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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 10:47

 

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com/   mardi, septembre 02, 2014 Heure locale: 08:43

 

Le délai fixé est intenable explique le président de l’Autorité nationale des élections

 

Dès l’instauration de cette date butoir de février 2015, les Centrafricains avaient été sceptiques. L’annonce faite lundi n’a fait que confirmer ce que beaucoup pensent depuis des mois : impossible d’organiser le scrutin à cette date.

 

Selon Dieudonné Kombo-Yaya, président de l’Autorité nationale des élections, le délai fixé est intenable.

 

Au cours des échanges vendredi avec le bureau du CNT, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’OIF, Louis Michel avait estimé qu’il serait techniquement impossible de tenir le délai.

 

A Bangui, par ailleurs, l’organisation internationale pour les migrations a rapatrié plus de 200 ex-combattants Séléka originaires du nord. Ces éléments étaient cantonnés au camp militaire RDOT à la sortie nord de la capitale.

 

Autre annonce importante : la Seleka a exclu pour haute trahison les trois ministres censés la représenter au sein du gouvernement.

 

Le numéro deux de l’ex-rébellion, Nouredine Adam, estime dans un communiqué que les trois n'ont pas été choisis par le mouvement. Après leur avoir demandé de démissionner, Nouredine Adam annonce, par conséquent, leur exclusion.

Report des élections en Centrafrique (VOA)

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 22:58

 

 

 

 

 

French.china.org.cn  02-09-2014

 

La police nationale du Rwanda a confirmé le déploiement d'un contingent de 140 policiers de l'Unité de police formée du Rwanda en République centrafricaine ( RCA) pour une mission de maintien de la paix qui va durer un an.

 

Le contingent, dirigé par le surintendant en chef Benoit Kayijuka, comprend 14 femmes et partira en quatre équipes à partir du 1er septembre.

 

Le Rwanda devient le premier pays à déployer des policiers de la paix dans le cadre de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RCA (MINUSCA).

 

L'inspecteur général de la police du Rwanda, Emmanuel K. Gasana, lors d'un briefing de pré-déploiement, a exhorté les policiers à se concentrer sur le mandat de la mission.

 

"Travaillez en conformité avec les limites et la zone de responsabilité de la mission et soyez de bons ambassadeurs", a préconisé M. Gasana, cité dans un communiqué.

 

Il a exhorté les policiers à garder haut le drapeau rwandais en observant la discipline, le professionnalisme au maximum et en respectant des valeurs rwandaises.

 

De son côté, le surintendant en chef Kayijuka a laissé entendre qu'ils vont se concentrer sur le "succès de leur mandat".

 

Actuellement, le Rwanda maintient 528 casques bleus dans huit missions de l'ONU.

 

Le contingent, qui sera basé dans la capitale centrafricaine Bangui, effectuera des patrouilles, et assurera la protection des personnalités, des installations clés et d'autres fonctions d'escorte.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Le Rwanda déploie des casques bleus en Centrafrique

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 22:50

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-01 18:19:17 - L’Organisation internationale pour la migration (OIM) a repris lundi le rapatriement des éléments de la coalition séléka dans le nord du pays, a-t-on appris de source sûre.

 

Une dizaine de véhicules affrétés par cette organisation internationale ont transporté plus de quatre-cents éléments de la coalition Séléka, basés dans le camp de l'ex- Régiment de défense opérationnelle du territoire (RDOT), sis au PK 11 route de Damara.

Ce rapatriement, selon les témoignages recueillis, fait suite à la demande adressée à l'OIM par les leaders de cette entité.


''Nous avons souhaité que nos hommes soient transférés pour être basés, certains à Kaga Bandoro dans la Nana Gribizi (au centre) et, d'autres à Kabo dans l'Ouham-Pendé (Nord) où ils peuvent être libres de leurs mouvements, chez eux'', a expliqué un des leaders.

 
''C'est avec joie que nous avons vécu ce matin le départ d'une partie des éléments Séléka de la base RDOT. Enfin nous allons souffler un peu et les activités vont devoir reprendre sans inquiétude'', s'est réjoui un habitant.

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=803523#sthash.c3tJvyZo.dpuf

Des forces Séléka rapatriés au nord de la RCA

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 19:14

 

 

 

 

 

French.china.org.cn    le 01-09-2014

 

Plusieurs personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées dans de récents affrontements opposant les forces internationales à des hommes armés en Centrafrique, selon un communiqué de presse publié lundi par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

 

Parmi les victimes, figure un chauffeur-secouriste de la Société de la Croix-Rouge centrafricaine, touché par une balle alors qu'il procédait à l'évacuation de blessés.

