Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 23:04

 

 

      

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-09-03 14:46:43 - Le gouvernement centrafricain a demandé à l’Autorité nationale des élections (ANE) de publier un nouveau calendrier électoral, a annoncé, jeudi à Bangui, le ministre centrafricain de la Sécurité publique, porte-parole du gouvernement, M. Dominique Said Panguindji au cours d’une rencontre avec la presse.


Selon le ministre de la Sécurité publique, le calendrier électoral en cours n'est plus tenable compte tenu des difficultés que rencontre le processus électoral

Selon ce calendrier électoral, un referendum constitutionnel devait être organisé le 4 octobre, soit 14 jours avant le premier tour des élections législatives et présidentielles prévues le 18 octobre et le second tour le 2 novembre.


Ce calendrier électoral ne peut être respecté du fait de l'enrôlement des électeurs qui se poursuit encore dans certaines régions du pays, de l'insécurité qui règne également dans ces mêmes régions et parce que l'ANE n'a pas encore bouclé le budget des élections, a expliqué M. Said Panguindji.


Le gouvernement centrafricain a demandé à l'ANE de revoir les dates des élections et de proposer un nouveau calendrier électoral qui tienne compte de la fin de la transition fixée par la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) à fin décembre 2015, a indiqué le porte-parole du gouvernement.

Un nouveau calendrier devrait permettre une organisation sereine des élections, a-t-il conclu.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=832842#sthash.bRMNc41F.dpuf

Centrafrique : Le gouvernement demande un nouveau calendrier électoral

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 18:47

 

 

 

02/09/2015 17:45 (RV) Un nouveau prix pour l’archevêque de Bangui, en République centrafricaine, Mgr Dieudonné Nzapalainga  et l'imam la grande mosquée de la ville, le cheikh Kobine Layama.

 

Déjà récompensés à Genève le mois dernier du prix des droits de l’homme de l'ONU, ils ont reçu le 1er septembre, à Aix-la-Chapelle, au nord de l’Allemagne, le Prix 2015 pour la Paix d'Aix-la-Chapelle.

 

Mgr Nzapalainga et l'imam Layama ont été distingués pour leur œuvre au quotidien, à faire dialoguer les religions, afin de mettre un terme à la guerre civile en Centrafrique qui dure depuis deux ans. Outre les deux leaders religieux centrafricains, un groupe d'étudiants africains d'Oujda, au Maroc, a aussi été récompensé pour son aide aux migrants.

Un nouveau prix pour la paix pour l'archevêque et l'imam de Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 18:19
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Des hommes en armes dépouillent et emportent un véhicule de JUPEDEC entre Sibut et Damara

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 3 SEPTEMBRE 2015

 

Quatre hommes armés assimilés aux Anti-Balaka ont braqué dans la soirée du 02 Septembre un véhicule appartenant à l’Ong Jeunesse Unie pour la Protection de l’Environnement et le Développement Communautaire (JUPEDEC). L’acte s’est produit au village Ombela entre Sibut et Damara. Les braqueurs ont dépouillé l’équipage avant d’emporter le véhicule en direction de Bangui.

 

Selon les faits relatés par un passager, l’acte s’est produit proche d’un pont alors que le chauffeur du véhicule ralentissait pour le traverser. « Un homme armé est sorti stopper le véhicule avant que trois autres le rejoignent. Ils ont autorisé au chauffeur et son équipage de quitter le véhicule et de se vider les poches », a-t-il expliqué.

 

Tous les matériels du véhicule ont été réquisitionnés par les malfrats et emportés. « Une moto, des ordinateurs de bureau, des bidons de carburant et des sacs », a-t-il cité au RJDH.

 

Une cinquième personne non armée est sortie de la brousse et a pris le volant du véhicule en direction de Bangui.

 

Notons que ces hommes armés n’ont tiré aucun coup et aucun blessé parmi les passagers. Les personnes dépouillées ont atteint Damara à pieds. D’après les informations du RJDH, le climat entre JUPEDEC et une partie de la population de Damara n’est pas au beau fixe.

 

Encore une psychose généralisée à Bambari

 

jeudi 3 septembre 2015 14:46

 

La peur s'est installée à nouveau ce jeudi 3 septembre 2015 au sein de la population de la ville de Bambari dans la Ouaka au centre-est de la République Centrafricaine. A l'origine de cette phobie, la présence massive non justifiée des miliciens Antibalaka dans les quartiers de la rive droite de Bambari. 


Entre temps, ces miliciens avaient déserté leurs positions au profit des des hommes armés de l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), du général de l'ex-coalition Séléka Ali Ndaras. L'afflux inexpliqué de ces Antibalaka a obligé nombreux habitants de la rive droite à fuir leurs logements pour regagner les sites des déplacés internes.

