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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 17:00

 

 

Bangui, 28 mars 2015 (RJDH) Dans une correspondance adressée à l’Ambassadeur de France en Centrafrique en date du 25 mars 2015, Joseph Bendounga rend Charles Malinas responsable de l’exclusion de sa candidature à l’élection présidentielle de 2015. Accusation surprenante pour le diplomate française qui indique que l’inéligibilité des acteurs de la transition remonte à la réunion de Libreville de janvier 2013. C’est donc selon lui, la règle de la transition que ses acteurs ne puissent pas prendre part aux élections censées mettre fin à la transition. 

 

 Pour le président du Mouvement Démocratique pour la Révolution et l’Évolution de Centrafrique (MDREC), peu après la double démission de Michel Djotodia et Nicolas Tiangaye en janvier 2014, il avait voulu postuler à la succession du président de la coalition Séléka, Charles Malinas lui avait « fait comprendre que les hommes politiques centrafricains avaient échoué, vous vouliez d’une femme à la présidence de la transition. Je dois me préparer pour l’élection présidentielle qui se tiendra à la fin de la transition ».

 

Ce qui n’a pas été le cas selon Joseph Bendounga. « Monsieur l’Ambassadeur, ce qui choque et qui m’emmène à vous interpeller aujourd’hui, c’est que vos allégations en janvier 2014 ne corroborent pas avec ce que vos suppôts de la transition à la Présidence, la Primature, au Conseil National de Transition et dernièrement le point 10 des conclusions de la 7ème réunion du Groupe International de Contact sur la RCA trament pour empêcher les anciens acteurs de la transition hormis ceux dont la Cour Pénale Internationale a indexé de briguer la présidence de la RCA en 2015 », se défend-t-il.

 

« L’inéligibilité à la présidentielle et aux législatives de 2015 concerne les acteurs de la transition actuellement en fonction et non les anciens… », précise-t-il.

 

Le diplomate a rétorqué en indiquant que la règle tire sa source de la rencontre de la CEEAC de janvier 2013, « ni la France ni moi-même sommes l’auteur de ce principe. Comme je disais c’est un principe qu’on retrouve très fréquemment lorsqu’il y a une situation de transition. C’est un principe édicté par les États qui étaient au chevet de Centrafrique essentiellement les États de la CEEAC comme je le disais tout à l’heure mais également d’autres ».

 

Il dit n’avoir aucun antécédent avec Joseph Bendounga qui anime d’ailleurs bien la vie politique centrafricaine, « Je n’ai aucune difficulté avec Joseph Bendounga, je suis prêt à discuter avec lui. Il est possible que nous ne soyons pas d’avis sur un certain nombre de sujets mais c’est la vie, on peut ne pas être d’accord avec les gens et en parler ».

 

L’inéligibilité des acteurs de la transition est consacrée au plan national par la Charte Constitutionnelle de Transition en ses articles 12 et 13. Ils font interdiction au président de la transition, aux membres du bureau du CNT, au premier ministre et aux ministres de la transition etc. d’être candidats aux élections législatives et présidentielle./ 

 

Naim-Kaélin ZAMANE

Centrafrique/Bangui : Charles Malinas répond à Joseph Bendounga sur l’inéligibilité des autorités de la transition
Centrafrique/Bangui : Charles Malinas répond à Joseph Bendounga sur l’inéligibilité des autorités de la transition

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Centrafrique-Presse.com
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 16:48

 

 

Bozoum, 28 mars 2015(RJDH), Un jeune homme a fait exploser une grenade, le mardi 24 mars, au sein d'une église, au village de Bodaya situé à 45 kilomètres de la ville, sur l’axe Bozoum-Bossangoa. Trois personnes sont mortes sur le coup et plusieurs autres blessées ont été transférées à l'hôpital pour des soins.

 

Les faits se sont produits au moment d’une rencontre religieuse entre les cinq églises évangéliques des frères de la commune de Nganagbabiri. D’après les informations reçues auprès des autorités communales, le présumé coupable était en un état ivresse avant de commettre l'acte. 

 

 « Ce dernier voulait prendre les images des manifestants avec son appareil photo. Certaines personnes lui ont retiré son appareil.  Soudain,  il a dégoupillé une grenade et largué sur la foule,  occasionnant ainsi la mort de trois personnes », a relaté un témoin.

 

 Le présumé coupable a tenté de s'enfuir avant d'être arrêté par le groupe de jeunes qui l'ont battu à mort.

 

Une autre source a déploré la  dégradation avancée des routes qui a fait trainer l’évacuation des victimes dans les centres de santé de Bozoum.

 

Une équipe de la gendarmerie de la ville de Bozoum s’est rendue sur le lieu du drame pour la nécessite d’enquête./

 

Alban Junior Namkomona

Centrafrique/Bozoum: Trois personnes tuées suite à l'explosion d'une grenade dans une église

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Centrafrique-Presse.com
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 14:04

 

 

28/03/15 (APA)

 

Le projet d’appui à la réconciliation nationale pour une paix durable en Centrafrique a été officiellement lancé, vendredi à Bangui, à l’occasion d’un atelier du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) destiné à préparer la participation des femmes centrafricaines à ces assises, a appris APA. Une cinquantaine de femmes leaders, membres de la Coalition des Femmes pour la Paix et la Reconstruction en Centrafrique (CFPCRA), participe à cet atelier de formation censé leur donner les fondamentaux pour rendre optimale leur participation au prochain forum sur la réconciliation nationale.

 

A travers cette rencontre, le FNUAP, qui finance le projet d’appui à la réconciliation nationale pour une paix durable en Centrafrique, veut s’assurer de la participation efficiente des Centrafricaines aux débats sur les réformes politiques et sociales qui se dérouleront pendant le forum.

 

L’atelier du FNUAP met également l’accent sur les violences faites aux femmes, la santé de la reproduction, la promotion de l’Etat de droit et l’étude des instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.

 

Le représentant du FNUAP en Centrafrique, Marc Vanderberghe, a expliqué que le projet d’appui à la réconciliation nationale pour une paix durable en Centrafrique a été mis en oeuvre pour promouvoir l’égalité des sexes mais, surtout, pour donner toute leur importance aux femmes qui représentent 50% de la population centrafricaine.

 

Une fois formées dans le cadre de l’atelier du FNUAP, les femmes leaders vont, à leur tour, se rendre auprès des autres femmes pour les organiser à mener des actions de cohésion sociale et les sensibiliser sur l’importance de leur rôle dans le processus de normalisation en cours dans le pays

 

Centrafrique: Lancement à Bangui du projet d’appui à la réconciliation nationale

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:53


 

Bangui, 27 mars 2015 (RJDH) - L’Ambassadeur de France auprès de l’État centrafricain, Charles Malinas revient sur les sujets brulants de l’heure : les conclusions de la 7ème Réunion du Groupe International de Contact sur la Centrafrique qui repose sur le principe de l’inéligibilité des autorités de la transition, la tenue ou non des élections en juin-juillet prochain. La France reste fidèle sur les principes déjà posés quant à l’inéligibilité des autorités de la transition et au délai de la transition. Il l’a redit dans cette interview accordée au RJDH le 26 mars 2015 dans son bureau.

 

Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) : Monsieur Charles Malinas Bonjour!

 

Charles Malinas (C.M) : Bonjour!

 

RJDH : La 7ème Réunion du Groupe International de Contact sur la RCA vient d’avoir lieu au Congo. Les partenaires de la RCA ont réaffirmé leur soutien aux autorités de la transition et rappelé la nécessité de tenir le calendrier des élections. A quel niveau se situe l’implication de la France lors de cette grande rencontre?

 

C.M : Comme vous le savez, la France est aux côtés de la République Centrafricaine depuis longtemps pour essayer d’aider à résoudre cette crise. La France appui les efforts des États qui sont au sein du Groupe Internationale de Contact pour appuyer la transition et l’aider jusqu’à son terme dans les meilleurs conditions possibles. La dernière réunion du GIC a réuni un nombre important d’États et cela a été un succès. Le groupe a réaffirmé son soutien mais aussi la nécessité de tenir les délais de la transition. La population centrafricaine souhaite revenir à la normale.

 

RJDH : Les conclusions du GIC sont revenues sur la nécessité de respecter la clause d’inéligibilité des autorités de la transition. Vous en tant qu’Ambassadeur, qu’avez-vous dit?

 

C.M : Écoutez, je n’ai pas d’avis particulier en tant qu’Ambassadeur sur cette question. Les règles ont été édictées par la communauté internationale sur cette question à commencer par la réunion de Libreville qui a lancé le processus de transition. Sur cette question je suis tout simplement la règle que les personnalités de premier plan qui ont participé à la transition ne peuvent pas se présenter à l’élection présidentielle et législative qui doit clore cette transition.

 

RJDH : Certains politiques voient la main de la France derrière cette règle. Je cite en exemple Joseph Bendounga qui vous voit comme étant l’auteur de ce principe d’inéligibilité des autorités de la transition, comment réagissez-vous?

 

CM. Alors ni la France ni moi-même sommes l’auteur de ce principe. Comme je disais c’est un principe qu’on retrouve très fréquemment lorsqu’il y a une situation de transition. C’est un principe édicté par les États qui étaient au chevet de Centrafrique essentiellement les États de la CEEAC comme je le disais tout à l’heure mais également d’autres. Quant à Joseph Bendounga, il a publié une lettre ouverte qui m’est adressée. Il sait très bien que s’il veut que nous nous rencontrions je serais disponible. On s’est déjà vu plusieurs fois, on s’est encore rencontré hier à l’occasion de l’anniversaire de la Radio Ndéké Luka. Je n’ai aucune difficulté avec Joseph Bendounga, je suis prêt à discuter avec lui. Il est possible que nous ne soyons pas d’avis sur un certain nombre de sujets mais c’est la vie, on peut ne pas être d’accord avec les gens et en parler.

 

RJDH : L’Autorité Nationale des Élections est aujourd’hui au mur de lamentation, du fait des promesses non tenues de certains bailleurs. Comprenez-vous Monsieur l’Ambassadeur la réticence de ces derniers.

 

C.M :Les promesses non tenues des bailleurs, il faudrait que vous me précisiez, parce que là pour l’instant je ne connais pas de bailleurs qui ait promis de fond à la Centrafrique et ne les ait pas versés.

 

RJDH : Dernièrement l’Union Européenne était un peu réticente. On la voyait réticente et puis après elle vient de signer il n’y a pas longtemps alors qu’on l’attendait depuis.

 

C.M : Alors ce n’est pas une promesse non tenue. L’Union Européenne ne voulait verser l’argent dès lors que d’autres bailleurs seraient venus l’aider dans le financement du processus électoral. On a eu une discussion avec les responsables de l’Union Européenne à Bruxelles. La France a beaucoup appuyé de ce point de vue la position centrafricaine pour que l’Union Européenne assouplisse sa position et verse au moins une partie des fonds promis. De sorte que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) puisse démarrer les opérations électorales concrètes, c’est-à-dire en premier lieu l’enregistrement des électeurs.

 

RJDH : Aujourd’hui la Communauté Internationale pousse les autorités nationales à aller vers ces élections, de tenir le délai qui va jusqu’en juin-juillet. Pensez-vous que ce calendrier est aujourd’hui tenable?

 

C.M : D’abord ce n’est pas seulement la Communauté Internationale qui pousse les autorités; c’est la population centrafricaine qui l’a tout à fait exprimé lors des consultations populaires. La deuxième chose c’est que la transition a déjà été prolongée de 6 mois et un gouvernement de transition, vous savez, il y a plein de choses qu’il ne peut pas faire. Il y a des actions qui appartiennent à un gouvernement normal, un gouvernement légitimement élu, qui ne sont pas dans les capacités d’un gouvernement de transition qui, lui  a des taches précises liées à la transition. Donc la sortie de la transition est quelque chose qui est particulièrement importante pour que la République Centrafricaine retrouve les conditions de sa reconstruction, une vraie reconstruction. Ça c’est le premier point. Deuxième point ce sont les délais; ils ont été fixés au départ et allongés. Le Groupe International de Contact et la France sont en phase pour réaffirmer qu’il fallait tenir ce délai. Cela veut dire que pour les opérations pré-électorales, enregistrement des électeurs, circonscriptions électorales qui sont des opérations techniques doivent être réalisées maintenant à grande vitesse.

 

Les gens qui en sont chargés jusque-là ont mis beaucoup de temps sans doute trop de temps. Le médiateur a accepté de prolonger de 6 mois jusqu’en aout prochain et il a clairement dit au GIC qu’il n’y aurait pas une autre prolongation, il n’y aurait pas de 3ème transition parce qu’il y a d’autres crises dans le monde, des crises extrêmement grave à l’exemple de l’Ukraine mais il y a d’autres crises en Afrique et dans le reste du monde. Pour que la Centrafrique continue d’attirer l’attention des bailleurs qui, par exemple qui paient le salaire des fonctionnaires, il faut qu’elle montre qu’elle a fait des progrès. Il faut d’une part réussir le forum de Bangui et tenir les élections dans le délai prévu.

 

RJDH : Si après trois mois les élections ne sont pas tenues, quel scénario envisagez-vous?

 

C.M : Nous tiendrons les élections

 

RJDH : Monsieur l’Ambassadeur merci!

 

C.M : C’est moi qui vous remercie!

 

Décrytage : Naim-Kaélin ZAMANE


 

Centrafrique/Bangui : « Nous tiendrons les élections », (dans trois mois), selon Charles Malinas

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:44

 

 

Par RFI  27-03-2015 à 01:39

 

À deux jours de l’élection présidentielle au Nigeria, le président tchadien Idriss Deby s'en est pris à Goodluck Jonathan, candidat à sa réélection à la présidence, dans une interview publiée le jeudi 26 mars par l’hebdomadaire français « Le Point ».

 

Depuis le mois de janvier, le Tchad a engagé des milliers d’hommes pour aider l’armée nigériane à contrer la menace Boko Haram. Idriss Déby, dans cette interview au Point, n’est en rien impressionné par les dirigeants de son voisin le Nigeria, poids lourd économique et démographique du continent.

 

Le manque de coopération entre les contingents des deux pays est imputable au Nigeria, selon Déby, qui est à deux doigts d’accuser Jonathan d’avoir regardé ailleurs, alors que ses ressortissants se faisaient massacrer. Le président tchadien ne comprend pas en effet pourquoi les autorités nigérianes ont mis tant de temps à agir face à Boko Haram. « C’était devenu quelque chose de trop grave pour que les gens n’en prennent pas conscience, le sang des morts ces dernières années aurait dû attirer l’attention des dirigeants du pays », a déclaré Idriss Déby à Claire Meynial l’envoyée spéciale du Point.

 

Boko Haram, « des gamins non formés armé armés de kalachnikovs »

 

Deby est tout aussi incrédule devant les difficultés de l’armée nigériane face aux combattants de Boko Haram, qui, selon lui ne sont que « des gamins non formés, armés de kalachnikovs », même s’il reconnaît que ce groupe compte environ vingt mille combattants, dont certains sont formés en Libye à la manipulation d’explosifs par le groupe Etat Islamique.

 

Le président tchadien regrette aussi le manque de coopération entre ses soldats et les soldats nigérians, il regrette surtout que l’armée nigériane ne vienne pas occuper les villes libérées par les Tchadiens, comme à Gambaru, près de la frontière camerounaise. « On est obligé d’abandonner des villes, et Boko Haram revient, certaines villes nous avons dû les prendre deux fois, cela a un coût humain et matériel » a déclaré Déby.

 

Et si l’émir de Boko Haram court toujours, c’est la faute des Nigérians suggère le président tchadien, en précisant: « avec une bonne coordination, on aurait déjà mis la main sur lui ».

Boko Haram: le président tchadien Idriss Déby charge Goodluck Jonathan

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:21

 

 

27/03/15 (APA)

 

Le nouveau commandant de la force française Sangaris, le général Pierre Gilet, a officiellement pris fonction à Bangui, pour succéder au général Des Minières qui a passé plus de dix mois en Centrafrique. Le général Gilet a été présenté mercredi à la présidente de la transition centrafricaine, Mme Catherine Samba Panza, par son prédécesseur.

 

Le changement à la tête de la force Sangaris intervient quelques semaines après la décision du gouvernement français de retirer progressivement ses troupes dont les effectifs sont passés de 2500 à 1200 hommes, déployés particulièrement à l’est et au centre-est, deux régions centrafricaines encore occupées par les ex-rebelles de la Séléka.

 

Arrivés dès les premiers moments du déclenchement de la crise centrafricaine, en décembre 2013, les troupes de la force Sangaris se sont investis pour arrêter les massacres inter-communautaires et ramener progressivement la sécurité à Bangui et dans certaines villes de l’intérieur du pays.

 

Ils ont été d’un appui capital aux casques bleus, à cause de leurs moyens militaires et de leur connaissance du terrain.

 

En un an de présence en Centrafrique, la force Sangaris qui a déjà changé de commandement à trois reprises, a enregistré au moins cinq morts dans ses rangs.

 

Nouveau commandant de la force française Sangaris en Centrafrique

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:18

 

 

27/03/15 (AFP)

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi d'augmenter le nombre des Casques bleus opérant en République centrafricaine (RCA) en prévision des prochaines élections dans le pays.

 

Dans une résolution adoptée jeudi, le Conseil autorise le déploiement de 750 soldats et 280 policiers supplémentaires dans le cadre de la Minusca (mission de l'ONU en RCA), comme l'avait demandé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

 

Dans sa résolution, le Conseil "considère que la situation en République centrafricaine continue de menacer la paix et la sécurité internationales".

 

La Minusca, qui a pris le relais le 15 septembre 2014 de la force africaine (Misca) déployée dans le pays, dispose actuellement de 8.000 soldats et un millier de policiers, pour la plupart issus des rangs de la Misca.

 

Avec l'augmentation décidée jeudi, ses effectifs pleins autorisés seront portés désormais à 10.750 soldats et plus de 2.000 policiers.

 

M. Ban avait indiqué que si le feu vert du Conseil était donné rapidement, les renforts pourraient être opérationnels d'ici à juillet.

 

Des élections présidentielles et législatives sont prévues en RCA en juillet et août prochains.

Centrafrique: l'ONU augmente les effectifs de la Minusca en vue des élections

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:16

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com  vendredi, mars 27, 2015. 14:42 TU

 

Les incidents qui ont conduit au massacre d’éleveurs peuls se sont produits ces dernières 48 heures dans la préfecture de la Nana Gribizi au centre-nord. Un puissant chef anti-balaka a été arrêté à Boda dans le Sud du pays.

 

Boucar Abdoul Garba, représentant de la Fédération Nationale des éleveurs centrafricains de la Nana Gribizi, affirme qu’au moins une dizaine d’éleveurs peuls ont péri et une cinquante d’autres ont été enlevés au cours d’une attaque menée par des anti-balaka dans 4 villages non loin de Kaga Bandoro. Le même témoin précise que plusieurs troupeaux de bœufs ont été aussi emportés.

 

Confirmant l’attaque, le préfet de la Nana Gribizi, Gaston YENDEMO a parlé de 9 morts et 4 blessés, pris en charge pour l’instant à l’hôpital de Kaga Bandoro.

 

D’autres sources parlent de représailles aux assauts menés par des éleveurs peuls le weekend dernier dans plusieurs villages sur l’axe Kaga Bandoro. Le bilan provisoire de ces attaques faisait état d’une vingtaine de morts.

 

Par ailleurs à Boda, dans le sud du pays, un puissant chef anti-balaka dénommé Songolè, de son vrai nom Wilikondji, a été arrêté dans la nuit par la gendarmerie nationale. L’homme âgé d’une vingtaine d’années est accusé de graves crimes dans la localité. La population de Boda se réjouit de son arrestation.

 

Centrafrique : plus d’une dizaine d’éleveurs peuls tués à Nana Gribizi

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:14

 

 

 

http://www.elle.fr   27/03/2015 à 13h30  (ELLE)

 

Elles ont tout abandonné. Centrafricaines, Jamila, Kathy, Sukina et Emma* n’ont eu d’autre choix que de fuir au Cameroun, suite au coup d’Etat du 24 mars 2013 qui a vu la chute du président François Bozizé. Traumatisées et épuisées, elles y ont rejoint les camps de réfugiés, où les bénévoles de l’association CARE leur apportent une aide psychologique précieuse. Organisé par la Seleka il y a deux ans presque jour pour jour, le putsch a bouleversé la vie de milliers de familles. Voici leurs témoignages.

 

Les 450 000 réfugiés centrafricains ont tous vécu les mêmes scènes d’horreurKathy, Sukina et les autres réfugiées, ont elles aussi été attaquées dans leur village par les milices armées de la Seleka, et ont marché pendant des semaines, avec pour seul objectif de rejoindre le Cameroun. Ces événements se sont déroulés ces deux dernières années. « Des hommes armés ont tiré sur moi et mes trois fils », se souvient Jamila, professeure exilée avec son fils de 16 ans. « Paul a vu son petit frère mourir dans ses bras. Mon autre fils a également été tué », raconte-t-elle, éprouvée. Kathy a elle aussi fui son village, « pour sauver [sa ]vie ». « J’ai assisté au meurtre de mes voisins, ma maison a été détruite par ces hommes venus piller, terroriser et massacrer la population », explique-t-elle dans son témoignage, soulignant qu’elle a alors été séparée de ses enfants et son époux.

 

« On se cachait continuellement »

 

Sur les routes qui les mènent au Cameroun, ces réfugiées ne sont jamais en sécurité, constamment interpellées par des rebelles. Akila, qui a marché pendant presque quatre mois avec sa mère Emma, a ainsi perdu ses deux frères, assassinés sous ses yeux. « On se cachait continuellement, on marchait nuit et jour », raconte sa mère, alors qu’elle-même se souvient avoir eu les pieds « brûlés » à force de marcher. Sukina garde elle le souvenir du silence qui régnait, alors qu’elle avançait avec ses six enfants. « On vivait dans l'angoisse d'être trouvés et tués. Après deux mois, nous espérions pouvoir rentrer chez nous, mais des hommes armés occupaient notre maison. Ce jour-là, nous avons compris que nous ne retrouverions jamais la vie que nous avions construite », déplore-t-elle aujourd’hui.

 

« Les cauchemars me hantaient »

 

« A bout de force », Kathy rejoint finalement le site de réfugiés de Timangolo, à l’est du Cameroun, où elle retrouve son frère. « Je sursautais encore à chaque mouvement. Je n’arrivais pas à dormir, les cauchemars me hantaient », se remémore-t-elle aujourd’hui, soulignant que « les premiers échanges avec le psychologue ont été difficiles ». A son arrivée au camp de Timangolo, Emma « n’a que la peau sur les os ». « Elle était à bout de force et les enfants pleuraient tout le temps à cause de la fatigue et du manque de nourriture », se souvient sa fille Akila. De son côté, Sukina, installée depuis avril 2014 à Lolo, est toujours très inquiète pour sa fille de 4 ans. « Elle est terrifiée. Elle pleure sans arrêt depuis qu'on lui a posé un fusil sur la tête et souffre d'incontinence », déclare-t-elle, impuissante.

 
Aujourd’hui, ces femmes endeuillées, blessées et sans ressource tentent de se relever, mais l’incertitude pèse sur leur reconstruction. « J’ai retrouvé le sommeil et l'envie de communiquer, mais je voudrais savoir où sont mes enfants et mon mari. Ne pas savoir ce qu’ils sont devenus est insupportable », confie ainsi Kathy, accablée.

 

*Les prénoms ont été modifiés

 

Laura Boudoux @Laura_Boudoux

Lu pour vous : Des Centrafricaines réfugiées au Cameroun racontent leur histoire

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:12

 

 

 

http://www.levif.be    26/03/15 à 15:29 - à 15:29  Wided Bouchrika

 

Le silence est tombé sur le conflit en Centrafrique qui a fait des milliers de victimes civiles. "L'état veut faire croire que le calme est revenu" explique Peter Bouckaert de Human Rights Watch. "Mais entre-temps, les musulmans meurent de privations dans les enclaves de la République centrafricaine (RCA) surveillées par des troupes internationales".

 

Depuis son indépendance, survenue en 1960, la République centrafricaine est marquée par le chaos et les coups d'État. En 2003, François Bozizé a lancé une insurrection contre le président de l'époque, Ange-Félix Patassé. En représailles, les rebelles se sont réunis sous le nom de Seleka, qui signifie "alliance". Fin 2012, les milices rebelles associées ont lancé une offensive. En mars 2013 elles ont pris la capitale Bangui abandonnée par la France. Assermenté en août 2013, l'ancien rebelle Djotodia a dissous Seleka, créant l'illusion d'un retour au calme.

 

Une illusion, car la progression de Seleka - qui a tout brûlé sur leur passage - a entraîné l'éclosion de groupes d'autodéfense réunis sous le nom d'anti-bakala et responsables de massacres de musulmans. "On entend souvent qu'il s'agit d'une confrontation entre musulmans et chrétiens, mais c'est un malentendu" explique le prêtre Bernard Kinvi. "La croyance la plus représentée est l'animisme". Les anti-bakala visent les musulmans du pays par colère du coup d'État par les Seleka. "Alors que Seleka, bien que principalement islamique, compte également d'autres croyances dans ses rangs".

 

La spirale mortelle de violence et de représailles a fait entre 3.000 et 6.000 victimes civiles. Lorsque fin 2013 la violence a atteint la capitale Bangui, un quart de la population - plus de 100.000 personnes - a pris la fuite. En dehors de la capitale, beaucoup d'habitants ont fui vers le Congo, le Tchad et le Cameroun.

 

"Dans l'ouest du pays, la situation s'est plus ou moins stabilisée grâce à l'aide des troupes internationales" déclare le prêtre Bernard Kinvi, qui a accueilli des musulmans pendant la guerre . Lorsque début décembre 2013 le leader de Seleka, Michel Djotodia, a démissionné et que la maîtrise de la violence sectaire a été laissée à Catherine Samba-Panza, les Seleka sont partis vers l'est. "Traditionnellement, cette région connaît une importante population musulmane, mais -malgré la présence de quelques troupes multinationales - il y a encore régulièrement des confrontations violentes".

 

"Évidemment que la violence dans l'ouest du pays a diminué" déclare Peter Bouckaert, directeur de la division Urgences de Human Rights Watch (HRW). "Les musulmans de cette région ont fui le pays en masse, vers le Cameroun et le Tchad. C'est comme si tous les Flamands quittaient Bruxelles et qu'après on dit que la paix est rétablie".

 

Grenades à vendre pour 50 cents

 

"Le pire a été évité grâce à l'aide de la communauté internationale, mais le retrait des troupes survient à un moment très critique" estime Kinvi.

 

Le prêtre invoque l'urgence de désarmer les habitants. "Tous les foyers ont des armes à leur disposition, on trouve des grenades à 50 cents sur les marchés" témoigne-t-il. "La population a été confrontée à la violence, a appris à tuer et a toujours des armes à sa disposition. Les conflits de voisinage se 'résolvent' facilement par un assassinat".

 

Cependant, il y a de plus en plus d'accusations de sorcellerie en RCA. "Une victime a été enterrée vivante, les incidents sont incessants" raconte Kinvi. "Dans ces cas-là, nous devons agir rapidement, afin que les accusés ne soient pas exécutés par les milices anti-balaka".

Centrafrique : "Les musulmans meurent de privation sous les yeux de troupes internationales"

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