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Lundi 16 novembre 2009




 

Bangui, 16 nov. (ACAP) – L’assistant du secrétaire général de la commission nationale pour les réfugiés, M. Ange-Gabriel Touaboy, s’est dit préoccupé de la « situation drastiques des réfugiés congolais à Zémio, dans le Haut MBomou», au cours d’une mission gouvernementale.

Il s’agit de plus de 2300 personnes originaires des localités de Sokodi, Digba (République Démocratique du Congo), ayant traversé le fleuve pour échapper aux exactions des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.

« Ce sont des personnes vulnérables, c’est-à-dire des personnes âgées, des femmes enceintes et surtout des enfants non accompagnés », a déclaré M. Ange Gabriel Touaboy.

 « Il y’a de sérieux problèmes, il y’ a une situation d’urgence », a-t-il déclaré lançant un appel à la mobilisation de la Communauté Internationale en vue de préparer des aides d’urgence en faveur de ces personnes «en quête de la paix ».

 M. Touaboy affirmé avoir rencontré des réfugiés qui sont presque nus et exposés à diverses maladies. « Ils ont des problèmes de nourritures, d’eau, ils parcourent plus de 600 m pour avoir de l’eau qui n’est pas potable en plus », a-t-il fait remarquer.

 Le Maire de Zémio, M. Pierre Agnéboti a indiqué que le site de Zémio a été choisi par la Franco-Centrafricaine de Tabac (FCAT) de manière provisoire pour accueillir ces réfugiés congolais dans l’urgence.

«Un comité composé de confessions religieuses, de commerçants de la municipalité, d’agents de santé travaillent nuit et jour pour leur apporter un minimum de secours », a-t-il précisé.

Rappelons que des convois de produits vivriers et des soins d’urgences fournis par le Programme alimentaire mondial (PAM), sont attendues dans les tous prochains jours à Zémio.

 

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Humanitaire
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Lundi 16 novembre 2009




 

YAOUNDE-- (Xinhuanet 16/11/2009) - Les dirigeants de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) pourraient décider lors de leur sommet, prévu fin novembre à Bangui en République centrafricaine (RCA), la fusion des deux bourses des valeurs de la région, à Douala et à Libreville, a déclaré à Xinhua un responsable de la Commission de la Cemac.

"Il n'est pas normal qu'il y ait deux bourses dans un espace communautaire aussi réduit que l'Afrique centrale. Les décisions sont prises pour mettre un terme à cette situation", a assuré le directeur du Marché commun de la Cemac, André Guy-Sinclair Tekpa, lors des premières journées de l'intégration en Afrique centrale jeudi et vendredi à Douala, la métropole économique du Cameroun.

"Les choses sont en cours. Ça va se réaliser", a-t-il soutenu, ajoutant que cette décision pourrait intervenir "à tout moment".

"Il se pourrait que la prochaine conférence des chefs d'Etat et de gouvernement se prononce sur la question", a-t-il conclu.

Créée le 1er décembre 2001 à la suite d'une décision du président camerounais Paul Biya, la bourse des valeurs de Douala, Douala Stock Exchange, a été inaugurée le 23 avril 2005.

D'un capital de 1,2 milliard de francs CFA (environ 2,1 millions de dollars US), cette bourse a enregistré sa première cotation fin mai 2006.

Pour sa part, la bourse de Libreville au Gabon, connue sous le nom de Bourse des valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC), a débuté ses activités en février 2006, alors qu'elle avait été créée le 27 juin 2003.

Elle est encore à l'emprunt obligatoire de l'Etat gabonais, estimé à 100 milliards de francs CFA (environ 200 millions de dollars US), tandis que la Douala Stock Exchange compte trois sociétés cotées.

La création de deux organismes tient aux querelles de leadership entre le président camerounais et son défunt homologue gabonais Omar Bongo Ondimba, décédé en juin dernier après près de 42 ans de pouvoir, soit 15 ans de plus que Biya.

