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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:32
Appel du MLPC à voter massivement Faustin Archange TOUADERA

 

 

Appel du MLPC à voter massivement Faustin Archange TOUADERA
Appel du MLPC à voter massivement Faustin Archange TOUADERA
Centrafrique-Presse.com
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:19
Martin ZIGUELE main dans la main avec Faustin Archange TOUADERA

 

 

 

Martin ZIGUELE main dans la main avec Faustin Archange TOUADERA
Martin ZIGUELE main dans la main avec Faustin Archange TOUADERA
Centrafrique-Presse.com
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:43

 

 

 http://lepays.bf/  VENDREDI 12 FÉVRIER 2016

 

Les Centrafricains sont appelés aux urnes ce dimanche 14 février pour le second tour de la présidentielle. Dans les starting-blocks, Anicet Georges Dologuélé, ancien Premier ministre de Ange Félix Patassé et Faustin Archange Touadéra, ancien chef du gouvernement de François Bozizé. Chacun d’eux entend remporter le duel. En rappel, la République centrafricaine (RCA) est plongée depuis deux ans, dans une crise des plus meurtrières. La transition politique conduite par Catherine Samba-Panza, a dû, à maintes reprises, reporter les élections devant permettre au pays d’amorcer une sortie de crise. Sur bien des plans, le pays a touché le fond et un sursaut d’honneur de son peuple était indispensable pour la survie même de ce pays. Les choses semblent en bonne voie. Le premier tour de la présidentielle tenue le 30 décembre 2015, malgré les erreurs techniques enregistrées, s’est bien déroulé dans l’ensemble. Même les candidats malheureux ont, nonobstant quelques protestations, fini par faire contre mauvaise fortune bon cœur. C’est tout à leur honneur. Leur attitude permet au pays d’éviter d’ajouter une crise à la crise et de poursuivre sa longue marche vers la lumière d’une gouvernance démocratique.

 

Le scrutin de dimanche est des plus importants pour l’avenir de la RCA

 

La crise militaro-politique, faut-il le rappeler, a plongé le pays dans la précarité et dans l’insécurité des plus chroniques. Les violences intercommunautaires qui ont fait de nombreuses pertes en vies humaines et de nombreux déplacés, sont la matérialisation de la grave fracture au sein des populations. Cette fracture étant symbolisée par les deux camps ennemis que sont les anti-balaka, milices chrétiennes pro-Bozizé et les combattants de l’ex-rébellion de Michel Djotodia, la Séléka. Le défi qui attend le futur dirigeant est des plus immenses. Le pays étant si gravement malade, il urge d’agir. Mais qui pour relever ce grand grabataire ? Le peuple centrafricain bien sûr, devra retrousser ses manches et se mettre au travail. Mais, l’immensité de la tâche fait qu’il lui faut un leader de taille pour conduire, mettre en harmonie tous les efforts. Le scrutin de dimanche est donc des plus importants pour l’avenir de la RCA. Des deux candidats en lice, il revient aux électeurs de choisir celui qu’ils estiment avoir les épaules suffisamment larges et solides pour porter avec efficacité le fardeau de la relance du pays. Les prétendants au trône que sont Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, ont, chacun, fait la cour au peuple et noué des alliances avec les perdants du premier tour. La campagne s’est déroulée dans le calme, comme ce fut le cas au premier tour du scrutin. Le peuple centrafricain peut s’en féliciter.  A lui de se mobiliser maintenant pour participer massivement, à l’instar de ce qu’il a fait au premier tour, à ce scrutin censé tourner la page de la Transition. Le calme qui a jusque-là prévalu augure de perspectives heureuses et est d’autant plus un motif légitime de satisfaction que l’on avait des raisons de redouter le pire au cours de ces élections. L’insécurité dans le pays avait atteint un tel niveau qu’on pouvait craindre que les élections soient éclaboussées, voire remises en cause par des violences. Mais, déjouant les scenarii pessimistes, les Centrafricains, dans leur ensemble, ont jusque-là pris le parti de la responsabilité, du patriotisme. Les acteurs ont visiblement mûri. Ils ont probablement compris que c’est la survie même de leur pays qui était en jeu. C’est certainement ce qui a conduit les autorités de la Transition qui semblaient traîner les pieds, à se décider, malgré les risques sécuritaires ambiants, d’aller enfin à ces élections. C’est peut-être aussi ce qui justifie le fait que des poids lourds de la scène politique centrafricaine comme Martin Ziguélé, malgré leurs récriminations concernant l’organisation du scrutin suite à leur échec au premier tour, n’ont pas trop tiré sur la corde. Tout le monde est visiblement conscient qu’il urge de remettre le pays en selle. Certes, ce réveil des Centrafricains est dû en partie à la pression des partenaires du pays qui montraient de plus en plus des signes de lassitude et d’impatience. Mais, il se justifie probablement aussi par une prise de conscience plus ou moins générale. Chacun a dû se rendre à l’évidence qu’il joue la survie de son pays en tant qu’Etat uni, stable et viable.

 

Il ne faut donner prétexte à personne pour replonger le pays dans le chaos

 

Le fait que les deux candidats ont été exhortés par la présidente de la Transition à privilégier l’intérêt général du pays, a certainement contribué à maintenir le caractère apaisé de la campagne électorale au second tour. Il y a également que les deux finalistes n’ont pas été directement mêlés à la crise qui secoue leur pays, ce qui est certainement une preuve de leur sens de la retenue, mais aussi, de leur capacité à fédérer les différents camps. En effet, chacun de ces candidats a fait l’effort de prôner le vivre-ensemble entre populations chrétiennes et musulmanes. Ce qui est essentiel à la réconciliation nationale et au renouveau tant souhaité de la Centrafrique. En tout cas, il faut espérer que cette campagne apaisée ne soit pas le calme avant la tempête. Pour ce faire, il faudra que les résultats du second tour soient acceptés par toutes les parties, surtout par celle du candidat qui sera perdant. Et pour décupler les chances de l’acceptation de ces résultats, il importe que le scrutin soit le plus transparent possible. Il faut espérer pour ce faire, que l’Autorité nationale des élections (ANE), à la lumière des nombreuses erreurs techniques constatées au premier tour, revoie sa copie. En effet, même si la présidentielle est jusque-là sur de bons rails et qu’on s’en félicite, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Il y a eu bien des dysfonctionnements, une mauvaise organisation du premier tour de la présidentielle et des élections législatives centrafricaines. Cette mauvaise organisation a d’ailleurs fait le lit de certaines contestations qui se sont heureusement vite calmées. L’un des défis majeurs donc de l’ANE, c’est de gommer toutes les scories constatées au premier tour, en tout cas le maximum possible, pour des élections crédibles ce dimanche. Il ne faut donner prétexte à personne pour replonger le pays dans le chaos. Si cela est fait comme il se doit, il ne restera plus au candidat perdant que de féliciter le vainqueur. C’est à ce prix que la RCA pourra éviter de réveiller les démons du passé. L’ANE a eu le temps de rectifier le tir dans l’entre-deux tours et on peut espérer de ce fait, plus de professionnalisme de sa part lors de ce second tour. En ce qui concerne les deux candidats, tout le mal qu’on puisse leur souhaiter, c’est de réussir. Mais comme il est évident qu’il n’y aura qu’un seul président élu, il reviendra au perdant de faire preuve d’élégance, de fair play et au vainqueur d’avoir le triomphe modeste. Tout cela, au nom de l’intérêt bien compris de la RCA. Ceci dit, aux urnes donc citoyens centrafricains, et que le meilleur gagne !

 

« Le Pays »

 

Lu pour vous : SECOND TOUR DE LA PRESIDENTIELLE CENTRAFRICAINE : Qui pour relever le grand grabataire ?
Centrafrique-Presse.com
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:28

 

 

http://www.un.org/  11 février 2016 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé jeudi la nomination du général Balla Keïta, du Sénégal, comme commandant de la composante militaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Le général Keïta succède au général Martin Chomu Tumenta, du Cameroun, qui est décédé le 30 novembre 2015.

