Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 01:10




 

Bangui, 4 déc. (ACAP) – Le président de la Commission de Consolidation de la paix pour la Centrafrique auprès des Nations Unies, M. Jan Grauls, a déclaré vendredi 4 décembre 2009, que « le programme désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) est maintenant prêt pour être lancé », au sortir d’une audience avec le ministre d’Etat à la Communication et deuxième vice-président du comité de pilotage dudit programme, M. Cyriaque Gonda.

« Il s’agit de désarmer, de démobiliser et de réinsérer les ex-rebelles, c’est le point de départ pour tous en République Centrafricaine. Sans sécurité, sans paix, tous les efforts de développement qu'on voudrait entreprendre seraient vains, car, ce programme DDR est d'une importance cruciale pour la RCA », a fait remarquer M. Jan Grauls.


« La partie Démobilisation et désarmement prendra 2 à 3 mois. C'est important, il faut que cette partie soit terminée avant les élections. On ne peut pas avoir un territoire non sécurisé, avec encore des rebelles qui sont présents dans certaines parties, et en même temps organiser des élections », a-t-il relevé.


A cet effet, il a souligné que « ce programme DDR est une urgence telle qu’il faut mettre les paquets. Quand on parle de désarmement et de démobilisation des rebelles, on doit parler aussi du processus de réforme du secteur de sécurité (RSS), pour que le citoyen ait de nouveau confiance dans les forces armées, dans la police et dans les institutions », a poursuivi M. Grauls.


Il a également exprimé "le regain d'intérêt" de la communauté internationale pour la République Centrafricaine, suite aux efforts entrepris par le peuple centrafricain et le gouvernement dans le sens du retour de la paix, notamment l'organisation en décembre 2008 du dialogue politique inclusif.


L’Ambassadeur Grauls qui conduit une forte délégation constituée de pays contributeurs du fonds de consolidation de la paix, a affirmé être venu faire un premier bilan de six mois de coopération basée sur le cadre stratégique, qui est selon lui, "un contrat" entre le gouvernement et la communauté internationale.


M. Grauls devrait rencontrer au cours de sa mission les autorités du pays dont le Président de la République, les partis politiques, la société civile, la communauté internationale, la Commission électorale indépendante (CEI), entre autres.

 
Rappelons que le but de la commission de consolidation de la paix est de mobiliser les partenaires pour appuyer les initiatives liées à la consolidation de la paix en République Centrafricaine.



Centrafrique : Visite à Bangui d’une mission de consolidation de la paix de l’ONU

(Xinhua) dimanche 6 décembre 2009 — Le président de la formation Centrafrique de la Commission de Consolidation de la Paix (CCP), l’Ambassadeur Jan Grauls, arrivé jeudi à Bangui à la tête d’une délégation de cette Commission des Nations Unies, devrait visiter, samedi des projets financés par l’ONU dans la localité de Paoua (500 km au nord de Bangui).

Reçu en audience, vendredi en fin de matinée par le ministre d’Etat chargé de la Communication, M. Cyriaque Gonda, M. Grauls a indiqué qu’il fera mardi prochain un premier bilan de la mise en oeuvre du cadre stratégique pour la consolidation de la paix dont les principaux axes sont le programme de désarment (DDR), la réforme du secteur de la sécurité (RSS) et la bonne gouvernance.

« Le projet de DDR est très, très bien avancé pour être lancé très, très prochainement, et donc j’y vois le premier résultat de la commission de consolidation de la paix », a-t-il affirmé, précisant que les premiers observateurs militaires du DDR issus de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) étaient déjà arrivés à Bangui.

« C’est un moment historique pour la République Centrafricaine », a également souligné M. Grauls, ajoutant que la partie désarmement et démobilisation, important pour ce programme et censé prendre 2 à 3 mois, doit se terminer avant les élections car « on ne peut pas avoir un territoire non sécurisé avec les rebelles qui sont présents dans certaines parties et organiser les élections ».

Le cadre stratégique a été adopté par la République Centrafricaine et la communauté internationale en mai 2009 afin d’aider à établir et/ou renforcer la confiance entre toutes les parties, aider à améliorer les conditions de vie de la population et poser les bases d’un meilleur futur et identifier les rôles et responsabilités de toutes les parties dans la consolidation de la paix dans le pays.

Les deux parties se sont engagées à évaluer tous les 6 mois la mise en oeuvre des actions prévues par le programme.