© Copyright Xinhuanet



NDLR : Il est temps que les autorités des pays de la CEMAC se penchent sur cette situation ubuesque de la BVMAC de Libreville, littéralement prise en otage par un Conseil d'administration et une côterie de cadres gabonais en guerre ouverte contre la COSUMAF, tout cela afin de protéger un DG voyou et disqualifié. Le prochain sommet de Bangui de la CEMAC doit prendre ses responsabilités.

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Economie
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Lundi 16 novembre 2009




                      Calixte Beyala

Source : Mutations par Pierre Célestin Atangana  16-11-2009 12:28:57

Centrafricains, ces derniers refusent d’appliquer ses dernières volontés. La romancière a entamé des négociations en haut lieu pour rapatrier le corps.

Berthe Andela, mère de la romancière camerounaise Calixthe Beyala, est décédée le 9 novembre 2009 à Bangui, foudroyée par un accident vasculaire cardiaque (Avc). Un mois auparavant, une première attaque l’avait déjà clouée au lit pendant des semaines. Malgré les insistances de Calixthe Beyala demandant l’évacuation sanitaire de sa mère, ses frères centrafricains, lui ont opposé une fin de non recevoir.

«Ils ont dit que je fais ça pour leur montrer que j’ai beaucoup d’argent», indique-t-elle. Les suppliques de Berthe Andela qui souhaitait revenir au Cameroun pour suivre des soins, n’ont pas ébranlé le flegme de son fils Thierry Lengbe, colonel dans l’armée centrafricaine, par ailleurs directeur général de la sécurité présidentielle. «Maman a fait quatre enfants avec un centrafricain qui s’appelait Michel Lengbe. Ils se sont quittés il y a 40 ans. Elle repartait souvent en Rca pour rendre visite à ses enfants, mais cela faisait plus de 20 ans qu’elle n’y était plus repartie, jusqu’au mois de juillet 2009 où elle a décidé de s’y rendre à nouveau», explique Calixthe Beyala, fille de la défunte.

Depuis l’annonce du décès de leur maman, les deux parties n’arrivent pas à s’accorder sur le lieu d’inhumation. Et pourtant, selon les dernières volontés de la défunte, elle a souhaité que son corps repose sur la terre de ses ancêtres, à savoir le Cameroun. Les tentatives de joindre le colonel Thierry Lengbe qui réside en Rca, ont été vaines. Quelques fois, son téléphone qui renvoyait les appels dans la messagerie, a sonné plusieurs fois sans que l’intéressé ne décroche. Néanmoins, nous lui avons laissé un message dans sa boîte vocale pour qu’il apporte d’amples explications sur son refus présumé d’appliquer les dernières volontés de sa mère qui semble-t-il, a souhaité être enterrée dans sa terre natale. Sa sœur consanguine Edith Mengue, qui réside au Cameroun a rappelé les dernières volontés de sa mère.

«Maman a demandé à être enterrée au Cameroun dans ses dernières volontés. Ceux qui sont en Rca le savent et ne le nient pas. Mais on ne comprend pas pourquoi nos frères refusent qu’elle soit enterrée chez elle». Selon Calixthe Beyala, sa mère se plaignait des mauvais traitements dont elle était victime depuis son arrivée chez ses enfants en Rca. «Avant qu’elle ne tombe malade pour la première fois, elle manifestait déjà le désir de rentrer et mes frères refusaient. Ils lui ont retiré son téléphone pour qu’elle ne m’appelle pas. J’ai dû passer par ma sœur pour lui parler quand je suis venue à Douala.

