Sommaire

Recherche

Liens

21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:55

 

 

 

 

Par Christian PANIKA

 

BANGUI, République centrafricaine - 21 Septembre 2014 11:48 (AFP) - Braquages, agressions, disparitions : à l'heure où se déploie une nouvelle mission de l'ONU en Centrafrique, les habitants de la capitale Bangui sont excédés par la criminalité qui continue d'empoisonner leur vie quotidienne.

 

Les violences intercommunautaires de masse qui ont ravagé le pays pendant un an et demi ont largement diminué, mais toutes les bandes armées n'ont pas été démantelées.

 

Les violences se concentrent particulièrement dans les quartiers nord de Bangui comme Boy-rabe, Fouh et Gobongo, fiefs des milices anti-balaka qui ont commis d'innombrables exactions depuis plus d'un an.

 

"On ne peut plus vivre en paix ici à Boy-rabe. Chaque nuit, il y a au moins entre deux à trois cas de braquage. Aucun dispositif de dissuasion n'est en place pour faire peur aux auteurs de ces braquages", se plaint le gérant d'un bar, Jozias Maïngué.

 

"Alors que tout le monde était en droit de penser que l'ennemi était la Séléka, aujourd'hui c'est tout à fait le contraire. Ce sont les anti-balaka qui terrorisent encore les Centrafricains et particulièrement les Banguissois", accuse un habitant de Boy-rabe, André Ngaïnam.

 

Ce sont aussi des anti-balaka "qui ont attaqué la station-service Tradex du 4e arrondissement en plein jour en tirant en l'air. Ils "sont partis avec 18 millions de francs CFA (27.000 euros) sans être inquiétés", affirme Job Bekoïssé, un revendeur de carburant.

 

Les miliciens ex-Séléka - qui avaient pris le pouvoir début 2013 avant d'en être chassés en janvier 2014 - sont aujourd'hui soit repliés dans leurs bastions musulmans du nord du pays, soit cantonnés dans des bases militaires de la capitale, contrairement aux anti-balaka, miliciens majoritairement chrétiens, qui se sont fondus dans la population civile.

 

"Des quartiers entiers sont des poudrières et des nids de bandits", confirme une source militaire française sous couvert d'anonymat.

 

"Les anti-balaka sont en ce moment une entrave à la paix. Tout le monde sait qui fait quoi et tout le monde s'en plaint. Mais personne ne peut dénoncer quoi que ce soit", par peur de représailles, explique cette source.

 

Impunité totale

 

Dans chaque maison, chaque boutique, on a son lot de malheurs à raconter, tel Elie Tonfio, mécanicien qui a pignon sur rue à Boy-rabe: "Mercredi, un colonel des douanes centrafricaines qui rentrait chez lui a été attaqué à sa descente de voiture par des individus qui l'ont poignardé à l'abdomen. Le véhicule a essuyé des tirs provenant d'un responsable des anti-balaka".

 

"Ils allaient le tuer. Heureusement pour lui, sa fille s'est mise à crier et à appeler au secours. Ils ont pris la fuite en emportant tout qu'il y avait dans la voiture", poursuit le mécanicien.

 

Les quartiers sud ne sont pas épargnés non plus. Cela fait 15 jours que Mamadou, un chrétien portant un nom musulman, tout juste arrivé de province pour travailler à Bangui comme moto-taxi, a disparu.

 

"Il n'a plus été revu, ni la moto. Plusieurs témoins ont affirmé l'avoir vu les mains et les pieds ligotés à la base des anti-balaka avant sa disparition", s'inquiète son frère aîné, Axel.

 

Excédés par l'impunité qui règne dans la capitale, les habitants du quartier Fouh (nord) ont mis un en place un comité d'autodéfense comprenant des jeunes et quelques anti-balaka pour patrouiller dans les ruelles à la nuit tombée, en espérant dissuader les malfaiteurs.

