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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 18:13

 

 

 

(RV) 29/07/2015 15:57 - Entretien - En Centrafrique, le pays prépare la prochaine élection présidentielle, fixée le 18 octobre prochain. Le recensement électoral est en cours en province. Il a commencé le 26 juillet et est censé duré un mois, et pourrait sans doute être prolongé. Les élus locaux et nationaux sont chargés de sensibiliser les habitants à l’inscription électorale pour pouvoir voter. Dans la capitale, le recensement a déja eu lieu, du 29 juin au 27 juillet dernier, sans obtenir le succès escompté. 

 

Aujourd'hui un dizième de la population centrafricaine vit en exil. 460 000 Centrafricains sont ainsi réfugiés dans les pays voisins, le Cameroun, le Tchad ou en République démocratique du Congo. 190.000 d’entre eux sont éligibles. La Cour constitutionnelle du pays estime qu'ils devraient pouvoir s'inscrire sur les listes électorales et voter, contrairement à un avis formulé précédemment par le Parlement 

 

L'élection se prépare. Il s'agit d'un scrutin nécessaire pour permettre de rétablir une situation sécuritaire et humanitaire stable dans le pays. C’est l’avis de Thierry Dumont, chef de mission MSF Suisse à Bangui, en Centrafrique.

En Centrafrique, une présidentielle indispensable à la paix (RV)

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 18:06

 

 

 

AUNION DEMOCRATIQUE DU PEUPLE  POUR LE PROGRES

                                                              (Unité-Justice-Travail)

                                                           Tél : (+236) 75736278

BP : 2820 / Poste centrale-Bangui (Centrafricaine)

 

Le Président                                                   Bangui le  26 JUILLET 2015 

N° 002 /UDPP/PR

 

A Monsieur Marcel DIKI-KIDIRI

Candidat Indépendant à  l’élection présidentielle             

Galabadja III, Bangui (Centrafrique)

 

Objet : Votre lettre de démission à F. ZAMETO MANDOKO

 

Monsieur,

 

Le Bureau Exécutif  de l’Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP) a pris connaissance avec étonnement le contenu injurieux de votre lettre du 20 Juillet 2015 dans laquelle vous annonciez votre démission de l’UDECA, parti dont vous prétendez être co-fondateur. Vous êtes dans vos droits de quitter une formation si les idéaux ayant suscité votre adhésion ont changé.

 

Dans une lettre à vous adressée par le Président de l’UDECA, lettre dans laquelle il vous faisait remarquer votre comportement anti-statutaire et vous sommait de démissionner. En réponse à la lettre de votre ex-camarade, vous vous êtes permis de vous attaquer à « tous les partis qui se réclament de la démocratie …. » en citant pêle-mêle ces partis dont l’UDPP. Et vous de continuer : « ...devraient se rassembler pour constituer un seul grand parti démocratique pour être crédible et efficace. Force est de constater que cela n’arrivera pas car les leaders de ces partis sont tellement ancrés dans une logique de rivalité nombriliste qu’ils perdent de vue l’intérêt général du pays. » Je comprends que vous êtes un nostalgique du parti unique, donc de la pensée unique. Mais votre attaque insultante contre les leaders des partis, vous conviendrez avec moi, n’a aucun rapport avec vos démêlés partisans au sein de l’UDECA ! Elle est gratuite !

 

Au nom de l’UDPP, je ne peux vous laisser insulter des centrafricains qui ont tenté et tentent de faire avancer les choses. Je suis un de ces « leaders…nombrilistes ! Et je vous réponds !

 

Monsieur DIKI-KIDIRI, rien ne vous autorise à parler de l’intérêt général du pays qui semble être votre souci majeur. Ayant bénéficié de la bourse payée par nos parents pour effectuer des études en France, vous auriez dû rentrer au pays comme Zarambeaud, Ngoupandé, Nditifé, Papéniah, Djimarim, Téguédéré, Mabingui et plein d’autres, afin de contribuer au développement de notre pays. Tel n’a pas été le cas. Vous aviez opté pour rester en France et travailler pour elle au CNRS par simple cupidité. La France paie bien ceux dont elle n’a pas supporté le coût des études. Vous aviez déroulé toute votre carrière en France, payé vos impôts en France, et vous êtes admis à la retraite en France. Ayant signé à l’époque un engagement décennal, vous devriez rembourser, jusqu’au dernier franc, à la Centrafrique toutes les bourses dont vous aviez bénéficié depuis le secondaire jusqu'au supérieur !

