Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 18:58

 

 

 

 

 

Par Vincent Hugeux, publié le 30/10/2014 à 18:25, mis à jour à 18:28

 

A Bangui, plus personne ne croit au respect de l'échéance du 15 février. Prolongation de bail en vue pour la transition. 

 

On s'en doutait. On en a désormais la certitude : initialement programmées le 15 février 2015, les élections générales en République centrafricaine (RCA) -scrutin présidentiel en tête- seront différées d'au moins un semestre. Il est vrai que cette échéance ô combien volontariste, censée boucler un processus de transition laborieux et convulsif, relevait au mieux de la pensée magique, au pire de la chimère.  

 

L'enjeu calendaire a été de nouveau évoqué lors d'un récent "briefing politique" de la Minusca, la Mission onusienne en cours de déploiement sur le territoire de l'ancien Oubangui-Chari. Il fut alors question d'un report à la mi-août, période dans laquelle les "conditions minimales" de la tenue d'une consultation électorale crédible pourraient être considérées comme réunies. 


Objectif louable, mais sans doute un rien illusoire. Le 1er septembre, au micro de RFI, le président de l'Autorité nationale des élections, Dieudonné Kombo-Yaya, avait certes jugé intenable la date du 15 février prochain. Mais, compte tenu des impératifs climatiques -la saison des pluies atteint son apogée entre juillet et septembre-, lui avançait alors l'hypothèse d'un retour aux urnes au cours de l'automne 2015. "Vision optimiste" à l'en croire.  

 

La biométrie abandonnée?

 

Reste que le décalage dans le temps et ses modalités doivent faire l'objet d'un consensus. Il faudra notamment -si ce n'est déjà fait- recueillir l'aval du chef d'Etat congolais Denis Sassou-Nguesso, médiateur en chef, mais aussi ceux de l'Onu, de la France, de la présidente centrafricaine par intérim Catherine Samba-Panza, de la Cour constitutionnelle de transition, et des principales figures politiques d'une nation exsangue. 

 

L'hypothèque du timing en annonce une autre, plus "technologique". Tout porte à croire que, contrairement à ce qui avait été annoncé, les scrutins de l'exercice 2015 devront se passer de l'apport de la biométrie, supposée prévenir tout risque de fraudes massives. "Trop long, trop compliqué, avance un expert avisé. L'établissement d'un fichier électoral crédible relèverait déjà de l'exploit."  

 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-des-elections-au-plus-tot-en-aout-2015_1617221.html#Kv04OdYJ7xLBt0Qc.99  

Lu pour vous : Centrafrique: des élections au plus tôt en août 2015

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 18:41

 

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina) - 2014-10-30 13:46:11 - La capitale burkinabè, Ouagadougou, est le théâtre ce jeudi d’un soulèvement populaire qui a contraint le gouvernement à retirer le projet de loi de révision de la constitution dont le vote aurait permis au président Blaise Compaoré de se représenter en 2015 alors qu'il a déjà passé 27 ans au pouvoir.


Fumée noire, course poursuite par-ci, sifflet et klaxon par-là, des édifices brûlés, telle est la situation que vit la capitale burkinabè, Ouagadougou. La ville est en ébullition. Les informations recueillies disent que tout le pays vit la même situation de crise.

Sur toutes les artères de Ouagadougou la population est sortie manifester son ras-le-bol quant au projet de loi portant révision de l'article 37. Jeunes, moins jeunes, femmes, hommes et autres sensibilités de la société sont dans les rues pour faire tomber le régime Compaoré.


Nous avons constaté un mort côté manifestants mais d'autres informations confirment près d'une dizaine de morts près de la résidence du petit frère du président François Compaoré, où il y avait des coups de feu de ses gardes du corps.

Aux dernières nouvelles, le petit frère du président a été arrêté à l'aéroport de Ouagadougou et conduit à la gendarmerie, alors qu'il s'apprêtait à quitter le pays.

Les députés étaient rassemblés pour voter la loi portant modification de la constitution. Le président Compaoré arrivé au pouvoir par un coup d'Etat le jeudi 15 octobre 1987 est entrain de vivre des moments difficiles.

 

http://www.apanews.net/article_read-808356-jeudi-noir-euagadougou-affrontements-entre-manifestants-et-forces-de-l--ordre.html#sthash.5oyuNJvs.dpuf

 

 

« Le président Blaise Compaoré a perdu sa légitimité et doit tirer toutes les conséquences qui s ' imposent » (CFOP)

 

APA-Ouagadougou (Burkina) - 2014-10-30 15:09:37 - Le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) burkinabè, Zéphirin Diabré, a déclaré jeudi à Ouagadougou que le président Blaise Compaoré a perdu sa légitimité après la vindicte populaire contre la modification de la constitution, appris APA sur place dans la capitale burkinabè.


