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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 17:53

 

 

 

Bangui, 4 mars 2015 (RJDH)-- Après plus d’un an passé sur les sites des déplacés, les habitants d'une partie de 3ème arrondissement ont effectué des visites dans leurs quartiers en vue d’un retour à leur domicile. Ces visites ont été organisées le mardi 03 mars par l’ONG Première Urgence Aide Médical International, dans le cadre de la Coordination et gestion des sites des déplacés.

 

Ils étaient une trentaine à effectuer ces visites. A bord de deux minibus, les habitants des quartiers Boulata et Ali ont parcourus leurs quartiers à pieds, en passant par le Centre de Santé Mamadou Mbaïki du Km5 et l’école Nasradine qui accueille plus de 1.200 enfants musulmans et chrétiens qui sont déjà retournés dans leurs quartiers.

 

Nicolas est le responsable technique de la Coordination et Gestion des Sites. Il fait le point  sur le cadre de cette visite. «Nous organisons ces visites avec les déplacés du M’Poko pour voir les quartiers Ali, Boulata, Gbaya Dombia, Fondo, Yambassa et Ramandji. L’idée est de leur montrer les quartiers, qu’ils discutent avec leurs voisins et les autorités locales. En fait, c’est de créer un premier contact depuis le 5 décembre 2013 », a expliqué Nicolas.

 

« Le PU-AMI est en train d’initier un projet de reconstruction de cent maisons à Boulata. Nous sommes en train d’identifier les bénéficiaires pour ce projet pilote », a annoncé Nicolas. 

 

Après les visites dans les quartiers, Armand Zawa, président du comité de retour des déplacés a déclaré que les habitants du secteur sont favorables à leur retour, mais la question de la sécurité doit être traitée. « Notre préoccupation, c’est d’abord la sécurité. Nous sommes prêts, il y a d’autres qui sont déjà retournés. Nous demandons aux ONG de nous aider à reconstruire petit à petit des maisons détruites afin d’aider ceux qui ont perdu leurs maisons d'y retourner », a déclaré Armand Zawa.

 

Une déplacée a aussi témoigné ce qu’elle a vécu lors de cette visite. « C’est depuis le 5 décembre 2013, que nous n’avons pas pu visiter nos quartiers. Nous remercions l’ONU PU-AMI qui a facilité cette visite. Nous avons parcouru les quartiers, l’hôpital et l’école enfin chez un frère musulman, il nous a reçus. Il nous a aussi rassurés que la sécurité s’est rétablie dans le secteur et notre retour ne posera aucun problème », a déclaré cette mère.

 

Ces séries de visite se poursuivent dans les jours à venir afin de motiver les déplacés à regagner volontairement leurs domiciles./

 

Fridolin Ngoulou

Centrafrique/Bangui : Des déplacés du site de M’Poko visitent leurs quartiers en vue d’un retour rassuré

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Centrafrique-Presse.com
5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 17:28

 

 

 

Par RFI 05-03-2015 à 11:23

 

Interrogé sur les discussions qui ont eu lieu à Nairobi entre des membres de l’ex-Seleka et anti-balaka, Denis Sassou-Nguesso a reconnu qu'il avait soutenu cette initiative, afin d'essayer de ramener les groupes armés centrafricains dans le processus de paix lancé à Brazzaville. Le président congolais a d'ailleurs tenu à rassurer sur l'état de ses relations avec la présidente de transition, Catherine Samba-Panza.

 

« Jamais je n’ai été en conflit avec madame Samba-Panza. »

 

Denis Sassou-Nguesso Président congolais 05/03/2015 - par Pierre Benazet

 

 

 

RCA: Sassou-Nguesso clarifie ses relations avec Samba-Panza

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Centrafrique-Presse.com
5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 17:14

 

 

 

05/03/15 (AFP)

 

L'armée française a commencé à réduire ses effectifs en Centrafrique, de 2.000 à 1.700 soldats, passant progressivement le relais à la force internationale de l'ONU (Minusca), a annoncé jeudi son porte-parole.

 

"Nous allons franchir dans les jours à venir un premier palier de décroissance, en passant de 2.000 à 1.700 hommes", a précisé le colonel Gilles Jaron lors du point de presse hebdomadaire du ministère français de la Défense.

