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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 16:34
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : L’ambassadeur des Etats-Unis appelle à la libération immédiate des policiers pris en otage

 

http://rjdh.org/   PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 24 JUIN 2016

BANGUI, 24 juin 2016—L’ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique Jeffrey Hawkins a appelé à la libération des policiers pris en otage. Pour le diplomate, les violences de ces derniers jours en Centrafrique, sont inacceptables. Il l’a dit dans une déclaration dont le RJDH a eu copie.

 

Le diplomate américain a qualifié d’intolérables, les violences dirigées contre la population et les forces nationales et internationales « la violence contre la population de Bangui et d’autres régions de la  RCA et contre les forces constituées de la RCA et contre les forces internationales de maintien de paix, est inacceptable, intolérable »dénonce Jeffrey Hawkins.

 

L’ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique dit soutenir les actions des forces nationales et internationales et il appelle à la libération rapide des policiers pris en otage « nous soutenons les efforts des services de sécurité de la République Centrafricaine et des Nations-Unies pour rétablir l’ordre. Nous demandons la libération immédiate des policiers pris en otage »appelle-t-il.

 

Tout en rassurant du soutien de son pays, Jeffrey Hawkins demande aux parties de privilégier  le dialogue « nous exhortons toutes les parties à prévaloir le dialogue et la réconciliation. Les Etats-Unis sont profondément engagés avec nos partenaires centrafricains dans la reconstruction du système judiciaire (…), dans le soutien au processus de désarmement et de la réforme du secteur sécuritaire. Je tiens à vous rassurer que nous restons solidaires au peuple centrafricain » témoigne le diplomate.

 

Cette déclaration est faite cinq jours après la prise en otage de six policiers centrafricains par un groupe armé du km5 qui réclame la libération des éleveurs peulhs arrêtés le 19 juin dernier à l’entrée de Bangui pour situation irrégulière.

 

 

Centrafrique : Le coordonnateur humanitaire par intérim déplore le regain de violences dans le pays

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 24 JUIN 2016

 

BANGUI, 24 juin 2016 (RJDH)— Michel Yao, coordonnateur  humanitaire par intérim a regretté la flambée de violences enregistrée ces derniers jours en Centrafrique. Ces violences, selon lui, ont occasionné des déplacements de population tout en accentuant leur souffrance. Michel Yao l’a dit dans une interview accordée le 23 juin dernier au RJDH.  

 

RJDH : Michel Yao, bonjour. Vous êtes  représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé en Centrafrique mais depuis mars dernier, vous cumulez vos fonctions avec celles du coordonnateur  humanitaire. La RCA connaît depuis quelques jours des vagues de violences à Bangui et dans plusieurs villes du pays. Quelle réaction avez-vous entant que coordonnateur humanitaire par intérim ?

 

Michel Yao (MY) : Nous déplorons vraiment la recrudescence de ces  violences. Il faut dire que ces  violences ont pour conséquence les déplacements de la population et l’augmentation de la  souffrance de cette même population. En République Centrafricaine, une personne sur deux  soit deux millions sept cent personnes ont besoin d’assistance mais la recrudescence de l’insécurité ne permet pas aujourd’hui de les atteindre toutes.

 

Aujourd’hui, nous avons environ quatre cent mille déplacés internes dans le pays et plus de quatre cent soixante-sept  mille personnes réfugiés hors des frontières de la République Centrafricaine. Il est important que la situation sécuritaire puisse permettre d’assister ces personnes  pour qu’elles vivent avec un minimum de dignité.

 

RJDH : En l’espace d’un mois, l’ONG médicale MSF a perdu deux chauffeurs. Sa base de Bambari a été aussi pillée. Ce sont des faits inquiétant non ?

 

Monsieur Michel Yao : Ceci est révoltant, c’est même très révoltant. Je dois préciser les acteurs humanitaires interviennent de façon neutre et impartiale. Ils portent secours à tous ceux qui sont en difficulté sans tenir compte de son appartenance. Ces attaques nous révoltent. En réalité, ce sont, en fait les personnes en difficulté qui sont pénalisées. Nous disons aussi que ces attaques constituent une violation du droit humanitaire international. Nous espérons que cela ne restera pas impuni. Nous voulons exprimer nos sympathies à l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) qui en quelques semaine, perd deux personnes. Nous appelons  les groupes armés à respecter les activités humanitaires mais aussi le personnel humanitaire dont le travail est d’assister la population centrafricaine sans exception.

 

RJDH : Comme vous le reconnaissez, les besoins humanitaires sont de plus en plus croissants en Centrafrique. La saison pluvieuse n’est pas un handicap pour les humanitaires qui opèrent dans les zones qui sont difficiles d’accès pendant cette période ?

 

MY : Nous, acteurs humanitaires avons des activités de réponse et également celles de préparation qu’on appelle des plans de contingence. Avant la saison des pluies, nous avons des activités préparatoires qui nous permettent sur le plan médical, de prépositionner des médicaments et autres intrants nécessaires dans les zones difficiles d’accès pendant la saison sèche. Aussi grâce à la générosité de certains donateurs, nous avons quelques moyens logistiques notamment des avions qui nous permettent de déployer  des kits dans ces zones à cette période. En ce moment, nous sommes en train de déployer des médicaments dans le nord  précisément à Ngaoundaye pour répondre à la situation des personnes déplacées et  blessées à l’issue des affrontements des groupes armées.

 

RJDH : Le financement des actions humanitaires est aujourd’hui estimé à 15%. Comment expliquez-vous ce faible financement face à l’énormité des besoins ?