« C'est depuis dix jours que les éléments de l'UPC du général Ndaras ont érigé leur barrière sur la rive droite mettant en fuite les miliciens Antibalaka de la zone. Aujourd'hui, aux environs de 2 heures du matin, ils sont tous sortis de leur cachette et occupent presque tous les quartiers de la rive droite. Les populations s'inquiètent pour la simple raison que leur intention n'est pas bien connue. Est-ce qu'ils sont sortis s'affronter avec les hommes de l'UPC ? Beaucoup de personnes ont quitté leur domicile pour regagner les sites de la paroisse Notre Dame des Victoires et de la Sococa » a expliqué un habitant de la ville joint ce jeudi au téléphone. 


Une réunion de crise est annoncée ce jeudi, initiée par la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique, Minusca mettant autour de la table les Antibalaka et des éléments d'Ali Ndaras. Pour l'heure, Radio Ndeke Luka ne dispose pas encore d'informations détaillées concernant cette réunion.


Entre temps, une équipe de l'ONG Jeunesse unie pour la protection de l'environnement et le développement communautaire (JUPEDEC), a été prise à partie ce mercredi 2 septembre 2015 par des hommes armés au niveau du pont de la rivière Ombella à environ 90 kilomètres de la capitale centrafricaine. 


Les ravisseurs ont emporté le véhicule de l'ONG, une moto neuve, trois ordinateurs portables, des téléphones portables et une somme d'argent d'un montent de 500.000 francs CFA, environ 762,245 euros. Cette équipe se rendait à Sibut, chef lieu de la Kémo, pour l'installation des membres du bureau local de cette organisation.

« J'amenais les responsables suivi-évaluation recrutés pour démarrer leurs activités ce 3 septembre », a indiqué Thibaut Dounia-Koumboti, directeur technique de la JUPEDEC qui a souligné que « C'est compliqué avec cet aspect sécuritaire sur nos zones d'intervention. Pour le moment, nous attendons qu'il y ait quand même une sécurité surtout sur l'axe Damara-Sibut, là où les bandits s'installent ». Car, « Concernant nos activités, nous allons essayer petit à petit d'assister les mamans, les personnes vulnérables. Si nous laissons, la vie de ces personnes va être menacée », a signalé le directeur technique.


Mercredi, des éléments supposés ex-Séléka ont massivement investi la ville de Batangafo. Selon des témoignages recueillis auprès des habitants de cette ville par le correspondant de Radio Ndeke Luka, ces éléments ont tenté d'attaquer le site des déplacés de la ville, mais ils en ont été empêchés par la Minusca. Le lendemain, jeudi, un groupe de ces ex-Séléka, sur une quinzaine de motos, a pris la route de Bouca. Ils ont, à six kilomètre de la ville, pris quatre jeunes en otage et ont abattu le quatrième. Toujours selon ces témoignages, le groupe a, dans sa progression, tué des personnes à soixante kilomètres, mais le nombre de victimes n'a pas été précisé.

Mercredi, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca tenue à Bangui, le chef de communication de la Mission onusienne, Myriam Dessables, a pourtant rassuré la population que le calme se rétabli peu à peu dans la Ouaka et la Nana Gribizi ces derniers temps.


« La situation sécuritaire s'est améliorée à Bambari et à Bria. A Bambari, la force de la Minusca a démantelé toutes les barricades des jeunes afin de permettre la libre circulation sur la route principale d'approvisionnement n°3 et des patrouilles régulières sont effectuées de part et d'autre de la rivière de la Ouaka en vue de prévenir toutes confrontations inter-communautaires. A Bria, la force de la Minusca assure en permanence la sécurité des autorités de l’État afin qu'elles puissent assurer leurs fonctions quotidiennes et continue évidemment à assurer des patrouilles pour rassurer la population locale ». 


Une assurance qui est mise à mal par des observateurs de la vie politique par rapport aux différentes recrudescences de violences à travers le pays.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 17:55

 

 

 

03/09/15 (AFP)

 

La Centrafrique s'achemine vers un report de la présidentielle et des législatives en raison des difficultés financières et sécuritaires rencontrées par les agents du recensement électoral dans des régions toujours en proie aux violences intercommunautaires.

 

Après deux précédents reports dans un pays toujours instable, les autorités de la transition ont fixé au 18 octobre le premier tour de la présidentielle et des législatives. Auparavant, le 4 octobre, doit avoir lieu un référendum sur le projet de nouvelle constitution qui vient à peine d'être adopté dimanche par le Conseil national de transition (CNT, parlement).

 

"Le CNT estime que l'Autorité nationale des élections et le gouvernement doivent prendre leur responsabilité pour revoir le calendrier électoral, en raison des réalités évidentes constatées", a déclaré à l'AFP Alexandre-Ferdinand Nguendet, président du parlement.