 

Les forces françaises de l'opération Sangaris seront ainsi réorganisées autour de deux zones, Bangui-Bambari et Kaga Bandoro/Ndélé, "toute la partie la plus à l'est étant (désormais) entièrement sous la responsabilité de la Minusca (mission des Nations unies en Centrafrique)", a-t-il ajouté.

 

"Nous sommes dans ce que nous avions planifié depuis le mois de décembre 2013, une force française (..) qui installe la Minusca et se retire à partir du moment où celle-ci est en mesure de remplir sa mission", a souligné le porte-parole de l'état-major des armées.

 

Sangaris continue à "épauler la Minusca pour faire pression sur d'éventuels extrémistes de l'ex-Seleka", un mouvement à dominante musulmane qui s'était emparé du pouvoir en 2013, a poursuivi M. Jaron. Il a évoqué une opération conjointe de contrôle de zone le 25 février au nord de Bria (centre-est) et la libération récente à Bambari d'un bâtiment des douanes qui était tenu par d'ex-Seleka et a été remis à l'administration centrafricaine.

 

La situation en Centrafrique est caractérisée par "un apaisement généralisé essentiellement lié au fait que les groupes les plus radicaux de l'ex-Seleka se sont aujourd'hui désengagés de leur logique d'affrontement", a toutefois souligné le porte-parole des armées.

 

Depuis un violent accrochage entre Minusca et ex-Seleka début février à Bria, "nous notons un désengagement et une perte de pied de ces éléments les plus radicaux", a noté M. Jaron.

"Ce désengagement permet de reprendre le dispositif des consultations populaires" en vue des élections présidentielle et législatives prévues en juillet et août prochains.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, qui a ensuite abandonné le pouvoir, la Centrafrique a sombré dans une crise sans précédent, déchirée par des violences entre rébellion Séléka et milices anti-balaka.

 

L'armée française est intervenue en décembre 2013. Depuis, la présence de trois forces internationales -Sangaris, l'Eufor RCA (UE -700 hommes) et la Minusca (8.500 hommes) - a permis de stabiliser la situation, sans pour autant réussir à pacifier l'ensemble du territoire.

 

 

 

Paris réduit les effectifs de la force Sangaris en Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 13:01

 


 

Bangui, 05 mars 2015 (RJDH)--Un centre opérationnel commun regroupant la police et la gendarmerie est en cours de réhabilitation et de modernisation. Logé dans l’enceinte de la gendarmerie nationale, le centre permettra d’améliorer la situation sécuritaire dans la capitale puis en province à travers un réseau de renseignements et un système d’alerte pour les populations en détresse. 

 

La cérémonie  de la pose de la première pierre de la réhabilitation de ce centre s’est déroulée ce matin à la gendarmerie nationale en présence de Jean Jacques Raymondet, chef de la délégation de l’Union Européenne et de Nicaise Karnou Samedi, ministre de la Sécurité publique.

 

Selon le responsable de l’Union Européenne, présent à cette cérémonie,  la réhabilitation du centre opérationnel commun s’inscrit dans le cadre des appuis à donner à la République Centrafricaine.

 

« L’UE est toujours à l’œuvre dans les efforts de soutien au gouvernement de transition. La réhabilitation de ce centre permettra de recueillir des appels d’urgence de la population en détresse mais surtout dresser un tableau de bord de la délinquance qu’il devrait permettre de mieux cibler. Le but du centre est d’avoir un système opérationnel, équipé d’outils informatiques performants, de moyens de radio fonctionnels et un environnement permettant d’améliorer les performances », s’est réjoui Jean Jacques.

 

 « La pose de cette première pierre amorçant la réhabilitation du centre opérationnel commun se définit comme la pierre angulaire de l’action sécuritaire dans Bangui et dans les provinces », a indiqué le ministre Nicaise Karnou Samedi.

 

En plus des moyens cités par le représentant  de l’UE, qui seront fournis à ce centre, le ministre de la Sécurité publique explique qu’ « une formation spécifique du personnel a déjà débuté et se poursuivra pour compléter la pleine opérationnalité du centre commun. Le centre se chargera de faire remonter tous les renseignements d’ordre public, appuyer l’activité des patrouilles en les aidant 24sur 24. Il ciblera également les zones à risque, anticipera et orientera la lutte contre le banditisme ».

