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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 03:41




    Monique et François Bozizé ici lors
        d'une cérémonie à Bossembélé



Voilà plusieurs mois que les Centrafricains en général et les Banguissois en particulier, ne voient plus Mme Monique Bozizé, Première dame de Centrafrique aux côtés de son présidentiel d’époux ni sur le territoire national ni à l’étranger. Ce n’est pourtant pas les occasions qui ont fait défaut. Le président Bozizé a eu à effectuer entre temps plusieurs déplacements à l’étranger (Libye, Tchad, Chine, Venezuela)  sans qu’on ait aperçu son épouse à ses côtés dans les reportages vidéo présentés à la télévision nationale par les services de la presse présidentielle. Particulièrement, s’agissant de la visite officielle effectuée début septembre dernier en Chine, le président, une fois de plus, a dû faire le voyage sans la Première dame.

Arrivée à Paris depuis début juillet dernier selon certains témoins qui étaient sur le même vol d’Air France qu’elle, Mme Monique Bozizé a aussitôt regagné le domicile familial des Bozizé quelque part dans le département des Yvelines en région parisienne. Ensuite, elle aurait été admise dans une clinique privée du Val d’Oise située non loin de son domicile, pour un très bref séjour, on ne sait trop pourquoi. Depuis, elle se trouve toujours en France et d’aucuns lui prêtent même l’intention de ne plus retourner à Bangui.

D’après certaines indiscrétions émanant du proche entourage même du président, lors de son escale à Paris en route pour la Chine, Bozizé aurait téléphoné à son épouse pour prendre de ses nouvelles mais celle-ci lui aurait raccroché au nez. Une de leur fille à qui le présidentiel de père aurait également téléphoné aussitôt après, aurait fait de même lorsqu’elle avait reconnu le timbre vocal de son père. Bozizé se serait résigné à se rendre sur place pour s’enquérir de la situation avant de reprendre son vol pour Beijing. Qu’est ce qui en est ressorti ? Mystère et boule de gomme. Faute d’informations officielles du côté de la présidence, l’opinion publique est obligée de se perdre en conjecture et les citoyens de s’interroger sur la situation de la Première dame de Centrafrique.

A Bangui, sa longue absence commence à faire jaser l’opinion publique et plusieurs questions reviennent souvent. La Première dame est-elle malade ? De quel mal souffrirait-elle ? A-t-elle subi des mauvais traitements ou des brimades de la part de son conjoint ? Va-t-elle encore rentrer au pays ou se réinstallera-t-elle définitivement à Paris comme par le passé ? Certaines mauvaises langues à Bangui croient savoir qu’elle ferait une dépression nerveuse. Si elle raccroche le téléphone au nez de son mari comme on le prétend, elle doit avoir ses raisons.

Enfin bref, une chose est sûre, voilà près de quatre mois que Mme Monique Bozizé, Première dame de Centrafrique se trouve en France, donc hors du pays et sans qu’officiellement on n’en donne les raisons aux citoyens, permettant ainsi de donner libre cours à toutes les rumeurs les plus folles. Les Banguissois se souviennent encore aisément de son coup de sang sur les antennes de Radio Centrafrique, épinglant et s’en prenant à trois membres du gouvernement de la République à qui elle avait reproché de n’avoir pas correctement fait leur travail suite à un accident de circulation qui avait fait de nombreuses victimes. A Bangui, on lui reconnaît aussi il est vrai, un caractère colérique, à la limite de l’hystérie et une certaine propension à lever le coude et à proférer des insultes à son entourage. Ce n’est pas une raison pour la mettre en quarantaine…

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 19:07




APA Bangui 03-10-2009 (Centrafrique) La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Mme Sahle Work Zewdé, a effectué une visite de travail à Birao, dans la Vakaga, dans le nord-est de la Centrafrique à 1200 km de Bangui, a appris APA de source onusienne vendredi à Bangui.

Au cours de cette visite, Mme Sahle Work Zewdé, qui a pris fonction il y a trois mois comme chef du Bureau de l’Organisation des Nations unies en Centrafrique (BONUCA), était accompagnée par les représentants des organisations humanitaires et de la société civile.

La délégation a eu des échanges qui ont permis à Mme Sahle Work Zewdé de se rendre compte de la situation dans cette partie du pays, théâtre des conflits politico-militaires et inter-ethniques.

Les entretiens ont porté notamment sur le travail des humanitaires, le respect des droits humains et la pacification du nord-est de la Centrafrique.

La représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies a tenu une réunion spéciale avec les représentants des ethnies Goula, Kara, Haoussa, Sara et Rounga.

A l’issue de sa visite à Birao, elle s’est dit satisfaite de ce déplacement qui lui a permis de comprendre les causes des conflits.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 19:04




LIBREVILLE (AFP) - 05.10.2009 10:20 - Deux gros trafiquants d'ivoire ont été arrêtés vendredi en Centrafrique au cours d'une opération menée par les autorités et deux ONG, a-t-on appris lundi depuis Libreville auprès d'organisations de protection des animaux.

Deux gros trafiquants d'ivoire ont été arrêtés vendredi en Centrafrique au cours d'une opération menée par les autorités et deux ONG, a-t-on appris lundi depuis Libreville auprès d'organisations de protection des animaux.

Deux gros trafiquants d'ivoire ont été arrêtés vendredi en Centrafrique au cours d'une opération menée par les autorités et deux ONG, a-t-on appris lundi depuis Libreville auprès d'organisations de protection des animaux.