Et dans notre conversation elle me suppliait de tout faire pour qu’elle rentre au Cameroun, qu’elle était maltraitée par ses enfants là-bas en Rca. Mais je n’y pouvais rien, parce que je ne suis pas une centrafricaine», explique la romancière. Excédée, elle a initié des contacts au plus haut de l’Union africaine, de l’Etat centrafricain et au Cameroun, pour que la dépouille de sa mère soit rapatriée. «Après qu’ils m’ont annoncé le décès de maman, leur cousin m’informe qu’ils sont décidé d’enterrer maman là-bas et que la parole d’un mort ne vaut rien», souligne-t-elle. Le frère aîné des enfants restés en Rca, Christian Lengbe, arrivé au Cameroun pour une réunion ce week-end, tente, selon les explications d’Edith Mengue, de convaincre la famille du Cameroun d’accepter que leur mère soit enterrée sur le sol centrafricain. «Tous font pression sur moi pour que j’accepte, mais je refuse parce que maman n’était pas centrafricaine. Et ils avancent la date du 21 novembre pour l’enterrer», précise-t-elle.

©

 

 
Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Nécrologie
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Lundi 16 novembre 2009




 

La Tribune d’Alger 16-11-2009


Un contingent de quarante-deux soldats cambodgiens a été envoyé samedi au Tchad et en République centrafricaine dans le cadre de la mission onusienne de maintien de la paix, a annoncé hier le gouvernement à Phnom Penh. «Nos soldats auront pour mission d’assurer la sécurité des aéroports et des ports, d’aider à l’évacuation des réfugiés vers des lieux sûrs, et de sécuriser le transport des aliments du Programme alimentaire mondial à la population», a déclaré Tea Banh, vice-Premier ministre cambodgien et ministre de la Défense. Ces dernières années, le Cambodge a envoyé des centaines de militaires au Soudan pour y effectuer des opérations de déminage, sous mandat de l’ONU.

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Relations Internationales
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Lundi 16 novembre 2009




L’ex président Patassé serait-il désargenté à ce point ?

Bangui, 16 nov. 09 (L'Indépendant) - L’ex président Patassé aurait dépêché la semaine dernière deux émissaires de son proche entourage (un homme et une femme) auprès de l’une de ses connaissances, un commerçant musulman du quartier Km 5 à Bangui pour solliciter une aide financière afin de pouvoir arranger la voie qui permet d’accéder à sa résidence actuelle du PK 10, a-t-on appris d’une source qui a requis l’anonymat.

D’après la source, M. Patassé aurait chargé ses deux émissaires de transmettre à son mécène qu’il attend une importante rentrée imminente d’argent sans toutefois préciser la provenance afin de convaincre ce dernier à mettre la main à la poche.

 Toujours selon la source, ce commerçant musulman se serait bien gardé de donner une suite favorable à la sollicitation de l’ex-président se contentant de dire en retour à ses envoyés très spéciaux qu’il a « pris acte de la demande ».

Cette information tend à confirmer que le Barbu national qui a toujours ironisé sur le fait et conseillé à ses compatriotes de ne jamais tendre la main de mendiant, serait effectivement retourné au bercail sans grand chose en poche et qu’il est dès à présent désargenté. Dans ces conditions, on voit mal comment entend-il financer sa campagne pour les présidentielles auxquelles il a déjà déclaré urbi et orbi sa candidature.

Par ailleurs, nous apprenons que Patassé, avec l’accord dit-on de Elie Ouéfio, le ministre de l’Administration du territoire, aurait l’intention de se rendre lui-même cette semaine au local situé dans le 5ème arrondissement de Bangui qui tient lieu de siège à ses partisans rassemblés autour du douanier Sosthène Guétel, un de ses seuls bras droit actuellement.

 Comme il fallait s’y attendre, au fil du temps et pour diverses raisons, Patassé a pratiquement perdu la plupart de ses importants camarades et proches collaborateurs et se retrouve à présent sans grand monde autour de lui.

 

Copyright lindépendant-cf.com

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Politique
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Lundi 16 novembre 2009






 

ROME (AFP) - dimanche 15 novembre 2009 - 9h24 - Plus de 60 chefs d'Etat et de gouvernement se pencheront de lundi à mercredi sur l'"immense tragédie" du milliard d'humains souffrant de la faim, lors d'un sommet organisé par la FAO à Rome, où brilleront par leur absence la quasi-totalité des dirigeants du G8.

