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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 15:09

 

 

 

Par 31-01-2015 à 14:46

 

En marge du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’union africaine, s’est tenue à l’ambassade du Tchad une réunion de la CEEAC. Etaient présents le Gabonais Ali Bongo, l’Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema, le Congolais Denis Sassou Nguesso et le Tchadien Idriss Deby. Idriss Deby a été très clair : les conclusions des négociations de Nairobi, tant décriées par Bangui, ne seront pas retenues par la région.

 

« Il y a eu des rencontres informelles qui ont eu lieu à Nairobi, ce n’est pas une mauvaise chose en soi… [mais] le résultat auquel elles sont parvenues ne peut pas aider la République centrafricaine à parvenir à la stabilité et à la paix, a expliqué le président tchadien Idriss Deby à RFI.

 

Donc on revient à la case de départ et nous reprenons tout ce que nous avions arrêté à Brazzaville. Nous allons soutenir la médiation, nous allons soutenir les forces en présence qui sont onusiennes, et nous allons soutenir la transition. Apporter même un soutien financier de la CEEAC à la République centrafricaine : voilà les décisions que nous avions prises ».

 

Un nouveau soutien financier qui sera fixé lors d’une réunion qui aura lieu le 16 février. Réunion qui pourrait se tenir à Yaoundé.

 

Ce sera un « sommet extraordinaire de la CEEAC » ajoute le président tchadien. « Ce sommet nous permettra aussi d’évoquer la menace Boko Haram et le soutien que nous pourrons apporter à la République centrafricaine ».

 

Centrafrique: les accords de Nairobi nuls et non avenus pour la CEEAC

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Centrafrique-Presse.com
31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 14:42

 

 

 

 

31/01/15 (AFP)

 

La présidence centrafricaine a dénoncé samedi l'accord signé à Nairobi par des factions armées comme une tentative de "préparer le terrain à une amnistie générale" de ceux "susceptibles de poursuites judiciaires pour crimes contre l'humanité".

 

D'ex-rebelles centrafricains de la Séléka et miliciens anti-balaka ont appelé vendredi la communauté internationale à reconnaître leur accord de cessez-le-feu signé à Nairobi, à l'issue de pourparlers en l'absence des autorités centrafricaines.

 

"Ce qu'il est convenu d'appeler accord de Nairobi renferme pour l'essentiel, des dispositions qui constituent clairement une tentative de reformatage de l'architecture actuelle de la transition en République centrafricaine afin de préparer le terrain à une amnistie générale de tous ceux qui au cours de cette crise sont susceptibles de poursuites judiciaires pour crimes contre l'humanité", indique un communiqué de la présidence de transition.

 

Une faction des ex-rebelles de la Séléka et une autre des miliciens anti-balaka qui s'affrontent en Centrafrique ont négocié pendant deux mois dans la capitale kényane.

 

A ces discrètes négociations ont aussi participé l'ex-président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka, et Michel Djotodia, chef de celle-ci qui lui avait succédé à la tête de l'Etat avant d'être contraint à la démission par la communauté internationale en janvier 2014.

 

Les multiples exactions commises par les rebelles de la Séléka à leur arrivée au pouvoir en mars 2013 contre les populations majoritairement chrétiennes du pays ont débouché sur la création de milices d'autodéfense anti-balaka, qui s'en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant la Centrafrique dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique sans précédent.

 

Le 24 septembre, la Cour pénale internationale (CPI) avait annoncé mercredi avoir ouvert une enquête sur une liste "interminable" d'atrocités commises par des milices armées en Centrafrique.

La présidence centrafricaine dénonce l'accord de Nairobi entre factions armées

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Centrafrique-Presse.com
31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 14:15

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 28 janvier 2015 13:34

 

La Mouvance patriotique pour l’avenir (MPA), l'un des démembrements de l'ancienne coalition Antibalaka, se dit préoccupée par l'enlèvement du ministre Armel Mingatoloum Sayo. Le président de cette mouvance Sébastien Wénézouï n'a pas caché son inquiétude. Les ravisseurs selon lui ne sont autres que ceux qui avaient pris en otages les deux humanitaires.


« Ce que je comprends, c'est la même équipe qui a kidnappé Mme Claudia Priest qui continue avec le kidnapping des personnalités de ce pays », a déclaré ce mercredi Sébastien Wénézouï à RNL.

 
« Dès qu'Armel Sayo a été arrêté, j'ai appelé sur son propre numéro. J'ai trouvé quelqu'un qui se trouve être son ravisseur avec toute son équipe. J'ai essayé de discuter avec eux. Jusque là, on ne les voit pas », a-t-il expliqué.


Sébastien Wénézouï  lance l'appel à l'une union sacrée des ex-Antibalaka pour barrer la route à cette nouvelle stratégie qui consiste à kidnapper qui gagne du terrain en République Centrafricaine. « Je demande simplement à nos compatriotes Antibalaka de s'unir et de barrer le chemin à ce fléau qui risque de s'étendre sur l'ensemble du territoire national », a-t-il souhaité.


« Nous mêmes cadres des Antibalaka, avons négocié la libération de la Française Priest, mais cet effort n’est pas reconnu, bien au contraire des gens nous ont accusé », a ajouté le président de la Mouvance patriotique pour l’avenir.


