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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 12:32

 

 

 

02/09/15 (RFI)

 

En Centrafrique, la date du référendum censé valider le projet de Constitution et celles des élections présidentielles et législatives avancent à grand pas. Mais aujourd'hui le président du Conseil national de transition (CNT) a émis de sérieux doutes sur la faisabilité du processus électoral et sur le respect du calendrier.

 

Alexandre Ferdinand Nguendet le président du CNT n'a jamais caché son scepticisme face au chronogramme des élections présidentielles et législatives.

 

Le projet de Constitution qui a été adopté ce week-end par les députés doit être présenté le 4 octobre au peuple centrafricain. Pour le président du CNT, cette date, ni celles qui vont suivre ne sont tenables.

 

« Je ne crois pas que ça puisse être tenable. Logiquement, on devait déjà convoquer le corps électoral par décret présidentiel depuis le 18 août. Jusque là rien n’a été fait. Donc c’est un retard considérable. Certains programmes qui étaient annoncés ne sont aujourd’hui pas mis en œuvre. Je cite entre autre l’enregistrement des électeurs, qui piétine encore à l’intérieur du pays. Aujourd’hui, on a pas de fichier électoral. Sans fichier électoral, par quel miracle on peut aujourd’hui organiser des élections ? La représentation nationale reste très sceptique sur ce chronogramme que nous avons qualifié à l’époque, à juste titre, de surréaliste », rappelle Alexandre Ferdinand Nguendet.

 

Du côté du gouvernement, le ministre de l'Administration des territoires Walidou Bachir précise que les dates ne sont pas fixes, mais que tout le processus électoral, référendum inclus doit être achevé avant la fin de la transition, c'est à dire le 30 décembre.

 

L'agence nationale des élections qui est la seule a même de modifier le chronogramme n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

 

Le calendrier électoral n'est pas «tenable», selon le président du CNT

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 12:17

 

 

 

Par Aabla Jounaïdi  RFI mercredi 2 septembre 2015

 

Avant la crise en Centrafrique, le commerce du bœuf était la source de revenus principale de près de 300 000 personnes, sur une population de 5 millions d'habitants, surtout pour les éleveurs peuls musulmans qui en ont traditionnellement le monopole. Mais les violences qui les visent dans plusieurs régions du nord et de l'ouest du pays - massacres et razzia - ont coupé l'approvisionnement de Bangui où le marché au bétail et l'abattoir du PK 12, à l'entrée nord de la ville, sont toujours fermés. Et les Banguissois ont appris à se priver de la jadis incontournable viande de bœuf.

RCA: la viande de bœuf a presque disparu des tables de Bangui

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 12:13
L’ONU contre les "diamants du sang"

 

 

 

BBC Afrique 2 sept

 

Le trafic illicite de diamants entre la République centrafricaine et le Cameroun voisin aide à financer la poursuite du conflit en RCA.

 

C'est la conclusion d’un rapport confidentiel d’un groupe d'experts de l'ONU transmis au comité des sanctions de la République centrafricaine et au panel d'experts du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Selon le texte, le commerce illicite des diamants finance les grands acteurs du conflit et implique de plus en plus les pays voisins tels que le Cameroun et Tchad.

 

Les experts ont mis en évidence le rôle du Cameroun dans le commerce des diamants de la guerre. Mais ils ne démontrent pas l'implication directe des autorités camerounaises dans le commerce.

 

D’après le document, toutes les parties impliquées dans le conflit profiteraient du commerce des diamants.

 

‘‘Quelque 140 000 carats de diamants, d'une valeur de 24 millions de dollars, ont été clandestinement emmenés hors du pays depuis l'interdiction de 2013 de l'exportation des diamants bruts’’, poursuit le rapport.

 

Le groupe d'experts a recommandé que le Conseil de sécurité exhorte les autorités de la RCA à suspendre le commerce de ce minerai.

 

L'exportation de diamants en provenance de la RCA a été interdite en mai 2013 par le Processus de Kimberley, qui représente 81 pays, y compris les États-Unis, l'Union européenne, la Russie, la Chine et tous les principaux pays producteurs de diamants.

