangui contre l'armée française

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 15:33

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-08-21 12:37:03 - Les habitants des quartiers Fatima dans le 6è ainsi que ceux de Béa-Rex et Km5 se sont réveillés jeudi, entourés d’un impressionnant dispositif de sécurité déployés par les troupes étrangères qui comptent prévenir les attaques de certains musulmans du KM5 qui ont promis de se faire entendre dans la matinée.


Neuf morts dont un secouriste bénévole de la Croix-Rouge centrafricain et 33 blessés constituent le bilan des affrontements survenus la veille au centre commercial du quartier KM5, dans le 3è arrondissement de Bangui, entre des musulmans et les troupes de l'opération Sangaris et de l'Eufor-RCA.


Selon la Croix-Rouge centrafricaine, cinq morts et trente et trois blessés ont été évacués par ses soins dans des hôpitaux de la capitale. Parmi ces blessés, a-t-elle précisé, figurent une femme et deux enfants, tous victimes des balles.

 
Un habitant du quartier Fondo, dans le 5è arrondissement a confié à APA que ‘'quatre musulmans en fuite vers le 5è arrondissement sont tombés dans une ceinture de sécurité mise en place à l'entrée de leur quartier par les anti-balaka et tous les quatre ont été tués, pour éviter le pire''.


Pour le président de la Croix Rouge Centrafricaine, Pasteur Antoine Mbao-Bogo, s'attaquer aux bénévoles de la Croix Rouge c'est s'attaquer à ‘'quelque chose de grandiose'' pour ce pays. ‘'Car dit-il nous sommes très importants puisque nous n'avons jamais refusé d'accomplir notre mission''.


Le Président Mbao Bogo a conseillé aux personnes qui ont choisi la RCA comme seconde patrie de se conformer aux lois et instruments internationaux que ce pays a ratifiés. 

‘'Je lance un appel à toutes les personnes vivant en Centrafrique de respecter les humanitaires et surtout les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine, qui sont des Centrafricains et qui ne fait que leur travail.'', a-t-il souligné.

 

http://www.apanews.net/article_read-802623-impressionnant-dispositif-seritaire-eangui-pour-prenir-toute-violence.html#sthash.dXc6Gyyj.dpuf

Impressionnant dispositif sécuritaire à Bangui pour prévenir toute violence

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 15:06

 

 

 

 

LE MONDE | 21.08.2014 à 11h57  Cyril Bensimon

 

Les Banguissois pensaient en avoir fini avec les affrontements de grande ampleur. Le 9 août, des querelles internes entre miliciens anti-balaka (chrétiens) avaient dégénéré en bataille rangée dans le quartier de Boy-Rabé, mais ces heurts étaient sans commune mesure avec les violences qui ont éclaté au niveau du PK5 (poste kilométrique 5), le dernier bastion de la communauté musulmane dans la capitale centrafricaine.

 

La mort d'un jeune musulman armé d'une grenade, tué dans la soirée du mardi 19 août par des soldats européens de l'Eufor en patrouille, a replongé Bangui dans la psychose, avec des populations fuyant à la hâte par peur des balles perdues. Le corps du défunt a été porté mercredi matin jusqu'au siège des Nations unies et, à la suite de cette manifestation, d'intenses échanges de tirs ont opposé des groupes d'autodéfense du PK5 aux forces internationales.

 

Les soldats français de l'opération « Sangaris » et les militaires africains de la Misca ont dû prêter main-forte à leurs confrères de l'Eufor. Deux hélicoptères Puma de l'armée française ont été mobilisés et ont ouvert le feu. « Ça a castagné sévère. C'est la première fois qu'on a des combats de cette intensité dans la capitale », dit une source au ministère de la défense.

 

« MARÉE STAGNANTE » POUR LE PROCESSUS POLITIQUE

 

Mercredi soir, un calme très relatif, ponctué de quelques rafales, était revenu au PK5 et chacun comptait ses pertes. Un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine, Bienvenu Bandios, a été tué. Le maire du 3arrondissement, Balla Dodo, assure que huit musulmans ont trouvé la mort du fait des affrontements. Un soldat français a été grièvement blessé. A l'hôpital général, 31 blessés par balle ont été admis en fin de journée. Trois d'entre eux ont succombé à leurs blessures.

