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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 15:55

 

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/   vendredi 19 décembre 2014 13:11

 

L'Autorité nationale des élections (ANE) a présenté jeudi aux préfets et maires, lors d'une rencontre à Bangui, les textes juridiques et le chronogramme de l'institution.

« L'ANE est indépendante, mais l'ANE ne peut s'appuyer sur le terrain que sur les représentants de l'autorité qui sont les préfets, les sous-préfets et les maires », a expliqué Julius-Rufin Ngouadé-Baba, responsable de la logistique au sein de l'institution.


« Nous attendons d'eux qu'ils appréhendent déjà les dispositions prises par l'ANE pour la conduite de ce processus électoral. Qu'ils comprennent aussi les mesures que nous prenons et qu'ils interviennent auprès des populations pour nous aider à implanter nos démembrements », a-t-il ajouté.


Saluant cette initiative, le préfet de la Sangha-Mbaéré dans le sud-ouest du pays, André Sibali, n'a pas non plus manqué de souligner que les autorités administratives ont été souvent accusées de partialité.


« Généralement, à l'issue des élections présidentielle et législatives, quoi que les préfets et sous-préfets fassent, ils sont toujours accusés d'avoir adopté des attitudes partisanes », a-t-il dit, tout en remerciant les législateurs centrafricains qui ont élaboré le nouveau code électoral.


Pendant que l'ANE menait cette séance avec les préfets, le Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire) débattait, de son côté, du projet de relecture de son règlement intérieur. Le nouveau texte, qui a été rejeté jeudi lors du débat général, prévoyait de nouvelles dispositions disciplinaires pour sanctionner les absences répétées et le non-respect de certains principes.


Les parlementaires ont estimé, dans leur majorité, qu'il y avait des questions plus urgentes d'autant plus que la transition doit absolument prendre fin un jour.


« Nous avons ouvert les discussions avec les conseillers et il ne reste plus que huit mois pour la transition. Ils trouvent que c'est inopportun de se pencher sur le règlement intérieur et nous donnent le pouvoir d'utiliser l'actuel règlement intérieur pour conduire notre mission jusqu'à la fin. Ils nous exhortent plutôt à nous pencher sur les problèmes des  populations », a expliqué Léa Koyassoum Doumta, vice-présidente du CNT. 


A l'ouverture de la séance, une minute de silence avait été observée en la mémoire des personnes tuées lors d'affrontements, au cours des dernières 48 heures, entre Antibalaka et ex-Séléka, aux Mbrès, dans le nord de la Centrafrique.

Le code électoral expliqué aux préfets et maires

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Centrafrique-Presse.com
19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 15:53

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-12-19 12:21:27 La présence française en Centrafrique, à travers notamment l’opération Sangaris, fait la Une des journaux centrafricains de ce vendredi.


« La RCA n'a pas encore atteint son indépendance et sa souveraineté ? Sinon Pourquoi c'est la France qui continue de décider de l'avenir du pays en lieu et place du peuple centrafricain ? » se demande Médias +.


Pour ce journal, « le Centrafricain, devant l'humiliante peine qu'il a vécue, engendrée par la dernière grave crise militaro-politique qui perdure, a le droit de s'interroger sur les origines de ces crises de distinctes configurations, coup d'état, mutinerie de l'armée régulière, rébellion etc… qui ont émaillé la vie de la nation depuis la proclamation de la République Centrafricaine à nos jours et qui ont causé des morts et destructions ».


De son côté, L'Hirondelle fait remarquer qu' « Une année de l'opération Sangaris, c'est aussi une année de présence française controversée, une France qui minimise la crise centrafricaine, d'autre part une France qui ajuste moult fois ses stratégies en plein vol sans succès jusqu'à mordre la poussière ».


« La France désarçonnée en Centrafrique » titre L'Hirondelle et Médias+ se demandant « Pourquoi la France continue-t-elle à décider de l'avenir de la RCA ? ».


Pour Médias +, certaines interrogations taraudent l'esprit de Centrafricain lambda à telle enseigne qu'il est à droit de s'interroger sur ces questions.


Il indique par ailleurs que par la récente déclaration fracassante du ministre français de la Défense, Jean Yves Le Drian, l'ancienne puissance colonisatrice clignote pour jeter l'éponge d'ici 2015.


