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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 12:16

 

 

 

 

01/10/14 (RFI)

 

En mars dernier, le président angolais, José Eduardo dos Santos, faisait un don de 10 millions de dollars à une Centrafrique en crise économique. Les trois quart de cette somme sont effectivement entrés dans les caisses de l'Etat mais d'après l'hebdomadaire Jeune Afrique, la dernière partie a été allouée à des «fonds politiques». Difficile de savoir précisément à qui profitera cet argent. Joint par RFI, Joseph Mabingui, directeur de cabinet de la présidente Catherine Samba-Panza, assure qu’il ne s'agit pas de détournement de fonds.

 

Une dotation de fonds au Premier ministre pour les actions gouvernementales menées dans le cadre du prêt ; un appui aux différentes composantes de la société civile ; des appuis aux diverses actions menées dans le cadre de l’assistance sociale et humanitaire et enfin un appui à l’action présidentielle. C’est ainsi qu’ont été redistribués les 2,5 millions de dollars - soit 1,132 milliards de FCFA – selon un tableau récapitulatif de la gestion des fonds politiques signé par Joseph Mabingui, le directeur de cabinet de la présidente centrafricaine.

 

Il assure que cet argent a donc bien servi à des actions en faveur de la réconciliation et à l’instauration de la sécurité, à Bangui, et non à des fins personnelles. Il conteste également une inégalité dans la procédure de la création de ces fonds politiques. Il ne s’agit pas de détournement car, insiste-t-il, face à l’urgence de la situation en Centrafrique, en mars, la présidente aurait décidé d’agir d’abord et de régulariser la situation comptable par la suite.

 

« Elle [Catherine Samba-Panza, ndlr] a utilisé une partie de ces fonds politiques pour ce travail là ; pour faire baisser la tension ; convaincre les gens à revenir autour de la table de la négociation. C’est ce qu’elle a obtenu avec, d’abord l’atelier qui a préparé Brazzaville. Cela ne se fait pas qu’avec de la parole », a-t-il déclaré.

 

« Elle [Catherine Samba-Panza, ndlr] a aidé par des véhicules qu’elle a mis à la disposition de certaines communautés. Vous savez, quand elle est arrivée à la présidence, il n’y avait rien du tout. Il n’y avait rien, pas de véhicules. Dans la caisse de l’Etat, il n’y avait rien », a affirmé à RFI Joseph Mabingui.

RCA: où sont passés trois millions de dollars offerts par l’Angola ?

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 20:29

 

 

 

 

http://fr.radiovaticana.va/  

 

(RV) 30/09/2014 - L’archevêque de Bangui a salué dimanche l’arrivée de la Minusca tout en appelant les Centrafricains à être les artisans de leur propre paix et de la réconciliation intercommunautaire. Mgr Dieudonné Nzapalainga s’exprimait devant les membres du clergé, les agents de la pastorale, les représentants des autres confessions religieuses et de la société civile et des membres du gouvernement rassemblés devant la cathédrale de Bangui, à l’occasion de la messe de la rentrée pastorale. Le nonce apostolique, Mgr Coppola, ainsi que d’autres ambassadeurs étaient également présents.

 

Constatant que le désespoir et la division règnent dans le pays, l’archevêque de Bangui a exhorté les Centrafricains « à se convertir, à construire l’unité et à trouver comme Jésus, la force de pardonner à leurs ennemis ». Le drame qui se déroule en Centrafrique n’est pas religieux, a-t-il martelé, la religion a été « instrumentalisée par des intérêts obscurs en vue de s’emparer du  pouvoir politique et économique ». Cela été favorisé par la longue tradition de mauvaise gouvernance qui a prévalu en Centrafrique. Mgr Nzapalainga a demandé en particulier au clergé d’œuvrer en faveur de la paix et de la cohésion sociale, afin que musulmans, chrétiens et animistes redeviennent « un seul peuple » ayant en partage le même héritage historique, culturel et, par-delà tout, une tradition de cohésion sociale, de tolérance et de coexistence pacifique.