 

Mais voilà, après avoir fait valoir vos droits à la retraite avec au bout une pension rondelette, vous débarquez en Centrafrique avec vos grosses bottes, non pas pour enseigner à l’Université de Bangui le contenu incompréhensible de votre fameux « dictionnaire Sango », mais pour être Président de la République. Vous prenez les Centrafricains pour des imbéciles. Vos diatribes contre les institutions de la Transition, notamment le CNT, vos élucubrations radiophoniques font sourire tous ceux comme moi qui vous ont connu. Regardez-vous au moins dans la glace chaque matin ? Vous n’êtes pas bien placé pour donner des leçons de patriotisme à qui que ce soit en Centrafrique. L’intérêt général de notre pays ? Vous ne savez vraiment pas de quoi vous parlez. Vous ne connaissez pas vraiment la Centrafrique et son peuple, alors  cessez d’insulter les autres. Les insultes n’ont jamais été des arguments politiques. C’est après plus de 70 ans que vous découvrez enfin que les autres sont des « nombrilistes » alors que vous faisiez tranquillement fortune en France après avoir largement profité des fruits de la sueur des nos parents. Vous devriez avoir honte ! La Centrafrique n’est pas une poubelle, voyez-vous ?

 

Nous, à l’UDPP,  nous nous tenons prêts à tout débat, à la radio, devant le peuple,  avec vous et avec tous ceux de votre acabit, qui prétendez bêtement donner de leçon de « Patriotisme » aux autres et qui croyez que c’est en étant Président de la République qu’on peut servir son pays. Que savez-vous du « patriotisme », vous ? Restez dans le cadre de votre UDECA que vous avez vite fait de trahir ; Ne parlez plus de l’UDPP que si vous souhaitez engagez un débat avec elle. Elle n’a que cure de votre petite prétention présidentielle.

 

 A bon entendeur, salut !

Réponse de l'UDPP à Marcel Diki Kidiri
Réponse de l'UDPP à Marcel Diki Kidiri

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 11:49
Interview du candidat réformateur Martin ZIGUELE

 

 

Kadéï Vox: Bonjour Martin ZIGUELE, vous êtes le Président du MLPC et candidat à l’élection présidentielle prochaine. Le MLPC fait partie de la plate-forme l’AFDT (Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition) qui regroupe en son sein d’autres partis politiques avec leur leader respectif, quelle est votre stratégie ?

 

Martin Ziguélé: Comme son nom l'indique, l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition est une plateforme politique constituée pour soutenir la transition politique en cours dans notre pays. Elle n'est pas une alliance électorale, et n'a pas été échafaudée pour soutenir un candidat unique comme certains l'ont prétendu.  Cependant  des alliances électorales entre un ou plusieurs partis, s'ils le souhaitent, ne sont pas exclues.

 

KV: Quelles sont les thèmes que vous allez aborder lors de cette campagne électorale ?

 

MZ: Un programme politique n'est pas simplement un exercice intellectuel, et il n'est pas intemporel. Notre programme politique est la réponse que mon parti et notre plateforme électorale en constitution comptent proposer aux centrafricaines et aux centrafricains face à la crise que nous traversons. Notre programme s'appuie sur une triptyque Réconciliation-Rassemblement et Reconstruction.

 

Pourquoi la Réconciliation? Parce que notre nation est aujourd'hui divisée et qu'il faut "réconcilier " les cœurs.

 

Pourquoi le Rassemblement? Parce que ce pays a trop longtemps vécu dans des divisions factices.

 

Pourquoi la Reconstruction? Parce que nous avons un pays effondré que nous devons reconstruire impérativement, en mettant en valeur les nombreuses opportunités de notre pays.

 

KV: Nous arrivons à la fin de la transition en Centrafrique, après deux ans de règne, Catherine SAMBA-PANZA a-t-elle respecté la ligne fixée par la communauté internationale et par les partenaires du Centrafrique ? Je voudrai que vous nous répondiez avec sincérité.

