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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 19:15

 

 

 

Bangui (AFP) - © 2015 AFP  02/08/2015 18:25:11 - Un Casque bleu de la mission de l'ONU en République centrafricaine (Minusca) été tué et au moins huit personnes blessées par balles, lors d'un accrochage avec des hommes armés à Bangui, a appris l'AFP de sources concordantes dimanche.

 

D'après une source de la Minusca, "les Nations unies ont lancé une opération en envoyant une patrouille" dans le quartier musulman KM5 suite à un mandat d'arrêt délivré par le parquet de Bangui "ordonnant l'arrestation" d'un ancien chef de l'ex-rébellion Séléka, qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013, avant d'en être chassée l'année suivante.

 

"Pendant que des Casques bleus s'approchaient de la zone, ils ont été pris pour cible par des individus armés et ont riposté", a affirmé à l'AFP cet officier de la Minusca.

 

"On dénombre un mort du côté des Casques bleus de la Minusca et au moins huit personnes blessées par balles, d'après un bilan provisoire. Un véhicule de la force onusienne a été sérieusement endommagé", a ajouté cette source, sans préciser la nationalité du Casque bleu décédé.

 

Des habitants du quartier KM5, joints par téléphone, ont fait état d'"échanges de tirs nourris" dans la matinée, au cours desquels plusieurs civils auraient été blessés par des balles perdues.

 

"La tension reste vive au KM5. Les échoppes, boutiques, quincailleries, magasins de gros ainsi que les marchés sont fermés", a affirmé l'un d'eux en milieu d'après-midi.

 

Le ministre centrafricain de la sécurité, Dominique Saïd Paguindji, a précisé que "les opérations se poursuivent encore sur le terrain", se refusant à confirmer ce premier bilan.

 

"Lorsque le calme et la sécurité seront revenus (...) on pourra faire ce bilan des opérations aussi bien du côté des forces internationales que de celui des forces de sécurité intérieures", a-t-il ajouté.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé la Centrafrique dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes.

 

En représailles aux exactions des Séléka, des milices chrétiennes anti-balaka s'en sont pris aux civils musulmans. Des dizaines de milliers d'entre eux ont ainsi été contraints de s'exiler dans les pays voisins, notamment au Cameroun et au Tchad, pour fuir les exactions dans cette ex-colonie française.

 

C'est au KM5, dernier quartier musulman de Bangui, que s'était retranchée la population musulmane au plus fort des violences, pourchassée par les milices chrétiennes. Depuis des mois, la capitale centrafricaine a retrouvé une stabilité relative, même si la délinquance et le banditisme armé persistent.

Centrafrique: un Casque bleu tué dans des échanges de tirs à Bangui

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Centrafrique-Presse.com
2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 18:56

 

 

 

http://www.cameroon-info.net  GAROUA - 02 AOUT 2015 © Peter KUM | Cameroon-Info.Net

 

Depuis le Congo où il est en exile après sa sortie des cellules des services secrets camerounais, le leader du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), dans une interview exclusive accordée à Cameroon-Info.Net ce 02 Aout 2015, parle de la guerre contre Boko Haram, le rapt du Maire de Lagdo et la crise en RCA.

 

Nous constatons que des groupes armés centrafricains continuent  de s’attaquer à l’Est du Cameroun. Peut-on conclure que le processus de désarmement en RCA a échoué ?

 

Abdoulaye Miskine : On ne peut parler de désarmement dans un pays ou les dirigeants possèdent des groupes armés et les alimentent à des fins politiques et politiciennes. Faute d’une véritable politique de cohésion  et d’unité nationale ; un désarmement volontaire est quasi impossible dans l’état actuel des choses.

 

Quand j’étais en détention au Cameroun  la localité de Biti(Cameroun) faisait l’objet d’une attaque armée. Les autorités camerounaises ont  automatiquement accusé notre mouvement le FDPC. Pour eux, l’objectif de cette attaque sur leur territoire était de réclamer ma libération. J’ai réagis en disant que ce ne sont pas mes hommes. Mais ils ne m’ont pas cru. Ils finiront par mettre la main sur les vrais auteurs qui sont des peulhs camerounais et des tchadiens  qui sont par la suite transféré à la DGRE. Connaissant déjà les vrais auteurs, les autorités camerounaises n’ont jamais pensé depuis lors faire un communiqué pour nous blanchir laissant alors la population dans le flou totale. Ce qui n’est pas normal du tout. C’est la même chose avec le Maire de Lagdo et les 15 autres. Malgré la revendication ouverte des assaillants et les cris de détresse du Maire du Lagdo, les autorités n’ont toujours rien fait pour réparer le préjudice qu’ils nous ont causé en nous accusant très tôt innocemment.

 

S’agissant des attaques de l’Est du Cameroun par des groupes armés centrafricains ; je ne peux ni confirmer ni infirmer car n’étant pas au Cameroun ni en Centrafrique. Ce qui est sûr, la région frontalière avec le Cameroun est infestée de groupes et bandes armés dont des peulhs camerounais avec lesquels nos hommes ne cessent d’avoir régulièrement d’affrontements sur le territoire centrafricain. Nous avons suffisamment de preuves de ce que nous disons et avons même informé les autorités camerounaises.

 

En Avril 2013 lors de votre accrochage avec la Séléka, vous avez reçu 09 balles et vous avez perdu plusieurs de vos hommes. Cette perte a-t-elle affaibli votre groupe ?

