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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 16:53

 

 

 

 

 

Par Tirthankar Chanda RFI 17-09-2014 à 16:34

 

Une nouvelle force de maintien de la paix des Nations unies a commencé à se déployer en Centrafrique plongé dans une grave crise depuis dix-huit mois. Le déploiement de la Minusca est considéré comme la mission de la dernière chance pour arracher ce pays aux horreurs de la guerre civile. La communauté internationale mise sur le chef de cette nouvelle force onusienne pour mener à bien sa double mission humanitaire et politique.

 

Portrait.

 

« Oui, Monsieur Ladsous tient beaucoup à ce que les hélicoptères que nous avons volent lors de la cérémonie de transfert d’autorité, j’espère que le temps sera cléments et qu’ils pourront voler », disait récemment le général Babacar Gaye à l’antenne de RFI. Or contrairement aux souhaits du général sénégalais, patron de la Minusca (acronyme pour la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique) qui vient de prendre le relais de la force africaine (Misca), il n’y a eu, ce lundi 15 septembre, ni soleil ni hélicoptères dans le ciel de Bangui lors de la cérémonie de la passation du commandement des opérations de maintien de la paix. C’est en effet sous une pluie battante qu’Hervé Ladsous, le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU, a remis le béret bleu au commandant des soldats onusiens. Une cérémonie symbolique, car les hommes ne changent pas, ne changent que le nom du contingent et la couleur des casques qui passe du vert de l’Union africaine au bleu des Nations unies…

 

Créée en avril dernier par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, la Minusca est composée pour l’instant des hommes issus de la force africaine dissoute. L’arrivée de détachements du Maroc, du Pakistan et du Bangladesh permettra de porter ses effectifs à 12 000 soldats et policiers et de déployer les soldats de la paix à travers tout le territoire. Le déploiement de cette nouvelle force est considéré par les observateurs comme l’option de la dernière chance pour ramener la paix en Centrafrique. Si les violences intercommunautaires massives entre populations chrétiennes et musulmanes ayant fait des milliers de morts depuis décembre 2013 ont maintenant cessé, la situation  reste toujours inquiétante et « d’une volatilité extrême », au dire même du chef de la Minusca. Dans ce contexte, la mission de cette dernière s’annonce ardue et de longue haleine, mais la communauté internationale mise sur le chef de la force onusienne pour la mener à bien.

 

Un « do-er »

 

C’est la riche expérience militaire et diplomatique du général sénégalais qui a conduit Ban Ki-Moon à le nommer représentant spécial des Nations unies en Centrafrique dès juillet 2013, puis chef de la Minusca, il y a trois mois, suite à la décision par le Conseil de sécurité de remplacer la force africaine Misca par une force onusienne. Dans les milieux onusiens au sein desquels ce militaire sénégalais, 64 ans, a effectué une grande partie de sa carrière internationale, il a la réputation d’être un excellent professionnel, un « do-er »,  un homme d'action, un battant.

 

Le général Gaye a accumulé des années d’expérience en matière de maintien de la paix. Il a été sur le terrain, au Liban, en Iraq, en Syrie, mais aussi en République démocratique du Congo (RDC) où il a officié entre 2005 et 2010 dans le cadre des différentes missions des Nations unies. Il a conduit en RDC le plus grand contingent de maintien de la paix, avec 17 000 hommes de 55 nationalités.

 

Le plus jeune chef d’Etat-major


Fils d’un ancien ministre de Senghor – le père Amadou Karim Gaye fut ministre des affaires étrangères du poète-président et Secrétaire-général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) -, Babacar Gaye a suivi sa formation militaire en France, à la célèbre Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr. Issu de la promotion De Gaulle (1970-72), il eut pour camarades de promotion, entre autres, le général congolais Jean-Marie Mokoko et le général ivoirien Mathias Doué. Des camarades qui en ont tous gardé un « très bon souvenir » !

 

A son retour au Sénégal à la fin des années 1970, au terme de sa formation militaire dont il est sorti lieutenant, le jeune Babacar rejoint tout naturellement l’armée, gravissant rapidement les échelons. Sa carrière domestique d’officier subalterne, puis d’officier supérieur est ponctuée de courtes missions à l’extérieur dans le cadre des opérations de la paix de l’ONU, notamment au Sinaï, au Liban et en Gambie.

 

En 2000, à la faveur de l’arrivée d’Abdoulaye Wade à la présidence du Sénégal, Babacar Gaye est nommé à la tête de l’armée sénégalaise, devenant ainsi, à 49 ans, le plus jeune chef d’Etat-major des armées. Deux ans plus tard, il sera toutefois contraint de démissionner de son poste suite au naufrage du navire « Le Joola » qui sombra le 26 septembre 2002 au large de la Gambie et fit près de 2000 morts. Les familles des victimes s’en prirent à l’armée et à ses chefs dont la responsabilité présumée dans l’acheminement tardif des secours était montrée du doigt par l’opinion publique. Babacar Gaye, comme d’autres hauts fonctionnaires sénégalais, demeure toujours sous le coup d’un procès intenté devant des tribunaux en France.

 

C’est encore Abdoulaye Wade qui vint au secours du général sans affectation, en le nommant d’abord ambassadeur du Sénégal à Berlin, puis en le détachant en 2005 à l’Organisation des Nations unies. Il est rapidement fait commandant de la force de la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc), un poste où le Sénégalais va laisser son empreinte. Babacar Gaye a joué un rôle prépondérant dans la protection de la population civile pendant la crise du Nord-Kivu, mais sous son commandement, la Monuc a dû aussi subir des critiques pour avoir assisté sans réagir aux massacres de civils par des factions armées. Les pairs du général lui reconnaissent toutefois son sang-froid face au rebelle Laurent Nkunda qu’il a empêché de prendre Goma, la capitale du Nord-Kivu.

 

Au-delà des acronymes

 

C’est auréolé de toutes ses expériences précieuses de commandement des forces de la paix de l’ONU depuis bientôt dix ans que le général sénégalais arrive aujourd’hui à Bangui. Babacar Gaye ne débarque pas vraiment en RCA ce 15 septembre puisque, avant d’être désigné patron de la Minusca, l’homme a été représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine et chef du Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (Binuca).

 

Depuis juillet 2013, date de sa première prise de fonctions à Bangui, le général parcourt de long en large ce pays, tentant de prendre langue avec les différents acteurs de la crise qui a plongé le Centrafrique dans les horreurs de la guerre civile. Il n’a cessé de rappeler que sa priorité était de promouvoir le dialogue politique, comme il l’a dit encore récemment à l’antenne de RFI où il était interrogé le 15 septembre sur la nature de sa tâche en tant que patron de la Minusca : « Et j’en profite pour dire qu’une mission de maintien de paix est en accompagnement d’un processus politique… » Un processus politique qui, selon le général, a déjà commencé avec la tenue du Forum de Brazzaville et la signature d’un accord de cessez-le-feu le 23 juillet.

 

La Minusca aura aussi pour mission de protéger les populations dans un pays où la paix reste encore fragile et la situation des droits de l’homme préoccupante. Mais le rapprochement politique des communautés reste « notre atout numéro 1 », martèle le Sénégalais. Tout comme les militaires sous son commandement qui ont délaissé le béret vert de l’UA pour le casque bleu de l’ONU tout en continuant d’assurer la paix, le général sénégalais a, lui aussi, changé de casquette et d’acronymes en passant de Binus à Minusca, sans oublier d’insister sur la primauté de la politique dont il a fait le leit motif de sa mission à travers ce pays dévasté.

Babacar Gaye, un vétéran du maintien de la paix

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 15:22

 

 

 

 

 

APA-Brazzaville (Congo) 2014-09-17 12:55:38 - Le Dr Nicolas Dologuélé de l’Organisation pour la lutte contre les épidémies en Afrique Centrale (OCEAC) a souligné mercredi à Brazzaville le bien fondé d’un plan d’urgence de trois mois dans la zone CEMAC pour prévenir et opposer une riposte à la maladie à virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest et en RD Congo.


Pour le Dr Nicolas Dologuélé, expert en épidémiologie originaire de la Centrafrique, qui s'exprimait en marge d'un atelier d'experts en épidémiologie de l'Afrique centrale, « bien qu'aucun cas de maladie à virus Ebola n'a encore été signalé dans les pays de la zone de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC), il a été jugé nécessaire de mettre en place un plan d'urgence pour mettre tout le monde en phase d'attaque contre cette maladie à virus Ebola au cas où elle se déclenchait. » 


« Ce plan d'urgence va couvrir des activités selon les axes suivants : la coordination, la surveillance épidémiologique la sensibilisation, la mobilisation sociale, les activités transfrontalières et la coordination sous-régionale », a déclaré cet expert.


« Ce plan d'urgence une fois mis en place va couvrir la période de fin septembre à fin décembre mais il faut qu'en urgence les pays de la CEMAC arrivent à mettre en œuvre ce paquet d'activités qu'on aurait déterminé de manière qu'ils soient tous en phase de riposter en cas d'attaque », a encore dit le Dr Dologuélé.


« Bien que les pays de la zone CEMAC ont leur plan de contingence, ils ne sont pas tous en phase. Il faut amener tout le monde à être en phase, pour mener obligatoirement ces activités d'urgence d'ici fin décembre pour contrer cette maladie et ensuite on va essayer de faire une évaluation en fin décembre » a-t-il expliqué.

L'atelier d'experts en épidémiologie de deux jours (16 au 17 septembre), ouvert mardi à Brazzaville, se tient en prélude de la réunion des ministres de la Santé de la zone CEMAC qui aura lieu jeudi à Brazzaville pour valider ce plan de prévention et de riposte de la maladie à virus Ebola dans la zone.


La multiplication des plans de prévention et de riposte en zone CEMAC se justifie par le fait que depuis son apparition en Afrique, cette maladie a déjà affecté deux fois la zone notamment le Congo et le Gabon.


Le Congo a connu quatre épidémies à fièvre Ebola en 2001, 2002, 2003 et 2005 avec près de 198 décès et des villages entiers rayés de la carte dans les départements qui ont été affectés.


Cet atelier regroupe des experts des pays de la CEMAC que sont : Congo-Brazzaville, Cameroun, Gabon, Guinée Equatoriale, Centrafricaine et Tchad. 