« Si Hollande savait malheureusement que le mal est fait. La France ne doit que regretter son erreur d'appréciation initiale et au besoin se raviser. L'alternative n'est donc pas de partir sur la pointe des pieds car un tel échec devrait être évité par cette grande puissance » commente L'Hirondelle.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=812564#sthash.Uf7Ub2av.dpuf

La présence française en Centrafrique fait la Une à Bangui

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Centrafrique-Presse.com
19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 11:59

 

 

 

Deux membres du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg ont été blessés en Centrafrique mardi 16 décembre.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr  France 3  19/12/2014 | 11:21, mis à jour le 19/12/2014 | 11:21

 

Deux militaires du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg ont été blessés par une grenade lancée dans leur direction mardi 16 décembre alors qu’ils étaient appelés sur une patrouille à Bangui, la capitale. L’explosion les a blessés aux jambes.

Leurs blessures ont été jugées légères. Les jours des deux militaires ne sont donc pas danger. L’un d’eux a été rapatrié en France car son état nécessitait une greffe de peau. Le second militaire a pu rejoindre la mission.


360 militaires du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg sont déployés en Centrafrique au titre de l’opération Sangaris débutée il y a un an. Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 8 500 hommes de la force de l’ONU en Centrafrique, la MINUSCA.


"Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU", selon le ministère de la Défense

Deux militaires de Sarrebourg blessés en Centrafrique

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 11:53

 

 

Bangui, 18 décembre 2014 (RJDH) Les sept membres de l’Autorité nationale des élections (ANE) ont rencontré ce matin les préfets et les maires de Centrafrique. La réunion s’articulait autour de  l’état d’avancement du processus électoral et les réactions des autorités décentralisées quant aux réalités sécuritaires et administratives que vivent leurs localités.

 

C’est plus d’une cinquantaine de maires et une dizaine de préfets qui  ont échangé ce matin avec l’équipé dirigeante de la structure chargée de gérer les élections de 2015 en République Centrafricaine. Selon son président, Dieudonné Kombo-Yaya, « Il est important que l'ANE dialogue avec les autorités représentatives de l’Etat dans l’arrière pays, sur les préparatifs des prochaines élections présidentielle et législatives ».

 

Le bon côté des élections réussies dans un Etat comme la République Centrafricaine a été également évoquée. Selon le président de l’ANE, « les élections mal organisées peuvent être des sources de conflits et la crise centrafricaine tire sa source entièrement dans les élections du 2011, contestées par certains candidats. Il est donc normal que vous vous partagiez les réalités securitaires et l’état de santé de l’administration dans vos zones de juridictions afin de nous permettre de bien fonctionner ».

 

Le deuxième vice président de l'ANE, a quant à lui attiré l’attention des préfets et maires sur la vigilance qui doit les caractériser durant ce moment crucial. « La vigilance du maire du 2eme arrondissement de la ville de Bangui a été abusée. Les gens ont envoyée à l’ANE la liste tronquée des membres du comité de démembrement de cet arrondissement. L’ANE s’en est rendue compte et a écarté les usurpateurs. Soyez vigilants », a-t-il conseillé à leurs invités.

 

Certains maires et préfets se sont dits touchés par la démarche innovante et se disent prêts à s’associer à l’initiative qui selon eux, ouvrira la voix à des élections libres, transparentes et crédibles, telles que souhaitées par le peuple centrafricain et la communauté internationale.

 

L’Autorité Nationale des Elections a déjà sillonné 12 préfectures sur 16 que compte la République Centrafricaine. Elle a également installée ses démembrements dans trois préfectures du pays. Elle s’achemine ainsi peu à peu vers les élections prévues pour juin-juillet 2015./

 

 Naim-Kaelin ZAMANE

Lu pour vous : Centrafrique: L’ANE rencontre les Préfets et les Maires pour discuter du processus électoral

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 11:50

 

 

http://www.45enord.ca  par Jacques N. Godbout le 19 décembre 2014 à 0:01.

 

Quelques jours après la tenue d’une cérémonie de réconciliation sous l’égide des Nations unies (ONU) et un mois avant le Forum de réconciliation qui doit se tenir en janvier 2015 à Bangui, la Croix-Rouge rapporte qu’au moins 28 personnes ont été tuées lors d’affrontements entre combattants musulmans et chrétiens à Mbres au centre de République centrafricaine.