La mission de M. Jan Grauls est prévue pour prendre fin jeudi prochain après une rencontre avec la presse.



NDLR : En voilà un qui a de la suite dans les idées et qui est plein de bon sens. Comment en effet aller à des élections quand le pouvoir central ne contrôle qu'une infime partie du territoire. Le DDR doit absolument réussir. Bozizé doit aussi pour cela, remettre les cinq milliards de la CEMAC au BONUCA.  

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 22:51




 

Saifee Durbar l’homme d’affaires indo-pakistanais, ami et ancien conseiller spécial du président François Bozizé qui avait même fait de lui vice-ministre des Affaires étrangères et de la coopération de la République Centrafricaine accusé d’escroquerie et de montages financiers, qui était condamné par les tribunaux français et qui vivait à Londres, a finalement été extradé en France et écroué depuis mardi dernier à la prison de Fleury-Mérogis en région parisienne.

L’homme d’affaires a été reconnu coupable par la justice française d’avoir fait miroiter à des investisseurs des rendements mirifiques, puis d’avoir fait main basse sur ces fonds. Le dossier évoque notamment des sociétés fictives, des pierres précieuses et des banques à capitaux iraniens, pour plusieurs millions de dollars détournés.

Réclamé depuis longtemps avec insistance par le gouvernement français afin qu’il purge sa peine en France où il a été condamné en 2006 par le tribunal de grande instance de Paris à trois ans de prison ferme et 375 000 euros d’amende pour tentative d’escroquerie, il a vu cette condamnation confirmée en appel en 2007. Malgré cette condamnation, Saifee Durbar, a été nommé au gouvernement centrafricain avec résidence à Londres le 19 janvier dernier par le président Bozizé, poste qui lui a conféré l’immunité.

Le chef de l’Etat centrafricain est intervenu auprès des autorités françaises à plusieurs reprises pour obtenir l’annulation du mandat d’arrêt lancé contre Saifee Durbar qui s’était retiré à Bangui après le premier jugement, mais toutes les tentatives de Bozizé sont restées lettre morte.

Devant les énormes pressions françaises et des institutions de Bretton Woods et eu égard aux perspectives du gouvernement centrafricain d’être admis au club des pays ayant atteint le point d’achèvement à l’initiative PPTE, Bozizé a fini par revenir sur le décret de nomination de Durbar comme vice ministre des affaires étrangères pratiquement à la veille de l’examen du dossier centrafricain à Washington en juillet dernier.

A Bangui, le nom de Saifee Durbar revenait dans plusieurs affaires difficiles à cerner qui touchent au diamant, à l'or, au fer ou aux mines d'uranium de Bakouma. Durbar qui fut aussi conseiller de l’ancien président Patassé a également entravé les activités et les perspectives en RCA du groupe français Areva, obtenant même un permis d'exploration dans la même zone que la société française.

Maintenant qu’il dort en prison en France, Durbar n’a plus rien à perdre et va sans doute se mettre à table à propos de ses complices comme Sylvain Ndoutingai, Richard Ondoko et même François Bozizé quant à leurs activités mafieuses en tout genre. Cet homme exerçait sur Bozizé une espèce de fascination malsaine.  

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 22:49




 


(Courrier International 04/12/2009)


Dans ce second volet du bilan, c’est la Françafrique qui est à l’honneur. Nicolas Sarkozy avait promis une “rupture” avec certaines pratiques néocoloniales. Or, a vraiment rien changé entre Paris et ses anciennes colonies.

La scène se passait à Dakar, il y a peu, par une chaude soirée. Un serveur dont le client était assailli par les moustiques s’est exclamé : “Ce ne sont pas des moustiques, ce sont des Français !” Il ne fait pas bon être français en Afrique francophone par les temps qui courent. Alors que le combat pour la démocratie gagne, l’un après l’autre, les pays de la région, la France continue souvent de se ranger, discrètement, du côté des dictateurs présents et futurs. Nicolas Sarkozy avait promis, avant son arrivée à l’Elysée, une rupture dans les relations avec l’Afrique. Mais il apparaît que la France a repris sa vieille habitude de fermer les yeux sur les dirigeants peu fréquentables, afin de préserver ses intérêts sur place, que ce soit dans les mines d’uranium du Niger, dans les champs pétroliers du Gabon ou dans le port en eau profonde de Kribi, au Cameroun.