 

Le centre opérationnel commun existe dans sa structure actuelle depuis janvier 2014,  mais équipé par des moyens de base, rudimentaires. Sa réhabilitation est financée par les fonds de l’UE sous la conduite d’un chef de mission civipol conseil./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

Centrafrique/Bangui : La gendarmerie et la police se mettent ensemble pour la sécurisation de la RCA

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 01:09

 

 

Entretiens à Washington

 

 

http://www.lematin.ma    4 mars 2015 - MAP-LE MATIN  - 10h49

 

Omar Hilale a eu des entretiens avec le représentant spécial des Etats-Unis pour la République Centrafricaine, l'ambassadeur W. Stuart Symington.

 

L'ambassadeur Omar Hilale, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations unies à New York, a effectué, mardi, une visite de travail à Washington, en sa qualité de Président de la Configuration République centrafricaine (RCA) de la Commission de consolidation de la paix des Nations unies.

 

Au cours de cette visite, Omar Hilale a eu des entretiens avec différents responsables américains au Département d'Etat, notamment le représentant spécial des Etats-Unis pour la République Centrafricaine, l'ambassadeur W. Stuart Symington, indique un communiqué de la Mission du Royaume à New York. 

 

Ces entretiens ont permis d'échanger sur la situation actuelle en RCA, les actions respectives de la Configuration et des Etats-Unis dans ce pays ainsi que sur les besoins prioritaires relatifs à la situation sécuritaire, humanitaire politique et judiciaire de la République Centrafricaine, précise la même source. 

 

Les deux responsables se sont félicités de leur convergence de vues sur les principaux défis à surmonter, notamment la réconciliation nationale, le succès du processus politique mais également la nécessité de commencer à prendre dès à présent les mesures permettant d'assurer la stabilité du pays à long terme. 

 

Omar Hilale a invité l'ambassadeur Symington à faire une présentation de la vision américaine devant la Configuration, proposition acceptée avec enthousiasme par ce dernier. 

 

Au siège de la Banque mondiale, l'ambassadeur Hilale a eu plusieurs entretiens sur la situation en Centrafrique, portant notamment sur les activités actuelles et futures de la Banque dans le pays, ainsi que sur les actions qui pourraient être déployées par la Configuration pour accompagner et soutenir ses efforts. 

 

Les discussions ont permis de réaffirmer l'importance du dialogue intercommunautaire et du respect de la feuille de route, qui consiste en la tenue du Forum de Bangui, la réforme constitutionnelle et la tenue des élections.

 

Les questions du financement des élections, du paiement des salaires et du soutien budgétaire ont également été abordées durant ces entretiens, ainsi que les mesures nécessaires à la relance de l'économie.

 

La Configuration RCA de la Commission de Consolidation de la Paix est un organe des Nations unies chargé principalement de maintenir l'attention de la Communauté internationale, de mobiliser les fonds nécessaires aux objectifs de maintien de la paix et de promouvoir une coordination et une cohérence dans les actions des différents partenaires.  

Lu pour vous : Omar Hilale, représentant permanent du Royaume du Maroc à l'ONU, plaide en faveur de la RCA

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 00:28

 

 

 

S’il est vrai que Rome a la réputation d’être une ville des miracles, il est indiscutable que mine de rien, quelque chose de cet ordre s’est bien produit dans la vie politique de Centrafrique lorsque sur invitation de la Communauté Sant’Egidio dont l’expertise dans la recherche inlassable de la paix partout dans le monde et les médiations difficiles n’est plus à faire, a réussi l’exploit de faire venir à son siège dans la capitale italienne, presque tous les poids lourds, le gratin de la classe politique centrafricaine dont certains ne s’adressaient même plus la parole et ne cessaient de se tirer dans les pattes.

 

Arrivés de Bangui pour le gros de la troupe et de Paris pour certains autres, ces politiques ont pris le chemin de Rome avec une certaine peur au ventre et beaucoup d’appréhension comme n’ont pas hésité à le reconnaître assez honnêtement certains d’entre eux. Il s’agit de la vice-présidente du Conseil National de Transition (CNT), Léa Koyassoum Doumta, la présidente du Comité préparatoire du Forum de Bangui, Béatrice Emilie Epaye, de Désiré Nzanga Kolingba, nouveau président du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), de quatre anciens premiers ministres et tout autant présidents de partis politiques, Enoch Dérant Lakoué, Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et Nicolas Tiangaye, ainsi que du Pr Gaston Mandata Nguérékata, de Karim Abdou Meckassoua,  avec la facilitation de Prosper N’douba, un vieil ami de ladite Communauté qui, en juin 2014 avait déjà conduit avec succès une imposante délégation de musulmans centrafricains du Km 5 de Bangui à Rome pour rencontrer la même Communauté Sant’Egidio, se sont penchés confidentiellement et selon la méthodologie de leurs hôtes, du 25 au 27 février 2015 avec l’aide des experts de Sant’Egidio et dans une atmosphère détendue et bon enfant, sur comment ramener la paix en République centrafricaine.

