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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 10:54

 

 

 

http://www.7sur7.be   Par: rédaction 3/03/15 - 01h09  Source: Belga

 

Le président de la République du Congo (Brazzaville), Denis Sassou N'Guesso, a appelé lundi la Belgique à rester attentive à l'évolution de la situation en Centrafrique, lors d'un entretien avec le Premier ministre Charles Michel.

M. Sassou Nguesso, qui séjourne à Bruxelles durant trois jours, est médiateur dans la crise en République centrafricaine, un pays plongé dans une crise sécuritaire et politique sans précédent depuis le renversement du président François Bozizé voici deux ans.


"Il m'a fait part de tout son engagement" pour tenter de stabiliser la Centrafrique", a affirmé M. Michel à l'agence BELGA, ajoutant que le président congolais avait "fait appel au soutien" de la Belgique.


La Belgique n'a pas participé à la force européenne (EUFOR) qui s'est déployée durant près d'un an en RCA pour venir appuyer l'opération française Sangaris, lancée le 5 décembre 2013, dans l'attente de la mise sur pied d'une Mission de l'ONU, la Minusca. Mais elle est, comme d'autres partenaires européens de la France, sollicitée pour prendre part à la petite Mission militaire européenne de conseil en République centrafricaine (EUMAM RCA) qui doit succéder à l'Eufor à partir du 15 mars.

 
La RCA, une ex-colonie française, est plongée dans la violence depuis le renversement du président Bozizé en mars 2013 par les rebelles musulmans de la Séléka. Ceux-ci ont été évincés du pouvoir en janvier mais le pays reste déchiré par des affrontements entre Séléka et les milices anti-balaka à dominante chrétienne, malgré une intervention armée de la France et de pays africains. Ces mois de violences intercommunautaires et d'affrontements entre groupes armés ont depuis achevé de ruiner le pays, déjà rongé par des années d'incurie.


Selon M. Michel, le président Sassou N'Guesso et lui ont aussi discuté de l'instabilité dans la région sahélienne et en Afrique de l'ouest, où sévissent des groupes terroristes et djihadistes opérant entre Libye et Mali et le groupe islamiste Boko Haram, présent également au Cameroun, au Niger et au Tchad, qui le combattent à leurs frontières, et même sur le sol nigérian pour les troupes tchadiennes.


Le Nigeria, le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Bénin ont annoncé le 7 février la mobilisation de 8.700 hommes dans une force multinationale anti-Boko Haram qui doit encore obtenir l'aval du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

 

NDLR : Le médiateur de la crise centrafricaine qui s'était retrouvé par hasard à Rome au moment où s'y trouvait également la délégation des hommes politiques centrafricains invités par la Communauté Sant'Egidio, avait accepté à la demande de ladite Communauté, de recevoir brièvement dans son hôtel, tous les membres de la délégation centrafricaine qui lui ont remis la copie paraphée du texte de l'Appel de Rome qu'ils venaient juste d'adopter. Le président congolais en était très heureux et a fait par de son grand soulagement que les hommes d'état centrafricains aient enfin compris la nécessité de se mettre ensemble pour décider de l'avenir de leur pays. Il leur a promis qu'après Rome, il allait se rendre le lendemain à Bruxelles et se ferait l'avocat de la RCA auprès de ses interlocuteurs. Voilà qui est fait.

Lu pour vous : La Belgique invitée à rester attentive à la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 01:16

 

 

APA 02/03/2015 à 15:24 UTC

 

La Banque Africaine de Développement (BAD) va débloquer un financement de 12 milliards de FCFA, en vue de contribuer à la feuille de route du gouvernement centrafricain, a appris APA, de source officielle.

 

La feuille de route du gouvernement adopté par le Conseil National de Transition et accepté par les partenaires de la RCA préconise au moins quatre piliers de sortie de crise.

 

La lutte contre l’insécurité, la restauration de l’autorité de l’Etat, la réhabilitation des services sociaux de base et l’organisation d’une élection acceptable par tous.

 

Pour soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre de cette feuille de route, la BAD a apporté cette participation suite à sa mission d’évaluation qui a séjourné dans le pays.

 

Ce financement est orienté vers la restauration des services sociaux de base et la promotion de l’état de droit, selon la source.

 

Le premier volet du soutien de la BAD concerne le secteur de l’Education et de la santé. Des écoles, hôpitaux et certaines infrastructures dont beaucoup ont été détruits au moment des troubles militaro politique vont être construits ou réhabilités par la banque

 

La formation des nouveaux enseignants et personnels soignants est prise en compte dans ce projet de financement.

 

Les infrastructures socio-économiques pour relever le niveau de vie de la population sont également visées.

 

Des associations, des groupements reconnus par l’Etat seront financés pour permettre à leurs membres de développer leurs activités pour maximiser les revenus afin de mener une vie descente.

 

Pour la Promotion de l’état de droit, des activités de réconciliation et de cohésion sociale pour permettre aux communautés de revivre comme dans le passé seront financées.

 

Le but de cet engagement de la BAD est de permettre aux Centrafricains que le conflit a rendus plus vulnérables de se relever pour mener une vie normale d’antan, indique-t-on.

 

Copyright  © APA

12 milliards de FCFA de la BAD pour aider la Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 01:12

 

 

Quatre candidats à la une, platitude servie au peuple Centrafricain désorienté et déboussolé, politique fiction, entente factice, alliance surprenante et incongrue, club des quatre… c’est en ces termes que la presse  a rendu compte de la rencontre et de la conférence de presse du 23 février des quatre candidats déclarés à l’élection présidentielle de 2015, Le Professeur NGUEREKATA, Maître MBOLI-GOUMBA, Monsieur WILLYBIRO, Monsieur BENDOUGUA. En fait, la presse pense ainsi avoir trouvé les expressions définitives pour pouvoir diaboliser le Professeur Gaston NGUEREKATA,  candidat que l’opinion publique trouve de cohérent, dynamique, courageux, novateur et à l’avant-garde. C’est trop allé en besogne que de penser que le nécessaire dialogue avec les autres candidats et la responsabilité politique collective des candidats déclarés  gomment le caractère imaginatif et singulier de la campagne du Professeur.

