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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 19:32






REPUBLIQUE DU TCHAD

Fidélité - Paix - Réalité

*******

 

OPPOSITION POLITICO-MILITAIRE FRONT POPULAIRE POUR LE REDRESSEMENT (F .P.R)

(Force Positive}

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 003/PR/FPR/09

 

Joignant l’acte à la parole, le Front Populaire pour le Redressement (FPR) Force Positive vient annoncer à l'opinion nationale et internationale la fin du retrait de son Etat Major du village de Gondava situé dans la préfecture de la Nana Gribizi (RCA).

Le FPR estime pour sa part que ce retrait va favoriser les opérations du Programme Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) dans cette partie du Territoire de la Centrafrique, un pays voisin du Tchad qui aspire légitimement à la paix et à la stabilité.

Le FPR saisit cette opportunité pour réaffirmer ses bonnes dispositions à œuvrer pour la paix dans la sous région en général, au Tchad et en République Centrafricaine en particulier.

En outre, le FPR se réjouit de l'intérêt qu'accorde à la recherche de la paix la Communauté internationale, le Gouvernement de la République Centrafricaine, et le Gouvernement de la République du Tchad.

Fait à Bangui, le 29 septembre 2009

Le Président du FPR

Général Baba Laddé

Contact : +236 72 75 23 87

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 16:40




 

Par Vincent Hugeux, publié le 29/09/2009 15:15 - mis à jour le 29/09/2009 15:30

La répression sanglante du meeting de ce lundi jette une lumière crue sur la dérive d'un capitaine putschiste étrangement ménagé par l'Elysée.

Implacable ironie de l'Histoire: le carnage de Conakry a été perpétré le 28 septembre dans l'enceinte et aux abords du Stade du 28-Septembre. Arène ainsi baptisée en mémoire du "Non" guinéen au référendum de 1958, censé instaurer la "Communauté" franco-africaine. Désormais, cette date renvoie moins au cinglant camouflet infligé jadis par Ahmed Sékou Touré au général de Gaulle qu'au sanglant naufrage d'une coterie de putschistes: 87 civils tués lundi par balles, selon une source policière.

Bilan minimaliste, tant les mili-tueurs se sont employés à soustraire les cadavres au macabre décompte. Le crime des manifestants du "Forum des Forces vives" ainsi fauchés? Avoir osé dénoncer la l'ambition du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, de "candidater" lors du scrutin présidentiel du 31 janvier 2010, après avoir juré de n'en rien faire et étendu ce serment à tous les membres de son "Comité national pour la démocratie et le développement"(CNDD).

Recalé aux portes de l'Académie militaire de Meknès (Maroc), ce sous-officier aux états de service confidentiels -il orchestrait l'approvisionnement en hydrocarbures de l'armée guinéenne- a hérité le 23 décembre dernier du trône laissé vacant par le défunt autocrate Lansana Conté. Et ce, au prix d'un coup d'Etat mené "sans effusion de sang", comme se plaisait à le souligner "MDC".

Très franchement parlant, je suis très désolé, très désolé

Son purisme révolutionnaire - haro sur les corrompus et les trafiquants de drogue- aura séduit un temps les Candides, prompts à l'élever à la dignité de fils naturel du Burkinabé Thomas Sankara. Foutaise. Le massacre de lundi offre à ce "forestier", issue de l'ethnie minoritaire guerzé, l'occasion de donner la pleine mesure de ses "talents".

Pour preuve, les propos incohérents tenus par un Dadis hagard et déboussolé peu après la tuerie. "Très franchement parlant, je suis très désolé, très désolé", a-t-il ainsi ânonné dans la soirée sur les ondes de RFI. Peu après avoir confié ceci à la radio sénégalaise RFM: "Je voulais sortir pour aller... tellement que j'étais vraiment écoeuré... je préfère alors mourir, parce que je n'ai pas pris cette Nation pour un affrontement."

(1) Lire le récit de Cheikh Yérim Seck dans Jeune Afrique du 20 septembre 2009.

La dérive du sous-off' lui a déjà valu un terrible sobriquet : Idi Amin Dadis, référence au dément despote Ougandais disparu voilà six ans en son exil saoudien, ainsi qu'une popularité paradoxale de clown tragique dans les pays voisins, où les internautes se ruent sur le "Dadis Show" (1).

Il faut dire que "MDC", reclus d'ordinaire au camp militaire Alpha-Yaya-Diallo, a plongé son pays, déjà bien mal en point, dans un chaos ubuesque. Colérique, vindicatif, il admoneste, blâme, révoque et humilie publiquement ministres, ambassadeurs et investisseurs, de préférence sous l'oeil des caméras de la Radio-Télévision guinéenne (RTG). Au palmarès de la brimade, l'infamant oscar revient sans nul doute à son Premier ministre, Kabiné Komara, rabroué et désavoué plus souvent qu'à son tour. Guetté par l'autisme, providence des marabouts de toutes obédiences, Dadis s'est peu à peu entouré d'une garde prétorienne où les parents guerzés côtoie les crocodiles galonnés.

