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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 16:13

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 30 octobre 2014 16h04 - L'armée burkinabè s'est soudée avec le peuple contre le président Blaise Compaoré, a affirmé jeudi à l'AFP Bénéwendé Sankara, un ténor de l'opposition, qui a demandé la démission du chef de l'Etat après de violentes manifestations.

Des responsables de l'opposition doivent rencontrer dans l'après-midi le général en retraite Kouamé Lougué, qui a été chef d'état-major des armées et ministre de la Défense, a indiqué Me Sankara.

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, à proximité d'une caserne centrale de la capitale, scandaient Lougué au pouvoir vers 13H30 locales et GMT, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée est soudée avec le peuple, a affirmé Bénéwendé Sankara, ajoutant que l'opposition demande la démission pure et simple du président Blaise Compaoré pour permettre de retrouver du calme, de la cohésion sociale et de la paix.

Kouamé Lougué, très apprécié des troupes et de la population, a participé au coup d'Etat qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir en 1987.

M. Lougué a rencontré un peu plus tôt dans la journée le Mogho Naba, le roi des Mossi, une autorité morale et coutumière très respectée dans le pays. Blaise Compaoré fait partie de l'ethnie mossi, la principale dans le pays.

L'armée comme la police ont brillé par leur passivité jeudi dans les violences ayant secoué Ouagadougou.

Un cordon sécuritaire de plusieurs centaines d'hommes, dressé autour de l'Assemblée nationale, a volé en éclat vers 9H00 locales et GMT sous la pression d'à peine un millier de manifestants. 

Ceux-ci ont ensuite incendié l'Assemblée, puis, rejoints par des milliers d'autres personnes, ils ont pris la télévision nationale sans qu'aucun soldat ou policier ne réagisse. 

Les violences se sont ensuite propagées dans la ville et le pays, sans plus de réaction des forces de l'ordre.

Seule la garde présidentielle, un corps d'élite de l'armée, protège encore la présidence de quelques centaines de protestataires.

L'armée, à qui Blaise Compaoré devait rendre visite vendredi à Bobo Dioulasso, la capitale économique du pays, s'était mutinée en 2011 dans cette même ville, faisant vaciller le régime. 


(©) 

Burkina: un responsable de l'opposition assure que l'armée s'est soudée avec le peuple contre Compaoré

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 15:06

 

 

 

 

29 octobre 2014 par Survie

 

Au Burkina-Faso, Blaise Compaoré renoue avec la tradition de modifier la Constitution afin de rester au pouvoir. Les manifestations contre ce projet se multiplient, la tension monte et une répression est à craindre. La France, qui a soutenu le pouvoir du « beau Blaise » 27 ans durant, doit condamner publiquement ce coup d’état constitutionnel et cesser toute coopération policière et militaire avec le régime.

 

Arrivé au pouvoir par l’assassinat de Thomas Sankara en 1987, le très françafricain Blaise Compaoré n’entend pas quitter son fauteuil de président-dictateur du Burkina Faso. Après des mois de faux suspens, il a levé le voile le 21 octobre dernier sur sa volonté de réviser la Constitution de 1991, pour que soit supprimée la limitation à deux mandats présidentiels. Il faut dire que le régime est expert en tripatouillage constitutionnel : la limitation du nombre de mandats avait ainsi été supprimée en 1997, pour être réintroduite en 2000, en même temps que l’abandon du septennat au profit du quinquennat, entré en vigueur en 2005. Compaoré trouve ainsi toujours une argutie juridique pour se présenter : en 1991 comme président du Front populaire du Burkina Faso ; en 1998 pour son second septennat ; en 2005 et en 2010 pour son premier puis son second quinquennat, qui arrivera à terme en 2015. D’où la nécessité pour lui, de faire voter ce 30 octobre par les 2/3 des députés burkinabè une loi de révision constitutionnelle puis, en cas d’échec, d’organiser un référendum tout aussi bidon que sa dernière élection présidentielle [1].

 

La première décennie de son pouvoir est marquée par une série d’assassinats politiques (dont le plus emblématique, celui du journaliste Norbert Zongo en 1998, dont les responsables n’ont toujours pas été inquiétés), et ses 27 ans de règne sont émaillés d’opérations de déstabilisation dans la région. Son clan a notamment soutenu activement les milices de Charles Taylor au Liberia et en Sierra Leone, participé à des trafics de diamants au profit du mouvement rebelle angolais UNITA, abrité plus récemment les « rebelles ivoiriens » emmenés par Guillaume Soro avant qu’ils ne déclenchent la guerre dans leur pays, et joué un rôle trouble vis à vis de certains groupes armés qui ont occupé le nord du Mali à partir de début 2012.

 

Mais, en pilier régional de la Françafrique, Blaise Compaoré a su redorer son image à l’international, y compris grâce à des alliées au sein du Parti socialiste telles que Ségolène Royal et Elisabeth Guigou [2]. Une relative liberté d’expression et un multipartisme de façade l’ont rendu prétendument fréquentable, tandis que ses soutiens au sein de la Grande Loge Nationale Française (GLNF), à laquelle il appartient, l’Association d’amitié France-Burkina de Guy Penne, ou son hagiographe, Jean Guion, ont redoublé d’efforts pour forger en France et à l’international l’image d’un homme de paix. Il a ainsi été choisi pour être le médiateur de crises politiques au Togo, en Guinée, et même en Côte d’Ivoire et au Mali où il a pourtant soutenu des belligérants. Et, sur fond de crise malienne, il a été reçu à l’Elysée dès le 18 septembre 2012 par un François Hollande déjà soucieux d’enterrer le changement.

 

Mais au Burkina Faso, les mouvements sociaux n’ont eu de cesse de se structurer et de se renforcer, pour s’opposer au pouvoir à vie auquel prétend Blaise Compaoré. En particulier, après les manifestations contre la vie chère en 2008, une explosion de colère populaire avait menacé le régime en 2011, amenant même Alain Juppé, alors ministre français des Affaires étrangères, à déclarer, en référence à la révolution tunisienne, que le régime burkinabè devrait « [tenir] compte de ce qui se passe ailleurs car les mêmes causes produisent les mêmes effets » [3].

 

Pure langue de bois, pendant que, à l’instar de ce que Michèle Alliot-Marie avait proposé pour sauver le pouvoir de Ben Ali en Tunisie, les autorités françaises ont poursuivi leur coopération pour le « maintien de l’ordre » avec Ouagadougou. On apprenait ainsi qu’en 2011, la France disposait toujours sur place de « 9 militaires de l’Armée de Terre, la plupart détachés auprès des Forces Armées Nationales », et octroyait une aide directe sur le volet militaire (dépenses d’équipement et d’infrastructure, formation des cadres) d’environ 1,2 million € par an, sous la houlette de la Direction de la Coopération de Sécurité et de Défense [4]. Une aide fournie sous l’habillage d’un maintien de l’ordre nécessaire au processus démocratique, mais en réalité indispensable au régime pour mater d’éventuels mouvements populaires. L’année dernière, l’hebdomadaire Jeune Afrique expliquait ainsi comment, du fait de tensions croissantes liées au projet de révision constitutionnelle, le gouvernement burkinabè, aidé par la France et les Etats-Unis, avait investi 15,2 millions d’euros « pour réorganiser et équiper la police » et qu’ « une unité de force spéciale [était] en cours de création avec le soutien du Raid français » [5].

 

Le régime avait vu juste : depuis le début de l’année, plusieurs manifestations ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes, jusqu’au mois de septembre. Depuis cette semaine, et l’officialisation de ce projet de tripatouillage constitutionnel, la contestation se cristallise, avec une première manifestation rassemblant le 28 octobre des centaines de milliers de burkinabè déterminés à s’y opposer, et la promesses d’actions de blocage et de désobéissance civile dans les prochains jours. La colère est sur le point d’exploser, et une répression violente est à craindre. Après avoir soutenu Blaise Compaoré dans son putsch de 1987 et durant ses 27 ans de règne, les autorités françaises, qui ont fait du Burkina Faso un des maillons de leur « lutte contre le terrorisme » au Sahel, en installant à Ouagadougou la principale base des forces spéciales et en intégrant le pays dans la zone d’intervention de l’opération « Barkhane », ont donc une responsabilité particulière dans ce qui va se passer dans les prochaines semaines.

 

L’association Survie exhorte donc le gouvernement français à dénoncer publiquement ce projet de révision constitutionnelle, sans équivoque [6], et à cesser toute coopération policière et militaire avec le régime, et appelle à rejoindre la manifestation unitaire organisée devant l’ambassade du Burkina Faso à Paris ce jeudi 30 octobre de 16h30 à 19h.


 

Contact presse : Ophélie Latil 01 44 61 03 25 ophelie.latil@survie.org

 

[1] Les chiffres officiels faisaient état d’un score de 80 % des suffrages exprimés... mais avec seulement 1,5 millions de voix dans un pays qui compte 16 millions d’habitants.

 

[2] L’actuelle ministre de l’Ecologieavait ainsi déclaré, lors d’une visite à Ouagadougou en 2011 : « Le Burkina peut compter sur moi dans sa volonté de redorer son image à l’étranger ». Elisabeth Guigou avait pour sa part félicité Compaoré, suite à son audition par la Commission des Afffaires étrangères de l’Assemblée nationale en juin 2013, le gratifiant en ces termes : « Ces applaudissements (...) témoignent de notre gratitude pour le rôle que vous jouez et pour la vision que vous avez du développement de votre pays et du continent africain »

 

[3] Audition d’Alain Juppé devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, à Paris le 4 mai 2011. Texte disponoble sur http://discours.vie-publique.fr/not...

 

[4] Voir le site de l’ambassade de France au Burkina Faso (http://www.ambafrance-bf.org/Panora...). Le site du ministère de la Défense indique qu’en 2009, cette coopération s’était «  appuyée sur 12 coopérants militaires et un budget de 3 M€  » (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/do... )

 

[5Selon Jeune Afrique

 

[6] Les déclarations alambiquées du porte-parole du Quai d’Orsay se référençant à la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance de l’Union Africaine, ne sauraient être considérées comme une condamnation (http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/v... ).

Lu pour vous : Burkina-Faso : la France doit officiellement lâcher son vieil allié Blaise Compaoré (Survie)

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 13:26

 

 

 

Pierre Péan  Nouvelles affaires africaines - les «mensonges et pillages au Gabon»

Paris oct 2014 Ed. Fayard

 

par Griffin Ondo Nzuey  mardi 28 octobre 2014 à 4:41  

 

Les heures qui viennent risquent bien d’être parmi les plus longues vécues par les émergents et leurs anciens «camarades» passés à l’opposition, alors qu’une nouvelle œuvre incendiaire de Pierre Péan vient de paraître.

 

Après avoir étalé au grand jour de nombreuses «Affaires africaines» par le biais d’un ensemble de documents classés «secret», avec pour visée principale de révéler le caractère trouble, aventureux et parfois compromettant des relations entre Paris et certains gouvernants de ses anciennes colonies, Pierre Péan s’apprête à nouveau à faire trembler le monde politique africain. Si en octobre 1983, le journaliste français avait déjà pu dire toute son aversion pour la «Françafrique», qu’il perçoit comme un sordide jeu de fourbes dont le principal gagnant demeure la France, sa prochaine œuvre sera essentiellement axée sur le Gabon. «Petit émirat équatorial gorgé de pétrole et d’autres ressources stratégiques», le pays dont il croit connaître l’histoire et celle des hommes de pouvoir, a bénéficié d’un nouveau regard de sa part. Pierre Péan que l’on disait avoir quelques révélations croustillantes à faire au sujet des dirigeants actuels du Gabon, à l’instar d’Ali Bongo et de son directeur de cabinet, Maixent Accrombessi, a souhaité cette fois s’attaquer aux différents «mensonges et pillages» qui prévalent depuis l’arrivée aux commandes de l’actuel président de la République. L’assemblage de documents intitulé «Nouvelles affaires africaines, Mensonges et pillages au Gabon» devrait donc faire mouche.

 

Minutieuse, la nouvelle enquête de Péan a notamment été basée sur diverses questions parmi lesquelles «les débuts de règne calamiteux du successeur d’Omar, Ali Bongo», ou les faits «de corruption, de détournement de fonds publics, d’assassinats, d’élections truquées avec la complicité de Paris, de «biens mal acquis» en France et ailleurs, de folie des grandeurs». Bref, une sorte de «bilan catastrophique du pouvoir gabonais», qui devrait être mis sur la place publique. «Pure légende, vraie construction ! Issu d’une famille catholique ibo de l’ex-province nigériane du Biafra avant qu’elle n’entre en sécession, soutenue secrètement et militairement par la France, Ali fut en réalité adopté par le couple Bongo à la demande de Jacques Foccart et, plus précisément encore, de Maurice Delauney, alors ambassadeur de France dans la capitale gabonaise», écrit Pierre Péan, qui avait déjà évoqué cette affaire sans livrer de preuves. Idem pour la stérilité avérée de Joséphine Bongo.

 

Pour l’heure, dans les rares extraits ayant fuité du livre tant attendu, on peut notamment lire : «Pascaline (Mferri), revient à Libreville le 28 mai. Elle rapporte de Barcelone un message de son père (Omar Bongo Ondimba) : «Le président insiste pour que la Constitution soit respectée.» Elle confie la teneur à un homme d’affaires américain qui la communique à son ambassadeur à Libreville. Message retors, puisque la Constitution, en l’espèce, c’est d’abord et avant tout l’article 10. Pascaline convoque son frère (Ali Bongo) et lui reproche de vouloir fomenter un coup d’Etat alors même que le président va bientôt rentrer au pays : «Le président est très fâché contre toi, tant pis pour toi quand il va arriver.» (Page 155)

 

Ou encore : «A minuit, les dignitaires du Djobi demandent à tout le monde de sortir. Puis ils chantent et préparent Bongo à prendre le chemin du non-retour. Les femmes n’ont pas le droit de pleurer tout de suite. Il faut d’abord préparer le mort au grand voyage… Le lendemain, à Franceville, une première réunion regroupe les seuls enfants d’Omar Bongo. Ali déclare que la famille doit rester soudée et menace tout le monde : il dit avoir les moyens de faire respecter ses injections. Il laisse entendre que le temps de son père est terminé : «Celui qui ne suit pas sera exclu. Gare à lui !» Le jour d’après, Ali se montre rassurant, annonce sa candidature et demande un soutien unanime. Il raconte qu’à la présidence il y a beaucoup d’argent liquide qui n’est pas destiné à la famille : «Ce sont des fonds politiques…» » (Page 165)

 

Même s’il est réputé bien documenté, le livre de Péan, pour qui connait bien le Gabon et pour ce qu’on en a déjà lu, comporte bien d’erreurs et même d’affabulations. A titre d’exemple, l’auteur affirme que Pascaline Mferry Bongo est une énarque bon teint, alors même que d’autres enquêtes auprès de la prestigieuse école d’administration française, affirment qu’elle ne figure dans aucun bottin de cette école à titre d’ancienne élève. L’enquête de Pierre Péan, qui s’appuie sur de nombreux témoignages, peut avoir souffert, par endroits, de ce qu’on nomme au Gabon le kongossa. Le livre est en tout cas très attendu et chacun pourra s’en faire sa petite idée.

Vient de paraître : Pierre Péan : Nouvelles affaires africaines - les «mensonges et pillages au Gabon»

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 12:38

 

 

 

 

http://mondafrique.com/lire/decryptages/2014/10/30/Le-pyromane-Idriss-Deby-fait-les-yeux-doux-a-Catherine-Samba-Panza  

 

DECRYPTAGES - PAR CLEMENT FAYOL  30/10/14 (MondAfrique)

 

L’expérience centrafricaine a coûté cher au Président tchadien Idriss Deby Itno. Après s’être pris pour le marionnettiste de l’Afrique centrale pendant près d’une décennie, le retour de bâton avait été douloureux en début d’année avec une opinion nationale et internationale très critique de son rôle de pompier pyromane. Après quelques mois à faire profil bas, l’autocrate renoue des liens avec le pays par l’intermédiaire de la présidente par intérim, Catherine Samba-Panza.

 

Cible de multiples critiques sur son implication dans les troubles centrafricains, le président tchadien, Idriss Deby, avait annoncé, le 3 avril dernier, le retrait des troupes tchadiennes du contingent international. Mais on le découvre à nouveau au chevet du régime centrafricain chancelant, mais clairement sans le soutien de ses alliés de toujours, les militaires français.

 

Correspondance élogieuse

 

C’est la présidente de transition Catherine Samba-Panza qui a pris les devants. D'après nos informations, elle a adressé une lettre « pleine de flagorneries» au président Deby. Mise à mal dans son pays par des affaires suspectes de gestion de fonds, la présidente a senti que le soutien de la France se faisait de plus en plus fragile. Du coup, l'ancienne maire de Bangui se tourne donc vers son voisin du Nord. Voici une occasion rêvée pour notre ami Deby qui invite Samba-Panza à le rencontrer fin septembre à New York, en marge de la conférence des Nations Unies. Il est question entre eux de soutien diplomatique, mais aussi de formation de troupes centrafricaines par le Tchad. Les deux chefs d’Etat se seraient même mis d’accord pour que des troupes d’élite du Tchad constituent la garde présidentielle de Catherine Samba-Panza. Finalement, il n’en sera rien, tant l’idée a déclenché une levée de boucliers à Bangui.

 

Sassou-Nguesso concurrent

 

Si Deby acceptait de ronger son frein jusqu’à cet été, l’activisme de Denis Sassou-Nguesso, président du Congo Brazzavile, l’a certainement agacé au plus haut point. En juillet le forum de Brazzaville, qui visait la signature d’un cessez-le-feu a sonné comme un affront. Rappelons que jusqu’ici c’était plutôt à N’Djamena, la capitale du Tchad, que les personnalités politiques centrafricaines étaient invitées à entendre raison. Le positionnement de Sassou comme sauveur aura suffi pour que Deby décide de se replonger dans la mêlée.

 

Désavouée de tous, Catherine Samba-Panza mise tout sur l’expérience de faiseur de rois de Deby en Centrafrique. Au regard du sort qui a été réservé aux deux précédents poulains du président tchadien, Bozizé et Djotodia, son choix n’est pas des plus judicieux.

Lu pour vous : Le pyromane Idriss Deby fait les yeux doux à Catherine Samba-Panza

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 11:50

 

 

 

 

APA-Bamako (Mali) - 2014-10-30 09:25:54 - L’achat par le ministère malien de la défense et des anciens combattants d’un avion présidentiel et d’équipements militaires en 2014 a donné lieu à des irrégularités de 28,5 milliards de francs cfa, dont 12,4 milliards au titre de la fraude, estime un rapport d’enquête publié mercredi.


Produit par le Bureau du Vérificateur général (BVG) à la demande de la primature et en concertation avec le Fonds monétaire international (FMI), le rapport conclut à des faits de détournement et de complicité de détournement et à des faits de faux et d'usage de faux.


Il dénonce l'inobservation des règles élémentaires de procédure dans les deux acquisitions d'un montant global de 87,7 milliards de francs cfa, dont 18,5 milliards pour l'aéronef présidentiel et 69,1 milliards pour les matériels, équipements et véhicules de l'armée.


En plus de l'implication d'intermédiaires qui a grevé les coûts, l'avion présidentiel a été immatriculé, non pas dans le patrimoine de l'Etat, mais comme étant la propriété d'une société privée, la « Mali BBJ Ltd.


Un précédent rapport de la section des comptes de la Cour Suprême avait, sur le même sujet, dénoncé des faits d'entorse à la réglementation et de fraude massive.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=808303#sthash.wjsSPOfR.dpuf

Mali : fraude massive dans l'achat de l'avion présidentiel et de matériels militaires (rapport)

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 11:40

 

 

 

 

Le pouvoir impopulaire et incompétent de Samba Panza qui tire à sa fin est en train de créer une nouvelle rébellion vers la ville de Ouango à sa solde pour exterminer le peuple Centrafricain les instigateurs de cette bande organisée sont DEMAFOUTH , SOKAMBI , SAYO et autres prédateurs .

 

Longtemps considérée comme un havre de paix et de prospérité en Afrique, la Centrafrique a basculé depuis décembre 2012 dans un cycle de violences entretenus par les criminels et bandes de prédateurs constituées dans une association appelée la seleka ont renversé un régime démocratique. Le pouvoir impopulaire et incompétent de Samba Panza qui tire à sa fin est entrains de créer une nouvelle rébellion vers la ville de Ouango a sa solde pour exterminer le peuple Centrafricain les instigateurs de cette bande organisée sont DEMAFOUTH, SOKAMBI, SAYO et autres prédateurs . 


C’est pourquoi nous demandons a la communauté internationale d’ordonner la dissolution purement et simplement cet bataillon d’intervention rapide forme que des anciens mutins par la voleuse de l’argent du peuple Centrafricain envoyé par l’Etat angolais .Ceci allait produire d’immenses tensions dans le pays en discriminant toute une frange de la population surtout toute la population réclame le réarmement des FACA et non la constitution de milice à la solde d’un pouvoir aux abois réputé par les prédations détournements de deniers publics au profil de pauvre population était mise en cause. CSP, Demafouth ont créé ces désordre avec les mutins yakoma et APRD de Sayo pour empêcher la tenue du dialogue nationale. 


Catherine Samba Panza a détruit complètement la Centrafrique exterminer les centrafricains et ramener la CENTRAFRIQUE à l’âge de pierre la solution pour ré dynamiser la Centrafrique est le retour du président Bozize à la présidence car il a les qualités d’un bon président centrafricain. 


 DAVID BOHONG 

RCA : NON A LA CREATION DE MILICE A LA SOLDE D’UN POUVOIR AUX ABOIS par DAVID BOHONG

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 11:35

 

 

 

 

30/10/14 (AFP)

 

L'Union européenne a appelé mercredi soir à l'abandon du projet de révision de la Constitution du Burkina Faso dénoncé par l'opposition comme un moyen de permettre le maintien au pouvoir du président Blaise Compaoré.

 

"Tout ce qui risque d'affecter ou de remettre en cause la stabilité, le développement équitable et les progrès vers la démocratie doit être rejeté d'un commun accord afin de consolider l'unité nationale", a affirmé le service d'action extérieure de l'UE dans un communiqué publié à la veille d'une marche à Ouagadougou à l'appel de l'opposition burkinabe pour contester ce projet.

 

"Nous appelons toutes les parties à la retenue et à refuser tout ce qui est de nature à susciter le recours à la violence", a insisté l'UE.

 

"Nous rappelons notre attachement au respect des principes de l'Union africaine en matière d'alternance politique et démocratique", a-t-elle souligné.

 

"Tout recours à la violence constituerait un grave recul pour le pays", avertit l'UE.

 

L'opposition est également invitée à renoncer à son action. "L'ensemble des acteurs doivent privilégier le dialogue respectueux de la diversité des points de vue et doivent se donner le temps de rechercher une voie consensuelle pour parvenir à des solutions véritablement acceptables pour la majorité de la population", conclut l'UE.

 

Le projet examiné jeudi par l'Assemblée vise à modifier la Constitution, pour porter de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels. Ce changement permettrait à Blaise Compaoré, arrivé aux affaires par un putsch en 1987 et qui devait achever l'an prochain son dernier mandat, après deux septennats (1992-2005) et deux quinquennats (2005-2015), de concourir à nouveau à la présidentielle.

 

L'opposition craint que ce changement de la Loi fondamentale, qui ne devrait pas être rétroactif, conduise le chef de l'Etat, déjà élu quatre fois avec des scores soviétiques, à accomplir non pas un mais trois mandats supplémentaires, lui garantissant 15 années de plus au pouvoir.

L'UE appelle à l'abandon du projet de révision de la Constitution au Burkina Faso

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 11:32

 

 

Burkina Faso : les forces de sécurité tirent sur des manifestants


Les forces de sécurité chargées de protéger le secteur près du palais présidentiel burkinabé ont tiré des coups de feu et des gaz lacrymogènes à l'approche de manifestants, apprend-on de source diplomatique et auprès des services de sécurité. Trois corps sont restés au sol.


La foule a marché sur le palais présidentiel situé dans le secteur Ouaga 20 de la capitale Ouagadougou après avoir auparavant pris d'assaut le bâtiment de l'Assemblée nationale et la télévision d'Etat. Certains manifestants ont mis le feu à des parties du Parlement.


Les forces du sécurité qui gardaient la maison du frère du président Blaise Compaoré ont ouvert le feu alors que les manifestants tentaient de s'emparer de la propriété, laissant trois corps gisant sans mouvement sur le sol, a rapporté un témoin.


Réforme retirée


Au milieu de ces violences, le gouvernement a appelé la population "au calme" et annulé le vote prévu d'une révision constitutionnelle très controversée devant permettre le maintien au pouvoir du président Compaoré.


"Le gouvernement a annulé le vote de la loi", a déclaré Alain Edouard Traoré, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Dans un communiqué, le gouvernement a également "appelé les populations au calme et à la retenue", après le saccage de l'Assemblée par des manifestants.


Depuis trois jours, les manifestants protestent contre une réforme de la constitution ouvrant la voie au maintien au pouvoir de Blaise Compaoré. Le mandat du président, au pouvoir depuis le coup d'Etat de 1987, expire l'année prochaine. En l'état actuel, après deux septennats et deux quinquennats, la Constitution ne lui permet pas de briguer un nouveau mandat.



(ats / 30.10.2014 13h09)

 

Burkina: retrait d'un projet de réforme de la Constitution


Le gouvernement du Burkina Faso a retiré un projet très controversé de révision constitutionnelle qui devait permettre le maintien au pouvoir du chef de l'Etat Blaise Compaoré. Ce texte est à l'origine des manifestations qui ont dégénéré jeudi à Ouagadougou.


Plusieurs milliers de manifestants ont réussi à pénétrer dans l'Assemblée nationale burkinabè, où devait se tenir le vote de cette révision constitutionnelle. Plusieurs bureaux, dont celui du président du Parlement, ont été ravagés par les flammes, mais l'hémicycle, mis à sac, semblait encore épargné par l'incendie à 11h00, a constaté un correspondant de l'AFP. 



D'épaisses fumées noires sortaient par les fenêtres brisées du Parlement. Du matériel informatique a été pillé et des documents en papier incendiés. 


Les forces de l'ordre, qui avaient commencé par tirer au gaz lacrymogène sur les manifestants, ont ensuite battu en retraite.



Pour le 3e jour, les manifestants protestent contre une réforme de la constitution ouvrant la voie au maintien au pouvoir de Blaise Compaoré. Le mandat du président, au pouvoir depuis le coup d'Etat de 1987, expire l'année prochaine. En l'état actuel, après deux septennats et deux quinquennats, la Constitution ne lui permet pas de briguer un nouveau mandat.



(ats / 30.10.2014 12h43) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=532377 

 

L'Assemblée nationale burkinabè en flammes


Des manifestants ont incendié à Ouagadougou l'Assemblée nationale burkinabè. C'est là que devait se tenir dans la matinée le vote d'une révision de la Constitution très controversée permettant le maintien au pouvoir du chef de l'Etat Blaise Compaoré.


Plusieurs bureaux, dont celui du président du Parlement, ont été ravagés par les flammes, mais l'hémicycle, mis à sac, semblait encore épargné par l'incendie à 11h00, a constaté un correspondant de l'AFP. D'épaisses fumées noires sortaient par les fenêtres brisées du Parlement.


Plus d'un millier de manifestants avaient réussi à pénétrer dans l'Assemblée nationale. Du matériel informatique a été pillé et des documents en papier incendiés, selon un correspondant de l'AFP. Les forces de l'ordre, qui avaient commencé par tirer au gaz lacrymogène sur les manifestants, ont ensuite battu en retraite.


Pour le 3e jour, les manifestants protestent contre une réforme de la constitution ouvrant la voie au maintien au pouvoir de Blaise Compaoré. Le mandat du président, au pouvoir depuis le coup d'Etat de 1987, expire l'année prochaine. En l'état actuel, après deux septennats et deux quinquennats, la Constitution ne lui permet pas de briguer un nouveau mandat.



(ats / 30.10.2014 12h36) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=532371 

 

 

Burkina: les manifestants saccagent l'Assemblée

 

Ouagadougou - AFP / 30 octobre 2014 11h23 - Plus d'un millier de manifestants ont réussi à pénétrer jeudi dans l'Assemblée nationale burkinabè à Ouagadougou et l'ont en partie saccagée, alors que les députés devaient voter dans la matinée une révision constitutionnelle controversée, a constaté l'AFP.


Un correspondant de l’AFP a compté 18 voitures brûlées dans la cour et à l'extérieur du bâtiment, qui a été méthodiquement mis à sac, chaque bureau ayant été visité. Le matériel informatique a été pillé et des documents en papier incendiés.


L'Assemblée nationale burkinabè est actuellement enveloppée de fumée noire, provenant des véhicules brûlés, alors qu'un hélicoptère survole les lieux, a constaté ce correspondant.


Mamadou Kadré, un député de l'opposition présent au Parlement à l'arrivée des protestataires, a affirmé à l'AFP que ses collègues de la majorité ont été exfiltrés, sans précision quant au moment ni au lieu de leur exfiltration.


Les forces de l'ordre, qui avaient commencé par tirer des gaz lacrymogène sur les manifestants, ont ensuite battu en retraite.


Un premier groupe de quelques centaines de protestataires avait réussi à forcer une première barrière pour arriver à 50 mètres du Parlement. Un second groupe, plus important, d'environ mille personnes, a percé un second barrage.


Ces manifestants, des jeunes extrêmement remontés, criaient à tue-tête Libérez Kosyam, le nom du palais présidentiel, d'après le correspondant de l'AFP.


L'Assemblée nationale devait examiner jeudi un projet de loi visant à réviser la Constitution pour permettre au président Blaise Compaoré de se maintenir au pouvoir.

L'opposition avait appelé depuis des jours à marcher sur l'Assemblée pour empêcher la tenue du vote. 



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=532334

 

 

L'Assemblée nationale burkinabè en flammes


Des manifestants ont incendié à Ouagadougou l'Assemblée nationale burkinabè. C'est là que devait se tenir dans la matinée le vote d'une révision de la Constitution très controversée permettant le maintien au pouvoir du chef de l'Etat Blaise Compaoré.


Plusieurs bureaux, dont celui du président du Parlement, ont été ravagés par les flammes, mais l'hémicycle, mis à sac, semblait encore épargné par l'incendie à 11h00, a constaté un correspondant de l'AFP. D'épaisses fumées noires sortaient par les fenêtres brisées du Parlement.


Plus d'un millier de manifestants avaient réussi à pénétrer dans l'Assemblée nationale. Du matériel informatique a été pillé et des documents en papier incendiés, selon un correspondant de l'AFP. Les forces de l'ordre, qui avaient commencé par tirer au gaz lacrymogène sur les manifestants, ont ensuite battu en retraite.


Pour le 3e jour, les manifestants protestent contre une réforme de la constitution ouvrant la voie au maintien au pouvoir de Blaise Compaoré. Le mandat du président, au pouvoir depuis le coup d'Etat de 1987, expire l'année prochaine. En l'état actuel, après deux septennats et deux quinquennats, la Constitution ne lui permet pas de briguer un nouveau mandat.



(ats / 30.10.2014 12h36) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=532371 

 

 

FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme
et son organisation membre au Burkina Faso


MBDHP - Mouvement burkinabé des droits de l'Homme et des Peuples


Communiqué de presse conjoint
 

Burkina Faso : Nos organisations appellent au calme et au respect par les autorités de leurs engagements démocratiques

 

 

Ouagadougou, Paris, le 30 octobre 2014 – La FIDH et le MBDHP condamnent les violences survenues ce matin au Burkina Faso et appellent les manifestants et les forces de sécurité au calme. D'après les informations recueillies par nos organisations, des milliers de manifestants, opposés au projet de loi portant révision de l'article 37 de la Constitution burkinabè, auraient pris d'assaut, saccagé et pillé les locaux de l'Assemblée nationale ainsi que ceux de la Radio Télévision du Burkina (RTB) dont le signal n'émet plus.

«Cette situation est fort préoccupante et nous craignons qu'elle ne dégénère et soit propice à de graves violations des droits humains. Les tensions engendrées au sein de la société burkinabè par l'annonce du gouvernement, y compris chez les jeunes qui n'ont connu d'autre régime que celui de M. Compaoré, sont très vives» a déclaré Chrysogone Zougmoré, Président du MBDHP.

 

Le 21 octobre dernier, le gouvernement avait annoncé, à l'issue d'un Conseil des Ministres, un projet de loi portant révision de l'article 37 de la Constitution burkinabè visant à supprimer la limitation des mandats présidentiels et ainsi permettre à Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1991, de briguer un cinquième mandat. Ce projet de loi devait être examiné aujourd'hui par l'Assemblée Nationale. La FIDH et le MBDHP condamnent ce processus de révision constitutionnelle contraire aux obligations internationales du Burkina Faso et rappellent que la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, ratifiée par le Burkina en 2010, prévoit, en son article 23, des sanctions en cas «[d']amendement ou [de] révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique»

 

« En voulant se maintenir au pouvoir au prix d'une nouvelle révision de la Constitution, Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans, revient sur ses engagements. Et, en proposant cette révision à seulement quelques mois des présidentielles, il contrevient aussi aux engagements de l'Etat burkinabè vis à vis de l'Union Africaine et de la CEDEAO. Il est encore temps de faire machine arrière. Le vote des burkinabé doit pouvoir compter », a déclaré Me Drissa Traoré, vice président de la FIDH.

 

L'annonce du gouvernement a été suivie par de vives protestations, notamment dans les rangs des partis politiques de l'opposition et de la société civile. Mardi 28 octobre, une manifestation rassemblant des centaines de milliers de participants opposés au projet s'est tenue dans la capitale, et s'est soldée par de nombreux affrontements entre forces de l'ordre et manifestants. D'après les informations recueillies par nos organisations, plusieurs manifestants seraient toujours maintenus en détention.

 

L'annonce de la fermeture des établissements scolaires pour toute la semaine témoigne également d'un contexte social particulièrement tendu, amplifié par les déclarations de certains leaders politiques. "Si une seule case d'un militant de la majorité est enflammée, normalement dans vos communes, dans vos secteurs, on ne devrait plus trouver une case de responsables de l'opposition débout", avait déclaré samedi 25 octobre, Assimi Kouanda, chef de file du parti présidentiel, ajoutant à l'intention des responsables provinciaux du parti : "Si quelqu'un se hasarde à toucher à une de vos mamans ou de vos soeurs, un de vos papas ou de vos grand-frères, (...) cette personne-là ne touchera plus à quelqu'un". Nos organisations condamnent ces déclarations et appellent les autorités et les manifestants à la retenue.

 

« Mon vote doit compter »

 

Entre 2014 et 2016, 52 élections dont 25 élections présidentielles doivent se tenir dans 27 pays africains. Pour éviter les manipulations, fraudes et violences dues aux élections tronquées, la société civile africaine et internationale a décidé de se mobiliser au sein de la coalition « Mon vote doit compter ». Les sociétés civiles exigent des gouvernants qu'ils respectent leur droit légitime à choisir librement leurs représentants à occasion d'élections régulières, libres, et transparentes, par une mobilisation publique, des actions de terrains et un plaidoyer politique en amont de chaque scrutin jusqu'en 2016.

 

--FIN--

Contacts presse :


Arthur Manet, Tél: +33 6 72 28 42 94 (Paris) – Email: presse@fidh.org
 

Audrey Couprie, Tél: +33 6 48 05 91 57 (Paris) – Email: presse@fidh.org

 

La FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme) est une ONG internationale de défense des droits humains qui fédère 178 organisations dans près de 120 pays. Depuis 1922, la FIDH milite pour tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, tels qu’ils sont énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Burkina: retrait d'un projet de réforme de la Constitution
Burkina: retrait d'un projet de réforme de la Constitution

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Centrafrique-Presse.com
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 23:47

 

 

 

JEAN-LOUIS LE TOUZET29 OCTOBRE 2014 À 19:56

 

INTERVIEW

 

Selon le chercheur Gilles Yabi, même si Compaoré se représentait, «il n’est plus exclu qu’il soit battu» :

 

Gilles Yabi, de nationalité béninoise, a dirigé entre janvier 2011 et décembre 2013 le bureau Afrique de l’Ouest de l’organisation International Crisis Group (ICG). Il est aujourd’hui consultant international, notamment en Afrique de l’Ouest.

 

Pourquoi cette crise au Burkina Faso ?

 

La position de Blaise Compaoré, qui voudrait se maintenir au pouvoir en modifiant sa propre Constitution, n’est pas quelque chose de très neuf en Afrique. L’Algérie reste un précédent récent. D’autres régimes empruntent cette voie, l’ont empruntée, ou vont l’emprunter. En fait, ce qui se déroule aujourd’hui au Burkina est vraiment tout sauf une surprise. Ce moment était attendu, redouté, voire anticipé dans les cercles du pouvoir. D’autant que la société civile, qui s’est massivement mobilisée ces derniers jours, avait multiplié les avertissements et les alertes.

 

D’où vient cette volonté du Président de se prolonger «constitutionnellement» ?

 

On peut imaginer - mais pas seulement dans le cas du Burkina qui nous occupe - que le chef de l’Etat cherche à éviter de répondre devant la justice de faits relevant du pénal, par exemple. Mais il ne faut surtout pas perdre de vue que ces systèmes démocratiques jeunes sont souvent le fruit d’une transition démocratique en trompe-l’œil. Ils héritent des réflexes des régimes autoritaires qui les précédaient. Par ailleurs, il faut aussi tenir compte des élites locales qui n’ont pas encore intégré les réflexes démocratiques. On a donc d’un côté une manipulation constitutionnelle pour rester en place et, de l’autre, une culture démocratique encore insuffisante, voire imparfaite.

 

Quels seraient les scénarios possibles pour l’avenir du pays ?

 

Je tiens à insister tout d’abord sur cette réaction populaire impressionnante à l’échelle du pays et même de la région. Il s’agit là d’une pression citoyenne sans équivalent dans le pays, qui ouvre en quelque sorte le jeu démocratique. Enfin… pour le moment. Bien entendu, il faut attendre le vote de l’Assemblée nationale, ce jeudi. Ensuite, on verra s’il y a obligation de passer par le référendum. Cette hypothèse pourrait déboucher sur une grande période d’incertitude politique. Et quand bien même Blaise Compaoré se représenterait, il n’est pas exclu qu’il soit battu. Tous les scénarios sont envisageables, y compris les moins favorables pour la stabilité et l’avenir du pays…

 

Que répondez-vous à l’argument souvent mis en avant pour justifier la longévité au pouvoir de Compaoré : celui d’un dirigeant qui serait un gage de stabilité régionale ?

 

L’argument de la stabilité régionale et sous-régionale incarnée par un seul homme n’est ni recevable ni sérieux. Sa variante, l’importance et la solidité des réseaux tissés par un chef d’Etat et son entourage à travers les mandats successifs, demeure pour le moins fragile, même si des réussites économiques certaines sont à mettre à son crédit. Mais la vraie question est de savoir si le Burkina peut se défaire de son régime semi-autoritaire pour entrer dans un système véritablement démocratique.

 

Comment le définiriez-vous, ce régime ?

 

C’est un régime usé, qui a traversé plusieurs phases depuis 1987, mais qui reste marqué par deux faits importants : l’assassinat de Thomas Sankara [à la tête du Conseil national révolutionnaire, panafricaniste, à partir de 1983, et tué le 15 octobre 1987, ndlr] qui l’a fragilisé dès le départ, puis, en 1998, celui du journaliste Norbert Zongo [qui enquêtait sur un meurtre dans lequel le frère de Blaise Compaoré, François Compaoré, serait impliqué]. Ce crime a écorné l’image patiemment construite d’un régime incarné par un homme qui se serait transformé de putschiste en président.

 

Recueilli par Jean Louis Le Touzet

 

 

Au Burkina Faso, un parfum de printemps africain

 

 

REPORTAGE

 

La société civile, qui s’organise pour contrer le projet de révision de la Constitution du président Compaoré, prévoit déjà un conflit dans la durée.

 

Drôle de symbole. A Bobo-Dioulasso, la statue de Blaise Compaoré a été déboulonnée. Juste à côté, celle de son ami Kadhafi, le dictateur libyen renversé en 2011, est toujours debout, alors que les slogans brandis et scandés par les manifestants de la deuxième ville du Burkina, comme dans la capitale, Ouagadougou, avaient un air de printemps arabe.

 

Environ un million de personnes (pour un pays de 16 millions d’habitants) ont déferlé mardi dans les rues des principales villes du pays, aux cris de «Compaoré, dégage !» ou «Libérez Kossyam», du nom du palais présidentiel. Une marée humaine répondant à l’appel de l’opposition à la «désobéissance civile».«Compaoré doit partir. Je n’ai connu que lui comme président. Vingt-sept ans au pouvoir, c’est trop», s’énervait un jeune dans le cortège bobolais. «On s’est levé pour que ça change, et ça va changer», explique Idrissa, la cinquantaine grisonnante, aussi déterminé que Yakou, chauffeur de taxi : «Même si on doit mourir, on ira jusqu’au bout.»

 

Objet de la colère populaire : le projet de loi déposé le 21 octobre par le gouvernement pour réviser l’article 37 de la Constitution et faire passer de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels, permettant à Blaise Compaoré de se représenter aux élections prévues pour novembre 2015. La réforme, qui doit être examinée ce matin et nécessite la majorité des trois quarts des députés, a toutes les chances d’être adoptée : après le ralliement de la troisième force politique du pays cette semaine, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti au pouvoir, et ses alliés détiennent 101 sièges sur 127. La manœuvre législative prendrait de court les adversaires du Président, occupés depuis des mois à empêcher la tenue d’un référendum sur la question. Les opposants crient au «coup d’Etat constitutionnel».

 

Grève générale. Voilà plus d’un an que la tension monte au Burkina Faso, le Président et son entourage cherchant de plus en plus ouvertement le moyen d’ouvrir la voie à une nouvelle candidature. Une année de manifestations et meetings, menés par un front uni de partis d’opposition et d’organisations de la société civile, a montré l’hostilité d’une grande partie de la population à toute prolongation du «Blaiso», sobriquet donné au président par la presse locale. «On en a marre d’un système où un petit groupe a le pays en main et où le peuple n’a qu’à se débrouiller pour survivre», déplore Issouf, enseignant à Bobo. Hasard du calendrier, les syndicats appelaient mercredi à la grève générale pour réclamer une amélioration des conditions de vie et une réforme du système éducatif, déliquescent. Dans ce pays sahélien, l’un des plus pauvres du monde, le revenu minimum dépasse à peine un euro par jour et seuls 29% des habitants sont alphabétisés.

 

«Compaoré a mis le pays dans une situation de chaos. Les écoles, les hôpitaux, plus rien ne fonctionne. Il n’y a que dans les poches de nos dirigeants que tout va bien», clame Sams’k Le Jah, reggaeman ultra populaire chez les jeunes, qui dénonce depuis des années dans ses textes «l’accaparement du pouvoir par un régime rongé par la corruption». Il a fondé en juillet 2013 avec le rappeur Smockey, autre célébrité engagée, le «Balai citoyen», mouvement destiné à «balayer Blaise et sa malgouvernance». S’inspirant du mouvement Y’en a marre qui a accompagné l’alternance au Sénégal, le Balai citoyen est devenu l’une des principales forces de mobilisation de la jeunesse, bien implantée dans les quartiers des grandes villes.

 

«Crime originel». Les deux chanteurs, qui affirment recevoir des menaces, «disent depuis longtemps ce que tout le monde pense tout bas», assure une jeune secrétaire bobolaise. Ils dénoncent notamment les zones d’ombres du régime, à commencer par ce qui demeure son «crime originel» : être parvenu au pouvoir, en 1987, à la faveur d’un coup d’Etat au cours duquel a été tué Thomas Sankara, père de la révolution burkinabée devenu icône des jeunes du pays, voire du continent. Une mort dont les circonstances n’ont jamais été éclaircies, pas plus que celle de Norbert Zongo, journaliste d’investigation retrouvé carbonisé dans sa voiture en 1998 alors qu’il enquêtait sur une affaire impliquant le frère - et éminence grise - du président.

 

Mardi, de nombreux balais étaient brandis dans les cortèges, rejoints par les spatules en bois des femmes. Autant de signes de l’esprit pacifique des manifestants. «Nous sommes un peuple respectueux, mais il ne faut pas qu’on nous prenne pour des moutons. La liberté n’a pas de prix, prévient tout de même Sams’k Le Jah. Désormais, ça passe ou sa casse.»

 

Déjà, plusieurs affrontements entre la police et les jeunes - gaz lacrymogènes contre jets de pierre - ont eu lieu mardi à Ouagadougou. Personne ne semble en mesure de prévoir la durée ni l’issue du conflit. Depuis la semaine dernière, les files s’allongent aux guichets des banques, aux stations services. Les habitants font des réserves d’eau et de nourriture.

 

Par crainte des débordements, à Bobo-Dioulasso comme à Ouagadougou, le grand marché et tous les commerces ont gardé portes closes mardi. Les écoles et universités sont fermées pour toute la semaine, sur consigne du gouvernement. «Mais on s’attend à ce que ça dure, s’inquiète un père de famille. Nos enfants risquent encore de connaître une année blanche.» Car le pays a déjà connu plusieurs épisodes de turbulences violentes. Le dernier en date - des émeutes, en 2011, suite à la mort d’un lycéen passé à tabac par des policiers - avait fait vaciller le régime.

 

Putsch. Cette fois encore, tous les ingrédients semblent réunis pour que la situation s’enflamme. Avec une inconnue de taille : le rôle de l’armée. Depuis des mois, le pays bruisse de rumeurs de coup d’Etat, sans qu’on puisse déterminer de quel côté pencherait un éventuel putsch. Dès mercredi soir, des opposants avaient prévu de bloquer l’accès à l’Assemblée nationale pour empêcher la tenue du vote. La police a quadrillé les lieux.

 

Par Louise Agar Correspondance à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso)

Lu pour vous : «Ce moment était anticipé par le pouvoir»

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Centrafrique-Presse.com
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 23:05

 

 

BANGUI 29/10/2014 à 22:09   (Reuters) - Les casques bleus de la Mission de stabilisation de l'Onu en Centrafrique (Minusca) ont libéré 67 personnes qui étaient retenues en otages par les ex-rebelles musulmans de la Séléka, a fait savoir mercredi leur état-major.

 

"Dans le centre du pays, le 21 octobre, une soixantaine de personnes ont été enlevées par l'ex-Séléka. L'intervention musclée d'un bataillon venu de République démocratique du Congo a permis la libération de ces otages", a déclaré Myriam Dessables, porte-parole de la Minusca.

 

Quatre femmes enlevées à Bangui ont été libérés à l'issue d'une autre opération militaire, a-t-elle ajouté.

 

La Centrafrique a été le théâtre à la mi-octobre d'affrontements sans précédent depuis des mois entre musulmans armés et miliciens chrétiens "anti-balaka".

 

(Crispin Dembassa-Kette, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

 

 

Centrafrique : 67 otages libérés

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