 

Le groupe a été créé afin d’empêcher la vente de ce qui est appelé "diamants de sang" destinés à financer les conflits.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 12:10

 

 

 

http://afrique.kongotimes.info/ Mercredi, 02 Septembre, 2015

 

La République démocratique du Congo (RDC) a envoyé des responsables des FARDC à Bangui en Centrafrique pour enquêter sur les accusations de viol contre ses casques bleus envoyés dans ce pays dans le cadre de l’opération de maintien de la paix.

 

Trois militaires du contingent congolais de Bambari en Centrafrique sont accusés d’avoir eu des rapports sexuels avec des jeunes femmes, dont une mineure. C’est depuis vendredi  28 août dernier soir que la délégation congolaise envoyée sur place par les autorités congolaises est arrivée à Bambari, rapporte Radio France Internationale (RFI).

 

L’affaire remonte le 18 août dernier lorsque l’Organisation des Nations unies (ONU) envoie une note à Kinshasa lui signifiant que trois de ses casques bleus sont accusés de viol. La RDC a 10 jours pour ouvrir une enquête.

 

Dans sa note, l’ONU précise que cette affaire est la quatrième du genre et brandit des menaces sorties des sanctions si rien n’est fait.  Cette note pour le ministre congolais de la Justice, Alexis Thambwe Mwanba, à prendre immédiatement ses responsabilités en dépêchant à Bambari en Centrafrique un général de brigade, en qualité d’avocat général de forces armées et trois autres enquêteurs dont un colonel et deux majors.

 

Tolérance zéro

 

Le Ministre Alexis Thambwe Mwamba va plus loin en promet tant des poursuites judiciaires contre les présumés violeurs si les accusations sont avérées. Une démarche saluée par la Minusca, par la voie de son chargé de communication, Myriam Dessables, Pour elle, cette enquête illustre la politique affichée par l’ONU de tolérance zéro en matière d’exploitation et d’abus sexuels.

 

« Ce qu’il est possible de faire, on le fait, affirme Myriam Dessables, surtout pour la protection des victimes. Le siège des Nations unies à New York, continue et particulièrement ces jours-ci - je crois que ce n’est un secret pour personne – de mettre une pression sur les Etats membres, pour qu’ils mènent à bien les investigations, et qu’ils aillent jusqu’au bout des processus de justice pour les cas concernés.

 

Aussitôt l’enquête terminée, les enquêteurs congolais ont l’obligation d’en transmettre  le résultat  au siège des Nations unies.

 

[Kléber Kungu]

 

Published By www.KongoTimes.info - © KongoTimes! - All Rights Reserved.

Lu pour vous : Centrafrique : 3 militaires congolais accusés d’avoir eu des rapports sexuels avec des jeunes femmes

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 22:36

 

 

 

Par Jacques Deveaux @GeopolisFTV   01/09/2015 à 16H18,

 

C’est l’aspect peu médiatisé de la guerre en Centrafrique. Les éleveurs, victimes de l’opposition entre chrétiens et musulmans, ont été persécutés et le bétail volé. Aujourd’hui, ce secteur d’activité est totalement désorganisé.


Loin de Bangui, à l’ouest et au centre du pays, la lutte entre partisans de la Séléka et miliciens anti-balaka s’est traduite par des affrontements entre éleveurs et agriculteurs. Les Peuls Mbororos possédaient 95% du cheptel bovin avant le conflit. Peuls et musulmans, ils ont été les cibles de la vengeance des nouveaux maîtres chrétiens du pays, les anti-balaka. Le bétail est une source de convoitise et les exactions se sont succédé.

        
Lewis Mudge, chercheur pour l’ONG Human Rights Watch, évoque cette violence. «Des combattants anti-balaka ont tué 28 personnes dans le village de Ngbima, près de Kouango, dans le sud du pays. Les victimes étaient des éleveurs de bétail peuls musulmans, mais aussi des non-musulmans accusés par les anti-balaka de ne pas leur prêter allégeance.»

 
En marge du sommet de Bangui en mai 2015, les maires des communes des zones d’élevage de l’ouest de la Centrafrique ont exprimé leurs préoccupations quant à la sécurité. «On trouve encore des éleveurs centrafricains dans les communes de Niem-Yelewa, de Gaudrot et de Koui. En dehors de ces communes, il n’y a plus aucun éleveur centrafricain dans cette partie du pays. Beaucoup sont partis au Cameroun ou au Tchad et d’autres ont été massacrés.»

 
Suite à cet appel, des éléments de l’armée régulière centrafricaine sont venus sécuriser les zones d’élevage.

  
Selon l’AFP, qui cite des sources peules à Bangui, un millier de Mbororos ont été tués. Un million de têtes de bétail a été tué ou volé. Les survivants, quand ils n’ont pas fui au Tchad, ont été rackettés. La transhumance, qui est à la base de l’économie de l’élevage a été bouleversée. «Ces déplacements forcés ont des effets dangereux tels que l’effondrement de la filière de l’élevage, la radicalisation de certains groupes d’éleveurs et le blocage de la transhumance entre le Tchad et la Centrafrique», écrit l’ONG Crisis Group.

 
On estime que l’économie de l’élevage en Centrafrique a régressé de 70%. A Bangui, on ne mange presque plus de bœuf. Les éleveurs ne viennent plus dans la capitale, où les prix sont cinq fois plus élevés qu’en province. Quant à l’abattoir, situé dans le quartier musulman du PK 12, il n’a pas rouvert.

La guerre de l’élevage, le conflit oublié de la Centrafrique

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 22:24

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 1er septembre 2015 - Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein, est arrivé à Bangui, ce 1er septembre 2015 pour une visite officielle de quatre jours en République centrafricaine. Il s’agit de sa première visite en terre centrafricaine.

 

A son arrivée dans la capitale centrafricaine, il a précisé que l’objectif de sa visite est de réitérer aux autorités de la Transition tout l’appui du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme en vue d’une sortie de crise définitive.

 

« Je suis ici pour rencontrer tous nos partenaires en RCA à un moment crucial de l’histoire du pays. La situation mérite une grande attention de notre part », a indiqué le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, accueilli par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga Anyanga.

 

Cette visite permettra aussi de mesurer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des décisions du Forum de Bangui et la mise en place du Tribunal pénal spécial ainsi que d’autres mécanismes pour la promotion et la protection des droits de l’homme en Centrafrique.

 

A l’approche des élections générales en octobre 2015, la visite du Haut-Commissaire sera aussi l’occasion d’effectuer un plaidoyer en faveur du respect des droits de l’Homme. Zeid Ra’ad Al Hussein a réaffirmé la centralité du respect des droits de l’Homme et de la protection des civils dans tout processus de paix à travers la lutte contre l’impunité notamment.

 

«Notre intention est aussi de réfléchir à des moyens robustes de faire le suivi des enquêtes sur les cas d’abus aux droits de l’homme en République centrafricaine», a également fait savoir Zeid Ra’ad Al Hussein.

 

Il partagera ce message avec la Chef de l’Etat de la transition, le Premier Ministre, le Ministre des affaires étrangères, le Ministre de la justice et le Président du Conseil national de transition. Il rencontrera également le Représentant spécial du Secrétaire général, le Commandant de la force de la MINUSCA, des commandants de contingents ainsi que des représentants de la société civile, des autorités religieuses, des membres des partis politiques ainsi que des membres de la communauté internationale et diplomatique.

LE HAUT-COMMISSAIRE DES NATIONS UNIES AUX DROITS DE L’HOMME, ZEID RA’AD AL HUSSEIN, EST ARRIVE A BANGUI

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 20:22
Vers un probable report des élections en Centrafrique

 

 

 

01/09/2015 | 19:19(Reuters)

 

La République centrafricaine a pris du retard dans l'organisation des élections législatives et présidentielle du 18 octobre, qui devront probablement être repoussées, a déclaré mardi Alexandre-Ferdinand Nguendet, président du Conseil national de transition (CNT), le gouvernement provisoire.

