Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 19:00

 

 

 

 

Monsieur Joseph KITICKI KOUAMBA, les familles YAMODO, AKONDJA, LEDOT, DEKEBOLO ont la douleur de vous faire part du décès Madame AKONDJA Victorine survenu 24 novembre 2014 à Bangui.Les obsèques auront lieu de 3 décembre.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:57

 

 

 

 

26/11/14 (AFP)

 

Des experts du l'ONU ont recommandé au Conseil de sécurité de décréter des sanctions ciblées contre l'ex-président centrafricain Michel Djotodia, accusé de torpiller la transition politique à Bangui, selon des diplomates.

 

M. Djotodia est la principale personnalité figurant sur une liste d'une quinzaine de noms de cibles potentielles de sanctions, qui comprend également des chefs militaires.

 

Il s'agit pour l'instant de propositions et aucune décision n'a été prise, ont souligné les diplomates. La liste, dressée par un groupe d'experts indépendants, est soumise au Comité des sanctions, qui dépend du Conseil de sécurité et décidera du nombre et de l'identité des sanctionnés. Aucun délai précis n'a non plus été fixé pour une décision, qui prendra de toute façon plusieurs semaines.

 

Ces sanctions ciblées, prévues par une résolution de l'ONU du 28 janvier dernier, consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager.

 

Selon un diplomate, les membres du Conseil hésitent entre accroître la pression sur M. Djotodia ou le ménager pour l'inciter à participer au forum de réconciliation nationale prévu en janvier à Bangui et qui constitue la prochaine grande échéance politique.

 

En mai dernier, le Conseil de sécurité avait frappé de sanctions trois responsables centrafricains: l'ex-président François Bozizé, le coordinateur des milices anti-balaka Levy Yakété et le numéro deux de l'ex-coalition rebelle Séléka, Nourredine Adam. Le nom de M. Djotodia, qui vit en exil à Cotonou, avait à l'époque été évoqué mais n'avait finalement pas été retenu.

 

Par contre, il faisait partie des cinq responsables centrafricains qui avaient été sanctionnés en mai par les Etats-Unis.

 

Chef de la rébellion à dominante musulmane de la Séléka, M. Djotodia était arrivé au pouvoir en mars 2103, à la faveur de la prise de Bangui par son mouvement et de la chute du régime de François Bozizé.

 

Affaiblie par l'intervention de l'armée française et de la force africaine Misca, la Séléka avait dû évacuer Bangui début 2014 et s'est retirée depuis lors dans ses fiefs du nord du pays, où elle est aujourd'hui très divisée.

 

 

ONU : vers des sanctions contre l'ex-président Djotodia ?

 

26/11/14 (BBC)

 

Des experts du l'ONU ont recommandé au Conseil de sécurité de décréter des sanctions ciblées contre une quinzaine de personnes dont l'ex-président centrafricain Michel Djotodia. Ce dernier est accusé de torpiller la transition politique à Bangui et de demander la partition du pays.

 

Il s'agit pour l'instant de propositions et aucune décision n'a été prise. La liste, dressée par un groupe d'experts indépendants, est soumise au Comité des sanctions, qui dépend du Conseil de sécurité et décidera du nombre et de l'identité des sanctionnés. Aucun délai précis n'a non plus été fixé pour une décision, qui prendra de toute façon plusieurs semaines.

 

M. Djotodia est la principale personnalité figurant sur une liste d'une quinzaine de noms de cibles potentielles de sanctions, qui comprend également des chefs militaires. Des trafiquants de ressources naturelles et deux compagnies de diamants, Badica en Centrafrique et sa filiale en Belgique, Kardiam figurent sur le document soumis par les Experts de l'Onu au Conseil de sécurité. La société Badica est dirigée par Abdoul-Karim Dan Azoumi, l'un des principaux financiers du Coup d'Etat de la Seleka en mars 2013.

 

Ces sanctions ciblées, prévues par une résolution de l'ONU du 28 janvier dernier, consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager. Mais les membres du Conseil hésitent entre accroître la pression sur M. Djotodia ou le ménager pour l'inciter à participer au forum de réconciliation nationale prévu en janvier à Bangui et qui constitue la prochaine grande échéance politique.

