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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 03:50




Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)

Date: 20 Oct 2008


Points saillants

- Loi d'amnistie, promulguée par le Président Bozizé le 14 octobre, récusée par l'APRD

- Près de 15 millions de dollars accordés par la Banque africaine de développement pour le développement économique

- Tribunaux réhabilités dans quatre villes

- Route Azène-Ndélé rendue praticable

Contexte et sécurité

Loi d'amnistie récusée par l'APRD

La loi d'amnistie, un des préalables à la tenue du Dialogue politique inclusif devant rassembler en Centrafrique pouvoir, opposition, société civile et rébellions, a été promulguée par le président François Bozizé le 14 octobre.

Jean-Jacques Démafouth de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) a affirmé que cette loi d'amnistie était "inacceptable". Il conteste notamment qu'on ne peut regrouper et cantonner les combattants des rébellions en deux mois. Si le cantonnement n'a pas lieu dans ce délai prescrit par la loi, les rebelles perdront le bénéfice de l'amnistie.

Chef de l'immigration tué

Le commissaire Hervé Trépassé, Directeur-général de l'immigration, un service du Ministère de l'intérieur, a été tué le 15 octobre à Bangui. Il s'agissait apparemment d'un règlement de compte.

Actualités

Près de 15 millions de dollars pour l'économie

La République centrafricaine recevra un don de 14,8 millions de dollars destinés à l'appui du programme de réformes économiques du pays approuvé par le Conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

La balance des paiements est financée par un don de 10,1 millions de dollars du Fonds africain de développement et un autre don de 4,7 millions de dollars provenant du compte d'excédents de la BAD, approuvés par le conseil d'administration le 15 octobre à Tunis. L'argent servira au financement du Programme d'appui aux réformes économiques 2008-2009 et de la réponse de la Banque à la crise alimentaire en RCA.

Le Programme économique vise à contribuer à l'amélioration de la gestion des finances publiques et à consolider la gouvernance économique dans le secteur public. Les ressources du compte d'excédents de la BAD seront utilisées pour acheter des intrants agricoles tels que les engrais, les semences améliorées et des outils agricoles afin d'accroître la production vivrière en RCA.

Tribunaux réhabilités dans quatre villes

Le Projet d'appui à la sécurité juridique pour le développement, au système judiciaire et aux droits humains (PRASEJ) vise à promouvoir une justice de proximité dans les zones cibles à l'intérieur du pays.

Le projet a remis huit véhicules aux juridictions de Bozoum, Bossangoa, Sibut et Kaga-Bandoro cette année au mois de février. Le PRASEJ a également terminé la réhabilitation des palais de justice de ces quatre villes au mois de septembre. Ces Tribunaux de Grande Instance ont été réceptionnés par le Ministère de la justice. Les avocats et leurs assistants, qui feront un travail de sensibilisation des populations sur l'accès au conseil juridique, ont été présentés aux autorités locales.

Par ailleurs, quatre régisseurs femmes et 12 gardiennes de prison ont reçu une formation de base à l'Ecole nationale de l'administration avant leur déploiement dans les zones d'affectation. A Bossangoa, un bâtiment à réhabiliter a été affecté pour servir de prison pour femmes.

Le PRASEJ, qui est dans sa seconde phase de mise en oeuvre, est le résultat d'une coopération entre le gouvernement centrafricain, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la France, qui finance la majorité de ces activités.

Pour plus d'informations : christian.ndotah@undp.org

Route Azène-Ndélé rendue praticable

L'ONG française Agence d'Aide à la Coopération Technique et au Développement (ACTED) a construit ou réhabilité 12 ponts et trois buses sur la route nationale 8 entre Azène et Ndélé, en coordination avec le Ministère de l'équipement et du désenclavement et en appui aux travaux de réhabilitation de la chaussée réalisés par l'Office national du matériel. Ces travaux conjoints ont permis de rendre à nouveau praticable, malgré la saison des pluies, cet axe routier essentiel pour atteindre les populations des préfectures de Nana-Gribizi et de Bamingui-Bangoran dans le nord-est du pays.

Le chantier a été réalisé grâce au travail de 386 journaliers qualifiés et non-qualifiés, recrutés parmi les personnes les plus vulnérables dans les villages à proximité de chacun des ouvrages. Ils ont été rémunérés en espèces et ils ont reçu un repas de midi fourni par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) pendant les travaux. Les repas distribués ont permis de maintenir la motivation des équipes de travail tout en contribuant à leur équilibre nutritionnel et en permettant aux familles de faire quelques économies.

Depuis le 27 septembre, jour d'achèvement des ouvrages, les cours d'eau entre Azène et Ndélé peuvent être franchis toute l'année, et le temps du trajet routier est réduit d'un tiers. Le projet a été financé par le Fonds de réponse aux urgences (ERF), désormais remplacé par le Fonds humanitaire commun (CHF).

Ce projet s'inscrit dans la continuité des autres chantiers routiers mis en oeuvre par ACTED dans la Nana-Gribizi autour de Kaga-Bandoro ainsi qu'entre Kaga- Bandoro et Mbrés.

