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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 17:00

 


 

Bangui 05 Mai 2015 (RJDH)--- L’après-midi de la deuxième journée du Forum national de Bangui, est consacré aux travaux en plénière. Plusieurs tendances se sont dégagées de ce premier débat qui est intervenu après les témoignages sur la crise au Rwanda.

 

Le premier message est celui du Conseil national de transition. Un rappel a été fait sur les travaux ayant conduit aujourd’hui au Forum National de Bangui. Le CNT recommande au gouvernement de transition la restructuration des Forces de Défense et de Sécurité, la Reforme du Secteur de Sécurité, la sécurisation des personnes et des biens, la réponse favorable aux thématiques assorties des consultations populaires à la base et le respect des préoccupations de la population.

 

Auguste Boucanga de l’URD a demandé à la France de quitter la RCA, car pour lui, « la France est à l’origine de maux du pays ». Il cite comme exemple la non exploitation du pétrole, de l’uranium de Bakouma de la cimenterie de Nzilla.

 

Prenant la parole, le représentant des Anti-Balaka, Patrice Edouard Ngaïssona, a souligné que les Anti-Balaka sont un mouvement de résistances des jeunes, mais ils ne sont pas des malfrats. Pour lui, un monument de reconnaissance doit être érigé en leur nom.

 

Du côté d'une des factions de la Séléka, Herbert Gotron Djono-Aba, du Rassemblement Patriotique pour le de Centrafrique, a fait la lecture d’un mémorandum, rédigé a cet effet.  Le document demande à ce que le retour de tous les déplacés soit effectif. Il note aussi  la représentation des musulmans dans les postes politiques, le respect des fêtes musulmanes et la déclaration de ces jours comme fériés.

 

La représentante de la ville de Bamingui Bangoron  (Ndélé) Alima Aziza a interpellé les Centrafricains à être vigilants sur les ressources minières facteurs de multiples crises dans le pays.

 

Mouhamar Begué Bossin premier secrétaire du Front Populaire « ZO KWE ZO », porte parole de la plate forme BBRC du soutien à l’ex-président Centrafricain François Bozize est intervenu pour accuser la France d’être « derrière la crise centrafricaine ». Il a soulevé le problème du décès du président fondateur de la Centrafrique mort dans un accident d’avion. Pour lui, Boganda « serait déporté vivant en France ». Il a aussi dénoncé le refus de participation de deux ex-chefs d’Etats Centrafricains à ce Forum. Son intervention a été interrompue par la fermeture du micro à cause du respect de durée repartie.

 

Le dernier intervenant avant la suspension des travaux est Joseph Bendouga. Il  s’est insurgé contre la mauvaise gouvernance politique dans les affaires de la RCA. Il a présenté la position de son plate-forme sur la démission de la cheffe de l’Etat de transition.

 

L’archevêque de Bangui Monseigneur Dieudonné Nzapalainga a invité les participants à l’apaisement et a interpellé leur conscience pour  privilégier l’intérêt patriotique et à penser à la population qui souffre et qui a besoin de la paix, de la sécurité pour son développement./

 

RJDH

 

Centrafrique/Forum de Bangui : Des tendances se précisent dans les premiers débats

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Centrafrique-Presse.com
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 16:08

 

 

 

http://lepays.bf   mardi 5 mai 2015

 

Est-ce le forum de la dernière chance pour la République centrafricaine (RCA) ? La question vaut la peine d’être posée, tant les remèdes administrés jusque-là à ce grand malade n’ont pas produit les effets escomptés. Il faut, en tout cas, espérer que les quelque 600 délégués réunis à Bangui, trouvent enfin la panacée pour venir à bout de la violence chronique et de l’insécurité qui règnent dans ce pays. Les participants à ce forum ont la lourde responsabilité de tracer les sillons d’un avenir meilleur pour le pays. Et cet avenir, comme on le sait, commence par un retour définitif à la paix. Bien plus que le débat sur le nombre de représentants de chaque sensibilité à cette grand’messe, c’est la qualité de la contribution de chacun qui importe. Surtout sa volonté réelle de mener des débats constructifs. Il est déjà heureux de constater que ce forum a réussi la prouesse d’être inclusif, tous les principaux protagonistes ayant été représentés. Même les enfants terribles de la République que sont François Bozizé et son tombeur, Michel Djotodia, n’ont pas été oubliés.

 

Il est grand temps que les choses changent dans le bon sens

 

Cette inclusion est un atout non négligeable pour peu que chaque acteur joue franc jeu. Ce forum a l’avantage de réunir plus de composantes que celui qui a abouti à la conclusion de l’Accord de Brazzaville. Il évite aussi le piège de l’Accord de Nairobi où c’était seulement Bozizé et Djotodia qui étaient à la manœuvre. Avec cette grande représentativité, ce forum part avec des préjugés favorables. Les décisions qui en sortiraient, devraient avoir plus de chances d’être mises en œuvre, de produire des résultats sur le terrain dans le sens du retour à la paix. Ce forum qui devrait du reste, discuter de la mise en œuvre de l’Accord de Brazzaville, cristallise bien des espoirs. Cela est fort compréhensible parce que les Centrafricains sont visiblement fatigués de toutes ces violences. La RCA, ce pays martyrisé depuis son accession à l’indépendance, est à la croisée des chemins. Il est grand temps que les choses changent dans le bon sens. La paix doit devenir la norme dans ce pays. Et cela est de la responsabilité de tous les Centrafricains.

 

Les défis sont énormes. Les urgences aussi. Mais comme le dit l’adage, « qui trop embrasse mal étreint ». Il faudra éviter de vouloir régler tous les problèmes de la RCA au cours de cette semaine. Ce serait utopique de croire que cela est possible. Dans la vie d’un individu comme de celle d’une nation, il y a des choses qui ne se font pas en un jour ni en un an. Surtout pour un pays meurtri par tant de haine et de violence. Mais, ce forum devra montrer la voie, à commencer par l’arrêt définitif des violences. Le reste des problèmes du pays pourrait ensuite être abordé par les équipes qui sortiront des urnes, à commencer par celle qui s’installera à la fin de la période de transition. En d’autres termes, ce forum de Bangui doit marquer le début d’un long processus. Celui de la renaissance du pays.


C’est dire toute l’importance de ce forum. Les Centrafricains ont une occasion en or pour remettre leur pays sur de bons rails. Cela passe par des échanges francs et sincères. Ils doivent tenir entre eux, un langage de vérité. Car, faut-il le rappeler, la vérité est indispensable à la réconciliation.

 

Il y a lieu de prendre des dispositions pour rendre les acteurs collectivement et individuellement responsables des actions à mener

 

Parmi les participants à ce forum, il y en a qui ont des choses à se reprocher. Il faut espérer qu’ils fassent vraiment amende honorable. Il faudra surtout éviter de vouloir escamoter les choses. Si la vérité n’est pas dite et la justice faite dans les règles de l’art, ce sera une prime à l’impunité. Et les effets pervers d’une réconciliation de façade seront nocifs en ce sens que cela ne sera pas de nature à apaiser vraiment les cœurs, à cicatriser les blessures et à ramener une paix véritable dans le pays.


Les participants au forum de Bangui auront, en plus de plancher sur les questions de désarmement, de démobilisation et de réinsertion des combattants, à évoquer le sujet de la future armée centrafricaine. Il est notoire que la RCA n’a plus d’armée républicaine digne de ce nom, les groupuscules armés, notamment les éléments de la Séléka et les anti-balaka, faisant la pluie et le beau temps dans le pays. Il faudra donc reconstruire une armée nationale sur les cendres de ces groupes armés. En plus de l’armée, la justice est l’un des secteurs les plus touchés par la déliquescence qui gagne les institutions. Il faudra œuvrer à redresser ce pilier également. Car, aucune démocratie solide ne peut tenir la route sans une justice forte, indépendante et crédible.

 

Il faudra ainsi mettre un peu plus l’accent sur les urgences de premier ordre, sur les questions les plus brûlantes de l’heure. Les uns et les autres doivent, de ce fait, prendre des engagements importants lors de ce forum, dans le sens d’un retour définitif de la paix dans le pays. Et il faut que ces engagements soient assortis d’obligation d’exécution. Car, comme on le sait, une chose est de prendre un engagement, une autre est de le respecter. Il y a lieu, de ce fait, de prendre des dispositions pour rendre les acteurs collectivement, mais aussi et surtout, individuellement, responsables des actions à mener pour ce retour à la paix. La mise en œuvre de ces actions urgentes devra se faire suivant un calendrier clair, précis, réaliste et réalisable. Il serait également judicieux qu’un mécanisme indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des engagements issus de ce forum, disposant de pouvoirs de coercition au besoin, soit mis en place. Ce mécanisme, s’il venait à voir le jour, devrait avoir pour rôle d’apprécier l’état et la qualité de la mise en œuvre des recommandations et engagements pris lors de ce forum, de situer clairement les responsabilités au cas où il y aurait quelque blocage que ce soit et d’opérer les recadrages nécessaires. C’est en responsabilisant ainsi chaque protagoniste et en assortissant de sanctions la mise en œuvre des accords éventuels qui en sortiraient, que les Centrafricains travailleront à éviter que ce forum national soit une rencontre de plus, une simple foire.

 

« Le Pays »

Lu pour vous : FORUM DE BANGUI : La RCA à la croisée des chemins

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Centrafrique-Presse.com
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 15:48

 

 

Un Point de vue écrit par Birgit Schwarz diffusé par Human Rights Watch le samedi 30 avril et qui décrit comment Ambroise, un homme de 27 ans souffrant d’un handicap physique, a été abandonné à lui-même durant la crise qui a frappé la République centrafricaine à partir de la fin de l’année 2013.