 

Selon un communiqué de presse du porte-parole de M. Ban, le général Keïta a accumulé 40 ans d'expérience militaire aux niveaux national et international. Depuis le 7 novembre 2015, il était commandant par intérim de la force de la MINUSCA.

 

Auparavant, il avait été le commandant adjoint de l'Opération de l'Union africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD), de 2013 à 2015, après avoir été commandant de secteur pour la même force de 2007 à 2010. Le général Keïta a également été Inspecteur général des forces armées sénégalaises, de 2012 à 2013.

 

 

Le général sénégalais Balla Keïta nouveau chef de la MINUSCA

 

APA-Dakar (Sénégal) 2016-02-12 12:24:07 Le général sénégalais de corps d’armée Balla Keïta, est nommé nouveau Commandant de la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).


“L'annonce a été faite jeudi soir par Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Balla Keïta succède ainsi au général de division Martin Chomu Tumenta, du Cameroun, décédé le 30 novembre 2015”, écrit l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique) qui donne l'information.


Commandant par intérim de la Force de la MINUSCA depuis le 7 novembre 2015, le général Keïta capitalise plus de 40 ans d'expérience militaire aux niveaux national et international.

Avant sa mission en RCA, de 2013 à 2015, il a été Commandant adjoint de la Force de l'Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD), après avoir été Commandant de secteur, de 2007 à 2010.


Le général de corps d'armée Balla Keïta a aussi occupé divers postes de haut niveau au niveau national, y compris celui d'Inspecteur général des Forces armées sénégalaises, de 2012 à 2013, indique t-on dans le même communiqué.

Agé de 60 ans, le général Keita est diplômé de l'École militaire interarmes de Coëtquidan en France, du Command and General Staff College de Fort Leavenworth aux États-Unis et de l'École de guerre de Hambourg en Allemagne.

Le nouveau Commandant de la Force de la MINUSCA est marié et père de quatre enfants.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=845696#sthash.Bdt5vqOx.dpuf

Centrafrique : le général Keïta (Sénégal) nommé à la tête de la force de la MINUSCA
Centrafrique-Presse.com
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:25

 

 

Jeunesse Centrafricaine : « -l’époque du TABA (mouton) qui suit, sans réfléchir, est révolue : - Sois Patriote et FAIS LE BON CHOIX ce 14 Février 2016 lors de ce 2ème Tour de l’élection présidentielle ».

 

Le nom que tu vas choisir et cocher lors de ce 2ème Tour est déterminant pour Ton Avenir, l’Avenir de ton père, de ta mère, l’Avenir de ta femme, l’Avenir de ta sœur, l’Avenir de ta copine, l’Avenir de ton copain et l’Avenir de tes enfants aussi en dépendra………- DONC, il ne faut surtout pas faire le mauvais choix.

 

La case que tu vas « cocher » t’engage Toi et le Pays tout entier pour les 5 prochaines années, car tu ne pourras plus revenir en arrière. -  Tu ne pourras plus intégrer une quelconque et hypothétique rébellion car le résultat final exprimera l’option de la majorité du Peuple Centrafricain qu’il faudra respecter et tu devras faire avec, d’où mon appel solennel de ce jour  de Janvier 2016.

 

– Citoyenne, Citoyen, une erreur à ce niveau peut bloquer le Pays tout entier et c’est encore Toi, Jeunesse centrafricaine, femme centrafricaine, Agriculteur et paysan centrafricains, Waligara centrafricaine, Bouba-Nguéré centrafricain, Fonctionnaire centrafricain, Nagbata centrafricain et Militaire centrafricain qui va souffrir – OUI, c’est encore Toi qui sera le grand perdant, c’est encore Toi qui n’aura pas de véritables solutions à tes problèmes de tous les jours, c’est encore Toi qui va payer les pots cassés.

 

Cher Compatriote, dis-moi quel âge as-tu ?.... – 20 ans, 30 ans, 40 ou 50 ans… eh bien, je suis au regret de te dire que cela fait plus de 50 ans que le pays est mal-gouverné. – Ceux qui ont dirigé le pays, et tu les connais certainement, ont TOUS échoués…. POURQUOI ? …. parce  que depuis un demi-siècle, ils n’ont aucun véritable projet de société pour la République Centrafricaine qui soit cohérent, fédérateur, réfléchi, structuré, dynamique, bien dimensionné et ambitieux.

 

-Quelles sont les raisons ? -… c’est soit parce qu’ils avaient un semblant de programme, qui dès le départ était voué à l’échec du fait même qu’il était peu ambitieux, et que cela ne pouvait que développer un village de 10.000 habitants, alors que Notre Chère et Tendre Centrafrique compte plus de 4 millions d’âmes. - ….. Une autre raison est que pendant  un demi-siècle, les différents gouvernements qui se sont succédés, se sont contentés de tendre la main, une fois, deux fois, trois fois et encore, encore et encore, années après années et d’attendre que certains bailleurs étrangers veuillent bien débloquer un peu d’argent….- cela s’appelle de la Mendicité….. OR QUE les ressources et richesses naturelles de ton Pays que DIEU a donné GRATUITEMENT t’autorisent à être plus ambitieux pour Toi, pour Ta femme, pour Ton mari, pour Ta famille, pour Tes Enfants et pour Ton Pays. – D’en haut, lorsque le Seigneur nous regarde, il doit se dire : « Vraiment, je n’arrive pas à comprendre mes enfants de Centrafrique. Je leurs ai donné les ressources naturelles  dont ils peuvent avoir besoin et ils sont là à se battre, à s’entretuer, à se déchirer et à mendier……… ». TROUVEZ L’ERREUR.

 

Les autres pays voisins ont compris qu’il fallait gérer et exploiter intelligemment les ressources naturelles que la nature leurs a légué…. - Raison pour laquelle, ils ont établis des Projets de société cohérents, dynamiques et ambitieux ; et tout naturellement ils évoluent, implantent les fondations solides pour le bien de leurs populations, construisent des écoles, des hôpitaux, développent leurs pays, produisent du café, du coton, de la nourriture en abondance, produisent des diamants, de l’or, du fer, du sucre, du pétrole, et ils les vendent à de meilleurs prix à l’export, après une valorisation locale. – Le But de la Vie, c’est de Sentir Bien Maintenant et de continuer à se Sentir Mieux Chaque Jour que nous passons sur cette planète Terre. – En Centrafrique, du fait même de la mal-gouvernance et l’égoïsme d'une minorité ou d'un groupuscule, cela fait des décennies que nous ne savons même plus ce que cela peut signifier. – Nous avons perdu tout repère permettant d’orchestrer et mettre en musique le MIEUX VIVRE ENSEMBLE et se Sentir Bénis, Heureux, en Paix et de se Sentir tout simplement BIEN.

 

Jeunesse Centrafricaine, l’heure de la Bonne décision a sonné…. - Regarde bien le Projet de société des 2 derniers candidats finalistes = Doléguélé et Touadéra et fais le BON CHOIX.