 

L'enregistrement des électeurs rencontre des difficultés à l'intérieur du pays et les listes électorales ne sont toujours pas prêtes, a-t-il dit à Reuters. "Sans listes électorales, comment pourrions-nous organiser une élection ?", a-t-il ajouté.

 

La République centrafricaine avait sombré dans le chaos en mars 2013 quand les rebelles de la Seleka, en majorité musulmans, avaient pris le pouvoir, entraînant une riposte des miliciens chrétiens "anti-balaka" et une partition de facto du pays.

 

La France avait envoyé sur place plusieurs milliers de soldats fin 2013 pour tenter de ramener le calme. La force française Sangaris a aujourd'hui laissé la place à la Minusca, une mission des Nations unies.

 

Un gouvernement de transition a été mis en place pour préparer des élections.

 

La Cour constitutionnelle centrafricaine a confirmé ce week-end que les membres et anciens membres du gouvernement de transition ne pourraient être candidats aux prochaines élections.

 

(Anthony Fouchard, Guy Kerivel pour le service français)

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 19:06
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

La population de Grimari terrorisée suite à l’arrivée des éléments de Ali Darass dans la ville

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 1 SEPTEMBRE 2015

 

Depuis hier la population de la ville de Grimari située au centre de la République Centrafricaine, vit dans une psychose à cause de la présence des éléments de Ali Darass, qui ont fait leur entrée dans la ville. La majorité des habitants a rejoint les sites où se trouvent les déplacés de Bambari.

 

Une source jointe ce matin par le RJDH a confirmé la présence des éléments de Ali Darass dans la ville, « les éléments de l’UPC étaient arrivés hier soir  à Grimari, mais ces derniers ont été empêchés par les éléments Burundais de la Minusca » a-t-elle confié au RJDH.

 

Elle précise par ailleurs que la Minusca et les forces de l’ordre ont engagé ds discussions avec les éléments de l’UPC « c’est pour garantir la sécurité de la population civile que nous sommes venus sans donner plus de détails » a confié une source autorisée.

 

Toutes les activités sont paralysées depuis hier. Certains habitants continuent de regagner les sites des déplacés notamment lc Camps de la Minusca et l’église catholique notre dame de Liesse  et d’autres ont trouvé refuge  dans les champs.

 

Aucun dégât causé par ces éléments n’a été enregistré depuis qu’ils sont  à l’entrée de la ville de Grimari, mais les autorités communales  refusent qu’ils soient basés dans la ville.

 

 

Deux morts attribués aux éléments de l'UPC dans la Ouaka

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 1 septembre 2015 13:40

 

Deux personnes ont été tuées à Bambari – Capitale de la Ouaka par les hommes armés de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) du général Ali Ndaras qui aurait pris en otage neuf jeunes depuis cinq jours. Deux d'entre eux seraient assassinés juste avant la libération des sept autres par des éléments de la Minusca basés à Bambari.  Une situation qui a fait fuir une bonne partie de la population en brousse et d’autres sur les sites des déplacés. 


« Les peuhls d'Ali Ndaras ont arrêté 9 jeunes en provenance de Bria (Haute Kotto) à l'entrée ou à la sortie de Bambari située à 5 kilomètres de la ville. Ces jeunes gens ont été traités de manière inhumaine. Devant le refus d’obtempérer, deux d'entre eux ont été tués. C'est une fille qui a informé la Minusca qui a fait une descente sur les lieux pour libérer les restants », a expliqué un habitant de la ville joint ce mardi au téléphone par Radio Ndeke Luka.  


Le porte-parole de l'UPC, le capitaine Ahamat Nédjad Ibrahim, rejette les accusations portées contre ses éléments et parle de propos visant à jeter des discrédits sur le mouvement. 


« Je sillonne la ville sans un garde du corps. Je n'ai même pas aperçu un homme en uniforme. Ce sont des intoxications, de pures inventions pour éviter qu'il y' ait la paix et la stabilité dans la Ouaka ».