 

Cinq jours auparavant, avait eu lieu une cérémonie de réconciliation organisée sous l’égide de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricain (MINUSCA) «entre les Séléka et les anti-balaka» afin de «promouvoir la fin des hostilités et entamer des relations pacifiques».

 

L’espoir de paix de la population de Mbrès a été vite déçu lorsque, mardi, les combats ont éclaté quand un milicien chrétien a été tué par une grenade possiblement lancée par un groupe de musulmans, selon un pasteur de cette ville du centre du pays.

 

Les affrontements ont pris de l’intensité quand des combattants chrétiens ont contre-attaqué et que des membres d’une ancienne alliance rebelle musulmane sont arrivés d’une ville voisine et ont sauté dans la mêlée.

 

Des dizaines de personnes ont aussi été blessées et des centaines d’autres ont fui la ville maintenant déserte pour se mettre en sécurité.

 

Selon un représentant de la Croix-Rouge, quelque 70 maisons ont aussi été incendiées.

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a rappelé pour sa part que la MINUSCA «a pour mandat de protéger, sans préjudice de la responsabilité principale des autorités de transition, la population civile du risque d’atteinte à l’intégrité physique, dans les limites de ses moyens et de ses zones de déploiement, notamment grâce à des patrouilles actives ».

Le Conseil a aussi réitéré son appel à toutes les parties et tous les protagonistes, notamment les dirigeants de l’ex-Séléka et des groupes anti-Balaka ainsi que de tous les autres groupes armés, « de déposer immédiatement et définitivement les armes, de libérer tous les enfants qu’ils ont enrôlés et d’emprunter la voie du dialogue, seul moyen viable d’arriver à une réconciliation et une paix durables et condition essentielle de la mise en œuvre effective du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ».

 

En outre, le Conseil de sécurité de l’ONU appelle les autorités de transition en République centrafricaine à hâter les préparatifs du Forum de Bangui pour la réconciliation nationale qui doit se tenir en janvier 2015 et à accélérer les préparatifs des élections présidentielles et législatives qui doivent se tenir au plus tard en août 2015.

 

Les violences confessionnelles ont fait quelque 5000 morts en République centrafricaine au cours de la dernière année.

Centrafrique : les violences ne cessent pas malgré les appels à la réconciliation

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 23:49

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 18.12.2014 à 11h03

 

Quelques jours après la tenue, sous l'égide des Nations unies (ONU), d'une cérémonie de réconciliation qui avait redonné un espoir de paix à la population de Mbrès, une ville du centre de la République centrafricaine, au moins 28 personnes ont été tuées lors d'affrontements entre groupes armés.

 

« De violents affrontements ont éclaté mardi dans le centre de Mbrès entre des éléments anti-balaka et des ex-Séléka », a expliqué jeudi 18 décembre sous couvert d'anonymat un responsable de la gendarmerie. « On dénombre déjà au moins 28 morts et plusieurs dizaines de blessés d'après un bilan provisoire de la Croix-Rouge locale », a-t-il ajouté. Parmi les victimes figure un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine.

 

Selon la même source, les affrontements entre miliciens majoritairement chrétiens et des ex-rebelles Séléka à dominante musulmane se sont poursuivis mercredi, faisant fuir des centaines d'habitants terrorisés dans la brousse. Jeudi matin, les anti-balaka étaient « retranchés dans les hauteurs de Mbrès et dans les grottes, tandis que les ex-Séléka contrôlent le centre où ils dictent leur loi ». Ces combattants appartiennent à la faction Unité du peuple centrafricain du « général » Ali Ndarass. « La situation reste tendue jeudi matin », a ajouté le responsable de la gendarmerie, faisant état de « quelques tirs sporadiques ».

 

ESPOIR DE PAIX

 

Cette flambée de violence meurtrière est survenue cinq jours après la cérémonie de réconciliation organisée sous l'égide de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricain (Minusca) « entre les Séléka et les anti-balaka » afin de « promouvoir la fin des hostilités et entamer des relations pacifiques », a rapporté une source des forces internationales.

 

La région de Mbrès a déjà été le théâtre d'attaques des deux groupes armés dans les mois précédents.

 

Les autorités administratives de Mbrès ont depuis quitté la localité et se trouvent pour la plupart à Bangui, attendant une normalisation de la situation.

 

 

 

La Centrafrique déplore ses morts

 

http://www.bbc.co.uk 

 

Jeannette Dethoua, ministre de la Réconciliation Nationale, du Dialogue Politique, de la Promotion de la Culture Civique centrafricaine déplore les affrontements qui ont eu lieu mardi entre les groupes anti-Balaka et ex-Séléka et qui ont fait 28 morts.

 

Les affrontements entre certains groupes musulmans et chrétiens ont éclaté dans la ville de Mbrés, dans le centre du pays, et se sont poursuivis jeudi.

 

Un responsable de la Croix-Rouge a déclaré que quelque 70 maisons ont été brûlées.

 

L’ONU avait pourtant organisé une cérémonie de réconciliation entre les deux camps.

 

Les deux parties se sont mutuellement accusées d’être à l’origine des violences.

 

Jeannette Dethoua estime qu'il faut davantage sensibiliser les groupes armés.

 

Des milliers de personnes ont été tuées cette année, victimes de violences interconfessionnelles.

 

Le rythme des combats a néanmoins ralenti depuis le cessez-le-feu décrété en juillet dernier.

République centrafricaine : nouvelles violences malgré les espoirs de paix
République centrafricaine : nouvelles violences malgré les espoirs de paix

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 22:42

 

 

 

18/12/2014 à 13:05 Par Mathieu Olivier Jeune Afrique

 

Les jours du camp de déplacés de l'aéroport de Mpoko sont-ils comptés ? Du côté de la Minusca ou du gouvernement centrafricain, l'installation dérange et les acteurs humanitaires sont priés de trouver rapidement une solution de rechange. Quel avenir pour les 20 000 déplacés qui y vivent ?

 

Enquête.

 

C'est l'un des plus grands camps de déplacés de Centrafrique. Le site de Mpoko, du nom de l'aéroport de Bangui, est au centre des débats en cette fin d'année 2014. Accueillant toujours un peu plus de 20 000 personnes, contre 100 000 il y a un an et 60 000 en juin, il pourrait fermer ses portes prochainement, avant la prochaine réunion du Groupe international de contact (GIC) qui se tiendra en février 2015.

 

Le camp de Mpoko accueille 20 000 personnes, contre 100 000 il y a un an.

 

La sécurité de l'installation y reste en effet précaire et des personnes n'hésitent pas à traverser les pistes pour se rendre d'un quartier à l'autre. Alors que l'Agence française de développement (AFD) a prévu la construction d'un mur autour de l'enceinte pour contenir ces va et viens, la Minusca, de son côté, presse dans le sens de la fermeture ou de la réorganisation du camp afin de construire, notamment, un parking pour accueillir les avions cargos de sa flotte. 

 

L'AFD et la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC) ont octroyé à la Centrafrique deux subventions de plus de neuf millions d’euros destinées au projet d’extension et de modernisation de l’aéroport international mis en service en 1967. D'où la nécessité de vider plusieurs zones, cinq sur onze, les plus proches des aires de parking, de décollage et d'atterrissage, occupées par des déplacés. Voire d'évacuer complétement le site. Problème : les 20 000 personnes encore prises en charge font partie des plus démunis de la capitale.

 

Quel avenir pour cette population ? C'est la question que se posent actuellement les acteurs humanitaires de la capitale centrafricaine, en particulier le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) et l'ONG Premières urgences-Aide médicale internationale (PU-AMI), gestionnaire du site de Mpoko. Jeune Afrique fait le point sur les solutions qui se dessinent.

 

Le retour dans les quartiers d'origine

 

"La priorité est d’accompagner les personnes déplacées afin qu’elles puissent rentrer chez elles ou accéder à d’autres formes de solutions durables, à condition que la situation sécuritaire le permette", explique Orianne Bataille, coordinatrice du Haut-commissariat aux réfugiés à Bangui.

60% des déplacés de Mpoko viennent du 3e arrondissement de Bangui.