 

Les échanges ont été sérieux, constructifs et si fructueux que l’ensemble du groupe a décidé de rédiger un texte sous forme d’« Appel de Rome au Peuple centrafricain et à la Communauté internationale » dans lequel tous les signataires ont pris plusieurs engagements forts notamment, celui de s’impliquer et d’œuvrer pour le succès du Forum de Bangui en préparation, de rejeter la violence armée comme mode d’accession au pouvoir ainsi que respecter le verdict des urnes. Par le plus grand des hasards, le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso est aussi arrivé à Rome en visite officielle. Informé qu’une délégation d’hommes politiques centrafricains étaient aussi présents dans la capitale italienne au même moment, celui-ci qui a reçu en audience deux responsables de la Communauté Sant’Egidio, a accepté de brièvement recevoir les leaders politique de Bangui qui lui ont remis une copie adoptée et paraphée de leur Appel. Très satisfait de cette initiative, le président Sassou Nguesso a félicité chaleureusement les politiciens centrafricains qu’il a qualifiés d’hommes d’état et à qui il a exprimé son soulagement pour l’acte qu’ils viennent de poser tout en leur promettant d’être leur avocat auprès de ses interlocuteurs de Bruxelles où il devrait se rendre dès le lendemain de cette rencontre.

 

La rencontre de Rome, contrairement à ce que certaines réactions négatives qu’on commence déjà malheureusement à enregistrer en Centrafrique venant de certains compatriotes en mal d’existence qui se reconnaîtront et qui feraient mieux de se faire plutôt oublier - n’a rien de commun avec les étranges pourparlers en catimini de Nairobi entre ceux-là mêmes qui ont eu recours à la violence, commis des assassinats et  graves crimes de guerre, bref, totalement détruit la RCA, et dont l’unique préoccupation est à présent de bénéficier d’une amnistie générale afin de revenir dans le jeu politique - n’a pas demandé quelque amnistie générale que ce soit pour qui que ce soit ni décidé la mise en place d’une troisième transition. Elle a réuni des hommes politiques sélectionnés et invités par la Communauté Sant’Egidio sur des critères qui lui sont propres, une communauté crédible, mondialement reconnue pour son sérieux et son expertise, totalement désintéressée et qui n’a aucun agenda caché ni parti pris quant à la crise centrafricaine.

 

On est même tenté de dire que la virulence des critiques et attaques gratuites, des insultes et autres réactions négatives de haine à l’encontre de certains participants à la rencontre de Rome que certains compatriotes distillent ici et là dans certains médias et réseaux sociaux, traduisent uniquement leur mauvaise foi, leur amertume de n’avoir pas été retenus par Sant’Egidio ou simplement leur incapacité à comprendre le contenu du texte de l’Appel de Rome dont on peut même se demander si certains l’ont vraiment lu au demeurant. Rédigé collectivement par tous les participants à la virgule près, ce document, n’en déplaise à ses détracteurs, entrera incontestablement dans l’histoire de la RCA. La détermination de ses auteurs et signataires à tourner le dos aux mesquineries et autres enfantillages d’antan qui leur sont beaucoup reprochés, afin d’avancer en mettant concrètement en œuvre son esprit est telle qu’on ne doit pas s’attarder sur le cas des chiens qui aboient et qui n’empêchent pas la caravane de la paix en Centrafrique d’avancer.

 

La rédaction de C.A.P.

RCA - Politique : Le déclic de Rome
RCA - Politique : Le déclic de Rome
RCA - Politique : Le déclic de Rome
RCA - Politique : Le déclic de Rome
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RCA - Politique : Le déclic de Rome

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 23:09

 

 

 

http://www.france24.com   04/03/2015

 

La Cour de cassation a confirmé mercredi les demandes d'extradition de l'oligarque kazakh Moukhtar Abliazov, détenu en France, vers la Russie et l'Ukraine. Ces deux pays l'accusent d'avoir détourné plusieurs milliards de dollars.

