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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 14:26

 

 

 

NDLR :  « 8. Le CNST à la demande pressante du peuple, est favorable à l'instauration sous cette Transition d'un régime d'exception civilo-militaire avec des militaires Premier ministre, ministres, Préfets et Sous-préfets, pour restaurer véritablement la sécurité, la paix et l'autorité de l'Etat ; et promouvoir la bonne gouvernance, le civisme et la cohésion sociale ce, jusqu'aux élections. »


Voilà encore un qui vient amuser la galerie. Au nom de quel peuple parle ce monsieur qui a visiblement la mémoire courte. La RCA a combien de fois été dirigée au plus haut niveau par d’illustres généraux (généraux d’armée – présidents, ministres, préfets militaires et autres), pour autant jamais le pays n'a connu situation sécuritaire aussi catastrophique et chaotique sous le règne de ces militaires-là ! Les Centrafricains ne sont plus dupes de ces lubies et autres mythes de militaires seuls capables de rétablir l’ordre.

 
Pourquoi faut-il nécessairement q des militaires soient nommés 1er Ministre ou autres préfets des régions militaires pour rétablir l’autorité de l’état et œuvrer à la sécurité du territoire national et à la protection des citoyens centrafricains. Le mythe des militaires et autres prétendus hommes forts plus capables et plus à même de faire régner l’ordre dans le pays, a vécu avec la douloureuse expérience de dix ans d’un certain général d’armée François Bozizé aux commandes de la RCA. Il est très surprenant de trouver encore des individus dans ce pays qui puissent continuer de prôner ce culte. Le triste spectacle offert par cette armée en totale déconfiture et en complète débandade, fuyant devant une rébellion qui avançait à grande vitesse vers la capitale,  ainsi que le souvenir d’un prétendu général d’armée qui a honteusement quitté dans la précipitation son palais avant que les hordes Séléka ne viennent l’investir restent encore vivaces dans la mémoire des Centrafricains.

RCA : Etrange communiqué d'un comité de soutien à transition
RCA : Etrange communiqué d'un comité de soutien à transition
RCA : Etrange communiqué d'un comité de soutien à transition
RCA : Etrange communiqué d'un comité de soutien à transition

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 14:24

 

 

APA – Douala (Cameroun) 30/03/15 - Plusieurs bandes armées en provenance de la Centrafrique multiplient depuis quelque temps, des incursions en territoire camerounais dans sa partie orientale, procédant à des enlèvements, se livrant à des agressions et perpétrant des actes de vol.

 

Selon des sources sécuritaires, après l'enlèvement d'une quinzaine de personnes la semaine dernière par des bandes armées dans la ville de Garoua-Boulai, non seulement Bertoua la capitale régionale de l'Est, les forces de défense et de sécurité nationales ont déjoué d'autres attaques pendant le week-end.

 

Visiblement conscientes du fait que les regards sont surtout tournées vers l'Extrême-nord du Cameroun où l'armée fait face aux attaques de la secte terroriste nigériane Boko Haram, des mouvements rebelles centrafricains en profitent pour faire des incursions en territoire camerounais.

 

C'est dans ce contexte que le Président de la République a procédé à un réaménagement du commandement militaire dont le commandant du huitième secteur militaire sera installé ce lundi à Bertoua par le ministre de la Défense Edgard, Alain Mebe Ngo'o.

 

Une semaine après l'enlèvement d'une quinzaine de Camerounais par des rebelles centrafricains, les autorités camerounaises, en collaboration avec leurs homologues de la République centrafricaine et des organisations humanitaires, mènent des actions en vue d'obtenir ‘'rapidement'' leur libération.

Des bandes armées centrafricaines multiplient des attaques à l'Est du Cameroun

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 14:22

 

 

30/03/15 (APA)

 

Le président du Comité national olympique et sportif centrafricain (CNOSCA), M. Jacob Gbeti, a appelé les acteurs du football centrafricain à tout mettre en œuvre pour que ce sport devienne un véritable facteur d’unité, de fraternité et d’amitié, a appris APA.