– Si tu te trompes et que tu fais le mauvais choix, alors je peux déjà te dire, dès aujourd’hui, qu’il sera inutile le dimanche d’aller à l’église et de pleurnicher dans les oreilles de DIEU avec une multitude de plaintes, d’inquiétudes, de supplications, de prières, de voundou, de tôtô, de passi, de démâhngô tèrê qui montent vers le Seigneur-Créateur : - Seigneur j’ai faim……- Seigneur j’ai soif…… - Seigneur j’ai pas d’argent pour faire face à mes obligations…..- Seigneur, je ne trouve pas de travail….. – Seigneur, mes enfants n’ont pas mangé aujourd’hui…..- Seigneur…..- Oh ! Seigneur nzara, …..- Oh Nzapa ti mbi, mouna mbi ngou ti gnôn….. – Oh Jésus, à moléngué a tê kobê lasso apè…. - Oh mon Dieu….- Oh Jésus-Christ, nguiza ti vôngo na yoro akè apè.…. Oh Seigneur, je suis dans la précarité…… Oh Seigneur la mendicité me guette…….- Oh ! Seigneur…….. Oh ! Jésus…… - Oh ! Mon Dieu. - Aïe Seigneur,….. Aïe Jésus,….. Aïe Baba Nzapa,….. Aïe Yahvé, ….. Aïe Adonaï, ….. Aïe Elohim, ….. Aïe Shaddaï,….. Aïe ! Aïe ! Aïe ! Yahvé bâ voundou, bâ mawa, bâ kobélà, Aïe passi, Oh Seigneur, Oh Jésus, Oh Sauveur, Oh mon Dieu, au secours ! Oh Babâ au secours ! Au secours Seigneur, nous n’avons que toi………. Babâ zo akè apè ! zia i tongasso apè…. Pardon ! Pardon ! Pardon ! ……

 

Dès aujourd’hui, je suis au regret de dire que le Seigneur ne viendra pas faire un coup d’Etat pour modifier ce que la majorité aura choisi et il ne permettra pas non plus que des assoiffés de pouvoir reviennent foutre le bordel comme ce fut le cas ces dernières décennies. – DONC, il faudra attendre 2021 pour que tu modifies ou corriges tes propres erreurs de 2016.

 

NOTA = Pour ceux qui ne le savent pas, je vous rappelle que le 1er Démocrate, c’est DIEU car il te laisse la liberté de choisir le chemin que tu veux suivre… et il respectera ta décision, fût-elle fausse, jusqu’à ce que tu comprennes la leçon. – Je vous rappelle que Moïse et les enfants d’israel sont bien restés 40 années à errer dans le désert.

 

A nos 2 Finalistes pour cette élection présidentielle qui sont Mrs Doléguélé et Touadéra, je rappelle ce petit principe et qui n’est pas le moindre : « GOUVERNER, C’EST SERVIR ».

 

Lorsqu’on est Dirigeant, il faut comprendre que la principale mission est de servir le peuple et qu’on n’est pas Chef sans sujets ; - c’est grâce aux sujets qu’on est Chef.

.

La Communauté Internationale qui a accepté de nous aider et nous accompagner à avancer jusque-là a un rôle à jouer afin d’avoir une meilleure gouvernance dans notre pays. – L’aide au compte goutte ne suffit plus. Le Peuple ne peut plus continuer à souffrir ainsi. - La Communauté Internationale devrait commencer à soutenir de véritable projet de société viable. - Elle devrait mettre en place un véritable système de surveillance afin de savoir vers quoi l’aide octroyée a été utilisée car, le but premier de toute aide est de soutenir les efforts du peuple à sortir de la spirale du sous-développement.

 

Aider les centrafricains ce n’est pas les remplacer ou faire à leurs places.

 

Nous ne disons pas qu’il faut remplacer les centrafricains pour aider les centrafricains à aller de l’avant, mais c’est de taper sur les doigts de ceux qui ne font pas ce qu’ils doivent faire parce qu’aujourd’hui le monde est devenu compétitif ; - on n’évalue plus quelqu’un sur le poste qu’il occupe par complaisance mais sur le rendement qu’il produit au poste qu’il occupe. - Quand il n’est pas rentable, il faut l’enlever et mettre quelqu’un de plus compétent pour que les choses avancent…. Quelque soit le Président qui sera démocratiquement élu, il ne faudra pas qu’il hésite de virer ou licencier définitivement, les différents incompétents qu’il aura eu la maladresse de coopter. Des choix coupables ont également été fait par son ou ses prédécesseurs ; le Nouveau Président ne devra pas hésiter à trancher dans le vif.

 

D’une manière globale en Centrafrique, il faut arrêter de financer, conserver ou soutenir des incompétents ; - les gens qui sont aux pouvoirs et qui touchent de l’argent pour un travail défini et qui ne font pas le travail qu’on attendrait d’eux au profit de toute la nation. - Il faut priver de salaires et de financements les régimes qui ne travaillent pas pour le bien-être de la population. - Les Bailleurs qui continuent à donner de l’argent sont plus coupables que les régimes incompétents. Celui qui continue à donner de l’argent de manière irresponsable est coupable car c’est lui qui encourage la fainéantise, la paresse, le mal et fait que ces hommes incompétents se complaisent dans ce système chaotique et criminel. – La Jeunesse centrafricaine espère pouvoir compter sur la Communauté Internationale qui nous accompagne, pour que pendant les 5 années à venir (2016-2021), période où nous, Citoyen de base, ne pourrons pas immédiatement sanctionner démocratiquement nos gouvernants, eh bien… ! Que cette Communauté Internationale le fasse à notre place ; il ne faudra pas hésiter à rappeler à l’ordre le Responsable Numéro 1 qui, suivant notre Constitution, est le Président de la République.. – Nous Jeunesse Centrafricaine et Société Civile, nous  donnons à la Communauté Internationale ce Mandat. La primeure est et demeure le bien-être du Peuple centrafricain. Les dérives totalitaires, la mal-gouvernance, les malversations et sa cohorte de conséquences devront être dénoncées et sanctionnées sans hésitation.

 

Dans cette Centrafrique de l’après Djotodia, de l’après Tiangaye, de l’après Séléka, de l’après Transition, comment arriver à amorcer  le déclenchement du processus de prise en main de notre avenir et assurer sa pérennité ?

 

Le postulat d’Edgar Quinet selon lequel il « n’y a pas de fondation sans violence » nous permet de mesurer l’ampleur de la révolution mentale, culturelle et institutionnelle à opérer en Centrafrique pour espérer nous en sortir un jour. Pour y arriver, il va falloir faire violence à nos vieilles habitudes somnolentes. – Jusque là nous avons vécu sous la pensée unique, sous des programmes « passe-partout » sans réelles alternatives. Plus de 55 après, le « passe-partout » n’a pas fonctionné et il a eut pour conséquence notre engloutissement dans les méandres de la précarité, des inégalités et de la pauvreté. – Il serait grand temps que la République Centrafricaine, via ses vaillants fils et filles tapent sur la table, à l’instar des pays d’Asie, et que chacun prenne conscience de la nécessité de remettre en cause la pensée unique, pour rechercher les piliers sur lesquels devra reposer la fondation d’une société qui pense, travaille et agit pour le progrès économique de notre Peuple dans sa globalité et non pour un groupuscule, une tribu ou une ethnie.

 

Stop aux programmes « passe-partout », car il nous incombe désormais de définir les conditions dans lesquelles le soutien de notre action est acceptable. Pour arriver à redresser la barre, il nous faut avoir une vision de longue période, une philosophie d’action, un plan et des instruments de mesure des résultats, en somme un véritable Businessplan National ambitieux et crédible. – C’est pour cela que j’exhorte encore et encore, chaque Citoyenne, et chaque Citoyen à examiner de prêt le Projet de société que propose chacun des 2 candidats finalistes.

 

Je dis ici à qui veut l’entendre, que les centrafricains doivent ouvrir les yeux sur les réalités du monde, et ils verront que les puissances industrielles ont  déjà fort à faire pour réduire la pauvreté chez elles, et qu’en toute logique, elles ne peuvent situer au premier rang de leurs préoccupations l’éradication de la misère dans une contrée lointaine telle que la République Centrafricaine. – A nous, centrafricains, de nous convaincre que notre pays possède des atouts, et que nous sommes les seuls à pouvoir créer – avec ou sans aide extérieure- notre propre système et richesse par un développement conçu en fonction de nos besoins. – Je prends position ici en indiquant la voie et en clamant tout haut que : « Ce que, collectivement, nous devons obligatoirement vouloir, n’est ni plus ni moins que de bâtir une République Centrafricaine capable de se nourrir, de se protéger, de se vêtir, de se soigner, de s’instruire, de se loger, de s’enrichir, de cohabiter en toute intelligence, de regagner le respect des autres, de devenir le grenier de la sous-région, qui participe activement à la suppression de la pauvreté et à la préservation de l’environnement. - Nous voulons une République Centrafricaine digne, respectée et vivante ».