 

Sans qu'il soit pour l'heure possible d'établir un lien entre ces deux événements, ce regain de violences intervient alors que la République centrafricaine est plongée dans une nouvelle crise politique. La nomination, le 10 août, de Mahamat Kamoun au poste de premier ministre est sérieusement contestée tant en interne qu'en externe. Malgré leurs divisions, les anciens tenants du pouvoir de la Séléka (musulmans) s'accordent pour la rejeter. Une partie des responsables politiques et de la société civile juge que la personnalité de ce musulman, qui fut directeur de cabinet de l'ancien chef de l'Etat Michel Djotodia, avant de poursuivre sa route au côté de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, est loin de faire consensus.

 

« TROP D'ASPÉRITÉS »

 

Cette désignation a également fait grincer des dents chez les présidents d'Afrique centrale et à Paris où l'on avait fait de Karim Meckassoua, un ancien ministre doté d'un sérieux carnet d'adresses, le favori pour prendre les rênes d'un nouveau gouvernement chargé de redynamiser un processus politique qualifié de « marée stagnante » par un officiel français.

 

« Mahamat Kamoun a trop d'aspérités, notamment avec son épouse à la tête des douanes et qui oublie de reverser l'argent dans les caisses de l'Etat », confie avec une pointe de perfidie un diplomate influent à Bangui. De bonne source, le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso, a fait passer le message à Mme Samba-Panza de revenir sur ce choix aux allures de déclaration d'indépendance.

 

Cédera-t-elle sous la pression ? L'équation est compliquée pour celle qui est chargée de conduire la Centrafrique à de prochaines élections. Se dédire serait une nouvelle humiliation après celle subie fin juin, en marge d'un sommet de l'Union africaine à Malabo (Guinée équatoriale) où les chefs d'Etat d'Afrique centrale l'avaient tenue à l'écart d'une rencontre consacrée à son pays. Résister serait prendre le risque de se mettre à dos une partie de la communauté internationale, qui maintient la Centrafrique sous perfusion.

 

Cyril Bensimon 


Journaliste au Monde

Lu pour vous : Regain de violence à Bangui sur fond de crise politique

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 14:07

 

 

 

 

 

http://lepays.bf/   Jeudi 21 août 2014

 

Catherine Samba-Panza, en nommant Mahamat Kamoun à la primature, donne l’impression de s’être tiré une balle dans le pied. En effet, ce choix, contesté pratiquement par tous les acteurs de la scène politique centrafricaine, vient corser davantage la résolution de l’équation de l’ex-Oubangui Chari.

 

 La Présidente de la transition se retrouve face à un dilemme

 

 Les salves lui tombent dessus de toutes parts : Séléka, société civile, partis politiques traditionnels, etc. Même Alexandre Ferdinand Nguendet, le premier responsable du Conseil national de transition, a publiquement désavoué le choix de Catherine Samba-Panza. Il faut ajouter à la colère domestique contre la nomination de Mahamat Kamoun, l’attitude non moins hostile de la Communauté internationale vis-à-vis de ce dernier qui est sous le coup de sanctions internationales. Tout le monde a donc crié haro sur le baudet Kamoun. Dans ces conditions, l’on peut se poser la question de savoir quelle sera l’attitude de la Présidente de la transition. Elle se retrouve désormais face à un véritable dilemme, c’est-à-dire l’obligation d’opérer un choix entre deux possibilités comportant toutes des inconvénients. La première possibilité consisterait à défendre bec et ongles le choix de Mahamat Kamoun envers et contre tous. L’inconvénient de cette hypothèse est que cela va susciter contre elle un front uni de tous les acteurs de la crise. Cela aura pour conséquence le boycott probable du nouveau gouvernement qui est déjà en gestation compliquée. La deuxième possibilité consisterait, pour la présidente de la transition, à aller dans le sens des désidérata des frondeurs en congédiant purement et simplement Mahamat Kamoun, accusé par tous, de tous les péchés d’Israël. Dans ce cas de figure, elle court le risque de perdre le peu d’autorité qu’elle a aujourd’hui en RCA. Dame Catherine est, de toute évidence, dans la tourmente. Il lui revient de choisir entre deux maux, le moindre. Et le moindre mal, au regard du contexte centrafricain, c’est le deuxième scénario, celui qui consiste à se faire violence en remerciant son poulain Mahamat Kamoun.

