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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 22:20

 

 

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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UNITE-DIGNITE-TRAVAIL

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DECLARATION LIMINAIRE DE SON EXCELLENCE

MONSIEUR MAHAMAT KAMOUN, PREMIER MINISTRE,

CHEF DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION

SUITE A L’INTERPELLATION PAR LE CONSEIL NATIONAL

DE TRANSITION DU GOUVERNEMENT,

RELATIVE A LA GESTION DU DON ANGOLAIS

 

 

 

Bangui, le 15 octobre 2014

 

Monsieur le Président du Conseil National de Transition ;

 

Mesdames et Messieurs les Conseillers du Conseil National de Transition ;

 

Mesdames et Messieurs,

 

            Permettez-moi tout d’abord d’adresser mes sincères remerciements au Conseil National de Transition pour l’honneur qui m’est offert aujourd’hui, d’être invité à la tribune de ce haut lieu de représentation nationale, afin d’apporter les éclaircissements que l’opinion nationale et internationale attendent au sujet du don fait à notre pays par un Etat africain frère, l’Angola.

 

Mais, vous pouvez convenir avec moi, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, que l’agenda politique devient vite tributaire de l’actualité, surtout dans la période difficile que traverse actuellement notre pays. Et je me devais, au nom de mes Compatriotes, en votre nom aussi Mesdames et Messieurs les Conseillers, d’aller rendre hommage et témoigner de notre compassion aux Casques bleus de l’ONU qui sont venus et ont donné leur vie pour la paix dans notre chère République Centrafricaine lors des récents évènements survenus à Bangui. Et me voici donc aujourd’hui devant vous pour répondre à vos légitimes interrogations.

 

Il est important et sain, dans une démocratie, que les représentants du peuple souverain se préoccupent de la manière dont les deniers publics sont gérés. Cela témoigne de la vitalité de nos convictions dans la marche vers l’enracinement de la démocratie et de la bonne gouvernance dans nos mœurs politiques. C’est ma conviction profonde et c’est pourquoi je voudrais ici, dire solennellement, qu’en aucun moment, l’idée de ne pas répondre à votre interpellation ne m’a effleuré.

           

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Conseillers Nationaux,

Mesdames et Messieurs,

 

Beaucoup a été dit et écrit sur ce don de l’Angola, notamment sur la moralité de l’utilisation qui en a été faite. Je vais m’efforcer, au cours de cette séance, d’éclairer sur cette affaire afin de mettre un terme définitif à cette polémique stérile qui nous fait perdre du temps et nous empêche d’avancer sur des dossiers les plus importants.

 

Mais avant cela, qu’il me soit permis de dire un mot sur la nouvelle situation créée depuis près d’une semaine dans BANGUI, notre capitale. Car comme vous le savez, cette interpellation intervient à un moment où notre pays se trouve à nouveau confronté à ses vieux démons.

 

En effet, depuis le 07 Octobre, les ennemis de la paix nous imposent une virulente campagne de violences qui ont à nouveau endeuillé nos familles et occasionné la destruction d’un nombre important de biens, publics comme privés. Le bilan provisoire de ces actes, sur le plan humain, s’élève à une dizaine de morts et plus de 3500  déplacés internes.

 

Suite à un tel drame, je puis vous annoncer que la justice de notre pays a été déjà saisie afin que les auteurs et complices de ces actes ne restent pas impunis.

 

Ce que je tiens à souligner ici, Mesdames et Messieurs, c’est que cette nouvelle campagne de violences est tout, sauf fortuite.

 

Elle a été savamment orchestrée, et vise à déstabiliser le Gouvernement de Transition que je dirige, sous le haut patronage de Madame Le Chef de l’Etat de la Transition. Et cette tentative de déstabilisation a pour objectif de mettre à néant les premiers résultats que nous avions commencé à engranger :

 

L’adoption par le Gouvernement le 08 Septembre 2014, du Programme d’Urgence et de Relèvement Durable (PURD) couvrant la période 2014-2016 qui va servir de cadre d’intervention de nos partenaires de développement et qui a déjà permis de mobiliser 50 millions d’Euros soit environ 35 milliards de FCFA à travers le Trust Fund dénommé « Fonds BEKOU » qui est alimenté par l’Union Européenne, la France, l’Allemagne et les Pays- bas pour financer, avant la fin de l’année, six (6) projets importants en faveur de nos populations dont celui de la réhabilitation, l’équipement et la fourniture en médicament des 5 hôpitaux régionaux y compris Bangui touchant 1.300.000 habitants, de l’assainissement des quartiers Miskine et Sara dans le cadre des THIMO, de la distribution des semences et engrais pour relancer les activités agricoles dans l’arrière pays et occuper les jeunes désœuvrés ;

 

L’élaboration du plan d’action relatif au processus de la réconciliation nationale qui n’attend que sa validation par nos partenaires du G8 en vue du lancement des phases 2 et 3 issues du Forum de Brazzaville du 24 Juillet 2014 ainsi que la mise en place de la commission de suivi pour veiller à l’application stricte de l’accord de cessation des hostilités signé par les différent groupes armés ;     

 

Le début de la restauration de l’autorité par le redéploiement de ses représentants en province avec l’expérience de la Task force à Boda qui a été une réussite et qui devrait se poursuivre dans d’autres régions ; comme vous pouvez- vous en douter, en peu de temps, dix (10) membres de mon gouvernement sont allés à la rencontre de nos concitoyens des provinces pour palper des doigts les conditions de leur vies ;

 

La création d’un Haut Commissariat chargé du DDR rattaché à la Primature dont la mission est de s’attaquer au problème de désarmement et à la question de la reforme de notre système de sécurité (RSS) dont l’importance dans le processus d’un retour définitif de la paix et de sécurité dans notre pays n’est pas à démontrer ;

 

Le démarrage dans le jours à venir du paiement des fournisseurs de l’Etat sur les fonds octroyés par l’Agence française de développement (AFD) pour soulager notamment les PME PMI et autres artisans centrafricains qui ont subi de plein fouet les effets de la crise ;

 

Malgré les conditions difficiles actuelles, la mise à disposition de l’ANE des fonds attendus du Gouvernement ; ce qui  lui permettra de mettre en œuvre son programme d’opérationnalisation et partant, de nous indiquer la date d’organisation des prochaines élections tant attendu ;

 

Pour stabiliser le front social, le gouvernement un peu plus d’un mois de son installation a déjà payé 2 salaires aux agents publics, un trimestre de pensions à nos retraités et pensé aux DVA qui ont été jusqu’ici les grands oubliés. Sur instruction de la Présidente de la République, nous étions entrain de tout même en œuvre afin que deux mois de salaire soient payés au plus tard le 25 octobre afin d’aider les parents à préparer la rentrée scolaire des enfants. Les données prévisionnelles, faites sur l’hypothèse d’un retour progressif de la sécurité et donc d’une consolidation de nos recettes, nous ont même fondés à prévoir de payer les salaires, bourses et pensions de manière régulière jusqu’au mois de janvier 2015.

 

Ce sont ces actions, Mesdames et Messieurs, que l’on a voulu, dans un objectif politicien, saborder. On a alors monté en flèche l’ « affaire du don angolais » :

 

On a voulu faire croire que cette affaire est récente, qu’elle date de Septembre ou Octobre 2014, et que le gouvernement a essayé de la cacher ;

 

On a prétendu qu’à cause de cette affaire, la communauté financière internationale a suspendu, et son aide, et sa coopération avec notre pays ;

 

On a pris appui sur cette affaire pour tenter d’obtenir par la violence et les moyens non démocratiques le départ de Madame le Chef de l’Etat de la Transition et de son Premier Ministre ;

 

On a voulu utiliser l’alibi de détournement du don angolais pour justifier l’injustifiable, c’est-à-dire les crimes odieux qui ont été commis ;

 

La vérité, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Conseillers Nationaux, est qu’il n’en est rien !

(Circonstances de la demande d’explications du FMI).