 

"Dans tout le pays, les civils continuent de payer un lourd tribut au conflit et sont victimes d'actes de représailles qui les visent directement", a déclaré Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine, cité par le communiqué de presse.

 

"Une fois encore, nous lançons un appel à toutes les parties au conflit ainsi qu'aux forces internationales présentes dans le pays afin qu'elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour épargner les civils et faciliter le travail du personnel de la Croix-Rouge qui s'emploie à venir en aide à la population centrafricaine", a-t-il indiqué.

 

"Les personnes blessées et malades, civiles ou combattantes, quel que soit leur camp, doivent être protégées par les parties au conflit. Les blessés et les malades doivent en outre pouvoir être évacués et soignés en toute sécurité", a insisté M. Sangsue.

 

Les équipes du CICR s'efforcent de répondre aux besoins les plus pressants de la population et maintiennent le dialogue "avec tous ceux qui participent aux hostilités ainsi qu'avec les chefs communautaires et religieux afin de faire mieux connaître et respecter les principes fondamentaux du droit international humanitaire", a-t-il ajouté.

 

Source: Agence de presse Xinhua

CICR : regain de violence en Centrafrique

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 13:57

 

 

 

 

 

 

01/09/14 (AFP)

 

L'ex-rébellion centrafricaine Séléka a exclu pour "haute trahison" les ministres censés la représenter au sein du nouveau gouvernement contesté, a déclaré lundi un responsable de ce mouvement.

 

"Tous les membres de l'ex-coalition Séléka ayant participé au présent gouvernement sont exclus définitivement" du mouvement, a déclaré le numéro 2 de la Séléka, Nouredine Adam, dans un communiqué dont l'AFP a obtenu copie lundi.

 

"Leur participation au gouvernement constitue une haute trahison et un non-respect des consignes données par la hiérarchie" du groupe rebelle, dans la mesure où la Séléka "n'a ni soutenu, ni communiqué le nom d'un Premier ministre ou les noms des ministres (issus de ses rangs) à la présidence", poursuit-il.

 

La Séléka "ne se reconnaît pas dans la composition du nouveau gouvernement" formé par le nouveau Premier ministre Mahamat Kamoun et "maintient sa position de non-participation" à ce gouvernement, rappelle le communiqué.

 

"Le combat que mène l'ex-coalition Séléka ne se résume pas aux portefeuilles ministériels", selon Nouredine Adam, sous le coup de sanctions onusiennes et américaines pour son rôle dans le conflit.

 

Il a toutefois assuré que les leaders de la Séléka restent "déterminés à trouver une solution politique juste, équitable et durable par la voie du dialogue et de la négociation avec toutes les forces vives de la nation".

 

Un gouvernement de "large ouverture" a été formé le 22 août avec 31 membres, incluant notamment des représentants des groupes armés, ex-Séléka à dominante musulmane et milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

 

Parmi eux, trois ministres - Transports, Postes et Télécommunications, Elevage - sont issus de la Séléka, l'ex-rébellion qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013 avant d'en être évincée en janvier 2014.

 

La Séléka et une partie de la classe politique n'ont cessé de contester la légitimité du Premier ministre Mahamat Kamoun, un proche de la présidente de transition Catherine Samba Panza, depuis sa nomination le 10 août, et refusent de participer à son gouvernement.

 

Le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l'une des principales formations politiques du pays, a également suspendu ce week-end Jeannette Déthoua, actuelle ministre de la Réconciliation, de toute activité au sein du parti, pour avoir "refusé de quitter le gouvernement" comme il le lui avait été demandé.

 

 

(Mahamat Taib Yacoub)

Centrafrique: la Séléka exclut les ministres censés la représenter au gouvernement
Centrafrique: la Séléka exclut les ministres censés la représenter au gouvernement

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 13:56

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-01 11:17:59 - Le nouveau représentant résident de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Centrafrique, Dr Michel Nda Yao Konan, a fait sa première sortie dimanche aux côtés de la ministre de la Santé, Dr Marguérite Samba-Maliavo, pour sensibiliser la population de la capitale sur les risques de contamination et de propagation du virus Ebola dans le pays.