 

Avant toute chose, il n’est pas inutile de rappeler que face à l’illisibilité du chronogramme des opérations pré-électorales, il n’est nulle part demandé aux candidats déclarés de se mettre dans l’obligation d’accompagner la transition dans les moindres de ses manœuvres politiciennes alors que tout le monde sait que la réconciliation nationale, la paix, l’autorité de l’Etat  se seront pas au rendez-vous fin août 2015, date prévue pour la fin de la transition.

 

Dès lors, il nous semble justifié que les quatre candidats déclarés à la présidentielle puissent commencer à réfléchir à une nouvelle forme de « morale provisoire »  une espèce de « légitimité provisoire » dans l’éventualité d’un nouveau report  de la transition. Nous pensons, par exemple, à la mise en place d’un Conseil Politique Provisoire,   une autorité politique de surveillance dans laquelle pourra siéger une partie de la classe politique.

 

En fait, ce qu’il faut retenir de la rencontre ouverte des quatre candidats déclarés c’est qu’ elle a permis à une partie des principaux acteurs de la vie politique nationale, aux principales personnalités qui seront demain concernées par les élections à venir, sans préjuger de leurs stratégies électorales, de leurs trajectoires politiques passées ou futures,  de leurs responsabilités supposées  ou situations politiques vis-à-vis de la charte de transition ou des enquêtes judiciaires en cours, de pouvoir s’exprimer sur des questions d’intérêt national. Cette démarche est en elle-même une innovation sur l’échiquier politique national, un autre modèle de structuration de la vie politique qu’il faut saluer.

 

D’ailleurs, il semble prématuré de parler d’alliance à un moment où toutes les conditions permissives pour une alternance démocratique à la transition ne sont pas réunies.

 

L’autre mérite de la démarche des quatre candidats déclarés est d’avoir assigné de manière informelle à leur plate-forme le rôle désormais de sentinelle du jeu politicien subtil qu’affectionne les autorités de la transition pour tenter de se maintenir au pouvoir car elles y trouvent leurs comptes personnels, le pays en tire aucun profit.

 

Enfin, on peut se poser la question, en quoi ce rapprochement placerait-il de fait les quatre candidats à l’extrême de l’échiquier politique national alors que les problématiques soulevées au cours de cette conférence de presse dépassent de loin les questions de stratégie électorale ou de programme politique.

 

 

Roger  ANDJALANDJI, Paris

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Centrafrique-Presse.com
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 20:17

 

 

 

Bangui,  02 mars 2015 (RJDH) --- Des femmes de différentes couches sociales, se préparent pour le prochain Forum de Bangui. Ces dernières se sont retrouvées ce lundi 2 mars 2015  au siège du parlement provisoire afin de définir les grandes lignes de recommandations qui vont être présentées lors de ce dialogue.

 

C'est en se basant sur la  résolution 1325 des Nations Unies qui demande l'implication de la femme dans le processus de règlement de conflit et de la consolidation de la paix, que  Eugenie Yarafa, ministre des Affaires sociales a justifié cette assise. « Les femmes centrafricaines se sont réunies pendant ce symposium pour identifier ensemble leurs priorités, leurs besoins qui sont spécifiques  parce que ce sont les principales victimes des différentes crises » a-t-elle expliqué.

 

S'agissant de l'implication de la femme centrafricaine dans le processus de la réconciliation, le membre du gouvernement a rappelé à la presse,  que ce sont  les femmes qui ont commencé le processus de réconciliation nationale depuis la signature des accords de cessations des hostilités en juillet dernier à Brazzaville.

 

« Et dans le cadre de ce processus qui continue à travers les consultations populaires à la base,  nous  nous sommes  dit qu'avant d’aller au Forum nationale, il va falloir préparer les femmes. Parce que nous venons des horizons différents. Et  il faut  que les femmes se réunissent, et nous avons un cadre qui nous permet de réfléchir, ce cadre c’est la résolution 1325 des Nation Unies sur la Femme Paix et Sécurité » a-t-elle ajouté

 

Des femmes venant des groupes minoritaires sont représentées dans cette assise par Danzouma Kéraféï Martine, la directrice du musée des peulhs. Celle-ci a présenté les attentes et les revendications des minorités.  La discrimination est le point essentiel de ces revendications. «  Nous devons bannir  la haine et abandonner les conflits confessionnels », a-t-elle suggéré.

 

Cette rencontre qui a commencé ce lundi 2 mars prendra fin le vendredi 6 mars prochain./

 

Thierry Messongo

Centrafrique/Bangui : Les femmes de Centrafrique se mobilisent pour le prochain Forum de Bangui

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Centrafrique-Presse.com
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 20:05

 


 

Bangui, 02 mars 2015 (RJDH)---Les magistrats centrafricains observent depuis ce matin, une grève de trois jours. Ils réclament du gouvernement, le paiement de leurs primes de responsabilité et des frais d’évacuation pour ceux des leurs qui sont malades.
 

Les magistrats ont décidé de cesser le travail pour trois jours. Ce mouvement a été décidé, selon des sources proches de ce milieu, par l’assemblée générale. Ces derniers réclament du gouvernement, le versement des primes de responsabilités et les frais d’évacuation des magistrats malades. « Cette grève est hautement légitime. C’est par un décret que les autorités ont décidé de payer aux magistrats des primes de responsabilités. Mais depuis que le décret est pris, ces primes ne sont pas payées. Nous avons fait des demandes mais jamais on nous a répondu favorablement. La grève, c’est la dernière option » a confié un des leaders du syndicat des magistrats centrafricains.

 

Pour un autre, magistrat, ce mouvement n’est qu’un avertissement. « Nous allons durcir le ton au fur et à mesure. Après trois jours, nous allons passer à la vitesse supérieure. Ce n’est qu’un avertissement » a-t-il noté.

 

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec le ministre de la justice pour avoir sa réaction suite à ce mouvement.

 

La grève prendra fin d’ici mercredi. Les magistrats se réuniront le vendredi prochain pour décider de la suite de leur mouvement.

 

A l’issue  d’une assemblée générale tenue  le vendredi  20 février dernier,  le bureau de syndicat  national des magistrats Centrafricains avait lancé un préavis de grève de 8 jours pour revendiquer le  versement des indemnités de travail./

 

Sylvestre Sokambi

Centrafrique/Bangui : Les magistrats en grève de trois jours

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Centrafrique-Presse.com
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 18:25

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 2 mars 2015 13:15

 

Des hommes politiques centrafricains invités par la communauté Sant’Egidio, ont signé le 28 février dernier à Rome en Italie, un document titré « Appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale ». Il s’agit d’un condensé  d’engagements en 15 points pris par les politiques centrafricains.


« L'appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale  » a été signé après plusieurs réunions entre les représentants centrafricains et les membres de la communauté Sant’Egidio. « Le contenu du document paraphé a été discuté pendant ces réunions », selon l'un des participants centrafricains aux travaux.
 
L’appel de Rome rappelle tout d’abord la situation dégradante du pays de manière générale et spécialement celle des victimes de la crise actuelle.


Les signataires du document se sont engagés à s’impliquer fortement pour la réussite du forum de Bangui, forum qui a débouché sur la signature d’un accord de cessation des hostilités à Brazzaville en juillet 2014.


Ils se sont également engagés à lutter contre toutes initiatives pouvant compromettre la réussite des pourparlers inter-centrafricains de Bangui.


Le document appelle à la tenue d’une table ronde de soutien à la République Centrafricaine pour permettre aux autorités qui seront élues de pouvoir faire face aux multiples défis actuels.


Les signataires du document ont pris l’engagement d’apporter leur contribution à la restructuration des forces de défenses et de sécurité intérieure de la Centrafrique, notamment les Forces armées centrafricaines, la gendarmerie nationale et la police centrafricaine. Ils se sont aussi engagés à œuvrer pour la libre circulation des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire national.


Les signataires de « l’appel de Rome » s’engagent à s’opposer à tout projet visant l’usage de la force comme moyen pour parvenir à la magistrature suprême de l’Etat.

Les signataires prennent l’engagement de respecter le pacte républicain signé à Bangui par les autorités de la transition le 7 novembre 2013. Ils se sont en plus engagés à respecter les résultats issus des urnes et à faciliter le contre-pouvoir afin de permettre aux uns et aux autres de s’impliquer d’une manière ou d’une autre à la gestion de la chose publique.


A la communauté internationale, les signataires ont demandé d’aider le gouvernement à rétablir la sécurité, à préserver la libre circulation et à garantir les droits fondamentaux au peuple centrafricain.


Le deuxième volet de la demande est une invitation à la communauté internationale à qui les signataires demandent de soutenir l’Autorité nationale des élections (ANE) en mettant à sa disposition les ressources nécessaires.


Le document chute sur un appel au peuple centrafricain et aux autres forces vives de la nation que les signataires appellent à les rejoindre dans cette dynamique afin de barrer la route aux ennemis de la paix et de la liberté en République Centrafricaine.

« L’appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale » a été signé ce 28 févier par quatre anciens Premiers ministres Anicet Georges Doléguélé, Enock Dérant Lakoué, Martin Ziguélé, Nicolas Tiangaye, la 2e Vice-présidente du parlement provisoire Léa Koyassoum Doumta, la présidente de la commission d’organisation du Forum de Bangui Béatrice Epaye, et les personnalités politiques comme Désiré Nzanga Kolingba, Gaston Mandata Nguérékata, Abdou Karim Méckassoua ainsi que Prosper Ndouba.


« L’appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale » est signé un mois et une semaine après l’accord de Nairobi entre les leaders Séléka et Antibalaka.


Un premier appel pour la paix et la réconciliation nationale en République Centrafricaine avait été signé à Rome le 10 septembre 2013, au siège de la Communauté de Sant’Egidio par des représentants du gouvernement de Bangui, du parlement provisoire, de la société civile et des confessions religieuses. L’objectif  recherché, visait à sortir la Centrafrique d'une phase très difficile de son histoire, dominée par l’instabilité, la crise économique et une violence diffuse qui avait même touché des églises et des lieux de culte.

 

 

Centrafrique/Bangui : L’Appel de Rome soutenu par Me Nicolas Tiangaye mais remis en cause par Christophe Gazam Betty

 

Bangui, 02 Mars 2015 (RJDH) Neuf politiques centrafricains ont signé à Rome le vendredi 27 février 2015 un Appel aux Centrafricains et à la Communauté Internationale. Me Nicolas Tiangaye parle d’engagements pour une grande implication de la classe politique dans la réussite du Forum de Bangui et participer à la résolution de la crise centrafricaine. Quant à Christophe Gazam Betty, ancien ministre d’État du régime Djotodia, seul l’Appel de Rome d’août 2013 qui a débouché sur le Pacte Républicain fait foi.

 

Selon l’ancien Premier ministre centrafricain, invité aussi à Rome, l’Appel de Rome a une portée temporelle dépassant la période de la transition. « Cet appel ne concerne pas seulement la période de la transition parce que nous nous sommes engagés à respecter les résultats des élections et à reconnaitre le droit de participer à la gestion des affaires de l’État, à tous ceux qui auront échoué à ces élections », précise-t-il.

 

Pour le président du parti Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), c’est à tort que certaines opinions lient Nairobi à Rome, « dans l’Appel de Rome, nous sommes restés dans le cadre de la légalité. Nous avons demandé à la communauté internationale d’aider le gouvernement et l’Autorité Nationale des Élections. Il n’y a donc pas d’objectifs contradictoires par rapport au Forum de Bangui et au processus politique dans le cadre de la transition ».

 

Cependant, Christophe Gazam Betty croit qu’un appel de Rome à l’heure actuelle serait de trop et sortirait du cadre défini dans les textes régissant la coopération Saint Egidio et État centrafricain. « Je sais qu’il y a l’Appel de Rome de 2013 qui a débouché sur le Pacte Républicain qui a fait l’objet d’une mention spéciale dans la Résolution 2127 comme la piste crédible au processus de réconciliation nationale », indique-t-il.

 

 « La communauté Saint Egidio doit travailler avec le gouvernement et l’aider à sortir de cette crise. Selon le partenariat signé avec la RCA, cette communauté devrait former des médiateurs de la paix et de la réconciliation nationale, nous aider à placer des comités locaux dans le pays, prendre en charge les victimes, reconstruire l’état civil et créer des micro-projets. Ce n’est pas de transporter des gens dans l’avion pour Rome », a dit Christophe Gazam Betty.

 

La rencontre de Rome a été initiée par la communauté Saint Egidio et a regroupé neuf hommes politiques centrafricains qui ont signé l’Appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale. Elle s’est achevée avec la signature de l’Appel depuis le samedi 28 février 2015./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

NDLR : Me Nicolas Tiangaye est un des signataires de l'Appel de Rome donc il ne sert à rien de dire qu'il soutient ledit Appel. Quant à Christophe Gazam Betty, il n'est pas signataire du Pacte Républicain auquel il fait allusion et dont les seuls signataires sont Michel Djotodia, Nicolas Tiangaye et Alexandre Ferdinand Nguendet. Ses propos ici rapportés ne sont que la preuve de sa volonté quelque part d'exister...!

Des engagements en 15 points pour une sortie de crise en Centrafrique
Des engagements en 15 points pour une sortie de crise en Centrafrique
Des engagements en 15 points pour une sortie de crise en Centrafrique
Des engagements en 15 points pour une sortie de crise en Centrafrique
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Des engagements en 15 points pour une sortie de crise en Centrafrique
Des engagements en 15 points pour une sortie de crise en Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 18:01

 

 

Je suis biochimiste et président du Groupe Massaïsoft, créateur du premier logiciel Africain de biologie moléculaire (www.biologiciel.besaba.com). je vous annonce ma candidature aux élections présidentielles sous la bannière du mouvement URNC (Union pour la Renaissance de la Nation Centrafricaine "www.urnc.ovetblog.com") que je préside.

 

 Candidature aux élections présidentielles

 

Chers compatriotes, Notre pays traverse l’un des moments les plus difficiles de son histoire ; ce qui ne peut laisser indifférents ses fils épris de liberté, de justice et de paix. Force est de constater que des indépendances à nos jours, le peuple centrafricain souffre. Depuis la mort du président Barthélémy Boganda, le seul et unique chef d’Etat, qui avait un réel projet de société pour la Centrafrique, la situation du pays n’a cessé de se dégrader jusqu’à l’implosion. Depuis 50 ans, une succession de crises politico-militaires a décimé la population et ruiné l’économie de la république centrafricaine. Des années 70 à nos jours, toutes sortes de plans d’ajustement structurel financés par le FMI se sont succédées sans donner les résultats escomptés, mais aggravant la dette du pays.

 

La Centrafrique est riche en ressources naturelles, mais figure paradoxalement au rang des pays les plus pauvres au monde. Il apparait sans ambiguïté que le maillon faible sur la voie du développement est le Centrafricain lui-même. Nous devons donc nous remettre en cause ! Car ce ne sont pas les ressources naturelles, innombrables soient elles, qui font la grandeur d’un pays, mais l’esprit de sacrifice de ses hommes à moment donné de son histoire. Tout d’abord l’ancienne classe politique, qui a entraîné le pays au bord d’un gouffre, devrait avoir la décence de se retirer. Que pourraient-ils apporter de positif aujourd’hui après tant d’années d’échecs, si ce n’est leur retraite !? Ils avaient cultivé la division par le tribalisme et la terreur. Après avoir épuisé toutes les cartes pour diviser, il ne leur restait plus que celle de la religion. Mais une guerre de religion n’a lieu d’être en Centrafrique! Car lequel d’entre nous est réellement chrétien ? Lequel d’entre nous est vraiment musulman ? L’hypocrisie n’a que trop duré ! L’incompétence de nos dirigeants et leur aptitude à improviser ont ruiné le pays. Notre seul espoir sur la voie du développement réside en notre jeunesse. Une jeunesse sans repère, qui n’avait pour modèle que des adultes alcooliques, pervers et corrompus. Une jeunesse transformée en chair à canon par les uns et les autres. Une jeunesse sacrifiée, à qui nous devons redonner sa dignité volée. Nous avons le devoir de la soigner, de l’éduquer et de la former afin qu’elle devienne le pilier solide sur lequel se bâtira la nouvelle Centrafrique. Cette nouvelle Centrafrique devra se doter d’une armée forte et puissante. Restructurée, renforcée et équipée, la nouvelle armée centrafricaine sera garante de l’unité nationale. Elle ne sortira de sa caserne que pour protéger les populations. Aucune atteinte aux droits humains ne sera tolérée. Ainsi quelque soit les motivations des uns et des autres, à tort ou à raison, seules les forces armées centrafricaines unies vaincront et demeureront. Et nous en sommes tous conscients. C’est pourquoi je demande solennellement aux jeunes frères centrafricains de déposer les armes et de s’asseoir à la table des négociations. Car ceux qui arment les fils des autres en préservant les leurs sont les ennemis de la Centrafrique et des Centrafricains. Jeunes frères, vous êtes l’avenir de la Centrafrique alors que ceux-là sont un passé bien révolu. Prenez garde qu’ils ne vous entrainent pas dans leur chute entamée et inévitable.

