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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 01:25

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2014-07-31 22:28:27 - L’ancien président du haut conseil de la communication (HCC),de Centrafrique, l’écrivain et homme politique, Pierre Sammy Mackfoy est décédé ce jeudi à Paris en France, à l’âge de 79 ans, a appris APA auprès de sa famille.


Plusieurs fois ministre et auteur de plusieurs ouvrages pédagogiques et littéraires dont « l'Odyssée de Mongou » et « Mongou, fils de Bandjia ».


Malade à Bangui, le regretté avait été évacué en France par le gouvernement depuis plusieurs mois pour des soins médicaux.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=800994#sthash.12l34elP.dpuf

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 00:39

 

 

 

 

 

par RFI 31-07-2014 à 22:20

 

A Sibut, ville située à 300 kilomètres au nord de Bangui, des milliers de personnes sont toujours déplacées. L'ONU espère les faire rentrer. Cependant, malgré la signature d'un accord de sortie de crise, à Brazzaville, l'insécurité, liée aux affrontements sporadiques qui se poursuivent entre anti-balaka et Seleka dans les villages alentours, empêche toujours le retour des déplacés.

 

Au pied d'une baraque en terre cuite, une fillette croque dans une racine de manioc. Faute de mieux, c'est l'aliment principal de sa famille réfugiée à Sibut depuis qu'elle a fui les violences de son village de Dekoua, en mai dernier. Une situation inquiétante pour Prosper Niandagazi, de l'ONU, venu évaluer les besoin de ces déplacés.

 

« J’ai l’impression qu’ils mangent les feuilles de manioc et le manioc ensemble, sans qu’il y ait un apport protéinique en addition. Les conséquences, c’est que d’ici un à deux mois maximum, ils seront mal nourris. Ce risque de malnutrition est lié au fait que cette enfant est déplacée. Ses parents n’ont pas de ressources comme ils en avaient, ils ne peuvent pas subvenir à ses besoins et ne peuvent pas trouver des moyens de subsistance ici. Par ailleurs, l’assistance alimentaire qui devait leur être accordée ne les a pas encore touchés », constate Prosper Niandagazi, au micro de RFI.

 

L'ONU espère convaincre les 1 400 déplacés de Dékoua de retourner chez eux, à 70 kilomètres plus au nord. Cependant, pour leur représentant, la sécurité ne le permet pas encore malgré la signature d'un cessez le feu à Brazzaville entre la Seleka et les anti-balaka.

 

« Les gens en ont marre des exactions de la Seleka et c’est pourquoi ils ont choisi Sibut. En ce qui concerne les accords de paix, jusqu’à présent on attend les réalisations sur le terrain », dit le représentant des déplacés de Dékoua.

 

Dans ce village, à 350 kilomètres au nord de Bangui, 5 000 habitants sont toujours réfugiés dans une église par peur des affrontements et exactions des Seleka et des anti-balaka.

 

 

NDLR : Force est de constater que la poursuite de ces affrontements à Sibut et Batangafo entre éléments Séléka et anti-balakas "incontrôlés" ou non, ne peut que donner raison à tous ceux qui réclamaient une meilleure préparation du dialogue intercentrafricain et qui faute de cela, n'ont pas voulu se rendre au forum de Brazzaville. Les doutes exprimés par d'aucuns sur la mise en oeuvre effective du fameux accord de cessation d'hostilités trouvent donc ainsi leur justification et bien-fondé.

RCA: l’insécurité empêche les déplacés de Sibut de rentrer chez eux (RFI)

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 16:29

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-31 13:22:52 - Le paysage politique centrafricain s’est enrichi avec la naissance du Parti de l’Unité et de la reconstruction (PUR), annoncée, mercredi au cours d’une conférence de presse, par son président fondateur, Eddy Symphorien Kparekouti.


Selon ce dernier, son parti a été créé pour participer à l'émergence d'une nouvelle société centrafricaine démocratique, décentralisée, solidaire, respectueuse des droits de l'homme et de l'égalité entre les femmes et hommes vivant en harmonie avec tous les peuples.


‘'Face à la succession depuis 30 ans de crises militaro-politiques qui ont considérablement ébranlé l'unité et la cohésion de la RCA, face au constat d'échec de la classe politique toute tendance confondue, face aussi à l'abandon de la jeunesse, il est donc évident pour nous de prendre nos responsabilités et d'offrir enfin au peuple une vision pour son avenir'', a dit M. Kparékouti.


En apportant sa contribution dans le processus de réconciliation nationale en cours, le PUR encourage le gouvernement à inciter les déplacés internes à retourner dans leurs domiciles respectifs, a-t-il ajouté.


Entre autres priorités, il a exigé la réhabilitation de l'armée nationale et exhorté les acteurs signataires de l'accord de Brazzaville à la tenue des promesses faites.

Le PUR a pour devise Unité –Transparence- Travail et pour logo le vert, le jaune et le rouge circonscrits autour d'une femme et d'un homme construisant à l'unisson un mur.

Le PUR, selon son président, veut à travers les briques de ce mur symboliser ‘'l'apport de chaque militant à l'édification d'une Centrafrique nouvelle''.


Ingénieur en génie civil ressortissant de l'Université International de l'Afrique (UIA) de Karthoum au Soudan, Eddy Symphorien Kparekouti est âgé de 45 ans. 


Marié et père de trois enfants, il parle plusieurs langues notamment le français, l'anglais, l'arabe et le Kiswali.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800942#sthash.kJbmDKls.dpuf

 

 

NDLR : Jusqu'où s'arrêtera cette compulsion et propension des Centrafricains à créer des partis politiques dont l'expérience montre qu'en réalité, ils ne sont réduits qu'à la modeste personne de leur créateur et quelques parents alors qu'il y a indiscutablement de la place dans la plus de la cinquantaine de partis politiques déjà existant et créés autour ou poursuivant les mêmes idéaux et valeurs ici déclinés par ce compatriote, comme justifiant la création de ce PUR produit de la fantaisie. 