 

Sur le site de l’aéroport de Mpoko, quelque 60% des déplacés ont déclaré être originaires du 3e arrondissement. Or celui-ci reste l'un des quartiers de la capitale où la situation est la plus tendue, notamment au niveau du kilomètre 5, où des affrontements ont régulièrement lieu entre milice d'auto-défense et forces de maintien de l'ordre.

 

Début octobre, un officier pakistanais de la Minusca a été tué et huit autres Casques bleus ont été blessés dans une embuscade alors que des miliciens anti-balakas et une partie de la population musulmane du PK5 s'étaient affrontés pendant près de trois jours. Ces événements avaient d'ailleurs poussé certains anciens déplacés à se réfugier une nouvelle fois dans des zones proches de l'aéroport.

 

 Aujourd'hui encore, si 88% des déplacés de Mpoko souhaiteraient à terme retourner chez eux, selon une étude du Danish Refugees Council (DRC), la plupart d'entre eux sont encore effrayés. Et pour cause, outre l'insécurité, en particulier nocturne, ils n'ont tout simplement pas de quoi reconstruire leur demeure ou relancer une activité professionnelle, que 85% des déplacés de Bangui déclarent avoir interrompue. "Il faudrait que Sangaris et/ou la Minusca sécurisent les quartiers pour permettre aux humanitaires d'intervenir au niveau de la reconstruction et de la cohésion sociale", explique une source proche du dossier à Bangui.

 

Des évaluations ont toutefois déjà été lancées dans certains quartiers, notamment par des équipes de PU-AMI, et des projets de reconstruction sont à l'étude par endroit, sous le contrôle d'Ocha. "Plusieurs projets d’appui au retour dans les quartiers, comprenant des activités de reconstruction de maisons, de soutien à la reprise des activités économiques, des programmes de cohésion sociale et du soutien psychosocial vont démarrer dans les semaines qui viennent", confie le HCR.

 

L'alternative Avicom

 

L'option d'un nouveau camp baptisé Avicom est longtemps restée secrète, même si, dès août, le gouvernement et les forces internationales avaient identifié le site. Ce n'est que début décembre que la ministre des Affaires sociales, Eugénie Yarafa, l'a évoquée après une visite à l'aéroport de Mpoko. L'idée : déplacer les personnes prises en charge dans un quartier qui ne pertubera pas l'activité de l'aéroport, et de la Minusca, qui l'utilise pour recevoir son matériel.

 

"Le gouvernement a réquisitionné à cet effet le terrain Avicom, situé dans le quartier Catin, dans la commune de Bimbo pour une période d’un an renouvelable un an", explique Oriane Bataille. "Néanmoins de nombreux défis demeurent pour sécuriser la zone et aménager le site", ajoute-t-elle. "Le problème de ce site, outre qu'il ne comporte aucune infrastructure et qu'il va falloir tout mettre en place à grands frais, est que la sécurité n'y est pas assurée, notamment parce que les groupes anti-balaka de Mpoko ne s'entendent pas du tout avec ceux du quartier d'Avicom", confie un connaisseur du dossier.

 

Un aménageur de site a été identifié et un budget est en cours de montage mais le projet ne semble recueillir ni l'approbation des humanitaires, ni celle des déplacés de Mpoko, qui ne souhaitent pas y être transférés, confie-t-on au HCR. Le 5 décembre, la ministre des Affaires sociales estimait que les déplacés ne pouvant pas rentrer dans leur quartier d'origine seraient relocalisées dans le camp Avicom. Toutefois, la décision n'a pas encore été définitivement prise et les négociations se poursuivent entre HCR, ONG et pouvoirs publics.

 

Vers une solution mixte ?

 

Comme l'a bien compris Eugénie Yarafa, du fait de la situation sécuritaire de leurs arrondissements d'origine, le retour des déplacés ne pourra se faire en quelques semaines. À tel point qu'au sein des acteurs humanitaires, le délai de début 2015 passe pour difficilement tenable, au vu des actions de reconstruction et de développement à mettre en place.

 

Entre un camp Avicom coûteux en infrastructures et des retours difficiles sur le court terme, une solution intermédiaire pourrait émerger. L'idée : organiser le retour d'une partie des déplacés vers les quartiers les plus sécurisés et réaménager le camp de l'aéroport, ce qui présenterait l'avantage d'être moins coûteux et moins risqué que la solution dite Avicom.

 

Le site de Mpoko est en effet passé de 100 000 à 20 000 bénéficiaires en un an, du fait des retours, des déplacements vers l'extérieur de Bangui ou de prises en charge par des familles d'accueil, certaines zones s'étant mécaniquement libérées. Il pourrait ainsi s'agir de déplacer la population occupant les zones destinées aux travaux vers celles inoccupées. Dans un délai aussi court que celui évoqué par le gouvernement centrafricain, cette troisième voie ne manque pas d'intérêt.

_________________

 

Par Mathieu OLIVIER


 

Lu pour vous : Centrafrique : quel avenir pour les déplacés du camp de Mpoko ?
Lu pour vous : Centrafrique : quel avenir pour les déplacés du camp de Mpoko ?

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 19:19

 

 

                                       M.L.P.C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A L’ATTAQUE DES ANTI-BALAKAS CONTRE LA CRPS ET SA RENTREE POLITIQUE

 

 

Le samedi 13 décembre 2014, les manifestations marquant la rentrée politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social  (CRPS) parti membre de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) avaient débuté depuis le matin à l’hôtel Ledger Plaza devant plusieurs invités prestigieux dont les leaders de la classe politique ainsi que les membres du corps diplomatique et représentants des organisations internationales et s’étaient poursuivi par un cocktail offert par Me Nicolas Tiangaye à sa résidence.

 

Malheureusement, les retrouvailles entre dirigeants et militants de la CRPS pour un rafraichissement au quartier Fouh qui devaient clôturer cette rentrée politique ont été gravement perturbé non seulement par des tirs d’armes automatiques de plusieurs éléments anti-balakas, heureusement identifiés clairement par les militants de la CRPS comme étant des soldats indisciplinés des forces armées centrafricaines (Faca), mais aussi par une inadmissible agression et des scènes de brutalité gratuite sur les militants de ce parti suivie de pillage.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(MLPC),

  •  
  • Condamne avec fermeté cette attaque armée et ces actes de violence caractérisée de la part de ces mêmes ennemis de la paix et de la tranquillité des Centrafricains ;
  •  
  • Dénonce vigoureusement le recours à la violence armée auquel certains compatriotes égarés continuent de se servir contre un parti politique démocratique qui lutte pacifiquement pour la paix dans notre pays ;
  •  
  • Exige que les autorités de la transition prennent leurs responsabilités en faisant tout ce qu’il faut pour mettre la main sur les auteurs de cette attaque que rien ne peut justifier et les remette à la justice afin que de tels actes ne restent pas impunis.
  •  

Fait à Bangui le 15 décembre 2014

 

Pour le Bureau Politique

 

Le Président

 

Martin ZIGUELE

Le MLPC condamne l'attaque des anti-balakas contre la CRPS de Me Tiangaye

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 19:10

 

                                       M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

   

Présidence du Parti

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

            

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A QUELQUES PROGRES DANS LA LUTTE CONTRE L’IMPUNITE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

Le lundi 8 décembre 2014 dans l’après-midi, aux environs de Kabo, dans le nord de la RCA, les forces de la Minusca déployées dans la zone ont appréhendé M. Mahamat Abdelkader alias Baba Laddé, ancien Préfet de la Grande Sido au Tchad et l’ont conduit ensuite dans la capitale centrafricaine où il a été entendu par la gendarmerie nationale. L'ancien chef rebelle Baba Laddé faisait l'objet d'un mandat d'arrêt émis par la justice centrafricaine en mai dernier pour de nombreuses plaintes contre lui, pour des faits dont certains  relèvent du crime contre l'humanité.

 

Le samedi 13 décembre 2014, les autorités judiciaires centrafricaines ont procédé à l’extradition du « premier mercenaire occidental connu » selon le rapport du 29 octobre 2014 du groupe des experts des Nations Unies, le belgo-congolais François Toussaint, vers la Belgique où il a été condamné en janvier dernier pour meurtre. Cet individu qui était en détention à la prison centrale de Ngaragba à Bangui depuis son arrestation en juillet dernier pour sa participation aux activités de la rébellion du groupe « Révolution et Justice » d’Armel Sayo, s’était encore négativement illustré en novembre dernier par l’organisation active de la mutinerie de certains détenus de la maison d’arrêt de Ngaragba.

