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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 23:46

 

 

 

 

Vianey-Atim.JPG

 

                   Vianney  ATIM KOKONDJI

 

PARCOURS DE L’IMPETRANT

 

Avril 2012: Docteur en Mécanique aux Arts et Métiers ParisTech (ENSAM)

Aout 2008: Ingénieur en Thermique-Energétique à Polytech’Nantes

Aout 2008: Master 2 en Sciences Mécaniques Appliquées à l’Université de Nantes

Aout 2004: DUT en Génie Thermique et Energie à l’IUT de Pau et des Pays de l’Adour

Aout 2001: Baccalauréat série C à LAENS (Lycée d’Application de l’Ecole Normale Supérieure)

A PROPOS DU DOCTORAT

Le sujet de thèse de doctorat s’intitule “Stockage thermique innovant pour la réduction des émissions et de la consommation lors du démarrage à froid de moteur à combustion interne”. Il s’agit d’une thèse CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la Recherche) réalisée chez la constructeur automobile Renault sur la période de février 2009 à janvier 2012 avec un accompagnement académique du laboratoire DynFluid (Dynamique des Fluides) des Arts et Métiers ParisTech.

La soutenance a eu lieu avec succès aux Arts et Métiers ParisTech le 22 mars 2012 à 15h00.

 

membres-du-jury-de-soutenance-de-Vianney-Atim.JPG

 

Le sujet de la thèse est complètement d’actualité en ce sens qu’il existe désormais au sein de la communauté scientifique un consensus assez large quant à l’incidence des activités humaines sur l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère cause des bouleversements climatiques observés ces dernières années. Des études ont montré que le secteur des transports au niveau mondial représente le deuxième secteur émetteur de CO2, principal gaz à effet de serre. Une analyse plus fine montre que le transport routier représente l’essentiel du CO2 du secteur des transports (85% en France). L’optimisme n’est vraiment pas de mise en ce qui concerne l’inflexion de cette tendance. Et ce pour plusieurs raisons. Citons l’augmentation continue du parc automobile mondial quelque peu freinée dans les pays développés mais tirée par une demande forte des pays émergents. Par ailleurs, le type d’usage des véhicules en occident est à majorité urbain sur de courte distance. Le moteur thermique fonctionne dans des conditions non optimisées : la consommation et les missions de polluants sont plus importantes.

Dans ce contexte a émergé une prise de conscience au niveau international traduite entre autres par le protocole de Kyoto. S’agissant du secteur des transports, les constructeurs automobiles sont associés à la démarche de manière plus ou moins contraignante. Ces derniers ont consentis des efforts réels en Recherche et Développement de technologies de réduction de la consommation et des émissions dans une approche de gestion thermique globale dite « Thermomanagement ». Le stockage thermique, sujet de la thèse, s’inscrit pleinement dans cette démarche et constitue une solution technique à la problématique posée par le démarrage à froid caractérisé par une surconsommation et des émissions supérieures à la situation de moteur chaud.

Les travaux de thèse ont porté sur le développement d’un procédé de valorisation de l’énergie thermique continue dans le liquide de refroidissement, l’idée étant d’utiliser une source de chaleur « gratuite » pour accélérer la montée en température du moteur de sorte à atteindre plus rapidement les conditions optimales de fonctionnement correspondant au minima de consommation et des émissions polluantes.

La mise en œuvre du procédé de stockage thermique innovant a nécessité tout un travail en amont de proposition architecturale, de conception et de dimensionnement du dispositif avec la prise en compte des contraintes spécifiques à l’environnement automobile. Des essais utilisant différentes techniques expérimentales ont permis de caractériser les stratégies de réalisation du procédé avec l’objectif de converger vers les stratégies les plus pertinentes.

Des verrous scientifiques et techniques ont fait l’objet d’étude approfondie de sorte à apporter des éléments de réponses aux interrogations liées à la problématique. En la matière, une des ruptures induites par le procédé étudié se situe au niveau de la présence d’un écoulement diphasique dans le moteur, notamment au démarrage. Les considérations de tenue mécanique et de fiabilité de la motorisation supposent de réaliser un dégazage rapide du circuit de refroidissement. La modélisation de l’écoulement diphasique présent en sortie moteur a débouché sur la conception et la validation d’une solution technique adaptée.

Les périmètres métiers concernés par le sujet de thèse sont la conception de système thermique, la thermique de moteur à combustion interne, la modélisation des écoulements diphasiques ainsi que la problématique de séparation de phase gaz-liquide.  Les travaux ont donné lieu à des communications et à trois propositions de brevet d’invention.

Aussi, je vous invite à visiter le site de l’association CERD « Centrafrique Energies Renouvelables et Développement » www.ongcerd.com. Nous avons besoin de votre aide pour mener à bien un certain nombre de projets. Nous travaillons cette année sur la réalisation d’un centre pilote multifonctionnel de production d’électricité à partir de biogaz issu des déchets de l’agriculture et de l’élevage. Le centre servira de site de formation avant le déploiement de la technologie dans l’arrière pays centrafricain dans le cadre de développement d’activité économique. Nous avons besoin de 30000 euros pour la phase « construction ». Si vous êtes 30000 à donner 1 euro, non seulement vous ferrez des heureux mais surtout vous donnerez la chance à nos compatriotes de Centrafrique d’essayer de s’en sortir par eux-mêmes et c’est finalement cela le plus important. D’avance, merci.

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 23:33

 

 

 

 Djanayang Godfroy

 

C’est un philosophe français du 17e siècle René Descartes qui a dit que «  le bon sens est la chose la mieux partagée au monde ». Aujourd’hui, il me semble que cette citation n’est plus pertinente. C’est la folie qui est désormais la chose la mieux vendue à travers l’armada médiatique de la planète pour le triomphe des causes irrationnelles.

Si non qui peut mesurer la dose de bon sens dans l’idée qu’il faut faire la guerre, susciter et soutenir des rébellions pour imposer la démocratie. Tuer le peuple pour qu’advienne le pouvoir du peuple ou le pouvoir du peuple par les armes, cela n’a pas de sens. Celui qui a acquis son pouvoir par les biceps a-t-il des comptes à rendre à un peuple. Surtout quand celui-ci, oblige le conquérant, d’appels à la révolution, à recourir aux armes.

Le peuple lui-même sait qu’il ne peut rien attendre de celui qui s’est passé de lui. Voilà où le bât blesse, quant on les entend parler de démocratie la Kalachnikov au point. Pourquoi ne pas carrément assumer sans complexe le choix de faire une croisade contre la démocratie et les libertés dans les pays africains. Ce ne sera pas nouveau. C’est la guerre des intérêts bassement matériels et déshumanisants qui a présidé le commerce triangulaire et la colonisation. C’est vil et nauséeux de dénier aux africains un minimum de sens critique, au point de leur faire croire que celui qui s’impose par les armes est plus démocrate que celui qui est venu au pouvoir suite à un soulèvement populaire.

On pouvait espérer que l’arrêt de la guerre froide conduise à un nouvel ordre mondial, mettant fin aux conflits armés entre nations. Or les guerres dans lesquelles sont engagés nos pays n’ont pas cessé au cours des dernières décennies, elles ont seulement changé de justification : leur but déclaré est de sauver des vies, de combattre la barbarie, d’imposer le respect des droits humains cependant leur seul but est de détruire davantage la république, le peuple du continent de l’Afrique subsaharienne n’est pas son premier coup d’Etat il existe toute une panoplie de la liste  qui caractérise malheureusement l’identité de la politique africaine sans aucune doute des  jurisprudences constantes sont établies sur les cas suivants : Joseph KABILA, Idriss DEBY, EL BECHIR, Denis SASSOU, François BOZIZE ,KAGAME pour ne citer que ceux là en guise  d’exemple qui sont les véritables «  fructus » du coup de force.

