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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 00:09
Communiqué du  BUREAU POLITIQUE  du MLPC pour le 38ème Anniversaire du Parti
Communiqué du  BUREAU POLITIQUE  du MLPC pour le 38ème Anniversaire du Parti
Communiqué du  BUREAU POLITIQUE  du MLPC pour le 38ème Anniversaire du Parti

 

 

BUREAU POLITIQUE

 

COMMUNIQUE

 

 

Le Camarade Martin ZIGUELE, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) communique :

 

22 FEVRIER 1979 – 22 FEVRIER 2017

 

Il y a 38 ans que le MLPC est né et qu’il se bat aux côtés de toutes les centrafricaines et de tous les centrafricains, sans distinction aucune, des couches laborieuses, en somme de tout le Peuple Centrafricain pour la Restauration de la République d’abord, puis pour la démocratie, la paix et la sécurité, qui ne peuvent être durables que par l’amélioration de leurs conditions de vie.

 

En ce jour anniversaire, toutes nos pensées vont vers :

 

  • Nos Camarades qui ont payé de leur vie leur engagement à lutter pour la démocratie et la justice sociale ;
  •  
  • Nos Compatriotes qui ont également payé de leur sang pour l’ambition et le choix aventureux de certains compatriotes ;
  •  
  • Nos Compatriotes des Arrondissements de Bangui, des Villes et Villages de l’arrière-pays qui continuent de souffrir des affres de l’insécurité.
  •  

Nous nous inclinons respectueusement devant toutes leurs mémoires.

 

Militante, Militant et Sympathisant du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), au nom du Bureau Politique de ton Parti et en mon nom propre en ma qualité de Président, je t’exhorte à resserrer les rangs, à redoubler d’ardeur au travail pour redynamiser Notre Parti car le Peuple Centrafricain qui continue de croire à toi et à ton Parti attend encore aujourd’hui les solutions adéquates aux nombreux défis qui compromettent son bien-être et son épanouissement.

 

Bangui, le 22 Février 2017

 

Honorable Martin ZIGUELE

 

Président du MLPC

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 23:52
Un pas vers la justice en République centrafricaine (HRW)
Un pas vers la justice en République centrafricaine (HRW)

 

 

 

La nouvelle Cour pénale spéciale peut aider à mettre un terme à l’impunité

 

https://www.hrw.org/  Par Lewis Mudge  21 FÉVRIER 2017 4:42PM EST

 

Chercheur, division Afrique Suivre @LewisMudge

 

Lewis Mudge est chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch, notamment sur la République centrafricaine, le Rwanda et le Burundi. Avant de rejoindre Human Rights Watch, il était basé à Goma, en République démocratique du Congo, en tant que manager pour Radio interactive pour la justice, une organisation œuvrant à la création d’émissions de radio locales se consacrant aux procédures engagées devant le Cour pénale internationale. Il a vécu plus de 10 ans en Afrique, travaillant pour la majeure partie sur la région des Grands Lacs. Il a rédigé de nombreux rapports avec Human Rights Watch et ses tribunes sont parues dans de nombreux médias de presse, mais sa véritable passion est la recherche de terrain et de tenter de comprendre le coût associé aux violations des droits humains. Il est titulaire d’une maîtrise en politique africaine de SOAS (School of Oriental and African Studies, École des études orientales et africaines).

 

Le mois dernier, je me suis rendu à Bakala, une ville du centre de la République centrafricaine où de violents combats entre deux groupes rebelles ont causé récemment la mort d’au moins 38 personnes. Quelques habitants courageux m’ont montré un puits où sept corps avaient été jetés. Près de là, nous avons vu ce qui ressemblait à du sang dans une école où un homme ayant réussi à fuir a indiqué que 25 autres personnes avaient été exécutées.

 

Ali Darassa, commandant du groupe rebelle identifié par des témoins comme étant responsable de ces meurtres, l'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), a rejeté ces allégations avec véhémence. « Ces accusations ont été lancées contre moi et mes hommes par le passé et pourtant regardez, je suis toujours là », a-t-il déclaré. « Je n’ai pas été arrêté. »

 

Depuis que le pays a sombré dans des violences politiques et communautaires en 2013, causant des milliers de morts parmi les civils, personne n’a fait l’objet de poursuites pour crimes graves. Toutes les parties au conflit ont commis des exécutions et des violences sexuelles.

