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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 16:33

 

 

 

 

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)

 

                   ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA

 

DECLARATION N° 11 DE L'AFDT RELATIVE A  L'ACCORD DE CESSATION DES HOSTILITES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE SIGNE LE 23 JUILLET 2014 A BRAZZAVILLE

 

         L'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) a été la première  plateforme politique créée pour soutenir la transition. Elle n'a eu de cesse de faire des propositions concrètes de sortie de crise pour appuyer la Transition. Elle a, en outre  lancé le 28 avril 2014 un Appel à la paix.

 

            L'AFDT a pris une part active à toutes les rencontres des Partis et Associations politiques  de la Plateforme des confessions religieuses et de celle de la société civile concernant le plan d'actions de sortie de crise proposé par les Chefs d'Etat de la CEEAC le 27 juin 2014 à Malabo en Guinée Equatoriale. Elle a pris acte du chronogramme proposé par le Groupe International de Contact et adopté par la Commission de Paix et de Sécurité de l'Union Africaine à Addis-Abeba le 9 juillet 2014.

 

            Toutes ses actions s'inscrivent dans une dynamique de recherche constante du dialogue et de la réconciliation nationale, gages d'un retour de la sécurité, de la paix et de la concorde dans notre pays dans le respect scrupuleux de la dignité de notre peuple et de l'implication directe de celui-ci dans toute solution qui touche à son avenir.

 

            C'est dans cette optique que l'AFDT a pris position, en toute responsabilité, sur le Forum de Brazzaville dont l'impréparation était de notoriété publique.

 

            L'AFDT, à l'instar de plusieurs forces politiques et sociales, avait d'une part demandé le report du Forum et d'autre part émis le souhait qu'il se déroule à Bangui pour une meilleure appropriation pédagogique par toutes les couches de la population.

 

            L'AFDT constate que le Forum de Brazzaville n'a pas épuisé son ordre du jour et que la question centrale du désarment qui constitue le nœud gordien de la crise n'a pas été abordée. Au point que l'opinion publique et la presse tant nationale qu'internationale considèrent à raison que l'accord de " cessation des hostilités est un accord  a minima".

 

            L'AFDT considère que c'est à l'aune de son application concrète sur le terrain que cet accord sera jugé et qu'il faut accorder aux belligérants le bénéfice de la bonne foi tout en restant vigilant et éviter de tomber dans un optimisme béat et naïf.

 

            L'AFDT exprime son indignation face aux propos du Premier Ministre Monsieur André NZAPAYEKE tenus sur les ondes de RFI tendant à présenter les personnalités qui n'ont pas participé au Forum de Brazzaville comme des ennemis de la paix tout en leur reprochant d'aspirer à " être des dirigeants de ce pays". La recherche de la paix, c'est aussi l'acceptation de la différence, la tolérance et non l'unanimisme.

 

            L'AFDT  fermement engagée dans le processus du dialogue et de la réconciliation nationale:

 

-Exhorte la Communauté Internationale et les Autorités de la Transition à organiser en terre centrafricaine sous le très haut patronage de son Excellence le Président Denis Sassou-Nguesso Médiateur de la crise centrafricaine les concertations portant sur le désarmement, les poursuites pénales contre les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, le dialogue politique et la réconciliation nationale;

 

-Exprime sa pleine et entière disponibilité pour le processus de paix en Centrafrique;

 

-Condamne sans réserve les velléités de partition de la RCA et les marches de soutien  organisées à Bambari, Bria, Birao et au KM5 à Bangui;

 

-Réitère son indéfectible attachement à l'unité politique et territoriale de la RCA et au caractère non négociable de cette unité;

 

-Remercie la Communauté  Internationale pour les efforts inlassables consentis pour ramener la paix en RCA.

 

                                                                       Fait à Bangui le 29 juillet 2014

 

 

                                               Pour le Président de la Conférence des Présidents

 

 

                                                     PO/  Pr Joachim  Rainaldy SIOKE 

   

DECLARATION N° 11 DE L'AFDT RELATIVE A  L'ACCORD DE CESSATION DES HOSTILITES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE SIGNE LE 23 JUILLET 2014 A BRAZZAVILLE

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 16:31

 

 

 

 

 

30/07/14 (Dw-World)

 

Depuis des semaines, l'université de Bangui est paralysée par une grève des enseignants. Dimanche, le gouvernement centrafricain a cependant ordonné que les cours reprennent ce mardi.

