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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 22:28

 

 

 

wade-degage-18-mars-2011

 

WASHINGTON - Les Etats-Unis ont appelé mercredi le Sénégal à respecter le droit de manifester pacifiquement et à éviter de recourir à la force alors que les tensions s'accroissaient dans le pays quelques jours avant l'élection présidentielle de dimanche.

Tous les Sénégalais doivent pouvoir jouir du droit de participer pacifiquement et activement au processus politique, a déclaré lors d'un point presse le porte-parole de la diplomatie américaine Mark Toner. Les manifestations à caractère politique sont interdites dans le centre de Dakar depuis juillet 2011.

Nous condamnons tout recours à la violence, comme toute menace de recours à la violence, a ajouté M. Toner. Nous souhaitons également demander au gouvernement et aux forces de l'ordre de faire preuve de retenue et de respecter les libertés de rassemblement et d'expression du peuple sénégalais, a-t-il poursuivi.

M. Toner a par ailleurs déclaré que les Etats-Unis avaient alloué 850.000 dollars pour former un millier d'observateurs en vue de l'élection de dimanche au Sénégal et pour les prochaines élections législatives.

 Ce sont des programmes destinés à soutenir des élections libres, transparentes et justes. Il ne s'agit en aucun cas de soutenir un parti politique ou une idéologie plutôt qu'une autre, a-t-il ajouté.

Les tentatives de rassemblement des opposants à la nouvelle candidature du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont douze au pouvoir, ont provoqué des violences entre manifestants et policiers.

Au moins six personnes sont mortes et des dizaines ont été blessées ou arrêtées depuis fin janvier dans tout le Sénégal lors de violences liées à la contestation de la nouvelle candidature du président Wade.

Cette candidature est jugée illégale par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent au contraire que des réformes de la constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.


(©AFP / 22 février 2012 21h33)

 

NDLR : Cette mise au point du Département d’Etat américain à l’endroit du pouvoir du président sortant sénégalais est aussi valable pour le régime de Bozizé qui interdit et sabote les meetings et autres activités de l’opposition centrafricaine.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 22:03

 

 

 

logo MLPC

      Bureau Politique                                         
        Secrétariat  Général

 N°_ 008_MLPC/BP/SG/012

 

DECLARATION

du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)

À l’occasion du 33ème Anniversaire de sa création

 

          Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Parti social-démocrate et d’avant-garde, engagé aux côtés des populations centrafricaines, célèbre ce jour 22 Février 2012 le 33èmeanniversaire de sa création, en dépit de toutes les tentatives de liquidation, d’affaiblissement et de division, ourdies contre lui par toutes celles et tous ceux qu’il a naguère sortis de l’ombre et hissés à divers niveaux de la superstructure de l’Etat, et qui à l’époque, l’ont servi sans hésitations ni murmures.

Fort heureusement, le MLPC est un roseau qui plie mais ne rompt pas.

 

        Aujourd’hui, après trente trois (33) ans de lutte sans relâche contre l’autocratie et pour la défense des valeurs démocratiques et républicaines, et neuf (09) ans après la prise de pouvoir suite à une rébellion armée par le  Général Bozizé « pour mettre un terme à la souffrance du peuple centrafricain » disait-t-il à l’époque, le MLPC, comme l’écrasante majorité de centrafricains, est contraint par les faits d’établir aujourd’hui l’amer constat d’un véritable désastre aussi bien sur les plans politique, économique, social, financier et sécuritaire, que dans les domaines de la gouvernance et des droits de l’Homme.

 

      Parti politique responsable, le MLPC assortit les constats effectués sur le véritable désastre et le naufrage insidieux de notre pays, de  propositions concrètes sur l’ensemble des questions brûlantes de l’heure.

 

1-      De la situation politique

 

        Après les élections présidentielle et législatives du 23 Janvier 2011 dont le caractère frauduleux a été unanimement constaté, décrié et dénoncé aussi bien par les centrafricains que par la communauté  internationale, et dont  l’Opposition Démocratique, réunie au sein du FARE 2011 continue d’en demander l’annulation et la reprise, le Président de la République, le Gouvernement et le Parti KNK ont totalement monopolisé les institutions de la République, violé le principe de la séparation des pouvoirs et verrouillé toute l’Administration et le secteur parapublic au seul profit du clan, de l’ethnie et du parti du Président de la République, dont les ressortissants et membres sont  presque seuls nommés aux postes de responsabilité.

 

        L’Opposition Démocratique nationale est ainsi exclue de toutes les sphères de la vie nationale et l’Ordonnance n° 005.007 du 02 juin 2005, qui régit les Partis politiques et le statut de l’Opposition est foulée aux pieds, rendant tout dialogue impossible. Le dernier exemple en date est la volonté manifeste du pouvoir d’imposer la vision du Gouvernement sur le projet de révision du nouveau Code Electoral en cours de discussion.

 

         La situation politique est si bloquée  que tout  observateur avisé de la vie politique nationale se demande si le peuple centrafricain a encore des droits, et si ce pays en finira avec ses crises interminables.

         L’interdiction de l’accès des partis politiques de l’Opposition Démocratique aux médias d’Etat, ainsi que la promotion quotidienne de la haine et de la médiocrité par l’émission « Yé so é lingbi ti hinga » diffusée sur Radio-Centrafrique en sango, avec la caution et le soutien avérés du  Président de la République lui-même, sont autant d’éléments qui participent d’une vision manichéenne, gratuitement  et inutilement  belliqueuse de la vie en commun dans une République.

 

          Face à ces divers facteurs de crises instrumentalisés du seul  du fait de la boulimie du pouvoir, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est convaincu que les centrafricains qui, dans leur immense majorité, aspirent à une vie paisible dans un climat apaisé, ne verront leur vœux exaucés qu’à la seule condition que le pouvoir croie réellement aux vertus du dialogue comme solution de sortie de crise. C’est pourquoi  le MLPC interpelle le pouvoir en place et lui demande solennellement :

-  De procéder véritablement à la moralisation  de la vie politique nationale par le respect strict, d’abord par les dépositaires du pouvoir, des traités internationaux engageant notre pays, des lois et des règlements régissant et réglementant le fonctionnement de l’Etat, ainsi que de la séparation des pouvoirs, de l’indépendance de la justice, et des libertés individuelles et collectives ;

-  De mettre en place effectivement le Comité de Concertation et de Dialogue, regroupant toutes les entités politiques et la société civile, en respect des recommandations du Dialogue Politique Inclusif ;

-  D’instaurer un  dialogue permanent avec toutes les forces politiques et sociales afin  de trouver ensemble des solutions idoines aux multiples crises qui continuent de secouer la R.C.A.

 

2-      Des Finances Publiques

 

         La crise financière aigüe et sans précédent qui frappe de plein fouet notre pays,  obligeant  les plus hauts dirigeants de l’Etat à clamer à tout bout de champ que les caisses de l’Etat sont vides, est la conséquence la plus évidente de la mauvaise  gouvernance de notre pays. Cette mauvaise gouvernance est notamment caractérisée par une gestion non orthodoxe des finances publiques, des dépenses hors-budget aux montants astronomiques et pour des motifs fantaisistes et fallacieux, des détournements de deniers publics impunis, la prévarication, la concussion, la corruption, et des dépenses de prestige hors budget, sans rapport avec les besoins et les moyens de l’Etat. Les premières victimes de cette mauvaise gestion sont évidemment les populations centrafricaines déjà soumises par ailleurs à une misère noire jamais égalée dans le passé.

 

        Le MLPC est convaincu que cette situation est réversible, à condition que ceux qui nous gouvernent appliquent les actions suivantes que nous leur proposons :

-          L’audit des chaines de recettes et des dépenses dans toutes les régies financières et l’application  immédiate et sans complaisance des recommandations salvatrices  issues des missions de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire International (F.M.I) et d’autres institutions de financement du développement, ainsi que les conclusions des audits de l’Inspection Générale d’Etat, de l’Inspection générale des Finances et de la Cour des Comptes ;

-          Le respect scrupuleux, sous peine de sanctions effectives, des règles et  procédures de fonctionnement des régies financières et des structures de l’Etat  chargées de la collecte et de la gestion des fonds publics ;

-          La désignation des différents responsables des régies financières  et des différents corps de contrôle de l’Etat sur la base de la compétence, de l’expérience et de l’intégrité , au lieu de la politique népotiste, clientéliste et clanique actuelle qui tue toute motivation ;

-          Le rétablissement de la justice fiscale et l’égalité des citoyens devant le fisc, en vue d’élargir l’assiette fiscale, notamment par le biais d’un recensement fiscal général qui permettra de systématiser la fiscalité sur le revenu et le patrimoine ;

-          Le renforcement de la gouvernance en matière de finances publiques (capacités humaines, matérielles et infrastructurelles) en élargissant les missions de la Cour des Comptes (CC), de l’Inspection Générale d’Etat (I.G.E) et de l’Inspection Générale des Finances (I.G.F) et la mise en place d’un Observatoire National de la Bonne gouvernance ;L’audit systématique des secteurs financier, minier, pétrolier, forestier, des télécommunications ainsi que toutes les sociétés à participation financière publique.

 

3 – De la mal gouvernance

 

         Au sortir du Dialogue Politique Inclusif (DPI) qui a fait une analyse sans complaisance de la gestion des fonds publics, le gouvernement a pris l’engagement d’observer la transparence et la bonne gouvernance conformément à l’une des recommandations fortes desdites assises.

 

         Force est  de constater aujourd’hui que les hauts dignitaires du régime siphonnent allègrement les maigres ressources  de l’Etat par des méthodes peu orthodoxes.

 

        Profitant de leurs positions dominantes,  ces hauts dignitaires propriétaires et parfois même gérants  des sociétés « fournisseurs » de l’Etat,   recourent à des  pratiques mafieuses pour rafler la quasi-totalité des marchés publics, sans en avoir rempli les conditions légales, pour surfacturer leurs travaux de prestation de services et enfin pour recouvrer prioritairement leurs créances sur l’Etat.

 

         Il faut ajouter à cela, les gros scandales politico-financiers impliquant les personnalités politiques de haut rang qui ont défrayé les chroniques et qui sont demeurés sans suite. Mieux leurs auteurs continuent d’exercer leurs fonctions comme si de rien n’était.

 

         Il importe aussi de rappeler que le Président de la République, le gouvernement et le Parti KNK ont favorisé la promotion de l’incompétence par la nomination de certains cadres qui ne sont pas à la hauteur des fonctions qui leur sont confiées.

 

         Tout ceci participe de la mal gouvernance et le MLPC estime que la  bonne gouvernance est possible si la lutte contre la corruption, le clientélisme et l’impunité sortent du champ des slogans creux (la récréation est terminée) et deviennent réalité. C’est pourquoi nous demandons avec insistance au gouvernement

-          De situer le peuple centrafricain sur les suites judicaires des audits déjà effectués par le gouvernement, et dont un précédent communiqué du parquet annonçait les développements futurs depuis plusieurs mois déjà ;

-          De publier les audits de la Commission Electorale Indépendante, et des autres secteurs-clés de l’économie déjà réalisés, et de saisir le parquet pour la poursuite des responsables qui se seraient rendus coupables de malversations financières constatées ;

-          La création d’un Observatoire de la Bonne Gouvernance avec des hommes et des femmes intègres.

 

4        De la Situation Economique

 

         Classée au 179ème rang des Etats du monde sur 187 selon le rapport 2011 du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) sur le Développement Humain, la R.C.A connait une crise économique sans précédent, en dépit de la richesse de son sous-sol, de ses ressources naturelles et de son potentiel humain considérable. Le pays souffre de l’incapacité du gouvernement à proposer des politiques économiques correspondant à une lisibilité des objectifs d’un développement clairement défini. Le pilotage à vue est devenu un mode de gestion de l’économie nationale.

 

        A contrario, la corruption, l’intéressement par des bonus versés directement aux dignitaires du régime-devenus tous et de fait des commerçants - pour l’obtention de divers permis et licences, les conflits d’intérêt, le racket des investisseurs, des sociétés et commerçants de la place ainsi qu’un harcèlement fiscal sélectif ont fini de délabrer ce qui reste du tissu économique.

       Même l’atteinte du point d’achèvement du programme des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) qui, partout ailleurs, a constitué un ballon d’oxygène inestimable pour l’économie de leurs bénéficiaires et le point de départ d’un équilibre durable des finances publiques, s’est révélée un fiasco pour  la République Centrafricaine. Cet échec est totalement dû au constat effectué par la mission du FMI de juillet 2011, selon lequel d’importantes dérives budgétaires et fiscales avaient abouti à l’accumulation d’arriérés de paiements intérieurs et extérieurs.

 

       Nous en sommes aujourd’hui à attendre, comme le messie, la venue d’une mission du FMI pour espérer avoir   son feu vert afin d’entamer des discussions pouvant déboucher sur un dispositif relevant de la Facilité Elargie de Crédit.

 

       Devant ces errements de la gestion budgétaire et les pratiques douteuses en matière de  gestion macroéconomique, il n’est pas surprenant que notre pays occupe, là aussi, une des dernières places dans le classement de Doing Business de la Banque Mondiale

 

        Le MLPC sait et  affirme qu’il est possible de relever les défis économiques de manière efficace. Pour ce faire, il convient de faire porter les efforts de l’Etat sur des axes précis:

-          la relance d’une croissance économique inductive d’un développement humain véritable par la réhabilitation effective et rationnelle de l’agriculture et de l’élevage (filières café, coton, vivriers, gros bétail, etc.), et la réhabilitation des infrastructures de base ;

-          La levée des barrières illégales sur toute l’étendue du pays et des pratiques « économicides » comme le racket des usagers, des opérateurs économiques et des simples citoyens sur ces barrières;

-          La restructuration des secteurs de l’énergie et de l’eau pour rendre disponibles et accessibles au plus grand nombre et à prix compétitifs les facteurs de production que sont l’eau, l’énergie, etc.

-          La fin de l’opacité dans les procédures d’attribution des permis miniers et forestiers ;

-          La sécurisation de l’arrière-pays ;

-          La poursuite effective des Objectifs du Millénaire pour le Développement et la mobilisation des moyens de financement des stratégies de réduction de la pauvreté adaptées aux préoccupations majeures et ciblées des populations centrafricaines ;

-          la promotion de l’initiative privée.

 

      Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) demeure convaincu qu’en opérant ces réformes hardies en matière économique, la RCA peut sortir de la situation où elle se trouve, du fait d’un manque de vision claire sur son avenir et de lisibilité de son développement.

 

5        De la Situation Sociale

 

          Dans son ensemble, la situation sociale est caractérisée par une crise aggravée et par une extrême précarité de près de la moitié de la population centrafricaine (1,9 million personnes), selon les organisations humanitaires intervenant dans le secteur et dont les appels pour la mobilisation de 17 milliards de FCFA pour une aide d’urgence  pour les douze prochains mois, sont restés sans suite à ce jour.

 

        La persistance des besoins et donc de la crise donne une nette indication sur la volonté des dirigeants à en venir à bout. C’est ce qui explique, pour une très large part, que la crise centrafricaine est considérée comme  une « urgence oubliée ».

 

        Aujourd’hui, tous les indicateurs de la vie sociale sont au rouge. Le chômage, la délinquance, la consommation d’alcools frelatés et des stupéfiants, la prostitution, les braquages, la mendicité, le vol, l’infanticide etc. ont atteint leurs paroxysmes.

 

       Le pouvoir d’achat des ménages déjà très bas, contrebalancé par les effets pervers de la hausse des prix des hydrocarbures, ne permet plus aux parents d’assurer à leur famille ne serait-ce qu’un repas par jour et de faire face à leurs charges de responsables de foyer.

 

       La mise en œuvre de mesures mal pensées en matière de mines, d’élevage et d’agriculture a occasionné la rareté des denrées alimentaires de base (viande de bœuf et manioc notamment) et engendré la flambée de leurs prix ainsi que de certains produits de consommation courante d’une part, la famine et la malnutrition des couches vulnérables d’autre part.

 

        Et comme si cela ne suffisait pas, le décret n° 12.008 du 7 Janvier 2012, portant dissolution des Conseils d’Administration des Entreprises et Offices Publics, est venu porter un coup fatal aux ressources de ces structures sur lesquelles le pouvoir a fait main basse comme il l’avait fait naguère avec la Douane. La conséquence de cet acte est dramatique pour les pensionnaires de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS), les employés de ces structures qui attendent toujours le versement de leurs salaires et les usagers qui, fortement contrariés par les services de ces entreprises et offices, ne savent plus à quel saint se vouer tout en s’interrogeant sur la pertinence de cette dissolution.

 

       Sur le plan sanitaire, les difficultés d’accès aux soins, l’indisponibilité des médicaments, et le racket des malades et de leurs parents apparait comme une situation sans solution.

        L’espérance de vie se réduit dangereusement tous les six mois pour se situer à 46 ans, pendant que le taux de mortalité de la population en général, et celui des enfants de 0 à 5 ans en particulier a dangereusement augmenté.

       Cette situation place notre pays dans une position d’éternel assisté et donc de dépendance totale vis-à-vis de l’extérieur.

 

        La situation de l’Education nationale à l’abandon mais caporalisée par le clan pour la satisfaction des besoins familiaux est quasi insurrectionnelle. Les dernières manifestations dans les établissements de Gbaloko, du lycée d’Application de l’ENS et de Bimbo en disent long sur la profondeur de la crise qui traverse ce secteur.

 

        Le MLPC estime qu’il est possible de trouver des solutions idoines à cette crise sociale afin de relever le niveau de vie des populations centrafricaines et leur garantir un avenir meilleur. Pour ce faire, il faut :

-          rapporter la série des décrets dissolvant les conseils d’administration des entreprises et offices publics ;

-          engager des réformes hardies en matière économique à l’effet d’engranger des ressources financières nécessaires pour le bien-être social des populations ;

-          négocier un contrat social avec tous les partenaires sociaux impliqués dans le processus de normalisation de la vie sociale.

 

 

6 – De la Sécurité

 

         La question sécuritaire en RCA sous le régime du Général Bozizé a atteint un niveau de  préoccupation  jamais atteint  sous  les régimes précédents.

 

        Pourtant à la tête de l’Armée centrafricaine depuis plusieurs années avant de devenir Président, le Général Bozizé a, plus que tous, montré les limites de ses capacités à restructurer l’armée  et à la rendre opérationnelle. C’est donc que les maux qui gangrènent aujourd’hui notre armée, à savoir le tribalisme, le clanisme, la politique, l’affairisme, la corruption et la distribution complaisante des galons sont de sa responsabilité sinon de son fait.

 

        La déliquescence de l’Etat ainsi que l’absence de son autorité, à l’exception de la capitale Bangui, a engendré un climat généralisé d’insécurité sur les trois-quarts des régions du pays.

 

       Les forces de défense et de sécurité, principaux garants de la sécurité des personnes et des biens et de l’intégrité du territoire, manquent cruellement de ressources humaines et matérielles et sont ainsi placées dans l’incapacité   d’assumer la plénitude de leurs missions.

 

      C’est ainsi que le Général Bozizé, présenté pourtant comme « l’homme de la situation » a fait désormais des militaires centrafricains, des supplétifs des armées étrangères, humiliant nos valeureux soldats, sous-officiers, officiers et officiers supérieurs, tout en exposant le Centrafrique aux risques de sa partition et de son invasion, non seulement par les groupes rebelles mais également par de vulgaires bandits de grand chemin.

 

C’est donc par procuration aux armées américaine, ougandaise, soudanaise et tchadienne qu’il espère venir à bout des problèmes sécuritaires qu’il a inaugurés en Centrafrique et qu’il entretient depuis son coup de force du 15 mars 2003.

 

       La conséquence de ce choix est l’abandon par le gouvernement des populations des régions sous occupation des forces rebelles avec les conséquences que sont les vols, les viols, les pillages et les tueries.

       La dernière opération militaire conjointe (RCA/TCHAD) contre les bases du FPR de Baba Laddé et de ses éléments dans les localités de Ouandago et Gondava (Kaga Bandoro) s’est plutôt soldée par le massacre de plusieurs paisibles citoyens de ces contrées. On peut affirmer, sans risque de se tromper, que cette opération conjointe a été contre productive parce qu’ayant essaimé les éléments du FPR sur une large zone partant du centre vers l’Ouest, l’Est, le Nord et le Sud, y compris aux portes mêmes de Bangui. Un mois jour pour jour après le déclenchement de cette opération, aucun bilan officiel n’est communiqué….et Baba Laddé et ses hommes courent toujours, semant la désolation sur leur passage ! A ce propos, le témoignage du Sous Préfet de Ndjoukou, victime lui aussi de ces hommes, est éloquent.

 

       La situation sécuritaire est devenue si préoccupante que la Communauté Internationale est obligée de s’y impliquer en mobilisant des ressources pour le DDR, mais celles-ci  seront encore et malheureusement, pour partie détournées et pour partie gérées de façon fantaisiste comme la subvention de 8 milliards de francs CFA de la CEMAC, hypothéquant le succès de ce programme salutaire pour les populations civiles.

 

       Le MLPC pense qu’il est possible de régler durablement la crise sécuritaire qui n’a que trop duré et propose :

-          la réhabilitation et l’implantation de nouvelles casernes militaires dans toutes les Préfectures en proie aux rebellions nationales et étrangères opérant en Centrafrique ;

-          le recrutement dans l’armée, des jeunes centrafricains et centrafricaines volontaires sur une base d’équité, d’aptitude et de mérite ;

-          la formation rapide et la promotion des sous-officiers, officiers et officiers supérieures sans distinction d’ethnie, de région ou d’appartenance politique ; ce qui éviterait la frustration, la démoralisation, la désertion et le désengagement pour la cause nationale ;

-          la remobilisation de certains militaires valides, expérimentés et mis à la retraite pour des raisons inavouées et inavouables;

-          le rétablissement du service militaire obligatoire aux fins d’inculquer la conscience patriotique et de disposer en permanence des réservistes ;

-          les audits du DDR, de la Réforme du Système de Sécurité (RSS) et du Fonds de Consolidation de la Paix.

 

7 – Des droits de l’Homme

 

        La situation des droits de l’homme s’est considérablement dégradée. En effet, des actes de violence crapuleux perpétrés sur les civils, des arrestations arbitraires, des exécutions extra judiciaires, des viols, des harcèlements et l’extorsion de fonds infligée aux populations aux postes de contrôle, sont autant d’actes qui restent souvent impunis et qui placent les populations centrafricaines dans un état d’esclavage avancé.

 

        La liberté d’aller et de venir du citoyen est confisquée par les princes qui gouvernent la RCA. La presse est menacée de musèlement et les journalistes font l’objet d’incessants procès, au mépris de l’Ordonnance n°05.002 du 22 février 2005, relative à la liberté de la communication en RCA.

 

        Au jour d’aujourd’hui, la plupart des directeurs de publication des journaux de la place font aussi l’objet de menaces d’emprisonnement ou de mort. L’exemple le plus pathétique et récent est l’emprisonnement de Ferdinand SAMBA, Directeur de publication du journal « Le Démocrate » et qui est décrié par la communauté nationale et internationale.

 

      De même, les leaders des partis politiques de l’Opposition démocratique sont placés sous haute surveillance et le gouvernement interdit systématiquement les meetings, les rentrées politiques, les marches pacifiques et toute manifestation à caractère politique garantis pourtant par l’Ordonnance n°005.007 du 02 juin 2005.

 

        A cela s’ajoutent les désormais rituels  monologues  injurieux, calomnieux et indécents   du ministre porte- parole du gouvernement  qui, refusant courageusement le débat contradictoire, se lance dans une logorrhée verbale digne des Commissaires à l’Information du temps des partis uniques de sinistre mémoire.

 

       Face à cette dérive totalitaire qui rappelle  aux centrafricains une autre époque, qu’ils croyaient à jamais révolue, le MLPC exige, dans le cadre de l’Etat dit de droit :

-          le respect scrupuleux de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et des instruments juridiques internationaux similaires ratifiés par la RCA ;

-          le respect scrupuleux des lois et règlements de la République qui confèrent des droits et devoirs aux citoyens ;

-          la répression des éléments incontrôlés des forces de défense et de sécurité qui se livrent à des actes portant atteinte à l’intégrité physique et morale des populations civiles ;

-          le renforcement des capacités de représentation et de législation en matière des droits de l’homme pour une société plus juste, humaine et valorisée.

 

8 – De la situation humanitaire

 

       La situation humanitaire est marquée par de vagues de déplacements de civils fuyant les violences dans plusieurs régions de la RCA. En septembre 2011, les affrontements entre l’UFDR et la CPJP dans les préfectures de la Vakaga et de la Haute Kotto ont déplacé 15 000 personnes.

 

       Début Août 2011, des heurts entre villageois et éleveurs dans la préfecture de l’Ouham, ont fait fuir 2 500 personnes.

 

      D’après les résultats d’une enquête menée par le système des Nations Unies, la RCA compte aujourd’hui plus de 200 000 personnes déplacées.

 

      Le gouvernement fait preuve d’une incapacité notoire dans la prise en charge de ces compatriotes en difficulté.

 

      Le MLPC pense qu’il est possible d’améliorer la situation humanitaire et d’enrayer les déplacements massifs des populations et propose :

-          la mise en place d’un fonds d’assistance et de solidarité pour l’aide aux déplacés ;

-          le règlement durable des conflits internes et le déguerpissement du territoire national des groupes armés étrangers ;

-          l’application effective et sans détours des programmes DDR en vue de la pacification des régions en proie aux rébellions ;

-          l’adoption d’un Pacte National pour la Paix et la Sécurité en RCA.

 

Conclusion

 

      Fort de ces constats amers suivis des propositions de solutions, le MLPC qui est un Parti responsable et une force de propositions, demeure convaincu qu’avec la volonté politique, les réformes hardies et le sens élevé de l’intérêt supérieur de la nation, la RCA peut retrouver le chemin de la croissance économique, de la paix sociale, du développement et de la prospérité.

 

        Le Bureau Politique du MLPC profite de cette occasion pour souhaiter un joyeux anniversaire à tous les militantes et militants. Il les exhorte à plus de courage, et de détermination pour la défense des idéaux du Parti.

 

       Il invite les centrafricaines et les centrafricains, au pays et à l’étranger, à adhérer massivement au MLPC afin de renforcer et de rendre irréversible la lutte pour l’alternance et la libération véritable du peuple centrafricain.

 

      Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) exprime également sa solidarité avec toutes les populations centrafricaines et les exhorte à poursuivre la lutte pour l’avènement d’un Centrafrique que nous voulons tous uni, paisible et prospère.

 

                                                                                              Fait à Bangui, le 21 Février 2012

 

 

Le Président

 

ZIg-Zag.jpg 

 

Martin ZIGUELE

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 21:55

 

 

 logo MDREC

 

Bangui, le 22 février 2012

 

 

Au

 

Général président député François BOZIZE

Bangui.

 

 

Objet : La descente des leaders politiques de l’opposition,

            de la société civile, de la presse privée et internationale sur

            les théâtres d’affrontement des forces armées tchadiennes et

            centrafricaines avec les troupes de BABA LADE.

 

 

Général président député,

 

Depuis le 23 janvier 2012, l’armée tchadienne appuyée par les forces armées centrafricaines (FACA) ont pris d’assaut les basses du chef rebelle tchadien BABA LADE.

 

Par la suite, des opérations dites de ratissage et de nettoyage ont été entrepris et se poursuivent sur une vaste étendue du territoire Nord de notre pays par les deux armées.

 

Ces opérations militaires d’une rare violence à grand renfort de troupes d’élites équipées d’armements lourds, sophistiqués et appuyées d’hélicoptères de combat ont bouleversé et mis en danger la vie de populations rurales vivantes dans ces zones.

 

Par souci de transparence et au nom de l’Etat de droit, le MDREC exige de vous la descente d’une délégation de leaders politiques de : l’opposition, la société civile, la presse privée et internationale sur les théâtres d’affrontement des armées tchadiennes et centrafricaines avec les troupes de BABA LADE.

 

Tout refus de votre part confirmera la thèse des exactions, viols, et crimes de guerre perpétrés par les forces armées tchadiennes et centrafricaines sur les populations civiles et peuls du Centrafrique.

 

Haute et sincère considération.

 

 

Ampliation : Large diffusion.

 

Le Président du MDREC

 

 

 J Bendounga

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 17:37

 

 

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Bangui, 22 Février 2012

Bangui : 200 orphelins vaccinés contre l’hépatite B par l’Institut Pasteur de Bangui

L’Institut Pasteur de Bangui a vacciné ce matin 200 enfants de l’orphelinat Action pour la Compassion en Centrafrique (ACC) situé au PK 13 de Bangui contre le virus de l’hépatite B.

Selon Dr Claudine Békondji, responsable du laboratoire des Virus oncogènes, Unité de rétrovirologie et virus oncogènes à l’Institut Pasteur de Bangui, cette initiative fait suite à une étude pilote faite sur 2 ans sur 535 enfants de 4 mois à 6 ans, au sujet du virus de l’hépatite B.

« Après cette étude pilote, on s’est rendu compte que 62% des enfants n’étaient pas vaccinés. 67 enfants sur les 535 qui ont été vaccinés contre l’hépatite B. On s’est rendu compte qu’il y avait 5% qui avaient une infection de l’hépatite B qui était en cours », a-t-elle expliqué.

Elle a fait savoir qu’au début du projet, des « enfants naïfs », ou encore des enfants qui n’ont jamais été en contact avec le virus de l’hépatite B ont été vaccinés par l’Institut Pasteur de Bangui. « C’est la suite de ce travail qui nous permet de vacciner aujourd’hui en priorité les enfants les plus démunis, des orphelins », a souligné Dr Claudine Békondji.

Le projet s’est intéressé aux enfants parce que le virus de l’hépatite B se transmet très tôt dans la petite enfance dans les pays où la prévalence dépasse 10 et 15%. « C’est le cas de la République Centrafricaine qui a une prévalence de 15,4% chez l’adulte », mais aussi parce que les quelques rares études qui ont été menées ici ont été réalisées chez des adultes. Il n’y a pas assez d’études sur le taux d’infection chez les enfants.

« Il faut protéger les enfants parce que plus tôt on attrape le virus, plus tôt on va développer le cancer qui se manifeste chez les gens qui sont infectés par le virus de l’hépatite B », a expliqué Dr Békondji.

Dr Muriel Vray, épidémiologiste à l’Institut Pasteur de Paris, Unité d’Epidémiologie des maladies émergentes et responsable scientifique de ce projet a expliqué que l’étude a été menée dans trois pays que sont le Cameroun, le Sénégal et la République centrafricaine. L’objectif principal est une estimation de la couverture vaccinale et la prévalence des enfants infectés par le virus de l’hépatite B. L’étude a été financée par l’Institut Pasteur de Paris et environ 1786 enfants dont 535 à Bangui en RCA, 733 au Cameroun et 486 au Sénégal en ont bénéficiés.

« Le vaccin contre l’hépatite B, en accord avec les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a été intégré au Programme élargi de vaccination (PEV) à partir de 2005 au Cameroun et au Sénégal et en RCA à partir de 2008. C’était intéressant pour nous de regarder si l’application de ce vaccin qui a été intégré beaucoup plus tôt dans les deux autres pays par rapport à la Centrafrique.

« Nous avons montré que ce vaccin est très efficace (Cameroun et Sénégal) puisqu’il donne des résultats qui permettent une protection entre 88 et 94%. Nous avons retrouvé ces chiffres de bonne protection au Cameroun ; au Sénégal, on a des chiffres un peu plus mauvais. En RCA, on constate que le vaccin est en train de pénétrer avec le PEV et c’est un point positif », a fait remarquer Dr Muriel Vray.

Il faut savoir que le microbe de l’hépatite B est dans tous les liquides biologiques du corps, dans la salive, dans la sueur, la sécrétion génitale chez la femme, dans le sperme chez l’homme. Le schéma vaccinal est de trois doses : une dose le premier jour, une deuxième dose un mois plus tard et une dernière dose après six mois.

 

 

Bouar : Des magistrats en formation sur l’anthropologie et la sorcellerie

12 magistrats de la Cour d’appel de Bouar ont démarré hier une formation de 5 jours sur l’anthropologie et la sorcellerie, a rapporté radio Maïgaro.

Organisée par l’Union européenne en partenariat avec le ministère de la justice, cette rencontre devrait permettre aux praticiens aux magistrats de comprendre davantage les différentes facettes de l’anthropologie afin de mieux dire le droit, dans les affaires d’accusations liées à la pratique de la sorcellerie ou du charlatanisme en République Centrafricaine.

« Les pratiques du charlatanisme et de la sorcellerie peuvent être traitées au même titre que les autres infractions selon la procédure pénale centrafricaine », a fait observer le Professeur Bruno Martinélé venu de l’Université d’Aix Marseille en France qui assure la formation.

Il a aussi relevé le fait que la justice appliquée aux crimes et aux délits qualifiés de charlatanisme et de sorcellerie se heurte depuis à plusieurs difficultés et suscitent plusieurs discussions en Centrafrique. D’où nécessité de former les magistrats sur les notions d’anthropologie qui doivent les aider dans les jugements.

Il faut signaler que l’application du nouveau code pénal et du code de procédure pénale fait encore problème en République Centrafricaine. Souvent les juges ne donnent pas satisfaction dans les affaires qui touchent à la sorcellerie ou au charlatanisme.

Dans nombre de région du pays, les personnes de 3ème âge, souvent accusées de sorcellerie sont victime, au quotidien, de vengeance populaire.

 

Berberati : La gestion des ressources de l’APE pose problème

Dans la plupart des établissements scolaires primaires de la préfecture de Mambéré Kadéi, la gestion des ressources de l’Association des parents d’élèves (APE) pose problème, a constaté radio Zoukpana.

Il y a depuis des années un tiraillement existe entre les directeurs d’écoles et les présidents des APE. Les chefs d’établissement refusent de collaborer avec l’APE et préfèrent gérer eux-mêmes les frais d’assurance que versent les parents d’élèves.

Or d’après les textes règlementaires de la Fédération nationale des associations des parents-d’ élèves de Centrafrique (FNAPEC), seule l’équipe de l’APE à le pouvoir d’assurer la gestion des frais d’assurance.

« La gestion des cotisations de l’APE revient aux membres du bureau de l’association élus pendant une assemblée générale et non aux chefs d’établissement », a relevé Nestor Guili président préfectoral de l’association des parents d’élèves de la préfecture de la Mambéré Kadéi, faisant allusion aux textes réglementaires de la (FNAPEC).

« Le non-respect des textes risque de compromettre à la bonne marche des établissements scolaires dans la Mambéré Kadéi », a déploré le président sous-préfectoral de l’association des parents d’élèves de la Mambéré Kadéï, Thierry Nalimou dans un entretien avec radio Zoukpana.

 

Nola : Une vendeuse de café arrêtée pour intoxication

Une vendeuse de café au marché central de Nola a été arrêtée hier par la police municipale pour intoxication, a annoncé ce mercredi radio Kuli-Ndunga.

Les informations révèlent que cette femme faisait un mauvais mélange lors de la préparation de la poudre de café qu’elle vend depuis des années. Elle mélange notamment les grains de café avec des grains de maïs, de l’huile de palme, du piment et des coques d’arachides afin d’avoir une grande quantité de produit.

La municipalité a été alertée par les voisins de cette femme et a mené sa propre enquête. C’est à l’issue de cette enquête que la femme incriminée a été mise aux arrêts sur ordre du service d’assainissement de la Mairie de Nola.

« Tous ces mélanges peuvent avoir des effets négatifs sur la santé de la population, c’est de l’intoxication », a souligné le chef de service d’assainissement de la Mairie. Depuis son interpellation hier, cette femme est maintenue dans les locaux de la Mairie de Nola. Son sort n’est pas encore connu, a rapporté radio Kuli Ndunga.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 02:18

 

 

 

Ferdinand Samba Le Démocrate

 

 

Pour exiger sa libération, cliquez sur le lien ci-dessous pour signer en ligne la pétition :

http://www.gopetition.com/petitions/liberez-ferdinand-samba.html

 

Liste des derniers signataires

 

214 Mr IMANGA Jean de Dieu France View Feb 21, 2012

213 Mme Reine Pélagie MBOLI BONA UK N/G Feb 21, 2012

212 Mr MERMOZ YENZIA France View Feb 21,2012

211 Mr Anonymous Central African Republic View Feb 21, 2012

210 Capitaine SEMNDIRO Vianney Central African Republic View Feb 21, 2012

209 Mr ZAMETO Faustin France N/G View Feb 21, 2012

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 01:46

 

 

 

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Par Europe1.fr

le 21 février 2012 à 11h07

Le plus vieux chimpanzé en captivité d'Europe est mort au parc de la Pépinière à Nancy, à l'âge de 60 ans, rapporte L'Est Républicain. Jojo était arrivé en Lorraine en 1963 en provenance de la Centrafrique, dans une structure spécialement bâtie pour lui. Il a succombé à un ulcère dans la nuit de dimanche à lundi.

Le record de longévité observé pour un chimpanzé en captivitéreste le célèbre Cheetah partenaire de Tarzan, décédé fin 2011 à 80 ans.

 

Jojo sera naturalisé et restera à Nancy

Source : www.estrepublicain.fr 20.02.12 à 16h44

Jojo, mort à l'âge de 60 ans dans la nuit de dimanche à lundi, ne quittera pas Nancy. La Ville a décidé de confier sa dépouille à un taxidermiste. Dans quelques mois, Jojo naturalisé rejoindra, au musée aquarium de Nancy, deux camarades du zoo, les ours Stanislas et Cora.

Nancy. Qui regardait vraiment qui, on ne le saura jamais. Jojo est mort à 60 ans, dans son box chauffé du parc de la Pépinière, à Nancy, emporté par un ulcère durant la nuit de dimanche à lundi.

Le plus vieux chimpanzé d’Europe en captivité n’allait plus beaucoup à la rencontre de son public. Juste un petit tour derrière les barreaux, pour prendre l’air, quand la météo le permettait. L’auguste vieillard au poil dégarni avait ralenti le geste et connaissait quelques troubles digestifs. Mais rien que de plus naturel à un âge si avancé !

Jojo a en effet battu un record de longévité, si on considère qu’un chimpanzé en captivité ne vit guère plus de 45 ans en moyenne. Un certain Grégoire est mort il y a un an et demi à l’âge respectable de 63 ans, dans un parc africain. On ne connaît guère d’autres précédents.

Jojo était en tout cas le chimpanzé le plus vieux d’Europe. Et dans quelle forme ! Ni diabète, ni tumeur, ni cécité, ni rhumatisme, malgré les millions de cacahuètes et de friandises lancées dans sa direction par tant de générations, le long de dimanches nancéiens ensoleillés.

Vlan ! Un revers de la main un peu vif sur la vitre de son box faisait sursauter le visiteur. Jojo s’amusait aussi à arroser les curieux en un long jet d’eau depuis sa bouche aux lèvres puissantes. Le chimpanzé était devenu la star de la Pépinière. Dernier témoin d’une époque où les parcs zoologiques existaient pour la seule distraction du public.

Arrivé à Nancy en 1963

Né le 28 juin 1951 en Centrafrique, Jojo a été confié à la ville de Nancy par le propriétaire d’une ménagerie de Bangui. Il est arrivé à la Pépinière en 1963 dans une structure spécialement construite pour lui, dans le creux de la montagne aux ours. Une guenon l’accompagnait. Mais elle est décédée l’année suivante d’une infection respiratoire.

Jojo est resté célibataire jusqu’à l’arrivée de Judith, en 1984. Puis vint un jeune mâle, Victor, qui ne fut jamais vraiment en contact avec lui. Victor avait une peur bleue de Jojo ! En 2003, Judith est morte empoisonnée par de l’if. Le parc zoologique était en train de changer d’âme, développant un rôle éducatif où les animaux exotiques n’ont plus leur place. En 2007, Victor a été transféré en Espagne dans un site nettement plus approprié.

Mais Jojo n’a pas suivi. Son âge déjà avancé ne lui permettait pas de faire le voyage.

Jojo, mort à l'âge de 60 ans dans la nuit de dimanche à lundi, ne quittera pas Nancy. La Ville a décidé de confier sa dépouille à un taxidermiste. Dans quelques mois, Jojo naturalisé rejoindra, au musée aquarium de Nancy, deux camarades du zoo, les ours Stanislas et Cora.

Philippe MERCIER

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 00:43

 

 

 

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Cela a failli passer inaperçu. Le pays va très mal mais il faut quand même divertir le peuple et rigoler un peu. Il aimait pourtant dire qu’il n'avait jamais été à l'université mais il est président de la RCA. De même, aucun de ses enfants n’a mis pied dans une université. Il a toujours affiché un mépris souverain pour les intellectuels et tout ce qui concerne l’intellect. Cela ne l’a pas empêché néanmoins de reconnaître l'utilité de l’université dans la société et dans un pays. Il vient donc de se faire désigner Dr Honoris causa de l'Université de Bangui et de porter la toge universitaire du corps enseignant. Quelques images !

  Rédaction C.A.P

Centrafrique : Le Président de la République François Bozizé élevé au grade de Docteur Honoris Causa

 

Bangui, 11 fév. (ACAP) - Le Président de la République François Bozizé a exhorté les étudiant de l’Université de Bangui à persévérer dans leurs études afin de faire de leur institution un outil devant accompagner la République Centrafricaine à devenir un pays émergeant en 2025 lors de la cérémonie le consacrant Docteur Honoris Causa, vendredi 10 février 2012, à Bangui

 

D’après le Ministre d’Etat à l’Enseignement supérieur, Jean Wilibiro Sacko, le grade de Docteur Honoris Causa est attribué à des personnalités « dont l’engagement et les œuvres s’inscrivent dans l’esprit universitaire ».

 

Si le Président Bozizé le mérite, cela est dû au fait que son action a permis de sauver l’année académique de l’année dernière. Il a en outre facilité la restauration du statut particulier des enseignants du supérieur ; l’organisation du corps des chercheurs ; les vagues d’intégration des enseignants du supérieur dans la Fonction publique centrafricaine ; la restauration des primes de recherches ; la réhabilitation du laboratoire des sciences ; la construction d’un amphithéâtre de 1.000 places baptisé en son nom ; l’équipement de l’orchestre de l’Université en instruments de musique, etc., a clamé le ministre de l’Enseignement Supérieur.

 

 Au sujet de la leçon inaugurale devant faire de François Bozizé Docteur Honoris Causa, Dr Kitsoro Kinzounza de l’Université Marien Ngouabi du Congo Brazzaville a fait référence aux traditions universitaires de France, au cours desquelles les impétrants prononcent leur premier cours, en présence de la communauté scientifique et d’un large public.

 

Poursuivant sa leçon, Dr Kitsoro Kinzounza a interpellé les dirigeants des pays de l’Afrique subsaharienne à assumer leurs prérogatives de chef suprême des armées sans négliger celles « de patron des arts, des lettres, de la science et de la technologie ».

 

 Pour entrer dans le thème de l’événement qui est celui de « l’Université de développement », Dr Kitsoro Kinzounza a rappelé l’engagement des chefs d’Etats des pays membres de la CEMAC visant à faire de leur pays respectif des pays émergeant en 2025.

 

Le Recteur de l’Université de Bangui, Mme Koït née Débalé Georgette, qui a estimé que l’institution qu’elle dirige ne saurait déroger à la tradition d’une rentrée solennelle, a fondé son exposé sur l’une des fables de La Fontaine, le Laboureur et ses enfants, qui conclut que « le travail est un trésor ».

 

Cependant, pour faire de l’Université de Bangui une « l’Université de développement », Mme Koït-Débalé a fustigé les cerveaux qui fuient le pays et a exhorté les uns et les autres à changer leur logiciel mental.

 

 C’est dans cette perspective qu’elle a demandé les moyens tant humains que financiers pour réussir la nouvelle mission dévolue à l’Université de Bangui.  

 

 

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                       Ici l'impétrant avec l'ambassadeur de France

 

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 00:40

 

 

 

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France Soir 20 février 2012 à 18h05

La perquisition se poursuit dans l'immense hôtel particulier parisien appartenant à la famille du président de Guinée Equatoriale, dans le cadre de l'affaire des "biens mal acquis".

C'est une immense propriété de plusieurs milliers de mètres carrés, sur cinq étages, avec 101 pièces, dans l'une des plus chics artères de Paris : l'avenue Foch, dans le XVIe arrondissement de la capitale. Derrière les murs de cet hôtel particulier appartenant à la famille du président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, les enquêteurs s'affairent depuis plusieurs jours déjà, dans le cadre des « biens mal acquis ». L'un d'entre eux a même confié qu'il s'agissait d'une « caverne d'Ali Baba »...

La perquisition, débutée la semaine dernière, et qui se poursuivait encore ce lundi, a permis la saisie de nombreux biens de valeur, dont une horloge évaluée à trois millions d'euros, ou encore des grands crus (Petrus, Romanée Conti...), dont chaque bouteille vaut plusieurs milliers d'euros. L'opération est conduite par les deux juges d'instruction Roger Le Loire et René Grouman, chargés du dossier, et des policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).

Président richissime d'un pays plongé dans la pauvreté

Les juges enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d'Etat africains -Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema et le défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba- ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France.

L'enquête a récemment été élargie à de possibles acquisitions réalisées par les chefs d'Etat et leurs proches après le dépôt de la plainte en 2008 par l'ONG Transparency International France.

La Guinée équatoriale a exprimé sa « totale indignation » devant ce qu'elle estime être une « illégitime persécutio».

Considéré comme l'un des chefs d'Etat les plus riches du monde, Teodoro Obiang, 69 ans, dirige d'une main de fer depuis 1979 la Guinée équatoriale, troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne, mais dont la majorité de la population vit dans la pauvreté. Pressenti par son père pour lui succéder, son fils Teodorin fait depuis plusieurs années l'objet d'enquêtes pour blanchiment et corruption aux Etats-Unis, où ce quadragénaire a longtemps mené une vie de playboy fortuné en Californie.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 00:36

 

 

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www.air-journal.fr 21 février 2012 à 16h00 par Isabelle Blanco

La future compagnie aérienne Air CEMAC a décidé de rompre avec la South African Airways (SAA), qui était jusque-là sa partenaire stratégique.

Nouveau rebondissement dans le projet d’une compagnie aérienne commune aux six pays de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale, la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad) : le futur transporteur vient de rompre son partenariat stratégique avec South African Airways. Les deux parties n’ont pas trouvé d’accord concernant la base d’Air Cemac. Le siège de la compagnie se trouvera à Brazzaville (République du Congo), mais SAA voulait que son hub soit à l’aéroport Douala (Cameroun). Mais comme l’explique  le président du conseil d’administration d’Air Cemac, ce n’était « pas au goût des autorités congolaises ».

Finalement, Air Cemac aura bien sa base à Brazzaville. Les ministres de la CEMAC se sont également accordés sur la certification d’Air CEMAC par l’autorité aéronautique du Cameroun.

Reste que la rupture avec SAA pose un sérieux problème de financement pour la future compagnie aérienne. En effet, SAA détient 40 % des parts d’Air Cemac, contre 5% pour chaque pays membre, 15% pour la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale et le reste aux investisseurs privés.

Le projet d’une compagnie aérienne commune au Cameroun, au Centrafrique, au Congo, au Gabon, à la Guinée Equatoriale et au Tchad est née à la suite de la disparition d’Air Afrique en 2002. La future compagnie, qui aura pour vocation de relier les capitales des six pays, est très attendue dans une région où les liaisons aériennes sont très compliquées et souvent très chères.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 00:33

 

 

 

logo cemac


(Cameroun-Info.Net 21/02/2012)


Le rêve qui n’est jamais devenu réalité. Sur le papier, la Cemac n'est pas avare de révolutions. Ses fondateurs lui ont assignée une feuille de route aussi ambitieuse que celle de l'Oua sous les présidents Kwame Nkrumah et Sékou Touré.

Dès leur accession à l'indépendance, 5 pays d'Afrique Centrale (le Cameroun, la République centrafricaine, le Gabon, le Tchad et le Congo dont le pays assure actuellement la présidence du regroupement) prennent conscience de l'intérêt de créer une institution de coopération régionale. Dans ce dessein, ils signent, le 08 décembre 1964, un traité instituant l'Union Douanière et Economique d'Afrique Centrale (Udeac). Cette dernière démarre ses activités en janvier 1966. La jeune institution peine à trouver, ses marques du fait de l'instabilité politique chronique dans certains Etats membres. En 1985, la Guinée Equatoriale est admise au sein de l'Udeac. A six, les choses ne semblent pas aussi faciles, loin s'en faut. Le nouveau membre est économiquement faible, et réclame assistance. Un grand nombre de projets communautaires est à l'abandon faute de financement nécessaire, même ceux classés prioritaires ne sont pas mieux logés. La crise économique qui commence à produire ses effets au début des années 90 et la dévaluation du franc Cfa achèvent de convaincre les intégrationnistes à tout crin que l'Udeac est une machine trop lourde pour les frêles épaules des Etats signataires.

Le 16 mars 1994, un traité signé par les 06 chefs d'Etat des pays membres de l'Udeac aboutit en février 1998 à la dissolution de celle-ci afin de céder la place à la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cemac). La Chose est nouvelle, donc forcément porteuse d'espoirs. En outre, elle vient faire oublier une première expérience désastreuse. Sur le papier, la Cemac n'est pas avare de révolutions. Ses fondateurs lui ont assignée une feuille de route aussi ambitieuse que celle de l'Oua sous les présidents Kwame Nkrumah et Sékou Touré. Les 24 et 25 juin 1999à Malabo, les travaux de la première Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement marquent l'achèvement du processus de ratification du traité et le véritable démarrage de la Cemac. La structure est composée de deux Unions: l'Union Economique de l'Afrique Centrale (Ueac) et l'Union Monétaire de l'Afrique Centrale (Umac). Les deux institutions traditionnelles sont: la Conférence des chefs d'Etat, le Conseil des ministres de l'Ueac. Malheureusement, les fruits ne tiendront pas la promesse des fleurs. Conscients de leur grand retard par rapport à l'Uemoa, le pendant Ouest- africain, les dirigeants de la Cemac initient une série de réformes. Le président de la Guinée Equatoriale, Téodoro Obiang Nguema Mbasogo dirigera jusqu'en mars 2008 le comité ad hoc des réformes. De son passage, l'on ne retiendra que le limogeage de Félix Nfamalepot à la tête de la Beac. La Cemac, 14 ans après affiche un bilan très en deçà des attentes. L'espoir populaire des premiers jours a fondu comme neige au soleil. La libre circulation des personnes et des biens, le passeport Cemac, Air Cemac, l'université sous-régionale, et les plaques d'immatriculation Cemac apparaissent comme autant d'éléphants blancs.


Des préjugés à n'en point finir

En effet, la Cemac est constituée essentiellement de pays rapprochés par une histoire sociologique presque identique. Le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Congo Brazzaville, le Gabon, le Tchad et la République centrafricaine sont peuplés par des groupes ethniques qui, contrairement à la valeur de solidarité que leur impose leur consanguinité, se livrent plutôt à de redoutables scènes ségrégationnistes. Ce paradoxe, loin de se justifier, peut tout au moins se comprendre par des images négatives que chaque peuple s'est fait de l'autre. Des clichés habilement bâtis, ont réussi à entamer la conscience collective des habitants de la sous-région Afrique centrale. Par exemple, il est aujourd'hui difficile de délier l'image de corrupteurs, arnaqueurs et contrebandiers collée aux camerounais. Aussi, les populations camerounaises voient-elles en l'installation d'un Gabonais sur leur territoire, une porte ouverte à l'extension des pratiques occultes. Dans la conscience collective, le Tchadien n'est pas en réalité un homme civilisé.

 Tout le monde se fait sa petite image du spécimen guinéen et congolais. Ces hommes caractérisent la fanfaronnade et la délinquance. Ces images avilissantes sont un véritable frein au processus d'intégration des peuples dans cette région. D'ailleurs, ces stéréotypes sont responsables de moult violences xénophobes ayant contribué à la fragilisation des rapports interétatiques entre des pays frères. Les évènements malheureux de l'expulsion des Camerounais résidant en terre guinéenne, rappellent aux plus oublieux le rôle indigeste de ces images dans les relations entre les Etats de la zone Cemac. En Guinée Equatoriale, les Camerounais sont généralement traités d'hommes corrompus. Il est aujourd'hui impérieux pour chaque peuple de déconstruire ces idées préconçues, afin de s'inscrire résolument à la grande école de l'ouverture, de l'altruisme et d'une union qui fait la force.

 Antoine Ntsimi: Un «activiste» à la tête de la commission

Il n'y a jamais de fumée sans feu, a-t-on coutume de dire. Si dans un entretien accordé à Voxafrica, la semaine dernière, François Bozize désavoue publiquement Antoine Tsimi, c'est que l'inertie et l'impéritie managériale du président de la Commission de la Cemac sont vraisemblablement devenues insupportables.

 Il n'y a jamais de fumée sans feu, a-t-on coutume de dire. Si dans un entretien accordé à Voxafrica, la semaine dernière, François Bozize désavoue publiquement Antoine Tsimi, c'est que l'inertie et l'impéritie managériale du président de la Commission de la Cemac sont vraisemblablement devenues insupportables. Manifestement, le président centrafricain, qui n'a pas sa langue dans la poche, n'a fait que dire tout haut ce que ses pairs susurrent, depuis fort longtemps. En outre, le mandat de 5 ans du Camerounais arrive à terme en mai prochain. Et en tant que pays abritant le siège de cette structure de la Cemac, le leader centrafricain (visiblement en campagne) pense qu'il est temps de passer cette fonction à l'un de ses compatriotes. Au terme de nos enquêtes menées auprès de l'organe dont il a la charge, il s'est avéré que le président de la Commission du regroupement sous-régional Antoine Ntsimi «se prend pour un roitelet» depuis sa désignation en 2007.

Dans l'entourage du président tchadien, il est reproché à l'homme de «se conduire de manière désinvolte, comme s'il était une personnalité au-dessus des chefs d'Etat, dépositaires de la souveraineté des pays membres». Et ceci peut bien nous amener à comprendre l'une des raisons qui motivent l'intention de retrait d'Idriss Déby Itno de la Cemac pour la CEDEAO. Du côté de la Guinée Equatoriale, c'est le même son de cloche. L'on apprend qu'à chaque sommet de la Cemac, le président, Teodoro Obiang Nguema Mbazogo, indigné de l'activisme manifeste du Camerounais, se surprend en train de demander «d'où vient ce personnage importun et imbu de lui-même?». Déjà, en octobre 2011, une rumeur laissant entendre qu'Antoine Ntsimi a été révoqué pour «gestion opaque» avait défrayée la chronique. Au regard de ces effronteries à répétition, tout laisse à croire que le prochain président de la Commission la Cemac pourra être tout sauf l'ancien ministre camerounais des Finances. On ne perd rien à attendre le prochain sommet des chefs d'État de la Cemac, prévu à Brazzaville au Congo, en mai et dont la date reste à déterminer.


Nadine Bella et René Atangana | La Météo

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