Aux dires de certains habitants selon lequel l'UPC a érigé des barrières sur la base d'un document remis par le Chef d’État de la transition, Catherine Samba-Panza, Ahamat Nédjad Ibrahim réagit. 


« On nous a accusé de tout. Aujourd'hui, nous voulions savoir si la personne qui a donné l'information est au sein du contingent Congolais de la Minusca ? Comment a-telle fait pour entrer en possession de l'information selon laquelle c'est le Chef d’État de la transition qui nous a donné l'autorisation d'opérer en toute liberté. C'est de l'amalgame ».


Cela fait plusieurs semaines que la situation sécuritaire est restée volatile à Bambari. Dans un communiqué de presse publié le 28 août dernier, la coordination des Antibalaka de la Ouaka a réclamé le départ sans condition du général Ali Ndaras. Cette coordination estime que l'accord de cessation des hostilités signé lors du forum national de Bangui est foulé au pied par les éléments de l'UPC. Le mouvement affirme ne pas être en possession du document lui exigeant de sortir de la Ouaka.

 

 

Bambari : Antibalaka somme l'UPC de quitter la ville

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 31 août 2015 13:42

 

Le climat est tendu à Bambari chef lieu la Ouaka entre les miliciens Antibalaka et la faction des ex-Séléka regroupée au sein du mouvement Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC). Dans un communiqué de presse publié le 28 août 2015, les Antibalaka demandent sans condition au général de l’ex-Séléka Ali Ndaras de quitter la préfecture. 


Les éléments Antibalaka trouvent que les membres de l’UPC ont violé les accords de cessation des hostilités signés lors du forum de Bangui en semant la désolation dans toute la préfecture et en prenant position dans le secteur sous contrôle de leurs éléments. 

« Au moment du forum national de Bangui, nous avons signé l'accord de cessation des hostilités. Aujourd'hui, nous respectons ce document alors que du côté d'Ali Ndaras, l'accord est foulé au pied. Ces hommes ont violé ce document en s'infiltrant dans la zone sous notre contrôle. C'est un signe d'hostilité. Nous demandons avec force à tous ses éléments armés de quitter les zones sous contrôles des Antibalaka. Nous gardons silence mais ce n'est pas une position de faiblesse », a martelé Alix Marcelin Orogbo, secrétaire général porte parole de la coordination des Antibalaka de la Ouaka . 


A la question de savoir ce qui adviendrait si Ali Ndaras ne quitte pas, Alix Marcelin Orogbo rappelle que, «Nous avons signé les accords. Si une entité refusent de les respecter alors ces accords vont la condamner. Qui sème la paix récoltera la paix, mais qui tue par l'épée périra par l'épée ».


Du côté de l’UPC, ils affirment ne pas avoir reçu ledit communiqué et  rejettent les responsabilités des mauvaises actions sur les Antibalaka. Selon le capitaine Ahamat Nédjad Ibrahim, porte-parole de ce mouvement, ils sont dans la région pour la protection de la population, « On n'a pas reçu un document qui demande notre départ de la Ouaka. Le peuple centrafricain reconnaît la légitimité de l'UPC. Aujourd'hui, ce sont les Antibalaka qui déclenchent les hostilités, ils assassinent les paisibles citoyens. Ils sont responsables de se qui est en train de se produire ». 


« En vertu de quoi les Antibalaka demandent notre départ de la Ouaka ?  Ce ne sont pas les Antibalaka qui vont nous demander de quitter la ville de Bambari. Aujourd'hui, les Centrafricains reconnaissent le parcours criminel des Antibalaka. Ils ont commis tous les crimes. Non seulement ils ont kidnappé des gens, ce sont des actes terroristes. Même les chrétiens qui sont sur la rive droite ont témoigné le comportement négatif des Antibalaka. Nous avons pris des mesures de sécurité parce qu'ils ont cassé le cordon de la sécurité de la Minusca. Ils ont tiré sur nos éléments dans leur base, raison pour laquelle ceux-ci ont riposté », a expliqué Ahamat Nédjad Ibrahim.

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 18:51

 

 

 

Après l’affligeante affaire Bertin Béa, victime d’une arrestation qualifiée d’arbitraire où la Justice a été humiliée et son autorité bafouée, il était temps qu’une décision de justice de haute volée vienne redorer le blason de notre système judiciaire. La Cour Constitutionnelle vient de trancher de façon magistrale la querelle juridique concernant l’interprétation de l’article 106 de la Charte constitutionnelle qui frappe d’inéligibilité les dirigeants de la Transition. Le respect scrupuleux de cette décision par tous les Centrafricains est un devoir civique qui fortifie l’autorité de notre Haute Juridiction. C’est donc tous ensemble que nous devons instaurer un Etat de droit dans notre pays en respectant véritablement la loi et les droits fondamentaux des citoyens.

 

La libération, rapportée par l’Unicef, de 163 enfants par des milices armées est une autre bonne nouvelle qui va dans le sens d’un retour progressif au respect des droits de l’enfant.  Nous encourageons ces groupes armées non conventionnels à libérer tous les enfants en leur possession conformément à leurs engagements et à déposer définitivement les armes car la force doit revenir à l’Etat et à l’Etat seul. Et pour finir, nous appelons à la fin immédiate des exactions contre la population civile de la Ouaka, de la Haute Kotto  du Mbomou et du Haut Mbomou afin que les préparatifs des élections y soient effectivement déployées. Les populations de ces préfectures ont droit à la vie, à la paix et à la protection de l’Etat comme tous les autres habitants du pays.

 

Professeur Marcel DIKI-KIDIRI

 

Candidat à l’élection présidentielle 2015

 

Tous pour  un Etat de droit en Centrafrique ! par Marcel Diki Kidiri

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 18:48

 

 

 

01/09/15 (RFI)

 

En République centrafricaine, le Conseil national de transition (CNT) a adopté ce week-end un projet de nouvelle Constitution, qui devrait être soumis à référendum le 4 octobre prochain. Mais à peine adopté, ce texte suscite déjà des débats au sein de la classe politique qui ne s'accorde pas. En cause notamment : le projet de création d'un Sénat.

 

D'après le projet de Constitution centrafricaine, le mandat du président dure cinq ans et ne peut être renouvelé qu'une seule fois. Le texte prévoit une série de dispositions encadrant la liberté de la presse et donne des garanties sur le droit au rassemblement pacifique. Il crée une cour pénale spéciale chargée « de juger les crimes les plus graves ». Et sur le plan institutionnel, il prévoit enfin la création d'un Sénat.

 

« Manque un relais »

 

Ce dernier point est positif, estime Martin Ziguélé, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain et candidat à la prochaine présidentielle. « Mon parti a toujours soutenu l’idée de création d’un Sénat, rappelle-t-il. C’est tiré de l’expérience malheureuse que nous vivons depuis deux ou trois ans avec la crise dans notre pays. Nous avons constaté qu’il manque un relais entre l’administration et la population. »

 

« Quasiment malhonnête »

 

Selon Martin Ziguélé, il faut donc « voir les choses comme des réponses institutionnelles qui sont apportées à des carences, à des défaillances, à des dysfonctionnements qui sont en partie à l’origine de la crise que nous vivons ». Mais cette disposition frustre néanmoins certains partis, à l'image de la Convergence Kwa na Kwa. Christian Guenebem, le porte-parole de cette formation, rappelle que ce projet avait été unanimement abandonné il y a quelques semaines. Il s'étonne de le voir finalement figurer dans le texte.

 

« Nous sommes surpris que de manière, je dirais, quasiment malhonnête, dans le projet final qui a été adopté (ce week-end), on ait fait ressusciter le Sénat, que l’ensemble de la classe politique, de la société civile, ont rejeté, dénonce M. GuenebemCe n’est pas de nature à instaurer la confiance, parce que les arguments présentés, qu’il était question de pouvoir recycler une partie du personnel politique, n’ont pas été de nature à convaincre les différentes parties prenantes à la discussion. »

Constitution en Centrafrique : le Sénat au centre du débat

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