 

Il faut que ces valeurs deviennent une réalité dans le pays à travers ce sport », a déclaré M. Gbeti, dans une allocution prononcée à l’occasion de l’assemblée générale ordinaire de la Fédération centrafricaine de football tenue, samedi à Bangui

 

Le sport unit les peuples, les acteurs du football centrafricain ont donc intérêt à rendre cet adage populaire concret pour le bonheur de la jeunesse », a-t-il souligné.

 

Le président de la fédération centrafricaine de football, Patrice Edouard Ngaissona, a estimé, pour sa part, que le bureau fédéral, en place depuis mai 2012, n’avait pas atteint l’objectif primordial qu’il s’était fixé de qualifier le pays, pour la première fois, à une coupe d’Afrique des nations (CAN).

 

’Il faut maintenant réorienter les objectifs en mettant l’accent sur la formation des entraineurs, des arbitres et des administrateurs du football pour rehausser le niveau de ce sport et permettre aux jeunes centrafricains d’être au même niveau que les autres », a ajouté M Ngaàssona.

 

A cause de la crise, les compétitions de football ne se disputent plus ni à Bangui, qui organise le championnat le plus relevé du pays, ni dans les 17 ligues de la fédération centrafricaine de football réparties à travers le pays

 

L’assemblée générale ordinaire de la fédération a été convoquée pour dresser le bilan des activités du bureau fédéral depuis 2O12 et lui fixer de nouveaux objectifs.

 

Le Comité olympique centrafricain appelle le football à devenir un facteur d’unité et de cohésion

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 00:53

 

 

 

APA-Centrafrique (Bangui) - 2015-03-29 14:49:53 Le 56ème anniversaire de la mort de Barthélemy Boganda, le père de l’indépendance et premier président de la République centrafricaine, a été célébré dans la sobriété, dimanche, sur toute l’étendue du territoire national de ce pays financièrement exsangue et confronté à l’insécurité, a appris APA.


La situation financière du pays n'autorisant aucun faste, les manifestations organisées dans le cadre de cet anniversaires se sont limitées au stade strictement protocolaire.

La présidente de la Transition, Mme Catherine Samba Panza, entourée de membres du gouvernement de transition, a déposé des gerbes de fleurs au monument Barthélémy Boganda, à  l'entrée du centre ville de Bangui.


D'autres membres du gouvernement ont fait le déplacement de Bobangui, le village natal de l'illustre disparu, à  95 km de Bangui, pour déposer aussi des gerbes de fleur au mausolée Barthélemy Boganda.


Des offices religieux ont été aussi célébrés, au cours desquels nombre de responsables religieux ont rappelé la philosophie de Barthélemy Boganda, basée sur cinq principes fondamentaux, que son parti du Mouvement de l'évolution sociale de l'Afrique noire (MESAN) devait mettre en application, en vue du développement de la République centrafricaine: nourrir, instruire, loger, vêtir et soigner.


Aucun de ses successeurs ne s'est vraiment montré à  la hauteur de relever ces défis. A tel point que 56 ans après le décès tragique de Boganda, premier député du territoire de l'Oubangui Chari et membre du Conseil de l'Afrique équatoriale française, la Centrafrique est enlisée dans un cycle infernal de crises, en plus de compter parmi les pays les plus pauvres d'Afrique.


Premier prêtre centrafricain, Barthélémy Boganda a trouvé une mort tragique dans un accident d'avion survenu le 29 mars 1959, alors qu'il revenant de Berberati, une ville à  l'ouest de la RCA, où il était parti présenter et planter le drapeau national, une emblème sortie de son imagination.


La date de son décès est entrée dans l'histoire de la Centrafrique et commémorée au même titre que les autres fêtes officielles.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=820540#sthash.eqkZjSac.dpuf

 

 

Barthélémy Boganda, mon père, fondateur de la Centrafrique

 

RFI  samedi 28 mars 2015 13:10

 

Dans l'intimité de la maison parisienne d'Agnès Wolotegba Boganda, fille aînée du père fondateur de la Centrafrique, nous brossons le portrait d'un homme mythique. Disparu le dimanche 29 mars 1959 dans l'avion qui le ramenait à Bangui, Barthélémy Boganda était le plus prestigieux et le plus compétent des hommes politiques équatoriaux.