Dans la région, ce choix d’un camp – celui du pouvoir – par l’ancienne puissance coloniale a provoqué de violentes réactions antifrançaises (attaques contre des intérêts de la France, jets de pierre contre des ressortissants invités à rester chez eux ou à rentrer en France). Les manifestants antigouvernementaux accusent Paris de tirer les ficelles, et les Français ont beau nier, leurs actes confirment souvent ces accusations. Au Gabon, où l’élection d’Ali Bongo [le 30 août] a anéanti l’espoir de mettre fin à quarante années de règne de la famille Bongo, le secrétaire d’Etat à la Coopération Alain Joyandet a assisté aux pompeuses cérémonies d’investiture de Bongo fils, Ali, soutenant devant la presse qu’il fallait lui “donner du temps”. Si, en public, Paris a clamé sa complète neutralité dans les élections, en coulisses, Robert Bourgi, un avocat parisien qui a notoirement accès à l’entourage du président français, a ouvertement soutenu la candidature de son client Ali Bongo. En Afrique, “opposition au pouvoir implique aussi opposition à la France”, affirme Mamadou Diouf, directeur de l’Institut d’études africaines de l’université Columbia, à New York. “Nous nous trouvons en plein paradoxe : le pays champion des droits de l’homme pratique une politique absolument contraire à ses principes”, poursuit-il. Alain Joyandet conteste ce point. Il en veut pour preuve la Côte-d’Ivoire, où le gouvernement français incite à la tenue d’élections qui ont par trop tardé. “La France soutient des institutions et non des candidats”, martèle-t-il.

 Pour les dictateurs africains, c’est tapis rouge à l’Élysée

Lorsque, il y a trois ans, Sarkozy avait promis de “nouvelles relations” avec l’Afrique, il avait précisé qu’elles se feraient sur un pied d’égalité, débarrassées des cicatrices du passé. Son premier secrétaire d’Etat à la Coopération, Jean-Marie Bockel, était allé plus loin encore, souhaitant “signer la mise à mort” des anciennes relations franco-africaines, qualifiées d’“ambiguës” et de “complaisantes”. Mais il n’a pas tardé à perdre son portefeuille, pour avoir froissé le père d’Ali Bongo avec des déclarations contre la corruption. Son successeur, Alain Joyandet, a pris soin de baisser d’un ton. En octobre, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, auteur d’un putsch en Mauritanie et conforté dans les urnes le 18 juillet, a été chaleureusement reçu à Paris, où il s’est fait abondamment photographier aux côtés d’un Sarkozy tout sourire. Même les chefs de la junte militaire guinéenne, mis au ban de la communauté internationale depuis le massacre de civils le 28 septembre, avaient reçu un accueil cordial à Paris moins de deux semaines avant ces événements, alors que les Américains avaient déjà pris leurs distances.

 En juillet, Nicolas Sarkozy avait aussi déroulé le tapis rouge à Paul Biya, au pouvoir à Yaoundé depuis 1982. Le président français avait salué le Cameroun comme étant un “pôle de modération” dans la région. Paris veut éviter qu’on s’intéresse de trop près à la corruption des dirigeants africains, qui investissent en France une grande partie de leurs gains. L’ONG Transparency International, qui avait mené une campagne pour dénoncer et récupérer les “biens mal acquis” de trois dirigeants notoirement corrompus – feu Omar Bongo, du Gabon, Denis Sassou-Nguesso, de la république du Congo, et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, de Guinée-Equatoriale – a été déboutée par le procureur de la République française, au motif qu’elle n’était pas habilitée à déposer plainte et que les faits étaient “mal définis”. “Les Africains n’aiment pas la France parce que la France ne les aide pas à choisir librement leurs dirigeants”, explique Achille Mbembe, professeur de sciences politiques et d’histoire dans une université sud-africaine. “Or le processus démocratique est en panne, et ce pratiquement partout.”