Le premier trafiquant a été interpellé dans un hôtel de Bangui "alors qu'il tentait de vendre 14 objets en ivoire, des dents d'hippopotame et une peau de panthère, toutes parties d'espèces menacées d'extinction et intégralement protégées par la loi", selon un communiqué conjoint de The Last Great Ape (Laga), une ONG basée au Cameroun qui a participé à l'arrestation, et du World Wildlife Fund (WWF)-Centrafrique.

Le second contrevenant, "une dame de nationalité franco-centrafricaine", a été arrêté à son domicile à Bangui "en possession de 157 objets en ivoire pesant au total plus de 200 kg", ajoute le texte transmis à l'AFP à Libreville.

Tous deux sont, depuis, en détention, en attente de leur procès. Ils risquent une peine d'emprisonnement de 3 mois à un an. "Ils totaliseraient plusieurs décennies d'expérience et seraient au centre d'un réseau international de trafic d'ivoire", selon Laga et WWF-Centrafrique.

Ces arrestations de trafiquants d'ivoire sont les premières en Centrafrique depuis l'adoption au début des années 1980 d'une loi sur la protection de la Faune sauvage, a précisé à l'AFP le directeur de Laga, Ofir Drori, joint au téléphone depuis Libreville.

Elles n'auraient pas pu avoir lieu "sans la supervision directe et l'implication personnelle de trois ministres: ceux de la Justice, de la ainsi que des Sécurité nationale et Forêts, Faune, Chasse et Pêche", d'après M. Drori.

L'éléphant est une espèce menacée "d'extinction" dans le bassin du Congo du fait du braconnage, selon plusieurs organisations de protection des animaux.

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) a prohibé le commerce international de l'ivoire en 1989. Mais selon une équipe de scientifiques américains, 38.000 éléphants sont abattus chaque année en Afrique pour alimenter le commerce illicite d'ivoire, qui serait en hausse.

© 2009 AFP
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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 19:02




APA Bangui 05-10-2009 (Centrafrique) Le Fonds monétaire internationale (FMI)a recommandé au gouvernement centrafricain d’appliquer le mécanisme d’ajustement automatique des prix des produits pétroliers pour générer des revenus stables permettant de financier les services de l’Etat et les dépenses affectées à la lute contre la pauvreté, a appris APA.

Une mission du FMI, conduite par M. Martin Pétri, vient de séjourner pendant deux semaines à Bangui dans le cadre des négociations au titre de la cinquième revue du programme économique de la RCA, appuyé par la FRPC.

Au cours d’une conférence de presse, au terme de son séjour, M. Pétri a indiqué que l’activité économique en Centrafrique avait ralenti en 2009 sous l’effet des chocs endogènes et exogènes.

La croissance du produit intérieur Brut (PIB) réel était de 2% en 2008 alors que l’inflation moyenne est passée de 9,3% en 2008 à 8% en juillet 2009, a-t-il dit, ajoutant que le déficit du compte courant extérieur a quelque peu diminué pour atteindre 9% du PIB en raison de la réduction du volume des importations et de l’amélioration des termes de l’échange (imputable à la baisse des prix du pétrole sur le marché internationale et au redressement des prix du diamant).

Selon M. Martin Pétri, un appui supplémentaire des bailleurs de fonds jouerait un rôle déterminant dans la gestion de la situation financière et permettrait de limiter le recours au financement intérieur coûteux.

Le chef de la mission du FMI a toutefois ajouté que le ralentissement de la croissance mondiale continue d’assombrir les perspectives économiques à court terme.

La croissance en 2010 devrait se redresser à 31/2%, l’inflation moyenne devrait reculer à 3% tandis que le déficit du compte courant extérieur pourrait, éventuellement, se modérer en raison d’un plus grand afflux de l’aide et d’une meilleure tenue des exportations, a-t-il expliqué.

Il a annoncé que la République centrafricaine allait bénéficier d’un allègement de la dette de quelque 741 millions de dollars en terme de Valeurs actualisées nettes (VAN), après la signature des accords avec les créanciers.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 18:58




SAINT-SULPICE, LIONS CLUB. Vêtements, livres et matériel médical embarqués dans un conteneur pour Bangui

 

Le Lions Club de bordeaux Caudéran organise depuis Saint-Sulpice-et-Cameyrac une opération humanitaire.

Sous l'impulsion de Jean-Louis Seigneur, c'est un conteneur de 20 mètres cubes qui va prendre la route et la mer pour Bangui en République Centrafricaine.

Rangés dans ce volume, plus d'un tiers de vêtements, majoritairement destinés aux bébés, petits enfants et adolescents.

Sont également en partance pour Bangui, des livres scolaires et des ouvrages qui feront le bonheur des bibliothèques. Le dernier tiers du volume contient des consommables hospitaliers, remis par le CHU de Bordeaux à destination de l'hôpital de Bangui.

Recherche en pointe

Parmi tous ces ballots bien alignés, représentant plus de 3 tonnes de vêtements, confectionnés et donnés par Ecoval se trouvent des fauteuils roulants et divers matériels remis gracieusement par Christiane Bacle du Lions Club de Saint-Loubès, bien protégés dans des cartons repérables du matériel de pointe, destinés au traitement de la maladie du sommeil.

Les Lions, particulièrement attachés à ces missions seront au départ du gros colis mais enverront des émissaires pour la réception en Centrafrique et le remettre au bon destinataire avec l'aide du club de Bangui.

Régis David

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 23:50




Source: Fonds monétaire international (FMI)

Date: 01 Oct 2009

Communiqué de presse No. 09/342

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Martin Petri, a visité la République centrafricaine du 17 Septembre au 1er Octobre 2009. L'objectif de la mission était de procéder à la cinquième revue du programme des autorités,  soutenue par la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) et à la conduite de la consultation 2009 au titre de Article IV (1).