 

 http://www.apanews.net/article_read-804784-un-plan-d--urgence-de-trois-mois-va-ee-mis-en-place-dans-la-zone-cemac-pour-prenir-ebola.html#sthash.9T1vZHER.dpuf

 

Un plan d'urgence de trois mois va être mis en place dans la zone CEMAC pour prévenir Ebola

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 15:07

 

 

 

 

 

Par Emile Gankama & Bruno Okokana-LDB - 17/09/2014

 

Le président de la Conférence des Imams de France, séjourne à Brazzaville avec à la clé, d'importants entretiens axés sur la paix et le dialogue inter-religieux

 

D'abord et surtout, ce tête à tête de plus de deux heures avec le chef de l’État congolais, Denis Sassou N'Guesso. Au président de la République du Congo, et médiateur dans la crise centrafricaine, Hassen Chalghoumi a partagé sa vision d’organiser une conférence mondiale sur la paix à Brazzaville. Dans cette interview exclusive avec Les Dépêches de Brazzaville, Hassen Chalghoumi revient sur les enjeux de ce rendez-vous souhaité entre les religieux.


Vous êtes à Brazzaville depuis le 12 septembre dernier. Qu'a ce qui a dominé votre séjour de travail?

 

Hassen Chalghoumi. Nous avons eu l’honneur de rencontrer le médiateur de la crise centrafricaine, le chef de l’État congolais Denis Sassou N’Guesso. Avec lui, nous avons parlé pendant plus de deux heures de la situation en Centrafrique. Ça été une rencontre importante. Outre la Centrafrique, nous avons parlé d’autres crises internationales, telle que la montée des extrémistes Boko Haram ; la détérioration de la situation au Kenya ou au Nigeria... Enfin, nous avons parlé avec Denis Sassou N’Guesso de la possibilité d’organiser une conférence mondiale sur la paix, car le monde en a besoin. Actuellement, il y a autant d’efforts sur le plan international pour lutter contre les extrémistes afin de rétablir la paix au Moyen-Orient, précisément en Irak et en Syrie. Nous avons rencontré aussi le président de la communauté musulmane du Congo, El Hadj Djibril Abdoulaye Bopaka. Nous avons été reçus également par l’archevêque de Brazzaville, Mgr Anatole Milandou. Nous avons prévu une conférence des musulmans le mardi 16 septembre qui nous permettra de dissocier l’Islam des barbares, et surtout de parler de l’actualité à l’intérieur de notre communauté.

 

Le conflit qui déchire la République centrafricaine (RCA) a des répercussions inter-religieuses. Aviez-vous lors de votre passage en Centrafrique discuté avec les responsables religieux de ce pays?

 

Ce conflit n’a rien à voir avec la religion. Je ne crois pas qu’une religion puisse inciter à la haine, à la vengeance. C’est ça d’ailleurs qui m’a poussé dès le début en France, à lancer un appel. La France s’est mêlée tout de suite en intervenant en RCA ainsi que la Francophonie qui a l’histoire commune avec la Centrafrique. En même temps, j’ai vu que certains journalistes me parlaient de jeunes djihadistes en Syrie qui parlaient déjà de la Centrafrique. Alors que sur place, beaucoup de personnes étaient assassinées. J’ai eu la crainte que ce conflit ne soit récupéré par des fanatiques ; et que des barbares qui ne connaissent rien de l’histoire et qui sont faibles d’esprit posent des actes terribles contre des églises en France ou ailleurs. C’est ainsi que nous, les modérés, qui croyons en la paix, avions pensé aider ce peuple en évitant que des drames comme celui de Mera et d’autres se multiplient. Je suis arrivé donc en Centrafrique avec trois Imams, tous Africains avant qu’ils ne deviennent Français. Nous avions rencontré le Premier ministre et la présidente de la République. 

Je suis un imam proche de la communauté juive, un imam qui a vu des camps de concentration, ce qui n’est pas différent des camps de concentration que j’ai vu en Centrafrique. À Yaloké, les 660 personnes ne peuvent pas sortir à l’extérieur de ce camp sinon qu’elles risquent leurs vies. Même l’autorité m’a dit qu’elle ne peut pas les sortir de ce lieu, car incapable de leur garantir la protection. C’est horrible ! Personnellement, j’ai dit que je suis en train de voir des choses que j’ai vues en Allemagne. Et dire même qu’au kilomètre 5, ça fait pratiquement sept mois que les gens sont dans la même situation faite d'absence d’aide humanitaire.

Qu’aviez-vous dit aux Centrafricains?