 

Cela dit, l’on peut faire le reproche à Catherine Samba-Panza d’avoir fait preuve de précipitation dans le choix de l’homme censé donner un coup de fouet à la réconciliation nationale. Il aurait fallu qu’une structure consensuelle comme le Conseil national de transition, dont elle était d’ailleurs membre, s’occupât de cette affaire. Elle serait peut-être parvenue à dresser le portrait-robot du Premier ministre qui sied le mieux au contexte centrafricain. En choisissant un homme qui est loin de faire le consensus, Catherine Samba-Panza oublie qu’elle doit avant tout sa légitimité au Conseil national de transition (CNT) qui l’avait pratiquement plébiscitée. C’est ce même CNT qui conteste publiquement le choix de Mahamat Kamoun. Aujourd’hui, la tendance générale est à la récusation de ce dernier. Mais il faut avouer que la nomination d’un Premier ministre consensuel ne sera pas chose aisée en RCA. En effet, dans un pays où la suspicion et la mauvaise foi semblent être les règles les mieux observées par la majorité des acteurs politiques, l’on peut parier que le choix d’une personnalité qui rallierait le suffrage de la majorité des Centrafricains sera une véritable alchimie.

 

Les acteurs politiques doivent faire preuve de grandeur d’esprit

 

 L’on peut donc s’attendre, au cas où l’option de la nomination d’un Premier ministre de consensus serait retenue, à une débauche inutile d’énergies et à d’interminables palabres sur des détails dont manifestement le pays n’a pas besoin. Pendant cette dispute byzantine, les intérêts supérieurs du peuple centrafricain seront passés par pertes et profits. En réalité, les arguments faciles qui consistent à soutenir la thèse d’un Premier ministre musulman, pourraient ne pas résister à l’analyse. Le véritable problème de la Centrafrique réside dans la mauvaise foi de certains de ses fils et filles. Ces derniers donnent l’impression d’avoir des agendas cachés qui, malheureusement, sont aux antipodes des intérêts véritables de la Centrafrique, ce pays qui a connu le martyre depuis la disparition brutale de son illustre fils, Barthélémy Boganda en 1959, et dont les habitants n’ont jamais connu la joie de goûter aux délices de la démocratie et de la stabilité politique. Les acteurs politiques qui sont en train de se déchirer et de déchirer le pays à propos de la nomination de Mahamat Kamoun et dont certains ne sont pas étrangers à la situation chaotique dans laquelle se retrouve aujourd’hui la RCA, doivent faire preuve de grandeur d’esprit en ayant simplement une pensée pour ces millions de sans-voix pour lesquels ils prétendent agir.

 

« Le Pays »

Lu pour vous : NOMINATION DE MAHAMAT KAMOUN A LA PRIMATURE EN RCA : Catherine, seule contre tous

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:14

 

 

 

 

 

21/08/14 (Dw-World)

 

Le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a réuni à Brazzaville les principaux acteurs du conflit. Mais sans la présidente de la transition, Catherine Samba Panza.

 

Catherine Samba Panza a-t-elle été désignée à la tête de la transition juste pour inaugurer les chrysanthèmes ? C'est une question que se posent de nombreux analystes et observateurs de la vie politique centrafricaine. Alors que la présidente de la transition peine à faire avancer le processus enclenché il y a plus de six mois, les signes de sa marginalisation se multiplient.

 

Le porte-parole du gouvernement centrafricain sortant joint au téléphone ce mercredi l'a confirmé : Catherine Samba Panza ne décolère pas. Elle n'a pas été associée à la rencontre de Brazzaville, à laquelle a été conviée une dizaine de personnalités politiques du pays. Pourquoi la présidente a-t-elle été mise à l'écart par le médiateur Denis Sassou Nguesso? Réponse du politologue gabonais Jonathan Ndoutoume:

 

«Il faut déjà partir d'un principe, celui de la désignation de la présidente Catherine Samba-Panza qui ne découle pas d'une légitimité populaire. Cette désignation peut rencontrer des limites au niveau de la légitimité populaire et en même temps faire en sorte que le présidente ait des marges de manoeuvre assez étroites. Cela peut être une maladresse politique de la part des acteurs centrafricains de se rendre à une rencontre convoquée par le médiateur du conflit sans pour autant que la présidente de transition soit au courant.»

 

Des menaces sur le calendrier

 

Le nouveau gouvernement d'unité nationale est attendu depuis plus de dix jours et la nomination de Mahamat Kamoun à la primature ne fait pas l'unanimité. Beaucoup craignent que si les protagonistes ne trouvent pas une solution au blocage en cours, notamment sur la formation d'un nouveau gouvernement, le calendrier de la transition ne sera pas respecté. Ce qui hypothèquerait d'office l'organisation de l'élection présidentielle, prévue dans le courant du premier trimestre 2015.

 

À noter que la République centrafricaine se prépare à accueillir dans moins d'un mois l'opération de maintien de la paix de l'Onu.

