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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 00:01

 

 

 

 

 

French.china.org.cn le 21-08-2014

 

Les leaders des trois confessions religieuses du Tchad ont lancé, mercredi à Moundou, capitale économique tchadienne, une plateforme pour la coexistence pacifique et l'éducation à la paix en faveur des personnes retournées de la Centrafrique.

 

Sounia Potifar, secrétaire général de l'Entente des églises et missions évangéliques au Tchad (EEMET), cheikh Hissein Abakar Hassan, président de la Conseil supérieur des affaires islamiques et Mgr Joachim Kouraleyo, vice-président de la Conférence épiscopale du Tchad, et plus de 700 personnes réunies à Moundou, à 400 km au sud de la capitale Ndjamena, se sont solennellement engagés à promouvoir la paix et l'unité en dépit de toute situation de crise humanitaire.

 

"Vive la paix au Tchad pour que vivent les Tchadiens", ont déclaré en choeur les trois chefs religieux à la fin de leurs discours.

 

Reconnus pour leur expertise en matière d'influence morale et spirituelle, M. Potifar, Abakar Hassan et Mgr Kouraleyo souhaitent que "ce qui est arrivé en RCA ne survienne au Tchad".

 

"Le Tchad doit rester un et indivisible pour avoir déjà trop subi les conséquences de la guerre", ont-ils réaffirmé.

 

Suite aux violences religieuses et ethniques qui ont secoué la Centrafrique voisine en 2013, le Tchad a rapatrié plus de 100.000 de ses ressortissants, installés dans des camps au sud du pays.

 

Depuis une dizaine d'années, le Tchad accueille plus de 91.000 réfugiés de la Centrafrique.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Tchad : les leaders religieux exhortent les retournés de la Centrafrique à la paix

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:53

 

 

 

 

 

par RFI  20-08-2014 à 22:45

 

Des affrontements ont éclaté, mardi soir et se poursuivaient, ce mercredi 20 août. Ils ont fait au moins cinq morts. A l’hôpital général de Bangui, les blessés ont afflué toute la journée. La journée de ce mercredi a également été marquée par la visite officielle de la présidente Catherine Samba-Panza en Angola.

 

L'équipe de l'ONG Médecins sans frontières qui travaille à l'hôpital général de Bangui dit avoir reçu 31 blessés dans la journée de ce mercredi, tous atteints par balles. Trois d’entre eux ont succombé à leurs blessures. A la mosquée Ali Babolo, un corps venant du quartier a par ailleurs été apporté cet après-midi. Mardi, c'est un jeune du PK5 qui avait été tué. Il y a donc au moins cinq morts à la suite des tensions qui ont éclaté la nuit passée.

 

Ce sont deux versions très différentes qui circulent sur la façon dont les tensions ont démarré au kilomètre 5. Les habitants du quartier joints par RFI affirment qu'une opération de désarmement a mal tourné, que les forces internationales ont interpellé tard la nuit passée des jeunes qui regardaient tranquillement un film et que c'est à la suite de cela que la situation a dégénéré. Du côté des forces internationales, la version est radicalement différente. Une source contactée par RFI parle d'un accrochage la nuit passée entre l'EUFOR-RCA et un groupe d'autodéfense musulman dans le 3e arrondissement, à partir duquel tout aurait démarré.

 

Après ces accrochages, des violences ont en tout cas éclaté aujourd'hui dans le quartier. Il y a eu des manifestations, des jets de pierres. Les forces internationales sont intervenues. Les hélicoptères ont survolé le quartier. De très nombreux tirs pouvaient être entendus ce matin et en début d'après-midi.

 

Catherine Samba-Panza en Angola

 

La présidente de transition de la RCA Catherine Samba-Panza était ce mercredi 20 août en visite officielle de 24 heures en Angola où elle devait rencontrer son homologue angolais José Eduardo dos Santos. Ils devaient aborder ensemble la question de la réconciliation nationale, alors que le pays est toujours sans gouvernement depuis 15 jours. Catherine Samba-Panza est sous la pression de la communauté internationale. Son choix de Mahamat Kamoun pour le poste de Premier ministre ne fait pas l'unanimité. Sa visite en Angola était-elle destinée à chercher des soutiens diplomatiques ? Joint par RFI, Georges Chikoti, ministre angolais des Affaires étrangères estime que c’est à la présidente Catherine Samba-Panza de trouver une solution consensuelle.