 

Nous leur avions dit qu’ils sont tous des Centrafricains, c’est-à-dire des frères et sœurs, qu’ils devaient vivre ensemble, être unis, restés ensemble. Nous avons déploré aussi l’absence et la faiblesse de l’État. Ces extrémistes ont pris toute une communauté en otage. C’est dire que les Balaka, Séléka ou les anti-Balaka, sont tous des hors-la-loi, ils portent des armes. Et nous avons essayé de bousculer l’autorité, en lui demandant pourquoi jusqu’à ce jour on ne désarme pas ces extrémistes et pourquoi la situation n’est pas débloquée. Il ne faut pas donner l’occasion à des extrémistes comme Boko-Haram de récupérer le conflit ou de récupérer des jeunes centrafricains qui ne croient plus à la paix. Parce que j’ai entendu des jeunes dire que si on était des chrétiens on n’allait pas subir cela, qu'il y a l’Otan qui bombarde. J’ai dit à la représentante de l’agence humanitaire des Nations unies que ces propos sont dangereux. J’ai amené dix Imams à Rome et en France où ils ont vu l’autorité française, ils se sont adressés aussi à la presse pour dire que ce n’est pas un conflit religieux et qu’ils sont des frères chrétiens et musulmans vivant ensemble. D’où, nous pensons qu’il faut une vraie volonté. Et, c’est là où on s’est adressé pendant plus de deux heures au médiateur international dans le conflit centrafricain, le président congolais, lui qui est la personne clé par rapport à ce conflit.

 

Certes vous dites que ce conflit ne concerne pas la religion mais peut-on continuer de croire en la bonne cause prêchée dans les mosquées ou les églises?


Si on regarde un barbare tuer les chrétiens d’Orient, on va dire que c’est la religion. Mais si on voit la situation de 418 mosquées détruites en Centrafrique, on voit une vengeance. La réalité est qu’il faut regarder derrière. Ce n’est pas la religion, car un religieux ne peut pas faire ça. Un barbare, un criminel, un terroriste, un inhumain qui a perdu la foi et la sagesse oui, mais je ne peux pas parler d’un vrai criminel au nom de la religion. Les musulmans que j’ai vus tout à l’heure à Brazzaville se sont des vrais musulmans, différents de ceux de Boko-Haram.

 

Peut-on espérer un meilleur dialogue entre les chrétiens et les musulmans, y compris au Congo-Brazzaville et ailleurs ? Est-ce que vous allez impulser cette dynamique de brassage entre les deux communautés afin que le message passe


Vous l’avez dit vous-même, lorsqu’on voit l’image de l’assassinat d’un chrétien ça fait mal à l’humanité entière. L’image positive ça fait du bien et nous avons besoin des images positives. L’image qu’on a vue aujourd’hui, c’est l’image de l’Afrique qui a le mérite, des gens qui vivent des décennies et des siècles en harmonie, en paix, dans la fraternité. C’est pour cela qu’il faut les matraquer dans d’autres pays. En France, nous aurons des rencontres inter-religieuses entre chrétiens d’Orient (mes frères), et entre les chrétiens en France et les musulmans et surtout dans les pays africains. Déjà le lundi 22 septembre à 11 heures, j’irai à l’ambassade du Kenya en France déposer une gerbe de fleurs et faire une prière en mémoire des 67 personnes qui ont été assassinées parce qu’elles n’étaient pas religieuses. Comment peut-on accepter, en plein 21è siècle, des gens qui ont des idées pareilles. Il y a quand même de l’inquiétude comme a dit l’archevêque de Brazzaville. Si les religieux n’ont plus d’espoir en cette fraternité que le Dieu de l’amour et de la paix nous offre, comment pouvons-nous alors la donner aux hommes politiques?


Le Président de la Conférence des Imams de France pour la tenue d’un Congrès mondial pour la paix à Brazzaville

 

Hassen Chalghoumi : «le conflit centrafricain n’a rien à voir avec la religion»
Hassen Chalghoumi : «le conflit centrafricain n’a rien à voir avec la religion»

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 14:21

 

 

 

 

 

17/09/14 (Le Nouvel Observateur)

 

Ce 15 septembre 2014, la Minusca, la mission de maintien de l’ONU, a pris le relais des troupes de l’Union africaine en Centrafrique. Cette mission va-t-elle modifier fondamentalement la situation sécuritaire du pays ? Analyse de Gregor Mathias, auteur des "Guerres africaines de François Hollande" (éd. de l’Aube).

 

La mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) remplace désormais la Misca, force de l’Union africaine, pour stabiliser la République centrafricaine.

 

Ses missions sont de protéger les civils et les ONG, cibles des deux groupes armés musulmans de la Séléka et chrétiens des anti-balakas. La Minusca a pour mandat d’arrêter et de traduire en justice les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Elle doit aussi appuyer les autorités centrafricaines de transition pour organiser les futures élections et "favoriser et soutenir l’extension de l’autorité de l’Etat" en province.

 

L’opinion publique française risque de penser que l’intervention de l’ONU suffira à rétablir l’ordre et la sécurité dans ce pays déchiré par les conflits ethnico-religieux, ce qui permettra le retrait de la force française Sangaris.

 

Nouvel écusson et couleur du casque, les deux plus grands changements

 

La Minusca prévoit à terme un effectif de 12.000 hommes, dont 1.800 policiers, pour stabiliser le pays. Or, sur ce chiffre, seuls 7.600 soldats sont arrivés.

 

Les 6.000 hommes de la Misca présents en Centrafrique appartenant à l’Union africaine vont donc tout simplement changer d’écusson et peindre leur casque en bleu. Ils vont également changer de commandement en se plaçant sous les ordres du général sénégalais Babacar Gaye, officier ayant eu l’expérience des opérations de maintien de la paix en Irak, au Liban, et en RDC de 2005 à 2010.

 

Aux nationalités déjà présentes en Centrafrique vont s’ajouter des policiers de pays francophones, comme le Burundi, le Rwanda et le Sénégal.

 

Des anglophones pour stabiliser un pays francophone

 

Le principal problème des nouveaux contingents de l’ONU qui vont renforcer les anciennes unités de la Misca, est celui de la langue. Ce sont tous, à l’exception du Maroc, des pays anglophones (Bangladesh, Pakistan et Indonésie), alors qu’ils sont déployés dans un pays francophone déchiré par des conflits ethnico-religieux.

 

Ces pays ont aussi l’inconvénient d’être musulman, alors même que la majorité de la population est chrétienne et que le Nord-Est, en sécession de fait, est contrôlé par des musulmans.

 

La langue et la religion des militaires de la Minusca risquent d’être un obstacle pour se faire accepter de la population chrétienne de l’Ouest et de la population francophone musulmane de l’Est.

 

Une efficacité plus que douteuse

 

Ces mêmes forces internationales africaines sont présentes en Centrafrique depuis 2008, elles ont été inefficaces à empêcher la Séléka de s’emparer de Bangui en mars 2013 et incapables d’arrêter les massacres et les pillages lors de son reflux en janvier 2014.

 

Elles n’ont pas réussi à arrêter les massacres ethnico-religieux à Bangui, sauf en évacuant les quartiers musulmans de la capitale. Elles ne sont pas parvenues à démanteler les barrages routiers anti-balakas entre la frontière camerounaise et Bangui.

 

Les affrontements les plus violents l’ont été entre la force Sangaris et la Séléka, lorsque les Français ont tenté de désarmer ou d’arrêter l’avancée de rebelles sur leur position.

 

Lorsqu’on sait que la Séléka est le seul groupe à avoir refusé de ratifier les accords de paix de Brazzaville, on s’imagine la difficulté pour la Minusca de désarmer ce groupe armé. La Minusca devra se déployer en province, faire accepter sa tutelle et désarmer tous les belligérants. Pour assécher les sources de financement des groupes armés, elle devra également prendre le contrôle des ressources aurifères et diamantifères.

 

La Séleka et les anti-balakas risquent d’y voir un casus belli et refuser de s’y soumettre. Mais y aura-t-il même une volonté des anciens militaires de la Misca devenus casques bleus de la Minusca de les désarmer, alors qu’ils n’ont jamais tenté de le faire depuis un an et demi ?

 

Sangaris, s’envolera ou ne s’envolera pas ?

 

Le déploiement de la Minusca et ses actions doivent remplacer à terme les forces françaises de l’opération Sangaris, d’où le nom de ce papillon éphémère.

 

Devant l’ampleur des défis à relever et la difficulté pour désarmer des groupes armés très autonomes, dont le plus important à refuser le désarmement, il n’est pas sûr que Sangaris arrive à partir définitivement de Centrafrique en mai 2015.

 

Son rôle risque d’être le même que lors de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire lors de la partition du pays, c’est-à-dire servir de force de soutien et de réaction rapide de l’ONU en cas de reprise des hostilités.

 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1241195-en-centrafr...

 

Lu pour vous : En Centrafrique, l'ONU remplace l'Union africaine : une efficacité plus que douteuse

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 13:51

 

 

 

 

 

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/  

 

L'opération Sangaris en Centrafrique confronte les soldats français à des situations de stress importantes (photo AFP), des exactions et des scènes humaines voire humanitaires parfois difficiles à supporter. Finalement plus qu'au Mali, même s'il faut se garder des comparaisons.

 

En tout cas, les forces terrestres, désormais commandées par le général Sainte-Claire Deville ont repris le principe du sas de fin de mission pour décompresser avant de reprendre " une vie plus normale ".

 

Après Paphos à Chypre pour les retours d'Afghanistan, les relevés de Centrafrique passent désormais trois jours à Dakar...

 

Lors de la relève des forces Sangaris (mais aussi EUFOR-RCA), qui se déroule actuellement (de début septembre jusqu'à la mi-novembre), 2 500 militaires vont bénéficier de ce sas de décompression en treize rotations d'environ 200 hommes.

 

A Dakar au Sénégal, nous sommes sur le même principe et les mêmes conditions que le sas de Paphos à Chypre, indique le général de corps d'armée Arnaud Sainte-Claire Deville, commandant des forces terrestres à Lille depuis le 1er août. Avec un complexe hôtelier de bon niveau, un environnement et une organisation largement éprouvée à Paphos. " 

 

Au programme des soldats pour " tourner au mieux la page OPEX " : informations sur le retour, débriefings, échanges sur les expériences de stress, séances de relaxation, sorties culturelles, sport, repos... Pour les psychologues de la CISPAT (cellule d'intervention et de soutien psychologique de l'armée de terre) notamment, il s'agit de faciliter la rupture entre le soldat en opération et celui en garnison, retrouvant sa famille. Depuis 2009, 26 000 militaires français sont passés par le sas de Chypre, pour un taux (officiel) de satisfaction de 90 %. Comme quoi, cela répond à un besoin...

