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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 14:58

 

 

 

 

 

Bangui, 18 sept (CAP) – Selon des informations de sources dignes de foi, le visa américain a été refusé à Jean-Jacques Demafouth, ministre conseiller à la présidence en charge de la sécurité et des relations avec Sangaris et la Misca.

 

L’intéressé faisait partie de la délégation qui accompagnait la présidente par intérim Catherine Samba-Panza à New York où celle-ci devait prendre part à une réunion sur la RCA en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies. On apprend par ailleurs que Dieudonné Kombot-Yaya, président de l’Autorité Nationale des Elections est également en route pour New York pour prendre part à la même réunion.

 

On ignore les raisons qui ont motivé le refus du visa américain à cet important conseiller et bras droit de la présidente par intérim de la transition centrafricaine mais on ne peut s’empêcher de rappeler que Jean-Jacques Demafouth a dirigé une rébellion, l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) qui a commis beaucoup d’exactions et de nombreux crimes de guerre dans le Nord-Ouest et le Centre-Nord de la RCA à l’époque où le général François Bozizé dirigeait le pays.

 

Ce refus de visa à Jean-Jacques Demafouth par les autorités américaines ressemble furieusement à celui opposé naguère par Washington au tout-puissant ministre d’état aux finances de François Bozizé, un certain Sylvain Ndoutingai qui devait se rendre à Washington pour prendre part aux assemblées annuelles du FMI et la banque Mondiale. Ndoutingai dut honteusement regagner Bangui et tomba peu après en disgrâce. Cet incident fut un de ceux qui ont préfiguré la chute du régime Bozizé.

Visa américain refusé à un important conseiller de Catherine Samba-Panza

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 14:10

 

 

 

 

 

 

Montréal, le 15 septembre 2014

 

 

 

De 1945 à 1960, la création du franc des colonies françaises d’Afrique (FCFA) avait permis à la France d’importer beaucoup moins cher des colonies et de spolier par ce fait même les matières premières des territoires sous sa domination. Sa propre monnaie étant plus forte, les produits transformés en France se revendaient plus cher dans les colonies, et la première phase de la construction institutionnelle de la pauvreté en Afrique fut ainsi amorcée.

 

La création de l’Union Monétaire Ouest africaine (UMOA) devenue, en 1959,  la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) constitua la deuxième phase de la construction de cette pauvreté. En effet, d’après la convention du compte d’opérations signée en 1955 entre l’UMOA et le trésor public français, l’UMOA versait, dans le compte d’opérations du trésor public français, 100% des  avoirs extérieurs de tous les pays de l’Afrique de l’Ouest francophone, exception faite des sommes allouées à sa gestion administrative interne. Cette disposition de la convention obligea les pays du Maghreb à quitter la zone CFA, poussant la France à engager des réformes.

 

 Pendant la réforme de 1972, consacrée à la BCEAO, et de 1973,  consacrée à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), les pays francophones d’Afrique furent désormais tenus de verser, d’année en année, 65% de leurs avoirs extérieurs dans le compte d’opérations du trésor public français. Depuis plus de 40 ans, l’Afrique francophone ne survit donc qu’avec 35 %  de ses revenus extérieurs, comme si les traités, qui avaient consacré sa perte d’indépendance économique, avaient été signés en échange de l’indépendance dite politique.

 

A cause de ce système injuste, qui n’a pour seul justificatif qu’une convertibilité inutile du CFA au franc français ou à l’euro, plus de 10.000 milliards de francs CFA ont été puisés de l’espace francophone africain depuis lors pour combler les déficits de l’État français. Le pire, c’est que le pillage monétaire continue, puisqu’il n’existait, dans les différentes conventions, aucun article fixant la somme totale des sommes à drainer, aucune disposition fixant la date butoir du pillage.

 

En conséquence, pendant que toutes les autres régions du monde se développent à un rythme rapide, de l’Amérique latine à l’Asie en passant par le Moyen-Orient et les pays anglophones d’Afrique, seule l’Afrique francophone présente encore aujourd’hui le visage le plus dégradant d’un sous-développement répugnant. Dans l’espace francophone en effet, de très grands villages tiennent lieu aujourd’hui encore de villes et de capitales nationales : De Bangui à Cotonou, de Brazzaville à Ndjamena, de Yaoundé à Ouagadougou, de Bujumbura à Libreville, de Conakry à Niamey, de Lomé à Bamako, on assiste à la même pauvreté endémique des populations, au même manque d’infrastructures scolaires, sanitaires, routières et sportives, à la même rareté de l’eau et de l’électricité, et l’on comprend mieux les raisons profondes de l’exode vers l’Europe, de la corruption et des guerres.

