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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 23:22

                 

 

   Des syndromes centrafricains

 

 

    Plus on observe la RCA, plus elle apparaît comme un pays perclus de syndromes depuis l’indépendance jusqu’à nos jours . De fait, la « Séléka » avec ses pratiques moyenâgeuses, ses tueries de masse, ses destructions ciblées, son programme caché, son intégrisme rampant etc…a servi de révélateur aux maux profonds qui minaient sourdement la société centrafricaine . Les « Sélékistes » n’ont eu qu’à se baisser pour ramasser le pouvoir à Bangui . Pourquoi une telle déliquescence ? Qu’est-ce qui n’a pas tourné rond dans le pays de Boganda pour qu’une poignée d’aventuriers sans foi ni loi s’en emparent sans coup férir en ce début du XXI ème siècle ?

 

1 . Le syndrome Matalaki

 

  Tout le monde connaît ce célèbre chanteur centrafricain qui a si bien capté la mentalité de ses compatriotes dans sa chanson « Matalaki » . Soit un homme (Matalaki) dépassé par les évènements de la vie et qui décide d’en finir avec cette même vie malgré les conseils des parents, amis et religieux qui tentent de le raisonner en lui serinant à longueur de journée la notion de destin particulier à chaque individu . Les conseils généreux  glisseront sur notre homme…jusqu’à ce qu’il se souvienne de ses enfants qu’il ne veut pas laisser orphelins car personne d’autre ne s’en occupera après lui . Et notre homme de renoncer définitivement au suicide .

 

Cette chanson contient tous les ingrédients constitutifs de la mentalité centrafricaine . Elle dit clairement que l’homme centrafricain voudrait bien accomplir des actes de bravoure, se sacrifier s’il le faut pour la bonne cause mais qu’il n’ose pas à cause de ses responsabilités familiales . Elle révèle par ailleurs que les liens sociaux se sont tellement délités que les orphelins deviennent des parias aujourd’hui, alors qu’auparavant, ils n’étaient pas abandonnés . Vus sous cet angle, les enfants apparaissent comme de parfaits alibis pour ne pas agir et continuer de subir la vie quelle qu’elle soit .   

 

2 . Le syndrome de Stockholm

 

   C’est le nom donné à un phénomène psychologique où des otages (Centrafricains) partageant longtemps la vie de leurs geôliers (Séléka ) finissent par développer une sorte d’empathie, voire de sympathie si ce n’est d’amour .        Des nouvelles surprenantes nous parviennent sur cette relation étrange qui pousse les victimes à collaborer avec leurs bourreaux . Ainsi, dans l’arrière- pays centrafricain, des « Sélékistes » désargentés, ayant fini de tout voler en RCA et de vendre bottes, treillis et autres gadgets militaires pour se nourrir en seraient venus à solliciter de menus travaux domestiques auprès de la ménagère centrafricaine pour subsister . Et la femme centrafricaine, d’abord mère, ensuite sœur et parfois copine, bref généreuse serait ainsi en train de nourrir ses tortionnaires qui n’ attendent que des jours meilleurs pour rééditer leurs forfaits !

Jusqu’à preuve du contraire, la terre centrafricaine reste toujours fertile et ne demande qu’à être mise en valeur . Pourquoi ces porteurs d’armes ne lui prouveraient-ils pas leur attachement en la défrichant pour produire de quoi se nourrir ? Quelle meilleure preuve de leur patriotisme ? Au lieu de quoi, les gueux continuent à s’accrocher comme des puces ou des sangsues à leurs proies, même agonisantes .  Pour combien de temps encore ?

 

3 . Le syndrome de Wasa

 

   Ce syndrome est l’exemple pédagogique illustrant un ensemble de problèmes de communication et de gestion qui peuvent affecter un projet mal ficelé . En l’espèce, il s’agit du vaisseau royal commandé par le roi Gustav II Adolf de Suède qui a coulé en 1628 le jour de son lancement . Ce naufrage est le résultat du manque de communication des responsables de la construction du navire : les architectes hollandais obligés d’ajouter un pont supplémentaire, le responsable  des canons qui en a trop mis, le responsable du lest qui s’est trompé et le roi lui-même qui poussait à la roue pour achever les travaux et en imposer dans sa guerre contre la Pologne …

 

Ne voyez-vous pas de similitudes entre le Wasa et la RCA ? Voilà un pays où quand la Présidente tire à hue, le Président de l’Assemblée tire à dia . L’exécutif pléthorique, bicéphale et familial par la seule volonté de sa « cheffe » ne réussit même pas à coordonner ses actions . Un «forum » est en préparation pour permettre aux Centrafricains de se parler (enfin) et clamer ( fort) leurs doléances et voilà que le Président de l’Assemblée transitoire se permet de rédiger seul dans son coin ce qu’il ose appeler une Constitution au lieu de se contenter de contrôler le gouvernement ! Littéralement, il met la charrue avant les bœufs alors qu’on ne lui demande rien .  L’ANE ( la bien nommée ) se réveille à quelques mois des élections pour crier misère . Les multiples candidats à la  présidentielle cachent soigneusement leurs programmes comme une maladie honteuse . Où a-t-on vu de telles pratiques donner des résultats probants ? Après on s’étonne que la RCA coule comme le Wasa depuis l’indépendance !

 

    Quel médecin appeler au chevet d’une RCA ainsi percluse ? Quel messie viendrait la libérer du joug de l’incompétence, de l’obscurantisme pour lui permettre de jouer sa partition dans le concert des nations ? La RCA traîne dans les bas-fonds alors qu’un petit pays comme le Rwanda, sans ressource, qui vient de sortir des horreurs du génocide, caracole en tête des pays à forte croissance ! Ne croyant pas un seul instant à l’Homme providentiel, je dirai que l’avenir de la RCA appartient avant tout aux seuls CENTRAFRICAINS . A eux de choisir ceux qu’ils estiment dignes de présider à leurs destinées . De toute façon, la vraie transition commencera le lendemain de l’élection présidentielle . 

 

  La suite au prochain numéro .

 

 

PS : Avez-vous remarqué que la Présidente de la Transition est sortie de son bunker pour aller promettre monts et merveilles à Ndélé ? Que son conseiller est à Paris et sur toutes les ondes ? A quoi correspond cette soudaine agitation à la veille des élections ? Seraient-ils déjà en campagne ? Les femmes de Ndélé portaient des pagnes à l’effigie de CSP, dame de paix ! Wait and see …

 

                                                       .

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Centrafrique-Presse.com
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 18:58

 

 

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi d'augmenter le nombre des Casques bleus opérant en République centrafricaine (RCA) en prévision des prochaines élections dans le pays.

 

Dans une résolution adoptée jeudi, le Conseil autorise le déploiement de 750 soldats et 280 policiers supplémentaires dans le cadre de la mission de l'ONU en RCA, comme l'avait demandé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

 

Dans sa résolution, le Conseil "considère que la situation en République centrafricaine continue de menacer la paix et la sécurité internationales".


La Minusca, qui a pris le relais le 15 septembre 2014 de la force africaine déployée dans le pays, dispose actuellement de 8.000 soldats et un millier de policiers, pour la plupart issus des rangs de la Misca.

 

Avec l'augmentation décidée jeudi, ses effectifs pleins autorisés seront portés désormais à 10.750 soldats et plus de 2.000 policiers.

 

M. Ban avait indiqué que si le feu vert du Conseil était donné rapidement, les renforts pourraient être opérationnels d'ici à juillet.

 

Des élections présidentielles et législatives sont prévues en RCA en juillet et août prochains.

 

Avec AFP

Centrafrique : l'ONU augmente les effectifs de la Minusca

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Centrafrique-Presse.com
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 16:26

 

 

Bangui, 26 mars 2015 (RJDH) -  La Minusca  s’est félicitée  de la couverture à 65% du territoire national des activités de démembrement de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Cette structure onusienne réaffirme sa volonté d'appuyer le gouvernement  à travers le déploiement des services administratifs, la sécurisation du pays et le renforcement de l’appareil judiciaire. Ceci dans le cadre  des mesures à prendre pour la réalisation légale et opérationnelle des activités électorales.

 

Selon Myriam Dessables, chef du Bureau de la communication et de l’information publique de la Minusca, toutes les mesures seront prises pour la réalisation légale et opérationnelle des échéances électorales. Elle a notifié qu’une proposition a également été faite dans l’optique d’utiliser les avions militaires pour faciliter la logistique électorale à  l’intérieur et à l’extérieur du pays.

 

La même source s'est dite satisfaite du fait que l’ANE ait atteint 92 démembrements installés à l’intérieur du pays, soit 65% de la couverture nationale. Toutefois, elle a fait observer que dans chaque démembrement, 7 agents de l’ANE ont été sélectionnés après les nominations reçues des membres de la société civile, des partis politiques et des pouvoirs publics.

 

La Haute-Kotto est la dernière préfecture où l'ANE a installé les membres de démembrement. Une délégation de cette structure, conduite par son président Dieudonné Kombo Yaya s’est rendue le 18 mars à Bria pour la mise en place  de 4 démembrements dans 4 sous-préfectures.