Pour plus d'informations : yannick.deville@acted.org

Coordination

Le réseau de relèvement précoce en action

Depuis le mois de juillet, le réseau de relèvement précoce, un des secteurs du dispositif de coordination humanitaire en RCA, est soutenu par un coordonnateur à temps plein mis à disposition par le PNUD. Le réseau de relèvement précoce a désormais multiplié ses activités avec l'élaboration d'un plan de travail et des lignes directrices, outils de mobilisation de ressources.

Par ailleurs, le réseau sert de sous-comité d'évaluation technique de propositions des projets de relèvement soumis pour financement au Fonds de consolidation de la paix. Ainsi, 20 projets ont été évalués. En outre, 12 projets ont été révisés et sélectionnés pour inclusion dans le Programme d'aide coordonné 2009 et trois projets ont été priorisés pour financement par le CHF.

Le réseau collabore également avec la cellule de la mise en oeuvre du Document de stratégie de réduction de la pauvreté. Enfin, il soutient le PNUD pour une étude d'état des lieux des actions de relèvement précoce des partenaires dans les zones de conflit.

Pour plus d'informations : ibrahima.sakho@undp.org

Pour toutes informations, veuillez contacter: UN OCHA RCA
Nancy Snauwaert, snauwaert@un.org|+236 75 54 22 78
Gisèle Willybiro, willybiro@un.org|+236 75 54 90 31

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 02:02



Bozizé bientôt en Afrique du Sud

On prête à Bozizé l’intention de se rendre en Afrique du Sud dès après son retour du Québec. La démission de Thabo Mbéki avec qui il avait conclu des accords de défense et obtenu la mise à disposition d’un contingent de militaires sud africains pour sa sécurité, constitue des soucis pour lui. Il n’est en effet pas évident que le successeur de Mbéki, Kgalema Motlanthe et son équipe, puissent accepter de reconduire sans conditions cet accord.En tout état de cause, le rappel éventuel des troufions sud africains ferait entrer Bozizé dans une zone de turbulences certaine.

 

Les festivités du soixante deuxième anniversaire de Bozizé





Avant de s’envoler de Bangui pour le Québec, Bozizé avait juste eu le temps de fêter son 62ème anniversaire. Le maître d’œuvre des festivités n’était autre que le ministre d’Etat aux mines, Sylvain Ndoutingaï, dont on dit qu'il aurait de sérieux ennuis de santé. Il a été décidé que cela se fasse dans une caserne afin de mettre à l’honneur les ex « libérateurs » qui, depuis leur conquête du pouvoir, ne voient que très rarement leur vedette Boizé. Ceux-ci se plaignent en effet d’être des laissés pour comptes.

Bozizé aurait donc décidé de mettre en place très prochainement un comité chargé spécialement de s’occuper du sort des ex « libérateurs », de les aider à résoudre leurs difficultés et d’améliorer leurs conditions d’existence. Disposant du trésor de guerre émanant des dessous de table et autres commissions occultes du secteur minier, Ndoutingaï est donc chargé de la gestion des ex « libérateurs ».

Il est aussi question qu’ils restent vigilant afin qu’on puisse à tout moment leur faire. Plusieurs d’entre eux avaient été envoyés suivre une formation commando au Burkina Faso et se tiennent prêts à prendre part aux équipées des nombreux escadrons de la mort qui sont mis sur pied. Les circonstances dans lesquelles le commissaire Hervy Trépassé a été récemment assassiné semblent relever du genre de sale besogne commandité dans l’entourage même de Bozizé. Il n’est donc pas étonnant que la prétendue enquête criminelle ouverte depuis cet assassinat n’avance pas beaucoup. Les auteurs de ce crime courent donc toujours.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 01:38





Paris, 20 octobre 08 (C.A.P) – Dépourvu d’avion, c’est par vol régulier d’Air France que Bozizé s’est rendu au XIIème sommet de la francophonie qui vient de s’achever à Québec au Canada. Il s’en souviendra longtemps. Déjà au départ de Bangui, il a dû poireauter deux heures d’horloge à bord de l’avion qui a connu quelques ennuis technique la veille. Au lieu de quitter Bangui le jeudi soir, il n’a pu redécoller que le vendredi en fin de matinée pour se poser à Roissy Charles de Gaulle aux environs de 18 h 30 heure locale. Bozizé a juste eu le temps de changer d’avion et le voilà reparti pour Québec à bord d’un autre avion d’Air France retardé de deux heures de temps environ à cause de l’arrivée du vol ayant le président centrafricain à bord, ce qui a eu la particularité de mécontenter  les autres passagers. Avec le nombre d’heures de vol qu’il a totalisé, ajouté à l’effet du décalage horaire, Bozizé n’était pas dans les meilleures conditions pour prendre part efficacement à cette réunion au sommet des chefs d’Etat. Il  dormait littéralement dans la salle.

En marge du sommet, il a passé son temps à faire de « l’avion-stop ». Il a fait le tour de certains de ses pairs de l’Afrique centrale pour négocier son retour du Québec à bord de leur avion mais personne n’a accepté de le prendre dans son coucou. Idriss Déby lui a dit niet arguant qu’il n’avait pas de place. Il n’a pas osé solliciter le  président gabonais qui lui a semble-t-il, soufflé dans les bronches au sujet de « sa loi d’amnistie » controversée. Une réunion est d’ailleurs convoquée à nouveau à Libreville dans les tout prochains jours afin de dénouer l’affaire de cette loi controversée.