 

MY : Nous sommes préoccupés par ce faible financement parce qu’il signifie qu’on ne peut pas atteindre les personnes en difficulté dans le pays. Nous parlions tout à l’heure de plus de la moitié de la population centrafricaine qui a besoin de l’assistance humanitaire.  Les besoins sont estimés cette année, à près de cinq cent trente un millions de dollars  ce qui fait un peu plus de trois cent neuf milliard de francs CFA. Ce sont des montants énormes qui se justifient par le fait qu’on met tout en œuvre pour atteindre la population.  Le manque de financement va se traduire effectivement par le manque de service à cette population qui en a besoin de nos services notamment ceux concernant la santé, les vivres, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Nous appelons la communauté internationale  à avoir un regard beaucoup plus attentif sur les appels en faveur de la République Centrafricaine parce que nous avons vu les contributions dégringolent depuis le pic de la crise en 2014 jusqu’à ce jour.

 

RJDH : Qu’est-ce qui retarde la nomination d’un nouveau coordonnateur Humanitaire principal après la démission de l’ancien en mars dernier ?

 

MY : Le processus est  en cours, il faut prendre la bonne personne pour le bon métier et cela n’est souvent pas aisé. Je pense que nos collègues, les responsables au niveau des Nations-Unies à New-York en sont pleinement conscients. Mais les activités humanitaires ne sont jamais interrompues sur le terrain. Nous assurons toujours la coordination et l’évaluation de la situation humanitaire. Nous prévoyons dans les semaines à venir, revoir notre plan de réponse pour l’adapter à la situation  humanitaire actuelle.

 

RJDH : Je vous remercie.

 

MY : Merci.

 

Propos recueillis par Angela Pascale Saulet Yadiberet et Fridolin Ngoulou

 

 

Centrafrique : Un agent de l’ONG PNRM tué à Kaga-Bandoro par des hommes armés

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 24 JUIN 2016

 

BANGUI, 24 Juin 2016 (RJDH)—Un cadre de l’ONG Person in Need Relief Mission (PNRM), a été tué ce matin vers minuit à Kaga-Bandoro par des hommes armés. L’ONG a suspendu ses activités en réaction à cet assassinat.  

 

Jean Célestin Mandazou, c’est le nom de l’agent  de l’ONG Person in Need Relief Mission (PNRM) tué par ces hommes armés. Ingénieur agronome de formation, il est  recruté comme assistant en chef du ‘’projet agro ‘’ et affecté à Kaga-Bandoro depuis le samedi 19 juin 2016.

 

Le chef de mission de l’ONG PNRM, Thierry Ezéchiel Yongo parle d’acte criminel perpétré contre sa structure « ils sont venus alors que notre collaborateur était dans un camp de passage en entendant d’avoir un logement. Ils l’ont dépossédé de ses biens. Malgré qu’il porte le logo de l’ONG, ils ont tiré sur lui et il est mort sur le champ. Il s’agit d’un acte criminel qui est dirigé contre notre organisation », a-t-il expliqué.

 

Le responsable de cette ONG annonce la suspension de leurs activités en réaction à cet acte « nous avons suspendu nos activités sur tout le territoire ». Selon des sources concordantes, le corps a été ramené à Sibut à bord du véhicule du préfet. L’ONG a dépêché un véhicule qui doit acheminer la dépouille à Bangui.

 

L’ONG PNRM, installée en Centrafrique depuis septembre 2014, mène des activités dans les domaines de la sécurité alimentaire,  de l’éducation. Elle est présente  dans une partie de la Ouaka, de la Nana-Gribizi et de l’Ouham. Cet incident intervient après la tuerie du chauffeur des Médecins Sans Frontières (MSF), vendredi 18 juin dernier.

 

 

Centrafrique : Deux personnes kidnappées lors de l’attaque d’un village proche de Dekoa par des hommes armés

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 24 JUIN 2016

 

DEKOA, 24 juin (RJDH)—Un groupe armé assimilé à une des tendances de l’ex-Séléka a attaqué, le 23 juin dernier le village Mbimbi situé à 25 kilomètres de la ville de Dekoa sur l’axe Mala. Selon les informations du RJDH, deux personnes ont été kidnappées lors de cette attaque.

 

De sources locales, les assaillants ont attaqué le village vers 10 heures du matin. Un habitant de Mbimbi qui a réussi à rejoindre la ville de Dekoa, le village a été pillé « quand ils sont entrés dans le village, ils se sont mis à tirer. Prise de peur, la population s’est enfuie. C’est là qu’ils ont pillé tous les greniers. Des maisons ont aussi été pillées » a-t-il expliqué avant de confirmer l’enlèvement des deux personnes « deux jeunes du villages ont été pris en otage. Ce sont ces jeunes qui ont transporté les effets volés » confie-t-il.

 

 La même source a indiqué que la majorité de la population est restée en brousse après le départ des assaillants « le village est presque vide. La majorité de la population est encore en brousse par peur. Les gens ne veulent pas aussi prendre des risques pour venir à Dekoa » précise-t-elle.

 

Selon les informations RJDH, un groupe d’hommes armés se réclamant de l’ex-Séléka est basé entre  la commune de Mala et le Village Bedambo, proche du village attaqué. Des sources proches de la municipalité de Dekoa soupçonnent ce groupe d’être à l’origine de cette attaque. Difficile de confirmer cela.

 

Depuis le samedi 19 juin, une équipe d’éléments de l’UPC de Ali Daras est arrivée dans la ville de Dekoa. Aux dernières nouvelles, ces combattants ont nettoyé une concession proche de l’antenne de Télécel pour l’occuper. Depuis leur arrivée, aucun incident n’est signalé dans la ville.