 

Les explications que Madame le Chef de l’Etat de la Transition avait fournies au mois d’Avril 2014 au FMI et à la Banque Mondiale, s’agissant de la partie du don qui a été utilisée comme fonds politique,  ont amené nos partenaires financiers à demander des écritures de régularisation dans nos livres comptables. Et ces écritures de régularisation ont été passées en date du…………. , ce qui a clos ce problème qui, du point de vue de nos partenaires, n’était qu’un problème de procédure, qui n’engage en rien la moralité de la dépense.

 

Pour ce qui est de l’état de notre coopération avec ces institutions et nos partenaires traditionnelles, je puis vous assurer qu’elle se poursuit normalement :

 

Dans une semaine, une mission du Fond Monétaire International est attendue ici à Bangui pour faire l’évaluation du programme qui a été ficelé avec le Gouvernement ;

 

A la fin du mois d’Octobre, il est prévu toujours à Bangui la réunion du Groupe Internationale de contact sur la République Centrafricaine, que nous préparons activement afin de faire le point sur les progrès accomplis dans le pays et  rechercher les financements additionnels dont on a besoin ;

 

Aide américaine pour la création et la mise en œuvre du tribunal spécial

 

Sur la polémique concernant la destination des fonds,

 

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Conseillers,

 

Dans tous les pays du monde, il existe la pratique des dotations des institutions en fonds politiques, dont l’usage et la destination relèvent de la décision souveraine du Chef de l’institution. Il en est ainsi de la Présidence de la République, du Conseil National de Transition et de la Primature.

 

Sur autorisation expresse de madame le Chef de l’Etat de Transition, je vais vous donner des précisions sur la destination des UN milliard :

 

tableau

 

Pour finir sur cette question, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, j’ajoute que Madame Le Chef de l’Etat avait sollicité du FMI qu’un audit global soit réalisé, non seulement du don angolais, mais de toutes nos finances publiques.

 

Et il ne peut qu’en être ainsi. Toutes les institutions de la République – Présidence de la République, Cabinet du Premier Ministre, Départements gouvernementaux - ont le devoir d’exemplarité en matière de gestion des finances publiques.

 

Cette affaire de don angolais aura eu le mérite de nous pousser à faire un bilan complet de la santé de notre classe politique dirigeante, sur la question de la gestion des deniers publics.

 

En cas de besoin, le gouvernement est prêt à mettre à la disposition du Bureau du Conseil National de Transition, l’ensemble des pièces et documents relatifs à ce dossier pour consultation comme cela a été fait jusqu’ici.

 

Mes collaborateurs et moi-même serons heureux de pouvoir donner la réponse aux zones d’ombre qui pourraient encore subsister ou à d’autres questions qui vous tiennent à cœur.

 

Je vous remercie.

 

Au moment je m’apprêtais donc à assurer mes devoirs républicains en me présentant devant le CNT dans quelques jours pour faire ma Déclaration de Réengagement en vue de la mise en œuvre de la Feuille de Route adoptée par la Communauté Internationale et le CNT, grande a été ma surprise de constater que des campagnes sont menées tambour battant, dans l’objectif de créer une psychose au sein de la population à propos du don angolais de 10 Millions $ octroyés au Gouvernement centrafricain au mois de Mars de cette année.

 

            Dans le sens de la continuité de l’Etat, j’ai accepté de répondre personnellement à cette interpellation pour mettre un terme à une polémique que je crois inutile car la souffrance du peuple centrafricain est sans commune mesure avec les diatribes engagées ici et là, dont les en-dessous et les raisons cachées sont bien connus de nos compatriotes.

 

            Je voudrais encore rappeler que nous sommes à des degrés divers, engagés solidairement dans une gestion consensuelle de la Transition dont le seul but est de redonner espoir au peuple centrafricain qui a tant souffert et surtout créer les meilleures conditions pour consolider la paix et la réconciliation nationale.

 

            Je remarque cependant et avec regret que certains de nos compatriotes n’ont pas compris leur rôle ni leur mission au service du peuple quand, dans la posture de donneurs de leçons, ils en oublient jusqu’à leurs propres turpitudes passées ou actuelles.

 

            Au delà des querelles de personne et des  campagnes de haine qui ne profitent à personne, qui s’apparentent à un exercice d’autodestruction collective et font le jeu de nos ennemis communs dans un contexte très difficile où chaque fille et fils de notre pays doit participer à l’œuvre de reconstruction et de solidarité nationale,

 

            Au-delà des positions divergentes certes légitimes en démocratie, je veux insister sur la nécessité pour chaque citoyen, chaque acteur de la Transition, d’apporter chacun en ce qui le concerne, sa contribution responsable à cette œuvre exaltante de refondation de notre pays.

 

            C’est pourquoi, je souhaite que nous travaillions ensemble la main dans la main pour relever le défi commun qui s’impose au peuple centrafricain à savoir « vivre en paix et en harmonie dans un  pays uni et solidaire ».

 

            C’est également la raison pour laquelle je ne cesse d’inviter mes compatriotes à plus de retenue et de sagesse car ce pays a besoin de tous ses enfants pour se reconstruire. Nous devrions apprendre à « vivre-ensemble ».

 

            Hier, nous avons vécu chacun à sa manière, l’injustice, l’exclusion, la privation des droits. Aujourd’hui, le moment est venu pour que le Centrafricain tire les leçons du passé, et se tourne résolument vers une nouvelle approche, une autre manière de conduire notre destinée.

 

            Je suis profondément ouvert au débat sur la transparence dans la gestion de la chose publique. C’est par le choc des idées que jaillit la lumière.

 

            La mission principale du Gouvernement de Transition que je dirige, est de réconcilier les Centrafricains, de créer un environnement sécuritaire propice à l’organisation d’élections justes, crédibles et transparentes. Seul le tribunal de l’histoire jugera si les actes que nous sommes appelés à poser ne répondent pas aux aspirations du peuple centrafricain.

 

Monsieur le Président du CNT,

 

Mesdames et Messieurs les Membres du CNT,

 

            Je voudrais maintenant apporter les clarifications nécessaires pour mettre un terme définitif à ce que je peux qualifier d’affabulations contre l’Exécutif. Il est temps que s’arrête cette campagne de déstabilisation qui ne profitera à personne car le peuple centrafricain n’est pas dupe.

 

            Le 25 janvier 2014, Son Excellence Madame Catherine SAMBA PANZA accédait à la magistrature suprême de l’Etat. Quelle était la situation au moment où cette dernière avait pris ses fonctions à la tête de l’Etat ?

 

            Les caisses de l’Etat étaient désespérément vides. Les fonctionnaires et agents de l’Etat accusaient cinq (5) mois d’arriérés de salaires. Malgré l’appui de la Communauté internationale, l’Etat n’arrivait pas seul à faire face aux charges régaliennes. La situation sociale était explosive et la situation sécuritaire, catastrophique.  Le peuple centrafricain était à bout de souffle.

 

            Pour le Chef de l’Etat, il y avait péril en la demeure. C’est donc dans ce contexte que Madame la Présidente de la République, Chef de l’Etat de Transition a commencé à multiplier les plaidoyers auprès de ses Pairs en vue de solliciter leur magnanimité pour venir en aide à notre pays dont  l’état quasi-comateux ne pouvait que susciter la compassion des autres pays du monde en général et ceux d’Afrique en particulier.

 

            Sensible aux préoccupations du Gouvernement et du peuple centrafricains, Son Excellence Monsieur José Edouardo DOS SANTOS, Président de la République d’Angola a invité son Homologue de la République Centrafricaine à effectuer une visite officielle à Luanda.

           

Au cours de cette visite, Son Excellence Madame Catherine SAMBA PANZA, Chef de l’Etat de Transition, a expliqué sans détour à son frère angolais, les difficultés du pays notamment les questions récurrentes de paiement des salaires, l’incapacité du pouvoir exécutif à disposer d’un minimum de fonds politiques lui permettant d’agir efficacement pour garantir un retour rapide à la paix et la cohésion entre ses fils et ses filles de Centrafrique.