 

Depuis la semaine dernière, toutefois, Darassa et ses pareils devraient se sentir moins tranquilles. Le 15 février en effet, le Président de la RCA a désigné Toussaint Muntazini Mukimapa, de la République démocratique du Congo, comme procureur spécial d’une nouvelle Cour pénale spéciale (CPS). Après des années d’impunité, cette cour offre une véritable chance que les commandants responsables de crimes soient traduits en justice dans le pays.

 

La CPS, dotée d’un personnel national et international, a pour mandat de mener des enquêtes et des poursuites pour les crimes les plus graves commis en RCA depuis 2003. Elle travaillera en partenariat avec la Cour pénale internationale, qui a pour mandat de poursuivre les crimes commis depuis août 2012, mais qui ne pourra se consacrer qu’à une poignée de suspects de haut niveau.

 

Les progrès dans la mise en place de la CPS ont été lents, mais les partenaires internationaux ont fourni des fonds initiaux, et la désignation du procureur général est un pas en avant crucial. Il s’agira ensuite de désigner rapidement les juges et d’autres membres du personnel de la Cour, et de lui assurer un soutien financier à long terme.

 

Cette cour aidera à briser le cycle d’impunité qui a laissé de nombreux groupes armés libres de tuer à volonté.

 

Une femme qui a fui de Bakala après que son mari a été exécuté a clairement expliqué le problème. « Si ceux qui ont tué mon mari sont autorisés à continuer de tuer, comment pouvons-nous rentrer chez nous ? » a-t-elle demandé. « Ils doivent arrêter de tuer. Ils doivent savoir qu’ils auront à subir des conséquences. »

 

La désignation du procureur général est une étape vers l’application de ces conséquences. Cela pourrait rapprocher le pays de la paix.

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 22:57
Sept commerçants centrafricains assassinés à la frontière avec le Cameroun

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 21/02/17 Sept commerçants centrafricains qui se rendaient au Cameroun pour s’approvisionner au marché de Mbaïmboum ont été assassinés par un groupe d’individus armés, a-t-on appris mardi des sources sécuritaires.

 

Les malfaiteurs auraient d’abord dépouillé leurs victimes de tous leurs biens et argent avant de les abattre, précisent les mêmes sources, ajoutant que les corps des commerçants ont été remis à leurs parents grâce à l’aide de personnes de bonne foi ayant découvert les cadavres.

 

.Les groupes armés pullulent dans les régions centrafricaines frontalières avec le Cameroun, mettant en danger les échanges commerciaux entre les populations des deux pays.

 

Le mouvement 3 R (Retour, Réconciliation et Réparation) constitué en majorité de peulhs sème le désordre dans ces régions où la circulation des biens et des personnes est devenue dangereuse.

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 22:26
Banane : Le Cameroun classé 5è producteur mondial

 

 

 

http://actucameroun.com  20 Fév 2017

 

Le pays occupe par ailleurs la première place en zone Afrique, Caraïbes et pacifique avec une production annuelle de plus de 278.000 tonnes. Les subventions de l’union Européenne au développement de la filière banane au Cameroun s’élèvent à soixante milliards Fcfa Françoise Collet, ambassadrice de l’Union européenne au Cameroun, à, au terme d’une visite de travail dans les régions agricoles du Littoral et du sud, indiqué au journal Afrique Times que le classement honorable du Cameroun a été possible grâce au soutien financier de l’union européenne.

 

Le Cameroun arrache la place de premier africain à la côte d’ivoire avec une production de 278.450 tonnes en 2015 alors que le pays des éléphants produisait dans la même période 260.000 tonnes. Les principaux producteurs de la filière sont la société Les Plantations du Haut Penja (Php), filiale de la Compagnie fruitière de Marseille en France et la Cameroon Development Corporation(Cdc).

 

Malgré cette prouesse, le Cameroun est loin des 500.000 tonnes de banane à produire à l’horizon 2020 selon le document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce), la boussole du gouvernement pour conduire le pays à l’émergence.

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 21:29
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La peur désormais dans les rangs de l’UPC de Ali Daras

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 21 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 21 février 2017 (RJDH)—La peur et la nervosité gagnent de plus en plus le camp des combattants de l’UPC. Le mouvement est désormais obligé de monter des manifestations populaires pour espérer désorienter la pression exercée sur lui depuis quelques jours.

