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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 23:54

 

 

 

http://geopolis.francetvinfo.fr  Par Laurent Ribadeau Dumas@GeopolisAfrique | Publié le 19/10/2017 à 17H47, mis à jour le 19/10/2017 à 18H03

 

Le conflit en Centrafrique est une «crise oubliée», a affirmé le 18 octobre 2017 le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. En août, le responsable de l’organisation internationale pour les affaires humanitaires, Stephen O’Brien, avait mis en garde contre des «signes avant-coureurs de génocide».


Sans parler ouvertement de génocide, Antonio Guterres a indiqué que «des opérations de nettoyage ethnique» se poursuivent dans plusieurs endroits du pays.

Le 18 octobre, l’ONU signalait que des violences ont éclaté dans le sud-est du pays et «auraient coûté la vie à de nombreux civils» entre Alindao et Bangassou, zone qui est le théâtre de violences depuis plusieurs mois. La localité de Bangassou est occupée depuis mai par des groupes anti-Balaka. Celle d’Alindao est le fief du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC), groupe armé peul issu des factions rivales de l'ex-Séléka.



Les parties en présence

 


Depuis 2013, la Centrafrique est en proie à des violences après le renversement de l'ex-président François Bozizé par les milices (officiellement dissoutes) de la Séléka. Laquelle est «une alliance de mouvements rebelles issus du nord-est du pays, zone à majorité musulmane et marginalisée par Bangui», selon La Croix.


Ces violences avaient entraîné une contre-offensive des milices anti-Balaka, «au départ une constellation de milices d’auto-défense villageoises apparues en septembre 2013 en réaction aux exactions de la Séléka». Souvent identifiées comme des groupes à majorité chrétienne, ces milices «obéissent souvent à des chefs animistes», observe le journal chrétien. Le terme anti-balaka dériverait de l’expression «anti-balle Aka», pour AKA 47, diminutif de Kalachnikov, signale le site alwihdainfo.com«Bardés de leurs grigris divers, les anti-Balaka se pensent ainsi protégés des balles de leurs ennemis». 


Aujourd'hui, les groupes armés, au nombre de 14 selon France 24, se battent essentiellement pour le contrôle des ressources naturelles et des zones d’influence. Selon Antonio Guterres, ces groupes ont reçu «des appuis venus de l’extérieur». Sans plus de précision.

 

Chaos


Combats et massacres ont commencé en 2013 dans l’ouest du pays, ainsi que dans le nord. Difficile aujourd’hui de donner un bilan sur le nombre de victimes. Rien qu’entre décembre 2013 et octobre 2014, il y aurait eu plus de 3000 civils tués. Il faut aussi évoquer le déplacement de 600.000 personnes(sur une population de 4,5 millions d’habitants) à l’intérieur du pays et le départ de 500.000 autres vers les pays limitrophes, surtout au Cameroun, au Tchad et en RDC.


L’intervention de la France, entre 2013 et 2016 dans le cadre de l’opération Sangaris (2500 hommes), et celle de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique) ont permis un certain retour au calme. Mais les violences ont progressivement repris.


Selon France 24, le chaos «a simplement changé d’emplacement». De l’ouest, «le conflit s’est déplacé dans le centre et le sud-est». «Les groupes armés sont en train de prendre le contrôle de cette zone, qui avait été épargnée» au départ de la crise «mais qui connaît aujourd’hui le même phénomène qu’en 2014: une chasse aux musulmans et des affrontements entre factions», observe Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales, cité en août par le site de la chaîne.

 


La violence n’épargne pas les humanitaires: le 8 août, de violents combats à Gambo (sud) ont fait au moins trois morts parmi le personnel de la Croix-Rouge centrafricaine.

 

Des violences sexuelles

 


Dans ce contexte, le pays est complètement à la dérive. Les autorités sont aux abonnés absents, les militaires ont été désarmés. Déployée depuis 2014, la Minusca compte quelque 12.000 hommes sur le terrain. Mais pour Thierry Vircoulon, les casques bleus sont «toujours trop lents» et «jamais en mesure d’éteindre les braises». Depuis janvier, onze casques bleus «ont été tués dans des actes malveillants» en République centrafricaine, rapportaient fin juillet les Nations Unies.


D’une manière générale, Human Rights Watch affirme, dans un rapport que «les violences sexuelles sont utilisées comme armes de guerre»«les groupes armés ont régulièrement commis des viols et pratiqué l’esclavage sexuel».


A plusieurs reprises, Amnesty International a, par ailleurs, «recensé des allégations de viol et de violences sexuelles visant la Minusca et d'autres forces de maintien de la paix (…), notamment le viol d'une fillette de 12 ans, à Bangui, en août 2015». L’organisation de défense des droits de l’Homme a mis en cause des casques bleus mauritaniens et congolais. Des militaires français de Sangaris ont, eux aussi, été accusés. Une affaire, révélée au départ par le Guardian, pour laquelle le parquet de Paris a requis un non-lieu.


Dans ce contexte d’anarchie et de complète désorganisation, le pays fait face «à une situation d’urgence sanitaire chronique», rapporte Médecins sans Frontières«72% des structures de santé ont été endommagées ou détruites». Tandis que «le paludisme reste la principale cause de mortalité» et que le nombre de personnes atteintes par le VIH reste «très élevé».

Lu pour vous : La Centrafrique, un pays en plein chaos, livré aux violences des groupes armés
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 23:45
COMMUNIQUÉ DE PRESSE MINUSCA

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

LES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA SONT ARRIVÉS DANS LA LOCALITÉ DE POMBOLO

 

19 octobre 2017 – Suite aux informations reçues mercredi faisant état de violences d’une grande ampleur survenues à Pombolo (Basse Kotto, sud de la RCA) et ayant coûté la vie à de nombreux civils, la Mission de stabilisation multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) avait immédiatement envoyé un hélicoptère pour une reconnaissance aérienne et décidé de déployer des casques bleus sur place. Ce jeudi matin, 19 octobre 2017, une escorte de soldats de la paix provenant de Bangassou est arrivée à Pombolo.