 

C'est suite au déclenchement d'une grève illimitée par les enseignants du supérieur que la ministre de l'Education a exigé la reprise impérative des cours à l'université de Bangui. Cette reprise prévue pour mardi est censée sauver l'année académique. Mais, sur le terrain, la réalité est tout autre. Joseph Bidoumi, activiste et parent d'étudiant : « la journée d'hier a été décrétée feriée pour cause de la fin du Ramadan et les activités n'ont donc pas repris aujourd'hui. C'est demain (mercredi) que l'on verra si effectivement ce décret gouvernemental va être respecté par les enseignants et les étudiants. »

 

Pour le rapporteur général adjoint du syndicat national des enseignants du supérieur, Esaie Tozai, la reprise des cours est une prérogative qui relève non pas de la Ministre mais du recteur de l'Université or ce dernier n'a pas donné son accord.

 

De son côté, le syndicat des enseignants dit avoir entamé une grève illimitée pour exiger la satisfaction de sept points de revendication. Parmi eux : le paiement intégral des horaires de vacation et des heures supplémentaires de l'année académique 2011-2012, l'intégration des enseignants dans la fonction publique, l'octroi d'une bourse doctorale et postdoctorale aux enseignants du supérieur ainsi que le rétablissement de la sécurité sur les campus universitaires. La grève déclenchée fait suite à la non-satisfaction de ces doléances par le gouvernement de transition et ce en dépit d'une rencontre entre les enseignants et les autorités actuelles de Bangui.

 

http://www.dw.de/sauver-lann%C3%A9e-acad%C3%A9mique-oui-mais...

 

Sauver l'année académique, oui mais comment ?

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 16:25

 

 

 

 

 

30/07/14 (Autre média)

 

Plus d’un an après le début du conflit, l’église en Centrafrique est meurtrie. Elle est prise en tenaille entre deux groupes armés, la Séléka et les anti-Balakas et doit faire face à une situation humanitaire désastreuse. De nombreux chrétiens sont dispersés dans des camps de réfugiés sans eau courante, ni électricité. Dans une interview accordée à l’agence de presse de Portes Ouvertes, World Watch Monitor, en juin 2014, le Révérend Nicolas Guerekoyame-Gbangou, président de l’Alliance des évangéliques en Centrafrique (AEC) rappelle l’importance de s’accrocher à Dieu dans la tempête. On l’écoute :

 

« Nous nous fondons toujours sur la parole de Dieu où l’apôtre Paul nous dit que rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ, ce sont des paroles comme celles-ci qui nous encouragent à tenir encore le cap lorsque nous savons que le Seigneur est avec nous dans la barque et qu’il ne pourra pas nous abandonner. Mais il faut aussi reconnaître que dans la chair, à des moments, on se demande s’il faut continuer à tenir. Est-ce qu’il ne faut pas arrêter, abandonner. C’est pourquoi j’insiste sur le fait que nous avons besoin de l’appui de nos frères et sœurs de l’extérieur ». Et d’ajouter : «Nous devons d’abord compter sur le Seigneur qui est capable d’arrêter la tempête, Il l’a fait, pourquoi ne pourrait-il pas le faire aujourd’hui encore dans le cadre de la République Centrafricaine.»

 

Portes Ouvertes a ouvert un projet de soutien en faveur des chrétiens persécutés en Centrafrique. Différentes actions sont mises en place : de l’assistance humanitaire pour 450 pasteurs à l’aide post-traumatique pour les victimes des conflits, qu'il s'agisse d'orphelins, de femmes et de jeunes filles victimes de viols. C'est une façon d’affermir l’église et de lui montrer en actes la solidarité du corps du christ.

Centrafrique : « Faut-il continuer à tenir ? »

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 16:23

 

 

 

 

30/07/14 (APA)

 

Quelque deux cents des huit cent éléments de la coalition de l’ex rébellion de la Séléka en Centrafrique basés au camp de l’ex-Régiment de Défense Opérationnelle du Territoire (RDOT) au PK 11 route de Damara, ont accepté ce mardi, d’être désarmés et d’être rapatriés dans leurs villages respectifs.