 

Abdoulaye Miskine : Effectivement du  1er  au 04 Avril 2013, sept jours après avoir pris le  pris le pouvoir à Bangui, Nouredine le numéro deux de cette Séléka a envoyé un de ses bras droits aller attaquer les positions avancées de notre base à Biti (RCA).Partant  en renfort à mes hommes attaqués, je serai tombé dans une embuscade tendue par ceux qui était préparé spécialement pour me tuer. Pendant les accrochages, je suis atteint par neuf balles et  ai perdu quelques hommes. Pourquoi alors la Séléka a décidé de m’éliminer  en attaquant  mes positions? Connaissant leur but et étant contre leur objectif qui est d’islamiser coute que coute le pays ; vivant, je serai un obstacle et donc une épine dans leurs chaussures. Il faut vite m’éliminer. C’est pourquoi une fois arrivée à Bangui, une colonne lourdement armées de nombreux mercenaires étrangers  payée avec des financements obscurs obtenus pour des objectifs malsains, est allée nous attaquer. Il était donc question de me tuer.

 

Par ailleurs, nos hommes sont très bien formés, entrainés et éduqués. Et l’idéal que nous nous sommes fixé est la libération totale du peuple centrafricain. Cet objectif constitue l’essence même du FDPC. C’est ce qui caractérise notre mouvement. Rien ne peut donc nous arrêter ni nous désorienter. Lawrence Sterne avait dit : « Si la cause est bonne, c’est la persévérance. Si la cause est mauvaise, c’est de l’obstination ».

 

Que proposez-vous pour une sortie définitive de la crise en RCA ?

 

Abdoulaye Miskine : En Centrafrique, le pouvoir est clanique. Et même les alliances sont scellées à base de ce principe. Sortir la RCA définitivement de cette longue et meurtrière crise nécessite beaucoup de sacrifices. Les dirigeants actuels doivent se démarquer de ce fléau en abandonnant cette politique d’exclusion dont ils sont maitres. Ils doivent abandonner totalement l’hypocrisie et le cynisme qui font d’eux des demi-dieux.

 

La paix n’ayant pas de prix, il faut donc une réconciliation véritable et totale. Une réconciliation sans exclusion. Cependant, le départ des milliers de mercenaires étrangers qui, depuis 2003, envahissent le pays est plus qu’une nécessité. Les autorités actuelles ne peuvent rien concrètement. Il faut  donc à mon avis une troisième transition avec des hommes crédibles dont la mission serait de désarmer tout le pays et d’organiser des élections crédibles et acceptés de tout le monde car ceux qui sont là ne voient que leurs propres intérêts.

 

Nous signalons en passant que la Séléka est sur le point de lancer des opérations de reconquête du pouvoir et cela avec des complicités internes au sein même de ce gouvernement et  des appuis externes.

 

Certaines presses indiquent que vous êtes financés par la France. Est-il vrai? Sinon d’où proviennent vos ressources ?

 

Abdoulaye Miskine : Depuis sa création en 2004, le FDPC n’a pas eu de contact avec  des autorités politiques ou militaires françaises. D’ailleurs nous n’en connaissons même pas un.

 

Notre mouvement est né pour dire non à la manière dont ceux qui dirigent le pays nous gouvernent. S’est donc cette énergie de vaincre qui nous fait résister aussi longtemps.

 

Les moyens ; nous les avons eu aux combats entre les mains de l’ennemi. Celui qui n’a pas d’objectifs, ne risque pas de les atteindre. Et l’objectif premier du FDPC est donc la libération du peuple centrafricain de tous les maux qui le tiennent captif.

 

Des élections libres et transparentes peuvent-elles avoir lieu en RCA dans le contexte actuel ?

 

Abdoulaye Miskine : Le souhait de notre mouvement est que notre pays soit doté rapidement de nouvelles institutions avec à la clé des dirigeants choisis librement par le peuple centrafricain lors d’élections transparentes, crédibles et sans exclusions. Mais dans le contexte actuel la situation est loin d’être favorable et propice. Car  ceux qui sont là ne sont tout de même pas prêts. Ils veulent rester encore aux affaires rafler les miettes qui restent à prendre et  le temps de préparer des pions.

 

Aussi, on ne peut parler d’élections crédibles sans désarmement car les armes sont partout. Ce samedi, un gendarme a été froidement abattu à Bria contrôlé par la Séléka. Le 31 juillet dernier, lors de sa visite à Bambari (Centre du pays) fief de la Séléka ; la Présidente de la Transition  a été reçu par des tirs nourris  d’armes lourds et automatiques. Et  les éléments de la Séléka présent dans la ville se promènent fièrement  les armes en bandoulières aux vus impuissants de Catherine Samba-Panza et sa suite. Véritable humiliation et démonstration de force. Même les éleveurs peulhs en brousse sont hyper armés. Au risque de se faire tuer, les populations ne peuvent s’hasardés aux champs ni à la chasse

 

Pour une élection transparente et crédible, il faut donc la sécurité des électeurs et des candidats. Il faut aussi que les résultats soient acceptés par tous. Or ceci est hypothétique. Donc il faut une force plus puissante pour désarmer d’abord tout le monde.

 

En fin, les nombreux mercenaires qui sont dans le pays doivent être désarmés et chassés de force car gentiment ou volontairement, ils ne partiront pas car ayant trouvé un terrain fertile ou coule le lait et le miel.

 

Quelle appréciation pouvez-vous faire sur le récent Forum National de la réconciliation de Bangui ?

 

Abdoulaye Miskine : Est-ce un Forum National de réconciliation ? De quelle réconciliation s’agit-il ? Une réconciliation sous-entend les présences de toutes les parties en conflit. C’est un Forum taillé sur mesure. Les participants y  ont été sélectionnés selon des critères obscurs et occultes. Les intervenants également sont retenus d’avance. C’était de la saleté Monsieur le journaliste.

