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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:31

 

 

 

 

20/10/14 (Slate Afrique)

 

Même pour Bangui, capitale de la République centrafricaine et l'une des villes les plus pauvres du monde, Saïdou est misérable. Contrairement aux quartiers environnants, avec leurs immeubles et leurs lotissements bien rangés derrière des murs et des clôtures, Saïdou, qui s'étend sur un bout de terre oblong à quelques encablures du centre, tient davantage des bidonvilles que l'on retrouve dans d'autres villes africaines moins structurées, comme Kinshasa ou Lagos.

 

En d'autres termes, on dirait un village. Il n'y a pas de murs, pas de portails. Des maisons basses en parpaings se font face les unes aux autres selon des angles bizarres. Les rues sont ici des chemins de terre, des broussailles, des ruisseaux d'eau grise. Pour arriver à Saïdou, il vous faut couper par l'Avenue des Martyrs et vous engouffrer entre deux gratte-ciels. Les immeubles tombent en ruine et leurs habitants sont eux aussi très pauvres, mais ils peuvent regarder Saïdou de haut et remercier Dieu (et les martyrs) de leur avoir donné une telle chance.

 

C'est dans l'une de ces maisons en parpaings que Lamove et Serge Kamouss sont nés. Ils y ont grandi avant de fonder leur famille un peu plus loin dans Saïdou. Et, au début de l'année, c'est dans leur maison natale, où leur mère vit désormais seule, qu'ils sont tous les deux revenus un après-midi. Sous un épais brouillard de haine et de honte, ils ne savaient pas qu'ils allaient se retrouver.

 

En 2013, la République centrafricaine tombe entre les mains de la Séléka, une milice insurrectionnelle d'obédience musulmane. Bangui est mise à sac, ses habitants tués et brutalisés. Lamove, l'aîné des deux frères, a la Séléka en horreur, mais il n'a pas de travail –il n'en a jamais eu de toute sa vie d'adulte– et le nouveau régime a besoin d'hommes. Alors, quand la Séléka lui offre un poste de soldat, il l'accepte. Serge n'a pas eu autant de chance. La Séléka a coulé son entreprise, l'a jeté en prison et passé à tabac. Lamove, qui craignait pour son nouvel emploi et pour sa vie, n'a pas voulu venir en aide à son frère. Ce jour-là, à Saïdou, cela faisait des mois qu'ils ne s'étaient pas vus.

 

Lamove est arrivé en premier pour trouver sa mère en train de faire la lessive. Il sait qu'elle réprouve son engagement dans la Séléka et il fait tout son possible pour ne pas en parler avec elle. Mais, inévitablement, le sujet arrive sur la table. Lamove lui rappelle combien il était désespéré, lui parle de ses enfants qu'il n'avait pas les moyens de nourrir. Pour Madame Kamouss, cela n'a aucune importance. Elle lui dit que la Séléka a ruiné leur pays. Ses mercenaires ont tué et violé des membres de leur famille.

 

A un moment, ils entendent la voix de Serge venant du dehors. Madame Kamouss, qui n'attendait pas de visite de son plus jeune fils, prend peur. Elle n'a pas vu Serge depuis des semaines et craint qu'à sa sortie de prison, il ait rejoint les anti-balaka, une milice d'obédience chrétienne créée pour lutter contre la Séléka. Leurs combats ont entraîné la République centrafricaine dans une guerre civile et religieuse faisant encore rage ce jour-là.

 

Même s'il est le cadet, Serge a toujours été plus fort que Lamove et, durant sa jeunesse, tout Saïdou le connaissait pour son sang chaud et son goût pour la bagarre. Madame Kamouss sait qu'il en veut à mort à Lamove qui ne l'a pas aidé contre les Séléka et elle redoute sa réaction s'il vient à le trouver dans la maison. Elle décide alors de cacher Lamove dans la chambre à coucher.

 

Serge est venu accompagné d'amis que sa mère n'a jamais vus, mais il ne les fait pas entrer dans la maison. Il passe la porte seul et, après les embrassades, sa mère lui demande de ses nouvelles. Il admet avoir rejoint les combattants des anti-balaka. Les angoisses de Madame Kamouss étaient justifiées: Serge et Lamove font désormais partie de deux factions ennemies.