 

            Ce n’est donc un secret pour personne que le Gouvernement angolais ait accepté de volé au secours de notre pays en apportant un soutien financier substantiel puisque au cours de la visite du Chef de l’Etat à Luanda, deux conventions ont été signées le 07 mars 2014 :

 

La convention de don d’un montant de dix(10) millions de dollars US ;

 

La convention de prêt d’un montant de vingt (20) millions de dollars US destinés au financement des projets de restructuration de nos Forces de Défense et Sécurité (FDS) ;

 

            Pour ce qui concerne la Convention de don d’un montant de dix(10) millions de dollars. Je tiens à apporter les clarifications quant à l’utilisation de ces fonds.

 

            Compte tenu de l’urgence, - je rappelle que nous étions à la veille du 8 Mars qui est la Journée Internationale de la Femme  et parce que Madame la Présidente tenait coûte que coûte à ce qu’un mois de salaire et un trimestre de pensions et de bourses soient versés pour permettre aux femmes centrafricaines de célébrer cette Journée, Elle avait obtenu un premier décaissement de cinq (5) millions de dollars US. Aucune banque de la place ne disposait de ressources suffisantes pour assurer les changes.

 

            C’est ainsi que le Gouvernement a informé les Services Centraux de la BEAC à Yaoundé et l’accord a été donné pour effectuer les changes à Douala.

 

Taux du jour (07 mars 2014)     =  462,22

5.000.000,00 $ US X 462,22  =  2.311.100.000 F.CFA

Commission de Change Ecobank 6%  =           138.666.000 F.CFA

Montant disponible viré sur le compte unique du Trésor =     2.172.434.000 F.CFA

 

            Ce montant a servi entre autres au paiement des pensions du 1er trimestre 2013 et les bourses du 2ème trimestre 2013.

Sur la deuxième tranche, la répartition a été faite comme suit :

 

Taux du jour (28 avril 2014) =                     453,00

5.000.000,00 $ US X 453 =  2.265.000.000 F.CFA

Montant versé sur le Compte Unique du Trésor=  1.132.500.000 F.CFA

Montant affecté aux Fonds spéciaux=  1.132.500.000 F.CFA

 

            Le contexte politique était tel que Madame le Chef de l’Etat n’avait pas d’autre choix que d’affecter une partie de ce reliquat aux Fonds Spéciaux.

 

            D’ailleurs, je tiens à préciser d’ailleurs que les fonds spéciaux communément appelés « fonds secrets » sont de l’argent destiné à des dépenses particulières, à la rémunération d’un certain nombre d’activités politiques qui relèvent à la fois du fonctionnement de l’Etat, de la sécurité.

           

            Ces fonds sont utilisés à la discrétion du Chef de l’Etat ou du Premier Ministre, voire même du Président du Conseil National de Transition.

 

            Pour le cas de notre pays, au sortir de la grave crise du 5 décembre 2013 et ses conséquences sur les cinq mois de 2014, l’Etat ne disposait d’aucune capacité de réaction pour faire face aux multiples contraintes sécuritaires ou la contribution de toutes les forces vives de la Nation suppose un minimum de moyens financiers.

 

            Soutenu à bout de bras par la Communauté internationale, il était difficile pour le Chef de l’Etat, de répondre à de multiples sollicitations afin d’assurer la cohésion sociale, redémarrer au minimum l’administration, favoriser la réconciliation. La constitution financière de notre pays à savoir la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) de 2006 a prévu les dispositions particulière  ou procédure dérogatoire concernant les Fonds spéciaux.

 

            Vous allez surement me poser la question de savoir pourquoi ne pas assurer la traçabilité de ces fonds par le versement des 1.132.500.000 F.CFA dans la caisse du Trésor public avant toute utilisation ? Ce qui consacre bien sûr le respect de l’orthodoxie en matière de gestion budgétaire.

 

            Ma réponse est la suivante : Compte tenu de l’urgence qui s’imposait, le  gouvernement a effectué des dépenses sans ordonnancement préalable. Mais ces dépenses ont par la suite été régularisées sur le plan comptable. Ces principes dérogatoires sont bel et bien prévus en matière de gestion des finances publiques. Je rappelle par ailleurs que ce don a aussi fait l’objet d’une prise en charge budgétaire.

 

            Lors de la Revue du mois de juillet 2014, le FMI a demandé que soient régularisées les dépenses hors budget. Le Ministre des Finances a demandé immédiatement ordonné au Trésor public en date du 27 juillet 2014, de procéder à ces régularisations.

 

            Madame le Chef de l’Etat de la Transition a clairement précisé au cours de son allocution du 07 octobre 2014 relative à la journée de restitution des résultats du Forum de Brazzaville, que les justificatifs détaillés existent.

 

            De mars à juillet 2014, ces fonds spéciaux ont été utilisés de la manière suivante :

 

En mars 2014, 401.274.120 F.CFA  ont été dépensées dont 271.800.000 en dotation pour le Premier Ministre de l’époque pour les actions gouvernementales, 113.524.120 F.CFA d’appuis aux différentes composantes de la Société civile, 9.950.000 F.CFA consacrées aux différentes actions dans le cadre de l’assistance sociale et humanitaire et 6.000.000 F.CFA au titre des actions présidentielles

 

Au mois d’avril 2014, 450.707.140 F.CFA ont été utilisés dont 184.674.000 F.CFA d’appuis aux différentes composantes de la Société civile, 250.900.000 F.CFA consacrées aux différentes actions dans le cadre de l’assistance sociale et humanitaire et 15.133.140 F.CFA au titre des actions présidentielles

 

Au mois de mai 2014, 56.060.703 F.CFA sont dépensés dont 36.307.922 F.CFA d’appuis aux différentes composantes de la Société civile, 4.944.000 F.CFA consacrées aux différentes actions dans le cadre de l’assistance sociale et humanitaire et 14.808.781 F.CFA au titre des actions présidentielles

 

Au mois de juin 2014, 167.408.615 F.CFA ont été dépensés dont 109.111.115120 F.CFA d’appuis aux différentes composantes de la Société civile, 49.412.500 F.CFA consacrées aux différentes actions dans le cadre de l’assistance sociale et humanitaire et 8.885.000 F.CFA au titre des actions présidentielles

 

Et enfin au mois de juillet 2014, 57.049.422 F.CFA ont été dépensés dont 26.412.697 F.CFA d’appuis aux différentes composantes de la Société civile, 26.536.725 F.CFA consacrées aux différentes actions dans le cadre de l’assistance sociale et humanitaire et 4.100.000 F.CFA au titre des actions présidentielles

 

            Vous constaterez que les dépenses les plus importantes ont été effectuées au mois de mars et avril 2014 au plus fort de la pression sécuritaire et sociale.

 

            Le Chef de l’Etat a toujours marqué sa disponibilité à clarifier cette question. C’est dans ce sens qu’elle s’est évertuée à produire les détails de l’utilisation de ces fonds aux différents partenaires. Mieux encore : lors de l’entretien qu’elle a eu avec le Directeur Général Adjoint du FMI et pour éviter tout soupçon, Madame le Chef de l’Etat de Transition a demandé qu’une mission de FMI vienne auditer l’utilisation de ces Fonds.

 

            Nous souhaitons vivement que la question de l’audit de la gestion des dons de l’Angola soit généralisée à toutes les structures de l’Etat y compris le Conseil National de la Transition afin de permettre à l’opinion nationale de comprendre la réalité. On ne peut pas être juge et partie à la fois.

 

            Pour le Gouvernement de Transition, tous ces tapages médiatiques constituent à n’en point douter, toute une manœuvre savamment orchestrée pour conduire coûte que coûte à une troisième Transition. Il s’agit en réalité d’un ensemble de manœuvres et d’allégations mensongères tendant à ternir l’image et la bonne réputation dont jouit le Chef de l’Etat de Transition auprès de la Communauté internationale. Le Gouvernement va prendre ses responsabilités et ne se laissera pas faire face à ce complot ourdi contre le peuple centrafricain.

 

            C’est au moment où la visite effectuée aux Etats-Unis par le Chef de l’Etat se soldait par un succès éclatant avec sa participation à la 69ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies et à plusieurs réunions et rencontres spéciales sur la RCA, que les ennemis de la paix aient cru devoir utiliser comme par le passé un Hebdomadaire international pour jeter le pavé dans la mare en alléguant la disparition d’une partie du don angolais soit deux(2) millions de dollars US sans apporter la moindre preuve. En réalité, l’objectif principal des ennemis de la République reste la déstabilisation du Chef de l’Etat de la Transition.

 

            Sous le mandat de Madame le Chef de l’Etat de la Transition, le RCA a bénéficié d’importants concours financiers des partenaires. Il s’agit notamment des appuis de la CEEAC, de la Banque mondiale, du PNUD, de la BAD, de l’Union Européenne, de la France via l’AFD. Tous ces appuis témoignent  de la rigueur et la gestion transparente à la satisfaction des donateurs.

 

            Pour ce qui concerne la deuxième convention relative au prêt pour le financement des projets de restructurations de nos Forces de Défense et Sécurité (FDS) d’un montant de vingt (20) millions de dollars US,

 

            Je tiens à rassurer mes compatriotes que ce prêt est réputé concessionnel parce que le prêt a été octroyé selon les conditions ci-après : Période de grâce : 5ans ; Maturité : 20 ans (y compris la période de grâce) ; Remboursement du capital : 30 semestrialités ; taux d’intérêt : 1% ; Intérêt de retard : 1,00%. Au regard des engagements de la RCA vis-à-vis des Institutions de Brettons Wood, le prêt octroyé est concessionnel (l’élément don est d’au moins 35%).

 

            Comme l’a si bien rappelé Madame le Chef de l’Etat de la Transition, c’est grâce à son implication que cet accord a été signé. Les discussions sont en cours de finalisation avec les autorités angolaises pour la signature des accords supplémentaires permettant le décaissement effectif de ces fonds.

 

            Ce prêt servira à réhabilitation des casernes militaires, des postes de Police, des garnisons de la Gendarmerie, l’acquisition du matériel roulant, l’habillement des Forces de Défenses et de Sécurité y compris les forces para-militaires à savoir la Douanes et les Eaux et Forêt.

 

            Je voudrais encore une fois appeler mes compatriotes à plus de retenue et de respect des ceux qui ont la charge de conduire la Transition. Il n’est de l’intérêt de personne d’entretenir l’instabilité dans ce pays car notre peuple a trop souffert. Le Gouvernement de Transition prendra, en ce qui le concerne, toutes ses responsabilités pour faire face à ceux qui veulent prendre en otage le peuple centrafricain.

 

            Au nom de mon Gouvernement, je demande à chaque acteur de se ressaisir et de privilégier la voie du dialogue, du consensus et de la recherche permanente de la cohésion nationale pour qu’ensemble, nous relevions le défi de la refondation de notre pays.

 

            La construction de la paix est d’abord l’œuvre des Centrafricains eux-mêmes. L’apport de la Communauté internationale à lui seul ne favorisera guère, la solution à la sortie de crise dans notre pays.

 

            Si nous continuons à montrer notre incapacité à nous entendre, à travailler ensemble pour sortir notre pays de la crise persistante qu’elle traverse, alors nous ouvrirons la voie à la disparition certaine de notre pays comme Etat et comme Nation.

 

            J’exhorte donc mes compatriotes à savoir raison garder en toutes circonstances et à privilégier l’intérêt national.

 

            Notre objectif, c’est de conduire une Transition apaisée afin de permettre aux nouvelles autorités qui seront issues du suffrage populaire et qui auront la charge de conduire les destinées de ce peuple meurtri, de relever le défi de la refondation d’une nouvelle Centrafrique, unie et solidaire.

 

            Je vous remercie.

 

 

 

"Angolagate" : Déclaration liminaire du PM Mahamat kamoun lors de son interpellation par le CNT
"Angolagate" : Déclaration liminaire du PM Mahamat kamoun lors de son interpellation par le CNT

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Centrafrique-Presse.com
20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 21:47

 

 

 

    Les autorités de Bangui, j’allais dire « le maire du palais » de la Renaissance et ses courtisans sont en train de lasser tout le monde avec leur frénésie à dénoncer des coups d’Etat imaginaires, leur propension à accueillir tout et n’importe quoi, à sortir des clous fixés par la Transition ... Cette litanie jouée sur un disque rayé n’a rien donné jusqu’à ce jour, donnant cette désagréable impression qu’à Bangui, on reprend toujours les mêmes et on recommence .

 

  . Les mêmes hommes et les mêmes femmes impopulaires, inaptes et incompétents mais choisis sur des bases qui échappent à tout entendement comme le Premier Ministre Nzapayéké hier et aujourd’hui Khamoun qui dénoncent des conflits imaginaires sans produire une seule preuve, un seul nom des comploteurs et qui veulent être crus par les Centrafricains sur parole .

 

   .Les mêmes arguments fallacieux : crier aux coups d’Etat montés par des gens jamais identifiés a été l’argument suprême  des dictateurs pour réprimer l’opposition sous toutes les latitudes . Cette fois-ci le peuple centrafricain exige des plans, des noms, des armes saisies et les caches d’armes découvertes , bref des preuves tangibles et non ce flot de mots qui ne convainc plus personne . Le peuple est mûr, il lui faut plus que des mots .

 

   .Les mêmes manœuvres dilatoires de l’Exécutif : la Présidente de la Transition musèle le CNT par sa présence et laisse parler d’un coup d’Etat juste au moment où le même CNT entend poser des questions au gouvernement sur la gestion douteuse du don angolais . Est-ce une simple coïncidence ?

 

   .Il est curieux d’apprendre qu’un coup d’Etat est en cours juste au moment où la Présidente de la Transition reçoit les « forces vives de la nation » . Qui trompe qui ?

 

D’ailleurs l’amalgame savamment entretenu entre les partis politiques et les groupes armés qui écument et rançonnent un pays exsangue est insupportable . Depuis quelque temps, les ficelles sont devenues trop grosses à Bangui .Cette pratique qui n’a jamais rien donné de bon est une prime donnée à l’impunité des criminels . Il faut cesser cette mascarade qui n’amuse plus personne sauf le chef de l’Exécutif centrafricain . Après les accords de Brazzaville, ces bouts de rencontre ( où l’on devine plus de billets de banque distribués et de promesses faites aux uns et aux autres) ne servent plus à rien . Il y a un temps pour tout : le temps de la signature et le temps du RESPECT de la signature .

 

   .Les mêmes discours redondants, répétitifs :

 

-Appel à la communauté internationale pour aider (Elle est déjà en RCA à travers la MINUSCA ) . Il faut lui fixer un cap !

 

-Dénonciation des « forces négatives » jamais nommées, jamais attrapées , jamais jugées . Cette main invisible qui manipulerait tout en Centrafrique devient une litanie lassante . De fait, la Présidente de la Transition cogère l’Etat centrafricain avec les Antibalaka et les Séléka .

 

-Appel à la Cour Pénale Internationale (CPI) au lieu de commencer par rétablir une chaîne pénale locale . Tout Etat doit faire la politique de ses moyens et de sa géographie !

 

    Il faut rappeler constamment que Madame SAMBA-PANZA n’est pas Présidente de la République mais bien Présidente de la Transition, ce qui lui interdit certains actes dévolus au seul Président élu . Faute de l’avoir spécifié clairement, le CNT n’a plus que ses yeux pour pleurer . Ce CNT qui n’est autre chose qu’une émanation de la « Séléka » tout comme le gouvernement .

 

    Une seule voie de sortie reste honorable pour le gouvernement : organiser et réussir des élections générales à terme échu en Février 2015 . Il lui reste donc quatre mois .

 

                                           KOULAYOM-MASSEYO David

 

                                           Reims le 18 Octobre 2014 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 20:41

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.10.2014 à 20h35

 

Des miliciens anti-balaka (principalement chrétiens) et ex-Séléka (en majorité musulmans) s'en sont violemment pris, ces jours derniers, à des habitants qu'ils accusent de collaboration avec leurs rivaux, dans le centre de la Centrafrique. Selon la gendarmerie, au moins sept personnes ont été tuées, et plusieurs autres blessées.