 

http://www.dw.de/la-pr%C3%A9sidente-centrafricaine-mise-%C3%...

La présidente centrafricaine mise à l'écart

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:12

 

 

 

 

 

21/08/14 (PANA)

 

La concertation entre les parties prenantes au forum de Brazzaville est un préalable à la formation d'un nouveau gouvernement en Centrafrique, a déclaré le président du Conseil national de Transition (CNT), Alexandre-Ferdinand Nguendet, à l’issue d’entretien mardi avec le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-Nguesso, par ailleurs médiateur de la crise en République centrafricaine (RCA).

 

"Il est urgent que toutes les institutions et toutes les entités se retrouvent pour que l’on parle. Il n’y a pas de triomphalisme, ni de vainqueurs et de vaincus dans une telle situation", a indiqué M. Nguendet, estimant que la désignation, le 10 août dernier, du nouveau Premier ministre, Mahamat Kanoum, n’avait pas fait l’unanimité.

 

Selon lui, il serait important de surseoir à la mise en place d’un gouvernement en attendant d’avoir un consensus sur le Premier ministre devant diriger la prochaine équipe gouvernementale.

 

"Les acteurs politiques et la société civile sont obligés de faire des sacrifices pour que le peuple centrafricain puisse avoir la quiétude et la paix indispensables pour le développement du pays", a estimé le président du CNT.

 

M. Nguendet a expliqué que la délégation de neuf personnes qu’il conduit, représentant les ex-Séléka, les parties politiques, le CNT, les anti-balaka et la société civile, était venue solliciter l’arbitrage du médiateur Sassou Nuesso.

 

"Le principe de la transition, c’est le dialogue, la concertation et le consensus. Il doit être fait avec toutes les forces vives de la nation et de commun accord avec la communauté internationale. C’est pourquoi, il est urgent que ce consensus se dégage et nous devons le faire sous la médiation du chef de l’Etat congolais", a indiqué M. Nguendet, déplorant, par ailleurs, l’absence de concertation entre les institutions de la République et les entités impliquées dans la crise lors de la désignation du nouveau Premier ministre.

 

Néanmoins, a-t-il ajouté, l’espoir est permis et les acteurs impliqués dans la recherche des solutions de sortir de la crise sont déterminés.

 

Depuis mars 2013, la Centrafrique connaît une situation sécuritaire et humanitaire très critique, rappelle-t-on.

La concertation est un préalable à la formation d’un gouvernement en Centrafrique, selon le président du CNT

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 13:08

 

 

 

 

 

21/08/14 (AFP)

 

Cinq personnes dont un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine ont été tuées et une trentaine d'autres blessées dans les heurts survenus à Bangui depuis mardi entre soldats français de la force européenne Eufor et des hommes armés, a-t-on appris de source hospitalière jeudi.

 

"On a enregistré cinq corps (...) En plus d'un travailleur humanitaire touché à la tête et qui a succombé à ses blessures, quatre autres personnes sont décédées dans ces évènements et leurs corps ont été déposés à la morgue", a affirmé à l'AFP Maurice Banda, membre du personnel de l'Hôpital communautaire, principal établissement de la capitale.

 

"C'est un bilan provisoire, puisque certaines personnes affirment qu'il y a eu des musulmans fauchés par balle dont on ne connait pas l'état", selon M. Banda.

 

"Près de quarante" blessés ont également été évacués vers l'hôpital, dont "certains sont des cas graves", a-t-il dit.

 

Le volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine a été tué "par une balle alors qu'il procédait à l'évacuation de blessés dans le secteur du Km 5" (PK5), dernière enclave musulmane de la capitale, a indiqué mercredi soir le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

 

Des heurts avaient éclaté mardi soir à Bangui entre soldats français de l'Eufor et des "individus armés" et se sont poursuivis mercredi matin, selon des sources concordantes dans la capitale centrafricaine. Les soldats ont été attaqués lors d'une patrouille au PK5 et ont riposté "vigoureusement", selon une source proche de l'Eufor.

 

Le calme était revenu jeudi, notamment dans le quartier PK5, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

Ces violences sont survenues alors que Bangui, ravagée depuis plus d'un an par de terribles affrontements, exactions et pillages, et vidée de la plupart de ses habitants musulmans traqués par les milices anti-balaka, retrouvait un semblant de normalité depuis plusieurs semaines.

 

Fin juillet, les protagonistes de la crise centrafricaine avaient signé à Brazzaville, sous forte pression internationale, un fragile accord de cessez-le-feu, plusieurs fois violé depuis.