 

Centrafrique-Presse.com
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 13:06

 

 

Par RFI  23-06-2016 Modifié le 23-06-2016 à 14:23

 

Selon les informations de RFI, six policiers sont encore détenus par le groupe d'autodéfense du PK5, le quartier musulman de Bangui. Il proteste contre l'interpellation dimanche lors de contrôles de routine de 26 musulmans qui n'avaient pas de papiers. Parmi eux, deux membres du groupe. C'est ce même groupe qui avait pris d'assaut un commissariat du quartier lundi pour prendre d'autres policiers en otage, obligeant la Minusca à intervenir. L'opération militaire avait fait au moins sept morts et treize blessés, selon le ministre de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa. Les policiers avaient pu être exfiltrés. Mais cette fois, le groupe d'autodéfense refuse toujours de libérer ses otages.

 

« Ils vont bien mais ils ne sont pas encore libérés », affirmait mercredi Hamadou Aboubacar Kabirou. Ce député de Bambari réside au PK5. Il joue les médiateurs dans cette affaire. « Je les ai rencontrés, ils sont là au Kilomètre 5, c’est cinq chrétiens et un musulman. Ils sont là ensemble et en bonne santé : ils mangent bien et ils dorment bien », assure-t-il. Le député a ensuite été retenu à son tour pendant plusieurs heures mercredi après-midi avant d'être relâché, mais ne jette pas l'éponge pour autant. Il va conduire tout à l'heure une délégation auprès des autodéfense, avec d'autres élus, des responsables religieux, des délégués des commerçants. Ils veulent essayer de convaincre le groupe de relâcher les otages.

 

« Nous voulions avoir quelques éclaircissements », affirme l'un des responsables du groupe d'autodéfense du PK5, qui demande la libération des 26 musulmans arrêtés dimanche lors des contrôles d'identité. « Il faut que l’Etat présente les 26 détenus officiellement et on les libèrera. Sinon, on ne les libèrera pas. Il n’y a pas de chantage, c’est la vérité. Nous on ne veut pas d’argent, on ne veut pas de poste. On veut juste être considérés comme des êtres humains comme eux », justifie-t-il.

 

Selon le ministre centrafricain de la Sécurité, « tous ceux [parmi les musulmans arrêtés dimanche, ndlr] qui n'avaient pas de papiers ont déjà été relâchés. Mais les deux membres du groupe d'autodéfense [à l'origine de cette nouvelle prise d'otage, ndlr] seront poursuivis. La justice fera son travail », assure Jean-Serge Bokassa qui appelle à la libération des otages.

 

Le quartier paralysé

 

En attendant, les négociations s’enlisent et la lassitude se fait sentir. Les commerçants du PK5 veulent rouvrir leurs boutiques. Depuis dimanche, le marché du quartier est à l’arrêt et toutes les activités sont comme paralysées. Mercredi, les magasins ont rouvert quelques heures, mais des mouvements de tension et des coups de feu dans la matinée ont eu raison de cet élan.

 

Les commerçants sont directement impliqués dans les négociations avec le groupe d’autodéfense qui détient les policiers. Depuis plusieurs jours, une médiation a donc été mise en place par des membres de la société civile. Aux côtés du député Ahmadou Aboubacar Kabirou, on trouve des représentants des jeunes du quartier et aussi le président de l’ACK5, l’association des commerçants.

 

Mais la lassitude est grande dans le quartier qui a déjà souffert de lourdes pertes lundi. La fermeture durable des commerces rappelle les jours les plus sombres du conflit, ceux de l’isolement, quand le PK5 était une enclave au cœur de la capitale.

 

Dans un communiqué, la Minusca demande également la libération immédiate et sans condition des six policiers.

 

Centrafrique: des policiers toujours retenus en otage dans le PK5
Centrafrique-Presse.com
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 17:51
DERNIER HOMMAGE à Mr Jacques BOGANGABE

 

 

La famille Doundaï, Mme Marie Madeleine Bogangabé, les enfants Bogangabe ont été très touchés par les nombreuses marques de sympathie et de réconfort reçus lors du décès du regretté monsieur Bogangabé Jacques survenu le 5 mai 2016 à  Amiens et inhumé au PK55 sur la RN1 en République Centrafricaine le 18 mai 2016.

 

"Il y'a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître et un temps pour mourir ; un temps pour rire et un temps pour pleurer..."Ecclésiaste 3.1.4.


Il est temps pour nous de le laisser partir rejoindre son Dieu.
A cet effet, nous organisons, comme prévu une dernière veillée le samedi 25 juin 2016 à la maison Valery Watteau  route des refuzniks 95200 Sarcelles dès 20h.


Nous vous invitons tous, amis et connaissances, collègues parents, frères et soeurs, à ce dernier hommage en toute simplicité en mémoire de "Mr Bogan Jacques".


Pour tout renseignement veuillez prendre contact avec 

         

Ella

BOGANGABE

06.67.32.67.77

Arsène

BOGANGABE

06.20.01.04.74

Gilles

BOMILA-KORADJIM

06.09.68.62.01

 

 

Centrafrique-Presse.com
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 17:44
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le procès des éleveurs arrêtés pour situation irrégulière, programmé pour demain

 

http://rjdh.org/  PAR JEAN FERNAND KOENA LE 23 JUIN 2016

 

BANGUI, 23 juin 2016 (RJDH)—Les éleveurs peulhs dont l’arrestation est à l’origine de l’enlèvement de six policiers, seront jugés demain vendredi 24 juin  2016. L’information a été confirmée par le procureur de la République Ghislain Grésenguet.

 

Ils sont, selon les informations du RJDH confirmées par le parquet, vingt-six éleveurs dont le procès est programmé pour demain. Ce sont, selon le procureur de la République, les éleveurs arrêtés lors d’un contrôle de routine à l’entrée de Bangui pour situation irrégulière.