 

Samedi, quatre responsables anti-balaka ont été arrêtés pour avoir transporté des "armes de guerre" et déférés à la prison centrale de Bangui, selon une source au parquet. Mais les miliciens et délinquants opportunistes sont rarement inquiétés malgré la présence des forces françaises (2.000 hommes) et africaine (6.000) auxquelles la force de maintien de la paix de l'ONU a succédé le 15 septembre, et dont la tâche s'annonce déjà difficile.

Centrafrique : la criminalité empoisonne la vie quotidienne à Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:54

 

 

 

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) - 2014-09-21 14:17:16 - L’armée camerounaise aurait tué le leader de la secte islamiste nigériane Boko Haram, Abubakar Shekau, pendant de violents combats s’étant déroulés dans la nuit de samedi à dimanche dans la région de Gambaru (Extrême-Nord) frontalière entre les deux pays, a appris APA de sources sécuritaires concordantes.


Bien que l'information n'ait pas été officialisée, plusieurs officiers joints au téléphone ont décrit des scènes de jubilation de leurs troupes sur place, annonçant fièrement la fin imminente du mouvement jihadiste.


« Les combats de la nuit dernière auront été d'une violence inouïe, relate ainsi au haut gradé sous le sceau de l'anonymat, et il est même arrivé que nos troupes aillent de l'autre côté de la frontière pour porter le feu là où il le fallait.»


Selon des sources introduites, informés de la mort d'Abubakar Shekau dans les attaques de l'armée camerounaise, des responsables de l'ambassade américaine au Cameroun ont appelé à la prudence et demandé l'ADN de la personne présentée comme étant le chef de Boko Haram.


Quelques heures plus tôt, un communiqué du gouvernement camerounais indiquait que l'armée avait tué une dizaine d'assaillants de Boko Haram qui tentaient une incursion dans la localité d'Amchidée (Extrême-Nord) au niveau de la frontière avec le Nigeria.


Il faisait aussi état de «violents combats où les forces de défense nationales ont réussi à repousser les assaillants».

 

http://www.apanews.net/article_read-805094-l-armecamerounaise-aurait-tuee-leader-de-boko-haram-abubakar-shekau.html#sthash.c441vvbM.dpuf

L'armée camerounaise aurait tué le leader de Boko Haram Abubakar Shekau

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 09:31

 

 

 

 

 

 

Par RFI  Laurent Correau  21-09-2014 à 05:03

 

Depuis le 15 septembre dernier, la Minusca a officiellement pris le relai de la Force africaine, la Misca. Sur le terrain, son déploiement se fait progressivement, entre attente de l’arrivée des nouveaux contingents et chantiers pour l’installation des équipes.

 

Bria, le chef-lieu de la Haute Kotto est une ville un peu particulière de l’est de la Centrafrique. C’est à la fois la capitale du diamant et un fief de la Seleka. Mais Bria sera aussi, dans le dispositif de la Minusca, un état-major régional, celui de l’Est.

 

A Bria, le contingent congolais est déjà sur place. Il fait partie des forces qui le 15 septembre sont passées du béret vert de l’Union africaine au casque bleu des Nations unies, et continue à assurer des patrouilles. Les autres contingents, eux, sont attendus prochainement. « Les Marocains vont arriver, ils sont en route. J’espère qu’ils seront là d’ici lundi, indique Oumar Ba, chef de ce bureau de la Minusca à Bria. On attend aussi les policiers. Pour moi, c’est très important qu’ils aident leurs collègues centrafricains dans le domaine de l’information et du renforcement des capacités notamment. »

 

Là où le quartier général de Bria devrait être prochainement installé, il n’y a pour l’instant qu’un terrain nu où les ouvriers s’affairent. Date prévue de livraison de ce camp de tentes : le 15 novembre.

 

Mais pour l’équipe dirigeante de la Minusca, ce séjour à Bria est aussi l’occasion de rencontrer les autorités locales – sous-préfet, maire, ONG, société civile, responsables locaux de la Seleka. Certains se plaignent de l’existence de barrages tenus par les ex-rebelles, et dont les recettes échappent donc à l’État. D’autres déplorent la présence sur le terrain de combattants de la Seleka venus des pays voisins. Des hommes armés avec qui les relations restent difficiles.

