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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:57

 

 

 

 

 

AFP 19 SEPTEMBRE 2014 À 16:48

 

Des députés ougandais ont constaté que de nombreux hommes se plaignaient que les préservatifs étaient trop petits pour eux. Ce problème peut inciter à ne pas en utiliser, ce qui favorise la propagation du sida.

 

Les préservatifs disponibles en Ouganda sont trop petits pour les «organes» de nombreux Ougandais, ont averti des députés de retour d’une tournée dans le pays, redoutant que ce problème de taille favorise la propagation du sida. Lors de cette tournée, dans des zones particulièrement touchées par l’épidémie, la commission parlementaire sur le VIH-sida a reçu de nombreuses plaintes d’Ougandais concernant la taille unique des préservatifs, apparemment pas adaptée à leur morphologie, ont indiqué plusieurs de ces membres à la télévision NTV-Uganda.

 

Dans certaines régions, «il est prouvé que les gens ont de plus gros organes sexuels et il devrait donc être envisagé de leur fournir des préservatifs plus grands», a estimé le député Tom Aza, membre de la commission. «Quand ils passent à l’action, lors d’une activité sexuelle, évidemment avec la pression, ça éclate», a-t-il expliqué à NTV.

 

Son collègue Merard Bitetkyerezo a rapporté que «certains jeunes se plaignent que les préservatifs qu’on leur donne sont trop courts, leurs organes n’y entrent pas»Sarah Netalisile, autre membre de la commission, s’est inquiétée que ce problème de taille «expose nos jeunes garçons et filles, et tous les utilisateurs de préservatifs, au risque de contracter le VIH et le sida». NTV-Uganda a rapporté que les députés allaient réclamer que les fabricants et les distributeurs fournissent plus de préservatifs et de plus grandes tailles.

 

En 2006, une étude menée par le Conseil indien de la Recherche médicale avait conclu, à l’inverse, que 60% des Indiens avaient un pénis de 2,4 cm inférieur à la taille des préservatifs des marques internationales vendues en Inde, et que pour 30% cet écart atteignait 5 cm. 

 

A la faveur d’un programme réussi de sensibilisation, prônant notamment l’utilisation du préservatif, le taux de prévalence en Ouganda a chuté de 18% en 1992 à 6,4% en 2005, faisant du pays l’un des meilleurs élèves africains en matière de lutte contre le virus. Mais ce taux est reparti depuis à la hausse, s’établissant à 7,3% en 2011, selon les chiffres officiels. Quelque 80 000 personnes meurent du sida chaque année en Ouganda.

Les Ougandais réclament des capotes plus grandes

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 18:47

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-20 14:50:24 - Le seul procédé pouvant permettre de ‘’prévenir les conflits sociaux’’ voire de les régler de manière durable est sans conteste le dialogue social, a déclaré le Premier centrafricain, Mahamat Kamoun, lors d’une audience accordée aux responsables des centrales syndicales de la République centrafricaine.


‘'Le dialogue social reste et demeure pour le gouvernement et les partenaires sociaux l'unique moyen susceptible de prévenir des conflits sociaux ou de les résoudre durablement'', a notamment affirmé Mahmat Kamoun, en recevant vendredi dans la salle de conférence de la Primature les leaders syndicalistes. 


S'adressant au ministre en charge du Travail et de l'Emploi qui était présent à la réunion ainsi que son collègue de la Fonction publique, le chef du gouvernement les a exhortés ‘'à s'impliquer sans tarder dans le processus du CPCN dont l'une des missions sera de remonter au gouvernement les problèmes soulevés par les centrales syndicales en vue de leur apporter des solutions idoines''. 


‘'J'inaugure ce jour avec les centrales syndicales une ère nouvelle du dialogue social et de concertation lesquels sont en mesure de s'approprier toutes les questions sociales et même celles qui fâchent'', a-t-il dit en outre.


Les partenaires sociaux ont profité de cette rencontre pour présenter leurs revendications axées sur quatre points : le paiement à terme échu des salaires, les trois mois d'arriérés de salaires dus par le régime démissionnaire, la réactivation du cadre permanent de concertation et de négociation (CPCN) et le versement de deux mois de salaires avant la rentrée scolaire.


Pierre Lebrun Siovène, secrétaire général adjoint de l'union syndicale des travailleurs centrafricains (USTC), a, pour sa part, salué cette initiative avant de déclare : ‘'nous avons des points de revendications à poser. Nous allons les déballer au sein du cadre permanent de concertation et de négociation (CPCN)''.

 

http://www.apanews.net/article_read-805055-le-pm-centrafricain-vante-les-vertus-du-dialogue-social.html#sthash.bD2g4KRe.dpuf

 

Le PM centrafricain vante les vertus du dialogue social

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 16:49

 

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-20 12:48:43 - Le Premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun, a souligné la nécessité pour les institutions de son pays de ‘’parler d’une seule voix’’, relevant que cette attitude est plus que nécessaire en ce qui concerne les institutions majeures que sont la Présidence de la république, la Primature et le Conseil national de transition (CNT).


''Nous avons passé en revue le contexte politique, la situation des finances publiques très alarmantes qui nécessitent des mesures ardues et courageuses à prendre et j'ai demandé vraiment son soutien'', a confié à APA le chef du gouvernement au sortir d'une audience qu'il a eue vendredi avec le président du Conseil national de transition (CNT) en Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet.


Parlant de collaboration entre les trois institutions de la transition, Mahamat Kamoun a déclaré : ‘'nous avons même insisté sur la nécessité d'entretenir de bonne relation entre les trois têtes de la transition à savoir la présidente Catherine Samba-Panza, le Président du conseil national de transition et moi le chef du gouvernement''.

‘'C'est une lourde responsabilité. C'est une charge historique. Donc nous n'avons pas autre chose à faire que d'être vraiment soudés dans les actions et de parler d'une seule voix et d'avancer dans la même direction'', a-t-il poursuivi.


Pour le chef du gouvernement cette rencontre a permis de dissiper tous les malentendus et tous les nuages qui existeraient entre ces deux institutions. 


‘'Je sais que, le président Nguendet c'est un frère. Compte tenu des urgences dans le pays, c'est un frère donc à tout moment je venais le voir ‘', a-t-il fait observer.

Le président du CNT Alexandre Ferdinand, lors de son déplacement à Brazzaville en août dernier, avait demandé de surseoir à la formation du nouveau gouvernement pour apaiser l'esprit des parties signataires de l'accord de Brazzaville. 

 

http://www.apanews.net/article_read-805044-les-institutions-centrafricaines-doivent-parler-d------une-seule-voix----pm.html#sthash.IMHpL3qF.dpuf

 

Les institutions centrafricaines doivent parler d'''une seule voix'' (PM)

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 11:05

 

 

 

 

ARCHEVECHE DE BANGUI

 

DECRET N° 14/15.001

 

PORTANT NOMINTION D’UN VICAIRE GENERAL

 

DE L’ARCHIDIOCESE DE BANGUI

 

 

L’ARCHEVEQUE DE BANGUI

 

- Avec la grâce de Dieu,

 

- En union avec le Siège Apostolique.

 

Vu que la nomination de ceux qui occupent des offices dans la curie diocésaine  incombe à l’Evêque (can 470)

 

Vu que « Dans chaque diocèse un Vicaire Général doit être constitué par l'Evêque  diocésain » (can 475 § 1) ;

 

Considérant les canons du 478 à 481 du Code de Droit Canonique de 1983 qui traitent  des facultés, droits, devoirs et pouvoirs du Vicaire Général ;

 

Et après avoir procédé à des consultations,

 

DECRETE

 

L’Abbé Jésus Martial DEMELE du clergé diocésain est nommé Vicaire Général de l’Archidiocèse de Bangui, avec les facultés, les droits et les devoirs prévus dans les normes canoniques de l’Eglise universelle.

 

Donné en Année du Seigneur le 15 Septembre 2014

 

En la Fête de Notre Dame des Douleurs près de l’Archevêché de Bangui.