Le Quai d'Orsay a comme il se doit condamné avec "la plus grande fermeté" le massacre de Conakry. Reste que l'ancienne puissance coloniale n'est pas plus en Guinée qu'au Gabon, en Mauritanie ou au Niger, exempte de griefs.

Si la France officielle a maintes fois invité le satrape en treillis à respecter sa parole, donc à s'effacer à l'heure des urnes, des entremetteurs très en cour à l'Elysée ont là encore parasité le message. A commencer par l'ineffable Patrick Balkany, intime de Nicolas Sarkozy, dont le bêtisier africain s'enrichit de mois en mois. "La candidature de Moussa Dadis Camara, a ainsi décrété le maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), cité par guinee24.com, ne pose pas de problème. C'est un citoyen guinéen comme les autres. Ce qui est important, c'est le respect de la forme. La régularité. La transparence des élections." Jugement livré au "ministre d'Etat" Boubacar Barry, ami d'enfance de "MDC"et membre d'une délégation reçue à Paris à la mi-septembre, un temps conduite par le général Sékouba Konaté. Lequel Konaté, n°2 de la junte et détenteur du portefeuille de la Défense, a verrouillé l'appareil sécuritaire du "système Dadis".

Il y a plus grave: déjà fort peu inspiré sur les fronts mauritaniens ou gabonais, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a lui aussi traité les envoyés de Conakry avec beaucoup d'égards. Au point de recevoir en audience le même Konaté. Simple fait du hasard? Le groupe de Vincent Bolloré, l'un des capitaines d'industrie préférés de la Sarkozye, persiste à guigner la concession du terminal portuaire de Conakry. Ecarté en mars 2008 au profit de Getma International, Bolloré aurait selon La Lettre du Continent fait parvenir un plaidoyer pro domo de trois pages à l'incoutournable Konaté, lors de sa récente escale sur les bords de Seine.

On connaissait le dadaïsme, défi artistique aux conventions artistiques et littéraires. Voici que, pour son malheur, la Guinée découvre le "dadisme".

 

Guinée : la population manifestera jusqu’au départ du "pouvoir criminel"

DAKAR - Un des leaders de l'opposition en Guinée, Alpha Condé, a estimé mardi, au lendemain du "massacre" par les forces de sécurité d'au moins 157 personnes, que le mouvement de manifestations allait se poursuivre jusqu'au départ du pouvoir militaire "criminel".

"Nous allons continuer les manifestations jusqu'à ce qu'on obtienne satisfaction. Il ne s'agit même plus de la question des élections (prévues début 2010, ndlr) mais de faire partir ce pouvoir criminel qui n'hésite pas à faire tirer sur des jeunes à bout portant" a déclaré, depuis New York, Alpha Condé, qui dirige le parti Rassemblement du peuple de Guinée (RPG).

"Ce sont les mêmes tueries (qu'en 2007, ndlr) qui recommencent, cela veut dire qu'ils sont prêts à tout pour imposer une dictature militaire, mais nous nous sommes prêts à tout pour mobiliser le peuple jusqu'à imposer le changement, car plus personne ne veut d'un régime militaire" a assuré M. Condé.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées lundi dans le plus grand stade de Conakry, pour rejeter une éventuelle candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle de janvier. La répression de ces manifestations a fait au moins 157 morts et 1.253 blessés, selon l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme.

"Même pendant les évènements de 2007 (la répression de manifestations durant plusieurs semaines, qui avait fait 186 morts selon les ONG, ndlr), on n'en était pas arrivés à ce stade de barbarie", a jugé M. Condé, qui avait été un farouche opposant au régime du défunt président Lansana Conté.

Le capitaine Dadis Camara et d'autres officiers avaient pris le pouvoir le 23 décembre 2008, peu après la mort du général Conté qui dirigeait la Guinée depuis 1984.

Interrogé sur la responsabilité du chef de la junte, qui s'est dit "très trés désolé" lundi soir d'apprendre les massacres, M. Condé a interrogé: "Comment pourrait-on dire qu'il est dépassé quand c'est son propre aide de camp qui a dirigé les tueries?"

"Le capitaine peut raconter ce qu'il veut. Tout le monde l'a vu: c'est l'aide de camp du président, Toumba Diakité, qui est entré dans le stade avec les bérets rouges et a fait tirer sur les gens", a-t-il insisté.

"A partir du moment où on a massacré, il faut que non seulement le capitaine se retire de la course à la présidentielle et du pouvoir, mais que ces gens soient jugés devant un tribunal pénal international: on ne peut pas tirer sur des jeunes et que cela reste impuni!", a poursuivi M. Condé.