 

Centrafrique: à Bria, la Minusca se déploie progressivement

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 09:21

 

 

 

 

 

Par : Laura French.china.org.cn le 21-09-2014

 

Neuf personnes dont un chef de village de l'Est du Cameroun ont été enlevées lors d'un assaut mené samedi matin par les combattants du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), groupe rebelle créé par Abdoulaye Miskine détenu depuis un an à Yaoundé, a-t-on appris samedi soir d' une source sécuritaire dans la région.

 

Ces otages, selon cette source, sont des villageois de la localité de Béthanie frontalière de la République centrafricaine ( RCA) et proche des bases du FDPC qui avait pris part au conflit entre l'ex-alliance rebelle de la Séléka et le régime de François Bozizé avant de s'en éloigner au moment de l'offensive finale ayant conduit à la prise du pouvoir de Michel Djotodia le 24 mars 2013 à Bangui.

 

"Ce sont des personnes qui se rendaient au champ. Le chef du village en fait partie. Comme c'est une zone où les populations vont d'un côté à l'autre de la frontière, les rebelles de Miskine ont profité de cette liberté de mouvements pour mener leur incursion. Pendant des heures, ils ont tiré des obus en direction de notre territoire. Ils réclament la libération de leur chef", a- t-elle relaté.

 

De son vrai nom Martin Koumtamadji, le général Abdoulaye Miskine est un chef rebelle présenté comme étant originaire du Tchad mais un acteur clé de la lutte armée en RCA.

 

Il est pour cette raison signataire d'un accord de cessez-le- feu avec l'ex-régime centrafricain de François Bozizé en février 2007 sous le parrainage du défunt dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

 

Il s'était cependant tenu à l'écart du dialogue intercentrafricain sanctionné par un accord politique pour une sortie de crise dans ce pays pauvre d'Afrique centrale entre ce même pouvoir et ses adversaires dont l'ex-coalition de la Séléka le 11 janvier 2013 à Libreville (Gabon).

 

Blessé lors d'une attaque de celle-ci contre ses positions quelques semaines plus tard, il s'était réfugié avec une partie de ses hommes à Bertoua, principale ville de l'Est du Cameroun où cette présence avait fini par agacer les autorités de Yaoundé, non contentes des attaques répétées contre les forces de sécurité nationales basées dans cette région.

 

C'est ce qui explique son arrestation suivie de son transfert en septembre 2013 dans les services de renseignement camerounais à Yaoundé où il reste en détention un an après.

 

Il y a quelques mois, les combattants du FDPC avaient déjà enlevé une vingtaine de personnes lors d'une attaque contre Garoua- Boulaï, ville camerounaise située près de la frontière avec la Centrafrique, avant de les libérer par la suite après des négociations avec les autorités camerounaises.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Les rebelles centrafricains enlèvent 9 personnes dans l'est du Cameroun

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:57

 

 

 

 

 

AFP 19 SEPTEMBRE 2014 À 16:48

 

Des députés ougandais ont constaté que de nombreux hommes se plaignaient que les préservatifs étaient trop petits pour eux. Ce problème peut inciter à ne pas en utiliser, ce qui favorise la propagation du sida.

 

Les préservatifs disponibles en Ouganda sont trop petits pour les «organes» de nombreux Ougandais, ont averti des députés de retour d’une tournée dans le pays, redoutant que ce problème de taille favorise la propagation du sida. Lors de cette tournée, dans des zones particulièrement touchées par l’épidémie, la commission parlementaire sur le VIH-sida a reçu de nombreuses plaintes d’Ougandais concernant la taille unique des préservatifs, apparemment pas adaptée à leur morphologie, ont indiqué plusieurs de ces membres à la télévision NTV-Uganda.

 

Dans certaines régions, «il est prouvé que les gens ont de plus gros organes sexuels et il devrait donc être envisagé de leur fournir des préservatifs plus grands», a estimé le député Tom Aza, membre de la commission. «Quand ils passent à l’action, lors d’une activité sexuelle, évidemment avec la pression, ça éclate», a-t-il expliqué à NTV.