 

Enfin,  ce 15 décembre 2014 le parquet national financier en France a officiellement ouvert une enquête préliminaire pour « détournements de fonds publics, corruption d'agents publics étrangers et blanchiment de ces délits » après la plainte de Me William Bourdon commis par les autorités centrafricaines,  qui accuse l’ancien président François Bozizé de s'être constitué un riche patrimoine au préjudice de son pays.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC),

 

  • Prend acte et se réjouit de ces événements qui constituent incontestablement des progrès notables dans la lutte judiciaire contre l’impunité qui n’a que trop duré  dans notre pays;

 

  • Se félicite que les autorités de la transition de notre pays diligentent la justice pour faire  face à la violence qui a tant meurtri notre pays et endeuillé d’innocentes familles, et  aux nombreux crimes dont ne cessent de se rendre coupables certains personnes et groupes armés en Centrafrique ;

 

  • Encourage les forces internationales, le gouvernement de transition et les forces nationales de sécurité, ainsi que nos autorités judiciaires, de ne point baisser les bras malgré les difficultés de toutes sortes, et de continuer inlassablement la lutte contre l’impunité pour mettre concrètement hors d’état de nuire tous les auteurs quotidiens d’exactions diverses et de crimes de toutes sortes afin de restaurer la paix et la sécurité qui manquent tant à notre pays.

 

Fait à Bangui le 16 décembre 2014

 

Pour le Bureau Politique

 

Le Président

 

 

Martin ZIGUELE

Le MLPC se réjouit des récents progrès dans la lutte contre l'impunité en RCA

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 17:41

 

 

 

UNESCO - Organisation des Nations Unies pour l'Education la Science et la Culture

 

www.newspress.fr  - 17/12/2014 15:20:00


"J'ai souhaité débuter ma visite en République centrafricaine par un hommage au patrimoine culturel centrafricain et à celles et ceux qui avec courage et détermination le protègent," a affirmé Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO, lors de son arrivée au Musée National Barthelemy Banga à Bangui. Cet événement marquait le début de sa visite officielle de 2 jours en République centrafricaine.


Après avoir été accueillie à l'aéroport de Bangui par Son Excellence Madame Gisele Bedan, Ministre de l'éducation, la Directrice générale s'est rendue au Musée national ou, en coopération avec le Ministère du tourisme, des arts, de la culture et de l'artisanat, l'UNESCO travaille à la sécurisation des collections du musée suite aux actes de vandalisme survenus dans le musée l'an dernier.

 

Son Excellence Monsieur Romaric Vomitiande, Ministre du tourisme, des arts, de la culture et de l'artisanat a souligné l'impact dévastateur du conflit sur le patrimoine culturel et les expressions culturelles de tous les segments de la société centrafricaine. Rappelant que le musée représentait "la vitrine de l'identité culturelle centrafricaine", il a remercié l'UNESCO de son soutien et a appelle à une forte mobilisation pour la sauvegarde du patrimoine culturel de son pays, essentielle à la réconciliation nationale.

 

Soulignant l'importance de la préservation du patrimoine culturel de la Centrafrique pour la cohésion sociale, la Directrice générale a rappelle que "Le musée est bien plus qu'un 'temple' au sein duquel les précieux objets sont exposés et conservés. C'est un lieu de savoir inséparable de la vie des sociétés, en termes tant culturel, qu'éducatif et économique," elle a poursuivi en renouvelant son appel "à notre responsabilité partagée dans la transmission de notre patrimoine et dans la sécurisation des institutions qui sont chargées de sa sauvegarde."

 

L'UNESCO soutient la rénovation du Musée National Barthelemy Boganda et la protection de ses collections. L'UNESCO aide à l'établissement d'un inventaire digitalise et complet des objets et a les empaqueter afin de les déplacer vers un lieu plus sécurisé.

 

"La richesse et la diversité du patrimoine culturel est l'âme d'un peuple, merci de vous ouvrir votre âme et de nous permettre de vous aider à mieux la préserver," a conclu la Directrice générale

République centrafricaine :  Irina Bokova salue la préservation du patrimoine culturel pour la cohésion sociale

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