 

«Elle s'est énervée», me dira plus tard Serge.

 

«Elle m'a dit: “Ils sont dangereux. Les anti-balaka sont dans le camp du mal, ils tuent des gens”. Elle était vraiment en colère.»

 

Serge lui répond que les anti-balaka cherchent à défendre leur pays contre la Séléka, contre les musulmans et les envahisseurs étrangers qui ont usurpé le pouvoir. Que la Séléka entend réduire les Centrafricains en esclavage et qu'il veut les en empêcher. Qu'en tant que chrétienne, elle devrait comprendre. «Notre but est de reprendre notre pays», lui dit-il.

 

http://w.slateafrique.com/525199/centrafrique-nation-paisibl...

Avant, la Centrafrique était une nation paisible. Mais ça, c'était avant !

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:22

 

 

 

 

20/10/14 (Afrikaweekly.com )

 

Au lendemain des accords de Brazzaville, les Centrafricains espéraient le retour de la paix, pourtant Bangui, la capitale de la République Centrafricaine, a connu un regain de violences ces derniers jours. C’est dans ce contexte qu’Afrikaweekly est parti à la rencontre du Professeur Gaston Nguerekata, potentiel candidat à la prochaine élection présidentielle en Centrafrique.

 

Vous avez demandé la démission de Madame Catherine Samba Panza, pouvez-vous vous exprimer là-dessus ?

 

Je tiens d’abord à vous remercier pour m’avoir donné l’occasion de m’exprimer sur les problématiques de l’heure qui nous tiennent tous à cœur. Face à l’ampleur des difficultés auxquelles notre pays est confronté, je dois vous avouer que nous devons situer les débats au-delà des querelles de personnes. Par ailleurs vous conviendrez que seuls comptent les actes posés et les résultats, que tout centrafricain où qu’il soit, devrait être en mesure d’apprécier à sa juste valeur. Ces derniers temps, nous assistons à un regain de violences meurtrières à Bangui comme dans certaines villes de province. Les actes de pillage et de vandalisme ont repris de plus belle, causant le déplacement d’environ 6500 personnes rien qu’à Bangui. Tout cela se passe dans un contexte politique et social tendu, marqué par la nomination non consensuelle d’un Premier Ministre et le non paiement de salaires, bourses et pensions depuis plusieurs mois. Le scandale de détournement présumé de fonds public a fini par annihiler le peu de crédit accordé aux plus hautes autorités de cette transition. Le cauchemar que vit le peuple centrafricain est le résultat de neuf mois de politique de prédation conduite par la Cheffe de l’Etat de Transition et ses proches. La seule chose que Madame la Présidente ait pu réussir c’est de se mettre sur le dos une grande majorité de la communauté nationale d’abord et les partenaires au développement ensuite. La question est maintenant de savoir comment pourra-t-elle réussir cette transition sans les soutiens nécessaires ? A mon avis, une démission de sa part serait de nature à régler en partie cette affaire.

 

La situation est redevenue chaotique sur le point de vue sécuritaire, comment revenir à l’accalmie ?

 

Ce qui nous arrive aujourd’hui ne m’étonne pas car il fallait s’y attendre. L’après Forum de Brazzaville a été mal géré puisque trois mois après, rien n’a été fait, la Cheffe d’Etat de Transition s’étant plutôt intéressée à sa famille, à ses amis et à ses proches. En réalité, dans la foulée de la signature de l’accord de cessation des hostilités, il aurait fallu s’atteler à l’étape suivante. L’Exécutif aurait dû engager les consultations populaires devant conduire au grand forum de réconciliation et de reconstruction national. Or, la Chef de l’Etat de Transition a cru devoir traiter d’abord la question de la formation du gouvernement, avec toute la crispation qui s’en est suivie. Tout porte à croire que sur instruction de la Cheffe d’Etat de la Transition, l’Exécutif a laissé trainer volontairement le processus de réconciliation, de façon à prolonger artificiellement la période de transition et par la même occasion la souffrance des populations. L’objectif visé est bien connu. Il s’agit d’en tirer illicitement bénéfice. Le chaos actuel résulte aussi et surtout du mécontentement suscité par le non respect de la feuille de route issue du forum de Brazzaville. Maintenant, pour revenir à l’accalmie, il me semble urgent de rattraper le temps perdu en engageant une véritable course contre la montre. Cela nécessite une volonté politique forte. Or, selon le dernier communiqué de presse de la Présidence, les deux dernières étapes du processus ne seraient qu’en voie d’être lancées, et ce, trois mois après le forum de Brazzaville. Autant dire que l’accalmie n’est pas pour demain, si l’actuel Exécutif était maintenu. Les populations en ont assez de cette maltraitance qui n’a que trop duré, l’accalmie c’est ici et maintenant.

 

Comment voyez-vous la Transition si Madame Samba Panza démissionnait ?

 

Comme je l’ai déjà dit, la démission de Madame Samba-Panza constitue une condition majeure de sortie de crise. Par la suite, il appartient aux centrafricains de mettre en place un schéma consensuel devant conduire aux élections dans un délai raisonnable. Une voix centrafricaine forte, digne et respectueuse des intérêts nationaux devrait se lever pour envoyer à l’ensemble des citoyens un message d’espoir.

 

Il n’existe aucune union sacrée en RCA pour l’intérêt de la Nation, comment expliquez-vous cela ?

 

Dans un pays où l’intérêt personnel, donc égoïste prime face à l’intérêt collectif et, où la corruption sévit, même au plus haut niveau de l’Etat, il me semble difficile d’obtenir une union sacrée. Toutefois, nous avons le devoir de faire un travail de fond, pour changer les choses. Nous devons engager sans tarder une campagne de lutte contre la corruption qui gangrène le pays à tous les niveaux.

 

La séléka demande la démission de Catherine Samba Panza, parce qu’elle leur a demandé de quitter Bambari et les antibalaka en ont fait de même parce que disent-ils elle souhaiterait faire revenir les troupes tchadiennes pour sa sécurité, comment traiter la problématique de ces deux entités ?

 

La Séléka tout comme les Antibalaka sont des organisations criminelles qui ont pris en otage le peuple centrafricain. Ces bandes armées ne méritent qu’un seul et unique traitement, à savoir une poursuite judiciaire et pénale.

 

Comment amorcer le dialogue politique en RCA ?

 

Tous les observateurs avisés s’accordent à dire que la solution à la crise centrafricaine est d’abord politique. Et cela passe nécessairement par un dialogue franc et consensuel. Je dois dire que le grand forum de réconciliation et de reconstruction national prévu à Bangui suite au forum de Brazzaville sera l’occasion de renouer avec le dialogue inter-centrafricain. Il devra permettre d’amorcer le dialogue politique.

 

Comment envisager la tenue d’élections pour 2015 dans un tel contexte d’insécurité ?

 

La RCA est un pays de 623 000 km2. Attendre à ce que la sécurité soit totale pour organiser les consultations démocratiques est synonyme de renoncement. En période de crise, une solution de crise s’impose. Au Mali par exemple, les élections se sont tenues alors que le pays était encore en crise. L’Irak et l’Afghanistan ont organisé des élections dans les conditions de sécurité que l’on sait. Donc, il me semble tout à fait possible que les élections puissent être organisées en veillant au respect des principes de droit public pendant la tenue de ces élections.

 

Vous étiez très actif avec « les bâtisseurs » et vous avez ralenti la cadence, pourquoi ?

 

Avec les Bâtisseurs, un certain nombre de projets en faveur des populations meurtries ont été réalisés, parmi lesquels, la fabrication de savons acides par une méthode artisanale. Nous avions eu à cet égard des critiques, pour la plupart constructives. Il nous avait été suggéré par exemple de passer à la phase semi-industrielle. La semi-industrialisation nécessite la mise en place des outils de production modernes, afin d’améliorer la qualité du produit et son rendement. C’est une très bonne suggestion. Toutefois, pour y parvenir nous avons besoin de partenaires nationaux ou de l’extérieur. Ainsi, en marge de la conférence internationale de mathématiques, pour laquelle je suis invité au mois de novembre prochain en Inde, je verrai avec mes amis dans quelle mesure finaliser ce projet. Cela dit, la phase de conception de tout projet sérieux a une durée qui peut être plus ou moins longue. Ce qui apparait aux yeux de certains comme un ralentissement de cadence. En réalité, les activités non visibles continuent. Comme par exemple les multiples ateliers de formation en auto promotion économique dans tous les arrondissements de Bangui.

 

Comment entrevoyez-vous l’avenir politique de la RCA ?

 

Avec les crises récurrentes, la RCA a touché le fond. Elle ne peut donc que se relever. Son avenir politique dépend de ses filles et fils. Il me semble urgent de renouveler la classe politique, avec de nouveaux acteurs, plus jeunes, capables de faire la politique autrement, en privilégiant l’intérêt collectif. La politique qui vise l’enrichissement personnel doit être bannie.

Quel message à l’endroit du peuple centrafricain meurtri ?

 

La RCA est un beau pays, doté d’un potentiel énorme dans plusieurs domaines. Seulement, le chaos, la haine et la méchanceté nous empêchent de développer ce pays pour le bien être de tous. Nous sommes à la croisée des chemins. Nous avons l’obligation de réussir cette fois-ci car le risque encouru en cas d’échec serait la perte pure et simple de l’héritage légué par nos ancêtres. Il nous faut absolument désarmer nos âmes et nos cœurs et apporter la paix dans notre pays. Nous en sommes capables.

 

Lu pour vous : Gaston Nguerekata: « le chaos, la haine nous empêchent de développer ce beau pays…légué par nos ancêtres »

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:20

 

 

 

 

 

journaldebangui.com - 20/10/2014

 

Un Lieutenant des Forces armées centrafricaines (FACA), pris en otage par des membres de la milice Anti-Balaka le 13 octobre dernier a été libéré dimanche.
Le Lieutenant des Forces armées centrafricaines (FACA), Juste Konzi, pris en otage par les Anti-Balaka le lundi 13 octobre 2014 a été rendu au Comité international de la Croix-Rouge, en présence de la presse.


Alfred Yékatom Rhombot, responsable des Anti-balaka du sud, auteur de la prise d’otage a déclaré pour la circonstance: «C’est un frère d’arme. D’ailleurs, nous n’avons rien contre lui, il est libre.»


Quant à l’otage désormais libre, son vœu ardent est de retrouver sa famille puis de s’occuper de sa santé. «Je n’ai pas grand-chose à dire aujourd’hui. La seule chose que je peux vous dire, c’est que je vais d’abord voir ma santé et je me réjouis de rencontrer ma famille.», a déclaré le Lieutenant Konzi.

 

Rappelons que le dimanche 12 octobre dernier, un groupe des FACA, exaspérés par les exactions des Anti-balaka sur la population civile du 6ème arrondissement de Bangui, a lancé un assaut contre les Anti-balaka qui ont été mis en déroute au quartier Pétévo. Un jour après la confrontation militaire, le Lieutenant Juste Konzi a été aperçu dans un véhicule dans la banlieue sud-ouest de la capitale centrafricaine. C’est alors qu’il a été capturé par les Anti-balaka. Les ravisseurs accusent l’otage d’avoir été le maître à jouer de l’assaut des FACA.


Du côté de la hiérarchie militaire des FACA, aucune déclaration n’a été enregistrée. Igor Lamaka, porte-parole des Anti-balaka parle d’une initiative unilatérale de la milice.



La Centrafrique a renoué depuis le 7 octobre dernier avec les violences intercommunautaires opposant musulmans et chrétiens du pays par milices interposées. Anti-Balaka (milice chrétienne) et Séléka (milice musulmane) se sont entretués pendant une année avant de signer en juillet dernier un accord de cessation des hostilités. Un gouvernement de large ouverture a également été formé avec à sa tête, pour la première fois dans l’histoire du pays, un premier ministre musulman.

Lu pour vous : Les Anti-Balaka relâchent un militaire de l'armée centrafricaine

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:14

 

 

 

Bangui en proie à une nouvelle flambée de violence

 

http://www.la-croix.com/  20/10/14 - 17 H 16

 

La capitale centrafricaine est à nouveau le théâtre d’affrontements et d’attaques meurtrières. Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas.

 

Depuis deux semaines, Bangui est en proie à un regain de violence comme on ne l’avait pas vu depuis le mois d’août. Plus d’une quinzaine de personnes ont été tuées dans différents affrontements engageant la responsabilité de groupes armés liés aux anti-balaka (1).

 

Les casques bleus, chargés d’assurer la sécurité dans ce pays depuis le 15 septembre, n’ont pas été épargnés : ils comptent un tué et une vingtaine de blessés depuis le 9 octobre. Les militaires français ont essuyé une vingtaine d’attaques dans les rues de Bangui, ripostant et tuant une dizaine d’assaillants.

 

 « Ce sont de petits groupes, organisés, maîtrisant le terrain, qui nous tirent dessus. Ils semblent poursuivre un but politique », explique le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major de l’armée française. Cette violence est aussi le fait de nombreux délinquants et de bandes armées qui profitent du désordre et du climat d’impunité pour piller, rançonner et voler les habitants sans défense.

 

CATHERINE SAMBAT-PANZA DE PLUS EN PLUS ISOLÉE

 

Dans ce contexte dégradé, le crédit de Catherine Samba-Panza, neuf mois après sa nomination comme présidente de la transition, est au plus bas. En premier lieu dans son pays, où elle n’a pas su trouver les moyens de restaurer la paix et la sécurité. Elle est en plus empêtrée dans un scandale financier : 2,5 millions des 10 millions de dollars que l’Angola a offerts à la Centrafrique à la fin septembre se sont envolés sans qu’elle puisse le justifier. Elle est, enfin, soupçonnée de ne pas œuvrer véritablement à la transition démocratique en montrant peu de volonté dans l’organisation de l’élection présidentielle prévue au premier semestre 2015.

 

Ses adversaires déclarés sont aujourd’hui légion. On les trouve parmi les leaders de la Séléka (2) – après des mois de silence, leur chef Michel Djotodia, en exil au Bénin, a évoqué son éventuel retour en politique en Centrafrique dans un entretien publié le 4 octobre au quotidien L’Est républicain. On les trouve aussi parmi les chefs des anti-balaka, parmi les fidèles de l’ancien président François Bozizé, renversé en mars 2013 par les rebelles de la Séléka.

 

De plus en plus isolée dans son pays, la présidente est aussi de moins en moins soutenue par ses alliés régionaux, en particulier par le président congolais Sassou Nguesso, le médiateur dans la crise centrafricaine. Les 18 et 19 octobre, il a envoyé une mission à Bangui pour exhorter les différents partis à un retour au calme et rappeler que la future élection présidentielle devait bien se tenir en février 2015. La déception est aussi vive en France, pourtant son principal allié.

 

Laurent Larcher

 

(1) Les anti-balaka sont au départ des milices d’autodéfense apparues en septembre 2013 en réaction aux exactions de la Séléka.

 

(2) La Séléka est une alliance de mouvements rebelles issus du nord-est du pays, zone à majorité musulmane et marginalisée par Bangui.

Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas
Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:02

 

 

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

UNITÉ-DIGNITÉ-TRAVAIL

 

Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique

 

(Ex-Coalition Séléka)

………………………………………………………………………………………………………

 

Assemblée Générale du Bureau Militaire

 

Du 21 au 25

 

Le Bureau Politique du FRONT POPULAİRE POUR LA RENAİSSANCE DE CENTRAFRİQUE (FPRC)  et son état major ont  le plaisir de porter à la connaissance de ces responsables  et sympathisants, tant sur le plan national qu’international ce qui suit :

 

Réuni en séance extraordinaire le 29 Septembre 2014.

 

 Le Bureau Politique a décidé de convoquer une Assemblée générale le 25 octobre 2014  à Kaga-Bandoro. La présence de tout le monde est vivement souhaitée.

 

Les membres sont libres d’exprimer sans crainte le fond de leur pensée, puisque lorsque l’émulation positive est favorisée, le potentiel de chacun croit et facilite un plus grand RCA.

 

NB: La présence de tous est vivement souhaitée le 25 octobre 2014 à KAGA-BANDORO.

 

 

Fait à N’Délé, le 20 octobre 2014

 

Pour Le Président,

 

Le 1er Vice-président

 

Général NOUREDINE ADAM

 

Ancien Ministre D’État

 

 

 

NDLR : De congrès en assemblées générales, l'ex-coalition Séléka a habitué les Centrafricains et la communauté internationale à de surprenantes décisions. On ne sait pas encore ce que cette AG de Kaga-Bandoro nous réservera. Le moins qu'on puisse dire est que l'ex-coalition rebelle est secouée et traversée de beaucoup de contradictions et son avenir est à la croisée des chemins. On croît savoir que certains jeunes loups dans ce mouvement politico-militaire sont hostiles à l'idée saugrenue de partition de la RCA et attendent leur tour et l'occasion pour le faire clairement savoir haut et fort. Ce moment est-il venu ? L'avenir proche nous le dira sans doute. 

Nouredine Adam convoque une énième AG de l'ex-coalition Séléka à Kaga-Bandoro

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:00

 

 

 

(Agence Ecofin) lundi, 20 octobre 2014 15:48 - Le groupe des télécommunications Vimpelcom a annoncé la cession, ce lundi, des 100% d’actions qu’il détient dans sa filiale Telecel Globle, propriétaire des opérateurs télécoms U-Com au Burundi et Telecel en Centrafrique, au groupe Econet Wireless Global. Prix de la transaction, 65 millions de dollars.

 

Econet aurait réussi à reprendre les activités de Vimpelcom au Burundi et en Centrafrique suite à l’échec des négociations entamées en juillet 2013 avec le groupe français Niel Telecom pour 100 millions de dollars.

 

D’après Andrew Davies, le directeur financier de Vimpelcom, la décision de vendre les opérations burundaise et centrafricaine résulte de l’évaluation qui a été faite sur leur rentabilité future. Elle rentre également dans un vaste plan de retrait engagé par le groupe, et qui a commencé au Canada.

 

Désormais, il ne reste plus à Vimpelcom que quatre pays d’activités: au Pakistan sous le nom Mobilink, au Bangladesh avec banglalink, au Zimbabwe avec Telecel et Beeline au Laos.

Vimplecom a cédé ses opérations du Burundi et de Centrafrique à Econet Wireless Global

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 17:55

 

 

 

 

 

 

20/10/2014 à 17:06 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

L'affaire des 10 millions de dollars donnés par Luanda continue d'affecter la sphère publique à Bangui. Cette fois, c'est le Parlement centrafricain de transition qui s'en mêle.

 

Mercredi 15 et jeudi 16 octobre, l'enceinte de l'Assemblée nationale, où le gouvernement centrafricain était appelé à justifier l'utilisation pour le moins opaque du don de 10 millions de dollars (7,8 millions d'euros) octroyé par l'Angola (une affaire révélée par Jeune Afrique), avait des faux airs d'arène chauffée à blanc.

 

Pendant près de cinq heures, Mahamat Kamoun, le Premier ministre, a été soumis à un feu roulant de questions. Dans son discours d'introduction, Alexandre-Ferdinand N'Guendet, le président du Conseil national de transition (CNT), lui a demandé de s'expliquer sur onze points précis. Une cinquantaine de parlementaires se sont ensuite exprimés avec plus ou moins de véhémence.

 

Prenant enfin la parole, le Premier ministre a concédé que "compte tenu de l'urgence, le gouvernement [avait] effectué des dépenses sans ordonnancement préalable", mais qu'elles "ont par la suite été régularisées sur le plan comptable" et que des justificatifs avaient été remis au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale - précisant que le gouvernement était en mesure de fournir ces documents.

 

Sans surprise, le président du CNT a jugé que "les principales questions portant sur la gestion du don angolais n'ont véritablement pas trouvé de réponses", et annoncé la création d'une commission d'enquête parlementaire.

 

Règlement de comptes

 

Pas sûr que ce spectacle ait satisfait les Centrafricains et la communauté internationale. Car, comme beaucoup le craignaient, ce qu'Alexandre-Ferdinand N'Guendet présentait comme un "exercice salutaire de démocratie" s'est rapidement transformé en règlement de comptes entre ses partisans et ceux de Catherine Samba-Panza, qui l'accusent de profiter de cette affaire pour déstabiliser une présidente dont il se rêve en successeur.

 

Lors de leurs interventions, des conseillers favorables à Catherine Samba-Panza ont ainsi suggéré au président du CNT de s'expliquer à son tour sur l'utilisation d'un don du Soudan et d'un autre, de 400 millions de F CFA, du Congolais Denis Sassou Nguesso destiné à la rénovation des bâtiments de l'Assemblée.

 

Pendant que la fine fleur du microcosme politique banguissois s'écharpait, les combats entre les anti-balaka et les forces internationales faisaient rage à quelques centaines de mètres seulement de l'Assemblée nationale... Décidément, la Centrafrique ne semble pas prête pour organiser des élections en 2015.

_________________

 

Par Vincent DUHEM

Lu pour vous : "Angolagate", l'affaire qui empoisonne la vie politique centrafricaine

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 10:03

 

 

 

 

http://maliactu.net/  20 oct 2014

 

Une vingtaine de policiers maliens s’apprêtent à rejoindre Bangui, où ils prendront part à la mission des Nations-Unies déployée en Centrafrique (Minusca). Ces fonctionnaires de la police ont été désignés à la suite d’une sélection rigoureuse.

 

A Bangui, ces policiers maliens retrouveront des forces de sécurité d’autres pays de la sous-région, notamment le Burkina Faso et le Sénégal. Eux sont déjà sur place.

Mali - Centrafrique : Des policiers maliens en route pour Bangui

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 20:43

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-10-19 16:29:46 - Le ministre congolais des affaires étrangères, M. Basile Ikouebe, émissaire du médiateur dans la crise centrafricaine, le président Denis Sassou Nguesso, a sensibilisé les Centrafricains sur la volonté de la communauté internationale d'exclure toute autre ouverture de la porte à une nouvelle transition.

 

« Il faut comprendre d'abord qu'il n'y aura pas une troisième transition. Sinon il faudrait tout recommencer. Qu'on soit sur des barricades ou ailleurs il faut se dire que nous allons aux urnes », a martelé M. Ikouebe lors d'une conférence de presse, samedi, au terme du séjour de la mission de haut niveau de l'Union africaine et des Nations Unies à Bangui, dépêchée par le président congolais Sassou Nguesso.


S'adressant aux autorités de la transition, l'émissaire a appelé le gouvernement à « faire publier le plus vite possible un chronogramme des activités d'une part et d'autre part de cesser les querelles de personnes ».


Et de notre côté, a-t-il promis, « nous demandons à la communauté internationale de s'impliquer davantage et d'accélérer la mise en œuvre des engagements qui ont été pris. Parce que tout cela nécessite des moyens. « Nous ferons ce qui est possible de faire à l'exemple de la Syrie de l'Afghanistan ou en Iraq tout en faisant confiance à la Minusca", a-t-il dit.


Aux fauteurs de troubles, le chef de la diplomatie congolaise les a mis en garde et menacé de demander l'activation du volet judiciaire des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Car a-t-il prévenu, « il y a des résolutions qui contiennent des sanctions. Il y a aussi des personnes ciblées et ces mesures n'ont pas été activées parce que nous privilégions le dialogue politique et la paix ».


En cas de persistance, a-t-il insisté, « nous allons demander au Conseil de sécurité d'activer les mesures qui ont été proposées dans le cadre des sanctions individuelles et en même temps allonger la liste des personnes à poursuivre ».

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=807370#sthash.tgUoH54U.dpuf

Pas question de nouvelle transition en Centrafrique avertit le ministre congolais des Affaires étrangères

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 20:41

 

 

 

 


Bangui - AFP / 18 octobre 2014 21h28 - Une délégation de la médiation internationale dans la crise centrafricaine était en visite à Bangui samedi pour rencontrer autorités et groupes armés afin de ramener le calme après les violences qui ont fait une vingtaine de morts depuis 15 jours.


Cette visite, à l'initiative du président congolais Denis Sassou Nguesso, le médiateur dans la crise centrafricaine, était notamment composée du chef de la mission de l'ONU en Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, et du ministre congolais des Affaires étrangères, Basile Ikouébé.


La médiation a rencontré les autorités de transition et s'est entretenue à huis-clos avec les groupes armés. Il s'agissait de voir comment aujourd'hui ramener le calme, la sérénité dans ce pays pour une transition apaisée après les violences de ces derniers jours, a déclaré Abdoulaye Bathily dans un entretien à la presse présidentielle à son arrivée à Bangui. 


Nous condamnons ces évènements. Nous voulons que les Centrafricains se remettent ensemble, se parlent, dialoguent. C'est par le dialogue, le débat d'idées qu'on sortira de cette crise de manière durable, a affirmé le responsable onusien.

Ce n'est pas en tuant des enfants, en tuant les mères de famille, en tuant les personnes qu'on peut résoudre la crise dans ce pays. Je suis venu rencontrer la présidente (Catherine Samba Panza) pour lui donner ce message et j'ai des raisons d'être optimiste, a ajouté M. Bathily, tout en reconnaissant que depuis quelques jours, il y a eu déraillement du train de la transition.


Cela est profondément regrettable, a-t-il dit, évoquant les victimes civiles mais aussi militaires, les Casques bleus, les blessés, les souffrances, les larmes, et les milliers de gens qui ont encore une fois pris le chemin de l'exil hors de leurs maisons. 


A l'issue de cette visite, le ministre congolais a réaffirmé l'importance pour les partenaires de la Centrafrique de respecter les délais prévus pour organiser des élections générales, d'ici février 2015.


Maintenant que la Minusca (force onusienne) est installée, il faut absolument sécuriser Bangui et puis l'intérieur du pays (...) Il faut ensuite accélérer le calendrier de la transition, a déclaré Basile Ikouébé lors d'une conférence de presse.

Qu'on soit sur les barricades ou ailleurs, il faut se dire que nous allons aux urnes, a-t-il insisté, admettant qu'il faudrait toutefois tenir compte des revendications des différents acteurs politiques et de la société civile pour améliorer les institutions.


Mais il n'est pas question pour nous d'ouvrir une porte à une troisième transition. C'est exclu. Sinon, il faudra tout recommencer, a asséné M. Ikouébé.


Réunis à Brazzaville fin juillet, les représentants des principaux groupes armés qui ont mis le pays à feu et à sang depuis un an et demi --l'ex-coalition Séléka, majoritairement musulmane, qui avait pris le pouvoir en 2013, et des miliciens anti-balaka qui avaient mené une impitoyable chasse aux musulmans après la chute de la Séléka au début de l'année-- avaient signé un accord de cessation des hostilités.

Mais cet accord a été depuis régulièrement violé, alors que les affrontements, les braquages et les pillages se poursuivent à Bangui comme en province.


Depuis 15 jours, la capitale centrafricaine a ainsi été le théâtre de violences qui ont fait une vingtaine de morts, dont un Casque bleu pakistanais et plusieurs dizaines de blessés.

Vendredi, Mme Samba Panza, dont la gestion des affaires est de plus en plus critiquée, a fixé la fin de la transition au 15 février.


Mais de nombreux observateurs estiment que les conditions sont loin d'être réunies, à cause de l'insécurité et de l'économie ravagée par des mois de conflit, le pays vivant sous perfusion de l'aide internationale.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=528722 

Centrafrique : médiation internationale à Bangui après les récentes violences
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