La mission s'est entretenue avec Son Excellence le Président François Bozizé, le Premier ministre, Faustin Archange Touadéra, le ministre des Finances et du Budget, Albert Besse, Ministre Délégué chargé de la mobilisation des ressources, Abdalla Kadre, Ministre Délégué chargé de l'Energie, Jean-Chrysostome Mekondongo; le Directeur national de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), Camille Kelefio, le Président de la Commission Economie et des Finances de l'Assemblée nationale, Eric Sorongopé qui représentait le Président de l'Assemblée nationale, Célestin Gaombalet, et d'autres ministres et de hauts fonctionnaires de la BEAC, ainsi que des représentants du secteur privé et la communauté des donateurs.

À l'issue de la visite, M. Petri fait la déclaration suivante:

«L'activité économique a ralenti en 2009 en raison d'une série de chocs mondiaux et nationaux. Le produit intérieur brut (PIB) est attendu à 2,0 pour cent comparativement à 2,2 pour cent en 2008. L'inflation moyenne est tombée à 8,8 pour cent en Juillet, après avoir atteint 9,3 pour cent en 2008. Le déficit du compte courant extérieur devrait diminuer quelque peu à 9 pour cent du PIB en raison des volumes d'importation réduits et l'amélioration des termes de l'échange (due à une diminution des prix mondiaux du pétrole et une augmentation des prix du diamant). La performance budgétaire a été encourageante au cours des premiers semestres de l'année. Les recettes intérieures ont augmenté en pourcentage du PIB nominal et les dépenses ont été gérées avec prudence. Par conséquent, un excédent budgétaire primaire intérieur a été enregistré. Il y avait aussi des progrès dans les réformes structurelles. La mise en œuvre du mécanisme automatique de tarification des combustibles est de gestion important pour générer des revenus stables dont les services de finances publiques et la pauvreté en réduisant les dépenses. Les recettes fiscales se sont d’autant améliorées que la gestion des recettes et des finances publiques ont été renforcées.

"Les sujets que Consultation au titre de l'Article IV ont traités en détail ont été :

(i)                 les sources de croissance à long terme économique,

(ii) en supprimant les contraintes qui pèsent sur l'accès du secteur privé au crédit,

(iii) les réformes pour élever le rapport impôt / PIB de plus temps, et

(iv) la politique budgétaire à long terme la viabilité budgétaire.

«En Juin 2009, la République centrafricaine a atteint le point d'achèvement de l'Initiative renforcée des Pays pauvres très endettés. L’allégement de la dette de quelque US $ 741 millions de dollars en valeur actuelle nette (VAN) est effectif en accord avec les créanciers. Les créanciers multilatéraux ont déjà fourni un allégement irrévocable d'un montant de 525 millions de dollars en VAN.

«L'impact du ralentissement économique mondial continue à assombrir les perspectives économiques à court terme, mais la croissance en 2010 devrait se redresser à 3 ½ pour cent, tandis que l'inflation moyenne devrait se ralentir à 3 pour cent. Le déficit du compte courant extérieur va probablement diminuer à cause de l'enseignement supérieur, les flux d'aide et une certaine reprise des exportations.

«Le programme FRPC pour l'exercice 2009/10 a pour objectif de soutenir la demande intérieure grâce à un programme de dépenses du gouvernement. Le programme comprend les dépenses pour les élections de 2010 et le processus de paix qui résultent des recommandations du Dialogue politique inclusif de Décembre 2008, qui sont principalement financées par l'extérieur. Le soutien accru des donateurs pourrait jouer un rôle important dans la gestion de la situation budgétaire, tout en limitant le recours au financement interne coûteux.

"La performance globale dans le cadre du programme FRPC a été globalement satisfaisante et, sous réserve de l'approbation par la direction du FMI et l'application continue des politiques de programme, il est prévu que le Conseil d'administration du FMI puisse discuter de la consultation 2009 de Article IV et la cinquième revue du programme de la Banque centrale de la République, appuyé par la FRPC en Décembre 2009. "

Notes: (1) En vertu de l'article IV des Statuts du FMI, le FMI tient des discussions bilatérales avec ses membres, habituellement chaque année. Une équipe du FMI se rend dans le pays, recueille des informations économiques et financières, et s'entretient avec les responsables de l'évolution économique du pays et les politiques. De retour au siège, le personnel prépare un rapport, qui constitue la base pour discussion par le Conseil exécutif. À l'issue de la discussion, le Directeur général, en tant que Président du conseil d'administration, résume les opinions des administrateurs, et ce résumé est communiqué aux autorités du pays.

DÉPARTEMENT DES RELATIONS EXTÉRIEURES DU FMI

Affaires publiques
Téléphone: 202-623-7300
Télécopieur: 202-623-6278

Relations avec les médias
Téléphone: 202-623-7100
Télécopieur: 202-623-6772

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 22:51




 

PARIS (AFP) - dimanche 04 octobre 2009 - 21h02 - La France estime qu'"on ne peut plus travailler" avec le chef de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, après la répression sanglante d'une manifestation lundi dernier à Conakry, a affirmé dimanche le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Le ministre français, interrogé par le quotidien le Figaro, la chaine de télévision LCI et la radio RTL dans une émission conjointe, a précisé que la France travaillait à une forme d'"intervention internationale" pour résoudre la crise en Guinée.

"Peut-on faire une mission internationale ? Nous avons alerté la Cédéao (communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), il faut que le Nigeria soit d'accord, nous y travaillons", a déclaré Bernard Kouchner.

"Le danger de guerre inter-communautaire est immense. Il s'est passé cette chose effrayante et sauvage, nous ne pouvons pas l'accepter", a-t-il également dit. "Il me semble qu'aujourd'hui, on ne peut plus travailler avec Dadis Camara et qu'il faut qu'il y ait une intervention internationale", a-t-il ajouté.

Bernard Kouchner a rappelé que le président burkinabè Blaise Campaoré se rendait lundi à Conakry pour tenter de faire baisser la tension, dans le cadre d'une mission confiée par ses pairs de la Cédéao.

Il a souligné que la France voulait agir avec ses partenaires africains sur le dossier guinéen. "Ce n'est pas à la France de prendre des décisions là-dessus, on n'est plus au temps de la Françafrique", cette relation opaque et complexe entretenue pendant des décennies par Paris avec ses anciennes colonies, a-t-il ajouté.

Le ministre français a souligné l'extrême violence de la répression lundi dernier à Conakry, qui a fait au moins 157 morts et 1.200 blessés, selon une ONG.

"Il y a eu un déferlement de violence...Même (l'ex-dictateur ougandais Idi) Amin Dada n'avait pas fait ça (...) Là on égorgeait les femmes sous les yeux de leurs maris, on les violait, on les tuait", a dit le ministre français.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 22:41




NDLR : Pendant que de sérieux doutes et des incertitudes planent sur la volonté politique et les capacités réelles du pouvoir de Bangui de tenir les échéances politiques de 2010 et tandis qu’aussi bien les Centrafricains que la communauté internationale ne cessent de s’interroger avec anxiété pour savoir si les élections générales prévues pour se tenir en 2010 auront bien lieu, dans le plus grand secret, le pouvoir de Bozizé et certains prétendus stratèges zélés de son clan, réfléchissent à un sordide plan B à mettre en place dans le cas où l’actuel mandat présidentiel et celui des députés viendraient à expirer sans que de nouvelles élections puissent avoir lieu pour désigner leurs successeurs constitutionnels.

C’est ainsi qu’un document anonyme parce que non signé mais attribué selon nos informations au député de Paoua 3, Luc Apollinaire Konamabaye, que nous publions ci-dessous, circule à Bangui sous le manteau dans certains cercles politiques. Il s’agit d’une mouture d’une scandaleuse proposition de loi constitutionnelle à faire adopter par la majorité KNK de l’Assemblée nationale afin de prolonger ni plus ni moins le mandat de Bozizé.

Quand une majorité du pays attend impatiemment les échéances électorales pour pouvoir enfin se débarrasser une fois pour toutes de Bozizé et sa calamiteuse gestion, sa mal gouvernance, des tares et vices de son régime par la voie des urnes, il se trouve quelques fils égarés du pays qui, pour sans doute quelques égoïstes intérêts bassement abdominaux, sont prompts à offrir des services aussi honteusement antipatriotiques à un Bozizé qui n’en demandait pas tant. La conséquence de leur démarche est que même si Bozizé avait réellement la volonté d’organiser les élections, il y renoncerait car on lui propose une solution parlementaire pour qu’il puisse jouer les prolongations les doigts dans le nez. Pourquoi dès lors se fatiguerait-il à faire des élections ? Ce projet de plan B parlementaire est d’une terrifiante gravité et ses auteurs doivent immédiatement l’enterrer.

 

Proposition d’une Loi Constitutionnelle relative à la prorogation des mandats du Président de la République et des Députés issus des Elections de Mars et Mai 2005.

EXPOSE DES MOTIFS

La RCA est entrain de s'acheminer de manière irrémédiable vers un vide constitutionnel. Cette évidence nous conduit à admettre que nous ne serons pas en mesure d'organiser les élections apaisées et crédibles conformément aux dispositions constitutionnelles.

Ainsi, nous devons envisager dès à présent, après concertations des membres des trois plus hautes institutions de la Nation et en toute souveraineté, la possibilité de recourir à la disposition du Titre 13 de la Constitution du 27 Décembre 2004 qui se rapporte à la révision de cette constitution par la voie parlementaire,

L'objectif recherché par cette démarche est de proroger les mandats du Président de la République et des Députés, en vue de permettre la réalisation du processus électoral, dans la sérénité et dans un climat de paix retrouvée,

En effet, l'article 106 du titre 13 relatif à la révision de la Constitution stipule: « l'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et à l'Assemblée Nationale statuant à la majorité des deux tiers (2/3) des membres qui la composent.»

Aussi, l'alinéa 2 de l'article 107 complète en disant:« aucune procédure de révision ne peut être engagé ou poursuivi en cas de vacance de la Présidence de la République, ou lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire.»

La présente initiative a la prétention de dire tout haut, ce que d'aucuns disent tout bas: elle a le mérite de poser la véritable question en temps opportun, qui est celle-ci : comment éviter le vide constitutionnel et ses conséquences sur la vie d'une nation longtemps meurtrie?

Cette initiative vise donc à placer l'Assemblée Nationale dans son rôle de défenseur des intérêts supérieurs du peuple qu'elle représente, en s'impliquant dans la recherche des solutions apaisées aux grands défis auxquels le pays est confronté, au lieu de laisser l'Exécutif seul, en face de l'opposition démocratique et des forces politico-militaires: qui essayent chacun en ce qui les concerne, de faire valoir leur point de vue.

L'Assemblée Nationale veut par cette proposition de loi constitutionnelle, se placer au dessus des contingences des querelles politiciennes pour ne rechercher que les intérêts biens compris du peuple centrafricain qui n'a que trop souffert des crises militaro-politiques à répétition, qui freinent son développement économique ainsi que son épanouissement, Les évidences ci-après ne font que conforter les inquiétudes des élus de la Nation et incitent à la recherche d'une solution urgente d'apaisement.

1/ Le Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) des anciens combattants et rebelles, condition sine qua none pour la réussite du processus électoral, est planifié pour durer au moins trois ans; or, il n'est qu'à ses débuts de réalisation; c'est ce qui risque de mécontenter la rébellion et par conséquent de compromettre le processus

2/La Coordination de la Commission Electorale Indépendante (CEI), véritable déclencheur et catalyseur de la machine électorale n'est pas encore mise en place en raison de la saisine de la Cour Constitutionnelle par l'une des parties prenante du processus qui conteste la constitutionnalité de certaines dispositions du Code Electoral récemment promulgué par le Chef de l'Etat.

3/L'organisation des élections présidentielles et législatives attend:

- La régularisation de la situation sécuritaire par le DDR ;

- Le retour des déplacés dans leurs villages pour que le nettoyage du fichier électoral puisse se faire dans de bonnes conditions;

- L'éradication du foyer de tension créé dans le Haut-M'bomou par la rébellion de la LRA de Joseph KONY.

Au regard des points énoncés ci-dessus, nous pensons que le pays s'achemine vers un vide constitutionnel irrémédiable et, l'impérieuse nécessité de préserver l'unité nationale ainsi que l'intégrité territoriale nous interpelle et impose le devoir suprême de combler ce vide.

Ainsi, nous osons affirmer que si, malgré ces périls prévisibles, les dirigeants des institutions républicaines s'en tenaient à l'organisation des élections dans les délais prévus par la Constitution, cela conduira le pays vers une conflagration dont personne ne tirerait profit.

Ceci dit, nous devons avoir présent à l'esprit que notre pays fait l'objet de beaucoup de convoitises cachées ou avérées relatives à des visées hégémoniques que les élus du peuple ne peuvent cautionner.

C'est pourquoi, nous députés de la Nation, conscients du danger certain qui se profile à l'horizon, mandatons le Bureau de l'Assemblée Nationale et la Conférence des Présidents afin de proposer au Président de la République, Chef de l'Etat, la mise en place d'un comité composé de constitutionnalistes et des hommes politiques avisés, chargé d'élaborer un projet de loi constitutionnelle pour proroger les mandats du Président de la République et des Députés pendant une période à déterminer. Cette proposition de révision constitutionnelle n'est pas une nouveauté; le Tchad l'a expérimenté avec succès pendant deux ans, le temps de régler la crise sécuritaire qui se posait à lui, avant d'aller aux élections. La Côte-d’Ivoire vit encore cette situation depuis plusieurs années déjà. Notre pays y a fait recours en 1998 lorsque les élections étaient prévues pour le mois de septembre, alors que pendant cette période, le tiers du pays est inondé. La révision constitutionnelle avait permis la prorogation du mandat des Députés de quatre mois et les élections ont eu lieu en décembre 1998 en saison sèche.

Si le principe de la révision de la Constitution est accepté par Le Président de la République, l'Assemblée Nationale et la Cour Constitutionnelle, et votée par l'Assemblée Nationale, le Chef de l'Etat devra envisager de créer un climat de décrispation politique tel que prévu par l'une des recommandations du Dialogue Politique Inclusif (DPI).

Enfin, à notre avis, un tel acte grandira les dirigeants et la classe politique centrafricains aux yeux de l'opinion nationale, mais surtout, de l'opinion internationale.

Notre responsabilité collective est engagée devant l'histoire et devant le peuple, parce que la paix n'a pas de prix.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 14:25




Dans une lettre publique, le journaliste sénégalais Cheick Yérim Seck, répond au chef du CNDD, le capitaine Moussa Dadis Camara qu’il accuse d’être « menteur, corrompu » et surtout d’être une «personnalité déséquilibrée »

Cette lettre au vitriol vient après que le chef de la junte ait accusé le Cheick Yérim Seck d’avoir cherché à extorquer le CNDD en échange de bénéfices économiques. Mr Seck s’en défend et porte de très graves accusations contre le chef de l’état guinéen qu’il appelle à juste titre « président autoproclamé»

Voici in extenso, la lettre ouverte de Cheik Yérim Seck à Moussa Dadis Camara.

 

Réponse à Moussa Dadis Camara.

Par Cheikh Yérim Seck.


M. le président autoproclamé.

J’avais pris sur moi, la première fois où vous m’aviez consacré un violent épisode du « Dadis Show », de ne pas répondre à vos insultes. Par égard pour les millions de Guinéens que vous incarnez aujourd’hui – malheureusement de la plus piètre des manières –, je m’étais résolu à laisser passer. Mais vous avez récidivé, sans doute parce que vous avez senti l’inefficacité de vos premières accusations. Le 1er octobre, jour du 51ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée, vous m’avez fait l’honneur, dès que vous avez fini de déposer la gerbe de fleurs sur la Place des martyrs, de passer 15 minutes à parler de moi, en guise d’adresse aux Guinéens.

Je vous remercie, M. le président autoproclamé, d’accorder autant d’importance à ma modeste personne et de me faire une aussi grande publicité. Je ne puis toutefois pas, cette fois-ci, passer sous silence vos accusations et vos attaques ô combien violentes. Vous prétendez que je vous ai proposé de vendre les mines de Guinée à des Iraniens, en contrepartie d’une commission que vous et moi allions nous partager. Ce mensonge est d’une désarmante grossièreté. Je n’ai jamais connu un Iranien de ma vie. Je ne me suis jamais rendu en Iran – ce qui, dans le contexte du monde actuel, se vérifie aisément. Je me suis retrouvé une seule fois en présence d’une personne de nationalité iranienne : c’était à l’occasion d’une réunion de rédaction à Jeune Afrique à laquelle était convié un réfugié politique qui venait nous parler de son pays.

Pour donner du crédit à vos élucubrations, vous avez ajouté : « Je connais bien Yérim Seck. Il a étudié à l’université de Conakry. » Vous ne me connaissez pas, M. le président autoproclamé. Pour votre information, je suis arrivé en Guinée pour la première fois en septembre 1995. Expert-juriste de la représentation guinéenne du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), j’ai participé à la conception et à la rédaction de nombre de textes relatifs aux questions de démocratie et de droits de l’homme. En 1998, par exemple, en qualité de conseiller juridique pour le compte du PNUD, j’ai rédigé le premier draft du texte régissant le Haut conseil aux affaires électorales (HCE), la structure qui a supervisé et conduit le processus menant à l’élection présidentielle de décembre 1998. En 2000, pour combler un vide qui était durement ressenti par les chercheurs et les praticiens du droit, mais également par les bailleurs de fonds et par tous ceux qui s’intéressent aux questions relatives aux droits de l’homme et à la démocratie dans votre pays, j’ai coécrit, avec le très compétent magistrat Yaya Boiro, La justice en Guinée, une œuvre de doctrine juridique qui fait jusqu’aujourd’hui office de référence sur la question. Presque toutes les universités américaines et européennes comptent au moins un exemplaire de cet ouvrage dans leur rayon « Droit comparé ».

Parallèlement à ces activités scientifiques, je collaborais avec un avocat d’affaires réputé de Conakry et dispensais des cours de Libertés publiques au Centre de formation des magistrats et de Droit administratif à l’université Gamal Abdel Nasser. Je suis très fier d’avoir participé à la formation de milliers de jeunes Guinéens que je croise aujourd’hui un peu partout dans le monde. Certains d’entre eux sont aujourd’hui à des positions importantes. Il y a quelques jours, j’en ai rencontré un, qui est devenu conseiller juridique dans une grande banque française.

M. le président autoproclamé, pendant que vous trafiquiez avec le carburant de l’armée guinéenne (je reviendrai dans ce blog sur toutes vos magouilles à l’intendance militaire, preuves à l’appui), j’essayais de contribuer à faire avancer le droit dans votre pays.

Au cours de mon séjour en Guinée, j’ai rencontré Fanta Konaté, issue d’une grande famille de Siguiri, que j’ai épousée en 1997. Elle m’a donné une fille et un garçon qui ont la double nationalité guinéenne et sénégalaise. Je porte la Guinée dans ma chair et dans mon sang. Voila pourquoi je ne peux, pour ne pas faire honte à ma descendance, agir comme les plumes et les voix que vous avez achetées. J’ai honte pour toute la lignée de ces personnages qui, au soir du jour où vous avez fait tuer des centaines de Guinéens, ont pris la parole dans des médias étrangers pour faire leur beurre sur le sang de leurs compatriotes.

M. le président autoproclamé,

Les graves erreurs factuelles dont regorgent vos attaques haineuses contre moi ôtent toute crédibilité à celles-ci. Je peux vous raconter jusque dans le détail ce qui s’est passé dans cette réunion au cours de laquelle un de vos conseillers a dit : « A la guerre comme à la guerre. Yérim Seck vous a sali, il faut le salir. Je vais dire que vous lui avez donné des milliers de dollars. » Je suis d’autant moins sensible à ce type d’argument qu’il en est devenu usé à force d’être galvaudé. J’aurais été multimillionnaire en dollars si j’avais reçu les sommes que ceux que mes articles gênent estiment que j’ai encaissées. Cette rengaine ne me désarçonnera point, et ne m’empêchera jamais de piquer la plume dans la plaie, de révéler ce que l’on cache, de montrer, au-delà des diatribes enflammées, le Dadis affairiste qui est en train de piller la Guinée avec des proches issus de sa famille et de son ethnie.

M. le président autoproclamé,

 Vous m’avez accusé d’être un mendiant. Vous êtes le plus grand et le plus illustre des mendiants. Vous êtes mendiant jusqu’à la caricature. Au point d’implorer un ancien Premier ministre guinéen, dès le lendemain de votre coup d’Etat, de vous introduire auprès de Mouammar Kaddafi pour qu’il vous « aide ». Vous tendez la main à tout le monde, de Mouhamed VI à Abdoulaye Wade, en passant par les hommes d’affaires guinéens et tous les investisseurs étrangers qui vous rencontrent.

Vous m’avez accusé d’être un prostitué. Vous êtes au monde le pire des prostitués. Vous êtes prostitué au point de vous faire payer pour brader les intérêts stratégiques de votre pays. Un exemple : dès votre arrivée aux affaires, vous avez durement critiqué l’attribution du marché du terminal à conteneurs du port de Conakry à Getma International et promis d’y revenir. Avant de vous raviser : contre une grasse rétribution, vous avez avalisé ce marché ô combien scandaleux. Je vais revenir dans ce blog sur les détails de cette affaire que je ne veux pas laisser parasiter ce droit de réponse.

M. le président autoproclamé,

Vous n’êtes pas qu’un prostitué et un mendiant. Vous êtes un menteur. Vous n’avez pas menti que sur mon compte. Vous avez menti à tous les Guinéens à qui vous aviez promis de « nettoyer la maison » avant d’organiser une élection transparente à laquelle vous ne seriez pas candidat. Vous êtes également un voleur. J’ai toutes les preuves pour étayer ce que j’avance. Dans les jours à venir, je publierai dans ce blog le décompte exact de tout l’argent que vous avez décaissé de la Banque centrale et du trésor public guinéens depuis votre putsch. Je vais également décortiquer, pièces et témoignages à l’appui, votre gestion du carburant de l’armée. Les Guinéens ne seront pas surpris, qui ont vu la grosse maison que vous possédiez dans le quartier de Lambanyi avant votre accession au pouvoir, et que cent ans de votre salaire de capitaine cumulés n’auraient pas pu vous offrir.

Ce que les Guinéens ne savent pas, par contre, c’est votre passé obscur, votre côté violent, votre personnalité déséquilibrée. Beaucoup de vos compatriotes ignorent, par exemple, qu’étudiant à l’université de Conakry, vous avez sauvagement battu votre copine qui est tombée dans un coma profond. Recherché, vous avez fui à Nzérékoré où vous êtes entré un bon moment dans la clandestinité. Le traitement que vos affidés ont infligé aux femmes le 28 septembre sont conformes à vos méthodes. Tous ceux qui sont informés, à commencer par les chancelleries occidentales en poste à Conakry, savent que votre épouse a fui pour se réfugier au Maroc. Quelques jours avant son départ, vous l’avez mise au piquet, à genoux pendant des heures en guise de punition. Vous traînez un déséquilibre que trahissent votre gestuelle, vos mimiques, vos colères intempestives… « Allahaa La Guinée rataanga ! » Que Dieu protège la Guinée contre le dangereux dégénéré que vous êtes !

M. le président autoproclamé,

Une question m’intrigue : quel dossier vous concernant le général Diarra Camara détient-il ? Sait-il quelque chose qui justifie que vous l’ayez traité avec autant de brutalité dès le lendemain de votre putsch ? Dans l’intérêt de la transparence, ce qu’il sait mérite d’être connu. D’autant que vous avez décidé de briguer la magistrature suprême. Il est essentiel, pour que les Guinéens soient éclairés avant de faire leur choix, que tous ces aspects de votre personnalité et de votre histoire soient connus. Exercer le pouvoir n’est pas une simple sinécure, une manière de se faire plaisir, de se positionner pour s’accaparer de privilèges et d’honneurs. C’est beaucoup plus sérieux que cela. Il y va de l’avenir de millions d’hommes et de femmes dont l’histoire et la géographie ont fait des Guinéens.

M. le président autoproclamé,

Pour conférer du crédit à vos accusations, vous avez l’habitude de débiter que j’ai commencé à faire des articles d’une tonalité positive sur vous avant de changer de ligne. Vous avez raison de faire ce constat. J’assume totalement le choix que j’avais fait au début de vous accompagner. La raison de mon engagement était simple : dans l’intimité de votre bureau, vous m’avez demandé de vous aider à conduire une transition vers une vraie démocratie en Guinée. Je vous ai donné ma parole, que j’ai retirée par la suite non sans vous en avoir averti. Pourquoi ? Parce que, piqué par le virus du pouvoir, vous avez totalement dévié de votre ligne de départ.

Malgré tout, je me suis abstenu, pendant plusieurs mois, d’écrire sur vous ou de parler de la Guinée. Les choses avaient commencé à tourner au grotesque, et je ne suis pas amateur de cirque. Surtout s’il fait peser de si gros risques sur une chose aussi sérieuse que la nation guinéenne.

Mais, les dérives allant en s’amplifiant, la rédaction de Jeune Afrique m’a demandé d’écrire pour er. Voila pourquoi vous avez fait rire tout le monde lorsque vous avez appelé au siège de J.A. pour dire que j’ai écrit pour vous faire chanter.

Si l’article « L’incroyable capitaine Dadis » n’a pas été mon initiative, mais celle d’un de mes rédacteurs en chef, j’en ai tiré une grande satisfaction. C’est du journalisme comme j’aime en faire. Une journaliste réputée de France 24 m’a rempli de fierté, en me lançant sur son plateau : « Vous avez vu juste. Une semaine avant le massacre des Guinéens, vous avez écrit pour dire qu’il y avait danger. » Elle n’est pas la seule. Après le carnage du 28 septembre, les plus prestigieux journaux du monde ont cité mon article et reconnu son caractère prémonitoire. Dans un article intitulé « Dadis, le Ubu roi de la Guinée », le renommé hebdomadaire français L’Express a renvoyé à « L’incroyable capitaine Dadis » et recommandé sa lecture.

Je terminais mon texte par ces deux phrases : « Dadis avait promis la rupture avec les usages du passé. C’est l’équilibre de la Guinée qu’il risque de rompre. » L’obscur capitaine aujourd’hui gagné par le vertige du pouvoir a commencé, quelques jours plus tard, à rompre dans le sang l’équilibre de la Guinée.

Monsieur le président autoproclamé,

Vous me taxez d’escroc international ? Je ne sais pas ce que ce concept veut exactement dire. Je vous rétorque toutefois que vous êtes un criminel international. Ce que vous avez fait le 28 septembre est l’exemple-type du crime international. Le carnage que vous avez ordonné répond à la définition exacte du crime contre l’humanité. Tribaliste jusqu’au bout des ongles, vous avez orchestré cette forfaiture avec des membres de votre famille, des jeunes de votre ethnie recrutés de fraiche date, et des ex-rebelles libériens et sierra-léonais dont vous vous sentez proches du fait de la proximité de votre région d’origine avec leurs pays respectifs.

Votre procès ne sera pas celui de l’armée guinéenne. Les actes perpétrés contre les femmes par vos mercenaires encagoulés ne sont pas guinéens. Au-delà des viols, des manifestants ont été égorgés. Des cadavres sans tête ont traumatisé les médecins de l’hôpital de Donka. Dans la nuit du 28 au 29 septembre, les corps ramassés par vos tueurs ont été rassemblés au camp Samory-Touré. Ils ont pu remplir trois gros camions qui ont quitté nuitamment le centre-ville pour une destination inconnue. Voici autant de questions auxquelles devra s’intéresser un grand avocat français qui est en train de préparer une plainte destinée à la Cour pénale internationale. Tragique destin que celui qui est le vôtre ! Vous auriez pu être un Amadou Toumani Touré guinéen. Vous êtes devenu un paria, vomi par ses compatriotes, rejeté par ses frères d’armes, mis en quarantaine par la communauté internationale… Vous auriez pu entrer dans l’Histoire. Vous allez en sortir par la petite porte. Vous auriez pu devenir une autorité morale importante en Afrique, impliquée dans le règlement des conflits. Vous risquez de finir derrière le prétoire de la Cour pénale internationale, comme Charles Taylor, un criminel de votre acabit dont vous avez recruté les tueurs.

Vous n’êtes pas à la hauteur du défi historique que votre arrivée aux affaires posait à la Guinée. Les « Dadis Show » que vous me consacrez traduisent votre manque de retenue et de hauteur dont je parlais dans mon article. J’ai eu raison d’écrire que vos « épaules sont très étroites pour le manteau de chef d’Etat. » Mais je ne cracherai pas sur le succès grandissant que vous me construisez en parlant de moi. J’attends avec impatience votre prochaine sortie. Vous aurez d’ailleurs une bonne occasion de refaire un nouvel épisode de « Dadis Show » lundi, quand vous finirez de lire le numéro de Jeune Afrique qui paraît ce jour. J’y reconstitue minute par minute le film de cette répression sauvage que vous avez lâchement infligée à des Guinéens désarmés et sans défense.

En attendant de vous entendre à nouveau, je vous transmets, M. le président autoproclamé, mes salutations.


Cheikh Yérim Seck, journaliste, ami de la Guinée.

 
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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 06:17




 

L'affaire vient tout juste d'être jugée à Reims, les faits datent déjà de plusieurs mois. Cette petite fille a des difficultés scolaires qui inquiètent les enseignants de son école.

Quand l'enfant de 8 ans est questionnée, elle révèle que sa mère lui donne régulièrement des coups de ceinture quand elle ne surveille pas suffisamment bien ses trois petits frères et sœurs, ou qu'elle n'est pas sage.

La fillette raconte aussi comment sa mère, pour la punir, lui enduit le visage de piment et lui en badigeonne également les yeux. « Ça pique et ça brûle, et je dois rester les yeux fermés jusqu'à ce que ça sèche et que je puisse tout enlever », explique l'enfant, dont on imagine la douleur.

Deux pères absents

« Vous pensez que ce sont des méthodes d'éducation ? » interroge le président Craighero du tribunal correctionnel de Reims devant lequel la mère comparaissait mardi.

« C'est à une petite fille de 8 ans de surveiller ses frères et sœurs, et de faire les tâches ménagères à votre place ? »

La jeune mère, en costume traditionnel coloré, répond du bout des lèvres : « Non ». Elle reconnaît avoir frappé sa fille à plusieurs reprises « mais », ajoute-t-elle, « je ne le fais plus maintenant ».

Les enfants étaient, à l'audience du tribunal correctionnel, représentés par l'association d'accompagnement éducatif de la Marne (AAEM). Me Christelle Birski a réclamé des dommages et intérêts pour les enfants « qui sont suivis par une assistante sociale depuis un an et demi ».

Coups de ceinture

Elle affirme n'avoir « pas trouvé d'amour dans ce dossier. Les deux pères des quatre enfants sont absents. Et pour elle, les différentes visites des services sociaux prouvent que les enfants sont en danger. »

L'avocate demande au tribunal de prononcer « une décision pédagogique, dans l'intérêt des enfants ».

Le substitut du procureur de la République, Jocelyn Poul, pense lui aussi que cette mère « n'a pas compris que c'est à elle de prendre en charge ses quatre enfants, et que ce n'est pas à sa fille aînée de le faire. »

Le substitut évoque à nouveau « le piment, quand l'enfant n'est pas sage », mais aussi « le poirier, dans le salon, pendant 5 ou 10 minutes, » les « coups de ceinture, fréquents, ou encore le fait que cette mère laissait ses enfants tout seuls. Sans surveillance ». Ce sont « des violences inacceptables, pas un moyen d'éducation ».

Me Lorraine De Bruyn, pour la défense, estime qu'on peut « difficilement reprocher à cette mère d'élever seule ses quatre enfants. Elle fait ce qu'elle peut, certes avec des méthodes particulières, mais le système des valeurs en Centre-Afrique, d'où vient la maman, est différent de celui de la France ». Aujourd'hui, la mère « a repris l'éducation de ses enfants en main ».

Le tribunal a condamné la mère à quatre mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant 18 mois, avec obligation de soins psychologiques, et obligation de verser des dommages et intérêts à l'AAEM pour le compte des enfants.


P.B.

Article paru le : 25 septembre 2009

 

Source:http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/357048/Reims__Maltraitance__Du_piment_dans_les_yeux__de_sa_fille___la_mere_condamnee

 

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