 

Dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat, la Minusca a facilité le 21 mars, le déplacement de la Présidente de transition, Catherine Samba Panza dans la ville de Ndélé. Cette mission d’une journée avait pour objectif « de réaffirmer la volonté des autorités de la transition de mener à terme le redéploiement des services administratifs dans l’arrière pays », a fait savoir Myriam Dessables, chef du Bureau de la communication et de l’information publique de la Minusca pendant la conférence de presse hebdomadaire. /

 

RJDH

Centrafrique/Bangui : Le démembrement de l'ANE a couvert 65% du territoire, la Minusca se dit satisfaite

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 11:58

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique)  2015-03-26 05:55:43 Les journaux paraissant à Bangui ont consacré leurs manchettes aux questions politiques et au lancinant problème de l’électrification de la capitale centrafricaine.

« A quand Bangui, ville des ténèbres, va-t-elle retrouver la lumière''? A interrogé L'hirondelle, annonçant l'application d'un nouveau programme de délestage dans toute la ville, suivant les principes d'équité et d'égalité.


Le journal note que la capitale centrafricaine ne dispose plus du courant électrique que pendant huit heures contre douze heures dans un passé encore récent. Elle n'a donc plus droit qu'au tiers d'une consommation normale qui est de 24 heures, dénonce l'hirondelle.


Le même journal note que les choses n'avancent pas comme on pouvait s'y attendre, dans le sens de la réhabilitation et du renforcement des centrales hydrauliques de Boali, en dépit de l'implication de nombreux partenaires, dont la Chine.


Le Palmarès a fait observer, pour sa part, qu'avec l'arrivée des forces internationales, le besoin en électricité se fait de plus en plus grand alors que la quantité produite n'est pas en mesure de satisfaire tout le monde.


Le Journal la Renaissance affirme, quant à  lui, que la crise énergétique à  Bangui a des répercussions sur les plans économique et social.


« Les secteurs qui utilisent l'énergie électrique sont en train de disparaitre alors que les braquages se multiplient à  Bangui'', note Renaissance.


Le Pays a consacré ses commentaires aux questions politiques. Ce journal s'est notamment demandé « que serait la RCA sans Bozizé et Djotodjia?

 
« Leur temps est révolu et la moindre des choses qu'ils peuvent encore donner aux Centrafricains c'est de leur foutre la paix'', écrit-il.


Le Démocrate a titré, pour sa part, sur l'interview que la présidente centrafricaine, Mme Catherine Samba Panza, a accordée, mardi, à  une radio internationale.

A cette occasion, le chef de l'Etat a dit sa détermination à  faire appliquer la résolution 2196 limitant les déplacements des deux anciens chefs d'Etat.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=820277#sthash.ScdwLJXe.dpuf

 

La politique et l’électrification de Bangui à la Une des journaux centrafricains

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 11:55

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-03-26 04:53:26 La direction générale des douanes et celle des impôts se sont engagées à mutualiser leurs efforts pour lutter contre la fraude fiscalo-douanière en Centrafrique, conformément aux recommandations du Fonds monétaire international (FMI), lors d’un séminaire sur la mobilisation des recettes de l’État, organisé récemment à Douala (Cameroun).

 

Les deux administrations viennent de signer à Bangui un accord de coopération qui leur impose de partager les informations, mener des actions conjointes sur le terrain et renforcer les capacités de leurs personnels, en vue de l’efficacité de la lutte contre la fraudes fiscalo-douanière.

 

La crise militaro-politique qui a déchiré la Centrafrique a entrainé la disparition de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national et la déliquescence des réseaux de collecte des recettes de l’Etat.

 

Certaines recettes sont aujourd’hui collectées par des groupes armés et des individus à la moralité douteuse qui essaiment le pays.

 

Centrafrique : la douane et les impôts mutualisent leurs efforts pour lutter contre la fraude

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 23:55

 

 

http://lepays.bf   mercredi 25 mars 2015

 

Depuis deux ans, le peuple centrafricain, soutenu à bout de bras par la communauté internationale, s’efforce tant bien que mal de réussir sa transition. Il aspire à un Etat dont les institutions fonctionnent normalement et dont la cohésion sociale ne subit aucune violation au point de mettre en danger l’existence même de l’Etat. Car,  c’est bien ce qui a le plus manqué à ce pays, depuis  maintenant deux ans. En effet, depuis le débarquement de François Bozizé en mars  2013, violences diverses, dysfonctionnements des organes de l’Etat,  désarticulation des structures de défense, sont désormais une réalité en Centrafrique. Ce pays  a traversé toutes les épreuves, frôlant parfois même la désintégration pure et simple. Deux ans après le départ du pouvoir de celui qui était accusé de tous les maux du pays, le bout du tunnel semble encore lointain pour les Centrafricains. 

 

La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, à  la tête d’un gouvernement de transition, qui était censée  conduire le pays à la réconciliation et à l’organisation d’élections libres et transparentes, semble, depuis  lors, constituer elle-même une  partie  du problème centrafricain.  Beaucoup d’engagements ont été pris, mais très peu ont vraiment été exécutés.  Tout se passe comme si l’horloge du temps s’était soudainement arrêté aux frontières du pays de Barthélémy Boganda. La paix, condition sine qua non pour tout retour à une vie normale, reste introuvable et tout laisse croire que demain n’est pas la veille où l’horloge de cette vie normale recommencera à marcher. Alors que  la sécurité du pays a été confiée à la  France qui la gère tant bien que mal à travers Sangaris, l’espoir d’un retour à la normalité relève toujours d’une vue de l’esprit. Quel bilan objectif peut-on dresser aujourd’hui sans verser dans le pessimisme et le désespoir ? Difficile ne pas voir de gros nuages noirs dans le ciel de Bangui.  Certes, rebelles de la Séléka et anti-Balaka ne s’affrontent plus directement, mais ils continuent de se regarder en chiens de faïence et on sait que  la moindre étincelle peut remettre le feu aux poudres. 

 

 Le chemin  qui mène à  la paix est parsemé d’embûches

 

 C’est un très mauvais signe pour la paix, d’autant plus que  dans les deux camps, les responsables des massacres  n’ont pas été désarmés.  Dans ces conditions d’insécurité, comment peut-on parler d’organisation d’élections  crédibles et transparentes? Or, l’organisation de ces élections est l’une des principales missions du gouvernement de la transition. Et on sait que sans élections, le pouvoir de Dame Catherine  perdra bientôt sa légitimité, avec le risque  d’un retour à la case départ.  

 

Décidément, la Centrafrique d’après-Bozizé  peine encore à trouver le chemin de la paix et de la réconciliation. Que faire ? La France dont le contingent assure la sécurité à Bangui et dans ses environs, est fortement  sollicitée sur d’autres champs de bataille, notamment  les chantiers de la lutte contre le terrorisme qui la menace directement. C’est dire  que si les autorités de Bangui ont encore la moindre  fibre patriotique, elles devraient taire leurs querelles d’ego et se donner la main pour faire revivre ce pays, avant qu’il ne tombe dans la catégorie des pays qui vivent  une guerre oubliée. Si tel devait être le cas, toute la classe politique en porterait  la responsabilité.  Cela dit, le bilan de la situation politico- sociale de la Centrafrique se révèle plutôt déplorable, mais les Centrafricains ne doivent pas pour autant  tomber dans le désespoir.  Le chemin  qui mène à  la paix est certes parsemé d’embûches, mais l’amour de la patrie et le désir de vivre ensemble peuvent leur permettre de les surmonter.  Pour cela, il ne faut exclure aucun  Centrafricain, quel que soit le rôle  qu’il a joué de par le passé dans ce qui est désormais l’histoire de la République centrafricaine.  Mais, évidemment, toute inclusion doit passer par la case justice.

 

Dieudonné MAKIENI

Lu pour vous : RCA : L’accalmie mais pas la paix

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:33

 

 

French.china.org.cn  le 25-03-2015

 

En perte de vitesse face à l'offensive de la coalition militaire formée du Tchad, du Cameroun et du Niger, rejointe après un temps d'attentisme par le Nigeria, des hordes de combattants de Boko Haram prennent la fuite vers des pays de la région, tels le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine (RCA), rapportent des sources sécuritaires camerounaises.

 

A l'origine composée de ressortissants du pays, le groupe terroriste nigérian considéré comme le plus barbare au monde a réussi à étendre, de par ses actions faites d'attentats-suicides, d'attaques armées, de tueries et d'enlèvements de personnes, ses tentacules hors de ses fiefs du nord-est du Nigeria au point d' attirer des adeptes en provenance de pays voisins comme le Cameroun ou encore le Tchad.

 

Dotée d'un arsenal réputé sophistiqué faisant découvrir des armements de fabrication française, selon des sources militaires, l'organisation compterait aussi, à en croire les mêmes sources, dans ses rangs d'ex-insurgés libyens, des rebelles soudanais et des jihadistes du Mouvement national de libération de l'Azawad ( MNLA) du Nord-Mali.

 

Le déploiement des forces tchadiennes mi-janvier en renfort à l' armée nationale du Cameroun, où plusieurs camps d'entraînement de Boko Haram ont été démantelés et par la suite au Nigeria, a favorisé une réelle avancée dans le combat en vue de l'éradication de ce groupe terroriste, chassé de plusieurs villes du nord-est nigérian et secoué en conséquence par une débandade au sein de ses troupes.

 

Certains parmi ces combattants islamistes en fuite vers le Tchad, le Soudan et la RCA "abandonnent armes et motos" utilisées pour les attaques surprises, d'après les sources sécuritaires camerounaises dans l'Extrême-Nord du Cameroun, centre des opérations menées par le Cameroun et le Tchad, dont le dispositif redéployé lundi vers Waza était annoncé en direction de Mora mercredi.

 

C'est une mission, précisent ces sources, destinée à poursuivre aux côtés de l'armée camerounaise la sécurisation de la frontière avec le Nigeria, autour des localités de Fotokol et d'Amchidé, suite à des menaces de nouvelles attaques de Boko Haram au Cameroun, dont la dernière remonte au 16 février, le jour où a eu lieu à Yaoundé un sommet extraordinaire du Conseil de paix et de sécurité de l'Afrique centrale (COPAX).

 

© Source : Xinhua

Des combattants de Boko Haram en fuite vers le Tchad, le Soudan et la Centrafrique

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:10

 

 

 

http://www.diaspora-magazine.com  Mercredi 25 Mars 2015 à 19:38

 

Les éléments de la sécurité publique ont lancé depuis Vendredi dernier une vaste opération contre les bandits et délinquants qui sont à l’origine de nombreux cas de vols au centre ville de la capitale. Au cours de cette opération menée par les éléments de l’Office centrale de répression du banditisme (OCRB), 47 délinquants communément appelés « enfants de la rue » parmi lesquels se trouvent deux mineurs ont été arrêtés et détenus dans les geôles de cet office.


Le directeur général de l’OCRB, le colonel  Robert Yékouakété explique : « Nous vivons ces cas de banditisme dans la ville. Des diplomates et des commerçants  sont inquiets de cette situation, qui inquiète également nos pauvres mamans qui vendent différentes denrées. Car le plus souvent ce sont elles les principales  victimes de vol.


Ces enfants les ont à maintes reprises dépouillées de leur argent. Lorsque les diplomates et ceux de la communauté internationale vont faire leurs courses au niveau du centre ville et garent leurs voitures devant les magasins ou devant les pâtisseries, ces délinquants viennent, selon nos enquêtes, avec des clés à mollettes ou des rayons de vélo pour ouvrir les portières ou faire descendre les vitres de ces voitures et voler. Ce n’est pas du tout normal. ça fait la honte du pays. On ne peut plus tolérer de pareilles choses. C’est pour cela que j’ai pris cette décision  pour que ces délinquants soient arrêtés ».

72 heures plus tard, 15 enfants ont été relaxés et orientés à la fondation « Voix du cœur », un centre qui accueille les enfants de la rue, qui les écoute et fait une réinsertion familiale et socioprofessionnelle. Selon les explications du directeur général de cette fondation, l’abbé Ange Anatole Ngassenemo : «  Ces jours-ci, la police est en train de faire la traque aux enfants de la rue. L’OCRB nous a convoyé 15 enfants de la rue, qui ont été maintenus 72 heures. Il y a eu des rumeurs sur « La voix du cœur ». On nous jette la pierre, alors que nous ne sommes qu’une ONG nationale et une association qui travaille aux côtés du gouvernement pour prendre en charge les enfants de la rue c’est - à - dire des êtres humains àgés de moins de 18 ans qui échappent à toute tutelle parentale et qui vivent et dorment dans la rue. Voilà notre groupe cible.


Pour être une organisation non gouvernementale, on doit répondre à certains critères et  nous répondons à ces critères et  le gouvernement est au courant de ce que nous faisons. Ici, on bannit la stigmatisation, les coups de poing, la drogue et beaucoup d’autres choses qui sont anti disciplinaires. Ces jours-ci, j’ai écouté à la radio le DG de l’OCRB qui accuse presque dans ses dires la fondation  comme quoi  on spéculerait sur les enfants ou bien on les enverrait  dans la rue, ce qui est faux. Moi qui vous parle, je suis prêtre.  La doctrine sociale de l’église ne permet pas qu’on puisse spéculer sur les enfants ou bien leur envoyer nous chercher de l’argent. C’est nous qui cherchons les voies et moyens pour prendre en charge ces enfants qui sont des filles et fils de l’Etat centrafricain.

 

Les enfants en conflit avec la loi ne sont pas les enfants de la rue. Qu’on se comprenne et qu’on mette les mots à leur place. Nous travaillons avec les enfants de la rue et les enfants dans la rue qui ont besoin de notre assistance, qui viennent volontairement chez nous. Puis on les aide à embrasser une carrière professionnelle c'est-à-dire, qu’ils passent par la formation professionnelle et on passe à leur réinsertion socio professionnelle et familiale. On les aide pour qu’ils puissent s’installer. Mais les enfants qui volent ce sont des enfants en conflit avec la loi.  Ils ont transgressé la loi. Si celle-ci les prend, leur geôle ne se trouve pas à la fondation « Voix du cœur ». Notre ONG n’est pas une maison carcérale pour mineurs ou bien pour enfants de la rue. Je m’étonne que beaucoup de gens ne connaissent pas la définition des enfants de la rue. Si aujourd’hui, on a 6000 enfants de la rue, vous allez penser que notre dortoir qui n’est qu’un hébergement de transit qui ne peut accueillir que 60 enfants va accueillir en un jour les 6000 enfants ? Ici, on envoie un agent qui va dans la rue pour orienter les enfants au centre sans armes, sans bâton ni gourdin. Il leur parle en leur racontant des histoires et les oriente à la fondation. On ne peut pas dire que c’est la fondation qui fait mal son travail ».


Par ailleurs explique Yekoua Kette, cette opération qui a commencé dans la ville de Bangui se poursuivra dans tous les arrondissements de la capitale.

 

Herve Serefio

Lu pour vous : Centrafrique: L’OCRB débarrasse le centre ville de Bangui des bandits et délinquants
Lu pour vous : Centrafrique: L’OCRB débarrasse le centre ville de Bangui des bandits et délinquants

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 21:48

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 25 mars 2015 13:45

 

Plus d'une dizaine d'armes de guerre et de chasse et des munitions de guerre,   déposées par des éléments des Forces de défense et de sécurité et des civils, ont été présentées ce mercredi à Mahamat Kamoun, Premier minsitre de la transition. La cérémonie de présentation officielle de ces armes s'est déroulée au ministère de la Défense à Bangui.


Il s'agit des premiers fruits de l'opération de désarmement volontaire des Forces de défense et de sécurité, lancé lundi 23 mars par le ministère de la Défense nationale.

« L'activité ne s'inscrit pas dans le cadre du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). C'est un acte patriotique que le gouvernement a bien voulu lancer en ce qui concerne tous les élements des Forces de défense et de sécurité qui sont détenteurs d'armes et munitions de guerre, propriété de l'Etat centrafricain », a précisé Narcise Foukpio, président du comité d'organisation de l'opération de désarmement volontaire.


Le gouvernement a mis en place des mesures d'accompagnement pour toutes les bonnes volontés qui se feront enregistrées. « Ces éléments vont être enregistrés. Il y aura un suivi et dans le cadre de la récompense, le département de tutelle a prévu la mise en position de stage. Il y a l'opportunité d'avoir à titre exceptionnel des galons et des lettres de félicitations pour les militaires qui déposent volontairement les armes », a souligné Narcisse Foukpio.


« C'est un atout important dans la carrière d'un militaire », a-t-il ajouté.


Le Premier ministre de la transition, Mahamat Kamoun, s'est félicité de cette opération. Le chef du gouvernement demande à tous les détenteurs illégaux d'armes et de munitions de guerre d’emboîter leurs pas. « Notre pays a assez souffert des différentes crises. Il était important que le gouvernement, à travers le ministère d'état à la Défense, puisse lancer une telle opération pour ramasser les armes de guerre et autres qui pullulent dans nos quartiers. L'exemple mérite d'être suivi par tous », a indiqué Mahamat Kamoun.


L'appel du gouvernement au désarmement volontaire des Forces de Défense et de sécurité est suivi par certains civils détenteurs illégaux d'armes et munitions de guerre et/ou de chasse. « Il se trouve qu'il y a des civils qui se sont manifestés. On ne va pas faire la différence. S'il y a des civils qui veulent bien ramener les armes qui se trouvent en leur possession, nous ne pouvons que nous en féliciter », a expliqué le chef du gouvernement Kamoun.


L'opération a été lancée à travers un communiqué radio publié le 18 mars dernier par la ministre d’État à la Défense et s'inscrit dans le cadre de la célébration du 54e anniversaire de la naissance l'Armée nationale centrafricaine prévue pour le 4 avril prochain.

Bangui : une dizaine d'armes de guerre présentées à Mahamat Kamoun

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 21:38

 

 

Centrafrique/Bangui : Deux ans après l’ex-Séléka, la lutte contre l’impunité se poursuit
 

Bangui, 24 mars 2015 (RJDH)—Le 24 mars rappelle la prise du pouvoir par la coalition Séléka en 2013. Après avoir franchi la ligne rouge tracée par la Misca à l’époque, les troupes de cette rébellion ont marché sur Bangui. D’après certains observateurs de l’actualité centrafricaine, le cycle infernal de violence est né de l’impunité qui a toujours caractérisé les différents régimes centrafricains. Ils ont vu en la coalition Séléka l’apothéose de cette situation dramatique.

 

Du coup, après la démission de Michel Djotodia et de son Premier ministre Nicolas Tiangaye mettant un terme au règne de la Séléka, les projecteurs se sont braqués sur la lutte contre l’impunité. Arrêter, juger et condamner les auteurs des crimes de violation des droits humains équivaudrait à ramener la paix en Centrafrique, proclame-t-on.

 

Ainsi, dans les différentes résolutions prises dans le cadre de la résolution de la crise centrafricaine, la lutte contre l’impunité est devenue le cheval de bataille de la communauté internationale et des autorités de la transition. Cela s’est traduit tout au long de l’histoire du pays par des arrestations médiatisés et commentées de par tout le pays.

 

Les plus importantes sont celles du général des Anti-Balaka, Rodrigue Ngaibona alias Andjilo, Ousmane Mahamat Ousmane, Vice-président du Front Populaire pour le Redressement de Centrafrique (FPRC), faction de l’ex-Séléka favorable à l’ancien président Michel Djotodia et pas plus tard qu’hier de Romaric Vomitiadé, ministre du tourisme pour viol de mineure. En plus de cela, la Minusca a affirmé avoir arrêté plus de 15 00 personnes pour des faits divers. D’après une source proche de la maison carcérale de Ngaragba, 700 personnes y sont logées présentement.

 

Du côté de la présidence centrafricaine, l’on affirme ne pas être en marge de cette dynamique. D’après la présidente de la transition Catherine Samba-Panza. D’abord « notre volonté de lutter contre l’impunité s’est manifestée par la réhabilitation des Commissariats, de la Gendarmerie, des Prisons, du palais de la justice etc. Nous avons mis à la disposition des forces de sécurité intérieure des moyens mobiles afin qu’elles puissent barrer la route au banditisme », a-t-elle répondu sur les ondes de la RFI.

 

 Ensuite, elle a indiqué que parmi les crimes commis en République Centrafricaine, il y en a qui relèvent de la compétence des juridictions internationales. « Dans les crimes commis en Centrafrique, il y en a de grave et de grande échelle et qui relèvent du Droit International Humanitaire. Notre volonté de lutter contre l’impunité se fait également remarquer dans le mémorandum signé avec la communauté internationale qui prévoit que des appuis soient apportés aux autorités centrafricaines au cas où des insuffisances se seraient constatées dans le système judiciaire ».

 

Entre temps, la coalition Séléka n’a pas pour autant disparu définitivement. Elle s’est morcelée en trois coordinations politiques et militaires.  le FPRC, faction de Michel Djotodia, l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass et le PRC de Joseph Zoundéiko. Ils ont des hommes armés disséminés à travers le pays dont certains dans trois bases de la capitale./

 

Naim-Kaélin ZAMANE


 

 

Centrafrique/Bossangoa : L’eau potable devient rare dans la ville après l'interruption du générateur de la SODECA

 

Bossangoa, 25 mars 2015(RJDH)-- Le générateur de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) de Bossangoa est tombé en panne depuis une  semaine. La population doit parcourir de trois à cinq kilomètres pour s’approvisionner en eau mais non potable.

 

Pendant cette saison sèche, la population de la  ville de Bossangoa s’est confrontée à de sérieux problèmes pour s’approvisionner en eau potable dans la ville. « Les femmes quittent entre trois à cinq heures du matin et parcourent parfois cinq kilomètres pour s’approvisionner en eau potable dans la ville. Les habitants de la ville de Bossangoa sont obligés de consommer de l’eau non potable », a rapporté une autorité communale. 

 

Bernadette Denam, une habitante de la ville de Bossangoa s’interroge que les conséquences de la consommation d’eau potable dans la ville. Elle se dit très  inquiète du manque d’eau potable dans la ville, et demande au gouvernement et aux ONG œuvrant dans la ville de leur venir en aide,  car « l’eau c’est la vie », rappelle –telle. 

 

Cette pénurie d’eau potable dans la ville de Bossangoa s’explique par l’absence du générateur de la SODECA de Bossangoa qui est tombé en panne depuis une semaine.

 

Une source proche de la SODECA de Bossangoa a fait savoir que ce dysfonctionnement  est lié à l'interruption de groupe électrogène. La pièce endommagée a été commandée à l'étranger. Elle avoue ne pas avoir une idée sur la date précise de l'arrivée de cette pièce de rechange. /

 

Hyppolite Feidangai  


 

Centrafrique/Bangui : Le Premier ministre Mahamat Kamoun se réjouit de la visite de la cheffe de l’État à Ndélé

 

Bangui, 25 mars 2015 (RJDH) Le chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun se dit satisfait de la visite de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Cette visite effectuée le 21 mars, marque le retour de l’autorité de l’État dans cette zone.

 

Selon les termes d’un communiqué de la Primature, publié le 24 mars, la visite de Catherine Samba-Panza est intervenue après celle de Mahamat Kamoun au mois de décembre 2014 et «marque incontestablement le retour de l’État dans cette partie du pays ».

 

S’inscrivant également dans la logique de la réconciliation nationale et du dialogue entre Centrafricains,  « cette visite du Chef de l’État de la Transition a redonné espoir à la population meurtrie de Ndélé et a permis à la présidente et toute sa délégation de se rendre compte des actions menées par le Premier ministre Mahamat Kamoun et son gouvernement pour redéployer les services de base en province et restaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine ». 

 

Signé de Georges Adrien Poussou, ministre Conseiller spécial du Premier ministre, le communiqué conclut qu’ « en effet, le chef du gouvernement, se félicite de la ferme détermination du chef de l’État de la Transition de remettre le pays sur les rails et de sa volonté de conduire cette Transition consensuelle et apaisée à bon port, dans les délais convenus. Le chef du gouvernement, salue enfin l’engagement sans relâche de la communauté internationale aux côtés de notre pays dans la crise sans précédent qu’il traverse ». 

 

De décembre 2014 en mars 2015, deux importantes visites des autorités de la transition y sont effectuées. Il s’agit de celle de Mahamat Kamoun en décembre 2014 et de la cheffe de l’État le 21 mars 2014./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Centrafrique/Moyenne-Sido : Difficiles conditions de vie des déplacés
 

Kabo, 25 mars 2015 (RJDH)- -Les déplacés  de Moyenne-Sido (extrême nord), vivent dans des conditions déplorables. Ils ont des difficultés à s’approvisionner en vivres, suite à la fermeture de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. Deux personnes du site des déplacés de cette localité seraient portées disparues la semaine dernière. Un constat fait par une autorité communale jointe par le RJDH.

 

La frontière entre la Centrafrique et le Tchad a été fermée suite aux conflits armés. Dans la communale de Moyenne Sido, les déplacés qui ont été transférés dans cette localité, éprouvent des difficultés suite à la recrudescence de l’insécurité.

 

Une autorité communale jointe par le RJDH a fait  savoir que deux des personnes vivant sur site des déplacés ont été emportées par des personnes non identifiées. « Nous sommes restés sans nouvelles de ces deux personnes enlevées la semaine dernière», a déploré l’autorité communale.

 

Pour Moussa, un habitant de la commune de Moyenne Sido, le mouvement des habitants de la ville de Kabo, Markounda et de Moyenne Sido vers le Tchad est compromise par les forces tchadiennes. « Nous ne pouvons pas traverser la frontière pour aller nous procurer des vivres, des médicaments et des produits de première nécessité. Les déplacés qui s’entêtent sont passés à tabac », a déploré cette source.

 

Plus de 3000 déplacés vivent dans des conditions déplorables. Ils interpellent le gouvernement à plaider auprès du gouvernement tchadien pour la réouverture de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. /

 

Japhet Béroféi.


 

Centrafrique/Lambi : Au moins 80 peulhs, sous protection de la communauté, vivent dans la précarité

 

Lambi, 25 mars 2015 (RJDH) Au moins 80 peulhs vivent dans des conditions difficiles dans la commune de Lambi, située à 185 kilomètres dans la sous préfecture de Bossembele. Selon les informations du RJDH, ces peuples pasteurs sont sous la protection des habitants de cette commune depuis plus d’un an.

 

Omer Aristide Tonzi, président du groupement ‘’Demoyongo’’ qui s’occupe de ces peuples autochtones, a indiqué que  80 peulhs vivent dans la précarité, sans assistance humanitaire. « Ils circulent librement et exercent leurs activités pastorales malgré que les ex-Séléka aient emporté 4 troupeaux, leur appartenant. Ils ne reçoivent pas d’assistance humanitaire et leurs enfants ont des difficultés à fréquenter l’école par manque de fourniture scolaire », a-t-il expliqué.

 

« Nous avons perdu la semaine passée deux membres de cette communauté, Ils sont morts des suites du paludisme. C’est regrettable de vivre dans une situation très pénible et de ne pas bénéficier d’aune aide », a fait observé la source.

 

Selon la source, les ONG humanitaires sont passées discuter avec  les peulhs de Lambi mais sans suite favorable. « Il y a de cela 8 mois, l’ONG ACORD leur était venue en aide. La Croix-Rouge aussi avait distribué des moustiquaires,  l’Archevêque et la Caritas avaient soigné ces peulhs à un moment. Mais depuis au moins 10 mois, il me semble que ces peuples sont tombés dans les oubliettes », a regretté ce leader communautaire.

 

« Ces peulhs n’ont même plus envie de vivre dans la commune. Mais, nous avons acheté des bœufs et des moutons pour eux et ils s’occupent de l’élevage dans la commune. C’est encore faible comme notre appui, c’est pourquoi nous sollicitons l’appui des partenaires pour aider ces peuples », a ajouté Omer Aristide Tonzi.

 

Le groupement ‘’Demoyongo’’, crée en 2003,  s’occupe de la protection des veuves, des orphelins, des éleveurs, des personnes vivant avec le VIH et la protection des minorités peulhs./

 

Fridolin Ngoulou


 

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