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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 09:34

 

       
 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-07-03 04:25:58 L’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT), un regroupement des partis politiques de l’ancienne opposition à François Bozizé, a sollicité les Nations unies pour faire respecter la charte constitutionnelle de la Transition, notamment son article 106, qui interdit aux principaux responsables de la Transition d’être candidats aux prochaines élections en Centrafrique.


L'AFDT à  laquelle appartient Me Nicolas Tiangaye, qui fut Premier ministre de la Transition, sous le président Michel Djotodjia, a demandé au secrétaire général des Nations unies de mettre sur pied un collège d'experts constitutionnalistes pour trancher le débat entre les partisans d'une application stricte de la charte de la transition et ceux qui prônent une application extensive de l'article 106.

Lors d'un sommet extraordinaire de la Communauté économique des états de l'Afrique centrale (CEEAC) tenu à  N'Djaména (Tchad), en février 2014. Me Nicolas Tiangaye, le tout-premier Premier ministre de la Transition en Centrafrique, avait été contraint à  la démission, conformément aux dispositions de l'article 106 de la charte de transition.


L'AFDT souhaite que l'application de cette disposition ne soit pas à  géométrie variable.

Le premier tour de la présidentielle et des législatives centrafricaines aura lieu 18 octobre prochain et le second tour de ces deux scrutins le 22 novembre, selon le nouveau calendrier électoral.



 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=827873#sthash.eHMxKMev.dpuf

 

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Centrafrique-Presse.com
3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 00:37

 

 

TRIBUNE

 

 

Libération 2 juillet 2015 à 18:46

 

Dans un monde globalisé, la ligne de démarcation entre les territoires n’aurait plus grand sens. La frontière reste pourtant, en pratique, un élément d’identification à un Etat-nation. En Afrique, à rebours de la théorie de l’artificialité des frontières, les populations se sont largement approprié les limites issues de la colonisation.

 

Dans un article pastiche, en date du 9 avril 2014, le Gorafi (Canal +) annonçait que l’Union africaine avait confié au célèbre designer Philippe Starck le soin de redessiner les frontières de l’Afrique. Carte blanche (c’est le cas de le dire) à l’artiste pour une géographie épurée, fantaisiste, colorée faisant table rase du «résultat de [colonisateurs] maniaques de la règle et de l’équerre». Propos prêtés au designer : «L’idée, c’est de mettre un peu de pop dans une carte très géométrique.» Certains, en haut lieu, seraient tombés dans le panneau. C’est que l’annonce du Gorafi soulève une question qui blesse : celle de savoir si les frontières que l’Afrique a héritées de la colonisation sont responsables de ce que d’aucuns nomment le mal développement du continent.

 

Comparativement à d’autres tracés de frontières, la carte politique de l’Afrique a pu être accusée de n’avoir pas tenu compte des réalités géopolitiques locales, érigeant l’ignorance coloniale au rang de totipotence aveugle. Dans cette optique, la très grande majorité des frontières, tracées par les colonisateurs, seraient artificielles. Des études récentes, cependant, et ce dans la veine des travaux de Michel Foucher, ont permis de montrer qu’il y avait de possibles coïncidences entre des segments de frontières de royaumes précoloniaux et des frontières coloniales. A rebours de la théorie - du mythe, écrivent certains auteurs - de l’artificialité, ces recherches ont permis de s’intéresser à l’histoire propre des frontières et plus particulièrement aux débats qui ont précédé leur tracé. Ce faisant, elles mettent en lumière une complexité précédemment insoupçonnée. D’autant plus qu’il apparaît, qu’en dépit d’aspirations unionistes, les Africains se sont largement approprié les frontières héritées de la colonisation, prémisses de leur souveraineté nationale.

 

Le cas sénégalo-gambien est, à cet égard, intéressant. La frontière séparant les deux pays figure bien la quintessence de l’absurdité des colonisateurs. Une analyse des relations diplomatiques entre la France et la Grande-Bretagne à la fin du XIXe siècle, montre que cette frontière fut bel et bien tracée à mainlevée autour d’une table, à Paris, au printemps 1889, indépendamment des enjeux géopolitiques locaux. Son tracé fut décidé de sorte à préserver les intérêts marchands des Français et des Britanniques installés dans d’autres régions de l’Afrique. Mais la chose est plus complexe qu’il n’y paraît.