 

Une source au sein de la gendarmerie de la ville de Bambari a apporté des précisions :

 

« Des individus armés se réclamant des anti-balaka, partis de Bambari à la fin de la semaine dernière en direction de Kouango [plus au sud], ont froidement assassiné cinq personnes aux villages de Bangao et Bomballa, les accusant de collaborer avec les ex-Séléka et d'avoir trahi leur position à ces derniers. »

 

« Les assaillants se sont livrés à d'autres exactions sur les habitants : incendie de maisons d'habitation, pillages, vols, faisant fuir de nombreux autres vers la République démocratique du Congo dans des pirogues », a ajouté la gendarmerie.

 

EXÉCUTION PUBLIQUE

 

Toujours selon la gendarmerie,  les ex-Séléka ont également commis des exactions :

 

« Dans un autre village situé sur la route menant au centre de Kouango, les ex-Séléka (...) ont exécuté en public la semaine dernière deux jeunes hommes, sous l'accusation de trahison et d'appartenance à la milice anti-balaka. Ils ont pourchassé d'autres personnes à travers la ville. »

 

La région de Kouango, baignée par la fleuve Oubangui, fait face à la République démocratique du Congo, où se sont réfugiés des milliers de Centrafricains ayant fui les violences de ces dernières années.

 

La Centrafrique, ancienne colonie française, a plongé dans un chaos sans précédent en 2013 lorsque la rébellion Séléka a pris le pouvoir, plaçant le pays en coupe réglée jusqu'à son départ en janvier 2014. Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis ensuite, les anti-balaka commettant à leur tour d'innombrables exactions contre la population, notamment les musulmans qui ont dû fuir Bangui.

 

Toujours maîtres de la région de Kouango, les ex-Séléka en ont fait fuir depuis l'an dernier toutes les autorités locales (sous-préfet, gendarmes, policiers, maires, chefs de village, etc.) et y règnent sans partage.

Centrafrique : violences meurtrières dans le centre du pays

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 19:13

 

 

 

 

20/10/14 (Radio Ndeke Luka)

 

Des hommes armés assimilés à des Antibalaka et ex-Séléka auraient investi plusieurs villages et fait des victimes.

 

Ce samedi dans la sous-préfecture de Kouango, des hommes armés assimilés à des miliciens Antibalaka ont brûlé des champs de café et tué des civils au village Bangao à 45 Km de Kouango. Selon les témoignages, les assaillants accusent les habitants de ce village d’avoir accepté la collaboration avec les ex-rebelles Séléka.

 

« Depuis trois jours, une délégation des Antibalaka en provenance de Bambari est arrivée au village Bangoa à 45 Km de Kouango. Ils ont tué beaucoup de personnes, fait fuir toute la population et brûlé des champs de café », a indiqué un habitant de Kouango qui a requis l’anonymat.

 

Prise de peur, la majeure partie de la population est obligée de traverser le fleuve pour se réfugier au Congo démocratique voisin.

 

La même source ajoute que les Antibalaka envisagent de s’attaquer à la population de la ville de Kouango. « Ils promettent de s’en prendre à la population de Kouango sous prétexte qu’elle héberge des Séléka. Informés les Séléka de Kouango ont tué publiquement deux jeunes les accusant à tord d’être des Antibalaka », précise la même source.

 

Ce climat de terreur s’est aussi répandu dans la sous-préfecture de Bambari chef lieu de la Ouaka.

 

Le week-end dernier, des ex-Séléka présentés comme des éléments du général peuhl Ali Ndaras, ont fait incursion dans les villages Matchika (20 Km) et Botobadja (30 Km) de Bambari sur l’axe Alindao.

 

Ils auraient tué plusieurs personnes et incendié des maisons. Aucun bilan n’est disponible, la population s’étant refugiée en brousse. Des enfants sont portés disparus selon un témoin joint depuis Bambari par RNL.

« Les populations paysannes du Pk 20 jusqu’au Pk 30 sont poursuivies dans les champs et en brousse comme des animaux pour être tuées de manière cruelle et criminelle. Beaucoup de personnes ont rejoint Bambari ne sachant où trouver les femmes et les enfants », a expliqué un habitant consterné.

 

Le 16 octobre dernier au village Botobadjia, un groupe armé dénommé ‘‘Antipopulation’’ a tué 14 personnes et incendié 32 habitations.

 

Pendant ce temps dans la Nana Gribizi (nord), un religieux a été enlevé dimanche 19 octobre par des Antibalaka au village Fafara à 22 Km de la ville sur l’axe Bangui. Le Père Luc Delphes de nationalité belge, est le responsable de l’ONG internationale Caritas à Kaga-Bandoro. Il a été relaxé après quelques heures passées en brousse avec tous les autres passagers se trouvant à bord de son véhicule.

 

Selon certaines autorités ecclésiastiques du diocèse de Kaga-Bandoro et de l’archidiocèse de Bangui, le prélat a été transféré dans la capitale. Son véhicule et les bagages des passagers sont confisqués par les ravisseurs.

 

Cet enlèvement est survenu dix jours après celui du prêtre polonais Mathieu Dziedzic. Des sources religieuses expliquent que le Père Mathieu Dziedzic, jusqu’à ce jour, est toujours entre les mains des hommes du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du chef rebelle Martin Koumta-Madji alias Abdoulaye Miskine.

Ouaka : Antibalaka et ex-Séléka sèment la terreur

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:53

 

 

 

 

Les partis socio-démocrates de l’Afrique Centrale, réunis à Yaoundé (Cameroun) du 15 au 17 octobre 2014 pour examiner la question des alternances politiques et la situation sécuritaire en Afrique centrale, ont dressé un état des lieux très préoccupant en matière d’alternances démocratiques pacifiques en Afrique centrale.

 

En règle générale, la tendance est plutôt à la stagnation de la situation politique dans notre sous-région, comparativement aux évolutions positives observées, dans le même temps, dans les pays d’Afrique occidentale, orientale et australe.

 

En effet, au cours de la dernière décennie, hormis le MPLA en l’Angola et le MSTP/PSD à Sao Tomé et Principe, tous les autres partis sont dans l’opposition et les processus démocratiques des pays d’Afrique centrale ont connu des fortunes diverses dans la volonté d’accroître leur poids dans le débat politique, parlementaire et institutionnel, leur participation à la gestion des institutions démocratiques de leurs pays.

 

Face à l’obstination des partis d’Etat à résister au changement et à vouloir à tout prix se s’accrocher au pouvoir, refusant ainsi d’appliquer les principes élémentaires de la démocratie pluraliste et de s’adapter à la nouvelle conjoncture politique internationale, les socio-démocrates de l’Afrique centrale ont pris l’engagement de traduire l’inclination naturelle des peuples de la sous région pour la paix et de canaliser leur volonté inébranlable pour des changements démocratiques.

 

À cet effet, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale prennent la résolution :

 

  • De mobiliser davantage les communautés nationale et internationale, afin qu’elles exercent une réelle pression sur les régimes qui résistent aux changements démocratiques ;
  •  
  • De convaincre les forces sociales et politiques de gauche ayant acquis des positions dominantes dans les systèmes en place, à rallier le mouvement des citoyens dans leur marche en faveur de l’égalité sociale, la bonne gouvernance et la démocratie ;
  • De définir les termes de référence et déterminer la feuille de route pour le demi-siècle à venir, laquelle permettrait aux jeunes générations de continuer la lutte pour la deuxième indépendance de notre continent ;
  •  
  • De favoriser la formation des alliances politiques sur la base idéologique, ouvertes aux autres forces favorables aux changements démocratiques ;
  •  
  • De mutualiser les forces au cours des batailles électorales.
  •  

Pour garantir la paix, la stabilité et la crédibilité des institutions de nos pays, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale :

 

  • réaffirment leur attachement aux principes  de l’irréversibilité de la gouvernance démocratique, du dialogue et de la concertation politique comme seuls moyens de résolution des conflits sociopolitiques dans nos pays ;
  •  
  • renouvelle leur foi aux élections libres et transparentes comme seul moyen légitime pour accéder au pouvoir et construire des Etats stables et démocratiques.
  •  

À propos de la transparence du processus électoral, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale considèrent que la consultation du souverain primaire n’est possible et crédible que lorsqu’elle se réalise de façon démocratique, c’est-à-dire à travers les élections sincères conduites en toute transparence pour garantir une libre expression des citoyens et des résultats crédibles des scrutins.

 

De façon universelle, la transparence du processus électoral est garantie notamment par :

 

  • un fichier électoral établi de façon consensuelle sans souffrir d’aucune contestation de la part des acteurs électoraux (administration, partis politiques, société civile) ;
  •  
  • un organe de gestion des élections indépendant, mis en place dans le respect des normes définies par la Charte de l’Union Africaine en matière électorale ;
  •  
  • un organe constitutionnel (juge des élections) composé de façon consensuelle.
  •  

 

À propos des processus de dialogue national inclusif annoncés dans quelques-uns des pays, notamment en Guinée Equatoriale et fortement réclamés dans d’autres, dans un souci d’apaisement du climat politique, les socio-démocrates de l’Afrique Centrale recommandent vivement qu’ils se déroulent avec la médiation et l’observation consensuelles. En effet, le dialogue est le seul moyen pacifique d’établir toutes les bases politiques nécessaires pour opérer la réforme de l’État, le renforcement de la bonne gouvernance et la résolution pacifique et démocratique des conflits.

 

Ces processus devraient privilégier la recherche d’un compromis politique dont les termes seraient à définir de façon concertée, afin d’épargner de nouvelles souffrances à nos populations  déjà si gravement accablées par la pauvreté.  

 

De cette manière, les générations actuelles légueraient un héritage de sécurité et de prospérité aux générations futures.  

                

A propos de la situation sécuritaire dans la sous-région, les partis politiques socio-démocrates de l’Afrique Centrale exige l’application de la résolution N° 2149 des Nations Unies en Centrafrique et le désarmement des de toutes les milices au Burundi et en RD Congo.

 

Fait à Yaoundé, le 17 octobre 2014

 

Conseil National pour la Défense de la Démocratie – Burundi

________________________________

Convergencia Para la Democracia Social – Guinée Equatoriale

________________________________

Convergence Citoyenne – Congo Brazzaville

_________________________________

MLSTP / PSD – Sao Tomé et Principe

_________________________________

Union National pour le Développement et le Renouveau – Tchad

_________________________________ 

Social Democratic Front – Cameroon

_________________________________ 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain – République Centrafricaine

Martin ZIGUELE  _________________________

 

Prof. Vincente Pinto de Andrade – Angola – Personnalité Social Démocrate

_________________________________

DÉCLARATION DE L’ALLIANCE DES PROGRESSISTES D’AFRIQUE CENTRALE

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:31

 

 

 

 

20/10/14 (Slate Afrique)

 

Même pour Bangui, capitale de la République centrafricaine et l'une des villes les plus pauvres du monde, Saïdou est misérable. Contrairement aux quartiers environnants, avec leurs immeubles et leurs lotissements bien rangés derrière des murs et des clôtures, Saïdou, qui s'étend sur un bout de terre oblong à quelques encablures du centre, tient davantage des bidonvilles que l'on retrouve dans d'autres villes africaines moins structurées, comme Kinshasa ou Lagos.

 

En d'autres termes, on dirait un village. Il n'y a pas de murs, pas de portails. Des maisons basses en parpaings se font face les unes aux autres selon des angles bizarres. Les rues sont ici des chemins de terre, des broussailles, des ruisseaux d'eau grise. Pour arriver à Saïdou, il vous faut couper par l'Avenue des Martyrs et vous engouffrer entre deux gratte-ciels. Les immeubles tombent en ruine et leurs habitants sont eux aussi très pauvres, mais ils peuvent regarder Saïdou de haut et remercier Dieu (et les martyrs) de leur avoir donné une telle chance.

 

C'est dans l'une de ces maisons en parpaings que Lamove et Serge Kamouss sont nés. Ils y ont grandi avant de fonder leur famille un peu plus loin dans Saïdou. Et, au début de l'année, c'est dans leur maison natale, où leur mère vit désormais seule, qu'ils sont tous les deux revenus un après-midi. Sous un épais brouillard de haine et de honte, ils ne savaient pas qu'ils allaient se retrouver.

 

En 2013, la République centrafricaine tombe entre les mains de la Séléka, une milice insurrectionnelle d'obédience musulmane. Bangui est mise à sac, ses habitants tués et brutalisés. Lamove, l'aîné des deux frères, a la Séléka en horreur, mais il n'a pas de travail –il n'en a jamais eu de toute sa vie d'adulte– et le nouveau régime a besoin d'hommes. Alors, quand la Séléka lui offre un poste de soldat, il l'accepte. Serge n'a pas eu autant de chance. La Séléka a coulé son entreprise, l'a jeté en prison et passé à tabac. Lamove, qui craignait pour son nouvel emploi et pour sa vie, n'a pas voulu venir en aide à son frère. Ce jour-là, à Saïdou, cela faisait des mois qu'ils ne s'étaient pas vus.

 

Lamove est arrivé en premier pour trouver sa mère en train de faire la lessive. Il sait qu'elle réprouve son engagement dans la Séléka et il fait tout son possible pour ne pas en parler avec elle. Mais, inévitablement, le sujet arrive sur la table. Lamove lui rappelle combien il était désespéré, lui parle de ses enfants qu'il n'avait pas les moyens de nourrir. Pour Madame Kamouss, cela n'a aucune importance. Elle lui dit que la Séléka a ruiné leur pays. Ses mercenaires ont tué et violé des membres de leur famille.

 

A un moment, ils entendent la voix de Serge venant du dehors. Madame Kamouss, qui n'attendait pas de visite de son plus jeune fils, prend peur. Elle n'a pas vu Serge depuis des semaines et craint qu'à sa sortie de prison, il ait rejoint les anti-balaka, une milice d'obédience chrétienne créée pour lutter contre la Séléka. Leurs combats ont entraîné la République centrafricaine dans une guerre civile et religieuse faisant encore rage ce jour-là.

 

Même s'il est le cadet, Serge a toujours été plus fort que Lamove et, durant sa jeunesse, tout Saïdou le connaissait pour son sang chaud et son goût pour la bagarre. Madame Kamouss sait qu'il en veut à mort à Lamove qui ne l'a pas aidé contre les Séléka et elle redoute sa réaction s'il vient à le trouver dans la maison. Elle décide alors de cacher Lamove dans la chambre à coucher.

 

Serge est venu accompagné d'amis que sa mère n'a jamais vus, mais il ne les fait pas entrer dans la maison. Il passe la porte seul et, après les embrassades, sa mère lui demande de ses nouvelles. Il admet avoir rejoint les combattants des anti-balaka. Les angoisses de Madame Kamouss étaient justifiées: Serge et Lamove font désormais partie de deux factions ennemies.

 

«Elle s'est énervée», me dira plus tard Serge.

 

«Elle m'a dit: “Ils sont dangereux. Les anti-balaka sont dans le camp du mal, ils tuent des gens”. Elle était vraiment en colère.»

 

Serge lui répond que les anti-balaka cherchent à défendre leur pays contre la Séléka, contre les musulmans et les envahisseurs étrangers qui ont usurpé le pouvoir. Que la Séléka entend réduire les Centrafricains en esclavage et qu'il veut les en empêcher. Qu'en tant que chrétienne, elle devrait comprendre. «Notre but est de reprendre notre pays», lui dit-il.

 

http://w.slateafrique.com/525199/centrafrique-nation-paisibl...

Avant, la Centrafrique était une nation paisible. Mais ça, c'était avant !

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:22

 

 

 

 

20/10/14 (Afrikaweekly.com )

 

Au lendemain des accords de Brazzaville, les Centrafricains espéraient le retour de la paix, pourtant Bangui, la capitale de la République Centrafricaine, a connu un regain de violences ces derniers jours. C’est dans ce contexte qu’Afrikaweekly est parti à la rencontre du Professeur Gaston Nguerekata, potentiel candidat à la prochaine élection présidentielle en Centrafrique.

 

Vous avez demandé la démission de Madame Catherine Samba Panza, pouvez-vous vous exprimer là-dessus ?

 

Je tiens d’abord à vous remercier pour m’avoir donné l’occasion de m’exprimer sur les problématiques de l’heure qui nous tiennent tous à cœur. Face à l’ampleur des difficultés auxquelles notre pays est confronté, je dois vous avouer que nous devons situer les débats au-delà des querelles de personnes. Par ailleurs vous conviendrez que seuls comptent les actes posés et les résultats, que tout centrafricain où qu’il soit, devrait être en mesure d’apprécier à sa juste valeur. Ces derniers temps, nous assistons à un regain de violences meurtrières à Bangui comme dans certaines villes de province. Les actes de pillage et de vandalisme ont repris de plus belle, causant le déplacement d’environ 6500 personnes rien qu’à Bangui. Tout cela se passe dans un contexte politique et social tendu, marqué par la nomination non consensuelle d’un Premier Ministre et le non paiement de salaires, bourses et pensions depuis plusieurs mois. Le scandale de détournement présumé de fonds public a fini par annihiler le peu de crédit accordé aux plus hautes autorités de cette transition. Le cauchemar que vit le peuple centrafricain est le résultat de neuf mois de politique de prédation conduite par la Cheffe de l’Etat de Transition et ses proches. La seule chose que Madame la Présidente ait pu réussir c’est de se mettre sur le dos une grande majorité de la communauté nationale d’abord et les partenaires au développement ensuite. La question est maintenant de savoir comment pourra-t-elle réussir cette transition sans les soutiens nécessaires ? A mon avis, une démission de sa part serait de nature à régler en partie cette affaire.

 

La situation est redevenue chaotique sur le point de vue sécuritaire, comment revenir à l’accalmie ?

 

Ce qui nous arrive aujourd’hui ne m’étonne pas car il fallait s’y attendre. L’après Forum de Brazzaville a été mal géré puisque trois mois après, rien n’a été fait, la Cheffe d’Etat de Transition s’étant plutôt intéressée à sa famille, à ses amis et à ses proches. En réalité, dans la foulée de la signature de l’accord de cessation des hostilités, il aurait fallu s’atteler à l’étape suivante. L’Exécutif aurait dû engager les consultations populaires devant conduire au grand forum de réconciliation et de reconstruction national. Or, la Chef de l’Etat de Transition a cru devoir traiter d’abord la question de la formation du gouvernement, avec toute la crispation qui s’en est suivie. Tout porte à croire que sur instruction de la Cheffe d’Etat de la Transition, l’Exécutif a laissé trainer volontairement le processus de réconciliation, de façon à prolonger artificiellement la période de transition et par la même occasion la souffrance des populations. L’objectif visé est bien connu. Il s’agit d’en tirer illicitement bénéfice. Le chaos actuel résulte aussi et surtout du mécontentement suscité par le non respect de la feuille de route issue du forum de Brazzaville. Maintenant, pour revenir à l’accalmie, il me semble urgent de rattraper le temps perdu en engageant une véritable course contre la montre. Cela nécessite une volonté politique forte. Or, selon le dernier communiqué de presse de la Présidence, les deux dernières étapes du processus ne seraient qu’en voie d’être lancées, et ce, trois mois après le forum de Brazzaville. Autant dire que l’accalmie n’est pas pour demain, si l’actuel Exécutif était maintenu. Les populations en ont assez de cette maltraitance qui n’a que trop duré, l’accalmie c’est ici et maintenant.

 

Comment voyez-vous la Transition si Madame Samba Panza démissionnait ?

 

Comme je l’ai déjà dit, la démission de Madame Samba-Panza constitue une condition majeure de sortie de crise. Par la suite, il appartient aux centrafricains de mettre en place un schéma consensuel devant conduire aux élections dans un délai raisonnable. Une voix centrafricaine forte, digne et respectueuse des intérêts nationaux devrait se lever pour envoyer à l’ensemble des citoyens un message d’espoir.

 

Il n’existe aucune union sacrée en RCA pour l’intérêt de la Nation, comment expliquez-vous cela ?

 

Dans un pays où l’intérêt personnel, donc égoïste prime face à l’intérêt collectif et, où la corruption sévit, même au plus haut niveau de l’Etat, il me semble difficile d’obtenir une union sacrée. Toutefois, nous avons le devoir de faire un travail de fond, pour changer les choses. Nous devons engager sans tarder une campagne de lutte contre la corruption qui gangrène le pays à tous les niveaux.

 

La séléka demande la démission de Catherine Samba Panza, parce qu’elle leur a demandé de quitter Bambari et les antibalaka en ont fait de même parce que disent-ils elle souhaiterait faire revenir les troupes tchadiennes pour sa sécurité, comment traiter la problématique de ces deux entités ?

 

La Séléka tout comme les Antibalaka sont des organisations criminelles qui ont pris en otage le peuple centrafricain. Ces bandes armées ne méritent qu’un seul et unique traitement, à savoir une poursuite judiciaire et pénale.

 

Comment amorcer le dialogue politique en RCA ?

 

Tous les observateurs avisés s’accordent à dire que la solution à la crise centrafricaine est d’abord politique. Et cela passe nécessairement par un dialogue franc et consensuel. Je dois dire que le grand forum de réconciliation et de reconstruction national prévu à Bangui suite au forum de Brazzaville sera l’occasion de renouer avec le dialogue inter-centrafricain. Il devra permettre d’amorcer le dialogue politique.

 

Comment envisager la tenue d’élections pour 2015 dans un tel contexte d’insécurité ?

 

La RCA est un pays de 623 000 km2. Attendre à ce que la sécurité soit totale pour organiser les consultations démocratiques est synonyme de renoncement. En période de crise, une solution de crise s’impose. Au Mali par exemple, les élections se sont tenues alors que le pays était encore en crise. L’Irak et l’Afghanistan ont organisé des élections dans les conditions de sécurité que l’on sait. Donc, il me semble tout à fait possible que les élections puissent être organisées en veillant au respect des principes de droit public pendant la tenue de ces élections.

 

Vous étiez très actif avec « les bâtisseurs » et vous avez ralenti la cadence, pourquoi ?

 

Avec les Bâtisseurs, un certain nombre de projets en faveur des populations meurtries ont été réalisés, parmi lesquels, la fabrication de savons acides par une méthode artisanale. Nous avions eu à cet égard des critiques, pour la plupart constructives. Il nous avait été suggéré par exemple de passer à la phase semi-industrielle. La semi-industrialisation nécessite la mise en place des outils de production modernes, afin d’améliorer la qualité du produit et son rendement. C’est une très bonne suggestion. Toutefois, pour y parvenir nous avons besoin de partenaires nationaux ou de l’extérieur. Ainsi, en marge de la conférence internationale de mathématiques, pour laquelle je suis invité au mois de novembre prochain en Inde, je verrai avec mes amis dans quelle mesure finaliser ce projet. Cela dit, la phase de conception de tout projet sérieux a une durée qui peut être plus ou moins longue. Ce qui apparait aux yeux de certains comme un ralentissement de cadence. En réalité, les activités non visibles continuent. Comme par exemple les multiples ateliers de formation en auto promotion économique dans tous les arrondissements de Bangui.

 

Comment entrevoyez-vous l’avenir politique de la RCA ?

 

Avec les crises récurrentes, la RCA a touché le fond. Elle ne peut donc que se relever. Son avenir politique dépend de ses filles et fils. Il me semble urgent de renouveler la classe politique, avec de nouveaux acteurs, plus jeunes, capables de faire la politique autrement, en privilégiant l’intérêt collectif. La politique qui vise l’enrichissement personnel doit être bannie.

Quel message à l’endroit du peuple centrafricain meurtri ?

 

La RCA est un beau pays, doté d’un potentiel énorme dans plusieurs domaines. Seulement, le chaos, la haine et la méchanceté nous empêchent de développer ce pays pour le bien être de tous. Nous sommes à la croisée des chemins. Nous avons l’obligation de réussir cette fois-ci car le risque encouru en cas d’échec serait la perte pure et simple de l’héritage légué par nos ancêtres. Il nous faut absolument désarmer nos âmes et nos cœurs et apporter la paix dans notre pays. Nous en sommes capables.

 

Lu pour vous : Gaston Nguerekata: « le chaos, la haine nous empêchent de développer ce beau pays…légué par nos ancêtres »

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:20

 

 

 

 

 

journaldebangui.com - 20/10/2014

 

Un Lieutenant des Forces armées centrafricaines (FACA), pris en otage par des membres de la milice Anti-Balaka le 13 octobre dernier a été libéré dimanche.
Le Lieutenant des Forces armées centrafricaines (FACA), Juste Konzi, pris en otage par les Anti-Balaka le lundi 13 octobre 2014 a été rendu au Comité international de la Croix-Rouge, en présence de la presse.


Alfred Yékatom Rhombot, responsable des Anti-balaka du sud, auteur de la prise d’otage a déclaré pour la circonstance: «C’est un frère d’arme. D’ailleurs, nous n’avons rien contre lui, il est libre.»


Quant à l’otage désormais libre, son vœu ardent est de retrouver sa famille puis de s’occuper de sa santé. «Je n’ai pas grand-chose à dire aujourd’hui. La seule chose que je peux vous dire, c’est que je vais d’abord voir ma santé et je me réjouis de rencontrer ma famille.», a déclaré le Lieutenant Konzi.

 

Rappelons que le dimanche 12 octobre dernier, un groupe des FACA, exaspérés par les exactions des Anti-balaka sur la population civile du 6ème arrondissement de Bangui, a lancé un assaut contre les Anti-balaka qui ont été mis en déroute au quartier Pétévo. Un jour après la confrontation militaire, le Lieutenant Juste Konzi a été aperçu dans un véhicule dans la banlieue sud-ouest de la capitale centrafricaine. C’est alors qu’il a été capturé par les Anti-balaka. Les ravisseurs accusent l’otage d’avoir été le maître à jouer de l’assaut des FACA.


Du côté de la hiérarchie militaire des FACA, aucune déclaration n’a été enregistrée. Igor Lamaka, porte-parole des Anti-balaka parle d’une initiative unilatérale de la milice.



La Centrafrique a renoué depuis le 7 octobre dernier avec les violences intercommunautaires opposant musulmans et chrétiens du pays par milices interposées. Anti-Balaka (milice chrétienne) et Séléka (milice musulmane) se sont entretués pendant une année avant de signer en juillet dernier un accord de cessation des hostilités. Un gouvernement de large ouverture a également été formé avec à sa tête, pour la première fois dans l’histoire du pays, un premier ministre musulman.

Lu pour vous : Les Anti-Balaka relâchent un militaire de l'armée centrafricaine

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:14

 

 

 

Bangui en proie à une nouvelle flambée de violence

 

http://www.la-croix.com/  20/10/14 - 17 H 16

 

La capitale centrafricaine est à nouveau le théâtre d’affrontements et d’attaques meurtrières. Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas.

 

Depuis deux semaines, Bangui est en proie à un regain de violence comme on ne l’avait pas vu depuis le mois d’août. Plus d’une quinzaine de personnes ont été tuées dans différents affrontements engageant la responsabilité de groupes armés liés aux anti-balaka (1).

 

Les casques bleus, chargés d’assurer la sécurité dans ce pays depuis le 15 septembre, n’ont pas été épargnés : ils comptent un tué et une vingtaine de blessés depuis le 9 octobre. Les militaires français ont essuyé une vingtaine d’attaques dans les rues de Bangui, ripostant et tuant une dizaine d’assaillants.

 

 « Ce sont de petits groupes, organisés, maîtrisant le terrain, qui nous tirent dessus. Ils semblent poursuivre un but politique », explique le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major de l’armée française. Cette violence est aussi le fait de nombreux délinquants et de bandes armées qui profitent du désordre et du climat d’impunité pour piller, rançonner et voler les habitants sans défense.

 

CATHERINE SAMBAT-PANZA DE PLUS EN PLUS ISOLÉE

 

Dans ce contexte dégradé, le crédit de Catherine Samba-Panza, neuf mois après sa nomination comme présidente de la transition, est au plus bas. En premier lieu dans son pays, où elle n’a pas su trouver les moyens de restaurer la paix et la sécurité. Elle est en plus empêtrée dans un scandale financier : 2,5 millions des 10 millions de dollars que l’Angola a offerts à la Centrafrique à la fin septembre se sont envolés sans qu’elle puisse le justifier. Elle est, enfin, soupçonnée de ne pas œuvrer véritablement à la transition démocratique en montrant peu de volonté dans l’organisation de l’élection présidentielle prévue au premier semestre 2015.

 

Ses adversaires déclarés sont aujourd’hui légion. On les trouve parmi les leaders de la Séléka (2) – après des mois de silence, leur chef Michel Djotodia, en exil au Bénin, a évoqué son éventuel retour en politique en Centrafrique dans un entretien publié le 4 octobre au quotidien L’Est républicain. On les trouve aussi parmi les chefs des anti-balaka, parmi les fidèles de l’ancien président François Bozizé, renversé en mars 2013 par les rebelles de la Séléka.

 

De plus en plus isolée dans son pays, la présidente est aussi de moins en moins soutenue par ses alliés régionaux, en particulier par le président congolais Sassou Nguesso, le médiateur dans la crise centrafricaine. Les 18 et 19 octobre, il a envoyé une mission à Bangui pour exhorter les différents partis à un retour au calme et rappeler que la future élection présidentielle devait bien se tenir en février 2015. La déception est aussi vive en France, pourtant son principal allié.

 

Laurent Larcher

 

(1) Les anti-balaka sont au départ des milices d’autodéfense apparues en septembre 2013 en réaction aux exactions de la Séléka.

 

(2) La Séléka est une alliance de mouvements rebelles issus du nord-est du pays, zone à majorité musulmane et marginalisée par Bangui.

Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas
Le crédit de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, est au plus bas

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Centrafrique-Presse.com
20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 18:02

 

 

 

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

UNITÉ-DIGNITÉ-TRAVAIL

 

Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique

 

(Ex-Coalition Séléka)

………………………………………………………………………………………………………

 

Assemblée Générale du Bureau Militaire

 

Du 21 au 25

 

Le Bureau Politique du FRONT POPULAİRE POUR LA RENAİSSANCE DE CENTRAFRİQUE (FPRC)  et son état major ont  le plaisir de porter à la connaissance de ces responsables  et sympathisants, tant sur le plan national qu’international ce qui suit :

 

Réuni en séance extraordinaire le 29 Septembre 2014.

 

 Le Bureau Politique a décidé de convoquer une Assemblée générale le 25 octobre 2014  à Kaga-Bandoro. La présence de tout le monde est vivement souhaitée.

 

Les membres sont libres d’exprimer sans crainte le fond de leur pensée, puisque lorsque l’émulation positive est favorisée, le potentiel de chacun croit et facilite un plus grand RCA.

 

NB: La présence de tous est vivement souhaitée le 25 octobre 2014 à KAGA-BANDORO.

 

 

Fait à N’Délé, le 20 octobre 2014

 

Pour Le Président,

 

Le 1er Vice-président

 

Général NOUREDINE ADAM

 

Ancien Ministre D’État

 

 

 

NDLR : De congrès en assemblées générales, l'ex-coalition Séléka a habitué les Centrafricains et la communauté internationale à de surprenantes décisions. On ne sait pas encore ce que cette AG de Kaga-Bandoro nous réservera. Le moins qu'on puisse dire est que l'ex-coalition rebelle est secouée et traversée de beaucoup de contradictions et son avenir est à la croisée des chemins. On croît savoir que certains jeunes loups dans ce mouvement politico-militaire sont hostiles à l'idée saugrenue de partition de la RCA et attendent leur tour et l'occasion pour le faire clairement savoir haut et fort. Ce moment est-il venu ? L'avenir proche nous le dira sans doute. 

Nouredine Adam convoque une énième AG de l'ex-coalition Séléka à Kaga-Bandoro

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