L'opposant se trouvait encore à New York où il était allé, il y a quelques jours, "expliquer aux chefs d'Etat réunis pour l'Assemblée générale de l'ONU la gravité de la situation en Guinée".

(©AFP / 29 septembre 2009 17h30)

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 15:36




Linternationalmagazine.com, 29/09/2009

C’est la troisième fois en moins d’un an que le Cavaliere commente la couleur de peau du président américain, fait remarquer L’Express. Cette fois, sa sortie douteuse porte également sur la First Lady, elle aussi « bronzée ».

Silvio Berlusconi, a une fois de plus qualifié dimanche le président américain Barack Obama et sa femme, Michelle, de « bronzés », dans un discours prononcé à l’occasion de la fête de son parti, à Milan, (nord), reprenant une plaisanterie qui avait indigné l’opposition.

De sources diplomatiques, le chef du gouvernement italien a été vexé par la First Lady lors du G20. En effet, alors que Berlusconi voulait lui donner l’accolade, Michelle Obama a gardé ses distances, lui tendant seulement une main, sous le regard attentif de Barack Obama.

De retour de Pittsburgh, « je dois vous porter les salutations d’un homme qui s’appelle, qui s’appelle… attendez, c’était quelqu’un de bronzé : Barack Obama ! », a lancé Silvio Berlusconi à son public, des ministres de son gouvernement et des sympathisants du Popolo delle Libertà (le Peuple des Libertés), son parti. « Vous ne le croirez pas, mais ils sont deux à être allés à la plage pour prendre le soleil parce que même sa femme est bronzée ! », a-t-il ajouté sous les applaudissements amusés de son auditoire.

Berlusconi n’en est pas à sa première sortie douteuse sur la couleur de peau du président américain. Quelques jours après l’élection de Barack Obama, en novembre, le Cavaliere, qui cultive un hâle constant, l’avait salué comme un homme « jeune, beau et même bronzé », un « compliment » dénoncé comme une blague raciste par une opposition indignée et considéré comme une gaffe par de nombreux médias étrangers.

En mars, le chef du gouvernement italien s’était jugé de nouveau «  plus pâle » que Barack Obama.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans EUROPE
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 15:31




Radio Vatican 29/09/2009 14.20.10

En Centrafrique, la pauvreté est le lot quotidien de nombreuses familles. Certaines sont dans une situation de dénuement telle qu’elles ne peuvent plus subvenir aux besoins de leurs enfants. Ces derniers s’en vont alors grossir les rangs des enfants des rues. À Bangui, ils seraient plus de 3000. Depuis 2003, le REFERC, Réseau en faveur des enfants des rues de Centrafrique, qui rassemble sept associations (le Centre Saint Gabriel, le Centre Don Bosco, Caritas, Voie du Cœur, la Maison d’accueil des orphelins de Bimbo, l’association Demain la Vie et Action Chrétienne pour la Compassion), leur vient en aide. Identification, distribution de repas, accès aux soins et à l’éducation ou encore réinsertion familiale font partie de ses activités. La réalisatrice Aferdite Ibrahimaj a réalisé deux documentaires sur les enfants des rues en Centrafrique : « Le Réseau en faveur des enfants de la rue en Centrafrique » et « Les enfants de la rue en Centrafrique ». On écoute son témoignage.

Retranscription

Voir des enfants qui dorment dehors, c’est toujours choquant. Que ce soit ici ou ailleurs, ce n’est pas normal. Ça ne devrait pas exister. Ce qui m’a vraiment surprise les premiers jours quand je suis arrivée à Bangui, c’est qu’il y en a vraiment partout. Il y en a à tous les coins de rue. Ils sont tous petits, ça commence à trois, quatre ans et ça va jusqu’à une trentaine d’années. Donc ça veut dire qu’on en est à la deuxième génération d’enfants des rues. Les premiers ont commencé dans les années 1960, et ce sont ceux-là mêmes qui ont leurs propres enfants qui finissent enfants de la rue. Et à ceux-là s’ajoutent d’autres enfants que la pauvreté a mis dans la rue. Je pensais que c’était principalement des enfants orphelins. Sur place, j’ai vu que ce n’était pas le cas. C’est souvent des enfants qui ont quelqu’un, qui ont au moins un oncle, ont une tante, ou des grands-parents, ou alors même un des deux parents. Mais c’est la situation économique, la pauvreté qui les met à la rue. Ils souffrent de la faim, de la soif, ils n’ont pas d’endroit où dormir, le paludisme sévit beaucoup. Donc il y a toutes ces souffrances, mais en même temps ils ne connaissent que ça. Ce sont des enfants qui n’ont vécu que comme ça. Ils ont appris à se débrouiller de cette manière, à essayer d’avoir des petits boulots sur les marchés, mais pour eux c’est leur quotidien. Ça ne veut pas dire qu’ils l’acceptent, qu’ils trouvent ça normal, mais ils se sont créé une société à eux. C’est une sorte de monde parallèle en fait. Ils ont leurs habitudes, ils ont leurs codes, ils ont leurs fréquentations, ils ont leurs amitiés, ils ont leurs amours, comme n’importe quelle société. Sauf que là ils sont vraiment en marge et ils sont stigmatisés aussi par le reste de la population. Ils sont montrés du doigt, ils sont frappés, enfin, ce sont les boucs émissaires de la société.

Est-ce qu’ils s’en plaignent ?

Je dirais oui et non. Ce sont des gens normaux. On a des discussions normales. Ils me demandaient comment se passait la vie en France, comment vivaient les jeunes, comment ça se passait à l’école. Plein de choses les intéressaient. Ils ne passent vraiment pas leur temps à se plaindre. Après, ils aimeraient effectivement que leur situation s’améliore. Eux ce qu’ils voudraient, beaucoup me disaient, c’est faire des formations. Ils aimeraient travailler, ils aimeraient fonder une famille. Parce que le fait d’avoir grandi dans la rue, sans famille, eux, ils ont vraiment envie d’avoir un foyer, d’avoir des enfants et de s’en occuper.

Est-ce qu’ils acceptent facilement la main qu’on leur tend ou est ce qu’ils sont méfiants malgré tout ?

Ceux qui ont passé beaucoup de temps dans la rue deviennent très vite méfiants, parce qu’ils voient la violence de cette société qui les rejette. C’est pour ça que le réseau des ONG qui s’occupent des enfants des rues à Bangui essaie de les repérer très très vite. Dès qu’ils voient un nouvel enfant dans la rue ils essaient de le prendre en charge, de l’approcher tout doucement, de lui parler des structures d’accueil parce que, plus l’enfant va rester dans la rue, plus il aura du mal à se réinsérer dans la société. C’est difficile, il y a beaucoup de découragement, parce qu’en même temps, même si ces enfants arrivent à s’inscrire dans une école ou dans une formation, il n’y a pas de travail après. Le gros problème, c’est la situation économique en général dans ce pays qui est très pauvre. Donc on peut bien proposer des structures d’accueil, mais si on n’a rien à leur proposer quand ils sortent de ces structures d’accueil, c’est un petit peu comme si ça ne servait à rien. Et le problème c’est que ça fait d’autres enfants des rues.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 15:27




 

Libération 28/09/2009 à 00h00

Par  DANIEL SCHNEIDERMANN

Or donc, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, décida un jour de partir en vacances. Son choix se porta sur la riante cité de Biarritz. Il y séjourna quelques jours à l’hôtel du Palais. Et sacrilège : il advint qu’un journal sénégalais, le Quotidien, publia les notes d’hôtel du Président et de sa suite, avec une précision confondante. «Le Président et sa suite occupent onze chambres dont une suite impériale, révéla l’impertinent organe. Ce sont les numéros 119, 318, 319, 320, 337, 343, 348, 404, 407, 421 et 422. Nous avons pu savoir que, pour les cinq premiers jours, la délégation présidentielle avait décaissé 63 484,52 euros. Ce qui représente environ 41 582 360 francs CFA. Et les montants cités ne prennent pas en compte les repas, ni autres extras. Sur ce dernier point, il est indiqué que le président Wade en était déjà hier, à 984,30 euros en extras.»


Résultat : le journaliste signataire de cette enquête fut interrogé, six heures durant, par la police sénégalaise, désireuse de savoir comment il était au courant en temps réel, et à la décimale près, du montant des extras présidentiels. Ayant tenu bon, il fut relâché. Le Quotidien, qui ne lâchait pas l’affaire, en profita pour titrer : «L’Etat harcèle la presse». Comment le savons-nous ? Par une jeune blogueuse française, Justine Brabant, par ailleurs journaliste stagiaire au Quotidien, et qui vient d’ouvrir, sur le site de Libération, un blog intitulé
«Dakar entre quatre yeux».


L’épisode jette une lumière intéressante sur les rapports entre médias et pouvoir, dans une démocratie comme le Sénégal. Il est communément admis que la presse est plus libre, tellement plus libre, dans les pays développés, que dans les républiques bananières africaines. Mais dans quel pays les journalistes ont-ils longtemps bataillé, en vain, pour connaître le montant de l’augmentation de salaire présidentielle ? Dans quel pays un candidat à la présidentielle a-t-il pu promettre, devant toute la presse, de publier le montant de son patrimoine, avant de n’en rien faire (et d’être élu tout de même) ? Dans quel pays un (ancien) président a-t-il pu, des années durant, passer ses vacances en toute discrétion dans un palace de Haute-Egypte ? Dans quel pays une totale opacité entoure-t-elle les notes de frais des parlementaires ? Relisons bien le paragraphe du Quotidien : ce luxe de détails, cette impertinence, seraient-ils imaginables dans un quotidien français ?


Quelles leçons en tirer ? Que la presse sénégalaise est mieux informée, avec davantage de précision, que la presse française, sur les loisirs des dirigeants, et leur coût. Que la police sénégalaise est certes à la disposition du pouvoir, et réagit promptement à ses états d’âme, mais pas vraiment davantage que la justice française, telle qu’elle apparaît ces jours-ci, instrumentalisée par le président en exercice, pour servir sa vendetta contre un ancien concurrent.


Sans même parler d’un étrange épisode, que l’on voit en ce moment se développer dans l’édition et dans la presse : une campagne souterraine, toute en insinuations et en sous-entendus, contre un dirigeant de premier plan.


«Il ne tiendrait pas une semaine. On a des photos, elles existent ! On les fera circuler, ça ne plaira pas aux Français !»
Qui parle ainsi ? Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre. De qui parle-t-il ? De Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, et candidat socialiste possible à l’élection présidentielle. A qui s’adresse-t-il ? A deux journalistes (l’un travaille à Canal +, l’autre à Europe 1), auteurs d’un livre, Hold-uPS, arnaques et trahisons (éd. du Moment) consacré aux mille turpitudes socialistes. Croit-on que ces journalistes demandent des précisions à M. Lefebvre sur ces «photos» qu’il détiendrait contre DSK ? Non. Ils prennent note, et impriment. Et ils ne sont pas les premiers. Quelques semaines plus tôt, le directeur de l’un des principaux hebdomadaires français, Christophe Barbier (l’Express), assurait dans un éditorial qu’en cas de candidature DSK, alors «la droite se déchaînerait et débloquerait tous les dossiers qui peuvent exister dans ses cartons sur l’ami Dominique Strauss-Kahn».


Quels «dossiers» ? Christophe Barbier les a-t-il vus ? Sait-il ce qu’ils contiennent ? Et si oui, pourquoi ne les a-t-il pas publiés dans son journal ? Tout cela passe tranquillement, et s’imprime dans les mémoires. Il faut qu’un journaliste, Bruno Roger-Petit, sur son blog, pointe ces petites manigances, pour que Lefebvre démente avoir dit ce qu’il a dit (mais qui restera imprimé dans le livre à succès).

Tant qu’à faire, on préfère l’investigation à la sénégalaise.

 

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 02:26




par  RFI

le 29/09/2009 Dernière mise à jour le 29/09/2009 à 01:11 TU

Les militaires ont utilisé lundi leurs armes et tiré à balles réelles sur les manifestants qui s'étaient regroupés dans le plus grand stade de Conakry pour dénoncer la possible candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle prévue en janvier. Le bilan est très lourd : au moins 87 morts, selon une source policière. Ancienne puissance coloniale, la France a condamné « avec la plus grande fermeté » cette « répression violente » et les Etats-Unis se sont déclarés « profondément inquiets ».

Des tirs à balles réelles

Selon des témoins que nous avons contactés, des personnes ont été abattues à bout portant et des femmes ont été violées par des soldats.

Une fois dehors, les manifestants étaient encore poursuivis par les militaires. Des coups de feu étaient toujours signalés dans divers quartiers de la capitale plusieurs heures après ces événements.

Plusieurs leaders de l'opposition ont été blessés dans la répression. Ils ont été hospitalisés et placés sous la surveillance des militaires.

Dans un entretien accordé à RFI, le chef de la junte Moussa Dadis Camara a déclaré attendre qu'on lui donne les chiffres des morts.

Le chef de la junte, Moussa Dadis Camara

« Effectivement, il y a eu des morts, mais j'attends encore les chiffres [...] J'attends qu'on me fasse le point de la situation pour voir comment nous allons procéder. Mais très franchement, je suis très désolé. »

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 01:04




 

Une manifestation a été réprimée dans le sang par les forces de l'ordre lundi à Conakry, en Guinée. Au moins 87 personnes hostiles à la junte au pouvoir ont été tuées par balles, selon une source policière.

C'est la première fois que la junte écrase une manifestation dans la violence depuis qu'elle a pris le pouvoir il y a neuf mois. La journée de lundi a été la plus meurtrière de ces dernières années en Guinée.

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a appelé la communauté internationale à "réagir fermement". Ancienne puissance coloniale, la France a condamné "avec la plus grande fermeté" cette "répression violente" et les Etats-Unis se sont déclarés "profondément inquiets".

Lundi à la mi-journée, plusieurs dizaines de milliers de manifestants s'étaient rassemblés dans le plus grand stade de Conakry pour dire leur opposition à l'éventuelle candidature du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, à la présidentielle prévue en janvier.

Après l'intervention des forces de sécurité, venues évacuer le stade, "il y a 87 corps qui ont été ramassés dans et autour du stade après le passage des militaires", a indiqué un responsable de la police sous couvert de l'anonymat.

(ats / 29 septembre 2009 01:53)

 

Guinée: au moins 87 morts lors de la manifestation réprimée

CONAKRY - Au moins 87 personnes ont été tuées lundi à Conakry lors de la très violente répression d'une manifestation de l'opposition par les forces de sécurité, selon un nouveau bilan donné lundi soir à l'AFP de source policière.

"Il y a 87 corps qui ont été ramassés dans et autour du stade (du 28-septembre de Conakry) après le passage des militaires", a indiqué un responsable de la police sous couvert de l'anonymat. Le précédent bilan faisait état de 58 morts.

"En ce moment, il y a 47 corps au camp (militaire) Samory Touré (à Conakry), dont quatre femmes, qui seront enterrés cette nuit (de lundi à mardi)", a précisé cette source.

(©AFP / 29 septembre 2009 00h13)

 


NDLR : Des Guinéens qui tuent d'autres Guinéens ! Il faut que ce genre de spectacle au macabre bilan  cesse un jour en Afrique. Qu'est ce qui finalement différencie le déséquilibré mental de Moussa Dadis Camara du défunt Lansana Conté ? Il vient de franchir la ligne jaune et porte une lourde responsabilité devant un tel bilan. Que diront à présent ceux qui comme Abdoulaye Wade, se faisaient des illusions sur ce capitaine sorti du néant, illustre inconnu, devenu maintenant un vulgaire dictateur sanguinaire ? La réaction de la communauté internationale doit être d'une grande fermeté dans la condamnation et dépasser le cadre de simples inquiétudes et préoccupations à caractère diplomatique que certains pays commencent déjà à exprimer.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 19:15




Guinée: près de 60 tués après un rassemblement de l'opposition

Au moins 58 personnes ont été tuées dans la capitale guinéenne Conakry après un grand rassemblement de l'opposition réprimé par les forces de l'ordre, a-t-on appris de sources médicales. L'armée tenterait de "dissimuler" les corps des victimes.

Selon un membre de la Croix-Rouge, "les dirigeants de l'armée ont demandé que tous les cadavres collectés soient apportés au camp (militaire Alpha Yaya Diallo, siège de la junte, ndlr) et non pas dans les morgues". Pour cet humanitaire, il y a "une volonté de dissimuler les corps des victimes" de la répression.

Dans un autre établissement sanitaire de Conakry, l'hôpital Ignace Deen, une source médicale avait auparavant assuré qu'un camion militaire était venu pour ramasser des "dizaines de corps", emmenés vers "une destination inconnue".

(ats / 28 septembre 2009 19:49)


 

PARIS - La France a condamné lundi "avec la plus grande fermeté" la "répression violente" exercée par l'armée guinéenne au cours d'une manifestation pacifique à Conakry, et appelé les militaires à réaffirmer leur volonté de rendre le pouvoir aux civils.

"Si l'on ne veut pas que la situation dégénère, cela nécessite que soit réaffirmée par les militaires leur volonté de rendre le pouvoir aux civils le plus rapidement possible en organisant les élections et en n'y participant pas", a déclaré le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie Alain Joyandet à l'AFP.

"La France condamne avec la plus grande fermeté la répression violente exercée par l'armée contre les forces vives de Guinée au cours d'une manifestation pacifique organisée à Conakry", selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.

Le quai d'Orsay a relevé que "cette répression sanglante aurait fait plusieurs dizaines de morts parmi les manifestants" et que "plusieurs responsables de l'opposition et de la société civile auraient été blessés".

La France appelle "à la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées au cours de cette manifestation".

Paris "consulte ses partenaires au sein de l'Union européenne et du Groupe international de contact sur la Guinée afin d'"étudier les conséquences à tirer rapidement de ces événements", a conclu le Quai d'Orsay.

(©AFP / 28 septembre 2009 19h52)

 

Guinée: Washington "inquiet" appelle la junte au pouvoir à la modération

WASHINGTON - Les Etats-Unis sont "profondément inquiets" des violences survenues lundi en Guinée et appellent la junte au pouvoir à faire preuve de modération, a indiqué un responsable du département d'Etat.

"Nous sommes avant tout profondément inquiets (...) nous demandons instamment au gouvernement guinéen de faire preuve de modération et d'assurer la sécurité des Guinéens et des étrangers", a déclaré à l'AFP un diplomate américain ne souhaitant pas être cité nommément.

"Nous appelons aussi les autorités à conduire une enquête crédible et, si les faits l'exigent, à punir les responsables de cet usage excessif de la force", a-t-il poursuivi.

"Finalement, nous appelons la junte à tenir sa promesse d'organiser dans le délai prévu des élections libres, justes et transparentes, auxquelles ne participera aucun membre de la junte", a conclu ce responsable américain.

Au moins cinquante-huit personnes hostiles à la junte au pouvoir en Guinée ont été tuées par balles lundi, selon une source médicale, et deux chefs de l'opposition blessés lors d'une sanglante répression par les forces de l'ordre d'une manifestation à Conakry.

Ces violences interviennent au moment où la communauté internationale fait pression sur le chef des putschistes, au pouvoir depuis le coup d'Etat du 23 décembre 2008, pour qu'il respecte ses engagements de ne pas se présenter à l'élection et de laisser le pouvoir aux civils.

C'est la première fois que la junte militaire réprime dans le sang une manifestation d'opposants, depuis son arrivée au pouvoir il y a neuf mois.

(©AFP / 28 septembre 2009 22h54)

 

Guinée: "je n'ai pas pris cette nation pour un affrontement"

DAKAR - Le capitaine Moussa Dadis Camara, à la tête de la Guinée depuis neuf mois, a affirmé lundi qu'il n'avait pas pris le pouvoir pour aboutir "à un affrontement", après la répression sanglante de manifestations d'opposants ayant fait au moins 58 morts.

"Je voulais sortir pour aller (sur le terrain), tellement que j'étais vraiment écoeuré quand on m'a informé", a-t-il déclaré dans une interview accordée à la radio sénégalaise RFM.

"J'ai dit que je vais aller (sur le terrain) si effectivement les gens... je préfère alors mourir, parce que je n'ai pas pris cette Nation pour un affrontement", a dit le chef de la junte, qui s'exprimait d'une façon décousue et confuse, sans finir la plupart de ses phrases.

Sans pouvoir confirmer le bilan de 9 morts alors avancé par RFM, le capitaine a semblé dépassé par les évènements: "A un certain moment donné, j'ai demandé à aller sur le terrain pour voir ce qui s'est passé, mais les gens m'ont dit de rester et qu'ils sont en train de faire le point de la situation".

"Le matin, vers 10H00 (locales et GMT), je me réveille, j'apprends qu'il y a des gens qui sont en train d'aller vers le stade en masse (...) Ils ont défoncé le portail du stade du 28-septembre, ils ont saccagé le commissariat de police où ils ont pris même certaines armes" a-t-il dit.

"Les leaders (de l'opposition) sont tous partis pour le stade (...) Ils (les manifestants) ont saccagé, il n'y avait plus d'ordre (...) J'ai dit de ne rien faire à ces leaders, que je ne voudrais pas qu'il y ait une goutte de sang", a assuré le chef de la junte.

Un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers d'opposants, que la junte avait interdit, a été réprimé lundi dans le sang par les forces de l'ordre, dans le plus grand stade de Conakry.

Au moins 58 manifestants ont été tués par balles, selon une source hospitalière, et deux dirigeants de l'opposition blessés par les militaires.

La foule de manifestants exprimait notamment son opposition à une éventuelle candidature du capitaine Dadis Camara à la présidentielle prévue en janvier.

Le chef de la junte a jugé de son côté que le "seul problème, c'est le simple fait qu'une bonne partie de la population demande ma candidature: ça ne met pas à l'aise les leaders (de l'opposition) et c'est ce qui fait qu'ils ont coupé le dialogue".

"Ils disent que le président Dadis ne doit pas être candidat (...) mais je ne me suis même pas encore officiellement déclaré candidat" a-t-il insisté.

Ces derniers mois, le capitaine Dadis Camara soulignait sans cesse que l'armée avait pris le pouvoir "sans effusion de sang", le 23 décembre 2008, au lendemain du décès du président Lansana Conté qui régnait sans partage sur le pays depuis 1984.

(©AFP / 28 septembre 2009 21h50)

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 16:30




 

Source: Mercy Corps  26 septembre 2009

par Cassandra Nelson

Je suis allé passer l'après-midi avec l'un des partenaires de Mercy Corps pour le programme d'émancipation des femmes dans une zone de bidonvilles à la périphérie de Bangui. Le groupe est appelé Terrespoir, qui se traduit par la terre et l'espoir. Il s'agit d'une coopérative de femmes qui se concentre sur des projets agricoles pour générer des revenus pour les femmes. Ils travaillent aussi avec les filles-mères dans leur communauté, en essayant de les aider et les aider à devenir autosuffisantes.

En République centrafricaine, il y a beaucoup de jeunes filles-mères et elles ont souvent une vie très difficile. Dans de nombreux cas, la famille vont rejeter leurs filles et les forcer à quitter la maison si elles tombent enceintes et ne sont pas mariées. La jeune fille est contrainte d'arrêter l'école, si elle a la chance d'aller au début, et elle doit trouver un moyen de se débrouiller par elle-même et son enfant nouveau-né.

Mercy Corps travaille avec le groupe la terre et l'espoir pour les aider à démarrer de nouveaux projets et améliorer leur fonctionnement et l'efficacité globale et mieux servir les femmes dans la communauté.

Lorsqu’avec Denis Akino, Facilitateur du Programme Mercy Corps nous sommes arrivés au centre communautaire, nous avons été accueillis par un groupe de femmes chantant en frappant les mains avec enthousiasme.

Les femmes, réveillez-vous !

Femmes, levez-vous !

Femmes, soyez forts !

Nous nous sommes réveillés, nous nous sommes réveillés !

Nous luttons pour la paix

Nous, tous ensemble,  sommes réveillées!

 

Et, comme je l'ai vite appris, les paroles de leurs chansons étaient vraies!

Alors que Denis a travaillé avec le groupe et se déroule une formation, j'ai rencontré Elodie Feitounon, de 19 ans, mère célibataire.

Elodie n'avait que 17 ans et à l'école quand elle a eu son bébé, Dominique. Quand sa famille a appris qu'elle était enceinte, tout a changé et beaucoup de ses rêves. Elle avait travaillé dur pour ne pas se faire écraser par la réalité. Sa famille l'a chassée de la maison et voulait rien savoir d’elle. Le père de son enfant a nié en être le parent. Elodie a été laissée toute seule, sans un sou et enceinte.

Les femmes de la terre et l'Espérance sont venues à l'aide d'Élodie. Elles l’ont aidée financièrement et lui ont parlé avec sa famille au sujet de la situation et essayé de les aider à résoudre leurs différends. Elles ont également appris à Elodie comment faire des confitures et des conserves pour qu'elle puisse gagner suffisamment d'argent pour subvenir à ses besoins et son bébé.

Maintenant, avec l'appui du groupe, Elodie et sa famille se sont réconciliées. Elle a pu retourner à l'école pour obtenir son diplôme et son entreprise de confiture a donné son indépendance financière. Elle prévoit d'aller à l'université et ainsi elle peut obtenir un meilleur emploi dans l'avenir.

Et comme pour les femmes de la terre et l'espoir, elles travaillent avec Mercy Corps pour démarrer un nouveau projet qui vous apprendra davantage de jeunes femmes, notamment les mères célibataires, des compétences professionnelles afin qu'elles puissent subvenir à leurs besoins et leurs enfants. Ces femmes sont vraiment réveillées et se lèveront pour leur avenir!

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 15:56




Source: AlertNet 24 septembre 2009

par George Fominyen

Si la République centrafricaine ne pas recevoir de toute urgence un soutien accru des donateurs, il va commencer à régresser après trois ans de progrès à un moment où le problème de l'aide humanitaire a été soulevé par les agences humanitaires.

Pendant des années, les agences humanitaires ont déclaré que les donateurs ne donnent pas suffisamment de fonds pour les personnes dont un million de civils sont touchés par les violences dans le nord du pays.

"Peu de gens ont entendu parler de la République centrafricaine, en étant jamais conscient dans l'esprit de la situation alarmante du pays ", m'a dit Bruno Fugah, directeur de l'organisation médicale Merlin dans le pays.

Ceci, malgré l'attention portée sur le conflit au Darfour proche et les réfugiés à la frontière du Tchad, des incursions de rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ou de l'armée ougandaise qui chasse ces rebelles.

La République centrafricaine est classé 178 sur 179 dans l'indice de développement humain des Nations Unies. Près d'un cinquième des enfants meurent avant leur cinquième anniversaire et les infrastructures sanitaires sont médiocres.

Cependant, les analystes affirment qu'il est difficile d’obtenir l'appui des bailleurs de fonds parce que les problèmes que connaît le pays - le manque de services sociaux, l'éducation, les établissements de santé, les infrastructures et l'absence d'activité économique - sont considérés comme une crise du développement qui exige engagement à plus long terme que les donateurs ne peuvent pas se permettre en ce moment.

Certains analystes estiment que certaines situations d'urgence humanitaire auxquelles le pays est confronté - comme la malnutrition alarmante dans certaines parties du sud parce que les gens ont perdu leur emploi après la fermeture des mines de diamant et d'or - ont beaucoup à voir avec l'effondrement économique.

"Vous avez besoin d'une certaine forme de développement pour la région à offrir aux personnes ayant un emploi et les aider à gagner leur vie», a déclaré David Noguera, un gestionnaire d'intervention d'urgence pour Médecins Sans Frontières.

La République centrafricaine a généralement pris du retard, même dans l'aide au développement. Entre 1985 et 2005, l'aide à l'Afrique subsaharienne a augmenté de 90 pour cent, mais a chuté de 50 pour cent pour la République centrafricaine.

Toutefois, la sensibilisation par les organisations humanitaires en 2007 a porté ses fruits avec les engagements des donateurs pour atteindre 110 millions de dollars en 2008, 4,5 fois plus qu'en 2006, selon un rapport du gouvernement.

Pour plus de nouvelles humanitaire et d'analyse, s'il vous plaît visitez www.alertnet.org

 

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