 

« Tôt ce mardi matin un convoi transportant environ 200 éléments sélékas désarmés a pris le chemin de l’intérieur du pays pour ramener ces sélaka dans leurs villages respectifs » a confié à APA un habitant de la localité.

 

L’opération encadrée par les forces étrangères déployées en Centrafrique, a été supervisée par l’organisation internationale pour la migration (OIM) en accord avec les responsables de la Seleka.

 

Pour l’un des responsables de l’OIM, cette délocalisation n’est que le début d’une série qui va s’étendre sur le temps en tenant compte de l’évolution sécuritaire sur le terrain et de la disponibilité financière pour ces opérations.

 

Toujours selon ce responsable, « les troupes marocaines de la MINUSCA sans doute vont être basées dans les parages et les Forces Armées Centrafricaines vont bientôt prendre possession du camp ex RDOT libéré par les éléments séléka».

 

RCA : désarmement d’ex rebelles de la Seleka

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 16:18

 

 

 

 

29/07/14 (Jeune Afrique)

 

Après le cessez-le-feu entre groupes armés centrafricains conclu à Brazzaville le 23 juillet, reste à mettre en musique cet accord pour éviter qu'il ne reste lettre morte.

 

Médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso a dans un premier temps émis le souhait que les anciens chefs d'État François Bozizé et Michel Djotodia soient invités au forum de la paix de Brazzaville. L'idée a été abandonnée devant les fortes réticences de la communauté internationale et notamment des États-Unis, intransigeants sur la question de l'impunité.

 

Rendez-vous à Rome

 

Après l'accord de cessez-le-feu signé à l'arraché le 23 juillet entre les groupes armés, c'est au tour des acteurs politiques d'être invités à pacifier leur pays. La communauté Sant'Egidio, proche du Vatican, souhaite prolonger la démarche entreprise en novembre 2013 à Bangui et convier les candidats à la présidentielle de 2015 prochainement à Rome.

 

Devraient être également présents des représentants de la communauté internationale, dont Soumeylou Boubèye Maïga, Louis Michel et Cheikh Tidiane Gadio.

 

Cheikh Tidiane Gadio, l'homme de l'ombre

 

Le candidat malheureux à la présidentielle sénégalaise, nommé envoyé spécial de l'Organisation de coopération islamique (OCI) en Centrafrique, joue un rôle de plus en plus important dans la médiation. L'ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères s'est rendu il y a quelques mois à Cotonou pour rencontrer Michel Djotodia. C'est lui qui a présenté les doléances du chef de l'ex-Séléka au médiateur congolais Denis Sassou Nguesso. Gadio a également profité de la présence dans la capitale congolaise de Jean-Francis Bozizé pour prendre contact avec François Bozizé.

 

Tidiane Gadio reste un homme de l'ombre, certes, mais de poids : son organisation a promis une aide de 500 millions de dollars à la Centrafrique.

 

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2794p008.xml1/denis-sa...

Centrafrique : la suite de l'accord de Brazzaville

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 19:02

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2014-07-28 12:25:47 - Des tirs à l’arme automatique ont été entendus ce lundi matin au quartier KM5 dans le 3è arrondissement de Bangui, à l’occasion de la célébration par les musulmans centrafricains, de la fête de l’Aid el Fitr marquant la fin du ramadan.


Ces tirs ont immédiatement motivé le survol de la zone par des hélicoptères des forces étrangères déployées en Centrafrique. Ces incidents ont perturbé la cérémonie de fin de ramadan célébrée à la mosquée centrale de Bangui ou Mosquée Atik, principal site des déplacés internes de la capitale centrafricaine à majoritaire musulmans.


Le gouvernement de transition de la Centrafrique a été représenté à la cérémonie par la conseillère et porte – parole du Premier ministre, Mme Annick Service.

« Nous avons choisi la Mosquée Atik par qu'elle est la première mosquée construite en 1948. Et dans la situation difficile que la RCA traverse il est important que nous marquons notre concours pour la paix » a expliqué Mme Service, soulignant que « le ramadan est un mois de paix dans la communauté musulmane ». 