 

Premier prêtre noir oubanguien, premier député noir de son pays, créateur du premier journal local, fondateur du parti indépendant le MESAN, premier maire de Bangui et président du grand conseil de l'AEF, c'est lui qui accueille De Gaulle à Brazzaville en 1958.

 

Tenté par le non, il dira finalement oui à la communauté française proposée par le général en 1958, dernière étape avant l'indépendance. ZO KWE ZO, tout homme est un homme, c'est le célèbre proverbe de la lutte pour la dignité de l'homme de Barthélémy Boganda. Agnès Wolotegba Boganda accorde pour la première fois un long entretien à RFI, riche de ses souvenirs intimes et de ses archives personnelles. Une émission réalisée par Cécile Pompéani avec les archives de l'INA et de RFI avec la participation de l'historien Jean-Dominique Plénel.  

 

A lire - Ramandji, de Agnès Wolotegba Boganda aux éditions Da Ti M'Beti. Ecrits et discours de Barthélémy Boganda, publiés aux éditions l'Harmattan, par Jean-Dominique Plénel. 

 

A voir - Bonus vidéo-photo sur la page Facebook de La Marche du monde

 

 

ZO KWE ZO, tout homme est un homme, c'est le célèbre proverbe de la lutte pour la dignité de l'homme de Barthélémy Boganda.

 

Agnès Wolotegba Boganda accorde pour la première fois un long entretien à RFI, riche de ses souvenirs intimes et de ses archives personnelles.

 

Une émission réalisée par Cécile Pompéani avec les archives de l'INA et de RFI avec la participation de l'historien Jean-Dominique Plénel.  

Mort de Boganda : le 56e anniversaire commémoré dans la sobriété
Mort de Boganda : le 56e anniversaire commémoré dans la sobriété
Mort de Boganda : le 56e anniversaire commémoré dans la sobriété

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 00:50

 

 

Kinshasa, lundi 30 mars 2015

 

La sanguinaire rébellion de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) a multiplié ses attaques à la frontière entre la Centrafrique et la République démocratique du Congo (RDC) depuis l'arrestation au début de l'année d'un de ses chefs, Dominic Ongwen, transféré devant la Cour pénale internationale (CPI), a rapporté vendredi 27 mars l'ONU.

 

Selon un communiqué du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 15 Congolais qui avaient fui les atrocités de la LRA et s'étaient réfugiés en Centrafrique ainsi qu'un autre ressortissant congolais ont été enlevés par la LRA le 21 mars à la frontière avec la RDC. Treize d'entre eux, deux femmes et onze hommes, ont été libérés deux jours plus tard dans des circonstances non précisées et ont gagné le camp de réfugiés de Zemio, dans le sud-est de la Centrafrique.

 

"Certaines victimes sont arrivées avec des blessures ouvertes et une jeune fille de 16 ans a été violée", a ajouté le Haut commissariat à Genève. Trois garçons - des réfugiés - sont toujours portés disparus, a ajouté l'agence de l'ONU. La LRA, qui s'est rendue tristement célèbre par ses rapts d'enfants transformés en soldats ou esclaves, ses mutilations et massacres de civils en Afrique centrale, est aujourd'hui traquée et dispersée.

 

Mais, "depuis l'arrestation en Centrafrique de Dominic Ongwen, un de ses principaux commandants accusés de crime contre l'humanité au début de l'année, les rebelles de la LRA ont intensifié leurs attaques de villages à la frontière entre la RDC et la République centrafricaine", selon le HCR.

 

Sur le seul mois de février 2015, la LRA est responsable de 25 enlèvements dans plusieurs villages du nord-est de la RDC près de la frontière avec la Centrafrique et du camp de Zemio, ajoute l'agence de l'ONU qui cite l'association humanitaire Catholic Relief Services. Dominic Ongwen, lui-même ancien enfant soldat devenu le numéro trois de la LRA, s'est constitué prisonnier auprès des forces spéciales américaines en Centrafrique début janvier, une reddition qui a porté un coup sévère à la rébellion commandée depuis une trentaine d'années par son fondateur Joseph Kony.