La mort dans l’âme, Bozizé est donc obligé de revenir du Québec par vol régulier où il est arrivé à Paris dans la matinée du lundi 20 octobre. Le prochain et unique vol hebdomadaire direct d’Air France pour Bangui partira mercredi 22 octobre ce qui ne semble pas beaucoup l’arranger. Il n’a malheureusement pas beaucoup de choix. Une solution consisterait pour lui à prendre le vol d’Air France du jour pour N’djaména mais à l’arrivée au Tchad, il ne voudrait pas encore négocier avec son parrain Déby qui lui avait déjà opposé une fin de non recevoir à Québec.

Il décide donc de faire appel à son ami indo-pakistanais Saif Durbar qui réside à Londres et qui possède un coucou qu’il a l’habitude de prendre. Problème : le coucou de Durbar est désormais interdit de se poser à Paris, ce dernier a des ennuis avec la justice française. Il propose à Bozizé de s’arranger pour rejoindre soit Londres où est basé l’avion, soit Bruxelles d’où il pourrait aussi embarquer dans le coucou pour être ramené à Bangui. Bozizé marque son accord avec cette suggestion mais personne dans sa suite ne parlant la langue de Shakespeare, Londres est écarté au profit de Bruxelles.

Le président centrafricain aura vécu cette galère toute l’après midi et le début de soirée de ce lundi 20 octobre 2008. Il finira par se retrouver en milieu de soirée à la gare du Nord de Paris pour poireauter encore comme un vulgaire aventurier dans la salle d’attente des passagers devant prendre le dernier train Thalys pour Bruxelles, des problèmes de réservation devant encore être résolus. Un de ses obligés qui traînait derrière lui, Abel Sabonou qu’il a nommé comme chargé d’affaire à Bruxelles, a cru devoir se soustraire à un moment donné pour tenter de rejoindre Bruxelles en voiture afin d’accueillir son président à son arrivée à la gare de Bruxelles Midi. Souhaitons pour lui que les Belges aussi ne décident pas à leur tour d’interdire que l’avion de Durbar se pose dans leur royaume car la galère de du président centrafricain pourrait se prolonger. Un chef d’Etat en errance dans les aéroports et gares des capitales européennes. Cela rappelle la mésaventure du même Bozizé en juin 2004 à Düsseldorf en Allemagne où il avait été appréhendé par la police des frontières transportant sur lui une mallette de diamants qu’il cherchait à écouler lui-même. Il avait été conduit sous bonne escorte dans un hôtel et remis dans l’avion le lendemain.

Bozizé avait pourtant laborieusement acheté aux USA un Hercules C 130 presque en état d’épave, pour environ 6 milliards f CFA. Que devient ce coucou ainsi que les vieux hélicoptères ukrainiens qu’il a aussi acquis ?  URAMIN lui avait aussi versé 20 millions de dollars. Il a préféré acheter des armes pour tuer les Centrafricains.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 15:36




QUEBEC, 19 octobre (Xinhua) -- La Francophonie a affirmé  dimanche, à l'issue son sommet à Québec (Canada), la volonté  d'aider au renforcement de la sécurité au Tchad, en République  Centrafricaine, et dans l'ensemble de la sous-région.  

     Dans la Déclaration de Québec, les chefs d'Etat et de  gouvernement de la Francophonie se sont engagés à "veiller à la  protection et à l'assistance aux réfugiés et aux personnes  déplacées et à la création de conditions favorables à leur retour  en toute liberté".  

     Ils ont promis d'"appuyer le processus de dialogue politique  inclusif en République Centrafricaine et le travail de la  Commission de consolidation de paix, ainsi que le renforcement du  dialogue national dans le cadre de l'accord politique du 13 août  2007 au Tchad".  

     "Nous nous félicitons du renouvellement du mandat de la  Mission des Nations Unies en République Centrafricaine et au Tchad (Minurcat) et de la décision de déployer, au 15 mars 2009, une  force onusienne en relève de la Force de l'Union européenne (Eufor) ", selon le texte.  

     "Nous saluons l'action déterminée du secrétaire général de la  Francophonie et la participation de l'OIF à la commission  d'enquête sur les événements de février 2008 au Tchad et invitons  la Francophonie à redoubler d'efforts en vue de l'instauration  d'une paix et d'une stabilité régionale durables", ont ajouté les  dirigeants de la Francophonie.  

     Début février, des rebelles tchadiens ont lancé une offensive  militaire sur la capitale Ndjamena, tentant de renverser le  président Idriss Déby Ito, mais ont été mis en déroute par l'armée tchadienne, avec l'aide française.    
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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 01:50

De plus en plus de citoyens français d'origine centrafricaine s'engagent en politique, non sans quelque succès, sur leur lieu de résidence. Ce fut le cas lors des dernières éléctions municipales françaises où quelques-uns ont été élus sur certaines listes, surtout PS, et siègent actuellement dans des conseils municipaux de certaines villes. C'est encore le cas de Youri Mazou-Sacko qui vient de remporter au second tour, l'élection cantonale partielle du Val d'Oise(95) dans le canton de Sarcelles, fief de Dominique Strauss-Kahn, contre un candidat de l'UMP .