L'imam de la Moquée Atik, El Hadj Aliou Housseine, a saisi cette occasion pour implorer Dieu «a rassembler les cœurs des chrétiens et des musulmans pour que nous soyons ensemble pour toujours jusqu'à la fin des temps».


« Ce sont nous, les pères qui n'ont pas pu éduquer nos enfants. C'est pourquoi nous en sommes arrivés à ce stade où les enfants sont en dérive totale » a-t-il décrié 

Le Président de la Communauté Islamique de Centrafrique (CICA) Imam Oumar Kobine Layama a pour sa part, conseillé à tous les musulmans un changement de comportement afin de vivre en ensemble dans la communion fraternelle. 

« Dieu ne bénit pas le pays où son peuple se verse dans les turpitudes, dans la haine, dans l'intolérance. Il est temps que nous sous remettons à Dieu pour prétende à ses faveurs » a –t-il réitéré.

 

http://www.apanews.net/article_read-800706-centrafrique-la-prie-de-l--aid-el-fitr-perturbepar-des-tirs-e--arme-automatique.html#sthash.IAwdBeFT.dpuf  

Centrafrique : La prière de l'Aid el Fitr perturbée par des tirs à l'arme automatique

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 14:20

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-28 12:12:01 - Les épreuves écrites du baccalauréat de l’enseignement des Ecoles catholiques associées de Centrafrique (ECAC) toutes séries confondues ont débuté lundi en Centrafrique où 322 candidats composent dans les cinq centres d’examen à Bangui ainsi que dans les diocèses de Bouar, de Kaga-Bandoro, Bangassou et Berberati, a-t-on constaté à Bangui.


‘'Organisé peu avant par le ministère de l'éducation nationale et sur demande des responsables de l'ECAC, ce baccalauréat de l'enseignement des Ecoles Catholiques Associées de Centrafrique n'est pas différent de celui de l'enseignement général public. C'est un baccalauréat qui en vaut un autre'', a précisé, le directeur de cabinet au ministère de l'Education nationale, Marcelin Kongbowali.


Pour la crédibilité de ce diplôme M. Kongbowali a rassuré les uns et les autres, soulignant que ‘'ceux qui auront ce baccalauréat vont avoir accès à l'Université de Bangui et dans toutes les universités du monde''.


Taxé de perturbateur des examens à tort ou à raison par des Centrafricains, le président de l'Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), Kévin Yabada, a tenté de recadrer les choses en dépêchant dans ce centre des étudiants pour rassurer les candidats.


‘'Nous sommes obligés de déployer notre équipe de sécurité au Lycée Saint Charles à Lakouanga dans le 2è, l'unique centre de Bangui qui va non seulement identifier et persuader les étudiants mal intentionnés qui veulent perturber les examens mais aussi sécuriser les parages'', a-t-il dit.


Pour Kévin Yabada, les perturbations qu'ont connues les concours d'entrée en classe de sixième, les épreuves du Brevet du Premier Cycle (BPC) sont à placer ‘'sous la manipulation de certains étudiants par des hommes politiques''. 


Au Centre d'examen de Bangui où composent 151 candidats venus des Lycées Saint Charles, Lycée Pie XII, Lycée Don Bosco de Damala ainsi que du Séminaire Saint Paul de Bimbo les examens prendront fin le jeudi 31 juillet prochain 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=800703#sthash.07Dy9onG.dpuf

Début du baccalauréat des Ecoles catholiques en RCA

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 13:36

 

 

 

 

 

 

http://www.leral.net/  Lundi 28 Juillet 2014 à 10:33

 

Dépêché en urgence en République Centrafricaine en mars dernier par l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), pour « user de ses vastes connaissances, de sa compétence et de ses contacts » pour tenter de trouver une solution à cette crise, les efforts du Dr Cheikh Tidiane Gadio commencent semble-t-il à payer. 


En effet, selon le magazine « Jeune Afrique », dans sa parution de ce lundi, l’ancien ministre des affaires étrangères « joue un rôle de plus en plus important dans la médiation » entre les camps en présence en Centrafrique. 


En diplomate chevronné, Dr Gadio a fait de la discrétion son meilleur allié. Il « reste un homme de l’ombre, mais de poids » poursuivent nos confrères de la rue d’Auteuil. 