 

Il a été transféré à la CPI pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre présumés, devenant le premier membre de la LRA à comparaître devant la CPI.


Kinshasa, 28/03/2015 (Belga / MCN, via mediacongo.net)

ONU : recrudescence des attaques de la LRA depuis l'arrestation d'un de ses chefs

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 17:00

 

 

Bangui, 28 mars 2015 (RJDH) Dans une correspondance adressée à l’Ambassadeur de France en Centrafrique en date du 25 mars 2015, Joseph Bendounga rend Charles Malinas responsable de l’exclusion de sa candidature à l’élection présidentielle de 2015. Accusation surprenante pour le diplomate française qui indique que l’inéligibilité des acteurs de la transition remonte à la réunion de Libreville de janvier 2013. C’est donc selon lui, la règle de la transition que ses acteurs ne puissent pas prendre part aux élections censées mettre fin à la transition. 

 

 Pour le président du Mouvement Démocratique pour la Révolution et l’Évolution de Centrafrique (MDREC), peu après la double démission de Michel Djotodia et Nicolas Tiangaye en janvier 2014, il avait voulu postuler à la succession du président de la coalition Séléka, Charles Malinas lui avait « fait comprendre que les hommes politiques centrafricains avaient échoué, vous vouliez d’une femme à la présidence de la transition. Je dois me préparer pour l’élection présidentielle qui se tiendra à la fin de la transition ».

 

Ce qui n’a pas été le cas selon Joseph Bendounga. « Monsieur l’Ambassadeur, ce qui choque et qui m’emmène à vous interpeller aujourd’hui, c’est que vos allégations en janvier 2014 ne corroborent pas avec ce que vos suppôts de la transition à la Présidence, la Primature, au Conseil National de Transition et dernièrement le point 10 des conclusions de la 7ème réunion du Groupe International de Contact sur la RCA trament pour empêcher les anciens acteurs de la transition hormis ceux dont la Cour Pénale Internationale a indexé de briguer la présidence de la RCA en 2015 », se défend-t-il.

 

« L’inéligibilité à la présidentielle et aux législatives de 2015 concerne les acteurs de la transition actuellement en fonction et non les anciens… », précise-t-il.

 

Le diplomate a rétorqué en indiquant que la règle tire sa source de la rencontre de la CEEAC de janvier 2013, « ni la France ni moi-même sommes l’auteur de ce principe. Comme je disais c’est un principe qu’on retrouve très fréquemment lorsqu’il y a une situation de transition. C’est un principe édicté par les États qui étaient au chevet de Centrafrique essentiellement les États de la CEEAC comme je le disais tout à l’heure mais également d’autres ».

 

Il dit n’avoir aucun antécédent avec Joseph Bendounga qui anime d’ailleurs bien la vie politique centrafricaine, « Je n’ai aucune difficulté avec Joseph Bendounga, je suis prêt à discuter avec lui. Il est possible que nous ne soyons pas d’avis sur un certain nombre de sujets mais c’est la vie, on peut ne pas être d’accord avec les gens et en parler ».

 

L’inéligibilité des acteurs de la transition est consacrée au plan national par la Charte Constitutionnelle de Transition en ses articles 12 et 13. Ils font interdiction au président de la transition, aux membres du bureau du CNT, au premier ministre et aux ministres de la transition etc. d’être candidats aux élections législatives et présidentielle./ 

 

Naim-Kaélin ZAMANE

Centrafrique/Bangui : Charles Malinas répond à Joseph Bendounga sur l’inéligibilité des autorités de la transition
Centrafrique/Bangui : Charles Malinas répond à Joseph Bendounga sur l’inéligibilité des autorités de la transition

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 16:48

 

 

Bozoum, 28 mars 2015(RJDH), Un jeune homme a fait exploser une grenade, le mardi 24 mars, au sein d'une église, au village de Bodaya situé à 45 kilomètres de la ville, sur l’axe Bozoum-Bossangoa. Trois personnes sont mortes sur le coup et plusieurs autres blessées ont été transférées à l'hôpital pour des soins.

 

Les faits se sont produits au moment d’une rencontre religieuse entre les cinq églises évangéliques des frères de la commune de Nganagbabiri. D’après les informations reçues auprès des autorités communales, le présumé coupable était en un état ivresse avant de commettre l'acte. 

 

 « Ce dernier voulait prendre les images des manifestants avec son appareil photo. Certaines personnes lui ont retiré son appareil.  Soudain,  il a dégoupillé une grenade et largué sur la foule,  occasionnant ainsi la mort de trois personnes », a relaté un témoin.

 

 Le présumé coupable a tenté de s'enfuir avant d'être arrêté par le groupe de jeunes qui l'ont battu à mort.

 

Une autre source a déploré la  dégradation avancée des routes qui a fait trainer l’évacuation des victimes dans les centres de santé de Bozoum.

 

Une équipe de la gendarmerie de la ville de Bozoum s’est rendue sur le lieu du drame pour la nécessite d’enquête./

 

Alban Junior Namkomona

Centrafrique/Bozoum: Trois personnes tuées suite à l'explosion d'une grenade dans une église

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 14:04

 

 

28/03/15 (APA)

 

Le projet d’appui à la réconciliation nationale pour une paix durable en Centrafrique a été officiellement lancé, vendredi à Bangui, à l’occasion d’un atelier du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) destiné à préparer la participation des femmes centrafricaines à ces assises, a appris APA. Une cinquantaine de femmes leaders, membres de la Coalition des Femmes pour la Paix et la Reconstruction en Centrafrique (CFPCRA), participe à cet atelier de formation censé leur donner les fondamentaux pour rendre optimale leur participation au prochain forum sur la réconciliation nationale.

 

A travers cette rencontre, le FNUAP, qui finance le projet d’appui à la réconciliation nationale pour une paix durable en Centrafrique, veut s’assurer de la participation efficiente des Centrafricaines aux débats sur les réformes politiques et sociales qui se dérouleront pendant le forum.

 

L’atelier du FNUAP met également l’accent sur les violences faites aux femmes, la santé de la reproduction, la promotion de l’Etat de droit et l’étude des instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.

 

Le représentant du FNUAP en Centrafrique, Marc Vanderberghe, a expliqué que le projet d’appui à la réconciliation nationale pour une paix durable en Centrafrique a été mis en oeuvre pour promouvoir l’égalité des sexes mais, surtout, pour donner toute leur importance aux femmes qui représentent 50% de la population centrafricaine.

 

Une fois formées dans le cadre de l’atelier du FNUAP, les femmes leaders vont, à leur tour, se rendre auprès des autres femmes pour les organiser à mener des actions de cohésion sociale et les sensibiliser sur l’importance de leur rôle dans le processus de normalisation en cours dans le pays

 

Centrafrique: Lancement à Bangui du projet d’appui à la réconciliation nationale

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:53


 

Bangui, 27 mars 2015 (RJDH) - L’Ambassadeur de France auprès de l’État centrafricain, Charles Malinas revient sur les sujets brulants de l’heure : les conclusions de la 7ème Réunion du Groupe International de Contact sur la Centrafrique qui repose sur le principe de l’inéligibilité des autorités de la transition, la tenue ou non des élections en juin-juillet prochain. La France reste fidèle sur les principes déjà posés quant à l’inéligibilité des autorités de la transition et au délai de la transition. Il l’a redit dans cette interview accordée au RJDH le 26 mars 2015 dans son bureau.

 

Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) : Monsieur Charles Malinas Bonjour!

 

Charles Malinas (C.M) : Bonjour!

 

RJDH : La 7ème Réunion du Groupe International de Contact sur la RCA vient d’avoir lieu au Congo. Les partenaires de la RCA ont réaffirmé leur soutien aux autorités de la transition et rappelé la nécessité de tenir le calendrier des élections. A quel niveau se situe l’implication de la France lors de cette grande rencontre?

 

C.M : Comme vous le savez, la France est aux côtés de la République Centrafricaine depuis longtemps pour essayer d’aider à résoudre cette crise. La France appui les efforts des États qui sont au sein du Groupe Internationale de Contact pour appuyer la transition et l’aider jusqu’à son terme dans les meilleurs conditions possibles. La dernière réunion du GIC a réuni un nombre important d’États et cela a été un succès. Le groupe a réaffirmé son soutien mais aussi la nécessité de tenir les délais de la transition. La population centrafricaine souhaite revenir à la normale.

 

RJDH : Les conclusions du GIC sont revenues sur la nécessité de respecter la clause d’inéligibilité des autorités de la transition. Vous en tant qu’Ambassadeur, qu’avez-vous dit?

 

C.M : Écoutez, je n’ai pas d’avis particulier en tant qu’Ambassadeur sur cette question. Les règles ont été édictées par la communauté internationale sur cette question à commencer par la réunion de Libreville qui a lancé le processus de transition. Sur cette question je suis tout simplement la règle que les personnalités de premier plan qui ont participé à la transition ne peuvent pas se présenter à l’élection présidentielle et législative qui doit clore cette transition.

 

RJDH : Certains politiques voient la main de la France derrière cette règle. Je cite en exemple Joseph Bendounga qui vous voit comme étant l’auteur de ce principe d’inéligibilité des autorités de la transition, comment réagissez-vous?

 

CM. Alors ni la France ni moi-même sommes l’auteur de ce principe. Comme je disais c’est un principe qu’on retrouve très fréquemment lorsqu’il y a une situation de transition. C’est un principe édicté par les États qui étaient au chevet de Centrafrique essentiellement les États de la CEEAC comme je le disais tout à l’heure mais également d’autres. Quant à Joseph Bendounga, il a publié une lettre ouverte qui m’est adressée. Il sait très bien que s’il veut que nous nous rencontrions je serais disponible. On s’est déjà vu plusieurs fois, on s’est encore rencontré hier à l’occasion de l’anniversaire de la Radio Ndéké Luka. Je n’ai aucune difficulté avec Joseph Bendounga, je suis prêt à discuter avec lui. Il est possible que nous ne soyons pas d’avis sur un certain nombre de sujets mais c’est la vie, on peut ne pas être d’accord avec les gens et en parler.

 

RJDH : L’Autorité Nationale des Élections est aujourd’hui au mur de lamentation, du fait des promesses non tenues de certains bailleurs. Comprenez-vous Monsieur l’Ambassadeur la réticence de ces derniers.

 

C.M :Les promesses non tenues des bailleurs, il faudrait que vous me précisiez, parce que là pour l’instant je ne connais pas de bailleurs qui ait promis de fond à la Centrafrique et ne les ait pas versés.

 

RJDH : Dernièrement l’Union Européenne était un peu réticente. On la voyait réticente et puis après elle vient de signer il n’y a pas longtemps alors qu’on l’attendait depuis.

 

C.M : Alors ce n’est pas une promesse non tenue. L’Union Européenne ne voulait verser l’argent dès lors que d’autres bailleurs seraient venus l’aider dans le financement du processus électoral. On a eu une discussion avec les responsables de l’Union Européenne à Bruxelles. La France a beaucoup appuyé de ce point de vue la position centrafricaine pour que l’Union Européenne assouplisse sa position et verse au moins une partie des fonds promis. De sorte que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) puisse démarrer les opérations électorales concrètes, c’est-à-dire en premier lieu l’enregistrement des électeurs.

 

RJDH : Aujourd’hui la Communauté Internationale pousse les autorités nationales à aller vers ces élections, de tenir le délai qui va jusqu’en juin-juillet. Pensez-vous que ce calendrier est aujourd’hui tenable?

 

C.M : D’abord ce n’est pas seulement la Communauté Internationale qui pousse les autorités; c’est la population centrafricaine qui l’a tout à fait exprimé lors des consultations populaires. La deuxième chose c’est que la transition a déjà été prolongée de 6 mois et un gouvernement de transition, vous savez, il y a plein de choses qu’il ne peut pas faire. Il y a des actions qui appartiennent à un gouvernement normal, un gouvernement légitimement élu, qui ne sont pas dans les capacités d’un gouvernement de transition qui, lui  a des taches précises liées à la transition. Donc la sortie de la transition est quelque chose qui est particulièrement importante pour que la République Centrafricaine retrouve les conditions de sa reconstruction, une vraie reconstruction. Ça c’est le premier point. Deuxième point ce sont les délais; ils ont été fixés au départ et allongés. Le Groupe International de Contact et la France sont en phase pour réaffirmer qu’il fallait tenir ce délai. Cela veut dire que pour les opérations pré-électorales, enregistrement des électeurs, circonscriptions électorales qui sont des opérations techniques doivent être réalisées maintenant à grande vitesse.

 

Les gens qui en sont chargés jusque-là ont mis beaucoup de temps sans doute trop de temps. Le médiateur a accepté de prolonger de 6 mois jusqu’en aout prochain et il a clairement dit au GIC qu’il n’y aurait pas une autre prolongation, il n’y aurait pas de 3ème transition parce qu’il y a d’autres crises dans le monde, des crises extrêmement grave à l’exemple de l’Ukraine mais il y a d’autres crises en Afrique et dans le reste du monde. Pour que la Centrafrique continue d’attirer l’attention des bailleurs qui, par exemple qui paient le salaire des fonctionnaires, il faut qu’elle montre qu’elle a fait des progrès. Il faut d’une part réussir le forum de Bangui et tenir les élections dans le délai prévu.

 

RJDH : Si après trois mois les élections ne sont pas tenues, quel scénario envisagez-vous?

 

C.M : Nous tiendrons les élections

 

RJDH : Monsieur l’Ambassadeur merci!

 

C.M : C’est moi qui vous remercie!

 

Décrytage : Naim-Kaélin ZAMANE


 

Centrafrique/Bangui : « Nous tiendrons les élections », (dans trois mois), selon Charles Malinas

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:44

 

 

Par RFI  27-03-2015 à 01:39

 

À deux jours de l’élection présidentielle au Nigeria, le président tchadien Idriss Deby s'en est pris à Goodluck Jonathan, candidat à sa réélection à la présidence, dans une interview publiée le jeudi 26 mars par l’hebdomadaire français « Le Point ».

 

Depuis le mois de janvier, le Tchad a engagé des milliers d’hommes pour aider l’armée nigériane à contrer la menace Boko Haram. Idriss Déby, dans cette interview au Point, n’est en rien impressionné par les dirigeants de son voisin le Nigeria, poids lourd économique et démographique du continent.

 

Le manque de coopération entre les contingents des deux pays est imputable au Nigeria, selon Déby, qui est à deux doigts d’accuser Jonathan d’avoir regardé ailleurs, alors que ses ressortissants se faisaient massacrer. Le président tchadien ne comprend pas en effet pourquoi les autorités nigérianes ont mis tant de temps à agir face à Boko Haram. « C’était devenu quelque chose de trop grave pour que les gens n’en prennent pas conscience, le sang des morts ces dernières années aurait dû attirer l’attention des dirigeants du pays », a déclaré Idriss Déby à Claire Meynial l’envoyée spéciale du Point.

 

Boko Haram, « des gamins non formés armé armés de kalachnikovs »

 

Deby est tout aussi incrédule devant les difficultés de l’armée nigériane face aux combattants de Boko Haram, qui, selon lui ne sont que « des gamins non formés, armés de kalachnikovs », même s’il reconnaît que ce groupe compte environ vingt mille combattants, dont certains sont formés en Libye à la manipulation d’explosifs par le groupe Etat Islamique.

 

Le président tchadien regrette aussi le manque de coopération entre ses soldats et les soldats nigérians, il regrette surtout que l’armée nigériane ne vienne pas occuper les villes libérées par les Tchadiens, comme à Gambaru, près de la frontière camerounaise. « On est obligé d’abandonner des villes, et Boko Haram revient, certaines villes nous avons dû les prendre deux fois, cela a un coût humain et matériel » a déclaré Déby.

 

Et si l’émir de Boko Haram court toujours, c’est la faute des Nigérians suggère le président tchadien, en précisant: « avec une bonne coordination, on aurait déjà mis la main sur lui ».

Boko Haram: le président tchadien Idriss Déby charge Goodluck Jonathan

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