Ndlr Centrafrique-Presse


Youri Mazou-Sacko (PS) : d’animateur de quartier à conseiller général du Val-d’Oise

 





(19/10/2008 23:51)


C’est un destin peu commun que celui de Youri Mazou-Sacko élu, dimanche, conseiller général de Sarcelles Nord-Est avec 59.30 % des suffrages. Rien ne le prédestinait à entrer au conseil général du Val-d’Oise. Le nouvel élu est né en Centrafrique. Il habite Sarcelles depuis 1983, c’est un ancien emploi jeune passé par les concours de la fonction publique. Sa victoire a été accueillie sous les applaudissements et des cris de joie en mairie.

Comme au soir du premier tour, de jeunes supporters de Youri Mazou-Sacko ont scandé son surnom de campagne «Obama», ses proches préférant « Vive Mazou ». Le maire de Sarcelles lui est tombé dans les bras avant que sa mère ne parvienne à s’extirper de la foule pour embrasser longuement son fils. « Bravo madame, vous pouvez être fière », lançait un vieux monsieur avant que le candidat UMP, Jacques Kas, viennent féliciter chaleureusement le socialiste victorieux.

« C'est un grand moment de démocratie, a déclaré Youri Mazou-Sacko. Les sarcellois ont montré que quelles que soient les origines, quelle que soit la couleur de la peau  c'est l'individu qui prime. Les Sarcellois ont fait preuve d'une grande maturité ».

 « Ce soir les électeurs de Sarcelles ont fait tomber quelques tabous », déclarait, un peu plus tard dans la soirée, François Pupponi, le maire PS de Sarcelles sur la scène de la salle André Malraux où les proches du candidat, dont de nombreux jeunes, et des militants PS s’étaient réunis au milieu de responsables socialistes, parmi lesquels le 1er secrétaire fédéral Dominique Lefebvre et le président du Conseil général du Val-d’Oise Didier Arnal, ainsi que de nombreux conseillers généraux.

«Un candidat peut être élu quelle que soit sa couleur de peau quand on mène une politique pour les gens de tous les quartiers. Ils votent pour un candidat qui les soutient», a déclaré François Pupponi.

Le nouveau conseiller général a remercié « deux personnes qui ont fait que je suis ici : bien sûr François Pupponi et aussi Dominique Strauss-Kahn ». Youri Mazou-Sacko explique que « sans les emplois jeunes » lancés sur la ville par l’ancien ministre « je ne serai pas là où je suis aujourd’hui ».

Youri Mazou-Sacko a fait du chemin depuis son poste d’animateur sous contrat emploi jeune. Ancien président du club de foot local, il est cadre B de la fonction publique territoriale, maire adjoint délégué à la jeunesse et désormais conseiller général du Val-d’Oise. Sa victoire permet à la gauche de garder la présidence du département.


O.Z.

 

Mazou-Sacko (PS) «l’Obama de Sarcelles»: histoire d'un surnom

(19/10/2008 23:00)






Scandé par des supporters de Youri Mazou Sacko, le soir du premier tour, puis repris par Martine Aubry en visite sur le marché de Lochère, le nom du candidat démocrate américain a contribué à populariser la candidature du socialiste Youri Mazou-Sacko dans les derniers jours du scrutin. Le candidat PS a été élu, dimanche soir, avec 59.7 % des suffrages.

Etait-ce ou non calculé ? On ne sait pas qui a donné, le premier, le surnom d’«Obama» à Youri Mazou-Sacko et à quel moment pendant la campagne, mais il s'est répandu comme une trainée de poudre dans la dernière semaine : un surnom qui s’est imposé d’abord lentement puis jusqu’à faire les titres des journaux. Pour François Pupponi, maire PS de Sarcelles, "tout est parti de quelques jeunes pour s'amuser", affirmait-il dimanche soir.

Le surnom a vite dépassé la blague entre copains. Premier signe d’un surnom qui s’installe : le soir du premier tour, le nom du candidat démocrate américain a été scandé, à l’hôtel de ville de Sarcelles, à l’annonce des résultats du 1er tour de la cantonale partielle qui plaçait en tête Youri Mazou Sacko. Et c’est finalement Martine Aubry qui a définitivement popularisé ce surnom lors de sa visite de soutien entre les deux tours.

« C’est l’Obama de Sarcelles comme chacun le sait », a lancé, aux journalistes désignant son candidat, la maire de Lille. Et comme pour enfoncer le clou, Martine Aubry a offert à Youri Mazou-Sacko, devant caméras et flashs d'appareils photos, un tee-shirt à l’effigie du candidat démocrate américain.

Un surnom qui a agacé son adversaire de droite : "M. Mazou-Sacko se prend pour obama, je lui propose un débat à l’américaine, un débat télévisé sur VOtv », a déclaré, mercredi dernier, Jacques Kas.