 

Il est inconcevable qu’au 21e siècle, avec toutes les technologies militaires, que la sécurité d’un pays soit menacée par des Zarguinas, des braconniers ou quelques bandes armées. La sécurité des populations est prioritaire. Nous devons y consacrer tous les moyens nécessaires. La cause fondamentale de l’insécurité en Centrafrique est l’inexistence d’une économie organisée pouvant répondre aux besoins de base des populations. Une économie confrontée au paradoxe d’une politique financière basée sur la rigueur en réduisant les dépense de l’Etat tout en augmentant les investissements dans le domaine social : écoles, hôpitaux ; dans le domaine des infrastructures : routes, équipement ; et dans le domaine militaires. Seuls des réformes profondes de nos institutions et un retour au travail avec abnégation nous permettront de poser les jalons d’une économie solide. Ce défit ne peut être relevé que par une nouvelle élite politique. J’invite donc tous les centrafricains à se libérer du fardeau de la division ethnique et du copinage pour nous rejoindre à « l’Union pour la Renaissance de la Nation Centrafricaine (U R N C) » afin de construire ensemble la nouvelle Centrafrique.

 

Emmanuel Issa CONDOMAT ZOUMABO

 

Président de « Union pour la Renaissance de la Nation Centrafricaine » (URNC) www.urnc

RCA Présidentielles : Encore une déclaration de candidature

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Centrafrique-Presse.com
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 17:59

 

 

On ne parle plus de la République Centrafricaine en tant qu’Etat souverain, mais de  BANGUI et son KM5 et son  Boy-Rabe. Le peuple centrafricain a été aliéné pour ne plus voir ses véritables frontières, ni ses richesses multiculturelles, la déculturation des Centrafricains fonctionne à merveille par ses détracteurs. Dorénavant ce qui relève de l’exceptionnel pour les politiques centrafricains, est de  se rendre au plus loin à 150 KM à l’Ouest de BANGUI, on ne parle plus du reste du Pays de tout l’EST ni du  Nord de la RCA comme si l’abandon de cette partie de la Centrafrique était consommé ? Mais il n’en est rien ! Le Centrafrique demeure et restera indivisible n’en déplaise aux puissances du mal contre la RCA.

 

Les communautés Internationales aux chevets de la RCA,  feignent de ne pas connaitre le projet  morbide  programmé contre la RCA. Ils veulent nous vendre qu’ils sont tous nouveaux  dans la réflexion de sortie de crise de notre Pays. Alors on va les aider à comprendre ce qu’ils n’arrivent pas à voir ou à comprendre… Combien de personnes sont décideurs du chaos en RCA ? Qui sont-ils ? Où sont-ils ? De quoi vivent-ils ? Qui les commande ?  Pour quels intérêts et pour qui ? Et à qui profite le crime Centrafricain ? Car voyez vous, aucun Centrafricain n’a une fortune personnelle  lui permettant à lui seul de financer la destruction préméditée  de la RCA. Bien que tous les décideurs véreux centrafricains, sans exception aient eu, à un moment dans leur vie, à profiter du système qui consiste à vendre un peu plus notre Pays pour leur enrichissement personnel, toute leur fortune amassée aux dépens de la RCA, n’est malgré tout  pas suffisante pour financer cette guerre.   Bien évidemment les  investisseurs véreux existent aussi, ils  s’appellent   profiteurs officiels, voleurs officiels, mercenaires économiques, et surtout   groupe d’intelligence économique sans pitié,  peu scrupuleux,  qui ne veulent  jamais perdre une piécette de leurs investissements quoi qu’il arrive,  quoi qu’il en coûte à la Centrafrique et aux Centrafricains.  

 

Prenons  l’exemple de Nairobi ! Qui a financé Nairobi ? Et dans quel but?  Pour quels  intérêts ? Pour le compte de qui ?

 

Tous Centrafricains normalement constitués ne veulent pas que leurs bourreaux  soient cités comme  solutions à leurs problèmes de deuil et de réparation de la RCA. L’insulte et l’humiliation ultime a atteint son seuil maximum ! C’est de voir Mr BOZIZE et Mr JDOTODIA faire l’accolade du diable, au nez et à la barbe du monde entier sans que personne ne  crie au secours !  L’humanité est en danger et nous devons rappeler à ce qui reste d’humanisme dans le monde que le peuple de Centrafrique doit vivre pour que le monde vive. Sachez que vos morts ne sont pas différents des nôtres… Laissez-nous pleurer nos morts dans le peu de dignité qui nous reste,  sachez que dans nos coutumes centrafricaines tant que le deuil n’est pas arrivé à son terme, rien ne  peut se faire et nous ne trouverons jamais la paix ni la porte de sortie, et nous le savons tous !  Bien que l’on nous ait enlevé le peu de  cerveau qui nous reste  pour bourrer nos crânes de manioc,  il y a des limites et  cela doit cesser. De grâce Messieurs les Présidents  dites à ceux avec qui  vous avez collaboré, ceux avec  qui vous avez fait le contrat de la mort des Centrafricains, ceux qui  vous commandent, d’aller se faire voir ailleurs !

 

 Car nous savons qu’ils vous mettent la pression en vous rappelant le contrat machiavélique qui vous lie en vous  promettant la liberté, voir même le retour au pouvoir ? Croyez-moi, il n’en est rien ! Ils vous utiliseront jusqu’à la corde tant qu’il vous restera un souffle de vie, pour leur seul intérêt, celui des leurs,  pour que  leurs familles ne manquent jamais de rien. Quant à vous ! Seul dieu pourra vous pardonner… C’est heure pour vous de la repentance ! Comme à commencer à faire  le Président Tchadien Idriss DEBY, qui  s’est  confessé  lors de la conférence de Yaoundé, hélas !!!

 

 L’homme ne se construit que lorsqu’il est au bord du précipice !  C’est votre tour de dire ceci :

 

« Je soussigné Mr Assassin reconnais avoir  conduit mon peuple sur le mauvais chemin, celui de la honte, de la déshumanisation,  par médiocrité et par malveillance de mon Pays, je demande pardon au peuple de Centrafrique et à Dieu pour ma miséricorde  et,  pour ma repentance  au Seigneur Dieu tout puissant,  je me retire définitivement  des affaires politiques et refuse que mon nom soit prononcé dans la recherche de la paix, des solutions pour sortir la RCA du gouffre dans lequel je l’ai plongé. »

 

 Voilà la démarche qui donne l’exemple des hommes à ne plus jamais suivre et par la même occasion nous, peuple des sans voix, demandons à toutes les personnes de  renommée liées de près ou de loin au deuil centrafricain de faire le même serment en espérant que le peuple leur accordera un jour son pardon et que dieu les acceptera dans son Royaume.

 

 Qui sont-ils ? Rassurez-vous ! On a les noms à votre disposition et sincèrement pour  20 personnes  à mettre hors d’état de nuire,  faut-il  12 000 Casques bleus ? Ce n’est pas moi qui le dis !  Mais c’est dit dans la repentance du Président Idriss DEBY : « S’il y a des troubles dans un Pays, il faut juste neutraliser les têtes et le corps tombera » Voilà un bon conseil d’un homme avisé !

 

Confidence pour confidence même la France n’est plus ce qu’elle était, elle aussi tout comme les autres Pays intervenants  sont  tenues  par des forces du mal, car la religion universelle  d’aujourd’hui  qui met tout le monde d’accord c’est l’ARGENT, rappelons-nous d’un conseil avisé du Président français Valéry Giscard D’Estaing qui  disait «  la France n’a pas d’amis mais que des intérêts » ceci pour faire comprendre que les groupes  d’investisseurs étrangers venant du monde entier ayant bénéficiés d’un contrat  de concession minière ou d’une garantie souveraine ont leur mot  à dire dans les recherches de solutions en RCA  et exercent aussi des pressions liées aux conventions internationales qui garantissent leurs contrats, en sommes les orientations sécuritaires de la RCA sont influencées par la protection  des intérêts économiques privés ou d’un Etat étranger ayant des intérêts en RCA, ils  utilisent à souhait les Chefs D’Etats et personnalités véreux  ayant une capacité de nuire  ou d’imposer une vison pour garantir leurs intérêts   quitte à semer le chaos par leurs hommes de main (la main du diable) qui sont leurs groupes armés non conventionnel  sur le terrain. 

 

Les seuls vrais enjeux de voir Mr le Président BOZIZE et Mr le Président DJOTODIA se faire un simulacre de paix, c’est  la division à coup sûr  de notre Pays pour l’intérêt seul de l’étranger, car seul celui qui n’est pas centrafricain  veut sa scission,  comme dit le vieil adage « diviser pour mieux régner » . Et comme les deux compères n’ont pas d’autre alternative pour exister,  ils doivent  continuer  à faire ce qu’ils savent faire de mieux, la destruction définitive de la RCA,  pour vulgariser leur fond de commerce, l’insécurité, et espérer se rendre du coup invisible.

 

A oublier l’histoire ça recommence… «  Plus jamais ça » est le slogan le plus employé pendant toutes les manifestations pour la paix en RCA depuis Février 2014, « Plus jamais ça »  doit se traduire par la disqualification de tous les acteurs politiques centrafricains, Chefs D’Etat et Autres ayant appartenus à une quelconque dictature, rébellion ou dirigés un groupe armé non conventionnel  de quelque nature que se soit, ainsi que tous les acteurs politiques de renommée qui ont été reconnus et identifiés comme décideurs de premier plan depuis 2012,  ceci afin de déblayer le plus gros des destructeurs de la RCA pour permettre le processus  du deuil de se faire dans les bonnes conditions et les réparations générales de notre Pays. 

 

S’inspirant du dicton du Dalaï-lama « les Hommes dépensent tout leur argent et leur énergie pour avoir le pouvoir, et quand ils ont le pouvoir ils se comportent comme s’ils n’aillaient jamais mourir, et au moment de rendre le pouvoir, ils utilisent tout l’argent amassé du pouvoir  pour le conserver, et quand ils ont perdus le pouvoir ils continuent à dépenser tout l’argent amassé du pouvoir qui leur reste pour revenir au pouvoir, et finalement ils ne reviennent plus jamais au pouvoir et deviennent plus pauvres qu’ils ne l’ont jamais été et quand ils meurent c’est comme s’ils n’avaient jamais existé. » Triste sort des dirigeants dictateurs Africains.  Ne dit-on pas qu’on ne juge pas un arbre à son feuillage, mais à la qualité de ses fruits ?  

BANGUI  «  LA RESERVE INDIENNE DES CENTRAFRICAINS » par Lionel SARAGA MORAIS

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Centrafrique-Presse.com
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 12:54

 

 

 

Dans le cadre du processus de reconstruction de la société centrafricaine, notamment en préparation du Forum de Bangui, il serait intéressant de s’attarder sur le rôle que pourrait jouer les « Chefs coutumiers » dans le processus de réconciliation.

 

En République Centrafricaine, la transition négociée qui visait à la reconstruction d’un ordre politique et social post-Séléka est sous-tendue par une philosophie de réconciliation nationale souvent mise à mal par les groupes armés qui sévissent sur l’étendue du territoire. La présidence de transition doit faire face à de multiples défis d’ordre social et plus principalement au sujet de la réconciliation des diverses communautés en particulier musulmanes et chrétiennes mais également les populations animistes ou tout simplement athées.

 

Aussi, une réforme essentielle de l’administration du territoire centrafricain afin de faciliter la réalisation de ce processus de paix serait de réhabiliter les Chefs coutumiers qui à notre époque sont représentés par les Chefs de village et les chefs de quartiers.

 

Aujourd’hui, en dehors du pouvoir financier qui semble opaque en République Centrafricaine, nous constatons que le fonctionnement de la Centrafrique est régi par trois (03) types de pouvoir :

 

Le pouvoir politico-militaire;

Le pouvoir religieux;

Le pouvoir social.

 

La réunification de toutes les communautés en RCA ne sera que le fruit d’une action concertée de ces trois pouvoirs, qui permettra d’établir un système hybride à même de prendre en compte les diverses revendications exprimées par le peuple centrafricain, à savoir : la Paix, la Justice et la Réconciliation.

 

1. Le pouvoir politico-militaire : Il faut noter que le pouvoir politique est de nos jours dominé par l’influence des groupes armés. Le pouvoir central de Bangui à très peu voire quasi plus de marge de manoeuvre car il n’existe plus en RCA une armée forte et disciplinée capable de rétablir l’ordre dans le pays, qui puisse lui permettre d’établir son autorité sur l’étendue du territoire et donc son administration. Aujourd’hui nous constatons un processus de réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines avec l’appui des forces internationales mais ceci reste somme toute fragile et surtout insuffisant vu l’immensité de la tâche de réhabilitation à accomplir. Le pouvoir politique Séléka se fait encore entendre car il dispose encore d’une capacité de nuisance militaire sur une partie du pays. Il en est de même pour les groupes armés Anti-Balaka éparpillés un peu partout dans Bangui et certaines régions de la RCA. De plus l’impact du pouvoir politico-militaire s’est récemment traduit dans les faits avec les rencontres occultes en marge du Forum de Bangui, auxquelles le pouvoir central n’a pas eu son mot à dire et durant lesquelles les principaux responsables de ces groupes armés ont négocié des compromis entre eux sans l’aval des autorités de Bangui.

 

2. Le pouvoir religieux : Depuis le début de cette crise, la religion a été malheureusement et malicieusement utilisée par le pouvoir politico-militaire pour créer des amalgames et instaurer un véritable sentiment de haine au sein des diverses communautés religieuses en RCA. Cependant, le vrai pouvoir religieux a été représenté par trois personnes : l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné NZAPALAINGA, l’Imam de Bangui Omar KABINE LAYAM et le Pasteur Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU ainsi que certains de leurs collègues tels que l’évêque de Bossangoa, ainsi que les prêtres dans les églises en province. Ces personnes ont parcouru des kilomètres que ce soit à Bangui, dans les villes et villages de la Centrafrique pour apporter de l’affection aux populations éprouvées et prôner un message de pardon, de tolérance, de paix et de réconciliation. Hélas, ils ne peuvent porter tout le poids de cette crise centrafricaine et il s’avère nécessaire que d’autres forces se joignent à leurs actions pour faire aboutir le processus de paix en RCA.

 

3. Le pouvoir social : Ce pouvoir a longtemps été représenté durant cette crise et continue de l’être par la société civile via les différentes associations centrafricaines et ONG internationales qui tentent tant bien que mal de faire entendre la voix de la population marginalisée. Ce pouvoir jadis représenté par les Chefs coutumiers peinent à faire entendre ses revendications qui sont aussi légitimes que les revendications politico-militaires. Hier, les chefs de village et les chefs de quartiers représentaient le pouvoir de proximité qui prévalait dans les villages et les quartiers, dans certains endroits où le pouvoir central ne pouvait accéder. Ils étaient les gages d’une certaine autorité et d’un certain ordre de proximité. Quand quelque chose ne fonctionnait pas dans le village ou dans le quartier, les administrés étaient convoqués par le Chef coutumier qui exerçait son pouvoir afin de ramener le calme et la raison. Sa parole était respectée. Les administrés se pliaient à la décision que le Chef coutumier prenait. Aujourd’hui, à l’heure des consultations populaires en prélude au Forum de Bangui, les Chefs de village et les Chefs de quartiers auraient été un véritable recours, plus que la présence de ministres résidents qui parfois peuvent mettre à mal le processus de consultation (Cf. l’incident de Yaloké).

 

Ainsi, cet appel à la réhabilitation des Chefs coutumiers s’annonce nécessaire à l’approche du Forum de Bangui tout comme certaines personnes ont demandé la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines. Cette réhabilitation doit faire partie des principales recommandations qui sortiront de ce Forum. Les Chefs coutumiers sont le relais dans les quartiers et dans les villages de l’autorité de l’Etat et il est important de le préciser à nouveau et autant de fois qu’il le faudra. D’ailleurs un ministre qui avait été retenu plusieurs jours par des Anti-Balaka a affirmé que ces derniers étaient coupés du monde extérieur et ignoraient les décisions qui étaient prises dans le pays et notamment par le pouvoir central.

 

Lors de sa nomination à la tête de l’Etat du Burkina-Faso, le président KAFANDO a pris le soin de recevoir les Chefs coutumiers afin de s’assurer de leur soutien et de leur collaboration (cf. le journal en ligne lefaso.net du 12/02/2015). Il a compris qu’en attendant que les structures de l’Etat se remettent en place après cette période difficile de son pays, il était nécessaire de s’appuyer sur un réseau fort représenté par les chefs coutumiers afin de maintenir l’autorité de l’Etat.

 

Aujourd’hui, en Centrafrique, les populations déplorent l’absence de l’Etat car elles ne ressentent pas ce message de proximité, ce qui est normal puisque l’Etat central ne montre aucune attention envers leur autorité locale, donc il n’existe pas de relais.

 

Par conséquent, plutôt que de redéfinir de nouveaux systèmes de gouvernance qui ne vont pas forcément donner des résultats tangibles, il serait intéressant de remettre en selle ce système de chefferie qui a fonctionné par le passé. Nous avons ainsi l’exemple du chef Mandaba Julien au quartier Boy-Rabé ou du chef Malézévo à Dédengué, deux quartiers du 4ème arrondissement qui est décrit comme très sensible, dont ses chefs étaient très écoutés de leurs administrés et qui peut encore rendre de bon service aujourd’hui (cf. l’exemple avec Camille Mandaba).

 

Les deux aspects que revêtent les différentes fonctions du chef coutumier (nous nous limiterons aux fonctions d’ordre juridique et politique) sont : ses fonctions en tant que juge traditionnel ; les fonctions que le gouvernement lui délègue ou attend de lui qu’il remplisse.

En ce qui concerne la première catégorie de fonctions, il est utile de se rappeler les commentaires de C. van Vollenhoven, (juriste néerlandais (1874-1933) : « En premier lieu, ils (les chefs coutumiers) apportent leur soutien au respect du droit Coutumier, en outre, ils constituent de véritables archives vivantes du droit coutumier à travers les événements dont ils sont témoins, et il leur appartient de régler les litiges suivant les principes du droit coutumier ».

 

Et sur ce dernier point, nous voyons toute la plénitude de l’apport des chefs coutumiers dans la recherche de la paix et de la réconciliation de par la sagesse et l’expérience qu’ils ont pu acquérir en étant des archives vivantes. Alors que faire pour réhabiliter les chefferies?

 

1. Réhabiliter l’autorité coutumière en renforçant officiellement le rôle des chefs de villages et des chefs de quartiers. Ceux-ci doivent être en capacité de prendre des décisions administratives locales qui seront bien sûr référées au pouvoir central.

 

2. Leur donner les moyens de l’exercice de leurs missions notamment dans l’aménagement de bâtiments leurs permettant de recevoir leurs administrés lors des débats sous l’arbre à palabres (toujours en référence l’arbre à palabre du chef Mandaba Julien à Boy-Rabé à l’époque qui peut être pris en exemple).

 

3. De les aider à prévenir de la marginalisation de leur village ou de leur quartier en rénovant les accès à leur localité via la rénovation de pont ou route, poste de santé ou dispensaire, ce qui représente un message fort qui est envoyé à leur population dans ces moments difficiles.

 

4. De les aider à combattre le mal-être de leurs administrés, chemin d’une vraie résilience, en créant des espaces de parole privilégiés entre les différentes communautés avec pour ambition de les réconcilier. Pour cela une commission « Education et Formation » pourrait être mise en place afin de former les chefs coutumiers à cet exercice noble mais combien difficile.

 

5. Enfin soutenir le patrimoine culturel de ces villages car la culture peut aussi être une source de réunification entre les communautés.

 

En conclusion, à l’approche du Forum de Bangui, il serait intéressant pour les autorités en charge de ce processus de prendre en compte la nécessaire réhabilitation des chefs coutumiers. Ce sont des systèmes qui marchent dans d’autres pays (crise en Côte d’Ivoire, au Burkina-Faso, en Afrique du Sud…), alors ne nous privons pas de cette solution.

 

Cyrus NABANA

 

02 mars 2015

APPEL A LA REHABILITATION DES CHEFS COUTUMIERS DANS LE PROCESSUS DE PAIX EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE par Cyrus Nabana

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 12:41

 

 

Par RFI 02-03-2015 à 11:05

 

En Centrafrique, Abakar Sabone est en colère. Cette figure des groupes politico-militaires centrafricains, « ex-libérateur » de 2003, membre fondateur du mouvement UFDR en 2006 devenu conseiller puis ministre sous Bozizé, proteste contre les retards dans l'organisation du dialogue national de Bangui. Des retards d'autant moins acceptables que, selon lui, ce Forum est indispensable si on veut aller vers un désarmement des combattants.

 

« Le régime actuel transitoire traîne des pieds pour gagner du temps et rester au pouvoir. »

Abakar Sabone, politicien centrafricain 02/03/2015 - par Laurent Correau RFI

 

NDLR : Pour ce monsieur dont la particularité est le vagabondage politico-militaire, le DDR est un fonds de commerce.

RCA: un ex-Seleka fustige le retard dans la mise en place d’un dialogue

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