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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 00:52




 

(AFP) 26.11.09 | 19h26

Des témoins fuyant les combats ont confirmé jeudi à l'AFP que la rébellion centrafricaine de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) avait pris Ndélé et que de nombreux habitants désertaient cette ville du nord de la Centrafrique.

Les rebelles "ont beaucoup d'armes, ils sont nombreux, ils parlent arabe, anglais et sango. Les tirs étaient intenses, et ont fait fuir la majorité de la population de Ndélé", a affirmé sous couvert de l'anonymat, un fonctionnaire centrafricain de Ndélé, ayant quitté la ville située à environ 100 km de la frontière tchadienne et joint par téléphone par l'AFP.

Un autre habitant ayant fui la ville, Younouss Ahmat, également joint au téléphone, a raconté que les combats ont commencé à l'aube. "Nous avons été tirés du sommeil vers 3h50 (2h50 GMT) par des tirs à l'arme automatique. Les tirs étaient d'abord isolés puis ils se sont rapprochés progressivement de la base du détachement des forces armées centrafricaines (FACA)", a-t-il déclaré.

"J'ai demandé aux membres de ma famille de rester éloignés des portes et des fenêtres et ne pas tenter de sortir avant le lever du jour. Les tirs ont ensuite pris l'allure d'un accrochage, puisqu'il y'avait à un moment donné des échanges de tirs. Nous avions tous eu très peur", a-t-il expliqué.

"Au bout de trois quarts d'heure, les échanges de tirs ont cessé. Au lever du jour nous avons appris que la plupart des militaires du détachement des FACA s'étaient retirés de la ville", a-t-il précisé, estimant que les FACA voulaient ainsi "éviter de nombreuses pertes en vies humaines parmi la population".

Au petit matin, "entre obscurité et premières lueurs du jour, les habitants ont fui pour se réfugier dans la brousse ou encore à plusieurs kilomètres de Ndélé", a ajouté Younouss Ahmat

"En ce moment, a expliqué M. Ahmat, je suis à quelques kilomètres de Ndélé, et je n'ose pas y retourner tant que le calme ne sera pas revenu".

L'attaque de Ndélé a plongé la ville minière de Bria, voisine de Ndélé, dans la peur et l'inquiétude. "Les nouvelles qui nous sont parvenues à Bria nous inquiètent. La population vit dans la peur depuis ce matin", a affirmé à l'AFP un policier basé dans cette ville.

La CPJP a annoncé jeudi avoir pris Ndélé, donnant un bilan de 3 morts côté rebelle et "d'une dizaine de morts dans les rangs" gouvernementaux. Une source militaire centrafricaine a affirmé que "les assaillants" avaient "été repoussés" mais que "les combats se poursuivaient".

La CPJP est dirigée par Charles Massi, plusieurs fois ministre sous le président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003, et l'actuel président François Bozizé.

Il avait intégré en mai 2008 la rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), d'Abdoulaye Miskine, qui a, depuis, signé des accords - bilatéral puis global - de paix avec Bangui. Massi avait alors quitté l'UFDR pour la CPJP qui n'a pas adhéré au processus de paix.

Il avait été arrêté en mai dernier près de la frontière centrafricaine au Tchad sous l'accusation de tentative de déstabilisation de la RCA, puis libéré un mois plus tard par les autorités de N'Djaména.

La ville de Ndélé a déjà fait l'objet de deux attaques, une fin 2008 et une particulièrement meurtrière en juin 2009. Les combats avaient entraîné d'importants mouvements de population, notamment vers le Tchad.




Le gouvernement condamne l'attaque de la ville de Ndélé par des rebelles
 

ACAP Bangui, 26 novembre 2009 23:30- Le gouvernement centrafricain a condamné, jeudi 26 novembre, l'attaque, dans la matinée, de la ville de Ndélé (675 km au nord de Bangui), près de la frontière avec le Tchad, par un groupe armé.

Dans un communiqué rendu public dans la soirée, le ministère de la Défense a attribué cette attaque à des éléments de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) de l'ancien ministre d'Etat Charles Massi ainsi qu'à d'autres groupes non identifiés.