Le représentant-résident de l'OMS et le ministre se sont rendus au Marché Central de Bangui, situé dans le 1er arrondissement et au Marché Pétévo dans le 6è arrondissement où ils ont échangé avec les commerçantes de viande boucanée et singulièrement ceux qui vendent les chauves-souris et les singes. 


Tout au long de cette campagne d'information et de sensibilisation sur les risques de contamination et de propagation du virus Ebola, des affiches, dépliants et prospectus sur la fièvre hémorragique à virus Ebola ont été distribués.


« C'est un geste très important pour le gouvernement que je représente. Et il faut que je donne l'exemple dans la mobilisation autour de cette maladie grave qu'est la fièvre hémorragique à virus Ebola en me déployant sur le terrain pour distribuer des affiches », a dit la ministre de la Santé.


« C'est une maladie qui menace aujourd'hui les pays de l'Afrique Centrale », a dit la ministre, ajoutant que « la population avait vraiment soif d'informations sur le virus Ebola et cela ne peut que consolider la détermination du gouvernement à barrer la route à l'entrée du virus Ebola en Centrafrique ».


Citant l'OMS, Dr Marguérite Samba-Maliavo a souligné que la fièvre hémorragique à virus Ebola ne pourra être contenue que dans six à neuf mois. 


« La sensibilisation de ce dimanche est une activité continue que le ministère doit mener jusqu'à ce que ce fléau soit contenu au niveau mondial », a précisé la ministre. 

 

 http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=803465#sthash.MefRH5fS.dpuf

La ministre centrafricain de la Santé et le représentant de l'OMS sensibilisent sur Ebola

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 13:01

 

 

 

 

 


Un nouveau test rapide et peu coûteux pour détecter le paludisme a été mis au point par des chercheurs de Singapour et des Etats-Unis, ont-ils annoncé dimanche. La maladie tropicale coûte la vie à 600'000 personnes par an.


"Notre système offre un niveau élevé de sensibilité (...), est moins sujet à l'erreur humaine, utilise un faible volume de sang (...), requiert peu de préparation, peut être utilisé sur le terrain et a un coût très faible par test (moins de 10 cents)", ont affirmé ces universitaires.


Dans un article publié par la revue "Nature Medecine", ils expliquent avoir mis au point une "nouvelle technique" pour détecter "rapidement" la présence de globules rouges infectés par le parasite Plasmodium falciparum, responsable du paludisme, par relaxométrie par résonance magnétique nucléaire (RMN), une méthode cousine de l'IRM.


"Compte tenu de ces avantages, nous pensons que (cette technique, ndlr) peut être une alternative aux diagnostics traditionnels de la malaria (...)" soulignent encore les chercheurs du centre Singapore-MIT alliance for research and technology (Smart) et du MIT américain.


Un "élément essentiel"


La relaxométrie par résonance magnétique nucléaire (RMN) est une technique récente, de pointe et qui utilise des composants coûteux, mais il est possible de fabriquer pour moins de 2000 dollars (1840 francs) des versions plus petites et faciles à utiliser de ces appareils, selon ces chercheurs.


Le développement de tests à la fois rapides, sensibles et fiables pour détecter la malaria est un point-clé pour la lutte contre cette maladie, dont on enregistre plus de 200 millions de cas chaque année, selon une estimation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour 2012.


L'OMS estime même que ces tests rapides sont un "élément essentiel", car ils permettent un diagnostic dans des zones où il n'est pas possible d'avoir de bonnes analyses de laboratoire.


Bien qu'étant une maladie évitable, dont on guérit, le paludisme a causé 627'000 décès en 2012, en majorité des enfants africains de moins de cinq ans, selon les estimations de l'OMS.



(ats / 01.09.2014 12h35)

Paludisme mise au point d'un test rapide et peu coûteux

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 12:55

 

 

 

 

 

Par Sébastien Lamba/ACAP - 01/09/2014

 

Le diagnostic de la situation de cette structure a été exigé par le Directeur général de l’Office de Recherche Géologique et Minière (ORGEM), Héritier Rusdael Gnikoli

 

Le Directeur général de l’Office de Recherche Géologique et Minière (ORGEM), Héritier Rusdael Gnikoli a donné récemment une conférence de presse à Bangui, la capitale centrafricaine. Cette rencontre avait pour but de constater et de dresser l’état des lieux catastrophique de la gestion de l’ORGEM et après proposer un plan d’urgence pour la relance des activités de cette institution. Pour le Directeur général Héritier Rusdael Gnikoli, en créant l’ORGEM par la loi portant le code minier de la République Centrafricaine en 2009, l’Etat centrafricain lui avait octroyé des permis de fer de Bogoin, de Topa, le permis de recherche de calcaire de Bobassa et d’exploitation dont le permis d’exploitation expire en 2037.