 

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, contrainte de l'abandonner en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

A partir du 15 septembre, la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA) doit se substituer progressivement aux forces internationales (française, européenne et africaine) déployées depuis fin 2013. La force de l'ONU doit compter 12.000 hommes à effectif plein.

 

 

Centrafrique : Eufor et jeunes armés s'affrontent à Bangui

 

21/08/14 (Afrique Actualité)

 

Nouvelle tension au quartier km 5 dans le 3e arrondissement de Bangui. Des tirs à l'arme lourde et légère ont été entendus dans la nuit de mardi à mercredi et se sont poursuivis toute la matinée du mercredi dans le secteur. Le bilan provisoire fait état de 1 mort et de 33 blessés, selon la Croix-rouge centrafricaine. Une situation qui a provoqué le mécontentement des habitants du km 5.

 

« Le 19 août 2014 à 23h43, une patrouille des forces internationales européennes a ouvert le feu sur la position des jeunes d'auto-défense au niveau du pont Yakité faisant un mort et deux blessés graves par balles... Malheureusement, alerté par les détonations, tout le PK5 s'est réveillé et la population en colère s'est mise à caillasser leurs véhicules », explique un communiqué de presse de la Coordination des Organisations musulmanes de Centrafrique (COMUC), une plate-forme de la société civile.

 

L'information est confirmée par Ousmane Abakar, porte-parole de la communauté musulmane du km5.

 

« Cette situation s'est poursuivie jusqu'au matin du 20 août où les passages de ces forces internationales ont été pris à partie par la foule en colère », poursuit le communiqué qui déplore cet incident malheureux « tendant à attiser le feu de la haine entre Centrafricains et à relancer les affrontements intercommunautaires ».

 

Marche de protestation

 

Les habitants du Km5, en colère, ont improvisé une marche de protestation ce matin devant le siège de la MINUSCA (Mission internationale des Nations-Unies pour le Soutien à la Centrafrique) situé sur l'avenue Barthelemy Boganda.

 

Les manifestants ont déposé le corps de la victime devant le siège de l'institution onusienne. « Ce sont les forces françaises. Elles ont attaqué nos frères, en tuant l'un de nos cadets. On ne sait pas ce qu'ils veulent. On lance un message au général de l'Eufor, à la Misca, à la Minusca et à tous les organismes internationaux qu'à partir de là, on ne veut plus de la présence de la force Sangaris au Km5 », déclare un des jeunes manifestants devant la représentation onusienne à Bangui.

 

L'Eufor dément

 

Dans un communiqué de presse publié ce mercredi matin par Eufor RCA, l'Eufor informe qu' « un groupe d'hommes a agressé verbalement d'abord puis en ouvrant le feu sur un élément de leurs forces qui patrouillaient le 3ème arrondissement à hauteur du pont Yakité. C'est alors que l'Eufor a riposté. »

 

Toujours dans le message, l'Eufor dit qu'elle va « continuer d'assurer sa présence continuelle jour et nuit dans le secteur. Elle s'engage avec détermination et impartialité dans le retour à la vie normale dans la ville de Bangui. »

 

A la mi-journée, les forces de l'Eufor qui ont pris le contrôle de la zone, ont fait usage d'armes lourdes, dont les détonations ont été entendues aux quatre coins de la capitale Bangui et ses environs, plongeant une bonne partie de la population dans la psychose.

 

La Croix-rouge prise pour cible

 

Un personnel de la Croix-rouge centrafricaine a été blessé par une balle tirée par les manifestants, alors qu'il tentait avec son équipe de secourir les blessés. « De retour de l'hôpital, des assaillants dans la rue ont demandé à l'un de nos véhicules de s'arrêter. Lorsqu'il s'est arrêté pour ramasser un blessé, quelqu'un dans la foule a tiré sur le chauffeur. Au moment où je vous parle, son état clinique est inquiétant, » a expliqué Antoine Mbao-Bogo, président de la Croix-Rouge centrafricaine.

 

« Nos volontaires sont tous démoralisés. Il s'agit là d'un choc qu'on n'a jamais connu depuis les différentes crises qu'a connues ce pays. Je lance un appel à tous de respecter les humanitaires, surtout aux volontaires de la Croix-rouge. S'attaquer à ces volontaires, c'est s'attaquer à quelque chose de grandiose pour ce pays car nos sommes très très importants, » a déploré Antoine Mbao-Bogo.

 

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Centrafrique : cinq morts dans des affrontements à Bangui

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