 

Mgr Dieudonné NZAPALAINGA, C.S.Sp

 

Archevêque de Bangui

 

Nomination d'un Vicaire-Général à l'Archevêché de Bangui

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 01:58

 

 

 

 

Ndjamena (Tchad) - AFP / 19 septembre 2014 20h23 - Le Tchad a dénoncé vendredi le traitement discriminatoire réservé à ses troupes au Mali, accusant la Mission de l'ONU (Minusma) de les utiliser comme bouclier, après la mort de dix de ses soldats en trois semaines dans le nord du pays.

Au Mali, des responsables du contingent tchadien ont exprimé les mêmes doléances, accusant la force de l'ONU de les traiter comme du bétail pour les jihadistes.

Le gouvernement tchadien constate avec regret que son contingent continue à garder ses positions au nord Mali et ne bénéficie d'aucune relève. Pire, notre contingent éprouve des difficultés énormes pour assurer sa logistique, sa mobilité et son alimentation, affirme-t-il dans un communiqué.

Selon le gouvernement, le contingent tchadien est utilisé comme bouclier aux autres forces de la Misnusma, positionnées plus en retrait.

Nous en avons marre ! La Minusma considère nos troupes comme du bétail pour les jihadistes. Ils nous considèrent vraiment comme des +moutons à sacrifier+. A Aguelhok, nos troupes dorment souvent dans leurs voitures, a déclaré au Mali un officier tchadien devant deux journalistes, dont celui de l'AFP.

A la date du 24 août, il n'y avait même pas une radio à Aguelhok pour communiquer avec les autres localités. C'est grave. Nous nous demandons si c'est parce que nous sommes des noirs que nous n'avons pas droit aux mêmes mesures de protection que les autres troupes, a ajouté cet officier.

Un autre officier tchadien a dénoncé une grande défaillance dans la chaîne de commandement de la Minusma.

Même la manière d'annoncer la mort des Tchadiens est différente de l'annonce des autres morts, a-t-il estimé, affirmant que les blessés de la dernière attaque jeudi avaient été trimbalés entre Aguelhok et Tessalit sans aucune coordination.

Le dernier mot reviendra à Ndjaména, mais si ça continue, nous allons plier bagages, a prévenu cet officier.

Dénonçant une situation de précarité et de discrimination, le gouvernement tchadien interpelle les responsables de la Minusma et les invite à un traitement juste et équitable de tous les contingents mobilisés dans cette opération.

Un délai d'une semaine est accordé à la Minusma pour opérer les relèves nécessaires et mettre à la disposition du contingent tchadien tous les moyens destinés à l'accomplissement de sa mission, selon le communiqué.

Passé ce délai, le Tchad se réserve le droit de prendre les mesures qui s'imposent, prévient-il, sans toutefois préciser de quelles mesures il s'agit.

Cinq soldats tchadiens de la Minusma ont été tués jeudi par l'explosion d'un engin improvisé au passage de leur véhicule dans le nord du Mali.

Un autre avait déjà été tué et quatre blessés par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule le 14 septembre dans la même zone d'Aguelhok, près de la frontière algérienne, moins de deux semaines après une attaque toute proche qui avait tué quatre Casques bleus tchadiens.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est déclaré vendredi outré, appelant les groupes armés maliens réunis à Alger à collaborer avec la Minusma dans la prévention de ces attaques lâches, conformément à leur engagement du 16 septembre.

Le Tchad est en première ligne dans la lutte contre les groupes islamistes armés du Nord Mali depuis son engagement en janvier 2013, d'abord aux côtés de la force française Serval puis au sein de la force onusienne.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=519391 

 

Le Tchad accuse l'ONU de se servir de ses soldats comme bouclier au Mali

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 01:52

 

 

 

 

 

 

18/09/14 (Centrafrique Libre)

 

L’actualité de ces derniers jours est marquée par le transfert de l’autorité entre la Misca et la Minusca. Faire le bilan de la Misca et présenter les attentes par rapport à la Minusca devient une urgence. Centrafrique Libre après avoir suivi le bilan que le général Mokoko a fait de la Misca, s’est tourné vers deux politiques centrafricains. Nous avons posé des questions sur le bilan de la Misca, les attentes par rapport à la Minusca et l’embargo sont les trois questions posées à Martin Ziguelé et Armel Doubane, pressentis candidats pour les futures présidentielles dans ce pays.