Le socialiste, lui, a affirmé ne jamais avoir voulu jouer de l'image de Barak Obama. Elle a cependant contribué à forger une notoriété à celui dont les adversaires reprochaient de profiter de la popularité du maire de Sarcelles pour se faire élire.

OZ

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 00:40





Tunis, le 15 octobre 2008 – La République centrafricaine recevra un don de 9,5 millions d'unités de compte (UC), environ 14,79 millions de dollars destinés à l'appui du programme de réformes économiques du pays approuvé par le Conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

 La balance des paiements est financée par un don de 6,5 millions d’UC (10,12 millions de dollars) du Fonds africain de développement (FAD) et par un don de 3 millions (4,67 millions de dollars) provenant du compte d’excédents de la BAD,  approuvé par le conseil d'administration, le mercredi à Tunis, pour financer le Programme d’appui aux réformes économiques, phase II (PARE II), à partir de 2008-2009.

 Le PARE II vise deux objectifs : contribuer à l’amélioration de la gestion des finances publiques ; et consolider la gouvernance économique dans le secteur public.
Les résultats attendus du PARE II, au titre de la composante amélioration de la gestion des finances publiques, sont : 

-          une meilleure transparence budgétaire et le respect de l’orthodoxie budgétaire ;

-          l’amélioration du recouvrement des recettes fiscales et douanières ;

-          la sécurisation des recettes douanières et fiscales auprès du Trésor, et la rationalisation de la chaîne des dépenses ;

-          l’amélioration de la situation financière des entreprises publiques.

Au titre de la composante consolidation de la gouvernance économique dans le secteur public :

-          l’opérationnalisation du dispositif institutionnel de lutte contre la corruption et le renforcement de la transparence ;

-          une transparence accrue dans la gestion des secteurs productifs (forestier, minier, pétrolier) ;

-          la mise en conformité du système de passation des marchés publics avec les normes internationales ;

-          le renforcement des capacités de programmation et de suivi-évaluation des investissements publics.

Les ressources du compte d’excédents de la BAD seront utilisées pour acheter des intrants agricoles tels que les engrais, les semences améliorées et des outils agricoles afin d'accroître la production vivrière en RCA.

 Le PARE II est un prolongement du PARE I et vise à renforcer la gestion des finances publiques, et améliorer la gouvernance économique au niveau du secteur public consolidant ainsi  la croissance et la réduction de la pauvreté.

 Les réformes devraient également atténuer les pressions inflationnistes, améliorer la mobilisation des ressources propres de l’Etat, et renforcer le désendettement du pays.
La croissance du PIB est estimée de 5% pour la période 2008-2010, alors que l’augmentation des recettes publiques est estimée à 11,7% du PIB en 2009 contre 10,2% en 2007. La réduction de la dette intérieure devrait permettre une amélioration notable des ratios passant de 23,1% en 2007 à 16,8% en 2008 et le ratio de l’encours de la dette sur le PIB de 68,1% en 2007 à 61,7% en 2008.

 Le PARE II est conforme au Document de stratégie intérimaire conjointe (DSIC) 2007-2008 du Groupe de la Banque et la Banque mondiale. Il est également en cohérence avec les orientations du Plan stratégique 2008-2012 de la Banque, en matière de renforcement de la gouvernance économique et financière dans les Pays membres régionaux.

 Les opérations de la BAD en RCA ont commencé en 1972.  À ce jour, l'engagement total du Groupe dans le pays s'élève à 215 millions de dollars pour  46 opérations.

 *1 UC (unité de compte) =  1,55722 de dollars  au 15/10/2008

 

Source : http://www.afdb.org/portal/page?_



Ndlr Centrafrique-Presse :  "une transparence accrue dans la gestion des secteurs productifs (forestier, minier, pétrolier)" . Cela prête à sourire. La BAD sait  très bien que dans les trois domaines ici ciblés, la règle du régime Bozizé est l'opacité la plus totale. La preuve : tout ce qui se passe autour de l'exploitation de l'uranium de Bakouma où personne ne sait rien des différentes conventions que Bozizé et Ndoutingaï signent à tour de bras tout en empochant des sommes d'argent dont personne n'en sait aussi rien à Bangui. De qui se moque-t-on ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 00:26

Ndlr Centrafrique -Presse : Le document ci-dessous qui émane des services de communication de l''APRD, renseigne, s'il était établi que les faits et propos ici rapportés sont vrais, sur les méthodes et pratiques des soldats envoyés sur le terrain par Bozizé et son fils Francis dans le Nord. Malgré les nombreux accords qu'ils ont signés avec les mouvements armés, notamment avec l'APRD, ils nourrissent toujours l'espoir d'en découdre avec elle militairement. Malheureusement pour eux, ils n'en ont pas la capacité opérationnelle en dépit de leurs gesticulations, et ce sont les innocentes populations rurales qui en payent les pots cassés avec les violences inouies, les violations de droits de l'homme et autres exactions. L'APRD prend au moins la peine d'interroger les prisonniers devant des éléments de la Croix rouge.




Témoignage de Félix 

 

Un élément de la force locale appelée communément section « Balaka » du village Talé dans la sous préfecture de Paoua, a été appréhendé le 12 octobre 2008 par les éléments de l’APRD sur l’axe Paoua-Bozoum et conduit à la base pour audition. L’intéressé s’appelle KAMABO Félix, il est âgé de 27ans, domicilié à Talé, village dans lequel, un détachement des FACA a profité du cessez le feu qu’observe l’APRD pour s’installer.

 

En effet, Félix a été interrogé le 13 octobre 2008 par les responsables militaires de l’APRD en présence de SOFIA, la Sous Déléguée du CICR de Paoua, TIMO l’assistant du CICR de Paoua et de Bernadette la grande sœur de Félix, domiciliée au quartier traitant de Paoua, chez qui, Félix venait pour se réfugier accompagné de sa petite famille.

 

L’APRD a invité le CICR à participer à l’interrogatoire de Félix et est chargé de le ramener à ses parents à la fin de son audition. KAMABO expliquait à l’auditoire que la section « Balaka » de Talé est en débandade après la défaite enregistrée face à l’APRD et la majorité des éléments a fuis vers le Cameroun et lui a préféré regagner sa grande sœur à Paoua avec sa petite famille. N’ignorant pas la présence de l’APRD sur la route, il a jugé mieux s’expliquer auprès de l’APRD que d’aller en aventure.

 

Au cour de l’interrogatoire, KAMABO Félix a laissé entendre que les éléments de la section « Balaka » de Talé ont été manipulés par le maire de la commune MOM, de la sous préfecture de Paoua, nommé YONGORO Roger et le prêtre de l’église catholique de Bozoum, Mr OROYO, dont le premier est chargé du ravitaillement en logistiques et de faire consommer la potion anti balle préparé au bon soin par un marabout de l’ethnie Mbaya nommé ABOU , basé aussi à Talé et le deuxième est chargé du soutien alimentaire en livrant des sacs du riz et du sucre, accompagnés de 10.000frs par semaine.

 

Les deux responsables cités ci haut, reçoivent des instructions de la part de Francis BOZIZE et deux autres commanditaires, notamment le colonel NGAIKOUMA et le colonel LEMBE. L’instruction consistait à bloquer la progression de l’APRD en utilisant la milice de la localité qui sera soutenue par les militaires basés à Bozoum et c’est au cours de l’exécution de ces instructions que les jeunes de la localité se sont rendus compte plus tard que le maire usait de leur ignorance pour se positionner auprès du pouvoir en place en vendant la vie des bras valides de sa commune.

 

Cela s’explique par le non effet de la potion consommée face à l’APRD et les militaires qui avaient la charge de les soutenir se mettaient en arrière plan pendant l’affrontement et qui les utilisaient comme chair à canon. C’est ainsi les jeunes quittaient le village et les parents de ces jeunes sont obligés de s’en prendre au maire qui est contraint à son tour de fuir vers Bangui accompagné de son marabout.

 

 

 

Le Colonel Laurent DJIM WOEI

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 23:59



 

 

 "Those who are convinced to contribute for peace, security, economic growth then perpetual stability of Central African Republic should press Bozizé and his government to set National Inclusive Dialogue: International Community, African Union, African Regional Organisations, Civil Society, Policymakers over the world  are invited to impose sense of dialogue to Bozizé. Central African Republic is not decoupled to world, it belongs to this world. International Community should pay attention to the crises this country faces.

 

 At that moment, Central African Republic is a threat of peace to the world. Bozizé and its government are responsible of these crises. When its citizens could get out of these crises?  Why does Bozize continue  to lead this country? As, Mr Omar Bongo Odimba, President of Gabon has given suppport to set Bozize on the Power of State ; he is obliged now to accept its mistake. For that he is suitable to bow Bozize to dialogue  which could bring citizens trust and confidence in democracy.  So, this dialogue is to set abroad. And Libreville is well-indicated to welcome this talk. Citizens believe in this talk to implement new era for Central African Republic." 

 

What they say in Londons, Moscow, France and Washington? Beware please, it interesting. Gordon Brown has done a good job ; Sarkozy is dynamic and Moscow said "Xopowo" it means good. Europe and Usa used  recapitalisation Banks or financial industries which menance bankruptcy. The magic word is recapitalisation. And Europe, Usa handle this crisis. But, Africa is mute. No voices. No point of view. No initiative, despite its leaders who claim having good governance in finance and economy. Crisis of global finance in Europe, United States of America and Asia. No one could qualify exactly the case of Africa with its economic sickness. It is a trouble.

  

The world is plunged in the unprecedent financial crisis. Panic is in Europe and United States of America among investors, citizens and household. Asia is affected by this severe financial squeeze. Western has reacted promptly to allay this turmoil  because its economy and growth in long term depend on the perfect financial industry sector.

 

From United States to Europe via Great Britain, efforts have done to cope with this crisis of illiquidity. Doing so they demonstrate love for their countries, patriotism and western power to the rest of the world. Rationality is won upon of subjectivity: their target is tackle this crisis, and they have done so well defending their common interests. It is a world global financial crisis, but Africa is not among western to deal with it. Curious.!!

 

It is a matter of credit excesses, even if it took place in  western countries its consequences are spreading to the whole world. As International Monetary fund indicated in its recent report on Global Growth, Africa growth will be affected. This financial crisis has shown that leaders of Africa are not mature. Where are those who proclaim themselves economists, financiers, experts in economy? Nothing.  A total void. African Union  had not call for summit of african countries to take strategy to avoid or reduce the effects of this world financial crisis on Africa. 

 

African Franc Cfa Community ignored this crisis. It means they have relied upon France. It is a great humiliation to realize that no african leader is involved in the process of coping with this financial crisis. It was an opportunity for those defend the right of Franc Cfa Community to express the will to act for their own currency. It was a way to explain  to France that, time is come for Franc Cfa Community to be cut off.  Monetary and Economic Community in Central and west Africa  should work together for having a new currency.  

 

It is so calamitous to let the cause of Africa discussed by western countries. Such kind of behaviour testifies that leaders of Africa belong to the nature. Africa leaders are irrational. Africa makes part of the world. and global finance. Globalisaton imposes to Africa defend its interests. Africa  must get out of poverty. For that  it is up to her to have its opinion on crises which  strike the world. Yet, it is a shame for Africa  to be laggard.. Europe and United States of America, also Japan know that finances are the sources of development, progress, innovation and sustained growth. Where is Africa at that stage? Noone knows. 

 

A blank.  A significant blank. An obvious blank. It is so pitiful. Nature resides in the leaders of Africa. It is so ridiculous. Europe together to deal with the world global credit crunch. What was done by Africa ? Nothing. Thus, this crisis shows that Africa needs its own currency, strengthened by its own  monetary policy. African Community of Franc Cfa  must manage to set a new currency. This is the way to put off nature and irrational  behaviour and thinking outside of Africa.  

 

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Où est l'Afrique? Mais la crise financière se répand en Europe, Asie via les Etats-Unis d'Amérique. Ce qui détermine les détermine à penser, réfléchir, formuler des propositions sous forme de solutions pour pallier cette crise financière. Et des solutions sont prises. De Gordon Brown il est dit qu'il est un excellent inspirateur des solutions à cette crise ; de Sarkozy il est dit qu'il est dynamique. Et  Moscou qui observe et qui dit "Xopowo" c'est-à-dire bien. Voilà, comment le G7, les pays les plus riches de la planète ont oeuvré pour endiguer cette crise financière.

 

Par-là, ils ont démontré leur capacité d'adaptation aux aléas et crises auxquels ils se confrontent. Le patriotisme a prévalu, ils aiment leur pays et surtout ils aiment leur Europe comme les américains chérissent leur Amérique natale. Ici, la puissance occidentale se confirme et même disons-le avec perspicacité, accompagnée de l'occident-centrisme. Et , c'est vrai aucun pays du continent africain n'a été convié à ces sommets de crise. De Washington à Bruxelles via Paris, l'Afrique  n'était pas de la partie. Comme si la globalisation, le système global de la finance  ne sont que de l'Occident.

 

A dire vrai, peut-être ont-ils raison les occidentaux. Parce que l'Afrique n'a aucun moment proposé des idées à cet effet au niveau de ses instances régionales institutionnelles. L'Afrique qui dit par ignorance, cette crise est de l'altérité ; ce qui est autre; ce qui est étranger à elle. Une ignorance mais coupable. D'autant plus que, ils sont nombreux ces politiciens d'Afrique, ces économistes d'Afrique et ces experts d'Afrique qui réclament leur propre monnaie. L'Afrique est atone sur cette crise financière pourtant elle est la plus exposée  ses conséquences. 

 

Ni la Communauté Economique et Monétaire en Afrique Centrale et Occidentale n''a débattu de cette crise financière. Elle s'appuie  sur la France. C'est une humiliation. Cette crise est une occasion d'organiser la réflexion sur la création de la monnaie cette Communauté. Chose plus grave ni l'Union Africaine n'a osé convoquer une réunion pour susciter des solutions inhérentes à l'Afrique. C'est ridicule. Même si l'Afrique n'a pas participé au côté du G7 pour traiter de cette crise financière, l'Afrique devrait s'imposer une ligne de conduite pouvant faire valoir ses préoccupations. C'est dire que la globalisation c'est aussi l'Afrique.

 

Ce qui est logique à souligner, notamment cette crise, c'est le caractère nature et irrationnel dirigeants africains. Ils n'observent pas le monde avec les réalités de la modernité. C'est ce qui agonise l'Afrique si des solutions ne sont pas  prises pour y remédier. Cette crise est une démonstration logique que la Cemac, la Cedeao doivent battre leur propre monnaie. Ainsi adopter une politique monétaire qui soutient les efforts de croissance et de transformation économique. Le faire, c'est sortir de l'irrationnel et de la nature qui perdurent depuis les indépendances à aujourd'hui.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 21:26




APA Bangui 2008-10-17 (Centrafrique) Le coordonnateur de l’Union des forces vives de la nation (UFVN), Me Henri Pouzère, a également dénoncé, au cours d’une interview à APA, vendredi à Bangui, la loi d’amnistie générale, promulguée le 13 octobre dernier, par le président centrafricain François Bozizé.

Me Pouzère a averti qu’il allait saisir les juridictions compétentes pour montrer l’inconstitutionnalité de certaines dispositions de ce texte de loi, déjà dénoncé mercredi dernier par le président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), M. Jean Jacques Démafouth, qui a menacé de saisir la Cour constitutionnelle pour l’invalider.

Selon Me Pouzère le cantonnement, le désarmement et la reconversion des ex-combattants, qui doivent se faire dans un délai de 60 jours conformément à la loi d’amnistie, relèvent de la compétence du comité de suivi de l’accord de paix global signé à Libreville, en juin dernier, par les protagonistes de la crise centrafricaine.

C’est au comité de suivi d’évaluer concrètement le temps qu’il lui faut pour réussir une telle opération, a estimé le coordonnateur de l’UFVN, dénonçant «l’attitude des autorités politiques qui continuent de nourrir le peule de politique politicienne comme s’il était un enfant».

«Et pourtant, on dit que le peuple est le miroir des chefs d’Etat», a-t-il déclaré, ajoutant: «lorsqu’un peuple, à un moment donné, exprime sa volonté, un chef d’Etat qui est proche de son peuple, n’a pas d’autre comportement que de dire: vous avez raison».

Selon M. Pouzère, le dialogue politique inclusif est devenu une exigence sociale pour résoudre la crise qui secoue le pays depuis plus d’une décennie.

Au lendemain de la promulgation de la loi d’amnistie générale, la rébellion armée et l’opposition démocratique ont sollicité la médiation du comité de suivi de l’accord de paix en vue de la modification de cette loi qu’elles ont qualifiée de «loi prostituée ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 21:23




Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Paul Toungui, a reçu le 14 octobre le ministre centrafricain en charge de la Réconciliation nationale, Cyriaque Gonda, pour faire le point sur le processus de paix en République centrafricaine. Après la promulgation le 13 octobre de la controversée loi d'amnistie préalable à la tenue du dialogue politique inclusif, le ministre Gonda, chargé de l'organisation du dialogue, s'est rendu auprès de la médiation gabonaise pour préparer l'étape suivante du processus de paix, toujours fragilisé par le rejet des termes de la loi d'amnistie par l'un des principaux mouvements rebelles.

S'achemine-t-on vers une nouvelle réunion à Libreville pour la résolution de la crise centrafricaine ? La médiation gabonaise qui assure le suivi du processus de paix en République centrafricaine devrait statuer, au regard du rapport établit par le ministre centrafricain de la Réconciliation nationale, sur la nécessité de réunir une nouvelle fois le pouvoir, l'opposition et les chefs rebelles dans la capitale gabonaise pour assurer la tenue du dialogue politique inclusif censé restaurer une paix durable en RCA.

 L'ancien ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, chargé de l'organisation du dialogue politique inclusif, a été reçu le 14 octobre par le nouveau ministre d'Etat gabonais aux Affaires étrangères, Paul Toungui, pour faire le point sur l'état d'avancement du processus de paix, balisé par l'accord global de paix signé à Libreville le 21 juin dernier.

 "Premièrement, l’élément le plus important de cet accord de cesser le feu est d’une manière ou d’une autre respecté de part et d’autre, même s'il y a des escarmouches isolées qui s’expriment", a déclaré le ministre centrafricain, Cyriaque Gonda.

Le nœud gordien du conflit a été tranché le 13 octobre dernier par le président Bozizé, qui a promulgué sa loi d'amnistie, préalable indispensable à la tenue du dialogue, dont les termes, déjà remaniés, étaient encore contestés par le leader de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean Jacques Démafouth.

 "J’ai personnellement amené en mains propres la loi d’amnistie, qui a été promulguée hier par le président de la République centrafricaine, à son excellence le ministre d’état aux Affaires étrangères", a annoncé le ministre centrafricain de la Réconciliation nationale.

"Cela constitue le dernier préalable dont nous avons discuté au comité de suivi, donc il appartient à la partie gabonaise de voir la nécessité de pouvoir convoqué une autre réunion pour que l’on mette les choses au point", a conclu monsieur Gonda.

L'éventualité d'une nouvelle rencontre de suivi à Libreville n'est pas exclue puisque la loi d'amnistie promulguée par le gouvernement centrafricain ne fait toujours pas l'unanimité au sein des différentes parties impliquées dans la crise.

 Jean Jacques Demafouth avait estimé le 1er octobre dernier que ces conditions d'accès à l'amnistie étaient trop contraignantes et ne pourraient faire l'unanimité auprès des principaux concernés. Le leader de l’APRD avait alors demandé l'intervention des médiateurs de la crise centrafricaine auprès du président Bozizé pour un remaniement consensuel de cette loi.

«L'APRD est d'accord sur le principe du cantonnement (des combattants des rébellions dans le nord) mais cela ne peut se faire en deux mois comme c'est prévu par la loi, sous peine de perdre les bénéfices de l'amnistie. Ce n'est pas réalisable. Deux mois c'est beaucoup trop court», avait expliqué le leader de l’APRD. Désormais les yeux sont braqués sur Libreville qui doit se prononcer sur la suite de l'agenda RCA.

17-10-2008    Source : Gaboneco.com    

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