 

Avertissement contre les croyances païennes

 

Autre défi abordé par l’archevêque de Bangui dans sa longue homélie : le retour en force, à la faveur de la crise, des croyances et pratiques païennes y compris parmi les chrétiens pratiquants : sacrifices occultes, port d’amulettes, recours à des féticheurs… Les jours précédents, 860 délégués des diocèses du pays avaient, du reste, débattu autour du thème : « le chrétien face à une crise, le risque du syncrétisme ». Mgr Nzapalainga a lancé un avertissement contre cette ambivalence. Le moment est venu, a-t-il dit, d’accueillir Dieu, un Père universel qui ne distingue pas les races, les tribus, les religions et les quartiers.

Minusca en Centrafrique : l'Eglise appelle à l'Unité
Minusca en Centrafrique : l'Eglise appelle à l'Unité

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:58

 

 

 

 

30/09/14 (AFP)

 

La force européenne en Centrafrique (Eufor RCA) déployée à Bangui a été prolongée mardi de trois mois, jusqu'en mars, par les ambassadeurs des 28 pays de l'Union européenne, a-t-on appris de sources diplomatiques.

 

Cette mission, forte de quelque 750 soldats et gendarmes, assure le maintien de l'ordre à l'aéroport de Bangui et dans le camp de réfugiés de Mpoko, collé à l'aérodrome.

 

Elle patrouille aussi dans le cinquième et surtout le très sensible troisième arrondissement, qui compte la seule enclave musulmane restante de la capitale et a été le théâtre de violents heurts en août.

 

Le mandat initial de l'Eufor RCA, pleinement opérationnelle depuis la mi-juin, devait se terminer à la mi-décembre.

 

Sa prolongation doit encore être formellement avalisée au niveau ministériel cet automne, peut-être dès le Conseil des ministres des Affaires étrangères le 20 octobre à Luxembourg.

 

La mission a été prorogée pour permettre une "transition en douceur" avec la force de l'Onu en Centrafrique (Minusca), qui a commencé à se déployer à la mi-septembre, a expliqué une source européenne à l'AFP.

 

"Cela permet de maintenir le même niveau de présence internationale" qu'actuellement, jusqu'à ce que la Minusca, qui doit absorber les troupes de la force africaine Misca et remplacer l'opération française Sangaris ainsi que l'Eufor RCA, fonctionne à plein régime, a-t-elle ajouté.

 

A terme, la Minusca doit compter 12.000 hommes à effectif plein.

 

Le commandant de l'Eufor RCA, le général Philippe Pontiès, avait plaidé le 17 septembre pour une prolongation de sa mission, soulignant que cela répondait "d'abord à une attente forte en Centrafrique, de la population, des autorités politiques et de l'ensemble des acteurs humanitaires (...) afin de consolider les acquis encore fragiles" sur le terrain.

 

Quelque 300 soldats et gendarmes français sont actuellement basés à Bangui au sein de cette force, qui compte aussi des contingents espagnols, italiens, lituaniens et finlandais.

 

La France, qui pourra envisager d'autant plus rapidement le retrait de ses propres troupes que l'Eufor RCA restera jusqu'en mars, avait soutenu le principe d'une prolongation de la mission de la force européenne lors d'une réunion informelle des ministres de la Défense de l'UE le 8 septembre à Milan.

La mission de l'Eufor en Centrafrique prolongée jusqu'en mars

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:32

 

 

 

 

LE MONDE | 29.09.2014 à 11h42 • Mis à jour le 30.09.2014 à 07h45 

 

Propos recueillis par Alexandra Geneste (New York, Nations unies, correspondante)

 

Lors de sa première visite au siège des Nations unies, à New York, à l'occasion de l'assemblée générale de l'organisation, du 24 au 30 septembre, la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, s'est assuré le soutien de la communauté internationale.

 

Que ramenez-vous à Bangui de cette « première » ?

 

C'était symboliquement important. Bien qu'étant présidente de transition, j'ai été autorisée à m'adresser au monde. Cela signifie que, quelque part, il y a une légitimité, et cette reconnaissance est, pour moi, une grande fierté. Le peuple centrafricain n'est pas oublié.

 

La mission de l'ONU, la Minusca, est la 11e mission de paix déployée en Centrafrique : en quoi sera-t-elle différente ?