 

Il était environ deux heures de l’après-midi, par une chaude journée de décembre 2013, lorsque des coups de feu et des cris affolés ont brusquement tiré Ambroise Andet de sa sieste. Effrayé, le jeune homme de 27 ans s’est appuyé pour se relever et s’est mis à chercher son fauteuil roulant. Aucune trace du fauteuil roulant.

 

Ambroise, paralysé des membres inférieurs depuis l’âge de 14 ans, a commencé à paniquer.

 

[…] Début décembre, le bruit a couru qu’une unité de la Seleka avait pris d’assaut le quartier d’Ambroise, dans le cinquième district de Bangui. Les attaques étaient généralement subites et meurtrières. Au volant de leurs 4x4, les soldats de la Seleka attaquaient et abattaient tous ceux qui ne pouvaient pas fuir. Nul n’était épargné, pas mêmes les personnes comme Ambroise qui ne pouvaient pas s’échapper du fait de leur handicap. Le 9 décembre, les rebelles ont finalement atteint le quartier dans lequel Ambroise vivait avec ses parents et ses frères et sœurs. « Tout est arrivé vraiment subitement », se souvient-il. « Nous n’aurions jamais pu penser que les soldats de la Seleka arrivent jusque chez nous.

 

 

RCA : Abandonné à un sort funeste - le récit d’Ambroise

 

Il était environ deux heures de l’après-midi, par une chaude journée de décembre 2013, lorsque des coups de feu et des cris affolés ont brusquement tiré Ambroise Andet de sa sieste. Effrayé, le jeune homme de 27 ans s’est appuyé pour se relever et s’est mis à chercher son fauteuil roulant. Aucune trace du fauteuil roulant.

 

Ambroise, paralysé des membres inférieurs depuis l’âge de 14 ans, a commencé à paniquer.

Quelques mois auparavant, une alliance dénommée Seleka et composée en majorité de rebelles musulmans est descendue du nord de la République centrafricainevers Bangui, la capitale, située au sud-est du pays, où réside Ambroise. La campagne de la Seleka, qui cherchait à s’emparer du pouvoir et à prendre le contrôle du pays, était ponctuée de massacres massifs de civils, de pillages et d’incendies de villages entiers.

 

En guise de réaction, des groupes qui se sont baptisés les « anti-balaka » se sont organisés pour lutter contre la Seleka. Tout au long de l’année 2014 notamment, ces groupes se sont livrés à des représailles à grande échelle contre la population musulmane du pays. Le conflit sanglant a obligé des centaines de milliers de personnes à fuir le pays. Les personnes handicapées comme Ambroise sont apparues particulièrement vulnérables au cours des attaques perpétrées tant par la Seleka ainsi que par les anti-balaka.

 

Début décembre, le bruit a couru qu’une unité de la Seleka avait pris d’assaut le quartier d’Ambroise, dans le cinquième district de Bangui. Les attaques étaient généralement subites et meurtrières. Au volant de leurs 4x4, les soldats de la Seleka attaquaient et abattaient tous ceux qui ne pouvaient pas fuir. Nul n’était épargné, pas mêmes les personnes comme Ambroise qui ne pouvaient pas s’échapper du fait de leur handicap. Le 9 décembre, les rebelles ont finalement atteint le quartier dans lequel Ambroise vivait avec ses parents et ses frères et sœurs. « Tout est arrivé vraiment subitement », se souvient-il. « Nous n’aurions jamais pu penser que les soldats de la Seleka arrivent jusque chez nous. »

 

Lorsque l’attaque a été lancée ce jour-là, Ambroise a été abandonné par sa famille et sa communauté. Il a finalement réussi à parvenir jusqu’au camp de réfugiés de M’Poko. Mais la vie dans les camps pour Ambroise et les autres personnes en situation de handicap est particulièrement difficile. Les recherches de Human Rights Watch révèlent que le simple fait de satisfaire ses besoins fondamentaux à l’intérieur du camp comme manger, aller aux toilettes et recevoir des soins médicaux est un défi.

 

L’histoire d’Ambroise est l’une des nombreuses histoires passées sous silence dans ce conflit, qui dure depuis début 2013 et qui a abouti au massacre de milliers de civils et au déplacement d’une grande partie de la population. Ceux qui auraient eu besoin d’aide pour s’enfuir ont été laissés pour compte. Rien que dans deux quartiers de Bangui, au moins 57 personnes handicapées ont connu le même sort qu’Ambroise, à savoir l’abandon, l’isolement et la négligence. Les chiffres à l’échelle nationale sont certainement beaucoup plus élevés.

 

Réalisant qu’il était pris au piège et ne disposait d’aucun moyen de s’échapper, Ambroise a appelé à l’aide, a-t-il raconté à Kriti Sharma, chercheuse à Human Rights Watch. Mais ses cris n’ont pas été entendus. Déployant des efforts colossaux, il a rampé par terre, s’est traîné jusqu’à la porte de la maison de ses parents et a regardé dehors. La rue d’ordinaire très animée semblait sinistre et désertée. Des valises faites en toute hâte avaient été abandonnées dans la véranda des voisins. Hormis quelques poules et des chiens, il n’y avait pas âme qui vive. Tous les habitants du quartier – y compris ses parents – avaient fui. Le fauteuil roulant d’Ambroise avait également disparu. Il n’a jamais su ce qu’il en est advenu.

 

« J’ai commencé à crier, persuadé que j’étais dans un mauvais rêve », a expliqué Ambroise à Kriti Sharma.« J’ai crié, crié mais il n’y avait personne. Personne ne m’est venu en aide. »

 

Ambroise a parlé de son épreuve sans afficher aucune émotion. C’est un jeune garçon de grande taille, sûr de lui, qui parle français et qui n’a jamais perdu son sang-froid à l’évocation des événements qui ont suivi le jour fatidique de son abandon. Un an après l’attaque, il racontait son histoire avec ferveur mais sans amertume. Avec son corps penché en avant dans le fauteuil roulant légèrement cabossé qu’un bon samaritain lui a acheté, il happait le regard de ceux qui l’écoutaient. Ce n’est que lorsqu’il se rappelait les moments de pure angoisse que son regard furtif révélait un peu de la détresse qu’il a dû ressentir en réalisant que les mêmes personnes qui lui avaient donné la vie l’avaient abandonné à un sort funeste.

 

Ambroise doit sa survie à un jeune garçon deux fois plus petit que lui. Désespéré, toujours incapable de bouger, il s’était écroulé sur le seuil de la porte de la maison de ses parents, et était resté là le reste de la journée et la nuit entière, pris entre peur et désespoir. Lorsque le soleil s’est levé, il a aperçu « l’enfant ». Il savait que cet enfant était sa seule et unique chance. Le jeune garçon était toutefois aussi effrayé que lui, car Ambroise était comme condamné à mourir. « S’il-te-plaît, petit ! Aide-moi ! Si tu me laisses… je vais mourir », lui a dit Ambroise. Il a dû mettre toute son énergie dans cette imploration avant que le jeune garçon ne cède, vienne vers lui et le hisse sur son dos.

 

Il fallait parcourir trois kilomètres sur un chemin ardu pour parvenir jusqu’au camp situé à proximité de l’aéroport. Les combattants de la Seleka étaient toujours dans les parages ; les tirs retentissaient, pas très loin. Ambroise et le garçon ont dû se cacher en chemin et s’arrêter à plusieurs reprises, exténués et terrifiés. « Nous avions le souffle coupé lorsque nous sommes arrivés », se souvient Ambroise. « Sans chariot ni fauteuil roulant », un jeune inconnu avait accompli ce que ses plus proches parents n’avaient pas fait : « Grâce à ce garçon », ajoute Ambroise, « je suis resté en vie ».

 

Toutefois, pour des personnes handicapées comme Ambroise, même au camp, la vie est dure ; il est difficile de se déplacer à M’Poko où, entre les carcasses d’avions abandonnés qui donnent au camp des allures apocalyptiques, des milliers de déplacés internes ont trouvé refuge dans des abris de fortune. Le terrain est bosselé et accidenté ; l’air est sale, empli de tourbillons de poussière déclenchés par les jeux des enfants ou par le moindre souffle de vent. Les fossés d’évacuation des eaux usées, à ciel ouvert, parsèment les allées entre les tentes et, imperceptibles pour ceux qui peuvent voir et sauter, délimitent une zone très réduite où ceux qui ne peuvent ni voir ni sauter peuvent se déplacer librement.

 

Désormais, pour Ambroise, sa tente, c’est sa maison. Sa bâche laisse à peine passer la lumière mais elle est tellement trouée que lorsqu’il pleut, tout le monde est trempé. Lorsque des distributions de nourriture étaient encore organisées dans le camp de M’Poko, le site de distribution était inaccessible, et les personnes handicapées. étaient rudement écartées. Parfois il ne mangeait rien de la journée, a-t-il expliqué. « Même obtenir du savon pour laver ses vêtements n’est pas facile. Vous voyez comme mon pantalon et mes pieds sont sales ? »

 

À 14 ans, Ambroise avait failli succomber à un neuropaludisme ; il est finalement sorti du coma et s’est réveillé sans sensation ou contrôle de ses jambes. Il a alors su que sa vie était changée pour toujours. Bien que les personnes handicapées en République centrafricaine n’aient jamais bénéficié d’un important soutien, il était parvenu à faire son trou et à gagner une certaine indépendance en réparant des téléphones portables pour une modique somme. Au camp, toutefois, la vie est une lutte quotidienne pour celui qui veut survivre et garder sa dignité. Pour satisfaire même les besoins les plus fondamentaux, comme aller aux toilettes, Ambroise a besoin d’aide. Et s’il ne peut trouver personne pour l’y emmener, il est contraint de rester sur place car il ne peut pas parcourir seul le terrain accidenté.

 

Être à ce point dépendant du bon vouloir des autres est difficile à accepter pour Ambroise. Mais ce qu’il trouve le plus dur à comprendre, c’est la désertion de ses parents. « La guerre avait à peine commencé ; vous vous êtes enfuis ; vous saviez que je n’avais pas de pieds ! », leur a-t-il reproché lorsqu’il les a retrouvés au camp de M’Poko. « Et vous m’avez abandonné là ! Dans la situation inverse, je ne vous aurais jamais laissés ; j’aurais préféré mourir avec vous. » Même s’il a depuis tenté de comprendre la situation difficile dans laquelle se trouvaient ses parents, le traumatisme d’avoir été abandonné continue de le hanter et ne fait qu’exacerber son sentiment de vulnérabilité.

 

Cependant, une nouvelle chance lui a été donnée dans la vie, et Ambroise est déterminé à aller de l’avant ; c’est la raison pour laquelle il souhaite que son histoire soit entendue et que les souffrances d’autres personnes ayant vécu des situations similaires soient reconnues. « Nous, les personnes handicapées, nous avons toujours été abandonnées », explique-t-il. « Alors si des personnes peuvent nous soutenir, qu’elles viennent nous soutenir ! »

 

RCA : Abandonné à un sort funeste - le récit d’Ambroise (HRW)

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 15:14

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  mardi 5 mai 2015 10:24

 

Le Forum national de Bangui s'est finalement ouvert hier 04 mai 2015 dans la capitale centrafricaine. Entre appel au boycott du parti KNK et le mécontentement pour des quotas de participation émanant de cinq autres groupes armés (FDPC, MLJC, UFR, URFF et RJ), en coulisse, Radio Ndeke Luka (RNL) a pu observer qu'il y a du bon mais aussi mauvais.


Du bon, relève RNL, une équipe médicale est déployée au siège du parlement provisoire pour les urgences et autres maladies ponctuelles. L’équipe est composée de techniciens spécialistes. Du bon aussi, la pause-déjeuner a été servie à temps et était accessible et suffisante pour les participants.


Du frustrant, constate RNL, une série de candidats à la présidentielle sont commodément installés à la première place, tandis qu’une autre catégorie est restée confondue avec la foule, du reste des participants.

 
Outre ce cas de figure, pour cette première journée d'ouverture de ce rendez-vous, les participants doivent se soumettre à cette longue queue pour entrer en possession des kits. Certains malins glissent parmi les autres pour être en tête et se servir les premiers ; d'autres des personnalités s’égosillent en public pour dénoncer cette manière de faire.


RNL a pu aussi capter quelques indiscrétions des groupes politico-militaires qui veulent aussi profiter de cette grande rencontre pour réclamer une amnistie pour les crimes commis durant la crise. Sachant que ce chapitre n’est pas inscrit au programme des échanges, certains délégués semblent vouloir en faire une priorité.

Amnesty International, dans une lettre ouverte sous forme de recommandations en marge du Forum de Bangui, datée du 30 avril dernier et signée du secrétaire général, Salil Shetty,  reste convaincue que la lutte contre l'impunité devra passer par la remise sur pied d'un système de justice légitime, indépendant et capable de demander des comptes à tout un chacun, quelque soit sa position dans la société.

L'organisation de défense des Droits de l'homme note aussi que l'histoire récente de la Centrafrique a démontré que les immunités et amnisties, souvent octroyées à la classe politique et aux groupes armés, n'ont fait que perpétuer les cycles de violence.

Un appel qui a été relayé par Catherine Samba Panza, présidente de la transition qui, dans son discours d'ouverture au Forum, a affirmé que : « les questions d'amnistie des auteurs de crimes ne doivent pas s'inviter aux débats ».

Le Forum de Bangui, selon Amnesty International, doit fournir l'opportunité aux Centrafricains de bâtir un pays établi sur des bases garantissant que tous puissent être tenus responsables pour les actes qu'ils commettent.

Dialogue inter-centrafricain : entre boycott et mécontentement


Ouvert hier lundi, le Forum national soulève des mécontentements au sein des entités devant y prendre part.


Le parti travailliste Kwa na kwa (KNK) de l'ancien président François Bozizé Yangouvonda a purement et simplement refusé de prendre part aux travaux. Le KNK avait conditionné sa participation aux assises, à la présence de son leader en exil depuis le 24 mars 2013. A l'ouverture ce matin, Bozizé, considéré comme un pion capital dans la crise, n'était pas dans la salle. Ce qui justifie le sabotage du KNK.

« Les raisons de notre boycott sont que depuis 2014, notre formation politique a réclamé la tenue d'un Forum inclusif, un Forum ouvert à tous les acteurs de la crise centrafricaine, notamment politique. Vous savez très bien que Messieurs Michel Djotodia et François Bozizé, deux anciens chef d’État, sont les acteurs majeurs de cette crise », explique le secrétaire général du parti Bertin Béa.

 
« Nous considérons donc que c'est une mascarade, c'est un dialogue exclusif, par conséquent il n'y a pas de raison à cautionner une telle mascarade », a regretté M. Béa.

Du côté des autres groupes armés, certains représentants ont quitté l’hémicycle du parlement provisoire avant l'ouverture officielle des travaux.


Le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de Martin Koumtamadji alias Abdoulaye Miskine, le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) d'Abakar Sabone, l’Union des forces républicaines (UFR) de Florian Ndjadder, l’Union des forces républicaines fondamentales (UFRF) d'Askin Nzéngué Landa et la Révolution justice (RJ) d'Armel Sayo, qui ont fusionné leur union, ont présenté unanimement leur insatisfaction face au quota accordé à chacun d’eux.

Le porte-parole du MLCJ, Larry Nordine Mahalba, a au nom des autres groupes armés, évoqué un malentendu avec le gouvernement au sujet des quotas. Selon lui, les autres groupes armés sont favorables au dialogue de Bangui, « Nous n'allons pas boycotter, mais c'est une question d'entente entre le gouvernement et nous ».

« Nous représentons des entités et travaillons au nom de la base. Au cas où la base pense que les choses ne marchent pas, nous sommes obligés de privilégier l'intérêt du groupe. (…) Nous constatons qu'il y a la politique de deux poids deux mesures, alors qu'il n'y a pas un petit groupe armé. Il faudrait qu'il y ait un entretien entre le gouvernement et nous, et nous pourrons repartir pour les travaux »,
a indiqué le porte-parole du MLCJ.


Invités à quitter la salle, deux représentants dont celui de l’UFR et de l’UFRF, ont maintenu leur ferme volonté à poursuivre les débats. Selon Larry Nordine Mahalba qui considère la pratique comme un vice de forme qui n'engage que leurs auteurs, les autres membres sont mécontents.

 
« Si nous cherchons la paix, il faut savoir comment la chercher. Nous représentons différentes entités et si la base juge qu'il faut aller en négociation, il ne faut pas voir l'argent », a précisé Larry Nordine Mahalba.

 

Centrafrique : dans les coulisses du Forum

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Centrafrique-Presse.com
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 14:57

 

 

 

Par RFI  05-05-2015 à 09:32

 

Près de 700 personnes étaient présentes pour l'ouverture du Forum de Bangui lundi 4 mai en Centrafrique. Toute la semaine, des tables rondes et des débats vont s'enchaîner pour aboutir à une liste de recommandations censées être le point de départ d'une paix durable dans le pays. La communauté internationale a mis la pression sur les autorités de transition en insistant sur la nécessité de respecter les délais quant à l'organisation des élections présidentielles.

 

L'organisation des élections présidentielles est l'objectif premier. Le médiateur congolais Denis Sassou Nguesso a été clair. Ce forum doit rassurer la communauté internationale : « Plus le Forum de Bangui impulsera le rythme de la transition, plus les partenaires seront encouragés à poursuivre l’appui financier à la Centrafrique. Cette conditionnalité s’adresse à vous les participants au Forum. Il vous incombe de relever ce défit par la tenue d’élections libres et transparentes, qui jetterons les bases d’une paix et d’une stabilité durables pour votre pays. »

 

Le représentant du président tchadien Idriss Déby a mis dans la balance l’argument financier. Si la Centrafrique veut continuer à être aidée, il va falloir donner des gages de confiance : « En même temps que le peuple centrafricain, tous nos partenaires requièrent que les élections aient lieu dans les délais prévus afin que la transition ne déborde plus de l’ultime terme qui lui a été prescrit. Vous êtes donc réunis pour impulser à la République centrafricaine un nouveau départ. J’espère avec vous que celui-ci est le bon. »

 

Les deux poids lourds dans la médiation de la crise centrafricaine ont donc mis la pression sur les autorités de la transition. Catherine Samba-Panza leur a répondu dans la foulée. « Nous tiendrons nos promesses », a-t-elle affirmé.


■ Amnesty International demande une révision du projet de Constitution

 

Amnesty International participe à cet événement majeur en qualité d'observateur. Si l'organisation de défense des droits de l'homme note déjà des avancées positives en Centrafrique notamment grâce à la création d'une Cour pénale spéciale qui aura pour but d'enquêter et de juger les crimes de guerre commis dans le pays depuis 2003, elle s'inquiète du projet de Constitution qui doit être discuté lors du Forum. Selon Amnesty, en l'état actuel, ce texte ne garantit pas suffisamment la fin de l'impunité des dirigeants du pays.

 

Stephen Cockburn, le directeur général adjoint du programme d'Amnesty International en Afrique de l'Ouest et centrale : « Il faut vraiment s’assurer que la Centrafrique se dote d’une Constitution qui renforce et ne sape pas ses efforts. Malheureusement, il y a un projet de Constitution actuel qui serait discuté lors du Forum et qui serait soumis à la population dans un référendum avant les élections. Ce projet de Constitution pourrait permettre aux auteurs de violations de droits humains d’échapper à la justice. Selon le projet actuel, le président ne pourrait pas être inculpé sauf pour haute trahison ainsi que pour les anciens présidents. Il n'y a aucun article qui exclut l’introduction de futures immunités ou d’amnistie pour les crimes de guerre, par exemple. Donc pour nous, il faut simplement que les délégués du Forum demandent aux autorités d’amender le projet de Constitution pour qu’il soit cohérent avec cette volonté politique et éviter une répétition des erreurs du passé. »


■ Les enfants soldats préoccupation du Forum de Bangui

 

En Centrafrique, dix groupes armés qui participent au forum de Bangui vont signer ce mardi matin une déclaration à l'appel de l'Unicef dans laquelle il s'engage à libérer les enfants qu'ils comptent dans leurs rangs. Tous n'ont pas été des combattants, certains ont servi de messager, de main-d'oeuvre gratuite ou d'esclaves sexuels. Une fois démobilisés, c'est la question de la réinsertion qui se pose.

 

Ramsès a 17 ans, ce grand gaillard dans un t-shirt rouge déchiré raconte qu'il a rejoint les anti-balaka pendant quelques mois. Séparé de ses parents durant une attaque des ex-rebelles Seleka, il na pas eu le choix.

 

Reportage à Bangui 05/05/2015 - par Mattéo Guidoux

 

 

 

 

Ouverture du Forum de Bangui: cap vers la présidentielle

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Centrafrique-Presse.com
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 14:25

 

 

 

05/05/15 (AFP)

 

Les chefs de huit groupes armés centrafricains se sont engagés mardi lors d'une cérémonie publique à Bangui à relâcher plusieurs milliers d'enfants soldats ainsi qu'à cesser tout recrutement d'enfants, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

L'accord a été signé en marge du Forum de Bangui, qui réunit près de 600 participants durant une semaine pour la réconciliation nationale et discuter de l'avenir du pays.

 

Parmi les signataires, figurent des représentants des deux protagonistes de la crise qui a secoué le pays en 2013 et 2014: trois factions de l'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka.

"Ceci est une étape importante dans la protection des enfants dans ce pays", a déclaré de son côté Mohamed Malick Fall, représentant de l'Unicef dans un communiqué.

 

"Ce pays est un des pires au monde pour les enfants après deux années de conflit et l'Unicef souhaite travailler avec les autorités locales pour aider à réunir ces enfants et leurs familles", a-t-il ajouté.

 

De 6.000 à 10.000 enfants seraient intégrés dans les différents groupes armés et rébellions qui sévissent depuis des années en Centrafrique.

 

Ce chiffre "inclut les combattants, mais aussi ceux qui sont abusés d'une autre facon, à des fins sexuelles, des cuisiniers, des messagers", selon le comuniqué.

 

"Les dirigeants des groupes armés ont également convenu de donner à l'Unicef et ses partenaires un accès immédiat et sans restriction aux zones sous leur contrôle", ajoute l'organisation onusienne.

 

La Centrafrique s'est retrouvée en plein chaos après le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête d'une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, qui a commis de graves exactions contre la population dès son arrivée au pouvoir. En réaction, les milices d'autodéfense anti-balaka s'en sont pris aux civils musulmans.

 

Aucun calendrier n'a été fixé pour la libération des enfants concernés. "Soyons prudents, mais cela est un point de départ", a de son côté déclaré le porte-parole de l'Unicef à Genève, Christophe Boulierac.

 

"Les conditions sont là pour nous donner espoir", a-t-il ajouté, précisant que "la grande majorité" des groupes armés centrafricains ont participé à la signature de cet accord.

 

Au fil d'une histoire marquée par les troubles, les rébellions et les coups d'Etat, de nombreux groupes armés - parfois divisés en factions rivales - se sont formés dans le pays où ils créé leurs propres fiefs. Une quinzaine de ces mouvements sévissent encore aujourd'hui en République centrafricaine.

 

Centrafrique: les chefs de huit groupes armés s'engagent à relâcher plusieurs milliers d'enfants soldats

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Centrafrique-Presse.com
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 13:53

 

 

 

04/05/15 (Jeune Afrique)

 

Après plusieurs reports, le forum de Bangui s'est finalement ouvert lundi dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Ces assises de la réconciliation, qui se dérouleront toute la semaine, constituent une étape cruciale dans la vie politique et pour l'avenir de la Centrafrique.

 

Le forum de Bangui, c'est quoi ?

 

Pendant une semaine, les participants vont débattre lors de tables rondes organisées selon plusieurs thèmes comme la sécurité, la cohésion sociale, l’économie, le pardon ou la lutte contre l’impunité. Le résultat de ces discussions serra compilé à l'issue du forum.

 

Peu avant l'ouverture, l'ONG Amnesty International a adressé une lettre ouverte aux participants.

 

Dans le document, Amnesty demande aux délégués d'amender le projet de Constitution qui sera également débattu lors du forum. Si le texte est adopté dans sa version actuelle, Amnesty International craint qu'il représente un obstacle à la lutte contre l'impunité.

 

C'est la première fois que les Centrafricains ont la possibilité de plancher, chez eux, sur l'avenir de leur pays. Les dernières réunions ont toujours eu lieu à l'étranger. En outre, en amont du forum, des consultations ont eu lieu dans tout le pays auprès des populations. Le résultat a été compilé et doit servir de base de travail pour de futures négociations.

 

L'organisation de cet évènement a été décidée lors des accords de Brazzaville. Le 23 juillet 2014, les ex-Séléka, les anti-balaka et quatre autres groupes armés signaient un accord de cessation des hostilités. Dans ce texte, les parties s'engageaient à ne plus commettre un certain nombre de crimes, comme les exécutions sommaires, la torture ou encore l’incendie de villages. Les parties s’engageaient aussi à cantonner leurs hommes dans un délai raisonnable et à ce que l’État ait désormais accès à l’ensemble du territoire. Les délégués de chaque entité n'étaient en revanche pas parvenu à fixer le cadre du désarmement et de la démobilisation des combattants.

 

Les participants

 

En tout, 585 délégués vont participer à cette rencontre. Ces participants sont issus des différentes sensibilités qui s'expriment à Bangui, des 78 sous-préfectures de la Centrafrique, de la diaspora et de la communauté internationale. Les différents groupes armés (ex-Séléka, anti-balaka), la société civile, les partis politiques et  la plateforme religieuse regroupant les confessions catholique, musulmane et protestante seront également représentés.

 

Le forum se déroule également en présence du président congolais Denis Sassou NGuesso, médiateur international dans la crise centrafricaine. Annoncés, son homologue tchadien, Idriss Déby Into, et le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ne seront finalement pas présents.

 

Polémiques

 

Le forum se voulait inclusif. Il ne le sera pas totalement. Une des trois composantes de l'ex-Séléka, celle dirigée par l'ancien président Michel Djotodia et son numéro deux Noureddine Adam, a refusé de prendre part au débat. Djotodia comme son prédécesseur François Bozizé sont exclus des discussions. En conséquence, le parti de Bozizé, la Convergence Nationale Kwa Na Kwa (KNK), a lui aussi boycotté l'évènement.

 

La préparation du forum a été marquée par la polémique suscitée par la nomination de l'ex- ministre Jean-Jacques Démafouth à la tête du comité chargé de la préparation de l'événement. Sous la pression, la présidente de transition Catherine Samba-Panza a finalement fait marche arrière.

 

Avant cela, les négociations parallèles organisées à Nairobi ont perturbée le processus lancé à Brazzaville en juillet 2014. Ces pourparlers ont été initiés par Denis Sassou-Nguesso, le président congolais également médiateur de la crise centrafricaine. Ils rassemblaient des cadres de la mouvance anti-balaka, et des représentants d’une partie de l’ex-Seleka, en associant les deux anciens présidents Michel Djotodia et François Bozizé. Ces négociations, non reconnues par la communauté internationale, ont tout de même accouché d'une déclaration d'engagement par lequel les participants se rallient au processus de Brazzaville.

Lu pour vous : Centrafrique : à quoi sert le forum de Bangui ?

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Centrafrique-Presse.com
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 13:31

 

 

 

 Définition  du dictionnaire de la TRANSITION dit : ce qui n’est pas un Etat normal, mais constitue  un état intermédiaire entre une situation et une autre, de fait, une transition s’exerce par une transformation lente et progressive, mais surtout, une manière de passer d’une idée à l’autre, voilà ce que dit le sens propre de la transition.

 

 « GOUVERNANCE » - Pourquoi ce forum doit réussir ?

 

On a cherché l’ennemi de la RCA ! On l’a trouvé ? C’est nous même ! donc Nous devions avoir en tête  que nos attitudes honteuses, déshumanisantes,  obsolètes, ringardes et destructrices,   nous ont plongés  dans cette crise totale,  nous oblige à faire des concessions pour  nous en sortir car elles  servent   la seule  cause des intérêts étrangères et des prédateurs  contre  la RCA.   

 

Ce qui nous amène à dire que  des élections présidentielles précoces  sans se Forum et sans poser les bases d’une réconciliation,  c’est la mort certaine de la RCA, une peine perdue d’avance. Voter,  pour quoi faire ?  Pour qui ? Pour quel projet ? Dans quels intérêts ? Comment ?   Mais comment cela va-t-il  se passer ?

 

 On à tant de choses à se dire pour grandir, imaginez un Président Elu ! Ce serait  sur du sable mouvant, car il n’aura aucunement la confiance du peuple. Les frustrations, les revendications, vont surgir de toute part. L’insécurité va s’accroître de plus belle ! Les années blanches devenues chroniques vont se poursuivre ! La privation de toute forme de liberté va s’exercer sur tout le territoire ! La famine, l’indigence, vont  s’étendre dans tout le Pays. 

 

 Sans compter que les  salaires ne  pourront  pas être payés !  Donc, la corruption ne sera pas éradiquée ! En définitif,  toutes les tares du passé longtemps  décriées, n’auront pas disparues…

 

 Qui va nous protéger cette fois-ci ? Une armée prétorienne encore, de castes, de tribus ? 

 

Comment  pensons nous remettre la confiance dans la tête et le cœur des centrafricains ?

 

Voila ! Même en restant élémentaire ! Sans approfondir les questions essentielles,  ça saute aux yeux, il y a problème !  Le forum réussi est une vraie porte de sortie, autrement dit, à quoi aurai servi cette transition ? Car si l’on considère le peuple centrafricain pris en otage par Mr BOZIZE et ses hommes,  et Mr DJOTADJA et ses hommes, ces derniers devenus des forcenés, Mme la Présidente de la République en intérim  devient  le négociateur  pour libérer le peuple en otage. La transition, c’est aussi  la période de la négociation,  Non ! Je vous l’assure, ce n’est pas une trêve au combat politique ou à la destruction volontaire de la RCA, afin que les deux entités reprennent  le combat de plus belle ! Non ce n’est pas ça ! la transition  est un délai de tolérance avec somation  que l’on a défini et  attribué à un peuple en dérive, avec un Chef d’Etat dont le rôle  premier est  d’être un  administrateur  de la République,  pour qu’ils puissent trouver des accords et imposer des réformes qui vont à coup sûr vers l’unique intérêt commun celui du  peuple. En imposant des gages, en prenant des mesures, qui rendent impossible le retour vers le chaos et en installant des  précautions fermes, définitives,  non négociables pour un futur du vivre ensemble plus réel. Car il y  a  eu péril en la demeure.

 

 Aujourd’hui aucun profil type de chef d’Etat en RCA  ne peut se dessiner ! Car il  n’existe pas ! Pour la simple raison, qu’aucun code de déontologie, ni aucune charte de valeurs  n’ont été dressés. C’est obligatoire vu la situation désespérante de la  RCA,  Nous devrions passer au crible toutes les tares qui ont conduit nos décideurs  à la mauvaise gouvernance et trouver les bonnes formules qui vont obliger désormais qu’à faire les bons choix pour d’intérêts publics. Donc des états généraux s’imposent pendant toute la durée de la fin de Transition. Prévoir pour mieux gouverner dans le futur de la RCA, doit être l’objectif du Forum. Autrement c’est tuer la RCA dans l’œuf et cracher sur nos morts.

 

 Ce Forum est pour les centrafricains la seule et unique chance,  pour une thérapie Nationale.   Autrement nous pouvons parler,  d’un rendez-vous manqué. Car c’est  pour la première fois en RCA, que toutes les conditions sont réunies pour un véritable changement, allant  vers une démocratie centrafricaine  plus responsable,  adaptée  à nos mœurs, coutumes, traditions, valeurs culturelles, allant vers la refondation de nos institutions, prévoyant les lois qui privilégient la préférence nationale, dans les domaines économiques, mettant en place des formules pour capter des fonds, pour une meilleure distribution des richesses, œuvrant pour rendre toutes revendications par la force ou les armes  impossibles, repensant une politique d’occupation du territoire, par la responsabilisation des régions par exemple :

 

-           En nommant  des commissaires de la république pour chacun des 7 régions, et en les responsabilisant territorialement en leur donnant la possibilité de développer la région dont ils ont la charge.

 

-          En  séparant le pouvoir militaire du pouvoir de l’exécutif par exemple :

 

-          En créant  une Commanderie, avec une gestion personnelle de toute les forces de défense sur le territoire, qui  ferra sienne l’affaire de la sécurité et qui fera l’interface avec les forces de défense internationales sur le territoire afin de prendre les mesures qui s’imposent contre ceux qui se déclarent groupes armés non conventionnels, cela, seront qualifiés d’ ennemis de la RCA.

 

-          En repensant notre système de défense et en procédant à la création des forces de défense du territoire plus adaptées à notre pays et sa faible  population et ses frontières multiples et poreuses.

 

La Commanderie pour permettre que ne plus jamais  l’Armée ou  des hommes en armes ne soient reconnus comme acteurs politiques,  ceci,  afin de laisser les civils jouer leurs rôles dans la société en toute quiétude.

 

Pour une fois que, les conditions en RCA,  par des circonstances certes,  aggravantes,  ont conduit la disqualification, et la remise en cause des  personnalités  politiques et leurs partis, ainsi que les forces de défense de la RCA, tous deux vecteurs premiers du chaos centrafricain  Le Forum, c’est l’unique occasion face aux désastres du pays, de voir ces hommes et ces femmes transcender leurs clivages politiques, leurs sectarismes  de castes ou de tribus pour répondre présents  à  l’appel au secours du  peuple à l’agonie. Avec pour seul  objectif, l’intérêt commun ! Tel le déclanchement d’un plan ORSEC, qui réclame toute la contribution hommes,  sans distinction de sexes, de grades, de rangs, de religions, et toutes formes de discriminations, pour prendre part à l’effort national et participer à la tâche.

 

C’est l’heure !  De la démonstration patriotique, cessons les mots qui perdent leurs sens dès que nous les formulons tels que sursaut patriotique, libérateur, patriote, réconciliation, dialogue, rébellion,  et bien d’autres mots destructeurs évoquant Dieu comme témoin dans  toutes les religions confondues. STOP ! C’est  l’heure de la mise à l’épreuve nationale, il faut matérialiser les mots, les phrases, les théories, c’est l’heure de la mise en application, on veut voir !  On veut le vivre !  Tout sauf la mort.

 

 Le constat est que, l’on ne voit pas encore les hommes et les femmes  politiques, de tous partis confondus, ceux qui espèrent une élection précoce,   proposant des solutions désintéressées, pour l’intérêt seul du peuple en souffrance,  on ne voit pas encore des Généraux de la République  de tout corps des forces de Défense Nationale, se mettre ensemble pour parler de ce qui a manqué sans aucune manipulation, on ne voit pas encore, la maison du peuple représentée par le CNT s’occuper de la population, en détresse, des  déplacés, des  endeuillés,  tous, abandonnés à eux-mêmes, on ne voit pas encore  les mesures de réparations exercées, pour redonner la confiance perdue entre le peuple  et  l’Etat.

 

Profitons de la présence de l’instrument international à nos chevets qui nous coûte très cher pour montrer au monde entier qui nous regarde que nous sommes ce peuple de joie, volontaire, humaniste, qui ne cherche qu’à vivre ensemble et en paix. 

 

« JUSTICE ET RECONCILIATION »

 

On a tout dit, de l’impunité, vouloir condamner pour exemple, vouloir condamner pour réparer, vouloir condamner pour construire, vouloir condamner pour éduquer, mais qui, en vérité doit être condamné ? Finalement, on est  tous coupables, par nos actions ou inactions, car la loi dit que le complice d’un auteur de crime ou de délit est aussi coupable du même crime que son auteur. S’il y  en a parmi nous qui estiment ne pas être concernés par cette accusation,  alors ils doivent savoir que la complicité peut être élargie aussi jusqu’à la non-assistance à personne en danger, en passant par la dissimulation des personnes ou  preuves pouvant  condamner les hauteurs de crimes, ou par le simple fait  d’ inviter à sa table des personnes identifiées, connues, comme étant, auteurs de crimes ou délits. Et pour ceux qui ne sentent vraiment pas concernés par cette accusation ! Alors je leur dirais même Dieu ne serait pas d’accord que nous nous taisions et fassions la queue pour aller mourir, pour des gens aliénés par le pouvoir.

 

Pour un Forum réussi,  contre la loi du fort la loi du juste. Contre la loi du Tyran la loi de la justice. Apres le forum de Bangui  l’heure de la tolérance de la négociation doit cesser, la sommation a durée plus d’un an, la politique du compromis a vu son temps s’éccroulé, comme dans toutes épreuves de prise d’otage ! C’est l’heure de la rupture, c’est l’heure de l’assaut  pour neutraliser Les bourreaux de la RCA. Rassurez-vous ils ne sont pas nombreux, faut-il                 12000  casques bleus pour mettre hors d’état de nuire une vingtaine de tyrans ?

 

« DEVELOPPEMENT – ECONOMIE – SOCIAL » 

 

   A l’heure ou la crise centrafricaine cherche  des réponses pour s’en sortir entre familles centrafricaines,  les pays énergivores, les pays émergeants, les pays de fortes populations et autres pays ayant des intérêts en RCA, par la représentation de leurs opérateurs économiques,  affutent leur dictature économique, et confirment le coup d’état économique contre   notre Pays. L’économie parallèle qui existe depuis toujours en RCA s’est accentuée depuis  l’embargo sur les armes et la suspension du processus de Kimberley.

 

 Les manœuvres de diversion qui consistent à nous distraire par la barbarie, et la peur, juste pour permettre aux prédateurs de la RCA de s’installer… J’attire l’attention de tous les Centrafricain sur le fait  que les guerres ont toujours rendu l’étranger plus  riche et un centrafricain qui meurt aujourd’hui est remplacé par un étranger qui profitera du Centrafrique à sa place.

 

J’ai écrit en 2007  « les larmes du Centrafrique, l’alarme de l’humanité, une arme pour reconstruire »  

 

Mon texte d’alerte, était  une analyse des faits,  suite au rapport accablant de l’ONG Human Rights World Watch qui avait pour sous-titre « crimes contre l’humanité ». Alerte a été donnée avant le dialogue inclusif de 2007 pour que ce dialogue soit réussi,  plus juste, bon et utile, réel et  responsable,   Il n’en a pas été ainsi !  Nos responsables politiques ont simulé  une réconciliation de surface, leur permettant d’échapper, pour tous, au jugement du peuple, et pour certains, à la Cour Pénale Internationale. Profitant de l’ignorance du peuple, ils ont manœuvrés  pour  se porter candidat au suffrage présidentiel, car une fois adoubés, ils se considèrent de facto comme blanchis de leurs crimes.

 

 Mais encore ? En 2012 avant les tueries ! J’ai écrit «une crise mal gérée conduit inévitablement à la guerre »  décrivant avec justesse ce qui c’est  malheureusement  passer et  je crains  que la suite logique qui persiste aille vers  la disparation de la RCA telle que nous la connaissons ! Là encore ! Ce n’est  pas une vision prophétique, mais une triste réalité connue de toute réflexion élémentaire sur les conséquences d’une dérive en sécurité. Le Forum de Bangui doit aider à la  prise de conscience des dirigeants centrafricains en matière de prévention.

 

  Comme dit l’adage, l’homme ne se construit que lorsqu’il est au bord du précipice, au moment du dernier  soupire de sa vie ! C’est la situation actuelle de la  RCA, et pourtant il ne se passe  rien ! Les hommes de pouvoir restés vivants s’enlisent dans leur autisme chronique, crachant sur la  misère et les morts centrafricains, et tentent sans relâche de revenir en simulant, une fois de plus, une réconciliation fugace dans les quatre coins du monde pour décider du sort des Centrafricains  sans les Centrafricains au nom de leurs forces de nuisance, tenant en otage le peuple meurtri et pétrifié par la peur.  La seule alternative pour eux serait la division de notre pays, ou la main mise sur nos matières premières pour faire des mines à ciel ouvert, dont les vraies et seules victimes sont, une fois de plus, les familles centrafricaines   « les sans voix ceux que l’on n’écoute jamais, les sans grades ceux qui ne peuvent pas se défendre, les sans famille ceux qui ont tout perdu ».  

 

Considérant que les politiques rescapés, grâce au Forum dans la phase du dernier souffle de la RCA avant de mourir  ont pour souci premier  la sortie de la crise, ils doivent se faire harakiri comme dans d’autres civilisations nobles et se retirer définitivement de la vie politique et  demander pardon aux peuples centrafricains en espérant qu’ils leurs pardonneront  ou alors de respecter la transition  qui comme son nom l’indique est un temps pour passer d’un mode pensée destructrice  à un mode de pensée constructrice, un temps pour rompre avec les mauvais gestes du passé, la confiscation du pouvoir par la force et mettre en place des mécanismes pour résoudre le problème de la confiance, le problème du partage des pouvoirs et des richesses. Comment faire ? La question est ouverte.

 

   Le forum de Bangui  s’impose sous forme d’assises nationales souveraines où le thème de la réconciliation doit prendre toute sa place bien entendu, La réconciliation ne se décrète pas ! Elle se construit !  Comment ?  Le bons sens voudrait que soient mises en  avant  des personnes qui ont œuvré avec conviction et disposition au soutien des victimes ou encore des personnes de bonne moralité, reconnues comme personnalités de renommée rassurante et qui ont fait leurs preuves dans la recherche des solutions en faveur de la paix pour tous, à l’instar des hommes de culte qui ont excellé dans le soutien et l’assistance aux familles en détresse (archevêques, évêques, prêtres, imams, pasteurs) des chefs traditionnels (chefs coutumiers, chefs de village) des hommes éveilleurs de consciences, des guides, des professeurs, des personnes ayant une capacité de rassurer, des médecins ayant eu le mérite d’accompagner le Centrafrique malade.

 

Voilà les acteurs qui aujourd’hui  doivent être mis en avant lors de ce forum, pour trouver des solutions viables, garantissant la sortie de crise, et  pour désarmer le cœur des centrafricains, ils représentent réellement aujourd’hui la véritable force vive de la Nation.

 

« RECONCILIATION – DEVELOPPEMENT »

 

La réconciliation dans sa définition, consiste à reconstituer quelque chose de casser, on dit souvent que l’on se réconcilie plus facilement avec les morts ! Mais,  beaucoup plus difficile avec les vivants. Les amitiés renouées demandent plus de soins que celles qui n’ont jamais été rompues. Cette crise au départ qui était politico-militaire  a muté pour devenir une crise sociale généralisée, donc les réponses à trouver lors de ce forum doivent prendre en compte la détresse morale, matérielle  et psychologique des centrafricains, non pas par des mots, mais par des décisions, suivies d’actes, qui vont rendre impossible les comportements nuisibles du passé, et surtout, mettre en place des structures génératrices de richesses, pour donner de l’emploi à la population. Car il n’y a rien de tels que des projets économiques pour occuper l’esprit des Centrafricains en détresse, les mettre au travail, va  permettre l’amorce d’une réconciliation par étapes, tel le schéma du deuil et par objectif pédagogique.

 

 C’est le paradoxe de l’absurde, chose qui heurte le bon sens, une injure à l’intelligence humaine de ne pas  arriver à faire quelque chose. Il est vrai que la RCA devient une anomalie dans la structure mondiale du fait de son vaste territoire potentiellement riche rapporté à sa population faible et pauvre.

 

Cette situation exige une prise de conscience rapide afin de prendre des mesures de protection dues à la crise mondiale qui attise naturellement l’appétit des pays énergivores, des pays émergeants, et des pays de grandes populations et les incites à envahir un pays tel que le nôtre avec son potentiel incommensurable, en usant d’intelligence terroriste, ou par une occupation économique qui se transformera inévitablement en  colonisation économique, jouant sur  notre faiblesse chronique « la corruption ».

 

Pour une RCA qui résiste contre les puissances du mal, le forum, c’est l’occasion d’adopter une politique  favorable à  une démocratie centrafricaine adaptée, qui consiste à faire grandir et élever les consciences, afin de protéger son peuple et son territoire, contre une intelligence économique sournoise étrangère, déjà active sur le terrain.

 

  « GOUVERNANCE »

 

L’impression que donne la compréhension de l’embargo par nos dirigeants  en RCA,  est que l’embargo  est une sorte de maladie contagieuse que le Pays a contractée par mal chance, NON !  Il n’en est rien ! » C’est le résultat de notre travail minable ? Il est reconnu que tout pays frappé d’embargo, a été auteur d’actes de mauvaise gouvernance ou de fautes graves entrainant la destruction humaine par l’incompétence de ses dirigeants qui  ont conduit  leurs peuples  à la dérive matérialisée » Ceci dit : L’histoire nous a montré que les pays frappés d’embargo tel le  Japon et l’Allemagne et bien d’autres ont su optimiser cette situation pour créer des pôles de développement économique sachant que l’embargo sur les armes exprime une protection internationale de défense qui coûte à la RCA. Profitant de la présence d’une Armée International à notre secours, pour reformer notre Armée et les former, que de s’obstiner à vouloir réhabiliter des hommes en Armes pour beaucoup sans formation, ignorant tout de la déontologie de la Défense National et de l’engagement Militaire.

 

L’embargo économique, est aussi, c’est vrais de  mettre les centrafricains dans un état comateux sous respiration artificielle.

 

Nous sommes doublement victime de l’embargo,  lié au manque de connaissance et d’intellectuel  pour faire face, l’embargo est un moyen de pression afin de règlementer une situation et mieux contrôler les flux, échanges commerciaux et autres, l’embargo économique en RCA ne trouve pas le bon client à punir puisque les centrafricains ne maitrisaient déjà pas leur économie, cette embargo a juste mis la pression aux petits exploitants centrafricains pour  encore baisser leurs productions et vendre à moindre cout, puisque le prétexte embargo ne lui permet plus de négocier à bon prix « donc, mal comprendre notre situation nous a conduit dans les abîmes » et à terme la disparition de l’économie Centrafricaine,  laissant la place à la colonisation économique ou occupation économique de la RCA.

 

« Les paradoxes d’aujourd’hui sont les préjugés de demain »

 

 Le problème, c’est que l’on prend toujours les mêmes et que l’on recommence, sans parler des causes ni des  conséquences. Le forum est l’occasion d’expliquer aux Centrafricains comment et pourquoi les forces étrangères sont sur le territoire.  Que veut dire la présence onusienne  en RCA et son déploiement dans tout le  pays ? Expliquer son contrat, ses missions, ses objectifs. Pour combien de temps ?  Les ONG sur place quel est leur bien-fondé ? La mise sous tutelle inavouée de la RCA pour combien de temps ? Quels sont les risques si perdure la situation de crise ? Et comment interpréter  les  sanctions internationales ? Et surtout comment s’en défaire ?

 

Le laxiste chronique, les décideurs centrafricains qui ne prennent pas en compte cette situation susceptible de perdurer et de nous conduire à un assistanat permanant et à terme, à une perte totale d’identité, de capacité d’initiative, et enfin de nous ôter toute possibilité de créer des richesses propres à la RCA. 

 

 « SECURITE – RECONCILIATION »

 

  A oublier l’histoire elle recommence !

 

Depuis la crise aggravée de 2012 à aujourd‘hui, un sérieux sondage a exprimé que plus de 90% de la population centrafricaine, disent malgré tout être fier d’être centrafricains, cependant ce même sondage, ils disent ne pas avoir confiance entre centrafricains, et plus de 90% disent que le plus gros problème est le manque de partage des richesses.

 

Ayant en tête « Les plus faibles se vengent» «les plus forts pardonnent » «les  plus  heureux  oublie »

La réconciliation ne se décrète pas ! Elle se construit…

 

Si l’on veut comprendre l’état psychique des victimes, suite au coup d’Etat 2012, pour établir un sas de décompression nationale adapté aux  victimes, pour une amorce de la réconciliation en RCA, on doit tenir compte du schéma de deuil qui se décompose en 7 étapes obligatoires à savoir :

 

(1) le choc, déni   -         (2)     la douleur et la culpabilité  -  (3) la colère  -    (4) le marchandage   -  (5)  la dépression    -  (6) la reconstruction  -  (7) L’acceptation.

 

La question du traumatisme des Centrafricains reste ouverte : Un sondage de l’armée Français  post retour de RCA en France,  dit  que 12% des éléments qui forment les rangs des Forces Françaises « Sangaris » sont atteints d’un traumatisme psychique qualifié de blessure invisible post traumatique dit   « syndrome de stress»  qui se manifeste par des cauchemars et des violences, par l’incapacité à se réhabituer à la vie quotidienne. On s’aperçoit que le corps du soldat est là mais son esprit est ailleurs, car il est très marqué par ce qu’il a vu et a vécu en RCA, pour comparaison avec l’éternel guerre de l’Afghanistan ou l’on enregistre  simplement 8% de traumatisés, et au  Mali moins de 5%. 

 

Autre comparaison, une personne sur trois en Somalie post crise est atteinte de folie.  Cette  maladie qui devient perceptible que quand les personnes reviennent dans climat dit « normal »  Que sera-t-il pour les centrafricains ? Il faut prendre conscience de cet état psychique dans lequel vont se trouver les centrafricains, au passage de la phase de dépression pour ceux qui  survivraient à cette crise.   «Car on ne tire pas sur les feuilles de l’arbre pour le faire pousser »…

DEVELOPPEMENT – ECONOMIE- SOCIAL-

 

Pour résoudre le problème  des partages des richesses il faut  mettre en place des mécanismes pour capter des fonds à l’instar de l’Allemagne qui a rendu le travail obligatoire en sortie de crise grâce au plan Marchal  pour ça  reconstruction. La RCA avec 4 million d’habitants, et une surface de  623000 km 2,  une terre fertile qui peut abriter 20 fois sa population,  et vivre en toute quiétude. C’est le paradoxe de l’absurdité, chose qui heurt le bons sens, une injure à l’intelligence humaine de ne pas  arriver à faire quelque chose.

 

 NEW DEAL «  LA CENRAFRIQUE AU TRAVAIL » (projet KAITO Explorateurs, Pacificateurs)

 

En créant un service national obligatoire, homme comme femme dans un programme d’éducation et de participation au développement du pays , sachant que 60% de la pop centrafricaine ont moins de 20 ans et que 80% de la population ont moins de 55 ans que près d’un million de la population ont entre 15 et 25 ans, ce qui revient à dire que la tranche d’âge  de cette population précitée,  mis dans un programme de développement  et d’éducation nationale à moindre coût, comme une sorte de contribution nationale, de solidarité nationale, une conscription participative  à l’effort national et économique, va être la chaine qui va entrainer un mouvement économique et par ricochet  va mettre tout le monde au travail.

 

Un simple exemple édifiant : La France pour une année, à dépenser plus de 200 millions Euros pour le groupement  de 2000 Hommes « SANGARIS » soit plus de 2 milliards 200 millions de CFA pour 1an.

 

  • Soit 20 millions Euros par mois  environ, pour 2000 Hommes intervenants, ce qui revient à 100 000 Euros par soldat pour une année, soit 65 millions de CFA par militaire pour une année.
  •  
  • En RCA dans le programme KAITO (Service National) de 14 mois dont 2 mois à passer  dans chacune des 7 Régions,  à l’issue l’ explorateur est déclaré Eclaireur de République et est libéré de ses obligations civiques,  ce programme peut accueillir 400 000 jeunes appelés sous les drapeaux  à raison de 2 milliards 200 millions CFA par an, soit il recevra une solde de 32 000 CFA par mois.
  •  
  • Ce qui revient à dire le coût d’ 1 soldat Français peut engager 200 soldats appelés au devoir.
  •  
  • Dans notre situation, le cout pour 2000 soldats  Français = 400 000 Jeunes Appelés Centrafricains au devoir de la Nation.
  •  
  • Entre nous soit dit la France, L’Europe, les Nations Unies, les Pays du monde entier ont intérêt à soutenir ce projet  fédérateur « KAITO » la République Centrafricaine, positionné à l’épicentre de l’Afrique  grâce aux explorateurs  pourra lutter contre  le terrorisme mondial, l’insécurité de la sous-région,  et le développement national. (Je tiens à votre disposition d’autres exemples édifiants). 
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SOCIAL - ECONOMIE

 

Pour une nouvelle  RCA qui s’inscrit dans la mondialisation, liée à son positionnement géographique avec ses six frontières poreuses, la RCA se veut humaniste on ne peut  pas empêcher la transhumance humaine de se faire, cependant la RCA doit se protéger et   écrire une chartre de protection économique nationale afin de privilégier la préférence nationale dans le développement économique. La RCA doit adopter une stratégie économique tenant compte qu’elle peut être une terre d’accueil et  prendre les devants pour  identifier ces carences,  pour favoriser les secteurs de besoin tout en  protégeant   sa terre prisée,   et règlementer son immigration économique  autrement elle va se faire envahir et se faire prendre son Pays, par une intelligence économique  sournoise étrangère. Nous devons  mettre en place une immigration choisie pour décrire le partage des métiers, usant d’une politique d’intelligence économique par le partage des secteurs économiques qui peuvent prendre en compte  les communautés étrangères, déjà sur le territoire de la RCA  qui s’exercent en opérateurs économiques. 

 

Nous pouvons prendre l’exemple du Liban où dans mon jeune âge en ma qualité de parachutiste français, d’origine Centrafricaine, j’ai participé à la sécurisation du Liban en 1984 sous les forces multinationales de l’ONU.

 

J’ai le net souvenir d’un très beau pays complètement ravagé par la guerre et 10 ans plus tard le Liban et non seulement sorti de ses cendres mais a pu reconstruire son pays en adoptant une stratégie propre à elle qui consistait à confier aux grandes familles riches libanaises des secteurs délimités et leurs donner tous pouvoir de  développement économique.

 

Cette cohésion stratégique a fonctionné et le Liban est redevenu un super Pays, une référence de modèle de reconstruction en un temps record. Qui mieux que la communauté libanaise avec son  expérience de crise, peut mieux aider et comprendre la situation en RCA.  Je propose que cette communauté avec son expérience doive changer son implication en RCA. Pour que la RCA ne soit pas qu’une vulgaire maitresse qu’on utilise à souhait, mais que la RCA soit un partenaire privilégier, et officialiser un secteur déterminé pour la communauté libanaise, avec un engagement sincère et plus implique au développement de la RCA. Et non pas un éparpillement  comme cela se fait aujourd’hui par la communauté libanaise, qui rend moins efficace sa renommée,  et prête confusion à une colonisation économique. Cette attitude des opérateurs Libanais  aphasie des réseaux de développement pour les Centrafricains et rend  opaque son intégration économique.

 

Il serait plus honorable que dans le partage des secteurs  économiques pour d’autres communautés sur place en RCA émanant des pays émergeants tel la Chine  qui consomme à elle seule plus de 60% de production mondiale en fer, de lui confier le secteur du fer au centre de la RCA (est ouest) et que dans sa production d’extraction de fer qu’elle puisse nous aider à installer la ligne de chemin de fer qui traverserait toute la RCA « Projet KAITO », allant de la frontière camerounaise à la frontière Sud soudanaise, et au Nord allant de la frontière tchadienne jusqu’au Congo.

 

C’est une garantie de la Centrafrique au  travail

 

Autres communautés intervenant en RCA issue de pays émergeants et de grandes populations identifiées sur le territoire, tel que l’Inde,  peut rester dans le domaine du ciment, dans le projet d’extraction qui est resté toujours en gestation et lui confier le développement économique qui s’y rapporte. D’autres secteurs économiques doivent faire sujets de réflexion de stratégie national tenant en compte de communautés étrangères déjà opérateurs sur le territoire pour une meilleure implication et une performance de qualité. La question reste ouverte pour une nouvelle Centrafrique qui se construit dès le forum de Bangui.

 

« CA C’EST CADEAU »

 

S’inspirant du dicton du Dalaï-lama « les Hommes dépensent tout leur argent et leur énergie pour avoir le pouvoir, et quand ils ont le pouvoir ils se comportent comme s’ils n’aillaient jamais mourir, et au moment de rendre le pouvoir, ils utilisent tout l’argent amassé du pouvoir  pour le conserver, et quand ils ont perdus le pouvoir ils continuent à dépenser tout l’argent amassé du pouvoir qui leur reste pour revenir au pouvoir, et finalement ils ne reviennent plus jamais au pouvoir et deviennent plus pauvres qu’ils ne l’ont jamais été et quand ils meurent c’est comme s’ils n’avaient jamais existé. » Triste sort des dirigeants dictateurs Africains.  Ne dit-on pas qu’on ne juge pas un arbre à son feuillage, mais à la qualité de ses fruits ?  

AIDE POUR UN FORUM REUSSI PAR Mr SARAGA MORAIS BIO-ZIN

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Centrafrique-Presse.com
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 09:39

 

 

 

Par RFI 04-05-2015 à 09:36

 

C'est ce lundi que doit débuter le très attendu Forum de Bangui. Après des mois de retard et de report, le grand rendez-vous national de la réconciliation en Centrafrique démarre pour une semaine. Près de 600 personnes y sont conviées pour parler des enjeux actuels et futurs du pays.

 

Au cœur de ces assises d’une semaine censées sceller la réconciliation en Centrafrique : les groupes armés. Les trois factions de l’ex-Seleka, les « comzone » anti-balaka et les autres groupes politico-militaires signataires des accords de Brazzaville, en juillet 2014, feront l’objet de toutes les attentions.

 

Les autorités de transition espèrent un geste de contrition de la part de ces groupes en particulier des deux principales mouvances. Mais plus précisément, il sera question pour eux de la mise en application des dispositions de l’accord de Brazzaville : cantonnement des hommes, désarmement, démobilisation, réinsertion des combattants, rapatriement…

 

Pour les belligérants, il s’agit notamment de voir comment organiser un retour à la paix et à la sécurité pour permettre la tenue d’élections. Les partis politiques seront là aussi, ainsi que la plateforme religieuse regroupant les confessions catholiques, musulmanes et protestantes. La société civile sera également représentée. Il faut aussi compter sur les institutions ou encore les partenaires internationaux.

 

Au-delà des causes de la crise et des solutions immédiates, le Forum se veut le lieu des projets. Des projets concrets comme la forme que pourrait prendre la future armée centrafricaine, ou plus généraux comme les projets de société pour les 25 prochaines années. Des travaux s’articuleront autour de commissions sur des thèmes comme la sécurité, la cohésion sociale, l’économie, le pardon ou la lutte contre l’impunité.

 

La guerre des nombres

 

Après les polémiques sur la composition du comité chargé d’organiser ce forum, le nombre de places accordées à chaque entité participante aura également suscité les controverses. Le nombre de participants au nom des différentes entités est fixé à 585 : 234 places sont réservées aux représentants des 78 sous-préfectures du pays, représentants désignés lors des consultations à la base.

 

Du côté des groupes armés. Anti-balaka et ex-Seleka sont logés à la même enseigne : 20 places pour la mouvance anti-balaka dans sa globalité, autant pour l’ex-Seleka toutes factions confondues. Ce qui n’a pas manqué de susciter des protestations. Polémique aussi chez les politiques. Une plateforme regroupant plusieurs partis conditionnait la semaine dernière sa participation au forum, à l’augmentation des places accordées aux formations politiques, de 30 à 70.

 

Les organisations musulmanes ont également fait savoir leur mécontentement face à ce qu’elles estiment être une sous-représentation : 13 places, huit pour les associations musulmanes plus cinq au nom de la plateforme religieuse. Un nombre insuffisant selon elles. En réalité, si l’on ajoute les délégués des régions du Nord, les sultans, certains officiels etc., il y aura bien plus de 13 musulmans présents au forum de réconciliation. Mais ils seront encore très loin de la moitié des participants comme se prenaient à rêver certains musulmans du km 5, il y a quelques semaines encore.

 

Les forces en présence

 

Parmi les participants très attendus, des représentants de l’ex-Seleka, des anti-balaka et d’autres groupes armés signataires des accords de Brazzaville de juillet 2014 sont invités à se mettre autour d'une table. En plus de ces entités, des membres de partis politiques, de la société civile seront autour de la table.

 

Certains semblent tout bonnement avoir été oubliés. Le maire de Kabo, située à 400 kilomètres de Bangui, attendait toujours dimanche soir que l’on vienne chercher la petite délégation représentative de la ville et la sous-préfecture de l’Ouham. Le gouvernement admet un problème de logistique. Difficile pour des raisons d’éloignement, mais aussi de sécurité d’acheminer tout le monde en temps et en heure.

 

Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine sera le seul chef d’Etat étranger présent à l’ouverture du Forum de Bangui ce matin. Annoncé, son homologue tchadien, Idriss Deby, ne sera finalement pas présent pour des questions d’agenda, explique-t-on du côté du gouvernement centrafricain. Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, dont le nom avait un temps circulé, n’assistera pas non à plus à ces rencontres.

 

Dans le petit village de Nguérengou, à 30 kilomètres de la capitale, Seihla Awa ignorait l'existence du Forum de Bangui. Ce qui préoccupe cette commerçante ce n'est pas sécurité mais plutôt l'enclavement. Les taxis s'aventurent rarement jusqu'ici.

 

Reportage à la rencontre des Centrafricains ruraux

Ouverture du Forum de Bangui: comment organiser le retour à la paix?

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 09:06

 

 

 

04/05/15 (AFP)

 

APA –Bangui (Centrafrique) - La Présidente de Transition en Centrafrique, Catherine Samba Panza, a appelé, lundi à Bangui ses compatriotes à faire de leur propre affaire le processus électoral, soulignant que sa non candidature à la présidentielle ne l’empêchera pas de veiller ‘’sur une bonne organisation des élections’’ afin d’éviter à son pays de ‘’replonger dans l’abîme’’.

 

‘'La Transition est le fruit d'un compromis national et international. Tout doit être mis en œuvre pour qu'au mois d'août, un gouvernement démocratique soit né. Comme je ne suis pas candidate, je veillerais sur une bonne organisation des élections pour nous éviter que le pays ne replonge dans l'abîme. Le processus électoral est l'affaire de tout le monde'', a dit Catherine Samba-Panza, à l'ouverture des travaux du forum national de réconciliation de Bangui.

 

‘'Les images de la société centrafricaine ont été ternies dans le monde par des actes barbares, il faut profiter du forum pour montrer au monde que c'est d'un peuple digne'', a-t-elle préconisé avant de souligner que ‘'le forum n'est ni un tribunal populaire ni un cadre de calcul politicien pour distribuer des primes à l'impunité. Les participants doivent avoir une pensée profonde envers les victimes afin de dégager des perspectives prometteuses pour des enfants, femmes centrafricaines''.

 

Insistant sur le sens de la rencontre, la présidente centrafricaine a affirmé que celle-ci était ‘'un cadre intégrateur sociologique, politique, pour proposer des solutions innovatrices pour un pays moderne. C'est une occasion de mûrir les questions qui nous opposent et divisent pour une nouvelle République Centrafricaine''.

 

Auparavant, le Président congolais Denis Sassou-Nguesso, médiateur international de la crise, s'était réjoui du privilège qu'il avait de s'adresser ‘'en Centrafrique, au cœur de l'Afrique, pays de rêve de Barthelemy Boganda, sans calcul, avec humilité''. ‘'Je ne suis pas un donneur de leçons, mon pays a connu les mêmes difficultés que le vôtre'',, a-t-il dit avant d'ajouter : ‘'je vous parle en citoyen d'Afrique, fils d'Afrique centrale, voisin, frère, ami et le vrai''.

 

Pour Denis Sassou Nguesso, ‘'le chemin de la paix est long et ardu mais le succès est à la porté des Centrafricains parce que tous ont la volonté d'arriver à la paix car la dynamique de la paix et d'unité est avec le peuple qui l'a exprimé à travers la consultation populaire à la base organisée en prélude au forum''

 

‘'Le forum sera une occasion de mettre à profit la population dans l'application effective de l'accord de cessez-le-feu de Brazzaville, de refonder les Forces armées centrafricaines et la nation centrafricaine mais de mettre en place le Désarment, la Démobilisation et la Réinsertion (DDR) des ex combattants. C'est une occasion de recherche de thérapies susceptibles de conjurer le démon de la division et de la guerre en Centrafrique'', a dit Denis Sassou Nguesso, selon qui ‘'La priorité de la transition est l'organisation des élections dans le délai prévu, car il faut que tout le monde respecte les textes qui régissent la transition, c'est souvent au port que les bateaux chavirent''.

 

A l'ouverture des travaux qui ont démarré avec deux heures de retard sur le programme officiel au Conseil national de transition, beaucoup d'orateurs se sont succédé à la tribune, à l'image du maire de Bangui, Hyacinthe Wodobodé, des enfants en femmes de Centrafrique qui ont tous délivré des messages de paix.

 

La communauté internationale, à travers plusieurs institutions, a aussi délivré son message. Ainsi, l'union africaine a relevé tous les efforts qu'elle a faits pour ramener la stabilité en Centrafrique avant d'appeler les Centrafricains a profiter du forum pour tourner la page de l'instabilité.

 

Pour le représentant des Nations Unies en Centrafrique, le général Babacar Gaye, ‘'les Centrafricains sont en face de multiples choix et défis. Mais les élections générales s'imposent comme l'unique voie dans un proche avenir pour un retour définitif à la paix en Centrafrique''.

 

Le Premier ministre tchadien a lu le discours du Président Idriss Déby, Président de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), disant notamment aux Centrafricains que le forum était ‘'une occasion de faire la différence avec les autres dialogues qui ont déjà eu lieu. C'est l'occasion de créer les conditions économiques, sécuritaires, politiques en vue d'un retour à la paix par les élections démocratiques''.

RCA : Catherine Samba Panza appelle à ne plus ''replonger dans l'abîme''

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