"Le combat contre la faim peut être remporté", a assuré le directeur de la FAO (Organisation pour l'Agriculture et l'Alimentation), Jacques Diouf, en appelant la planète à accroître la production agricole de 70% pour pouvoir nourrir plus de 9 milliards d'habitants d'ici 2050.

Alors que le seuil du milliard d'affamés a été franchi cette année, M. Diouf a appelé les Etats à prendre des "engagements concrets" à Rome, chiffrant à 44 milliards de dollars par an les investissements nécessaires dans l'agriculture contre 8 milliards actuellement.

Pour montrer qu'éradiquer la faim n'est pas une utopie, la FAO suggère de suivre les recettes de pays parvenus à réduire le nombre de personnes sous-alimentées depuis les années 90.

Dans un rapport intitulé "des pays qui vont à contre-courant", elle cite en particulier 16 pays dont l'Arménie, le Brésil, le Nigeria, le Vietnam, l'Algérie, le Malawi et la Turquie ayant réussi ou en bonne voie de diviser par deux la faim d'ici 2015.

A la clé de ces succès, la FAO cite un environnement favorable à la croissance, des investissements ciblés sur les populations rurales démunies et une planification à long terme.

Pour sensibiliser les opinions publiques, la FAO a lancé une pétition en ligne (www.1billionhungry.org) et appelé la planète à jeûner samedi ou dimanche en solidarité avec les affamés.

60 chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus à ce Sommet sur la sécurité alimentaire. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le pape Benoît XVI ont répondu présents, tout comme le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, une délégation fournie de dirigeants sud-américains et africains, ainsi que des personnalités contestées comme le président zimbabwéen Robert Mugabe.

Mais les ONG rassemblées pour un forum de la société civile en marge du sommet se sont montrées sceptiques sur la portée de l'événement.

Médecins sans frontières a déploré l'absence des dirigeants du G8, à l'exception du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

"C'est une tragédie que les chefs d'Etat (du G8) n'aient pas l'intention d'assister au Sommet", a déploré Daniel Berman de MSF, en rappelant que les huit plus grands pays industrialisés se sont engagés en juillet à consacrer 20 milliards de dollars sur trois ans à l'agriculture.

Les organisations d'aide au développement ActionAid et Oxfam ont dénoncé par avance un sommet qui "risque d'être un gaspillage de temps et d'argent".

La Déclaration qui sera signée à Rome "ne fait que ressasser de vieilles platitudes. La faim doit être divisée par deux d'ici 2015 mais le document ne prévoit aucune ressource pour y arriver. Les pauvres ne peuvent pas se nourrir de promesses", a critiqué Francisco Sarmento, de ActionAid.

Oxfam a dénoncé aussi la tendance de nombreux pays riches à "favoriser l'utilisation de fertilisants chimiques et de nouvelles technologies, notamment en Afrique", au lieu d'"encourager le développement durable et l'agro-écologie".

 

NDLR : A bien noter que ce sommet se tient au moment ou plusieurs centaines de milliers d'enfants centrafricains sont en danger de mort pour malnutrition sévère à cause de la mauvaise gouvernance du pouvoir en place du président François Bozizé.

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Société
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Samedi 14 novembre 2009




 

M'baïki, 13 nov. (Acap)- Le Président de la République François Bozizé a estimé, vendredi 13 novembre 2009 à la clôture du premier congrès de son parti, le Kwa Na Kwa (KNK), qu’une déclaration de candidature à l'élection présidentielle pour l’instant était prématurée.

« Toutefois, un Congrès extraordinaire devrait bientôt être convoqué pour annoncer mon investiture pour les élections de 2010 », a annoncé le chef de l'Etat.