 

Durant les périodes difficiles, s’est toute la communauté internationale qui  était au chevet de notre pays. Et même le Président français s’est déplacé personnellement pour constater les crimes et abominations commis par les parties en confits. Mai au moment mémorable à savoir l’ouverture  de ce Forum, aucun Chef d’Etat de la sous-région ne s’est déplacé excepté le Président Denis Sassou Nguesso car étant le Médiateur International. A la clôture anticipée, aucun invité de marque. A cause de leur orgueil dans le néant, de leur hypocrisie, des détournements qui sont devenus leur véritable  passion et de leur manque de maturité politique, les pays de la sous-région et la Communauté Internationale se lassèrent et finissent par comprendre que les soit disant leaders centrafricains ne sont pas encore mures. Ce sont des personnes  qui sont très affamées. Ne voyant que leurs intérêts, ils abandonnent  le peuple à son triste sort.

 

Que  pensez-vous de la guerre que le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et le Niger mènent contre la secte Boko Haram et quelles solutions proposerez-vous pour mettre un terme à cette guerre?

 

Abdoulaye Miskine : La guerre que le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et le Niger mènent contre la secte Boko Haram est une guerre noble. C’est une guerre contre l’obscurantisme. C’est une guerre contre des barbares. Une guerre contre une secte criminelle. Mais cette guerre ne doit pas être seulement militaire. Il faut avant tout les neutraliser spirituellement si on veut vraiment les anéantir totalement. Qu’est-ce qu’une secte ?

 

C’est un groupe mystique dans lequel on pratique des manipulations mentales, des endoctrinements, des contrôles de la pensée ; pour la destruction de l’individu, de la famille, voire de la société.

 

Spirituellement, nous savons déjà comment les chefs  de Boko Haram procèdent lors de leurs rites mystiques. Stratégiquement nous  savons comment cette nébuleuse agit car Boko Haram mène une guerre asymétrique en utilisant tous les moyens criminels. Nous avons ainsi donc tout ce qu’il faut pour agir efficacement sur le terrain.

 

Nous pouvons donc gagner rapidement cette guerre si nous cherchons à vaincre Boko Haram avant de le combattre. « Connais donc ton adversaire, connais-toi et tu ne mettras pas ta victoire en danger » a dit le Général Sun Tzi.

 

Dans votre récent communiqué, vous avez signalé la présence de Boko haram et d’autres groupes armés en RCA. Selon vous, pourquoi se sont-ils repliés en RCA? Et que fait le Conseil National de la Transition pour éviter des éventuels troubles qui pourraient venir de ces groupes ?

 

Abdoulaye Miskine : Dans le domaine de la sécurité, le maillon le plus faible de la sous-région Afrique centrale il faut le dire s’est notre pays la Centrafrique du fait de la disparition de l’Etat central. L’armée National est disloquée. Et ceux qui font semblant de gouverner le pays sont là pour leurs intérêts mesquins.

 

Boko Haram est une organisation très structuré avec beaucoup d’idéologues et des ramifications dans nos pays respectifs. Etant sérieusement désorganisé car attaqué par les vaillants soldats camerounais et tchadiens ; ne pouvant pas résister, pour se refaire du sang neuf et se réorganiser le seul coin facile à y accéder et à s’y implanter durablement pour pouvoir attaquer de revers c’est la Centrafrique. Les ressources financières (produits de braconnage, diamants, or …) et humains(les combattants de la Séléka) sont déjà fin prêts à leurs disposition. Rappelons également qu’en 2014, au plus fort de la crise centrafricaine, le Chef de Boko Haram avait déclaré qu’il va  régler  le compte des chrétiens  centrafricains. Notons aussi que le projet de cette organisation n’est pas seulement de désorganiser  les pays que vous avez cités citez ci-haut dans cette lutte. La secte a pour objectif la conquête de toute l’Afrique centrale. Donc la lutte contre Boko Haram est l’affaire de tout le monde. Ce n’est donc pas par hasard que les spécialistes en géostratégie considèrent la Séléka d’une organisation terroriste et non d’un groupe politico-militaire ! Séléka est effectivement affilié à Boko Haram.

 

Vous avez décliné votre responsabilité sur l’attaque des citoyens camerounais sur l’axe Garoua-Boulai et Bouar et surtout le kidnapping du Maire de Lagdo et 15 autres personnes en Mars dernier. Selon vous qui pourrait être le commanditaire ?

 

 Abdoulaye Miskine : Plusieurs fois nous avons réagi pour décliner notre responsabilité sur les violences se produisant sur l’axe Garoua-boulai et Bouar. Comme nous l’avons toujours dit, plusieurs groupes et bandes armés sévices dans cette zone.

 

S’agissant du kidnapping du Maire de Lagdo et des 15 autres personnes en Mars dernier ; le Ministre de la Défense de notre mouvement (le FDPC) le Colonel Pierre Yakoua dans un communiqué de presse daté du 31 Mars 2015, a fait état d’un accrochage entre le poste avancé de notre base et 05 individus armés de fusils de types kalachnikovs. Et que ces assaillants sont de nationalité camerounaise parce que détenant des cartes nationales d’identités de ce pays et s’exprimant en foulbé, haoussa et arabe chouar et non en sango notre langue nationale.

 

Un des assaillants blessé  nommé Modibo dira : « nous sortons du Cameroun et sommes en train de rejoindre nos frères qui sont sur le sol centrafricain et que nous sommes en train de lutter pour la libération de notre Chef Aboubakar Sidiki détenu au Cameroun. Et c’est la raison pour laquelle nous avons pris ces otages ».Comme vous, tout récemment nous avons suivi sur alwihda l’appel allant dans ce sens  de ce Maire de Lagdo en captivité.

 

Le Cameroun est un pays grand et souverain avec toutes les institutions étatiques et des lois en vigueurs. Je ne suis pas bien placé pour parler d’une possible libération. Et personnellement je ne connais pas cet Aboubakar Sidiki dont il est question. Je vous conseillerai de poser cette question aux autorités politiques et judiciaires du Cameroun car eux seules sont habilités à se prononcer sur une pareille situation.

 

Que faut-il faire pour libérer le Maire de Lagdo ?