 

Le pourvoi de l'oligarque kazakh Moukhtar Abliazov a été rejeté mercredi 4 mars par la cour de cassation qui confirme les demandes d’extraditions de la Russie et de l’Ukraine. Ces pays l’accusent d'avoir détourné des fonds de la banque kazakhe BTA pour un préjudice estimé, par cette dernière, à plus de six milliards de dollars.

 

Le 24 octobre dernier, la cour d’appel de Lyon avait déjà donné son feu vert à son extradition vers l’un de ses deux pays, avec une priorité pour la demande russe, mais l’ancien opposant kazakh s’était pourvu en cassation. "Je suis extrêmement déçue parce que je pense qu'il y a un vrai problème si Monsieur Abliazov est renvoyé en Russie et en Ukraine", a réagi auprès de Reuters son avocate, Me Claire Waquet.

 

Pour que son extradition ait bien lieu, le gouvernement doit toutefois la valider par un décret qui pourra être contesté devant le Conseil d'État. "La décision n'est pas prise, elle est entre les mains du gouvernement qui peut parfaitement prendre en considération ce que nous avons toujours fait valoir jusqu'ici, à savoir les risques réels, qui sont des risques factuels, pas des risques juridiques", a ainsi ajouté son avocate.

 

Trois pays avaient demandé l'extradition de l'ex-ministre et banquier : le Kazakhstan, la Russie et l'Ukraine. Mais en l’absence de convention d'extradition entre Paris et Astana, seules la Russie et l’Ukraine avaient pu prétendre à cette requête.

 

Le "Madoff" kazakh

 

Âgé de 51 ans, Abliazov a été emprisonné dans son pays en 2002 après avoir pris la tête d'un parti d'opposition au régime du président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev. À sa libération, il prend la direction de la BTA qui, après un rapide et fugace développement, est nationalisée par le régime de fer de Nazarbaïev. Accusé de détournement de fonds, Abliazov fuit à Londres en 2009. Pour les avocats de la BTA, le préjudice financier est tel qu’ils n’hésitent pas à comparer Moukhtar Abliazov à l’escroc américain Bernard Madoff.

 

En Grande-Bretagne, l'ancien banquier est condamné à 22 mois de prison pour outrage à magistrat et dissimulation d'actifs. Il fuit en Italie, mais son épouse et leur fillette de 6 ans à l'époque ne tardent pas à être expulsées. Moukhtar Abliazov se réfugie alors en France, où il est interpellé le 31 juillet 2013 dans une somptueuse villa de la Côte d’Azur. Détenu depuis dans l'Hexagone, il clame son innocence, se disant victime d'une cabale politique du régime kazakh.

 

L'ancien champion du monde d'échecs et opposant politique russe Garry Kasparov a soutenu l'oligarque à plusieurs reprises, appelant la justice française à ne pas se faire "honte" dans cette affaire.

 

Avec AFP et Reuters

 

 

NDLR : Ce citoyen kazakh est un des nombreux privilégiés détenteurs de passeport diplomatique centrafricain que François Bozizé lui a délivré dans le cadre de leurs opaques relations d’amitié et de business

La justice française confirme l'extradition de l'oligarque kazakh Abliazov

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 22:35

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 4 mars 2015 14:09

 

Des réactions se sont fait enregistrer à Bangui suite à la signature de « l’Appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale » initié par la communauté Sant’Egidio à Rome en Italie.


L’ancien ministre d’Etat à la Communication et à la réconciliation, Christophe Gazzam Betty, estime que la Centrafrique a déjà fait un appel en 2013 à l’initiative de la communauté Sant’Egidio. Aujourd’hui, il est question de parler d’un accord politique global mais pas parallèle. 


« Sant’Egidio devait se rendre à Bangui pour ouvrir son bureau. Nous devons faire en sorte qu’il y’ait un accord de siège qui leur permette de commencer. C’était Sant’Egidio qui devait appuyer le gouvernement centrafricain à créer le corps des médiateurs de la paix. C’est de ça que nous attendons de Sant’Egidio. C’est ça qui est contenu dans le protocole d’accord et le travail qu’on a planifié à faire », a déclaré l’ancien ministre Gazzam Betty.