 

Son collègue Merard Bitetkyerezo a rapporté que «certains jeunes se plaignent que les préservatifs qu’on leur donne sont trop courts, leurs organes n’y entrent pas»Sarah Netalisile, autre membre de la commission, s’est inquiétée que ce problème de taille «expose nos jeunes garçons et filles, et tous les utilisateurs de préservatifs, au risque de contracter le VIH et le sida». NTV-Uganda a rapporté que les députés allaient réclamer que les fabricants et les distributeurs fournissent plus de préservatifs et de plus grandes tailles.

 

En 2006, une étude menée par le Conseil indien de la Recherche médicale avait conclu, à l’inverse, que 60% des Indiens avaient un pénis de 2,4 cm inférieur à la taille des préservatifs des marques internationales vendues en Inde, et que pour 30% cet écart atteignait 5 cm. 

 

A la faveur d’un programme réussi de sensibilisation, prônant notamment l’utilisation du préservatif, le taux de prévalence en Ouganda a chuté de 18% en 1992 à 6,4% en 2005, faisant du pays l’un des meilleurs élèves africains en matière de lutte contre le virus. Mais ce taux est reparti depuis à la hausse, s’établissant à 7,3% en 2011, selon les chiffres officiels. Quelque 80 000 personnes meurent du sida chaque année en Ouganda.

 

Les Ougandais réclament des capotes plus grandes

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 18:47

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-20 14:50:24 - Le seul procédé pouvant permettre de ‘’prévenir les conflits sociaux’’ voire de les régler de manière durable est sans conteste le dialogue social, a déclaré le Premier centrafricain, Mahamat Kamoun, lors d’une audience accordée aux responsables des centrales syndicales de la République centrafricaine.


‘'Le dialogue social reste et demeure pour le gouvernement et les partenaires sociaux l'unique moyen susceptible de prévenir des conflits sociaux ou de les résoudre durablement'', a notamment affirmé Mahmat Kamoun, en recevant vendredi dans la salle de conférence de la Primature les leaders syndicalistes. 


S'adressant au ministre en charge du Travail et de l'Emploi qui était présent à la réunion ainsi que son collègue de la Fonction publique, le chef du gouvernement les a exhortés ‘'à s'impliquer sans tarder dans le processus du CPCN dont l'une des missions sera de remonter au gouvernement les problèmes soulevés par les centrales syndicales en vue de leur apporter des solutions idoines''. 


‘'J'inaugure ce jour avec les centrales syndicales une ère nouvelle du dialogue social et de concertation lesquels sont en mesure de s'approprier toutes les questions sociales et même celles qui fâchent'', a-t-il dit en outre.


Les partenaires sociaux ont profité de cette rencontre pour présenter leurs revendications axées sur quatre points : le paiement à terme échu des salaires, les trois mois d'arriérés de salaires dus par le régime démissionnaire, la réactivation du cadre permanent de concertation et de négociation (CPCN) et le versement de deux mois de salaires avant la rentrée scolaire.


Pierre Lebrun Siovène, secrétaire général adjoint de l'union syndicale des travailleurs centrafricains (USTC), a, pour sa part, salué cette initiative avant de déclare : ‘'nous avons des points de revendications à poser. Nous allons les déballer au sein du cadre permanent de concertation et de négociation (CPCN)''.

 

http://www.apanews.net/article_read-805055-le-pm-centrafricain-vante-les-vertus-du-dialogue-social.html#sthash.bD2g4KRe.dpuf

 

Le PM centrafricain vante les vertus du dialogue social

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 16:49

 

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-20 12:48:43 - Le Premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun, a souligné la nécessité pour les institutions de son pays de ‘’parler d’une seule voix’’, relevant que cette attitude est plus que nécessaire en ce qui concerne les institutions majeures que sont la Présidence de la république, la Primature et le Conseil national de transition (CNT).


''Nous avons passé en revue le contexte politique, la situation des finances publiques très alarmantes qui nécessitent des mesures ardues et courageuses à prendre et j'ai demandé vraiment son soutien'', a confié à APA le chef du gouvernement au sortir d'une audience qu'il a eue vendredi avec le président du Conseil national de transition (CNT) en Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet.