Le communiqué, qui ne fournit aucun élément relatif au bilan de l'attaque, relève que celle-ci intervient quelques jours après l'enlèvement, dans la nuit du 22 novembre dernier à Birao (1087 km au nord-est de Bangui), près de la frontière avec le Soudan, de 2 employés français de l'ONG Triangle Génération Humanitaire.

Le communiqué appelle également les populations de Ndélé au calme et promet que tout sera mis en œuvre par les forces de défense et de sécurité pour garantir la sécurité de cette région et sur le territoire national.

La CPJP, qui semble être à l'origine de cette attaque, s'était signalée dans la région de Ndélé le 7 novembre dernier en investissant la localité de Zoukoutouniala (26 km de Ndélé) où elle a pillé une boutique pour s'approvisionner en produits de première nécessité.

Apparue vers la fin de l'année 2008, la CPJP demeure, à ce jour, en marge de l'accord de paix global entre le gouvernement et les mouvements politico-militaires actifs dans le Nord de la République Centrafricaine.

Signé le 21 juin 2008 à Libreville, au Gabon, cet accord global de paix a ouvert la voie à la mise en place d'un programme de désarmement (DDR) prévu pour entrer dans sa phase active à partir du 15 décembre prochain avec l'arrivée à Bangui d'observateurs militaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale censés contrôler le cantonnement et le désarmement des ex-rebelles.

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 00:34




 

 

Ce matin 26 novembre 2009 à 4 heures, le Commando blindé de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) a pris la ville de Ndélé. La ville est sous contrôle, la sécurité des populations et humanitaires est assurée.

L’affrontement a duré quelques heures. Le bilan provisoire est de 3 morts et 4 blessés dans nos rangs et une dizaine de morts dans les rangs de l'ennemi. 3 véhicules, la voiture de commandement du préfet de la ville de N'délé et une quantité considérable d'armes sont récupérés. Nous tenons également le Préfet et le Commandant de la Zone.

La CPJP attends depuis le mois d'août 2009 une négociation sérieuse avec le gouvernement. Ce long silence du Gouvernement a poussé la CPJP a passé à la l'attaque et à la prise de la ville de N'délé. Et elle compte progresser sur le terrain militaire si le Gouvernement n'engage pas immédiatement les négociations.

                                                          

Fait le 26 novembre 2009

Pour le Conseil politique,
Le Secrétaire Général, Porte-parole

Assan M’bringa Togbo

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 17:34




 

AFP 26.11.09 | 12h12

Un groupe revendiquant les enlèvements d'un employé français de la Croix rouge internationale dans l'est du Tchad et de deux humanitaires français en Centrafrique a affirmé jeudi à l'AFP qu'il visait la France et non les ONG.
 

"Nous ne visons pas les ONG, nous ciblons la France", a déclaré Abou Mohamed Rizeigi qui se présente comme le porte-parole des "Aigles de libération de l'Afrique", un groupuscule obscur qui sert de paravent à des bandits, selon différentes sources proche du dossier.

"Nous voulons que la France change de politique dans la région", a-t-il ajouté.

Un journaliste de l'AFP a pu par ailleurs entrer en contact avec Laurent Maurice, un agronome employé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), enlevé dans l'est du Tchad le 9 novembre par des hommes armés dans le village de Kawa, à dix kilomètres de la frontière avec le Darfour soudanais.

"Je suis privé de ma liberté depuis 17 jours. Je vais bien", malgré les circonstances, a déclaré à l'AFP d'une voix frêle l'otage qui a affirmé être en contact avec sa famille via le CICR. "Je suis au Tchad", a-t-il ajouté, sans plus de détails.

Un haut responsable tchadien avait indiqué le 10 novembre, que les ravisseurs étaient retournés avec leur otage au Darfour, région de l'ouest soudanais en proie depuis 2003 à une guerre civile complexe et théâtre depuis mars dernier d'une vague d'enlèvements d'expatriés.

Le 13 novembre, une source proche de la Coordination nationale d'appui à la force internationale à l'est du Tchad avait indiqué que les ravisseurs avaient exigé une importante rançon en échange de sa libération.

Dans leur entretien avec l'AFP, les ravisseurs ont également revendiqué le rapt dimanche de deux employés français de l'ONG Triangle GH à Birao, ville du Nord-Est de la Centrafrique, près de la frontière du Darfour.

