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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 23:05





(Afrique centrale info -11 sept. 08) - Trois mois après la date annoncée pour son commencement, le "Dialogue politique inclusif" en Centrafrique, rassemblant toutes les parties pour sortir le pays de la crise politico-militaire, est au point mort: opposition et rébellions se sont retirées du processus.

Aucune date n'est fixée pour la tenue de ce forum intercentrafricain.

"En ce moment, le processus du dialogue politique inclusif est complètement bloqué", reconnaît Pascal Koyaméné, secrétaire général du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, de l'ancien président André Kolingba), porte-parole de l'Union des forces vives de la Nation (UFVN), principale coalition de l'opposition.

Pourtant, toutes les conditions semblaient réunies.

Un Comité préparatoire, créé en décembre 2007, après des réunions entre pouvoir et opposition, avait mis en place une sorte de feuille de route approuvée par tous.

Il recommandait comme préalables à la tenue du "Dialogue politique inclusif", la signature d'un accord de paix avec la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean-Jacques Demafouth active dans le nord-ouest et celle d'un accord global de paix avec d'autres groupes armés.

Le 9 mai l'APRD et le gouvernement ont signé un accord de paix à Libreville au Gabon, suivi le 21 juin de la signature de l'accord global de paix entre le pouvoir de Bangui et les rébellions de l'APRD et de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria.

Seul le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine ne l'a pas signé. Les accords de paix prévoyaient notamment une "loi d'amnistie générale".

Le 8 juin, le chef de l'Etat avait créé un Comité d'organisation du Dialogue politique inclusif composé de quinze membres qui devait se mettre au travail.

Le Dialogue a alors commencé à se lézarder. L'UFVN a dénoncé sa composition estimant que les pouvoirs publics se taillaient la part du lion. Le pouvoir refuse "de privilégier le consensus. Nous demandons simplement que le président de la République prenne un décret qui modifie la composition du Comité d'organisation du Dialogue politique inclusif. C'est la condition de notre participation au processus", avait affirmé l'UFVN.

Par ailleurs, l'assemblée nationale devait lors d'une session extraordinaire en août examiner une loi d'amnistie générale. Mais, alors que l'amnistie ne visait que les rébellions, le gouvernement centrafricain a introduit un texte amnistiant également des faits commis par les forces de l'ordre.

L'APRD s'est alors retirée du Dialogue exprimant sa "désapprobation totale à l'égard de ces textes". Les textes sont toujours en suspens en commission à l'assemblée nationale.

Cyriaque Gonda, le coordinateur et ministre de la Communication, affirme pourtant y croire. Il demande aux rebelles de consulter, comme prévu dans les accords de paix, le "médiateur", le président gabonais Omar Bongo, et promet: "De mon côté, je continue les démarches auprès des compatriotes (...). Personne ne sera exclu. D'ici fin septembre ou début octobre, on sera en plein dans le Dialogue".

Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU à Bangui, François Lonsény Fall et le Bureau de l'organisation des Nations unies en Centrafrique (BONUCA) appellent les différentes parties "à faire preuve de volonté politique, en vue de poursuivre harmonieusement l'élan déjà pris, en vue de la restauration de la paix".

Un observateur de la vie politique en Centrafrique souligne: "vu les souffrances des populations qui ne peuvent pas regagner leurs villages, nous (les Centrafricains) souhaitons que le Dialogue se tienne rapidement".

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 22:52





Bangui, 11 sept (ACAP)- Le gouvernement centrafricain a signé, mercredi 10 septembre 2008, à Bangui avec la Banque Mondiale une convention de financement d'un montant de trois (3) milliards de francs CFA destiné à juguler la crise alimentaire.

Cette convention a été signée lors d'une rencontre destinée à un examen des projets du portefeuille en cours et des réformes en perspective.

Les points qui ont fait l'objet des échanges concernent entre autres le projet de facilitation des transports et transit en zone CEMAC composante, le projet d'urgence de réhabilitation des services urbains ainsi que les réformes des secteurs minier, forestier et de la fonction publique.

Selon le ministre d'Etat à l'Economie, au Plan et à la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko, cette réunion « a permis de donner quelques indications sur ce que nous devrions attendre de la décision de l'Assemblée annuelle du Fonds Monétaire Internationale et de la Banque Mondiale en octobre 2008, à Washington ».

En déplorant la situation sécuritaire fragile en Centrafrique, Mme Mary Barton Dock, qui conduisait la délégation de la Banque Mondiale, a indiqué que la République Centrafricaine a connu deux crises à savoir la crise alimentaire et la crise énergétique.



Ndlr Centrafrique-Presse : Malgré ces nombreux financements déversés sur le régime Bozizé par la communauté financière internationale, on n'en voit pas beaucoup l'impact sur les conditions de vie des populations centrafricaines désespérément désastreuses. Que fait réellement le pouvoir de Bozizé avec ces importantes sommes d'argent assez régulièrement octroyées par les bailleurs de fonds ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 22:48





LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.09.08 | 20h50  •  Mis à jour le 11.09.08 | 21h01


Pour la première fois, la justice française a traité des faits criminels imputés à un employé de l'ONU. Un ancien employé français de l'organisation internationale a été condamné, jeudi 11 septembre, à neuf ans de prison pour viols sur mineures lors de missions en Centrafrique et en République démocratique du Congo, entre 1998 et 2004. Le tribunal a en outre décidé une obligation de soins, à sa sortie de prison, pendant huit ans sous peine d'une prolongation de trois ans de sa détention. L'avocat général avait demandé douze ans de réclusion criminelle.

 

Didier Bourguet, 44 ans, qui fut à partir de 1994 mécanicien automobile pour l'organisation internationale dans plusieurs pays successifs, était accusé d'avoir fait une vingtaine de victimes, dont des adolescentes, en Centrafrique entre 1998 et 2001, et entre 2001 et 2004 au Congo. Poursuivi pour viols sur mineures, corruption de mineurs et détention d'images pornographiques, il encourait jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle. Une victime présumée, âgée aujourd'hui de 16 ans, était présente à l'audience, ce qui est une autre "première" dans une affaire de ce type.

En 2004, les services d'investigation internes de l'ONU avaient écrit, dans un rapport, qu'ils étudiaient 72 dossiers de viols ou d'infractions sexuelles imputés à des civils et des militaires de la Mission des Nations unies au Congo, évoquant un "sentiment d'impunité". Pendant l'audience, Didier Bourguet s'est défendu en expliquant que les jeunes filles étaient consentantes. Il a admis être entré en contact avec ces jeunes filles par des intermédiaires, et les avoir payé de 10 à 20 dollars. L'enquête de police menée de France à partir de son incarcération, en octobre 2004, a permis la découverte, dans son ordinateur, de nombreuses photos et vidéos à caractère sexuel le mettant en scène avec de très jeunes filles, ainsi que des images pédo-pornographiques.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 21:27



Bangui, 10 sept 08 (C.A.P) - Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme Me Goungaye Nganatouwa qui avait été interpellé tôt ce matin à Bangui et conduit à la section recherche et investigation (SRI police politique de Bozizé) a été libéré à 19 h 30 heure locale et a pu regagner son domicile. Selon Me Morouba, il a été « libéré sans condition et sans explication» après avoir été auditionné au sujet d’une bizarre histoire d’entrave au cortège présidentiel.

L’arrestation de Me Goungaye a suscité un grand émoi au sein des démocrates tant centrafricains qu’étrangers à travers le monde.  Ils se sont mobilisés comme un seul homme pour la condamner et exiger sa libération immédiate et sans condition. Sa libération est bien la preuve que cette mobilisation a payé face au ballon d’essai que constituait son arrestation. La dictature de Bozizé a reculé devant la forte pression des démocrates et hommes épris de paix. On ne peut que se réjouir et se féliciter que les démocrates aient pu marquer une telle victoire sur le tyran Bozizé.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 13:57



YAOUNDE, 10 septembre (Xinhua) -- Des accrochages entre les  rebelles et l'armée centrafricaine ont été signalés ces derniers  jours dans la zone de Bozoum-Baoua et Ngaoui (nord-ouest), a  rapporté mercredi la radio nationale camerounaise.  

     A 20 kilomètres de Baoua vendredi dernier, les rebelles ont  pris en otage un chef du village pour un rançon et à une trentaine de kilomètre de Bozoum, ils ont tué 6 personnes, selon la radio. 

     François Fall, représentant des Nations Unies en Centrafrique  s'est dit inquiet après la violation du cessez le feux conclu  entre le pouvoir de Bangui et l'Armée populaire pour la  restauration de la démocratie (APRD). 

     Il a émis l'espoir que le comité de suivi des accords signés à  Libreville (Gabon) pourront enfin se réunir et que le fil du  dialogue sera rapidement renoué. Lundi dernier la réunion qui  devait se tenir a été une fois de plus repoussée à une date  ultérieure.  

     Le 5 septembre dernier, l'armée centrafricaine avait accusé ce  groupe rebelle de pratiquer des exécutions sommaires sur des  civiles dans le Nord- ouest du pays. Des accusations qui ont été  formellement rejetées par Laurent Djimoe, porte parole du  mouvement rebelle.  

     Cyriaque Gonda, le ministre centrafricain chargé du dialogue se trouve en ce moment à Libreville pour rencontrer le président  gabonais Omar Bongo Ondimba, médiateur pour la crise en  Centrafrique.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 13:53




COMMUNIQUE DE PRESSE

Nous avons appris ce mercredi 10 septembre, l’arrestation et la détention de Me GOUNGAYE Wanifiyo Nganatouwa par la soldatesque de François BOZIZE.

Cette arrestation somme toute scandaleuse et inadmissible de Me Goungaye, démontre si besoin en était encore la ferme volonté de François Bozizé et les siens qui font feu de tout bois pour bâillonner,  sinon éliminer physiquement, tous ceux qui tentent par des verbes percutants et justes de résister à leur régime d’oppression qui fait tomber avec le poids d’un mur de briques sur le peuple centrafricain, la misère et la pauvreté.

A l’heure où l’ensemble des centrafricains réclament le retour de la paix et la stabilité, le régime Bozizé prouve à suffisance par cette arrestation arbitraire  qu’il n’entend pas faire des concessions et démontre qu’il est loin de céder aux exigences légitimes du peuple martyr de notre pays.

Me Goungaye, connu pour ses prises de positions courageuses contre le totalitarisme du régime Bozizé, la mal gouvernance érigée en model de région de la chose publique par ce dernier, et les nombreuses violations systématiques des droits élémentaires humains en Centrafrique, ne saurait être un bouc-émissaire ni une victime expiatoire des errements et autres tâtonnement du pouvoir en place.   Ainsi donc :

1-      Les Patriotes Emergents exigent la libération immédiate et sans condition de ce défenseur émérite des droits de l’homme dans notre pays ;

2-      ils en appellent à la vigilance  de tous les centrafricains et les amis de Centrafrique épris de justice et de paix de se mobiliser pour faire pression sur le régime despotique et totalitaire de François Bozizé afin d’obtenir la libération de ce combattant de la justice sociale ;

3-      enfin, Les Patriotes Emergents prennent l’opinion publique nationale et la communauté internationale à témoins et tiennent François Bozizé pour responsable des conséquences dramatiques et incalculables de ce qui pourrait advenir.

Fait à Nantes le 10 septembre 2008

Les Patriotes Emergents
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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 11:59





Nous venons d'apprendre ce matin 10 septembre 2008, l'arrestation par la police politique de Bozizé et la détention de Me GOUNGAYE Wanfiyo Nganatouwa, à la SRI.

Avocat au barreau de Centrafrique, Me GOUNGAYE est Président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH) ainsi que du Bureau de coordination des signataires du Manifeste pour un Dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique. Il est connu pour ses prises de position courageuses contre les nombreuses atteintes graves aux droits fondamentaux humains en Centrafrique, l'autoritarisme, la dictature et la mauvaise gouvernance du régime de BOZIZE.  

 Cette arrestation scandaleuse de Me GOUNGAYE prouve à suffisance que le régime en place est aux abois et ne reculera devant rien pour assurer sa pérennité au pouvoir afin de poursuivre impunément la prédation des ressources du pays. Il tente par tous moyens de bâillonner, au pire d'éliminer physiquement ceux qui refusent de se soumettre à ses désirs.

On ignore pour l’instant ce qui est reproché à Me GOUNGAYE par le pouvoir de BOZIZE mais une chose est sûre : le combat du président de la ligue centrafricaine des droits de l’homme et ses multiples activités pour obtenir la tenue d’un vrai dialogue politique inclusif déplaisent énormément à Bozizé et son clan, notamment à son tristement célèbre procureur de la République Firmin Feindiro. Ils franchissent à présent le rubicon en arrêtant Me GOUNGAYE. C’est la preuve que désormais, ils ne reculeront devant rien dans l’usage de la force pour assujettir les Centrafricains. Me GOUNGAYE doit être remis en liberté sans condition.

Centrafrique-Presse

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 02:27

 

Et maintenant que tu l’as tué, que vas-tu faire ?

 



IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH est mort, il n’y a plus de doute. Tu l’as assassiné, froidement sans regret comme tu l’as fait avec Me Behidi, Moïse Ketté, Abbas Koty, Laokein Bardé, Ibrahim Elias, Mahamat Guetti, Mamadou Bisso, Youssouf Togoïmi, Brahim Selgué, Bichara Digui, Mbaïlao Mianbé…La liste est interminable.

Confortablement assis dans ton fauteuil, tu te  frottes les mains, heureux de cette énième forfaiture et élaborant déjà, d’autres assassinats, manigançant des plans chaque fois plus diaboliques.

Du sang, encore du sang, toujours du sang, sans cesse du sang des Tchadiens. Toujours en manque de sang, tu te délectes tel un vampire imaginant tout ce sang qui déferle de nos corps,  vide nos veines, emporte nos vies, ce flot de sang tchadien qui depuis dix huit ans de dictature et de terreur, va  remplir le lit du Logone, gonfler les eaux du Chari. Et toi qui nages, te saoules de bonheur dans ce bain écarlate, ta cure de jouvence.

Et maintenant dis-nous comment as-tu tué IBNI ? L’as-tu déshabillé et passé sur tout son corps des décharges électriques jusqu’à ce que mort s’en suive ? Où, lui as-tu assené des coups de matraque juste là où il faut pour lui ôter la moindre chance de survie ? Lui as-tu bandé les yeux ? Oui sans doute, les bourreaux ne regardent jamais leurs victimes dans les yeux, c’est un signe de lâcheté bien connu chez eux. As-tu savouré chaque cri de douleur ? Mais il ne t’a pas offert cet ultime plaisir. Les hommes de cette trempe ne crient pas, ça aussi c’est connu. Alors, frustré, tu as frappé, cogné, battu, roué de coups. Tu as frappé de toutes tes forces, avec  toute la violence de la haine qui t’étreint, tu t’es surpassé, tu as frappé encore et encore  jusqu’à t’épuiser,  jusqu’à  son dernier souffle.

Et maintenant ? Qu’as-tu fait de son corps ? L’as-tu accroché à ton tableau de chasse ?  Où l’as-tu exposé dans la crypte secrète de ton Palais Rose avec tes autres macabres médailles de chasse ? Et que pensent tes amis Sarkozy et Kouchner de cet autre exploit ? Entre chasseurs on aime à commenter une fructueuse chasse dit-on. En quel terme leur as-tu conté cette battue à l’homme ? Ils auraient aimé, dis-tu, cette corrida d’un autre genre, la proie était de taille. Un Lion. Oui sans doute qu’ils sont impressionnés. Ils ne tarissent pas d’éloges à ton sujet. Toi gardien du temple et des traditions,  si soucieux des intérêts de la fratrie. Toi qui assures si bien la descendance de cette race de prédateurs sans foi ni loi en perpétuelle guerre contre l’humanité.

Et maintenant ? Qui est ta prochaine victime sur ta longue liste noire ? Ce paisible citoyen Tchadien dont le chemin,  malencontreusement croise le tien ? Ce journaliste qui écrit la vérité sur ton régime ? Cette jeune fille Tchadienne qui refuse tes avances ? Le Ouaddaïen, le Ngambaye, le Lakka, l’Arabe, le Mbaï, le Tama, le Gor, le Gorane, le Moudang, le kabalaye, le Massa, le Hadjarraï… tous  coupables d’être Tchadiens ? Ou cet intellectuel dont tu ne supportes l’esprit éclairé ? Cet autre leader politique qui a le malheur d’être de l’opposition ? Son frère ? Sa femme ? Ses enfants ? Ses partisans ? Ce défenseur des droits de l’Homme qui ose dénoncer les atteintes aux droits fondamentaux dans un pays où les évoquer  est passible de mort ? L’exilé tchadien qui crie au monde sa douleur ? Moi ? Lui ? Elle ? Nous ? Eux ? Sara ? Ronel ? Kalthouma ? Mahamat ? Laobara ? Moussa ? Djim ? Issa ? L’HOMME ?

Tu tues, tu corromps, tu terrorises, tu piétines, tu mens, tu voles, tu violes, tu saccages tout sur ton passage et bien souvent avec la bénédiction de cette nébuleuse communauté internationale qui,  selon que vous êtes Noirs ou Blancs, pauvres ou riches, Africains ou Européens, au gré de ses intérêts,  fait de la démocratie et des droits de l’homme une valeur sacrée ou au contraire la vide de son sens et de sa valeur intrinsèque.

Mais, en attendant que tu nous tues tous,  je tiens à te dire que nous n’avons pas peur. Que tout ce rabattage de gibier ne nous fait pas peur. Que cette battue à l’homme ne nous effraie pas le moindre du monde. Nous sommes là. Debout. Prêts à t’affronter.

IBNI n’est plus, c’est vrai ! Un HOMME est tombé, c’est vrai ! Le Tchad une fois encore est orphelin, c’est vrai ! Le Tchad est de nouveau privé d’une voix éclairée, c’est vrai ! La démocratie au Tchad vient encore d’être décapitée, c’est vrai ! Tout ceci est vrai et nous en souffrons au plus profond de notre être. Comment pourrait t-il en être autrement ?

IBNI va nous manquer, certainement. Il nous manque déjà terriblement. Sa grande et élégante silhouette manquera au paysage politique tchadien. Sa présence apaisante et forte tout à la fois manquera à  ses camarades du Parti pour les Libertés et à la Démocratie (PLD). Il manquera encore plus cruellement à sa famille, sa femme, ses enfants, ses proches.

Aujourd’hui, en ces heures sombres, nous sommes tous de la famille de IBNI et tous membres du PLD. Aujourd’hui chaque Tchadien épris de paix et de justice porte fièrement le nom IBNI. Parce que le combat de cet homme que j’ai eu l’immense honneur de connaître c’était justement cela, LA PAIX ET LA JUSTICE POUR SON PAYS.

Mais si IBNI n’est plus là physiquement parmi nous, son Esprit, lui, est là bien vivant. Sans doute plus fort et plus réel que jamais. Son amour pour le Tchad, son engagement politique en faveur de la liberté, son intégrité, sa probité, ses convictions démocratiques, son combat pour la justice, son respect  pour tous les Tchadiens, quelque soit leur origine ethnique, régionale, leur croyance, leur choix politique, leur statut social.  Toutes ces valeurs qui ont façonné sa vie et rempli son âme de grandeur lui conférant sa stature d’homme d’Etat, sont vivantes.   

Chers compatriotes, c’est cela l’HÉRITAGE que nous lègue IBNI. Un Patrimoine national hors du commun que ne peut détruire Déby et ce, malgré  son impressionnant arsenal de guerre bâti au détriment du bien-être collectif et ses implacables escadrons de la mort.

Nous devons tous nous attacher à ancrer profondément dans nos consciences, cette conviction qui portait IBNI : le Tchad, le peuple tchadien a droit à la liberté, à la justice, au développement, à la démocratie, à la paix. Il a payé de sa vie ce rêve d’un avenir meilleur pour nous tous. Nous devons être prêts à payer le même prix, s’il le faut.

Frantz Fanon écrivait « En tant qu’homme, je m’engage à affronter le risque de l’anéantissement pour que deux ou trois vérités jettent sur le monde leur essentielle clarté ». IBNI a fait sienne cette parole.

Sa première vérité, est que nous, peuple du Tchad, avons pleinement droit à la liberté, à la justice et à la paix. Sa deuxième vérité est que toi Idriss Deby tu écrases sous tes bottes ce droit fondamental. Voilà pourquoi il te combattait avec la seule arme qui à ses yeux comptait : la lutte démocratique. Pour nous, peuple du Tchad, cette essentielle clarté est de nous battre à notre tour de toutes nos forces, pour nous réapproprier nos pleins droits.

INBI était un patriote dans le sens le plus noble du terme. Il aimait profondément son pays et les Tchadiens. Son parti, le PLD, d’envergure nationale, rassemble les Tchadiens de toutes les régions. C’est là aussi une leçon et un legs que nous laisse IBNI.

Chers compatriotes, en hommage à ce camarade, taisons ces querelles nauséabondes  qui resurgissent avec violence ces jours ci sur les sites nous plongeant dans les moments les plus sombres de notre histoire.

L’Unité Nationale, la Cohésion Sociale, l’Egalité pour tous, c’est à cette bataille qu’il faut nous atteler pour construire La NATION tchadienne. Il en va de notre avenir à tous. Sinon, j’ose à peine imaginer les années à venir. Quel héritage laisserons-nous à nos enfants ? Je vous le demande ? Ne nous trompons donc pas de cible.

Repose en paix Dr IBNI Oumar Mahamat Saleh ! Que la terre de nos ancêtres te soit légère ! Nous avons saisi à pleines mains le relais que tu nous as tendu. Nous continuerons ton combat jusqu’à ce que victoire s’en suive. Nous traquerons tes assassins jusqu’aux tréfonds de la Terre ! Et nous crierons JUSTICE.

Merci de nous avoir éclairé de cette essentielle clarté.

Et toi Idriss Déby, que vas-tu faire maintenant de nous tous ? Nous qui refusons de nous soumettre à ta volonté ? Nous qui continuons le combat  mené courageusement par  IBNI ? Que vas tu faire de ces près de neuf millions de Tchadiens qui refusent l’embastillement ? Qui rêvent d’un avenir meilleur ? Qui aiment leur pays ?   Nous tuer tous ?

LAOKOLÉ Yoram Annette

 

Tchad Idriss Déby un “client” pour la Cpi

Le Messager 8 sept 08

Il est désormais établi que l’opposant Ibni Oumar Saleh est décédé. Il est aussi établi qu’il a été enlevé comme Lol Mahamat Choa et Ngarlejy Yorongar par des éléments de l’armée fidèles au chef de l’Etat tchadien.

Comme il l’a fait pour Omar-el-Béchir, le chef de l’Etat du Soudan, le procureur de la Cour pénale internationale devrait ouvrir un dossier pour M. Idriss Déby Itno, le président du Tchad. Il n’est pas encore prouvé de manière formelle que M. Déby mène un génocide dans son pays. Mais les conditions dans lesquelles trois opposants ont été enlevés le 3 février dernier à la suite d’une attaque perpétrée par des rebelles venus du Soudan et la “disparition” déjà certaine de Ibni Oumar Saleh suffisent à indexer Idriss Déby Itno.

On observe curieusement la timidité avec laquelle l’Union africaine et la France gèrent les conclusions de l’enquête rendues publiques le 5 septembre dernier. Dans un voyage-éclair à Ndjamena le 27 février – soit 24 jours après le kidnapping des trois opposants et le brouillard épais qui cachait la mort de Ibni Oumar Saleh – Nicolas Sarkozy s’était engagé à aider le Tchad à faire la lumière sur la disparition du président du Parti pour les libertés et le développement (Pld).

Déby n’est ni Béchir ni Mugabe

Rusé comme il l’est, détenteur du rapport de la commission depuis le début du mois d’août, Idriss Déby Itno, a attendu un moment propice pour le publier enfin. L’occasion fait le larron, dit-on. Il publie ce rapport au moment où les Européens sont concentrés sur la crise de la Géorgie et où à travers le Proche-Orient, Nicolas Sarkozy fait des pieds et des mains pour s’inscrire comme arbitre incontournable dans cet autre théâtre conflictuel. Il ne reste plus que l’Union africaine pour prendre ce dossier à bras le corps et le ramener au-dessus de la pile. On est en droit de se demander où est passé M. Jean Ping, le président de la Commission.

On a vu Mme Condoleeza Rice passer dans la région ce week-end, elle était tour à tour en Libye, en Tunisie, en Algérie et au Maroc : presque aux confins du Tchad. A Benghazi, chez Kadhafi, elle a évoqué le sort d’un prisonnier politique libyen dont le frère vit à Boston, mais a pudiquement ignoré qu’un autre opposant a été enlevé et porté disparu il y a seulement sept mois, tout à côté.

C’est vrai que les Etat n’ont que des intérêts. Kadhafi n’est plus “le chien fou du Proche-Orient” du temps de Reagan. De nos jours, il peut dîner avec le chef de la diplomatie américaine. Au moment où la tête de Omar-el-Béchir est mise à prix et que Mugabe est vomi par les Occidentaux. Tous les deux parce qu’ils sont en contravention avec les volontés de l’Occident qui est le premier destinataire du pétrole tchadien. Ainsi, Idriss Déby Itno peut falsifier à volonté la constitution tchadienne pour s’éterniser au pouvoir, faire disparaître tous ses opposants. En Occident on ne hausse pas le ton. Intérêts étatiques obligent.

Pourtant publié le 3 septembre dernier le rapport attribue l’arrestation d’Ibni Oumar Mahamat Saleh à des éléments des “ forces de défense de sécurité portant des uniformes avec taches de camouflage ”. Le rapport conclut qu’“aucune information ou élément de preuve n’ont pu être obtenus sur le lieu ou les lieux de sa détention et les conditions dans lesquelles elle s’est déroulée”.

Crime de guerre

Si les membres de la commission d’enquête disent ne pas disposer de preuves, ils font état d’un “faisceau de présomptions graves” mettant en cause les militaires de Déby qui avaient déjà en main le contrôle de Ndjamena. Avec le concours de l’armée française. Le député Ngarlejy Yorongar se souvient clairement qu’il a été enlevé par huit militaires de l’Agence nationale pour la sécurité, dirigée par Mahamat Ismaël Chaibo. Il a même témoigné sur les ondes de Rfi le branle-bas qui a suivi la mort de Ibni Oumar Saleh qui était son voisin de cellule.

Il faut dire que les tripatouillages que ce rapport a subi n’ont pas réussi à blanchir le shérif du Tchad. L’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et l’Union européenne (Ue) regrettent curieusement que “ la manifestation de la vérité ” n’ait pu être établie sur “ le cas emblématique de la disparition de l’opposant politique Ibni Oumar Mahamat Saleh, en dépit du travail rigoureux et minutieux qui a été mené ”. Un communiqué conjoint des observateurs internationaux de l’Oif et de l’Ue au sein de cette commission, estime que “ les travaux de la commission d’enquête ne doivent constituer qu’une première étape de cette recherche de la vérité et de la justice ” et appelle “ les autorités tchadiennes à engager de nouveaux efforts dans ce sens ”.

Il ne reste plus à Déby qu’à livrer quelques tondus et pelés de sa soldatesque. Ce qui ne le dédouanerait pas pour autant de la Cour pénale internationale pour crime de guerre. N’a-t-on pas claironné dans les médias que les tortionnaires n’y échapperont désormais plus. Quels que soient leurs fonctions ou grades.

Par Jacques Doo Bell

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 01:34



 

 

"Between, the war and dialogue, there is a golden wisdom which is : the preservation of Common Good. To get this wisdom the National Inclusive Dialogue should be organised. It must take place abroad. Libreville capital of Gabon is well-indicated to welcome this forum. Even his President Omar Bongo Odimba has great responsibility in the coup d'Etat overwhelming the legal President of Centrafrican Republic."  

 

Central African Republic needs talk to dissipate a big illusion which the now political regime implements. It is an obvious mistake for this regime to procrastinate the political forum on the hot issues concerning the country. Clear, it appears that this regime has based on military solution. Such, method stashes lack of will and patriotism*. The outcome will be probably a division of this country by warlords according to the plethoric number of General of Army. It is not a wish, but a brilliant relevant analysis on this country.

 

Since the coup d'Etat to now the situation in Central African Republic is worsening in all scope of activities. Sure, those who took the Power of State have no principles or disciplines to manage reasonably the country. They turn to predators of its own country, looting  natural resources such as diamonds and gold, embezzliing public funds and fostering corruption  What is very queer is that  International Community seems to neglect the case of Central African Republic. France by its government is embroiled in the severe  predicament  of this country.

 

France government knows that Bozize the now head of State in Central African Republic is not for Dialogue. France government knows that Bozize continues to stock weapons in different regions of North-West of Central African Republic. France kowns that Bozize is a dictator, and Human Rights are always infringed by him. France government knows more about the long-suffering of citizens of this country. Why does France support Bozize? It is right to mention that with Bozizé on Power of State there is no change. But, civil war is not too far in this country. Bozize considers  Power of State as its ownership.

 

Central African Republic is in deep stagnation. Those who have expected getting change from Bozize regime are today confronted to a big illusion. Incompetence characterised this regime.  At that level it is a non-sense to perpetuate Bozize regime. Truth is coming in the mind of cithzens : Bozize had taken the Power of State to operate its own wrong enrichment,  to divide the country and promoting ethnic Power. Citizens have lost trust in him. The country  is in line of danger. For that, France government has its part of responsibility co-operating and sustaining Bozizé regime.

 

Where are democracy, good governance, freedom, promotion of poverty reduction, rule of law and Human Rights respect in Central African Republic.? Those who learn philosophy a year or  many years in their life could reply like this :  Ilusion comes first. Many consider it like the truth. When the truth appears, illusion disappears. It is a matter of perception and reason. Central African Republic should experiment truth. Time for illusion is over 

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L'illusion est à l'origine de la plupart des erreurs de l'Etre humain. D'abord elle apparaît toujours vraie aux yeux de ceux qui y font foi. Il n'y a pas lieu de s'opposer d'emblée à ceux-là parce que pour eux l'illusion est la vérité. Ainsi, l'erreur prend de l'essor. Elle éblouit et même aveugle les élites c'est-à-dire ceux qui sont censés détenir la vérité ou influer dans le sens de celle-là. Mais, à observer la Centrafrique, l'urgence est de prôner le dialogue. Car l'illusion s'estompe au fur et mesure que le régime Bozizé devienne délétère.  Bozizé opte pour la solution militaire en Centrafrique. Des Généraux par-ci et par-là nommés.

 

Et Bozizé ne tient qu'à la préservation et la conservation du Pouvoir de l'Etat.  Ce qui le préoccupe, c'est de s'enrichir. Pour ce faire son régime est devenu le prédateur des richesses de la Centrafrique. Il pille les ressources et détourne les deniers publics. L'Etat est sa propriété.  Le régime est l'image de Bozizé. Un Bozizé corrompu. Mais ce qui pose de sérieux problème à la Centrafrique ; c'est le refus de Bozizé de tenir le Dialogue National.

 

Et cela porte à dire que Bozizé préfère le tout-militaire; c'est-à-dire seule la force des armes peut engendrer la solution de la crise de ce pays. Notamment,  avec les Généraux il est probable de dire que la Centrafrique court la crise des seigneurs de guerre. Elle est au bord de celle-là. C'est pourquoi, la Communauté Internationale n'a pas à être passive sur les actes de Bozizé. Le gouvernement français sait tout sur la Centrafrique. Il sait que Bozizé ne veut pas le Dialogue National. Il sait que Bozizé constitue des réserves d'armes et munitions dans les régions de Nord-Ouest de la Centrafrique.

 

Pourquoi le gouvernement français continue de lui apporter son soutien ? C'est absurde.  Toutefois, l'Elysée a une très grande responsabilité dans la crise de la Centrafrique. Où sont les Droits de l'Homme, la démocratie, la liberté, la Bonne gouvernance, et la promotion de la réduction de la pauvreté ?

L'illusion a fait ses preuves, mais des preuves néfastes. Voilà la Centrafrique est dans la tourmente de la dérive. Et la vérité vient de dissiper l'illusion. Bozizé n'est pas bon pour la Centrafrique. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 01:26




APA Bangui 2008-09-08 (Centrafrique) Le taux d’analphabétisme est à peu près de 67% (moyenne nationale) en Centrafrique, annoncé, lundi à Bangui, le ministre centrafricain délégué auprès du ministre de l’éducation nationale, M. Ambroise Zawa, à l’occasion de la célébration de la 43ème journée internationale de l’alphabétisation sur le thème «alphabétisation et santé».

Chez les femmes en milieu rural, le taux d’analphabétisme est de plus de 75%, a précisé M. Zawa qui a justifié le fort taux d’analphabétisme dans son pays par le fait que «les services éducatifs n’atteignent pas encore un grand nombre d’enfants en âge d’être scolarisés».

Il a cependant relevé une «nette progression» du «nombre de femmes et d’hommes qui se sont inscrits, ces dernières années, aux programmes d’alphabétisation».

M. Zawa a lancé un appel aux époux réfractaires pour qu’ils laissent leurs épouses fréquenter les centres d’alphabétisation et d’apprentissage pour le bien-être de la famille et de la communauté tout entière.

«Eduquer une femme, c’est éduquer toute une nation», a-t-il dit, soulignant que «les partenaires techniques et financiers appuieront le gouvernement centrafricain pour développer les actions d’alphabétisation sur toute l’étendue du territoire national, afin de permettre aux communautés les plus touchées par l’analphabétisme de lutter contre la pauvreté et le sous-développement».

Il a exhorté les ONG, les associations, les confessions religieuses et les projets œuvrant dans ce secteur à inscrire le volet alphabétisation dans leurs programmes d’action, conformément à la loi portant orientation de l’éducation votée en novembre 1997.

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