Parlant de collaboration entre les trois institutions de la transition, Mahamat Kamoun a déclaré : ‘'nous avons même insisté sur la nécessité d'entretenir de bonne relation entre les trois têtes de la transition à savoir la présidente Catherine Samba-Panza, le Président du conseil national de transition et moi le chef du gouvernement''.

‘'C'est une lourde responsabilité. C'est une charge historique. Donc nous n'avons pas autre chose à faire que d'être vraiment soudés dans les actions et de parler d'une seule voix et d'avancer dans la même direction'', a-t-il poursuivi.


Pour le chef du gouvernement cette rencontre a permis de dissiper tous les malentendus et tous les nuages qui existeraient entre ces deux institutions. 


‘'Je sais que, le président Nguendet c'est un frère. Compte tenu des urgences dans le pays, c'est un frère donc à tout moment je venais le voir ‘', a-t-il fait observer.

Le président du CNT Alexandre Ferdinand, lors de son déplacement à Brazzaville en août dernier, avait demandé de surseoir à la formation du nouveau gouvernement pour apaiser l'esprit des parties signataires de l'accord de Brazzaville. 

 

http://www.apanews.net/article_read-805044-les-institutions-centrafricaines-doivent-parler-d------une-seule-voix----pm.html#sthash.IMHpL3qF.dpuf

 

Les institutions centrafricaines doivent parler d'''une seule voix'' (PM)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 11:05

 

 

 

 

ARCHEVECHE DE BANGUI

 

DECRET N° 14/15.001

 

PORTANT NOMINTION D’UN VICAIRE GENERAL

 

DE L’ARCHIDIOCESE DE BANGUI

 

 

L’ARCHEVEQUE DE BANGUI

 

- Avec la grâce de Dieu,

 

- En union avec le Siège Apostolique.

 

Vu que la nomination de ceux qui occupent des offices dans la curie diocésaine  incombe à l’Evêque (can 470)

 

Vu que « Dans chaque diocèse un Vicaire Général doit être constitué par l'Evêque  diocésain » (can 475 § 1) ;

 

Considérant les canons du 478 à 481 du Code de Droit Canonique de 1983 qui traitent  des facultés, droits, devoirs et pouvoirs du Vicaire Général ;

 

Et après avoir procédé à des consultations,

 

DECRETE

 

L’Abbé Jésus Martial DEMELE du clergé diocésain est nommé Vicaire Général de l’Archidiocèse de Bangui, avec les facultés, les droits et les devoirs prévus dans les normes canoniques de l’Eglise universelle.

 

Donné en Année du Seigneur le 15 Septembre 2014

 

En la Fête de Notre Dame des Douleurs près de l’Archevêché de Bangui.

 

Mgr Dieudonné NZAPALAINGA, C.S.Sp

 

Archevêque de Bangui

 

Nomination d'un Vicaire-Général à l'Archevêché de Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 01:58

 

 

 

 

Ndjamena (Tchad) - AFP / 19 septembre 2014 20h23 - Le Tchad a dénoncé vendredi le traitement discriminatoire réservé à ses troupes au Mali, accusant la Mission de l'ONU (Minusma) de les utiliser comme bouclier, après la mort de dix de ses soldats en trois semaines dans le nord du pays.

Au Mali, des responsables du contingent tchadien ont exprimé les mêmes doléances, accusant la force de l'ONU de les traiter comme du bétail pour les jihadistes.

Le gouvernement tchadien constate avec regret que son contingent continue à garder ses positions au nord Mali et ne bénéficie d'aucune relève. Pire, notre contingent éprouve des difficultés énormes pour assurer sa logistique, sa mobilité et son alimentation, affirme-t-il dans un communiqué.

Selon le gouvernement, le contingent tchadien est utilisé comme bouclier aux autres forces de la Misnusma, positionnées plus en retrait.