L’Oci compte débloquer une aide de 500 millions de dollars pour la Centrafrique.

Lu pour vous : Résolution Crise Centrafricaine : Dr Cheikh Tidiane Gadio, « un homme de poids »

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 12:33

 

 

 

 

 

Les Afriques N° 293 - 24 au 30 juillet 2014

 

«Gare aux ennemis de la paix»

 

Ex-Premier ministre de la RCA sous l’ère Ange-Félix Patassé, dont il a hérité la direction du parti MLPC, Martin Ziguélé nous a accordé une interview au moment où la RCA se trouve à la croisée des chemins. Le dialogue, qui doit débuter à Brazzaville sous l’égide du président Sassou Nguesso, rencontre une fin de non-recevoir d’une partie de l’opposition centrafricaine.

 

Monsieur Martin Ziguélé, Comment se porte la RCA depuis la désignation de Madame Catherine Panza à la tête de la transition en remplacement de Michel Djotodia leader de la Séléka ?

 

Je vous remercie de me donner cette opportunité de parler de mon pays à vos lecteurs. Je vous mentirais si j’affirmais que mon pays se portait à merveille, et ce serait encore un autre mensonge si je vous disais que la RCA va mal depuis seulement le remplacement de Michel Djotodia par Mme Catherine Samba-Panza à la tête de la transition. En vérité, de nombreux défis doivent être relevés, et le principal est celui de l’indispensable désarmement des bandes armées, comme l’exigent les Résolutions 2121 et 2127 des Nations Unies adoptées sous le Chapitre VII qui préconise l’usage de la force. Malheureusement ce désarmement tarde à se faire, laissant aux bandes armées l'occasion de continuer à tuer des citoyens innocents. Comment, en l’absence de désarmement forcé, rétablir une chaîne pénale digne de ce nom afin de faire cesser les scandaleuses évasions de délinquants et l’impunité dont continuent de jouir de nombreux bandits de grands chemins et autres assassins de tout acabit qui pullulent dans le pays et particulièrement dans la capitale sans être inquiétés ?

 

Le dialogue inter-centrafricain ne serait-il pas la voie indiquée pour résoudre la situation d’enlisement dans laquelle la Rca s’enfonce ?

 

Bien sûr que dans l’absolu, le dialogue et la concertation pacifique sont les meilleures voies pour trouver des solutions pacifiques appropriées à toute crise dans un pays mais encore faut-il que tous les protagonistes de la crise croient sincèrement et fermement à cela, au lieu de recourir aux armes, à la violence aveugle et au chaos comme c’est le cas ici.

 

Le problème se résume-t-il au conflit entre Séléka et Anti-Balakas ou il est plus profond avec des ramifications extérieures ? 

 

Oui et non ! C’est dans ces deux entités en effet que l’on trouve les éléments dits « incontrôlés » qui ne cessent de commettre la plupart des crimes et exactions qui défraient la chronique et que les principaux leaders de ces milices refusent d’assumer tout en prétendant ne pas en connaître les auteurs. Par ailleurs, tant sur le sol national qu’à l’extérieur du pays, certains ennemis de la paix alimentent et entretiennent délibérément le chaos dans l’espoir vain de pouvoir revenir dans le jeu politique. C’est tout cela qui confère une certaine spécificité et complexité à la crise centrafricaine.

 

Quel est votre avis sur la participation au dialogue des anciens présidents  Bozizé et Djotodia ? 

 

’Un dialogue inclusif ne signifie pas nécessairement la présence de tous mais que toutes les sensibilités y soient représentées et puissent s’y exprimer.

Je ne connais pas la liste des invités au futur dialogue, mais je pense que le consensus se dégage pour que toutes  les personnes en délicatesse avec la justice nationale et internationale ne puissent pas personnellement y participer, pour éviter des crispations de toutes sortes.

 

La Ceeac, lors d’un mini-sommet à la fin du mois dernier à Malabo, a donné mandat au médiateur Sassou Nguesso de convoquer des pourparlers inter-Centrafricain  à Brazzaville à la fin de ce mois .Vous faites partie des mouvements politiques qui  boudent le déplacement de Brazzaville. A quoi est dû ce refus ?