Un employé franco-britannique de la Croix-Rouge Internationale, Gauthier Lefèvre, a par ailleurs été enlevé le mois dernier par des hommes armés dans l'ouest du Darfour, près de la frontière tchadienne.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 17:27




 

AFP 26.11.09 | 14h06

La rébellion centrafricaine de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) a affirmé, dans un communiqué parvenu jeudi à l'AFP à Bangui, avoir pris la ville de Ndélé (nord), mais une source militaire a assuré que l'assaut avait été repoussé.


"Ce matin 26 novembre 2009 à 4 heures, le commando blindé de la CPJP a pris la ville de Ndélé. La ville est sous contrôle, la sécurité des populations et humanitaires est assurée",
affirme le communiqué de la CPJP, une des rébellions qui n'a pas conclu d'accord de paix avec Bangui et n'a pas intégré le processus de paix.

Un habitant de Ndélé, joint par l'AFP, a affirmé sous couvert de l'anonymat que "les habitants de Ndélé ont fui la ville qui est aux mains des rebelles". "Les habitants se sont réfugiés en brousse", a-t-il dit.

Cette attaque n'a pas encore suscité de réaction officielle du pouvoir à Bangui. Une source militaire proche de l'état-major a toutefois confirmé à l'AFP que "la ville de Ndélé a été attaquée tôt jeudi matin".

"Les assaillants ont tenté de prendre la base militaire de Ndélé, mais ils ont été repoussés par le détachement des FACA (Forces armées centrafricaines)".

"Les combats se poursuivaient toujours" en début d'après-midi, a encore assuré cette source.


NDLR : D'après des informations recueillies par la rédaction de CAP auprès de sources indépendantes à Ndélé, la ville est bien aux mains des rebelles de la CPJP. Les autorités locales (Préfet, Sous-Préfet, Commandant de gendarmerie, médecin chef etc..) ont été dépossédées de leurs véhicules de service par les assaillants. De même que la base des Faca de la ville a été récupérée après décrochage des soldats gouvernementaux.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 10:59




Nous venons d’apprendre que ce matin à 5 h 15 mn, des éléments de la rébellion de la CPJP ont attaqué et occupé la ville de NDELE, chef lieu de la préfecture du Bamingui-Bangoran. La CPJP est le mouvement dont le président est le colonel Charles Massi, entre temps arrêté au Tchad puis libéré par les autorités tchadiennes mais dont on ignore le sort depuis lors. Ces jours derniers, certaines informations non vérifiées faisaient état de sa présence à la frontière centrafricano-camerounaise à proximité de sa ville natale de Baboua dans la préfecture de la Nan-Mambéré.
Bozizé a à plusieurs reprises rejeté l'offre de médiation de Ndjaména, préférant plutôt trouver des rarngements avec le sultan de Ndélé afin de désarmer les éléments de la CPJP, essentiellement d'ethnie Rounga. On voit à présent les limites de cet aveuglement des autorités de Bangui.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 10:45




MOUVEMENT NATIONAL DU SALUT DE LA PATRIE

MOUVEMENT POLITICO-MILITAIRE

______________________________________________________________

Travail-Patrie-Progrès

Présidence

Réf : 020/PR/MNSP/09

Tél : 75 05 98 56

 

 

COMMUNIQUE N°004/PR/MNSP/09

En campement à une vingtaine de kilomètre de Birao, le Conseiller en Réinsertion du MNSP avec une dizaine d’hommes dont il a la charge ont été kidnappés ce 25/11/2009 par les FACA.

Emmenés vers une destination inconnue, ces derniers subirent des tortures corporelles graves en violation des droits fondamentaux de l’homme en la matière.

A titre de rappel, un engagement à la paix entre le MNSP et les autorités avait été signé à Birao le 20/10/2009 et devrait ouvrir la voix à la conclusion d’un accord de paix.

Le MNSP est surpris de ce revirement spectaculaire de la part de ces autorités  qui, par cet acte ont voulu porter au mouvement la responsabilité de l’enlèvement des deux humanitaires Français de l’ONG Triangle que nous avons condamné dans le communiqué de presse N° 003/PR/MNSP/09 du 24/11/2009. Ils se sont trompés de porte et de cible.

Ces hommes et encore moins le MNSP ne sont impliqués ni de près, ni de loin dans cet affaire et met quiconque au défi de prouver le contraire.

Enfin, le MNSP demande la libération sans condition de ces éléments et prends à témoin l’opinion nationale et internationale sur ces agissement qui risquent de compromettre la paix que nous recherchons tous.

                                                                                              Fait à Bangui, le 25 novembre 2009

Le Président du MNSP,

 

Hassan OUSMAN

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 03:42



 

Par Paul-Marin Ngoupana

BANGUI, 25 nov (AFP) - Des dizaines de personnes ont été tuées dans un coin reculé de la République centrafricaine, lorsque des rebelles ougandaises ont attaqué les villageois, mais ont ensuite été pris en embuscade par des soldats ougandais, a affirmé un témoin et des médias locaux.

Les meurtres ont eu lieu la semaine dernière autour de Djemah, 850 km (530 miles) à l'extrême Sud-Est de la capitale Bangui, et sont les dernières d'une vague d'attaques perpétrées par l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA), un mouvement, une milice qui rôde autour de la République centrafricaine, le Soudan et la République démocratique du Congo pour tuer des civils et faire des enlèvements.

«Il y avait plus de 40 rebelles armés de fusils, de machettes et de gourdins. Ils ont attaqué le village à partir de trois directions», dit Léon Hetanga, un résident de Djemah qui a échappé à l'attaque et s'est rendu à Bangui pour parler de l’incident du 18 novembre.

"Ce qui suivit fut un carnage. Les deux magasins du village ont été pillés, les maisons brûlées. Cachées dans un manguier, j'ai vu cette scène horrible ... trois hommes ont été tués par des machettes et deux femmes étaient ligotées et prises comme prisonnières", a-t-il ajouté.

Hetanga a indiqué qu'au moins 11 personnes avaient été tuées au moment où il s'est échappé du village et a alerté les soldats ougandais, basée à 25 km, qui ont lancé une contre-attaque sur les rebelles.

"C'était un carnage pour les rebelles quand ils ont été pris en embuscade près de la rivière Ngoangoa par les soldats ougandais, a dit Hetanga.

Bangui a permis à Kampala en Ouganda d'envoyer des forces spéciales pour traquer les rebelles en République centrafricaine, l'une des nations les plus faibles et les plus isolées d'Afrique centrale.

La vague d'attaques de la LRA dans les trois pays intervient après près de deux décennies de longue guerre dans le nord de l'Ouganda et un raid de forces multinationales contre des bases rebelles au Congo l'année dernière.

L'Ouganda a mené l'attaque dans la jungle contre les cachettes de rebelles mais pas contre les dirigeants de la LRA qui sont recherchés pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale.

L’armée ougandaise a déclaré aux médias qu'elle n'avait aucune information sur l'incident et des fonctionnaires du gouvernement centrafricain n'ont fait aucun commentaire, mais une source locale a confirmé les rapports de Hetanga sur les d'attaques à Djemah, ainsi que d'autres villages, y compris à proximité de Fouka.

"Des dizaines de personnes ont été tuées", Clément Loutemboli, un opérateur de radio communautaire de santé dans la ville voisine d'Obo, a déclaré à Reuters par téléphone.

«Au cours des derniers jours, le calme est revenu et on entend moins parler des rebelles parce que et des soldats ougandais et centrafricains font les patrouilles, a dit Loutemboli.

Basé à New York Human Rights Watch estime que les combattants de la LRA ont tué au moins 1.200 civils congolais dans des attaques de représailles puisque l'agression ougandaise dirigée l'année dernière.

(Writing par David Lewis Montage: Angus MacSwan) ((Dakar Salle de presse +221 33 8645076)) (Pour plus de couverture en Afrique de Reuters et d'avoir votre mot à dire sur les principales questions, visitez le site: http://af.reuters.com)


NDLR : Pourquoi et jusqu'à quand d'innocentes et paisibles populations civiles doivent et vont-elles payer un si lourd tribut à ces criminels de rebelles ougandais ? Y-a-t-il des autorités dans ce pays appelé République centrafricaine ? Ces pseudos autorités ne se soucient plus il est vrai, que du comment faire pour frauder les prochaines élections afin de conserver leur pouvoir.