 

Abdoulaye Miskine : Cette question mérite la réponse des autorités ou des spécialistes camerounais en matière de sécurité.

 

Quelle est votre relation avec le Cameroun ?

 

Abdoulaye Miskine : Une très bonne relation.

 

Parlez-nous un peu de votre séjour en détention au Cameroun et que faites-vous pour vous occuper depuis votre départ du Cameroun ?

 

Abdoulaye Miskine : Durant mon séjour en détention, j’ai été bien traité. Officiellement dans une correspondance remis à l’Ambassade de Cameroun au Congo, j’ai  remercié le Président Paul Biya. Et depuis mon départ du Cameroun, j’occupe mon temps en lisant des grands penseurs comme Machiavel, Confucius, Jean Jacques Rousseau, Levy Strauss, Maitre Sun Tzi ainsi que des auteurs camerounais comme Ferdinand Léopold Oyono et Calixte Beyala.

 

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez du Cameroun ?

 

Abdoulaye Miskine : Une hospitalité légendaire.

 

Je vous remercie mon Général.

 

Abdoulaye Miskine : C’est moi qui vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer.

 

Propos recueillis par Peter Kum

Lu pour vous : Cameroun / RCA (Interview Exclusive) - Le Général Abdoulaye Miskine: «Les ravisseurs du maire de Lagdo sont des camerounais du Grand Nord et non des centrafricains»

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 12:12
Au moins un casque bleu tué en Centrafrique
Au moins un casque bleu tué en Centrafrique
Au moins un casque bleu tué en Centrafrique
Au moins un casque bleu tué en Centrafrique

 

 

 

DAKAR, 02/08/2015 à 12:40 (Reuters) - Au moins un casque bleu de la  Minusca, la mission de maintien de la paix de l'Onu déployée en  Centrafrique, a été tué au cours d'affrontements avec des hommes  armés qui ont éclaté dimanche dans un quartier de la capitale,

 

Bangui, annonce un porte-parole de la mission des Nations unies.

 

"La mission a lancé une opération destinée à arrêter une  personne recherchée par la police pour divers crimes. Nos forces  ont alors été prises sous un feu nourri", précise ce même  porte-parole, joint à Bangui par téléphone.

 

 "Un membre de la Minusca a été tué et plusieurs autres ont été blessés", précise-t-il.

 

 

  (Bate Felix; Simon Carraud pour le service français)

 

Reuters © 2015 Thomson Reuters. All rights reserved.

 

 

RCA: la Minusca attaquée à Bangui

 

Par RFI 02-08-2015 à 14:53

 

En Centrafrique, la force des Nations unies, la Minusca et la police centrafricaine ont mené une opération visant à arrêter le chef d'une faction musulmane dans le quartier de PK5 à Bangui. Rien ne s'est déroulé comme prévu.

 

Très tôt dans la matinée de ce dimanche 2 août, les forces internationales de l’ONU appuyées par la police centrafricaine ont voulu arrêter un chef de faction dans le quartier musulman du PK5. L'homme était recherché pour divers crimes et délits.

 

Selon le porte-parole des casques bleus en Centrafrique, des hommes armés de grenades et d’armes automatiques se sont alors interposés. Les échanges de tirs se sont propagés dans tout le quartier une bonne partie de la nuit et jusqu’au milieu de la matinée. Un casque bleu a trouvé la mort, huit autres sont blessés dont certains dans un état grave.

 

Lourd bilan

 

Alors, le quartier est toujours bouclé, mais, selon des habitants joints par RFI, au moins un véhicule blindé des Nations unies aurait été gravement endommagé et brûlé par les assaillants, une information pour l’instant non confirmée par la Minusca.

 

Côté civil, le bilan est également très lourd et s’alourdit d’heure en heure : deux morts, selon l’imam de la mosquée Ali-Babolo et plusieurs blessés pris en charge par Médecins sans frontières (MSF) à l’hôpital général. « Nous avons douze victimes de violences qui ont été blessées par balle ou bien par des éclats de grenade, signale une responsable de MSF. Huit d'entre eux vont être pris au bloc opératoire. Trois d'entre eux sont dans un état critique ».

 

Un bilan qui continue sans doute de s’alourdir car le quartier est toujours très difficile d’accès et il est très difficile également d’en sortir. Selon des habitants, il resterait encore de nombreux blessés, bloqués à l’intérieur du quartier.

 

 

 

NDLR : Il s’agit en effet de la tentative d’arrestation par la MINUSCA avec mandat d'arrêt dûment délivré par le Procureur de la République d’éléments extrémistes de la bande à Tidjani, Haroun Gueye et autres supplétifs de Nouredine Adam de l’ex Séléka, retranchés aux alentours de la mosquée centrale du Km 5. Ce sont leurs éléments qui ont riposté en balaçant une grenade et en ouvrant le feu sur les forces internationales.  On espère qu’on en restera pas là et que cette bande de criminels sera mise hors d’état de nuire pour que la paix revienne définitivement au Km 5 actuellement quadrillé par les casques bleus.

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 11:22
Burundi : Le bras droit du président Nkurunziza assassiné

 

 

 


Le général Adolphe Nshimirimana, bras droit du président burundais Pierre Nkurunziza et chef de la sécurité intérieure, a été tué dimanche à Bujumbura. Il a été victime d'une attaque à la roquette, selon des sources officielles.


Ancien chef d'état-major de l'armée et souvent présenté comme le numéro 2 du régime, le général Nshimirimana a été victime d'une attaque contre sa voiture en fin de matinée dans la capitale burundaise, ont indiqué des témoins. Sa mort a été confirmée peu après l'attaque par le chef de la communication de la présidence, Willy Nyamitwe: "j'ai perdu un frère, un compagnon de lutte, la triste réalité, c'est que le général Adolphe Nshimirimana n'est plus de ce monde", a-t-il indiqué dans un message posté sur Twitter.