Le Parti de l'unité et de la reconstruction (PUR) voit le jour en RCA

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 16:23

 

 

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2014-07-31 14:01:39 - L’Accord de Brazzaville est une chance pour reconstruire la Centrafrique sur de nouvelles bases solides, a déclaré la présidente de la transition, Mme Catherine Samba-Panza, dans un discours à la nation mercredi soir, une semaine après la signature à Brazzaville, au Congo, d’un Accord de cessation des hostilités obtenue au cours de trois jours de travaux.


« Il ne sera plus possible de tolérer les entorses aux efforts de la paix pour des intérêts égoïstes. Les responsabilités individuelles et collectives seront établies et traitées comme telles» a-t-elle prévenu.


Catherine Samba-Panza a réitéré que le forum de Brazzaville n'est qu'une étape avant d'en appeler à sa stricte application. « Tous les signataires de l'Accord ont l'obligation d'en faire une stricte application», a-t-elle menacé. 


Ce qui signifie selon elle que « tous ceux qui ne rentreront pas dans ce processus seraient en rupture de ban et il n'y aura d'autre manière de les qualifier que d'être des ennemis de la paix ».


Elle s'est félicitée de l'élan de patriotisme du peuple centrafricain, encourageant les signataires à consolider la grande conclusion du forum de Brazzaville qu'est une étape importante franchie.


Parlant du prochain réaménagement gouvernemental elle a expliqué qu'elle se fera en conformité avec l'esprit de Brazzaville soulignant que le remaniement va s'opérer selon des critères de technocratie, de région et de compétence


Elle a enfin exhorté ses compatriotes partisans de la partition du pays, d'abandonner cette « idée utopique » et de rentrer dans le processus politique actuel.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=800944#sthash.Y8xYph6x.dpuf

Samba-Panza met en garde les saboteurs de l'Accord de Brazzaville

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 14:02

 

 

 

 

 

 

La Diaspora de l’Emergence Centrafrique salue à sa juste valeur le résultat du forum tenu à   Brazzaville,  qui a  abouti le 23 juillet 2014, à la signature d’un  accord de cessation des hostilités  en République Centrafricaine.

 

La leçon à retenir de ce forum est la suivante : tant qu’il y a un brun d’espoir de solutions  quelque part, on  doit  le saisir surtout dans la situation actuelle de notre pays où tout a été essayé jusqu’à présent sans parvenir  à des résultats concrets.

 

Nous adressons nos vives félicitations à tous ceux qui œuvrent pour l’instauration d’une paix durable en RCA notamment :

 

  • au Médiateur de la crise centrafricaine, Son Excellence Monsieur Dénis SASSOU NGUESSO,  Président de la République du Congo,
  • à la Présidente de transition Son Excellence Madame Catherine SAMBA PANZA
  • aux différentes institutions et organismes impliqués dans la recherche des solutions à la crise centrafricaine,
  •  à toute la classe politique et à la Société civile dans son ensemble,  même si pour des raisons compréhensibles, certains acteurs n’ont pas voulu d’un nouveau forum à l’étranger,
  • Aux représentants des Institutions religieuses
  • aux belligérants surtout qui ont fait ‘’ la paix des braves’’ en apposant leurs signatures sur le document de l’accord de cessation des hostilités que nous espérons définitives cette fois ci.

Même si  la route est encore semée d’embuches, c’est la bonne application de l’accord dans son intégralité et la vigilance  des mécanismes du suivi de l’accord qui garantiront  sa réussite sur le terrain.

Ces mécanismes impliquent la contribution de tous, surtout de la diaspora qui a longtemps brillée par son silence face à la tragédie qu’a connue  notre  pays.

 

La nature a horreur du vide, dit-on. Même si la diaspora en tant qu’entité a souvent été absente et ne s’est jamais impliquée dans les processus de règlement des crises à répétition qu’a connues la RCA, il n’en demeure pas moins qu’issue des différentes couches sociopolitiques et ethniques du pays, elle se sent aussi concernée par les souffrances et les affres de la guerre comme tout citoyen   résidant au pays.

 

La passivité et le « désintérêt » de la diaspora à s’impliquer par des actions concrètes en Centrafrique, s’explique aussi par le peu d’empressement des différents régimes qui se sont succédés,  à la considérer comme pouvant être un acteur important et même de premier plan, comme cela se fait dans d’autres pays qui ont mis en place une politique ciblée envers leurs  communautés  vivant à l’étranger, à travers des incitations à l’investissement, la garantie d’accès aux marchés publics, à l’administration etc.

 

Nous constatons malheureusement aujourd’hui que tout centrafricain qui veut « réussir » au pays, arrivera difficilement par ses propres compétences s’il n’est pas membre d’un parti politique au pouvoir ou n’entretient pas un réseau d’amis. Cette attitude de blocage a beaucoup nuit à notre Pays et a contribué à éloigner certains de nos frères et sœurs des activités socio-économiques nationales.

 

C’est pour cette raison que la diaspora a décidé de  s’organiser pour ne pas être un contre pouvoir, mais pour faire profiter le pays de ses compétences et réseaux de relations.

 

Notre organisation veut apporter son expérience et sa contribution aux débats sur les thèmes de l’heure, dans le but de rechercher les solutions à la crise actuelle et si possible, prendre part à la reconstruction du pays.

 

Pratiquement tous les acteurs politiques centrafricains, qu’ils soient de l’opposition ou du  pouvoir sont issus de la diaspora. Ils sont donc bien placés pour connaitre à la fois les talents dont elle regorge et aussi les difficultés que nos compatriotes même hyper formés, rencontrent dans les pays d’accueil en termes d’emploi ou  de possibilité de création d’entreprises.

 

La France, il y a quelques années a  mis en place une politique de coopération décentralisée, permettant aux diasporas africaines d’investir dans leurs pays d’origine dans divers domaines sociaux et économiques ;  avec un appui financier des pouvoirs publics français, sans que cela soit conditionné  par  un retour définitif au pays comme auparavant. 

 

Cette politique n’était  accompagnée  ni des mécanismes adaptés et encore moins des mesures d’incitations à mettre en œuvre dans les pays d’origine. Elles  n’ont finalement pas eu les résultats escomptés.

 

Nous avons publié un mémoire d’expertise comptable sur les mécanismes d’appui à l’économie informelle par le biais des Centres de gestion agréés et Fonds de garantie de crédit. Pour l’heure, c’est le seul mémoire publié sur ce thème qui traite des problèmes de l’économie informelle en Afrique à travers des instruments comptables.

 

Nous avons estimé dans notre étude, que les différentes politiques menées tant en matière de développement, qu’en matière d’organisation de l’économie informelle,  pour qu’elles soient viables devaient être accompagnées d’instruments tels que les Centres de Gestion Agréés, les Fonds d’investissement et de garantie etc. pour accompagner les opérateurs dans leurs projets d’entreprise.

 

Les crédits accordés dans le cadre de ces institutions présentent des avantages indéniables  pour les  différents acteurs économiques, politiques et professionnels tels que les banquiers, emprunteurs, diaspora, experts comptables, états etc.

 

Actuellement aucun pays en Afrique n’a réussi l’implantation d’un Centre de Gestion Agréé. La plupart de ceux créés sur les modèles français qui reposent sur une économie organisée n’ont pas connu de succès en Afrique.

 

Nous avons été associé à des études dans de nombreux pays (Côte d’ivoire, Tunisie, Congo, Cameroun),  qui souhaitent parfaire leurs systèmes. Le projet de création d’un CGA actuellement en cours au Gabon pour lequel nous avons apporté notre ingénierie, fera du Gabon le Centre pilote pour la CEMAC où aucun projet de Centre de Gestion n’a réussi, tout comme dans l’UEMOA d’ailleurs.

 

Depuis des années, nous communiquons sans relâche sur la nécessité de création des Centres de Gestion dans notre pays pour une organisation efficiente des activités surtout dominées par  l’économie informelle.

 

A la suite d’un récent contact, nous avons produit à l’endroit de certains  pouvoirs publics  en RCA,  le compte rendu de la conférence que nous avions organisée au Ministère du commerce en 2005  sur le sujet, et surtout le rapport d’étape de notre mission actuellement au Gabon sur la création des Centres de Gestion.

 

La création d’un Centre de Gestion relève d’une technicité et complexité  telles que les différentes tentatives menées jusqu’alors en Afrique dans ce cadre n’ont pas abouti.

 

Cet exemple, en dehors de notre cas personnel, démontre que la diaspora centrafricaine dispose des compétences dans divers domaines, capables de remplir  d’importantes  missions ailleurs,  mais souvent ignorées  des acteurs politiques et économiques du pays

 

Le Gouvernement de transition peut marquer sa volonté politique en jetant une base de bonne gouvernance pour la gestion future du pays. L’attribution des marchés publics  à travers  des procédures opaques à fortiori au profit des bureaux d’études étrangers,  sous prétexte qu’il manque de compétences locales,  relève de la mauvaise gouvernance.

 

Certains pays comme le Gabon, le Cameroun et la Guinée Equatoriale  organisent chaque année une rencontre avec leur diaspora,  pour recenser les compétences dont le pays a besoin. Il peut être instauré une banque de données dans un site en création pour notre diaspora,  à l’effet de recenser les compétences pour les besoins de l’économie nationale  et surtout,  permettre  à  la diaspora  de  soumissionner en cas d’appels d’offre publics, sans faveurs particulières.  La diaspora  souhaite seulement être au courant de l’information,  pour  concourir sur un plan  d’égalité  avec  les autres postulants.

 

Nous souhaitons que le forum  sur  la réconciliation et  la bonne gouvernance à venir,  débouche sur un cadre permanent de concertation entre les pouvoirs publics et la diaspora, permettant à celle-ci de jouer son rôle sur l’échiquier  national   et si, possible, de servir de relais  pour aider ou les  représenter  dans certaines démarches telles que :

 

  • les créations d’entreprises pour lesquelles les longues procédures  administratives  font  échouer  nombres  de projets alors que les compatriotes expatriés sont souvent limités dans leurs séjours au pays.
  • les constructions de logements : faute de structures de relais dans les démarches ou suivi des travaux, les projets sont souvent confiés à des membres des familles  qui ne respectent pas toujours les engagements pris en détournant les sommes mobilisées à cet effet.
  • l’acquisition ou les mutations de terrain. Faute d’une présence prolongée au pays, la diaspora est souvent victime d’arnaques dans sa quête de terrain pour une construction. Le même terrain peut être vendu plusieurs fois à des personnes différentes, le recours contentieux est pratiquement impossible faute de temps sur place au pays,
  • les longues procédures administratives,  pour les  créations des associations,  finissent souvent par entamer la bonne volonté des promoteurs,
  •  

Toutes ces problématiques feront l’objet d’échanges et de débats dans les commissions thématiques. Un mémorandum avec une charte de la diaspora  sera adressé au gouvernement de transition et aussi à tous les candidats qui aspirent à briguer la magistrature suprême  pour  nous  permettre de  connaître leurs opinions et engagements en faveur des initiatives de la diaspora.  

  

La diaspora, faute de moyens pour l’instant, ne peut aligner son programme de rencontres et d’actions  pour le faire  coïncider avec les grands évènements au pays tel le forum  sur la réconciliation à l’initiative des partis politiques. 

 

C’est pour cela que nos actions se faisant dans la durée, commenceront en septembre par une plénière au cours de laquelle les rapporteurs des commissions et le coordonateur seront désignés.

 

Par la suite, nous irons progressivement à la rencontre de la communauté centrafricaine dans les grandes villes françaises comme Lille, Bordeaux, Lyon etc. Suivant les moyens, le comité de coordination se déplacera aux Etats unis et dans les pays de la CEMAC, pour porter notre message de réconciliation et écouter les doléances de nos frères dans le cadre de l’organisation de la diaspora à venir. 

 

Les  11 commissions thématiques proposées pour l’instant  sont les suivantes :

 

  • 1 Commission politique et réconciliation :

 

Partant d’un dicton qui dit que ‘’ la guerre est quelque chose de dangereux qu’il ne faut pas laisser sa gestion aux militaires’’ par comparaison, nous pouvons aussi dire ‘’de ne pas laisser la politique qu’aux politiciens’’.

 

Un projet de nouvelle constitution est en cours d’élaboration par le C.N.T., les échanges de la diaspora tenant compte de ce que le pays a vécu,  permettent de proposer  le système politique  le  mieux  adapté pour garantir la stabilité  de  nos institutions, et mettre le pays à l’abri des soubresauts politiques par une bonne gouvernance et la politique de réconciliation qu’on devra mener à travers des actions ciblées.

 

Pour cette commission, et les dix autres qui suivent, nous sollicitons des propositions de la communauté pour une meilleure constitution.

La personne postulant au poste de rapporteur, outre ses propres références ou vision de la situation socio politique du pays, doit avoir un esprit de synthèse permettant de traduire fidèlement les propositions reçues. Les apports de nos frères constitutionalistes sont les bienvenus pour cette commission.

 

  • 2 Commission désarmement :

 

L’on peut constater qu’aucune action de désarmement n’a abouti à ce jour, Les raisons sont nombreuses, chaque camp voudrait qu’on commence d’abord par l’autre et craint d’être démuni et ne plus avoir de moyens de défense face à ce qu’il considère comme son « ennemi ».

 

L’application de la résolution 2127 des nations unies qui préconise  un désarmement coercitif global est restée lettre morte.

 

La synthèse des propositions faites dans ce domaine par les membres de cette commission sera envoyée aux décideurs.

 

Nous ne disons pas que nos propositions seront les meilleures thérapies  pour suppléer ce qui se fait déjà ou est en passe d’être fait, mais comme à l’heure actuelle, les actions de désarmement n’ont pas encore abouti, ce qui   démontre la difficulté  pour remplir cette mission,   la diaspora  est prête à faire des  propositions  qui seront examinées  avec ceux qui œuvrent sur le terrain.

 

 Peut être que certaines propositions dans ce domaine compte tenu de leurs caractères sensibles seront traitées sous le saut de la confidentialité et partagées directement avec ceux qui œuvrent déjà sur le terrain dans ce sens.

 

Pour ce qui concerne la réinsertion  des ex combattants :

 

La Diaspora souhaite apporter la contribution suivante : Le D.D.R. doit être complété par des projets de création d’entreprises à forte intensité de mains d’œuvre notamment dans les mines, l’agriculture, l’artisanat, le commerce de détail etc.

 

Une formation de créateurs d’entreprises peut être envisagée sur divers thèmes,  suivant le profil des ex combattants en tenant compte des besoins de l’économie du pays et l’existence d’un marché potentiel.

 

On ne peut produire que pour vendre. L’enclavement du pays,  loin d’être un handicap, peut permettre en temps de paix  de prospecter des marchés potentiels chez nos voisins pour l’écoulement de divers produits tels que  le café, le riz, la banane et autres produits agricoles ainsi que d’autres besoins disponibles auprès des pouvoirs publics.

 

Pour ceux qui réussissent leurs passeports de créateurs d’entreprises après les stages, une aide substantielle sous forme de prêt ou subvention remboursables peut  leur  être accordée surtout  pour  des projets générateurs de beaucoup d’emplois et de revenus.

 

Le Ministère du plan qui dispose de la cartographie suivant les monographies des régions peut aider à l’orientation des projets afin d’éviter des saturations.

 

La récupération des armes dans certains cas,  devrait être accompagnée d’un projet d’entreprise pour ceux qui le  peuvent  à défaut pour certains d’exercer comme salariés dans des entreprises où  des compétences sontexigées.

 

Les mécanismes de suivis et d’accompagnement des projets sont explicités dans la commission entreprise.

 

  • 3 Commission recherche de financement

 

Toutes les actions qui peuvent concourir à trouver des financements pour les projets de la diaspora et au-delà,  de l’économie centrafricaine toute entière sont sollicitées dans cette commission. L’aide internationale mobilisée pour la reconstruction du pays  doit être utilisée de la meilleure façon possible afin de ne pas laisser aux générations futures, le remboursement des dettes découlant de nos propres turpitudes (conflit armé, mauvaise gestion du pays etc.)

 

Outre ce qui se fait sur le terrain et dont nous n’avons aucune information,  en l’absence de relai avec les structures de gestion des projets au pays, nous devons nous organiser et proposer des projets pour lesquels nous cherchons des financements, à condition qu’ils soient structurés et leur rentabilité démontrée.

 

Nous ne demandons pas des financements à fonds perdus tels que  les  dons ou  les subventions non remboursables. Nous devrons mettre l’accent d’abord sur des projets qui s’autofinancent dans des secteurs porteurs. Les projets sociaux pouvant bénéficier d’aides non remboursables sont laissés à l’appréciation des bailleurs spécialisés pour des secteurs d’activités bien identifiés.

 

Nous demandons pour cette commission l’expertise et la contribution de tous ceux qui peuvent aider à trouver des financements pour nos projets.

 

  • 4 Commission relations avec les institutions politiques et organisations internationales.

 

 Le rapporteur de cette commission  doit être  le véritable porte parole de la Diaspora de l’Emergence.

Il doit communiquer et savoir traduire nos actions et projets auprès des institutions politiques et des organisations internationales. Il devra entre autre animer le site que la diaspora est en train de mettre en place pour communiquer sur ses actions.

 

5 Commission cité et réseau des élus

 

La diaspora centrafricaine à travers le monde habite dans une ville, dans une commune qui est « sa cité » en quelque sorte.  Certains sont connus de leurs notables ; souvent du Maire ou  du Député pour certains de nos compatriotes vivant en  France.

 

Ces compatriotes peuvent être les portes drapeaux, voire même les porte- paroles  pour le relais de nos doléances et actions auprès de  ces  notables. La médiatisation du calvaire que notre pays a vécu, fait que le problème centrafricain est  connu partout sur la planète aujourd’hui.

En fonction de nos besoins, la Diaspora de l’Emergence peut mandater des compatriotes un peu partout, pour faire connaître nos actions et porter nos messages à ces notables.

 

Le réseau des  élus concerne nos compatriotes bi-nationaux qui exercent comme conseillers dans des municipalités françaises et peut être aussi ailleurs.

Certains œuvrent déjà dans des actions concrètes en faveur du pays. Ainsi la commission « cité et réseau des élus » se doit d’être notre porte parole auprès des notables français ou autres.

Nous souhaitons une forte implication des élus dans cette commission.

 

Cette commission comme les cinq autres qui suivent, est issue des préparatifs du forum de la diaspora de 2010 et dont malheureusement l’application des résolutions est restée lettre morte.

 

Cette commission regroupait six thèmes qui avaient fait l’objet de propositions après débats dans les domaines suivants :

 

  • Problèmes liés aux importations via le guichet unique de Douala,
  • Proposition d’un nouveau code des PME avec recadrage de celui existant dans le domaine des marchés publics, pour offrir des possibilités de soumissionnement à la diaspora au même titre que les autres postulants,
  • Création d’un Fonds d’investissement et d’un Centre de Gestion Agréé pour un soutien institutionnel de l’économie centrafricaine,
  •  Création des pôles d’activités ou pôles de développement dans certaines zones du pays,
  • Promotion de l’économie centrafricaine à travers l’édition des Guides économiques,
  • Création d’un site web et d’un périodique de communication au sein de la diaspora.

Cette liste non exhaustive,  constituait le volet de la commission entreprise. Nous allons la réactualiser dans le contexte actuel de sortie de crise pour des actions de  reconstruction du pays à travers des projets d’entreprise.

 

La commission entreprise est une des commissions phares des projets de la diaspora, qui lui permettra à travers un code de PME incitatif, de mieux s’impliquer dans les actions de créations d’entreprises au pays.

 

D’où notre exigence d’une transparence dans les marchés publics,  ce qui n’a pas été le cas malheureusement jusque là et surtout mettre à la disposition  des décideurs une banque de données recensant les compétences au sein de la diaspora.

 

Nos autorités doivent mettre un terme aux appels d’offre de gré à gré, aux motifs qu’il n’y a pas de compétences nationales  permettant à certaines institutions de ne faire appels qu’à des bureaux d’études étrangers,  alors qu’il existe bel et bien dans certains cas,  des compétences au sein de la diaspora qui ne sont pas  utilisées.

 

Nous saluons à sa juste valeur la récente venue du FAGACE à Bangui, institution dont nous avons été le Commissaire aux comptes par le passé pour la promotion de ses activités.

 

Ayant à sa tête un Dirigeant centrafricain, son apport à l’économie du pays ne peut être que souhaitable, d’autant que ses actions jusqu’à présent ne sont orientées que vers les pays ouest africains.

 

L’ordre du jour de la mission en Centrafrique tel que relayé par la presse comportait les points suivants :

 

  • Création d’un Fonds d’appui au secteur privé
  • Réhabilitation de la Chambre de commerce d’industrie et des mines
  • Renforcement des capacités du Guichet unique
  • Création d’un Centre de Gestion Agréé
  •  

Un don d’un milliard de Francs a même été fait au secteur privé centrafricain. Nous adressons nos félicitations à la direction du FAGACE pour tous ces gestes envers notre pays.

 

Cette action même venant d’une Institution dont le pays est membre, vient à point nommé pour souligner le rôle que peut jouer la diaspora  centrafricaine qui, à un moment ou un autre, trouvera les moyens d’orienter des actions vers son pays ; ce que nous n’avons pas vu pendant des lustres alors que les textes constitutifs du FAGACE remontent au sommet franco africain de 1975 à Bangui.

 

Les autorités de notre pays, qui en cette période de reconstruction reçoivent des propositions d’aide et de dons dans divers domaines, se doivent de les analyser et de les canaliser pour éviter des doublons qui peuvent retarder ou être contreproductif au but rechercher. 

 

En cas de propositions de service nécessitant un financement d’un bailleur quelconque, si l’expertise sollicitée est complexe et multiple, la meilleure façon de faire le choix des consultants est de procéder à un appel d’offre avec toutes les garanties de transparence pour arriver au résultat souhaité.

 

C’est l’occasion pour nous, tout en saluant les efforts que déploie le FAGACE pour apporter son appui au secteur privé centrafricain,  d’exprimer de réserves sur le projet de création de Centre de Gestion Agréé par le FAGACE.

 

A moins d’être démenti par les faits, nous pensons que la création des Centre de Gestion est un domaine hautement spécialisé et ne peut relever de la compétence du FAGACE.

 

Nous devons faire attention en cette période de reconstruction de ne pas prendre le risque de fragiliser nos entreprises par des solutions approximatives.    

 

Pour avoir fait des recherches sur les causes des échecs des créations des Centres de Gestion en Afrique, nous en connaissons les causes avions proposé dans nos études des solutions alternatives tenant compte de la prédominance du secteur informel dans les économies africaines  (80% des activités). Cette situation peu propice à des systèmes importés d’ailleurs a besoin de solutions spécifiques d’où notre démarche dans ce sens.

 

Nous n’excluons pas cependant d’échanger avec le FAGACE s’il le souhaite, sur le volet relatif aux financements devant bénéficier de sa caution et de l’accompagnement et suivis de ces projets dans les Centres de Gestion tels que nous l’avions proposé pendant notre mandat sur la création d’un site pilote au Mali, avant sa généralisation dans les autres  pays  membres de l’institution.

 

Notre complémentarité peut être un atout pour notre pays,  surtout en cette période de reconstruction où les entreprises doivent être sécurisées dans leurs fonctionnements et les recettes fiscales élargies et garanties.

 

La  mission de création des Centres de Gestion que nous menons actuellement au Gabon a pris en compte toutes les tentatives menées partout en Afrique, dans ce domaine et qui ont donné des fortunes diverses. 

 

Bien avant la venue du FAGACE à Bangui, nous avons produit à  certains pouvoirs publics du pays le résultat actuel de notre mission sur la création des Centres de Gestion au Gabon.  Ils ne peuvent donc ignorer les difficultés qui procèdent de telles démarches. Nous attendons la suite à donner à leurs propres sollicitations à notre endroit, en espérant qu’elles ne resteront pas lettres mortes comme dans de nombreux cas par le passé.

 

Une collaboration avec le FAGACE que nous n’excluons pas peut être source de créativité et de richesse au profit de notre pays. A nos autorités de saisir cette opportunité au lieu d’ignorer les talents dont regorge notre diaspora dans son ensemble,  comme cela a été souvent le cas.

 

Nous avions produit lors du forum de la diaspora de 2010 à la demande du Ministère des petites et moyennes entreprises, un projet de code des PME très volontariste qui mettait l’accent sur toutes les difficultés que rencontre l’économie centrafricaine en termes de :

 

  • création et développement des entreprises en les classant par catégories (micro, petites, moyennes et grandes entreprises) permettant  des politiques ciblées en termes d’incitation à mettre en place,
  •  
  • création de Fonds d’investissement pour pallier les insuffisances des capitaux propres, du fait des difficultés d’obtention des prêts bancaires,
  • création de bourses de sous-traitance pour favoriser l’expertise locale, vu que les systèmes actuellement en vigueur ne favorisent que les bureaux d’études étrangers pour les grandes missions,
  •  
  • révision du code des marchés publics permettant à la diaspora de faire valoir son expertise en cas d’appels d’offre publics,
  • création de Centre de Gestion Agréé, de Centre d’affaires etc.  
  •  

Toutes ces propositions pour lesquelles nous avions pris le temps d’y réfléchir en nous inspirant dans certains cas des systèmes en vigueur ailleurs qui peuvent être adaptés à notre contexte ont été purement et simplement jetées aux oubliettes par ceux qui pensent que les meilleures solutions pour notre pays ne peuvent pas venir de sa diaspora.

 

 Ceux là se trompent. Ils peuvent retarder la vérité, mais pas indéfiniment. Aucun pays ne peut se construire sans les apports de sa diaspora.

 

Nous avons beaucoup de propositions à faire dans la ‘’commission entreprise’’ pour une meilleure organisation de notre économie, mais préférons laisser d’abord prévaloir les idées qui viendront des échanges avec la communauté et dont la synthèse servira de socle à nos débats. 

 

Nous résumons les grandes lignes des autres commissions en attendant un développement ultérieur de leurs contenus.

 

7 Commission santé

 

Il s’agit principalement pour cette commission des actions suivantes à réactualiser dans le contexte actuel de la crise au pays :

  • Contrôle des filières d’approvisionnement des médicaments
  • Proposition de jumelage avec les hôpitaux occidentaux
  • Développement de la télémédecine
  • Promotion des assurances santé permettant des évacuations sanitaires à l’étranger.    
  • Aide à apporter par les médecins de la diaspora sous divers formes à notre système de santé actuel

8 Commission sociale

  • Proposition des mesures devant faciliter les procédures d’agréments des associations,
  • Proposition de création d’une maison des associations.
  • Financement des projets solidaires

9 Commission éducation

  • Renforcement et développement des établissements publics et privés de formation professionnelle,
  • Mobilisation des cadres qualifiés de la diaspora pour pallier le problème d’effectif dans l’enseignement

10 Culture et sport,

  • Instauration d’une semaine culturelle et sportive à l’initiative de la diaspora dotée de prix et de coupes dans les différents sports,
  • Identification et sélection des talents dans la diaspora à travers les conseils régionaux.
  • Recensement des sportifs de hauts niveaux dans les différentes disciplines sportives pour alimenter nos équipes nationales
  • Relations avec les différentes fédérations sportives nationales

11 Organisation de la diaspora

  • Problème de statut juridique et de règlement intérieur
  • Développements des conseils régionaux

Lien organique avec les pouvoirs publics

  • Création et mise en place d’un département de tutelle ou toute autre institution au pays devant gérer les intérêts de la diaspora.
  •  

Nous attendons les propositions des personnes désirant intégrer un groupe de travail en cours actuellement afin de préparer la réunion plénière de la rentrée pour le lancement de nos actions et   l’adoption d’un  calendrier de travail.

 

L’objectif en cette période de reconstruction de notre pays et surtout devant sceller la réconciliation après les crises qu’il a traversées, nous nous devons d’attirer l’attention de la classe politique à travers les différents candidats briguant la magistrature suprême de l’Etat sur l’engagement d’une politique de bonne gouvernance et de réconciliation véritable dont la diaspora élaborera une charte qu’elle adressera aux candidats à cet effet.

 

Notre bataille actuelle concerne toute la diaspora centrafricaine à travers le monde, pas seulement celle de France, même si par notre position géographique  nous pouvons être l’inspirateur de certaines idées.

 

Nous attendons des propositions de nos frères et sœurs des Etats unis, du Canada, du Sénégal, du Bénin et partout où il y a une forte diaspora centrafricaine afin d’apporter notre concours à la reconstruction de notre pays  en enrichissant les thèmes des différentes commissions.

 

Nous profitons de l’occasion pour remercier certains de nos compatriotes tant en France qu’à l’étranger qui participent à notre groupe d’échanges d’idées et de propositions en attendant de rendre formelle notre structure d’organisation.  Ces remerciements s’adressent aux personnalités et acteurs de la société civile et professionnelle ci-après : l’actuelle Ministre de la communication, l’ancien Ministre Théodore JOUSSO, les avocats Sando Wang-you et Michel LANGA,  Messieurs Jacques KABYLO, Prosper YAKA, Martin NGBONDA, Philippe LOUNGOULAH, Jean Bosco PELEKET pour ne citer que ceux là.

 

Nous encourageons d’autres compatriotes à se joindre à nous pour enrichir les thématiques de la préparation de notre forum. 

 

Nous avons appris par la presse que la communauté Sant’ Egidio dont l’expertise n’est plus à démontrer dans la résolution des crises à travers le monde, se propose d’inviter les candidats à l’élection présidentielle pour une rencontre de sensibilisation avant les joutes des campagnes électorales et faire des propositions de bonnes conduites tant pour la campagne que pour la gestion future du pays.

 

Pourquoi la diaspora en tant qu’acteur neutre n’aura t’elle pas sa place dans une telle tribune ? D’autant qu’elle n’a apporté sa contribution jusqu’alors à aucune solution de sortie de crises dans notre pays. Nous allons faire des démarches dans ce sens et ne manquerons pas de vous en informer. 

 

Bertrand KEMBA Tel o6 62 37 44 06 adresse mail bertrandkemba@yahoo.fr    

Préparation du forum de la diaspora centrafricaine : résumés des thèmes des commissions

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 13:55

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-31 10:12:46 - Le commandant en chef de l’Eufor-RCA, le général Thierry Lion, a invité les déplacés internes des 3è et 5è arrondissements à regagner leurs quartiers de résidence, assurant que ces lieux ont été sécurisés par ses troupes.


''Je tiens à dire à l'ensemble de nos compatriotes ceux du 3è et du 5è que l'Eufor-RCA est là jour et nuit. Il faut que les gens ne restent pas forcément dans les sites. Il faut qu'ils reviennent'' a lancé le général Thierry Lion, lors de visites qu'il a effectuées mardi dans des sites de déplacés de la capitale.


‘'La situation sécuritaire s'est améliorée. Cela n'est pas du fait de la force mais plutôt de la volonté de chaque habitant de ces deux quartiers à vouloir vivre en paix'', a-t-il insisté, soulignant que les troupes qu'il commande sont là pour dialoguer avec les populations en vue de connaître ce dont elles ont besoin. 


Une rencontre tripartites gouvernement-Eufor-RCA et les populations desdits arrondissement est prévue ce jeudi au commissariat de police du 5è arrondissement pour une communication gouvernementale.

 

http://apanews.net/article_read-800910-rca-les-deacede-la-capitale-inviteeegagner-leurs-domiciles.html#sthash.VxsfEgKu.dpuf  

RCA : les déplacés de la capitale invités à regagner leurs domiciles

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 13:42

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-07-31 11:04:01- L’Union européenne mettra à la disposition de la Centrafrique 119 millions d’euros (environ 80 milliards de FCFA), une enveloppe destinée à la promotion de l’éducation et la réhabilitation du système de santé centrafricain, a annoncé Jean Pierre Raymondet Commoy.


Selon le chef de délégation de l'union européenne en Centrafrique qui s'exprimait mercredi à Bangui, ‘'Le projet qui sera financé concerne l'éducation avec un programme de trois cent écoles à appuyer, cinq mille enseignants à former, cent cinquante mille élèves concernés seront équipés avec des kits scolaires et ces écoles des mobiliers ainsi qu'un soutien financier pour les enseignants''.

L'autre volet du projet concerne la santé, a-t-il ajouté, soulignant que ‘'ce financement va augmenter nos activités dans le domaine de la santé avec déjà des appuis dans plusieurs formations sanitaires et aussi fournir de l'aide humanitaire''.


Selon le chef de la délégation de l'UE, au-delà de l'aide humanitaire, son organisation ‘'va s'attaquer aux problèmes d'accès des soins curatifs tels que la vaccination, aux soins de la mère et de l'enfant qui constituent la priorité de l'UE en cette période de crise''.


Il a relevé que le programme de sécurité alimentaire ne sera pas mis de côté dans le cadre de ce financement.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=800919#sthash.wb1T8If5.dpuf

80 milliards de FCFA de l'UE pour l'éducation et la santé en RCA
80 milliards de FCFA de l'UE pour l'éducation et la santé en RCA

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 13:35

 

 

 

 

 

 

Bangui (AFP) - 31.07.2014 10:02 - Par Christian PANIKA

 

La peur est encore forte et les nuits sont toujours déchirées par des tirs d'armes à feu, mais Bangui, ravagée depuis plus d'un an par de terribles affrontements, exactions, traques et pillages va mieux. Un peu mieux.

 

Signe révélateur de cette très lente amélioration, la réouverture d'une agence bancaire au PK-5, grand centre commercial et seule enclave musulmane restante dans la capitale centrafricaine après l'incessante traque des musulmans, assimilés à l'ex-rébellion Séléka par les milices à dominante chrétienne anti-balaka, dans la plupart des quartiers.

 

"Face à la demande croissante des habitants du PK-5 qui réclamaient la réouverture de l'agence pour effectuer les transactions, nous avons consulté l'Eufor et Sangaris qui ont estimé que l'agence pouvait reprendre ses activités. Pour le moment, seuls les versements sont autorisés, les clients peuvent faire des retraits avec leur carte bancaire", explique à l'AFP Didace Sabone, chargé du marketing et de la communication d'Ecobank.

 

Depuis la mi-juin, les soldats de la force européenne (Eufor), venus appuyer dans Bangui les forces française Sangaris et africaine Misca, sont déployés dans le 3ème arrondissement où se trouve le PK-5 et le 5ème, deux quartiers où des violences intercommunautaires ponctuelles provoquent encore des victimes civiles.

 

"Nous avons fêté l'Aïd sans problème. Malheureusement, les femmes et les enfants ne sont pas là", témoigne Abou Ataïrou, commerçant au PK-5. La plupart des musulmans encore présents ont en effet envoyé femmes et enfants à l'étranger pour leur éviter d'être tués comme tant d'autres par les anti-balaka. Beaucoup d'entre eux se retrouvent, après un exode chaotique, dans des camps de réfugiés dans les pays voisins.

 

Ici, les principaux marchés de produits frais ont rouvert, comme les kiosques, les échoppes, les quincailleries et même les boulangeries.

 

"Je prends mes baguettes de pain chaque après-midi à la boulangerie du PK-5. Elles sont bien faites et les enfants adorent ça pour le petit déjeuner", explique Agnès Yatènè, qui, bien qu'habitant le 2ème arrondissement, vient s'approvisionner au PK5.

 

- "J'ai encore peur" -

 

Mais Isabelle Yazoniko, auparavant vendeuse de légumes au PK-5, n'ose pas y retourner et s'est installée sur un marché du 2ème arrondissement depuis l'éclatement des grandes violences en décembre dernier.

 

"J'ai encore peur. Ces gens là, il faut se méfier d'eux: anti-balaka, ex-séléka et musulmans, ils sont les mêmes. Ils provoquent des tensions qui dégénèrent en violences et nous payons les pots cassés. Je vais rester ici au marché Simbanza dans le 2ème arrondissement jusqu'à ce que tout redevienne normal", assure-t-elle.

 

Une peur partagée par l'enseignant Daniel Yémbi, réfugié au quartier de Bimbo, dans le sud de Bangui: "Plus question de repartir au PK-5. Je n'arrive pas à me débarrasser de la peur. Je me sens bien ici à Bimbo. J'y suis et j'y reste pour de bon".

 

Les grands axes reliant les différents quartiers sont particulièrement sensibles, parsemés de check-point formés de sacs de sable et de herses, progressivement tenus par des policiers et gendarmes centrafricains qui fouillent les véhicules de plus en plus nombreux à circuler.

 

La longue et dangereuse avenue Koudoukou qui traverse le PK-5, longtemps restée déserte en raison des combats et des pillages, "recommence à être desservie par les taxis et motos taxis. Mais il faut rester prudent", relève l'un d'eux, Arthur Babango.

 

Autre signe de normalisation, l'exigence faite aux motards de porter des casques. Et le réveil d'un front social avec la reprise de quelques grèves comme à l'Université de Bangui, où un mouvement des enseignants du supérieur paralyse les cours depuis plus d'un mois pour des revendications salariales envers un Etat failli aux caisses vides, qui survit de l'aide internationale.

 

Plusieurs éléments concourent à cette lente amélioration : la mort ou la fuite de la plupart des musulmans de la ville, objets des attaques par les anti-balaka, le contrôle progressif du terrain par Sangaris, la Misca et l'Eufor, ainsi que l'engagement des anti-balaka et de la Séléka à cesser les hostilités pris au récent Forum de Brazzaville.

 

Mais, si dans les quartiers anciennement mixtes du sud, la vie a retrouvé un brin de normalité avec des poignées de musulmans toujours présents, protégés par des amis ou parents chrétiens, la tombée de la nuit interrompt toujours la circulation dans le centre-ville.

 

"Les gens n'osent pas sortir le soir au centre ville. Tout est fermé à partir de 18 heures, à part quelques pâtisseries, pharmacies. Seuls les véhicules des Nations unies et des humanitaires sont visibles. Les taxis et motos taxis s'arrêtent, faute de clients", constate Henri Ngaté, un jeune qui se déclare "désoeuvré".

 

© 2014 AFP

 

Centrafrique: ravagée depuis un an par des violences, Bangui va mieux
Centrafrique: ravagée depuis un an par des violences, Bangui va mieux

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 13:33

 

 

 

 

 

31/07/14 (RFI)

 

Dans le nord de la Centrafrique, la ville de Batangafo a été le théâtre d'affrontements pendant plusieurs heures ce mercredi 30 juillet dans la matinée. Les membres de la Seleka présents dans la ville ont été attaqués par des hommes armés présentés comme des anti-balaka. Impossible ce mercredi d'obtenir un bilan précis, mais plusieurs personnes auraient péri.

 

Vers 10 heures du matin, la Seleka de Batangafo est la cible d'une attaque. Les affrontements durent plusieurs heures. Les assaillants seront finalement repoussés. Pour la Seleka aucun doute, ces assaillants sont des anti-balaka. « C'est une violation de l'accord de cessation des hostilités », s'insurge le porte-parole de l'état-major de la Seleka, Ahmat Nedjad Ibrahim.

 

« On vient de signer un accord à Brazzaville, mais les anti-balaka continuent de nous provoquer », renchérit un autre membre de l'état-major de la Seleka, le colonel Narkoyo. Chez les anti-balaka on réfute toute implication, martèle Émotion Brice Nansio, le porte-parole du mouvement. « Nous avons ordonné à tous nos éléments de cesser les violences, insiste-t-il. S'il y a des gens qui se réclament des anti-balaka et qui continuent ces violences, ce ne sont pas des anti-balaka. »

 

« Brebis galeuse »

 

Une autre source bien informée au sein de la mouvance anti-balaka avance une autre explication. L'attaque de Batangafo serait l'oeuvre d'une « brebis galeuse » nommée Engelou, chassé de Bangui parce qu'il semait trop de désordre dans le 4e arrondissement. « Il a été radié du mouvement, explique cette source. On l'a pourchassé jusqu'à Bouca. Je ne sais pas si c'est lui qui a attaqué à Batangafo mais c'est son caractère. Dès qu'il est saoul, il est comme ça. »

 

Plusieurs centaines d'habitants paniqués se sont en tout état de cause réfugiés dans le complexe de l'ONG danoise DRC, dans l'église catholique ou à l'hôpital.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140731-batangafo-affrontements-f...

 

A Batangafo, des affrontements fragilisent le processus de paix

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 13:27

 

 

 

 

 

31/07/14 (RFI)

 

En République centrafricaine, malgré l'amélioration de la situation sécuritaire à Bangui, l'immense camp de déplacés de l'aéroport Mpoko n'a pas disparu. Ce camp avait vu le jour avec les violences de décembre dans la capitale et a compté jusqu'à 100 000 réfugiés. Aujourd'hui, ils sont moins nombreux - environ 37 000 - mais vivent dans des conditions de plus en plus précaires, aggravées par la saison des pluies et la multiplication des cas de paludisme.

 

Depuis décembre, maman Nicole survit sous une bâche en plastique sans matelas ni couvertures à même le sol, boueux. La nuit dernière, en raison des orages, cette grand-mère, réfugiée au camp Mpoko de Bangui, n’a pas fermé l’œil. « On n’a pas dormi parce que la pluie tombe, la pluie rentre dans la maison, les habits sont mouillés, nous restons debout », raconte-t-elle.

 

Pour les 37 000 déplacés de ce gigantesque camp planté le long des pistes de l’aéroport, la saison des pluies rime désormais avec maladies. « Il y a trop de maladies. Quand il pleut, il y a trop de boue, il y a du paludisme. Nous n'avons même pas de couvertures ni de moustiquaires. Nous qui dormons ici avec des bâches qui sont trouées, nous n’avons bénéficié de rien », dénonce, de son côté, ce déplacé.

 

Depuis six mois, les déplacés sont moins nombreux, mais les humanitaires également. Médecins sans frontières (MSF) a conservé trois hôpitaux, où 50% des malades viennent pour des crises de paludisme. « Ici, on traite environ 2 500 cas par semaine, souligne Caroline Sholtes, coordinatrice de l'ONG. Par rapport à la population du camp aujourd’hui, c’est énorme, mais il faut garantir un accès rapide aux soins et aux traitements des cas de malaria pour éviter des complications qui peuvent être très graves chez les enfants par exemple, [mais aussi] chez les femmes enceintes ou d’autres personnes qui sont plus vulnérables ».

 

Pour le moment, au camp de Mpoko, la situation sanitaire est maîtrisée, mais le pic de malaria n’est pas encore atteint.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140730-rca-saison-pluies-aggrave...

 

RCA : la saison des pluies aggrave la situation dans le camp de Mpoko

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