 

Nous espérons qu'elle sera plus efficace. Jusqu'ici, les opérations de paix étaient sous-dimensionnées. Celle-ci, à terme, comprendra 12 000 hommes. J'ai insisté pour que les effectifs ne soient pas constitués uniquement de militaires. Nous avons un problème d'ordre public, il est important d'avoir un personnel de police et de gendarmerie pour encadrer nos forces de défense et de sécurité.

 

Vous avez appelé l'ONU à lever l'embargo sur les armes qui frappe votre pays, est-ce prudent ?

 

La question qui sous-tend cette idée, c'est celle des forces armées centrafricaines. Je suis une présidente qui n'a pas d'armée dans son pays. Nos 7 000 militaires sont sous-équipés, sans caserne et sans armes. Si je veux les réhabiliter, il leur faut de l'armement. Nous avons entamé des négociations avec la commission des sanctions de l'ONU. Un premier allégement se profile en faveur des gendarmes et policiers. Mais souvent ils sont redéployés en province sans armes, et ne peuvent faire face aux problèmes de sécurité.

 

Le patron de l'ONU, Ban Ki-moon, le dit lui-même, le retour à la paix passe par la fin de l'impunité…

 

Je suis profondément pour la justice. Mais elle ne peut être mise en oeuvre sans système judiciaire. Nos prisons ont été pillées, les tribunaux détruits, les juges et magistrats craignent pour leur vie car ils ont vu des collègues se faire tuer. Si nous voulons mener à bien la réconciliation nationale, il faut que justice soit faite.

 

Du fait de la défaillance de l'Etat, nous avons demandé à l'ONU de prendre des mesures d'urgence. Elles se mettent en place. A Bangui d'abord, et nous espérons ensuite en province, grâce au déploiement de la Minusca. La cellule spéciale d'enquête et d'instruction a commencé ses travaux. De son côté, la Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur les crimes graves perpétrés depuis août 2012. Mais la création d'une cour criminelle spéciale en Centrafrique serait le meilleur moyen de lutter contre l'impunité.

 

Comment comptez-vous stopper l'impunité tout en favorisant un gouvernement inclusif, y compris avec des entités responsables d'exactions ?

 

Nous lançons un appel à tous les Centrafricains pour favoriser la réconciliation nationale. La plupart ont été impliqués dans les crises, par leur appartenance aux groupes armés, à des groupes politiques ou simplement en tant que citoyens. Même s'ils sont responsables de groupes armés et ont commis des exactions, ils peuvent contribuer à la paix, notamment en appelant à déposer les armes. Dans un deuxième temps, la justice fera son travail. Si la personne n'a rien fait, pas de problème ; si elle a les mains tachées de sang, elle sera rattrapée par la justice.

 

La Centrafrique vit sous perfusion internationale : avez-vous un plan de sortie de crise ?

 

Nous ne pouvons pas compter uniquement sur l'apport financier extérieur, nous devons mobiliser nos ressources internes propres. Mais comment les mobiliser quand la moitié du pays, où demeurent les ressources naturelles, est contrôlée par les groupes armés ? J'attends beaucoup de la Minusca à ce sujet.

 

Une fois que ses troupes auront sécurisé ces zones minières, nous pourrons y envoyer des services fiscaux et douaniers pour lever l'impôt et collecter les taxes.

 

Des pays voisins déplorent l'absence d'avancée depuis la signature de l'accord de fin des hostilités à Brazzaville, en juillet. Quelle est votre réponse ?

 

Je me suis fortement engagée. Les partis politiques, la société civile, les forces vives de la nation ne voulaient pas aller à Brazzaville, c'est moi qui les ai convaincus de nous retrouver sur un terrain neutre pour conclure la fin des hostilités. A peine rentrée, j'ai commencé à mettre en œuvre cet accord. N'eût été l'épisode de la nomination du gouvernement, nous aurions déjà bien avancé !