 

« Nous sommes un pays qui veut aider la Centrafrique pour qu'elle retrouve la paix. Bien entendu, nous voulons également qu'ils prennent les meilleures options, les meilleurs choix pour nommer les meilleurs dirigeants qui sauront consolider la stabilité. Donc, s’il y a des contestations, cela nous préoccupe et nous voulons que ce soient les Centrafricains qui trouvent une solution à leurs problèmes. Cela signifie que ce sera à la présidente et tous les autres protagonistes de trouver le candidat acceptable par tous, pour que les contestations cessent et que le processus soit consolidé et aille de l'avant », a déclaré, à RFI, Georges Chikoti.

RCA: flambée de violence dans le quartier PK5 de Bangui

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 21:59

 

 

 

 

 

 

 

Relatif à la situation sécuritaire à Bangui depuis le 19 Aout 2014 au PK5

 

 

L’accalmie retrouvée il y a quelques jours par la population du PK5 vient d’être rompue par les éléments de la Sangaris et l’Eufor, alors que les différentes communautés ont organisé ensemble une marche  pour la paix en Centrafrique, le lundi 18 aout 2014.

 

La Communauté musulmane centrafricaine continue de payer un lourd tribu dans une quasi indifférence, depuis décembre 2013.

 

Après avoir résisté aux différentes attaques et massacres des antibalaka, elle fait face aujourd’hui à l’acharnement et la puissance de feu disproportionnée de ceux qui sont censés la protéger. Sinon comment justifier, ce jour, l’usage par la Sangaris de la force aérienne (trois hélicoptères de combat) au PK5.

 

Face à cette injustice et le silence complice du Gouvernement centrafricain, l’ex Coalition Séléka appelle la Sangaris à plus de retenu, à la raison et au dialogue.

 

Aussi, elle demande à la Communauté internationale, aux parties impliquées dans la résolution de la crise centrafricaine et aux Nations-Unies, de prendre les mesures nécessaires pour la protection de la population et d’œuvrer pour la cessation rapide des exactions.

 

L’ex Coalition Séléka est disposée à apporter tout ce qui est en son pouvoir pour le retour de la paix en Centrafrique.

 

Fait à Birao, le 20 Août 2014

 

Le Porte parole

 

Habylah AWAL

Communiqué de presse N°006 20140820 de Séléka

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 16:59

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 20/08/14Le coordonnateur général adjoint du mouvement des patriotes anti-balaka, Sébastien Wénézoui, est suspendu de ses activités pour ‘’haute trahison, usurpation de titre et insubordination’’, selon une décision prise mardi par des responsables dudit mouvement dont le coordonnateur général, Patrice Edouard Ngaissona.

 

Il est reproché à Sébastien Wénézoui d'avoir fait le déplacement de Brazzaville en compagnie du président du Conseil national de transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguendet, en lieu et place du coordonnateur général des patriotes anti-balaka.

 

Le coordonnateur général a, dans un communiqué, dénoncé la manière avec laquelle le choix du représentant de mouvement anti-balaka a été fait. ‘'Le Président du CNT, M. Alexandre Ferdinand Nguendet, a coopté en catimini M Sébastien Wénézoui, en lieu et place du coordonnateur général, M Edouard Patrice Ngaissona pour effectuer ce déplacement en sa compagnie'', a-t-il dénoncé.

 

Cette ‘'manœuvre crapuleuse'' est susceptible d'engendrer d'autres problèmes, déplore M. Ngaissona qui ajoute : ‘'La coordination nationale du mouvement des patriotes anti-balaka prend à témoin l'opinion nationale et internationale sur les comportements mesquins du président du CNT''.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=802536#sthash.T9j2mVA2.dpuf

 

Le coordonnateur général adjoint du mouvement des patriotes anti-balaka suspendu de ses fonctions

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 16:38

 

 

 

 

 

20/08/14 (AFP)

 

Des heurts ont éclaté mardi soir à Bangui entre soldats français de la force européenne Eufor et des individus armés, et se sont poursuivis mercredi matin, a-t-on appris de sources concordantes.