 

Malgré un tracé à l’origine hasardeux, cette frontière héritée de la colonisation n’a que très peu été retouchée depuis les indépendances et sépare désormais deux Etats aux trajectoires territoriales et nationales dissociées. Comment comprendre sa pérennisation ? La réponse est à chercher du côté de la co-construction de la frontière, soit comment les populations africaines, selon des rythmes et des logiques propres, ont participé sur la longue durée à son enracinement.

 

Sans la pratique, la frontière ne dit rien. Elle est muette. D’où l’intérêt d’analyser au plus près les pratiques spatiales qui traduisent, selon Michel de Certeau, «des manières de penser investies dans des manières d’agir». Dès l’époque coloniale, et ce en raison des différences de gestion entre Français et Britanniques, cette frontière a été intégrée comme source d’opportunités plurielles (pour fuir l’impôt, le contingentement, le travail forcé, etc.) ou comme outil de spéculation permettant de tirer des bénéfices pécuniaires de la frontière, notamment par la contrebande. Au travers de ces différentes pratiques, il y a bien co-construction de la frontière qui s’opère, sans négliger, pour autant, une profonde dissymétrie entre le projet des acteurs africains inscrits dans des grilles de lecture locale et le projet des Européens qui visait à délimiter la colonie de la Gambie.

 

Depuis les indépendances, on note une multiplication des incidents frontaliers qui, le plus souvent, concernent la délimitation des terrains situés à proximité de la frontière. Les populations bordières n’ont de cesse de solliciter leurs administrations respectives, sénégalaises et gambiennes, afin de démarquer clairement, par un ajout de bornes, les limites de la frontière. Dans cette sollicitation, il y a bien une identification à un Etat-nation censé garantir les droits de ses concitoyens. Que cette identification soit instrumentalisée ne contredit en rien l’avènement d’un nationalisme dit «d’en bas», pas plus qu’elle ne contredit la permanence de liens familiaux et sociaux culturels par-delà la frontière. Cette dialectique des allégeances communautaires ne conteste pas les expériences de territorialisation et de construction des identités nationales. Toutefois, elle tend nécessairement à les complexifier et à les nuancer.

 

Beaucoup plus complexe et hétérogène qu’on ne l’a longtemps cru, une analyse sur la longue durée des frontières en Afrique permet de faire ressurgir des processus d’enracinement à différents niveaux d’échelle, et ce quoique les motivations des acteurs aient pu différer et nécessitent chaque fois d’être contextualisées. Si certaines frontières tracées à l’époque coloniale étaient au départ absurdes, en raison de ces processus d’enracinement, elles ne le sont plus - et ce à un point tel qu’elles semblent, aujourd’hui, difficilement renégociables.

 

Du 8 au 10 juillet, se tient à Paris la 6e conférence européenne des études africaines qui réunit plus de 2000 spécialistes de l’Afrique. Infos sur www.ecas2015.fr

 

Par Caroline Roussy, historienne, Institut des mondes africains (Imaf)

Lu pour vous : Restyliser les frontières africaines ?

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 23:44

 

 

 

Liste des centres de vote de Bangui
Liste des centres de vote de Bangui
Liste des centres de vote de Bangui
Liste des centres de vote de Bangui

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 23:39

 

 

 

APA publié le : 02/07/2015 à 10:55 UTC L’appel à la grève lancé par le Syndicat des chauffeurs professionnels du Cameroun (SCPC) sur le corridor Douala-Bangui pour dénoncer les tracasseries orchestrées par des bandes armées centrafricaines qui sévissent à la frontière entre les deux pays, est toujours observé par des camionneurs, a constaté APA, jeudi sur place.


Ces chauffeurs se disent victimes ‘’de tueries, de bastonnades et de vol de marchandises » de la part de ces bandes armées, ‘’dont des exactions ne se comptent plus ».

 

Plus de deux ans après le début de la crise centrafricaine, le Bureau de gestion de fret terrestre (BGFT) a dénombré la mort de ‘’onze morts et deux disparus » parmi les camionneurs.