 

"Nous constatons avec beaucoup d'autres que les élections ne pourront se tenir à bonne date. Le 18 octobre, il n'y aura pas d'élection (...) il y a une sorte d'instabilité et de vacance qui se pointe à l'horizon", affirme Crépin Mboli-Goumba, ancien ministre, président du parti africain pour la transformation radicale et l'indépendance des Etats.

 

Même constatation pour Aurélien-Simplice Zingas, ancien ministre, membre du parti Kélemba: "Les dates fixées ne peuvent être tenues. Le collectif des partis politiques, associations et personnalités indépendantes souhaitent qu'un consensus puisse être trouvé sur des proposition de nouvelles dates".

 

"C'est totalement irréaliste voire suicidaire, que de vouloir coûte que coûte aller aux élections le 18 octobre. Les cartes d'électeurs ne sont pas disponibles, ni les urnes", déplore Grégoire Fithy, étudiant.

 

"C'est impossible. Beaucoup de paramètres exigent encore que certaines choses soient faites pour réajuster le processus. Donc un report est tout à fait sage", confirme Jean-Marie Koyagnilo, sociologue.

 

Pour le président de l'Autorité nationale des élections, Dieudonné Kombo Yaya, qui se veut optimiste, "la dynamique des élections" est toujours d'actualité mais force est de constater les difficultés. "Le retard accusé aujourd'hui dans le processus électoral est imputable en grande partie à l'insuffisance des disponibilités financières, et d'un niveau acceptable de la sécurité dans certaines régions".

 

L'Autorité table sur des prévisions de 1,9 million à 2,1 d'électeurs potentiels, et indique qu'elle a en déjà enregistré 900.000, dont 314.000 à Bangui.

 

Elle a enregistré la grande majorité des électeurs dans le sud-est, l'ouest et le nord-ouest mais pas encore dans les régions du centre, du nord, du nord-est et de l'est.

 

Ces régions, éloignées de Bangui, sont sous la coupe de milices et de bandits. Au moins 20 personnes ont été tuées et de nombreuses blessées au cours d'affrontements intercommunautaires qui ont éclaté le 20 août à Bambari (centre), provoquant des déplacements importants de populations.

 

Il reste aussi à enregistrer les centaines de milliers de réfugiés dans les pays voisins: République démocratique du Congo, Soudan, Cameroun et Tchad.

 

- Pas de sécurité, pas d'élections -

 

"S'il n'y a pas la sécurité, on ne peut parler d'élections libres, transparentes, démocratiques. Car, comment les candidats vont battre campagne dans la situation actuelle?", interroge Michèle Sanzé, membre du CNT.

 

Autre facteur de tension dans les semaines à venir: le nombre de postulants à la présidentielle qui ne pourront se présenter car inéligibles, la Cour constitutionnelle ayant exclu des scrutins toutes les personnalités liées au régime de transition.

 

Mais, pour Arthur Moyenzou, enseignant, la "triste réalité" de son pays, classés parmi les plus pauvres au monde, surpasse la question électorale: "Les gens ne voient que les élections, mais la situation du pays est catastrophique. Non seulement nous comptons encore nos morts, mais le peuple souffre. Presque tout le monde est réduit à un seul repas par jour. Et les maladies déciment hommes, femmes et enfants".

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, a plongé l'ex-colonie française, déjà très instable, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014, dont le pays peine toujours à se relever.

 

par Christian PANIKA

 

 

RCA: vers un nouveau réaménagement du calendrier électoral

 

Par RFI 03/09/15

 

Il y aura très probablement un nouveau report des élections présidentielles et législatives ainsi que du référendum en République centrafricaine. Plusieurs membres du gouvernement l'ont confirmé, sans pour autant se prononcer sur de nouvelles échéances. Mais il reste indispensable, selon eux, de respecter le code électoral en ne dépassant par la date du 31 décembre, qui marque la fin de la période de transition.

 

Les élections vont très certainement être une nouvelle fois repoussées. Les élections présidentielle et législatives étaient fixées au 18 octobre et un référendum constitutionnel était prévu le 4 octobre prochain. Mais le gouvernement n'a toujours pas convoqué le corps électoral.

 

Le ministre de l'Administration du territoire Modibo Bachir Walidou, n'exclut pas un report des élections mais pour lui il faut impérativement respecter le code électoral et tenir l'ensemble du processus avant la fin de la transition.

