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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 16:29

 

 

 

http://www.france24.com  27/01/2015

 

L’humanitaire française Claudia Priest a été pendant cinq jours otage des milices anti-balaka en Centrafrique. Elle décrit ses ravisseurs comme des personnes "bêtes et butées", en totale rupture avec la population centrafricaine.

 

Claudia Priest connaît bien la Centrafrique pour y travailler en tant que bénévole depuis 10 ans. Le 19 janvier dernier, elle affirme ne pas avoir fait preuve d’imprudence. Ce jour-là, à bord d’un véhicule pick-up de l’ONG médicale catholique Codis (Coordination diocésaine de la santé), elle emprunte en compagnie d’un Centrafricain la route qui relie Bangui à Damara, en direction du Tchad. Le but du voyage est d’acheminer du matériel médical et de doubler la capacité d’accueil de salles d’accouchement. Soudain, le véhicule est stoppé par des anti-balaka.

 

"Ils ont surgi avec des armes, des mitraillettes, des Kalachnikov et autres, je ne connais pas trop les armes", raconte Claudia Priest. "Ils ont crié ‘On a la munzu !’ ['On a la Blanche', en langue sango]", précise-t-elle, en affirmant que son kidnapping n’est que le fruit du hasard.

 

Cette retraitée de 67 ans originaire de Saône-et-Loire raconte l’empressement de ses ravisseurs et la panique qui, alors, l’a gagnée : "Ils manifestaient leur satisfaction en tirant dans tous les coins, je me suis dit : ‘On va se prendre une balle perdue’". Possédant un nombre impressionnant d’armes, les anti-balaka sont aussi clairement novices dans le maniement de ces dernières.

 

Bêtise et haine

 

Ils entament alors une marche rythmée. "Je n’arrivais pas à aller aussi vite qu’eux alors ils m’ont littéralement traînée. Ils ont été très, très violents. Ils m’ont frappée à la tête, m’ont menacée avec un poignard placé sous ma gorge et avec une machette. Tout en marchant, ils me dépouillaient. Ils m’ont tout pris : mon appareil photo, mon bloc-notes, mon alliance, ma croix. Même mes lunettes de vue, bien que je doute qu’ils puissent en faire quoi que ce soit. L’idée était de dire : ‘On te prive de tout’. Lorsqu’ils m’ont demandé d’enlever ma robe, là j’ai dit non, c’en était trop. Pareil lorsqu’ils ont voulu que je fume du chanvre, j’ai refusé. Ils voulaient certainement que mon esprit soit aussi embrumé que le leur…"

 

Pour cette humanitaire arrivée en Centrafrique le 6 janvier pour une mission de deux semaines, la situation est claire : elle est aux mains de crapules stupides et haineuses, "bêtes et butées", dit-elle, dont le principal objectif est d’amasser du butin. Elle décide d’être docile.

 

Elle est cagoulée lors d’une pause sous un manguier, afin qu’elle ne puisse pas reconnaître un nouvel arrivant dans le groupe. "J’ai appris plus tard qu’il s’agissait du colonel Didier, le frère du chef, Rodrigue Ngaïbona, dit 'général Andjilo', dont le groupe réclame la libération."

 

"Maman, on va te libérer"

 

À la nuit tombée, la marche reprend, sur 20 kilomètres. Claudia Priest, en sandales, se blesse. Elle est finalement séquestrée dans une maison isolée d’un village, où une dizaine de gardiens la retiennent. Durant cinq jours, Claudia Priest découvre que ses nouveaux geôliers, qui ne possèdent pas d’armes, sont des personnes attentionnées et qu'elle peut avoir des "échanges agréables" avec eux. Elle indique ne pas vraiment avoir eu peur. "Ces anti-balaka-là étaient plus éduqués. Ils me demandaient constamment si je voulais manger, ils voulaient que je leur parle, ils me disaient qu’ils rêvaient d’aller en France."

 

La sexagénaire leur raconte alors la pauvreté en France, les soupes populaires servies dans la rue, le travail des "Restos du cœur". "Ils n’imaginaient pas ça", assure-t-elle.

 

Celle que les anti-balaka appellent "Maman" - terme utilisé en Centrafrique pour s’adresser à une femme âgée - tente alors de faire entendre raison à ces hommes. Elle les encourage à déposer les armes, veut récupérer son téléphone pour entamer des négociations. "Ils ne voulaient rien entendre, mais tous les jours ils me disaient ‘Maman, ça va être bon, on va te libérer’."