 Il apparait clairement que c’est  plus de vingt ans aujourd’hui  que le Mali qui est un pays Africain situé en Afrique de l’ouest  a pu acquérir la culture de la démocratie permettant désormais au peuple d’être le libre arbitre du fonctionnement des institutions régaliennes. Certainement si les règles de la démocratie empêchent dans ce siècle contemporain les criminels de la république de prendre le pouvoir par la violence des armes, sans doute que les ennemis de la nation ne peuvent recourir aux armes pour mettre terme  à la volonté souveraine du peuple.

 Le mouvement de la junte auteur du coup d’Etat de jeudi 22 mars 2012 au Mali réclame d’avoir reproché au régime du président sortant AMADOU TOUMANI TOURE d’être un régime véritablement incompétent dans la lutte contre le mouvement Touareg et la montée en puissant des groupes islamistes au niveau de la région et de la sous région. Après avoir expertisé de façon profonde des tels motifs permettant de mettre à genou le peuple Malien à la veille de la fin du mandat constitutionnel du président TOUMANI TOURE, mon expertise révèle que  les raisons de ce coup de force n’est pas fondée juridiquement. Car de manière générale  la question de menace contre l’intégrité territoriale n’est pas seulement propre à un régime, il est aussi du devoir des citoyen, et des différents mouvements légaux d’aider et de participer de façon plus directe quant il s’agit de menace terroriste ou des mouvements rebelles qui sont d’origines étrangères et s’inscrivent dans la logique de la déstabilisation des valeurs républicaines. Par voie de conséquence la junte pouvait venir en aide au régime du président sortant afin de combattre les ennemis de la nation.  

En revanche, la situation géopolitique semble être très mouvementée. A l’issue de ce coup de force, l’Union africaine condamne l’acte avec la dernière énergie  ainsi  que plusieurs organisations internationales et même des Etats-Unis ne cessent de faire des condamnations. Mais il est aussi important de s’interroger si seulement les différentes condamnations suffiront pour le retour à l’ordre constitutionnel au Mali de manière plus urgente.  Traditionnellement, on constate souvent après certains coups d’Etats, les condamnations pleuvent mais quelques temps après elles se transforment en une reconnaissance de la légitimité des pouvoirs publics putschistes, du coup, on tombe dans « la philosophie de la politique politicienne ».

Si la résolution 940 du 31 juillet 1994 du conseil de sécurité en Haïti autorisant le recours à la force ayant pour seul but le retour à l’ordre constitutionnel en Haïti, et  l’entrée en guerre de la France  en Côte d’ivoire via la résolution 1975 se fondant sur le Chapitre VII de la charte des Nations Unies, la résolution 1973 qui a permis à la fore de coalition de mettre  terme au régime du dictateur Kadhafi , certainement que  la politique internationale ne s’arrêtera pas que sur les résolutions antérieures.  Par principe d’égalité des Etats, le Mali qui est aussi membre du système des Nations Unies a droit  à une résolution du conseil de sécurité lui permettant de rétablir l’ordre constitutionnel de son Etat. Sauf si la politique du clientélisme international s’impose dans le cas d’espèce malien.

 « Dans ce siècle, la démocratie des armes n’a plus sa place seul le peuple reste le véritable arbitre de la société. A Dieu, la démocratie des armes ».

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG

Expert Analyste en gestion des crises politico-militaires.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 23:20

 

 

 

 

Bozizé KNK

Ndoutingai

 

 

boz Francis

 

Voici un petit conte que je me fais le plaisir de partager avec vous : « Deux amis intimes s’en vont à la chasse au fin fond de la savane. Eclate alors une violente dispute entre les deux comparses. Le premier, plus leste, tue le second et l’enterre sous un flamboyant. Personne n’a été témoin de la scène. Seulement notre meurtrier est vite taraudé par le remord. Au point que, pour soulager sa conscience, il fait un trou dans la terre, y confie son lourd secret et le rebouche. Or, quelque temps plus tard, le vent l’harmattan se lève, balaie la motte de terre servant de sépulcre à la confession du parjure et la nouvelle se répand d’écho en écho dans toute la contrée : « A zo ti mbi oo, mbi Zaboulou la mbi fa Sénguézooo ‘’… ». Autrement dit, c’est moi Zaboulou le meurtrier de mon ami Sénguézo. Moralité, si Bozizé, Ndoutingaye, Findiro et toute leur bande de voleurs pensent que, comme ils ont définitivement confisqué le pouvoir à leur seul profit, au profit de leurs familles, au profit de leur clan et de leur région, ils auront beau se barricader à double tour dans leur forteresse de nouveaux riches, une minute après leurs funestes conciliabules, le monde entier en sera toujours informé. Ils le savent tous mais ils n’y peuvent rien.

L’escroc vous salue bien

Et pour commencer cette fois, un gag, un énorme gag. Une de ces plaisanteries de très bon goût dont la République centrafricaine est coutumière. La fédération centrafricaine de basketball a élu son nouveau président. Et le gagnant a été… François Joseph Bozizé alias «Djodjo ». La belle affaire ! Un autre François, Péhoua celui-là, a dû faire des culbutes dans sa tombe. Car faut-il que notre pays soit tombé bien bas pour oser porter à la tête de la fédération du sport qui fit son honneur dans les années 60 et 70, sous la présidence de François Alfred Wilfrid Péhoua justement, un redoutable escroc doublé d’un faussaire notoire comme Djodjo Bozizé ?  

Passe encore que ce parfait illettré (à peine le niveau de la troisième comme tous les enfants de Bozizé d’ailleurs) ait corrompu à coups de billets de banque les représentants des ligues de province qui ont participé au vote. C’est toujours ça de pris pour ces pauvres hères. Passe toujours que Djodjo Bozizé, lorsque son club «Bê Africa » perd un match, fasse descendre la garde présidentielle sur le parquet et fermer le centre Martin Ngoko. Passe enfin que cet homme n’ait même pas présenté un programme structuré pouvant laisser espérer la renaissance du basketball. Tout cela, si j’ose dire, est dans l’ordre bozizéen des choses. On n’est plus à une médiocrité près. Mais comment va-t-il faire pour accompagner l’équipe des «Fauves du Bas-Oubangui» pour un éventuel stage en France par exemple, quand on sait que ce quidam y a fait de la prison avant d’en être expulsé ? A ce jour, il demeure interdit de séjour dans ce pays pour divers larcins, allant du vol de chéquiers à la falsification de signature, faux et usage de faux, escroquerie en bande organisée, abus de confiance. Bref, la totale ! Il est vrai qu’en face de Joseph Bozizé concourrait un autre artiste de la contrebande de produits pétroliers, Sani Yalo, autrement plus armé que Bozizé fils dans l’art de la délinquance financière. Dès lors, doit-on se réjouir que les délégués à cette élection aient décidé de choisir «le moindre mal», entre la peste et le choléra ? Mais si cela peut le consoler, je lui rappellerai simplement qu’il n’est pas le seul «wanted» en occident. Son cousin «Ndoutingaye» lui aussi est persona non grata aux Etats-Unis, ce qui constitue la pire des pieds de nez pour un ministre des Finances, interdit d’assister aux assemblées générales du FMI et de la Banque Mondiale. Pouvoir de famille, pouvoir de bandits traqués par toutes les polices.

Institutionnalisation de la gestion familiale du pouvoir.

Et quand je parle d’institutionnalisation de la gestion familiale du pouvoir, j’exagère à peine. Rien ne les arrête, même pas l’épouvantable deuil qui vient de frapper le Congo voisin. 3

Alors que plusieurs chefs d’état de la sous-région y ont délégué leur ministre des Affaires étrangères dont c’est le domaine, François Bozizé, lui, a choisi d’envoyer auprès de Denis Sassou Nguesso son propre fils Francis, ministère délégué à la Défense, flanqué d’un autre de ses fils, député. Visiblement, il a dû faire avec ce qu’il avait sous la main, la RCA manquant cruellement d’émissaires crédibles et le ministère des Affaires étrangères regorgeant d’incapables. Mais le meilleur reste à venir et comme d’habitude, je mets au défi les différents protagonistes de cette nouvelle affaire de démentir l’information que je suis en mesure de révéler aujourd’hui. Les deux frangins n’ont pas été désignés par hasard. Avant de faire le voyage de Brazzaville, une coquette somme, décaissée du trésor public leur a été octroyée. Cette somme devait être remise aux autorités congolaises à titre de contribution au deuil. Seulement voilà ! Un peu moins du 5e de cette somme a été déchargé et le reste empoché par l’aîné et le cadet des Bozizé. Ni vu ni connu. Au retour, ils auront à coeur de rincer la gorge de leur géniteur. Ecoeurant !

Main basse sur l’assemblée

La terre entière savait déjà que François Bozizé avait mis le paquet pour faire entrer toute sa famille à l’assemblée nationale: sa femme Monique, sa maîtresse favorite Renée Madeleine Bafatoro, son fils aîné Francis déjà cité, tout comme l’autre fils Socrate, membre du bureau de l’assemblée, sa soeur cadette Joséphine, son propre frère Roger Ouéfio, son neveu Sylvain Ndoutingaye, ministre des Finances mais en réalité le véritable maître du pays. Si on y ajoute les parents du village : l’escroc Patrice Ngaïssona etc…, on a une toute petite idée de la conception privative du pouvoir de Bozizé and co.

Mais cela ne suffisait pas ! La constitution du nouveau bureau de l’assemblée donne la pleine mesure du contrôle de cette institution. Ainsi en dehors du transparent retraité Célestin Gaombalet, président et du nécessiteux Laurent Ngon Baba à la première vice-présidence, lequel Ngon Baba, pour se cramponner au bord de la mangeoire, a passé par pertes et profits l’horrible assassinat de son ‘’parent’’ de Baboua Charles Massi, nous trouvons un certain Anatole Koué, ancien ‘’footeux’’ de son état, qui a cru malin de se faire élire sous la bannière ‘’indépendant’’. Sauf qu’aux dernières nouvelles, l’ex RDC Anatole Koué, deuxième vice-président, est aujourd’hui un membre éminent de l’écurie du vice-roi Sylvain Ndoutingaye. Mais ce n’est pas tout. Pour bien montrer aux inconscients qui douteraient encore de son pouvoir absolu, le même Ndoutingaye a installé à la 3e vice-présidence Marie-Solange Pagonendji. Or, lorsque l’on sait qu’ «Arôme Maggi », comme s’obstinent à l’appeler certaines mauvaises langues à Bangui (forcément des aigris), est l’une des innombrables maîtresses attitrées de Ndoutingaye, on comprend vite que la boucle est bouclée. En réalité, Koué et Pagonendji n’ont été placés là que pour marquer Gaombalet’à la culotte’’ au cas, tout-à-fait improbable, où le retraité n’appliquerait pas à la lettre la consigne qu’il a reçue. Et cette consigne, je vous en parlais la dernière fois, c’est de veiller à faire sauter le verrou constitutionnel limitant à deux le mandat du président de la République. La ficelle est grosse, mais elle doit marcher. Cette opération chirurgicale doit intervenir à l’occasion du débat sur le projet de loi portant création de l’Agence nationale des élections (ANE). Seulement, ils ne sont pas bêtes. Ils savent tous que la communauté internationale, en particulier la France, tombera sur eux à bras raccourcis au moment de ce tripatouillage. Résultat, le projet de loi ne sera examiné qu’après le 6 mai 2012. En prolongeant de manière exceptionnelle la présente session au-delà du 30 avril. Bien joué ! A ce moment-là, la France aura d’autres chats à fouetter. En effet, après la présidentielle, elle sera en pleines élections législatives. Aussi, pour les naïfs, cette modification de la constitution devrait-elle passer comme une lettre à la poste.

Sauf que, (suivez bien ma démonstration car c’est là qu’intervient le ‘’génie’’ de Ndoutingaye) malgré toutes leurs précautions, ce coup d’état constitutionnel entraînera forcément une violente riposte du reste de la communauté internationale …et de la France, en cas d’accession de François Hollande à l’Elysée. La RCA sera au banc des nations. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne pourra pas résister bien longtemps aux pressions internationales. Du coup, François Bozizé sera contraint de terminer son mandat en 2016, à moins que la grande faucheuse... Dès lors, resteront à sauvegarder les énormes intérêts de sa famille, de son clan et de sa région qui trustent aujourd’hui tous les leviers du pouvoir. Et qui sera le mieux placé pour pérenniser ces intérêts ? Je vous le donne en mille, Sylvain Ndoutinagye. C’est ce qu’on appelle la stratégie du billard à quatre bandes. Faire croire à Bozizé que la combine de l’assemblée va marcher. «Or, si elle devait foirer, ce ne serait pas de ma faute. Mais l’essentiel pourra encore être sauvé», Ndoutingaye dixit. Je n’invente rien ! A Paris au mois d’octobre 2011, le vice-roi assurait déjà à Marie-Reine Hassen, une autre de ses innombrables maîtresses, que Bozizé l’avait officiellement désigné au cours d’une réunion secrète «comme le plus apte à garantir les intérêts de la famille en cas de… et ce, au détriment de Francis Bozizé, appelé élégamment ‘’c… molles’’ ».

Nettoyage à sec.

Dès lors, il convenait de verrouiller le bureau de l’assemblée. C’est fait. D’où également sa marche forcenée pour s’emparer de l’appareil du parti KNK. Elie Ouéfio en avait déjà fait les frais lorsqu’il a été brutalement éjecté du secrétariat général du parti au pouvoir. Et pour cause, Ouéfio s’opposait à l’OPA de Ndoutingaye sur le KNK. Mal lui en a pris.

Et la nomination de Louis Oguéré procède de la même analyse. Au demeurant, la dernière sortie du nouveau secrétaire général du KNK ne laisse aucune ambigüité. Pour ce militant de la 25e heure, il convient de «traquer les traîtres et autres infiltrés qui fourmillent au sein du parti». Rien que çà !

La feuille de route est donc claire et limpide. Tous ceux qui, au sein du régime ou au sein du parti, voudraient enrayer l’irrésistible ascension du vice-roi Ndoutingaye doivent être neutralisés. Mais surtout malheur à celui qui mange sans lui. Michel Koyt, Abdallah Kadr, Judes Alex Kétté et bien d’autres margoulins (sur lesquels le Centrafricain ne versera aucune larme) sont bien placés pour le savoir. Depuis deux semaines, ils dorment tous dans les geôles de Bangui. Pour l’affaire du fameux prêt indien d’un montant de 29,5 millions $ US, soit un peu moins de 14 milliards de FCFA. Ce ne sera ni le premier ni le dernier scandale dans ce pays de mafieux. Je reviendrai très bientôt et en détail sur cette affaire rocambolesque pour laquelle Bozizé lui-même mériterait mille fois d’être traduit en justice. En attendant, pour ceux qui s’étonnent que des ministres soient enfin jetés en prison, la grille de lecture est d’une limpidité aveuglante. Pour une fois, Ndoutingaye n’a pas ‘’croqué’’ dans l’affaire. Eh oui ! Ca arrive. C’est donc un motif suffisant pour que ceux qui ont cru devoir ‘’bouffer’’ sans mouiller la gorge du vice-roi soient punis. Sauf que le principal négociateur du prêt indien alors qu’il était encore ministre des Finances, Emmanuel Bizot, siège encore au gouvernement au portefeuille des Eaux et forêts car il a pour lui d’être le beau-frère de Bozizé. Mais il sait qu’il est en sursis tant la haine que lui voue Ndoutingaye n’est plus à démontrer.