 

"Nos éléments qui patrouillaient mardi soir au PK5 (quartier musulman du 3ème arrondissement) ont été la cible d'attaques verbales puis de tirs provenant d'individus armés. Ils ont riposté à ces attaques et des heurts ont suivi", a déclaré à l'AFP une source proche de la force européenne.

 

"Ce (mercredi) matin, une marche regroupant une centaine de personnes depuis le PK5 s'est dirigée vers le siège de la Minusca (représentation de l'ONU à Bangui). Ces personnes ont été repoussées par l'Eufor et ont profité de la confusion pour lancer une grenade sur nos éléments", a-t-elle poursuivi.

 

"La riposte a été vigoureuse et il est encore difficile de déterminer exactement ce qui s'est passé dans l'autre camp. Il y a des bandits au PK5 qui agissent à la nuit tombante ou de jour et qu'il va falloir détecter pour améliorer la situation", déjà en voie de normalisation à Bangui, toujours selon cette même source.

 

De fortes détonations ont été entendues jusque tard dans la nuit au quartier PK5, dernière enclave musulmane dans la capitale. Des tirs d'armes automatiques et d'armes lourdes se sont poursuivis mercredi matin, et des tirs sporadiques étaient encore audibles à la mi-journée en provenance de ce secteur, survolé en permanence par deux hélicoptères.

 

"Nous avons été attaqués cette nuit par des éléments français de l'Eufor qui ont pénétré dans notre concession et ont tué notre petit frère, ils ont blessé quatre personnes", a affirmé à l'AFP un notable musulman du quartier. Ce bilan n'a pas été confirmé d'autre source.

 

"Ce matin nous avons marché jusqu'au siège de la Minusca pour prendre à témoin l'opinion nationale et internationale. Nous ne voulons plus des Français" au PK5, s'est plaint ce responsable.

 

La radio publique a rapporté que "des véhicules des forces internationales et de la gendarmerie ainsi que de la police ont été attaqués par des musulmans qui ont aussi attaqué un site des déplacés au quartier Castors", toujours dans le 3e arrondissement. "On ignore s'il y a eu des victimes", selon la radio.

Centrafrique: affrontements à Bangui entre soldats français et individus armés

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 16:22

 

 

 

 

 

par RFI   20-08-2014 à 15:06

 

Les difficiles tractations pour la formation d'un nouveau gouvernement centrafricain élargi se poursuivent, alors que l'ex-rébellion Seleka et une grande partie de la classe politique locale rejettent la récente nomination du Premier ministre Mahamat Kamoun et exigent « plus de concertation ».

 

Tout est suspendu. La composition d'un nouveau gouvernement, tout comme l'avenir de l'actuel Premier ministre, qui ne fait pas l'unanimité. Mardi le président du Conseil national de transition Alexandre Ferdinand Nguendet, a été clair : il y a un blocage politique en Centrafrique et seul un Premier ministre de large consensus peut débloquer la situation.

 

Pour sortir de l'impasse, Nguendet s'est rendu à Brazzaville avec une délégation représentative des acteurs de la crise. L’objectif était de trouver conseil auprès du médiateur, le président congolais Sassou Nguesso. La délégation est rentrée de Brazzaville avec un message pour la présidente de transition. On sait que celle-ci a reçu ce mercredi le représentant du médiateur Léonard Essongo, mais pour l' heure, rien n’a filtré de cette rencontre.

 

Soutien angolais

 

A la fin de cet entretien, Catherine Samba-Panza a décollé pour Luanda, où elle rencontrera le président Dos Santos, un de ces rares soutiens, souligne une source proche de la présidente. Alors que son entourage l'a dit acculée et sous pression de la communauté internationale, les autres acteurs politiques de la crise attendent avec impatience son retour d'Angola, pour à nouveau, s'assoir à la table des négociations. Alors que le pays est sans gouvernement depuis une quinzaine de jours.