 

Les casques bleus de la Force ont commencé à prendre position dans Pombolo afin d’apprécier la situation et d’y répondre correctement. Jusqu’à ce jour, la MINUSCA ne disposait d’aucun soldat de la paix dans cette localité.

 

Les soldats de la paix vont vérifier les informations qui faisaient état de violences qui auraient fait plusieurs victimes innocentes. 

 

https://minusca.unmissions.org/les-casques-bleus-de-la-minusca-sont-arrivés-dans-la-localité-de-pombolo

______________________________________________________________________________

 

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 17:48
Lu pour vous : Centrafrique : les ONG face à une nouvelle crise majeure

 

 

 

 

http://www.france24.com 19/10/2017

 

La Centrafrique s'enfonce dans le chaos, ont alerté, jeudi, plusieurs ONG internationales qui, sur le terrain, sont de plus en plus fréquemment la cible des groupes armés qui contrôlent désormais 80 % du pays.

 

"Nous voulons alerter sur une situation dramatique qui se dégrade de mois en mois", prévient Jean-François Corty, directeur des opérations de Médecins du Monde (MDM). Son ONG, ainsi qu'Action contre la Faim (ACF), Acted, Solidarités International et Première Urgence Internationale ont dénoncé, jeudi 19 octobre, lors d'une conférence de presse, le "chaos global" qui règne en Centrafrique. Depuis le début de l’année, le pays est frappé par une nouvelle crise majeure, affirme Jean-François Corty.

 

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterresest attendu dans le pays du 24 au 27 octobre dans le cadre du renouvellement du mandat de la Minusca – mission de maintien de la paix en Centrafrique – en novembre. Les ONG demandent que ce mandat soit "clarifié" alors que cette mission est "de plus en plus vue par la population comme partie prenante dans le conflit". "La protection des civils doit être au cœur de ce mandat avec des moyens adaptés", souligne Hélène Quéau de Première Urgence Internationale.

 

La Centrafrique est le pays le plus pauvre au monde selon l’Indice du développement humain (IDH), un habitant sur deux dépend de l’aide humanitaire. Hélène Camus, directrice pays d’Acted, décrit une "population exsangue" à laquelle il est de plus en plus compliqué d’apporter de l’aide face à une "recrudescence des attaques visant des humanitaires".

 

Les ONG prises pour cible

 

Pour la troisième année consécutive, la Centrafrique est le pays enregistrant le plus d’incidents visant les ONG. "Depuis le début de l'année, nous avons recensé plus de 280 incidents qui ont directement touché les ONG. Sur le dernier semestre, on avait une moyenne de 43 incidents par mois", précise Marilyn Cittadini, cheffe de mission pour Solidarités International.

 

"Dans les derniers mois, nous avons fait évacuer nos équipes de trois villes, cela correspond à 100 000 personnes qui perdent accès à tous les services de base. Et sept villes ont été évacuées partiellement depuis mai", se désole Hélène Quéau. "Nous, les ONG, sommes le premier employeur du pays et donc une cible de choix pour les groupes armés qui ont besoin de se financer", poursuit-elle.

 

"Cette réduction de l’espace humanitaire pourrait transformer la crise centrafricaine en une catastrophe humanitaire sans précédent", prévient Isabelle Robin, directrice régionale d'Action contre la faim.

 

Le pays contrôlé à 80 % par les groupes armés

 

La Centrafrique est aujourd’hui contrôlée à 80 % par des groupes armés, officiellement une quinzaine, issus majoritairement de l’ex-rébellion Séléka et des milices anti-balaka. "De nouvelles crises, des nouveaux affrontements éclatent chaque jour", constatent les ONG. Dans ce contexte, face à une multiplication des braquages et des attaques, 35 % de l’aide humanitaire stockée à Bangui ne peut être acheminée vers les populations dans le besoin, principalement dans le sud-est.

 

Environ 1,1 million de centrafricains ont quitté leurs foyers en raison des violences : 600 000 sont déplacés à l'intérieur du pays et 513 000 ont trouvé refuge dans des pays voisins, notamment le Cameroun et la RDC.

 

"La communauté internationale n’est pas à la hauteur des enjeux", estime Jean-François Corty. L’aide humanitaire promise cette année au pays n’a été financée jusqu’à présent qu’à hauteur de 30 %. Un pourcentage en baisse chaque année.

 

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 16:31
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : La Minusca s’oppose à l’amnistie en faveur des auteurs des crimes

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 19 OCTOBRE 2017

 

BANGUI,  19 Octobre 2017(RJDH) —Dans un rapport de mi-octobre, la Minusca  a recommandé au gouvernement de rejeter toute question d’amnistie sur les violations et abus graves des droits de l’Homme commis dans le pays. Recommandations faites lors de sa traditionnelle conférence de presse ce mercredi à Bangui.

 

Le rapport de la Division des droits de l’Homme a été rendu public dans un contexte d’affrontements entre les fractions de la coalition Séléka dans les préfectures de la Ouaka et de la Haute Kotto peu avant l’arrivée du secrétaire général de l’ONU dans le pays.

 

Ce rapport indique que des graves violations et abus des droits de l’Homme et des violations généralisées du droit international humanitaire ont été commis dans le centre et le centre-est du pays entre le 21 novembre 2016 et le 21 février 2017. Ces violations et les abus documentés sont entre autres, « des meurtres, des blessures, des enlèvements, des viols, des dénis de soins médicaux et d’assistance humanitaire, des expropriations et des destructions de propriétés ainsi que des restrictions de la liberté de circulation sont attribués au FPRC et l’UPC» peut-on lire dans le document.

 

Selon les statistiques de la Division des Droits de l’Homme de la Minusca « au moins 133 civiles dont 82 hommes, 16 femmes, 10 enfants et 25 personnes d’âge et de sexe inconnus ont été tués. La DDH a pu attribuer 111 de ces meurtres vérifiés à l’UPC et 22 à la coalition du FPRC » a indiqué la Minusca.

