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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 00:40

 

 

Bangui, 1er jui (ACAP)- Le gouvernement centrafricain a publié, vendredi 30 mai, la liste des personnalités choisies pour siéger au Comité National de Lutte contre la Corruption, organisme créé le 31 mars dernier par le président François Bozizé.

 

Présidé par M. Joseph Bida Koyagbélé, Conseiller spécial auprès du Premier ministre chargé de la bonne gouvernance, ce comité se compose de 14 personnalités issues de l'administration, du secteur privé et de la société civile.

 
Parmi elles, il convient de signaler la présence des syndicalistes Etienne Paulin Songoli de la Confédération syndicale des travailleurs centrafricains (CSTC) et Innocent Yakoda de l'Union syndicale des travailleurs de Centrafrique et de M. Patrick Dejean, président du Groupement interprofessionnel centrafricain (Gica, patronat).


Censé "élaborer et mettre en œuvre la stratégie nationale de lutte contre la corruption et assurer sa diffusion auprès des acteurs publics et privés", selon les termes de l'Arrêté du Premier ministre publié vendredi, le comité doit adresser au gouvernement, dans un délai de 60 jours "une liste des actions prioritaires qu'il entend engager dans le domaine de la lutte contre la corruption".

 
Bien que régulièrement pointée par les experts des institutions financières comme l'une des causes de la faiblesse des recettes du trésor public, la corruption n'a pas fait jusqu'ici l'objet d'une lutte systématique de la part des pouvoirs publics.

 

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Est-ce l’hommage du vice à la vertu ? A quand la mise en examen et le procès des deux ministres du gouvernement Bozizé ouvertement mis en cause pour corruption le 19 novembre 2007 au palais de l’Elysée par Nicolas Sarkozy lorsqu’il avait reçu 12 minutes un certain François Bozizé ? On a parlé d’un certain Sylvain Ndoutingaï, qui a pris depuis du galon pour devenir ministre d’Etat aux mines et un certain Côme Zoumara naguère ministre des affaires étrangères mais actuellement au chômage parce que limogé entre temps du gouvernement. Bozizé a d’ailleurs tenté vainement de le caser comme son dircab. Tout le reste n’est que diversion pour amuser la galerie….

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 00:06

 

DU BUREAU POLITIQUE DE L’U .F.D.R

Relative à sa participation au Dialogue Politique Inclusif

 

 



Abakar Sabone et Charles Massi à Ibadan au Nigeria 

Du 24 au 25 Mai 2008 , s’est tenue à LAGOS au Nigeria, une réunion du Bureau Politique de l’UFDR, dans l’objectif de faire le point sur la situation politique nationale, définir la stratégie politique et militaire de l’Organisation au regard du raidissement de la position du Gouvernement suite à la désignation du Colonel Charles MASSI, Coordonnateur Politique et fixer les conditions à la participation de l’UFDR à la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif.

 

Les participants à ces travaux, ont tenu à rendre un vibrant hommage à Leurs Excellences, EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA, Médiateur de la Crise Centrafricaine, Président de la République Gabonaise, Thomas BONI YAYI, Président du Bénin,Médiateur es qualité choisi par les Autorités Politiques Centrafricaines, le Colonel KADHAFI,Guide de la Grande Jamahiryia, Médiateur de la Zone CEN SAD et Nicolas SARKOZY, Président de la République Française dont les contributions multiformes ont contraint le Président François BOZIZE à accepter l’organisation d’un Dialogue Politique Inclusif en vue d’un règlement pacifique de la crise centrafricaine

 

Alors que les Membres Fondateurs de l’UFDR se trouvaient dans l’impossibilité d’entrer en négociation avec le Gouvernement Centrafricain, ce dernier a signé, hâtivement, le 13 Avril 2007 à Birao, un Accord de Paix avec le Chef militaire de l’UFDR, sans la moindre garantie de bonnes fins et sans information préalable au Bureau Politique.

 

C’est pourquoi, le Bureau Politique de l’UFDR,avait dénoncé l’Accord de Paix du 13 Avril 2007, au lendemain de sa signature par son Chef d’Etat-Major, car il comportait les germes de violentes contestations futures comme ce fut le cas des anciens compagnons d’armes du Général BOZIZE, le 17 Avril 2004 à BANGUI.

 

 Malgré le chantage éhonté du Président BOZIZE ,à l’endroit de l’Etat-Major de l’UFDR,pour les amener à se désolidariser du Bureau Politique, suite à la désignation du Coordonnateur Politique, la Direction du Mouvement à qui l’écrasante majorité de la troupe est restée fidèle, réitère son rejet de l’Accord de Paix du 13 Avril 2007 et porte à l’attention de l’opinion nationale et internationale, les conditions de sa participation à la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif comme suit :

 

1-Rénégociation de l’Accord de Paix du 13 Avril 2007, sous les auspices de Son Excellence Thomas YAYI BONI, Président du Bénin,Médiateur es qualité, comme son Frère le Président François BOZIZE , le lui avait expressément demandé par lettre et qu’il avait accepté en leur temps.

 

Cette Renégociation pourrait se faire en coordination avec le Médiateur de la zone CEN SAD, le Colonel KADHAFI, Guide de la Grande Jamahiryia. Elle devra aboutir à un Accord définitif  de Cessez-le feu et prendre en compte tous les aspects financiers du cantonnement, du désarmement, de la démobilisation de la troupe et  de l’intégration des cadres et combattants dans la vie politique et les Forces de Défense et de Sécurité centrafricaine..

 

2- Négociation et signature de l’Accord Global de Paix, à Libreville ,sous les auspices du Médiateur de la Crise Centrafricaine, Son Excellence EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA.

 

L’accord Global de Paix, signé par tous les parties prenantes à la crise politique centrafricaine :Gouvernement Centrafricain, groupes armés, partis politiques et la société civile, doit fixer de manière expresse :

 

a)-les arrangements militaires, notamment,les conditions financières liées à la démobilisation, l’indemnisation des combattants, les critères détaillés et objectifs de leur intégration dans les Forces, mais aussi la réciprocité de la neutralisation des moyens de nuisance par les armes, la détribalisation des Forces de Défense et de Sécurité et la fin de la transformation de la République Centrafricaine en une garnison des Forces étrangères en soutien exclusif au régime tribaliste, corrompu et incompétent du Président BOZIZE.

 

b)-Le retour de la confiance avec :

-les reformes radicales au plan politique et économique pour mettre fin de la politique d’exclusion avec le strict respect du principe de l’impartialité de l’Etat qui bannit toute discrimination fondée sur l’appartenance régionale, ethnique ou religieuse ainsi que la mise hors d’état de nuire du monopole familial sur tous les rouages de l’Etat, les ressources financières et l’opacité de la gestion des richesses naturelles du pays.

 

3- Pour la sérénité des débats et la sécurité des participants, la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif doit se tenir à l’extérieur du pays et ses Résolutions immédiatement exécutoires.

Tenant compte du pourrissement de la situation économique et sécuritaire et la nécessité d’y apporter une solution radicale avec un Gouvernement de Consensus National et un Parlement au service du Peuple, le 15 Juin 2008 doit être considérée comme date butoir pour l’organisation de la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif.

 

Par ailleurs S’agissant du Coordonnateur Politique, le Colonel Charles MASSI, des informations en provenance de BANGUI confirme que le Président BOZIZE, a engagé contre lui une vaste campagne disproportionnée de représailles contre lui, les siens et ses biens  et indirectement contre l’UFDR .

 

Si le Bureau Politique de l’UFDR qui s’est déjà engagé dans le processus de paix avec le pouvoir a choisi de faire appel au Colonel Charles MASSI , c’est que le Président BOZIZE qui, en lui fermant les portes du Parlement et du Comité Préparatoire du Dialogue Politique, l’a privé de tous ses droits. L’UFDR, lui a fait appel dans un cadre pacifique afin qu’il l’aide à élargir sa base politique en prenant en compte les préoccupations de la Nation toute entière.

 

L’UFDR qui a gardé toute ses capacités militaires et pourrait les accroître si nécessaire, prend à témoin l’opinion Nationale et Internationale des conséquences fâcheuses des  actes du  pouvoir contre le Coordonnateur politique et dégage, par avance, sa responsabilité d’une rapide dégradation de la situation militaire sur le terrain si le Président BOZIZE et ses aventuriers devaient mettre à exécution leurs menaces contre sa personne, les proches et les biens.

 

Fort de ce qui précède,le Bureau Politique de l’UFDR en appelle à l’intervention des Médiateurs des zones CEMAC et CEN SAD,les Nations Unies, l’Union Africaine, l’Union Européenne et la France, pour qu’ils prennent toutes les mesures nécessaires à une organisation rapide du Dialogue Politique, pour le retour de la confiance, la sécurité et la stabilité politique dans la sous région d’Afrique Centrale.

 

Le Bureau Politique à mis en place une structure chargée de la Prévention des violences contre les populations civiles et de la Protection des Droits humains dans les zones sous son contrôle.

Le Bureau Politique à mis en place une structure chargée de la Prévention des violences contre les populations civiles et de la Protection des Droits humains dans les zones sous son contrôle.

Cette structure travaillera en étroite collaboration avec le Bureau des Nations Unies en Centrafrique, les organisations de défense des droits de l'Homme.

Le Bureau Politique félicite le Président de l'UFDR pour avoir rapidement mis en place un nouvel Etat-Major militaire et l'invite à monter en grade les Officiers d'Etat-Major et de la branche politique du Mouvement.

 

Fait à LAGOS le 25 mai 2008

 

Capitaine Abacar SABONE

Colonel Charles MASSI

Capitaine André KOGBE

Commandants Coordination Militaires

Michel Am Nondroko Djotodia – Président de l'U.F.D.R.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 23:54

 

L’arrestation de Jean-Pierre Bemba a donné lieu à un déferlement de réactions et prises de position de beaucoup de donneurs de leçons de démocratie et pseudos spécialistes de respect des droits de l’homme de tout acabit, dont la haine contre le président Patassé n’avait d’égal que leur volonté mal dissimulée à absoudre le chef rebelle Bozizé et ses hordes à côtés desquels les éléments du MLC étaient sans nul doute des enfants de coeur. La noble cause des droits de l’homme ne doit pas être utilisée dans des manœuvres politiciennes visant à affaiblir une des parties dans la situation de belligérance qu’avait connue la République centrafricaine depuis le coup d’Etat manqué revendiqué par le général André Kolingba en passant par les deux autres tentatives également ratées de François Bozizé de novembre 2001 et du 25 octobre 2002.

 

L’appui des forces du rebelle congolais Jean-Pierre Bemba (de si triste réputation), venues à la rescousse de Patassé lors des combats avec les forces de Bozizé a été dénoncé, la FIDH allant jusqu’à instruire une plainte à la Cour pénale internationale (CPI) contre l’ex-président centrafricain et Bemba, pour «crimes contre l’humanité». Il n’est un secret pour personne que l’hostilité, voire la haine que vouaient certaines personnalités de l’opposition politique d’alors au régime du président Patassé, les a conduits à faire feu de tout bois et à tenter de renverser coûte que coûte son pouvoir. Il faut croire que depuis le retrait des troupes du MLC, il n’y a plus eu de viol de femmes ni quelques exactions que ce soit en Centrafrique. Depuis un peu plus de cinq ans que le président Patassé n’est plus à la tête des affaires de la RCA, tout baigne coté droit de l’homme dans ce pays.

 

De ce point de vue, l’affaire de l’appui apporté par les troupes du MLC était pain béni car tombant à point nommé. La section centrafricaine de la FIDH que dirigeait Me Nicolas Tiangaye a saisi l’occasion pour régler les comptes du président Patassé par une exploitation politicienne des exactions commises par les éléments du MLC lors de leur intervention et lui en faire porter la responsabilité morale ainsi qu’à Jean-Pierre Bemba. La LCDH et la FIDH en ont profité pour roder la fonctionnalité de la toute fraîche cour pénale internationale dont le président Patassé lui-même avait pourtant incité et encouragé l’assemblée nationale à ratifier les textes de la convention de Rome qui l’a portée sur les fonds baptismaux.  Dès lors, il fallait diaboliser au maximum Patassé et son régime, tandis que de l’autre côté, Bozizé et sa rébellion aux conséquences plus ravageuses, pourtant adeptes des mêmes pratiques qui sont dénoncées par ailleurs et ayant abouti à la saisine de la CPI, étaient absout et avaient le droit de poursuivre leurs actions jusqu’ à s’emparer et s’installer au pouvoir.

   

Mais cette présence massive de zakawa n’a pas suffi pas à stabiliser le pays, même si elle protège jusqu’ici le régime. C’est jusqu’à seulement un passé récent que certaines ONG comme Human Right Watch et Amnesty International ont eu à dénoncer le drame qui se déroulait silencieusement dans les régions du nord ouest, centre nord et nord est du pays. Des  violations massives des droits de l’homme se sont multipliées dans un silence international quasi total jusqu’à ce jour, opérées par des «libérateurs» constitués de proche parents de Bozizé tel que le tristement célèbre capitaine Eugène Ngaikoisset, ou les chiens de guerre souvent venus directement de l’armée tchadienne, ou encore issus des bandes de coupeurs de route qui prospèrent et écument depuis un «no man’s land» aux confins du Tchad, de la Centrafrique et du Cameroun.

 

Le prétexte et la logique de la responsabilité morale invoqués par la LCDH et la FIDH pour saisir la CPI conduisent inévitablement à se poser des questions sur le degré de politisation de ces organes. Si on doit retenir ce raisonnement, à quand un procès par la CPI des états et dirigeant d’alors, français, belge, portugais, espagnol, allemand et autres et du roi des Belges...moralement responsables d'atrocités et d'horreurs commis dans leurs ex-colonies aux 19e et 20e siècles ?

A quand le procès de la Reine d’Angleterre et des dirigeants britanniques tout aussi moralement responsables pour les crimes commis par leur pays en Afrique et dans leur vaste empire colonial ? A quand le procès par la CPI des secrétaires généraux des Nations Unies dont certains casques bleus commettent fréquemment ça et là des exactions, notamment et surtout des viols de jeunes filles et de femmes en RDC, Côte d’Ivoire et à Haïti ? Il n’est jamais venu à l’esprit de qui que ce soit de demander la traduction devant la CPI de Kofi Annan ou Ban Ki Moon parce qu’ils seraient moralement responsables de ces forfaitures. Des soldats français ont volé des billets de banque dans des agences de BCEAO qu’ils étaient chargés de garder en Côte d’Ivoire. Personne n’a songé à en rendre responsable ni moralement ni pénalement le président Jacques Chirac à l’époque. 

 

L’évidente et scandaleuse implication tchadienne en Centrafrique des éléments de la garde présidentielle de Déby dans l’arrivée au pouvoir de Bozizé le 15 mars 2003 n’a été admise à demi-mot que parce Patassé a été renversé et contraint d’aller encore en exil. La CEMAC, les USA et la France avaient exigé à cor et à cri le départ des militaires libyens qui assuraient sa sécurité. C’était en fait pour mieux faciliter l’entrée des mercenaires de Bozizé. La force d’interposition de la CEMAC, installée dans le pays à la suite de l’accord de Libreville du 2 octobre 2002 pour défendre «les institutions républicaines», s’est vite défilée, quand les rebelles du général Bozizé ont attaqué Bangui en l’absence du président Patassé. Le problème de fond est que les forces armées, composées de soldats en haillons, non formés aux règles républicaines est complètement déstructurée.

 

Les viols collectifs, les exécutions sommaires, les incendies délibérés de villages par des «libérateurs» aux allures de conquérants qui se croient tout permis ont cours jusqu’aujourd’hui. A tel point que les évêques centrafricains se sont sentis obligés entre temps de sortir de leur silence. «Dans les villes, sur les routes, dans l’arrière-pays, des hommes armés et en tenue imposent leur loi (…) Avec vous, nous avons pensé que les violences et les exactions subies pendant les événements qui ont précédé et accompagné le changement de régime allaient cesser. Hélas, nous devons tous et tous les jours, faire face à de multiples tracasseries, sinon à de graves dangers. Il est temps d’ouvrir le pays à un avenir meilleur, quant à la sécurité, au développement intégral, au sens de la Nation, et à l’engagement civique»,

 

Les Centrafricains qui ont signé le 7 décembre 2002 à Gonesse, ignoraient-ils que leur signature équivalait à un permis délivré à Idriss Déby  pour envahir et coloniser leur propre pays ? Les signataires de ce «Munich» du 7 décembre 2002 savaient-ils donc tous que des forces d’occupation entreraient en République centrafricaine, y installeraient par le sang et l’airain, un pouvoir fantoche au nom duquel elles pilleraient nos ressources, profaneraient nos tombes et couperaient les têtes qui tenteraient de dépasser ? Ainsi se résume depuis le 15 mars 2003 le quotidien du Centrafricain dans son propre pays, tandis que ces démocrates rétifs au verdict des urnes ont occupé, en reconnaissance des services rendus à Bozizé et l’occupant, des fonctions honorifiques à la présidence, au gouvernement, au Conseil national de Transition ou au sein des forces de sécurité.

 

En Centrafrique, faut-il malheureusement rappeler que c’étaient les partis politiques de l’opposition qui avaient appelé au coup d’Etat qu’ils ont présenté comme un « sursaut patriotique », et sanctifié la prise du pouvoir de Bozizé et de ses alliés tchadiens. Mais au fil du temps, ils ont été progressivement marginalisés. Après avoir servi de «caution démocratique» au général Bozizé, Abel Goumba, le «doyen» de la classe politique, prétendu modèle d’intégrité, a été «viré» de la Primature, et a occupe un moment le poste de vice-président, puis actuellement médiateur de la République sans aucun pouvoir décisionnel réel. Plusieurs autres piliers de son pouvoir dit de transition sont pour la plupart, devenus au fil des années, des exilés politiques volontaires à Paris. Bozizé, qui veut désormais s’installer durablement au pouvoir, après avoir promis et juré de ne pas imiter son frère d’armes l’ivoirien Robert Guéï, voit derrière chaque leader de parti politique centrafricain, un dangereux rival.

 

L’hypocrisie de la communauté internationale dont la CPI est un appendice est telle que le droit et l’absolution sont nécessairement du côté du vainqueur. Malheur aux vaincus en quelque sorte. Arrivé au pouvoir par les canons, Bozizé peut se permettre aujourd’hui de crier victoire mais s’il avait perdu la guerre qu’il a portée en Centrafrique avec l’aide des mercenaires zakawa, il en serait advenu autrement de son sort.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 23:50



 par Joseph-Nestor Ouamba-Patas

 

 

 

"For the success of forum on Central African Republic crises ; this forum should be taken place abroad. Libreville could welcome this forum regarding the output of the last political agreement between a wing of opposition and Bozizé regime. Mr Fall, United Nations representative in Central African Republic must emphasise on this proposal. Which a way of responsibility and efficiency."

 

 

Doing politics or being politicians implies to be clever and wise. Sure, talks  make wholly part of  politics. Politicians have to use talks to settle social conflicts and to establish :  good understanding between citizens and policymakers, respect for institutions and rules of law. Positive talks, substantive talks, direct talks could bring profit to a stability and search of economic growth. Talks constitute the masterpiece of politics. So, so-called politicians in Central African Republic are more talkative. They talk but for nothing, no substantive and relevant ideas could be found in their thought for the country. It is right to put it out because at that time, politicians are fluently talking about Inclusive National Dialogue without defining where this latter will be set. It is clear that Bozize legitimacy and Human Rights respect are topics which dominate this political forum..

 

To be true politicians have no alternative to manage the success of this forum. Observing the calamitous state of Central African Republic in all scope of activities this dialogue is come in right. That means government ruling party, opposition and elite are emboldened in this process. That is why, it is compulsory for them to declare publicly where this forum can take place. But, it is clear that organising this forum in Central African Republic will turn to a failure. A complete failure with deep dangerous consequences on the country.

 

Policymakers and elites are invited to avoid this country of catastrophe : poverty, corruption, public funds embezzlement, oppression, dictatorship, economic severe downturn crimes and many kinds wrongdoing which impair this country to develop itself. From now, what is important for policymakers of this country is to converge on the fact that : Inclusive National Dialogue should set abroad. On this way Libreville is well indicated. Thinking on Central African Republic now gives stimulus to say : Better is to be talkative, more talkative but what to say about where the political forum has to take place.

 

Centrafrique-presse has already made its choice : "Libreville" It is a matter responsibility, security, mutual-respect among participants and possible positive outcome. May be wisdom is to find in this choice. Regarding needs this country faces and ready solutions which must be experimented ; Inclusive National Dialogue should take place abroad.  This means change and and true one. Central African Republic is waiting for  it. Are policymakers understood that? Time is now to show patriotism, the preservation of common good.

 

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Ils sont des politiques. Ils le disent. Ils parlent. Ils sont volubiles et  non diserts. Enfin, des politiques ils peuvent se revendiquer ce statut. Mais, voilà en politique le dialogue gouverne. Il est le catalyseur de la démocratie. Les conflits sociaux trouvent leur issue en politique par le dialogue. L'on résout des divergences, des contradictions, ambiguïtés politiques que par le dialogue. En Centrafrique, des politiques, l'on en trouve. Parce qu'ils déclament. En réalité même Dieu ne sait si ceux-là sont politiques ou pas. Pourquoi? parce que la qualité fait défaut. Ces politiques parlent. C'est vrai. Ce qu'ils disent manque de substance. Ils sont vides parce qu'incapables de penser par eux-mêmes, puis d'envisager des solutions appropriées. Et l'on évoquait Dieu par-ailleurs. C'est dire qu'IL déplore la pusillanimité de ces politiques qui n'ont rien à proposer.

 

Mais ils attendent de recevoir tout. Et de qui? Voilà le malheur des politiques de la Centrafrique. Et la Centrafrique tourne en rond. Ils parlent. Ils parlent. Sur le Dialogue National Inclusif, ils ne savent même pas où celui-ci peut se tenir dans la quiétude et la sérénité. ils parlent pour ne rien dire. Ils sont vides. Ils n'ont que la vision de la convoitise. Et l'on observe manquent de discernement. C'est ce défaut qui les caractérise. Et la majorité qui gouverne, et l'opposition, et les élites doivent se résoudre que le forum politique ne peut se tenir en Centrafrique. S'il a lieu dans ce pays c'est dire que la crise n'aura pas d'issue positive. Il y aura beaucoup d'exclus. Et la Centrafrique n'aura pas effectué un progrès.

 

C'est dire que la Centrafrique demeurera dans la tourmente de la crise. Et pour conséquences : la corruption, les détournement des deniers publics, la pauvreté, une Administration atone incapable d'offrir un service public digne aux citoyens. Et la Centrafrique de mal en pire. C'est pourquoi, il y a lieu d'organiser ce forum à l'étranger. Ainsi, des propositions appropriées peuvent être formulées au profit de la résolution de la crise. Organiser la dialogue à l'étranger c'est une voie sage et respectueuse pour la Centrafrique. Que les politiques, Oh non, plutôt les politiciens aient à discerner entre les intérêts de la Centrafrique et ceux de la dictature.

 

Pour dire vrai, la Centrafrique sous la dictature de Bozizé est devenue un paillasson. Ce régime est un obstacle sérieux pour son développement. Il faut le comprendre. L'on doit envisager le dialogue comme instrument de résolution de la crise de la Centrafrique et instrument au service de la consolidation de la dictature. Pour préserver les intérêts de la Centrafrique, il faut parler de la Centrafrique, sa crise  à l'extérieur C'est le changement qui l'impose. C'est aussi le patriotisme.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 03:33

 

 



REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE


Chef de l'Etat: François Bozizé
Chef du gouvernement: Elie Doté
Peine de mort: abolie en pratique
Population: 4,2 millions
Espérance de vie: 43,7 années
En vertu de mortalité-5 (m / f): 183/151 par 1.000
Alphabétisation des adultes: 48,6 pour cent

 




  Les groupes armés, les soldats gouvernementaux et les groupes criminels ont tué des civils, détruit et incendié des biens et maisons, pillé, enlevé et violé en toute impunité. Des dizaines de milliers de civils dans le nord de la République centrafricaine (RCA) ont continué à fuir vers le sud du Tchad, le Cameroun et d'autres pays voisins, la violence et les violations des droits de l'homme.


Contexte


Tout au long de l'année, le gouvernement centrafricain a été sous la pression pour trouver un règlement pacifique au conflit armé entre les forces gouvernementales et les groupes armés qui ont commencé à la mi-2005. En Février, avec la médiation de la Libye, le gouvernement a signé un accord de paix avec le Front démocratique pour la libération du peuple centrafricain, FDPC), et le 1er avril, le gouvernement a signé un accord avec l'Union des Forces Démocratiques pour l'unité (Union des forces démocratiques pour le rassemblement, UFDR). Les deux accords n'avaient pas été pleinement appliqués à la fin de 2007, cependant en juin, le gouvernement a publié les noms de 18 membres présumés coupables de l'UFDR. En Décembre, le Président Bozizé a nommé un organe consultatif pour le dialogue national.

 
Les forces gouvernementales, en particulier ceux de la garde présidentielle, ont été accusés de tuer les évaluations des civils, tandis que les groupes armés ont enlevé et tué ceux qui ont refusé de les soutenir.


Des bandits armés, connus sous le nom de zaraguinas, dont certains soldats démobilisés centrafricains et des pays voisins, ont volé des voyageurs - tuant et en blessant quelques-uns - et enlevé des adultes et des enfants contre une rançon. L'insécurité généralisée dans le nord a causé des déplacements massifs de centaines de milliers de personnes qui ont peu ou pas accès à l'assistance humanitaire.

 
Exécutions extrajudiciaires commises par les forces gouvernementales


A la suite d'attaques par des groupes armés contre les forces gouvernementales et les édifices publics du nord de la République centrafricaine, la Garde présidentielle et d'autres forces de sécurité ont effectué des attaques punitives contre la population locale, tuant et blessant des habitants et brûlant les maisons. Les membres présumés des groupes armés ont été arrêtés et souvent exécutés sommairement. De nombreux habitants ont fui en brousse et se sont cachés pendant des semaines ou des mois.


• Ahmat Yacoub Mahmat a fui Paoua après que les soldats du gouvernement ont détruit des maisons, volé de l'argent, battu les habitants et enlevé et tué trois personnes en représailles à une attaque d’un groupe armé le 6 Janvier. Le 12 Février, à la suite des attentats du 15 zaraguinas ont volé 15  têtes de bétail de Ahmat Yacoub Mahmat.


• En Mars, Raymond Djasrabaye, un des nombreux villageois de Beboura, vers Paoua qui ont été blessés ou tués par les forces gouvernementales, a reçu une balle dans le bras qui a développé une gangrène. Il a fui au Tchad où son bras a été amputé.  Son père et sa mère ont été tués.

 
• Les soldats des Forces armées centrafricaines (Forces armées centrafricaines, FACA), en particulier ceux de la Garde présidentielle, ont commis des exécutions extrajudiciaires des personnes qu'ils soupçonnaient d'appartenir à des groupes d'opposition armés.


• Le 5 Janvier, des soldats FACA à Kaga Bandoro ont exécuté au marché public, deux hommes âgés de 22 et 27 ans. Ils auraient traîné les corps des victimes dans les rues et pris des photos avec. Le gouvernement n'a pas pris des mesures contre ces soldats ou leur commandant.


• Dans le nord de la RCA, FACA ont répondu à des attaques contre les forces gouvernementales par des maisons incendiées. Au début de 2007, plus de 2000 maisons auraient été incendiées entre Kaga Bandoro et Ouandago, le déplacement de plus de 10000 personnes. Les soldats gouvernementaux ont pillé les biens des habitants  et brûlé ce qu'ils ne pouvaient pas emporter.


• Le 27 et 28 Janvier, les membres de la Garde présidentielle basés à Bossangoa auraient brûlé neuf villages le long de l’axe Bozoum - Paoua - Pendé, et sommairement exécuté au moins sept civils non armés, et  ligoté un homme à un grenier et l’auraient brûlé vivant. Les membres de la Garde présidentielle sous le même commandant auraient abattu deux catéchistes de l’Église catholique du village Bozoy III. Au moins 10 autres personnes auraient été tuées par des membres de la Garde présidentielle le long de l’axe Paoua - Bozoum.


Exécutions extrajudiciaires commises par des groupes armés


Les droits de l'homme et les organisations humanitaires, ainsi que des réfugiés dans le sud du Tchad, a indiqué que dans le nord du CAR des groupes armés ont attaqué des civils non armés. Les victimes étaient accusées de collaborer avec l'appui ou le gouvernement.


• Les membres d'un groupe armé ont battu Djibrilla Adamou alors qu’il se promenait de à Letele vers Bocaranga le 19 Mars, parce qu'il n'a pas pu leur donner de l'argent. Il a été si gravement blessé que le groupe armé l’aurait laissé pour mort.


• Le 11 Juin une jeune femme française qui travaillait bénévolement avec Médecins sans frontières (MSF) a été abattue par un membre d'un groupe armé, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Armée populaire pour la restauration de la démocratie, APRD). L'APRD aurait déclaré par la suite que le meurtre a été une erreur, effectuée par un de ses combattants, qui aurait été exécuté par l'APRD sans un procès équitable.


• En Janvier plus de 50 présumés zaraguinas déguisés en tenue militaire, aux visages couverts de turbans, auraient attaqué les habitants du village Voudou le long de l’axe Bozoum-Bossangoa, tuant quatre civils.


Enlèvements d'enfants et d'adultes


Les scores des enfants et des adultes ont été enlevés par des bandits armés, en particulier dans le nord-ouest de la RCA. Pratiquement aucune mesure n'a été prise par le gouvernement pour prévenir les enlèvements ou arrêter les auteurs. La plupart des victimes semblaient être membres de l'ethnie mbororo, ciblés parce qu'ils sont les pasteurs qui peuvent vendre leur bétail pour payer la rançon que les paysans n'ont pas les moyens de payer.


Certaines victimes ont été enlevées en revanche pour la lutte contre les activités des Zaraguina par les membres de leurs familles. L'épouse d'un dirigeant de la communauté Mbororo, Garga Souley, a été enlevé à la fin de 2006 et ne serait pas remis avant avril 2007, date à laquelle Souley Garga aurait versé une rançon de FCFA 4 millions (US $ 8000). Trois hommes enlevés en même temps ont été entre autres qui ont continué à être sequestrés par des zaraguinas qui exigeaient une rançon de 9 millions de FCFA.


La plupart des personnes enlevées ont été Mbororo enfants. Certains ont été enlevés à maintes reprises jusqu'à ce que leurs familles aient fui, faute de ressources pour payer la rançon,.


• les zaraguinas ont enlevé deux enfants de Weti Bibello en 2005, et pris un d'entre eux en fin de l'année 2006. Les membres d'un groupe politique armé et zaraguinas ont volé la plupart de ses 150 autres bovins au début de 2007. Un groupe d'opposition armé a tué plusieurs membres de sa famille en Janvier. Craignant de nouvelles attaques, Weti Bibello a fui avec sa famille au Tchad en avril.


• les zaraguinas ont enlevé Damsi Mahmoud, 10 ans, et plusieurs autres enfants à Paoua à 4 heures du matin en Février. Son père, Ibrahim Damsi, a payé 550.000 FCFA pour sa libération après avoir vendu beaucoup de ses vaches. Les Zaraguinas l’ont battu sévèrement quand il les a rencontré pour payer la rançon.


• La fille de Ousmane Bi Yunusa, Fatimatou, cinq ans, a été enlevée en Janvier et son père a payé sa rançon par la vente de la dernière vache qu'il possède. Fatimatou a été libérée après un mois de captivité.


• Des représentants des organisations humanitaires ont été pris pour cible par des bandits armés. Le 19 Mai deux travailleurs d'une organisation humanitaire italienne, Cooperazione Internazionale, COOPI, ont été enlevés par des zaraguinas sur la route entre Bozoum et Bocaranga. Ils ont été libérés le 29 Mai. Plusieurs travailleurs de l'Office des Nations Unies en République centrafricaine, le BONUCA, ont été brièvement enlevés et leurs biens volés par zaraguinas en Septembre.

 

Les réfugiés et personnes déplacées


Plus de 200.000 personnes déplacées ont abandonné leurs maisons, les réserves alimentaires et autres biens, qui sont souvent pillés ou détruits par les soldats gouvernementaux, des groupes armés ou des bandits armés. Les personnes déplacées n'ont qu'un accès limité à l'assistance humanitaire, nombre d’entre eux ont succombé par manque de soins médicaux alors qu'ils tentaient de survivre dans la nature.


À la fin de l'année, il y avait quelques 50.000 réfugiés centrafricains dans le sud du Tchad, plus de 26.000 au Cameroun, et plusieurs milliers au Soudan. Les réfugiés dans le sud du Tchad ont un accès limité aux soins médicaux et autres formes d'assistance humanitaire, et avaient seulement peu de fournitures de denrées alimentaires. Les réfugiés centrafricains au Cameroun n'ont pas accès à l'assistance humanitaire et survivaient en grande partie grâce à l'assistance fournie par la population camerounaise et en vendant les animaux, pour s’enfuir.

 

Liberté d'expression


Michel Alkhaly Ngady, un directeur de journal et président du groupement centrafricain des éditeurs de la presse privée, a été arrêté le 12 Mars après que le Haut Conseil de la Communication l’ait accusé de diffamation. Il a été reconnu coupable de diffamation par un tribunal et emprisonné 63 jours.


Amnesty International visite / rapports


• Amnesty International ont visité le sud du Tchad et la République centrafricaine, en Mai.
• République centrafricaine: Les civils en danger dans la nature nord (AFR 19/003/2007)
• République centrafricaine: la guerre contre les enfants à l'état sauvage au nord (index AI: AFR 19/006/2007)


Thèmes: les réfugiés, des milices, des personnes déplacées, les exécutions extrajudiciaires, les enlèvements, de la liberté d'expression,

 

© Copyright Amnesty International

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 02:14

 

31/05

 

Les Nations unies jugent préoccupant le rapport de l’organisation caritative britannique Save the children sur les abus, sexuels notamment, dont font l’objet des enfants, dans les divers points chauds du globe.

D’après Save the children, des travailleurs humanitaires et des membres du personnel de maintien de la paix se rendent coupables d’abus sexuels sur de jeunes enfants, en toute impunité.

Faisant état de sa préoccupation face à cette situation, l’Onu rappelle qu’elle exige de son personnel civil et militaire une conduite irréprochable.

D’après le rapport de Save the Children, les Casques bleus se rendent le plus fréquemment coupables de telles pratiques dans les zones de conflit où ils sont appelés à travailler, mais on retrouve aussi de tels agissements dans des dizaines d’autres organisations. Cette étude se fonde sur le témoignage de centaines de jeunes en Côte d’Ivoire, au Soudan méridional et en Haïti. Ces enfants avaient été violés, contraints à se prostituer ou avaient fait l’objet de nombreuses autres pratiques néfastes.

L’Onu et la communauté internationale ont déjà pris des mesures pour lutter contre ce problème au cours des dernières années, mais il reste beaucoup à faire pour les appliquer, estime Save the Children.

 

Source: journalchretien.net

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 02:12

 

LE MONDE | 31.05.08 | 15h06  •  Mis à jour le 31.05.08 | 15h06



Un dialogue va-t-il s'ouvrir au Niger entre les rebelles touaregs et les autorités ? Rien n'est acquis, mais deux initiatives récentes pourraient déboucher sur des négociations entre le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), en dissidence dans le nord du pays, et le pouvoir.

 

La première vient d'un groupe de notables touaregs dont les tribus vivent entre le Niger, le Mali et la Libye. Appuyés par le président libyen Mouammar Kadhafi, ils sont venus récemment à Niamey proposer leur médiation dans une crise qui, depuis un an, a fait une centaine de morts et accentué la paupérisation du nord du Niger, pays parmi les plus pauvres du continent.

 

Recevant, mercredi 28 mai, la délégation, qui arrivait du Mali, également confronté à une dissidence touarègue, le président nigérien, Mamadou Tandja, leur a indiqué qu'il entendait privilégier, dans un premier temps, un autre canal pour amorcer avec les rebelles du MNJ un dialogue qu'il avait jusqu'à présent refusé. Le chef de l'Etat veut s'appuyer sur une commission nationale composée de députés, de chefs de tribus et de notables locaux.

 

Cette commission de paix a pris langue avec les rebelles du MNJ. "On a eu des contacts indirects avec eux", confirme le numéro deux du Mouvement, le capitaine Mohammed Acharif.

Joint par téléphone, le vice-président du MNJ, installé dans les montagnes au nord du pays, assure que, pour qu'un dialogue effectif s'ouvre, il faut, en préalable, que soit levé l'"état de mise en garde" (état d'urgence) imposé dans le nord. "L'état de mise en garde pénalise les populations locales. Il faut les rassurer. Le lever sera un signe positif et on pourra s'asseoir entre nous ; sinon, il n'y aura aucun contact entre le régime et notre mouvement", estime le numéro deux du MNJ.

 

A l'inverse des rebelles présents sur le terrain, les représentants du MNJ en Europe continuent à camper sur une ligne plus radicale. "Le dialogue suppose aussi la reconnaissance officielle du MNJ et la désignation d'un médiateur international qui pourrait être la France. Aucun dialogue n'est possible avant de réunir ces conditions", affirment-ils. Ce qui pourrait être un signe d'ouverture de la frange du mouvement installé dans le nord du Niger intervient alors que le Mouvement accuse les militaires nigériens d'avoir assassiné, il y a quelques jours, neuf civils au cours d'une opération présentée par l'armée comme une offensive victorieuse contre le MNJ.

 

Jean-Pierre Tuquoi

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 02:56

 

 

Comme c’était déjà le cas à l’aller, le trajet retour du Japon de Bozizé prévoit également une escale à Paris. Selon nos informations, il devrait arriver samedi 31 mai en fin d’après-midi et devrait passer le week-end et quitter seulement lundi pour Bangui

Si la plupart des autres chefs d’Etat africains qui se sont rendus au Japon ont pris part avec la conscience tranquille à la quatrième conférence de Tokyo pour le développement de l’Afrique (IVème TICAD), il ne devait pas en être le cas pour Bozizé qui ne pouvait pas être à l’aise dans ses souliers, et pour cause.

 

En effet, en le recevant sur le sol de leur pays, les autorités et le gouvernement japonais ne peuvent que voir en lui le principal responsable de la rébellion qui a mis brutalement un coup d’arrêt en 2003 aux excellentes relations de coopération entre leur pays et la République centrafricaine. Cette coopération japonaise était très appréciée des Centrafricains car elle portait sur des secteurs clés de développement tels que la santé, la construction des routes, des écoles, des puits, etc…qui sont autant d’infrastructures dont ils ont le plus besoin.

 

Or, en lançant en fin 2002 et début 2003 ses hordes de mercenaires zakawa sur les bases et campements de chantier de l’entreprise KAJIMA Corporation dont les techniciens et ingénieurs s’affairaient aux travaux de bitumage de l’axe Bossemptélé – Baoro – Bouar, ouvrage combien déterminant pour le programme de désenclavement routier du pays puisque qu’il s’agit de la liaison avec le port de Douala dont l’importance pour l’économie du pays n’est plus à démontrer. C’est dire combien la responsabilité de Bozizé est lourde dans le pillage et la mise à sac des chantiers, le vol des engins de travaux publics, des véhicules et autres matériels des coopérants japonais, estimés à plusieurs centaines de milliards de F CFA. Ce sont des crimes économiques dont les conséquences sont  incommensurables pour le pays.

 

L’insécurité que la rébellion de Bozizé a introduite dans les zones où travaillaient les techniciens japonais a contraint le gouvernement nippon à évacuer ses coopérants et à retirer également ses diplomates. Jusqu’à ce jour, les travaux de bitumage de cet important axe routier n’ont pas repris et ne peuvent pas l’être toujours à cause de l’insécurité qui est maintenant endémique. Presque tous les ambassadeurs des pays européens et amis, avec lesquels la RCA entretenait avant l’arrivée au pouvoir de Bozizé de précieux rapports de coopération pour son développement comme le Japon, l’Allemagne, ainsi que les représentants de certaines organisations internationales accrédités en Centrafrique, sont contraints de se délocaliser à Yaoundé et dans les capitales de certains pays voisins. 

 

Pris certainement de remords et ayant gros sur la conscience la fermeture de l’ambassade du Japon à Bangui, Bozizé a dû certainement effectuer le voyage de Yokohama avec dans la tête l’intention d’en profiter pour rencontrer les autorités japonaises d’abord pour essayer de faire amende honorable et tenter d’obtenir d’elles leur accord pour le réouverture de l’ambassade du Japon à Bangui. Sans présager de la réponse de ses interlocuteurs, il est fort à parier qu’elles ont dû assortir leur accord de beaucoup de conditionnalités préalables.

Il doit en être de même du programme d’aide et d’action en faveur de l’Afrique (construction des infrastructures, développement de l’agriculture avec la production du riz, etc…) énoncé par le Japon à l’issue de cette quatrième TICAD. Si la RCA ne réunit pas certaines conditions, elle ne pourrait prétendre ni bénéficier de ces aides annoncées par le Japon. Bozizé doit se dire dans son fort intérieur que « Détruire est aisé, réparer est ardu. »  

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 01:22

 

YOHOHAMA 30 mai 2008 (AFP) — Le Japon et les pays africains se sont engagés vendredi à tout faire pour augmenter la production agricole de l'Afrique, tout en soulignant que la stabilité récente du continent lui ouvrait "des perspectives sans précédent" de croissance. Le Japon et la quasi totalité des pays d'Afrique ont achevé vendredi la conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad) qui s'est tenue pendant trois jours à Yokohama (région de Tokyo), sous l'égide du Japon, de l'ONU et de la Banque mondiale.

 

Les participants ont adopté un "plan d'action de Yokohama" pour les cinq années à venir et ont souligné que "l'augmentation de la production alimentaire comme de la productivité agricole" était "cruciale pour la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la croissance économique en Afrique". Le continent est particulièrement touché par la flambée mondiale des prix alimentaires qui ont provoqué des émeutes dans plusieurs pays africains.

 

Les pays africains ont réitéré leur engagement à "améliorer la productivité agricole" de 6% par an d'ici 2015 et à "allouer au minimum 10% de leurs ressources budgétaires nationales à l'agriculture" sur les cinq prochaines années. Le Japon avait annoncé mercredi qu'il aiderait l'Afrique à doubler sa production de riz d'ici dix ans.

 

A ce sujet, la Ticad a proposé d'introduire "un usage plus généralisé du Nouveau riz pour l'Afrique", une variété riche en protéines et plus résistante, créée il y a quelques années en Afrique de l'Ouest en croisant des variétés de riz africaines et asiatiques. La Ticad s'est engagée également à contribuer à "étendre les superficies irriguées de 20% en cinq ans" et à "assister les petits cultivateurs et organisations de fermiers à adopter les nouvelles technologies, élargir les terres agricoles (et) introduire les machines pour augmenter la productivité".

 

Dans une "déclaration de Yokohama" distincte, le Japon et l'Afrique se sont par ailleurs félicités de la "stabilité politique accrue et (de la) meilleure gouvernance (du continent), soutenues par une croissance économique forte et des investissements directs étrangers en constante augmentation". Selon eux, des "perspectives sans précédent pour l'Afrique" s'ouvrent désormais pour une "croissance économique réelle et durable" permettant de réduire de "façon significative" la pauvreté.

 

Concernant le suivi des décisions de la Ticad, la quatrième édition d'un sommet qui se tient tous les cinq ans, le Japon et l'Afrique ont instauré un "mécanisme de suivi" annuel pour coordonner leurs décisions entre deux sommets. Le "plan d'action" insiste par ailleurs sur la nécessité de "développer les infrastructures", transport, électricité et hydraulique.

 

Sur le plan sanitaire, Japon et Afrique ont promis de "soutenir les efforts pour atteindre l'objectif d'une réduction de 50% de la tuberculose et des taux de mortalité" liés à cette maladie d'ici 2015 par rapport à 1990. Ils ont enfin reconnu que les changements climatiques constituaient "un défi urgent pour l'Afrique, en raison de la vulnérabilité du continent par rapport à leurs impacts négatifs, comme les sécheresses et les inondations plus fréquentes et plus intenses"."Il est nécessaire pour tous les pays, y compris les pays d'Afrique", d'agir pour parvenir à "une réduction des émissions de gaz à effet de serre", ajoute le plan.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 16:50

 

ADDIS ABEBA (©AFP / 30 mai 2008 17h22)  - Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union Africaine (UA) a condamné vendredi les "atrocités" de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) en Centrafrique (RCA).

 

L'UA "condamne fermement les atrocités commises par l'Armée de résistance du Seigneur de Joseph Kony en République centrafricaine et est profondément préoccupée par la menace de déstabilisation que représente la présence de ce mouvement pour la RCA et le Tchad", ajoute le texte.

 

La LRA dispose depuis des années de bases au Sud-Soudan et a aussi établi des camps dans le nord-est de la RDC, où elle fait de fréquentes incursions depuis septembre 2006. C'est à partir de ces deux pays que ses hommes sont entrés en mars en Centrafrique.

 

L'organisation Human Rights Watch s'était déjà insurgée contre les actions de la LRA en Centrafrique le 19 mai, notamment des enlèvements d'enfants et des attaques de villages.

Joseph Kony, le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et trois de ses commandants font l'objet de poursuites de la Cour pénale internationale (CPI) qui les accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

 

L'UA s'inquiète également dans son communiqué de la situation sécuritaire "dans certaines provinces de l'intérieur ainsi que sur certains axes routiers (de RCA)" et de "la dégradation de la situation humanitaire dans le nord".

 

Concernant la situation politique en RCA, l'UA "note avec satisfaction les efforts déployés par le gouvernement centrafricain dans la promotion du dialogue, de la réconciliation nationale et de la paix, (...) salue la conclusion des travaux préparatoires du dialogue politique inclusif et exhorte toutes les parties concernées à participer à ce dialogue de façon constructive et dans un esprit de tolérance et de respect mutuel".

 

Se réjouissant de la signature le 9 mai à Libreville de l'Accord de cessez-le-feu et de paix entre le gouvernement et la dernière rébellion encore active en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), le CPS "exhorte les signataires à respecter les engagements pris".

 

Le "dialogue politique inclusif", en préparation entre le pouvoir, l'opposition non armée, la société civile et trois rébellions signataires d'accords de paix distincts avec Bangui, doit commencer dans les semaines à venir. Un accord de paix global est actuellement discuté entre ces trois groupes et les autorités. Il doit théoriquement être signé avant l'ouverture du dialogue à Bangui.

 

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