 


 ■ Regain de tension au PK5 à Bangui

 

Dans le quartier du kilomètre 5 à Bangui, les jeunes laissent éclater leur colère depuis cette nuit suite à une patrouille de désarmement qui a mal tourné. Au moins un jeune a été tué. Et ce matin les habitants ont dû rester terrés chez eux en raison du crépitement des armes à feu.

 

Pour l'instant, deux versions assez différentes se font face. Celle tout d'abord qui circule chez les habitants du PK5. Ceux que RFI a pu joindre disent que ces nouvelles violences ont démarré suite à un contrôle des forces internationales. «  Peu avant minuit, nous étions en train de regarder un film, explique un jeune, nous étions au niveau du pont Yakité, quand un convoi de militaires français est venu nous demander nos armes. Nous n'en avions pourtant pas », affirme ce jeune qui raconte que l'opération de contrôle a mal tourné et qu'un membre du groupe a été tué par les forces internationales.

 

Du côté de ces forces internationales, version radicalement différente : une source contactée par RFI parle d'un accrochage la nuit passée entre l'Eufor-RCA et un groupe d'autodéfense musulman dans le 3e arrondissement, quartier Castor. Il y aurait eu, selon cette source, un mort et deux blessés.

 

Un sentiment de colère n'a en tout cas pas tardé à se répandre au Kilomètre 5. Le corps du jeune a été porté, disent les habitants, jusqu'au Binuca, le Bureau des Nations unies en RCA, puis à la mosquée Ali Babolo. Il y a eu, selon ces témoignages, des manifestations, des jets de pierre. De très nombreux tirs pouvaient être entendus ce matin-même.

 

RCA: le blocage politique persiste, les tensions à Bangui aussi

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 16:20

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 20/08/14 - Des affrontements entre des musulmans et des éléments des forces de maintien de la paix en Centrafrique ont eu lieu mercredi matin à Bangui , aux abords du Centre commercial du quartier KM5, faisant deux morts et plusieurs blessés par balles, a appris APA

 

Des tirs à l'arme automatique et lourde, des détonations et de jets de grenades ont ponctué les affrontements nés d'un mouvement de protestation de plusieurs musulmans contre l'assassinat dans la nuit du mardi à mercredi d'un de leurs.

 

La mort de ce dernier a eu lieu lors d'une opération de désarmement effectuée par les troupes étrangères et selon les témoignages recueillis, les musulmans qui ont pris le corps de leur coreligionnaire pour le présenter au Commandant de la MISCA, se sont pris, chemin faisant, à un convoi de troupes de l'Eufor-RCA qui était de passage.

 

Les troupes de l'Eufor-RCA ont alors procédé à des tirs de sommation pour empêcher l'avancée de leurs vis-à-vis.

 

Au final, des affrontements entre les musulmans et les troupes étrangères ont éclaté dans beaucoup de coins de Bangui. Au quartier des Castors, les musulmans ont tenté de s'attaquer au camp des déplacés, quand dans le même temps le quartier Béa Rex est le théâtre de plusieurs affrontements qui se poursuivent encore.

 

Des hélicoptères de l'opération Sangaris qui survolaient la capitale ont essuyé des tirs de roquettes.

 

Plusieurs habitants, contactés par APA au téléphone, disent qu'ils sont terrés chez eux. Pour le moment, les commerces sont fermés et la circulation interrompue.

 

RCA : deux morts dans des affrontements entre musulmans et forces étrangères

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 16:17

 

 

 

 

 

 

20/08/14 (Agence Ecofin) - Le président du parlement provisoire de Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet, a demandé, le 19 août, à Brazzaville de «surseoir» à la mise en place d'un nouveau gouvernement dans son pays, estimant que le Premier ministre désigné récemment «ne fait pas l'unanimité».

 

Mahamat Kamoun, un musulman, avait été nommé le 10 août nouveau Premier ministre pour relancer la transition et mettre en œuvre le très précaire accord de cessez-le-feu signé fin juillet.