 

Nul ne peut donc dire qu’en Afrique francophone, les gouvernements et les populations sont incapables d’activer la roue du développement par des projets d’envergure et des investissements futuristes, car en réalité, c’est le capital qui manque cruellement du fait de l’existence de ce compte d’opération  à travers lequel, chaque année,  les deux tiers des recettes des pays francophones d’Afrique sont versés arbitrairement au trésor public français.

 

Appel vous est alors lancé, à vous, hommes et femmes de bonne volonté qui rêvez de voir une Afrique francophone différente dans les 20 prochaines années, afin que vous signiez la présente pétition. Il ne s’agit pas de rompre les relations économiques avec la France, mais de favoriser l’émergence des pays concernés dans une francophonie désormais rayonnante parce que rénovée, ce à quoi les députés français d’aujourd’hui sont, plus que ceux d’hier, sensibles.

 

Avec 100.000 signatures enregistrées, l’Organisation Jeunesse Africaine saisira l’Assemblée nationale française aux fins de l’obtention de la révision de ces conventions qui consacrèrent l’esclavage monétaire en Afrique.

 

Pour l’Organisation jeunesse Africaine

 

Maurice NGUEPE


Secrétaire général

 

 SIGNEZ LA PÉTITION

http://www.avaaz.org/fr/petition/LASSEMBLEE_NATIONALE_FRANCAISE_REVISION_DES_CONVENTIONS_SUR_LE_COMPTE_DOPERATION_DU_TRESOR_FRANCAIS/?cpOBLab

 

L’ORGANISATION JEUNESSE AFRICAINE LANCE LA PÉTITION POUR LA LIBÉRATION ÉCONOMIQUE DE L’AFRIQUE

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 14:00

 

 

 

 

 

 

La présidente de transition, Madame Catherine Samba-Panza , demande des armes pour 7 500 Facas afin que cette armée centrafricaine se tienne debout.

 

Je marche dans ses pas. C’est une excellente idée à réaliser aujourd’hui. De l’autre côté de l’Atlantique,  il se trouve des Noirs Afro-américains qui sont séparés de leur Mère Patrie l’Afrique depuis des siècles et qui seraient prêts à lui apporter leur soutien indispensable.

 

Ils ont acquis des savoirs et des connaissances utiles pour le développement technologique de ce sol qui leur appartient au moins autant que les envahisseurs récents.

 

Il est donc naturel que nous, Africains, nous fassions appel, dans ce contexte, à tous les Noirs de bonne volonté éparpillés dans le monde. En premier lieu aux Afros-américains qui peuvent aider notre armée.

 

Il est temps de rompre notre isolement Noirs!

 

Il est temps de nous reconnaître et de nous aimer!

 

Il est temps de briser la barrière imposée et de construire une nouvelle civilisation respectueuse de notre environnement !

 

Le 17 septembre 2014

 

Makombo Bamboté

 

Écrivain

 

Lettre pour demander des armes et des entraîneurs afro-américains par Bambote Makombo

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 00:03

 

 

 

 

  

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-17 17:38:49 - L’Association internationale des maires francophones (AIMF) a mis à la disposition de la municipalité de Bangui une enveloppe de trois millions d’euros (deux milliards de FCFA) en vue de l’aider à accueillir à la mi-octobre prochain la conférence des maires de la République Centrafricaine, a annoncé mercredi le maire de Brazzaville.


Hugues Ngouelondele, également vice-président de l'AIMF, s'adressait à la presse au sortir d'une audience avec le Premier ministre, Mahamat Kamoun.


‘'Je suis venu à Bangui pour apporter un message de paix, soutenir nos frères et sœurs en difficulté. Je suis à Bangui surtout pour organiser très prochainement à la mi-octobre la conférence des maires'', a dit M Ngouelondele, avant d'ajouter : ‘'mes pairs m'ont chargé d'être le parrain de cette conférence''. 


Parlant de l'aide financière, le député maire de Brazzaville a souligné qu'elle allait permettre à la municipalité de Bangui d'exécuter des projets déjà définis, entre autres, celui relatif à l'entretien et à l'embellissement de la ville de Bangui.

Toutefois, a-t-il relevé, ‘'l'AIMF pourrait mettre autant de millions d'euros ici dans cette ville. Mais si n'on n'arrive pas à atteindre la réconciliation et la paix, rien ne se fera''.


Le député maire de Brazzaville s'est entretenu la veille avec le bureau du Conseil national de transition (CNT) avec à sa tête le président Alexandre Ferdinand Nguendet. Au cours de cette rencontre il a évoqué le motif de sa visite à Bangui.

‘'C'est le 23 mai dernier à Paris en France que nous, les maires francophones, avons décidé de cette visite fraternelle et de travail pour apporter un appui à la ville de Bangui, qui est elle-même membre de l'AIMF'', a confié M. Ngouelondele au sortir de l'audience.

 

http://www.apanews.net/article_read-804818-deux-milliard-de-fcfa-de-l--aimf-pour-la-ville-de-bangui.html#sthash.R9hudRBC.dpuf

 

Deux milliards de FCFA de l'AIMF pour la ville de Bangui

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 23:22

 

 

 

 

 

Programme des obsèques de M. Clément Michel  NGA GNII VOUÉ TO

 

1933 ~ 2014

 

JOURNEE DU VENDREDI 19/09/2014

 

 

20 H00 : Veillée  mortuaire au domicile familial  sis  aux 200 Villas, rue du BARC (ex ONAF)

 

JOURNEE DU SAMEDI 20/09/2014

 

06H00 : Mise en bière à la morgue du CNHUB.

 

07H00 : Départ de la dépouille pour le domicile familial aux 200 Villas.

 

07H30 : Arrivée de la dépouille au domicile  familial et installation.

 

           -  Prière par un  membre de L’Association de la Médaille Miraculeuse

           -  Cantiques religieux

 

09H30 : Résumé de sa vie, témoignages…

 

10H00 : Dépôts de gerbes .

 

10H30 : Recueillements…

 

11H00 : Départ pour la Cathédrale

 

Notre Dame de l’Immaculée Conception :

 

           -  Offices religieux

 

13H00 : Départ pour le cimetière de  « NDRES ».

 

          -   Inhumation

 

14H30 : Retour au domicile familial

 

 

RESUME DE SA VIE

 

Après son Certificat d’Etudes Indigènes à Bangassou en 1947, il fut envoyé à l’école professionnelle à Bangui où il n’est resté qu’un mois. Ses professeurs ont remarqué rapidement son intelligence et l’ont envoyé en France pour être inscrit au Collège National Technique de Nîmes. Après avoir fini son cycle secondaire en 1952, il choisit d’intégrer l’armée de l’air Française où il est sorti au grade de Sergent avec spécialité sur les moteurs à réaction et titulaire du Brevet de l’Air en 1957.

 

Il  entra à la faculté de droit et des sciences économiques de Bordeaux en 1960.

 

Il va opter pour le métier d’homme de droit en intégrant l’Institut des Hautes Etudes d’Outre Mer (IHEOM)  où il sort avec le diplôme de magistrat en 1964.

 

Militant nationaliste avec ses collègues oubanguiens qui ont marqué l’histoire des premières années de l’indépendance, il quitte la France pour son pays natal où il fut intégré comme magistrat en 1965.

 

Il travailla avec droiture et rigueur pour dire que le droit. Pendant cette première année, il fut envoyé à Bossangoa comme Président du Tribunal de Grande Instance avec juridiction sur Bozoum, puis à Bambari en 1967 comme Procureur de la République avec juridiction sur le Mbomou et le haut- Mbomou.

 

Ses fonctions de magistrat furent interrompues par sa nomination comme Ministre des Affaires Etrangères.

 

Il occupa successivement entre 1971et 1978, sans interruption, les départements des Affaires étrangères, de la Justice et du Travail, de l’Information, de l’Aviation Civile, des Travaux Publics et de l’Urbanisme, de l’Intérieur, Conseiller à la Cour Impériale avec rang de Ministre d’Etat. Il reprendra les activités politiques en 1984 au moment du CMNR. Réintégré dans l’armée centrafricaine au grade de Sous-lieutenant, il fut nommé Ministre des Affaires Etrangères.

 

Pendant ses activités politiques, il n’a jamais pratiqué le népotisme ni favorisé les membres de sa famille au détriment des autres. Il a toujours privilégié l’intérêt général. Ainsi, Ministre du Travail, il a pris un arrêté historique devenu célèbre, l’arrêté 007 en obligeant les entreprises privées à nommer les cadres centrafricains qui travaillent dans leurs entreprises comme des directeurs adjoints. Plusieurs de ses compatriotes ont bénéficié de ces dispositions et ont ainsi vu leur statut social amélioré. Il a fait augmenter également les salaires des directeurs généraux des entreprises du secteur public.

 

Pendant ses activités publiques, il a exercé plusieurs missions dont les plus importantes ont été comme envoyé spécial auprès des hautes personnalités de ce monde. Il s’agit par exemple auprès du Président de la Côte d’Ivoire, du Président de la République-unie du Cameroun, du Président du Niger, du Président de la République Populaire du Congo, du Président du Bénin, du Président de la République de la haute Volta, du Président du Togo, du Président de la République démocratique du Soudan, du Président de la République de Corée, du Président de la République du Zaïre, du Président  de la Confédération Helvétique, du Président de la République populaire Démocratique de Corée, du Président de la République Socialiste de Roumanie. Il a dirigé environ une trentaine  délégations extérieures auprès des institutions internationales dont l’OUA, l’OCAM, l’OIT, l’ONU, des Pays Non-Alignés, Banque Mondiale et le FMI.

 

Ancien boxeur en France, il a présidé pendant 11 ans la fédération centrafricaine de Boxe et a été Vice-président de la Fédération Centrafricaine de Tir à l’Arc. Il est diplômé de Comité International Olympique rendant hommage en 2001.

 

Il a été membre de Lion’s Club International, Président du Conseil d’Administration de l’ENERCA de 1977 à 1980, Président de la délégation Spéciale de la ville de Bangui en 1976.

 

Les multiples services rendus à la Nation lui ont valu 17 décorations dont 11 par les pays étrangers à savoir : Commandeur de l’Ordre national de Grèce, Grand Officier du Mérite de la Côte d’Ivoire, Commandeur de l’Ordre National du Nigéria, Ordre de Tudor 1ère Classe de Roumanie, Commandeur de l’Ordre du Lion du Sénégal, Commandeur de la Légion d’Honneur de France, Grand Officier du Mérite National Français.

 

Monsieur Clément Pascal NGA GNII-VOUE TO nous quitte à l’âge de 81 ans et laisse 6 enfants.

Programme des obsèques de M. Clément Michel  NGA GNII VOUÉ TO

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 22:22

 

 

 

 

 

http://www.dw.de/ 

 

Le Père Bernard Kinvi est lauréat 2014 du Prix Alison Des Forges décerné par Human Rights Watch à des défenseurs des droits de l'Homme. Ce prêtre catholique a secouru des musulmans en Centrafrique, au péril de sa vie.

 

Le prix Alison Des Forges est décerné chaque année par Human Rights Watch à des défenseurs des droits humains à travers le monde.

 

Le père Kinvi a été honoré pour avoir sauvé la vie de centaines de civils musulmans qui étaient pris pour cible lors de violences interconfessionnelles en République centrafricaine. Human Rights Watch souligne "son courage sans faille et son dévouement dans la protection des civils ". Il revient sur son engagement au micro d'Ibrahima Bah. Cliquez sur la photo pour entendre l'entretien ou lisez la retranscription ci-dessous :

 

Interview avec le Père Bernard Kinvi

 

Kinvi: En janvier 2014, quand la guerre a éclaté, nous avions le choix de partir ou de rester. Mais en tant que camélien, j’ai fait vœu de servir les malades, même au péril de ma vie. Alors et moi et mon confrère le Père Brice Patrick et les sœurs carmélites de Sainte-Thérèse de Turin qui sont encore actuellement à Bossemptélé, ainsi que le personnel de l’hôpital Saint-Jean-Paul II de Bossemptélé, nous avons tous décidé de rester, de secourir les malades, de les soigner, de soigner les blessés de guerre. HRW est passé en février et en mars et c’est là que Peter [Bouckaert] est venu, a discuté avec eux, avec l’imam, et tout ce monde et ils ont été touchés par notre engagement à sauver des blessés.


DW : Vous avez sauvé des dizaines de personnes. Qu’est-ce qui vous a donné la force de sauver ces vies ?


Kinvi: J’avoue que je suis quelqu’un de peureux, comme tout le monde. J’ai aussi peur de la mort, je crains aussi la souffrance, comme tout le monde. Mais dans la situation, j’ai senti une force exceptionnelle qui me poussait à aller de l’avant, à ne pas abandonner les blessés, les réfugiés, les rescapés, aller les chercher dans leur coin, les secourir et enterrer les morts qui jonchaient les rues. Et j’ai pu le faire grâce au soutien indéfectible de tous mes confères, surtout le Père Brice Patrick et l’apport exceptionnel des sœurs carmélites et tous les missionnaires de la zone qui se sont donnés en faveur de ces blessés. Donc je ne me suis pas senti seul dans cette œuvre. J’ai senti tout un groupe autour de moi qui m’a donné la force nécessaire de continuer malgré les menaces de mort…


DW : Vous parlez de menaces de mort. D’où venaient-elles ?

 

Kinvi: Beaucoup de gens n’étaient pas d’accord pour qu’on garde les musulmans. Car en ce temps-là, les musulmans étaient vus comme des ennemis. Beaucoup voulaient les tuer. Alors je me suis vraiment opposé. Toute la mission catholique s’y est opposée. Et nous avons reçu des menaces. Une fois, je suis allé chercher un réfugié dans la nuit. Je voulais le faire entrer dans un véhicule de la Misca et là, j’ai rencontré un anti-balaka qui m’a attrapé, qui a dit qu’il allait tout faire pour me tuer parce que je cachais des musulmans. Mais je ne pouvais pas le laisser faire du mal à cet homme. Donc c’était à chaque fois des dérangements, des menaces, ou des demandes, parfois, de rançons pour des réfugiés musulmans que nous gardions à la mission catholique.


DW : Qu’est-ce qui vous a poussé vous à garder des musulmans au moment où la majorité des chrétiens voulaient en découdre avec les musulmans ?


Kinvi: Je ne peux pas parler d’une guerre entre chrétiens et musulmans. Je parlerais plutôt d’une révolte de non-musulmans contre les musulmans. Car tout ce groupe des anti-balakas, qui voulaient tuer les musulmans, je ne reconnais pas en eux des chrétiens. Etre chrétien, c’est accepter Jésus Christ, être baptisé, aller à l’église. Les médias ont voulu voir en tout non-musulman un chrétien. Ce n’est pas bien de faire la distinction comme ça. En Centrafrique, ou du moins à Bossemptélé, il y a une grande division entre les animistes, qui sont les plus nombreux, une petite partie qui est chrétienne, et une autre partie de musulmans. La majeure partie des anti-balakas que moi j’ai connus, avec qui j’ai beaucoup discuté pour ramener la paix, n’étaient pas chrétiens mais animistes. En face de tous ceux-là, il y a effectivement des chrétiens qui, dans leur quartier, ont caché des musulmans comme moi et qui nous ont appelés, moi ou mon confrère Brice, pour qu’on vienne les chercher de nuit. Alors où ai-je trouvé cette force ? Je suis un prêtre camélien, et le camélien fait souvent un quatrième vœu , en plus de la chasteté, de la pauvreté, de l’obéissance, c’est de servir les malades même au péril de sa vie. Et on rencontre dans le malade le Christ lui-même faible et souffrant. Alors que ce soit un musulman ou que ce ne soit pas un musulman, c’est le Christ que je sauve.

 

DW : Aujourd’hui , que représente ce prix pour vous ?


Kinvi: Ce prix, c’est d’abord une joie, celle de faire comprendre au monde entier qu’en Centrafrique, beaucoup de prêtres, beaucoup de chrétiens, de religieux se sont penchés sur le cas des musulmans et les ont protégés. Pour dire que ce n’est pas une guerre confessionnelle mais plutôt politique. Je voudrais à travers ce prix rendre hommage à tous les prêtres, tous les chrétiens qui, de partout en Centrafrique, se sont battus pour sauver des vies humaines, car je n’étais pas seul. On a besoin de faire comprendre que le chrétien n’a rien à faire contre le musulman.


DW : Vous dites que des chrétiens ont sauvé des musulmans, mais des musulmans ont aussi sauvé des vies de chrétiens dans le pays…


Kinvi: Bien sûr ! Nous avions par exemple un chauffeur musulman. Pendant le règne de la Seleka, c’est lui qui nous aidait alors que les Seleka régnaient et nous empêchaient de circuler librement. Et ce chauffeur nous aidait en tout. Dans les missions catholiques, on collabore beaucoup avec des musulmans qui nous aident et travaillent pour nous sans aucune distinction de religion. Quand nous avons été menacés de mort par des Seleka également, l’un des musulmans a essayé d’appeler le colonel, de faire une réunion pour plaider pour notre cause. C’est vice versa, quoi.


DW : Que représente ce prix pour toute la Centrafrique ?`


Kinvi: Ce prix est un appel à l’unité et la réconciliation. Laissons tomber les différences confessionnelles et battons-nous pour l’unité et la paix dans ce pays car on en a besoin. Tous les pays du monde avance et nous, on a l’impression qu’on recule. Alors j’invite tous mes frères centrafricains à s’unir et à travailler de tout leur cœur pour que la paix et le développement commencent en Centrafrique.

 

 

La paix au-delà des religions, en RCA

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 22:20

 

 

 

 

 

http://www.dw.de/ 

 

En République centrafricaine, les casques bleus ont pris le relais de la force de l'union africaine, épaulés par des unités du Maroc, du Pakistan et du Bangladesh. Mais où en est-on avec la réforme de l'armée du pays?

 

Au lendemain de son élection à la tête de la transition politique de son pays, la présidente Catherine Samba Panza a fait de la réforme des FACA, les Forces armées centrafricaines son cheval de bataille. Mais plus de six mois après, les réformes envisagées ont-elles été concrétisées ? Le journaliste français et spécialiste de l'Afrique centrale Antoine Glaser n'en est pas convaincu.

 

« Quand il y avait eu des opérations de maintien de la paix des nations-Unies dans des pays comme le ´Mali, il s'en est suivie une restructuration de l'armée locale : formation de bataillon pour aller vers la reconstitution de l'Etat. Alors que là, en ce qui concerne la RCA, on a l'impression que l'essentiel de l'armée centrafricaine est dans la nature. On ne voit absolument pas de reconstruction d'une armée digne de ce nom. Il n'y a même pas de bataillon. L'armée centrafricaine est quasiment inexistante. Malheureusement, même du temps de François Bozizé, c'était une armée qui était une garde prétorienne. »

 

Il est donc nécessaire que ce pays se dote d'une armée forte, structurée et nationale. Car jusqu'à là en Centrafrique, les différents régimes qui se sont succédés à la tête de l'Etat ont entretenue la ‘'clanisation'' de cette armée, en y recrutant uniquement des gens de leur région. Or, ce qu'il faut maintenant aux FACA, c'est une professionnalisation.

 

RCA: où en est la réforme de l'armée ?

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 21:46

 

 

 

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/     Lutte Ouvrière n°2407 du 19 septembre 2014

 

En Centrafrique, les 7 600 soldats de l'Union africaine présents à côté des troupes françaises viennent de passer sous le commandement de l'ONU. Des contingents venant du Bangladesh, du Maroc ou du Pakistan sont en train de les rejoindre. Il y aura à terme 12 000 soldats de l'ONU, mais les 2 000 militaires français ne quittent pas pour autant le pays. Ils constituent toujours la force militaire décisive, chargée de faire appliquer la politique décidée à Paris. Les soldats venus des pays pauvres et aujourd'hui revêtus de l'uniforme onusien leur serviront de supplétifs, dans un pays où règne le chaos le plus total.

 

Lorsque l'armée française a débarqué à Bangui, les rebelles de la Séléka s'étaient emparé du pouvoir et massacraient les populations chrétiennes. La terreur a changé de camp avec l'arrivée des soldats français, et les milices dites anti-balakas se sont mises à terroriser la population musulmane. Depuis, la seule évolution a été l'éclatement des groupes issus de la Séléka et des anti-balakas en une multitude de bandes armées. Les petits tyrans qui les dirigent s'affrontent pour le contrôle d'une ville, d'un quartier ou de richesses minières. Ils constituent une menace mortelle pour la population, qu'ils rançonnent autant qu'ils peuvent.

 

Le 9 août, une fusillade a mis aux prises deux clans de miliciens anti-balakas dans le quartier de Boy-Rabe à Bangui. Le 26 août, ce sont deux fractions de l'ex Séléka qui se sont affrontées à Bambari, dans le centre du pays, pour le contrôle des barrières, c'est-à-dire de la possibilité de détrousser la population. Ce ne sont là que quelques-uns des combats au milieu desquels la population centrafricaine risque sa vie chaque jour.

 

En envoyant des troupes en Centrafrique, François Hollande voulait rétablir au plus vite un gouvernement prêt à défendre les intérêts de l'impérialisme français. Les stratèges de l'Élysée avaient prévu une transition à marche forcée, qui devait déboucher en février 2015 sur des élections. Aujourd'hui, l'insécurité est telle que le président de l'organisme chargé d'organiser ces élections a déclaré que le délai ne pourrait être tenu. Il n'y aura pas de scrutin avant la fin 2015, au mieux. D'ici là, les dirigeants français qui tirent les ficelles devront continuer à tenter d'amadouer les chefs des principales factions, en leur offrant une place autour de la mangeoire gouvernementale sous l'égide de la présidente Catherine Samba-Panza.

 

La présence de l'impérialisme français et de ses troupes depuis plus d'un siècle aboutit aujourd'hui à cette situation dramatique. Des décennies de pillage et de soutien à des dirigeants pour lesquels l'État était un moyen d'enrichir leur clan ont fini par déboucher sur l'actuelle insécurité généralisée. Les nombreuses interventions militaires françaises depuis l'indépendance, soutenues ou non par des missions de l'ONU, n'ont servi qu'à perpétuer ces liens de dépendance et d'exploitation. Tel est encore le seul but de l'opération en cours.

 

Daniel MESCLA

 

Lu pour vous : Centrafrique : quel que soit l'uniforme, la défense des intérêts impérialistes

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 18:57

 

 

 

 

 

http://www.france24.com/   17/09/2014

 

Alors que l'épidémie de fièvre Ebola ravage l'Afrique de l'Ouest et sévit désormais dans une province de la République démocratique du Congo, elle pourrait bien frapper la Centrafrique voisine. Reportage à l’institut Pasteur de Bangui.

 

Déjà empêtrée dans une crise politico-militaire, la Centrafrique pourrait en plus devoir faire face au virus Ebola. L’épidémie, responsable de la mort de 2 500 personnes en Afrique de l’Ouest depuis le début de l’année, menace en effet de se développer hors des frontières des États contaminés.

 

Bien qu'aucune contamination n'ait été décelée en Centrafrique, les autorités ont décidé de mettre en place des mesures de prévention. À l'Institut Pasteur de Bangui, les cas suspects sont minutieusement analysés.

 

"Il faut lutter pour que cette transmission n’arrive pas dans la capitale Bangui", insiste l'épidémiologiste Alexandre Manirakiza. "La population est très dense donc il y a une grosse promiscuité et une grande activité de la population. Dans ces conditions, l’épidémie se propage très rapidement."

 

"L'institut Pasteur a effectué des prélèvements sur 58 personnes qui sont venues des pays où l'épidémie a été déclarée", indique, pour sa part, le médecin biologiste Alain Farra. "Jusqu’à présent, tous ces examens ont été négatifs."

 

La présence menaçante du fleuve-frontière avec la RDC

 

La majorité des cas suspects sont détectés à l'aéroport et placés en quarantaine. Toutefois, si l'aéroport de la ville est sécurisé, le fleuve servant de frontière avec la République démocratique du Congo constitue, lui, un danger.

 

"On a très peur d'Ebola. Le gouvernement doit mettre en place des contrôles aux abords du fleuve pour que le virus ne rentre pas en Centrafrique", enjoint Vincent-de-Paul Yalingate, chef piroguier du fleuve Oubangui-Chari.

 

Mardi 16 septembre, les pays de la zone franc de l'Afrique centrale se sont inquiétés, lors d’une réunion à Brazzaville, d'un "risque de propagation réel et fort" de l'épidémie sur leur territoire depuis l'Afrique de l'Ouest.

 

"Le risque de propagation est réel et fort en Afrique centrale", a déclaré le Dr Constant Roger Ayenengoye, responsable d'un organisme de contrôle sanitaire de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac) - qui regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

 

L'épidémie d'Ebola menace la Centrafrique

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 16:53

 

 

 

 

 

Par Tirthankar Chanda RFI 17-09-2014 à 16:34

 

Une nouvelle force de maintien de la paix des Nations unies a commencé à se déployer en Centrafrique plongé dans une grave crise depuis dix-huit mois. Le déploiement de la Minusca est considéré comme la mission de la dernière chance pour arracher ce pays aux horreurs de la guerre civile. La communauté internationale mise sur le chef de cette nouvelle force onusienne pour mener à bien sa double mission humanitaire et politique.

 

Portrait.

 

« Oui, Monsieur Ladsous tient beaucoup à ce que les hélicoptères que nous avons volent lors de la cérémonie de transfert d’autorité, j’espère que le temps sera cléments et qu’ils pourront voler », disait récemment le général Babacar Gaye à l’antenne de RFI. Or contrairement aux souhaits du général sénégalais, patron de la Minusca (acronyme pour la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique) qui vient de prendre le relais de la force africaine (Misca), il n’y a eu, ce lundi 15 septembre, ni soleil ni hélicoptères dans le ciel de Bangui lors de la cérémonie de la passation du commandement des opérations de maintien de la paix. C’est en effet sous une pluie battante qu’Hervé Ladsous, le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU, a remis le béret bleu au commandant des soldats onusiens. Une cérémonie symbolique, car les hommes ne changent pas, ne changent que le nom du contingent et la couleur des casques qui passe du vert de l’Union africaine au bleu des Nations unies…

 

Créée en avril dernier par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, la Minusca est composée pour l’instant des hommes issus de la force africaine dissoute. L’arrivée de détachements du Maroc, du Pakistan et du Bangladesh permettra de porter ses effectifs à 12 000 soldats et policiers et de déployer les soldats de la paix à travers tout le territoire. Le déploiement de cette nouvelle force est considéré par les observateurs comme l’option de la dernière chance pour ramener la paix en Centrafrique. Si les violences intercommunautaires massives entre populations chrétiennes et musulmanes ayant fait des milliers de morts depuis décembre 2013 ont maintenant cessé, la situation  reste toujours inquiétante et « d’une volatilité extrême », au dire même du chef de la Minusca. Dans ce contexte, la mission de cette dernière s’annonce ardue et de longue haleine, mais la communauté internationale mise sur le chef de la force onusienne pour la mener à bien.

 

Un « do-er »

 

C’est la riche expérience militaire et diplomatique du général sénégalais qui a conduit Ban Ki-Moon à le nommer représentant spécial des Nations unies en Centrafrique dès juillet 2013, puis chef de la Minusca, il y a trois mois, suite à la décision par le Conseil de sécurité de remplacer la force africaine Misca par une force onusienne. Dans les milieux onusiens au sein desquels ce militaire sénégalais, 64 ans, a effectué une grande partie de sa carrière internationale, il a la réputation d’être un excellent professionnel, un « do-er »,  un homme d'action, un battant.

 

Le général Gaye a accumulé des années d’expérience en matière de maintien de la paix. Il a été sur le terrain, au Liban, en Iraq, en Syrie, mais aussi en République démocratique du Congo (RDC) où il a officié entre 2005 et 2010 dans le cadre des différentes missions des Nations unies. Il a conduit en RDC le plus grand contingent de maintien de la paix, avec 17 000 hommes de 55 nationalités.

 

Le plus jeune chef d’Etat-major


Fils d’un ancien ministre de Senghor – le père Amadou Karim Gaye fut ministre des affaires étrangères du poète-président et Secrétaire-général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) -, Babacar Gaye a suivi sa formation militaire en France, à la célèbre Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr. Issu de la promotion De Gaulle (1970-72), il eut pour camarades de promotion, entre autres, le général congolais Jean-Marie Mokoko et le général ivoirien Mathias Doué. Des camarades qui en ont tous gardé un « très bon souvenir » !

 

A son retour au Sénégal à la fin des années 1970, au terme de sa formation militaire dont il est sorti lieutenant, le jeune Babacar rejoint tout naturellement l’armée, gravissant rapidement les échelons. Sa carrière domestique d’officier subalterne, puis d’officier supérieur est ponctuée de courtes missions à l’extérieur dans le cadre des opérations de la paix de l’ONU, notamment au Sinaï, au Liban et en Gambie.

 

En 2000, à la faveur de l’arrivée d’Abdoulaye Wade à la présidence du Sénégal, Babacar Gaye est nommé à la tête de l’armée sénégalaise, devenant ainsi, à 49 ans, le plus jeune chef d’Etat-major des armées. Deux ans plus tard, il sera toutefois contraint de démissionner de son poste suite au naufrage du navire « Le Joola » qui sombra le 26 septembre 2002 au large de la Gambie et fit près de 2000 morts. Les familles des victimes s’en prirent à l’armée et à ses chefs dont la responsabilité présumée dans l’acheminement tardif des secours était montrée du doigt par l’opinion publique. Babacar Gaye, comme d’autres hauts fonctionnaires sénégalais, demeure toujours sous le coup d’un procès intenté devant des tribunaux en France.

 

C’est encore Abdoulaye Wade qui vint au secours du général sans affectation, en le nommant d’abord ambassadeur du Sénégal à Berlin, puis en le détachant en 2005 à l’Organisation des Nations unies. Il est rapidement fait commandant de la force de la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc), un poste où le Sénégalais va laisser son empreinte. Babacar Gaye a joué un rôle prépondérant dans la protection de la population civile pendant la crise du Nord-Kivu, mais sous son commandement, la Monuc a dû aussi subir des critiques pour avoir assisté sans réagir aux massacres de civils par des factions armées. Les pairs du général lui reconnaissent toutefois son sang-froid face au rebelle Laurent Nkunda qu’il a empêché de prendre Goma, la capitale du Nord-Kivu.

 

Au-delà des acronymes

 

C’est auréolé de toutes ses expériences précieuses de commandement des forces de la paix de l’ONU depuis bientôt dix ans que le général sénégalais arrive aujourd’hui à Bangui. Babacar Gaye ne débarque pas vraiment en RCA ce 15 septembre puisque, avant d’être désigné patron de la Minusca, l’homme a été représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine et chef du Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (Binuca).

 

Depuis juillet 2013, date de sa première prise de fonctions à Bangui, le général parcourt de long en large ce pays, tentant de prendre langue avec les différents acteurs de la crise qui a plongé le Centrafrique dans les horreurs de la guerre civile. Il n’a cessé de rappeler que sa priorité était de promouvoir le dialogue politique, comme il l’a dit encore récemment à l’antenne de RFI où il était interrogé le 15 septembre sur la nature de sa tâche en tant que patron de la Minusca : « Et j’en profite pour dire qu’une mission de maintien de paix est en accompagnement d’un processus politique… » Un processus politique qui, selon le général, a déjà commencé avec la tenue du Forum de Brazzaville et la signature d’un accord de cessez-le-feu le 23 juillet.

 

La Minusca aura aussi pour mission de protéger les populations dans un pays où la paix reste encore fragile et la situation des droits de l’homme préoccupante. Mais le rapprochement politique des communautés reste « notre atout numéro 1 », martèle le Sénégalais. Tout comme les militaires sous son commandement qui ont délaissé le béret vert de l’UA pour le casque bleu de l’ONU tout en continuant d’assurer la paix, le général sénégalais a, lui aussi, changé de casquette et d’acronymes en passant de Binus à Minusca, sans oublier d’insister sur la primauté de la politique dont il a fait le leit motif de sa mission à travers ce pays dévasté.

 

Babacar Gaye, un vétéran du maintien de la paix

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