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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 14:47

 
Bangui, (04/08/2008) (ACAP) - Le directeur général de l'Energie Centrafricaine (ENERCA), M Samuel Tozoui, a annoncé, lors d'un point de presse vendredi 1er juillet 2008, la fin des coupures intempestives de courant due à des pannes intervenues sur les centrales hydroélectriques de la société.

« Nous avons fini par vaincre cette épreuve mais dans la précarité de nos installations actuelles, beaucoup d'autres nous attendent encore », a déclaré M. Tozoui, qui a appelé la population centrafricaine à protéger les installations de l'Enerca.

« j'ose espérer que chaque Centrafricain aura pris conscience que les biens matériels, meubles et immeubles de l'Enerca, ne sont pas seulement les biens de l'Etat ou de la société elle-même, mais le patrimoine de tous que nous devrions préserver jalousement », a –t-il poursuivi, rappelant que « des prises de terre qui relient 3 des 4 pieds des pylônes de notre ligne de transport de Boali 2 à Bangui sont démontées au fur et à mesure de leur remplacement par certains compatriotes encouragés par des étrangers en quête de fer, de cuivre et d'aluminium ».

Il convient de rappeler que suite à un coup de foudre dans la nuit du 23 au 24 juin 2008, l'usine de Boali II a cessé de fonctionner réduisant de près de 2/3 la capacité de production de l'Enerca (18,5 mégawatts).

Cette panne imputée, à des actes de vandalisme sur les équipements de la société, a plongé la ville de Bangui dans l'obscurité et entraîné de graves conséquences aux plans économique et social.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 14:32


Bangui, 04/08/2008 Centrafrique – (PANA) - La présidente du groupe industriel français Areva, Mme Anne Lauvergeon, a signé avec le gouvernement centrafricain, un avenant à la convention du 28 février 2006 portant sur l'uranium de Bakouma (905 km à l'est de Bangui).
L'accord a été signé vendredi, en présence de l'ambassadeur de France à Bangui, M. Alain Girma.

"C'est un accord de partenariat gagnant-gagnant où chacune des parties y trouve son compte", a déclaré, lors d'un point de presse sanctionnant la signature de l'avenant au palais présidentiel, Mme Lauvergeon, arrivée à Bangui vendredi en début d'après-midi en compagnie de M. Sébastien De Montessus, président de Business Unite Mines.

Les documents ont été paraphés côté centrafricain par le président François Bozizé, le ministre des Mines, Sylvain Ndoutingaï, et le ministre des Finances, Emmanuel Bizot.
Grâce à cet accord, l'Etat centrafricain va bénéficier de 40 millions de dollars américains échelonnés sur 5 ans, sans compter les diverses recettes liées aux impôts, droits, redevances et autres taxes prévus durant toute la période d'exploitation.

L'exploitation du gisement de Bakouma, considéré par Mme Lauvergeon comme moins important que ceux de la Namibie et de l'Afrique du Sud, devrait démarrer en 2010 dans une zone pilote, tandis que la production optimale interviendrait en 2012-2013. Cette exploitation optimale, dont 12% devraient revenir à l'Etat centrafricain, est prévue pour générer 1 000 emplois directs chez Areva ainsi que beaucoup d'emplois indirects du fait de la sous- traitance.

Le cahier des charges prévoit la dotation des hôpitaux de Bangui en médicaments, la construction à Bakouma d'un observatoire de santé pour jauger les impacts potentiels de la teneur en radioactivité, la construction d'un centre de santé d'une valeur de 100 millions FCFA et la production d'électricité par biomasse dans la zone d'exploitation.

Dans un communiqué publié vendredi, le gouvernement centrafricain indique que l'accord s'inscrit dans la perspective de l'Initiative pour la transparence des industries extractives à laquelle la République Centrafricaine a adhéré pour assurer le contrôle et la publication comptable des flux financiers liés à l'exploitation des ressources minières.

La signature intervenue vendredi met fin à une année de querelle entre le groupe Areva et le gouvernement centrafricain, suite à une Offre publique d'achat pour 2 500 milliards de dollars américains lancée par Areva sur les actions de 3 gisements appartenant au consortium canadien Uramin Inc.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 13:18




BANGUI, 04/08 (PANA) - La rébellion de l`Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) a claqué vendredi la porte du processus de paix, bloquant le dialogue national censé résoudre la grave crise que traverse la Centrafrique, en butte aux violences et à la pauvreté.

"L`APRD décide de suspendre sa participation au processus devant conduire à la tenue du dialogue politique inclusif et se retire purement et simplement des accords du 9 mai 2008 et du 21 juin 2008", a affirmé vendredi dans un communiqué parvenu à l`AFP, son président Jean-Jacques Demafouth, ancien ministre de la Défense.

L`Assemblée nationale centrafricaine, convoquée en session extraordinaire à compter de vendredi par le président François Bozizé, devait examiner à partir de samedi en commission les projets de loi portant amnistie en faveur des rébellions.

Mais, "L`APRD constate avec regret que le gouvernement a abusé de sa confiance et veut profiter des accords signés pour amnistier des faits dont lui seul a connaissance et qui n`ont jamais été exposés au public et dont le parquet n`a jamais été saisi", selon M. Demafouth.

Le président de l`APRD rappelle notamment que les crimes "relevant de la compétence de la Cour pénale internationale" (CPI) ne devaient pas faire l`objet de l`amnistie.

Ministre d`Ange-Felix Patassé, le président renversé en 2003 par M. Bozizé, M. Demafouth, qui vit en exil en France, doit lui aussi bénéficier de l`amnistie s`il veut rentrer dans son pays où il est inculpé pour l`assassinat de cinq proches d`André Kolingba, le prédécesseur d`Ange-Félix Patassé en novembre 1999. Il a toujours rejeté ces accusations.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 13:15



APA Bangui 2008-08-04 (Centrafrique) Trois trafiquants d’enfants viennent d’être arrêtés en flagrant délit par les éléments de l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB), une unité de la police nationale, dans le 5ème arrondissement de Bangui, a appris APA.

Les trafiquants, deux Centrafricains et un ressortissant nigérian ont été interpellés dans la nuit de vendredi à samedi derniers alors qu’ils marchandaient le prix d’une fillette de 3 ans, a indiqué à APA le commissaire de l’OCRB du 5ème arrondissement qui a mené l’opération ayant conduit à leur arrestation.

Les forces de l’ordre avaient été informées de la transaction par un informateur anonyme qui leur a donné l’heure et le lieu où elle devant se dérouler. «Face à cette information, j’ai moi-même préparé et conduit l’opération en plaçant mes éléments sur les lieux», a expliqué le commissaire de l’OCRB.

«A 20 heures précises, j’ai vu deux personnes avec une fillette arriver sur les lieux, précisément à l’école Koudoukou (une école primaire située dans le 3ème arrondissement) et quelques minutes après c’est une autre personne qui les a rejoints et ils ont commencé à discuter le prix de l’enfant», a indiqué l’officier de police.

«C’est à moment précis que j’ai ordonné à mes éléments de les immobiliser et nous avons sans tardé procédé aux premières interrogations de ces gens qui ont avoué sur le champ leur forfait», a-t-il dit, ajoutant que la fillette, Salimata, devait être vendue au ressortissant nigérian par son oncle maternel via un démarcheur pour 7 millions de FCFA au lieu des 15 millions initialement réclamés par le vendeur.

Le Commissaire de l’ORCB a indiqué à APA que les autorités judiciaires ont décidé de poursuivre les investigations afin de démanteler le réseau des trafiquants d’enfants.

Dans un communiqué, le ministère centrafricain des affaires sociales et de la famille a condamné la vente des êtres humains et menacé ses auteurs de sanctions judiciaires exemplaires.
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Centrafrique-Presse.com - dans Société
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 13:04

Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement

(UFDR)

          

    Email : micheldjoto@hotmail.fr      Téléphone Thuraya : 008821655583768

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

UFDR: Pour des Assises Nationales à la Sénégalaise

 

Aucune capitalisation positive ne peut s’acquérir du travail exécuté dans la précipitation. Ce ne sera que pur mythe de Sisyphe. C’est le cas de l’Accord global de paix signé à Libreville sous la pression naturelle de Bozizé et bien sur pour d’autres desseins contrairement aux intérêts offensifs du peuple centrafricain. En moins d’une semaine, comme un château de carte, l’espoir d’un dialogue politique inclusif s’amenuise avec la suspension de la participation de l’APRD de Jean Jacques Demafouth, la désolidarisation du FDPC de Abdoulaye Miskine, de l’UFR de Florian NDjadder.

 

Aujourd’hui, à notre très grand regret, s’y ajoute l’UFVN : Union des Forces Vives de la Nation, l’opposition politique radicale. Ceci n’est nullement une surprise pour l’UFDR d’autant plus que connaissant le non respect des conditions préalables pour une bonne tenue d’un dialogue politique, le gouvernement centrafricain s’est buté à un cul-de-sac. L’UFDR, à travers sa Déclaration du 25 Mai 2008, a mis a témoin l’opinion nationale et internationale sur les préalables relatifs à l’organisation d’un Dialogue Politique Inclusif.

 

Sur ce plan, l’UFDR a exigé que : L’Accord de paix global de Libreville devant fixer les arrangements politiques pour la restauration de la confiance se fasse dans le cadre de la Table Ronde finale du Dialogue politique inclusif. C’est à cette occasion que devrait être adoptées les mesures d’amnistie générale, les critères d’intégration des cadres civiles et militaires dans la vie politique et dans les forces armées, le Désarmement, Démobilisation et la Réinsertion (DDR)….

 

Force est de constater que devant l’impasse crée par le Président Bozizé, le Bureau politique de l’UFDR, conscient de ses responsabilités envers le peuple centrafricain invite tous les mouvements politico-militaires, les partis politiques, la Société civile à RALLIER ses vues pour la tenue d’Assises Nationales à l’image du Sénégal en lieu et place du Dialogue politiques Inclusif. Elles seront organisées par et avec les forces d’opposition politico-militaires comme politiques et civiles à l’extérieur du pays et les orientations politiques qui y seront examinées et les décisions prises constitueront la vision légitime du peuple et dont il reviendra au gouvernement de les respecter et de les appliquer.

 

Cette proposition jugée noble et sage justifie seulement et simplement la Prise de Conscience de l’UFDR dans cette Crise de Confiance qui détermine le rapport entre l’opposition majoritaire et le gouvernement centrafricain. Et c’est à travers ce prisme que le peuple centrafricain appréciera l’apport substantiel de ses enfants dans la restauration de la paix et procéder au développement économique du pays car comme on l’a toujours dit, la Centrafrique à tout ce qu’il faut pour briller à l’image de son diamant dans le monde.

 

                                                                                Lagos,  le 03 Août Mai 2008



Michel Am Nondroko Djotodia, Président

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 01:49



 

(Témoignage) Source: La Fondation Reuters

Par Joe Bavier

BAMBOUTI, République centrafricaine, 3 Août 2008 (Reuters) - "Nous ne sommes pas au Soudan, n’est-ce pas ? Parce que nous ne sommes pas autorisés à nous y rendre."
La question, posée par un assistant admirablement respectueux des règles, m'a fait sourire. Ici, dans ce coin oublié de l'Afrique, où trouver tout simplement une frontière internationale exige de la patience et la technologie du 21è siècle, nous n’aurions jamais su que nous étions ici.
"Toujours en République centrafricaine ?», dis-je, en regardant le GPS sur mon téléphone satellitaire. «Je pense."

Un ami et collègue a dit une fois que la République centrafricaine a un rachat de qualité - il est facile à trouver sur une carte. Après tout, l'itinéraire est dans le nom. Mais son histoire montre combien cette pauvre ancienne colonie française a été une victime de cette géographie. En sandwich entre certains pays les plus instables, il a été diversement sillonné par des guerriers pillards de la République démocratique du Congo, un coup d'assistance des mercenaires tchadiens, des rebelles du sud du Soudan, des milices Djandjawids et du Darfour.

J'étais dans la forêt dense à la frontière orientale sur la piste des plus récents intrus de  la Lord's Resistance Army (LRA) – les rebelles du nord de l'Ouganda qui sont dirigées par l'auto-proclamé mystique Joseph Kony et tristement célèbre pour l'utilisation des garçons comme enfants soldats et des filles comme esclaves sexuelles.

Les envahisseurs

À la fin Février et début Mars, le long des 100 km (60 milles) de la "Route Nationale Numéro 2», le nom grandiose de la grande piste praticable  vers l’Est de la capitale Bangui au Soudan, la LRA a enlevé quelque 150 villageois. Ils sont entrés depuis leurs bases à proximité du Congo et en plus de 10 jours d'opérations, ils n’ont  pas tiré un seul coup de feu.

 "Ils savaient qu’il n'y avait pas de police, pas de soldats ici, donc ils l'ont fait en plein jour. Ils sont restés toute la journée," m'a dit Vincent de Paul Koumboyo, maire de Bambouti, ville la plus orientale de la RCA, le jour d’arrivée de la LRA. "Après deux mois, les autorités de Bangui ont envoyé des gens pour faire une enquête. Ils sont restés 48 heures puis sont repartis," a dit Koumboyo.

La violente incursion de la LRA dans cette région éloignée a ravivé les craintes de l'ouverture d'un nouveau front  dans un enchevêtrement de conflits liés impliquant le Soudan, le Congo et l'Ouganda. Les fonctionnaires de l'ONU craignent une possible offensive militaire conjointe de ces pays voisins contre la LRA – a admis en Juin comme stratégie si les rebelles ne font pas  la paix – qui pourrait pousser les rebelles ougandais dans le sud-est de la République centrafricaine à faible densité de population.

Et si le pays a été largement oublié par le monde extérieur, les habitants de l'Est de la République centrafricaine ont pratiquement disparu, de même dans les pensées de leurs propres compatriotes. "Si la République centrafricaine est le trou du cul du monde, alors Bambouti est le trou du cul de ce trou du cul", "a résumé sans détour un assistant humanitaire. En me promenant en ville, j'ai vu non seulement les résultats de la récente incursion de la LRA, mais l'héritage d'une longue lignée d'envahisseurs.

Le Bureau du maire brûlé. Le commissariat de police abandonné  il ya longtemps. Le centre de santé  pillé par les rebelles du Sud du Soudan voisin, jamais reconstruit. L’école sans toit comme une coquille vide. "Imaginez que vous habitez dans un village en Écosse, et les Vikings arrivent,  violent, pilent et détruisent tout. C'est comme ça," a expliqué un haut fonctionnaire des Nations unies, plus de boissons, avant, j'ai vu la suite pour moi-même.

À la ligne insensée

Peu de temps après mon arrivée à Bambouti - après 14 heures de randonnée en 4x4 et de l'aide d’un villageois d'une tronçonneuse pour couvrir les 100 km (60 milles) à partir du prochain règlement important,  je suis tombé sur un soldat.

La vue d'un homme vêtu d'un nouvel uniforme, son AK-47 en bandoulière sur une épaule, n'aurait pas été particulièrement remarquable si on ne m'avait pas dit que l'armée centrafricaine n'a pas un seul soldat posté en une journée de conduite. Je me suis approché, et remarqué mon reflet dans le miroir de ses lentilles de lunettes de soleil, et tenté un 'bonjour'. "Il ne parle pas français », dit le jeune homme assis à côté de lui. «Il est Soudanais." N'est qu'à ce moment que je remarque l’écusson sur son épaule portant un petit drapeau et les mots «du Sud Soudan».

Dans le cadre d'un partage du pouvoir de paix visant à mettre fin à des décennies de guerre civile dans leur pays, les rebelles du sud soudanais font maintenant officiellement partie de l'armée gouvernementale de Khartoum. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de me demander s’il ne pourrait pas être  parmi les combattants qui ont mis le feu à Bambouti il y a quelques années ?

Ensuite, l'invisible ligne de démarcation entre les deux pays n'a pas empêché les rebelles du Sud du Soudan, d’effectuer des raids pour s’approvisionner et recruter des combattants. Et aujourd'hui encore, un homme armé ne quitterait pas le contrôle de  la frontière pour faire se déplacer juste par curiosité au sujet de certains étrangers en visite. Quelques jours plus tard, ayant du temps à tuer et du fait de mon intérêt suscité par ma rencontre avec ce qui semblait être un envahisseur, j’ai convaincu certains assistants de me conduire à la frontière.

 Une course chaotique dans un pick-up qui a déchiré mes bras et des saignements dus à  l'épineuse vigne suspendue au-dessus de la piste, et nous y étions. Rien. Aucun poste de contrôle. Pas de gardes-frontières. Au bout de quelques minutes, en jouant de poitrine à travers de hautes herbes, nous avons finalement trouvé un marqueur concret de la frontière. Nous posons pour une photo de groupe pour prouver que nous avions été là, je me suis appuyé contre lui, et il est même tombé.

Comme j'ai essayé de mettre le marqueur en place, un peu inquiet, je viens peut-être de commettre  une infraction internationale, j'ai arrêté. Qu'a fait cette frontière, si souvent violée par des hommes armés avec de  malveillante intention, vraiment à quiconque et n’importe comment ? Certes, rien à la population de Bambouti. Encore moins pour les assassins que leur proie.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 23:04



Inacceptable pour les uns, incroyable pour d’autres, lois scélérates par ci, auto amnistie du régime par là ou encore texte flou et provocateur …Les qualificatifs et autres dérivatifs ne manquent pas pour qualifier le dernier projet de loi portant pour le premier ; une amnistie sur des infractions liées aux évènements ayant provoqué le changement du 15 mars 2003. Pour le deuxième ; portant amnistie des infractions d’atteintes à la sûreté de l’état et à la défense nationale. Enfin pour le troisième ; portant amnistie des infractions commises par les éléments des forces armées centrafricaines à l’occasion des opérations de maintien de l’ordre  et de la défense du territoire.

Jamais un texte de loi n’aura été autant critiqué,  rejeté et  provoqué l’unanimité contre lui avant même que les parlementaires n’aient eu  le temps de se pencher  dessus.  Si, ce fameux projet de loi tant décrier a non seulement eu le mérite  de redonner l’occasion à une opposition  dite armée déjà méfiante de se camper à juste raison d’ailleurs sur ces positions en se retirant du processus entamé, il a en même temps permis à une opposition démocratique jusque là diverse et disparate de se retrouver  unanimement dans le rejet de cette loi, rejointe  en cela par d’autres associations des droits de l’homme et  de patriotes.

Désormais le processus menant au dialogue politique inclusif semble gripper et reporter aux calendes grecques à la grande satisfaction d’un régime qui ne souhaite nullement aller au dialogue de peur d’y laisser quelques plumes. Mais l’homme du 15 mars 2OO5 n’inspire plus confiance depuis belles lurettes. Ceux qui en doutaient encore sont à présent convaincus. Par le passé, il avait montré aux uns et autres qu’il ne savait pas tenir ses promesses, même auprès de ceux qui hier encore l’ont aidé, couvert, soutenu et défendu becs et ongles de ses nombreux manquements et autres dérives.

Pour la première fois, bien que séparément, les partis politiques de l’opposition démocratiques, les groupes de l’opposition dite armée, les associations  humanitaires se sont retrouvés par la force des choses pour revendiquer la même chose, à savoir une véritable et sincère amnistie générale pour tous les acteurs des crises militaro politiques qui ont mis à nue la république centrafricaine depuis quelques années.  En dénonçant ce projet de loi et en réclamant  une amnistie générale, les différents partis et mouvement ont dénoncé en même temps le caractère discriminatoire et exclusive de cette loi,  dont les centrafricains ne veulent plus en entendre parler. A se demander si toutes ces mobilisations ne  risquent t’elles pas de laisser un goût amer pour  le régime à l’élection présidentielle  de 2010 ? Si toutefois, élection présidentielle il y a.

En même temps, ce rejet unanime ne constitue t-il pas également un signal fort adressé à l’endroit des parlementaires qui sont réunis en assemblée extraordinaire et qui disposent de dix-sept jours pour se prononcer  sur cette loi ?  Il appartient à chaque représentant de la nation, à son âme et conscience lorsque celle-ci est en danger et en péril de prendre seul sa responsabilité devant l’histoire et devant le peuple au delà de toute directive partisane. La discipline de vote que le régime en place leur impose à tort et à travers pour cautionner une stratégie qui recèle des germes de division ne saurait justifier leur choix et  ainsi renforcer les ambitions d’un homme, car ils sont d’abord et avant tout les représentants du peuple par lequel ils ont reçu mandat pour parler en son nom et le défendre.

Ne doutons pas un instant que les parlementaires  surtout  ceux de la coalition  majoritaire ont compris ce vers quoi, l’homme du 15 mars 2003 voudrait les entrainer. Ils sauront se mettre pour une fois à l’écoute de la majorité vraie  pour apaiser les tensions déjà existantes et accentués malheureusement  par ce projet de  loi inopportun qui risque d’entrainer tout le pays dans le chaos. A eux d’en tirer les conséquences pour que la population centrafricaine se réconcilie avec elle-même par  le rejet pur et simple de ce projet  rédigé d’une manière unilatérale qui  sème déjà la discorde et la division. Ne devraient-ils pas plutôt proposés la rédaction d’un autre projet de loi plus consensuel qui verrait la participation des différentes entités concernées en n’oubliant jamais qu’il s’agit d’une amnistie  qui est une mesure politique dont la finalité est d’arriver à une société apaisée et pacifiée.

 

Franck SARAGBA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 23:02



 

 

"For the success of National Inclusive Dialogue on the crises of Central African Republic,  the political forum must take place abroad. Libreville, capital of Gabon is well-indicated to receive this forum regarding the output of former political talks."

 

From France to United Kingdom ; United States of America to Japan ; German to India and everywhere in the Old  countries of democracy : patriotism is the stimulus of success in politics, patriotism is an ideal engine to modernise State, to set its economic development through growth and new technology. Politicians, businessmen, policymakers or elites of the western democracy bear on their mind the notion of patriotism : obligation to love its country, to put at first its interests, to safeguard these for the prosperity, freedom, peace and security. As result, these countries are rich, developed and arrogants. Globalisation draws them on the core of progress and innovation. Then, some of them, more powerful do not want to see developing countries at their tantamounts. For that, they sustain dictatorship in poor countries just to proceed what they say : preservation of the so-called pré-carré area ; standstill or status-quo. Doing so, they use patriotism in order to dominate, imposing their policies, ideas and way to behave.

Thus, both patriotism and politics went together. Noting that, politicians of Central African Republic have to take in count this example. Success in politics is not only to win national consultations as president, deputies and mayors. It is meant also to act for the progress of its country: economy, law, justice, growth, education, infrastructures, health, peace and security. Patriotism should trigger politicians in their decision. It is not a crime to love its country and working for its improvements. Looking through the United States of America's politics landscape, policymakers are led in their job entirely by patriotism. The statehood sentiment is sharp. In France it is obvious. In United Kingdom, it is a way of life for politicians. The main purpose of politicians is to preserve the interests of its countries. By the way, politicians of Central African Republic should make clear that ; dealing with diplomacy ; International Law ; International Relations :   there is no friend in politics. But only interests are prevailed in this global policy.

Politicians are the duty to curb poverty and enhance citizens' standards of living. Politics and patriotism are the shield against corruption, confusion of power and violences. To implement democracy, freedom, justice independence, and legitimacy and sustainability of Republic institutions ; patriotism must govern politicians. There is no place for evil patriotism. Citizens need fair patriotism to boost economy and modernisation. Politicians of Central African Republic have an obligation to use patriotism in their meeting with foreign high personalities. Sure, politicians are invited to train themselves in the notion of patriotism. If Central African Republic is in political whirlwinds now ; it is because its politicians have not known patriotism. When politicians ignore patriotism in their process; come predicaments and severe downturn.. For that, patriotism should be set in the heart of politicians.
So that, for the good of the country.

 

 ***************************************************************************

 

Les vieilles démocraties occidentales ont toujours usé du patriotisme pour asseoir leur excellence, leur domination dans tous les domaines. De l'économe aux finances ; de la politique à la technologie ; de la santé à l'éducation. Elles sont développées, très avancées, très riches et très arrogantes. Ce, à raison parce que leurs politiciens sont tous imprégnés du patriotisme : ils aiment leurs pays et défendent ses intérêts. Ici le patriotisme et la politique sont imbriqués. Pour réussir en politique, il faut aimer son pays. Il faut oeuvrer pour garantir ses intérêts. De l'Allemagne à la Grande-Bretagne ; de la France au Japon ; des Etats-Unis d'Amérique à l'Inde, leurs politiciens ont su  mettre au service de la transformation, la prospérité, la sécurité et la paix  les vertus du patriotisme. Ils sont tous chauvins. Leur chauvinisme a servi comme stimulant, proclamant ainsi leur suprématie.

 

Puis, certains trop puissants soutiennent des dictatures dans les pays en développement : le pré-carré, les zones d'influence, le standstill, ou  le status-quo. C'est  le patriotisme  qui explique cette volonté de puissance. Cette volonté de main mise sur le monde en développement. Le patriotisme caractérise le comportement des politiciens des vielles démocraties occidentales.  Pour ce faire, cette école du patriotisme doit germer en Centrafrique.

 

Les politiciens de ce pays doivent prendre en compte la défense de ses intérêts. Pour cela, ils doivent être emportés par le patriotisme : l'amour de la Centrafrique. Faire de la Centrafrique un Etat  en sécurité, en paix et en pleine croissance économique. Le patriotisme s'oppose à la corruption, la violence, la dictature, et la confusion des pouvoirs. Mais, il exige la démocratie, la liberté, l'indépendance de la justice, la pérennité des institutions républicaines. Les politiciens de la Centrafricains doivent savoir que dans le monde des Relations Internationales, il n'ya que des intérêts ; le Droit International n'est constitué que par des intérêts ; la Diplomatie est synonyme d'intérêt.

 

Donc, les politiciens de ce pays sont contraints de reformuler leur mode de pensée politique. Ils doivent associer le patriotisme à la politique. Pour réussir en politique ; il faut aimer son pays. L'Europe, le Japon, l'Inde, ou les Etats-Unis d'Amérique ont tous induit le patriotisme dans leur gouvernance. Et la Centrafrique est obligée d'imprimer le patriotisme dans sa politique.  Que les politiques prennent conscience de l'importance du patriotisme dans le processus de développement de la Centrafrique. La prospérité et la croissance sont dans le patriotisme. Il faut l'exploiter.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 22:59





COMMUNIQUE 10

 

            Le 02 février 2007, le FDPC signa l'accord de paix à Syrte en Libye avec le gouvernement. Depuis lors, le FDPC cessa toutes activités militaires et opta pour la PAIX ET RIEN QUE LA PAIX. C'est ainsi qu'il désigna monsieur Marcel BAGAZA comme son représentant au comité préparatoire du dialogue politique inclusif jusqu'à ce jour.

    Considérant la non application de l'accord de paix de Syrte,

    Considérant le projet de loi d'amnistie générale sur une période définie par le Gouvernement, lequel projet de loi montre à suffisance que le régime en place n'a pas la volonté réelle d'organiser le vrai dialogue politique inclusif ;

  En conséquence, le FDPC suspend sa PARTICIPATION DU DIALOGUE ET RETIRE PAR LA MEME OCCASION Monsieur Marcel BAGAZA DU COMITE PREPARATOIRE.

  Monsieur Marcel BAGAZA doit cesser ses activités du comité préparatoire dès diffusion du présent communiqué.

  Toutes les activités de Monsieur MARCEL BAGAZA au sein dudit comité n'engagent nullement le FDPC et il s'expose à des sanctions disciplinaires s’il les poursuit.

                                           Fait le,  3 août 2008

POUR LE PRESIDENT

LE PORTE PAROLE

ANDRE LE GAILLARD RINGUI

 

 

DECISION 0001

 

 

PORTANT RETRAIT DE MONSIEUR MARCEL BAGAZA DU COMITE PREPARATOIRE DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF

 

                                                     

                 VU L'ACCORD DE PAIX DE SYRTE SIGNE LE 02 FEVRIER 2007 ENTRE LE GOUVERNEMENT ET LE FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN,

 

                 VU LA NON APPLICATION DU DIT ACCORD DE PAIX DE SYRTE,

 

                 VU LE PROJET DE LOI D'AMNISTIE S'étendant sur une période définie par le gouvernement;

 

               LE FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN DECIDE DU RETRAIT PUR ET SIMPLE DE MONSIEUR MARCEL BAGAZA DU COMITE PREPARATOIRE DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF.

 

         LA PRESENTE DECISION PREND EFFET DES SA SIGNATURE ET PUBLIEE PARTOUT OU BESOIN SERA.

 

                                                        Fait à Tripoli le 02 aout 2008

 

POUR LE FDPC

 

 

LE PRESIDENT  ABDOULAYE MISKINE

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 02:57






APA-Bangui
2008-08-02 (Centrafrique) L’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), regroupant les partis d’opposition démocratique, a décidé au cours de l’Assemblée Générale de suspendre sa participation du processus du dialogue politique "caporalisé de bout en bout".

Selon l’UFVN, les raisons de leur suspension sont entre autres le décret fixant la composition du Comité d’organisation pris en violation de principes du consensus et de la parité convenus pour l’ensemble des acteurs à ce dialogue.

L’opposition ajoute à ces griefs le projet de loi d’amnistie des auteurs de crimes politico-militaire, élaboré en violation de principes et qui contient des dispositions d’exclusion de certains acteurs, rendant "le dialogue exclusif".

Le Président François Bozizé s’est auto amnistié ainsi que ses compagnons impliqués dans le coup d’Etat de mars 2003, de tous les crimes graves et massifs commis sur l’étendue du territoire centrafricain, et dont les stigmates sont encore vives dans notre pays, ajoute l’UFVN.

Pour l’UFVN, avec le second projet d’amnistie, le président Bozizé envisage l’amnistie des éléments tristement célèbres de sa garde prétorienne qui "ont semé et sèment toujours la désolation depuis le 15 mars 2003 jusqu’à ce jours tant à Bangui que dans le Nord-Ouest du pays".

"Ils tuent, pillent et violent sans retenue, comme l’ont souligné les rapports de l’Union des Journalistes centrafricain (UJCA), International Crisis Group (ICG), Human Rights Watch et les systèmes des Nations-Unies", indique l’UFVN dans son propos.

La formation de l’opposition estime que le troisième projet exclut de fait les responsables politiques et les responsables des rébellions pour des actes commis avant le 15 mars 2003, demandant à l’Assemblée nationale de "rejeter ces projets de loi pour leurs esprits contraires aux intérêts supérieurs de la nation en péril".

Elle appelle la communauté internationale à obtenir du Président François Bozizé le retrait de ces projets de lois "scélérates" et la rédaction par tous les protagonistes de la crise de projets de loi d’amnistie consensuels.

L’UFVN regroupe les partis d’opposition comme le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (Mlpc), le Rassemblement démocratique Centrafricain (RDC) l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), Association Londô, Association pour la Solidarité et la démocratie (ASD).

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