 

«La concertation, c'est ce qui a manqué dans la désignation du Premier ministre; c'est ce qui a posé problème au niveau des institutions et des entités importantes qui ont signé les accords de Brazzaville», a déclaré M. Nguendet, président du conseil national de transition (CNT), le parlement provisoire.

 

Il s'exprimait à l’issue d’un entretien de deux heures avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, qui avait convoqué les différents acteurs de la crise afin de d'accélérer la formation d'un gouvernement «élargi».

 

«Il est urgent que toutes les institutions et toutes les entités se retrouvent pour qu'on se parle. (...) S'il faut faire des sacrifices pour que le peuple centrafricain puisse avoir la sérénité, il faut le faire. Le temps passe certes, mais le principe de la transition c'est la concertation», a souligné M. Nguendet.

 

Une dizaine de personnalités représentant le CNT, l'ex-rébellion à dominante musulmane de la Séléka, les milices chrétiennes anti-balaka, les partis politiques et la société civile ont fait le déplacement dans la capitale congolaise, où elles doivent discuter séparément avec le médiateur, selon le protocole de la présidence du Congo.

 

De confession musulmane, spécialiste des finances, Mahamat Kamoun avait travaillé sous les régimes de François Bozizé, au pouvoir de 2003 à mars 2013, et Michel Djotodia, le chef de l'ex-Séléka, au pouvoir jusqu'à janvier 2014.

 

La présence des groupes armés (Séléka et anti-balaka) au sein du prochain gouvernement est l'un des principaux enjeux des discussions relatives à la formation d’un nouveau gouvernement. L'ex-rébellion Séléka refuse pour le moment d'y participer, affirmant que son avis n'a pas été pris en compte.

 

La Centrafrique reste meurtrie par plus d'un an de violences inter-religieuses, qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

 

RCA : le choix de Kamoun divise

 

20/08/14 (BBC Afrique)

 

Les différents acteurs de la crise centrafricaine se sont entretenus à Brazzaville avec le médiateur le président congolais Denis Sassou Nguesso.

 

Une dizaine de personnalités représentant le CNT, l'ex-rébellion Séléka, les milices anti-balaka, les partis politiques et la société civile ont fait le déplacement dans la capitale congolaise.

 

Les discussions achoppent sur la récente nomination de Mahamat Kamoun au poste de premier ministre.

 

L'ex-rébellion Séléka et une grande partie de la classe politique estiment qu'il ne fait pas l'unanimité.

 

La médiation est en contact avec la présidente de transition et les délégués présents à Brazzaville pour faciliter les échangés.

 

Dans une interview accordée à la BBC, Soumeylou Boubèye Maïga, le vice-médiateur de l'UA en Centrafrique, estime que la décision finale reviendra toujours aux Centrafricains.

 

Il a ajouté qu'il faut privilégier une dynamique inclusive dans la recherche d'une solution à la crise.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/08/140819_rca_dilog...

 

 

Centrafrique : le Premier ministre boudé par la classe politique

 

20/08/14 (Agence d'information d'Afrique centrale)

 

Le président de la République du Congo et médiateur dans la crise centrafricaine, Denis Sassou N’Guesso, s'est entretenu avec une délégation des forces vives centrafricaines conduite par le président du Parlement de transition, Alexandre Ferdinand N’guendet.

 

La concertation du 19 août, à Brazzaville, devait déboucher sur un consensus au sujet du Premier ministre devant conduire la transition dans ce pays, conformément aux accords de cessation des hostilités signés dans la capitale congolaise. Parmi les neuf interlocuteurs du président Denis Sassou N'Guesso, on peut citer les représentants des ex-seleka, ceux du Parlement de transition, des anti-balaka, des partis politiques et de la société civile. Au centre des échanges, la polémique survenue à la suite de la désignation de Mahamat Kamoun comme Premier ministre de transition.