« Face à cette réaction populaire de rejet massif et historique du pouvoir par le peuple burkinabè dans toutes ses composantes, le président Blaise Compaoré a perdu sa légitimité et doit tirer toutes les conséquences qui s'imposent », a déclaré M. Diabré.


« Depuis l'aube, le peuple burkinabè a engagé une lutte sans merci, contre les symboles de l'autocratie. Avec une détermination et un courage historique, les manifestants aux mains nues ont vaillamment affronté les forces de l'ordre, enduré les pires blessures, sacrifiée leurs vies, pour faire triompher la démocratie ».

Le CFOP « salue le courage des organisations de la société civile et des forces patriotiques et les exhorte à maintenir la pression pour faire triompher la démocratie ».


L'opposition politique burkinabè « rappelle, qu'à maintes reprises, depuis le début de cette crise, elle n'a cessé d'attirer l'attention du président Blaise Compaoré, de son parti, de son gouvernement et de ses supporters, sur le danger que fait peser sur la paix sociale, le projet de révision de l'article 37 ».


Mais « soucieuse de la sauvegarde de la paix sociale, l'opposition demande aux manifestants de s'abstenir des casses et d'éviter les violences. L'opposition politique rassure qu'elle reste résolument engagée aux côtés du peuple et lui demande de rester dans l'attente des mots d'ordre qu'elle pourrait lancer en fonction de l'évolution de la situation.

 

http://www.apanews.net/article_read-808370-%C2%AB-le-predent-blaise-compaore-perdu-sa-letimitet-doit-tirer-toutes-les-conseences-qui-s---imposent-%C2%BB-cfop.html#sthash.9ZciivUS.dpuf

 

 

Saccages, incendies et pillages chez des partisans du régime burkinabè

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso)- 2014-10-30 15:21:01 - Des manifestants contre la modification de la constitution, majoritairement des jeunes, après avoir mis le feu au siège de l’assemblée nationale, ont incendié des domiciles des certains cadres ou élus du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, au pouvoir), a constaté APA, jeudi, dans la capitale burkinabè.


Après avoir mis le feu au siège de l'Assemblée nationale, aux environs de 9 heures 30 mn ce matin, les jeunes manifestants s'en sont pris des heures durant aux édifices et domiciles appartenant aux leaders du parti présidentiel ou de la majorité présidentielle. 

Ainsi, ils ont mis le feu au domicile du Secrétaire exécutif national du Assimi Kouanda, situé au quartier Zogona. Non loin de là, les résidences des députés Edie Komboigo et Pascaline Tamini, ont été également brûlées.


Ensuite, les foules de jeunes visiblement remontés contre le régime du président Compaoré, sont allés piller et incendier la résidence de la présidente de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina du Faso(CCI-BF), Alizéta Ouédraogo, par ailleurs, belle-mère de François Compaoré, frère cadet du président Blaise Compaoré.

Le siège du parti présidentiel, situé au Centre ville de Ouagadougou, n'a pas échappé à la furie des manifestants.


Il en est de même pour le siège de l'Alliance pour la démocratie et le progrès/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), à l'ouest de la capitale burkinabè.

Dans quelques minutes, le Chef d'Etat major de l'armée burkinabè, le général Honoré Nabéré Traoré va livrer un message à la presse.

 

http://www.apanews.net/article_read-808373-saccages-incendies-et-pillages-chez-des-partisans-du-reme-burkinabe.html#sthash.IFrrDFC2.dpuf 

 

 

Situation confuse à Ouagadougou où le chef de l'armée rencontre la presse

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) - 2014-10-30 14:59:19 - La situation est toujours confuse à Ouagadougou où, à la suite du retrait du projet de loi portant réforme de l’article 37 de la constitution, les violences ont redoublé de vigueur, poussant le chef d’état major de l’armée, le général Honoré Nabéré Traoré, à entrer en lice sous forme d’une conférence de presse, a-t-on appris en début d’après-midi.


La rencontre avec les journalistes fait suite à série de mesures dont les plus spectaculaires sont la fermeture de l'aéroport de Ouagadougou et l'annulation de tous les vols en direction ou à partir du Burkina Faso.