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 03:08


 

Par RFI Article publié le : mardi 24 novembre 2009 -

Les recherches se poursuivent pour retrouver les deux humanitaires français enlevés dimanche soir dans la ville de Birao, au nord-est de la Centrafrique. Les patrouilles de la Mission des Nations unies, déployée dans la zone, n'ont pour l'instant rien donné. Les agresseurs étaient une vingtaine et parlaient arabe selon les témoignages. La Minurcat se dit inquiète de voir des hommes armés mener de telles opérations dans cette région.

Plusieurs humanitaires étaient présents lors de l'attaque, au moins cinq, selon les témoignages rapportés par la Mission des Nations unies au Tchad et en Centrafrique. Ceux sont ceux de nationalité française qui étaient particulièrement recherchés et qui ont été enlevés. Les ravisseurs se sont également emparés de trois véhicules. Ils ont été aperçus en direction du Soudan et auraient même très probablement passés déjà la frontière selon la Minurcat. On ne connaît pas encore leur identité et aucune revendication n'a été communiquée.

Le travail des deux humanitaires enlevés était d'apporter de l'aide alimentaire et de développer l'accès à l'eau et à la santé. Ceux qui les connaissent assurent qu'ils avaient réussi à nouer de bonnes relations avec les différentes communautés de la région.

 

Par discrétion pour l'instant l'ONG Triangle, à laquelle les deux humanitaires appartiennent, ne souhaite pas communiquer. Le ministère des Affaires étrangères français a pour sa part demandé lundi soir la libération inconditionnelle et immédiate des deux ressortissants français.

Cet enlèvement s'ajoute à celui de deux employés du Comité international de la Croix rouge, ce mois-ci, l'un au Soudan, l'autre à l'est du Tchad. Là encore ce sont deux Français qui ont été enlevés.

L'inquiétude de Victor Da Silva Angelo, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour la Minurcat

c’était une opération bien organisée et cela nous préoccupe bien entendu. Cela laisse à penser qu’il s’agit de gens très déterminés et cela nous fait penser à des opérations de plus grande envergure…

24/11/2009 par Marie-Pierre Olphand





Enlèvement de deux membres de Triangle ONG lyonnaise

Par Marine Badoux

Posté le 25/11/2009  à 16:38 | 

 

Toujours aucune nouvelle des deux travailleurs humanitaires de l'ONG lyonnaise Triangle Génération Humanitaire. Enlevés dimanche dans la soirée par une vingtaine d'hommes armés, ils ne sont plus joignables.

Lundi 23 novembre, Christian Lombard, directeur de Triangle, l'ONG humanitaire, déclarait que deux des travailleurs humanitaires basés en Centrafrique avaient été enlevés la veille aux alentours de 23 heures à Birao au nord-est de la République centrafricaine (RCA), non loin de la frontière avec le Soudan. Cette ville et la région dans laquelle elle se situe sont réputées pour leur isolement et leur instabilité. Cependant, l'ONG y est présente depuis 2007.

Joint par téléphone, Christian Lombard ne cache pas son inquiétude. Depuis l'enlèvement, il est sans nouvelles de ses deux agents. Toutefois, il précise qu'il ne veut faire aucun commentaire "pour ne pas compromettre la sécurité des otages." Le ministère des Affaires Etrangères a appelé lundi à une "libération inconditionnelle et immédiate" des deux personnes kidnappées. Qui les a enlevés? "Une vingtaine d'hommes armés", a affirmé lundi le vice-consul de Centrafrique au Darfour. Mais s'agit-il d'un groupe de rebelles, de simples bandits? Les membres de Triangle sont-ils encore en vie? Autant de questions qui restent aujourd'hui encore en suspens.

Triangle génération humanitaire est basé à Lyon, dans le neuvième arrondissement. L'ONG existe depuis 1994 et est active dans une vingtaine de pays. En Centrafrique, elle emploie 11 expatriés et 80 locaux. Ses objectifs sur place concernent majoritairement l'accès à l'éducation, la revalorisation du tissu social et l'approvisionnement en eau potable.

 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 03:03




 


(La Croix 25/11/2009)



Selon le dernier rapport de l'Onusida, le nombre de nouvelles infections a diminué de 17 % entre 2001 et 2008.