 

Au cours de la rencontre avec les hommes de médias, le Directeur Général Héritier Ruspael Gnikoli, a fait constater que l’ORGEM n’a pas été associé à la négociation ni à l’obtention du financement et le déroulement des travaux. Et au regard des dispositions de la loi portant le code minier de la République Centrafricaine, les plus hautes autorités de la transition ont demandé à l’ORGEM d’assurer la coordination du projet de la cimenterie de Nzila dans la transparence. C’est l’une des raisons pour lesquelles, Le Directeur général de l’Office de Recherche Géologique et Minière (ORGEM), Héritier Rusdael Gnikoli exige un audit complet du projet de la cimenterie de Nzila, en commençant par la négociation, les sources du financement, jusqu’aux installations techniques afin d’avoir une lisibilité du projet.

 

Aux dires du directeur général Héritier Ruspael Gnikoli, la création d’une telle entreprise devrait respecter toutes les étapes du projet à savoir : la loi de l’offre et la demande ; les études des aspects techniques d’exploitation ; le financement du projet ; l’étude d’impact environnemental et social du projet. De ce fait, a-t-il précisé, le projet de la cimenterie de Nzila a été l’objet d’une décision politique, sans tenir compte d’une étude de faisabilité au préalable dont le résultat que nous connaissons aujourd’hui. 



L’ORGEM a été créé en 2009 et mis en œuvre en 2010 avec pour mandat d’améliorer les connaissances géologiques du pays et promouvoir la mise en valeur des ressources minières de la République Centrafricaine.

Centrafrique : pour un audit complet du projet de la cimenterie de Nzila?

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 12:51

 

 

 

 

 

01/09/14 (RFI)

 

La transition en Centrafrique va se prolonger. Les élections prévues en février 2015 ne pourront pas être organisées à temps. Une information donnée sur nos antennes par Dieudonné Kombo-Yaya, le président de l'Autorité nationale des élections (ANE), invité de RFI ce lundi. En novembre 2013, le groupe international de contact avait décidé que des élections seraient organisées en février 2015 et qu'elles marqueraient la fin de la transition. Le mois suivant, l'ANE était créée. Mais ses membres ont bien du mal à fonctionner. Le manque de moyens est criant dans un pays où l'insécurité est toujours présente.

 

Ecoutez l'intégralité de cette interview dans les matinales de RFI ce lundi (à 6h45 et 7h45 sur l'antenne Afrique et 8h45 sur l'antenne Monde).

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140901-elections-rca-le-delai-fe...

 

 

Centrafrique: l'Autorité nationale des élections juge le délai de février 2015 «peu envisageable»

 

(Agence Ecofin) lundi, 01 septembre 2014 11:45 - Le président de l'Autorité nationale centrafricaine des élections (ANE), Dieudonné Kombo-Yaya a estimé, le 1er septembre, que les élections prévues en février 2015 ne pourront pas être organisées à temps.

 

«Personne n’est dupe. Aujourd’hui, les conditions actuelles font que le délai de février 2015 (...) n’est pas tenable», a-t-il annoncé au Micro de RFI. M. Kombo-Yaya a également noté que le délai le plus raisonnable serait à priori l’automne 2015.

 

« Il faut penser automne 2015 plus qu’entre juillet et septembre où c’est la plus forte saison des pluies. C’est la version optimiste», a-t-il précisé.

 

En novembre 2013, le Groupe international de contact sur la République centrafricaine avait  décidé que des élections seraient organisées en février 2015 et qu'elles marqueraient la fin de la transition. L'Autorité nationale centrafricaine des élections a été créée le mois suivant. Mais les membres cette commission électorale ont bien du mal à travailler. Le manque de moyens est criant dans un pays où l'insécurité est toujours présente.