 

« Les dates qui importent vraiment c’est le 31 décembre, le terme de la transition, les autres dates se font en fonction du calendrier prévu par le code électoral révisé. Il prévoit des dates incompressibles et d’autres qui sont extensibles. L’essentiel c’est qu’on tienne dans l’intervalle de temps, arrêté de façon consensuel et international, au 31 décembre. Mais il faut absolument que le code électoral soit respecté. Je crois pouvoir dire que nous tiendrons bien le coup jusqu’au 31 décembre », assure le ministre.

 

Le porte-parole du gouvernement Dominique Saïd Paguindji le confirme, sans se prononcer sur de nouvelles échéances. Il y aura bien un report des élections, mais lui aussi insiste : tout le processus sera terminé avant la fin de la période de transition.

 

« Eu égard au retard enregistré ans les opérations d’enrôlement des électeurs, il va de soi qu’il y aura un glissement du chronogramme. Toujours est-il qu’il ne pourra pas dépasser la durer de la transition qui a été repoussée exprès pour préparer les élections dans un environnement sécurisé, apaisé. L’Autorité nationale des élections est en train de se pencher sur ce nouveau chronogramme et je pense qu’il est trop tôt pour se prononcer sur les délais, sur l’écart », avance Dominique Saïd Panguindji.

 

Récemment, le président du Conseil national de transition (CNT) estimait que les dates prévues n’étaient pas « tenables ». Une position sur laquelle semble donc aussi s’aligner le gouvernement. Seule l'Autorité nationale des élections (ANE) affirme que le chronogramme est encore d'actualité. Son porte-parole, Julius Ngouadébaba, admet qu’il y a des difficultés, mais que l’ANE tente de tenir les délais.

 

« Les élections de sortie de crise s’organisent dans un contexte particulier, fait d’absence de ressources, l’absence de l’administration sur toute l’étendue du territoire, de l’insécurité malgré les efforts faits par ailleurs. C’est pour ça que nous avons dû faire les reports. Ceci dit, le dernier chronogramme rendu public par l’ANE a tenu compte de plusieurs paramètres. Il est vrai qu’on aurait peut-être besoin de beaucoup plus de temps mais ce chronogramme est là et nous travaillons à la mettre en œuvre. Et donc je pense que nous pourrons le tenir », maintient Julius Ngouadébaba.

Centrafrique: vers un report des élections en raison de l'insécurité

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 17:53

 

 

 

http://afriqueeducation.com/   Afrique Education n°422

 

La réponse de la communauté internationale et des autorités locales à la gestion de la crise centrafricaine est la reconstruction de l’Etat (statebuilding). Elle est censée garantir le rétablissement de la paix et de la sécurité dans le pays. Néanmoins, face aux difficultés rencontrées pour stopper définitivement les violences, la reconstruction de l’Etat centrafricain et la tenue de l’élection présidentielle et des législatives prévues d’ici la fin de l’année 2015, suscitent des interrogations.

 

ELECTIONS EN 2015 : AUTORITÉ OU LÉGITIMITÉ DE L’ETAT ?

 

Pour la communauté internationale, les élections constituent souvent le passage obligé pour reconstruire l’Etat. Cependant, le fait de privilégier à tout prix l’autorité de l’Etat au détriment de sa légitimité mène souvent à des dérives. Selon Thierry Vircoulon, directeur pour l'Afrique centrale du think tank International, Crisis Group, lorsqu’il s’agit d’un pouvoir de transition, reconstruire l’Etat par le biais de l’élection « est le fruit de compromis et de négociations armées, et la probabilité est forte pour que cette élection porte au pouvoir un tandem de seigneurs de guerre et de politiciens corrompus qui ont tous une part de responsabilité dans le conflit passé », (tribune ID4D – AFD, 17/03/2015).

 

En Centrafrique, l’imposture politique est devenue quasi-institutionnalisée. Dans ce contexte, impossible de sortir de la crise de confiance politique dans laquelle elle s’enlise depuis des décennies. Malheureusement, l’histoire de ce pays a montré à quel point des dictateurs habités par un désir de toute puissance n’ont pas eu de limite. Aujourd’hui, les Centrafricains subissent encore les conséquences désastreuses des mauvaises décisions, de l’inaction ou de la mauvaise gouvernance passée. Un leader politique motivé avant tout par ses intérêts propres au détriment de ceux du peuple ne peut favoriser durablement la reconstruction, le développement et la stabilisation d’un pays. Il faut cesser de sélectionner et de faire élire des « leaders politiques narcissiques » voués à devenir des pompiers pyromanes entraînant dans leur chute la nation toute entière. Les Centrafricains ne veulent plus vivre dans la violence et dans la pauvreté alors même que des dirigeants s’enrichissent sans aucun état d’âme. La prise de conscience citoyenne et les discours politiques ne suffiront pas à rassurer les populations et à donner l’espoir d’une vie meilleure. Pour reconstruire le pays et rétablir la confiance entre les citoyens, l’Etat et les politiques, il est fondamental de poser des actes forts et de réformer la gouvernance. La confiance des citoyens ne peut exister sans le respect des engagements politiques sur le plan économique, social et sécuritaire. De nombreux experts ont longtemps souligné la nécessité d’assainir les finances publiques, de relancer l’économie formelle et de contrôler l’économie illicite. Par ailleurs, les services sociaux de base ont trop souvent été assurés en partie par les ONG et n’ont pas constitué une priorité pour les gouvernements. Entre l’économie de prédation, les ingérences et les chantages financiers en tout genre provenant de l’Etat, de chefs de groupes armés, de politiques ou d’entrepreneurs, la corruption est devenue une normalité. Comment un pays peut-il se développer sans un minimum de confiance ? C’est d’abord aux autorités nationales et aux politiques de donner l’exemple pour redonner espoir et confiance aux citoyens !