 

Alexandre Ferdinand N’guendet a indiqué à la presse que pour l’heure, il serait important de sursoir la mise en place du gouvernement en attendant d’avoir un consensus sur le Premier ministre devant diriger l'équipe gouvernementale attendue. Selon lui, les acteurs politiques et de la société civile de la République centrafricaine sont obligés de faire des sacrifices pour que « le peuple centrafricain puisse avoir la quiétude et la paix indispensables pour le développement du pays ». Alexandre Ferdinand N’guendet a indiqué que la délégation qu’il conduit est venue solliciter l’arbitrage du médiateur Denis Sassou N’Guesso.

 

Ni vainqueurs ni vaincus

 

Invité par les journalistes à se justifier sur la nécessité pour le Premier ministre de transition, Mahamat Kamoun, qui vient d’être nommé, de se retirer, le président du Parlement de transition s’est réservé de faire du triomphalisme. « Dans la situation actuelle, on ne peut pas parler en terme de vainqueurs et de vaincus. Il est nécessaire de privilégier la concertation, le dialogue et le consensus », a-t-il déclaré.

 

Interrogé sur le temps qui passe pour une transition dont la durée est limitée, Alexandre Ferdinand N’guendet a précisé que « le principe de la transition c’est le dialogue, la concertation et le consensus. Il doit être fait avec toutes les forces vives de la nation et de commun accord avec la communauté internationale. C’est pourquoi, il est urgent que ce consensus se dégage sous la médiation du président congolais, Denis Sassou N’Guesso ».

 

Le président du Parlement de transition a déploré, par ailleurs, l’absence de la concertation entre les institutions de la République et les entités impliquées dans la crise lors de la désignation du Premier ministre de transition, après le forum de Brazzaville. Néanmoins, a-t-il ajouté, l’espoir est permis et les acteurs impliqués dans la recherche des solutions de sortir de crise sont déterminés.

 

Roger Ngombé

 

Centrafrique: le nouveau premier ministre ne fait pas l’unanimité
Centrafrique: le nouveau premier ministre ne fait pas l’unanimité

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 16:14

 

 

 

 

 

20/08/14 (AFP)

 

Ca ressemble à une mauvaise blague: le projet d'une faction de la Séléka de créer un Etat indépendant dans le nord-est de la Centrafrique s'est retrouvé mystérieusement diffusé ces derniers jours sur le net, discréditant un peu plus l'ex-coalition rebelle.

 

L'affaire, rocambolesque, débute en fin de semaine dernière, quand plusieurs sites internet reproduisent intégralement trois communiqués - ou projets de communiqué - du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), une faction de la Séléka, l'ex-rébellion musulmane qui a ravagé le pays ces deux dernières années.

 

Aujourd'hui basé à Birao, dans le nord-est musulman du pays, le FPRC est dirigé par le général Nouredine Adam, chef emblématique et officiellement n°2 de l'ex-Séléka, un "dur" du mouvement, sous le coup de sanctions onusiennes et américaines.

 

Sa branche politique est sous la conduite de Michel Djotodia, ex-leader de la Séléka et éphémère président de mars 2013 à janvier 2014, après la prise de Bangui par les rebelles.

 

Le premier de ces trois textes présente un "calendrier du processus de l'autodétermination pour la république de Dar-el-Kouti", du nom d'un ancien sultanat. Tout y est: mise en place d'un "gouvernement provisoire" le 15 août, référendum, adhésion à l'ONU, et même signature d'ici le 10 septembre "d'accords bilatéraux et multilatéraux" avec la France, les USA, la Chine, l'Allemagne, le Japon, l'UE...

 

- Panique à bord -

 

Le deuxième communiqué n'est ni plus ni moins que la proclamation de ce mystérieux et nouveau pays "libre et souverain", aux confins des frontières du Tchad et du Soudan, baptisé "Etat de Dar-el-Kouti". Cette proclamation est signée du général Nouredine Adam, le 14 août 2014, depuis Birao.

 

Enfin, le dernier communiqué, signé de Michel Djotodia, annonce la composition du futur "gouvernement provisoire", dirigé par M. Djotodia lui-même, avec Nouredine Adam comme "ministre de la Défense et de la Sécurité publique".

 

Samedi dernier, rétropédalage en catastrophe du secrétaire adjoint du FPRC, Hamat Mal-Mal Essène: "les articles publiés sur plusieurs sites internet notamment sur la création de +l'Etat de Dar-el-Kouti+ n'engagent nullement ni ma personne, ni le FPRC", assure-t-il dans un nouveau communiqué, volontairement rendu public celui-là.

 

"Ma boîte électronique a été piratée par une personne mal intentionnée et de mauvaise foi", a tenté d'expliquer Hamat Mal-Mal Essène, qui présente "toutes ses excuses pour ce désagrément involontaire".

 

Acte de malveillance? Coup tordu? Ou bien quelqu'un de la Séléka s'est-il emmêlé les pinceaux, appuyant un peu vite sur le bouton?

 

Selon une source proche du FPRC interrogée par l'AFP, ces documents existent bel et bien: "encore sous le coude", ils ont été "frauduleusement soutirés", et les recherches se poursuivraient pour trouver les responsables de leur diffusion.

 

L'infortuné M. Mal-Mal a été suspendu "jusqu'à nouvel ordre" par M. Djodotia, selon la même source, qui dénonce une campagne de diabolisation.

- 'Projet funeste' -

L'incident est terriblement embarrassant pour la Séléka, d'autant plus qu'il touche à un sujet tabou en Centrafrique, la sécession du Nord musulman.

 

Le mouvement est aujourd'hui miné par les divisions et plusieurs de ses chefs, dont Nouredine Adam, ont déjà ouvertement évoqué une possible partition, mais sans oser franchir la ligne rouge: proclamer l'indépendance du Nord.

 

Or, il y a quelques jours encore, la présidente de transition Catherine Samba Panza, qui peine à sortir le pays du chaos, dénonçait le "projet funeste" de partition "agité par des extrémistes en mal de pouvoir", une "imposture politique" et "la pire des menaces".

 

Après avoir chassé du pouvoir le président François Bozizé en mars 2013, les rebelles de la Séléka s'étaient largement discrédités lors de leur désastreux passage aux affaires, se comportant en soudards, avec des pillages généralisés et d'innombrables exactions contre les populations.

 

Affaiblis et forcés de quitter Bangui en janvier par l'intervention de l'armée française, ils ont trouvé refuge dans leurs fiefs du Nord, zone grise qu'ils continuent d'écumer, au gré de leurs rapines et des jeux de pouvoirs locaux aux côtés de mercenaires tchadiens et soudanais.

 

Que ce projet de partition soit ainsi dévoilé sur le net ridiculise ses auteurs, jugent beaucoup à Bangui. Il met également en difficulté la Séléka, qui tentait de revenir dans le jeu politique et revendique le poste de Premier ministre de la transition.

 

 

 

Centrafrique: le Dar-el-Kouti, un ancien sultanat du nord musulman

 

20/08/14 (AFP) 

 

Pour donner un nom à leur projet de partition du nord de la Centrafrique, les rebelles de l'ex-Séléka se sont tout simplement inspirés de l'histoire mouvementée de cette partie du pays.

 

Entre le Soudan et le Tchad, el-Kouti est une localité du nord-est de la République centrafricaine, dans la région de Ndélé, une ville située à environ 600 km au nord de Bangui. Le nom Dar-el-Kouti vient du mot arabe "pays", et de kouti, qui désigne une forêt en langue locale ronga.

 

Dar-el-Kouti, autrefois appelée Ard El Kouti, puis Belad El Kouti, fut longtemps une région d'affrontements et d'insécurité généralisée, avant de devenir un sultanat dirigé au XVIIIème siècle par le sultan Mohamed Senoussi.

 

Il y régnait en maître et pratiquait la traite des esclaves à grande échelle vers l'Afrique du Nord, qu'il chassait parmi les populations autochtones dans toute la région de Ndélé et au-delà. Ndélé était alors une ville de commerçants où accouraient les aventuriers en tout genre depuis les régions et royaumes voisins du Sila, de Sokoto, du Fezzan, du Ouaddaï et de Kano.

 

En 1891, le sultan massacre la mission de l'explorateur français Paul Crampel, un ancien secrétaire particulier de Pierre Savorgnan de Brazza, alors qu'il tentait de relier le bassin de l'Oubangui (l'actuelle RCA) à celui du Chari (le Tchad).

 

Le sultan fut lui-même tué en 1911 par les troupes coloniales françaises. Le Tata, son ancien palais fortifié, occupe une plate-forme au-dessus de la colline surplombant la ville de Ndélé et se visite encore.

 

Un ouvrage de référence retrace l'histoire mouvementé de ce sultanat et explique l'influence géopolitique actuelle des pays voisins sur le nord-est de la Centrafrique: "Dar-el-Kouti, Empire Oubanguien de Senoussi 1890-1911", du professeur Bernard Simiti, directeur du Centre universitaire de recherche et de documentation en histoire et archéologie centrafricaines (CURDHACA).

 

Longtemps laissé à l'abandon par le pouvoir central, cette partie nord du pays est aujourd'hui sous le contrôle de groupes -souvent rivaux- de la Séléka, ex-coalition rebelle à dominante musulmane au pouvoir à Bangui de mars 2013 à janvier 2014.

 

Mercenaires tchadiens et soudanais, groupes armés plus ou moins bien identifiés, braconniers et trafiquants écument la zone, au gré de leurs alliances avec les Séléka locaux.

 

 

NDLR : Depuis que certains va-t-en guerre de Séléka agitent leur projet de partition et de républiquette du Nord, s’ils n’ont toujours pas compris que c’est la meilleure façon de faire l’unanimité de la classe politique contre eux et de souder plus que jamais les Centrafricains contre leur funeste projet, leur cas est donc désespéré.

Centrafrique : le projet de partition qui discrédite un peu plus la Séléka

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 16:12

 

 

 

 

 

20/08/14 (AFP)

 

L'ONU va déployer au 15 septembre 7.600 hommes en République centrafricaine dans le cadre de son opération de maintien de la paix, a indiqué mardi le chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA (Minusca), le général Babacar Gaye.

 

La majeure partie, soit 5.800 hommes, sera prélevée sur les effectifs de la Force africaine (Misca) déjà présente dans le pays et passera sous pavillon de l'ONU, a précisé le général.

 

Celui-ci s'exprimait devant la presse après des consultations sur la RCA au Conseil de sécurité de l'ONU.

 

S'ajouteront aux troupes de la Misca 1.800 soldats et policiers supplémentaires, dont trois bataillons d'infanterie fournis par le Maroc, le Bangladesh et le Pakistan, et des policiers rwandais et sénégalais. La logistique sera aussi améliorée avec l'arrivée d'hélicoptères de transport.

 

A partir du 15 septembre, la Minusca doit se substituer progressivement aux forces internationales, dont la Misca et quelque 2.000 militaires français déployés depuis fin 2013 dans le cadre de l'opération Sangaris. La force de l'ONU doit compter 12.000 hommes à effectif plein.

 

M. Gaye a aussi souligné l'importance de compléter la transition politique en cours en RCA en formant un "gouvernement inclusif et représentatif" et en menant un "processus de réconciliation".

 

Dans son exposé de la situation devant le Conseil, il avait également mis l'accent sur "le manque de moyens pour communiquer", soulignant que "plus de la moitié de la population n'a accès à aucun média". La Minusca, a-t-il dit, songe "à développer un plan afin d'établir sa propre capacité radiophonique à l'échelle nationale".

 

La Centrafrique est maintenant sans gouvernement depuis une quinzaine de jours. Sa formation bute notamment sur la question de la représentation des groupes armés, l'ex-rébellion Séléka refusant pour le moment d'y participer.

 

Fin juillet, les protagonistes de la crise centrafricaine avaient signé à Brazzaville, sous forte pression internationale, un fragile accord de cessez-le-feu, plusieurs fois violé depuis lors.

 

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, renversée ensuite en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Centrafrique la Minusca comptera 7.600 hommes au 15 septembre

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