Dans une déclaration publiée mardi 27 janvier, la Mouvance patriotique pour l’avenir a constaté que tous les efforts menés en faveur de la paix, la réconciliation et la cohésion sociale ont été remerciés en « monnaie de singe ». Le document a mentionné que : « Ce genre d'opération ressemble à ceux de Boko Haram où à des terroristes et ne s'inscrit pas dans l'objectif des Antibalaka ».


« Nous, ex-combattants, sommes à pied d’œuvre nuit et jour pour obtenir la libération de Monsieur Armel Sayo auprès de ces ravisseurs qui ne sont encore identifiés », a précisé la déclaration.


Le MAP compte sur la collaboration du gouvernement qui devra renouer le contact avec les différents groupes armés afin de privilégier le dialogue et la cohésion sociale et surtout aboutir à la libération d'Armel Mingatoloum Sayo.


Parlant justement de cet enlèvement, le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) a également réagit en condamnant ce rapt à travers un communiqué de presse publié mardi à Bangui.


Le PNCN appelle les autorités de la transition, les partis politiques et toute la population à une mobilisation sociale afin d’arrêter ce dangereux phénomène étrange qui peut ébranler le socle de l’unité nationale.


Les voix qui continuent de s'élever appellent à la libération du ministre Armel Mingatoloum Sayo, kidnappé dimanche depuis le 25 janvier 2015 dans le 8e arrondissement de Bangui.

 

 

NDLR : « Dès qu'Armel Sayo a été arrêté, j'ai appelé sur son propre numéro. J'ai trouvé quelqu'un qui se trouve être son ravisseur avec toute son équipe. J'ai essayé de discuter avec eux. Jusque là, on ne les voit pas »

Dans un pays normal où la police fait son travail comme il faut, l'auteur de ces propos aurait été immédiatement interpellé dans le démarrage de l'enquête judiciaire de ce dossier de kidnapping. Malheureusement, on est en Centrafrique, c'est à dire dans un pays synonyme de grand désordre et où l'impunité est la règle donc il n'a effleuré l'esprit de personne que ce Sébastien Wénézoui soit au moins arrêté par les services de sécurité afin qu'il fournisse quelques explications sur ses déclarations ici rapportées.

 

Préoccupé, le MAP avoue un contact avec un ravisseur d'Armel Sayo

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Centrafrique-Presse.com
31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 14:13

 

 

Invité Afrique

 

Par Christophe Boisbouvier  RFI : samedi 31 janvier 2015

 

En Centrafrique, beaucoup se demandent si la transition conduite par Catherine Samba Panza n'est pas en danger après l'accord conclu à Nairobi entre les anciens présidents Bozizé et Djotodia. D'autant que ces discussions de Nairobi avaient reçu l'aval du médiateur congolais Denis Sassou Nguesso. Le général sénégalais Babacar Gaye est le représentant spécial de l'ONU à Bangui et commande les 7500 casques bleus de la Minusca. Présent à Addis Abeba pour le 24° sommet de l'UA, vendredi 30 janvier, le général Babacar Gaye répond aux questions de RFI et il n'hésite pas à s'exprimer sur la démarche du médiateur congolais.

 

RFI : Général Babacar Gaye, voilà près de cinq mois que la Minusca est née. Mais le problème, mon général, c’est que beaucoup de Banguissois reprochent à la Minusca de laisser les anti-balaka continuer à agir dans Bangui et notamment dans leur fief de Boy Rabe.

 

Général Babacar Gaye : Vous savez que nous avons procédé à des arrestations dont certaines ont eu un impact sur la sécurité. Je crois donc que la mission est en progrès au moins aux yeux des gens. Il serait illusoire de penser que c’est par de simples patrouilles de policiers que l’on va sécuriser Bangui. La sécurisation nécessite une approche globale.

 

A la suite de l’arrestation par vos forces du général anti-balaka Andilo, il y a eu plusieurs prises d’otages dont celle d’un ministre du gouvernement centrafricain. Est-ce que vous regrettez d’avoir arrêté ce chef anti-Balaka ?

 

Ce dont nous nous félicitons c’est de l’attitude de fermeté du gouvernement ! Lorsqu’on est face à l’impunité, lorsqu’on veut rétablir l’état de droit, il y a des moments très difficiles ! Il est heureux que le gouvernement l'affronte avec la fermeté dont je viens de parler.

 

Donc, vous vous félicitez du fait que Madame Catherine Samba- Panza n’ait pas fait libérer ce général anti-balaka ?

 

Je crois que la libération du « général » – comme vous l’appelez – Andilo, qui est un jeune homme d’une vingtaine d’années, aurait été au lendemain de l’arrestation du transfert à la CPI de Dominic Ongwen de la LRA, un signe difficile à comprendre.

 

La moitié est sous contrôle des anciens rebelles seleka. Est-ce qu’un jour vous pourrez vous déployer dans cette partie du territoire ?

 

Nous sommes déjà déployés ! Dans une ville comme Bria, nous sommes en train actuellement d’avoir un véritable bras de fer avec les groupes armés qui sont à Bria ! Ce qui est aujourd’hui en cause à Bria c’est l’ascendant moral. Et il n’est pas exclu qu’à Bria nous soyons contraints d’aller à l’affrontement. Donc c’est vous dire que nous sommes présents !