 

L’URGENCE ÉLECTORALE, UNE RÉPONSE INADAPTÉE

 

S’agissant de la tenue des élections prévues en fin d’année 2015, la situation sécuritaire reste encore instable sur l’ensemble du territoire. D’une part, il parait compliqué pour les citoyens d’aller voter sereinement avec la peur d’être attaqué. La question du désarmement n’étant pas totalement résolue, le recensement et le vote des électeurs risquent d’être compromis. D’autre part, les annonces puis les reports répétés des échéances ne font qu’entretenir la méfiance et saper le moral des Centrafricains. Dans ces circonstances, il semble difficile d’organiser des élections démocratiques. Les acteurs politiques, le peuple centrafricain, les observateurs et experts internationaux devraient inscrire les élections dans une stratégie à plus long terme et non dans la précipitation (d’après les conclusions du groupe de travail « Gouvernance, Justice et Réconciliation » du Forum de Bangui/mai 2015 ; établies par le professeur Jean-François Akandji-Kombé - Rapporteur Général). Les autorités de la transition et l’ANE (Autorité nationale des élections) pourraient ainsi envisager l’élection présidentielle et les législatives dans un délai plus raisonnable, au cours du second semestre de l’année 2016 (soit un an après le Forum de Bangui en mai 2015). Cela permettrait de gagner en efficacité et d’être plus efficient en matière d’organisation des élections (faciliter un recensement le plus exhaustif possible ainsi que le vote (de tous les Centrafricains, réfugiés y compris) et permettre aux différents candidats de présenter concrètement et clairement leur programme politique).

 

QUI ÉLIRE ?

 

Concernant les nombreux candidats déclarés à l’élection présidentielle, les électeurs centrafricains peuvent-ils réellement juger et choisir ? Les Centrafricains ont certes un profond désir de changement et veulent sortir de cette crise. Mais, face à la pauvreté et au faible niveau d’instruction et d’éducation de la population, la démocratie sociale peut difficilement s’imposer. Maintenues dans l’extrême précarité et profondément meurtries par les crises successives, les populations deviennent facilement manipulables par certains politiques qui leur promettent monts et merveilles en pratiquant « la politique du ventre ». A cela s’ajoute le fait qu’elles finissent souvent par voter pour un candidat issu de leur région ou de leur ethnie sans réellement s’interroger sur son profil et son programme. L’enjeu des prochaines élections en Centrafrique résidera, entre autres, dans la capacité et la volonté d’élire des leaders compétents, intègres et capables de proposer et de mettre en œuvre un plan de développement économique et social solide et ambitieux pour la reconstruction du pays. Le candidat de l’avenir devrait être un homme/une femme de conviction forte capable de rassembler tous les Centrafricains au-delà de leur orientation religieuse. Un leader qui n’a pas peur du défi, capable de respecter et d’appliquer les recommandations du Forum de Bangui. Un leader dynamique, soutenu par son parti politique, qui aurait le courage d’assumer ses prises de position contre la corruption et pour le changement. « Le premier des citoyens » habité par l’amour de son pays, par la volonté de construire un véritable projet de société pour la Centrafrique, pour les jeunes et les femmes et non plus pour des hommes uniquement motivés par l’appât du gain. Un leader humble et conscient du long chemin qu’il faudra parcourir avec l’aide des citoyens et des partenaires internationaux pour reconstruire le pays, assurer son développement et voir changer les mentalités et les pratiques. Celui qui aura une réelle ambition de changer la politique et qui saura inspirer confiance et convaincre par son charisme, son discours et surtout par son programme, par ses actes et par le respect de ses engagements politiques!