 

MZ: La transition politique en RCA se déroule selon une " feuille de route" élaborée par le gouvernement de transition et adoptée par le Conseil National de Transition (CNT), après avis conforme de la communauté internationale. Cela signifie que ces mêmes intervenants effectuent le  suivi de la bonne exécution de la feuille de route. C'est le cas par la CNT mais aussi par le Groupe des huit pays et organisations (appelée aussi G8 ) qui suivent la crise centrafricaine. Est ce que les objectifs ont été atteints?  Je pense que la situation sécuritaire s'est améliorée dans certaines parties du pays même si elle reste globalement fragile. Sur le plan économique, l'activité reprend mais la chute de l'économie a été si forte en 2013 (la richesse nationale a diminué d'un tiers) que la remontée est encore très faible. La situation est donc contrastée mais on revient de loin.

 

KV: Quel président seriez-vous si vous êtes élu à la tête du Centrafrique ?

 

MZ: Notre pays n'a besoin ni d'un illuminé ni d'un potentat. Nous avons besoin d'un Président qui a l'expérience de la gestion des affaires de l'Etat, et qui peut mettre au travail des équipes.

 

Je serai donc, comme notre situation l'exige, un président rassembleur et réformateur, car notre pays a  besoin de reformes drastiques pour sa  reconstruction. Je ne ménagerai pas mes efforts comme je l'ai fait quand j'étais Premier Ministre pour combattre la corruption et la mauvaise gouvernance, afin que, entouré d'une  équipe crédible, nous puissions lancer le vaste chantier de la reconstruction de notre pays. Tous les enfants de ce  pays doivent être mobilisés pour apporter chacun sa pierre à la reconstruction de cet édifice commun.

 

 J'ai l'ambition d'être ce mobilisateur pour cette grande réforme en profondeur dans l'unité, la justice et la paix.

 

KV: Certains de vos compatriotes vous accusent de collaborer et de soutenir l’ex-régime séléka, que leur répondez-vous ? Je me réfère ici à la tribune de notre confrère Guy José Kossa, parue sur le web-journal « Les plumes de RCA » datant du 24 novembre 2014, qui vous met en cause et aussi Maître Tiangaye.

 

MZ: Il y'a un principe de droit qui dit que lorsque vous accusez quelqu'un vous en apportez la preuve. Il ne suffit pas de répéter mille fois un mensonge pour qu'il devienne la vérité. Cela fera bientôt trois ans que les milieux proches de l'ancien pouvoir intoxiquent l'opinion avec ces mensonges sans en apporter la moindre preuve. C'est un disque rayé utilisé par ceux qui n'ont aucun argument politique contre le MLPC. Ces mensonges permettent aussi aux tenants de l'ancien régime de ne pas s'expliquer sur la responsabilité qui est la leur de n'avoir pas défendu notre pays devant l'avancée des rebelles.

 

KV: Officiellement, plus de 5000 centrafricains sont tombés lors de la crise fratricide qui a secoué votre pays, quel sort réserveriez-vous aux protagonistes de cette crise si vous êtes le futur Chef de l’Etat centrafricain ?

 

MZ: Le Forum National de Dialogue de Bangui a réaffirmé la volonté de tous les centrafricains de refuser désormais l'impunité, et d'appliquer la justice et la réparation avant la réconciliation. nous saluons la création de la Cour Pénale spéciale de la RCA qui dira le droit et justice sera rendue.

 

Je laisserai la justice faire son travail  dans le strict respect de la séparation des pouvoirs exécutifs et judiciaires.

 

KV: Êtes-vous oui ou non pour le vote des 460 000 centrafricains réfugiés à l’étranger (HCR) et ceux qui sont des déplacés internes ? Oui, Non, pourquoi ?

 

MZ: Nous sommes pour le vote des réfugiés parce que c'est un droit imprescriptible des citoyens centrafricains qu'ils sont. Ce sont pour la plupart des fils et filles du pays qui ont été obligés de fuir le pays devant les graves violences que nous avons connues.

 

Leur refuser la possibilité de participer au  choix de leurs futurs dirigeants  les isolerait encore plus , et cela serait un signal négatif  et dans tous les cas contraire à la volonté politique exprimée lors du Forum de Bangui de renforcer la cohésion nationale

 

KV: Ne pensez-vous pas que les prochaines élections générales en Centrafrique sont un peu précipitées ?

 

MZ: Newton disait que le mouvement se prouve en marchant. L'essentiel est de fixer un cap et de démarrer les opérations électorales. Cela fut le cas pour le Forum de Bangui, ce le sera aussi pour les élections.

 

Je pense que c'est le bon moment pour démarrer le processus, mais je conçois que nous ne devons pas précipiter les choses en faisant attention à bien réunir tous les ingrédients pour obtenir un résultat satisfaisant pour l'ensemble des Centrafricains.