 
Il a souligné que l’Appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale de 2015 est un retour à la case départ. « Revenir encore faire un appel, je ne sais pas qu’est-ce que ça porte au lieu de multiplier les accords de Brazzaville, de Ndjamena, de Tripoli. Il va falloir évoluer vers un accord politique global qui englobe aussi bien le désarmement, le cessez-le-feu comme ce fut le cas entre le gouvernement congolais et le M23 », a-t-il indiqué.


L'ancien ministre en charge de l’Education supérieur, candidat à l’élection présidentielle de 2015, Jean Wilibiro-Sacko, encourage pour sa part, les initiatives de la communauté Sant’Egidio qui visent à débarrasser les esprits de la prise du pouvoir par les armes. Une opinion exprimée lors de la conférence de presse animée mardi au siège de sa formation politique aux 36 villas à Bangui.

 
« En vue du forum de Bangui qui va arriver, des élections qui vont venir, de la nouvelle Centrafrique que nous voulons bâtir, nous nous engageons à renoncer définitivement à ce type de comportement. Nous sommes heureux que dans la déclaration de l’appel de Rome, ils ont rappelé que ce qui est important c’est de renoncer définitivement à l’usage des armes », a fait savoir Jean Wilibiro-Sacko.

 
Il se dit prêt à cautionner toute initiative qui vise à ramener la paix sur le territoire national de manière cristalline. « Pour moi, toute concertation autour de la recherche de la paix, qu’il s’agisse de deux, trois, quatre personnes où que ça se tienne dans le monde, dans l’espace nous soutenons, pourvu que cela soit fait de manière transparente et non en catimini », a-t-il précisé.


« Aujourd’hui, les grandes décisions qui sont sorties de Naïrobi, pour nous ce serait un engagement de ces différents acteurs qui savent tout ce qui a été commis comme crimes et autres dans ce pays », a ajouté Wilibiro-Sacko.


Quant au choix des participants à la rencontre d’Italie, le candidat à l’élection présidentielle de 2015 dit tout ignorer. « Nous ne connaissons pas les critères de Sant’Egidio pour sélectionner seulement ces personnes là. Ils ont certainement leurs raisons concernant les recommandations, les engagements qu’ils ont sollicités de ces personnes », a-t-il conclu.


L’« Appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale » signé le 28 février dernier à Rome en Italie, est un condensé d’engagements pris par les leaders centrafricains afin de réussir des élections libres et transparentes dans le pays.

Les signataires du document se sont engagés à s’impliquer fortement pour la réussite du forum national qui sera organisé à Bangui.

 
Ils sont aussi tenus à apporter leur contribution à la restructuration des forces de défenses et de sécurité de la Centrafrique et, à s’opposer à tout projet impliquant l’usage de la force comme moyen de parvenir à la magistrature suprême de l’Etat.

Des réactions à l’Appel de Rome aux Centrafricains et à la communauté internationale

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 20:04

 

 


N'Djamena AFP / 04 mars 2015 18h42 - Le président tchadien Idriss Déby Itno a promis mercredi d’anéantir le groupe islamiste armé nigérian Boko Haram et d'éliminer son chef, Abubakar Shekau, s'il ne se rendait pas, affirmant savoir où il se trouve.


Abubakar Shekau a intérêt à se rendre, nous savons là où il est. S'il refuse de se rendre, il va subir le même sort que ses camarades ont subi, a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, en visite à N'Djamena.


Le chef du groupe islamiste, a-t-il poursuivi, a fui Dikwa (Nigeria) lors des derniers combats entre l'armée tchadienne et les insurgés.


Le 17 février, les soldats tchadiens avaient chassé Boko Haram de Dikwa, sur la route entre Gamboru, à la frontière avec le Cameroun, et la ville stratégique de Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno dans le nord-est du Nigeria, située à 90 km.

Deux soldats tchadiens et 117 islamistes ont été tués ce jour-là au cours de violents combats, selon l'état-major tchadien, dont l'armée jusque-là déployée au Cameroun, avait pénétré pour la première fois en profondeur en territoire nigérian.


Nous allons gagner la guerre et nous allons anéantir Boko Haram contrairement à ce que pensent certains médias. Les forces tchadiennes et nigériennes vont continuer leur mission pour mettre fin définitivement à cette nébuleuse, a ajouté Idriss Déby.

L'heure a sonné pour tout musulman du Tchad, du Niger ou d'ailleurs de se réveiller et de faire face à ce qu'on appelle le terrorisme islamique. Il faut faire face à ces criminels qui détruisent notre belle religion, a-t-il affirmé.


N'Djamena a envoyé mi-janvier plusieurs contingents autour du lac Tchad pour lutter contre Boko Haram, une partie étant déployée à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria, aux côtés des troupes camerounaises, l'autre à la frontière entre le Niger et le Nigeria, avec les troupes nigériennes.


L'insurrection islamiste et sa répression par les forces de l'ordre nigérianes ont fait plus de 13.000 morts dans le nord-est du Nigeria depuis 2009.


Malgré le déploiement d'une coalition régionale contre lui, le groupe islamiste continue à mener des raids sanglants de manière quasi-quotidienne au Nigeria comme dans les pays voisins de la région du lac Tchad.


Deux militaires nigériens ont été tués et un autre blessé mercredi dans l'explosion d'une mine artisanale posée par Boko Haram près de Diffa, dans le sud-est du Niger, frontalier avec le Nigeria, selon l'armée nigérienne.



(©)

Le président tchadien promet d'anéantir Boko Haram et d'éliminer son chef

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 18:02

 

 

 

04/03/15 (AFP)

 

Une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU se rendra en visite en République centrafricaine, à Addis Abeba, siège de l'Union africaine, et au Burundi du 9 au 13 mars, a annoncé mardi l'ambassadeur français François Delattre, qui préside le Conseil en mars.

 

L'objectif de cette tournée, a-t-il précisé à la presse, est "de réaffirmer l'attention soutenue et l'attachement que nous portons aux transitions politiques et au maintien de la paix en Afrique".

 

Les ambassadeurs des 15 pays membres effectueront leur première visite à Bangui depuis le début de la crise centrafricaine en mars 2013, afin de "manifester leur soutien aux autorités de transition et à la Minusca (Mission de l'ONU en RCA) à un moment clé".

 

M. Delattre a noté que "la situation sécuritaire (en RCA) s'améliore peu à peu" mais a souligné que les prochaines étapes -réconciliation nationale et élections- "sont cruciales pour la stabilisation durable du pays".

 

Des élections présidentielles et législatives sont prévues en RCA en juillet et août

 

A Addis Abeba, siège de l'Union africaine (UA), le Conseil évoquera notamment avec les responsables de l'UA la crise régionale provoquée par les exactions du groupe islamiste Boko Haram au Nigeria et ses répercussions au Niger, au Cameroun et au Tchad.

 

L'UA a décidé la création d'une force régionale de 7.500 hommes pour lutter contre Boko Haram et souhaite un soutien, notamment financier, de la part de l'ONU.

 

Enfin, au Burundi, le Conseil "confirmera son appui au bon déroulement des élections" prévues dans les mois qui viennent (élections législatives et communales en mai, présidentielle en juin), a encore indiqué M. Delattre.

 

 

 

Centrafrique : Les membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies attendus à Bangui
 

Bangui, 04 Mars 2015 (RJDH)—Les quinze membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies sont attendus à Bangui mardi prochain. L’annonce a été faite par le porte-parole de la Minusca Hamadoun Touré pendant la conférence de presse hebdomadaire de ce mercredi 04 mars 2015.

 

Selon Hamadoun Touré, cette mission permettra aux membres du Conseil de Sécurité d’examiner l’évolution de la situation sur le terrain, six mois après le déploiement de la Minusca qui a pris la relève de la Misca le 15 septembre 2014.

 

« L’objectif est de réaffirmer l’intérêt de la communauté internationale pour la RCA et de confirmer l’appui constant du Conseil afin de contribuer à mettre fin à la crise et de restaurer une paix durable dans le pays », a précisé Hamadoun Touré.

 

Selon le porte-parole de la Minusca, les membres du Conseil de Sécurité auront des rencontres avec les autorités centrafricaines et la société civile avant de quitter Bangui jeudi matin.

 

La Minusca avait souhaité que son effectif soit revue à la hausse afin d’affronter les défis actuels dans le pays, notamment les multiples cas de « banditisme » dans le pays, afin de permettre la stabilisation et l’organisation des élections./

 

Fridolin Ngoulou

Tournée du Conseil de sécurité en Centrafrique, à Addis Abeba et au Burundi

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