 

La crise de confiance entre les citoyens centrafricains et le politique reste entière. Et, pour permettre aux générations futures de développer « des attitudes de pensée critique » et de faire un « véritable choix politique » personnel, il sera fondamental d’accompagner la formation et l’éducation à la citoyenneté (responsabilité sociale et morale, engagement dans la vie de la cité et éducation au politique) ; principe de base d’une nation. Pour conclure sur la confiance, le philosophe Alain disait : « Le peuple, méprisé, est bientôt méprisable ; estimez-le, il s’élèvera. La défiance a fait plus d’un voleur ; une demi-confiance est comme une injure ; mais si je savais la donner toute, qui donc me tromperait ? Il faut donner d’abord ».

 

Shérazade Gatfaoui, Maître de Conférences et Enseignant-Chercheur en Sciences de Gestion (Marketing), Consultante spécialisée sur la confiance dans les organisations.

Centrafrique : Elections à hauts risques par Shérazade Gatfaoui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 17:50

 

 

 

03/09/15 (RFI)

 

Un nouveau cas de viol présumé par un militaire français de l'opération Sangaris en Centrafrique a été révélé. C’est le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad al-Hussein, en visite dans le pays en ce moment, qui a sorti l’information.

 

Le haut commissaire aux droits de l'homme indique que l'ONU a été mise au courant de ce dernier cas présumé le 30 août dernier. Les faits remonteraient à environ un an. Selon le communiqué des Nations unies, la victime présumée serait une « jeune fille probablement en fin d'adolescence au moment des faits allégués ». Elle a mis au monde un enfant fin avril et a porté plainte auprès des autorités locales pour une reconnaissance de paternité.

 

Toujours selon Zeid Ra'ad al-Hussein, les autorités françaises ont été informées de ce dernier cas. Ces allégations viennent s'ajouter à une longue série d'accusations de viols par des soldats étrangers en Centrafrique. Une information judiciaire française a été ouverte en mai dernier sur des viols présumés d'enfants commis par 14 militaires français à Bangui en 2014. Trois autres militaires africains étaient également mis en cause dans le rapport onusien qui a déclenché ces investigations.

 

Plus récemment, le 18 août, des casques bleus de RDC ont été accusés de viol sur trois jeunes filles, dont une mineure. Kinshasa avait promis une enquête. Début août, des casques bleus étaient soupçonnés du viol d'une fillette de 12 ans à Bangui lors d'une opération au cours de laquelle deux civils avaient été tués. Une situation qui a provoqué le mois dernier la démission de Babacar Gaye, l'ancien patron de la Minusca

 

 

RCA : un soldat français accusé de viol

 

BBC Afrique

 

Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l’ONU, Zeid Ra'ad Al Hussein, a déclaré qu’il a été informé le 30 août d'allégations d'abus sexuel commis par un membre de la force militaire française Sangaris sur une jeune fille.

 

Le personnel des Nations Unies en Centrafrique a été informé le 30 août d'allégations d'abus sexuel sur une jeune fille, il y a environ un an, par un membre de la force militaire française Sangaris, a déclaré jeudi le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein.

 

La victime, probablement en fin d'adolescence au moment des faits allégués, a donné naissance à un enfant en avril.

 

"Ceci est la dernière d'une série d'allégations effroyables d'abus et d'exploitation sexuelle par des troupes étrangères en RCA", a déclaré M. Zeid, en visite à Bangui, selon un communiqué de l'ONU.

 

La France enquêtait déjà sur des accusations d'abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014. Elles visent notamment 14 soldats français qui faisaient partie de l'opération Sangaris menée par la France et n'étaient pas sous le commandement de l'ONU.

 

Le plus haut responsable des droits de l'homme de l'ONU a déclaré que son bureau travaille en étroite collaboration avec la MINUSCA, la mission de l'ONU en RCA, et avec l'UNICEF qui, à travers ses partenaires, va fournir un soutien psychosocial et une assistance juridique à la jeune fille et sa famille.

 

La victime a déposé une plainte pour reconnaissance de paternité auprès des autorités locales.

RCA: un nouveau cas de viol présumé par un soldat de Sangaris

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 01:11

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA SE FELICITE DE L’ADOPTION DU PROJET DE CONSTITUTION

 

Bangui, le 2 septembre 2015 – Le Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Parfait Onanga-Anyanga, se félicite de l’adoption par le Conseil national de transition (CNT) de la proposition de Constitution, le 30 août 2015. Cette annonce a été faite par le chef du Bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA, Myriam Dessables, lors de la conférence de presse hebdomadaire tenue ce 2 septembre. «La MINUSCA se félicite de la maturité politique dont ont fait preuve les Institutions de la Transition et les Forces vives de la Nation tout au long du processus d’enrichissement du projet de proposition de Constitution » a-t-il fait savoir.