 

Les réponses de Martin Ziguele, président du MLPC et ancien premier ministre avec qui nous avons échangé au premier étage de sa résidence à Bangui.

 

Quel bilan faites-vous de la Misca après le passage de témoin à la Minusca ?

 

La Misca quoi qu’on dise, nous a permis d’avancer sur le terrain sécuritaire parce que sinon, on serait arrivé à la situation sans précédent du Rwanda. Lorsque vous avez soif et quelqu’un vous a donné de l’eau. Après avoir bu l’eau et que votre soif a été désaltérée, vous ne lui dites pas que son eau sentait mauvais ou qu’elle n’était pas fraiche car c’est cette eau qui vous a permis de vous désaltérer. Donc je dis merci à la Misca qui a fait le travail que nous, Centrafricains, nous devons plutôt faire pour garantir la sécurité de notre propre pays. C’est parce que nous en étions incapable que nous avons fait appel à des troupes étrangères. Même si j’avais des observations par rapport à la Misca, je pense que les efforts qu’ils ont faits, les sacrifices humains qu’ils ont faits parce qu’ils ont perdus des hommes sur le terrain, ces efforts sont tellement importants et par respect pour les efforts financiers, je dis tout simplement merci à la Misca.

 

Après la Misca, c’est la Minusca. Quelles sont vos attentes ?

 

Mon vœu, c’est que bénéficiant du parapluie de la communauté internationale à travers la Minusca, nous, Centrafricains, nous arrivons à régler un certain nombre de question. La première, c’est la question de la sécurité. Il faut que la question de nos forces revienne au centre des préoccupations. Nous devons profiter pour restructurer de fond en comble nos forces et rapidement comme au Mali. Il faut que nos forces profitent de cette présence pour prendre de bonnes habitudes. Deuxièmement, il faut restaurer l’autorité de l’Etat et remettre et le remettre au coté du citoyen. La troisième question, c’est apporter l’assistance et faciliter le retour des déplacés.

 

Faut-il reconduire l’embargo sur les armes ou le lever après l’expiration du délai de cette décision des Nations-Unies ?

 

Il faut aujourd’hui permettre à la République Centrafricaine d’avoir une armée. Un Etat, c’est la police, la gendarmerie et les forces de défense. La question de l’embargo doit être un agenda prioritaire du gouvernement. Il doit utiliser les voies diplomatiques indiquées pour arriver à la levée de cet embargo sinon à une levée partielle. Je n’épargnerai aucun effort pour faire ce plaidoyer. Les réponses de Armel Doubane, ancien ambassadeur de la RCA aux Nations-Unies et ancien ministre avec qui nous avons échangé à l’hôtel Ledger à Bangui.

 

Quel bilan faites-vous de la Misca après le passage de témoin à la Minusca ?

 

Au regard de la crise centrafricaine avec les violations massives des droits de l’homme, les crimes due à la capitulation de nos forces de défense et de sécurité et la liquéfaction de l’Etat, la communauté africaine aidée par la communauté internationale avait à travers les résolutions 2121 et 2127 demandé à ce qu’une force africaine vienne aider au rétablissement de la paix et de la sécurité en Centrafrique.

 

Les forces de la Misca ont eu des financements l’Union Africaine que nous connaissons. Il y avait des moyens limités en hommes, moyens limités en logistiques et en finances. Au regard de la complexité du problème centrafricain, au regard de l’étendue du territoire, ces forces africaines ont fait ce qu’elles pouvaient. Au-delà de tout, je rends hommage en mémoire des soldats tombés sur le champ d’honneur en Centrafrique. A la fin de cette mission, je dis oui avec leurs limites, ils ont essayé de participer à la stabilisation de la situation en RCA. S’ils n’étaient pas là, on ne saurait pas à cette accalmie du moment. C’est vrai qu’on aurait aimé que ces forces fassent plus mais elles ont fait du mieux qu’elle pouvait.

 

Après la Misca, c’est la Minusca. Quelles sont vos attentes ?

 

Avec les moyens qui sont ceux de la Minusca, il est possible de fonder un espoir avec l’avènement des casques bleus. Nous souhaitons que ce qui a été fait puisse être poursuivi mais de manière massive pour ramener la paix et la sécurité en République Centrafricaine. Il faut profiter de la présence de la Minusca pour participer à la prise en main de notre destin, ce qui passe par la pleine réhabilitation des FACA après les tris nécessaires.

 

Faut-il reconduire l’embargo sur les armes ou le lever après l’expiration du délai de cette décision des Nations-Unies ?

 

Aujourd’hui, il faut penser au réexamen de l’embargo qui frappait la République Centrafricaine pour que nous puissions mettre à disposition de nos forces de l’ordre. Pour nous, il faut aller vers une levée progressive de l’embargo puis qu’il faut rester vigilant.

Propos recueillis par Romain. S

 

Lu pour vous : Centrafrique : trois questions à Martin Ziguélé et Armel Doubane
Lu pour vous : Centrafrique : trois questions à Martin Ziguélé et Armel Doubane

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 01:44

 

 

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com/   vendredi, septembre 19, 2014 Heure locale: 22:54

 

Dans un entretien accordé à la Voix de l’Amérique depuis Washington, la présidente de la transition centrafricaine a refusé de s'engager sur un nouveau calendrier.

 

Vous dîtes que la Centrafrique est redevenu un pays fréquentable. L'ambassade américaine à Bangui vient d'ailleurs de rouvrir. Quelles les zones qui vous préoccupe toujours ?

 

Catherine Samba-Panza : "La sécurité est revenue nettement à Bangui. Mais dans certaines localités de l'est, il reste encore beaucoup de poches d'insécurité. Avec l'arrivée des Casques bleus, nous espérons le retour de la sécurité dans ces zones mais aussi dans certaines localités de l'ouest."

 

Est-ce que les musulmans commencent à rentrer en Centrafrique ?

 

Catherine Samba-Panza : "Oui, tout doucement. Nous enregistrons des arrivées au kilomètre 5 (NDLR : quartier de Bangui) et à l'intérieur du pays aussi, les musulmans reviennent."

 

Est-ce la bonne solution de dialoguer avec Michel Djotodia et François Bozizé au sein du dialogue centrafricain ?

 

Catherine Samba-Panza : "Dialoguer peut-être pas mais ce sont des acteurs importants sur le terrain, qui ont quand même une certaine influence des troupes. Je pense qu'il est important, dans le cadre de l'ouverture politique que nous faisons, d'écouter toutes les filles et tous les fils de ce pays, y compris Michel Djotodia et François Bozizé. Ce sont des Centrafricains. Nous pensons que leurs points de vue sont importants."

 

Certains estiment que c'est un retour en arrière avec ceux qui sont à l'origine de cette crise. Que répondez-vous ?

 

Catherine Samba-Panza : "Ce n’est pas un retour en arrière. Je suis arrivée au pouvoir en voulant dialoguer et écouter tout le monde. Ils ont peut-être des suggestions à faire. Il ne faut rester fermé totalement."

 

L’éclatement de la Séléka en une multitude de sous-groupes n’est-il pas le principal obstacle au dialogue inter-centrafricain ?

 

Catherine Samba-Panza : "Nous espérions avoir des interlocuteurs identifiés au sein de la Séléka et des anti-balaka pour nous permettre d’avancer dans le dialogue politique et la réconciliation. Malheureusement, il y a des problèmes internes qui aboutissent à des luttes intestines. Nous assistons comme vous à l’éclatement de ces groupes armées, ce qui n’est pas positif."

 

Le gouvernement de Mahamat Kamoun est-il pleinement légitime ?

 

Catherine Samba-Panza : "Les gouvernements sont contestés partout dans le monde, même en France. Nous sommes en démocratie, quand une autorité prend une décision, cela ne fait jamais l'unanimité. Cela ne veut pas dire que cela est remis en cause totalement. Ce gouvernement a toute sa légitimité car il est représentatif de tous les segments de la société centrafricaine en termes communautaire, confessionnel et géographique."

 

Le président de l’autorité nationale des élections a estimé que le délai de février 2015 n’était pas tenable. Est-ce votre avis ?

 

Catherine Samba-Panza : "Comment organiser des élections quand la moitié du pays est encore dans l’insécurité ? Quand l’état civil est totalement détruit et n’est pas encore reconstitué ?  Quand l’administration n’est pas encore redéployée sur le terrain ? Il s’agit là de questions importantes que l’ANE, aidée par la communauté internationale, devra se poser."

 

Quand estimez-vous qu'il sera alors possible de voter en Centrafrique ?

 

Catherine Samba-Panza : "Il ne m'appartient pas de décider des dates. L'autorité nationale des élections va faire une analyse de la situation et proposer un nouveau calendrier."

 

Propos recueillis par Nicolas Pinault

 

Lu pour vous : Catherine Samba-Panza confirme pour la première fois que les élections n'auront pas lieu en février 2015 (VOA)

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 01:42

 

 

 

 

 

 

Par RFI 19-09-2014 à 23:19

 

Des défections de marque en Centrafrique. Plusieurs généraux décident de quitter la Seleka et de s'éloigner de Michel Djotodia. Ils disent qu'ils sont en faveur de la réconciliation et pour l'unité du pays et entendent créer leur propre mouvement. Ils annoncent qu'ils vont se réunir rapidement dans la ville de Kaga-Bandoro. Il s'agit notamment de trois généraux (al-Khatim, Ahmat Abdallah Faya et Ali Darass) et du capitaine Ahmat Nadjad Ibrahim, jusqu'alors porte-parole du mouvement. L'officier explique ses motivations à RFI.

 

Nous avons finalement décidé de nous démarquer de la Seleka. La seule issue possible réside dans un dialogue politique amenant à un consensus national qui devra prendre en compte l’ensemble des ethnies et des religions en République centrafricaine.

 

Le capitaine Ahmat Nedjad Ibrahim

 

19/09/2014 - par Mélissa Chemam

 

Centrafrique: plusieurs généraux de la Seleka quittent le mouvement

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 15:39

 

 

 

 

 

Par RFI 19-09-2014 à 11:44

 

En Centrafrique, alors que progressivement le calme revient dans la capitale, s’ouvre le chantier de la réconciliation entre populations : le « désarmement des cœurs », suivant l’expression consacrée à Bangui. La tâche sera d’autant plus difficile que les populations ont été fortement marquées, d'un côté par l’entrée des Seleka dans Bangui, de l’autre par les violences des anti-balaka. Des évènements qui ont aussi profondément touchés les enfants de Bangui.

 

Boy-Rabe a été un quartier martyr dans les premiers mois de présence de la Seleka à Bangui. Après des semaines de pillages et de violences contre les populations, il est devenu un fief des anti-balaka. Au moment où la tension retombe, l’histoire se rejoue dans les cours de certaines maisons, entre des gamins qui n’ont pas dix ans.

 

« Pan pan ! ». A Boy-Rabe lors d’un après-midi tranquille, une poignée d’enfants a sorti des fusils AK-47 faits de branches et de ficelles, mais aisément reconnaissables. Certains enfants jouent le camp des ex-rebelles, d’autres celui des milices d’auto-défense : « Moi je suis un Seleka. Je tire sur les Centrafricains. Les enfants qui n’ont pas d’armes. Je les tue et ce sont les anti-balaka qui viennent nous chasser », raconte un petit garçon.

 

La bataille n’est pas très longue, mais fait froid dans le dos. Une petite fille s’approche d’un « Seleka » un couteau à la main, lui attrape rapidement le cou et fait mine de l’égorger. Le jeu est terminé. Les anti-balaka peuvent repartir : « Là on repart à la base », précise un enfant.

 

A la fin de l’histoire, la justice ne passe pas : pas d’arrestation, pas de tribunal. Les enfants n’ont pas jugé nécessaire de l’intégrer dans le jeu. Et demain, à nouveau, il y aura des enfants dans le quartier de Boy-Rabe pour sortir les kalachnikovs en bois.


■ La présidente Samba-Panza à Washington

 

La présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza est à Washington ce vendredi, avant de se rendre à New York pour l'Assemblée générale de l’ONU. Les Etats-Unis sont l’un des gros pourvoyeurs de fonds de la Minusca, la force des Nations unies qui s’installe dans le pays pour remplacer la Misca de l’Union africaine. Les Etats-Unis sont toutefois très préoccupés par l’insécurité et l’impunité qui prévaut toujours en RCA.

 

Le passage à une force plus importante des Nations unies signifie que la communauté internationale investit davantage dans cette opération de maintien de la paix. Et nous poussons aussi pour d’autres mesures qui devraient aider à traduire les responsables des violences en justice, en Centrafrique, et à la réhabilitation du système judiciaire centrafricain. Je suis allée au Tchad et à Bangui cette année. Et le message le plus important que m’ont transmis les membres du gouvernement, les dirigeants des organisations non gouvernementales, est leur préoccupation sur la sécurité.

 

Anne Richard Secrétaire d’Etat américaine chargée des réfugiés

 

19/09/2014 – par Anne-Marie Capomaccio

 

 

 

 

 

RCA: quand les enfants de Bangui «jouent» à la guerre

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 15:23

 

 

 

 

 

Par Laurent Correau RFI 19-09-2014 à 12:35

 

L’opération Sangaris, conduite par la force militaire française en Centrafrique, ne cesse pas avec l’arrivée des casques bleus de la Minusca en Centrafrique. Le chef d’état-major de Sangaris, le colonel Cédric du Gardin, le réaffirme aujourd’hui. Dans l’interview qu’il a accordée aux envoyés spéciaux de RFI à Bangui, le numéro 2 de la force française explique que Sangaris va modifier la répartition géographique de ses effectifs et de son matériel, mais que la force est maintenue et que son mandat reste le même.

 

Est-ce que Sangaris va partir avec l’arrivée de la Mission de maintien de la paix des Nations unies en Centrafrique, la Minusca ?

 

Cédric du Gardin : Non, Sangaris ne va pas partir avec l’arrivée de la Minusca. Sangaris va adapter son dispositif à la nouvelle donne qu’il y a avec l’arrivée des casques bleus. Nous étions déjà en appui, puis en soutien de la Misca [la force africaine, ndlr]. Nous allons donc perpétuer cette mission avec la Minusca. On va s’adapter au déploiement qui est prévu par la Minusca. Ce déploiement s’opère actuellement majoritairement dans Bangui et dans l’Ouest. Dans Bangui, nous restons présents comme nous le sommes actuellement. Dans l’Ouest, petit à petit, la Minusca s’installe à notre place, notamment à Bouar par exemple, dans les prochains jours, ce qui nous permet à nous non pas de partir, mais de pouvoir déplacer nos efforts bien plus à l’est, dans le couloir central pour pouvoir appuyer ce déploiement progressif de la Minusca.

 

De quelle manière est-ce que Sangaris va coopérer avec la Minusca ?

 

Sangaris coopère déjà avec la Minusca depuis plusieurs semaines puisque nous les appuyons dans le domaine logistique. Vous n’êtes pas sans savoir que la logistique onusienne est énorme. Donc nous l’appuyons quotidiennement sur l’aéroport de Mpoko pour décharger les mastodontes que sont les Antonov 124, surtout les convois logistiques qui arrivent du Cameroun. Il y a des convois escortés, il y a des convois à faire rentrer. Il y a une fluidité à assurer sur cet axe puisque ce sont des convois de plus de 500 camions. C’est énorme. Nous aidons également des différents contingents en leur prêtant des matériels puisque nous avons repeint, re-préparé des camions, des véhicules blindés au profit de différents contingents. Donc toute la partie logistique est déjà en marche. Pour la partie des opérations, au fur et à mesure que les bataillons se déploient et qui nous demandent leur aide, nous venons sur place pour leur amener notre aide et notre connaissance du territoire.

 

Concrètement, comment cela se passe-t-il ?

 

A Bouar, on est dans une situation où tout est apaisé, qui est saine, qui est gérable. A partir de ce moment-là, les troupes de l’ONU arrivent. On va prendre le cas des Bangladais. On se « colocalise » avec eux un certain temps. On leur fait prendre connaissance de la zone, prendre connaissance des gens, prendre connaissance des us et des coutumes. Et une fois qu’ils sont autonomes, on leur laisse la place. Et nous, on bascule vers un autre effort pour pouvoir préparer l’arrivée des contingents suivants.

 

Est-ce que le travail de Sangaris vient surtout en appui de la Minusca pour son déploiement ou est-ce que sur des interventions, par exemple, si vous êtes sollicités par la Minusca, vous pouvez également vous projeter sur telle ou telle zone ?

 

Les deux. Effectivement, s’il y a un problème sécuritaire qui demande à ce que je les renforce, je viendrai les renforcer. Au même titre que ce que l’on faisait déjà avec la Misca. Un exemple : il y a une menace sur les populations dans telle ou telle ville, ils estiment qu’ils n’ont pas les moyens de faire face à un groupe armé ou à une certaine situation. En nous le demandant, on viendra les renforcer pour pouvoir toujours continuer à maintenir ce palier sécuritaire acceptable et les aider à pouvoir gérer la situation sur le terrain. L’avantage, c’est qu’ils vont être nombreux. Ils vont quand même être 10 000, plus les policiers. Donc ils vont avoir une capacité de maillage du pays qui va quasiment être doublée par rapport à celle de la Misca. Effectivement, nous, on vient sur leur appel pour pouvoir amener la plus-value quand ils auront besoin de nous. On est toujours beaucoup plus mobiles qu’eux. Et à partir de ce moment-là, on peut leur amener cette plus-value.

 

Est-ce qu’avec l’arrivée de la Minusca, le mandat de Sangaris a changé ?

 

Il va évoluer sur le terrain en fonction de son déploiement. Mais les principes restent les mêmes : la force reste impartiale, elle fait appliquer les mesures de confiance là où elle est déployée et elle garantit un palier minimum sécuritaire pour que les populations puissent vivre normalement. Soit ça se fera ensemble sur différents points quand la Minusca me demandera de lui apporter notre concours, soit ça se fera de manière autonome si j’ai besoin de me mettre dans les intervalles parce qu’elle ne peut pas occuper tel ou tel point.

 

Les mesures de confiance qui signifient qu'aucun groupe armé ne peut se promener en ville avec ses armes ?

 

Avec ses armes, à part quelques cas. Je vous rappelle que ces mesures de confiance ont été signées par tous les acteurs de la Centrafrique à plusieurs reprises, au mois de décembre, janvier et février. Donc elles sont reconnues par toutes les factions présentes. Certaines personnes peuvent se déplacer d’un point A à un point B avec des armes, mais de manière générale, personne ne peut se déplacer en ville ou dans les intervalles [ainsi].

 

Sur quel calendrier Sangaris se projette pour une réduction du dispositif, voire un retrait de Centrafrique ?

 

Sangaris n’a pas de calendrier. Quand vous êtes en soutien ou en appui, vous vous mettez au tempo des unités que vous soutenez. Vous connaissez le tempo actuel des Nations unies. Normalement jusqu’à la fin décembre, on devrait avoir tous les contingents qui seront arrivés. Les Nations unies ont annoncé qu’elles seraient complètement opérationnelles au mois d’avril. On va essayer de suivre leur tempo pour pouvoir les mettre en place.

 

Et la réflexion sur une éventuelle réduction du dispositif viendra plus tard ?

 

Elle viendra en fonction de la façon dont la Minusca s’est déployée et des effets qu’elle a atteints sur le terrain.

 

RCA: «Sangaris va adapter son dispositif à l’arrivée de la Minusca»

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