 

L’UPC de Ali Daras fait face aujourd’hui à deux types de pression. L’une venant de la coalition menée par le FPRC qui l’attaque sur plusieurs fronts et l’autre de la Minusca qui, selon des informations dignes de foi, a exigé le départ de Ali Daras de Bambari avant ce mercredi 00 heure.

 

Ce n’est, certes pas pour la première fois que ce mouvement armé, issu de l’ex-Séléka se confronte à ces genres de situation. Mais les données actuelles semblent jouer en sa défaveur. Entre fin novembre 2016 et mi-février 2017, l’UPC a perdu plusieurs positions conquises entre temps à ses anciens alliés de l’ex-Séléka. Bria, chef lieu de la Haute Kotto, Yppi, Dashima, zone de diamant fortement prisée par les différentes tendances de l’ex-Séléka, ne sont plus sous la seule influence de l’UPC. Après trois mois de combats, l’essentiel des éléments de l’UPC s’est concentré à Bambari considéré comme le dernier bastion du mouvement.

 

Aujourd’hui, l’effort en vu de l’UPC est de défendre Bambari contre officiellement la coalition portée par le FPRC. Mais, il sera probablement obligé de défendre cette ville contre la Minusca qui fait monter la pression sur Ali Daras. Il parait évident que l’UPC est entre le marteau et l’enclume. C’est la signification d’un coté de l’ultimatum que la Minusca a lancé à ce mouvement et de l’autre de la détermination de la coalition anti-UPC de marcher sur Bambari.

 

Face à la pression multiforme, l’UPC et Ali Daras posent des actes qui laissent transparaître la peur qui gagne les rangs. L’UPC oblige des commerçants de Bambari à marcher pour s’opposer au départ de Ali Daras comme pour dire que le mouvement n’est plus en mesure de se maintenir dans la ville par ses traditionnels (la force). Le mouvement veut faire pression sur la Minusca en passant par la masse populaire. L’autre stratégie, c’est d’éviter de communiquer sur la situation.

 

La situation de Ali Daras à Bambari aujourd’hui, est comparable à celle de Bozizé en 2013 qui, face à l’avancée déterminante de la Séléka, était obligé de mettre les organisations de la jeunesse, des femmes, les députés dans la rue pour influencer ceux qui pouvaient encore agir. C’est la stratégie utilisée aujourd’hui à Bambari par l’UPC qui semble bien à bout de souffle.

 

 

Centrafrique : Deux marches au centre du pays pour réclamer l’arrestation de Ali Darass de l’UPC

 

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PAR CELESTIN YENTOMAN LE 21 FÉVRIER 2017

 

BAMBARI, 21 Février 2017 (RJDH)—Les habitants de Bambari ont organisé deux marches ce matin pour réclamer l’arrestation de Ali Daras le chef de l’UPC. Les manifestants souhaitent que le chef de guerre de l’UPC réponde des actes qu’il a commis dans plusieurs villes de la RCA.

 

Les deux marches hostiles à l’UPC ont été organisées 48 heures après une manifestation de soutien à Ali Darass. Les manifestants, jugés très nombreux par un observateur indépendant, ont demandé que Ali Darass soit arrêté, « nous ne voulons pas seulement qu’il quitte Bambari. Mais qu’il soit arrêté pour des crimes commis dans la région », a expliqué un des manifestants joint par le RJDH.

 

Un mémorandum a été remis au commandant Gabonais de la Minusca, Amalé Lamou. Dans le document, les manifestants ont appelé à la restauration sans condition de l’autorité de l’Etat spécifiquement en matière des finances, à la levée des barrières illégales érigées par les éléments de l’UPC, au retrait des enfants soldats peulhs, à la restauration de l’appareil judiciaire, à la libération des bâtiments publics et administratifs occupés par l’UPC, au rétablissement des forces de l’ordre et de la sécurité ainsi qu’à la levée de l’embargo sur les armes imposé à la RCA.

 

Les participants à ces deux marches ont pris d’autres actions pour faire passer leur revendication relative à l’arrestation de Ali Darras sur qui la Minusca et la coalition du FPRC fait peser ces derniers jours, d’énorme pression.

 

 

Centrafrique : 40 tonnes de coton fibre de l’usine de Bossangoa exportées en Chine

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 21 FÉVRIER 2017

 

BOSSANGOA, 21 février 2017 (RJDH)—L’usine de coton de Bossangoa dont les activités ont été relancées le 03 février dernier, commence à exporter les premières tonnes. L’annonce a été faite au RJDH par le Directeur Général de la cellule coton Ibrahim Hamidou.

 

40 tonnes de coton fibre, ont déjà été exportés vers la Chine, considérée comme partenaire privilégié. Selon le Directeur Général de la cellule coton Ibrahim Hamidou, ces 40 tonnes ont été traitées sur les 300 tonnes de coton graine reçues au cours du mois de février par l’usine de Bossangoa.

 

L’usine s’apprêterait à exporter d’autres tonnes, selon le Directeur Général qui a indiqué que les 40 tonnes ont été prélevées des 100 égrainées sur les 300 recueillis. Ibrahim Hamidou dit attendre un bilan satisfaisant pour le compte de la campagne 2017-2018, « nous sommes en train de travailler pour atteindre 50.000 hectares, un objectif fixé par le gouvernement », a-t-il expliqué.

 

L’exportation de ces tonnes de coton fibre est annoncée deux semaines après la relance des activités de l’usine et le paiement des arriérés des coton-culteurs à hauteur de 311 millions de FCFA par le président de la République Faustin Archange Touadera.

 

L’usine de Bossangoa a repris ses activités après trois ans d’inactivité à cause de la crise militaro-politique que le pays a connue.

 

 

Centrafrique : Plusieurs millions de FCFA disparaissent des comptes de la CBCA

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 21 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 21 Février 2017 (RJDH)—Plusieurs millions de FCFA ont disparu des comptes de la Commercial Bank Centrafrique(CBCA) à Berberati puis à Bangui, ces derniers jours. Cette information est confirmée par le Directeur Général de cette banque Yves Dessandé qui a annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’affaire.

 

Selon les informations RJDH, 400.000 millions de Fcfa ont disparu des caisses de l’agence CBCA de Berberati et 63 millions de celle de Km5 à Bangui. Le Directeur Général de la banque Yves Dessandé, contacté par le RJDH, confirme l’information sans avancer de chiffre, « plusieurs dizaines de millions de francs CFA ont été subtilisés dans le coffre-fort par le chef d’agence de Berberati avec la complicité du chef de caisse. Au niveau de Km5 à Bangui, il y a eu aussi des millions disparus », confie le Directeur Général.

 

Des enquêtes sont ouvertes sur cette affaire, d’après le numéro 1 de la CBCA qui tente de rassurer ses clients, « nous voulons rassurer nos clients que leurs avoirs ne sont pas en danger mais plutôt bien conservés. Le système de contrôle interne est depuis renforcé tout comme les mesures de sécurité et de prévention pour ne pas que cela se reproduise. Je signale que ces malversations ne sont de nature à déstabiliser la Banque », fait-il savoir.

 

De sources concordantes, le chef d’agence de Berberati a disparu depuis l’éclatement de l’affaire de la disparition des 400.000 millions de Ffcfa. Personne ne sait où il se trouve même si certaines sources non officielles avancent qu’il serait au Cameroun. Plusieurs agents de la CBCA mis en cause, sont déjà arrêtés.

 

La justice centrafricaine n’a pas souhaité faire des commentaires, « les enquêtes sont toujours en cours donc difficile de vous situer sur le dossier à l’heure actuelle », a confié sous anonymat une source proche du parquet de Bangui. Le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec les personnes mises en cause dans cette affaire.

 

Le bilan de la Commercial Bank Centrafrique (CBCA), selon les données en notre possession est évalué à plus de 50 milliards de Fcfa.

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 00:24
Lu pour vous : Quel avenir pour la Centrafrique ?

 

 

http://www.jeuneafrique.com

 

20 février 2017 à 19h30 — Mis à jour le 20 février 2017 à 19h30 par Didier Niewiadowski

 

Didier Niewiadowski est un Juriste français. Il a été en service durant 38 ans au ministère de la Coopération et à celui des Affaires étrangères.

 

Le risque d'un scénario à la somalienne, évoqué dès 2013, n’est toujours pas écarté

 

Certes, Bangui n’est pas Mogadiscio. Les bandes armées de l’ex-Séléka ne sont pas comparables aux milices shebabs et les razzieurs centrafricains ne sont pas des jihadistes. De nombreux faits montrent néanmoins que les fonctions régaliennes disparaissent inexorablement sur une grande partie du territoire.