La disparition du chef des services de sécurité burundais intervient une semaine après la proclamation de la victoire à la présidentielle du sortant Pierrre Nkurunziza, pour un 3e mandat. Sa victoire a été dénoncée par l'opposition, la société civile et plusieurs pays occidentaux.


Le mouvement de contestation contre un troisième mandat du président a été émaillé depuis fin avril de violences qui ont fait une centaine de morts et ont poussé quelque 170'000 personnes, selon l'ONU, à fuir dans les pays voisins.


(ats / 02.08.2015 12h09)

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 11:06
Désiré Bilal Nzanga KOLINGBA à Kadei Vox

 

 

Au micro de Rocka de kadei Vox,

 

Monsieur Désiré Bilal Nzanga KOLINGBA me répond et vous répond. Un avant-goût de votre nouvelle émission de la rentrée : « A vous de convaincre ».

 

Durant une vingtaine minutes d’entretien, j’ai essayé de connaître la bête politique qui n’est autre que Désiré KOLINGBA dit DK dans son proche milieu. L’ancien député de son Etat, plusieurs fois ministre, ancien fonctionnaire international et candidat au président de transition en janvier 2014 a fait le plaisir de répondre à mes questions. Et l’invité du plateau Kadéï Vox l’a fait sans langue de bois.

 

Ainsi, j’ai cherché à comprendre pourquoi après sa désignation comme président pour prendre les rênes du RDC (Rassemblement Démocratique Centrafricain), certains centrafricains d’ici et d’ailleurs évoquent la notion de scission au sein de ce parti politique crée par son feu père et président de la Centrafrique de 1981 à 1993,   André KOLINGBA.

 

Notre invité a martelé qu’il n’y a aucune mésentente au sein de son mouvement. Les ténors et les militants du parti travaillent en toute symbiose.

 

La question sur la notion de l’impunité zéro voulue par les centrafricains et les participants au forum national de Bangui du mai dernier a fait réagir mon invité.

 

Selon Monsieur KOLINGBA, l’impunité est l’un des facteurs qui crée de l’injustice dans la société centrafricaine. Il est donc contre l’amnistie et fera respecter la volonté des centrafricains s’il est élu futur président de son pays.

 

Pour répondre à la question de savoir si les ex-présidents François Bozizé ont encore un rôle à jouer sur la scène politique en Centrafrique, il pense que les deux anciens présidents sont et demeurent centrafricains. Ils ont le droit de revenir dans leur pays mais néanmoins, si la justice a des choses à leur reprocher, qu’elle fasse son travail dans une impartialité totale vue qu’elle demeure indépendante.

 

S’agissant de l’accomplissement de la mission de la présente de transition Mme Catherine SAMBA-PANZA, notre invité nous fait comprendre qu’il y a eu un net progrès au niveau de la sécurisation du pays. Mais il faudra souligner que la présidente n’a pas encore fini son mandat de transition. « La transition n’est pas terminée », dit-il.

 

Lors de cet entretien, nous avons évoqué le forum de Bangui qui s’est tenu au mois de mai dernier.

 

M. KOLINGBA retient qu’il y a une forte mobilisation très forte des populations centrafricaines de la capitale et des 16 préfectures suivie des recommandations qui ont été prises. Donc pour lui le forum est une réussite nationale. Il prône de ce fait la liberté d’aller et de venir en rétablissant l’autorité de l’Etat et la sécurisation des frontières avec les pays voisins de la RCA.

 

Monsieur KOLINGBA se dit d’être rattaché aux valeurs républicaines telles que la justice sociale, la laïcité. La bonne gouvernance aussi semble être son cheval de bataille s’il est élu président de la Centrafrique. L’exemplarité sonne désormais comme un glas pour lui.

 

 

Rocka Rollin LANDOUNG, Directeur de Publication Kadéï Vox

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 22:36
Guinée : Les essais cliniques d'un vaccin contre Ebola concluants

 

 

 

APA-Conakry (Guinée) 2015-08-01 15:36:17 Les résultats d’un essai clinique réalisé en Guinée ont montré qu’un vaccin contre le virus Ebola dénommé ‘’Ebola VSV-EBOV (Merck, Sharp & Dohme’’ s’est avéré « très efficace » et qu’un produit final était « à portée de main », a indiqué vendredi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).


« C'est une avancée très prometteuse », a déclaré la Directrice générale de l'OMS, Dr. Margaret Chan dans un communiqué de presse. 


Pour elle, ces résultats ont été obtenus « grâce au gouvernement guinéen, aux personnes vivant dans les communautés et aux nombreux partenaires de ce projet. Un vaccin efficace sera une arme supplémentaire très importante dans la lutte contre l'actuelle flambée d'Ebola et les flambées futures ».


L'OMS avertit cependant qu'il faudra disposer de données plus concluantes pour savoir si le vaccin peut conférer une « immunité collective » à des populations entières. 

« C'est le cadeau de la Guinée à Afrique de l'Ouest et au monde », a déclaré le Dr Sakoba Keita, coordonnateur national de la riposte à Ebola en Guinée. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=830201#sthash.mByhP7hv.dpuf

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 19:56

 

 

 

Le Professeur Raymond Max SIOPATHIS a la profonde douleur d’informer les parents, amis et connaissances du décès de son épouse Gracindha SIOPATHIS née DELMAS, survenu ce jour 01/08/2015 à 11h30 à l’hôpital de Sarcelles des suites d’une maladie.

 

Vous serez informés ultérieurement du programme des funérailles.

 

 

La famile SIOPATHIS

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 15:44
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Des enfants démobilisés des groupes armés à Bambari regagnent leurs familles, selon l’Unicef

 

http://rjdh.org/  PAR LINE PÉGUY GONDJE LE 1 AOÛT 2015

 

Deux cent quatre vingt dix (290) enfants démobilisés des groupes armés ont retrouvé leurs parents et familles d’accueil dans la préfecture de la Ouaka et son chef lieu Bambari. La nouvelle a été confiée au RJDH par des structures de prise en charge de ces enfants issus des groupes armés à Bambari.

 

La plupart de ces enfants faisaient partie de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), une branche armée de l’ex-Séléka dirigée par le général Ali Darass. Démobilisés le 14 mai dernier vers Alindao, ces enfants ont été pris en charge par l’ONG NDA avec l’appui de l’Unicef.

 

Ella, animatrice au centre d’accueil des enfants du site Akpè à Bambari a  précisé que son centre regroupait 99 enfants.

 

« Ceux-ci ont été ramenés dans leurs familles respectives et les familles d’accueil depuis le 15 juillet dernier. Certains enfants qui souhaitent retourner sur le banc de l’école, ont été inscrits à l’école Ngouadji. Ceux qui désirent suivre des formations dans différents domaines ont été orientés dans la mécanique, la maçonnerie, la menuiserie, la couture… par des animateurs et des agents des affaires sociales qui sont pris en chargent par l’Unicef», a-t-elle expliqué.

 

Au centre Aviation, Bonaventure qui est aussi animateur donne une idée sur la prise en charge de ces enfants issus des groupes armés dans son site.

 

« Notre site regroupe 191 enfants. Tous ont été réintégrés dans des familles d’accueil ou respectives. Ils sont aussi orientés dans différentes spécialités où ils seront formés et équipés à la fin de leurs formations. Pendant cette prise en charge, tout mauvais traitement est évidemment interdit et l’UNICEF n’a pas eu de plaintes de la part des enfants lors des visites », témoigne la source.

 

Une source de l’Unicef note que les enfants n’ont pas quitté le Centre de Transit d’orientation (CTO) pour d’autres objectifs. « Ils ont été transportés par NDA pour la réunification familiale. Certains enfants sont actuellement réunifiés avec leurs familles à Bambari et d’autres sont dans des familles d’accueil, en route vers la réunification avec leurs familles d’origine », ajoute la source.

 

Certaines sources jointes à Bambari admettent que « le manque de suivi » de ces enfants après leur réunification avec des parents aurait crée le sentiment de retourner dans les groupes armés. « Il y a certains enfants qui regagnent les groupes armés », a dit une source.

 

Un proche de l’UPC d’Ali Darass rejette en bloc cette information avant de déclarer que son organisation « tient à respecter ses engagements qui consiste à ne plus recruter les enfants dans son sein ».

 

Les groupes armés se sont engagés le 5 mai  2015 à libérer les enfants qui font partie des leurs. Selon l’Unicef, au cas où ces groupes armés procèdent à nouveau aux recrutements des enfants, c’est la violation de leurs droits.

 

 

Un gendarme tué par des hommes armés à la brigade de Bria

 

http://rjdh.org  Par Narcisse Jaubert le 1 août 2015

 

Un gendarme de 1er première classe, nommé Dacko a trouvé la mort ce matin  1er aout 2015 vers 3 heures  du matin à Bria. Ce dernier a été tué par des hommes armés non identifiés dans les locaux de la brigade de la gendarmerie de la  ville. Ces malfaiteurs ont emporté son arme de marque AK 47 Del.

 

Selon les informations recueillies par le RJDH, « le gendarme de 1ère classe était en service de garde lui seul. Les malfaiteurs  sont venus et ont ouvert la porte pour l’abattre avec trois coup de balles avant de récupérer son arme».

 

« Ces groupes des bandits sont très nombreux si bien que ce gendarme ne pouvait pas faire quelque chose pour se défendre. C’est pourquoi ils ont réussi à le tuer », a  témoigné une personne détenue à la brigade de la gendarmerie de la ville de Bria, là où les faits se sont produits.

 

Selon une autorité locale jointe depuis la ville de Bria par le RJDH, les autorités militaires doivent tout faire pour renforcer la sécurité dans la ville et désarmer toutes les milices qui agissent dans la zone.

 

« Il n’est pas possible dans une brigade de laisser un seul élément pour assurer la sécurité», a déploré une autorité locale dans la ville.

 

Ce gendarme de 1ère classe était à Bria depuis trois ans. Il a été agressé par le passé par des éléments  de l’ex-Séléka qui lui ont retiré son arme.

 

Selon les informations des sources sécuritaires, le corps de ce gendarme sera ramené à Bangui dès l’arrivée de l’avion militaire.

 

 

Les habitants de Sam-Ouandja et de Ouadda disent attendre avec impatience le recensement électoral

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 1 AOÛT 2015

 

Les habitants de Sam-Ouandja et ceux de Ouadda dans la Haute-Kotto attendent impatiemment les opérations du recensement électoral.  Dans ces villes sous contrôle de l’ex-Séléka, leurs leaders promettent de garantir le bon fonctionnement du processus électoral et dénonce l’inaction des autorités dans ces zones.

 

Les sources locales jointes par le RJDH ont confié que la population est prête pour accueillir ces opérations électorales. « Nous sommes des Centrafricains et rien ne justifie notre sabotage du processus électoral. Nous attendons ce processus à bars ouvert », a dit une autorité locale.

 

La porte parole de l’ex-Séléka, le colonel Christian Narkoyo, joint depuis Sam-Ouandja par le RJDH rejette l’idée selon laquelle les ex-Séléka auraient menacé de boycotter le processus de recensement et des élections dans les sous-préfectures de Ouadda et de  Sam-Ouandja.

 

« C’est depuis  deux semaines que ces rumeurs circulent. La Séléka ne voie pas des raisons pour boycotter le processus électoral à Ouadda et à Sam-Ouandja », a déclaré Christian Narkoyo.