Les voleurs ne sont pas ceux qu’on croit

Mais le vrai scandale n’est pas là. Le vrai scandale, c’est que François Bozizé et le dauphin Sylvain Ndoutingaye allument des contrefeux pour masquer que ce sont eux et personne d’autres qui ont mis ce pays à genoux. Car comment expliquer et accepter que ceux qui opèrent aujourd’hui au sein du fameux Comité spécial, à l’image de Maximilien de Robespierre en 1792 durant la grande terreur, soient en réalité les deux plus grands voleurs que ce pays n’ait jamais portés ?

Comment expliquer que celui (Ndoutingaye) qui a pillé sans vergogne les sociétés d’état comme la SODECA, l’ENERCA, la SOCAPS, l’ASRP, la COMIGEM etc…pendant des années, celui qui a détourné les 20 millions $ US de bonus d’AREVA/URAMIN, celui qui a englouti les 8 millions $ US d’AURAFRIC, celui qui a spolié sans scrupule les artisans miniers de Centrafrique en confisquant leurs diamants, comment ce délinquant peut se targuer d’être aujourd’hui le preux chevalier sans peur et sans reproche, ayant droit de vie et de mort au sein du fameux Comité spécial ? Juste une suggestion en passant au vice-roi Ndoutingaye. S’il est vraiment le nouveau chevalier Bayard qu’il prétend être, qu’il sorte et rende public le rapport de la Banque Mondiale (BM) sur l’ASRP qu’il planque soigneusement. Les voleurs ne sont pas toujours ceux qu’on croit. A défaut, je me ferai le plaisir et le devoir de citoyen de le faire à sa place et on va bien rigoler. Enfin, manière de parler si tant est que les Centrafricains aient encore le coeur à rire quand des truands analphabètes pillent leur pays à une échelle à donner le vertige. Et pour illustrer comment ils entendent tromper le petit peuple et amuser la galerie, un des directeurs généraux qui a subi les foudres de ce tribunal d’exception appelé Comité spécial a confié avoir entendu de ses oreilles François Bozizé affirmer sans rire que «c’est parce que les Centrafricains sont des voleurs que j’ai été obligé de mettre cette structure en place». Tel que ! Propos délirants qu’il faut mettre en perspective de ceux qu’il tient régulièrement devant les membres de son église d’illuminés et de nécessiteux ; «La main de Dieu frappera tous les traîtres qui pactisent avec les blancs (sic) pour me nuire. Massi a déjà payé. Demain d’autres paieront… ». Diantre ! De quoi préparer des cercueils et des messes de requiem à la pelle.

Le graal

Un autre directeur général de société parlant toujours de ce fameux comité croit lui revoir les sinistres comparutions de victimes souvent ensanglantés et agonisants devant les conseils des ministres de Bokassa à Bangui et Béréngo.

En effet, c’est à un véritable tribunal d’inquisition, composé d’authentiques bourreaux aux mines patibulaires, que doivent ainsi faire face tous ceux qui y sont convoqués. A côté de Bozizé trône le vice-roi Ndoutingaye avec, à sa gauche, le délinquant ministre de la Justice Firmin Findiro. Vient ensuite, présence surprenante à priori, Marylin Roosalem, ministre du Commerce par la grâce de Ndoutingaye dont elle est la énième maîtresse. Puis viennent l’inspecteur général d’état, les directeurs généraux de la gendarmerie et de la police. On y trouve encore le nouveau coordonnateur général aux entreprises et offices publics et son adjoint. Dans cet aréopage de tontons macoutes, Michel Gbézéra-Bria (dircab de Bozizé) détonne par son éternelle placidité. Visiblement, il doit se demander ce qu’il vient faire en cette galère. Ah, n’oublions pas le transparent et invisible Touadéra, Premier ministre de son état. Dernière figure de proue que seule la RCA généreuse peut engendrer, un certain Mahamat Tahir qui a visiblement trouvé son diplôme de doctorat en économie dans un paquet de lessive OMO. Un observateur avisé avait déjà laissé entendre que ce quidam avait dû soutenir sa thèse dans sa langue maternelle (haoussa ou arabe tchadien?) mais certainement pas en français. Il faut dire que ce truand mythomane a fait son trou en devenant trésorier du KNK dès 2005 et par le canal des innombrables marchés que Bozizé lui octroie, de gré à gré, dans le cadre de ses travaux de BTP. Depuis lors, il est de toutes les combines tant Bozizé adore s’acoquiner avec les délinquants. Il convient donc que les Centrafricains le sachent. C’est désormais en cette enceinte que les grandes décisions du pays se prennent, du moins dans leur aspect répressif.

Le saint des saints

Car il y’a une autre super structure, hyper fermée celle-là et peu connue du grand public. Pendant la campagne électorale et pour contourner les structures du KNK, Sylvain Ndoutingaye avait imaginé et mis en place une sorte de ‘’sanhédrin des tropiques’’ appelé Comité restreint. Y siégeaient et y siègent toujours Bozizé bien-sûr, le président de l’Assemblée nationale Célestin Gaombalet, le Premier ministre Faustin Touadéra, le vice-roi Ndoutingaye lui-même, la ministre du Commerce et amante du vice-roi Marylin Roosalem qui a vite pris du galon, le ministre délégué à la Défense et fils de son père Francis Bozizé. C’est donc dans ce cénacle que Ndoutingaye déploie toute sa science pour régler ses comptes avec ses adversaires, toujours soutenu par sa dulcinée Roosalem, Gaombalet et Touadéra, qui doivent se sentir à l’étroit car conscients qu’ils font juste de la figuration, prennent peu la parole et se contentent la plupart du temps d’abonder dans le sens du vice-roi. Aux toutes dernières nouvelles, Firmin Findiro vient d’y faire son entrée avec fracas comme juriste mais en réalité comme idéologue du pouvoir clanique et familial, à la demande expresse du vice-roi et de Bozizé en personne.

Ménage à trois

Enfin, troisième et dernier centre de décision, la ‘’Troïka’’, comme au bon vieux temps de l’Union soviétique. Ce dernier et ultime cercle (vous vous en doutez) est composé uniquement de Bozizé, de Ndoutingaye et de Findiro. Et même s’il demeure informel, c’est en son sein que Ndoutingaye et Findiro ‘’travaillent’’ Bozizé au corps, le conditionnent et le manipulent à satiété en vue des séances du conseil des ministres ou bien pour lui faire signer à la hâte moult décrets et instructions présidentielles toujours décriés. Car, il ne se passe plus rien en conseil des ministres, qualifié par Bozizé et Ndoutingaye ‘’de repère de traîtres, de voleurs et de suppôts des ennemis de la Nation’’ (lire France, l’Union européenne et les pays de la CEMAC).

Dès lors selon plusieurs sources, Ndoutingaye et Findiro ont du mal à cacher leur satisfaction lorsque Bozizé, dûment chapitré, agresse littéralement un ministre sur un dossier traité en amont par ces margoulins. La plupart des ministres du gouvernement sont devenus dépressifs du fait des propos injurieux et indignes que Bozizé débitent désormais lors des conseils des ministres et de diverses réunions. Et pour bien enfoncer dans le crâne des ignares qui ne voudraient toujours pas valider la prise du pouvoir effectif par le duo d’enfer, sur ‘’instructions’’ de Ndoutingaye, François Bozizé vient de nommer par décret Firmin Findiro au ministère chargé du secrétariat général du gouvernement, en remplacement du filou Michel Koyt, embastillé depuis deux semaines pour avoir asséché les caisses de la SONATU. Et qu’importe si l’intérim de ce ministère avait toujours été, semble-t-il, assuré par le ministre de la Fonction publique. Cela apprendra à Noël Ramadane de ne pas être né Gbaya. Conséquence immédiate de ce bras de fer, Abdou Karim Meckassoua, l’encore ministre des Télécommunications, désormais revenu de ses illusions primo-ministérielles, est totalement marginalisé quand il n’est pas dans le viseur de Ndoutingaye, qui le tient pour l’empêcheur ‘’de gouverner familialement en rond’’ et qui n’attend donc qu’un simple battement de paupières pour ‘’appuyer sur la gâchette’’. Il est en effet revenu aux oreilles du vice-roi que Meckassoua désapprouvait la célébration du coup d’état du 15 mars 2003 en général et surtout cette année à Ouandago, paisible bourgade du centre-est qui ne s’est jamais remise, 9 ans plus tard, des razzias des zagawas tchadiens accompagnant Bozizé dans son équipée. Selon une dernière confidence, revenant du Togo mais prenant les devants, Karim Meckassoua songerait très sérieusement à mettre la clé sous le paillasson à la première occasion. Les rats quittent le navire en perdition… 11

Un observateur attentif condamne d’ailleurs cette éternelle ‘’sanctification’’ d’un acte illégal (coup d’état) si on pense que Bozizé s’est déjà fait élire (certes frauduleusement) en 2005 et 2011. On sait également que rien ne va plus entre les libérateurs d’antan, Sylvain Ndoutingaye et Francis Bozizé se haïssant cordialement et le même Ndoutingaye rêvant d’accrocher le scalp de Parfait M’baye au bout d’une pique. Ambiance…

L’enfer, c’est les autres (Jean-Paul Sartre).

Je vous parlais récemment du climat de paranoïa et de haine ressassée par le clan au pouvoir. Vous n’avez aucune idée de la folie (il n’y a pas d’autre mot) qui irrigue les cerveaux de la petite caste recroquevillée autour de François Bozizé. Ils sont fous. Mais pour eux, l’enfer c’est les autres. Ce sont tous les étrangers, entendre non-Gbayas mais aussi et surtout, les pays de la CEMAC et la France. Devant tous ses visiteurs, Bozizé, sur les conseils de Ndoutingaye et Findiro, éructe, fulmine et postillonne : «Quand j’aurai mon pétrole, ils verront, quand j’aurai mon pétrole, ils verront… » répète-t-il en boucle. Ce pétrole, pour lequel il semble se réveiller un peu tard, devient une véritable fixation. Lorsque l’on sait qu’il a, dans un accord resté secret entre lui et Idriss Déby en 2002, laissé au Tchad l’exclusivité de l’exploitation du champ pétrolifère de Doba, dont la plus grande nappe se trouve pourtant en territoire centrafricain, on mesure aisément la tartufferie du personnage. Résultat, il jette aujourd’hui avec avidité son dévolu sur l’autre nappe plus au nord-est, vers Birao et la frontière soudanaise.

Bientôt la manne ?

Du reste, c’est essentiellement de pétrole que s’est entretenu Faustin Touadéra avec les autorités soudanaises, il y’a quelques semaines à Khartoum, à la tête d’une délégation pléthorique comprenant notamment Parfait M’baye, Jean Wilibyro Sacko, Antoine Gambi, l’inévitable Marylin Roosalem, Prosper Wodobodé, Francis Bozizé et toute une escouade de suiveurs… Il n’y a pas de petites dépenses.

Selon mes informations, il y a été acté que le pétrole de Bozizé, exploité par une société chinoise, sera écoulé vers le Soudan, par Port-Soudan, ville portuaire que la délégation a dûment visitée. Par ailleurs, il est également acté que si les chefs d’état de la CEMAC persistent à repousser avec dédain (ce qui enrage Bozizé) la candidature de Ndoutingaye à la présidence de la Commission de la CEMAC, le vice-roi reprendrait illico son ancien portefeuille des Mines, rebaptisé ‘’ministère des Mines et du Pétrole’’, qu’il cumulera de nouveau avec les Finances. Banco ! Si vous trouvez meilleur moyen de braquer le casino, vous m’écrivez… On comprend dès lors pourquoi, à son départ en avril dernier, ‘’après 8 longues années de mauvais et déloyaux services’’, ce ministère avait été prestement rattaché à la présidence de la République mais que c’est encore et toujours lui Ndoutingaye qui en est le véritable ministre. En effet, depuis la maladie (très opportune) de son ancien homme-lige Obed Namsio, entré imprudemment en dissidence contre le vice-roi, ‘’les choses sont rentrées dans l’ordre bozizéen’’. Ce dernier revenu des soins du Maroc n’a pas totalement retrouvé toutes ses facultés. On le voit, Bozizé n’entrevoit guère le surgissement du pétrole en terre centrafricaine comme un atout majeur de développement accéléré et durable, aux fins d’améliorer les infrastructures et les conditions de vie de ses compatriotes. Que nenni ! Il ne le conçoit qu’en termes de milliards à empocher et surtout comme un facteur de pied de nez à l’endroit de ses homologues de la sous-région qui, tous, exploitent déjà le précieux liquide en leurs contrées respectives : « Je serai plus riche qu’eux. Ils verront qui ira encore leur demander de l’argent… » Tel que… Il oublie donc très vite ou feint d’oublier tout ce qu’il doit à ses pairs de la sous-région, à commencer par Déby, Sassou Nguesso et Biya. Il est vrai que l’ingratitude est la vertu ( ?) des lilliputiens.

Autre information de première main, Jacques Vergès, le sulfureux avocat de Klaus Barbie et de… Laurent Gbagbo est passé à Bangui, à l’invitation de Bozizé, Ndoutingaye et Findiro. Il doit déposer une plainte en révision du contrat entre la RCA et AREVA, avec comme objectif de s’en mettre encore plein les poches au détriment du pauvre peuple centrafricain. Mais le plus important n’est pas là. Le vrai coup tordu, c’est que l’avocat de l’état centrafricain habituel, Me Emile Bizon, a été écarté, au profit de Vergès qui, pour cette opération, a perçu une avance de 100 millions FCFA dont l’avocat parisien s’est empressé de rétrocéder une partie au duo d’enfer. En réalité, le véritable avocat de l’état aujourd’hui, c’est Firmin Findiro. Circulez, il n’y a rien à voir. Instruction a été aussi donnée par Bozizé au vice-roi de traiter avec toute la rigueur qui se doit les entreprises françaises, « s’ils ne sont pas contents qu’ils partent nos amis chinois et indiens sont là ». Que Mocaf, Sucaf, Socatraf, Cfao, Areva et autres Bivac se le tiennent pour dit.

Chevalier de l’apocalypse

Enfin dire que Bozizé hait les chefs d’état de la CEMAC et les étrangers (sauf les chinois et les indiens) est un doux euphémisme. Et pour faire bonne mesure, son dernier leitmotiv obsessionnel, qu’il répète en boucle en écumant, les yeux révulsés : «Ces traîtres d’ambassadeurs, il faut les surveiller de près. Si leurs pays tentent quelque chose contre moi, il faut que tout le monde y reste. Personne n’en sortira vivant… ». Diantre ! Comme épitaphe, on peut faire mieux. Et pour vous donner une idée de la schizophrénie qui s’est emparé de Bozizé, instrumentalisé par Ndoutingaye et Findiro, le mercredi 21 mars 2012, Antoine Ntsimi vient d’être expulsé. Il arrivait à l’aéroport Bangui-Mpoko, en provenance de Douala. Alors, c’est vrai, l’encore président de la Commission de la CEMAC a poussé le bouchon un peu loin.

Si vous avez lu ma dernière contribution, vous savez donc je serai le premier à me réjouir que cet homme puisse retourner dans son Cameroun natal. Il est vrai que sa posture, faite de suffisance et d’arrogance, constituait une insulte pour le peuple centrafricain tout entier.

Je ne parle même pas de ses prédations, Antoine Ntsimi tapant allègrement dans la caisse de la CEMAC. Je l’ai dit et écrit, notamment pour stigmatiser l’article odieux rédigé, sur commande de Ntsimi, par un écrivaillon camerounais. C’est donc à ce titre que je m’autorise le droit de ne pas cautionner la manière avec laquelle cette affaire, qui a toutes les chances de dégénérer maintenant en conflit ouvert avec le Cameroun frère, vient d’être traitée. Le principe même de la rotation par ordre alphabétique à la présidence de la Commission ne saurait être remis en cause. C’est le tour de la RCA, point. Mais cela devrait être acquis sans déclencher une guerre, simplement parce que Ndoutingaye tient coûte que coûte à remplacer Antoine Ntsimi à la tête de la CEMAC. A quoi sert la diplomatie centrafricaine ? Les chancelleries de la sous-région sont averties. Celles des rares pays occidentaux ayant des représentations diplomatiques à Bangui devraient aussi le savoir. Un pogrom est en gestation. Le chevalier de l’apocalypse a enfourché sa monture démoniaque. Faut-il obliger les Centrafricains, peuple pacifique s’il en est, à tendre docilement le cou et attendre en silence d’être décapités ?

Michel Soupou

 

P.S : Je reviendrai très bientôt sur cette grave affaire de l’expulsion de Ntsimi ainsi que sur le scandale du prêt indien, ses ramifications et ses attendus. La place des voleurs est en prison et non dans leur lit douillet.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 17:25

 

 

 

 

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LE MONDE | 24.03.2012 à 11h12

C'est un des scandales sanitaires de ce début de siècle: la tuberculose a tué 1,4 million de personnes en 2010, dont l'immense majorité résidait dans un pays pauvre. D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il s'agit du niveau de mortalité le plus bas enregistré ces dix dernières années. Mais cette évolution positive cache une réalité inquiétante: le bacille de Koch devient de plus en plus résistant aux traitements existants, au point de constituer, dans certaines régions du monde, un problème de santé publique majeur. A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, samedi 24mars, médecins et chercheurs lancent un appel à l'aide internationale pour sortir de cette impasse thérapeutique.

Obsolescence des outils de diagnostic et des médicaments, pénurie de moyens, difficultés pour les patients à suivre leur traitement, désintérêt du secteur pharmaceutique: partout dans le monde, les soignants sont confrontés aux mêmes obstacles dans la prise en charge des malades. Mais alors que les pays développés parviennent à maintenir l'incidence de la maladie à bas niveau, les pays pauvres ont d'énormes problèmes d'accès au diagnostic et aux traitements.

SITUATION INEXTRICABLE

Et la situation devient inextricable quand les patients se révèlent "multirésistants", c'est-à-dire infectés par une souche résistante à l'action des deux antibiotiques majeurs (rifampicine et isoniazide) constituant le traitement standard, dit de "première ligne". Au cours des dix dernières années, cette tuberculose multirésistante aurait, selon l'OMS, entraîné le décès de 1,5 million de personnes dans le monde. Et 450 000 nouveaux cas sont recensés chaque année, qui obligent - quand c'est possible - à recourir à un traitement de "seconde ligne".Des médicaments moins efficaces, entraînant de graves effets secondaires, qui nécessitent d'être administrés pendant près de deux ans et coûtent une fortune: au minimum 10 000 euros par personne dans les pays en développement (les tarifs étant négociés par les ONG), quand le coût du traitement d'une tuberculose simple n'excède pas 15 euros.

Résultat: alors qu'environ 5 millions de cas de tuberculose multirésistante ont été recensés depuis l'an 2000, l'OMS estime que 50 000 seulement de ces patients, soit 1%, ont bénéficié d'un traitement dont la qualité respecte les recommandations internationales.

La situation est particulièrement grave en Afriquesubsaharienne, où la forte prévalence du sidaa favorisé la croissance exponentielle des cas de tuberculose - chacun des deux agents infectieux augmentant la gravité et la vitesse d'évolution de l'autre. Le nombre de nouveaux cas de tuberculose y est parmi les plus élevés du monde (plus de 300 pour 100000personnes) et, parmi eux, figure une proportion inquiétante de multirésistants. Voire d'"ultrarésistants", ne répondant aux traitements ni de première ni de seconde lignes.

ABANDON DE LA RECHERCHE

"Dans les pays de l'ex-Union soviétique, l'incidence globale de la tuberculose est bien moindre qu'en Afrique.Mais dans certaines régions, les cas de multirésistance n'en atteignent pas moins des taux alarmants: dans le Caucase (plus de 10%) et plus encore en Ouzbékistan (de 40 % à 50 %)", précise le docteur Francis Varaine, directeur du groupe de travail international sur la tuberculose à Médecins sans frontières (MSF).

En toile de fond de ce bilan mondial consternant, le quasi-abandon, depuis des décennies, de la recherche-développement dans le champ de la tuberculose. A tous les niveaux. Celui du diagnostic, fondé comme il y a plus d'un siècle sur le recueil et la mise en culture des crachats, méthode longue et ne permettant de détecter que la moitié des cas. Celui des médicaments, mal adaptés aux souches multirésistantes et plus encore aux ultrarésistantes. Celui du vaccin, l'antique BCG, dont l'efficacité a toujours été limitée et qui n'est plus obligatoire en Francedepuis l'été 2007.

Dans tous ces domaines, le marché pour la production et le développement de nouvelles molécules demeurant peu attractif, les investissements stagnent.

Depuis peu, pourtant, quelques pistes de recherche se font timidement jour. Fin 2010, un nouveau test de diagnostic, capable de détecter dans les crachats non seulement le bacille tuberculeux mais également son ADN, a ainsi été approuvé par l'OMS. Il est aujourd'hui mis à l'épreuve du terrain par près de trente pays. Et deux nouveaux médicaments, en stade final de développement, sont testés depuis un an en "protocole compassionnel" (pour des malades n'ayant plus d'autre recours thérapeutique).

Mais ces fragiles avancées demandent toutes à être confirmées, donc financées. Alors que le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme s'est vu contraint d'annuler en décembre2011, sur fond de crise interne et de crise économique mondiale, son onzième appel à projets, le pari est loin d'être gagné.

Catherine Vincent

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 16:41

 

 

 

Ntsimi et Boz

 

CAMEROUN TRIBUNE

26 Mars 2012  BADJANG ba NKEN

La marche cahoteuse de l’Afrique centrale sur la voie de l’intégration vient de subir un revers important, un couac majeur. Avec la décision des autorités centrafricaines d’empêcher Antoine Ntsimi, président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) de débarquer à Bangui, siège de cette organisation, de retour d’un voyage officiel mercredi dernier.

Les observateurs sont unanimes à reconnaître que par rapport à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), la CEMAC avance à pas de tortue vers les objectifs qui lui avaient été assignés à sa naissance. En témoignent les difficultés enregistrées sur le terrain de la libre circulation des hommes et des biens ; la mise sur pied d’une compagnie de navigation aérienne commune (Air Cemac) et bien d’autres chantiers. Et comme si cela ne suffisait pas, voici donc que le fonctionnaire le plus gradé de la Cemac, Antoine Ntsimi, dont la charge est précisément de mettre en œuvre la politique d’intégration, est déclaré persona non grata au siège de l’institution qu’il dirige. Institution qui – ironie du sort- avait célébré cinq jours plus tôt sa quatrième journée sur le thème « La libre circulation dans l’espace Cemac »

On peut comprendre qu’il puisse y avoir ici et là quelques malentendus dans le fonctionnement des organisations internationales et plus particulièrement de la Cemac. Pour autant, il existe des canaux appropriés, un arsenal juridique pour régler les différends. Dans le cas d’espèce, il convient de rappeler qu’en sa qualité de chef de mission diplomatique, le président de la Commission de la Cemac bénéficie des privilèges et immunités de la Convention de Vienne de 1961 sur la protection des diplomates. Par ailleurs, il jouit des privilèges et immunités reconnus par l’article 16 de l’Acte additionnel du traité instituant la Cemac.

Quant à l’article 15 alinéa 3 de cet Acte, il stipule que « les personnes qui bénéficient des privilèges et immunités reconnus aux chefs de missions diplomatiques et agents diplomatiques, en vertu du présent Acte additionnel, ne pourront être requises de quitter le territoire d’un Etat membre que conformément à la procédure d’urgence applicable aux diplomates accrédités auprès du gouvernement de cet Etat. »

La nomination du président de la Commission de la Cemac relevant de la compétence exclusive et concertée des chefs d’Etat de la Communauté, les sanctions le concernant ne peuvent être prises que par la conférence des chefs d’Etat. C’est le cas de la levée de son immunité qui ne peut être faite que par cette instance ou par le conseil ou le comité des ministres de la Cemac, comme le prévoit l’article 17 de l’Acte additionnel de la Communauté. Dès lors, on ne peut que s’étonner et déplorer le fâcheux incident de mercredi dernier à Bangui. Un incident qui, manifestement, ne profitera à personne. Encore moins à une organisation qui peine à atteindre sa vitesse de croisière.

Au moment même où les récentes rencontres au sommet, à travers la réaffirmation des objectifs fondateurs avaient semblé donner une nouvelle impulsion à la Cemac, il faut espérer que l’interdiction faite à Antoine Ntsimi de débarquer dans la capitale centrafricaine, ne viendra pas annihiler les efforts des chefs d’Etat membres pour faire avancer la Communauté. C’est du reste le sens de la saisine du président Denis Sassou Nguesso, président de la Cemac par la diplomatie camerounaise, très attachée à la préservation de la dynamique de l’intégration sous-régionale

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 16:36

 

 

 

wade sall 0

 

 

Décidément l'Afrique n'aura pas fini d'étonner le monde. Seulement quelques jours après un coup d'État ahurissant au Mali, voilà que l'Afrique surprend le monde une fois de plus, à travers le deuxième tour de l'élection présidentielle organisé au Sénégal.

Si dans le cas du Mali, le scoop rejoint le cortège des mauvaises nouvelles qui font la renommée de l'Afrique, à travers sa pratique de la gestion de la chose publique, ce qui n'étonne presque plus personne, le scrutin organisé de main de maître par le Sénégal pour se doter d'un nouveau chef de l'État est un exemple de procédure de choix politique qui honore l'Afrique et fait oublier un instant le cortège d'élections truquées qui sillonnent la plupart de ses capitales.

Le peuple sénégalais, à travers sa maturité politique, son sens de l'unité et sa clairvoyance, a montré aux yeux du monde que les africains sont capables de se surpasser, quand ils le veulent, et lorsqu'ils décident de ne pas se laisser tomber dans les pièges tendus sur leur parcours.

La maturité politique des sénégalais surprend. Elle surprend car, là où beaucoup de pays africains auraient plongé leurs populations dans des affrontement fratricides et des « guerres gratuites » où périraient des milliers d'innocents, les sénégalais ne se sont pas trompés de combat, tout comme ils ne se sont pas trompés d'adversaires.

Si cette maturité politique a permis l'organisation « presque » sans faille de l'élection présidentielle, il faut cependant relever que toute la coordination ne se serait pas passée comme dans le meilleur des mondes possible, sans la solidité et le charisme des différents leaders politiques impliqués dans la compétition présidentielle, sans la neutralité des forces publiques (armée, gendarmerie et police) et sans la détermination de la jeunesse dans son ensemble.

Il fallait avoir une classe politique de haut niveau pour éviter de tomber dans le traquenard provoqué par l'entêtement du Président sortant et candidat, Me Adoulaye Wade, à vouloir se lancer dans un troisième mandat, une candidature qui n'en était pas moins que de trop.

Dans ce traquenard, qui portait en lui tout ce qu'il y avait d'interprétations de la constitution, toutes les manœuvres étaient possibles, qui auraient pu perturber, dans beaucoup d'autres pays africains, le peuple, la jeunesse et les forces armées, engendrer des confrontations qui auraient anéanti pas mal de vies humaines. Il fallait une classe politique responsable, intègre, forte dans ses convictions et solidaire dans ses accords, pour éviter les pièges de la trahison, de la division, de l'éclatement et de la dissolution.

Il fallait une classe politique responsable et crédible, avec un électorat convaincu et loyal, aveugle au miroitement de quelques promesses fallacieuses et parfois de quelques coupures flabant neuves.

La jeunesse, dans son ensemble, a réagi comme il fallait, sans être tentée par l'esprit de destruction qui pousse d'autres ailleurs, à casser les bâtiments publics, à saccager les magasins et autres endroits susceptibles de cacher quelques biens. Ce faisant, sans tomber dans les excès qui sont légion presque partout en Afrique, cette jeunesse  a fait preuve de nationalisme, consciente du fait qu'elle-même représente l'avenir de son pays.

Les forces publiques, quant à elles, ont bien observé cette neutralité qui caractérise le comportement des forces armées dans les pays avancés, neutralité qu'il convient de saluer et qui a été possible grâce à la qualité des hommes qui les composent, des hommes qui connaissent la place qu'ils tiennent dans leur société, et qui n'ignorent pas les missions dont ils ont la charge.

Bien qu'il soit à l'origine de ce qui aurait plongé le Sénégal dans un état de détresse fort regrettable, le Président Abdoulaye Wade a eu un dernier geste,  haut, magnanime, un geste digne des grands hommes, en prenant les devants pour reconnaître sa défaite et féliciter son futur successeur, épargnant à la commission électorale et aux autres institutions, la lourde charge d'annoncer les résultats « provisoires », qui sont une source inépuisable de manipulations de scrutin. Chapeau, Me Wade !

Et enfin, sans parler des responsables des différents bureaux de vote, qui ont eux aussi joué un rôle déterminant, il faut saluer la télévision sénégalaise à travers ses journalistes. Des professionnels qui,  en rapportant en direct les décomptes évolutifs des résultats obtenus par chacun des deux candidats, ont donné une véritable leçon de transparence du dépouillement d'un scrutin, aussi bien à l'Afrique qu'au reste du monde.

Bravo Sénégal ! Tu es dans la bonne Voie,

l'Afrique doit te suivre.

 

Adolphe PAKOUA, docteur en Etudes Nord-Américaines et des Pays Anglophones.

Ecrivain.

 

 

 

Sénégal : Macky Sall met fin à 12 ans de pouvoir de Wade

 

L'ex-premier ministre Macky Sall est devenu dimanche le nouveau président du Sénégal. Ce politicien de 50 ans a battu au second tour de l'élection présidentielle son rival Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis douze ans. Le scrutin s'est déroulé de manière pacifique.

 

Prévisible, la victoire de Macky Sall et sa reconnaissance quasi-immédiate par son ancien "maître" Abdoulaye Wade, 85 ans, a représenté un immense soulagement au Sénégal après des violences meurtrières en février liées à la nouvelle candidature du président sortant.

 

Cette reconnaissance par le président sortant de sa défaite, avant même la publication des premiers résultats officiels, a surpris: elle ne fait qu'illustrer son ampleur, les premières estimations officieuses donnant environ 70% des voix à M. Sall.

 

Liesse dans les rues

 

La victoire a été célébrée comme il se doit dans la nuit par des milliers de Dakarois. Ils étaient en liesse, criant leur joie, dansant et chantant au son des djembés (tam-tam) et du mbalax, la musique la plus populaire du Sénégal.

 

Elle a été saluée à l'étranger, en particulier en France, ex-puissance coloniale et principal partenaire économique du pays, par le président Nicolas Sarkozy. Il a parlé d'une "très bonne nouvelle pour l'Afrique en général et pour le Sénégal en particulier".

 

M. Sall, plusieurs fois ministre, puis premier ministre de M. Wade, avait indiqué samedi avoir "plusieurs urgences". Parmi elles: la "situation dramatique des finances publiques" et "le règlement de la situation alimentaire préoccupante de plus de 800'000 Sénégalais" menacés de famine dans le nord du pays à cause de la sécheresse.

 


(ats / 26.03.2012 17h05)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 16:32

 

 

 

RCA carte-2

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 26 Mars 2012 14:50

Un habitant du village Gofo, localité située à 9 kilomètres de Bantangafo (nord), a été décapité le week-end dernier à l’aide d’une épée par des personnes armées non identifiées. L’acte s’est produit aux environs de 10 heures locales (11TU).

Il s’agit d’une énième attaque en l’espace d’un mois. Les malfrats sont assimilés à des éleveurs venus du Tchad qui multiplient des attaques contre les populations autochtones.

Un habitant de Batangafo interrogé par Radio Ndeke Luka a indiqué que « les assaillants avaient pour cible les bœufs des paysans. Ils ont été repoussés par les villageois constitués en auto-défense, ceci devant la passivité des forces de défense et de sécurité basées dans la ville ».

Rappelons que depuis plusieurs mois, les régions de Batangafo et de Kabo (nord) sont en proies aux attaques répétées de ces hommes armés non identifiés.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 16:27

 

 

 

 

    Fomac-forces.jpg

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 26 Mars 2012 14:48

Un calme précaire est revenu dans la matinée de 26 mars 2012 au quartier Combattant situé dans 8ème arrondissement de la ville de Bangui. Cette  accalmie fait suite à l’agression dans l’après-midi du dimanche, d’un officier des Forces Multinationales d’Intervention en Afrique Centrale (FOMAC) par des bandits riverains du Camp M’poko, où sont basés ces éléments de la FOMAC.

Dans les faits, ont expliqué des témoins à Radio Ndeke Luka, « l’officier en question, de nationalité congolaise de Brazzavile, a été poignardé par 2 malfrats. Ces derniers ont tenté de déposséder leur victime de ses biens. La victime suit encore ce lundi des soins intensifs au dispensaire de ce camp».

« Cette situation a occasionné une réaction systématique de ses frères d’armes qui ont improvisé une descente musclée  dans le quartier suspecté d’abriter les malfrats. Ils ont procédé à des fouilles dans plusieurs ménages, pour rechercher les auteurs de ce crime crapuleux », ont indiqué d’autres témoins.

« Les actions menées en représailles par les éléments de la FOMAC ont entrainé  la mort d’une femme et fait de nombreux blessés graves. Du coup, une vive tension s’est déclenchée entre les parties en conflit », ont remarqué certaines sources.

Par peur de représailles, plusieurs autres personnes ont dû quitter  le secteur pour trouver refuge dans d’autres quartiers. La Police et la Gendarmerie ont multiplié des actions pour rétablir l’ordre dans ce quartier.

Il faut dire que les relations entre les éléments de la FOMAC et une partie de la population riveraine sont toujours conflictuelles. Ces militaires en mission d’appui à un retour définitive de la paix en République Centrafricaine ont toujours fait l’objet d’actes de violences dans le secteur.

A titre de rappel, en avril 2011, un lieutenant du contingent congolais a été poignardé par des malfrats. Il a été évacué à Libreville au Gabon. Au mois de mai de la même année, 2 militaires du contingent tchadien  ont été victimes d’une agression. L’un d’autres eux était décédé.

Le 11 mars 2012, un autre militaire toujours de nationalité congolaise, a été dépossédé de son téléphone portable et d’une somme de 20 000 francs CFA (environ 30 euros). Dimanche 18 mars de cette même année, 2 éléments du contingent gabonais ont été pris en otage par la bande de ces mêmes bandits. Une importante rançon leur a été versée par les frères d’armes  des otages avant leur libération.

 

 

NDLR : Ces incidents sont la preuve du climat délétère de fin de règne qui règne à Bangui

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 04:04

 

 

 

 

Bangui la coquette

 

Bangui, 25 mars (C.A.P) – Selon des informations concordantes, d’assez graves incidents se seraient produits dans des circonstances confuses et auraient opposé ce dimanche des habitants du quartier Combattants sur la route de l’aéroport Bangui-Mpoko au cours desquels un soldat de la Micopax de nationalité congolaise aurait trouvé la mort et autre sérieusement blessé. Une femme centrafricaine serait également décédée par balle.

Dans la soirée, des habitants  des quartiers proches du quartier Combattant interrogés par C.A.P au téléphone ont affirmé avoir entendu de nombreux coups de feu provenant de cet endroit sans savoir exactement de quoi il s’agissait, ajoutant que la plupart des gens étaient terrés chez eux. (à suivre)  

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 23:42

 

 

 

logo OIF

Radio Ndéké Luka Dimanche, 25 Mars 2012 12:50

La situation au Mali continue de susciter des réactions sur le plan international. Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a fermement condamné samedi 24 mars 2012, le coup d’Etat du 21 mars dernier au Mali. Il a demandé un retour à l’ordre constitutionnel.

Dans un communiqué de presse rendu public, le numéro 1 de l’OIF a indiqué que « Cette rupture brutale de l’ordre légal et l’éviction par la force des autorités maliennes élues démocratiquement sont totalement inacceptables ».

Il a ajouté que, « Tous les pays voisins du Mali et les partenaires internationaux doivent se mobiliser et œuvrer de concert pour aider le Mali à retrouver la paix, la stabilité et à rétablir une vie démocratique dans le respect de l’intégrité territoriale ».

Le Secrétaire général de la Francophonie a appelé « à un dialogue politique immédiat, rassemblant tous les acteurs politiques maliens, pour cesser les combats sur l’ensemble du territoire et rétablir la paix, définir les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel et préparer dans des délais acceptables des élections libres, fiables, transparentes et inclusives ».

Il a en outre rappelé les dispositions de la Déclaration de Bamako adoptée en novembre 2000 et a confirmé qu’il saisira le Conseil Permanent de la Francophonie, qui se réunira le 30 mars à Paris, pour statuer sur la situation au Mali.

Il faut dire que la situation au Mali préoccupe aussi la communauté centrafricaine vivant non seulement dans ce pays, mais aussi en RCA. L’actuel président Amani Toumani Touré dont le siège reste menacé a été l’un des principaux acteurs d’un retour de paix en République Centrafricaine lors des troubles militaro-politiques de 1996. ATT, familièrement appelé par les centrafricains a su gérer avec tact des crises à l’époque de son défunt homologue Ange-Félix Patassé. Ce dernier a été acculé par des mutineries et même d’un putsch manqué en 2001.

 

Mali: 14 détenus en grève de la faim

 

AFP Publié le 25/03/2012 à 22:29

 

Quatorze personnalités du régime déchu du président malien Amadou Toumani Touré, renversé jeudi, ont entamé aujourd'hui une grève de la faim pour protester contre leur détention "arbitraire" par la junte.

 

Arrêtés et détenus au camp de Kati, QG du nouveau pouvoir situé près de Bamako,"les 14 ont entamé une grève de la faim. C'est une détention arbitraire et nous voulons savoir ce qu'ils ont fait", a indiqué à l'AFP un parent d'un détenu.

 

Dans un bref message, ces ex-responsables affirmaient: "nous sommes 14 dans une chambre de 12 mètres carrés, couchés à trois sur un matelas d'une place. Nos droits élémentaires sont violés".

 

Parmi les détenus figurent le Premier ministre en poste jusqu'à jeudi, Mme Mariam Kaidama Sidibé, son ministre des Affaires étrangères Soumeylou Boubèye Maïga et l'ancien chef du gouvernement Modibo Sidibé.

 

L'ONU et plusieurs pays, ainsi que des organisations locales de défense des droits de l'Homme, ont réclamé leur libération.

 

Le sort de l'ex-président Touré demeure inconnu. Il "va très bien, il est en sécurité", s'est borné à dire vendredi le capitaine Sanogo, refusant de préciser où se trouve "ATT", ni s'il est aux mains des putschistes.

 

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