 

Quel serait le niveau de croissance nécessaire pour renverser la courbe de la pauvreté qui gangrène notre pays, compte tenu des contraintes inhérentes au contexte (réalités historiques, sociales, économiques et culturelles). Citoyenne, Citoyen, Ohyé, Ohyé…..nous n’avons pas d’excuses à nous résigner dans cette situation misérable car notre pays regorge d’inestimables potentialités. Par ailleurs, nous disposons des atouts et des capacités afin d’impulser une croissance à deux chiffres, durable et équitablement répartie. – Quant je dis équitablement, j’affirme naturellement que nos provinces aussi devront voir la croissance et le progrès frapper à leurs portes. "La Centrafrique ne se résume pas seulement à Bangui". - La Jeunesse, qui est l’avenir de la Nation, devra là, retrouver un espoir dans un avenir meilleur. - Il convient seulement de reprendre courage afin d’opérer les réformes structurelles nécessaires, les ajustements conjoncturels indispensables et une réorganisation adaptée à nos réalités et au monde dans lequel on vit aujourd’hui. Désormais il nous faut nous reprendre en main avec détermination et volonté de réussir, car notre existence future sera intense et riche ou ordinaire et sans intérêt en fonction de la grandeur et la force de notre foi en notre avenir meilleur, et ainsi mieux vivre ensemble.

 

Avec le recul, nous pouvons dire, sans souffrir d’une quelconque contestation, que depuis 1960 nous avons vu se succéder à la tête du pays des gouvernants cupides qui ont été remplacés par des incapables, et/ou vis-versas. Ces derniers étant majoritaire dans les sphères décisionnaires du pouvoir, ils ont souvent freiné, étouffé, handicapé, gangrené et/ou trucidé les efforts fournis par certains dignes et remarquables fils et filles de Centrafrique qui étaitent soucieux de l’avenir du pays ; Résultat : le progrès et le recul de la pauvreté n’ont jamais été au rendez-vous. – Oui ! Cupides (car préoccupés uniquement et/ou prioritairement  par leurs intérêts personnels) et incapables d’avoir une vision claire et crédible sur l’avenir du pays, la preuve : - B.Boganda, dit Père fondateur du pays, qui est décédé tragiquement en 1959, - paix à son âme -, soit plus de 55 ans déjà, est encore cité comme un exemple alors qu’il a dirigé le pays moins d’une année. – Autre preuve, les centrafricains regrettent l’absence du dictateur Bokassa qui a été déchu en 1979. – On semble avoir oublié les centaines de jeunes morts tragiquement et pour beaucoup par étouffement suite à un entassement en surnombre dans les prisons de Ngaragba et autres… - J’étais au Collège des Rapides dans le 7ème Arrondissement de Bangui à ce moment-là, donc je m’en souviens très bien de ce qui s’est passé….. plusieurs collégiens, dont je connaissais personnellement certains, ne sont pas revenus après les émeutes… et pour cause…..-...  – Si aujourd’hui, nous en sommes réduit à citer en exemple le Sieur Bokassa Jean-Bedel, -…laissez moi rire jaune….., cela sous-entend clairement que ceux qui ont gouverné entre-temps, depuis là jusqu’à maintenant, n’ont concrètement rien apporté de crédible, de mémorable dans l’esprit de la collectivité nationale…. Pauvre de nous, voundou, car nous en sommes donc réduit à, volontairement, devenir amnésique et regretter le Sieur Jean-Bedel Bokassa. Concrètement cela veut dire que, dans la mémoire collective nationale, de DACKO 2 à BOZIZÉ, la valeur ajoutée des différents gouvernements respectifs équivaut à de la poussière ; c'est-à-dire : Néant, zéro pointé.

 

Depuis les années 90, l’histoire du pays n’a été qu’une amère répétition de l’incurie des hommes qui ont présidé à sa destinée. – Vous comprenez alors mieux pourquoi nous sommes si durs, dans nos propos à l’égard de ceux qui nous ont gouverné jusque là. - Etait-il utile d’avoir été dirigé par des « incapables cupides» , qui n’ont presque rien fait pour le progrès réel du pays, d’avoir connu et subi banyamoulégué, Séléka, Zakawa, antibalaka, zarguina, mutineries, rébellions et j’en passe, pour que nous prenions vraiment conscience de notre situation ? - …peut-être…. !  - Mais une chose est sûre : - plus de cela à l’avenir, car il nous faut relever la tête, développer la primauté de l’intérêt général sur tout intérêt particulier « La Nation d’abord », prendre notre destinée et le progrès du pays en main. – Citoyenne, Citoyen, Ohyé, Ohyé, cela passe par le choix du BON CANDIDAT ce 14 Février 2016.

 

A la lecture de cet état des lieux, on pourrait me reprocher de ne parler que de manquements, de dérives, de malversations et de mal-gouvernance. - Il faut savoir que le citoyen centrafricain, par expérience, a conscience des épreuves qu’il endure ou de ce que la mal-gouvernance lui a rapporté et pourrait lui réserver. - Mon but ici, est de participer à mettre un terme à l’acceptation de ces épreuves et Citoyenne, Citoyen, Ohyé, Ohyé, cela passe par le choix du BON CANDIDAT ce 14 Février 2016.

 

Mes Chers Compatriotes, je vous exhorte à bien examiner en détails le Projet de société que chacun des 2 candidats finalistes nous proposent car c’est cela leurs contrats, leurs approches, leurs visions….. !!.... et posons nous, individuellement, la question de savoir si cela correspond à nos attentes et préservent ou consolident les intérêts globaux du Citoyen Lamba que nous sommes ? …… - Personnellement j'aurais aimé qu'il y ait un débat radiotélévisé entre les deux Finalistes. - Une confrontation en direct de 2 fois 2 heures sur des thématiques spécifiques et que chacun défende son projet et nous explique comment il compte mettre en place et en action son plan global et, qu'est ce que Moi, Citoyen Lamba, j'ai à y gagner...!!! - L'appropriation, par le Peuple Souverain, se fera à ce prix-là, apportant ainsi un début de garantie du succès au dit Projet National - Ce qui devrait permettre au Citoyen de base, que nous sommes, de faire un choix en toute conscience.

 

Dans cette Centrafrique de l’après Djotodia, de l’après Tiangaye, de l’après Séléka, de l’après Transition, désormais il nous faut trouver les voies et moyens et même dans un environnement et conjoncture difficile…, - voies et moyens de développer l’espoir…, – l’espoir pour soi…, l’espoir pour Notre Pays….- Nous tentons ainsi de mettre en forme le sens de notre propre humanité et de la vraie place de la République Centrafricaine dans le monde. – Citoyenne, Citoyen, Ohyé, Ohyé, cela passe par le choix du BON CANDIDAT ce 14 Février 2016.

 

La Jeunesse centrafricaine et la nouvelle génération, arrivées en âge de comprendre et prendre les choses en mains, en ont plus qu’assez d’appartenir à un pays en perpétuel recule, complexé où la médiocrité occupe une place considérable, et le 14 Février 2016, je compte sur vous pour l’exprimer clairement dans les urnes et le dire sans perdre de gants.

 

La Jeunesse des rues, celle scolaire, veut également que les choses changent. - Cette jeunesse semi-lettrée écoute la radio et s’informe via d’autres médias et comprend mal que la République Centrafricaine reste à la traîne, alors que les autres avancent. - Raison de plus pour que nous remettions maintenant tout sur la table et fassions un tri. – On s’en fout que le Candidat soit ton parent, ton ami, ton beau-frère ou autre ; TU DOIS FAIRE LE BON CHOIX CAR TON AVENIR, direct ou indirect, EN DÉPENDRA aussi.