Radio France internationale (RFI) signale pour sa part la coupure de ses émetteurs radio, l'arrestation de François Compaoré, le frère du chef de l'Etat, le saccage de l'assemblée nationale et des combats devant le palais présidentiel. Un homme aurait été tué par les forces de l'ordre qui, selon divers témoignages, ont tiré sur les manifestants. 


On ne donne aucune nouvelle du chef de l'Etat, Blaise Compaoré, qui si le vote du projet de loi controversé avait abouti aurait reçu l'autorisation de briguer un nouveau mandant après 27 ans passés à la tête du Burkina Faso.

 

http://www.apanews.net/article_read-808369-situation-confuse-euagadougou-oe-chef-de-l-armerencontre-la-presse.html#sthash.cS3TY8bj.dpuf  

Jeudi noir à Ouagadougou, affrontements entre manifestants et forces de l'ordre
Jeudi noir à Ouagadougou, affrontements entre manifestants et forces de l'ordre
Jeudi noir à Ouagadougou, affrontements entre manifestants et forces de l'ordre
Jeudi noir à Ouagadougou, affrontements entre manifestants et forces de l'ordre
Jeudi noir à Ouagadougou, affrontements entre manifestants et forces de l'ordre
Jeudi noir à Ouagadougou, affrontements entre manifestants et forces de l'ordre

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 18:39

 

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina) - 2014-10-30 15:55:12 - Des manifestants rassemblés devant l’état major général des armées burkinabè ce jeudi à Ouagadougou, sont en train de scander le nom de l'ancien chef d'état major de l'armée, le général Kouamé Lougué, l'invitant à prendre le pouvoir.

« Kouamé Lougué au pouvoir ! Kouamé Lougué au pouvoir ! », scandent les manifestants regroupés devant l'Etat major général des armées pour attendre la déclaration de l'actuel chef d'Etat major général des armées, le général de division Honoré Nabéré Traoré.


Ce jeudi matin, au cours de la marche, les manifestants avaient accompagné le général Lougué pour une consultation chez le chef suprême des Moossé (l'ethnie majoritaire au Burkina Faso), le Moogho-Naaba Baongho.


L'ancien chef d'Etat major des armées burkinabè, après cette concertation avec le Moogho Naaba, a rejoint l'actuel patron des armées, le général Honoré Traoré, et les journalistes ont été convoqués pour une déclaration du chef d'Etat major.

 

http://www.apanews.net/article_read-808381-des-manifestants-demandent-le-geral-lougue-la-te-du-pays.html#sthash.oBLeu4za.dpuf  

Des manifestants demandent le général Lougué à la tête du pays

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 16:13

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 30 octobre 2014 16h04 - L'armée burkinabè s'est soudée avec le peuple contre le président Blaise Compaoré, a affirmé jeudi à l'AFP Bénéwendé Sankara, un ténor de l'opposition, qui a demandé la démission du chef de l'Etat après de violentes manifestations.

Des responsables de l'opposition doivent rencontrer dans l'après-midi le général en retraite Kouamé Lougué, qui a été chef d'état-major des armées et ministre de la Défense, a indiqué Me Sankara.

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, à proximité d'une caserne centrale de la capitale, scandaient Lougué au pouvoir vers 13H30 locales et GMT, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée est soudée avec le peuple, a affirmé Bénéwendé Sankara, ajoutant que l'opposition demande la démission pure et simple du président Blaise Compaoré pour permettre de retrouver du calme, de la cohésion sociale et de la paix.

Kouamé Lougué, très apprécié des troupes et de la population, a participé au coup d'Etat qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir en 1987.

M. Lougué a rencontré un peu plus tôt dans la journée le Mogho Naba, le roi des Mossi, une autorité morale et coutumière très respectée dans le pays. Blaise Compaoré fait partie de l'ethnie mossi, la principale dans le pays.

L'armée comme la police ont brillé par leur passivité jeudi dans les violences ayant secoué Ouagadougou.

Un cordon sécuritaire de plusieurs centaines d'hommes, dressé autour de l'Assemblée nationale, a volé en éclat vers 9H00 locales et GMT sous la pression d'à peine un millier de manifestants. 

Ceux-ci ont ensuite incendié l'Assemblée, puis, rejoints par des milliers d'autres personnes, ils ont pris la télévision nationale sans qu'aucun soldat ou policier ne réagisse. 

Les violences se sont ensuite propagées dans la ville et le pays, sans plus de réaction des forces de l'ordre.

Seule la garde présidentielle, un corps d'élite de l'armée, protège encore la présidence de quelques centaines de protestataires.

L'armée, à qui Blaise Compaoré devait rendre visite vendredi à Bobo Dioulasso, la capitale économique du pays, s'était mutinée en 2011 dans cette même ville, faisant vaciller le régime. 


(©) 

Burkina: un responsable de l'opposition assure que l'armée s'est soudée avec le peuple contre Compaoré

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 15:06

 

 

 

 

29 octobre 2014 par Survie

 

Au Burkina-Faso, Blaise Compaoré renoue avec la tradition de modifier la Constitution afin de rester au pouvoir. Les manifestations contre ce projet se multiplient, la tension monte et une répression est à craindre. La France, qui a soutenu le pouvoir du « beau Blaise » 27 ans durant, doit condamner publiquement ce coup d’état constitutionnel et cesser toute coopération policière et militaire avec le régime.

 

Arrivé au pouvoir par l’assassinat de Thomas Sankara en 1987, le très françafricain Blaise Compaoré n’entend pas quitter son fauteuil de président-dictateur du Burkina Faso. Après des mois de faux suspens, il a levé le voile le 21 octobre dernier sur sa volonté de réviser la Constitution de 1991, pour que soit supprimée la limitation à deux mandats présidentiels. Il faut dire que le régime est expert en tripatouillage constitutionnel : la limitation du nombre de mandats avait ainsi été supprimée en 1997, pour être réintroduite en 2000, en même temps que l’abandon du septennat au profit du quinquennat, entré en vigueur en 2005. Compaoré trouve ainsi toujours une argutie juridique pour se présenter : en 1991 comme président du Front populaire du Burkina Faso ; en 1998 pour son second septennat ; en 2005 et en 2010 pour son premier puis son second quinquennat, qui arrivera à terme en 2015. D’où la nécessité pour lui, de faire voter ce 30 octobre par les 2/3 des députés burkinabè une loi de révision constitutionnelle puis, en cas d’échec, d’organiser un référendum tout aussi bidon que sa dernière élection présidentielle [1].

 

La première décennie de son pouvoir est marquée par une série d’assassinats politiques (dont le plus emblématique, celui du journaliste Norbert Zongo en 1998, dont les responsables n’ont toujours pas été inquiétés), et ses 27 ans de règne sont émaillés d’opérations de déstabilisation dans la région. Son clan a notamment soutenu activement les milices de Charles Taylor au Liberia et en Sierra Leone, participé à des trafics de diamants au profit du mouvement rebelle angolais UNITA, abrité plus récemment les « rebelles ivoiriens » emmenés par Guillaume Soro avant qu’ils ne déclenchent la guerre dans leur pays, et joué un rôle trouble vis à vis de certains groupes armés qui ont occupé le nord du Mali à partir de début 2012.

 

Mais, en pilier régional de la Françafrique, Blaise Compaoré a su redorer son image à l’international, y compris grâce à des alliées au sein du Parti socialiste telles que Ségolène Royal et Elisabeth Guigou [2]. Une relative liberté d’expression et un multipartisme de façade l’ont rendu prétendument fréquentable, tandis que ses soutiens au sein de la Grande Loge Nationale Française (GLNF), à laquelle il appartient, l’Association d’amitié France-Burkina de Guy Penne, ou son hagiographe, Jean Guion, ont redoublé d’efforts pour forger en France et à l’international l’image d’un homme de paix. Il a ainsi été choisi pour être le médiateur de crises politiques au Togo, en Guinée, et même en Côte d’Ivoire et au Mali où il a pourtant soutenu des belligérants. Et, sur fond de crise malienne, il a été reçu à l’Elysée dès le 18 septembre 2012 par un François Hollande déjà soucieux d’enterrer le changement.

 

Mais au Burkina Faso, les mouvements sociaux n’ont eu de cesse de se structurer et de se renforcer, pour s’opposer au pouvoir à vie auquel prétend Blaise Compaoré. En particulier, après les manifestations contre la vie chère en 2008, une explosion de colère populaire avait menacé le régime en 2011, amenant même Alain Juppé, alors ministre français des Affaires étrangères, à déclarer, en référence à la révolution tunisienne, que le régime burkinabè devrait « [tenir] compte de ce qui se passe ailleurs car les mêmes causes produisent les mêmes effets » [3].

 

Pure langue de bois, pendant que, à l’instar de ce que Michèle Alliot-Marie avait proposé pour sauver le pouvoir de Ben Ali en Tunisie, les autorités françaises ont poursuivi leur coopération pour le « maintien de l’ordre » avec Ouagadougou. On apprenait ainsi qu’en 2011, la France disposait toujours sur place de « 9 militaires de l’Armée de Terre, la plupart détachés auprès des Forces Armées Nationales », et octroyait une aide directe sur le volet militaire (dépenses d’équipement et d’infrastructure, formation des cadres) d’environ 1,2 million € par an, sous la houlette de la Direction de la Coopération de Sécurité et de Défense [4]. Une aide fournie sous l’habillage d’un maintien de l’ordre nécessaire au processus démocratique, mais en réalité indispensable au régime pour mater d’éventuels mouvements populaires. L’année dernière, l’hebdomadaire Jeune Afrique expliquait ainsi comment, du fait de tensions croissantes liées au projet de révision constitutionnelle, le gouvernement burkinabè, aidé par la France et les Etats-Unis, avait investi 15,2 millions d’euros « pour réorganiser et équiper la police » et qu’ « une unité de force spéciale [était] en cours de création avec le soutien du Raid français » [5].

 

Le régime avait vu juste : depuis le début de l’année, plusieurs manifestations ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes, jusqu’au mois de septembre. Depuis cette semaine, et l’officialisation de ce projet de tripatouillage constitutionnel, la contestation se cristallise, avec une première manifestation rassemblant le 28 octobre des centaines de milliers de burkinabè déterminés à s’y opposer, et la promesses d’actions de blocage et de désobéissance civile dans les prochains jours. La colère est sur le point d’exploser, et une répression violente est à craindre. Après avoir soutenu Blaise Compaoré dans son putsch de 1987 et durant ses 27 ans de règne, les autorités françaises, qui ont fait du Burkina Faso un des maillons de leur « lutte contre le terrorisme » au Sahel, en installant à Ouagadougou la principale base des forces spéciales et en intégrant le pays dans la zone d’intervention de l’opération « Barkhane », ont donc une responsabilité particulière dans ce qui va se passer dans les prochaines semaines.

 

L’association Survie exhorte donc le gouvernement français à dénoncer publiquement ce projet de révision constitutionnelle, sans équivoque [6], et à cesser toute coopération policière et militaire avec le régime, et appelle à rejoindre la manifestation unitaire organisée devant l’ambassade du Burkina Faso à Paris ce jeudi 30 octobre de 16h30 à 19h.


 

Contact presse : Ophélie Latil 01 44 61 03 25 ophelie.latil@survie.org

 

[1] Les chiffres officiels faisaient état d’un score de 80 % des suffrages exprimés... mais avec seulement 1,5 millions de voix dans un pays qui compte 16 millions d’habitants.

 

[2] L’actuelle ministre de l’Ecologieavait ainsi déclaré, lors d’une visite à Ouagadougou en 2011 : « Le Burkina peut compter sur moi dans sa volonté de redorer son image à l’étranger ». Elisabeth Guigou avait pour sa part félicité Compaoré, suite à son audition par la Commission des Afffaires étrangères de l’Assemblée nationale en juin 2013, le gratifiant en ces termes : « Ces applaudissements (...) témoignent de notre gratitude pour le rôle que vous jouez et pour la vision que vous avez du développement de votre pays et du continent africain »

 

[3] Audition d’Alain Juppé devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, à Paris le 4 mai 2011. Texte disponoble sur http://discours.vie-publique.fr/not...

 

[4] Voir le site de l’ambassade de France au Burkina Faso (http://www.ambafrance-bf.org/Panora...). Le site du ministère de la Défense indique qu’en 2009, cette coopération s’était «  appuyée sur 12 coopérants militaires et un budget de 3 M€  » (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/do... )

 

[5Selon Jeune Afrique

 

[6] Les déclarations alambiquées du porte-parole du Quai d’Orsay se référençant à la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance de l’Union Africaine, ne sauraient être considérées comme une condamnation (http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/v... ).

Lu pour vous : Burkina-Faso : la France doit officiellement lâcher son vieil allié Blaise Compaoré (Survie)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 13:26

 

 

 

Pierre Péan  Nouvelles affaires africaines - les «mensonges et pillages au Gabon»

Paris oct 2014 Ed. Fayard

 

par Griffin Ondo Nzuey  mardi 28 octobre 2014 à 4:41  

 

Les heures qui viennent risquent bien d’être parmi les plus longues vécues par les émergents et leurs anciens «camarades» passés à l’opposition, alors qu’une nouvelle œuvre incendiaire de Pierre Péan vient de paraître.

 

Après avoir étalé au grand jour de nombreuses «Affaires africaines» par le biais d’un ensemble de documents classés «secret», avec pour visée principale de révéler le caractère trouble, aventureux et parfois compromettant des relations entre Paris et certains gouvernants de ses anciennes colonies, Pierre Péan s’apprête à nouveau à faire trembler le monde politique africain. Si en octobre 1983, le journaliste français avait déjà pu dire toute son aversion pour la «Françafrique», qu’il perçoit comme un sordide jeu de fourbes dont le principal gagnant demeure la France, sa prochaine œuvre sera essentiellement axée sur le Gabon. «Petit émirat équatorial gorgé de pétrole et d’autres ressources stratégiques», le pays dont il croit connaître l’histoire et celle des hommes de pouvoir, a bénéficié d’un nouveau regard de sa part. Pierre Péan que l’on disait avoir quelques révélations croustillantes à faire au sujet des dirigeants actuels du Gabon, à l’instar d’Ali Bongo et de son directeur de cabinet, Maixent Accrombessi, a souhaité cette fois s’attaquer aux différents «mensonges et pillages» qui prévalent depuis l’arrivée aux commandes de l’actuel président de la République. L’assemblage de documents intitulé «Nouvelles affaires africaines, Mensonges et pillages au Gabon» devrait donc faire mouche.

 

Minutieuse, la nouvelle enquête de Péan a notamment été basée sur diverses questions parmi lesquelles «les débuts de règne calamiteux du successeur d’Omar, Ali Bongo», ou les faits «de corruption, de détournement de fonds publics, d’assassinats, d’élections truquées avec la complicité de Paris, de «biens mal acquis» en France et ailleurs, de folie des grandeurs». Bref, une sorte de «bilan catastrophique du pouvoir gabonais», qui devrait être mis sur la place publique. «Pure légende, vraie construction ! Issu d’une famille catholique ibo de l’ex-province nigériane du Biafra avant qu’elle n’entre en sécession, soutenue secrètement et militairement par la France, Ali fut en réalité adopté par le couple Bongo à la demande de Jacques Foccart et, plus précisément encore, de Maurice Delauney, alors ambassadeur de France dans la capitale gabonaise», écrit Pierre Péan, qui avait déjà évoqué cette affaire sans livrer de preuves. Idem pour la stérilité avérée de Joséphine Bongo.

 

Pour l’heure, dans les rares extraits ayant fuité du livre tant attendu, on peut notamment lire : «Pascaline (Mferri), revient à Libreville le 28 mai. Elle rapporte de Barcelone un message de son père (Omar Bongo Ondimba) : «Le président insiste pour que la Constitution soit respectée.» Elle confie la teneur à un homme d’affaires américain qui la communique à son ambassadeur à Libreville. Message retors, puisque la Constitution, en l’espèce, c’est d’abord et avant tout l’article 10. Pascaline convoque son frère (Ali Bongo) et lui reproche de vouloir fomenter un coup d’Etat alors même que le président va bientôt rentrer au pays : «Le président est très fâché contre toi, tant pis pour toi quand il va arriver.» (Page 155)

 

Ou encore : «A minuit, les dignitaires du Djobi demandent à tout le monde de sortir. Puis ils chantent et préparent Bongo à prendre le chemin du non-retour. Les femmes n’ont pas le droit de pleurer tout de suite. Il faut d’abord préparer le mort au grand voyage… Le lendemain, à Franceville, une première réunion regroupe les seuls enfants d’Omar Bongo. Ali déclare que la famille doit rester soudée et menace tout le monde : il dit avoir les moyens de faire respecter ses injections. Il laisse entendre que le temps de son père est terminé : «Celui qui ne suit pas sera exclu. Gare à lui !» Le jour d’après, Ali se montre rassurant, annonce sa candidature et demande un soutien unanime. Il raconte qu’à la présidence il y a beaucoup d’argent liquide qui n’est pas destiné à la famille : «Ce sont des fonds politiques…» » (Page 165)

 

Même s’il est réputé bien documenté, le livre de Péan, pour qui connait bien le Gabon et pour ce qu’on en a déjà lu, comporte bien d’erreurs et même d’affabulations. A titre d’exemple, l’auteur affirme que Pascaline Mferry Bongo est une énarque bon teint, alors même que d’autres enquêtes auprès de la prestigieuse école d’administration française, affirment qu’elle ne figure dans aucun bottin de cette école à titre d’ancienne élève. L’enquête de Pierre Péan, qui s’appuie sur de nombreux témoignages, peut avoir souffert, par endroits, de ce qu’on nomme au Gabon le kongossa. Le livre est en tout cas très attendu et chacun pourra s’en faire sa petite idée.

Vient de paraître : Pierre Péan : Nouvelles affaires africaines - les «mensonges et pillages au Gabon»

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 12:38

 

 

 

 

http://mondafrique.com/lire/decryptages/2014/10/30/Le-pyromane-Idriss-Deby-fait-les-yeux-doux-a-Catherine-Samba-Panza  

 

DECRYPTAGES - PAR CLEMENT FAYOL  30/10/14 (MondAfrique)

 

L’expérience centrafricaine a coûté cher au Président tchadien Idriss Deby Itno. Après s’être pris pour le marionnettiste de l’Afrique centrale pendant près d’une décennie, le retour de bâton avait été douloureux en début d’année avec une opinion nationale et internationale très critique de son rôle de pompier pyromane. Après quelques mois à faire profil bas, l’autocrate renoue des liens avec le pays par l’intermédiaire de la présidente par intérim, Catherine Samba-Panza.

 

Cible de multiples critiques sur son implication dans les troubles centrafricains, le président tchadien, Idriss Deby, avait annoncé, le 3 avril dernier, le retrait des troupes tchadiennes du contingent international. Mais on le découvre à nouveau au chevet du régime centrafricain chancelant, mais clairement sans le soutien de ses alliés de toujours, les militaires français.

 

Correspondance élogieuse

 

C’est la présidente de transition Catherine Samba-Panza qui a pris les devants. D'après nos informations, elle a adressé une lettre « pleine de flagorneries» au président Deby. Mise à mal dans son pays par des affaires suspectes de gestion de fonds, la présidente a senti que le soutien de la France se faisait de plus en plus fragile. Du coup, l'ancienne maire de Bangui se tourne donc vers son voisin du Nord. Voici une occasion rêvée pour notre ami Deby qui invite Samba-Panza à le rencontrer fin septembre à New York, en marge de la conférence des Nations Unies. Il est question entre eux de soutien diplomatique, mais aussi de formation de troupes centrafricaines par le Tchad. Les deux chefs d’Etat se seraient même mis d’accord pour que des troupes d’élite du Tchad constituent la garde présidentielle de Catherine Samba-Panza. Finalement, il n’en sera rien, tant l’idée a déclenché une levée de boucliers à Bangui.

 

Sassou-Nguesso concurrent

 

Si Deby acceptait de ronger son frein jusqu’à cet été, l’activisme de Denis Sassou-Nguesso, président du Congo Brazzavile, l’a certainement agacé au plus haut point. En juillet le forum de Brazzaville, qui visait la signature d’un cessez-le-feu a sonné comme un affront. Rappelons que jusqu’ici c’était plutôt à N’Djamena, la capitale du Tchad, que les personnalités politiques centrafricaines étaient invitées à entendre raison. Le positionnement de Sassou comme sauveur aura suffi pour que Deby décide de se replonger dans la mêlée.

 

Désavouée de tous, Catherine Samba-Panza mise tout sur l’expérience de faiseur de rois de Deby en Centrafrique. Au regard du sort qui a été réservé aux deux précédents poulains du président tchadien, Bozizé et Djotodia, son choix n’est pas des plus judicieux.

Lu pour vous : Le pyromane Idriss Deby fait les yeux doux à Catherine Samba-Panza

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 11:50

 

 

 

 

APA-Bamako (Mali) - 2014-10-30 09:25:54 - L’achat par le ministère malien de la défense et des anciens combattants d’un avion présidentiel et d’équipements militaires en 2014 a donné lieu à des irrégularités de 28,5 milliards de francs cfa, dont 12,4 milliards au titre de la fraude, estime un rapport d’enquête publié mercredi.


Produit par le Bureau du Vérificateur général (BVG) à la demande de la primature et en concertation avec le Fonds monétaire international (FMI), le rapport conclut à des faits de détournement et de complicité de détournement et à des faits de faux et d'usage de faux.


Il dénonce l'inobservation des règles élémentaires de procédure dans les deux acquisitions d'un montant global de 87,7 milliards de francs cfa, dont 18,5 milliards pour l'aéronef présidentiel et 69,1 milliards pour les matériels, équipements et véhicules de l'armée.


En plus de l'implication d'intermédiaires qui a grevé les coûts, l'avion présidentiel a été immatriculé, non pas dans le patrimoine de l'Etat, mais comme étant la propriété d'une société privée, la « Mali BBJ Ltd.


Un précédent rapport de la section des comptes de la Cour Suprême avait, sur le même sujet, dénoncé des faits d'entorse à la réglementation et de fraude massive.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=808303#sthash.wjsSPOfR.dpuf

Mali : fraude massive dans l'achat de l'avion présidentiel et de matériels militaires (rapport)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 11:40

 

 

 

 

Le pouvoir impopulaire et incompétent de Samba Panza qui tire à sa fin est en train de créer une nouvelle rébellion vers la ville de Ouango à sa solde pour exterminer le peuple Centrafricain les instigateurs de cette bande organisée sont DEMAFOUTH , SOKAMBI , SAYO et autres prédateurs .

 

Longtemps considérée comme un havre de paix et de prospérité en Afrique, la Centrafrique a basculé depuis décembre 2012 dans un cycle de violences entretenus par les criminels et bandes de prédateurs constituées dans une association appelée la seleka ont renversé un régime démocratique. Le pouvoir impopulaire et incompétent de Samba Panza qui tire à sa fin est entrains de créer une nouvelle rébellion vers la ville de Ouango a sa solde pour exterminer le peuple Centrafricain les instigateurs de cette bande organisée sont DEMAFOUTH, SOKAMBI, SAYO et autres prédateurs . 


C’est pourquoi nous demandons a la communauté internationale d’ordonner la dissolution purement et simplement cet bataillon d’intervention rapide forme que des anciens mutins par la voleuse de l’argent du peuple Centrafricain envoyé par l’Etat angolais .Ceci allait produire d’immenses tensions dans le pays en discriminant toute une frange de la population surtout toute la population réclame le réarmement des FACA et non la constitution de milice à la solde d’un pouvoir aux abois réputé par les prédations détournements de deniers publics au profil de pauvre population était mise en cause. CSP, Demafouth ont créé ces désordre avec les mutins yakoma et APRD de Sayo pour empêcher la tenue du dialogue nationale. 


Catherine Samba Panza a détruit complètement la Centrafrique exterminer les centrafricains et ramener la CENTRAFRIQUE à l’âge de pierre la solution pour ré dynamiser la Centrafrique est le retour du président Bozize à la présidence car il a les qualités d’un bon président centrafricain. 


 DAVID BOHONG 

RCA : NON A LA CREATION DE MILICE A LA SOLDE D’UN POUVOIR AUX ABOIS par DAVID BOHONG

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 11:35

 

 

 

 

30/10/14 (AFP)

 

L'Union européenne a appelé mercredi soir à l'abandon du projet de révision de la Constitution du Burkina Faso dénoncé par l'opposition comme un moyen de permettre le maintien au pouvoir du président Blaise Compaoré.

 

"Tout ce qui risque d'affecter ou de remettre en cause la stabilité, le développement équitable et les progrès vers la démocratie doit être rejeté d'un commun accord afin de consolider l'unité nationale", a affirmé le service d'action extérieure de l'UE dans un communiqué publié à la veille d'une marche à Ouagadougou à l'appel de l'opposition burkinabe pour contester ce projet.

 

"Nous appelons toutes les parties à la retenue et à refuser tout ce qui est de nature à susciter le recours à la violence", a insisté l'UE.

 

"Nous rappelons notre attachement au respect des principes de l'Union africaine en matière d'alternance politique et démocratique", a-t-elle souligné.

 

"Tout recours à la violence constituerait un grave recul pour le pays", avertit l'UE.

 

L'opposition est également invitée à renoncer à son action. "L'ensemble des acteurs doivent privilégier le dialogue respectueux de la diversité des points de vue et doivent se donner le temps de rechercher une voie consensuelle pour parvenir à des solutions véritablement acceptables pour la majorité de la population", conclut l'UE.

 

Le projet examiné jeudi par l'Assemblée vise à modifier la Constitution, pour porter de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels. Ce changement permettrait à Blaise Compaoré, arrivé aux affaires par un putsch en 1987 et qui devait achever l'an prochain son dernier mandat, après deux septennats (1992-2005) et deux quinquennats (2005-2015), de concourir à nouveau à la présidentielle.

 

L'opposition craint que ce changement de la Loi fondamentale, qui ne devrait pas être rétroactif, conduise le chef de l'Etat, déjà élu quatre fois avec des scores soviétiques, à accomplir non pas un mais trois mandats supplémentaires, lui garantissant 15 années de plus au pouvoir.

L'UE appelle à l'abandon du projet de révision de la Constitution au Burkina Faso

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog