Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 01:07

 

 

Chefs d'Etat UA

 

Par Jean-Karim Fall

 

Le 15e sommet de l'Union africaine, qui s’achève ce mardi 27 juillet à Kampala, la capitale ougandaise, a été hier le théâtre de quelques passes d’armes musclées à propos du projet des Etats-Unis d’Afrique. Spectateur contrarié des échanges : le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui tente depuis le début du sommet de reprendre la main sur les destinées du continent.

Visiblement dépité par la tournure des débats, le colonel Kadhafi a quitté la séance plénière lundi après-midi. Il n’est pas allé bien loin. Il s’est installé sur les pelouses d’un jardin attenant. Protégé par une escouade de gardes du corps, il a reçu en audience plusieurs chefs d’Etat qui sortaient de la plénière pour s’entretenir avec lui.

A l’intérieur du bâtiment, les premières passes d’armes ont eu lieu. La première a opposé le président tchadien Idriss Déby au Premier ministre éthiopien Meles Zenawi. Au nom de la Cen-Sad (la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens), Idriss Déby a regretté que les décisions prises par les chefs d’Etat eux-mêmes, au cours des cinq dernières années, n’avancent pas et pire, se traduisent par des mesures cosmétiques. Il a lancé un avertissement à peine voilé : « Si les décisions prises ne sont pas mises en œuvre, les vingt-neuf pays de la Cen-Sad se verront dans l’obligation de les appliquer ».

La réplique est venue de l’Ethiopie, le Premier ministre Meles Zenawi a pris la parole pour faire remarquer au président tchadien qu’il était hors sujet et qu’il devait respecter l’ordre du jour.

Ce débat entre partisans et adversaires des Etats-Unis d’Afrique s’est achevé dans la soirée. Il devait reprendre dans la matinée. « Ca va fumer », a pronostiqué un ministre sous couvert de l’anonymat.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 00:58

 

 

URNE_EN_BOIS.JPG

 

 

BANGUI 27/07/2010 15h19  - Déjà reportées trois fois, les élections présidentielle et législatives prévues le 24 octobre en République centrafricaine pourraient connaitre un nouveau délai en raison de difficultés de financement, a annoncé mardi la commission électorale.

Fixé à l'origine en avril, le scrutin a été reporté plusieurs fois pour cause de financement, d'établissement des listes électorales et de désarmement des rebelles.

«Ce qui reporte la décision finale pour ces élections, c'est que l'Union européenne demande la confirmation d'une date avant de nous fournir une assistance financière», a déclaré le président la commission, Joseph Binguimale.

«Nous avons besoin de sept milliards de francs CFA», a-t-il ajouté, en expliquant que les organisateurs du scrutin avaient besoin de cette somme avant la fixation d'une date.

Pour l'ambassadeur de l'UE en Centrafrique, Guy Samzun, le pays risque de connaître des reports à répétition semblables à ceux rencontrés en Côte d'Ivoire, où l'élection présidentielle n'a cessé d'être reportée depuis 2005.

«Les Centrafricains doivent éviter dans ce processus électoral l'approche ivoirienne, car cela diviserait le pays si un calendrier largement accepté n'était pas respecté», a-t-il dit à Reuters.

Les principaux adversaires du président François Bozizé, qui craignent des fraudes lors du scrutin, se sont regroupés au sein d'une coalition baptisée les «Collectif des Forces pour le changement» et ont appelé à la mise en place de profondes réformes avant la tenue de l'élection.

Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 par un coup de force, a remporté la dernière présidentielle en 2005.

La République centrafricaine, dont le sous-sol est riche en or, en diamants et en uranium, reste néanmoins dans un état de grande pauvreté.

Le pays, l'un des plus isolés d'Afrique, fait face à plusieurs rébellions intérieures et a en outre été entraîné dans des conflits régionaux où étaient impliqués le Soudan, le Tchad et la République démocratique du Congo (RDC).

Environ 200 000 civils vivent aujourd'hui dans la brousse pour éviter les zones de conflit.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 00:48

 

 

carte centrafrique new200

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Juillet 2010 14:06

 

Les travaux de la 6e Session ordinaire du Comité de Suivi des Recommandations du Dialogue Politique Inclusif s’ouvrent 27 juillet 2010 à l’Assemblée Nationale à Bangui.

 

 Une opportunité pour les Membres de l’institution de passer en revue les réalisations de ce Comité, mais aussi, de relever les faiblesses en vue de les corriger. Trois commissions thématiques ont été mises en place pour réfléchir sur les 108 recommandations  adoptées au sortir du DPI.

 

 Selon le Président du Comité de suivi des actes du DPI, Henry MAÏDOU, ces recommandations sont dans leur grande majorité exécutées ou en voie de l’être.

C’est le cas de la 1ère Commission « Politique et Bonne Gouvernance » où seulement  quelques unes  des recommandations ont été exécutées, notamment la mise en place d’un Gouvernement de large ouverture, la relecture du Code électoral et la création de la Commission électorale indépendante.

Au niveau de la 2e Commission thématique « Sécurité et Groupes armés », des avancées remarquables ont été enregistrées. Mais le Président du Comité déplore la persistance de l’insécurité dans la région du Sud-est, perpétrée par la rébellion ougandaise de la LRA, occasionnant une crise humanitaire dans la région.

En fin, sur la dernière Commission « Développement Economique et Social », le Président MAÏDOU déclare que l’exécution des recommandations progresse avec une certaine lenteur parce que les secteurs concernés nécessitent davantage de temps et de moyens.

 

 

NDLR : Bozizé se fout pas mal de tout cela. À l’issue du Dialogue Politique Inclusif (DPI), il a été expressément recommandé au président de la République de mettre en place un  gouvernement de consensus comprenant toutes les entités parties prenantes ce Dialogue.  

Malheureusement, Bozizé a  tout simplement refusé d’appliquer cette mesure fondamentale. Il a préféré reconduire son Premier ministre Touadéra en mettant en place un gouvernement de campagne électorale resserré autour de ses parents, ses fidèles, et quelques cadres cooptés et débauchés ici et là.

L’opposition démocratique n’est pas représentée dans ce gouvernement où justes quelques strapontins ont été octroyés à certains politico-militaires et à quelques personnes ne représentant qu’elles-mêmes, afin d’accréditer l’idée selon laquelle un gouvernement de large ouverture aurait bel et bien été mis en place conformément aux recommandations du Dialogue Politique Inclusif. Personne n’a été dupe de cette supercherie bozizéenne.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 00:45

 

 

FAO logo

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Juillet 2010 14:19

Plus de 744 producteurs, venus de toutes les préfectures de la Nana Mambéré,  se sont mobilisés depuis le 26 juillet 2010 devant la délégation régionale de l’Agriculture de Bouar.

 

Ils réclament du Fonds des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) le paiement de 11 tonnes de leurs haricots blancs et de sésames.

 

En janvier dernier, la FAO a conclu un accord avec ces producteurs  de l’achat de 11 tonnes de ces produits. Mais elle n’a pas tenu son engagement et a voulu payer seulement 5 tonnes.

 

Selon un producteur interrogé par Radio Ndeke Luka, ils sont en période de culture et ces fonds leurs seraient indispensables.

 

Une réunion avec les responsables de la FAO dans la zone est engagée ce 27 juillet pour chercher une solution à ce problème.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 03:01

 

 

Yangouvonda.jpg

 

Comme l’a révélé C.A.P, Bozizé a été obligé d’avouer lors de la réunion qu’il a tenue le 21 juillet dernier avec ses « tontons macoutes » à Sassara qu’il est contraint de céder sous la pression conjuguée de la France, des USA, de l’Union Européenne, de  l’OIF et des Nations Unies en acceptant que les élections en Centrafrique se tiennent avant le début de l’année 2011. Cet aveu est extrêmement important et doit être apprécié à sa juste valeur car faut-il rappeler que Bozizé était parti pour jouer les prolongations au pouvoir, fort de son mandat prorogé pour une déterminée de manière anti-constitutionnelle par les députés en mai dernier. Il a donc bien compris que la communauté internationale, quoiqu’il puisse penser d’elle, ne pouvait le suivre ni le laisser faire n’importe quoi et jouer à sa guise avec le sort d’un pays qu’il a lui-même grandement contribué à mettre à genou comme  la RCA aujourd’hui. Trêve de plaisanterie donc !

La vérité est que sa légitimité a cessé depuis le 11 juin dernier mais c’est parce qu’il a réussi son coup d’Etat constitutionnel qu’il se maintient actuellement de façon tout aussi illégale à la tête du pays, ayant refusé comme chacun sait, la signature d’un accord politique pour la gestion du vide constitutionnel que lui avait proposé l’opposition. Il n’est donc pas étonnant que sa posture politique a pu ainsi raviver les bruits de bottes qu’on a pu entendre ces derniers temps dans le nord du pays.

Bozizé a également avoué devant ses « tontons macoutes » qu’il est obligé de verser les PGA des ex-combattants rebelles pour permettre au programme DDR d’avance. Il fournit ainsi la preuve que c’est bien lui le principal obstacle au bon déroulement du processus du DDR. En choisissant de thésauriser ou plutôt de ne pas verser l’argent destiné au DDR qui avait été octroyé par la CEMAC, il a délibérément retardé l’exécution correcte de la démobilisation et du désarmement des éléments des mouvements politico-militaires occasionnant ainsi inutilement de nombreux problèmes et controverses stériles dont on aurait dû faire l’économie.

Une autre vérité est la prise de conscience par Bozizé de sa réelle impopularité dans plusieurs régions du pays. Le fait qu’il ait cité les villes de Nola, Berberati, Carnot, Bouar, Boda et Mbaiki qu’il a listées et ciblées comme devant faire l’objet d’une mission de sensibilisation des caciques de son parti démontre bien qu’il n’est pas non plus sûr que ses concitoyens de ces localités puissent voter spontanément comme un seul homme pour lui accréditant ainsi la réalité des accusations et critiques justifiées contre les conséquences de sa mauvaise politique qui a occasionné la faim et une sévère malnutrition dans ces régions économiquement vitales pour la RCA parce que regorgeant pourtant de bois, d’or et de diamant.

Encore une fois, on est atterré d’apprendre que Bozizé, toujours au cours de sa réunion de Sassara, puisse ordonner et annoncer tranquillement et sans scrupule le prélèvement dans les caisses du trésor national on ne sait sur quelle ligne budgétaire, la somme de 500 millions de F CFA pour dispatcher et remettre au Secrétaire général du KNK et à sa branche chargée des femmes en vue de leur propagande partisane, et de l’inscription massive sur les listes électorales des personnes déplacées et déjà décédées afin de pouvoir disposer de leurs cartes d’électeurs. Cela ne fait également aucun doute que c'est aussi avec des fonds publics qu'il tient à faire élire sa seconde épouse Mme Renée Madeleine Bafatoro dont l'investiture comme candidate aux législatives  à Carnot 1 continue de faire de fortes vagues dans son propre clan, Francis Bozizé et sa maman ainsi qu'Anette Aoudou Pacco et son mari et leurs partisans ayant désapprouvé le choix de Bozizé. On est où là ? Comme dirait l’autre.

Si les Centrafricains laissent Bozizé dérouler tranquillement tous ses ignobles plans pour frauder les élections de cette manière, ils n’auront plus que leurs yeux pour pleurer sur leur triste sort car Bozizé continuera de s’en mettre toujours plein les poches et de leur faire endurer davantage de souffrances. C’est pourquoi, eu égard à toutes ces informations effrayantes et sordides dont la véracité ne fait aucun doute, ils doivent mesurer la gravité de la situation et la portée du danger qui les guette et s’organiser sérieusement pour barrer la route à un second mandat de Bozizé.

BOZIZE DOIT PARTIR !

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 00:52

 

 

Bozize171108275.jpg

 

Les Centrafricains doivent tous exiger la fermeture de la prison spéciale de Bozizé Bossembélé (154 km de la capitale Bangui). En effet, comprendre que dans un pays disposant d’un appareil judiciaire fait d’institutions et juridictions dignes de ce nom, tenu par d’éminents magistrats, avec un Conseil de l’ordre et un barreau composés de brillants avocats, bref, toute la panoplie idoine d’un pouvoir judiciaire moderne, un soudard et potentat sanguinaire comme  Bozizé, devenu pourtant hors la loi, puisse se soustraire de ses véritables obligations et charges pour ériger en toute illégalité une prison spéciale à Bossembélé et se moquer de toute la nation comme il le fait.

Contrairement aux mensonges de Bozizé débités dans sa récente interview à Jeune Afrique, il existe bel et bien des prisonniers politiques en Centrafrique aujourd’hui. C’est le cas de toutes les personnes dont l’épouse du bâtonnier Me Balemby qui, avec bien d’autres, ont été  arbitrairement arrêtées et transférées à cette prison spéciale de Bossembélé et détenues comme prisonniers politiques après l’incendie du supermarché Rayan en dépit des honteuses dénégations de Bozizé selon lesquelles l’affaire de cet incendie ne serait pas une affaire d’Etat mais de simple droit commun.

Voici deux mois bientôt qu’a eu lieu cet incendie et que Bozizé demeure autiste et complètement sourd aux différentes requêtes des avocats du barreau de Centrafrique qui continuent de faire la grève des audiences après avoir enchaîné sit-in de protestation, envoyé un mémorandum à Bozizé et bien d’autres initiatives. Le bâtonnier Mario Stasi de Paris a également adressé une lettre au garde des Sceaux Laurent Ngon-Baba. Rien n’y a fait. Bozizé et sa clique restent de marbre et c’est toujours le statu quo. Ils ne semblent pas mesurer à leur juste valeur les dramatiques conséquences de la grève des audiences des avocats sur le fonctionnement du pays. C’est franchement scandaleux et inadmissible.

En ordonnant publiquement et officiellement sur les antennes de la radio et télévision nationales à ses services de sécurité de retrouver et capturer pour les dépecer Me Symphorien Balemby et Jean Daniel Dengou, Bozizé a contraint ces deux compatriotes et citoyens à la clandestinité. Le second a réussi à prendre le large et se trouve depuis en France où il a demandé l’asile politique. Quant à Me Balemby, il est toujours réduit à la clandestinité puisque les menaces d’arrestation et de mort proférées par Bozizé en personne continuent de peser sur lui.

Cette grossière et inadmissible immixtion de Bozizé dans une affaire de droit commun à laquelle il a voulu donner à dessein une dimension politico-judiciaire est bien la preuve que Bozizé a une conception des  rapports et du fonctionnement des institutions républicaines aux antipodes de celle qui devrait être celle d’un démocrate véritablement républicain. C’est d’autant plus étrange que ce monsieur est candidat à sa succession à la tête du pays. Sa réélection serait la pérennisation de ses pratiques d’un autre âge et ses méthodes dictatoriales et sanguinaires et fascisantes. Les Centrafricains doivent prendre garde de ne pas accorder leur suffrage à tel individu qui mise sur son fric, la force armée dont il dispose et la fraude électorale pour se maintenir indéfiniment au pouvoir.     

Semaine après semaine, Centrafrique-Presse, fort de ses sources d’informations sûres dans l’entourage même de Bozizé, dévoile au fur et à mesure la stratégie et les préparatifs en secret ainsi que ses autres dispositifs confidentiels de fraude électorale afin d’ouvrir les yeux des Centrafricains. Tout semble s’articuler autour de la ville garnison de Bossembélé progressivement transformée en ce que Bérengo fut jadis pour Bokassa. A Bossembélé, il y a une prison spéciale comme on en a parlé plus haut, Bozizé y a aussi stocké des armes de guerre en assez grande quantité – une bonne partie avait été emportée lors de l’attaque qui avait eu lieu le 13 février 2009 – et dernièrement des urnes destinées à être bourrées le moment venu en vue du hold-up et divers matériel électoral, des véhicules 4 x 4 et autres. Tout cela est inadmissible et démontre que :

LA PRISON SPECIALE DE BOSSEMBELE DOIT FERMER !

BOZIZE N’A PLUS RIEN A FAIRE A LA TETE DU PAYS, IL DOIT PARTIR !  

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 23:16

 

 

sudan chad


(Le Pays 23/07/2010)

Tapis rouge et fanfare pour Omar El Béchir, le président soudanais. La scène s’est passée mercredi 21 juillet 2010 à N’Djamena au Tchad. Idriss Déby est allé, en personne, accueillir son "illustre" hôte à sa descente d’avion. Béchir dort, le temps que dure le sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) auquel il est allé prendre part, sur ses deux oreilles, dans un pays signataire du Traité de la Cour pénale internationale qui a émis contre lui un mandat d’arrêt.

En tout cas, les autorités tchadiennes, par la voix de leur ministre de l’Intérieur, Ahmat Mahamat Bachir, sont catégoriques sur la question du respect de ce mandat de la CPI : "Ce n’est pas au Tchad qu’El Béchir sera arrêté". Une telle décision, on le voit, est très contestée. En effet, le chef de l’Armée de libération du Soudan, Abdelwahid Mohammed Nour, commentant cet évènement, a estimé qu’il représente "l’un des jours les plus tristes pour la population du Darfour". Il y a également une levée de boucliers au niveau des ONG de défense des droits de l’homme avec Human rights watch et Amnesty international qui ont exhorté N’Djamena à appliquer le mandat de la CPI.

Cette visite de l’homme fort de Karthoum intervient dans un climat d’apaisement des relations entre le Tchad et le Soudan depuis que les deux pays ont décidé, après des années de guerre par procuration, de ne plus soutenir les rebelles qu’ils utilisaient à l’effet de se nuire mutuellement. Vu sous cet angle, on pourrait dire qu’il s’agit d’une affaire bilatérale qui concerne uniquement les deux Etats. Mais là où cette logique marque ses limites, c’est que El Béchir est recherché par une juridiction internationale dont le Tchad, de surcroît, a signé le Traité. En effet, le Tchad est membre de la CPI. Certes, en accueillant leur voisin, les autorités tchadiennes s’alignent sur la position de l’Union africaine (UA) de ne pas coopérer avec la CPI, laquelle décision est d’ailleurs rejetée par certains Etats du continent, et pas des moindres, tels que la République sud-africaine, du Bostwana. Cette manifestation de solidarité est l’une des rares décisions de l’UA à être respectées. Si seulement des décisions relatives à la démocratie, au respect des constitutions et de la bonne gouvernance pouvaient connaître le même sort ! Hélas, tout laisse penser que ce que d’aucuns ont appelé "le syndicat des chefs d’Etat" ne s’empresse de respecter que les décisions qui les protègent de façon directe ou indirecte.

Il est certes vrai que l’on peut reprocher beaucoup de choses à la CPI. On est fondé à penser que cette Cour de justice dont le Traité a été adopté le 17 juillet 1998 et entré en vigueur le 11 avril 2002, a jeté son dévolu sur les Africains et l’identité de ses pensionnaires et des personnes sur lesquelles plane son épée renforce ce sentiment. On est en effet écoeuré de voir que des responsables de certains Etats ne sont pas inquiétés par cette juridiction en dépit du fait qu’ils sont auteurs ou complices d’actes répréhensibles. On peut ne pas être d’accord que le président soudanais dont le pays n’a pas signé le Traité de la Cour fasse l’objet de poursuites au nom d’un accord auquel il n’est pas partie. Toutes ces récriminations sont plus ou moins fondées, mais force est de reconnaître que les dirigeants africains ne sont pas exempts de toute critique sur le sujet. Ces faiblesses de la CPI ne sont-elles pas, pour beaucoup, contenues directement ou indirectement dans son Traité même que plusieurs dirigeants du continent se sont empressés de signer alors que certains Etats -dont on s’offusque que la Cour ne poursuit pas les ressortissants d’ailleurs - s’y sont réfusés ? Il faut avouer que beaucoup de gouvernants africains sont passés maîtres dans l’art de signer ces conventions ou accords internationaux sans prendre toutes les précautions en vue d’en mesurer au préalable toute la portée.

Ce genre de situation remet au goût du jour la question de l’indépendance réelle des pays africains et leur capacité à anticiper. En effet, l’on semble signer à tour de bras les accords, juste pour la propagande ou pour avoir quelques fonds promis par quelque obscur bailleur ou escomptés de telle ou telle organisation. Quand on n’est pas d’accord avec un texte, on ne le signe pas. Cela a, au moins, le mérite de faire plus responsable lorsque l’on refuse les conséquences liées à son application. Il y a également des mécanismes en droit international pour dénoncer les accords auxquels on est partie. Tôt ou tard, il faudra donc, surtout pour les pays qui ont signé le Traité instituant la CPI, choisir entre appliquer une convention qu’ils ont "librement" signé et protéger une personne poursuivie en application de cette convention.

De toute façon, il va falloir être conséquent avec soi-même et faire plus preuve de vision prospective dans les engagements que l’on prend. Tant il est vrai que pour les Etats comme pour les individus, le respect de la parole donnée est un élément déterminant du degré de responsabilité. C’est à ce prix que l’on force l’admiration et conquiert le vrai respect des autres.

"Le Pays"

© Copyright Le Pays

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 23:10

 

 

sidéen

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 26 Juillet 2010 14:18

 

Les solutés (sérum) sont devenus rares ces derniers temps dans les hôpitaux  et les pharmacies à Bangui.

Cette rupture a déjà duré plusieurs semaines. Partout dans les hôpitaux, les parents des malades se plaignent du fait qu’ils n’arrivent pas à trouver les sérums prescrits par les médecins.

Selon Docteur Igor BOSSOKPI, chef de service technique à l’Unité de Cession des Médicaments (UCM), cette rupture est due aux difficultés qu’éprouve la société ASTRACA. La société chinoise qui  fabrique les sérums en République Centrafricaine et qui a signé un accord avec le gouvernement lui donnant le monopôle de commercialisation et de livraison du sérum dans le pays.

Mais il a rassuré qu’un stock de sérum vient d’arriver à l’Aéroport de Bangui mais reste encore sous les formalités douanières. Bientôt, tous les centres Hospitaliers et les Pharmacies seront approvisionnés, conclut-il.

Certaines informations font état de rupture de certains produits pharmaceutiques comme le Clotrimazole et Bactrim dans les pharmacies et Hôpitaux en Centrafrique.

 

NDLR : C'est cela la gouvernance à la Bozizé. Les Centrafricains sont "libérés" avec ces "libérateurs" d'un genre nouveau depuis le 15 mars 2003.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 23:08

 

 

drapeau françafricain

 

AFP 26/07/2010 | Mise à jour : 16:33

Le Conseil d'Etat a annulé la liste de 17 pays d'origine sûrs établie en novembre 2009 par l'Office français pour les réfugiés et apatrides (Ofpra), en raison de la présence d'Etats ne respectant pas les droits humains, dans un arrêt consulté aujourd'hui par l'AFP.

La plus haute juridiction administrative a suivi une dizaine d'associations qui demandaient que soient retirés de la liste l'Arménie, la Turquie, Madagascar ainsi que le Mali, mais seulement pour les femmes qui sont exposées à l'excision dans ce pays d'Afrique subsaharienne.

La notion de "pays d'origine sûr" a été introduite en droit français par la loi du 10 décembre 2003. Selon cette loi, "un pays est considéré comme tel s’il veille au respect des principes de la liberté, de la démocratie et de l’état de droit, ainsi que des droits de l’homme et des libertés fondamentales". C'est le conseil d'administration de l'Ofpra qui fixe la liste de ces pays.

A la suite de la décision du Conseil d'Etat, les associations ont demandé dans un communiqué la suppression de la notion de "pays d'origine sûr" car la "la classification de tel ou tel Etat dans la liste repose sur des choix politiques opportunistes et nullement sur des bases objectives".

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 23:02

 

 

Chefs d'Etat UA

 

 

(Walfadjiri 26/07/2010)


Le président soudanais, Omar El-Bachir peut légitimement se sentir heureux. Les pays africains ont décidé de le soutenir dans le bras de fer qui l'oppose à la Cour pénale internationale qui l'accuse de crime de guerre, crime contre l'humanité et de génocide contre les populations noires du Darfour, une région située à l’ouest du pays. L'Union africaine vient, en effet, d'élaborer un projet de résolution demandant à ses membres de ne pas exécuter le mandat d'arrêt international émis par le procureur de la Cpi, Luis Moreno-Ocampo, contre le chef de l’Etat soudanais.

La question sera débattue lors du sommet des chefs d’Etat africains qui se tient en ce moment dans la capitale ougandaise. L'Union africaine (Ua) va donner des consignes aux Etats membres de ne pas exécuter le mandat d'arrêt international de la Cpi contre Oumar El-Bachir, selon Reuters qui a obtenu copie de ladite résolution. ‘L'Ua réaffirme sa décision que les Etats membres ne devront pas coopérer avec la Cpi dans l'arrestation ou le transfert du président Bachir vers la Cpi’, précise ainsi l’organisation continentale, à travers ce projet de résolution.
C’est fort de ce soutien de ses pairs du continent que le président soudanais s'est rendu la semaine dernière à Ndjamena, au Tchad pour prendre part à la réunion de la communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-sad).

Les chefs d’Etat qui étaient présents à ce sommet ont réaffirmé leur solidarité à Oumar El-Bachir qui a pu rentrer tranquillement dans son pays après le refus du gouvernement tchadien d’exécuter le mandat de la Cpi. Ce qui est perçu par nombre d'observateurs comme un camouflet pour la justice internationale. Un porte-parole de la présidence soudanaise a estimé que le voyage du président El-Bachir au Tchad constitue ‘plus qu'une double victoire’ sur la Cpi, selon Reuters.

Le président Oumar El-Bachir est accusé d'avoir donné l'ordre des viols, des actes de torture et des meurtres contre les populations du Darfour. Mais, le mandat international lancé contre lui par Luis Moreno-Ocampo est perçu par nombre de chefs d'Etat africains comme un acharnement contre l'homme fort de Khartoum. Ils reprochent à la Cpi de fermer les yeux sur les crimes odieux commis par des dirigeants d'autres continents sans toutefois désigner les chefs d'Etat auxquels ils font allusion.

M. A. DIALLO

© Copyright Walfadjiri

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE