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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:53


 

Bangui, 27 mars 2015 (RJDH) - L’Ambassadeur de France auprès de l’État centrafricain, Charles Malinas revient sur les sujets brulants de l’heure : les conclusions de la 7ème Réunion du Groupe International de Contact sur la Centrafrique qui repose sur le principe de l’inéligibilité des autorités de la transition, la tenue ou non des élections en juin-juillet prochain. La France reste fidèle sur les principes déjà posés quant à l’inéligibilité des autorités de la transition et au délai de la transition. Il l’a redit dans cette interview accordée au RJDH le 26 mars 2015 dans son bureau.

 

Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) : Monsieur Charles Malinas Bonjour!

 

Charles Malinas (C.M) : Bonjour!

 

RJDH : La 7ème Réunion du Groupe International de Contact sur la RCA vient d’avoir lieu au Congo. Les partenaires de la RCA ont réaffirmé leur soutien aux autorités de la transition et rappelé la nécessité de tenir le calendrier des élections. A quel niveau se situe l’implication de la France lors de cette grande rencontre?

 

C.M : Comme vous le savez, la France est aux côtés de la République Centrafricaine depuis longtemps pour essayer d’aider à résoudre cette crise. La France appui les efforts des États qui sont au sein du Groupe Internationale de Contact pour appuyer la transition et l’aider jusqu’à son terme dans les meilleurs conditions possibles. La dernière réunion du GIC a réuni un nombre important d’États et cela a été un succès. Le groupe a réaffirmé son soutien mais aussi la nécessité de tenir les délais de la transition. La population centrafricaine souhaite revenir à la normale.

 

RJDH : Les conclusions du GIC sont revenues sur la nécessité de respecter la clause d’inéligibilité des autorités de la transition. Vous en tant qu’Ambassadeur, qu’avez-vous dit?

 

C.M : Écoutez, je n’ai pas d’avis particulier en tant qu’Ambassadeur sur cette question. Les règles ont été édictées par la communauté internationale sur cette question à commencer par la réunion de Libreville qui a lancé le processus de transition. Sur cette question je suis tout simplement la règle que les personnalités de premier plan qui ont participé à la transition ne peuvent pas se présenter à l’élection présidentielle et législative qui doit clore cette transition.

 

RJDH : Certains politiques voient la main de la France derrière cette règle. Je cite en exemple Joseph Bendounga qui vous voit comme étant l’auteur de ce principe d’inéligibilité des autorités de la transition, comment réagissez-vous?

 

CM. Alors ni la France ni moi-même sommes l’auteur de ce principe. Comme je disais c’est un principe qu’on retrouve très fréquemment lorsqu’il y a une situation de transition. C’est un principe édicté par les États qui étaient au chevet de Centrafrique essentiellement les États de la CEEAC comme je le disais tout à l’heure mais également d’autres. Quant à Joseph Bendounga, il a publié une lettre ouverte qui m’est adressée. Il sait très bien que s’il veut que nous nous rencontrions je serais disponible. On s’est déjà vu plusieurs fois, on s’est encore rencontré hier à l’occasion de l’anniversaire de la Radio Ndéké Luka. Je n’ai aucune difficulté avec Joseph Bendounga, je suis prêt à discuter avec lui. Il est possible que nous ne soyons pas d’avis sur un certain nombre de sujets mais c’est la vie, on peut ne pas être d’accord avec les gens et en parler.

 

RJDH : L’Autorité Nationale des Élections est aujourd’hui au mur de lamentation, du fait des promesses non tenues de certains bailleurs. Comprenez-vous Monsieur l’Ambassadeur la réticence de ces derniers.

 

C.M :Les promesses non tenues des bailleurs, il faudrait que vous me précisiez, parce que là pour l’instant je ne connais pas de bailleurs qui ait promis de fond à la Centrafrique et ne les ait pas versés.

 

RJDH : Dernièrement l’Union Européenne était un peu réticente. On la voyait réticente et puis après elle vient de signer il n’y a pas longtemps alors qu’on l’attendait depuis.

 

C.M : Alors ce n’est pas une promesse non tenue. L’Union Européenne ne voulait verser l’argent dès lors que d’autres bailleurs seraient venus l’aider dans le financement du processus électoral. On a eu une discussion avec les responsables de l’Union Européenne à Bruxelles. La France a beaucoup appuyé de ce point de vue la position centrafricaine pour que l’Union Européenne assouplisse sa position et verse au moins une partie des fonds promis. De sorte que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) puisse démarrer les opérations électorales concrètes, c’est-à-dire en premier lieu l’enregistrement des électeurs.

 

RJDH : Aujourd’hui la Communauté Internationale pousse les autorités nationales à aller vers ces élections, de tenir le délai qui va jusqu’en juin-juillet. Pensez-vous que ce calendrier est aujourd’hui tenable?

 

C.M : D’abord ce n’est pas seulement la Communauté Internationale qui pousse les autorités; c’est la population centrafricaine qui l’a tout à fait exprimé lors des consultations populaires. La deuxième chose c’est que la transition a déjà été prolongée de 6 mois et un gouvernement de transition, vous savez, il y a plein de choses qu’il ne peut pas faire. Il y a des actions qui appartiennent à un gouvernement normal, un gouvernement légitimement élu, qui ne sont pas dans les capacités d’un gouvernement de transition qui, lui  a des taches précises liées à la transition. Donc la sortie de la transition est quelque chose qui est particulièrement importante pour que la République Centrafricaine retrouve les conditions de sa reconstruction, une vraie reconstruction. Ça c’est le premier point. Deuxième point ce sont les délais; ils ont été fixés au départ et allongés. Le Groupe International de Contact et la France sont en phase pour réaffirmer qu’il fallait tenir ce délai. Cela veut dire que pour les opérations pré-électorales, enregistrement des électeurs, circonscriptions électorales qui sont des opérations techniques doivent être réalisées maintenant à grande vitesse.

 

Les gens qui en sont chargés jusque-là ont mis beaucoup de temps sans doute trop de temps. Le médiateur a accepté de prolongé de 6 mois jusqu’en aout prochain et il a clairement dit au GIC qu’il n’y aurait pas une autre prolongation, il n’y aurait pas de 3ème transition parce qu’il y a d’autres crises dans le monde, des crises extrêmement grave à l’exemple de l’Ukraine mais il y a d’autres crises en Afrique et dans le reste du monde. Pour que la Centrafrique continue d’attirer l’attention des bailleurs qui, par exemple qui paient le salaire des fonctionnaires, il faut qu’elle montre qu’elle a fait des progrès. Il faut d’une part réussir le forum de Bangui et tenir les élections dans le délai prévu.

 

RJDH : Si après trois mois les élections ne sont pas tenues, quel scénario envisagez-vous?

 

C.M : Nous tiendrons les élections

 

RJDH : Monsieur l’Ambassadeur merci!

 

C.M : C’est moi qui vous remercie!

 

Décrytage : Naim-Kaélin ZAMANE


 

Centrafrique/Bangui : « Nous tiendrons les élections », (dans trois mois), selon Charles Malinas

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:44

 

 

Par RFI  27-03-2015 à 01:39

 

À deux jours de l’élection présidentielle au Nigeria, le président tchadien Idriss Deby s'en est pris à Goodluck Jonathan, candidat à sa réélection à la présidence, dans une interview publiée le jeudi 26 mars par l’hebdomadaire français « Le Point ».

 

Depuis le mois de janvier, le Tchad a engagé des milliers d’hommes pour aider l’armée nigériane à contrer la menace Boko Haram. Idriss Déby, dans cette interview au Point, n’est en rien impressionné par les dirigeants de son voisin le Nigeria, poids lourd économique et démographique du continent.

 

Le manque de coopération entre les contingents des deux pays est imputable au Nigeria, selon Déby, qui est à deux doigts d’accuser Jonathan d’avoir regardé ailleurs, alors que ses ressortissants se faisaient massacrer. Le président tchadien ne comprend pas en effet pourquoi les autorités nigérianes ont mis tant de temps à agir face à Boko Haram. « C’était devenu quelque chose de trop grave pour que les gens n’en prennent pas conscience, le sang des morts ces dernières années aurait dû attirer l’attention des dirigeants du pays », a déclaré Idriss Déby à Claire Meynial l’envoyée spéciale du Point.

 

Boko Haram, « des gamins non formés armé armés de kalachnikovs »

 

Deby est tout aussi incrédule devant les difficultés de l’armée nigériane face aux combattants de Boko Haram, qui, selon lui ne sont que « des gamins non formés, armés de kalachnikovs », même s’il reconnaît que ce groupe compte environ vingt mille combattants, dont certains sont formés en Libye à la manipulation d’explosifs par le groupe Etat Islamique.

 

Le président tchadien regrette aussi le manque de coopération entre ses soldats et les soldats nigérians, il regrette surtout que l’armée nigériane ne vienne pas occuper les villes libérées par les Tchadiens, comme à Gambaru, près de la frontière camerounaise. « On est obligé d’abandonner des villes, et Boko Haram revient, certaines villes nous avons dû les prendre deux fois, cela a un coût humain et matériel » a déclaré Déby.

 

Et si l’émir de Boko Haram court toujours, c’est la faute des Nigérians suggère le président tchadien, en précisant: « avec une bonne coordination, on aurait déjà mis la main sur lui ».

Boko Haram: le président tchadien Idriss Déby charge Goodluck Jonathan

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:21

 

 

27/03/15 (APA)

 

Le nouveau commandant de la force française Sangaris, le général Pierre Gilet, a officiellement pris fonction à Bangui, pour succéder au général Des Minières qui a passé plus de dix mois en Centrafrique. Le général Gilet a été présenté mercredi à la présidente de la transition centrafricaine, Mme Catherine Samba Panza, par son prédécesseur.

 

Le changement à la tête de la force Sangaris intervient quelques semaines après la décision du gouvernement français de retirer progressivement ses troupes dont les effectifs sont passés de 2500 à 1200 hommes, déployés particulièrement à l’est et au centre-est, deux régions centrafricaines encore occupées par les ex-rebelles de la Séléka.

 

Arrivés dès les premiers moments du déclenchement de la crise centrafricaine, en décembre 2013, les troupes de la force Sangaris se sont investis pour arrêter les massacres inter-communautaires et ramener progressivement la sécurité à Bangui et dans certaines villes de l’intérieur du pays.

 

Ils ont été d’un appui capital aux casques bleus, à cause de leurs moyens militaires et de leur connaissance du terrain.

 

En un an de présence en Centrafrique, la force Sangaris qui a déjà changé de commandement à trois reprises, a enregistré au moins cinq morts dans ses rangs.

 

Nouveau commandant de la force française Sangaris en Centrafrique

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:18

 

 

27/03/15 (AFP)

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi d'augmenter le nombre des Casques bleus opérant en République centrafricaine (RCA) en prévision des prochaines élections dans le pays.

 

Dans une résolution adoptée jeudi, le Conseil autorise le déploiement de 750 soldats et 280 policiers supplémentaires dans le cadre de la Minusca (mission de l'ONU en RCA), comme l'avait demandé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

 

Dans sa résolution, le Conseil "considère que la situation en République centrafricaine continue de menacer la paix et la sécurité internationales".

 

La Minusca, qui a pris le relais le 15 septembre 2014 de la force africaine (Misca) déployée dans le pays, dispose actuellement de 8.000 soldats et un millier de policiers, pour la plupart issus des rangs de la Misca.

 

Avec l'augmentation décidée jeudi, ses effectifs pleins autorisés seront portés désormais à 10.750 soldats et plus de 2.000 policiers.

 

M. Ban avait indiqué que si le feu vert du Conseil était donné rapidement, les renforts pourraient être opérationnels d'ici à juillet.

 

Des élections présidentielles et législatives sont prévues en RCA en juillet et août prochains.

Centrafrique: l'ONU augmente les effectifs de la Minusca en vue des élections

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:16

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com  vendredi, mars 27, 2015. 14:42 TU

 

Les incidents qui ont conduit au massacre d’éleveurs peuls se sont produits ces dernières 48 heures dans la préfecture de la Nana Gribizi au centre-nord. Un puissant chef anti-balaka a été arrêté à Boda dans le Sud du pays.

 

Boucar Abdoul Garba, représentant de la Fédération Nationale des éleveurs centrafricains de la Nana Gribizi, affirme qu’au moins une dizaine d’éleveurs peuls ont péri et une cinquante d’autres ont été enlevés au cours d’une attaque menée par des anti-balaka dans 4 villages non loin de Kaga Bandoro. Le même témoin précise que plusieurs troupeaux de bœufs ont été aussi emportés.

 

Confirmant l’attaque, le préfet de la Nana Gribizi, Gaston YENDEMO a parlé de 9 morts et 4 blessés, pris en charge pour l’instant à l’hôpital de Kaga Bandoro.

 

D’autres sources parlent de représailles aux assauts menés par des éleveurs peuls le weekend dernier dans plusieurs villages sur l’axe Kaga Bandoro. Le bilan provisoire de ces attaques faisait état d’une vingtaine de morts.

 

Par ailleurs à Boda, dans le sud du pays, un puissant chef anti-balaka dénommé Songolè, de son vrai nom Wilikondji, a été arrêté dans la nuit par la gendarmerie nationale. L’homme âgé d’une vingtaine d’années est accusé de graves crimes dans la localité. La population de Boda se réjouit de son arrestation.

 

Centrafrique : plus d’une dizaine d’éleveurs peuls tués à Nana Gribizi

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Centrafrique-Presse.com
27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:14

 

 

 

http://www.elle.fr   27/03/2015 à 13h30  (ELLE)

 

Elles ont tout abandonné. Centrafricaines, Jamila, Kathy, Sukina et Emma* n’ont eu d’autre choix que de fuir au Cameroun, suite au coup d’Etat du 24 mars 2013 qui a vu la chute du président François Bozizé. Traumatisées et épuisées, elles y ont rejoint les camps de réfugiés, où les bénévoles de l’association CARE leur apportent une aide psychologique précieuse. Organisé par la Seleka il y a deux ans presque jour pour jour, le putsch a bouleversé la vie de milliers de familles. Voici leurs témoignages.

 

Les 450 000 réfugiés centrafricains ont tous vécu les mêmes scènes d’horreurKathy, Sukina et les autres réfugiées, ont elles aussi été attaquées dans leur village par les milices armées de la Seleka, et ont marché pendant des semaines, avec pour seul objectif de rejoindre le Cameroun. Ces événements se sont déroulés ces deux dernières années. « Des hommes armés ont tiré sur moi et mes trois fils », se souvient Jamila, professeure exilée avec son fils de 16 ans. « Paul a vu son petit frère mourir dans ses bras. Mon autre fils a également été tué », raconte-t-elle, éprouvée. Kathy a elle aussi fui son village, « pour sauver [sa ]vie ». « J’ai assisté au meurtre de mes voisins, ma maison a été détruite par ces hommes venus piller, terroriser et massacrer la population », explique-t-elle dans son témoignage, soulignant qu’elle a alors été séparée de ses enfants et son époux.

 

« On se cachait continuellement »

 

Sur les routes qui les mènent au Cameroun, ces réfugiées ne sont jamais en sécurité, constamment interpellées par des rebelles. Akila, qui a marché pendant presque quatre mois avec sa mère Emma, a ainsi perdu ses deux frères, assassinés sous ses yeux. « On se cachait continuellement, on marchait nuit et jour », raconte sa mère, alors qu’elle-même se souvient avoir eu les pieds « brûlés » à force de marcher. Sukina garde elle le souvenir du silence qui régnait, alors qu’elle avançait avec ses six enfants. « On vivait dans l'angoisse d'être trouvés et tués. Après deux mois, nous espérions pouvoir rentrer chez nous, mais des hommes armés occupaient notre maison. Ce jour-là, nous avons compris que nous ne retrouverions jamais la vie que nous avions construite », déplore-t-elle aujourd’hui.

 

« Les cauchemars me hantaient »

 

« A bout de force », Kathy rejoint finalement le site de réfugiés de Timangolo, à l’est du Cameroun, où elle retrouve son frère. « Je sursautais encore à chaque mouvement. Je n’arrivais pas à dormir, les cauchemars me hantaient », se remémore-t-elle aujourd’hui, soulignant que « les premiers échanges avec le psychologue ont été difficiles ». A son arrivée au camp de Timangolo, Emma « n’a que la peau sur les os ». « Elle était à bout de force et les enfants pleuraient tout le temps à cause de la fatigue et du manque de nourriture », se souvient sa fille Akila. De son côté, Sukina, installée depuis avril 2014 à Lolo, est toujours très inquiète pour sa fille de 4 ans. « Elle est terrifiée. Elle pleure sans arrêt depuis qu'on lui a posé un fusil sur la tête et souffre d'incontinence », déclare-t-elle, impuissante.

 
Aujourd’hui, ces femmes endeuillées, blessées et sans ressource tentent de se relever, mais l’incertitude pèse sur leur reconstruction. « J’ai retrouvé le sommeil et l'envie de communiquer, mais je voudrais savoir où sont mes enfants et mon mari. Ne pas savoir ce qu’ils sont devenus est insupportable », confie ainsi Kathy, accablée.

 

*Les prénoms ont été modifiés

 

Laura Boudoux @Laura_Boudoux

Lu pour vous : Des Centrafricaines réfugiées au Cameroun racontent leur histoire

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Centrafrique-Presse.com
27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:12

 

 

 

http://www.levif.be    26/03/15 à 15:29 - à 15:29  Wided Bouchrika

 

Le silence est tombé sur le conflit en Centrafrique qui a fait des milliers de victimes civiles. "L'état veut faire croire que le calme est revenu" explique Peter Bouckaert de Human Rights Watch. "Mais entre-temps, les musulmans meurent de privations dans les enclaves de la République centrafricaine (RCA) surveillées par des troupes internationales".

 

Depuis son indépendance, survenue en 1960, la République centrafricaine est marquée par le chaos et les coups d'État. En 2003, François Bozizé a lancé une insurrection contre le président de l'époque, Ange-Félix Patassé. En représailles, les rebelles se sont réunis sous le nom de Seleka, qui signifie "alliance". Fin 2012, les milices rebelles associées ont lancé une offensive. En mars 2013 elles ont pris la capitale Bangui abandonnée par la France. Assermenté en août 2013, l'ancien rebelle Djotodia a dissous Seleka, créant l'illusion d'un retour au calme.

 

Une illusion, car la progression de Seleka - qui a tout brûlé sur leur passage - a entraîné l'éclosion de groupes d'autodéfense réunis sous le nom d'anti-bakala et responsables de massacres de musulmans. "On entend souvent qu'il s'agit d'une confrontation entre musulmans et chrétiens, mais c'est un malentendu" explique le prêtre Bernard Kinvi. "La croyance la plus représentée est l'animisme". Les anti-bakala visent les musulmans du pays par colère du coup d'État par les Seleka. "Alors que Seleka, bien que principalement islamique, compte également d'autres croyances dans ses rangs".

 

La spirale mortelle de violence et de représailles a fait entre 3.000 et 6.000 victimes civiles. Lorsque fin 2013 la violence a atteint la capitale Bangui, un quart de la population - plus de 100.000 personnes - a pris la fuite. En dehors de la capitale, beaucoup d'habitants ont fui vers le Congo, le Tchad et le Cameroun.

 

"Dans l'ouest du pays, la situation s'est plus ou moins stabilisée grâce à l'aide des troupes internationales" déclare le prêtre Bernard Kinvi, qui a accueilli des musulmans pendant la guerre . Lorsque début décembre 2013 le leader de Seleka, Michel Djotodia, a démissionné et que la maîtrise de la violence sectaire a été laissée à Catherine Samba-Panza, les Seleka sont partis vers l'est. "Traditionnellement, cette région connaît une importante population musulmane, mais -malgré la présence de quelques troupes multinationales - il y a encore régulièrement des confrontations violentes".

 

"Évidemment que la violence dans l'ouest du pays a diminué" déclare Peter Bouckaert, directeur de la division Urgences de Human Rights Watch (HRW). "Les musulmans de cette région ont fui le pays en masse, vers le Cameroun et le Tchad. C'est comme si tous les Flamands quittaient Bruxelles et qu'après on dit que la paix est rétablie".

 

Grenades à vendre pour 50 cents

 

"Le pire a été évité grâce à l'aide de la communauté internationale, mais le retrait des troupes survient à un moment très critique" estime Kinvi.

 

Le prêtre invoque l'urgence de désarmer les habitants. "Tous les foyers ont des armes à leur disposition, on trouve des grenades à 50 cents sur les marchés" témoigne-t-il. "La population a été confrontée à la violence, a appris à tuer et a toujours des armes à sa disposition. Les conflits de voisinage se 'résolvent' facilement par un assassinat".

 

Cependant, il y a de plus en plus d'accusations de sorcellerie en RCA. "Une victime a été enterrée vivante, les incidents sont incessants" raconte Kinvi. "Dans ces cas-là, nous devons agir rapidement, afin que les accusés ne soient pas exécutés par les milices anti-balaka".

Centrafrique : "Les musulmans meurent de privation sous les yeux de troupes internationales"

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Centrafrique-Presse.com
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 23:52

 

 

Centrafrique/Bangui : Des mécontentements après le nouveau programme de délestage de l’Enerca

 

Bangui, 26 mars 2015 (RJDH)—Une partie des habitants du 2ème arrondissement, (Sica I, II et III), ont manifesté ce matin sur l’Avenue de France pour protester contre le nouveau programme de délestage mis en place par l’Énergie Centrafricaine (ENERCA). Ils ont barricadé la route, perturbant ainsi  la circulation sur cet axe avant de la libérer après des pourparlers avec un responsable de l’Enerca.

 

Ils avoisinent une centaine de personnes celles qui ont tôt ce matin occupé l’Avenue de France. Jeunes, grands, vieillards, ils ont tenu un seul langage, « Ramenez-nous l’ancien programme de délestage ».

 

Patrick observe de loin,  mais il trouve que les manifestants ont raison de marcher parce que l’Enerca abuse de ses clients. « Je suis entièrement d’accord avec les jeunes qui sont en train de manifester. L’Enerca est une société d’État, elle ne peut priver les zones qui font avancer le pays. Ce n’est pas normal. Ramenez-nous l’électricité de 7h à 19h comme cela se faisait avant ».

 

Sylvain qui l’a succédé ne dit pas autre chose. « La quasi-totalité des jeunes de ce secteur utilise l’électricité pour faire fonctionner leur petit métier : cyber café, les centres de téléchargement, les multi média et les cabines ».

 

Pour Viviane, non seulement l’Enerca change de grille de délestage, mais aussi elle ne respecte pas ses engagements. « Elle a promis nous fournir l’électricité pendant 8h de temps. Or, hier, l’électricité nous était arrivée à 11h et coupée à 17h. On ne comprend plus rien. Il faut ramener l’ancien programme », propose-t-elle.

 

L’Énergie Centrafricaine a dépêché sur place un agent, nommé Banzoli, qui s’occupe de la communication. « Nous sommes une société d’État qui a des problèmes connus de tous. Personne ne peut pas dire qu’il ne connait pas les problèmes de l’Enerca et notre société à nous tous ne peut pas se permettre de porter préjudices à une population qui en a déjà beaucoup. Au niveau de la Direction générale, nous faisons tout pour continuer à distribuer le peu que Boali nous donne », a-t-il dit.

 

La ville de Bangui connait depuis le lundi 23 mars un nouveau programme de délestage mis en place par l’Énergie Centrafricaine. La nouvelle grille réduit de 4 heures la durée habituelle de fourniture d’électricité aux usagers./

 

Naim-Kaélin ZAMANE et Marina Moulougnatho

 

 

Centrafrique/Bangui : Le pasteur Nicolas Guerekoyamé déplore l'implication de certains chrétiens dans la crise centrafricaine
 

Bangui, 26 mars 2015 (RJDH)- Une partie des chrétiens ont pris part à la crise centrafricaine. Un constat fait par le pasteur Nicolas Guerekoyamé, président de l’Alliance des Evangéliques en Centrafrique (AEC), à l'occasion d'une assemblée générale qui a réuni les pasteurs des Eglises Coopérations Evangéliques en Centrafrique (ECEC).

 

« Des pasteurs sont venus se repentir après avoir participé aux exactions commises contre des Centrafricains. On estime à plus de 90% l’effectif des chrétiens en Centrafrique. La crise a dominé le pays tout entier, parce que l’église n’a pas joué son rôle prépondérant dans le pays. C’est déplorable », a-t-il fait observer.

 

Mélanie Wakoro, chargée de mission au ministère de l’Administration du territoire, présente à l'ouverture de cette rencontre a appelé les pasteurs de l'ECEC à conscientiser leurs adeptes à la culture de la paix dans tout le pays, afin que la paix puisse revenir définitivement dans le pays. « Le déroulement du processus des élections présidentielles et législatives dépendent de la détermination de tout un chacun », a-t-elle dit.

 

Les participants à cette assemblée générale sont venus de toutes les provinces et de Bangui. Cette assise qui a commencé le 25 prendra fin le 30 mars. Les assises se tiennent à l’Eglise Coopération Evangélique de Lakouanga.

 

Durant cinq jours, les participants vont faire le bilan des activités des quatre dernières années. Ils vont également passer en revu les conséquences de crise sur les églises Coopérations. /

 

 Auguste Bati-Kalamet.


 

Centrafrique/Bangui : La Caritas déplore l'insécurité qui l'empêche d'assister les personnes vulnérables

 

Bangui, 26 mars 2015 (RJDH)— Difficile accès aux personnes vulnérables à cause de l'insécurité est l'un des problèmes que rencontre la Caritas. A l'occasion de la célébration de sa journée internationale, les membres de cette structure non gouvernementale, ont interpellé  les  autorités  de la transition sur l’instauration de la paix et  de la sécurité dans le pays.

 

La directrice de la Caritas Bangui, sœur Flora NGuérékopialo, a relevé  certaines difficultés que rencontre la Caritas Bangui, dans l’exercice de ses activités. «  Nous travaillons auprès des personnes malades, les orphelins, les vulnérables et bien d’autre personnes en difficultés.  La grande difficulté que nous avons actuellement, c’est l’insécurité.  Car on ne peut plus aller là où on veut, pour secourir nos frères et sœurs en détresse. L’accès dans certaines zones est difficile. Et souvent certains  bénéficiaires sont dépouillés des vivres et non vivres que nous leur apportons », se plaint la religieuse.

 

« Sans la paix et la sécurité, nous ne pouvons rien faire et les partenaires au développement également. C’est pourquoi le retour de la sécurité est nécessaire, pour le développement de notre pays et de notre continent », a-t-elle ajouté.

 

L’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, revient sur le sens de cette journée et les grands points à débattre pendant ces deux jours de réflexion. «  C'est une occasion, pour commémorer les activités menées à travers le monde auprès des plus vulnérables.  C’est pour marquer cet événement que la Caritas Bangui  a proposée  d’organiser deux jours  de réflexion avec les 20  Caritas paroissiales de Bangui, sur la mission et la vision, le but et les stratégies de la Caritas dans le monde en général et dans l’archidiocèse de Bangui en particulier »,  a-t-il dit.  

 

Le prélat a invité  les acteurs de la Caritas à travailler pour le bien être de leurs frères en difficulté, avec l’amour et un cœur  sincère. Selon lui, c’est en agissant de cette manière que la RCA pourra retrouver la paix, l’amour, le pardon du prochain, la cohésion sociale et la sécurité.

 

La Caritas est une ONG Humanitaire de l’église Catholique. Elle œuvre sur toute l’étendue du territoire centrafricain, ceci en partenariat avec les autres partenaires humanitaires./

 

Annette Maélaine Malebingui.


 

Centrafrique/Kaga Bandoro : Le préfet finalement installé par le ministre résident, Eloi Anguimaté

 

 

Kaga-Bandoro, 26 mars 2015(RJDH) -- Gaston Yendemo, préfet de la Nana-Gribizi a été finalement installé, le mardi 24 mars,  à l'issue d'une mission conjointe effectuée par le ministre de l’Education, Eloi Anguimaté et l’ambassadeur de France à Bangui, Charles  Malinas. La première tentative d'installation a été compromise par les ex Séléka présents dans cette région.

 

Le ministre réside de la Nana-Gribizi,  Eloi Anguimaté,  a souligné que l’installation du préfet de Nana-Gribizi prouve que l’Etat est présent dans cette préfecture. Il a par ailleurs annoncé le redéploiement des  autres autorités administratives dans cette localité. « Afin d’assoir totalement la suprématie de l’Etat dans cette partie de la Centrafrique », a-t-il conclu.

 

 Le  sous préfet de la Nana-Gribizi,  Aroun Blaise Nandia, qui a assuré  l’intérim pendant 10 mois, a de son côté, déploré les difficiles conditions de travail liées au manque de matériels  et demande un appui du gouvernement.

 

L'équipe venue de Bangui a visité  les bâtiments administratifs. D'après le constat, ces locaux sont en état de ruine et doivent être réfectionnés.

 

Au mois de décembre dernier, le ministre résident, Eloi Anguimaté a été empêché par les ex Séléka d'installer le préfet. Ces hommes en arme ont pris d'assaut dans la matinée du 1er décembre, la place où la cérémonie devrait se tenir. /

 

Daniel Nguerelessio   

Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

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Centrafrique-Presse.com
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 23:22

                 

 

   Des syndromes centrafricains

 

 

    Plus on observe la RCA, plus elle apparaît comme un pays perclus de syndromes depuis l’indépendance jusqu’à nos jours . De fait, la « Séléka » avec ses pratiques moyenâgeuses, ses tueries de masse, ses destructions ciblées, son programme caché, son intégrisme rampant etc…a servi de révélateur aux maux profonds qui minaient sourdement la société centrafricaine . Les « Sélékistes » n’ont eu qu’à se baisser pour ramasser le pouvoir à Bangui . Pourquoi une telle déliquescence ? Qu’est-ce qui n’a pas tourné rond dans le pays de Boganda pour qu’une poignée d’aventuriers sans foi ni loi s’en emparent sans coup férir en ce début du XXI ème siècle ?

 

1 . Le syndrome Matalaki

 

  Tout le monde connaît ce célèbre chanteur centrafricain qui a si bien capté la mentalité de ses compatriotes dans sa chanson « Matalaki » . Soit un homme (Matalaki) dépassé par les évènements de la vie et qui décide d’en finir avec cette même vie malgré les conseils des parents, amis et religieux qui tentent de le raisonner en lui serinant à longueur de journée la notion de destin particulier à chaque individu . Les conseils généreux  glisseront sur notre homme…jusqu’à ce qu’il se souvienne de ses enfants qu’il ne veut pas laisser orphelins car personne d’autre ne s’en occupera après lui . Et notre homme de renoncer définitivement au suicide .

 

Cette chanson contient tous les ingrédients constitutifs de la mentalité centrafricaine . Elle dit clairement que l’homme centrafricain voudrait bien accomplir des actes de bravoure, se sacrifier s’il le faut pour la bonne cause mais qu’il n’ose pas à cause de ses responsabilités familiales . Elle révèle par ailleurs que les liens sociaux se sont tellement délités que les orphelins deviennent des parias aujourd’hui, alors qu’auparavant, ils n’étaient pas abandonnés . Vus sous cet angle, les enfants apparaissent comme de parfaits alibis pour ne pas agir et continuer de subir la vie quelle qu’elle soit .   

 

2 . Le syndrome de Stockholm

 

   C’est le nom donné à un phénomène psychologique où des otages (Centrafricains) partageant longtemps la vie de leurs geôliers (Séléka ) finissent par développer une sorte d’empathie, voire de sympathie si ce n’est d’amour .        Des nouvelles surprenantes nous parviennent sur cette relation étrange qui pousse les victimes à collaborer avec leurs bourreaux . Ainsi, dans l’arrière- pays centrafricain, des « Sélékistes » désargentés, ayant fini de tout voler en RCA et de vendre bottes, treillis et autres gadgets militaires pour se nourrir en seraient venus à solliciter de menus travaux domestiques auprès de la ménagère centrafricaine pour subsister . Et la femme centrafricaine, d’abord mère, ensuite sœur et parfois copine, bref généreuse serait ainsi en train de nourrir ses tortionnaires qui n’ attendent que des jours meilleurs pour rééditer leurs forfaits !

Jusqu’à preuve du contraire, la terre centrafricaine reste toujours fertile et ne demande qu’à être mise en valeur . Pourquoi ces porteurs d’armes ne lui prouveraient-ils pas leur attachement en la défrichant pour produire de quoi se nourrir ? Quelle meilleure preuve de leur patriotisme ? Au lieu de quoi, les gueux continuent à s’accrocher comme des puces ou des sangsues à leurs proies, même agonisantes .  Pour combien de temps encore ?

 

3 . Le syndrome de Wasa

 

   Ce syndrome est l’exemple pédagogique illustrant un ensemble de problèmes de communication et de gestion qui peuvent affecter un projet mal ficelé . En l’espèce, il s’agit du vaisseau royal commandé par le roi Gustav II Adolf de Suède qui a coulé en 1628 le jour de son lancement . Ce naufrage est le résultat du manque de communication des responsables de la construction du navire : les architectes hollandais obligés d’ajouter un pont supplémentaire, le responsable  des canons qui en a trop mis, le responsable du lest qui s’est trompé et le roi lui-même qui poussait à la roue pour achever les travaux et en imposer dans sa guerre contre la Pologne …

 

Ne voyez-vous pas de similitudes entre le Wasa et la RCA ? Voilà un pays où quand la Présidente tire à hue, le Président de l’Assemblée tire à dia . L’exécutif pléthorique, bicéphale et familial par la seule volonté de sa « cheffe » ne réussit même pas à coordonner ses actions . Un «forum » est en préparation pour permettre aux Centrafricains de se parler (enfin) et clamer ( fort) leurs doléances et voilà que le Président de l’Assemblée transitoire se permet de rédiger seul dans son coin ce qu’il ose appeler une Constitution au lieu de se contenter de contrôler le gouvernement ! Littéralement, il met la charrue avant les bœufs alors qu’on ne lui demande rien .  L’ANE ( la bien nommée ) se réveille à quelques mois des élections pour crier misère . Les multiples candidats à la  présidentielle cachent soigneusement leurs programmes comme une maladie honteuse . Où a-t-on vu de telles pratiques donner des résultats probants ? Après on s’étonne que la RCA coule comme le Wasa depuis l’indépendance !

 

    Quel médecin appeler au chevet d’une RCA ainsi percluse ? Quel messie viendrait la libérer du joug de l’incompétence, de l’obscurantisme pour lui permettre de jouer sa partition dans le concert des nations ? La RCA traîne dans les bas-fonds alors qu’un petit pays comme le Rwanda, sans ressource, qui vient de sortir des horreurs du génocide, caracole en tête des pays à forte croissance ! Ne croyant pas un seul instant à l’Homme providentiel, je dirai que l’avenir de la RCA appartient avant tout aux seuls CENTRAFRICAINS . A eux de choisir ceux qu’ils estiment dignes de présider à leurs destinées . De toute façon, la vraie transition commencera le lendemain de l’élection présidentielle . 

 

  La suite au prochain numéro .

 

 

PS : Avez-vous remarqué que la Présidente de la Transition est sortie de son bunker pour aller promettre monts et merveilles à Ndélé ? Que son conseiller est à Paris et sur toutes les ondes ? A quoi correspond cette soudaine agitation à la veille des élections ? Seraient-ils déjà en campagne ? Les femmes de Ndélé portaient des pagnes à l’effigie de CSP, dame de paix ! Wait and see …

 

                                                       .

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Centrafrique-Presse.com
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 18:58

 

 

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi d'augmenter le nombre des Casques bleus opérant en République centrafricaine (RCA) en prévision des prochaines élections dans le pays.

 

Dans une résolution adoptée jeudi, le Conseil autorise le déploiement de 750 soldats et 280 policiers supplémentaires dans le cadre de la mission de l'ONU en RCA, comme l'avait demandé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

 

Dans sa résolution, le Conseil "considère que la situation en République centrafricaine continue de menacer la paix et la sécurité internationales".


La Minusca, qui a pris le relais le 15 septembre 2014 de la force africaine déployée dans le pays, dispose actuellement de 8.000 soldats et un millier de policiers, pour la plupart issus des rangs de la Misca.

 

Avec l'augmentation décidée jeudi, ses effectifs pleins autorisés seront portés désormais à 10.750 soldats et plus de 2.000 policiers.

 

M. Ban avait indiqué que si le feu vert du Conseil était donné rapidement, les renforts pourraient être opérationnels d'ici à juillet.

 

Des élections présidentielles et législatives sont prévues en RCA en juillet et août prochains.

 

Avec AFP

Centrafrique : l'ONU augmente les effectifs de la Minusca

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