 

En mai dernier, le Conseil de sécurité avait frappé de sanctions trois responsables centrafricains : l'ex-président François Bozizé, le coordinateur des milices anti-balaka Levy Yakété et le numéro deux de l'ex-coalition rebelle Séléka, Nourredine Adam. Le nom de M. Djotodia, qui vit en exil à Cotonou, avait à l'époque été évoqué mais n'avait finalement pas été retenu. Par contre, il faisait partie des cinq responsables centrafricains qui avaient été sanctionnés en mai par les Etats-Unis. Aujourd'hui président du front populaire pour la renaissance de la Centrafrique, Michel Djotodia est également cible par les experts en raison de ses nombreuses références à la partition du pays.

 

Chef de la rébellion à dominante musulmane de la Séléka, M. Djotodia était arrivé au pouvoir en mars 2103, à la faveur de la prise de Bangui par son mouvement et de la chute du régime de François Bozizé.

 

Affaiblie par l'intervention de l'armée française et de la force africaine Misca, la Séléka avait dû évacuer Bangui début 2014 et s'est retirée depuis lors dans ses fiefs du nord du pays, où elle est aujourd'hui très divisée.

Centrafrique: l'ex-président Djotodia cible possible de sanctions de l'ONU

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:52

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique)- 2014-11-26 15:54:20 Les autorités de la République centrafricaine, dans l’optique d’éviter un vide constitutionnel, plaident pour une prolongation de six mois de la période de transition qui arrive à échéance au mois de février prochain, a déclaré le Premier ministre Mahamat Kamoun.


''Dès lors que nous avons tous tiré le constat selon lequel les élections ne peuvent pas être techniquement organisées d'ici février 2015, il fallait pour éviter un vide constitutionnel, prendre des dispositions en vue d'obtenir l'autorisation de pousser cette période de transition de six mois'' a déclaré le Premier ministre Mahamat Kamoun , mardi, à son retour de Brazzaville.


‘'Pour éviter un vide constitutionnel, a-t-il ajouté, les trois têtes de la transition ont saisi le président congolais Dénis Sassou Ngessou, médiateur dans la crise centrafricaine par une requête tendant à la prolongation de la période de transition de six mois''.


Le chef du gouvernement Kamoun, s'était rendu lundi à Brazzaville pour obtenir l'avis du médiateur dans la crise centrafricaine sur deux points : la prolongation de la période de transition de six mois et la relecture du code électoral en ce qui concerne le processus électoral.


Selon Mahamat Kamoun, ‘'Il s'agissait d'une requête qui a été signée par les trois têtes de la transition, à savoir le président de la république, le président du conseil national de transition et le premier ministre, requête tendant à solliciter l'avis conforme du médiateur en, vue de la prorogation de la transition''.

 

http://www.apanews.net/article_read-810685-rca-plaidoyer-du-pm-pour-une-prolongation-de-six-mois-de-la-transition.html#sthash.0xsYYagV.dpuf

 

RCA : plaidoyer du PM pour une prolongation de six mois de la transition

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:47

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-26 16:07:51 Deux projets concernant le secteur eau et assainissement de Bangui et quatre préfectures ainsi que l’interconnexion des réseaux électriques entre la RCA et la RD Congo ont été lancés ce mercredi à Bangui pour un coût total de plus de vingt deux milliards, fournis par la Banque africaine de développement.


Les travaux ont été lancés par les ministres de l'Energie, Jacques Mboliadas, du Plan, Florence Limbio, et le représentant résident de la BAD basé à Yaoundé, Modibo Sangare.


‘'Au titre des résultats attendus, nous pouvons citer, entre autres, l'augmentation de la puissance hydroélectrique de Boali 1 et 2 de 18 à 28 mégawatts et la puissance thermique de Bangui de 2,2 à 8 mégawatts et le raccordement des 40 milles nouveaux abonnés avec des compteurs à prépaiement'', a déclaré à cette occasion Jacques Mboliadas.


Au regard de l'importance que revêt ces projets pour le développement du secteur de l'énergie et de l'eau, il a ajouté : ‘'j'attire l'attention des responsables chargés de la mise en œuvre desdits projets sur l'obligation de résultat à laquelle ils sont astreints''.