 

Ce procès de sources officielles, sera placé sous haute sécurité « le procès va se tenir sous haute sécurité car, l’arrestation de ces peulhs a fait monter la tension à Bangui. Nous en sommes conscients, c’est pourquoi nous avons pris les précautions nécessaires » confie un cadre au ministère de la justice.

 

Ces vingt-six éleveurs peulhs ont été arrêtés le samedi 18 juin par la police qui assurait un contrôle de routine sur la barrière de PK12. En réaction à ces arrestations, un groupe armé commandé par un certain Issa alias 50-50 a pris en otage six policiers détachés au commissariat du 3ème arrondissement de Bangui. Ces derniers sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs.

 

 

Centrafrique: L’URCA appelle à prendre des mesures pour mettre fin aux violences dans le pays

 

http://rjdh.org/  PAR JEAN FERNAND KOENA LE 23 JUIN 2016

 

BANGUI, 23 juin 2016—Dans une interview accordée au RJDH, le 22 juin dernier, André Nalke Dorogo, 1er vice-président de l’URCA a appelé les nouvelles autorités à mettre fin aux violences qui secouent le pays depuis quelques jours. Pour lui, ces violences sont inadmissibles.

 

L’URCA dit condamner les dernières violences survenues en Centrafrique “ les violences que le pays connait ces derniers jours sont injustifiées. C’est pourquoi l’URCA condamne ces violences et la prise en otage des policiers centrafricains” déclare André Nalke Dorogo.

 

Le premier vice-président de l’URCA engage le gouvernement à user des moyens qui sont à sa disposition pour protéger la population “la Constitution donne au gouvernement l’autorisation d’user de la force légitime pour maintenir et rétablir l’ordre. C’est en cela que le gouvernement dispose de la police, de la gendarmerie et d’autres forces de sécurité pour imposer l’autorité de l’Etat. Alors nous demandons aux autorités actuelles de prendre leur responsabilité en usant des moyens dont elles disposent pour protéger la population” exige André Nalke Dorogo.

 

Le premier vice-président demande aussi à la Minusca de s’impliquer dans la sécurisation du pays “la sécurité de la RCA dépend aussi de la Minusca que nous appelons à soutenir les autorités de la place à imposer l’autorité de l’Etat pour que les citoyens vivent en paix”.

 

Pour le député de Berberati 4 et 1er vice-président de l’URCA, l’heure n’est plus aux condamnations stériles “il faut agir, c’est ce que le peuple attend face à la montée en puissance de la violence dans le pays” dénonce ce dernier. C’est aussi la position exprimée par le président de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim Meckassoua qui à la clôture de la session extraordinaire du parlement le 21 juin dernier appelait le gouvernement à l’action pour mettre fin aux violences.

 

C’est depuis le 19 juin dernier que la capitale centrafricaine est en proie à des violences parties de l’enlèvement par un groupe armé au km5 de six policiers.

 

 

Centrafrique : Présence signalée des éléments de l’UPC à Dekoa

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 23 JUIN 2016

 

DEKOA, 23 juin (RJDH)—Une trentaine d’éléments de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), une fraction de l’ex-Séléka dirigée par Ali Daras, est arrivés à Dekoa, le samedi dernier. Cette information est confirmée par plusieurs sources locales contactées par le RJDH.

 

Selon les informations RJDH, ces combattants de l’UPC sont partis de Kaga-Bandoro. Une source jointe à Kaga-Bandoro a indiqué qu’ils fuient les rebelles du FPRC, une autre tendance de l’ex-Séléka avec laquelle les relations sont ces derniers temps tendues. De sources jointes à Dékoa, les combattants de l’UPC ont intégré la base de l’ex-Séléka de la ville «  dès leur arrivée, ils se sont rendus directement à la Base des ex-Séléka. Ils ne sortent pratiquement pas, mais nous ne savons pas ce qui se passe là où ils se trouvent » a confié un habitant de Dékoa.

 

Cette information a été confirmée sous anonymat par une autorité locale qui a indiqué que la peur a gagné la ville depuis l’arrivée de ces combattants « ils sont bien arrivés dans la ville et ils se trouvent à la base qu’occupaient les éléments de la Séléka. Mais je puis vous dire que les habitants ont peur parce que les rumeurs circulent comme quoi les éléments du FPRC vont attaquer ceux de l’UPC » confie-t-il.

Centrafrique-Presse.com
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 15:16

 

 

Selon les informations de RFI, six policiers sont encore détenus par le groupe d'autodéfense du PK5, le quartier musulman de Bangui. Il proteste contre l'interpellation dimanche lors de contrôles de routine de 26 musulmans qui n'avaient pas de papiers. Parmi eux, deux membres du groupe. C'est ce même groupe qui avait pris d'assaut un commissariat du quartier lundi pour prendre d'autres policiers en otage, obligeant la Minusca à intervenir. L'opération militaire avait fait au moins sept morts et treize blessés, selon le ministre de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa. Les policiers avaient pu être exfiltrés. Mais cette fois, le groupe d'autodéfense refuse toujours de libérer ses otages.

 

« Ils vont bien mais ils ne sont pas encore libérés », affirmait mercredi Hamadou Aboubacar Kabirou. Ce député de Bambari réside au PK5. Il joue les médiateurs dans cette affaire. « Je les ai rencontrés, ils sont là au Kilomètre 5, c’est cinq chrétiens et un musulman. Ils sont là ensemble et en bonne santé : ils mangent bien et ils dorment bien », assure-t-il. 