 

KV: Je vous remercie d'avoir répondu à nos questions.

 

Propos recueillis par Rocka Rollin LANDOUNG, Directeur de publication Kadéï Vox – Analyste du système international.

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 11:46
 Présidentielles centrafricaines : Première candidature féminine

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-07-29 03:47:13 Les élections présidentielles centrafricaines d’octobre prochain ont enregistré mardi leur première candidature féminine, celle de la prophétesse Valentine Modamet, présidente de l’organisation chrétienne «Les Parvis».


Mme Modamet a officiellement annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle, à l'occasion d'un point de presse au siège de l'Organisation des Femmes centrafricaines (OFCA), mardi à Bangui.


"Il me parait opportun de ne plus seulement parler sans être écouter mais de me lever et de chercher, comme Néhémie, la solution à ce pays par les voies de l'Eternel", a déclaré Mme Modamet.


"Allons-nous rester impuissantes face à l'entêtement et à l'intolérance des hommes qui nous conduisent dans le chaos sans rien faire?" a-t-elle interrogé.

"C'est au regard de tout ceci et en réponse à ma prière devant Dieu pour cette nation que je décide d'être candidate aux élections présidentielles", a-t-elle déclaré.

Valentine Modamet compte diriger la République centrafricaine, "suivant les versets bibliques, afin de chasser les démons, les esprits malins qui manipulent les autorités, les poussent à désobéir à la volonté de Dieu et leur inspirent des sentiments cruels contre le peuple", a-t-elle déclaré.


A la tête de l'organisation chrétienne «Les Parvis », la prophétesse Modamet parcourt le monde, prophétisant, comme une voyante, sur l'avenir de certaines personnalités.

Plus de trente personnes, dont Valentine Modamet, ont déjà officiellement annoncé leur candidature à l'élection présidentielle centrafricaine.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=829896#sthash.OW4zBpeU.dpuf

 

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 11:43

 

 

 

29/07/15 (AFP)

 

Deux casques bleus de la Minusca ont été "grièvement blessés" dans un accrochage avec des hommes armés dans l'ouest de la Centrafrique, près de la frontière camerounaise, a-t-on appris mercredi auprès de la gendarmerie locale.

 

"Deux soldats onusiens du Bangladesh escortant des véhicules en direction de la frontière avec le Cameroun ont été grièvement blessés lundi dans des heurts survenus à Béloko entre eux et des hommes armés non identifiés", a déclaré un officier de la gendarmerie, sous couvert d'anonymat.

 

"On ignore dans quelles circonstances exactes ces heurts ont éclaté. Selon certains témoins, il s'agissait d'un groupe d'individus armés (...) qui ont ouvert le feu sur les soldats onusiens, entrainant la riposte de ces derniers", a-t-il poursuivi.

 

Selon une source proche des forces internationales, "les deux blessés ont été transférés à Bangui par hélicoptère où ils sont soignés".

 

Par ailleurs, "des éléments camerounais de la force onusienne ont été déployés dans la zone pour sécuriser les véhicules en partance de Bangui pour la frontière camerounaise", a ajouté cette source.

 

Les camionneurs centrafricains et camerounais desservant le corridor Bangui-Garoua-Boulaï (Cameroun) avaient arrêté le trafic la semaine dernière pour protester contre les exactions des groupes armés malgré les escortes fournies par le contingent onusien.

 

Le trafic avait finalement repris le week-end dernier après des discussions avec les autorités.

 

Principale voie terrestre reliant Bangui au port camerounais de Douala, la route Bangui-Garoua-Boulaï est essentielle pour les importations de la Centrafrique, pays enclavé.

 

Le renversement en mars 2013 du président centrafricain François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé cette ex-colonie française dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes.

 

Si la capitale connait un certain retour au calme depuis des mois, en province de nombreuses "zones grises" restent en proie aux groupes armés et au banditisme, en dehors de tout contrôle de l'administration centrale.

Centrafrique: accrochage dans l'ouest, deux casques bleus grièvement blessés

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 22:14

 

 

 

Par Naïm-Kaélin Zamane le 28 juillet 2015

 

Le préfet de la Nana-Mambéré est optimiste sur la libération du Sous-préfet et du Maire de Baboua. Frédéric Ouagonda a confié ce matin au RJDH qu’une cellule de crise vient d’être mise en place et une mission d’information dépêchée par le gouvernement est présente à Bouar.