Elections en RCA: le délai de février 2015 n'est «pas tenable»

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 12:27

 

 

 

 

 

 

Sur ce diamant brut niché dans l’écrin du fleuve Oubangui qu’est la République Centrafricaine, beaucoup a été dit et écrit. À commencer par la chronique de ce gigantesque gâchis qui, cinquante-quatre ans après son indépendance, fait de cette République d’environ 5 millions d’habitants, dont la moitié à moins de 25 ans, un pays que même Nelson Mandela aurait été en peine de gouverner… Un ovni dans le concert des nations, bonnet d’âne en matière de développement humain, alors que son potentiel, humain, minier, agricole ou énergétique, est tout simplement ahurissant. Les responsables de ce naufrage ? Les Centrafricains eux-mêmes, bien sûr, mais pas seulement : grandes puissances et voisins s'y sont longtemps « amusés » dans l'ombre comme on joue au Monopoly, et ce n'est pas fini. L'avenir ? On le souhaite enfin serein à défaut d'être radieux. C’est, à l’évidence, pour surmonter cette malédiction qui frappe le pays depuis des décennies que madame Catherine Samba-Panza a décidé de tenter l’expérience de Mahamat Kamoun, en le nommant Premier ministre, chef du gouvernement de transition. 

 

La catastrophe annoncée après cette nomination aura-t-elle lieu ? Nul ne le sait encore. Mais, si par extraordinaire, cette tragédie que d’aucuns souhaitent ardemment venait à se produire, ce sera la preuve par quatre que le mal centrafricain a tourné à la névrose. À qui la faute sera-t-elle imputée? À nous tous, bien sûr! Car, et c’est malheureusement devenu un lieu commun que de le souligner,  depuis plus de cinq décennies, une certaine élite s’est relayée pour faire dégringoler au pays la pente du déclin, sur fond de détournements de biens publics, de déficits en tout genre, d'endettement, de gabegie, d’irresponsabilité et de malheur social. Cette élite a donc mis la Centrafrique dans le formol où ni sa vanité ni ses dénis ne l'ont empêchée de rancir, de s’aigrir.

 

Faute d'avoir gouverné, l’élite centrafricaine n’a plus que très peu de crédit auprès des masses laborieuses de nos villes et campagnes. D’ailleurs, ce sentiment de la majorité de nos compatriotes va sans doute rester un bon moment. Le déclin de la classe politique centrafricaine en est une parfaite illustration. Sa déroute, actuellement constaté,  était attendue depuis des années : une grande partie du pays la vomit, lui reprochant tout et son contraire. Ses promesses maintes fois réitérées mais jamais réalisées  sont restées sur l'estomac des uns sans convaincre les autres, qui, après les paroles, attendent toujours les actes. L’élite centrafricaine et sa classe politique ont perdu sur tous les tableaux. Elles ne se relèveront pas de sitôt. Pour l'heure, leur cas semble désespéré et on ne voit guère le Nganga ou le Marabou susceptible de faire quelque chose pour elles. C'est sans doute ce qu'il y a de plus déprimant dans la situation actuelle du pays : l'absence de perspectives. Mais comment pourrait-il en être autrement ?

 

Puisque certains leaders de partis politiques, à tout le moins, la plupart de ceux qui aspirent gouverner le pays après cette période de transition n’ont ni dessein, ni discours, ni stratégie, sinon celle du canard sans tête. Certains parmi eux, soutenus frénétiquement par une certaine presse, n’ont jamais cherché qu’à verrouiller l’appareil de leurs partis politiques pour s’accrocher à leurs privilèges comme une bernique. C'est le syndrome de « Fort Apache ». Résultat : même quand ils disaient des choses intelligentes, ce qui a pu arriver, notamment sur la réconciliation nationale et le respect des institutions républicaines, ils n'étaient pas audible. Ils n’auront été que des fossoyeur de la République. Il n'y a là aucun acharnement de notre part. C'est une analyse que nous n'avons cessé de répéter depuis un certain temps contre vents et marées, et qui se confirme aujourd'hui : certains leaders politiques centrafricains ne sont pas qualifiés pour préparer l'alternance de 2015, que leur irresponsabilité pathologique met en péril. 

 

Les raisons d’espérer 

 

Dans le contexte actuel, marqué par l’insoutenable désintégration de l’État, faut-il avoir honte d'être Centrafricains ? Certainement pas! Car, on se remettra de cette catastrophe, nous nous sommes déjà remis de tant de choses. Tout passe. Mal. Mais ça passe. Il suffit de prendre de la hauteur, comme Nietzsche préconisait de le faire, en 1882, dans son grand livre, « Le gai savoir », face à la montée du nationalisme allemand et de la haine raciale. Le philosophe se disait accablé par « la gale du coeur et l'empoisonnement du sang nationaux à cause desquels aujourd'hui, en Europe, les peuples s'enferment dans leurs frontières et se retranchent mutuellement les uns des autres » comme pour se mettre en quarantaine. Sacré et prophétique Nietzsche. Il dénonçait la « petite politique » qui, en son temps, entretenait sournoisement les instincts grégaires des masses populaires de l’époque. 