‘'Ces deux projets, a pour sa part souligné M. Sangare, contribueront à l'amélioration des conditions de vie de la population de Bangui et de ses environs en facilitant l'accès à l'électricité, à l'eau potable et aux services d'assainissement''.


Il a ajouté que ‘'Le lancement de ces deux projets témoigne l'engagement de la BAD à accompagner la RCA dans ses efforts de restauration de ses services sociaux de base pour le bien-être de la population, de la réduction de la pauvreté et du rétablissement de la paix sociale''.

 

http://www.apanews.net/article_read-810687-vingt-milliards-de-la-bad-pour-l--eau-et-l--assainissement-de-bangui.html#sthash.Szhcx6u5.dpuf

Vingt milliards de la BAD pour l'eau et l'assainissement de Bangui

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:29

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-11-26 16:27:28 - Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a octroyé 12 milliards de FCFA au gouvernement centrafricain pour la mise en œuvre du Projet d’appui au cycle électoral (PACEC), aux termes d’une convention signée à Bangui.


L'accord dans ce sens a été signé mardi par la ministre du Plan, Florence Limbio, le ministre de l'Administration du territoire, Modibo Bachir Walidou, et le représentant résident du PNUD en Centrafrique, Aurélien Agbonency.


‘'La signature des documents du projet d'appui au cycle électoral 2014-2016 est une étape importante pour le retour de ce pays à une vie constitutionnelle normale. C'est un acte significatif pour la consolidation de la démocratie et le retour de la paix'', a indiqué le représentant résident du PNUD, Aurélien Agbonency.


Pour sa part, la ministre du Plan a déclaré que ‘'La cérémonie qui nous réunit constitue ce jour donc un signal fort à tous ceux qui, de bonne foi ou non, pensaient, voire continuent de croire à une transition sans fin. Cet acte donne la preuve de la volonté d'un retour à, l'ordre constitutionnel''.


Selon Florence Limbio, le respect du calendrier proposé par l'autorité nationale des élections (ANE) dépend des ressources que ‘'nous y mettrons ensemble''.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=810689#sthash.eZSqL9i0.dpuf

Douze milliards du PNUD pour l'appui aux élections en RCA

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:05

 

 

 

Belga | 26 Novembre 2014 17h13

 

L'armée camerounaise a libéré 16 otages, dont un missionnaire polonais, enlevés dans la zone frontalière entre le Cameroun et la Centrafrique par un groupe armé en septembre et octobre, selon un communiqué de la présidence publié mercredi. "Une opération spéciale des forces de défense et de sécurité camerounaises a permis la libération cette nuit de 15 otages camerounais enlevés les 20 septembre et 24 octobre" par "un groupe armé centrafricain" dans l'est du Cameroun, ainsi que du "prêtre polonais Mateusz Dziedzic, enlevé le 12 octobre" dans l'ouest de la Centrafrique, indique le communiqué.

 

Le chef de l'Etat camerounais Paul Biya "salue tout particulièrement à cet égard la contribution" de son homologue congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, et "réitère sa détermination à continuer à promouvoir la résolution pacifique des crises et des conflits dans la sous-région", précise le texte signé du secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh. Le père Dziedzic, qui résidait à Baboua, dans l'ouest de la Centrafrique, avait été enlevé à la mi-octobre par des hommes armés qui avaient indiqué ne pas vouloir de rançon mais chercher à l'échanger contre un de leurs chefs détenu au Cameroun voisin, avait déclaré la direction polonaise des Oeuvres missionnaires

 

Le ministère polonais des Affaires étrangères avait précisé à l'époque que les ravisseurs étaient des hommes du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine. Miskine est un ancien allié de la rébellion de la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane qui a été au pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013. Il a été arrêté l'année dernière à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique et est depuis lors détenu au Cameroun.