 

L’équipe conduite par le ministre conseiller à la Primature Christophe Gazam-Betty est en consultation avec plusieurs groupes armés qui revendiquent le kidnapping et espère bientôt dénouer la situation.

 

L’autorité étatique a trouvé de satisfaisant le niveau de négociations entre le gouvernement, la Minusca et les ravisseurs. Tout en indiquant que la confidentialité est le maitre-mot dans les situations de prise d’otage, le préfet de la Nana-Mambéré a expliqué que « les ravisseurs espèrent sortir de leur état et retrouver une vie normale. Ils ont fait des revendications et nous sommes en discussions avec eux. Mais vous savez, nous sommes en pourparlers, nous ne pouvons donc pas trop communiquer sur ce qui se fait ».

 

Les autorités kidnappées se trouveraient selon Frédéric Ouagonda en bonne santé. « Je puis rassurer les proches des autorités de Baboua arrêtées que leurs proches ne sont pas en danger. Elles vont bien », poursuit-il en précisant que le contact avec ces dernières ne se fait qu’au travers de leurs ravisseurs.

 

Le préfet a préféré taire l’identité des ravisseurs soulignant que « les négociations pourront être un fiasco si nous nous mettons à divulguer certaines informations ».

 

Contacté, le Ministre conseiller à la Primature, Christophe Gazam-Betty a déclaré conduire à Bouar une mission d’information qui a procédé à la mise en place d’une cellule de crise composée du préfet de la Nana-Mambéré, des experts de la Minusca et de lui-même. « Plusieurs groupes armés se sont présentés comme les preneurs des otages. Nous nous informons encore et identifieront le groupe détenant réellement les otages. Pour l’instant, nous nous informons », a-t-il dit au RJDH.

 

Le  Sous-préfet et le Maire de Baboua ont été kidnappés le dimanche 19 juillet  alors qu’ils revenaient de Bouar. L’acte s’est produit à 72 kilomètres de Bouar. Aucun groupe armé n’a officiellement revendiqué le rapt. Mais plusieurs sources l’attribuent aux rebelles du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), d’Abdoulaye Miskine

Le préfet de la Nana-Mambéré optimiste sur la libération des otages de Baboua

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:24
Le président Obama appelle a combattre la corruption en Afrique


 

APA-Addis Abeba (Ethiopie) 2015-07-28 14:31:17 Le président américain Barack Obama a appelé mardi à Addis Abeba, à combattre le fléau de la corruption en Afrique, invitant par ailleurs les dirigeants africains à respecter leurs Constitutions.


« La corruption pompe des milliards de dollars des économies. De l'argent qui pourrait être utilisé pour créer des emplois, construire des hôpitaux et des écoles », a dit le président américain du haut de la tribune du siège de l'Union africaine, à Addis-Abeba, ou il a prononcé pour la première fois un discours.


S'adressant directement aux dirigeants africains, Barack Obama leur a demandé de ne pas s'accrocher au pouvoir.


‘'(…) Lorsqu'un dirigeant essaie de changer les règles du jeu en cours de route pour rester au pouvoir cela risque de créer de l'instabilité et des conflits, comme on l'a vu au Burundi. Et c'est souvent le premier pas vers la paralysie ( ...), a asséné le président Obama, sous des acclamations nourries du large public agglutiné dans la vaste salle du hall Nelson Mandela, siège de l'organisation panafricaine.


Poursuivant sa diatribe contre les dirigeants africains qui tripatouillent les constitutions de leurs pays pour s'accrocher au pouvoir, le président américain explique : ‘'Parfois, on entend un chef d'Etat qui dit : je suis le seul à pouvoir empêcher cette nation d'éclater. Si c'est vrai, cela signifie qu'il a échoué à construire une véritable nation''.


Abordant le volet sécuritaire, point nodal de sa visite d'Etat en Ethiopie, le président Obama a appelé à une plus grande implication de la communauté internationale pour régler les problèmes du continent, assurant que ‘'le développement de l'Afrique permettra au monde entier finalement de vivre dans un environnement plus sécurisé''.

Dans son mot de bienvenue, la présidente de la commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a rappelé ‘'les liens forts et historiques'', qui lient l'Afrique et les Etats-Unis, avant de dire sa fierté de voir aujourd'hui les ‘'Africains faire partie de la prestigieuse histoire de l'humanité et des Etats-Unis d'Amérique''.

Le président Obama séjourne en Ethiopie depuis dimanche, seconde étape d'une tournée qui l'avait déjà conduit au Kenya ;

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=829850#sthash.GUSIBABl.dpuf

 

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:10
Lu pour vous : Centrafrique : l’encombrant monsieur Karnou

 

 

 

28/07/15 (Jeune Afrique)

 

Contraint le 20 juillet de renoncer au ministère de la Sécurité publique au profit de Dominique Said Panguindji, ex-procureur de la cour d'appel de Bangui, Nicaise Samedi Karnou peut s'estimer heureux de rester membre du gouvernement de Mahamat Kamoun (il est ministre de l'Habitat).

 

D’abord, parce que les relations entre les deux hommes sont fort mauvaises – toutes les tentatives de Catherine Samba-Panza (CSP) pour les réconcilier ont échoué. Ensuite, parce que la gestion de son ministère laisse à désirer. « Il a laissé nombre d’ardoises impayées dans des boîtes de nuit et des restaurants de Bangui au nom du ministère », déplore un proche de CSP.

 

La présidence lui reproche également d’avoir conclu le 4 février, à son insu et sans avoir au préalable consulté le Conseil national de transition, un accord-cadre avec la société française Cofrexport (matériels d’écoute, de surveillance, de détection et d’interception), dont le président est Guillaume Giscard d’Estaing, petit-neveu de l’ancien chef de l’État français.

 

Un accord d’une durée de trente-six mois… qui n’a finalement jamais été mis en œuvre. Au grand dam de Cofrexport (groupe Sofema), dont trois responsables se sont rendus fin mars à Bangui sans parvenir à être reçus par les plus hautes autorités.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:01
Recensement électoral en Centrafrique: "à quoi bon aller voter?"

 

 

 

28/07/15 (AFP)

 

"Toi qui me regardes et qui passes tranquillement ton chemin, as-tu déjà pensé à t'inscrire sur la liste électorale?" Juché sur un camion, un artiste centrafricain interpelle ses compatriotes au mégaphone, à moins de trois mois de la présidentielle.

 

Affiches placardées sur les murs, messages radio, artistes populaires recrutés pour l'occasion: pendant des semaines, les autorités de "transition", les partis politiques de tous bords et la société civile ont tenté de convaincre leurs compatriotes de se faire enregistrer, jusqu'au bouclage de l'opération lundi à Bangui.

 

Les autorités ont fixé au 18 octobre la tenue de l'élection présidentielle dans cette ex-colonie française qui peine à se relever de la plus grave crise de son histoire depuis l'indépendance de 1960.

 

Mais, malgré l'intense campagne de sensibilisation, le recensement électoral, lancé dans la capitale le 29 juin par la présidente Catherine Samba Panza, n'a pas eu le succès escompté.

 

Monté sur son camion, l'artiste avait pourtant averti: "N'attendez pas demain pour aller vous inscrire. C'est aujourd'hui qu'il faut le faire".

 

La fin de l'opération, initialement prévue le 11 juillet, a même été repoussée à deux reprises - d'abord au 18 juillet, puis finalement au 27 juillet-, faute de mobilisation.

 

Le deuxième report était "nécessaire, parce que sur un total de 300.000 électeurs inscrits à Bangui (lors du dernier recensement électoral de 2011), 105.000 électeurs seulement (s'étaient) inscrits sur la liste électorale au 10 juillet dernier", affirme-t-on à l'Autorité nationale des élections (ANE), l'organe chargé de préparer, d'organiser et de superviser les élections législatives et présidentielle à la fin de l'année.

 

L'ANE "espère atteindre, voire dépasser" les précédents chiffres à la suite de ce dernier report, ajoute cette source sous couvert d'anonymat.

 

"Au début, il y avait un engouement. Mais cela s'est estompé. (...) Les gens viennent au compte-gouttes", affirme Alfred Zingazo, un agent recenseur.

 

- Plus d'état civil -

 

A Bangui, beaucoup d'habitants ne cachent pas leur désillusion tant la tâche semble immense: tout un pays reste à reconstruire, après des décennies de troubles incessants - rébellions, coups d'Etat... - ayant abouti en 2013-2014 à des tueries intercommunautaires massives.

 

"A quoi bon aller voter, si dans deux ou trois ans le régime démocratique sera contraint de fuir pour laisser les hommes en armes s'emparer du pouvoir?", affirme sans détour une commerçante, Marie-Louise Ngandi.