 

Qu’est-ce que vous pensez de cet accord conclu il y a quelques jours à Nairobi entre notamment Noureddine Adam et les anciens présidents Djotodia et Bozize ?

 

Le médiateur lui-même vient de dire, d’après ce que j’en sais, que le seul processus qui est reconnu par la communauté internationale est celui qui a été lancé à Brazzaville et qui doit se poursuivre par le Forum de Bangui. Maintenant, s’il y a une volonté de la part des groupes armés d’entrer dans ce processus, très bien ! Mais tout autre processus, tout autre accord, est pour nous une diversion.

 

Ce qui est étonnant c’est que les gens qui étaient à Nairobi, pour un certain nombre d’entre eux – je pense à François Bozizé et Noureddine Adam – n’avaient pas le droit officiellement de voyager, puisqu’ils étaient sous sanction de l’ONU !

 

Ce que je sais c’est que le Comité des sanctions va très certainement, s’il ne l’a pas déjà fait, demander des explications à qui de droit.

 

A l’initiative de ces discussions de Nairobi il y avait notamment le médiateur congolais. Est-ce vous comprenez la démarche de vos partenaires de Brazzaville ?

 

Nous avons eu l’occasion, le représentant spécial du secrétaire général pour l’Afrique Centrale, monsieur Bathily et moi-même, de nous rendre à plusieurs occasions à Brazzaville pour voir le médiateur, dont je dois saluer l’engagement et l’action inlassables. L’intention qui nous a été présentée est celle d’amener les différents groupes armés à mieux adhérer au processus qui a été lancé à Brazzaville. Cette intention est incontestablement louable. Les modalités, ce sont ces modalités qui posent problème et nous n’avons pas manqué de le dire aux médiateurs.

 

Et aujourd’hui il est encore temps pour que justement, tout le monde soit ramené dans le processus de Brazzaville. Donc aujourd’hui s’il y a un effort à faire – et je crois qu’une remobilisation de la CEEAC à cet égard serait la bienvenue – c’est de remettre tout le monde dans le processus de Brazzaville, de telle sorte que nous avancions, et je dirais presque à marche forcée, vers le Forum de Bangui et ensuite vers le désarmement, la réforme de l’armée et les élections.

 

Gl Babacar Gaye: «La sécurisation de Bangui nécessite une approche globale»

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 21:38

 

 

 

SES CAMARADES DE JEU

 

A l’étranger, Nourredine entretient depuis longtemps des amitiés pour le moins compromettantes, ce qui étonne les membres de son entourage les plus honnêtes :

 

- Abou Bakr Hachim, associé de Nourredine au sein de la société émirati Prestige International, jihadiste convaincu avec lequel il tenta, en 2011, de vendre des armes au Shebab Al Islami en prenant des contacts avec cette secte islamiste.

 

- Al Fathi Ali Hassanein, ami des moudjahidines qui coupaient des têtes en Bosnie de 1992 à 1995. Ce « diplomate » de Khartoum avait fondé une ONG islamique, la Third World relief Agency, qui recueillait à l’époque des centaines de millions de pétrodollars afin de financer le Jihad en ex-Yougoslavie. Il a ensuite traîné sa barbe sanglante en Afghanistan et au Pakistan. En 2008, il fournissait de l’armement aux rebelles tchadiens souhaitant renverser le président Déby. Al Fathi habite désormais en Turquie où il récupère des fonds turcs pour aider Nourredine et ses amis.

 

- Moussa Assimeh, musulman très pieux et chef de guerre soudanais de sinistre mémoire à Bangui. Ce mercenaire djandjawid, sous prétexte de soutien à la Séléka, déferla sur le Centrafrique où ses hommes ont commis d’innombrables meurtres, viols et pillages. Il réside désormais dans le Darfour et attend que son ami Nourredine lui demande de reprendre l’offensive sur notre pauvre pays. Gageons que Nourredine remercierait à nouveau ses frères soudanais en les autorisant à « se payer » sur la population centrafricaine.

 

JEU DE DUPES

 

Au pays, les affidés de Nourredine arborent tous le grade de Général car il faut savoir que de nos jours, au Centrafrique, commander à deux voitures remplies de soudards drogués confère les galons de Général. Ils ont pour nom Arda Akouma, son petit goula de la Vakaga, le tchadien Yahya « Scud » ou Ibrahim Charafeddine.

 

Cependant, au gré de ses changements de stratégie, Nourredine  s’est fâché avec de nombreux amis et alliés :

 

-           Bachar Al fadoul, son ancien adjoint au CEDAD, que Nourredine dénonce en privé aux occidentaux comme le responsable des exactions à Bangui qu’il a en réalité lui-même commises et ordonnées, préparant ainsi sa future défense devant les juges de la CPI .

 

-           Zacharia Damane, l’ancien président de l’UFDR, dont Nourredine veut la mort car il considère que ce chef goula est trop attaché à l’unité de la nation centrafricaine et refuse de rallier le FPRC.

 

-           Abdoulaye Hissene, son grand rival rounga dans la rébellion mais aussi dans le trafic de diamant.

 

-           L’ensemble des chefs peuls, en premier lieu Ali Darassa que Nourredine méprise et estime peu fiable car manquant de fanatisme et peu motivé par la chasse aux Chrétiens.

 

-           Des petits chefs, tels que Tom Adam ou Issa Issaka, considérés comme des alliés des Nassara.

 

DOUBLE JEU

 

Tout observateur de la situation centrafricaine peut constater que le parcours idéologique de Nourredine Adam est particulièrement difficile à suivre. Nervis au service du pouvoir dictatorial laïc égyptien dans les années 90, il deviendra ensuite le garde du corps d’un sultan des émirats et se rapprochera des milieux islamistes soudanais et somaliens. A la fin des années 2000, ayant pris la tête d’une fraction d’un mouvement, la CPJP, fondé par le frère Charles Massi et se réclamant du patriotisme centrafricain, il a ensuite régné sur Bangui par la terreur en menant les exactions contre les quartiers chrétiens tout en entretenant d’excellentes relations avec les Sangaristes et la MINUSCA.

 

Après son départ de la capitale centrafricaine, il a défrayé la chronique en publiant, au mois d’août 2014, un communiqué de presse proclamant la création de l’Etat du Dar El Kouti au nord du Centrafrique. Le nom choisi pour cet Etat fantoche est une référence explicite au sultanat esclavagiste responsable, à la fin du 19ème siècle, de la déportation au Soudan des populations bantou de l’actuelle Centrafrique. Il se ravisa ensuite en déclarant à qui voulait l’entendre qu’il luttait pour que les Musulmans soient davantage représentés au sein du gouvernement de Bangui. Plus troublant encore, alors que son nom est inscrit sur une liste de sanctions de l’ONU, il a récemment été invité à Nairobi, à l’initiative de pays frères africains et de puissances occidentales, pour discuter avec les Anti-balaka et Bozizé de l’avenir de notre pays.

 

Ces revirements soudain et ce double jeu permanent, qu’il pratique également avec ses fidèles en les trahissant si nécessaire, suscite l’étonnement de ceux qui ne connaissent pas les ressorts profonds de ce personnage. Nourredine Adam ne roule que pour ses intérêts financiers personnels, pour manger et manger encore. Aussi entretient-il des relations avec l’ensemble des acteurs du drame centrafricain, au grand jour ou dans l’ombre. Il voit discrètement les Français qui le conseillent,  les Soudanais, les Turcs et les Qatari qui le financent, les Tchadiens qui l’arment et les Israéliens qui le guident.

 

Homme d’affaires vénal, il fait croire tour à tour à ses troupes qu’il défend les musulmans centrafricains alors qu’il se considère comme tchadien ; qu’il faut reprendre Bangui par la force ou au contraire créer les conditions d’une partition du pays ; qu’il faut éliminer les traîtres et les modérés au sein du FPRC tout en discutant avec Bozizé et les extrémistes Anti-balaka. Homme du chaos, gonflé d’orgueil, il croit désormais pouvoir retrouver d’une façon ou d’une autre des responsabilités éminentes au Centrafrique. Il se trompe lourdement. Ses nombreux ennemis, victimes connues de ses crimes ou patriotes centrafricains présents dans son entourage et excédés par leur chef, agiront le moment venu pour empêcher de nuire cet agent criminel des puissances étrangères. Pour lui, la partie est finie.

 

Collectif des Citoyens Centrafricains Opposés à Séléka  (CCCOS)

A QUOI JOUE NOURREDINE ADAM ? (2ème épisode)

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 21:31

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-01-30 18:38:00 - Le gouvernement de transition en Centrafrique déclare ‘’sans effet’’ l’accord de cessation des hostilités signé par les partisans des anciens Présidents François Bozizé et Michel Djotodjia à Nairobi au Kenya après une série de négociations.


Dans un communiqué lu vendredi sur la radio nationale par le directeur de cabinet de la présidente Catherine Samba Panza, M. Joseph Mabingui, les autorités centrafricaines estiment que les discussions qui ont abouti à cet accord n'ont concerné qu'une frange négligeable des milices antibalakas et ex sélékas et les autorités de la transition n'y étaient pas conviées.


Selon la source, le contenu de l'accord remet en cause non seulement le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (Minusca) en Centrafrique mais aussi l'architecture des institutions de la transition.


Le communique déclare que seul l'accord de cesser le feu signé à Brazzaville au mois de juillet 2014 entre les Centrafricains sous l'égide de la communauté internationale qui prône la tenue d'un forum national de réconciliation à Bangui reste valable.

Ce forum dont les bases sont lancées depuis le 19 janvier à travers les consultations à la base sera organisé le mois prochain pour emmener les Centrafricains à tourner la page de l'instabilité a conclu le communiqué.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=815951#sthash.CbtwhI62.dpuf

 

Centrafrique : Le gouvernement de transition déclare « sans effet » l'accord de cessation des hostilités signé à Nairobi

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 21:30

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-01-30 17:42:00 Le Président du Haut Conseil de la Communication de Transition M. José Richard POUAMBI vient d’interdire la parution du quotidien MEDIAS PLUS pour non-conformité aux textes régissant la presse écrite indépendante en Centrafrique et a suspendu une vingtaine de journaux.


Le directeur de publication de MEDIAS PLUS M. Emmanuel Cyrus Sandy l'un des représentants des médias au Conseil National de Transition (CNT) , organe législatif de la transition a été sommé depuis son entrée dans cette institution à céder la direction du journal au profit d'une autre personne pour se conformer aux lois régissant la corporation.


Ce qu'il n'a pas voulu au point que toutes les voies juridiques étant épuisées, l'organe de régulation des médias en Centrafrique a été obligé de prendre la décision interdisant la parution du Journal.


La réaction de l'intéressé n'a pas tardé car il a publié un communiqué dans lequel il a dénoncé cette décision.


Pour les journaux suspendus, le HCCT leur reproche de paraître sans autorisation. Ils devront faire un effort de régularisation.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=815952#sthash.lE6crGOb.dpuf

 

Centrafrique : Interdiction de parution d'un quotidien et suspension de plusieurs journaux

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 21:20

 

 

 

 Paradoxe : opinion qui va à l’encontre de l’opinion commune 

A l’heure ou la crise Centrafricaine cherche  des réponses pour s’en sortir entre familles Centrafricaines,  les pays énergivores, les pays émergeants, les pays de fortes populations et autres pays ayant des intérêts en RCA, par la représentation de leurs opérateurs économiques,  affutent leur dictature économique, et confirment le coup d’état économique contre   notre Pays. L’économie parallèle qui existe depuis toujours en RCA s’est accentuée depuis  l’embargo sur les armes et la suspension du processus de Kimberley.

 

 Les manœuvres de diversion qui consistent à nous distraire par la barbarie, et la peur, juste pour permettre aux prédateurs de la RCA de s’installer… J’attire l’attention de tous les Centrafricain sur le fait  que les guerres ont toujours rendu l’étranger plus  riche et un centrafricain qui meurt aujourd’hui est remplacé par un étranger qui profitera du Centrafrique à sa place.

 

J’ai écrit en 2007  « les larmes du Centrafrique, l’alarme de l’humanité, une arme pour reconstruire »[1] 

 

Mon texte d’alerte, était  une analyse des faits,  suite au rapport accablant de Human Rights World Watch qui avait pour sous-titre « crimes contre l’humanité »[2] . Alerte a été donnée avant le dialogue inclusif de 2007 pour que ce dialogue soit plus juste, bon et utile, réel et  responsable,   Il n’en a pas été ainsi !  Nos responsables politiques ont simulé  une réconciliation de surface, leur permettant d’échapper, pour tous, au jugement du peuple, et pour certains, à la Cour Pénale Internationale. Profitant de l’ignorance du peuple, ils ont manœuvré  pour  se porter candidat au suffrage présidentiel, car une fois adoubés, ils se considèrent de facto comme blanchis de leurs crimes.

 

 Mais encore ? En 2012 avant les tueries ! J’ai écrit «une crise mal gérée conduit inévitablement à la guerre »[3] décrivant avec justesse ce qui allait malheureusement se passer et  je crains  que la suite logique qui persiste aille vers  la disparation de la RCA telle que nous la connaissons ! Là encore ! Ce n’est  pas une vision prophétique, mais une triste réalité connue de toute réflexion élémentaire sur les conséquences d’une dérive en sécurité. Là encore, aucune prise de conscience des dirigeants centrafricains en matière de prévention. 

 

 A oublier l’histoire elle recommence !

 

Comme dit l’adage, l’homme ne se construit que lorsqu’il est au bord du précipice, au moment du dernier  soupire de sa vie ! C’est la situation actuelle de la  RCA, et pourtant il ne se passe  rien ! Les hommes de pouvoir restés vivants s’enlisent dans leur autisme chronique, crachant sur la  misère et les morts centrafricains, et tentent sans relâche de revenir en simulant, une fois de plus, une réconciliation fugace dans les quatre coins du monde pour décider du sort des Centrafricains  sans les Centrafricains au nom de leurs forces de nuisance, tenant en otage le peuple meurtri et pétrifié par la peur.  La seule alternative pour eux serait la division de notre pays, ou la main mise sur nos matières premières pour faire des mines à ciel ouvert, dont les vraies et seules victimes sont, une fois de plus, les familles Centrafricaines   « les sans voix ceux que l’on n’écoute jamais, les sans grades ceux qui ne peuvent pas se défendre, les sans famille ceux qui ont tout perdu » [4].

 

Considérant que les politiques rescapés, dans la phase du dernier souffle de la RCA avant de mourir  ont pour souci premier  la sortie de la crise, ils doivent se faire harakiri comme dans d’autres civilisations nobles ou alors respecter la transition  qui comme son nom l’indique est un temps pour passer d’un mode pensée destructrice  à un mode de pensée constructrice, un temps pour rompre avec les mauvais gestes du passé, et mettre en place des mécanismes pour résoudre le problème de la confiance, le problème du partage des pouvoirs et des richesses. Comment faire ? La question est ouverte.   Le forum de Bangui  s’impose sous forme d’assises nationales souveraines où le thème de la réconciliation doit prendre toute sa place bien entendu, mais où il  sera impérativement question de discuter aussi de la refondation du pays à travers des réformes courageuses à entreprendre pour que notre pays ne connaisse plus jamais les affres du chaos qu’il a enduré.

 

 La réconciliation ne se décrète pas ! Elle se construit !  Comment ?  Le bons sens voudrait que soient mises en  avant  des personnes qui ont œuvré avec conviction et disposition au soutien des victimes ou encore des personnes de bonne moralité, reconnues comme personnalités de renommée rassurante et qui ont fait leurs preuves dans la recherche des solutions en faveur de la paix pour tous, à l’instar des hommes de culte qui ont excellé dans le soutien et l’assistance aux familles en détresse (archevêques, évêques, prêtres, imams, pasteurs) des chefs traditionnels (chefs coutumiers, chefs de village) des hommes éveilleurs de consciences, des guides, des professeurs, des personnes ayant une capacité de rassurer, des médecins ayant eu le mérite d’accompagner le Centrafrique malade.

 

Voilà les acteurs qui aujourd’hui  doivent être mis en avant lors de ce forum, pour trouver des solutions viables, garantissant la sortie de crise, et  pour désarmer le cœur des Centrafricains, ils représentent réellement aujourd’hui la véritable force vive de la Nation. 

 

La réconciliation dans sa définition, consiste à reconstituer quelque chose de cassé, on dit souvent que l’on se réconcilie plus facilement avec les morts ! C’est beaucoup plus difficile avec les vivants. Les amitiés renouées demandent plus de soins que celles qui n’ont jamais été rompues. Cette crise au départ qui était politico-militaire  a muté pour devenir une crise sociale généralisée, donc les réponses à trouver lors de ce forum doivent prendre en compte la détresse morale, matérielle  et psychologique des Centrafricains, non pas par des mots, mais par des décisions, suivies d’actes, qui vont rendre impossibles les comportements nuisibles du passé, et surtout, mettre en place des structures génératrices de richesses, pour donner de l’emploi à la population. Car il n’y a rien de tels que des projets économiques pour occuper l’esprit des Centrafricains en détresse, les mettre à la tâche, et permettre l’amorce d’une réconciliation par étapes, tel le schéma du deuil et par objectif pédagogique.

 

 C’est le paradoxe de l’absurde, chose qui heurte le bon sens, une injure à l’intelligence humaine de ne pas  arriver à faire quelque chose. Il est vrai que la RCA devient une anomalie dans la structure mondiale du fait de son vaste territoire potentiellement riche rapporté à sa population faible et pauvre.

 

Cette situation exige une prise de conscience rapide afin de prendre des mesures de protection dues à la crise mondiale qui attise naturellement l’appétit des pays énergivores, des pays émergeants, et des pays de grandes populations et les incite à envahir un pays tel que le nôtre avec son potentiel incommensurable, en usant d’intelligence terroriste, ou par une occupation économique qui se transformera inévitablement en  colonisation économique, jouant sur  notre faiblesse chronique « la corruption ».

 

Pour une RCA qui résiste contre les puissances du mal, le forum, c’est l’occasion d’adopter une politique  favorable à  une démocratie centrafricaine adaptée, qui consiste à faire grandir et élever les consciences, afin de protéger son peuple et son territoire, contre une intelligence économique sournoise étrangère, déjà active sur le terrain [5]

 

« Les paradoxes d’aujourd’hui sont les préjugés de demain »

 

Il est reconnu que tout pays frappé d’embargo, a été auteur d’actes de mauvaise gouvernance ou de fautes graves entrainant la destruction humaine par l’incompétence de ses dirigeants qui  ont conduit  leurs peuples  à la dérive matérialisée. Le problème, c’est que l’on prend toujours les mêmes et que l’on recommence, sans parler des causes ni des  conséquences. Le forum est l’occasion d’expliquer aux Centrafricains comment et pourquoi les forces étrangères sont sur le territoire.  Que veut dire la présence onusienne  en RCA et son déploiement dans tout le  pays ? Expliquer son contrat, ses missions, ses objectifs . Pour combien de temps ?  Les ONG sur place quel est leur bien-fondé ? La mise sous tutelle inavouée de la RCA. Quels sont les risques si perdure la situation de crise ? Et comment interpréter  les  sanctions internationales ? Et surtout comment s’en défaire ?

 

Laxistes chroniques, les décideurs centrafricains ne prennent pas en compte cette situation susceptible de perdurer et de nous conduire à un assistanat permanant puis, à terme, à une perte totale d’identité, de capacité d’initiative, et enfin de nous ôter toute possibilité de créer des richesses propres à la RCA. 

 

Nous sommes doublement victimes de l’embargo,  en raison de notre manque de connaissance et d’un nombre infime d’intellectuels d’une part, et d’autre part, à cause de la non maitrise de notre économie. Ce qui fait que  mal comprendre notre situation nous a conduits encore plus loin dans les abimes d’un trou noir débouchant sur la disparition du Centrafrique en tant que Nation ou sa colonisation et son occupation économique. « La RCA est entre la peste et le choléra »  dans tous les cas elle se meurt…Alerte !!!

 

Lionel SARAGA MORAIS

 

Cercle des Intellectuels Centrafricains Bangui, le 27 janvier 2015.