 

Le député a ensuite été retenu à son tour pendant plusieurs heures mercredi après-midi avant d'être relâché. « Nous voulions avoir quelques éclaircissements », affirme l'un des responsables du groupe d'autodéfense du PK5, qui demande la libération des 26 musulmans arrêtés dimanche lors des contrôles d'identité. « Il faut que l’Etat présente les 26 détenus officiellement et on les libèrera. Sinon, on ne les libèrera pas. Il n’y a pas de chantage, c’est la vérité. Nous on ne veut pas d’argent, on ne veut pas de poste. On veut juste être considérés comme des êtres humains comme eux », justifie-t-il. 

  
Selon le ministre centrafricain de la Sécurité, « tous ceux [parmi les musulmans arrêtés dimanche, ndlr] qui n'avaient pas de papiers ont déjà été relâchés. Mais les deux membres du groupe d'autodéfense [à l'origine de cette nouvelle prise d'otage, ndlr] seront poursuivis. La justice fera son travail », assure Jean-Serge Bokassa qui appelle à la libération des otages. 

  
Le quartier paralysé 

  
En attendant, les négociations s’enlisent et la lassitude se fait sentir. Les commerçants du PK5 veulent rouvrir leurs boutiques. Depuis dimanche, le marché du quartier est à l’arrêt et toutes les activités sont comme paralysées. Mercredi, les magasins ont rouvert quelques heures, mais des mouvements de tension et des coups de feu dans la matinée ont eu raison de cet élan. 

  
Les commerçants sont directement impliqués dans les négociations avec le groupe d’autodéfense qui détient les policiers. Depuis plusieurs jours, une médiation a donc été mise en place par des membres de la société civile. Aux côtés du député Ahmadou Aboubacar Kabirou, on trouve des représentants des jeunes du quartier et aussi le président de l’ACK5, l’association des commerçants.

   
Mais la lassitude est grande dans le quartier qui a déjà souffert de lourdes pertes lundi. La fermeture durable des commerces rappelle les jours les plus sombres du conflit, ceux de l’isolement, quand le PK5 était une enclave au cœur de la capitale. 


Source: Rfi.fr

Centrafrique: des policiers toujours retenus en otage dans le PK5
Centrafrique-Presse.com
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 13:24

 

 

23 juin 2016 | Par Fabrice Arfi

 

Des documents découverts par la police et le témoignage sur procès-verbal d’un avocat parisien prouvent que des proches des deux principaux candidats à la présidentielle – le chef de l'État Ali Bongo et l'outsider Jean Ping – ont perçu ces dernières années des millions de dollars de commissions occultes, versées en Chine, sur plusieurs marchés étatiques gabonais.

 

C’est un tout petit monde qui se déchire, mais il est couvert du même or. La campagne pour l’élection présidentielle gabonaise, dont l’unique tour doit se tenir le 27 août 2016, offre ces temps-ci un spectacle paradoxal. D’un côté, les deux principaux candidats, le président en exercice Ali Bongo et l’ancien ministre Jean Ping, s’invectivent publiquement à grand renfort de formules assassines. De l’autre, invisibles, les dessous d’une guerre entre deux clans familiaux qui ont longtemps dansé autour d’un magot commun, l’argent des grands contrats de l’État. Avec, au passage, une victime, toujours la même : les citoyens du Gabon, petit pays de moins de 2 millions d’habitants, riche en pétrole et, de ce fait, bastion historique de la Françafrique.

 

Des documents découverts il y a deux ans par la police anticorruption française, que Mediapart a pu consulter, ainsi que le témoignage sur procès-verbal d’un avocat historique du clan Bongo sont aujourd’hui de nature à faire tomber les masques. Ils montrent que des membres des deux familles Ping et Bongo, qui ne font d’ailleurs qu’une à certains égards, ont perçu ces dernières années d’importantes commissions occultes sur plusieurs marchés étatiques décrochés par une multinationale chinoise. Les commissions perçues se chiffrent à plusieurs dizaines de millions de dollars, d’après les informations à la disposition de la police.  

 

Pour comprendre les enjeux cachés de la campagne gabonaise, qui sont parfois moins politiques que claniques, il faut imaginer la rencontre des Borgia et de House of Cards. Ali Bongo, président du Gabon depuis 2009, est le fils et successeur d’Omar, autocrate qui a régné à partir de 1967 durant quatre décennies sur le pays, avec le soutien indéfectible de la France et de ses meilleures barbouzes. Jean Ping, lui, fut le ministre durant vingt ans d’Omar Bongo, de 1990 à 2008, date à laquelle il est parti prendre les rênes de l’Union africaine. Pascaline Bongo, la fille d’Omar, dont elle a été la toute-puissante directrice de cabinet, fut aussi pendant longtemps la compagne de Jean Ping, avec qui elle a eu deux enfants (Nesta et Chritopher) – elle a également pris sous son aile protectrice un premier fils Ping, Franck. Réputée en froid avec son frère président, Pascaline Bongo n’en demeure pas moins aujourd’hui sa « haute représentante » à titre officiel.

 

Au centre des nouvelles découvertes policières françaises, réalisées par l’Office central de lutte contre la corruption en marge d’une enquête sur le « parrain des parrains » Michel Tomi, se trouve le géant Sinohydro, l’une des plus grandes entreprises chinoises, spécialisée dans la construction de barrages (mais pas seulement). En une dizaine d’années, Sinohydro a décroché de nombreux contrats d’ampleur au Gabon et au Cameroun. Et chaque fois, un Bongo ou un Ping a touché sa part par l’intermédiaire d’une société offshore hongkongaise.

 

Confrontés à ces documents, découverts pour la plupart lors d’une perquisition à son cabinet parisien, Me François Meyer, avocat historique du clan Bongo, a offert pendant sa garde à vue, en juillet 2014, une inestimable leçon de choses aux enquêteurs sur l’affairisme politique gabonais.

 

D’après les informations livrées sur PV par Me Meyer, Pascaline Bongo, du temps où elle travaillait au service de son père Omar mais aussi après, sous le règne de son frère Ali, a ainsi touché plus de 10 millions de dollars de commissions sur deux marchés d’État gabonais “remportés” par Sinohydro. Le premier porte sur la construction d’une route dans l’est du pays entre les villes d’Akieni et Okondja (environ 2,5 millions de dollars de commissions). Le second concerne la construction du barrage dit de Grand Poubara, grand projet de 200 millions de dollars porté par Sinohydro près de Franceville (environ 8 millions de dollars de commissions).

 

Les virements transitaient pour chaque opération par la société Sift Hong Kong Limited et son compte ouvert à la banque HSBC, dont l’ayant droit est Pascaline Bongo – son avocat n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien. « Je vérifiais les dépenses et j’exécutais les ordres de Pascaline. Je pouvais aussi accompagner Pascaline à ses rendez-vous avec les ministres, les directeurs d’administrations, les ingénieurs », a expliqué pour sa part François Meyer, conseiller de Pascaline Bongo, devant les policiers.

 

Me Meyer a précisé : « Pascaline négociait et discutait pendant ces rendez-vous. Pascaline avait un rôle très important pour permettre à l’entreprise chinoise de réaliser son marché dans un délai raisonnable. Pascaline sait mobiliser les administrations chargées du projet. Elle est le moteur du projet en quelque sorte côté gabonais. » Pratique quand on incarne d’une main, soit en tant que directrice de cabinet du président Omar, soit comme « haute représentante » personnelle du président Ali, l’État qui concède le marché, et que, de l’autre main, on touche des commissions sur ledit marché.

 

L’analyse par la police du compte HSBC de la société offshore de Pascaline Bongo a  aussi fait apparaître un transfert de fonds inexpliqué de 10 millions de dollars en 2008. Me Meyer a en outre expliqué qu’en 2009-2010 sa cliente avait souhaité verser depuis ce même compte HSBC la somme de 7 millions de dollars pour ses enfants, dont ceux qu’elle a eus avec Jean Ping.

Ali Bongo, président du Gabon depuis 2009 et candidat à sa réélection

 

Le premier fils de ce dernier, Franck Ping, en grande partie élevé par Pascaline Bongo bien qu’elle ne soit pas sa mère, fut également bénéficiaire de commissions grassouillettes sur les marchés Sinohydro, et parfois sur les mêmes que ceux de son ex-belle-mère. Homme d’affaires et consul honoraire du Tchad au Gabon, Franck Ping a ainsi perçu, selon les confidences de Me Meyer, quelque 5 millions d’euros sur plusieurs marchés routiers, dont celui ralliant Akieni à Okondja. Les commissions étaient versées là encore par le truchement d’une société de Hong-Kong, baptisée Fiex dans le cas de Franck Ping. La société était dirigée par Me Meyer.

 

Un autre grand marché, le contrat Hydropower (réseau d’électricité de la capitale Libreville), a permis à Franck Ping d’empocher, cette fois en 2008, 8 millions de dollars de commissions.« Les démarches de Franck Ping se faisaient auprès du ministère du budget, du ministère des finances et de l’Assemblée nationale pour que les crédits soient payés », a observé Me Meyer.  

 

Trois ans plus tard, Franck Ping touchera 7 millions de dollars de commissions sur le projet de barrage M’vele au Cameroun. « Franck Ping a autant d’influence positive au Cameroun car son père est un ami personnel du président camerounais [Paul Biya – ndlr] », a assuré Me Meyer aux enquêteurs. Au total, tous les marchés Sinohydro auraient permis à Franck Ping de récolter 17 millions de dollars, déduction faite des honoraires d’avocats et de quelques frais fixes. Un beau pactole.

 

L’avocat parisien s’est ensuite livré à une explication de texte qui ne manque pas de franchise sur ce type de pratiques : « Que l’entreprise soit française, turque ou chinoise, pour que leur projet aboutisse, il faut qu’elles s’entourent de personnes connues et poussent l’administration à faire ce qu’elle a elle-même décidé. Ce n’est pas de la corruption mais une personne comme Frank Ping peut taper du poing sur la table en disant “si tu ne fais pas ton boulot, tu vas voir” en sous-entendant que le fonctionnaire pourra être remis à sa place. » « C’est d’ailleurs pour cela que les grandes sociétés choisissent des personnes comme Franck Ping ou Pascaline Bongo dont le nom est lié aux Bongo et au pouvoir », a-t-il ajouté.

 

Pour François Meyer, il ne faut pas forcément voir le fait de passer par des sociétés offshore comme une volonté de dissimulation coupable : « Ça permet une relative discrétion pour effectuer des activités licites. » Question étonnée de la commissaire qui l’interrogeait : « Pourquoi a-t-il besoin de discrétion surtout si les activités sont licites ? » Réponse de l’avocat : « Parce qu’il n’a pas un nom discret, ce nom de Ping est connu en Afrique. Vous savez que les affaires n’aiment pas le bruit. »

 

Interrogé par Mediapart, Franck Ping déclare quant à lui n’avoir « rien à dissimuler » même s’il dit « comprendre » l’impression de mélange des genres qui peut ressortir de telles découvertes. « Le statut de mon père, en réalité, ne m’apporte rien, jure-t-il. Si on me choisit à cause de mon nom pour obtenir des marchés, on pourrait alors voir cela comme une sorte de discrimination positive. Je ne vais quand même pas renier mon nom ! »

 

Avec le recul, cela ne manque pas de sel : dans un entretien accordé au journal Le Monde en mars dernier, Jean Ping, son père, avait annoncé qu’il se présentait à l’élection présidentielle gabonaise pour mettre fin au règne d'« un clan qui dirige le pays depuis cinquante ans ».