 

"Je me suis inscrit et j'ai voté en 2011. Mais le candidat sur qui j'ai porté mon choix pour la présidentielle a préféré quitter le pouvoir en cours de mandat, m'abandonnant aux mains des Séléka et des anti-balaka qui ont plongé le pays dans le chaos", affirme Serge Mounadé, un étudiant.

 

Le président François Bozizé avait été renversé en mars 2013 par la rébellion majoritairement musulmane Séléka, qui a commis de sanglantes exactions avant d'être chassée à son tour du pouvoir. En réaction, les milices chrétiennes anti-balaka s'en sont pris aux civils, notamment musulmans.

 

"Je n'ai plus envie de voter", assène le jeune homme.

 

Des milliers de personnes ont en outre perdu leurs documents d'identité ou d'état-civil durant les violences à Bangui, souvent obligées de fuir leurs foyers, pillés et saccagés. Dans ces cas-là, les chefs de quartier devaient assister au recensement comme témoins, ce qui a encore compliqué le processus d'enregistrement.

 

Autre difficulté rencontrée: ces derniers jours, "les agents recenseurs de Bangui (...) ont refusé de travailler à cause du non-paiement de leurs émoluments", explique Richard Kenza, un agent recenseur du 5e arrondissement.

 

En province, les opérations de recensement, qui ont officiellement démarré le 26 juillet et sont censées durer un mois, devront aussi être prolongées, indique la source au sein de l'ANE.

Elus nationaux et locaux ont été chargés de sensibiliser les habitants dans leurs circonscriptions respectives.

 

Reste le casse-tête du recensement des Centrafricains réfugiés dans les pays voisins, la Cour constitutionnelle ayant jugé récemment qu'ils devaient pouvoir voter... contrairement à un avis précédent du Parlement provisoire.

 

Actuellement, 460.000 personnes, un dixième de la population, sont installés au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) et au Congo, dont environ 190.000 sont éligibles.

 

Certains électeurs, comme Adolphe Sembona, veulent pourtant y croire. "Je me suis inscrit pour voter le moment venu, explique cet enseignant. Il y a encore des Centrafricains qui peuvent relever le défi de la démocratie et redonner l'espoir à mon pays".

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 23:22
Retour difficile en RCA

 

 

 

BANGUI, 27/07/15 (IRIN) - Des milliers de personnes sont rentrées chez elles en République centrafricaine plus d’un an après avoir fui, souvent vers les pays voisins, la crise politique complexe et violente qui secouait le pays.

 

Bien que la sécurité se soit améliorée dans certaines régions, il reste difficile pour de nombreux anciens déplacés de retrouver un semblant de vie normale.

 

Depuis le mois de mai, le gouvernement de transition a fermé des dizaines de camps de déplacés à Bangui, la capitale. Incapable d’offrir les services essentiels à la majorité de la population, il a quand même distribué des trousses d’aide pour faciliter le retour des déplacés, avec l’aide de l’Organisation internationale pour les migrations. Ces trousses contiennent deux sacs de riz, cinq litres d’huile et l’équivalent de 150 dollars.

 

Au plus fort de la crise, qui avait été déclenchée par un coup d’État en mars 2013, environ 900 000 Centrafricains étaient déplacés à l’intérieur de leur propre pays, dont 60 000 avaient cherché refuge autour de l’aéroport international de la capitale. Selon OCHA, l’organe de coordination humanitaire des Nations Unies, près de 400 000 personnes sont toujours déplacées dans l’ensemble du pays, dont environ 33 000 à Bangui.

 

Nombre de ceux qui ont quitté les camps sont retournés dans le 5e district de Bangui.

 

« Nous n’avons rien à faire. Nous aimerions faire du commerce, mais il n’y a pas d’argent », a dit Denise, une veuve âgée rencontrée par IRIN près du poste de police du district, avec deux amies dans la même situation. Elles étaient rentrées chez elles quelques semaines plus tôt, après avoir passé un an et demi à l’aéroport.

 

D’après un rapport publié la semaine dernière par le Comité international de secours, plus de 80 pour cent de la population centrafricaine n’ont pas assez d’argent pour satisfaire leurs besoins les plus essentiels. Environ 2,7 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, ont besoin d’aide humanitaire. Pourtant, les bailleurs de fonds ont versé moins du tiers des 613 millions de dollars demandés pour répondre à ces besoins cette année.

 

Le manque d’argent est loin d’être le seul problème pour les déplacés de retour chez eux.

 

« Nous ne pouvons pas boire ni utiliser l’eau des puits pour les tâches ménagères, car beaucoup ont été contaminés par les corps qui y ont été jetés », a dit Jeanne, une autre des veuves.

 

Les habitants s’approvisionnent donc en eau dans les ruines de maisons et des boutiques de leurs anciens voisins musulmans. Comme la coalition rebelle qui a pris le pouvoir à Bangui en 2013 provenait du nord-est à majorité musulmane, les membres de cette communauté ont été violemment pris pour cible par les milices, surtout dans la capitale, même lorsqu’il s’agissait de civils sans aucun lien avec les rebelles. Des non-musulmans ont aussi été attaqués pendant les violences intercommunautaires qui ont duré plusieurs mois.

 

Selon les Centrafricains rencontrés par IRIN, ces tensions se sont dans une certaine mesure dissipées, au moins dans la capitale. La population entre et sort maintenant en toute liberté des districts musulmans de Bangui, qui étaient jusqu’il y a peu isolés au milieu de quartiers hostiles.

 

D’après le rapport du Comité international de secours, environ 36 000 personnes dans le pays sont encore enfermées dans de telles enclaves, « avec un accès limité aux services essentiels et en proie à la violence et aux exactions. »

 

Moins d’aide pour ceux qui se sont réfugiés à l’étranger

 

Les réfugiés rapatriés n’ont pas droit aux trousses d’aide au retour du gouvernement et il n’existe aucune procédure officielle pour aider ceux qui reviennent de l’étranger. Environ 464 000 ressortissants centrafricains vivent actuellement dans les pays voisins.

 

Mahamadou Habibou, employé de banque de 51 ans, est rentré récemment du Cameroun avec sa famille. Il a pu reprendre son travail et réinscrire ses enfants à l’école. Il se sent maintenant en sécurité pour se rendre à son travail et à la mosquée.

 

« J’ai décidé de rentrer parce que je ne pouvais plus supporter d’être en exil et parce que la paix revient dans mon pays. Je suis libre de me déplacer », a-t-il dit à IRIN.

 

M. Habibou est cependant toujours hébergé chez des proches et doit trouver un nouveau logement. Son ancienne maison a été détruite peu de temps après son départ pour le Cameroun.

 

« Le gouvernement doit penser à rapatrier nos compatriotes en exil, car ils souffrent. Ce n’est pas agréable d’être exilé », a-t-il dit.

 

Pour Mahamat Moctar, commerçant musulman de 32 ans qui a passé 15 mois comme réfugié en République démocratique du Congo, il est temps de tourner la page sur ce chapitre de violence en RCA.

 

« Nos parents et grand-parents vivaient en paix avec les chrétiens, mais nous, nous avons réussi à nous entretuer. C’est quelque chose qu’on n’avait jamais vu avant. »

 

« Maintenant nous devons dire “plus jamais”. Nous devons faire le bilan de ce qui s’est passé. Nous devons nous pardonner pour vivre à nouveau ensemble et reconstruire notre pays », a-t-il dit, appelant le gouvernement et les organisations non gouvernementales (ONG) internationales à aider les personnes comme lui à remettre sur pied leur activité.

 

Alhaji Ibrahim, barbier âgé de 65 ans, a toujours ses ciseaux et son salon et il lui a donc été plus facile de joindre les deux bouts depuis qu’il est revenu du Tchad avec sa famille.

 

« Les trois derniers mois se sont bien passés. Je travaille comme avant. Il n’y a plus autant de clients, mais nous nous en sortons avec ce que je gagne », a-t-il dit.

 

L’un des dangers qui dissuade de nombreux Centrafricains à rentrer chez eux est la présence de grenades, d’obus et de bombes non explosés, appelés aussi restes explosifs de guerre (REG).

 

« Une explosion involontaire, des jets de grenades parmi les populations ou des enfants jouant avec des munitions trouvées dans des débris sont des scènes fréquentes dans certains quartiers de Bangui », a observé récemment dans un compte-rendu l’Agence d’aide à la coopération technique et au développement (ACTED), une ONG internationale.

 

Les travailleurs humanitaires et la population en général sont confrontés quotidiennement aux risques posés par les grenades et autres REG « car ces engins se trouvent souvent parmi les débris des maisons détruites à reconstruire, les hautes herbes à débroussailler ou les caniveaux à curer », précisé ACTED.

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Centrafrique-Presse.com