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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 21:20

 

 

 


24/11/2014 à 11:55

 

Didier Niewiadowski a été conseiller de coopération et d'action culturelle à l'Ambassade de France à Bangui (2008-2012).

 

Depuis les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, trois chefs de l’État, trois Premiers ministres, quatre gouvernements, une centaine de ministres et autant de conseillers-ministres ont eu la charge du pouvoir exécutif. L'impunité règne à tous les niveaux, huit préfectures sur seize sont contrôlées par les ex-Séléka et des centaines de milliers de Centrafricains sont en exode. Comment en est-on arrivé là ?

 

Un pouvoir exécutif surtout préoccupé par ses prébendes

 

Catherine Samba-Panza s'est mise dans la peau d'une présidente de la République, élue de la nation, qu'elle n'est pas.

 

Une fois élue, le 20 janvier 2014, Catherine Samba-Panza est tombée dans les travers du  népotisme et du pouvoir personnel. De nombreux parents Banda-Gbanziri et des vieilles connaissances ont été invités à la "mangeoire". L’affaire du don angolais, qualifié pudiquement de "vice de procédure" par Mahamat Kamoun, n’est qu’une des nombreuses affaires qui alimentent la chronique. Catherine Samba-Panza s'est mise dans la peau d'une présidente de la République, élue de la nation, qu'elle n'est pas. Des libertés avec la Charte constitutionnelle avaient été prises dès le départ du Premier ministre André Nzapayéké et son remplacement par Mahamat Kamoun. Cet ancien directeur de cabinet de Michel Djotodia, dont le parcours au ministère des Finances s'était terminé, en 2007, par un exil précipité aux États-Unis, est loin de faire consensus. Avec la règle de l’inéligibilité, le gouvernement est essentiellement composé d’anciens ministres qui avaient fait leur deuil de la vie politique et d’ambitieux, sans expérience, mais proches de la chef de l’État. C'est ainsi qu'une assistante d’éducation d'un lycée de Mantes-la-Jolie est ministre de l’Éducation nationale.

 

La légitimité contestée du Conseil national de la transition (CNT)

 

La plupart des 135 conseillers du CNT, nommés par le tandem Djotodia-Tiangaye, sont soit proches de l’ex-Séléka soit des opposants notoires au président Bozizé. Quant au bureau du CNT, il est présidé par un des premiers ralliés aux ex-Séléka, converti à l'islam, qui avait accumulé les déboires en politique. Entré en conflit avec le pouvoir exécutif, il contribue aussi à paralyser la transition. 

 

La Minusca rencontre les mêmes difficultés que la Misca pour désarmer et arrêter les criminels.

 

Les erreurs d’appréciation d’une crise mutante

 

Le médiateur, le président Denis Sassou Nguesso, l'ONU et la France essaient en vain de trouver une sortie de crise. Sur le plan sécuritaire, la Minusca rencontre les mêmes difficultés que la Misca pour désarmer et arrêter les criminels. L'erreur du pouvoir exécutif est d'avoir la naïveté de croire qu'en assurant leur impunité et en achetant leur neutralité, le processus de sécurisation du pays pourra commencer. Les forces internationales n’ont que trop tardé à utiliser "tous les moyens nécessaires" en application de la résolution 2149 du Conseil de sécurité des Nations unies. Des protagonistes majeurs de la crise, pourtant sous sanctions internationales, sont toujours à la manœuvre en toute impunité. On peut aussi se demander si les officiers supérieurs sont mieux placés que les diplomates pour engager le dialogue politique. À Bangui, le secrétaire général de l'ONU, la Commission de l'Union africaine et le médiateur de la CEEAC sont représentés par des généraux.

 

Dans un tel contexte, programmer des élections, en juin-juillet 2015, est un déni de réalité*.  Elles risquent fort de ne concerner qu'une partie du territoire et qu'un pourcentage restreint de citoyens. La prolongation de la transition jusqu’au 17 août 2015, permettra probablement aux autorités de la transition de se maintenir au pouvoir, mais on peut craindre qu’à défaut d’élections crédibles, un pas de plus aura été fait vers la partition du pays.

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* Voir mon article "Comment sortir de l’imbroglio en République centrafricaine" publié dans la revue universitaire électronique Afrilex de l’université de Bordeaux, septembre 2014, 27 pages. 


 

Tribune : Centrafrique : une transition en panne, qui va à vau-l'eau par Didier Niewiadowski

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 21:18

 

 

 

 

http://www.adiac-congo.com   Lundi 24 Novembre 2014 - 18:14

 

Le Père Bernard Kinvi a reçu le Prix Alison Des Forges, décerné par l’ONG  Human Rights Watch (HRW) à cause de son courage à protéger et soigner les musulmans de la ville de Bossemptélé au nord-ouest du pays.

 

Le Prix Alison Des Forges accordé par l’ONG HRW récompense le courage d’individus qui mettent leur vie en danger pour défendre la dignité et les droits humains. Le Père Bernard qui dirige l’hôpital de la mission catholique à Bossemptélé a reçu cette distinction pour avoit sauvé la vie de centaines de musulmans assiégés dans leur quartier, qu’il a réunis et hébergés dans son église lorsque les violences intercommunautaires ont éclaté dans le pays en 2013. En décernant ce Prix à l’Abbé Bernard Kinvi, l’ONG HRW entend l’honorer pour son courage sans faille et son dévouement dans la protection des civils, surtout musulmans de sa localité.

 

« L’ONG américaine collabore avec ces courageux défenseurs des droits humains pour créer un monde dans lequel les personnes pourront vivre sans violence ni discrimination et oppression », souligne un communiqué de HRW annonçant l’attribution du Prix au Père Bernard Kinvi.  Le lauréat a été présenté au public à l'occasion du Dîner « Voix pour la justice » organisé par le bureau de HRW à Paris le week-end dernier.

 

 D’après les organisateurs du Prix, l’assistance du Père Kinvi aux musulmans est frappante comme en témoignent des faits palpables. L'une des attaques les plus meurtrières a eu lieu à Bossemptélé, où les anti-balaka  ont tué plus de 80 musulmans. Le Père Kinvi a passé des journées entières à chercher des survivants musulmans, dont la plupart étaient des enfants, et les a emmenés à l’église catholique pour qu’ils soient à l’abri des violences. Alors que le conflit battait son plein, il a hébergé des centaines de musulmans dans l’église et ce, malgré les nombreuses menaces de mort de la part des anti-balaka.

 

En mars 2014, des soldats africains de maintien de la paix ont évacué la majorité des musulmans restants de Bossemptélé au Cameroun, en plus de quelque 100 000 musulmans ayant déjà fui le pays. Environ 70 personnes, y compris plus d’une dizaine d’enfants handicapés, se sont retrouvées bloquées dans l’église catholique. L’Abbé Bernard n’a pas chômé. Il a continué de s’occuper des musulmans à sa charge et a réussi à les ramener à leurs proches.

 

Pour rappel notons qu’en mars de l’année dernière 2013, la Séléka, à dominante musulmane avait renversé le pouvoir à Bangui. Les musulmans qui étaient nombreux dans la coalition rebelle ont déclenché une vague de violences, brûlant de nombreux villages et tuant plusieurs personnes. En réponse à ces actes, des milices dites « anti-balaka », recrutées par la majorité chrétienne, ont commencé à attaquer les bases de la Séléka ainsi que des minorités musulmanes.

 

Alors que les leaders de la Séléka ont été chassés du pouvoir et forcés de fuir, les civils musulmans ont dû faire face à la colère des forces anti-balaka. De ville en ville, les musulmans ont été attaqués et massacrés, et leurs maisons et mosquées détruites.

 

Fiacre Kombo (stagiaire)

 

 

Le père Bernard Kenvi, le Juste de Centrafrique

 

http://www.aleteia.org/  24.11.2014

 

Vous ne connaissez sans doute pas son nom. Pourtant cet homme de paix a sauvé plus d’un millier de musulmans menacés par les milices anti-balaka

 

« Quand je suis devenu prêtre j’ai dit que j’étais prêt à risquer ma vie pour mon prochain. Je l’ai dit mais je ne réalisais pas ce que cela signifiait », explique le père Kevin. Son courage a été mis à l’épreuve au mois de janvier, quand deux miliciens armés sont allés le voir dans sa mission catholique de Bossemptele.
 
Les jeunes gens étaient des anti-balaka, une milice d’autodéfense contre les musulmans de la Sélaka qui ont terrorisé le pays. Ils venaient plaider la défense d’un musulman qui avait été saisi et que leur groupe voulait exécuter : « Ils ne nous écoutent pas, mais ils ne voudront pas aller contre l’avis d’un prêtre », expliquaient-ils. Le père Kenvi a accepté, malgré sa peur : il connaît les anti-balaka et sait de quoi ils sont capables. Il arrive trop tard pour le pauvre homme, qui a déjà été exécuté. Mais sa résolution est prise, et il fera tout son possible pour arrêter le massacre.
 
À Bossemptele, les combattants musulmans de la Selaka ont fait régner la terreur jusqu’au mois de janvier, date à laquelle ils ont été repoussés par les anti-balaka qui massacrent à leur tour tous les musulmans. Pendant les combats du 18 janvier, le prêtre prend sous sa protection un garçon musulman de 14 ans que les miliciens veulent exécuter. On lui dit : « Il faut le tuer, sinon il va grandir et nous combattre ». Mais le prêtre répond que c’est impensable : « C’est un être humain. Pour le tuer il faudra d’abord me tuer. » Finalement on les laisse aller tous les deux.
 
Ce prêtre médecin de 32 ans a parcouru les deux camps, soignant les uns comme les autres, aidant les musulmans à se cacher des miliciens. Son aube de prêtre lui permet de passer partout et les anti-balaka couverts de grigris attribuent à ce vêtement une aura magique. Groupe par groupe, il a aidé les musulmans à fuir vers le Cameroun. Mais il ne désespère pas de voir ses concitoyens se réconcilier. «​ Au début, explique-il, les miliciens tuaient tous les musulmans qu’ils rencontraient. Mais des gens de plus en plus nombreux se sont opposés à ce massacre. Certains en ont cachés et nous ont ensuite contactés pour les faire sortir du pays », explique-t-il. Salué par l’Human Rights Watch Award, le prêtre souhaite à présent voir le Centrafrique revenir à la raison : « Je voudrais que mes frères musulmans puissent revenir chez eux ». 

Centrafrique : un prêtre récompensé pour avoir protégé des musulmans

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 21:08

 

 

 

http://observers.france24.com  24/11/2014

 

Des centaines de femmes ont défilé seins nus, samedi 22 novembre, dans les rues de Zemio, au sud-est de la République centrafricaine. Le but de cette manifestation était de dénoncer la reprise de violences entre chrétiens et musulmans dans la région. La semaine dernière, au moins dix personnes ont été blessées dans des affrontements à Zemio, et une grande partie de la population a fui la ville.

Dans un communiqué, Pierrette Rodolphine Dimbetti, représentante de la préfecture du Haut M’bomou, dont dépend Zemio, a exprimé son soutien aux manifestantes et interpellé les autorités nationales.


"C’est un cri du cœur des femmes de la ville de Zemio … C’est révoltant de voir cette population sans défense, meurtrie. Et surtout personne ne nous donne de signes de réconfort, dans les dures épreuves que nous subissons depuis la présence de la rébellion LRA [l’Armée de résistance du Seigneur, NDLR] chez nous."


L’Armée de résistance du seigneur est un mouvement rebelle ougandais se présentant comme chrétien, dont le chef est le très recherché Joseph Kony. Elle est implantée au nord-est de la Centrafrique depuis 2008, où elle sème la terreur chez les populations locales. Récemment, elle a bénéficié du soutien de certains éléments de l’ex-Séléka.

Seins nus pour dénoncer les violences en Centrafrique

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 21:05

 

 

 

 

Par RFI 24-11-2014 à 20:36

 

En Centrafrique, les détenus de la prison de Bangui se sont révoltés ce lundi 24 novembre. Armés de grenades et de kalachnikovs, ils ont tenu en échec les casques bleus et les gardiens de la prison pendant de longues heures. Ils dénonçaient leurs conditions de détention. L'incident a fait quatre blessés dont un grave parmi les casques bleus et deux parmi les détenus.

 

Tout a commencé vers six heures du matin. Les prisonniers de Ngaragba se révoltent quand les gardiens viennent chercher le corps d'un détenu décédé dans la nuit, vraisemblablement de tuberculose. Ils protestent contre l'absence de prise en charge sanitaire suffisante et, plus généralement, contre leurs difficiles conditions de détention ou encore les procédures qui trainent. La prison de Ngaragba, qui compte environ 450 places, accueille actuellement près de 620 détenus. Parmi eux, beaucoup sont en attente de leurs procès depuis des mois.

 

Les mutins saccagent la prison. Des coups de feu claquent quand les casques bleus tentent de reprendre le contrôle de la situation. Les prisonniers lancent même des grenades par-dessus le mur d'enceinte pour empêcher les soldats de prendre la prison d'assaut.

 

Au terme de longues négociations menées par le procureur général de la cour d’appel, Maurice Gilbert Dolé, les détenus acceptent de réintégrer leurs quartiers après avoir obtenu un engagement à l'amélioration de leurs conditions de vie et une accélération des procédures.

 

Cependant, pour le procureur général, cet incident met en lumière les difficultés de la justice centrafricaine qui peine à évacuer rapidement les dossiers de droit commun et qui n'est pas encore en mesure de juger les dossiers criminels les plus graves et ceci, sans parler des prisonniers arrêtés dans d'autres régions du pays qui ne peuvent être jugés à Bangui pour des questions de juridiction.

 

Quoi qu’il en soit, une enquête va être ouverte dès mardi pour expliquer comment les mutins ont pu se procurer plusieurs grenades et trois kalachnikovs. 

RCA : révolte des détenus de la prison de Bangui

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 17:09

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-24 15:48:27 - Une mission de supervision générale de portefeuille de la Banque africaine de développement (BAD) conduite par son représentant résident, Modibo Sangaré, a entamé ce lundi une visite de travail de six jours à Bangui.


La délégation, composée des experts sectoriels, fera le point de la situation de l'ensemble des opérations en cours financées par la Banque mondiale, d'une part, et, d'autre part, elle va s'entretenir avec les autorités de transition de la mise en œuvre du programme d'assistance intérimaire ainsi que l'intervention des autres partenaires.

Selon une source proche de la BAD, la mission aura à entamer la préparation de la première phase du programme d'appui aux communautés de base prévue dans la stratégie intérimaire 2014-2016, lancera les deux opérations du projet régional d'interconnexion des réseaux électriques de la RCA et de la RD Congo avec le système hydroélectrique et celui du sous-programme eau et assainissement de Bangui et trois préfectures.


‘'La situation s'améliore. Nous sommes à Yaoundé et Abidjan pas loin d'ici, on peut venir. On est une institution africaine. On l'a toujours dit. On doit être le premier sur le front'', a déclaré Modibo Sangare, au sortir d'une séance de travail avec la ministre de l'Economie, du Plan et de la Coopération internationale, Florence Limbio.

A en croire le représentant-résident de la BAD, basé à Yaoundé, un appui budgétaire a été approuvé en faveur de la RCA et totalement décaissé.


‘'Le portefeuille de la banque en faveur de la RCA a été restructuré à cause des crises. Et cette mission est venue superviser les autres opérations qui ont été restructurées'', a indiqué M. Sangare.


Cette mission prendra fin le samedi 29 novembre prochain.

 

http://www.apanews.net/article_read-810477-visite-de-travail-eangui-d--une-mission-de-la-bad.html#sthash.crsi3CKM.dpuf

Visite de travail à Bangui d'une mission de la BAD

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 16:47

 

 

 

Par RFI 24-11-2014 à 11:41

 

 

Le Mouvement de libération du peuple centrafricain a désigné ce week-end - par acclamation - Martin Ziguélé pour être candidat à l'élection présidentielle prévue en juin 2015 en RCA.

 

L'ancien Premier ministre d'Ange-Félix Patassé de 2001 à 2003 est âgé de 57 ans. Il fut déjà candidat en 2005 et 2011. Cette fois-ci, Martin Ziguélé compte axer son programme sur la réconciliation, la paix et le désarmement.

 

S'il reconnaît la responsabilité collective de la classe politique dans la crise actuelle en RCA, en revanche, il précise que contrairement à d'autres hommes politiques, il n'a jamais utilisé la violence et les armes pour arriver à ses fins : « Quand on est citoyen d’un pays et quand on a eu en RCA des responsabilités à un niveau gouvernemental, on est quelque peu responsable de ce qui arrive dans le pays mais être responsable, ce n’est pas être coupable ! »

 

« Nous avons la conscience tranquille »

 

Martin Ziguélé affirme ainsi que le MLPC et lui-même n’ont jamais « pactisé avec qui que ce soit pour porter des armes contre le peuple centrafricain », soulignant qu’aucune rébellion n’a obtenu leur soutien. Pas plus d’ailleurs qu’un gouvernement étranger : « Nous n’avons jamais été le cheval de Troie des forces hostiles à notre nation, à l’intérieur de ce pays et nous avons la conscience tranquille sur ce point. »

 

Mais le désormais candidat du MLPC ne nie pas son passé de responsable politique. Et il souhaite s'en expliquer devant les Centrafricains. « C’est pour cela que les élections permettent le rendez-vous entre un peuple et un homme : pour donner les explications qu’il faut et surtout pour tracer les voies de l’avenir. »

RCA : Martin Ziguélé désigné candidat à la présidentielle de 2015

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 16:46

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-24 15:01:33 - Une mutinerie, déclenchée dimanche dans la maison d’arrêt central de Ngaragba à Bangui, s’est poursuivie ce lundi et a fait plusieurs blessés dont un Casque bleu de la la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).


Un cordon sécuritaire a été déployé dans la zone pour quadriller la maison carcérale. Des tractations sont en cours pour dénouer la mutinerie qui s'est produite au lendemain du départ à N'djamena de la présidente de transition Catherine Samba-Panza.

Selon une source policière, le décès d'un prisonnier a déclenché la colère de ses codétenus, des anti-balakas qui ont cassé les portes de leurs cellules pour se retrouver dans la grande salle d'où ils font usage d'armes de guerre et menacé de faire sauter à l'aide de grenades la maison d'arrêt, située non loin de la résidence de la présidente de transition, Catherine Samba- Panza .


‘' Nous avons interpellé le régisseur de la prison et les gardes de la maladie d'un de nous. Nous leur avons demandé de l'amener à l'hôpital pour des soins, le personnel pénitentiaire a refusé. Voilà, qu'il est mort le dimanche, aux environs de 18 heures'', a raconté l'un des prisonniers à ses proches.


‘'Ils ont réussi à voler une arme le mardi dernier. Ils détiennent en plus des armes et des grenades. Ce qui rend la tâche difficile pour le personnel pénitentiaire de rentrer pour faire sortir le corps du défunt de la maison d'arrêt'', a expliqué un personnel pénitentiaire.


Il a jouté : ‘'Nous sommes obligés de faire appel à la Croix Rouge Centrafricaine ou le Comité International de la Croix Rouge pour venir chercher le corps''.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=810468#sthash.SupykXd9.dpuf

Mutinerie à la prison de Ngaragba : plusieurs blessés dont un casque bleu de l'ONU

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 16:43

 

 

 

 

Par RFI 23-11-2014 à 15:03

 

La Seleka se réorganise dans l'optique du prochain forum politique de Bangui, prévu en janvier. L'ancien ministre Hervé Gontran Djono Habba a été nommé vendredi à la tête de l'une des trois composantes armées issues de l'ex-rébellion. Cette composante qui regroupe principalement des combattants Goula, l'ethnie de l'ancien président Michel Djotodia, s'est baptisée RPRC, Rassemblement pour la réconciliation des Centrafricains. Le RPRC va désormais tenter de rallier l'UPC du général Darassa et le groupe de Nourredine Adam, les deux autres composantes armées issues de la Seleka.

 

Comme l'explique Hervé Gontran Djono Habba, il s'agit de présenter un front uni en vue de Forum de réconciliation nationale prévu en janvier à Bangui.

 

 

« Nous ne voulons pas que ce forum soit encore un raté pour le peuple centrafricain, mais que ce soit l'occasion de débattre des problèmes... »

 

Hervé Gontran Djono Habba Ancien ministre centrafricain 23/11/2014 - par Olivier Rogez

RCA : le RPRC tente de rallier les autres composantes de la Seleka

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 01:02

 

 

 

                                 M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté - Travail

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

 

Bureau Politique National

               ----------                                                                                          

            Présidence

               ----------

 

 

ALLOCUTION D’OUVERTURE DU PRESIDENT DU PARTI A L’OCCASION

DU CONGRES EXTRAORDINAIRE DU MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE

CENTRAFRICAIN (MLPC)

 

 

  •                                           Bangui, le 22 novembre 2014

 

 

  • Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales ;
  •  
  • Messieurs les Présidents des Partis et Associations politiques ;
  •  
  • Messieurs les Représentants des Organisations des droits de l’Homme, et de la Société Civile ;
  •  
  • Distingués Invités ;
  •  
  • Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
  •  
  • Chers Congressistes.

 

Il y a aujourd’hui  un peu plus de huit (08) ans, au cours de notre  Congrès extraordinaire de juin 2006,  vous m’avez m’a fait l’honneur de me porter provisoirement à la tête de notre Parti. Vous m’avez confirmé à ce poste  lors des assises de notre IIIème Congrès ordinaire, tenu en juin 2007 ici à Bangui.

 

Cela fait donc aujourd’hui huit années que vous me faites confiance, et pendant  ces  huit (08) années de dur combat militant,  beaucoup de choses ont été accomplies malgré l’adversité, j’allais même dire malgré l’hostilité ouverte et bien souvent injustifiée contre notre Parti.

 

Cependant, je dois souligner avec force que votre soutien militant, vous camarades qui êtes représentés ici, ainsi que celui de  certains autres  qui ne sont hélas plus de ce monde, sans oublier le soutien de nos frères démocrates centrafricains et  d’ailleurs, nous ont été déterminants pour faire face à cette adversité.

 

C’est donc pour moi l’occasion de vous remercier tous, camarades militantes et militants de notre Grand Parti, tous nos frères démocrates centrafricains et tous nos camarades membres de l’Internationale Socialiste ici présents, dont nous saluons  les messages de soutien et de solidarité.

 

Je tiens à  saluer chacun d’entre vous et à vous adresser mes chaleureux  remerciements, ainsi que ceux de tous nos militants, pour avoir accepté de participer à cette cérémonie d’ouverture de notre Congrès extraordinaire, et pour votre présence effective parmi nous.

 

Camarades,

 

En ce jour où nous nous retrouvons à nouveau à un Congrès extraordinaire de notre Parti, je voudrais solennellement, en ma qualité de Président du Parti, vous inviter tous à vous lever et à observer une minute de silence en la mémoire de nos nombreux compatriotes et ressortissants  de pays amis, victimes innocentes des évènements que notre cher pays traverse depuis le début de décembre 2012.

 

Je vous prie d’associer à vos pensées nos sœurs et frères qui sont tombés, victimes de leur foi militante sous le régime défunt, et  plus particulièrement, je voudrais que nous saluons tous  la mémoire de celui qui restera toujours notre Grand Camarade, le défunt Président Ange Félix PATASSE, tout comme celles de nos illustres Camarades Joseph Vermond Tchendo, Alphonse Mete-Yapende , Albert Francis Ouakanga ,Paul Zala et Faustin Motsoki,  pour ne citer que ceux qui nous ont quitté cette année.

 

Je vous remercie.

 

  • Chers Congressistes ;
  •  
  • Camarades Délégués venus de nos provinces et de l’extérieur.

 

Je tiens aussi, avant toute chose, à saluer les camarades venus des fédérations d’Europe-Amérique- Asie- Moyen-Orient Océanie et du Cameroun, je salue les camarades venus de la Mambéré-Kadéi, de la Sangha-Mbaéré, de la Haute-Kotto, du Bamingui-Bangoran, de la Nana- Mambéré, du Haut-Mbomou, du Mbomou, de la Ouaka , de la Basse-Kotto, de la Nana-Gribizi, de l’Ouham, de l’Ouham-Pendé, de la Lobaye, de la Kémo, de l’Ombella-Mpoko, et de la Vakaga. Vous êtes venus à moto depuis Sam-Ouandja et  Berbérati, en pirogue depuis Mobaye, par divers moyens pour être là, présents à votre congrès. C’est ça le MLPC, cet esprit militant, cet engagement total,  sans lequel ce Parti n’existerait plus et sans lequel les présentes assises n’auraient pas pu se tenir.

 

Mes pensées vont aussi en ce moment aux nombreux camarades empêchés pour diverses raisons de  prendre part aux travaux de notre Congrès extraordinaire, je leur envoie mes salutations militantes.

 

  • Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
  •  
  • Chers Congressistes.

 

Lorsque je prenais la présidence de notre Parti le MLPC en juin 2006, il  revenait de loin. Nous venions en effet, trois (03) ans plus tôt, de perdre le pouvoir suite au coup d’Etat du 15 mars 2003, après dix (10) années de son exercice grâce à la seule alternance démocratique de 1993 que notre pays, la République centrafricaine, ait connue depuis son indépendance.

 

Faut-il le rappeler, ce coup d’Etat consécutif à une longue et dévastatrice rébellion, a été l’œuvre de celui que je ne nommerai pas, et qui pour ce crime imprescriptible contre la nation, s’est attaché les services de mercenaires étrangers appelés « libérateurs » pour les besoins de la cause.

 

Ces prétendus libérateurs, après avoir écumé notre pays, ont été incorporés dans notre armée, notamment la garde présidentielle, avec les conséquences que nous avons tous vécues, d’abord en avril 2004 au PK 12 pour des histoires de promesses financières non tenues, et à partir de 2012 dans l’arrière-pays.

 

Vous noterez, ironie de l’histoire, que ceux qui ont introduit le Cheval de Troie en RCA jusqu’au cœur de Bangui le 15 mars 2003  tentent désespérément de réécrire l’histoire, en distillant des rumeurs selon lesquelles le MLPC et son Président, ainsi que ses alliés de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT), seraient ceux qui auraient  introduit les loups dans la bergerie. Les faits historiques ont pourtant là, têtus, et j’y reviendrai. 

 

Camarades,

 

Notre retour dans l’opposition en 2003 s’est fait dans la douleur. Le pouvoir à l’époque a usé de tous les moyens pour diviser notre Grand Parti, jeter les cadres en prison et forcer d’autres à l’exil, dans le seul but d’affaiblir notre combat militant. Comme certains prétendus stratèges politiques à la petite semaine le disaient à l’époque, « le MLPC étant devenu une troupe sans chef et le putschiste un chef sans troupe », le nouveau pouvoir allait donc s’emparer logiquement de notre Parti. Mais Camarades, vous avez su résister, et votre résistance nous a donné la force de sauver le Parti. Aujourd’hui, grâce à votre lutte, grâce à votre résistance pacifique, le MLPC est plus que jamais debout. 

 

Déjà en 2005, lors des échéances électorales, en dépit des manœuvres diaboliques  mises en œuvre pour nous écarter de la course à l’élection présidentielle, nous avons réussi à être présents au second tour. Nous n’avons accepté la défaite que l’on nous a attribuée que pour préserver la paix sociale, et nous n’avions pas comme d’autres, suscité et soutenu des mouvements de rébellion. « Nzapa la a mou na é fadé kangango bé ! »

 

Une fois encore, à l’issue du hold-up électoral de 2011, notre pays a franchi le rubicond en faisant un grand bon démocratique en arrière pour se retrouver avec une Assemblée nationale monocolore composée des députés du seul parti au pouvoir et ses alliés grâce à des fraudes électorales jamais égalées dans notre pays. Au total, pendant les dix (10) années passées au pouvoir, le régime défunt n’a eu de cesse de tout mettre en œuvre pour fragiliser non seulement le MLPC, mais aussi tous les autres Partis politiques ayant des aspirations démocratiques et qui ne se reconnaissaient pas dans sa gouvernance. Toutes ses diatribes ne visaient que le MLPC, ses alliés et votre  modeste Président que je suis.

 

Comme je le disais tantôt, pendant ces dix (10) années, le MLPC  n’a jamais baissé les bras. En effet, avec les partis politiques amis et frères qui étaient dans l’ancienne opposition politique, regroupés d’abord au sein de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) puis dans le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011, en abrégé FARE 2011, le MLPC n’a ménagé aucun effort pour dénoncer les dérives claniques et autocratiques du pouvoir qui conduisaient droit au mur, et engageaient notre société vers l’implosion.

 

Le résultat est celui que vous connaissez : notre pays a vu se multiplier plusieurs groupes de rébellion armée qui ont écumé les villes et villages de notre arrière-pays, prenant en otage les paisibles citoyens qui ne pouvaient plus vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ce seront ces groupes rebelles dont l’ossature est constituée des fameux libérateurs de mars 2003, qui mettront fin à ce  régime le 24 mars 2013, tout en plongeant, malheureusement,  notre pays dans une crise de laquelle nous peinons à sortir.

 

Mais je ne suis pas là aujourd’hui pour vous parler du passé. Je suis là pour parler avec vous de l’avenir, de notre avenir commun. Cet avenir que nous voulons radieux commence par les travaux de notre Congrès extraordinaire, à l’issue duquel le MLPC va désigner son candidat pour les futures échéances électorales.

 

  • Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales ;
  •  
  • Messieurs les Présidents des Partis politiques ;
  •  
  • Messieurs les Représentants des Organisations des droits de l’Homme ;
  • Distingués Invités ;
  •  
  • Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
  •  
  • Chers Congressistes.

 

Malgré  ce sombre décor, et toutes les vicissitudes que nous avons connues, notre  Grand Parti le MLPC  a continué sa marche en avant. Après  le Congrès de l’Unité en juin 2007 où nous avons scellé la réconciliation et la réunification avec nos frères de l’ex-MLPCO, nous avons procédé à la restructuration géographique du Parti. Nous avons  restauré les cellules,  les sections  et les sous-fédérations qui sont nos organes de base, sur l’ensemble du territoire de notre pays. Ce travail doit s’intensifier après ce Congrès et notre objectif est d’avoir 5000 cellules de base dans les 5000 villages et quartiers de villes que compte la RCA.

 

Nous avons poursuivi notre mue en renforçant la gouvernance démocratique interne, consacrant ainsi le plein envol des organes connexes du Parti que sont le Mouvement de Libération de la Femme Centrafricaine (MLFC) et le Mouvement de Libération de la Jeunesse Centrafricaine (MLJC) dont je salue ici le dynamisme, l’engagement militant et le sens du combat politique.

 

Nous avons créé l’Ecole du Parti avec une direction composée de cadres multidisciplinaires, et qui forme désormais nos militants à l’idéologie du Parti, mais aussi sur les principes démocratiques et la gouvernance politique. Nous faisons appel en cas de besoin à des personnalités non partisanes pour intervenir dans l’Ecole du Parti, car de la discussion jaillit la lumière.

 

Nous avons renforcé notre alliance avec les plus Grands Partis Politiques de notre pays pour nous serrer les coudes afin d’asseoir durablement la démocratie en Centrafrique, et pour mener ensemble aujourd’hui et demain le combat de la libération de notre peuple de l’asservissement.

 

Enfin, je dirais même mieux, en plus, le MLPC a intégré depuis juin 2008 la grande famille de l’Internationale socialiste et est membre fondateur de l’Alliance Progressiste Mondiale, lors de sa création en Allemagne en 2013. Comme vous le savez, cette Alliance est  le réseau de travail des partis progressistes du monde entier..

 

  • Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
  •  
  • Chers Congressistes.

 

Au moment où nous ouvrons les assises de notre Congrès extraordinaire, notre peuple est meurtri comme jamais auparavant. Notre société est divisée. Notre économie est au plus mal. Le spectre de la guerre civile hante nos esprits à chaque instant de notre vie. Notre cohésion sociale est structurellement ébranlée. Les Centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer.

 

Nombreux sont  nos frères et nos sœurs qui ont trouvé la mort, une mort administrée très souvent par d’autres frères et sœurs avec qui nous avons toujours vécu en harmonie.  D’autres ont dû leur salut à leur fuite éperdue, pour se  réfugier dans des pays étrangers, tandis que d’autres vivent en brousse ou sur des sites précaires, déplacés dans leur propre pays. D’innocentes femmes et de pauvres enfants sont tous les jours exposés au grand banditisme, victimes de la barbarie sanguinaire des miliciens armés. On a voulu instrumentaliser la religion pour créer dans notre pays une soi-disant guerre confessionnelle. Lassée, la population centrafricaine ne croit plus en rien ni en personne.

 

Pour tout dire, les Centrafricains aujourd’hui ne savent même plus s’ils vont sortir un jour de cette situation douloureuse. Ils doutent de voir leur pays, la République centrafricaine, renouer avec  un climat de paix et de cohésion sociale leur permettant d’œuvrer à leur bien-être social et leur épanouissement personnel.

 

  • Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales ;
  •  
  • Messieurs les Présidents des Partis politiques ;
  •  
  • Messieurs les Représentants des Organisations des droits de l’Homme ;
  •  
  • Distingués Invités ;
  •  
  • Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
  •  
  • Chers Congressistes.

 

En juin 2007, je commençais mon discours d’ouverture du 3ème Congrès ordinaire du MLPC en citant un  héros africain de la lutte pour l’indépendance, qui avait coutume de dire : ‘’Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever’’. En évoquant la souffrance de mes compatriotes en ce jour, je ne peux m’empêcher de dire que cette citation est  d’une brûlante actualité. Il faut y croire.

 

Oui, nous devons croire. Croire en nous. Croire aux immenses potentialités de notre pays. Croire en notre humanité. Le jour viendra en effet où la confiance regagnera notre peuple, et où la joie de vivre reviendra dans notre pays. Et ce jour, le MLPC et moi-même, nous y travaillons chaque heure et chaque jour que Dieu fait, avec tous les cadres du Parti, ici et à l’étranger. Nous travaillons sur un vaste projet de relèvement de notre pays dans la paix, l’unité,  la dignité et  le travail. Les Romains, il ya deux mille ans, n’avaient-ils pas dit « Labor improbus omnia vincit » Oui en effet, seul le travail nous permettra de vaincre toute cette marée de valeurs négatives qui a déferlé sur notre pays.

 

Pour ma part, je continuerai, à vos côtés,  à ne ménager aucun effort pour mener le combat pour lequel je me suis engagé très jeune, en adhérant au MLPC à l’âge de 22 ans. Ce combat pour la libération du peuple centrafricain est plus que d’actualité, et l’Histoire ne nous pardonnera pas de nous en dérober.

 

Camarades, comme je le fais partout où je passe,  je continuerai de plaider et d’œuvrer pour le retour de nos sœurs et frères réfugiés et déplacés, avant le démarrage du processus électoral.

Aller aux élections avant le retour des déplacés et surtout des réfugiés, c’est donner raison aux apôtres de la division.

 

Aller à la réconciliation sans que la justice ne soit rendue aux nombreuses victimes des barbaries subies depuis plusieurs décennies, c’est accorder une prime à la kalachnikov et à la violence aveugle.

 

Comme tous les peuples du monde, les Centrafricains dans toutes leurs composantes aspirent à la paix. Nous voulons la paix, et vous connaissez tous ce vieil adage qui dit : «  si tu veux la paix, prépares la guerre »

 

C’est pourquoi je demande  aux autorités de la transition, qui ont notre soutien,  de ne ménager aucun effort pour ramener la paix et la quiétude dans notre pays. Pour cela il nous faut une armée, il nous faut notre armée, aux côtés des forces internationales dont nous  saluons les actions et les sacrifices, et nous nous inclinons devant leurs fils qui sont innocemment tombés au champ d’honneur pour nous défendre.

 

Il nous faut notre armée qui doit être remise debout de concert avec la communauté internationale. C’est à l’ombre tutélaire de nos forces armées, que nous aurons la paix qui nous permettra de réconcilier durablement nos concitoyens entre eux, de créer les conditions pour que les Centrafricains déplacés à l’intérieur du pays , et ceux qui sont réfugiés à l’extérieur rentrent tous enfin chez eux, et de travailler efficacement pour l’organisation d’élections crédibles et transparentes à l’issue desquelles se mettront en place des institutions démocratiques, seules gages de la stabilité et de la cohésion nationales.

 

Il est impératif pour nos compatriotes aussi bien Ex- Séléka que les  Anti – Balaka de respecter les dispositions des Accords de Brazzaville qu’ils ont signés, et de s’inscrire en conséquence dans une démarche de paix véritable, car on peut tout faire avec une baïonnette, sauf de s’asseoir dessus.

 

Quant à vous, Chers Camarades Militantes et Militants du MLPC, je vous exhorte à travailler pour la réconciliation nationale, en allant vers tous vos compatriotes, pour leur parler du dialogue et de la paix avec tous, même et surtout à  ceux qui croient, à tort, que nous sommes leurs ennemis. Nous ne pouvons pas être des ennemis de nos propres compatriotes centrafricains pour la très simple raison que  nous sommes tous des filles et des fils de ce pays bien doté par la nature, et que nous avons en partage. Nous devons tous être conscients que si notre pays est aussi pauvre, c’est principalement  parce que depuis cinquante ans nous nous trompons d’adversaire.  Notre véritable ennemi est l’absence de conscience citoyenne, c’est-à-dire de l’intérêt général, qui nous a conduits à la misère et surtout à la division.

 

  • Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
  •  
  • Chers Congressistes.

 

Nous sommes au pied du mur, et nous devons nous relever. Pensons d’abord à notre pays et à notre peuple, avant toute chose. Construisons le présent et le futur en nous fondant sur des valeurs républicaines à restaurer. Ne nous laissons pas distraire par ceux qui, ayant plongé notre pays dans cette situation douloureuse, éprouvent un malin plaisir à distiller des fausses allégations pour ternir l’image de notre Grand Parti le MLPC, en affirmant que nous aurions été les complices de l’avènement de l’ex- coalition Séléka. Ce sont les mêmes qui, lors des évènements du 28 mai 2001 ont conseillé au Président Patassé de faire venir les troupes de Jean-Pierre Bemba, et qui ont tenté de me couvrir d’opprobre en m’accusant d’avoir fait venir des Banyamulengués.

 

Bien que j’ai été innocenté en grande instance et en appel par la justice de notre paysqu’ils ont pourtant eux-mêmes saisie, , ils proposent périodiquement le même plat parce que leur seul rêve obsessionnel est de tout faire pour barrer la route au MLPC.

 

C’est dans ce même registre que s’inscrivent les accusations de prétendue complicité du MLPC avec la Séléka, que profèrent  ceux-là mêmes qui ont porté au pouvoir les ancêtres de la Séléka le 15 mars 2003. C’est une règle élémentaire de droit partout dans le monde : lorsque vous accusez quelqu’un d’un crime ou d’un délit, c’est à l’accusateur d’en apporter la preuve. Dans le cas de nos accusateurs anonymes, ils demandent plutôt à l’accusé de prouver qu’il est innocent.

 

Ne nous laissons pas entraîner dans des digressions fumeuses ou dans des querelles inutiles avec des ragots de basse échelle. Le MLPC est un parti politique profondément démocratique. Nous ne connaissons pas d’autres moyens pour l’accession au pouvoir que la lutte démocratique et les urnes ;  et nous l’avons démontré en 1993.

 

Chassé par un coup d’Etat rebelle du pouvoir qu’il a conquis par la voie des urnes, le MLPC n’a jamais pris des armes contre le pouvoir établi, ni organisé quelque manifestation que ce soit dans le dessein de déstabiliser le pouvoir.

 

Notre seule arme est celle que nous avons utilisée depuis notre création pour lutter contre la dictature sous l’empire centrafricain : le combat démocratique. Nous sommes toujours présents lorsqu’il s’agit de  s’associer aux  forces démocratiques  de notre pays épris de paix et de justice pour mener la lutte  politique démocratique contre les potentats de tous poils.

 

Aussi, je vous exhorte à ne jamais céder aux provocations. Si quelqu’un avait la moindre preuve de cette soi-disant collusion du MLPC avec une quelconque rébellion, qu’il la sorte ! Mais je vous assure qu’il n’y en a pas tout simplement parce que ni de près ni de loin votre Parti n’a opté pour la violence comme mode de conquête du pouvoir. Le MLPC est  à l’aise et a la conscience tranquille sur cette question.

 

  • Camarades Militantes et Militants du MLPC ;
  •  
  • Chers Congressistes.

 

L’heure est grave. A cause de la situation dramatique que vous traversez, beaucoup d’ illusionnistes, comme des mauvaises herbes après les premières pluies de la saison,  se disent que le moment est propice pour vous vendre des faux espoirs, et de fausses rumeurs savamment distillées.

 

Vous n’êtes pas des marchandises à acheter à coup de billets de banques, et souvenez-vous de l’adage qui dit « a beau mentir qui vient de loin »

 

Regardez bien les nouveaux prophètes, et ne vous laissez pas distraire, comme Ulysse dans la mythologie grecque, par les chants de cygne.

 

Le MLPC est et restera une maison ouverte à toutes les Centrafricaines et à tous les Centrafricains, de toutes les origines et de toutes les croyances.

 

Nous sommes  un parti de masse, le parti du peuple, issu du peuple, et dont le cœur bat au diapason de celui de toutes les filles et les fils de ce pays. Je lance un appel solennel à toutes celles et à tous ceux qui avant-hier et hier étaient encore au MLPC et qui se sont retirés pour diverses raisons, à revenir à leur maison-mère. De même j’appelle tous nos compatriotes qui, pour diverses raisons, n’ont pas encore rejoint le MLPC de le faire. Nos portes sont grandement ouvertes, car nous sommes le Parti du Rassemblement.

 

Camarades,

 

Il ne vous a pas échappé qu’à l’issue de sa dernière session qui vient de se tenir la semaine dernière à Bangui, le Groupe International de Contact a entériné la proposition de l’Autorité Nationale des Elections de reporter de cinq (5) mois les élections législatives et présidentielles dans notre pays. Sauf nouvel ordre, ce sera donc pour les mois de juin et juillet prochains. Nous ne pouvons donc que formuler l’espoir qu’avec le soutien multiforme de la Communauté internationale déjà présente dans notre pays par ses forces armées et ses institutions diverses, les conditions seront rapidement réunies pour permettre la tenue dans de bonnes conditions de sécurité et de sérénité ces élections tant attendues desquelles devront sortir les prochains dirigeants que notre peuple aura choisis.

 

Le MLPC notre parti, doit évidemment être présent à cet important rendez-vous pour l’avenir de notre pays et des Centrafricains.

 

Au cours des présentes assises, vous allez donc choisir notre candidat pour la future élection présidentielle parmi plusieurs postulants parce que dans notre Parti il n’y a pas de candidat naturel. Nos textes statutaires précisent bien que le Président du Parti n’est pas son candidat automatique lors des joutes électorales nationales. Ainsi donc, votre choix est libre.

 

Je vous exhorte à faire en âme et conscience, librement, le choix de celle ou de celui que vous estimez être le plus apte à vous représenter dans cette bataille combien importante pour la libération du peuple centrafricain. 

 

Pour ma part, je reste au service du Parti et je ne me déroberai pas de mon devoir, puisque je sollicite également vos suffrages lors de ces primaires  pour représenter notre parti lors de prochaine élection présidentielle. Une fois cette étape des élections primaires franchie, nous nous mobiliserons tous derrière le ou la camarade désigné(e), pour mener le combat de la victoire finale.

 

Comme vous le constatez vous-même Camarades, ce Congrès est plein de perspectives, puisqu’au sortir de nos assises, nous aurons désormais un candidat qui portera nos couleurs et notre espoir pour gagner la future élection présidentielle.

 

C’est pourquoi je place ce Congrès extraordinaire sous le signe de l’espoir.

 

Je déclare donc ouvertes les assises du Congrès extraordinaire du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain.

 

Je vous remercie Camarades et souvenez-vous toujours que seule la lutte libère.

 

Victoire Camarades ! Victoire Camarades ! Victoire Camarades !

 

La lutte continue, car notre victoire est certaine.

 

 

Martin ZIGUELE

 

Président du Bureau Politique National

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

 

 

Discours d'ouverture du Congrès extraordinaire du MLPC par son Président Martin ZIGUELE
Discours d'ouverture du Congrès extraordinaire du MLPC par son Président Martin ZIGUELE
Discours d'ouverture du Congrès extraordinaire du MLPC par son Président Martin ZIGUELE
Discours d'ouverture du Congrès extraordinaire du MLPC par son Président Martin ZIGUELE
Discours d'ouverture du Congrès extraordinaire du MLPC par son Président Martin ZIGUELE
Discours d'ouverture du Congrès extraordinaire du MLPC par son Président Martin ZIGUELE
Discours d'ouverture du Congrès extraordinaire du MLPC par son Président Martin ZIGUELE
Discours d'ouverture du Congrès extraordinaire du MLPC par son Président Martin ZIGUELE

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Centrafrique-Presse.com
24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 00:54

 

 

 

Discours du représentant du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) au Congrès extraordinaire du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

 

Bangui, le 22 novembre 2014

 

 

Camarade Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

 

Camardes Membres du Bureau Politique du MLPC,

 

Camarades Délégués des Partis amis et alliés

 

Distingués invités,

 

Mesdames et Messieurs

 

C’est pour moi un réel plaisir de prendre la parole devant les délégués au Congrès Extraordinaire du MLPC qui se tient ce jour à Bangui. Avant de poursuivre mon propos, je voudrais m’acquitter d’un devoir. Le Secrétaire Général 1er Adjoint de notre parti PLD, (Parti pour les Libertés et le Développement du Tchad) (parce qu’il y a ailleurs dans le monde d’autres partis qui s’appellent aussi PLD), je disais donc le Secrétaire Général 1er Adjoint empêché m’a demandé de le représenter à cette auguste assemblée. Il souhaite aux Congressistes du parti frère MLPC, les meilleurs des travaux, à toi Martin Ziguélé une excellente santé pour porter loin, très loin, les idéaux de ton Parti.

 

Le congrès extraordinaire du MLPC se tient à un moment où la République Centrafricaine traverse un d’énormes difficiles. Par rapport à la dure réalité du moment, c’est un euphémisme que de caractériser ainsi la situation. Nous souhaitons de tout cœur que ces soubresauts soient les derniers et que le pays retrouve la paix et que ses enfants se donnent la main pour mener la bataille du développement et de la lutte contre la pauvreté qui sont les plus grands et de loin les plus redoutables des ennemis.

 

Camarade Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

 

Distingués invités,

 

Mesdames et Messieurs

 

Permettez-moi de donner un bref aperçu sur les difficultés du moment que traverse le Parti que je représente à ce congrès extraordinaire du MLPC.

 

Créé en septembre 1993, le Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) est une formation politique née comme beaucoup d’autres à la faveur de l’avènement de la démocratie en 1990.

 

Dès sa création en 1993, le PLD a été considéré par le pouvoir en place comme un concurrent dangereux et donc une menace. Par moment considéré comme allié dans l’exercice du pouvoir, très vite le PLD est devenu l’ennemi à abattre. Toute l’histoire du Parti est jalonnée d’obstacles et des coups durs assenés à l’organisation : manœuvres dilatoires tendant à entraver la tenue des assises du Parti, les menaces physiques des militants, le cambriolage de nos sièges, le débauchage ou carrément l’achat des consciences de nos militants, bref tous les moyens sont bons pour entraver le fonctionnement du Parti. Le pouvoir despotique de Deby qui règne dans notre pays depuis 24 ans, n’a pas hésité à assassiner le Secrétaire Général de notre Parti, le Professeur IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH .

 

En effet, le 3 février 2008, profitant de l’incursion des rebelles armés venus pour renverser le pouvoir de Deby, notre camarade et ami le professeur IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH  a été brutalement et lâchement enlevé par les forces de défense et de sécurité devant sa famille. Depuis lors, nul ne l'a plus revu.

 

Une disparition forcée imputable à l'Armée Nationale Tchadienne sur l’ordre des plus Hautes autorités du pays. Un fait confirmé par la Commission d'Enquête sur les événements de février 2008. Malgré nos demandes insistantes, malgré une forte mobilisation nationale et internationale,  l'État tchadien refuse de reconnaitre les faits et donne le corps à la famille pour faire son deuil. Bien au contraire, il s’obstine à les nier perpétuant ainsi, un double meurtre sur la personne de notre camarade.

 

Depuis février 2008, nous  attendons, la mort dans l’âme, d’être situés sur le sort d’IBNI, même si nous ne nous faisons pas d’illusions sur l’éventualité de le revoir en vie. Plusieurs années où se mêlent, espérance et désespoir devant ce vide infini, ce silence assourdissant.

 

Taraudent nos esprits les mêmes questions angoissantes, lancinantes : Pourquoi ? Qu’ont-ils fait d’IBNI ? Où est-il ? Où est sa dépouille ?

 

Des questions sans réponses qui nous hantent, nous torturent et interpellent notre conscience en tant que Tchadiens, en tant que militants mais tout simplement en tant qu’êtres humains sur les pratiques politiques en vigueur dans notre pays.

 

Nous ne nous résignerons jamais au silence des autorités tchadiennes ! Nous, camarades et membres du Parti seront toujours là pour exiger que toute la lumière soit faite sur la disparition de notre Secrétaire Général et que justice  soit rendue.

 

Cette disparition de notre Secrétaire Général est un coup dur, très dur porté à notre Parti. Les plus faibles d’entre eux ont pris peur et ont cessé de militer, d’autres ont regagné les rangs du Parti au pouvoir mais heureusement le peuple Tchadien dans son grande majorité a su faire le distinguo entre ceux qui militent pour changer ses conditions de vie et ceux qui font la politique du ventre.

 

Plusieurs courants traversent les esprits des cadres et militants du Parti :

 

  • Faut-il tourner la page et s’engager résolument dans  la lutte partisane en prenant activement part aux élections truquées qu’organise le pouvoir ?
  •  
  • Faut-il boycotter les élections et concentrer toutes nos forces et énergies pour que la lumière soit faite et justice rendue sur l’enlèvement et la disparition de notre SG ?
  •  

Naturellement tous ces dilemmes perturbent gravement notre organisation et les activités normales de notre Parti et il appartient à ses leaders de trouver les justes et bonnes solutions.

 

Camarade Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

 

Distingués invités,

 

Mesdames et Messieurs

 

Je voudrais Camarades congressistes m’arrêter un instant rappeler ce que beaucoup d’entre vous savent mieux que moi : je voudrais évoquer les liens séculiers qui unissent les peuples de nos deux pays.

 

La République centrafricaine et le Tchad sont tous les deux des anciennes colonies de la France. Le Tchad a accèdé à l’indépendance le 11 aout 1960, la RCA deux jours plus tard, le temps nécessaire à André Malraux pour faire le trajet de Fort-Lamy à Bangui. Le sud du Tchad et la RCA ont été regroupés et dissociés à plusieurs reprises parce que  les populations de part et d’autres sont les mêmes et il n’y pas de frontière naturelle entre les deux pays. En effet il est souvent difficile de faire la différence entre les deux pays en traversant la frontière tracée par la France coloniale. On trouve de part et d’autre de cette frontière les mêmes populations. Un ngambaye, un kaba, un ngama, un sara, un rounga, etc… se sent parfaitement chez lui dans les deux pays. Il a des frères et sœurs de part et d’autres de la frontière. Il arrive souvent de trouver les membres d’une même famille dans les deux gouvernements des deux pays. Le pays n’a-t-il pas souvent porté le nom de l’Oubangui–Chari avec capitale Fort–Archambault (aujourd’hui Sarh) avant de devenir la RCA, en 1958, à la veille de l’indépendance ?

 

Dieu n’a pas créée sur terre des frontières entre les pays, c’est l’égoïsme des hommes et les intérêts des puissances dominatrices qui en sont l’origine.

 

L’histoire récente de la RCA est caractérisée par une colonisation très brutale (l’écrivain André Gide l’a dénoncé, dans son livre Voyage au Congo) et ses leaders clairvoyants ont été rapidement éliminés. Comme ce fut le cas de Barthelemy Boganda, l’homme qui était naturellement destiné à conduire le pays à l’indépendance.

 

Camarade Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

 

Distingués invités,

 

Mesdames et Messieurs

 

Comme on a pu le constater, les liens entre les deux pays sont séculiers. C’est pourquoi la paix en RCA c’est aussi la paix au Tchad. Mais malheureusement beaucoup de pyromanes des deux côtés de la frontière ne comprennent pas cela. Quand la guerre a atteint son paroxysme au Tchad, c’est en RCA que beaucoup de mes frères et sœurs, bref beaucoup de tchadiens sont venus s’y refugier et trouver asile et protection.

 

Aujourd’hui c’est avec désolation qu’on observe le phénomène inverse : des innombrables centrafricains traversent la frontière, dans l’autre sens, pour fuir les atrocités perpétrées par les «Terminators» des tropiques. Il est temps que les seigneurs de guerre, dans nos deux pays comprennent que sans paix, il n’y aura pas de quiétude et moins encore de développement et de bonheur pour le peuple.

 

Il est temps aussi que d’autres hommes humanistes et hautement cultivés ayant une autre conception du pouvoir et de son exercice prennent les destinées de nos pays. Tout en reconnaissant que chaque peuple imprimera et tracera lui-même les sillons de son destin toutefois on est emmené à reconnaitre que la jeunesse du Burkina vient d’administrer à tous une magistrale leçon qui pourrait servir de source d’inspiration.

 

Aujourd’hui nous sommes venus assister à l’investiture du Candidat du MLPC au stade 20 000 places, mais nous voudrions revenir demain fêter la victoire de ce même Candidat au «Palais de la Renaissance».

 

Vive la solidarité entre les démocrates

 

Vive le MLPC et le PLD

 

Et merci pour l’aimable attention.

 

Comme disent les gens de chez moi : « Martin Amchi guidam, anina warrak » : avance Martin, nous sommes derrière toi :

 

Spécial Congrès Extraordinaire du MLPC (Photos, Discours et Messages des partis amis) suite...
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