 

L’épidémie de VIH-sida ralentit sa progression dans le monde. Le nombre de nouvelles infections a diminué de 17 % entre 2001 et 2008, passant de 3,27 millions de nouveaux cas à 2,7 millions, constate le dernier rapport annuel de l’Onusida, le programme des Nations unies de lutte contre la maladie. Ce recul s’observe essentiellement en Afrique subsaharienne, qui reste cependant de loin la zone la plus touchée avec plus de 22 millions de porteurs du virus sur un total de 33,4 millions dans le monde.

« La tendance actuelle est due, en partie du moins, à la prévention du VIH », a précisé Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida. L’organisme estime que les campagnes pour l’utilisation du préservatif, dans les milieux de la prostitution mais aussi parmi le reste de la population, ont fait reculer la transmission.

Deuxième explication, la diminution de la transmission de la mère au fœtus. En 2008, environ 45 % des femmes enceintes séropositives ont reçu un traitement préventif contre 10 % en 2004.

Au total, 60 millions de personnes ont été infectées depuis la découverte de la maladie au début des années 1980 et environ 25 millions d’entre elles sont décédées, dont deux millions l’an dernier. L’Afrique subsaharienne a déploré le plus grand nombre de victimes (1,4 million) en 2008, loin devant l’Asie (379 000) et les anciens pays de l’Union soviétique (87 000).


Olivier TALLÈS

© Copyright La Croix

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 02:55




 

mardi 24 novembre 2009 par webmaster

Le 06 novembre 2009, la Commercial Bank of Cameroon, CBC, un des fleurons du paysage financier camerounais crée il y a une dizaine d’années et appartenant au groupe Fotso, Victor, industriel connu et respecté, a été mise sous administration provisoire par la COBAC. Le Directeur général a été maintenu dans ses fonctions et nommé administrateur provisoire pour une période de six mois. Par ailleurs, toutes les autres banques du groupe dans la sous région, à savoir la Commercial Bank Tchad, et la Commercial Bank Centrafrique ont été frappées par la même décision.

SUR LA FORME


La décision de la COBAC a été rendue publique dans des conditions de publicité excessive qui frisent une volonté de nuire. Selon nos propres enquêtes et recoupements, diverses fuites bien planifiées ont précédé l’annonce, dans un style de dramatisation avec pour unique objectif de noircir la situation et de précipiter l’institution dans l’irréparable. Des clients importants de la banque ont faits l’objet de chantage, de harcèlements diverses et d’intoxication.

SUR LE FOND


En dépit de l’existence de quelques difficultés incontestables, la décision de la COBAC ne se justifie pas, au moins dans les termes, la substance, et les conditions dans lesquelles elle est intervenue. La situation de la banque n’était ni excessivement dégradée, ni alarmante, ni dommageable pour ses clients d’affaires et les petits épargnants individuels. Des plans de restructuration existaient et la COBAC les connaissait parfaitement. Par ailleurs, que ce soit pour la Commercial Bank Tchad ou pour la Commercial Bank Centrafrique, la COBAC est devenue clairement le problème et non la solution. La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination qui a approché les plus hautes autorités de ces deux pays, les a trouvées dans un profond trouble. Tant au Tchad qu’en Centrafrique où les banques du groupe jouent un rôle prépondérant dans l’économie, rien ne permettait de façon effective, vérifiable, certaine et immédiate, de leur étendre la décision du 06 novembre 2009. Au contraire, tout leur permettait d’entrevoir l’avenir avec d’autant plus d’assurance que les gouvernements se sont impliqués fortement. La COBAC a-t-elle mesuré le risque d’aggraver les problèmes économiques de ces pays déjà fragiles ? Last but not least, la décision de la COBAC n’est pas conforme aux conclusions de la concertation qui a eu lieu entre les ministres le 28 octobre à Douala. Pourquoi a-t-elle tronqué le vrai rapport de la réunion ?

SUR L’ATTITUDE DU GOUVERNEMENT CAMEROUNAIS


Une fois n’est certainement pas coutume, le gouvernement camerounais a su réagir promptement et positivement devant la situation ainsi crée. La visite du ministre des finances à l’agence centrale de Yaoundé, les assurances envers les clients, et surtout les promesses de soutien ferme de l’Etat camerounais par un apport substantiel de liquidités en tant que de besoin pour appuyer le plan de structuration, constituent une démarche louable dont il faut se réjouir et féliciter.

La commission indépendante contre la corruption et la discrimination regrette cependant, que le gouvernement ait assisté sans s’en émouvoir, au déplacement de la banque vers d’autres institutions, de certaines dotations publiques et para publiques à l’instar du fond routier, et de bien d’autres précieuses ressources du genre. Des mesures pour arrêter l’effusion s’imposaient réellement, et le gouvernement avait été alerté.

EN CONCLUSION


La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination, à la suite de ses enquêtes, se range à l’interrogation de plusieurs sources expertes ainsi que de certains gouvernements de la sous région, lesquels croient déceler dans la décision de la COBAC, des objectifs différents de ceux annoncés, et des motifs sans aucun rapport avec la remise en cause de la capacité managériale des promoteurs de la banque autant que le soucis du respect de certaines normes prudentielles. Les représentations du FMI en Afrique centrale ne seraient pas loin d’avoir la même opinion, et l’auraient fait savoir. La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination est en mesure d’affirmer, que la CBC a été victime d’un traitement discriminatoire sur un triple plan.

Au plan national, une violente campagne a été initiée, financée, encouragée, entretenue et relayée par des esprits obscurs, lesquels n’ont eu aucune peine à fidéliser certains médias particulièrement haineux et inutilement violents, recourant à l’injure, au mensonge, à la désinformation, à la diffamation, et à la provocation délibérée. Le Groupe Fotso, la famille Fotso, le patriarche Fotso, et particulièrement Yves Michel Fotso son fils, président de la Banque, ont été constamment crucifiés sans que personne ne lève le petit doigt.

Au plan international, un Etat membre, en l’occurrence la Guinée Equatoriale, lourdement condamné par un tribunal international pour manquement grave à ses obligations dans une relation d’affaires avec le Groupe Fotso, a non seulement refusé de s’exécuter, mais pis encore, entrepris de développer une animosité destructrice contre le Groupe, ce que reflète mieux aujourd’hui, la décision de la COBAC du 06 novembre.

Face à tant d’incongruités, la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination déplore qu’une institution chargée de jouer la police monétaire dans la sous région, de réguler le marché des changes et des transferts, s’écarte de sa vocation d’institution favorisant l’intégration régionale, pour se muer en bras politique et diplomatique décourageant opérateurs locaux et investisseurs étrangers.

La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination exhorte vivement les institutions financières internationales de caractère universel, de même que celles régionales et partenaires privilégiées, à faire pression sur la COBAC afin qu’elle mette fin à ses multiples errements comme le prouve également le cas de AMITY BANK. Il importe de rappeler pour ce dernier cas, que le Tribunal arbitral de la CEMAC a invalidé le contrat par lequel la COBAC avait cédé cette banque à une tierce institution, et a ainsi, de fait rétabli les propriétaires actionnaires dans leurs légitimes droits.

La Commission renouvèle ses félicitations au gouvernement camerounais pour sa prompte décision d’appui à la CBC, et invite tous ceux et toutes celles qui sont attachés à la préservation du patrimoine national, à soutenir fermement la banque pour faire échec aux plans néfastes de quelques comploteurs. La CBC doit garder tous ses clients. C’est un défi.

La Commission met en garde la COBAC et tous les cercles frileux qui pourraient nourrir l’intention de dépouiller le Groupe Fotso de la propriété légitime de la banque, de faire attention de ne pas précipiter les populations dans un mouvement d’humeur incompatible avec la tranquillité publique. La CBC doit rester au Groupe Fotso.

La Commission se félicite de l’attitude des autorités monétaires du Tchad et de la Centrafrique, pour leur courage, leur loyauté et leur honnêteté, car elles ont clairement fait connaitre leur désaccord avec la décision de la COBAC, et ont engagé des mesures salutaires pour assurer la continuité des opérations de la banque sur leur territoire et garantir son expansion harmonieuse. La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination renouvèle son soutien total au Groupe Fotso, et réaffirme sa position selon laquelle le Groupe constitue un exemple de fierté pour le Cameroun, pour les pays africains, et pour les pays du sud en général.

Fait à Yaoundé, le 18 Novembre 2009

Le Président de la Commission

SHANDA TONME

Source : Correspondace de Shanda Tonme

 

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