(Belga)

Le Cameroun annonce avoir libéré 16 otages dont un prêtre polonais enlevé en Centrafrique

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 14:24

 

 

 

 

(Voix de l’Amérique) mercredi, novembre 26, 2014 Heure locale: 13:12

 

Lorsque l’armée centrafricaine s’est retirée du secteur de Ndassima, les ex-Séléka se sont présentés comme les nouveaux protecteurs des prospecteurs - tout en profitant de leur labeur.

 

L'exploitation de la mine d'or de Ndassima, propriété de la société canadienne Axmin, a été arrêtée en 2011, du fait de l'insécurité croissante en République centrafricaine (RCA). Par la suite, les rebelles de l’ex-Séléka se sont emparés du site, qu’ils contrôlent à ce jour. Pour le gouvernement de Bangui, c’est un trou dans les caisses de l’Etat, signale notre correspondante en RCA, Katarina Hoije.

 

En 2013, un effondrement dans cette mine de Ndassima avait fait une vingtaine de victimes, amenant le président de l’époque, le chef rebelle Michel Djotodia, à décréter un deuil national. Aujourd’hui, les Séléka exploitent toujours le site, dont ils se sont emparés. Plusieurs milliers de personnes s'y sont installées et pratiquent l'exploitation artisanale. Les autorités locales sont impuissantes. Ce sont les ex-rebelles qui achètent l’or, explique un mineur, Frédérique Ningando. 

 

Lorsque l’armée centrafricaine s’est retirée du secteur de Ndassima, les Séléka se sont présentés comme les nouveaux protecteurs des prospecteurs. C’était pour profiter de leur labeur, affirme un commerçant, Ibrahim Kodegeue, qui achète de l’or aux mineurs.

 

Ces derniers se rendent également à Bambari, la localité la plus proche, pour vendre leur or aux commerçants. Des Tchadiens ou des Soudanais qui ont remplacés les dealers qui venaient de Bangui. Les ex-Séléka contrôlent la route qui mène à Bambari. Selon Kodegue, ils servent souvent d’intermédiaire, tout en assurant la sécurité. Il faut coopérer avec eux jusqu’au retour de l’autorité centrale, ajoute Kodegeue.

 

Mais à Bangui, les trafics de ressources naturelles ont un impact dévastateur sur le gouvernement intérimaire, qui se trouve privé des revenus mêmes qui pourraient l’aider à rétablir son autorité.

 

Les trafiquants déménagent leurs minerais hors des frontières, d’autant que l’Etat centrafricain perçoit une taxe à l’exportation sur les diamants chiffrée à 12 %, contre 3,2 % en République démocratique du Congo (RDC) et 5 % au Congo Brazzaville. Par ailleurs, le Cameroun impose moins l’or que la Centrafrique.

 

Les sociétés minières redoutent qu’avec l’intégration du Cameroun au sein du Processus de Kimberley, la fraude n’augmente. En mai 2013, Bangui a été suspendu du processus de Kimberley, le système international de certification des diamants bruts.

 

Les mineurs de Ndassima souffrent de cet embargo, mais le commerce se poursuit, ajoutent-ils.

 

Impossible de prédire si, et quand, la société canadienne Axmin reviendrait à Ndassima. En dépit du déploiement en Centrafrique de soldats de maintien de la paix français et onusiens, la violence perdure. Par ailleurs, en septembre, une partie de la mine s’est effondrée, ensevelissant au moins 27 mineurs artisanaux. Depuis, la production a repris, au péril des vies humaines.

RCA: la mine d'or de Ndassima, toujours aux mains de la Séléka

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 14:17

 

 

 

 

 

La situation de l’école en RCA incline à penser que ce secteur de la vie publique du pays n’a jamais été une préoccupation majeure et permanente des pouvoirs publics successifs. En témoigne éloquemment l’état de décrépitude dans lequel se trouve l’école centrafricaine. Etat de délabrement tant sur le plan de la qualité des études que sur celui des conséquences matérielles des établissements chargés d’accueillir l’enseignement.  L’école centrafricaine est aujourd’hui hélas laissée à l’abandon sans que cela n’émeuve, le moindre du monde, les gouvernants dont c’est la responsabilité. Ce qui n’est, évidemment, pas sans conséquence sur l’avenir du pays.

 

Doit-on, pour autant, rester les bras croisés ou laisser les choses se dégrader continûment sans réagir au risque de porter sa part de responsabilité? Je répondrais par la négative. Car, je pense qu’il est de mon devoir de citoyen, ayant pu bénéficier de l’éducation grâce à l’effort de l’Etat centrafricain, ayant l’amour de mon pays chevillé au corps et cœur de proposer des pistes de solutions.

 

Pour sortir de cette impasse éducative, il faut une volonté politique clairement affirmée et exprimée au sommet de l’Etat (I) mais il faut également réhabiliter le système d’enseignement supérieur grâce auquel le pays pourra affronter les grands défis de demain (II). La jeunesse dit-on, c’est l’avenir du pays et on ne peut tourner impunément le dos à l’avenir.

 

I. Une volonté politique clairement affirmée et exprimée au sommet de l’Etat

 

Remédier à la crise de l’école centrafricaine nécessite une volonté politique très affirmée de la part des pouvoirs publics. Circonstance qui a malheureusement manqué jusque-là. Pour rattraper le retard de la RCA dans le domaine de l’éducation nationale, il faut tout d’abord consacrer un vaste programme de construction de collèges et lycées sur l’ensemble du territoire national (A), ensuite créer des cycles de formation professionnelle (B) et assurer la formation continue des enseignants du secondaire (C).

 

A. La mise en œuvre d’un vaste programme de construction de lycées et collèges sur l’ensemble du territoire national

 

Force est de relever avec regret que les rares lycées et collèges qui existent dans le pays ont été construits à l’époque coloniale. Cela veut dire que depuis que la RCA a accédé à la souveraineté nationale, pratiquement aucun collège et lycée n’a hélas vu le jour. Ce, au grand dam de la jeunesse centrafricaine. Cela est dur à reconnaître mais c’est une vérité d’évidence. Si je ne m’abuse, je crois savoir que le dernier lycée construit- pour ne prendre que le cas de Bangui que je connais le mieux-, date de l’époque du règne de Bokassa- je pense notamment au lycée Jean Bedel Bokassa qui a été débaptisé, plus tard, à la faveur du retour au pouvoir du président David Dacko en  septembre 1979, pour être rebaptisé lycée des martyrs. Depuis cette période, plus rien n’a été fait. En dehors du lycée scientifique que le président André Kolingba avait érigé au milieu des années quatre-vingt dans sa région natale (Basse-Kotto) et qu’il avait pompeusement baptisé « Cécile Digo » du nom de sa défunte mère. Aussi, je serais curieux de savoir ce qu’est devenu ce fameux lycée scientifique implanté à Kembe.

 

Comment en est-on arrivé à cet état de fait ? Qu’ont-ils fait les ministres qui se sont succédé, depuis les indépendances à ce jour, à la tête du ministère de l’éducation nationale. A dire vrai, rien mais absolument rien a été fait. Car, à l’analyse, le bilan se révèle nul. Je mets au défi quiconque- je pense ici surtout à nos braves ministres- de m’apporter la preuve contraire.

 

Chers compatriotes, cela n’est pas normal ; cela sort de l’entendement. Le bilan de nos pouvoirs publics en matière éducative est très négatif. On a coutume de dire que la jeunesse, c’est l’avenir et on ne tourne pas le dos à l’avenir. La jeunesse centrafricaine a toujours été sacrifiée. Elle a toujours été le parent pauvre des programmes de réformes économiques et sociales. Cela ne peut plus continuer, cela ne doit plus continuer. Il faut changer radicalement de cap ; de logiciel.

 

C’est pourquoi, je propose de consacrer une part importante de la richesse nationale- 40% du budget national- au secteur de l’éducation nationale sur à peu près dix années consécutives afin de rattraper ce retard éducatif abyssal.

 

L’éducation nationale doit devenir la priorité des priorités nationales. D’autres pays du continent l’ont expérimenté et cela a été, pour eux, un franc succès.

 

Cela passe nécessairement par un vaste programme de construction de lycées et collèges sur l’ensemble du territoire de la République. L’Etat doit se fixer le pari de bâtir au moins seize nouveaux lycées et collèges d’enseignement général, technique et professionnel et dotés des équipements didactiques et de dernière génération dans les chefs lieux des seize préfectures et toutes les sous-préfectures que compte le pays. Ce ne sont pas les terrains qui manquent. Cela passe par une politique généreuse d’attribution de bourses d’études en faveur des élèves méritants issus de familles défavorisées et de bourses d’excellence au bénéfice des meilleurs de nos élèves. La démocratisation de l’éducation a l’avantage de fixer les élèves sur leur terroir d’origine.

 

Il n’est pas rare de voir des salles de classes surchargées, mettant ainsi les enseignants dans la quasi impossibilité de suivre individuellement leurs élèves. Il est évident que ce caractère pléthorique des effectifs de l’éducation nationale est très préjudiciable à la qualité des formations.

 

B. La création de cycles de formation professionnelle

 

En dehors du lycée technique de Bangui qui offre de rares filières de formation technique, il n’existe quasiment pas d’autres lycées techniques ou professionnels sur l’ensemble du territoire national. Il faut reconnaître que tout le monde n’a pas vocation à suivre une formation d’enseignement général. Certains élèves démontrent plus aptitudes dans les disciplines techniques quand d’autres ont plus de capacités dans les disciplines de l’esprit ou scientifiques. Ainsi, nul ne doit être laissé sans solution au bord de la route.

 

L’Etat doit s’occuper de tout un chacun selon ses facultés intellectuelles. C’est pourquoi, je propose de démocratiser l’enseignement technique et professionnel dans tout le pays afin de répondre, entre autres,  aux besoins de l’économie nationale. Des élèves bien formés ont plus de chance d’être employables sur le marché du travail.

 

En définitive, il s’agit de mettre l’accent sur les formations préparant à l’acquisition d’un métier. Quitte à rendre obligatoire le suivi ou l’orientation vers ces filières professionnelles après deux échecs non justifiés en classe de 3è.

 

 

C. La mise en place d’un programme de formation continue en direction des enseignants du secondaire  

 

Depuis plusieurs années, ajoutées aux périodes d’années blanches et celles des crises politico-militaires à répétition, la qualité de l’enseignement n’a cessé de se dégrader. Aujourd’hui, en Centrafrique, il n’est pas rare de voir un élève de terminal éprouver beaucoup de mal à s’exprimer et à écrire correctement dans la langue de Molière. Ce qui ne présage rien de bon pour la poursuite de ses études au niveau du supérieur. Cela veut dire que les savoirs de base n’ont pas été acquis.

 

Force est de reconnaître qu’aucune mesure significative n’a prise pour enrayer cette baisse continue du niveau des études en Centrafrique. C’est comme si cela n’est pas le souci- loin s’en faut- des ministres  qui ont conduit les destinées de l’éducation nationale.

 

Afin d’améliorer la qualité de l’enseignement en RCA, l’Etat doit s’atteler à la formation continue de ses enseignants. Des enseignants, en permanence ou à intervalles réguliers, bénéficiaires des programmes de recyclage sont la garantie de pouvoir dispenser de cours de qualité au profit des élèves. C’est la condition de faire de nos enfants de véritables acteurs de développement économique et social, des citoyens responsables.

 

Les mesures de réformes de l’éducation nationale ne vont pas sans celles de l’enseignement supérieur.

 

II. La réhabilitation du système de l’enseignement supérieur

 

Point n’est besoin de revenir sur le fait que depuis sa création au début des années 1970 à ce jour, la qualité de l’enseignement dispensé à l’Université de Bangui n’a pas été au rendez-vous, loin s’en faut. A la faveur des crises politiques à répétition, elle en a subi le contrecoup. Sans compter que la volonté politique n’a pas, non plus, été à la hauteur des enjeux. Du coup, cette volonté politique n’a pas prévu la mise en place de la diversification des disciplines au niveau de l’enseignement supérieur (A) et de la prolongation des cycles de formation dans le cadre de la réforme des licence, mastère et doctorat -LMD- (B) ainsi que la poursuite de la formation continue au bénéfice des enseignants du supérieur (C).

 

A. La mise sur pied de la diversification des disciplines de l’enseignement supérieur

 

Je suis, une fois de plus, au regret de constater qu’en dehors des filières classiques enseignées à l’ouverture de l’Université de Bangui, aucune autre filière nouvelle n’a été développée à ce jour ou presque. Ce, au grand dam de nos étudiants. Il est temps de développer les filières innovantes aptes à servir les ambitions de l’économie nationale. On ne peut plus rester uniquement sur les disciplines des sciences humaines, sociales, médicales et les sciences pures.

 

L’université doit diversifier son offre d’enseignement pour créer des filières nouvelles comme le commerce, le marketing, la communication, le management, l’informatique, les télécommunications, les cycles d’ingénieur dans les domaines que requièrent les exigences de notre économie, etc.

 

Cela aurait l’avantage de dispenser l’Etat de devoir envoyer ses étudiants boursiers à l’étranger et au prix fort pour pouvoir être formé ou poursuivre les formations de leur choix. C’est là encore une question de volonté politique qui est en jeu et qui a hélas manqué aux autorités.

 

B. La mise en place de la prolongation des cycles de formation

 

A ce jour et sauf erreur de ma part, les cycles de formation universitaires s’achèvent au niveau du mastère selon les cas et dans le meilleur des cas. Il est impératif  de prolonger les cycles de formation au niveau doctoral.

 

L’objectif étant de former des cadres nationaux de haut niveau capables, le moment venu, de prendre le relais et surtout de satisfaire les besoins de notre économie. Cela éviterait également à l’Etat de devoir envoyer nos étudiants à l’étranger à des coûts exorbitants pour nos maigres finances publiques.

 

C. La poursuite de la formation continue des enseignants du supérieur

 

Un enseignement de qualité dispensé suppose des enseignants de qualité. L’Etat doit régulièrement former ses enseignants aux derniers outils de la connaissance afin de mieux prendre en main les étudiants appelés à prendre les rênes du pays.

 

Il est un secret de polichinelle qu’aujourd’hui et sans vouloir leur jeter inutilement l’opprobre de nombreux étudiants issus de l’Université de Bangui ont parfois beaucoup de peine à s’exprimer correctement et à rédiger correctement. Cela est difficilement compréhensible à ce niveau d’études. Ces lacunes sont aussi dues à un déficit de formation continue des enseignants sensés prendre en charge l’éducation de ces jeunes gens.

 

Le suivi de l’enseignement doit être assuré à la base par les professeurs.

 

                                                                                              Fait à Paris, le 26/11/2014

 

 

                                                                               Wilfried Willy HETMAN ROOSALEM

Remédier à l’effondrement du système éducatif et de formation en RCA : comment enrayer l’état de délabrement avancé de l’école centrafricaine par Wilfried Willy HETMAN ROOSALEM
Remédier à l’effondrement du système éducatif et de formation en RCA : comment enrayer l’état de délabrement avancé de l’école centrafricaine par Wilfried Willy HETMAN ROOSALEM

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 04:14

 

 

 

  2014-11-25 11:06:04  (xinhua)

 

Une mission humanitaire de l'ONU a visité une ville en République centrafricaine suite à une flambée de violences qui a fait au moins trois morts et 14 blessés, a annoncé lundi le Bureau de l'ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 

Dans un communiqué de presse, l'OCHA a confirmé que le 22 novembre, une mission composée de personnel humanitaire de son équipe dans le pays, d'un représentant du ministère des Affaires humanitaires et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a visité la ville de Zémio près de la frontière de la République démocratique du Congo (RDC), afin d'évaluer la situation humanitaire après une flambée de violences intercommunautaires.

 

La crise à Zémio, qui abrite une communauté mixte de chrétiens et de musulmans, est le premier grand incident intercommunautaire dans le sud-est de la RCA depuis que la crise a éclaté en 2012.

 

Les violences à Zémio ont fait trois morts, au moins 14 blessés et ont entraîné le déplacement de 3000 personnes. 

 

La mission a demandé à toutes les parties concernées de mettre fin à la violence et d'assurer la restauration de l'ordre social dans la région.

 

Les acteurs humanitaires, en coordination avec les autorités locales, aident à atténuer les violences intercommunautaires et à assurer le respect des espaces humanitaires pour autoriser l'accès de toutes les populations affectées, indique le communiqué de presse.

 

Un groupe de hauts responsables de la mission est resté à Zémio afin de faciliter et soutenir le processus de médiation, selon la même source.

Une mission humanitaire de l'ONU en Centrafrique pour évaluer la situation humanitaire

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 03:58

 

 

 

 

25/11/2014 à 15:26 Par Vincent Duhem (Jeune Afrique)

 

Les experts des Nations unies sur la Centrafrique ont demandé au Conseil de sécurité de sanctionner une dizaine de personnalités dont l'ancien président Michel Djotodia. Tous verraient alors leurs avoirs financiers bloqués et seraient interdits de voyager.

 

Depuis sa villa de Cotonou où il coule des jours paisibles en exil, Michel Djotodia doit commencer à avoir les oreilles qui sifflent. Car son nom pourrait rapidement venir garnir la liste des personnes sanctionnées par les Nations unies. C'est en tout cas le souhait du groupe d'experts de l'ONU sur la Centrafrique, comme l'a révélé RFI mardi 25 novembre.

 

Selon plusieurs sources, diplomatiques et onusiennes, l'ancien président fait partie d'une liste de dix ou douze personnes morales et physiques (et non sept), que les experts ont soumis au Conseil de sécurité lors de la remise de leur rapport final en octobre. Figurent sur cette liste des trafiquants de ressources naturelles et deux compagnies de diamants, Badica en Centrafrique et sa filiale en Belgique, Kardiam. Badica est dirigée par Abdoul-Karim Dan Azoumi, qui passe pour être un des financiers du coup d'État de la Séléka en mars 2013.

 

Les experts de l'ONU estiment que ces personnalités compromettent la paix, la stabilité et la sécurité en RCA. Il est notamment reproché à Djotodia, aujourd'hui président du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC, une des trois composantes actuelles de l'ex Séléka), ses nombreuses références à la partition du pays.

 

"Le 17 août, un document non signé portant l’entête de Michel Djotodia et de Noureddine Adam [vice-président du FPRC, déjà sous sanctions onusiennes], appelant à l’indépendance de la République de Dar el-Kouti, a été communiqué à la presse", expliquent les experts dans leur rapport. "Il avait été envoyé par Mal-Mal Essen, un membre du FPRC connu pour être l’un des principaux idéologues de Nourredine Adam", ajoutent-ils.

 

Les membres du FPRC interrogés par le Groupe d’experts ont confirmé que le document reflétait les propos d'individus qui appartiendraient à la branche radicale du groupe. Et Djotodia a une nouvelle fois mentionné l'option de l'indépendance du nord-est de la Centrafrique dans une interview donnée le 3 septembre au quotidien béninois Matin Libre. Il propose alors deux solutions pour mettre fin au conflit en RCA : le retour au pouvoir de l'ex-Séléka ou la partition.

 

Cette liste d'une dizaine de noms est en ce moment examinée par les pays membres du Conseil de sécurité. Pour qu'une personnalité soit sanctionnée par l'ONU, il faut qu'un des États membres soumette son nom au comité de sanctions, qui statuera ensuite par consensus. "Le processus est en cours, confie une source diplomatique française. Des noms ont été proposés par les experts, il faut maintenant que tout le monde se mette d'accord, fasse le tri pour établir une liste équilibrée."

 

"Tout ça peut prendre du temps, conclu un fonctionnaire de l'ONU. Encore plus si certains États, comme la France, redoutent les conséquences politiques des sanctions contre Djotodia." En mai, l'ex-chef de la Séléka avait échappé à la première salve de sanctions de l'ONU, mais avait été épinglé par les États-Unis quelques jours plus tard (gel de ses éventuels biens et entrée interdite sur le territoire américain).

 

S'il était sanctionné, l'ancien président centrafricain verrait cette fois ses avoirs financiers bloqués et serait interdit de voyager. Notamment dans les pays du Golfe, où il a séjourné pendant plusieurs jours début octobre.

______________

 

Par Vincent DUHEM


 

Lu pour vous : ONU - Centrafrique : pourquoi les experts de l'ONU veulent sanctionner Michel Djotodia

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog