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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 18:43

 



Manifestation des jeunes pour la paix en Centrafrique

APA Bangui (Centrafrique) 26-03-2009 - Des centaines de jeunes centrafricains ont manifesté jeudi dans les rues de Bangui pour réclamer la paix sur l’ensemble du territoire national et apporter leur soutien au président François Bozizé, a constaté APA sur place.

Les manifestants, pour la plupart des élèves des établissements secondaires de la capitale, se sont rassemblés jeudi matin à 7h00 locales (6h00 TU) à la place Marabena.

Après avoir chanté l’hymne national, ils ont commencé à marcher en direction du palais présidentiel situé 5 km plus loin, en passant par les avenues des Martyrs et Boganda.

Ils brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire des slogans tels que «nous exigeons la paix sur l’ensemble du territoire», «soutien au président Bozizé», «non à Charles Massi»...

Une fois au palais de la renaissance (présidence de la République), les manifestants ont été reçus par le président François Bozizé.

La manifestation des jeunes avait pour but de dénoncer la création, début mars, de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une entité regroupant deux ex-chefs rebelles, Abdoulaye Miskine et Abakar Sabone.

L’ancien ministre, Charles Massi, qui a rejoint la rébellion après son éviction du gouvernement en janvier 2008, est le coordonnateur et porte-parole de la CPJP.

Dans son tout premier communiqué publié le 12 mars, la Convention réclame la dissolution immédiate de l’actuel gouvernement de large ouverture et l’ouverture d’un dialogue avec le pouvoir en vue de la formation d’un «gouvernement de consensus».

Signataires des accords de paix avec le gouvernement, MM. Miskine et Sabone se sont engagés en décembre dernier, à l’occasion du Dialogue politique inclusif (DPI), à abandonner les armes pour la lutte politique démocratique, ainsi qu’à contribuer à la consolidation de la paix dans le pays.




Discours du prétendu représentant de la jeunesse centrafricaine



Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,



Mesdames et messieurs,

Chers compatriotes jeunes,

 

La République Centrafricaine, notre cher et beau pays, a vécu ces dernières décennies, l’une des pages les plus sombres de son histoire caractérisée par l’instabilité politique chronique, l’insécurité généralisée et la destruction organisée des biens et infrastructures de l’Etat.

 

Ces phénomènes qui sont une conséquence de la constitution de multiples groupes militaro-politiques ont engendré un climat sécuritaire délétère et contribué à l’accentuation de la pauvreté au sein de la population centrafricaine, avec comme principales victimes les femmes, les jeunes et les enfants.

 

Le peuple centrafricain, la Jeunesse en particulier s’est  retrouvée prise en otage par les faucons de la guerre, assoiffés du pouvoir qui, animés par des mains invisibles, comptent assouvir leurs ambitions politiciennes sur le sang des centrafricains.

 

Excellence Monsieur le Président de la République, le sursaut patriotique du 15 mars 2003 qui a vu la mobilisation de tout le peuple centrafricain uni comme un seul homme sous votre impulsion pour mettre en déroute les forces du mal et les ennemis de la République et, mettre un terme à la souffrance du peuple centrafricain, a en son temps, été salué par toute la communauté nationale et internationale.

 

Depuis, la Jeunesse suis avec beaucoup d’intérêt les efforts consentis par votre Excellence pour le retour à la normalisation politique, à la paix et à la sécurité dans notre pays.

 

L’enracinement de la démocratie dont la tenue des élections libres et démocratiques en 2005 reste une parfaite illustration de votre qualité de démocrate convaincu, avant-gardiste des droits de l’homme.

 

L’éclatante réussite des assises du Dialogue Politique Inclusif qui a regroupé les principaux acteurs politico-militaires et ceux de l’opposition démocratique atteste votre volonté incontestée de rassembleur et d’homme de Dialogue et de Paix.

 

Aussi, pour tous ces efforts dont les résultats palpables sont aujourd’hui perceptibles à travers toute la République notamment l’unité nationale et  la confiance retrouvée entre tous les centrafricains, la paix et le redressement économique, la Jeunesse Centrafricaine, celle du KNK, des partis politiques   de la majorité Présidentielle, des Organisations Non Gouvernementales et de la société civile, a tenu manifester ce jour son soutien total à la politique d’unité nationale, de paix et de développement impulsée par votre Excellence.

 

La Jeunesse entend ainsi marquer son opposition la plus ferme à ceux qui, au lieu de capitaliser les acquis du Dialogue Politique Inclusif, veulent réveiller les vieux démons de la haine et de la division.

 

Elle met en garde tous ceux qui de prêt ou de loin par leurs agitations, tenteraient de porter atteinte aux institutions de la République. Ils nous retrouveront devant eux, unis comme un seul homme pour défendre par tous les moyens quitte à verser notre sang, les intérêts de notre patrie.

 


A cet effet, la jeunesse en appelle à tous les Centrafricains, de l’Est à l’Ouest, du nord au Sud, à la mobilisation et à la vigilance afin de barrer la route aux ennemis de la nation, assoiffés du pouvoir qui se laissent instrumentaliser par les forces du mal et les mains invisibles contre le peuple centrafricain.

 

 

La Jeunesse appelle tous les pays amis de Centrafrique, à soutenir vos efforts pour le retour véritable de la paix, de l’unité nationale et du développement de notre pays.

 

Ne dit-on pas que « l’ami de ton ami est ton ami » ? Et que « l’ami de ton ennemi est ton ennemi » ?

 

Ceux qui soutiennent les ennemis de la République Centrafricaine et œuvrent pour l’instabilité politique dans notre pays, porteront le lourd poids du jugement de l’histoire.

 

  • Nous voulons une coopération franche et gagnant-gagnant ;
  • Nous voulons le respect de la souveraineté de notre pays et de nos institutions ;
  • Nous voulons le respect du libre choix de ses dirigeants par le peuple centrafricain
  • Nous voulons la paix pour garantir à la Jeunesse Centrafricaine un avenir meilleur.

 

Ensemble, la Jeunesse unie au sein du « Pacte de la Jeunesse pour la Défense de la Patrie », marque son soutien total au Général François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République Chef de l’Etat, Champion de la Paix, de l’Unité et du Dialogue, le Grand Rassembleur.

 

Je vous remercie.


Centrafrique : MARCHE DU 26 MARS 2009 : ECHEC ET MAT


Il n'est un secret pour personne que ces jeunes en quête d'argent ont été regroupés dans une coordination sous la supervision de Rigobert Vondo et les ministres "très proches" du Président Bozizé.

La marche "contre la France et la Libye" tant préparée par le Président Bozizé et ses proches en utilisant certains jeunes tels que Baron Adramane, Didacien Kossimatchi, Thierry Bébona, Jocelyn Namsemna, Nguinon Bienvenu, Rodigue Maïté pour ne citer que ceux-là, a été un échec.

Il n'est un secret pour personne que ces jeunes en quête d'argent ont été regroupés dans une coordination sous la supervision de Rigobert Vondo et les ministres "très proches" du Président Bozizé. Ils ont créé, pour la cause, le PJDP (Pacte de la Jeunesse pour la défense de la Patrie). Cette structure, fabriquée de toutes pièces, devait servir de fer de lance au Pouvoir de Bangui en mal de popularité et de LEGITIMITE nationale.

Mais, force est de constater qu'en dépit des gros moyens financiers, logistiques, humains en plus de la forte sensibilisation avec tous les supports de communication disponibles, la marche du 26 mars 2009 a été un échec amer.

Le Président Bozizé est-il devenu si impopulaire au point de ne pouvoir rassembler, dans la seule ville de Bangui, que des élèves de l'école primaire, accompagnés de quelques enseignants craignant pour leurs postes, brandissant les pancartes de leurs établissements et des badauds payés pour faire le travail ?!!

On pouvait lire sur certaines pancartes tenues :

NON A LA FRANCE (barré d'une croix rouge), INGRAT – FAUX

NON A ABAKAR SABONE

NON A CHARLES MASSI

NON A ABDOULAYE MISKINE

NOUS VOULONS LE DÉVELOPPEMENT DE NOTRE PAYS

Le Président Bozizé dont la présence était annoncée depuis fort longtemps, - mais ayant constaté le fiasco  -  s'est fait représenter par son fidèle ministre, Fidèle Ngouandika, l'un des organisateurs. L'impopularité du Pouvoir de Bangui, si besoin en est, est encore une fois prouvée.

Source : Cellule communication du CPJP


Ci-dessous quelques slogans qu'on pouvait lire sur les prospectus distribués lors de la marche KNK

 


 

LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE SOUTIENT LE MINISTRE SAIFEE DURBAR ET DIT NON AUX TRACASSERIES POLITICO-JUDICIAIRES DE LA FRANCE !


ENSEMBLE POUR LA GRANDE MARCHE DE SOUTIEN AU PRESIDENT
FRANCOIS BOZIZE YANGOUVONDA

NOTRE PAYS NOUS APPARTIENT, NOUS VOULONS NOTRE INDEPENDANCE POLITIQUE ET ECONOMIQUE

NON A LA DIVISION ET A L'INGERANCE OCCULTE DE CERTAINS PAYS AMIS

NON A LA MAINMISE DE LA FRANCE SUR NOS RESSOURCES NATURELLES

NOUS VOULONS LE RESPECT DE LA SOUVERAINETE NATIONALE

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 01:07



LE MONDE | 25.03.09 | 15h13  •  Mis à jour le 25.03.09 | 15h13


En apparence, "l'Afrique de Papa" a eu raison de Nicolas Sarkozy. Trois ans après le discours de Cotonou (Bénin), où le candidat à l'Elysée avait promis l'avènement d'"une relation nouvelle (...), équilibrée, débarrassée des scories du passé", le président, qui s'envole jeudi 26 mars pour son quatrième voyage en Afrique noire, n'agite plus la bannière de la "rupture" avec la tradition d'opacité des relations africaines de la France postcoloniale.


Dès juillet 2007, le Gabon, dont le chef de l'Etat a été installé par le général de Gaulle en 1967, avait eu le privilège de son premier déplacement. Aujourd'hui, le Congo de Denis Sassou Nguesso, autre président contesté mais ami de la France, s'apprête à recevoir l'onction élyséenne à quelques semaines de l'élection présidentielle. Et l'uranium sera au coeur de l'escale prévue, vendredi, au Niger, où le groupe Areva vient de signer un contrat important.

Symbole de ce renoncement à l'aggiornamento annoncé, Robert Bourgi, l'héritier des réseaux gaullistes de Jacques Foccart, a mis son entregent au service de M. Sarkozy et de la préservation des amitiés et des secrets les moins avouables de la vieille Françafrique.


Amitiés ? Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, assume : "Nous n'avons pas vocation à nous brouiller avec ceux qui sont historiquement nos amis et nous ont rendus de grands services." Les pièces maîtresses de la présence française en Afrique - les présidents Omar Bongo du Gabon, Paul Biya du Cameroun, Blaise Compaoré du Burkina-Faso ou Denis Sassou Nguesso du Congo - peuvent donc toujours compter sur le soutien de Paris.

La manière dont la France a volé au secours du président tchadien Idriss Déby, menacé par des rebelles en février 2008, sans exiger la moindre démocratisation de son régime, illustre la même logique. De même que le silence de Paris sur la répression sanglante des émeutes qui, au même moment, enflammaient la jeunesse camerounaise révoltée par l'instauration de fait d'une présidence à vie par Paul Biya, au pouvoir depuis 1982.


Depuis les indépendances, le marché n'a guère changé : le soutien presque aveugle de la France, en échange du maintien d'une influence économique, politique et diplomatique, en particulier à l'ONU.

Fil rouge de la politique africaine de Nicolas Sarkozy, la "diplomatie de la réconciliation" est pourtant loin de se réduire aux manoeuvres florentines de M. Bourgi. Tandis que celui-ci rassure les maîtres de l'ancien "pré carré" français, la cellule diplomatique de l'Elysée représente, quant à elle, la tendance moderniste, favorable à une "refondation" de la politique africaine.


C'est la cellule élyséenne qui est chargée de déminer les dossiers lourds, tels que les contentieux judiciaires avec le Rwanda et l'Angola ou le dégel avec la Côte d'Ivoire. "Pour peser, la France doit parler avec tout le monde, et elle le peut, plus que d'autres pays", plaide Claude Guéant.

Ce sont aussi les diplomates de la cellule qui inspirèrent le discours prononcé par M. Sarkozy en février 2008 au Cap (Afrique du Sud) annonçant la renégociation de tous les accords de défense. Tournée vers l'avenir, cette parole était destinée à compenser les dégâts causés par le discours de Dakar (Sénégal), en juillet 2007, où M. Sarkozy, inspiré par son conseiller spécial, Henri Guaino, avait décrété que "l'homme africain n'(était) pas entré dans l'Histoire".


Quant au discret mais tout-puissant secrétaire général de l'Elysée, il traite de ce qui fait sans doute le coeur de l'intérêt de Nicolas Sarkozy pour l'Afrique : la sécurité de l'approvisionnement énergétique de la France et la recherche de nouveaux débouchés pour l'industrie nucléaire. Les pays concernés (Angola et Nigeria pour le pétrole, Afrique du Sud pour le nucléaire) se trouvent hors des anciennes colonies, ce qui suppose de construire des rapports "décomplexés", débarrassés des vieilles passions postcoloniales.


Cette prise en compte en haut lieu des intérêts économiques, bousculés par l'offensive chinoise et le retour des Etats-Unis, suppose à la fois de banaliser les relations hors de l'Afrique francophone, et de se rappeler au bon souvenir des vieux amis. "Quand on est ami de la France, il faut penser aux entreprises françaises", aurait glissé M. Sarkozy, fin 2007, au président togolais Faure Gnassingbé (élu avec le soutien de la France) qui hésitait à concéder le port de Lomé au groupe Bolloré, selon Le Canard enchaîné. "Avec Sarkozy, on est sorti du paternalisme, se félicite Anthony Bouthelier, le président délégué du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN). Les Africains n'ont que faire qu'on leur répète "on vous aime". Ils préfèrent qu'on fasse du business avec eux."


Ainsi se dessine un partage des rôles au sein de l'exécutif qui fait coexister la préservation des vestiges du "pré carré" francophone, avec la recherche, hors de ce champ, de relations au service de la paix et de l'économie française. A sa manière, Alain Joyandet, voyageur de commerce de la Françafrique sarkozienne, vend la mèche en reconnaissant un double langage : "Celui qui n'aurait pas deux fers au feu dans le monde où nous vivons serait bien imprudent."

 

Philippe Bernard


Article paru dans l'édition du 26.03.09

 

Robert Bourgi, l'héritier des secrets de la Françafrique


LE MONDE | 25.03.09 | 15h13  •  Mis à jour le 25.03.09 | 15h13


Le retour du refoulé françafricain sous la présidence de Nicolas Sarkozy s'est opéré en deux actes : à Paris, puis à Libreville (Gabon). Le premier a le charme discret des réunions de famille. Le palais de l'Elysée sert de cadre. Le 27 septembre 2007 au soir, en présence de plusieurs ambassadeurs africains, de la fille du président gabonais Omar Bongo et du fils de son homologue sénégalais Abdoulaye Wade, Nicolas Sarkozy fait Robert Bourgi chevalier de la Légion d'honneur.

 

Avocat né à Dakar voici 63 ans, il sert de missi dominici officieux tant aux présidents africains que français depuis des décennies. Il est le dernier héritier direct de Jacques Foccart, le patron historique des réseaux gaullistes en Afrique. Celui auquel le président donne du "cher Robert" incarne à s'y méprendre, selon une source anonyme, les "réseaux d'un autre temps" et les "émissaires officieux qui n'ont d'autre mandat que celui qu'ils s'inventent" dont le candidat Sarkozy avait, en 2006, annoncé la fin à Cotonou.


Quinze mois plus tard, le chef de l'Etat encense le "grand connaisseur de l'âme africaine" et l'ami "de vingt-quatre ans". Il engage le récipiendaire à "participer à la politique étrangère de la France avec efficacité et discrétion". "Il n'est pas dans mes intentions de rompre avec la tradition d'accueil et de coopération qui lie nos différents pays", insiste M. Sarkozy devant les représentants de régimes africains parmi les plus contestés.


"Le signal a été reçu 5 sur 5 par les Africains,
décrypte un diplomate. Intronisé au plus haut niveau, l'émissaire Bourgi entrait dans le dispositif officiel." Depuis, Robert Bourgi a rendu mille services. Il a organisé la première rencontre entre le président français et son homologue ivoirien Laurent Gbagbo, à New York en septembre 2007. Il s'est entremis avec l'Angola. Ses multiples ambassades accréditent la pratique d'une diplomatie en double commande et agacent profondément les diplomates. Robert Bourgi ? "C'est le Chat botté au service du marquis de Carabas, ironise l'un d'eux sous couvert d'anonymat. C'est un entremetteur mondain mais sur les affaires sérieuses comme le Darfour ou les Grands Lacs, il est largué."


UNE SEULE DIPLOMATIE


L'intéressé, que nous avons sollicité en vain, est retourné à son habituelle discrétion après avoir réussi un coup de maître : la mise en scène télévisée de la "reddition" de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, devant le président gabonais Omar Bongo. Ce second acte du grand retour de la Françafrique se passe le 10 avril 2008, moins d'un mois après l'éviction de Jean-Marie Bockel, le secrétaire d'Etat à la coopération coupable d'avoir prétendu "signer l'acte de décès de la Françafrique". A son arrivée au palais de Libreville, M. Guéant, flanqué d'Alain Joyandet, le successeur de M. Bockel, est accueilli par une équipe de Canal+ invitée par Robert Bourgi qui conseille M. Bongo. Les officiels français sont venus apaiser la colère du vieux président.


Ce dernier, devant la caméra, adresse une menace subliminale à M. Sarkozy. Faisant allusion à sa légendaire prodigalité à l'égard des partis politiques français, Omar Bongo évoque le "risque" qu'a pris M. Bockel en le mettant en cause. Il lance : "Il y a des choses entre les chefs d'Etat qui ne doivent être dites qu'entre chefs d'Etat."


Aujourd'hui, Claude Guéant tempère : "Robert Bourgi n'est pas l'envoyé du président. C'est quelqu'un qui a la confiance de responsables africains. Mais nous n'avons qu'une seule diplomatie, avec laquelle il est d'ailleurs en contact." A propos de son équipée à Libreville, M. Guéant assure qu'elle traduisait seulement "une décision de renouer des relations confiantes après une période de froid".

 

Philippe Bernard

Article paru dans l'édition du 26.03.09

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 18:36



Faisant suite à l’attaque des positions de la C.P.J.P par la Garde Présidentielle près de la ville de NDELE


En réponse au Communiqué de Presse de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (C.P.J.P.) en date du 20 mars 2009, faisant état de l’affrontement entre ses combattants et la Garde Présidentielle, le Gouvernement Centrafricain y a opposé un démenti catégorique.

Une fois encore, une dépêche de l’Agence African Press Organization (A.P.O.), publiée à Ndjamena, au Tchad, en date du 24 mars 2009, vient d’infliger un cinglant démenti au Gouvernement centrafricain.

En effet, l’Agence de Presse rapporte la déclaration du Haut Commissariat aux Réfugiés (H.C.R.) confirmant l’arrivée, le week-end dernier, dans les localités tchadiennes de Daha et Massambaye, de centaines de civils centrafricains fuyant les violents affrontements entre les forces gouvernementales et les combattants de la C.P.J.P., dans les localités d’Akroub–Soulbak-Koundé.

Plus grave, après le combat, progressant en direction de NDELE, les éléments de la C.P.J.P. ont découvert le cadavre de neufs (9) soldats des Forces Armées Centrafricaines, (F.A.C.A.), jetés dans la brousse par la Garde Présidentielle.

Cette nouvelle pratique indigne, qui viole le code de l’Honneur dû aux soldats morts au combat, consistant à enterrer sur place les soldats tués dans une fosse commune ou de les abandonner en brousse, est imposée depuis peu, par le Ministre de la Défense, pour se prémunir contre la colère des familles et la démobilisation de plus en plus grande de la troupe, au vu des corps rapatriés à Bangui.

Les combattants de la C.P.J.P. ont procédé à l’inhumation sommaire de ces soldats morts au combat.

Conséquence de cette pratique, le 24 mars 2009, lors d’une opération menée par les éléments de la C.P.J.P. contre un poste des F.A.C.A., dans le parc de l’Awakaba, les soldats ont préféré se débarrasser de leurs armes pour se fondre dans la brousse. Des armes de guerre et de munitions ont été ainsi saisies par la C.P.J.P.

Le jour où le Président Français, Nicolas SARKOZY entame un voyage officiel en Afrique, le 26 Mars 2009, le Président BOZIZE, au lieu de s’attacher à trouver une solution de sortie de crise par la voie pacifique, organise, à la même date, à Bangui, une «marche pour la paix», en vue de se saisir de l’occasion pour demander l’intervention militaire de la FRANCE contre la C.P.J.P., comme ce fut le cas en novembre 2006 contre les combattants de l’U.F.D.R.

Le Conseil Politique de la CPJP rappelle au Président BOZIZE, Grand Démocrate, assoiffé de Paix, qu’au lendemain du lâche assassinat du Commissaire Daniel SAMA par sa Garde Rapprochée, qu’une marche pacifique de protestation, organisée le lendemain par la population, a été réprimée par sa Garde Présidentielle par des tirs à balles réelles, faisant de nombreux blessés parmi les manifestants, sans qu’il n’ait daigné lever le petit doigt.

Le Conseil Politique de la C.P.J.P., étant tout aussi attaché à la Paix et à la Concorde Nationale, renouvelle ses exigences politiques non négociables:

1- Le strict retour à l’application des Recommandations du Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008 qui implique la dissolution du Gouvernement formé le 19 janvier 2009 et l’abrogation du Décret clandestin nommant Vice Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Monsieur Saïfee DURBAR, un escroc condamné par la justice, dont certaines de ses activités minières risquent de placer notre pays sur le ban de la Communauté Internationale.

2- L’ouverture immédiate et sans conditions, à l’extérieur du territoire centrafricain, d’une Table Ronde, en vue de négocier les conditions d’une sortie définitive crise.

Enfin, le Conseil Politique de la C.P.J.P. invite, une fois encore, les Forces Armées Centrafricaines, à faire l’économie de leurs vies pour de futures nobles missions dans l’intérêt de la Nation, et non au service du régime clanique et prédateur du Président BOZIZE

Fait le 25 mars 2009

Pour le Conseil Politique,
Le Coordonnateur Adjoint, Porte Parole

Colonel Charles MASSI

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 17:37

 


 

1 – Le Dialogue Politique Inclusif (DPI) sollicité par l’opposition démocratique et les groupes politico-militaires a eu lieu à Bangui, du 5 au 20 décembre 2008. Toutes les entités y étaient représentées et ont apporté leurs contributions à la réussite de cette concertation nationale. Capitaine Abakar Sabone, comment expliquez-vous la reprise des hostilités dans le Nord du pays ?

 

Capitaine Abakar Sabone : Tout d’abord, nous tenons à rendre hommage aux hommes et femmes qui ont permis la tenue du  Dialogue Politique Inclusif (DPI). Je tiens à rappeler aussi que, nous, en tant que mouvement politique qui incarne la voix de la majorité silencieuse de notre pays, nous avons forcé ce DPI au Président Bozizé, qui, dans le fond n’en voulait pas du tout. Les assises du DPI entendait  mettre fin aux difficultés à l’origine de la crise dans notre pays la République Centrafricaine et ont produit un rapport final consensuel, c’est-à-dire, un document contenant des recommandations sérieuses sur lesquelles toutes les forces vives du pays qui ont pris part à ce dialogue historique, étaient d’accord. Le DPI a institué des Comités de suivi pour la paix définitive dans le pays, dont : le Comité de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), afin d’entamer enfin le processus de mise en chantiers du développement de notre pays la République Centrafricaine.

 

Tous les observateurs politiques aussi bien internationaux que nationaux constatent avec consternation et regret la manière dont le régime Bozizé et ses acolytes torpillent les recommandations des assises du DPI. Ce serait trop long à élaborer dans les lignes qui nous sont imparties ici, je vous dirais tout simplement ce que disent les patriotes Centrafricains avertis, expérimentés, pour l’essentiel, les troubles reviennent au Pays parce que le Gouvernement n’a pas respecté ses engagements tel qu’attesté par la mauvaise gouvernance actuelle et le non respect de la parole donnée.

 

Le peuple centrafricain a le droit d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour mettre fin à un régime qui privilégie les intérêts personnels d’un petit clan courtisan autour de Bozizé au détriment des intérêts supérieurs de la nation. Vous comprendrez que la majorité silencieuse de notre peuple a tendu la main de dialogue politique inclusif au pouvoir en place à Bangui, mais BOZIZÉ ferme la porte, à double clés. Et, ce n’est pas de gaîté de cœur que le peuple opte pour le scalpel quand la pilule n’a pas réussi à juguler le cancer, le Régime de Bozizé.

 

2- Quelle est votre appréciation de la période de l’après DPI ?

 

Capitaine Abakar Sabone : Je vous fais remarquer que vous avez déjà des éléments de réponses à cette question dans la réponse de la première. Pour nous, la période de l’après DPI est fort décevante. Nous ne voyons aucun signe de changement d’attitude de la part du Gouvernement pour mettre en place les recommandations minimales issues des assises du DPI. À titre d’exemple, nous assistons à une série des méfaits contre la population : la dilapidation du trésor public se poursuit,  les fonctionnaires en général, incluant les FACAS, accusent des arriérés salariaux remontant à plusieurs mois, le délestage quasi-permanent de l’électricité partout au pays, l’insécurité généralisée tant de la population que des propriétés privées ou publiques, beaucoup d’enfants centrafricains continuent à aller à l’école sous l’arbre au 21è siècle et leurs enseignants mal rémunérés, le torpillage des recommandations du DPI, pour ne nommer que ces quelques cas notoires.

 

 Bref, Bozizé est resté égale à lui même, c’est-`a-dire quelqu’un qui ne respecte pas sa parole donnée, qui veut se cramponner au pouvoir en torpillant les recommandations du DPI en mettant en place une sorte de caste de parents et copains pour manipuler le processus électoral prévu en 2010.

 

On peut même dire que Bozizé sabote le travail et l’effort qui ont été fournis pour la tenue des assises du DPI par plusieurs personnes honorables et organes aussi bien nationaux qu’internationaux, surtout ceux du Guide de la Révolution libyenne, Mouammar KADHAFI et ceux du Président El Hadj Omar Bongo ONDIMBA qui ont toujours répondu favorablement à nos requêtes de réconciliation nationale.

 

La médiocrité bozizéenne atteint son comble quand il va au secours de son ami maffieux qui fait face à la justice d’un pays ami, nommé en catimini à un poste diplomatique important, Vice-ministre des Affaires étrangères de la République Centrafricaine, alors qu’il y a une multitude de nos concitoyens qui luttent pour obtenir un peu d’appui de l’État pour subvenir aux besoins de bases de leurs familles. Bozizé et ses acolytes qui se remplissent les poches vont même organiser  une marche de soutien à M. Saifee Durbar, le courtier financier de Bozizé. Nous sommes au Royaume de la distraction : rien pour les citoyens, rien pour le pays, rien pour l’avenir des  futures générations des Centrafricains. C’est ça, la situation d’après le DPI.

 

 

3- Êtes-vous d’accord que vous êtes manipulés par des têtes et des bras occultes qui cherchent à islamiser la République Centrafricaine ?

 

 

Capitaine Abakar Sabone  Il faut être sérieux dans des affaires qui nous préoccupent présentement. La cause que nous défendons est tellement sérieuse pour notre peuple et notre pays pour que je me laisse téléguider par qui que ce soit. Toute mon énergie et mon inspiration me viennent de la conviction que partagent la majorité des Centrafricains qu’il y a moyen de faire de la politique autrement et mieux que ne le fait le régime actuel à Bangui. Et,  faire de la politique pour nous, c’est préparer l’avenir de notre pays en tant qu’État de droit où la justice est égale à tout le monde quelle que soit sa croyance religieuse.

 

Je vous rappelle que le Père de notre République Centrafricaine, Barthélémy BOGANDA, a tenu à faire de cette République une République laïque où tous les citoyens sont égaux entre eux et devant l’État lui-même. J’en suis personnellement fier, puisque je ne vois pas d’alternative à cette politique clairvoyant du Président BOGANDA.

 

Parlant de la manipulation et de l’islamisation de la République Centrafricaine,  je vous demanderai de retenir ceci :

 

  1. s’il ya quelqu’un qui peut me manipuler c’est bien Dieu lui-même et

 

  1. chaque Centrafricain a le droit de choisir et de vivre dans notre pays selon sa croyance religieuse tout en  respectant les croyances de ses concitoyens.

 

Si vous voulez instaurer une politique visant à donner des faveurs ou plus de droit aux Musulmans au détriments d’autres citoyens Athées, Chrétiens, Animistes, Témoins de Jéhovah, Bahaï¨, etc., en République Centrafricaine, je vous combattrai politiquement de toutes mes forces.

  

4- Pensez-vous que seules les armes peuvent vous aider à rappeler le président François Bozizé à l’ordre ou à accéder au pouvoir ?

 

Capitaine Abakar Sabone  Des hommes politiques et militaires autrement plus aguerris et expérimentés que moi ont dit que la prise des armes est le prolongement de la politique. Il nous semble que Bozizé préfère la guerre au dialogue politique national. Son comportement et ses actes présagent un musellement politique et un bain de sang de nature génocidaire en République Centrafricaine : le profilage discriminatoire des citoyens par le biais de la carte d’identité, la distribution  d’armes sophistiquées (kalachnikovs, dernier cri) aux jeunes enfants (enfants soldats, eh oui)  qui auront l’odieuse opération dans des quartiers périphériques de Bangui où résident les Citoyens Centrafricains indésirables, selon le pouvoir en place à Bangui. Les Citoyens de ces quartiers crient d’ores et déjà au secours. Et, c’est sérieux.

 

Cependant, nous sommes convaincus que seule la guerre ne résoudra pas la crise en Centrafrique. Le volet politique est extrêmement important et nous l’avons ouvert,  de bonne foi, et n’a jamais été fermé.

 

5- Certaines sources disent que les groupes politico-militaires se sont fédérés. Si oui, quelles sont les raisons qui vous ont poussé à vous réunir ?

 

Capitaine Abakar Sabone  Vous vous souvenez certainement que l’Union des Forces Démocratiques et du Rassemblement, Centrafrique, UFDR-RCA) est issue des ententes entre le Groupe d’Action Patriotique pour la Libération de Centrafrique (GAPLC) dirigé alors par M. Michel Am Ndroko DJOTODIA, le Front Démocratique Centrafricain (FDC) par le Commandant Justin HASSAN et  le Mouvement des libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) par le Capitaine Abakar Sabone. MM, et DJOTODIA, HASSAN ET moi-même avions mis nos forces et énergies tant intellectuelles que physiques pour fonder l’UFDR, avec la conviction que l’Union fait la force. Elle est toujours la nôtre au sein du MLCJ.

 

Si nous poursuivons un but commun, qui est celui de doter notre pays d’un État de droit,, appelé à la prospérité par le labeur de ses citoyens dans la paix, la quiétude et l’amour de la Patrie, nous ne voyons pas pourquoi nous ne devrions pas mettre nos intérêts pécuniaires et égoïstes  de côté en faveur des intérêts supérieurs de la nation.

 

Et, pour éviter la cacophonie et favoriser la cohésion de nos actions en faveur du développement socio-économique de la RCA, nous croyons que la voie des alliances avec d’autres forces vives nationales qui ne sont pas contre la vertu et qui partage les mêmes préoccupations que le MLCJ, quant au développement, à la justice, à la paix, à la sécurité, à la souveraineté alimentaire, entre autres, est absolument indiquée.

 

Le MLCJ tend toujours la main de salut national  même à ceux qui ne partagent pas l’ensemble de ses  opinions et il est solidaire avec tous les exclus de Régime actuel à Bangui pour bâtir la RCA du 21è siècle.

 

  

6- Comment voyez-vous l’avenir du pays à l’approche des échéances électorales de 2010 ?

 

Capitaine Abakar Sabone  Le souhait ultime du peuple Centrafricain est de le voir en paix et où il pourra se mettre au travail pour le bâtir. Malheureusement, les observateurs et acteurs de la scène politique en Centrafrique notent que le désordre électoral s’annonce en RCA. Pour le MLCJ, le torpillage et la manipulation des recommandations du DPI ne sont que la pointe de l’iceberg de la mascarade des élections de 2010 si elles sont organisées par le clan des parents et amis que Bozizé a déjà mis en place pour s’assurer le contrôle du processus électoral.

 

Ne nous voilons pas la face, les Centrafricains sont encore bien partis pour des élections compromises, malheureusement. Il est de notre devoir d’éviter une telle situation.

 

Il se développe au sein des milieux près du pouvoir actuel à Bangui une sorte de panique, à court d’arguments, qui les poussent à mener des campagnes de dénigrement d’honorables hommes et femmes politiques du pays, surtout à mon sujet. Mon souhait ultime est que mes concitoyens adhèrent aux véritables idées de justice, d’égalité, de paix garantissant le développement et la prospérité de notre pays que proposent le MLCJ et ses alliés.

 

Je n’ai pas de leçon de patriotisme centrafricain à recevoir de qui que ce soit. Pour votre curiosité, demandez à Bozizé, lui-même, sur les efforts surhumains que j’ai fournis et les sacrifices que j’ai consentis pour apporter des changements salutaires dans la gouvernance de notre pays, des changements que Bozizé refuse.

 

À titre d’exemple, je vais vous révéler  qu’en 2003, l’État-major de la force de libérateurs avait proposé que tous les militaires regagnent les casernes et laisser les civils se présenter aux élections. Bozizé a refusé. On peut imaginer toute sorte de stratagèmes électoralistes qu’il va utiliser, à même le trésor public, pour se cramponner au pouvoir.   

 

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 13:08




Bangui, 25 mars 09 (C.A.P) – Selon des informations vérifiables obtenues d’un cadre du trésor public et auprès du ministère des finances, une première tranche de cinq milliards de F CFA sur les huit accordés par la CEMAC, a été décaissée par la BEAC et versée en espèces sonnantes au trésor public entre jeudi et vendredi dernier à Bangui.

Les autorités de Bangui avaient souhaité percevoir directement de la BEAC un versement en espèces sonnantes et trébuchantes des cinq milliards mais la direction nationale de la BEAC a préféré procéder plutôt à un virement sur le compte du trésor logé dans ses livres.

Il faut rappeler que cet appui financier exceptionnel de la CEMAC a été accordé à l’Etat centrafricain à l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’Etat tenu dernièrement à Libreville afin d’accompagner la mise en œuvre des recommandations du dialogue politique inclusif et est destiné en principe au financement partiel du programme dit de désarmement, démobilisation et de  réinsertion (DDR) des différentes rébellions.

En 2005, le financement d’un premier programme DDR financé par le PNUD et la banque mondiale avait déjà été purement et simplement détourné en toute impunité par les différents hauts responsables du pouvoir en place qui avaient eu à le gérer. Cela a donné lieu à l’acquisition de rutilantes 4x4 et la construction de somptueuses villas privées bien connues dans la ville de Bangui.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 02:42




24-03-2009 - L'ex Premier ministre du général Lansana Conté, François Lounceny Fall sera à Conakry ce samedi à 10 heures nous dit-on. Après sa démission du poste de Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique, Lounceny Fall, à l'image de Lansana Kouyaté rentre définitivement au bercail  pour créer son parti et conquérir le pouvoir.


Selon nos sources, le nom du futur parti de Fall est FUDEC (Fort Uni pour le Développement et le Changement. A présent, ce parti est composé des amis d'enfance du futur leader et de ses admirateurs.

 Le week-end dernier, une importante réunion s'est ténue au domicile de Fall à Taouyah dans la commune de Ratoma pour prendre des dispositions nécessaires à l’accueil du futur candidat aux élections présidentielles.


 FUDEC n'étant pas encore agrée, ce sont certaines organisations non gouvernementales de la place qui, selon nos sources, se sont mobilisées pour demander une autorisation d'accueil carnavalesque à Fall.



Minkailou Barry 224 64 24 75 06 Lejourguinée

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 18:59

 

AU DEPART DU GENERAL FRANCOIS BOZIZE

 

 

            Depuis l'accession au pouvoir du général François Bozizé, sa politique est dominée par l'exclusion et la haine, les violations répétées des droits de l'homme et la répression aveugle, les violations constantes de la Constitution, la mauvaise gouvernance et plus récemment encore, le refus délibéré d’appliquer les recommandations pourtant consensuellement adoptées par le Dialogue Politique Inclusif. La justice est instrumentalisée à sa guise.

 

            Le mérite, la compétence, la qualification et l’expérience, ne sont plus des valeurs prises en compte dans l’octroi désordonné des galons et l’évolution dans la carrière des armes. Les nominations aux postes de responsabilité dans la fonction publique, dans l'armée et le secteur parapublic, n’obéissent uniquement qu’à des critères d’appartenance  à l’ethnie Gbaya ou à la région de Bézambé et à la clientèle KNK. Jamais notre pays n’a connu un tel degré de tribalisation de l’Etat. On assiste quotidiennement à d’intolérables discriminations et une criante inégalité des Centrafricains devant la loi et la justice, tout cela, par le seul fait du pouvoir en place. On vient d’en avoir encore la preuve ces jours-ci avec la scandaleuse promotion de son fils Francis Bozizé au grade de colonel.

 

            Cette mauvaise gouvernance du régime Bozizé a entraîné un mécontentement sans précédent au sein des forces armées centrafricaines, ce qui se traduit aujourd’hui par la multiplication des foyers de rébellion sur toute l’étendue du territoire.

 

            Les valeureux soldats centrafricains sont négligés, humiliés et méprisés. Seuls les parents de Bozizé et ceux qui l’ont suivi dans sa rébellion sont avantageusement traités aujourd’hui en terme d’avancement et de promotion au sein de l’armée. En très peu de temps, ceux-ci, dont certains sont de braves illettrés, ont sauté sans vergogne plusieurs grades sans en réunir les conditions ni en avoir le profil.

           

            Le général François Bozizé a fait de notre armée, une institution devenue l'ennemi de son propre peuple qu’elle est pourtant censée protéger. Les armes achetées avec les deniers du peuple sont malheureusement utilisées pour tuer les filles et fils du pays. Plusieurs familles centrafricaines sont aujourd’hui endeuillées par des éléments du propre entourage immédiat du général Bozizé avec la bénédiction et protection de celui-ci. La liste des innocentes victimes est longue. Pourtant les assassins sont bien connus mais demeurent toujours impunis. Les parents du capitaine Koyangao, du lieutenant Assombélé Patrick, des commissaires Trépassé Hervy,  de Daniel Sama et autres victimes de l’ère Bozizé, sont toujours en attente des résultats des enquêtes prétendument ouvertes sur les circonstances de leur tragique disparition.

 

            Nous disons non au général Bozizé pour sa politique criminelle et condamnons fermement les nombreux assassinats et  exécutions sommaires jamais élucidés de valeureux cadres et fils du pays.

 

            Nous disons non au général François Bozizé pour sa gestion clanique de notre armée et exigeons que cessent les nombreuses distributions fantaisistes de galons et autres promotions  irrégulières en grades qui la déshonorent et discréditent. Notre armée nationale dont nous étions naguère fiers est aujourd’hui envahie de nombreux mercenaires étrangers recrutés pour les besoins de la cause par le général Bozizé.  

 

             François Bozizé ne se comporte pas en chef d’état. Nous n’en voulons pour preuve que l’organisation aujourd’hui d’un plan de génocide de certaines composantes de la nation par la distribution par son  régime d’armes de guerre aux milices privées.

 

            En six (6) ans de règne,  le bilan de François Bozizé est catastrophique :

 

-          Affairisme effréné ; détournement des deniers publics,

-          Tuerie à grande échelle des populations civiles dans la région nord du pays,

-          Exécutions sommaires des cadres de l’armée et de la police,

-          Prédation des biens de l’état, pillages des ressources naturelles,

-          Haute trahison à travers la nomination au poste de souveraineté de non nationaux etc.

 

            L'heure est grave et le pays est dans une impasse totale. Devant la gravité de la situation, le collectif des officiers républicains libres décide de prendre ses responsabilités et décrète la fin de la récréation ;

 

            Il lance un appel à la désobéissance totale à ses frères d'armes des FACA afin d’empêcher coûte que coûte le plan sordide et criminel en gestation pour massacrer encore les Centrafricains

 

            François Bozizé doit partir ; il est temps d'en finir avec son régime dictatorial et anti-national afin de rétablir une démocratie véritable dans notre cher et beau pays,  le Centrafrique.

 

            VIVE L’ARMEE NATIONALE ! LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE !

 

 

Porte parole du collectif des officiers.

 

 

Capitaine Joachim KOKATE

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 18:57




Bangui, 24 mars (GABONEWS) – Les travaux d’un séminaire destiné à la relecture des lois régissant les Télécommunications en République Centrafricaine ont démarré ce mardi à Bangui en présence du ministre en charge des postes et télécommunications, chargé des nouvelles technologies, Thierry Savonarole Maléyombo et des représentants des opérateurs de téléphonie mobile de la place.


Il s’agit des lois 07. 021 du 28 décembre 2007 et 07. 020 du 28 décembre 2007 portant réglementation des taxes et redevances sur les télécommunications dans le pays, qui selon le gouvernement et ses partenaires exploitants du secteur, méritent d’être relues pour être adaptées aux exigences de l’heure.


 
« J’ai décidé d’entreprendre la reforme de ces deux lois pour que chaque opérateur du secteur téléphonie mobile puisse y participer »,
a déclaré Thierry Maléyomo, expliquant que nombreux sont les opérateurs de téléphonie mobile qui ont constaté des insuffisances dans ces deux lois.


« C’est l’occasion offerte aujourd’hui à tous les acteurs dudit secteur de revoir ce qui ne va pas et de faire des propositions concrètes pour le développement des télécommunications et des nouvelles technologies en République Centrafricaine »,
a-t-il conclu.


 
Organisé par le ministère en charge des télécommunications, ce séminaire regroupe entre autres les responsables des quatre sociétés de téléphonie mobile du pays qui vont procéder à la relecture des deux lois en vue de les rendre conformes avec les textes des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 18:48

 


 NDJAMENA, Tchad, 24 mars 2009/African Press Organization (APO)/ — Des réfugiés continuent d’arriver dans le village isolé de Daha au sud-est du Tchad, fuyant l’insécurité permanente dans le nord de la République centrafricaine (RCA). Un groupe de 130 réfugiés centrafricains sont arrivés au Tchad en quête de sécurité le week-end dernier, après avoir traversé la rivière marquant la frontière entre les deux pays. Nous avons maintenant enregistré plus de 6 800 réfugiés centrafricains dans deux sites près du village de Daha. Par ailleurs, quelque 2 500 réfugiés centrafricains se trouvent dans le village tchadien de Massambaye, un second point d’entrée dans le pays situé à environ 125 kilomètres à l’est de Daha. Daha et Massambaye se situent à un kilomètre de la frontière instable entre le Tchad et la République centrafricaine.


 La majorité des nouveaux arrivants sont des femmes, des enfants et des personnes âgées. A Daha, les réfugiés ont dit au HCR qu’ils avaient fui le village de Kounde dans le nord de la République centrafricaine, où des combats entre les rebelles et les forces gouvernementales se poursuivraient. Les réfugiés ont dit qu’ils marché pendant deux jours avant d’atteindre la frontière et que davantage de personnes étaient encore cachées dans la brousse en République centrafricaine par crainte d’être attaquées ou tuées, et qu’elles essayaient de trouver un lieu en sécurité au Tchad. Les premiers groupes de réfugiés ont commencé à arriver dans la région de Daha à la mi-janvier.


 Les réfugiés disent qu’ils ne souhaitent pas retourner chez eux actuellement à cause de l’insécurité persistante dans le nord de la République centrafricaine. Ils ont également dit qu’ils souhaitaient rester près de la frontière. Le HCR et ses partenaires distribuent des articles de secours, comme des bâches en plastique, des nattes de couchage, des couvertures et des jerrycans. Les réfugiés ont commencé à construire leurs propres petites huttes. Nous continuerons à fournir l’assistance adéquate à ceux qui se trouvent à Daha et à Massambaye, mais la région deviendra inaccessible au début de la saison des pluies fin avril.


 Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni un mois de rations alimentaires et d’autres distributions sont prévues. MSF-France fournit actuellement de l’eau potable pour les réfugiés et l’UNICEF a construit des latrines communes. Le HCR finance le dispensaire local de Daha. Des enfants réfugiés malnutris ont reçu des rations alimentaires supplémentaires et tous les enfants nouvellement arrivés sont vaccinés contre la rougeole et la polio.


 Il y a déjà 56 000 réfugiés centrafricains dans cinq camps au sud du Tchad. Dans l’est du Tchad, plus de 250 000 réfugiés soudanais originaires du Darfour sont hébergés dans 12 camps gérés par le HCR.

Nous fournissons également une assistance à 166 000 Tchadiens qui sont des déplacés dans leur propre pays.


SOURCE :
Office of the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR)

 


HCR: des réfugiés centrafricains continuent d'arriver au Tchad

GENEVE, 25 mars (Xinhua) -- Des réfugiés continuent d'arriver au sud-est du Tchad, fuyant l'insécurité permanente dans le nord  de la Centrafrique, a indiqué mardi le Haut Commissariat des  Nations Unies pour les réfugiés (HCR). 

     Un groupe de 130 réfugiés centrafricains sont arrivés au Tchad le week-end dernier, après avoir traversé la rivière marquant la  frontière entre les deux pays. Le HCR a maintenant enregistré plus de 6.800 réfugiés centrafricains dans deux sites près du village  tchadien de Daha, a précisé un porte-parole du HCR, Ron Redmond,  lors d'un point de presse à Genève. 

     Par ailleurs, quelque 2.500 réfugiés centrafricains se  trouvent dans le village de Massambaye, un second point d'entrée  dans le pays situé à 125 km à l'est de Daha. Daha et Massambaye se situent à un km de la frontière instable entre le Tchad et la  Centrafrique. 

     La majorité des nouveaux arrivants sont des femmes, des  enfants et des personnes âgées. A Daha, les réfugiés ont dit au  HCR qu'ils avaient fui le village de Kounde dans le nord de la  Centrafrique, où des combats entre les rebelles et les forces  gouvernementales se poursuivaient.  

     Le HCR et ses partenaires ont distribué des articles de  secours, comme des baches en plastique, des nattes de couchage,  des couvertures et des jerrycans. Les réfugiés ont commencé à  construire leurs propres petites huttes.  

     Le HCR continuera à fournir l'assistance adéquate à ceux qui  se trouvent à Daha et à Massambaye, mais la région deviendra  inaccessible au début de la saison des pluies fin avril, a dit le  porte-parole. 

     Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni un mois de  rations alimentaires et d'autres distributions sont prévues.  MSF-France fournit actuellement de l'eau potable pour les réfugiés et l'UNICEF a construit des latrines communes. Le HCR finance le  dispensaire local de Daha.  

     Il y a déjà 56.000 réfugiés centrafricains dans cinq camps au  sud du Tchad. Dans l'est du Tchad, plus de 250.000 réfugiés  soudanais originaires du Darfour sont hébergés dans 12 camps gérés par le HCR. L'agence des Nations Unies fournit également une  assistance à 166.000 Tchadiens qui sont des déplacés dans leur  propre pays.

 

 

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 14:54

 



Un ancien et un nouveau pasteur qui s’affrontent



Les forces de l’ordre sont parvenues à ramener le calme hier dans le quartier de l’église de Kina à Bangui. Cinq personnes ont été blessées  dimanche dans des affrontements entre les partisans du pasteur Touangaye l’ex responsable de l’église de Kina et le pasteur Isaac Zokoué le nouveau. L’église n’a pas pu ouvrir. Elle est fermée depuis 2006 en raison d’une histoire de détournement de fonds.


Carine Frenk :


Première église protestante de Bangui, l’église baptiste de Kina se divise autour de la personnalité de son pasteur. Soupçonné d’avoir détourné l’argent de la dîme, le pasteur Thomas Touangaye est écarté en août 2006 par l’Union Fraternelle des Eglises Baptistes (UFEB). Il proteste. Le gouvernement ferme l’église. En décembre, un groupe de diacres opposés au pasteur décident d’occuper les lieux. Un incendie se déclare au presbytère où vit le pasteur. Dans un discours radiodiffusé, le chef de l’Etat centrafricain François Bozizé accuse alors les diacres d’être responsables de l’incendie ; évoque la loi du Talion et ordonne que soient incendiées leurs maisons. Trois maisons seront détruites par les flammes. Depuis, l’église est restée fermée. Avant hier, elle devait rouvrir avec à sa tête un nouveau pasteur, Isaac Zokoué qui fut le président du dialogue national en 2003 mais les partisans du pasteur Touangaye sont entrés en action. Cris, jets de pierre. Selon Isaac Zokoué, certains témoins ont même évoqué une tentative d’incendie alors qu’il y avait dans l’église plus de mille personnes. « C’est faux ! » s’insurge le pasteur Touangaye. « Nous étions venus en signe de réconciliation mais on nous a empêchés d’entrer ». « Ces comportements ont encore une fois foulé au pied les principes chrétiens » rappelle de son côté le pasteur Zokoué avant d’ajouter ; « L ‘église doit être un lieu de tolérance et de pardon ».

 

RFI - Afrique matin du 24 mars 2009 édition 5h 30 - 6h TU

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