 

Le COMFT (photo Stéphane Mortagne, La Voix du Nord) reconnaît volontiers que la Centrafrique présente des conditions rudes dans un environnement compliqué : " Quelquefois, nos soldats se retrouvent dans des situations difficiles sur le plan psychologique. Le sas a donc toute sa raison d’être compte tenu du niveau et de l’intensité des engagements auxquels nos soldats peuvent être confrontés. "

 

Pas de chiffre sur une éventuelle montée centrafricaine des syndromes TSPT (troubles de stress post-traumatique). Le général Sainte-Claire Deville se veut prudent : " Une analyse demande beaucoup de recul avant de pouvoir tirer des conclusions valables. Avec Sangaris, nous sommes encore sur des effectifs faibles. Nous n’avons pas assez d’éléments pour savoir si on a plus ou moins de cas qu’en Afghanistan. Mais si on a relancé le sas, c’est qu’on estime qu’il est nécessaire. "

 

 

Lu pour vous : Un sas de décompression vient d'ouvrir à Dakar pour les soldats de retour de Centrafrique

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 13:49

 

 

 

 

 

 

Bangui, 16 sept 2014  – « Ce qui se passe en Centrafrique n’est pas insurmontable. Si nous nous entraidons, si nous nous écoutons et s’il existe une estime réciproque, il est possible de surmonter la crise » a affirmé S.Exc. Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui, capitale de la République centrafricaine, au cours de la rencontre entre une délégation de jeunes rwandais et le Président de transition, Catherine Samba-Panza. L’Archevêque a souligné que « l’exemple du Rwanda nous prépare et nous éduque à éviter le pire ».

 

Les jeunes rwandais ont été invités en Centrafrique après une visite effectuée par les responsables religieux centrafricains à Kigali. « Nous sommes allés voir ce qui s’est passé au Rwanda et nous avons invité ces jeunes à venir dans notre pays » a rappelé Mgr Nzapalainga. La Centrafrique cherche actuellement à sortir de la grave crise causée par les affrontements entre les anciens rebelles de la Seleka et les milices antibalakas qui ont jeté le pays dans le chaos. Le 15 septembre, une force de l’ONU a remplacé la mission de l’Union africaine dans le pays.

 

Après l’Angelus du Dimanche 14 septembre, le Pape François a souhaité que la force de l’ONU puisse offrir « protection à la population civile touchée par le conflit en cours ». « Que la violence cède le pas le plus vite possible au dialogue – a déclaré le Pape. Que les coalitions laissent de côté les intérêts particuliers et oeuvrent afin que chaque citoyen, à quelque ethnie et religion qu’il appartienne, puisse collaborer à l’édification du bien commun ».

 

 

L'Onu prend le relais en Centrafrique

 

http://fr.radiovaticana.va/

 

(RV) Entretien - En Centrafrique, les Nations unies ont pris lundi le relais. La Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine (Misca), qui était composée de forces africaine, française et européenne, laisse place à la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui est sous l’autorité de l’Onu. 

 

7 600 hommes, dont une grande partie sont déjà sur place avec la Misca, vont être déployés en RCA. A terme, cette forces onusienne comptera 12 000 soldats et policiers. Ils doivent aider la transition politique du pays, et surtout faire cesser les violences entre populations chrétiennes et musulmanes.

 

Pour Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’archevêque de Bangui, il était temps que les forces onusiennes remplacent la Misca. Mais ce sont surtout les Centrafricains eux-mêmes qui doivent trouver des solutions pour leur pays. Ils doivent trouver des solutions pour leur pays. Il est au micro de Christelle Pire

 

La M.I.S.C.A a apporté une solidarité africaine car les Centrafricains étaient en difficulté et ne pouvaient plus s’entendre dans les conflits internes. Ils s’entretuaient et la M.I.S.C.A est venue s’interposer pour permettre d’arrêter les tueries, les violations des droits de l’homme, les viols et les massacres à grande échelle. Et à ce niveau, il faut être reconnaissant car si elle n’était pas là, peut-être aurait on connu le pire. En même temps, la M.I.S.C.A, c’est une force africaine. Beaucoup de forces africaines ont des difficultés au niveau matériel. Tout ça a montré aussi les limites de nos forces. Voilà pourquoi il était temps qu’une autre force onusienne puisse prendre le relai.

 

Il y a toujours des violences dans le pays. Est-ce que les nouvelles forces qui sont aujourd’hui sous l’autorité de l’ONU seront plus capables d’apaiser les tensions ?

 

Les forces sous l’autorité de l’ONU peuvent être un milliard ou plus, si les centrafricains n’arrivent pas à prendre conscience que ce pays nous appartient et que nous sommes appelés à vivre ensemble, on ne pourra rien faire. Les forces sont là comme un appoint pour soutenir et surtout prêter main forte aux Centrafricains dans leur effort de réconciliation. Je pense que ces forces-là sont les bienvenues mais les premières réponses reviennent aux Centrafricains.

 

Il y a eu des manifestations qui demandaient aux français de l’opération Sangaris de quitter le pays avec le passage de relai à la MINUSCA. Les militaires français vont commencer à quitter la Centrafrique à partir de la fin de l’année. Est-ce que cela va aussi permettre de calmer le jeu ?

 

Je pense qu’il ne faut pas qu’on se trompe d’adversaire. Le premier ennemi, c’est nous-mêmes, les Centrafricains. Quand nous commençons à semer la haine, la vengeance et quand nous commençons à parler de médisance, c’est l’ennemi qu’on doit combattre. Certes, les autres qui sont venus ont eu leur limite et ils ne pouvaient pas faire face à tous nos problèmes et maintenant, nous cherchons parfois des boucs émissaires. Je ne veux pointer le doigt sur personne mais je le dis pour que nous, les Centrafricains, nous puissions nous remettre d’abord en question. Si ce qui est arrivé est arrivé, c’est d’abord nous, les Centrafricains, qui sommes en première ligne. Les Français qui sont venus ont accompli une mission. Il y a des moments où la Sangaris a joué un grand rôle. Il y a deux semaines, il y a eu un accident de voiture. Sangaris est parti avec l’hélicoptère pour prendre les gens et les amener dans les hôpitaux. Ils ont sauvé des vies. Il ne faudrait pas se voiler la face. Il faut dire la vérité, ils ont apporté quelque chose. Maintenant, s’il y a eu des bavures, c’est autre chose, c’est humain. Mais il ne faudrait pas s’arrêter là ; il faut plutôt voir la mission qui a été confiée et ce qui a été réalisé. C’est plutôt permettre à la Centrafrique de se stabiliser et de préparer la mission onusienne qui vient d’arriver. 

Déclarations de l’Archevêque de Bangui : « la crise centrafricaine n’est pas insurmontable »
Déclarations de l’Archevêque de Bangui : « la crise centrafricaine n’est pas insurmontable »

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 13:08

 

 

 

Revue de presse 

 

Après la Misca et ses bérets verts, place à la Minusca et ses casques bleus. Créée en avril par la résolution 2149 du Conseil de sécurité, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine s'est officiellement déployée lundi sur le terrain, prenant le relais de la force de l'Union africaine. Dotée de moyens accrus, cette nouvelle force, dont le premier mandat court jusqu'au 30 avril 2015, devrait compter à terme 12 000 hommes – 10 000 militaires et 2 000 policiers.

 

Des effectifs destinés à rétablir l'ordre et, partant, l'autorité de l'Etat dans un pays miné depuis de longs mois par les violences interconfessionnelles, souligne le site Les Afriques. Cela va-t-il pour autant changer fondamentalement la donne ? Cité par Voice of America, Gustave Bobossi-Séréngbé, recteur de l'université de Bangui, affiche sa circonspection, estimant que les groupes armés – ex-Séléka musulmans et anti-balaka chrétiens – ne vont pas rendre les armes sans opposer de résistance. Sept mois pour "ramener la paix", le délai paraît "bien court", estime la Deutsche Welle.

 

D'autant que le territoire de la RCA est une fois et demie plus vaste que celui de la France et qu'il n'existe aucune infrastructure adéquate, explique un expert. Pour l'ONG Human Rights Watch, l'urgence principale est de protéger les civils dans l'est et le centre du pays, où les heurts sectaires se multiplient, en dépit d'un accord de cessez-le-feu signé en juillet à Brazzaville (Congo).

 

Naguère imprégnée de tolérance, la République centrafricaine est aujourd'hui une nation fracturée, baignant dans une atmosphère viciée de haine et de rancœur, constate Michelle Shephard, correspondante du Toronto StarThe Nation, de son côté, regrette que la crise actuelle soit la grande "oubliée" de la communauté internationale, alors même que la RCA est chaque jour plus près du précipice. 

 

Centrafrique : une mission déjà vouée à l'échec ?

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 13:06

 

 

 

 

 

17/09/2014

 

Les assaillants se réclameraient du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et ancien allié de la Seleka

 

Dix passagers ont été enlevés à Bouar dans l’ouest de la RCA, après le renversement du véhicule qui les transportait dans une embuscade, a rapporté à Gervais Towa, étudiant au collège technique de la ville de Bouar au nord-ouest de la Centrafrique. Le véhicule appartenant à un certain Charly Ouagoto a d’abord essuyé un tir de roquettes avant de s’installer au fond de l’embuscade.

 

Du coup, des assaillants se réclamant du chef rebelle centrafricain du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et ancien allié de la Seleka ont enlevé dix passagers, dont deux femmes, selon la même source. «Des hommes armés ont tiré des roquettes en direction du véhicule puis ont pris en otage les dix personnes qui étaient à son bord. Ils ont autorisé le propriétaire du véhicule, Charly Ouagoto, de téléphoner à sa famille. C’est ainsi que la nouvelle est parvenue à la ville de Bouar».

 

Dans la même optique, il a ajouté: «les assaillants ont dit vouloir faire pression sur les autorités de la transition pour que des démarches soient menées en vue de libérer leur leader Abdoulaye Miskine, écroué à Yaoundé depuis bientôt deux ans. Ils ont, en outre, menacé d’exécuter les 10 otages si rien ne sera fait pour la libération de leur chef» a-t-il alerté.


D’abord traqué par la Seleka en Centrafrique, Abdoulaye Miskine qui serait passé du côté de la frontière camerounaise, était également recherché par la police du Cameroun. Il est accusé de «se servir de l’Est camerounais comme base arrière, portant ainsi atteinte à la sécurité de la région», d’après une source militaire camerounaise qui a requis l’anonymat.


Abdoulaye Miskine qui avait conduit en avril 2013 des affrontements entre sa bande et des membres de l'ancienne séléka, représentait et continue de représenter, d’après des sources gouvernementales centrafricaines, "un danger pour les régimes de Bangui et de Yaoundé", mais aussi pour "toute la sous-région". Aucune réaction par rapport à la revendication des assaillants n’a été enregistrée auprès du gouvernement centrafricain jusqu’à mardi, en milieu d’après-midi.

 

Lu pour vous : Centrafrique: des passagers d'un véhicule pris en otage à Bouar

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 13:04

 

 

 

 

 

17/09/14 (RFI)

 

En Centrafrique, la capitale Bangui reprend progressivement ses couleurs d’avant la crise. Le nombre de déplacés est en baisse. Certains sont déjà revenus dans leurs quartiers, d’autres ont l’intention de suivre. Y compris ceux qui viennent du 3e arrondissement, l’une des parties de la ville les plus malmenées depuis le mois de décembre 2013 par les hommes armés. L’équipe de RFI a suivi ces déplacés sur le chemin du retour. Des hommes et des femmes qui, la plupart du temps, retrouvent leurs habitations détruites et vidées de leurs biens, qui veulent malgré tout repartir de zéro. Et qui demandent à ce qu’on les aide à le faire.

 

Après des mois de violence, la machette peut être un signe d’espoir quand elle est utilisée pour dégager les portes, rouvrir les allées, faire revivre des quartiers. Dans le 3e arrondissement, l’un de ceux qui ont le plus subi de violences des groupes armés, l’association « Tournons la page » mobilise des déplacés pour nettoyer les quartiers et aider au retour.

 

« Ici l’herbe a trop poussé, explique Moussa Bardé, le président de l’association. On fait ce travail pour ouvrir la ruelle pour permettre aux forces de sécurité de bien sillonner le quartier pour garantir la sécurité à la population ».

 

Une machette peut même être un symbole de réconciliation quand chrétiens et musulmans travaillent ensemble à rendre le 3e arrondissement plus fréquentable. Mahamat est musulman, c’est l’un de ceux qui travaillent à couper les hautes herbes qui ont envahi le quartier : « Les chrétiens et les musulmans n’ont pas de problèmes entre eux. Nous pardonnons tout. Moi par exemple je travaille avec Guy ».

 

Guy est chrétien. Il répond à l’appel en riant et s’approche : « Chrétiens et musulmans on est là réunis, c’est une très bonne chose. On travaille pour permettre à ceux qui sont encore dans les sites de déplacés de regagner leurs maisons ».

 

Tous les problèmes sont évidemment loin d’être résolus, le principal étant sans doute que l’arrondissement est un grand champ de ruines. La plupart des maisons ont été saccagées et pillées. Les tôles qui étaient sur les toits ont été emportées. Les candidats au retour réclament donc de l’aide pour repartir à zéro, notamment des tentes et de la nourriture.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140916-bangui-premiers-retours-q...

 

Bangui : premiers retours dans les quartiers dévastés par les violences

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 13:02

 

 

 

 

 

17/09/14 (AFP)

 

Au moins 80 personnes sont portées disparues en Centrafrique après le naufrage d'une embarcation le 11 septembre dans la rivière M'poko, au sud de Bangui, a-t-on appris mercredi auprès du ministère des Transports.

 

"A ce jour, une vingtaine de personnes seulement ont pu être sauvées. L'embarcation avait plus d'une centaine de personnes à son bord. Au moins 80 personnes sont donc portées disparues", a déclaré à l'AFP le directeur général des Transports, Silvère Yabada.

 

"La question qu'on se pose c'est comment une centaine de personnes peuvent accepter d'utiliser une embarcation qui n'est pas recommandée? Que les Centrafricains prennent quand même soin d'eux, qu'ils protègent leur vie", a déploré M. Yabada ajoutant: "c'est le même constat sur les routes. On voit des gens bondés dans des véhicules bourrés de marchandises. Cinq à six personnes se mettent ensemble sur une moto. C'est extrêmement dangereux".

 

Plusieurs centaines de personnes traversent la rivière M'poko chaque jour dans les deux sens. Certains se rendent dans leurs plantations dans les villages riverains de l'Oubangui, tandis que d'autres viennent à Bangui pour s'approvisionner.

 

Un bac assure la traversée. Cependant, il est régulièrement en panne ou immobilisé faute de carburant. Les candidats à la traversée doivent alors emprunter des pirogues surchargées.

 

Les naufrages de telles embarcations surchargées sont fréquents sur la rivière M'poko, de même que sur l'Oubangui.

 

Devant un nombre élevé des victimes d'accidents fluviaux, le gouvernement du président déchu François Bozizé avait interdit la navigation nocturne sur l'Oubangui. Un contrôle systématique des passagers et leurs bagages était en principe exigé avant tout déplacement.

 

Le reversement de François Bozizé par la coalition rebelle Séléka en mars 2013 a plongé la Centrafrique dans un cycle de violences intercommnautaires qui ont provoqué une crise humanitaire sans précédent dans un pays figurant parmi les plus démunis de la planète malgré son potentiel agricole et minier. Des forces internationales sont déployées pour pacifier le pays et reconstruire des administrations à la dérive.

 

Centrafrique : 80 disparus dans un naufrage

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