 

Quant à nous autres Centrafricains, notre pays ne peut être privé de toute perspective de progrès social à cause de notre désinvolture et il faut bien s’interroger sur les moyens de parvenir collectivement. Faisons preuve de lucidité à l’égard du passé, comme de l’avenir, à l’égard de nos échecs comme de nos réussites, aussi maigres soient-elles. Constatons que les divisions, la haine tribale et les intérêts égoïstes n’ont jamais favorisé la construction d’un État respectable et respecté. Face aux réalités contemporaines, nous devons nous efforcer de conjuguer liberté et solidarité, individualisme et identité collective, efficacité économique et justice sociale, initiative et régulation, besoin de stabilité et désir de changement.

 

La question est donc de savoir si la politique vise à servir les intérêts d’une minorité de privilégiés voraces et insatiables ou si elle doit s’inspirer d’une exigence humaniste et universaliste pour agir ? C’est alors que l’on comprendra que notre pays ne sortira pas de sa crise actuelle en s’interrogeant sans fin sur les causes du problème qui sont d’une manière ou d’une autre connues. Mais la question qui lui est posée est moins celle, statique, liée aux origines de son effondrement que celle, dynamique, de son rapport à la sous région, à l’Afrique et au monde.

 

Il est urgent, nous semble-t-il, de reprendre un travail de réflexion et de proposition sur les grandes questions de l’heure. Il appartient naturellement au nouveau gouvernement qui vient d’être formé de concevoir une politique économique qui muscle notre appareil productif inexistant tout en répartissant plus équitablement revenus et richesses ; définir les valeurs autour desquelles rassembler la communauté nationale ; refaire de la Centrafrique une nation phare en matière de formation ; moderniser nos services publics et inventer une protection sociale digne de ce nom ; résoudre définitivement la question de l’insécurité en restructurant  les forces de sureté et de défense, les dotant de moyens adéquats ; convaincre et détourner certains de nos voisins de leur tentation hégémonique et leurs visées expansionnistes ; inciter la France, l’ex-puissance coloniale à se poser les bonnes questions sur nos rapports avec elle qui ne sauraient être guidés par la seule  boussole du paternalisme.

 

C’est en revenant au débat de fond que les Centrafricains construiront la République dont le peuple a besoin. La vraie façon de créer cette nouvelle dynamique, pour changer la donne en épargnant à notre pays l’oscillation entre l’instabilité permanente provoquée par la violence et les remèdes de prestidigitateurs extérieurs qui ont montré leur limite, serait de rassembler dans un même élan patriotique toutes les forces qui travaillent réellement à la construction d’une société post-Séléka. Cette société transversale respectueuse de la dignité humaine et dans laquelle les intérêts égoïstes, les profits personnels ne seraient plus que de vieux mauvais souvenir.

 

Ce rassemblement de talents ne saurait emprunter la forme d’un mouvement populiste hâtivement érigé tels les collectifs-quelque-chose que l’on voit actuellement pousser comme des champignons autour de certaines personnes conjoncturellement médiatisées. Il doit plutôt répondre à la double exigence de réinventer un pays où il fait bon vivre et de s’ouvrir à la modernité. Il lui faut vite sortir de l’impasse actuelle, et, pour enclencher sa marche, opérer d’abord un retour vers ce qui est la mission fondamentale d’une élite nationale : construire ensemble une Nation.

 

La nouvelle génération des Centrafricains doit être au centre de cette rénovation, de ce retour au politique, comme dirait l’autre. On l’entend ces temps-ci s’exprimer, souvent pour se plaindre. Pourquoi devrait-elle se vivre comme une cohorte frustrée et impatiente ? Si elle ne se borne pas à critiquer le passé, si elle ne reproduit pas les défauts qu’elle impute à ses aînés, si elle sait faire surgir des idées nouvelles sans courir derrière la dernière mode et les ambitions démesurées, si elle ne se morcèle pas – chacun croyant pouvoir être le meilleur –, si elle prend le temps nécessaire de l’apprentissage, si elle travaille, propose et construit, naturellement, l’avenir lui appartiendra.

 

Georges Adrien Poussou

 

Ministre Délégué, Conseiller spécial en matière de 

communication du Premier ministre    

Mahamat Kamoun, Catherine Samba-Panza et les Centrafricains par Adrien Poussou

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