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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 03:57








       Ministre "colonel" Jean Francis Bozizé
 Peut-être bientôt général par la volonté de papa ?
 


La situation qui prévaut au sein des Forces armées centrafricaines (FACA) depuis l’arrivée au pouvoir de Bozizé et son fils Jean Francis, actuellement ministre délégué à la défense nationale est particulièrement grave et doit être portée à la connaissance de l’opinion publique. Il est vrai que déjà chef d’état major de cette armée à l’époque de président Patassé, Bozizé s’était déjà illustré par un affairisme et un mercantilisme forcenés sur le dos de l’armée nationale. Pourtant chargé par Patassé de la restructuration de cette armée, Bozizé s’est surtout employé à faire de la prédation, à piller les maigres moyens mis à la disposition de cette armée pour s’enrichir personnellement. C’est justement lorsqu’il a estimé avoir atteint un degré d’enrichissement assez élevé qu’il avait décidé de s’emparer d’un pouvoir que Patassé, par son incompétence, avait en réalité beaucoup de difficulté à gérer.


A titre de rappel, il est de notoriété publique que tout chef d’état major qu’il était, Bozizé s’était transformé en un vulgaire commerçant, possédant même une station essence au Pk 4 sur l’avenue Boganda à Bangui qui revendait une bonne partie du carburant soutiré des réserves de l’armée nationale. Il décidait comme bon lui semble la mise à la réforme des véhicules du parc auto de l’armée relativement en bon état et les revendait tranquillement à des privés, généralement aux commerçants musulmans qui lui filaient du cash et disposaient de véhicules militaires de transport de troupes pour leur commerce de bois de chauffe. Certains ne prenaient même pas la peine de changer la peinture militaire de ces véhicules. Bozizé était particulièrement impopulaire aux yeux des petits soldats dont il détournait régulièrement une partie de la prime globale d’alimentation et des frais de mission.

Après que l’armée française eut quitté la base de Bouar, il s’est rendu personnellement dans cette garnison pour récupérer un certain nombre de matériel et équipements laissés par les éléments français d’assistance opérationnelle (EFAO). Certains témoins qui l’ont vu racontent qu’il s’était littéralement transformé en marchand de quincaillerie, revendant lui-même des câbles électriques par exemple. Il s’était ainsi emparé d’un kit complet de fabrication de pain qu’il a ramené à Bangui et confié la gestion à son fils Jean Francis qui le louait aux commerçants libanais. Des rapports établissant clairement la culpabilité de Bozizé et certains de ses complices dans le vol et pillage des biens de l’armée existent, suite aux enquêtes ordonnées par le président Patassé et effectuées notamment par le général Sylvestre Yangongo alors Inspecteur général des FACA. Curieusement, Bozizé a toujours eu à bénéficier jusqu’au bout, de l’impunité et de la clémence de Patassé.

Aujourd’hui, président de la République, ce mercantilisme de Bozizé et son fils Jean Francis bombardé comme par hasard ministre de la défense a atteint des proportions démentielles. Le fils ministre a carrément ouvert une boutique au camp Beal où se trouvent son cabinet et l’état major des FACA. Une jeune femme sa complice, y vend et revend diverses marchandises et même les uniformes et trousses militaires offerts par des pays amis comme la France, la Chine ou l’Afrique du Sud aux soldats centrafricains et étrangers de certains contingents de pays africains présents à Bangui. A la tête d’un important cheptel de bovins arrachés de force aux éleveurs peuhls, Bozizé et son fils sont aussi devenus des vendeurs de viande bœuf, approvisionnant ainsi plusieurs boucheries et marchés de la ville de Bangui et contrôlant aussi le circuit de fourniture en viande de différentes unités de l’armée nationale. De vrais commerçants « bouba nguéré » ou illégaux comme on les appelle à Bangui. Ils ne payent ni taxe ni patente au fisc mais opèrent tranquillement. Qui osera d’ailleurs le leur réclamer ? La boutique du camp Beal propose également aux petits soldats, moyennant retenue à la source de leur salaire pour le profit des Bozizé, ce qui suscite beaucoup de mécontentement car les retenues sur salaire se font généralement en une seule fois, des téléphones portables, des motocyclettes et autres layettes pour les soldats dont les femmes attendent un heureux événement.

L’épouse du  ministre de la défense Jean Francis Bozizé, au départ simple agent de police, a été reversée par son mari dans le corps des douanes et travaille à l’aéroport Bangui Mpoko. C’est plus juteux. Elle a par ailleurs le monopole de la fourniture à l’armée du manioc, de l’huile de cuisine, du sel, des oignons etc…Des témoins racontent que Bozizé s’est arrogé un marché de 70 millions de F CFA pour la fourniture d’eau minérale aux contingents de la Micopax. Un camion semi-remorque de son parc de véhicules se rend régulièrement au Cameroun pour ramener des palettes de bouteilles d’eau minérale Tangui, conditionnée non loin de Douala.

Bozizé et son fils Jean Francis ont poussé leur cupidité jusqu’à exiger que les fonds alloués par l’Union européenne dans le cadre de la Réforme du Secteur Sécurité (RSS) et des pôles de développement, destinés à la construction de casernes pour les soldats leur soient remis,  charge à eux de procéder à la construction de ces casernes. Devant le refus de l’UE, aucune caserne n’a encore vu le jour à ce jour. Selon nos investigations, presque quotidiennement, père et fils Bozizé, mettent rudement à contribution les différents services financiers des armées pour leur apporter des sommes d’argent plus ou moins importantes.

Cette situation a engendré un sérieux mécontentement des fonctionnaires travaillant dans les différents services financiers des Faca qui vivent ainsi chaque jour sous une forte pression prédatrice de Bozizé et son fils dont la scandaleuse promotion par décret de signé son père au grade de colonel a fait beaucoup jaser. Or, on prête encore à Bozizé l’intention de remettre bientôt des étoiles de général à son fils afin de le mieux le prédisposer à prendre éventuellement sa succession à la tête du pays. Pendant ce temps, plusieurs généraux et officiers supérieurs et officiers subalternes ont déjà été mis d’office à la retraite non sans grincement de dents. D’autres charrettes de départ de militaires vont encore suivre bientôt. Bozizé veut donc faire place nette à son fils…Nous reviendrons prochainement sur les problèmes de l’armée.   

 

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 01:47




 

Le 13 novembre dernier, jour où devait se tenir le congrès de son nouveau parti KNK à Mbaiki, le président Bozizé a accordé une interview sur les antennes de Radio France Internationale (RFI). Dans ses réponses faites aux pertinentes questions du journaliste Christophe Boisbouvier, François Bozizé a donné son avis sur les soucis et préoccupations de l’heure de l’opinion publique et notamment de l’opposition démocratique nationale au sujet de la tenue des élections, du calendrier de ces élections et leur préparation, du recensement du corps électoral, de la réalisation du programme DDR, etc…Le moins qu’on puisse dire est que le général Bozizé a clairement affiché sa volonté de truquer les listes électorales.

D’où l’importance et l’impérieuse nécessité pour les Centrafricains, l’opposition politique et également la communauté internationale, de se mobiliser pour mettre en échec ses manœuvres machiavéliques pour tenter de réussir son hold-up électoral. A la question de Christophe Boisbouvier qui affirme que « Le problème est que le recensement des électeurs n’est pas terminé, Bozizé répond : Oui, mais le recensement n’est pas aussi compliqué, nous l’avons fait en 2005 très rapidement en l’espace d’un mois, un mois et demi c’est tout. Pourvu que les moyens soient mis en place. A l’évidence, totalement en décalage avec la réalité du terrain, Bozizé sous-estime complètement l’ampleur de la tâche de recensement préalable à l’établissement du corps électoral, ce qui est d’une singulière gravité et cache mal le pot aux roses des listes parallèles résultant du recensement occulte réalisé par le Ministre Elie Ouéfio et dénoncé en son temps par Martin Ziguélé.

En vérité, le recensement des électeurs lui paraît une opération aussi simple à effectuer parce que son parent Elie Ouéfio qu’il a placé exprès après le DPI comme ministre de l’Administration du Territoire - qu’il vient encore de désigner Secrétaire Général de son parti KNK et qui était déjà Secrétaire Général de leur association tribalo-régionaliste de Bossangoa « SODEBOS » - s’était déjà chargé depuis des lustres, de faire effectuer clandestinement un recensement électoral totalement illégal et officieux pour les besoins de leurs dispositif de fraude.

Lors d'une tournée qu’il a effectuée en juillet 2009 dans les préfectures de l'Ouham-Pendé et la Nana-Mambéré, Martin Ziguélé avait lui-même constaté de visu que sur instruction du Ministre de l'Administration territoriale, ce Elie Ouéfio, les chefs de villages et les maires, sous l'autorité des sous-préfets et les préfets,  inscrivaient des citoyens  dans des cahiers dans le cadre d'un recensement électoral dont personne n'avait entendu parler par ailleurs. Il s'agissait d'une opération destinée à faire établir un fichier électoral parallèle. Dès son retour à Bangui, Martin Ziguélé avait dénoncé cette situation au cours d’une conférence de presse et le Ministre Elie Ouéfio avait cru devoir démentir les propos de Ziguélé en soutenant qu'il n'avait jamais remis des cahiers aux chefs de village ni aux maires mais son démenti n’avait convaincu personne.  

En avril dernier ce même Ministre Ouéfio a tenu une conférence de presse pour dire que les listes électorales ayant servi aux élections de 2005 ont été détruites à 100% et les urnes à 75%. Si François Bozizé sous-estime tant aujourd'hui  le recensement et l’actualisation des listes électorales affirmant que cela prendrait un mois tout au plus un mois ou un mois et demi, cela signifie que contrairement aux affirmations de son ministre Ouéfio, soit ces listes électorales de 2005 censées avoir été détruites à 100 % existent bel et bien, soit les listes actualisables ne peuvent être que celles qui ont été établies secrètement par Ouéfio et dénoncées en son temps par Martin Ziguélé.

Selon nos informations, ces listes clandestines ont déjà fait l'objet de saisie informatique et mises à la disposition de l’actuelle CEI dont, faut-il le rappeler, le président et certains membres sont manifestement des hommes de main de Bozizé.

On peut parfaitement comprendre qu’ayant pris conscience de toutes ces manœuvres qui cachent mal la volonté de fraude électorale de Bozizé et sa clique, l’UFVN ait choisi de publier l’Aide Mémoire ci-dessous qui cerne bien les enjeux et réaffirme les positions de cette coalition de partis de l’opposition démocratique nationale. Si dès le mois de décembre prochain la CEI ne démarre pas les travaux de recensement préalable à la confection des listes électorales fiables, il est illusoire de prétendre tenir des élections crédibles dans les délais.


Rédaction C.A.P
 

UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION POUR

LE RENOUVEAU  DEMOCRATIQUE (U.F.V.N)



Aide Mémoire



A l’attention de la Mission des Nations Unies en séjour à Bangui République Centrafricaine.

Le mardi 03 Novembre 2009, de 10 h 15 à 11 h 15, au siège du BONUCA, une délégation de l'Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), a rencontré une mission des Nations Unies, conduite par M. Amadou Maiga, Représentant Résidant du PNUD à Bangui.

La mission a terminé son intervention en posant trois questions suivantes:

1 °) Au regard des textes existants êtes-vous dans te délai des élections ?

2°) Quels sont les problèmes ?

3°) Quelles sont les difficultés de la CEI ?

L'UFVN a pris à son tour la parole pour faire état de l'évolution du processus électoral. Le constat suivant a été fait à la mission.

- Le processus électorat est au ralenti et nous sommes aujourd'hui en deçà des délais consacrés par la Constitution et le code électoral.

- La Commission Electorale l’Indépendante, créée depuis déjà un mois, n'est pas opérationnelle.

Elle ne dispose d'aucun local pour se réunir.

- Le fichier électoral, qui a servi aux élections de 2005, est inexistant. D'après le Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation, principal partenaire du processus électoral, les listes électorales sont inexistantes, et les urnes sont détruites au 3/4.

- Le recensement électoral n’est pas fait.

- Le programme DDR a pris de sérieux retard alors que les 8 milliards dégagés par la CEMAC pour ce programme n’est pas mis à la disposition du Comité de Pilotage. Par conséquent les rebelles gardent encore par devers eux leurs armes.

- Alors que le Dialogue Politique Inclusif (DPI) avait prescrit au gouvernement une feuille de route ou recommandations en matière des élections municipales, législatives et présidentielle, celui-ci s’est mis délibérément au travers de cette feuille de route.

- Au Heu que le gouvernement rende la CEI opérationnelle, il a choisi d'instrumentaliser l'Assemblée Nationale qui vient d'initier un projet de proposition de loi portant prorogation du mandat du président et de celui des députés. Le projet en discussion actuellement au niveau de l'Assemblée Nationale, est anti­constitutionnel.

- L’UFVN a dénoncé ce projet, car la Constitution, s dans son art 108 interdit la révision du mandat du ­président.

 La mission a repris la parole pour poser des questions d'éclaircissement suivantes:

1°)  Le DDR est-il une conditionnalité pour l'UFVN ?

2) Le Recensement électoral est-il une conditionnalité ?  

3) L'implication de la Communauté Internationale, est- elle une conditionnalité ?  

4) Si les réponses à ces questions sont affirmatives, quel arrangement pourriez-vous faire pour rattraper le temps perdu, notamment en ce qui concerne le recensement électoral ? A titre d'exemple, si l'on vous proposait des listes manuelles comme en 2005, accepteriez-vous d’aller ?

5) Si dans le DDR, les deux D sont réalisés, accepteriez-vous d’aller aux élections sans la réalisation du R ?

Compte tenu de l'importance de ces questions, l'UFVN a préféré se référer à un expert en recensement électoral qui se mettra à la disposition de la Commission Electorale indépendante.

L’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) réunie ce jour samedi 07 Novembre 2009 de 10 h à 13 h au siège du Rassemblement Démocratique Centrafricain

(RDC) en séance extraordinaire, apporte des réponses suivantes aux questions posées par la mission, et qui constituent pour l'UFVN des conditionnalités :

1) En ce qui concerne le processus électoral dans son ensemble

- Il doit se dérouler dans le strict respect de la Constitution, du code électoral et des recommandations du Dialogue Politique Inclusif. Le Dialogue Politique Inclusif, instance de consensus, avait prévu l'organisation des élections dans l'ordre suivant:

- les municipales

- les législatives et la Présidentielle

- Vu l’article 18 du code électorat fixant la date de la CEI à 91 jours avant le processus;

- Vu l’article 63 et 196 du code électoral fixant la date du scrutin à 91 jours avant le terme du mandat du président et des députés.

- Vu l'article 242 du code électoral qui fixe la date de la convocation du corps électoral à 91 jours pour les élections municipales ;

- Vu l’article 24 de la Constitution qui fixe la durée du mandat du Président de la République et qui fixe à 90 jours avant la fin du mandat du Président les élections du nouveau Président ;

- Vu l'article 108, 2 de la Constitution qui exclue la prorogation du mandat du Président.  

L’UFVN pense qu’en faisant le calcul suivant :

 90 jours de la mise en place de la CEI

90 jours avant l'expiration du mandat du Président et de la législature.

90 jours avant l’élection municipale.

Cela fait 270 jours francs (environ 9 mois, or nous n’avons que six mois d'ici la fin du mandat du Président).

2) En ce concerne le recensement électoral

Si en 2005, en raison des destructions massives opérées dans le pays par la rébellion dirigée par le général Bozizé, il a été admis d’organiser les élections sur la base des listes électorales manuelles. cette solution ne doit pas s'appliquer aux élections de 2010. L'UFVN exige donc que les élections de 2010 se fassent sur la base d’un recensement électoral minutieusement fait par la Commission Electorale Indépendante. Ce recensement électoral doit tenir compte des populations exilées dans les pays voisins ainsi que les déplacés internes dont l’UFVN exige le retour immédiat dans leurs villages respectifs avant le début des  élections. Cette liste électorale doit être informatisée, comme cela se fait dans tous les pays modernes équipés d'ordinateurs.     

 3) En ce qui concerne le DDR           

 Pour l'UFVN, la réalisation entière du programme DDR est une condition non négociable pour la tenue des élections de 2010. Il exige que les 8 milliards dégagés par la CEMAC à cet effet soient mis à la disposition du Comité de pilotage pour commencer immédiatement le programme DDR.

4) En ce qui concerne le projet de proposition de Loi portant prorogation du mandat du Président de la République. L’UFVN dénonce avec la dernière énergie le projet machiavélique de proposition de loi portant prorogation du mandat du Président de la République actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale. Seule la CEI est compétente pour se prononcer et faire des propositions te moment venu si le vide institutionnel venait à être constaté.

Telles sont les conditions préalables exigées par 1’UFVN pour que les élections de 2010 se déroulent dans la transparence pour une démocratie apaisée.

Fait à Bangui, le 07 Novembre 2009

Le Coordonnateur

Maitre Henri Pouzère

 

 

 

 

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 19:33




La région de Dongo, dans la province d'Equateur, s'est vidée de sa population. Ici, l'Est de la RDC© AFP

L'Onu avance le bilan de 100 morts et 25 000 déplacés, jusqu'au Congo pour certains, dans les violences de fin octobre dans la région de Dongo. Des policiers ont notamment été tués par des villageois. Le conflit entre ethnies Enyele et Monzaya, avait été déclenché par la rivalité sur des étangs poissonneux.

Les violences interethniques qui se sont produites fin octobre dans le nord-ouest de la RD Congo ont fait au moins une centaine de morts et provoqué la fuite de près de 25.000 personnes, a indiqué mercredi le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU.

"On pense qu'il y a eu au moins une centaine de morts", notamment des personnes qui se sont noyées en traversant le fleuve Oubangui pour se réfugier en République du Congo, a déclaré un porte-parole d'Ocha, Maurizio Giuliano à Kinshasa.

Disparition de policiers

La HCR avait donné le 6 novembre un premier bilan de 60 morts. Les ethnies Monzaya et Enyele sont en conflit depuis de nombreuses années au sujet de la gestion des étangs de la région.

Le porte-parole d'Ocha s'exprimait à l'issue d'une mission interagences de six jours dans quatre localités dont Dongo, située à environ 300 km au nord de Mbandaka, chef-lieu de la province de l'Equateur, où l'ethnie Enyele a affronté les 29 et 30 octobre celle des Monzaya ainsi que des policiers au sujet de la gestion d'un étang naturel très poissonneux.

"La police a communiqué à la mission le chiffre de 37 morts. Il s'agit là des cadavres visibles dans la ville (de Dongo)", mais il y a aussi "beaucoup de morts dans les maisons que personne n'a comptabilisé", a-t-il précisé.

La police congolaise a de son côté recensé 26 policiers "disparus", probablement tués lors des affrontements qui ont fait aussi plusieurs blessés par balles et par arme blanche.

La population ne pourra revenir que dans 6 mois

"Dongo est vide de toute population (...) Des habitations, des boutiques et d'autres infrastructures ont été incendiées ou saccagées", a ajouté le porte-parole d'Ocha, évoquant une odeur pestilentielle, liée à la présence de corps en putréfaction.

"La première priorité concerne l'enterrement des morts afin d'éviter des maladies. La deuxième priorité devrait être l'assainissement des villages pour éviter toute contamination au retour des populations", a-t-il estimé.

La police congolaise sur place a indiqué que les habitants ne pourraient revenir que dans six mois, "mais les humanitaires pensent qu'ils peuvent revenir plus tôt", après les enterrements et l'assainissement, selon M. Giuliano.

Les violences ont provoqué la fuite de près de 25.000 habitants de Dongo et de localités alentour, la grande majorité vers l'extrême nord du Congo voisin, après avoir traversé l'Oubangui qui sépare les deux pays.

Sur les différents sites d'accueil des déplacés, les conditions de vie des familles sont "précaires", en raison de l'absence d'abris et de la promiscuité, ajoute Ocha qui appelle à "une action rapide". Selon les autorités du Congo Brazzaville, la plupart des arrivants, dont 70% sont des femmes et des enfants, se sont installés sur un rayon de 160 km sur les rives de l'Oubangui, dans des lieux pour la majorité accessibles seulement par voie fluviale.

Une unité de Casques bleus est arrivée récemment à Dongo, où "le calme règne" selon l'ONU.

Le 8 novembre, les autorités congolaises avaient annoncé l'arrestation par des policiers dépêchés à Dongo d'une centaine de jeunes de l'ethnie Enyele. Des violences avaient également éclaté en mars 2009. Près de 200 maisons avaient alors été incendiées et 1.200 personnes avaient trouvé refuge au Congo, selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 13:58




 

Près de 45% des habitants des six pays membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) vivent en dessous du seuil de pauvreté fixé à moins d'1 dollar par jour par les Nations unies, a déclaré mercredi à Paris le président de la Banque de développement des Etats d'Afrique centrale (BDEAC), Anicet Dologuélé

"Pourtant, dans cette zone, les Etats sont producteurs de pétrole", a-t-il souligné lors de la première table-ronde d'un forum sur les nouveaux paradigmes de la coopération au développement organisé à l'initiative de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

M. Dologuélé, ancien Premier ministre de Centrafrique, a déploré l'absence de services sociaux adéquats dans la zone CEMAC et la mauvaise répartition de la croissance.

"De toute évidence, certains choix stratégiques et opérationnels des Etats de la zone CEMAC n'ont pas porté leurs fruits", a estimé le président de la BDEAC.

Il a plaidé pour un renforcement du rôle des institutions communes comme la BDEAC pour mieux coordonner les politiques nationales et garantir plus d'efficacité à l'Aide publique au développement (APD).

"Des institutions sous-régionales, comme la BDEAC, peuvent aider les Etats membres à faire mieux et au meilleur coût. C'est pour cette raison qu'il faut renforcer leur rôle et les utiliser dans la construction harmonisée de l'espace sous-régional", a poursuivi l'ancien Premier ministre centrafricain.

La CEMAC regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Avec cinq pays producteurs de pétrole sur six, la CEMAC est, en théorie, beaucoup plus riche que l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), son équivalent d'Afrique de l'Ouest.


Source : Panapress 18 nov 2009

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 13:11





Allocution prononcée le 14 novembre 2009 au Centre Jean XXIII à Bangui

 

Camarades militantes,

Camarades militants,

 

        Je voudrais, encore une fois de plus, au nom de notre grand Parti le MLPC, vous saluer, vous remercier et vous féliciter pour votre participation massive et sans cesse renouvelée aux activités du Parti. Je vous remercie d’être venus très nombreux à cette journée de réflexion,  qui nous offrira l’opportunité  de jeter dès aujourd’hui les bases d’une grande réflexion sur les stratégies à mettre en place pour préparer sereinement et gagner dès le premier tour, les élections législatives et présidentielles de 2010.

 

        Comme vous le savez, notre Parti, le MLPC fonctionne sur la base du centralisme démocratique. Cela veut dire que les décisions se prennent à la base pour être exécutées au sommet.

        C’est pourquoi, le Bureau Politique et moi-même, avons tenu à vous réunir ce jour afin qu’ensemble, nous puissions débattre de quatre (4) thématiques qui ont chacune leur importance dans notre stratégie globale,  et d’en tirer des résolutions et des recommandations aux fins de permettre au Parti d’avoir un tableau de bord précis devant nous guider dans cette stratégie de reconquête du pouvoir de l’Etat en 2010 , et par les urnes.

 

         Je voudrais également vous assurer, Camarades militantes et camarades militants, que le Bureau Politique sous mon impulsion, continue de manière déterminée à mettre en œuvre l’ensemble des résolutions et recommandations que le 3ème Congrès Ordinaire de juin 2007  a adoptées, ainsi que les décisions des deux dernières sessions du Conseil Politique National.

 

        Ainsi, le Bureau Politique a effectué plusieurs missions de restructuration et de suivi des organes de base du Parti tant dans les fédérations de Bangui qu’en province.

Notre Parti, membre à part entière de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) et de l’Internationale Socialiste aux côtés de plus de cent cinquante partis socio-démocrates et socialistes à travers le monde , a également mené des actions multiformes ayant contribué à la mise en place de la Commission Electorale Indépendante (CEI) en vue de la tenue effective des élections libres, transparentes et démocratiques en 2010.

 

        Beaucoup de choses restent à faire, il est vrai. C’est pourquoi nous devons resserrer nos rangs, augmenter nos capacités de mobilisation et déployer encore plus d’ardeur au travail. Unis nous vaincrons et nos adversaires le savent. C’est pour cela qu’ils passent des nuits blanches à  déployer des trésors d’énergie pour tenter de nous diviser et de nous fragiliser. Tenons bons car nous vaincrons dans l’unité.

Comme disent mes oncles maternels tchadiens, on ne jette des pierres que sur un arbre qui porte des fruits. Et c’est parce que nous portons beaucoup de fruits que tous les enfants du village nous jettent des pierres aujourd’hui.

Nous devons en tirer beaucoup de fierté et continuer à nous organiser de manière encore beaucoup plus efficiente pour gagner dès le premier tour et confondre les alliés contre-nature. Nous le pouvons !

 

Camarades militantes,

Camarades militants,

 

         Nous allons devoir aborder dans quelques instants la journée de réflexion relative au renforcement des capacités du Parti dont les thématiques vous ont été distribuées afin de recueillir vos contributions toujours enrichissantes.

 

       Je demande à chacun de vous de s’impliquer à fond pour la réussite des travaux de cette journée de  réflexion qui est d’une importance capitale dans la bataille politique que nous allons engager pour les échéances électorales  à venir.

 

        Je demande à chacun de vous, de contribuer efficacement aux débats relatifs aux thématiques proposées, afin d’affiner notre programme politique et notre stratégie électorale.

 

       Je vous souhaite tous bon  courage et je déclare ouvert les travaux de la journée de réflexion.

Unis nous vaincrons. Seule la lutte libère. La lutte continue !

 

Je vous remercie.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 13:07




 

(Digitalcongo.net 19/11/2009)

 Les forces qui sèment la désolation en territoire congolais se recrutent essentiellement dans le rang de l’armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony. Recherché par la Cour pénale internationale, le leader de la LRA poursuit sa cavale dans les profondeurs des forêts congolaises.

Le gouvernement centrafricain fait face à un afflux important de réfugiés congolais fuyant les exactions des forces étrangères. Les opérations conjointes entre les Fardc et l’UPDF ont certes permis de détruire les bases des rebelles ougandaises, mais n’ont réussi de capturer Joseph Kony. Pour la partie centrafricaine, les réfugiés congolais à Zémio, dans le Haut Mbomou, vivent une situation drastique. Il s’agit de plus de 2.300 personnes originaires des localités de Sokodi, Digba en République Démocratique du Congo. « Ce sont des personnes vulnérables, c’est-à-dire des personnes âgées, des femmes enceintes et surtout des enfants non accompagnés », fait-on savoir des sources centrafricaines.

« Il y’a de sérieux problèmes et une situation d’urgence s’impose », a-t­-on déclaré, lançant un appel à la mobilisation de la Communauté internationale en vue de préparer des aides d’urgence en faveur de ces personnes « en quête de la paix ». Les réfugiés sont presque nus et exposés à diverses maladies. « Ils ont des problèmes de nourritures, d’eau, ils parcourent plus de 600 km pour avoir de l’eau qui n’est pas potable en plus », a-t-on fait remarquer.

Le Maire de Zémio, M. Pierre Agnéboti a indiqué que le site de Zémio a été choisi par la Franco-­Centrafricaine de Tabac (FCAT) de manière provisoire pour accueillir ces réfugiés congolais dans l’urgence. « Un comité composé de confessions religieuses, de commerçants de la municipalité, d’agents de santé travaillent nuit et jour pour leur apporter un minimum de secours », a-t-­il précisé. Des convois de produits vivriers et des soins d’urgence fournis par le Programme alimentaire mondial (PAM), sont attendus dans les tout prochains jours à Zémio, a-­t-on appris.

Appels aux réfugiés congolais à Imfondo

Le ministre de l’Intérieur de la République démocratique du Congo (RDC), Célestin Mbuyu, a invité samedi dernier les ressortissants congolais de la province de l’Equateur qui avaient fui les troubles interethniques dans la localité de Dongo et trouvé refuge à Impfondo, au Congo-Brazzaville, de l’autre côté du fleuve Congo, à regagner leur localité.

Le ministre Mbuyu, qui avait conduit samedi au Congo-Brazzaville une délégation gouvernementale de la République démocratique du Congo comprenant également le ministre de l’Action humanitaire, Botswali, a expliqué que leur « mission consistait à voir où sont installés ces compatriotes, surtout à les sensibiliser à retourner au pays, car la situation sécuritaire est calme à Dongo ».



Pour sa part, le ministre de l’Action humanitaire a informé les compatriotes réfugiés à Imfondo que « notre devoir, c’est d’assurer votre sécurité, et c’est ce qui se fait à Dongo et environ ». Selon les autorités locales du pays hôte, le nombre de réfugiés venus de la province de l’Equateur a dépassé le cap de 25.000. Ces derniers ont bénéficié d’une assistance financière, dont le montant n’a pas été déterminé, de la part de la délégation gouvernementale de la RDC pour l’achat sur place des vivres. Les réfugiés de l’Equateur ayant fui au Congo-Brazzaville sont recueillis dans quatre sites.


Le Palmarès

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 04:29




Bangui, 18 nov. (ACAP) – Un communiqué émanant du ministère chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions, lu à la radio nationale le mardi 17 novembre 2009 à Bangui, a annoncé « le report à une date ultérieure », du sommet des Chefs d’Etat de la Communauté Economique en Afrique Centrale (CEMAC), prévu dans la capitale centrafricaine.

Par ailleurs, la fête nationale du premier décembre « couplé avec la Journée Mondiale de l’Alimentation sera célébrée les 29,30 novembre 2009 à Obo », tandis que cette fête « sera célébrée dans les autres préfectures comme à l’accoutumée », précise le communiqué.

Rappelons que la présidence tournante de la CEMAC est assurée par le Chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé depuis le mois de Juin 2008.


NDLR : Jamais la tenue d'un sommet de la CEMAC n'a posé autant de problèmes. La présidence tournante exercée actuellement par le président Bozizé est désastreuse. Dans son propre pays, Bozizé aime bien reporter les choses. Un exemple : la journée mondiale de l'alimentation qu'il a décidé de célébrer à Obo actuellement investie par de nombreux réfugiés de RDC mis en fuite par les attaques des soldats de la LRA de Joseph Kony. Le communiqué du gouvernement se garde bien de fournir les raisons de ces reports sine die. On est  cependant obligé de constater que plus les problèmes dont tout le monde attend qu'ils soient tranchés par les chefs d'Etat de la CEMAC s'accumulent, plus l'envie de tenir le sommet s'éloigne. Il faudra bien tenir un jour ce sommet et regarder les réalités sous-régionales qui dérangent en face.  

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 04:10


 

Bangui, 18 nov. (ACAP) – Le président de la République Centrafricaine, François Bozizé a lancé « un vibrant appel à l’endroit de la communauté internationale pour accompagner le gouvernement centrafricain dans son programme de lutte contre la faim et la malnutrition », lundi 16 novembre 2009, au cours du sommet de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), à Rome, en Italie, selon une dépêche de la presse présidentielle.

Selon Lord Esaïe Nganamokoy de la presse présidentielle, le Président François Bozizé s’est entretenu avec la Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM) pour discuter des questions relatives à la cantine scolaire, la table ronde sectorielle de l’agriculture et l’appui du PAM au programme de Désarmement, démobilisation et de réinsertion (DDR) des ex-combattants.

Le Président François Bozizé a également été reçu par le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban Ki Moon pour échanger au sujet de la consolidation de la paix, l’évolution du programme DDR en Centrafrique et les prochaines échéances électorales.

Rappelons que les Chefs d’Etat et de gouvernement qui ont pris la parole à la tribune du sommet ont dressé un tableau sombre de l’insécurité alimentaire dans leurs pays respectifs avant d’envisager la mise en place de bonnes stratégies pour lutter contre la faim et la malnutrition.


NDLR : Il a fallu le tintamarre médiatique fait autour du sommet de la FAO à Rome et que les alarmes soient tirées de partout au sujet de la malnutrition infantile sévère qui sévit dans son propre pays pour que Bozizé qui a fait le mort et  jusqu'ici et la sourde oreille, daigne enfin rompre son mutisme. Bozizé doit expliquer aux Centrafricains comment Berbérati et Carnot, deux villes dynamiques de la préfecture de Mambéré-Kadéi qui n'ont jamais entendu parler de la faim dans le passé puissent connaître brutalement le drame de famine qu'elles vivent actuellement. N'est-ce pas les conséquences d'une certaine politique dont il est lui-même responsable ? Une chose est de s'adresser au PAM pour faire face au plus pressé, une autre est de mettre en place une bonne gouvernance pour le développement multi-sectoriel du pays afin d'assurer l'auto-suffisance alimentaire aux Centrafricains, toutes régions confondues. Bozizé et sa clique en sont manifestement incapables.  

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 03:55




 


(Mutations 18/11/2009)

Les mutations récurrentes à la Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale sont considérées comme un handicap à son décollage.

Réuni à Douala le jeudi 29 octobre 2009 en marge de l'atelier régional sur " le développement du marché financier de la Cemac", le collège de la Commission de surveillance du marché financier d'Afrique centrale (Cosumaf) a décidé de maintenir la suspension du Directeur général de la Bourse des valeurs mobilières d'Afrique centrale (Bvmac), Willy Ontsia. Le collège a accepté, dans la forme, la requête introduite le 29 septembre dernier (en vertu de l'article 14 du règlement général de la Cosumaf) par le conseil d'administration de la Bvmac (conseil présidé par Jean Claude Oyima, par ailleurs Administrateur directeur général de Bgfi Bank, le premier groupe bancaire de la zone Cemac), mais l'a rejetée, dans le fond, estimant qu'il n'y a pas eu de nouveaux éléments versés au dossier. En attendant donc la désignation d'un nouveau Directeur général à la tête de la Bvmac, le conseil d'administration a nommé Monsieur Claude Ayo Igueda comme administrateur délégué.

 Willy Ontsia avait été suspendu suite à un incident survenu lors d'un contrôle à la Bvmac des inspecteurs de la Cosumaf. Le Directeur général aujourd'hui suspendu avait alors, selon les termes d'un communiqué rendu public par la Cosumaf, porté atteinte à l'intégrité physique du chef de cette mission. Avec le maintien de cette suspension et donc la mise à l'écart de façon définitive de Willy Ontsia, la Bourse régionale des valeurs mobilières d'Afrique centrale connaît ainsi son quatrième dirigeant, en moins de dix ans d'existence. Avant le Gabonais Willy Ontsia, deux Centrafricains ont dirigé la Bourse avec plus ou moins de bonheur.

Ce furent, d'abord, Marlyn Moulliom et, ensuite, Yvon Psimhis. A la direction générale de la Bvmac à Libreville, l'on soutient que le choix des tout premiers dirigeants de la bourse n'a pas tenu compte des compétences, mais plutôt des arrangements entre les Etats.
L'arrivée de Willy Ontsia avait alors sonné comme une avancée. Mais hélas ! Mais les changements récurrents qui surviennent à la tête de cette bourse sont diversement appréciés par les observateurs des questions boursières.

De sources introduites à la Cosumaf, par exemple, soutiennent que l'exploitation de l'entreprise continue normalement puisque les postes, en dehors du celui du Directeur général, sont techniques et occupés par des techniciens avérés. Le fonctionnement n'est donc pas affecté. " Les postes élevés comme ceux de Directeur général sont essentiellement précaires ", soutient un chef d'entreprise basé à Douala. Qui explique par exemple qu'au sein de la plupart des multinationales, les directeurs partent avec des accords de deux à trois ans, renouvelables. "Mais le charisme d'un Directeur général est un élément de crédibilité de la place boursière", explique ce dirigeant qui a requis l'anonymat.

Dans le cas d'une bourse, bien que le poste soit soumis aux mêmes contraintes d'une multinationale, c'est-à-dire le changement permanent à ce poste, le problème le plus important peut venir de l'hésitation de certains émetteurs à venir en bourse du fait de l'image que renvoient ces changements répétitifs, parfois occasionnés par des dérapages qui ne sont pas propres à rassurer de potentiels client du marché financier.

 
Lazare Kolyang

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 03:42




Source: Human Rights Watch (HRW)

Date: 17 Nov 2009


Ils doivent profiter de la réunion annuelle des 110 membres pour répondre aux détracteurs de la Cour et renforcer la justice internationale

(La Haye)- Les pays membres de la Cour pénale internationale devraient profiter de leur réunion annuelle pour renforcer le soutien international à la mission et à l'indépendance de la Cour, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. L'Assemblée des Etats parties à la CPI, qui supervise l'administration de la Cour, va se réunir à La Haye pendant neuf jours à partir du 18 novembre 2009.

La CPI a réalisé des avancées notables cette année, notamment avec l'ouverture de son premier procès, a souligné Human Rights Watch. Mais la Cour est confrontée à des défis importants, notamment un certain nombre de mandats d'arrêt encore en suspens dans trois des quatre pays faisant l'objet d'enquêtes et des tentatives pour porter atteinte à la Cour menées par les alliés du Président Omar el-Béchir du Soudan, qui est recherché pour crimes contre l'humanité au Darfour.

« Le travail de la CPI n'est peut être pas parfait », a déclaré Elizabeth Evenson, conseillère au Programme Justice Internationale à Human Rights Watch. « Mais les 110 pays membres de la CPI devraient conjuguer leurs efforts pour soutenir son rôle crucial de tribunal de dernier recours et pour répondre énergiquement à ceux qui essaient de saper sa mission. »

De nombreux Etats parties à la CPI, y compris des Etats africains, s'emploient à réaffirmer leur engagement envers la justice internationale. Par exemple, au moins deux membres africains de la CPI -l'Afrique du Sud et le Botswana- ont rejeté une décision prise en juillet par l'Union africaine visant à refuser la coopération de ses membres au sujet de l'arrestation et du transfert du Président el-Béchir. Human Rights Watch a appelé les membres de la CPI à profiter de la réunion annuelle pour réaffirmer avec force la fonction essentielle de la CPI et pour encourager la Cour à renforcer ses propres activités d'information du public.

Les membres de la CPI se réuniront également au mois de mai prochain à Kampala, en Ouganda, pour une conférence de révision prévue par le Statut de Rome, le texte fondateur de la Cour et qui est entré en vigueur en 2002. Lors de cette réunion, les pays membres feront le point sur l'état de la justice pénale internationale et examineront des amendements au Statut de Rome. Elargir la portée de la justice internationale et évaluer son impact sur les communautés affectées par les crimes relevant de la compétence de la CPI sont parmi les sujets que les Etats devraient traiter lors de cette conférence, a suggéré Human Rights Watch.

« Faire le point sur les réussites et les lacunes de la justice internationale lors de la conférence de révision contribuera à identifier les défis et à leur répondre dans les années à venir », a indiqué Elizabeth Evenson. « Les pays membres de la CPI doivent s'atteler à une préparation minutieuse de la conférence de révision maintenant afin d'obtenir des résultats à Kampala. »

Une plus grande coopération internationale est essentielle à la réussite de la Cour, a insisté Human Rights Watch. Les pays membres de la CPI devraient renforcer ces efforts en créant un groupe de travail permanent pour traiter des questions telles que la réinstallation des témoins et les accords d'application de peines.

Au moment d'examiner le budget annuel de la Cour lors de la réunion, les pays membres devraient garantir que la Cour dispose des ressources nécessaires à La Haye et pour assurer sa présence dans les pays où elle mène des investigations, ainsi que dans des capitales clés comme New York et Addis Abeba. Le procureur de la CPI a annoncé récemment qu'il allait demander l'autorisation d'ouvrir une cinquième enquête de la CPI, au Kenya.

« Développer les activités de la CPI et répondre à de plus grandes attentes en matière de justice implique que les Etats membres vont devoir continuer à investir dans le Cour », a remarqué Elizabeth Evenson.

Dans un mémorandum adressé aux Etats parties la semaine dernière, Human Rights Watch a attiré l'attention sur un certain nombre d'autres questions susceptibles de faire l'objet de discussions au cours de la réunion de l'Assemblée des Etats parties. Ces questions comprennent par exemple la nécessité d'établir une politique pour les visites familiales financées par la Cour pour les détenus indigents de la CPI, celle de s'assurer que les deux juges devant être élus au cours de la réunion sont bien les candidats les mieux qualifiés, et la préparation des élections du prochain procureur de la CPI. Human Rights Watch a aussi rappelé la nécessité pour les fonctionnaires de la Cour de continuer à progresser dans la construction d'une institution efficace, équitable et crédible.

Contexte

La Cour pénale internationale est le premier tribunal international permanent mandaté pour traduire en justice les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, quand les tribunaux nationaux sont dans l'incapacité de le faire ou n'en ont pas la volonté.

Le procureur de la CPI a ouvert des enquêtes en République démocratique du Congo, dans le nord de l'Ouganda, dans la région du Darfour au Soudan, et en République centrafricaine. Sur la base de ces enquêtes, 13 mandats d'arrêt et une citation à comparaître ont été émis. Le procureur de la CPI examine aussi un certain nombre d'autres situations dans d'autres pays du monde. Il s'agit du Kenya, de la Colombie, de la Géorgie, de la Côte d'Ivoire, de l'Afghanistan et de la Guinée. L'Autorité nationale palestinienne a aussi présenté une demande au procureur de la CPI, acceptant la compétence de la Cour pour les crimes commis à Gaza.

A ce jour, quatre personnes sont détenues par la CPI à La Haye. Une cinquième personne, Bahr Idriss Abu Garda -qui est accusé de crimes de guerre en lien avec une attaque contre des soldats du maintien de la paix de l'Union africaine au Darfour- a comparu volontairement pendant les audiences préliminaires visant à déterminer si un procès contre lui sera ouvert. Le 26 janvier 2009, la Cour a entamé son premier procès, celui du chef de milices congolais Thomas Lubanga Dyilo; elle a terminé les audiences préliminaires dans deux autres affaires cette année. Le deuxième procès de la Cour, contre les chefs rebelles congolais Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui, devrait s'ouvrir le 24 novembre prochain.

En plus du Président el-Béchir et de deux autres personnes dans la situation au Darfour, des mandats d'arrêt sont en instance pour des chefs de l'Armée de résistance du seigneur dans le nord de l'Ouganda et pour Bosco Ntaganda, un ancien commandant rebelle qui est maintenant intégré dans l'armée nationale congolaise.

L'Assemblée des Etats parties a été créée par le Statut de Rome pour assurer un contrôle de gestion de l'administration de la Cour. Elle est composée de représentants de chaque Etat membre et elle doit se réunir une fois par an au moins, ou plus souvent en cas de besoin.

La compétence de la CPI peut être déclenchée de trois façons différentes. Les Etats parties ou bien le Conseil de sécurité de l'ONU peuvent référer une situation (c'est-à-dire un ensemble précis d'événements) au procureur de la CPI, ou le procureur de la CPI peut solliciter de lui-même l'autorisation d'une chambre préliminaire de juges de la CPI pour ouvrir une enquête.

Le Statut de Rome prévoit que sept ans après l'entrée en vigueur du traité, le secrétaire général de l'ONU convoque une conférence de révision pour examiner des amendements éventuels au traité. Lors de leur septième Assemblée des Etats parties, en 2008, les membres de la CPI ont décidé que la conférence se déroulerait à Kampala. Son ouverture est prévue pour le 31 mai 2010.

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