Nous en avons marre ! La Minusma considère nos troupes comme du bétail pour les jihadistes. Ils nous considèrent vraiment comme des +moutons à sacrifier+. A Aguelhok, nos troupes dorment souvent dans leurs voitures, a déclaré au Mali un officier tchadien devant deux journalistes, dont celui de l'AFP.

A la date du 24 août, il n'y avait même pas une radio à Aguelhok pour communiquer avec les autres localités. C'est grave. Nous nous demandons si c'est parce que nous sommes des noirs que nous n'avons pas droit aux mêmes mesures de protection que les autres troupes, a ajouté cet officier.

Un autre officier tchadien a dénoncé une grande défaillance dans la chaîne de commandement de la Minusma.

Même la manière d'annoncer la mort des Tchadiens est différente de l'annonce des autres morts, a-t-il estimé, affirmant que les blessés de la dernière attaque jeudi avaient été trimbalés entre Aguelhok et Tessalit sans aucune coordination.

Le dernier mot reviendra à Ndjaména, mais si ça continue, nous allons plier bagages, a prévenu cet officier.

Dénonçant une situation de précarité et de discrimination, le gouvernement tchadien interpelle les responsables de la Minusma et les invite à un traitement juste et équitable de tous les contingents mobilisés dans cette opération.

Un délai d'une semaine est accordé à la Minusma pour opérer les relèves nécessaires et mettre à la disposition du contingent tchadien tous les moyens destinés à l'accomplissement de sa mission, selon le communiqué.

Passé ce délai, le Tchad se réserve le droit de prendre les mesures qui s'imposent, prévient-il, sans toutefois préciser de quelles mesures il s'agit.

Cinq soldats tchadiens de la Minusma ont été tués jeudi par l'explosion d'un engin improvisé au passage de leur véhicule dans le nord du Mali.

Un autre avait déjà été tué et quatre blessés par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule le 14 septembre dans la même zone d'Aguelhok, près de la frontière algérienne, moins de deux semaines après une attaque toute proche qui avait tué quatre Casques bleus tchadiens.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est déclaré vendredi outré, appelant les groupes armés maliens réunis à Alger à collaborer avec la Minusma dans la prévention de ces attaques lâches, conformément à leur engagement du 16 septembre.

Le Tchad est en première ligne dans la lutte contre les groupes islamistes armés du Nord Mali depuis son engagement en janvier 2013, d'abord aux côtés de la force française Serval puis au sein de la force onusienne.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=519391 

 

Le Tchad accuse l'ONU de se servir de ses soldats comme bouclier au Mali

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 01:52

 

 

 

 

 

 

18/09/14 (Centrafrique Libre)

 

L’actualité de ces derniers jours est marquée par le transfert de l’autorité entre la Misca et la Minusca. Faire le bilan de la Misca et présenter les attentes par rapport à la Minusca devient une urgence. Centrafrique Libre après avoir suivi le bilan que le général Mokoko a fait de la Misca, s’est tourné vers deux politiques centrafricains. Nous avons posé des questions sur le bilan de la Misca, les attentes par rapport à la Minusca et l’embargo sont les trois questions posées à Martin Ziguelé et Armel Doubane, pressentis candidats pour les futures présidentielles dans ce pays.

 

Les réponses de Martin Ziguele, président du MLPC et ancien premier ministre avec qui nous avons échangé au premier étage de sa résidence à Bangui.

 

Quel bilan faites-vous de la Misca après le passage de témoin à la Minusca ?

 

La Misca quoi qu’on dise, nous a permis d’avancer sur le terrain sécuritaire parce que sinon, on serait arrivé à la situation sans précédent du Rwanda. Lorsque vous avez soif et quelqu’un vous a donné de l’eau. Après avoir bu l’eau et que votre soif a été désaltérée, vous ne lui dites pas que son eau sentait mauvais ou qu’elle n’était pas fraiche car c’est cette eau qui vous a permis de vous désaltérer. Donc je dis merci à la Misca qui a fait le travail que nous, Centrafricains, nous devons plutôt faire pour garantir la sécurité de notre propre pays. C’est parce que nous en étions incapable que nous avons fait appel à des troupes étrangères. Même si j’avais des observations par rapport à la Misca, je pense que les efforts qu’ils ont faits, les sacrifices humains qu’ils ont faits parce qu’ils ont perdus des hommes sur le terrain, ces efforts sont tellement importants et par respect pour les efforts financiers, je dis tout simplement merci à la Misca.