 

Cette procédure établie par l’article 65 de la charte constitutionnelle aura permis d’aplanir toutes les divergences sur les options fondamentales en vue de l’adoption d’une Constitution reflétant la volonté du peuple centrafricain pour la cohésion et la paix sociale. La MINUSCA salue cette importante étape franchie qui constitue une avancée incontestable dans le processus politique et l’édification d’un Etat de droit. L’adoption de la proposition de Constitution ouvre la voie à la tenue du référendum par lequel, le peuple centrafricain se dotera d’une loi fondamentale.

 

La MINUSCA invite tous les acteurs Centrafricains à s’investir dans la vulgarisation de la proposition de Constitution sur l’ensemble du territoire national en vue de permettre aux citoyens de s’approprier le contenu de la loi fondamentale. Selon Parfait Onanga-Anyanga, «par cet acte, ils contribueront à restaurer l’ordre constitutionnel et consacreront le début d’une ère nouvelle pour la Centrafrique». Monsieur Onanga-Anyanga encourage la poursuite des opérations d’enregistrement des électeurs afin que chacun et chacune puisse exprimer sa volonté lors du vote référendaire et dans la perspective de la tenue d’élections libres, paisibles, transparentes et inclusives. Il réitère enfin la volonté et l’engagement de la MINUSCA à appuyer le processus politique en RCA.

 

Au sujet des élections, Mme Dessables a indiqué que l’opération d’enregistrement des électeurs continue dans toutes les aires opérationnelles du pays. Le cumul partiel obtenu des données statistiques de l’enregistrement des électeurs dans l’ensemble du pays à la date du 31 août 2015 donne un total de 1.127.201 soit 54% des électeurs potentiels attendus. D’autre part, le Centre de traitement des données (CTD) devrait être fonctionnel dès la semaine prochaine.

 

Myriam Dessables aussi a annoncé la visite en Centrafrique du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Herve Ladsous, du 5 au 8 septembre 2015. Ce séjour, le quatrième au cours de l’année 2015, a pour objectif de réitérer le soutien des Nations Unies  à la République centrafricaine malgré le changement intervenu au sommet du leadership de la MINUSCA. Cette visite aura aussi pour objectif de mobiliser le personnel civil et militaire pour la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels. Commis par une infime minorité, ces actes rendent vain l’excellent travail accompli par une majorité consciente de sa mission.

 

Au chapitre des droits de l’Homme et suite aux recommandations du Forum National de Bangui qui constitue la Phase III du processus de paix en RCA, la Mission et le Haut- Commissariat aux droits l’Homme organisent du 2 au 4 septembre 2015 un séminaire international sur la lutte contre l’impunité. Ce thème a aussi fait l’objet d’un atelier d’échanges sur l’appui à la Cour pénale spéciale. Les participants ont débattu du fonctionnement de la Cour, des modalités de recrutement du personnel de la Cour selon les critères objectifs et transparents de l’indépendance des juges, de la protection du personnel, du Bureau du Procureur Spécial, de l’assistance judiciaire, de l’aide aux victimes, de la protection des témoins. Les participants ont souligné la nécessité de sélectionner les futurs juges de la Cour selon des critères de compétence, de professionnalisme et d’intégrité.

 

En soutien aux forces de sécurité intérieure, la MINUSCA a coordonné et financé un programme de formation de magasiniers au Centre de Perfectionnement aux Actions Post-conflictuelles de Déminage et de Dépollution (CPADD) du Benin. Dix-huit (18) éléments sélectionnés parmi les Forces Armées Centrafricaines, la police et la gendarmerie ont suivi cette formation aux techniques de sécurité physique des stocks de munitions pour mener des opérations de stockage conformes aux pratiques et normes internationales. Ce programme est conforme au mandat de la MINUSCA pour le renforcement des capacités des forces de sécurité nationales centrafricaines dans la gestion et le marquage des armes et munitions dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 2217.

 

La situation sécuritaire s’améliore progressivement à Bambari et Bria. A Bambari, la Force de la MINUSCA a démantelé toutes les barricades érigées afin de permettre la libre circulation sur la route principale d’approvisionnement n°3 (MSR3). Des patrouilles régulières sont effectuées de part et d’autre de la rivière Ouaka en vue de prévenir toute confrontation intercommunautaire. A Bria, la Force de la MINUSCA assure en permanence la sécurité des autorités de l’Etat afin qu’ils puissent assurer leurs fonctions. En outre, des patrouilles sont effectuées sur tous les axes de la ville pour rassurer la population locale.

 

Suite à la reprise des convois commerciaux en provenance du Cameroun, la Force de la MINUSCA a renforcé les escortes le long de la route principale d’approvisionnement n°1 (MSR1). Ainsi, la Force a pu arrêter l’un de ceux qui avaient tiré sur le convoi le 24 août 2015. Il a été transféré à Bangui et remis aux autorités locales. Au total, La Force de la MINUSCA a escorté plus de 409 véhicules sur tous les axes sans incident majeur. Ceux qui  ont déjà atteint Bangui sont au nombre de 389. La Force a aussi sécurisé les déplacements des équipes électorales sur les axes Kaga-Bandoro-Mbres, Ndélé-Birao et Bossembelé. Au plan opérationnel, la Force de la MINUSCA a effectué plus de 2630 patrouilles dans tous les secteurs en mettant l’accent sur les axes et foyers de tensions tels que Bambari- Grimari, Sibut-Grimari–Dekoa-Kaga-Bandoro et Bria-Yalinga.

 

La Police de la MINUSCA a, quant à elle fait état d’une légère hausse de la criminalité à Bangui. Toutefois, elle se félicite de la remise volontaire d’une grenade découverte dans un caniveau dans le 3e Arrondissement.

LA MINUSCA SE FELICITE DE L’ADOPTION DU PROJET DE CONSTITUTION

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 01:00
Communiqué de presse du GTSC
Communiqué de presse du GTSC

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 00:58

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/   mercredi 2 septembre 2015 13:52

 

La machine pénale internationale s'est mise en marche pour rattraper les présumés auteurs de crimes et autres exactions commis de 2012 à ce jour en République Centrafricaine (RCA). Le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a ouvert ce mercredi et ce jusqu'au vendredi prochain à Bangui, un séminaire international sur la question. Les présumés auteurs de crimes et autres exactions doivent désormais s'inquiéter.


Selon le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein en mission de quatre jours en RCA, l'Organisation des Nations unies est déterminée à rompre avec le cycle infernal de l'impunité dans le pays en rendant justice aux victimes. 


« Le pacte républicain est un engagement important pour mettre en place le processus de justice transitionnelle telle qu'une commission de vérité, réconciliation et réparation. Les survivants doivent bénéficier d'un espace au sein duquel le récit de leur histoire sera écouté et protégé, un espace qui reconnaît entièrement la valeur et la dignité des personnes victimes des abus commis ». 


Le Haut commissariat des nations Unies aux droits de l'Homme s'est assignée une mission qui consiste à « Examiner, reconnaître et comprendre le passé douloureux ». Cela représente, toujours selon le Haut commissariat des nations Unies aux droits de l'Homme, « des espaces cruciales à la cicatrisation des blessures ». « Il s'agit également de l'assurance que de telles blessures ne seront pas infligées de nouveaux », a conclu l'onusien. 


Les travaux regroupent plus d'une centaine de personnes parmi lesquelles des magistrats, des avocats, des juges, des Conseillers nationaux, des officiers de police judiciaire, des membres de la société civile centrafricaine. Des partenaires nationaux et internationaux participent également à ces assises. La cérémonie d'ouverture s'est déroulée en présence du ministre de la Justice, Aristide Sokambi.

Les Nations unies en marche contre l'impunité en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 12:32

 

 

 

02/09/15 (RFI)

 

En Centrafrique, la date du référendum censé valider le projet de Constitution et celles des élections présidentielles et législatives avancent à grand pas. Mais aujourd'hui le président du Conseil national de transition (CNT) a émis de sérieux doutes sur la faisabilité du processus électoral et sur le respect du calendrier.

 

Alexandre Ferdinand Nguendet le président du CNT n'a jamais caché son scepticisme face au chronogramme des élections présidentielles et législatives.

 

Le projet de Constitution qui a été adopté ce week-end par les députés doit être présenté le 4 octobre au peuple centrafricain. Pour le président du CNT, cette date, ni celles qui vont suivre ne sont tenables.

 

« Je ne crois pas que ça puisse être tenable. Logiquement, on devait déjà convoquer le corps électoral par décret présidentiel depuis le 18 août. Jusque là rien n’a été fait. Donc c’est un retard considérable. Certains programmes qui étaient annoncés ne sont aujourd’hui pas mis en œuvre. Je cite entre autre l’enregistrement des électeurs, qui piétine encore à l’intérieur du pays. Aujourd’hui, on a pas de fichier électoral. Sans fichier électoral, par quel miracle on peut aujourd’hui organiser des élections ? La représentation nationale reste très sceptique sur ce chronogramme que nous avons qualifié à l’époque, à juste titre, de surréaliste », rappelle Alexandre Ferdinand Nguendet.

 

Du côté du gouvernement, le ministre de l'Administration des territoires Walidou Bachir précise que les dates ne sont pas fixes, mais que tout le processus électoral, référendum inclus doit être achevé avant la fin de la transition, c'est à dire le 30 décembre.

 

L'agence nationale des élections qui est la seule a même de modifier le chronogramme n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

 

Le calendrier électoral n'est pas «tenable», selon le président du CNT

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com