 

Alexandra Geneste (New York, Nations unies, correspondante) 


Journaliste au Monde

Lu pour vous : Catherine Samba-Panza : « Le peuple centrafricain n’est pas oublié »

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:25

 

 

 

 

 

30/09/2014 à 14:55 Par Jeune Afrique

 

La présidente centrafricaine par intérim, Catherine Samba-Panza, souhaiterait que sa sécurité soit assurée par un contingent de militaires tchadiens. Reçue le 23 septembre à New York par Idriss Déby Itno, le chef de l'État tchadien, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, Catherine Samba-Panza, la présidente centrafricaine par intérim, a réitéré sa demande d'envoi d'un contingent de militaires tchadiens à Bangui pour y assurer sa propre sécurité. Sa garde personnelle est jusqu'ici assurée par une unité de soldats rwandais relevant de la Minusca, mais cette dernière souhaite les affecter à d'autres tâches, plus opérationnelles, à l'intérieur du pays. Un peloton de bérets bleus gabonais a alors été proposé à la présidente, qui a décliné l'offre. 

 

 

Centrafrique : le Tchad prêt à "former et encadrer" une nouvelle armée

 

30/09/14 (Alwihda)

 

 « Le Tchad est disposé à apporter sa contribution pour la constitution d’une nouvelle Armée centrafricaine, dans le domaine de la formation et de l’encadrement », a affirmé le chef de l'Etat, Idriss Déby Itno. C'est l'annonce principale qui ressort à l'issue de la réunion de haut niveau sur la République Centrafricaine, qui a eu lieu à New York, il y a trois jours.

 

En effet, "les Autorités centrafricaines n’ont ni les moyens politiques, ni les moyens financiers pour mettre en œuvre les mesures (énoncés par Idriss Déby). Par conséquent, le Tchad appelle la Communauté internationale à passer des intentions aux actes concrets pour aider le Gouvernement de Transition à réaliser tous ces objectifs", souligne le Président tchadien qui a également accordé un entretien à la Présidente centrafricaine de transition Mme Catherine Samba Panza lors du séjour à New York

Lu pour vous : Centrafrique : des militaires tchadiens pour la sécurité de Catherine Samba-Panza ?

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:23

 

 

 

 

 

https://www.portesouvertes.fr   30/09/2014

 

Alors que la Cour pénale internationale vient d’annoncer qu’une seconde enquête allait être menée en Centrafrique, les violences continuent à l’ouest du pays.

 

Bien que les conditions se soient améliorées à Bangui, la situation au-delà de la capitale reste dangereuse. Ces dernières semaines, plusieurs pasteurs ont encore été tués dans la région de Bambari. Malgré l'accord de cessez-le-feu qui a été signé le 23 juillet la violence continue.

 

Début septembre, des responsables chrétiens n’ont pas hésité à se rendre dans le quartier PK5 de Bangui (à majorité musulmane) et à manifester en faveur de la paix en compagnie de responsables musulmans.

Centrafrique : plusieurs pasteurs assassinés en septembre
Centrafrique : plusieurs pasteurs assassinés en septembre

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:18

 

 

 

 

 

Lundi, 29 Septembre 2014 14:14 AFP

 

LUANDA, 29 septembre 2014 (AFP) - L'Angola va participer pour la première fois à une mission de maintien de la paix des Nations unies, en envoyant des troupes en Centrafrique, a-t-on appris lundi à Luanda auprès du ministère des Relations Extérieures.

 

"Ce sera une participation avec l'envoi d'une force significative sur le terrain en réponse à une demande du gouvernement de transition de la République Centrafricaine et des Nation unies, notamment des Etats-Unis", a indiqué à l'AFP, Joaquim do Espirito Santo, le directeur Afrique du ministère des Relations Extérieures, sans toutefois préciser l'effectif du contingent angolais.

 

"Nous devons donner l'exemple et renforcer la présence de la mission afin d'assurer la paix dans le pays", a ajouté Joaquim do Espirito Santo, précisant que les troupes pourraient être sur place en décembre.

 

Vendredi, Manuel Vicente, le vice-président angolais, qui représente son pays à la 69e Assemblée générale des Nations unies organisée jusqu'au 3 octobre à New-York, avait fait des déclarations dans ce sens.

 

Cet engagement militaire hors du territoire angolais constitue un changement de cap dans la politique extérieure pratiquée par l'Angola ces dernières années.

 

Jusqu'à présent, le pays, deuxième producteur de pétrole du continent derrière le Nigeria, limitait son action à une aide humanitaire, financière, voire de la formation militaire, refusant catégoriquement l'envoi de troupes.

 

Dans son discours lundi devant l'Assemblée générale, le vice-président angolais a promis une "contribution effective à la paix et à la sécurité dans le monde" si son pays était élu membre non-permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, une position convoitée depuis longtemps par l'Angola.

 

Depuis le 15 septembre, la mission de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) a pris le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) dirigée par l'Union Africaine.

 

La Minusca doit compter 7.600 hommes dans un premier temps puis 12.000 terme, mais elle peine, comme la Misca avant qui, pourtant, l'avait aidé l'année précédente à renverser Mobutu au sein d'une coalition régionale qui, outre l'Angola, comptait notamment l'Ouganda et le Zimbabwe.

 

En 1997, l'Angola avait également envoyé au Congo-Brazzaville des forces en soutien aux miliciens de Denis Sassou Nguesso, entrainant le renversement de Pascal Lissouba, président élu en 1992 après l'instauration du multipartisme.elle, à rassembler les effectifs prévus.

 

Dans le passé, l'armée angolaise est déjà intervenue hors de ses frontières, notamment au Zaïre devenu la République démocratique du Congo (RDC).

 

En 1997, le président angolais avait envoyé des troupes pour aider la rébellion qui marchait sur Kinshasa pour renverser le maréchal Mobutu et ainsi favoriser l'accession au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila. L'année suivante, il renvoyait un contingent pour soutenir Kabila menacé par les forces rwandaises 

Centrafrique: l'Angola participera à la mission de maintien de la paix
Centrafrique: l'Angola participera à la mission de maintien de la paix

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:16

 

 

 

 

BRUXELLES, 30/09/14 (Xinhua) -- La Commission européenne a annoncé lundi le lancement de trois projets de soutien à la République centrafricaine, avec le fonds fiduciaire "Bêkou" (qui signifie "espoir" en sangho, la langue principale du pays).

 

Le projet d'appui à la santé permettra un meilleur accès aux services pour 760.000 personnes, la formation du personnel, la fourniture de stocks de médicaments, ainsi qu'un appui au ministère de la Santé.

 

Le deuxième projet permettra d'améliorer les conditions économiques et sociales des quartiers défavorisés de la capitale Bangui, par la réhabilitation des infrastructures publiques à savoir égouts, routes, réseau d'approvisionnement en eau, ainsi que par l'embauche, combinée à une formation, des habitants de ces quartiers pour des travaux publics.

 

Le troisième projet aidera les femmes à sortir de la pauvreté et à faire face aux conséquences des récents conflits en renforçant leurs positions économiques et sociales. Des espaces communs seront créés pour offrir des conseils et des formations aux femmes. Les femmes auront également accès à des services financiers tels que des prêts, pour mettre en place leurs propres activités économiques.

 

Le fonds "Bêkou" a été créé en juillet dernier par la Commission européenne, avec la contribution de la France, de l'Allemagne et des Pays-Bas. Il dispose d'un budget initial de 64 millions d'euros pour fournir un instrument international efficace et coordonné visant à aider la population de ce pays, à contribuer à sa stabilisation et à préparer la transition de la phase d'intervention d'urgence, telle que l'aide humanitaire, à celle de l'aide au développement à plus long terme.

L'Union européenne lance trois projets de soutien à la Centrafrique

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:14

 

 

 

 

30/09/14 (Le Matin)

 

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar, a fait part, vendredi au siège des Nations unies à New York, de la détermination et de l'engagement du Maroc, en sa qualité de président de la configuration République centrafricaine (RCA), à œuvrer pour la mobilisation internationale en vue d'un retour à la paix et à la stabilité dans ce pays. «En sa qualité de président de la configuration République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix, le Maroc, ainsi que l'ensemble des membres de la configuration, œuvrent avec détermination en faveur d'une mobilisation constante de la communauté internationale pour la résolution de la crise en République centrafricaine», a dit M. Mezouar lors d'une réunion de haut niveau sur la situation en RCA.

 

Cette réunion, organisée à l'initiative du secrétaire général des Nations unies, a vu la présence de nombreux Chefs d'État, notamment les Présidents de la Centrafrique, du Congo, du Gabon et du Tchad, en plus de ministres et de représentants d'organisations internationales. Le Maroc s'est vu confier au courant de cette année la présidence de la configuration centrafricaine qui relève de la commission de consolidation de la paix de l'ONU. En cette qualité, le Maroc est appelé à contribuer à la coordination de l'action internationale en faveur du rétablissement de la sécurité et du retour à la paix et à la stabilité dans ce pays», rappelle-t-on.

 

La configuration demeure mobilisée, afin de lancer les fondations d'un processus de consolidation de la paix reposant sur des bases solides, a dit le ministre, ajoutant que de par sa composition, celle-ci met à profit son rôle unique en tant que plateforme politique rassemblant l'ensemble des acteurs impliqués dans la résolution de la crise en République centrafricaine, les pays de la sous-région, les institutions financières internationales ainsi que les organisations régionales et sous-régionales concernées, encourageant une cohérence dans les diverses actions entreprises.

 

À ce titre, et en étroite collaboration avec la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) et les autorités de transition, la configuration est disposée à apporter un soutien significatif en vue d'assurer un dialogue politique inclusif, de renforcer les institutions étatiques et d'entamer le processus de réconciliation nationale, a indiqué le ministre, soulignant que la configuration a également une «expérience avérée et reconnue» en matière de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et de Réforme du secteur de la sécurité (RSS). Abordant l'aspect financier, M. Mezouar a souligné que la configuration «travaille en étroite collaboration avec le Fonds pour la consolidation de la paix, instrument dont les ressources sont limitées, mais qui a un rôle de premier plan, car il fait office de catalyseur et permet d'orienter les financements des institutions financières internationales».

 

Le Fonds a déjà «financé trois projets en République centrafricaine à propos desquels nous avons fortement sensibilisé l'ensemble des partenaires. Actuellement, le Fonds se penche sur l'opportunité d'apporter un soutien financier au plan de réconciliation nationale», a-t-il poursuivi. Et de saisir cette occasion pour «réitérer notre soutien au processus de Brazzaville, qui a suscité l'espoir de la population centrafricaine et qui constitue une première étape vers la stabilisation du pays», et féliciter le médiateur, le Président du Congo, Denis Sassou Nguesso, «pour son engagement», soutenu par l'ONU et l'Union Africaine.

 

À présent, a-t-il préconisé, il s'agit de «veiller à sa mise en œuvre, notamment au niveau local et national, afin de tourner la page d'une crise qui, confrontée à l'instrumentalisation politique, a débouché sur des affrontements ethnico-religieux sans précédent» en République centrafricaine. Aujourd'hui, bien que la «situation sécuritaire commence à se stabiliser, l'urgence demeure, particulièrement au niveau humanitaire», a fait observer M. Mezouar, précisant que «plus de la moitié de la population dépend toujours de l'assistance humanitaire pour survivre» et appelant à un «soutien accru des bailleurs de fonds (...) surtout avec la perspective d'une crise alimentaire qui risque de s'abattre sur le pays». Le ministre a saisi, cette occasion, cette fois-ci en sa «qualité nationale» pour saluer les efforts des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), et l'engagement personnel de ses Chefs d'État, en appelant à un soutien accru à ces pays, sachant que les «conséquences de la crise centrafricaine représentent un risque» pour l'ensemble de la sous-région.

Assemblée générale des Nations unies: le Maroc réitère son engagement devant l'ONU à œuvrer pour le retour à la paix en Centrafrique

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:08

 

 

 

 

30/09/2014 à 08:11 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Article paru dans le n°2802 de Jeune Afrique, en kiosque le 22 septembre. Depuis, plusieurs généraux de la Séléka, dont Ali Darassa et Mahamat Alkhatim, ont annoncé leur retrait du mouvement.

 

Elle contrôle encore plus de la moitié du territoire, mais jamais l'ancienne rébellion Séléka n'a été aussi divisée. Ses chefs historiques, Michel Djotodia et Noureddine Adam, sont contestés. Reste à savoir si les Casques bleus sauront en profiter pour leur faire déposer les armes.

 

Ils ont été profondément humiliés par l'arrivée de l'armée française en décembre 2013. Leur chef, l'ancien président Michel Djotodia, a été contraint de quitter le pouvoir un mois plus tard et de s'exiler à Cotonou. Eux ont assisté, impuissants, à l'exode des populations musulmanes. Pourtant, les combattants de la Séléka sont toujours là, avec leurs uniformes et leurs bottes dépareillées.

 

Alors que les Casques bleus de la Minusca ont pris, le 15 septembre, le relais de la force africaine Misca, l'ancienne rébellion contrôle toujours les trois cinquièmes du territoire centrafricain. Ils y règnent en maîtres, contrôlent les principaux axes, occupent les bâtiments publics et font main basse sur ses ressources.

 

Surtout, ils font peur. Début septembre, d'importants mouvements de troupes ont été signalés dans le triangle Kaga Bandoro-Sido- Batangafo (Nord), ainsi qu'à Bambari (Centre), provoquant la panique à Bangui, où courait la rumeur d'une offensive imminente. Pendant une semaine, Bambari, où près de 400 combattants étaient rassemblés, fut surveillé comme le lait sur le feu tandis que les militaires français de l'opération Sangaris renforçaient leur dispositif sur la route menant à Bangui.

 

Finalement, rien ne se passa. D'abord parce que la Séléka a beau revendiquer 10 000 hommes, elle n'a plus la force de frappe qui lui permit de prendre Bangui en mars 2013. De combien de combattants dispose-t-elle vraiment ? "Leur nombre est très difficile à estimer", dit prudemment un diplomate européen en poste dans la capitale. "Plusieurs milliers", reconnaît l'armée française, sans plus de précisions.

 

"Sur le terrain, il n'y a pas énormément de troupes, ajoute Aurélien Llorca, coordinateur du groupe d'experts des Nations unies. Ils ne disposent que de peu de véhicules et sont confrontés à de gros problèmes de mobilité." Et puis il faut compter avec tous ceux qui ont encore des sympathies pour la Séléka.

 

"Parmi ceux qui ont pris Bangui, rappelle Roland Marchal, chercheur au CNRS et spécialiste de la région, il y a des Centrafricains qui font des affaires dans le sud du Tchad ou du Soudan et qui espèrent qu'un changement de régime leur profitera. Ils ne sont pas visibles sur le terrain et peuvent réapparaître à tout moment."

 

Un véritable casse-tête

 

Mais la Séléka est toujours très divisée - peut-être ne l'a-t-elle jamais autant été. Pour ses principaux généraux, l'avenir de cette coalition hétéroclite est un véritable casse-tête : faut-il accélérer sa mue en un parti politique ? Michel Djotodia, son président, et Noureddine Adam, son vice-président (hier à la tête de la très redoutée police politique de la Séléka), sont-ils des freins à son existence ? Ont-ils les moyens de reprendre Bangui ?

 

Une nouvelle étape de cette lutte d'influence s'est déroulée à Bambari, du 6 au 11 septembre. Les discussions ont permis de dégager deux lignes qui s'opposent, sur fond de divisions ethniques.

 

On retrouve d'abord le général Joseph Zoundeko, nommé chef d'état-major en mai, à Ndélé. Il a depuis pris ses quartiers à Bambari. Originaire de Tringoulou, dans l'extrême Nord-Est, il appartient depuis 2006 à l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Djotodia. Membre de l'ethnie goula, comme l'éphémère maître de Bangui, Zoundeko est aujourd'hui son principal relais sur le terrain.

 

La frange qu'ils représentent est toujours alliée aux combattants rungas sur lesquels Noureddine Adam, bien que bloqué dans la province de la Vakaga, dans le nord de la Centrafrique, depuis le début de la saison des pluies, garde une forte emprise. Djotodia et Adam ont pour le moment réussi à préserver l'alliance entre Rungas et Goulas grâce aux soutiens extérieurs dont ils disposent - tous deux ont toujours, selon plusieurs sources, leurs entrées dans les pays du Golfe et continuent à bénéficier de leurs largesses. Mais rien ne dit que cela durera.

 

De l'autre côté de l'échiquier, le général Ali Darassa se pose en alternative. Chargé de la zone de Bambari depuis le coup d'État de mars 2013, il incarne la branche peule de la Séléka - il fut l'adjoint du Tchadien Baba Laddé avant que celui-ci renonce aux armes pour rejoindre le camp d'Idriss Déby Itno. Darassa est aujourd'hui l'un des hommes forts du mouvement et peut compter sur le soutien du général Mahamat Alkhatim. Petit, la barbe bien fournie, Alkhatim était l'un de ces Tchadiens qui avaient aidé François Bozizé à prendre le pouvoir en 2003. "La communauté internationale ne veut ni de Djotodia ni d'Adam, insiste un proche d'Alkhatim. Le premier est persona non grata en Centrafrique. Le second est sous sanctions de l'ONU. Sans nous, ils ne sont rien. Nous considérons même qu'ils sont un poids plus qu'autre chose."

 

Jusqu'au-boutiste

 

Impossible de savoir ce qu'il pèse (le conclave de Bambari n'a pas consacré la victoire d'un camp sur l'autre), mais une chose est sûre : le trio Zoundeko-Adam-Djotodia est aujourd'hui considéré comme l'aile dure de la Séléka, la plus jusqu'au-boutiste. "Les accords que nous avons signés à N'Djamena en janvier et à Brazzaville en juillet n'ont pas été respectés. Donc les choses sont simples, confirme Bachar Fadoul, un très proche de Noureddine Adam. Soit on nous laisse reprendre le pouvoir, soit nous divisons le pays. Nous contrôlons déjà trois préfectures [celles de la Vakaga, de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran]. Il ne nous reste plus qu'à les verrouiller. Tout est prêt, même le drapeau et le gouvernement."

 

Reste que, si le désir de partition est présent, notamment chez les militaires, une partie de la Séléka ne partage pas l'optimisme de l'aile dure et estime que lancer une nouvelle offensive sur Bangui s'apparenterait à une opération suicide. Alkhatim le premier sait que ses troupes n'ont aucune chance de prendre Bangui si Sangaris s'interpose. À Batangafo, début août, ses hommes, pourtant décrits comme bien entraînés, bien équipés et opérant comme une véritable armée, ont subi de plein fouet la puissance de feu des Rafale français. Et puis Darassa et Alkhatim sont des seigneurs de guerre. La politique ne les intéresse pas. Ce qu'ils veulent, eux, c'est pouvoir nourrir leurs troupes.

 

La lutte d'influence actuelle est également - et surtout, diront certains - une lutte pour le contrôle des richesses (lire encadré). Pendant la petite année passée à la tête du pays, la Séléka a pris le contrôle des trafics les plus lucratifs, et cette prédation a exacerbé les rivalités au sein du mouvement. C'est d'ailleurs pour cette raison que les hommes de Zoundeko et de Darassa se sont violemment affrontés le 26 août à Bambari. "Le problème de la Séléka est alimentaire, conclut un diplomate français. Si certains veulent la partition, c'est uniquement pour sécuriser le contrôle des richesses dans le Nord."

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Par Vincent DUHEM

 

 

Des trafics très lucratifs

 

Les zones contrôlées par la Séléka sont riches en matières premières. Il y a bien sûr le diamant : la Centrafrique est officiellement suspendue du Processus de Kimberley depuis le 23 mai 2013. Mais dans les faits, le trafic perdure, ce qui profite à l'ancienne rébellion dont plusieurs officiers ont, par le passé, exercé dans le commerce des pierres. Selon un rapport des experts des Nations unies datant de juillet, certains chefs rebelles contrôlent une partie des mines et acheminent leur cargaison au Soudan. C'est notamment le cas du général Omar Younous, un ancien acheteur qui détournerait aujourd'hui les pierres venues de Bria et de Sam-Ouandja, dans le Nord-Est. Vient ensuite l'or.

 

La principale mine de Ndassima, dans la région de Bambari, est aux mains des hommes du général Alkhatim. Et là encore, le circuit est connu : le métal précieux est introduit illégalement au Cameroun par les airs ou par la route après avoir transité par Bangui, et génère d'importants profits. Enfin, selon toute vraisemblance, il reste peu d'éléphants dans le Nord-Est, limitant de fait le trafic d'ivoire. Mais, toujours selon les experts de l'ONU, c'est aussi la Séléka qui contrôle la vente de viande de certaines espèces de grandes antilopes. V.D.

Lu pour vous : Centrafrique : à la Séléka, c'est chacun pour soi

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