 

Christian Narkoyo dit ne pas comprendre les raisons qui ont poussé le ministre résident de la Haute-Kotto à ne pas visiter ces sous-préfectures pour sensibiliser la population au processus électorale.

 

« (…), on se pose aussi la question de savoir pourquoi le ministre résident de la Haut-Kotto n’est pas venu à Ouadda ou à Sam-Ouandja. Car nous avons vu celui de la Vakaga descendre à Birao, à Ouanda-djallé puis à Tiringoulou pour sensibiliser la population. Nous signalons que les aérodromes de Sam-Ouandja et Ouadda sont libres. Si l’ANE est prête, elle nous informe et nous allons prendre notre responsabilités pour assurer la sécurité », a ajouté Christian Narkoyo.

 

Les inscriptions sur la liste électorale se poursuivent dans plusieurs villes de provinces. Cependant, d’autres localités continuent de réclamer cette opération./

 

Ousman Babikir et Benoite

 

La bière en fête ce 1er aout : Des avis diffèrent sur leur consommation

 

http://rjdh.org/ PAR ANNETTE MAÉLAINE MALEBINGUI LE 1 AOÛT 2015

 

Le monde entier célèbre ce vendredi 1er août 2015, la journée mondiale de la bière, créée en 2007 par un groupe d’amis de Santa Cruz en Californie. En Centrafrique, aucune manifestation n’est faite à cette occasion. Le RJDH a pu faire le tour  de quelques débits de boisson et  a échangé avec certaines personnes sur la consommation et les effets de la bière sur la santé.

 

Blaise Kouzounémé, est l’un des  consommateurs de la bière. Il trouve de bonne chose la consommation de bière. « Consommer la bière est une bonne chose. Car, elle te fait oublier les soucis, et favorise les relations entre les consommateurs. Quant je trouve l’occasion de prendre, je le prends avec beaucoup de plaisir», a-t-il dit.

 

« Notre corps à besoin de l’alcool. Mais à l’hôpital, les médecins conseillent aux gens qui ne prennent pas de l’alcool, d’en prendre tout petit peu. Mais c’est l’abus ou la consommation exagérée qui est nuisible pour la santé »,  a ajouté un autre consommateur.

 

D’aucuns disent que la bière contribue à la chute de l’homme, et favorise souvent le déchirement des liens familiaux.

 

« La bière est très  nuisible pour la santé de ceux qui là consomme et ouvre  également la porte à des comportements irresponsables qui peuvent entraîner la mort. Il y’a des gens qui une fois ivre, se déshabillent, insultent et agressent  les gens. D’autres se livrent aux vagabondages sexuels sans pour autant se protéger. Il y’a également des parents qui ne parviennent plus à prendre leur responsabilité de chef de famille à cause de la bière. C’est très dommage », a déploré  une mère de foyer qui affirme ne pas consommer de la bière.

 

Une autre personne a ajouté que beaucoup des intellectuels ont perdu leurs boulots à cause de la bière. « Des gens qui ont des bagages intellectuels, sont mis en chômage par rapport à leur état d’ivresse. Et la plus part n’ayant pas supporté, succombent. Les conséquences de la bière sont nombreuses que leurs avantages», a t-il une autre source.

 

D’autres sources ont fait observer que la consommation abusive de la bière et des produits stupéfiants ont occasionné des violences dans le pays. « Les jeunes sont en majorité auteurs de ces actes de violence après la consommation des bières, et autres alcool. Les conséquences, nous avons vécu tous », a déploré une source.

 

En Centrafrique, la vente de la bière est devenue, le seul commerce rentable. Une Brasserie installée à Bimbo, à 9 kilomètres à la sortie sud de la capitale desserve de nombreux bars et gargotes du pays. Plusieurs autres variétés de bière sont importées.

 

 

Colonie des vacances : Un cadre d’échange et d’épanouissement des enfants lancé à Bangui

 

http://rjdh.org/  PAR ANNETTE MAÉLAINE MALEBINGUI LE 1 AOÛT 2015

 

Des centaines d’enfants ont pris part ce samedi 1er août 2015, à la Faculté de Théologie Évangélique de Bangui (FATEB),  à la cérémonie d’ouverture  officielle de la semaine de loisir et d’échange culturelle  dénommée ‘’Vive les Vacances et comportement responsables’’. Une initiative appréciée par le Ministère de l’Education Nationale et les parents qui ont inscrit leurs enfants pour cette colonie de vacance.

 

Rosalie Mologbama, représentant le Ministre de l’Education Nationale à cette cérémonie, revient sur l’importance de l’éducation en cette période d’après crise.

 

« C’est par l’éducation  que l’on peut garantir la qualité des ressources humaines. Elle est donc importante pour le développement d’un pays. Ce qui justifie sa présence dans toutes les stratégies du développement », a dit la représentante du ministre.

 

Elle a ajouté que  La qualité de l’éducation dépend non seulement de la pertinence de ce qui est enseigné et appris, mais aussi du contenu, afin de répondre aux besoins actuels et futurs des apprenants.

 

La représentante du Ministre de l’Education Nationale, a aussi noté que les valeurs telles que la démocratie et les droits humains, doivent être perçues comme les fondements d’une base de l’éducation de qualité.

 

« L’initiative dont nous ouvrons aujourd’hui les travaux, et qui utilise les supports pour l’apprentissage tels les jeux, les danses, les contes, les théâtres, la lecture et bien d’autres, sont des exercices complémentaires pour renforcer la qualité de l’éducation de nos enfants », a dit Rosalie Mologbama.

 

Quant à Jean-Marc Mounoubaye,  parent d’un enfant inscrit pour la colonie des vacances, c’est une initiative qui  éveille les enfants.

 

« C’est pour la deuxième fois pour nous, d’envoyer nos enfant à cette colonie. La fois dernière, nous avons vu les fruits, car en rentrant, les enfants ont vraiment changé positivement. C’est un cadre  qui permet aux enfants de s’épanouir très rapidement. J’invite les parents à venir inscrire leurs enfants», a lancé ce dernier.

 

Cette colonie des vacances qui commence aujourd’hui, prendra fin le 29 août de cette année. Elle est organisée par l’ONG « Demain la vie » dans son programme de protection de l’enfance.

 

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Centrafrique-Presse.com
1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 15:42

 

 

 

31/07/15 (AFP )

 

De nombreux musulmans revenus vivre dans l'ouest de la Centrafrique, après les massacres intercommunautaires qui avaient secoué le pays en 2013-2014, sont aujourd'hui "menacés" et "contraints à abandonner leur religion", dénonce vendredi Amnesty International dans un rapport.

 

Après avoir "contraint des dizaines de milliers de musulmans à fuir l’ouest de la République centrafricaine, les milices anti-balaka (majoritairement chrétiennes et animistes, ndlr) s’en prennent désormais à l’identité religieuse des centaines de musulmans qui sont restés ou revenus", a déclaré Joanne Mariner, d’Amnesty International, citée dans le document.

 

Dans cette région, "les milices armées anti-balaka empêchent des musulmans (...) de pratiquer leur religion ou de s'en revendiquer en public", affirme le rapport, qui parle de "nettoyage ethnique" dans l'ouest durant la crise.

 

Selon le document, des personnes "ont été menacées de mort afin qu’elles se convertissent au christianisme" et "les musulmans sont pris pour cible en toute impunité" dans les zones où la force de maintien de la paix de l'ONU est absente.

 

"Nous n’avions pas d’autre choix que de rejoindre l’Eglise catholique. Les anti-balaka ont juré de nous tuer si nous ne le faisions pas", témoigne un jeune homme de 23 ans dans la préfecture de Sangha-Mbaéré.

 

D'autre part, Amnesty a recensé des zones où "les prières sont interdites, les tenues traditionnelles musulmanes ne peuvent être portées librement et la reconstruction de mosquées, dont on estime que 400 ont été détruites dans tout le pays, n’est pas autorisée".

 

"Nous devons nous cacher, prier rapidement et discrètement. Les prières collectives du vendredi sont impossibles", confirme un négociant musulman à Mbaiki.

 

Amnesty International appelle la communauté internationale à "renforcer la présence des forces de maintien de la paix afin de mieux protéger la population des milices anti-balaka".

 

Parmi les dizaines de milliers de musulmans qui ont fui les violences en 2014, "nombreux sont ceux qui souhaiteraient rentrer chez eux un jour mais attendent de pouvoir le faire en toute sécurité et durablement", souligne Amnesty.

 

"Leur sécurité, leur liberté de religion et les autres droits doivent être protégés", conclut l'ONG.

 

La Centrafrique avait plongé dans la plus grave crise de son histoire après le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête d'une rébellion à dominante musulmane, la Séléka.

 

Les exactions commises par la Séléka ont ensuite débouché sur la création de milices chrétiennes, les anti-balaka, qui s'en sont alors pris aux civils musulmans, déclenchant des violences inter-religieuses faisant des milliers de victimes.

Centrafrique: dans l'ouest, des musulmans forcés d'"abandonner" leur religion (Amnesty)

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Centrafrique-Presse.com
1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 15:38

 

 

 

Réponse du Professeur Marcel DIKI-KIDIRI

 

Candidat aux élections présidentielles 2015

 

à Monsieur MAITAR Djim Arem


président de l’UNDPP.

 

 

Le 27 juillet 2015.

 

Cher MAITART,

 

Je déplore que vous considériez toute prise de position contraire aux vôtres comme une injure personnelle. Il y a une réalité sociopolitique qui nous interpelle tous en tant que Centrafricains et à par rapport à laquelle chacun a son opinion et c'est pourquoi cela devrait nous conduire à un débat d'idées public afin d'éclairer nos compatriotes. Cette réalité sociopolitique c'est le nombre pléthorique de partis politiques (plus de 70 semble-t-il à ce jour).

 

Est-ce le signe d'une démocratie débordante ou d'une crise de leadership aux confins de l'anarchie politique? Existe-t-il plus de 70 manières de vivre ensemble? 70 projets de société? 70 programmes de développement différents? Ne devrions-nous pas réfléchir tous ensembles à comment se rassembler autour de quelques lignes directrices marquant clairement des différences d'approches, des différences de pensées (LOIN d'une pensée unique!!!) afin de permettre aux Centrafricains de choisir entre tel ou tel ensemble de partis (ou des partis multi-tendanciels)?

 

 Nous n'avons que 4 millions d'habitants et nous avons plus de 70 partis dont une bonne quinzaine se disent "démocratiques". Même si les quinze se mettaient ensemble dans un grand parti démocratique, il reste encore de la place pour les autres de se retrouver autour d'autres points forts idéologiques comme le libéralisme, le patriotisme, le socialisme, le panafricanisme et bien d'autres idées encore! Au moins, notre Peuple aura le choix clair entre un petit nombre de propositions politiques bien délimitées avec des options nettement identifiées!  Vous avez le droit de penser différemment. J'attends que vous me démontriez que j'ai tort de vous croire incapables de regroupement autour du concept fondamental de démocratie. Vous avez encore raison sur un point, les injures ne sont pas des arguments politiques.

 

C'est pourquoi je ne répondrai pas à toutes celles que vous m'avez adressées et qui comportent beaucoup d'erreurs de jugement et d’allégations non fondées. J'espère que nous aurons l'occasion de débattre ensemble un jour publiquement sur cette question et que vous aurez de vrais arguments politiques à m'opposer si vous n'êtes pas toujours d'accord avec moi.

 

Bien à vous, cher compatriote!

 

Marcel DIKI-KIDIRI.

 

 

Droit de réponse de Marcel Diki Kidiri à Djim-arem Maïtart

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