 

Le Porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro, appelle le gouvernement à ne pas mettre dans le programme la question de l’amnistie devant toutes ces formes de crimes commis dans le pays, « dans ce rapport il est recommandé au gouvernement qu’il n y est pas d’amnistie aux auteurs de ces crimes. Et le rapport recommande également à la communauté internationale de renforcer le financement de l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale, puisse que cette cour est très importante pour lutter contre l’impunité en RCA » exige la Minusca.

 

Adama Dieng conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies lors de sa rencontre avec Mathieu Simplice Sarandji se sont convenus sur la question et la position du gouvernement reste celle du forum de Bangui même si les groupes armés siègent au gouvernement.

 

 

Centrafrique : Un chef de village tué par les groupes armés à Batangafo au nord du pays

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 19 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 19 Octobre 2017’RJDH)—Un chef du  village Kagoué2, localité de Batangafo a été tué avec un jeune du village ce 14 Octobre. Acte attribué aux hommes armés assimilés aux Séléka. L’information a été confirmée au RJDH par plusieurs sources dont Marc Déloro député de cette circonscription.

 

En représailles à un affrontement armé entre les groupes armés la veille du 14 octobre, les groupes armés identifiés comme Séléka, basé à Houngo se sont affrontés aux forces rivales du village Hiro. Un leader Séléka tué dans le combat  et parenté au chef de Séléka basé au village dont le chef a été assassiné.

 

 Le député de Batangafo 2 Marc Deloro saisie de la situation décrit les scènes « c’était le vendredi 13 Octobre que y’a eu accrochage entre les ex-Séléka basés à houngo et les auto-défenses du village Hiro. Lors de l’attaque le chef de base de Séléka de  houngo et son garde-corps seraient tués. Etant informé de la mort de son frère, le chef de base de l’ex-Séléka de Kagoué2 est parti tiré à bout portant sur le chef et il est mort avec un frère à côté », relate-il.

 

Le partenaire révèle un jeu de ping-pong qui se fait au sein des forces de la Minusca sur la sécurisation totale de la ville, «  c’est vraiment ridicule ce qui se passe, si tu arrives à Bossangoa, on te dit que ce sont les forces de la Minusca basées à Batangafo qui doivent sécuriser toute la sous-préfecture. Une fois à Batangafo ces forces te diront que c’est le contingent Cameroun de Bossangoa qui doit veiller sur l’autre côté de la sous-préfecture. Du coup cela devient un jeu de ping-pong » a-t-il regretté.

 

Le chef du village est tué dans un contexte de retour de l’autorité de l’Etat encore fragile pour ne pas dire difficile dans les zones sous contrôle des forces négatives.

 

 

Centrafrique : La visite de Touadera à Bangassou est un plus pour la consolidation de la paix selon Serge Singha Bengba

 

PAR NOURA OUALOT LE 19 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 19 octobre 2017(RJDH)—Serge Singha Bengba député de Bangassou soutient la présence du secrétaire des Nations Unies et qualifie de dangereux le travail de la société civile tendant à boycotter sa visite. Il l’a dit lors d’une interview accordée au RJDH relative à sa visite avec Touadera dans sa circonscription.

 

RJDH : Honorable Serge Singha Bengba bonjour !

 

Serge Singha Bengba : bonjour

 

RJDH : Un jour après la visite de Faustin Archange Touadéra à Bangassou, sous quelles perspectives pouvons-nous placer cette visite ?

 

SSB : c’était une visite très importante et très attendue. Bangassou est une ville aujourd’hui où les habitants se déchirent, donc, il était important que le père vient réconforter ses enfants, leur donner des conseils et leur montrer le chemin. Et donc cette visite était placée sous le gage d’espoir. Et effectivement le chef d’Etat a réconforté toutes les communautés.

Il a rencontré les forces vives de la Nation, les femmes, les jeunes, les notables, les déplacés du Petit séminaire et les auto-défenses, il leur a exprimé sa solidarité. Il leur a dit qu’il est resté connecté à Bangassou c’est pourquoi, il leur avait envoyé plusieurs fois la ministre de la réconciliation Virginie Baikoua avec les humanitaires pour apporter une assistance humanitaire. Pour la deuxième fois, elle est venue mettre en place les comités locaux de paix. Le président  a fait montre de fermeté  par rapport aux attaques faites contre les forces onusiennes. Au mois de mai, les populations avaient demandé un préfet militaire et il était allé avec le préfet commandant qu’il a nommé à leur demande. Il a appelé la population au pardon et à la paix pour favoriser le plan de RCPCA dans la localité. C’était un message de réconfort, de fermeté et d’espoir.

 

RJDH : Plusieurs membres de la communauté de Bangassou ont traversé vers le Congo RDC est-ce que avec ce discours que vous qualifiez de fermeté peut permettre à ceux-ci de regagner Bangassou ?

 

SB : oui vous savez, la crise de Bangassou est venue brusquement. Maintenant que les faits sont là, chacun doit apporter sa contribution pour qu’on puisse petit à petit résorber cette crise, et l’acte que le président a posé contribue à cela.   Et surtout, il leur a montré le chemin de pardon et de la cohésion sociale.

 

RJDH : Dans ce même dynamique, le secrétaire général de l’ONU est attendu à Bangui, vous qui êtes député de la région de Bangassou fragilisé par les conflits quelles sont vos attentes ?

 

SSB : nous attendons beaucoup, il y’a beaucoup de pays dans le monde qui sont en difficulté et quand le secrétaire général vient ici pour nous c’est un grand honneur et nous devons tout faire pour que cette visite se passe bien. Je vois qu’il y’a des gens qui sont en train de travailler à boycotter cette visite. C’est très dangereux pour nous. Il ne faut pas que nous luttions contre nos propres intérêts. C’est intéressant que le secrétaire général se préoccupe encore de Centrafrique. Donc, nous allons profiter de cela pour exprimer un certain nombre de besoins de la population notamment comment faire pour mettre hors d’état de nuire les forces du mal afin que les centrafricains reprennent leur vie normalement. Un jour, le vice-président de la banque mondiale est venu et je lui ai posé la question sur la dette intérieure, on fait le DDRR moi je considère cela pour les bourreaux mais il faut indemniser les victimes, payer la dette intérieure et aujourd’hui, on voit que les discussions sont avancé avec le fond monétaire international pour le paiement de la dette intérieure. Donc, je pense que c’est à travers des discussions avec les hautes autorités des institutions internationales que nous pouvons avoir des solutions pour notre pays.

 

RJDH: Honorable, le gouvernement et la Minusca ont organisé le concours de recrutement de 500  gendarmes et policiers, dans votre localité les gens n’ont pas composé, mais aujourd’hui dans les résultats on voit les noms des gens de votre localité, comment réagissez-vous à cela.

 

SSB : je crois qu’il y’a eu erreur, j’ai discuté avec la Minusca et le responsable des examens m’a dit que les copies de Bangassou n’ont pas été servi donc, je pense que ces noms-là sont  apparus sous la rubrique Bangassou par erreur. Maintenant il faudrait que nous députés de Mbomou, nous allons dans le cadre de la coordination essayer de discuter avec les Nations Unies pour voir s’il y’a possibilité de faire comme pour les examens et concours pour que les ressortissants de nos régions aient droit de citer parmi les retenus. Vous savez  la RSS préconise une véritable armée nationale et si on commence à oublier des zones on ne va pas sortir de cette crise. Il faut que dans l’armée nationale toutes les régions soient représentées et nous demandons  aux populations de nos villes de faire la paix pour qu’elles puissent aussi à l’instar de ce qui se passe dans d’autres régions profiter du fruit de la renaissance du pays.

 

RJDH : Honorable Serge Singha Bengba député de Bangassou merci !

 

Serge Singha Bengba : c’est moi qui vous remercie !

 

Propos recueillis par Noura Oualot.

 

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 16:04
Transcription du message du Secrétaire général à la veille de sa visite en RCA

 

 

 

 

Mes chers amis centrafricains,

 

Comme vous le savez,  je visiterai bientôt votre beau pays.

 

Je  commencerai cette visite le 24 octobre, la Journée des Nations Unies. J’ai voulu par-là vous exprimer ma solidarité personnelle et l’engagement sans faille des Nations Unies à vos côtés.

 

Lors de ma visite, je vais échanger avec le Gouvernement sur les stratégies concrètes pour relancer un dialogue afin de sortir une fois pour toutes de la crise.  

 

Cette visite me permettra d’évaluer les besoins de notre Mission sur le terrain afin qu’elle puisse mieux protéger la population civile.

 

Je lance un appel à tous ceux : choisissez la paix et privilégiez le dialogue.

 

Travaillons ensemble pour la paix et le relèvement de la Centrafrique.

 

Je vous remercie

 

SINGUILA MINGI.

 

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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 03:34

 

 

 

COMPTE RENDU

 

Plusieurs morts au Togo lors d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre

 

L’opposition avait appelé à manifester pour demander la démission du président Faure Gnassingbé, héritier d’une famille au pouvoir depuis cinquante ans.

 

Le Monde.fr avec AFP • 



Au moins quatre personnes ont été tuées par balle, mercredi 18 octobre, au cours d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre dans les deux principales villes du Togo, a déclaré le ministre de la sécurité, Yark Damehame.

 

Au cours d’un point presse, il a précisé que « les forces de l’ordre n’étaient pas les seules à détenir des armes ». « Il est donc difficile de dire qui a tiré », a-t-il ajouté.

 

Marches interdites

 

L’opposition, qui avait appelé à manifester, fait pour sa part état de « deux morts, dont un élève de 11 ans » et « au moins de vingt blessés graves »dans la capitale, Lomé, où la situation est toujours très tendue ainsi que dans la ville de Sokodé. Elles sont quadrillées par un impressionnant dispositif mis en place par les forces de sécurité. Récemment, le gouvernement avait interdit les marches pendant les jours de semaine.

 

Mercredi, des manifestants ont dressé des barricades de fortune, et les boutiques sont restées fermées dans plusieurs quartiers de la capitale. La police a procédé à de nombreuses reprises à des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène à Bé, un quartier de Lomé, d’où devaient partir les marches visant à demander la démission du président Faure Gnassingbé, héritier d’une famille au pouvoir depuis cinquante ans.

 

Un pays agité depuis août

 

L’arrestation d’un imam proche des opposants du Parti national panafricain (PNP), lundi, a mis le feu aux poudres. Yark Damehame avait justifié cette décision sur les ondes de Radio Victoire en affirmant que « dans ses prêches, [Alpha Alassane] appelle ses fidèles à la violence et à la haine ». Des échauffourées avaient alors éclaté dans la soirée. A Sokodé, un fief du PNP, deux adolescents ont été tués et deux soldats ont été lynchés par la foule mardi.

 

Le PNP s’est allié à treize autres partis de l’opposition pour demander le retour à la Constitution de 1992, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels, et la démission de M. Gnassingbé, élu en 2005 dans un climat de violence. Le pays est agité par cette contestation depuis août. Douze personnes, dont une majorité d’adolescents, ont été tuées en à peine deux mois.

 

Le gouvernement a assuré qu’il soumettrait son projet de réforme au peuple « d’ici à la fin de l’année », par voie de référendum. Mais l’opposition rejette le texte en bloc : la limitation prévue par le gouvernement n’est pas rétroactive et permettrait donc au président de se représenter en 2020 et en 2025.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/10/18/plusieurs-morts-lors-d-affrontements-entre-manifestants-et-forces-de-l-ordre-au-togo_5202954_3212.html#cMjYWEfBQYXgFURo.99

Plusieurs morts au Togo lors d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 03:13
Violences en Centrafrique: Antonio Guterres appelle à un sursaut national
Violences en Centrafrique: Antonio Guterres appelle à un sursaut national

 

 

 

 

Par RFI Publié le 19-10-2017 Modifié le 19-10-2017 à 03:14

 

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

 

Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, doit se rendre en Centrafrique le 24 octobre prochain. Il a choisi cette date symbolique qui marque la journée des Nations unies dans le monde pour attirer toute l'attention médiatique sur ce conflit. Une crise dramatique mais oubliée, selon lui, et cela alors même que des opérations de nettoyage ethnique sont en cours, dit-il. Il plaide pour un plus grand investissement de la communauté internationale dans le pays alors que 30% des fonds seulement ont été pourvus.

 

Il y a urgence pour le secrétaire général de l’ONU, qui craint une dislocation du pays. Il lance un appel à un sursaut national. « On assiste encore à des opérations où des nettoyages ethniques ont commencé dans plusieurs endroits du pays et cela nous préoccupe énormément. Je fais appel aux leaders religieux et aux leaders communautaires pour faire comprendre aux gens que la Centrafrique, où chrétiens et musulmans ont toujours vécu ensemble, doit rétablir les conditions de respect mutuel, de compréhension, de dialogue pour que ces communautés puissent une fois de plus trouver un futur commun », exhorte Antonio Guterres.

 

900 casques bleus supplémentaires

 

Près d'un an et demi après l'élection du président Touadéra, la situation n'a jamais été aussi fragile, mais Antonio Guterres lui renouvelle son soutien. « On ne peut pas dire que nous sommes face à une désillusion, mais il faut reconnaître qu'il y a un travail énorme à faire pour améliorer la situation sécuritaire, et c'est la raison pour laquelle j'ai présenté au Conseil de sécurité une demande pour une augmentation significative des forces », explique le secrétaire général des Nations unies.

 

Antonio Guterres a demandé l'envoi de 900 hommes supplémentaires pour améliorer la flexibilité des casques bleus sur place. Le renouvellement de la mission de l'ONU doit avoir lieu en novembre prochain.

 

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 03:02

 

 

 

Yaoundé - AFP / 19 octobre 2017 03h21 - Le président camerounais Paul Biya doit "prendre ses responsabilités" et "agir vite" dans les régions anglophones du Cameroun où la "répression meurtrière" des autorités alimente un risque d'"insurrection armée", met en garde jeudi un rapport du centre d'analyse International Crisis Group (ICG).

 



"La crise qui dure depuis un an dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest a dégénéré le 1er octobre, en marge de la proclamation symbolique d'indépendance de l'Etat d'Ambazonie par des militants sécessionnistes", rappelle ce nouveau rapport.



"Les violences ont fait au moins des dizaines de morts et plus de 100 blessés parmi les manifestants", souligne l'ICG, qui y voit "le point culminant d'une nouvelle phase de durcissement de la crise".



"Du fait de cette répression meurtrière (par les forces de l'ordre), les rangs des sécessionnistes augmentent de jour en jour, et certains d'entre eux évoquent plus résolument l'idée d'une lutte armée ou de l'+autodéfense+", s'alarme l'ICG.



"S'il veut éviter la naissance d'une insurrection armée dans les régions anglophones, qui ne manquerait pas d'avoir des répercussions en zone francophone, le président camerounais doit aller au-delà des mesures cosmétiques et prendre ses responsabilités pour trouver des solutions politiques à la crise. (...) La gravité de la situation oblige à agir plus vite", prévient le rapport.



"Ces réformes devraient être précédées d'un dialogue inclusif au plus haut niveau", alors que "l'aggravation de la crise (...) requiert désormais l'intervention d'un médiateur crédible", comme l'ONU ou l'Union africaine, propose l'ICG.



L'organisation demande par ailleurs aux partenaires internationaux du Cameroun, "jusqu'ici passifs, voire complaisants vis-à-vis du régime", de "condamner fermement la violence d'Etat et la répression meurtrière", d'exiger "une enquête indépendante" de même que "l'ouverture d'un dialogue inclusif sur la décentralisation et le fédéralisme".

Ambazonie

Le centre d'analyse revient en particulier sur cette journée du 1er octobre où "des dizaines de milliers de personnes ont entrepris de marcher pacifiquement pour proclamer l'indépendance de l'Ambazonie ", l'Etat que les sécessionnistes anglophones veulent créer.



"A Bamenda, Buea et dans des dizaines de villes et localités, les manifestants ont défilé et hissé les drapeaux de l'Ambazonie" et "l'indépendance a été symboliquement proclamée dans les chefferies".

 

Selon un bilan établi par l'AFP, au moins 14 personnes ont été tuées pour cette seule journée dans la répression menée par les forces de l'ordre, tandis que des ONGs locales et des responsables de l'opposition ont avancé un bilan beaucoup plus lourd. Le bilan des autorités varie entre 10 et 12 morts.



Pour l'ICG, les forces de sécurité "ont réagi par un usage disproportionné de la force qui, du 28 septembre au 2 octobre, a fait au moins 40 morts et plus de 100 blessés".



"Ce lourd bilan est dû aux tirs à balles réelles et à l'usage excessif des gaz lacrymogènes, y compris dans les maisons ou contre des fidèles sortant des églises".



Les forces de l'ordre "ont arrêté des centaines de personnes sans mandat, y compris à leur domicile, et infligé des tortures et des traitements inhumains et dégradants. Des abus sexuels, des destructions de propriété et des pillages dans les maisons par des militaires et policiers, et des tirs sur les manifestants à Kumba, Bamenda et près de Buea par des hélicoptères ont été signalés".



Enfin, "des villages des chefs de file sécessionnistes (...) ont été pris pour cible (...), obligeant des milliers de jeunes hommes à s'enfuir en brousse par peur d'être tués ou d'être arrêtés et torturés", toujours selon l'ICG.


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COMPTE RENDU

 

Risque d’insurrection armée au Cameroun

 

Le Premier ministre camerounais a entamé des consultations à Bamenda, dans le nord-ouest du Cameroun, dans le cadre d’un processus de « dialogue » avec les populations des zones anglophones du pays.

 

Le Monde.fr avec AFP Le 19.10.2017 à 03h54

 


Le président camerounais Paul Biya doit « prendre ses responsabilités » et « agir vite » dans les régions anglophones du Cameroun où la « répression meurtrière » des autorités alimente un risque d’« insurrection armée », met en garde jeudi 19 octobre un rapport du centre d’analyse International Crisis Group (ICG).

 

« La crise qui dure depuis un an dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest a dégénéré le 1er octobre, en marge de la proclamation symbolique d’indépendance de l’Etat d’Ambazonie par des militants sécessionnistes », rappelle ce nouveau rapport. « Les violences ont fait au moins des dizaines de morts et plus de 100 blessés parmi les manifestants », souligne l’ICG, qui y voit « le point culminant d’une nouvelle phase de durcissement de la crise ». «  Du fait de cette répression meurtrière (par les forces de l’ordre), les rangs des sécessionnistes augmentent de jour en jour, et certains d’entre eux évoquent plus résolument l’idée d’une lutte armée ou de l’“autodéfense” », s’alarme l’ICG.


Appel aux partenaires

 

« S’il veut éviter la naissance d’une insurrection armée dans les régions anglophones, qui ne manquerait pas d’avoir des répercussions en zone francophone, le président camerounais doit aller au-delà des mesures cosmétiques et prendre ses responsabilités pour trouver des solutions politiques à la crise. (...) La gravité de la situation oblige à agir plus vite », prévient le rapport.

 

« Ces réformes devraient être précédées d’un dialogue inclusif au plus haut niveau », alors que « l’aggravation de la crise (...) requiert désormais l’intervention d’un médiateur crédible », comme l’ONU ou l’Union africaine, propose l’ICG.

 

L’organisation demande par ailleurs aux partenaires internationaux du Cameroun, « jusqu’ici passifs, voire complaisants vis-à-vis du régime », de « condamner fermement la violence d’Etat et la répression meurtrière », d’exiger « une enquête indépendante » de même que « l’ouverture d’un dialogue inclusif sur la décentralisation et le fédéralisme ».

 

« Ambazonie »

 

Le centre d’analyse revient en particulier sur cette journée du 1er octobre où « des dizaines de milliers de personnes ont entrepris de marcher pacifiquement pour proclamer l’indépendance de l’Ambazonie  », l’Etat que les sécessionnistes anglophones veulent créer« A Bamenda, Buea et dans des dizaines de villes et localités, les manifestants ont défilé et hissé les drapeaux de l’Ambazonie » et « l’indépendance a été symboliquement proclamée dans les chefferies ».

Au moins 14 personnes ont été tuées pour cette seule journée dans la répression menée par les forces de l’ordre, tandis que des ONGs locales et des responsables de l’opposition ont avancé un bilan beaucoup plus lourd. Le bilan des autorités varie entre 10 et 12 morts.

 

Pour l’ICG, les forces de sécurité « ont réagi par un usage disproportionné de la force qui, du 28 septembre au 2 octobre, a fait au moins 40 morts et plus de 100 blessés ». « Ce lourd bilan est dû aux tirs à balles réelles et à l’usage excessif des gaz lacrymogènes, y compris dans les maisons ou contre des fidèles sortant des églises ».

 

Les forces de l’ordre « ont arrêté des centaines de personnes sans mandat, y compris à leur domicile, et infligé des tortures et des traitements inhumains et dégradants. Des abus sexuels, des destructions de propriété et des pillages dans les maisons par des militaires et policiers, et des tirs sur les manifestants à Kumba, Bamenda et près de Buea par des hélicoptères ont été signalés ».

 

Enfin, « des villages des chefs de file sécessionnistes (...) ont été pris pour cible (...), obligeant des milliers de jeunes hommes à s’enfuir en brousse par peur d’être tués ou d’être arrêtés et torturés », toujours selon l’ICG.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/10/19/risque-d-insurrection-armee-au-cameroun_5202979_3212.html#xdFpzxo66vpDzcpP.99

Cameroun: risque d'"insurrection armée" en zone anglophone, selon un centre d'analyse
Cameroun: risque d'"insurrection armée" en zone anglophone, selon un centre d'analyse
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 00:01
Centrafrique: « Une crise oubliée » pour Antonio Guterres
Centrafrique: « Une crise oubliée » pour Antonio Guterres

 

 

 

 

18 octobre 2017 (AFP)

 

Le conflit en Centrafrique est « une crise dramatique mais une crise oubliée », a affirmé mercredi dans un entretien à l’AFP et à RFI le patron de l’ONU, Antonio Guterres, en visite dans ce pays du 24 au 27 octobre.

 

« La Centrafrique est très loin des attentions de la communauté internationale. Le niveau de souffrances du peuple mais aussi les drames subis par les humanitaires et les forces de maintien de la paix méritent une solidarité et une attention accrues », estime le secrétaire général de l’Organisation.

 

Le début mardi de sa visite coïncidera avec La Journée des Nations unies, proclamée en 1947 et qui marque l’entrée en vigueur de la Charte des Nations unies. « C’est un peu un geste de solidarité, pour être ce jour-là avec les forces de maintien de la paix dans un des environnements les plus dangereux ».

 

La Centrafrique connaît depuis plusieurs mois une recrudescence d’affrontements entre groupes armés qui se disputent des ressources naturelles et des zones d’influence, en prétendant assurer la défense de populations et communautés locales. Les violences impliquent des milices anti-Balaka à majorité chrétienne et des groupes issus de l’ex-Séléka à dominante musulmane.

 

« Depuis le début de l’année, nous avons eu 12 travailleurs humanitaires et 12 soldats de la paix tués en Centrafrique. Ca démontre à quel point la situation s’est dégradée », note le chef de l’ONU qui, outre la capitale Bangui, compte aller à Bangassou (sud).

 

Interrogé sur de récents propos contradictoires à l’ONU sur l’existence ou non de « signes avant-coureurs de génocide » en Centrafrique, Antonio Guterres indique que « des opérations de nettoyage ethnique » se poursuivent « dans plusieurs endroits du pays ».

 

« Je fais appel aux leaders religieux, communautaires pour faire comprendre aux gens que la Centrafrique où chrétiens et musulmans ont toujours vécu ensemble doit rétablir les conditions d’un respect mutuel de compréhension, de dialogue pour que ces communautés puissent une fois de plus trouver un futur commun ». « Les religieux ont un rôle absolument irremplaçable pour rapprocher des communautés qui ont toujours vécu ensemble mais qui maintenant sont très divisées ».

 

– ‘Groupes armés’ –

 

Face au « problème sérieux de réconciliation », poursuit-il, il est nécessaire « que la communauté internationale s’engage en appuyant l’Union africaine » et en soutenant les « efforts du président (Faustin-Archange) Touadéra ».

 

« Il faut tout faire pour que les groupes armés puissent rendre leurs armes et que tout le monde puisse s’engager sérieusement dans la réconciliation et la paix », insiste-t-il, en regrettant « un manque de fonds préoccupant » apportés par la communauté internationale pour aider le pays. « Nous n’avons qu’à peu près 30% des fonds qui seraient nécessaires pour répondre avec le minimum d’efficacité aux besoins tragiques du peuple centrafricain ».

 

Selon lui, la recrudescence des violences n’est pas à mettre sur le compte du chef de l’Etat. « Je ne crois pas que ce soit le président Touadéra qui ait permis le renforcement des groupes armés. A un moment donné, il fallait une politique plus ouverte, un engagement élargi dans les contacts politiques et dans la création d’une mouvance capable de réunir des représentants des différentes forces politiques avec une vision commune », estime-t-il toutefois.

 

En 2017, la « dégradation de la situation sécuritaire » vient plutôt des « groupes armés qui ont eu, c’est évident aujourd’hui, des appuis venus de l’extérieur », précise Antonio Guterres, sans les identifier. « Il y a eu des discours où la haine est apparue dans les déclarations de beaucoup de leaders communautaires dans différentes régions du pays ». « On ne peut pas dire que nous sommes face à une désillusion mais il faut reconnaître qu’il y a un travail énormément important à faire et notamment qu’il faut améliorer la situation sécuritaire ».

 

Dans cet objectif, le secrétaire général a réclamé au Conseil de sécurité d’ajouter 900 militaires aux quelque 10.0000 Casques bleus de la mission de paix Minusca, à l’occasion du renouvellement de son mandat en novembre.

 

Sur les abus sexuels qui décrédibilisent la Minusca, il indique vouloir rencontrer des victimes et leurs familles. Jane Connors, nommée avocate des droits des victimes de l’ONU, sera du déplacement, a-t-il précisé, en rappelant que des unités de Casques bleus ont été renvoyées pour des abus sexuels commis en Centrafrique.

 

 

Le SG de l’ONU pour un renfort de 900 casques bleus en RCA

 

18/10/17 (APA)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, attendu le 24 octobre prochain en Centrafrique pour une visite de quatre jours, a recommandé au Conseil de sécurité d’envoyer en RCA un renfort de neuf cents casques bleus, a annoncé, mercredi à Bangui, la MINUSCA.

 

Selon la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine qui donnait sa conférence de presse hebdomadaire, ce renfort est destiné à arrêter les violences qui sévissent dans le pays et que les éléments onusiens sur place n’arrivent pas à endiguer.

 

Lors de la 72ème assemblée générale des Nations Unies, le Président Touadéra avait demandé le renforcement de la mission onusienne en RCA pour aider à la protection des civils violentés par les groupes armés.

 

Le mandat de la MINUSCA qui arrive à terme le 15 novembre prochain sera également renouvelé, a promis le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, cité toujours par la MINUSCA.

 

Pour le moment, le nombre des casques bleus déployés par les Nations Unies en RCA sont estimés à 12 mille hommes. Ils sont composés de policiers et de militaires repartis dans les principales villes de Centrafrique.

 

 

RCA: un rapport de l'ONU pointe les exactions commises par deux groupes armés

 

Par RFI Publié le 18-10-2017 Modifié le 18-10-2017 à 01:56

 

La Minusca a publié mardi 17 octobre un rapport sur des exactions commises contre des civils il y a bientôt un an après des représailles entre deux factions anciennement rivales de la Seleka, dans deux régions du pays. En tout, au moins 133 civils auraient été tués, souvent sur des bases ethniques. Un rapport qui intervient une semaine avant la venue d'Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, en Centrafrique.

 

« Ces actes peuvent être considérés comme des crimes de guerre », estime Musa Gassama, le responsable de la division des droits de l'homme de la Minusca.

 

Dans ce rapport sont répertoriés pas moins de 133 homicides dus à des combats entre l'UPC d'Ali Darass et le FPRC de Nourredine Adam, de novembre 2016 à février 2017. Ce même rapport suppose qu'au moins 293 autres personnes ont été victimes de cette lutte intestine. Depuis, les deux frères ennemis de la Seleka se sont réconciliés la semaine dernière en signant un accord de cessez-le-feu.

 

Dans ce rapport, la Minusca fait état d'attaques ciblées contre des civils en fonction de leur appartenance ethnique. C'est le cas notamment de la communauté peule, assimilée à l'UPC, qui a été la première victime lors de la bataille de Bria, et dont une quinzaine de membres, femmes et enfants y compris, ont été tués.

 

En réaction, et parce que le FPRC s'était allié aux anti-balaka, l'UPC serait à l'origine de la mort d'au moins 88 civils à Bakala, au nord de Bambari.

 

Dans les conclusions de ce document, qui est publié une semaine avant l'arrivée du secrétaire général des Nations unies en RCA, les rapporteurs pressent le gouvernement centrafricain d'être plus actif dans la lutte contre les massacres de civils alors que ce même Etat est totalement absent dans cette partie de la Centrafrique.

 

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 22:42
Lu pour vous : Crimes de masse en Centrafrique : un tribunal inédit contre l’impunité

 

 

 

 

Par Célian Macé, Envoyé spécial à Bangui Libération — 18 octobre 2017 à 20:06

 

 

La Cour pénale spéciale doit débuter ses travaux. Mais dans un pays contrôlé par les groupes armés et toujours déchiré par les violences, ses moyens d’enquête semblent dérisoires.

 

Dans le village de Kembé, le 10 octobre, des civils musulmans ont été assassinés par des guerriers antibalaka. Ces miliciens chrétiens et animistes écument la région pour en chasser les groupes armés qui ont fait main basse sur les deux tiers de la Centrafrique. Kembé se situe entre la ville de Bangassou (sud-est), contrôlée par les antibalaka, et celle d’Alindao, fief de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), un mouvement rebelle peul composé essentiellement de combattants musulmans (lire Libération du 9 octobre). La population craint des représailles sanglantes de la part de l’UPC.

 

Combien de personnes ont été tuées exactement ce 10 octobre ? Quelle est l’identité des victimes ? Qui sont les meurtriers ? Y a-t-il des témoins ? Où sont enterrés les cadavres ? Existe-t-il des photographies, des films ? Que s’est-il passé précisément ? Cela fait longtemps que l’Etat central n’a plus aucune autorité sur la préfecture de Basse-Kotto, où a eu lieu la tuerie. Le réseau téléphonique est coupé. Kembé est au moins à trois jours de route de la capitale, Bangui, dans une zone sous contrôle UPC. Aucun policier centrafricain, ni juge, ne s’y rendra avant des mois, voire des années. Et surtout, pour un Kembé, combien d’autres massacres sont restés inaperçus dans ce trou noir de l’information qu’est devenue la Centrafrique ?

 

La justice nationale ordinaire, par manque de moyens et de compétences, n’est pas en capacité d’absorber devant ses tribunaux fatigués la quantité de crimes de masse qui sont perpétrés sur son territoire depuis plus de dix ans. La Cour pénale internationale (CPI), qui a commencé à enquêter en 2014, pourrait poursuivre deux ou trois leaders politiques ou militaires, dont les procès auront lieu, dans le meilleur des cas, dans plusieurs années. La Centrafrique a donc inventé une «troisième voie» inédite pour lutter contre l’impunité généralisée. Une Cour pénale spéciale (CPS) a été instituée - sur le papier - en 2015. Composée à la fois de magistrats internationaux et nationaux, elle aura priorité sur les juridictions ordinaires, mais devra se dessaisir au profit de la CPI en cas de «doublon».

 

«Déstabilisation».

 

Cet été, la CPS a commencé à prendre forme. D’abord avec un visage. Son procureur spécial est arrivé à Bangui et a prêté serment devant le président de la République. Magistrat militaire, respecté et expérimenté, le Congolais Toussaint Muntazini Mukimapa, est chargé de diriger les enquêtes sur les violations graves des droits humains commises à partir de 2003. Le conflit étant toujours en cours, le mandat de la cour n’a pas de date de fin. Les auteurs de la tuerie de Kembé, par exemple, pourraient un jour être jugés par la CPS. Aura-t-elle vraiment les moyens d’enquêter sur les innombrables exactions perpétrées par une quinzaine de groupes armés ainsi que les troupes régulières, s’étalant sur une période de quinze ans ?

 

Le procureur spécial devra obligatoirement sélectionner certains dossiers, faire des choix. Or ceux-ci ne manqueront pas d’être interprétés par la population, les communautés et les parties prenantes au conflit. «Nous devons être attentifs à la perception de notre travail dans l’opinion, explique Toussaint Muntazini Mukimapa à Libération. Le conflit a eu par moments une connotation ethnique, parfois politique. Par exemple, si on ne devait poursuivre que des musulmans, cela pourrait créer des problèmes. Nous essaierons de respecter un certain équilibre.»

 

Privilégiera-t-il les faits anciens ou récents ? «Lorsque la crise est retombée, c’est peut-être plus facile d’enquêter parce que les ressentiments ne sont plus aussi vifs. Mais il y a probablement une difficulté pour récolter les preuves, pour accéder aux victimes. D’un autre côté, en cas de faits fraîchement commis, notre action peut créer une déstabilisation.» Les arrestations, notamment, «comportent des risques», poursuit le magistrat. «Je vais être très concret. Prenons un chef de groupe armé. On suppose qu’il dispose encore d’une capacité de nuisance. Il a encore une garde rapprochée, il a encore des armes. Il ne va pas se laisser faire, il y aura probablement un affrontement. Donc nous devons évaluer les risques : son arrestation ne va-t-elle pas présenter un danger pour les forces qui vont l’arrêter ? Pour ce seigneur de guerre lui-même ? La plupart sont entourés d’enfants soldats. Va-t-il les utiliser comme boucliers humains ? Y aura-t-il des risques de représailles sur la population ?»

 

«Accès aux témoins».

 

La CPS disposera en tout et pour tout de 20 officiers de police judiciaire (OPJ), qui doivent encore être formés avant de pouvoir prêter serment. Un effectif qui semble dérisoire au regard de l’ampleur de la guerre civile. «Il ne faut pas se voiler la face : douze préfectures sur les seize que compte la Centrafrique sont occupées par les groupes armés qui sont encore très actifs. Il est évident que l’accès aux victimes, aux témoins et même aux suspects posera des défis sur le plan sécuritaire, admet Toussaint Muntazini Mukimapa. Mais la loi nous donne la possibilité de recourir aux policiers de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) pour appuyer les OPJ, ainsi qu’à des enquêteurs spécialisés. Par exemple, nous discutons avec une université américaine, la Columbia Law School [à New York ndlr], qui a une expertise avérée sur le traitement des tombes de masse et est prête à nous aider pour procéder à des exhumations, identifier des restes humains, etc.»

 

A Bangui, le bâtiment de la CPS devrait être livré avant la fin de l’année. A peu près au même moment, son personnel sera enfin «déployé». Le procureur spécial pourra établir son acte d’accusation et les enquêtes seront lancées «dans le premier trimestre 2018», espère-t-il. Des dizaines de milliers de victimes pourront alors demander justice. Un mot que la Centrafrique avait presque fini par oublier.

 

Célian Macé Envoyé spécial à Bangui

 

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