Ouverts vendredi en fin de matinée, les travaux du premier congrès du KNK se sont achevés en début de soirée avec la mise en place d'un bureau politique qui se compose de la manière suivante :
1er vice-président : Célestin Leroy Gaombalet
2ème vice-président Faustin Archange Touadéra
Secrétaire Général : Elie Ouéfio
Secrétaire Général Adjoint : Mme Koyt Débalet Georgette
Trésorière Générale : Mme Mouliom Rosalem
Trésorière générale : Mme Hadja Magoula Sara
Commissaire aux Comptes : Augustin Féïgouto
Président de la Jeunesse KNK : Christian Guenébem
Présidente des femmes KNK : Mme Aoudou Packo née Annette Ngaïbona
Secrétaire National à l’Information, Porte Parole : Rigobert Vondo
Secrétaire National aux relations Extérieures : Bernard Bonda
Secrétaire National aux organisations nationales : Marie Solange Pagonendji Ndakala
Secrétaire National à l'économie : Elie Doté
Secrétaire National à la Jeunesse : Jean Claude Lénga
Secrétaire National aux affaires Juridiques : Mathurin Nakoé Dimbélé,
Secrétaire Nationale à la mobilisation sociale : Bernadette Sayo
Secrétaire National à l’organisation des minorités : Emmanuel Bizot
Président du Groupe Parlementaire KNK : Kocksis Wilibona.

Tous les députés du groupe KNK font partie du bureau politique ainsi que les membres du gouvernement en exercice à condition d’avoir signé la fiche d’adhésion du parti.

Pour raison de cumul des fonctions qui n’est pas conforme à la Constitution de la République Centrafricaine, le président François Bozizé s'est abstenu de prendre le poste de président du bureau politique, s'en remettant à ses membres pour choisir un président par intérim.

 

NDLR : Qu’est ce qui peut bien expliquer ce rétropédalage de Bozizé qui avait pourtant répondu par l’affirmative sur la question de sa candidature  quelques heures plus tôt à la question de Christophe Boisbouvier de RFI dans l’interview qu’il lui accordait le même jour où se tenait le congrès de Mbaiki ? Sur la composition du politburo de ce KNK, on est quelque peu surpris par la place qu’occupe l’ancien premier ministre Elie Doté qui, bien que secrétaire national à l’économie, est relégué loin dans les profondeurs de cette liste, bien après Mme Solange Pagonendji Ndakala alias Arôme Maggi qui fut membre de son gouvernement. Pour le reste, il s’agit d’une équipe de courtisans sans envergure et de parents de Bozizé à l’exclusion d’un Sylvain Ndoutingai par exemple, sacrifié au nom de quelle raison d’Etat on ne sait trop. Tout cela n’augure rien de bon pour une bonne animation de la vie politique du pays.

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Samedi 14 novembre 2009




APA-Lomé 14-11-2009 (Togo) Les autorités togolais viennent de créer la « Force sécurité élection présidentielle 2010 » (FOSEP-2010) dirigée par le lieutenant-colonel Yark Damehane, commandant de la Gendarmerie nationale du Togo, a appris APA de source officielle.

Cette force, composée de 6.000 hommes (3 000 policiers et 3 000 gendarmes), est placée sous la supervision de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et sous le commandement opérationnel du ministère de la sécurité et de la protection civile.

Elle a pour mission de garantir la sécurité avant, pendant et après cette élection tout en œuvrant pour la préservation d’un climat de paix et de sérénité sur l’ensemble du territoire togolais.

Les togolais seront aux urnes le 28 février 2010 pour l’élection présidentielle. La révision des listes électorales commence le 19 novembre prochain avec 1250 kits biométriques composés d’ordinateurs portables, d’imprimante, d’une webcam.

Ce matériel vient d’être réceptionné par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

 

NDLR : Voilà une commission électorale qui prend ses responsabilités et des initiatives. Elle n’est pas dirigée par de vrais faux pasteurs et des imposteurs comme en Centrafrique. Quand on se rend compte du sérieux que mettent les commissions électorales dans d’autres pays comme en Côte-d’Ivoire et ici au Togo, pour fiabiliser les listes électorales afin que les élections puissent se dérouler avec le moins de contestation possible, on ne peut que s’étonner en la dénonçant, la conception des autorités centrafricaines telle que dernièrement exprimée par Bozizé au micro de RFI, selon laquelle en un (1) mois, on peut régler le problème du recensement des électeurs centrafricains. C’est la confirmation par Bozizé lui-même, du recensement clandestinement effectué depuis déjà des mois par les émissaires du ministre de l’Administration du territoire Elie Ouéfio dans la plus grande opacité afin de réaliser leur hold-up électoral.  

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Samedi 14 novembre 2009




 

Selon des informations dignes de foi, il y a 48 heures, le ministre chargé de l’Administration du territoire Elie Ouéfio, a reçu en son cabinet des émissaires de l’ex président Patassé venus lui poser la question de savoir s’il pouvait reprendre librement des activités politiques au niveau de son parti, entendez le MLPC.  Et Elie Ouéfio de leur répondre en substance qu’on est en démocratie et que l’ex président Patassé était libre de mener des activités politiques.

Le ministre Elie Ouéfio apparaît donc clairement comme le véritable fossoyeur du MLPC, celui-là même qui est sans doute chargé par le régime de Bozizé d’œuvrer pour laminer le parti qui a investi Martin Ziguélé comme son unique candidat aux prochaines présidentielles afin d’augmenter les chances de victoire du candidat président François Bozizé aux prochaines élections présidentielles.

Est-il besoin de rappeler que, traîné en justice par Luc Apollinaire Dondon Konamabaye pour le compte de Patassé, la direction du MLPC que contrôle Martin Ziguélé a eu gain de cause d’abord en première instance puis en appel en décembre 2008. Même Bozizé a reconnu dans son interview de ce vendredi 13 novembre au micro de Radio France Internationale en déclarant que la justice avait tranché en faveur de Martin Ziguélé et qu’il avait lui-même fait cette réponse à l’ancien président Patassé qui sollicitait récemment son accord afin de reprendre les activités de « son parti » le MLPC lors de leur entretien. Et Bozizé d’ajouter qu’il fallait respecter les décisions de justice et qu’au nom du principe de la séparation des pouvoirs, il fallait laisser les magistrats faire leur travail sans ingérence de l’exécutif. Etre en démocratie ne signifie nullement fouler aux pieds les décisions de justice bien au contraire.

C’est donc avec l’accord et le scandaleux soutien du ministre de l’Administration du territoire que quelques partisans de Patassé réunis autour de Sosthène Guétel font ouvertement de l’agitation depuis l’annonce du retour au bercail plusieurs fois reporté de l’ex président, allant même jusqu’à tenir des réunions dans un local du 5ème arrondissement qui serait soi-disant le siège de leur parti, endroit pourtant bien connu des autorités. Au lieu de leur rappeler les dispositions de la loi à travers l’arrêt de la Cour d’Appel et notamment les risques d’astreinte financière auxquels s’exposaient ces affidés de Patassé, le ministre Elie Ouéfio les a plutôt encouragés à se comporter comme des hors la loi en poursuivant les violations dudit arrêt. Cela est totalement inadmissible et confine à une insupportable provocation.

Les ministre Elie Ouéfio n’en est pas à une manœuvre près. C’est lui qui est en réalité derrière l’initiative des deux députés Luc Apollinaire Dondon Konamabaye et Paul Abouka, d’introduire une proposition de loi pour que par voie parlementaire, l’Assemblée nationale puisse voter la prorogation du mandat du président Bozizé et celui des députés. Cette initiative n’est pas tombée du ciel. Elle a été élaborée à la suite d’une fréquentation assidue d’Elie Ouéfio par le député Dondon qui, d’après certains témoins qui ont constaté à plusieurs reprises que ce dernier était toujours fourré dans le bureau du ministre à des heures indues c’est à dire, lorsqu’ il n’y avait plus personne au ministère. Ceci peut donc expliquer cela. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil…

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Vendredi 13 novembre 2009




 

Le vendredi 13 est généralement une date qui, paraît-il, porterait malheur. Mais c’est justement le vendredi 13 novembre que Bozizé et sa clique ont choisi pour tenir à Mbaiki, le congrès fondateur de leur parti censé naître sur les cendres du KNK. Est-ce sur recommandation des oracles du christianisme céleste ? Pour une assise de lancement et de surcroît un congrès, on devrait en principe s’attendre à ce que cela se tienne sur au moins deux ou trois jours.

Or selon nos informations, les travaux de cette réunion ne se dérouleraient curieusement qu’en un seul jour. Il faut croire qu’ils n’ont sans doute pas grand chose à se dire sinon à seulement investir François Bozizé comme leur candidat pour les présidentielles de 2010. Autre curiosité, toujours selon nos informations, Bozizé a choisi de donner rendez-vous à de mystérieux hommes d’affaires le même jour où devrait se tenir le congrès de son parti. Allez-y comprendre ! Pour un regroupement d’une seule journée, les organisateurs n’ont pourtant pas lésiné sur les moyens.

C’est ainsi que plusieurs invités des structures du KNK de France, Paris, Reims, Bordeaux Lyon, Toulouse, pour ne citer que ces villes, ont littéralement pris d’assaut le vol régulier d’Afriquiyah Paris-Tripoli-Bangui du mercredi 11 novembre 2009 ainsi que des journalistes de la chaîne de télévision africaine Télé Sud, conviés in extremis, on parle d’un coup de fil passé le même jour vers 01 h du matin par le conseiller en communication de Bozizé, l’ex journaliste d’Africa n° 1 Henri Pascal Bolanga aux responsables de la chaîne pour qu’une équipe de reportage puisse embarquer obligatoirement sur le vol d’Afriquiyah. Il doit certainement en être de même pour certains pays, notamment africains, où des responsables attitrés du KNK ont dû faire à grands frais, le déplacement de Bangui afin de prendre part au congrès « historique » de Mbaiki.

Sur place à Bangui, beaucoup de Centrafricains et d’observateurs politiques ne manquent pas de s’interroger sur les conséquences de ce qui, de plus en plus, n’apparaît plus comme une vue de l’esprit ni une hypothèse d’école, sur les prochaines élections présidentielles. En effet, depuis le tonitruant retour d’exil de l’ancien président Patassé et ses fracassantes déclarations sur sa candidature à l’élection de 2010, si la CPI accède aux souhaits de la FIDH qui réclame la délivrance de mandats d’arrêt contre ceux qu’elle considère comme étant aussi d’incontournables protagonistes et responsables des crimes de guerre et crimes contre l’humanité en RCA, à savoir Ange Félix Patassé et François Bozizé, ceci dans les perspectives du procès de Jean-Pierre Bemba à compter du 27 avril 2010.

En cela, la volonté plusieurs fois réaffirmée de Patassé d’être candidat aux prochaines présidentielle, apparaît aux yeux de beaucoup d’observateurs à Bangui et même dans le monde, comme une fuite en avant quant à son inculpation - qui n’est qu’une question de temps et d’opportunité - comme commanditaire des crimes reprochés au leader des troupes du MLPC Jean-Pierre Bemba qui n’en était que l’exécutant.  

Par ailleurs, les conditions dans lesquelles s’est déroulé l’entretien entre Bozizé et Patassé - dans le salon d’honneur de l’Assemblée nationale et non au Palais de la Renaissance et pas en tête à tête mais en présence du président de ladite Assemblée et de la Mme la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies - sont interprétées par beaucoup de banguissois et d’observateurs politiques comme une manière pour Bozizé de ne pas accorder à Patassé plus d’importance que ce dernier ne veuille s’en donner, tout en lui faisant comprendre que c’est lui Bozizé qui entend demeurer le maître du jeu politique.

En tout état de cause, les jours prochains ne manqueront pas d’apporter leur lot d’éléments d’appréciation susceptibles de constituer une éclaircie dans le ciel politique centrafricain très nuageux et l’atmosphère qui grouille de tant de rumeurs actuellement, juste avant les élections de 2010.  

Par Centrafrique-Presse.com - Publié dans : Politique
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