 

Il s’agit d’une situation ‘’inacceptable », martèlent les camionneurs soulignant que ‘’toutes ces morts sont causées par la bavure des bandes armées centrafricaines » dans un contexte de relations commerciales où plus de 90 pour cent du trafic des marchandises de la Centrafrique passe par le Cameroun à partir du Port autonome de Douala (PAD).

 

Pays d’hinterland, la Centrafrique dépend énormément du Cameroun dont le port de Douala sert de point de passage pour ses exportations et ses importations.

 

Copyright : © APA

Poursuite de la grève des camionneurs desservant la Centrafrique

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 23:37

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-07-02 17:41:57 Les soutenances de thèses de doctorat en médecine, suspendues depuis deux ans à cause de la crise centrafricaine et du manque de ressources dans ce pays financièrement exsangue, ont redémarré, mercredi à la faculté de médecine de l'université de Bangui.

 

L'exercice doit durer trois jours et concerne 55 élèves médecins, dont 12 femmes, qui défilent devant un jury international présidé par un professeur en médecine venu du Congo Brazzaville, pour défendre leurs thèses qui, pour la plupart, portent sur la problématique de la santé en Centrafrique.


"Il faut beaucoup de ressources pour réunir un jury international", a expliqué le recteur de l'université de Bangui, le Pr Abdoulaye Sepou, ajoutant que cette année, les soutenances ont pu se dérouler grâce à  la contribution de la présidente de la transition, Mme Catherine Samba Panza.


Les résultats de ces soutenances seront rendus publics le 6 juillet prochain, lors d'une cérémonie au palais de la République, placée sous le haut patronage de la présidente de la transition.


A cette occasion, les étudiants admis prononceront le serment d'Hippocrate et recevront le diplôme de docteur en médecine.

Centrafrique Reprise des soutenances de thèses de doctorat en médecine, après une pause forcée de deux ans

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 23:35

 

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) - 2015-07-02 13:14:43 Deux militaires français, en mission au Burkina Faso et soupçonnés de pédophilie sur une fillette dont les parents sont des amis, ont été interrogés par la gendarmerie burkinabè, a-t-on appris jeudi, de source sécuritaire, dans la capitale burkinabè.


Selon cette source, les interrogations des deux présumés pédophiles, âgés de 36 et de 38 ans, ont débuté depuis mardi.


Tout serait parti de la découverte d'une caméra oubliée par les deux soldats au domicile de la fillette âgée de cinq ans et issue d'un couple mixte franco-burkinabè.

La vidéo contiendrait des images d'actes d'attouchements sexuels effectués sur la jeune victime, dans la piscine d'un hôtel à Ouagadougou. Selon toute vraisemblance, un soldat a filmé la scène avec la caméra pendant que l'autre effectuait les attouchements.

Le père de la fillette, un Burkinabè, après avoir visionné les images, a porté plainte à l'ambassade de France à Ouagadougou, qui a, à son tour, saisi la gendarmerie burkinabè.

Le parquet de Paris, saisi par le ministère français de la Défense, a annoncé mardi soir, avoir ouvert une enquête préliminaire à ce sujet, rapporte la presse.


Les deux soldats qui devraient être placés en garde-à-vue pourraient être transférés en France pour la suite de la procédure. Ils auraient été immédiatement suspendus.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=827808#sthash.q6dwAyHy.dpuf

 

 

 

Burkina: Hollande évoque un "fait divers grave", différent toutefois de la Centrafrique

 

02/07/15 (AFP)

 

François Hollande a évoqué jeudi à Cotonou les actes de pédophilie présumés commis par deux soldats français au Burkina Faso, un "fait divers grave" qui diffère toutefois selon lui des actes imputés en Centrafrique à des soldats français et africains des Nations unies.

 

Les deux soldats des forces spéciales françaises soupçonnés d'attouchements sur deux petites filles au Burkina Faso sont arrivés jeudi matin en France et ont été aussitôt placés en garde à vue.

 

"Dès que nous avons eu connaissance des faits, le ministre de la Défense (Jean-Yves Le Drian) a immédiatement agi, la justice a été saisie", a souligné le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à Cotonou. "Les deux soldats sont en France pour répondre de leurs actes et y être jugés", a-t-il ajouté.

 

Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir commis dimanche des attouchements sur deux fillettes franco-burkinabé de trois et cinq ans dans la piscine d'un hôtel de Ouagadougou, selon une source française proche du dossier.

 

La réaction quasi-instantanée des autorités françaises tranche avec la lenteur observée dans le scandale des viols présumés en Centrafrique, dont sont soupçonnés 14 militaires français.

 

Selon M. Hollande, "ça ne doit pas être mis en rapport avec ce qui s'est passé en Centrafrique". Il s'agit, a-t-il admis, d'"un fait divers grave" mais qui ne s'est pas déroulé dans "le cadre d'une opération internationale liée aux Nations unies".

 

"Il s'agit de soldats qui auraient commis des actes de pédophilie et qui doivent en répondre devant la justice française", a conclu M. Hollande.

 

Les deux soldats étaient dans ce pays d'Afrique de l'Ouest pour participer à l'opération antiterroriste "Barkhane", lancée début août au Sahel et conduite par l'armée française.

 

Deux soldats français soupçonnés de pédophilie, interrogés par la gendarmerie burkinabè

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Centrafrique-Presse.com
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 12:26

 

 


Bangui 2 juillet (CAP) Une cérémonie de désarmement volontaire a eu lieu ce 1er juillet à l'école Ndress 1 à Boy-Rabe en présence de la ministre de la défense nationale madame Marie Noelle Koyara, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga et les autorités locales. Il s’agit du « général » autoproclamé Guy Mazimbele (en réalité un ex-caporal des Faca) et chef des "couscket" des anti-balaka, a rendu les armes et demande le retour de la paix définitive à Boy-Rabe.

 

 

Le 3 juin dernier, la récupération à son domicile de véhicules volés et la tentative d’arrestation manquée de Guy Mazimbélé par les casques bleus de la Minusca avait dégénéré et occasionné un brusque regain de tension au quartier Boy-Rabe où les éléments de chef anti-balaka avaient ouvert le feu sur les forces internationales faisant plusieurs dizaines de blessés dont trois graves chez les élèves qui passaient des épreuves sportives du brevet au Lycée Boganda.

 

 

Un Chef Antibalaka dépose les armes à Boy Rabe à Bangui

 

http://www.radiondekeluka.org   jeudi 2 juillet 2015 12:45

 

Le caporal-chef des Forces armées centrafricaines (FACA), Guy Mazimbélé, autoproclamé général Maz du mouvement Antibalaka et habitant Boy Rabe dans le 4e arrondissement de Bangui a déposé mercredi six armes de petit calibre et une arme lourde. Il a publiquement renoncé à la lutte armée et aux actes de banditisme tout en mettant en garde les contrevenants à la règle.


« Aujourd'hui, moi Mazimbélé qui suis qualifié de voleur par tous, je mets fin aux actes de banditisme. Vous aussi [Ndlr : les autres Antibalaka], abandonnez ces actes », a-t-il mis en garde.


L'ex milicien a remis de manière symbolique ses armes au ministre d’État à la Défense nationale Marie Noëlle Koyara. La cérémonie s'est déroulée en présence de l’Archevêque de Bangui, monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga.


« Prenons notre destin outre que le désordre, nous allons être fiers de faire le témoignage un jour », a martelé l’initiateur de cette rencontre, Bienvenu Paradis Gbadora.

La jeunesse du 4e arrondissement entend ainsi tourner la page sombre de son histoire. Une campagne de sensibilisation et de pacification dudit arrondissement est lancée dans ce sens mercredi après midi à l'école Ndrès 1 sur l'initiative du collectif des jeunes leaders centrafricains. L'événement était riche en couleur et plein d'émotion. 

Bienvenu Paradis Gbadora explique qu'il n'a servi que de relais, « Ce dernier[Ndlr :Mazimbélé] m'a demandé en tant que grand frère d'organiser cette manifestation pour qu'il puisse renoncer à ses désordres en présence des autorités et en profiter pour déposer les armes ».


L’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, présent sur les lieux de la cérémonie s’en est réjoui. « Je souhaite que Mazimbélé devienne un exemple positif pour que les enfants déposent les armes et se retrouver face à face pour dialoguer, décider de construire ce quartier, il n'y a pas d'autres alternatives », a indiqué le prélat.


Selon le ministre d’Etat chargée de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara, l'initiative est encourageante et pourrait favoriser le retour de la sécurité dans le secteur.

Depuis le déclenchement de la crise le 10 décembre 2012, c’est une première pour un ministre de la Défense de présider une telle rencontre dans le quartier de Boy-Rabe. 

Un chef anti-balaka de Boy-Rabe renonce à l'usage des armes
Un chef anti-balaka de Boy-Rabe renonce à l'usage des armes
Un chef anti-balaka de Boy-Rabe renonce à l'usage des armes
Un chef anti-balaka de Boy-Rabe renonce à l'usage des armes
Un chef anti-balaka de Boy-Rabe renonce à l'usage des armes
Un chef anti-balaka de Boy-Rabe renonce à l'usage des armes

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Centrafrique-Presse.com
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 12:15

 

 

APA – Douala (Cameroun) - 2015-07-02 10:28:18 Les autorités camerounaises ont décidé de renforcer l’opération ‘’Emergence’’ en vue d’augmenter les mesures de sécurité entre le Cameroun et la Centrafrique d’une part, et le Cameroun et le Tchad, d’autre part, a appris jeudi APA de source officielle.


Il s'agit, d'après le ministère de la Défense, d'augmenter des effectifs militaires aux frontières entre les deux pays où sont déployés des troupes d'élite, en l'occurrence le Bataillon d'intervention rapide (BIR) et la Brigade mixte motorisée (BMM).

Par ailleurs, le haut commandement a annoncé le survol aérien par hélicoptères des chaines montagneuses dans ces zones où se cachent, relève-t-on de source militaire, ‘'des bandes armées qui attaquent de manière sporadique des localités environnantes''.

Cette décision intervient dans un contexte de multiplication des attaques terroristes de Boko Haram à N'djamena, la capitale tchadienne, mais aussi, d'un regain d'insécurité à la frontière avec la Centrafrique, du fait des exactions des bandes armées de ce pays voisin.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=827789#sthash.ChwVJsWh.dpuf

Le Cameroun renforce l'opération ‘'Emergence'' entre la Centrafrique et le Tchad

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 12:12

 

 

 

http://www.diaspora-magazine.com   Jeudi 2 Juillet 2015 à 11:16

 

Diaspora magazine / Dans une interview accordée à Diaspora Magazine, après avoir participé au Forum national de Bangui, Eric Neris Massi, ancien Directeur Général de l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) et ancien porte parole de la coordination Seleka jusqu’au 24 Mars 2013, explique les enjeux de cette rencontre historique.

 

Diaspora magazine : Bonjour monsieur. Voulez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas ?


Eric Neris Massi (ENM) : Je suis Eric Neris Massi. J’ai été porte parole de la coordination Seleka jusqu’au 24 mars 2013, date de notre entrée à Bangui. J’ai été Directeur Général  de l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile jusqu’au mois de décembre 2014 et aujourd’hui, je suis un citoyen indépendant qui essaie de se rendre utile au retour de la paix dans le pays.


Etes-vous toujours Seleka ?


La Seleka en tant que coalition, aujourd’hui, n’existe plus. Je suis toujours attaché aux objectifs qui étaient d’avoir un changement positif pour le peuple. Je suis toujours un ex-Seleka mais avant tout un citoyen centrafricain au service de son pays. C'est-à-dire que j’ai  participé au Forum de Bangui en tant que ex-Seleka citoyen, car avant de s’engager dans une lutte, on est avant tout  citoyen. Donc nous avons des droits et des devoirs.


Vous avez participé au forum. Quels ont été les enjeux de cette rencontre ?

Les enjeux étaient multiples. Je dirai que le premier enjeu était que le forum a déjà eu lieu, car il y avait beaucoup de spéculations sur le non tenu du forum et grâce à la volonté de la présidente de transition, le forum a pu se tenir. Le comité préparatoire a œuvré vraiment de manière très efficace pour permettre la tenue du forum, ce qui a permis de consolider les consultations à la base. Les travaux en commission ont permis, à mon avis,  l’aboutissement du pacte républicain à l’issue du forum qui a permis de dégager les grandes lignes, les grands chantiers  pour sortir définitivement de la crise. Donc, je pense qu’on a pu entendre pour une fois la base, ce qui était très positif. Maintenant, il y avait le DDRR dans la commission paix et sécurité, un enjeu majeur qui était de s’engager dans le désarmement, de marquer la volonté d’aller au désarmement. Je crois que tout le monde a été unanime là-dessus. Maintenant je dirais que le point faible reste le financement et, dans la commission politique, il y a eu la nécessité de constater que la tenue des élections ne pourrait pas se faire dans le délai actuel de la transition, pour des raisons d’abord techniques et pour des problèmes financiers. Tout le monde a compris que la transition devra être prolongée. Maintenant, il a été demandé le maintien des autorités et des institutions jusqu’aux élections pour éviter une instabilité institutionnelle. Je crois que c’est une décision de bon sens. Evidemment, on a vu que ce poids particulier est un consensus qui a généré des frustrations mais je crois que le sens de la responsabilité  l’a emporté sur la volonté de recommencer une nouvelle transition, c'est-à-dire de partir à zéro dans une nouvelle transition dont on ne connaîtrait pas le délai réel. Des acteurs qui nous entraineraient dans une transition encore plus lente que celle qu’on peut espérer puisqu’on attend maintenant l’organisation des élections.

Certains groupes armés, que ce soient les ex-Seleka ou les Antibalaka, sont en train de rejeter l’accord du Forum de Bangui. Vous, en tant que ex-Seleka,  qu’est ce que vous en pensez ?


J’ai la chance de connaitre les acteurs de ces groupes qui constituent l’ex-Seleka qui est d’une nouvelle tendance telle que le FPC, l’UPC de FPRC, le RPRC et Seleka rénovée.   Je connais également les acteurs de terrain, des officiers pour les avoir déjà tous rencontrés. Il est évident que sur le terrain, il faudra faire la promotion  du DDRR avec des moyens. L’objectif à atteindre étant que ce soit du côté ex-Seleka et toutes les tendances sur le terrain où du côté des Antibalaka que les routes soient libérées pour permettre la reprise économique. Le processus du DDRR est un processus long. On ne pourra pas insérer d’anciens combattants et des non combattants des groupes armés dans la vie civile sans moyen et surtout sans la reprise économique des activités économiques. Donc, je pense que la prochaine étape et l’étape primordiale à atteindre c’est de pouvoir regrouper rapidement les éléments, libérer les enfants soldats mais surtout libérer les routes pour permettre le retour  de la paix, de la confiance et de l’activité économique.


Quelles solutions envisagez-vous pour une sortie de crise ?


La solution sera toujours politique. La crise que nous connaissons aujourd’hui est née il y a bien longtemps du fait d’un divorce, je dirais d’une certaine hostilité des hommes en armes et des hommes politiques. Je les situe déjà au moment des mutineries de 96. Il faut se rappeler également que le général François Bozizé avait lui-même fait une tentative de coup d’Etat radiophonique en 1982. La crise vient du fait que les militaires et les politiques ont confondu leurs rôles et ne se sont pas faits respectés. Ça été dit au forum et c’est vraiment essentiel que si un militaire s’engage dans la vie politique, qu’il quitte une vie militaire. Il est important que nous ayons une armée républicaine et nationale repartie sur l’ensemble du territoire et  représentative de toutes les communautés.

 

Herve Serefio

 

Lu pour vous : Eric Neris Massi « Je suis un ex-seleka mais avant tout un citoyen Centrafricain au service de son pays »

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 04:29

 

 

 

http://afriqueinside.com 

 

La présidentielle centrafricaine devrait avoir lieu en octobre prochain. Candidat à la magistrature suprême en Centrafrique, l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé livre son analyse sur la situation sécuritaire en RCA et son bilan de la transition ainsi que son plan pour relancer le pays, la réforme de l’armée, le retour des réfugiés. M. Ziguélé promet de lutter contre l’impunité pour les responsables du conflit et décline son programme en trois mots, les trois R à savoir Réconciliation, Rassemblement et Reconstruction.

 

Par Samantha Ramsamy

 

Ecoutez cet entretien ci-dessous:

 

https://soundcloud.com/afrique-inside/martin-ziguele-ancien-pm-rca

Les trois « R » de Martin Ziguélé pour relancer la Centrafrique

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