 

Je ne boude pas le déplacement de Brazzaville, bien au contraire. Nous avons rappelé tout simplement que tous les précédents accords de cessation des hostilités signés à Syrte puis à Libreville en 2008 et en 2013, l’ont été par les mouvements de rébellion sans la participation des partis politiques. De même, ces accords ont été signés par des mouvements rebelles qui ont pris les armes contre l’Etat central et qui avaient des raisons de craindre pour leur sécurité s’ils venaient  signer ces accords à Bangui. Dans le cas actuel, les ex-sélékas et les anti-balaks qui font la guerre contre la population, et non pas contre l’armée nationale qui n’est pas opérationnelle, sont représentés aussi bien au gouvernement que dans les cabinets présidentiel et primatorial.  Dès lors, des raisons de sécurité des participants ne pouvant être invoqués pour les belligérants, et les partis politiques n’étant pas parties au conflit, il nous semble inopportun d’aller participer à une telle réunion, comme il nous semble également inopportun de l’organiser  à l’extérieur de la RCA. Notre démarche consiste à prier Son Excellence le Président Denis Sassou Nguesso, Médiateur de la crise centrafricaine, à venir à Bangui présider ce forum en présence des composantes du peuple centrafricain, devant qui ces  bandes armées doivent prendre l’engagement d’arrêter les exactions. De même  les contreparties à leur engagement de cessation des hostilités doivent être connues, discutées, et compatibles avec les exigences de justice, tout en restant dans la cadre de   la légalité.

 

Est-ce  que, ce n’est pas parce qu’une partie des mouvements politiques Centrafricains estime que le président Sassou  serait officieusement conseillé par deux  acteurs Centrafricains  que d’aucuns  considèreraient  comme ses poulains  à savoir Guy Moskit et Karim Meckassoua ?

 

 Non ! J’ai beaucoup de respect pour tout chef d’Etat, et a fortiori celui d’un pays voisin et frère qui nous aide tous les jours comme le fait le Président Denis Sassou Nguesso, Médiateur de la crise centrafricaine. Il a le droit d’avoir des amis ici et ailleurs et je ne vois pas en quoi cela peut influer des enjeux aussi importants que les questions relatives à la paix et la sécurité d’un pays, de ses voisins de la sous-région et de Afrique d’une manière générale. Ce qui m’intéresse, c’est de voir qu’il déploie d’inlassables efforts pour nous aider et qu’il s’implique fortement et  personnellement dans la  résolution de  la crise centrafricaine. 

 

 Redoutez-vous une mainmise des voisins sur la Rca qui ne semble plus être maître de son destin ?

 

La RCA est membre d’institutions régionales et sous régionales telles que la CEMAC et la CEEAC. Elle est condamnée à vivre en bon voisinage avec ses pays voisins et frères et doit entretenir avec eux des relations mutuellement enrichissantes et profitables d’intégration communautaire.

 

Qu’attendiez–vous réellement de la communauté internationale ?

 

Je souhaite que la communauté internationale contribue effectivement au désarmement de toutes les bandes armées qui sévissent à Bangui et dans toutes les villes et localités de province conformément aux diverses résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ensuite, je pense qu’elle doit aider  la  RCA à rétablir un minimum d’ordre et d’autorité de l’Etat, de la chaîne pénale et de cohésion sociale. Enfin je l’encourage à nous apporter l’appui financier et l’accompagnement technique nécessaire à la  tenue d’élections libres, démocratiques et crédibles afin que le pays choisisse des dirigeants dotés d’une réelle légitimité pour se reconstruire et renouer avec une paix durable et le développement, car elles constituent le moyen le plus approprié de sortir de  cette situation d’exception.

 

Qu’est-ce que votre parti propose comme feuille de route pour une transition réussie ?

 

Au risque de me répéter, la feuille de route de la transition a comme priorité le retour de la paix et de la sécurité, qui passe par un désarment forcé, avant d’entamer le programme de Désarmement Démobilisation Réinsertion sur toute l’étendue du territoire. Sans la paix et la sécurité, rien n’est possible et rien n’avancera, et tout le monde le sait. Ensuite, il faut rétablir l’administration civile, policière et militaire, avant de lancer dans la foulée la reconstruction d’une véritable armée nationale et républicaine  ainsi que des forces de sécurité dignes de ce nom (Gendarmerie nationale et Police); enfin il faut consacrer les efforts nécessaires à l’organisation d’élections libres et démocratiques pour sortir de cette situation d’exception;

 

Pensez-vous que dans une année la Rca serait-elle prête à organiser un scrutin présidentiel ?

 

Les élections sont prévues en février 2015 mais il y a beaucoup de raisons de douter du respect de ce calendrier.  Plusieurs conditions doivent préalablement et impérativement être réunies pour que ces élections se tiennent, notamment un seuil acceptable de sécurité compatible avec un climat électoral pouvant permettre aux candidats, tant aux législatives que ceux à la présidentielle, de battre concrètement campagne en toute sécurité. En outre, l’Autorité Nationale des Elections qui est déjà à l’œuvre vient d’annoncer qu’elle est la recherche de 23 milliards de F CFA pour boucler les élections.

 

Seriez–vous Candidat à cette élection ?

 

Pour l’instant la question n’est pas à l’ordre du jour. La RCA dans l’immédiat, est confrontée à des sujets plus urgents qui sont donc  prioritaires. Cela dit, il ne vous aura pas échappé que je suis président d’un parti qui aura nécessairement son mot à dire s’agissant d’un rendez-vous aussi important pour notre pays et son avenir.

 

En guise de conclusion quel message aurez–vous à lancer au peuple centrafricain, aux acteurs politiques centrafricains et à la communauté Africaine et internationale notamment à la France ?

 

Mon message est un message d’espérance à l’endroit de mon peuple meurtri, et en pleine crise morale, sécuritaire, économique, etc. Je demande aux centrafricains de garder espoir car comme le disait feu Sylvanius Olympio « quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève toujours ». Nous nous relèverons.

 

INTERVIEW DE MARTIN ZIGUÉLÉ dans Les AFRIQUES

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 14:56

 

 

 

 

 

©BBC-AFRIQUE  26 juillet 2014    

 

Joseph Zoundeiko a déclaré dans une interview avec la BBC que ses hommes ne respecteraient pas le texte signé dans la capitale congolaise, lequel prévoit la cessation des hostilités entre anti-Balaka et ex-Séléka.

 

Selon lui, le nouvel accord a été négocié sans la contribution "appropriée" de l'ancienne aile militaire de la Séléka.

 

Un quart des 4,6 millions de Centrafricains ont quitté leur lieu d’habitation à cause des affrontements entre les Séléka et les anti-Balaka.

 

Les Séléka, une milice essentiellement constituée de musulmans, a signé jeudi à Brazzaville (Congo) un accord de non-agression avec les anti-Balaka, dont la plupart des membres sont chrétiens.

 

La réconciliation est encore possible

 

Zoundeiko a préconisé une partition de la Centrafrique entre le sud chrétien et le nord musulman.

 

En revanche, des leaders politiques de la Séléka et des anti-Balaka estiment, selon le correspondant de la BBC en Centrafrique, que la réconciliation est encore possible.

 

Des dizaines de milliers de musulmans ont quitté le sud du pays, où vivaient la plupart d’entre eux.

 

Zoundeiko reproche aux "frères chrétiens" d’avoir rendu la paix impossible en Centrafrique.

 

Des délégués de la Séléka (à gauche) et des anti-Balaka, à Brazzaville

 

Les dernières violences ont commencé dans ce pays lorsque des rebelles pour la plupart musulmans ont renversé le président François Bozizé pour s’emparer du pouvoir.

 

La présence de quelque 7.000 soldats de maintien de la paix envoyés en Centrafrique n’a pas permis de mettre fin aux violences.

 

Amnesty International a accusé 20 personnalités centrafricaines d’avoir commandité ou commis des "atrocités". Cette ONG de défense des droits de l’homme souhaite que les personnalités mises en cause soient traduites en justice.

 

A Brazzaville, les représentants de la Séléka ont signé un accord de cessez-le-feu après avoir demandé sans succès la partition du pays.

 

Les délégués des belligérants ne sont pas parvenus à fixer le cadre du désarmement des diverses milices du pays, ce qui était pourtant l’un des objectifs des pourparlers.

République Centrafricaine: l’accord de Brazzaville rejeté

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