 

Après la Misca, c’est la Minusca. Quelles sont vos attentes ?

 

Mon vœu, c’est que bénéficiant du parapluie de la communauté internationale à travers la Minusca, nous, Centrafricains, nous arrivons à régler un certain nombre de question. La première, c’est la question de la sécurité. Il faut que la question de nos forces revienne au centre des préoccupations. Nous devons profiter pour restructurer de fond en comble nos forces et rapidement comme au Mali. Il faut que nos forces profitent de cette présence pour prendre de bonnes habitudes. Deuxièmement, il faut restaurer l’autorité de l’Etat et remettre et le remettre au coté du citoyen. La troisième question, c’est apporter l’assistance et faciliter le retour des déplacés.

 

Faut-il reconduire l’embargo sur les armes ou le lever après l’expiration du délai de cette décision des Nations-Unies ?

 

Il faut aujourd’hui permettre à la République Centrafricaine d’avoir une armée. Un Etat, c’est la police, la gendarmerie et les forces de défense. La question de l’embargo doit être un agenda prioritaire du gouvernement. Il doit utiliser les voies diplomatiques indiquées pour arriver à la levée de cet embargo sinon à une levée partielle. Je n’épargnerai aucun effort pour faire ce plaidoyer. Les réponses de Armel Doubane, ancien ambassadeur de la RCA aux Nations-Unies et ancien ministre avec qui nous avons échangé à l’hôtel Ledger à Bangui.

 

Quel bilan faites-vous de la Misca après le passage de témoin à la Minusca ?

 

Au regard de la crise centrafricaine avec les violations massives des droits de l’homme, les crimes due à la capitulation de nos forces de défense et de sécurité et la liquéfaction de l’Etat, la communauté africaine aidée par la communauté internationale avait à travers les résolutions 2121 et 2127 demandé à ce qu’une force africaine vienne aider au rétablissement de la paix et de la sécurité en Centrafrique.

 

Les forces de la Misca ont eu des financements l’Union Africaine que nous connaissons. Il y avait des moyens limités en hommes, moyens limités en logistiques et en finances. Au regard de la complexité du problème centrafricain, au regard de l’étendue du territoire, ces forces africaines ont fait ce qu’elles pouvaient. Au-delà de tout, je rends hommage en mémoire des soldats tombés sur le champ d’honneur en Centrafrique. A la fin de cette mission, je dis oui avec leurs limites, ils ont essayé de participer à la stabilisation de la situation en RCA. S’ils n’étaient pas là, on ne saurait pas à cette accalmie du moment. C’est vrai qu’on aurait aimé que ces forces fassent plus mais elles ont fait du mieux qu’elle pouvait.

 

Après la Misca, c’est la Minusca. Quelles sont vos attentes ?

 

Avec les moyens qui sont ceux de la Minusca, il est possible de fonder un espoir avec l’avènement des casques bleus. Nous souhaitons que ce qui a été fait puisse être poursuivi mais de manière massive pour ramener la paix et la sécurité en République Centrafricaine. Il faut profiter de la présence de la Minusca pour participer à la prise en main de notre destin, ce qui passe par la pleine réhabilitation des FACA après les tris nécessaires.

 

Faut-il reconduire l’embargo sur les armes ou le lever après l’expiration du délai de cette décision des Nations-Unies ?

 

Aujourd’hui, il faut penser au réexamen de l’embargo qui frappait la République Centrafricaine pour que nous puissions mettre à disposition de nos forces de l’ordre. Pour nous, il faut aller vers une levée progressive de l’embargo puis qu’il faut rester vigilant.

Propos recueillis par Romain. S

 

Lu pour vous : Centrafrique : trois questions à Martin Ziguélé et Armel Doubane
Lu pour vous : Centrafrique : trois questions à Martin Ziguélé et Armel Doubane

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog