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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 22:32
RAPPORT MONDIAL 2017 (HUMAN RIGHTS WATCH)  -  République centrafricaine

 

 

République centrafricaine : Événements de 2016

 

https://www.hrw.org  RAPPORT MONDIAL 2017

 

Le 30 mars 2016, l’ancien Premier ministre de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra a prêté serment en tant que président, après plus de deux ans de gouvernement d’intérim. Malgré une passation de pouvoir d’une rare sérénité, et des élections relativement pacifiques, la situation du pays est demeurée précaire, instable et marquée par de graves violations des droits humains.

 

Les violences sectaires et les attaques contre les civils ont continué à affecter les régions du centre et de l’ouest du pays, en particulier les provinces de Ouaka, Nana-Grébizi, et Ouham-Pendé, où les groupes rebelles principalement musulmans de la Séléka, les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes et animistes, ainsi que d’autres groupes armés sont restés actifs. Les civils ont continué à pâtir des combats et les groupes armés ont violé et agressé sexuellement des femmes et des filles. On estime que 467 800 personnes, pour majorité des Musulmans, sont toujours réfugiées dans les pays voisins, tandis que 384 300 autres restent déplacées à l'intérieur du pays.

 

La mission de maintien de la paix des Nations Unies, la MINUSCA, a déployé environ 10 050 soldats de la paix et environ 2000 policiers dans de nombreuses régions du pays au cours de l’année, mais a peiné à rétablir la sécurité dans les zones clés, et à assurer une protection suffisante aux civils. Les efforts de la MINUSCA ont été entachés par des allégations d’exploitation et d’abus sexuels commis par des soldats de maintien de la paix sur des civils, parmi lesquels des enfants. Des accusations crédibles selon lesquelles des soldats de maintien de la paix de l’Union africaine (UA) auraient tué 12 civils à Boali en 2014 se sont vues renforcées par la découverte d’une fosse commune dans cette ville, au mois de février.

 

L’impunité pour les exactions et crimes de guerre passés est restée la norme. Le processus de mise en place d’une Cour pénale spéciale au sein du système judiciaire national n’a progressé que lentement. La Procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a poursuivi ses enquêtes, ouvertes en septembre 2014, sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis dans le pays depuis août 2012.

 

Environ 2,3 millions de personnes, sur une population de 4,6 millions avaient besoin d’aide humanitaire. Sur ces 2,3 millions, seuls 1,9 millions ont pu accéder à une forme d’assistance.

 

Attaques perpétrées contre des civils

 

La Séléka, un mouvement rebelle majoritairement musulman composé de différentes factions affiliées de manière peu structurée, a continué à attaquer des civils et à faire de nombreux morts, souvent au prétexte de se protéger contre les anti-balaka. En septembre, les combattants de l’Union pour la Paix en Centrafrique, une faction de la Séléka, ont attaqué des villages sur la route reliant Kouango à Bianga, dans la province de Ouaka.

 

En octobre, les forces de la Séléka ont attaqué et incendié un camp de personnes déplacées à Kaga-Bandoro, faisant au moins 37 victimes civiles, malgré la présence de Casques bleus de l’ONU. Au moins quatre personnes handicapées figuraient parmi les victimes. L’insécurité croissante dans la province de Nana-Grébizi a entraîné des dizaines d’attaques contre les organisations humanitaires internationales, commises par des groupes armés et des bandits d’août à octobre, entravant ainsi une aide vitale.

 

Un groupe armé nommé 3R (pour « Retour, Réclamation et Réhabilitation »), composé de musulmans peuls, s’est constitué dans la province de Ouham-Pendé à l’ouest du pays, sous le commandement du Général Sidiki Abass. Les affrontements entre 3R et anti-balaka s’étant intensifiés en 2016, de nombreux civils ont été tués tant parmi les bergers peuls musulmans que les paysans non-musulmans. Des témoignages crédibles indiquent que les deux parties ont commis des viols, illustrant la problématique généralisée des violences sexuelles dans ce conflit, depuis 2013.

 

Le groupe rebelle ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army, LRA) est resté actif dans le sud-est, et selon certaines allégations le nombre de meurtres et d’enlèvements de civils a augmenté.

 

Si la situation de la capitale, Bangui, s’est stabilisée fin 2015 après les violences des mois précédents, des milices armées ont violé ou agressé sexuellement au moins 25 femmes et filles dans le camp de personnes déplacées de M’poko et aux environs, entre septembre et décembre 2015. Dans certains cas, les auteurs de ces agressions ont affirmé violer les femmes et les filles pour les punir de leurs liens présumés avec des personnes de la communauté ennemie selon le clivage sectaire. Les survivantes de violences sexuelles sont restées confrontées à la stigmatisation, au rejet et à d’autres obstacles pour accéder aux services de base et à la justice.

 

Réfugiés et personnes déplacées à l’intérieur du pays

 

La situation des déplacés internes et des réfugiés est restée difficile. Beaucoup de personnes déplacées, comme celles des provinces de Ouaka et de Ouham, n’ont pas reçu d’aide humanitaire, ou très peu. Dans les camps de déplacés internes, les personnes handicapées ont été confrontées à des obstacles pour accéder à des installations sanitaires, à l’alimentation et à une aide médicale. Environ 20 000 personnes vivaient dans le camp de déplacés de M’poko, à Bangui, à la fin de l’année.

 

Dans le sud-ouest du pays, de petits groupes de Musulmans vivaient dans des enclaves protégées par des Casques bleus de l’ONU. Au centre et au nord-ouest du pays, les violences ont provoqué une augmentation du nombre de personnes déplacées. Les attaques de la Séléka dans la province de Ouaka, au sud, ont entraîné le déplacement de 3 500 personnes, et les combats dans la province de Ouham-Pendé ont provoqué le déplacement de 5 000 à 10 000 personnes. Environ 20 000 personnes ont été déplacées suite à l’attaque par la Séléka du camp de déplacés internes de Kaga-Bandoro, au mois d’octobre.

 

Élections

 

Lors d’un référendum organisé en décembre 2015, les électeurs ont approuvé massivement une nouvelle constitution. Des élections législatives et présidentielles ont eu lieu deux semaines plus tard, et Faustin-Archange Touadéra a remporté ce dernier scrutin le 14 février 2016.

 

Au moins huit dirigeants des anti-balaka ont participé aux élections parlementaires, dont trois ont obtenu des sièges, et notamment Alfred Yékatom, également connu sous le nom de « Rombhot ». Amnesty International a accusé Alfred Yékatom d’avoir participé à et commandité des meurtres de civils en 2014, et l’ONU a imposé des sanctions à son encontre en 2015. Le Groupe d’experts des Nations Unies sur la République centrafricaine a identifié Alfred Yékatom comme responsable d’actes d’intimidation contre des électeurs et de harcèlement contre des adversaires politiques à Mbaïki, sa circonscription, au cours de la campagne électorale de 2016. Un autre candidat victorieux, le chef de milice Éric Pogola, a menacé l’équipe d’un rival politique et aurait envoyé des combattants armés dans des bureaux de vote, le jour des élections, dans la province de Sangha-Mbaéré.

 

Violations commises par des soldats de maintien de la paix

 

Début février, Human Rights Watch a publié un rapport détaillant les actes d’abus et d’exploitation sexuels commis par les Casques bleus de la MINUSCA sur au moins huit femmes et filles, entre octobre et décembre 2015, aux environs de Bambari dans la province de Ouaka. Parmi les cas documentés figuraient le viol d’une fille de 14 ans et le viol en réunion d’une femme de 18 ans. En réaction à ces allégations, la MINUSCA a immédiatement renvoyés chez eux 120 Casques bleus originaires de la République du Congo.

 

Le contingent de soldats de la paix de la République démocratique du Congo, qui faisait également l’objet de plusieurs autres allégations d’exploitation et d’abus sexuels, a été rapatrié fin février, pour non-respect des normes de l’ONU en matière de matériel et de préparation. Une procédure pénale a été engagée à Kinshasa par les autorités de la RDC, concernant les accusations d’abus sexuels et d’exploitation commis par des Casques bleus de ce pays, mais a été ajournée en juin pour étudier la possibilité d’interroger les victimes.

 

En mars, des médias internationaux ont signalé de nouvelles allégations d’abus et d’exploitation sexuels commis par des Casques bleus de la MINUSCA. Cette dernière a alors annoncé l’ouverture d’une enquête sur ces affaires, et son intention de prendre des mesures contre les coupables.

 

Le procès militaire à Paris de cinq Casques bleus français, accusés d’avoir passé à tabac un Centrafricain, s’est ouvert en septembre. Les procès militaires en cours de soldats de la paix français accusés en 2015 d’abus sexuels se sont poursuivis.

 

En juin, le gouvernement de la République du Congo a annoncé qu’une procédure judiciaire était en cours contre un nombre non précisé de Casques bleus congolais de la MINUSCA, basés à Mambéré, qui auraient battu à mort deux hommes en 2015.

 

En février, une fosse commune découverte à Boali est apparue révéler les restes de 12 personnes qui auraient été tuées par des soldats de la paix de l’UA, originaires de République du Congo, en 2014. En décembre 2013, des Casques bleus de l’UA également originaires de République du Congo auraient battu à mort deux combattants anti-balaka, qu’ils avaient placés en détention à Bossangoa. En février 2014, ils auraient également exécutés deux combattants anti-balaka à Mambéré. En juin 2016, le gouvernement de la République du Congo a annoncé qu’une procédure judiciaire était en cours concernant les évènements de Boali et de Bossangoa. A l’heure où nous écrivons, aucune action n’a été engagée concernant les meurtres commis à Mambéré en 2014.

 

Efforts nationaux et internationaux pour la justice

 

L’impunité est restée l’un des principaux défis à relever pour faire face aux atrocités passées et à celles qui se perpétuent. En août et en septembre, la cour pénale de Bangui a jugé 55 affaires, dont certaines concernaient des crimes graves tels que des viols ou des meurtres. La cour n’a cependant pas traité les exactions ou crimes de guerre présumés liés au conflit.

 

Les ressources limitées et les obstacles administratifs ont freiné la mise en place de la Cour pénale spéciale, un tribunal hybride comprenant à la fois des juges et des procureurs nationaux et internationaux, et qui se concentrera sur les graves crimes internationaux commis depuis 2003. Dans ce qui représente une avancée positive, le Ministre de la Justice a annoncé en juillet que le procureur spécial de ce tribunal serait nommé avant la fin de l’année 2016. En août, l’ONU et le gouvernement ont signé un document précisant leurs missions et responsabilités relatives à ce tribunal.

 

Le Bureau du Procureur de la CPI a poursuivi tout au long de l’année son enquête sur les crimes graves commis par la Séléka et les anti-balaka. La CPI n’a émis aucun mandat d’arrêt en 2016.

 

Une enquête précédente de la CPI a conduit à la condamnation de Jean-Pierre Bemba Gombo, ancien vice-président de la République démocratique du Congo. Les forces du Mouvement pour la Libération du Congo de Jean-Pierre Bemba étaient intervenues en République centrafricaine en 2002 et 2003, sur ordre du Président de l’époque, Ange-Félix Patassé, pour réprimer une tentative de coup d’état menée par François Bozizé, qui était alors général.

 

Le 21 mars 2016, les juges de la CPI ont jugé Jean-Pierre Bemba coupable de viol, de meurtre et de pillages, aux termes du principe juridique de « responsabilité de commandement ». Le 21 juin, la Cour l’a condamné à 18 ans de prison. En septembre, les avocats de Jean-Pierre Bemba ont fait appel. La Procureure, qui avait requis une peine de 25 ans, a indiqué que son bureau ferait appel de la sentence pour qu’elle « reflète intégralement la culpabilité de Bemba ». Le 19 octobre, les juges de la CPI ont jugé Jean-Pierre Bemba et quatre complices coupables de subornation de témoins, après qu’ils aient tenté d’acheter des témoins.

 

Principaux acteurs internationaux

 

La France a entamé le retrait de ses forces de maintien de la paix en octobre. Elle devrait garder environ 300 soldats dans le pays.

 

Lors de la Conférence internationale de Bruxelles pour la République centrafricaine, le 17 novembre, l’Union européenne, principal bailleur du pays, s’est engagée à verser 409 millions d’euros (450 millions de dollars US) sur cinq ans pour les efforts de réconciliation, de développement et l’aide humanitaire. L’ensemble des dons promis lors de la conférence a atteint 2,06 milliards d’euros au total (2,28 milliards de dollars).

 

En 2016, les États-Unis ont apporté 95 millions de dollars d’aide humanitaire (soit 88 millions d’euros). La totalité de la réponse humanitaire n’a permis de couvrir que 32,2 pour cent des besoins financiers du pays. Les Pays-Bas, les États-Unis et l’ONU étaient les principaux bailleurs de la Cour pénale spéciale, mais le budget sur cinq ans de cette instance n’était toujours que partiellement assuré.

 

En avril, l’UE a autorisé la mise en place d’une mission de formation militaire, l’EUTM RCA, opérationnelle pour une période initiale de deux ans, afin de former deux bataillons de l’armée nationale. En août, l’armée ougandaise a entamé le retrait de ses troupes engagées dans une offensive coordonnée par l’UA contre la LRA, au sud-est. A l’heure de la rédaction de ce chapitre, les États-Unis avaient décidé de poursuivre leurs opérations contre la LRA dans le pays.

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 22:04
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Directrice Générale du FMI Christine Lagarde attendue à Bangui

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 16 JANVIER 2017

 

BANGUI, 16 Janvier 2017(RJDH) —La Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI) Christine Lagarde est attendue dans la capitale centrafricaine d’ici le 24 et 25 janvier prochain pour discuter avec le gouvernement. L’annonce a été faite par le Ministre des Finances et du Budget, Henri Mari Dondra lors d’une conférence de presse le weekend dernier.

 

La RCA a un taux de croissance de 5% après la crise et une maitrîse du taux de l’inflation. L’arrivée prochaine de Christine Lagarde en République Centrafricaine fait suite au choc pétrolier qui a affecté l’économie du continent et de la sous-région d’Afrique Centrale ayant conduit l’institution financière internationale à envisager la dévaluation du FCFA après celle de 1994. Si la restructuration monétaire a été évitée au Cameroun, beaucoup des analystes redoutent un plan d’ajustement structurel du Fond Monétaire International

 

Selon Henri Marie Dondra, cette visite est le couronnement des efforts budgétaires et des réformes engagées par le gouvernement « la visite de la Directrice générale du FMI à Bangui c’est pour voir l’état d’avancement des reformes que nous avons déjà menées depuis notre arrivée à la tête de ce département des Finances en matière de gestion des finances publiques. La zone CEMAC traverse aujourd’hui une crise économique et toutes les prévisions en matière croissance ont été revues à la baisse. Nous sommes passés d’une prévision à 2,5% à 1,07% dans la zone. Tout simplement parce qu’il y a la chute du prix du pétrole» a-t-il indiqué.

 

C’est le premier déplacement de Christine Lagarde du FMI après la facilité élargie de crédit accordée à la RCA suite aux élections et la table ronde de Bruxelles.

 

 

Centrafrique : Plus de dix mille personnes vulnérables appuyées en vivre par MSF dans le Nord

 

PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 16 JANVIER 2017

 

BANGUI, 16 Janvier 2017(RJDH)— 97.8 tonnes de nourriture ont été distribués à 2.049 familles, soit près de 10.500 personnes dans sept sites de déplacés à Kabo, Gbazara et Moyenne Sido au nord de la République Centrafricaine. Une activité des Médecins Sans Frontières selon un communiqué du 12 janvier que le RJDH a eu copie.

 

Cette distribution intervient au moment où le Programme Alimentaire Mondial (PAM) tire la sonnette d’alarme à propos d´un manque de financements qui aura pour conséquence l’interruption de l’assistance apportée à 150.000 déplacées et réfugiés d’ici février.

 

Le communiqué des MSF indique que cette distribution est considérée comme mesure de prévention qui a ciblé les personnes les plus vulnérables de cette région, et particulièrement les populations déplacées qui ont fui leur maison il y a deux ans.

 

Le communiqué ajoute que ces populations demeurent dans l’impossibilité de retourner en raison du conflit et de l’insécurité sévissant dans le pays, « la distribution alimentaire n’est pas, et ne devrait pas devenir une activité régulière de MSF. Nous avons trouvé une situation de précarité chez de nombreuses personnes déplacées dans ces sept sites de déplacés (trois sites à Kabo, un à Gbazara et trois à Moyenne Sido). Les récents combats à Kaga-Bandoro et Bambari ont contraint les autres organisations à rediriger leurs ressources vers les personnes nouvellement affectées et déplacées dans ces zones», a relevé Maria Simon, coordinatrice générale des projets MSF dans le pays.

 

Maria Simon se dit préoccupée par la situation d’insécurité alimentaire de cette population. « Certaines de ces familles ont été déplacées dès 2009, d’autres sont venues de Bangui en 2011 et 2014 auxquelles s´ajoutent des personnes qui reviennent du Tchad. Nous parlons d’êtres humains dont les capacités d’adaptation sont épuisées depuis longtemps et dont la situation ne fait qu’empirer » a-t-elle ajouté,

 

Elle a en outre poursuit qu’en marge de cette distribution, 2.757 enfants âgés de 6 semaines à 15 ans ont été vaccinés ; leur état nutritionnel a été contrôlé et que son service a également vérifié s’ils avaient ou non le paludisme.

 

Du vermifuge ainsi que des comprimés de vitamine A leur ont été administrés. Les femmes enceintes ont aussi été vaccinées et ont reçues un supplément en fer et en acide folique.

 

Ces familles ont reçu 36 kg de riz, 5 kg de haricots, de l’huile, du sel et du sucre.

 

 

Centrafrique : Des tirs d’arme paniquent la population de Bozoum

 

PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 16 JANVIER 2017

 

BOZOUM, 16 janvier 2017(RJDH)–Des tirs sporadiques ont été écoutés proche de Bozoum au Nord-Ouest de la RCA ce 14 janvier. Selon les informations, ce sont des miliciens Anti-Balaka qui sont à l’origine de ces tirs, une accusation rejetée par ce groupe armé.

 

La Sous-préfecture de Bozoum, localité située au Nord-Ouest de la RCA connait elle aussi la présence des groupes armés à savoir les 3R, la RJ et les Séléka. Ces tirs sont entendus dans la localité quelque jour après que le contingent camerounais de la Minusca accusé de se livrer au commerce des boissons alcoolisées a quitté la ville.

 

Les habitants de Bozoum accusent les Anti-Balaka, « ce sont des bandes Anti-Balaka en provenance de Bocaranga qui sont à l’origine des tirs dans la ville de Bozoum, nous vivons une situation humanitaire difficile et crayons la maladie » a indiqué une source jointe par le RJDH.

 

Les témoins joints par le RJDH confirment l’absence des autorités locales car le préfet et le sous-préfet sont à Bangui et n’ont pas encore repris fonction. « Les activités sont paralysées depuis le samedi 14 janvier et la base de la Minusca camerounaise fait l’objet de pillage après le retrait dudit contingent », a-t-on affirmé des sources jointes par le RJDH.

 

Ces tirs qui ont fait des blessés au sein de la population civile, interviennent au moment où Human Righ Watch publie un rapport sur les violences perpétrées par les groupes armés notamment dans l’Ouham Péndé.

 

 

Centrafrique : Deux soldats ougandais tués à 30 Km de Zemio

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 16 JANVIER 2017

 

BANGUI, 16 Janvier 2017 (RJDH)–Deux éléments des forces ougandaises ont été tués dimanche 15 Janvier 2017 au village Kitife situé à 30 Km de Zemio par des groupes armés assimilés aux éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, a-t-on appris au RJDH des sources sécuritaires à Zemio à l’Est de la RCA.

 

Cette attaque intervient un jour avant l’ouverture du procès de Dominique Ongwen à la Cour Pénale Internationale (CPI), l’un des commandants de la LRA accusé de crimes de guerre et de crime contre l’humanité, commis en Ouganda. D’aucuns y voient une réponse à la Cour Pénale Internationale et une démonstration de leur capacité de nuisance malgré la présence des forces ougandaises et américaines, d’autres redoutent la monté en puissance des éléments de la LRA en cette période de saison sèche.

 

Selon les informations du RJDH, c’est dimanche 15 janvier qu’un convoi des forces ougandaises est tombé dans une embuscade entre Zemio et Mboki. Deux militaires ougandais sont morts et une dizaine blessée.

 

Une source sécuritaire jointe depuis Zemio par le RJDH confirme les faits, « oui ils ont été attaqués lâchement. Selon nos renseignements, ils seraient des forces de la LRA, qui ont décidé de s’attaquer à toutes les forces nationales, internationales voire les Séléka qui passeraient dans la région », a confié une autorité militaire sous couvert de l’anonymat.

 

Ces informations ne sont pas encore confirmées par des sources officielles à Bangui.

 

Les soldats ougandais sont déployés en Centrafrique depuis 2009 dans le cadre de la lutte contre la LRA, une rébellion ougandaise qui sévit depuis huit ans entre la RCA, la RDC et le Soudan.

 

Le 3 janvier dernier, deux casques bleus du contingent marocain de la Minusca sont morts dans une embuscade à tendue par des groupes armés non identifiés à 30 Km de Mboki sur l’axe Zemio alors qu’ils escortaient des vivres. Au total, 5 éléments des forces internationales sont déjà morts en Centrafrique en 2017.

 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 22:49

 

 

14/01/17 (AFP)

 

Le président de la Centrafrique Faustin-Archange Touadéra s'est alarmé de la situation humanitaire dans son pays ravagé par la guerre, demandant 21,5 millions de dollars pour aider le programme alimentaire mondial (PAM) "à prévenir le pire".

 

"Le PAM a besoin de 21,5 millions de dollars pour être en mesure de prévenir le pire. Je joins ma voix à la sienne pour appeler les bailleurs ainsi que toutes les bonnes volontés à nous aider à mobiliser cette somme qui permettra de sauver des milliers de vies centrafricaines", écrit le président Touadéra dans un communiqué daté de jeudi.

 

"Le PAM a récemment annoncé qu'à partir de la fin du mois de janvier, si rien n'est fait, il cessera d'apporter une assistance à des milliers de personnes qui ne doivent leur survie qu'à cette aide. L'heure est donc grave car plus de 400.000 personnes dont 140.000 déplacés et 9.900 réfugiés risquent d'en pâtir", a ajouté le président Touadéra dans son communiqué relayé vendredi par le bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha).

 

"Une flambée des prix des denrées alimentaires de première nécessité pourrait entrainer un embrasement dont la Centrafrique n'a pas besoin", a-t-il souligné, rappelant que "la recrudescence de la violence exacerbée par les groupes armés, depuis septembre 2016" a provoqué 70 000 nouveaux déplacés.

 

La communauté internationale a promis plus de deux milliards d'euros pour aider la Centrafrique lors d'une conférence des donateurs à Bruxelles en novembre 2016.

 

Le pays, qui compte 4,5 millions d'habitants, a basculé dans le chaos en 2013 avec le renversement du président François Bozizé par la rébellion Séléka défendant la minorité musulmane, entraînant une contre-offensive des groupes anti-Balakas majoritairement chrétiens.

 

L'opération militaire française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) puis la Mission des Nations unies (Minusca, quelque 12.500 hommes) ont permis l'élection début 2016 du président Touadéra.

 

L'autorité de l'Etat peine cependant à s'exercer au-delà de la capitale Bangui. Dans l'intérieur du pays, des groupes armés continuent de se battre ou de menacer les civils pour le contrôle du bétail ou des diamants.

 

Trois Casques bleus ont été tués début janvier 2013.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 22:39
Washington disposé à aider la Centrafrique à sécuriser ses frontières

 

JAN 12

Le gouvernement américain se propose d’aider la République centrafricaine à mettre en place un système de sécurisation de ses frontières et de son code douanier, pour contribuer à la stabilité dans le pays.

 

Une délégation américaine conduite par le directeur du système de sécurité et de défense nationale américaine, Paul Hollingshead a eu un entretien sur le sujet ce jeudi à Bangui, avec le ministre centrafricain de la défense nationale, Joseph Yakité

 

« Nous sommes dans 14 pays d’Afrique. Nous faisons du travail avec les agences d’intelligence, dans le cadre de la sécurité d’un pays, nous avons des systèmes qui détectent les armes, explosifs et les voitures piégées », a expliqué l’officiel américain

 

Il a en outre dit que leur mission consiste aussi à l’identification de tous les produits en provenance de l’extérieur, afin de s’assurer que toutes ces marchandises sont déclarées à la douane.

 

Le but de notre travail est d’apporter une augmentation des revenus aux recettes de l’état et de sécuriser les frontière de la Centrafrique» a-t-il précisé.

 

Le gouvernement centrafricain s’est montré intéressé par cette proposition américaine afin de sécuriser ses différentes frontières et de combattre l’insécurité.

 

APA 12 janv

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 20:06
Lu pour vous : La Centrafrique livrée à elle-même

 

AFRIQUE

 

Par Edouard Dropsy, Correspondance à Bangui Libération — 13 janvier 2017 à 20:16

 

Les Français partis, la capitale semble relativement pacifiée mais le reste du pays demeure incontrôlé.

 

A Bangui, pas de manifestation contre le franc CFA comme on a pu en voir à Abidjan, Kinshasa ou Bamako, à la veille du sommet Afrique-France qui se tient ce week-end dans la capitale malienne. Au contraire, dans le bouillonnant PK5, l’enclave musulmane de la capitale centrafricaine, les drapeaux français sont bien présents, plantés au-dessus des échoppes. «Nous sommes extrêmement reconnaissants à la France de nous avoir protégés, s’enthousiasme Ousmane Mahamatzen, un des rares commerçants qui peut sortir du quartier sans risquer de se faire agresser, voire tuer. Sans les Sangaris [du nom de l’opération française en Centrafricaine, ndlr], il n’y aurait peut-être plus de musulmans au PK5.»

 

Le jour du départ des troupes françaises, fin octobre, le quartier était sur le qui-vive. Quelques heures avant l’arrivée du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, venu clore une opération qui a mobilisé 2 500 soldats et a duré de près de trois ans, les deux groupes d’autodéfense du quartier s’affrontaient à coups de lance-roquettes. Les combats ont fait une dizaine de morts, dont deux chefs réputés inamovibles.

 

Diamants.A ce vide au sein du quartier s’ajoute désormais l’absence des forces françaises, reconnues pour leur efficacité, face aux milices des quartiers voisins. «Les Sangaris faisaient des patrouilles, poursuit Ousmane. On savait que si on se faisait attaquer, ils réagiraient rapidement.» Les quartiers voisins n’ont pas bougé et aujourd’hui Bangui semble pacifié. Ce qui n’est pas le cas, loin s’en faut, du reste de la Centrafrique. Les deux tiers du pays sont toujours sous la coupe de factions de l’ex-rébellion Séléka. Elle gère, administre, touche l’impôt, notamment des mines d’or et de diamants. Et rend parfois une justice expéditive sous les yeux des Casques bleus, comme à Kaga-Bandoro en octobre, où des groupes armés défient l’Etat centrafricain. Exsangue, sans moyen, celui-ci a d’ailleurs à maintes reprises demandé le maintien de Sangaris.

 

Petit-Delphin Kotto, le coordonnateur de la Coscipac, une plateforme de la société civile, se veut lucide : «La France est toujours au chevet de la Centrafrique. Elle a toujours été présente avant, pendant et après les crises militaro-politiques», résume-t-il, mi-figue mi-raisin. Cet acteur de la vie politique et sociale centrafricaine, dont la fédération revendique 10 000 membres, se tient néanmoins à distance d’un discours trop critique envers sa «mère la France». «Nous n’avons pas d’indépendance économique, politique ou militaire. Nous n’avons pas d’autodétermination, juge-t-il. La France doit appliquer une bonne politique de développement en Centrafrique, c’est-à-dire appuyer les autorités et les ONG locales dans l’agriculture, l’élevage et le commerce.» Cette dépendance de la République centrafricaine envers Paris continue également d’alimenter les accusations d’ingérence de l’Elysée dans les affaires de Bangui. La dernière en date : la mise en cause de soldats français pour violences sexuelles contre des enfants centrafricains. Aucune mise en examen n’a été prononcée.

 

«Frustrant».Les juges chargés de l’enquête, ouverte en 2014, l’ont terminée sans parvenir à confirmer les accusations très précises des enfants du camp de déplacés M’Poko, à côté de l’aéroport de Bangui. Sauf rebondissement, l’affaire se dirige donc vers un non-lieu. «C’est frustrant, la justice française a voulu enterrer l’affaire. Ça se passe à sens unique et on ne fait que subir», se désole un haut magistrat centrafricain bon connaisseur du dossier, rappelant que malgré les commissions rogatoires et les auditions menées par les services centrafricains, rien n’ait abouti dans cette affaire. «Ce cas l’illustre : on est encore typiquement dans la Françafrique.»

 

Edouard Dropsy Correspondance à Bangui

 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 19:57

 


 

Les Présidents de la République à travers le monde ont le droit d'avoir un statut matrimonial avec tous les avantages et inconvénients qui y sont liés. La République centrafricaine n'a pas dérogé à cette règle universelle en partageant sa vie avec l'heureuse élue de son cœur. Cette dernière est communément et traditionnellement appelée "Première dame". En d'autres termes, la première dame n'est autre que la compagne du chef de l'Etat peut importe qu'elle soit mariée, pacsée ou non, intellectuelle ou analphabète...

 

Les pratiques et traditions républicaines ont tendance à accorder plus d'importance à la première dame qui, par la force des choses influence la vie politique. Ainsi, le citoyen lambda, noyé dans ce flou institutionnel est en droit de se poser les problématiques suivantes : quel est le statut juridique de la première dame ? A t-elle un statut social et/ou politique ? Quel est son vrai rôle dans l'organigramme politique et sociétal ? Doit-elle avoir des influences sur le fonctionnement de la vie politique ? Doit-elle bénéficier de certaines prestations et privilèges liés à son pseudo statut ? Nous tenons à rappeler de prime abord que la première dame n'a aucun statut légal, officiel, son statut n'est pas encadré par la loi.

 

Depuis les indépendances, le statut de la première dame n'a été prévu par aucune disposition constitutionnelle, ni une loi organique. Aucun texte ne définit juridiquement l'existence de la première dame ou n'accorde de privilèges particuliers. Elle a seulement une présence sans existence officielle. Elle a une place naturelle auprès de son mari mais non institutionnelle. Avant toutes polémiques, elle reste comme toute autre une femme au foyer. Au passage, une question presque idiote nous brûle les lèvres : pourquoi ne parle t-on pas de l'inverse ? C'est à dire du "premier homme" lorsque c'est la femme qui est présidente ? A titre d'exemple, en Allemagne, le mari de la chancelière n'a pas de statut de premier homme mais se fait appeler simplement par la civilité de "Monsieur". Ainsi, où est alors le principe de parité ou d'égalité des hommes et des femmes devant la loi proclamée par les déclarations universelles des droits de l'homme ?

 

En ce qui concerne le rôle de la première dame, n'ayant pas de reconnaissance officielle, elle ne peut marquer son existence que par des actions humanitaires, caritatives et associatives à travers des aides, constructions et fournitures des écoles, des hôpitaux. Ces activités relèvent du domaine privé et ne peuvent être rattachées aux activités de la présidence. Sur cette rubrique, une question se pose avec acuité : quelles sont les sources de financement de toutes ces activités ? Sont-elles financées sur le budget de l'Etat ou des fonds spéciaux de la présidence ? Les actions caritatives et humanitaires sont généralement de grande envergure et laisse planer de doutes et d'interrogations sur le mode de financement e l'absence de partenariat financier avec d'autres institutions.

 

Qui finance ses voyages lorsqu'elle doit répondre à une invitation à l'étranger ? Au niveau politique et social, l'épouse du président de la République doit rester dans l'ombre et s'engage à côté de son mari. Elle doit soigner son image et rester intègre dans toutes ses œuvres. Le seul fait de partager la vie d'un Président de la République l'oblige à un devoir de retenue et de réserve c'est à dire pas de prise de position en publique au risque de contrarier la politique de son mari. Par ailleurs, et sans porter atteinte à la vie privée, il semblerait que l'élu de la nation est polygame. Ainsi, pourquoi ne parle t-on pas d'un statut pour la deuxième dame ? Les deux dames doivent aussi déclarer leurs patrimoines ? Qu'adviendrait la première dame en cas de divorce ou de séparation de corps ? S'agissant des prestations et privilèges qui lui sont offerts, les premières dames des régimes successifs bénéficient des services de l'administration, des véhicules avec chauffeurs, des officiers de sécurité et parfois d'un cabinet.

 

Ainsi, comment expliquer le fait que certains services vitaux et régaliens de la République manquent de véhicules alors que des véhicules sont affectés aux services de la première dame ? Qui paye ces fonctionnaires de l'Etat affectés au service de la première dame ? S'ils sont payés sur le budget de l'Etat, alors il y'a un problème...sont-ils payés sur les fonds spéciaux de la présidence ? Où la première dame reçoit-elle ses courriers ? à la présidence ? Le seul fait d'être femme d'un Président de la République est générateur de droits et obligations au profit d'une personne privée et au frais de l'Etat ?

 

Sachant que la première dame n'a pas de rang protocolaire dans les cérémonies, quelles influences peut-elle avoir sur les collaborateurs de son mari ? Son influence se fait ressentir même dans les nominations des ministres ainsi que des hauts fonctionnaires civils et militaires. Quels sont ses rapports avec le gouvernement ? quels sont ses rapports avec le parlement ? Son mari étant couvert par l'immunité, la première dame peut-elle être poursuivie pendant le mandat de son mari ? Le Président de la République peut-il nommer sa femme à des fonctions publiques et politiques ? Si elle travaillait avant de devenir première dame, continuera t-elle à exercer sa fonction ? Y'a t-il incompatibilité ?

 

En cas de décès de la première dame ( ce que nous ne souhaitons pas ) doit-on organiser des funérailles nationales et/ou officielles ? Dans ce flou institutionnel, certaines voix contestataires ne souhaitent pas qu'on réserve de place à la première dame dans les manifestations officielles car elles estiment que cette pratique est désuète et surannée. Pour finir, nous tenons à rappeler que ce sont les actions publiques de la première dame qui sont mis en exergue dans cette analyse, le reste relève de la vie privée que nous respectons. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 14 janvier 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Administrateur des Elections.

LE STATUT JURIDIQUE DE LA PREMIÈRE DAME EN CENTRAFRIQUE : PARLONS-EN... ! par Bernard SELEMBY DOUDOU
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:43

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 14 janvier 2016 - La ville de Paoua, située dans l’Ouham-Pendé (nord-ouest de la Centrafrique), recevra lundi quatre bâtiments réhabilités par le MINUSCA, dont deux neufs dans le cadre de l’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat, la protection des civils et la cohésion sociale dans la localité. La remise de ces bâtiments aura lieu lors d’une cérémonie en présence des Ministres des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Mbaïkoua, de la justice Flavien Mbata, de l’intérieur Jean Serge Bokassa, du ministre des transports et Théodore Jousso, de six Honorable Députes de la sous-préfecture de Paoua et de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Diane Corner.

 

Les quatre bâtiments réhabilités et équipés sont la Gendarmerie, le Palais de justice, la Sous-préfecture et la Case du chef. Les travaux ont coûté 76.700.000 francs CFA, financés par la MINUSCA dans le cadre des projets à impact rapide, et ont permis la création d’une centaine d’emplois temporaires à Paoua.

 

La Construction de la nouvelle Gendarmerie, la réhabilitation du Palais de la justice et de la Sous-préfecture visent à renforcer la protection de la population et la présence de l’État, en particulier la lutte contre l’impunité et la reprise des activités administratives et des fonctions régaliennes de l’Etat. Par ailleurs, la construction du bâtiment de la gendarmerie, dont l’ancien date de l’époque coloniale, contribuera à améliorer les conditions de travail des gendarmes. Quant à la Case du chef, elle contribuera à renforcer l’autorité des chefs, notamment dans la résolution des conflits intercommunautaires, en vue de la cohésion sociale.

 

“Ces infrastructures bénéficieront non seulement à l’autorité de l’Etat dans l’exercice de ses pouvoirs régaliens, mais aussi et surtout à la population civile qui aspire profondément à la paix et à la justice”, indique le Chef du Bureau de la MINUSCA à Paoua, Amadou Diong, précisant que la Mission va continuer ses efforts d’appui à l’extension de l’autorité de l’Etat, la Cohésion Sociale et la Protection des Civils dans toutes les Sous-Préfectures et la préfecture de l’Ouham-Pendé ainsi que dans le reste de la Centrafrique.

 

Les projets à impact rapide sont mis en œuvre par la MINUSCA conformément au volet multidimensionnel de son mandat et constituent une solution d’urgence aux besoins essentiels des populations dans le contexte post-conflit du pays. Les projets à impact rapide ont également pour objectif principal d’accompagner le gouvernement dans ses chantiers prioritaires. La MINUSCA va consacrer 1.700.000.000 de francs pour la réalisation de 100 projets à impact rapide dans le pays, dans le cadre de l’exercice 2016-2017.

 

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Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

REMISE DE QUATRE BATIMENTS POUR SOUTENIR LA JUSTICE ET LA RESTAURATION DE L’AUTORITE DE L’ETAT A PAOUA
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:31
A la Une: Afrique-France, le «Farewell» de Hollande

 

 

REVUE DE PRESSE FRANÇAISE

 

 

Par Norbert Navarro RFI

 

Une dernière, en effet, sur le continent, pour le président français, présent à Bamako, où s’ouvre officiellement aujourd’hui le sommet Afrique-France, un sommet « en un sens historique », estime Le Figaro, dans la mesure où il était « prévu en 2016 » et où il a été « repoussé d’un an pour raisons de sécurité ».

 

Un « dernier tour de piste africain pour Hollande », comme le formulait hier le quotidien Le Monde. Et ce n’est pas qu’un « au-revoir », ce sont « les adieux de François Hollande le chef de guerre à l’Afrique », ramasse, en un titre, Le Figaro, tandis que Libération dresse le bilan des « trois guerres de Hollande » et que La Voix du Nord évoque également le caractère avant tout martial de l’action du chef de l’Etat français en Afrique. Reprenons.


Pour Le Monde, c’est surtout une « empreinte sécuritaire » que le président a laissé en Afrique. Pour Le Figaro, le chef de l’Etat a « marqué le continent par deux guerres lancées au Mali et en Centrafrique ».


Et justement, François Hollande tenait à se rendre au Mali, pays « qui a marqué son mandat, souligne Le Figaro, il tenait à reprendre son costume de chef des armées qu’il aime tant, pour lancer ce qu’il pensait être la campagne pour sa réélection. La décision de ne pas se présenter a vidé de sa substance cette grande messe, n’en faisant qu’un sommet des adieux », résume ce quotidien conservateur. Lequel, à l’instar de son confrère du Monde, met l’accent sur cette « empreinte » sécuritaire, que Le Figaro décrit comme celle d’une « ranger », vous savez, cette chaussure des militaires.



Des adieux donc ? Pas du tout, prévient Le Parisien, surtout « ne pas dire à François Hollande qu’il est en tournée d’adieux, il fait tout pour ne pas le laisser croire » ! Le président, du reste, s’est rendu hier à Gao, façon de ne pas « se contenter de la dimension trop formelle du sommet », souligne ce quotidien, à qui François Hollande confie cette remarque : « si le Mali était tombé, vous imaginez le mouvement migratoire vers l’Europe ? ».


Afrique-France : présence militaire française record


Deux guerres déclenchées par François Hollande en Afrique, donc. Alors pourquoi trois guerres, comme le lance Libération ? Parce qu’au Sahel et à la Centrafrique, ce journal ajoute la Libye. Or le bilan de la présence de l’armée française sur le continent africain est « discuté », regrette Libé, et François Hollande « n’échappe pas aux accusations d’ingérence ».


En effet, énumère Libération, « à moins d’une annonce surprise, lorsqu’il quittera le palais de l’Elysée en mai, François Hollande laissera derrière lui plus de 4 000 soldats français déployés dans le Sahel. L’opération Serval, devenue Barkhane à l’été 2014, est la plus vaste intervention de l’armée, hors engagement au sein d’une coalition, depuis la guerre d’Algérie. Contre toute attente, elle fut déclenchée par un président socialiste jusque-là peu connu pour son goût du kaki et dénué de lien particulier avec le continent africain. En cinq ans, François Hollande, […] a pourtant “projeté”, selon le vocable en vigueur, des soldats au Mali, au Niger et au Tchad, pour Barkhane, en Centrafrique, avec Sangaris, et, de façon beaucoup plus discrète, en Libye ».


Pour La Voix du Nord, en tout cas, François Hollande vient une dernière fois à Bamako « jouir d’une popularité qui l’a fui chez lui au point de ne pas pouvoir se représenter ! Alors que les candidats socialistes se divisent sur son quinquennat, cette action militaire à l’appel d’un pays ami est classée par tous, y compris les “frondeurs” à l’actif du bilan, avec la deuxième intervention déclenchée un an plus tard en Centrafrique pour éviter un génocide comme au Rwanda vingt ans plus tôt ».

 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:26
Centrafrique : 399,5 millions de dollars pour sauver 2,2 millions de vies

 

 

 

Bangui, le 13 janvier 2016 – Le Gouvernement centrafricain et l’Equipe humanitaire pays ont procédé le 13 janvier au lancement officiel du Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019. D’un montant de 399,5 millions de dollars américains, il ambitionne de répondre aux besoins vitaux de 2,2 millions de Centrafricains. Organisé autour de trois objectifs stratégiques, ce document de planification aspire à sauver davantage de vies, à renforcer la protection des populations affectées et à préserver la dignité humaine en rétablissant l’accès aux services sociaux de base et aux mécanismes de subsistance.

 

Le Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019 arrive dans un contexte marqué par la détérioration de la situation sécuritaire, notamment au cours du deuxième semestre de l’année 2016, avec une multiplication des foyers de tension. Cette dégradation a généré de nouvelles urgences humanitaires et a exacerbé la vulnérabilité de plus de 70 000 nouveaux déplacés. «Elle défie nos efforts de protection, de planification et entrave sérieusement l’accès humanitaire » comme l’a souligné la ministre des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Baikoua.

 

«A cela s’ajoute une conjoncture internationale peu favorable pour le financement de l’action humanitaire en RCA. De nouvelles crises surgissent ailleurs dans le monde et retiennent l’attention des bailleurs du fait de leur acuité et de leurs effets sur les populations civiles » a fait remarquer le Docteur Michel N’da Konan Yao, Coordonnateur humanitaire par intérim.

 

Dans cette configuration, Virginie Baikoua et Michel Yao ont appelé les donateurs à s’engager davantage auprès de la RCA afin de consolider les acquis des années précédentes et répondre aux nouvelles urgences. En 2016, le Plan de réponse humanitaire d’un montant de 531,5 millions de dollars n’a été financé qu’à hauteur de 36,2% en décembre 2016. Un financement adéquat en 2017 permettra d’apporter une assistance alimentaire à 900 000 personnes. Dans toute crise humanitaire, la sécurité alimentaire occupe le premier poste de dépense. En 2017, 128,5 millions de dollars devront être dédiés à cette priorité.

 

Avec les autorités nationales, une campagne de plaidoyer est en cours pour mobiliser davantage les bailleurs autour de l’action humanitaire afin de faire en sorte que la RCA ne soit pas une crise oubliée ou négligée et que le financement soit à la hauteur des besoins. Dans cette dynamique, une véritable synergie a été développée entre le Plan de réponse humanitaire et la Stratégie de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA). L’objectif commun est de de renforcer la capacité de résistance aux chocs et l’autonomie des communautés afin des passer progressivement de l’humanitaire au redressement.

 

Présidé par le Coordonnateur humanitaire par intérim, Dr. Michel N'da Konan Yao, et le ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baikoua, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga Anyanga, les représentants du Gouvernement, du Corps diplomatique, les représentants de l’Equipe humanitaire pays, les ONG nationales et internationales ainsi que les média ont participé au lancement.



 

Virginie Bero


Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)


République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org| Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:24
Honneurs funèbres aux deux militaires marocains tués en Centrafrique

 

 

https://www.medias24.com vendredi 13 janvier 2017 à 18 h 04

 

Sur instructions royales, les honneurs militaires funèbres ont été rendus, vendredi 13 janvier à Khemisset et à Agadir, respectivement au Lieutenant Hicham El Aouzi et au Caporal-chef Mohamed El Azzabi, du contingent des Forces armées royales de la Minusca, décédés le 3 janvier alors qu'ils étaient en mission d’escorte d’un convoi logistique de l’ONU.


La dépouille du Lieutenant Hicham El Aouzi a été inhumée au Cimetière Sidi Ghrib, à Khemisset, alors que la dépouille du Caporal-chef Mohamed El Azzabi a été inhumée au Cimetière Tillila, à Agadir. Les funérailles des deux militaires décédés se sont déroulées en présence de leurs familles et de personnalités civiles et militaires.



Les deux militaires appartenant au contingent des FAR de la Mnusca ont été tués dans une attaque armée près de la ville de Bria, au nord-est de Bangui en Centrafrique.



L'attaque, qui a fait également un blessé parmi les militaires marocains, a été perpétrée par un groupe armé non identifié contre une patrouille du contingent des FAR de la Minusca.

 

(Avec MAP)

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