 

Roland Marchal 


Chargé de recherche CNRS 

Lu pour vous : Présidentielle au Gabon: deux candidats, un magot
Centrafrique-Presse.com
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 12:50

 

BUREAU POLITIQUE

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  Secrétariat Général

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Les récentes élections générales ont favorisé le retour à l’ordre constitutionnel de la République Centrafricaine.

 

Le peuple centrafricain est donc fondé à croire à l’enclenchement d’une dynamique générale effective pour un retour à la paix et au rétablissement de la sécurité.

 

Malheureusement, et contre toute attente depuis quelques semaines, des foyers de violence s’allument quasi-simultanément çà et là sur toute l’étendue du territoire y compris à Bangui, la capitale. Leurs bilans font déplorer plusieurs dizaines de pertes en vies humaines, de nombreux villages ou maisons incendiés et plusieurs centaines d’habitants remis sur le chemin de l’exil ou du refuge en brousses.

 

Le décor d’un recommencement de la crise sécuritaire se remet progressivement en place avec pour conséquence la souffrance des populations qui n’aspirent qu’à vivre enfin en paix.

 

Le MLPC toujours soucieux du mieux-être du peuple centrafricain :

 

  • condamne avec la plus grande fermeté la recrudescence de ces actes de violences et leurs conséquences sur les populations innocentes ;
  • demande avec insistance au gouvernement de tout mettre en œuvre pour endiguer cette recrudescence et créer les conditions d’une marche résolue vers la paix, la sécurité et la cohésion sociale;
  • demande aux forces internationales de renforcer et de rendre visibles leurs opérations de sécurisation et de protection des populations civiles ;
  • exhorte toutes les parties à un changement d’état d’esprit afin d’éviter aux populations des souffrances supplémentaires.

Fait à Bangui, le 21 juin 2016

 

                                                                                   Le 1ème Secrétaire Général Adjoint

                                                                               

   Stanislas Samuel ZOUMBETI

COMMUNIQUÉ DE PRESSE RELATIF À LA RECRUDESCENCE DE L’INSÉCURITÉ EN RCA
Centrafrique-Presse.com
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 12:45

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 22 juin 2016 - La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Diane Corner, et le Commissaire de la Police des nations Unies (UNPol), Luis Carrilho, ont tenu une conférence de presse ce mercredi 22 juin pour faire le point sur la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays. Cette rencontre avec les medias intervient à un moment où Bangui, la capitale, connait un regain de violence suite au kidnapping de six policiers centrafricains par des individus armés du 3e arrondissement. La conférence de presse a aussi été l’occasion de faire le point des actions de la Mission eu égard à la multiplication d’ilots d’insécurité dans plusieurs préfectures à travers le pays.

 

D’emblée, Diane Corner et Luis Carrilho ont condamné énergiquement la privation de liberté de représentants de l’autorité publique. Ils ont rappelé qu’il est important de libérer sans condition les policiers détenus par les éléments armés. La Représentante spéciale adjointe et le Commissaire de la Police de la MINUSCA ont enfin affirmé être en contact permanent avec les autorités et les communautés impliquées pour calmer les tensions. Tout en privilégiant le dialogue afin d’éviter une escalade de la violence, la Mission n’exclut pas l’usage d’une action robuste en fonction de l’évolution de la situation, ont-ils martelé.

 

A la faveur de la conférence de presse et concernant la recrudescence de la violence à travers la RCA, le leadership de la MINUSCA a réitéré que la protection des civils demeure la priorité de la Mission. C’est à cette tâche que s’attellent les 10 750 soldats et les 2080 policiers de la MINUSCA. Dans le cadre de l’exécution de cette tâche prioritaire, la Mission suit de très près l’évolution des points sensibles afin d’apporter les solutions les plus adaptées. C’est ainsi que les mouvements de transhumance ainsi que les tensions qu’ils induisent sont surveillés avec la plus grande attention en sus du travail de prévention qu’effectue la Mission. En effet, avec son maillage de onze bureaux de terrain, la MINUSCA a été en mesure d’établir un contact étroit avec les populations pour raffermir la cohésion sociale et le dialogue et répondre à leurs besoins dans le cadre de son mandat.

 

 La Représentante spéciale adjointe et le Commissaire de la UNPol ont aussi rappelé que la population est fatiguée de ce conflit qui perdure et que la majorité des Centrafricains aspirent à la paix et à la stabilité. Et c’est encourageant de voir que chaque fois que l’on implique la population, comme lors des consultations à la base, en prélude au forum nationale de Bangui, et des élections, il y a eu des avancées.

 

Diane Corner et Luis Carrilho ont conclu en rappelant que la situation sécuritaire de la RCA est encore fragile malgré les énormes progrès qui ont déjà été réalisés. Ils ont appelé tous les acteurs à s’attaquer aux causes profondes du conflit qui a affecté la RCA en trouvant des moyens paisibles et des solutions durables.

 

LA MINUSCA DEMANDE LA LIBERATION SANS CONDITION DES POLICIERS DETENUS DANS LE 3e ARRONDISSEMENT
Centrafrique-Presse.com
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 19:08

 

 

 — Mis à jour le 22 juin 2016 à 16h34 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Une trentaine de personnes ont perdu la vie entre dimanche et lundi dans des heurts à Bangui et dans le nord de la Centrafrique, dans la région de Batangafo à une centaine de kilomètres à l’ouest de Kaga-Bandoro.

 

Pourquoi le Km 5 à Bangui s’est embrasé ?

 

Une arrestation qui tourne mal

 

Dimanche 19 juin, les policiers centrafricains, qui ont renforcé les contrôles aux entrées de Bangui depuis plusieurs jours, arrêtent une quinzaine de personnes, des Peuls, au niveau du Pk 12 (point kilométrique 12). Si la majorité est rapidement libérée, cinq sont maintenus en détention à la Section de recherches et d’investigation (SRI).

 

Plusieurs font partie des groupes d’autodéfense du Kilomètre 5, quartier limitrophe du 3e arrondissement, certains seraient même des parents de leur leader, Haroun Gaye. Ce dernier est membre du FRPC (la branche de l’ex-Séléka dirigée par Noureddine Adam et Michel Djotodia). La Minusca a plusieurs fois tenté de l’arrêté, en vain.

 

Mécontents, les membres de cette milice réclament leur libération, avant d’attaquer le commissariat du 3e arrondissement. Grâce au soutien d’Abdoulaye Hissène, un des principaux « généraux » de l’ex-Séléka, brièvement arrêté mi-mars avant de s’échapper de la prison de Bangui, ils parviennent à prendre en otage cinq policiers.

 

Opération de police au cœur du Km 5

 

Le lendemain, après plusieurs heures de négociations infructueuses, les forces de police centrafricaines lancent une opération au cœur du Km 5. Rapidement débordées par des miliciens en nombre important, elles demandent l’aide de la Minusca. L’arrivée d’un contingent rwandais mettra fin aux troubles dans le sang : selon le ministre de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa, le bilan des combats s’élève à 7 morts et 13 blessés. L’ONU affirme qu’un Casque bleu a été blessé par une grenade.

 

Si les violences ont cessé mardi, la confusion régnait toujours mercredi sur le sort des otages. La Minusca a affirmé que « tous les officiers de police ont pu être extraits sains et saufs », mais le gouvernement n’a pas encore confirmé l’information.

 

Pourquoi Peuls et ex-Séléka se sont affrontés dans le Nord ?

 

Autres violences, dimanche et lundi, à plusieurs centaines de kilomètres de Bangui. Selon un officier de la gendarmerie cité par l’AFP, « ces affrontements ont commencé dans la région de Batangafo [à une centaine de kilomètre à l’ouest de Kaga-Bandoro, ndlr] et se sont étendus aux localités de Wandago et Gondava ».

 

Ces affrontements sont le résultat de conflits communautaires et de luttes d’influence. Tout débute, dimanche, quand un groupe de Peuls armés, accompagnés par des éléments de l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique) du général peul Ali Darassa, arrivent dans une zone contrôlées par le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC, une autre faction de l’ancienne rébellion dirigée par Mahamat Alkhatim).

 

Les liens entre l’UPC et les éleveurs peuls sont forts. Il est fréquent que des combattants de cette mouvance de l’ex-Séléka les accompagnent lors de la transhumance du bétail. Mais leur présence passe mal auprès des membres du MPC. La situation s’envenime à un de leurs barrages et tourne à l’affrontement.

 

Bilan : une vingtaine de morts et plus d’une vingtaine de blessés.

 

Vincent Duhem

Lu pour vous : Retour sur les deux jours de violence qui ont secoué la Centrafrique
Centrafrique-Presse.com
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 18:59

 

 

http://lepays.bf/  21 juin 2016

 

La tension est montée d’un cran, le 20 juin dernier, dans le PK5, du nom de ce quartier musulman de Bangui, en Centrafrique, qui a vu fuir beaucoup de ses habitants. A l’origine de cette poussée d’adrénaline, la prise en otage de six policiers centrafricains par des milices d’autodéfense créées aux fins de protéger la communauté musulmane alors victime des exactions des anti-balaka. La situation est d’autant plus volatile en RCA que les échanges de coups de feu entre les forces armées centrafricaines appuyées par les soldats de la MISCA ont déjà laissé trois macchabées sur le carreau. Ce qui fait craindre une reprise des hostilités quand on sait que le pays tente tant bien que mal de se remettre de la longue crise sociopolitique qui, trois années durant, aura mis à mal son développement et renforcé la méfiance entre les Centrafricains. C’est pourquoi, le nouveau président Faustin Archange Touadera qui a hérité d’un pays en ruines où tout est à reconstruire, avait fait de la réconciliation des Centrafricains la priorité des priorités. Car, comme on le sait, aucune nation ne peut se construire dans la haine et la division.

 

Les autorités doivent mettre un point d’honneur à contraindre tous les groupes armés à rentrer dans les rangs

 

Osons donc espérer que ce qui s’est passé à Bangui sera vite maîtrisé et que le pays poursuivra sa longue marche vers la rédemption. Et l’occasion faisant le larron, les autorités centrafricaines doivent mettre un point d’honneur à contraindre tous les différents groupes armés à rentrer dans les rangs pour que force revienne à la loi. A défaut, on risque de se retrouver dans la même situation qu’au Mali avec de nombreuses factions armées ; chacune disposant d’une parcelle de territoire où elle dicte sa loi. On n’en est pas encore là certes, mais le glissement est vite arrivé si rien n’est fait pour réduire la voilure des ex-rebelles centrafricains dont on sait que certains, au nom de leurs propres intérêts, se montrent ostensiblement hostiles à la paix. En tout cas, c’est l’occasion ou jamais pour l’Archange de montrer à ceux qui rament à contre-courant de la paix, qu’il ne saurait y avoir deux capitaines dans le même bateau centrafricain.

 

B.O 

Lu pour vous : VIOLENCES MEURTRIERES EN RCA : Il faut que force revienne à la loi
Centrafrique-Presse.com