 

Citoyen, Citoyenne, l’heure est venue de remettre chaque chose à sa place ou créer les places qu’il faut pour que ces choses là puissent s’intégrer harmonieusement. Cher Compatriote je sais que tu es mûr et que tu as pleinement conscience qu’il faut agir et impulser une dynamique ; - Prend le temps de lire, d’écouter et d’examiner le programme des 2 finalistes ; cela devrait pouvoir te donner des indices et t’indiquer le choix à retenir lors de ton Vote ce 14 Février 2016.

 

Dans l’existence d’un Homme, rien n’est écrit d’avance, tout se construit au jour le jour. - Le développement de la Centrafrique ne doit pas être entre les mains d’un destin aveugle. - Oui, la pauvreté et le sous-développement ne sont pas une fatalité. Nous avons donc l’obligation patriotique, de Moléngué ti Kodro, de changer la Centrafrique, notre chère et tendre République ;… il nous faut simplement décider de la meilleure technique et le choix que tu exprimeras dans les urnes ce 14 Février 2016 est DÉTERMINANT.

 

Ohyé, ohyé…. Citoyenne, Citoyen…. ! – Cher compatriote, tu as très peu de temps d’ici le 14 Février 2016 pour que, sans discrimination aveugle, tu fasses le Bon Choix que tu devras aller confirmer dans les Urnes. Ce qui est bien dans un scrutin à deux Tours, c’est que tu n’as plus 30 programmes à examiner, mais plus que deux : - celui de Mr DOLÉGUÉLÉ d’une part, et celui de Mr TOUADÉRA d’autre part. POINT…. Pour cette fois-ci, les 28 autres ne comptent plus ; Bon gré mal gré, même si cela n'arrange pas les affaires de certains, le Peuple Souverain (Véritable Propriétaire du Titre Foncier de la République Centrafricaine) a fait son choix.

 

Si tu te poses tout ou partie des questions suivantes, je vais t’aider, en quelques mots, à clarifier Ton Choix final :

 

  • « Que puis-je faire concrètement et immédiatement pour faire avancer Mon Pays aujourd’hui ? Eh bien, je te réponds : Examine le projet de société de chacun des 2 candidats à la présidentielle et fais le bon choix qui consolide les intérêts globaux de la Nation.
  • Quel acte puis-je poser, directement ou indirectement, pour favoriser le bien-être des générations futures ? – Eh bien, je te réponds: Examine le projet de société de chacun des 2 candidats à la présidentielle et fais le bon choix qui consolide les intérêts globaux de la Nation.
  • Veux-tu ou désires-tu que l’avenir dans un « Mieux vivre ensemble en Centrafrique » fasse partie de tes priorités au quotidien ?  – Eh bien, je te réponds: Examine le projet de société de chacun des 2 candidats à la présidentielle et fais le bon choix qui consolide les intérêts globaux de la Nation.

 

Au 1er Tour de l’élection présidentielle, tu es allé voter pour ton oncle, pour ton cousin, pour ton beau frère, par copinage, par alliance, par égoïsme personnel, pour ton grand, pour ton Koya, ton Nôkô, ton Bocha, pour un parti politique,… là maintenant au 2ème Tour du 14 Février 2016, il n’est plus question de cela – Les enjeux sont tellement énormes que toute erreur de ta part risque d’être catastrophique.

 

Au pays des démocrates expérimentés, il y a un dicton qui dit : «  Au 1er Tour on choisit et au 2ème on élimine ; et ensuite on surveille et veille à ce que les promesses faites soient tenues …….». – Pour le cas de notre jeune démocratie, Citoyen Citoyenne,  Ohyé, Ohyé, comme je l’ai dit plus haut : « Gouverner, c’est servir et que le monde est devenu compétitif ; - on n’évalue plus quelqu’un sur le poste qu’il occupe par complaisance mais sur le rendement qu’il produit au poste qu’il occupe. - Quand il n’est pas rentable, dès la  prochaine élection, il faut le virer, le licencier et mettre quelqu’un de plus compétent pour que les choses avancent. – Je rappelle ICI, que si la majorité des voix vont vers le mauvais prétendant à la présidence de la république, nous n’aurons pas d’autre choix que d’attendre 2021…. – Cela risque d’être long, très long… !.

 

Ohyé, Ohyé…. Citoyenne, Citoyen…. ! – Cher compatriote, au 1er Tour tu as peut-être fait le mauvais choix, c’est pas encore trop grave, ce fut une erreur de casting, …..Des 30 candidats au départ, il n’y en a plus que 02. -  Souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et qu’une action personnelle venant de toi est espérée et attendue : - ce qui te reste à faire MAINTENANT pour ce Vote ultime du 14 Février 2016, c’est de corriger ton Action et cette fois-ci en Votant pour le Bon Candidat qui a un véritable Projet de Société cohérent, dynamique et ambitieux. -  Le Jour « J », FAIS LE BON CHOIX, car : « Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ».…et cette œuvre commence, individuellement, par le CHOIX DU BON CANDIDAT.

 

Au Collectif FINI-Ndara-FINI-Kodé, nous avons toujours dit et affirmé Haut et Fort que : - « La construction de notre Pays est l’affaire de TOUS ». - Mais dans une Jeune démocratie, comme la notre, avec le retard de développement cumulé que notre pays a enregistré, je suis obligé de vous le rappeler encore et encore, que nous n’avons plus de temps à perdre ; - Le VOTE Individuel pour des raisons uniquement ethnique, tribaliste, parental, fanatique, régionaliste ou bassement égoïste sont à bannir.  - Notre YES WE CAN Collectif exige cette détermination individuelle.A l’instar du Burkina-Faso, nous pouvons aussi démontrer en Centrafrique, notre niveau de Maturité à l’exercice démocratique.

 

Christian Dominique DARLAN - Janvier 2016.

 

Co-Fondateur du Collectif FINI-Ndara-FINI-Kodé

E-mail : fini.ndara@gmail.com

 

. Election présidentielle : - Citoyenne, Citoyen, le 14 Février 2016, il ne faudra pas se tromper car ton Avenir en dépend… – dixit DARLAN Christian-Dominique
Centrafrique-Presse.com
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:23

 

 

 

Par RFI  12-02-2016 Modifié le 12-02-2016 à 04:10

 

La campagne se poursuit en Centrafrique en vue des élections présidentielles et législatives de ce dimanche. Les deux finalistes de la présidentielle étaient en province ce jeudi. Faustin Archange Touadéra s'est d'abord rendu en province jeudi, accompagné de Martin Ziguélé, qui a été battu au premier au tour alors qu'il était donné grand favori. Une manière de prendre le pouls dans l'arrière-pays.

 

Martin Ziguélé, ex-candidat au premier tour de la présidentielle et Faustin Touadéra, qui disputera le second tour face à Anicet George Dologuélé, étaient main dans la main jeudi dans l'extrême nord-ouest de la Centrafrique. Le candidat Touadéra est venu voir le chantier qui l'attend si jamais il était élu président.

 

Les attentes dans l'arrière-pays

 

Les habitants, eux, ont une longue liste de doléances : « Vous voyez la ville : on a des maisons inachevées et on a besoin d’en construire de nouvelles. Pour l’instant on a beaucoup de problèmes ici à Bocaranga », rapporte l'un d'eux.

 

« L’école, hôpital, ambulance… Surtout des ambulances pour que les gens de la province puissent venir à l’hôpital. Et même la route n’est pas bonne », indique un autre habitant.

 

Un autre encore plaide pour une meilleure formation des jeunes. « Encadrer la jeunesse, lui donner une meilleure formation technique. Il n’y a même pas de cybercafé ici », déplore t-il.

 

Bien conscient de l'ampleur de la tâche qui attend le futur chef de l'Etat, Faustin Touadéra a pu développer son projet de société, notamment à Bocaranga et Paoua, deux villes très difficiles d'accès où il s’est rendu en campagne. « Pour arriver ici à Bocaranga, les routes sont complètement dégradées. C’est un grenier Bocaranga, rappelle-t-il, donc pour relancer l’agriculture, il faut aussi compléter avec les routes et les pistes rurales pour leur permettre une meilleure commercialisation de leurs produits. »

 

Faustin Touadéra n'aurait jamais pu envisager une victoire dans cette partie du pays sans l'appui de Martin Ziguélé, qui en est originaire. Les élections doivent avoir lieu dimanche.

 

Meeting à Bangui

 

Faustin Archange Touadéra est ensuite rentré à Bangui, la capitale, dans l'après-midi pour tenir un meeting dans un quartier favorable à son adversaire Anicet George Dologuélé.

 

Je ne suis pas un soutien de Touadéra. Moi au premier tour, j'ai voté Désiré Kolingba et je suis venu regarder et écouter ce qui va se dire pour me faire ma propre analyse.

 

Ecoutez ce reportage dans un fief d'Anicet George Dologuélé

 

12-02-2016 - Par Pierre Pinto

 

RCA: une partie de campagne avec Faustin Archange Touadéra
RCA: une partie de campagne avec Faustin Archange Touadéra
Centrafrique-Presse.com
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:19

 

 

12/02/16 (AFP)

 

Les deux hommes qui briguent le fauteuil présidentiel en Centrafrique ont plus d'un point en commun. Âgés tous les deux de 58 ans, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra cumulent une expérience de Premier ministre et une réputation de travailleurs plutôt discrets.

 

Arrivé en tête au premier tour du 30 décembre avec 23,78% des voix, M. Dologuélé est sans conteste le plus connu des deux en Centrafrique comme à l'étranger.

 

Ses détracteurs lui reprochent d'avoir passé ces dernières années plus de temps à Paris, où il a monté un cabinet de consultant, qu'à Bangui. Comme pour les faire taire, durant la campagne, le candidat a arpenté l'arrière-pays à grand renfort de communication et ses affiches étaient placardées partout dans la capitale.

 

Mais cet économiste de formation doit avant tout sa bonne réputation à l'image de "M. Propre" qu'il s'est forgée par sa gestion rigoureuse des affaires lorsqu'il était Premier ministre d'Ange-Félix Patassé, entre 1999 et 2001.

 

Il a, pendant sa primature, engagé de nombreux travaux de réfection des édifices publics - notamment scolaires - sur fonds propres de l’État. Il peut aussi compter sur sa silhouette rassurante aux larges épaules, son visage doux barré de ses éternelles lunettes carrées, une voix calme qui s'emporte rarement.

 

M. Dologuélé quitte le gouvernement en 2001 pour devenir président directeur général de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC), où il restera jusqu'en 2010. De retour au pays après une longue absence, il fonde en 2013 l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA). C'est la première fois qu'il est candidat à des élections.

 

Il fait de l'économie son cheval de bataille. Ses priorités: rétablir la "sécurité" et la "justice" en Centrafrique, afin d'"attirer le secteur privé" et créer des emplois, dit-il, soulignant que les crises qui secouent la Centrafrique depuis l'indépendance en 1960 viennent avant tout de l'"extrême pauvreté" de ses habitants.

 

Lors du premier tour, il a bénéficié d'un soutien officiel de poids, celui du parti de l'ex-président François Bozizé - renversé en 2013 et interdit de scrutin par des sanctions internationales-, le Kwa Na Kna (KNK), dont les fiefs de Bangui et de l'ouest comptent parmi les plus peuplés.

 

- 'candidat du peuple' -

 

Plus discret encore, Faustin Archange Touadéra est arrivé deuxième (19,42%) comme candidat indépendant et à la surprise générale.

 

Le dernier Premier ministre de Bozizé (2008-2013), qui détient le record de longévité sous l'ex-président, n'a toutefois bénéficié d'aucun soutien officiel de la part du KNK.

 

Mais les très bons scores enregistrés dans les fiefs bozizistes de l'ouest, montrant qu'il a bénéficié d'une frange importante de son électorat traditionnel malgré les directives du parti, lui ont valu le surnom de "candidat du peuple".

 

D'où lui vient cette popularité? Les fonctionnaires lui doivent d'abord la bancarisation de leurs salaires après plusieurs décennies d'atermoiements les conduisant à s'endetter lourdement, à cause de retards répétés dans les versements, de primes impayées.... "Il restera comme celui qui a payé les fonctionnaires, et il est très apprécié pour cela", souligne une source diplomatique à Bangui.

 

Sur le plan politique, M. Touadéra a conduit le dialogue réunissant à Bangui fin 2008 le pouvoir, l'opposition, la société civile et les mouvements rebelles, à l'issue duquel ont été signés plusieurs accords de paix avec les rébellions.

 

D'un naturel effacé et modeste, il a la réputation d'être un "bosseur". D'ailleurs, durant sa primature, il n'a pas cessé d'enseigner à l'université de Bangui.

 

Professeur en mathématiques pures, diplômé de l'université de Lille 1 (France) et de Yaoundé où il a obtenu un doctorat d’État, l'universitaire a été longtemps enseignant à l’École normale supérieure (ENS) de Bangui, avant de devenir recteur de l'université de Bangui en 2005.

 

Un de ses proches affirme qu'"il n'a pas couru vers la politique. C'est plutôt la politique qui est venue vers lui pour exploiter ses qualités".

 

Chacun des deux adversaires compte des appuis politiques de poids. Dologuélé a obtenu le ralliement de Désiré Nzanga Kolingba, troisième du premier tour avec 12,04 % de suffrages. Quant à Touadéra, il compte le plus grand nombre de soutiens: outre le quatrième, Martin Ziguélé (11,43 %), 21 candidats sur les 30 en lice en décembre se sont prononcés en sa faveur.

 

Présidentielle en Centrafrique: duel d'hommes discrets entre le banquier et l'universitaire
Centrafrique-Presse.com
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 12:15

 

 

12/02/16 (AFP)

 

Les Centrafricains sont appelés dimanche à choisir, entre les anciens Premiers ministres Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, leur futur président censé leur permettre de sortir de trois ans de terribles violences intercommunautaires.

 

Le premier tour des législatives qui s'était tenu le 30 décembre 2015 en même temps que celui de la présidentielle, et dont les résultats ont été entièrement invalidés en raison de trop nombreuses irrégularités, se déroulera à nouveau dimanche.

 

M. Dologuélé, qui a remporté 23,78% des voix, faisait avant le premier tour figure de favori, surtout après le ralliement en sa faveur du parti KNK de l'ex-chef de l'Etat François Bozizé, renversé en 2013 par la rébellion Séléka. M. Bozizé ne pouvait se présenter en raison de sanctions internationales et d'un mandat d'arrêt à son encontre émis par les autorités de transition.

 

Mais M. Touadéra (19,42%), qui disposait de moins de moyens que son futur rival, s'est révélé comme la grande surprise du premier tour et est désormais considéré comme un très sérieux concurrent.

 

Le dernier Premier ministre de M. Bozizé (2008-2013) a réalisé de très bons scores dans les fiefs de l'ex-président dans l'ouest du pays, bénéficiant d'une partie importante de l'électorat traditionnel du KNK, malgré les directives du parti.

 

Chacun des deux adversaires compte des appuis politiques de poids. Dologuélé a obtenu le ralliement de Désiré Nzanga Kolingba, troisième au 1er tour avec 12,04 % de suffrages. Quant à Touadéra, il compte le plus grand nombre de soutiens: outre le quatrième, Martin Ziguélé (11,43 %), 21 candidats sur les 30 en lice en décembre se sont prononcés en sa faveur.

 

Malgré de nombreux problèmes logistiques, les deux scrutins du 30 décembre se sont déroulés dans un calme notable, marqués par une forte participation des électeurs (79% selon l'Autorité nationale des élections, ANE).

 

Dans ce pays de 4,8 millions d'habitants, les électeurs, chrétiens comme musulmans, s'étaient massivement inscrits sur les listes électorales et disaient, unanimes en se pressant dans les centres de vote lors du premier tour, "vouloir la paix et ne plus entendre le bruit des armes" alors que le pays a connu plusieurs flambées de violences depuis 2013.

 

Sur près de 2 millions d'électeurs inscrits, 1.362.886 suffrages valides ont finalement été exprimés.

 

- casse-tête des législatives -

 

Trente candidats s'étaient présentés au 1er tour à la présidentielle et plus d'un millier aux législatives.

 

Mais la tenue d'un nouveau premier tour des législatives s'annonce comme un défi. La Cour constitutionnelle avait invalidé le premier scrutin en janvier après avoir constaté de "nombreuses irrégularités" dans la quasi-totalité des 140 circonscriptions: absence de bulletins de vote, de listes électorales, de cartes d'électeurs, procès-verbaux de bureaux de vote inexploitables, fraudes...

 

Acheminer le matériel électoral (urnes, bulletins) dans les temps est un véritable casse-tête dans ce territoire vaste comme une fois et demie la France aux routes quasiment inexistantes. Certains bureaux de vote se trouvent dans des régions isolées très difficiles d'accès, d'autres dans des zones dangereuses où des groupes armés restent actifs.

 

La force de l'ONU (Minusca), forte de 10.000 hommes et appuyée par les Français de l'opération Sangaris, reste mobilisée pour assurer la sécurité du vote et apporter une aide logistique avant le scrutin, notamment en mettant à disposition ses avions vers l'intérieur du pays.

 

Le déroulement du référendum constitutionnel du 13 décembre, émaillé d'intimidations en province et de violences ayant fait cinq morts à Bangui, montre que ces mesures restent indispensables, même si la situation s'est largement calmée depuis.

 

Le renversement du président Bozizé, en mars 2013, par la rébellion à dominante musulmane Séléka de Michel Djotodia, avait précipité le pays dans un cycle de violences intercommunautaires qui a culminé fin 2013 par des massacres à grande échelle et le déplacement de centaines de milliers de personnes, à Bangui et en province.

 

Michel Djotodia a finalement été contraint à la démission début 2014, dans la foulée d'une intervention militaire internationale sous la conduite de la France.

 

Dirigée depuis par la présidente de transition Catherine Samba Panza, la Centrafrique tente de panser ses plaies et de redresser une économie ruinée, sous perfusion des bailleurs qui, France en tête, poussaient à l'organisation rapide d'élections malgré l'insécurité persistante.

Présidentielle en Centrafrique : un second tour dimanche pour sortir de la violence
Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 23:52
Centrafrika tu choisis toi-même  par Bambote Makombo

 

                            

              

  Poème bantou 2

 

1

 

C’est l’heure où

Le peuple Centrafrika

Remplit son espace

Du sud au nord

De l’est à l’ouest

2

Les diversités des

Gens de ce territoire

D’œufs d’oiseaux

Dans les airs des

Diamants des eaux

Arbres sont  innombrables

 

3

 

À chaque pas de

Ouara à Bangui

Kété ou à Damara

Là-bas où va-t-on

En Centrafrika

Les personnes se rencontrent

Avec leurs Ancêtres

Le jour et la nuit

Au-delà de minuit

 

4

 

Au milieu de la nuit

De notre territoire

Est-ce notre histoire

Argent c’est argent

Blanc c’est blanc

Jaune c’est jaune

Les tentatives de

Destruction de toutes

Choses citoyennes

Naissance des nègres

Blancs à la sauvette

Inhumains coups d’état permanents

 

5

 

C’est l’heure où

Le peuple Centrafrika

Plante un mango

Aux mamelles au

Milieu du village

Au nord-est à Birao

 

 

6

 

Blanc c’est blanc

Argent c’est argent des urines

Naissance à la sauvette

Nègres-jaunes

Ils croyaient mettre

Main basse sur

Le territoire Centrafrika

Par l’esclavage

Par les bourrages

Des crânes noirs

C’est noir

 

7

 

Leste la première  Race

Éclose dans ce monde

De même l’existence

D’une chose unique

Lestes  de côté laissons

Les dans leur conneries

Est-ce que cette

Mère accouche t-elle

De quelque chose

Un faux con accouche

D’un rien de connerie

 

8

 

Les trainées des essaims

Des mouches des décharges

À travers Centrafrika

Les trafics des armes

Des personnes en bois

Les sangs des urines versées des

Sources des rivières

Changer la nature

Des gens Centrafrika

Pour gober leur substance

Les traînées des conneries

De leurs cons laissent

Les essaims sœurs mouches

Noires rouges de sang

À travers Centrafrika

 

9

 

Leste de côté à cette

Heure-là du dimanche Peuple rempli

De son cœur de son

Esprit unique

Encore une fois tu choisis

Avec les Ancêtres de toute

Chose nous tous nous rions

À l’avenir Centrafrika

 

Le 7 février 2016

 

Bamboté Makombo

Centrafrique-Presse.com
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 23:44

 

 

http://afriqueeducation.com/  Jeudi 11 février 2016 à 19:41

 

Afrique Education : Votre présence au second tour de cette présidentielle très discutée, a été une surprise pour beaucoup de personnes. Le candidat indépendant que vous êtes, a-t-il, aussi, été surpris de sa performance ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Je remercie, tout d'abord, votre journal de m'avoir offert cette opportunité de m'exprimer sur les sujets brûlants de l'heure. Revenons à votre question, je ne suis pas surpris de ma performance, mais, plutôt, de ce que certaines personnes s'étonnent de ma présence au second tour. J'ai, toujours, après mes études universitaires, travaillé dans mon pays jusqu'au jour d’aujourd'hui. J'ai commencé comme enseignant à l'Université de Bangui où j'ai formé des générations de compétences, qui travaillent dans les secteurs tant public que privé. Fort de mon passé d'enseignant, et, récemment, en tant que premier ministre, chef du gouvernement, je ne peux que me prévaloir l’adhésion de bon nombre de nos compatriotes. 

 
Afrique Education : Dans quel état d'esprit abordez-vous ce deuxième tour ? Avec l'assurance de gagner, avec la modestie qui vous a toujours caractérisé ou dans l'incertitude totale, le corps électoral centrafricain n'étant pas manipulable ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : J'aborde ce second tour avec beaucoup de circonspection. Je puis vous assurer que je suis convaincu de ma victoire à ce second tour de l'élection présidentielle. Ce qui me convainc à cet effet, c'est l'engouement de la population, que dorénavant n’est pas manipulable comme  vous-même avez compris. L'on ne peut pas se présenter devant la population pour demander son suffrage en adoptant un profil condescendant, en lui faisant croire qu'on est le deüs ex machina (l’homme providentiel). La population a besoin des dirigeants humbles et efficaces. Voilà ce que j'ai à offrir au peuple pour recueillir son suffrage.

 
Afrique Education : Vous étiez 30 candidats au départ. Il n'en reste que deux pour le deuxième tour. Sur quels candidats comptez-vous pour accéder au Palais de la Renaissance ? 

 
Professeur Faustin Archange Touadera : De prime abord, je respecte la souveraineté du peuple centrafricain dans son choix. Beaucoup de mes frères et sœurs, qui ne sont pas retenus, pour le second tour, ont décidé de me soutenir; je leur en sais gré (Il en est de même de Martin Ziguélé du MLPC qui a totalisé plus de 11% des suffrages, ndlr). Leur engagement est fonction de l’ultime  vision que nous partageons, à savoir, une Centrafrique nouvelle avec des femmes et des hommes intègres, qui sauront relever les défis, qui nous attendent, tous. Je compte, naturellement, sur eux, ainsi que, sur l'ensemble de l'électorat, pour remporter la victoire, qui est la nôtre au second tour.

 
Afrique Education : Que diriez-vous à un électeur centrafricain pour voter pour vous plutôt que pour votre adversaire ? Que lui promettez-vous pour l'attirer dans votre camp ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Il y a une forte mobilisation, qui se met en place sur l'ensemble du territoire et à l'extérieur pour m'accompagner à l’exemple des étudiants que j'ai formés, hier, et que je continue de former, ainsi que, les fonctionnaires, les pensionnaires, et je dirai, toute la couche sociale, qui se sont organisés pour battre campagne, en ma faveur, au premier tour, sans que je les appuie, personnellement.  La maturité du peuple centrafricain l'amène à faire la distinction entre le bien et le mal. L'électeur centrafricain se rappelle, encore, du courage dont j'ai fait preuve pour entreprendre des réformes audacieuses pendant les cinq années que j'ai passées à la tête du gouvernement de 2008 à 2013. Grâce à ces réformes, même si les conditions de vie de la population n'avaient pas atteint le niveau escompté, elles tranchaient, véritablement, avec celles que j'avais héritées. Fort de ces constats, je me considère comme un homme épris de paix, qui a été freiné dans son élan, un homme de consensus et de paix, un rassembleur du peuple centrafricain déboussolé et en détresse, un homme selon la réelle volonté de DIEU TOUT PUISSANT.

 
Afrique Education : Quelles sont les principales mesures que vous mettriez en place dans les 100 premiers jours ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Les 100 premiers jours de ma présidence seront consacrés, en premier lieu, à l'amorce du rétablissement de la sécurité, sur l'ensemble du territoire, avec son corollaire, le désarmement et la lutte effrénée contre la consommation des produits stupéfiants. En second lieu, à la résilience et à la relance économique afin de placer le pays sur la trajectoire du développement.
 
Afrique Education : Quelles sont les grandes lignes de votre programme pendant ce mandat ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Les valeurs, rien que les valeurs. La RCA a souffert, depuis fort longtemps, de la carence de valeurs dans sa gestion. Quelles que soient les stratégies de développement envisagées, si ceux où celles qui sont appelés à les mettre en œuvre ne fondent pas leur gestion sur des valeurs sûres, tout sera voué à l'échec. C'est pour cela que je mènerai une lutte sans vergogne contre la corruption, le népotisme, le clientélisme, l'affairisme, autrement dit, je ferai la promotion de l'excellence. L'éthique sera promue comme principe de base, ainsi que, le leadership efficace. Des valeurs d'intégrité, de lutte contre la corruption, de responsabilité, de respect des lois et des règles et des droits humains, etc., que j'ai mises en œuvre pendant mon magistère à la primature me réconfortent dans cette vision. 

 
Afrique Education : On dit que votre adversaire est plus proche du patronat et des milieux d'affaires, que vous. Pourquoi ne privilégiez-vous pas ce secteur qui peut créer beaucoup d'emplois plus que la fonction publique, si on s'en occupe bien ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : J'entretenais de bonnes relations avec les promoteurs du secteur privé lorsque j'étais premier ministre. D’ailleurs, mon gouvernement avait traduit, en prérogative, la création des conditions propices à l’émergence d’un secteur privé compétitif et dynamique.  Ceci étant, je m'efforçais à améliorer le climat des affaires propice aux investissements, par la lutte contre la corruption et le respect de l'éthique dans le secteur privé. Les emplois de masse ne peuvent être créés que par le secteur privé. A ce titre,  je faisais mener des réflexions aux fins d'inciter les Centrafricains à investir dans le secteur privé, creuset de création de l'emploi. N'eût été la crise qui a sapé les fondements de notre économie, cette initiative aurait abouti. Par ailleurs, les efforts que mon gouvernement et moi faisions pour sécuriser les recettes de l'Etat afin de payer, régulièrement, les salaires aux fonctionnaires et autres agents de l'Etat, qui sont des consommateurs, profitaient au secteur privé.

 
Afrique Education : Vous êtes l'ancien premier ministre de François Bozizé et membre du KNK. Quel est le sort que vous lui réservez si vous êtes élu ? Quel sort réserveriez-vous à Michel Djotodia ? Et à Catherine Samba-Panza ?

Professeur Faustin Archange Touadera : J'ai servi, cinq années, durant, aux côtés du président, François Bozize, comme premier ministre. La logique voudrait que je me départisse de lui pour désapprouver sa gestion lorsque j'étais en fonction. Nous avons collaboré dans un respect mutuel jusqu'au jour où le triste sort que le pays a connu, a mis un terme à cette collaboration. Je ne lui reproche rien. J'ai fait mention dans ma profession de foi que, s'il arrive que j'accède à la magistrature suprême de mon pays, désormais, le président préside, le gouvernement gouverne, la magistrature doit travailler en toute liberté. Le président, François BOZIZE, qui m'a donné l'occasion de faire mes premières armes en politique est justiciable comme l'est chaque citoyen centrafricain. Je ne formule aucun grief contre lui. Cependant, ceux qui sont à même de soutenir leurs accusations contre lui, n'ont qu'à le faire devant la justice. Michel DJOTODIA et Catherine SAMBA-PANZA sont des compatriotes envers lesquels je ne nourris pas d'animosité, aussi bien, que je n'en nourris guère vis-à-vis de quiconque. Ce qu'il faut savoir, et c'est la règle, après avoir servi l'Etat à quelque niveau de responsabilité que cela soit, on est obligé de passer devant le jugement de l'histoire. J'en ai fait l'expérience après avoir servi mon pays comme premier ministre. 

 
Afrique Education : En tant que candidat indépendant, vous n'êtes pas porté par un parti politique. Comment travailleriez-vous au niveau de l'Assemblée nationale pour faire voter vos lois ? Avec quelle majorité ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Une élection présidentielle est le rendez-vous d'une femme ou d'un homme avec ses concitoyens. Je ne doute pas de la lucidité des Centrafricains à me doter d'une majorité à l'Assemblée nationale pour me permettre de concrétiser ma vision à laquelle ils souscrivent. Il y a, certes, des candidats aux législatives, qui partent sous la bannière des formations politiques, mais, il n'en demeure pas moins que beaucoup de ces candidats sont indépendants. 
 
Afrique Education : Les Centrafricains en portant leur choix sur vous, ont signifié leur volonté d'indépendance. La Françafrique a une forte emprise sur votre pays. Que faire pour desserrer cet étau qui étouffe vraiment votre pays ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : La Françafrique ? Je puis vous affirmer,  sans détour, lorsque j'étais premier ministre, je n'étais, guère, soumis aux objurgations d'une puissance quelconque. J'entretenais avec les représentants de la France, en Centrafrique, des relations d'amitié et de coopération sincères sur la base de respects mutuels. La gestion travestie de la République centrafricaine résulte, plutôt, de la carence de valeurs, qui l'étouffe que l'implication d'une puissance dans l'optique de réduire sa capacité à se développer.

 
Afrique Education : Allez-vous composer un gouvernement d'union pour commencer et dire merci à ces partis qui vous soutiennent ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Les Centrafricains ont compris que le partage de gâteau ne sied plus. Tous ceux qui ont décidé de me soutenir ne m'ont, jamais, réclamé quoi que ce soit. Au contraire, ils m'exhortent, tous, à faire feu de tout bois pour redorer le blason de la République centrafricaine. Les Centrafricains ont du génie et je suis convaincu qu'ils mettront, chacun, de leur côté, leur génie au profit du bien-être de tous.

 
Afrique Education : L'entretien tire à sa fin. Y a-t-il un fait non abordé qui vous tient à coeur ? Bref votre dernier mot ?

 
Professeur Faustin Archange Touadera : Pour finir, je remercie, une fois de plus, votre journal pour avoir eu à s'intéresser à ma modeste personne, et, par la même occasion, à me donner cette circonstance de présenter, à nouveau, ma vision de la gestion de la chose publique.

 

Propos recueillis par Jean Paul Tédga

 

*Interview parue dans le numéro 432 du 1er au 14 février 2016 d'Afrique Education (actuellement chez les marchands de journaux).

 

PRESIDENTIELLE EN CENTRAFRIQUE - Professeur Faustin Archange Touadera : « Je suis convaincu de ma victoire »
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