 

Il est aujourd’hui admis que près de 60% du territoire national soit sous le contrôle de bandes armées qui prélèvent l’impôt, contrôlent les voies de communication et rackettent la transhumance du bétail. Les appels au secours des religieux et de quelques rares députés restent sans écho. La partie orientale du pays, de plus en plus tournée vers le Darfour (Soudan) et le Bahr el-Ghazal (Soudan du sud), se détache progressivement d’un pays dont l’existence en tant qu’État unitaire est en question.

 

Va-t-on vers un scénario à la Puntland, ou à la Somaliland ?

L’actuelle « cogestion » du pays peut très bien se transformer en plusieurs entités politico-administratives, comme ce fut le cas dans l’ex-Somalie. Va-t-on vers un scénario à la Puntland, c’est-à-dire vers le fédéralisme, ou plutôt vers un Somaliland, tourné radicalement vers un État indépendant ?

 

La quasi-totalité des Centrafricains rejette avec force une telle perspective. La République centrafricaine peut rester un État unitaire, mais à la condition que de profonds changements soient apportés dans la gouvernance.

 

Des partenaires présents

 

Les partenaires techniques et financiers ont montré leur attachement à ce pays, notamment lors d’une récente table ronde à Bruxelles. Christine Lagarde a récemment confirmé les bonnes dispositions du FMI, mais elle a aussi rappelé les engagements de la partie centrafricaine qui tardent à se concrétiser.

 

Dans un contexte de sécurisation très difficile, on peut saluer le changement de stratégie de la Minusca, alliant désormais « négociation » et actions robustes, comme celles menées récemment au PK5 de Bangui ou dans la région d’Ippy.

 

On doit aussi se féliciter de la plus grande implication de l’Union africaine, avec le Tchadien Moussa Faki Mahamat à la présidence de la Commission. Autre bonne nouvelle, le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, grâce à son expérience au HCR, connaît bien toutes les données de la crise centrafricaine.

 

Ces partenaires doivent être les garants de la réussite du prochain DDRR (désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement), lequel devra éviter les déboires du précédent (2010-2011), lorsque l’actuel chef de l’État était le premier ministre du Président Bozizé.

 

L’indispensable évolution de la gouvernance

 

Aucune amélioration n’est toutefois possible sans une meilleure gouvernance et une volonté de changement des mauvaises pratiques. Il paraît opportun de réfléchir à une nouvelle dévolution des pouvoirs politico-administratifs.

 

L’actuelle Constitution, adoptée par référendum sous la transition de Catherine Samba-Panza, ne répond pas aux problèmes de la crise centrafricaine. Un Sénat, un Conseil économique et social et un Haut Conseil à la bonne gouvernance sont-ils vraiment indispensables actuellement ? Comment financer de telles structures alors que le déficit budgétaire est déjà hors normes ?

 

La Cour des comptes demeure une coquille vide.

En revanche, les financements dévolus à la Justice sont très insuffisants, ce qui permet une large impunité, moteur de la destruction de la cohésion nationale. La Cour des comptes demeure une coquille vide, tandis que la Cour pénale spéciale, créée le 3 juin 2015, ne sera pas opérationnelle avant de nombreux mois, étant donné que seule la nomination du Procureur général vient d’être officialisée.

 

Une profonde révision constitutionnelle pourrait notamment intégrer une véritable décentralisation administrative, abolir l’hyper-concentration du pouvoir à Bangui, réguler les attributions de compétences et supprimer les structures inappropriées.

 

Une véritable « rupture avec le passé » serait à ce prix, mais les autorités centrafricaines sont-elles vraiment disposées à rompre avec le passé ?

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 19:55
COMMUNIQUES DE PRESSE DE LA MINUSCA

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

LA MINUSCA DENONCE LA POURSUITE DES AFFRONTEMENTS ENTRE LA COALITION DU FPRC ET L’UPC

 

 

 

Bangui, 20 février 2017 – La MINUSCA déplore que malgré les nombreux appels à une cessation immédiate des hostilités lancées par les autorités gouvernementales de la République centrafricaine et par la communauté internationale - CEEAC, Union africaine, OIF, Union européenne et Nations unies -, la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) ont poursuivi leurs affrontements violents dans la Ouaka, notamment à Ndassima, occasionnant la détresse et la peur parmi les populations civiles.

 

La MINUSCA met à nouveau en garde les belligérants contre toute tentative de porter la guerre à Bambari. La MINUSCA rappelle qu’elle n’hésitera pas à prendre toutes les mesures à sa disposition pour éviter une escalade de la violence qui mettrait en péril la vie des populations.

 

La MINUSCA rappelle par ailleurs sa détermination à œuvrer aux côtés des autorités légitimes centrafricaines pour faire de Bambari une ville sans groupes armés et à protéger toutes les populations qui y vivent en toute impartialité.

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

LA MINUSCA CONTINUE D’ASSURER SA MISSION DE PROTECTION DES POPULATIONS A BAMBARI

 

 

 

Bangui, 20 février 2017 – Dans le cadre de la mise en œuvre de sa décision de faire de Bambari une ville sans groupes armés, la MINUSCA tient à rassurer toutes les communautés qu’elle continuera à mener sa mission de protection des populations civiles avec impartialité et en étroite collaboration avec les autorités gouvernementales.

 

La MINUSCA invite toutes les communautés de Bambari à ne pas céder à la panique. Elle tient à les assurer que toutes les mesures seront prises pour faciliter l’assistance multiforme qui leur sera apportée tant sur le plan sécuritaire qu’humanitaire.

 

La MINUSCA met de nouveau en garde contre toute tentative de s’attaquer à quelque communauté que ce soit. En étroite collaboration avec les autorités gouvernementales, la MINUSCA contribuera aux efforts visant à faire toute la lumière sur les violations et les abus des droits de l’homme qui auraient été commis depuis le début de ces hostilités, afin que leurs auteurs en répondent devant les tribunaux nationaux et internationaux.

 

La MINUSCA avertit qu’elle n’hésitera pas à utiliser tous les moyens à sa disposition pour combattre tout acte visant à troubler l’ordre publique et à nuire à la cohésion sociale.

 

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 17:42
La Mission de l’ONU en Centrafrique peine à contenir l’avancée de groupes armés vers Bambari
La Mission de l’ONU en Centrafrique peine à contenir l’avancée de groupes armés vers Bambari

 

 

 

http://www.opex360.com  Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 15-02-2017

 

Depuis maintenant trois mois, dans la région de Bambari, des combats, parfois violents, opposent l’Unité du peuple centrafricain (UPC) du « général » Ali Darass au Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), dirigé par le chef de guerre Noureddine Adam, ainsi qu’au Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) d’Al Katim.

 

Ces trois formations sont issues de la coalition de la Séléka, laquelle, dans le cadre d’un processus de normalisation politique rendu possible grâce à l’opération française Sangaris, fut contrainte d’abandonner le pouvoir qu’elle avait conquis à la faveur du renverserment du président Bozizé, en mars 2013.

 

Pour autant, plusieurs factions de cette ex-coalition rebelle n’ont pas rendu les armes. Et l’objectif du FPRC et du MPC est de chasser de Bambari les hommes du « général » Darass. Ce dernier, à en croire RFI, a établi une administration parallèle dans cette ville stratégique, avec la mise en place de taxes visant les commerçants et la protection, moyennant finance, des éleveurs de bovins.

 

Pour empêcher que Bambari soit à nouveau le théâtre d’affrontements, de pillages et d’exactions, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République Centrafricaine (MINUSCA) a instauré une « ligne rouge » passant par la localité d’Ippy, à une soixantaine de kilomètres au nord de la ville.

 

Seulement, il en fallait plus pour dissuader le FPRC et le MPC. « La ligne rouge de la Minusca à Bambari, n’est pas le mur de Berlin. Même si s’en était un, oui nous allons la franchir, cette ligne rouge. En réalité, c’est la MINUSCA qui soutient Ali Darassa en lui donnant des munitions, mais nous sommes des Centrafricains et nous allons libérer la ville de Bambari », affirmait, le 10 février, le général Joseph Zoundéko, un de leurs chefs militaires.

 

Le lendemain, les deux groupes armés ont donc défié la MINUSCA, obligeant cette dernière à faire intervenir l’un de ses hélicoptères d’attaque – a priori, un Mi-35 Hind sénégalais – pour arrêter leur progression dans la région d’Ippy.

 

« La MINUSCA n’a pas eu d’autre choix que d’arrêter l’avancée de la menace d’éléments de la coalition FPRC, afin d’éviter une confrontation dans Bambari qui aurait des conséquences dramatiques pour les populations civiles déjà traumatisées », a expliqué mission des Nations unies.

 

Seulement, même si cette intervention de l’hélicoptère de la MINUSCA a été fatale à l’influent général Zoundéko, elle n’a pas découragé les combattants du FPRC et du MPC, ces derniers ayant discrètement continué leur progression vers Bambari, d’après les informations de RFI. Et, le 14 février, ils ont même réaffirmé leur détermination à chasser Ali Darass de Bambari.

 

« Si la MINUSCA n’était pas intervenue, nous aurions déjà conquis Bambari. Notre ennemi n’est pas la MINUSCA mais Ali Darass afin qu’il puisse regagner son pays, le Niger et arrête de manipuler la ville de Bambari », a ainsi martelé Azor Khalit, le sous-chef d’état-major du FPRC.

 

De son côté, le gouvernement centrafricain en est réduit à l’impuissance. Dans un communiqué, il n’a pu que « condamner les affrontements qui opposent » le FPRC et l’UPC, en évoquant des « confrontations violentes injustifiées » et en les appelant à cesser « immédiatement et sans condition » les combats et à adhérer au processus DDRR [désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement, ndlr]. »

 

Quant à la France, elle se dit « inquiète » de l’évolution de la situation dans les secteurs d’Ippy et de Bambari et, condamnant « fermement ces violences », appelle l’ensemble des groupes armés à cesser les hostilités et à rejoindre le processus DDRR conduit par les autorités centrafricaines ».

 

« La France réitère son plein soutien au président Faustin Archange Touadéra et aux autorités centrafricaines en vue du rétablissement de la sécurité et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire », a encore fait valoir le ministère français des Affaires étrangères.

 

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 17:30
Unis contre un regain de violence en Centrafrique (Radio Vatican)
Unis contre un regain de violence en Centrafrique (Radio Vatican)

 

 

 

http://www.news.va

 

(RV) 2017-02-20 Radio Vatican - L’unité centrafricaine semble encore hors d’atteinte, en témoigne la recrudescence de violences, ces derniers jours, dans le centre et l’Est du pays. C’est le cas autour de la ville de Bambari où deux factions de l’ancienne rébellion Seleka s’affrontent, le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et l'Unité du Peuple Centrafricain (UPC). Des combats qui ont forcé 20 000 personnes à fuir la région.

 

La communauté internationale suit la situation à Bambari avec inquiétude. Dimanche 19 février 2017, cinq organisations internationales, dont les Nations unies, l'Union européenne et l'Union africaine ont publié un communiqué commun mettant en garde contre la violence de ces groupes armées. Ces violences menacent l’équilibre encore très fragile du pays.

 

Olivier Bonnel revient sur la situation avec Simplice Doayouane est membre du réseau national des journalistes centrafricains

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 17:29

 

 

La Toute-Puissance de la Conscience

 

Maurice Nguepé

 

Essai 9782334245340 Format : 134x204 192 pages Edilivre

 

Prix du format papier / numérique : 14.50€ / 1.99 €

 

Paru le 13 décembre 2016 C

 

Résumé : Tout commence par un rêve que l’auteur fait à l’âge de 22 ans et qui va désormais changer radicalement sa perception sur la psychanalyse classique. Il voit la maison de son grand-père remplie de onze personnes qui le regardent du balcon du 1er étage. Or cette année-là, il doit obtenir la note de 12/20 pour accéder au second cycle de ses études supérieures. Mais malheureusement, il n’obtient que la note de 11,99. Comment dès lors interpréter un rêve prémonitoire si beau au résultat si exact ? L’auteur doute qu’un inconscient ait pu le produire. Il pense alors que le but du rêve est essentiellement de produire un résultat, et son regard se dirige vers un architecte plus doué, vers une conscience autonome, toute-puissante et consciente d’elle-même.

 

Pour mettre en œuvre les différentes séquences des rêves et produire ce résultat, celle-ci se sert de tous les éléments qui nous entourent dans l’espace tridimensionnel. Mais quelle est la nature de cette conscience et comment opère-t- elle ses choix ? Comment le démontrer scientifiquement ? Nous allons tenter de répondre à ces questions, et à bien d’autres encore, à travers plusieurs parties telles que la psychologie tridimensionnelle, les rêves, l’intuition, l’acte manqué et les lapsus.

 

Argumentaire : Voici un tour d’horizon très complet sur la psychologie tridimensionnelle, ancrée dans l’histoire grâce à de solides sources romaines, africaines et philosophiques. À la fin de l’ouvrage se trouve en outre une annexe didactique qui permet de résumer les différents concepts et postulats.

 

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