_______________________________

 

[1] texte disponible sur mon blog «centrafriquealert.wordpress.com »  

[2] http://www.hrw.org/french/

[3] texte disponible sur mon blog « centrafriquealert.wordpress.com »

[4] cf texte « l’appel des sans voix » écrit 02/2012

[5] Référence texte « la RCA n’est pas un jeu de hasard » 12/2014

ALERTE ! Le Centrafrique se meurt !!!  par Lionel Saraga Morais

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 20:22

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 30 janvier 2015 14:02

 

 L’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT), la plateforme de l'ancienne opposition démocratique, dénonce les conclusions des pourparlers de Naïrobi au Kenya.

 

« Pour nous, l'accord de Naïrobi est un accord mort-né. C'est un accord qui n'a aucun sens politique, aucun avenir politique. D'ailleurs, cet accord vient d'être dénoncé par ceux qui l'ont initié », a indiqué Martin Ziguélé, porte-parole de l’AFDT, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).
 
La plateforme de l’ancienne opposition démocratique estime que le débat centrafricain doit se tenir sur le sol national et non ailleurs. « Je voudrais dire que le sort de la République Centrafricaine se décide en Centrafrique en présence des filles et fils de ce pays, des autorités qui les représentent et des institutions comme le Conseil national de transition [Ndlr : parlement provisoire] qui représente le peuple centrafricain », a rappelé M. Ziguélé.

 

« Les leçons que nous tirons, c'est que c'est une insulte pour toutes les filles  et tous les fils de ce pays qui sont tombés depuis deux ans. C'est une insulte pour les veuves, les veufs et les orphelins », a souligné le leader politique centrafricain.

 

La plateforme de l'ancienne opposition démocratique propose l’accélération des procédures à la Cour pénale internationale contre les criminels sans distinction, la mise en place du Tribunal spécial et de la Cour criminelle spéciale pour la Centrafrique. 

 

A la fin décembre 2014, le président congolais, Denis Sassou Nguesso avait sollicité auprès du président Uhuru Kenyatta pour que se tiennent à Naïrobi au Kenya des négociations informelles entre les protagonistes de la crise centrafricaine, en marge de celles officiellement initiées à Brazzaville au Congo.

 

Dix jours plus tard Denis Sassou Nguesso fait marche arrière. Maintenant il rejette les conclusions de l’accord signé à Naïrobi entre les ex séléka et les anti-balaka. Accord dénoncé aussi par le gouvernement centrafricain et la communauté internationale.

 

Denis Sassou Nguesso rejette les conclusions des pourparlers qu'il avait lui-même initiés estimant que cela fait « un double emploi préjudiciable aux efforts consentis à Brazzaville ». Il dit aussi ne pas approuver le fait que « l'accord de Nairobi consacre l'option d'une troisième transition en République Centrafricaine, avec de nouvelles institutions et, en perspective, la révision du cadre juridique qui la régit ».

Les accords de Naïrobi dans le collimateur de l’AFDT et de Sassou Nguesso

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 19:16

 

 

 

30/01/15 (AFP)

 

Des militaires français de l'opération Sangaris ont détruit jeudi soir des véhicules abandonnés par d'ex-rebelles Séléka qui avaient menacé une délégation officielle dans le nord-est de la Centrafrique, a-t-on appris vendredi auprès de Sangaris.

 

La délégation s'était rendue à Bamingui dans le cadre des consultations lancées en province par le gouvernement en vue du forum de réconciliation prévu en mars à Bangui, la capitale de ce pays plongé dans une grave crise depuis près de deux ans.

 

"Une colonne de véhicules remplis d'hommes armés a menacé la délégation qui venait de mener" des consultations, exigeant qu'elle "quitte la région", a expliqué à l'AFP le conseiller en communication de la force Sangaris, Laurent Bastide.

 

"Suite à cette menace, nous avons envoyé un hélicoptère qui a effectué un tir de sommation en avant de la colonne", a-t-il ajouté.

 

Selon Sangaris, les hommes armés se sont alors dispersés "dans la brousse" avec "tout leur armement". "Nous avons détruit l'ensemble des pick-up de manière à anéantir leur capacité de déplacement. Nous n'avons constaté aucune victime civile, ni blessée ni tuée", a ajouté la source française.

 

Ces hommes armés appartiennent au Front populaire pour la restauration de la Centrafrique (FPRC), une faction de l'ex-Séléka hostile aux consultations lancées par le gouvernement.

 

Joint par l'AFP, un porte-parole du FPRC, Mahouloud Moussa Moctar, a accusé les soldats français de les avoir "attaqués gratuitement". Selon lui, le raid français a fait au moins deux morts et détruit quatre véhicules du FPRC.

 

Les multiples exactions commises par les rebelles de la Séléka, essentiellement musulmans, à leur arrivée au pouvoir en mars 2013 contre les populations majoritairement chrétiennes du pays ont débouché sur la création de milices d'autodéfense anti-balaka. Ces milices s'en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant le pays dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique sans précédent.

 

L'intervention en décembre 2013 de la force Sangaris, épaulée par des soldats de l'Union africaine remplacés ensuite par une force onusienne, a permis de stabiliser la situation, notamment à Bangui, sans pour autant pacifier l'ensemble du territoire.

 

 

Centrafrique/Ndélé : La Sangaris a détruit quatre véhicules des ex-Séléka qui s’opposaient aux consultations à la base

 

Ndélé, 30 janvier 2015 (RJDH)—Une opération menée par les soldats français de la Sangaris a permis de détruire quatre véhicules transportant des hommes armés de l’ex-Séléka, qui menaçaient de s’en prendre à l’équipe des consultations à la base. Une mission conduite par le ministre des Finances et du budget, Assane Abdallah Kadre à Ndélé (nord-est). L’incident s’est produit hier, dans l’après-midi, dans une localité située à 35 kilomètres de Ndélé.

 

Rapportée au RJDH par des sources locales, l’information a été ensuite confirmée par le service de communication de la Sangaris. Les ex-Séléka étaient en provenance de Kaga-Bandoro.

 

Pour la première source contactée depuis la ville de Ndélé, tout est parti de la menace proférée à l’endroit des membres de la délégation des consultations à la base déployée dans la localité. « Le ministre Abdallah Kadre et son équipe sont arrivés à Ndélé depuis quatre jours et ont entamé les consultations à la base dans les périphériques de la ville. Hier, ils étaient vers Mbolo Kpata, à 35 km de Ndélé. Une colonne de quatre véhicules des ex-Séléka a quitté Kaga-Bandoro dans l’intention de venir les stopper », commente la source.

 

 « Entre temps, la Sangaris avait été alertée de la situation. Leur Hélicoptère a donc détruit les quatre véhicules. Les combattants de l’ex-Séléka ont juste eu le temps de s’échapper avant que les engins ne soient calcinés. Aucun bilan ne peut être établi. Toutefois, le fils du chef de village de Kaga a reçu une balle et est admis à l’hôpital de la ville de Ndélé ».

 

Le commandant Laurent Bastide de la Sangaris parle d’une menace exercée sur les membres de l’équipe des consultations à la base que la Sangaris a empêchée. « Hier dans l’après-midi, une colonne de quatre véhicules transportant des hommes armés a quitté Kaga-Bandoro en direction de Ndélé avec comme but de tendre des embuscades aux facilitateurs des consultations à la base. Nous avons fait décoller un hélicoptère. Devant le refus des ex-Séléka de rebrousser chemin, l’hélico a réalisé des sommations sur la route. Nous étions donc obligé de détruire les quatre véhicules », raconte le commandant.

 

Tout en indiquant que l’opération n’a fait que des blessés légers, Laurent Bastide a ajouté que « nous ne laisserons pas menacer la population centrafricaine ni boycotter le déroulement des consultations à la base. Nous ne privilégions pas la force au détriment de la négociation qui reste prioritaire ».

 

Le Front Populaire pour le Redressement, faction de l’ex-Séléka basée à Kaga-Bandoro n’était pas joignable, après maintes tentatives du RJDH.

 

Depuis le lancement des consultations à la base, c’est la première opération armée menée par les forces internationales pour empêcher leur perturbation par des hommes armés./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Ndélé : Les consultations à la base se tiennent malgré les menaces des groupes armés

 

Bangui, 30 janvier 2015 (RJDH) —Les consultations à la base ont débuté samedi 24 janvier à Ndélé. La mission est conduite par le ministre résident de la préfecture de Bamingui-Bangoran (Nord), Assane Abdalla Kadre. Les rencontres ont été effectives à Ndélé, Bamingui, Kotissako, malgré les menaces des ex-Séléka venus de Kaga-Bandoro.

 

Selon les informations du RJDH, les consultations à la base se déroulent encore dans la région de Ndélé. Ce vendredi 30 janvier, une rencontre est prévue au village de  Mbolo Kpata. « Nous avons parcouru les villages proches de Ndélé. Les consultations se déroulent bien. Nous avons rencontré la population, même les éléments de l’ex-Séléka. Ils nous ont exprimé leurs besoins, la sécurité, la paix et la prise en compte de cette région qui semble être oubliée par les autorités centrales dans leur politique du développement », a rapporté au RJDH un membre de la délégation.

 

La source a indiqué que les consultations vont s’achever dans la ville de Ndélé, samedi 31 janvier.

 

Un communiqué de presse de la Sangaris assure que  la sécurité est garantie. La mission a noté que les consultations n’ont pas été faciles. « Le démarrage a été rendu délicat par une opposition initiale à la tenue de ces consultations, signifiée par un groupe armé local, le Front Patriotique pour la Reconstruction de la Centrafrique (FPRC). Mais progressivement, le dialogue a permis la poursuite de cette rencontre avec la population de Bamingui-Bangoran. L’objectif premier de ce processus de consultation à la base, est de faire remonter les grandes préoccupations de la population pour les inscrire à l’ordre du jour du forum de Bangui », explique le communiqué. 

 

Dans la ville de Bambari, la mission était contrainte de regagner Bangui, car empêchée par les habitants hostiles à ces consultations à la base. Selon certaines informations, la mission est repartie repartir dans la ville après une discussion avec les autorités militaires des ex-Séléka.

 

Depuis le 21 janvier, les consultations ont débuté dans toutes les préfectures, sous préfectures et postes de contrôle administratifs du territoire centrafricain, pour une période de 21 jours.

 

La MINUSCA et la force Sangaris apportent leur soutien logistique et sécuritaire aux consultations, menées par les autorités de transition dans les régions en déployant leur force./

 

Fridolin Ngoulou

Centrafrique: l'armée française détruit des véhicules de l'ex-rébellion Séléka

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