 

Claudia Priest essaie de hâter la procédure, leur faisant savoir que des équipes vont sûrement partir à sa recherche. Puis, fatiguée, affaiblie par ses blessures, elle perd patience et entame une grève de la faim. "Je me suis allongée sur un lit de briques et je leur ai dit : 'Je ne vous entends plus, je ne vous écoute plus, je ne mange plus jusqu’à que vous me disiez "Tu es libre".' Ce n’était pas du bluff", déclare-t-elle. Quelques heures plus tard, elle est amenée dans un village et libérée, sans avoir d’information sur d’éventuelles négociations.

 

Solidarité de la population

 

Depuis son retour en France, dimanche soir, Claudia Priest balaie le souvenir de ces hommes naïfs et haineux par celui, plus positif, des Centrafricains qui lui ont massivement témoigné leur soutien. "La population a fait quelque chose d’énorme, les gens se sont réunis et ont prié en signe de solidarité. Certains ont témoigné sur des radios locales de mon engagement humanitaire en Centrafrique."

 

Pour cette passionnée, il est d’ailleurs très important de rappeler que les anti-balaka sont en rupture totale avec la population.

 

"Les Centrafricains ne sont pas belliqueux. Lorsque nous marchions, des villageois venaient me serrer la main, me donner à manger. Ils étaient profondément en désaccord avec mon kidnapping, mais ne pouvaient pas faire grand-chose contre les anti-balaka", témoigne cette femme, qui a entamé des procédures pour obtenir la nationalité centrafricaine. En 2005, elle a créé l’association Imohoro avec son mari, et compte bien que ses activités se poursuivent. "J’attends que cela se calme et je retournerai en Centrafrique," affirme-t-elle.

Claudia Priest, ex-otage en Centrafrique : "Je n’ai pas vraiment eu peur"

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Centrafrique-Presse.com
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 16:04

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com   mardi, janvier 27, 2015. 14:58 TU

 

La MINUSCA a dit condamner fermement cet enlèvement survenu après plusieurs actes de même nature au cours de la semaine écoulée

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) s'est déclaré indignée par l'enlèvement dimanche 25 janvier du Ministre centrafricain de la jeunesse et des sports, Armel Sayo.

 

C’est ce que rapporte le Centre d’actualités de l’ONU, qui cite un communiqué de la mission. Cette dernière a ajouté qu’elle mettait en œuvre tous les moyens « pour trouver une issue heureuse à ce grave incident et pour éviter la répétition de tels actes intolérables ».

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Babacar Gaye, a exhorté les groupes armés à sortir de la spirale de violence inutile, poursuit le Centre d’actualités de l’ONU. Il les a appelé à s'insérer dans le cadre des consultations en vue de leur participation au Forum de Bangui destiné à créer les conditions d'une paix durable en République centrafricaine.

 

 

 

NDLR : Quand le général Gaye comprendra-t-il que le temps des exhortations est terminé et que l’institution qu’il commande doit maintenant changer de braquet, parler un autre langage et surtout  procéder sans tarder au désarmement forcé des bandes armées à qui les troupes de la MINUSCA ne font nullement peur et qui continuent de pourrir impunément  la vie aux Centrafricains

Centrafrique : l'ONU, indignée par l'enlèvement du ministre Armel Sayo

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Centrafrique-Presse.com
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 14:17

 

 

 

On aura beau épilogué, la prétendue érection du mouvement des antibalaka en parti politique – dont on ne sait pas encore s’il est déjà reconnu par les pouvoirs publics – est très loin d’effacer le tatouage indélébile qui authentifie son pedigree : une association criminelle. Personne n’est dupe.

 

Il n’est un secret pour personne, puisque c’est communément admis, que sur tous les registres du pire, les antibalaka occupent la lanterne rouge, loin devant les séléka. Et ce n’est pas fini.

 

La tentative manquée de restauration de l’ordre ancien – entendez le retour au pouvoir de François Bozizé – du 5 décembre 2013, le désespoir de n’y jamais parvenir, fait rivaliser d’imagination les différents animateurs de cette nébuleuse qui passent désormais pour maîtres dans l’art d’embrouiller les choses, afin de mieux se tapir derrière l’écran de fumée qu’ils s’imaginent savoir si bien produire : manipulation, intoxication, invasion des réseaux sociaux, démentis, ce n’est pas moi, c’est lui, etc. Un anti-balaka est un anti-balaka et le restera. Peu importe les étapes par lesquelles il passe.

 

A l’évidence, en dépit de tous les revers qu’ils essuient dans leur funeste dessein et qui les hissent aux rangs peu enviables de tous les tableaux des associations nationales et internationales de défense des droits humains ainsi que des Nations Unies, on note avec étonnement qu’aucun signe de remords ni volonté de mettre un terme à leur morbide entreprise n’est enregistré chez les animateurs des antibalaka. Peu importe les graves risques encourus, pour eux-mêmes, pour leur progéniture, leur région, leur ethnie, etc. La préférence perpétuelle pour la logique suicidaire et du pire semble être le registre où ils se sont inscrits de façon durable pour rendre le pays ingouvernable tant que ce n’est pas Bozizé qui en est aux commandes. Il va bien falloir faire son deuil.

 

Le rapt des humanitaires et du membre du gouvernement, participe de cette logique même si l’on peut admettre que la gestion d’un otage n’est pas l’exercice le plus aisé en matière de terrorisme. Il y a ensuite la justesse de la cause pour laquelle ces actes sont commis et qui ne trouve aucune sympathie ni oreille attentive, ni en RCA, ni ailleurs, tant le cas est indéfendable.

 

A supposer que Rodrigue Ngaïbona ait déjà été transféré à la CPI ou qu’il le soit un jour, au nom de quoi ses partisans continueraient-ils à agir de la sorte et pour quel résultats ? Pourquoi s’offusquaient-ils alors naguère lorsque les Généraux Soriano (de la Sangaris) et Mokoko (de la MISCA) les qualifiaient « d’ennemis de la paix » ? N’est-ce pas ce retour à la paix auquel ils s’opposent ainsi ? Et dans quel intérêt ?

 

Il faut savoir raison gardée et se dire que tout, mais absolument tout, a une limite dans l’espace et dans le temps. Je dirai même mieux, on trouve toujours plus fort que soi. Les exemples sont légion qu’on n’a pas nécessairement besoin de citer.

 

En refusant délibérément de créer les conditions paisibles d’une vie chez soi aujourd’hui et demain, ce sera dans l’isolement d’une cellule ici ou ailleurs que viendra certainement, le moment de la réflexion et du remord. Mais ce sera bien tard et l’infortuné pensionnaire de ce cadre se dira, dépité : si je savais !!!

 

CAP

MOUVEMENT ANTIBALAKA, UNE ASSOCIATION CRIMINELLE

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Centrafrique-Presse.com
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 12:42

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 27/01/15 (Xinhua) -- La mission de l'ONU en République centrafricaine MINUSCA s'est déclarée indignée par l'enlèvement dimanche du ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, Armel Sayo, et a réclamé sa libération immédiate.

 

"La MINUSCA condamne fermement cet enlèvement et [...] exige la libération immédiate et sans conditions du ministre et la fin de telles pratiques criminelles qui sapent les efforts destinés à restaurer l'autorité de l'Etat, à faciliter la réconciliation nationale et le retour de la paix", a déclaré la mission dans un communiqué.

 

La mission a ajouté qu'en soutien aux autorités nationales, elle mettait en œuvre tous les moyens que lui donne son mandat "pour trouver une issue heureuse à ce grave incident et pour éviter la répétition de tels actes intolérables".

 

Le représentant spécial du secrétaire général pour la République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Babacar Gaye, a exhorté les groupes armés à sortir de la spirale de violence inutile et à s'insérer résolument dans le cadre des consultations en vue de leur participation au Forum de Bangui destiné à créer les conditions d'une paix durable en République centrafricaine.

 

Pour sa part, la coordonnatrice humanitaire principale pour le pays, Claire Bourgeois, a appelé à mieux protéger les communautés déplacées après avoir visité vendredi Batangafo, où se trouvent plus de 30.000 déplacés. Elle a estimé que des mesures urgentes étaient nécessaires pour protéger les civils qui risquent d'être attaqués, notamment dans l'ouest.

Centrafrique : l'ONU réclame la libération d'un ministre enlevé dimanche

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 12:14

 

 

 

Communiqué de Presse 05/2015/01/27/BBR

 

 

 

L’UPC exprime son  horreur devant une cascade d’enlèvements de ces dernier temps à Bangui et dans l’arrière pays perpétrés par les éléments des  Antibalaka et de FPRC.

L'UPC condamne avec vigueur l'enlèvement des trois ministres de la république de la même que la paisible population musulmane plus particulièrement les femmes peulhs dans la sous préfecture de Beyna, Ngueng et Ngackobo. L’UPC  demande qu'ils soient relâchés immédiatement. Sans condition et sans délai.

 

L'UPC y fait part de sa pleine solidarité avec les familles et les collègues des otages et, réitère son rejet de tous les actes terroristes, par ce que contraires aux principes humanitaires, moraux, légaux et de droit humain.

 

L'UPC n'a cessé d'appeler à bannir la barbarie, l'extrémisme et le terrorisme sous toutes ses formes et quels qu'en soient les prétextes ou les motivations. 

 

A l’aune de ce qui se passe on se demande, qui gouverne la RCA, étant donné que la Présidente Catherine Samba Panza et son Premier ministre Mahamat Kamoun étaient incapables hier, d’empêcher une épuration religieuse à l’encontre de la minorité musulmane centrafricaine. De la même manière ils assistent impuissamment aux enlèvements des religieux, humanitaires et leurs ministres aujourd’hui. On se demande à quoi servent-ils ?

 

Qu’est ce qui leur reste à faire ?

 

Décidément, au vu de ce qui se passe le peuple Centrafricain sait où se trouve le pouvoir et qui le gouverne.

 

 

Fait à Bambari le, 27 Janvier 2015

 

Porte Parole

 

Le Capitaine Ahmat Nedjad Ibrahim

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Centrafrique-Presse.com
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 01:06

 

 

 

Monsieur ERENON Dominique Désiré a soutenu avec brio sa Thèse de Doctorat en Droit Public le lundi 26 janvier 2015 à l’Université de la Sorbonne. Au terme d’une soutenance devant de grands Constitutionnalistes Français et du Professeur Bernard VOYEMAKOA de l’Université de Bangui venu spécialement pour l’évènement, Monsieur ERENON Dominique Désiré a défendu sa Thèse, avant d’être élevé au grade de Docteur en Droit Public, avec la plus haute mention : MENTION TRES HONORABLE.

 

Cette Thèse de Doctorat porte sur « Le pouvoir exécutif en République Centrafricaine depuis l’indépendance » et a été dirigée par Marie-Anne COHENDET, Professeure de Droit Public et Directrice de l’Ecole Doctorale de Droit Public et de Droit Fiscal de l’Université de la Sorbonne. 

 

Le Jury était composé de 6 Professeurs dont M. Jean Gicquel, l’éminent et le très célèbre Constitutionnaliste Français, le Maître de plusieurs Maîtres de Droit Constitutionnel :

 

  • Mme Marie-Anne COHENDET, Professeure de Droit Public à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ;
  •  
  • M. Jean GICQUEL, Professeur émérite à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ;
  •  
  • Mme Julie BENETTI, Professeure de Droit Public à l’Université de Reims Champagne Ardenne, Rapporteur ;
  •  
  • Mme Alix TOUBLANC,  Maître de Conférences à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ;
  •  
  • M. François Paul BLANC, Professeur émérite à l’Université de Perpignan, Rapporteur.
  •  

 

Monsieur ERENON Dominique Désiré a débuté ses études juridiques à l’Université de Bangui où il obtient en 2000 sa Maîtrise/ Master 1 en Droit Public. Son Mémoire de Maîtrise porte sur « Les aspects juridiques de l’adhésion de la RCA à la Communauté des Etats Sahélo Sahariens ».

 

Il obtient ensuite son DEA / Master 2 Recherche en Droit Public à l’Université François Rabelais de Tours. Il consacre son Mémoire aux « Mesures d’ordre intérieur ».

 

Enfin, Monsieur ERENON Dominique Désiré obtient, en 2006 à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble, un deuxième Master 2, le Master 2 Pro Droit International et Européen mention Juriste spécialiste des Organisations Internationales et Européennes (promotion du Ministre Michel BARNIER. Dans le cadre de cette formation, il effectue de nombreux séjours d’études auprès des organisations internationales et européennes (Genève, Bruxelles, Luxembourg, Strasbourg) et un stage de 5 mois à la Division des Affaires Juridiques et du Contentieux de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC).

 

Monsieur Jean Gicquel a dit du nouveau Docteur qu’il est le plus jeune Docteur de l’Université de la Sorbonne.

 

Aujourd’hui, c’est toute la République Centrafricaine qui doit être fière de voir un de ses fils être élevé au grade de Docteur et de Constitutionnaliste.

 

RESUME

 

Du 1er décembre 1958 au 15 décembre 2014, l’évolution constitutionnelle, institutionnelle, et sociopolitique de la République Centrafricaine est caractérisée par une instabilité chronique.

 

De ces recherches doctorales, on retient qu’au 15 décembre 2014, le Centrafrique (et non la Centrafrique) compte en tout 8 Présidents de la République, 22 Premiers Ministres, avec une instabilité gouvernementale persistante. Son évolution est faite d’élections non concurrentielles, et d’élections prétendument démocratiques mais systématiquement contestées. Ce mode constitutionnel de dévolution du pouvoir est concurrencé par une pratique récurrente d’auto-proclamations présidentielles ; effectivement, on dénombre 5 coups d’Etat réussis, environ 7 coups d’Etat manqués, plusieurs rébellions et mutineries à vrai dire orientées vers la prise du pouvoir, sans oublier les nombreuses rumeurs de coup d’Etat. En outre, il existe environ 75 partis politiques, une pléthore paradoxale puisque le Centrafrique est très faiblement peuplé (4.616 millions en 2013). La plupart des partis politiques sont de véritables coquilles vides, et ne remplissent pas leurs fonctions sociales et démocratiques. A la manière des caméléons, beaucoup de groupes armés tels que la Séléka et les Antibalaka se muent même en partis politiques. Les partis sont souvent concurrencés par l’armée et la société civile dans la conquête et l’exercice du pouvoir. Ce mélange des genres permanent est nocif sur le plan institutionnel. Enfin, on observe une forte tentation et une tentative récurrente de présidence à vie, une ethnicisation et une personnalisation du pouvoir et des partis politiques.

 

Tandis que la Constitution Française de la Cinquième République brille depuis le 4 octobre 1958 par sa longévité, le Centrafrique totalise 6 Constitutions en 56 ans (soit en moyenne une Constitution tous les neuf ans), plusieurs Révisions Constitutionnelles, douze Actes Constitutionnels, et une Charte Constitutionnelle de Transition adoptée le 18 juillet 2013, sans oublier l’adoption projetée de la Constitution de la septième République en 2015. Les six Constitutions successives ont établi chacune un régime parlementaire, sauf que celui-ci est hétérodoxe, et n’a jamais fonctionné dans un système parlementariste, mais plutôt dans un système présidentialiste, caractérisé par une hypertrophie de la fonction présidentielle, une concentration et une personnalisation du pouvoir au profit du Chef de l’Etat. Contrairement à la logique parlementaire, le Chef de l’Etat nomme et révoque ad nutum le Premier Ministre, et même les Ministres ignorant le pouvoir de proposition du Premier Ministre en la matière. Ce présidentialisme prégnant et omniprésent constitue à n’en pas douter le principal facteur explicatif de l’échec de la greffe du parlementarisme en Centrafrique depuis la première Loi Fondamentale, la Constitution du 16 février 1959. Tout en constituant une des caractéristiques d’une pratique institutionnelle et politique inadéquate et non démocratique, le présidentialisme est source de déformation du pouvoir exécutif. L’effet de contagion jouant, il est aussi facteur de déformation institutionnelle générale. La déformation institutionnelle est également le fait d’une insuffisante considération de l’environnement sociologique sur le plan constitutionnel et institutionnel, d’un défaut de conscience citoyenne favorable, et d’un mimétisme constitutionnel et institutionnel tronqué.

 

 Des pans entiers de la Constitution apparaissent souvent comme virtuels. L’exécutif Centrafricain dans son ensemble souffre d’un déficit de légitimité, mais est pourtant très puissant et pratiquement quasi-irresponsable. C’est l’évidence du déséquilibre au sein du triptyque constitutionnel pouvoir-légitimité-responsabilité. Le principe de la séparation des pouvoirs reste formel, donc illusoire. Grâce au culte qui lui est voué, le Chef de l’Etat investit les autres institutions et capte leurs pouvoirs. C’est alors l’asservissement du Premier Ministre et des Ministres, la domestication des pouvoirs législatif et judiciaire, et même le ravalement du pouvoir médiatique.

 

Cette Thèse se veut une modeste contribution à une ingénierie constitutionnelle et institutionnelle adéquate, une nécessité exigée par ce qui est unanimement reconnu en 2014 comme un Etat complètement failli, et donc un Etat Centrafricain à refonder. Sous ce rapport, il est clair que c’est la Constitution qui devra être non seulement la fondation et le pilier principal du nouvel Etat, mais aussi la sève irriguant et nourrissant les futures institutions. Or, les réflexions et analyses menées dans cette Thèse sont susceptibles d’inspirer les rédacteurs de la Constitution de la septième République dont l’adoption est projetée en 2015.

 

 

 SUMMARY

 

From December 1st, 1958 to December 15th, 2014, constitutional, institutional and socio-political evolution of the Central African Republic is characterised by a permanent instability.

 

This doctoral research shows that until December 15th, 2014 Central Africa has been governed by 8 Presidents of the Republic, 22 Prime Ministers, while a persistent governmental instability was taking place. Non-democratic elections are part of the evolution of the country and consequently those elections were systematically disputed. This Central African model of devolution of powers is challenged by a frequent practice of auto-proclamation of its presidents. Indeed, the country counts 5 succeeded coups d’Etat, around 7 others failed, and several rebellions and mutinies oriented towards a takeover of the power. There were many rumours in that sense too. Moreover, there are around 75 political parties in the country, what is a paradox because Central Africa counted only approximately 4.62 million inhabitants in 2013. Most of those political parties are void of effectiveness, and so they do not play the democratic and social roles they should. As chameleons, many military groups of Central Africa, as Seleka and Antibalaka, transform themselves as political parties. The real political parties are often challenged by military groups and independent candidates in their conquest towards the exercise of the power. This mixture of genres is problematic for the political institutions of Central Africa.

 

While the French Constitution of the Fifth Republic is still applying since its adoption on October 4th, 1958, Central Africa totalizes no less than 6 Constitutions within only 56 years (for a life’s duration of 9 years in average for each one). Central Africa counts several constitutional reviews, 12 Constitutional Acts, and a Constitutional Charter of Transition adopted on July 18th, 2013. Furthermore, the country planned to adopt by 2015 another Constitution for the Seventh Republic in place. The 6 successive Constitutions established each one a parliamentary regime, however the latter is strange and never worked as a real parliamentary system but as a presidential one where the President of the Republic concentrates all the powers in his hands as well as he practises a form of personalization of the presidential function. Contrary to the parliamentary logic, the Chief of State appoints and dismisses ad nutum the Prime Minister, and even the Ministers who actually ignore the power allocated to the Prime Minister to make proposals in the process of appointing the Ministers. This strong and omnipresent presidentialism constitutes the main factor that explains the failure of the idea of a parliamentary system in Central Africa since the first Fundamental Law known as the Constitution of February 16th, 1959. The presidentialism in Central Africa constitutes one of the characteristics of a non-democratic and political inadequacy in the practice of powers, and at the same time, it is also the origin of the deformation of the executive power. This situation produces a contagion’s effect. It contributes to a general deformation of the political institutions. The institutional deformation is also the fact of an unsufficient consideration of the sociological environment in terms of respect of the Constitution and the normal functioning of institutions, and of a lack of awareness of citizens in favour of it, and of a shortened constitutional and institutional imitation.

Some entire provisions of the Constitution often appear as virtual. The Central African executive as a whole suffers a deficit of legitimacy, but nevertheless it is a powerful State and mostly practically irresponsible. This is clearly the fact of the imbalance of the necessary constitutional triptych Power-Legitimacy-Responsibility. The principle of separation of powers remains formal, and so imaginary. Because of his personality cult well celebrated, the Chief of State vests the other institutions with his authority and at the same time takes their powers. Then this is the subjection of the Prime Minister and Ministers, the domestication of legislative and judiciary powers, and even the media suffer the same fate.

 

This thesis that aims to be modest is a contribution to a constitutional and institutional engineering that is appropriate and necessary for Central Africa, which is considered in 2014 as a State completely failed, and then as a country to be rebuilt. Under this report, it is clear that this is the Constitution that shall be not only the foundation and the cornerstone of the New State, but also the sap irrigating and feeding the future institutions of the country. Yet, the reflexions and analyses raised in this thesis may inspire the writers of the future Constitution of the Seventh Republic which adoption is planned for 2015.

 

 

 

(Photos de l'impétrant avec les membres du jury de soutenance et le Pr Jean Gicquel)

Soutenance de thèse de doctorat en Droit Public à la Sorbonne par Dominique Désiré ERENON
Soutenance de thèse de doctorat en Droit Public à la Sorbonne par Dominique Désiré ERENON

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Centrafrique-Presse.com
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 23:45

 

 


Bangui, le 26 janvier 2015 - La Coordonnatrice humanitaire principale, Claire Bourgeois, s’est rendue dans le nord de la République centrafricaine, à Batangafo, le 23 janvier, pour évaluer les besoins de protection croissants dans la région en raison d'un afflux continu de nouvelles personnes déplacées; soit plus de 30 000 dans le site principal de la ville.


Elle était accompagnée des représentants du Ministère des affaires humanitaires, des agences de l'UNICEF, FNUAP, UNHCR et OMS, et de partenaires humanitaires. La délégation a rencontré le Comité des Sages, les représentants de la communauté peule, les ONG, et les personnes déplacées pour discuter de leurs besoins et  des défis quotidiens qui entravent leur retour. Les besoins les plus urgents identifiés sont l'amélioration de la sécurité et la protection des civils, et la fourniture d’une assistance aux personnes déplacées nouvellement arrivées.


Après la visite du site des déplacés de Batangafo, surpeuplé et accueillant quotidiennement des centaines de personnes forcées de fuir en raison de la violence, la mission a souligné la nécessité urgente de rétablir l'autorité de l'Etat dans la ville.


«Je suis impressionnée par la façon dont la réponse humanitaire est organisée par les ONG, Conseil danois pour les réfugiés et Médecins Sans Frontières Espagne, et par le rôle joué par le Comité des Sages et le Comité Transhumance. Cependant, une action immédiate est nécessaire pour assurer la sécurité et la protection des civils qui sont très à risque dans la région, en particulier dans la zone occidentale. Cela arrêtera l'afflux quotidien de centaines de personnes déplacées arrivant dans le site en quête de sécurité, encouragera le retour à leurs régions d'origine et, en même temps, permettra aux acteurs humanitaires d'atteindre ceux qui en ont besoin dans les régions où les activités sont actuellement suspendues pour des raisons sécuritaires», a dit Mme Bourgeois.


La mission appelle toutes les parties impliquées à respecter les travailleurs civils et humanitaires en RCA.


« Le monde a besoin de se réveiller face à la crise qui se déroule en RCA. C’est l'une des plus graves urgences humanitaires dans le monde aujourd’hui. Nous avons besoin de plus d'action et d'engagement et cela immédiatement. Les mesures pour protéger les civils doivent être la priorité absolue de tous les acteurs » a ajouté Mme Bourgeois.


La République centrafricaine continue de faire face à une crise humanitaire de grande ampleur. Près d'un million de personnes ont été déplacées et 2,7 millions, plus de la moitié de la population, sont dans le besoin d'une assistance immédiate.

Après une visite à Batangafo, la Coordonnatrice humanitaire principale plaide pour une plus grande protection des communautés déplacées

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Centrafrique-Presse.com
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 22:39

 

 

 

http://www.digitalcongo.net  Kinshasa, 26/01/2015 / Politique

 

Le sort politique du Chairman J.P. Bemba détenu à la CPI poursuivi pour le génocide commis en Centrafrique par ses soldats du MLC est loin d évoluer , l’ancien vice-président de la RDC sera contraint à garder la prison de la Haye et de ce fait ne pourra pas se présenter aux prochaines présidentielles en RDC

 

Jean-Pierre Bemba est en route vers Kinshasa après avoir bénéficié d’une liberté provisoire. Cette folle rumeur a failli gagner la capitale congolaise la semaine dernière et chacun y allait à sa manière. Mais, il ne s’est agi que d’une simple rumeur et rien de plus parce que sans fondement. Tout simplement parce que cette liberté provisoire est liée à une affaire secondaire sur la subornation des témoins. La principale, opposant ‘Le Procureur à JP Bemba’ pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité demeure pendante, en attendant le verdict de la Cour dans un délai raisonnable. Donc fausse alerte, fausse rumeur dénudée de tout fondement.

Le sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo a bénéficié, la semaine dernière, d’une liberté provisoire dans l’affaire de la subornation des témoins, affaire dans laquelle il était poursuivi d’ailleurs au même titre que certains de ses proches dont le député Fidèle Babala, Me Kilolo et bien d’autres. C’est ce qui avait amené la CPI à arrêter plusieurs proches du " Chairman " qui avaient été acheminés à La Haye pour être relâchés par la suite grâce à la liberté provisoire. C’est cette même liberté provisoire qui a été également accordée à Jean-Pierre Bemba Gombo par la Chambre III de la Haute Cour internationale. Voilà qui avait suffi pour que certains interprètent l’évènement à leur manière créant ainsi la confusion dans l’opinion.


Jean-Pierre bemba toujours en détention à la Haye. La liberté provisoire accordée à Jean-Pierre Bemba Gombo la semaine dernière, ne suffit pas pour lui permettre de regagner son pays. Car, le numéro 1 du MLC demeure en détention pour l’affaire des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par ses troupes à Bangui en République centrafricaine entre 2002 et 2003. Dans le cadre de cette affaire, la liberté provisoire sollicitée par l’ancien vice-président de la RDC avait été purement et simplement rejetée. Ses avocats sont allés en appel en espérant obtenir gain de cause. Ce qui l’oblige à garder sa geôle à la Cour pénale internationale. Ce n’est donc pas de sitôt que le "Chairman " regagnera la ville de Kinshasa.


Il faudra attendre le verdict de son procès pour voir s’il sera acquitté ou condamné. S’il est acquitté, Jean-Pierre Bemba bénéficiera de tous ses droits civiques et politiques pour briguer l’élection présidentielle parce que son casier judiciaire demeurera vierge. Mais, s’il est condamné et même s’il parvient à quitter la CPI dans peu de temps suite à la déduction de sa peine par rapport aux années déjà passées en prison, il ne sera plus du tout éligible. Ce qui mettra alors une croix sur sa carrière politique. C’est dire autant d’enjeux pour son procès dont l’issue tarde encore à venir. En attendant cette échéance, la détention du leader du Mouvement de libération du Congo se poursuit à la Cour pénale internationale à La Haye.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 21:55

 

M.L.P.C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

Membre de l’Internationale Socialiste

 

Bureau Politique

      Secrétariat Général

     N°_______MLPC/BP/SG/013

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Par un communiqué présenté comme un droit de réponse à Martin ZIGUELE et rendu publique le 25 janvier 2015, sous la signature d’une prétendue Capitaine Joséphine NAMSENE  d’une soit disant «  Coordination militaire des Anti- Balaka », le Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), candidat à la prochaine élection présidentielle a été violemment pris à partie suite au communiqué qu’il a signé en date du 18 janvier 2015 pour saluer l’arrestation et la remise à la justice centrafricaine du sieur Rodrigue NGAIBONA alias Andjilo soupçonné de crimes et délits divers contre d’innocents citoyens tant à Bangui qu’en province.

 

Pour cette prétendue Coordination militaire des Anti-balaka, la prise de position du Président du MLPC dans cette affaire apparait comme « une prise de position contre la paix ». Ce communiqué concocté par les parrains politiques des Anti-Balaka embusqués tant à Bangui et Nairobi qu’ailleurs, profèrent des menaces y compris de mort contre notre Président Martin ZIGUELE qui d’après eux, « n’est pas le bienvenu dans les zones sous son contrôle pour faire la promotion du Forum de Bangui et pour les campagnes électorales qui se dessinent ».

 

Le MLPC réaffirme son soutien indéfectible à la ligne de fermeté face aux criminels de tout bord adoptée aussi bien par les Autorités de transition que par les forces internationales, et réitère ses félicitations et ses encouragements à la MINUSCA, à l’EUFOR et à SANGARIS qui ne ménagent aucun effort pour mettre hors d’état de nuire les moines-soldats de l’ethnicisme, du régionalisme, du grand-banditisme et du terrorisme.

 

Le MLPC réaffirme également son indéfectible attachement aux idéaux de liberté,  de justice et de paix. En notre qualité de parti de progrès, issu du peuple pour défendre le peuple et  le libérer du joug de tout oppresseur quel qu’il soit, le MLPC, prendra toujours position dans les affaires qui touchent aux intérêts des Centrafricains qui n’aspirent qu’à vivre ensemble dans la paix dans leur pays aujourd’hui meurtri et divisé. 

 

C’est pourquoi, le MLPC s’est impliqué résolument dans le processus de réconciliation nationale à travers sa participation effective dans la commission préparatoire du Forum national de Bangui et mobilise ses militants pour la réussite de ce processus devant nous conduire à une vraie réconciliation nationale et à la paix.

 

Le MLPC soutient et soutiendra toujours toute initiative qui contribuerait effectivement à une sortie définitive de la crise, et condamnera sans réserve toute fuite en avant et toute tentative de prise en otage du peuple centrafricain concoctée dans des officines de la haine.

 

D’ores et déjà, le MLPC se réserve le droit de donner une suite judiciaire aux menaces proférées contre le Bureau Politique du MLPC et lèvera le voile, jour après jour, sur l’identité des véritables ennemis de la paix et du développement socioéconomique de notre cher et beau pays.

 

                                                                           Pour le Bureau Politique

 

                                                                           Le Secrétaire Général

 

                                                                                Etienne MALEKOUDOU

Le MLPC répond aux menaces et tentatives d'intimidation des ennemis de la paix en RCA

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:48

 

 

Mboki, le 26 janvier 2015 (RJDH) -- L’association des victimes des exactions commises par les éléments de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony s'inquiète du fait que sa plainte qui n'est pas encore déposée près de la Cour pénale internationale (CPI) contre le numéro 2 de cette rébellion ougandaise Dominique Ogwen, arrêté en Centrafrique et transféré à la Haye.

 

«Nous ne savons pas là où déposer notre plainte. Nous avons aucune information sur les procédures à suivre concernant les documents à fournir et aussi l’absence de moyens financiers pour se procurer d'un conseil», a relevé le président de cette association Blaise Foukpiote.

 

Ce dernier demande par la même occasion au gouvernement centrafricain de les aider. « Nous prions le gouvernement et les organisations non gouvernementales de nous venir en aide le plutôt possible pour constituer un dossier collectif avant l’ouverture éventuelle du procès.»

 

Depuis l’incursion des troupes de la LRA dans la préfecture du Haut Mbomou en 2008, cette rébellion a fait plusieurs centaines de victimes. Certains villages sont en phase de disparition à cause des multiples attaques de la LRA.

 

Dominique Ogwen, le numéro 2 de cette rébellion, a été arrêté dans la partie nord-est de la Centrafrique, au mois de janvier dernier. Ce dernier a été remis aux soldats américains dans la ville d'Obo avant d'être ramené à Bangui et transféré à la Haye./

 

Guy Boniface Mbatata 

Centrafrique-Mboki: L'association des victimes de la LRA demande un appui pour déposer une plainte contre le n° 2 de la LRA

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