Adam Nossiter | The New York Times 03.12.2009 |

© Copyright Courrier International

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 03:40


30 jours d’arrêt de rigueur pour punir Galloty

 

Selon nos informations, c’est Bozizé lui-même qui l’avait pourtant reçu qui a décidé de sanctionner le lieutenant colonel Guy José Galloty dont nous avions annoncé la mise aux arrêts suite à son refus de prendre le 26 novembre dernier le commandement du détachement de 140 soldats de renfort que le pouvoir a décidé d’envoyer à Ndélé qui venait d’être attaquée et brièvement occupée par la rébellion de la CPJP. Galloty aurait sollicité directement à Bozizé qui l’aurait accepté sa mise à la retraite. Cet officier qui venait de rentrer d’un stage à l’Ecole de guerre à Paris en 2008/2009, fut fortement impliqué dans les mutineries de 1996/1997 contre le régime du président Patassé. Bozizé lui a infligé trente jours d’arrêts de rigueur. Il vient de rentrer de formation et s’en va à la retraite. Quel gâchis !

 

 

Des armes de guerre, toujours des armes de guerre pour Bozizé

 



Est-ce à cause de la perspective des élections de 2010 ou simplement par leur irrépressible volonté de se surarmer ? Toujours est-il que Jean Francis Bozizé et son père continuent d’acheter des armes on ne sait trop pourquoi faire ? Le ministre délégué à la défense Jean Francis Bozizé vient de rentrer à Bangui après une absence du pays de près de deux semaines. Il se serait rendu en France et en Ukraine sans doute pour acheter des armes de guerre. Que veulent-ils en faire ?

 

 

Bozizé dote la police et la gendarmerie et l’armée de milliers de grenades et balles à blanc


 


Selon des informations d’une source proche de l’état major des Faca qui a requis l’anonymat, afin de faire face à d’éventuelles tensions post-électorales dans la ville de Bangui notamment, Bozizé vient de faire livrer environ 2500 grenades pour le maintien de l’ordre à la gendarmerie, 250 grenades et des balles à blanc à la police. Tout cela donne une précieuse indication sur le choix des priorités de ce régime qui préfère engloutir les maigres moyens financiers du pays dans les armes et munitions au lieu de s’occuper du sort des centaines de milliers d’enfants centrafricains en danger de mort pour malnutrition infantile sévère en Mambéré-Kadéi. Les Centrafricains doivent en juger.

 

 

Effectifs des réfugiés centrafricains dans les pays voisins

 


Les derniers chiffres du nombre de réfugiés centrafricains et déplacés internes ainsi que des réfugiés d’autres pays voisins en Centrafrique fournis pour le mois de novembre par les organismes spécialisés du système des Nations Unies se présentent de manière suivante :

 

Réfugiés centrafricains

 

-          au Tchad : 74.000

-          au Cameroun : 64.000

-          au Soudan : 245

 

Déplacés internes : 162.000 dont 73.000 retours précaires non définitifs

 

Réfugiés d’autres pays en RCA

 

RDC : 6000

Soudan : 4350

Tchad : 1380

Rwanda : 310

Autres nationalités : 930

 

Que compte faire la Commission électorale indépendante pour que les citoyens centrafricains réfugiés dans ces pays voisins puissent exercer leurs droits civiques lors des prochaines élections ? La question doit être posée maintenant quand on sait que le pouvoir de Bozizé a toujours fait très peu cas du sort de ces compatriotes.

 

 

 Le retour au bercail de Patassé fait toujours des vagues

 


On ne le dit pas assez mais des manifestations de femmes ont lieu régulièrement à Bangui contre le retour au bercail de l’ancien président Ange Félix Patassé. La semaine dernière encore, c’était le tour des femmes du 7ème arrondissement qui protestaient par rapport aux rumeurs faisant état de l’éventualité de son installation dans leur quartier. Elles reprochent également à Patassé s responsabilité dans les exactions commises par les éléments du MLC de Jean-Pierre Bemba.

 

 

Les milliards continuent de pleuvoir sur le régime de Bozizé 



La Banque africaine de développement (BAD) et la banque Mondiale viennent d'octroyer une enveloppe de dix (10) milliards de F CFA, environ 15 millions d'euros, à la République centrafricaine pour la réalisation d'un projet de développement communautaire et l'appui aux groupes vulnérables (PDAGV). Dix préfectures sur les seize que compte la RCA doivent théoriquement bénéficier de ce projet si les prédateurs du pouvoir ne réussisent pas comme à leur habitude, à détourner purement et simplement ce financement.  

 

 

 

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 00:45




Dadis Camara ‘’gravement’’ atteint lors de violents échanges de tirs à Conakry

 

APA – Conakry 03-12-2009 (Guinée) Le chef de l’Etat guinéen, le capitaine Moussa Dadis Camara, serait ‘’gravement atteint’’ lors des échanges de tirs nourris entendus jeudi en début de soirée à Conakry, la capitale guinéenne, selon une source sûre contactée par APA.

 

Le président guinéen serait même hospitalisé dans une clinique du camp du bataillon général à Conakry, a précisé la même source

L’aide de camp du président guinéen. le lieutenant Aboubacar Toumba Diakhité, qui serait à l’origine des échanges des tirs entre des éléments de la garde présidentielle rapprochée, les ‘’bérets rouges’’ et des gendarmes, serait en fuite vers l’ile de Kassa (10 km au large de Conakry), en compagnie d’un groupe de soldats.

 

Des éléments de la gendarmerie et de l’armée guinéenne sont lancés à leurs trousses, a expliqué la même source. Par ailleurs des mouvements d’hélicoptères sont actuellement constatés dans la capitale guinéenne..

 

Des tirs nourris ont été entendus en début de soirée à Conakry, la capitale guinéenne. Ces tirs proviendraient du camp Koundara, dans la capitale, qui servait de base au Bataillon autonome de la sécurité présidentielle (BASP), sous l’ancien régime.

 

Selon des sources non confirmées, c’est l’aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara qui aurait effectué une descente musclée au PM3, garnison de la gendarmerie située en plein centre de Kaloum pour libérer des ‘’bérets rouges’’ qui étaient détenus là-bas pour vol.

 

Il y aurait alors eu des échanges de tirs entre les éléments de la BASP et les gendarmes.

Le capitaine Moussa Dadis Camara se trouvait dans la capitale au moment t des faits, selon des sources contactées par APA à Conakry.

 

Guinée: le Sénégal envoie un avion pour emmener Dadis à Dakar

DAKAR (Sénégal) - Le Sénégal a envoyé à Conakry un avion médicalisé "pour emmener vers Dakar" le chef de la junte guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, "blessé" jeudi soir au cours d'une tentative de meurtre, a-t-on appris auprès d'un responsable sénégalais.

"Le Sénégal a envoyé un avion médicalisé à Conakry pour amener Dadis vers Dakar. Il est blessé, on ne connaît pas le degré et la nature de sa blessure", a indiqué à Dakar ce responsable, sous le couvert de l'anonymat.

"On est allés à Conakry, on l'a fait à sa demande" (du chef de la junte), a précisé cette source, ajoutant: "S'il peut être soigné à Dakar, il sera soigné à Dakar, sinon, il sera emmené ailleurs".

(©AFP / 04 décembre 2009 01h01)



Guinée le chef de la junte blessé par son aide de camp qui a été arrêté

CONAKRY (AFP) - 03.12.2009 21:47 - Le chef de la junte au pouvoir en Guinée depuis près d'un an, le capitaine Moussa Dadis Camara, a été blessé par balle jeudi soir par son aide de camp Aboubacar Toumba Diakité qui a été arrêté, a-t-on appris auprès d'un membre de son entourage et de sources militaires.

Le chef de la junte au pouvoir en Guinée depuis près d'un an, le capitaine Moussa Dadis Camara, a été blessé par balle jeudi soir par son aide de camp Aboubacar Toumba Diakité qui a été arrêté, a-t-on appris auprès d'un membre de son entourage et de sources militaires.

"Le capitaine Dadis Camara a été légèrement blessé par balle par son aide de camp Aboubacar Toumba Diakité qui a ensuite été arrêté", a déclaré à l'AFP par téléphone un membre du service du protocole, qui a requis l'anonymat.

Le capitaine Camara "vient de quitter le camp Samory Touré", situé dans le centre administratif de Conakry, a ajouté cette source.

De son côté, le secrétaire d'Etat guinéen Moussa Tiegboro Camara a annoncé jeudi soir à la radio d'Etat l'arrestation du "lieutenant Aboubacar Diakité dit Toumba", aide de camp du chef de la junte, sans préciser la raison de cette interpellation.

Une source militaire burkinabè, proche du président Blaise Compaoré, a déclaré au correspondant de l'AFP à Ouagadougou: "effectivement, c'est Toumba qui a tiré sur le président Dadis, mais l'état du président n'est pas critique. Apparemment, il s'en est sorti".

Auparavant, un jeune soldat membre de la garde rapprochée du lieutenant Toumba Diakité, interrogé au téléphone par l'AFP au camp Samory Touré, avait affirmé: "Toumba a tiré sur le président".

Un habitant du camp, joint par téléphone, avait assuré à l'AFP: "J'ai vu une voiture 4x4 entrer au camp, on disait +c'est le président qui est dedans, il est blessé à la tête+ et on l'a fait entrer immédiatement, pour qu'il soit soigné".

A la radio, le secrétaire d'Etat Moussa Tiegboro Camara a annoncé en direct en début de soirée: "le lieutenant Aboubacar Diakité a été arrêté". Mais ce responsable très proche du chef de la junte a refusé de préciser les raisons de cette interpellation, en évoquant un "secret d'Etat".

De nombreux témoins du massacre d'opposants, le 28 septembre à Conakry, avaient affirmé que le lieutenant Aboubacar Toumba Diakité avait donné l'ordre de tirer sur la foule.

L'organisation Human Rights Watch (HRW) avait écrit dans un rapport sur la répression sanglante du 28 septembre: "Tous les témoignages ont indiqué que les meurtres ont été exécutés par des membres de la garde présidentielle (...) et que l'officier commandant les bérets rouges dans le stade était le lieutenant Abubakar Diakité, dit Toumba".

© 2009 AFP

 

Guinée: tentative de meurtre du chef de la junte qui "se porte bien"

CONAKRY - AFP / 04 décembre 2009 00h26) Le chef de la junte au pouvoir en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, a fait l'objet d'une tentative de meurtre de la part de son aide de camp mais "se porte bien", a assuré jeudi soir son porte-parole, Idrissa Chérif, interrogé au téléphone par l'AFP depuis Dakar.

"Son ex-aide de camp, Toumba Diakité, a voulu attenter à la vie du chef de l'Etat, mais dieu merci, le président se porte bien", a assuré à l'AFP M. Chérif, peu avant 21H30 GMT.

"Le président Dadis Camara est actuellement réuni avec les différents chefs d'état-major des armées, au camp Alpha Yaya Diallo (siège de la junte, ndlr) et nous sommes en train de tirer les conclusions de cette soirée", a-t-il encore affirmé, en refusant de confirmer ou d'infirmer des informations selon lesquelles le capitaine avait été "blessé à la tête".

Le ministre a seulement indiqué que la tentative de meurtre avait eu lieu "au camp Koundara", situé dans le centre administratif de Conakry.

Le lieutenant Aboubacar Diakité, dit Toumba, "a été localisé, c'est-à-dire arrêté", a confirmé M. Chérif.

"Quand vous attaquez un chef de l'Etat, vous attaquez la sûreté de l'Etat, nous avons pris nos responsabilités: ceux qui ont voulu attenter à la vie du président Dadis seront punis à la mesure de l'acte qu'ils ont voulu poser", a-t-il encore déclaré.

"Pour l'instant, l'armée est en train de faire un ratissage", a par ailleurs déclaré M. Chérif, dans une interview accordée à la télévision France 24.

A la question "pourquoi a-t-on voulu attenter à la vie du capitaine Dadis Camara", M. Chérif a répondu indirectement: "Le président a demandé la transparence avec la commission internationale d'enquête pour savoir ce qui s'est passé au stade" le 28 septembre (au moment du massacre d'au moins 150 opposants, selon l'ONU).

"Je ne dis pas que c'est pour cette raison" qu'il y a eu la tentative de meurtre contre le capitaine Dadis Camara. "Mais sachez que le président a toujours voulu que tout soit transparent devant l'opinion nationale et internationale", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les dissensions au sein de l'armée qui auraient affaibli le pouvoir du capitaine Camara, M. Chérif a répondu: "le chef de l'Etat (guinéen) est aujourd'hui avec tous les chefs d'Etat-majors des forces armées. Cela n'a rien à voir avec quelques individus qui ont voulu attenter à (sa) vie".

Par ailleurs, le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte) a fait lire à la radio et à la télévision nationale un communiqué appelant "le peuple de Guinée au calme et à la vigilance".

"Un incident malheureux s'est produit cet après midi au camp Koundara provoqué par le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité alias +Toumba+ au cours duquel le capitaine Moussa Dadis Camara a été légèrement blessé", a dit le commandant Kélétigui Faro, ministre secrétaire général de la présidence, lisant le communiqué.

"La situation est à présent sous contrôle", a conclu le CNDD.

©

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 00:33




Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 03 Dec 2009


L'insécurité générée par la présence des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (Lra) et les combats incessants entre ces derniers et les militaires ougandais spécialement déployés en République Centrafricaine entrave les activités agricoles et comporte des impacts directs sur les conditions d'existence de la population, indiquent des sources du Programme alimentaire mondiale (Pam), qui prend en charge près de 2000 déplacés dans la ville méridionale de Zemio, à un millier de kilomètres à l'est de la capitale Bangui.

Selon plusieurs témoignages, les agriculteurs riverains ne cultiveraient plus leurs champs par crainte de se retrouver pris au piège dans les affrontements ou pris pour cible par les rebelles. Après avoir fui l'Ouganda à l'issue d'un processus de paix inachevé, les rebelles de la Lra se sont divisés en petits groupes qui sèment la terreur dans le Nord de la République Démocratique du Congo, dans le Sud de la République Centrafricaine et au Sud-Soudan. Des rumeurs non confirmées indiquent que le chef de la Lra, Joseph Kony, se trouverait actuellement au Centrafrique.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 19:29




 


(AgoraVox 02/12/2009)



"L’Histoire est le lieu d’un perpétuel changement, d’une perpétuelle modification de formes" disent les marxistes et la rébellion qui a secoué, début 2008, le Tchad illustre, si besoin en était, de la confirmation de cette thèse.

Cette rébellion partie des confins de la frontière soudanaise avec plus de 300 pick-up 4*4, ayant parcouru plus de 600km jusqu’à entrer dans la capitale N’djamena, n’a rencontré aucune résistance. Celle-ci s’est faite dans la capitale, pendant près de trois jours et aux alentours du palais présidentiel, et a permis aux troupes loyalistes de déloger les rebelles et de les contenir en dehors de la ville, non sans le soutien des unités d’élites de l’Armée française.
L’analyse de cette rébellion et au vu des précédentes qui ont eu lieu en Afrique subsaharienne, notamment en RD. Congo, au Congo-Brazza, en République Centrafricaine, en Côte-d’Ivoire et même en Angola, de la fin du 20ème siècle au début du 21ème, démontrent certaines similitudes et des points communs entre elles, à quelques variantes près.

La grande nouveauté des rébellions modernes est qu’elles ne sont pas dépourvues des moyens. Elles affichent et étalent au grand jour, avec superbe et arrogance, leurs moyens matériels ultra sophistiqués, qui sur certains points, rivalisent ou même dépassent ceux des armées nationales. Elles sont en mesure de mener une guerre conventionnelle et certaines d’entre-elles, disposent des moyens aéroportés.

De la dissymétrie des moyens en présence de l’époque, on est passé à leur symétrie. Ainsi donc, du guérilléro en haillons des années 60, les rebelles d’aujourd’hui sont bien habillés, bien équipés, ont reçu une formation militaire et manipulent à volonté l’art de la communication.
Le deuxième élément caractéristique des rébellions d’aujourd’hui est leur nature extraterritoriale, car mettant aux prises un ou plusieurs pays frontaliers qui servent de base arrière à ces mouvements rebelles et qui, en plus, leur apportent un soutien matériel, militaire et financier. Au besoin, on peut recourir à quelques mercenaires que la fin de certains conflits, et surtout de la guerre froide, a laissés en déshérence et en errance en Afrique comme dans le reste du monde.

Le soutien dont bénéficient ces mouvements de la part des pays frontaliers, avec la complicité de la communauté internationale, ne peut en aucun cas être reconnu officiellement malgré les multiples preuves de leur implication portées à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale. En retour, le pays qui soutient ces mouvements bénéficie des largesses de la communauté internationale, même si celui-ci fait piètre figure en matière des droits de l’homme.
La troisième observation est que toutes ces rébellions partent souvent des ethnies transfrontalières dont la principale revendication est d’ordre identitaire, en s’appuyant sur les brimades et exactions dont elles se réclament être victimes ainsi que de leur exclusion dans la gestion de la chose publique. Pour donner une coloration nationale à leur mouvement, certains associent les éléments d’autres ethnies.

Un quatrième élément qui fait la particularité de ces rébellions modernes est leur privatisation du simple fait des convoitises et de l’exploitation illégale des ressources naturelles d’un pays par certaines multinationales ou carrément par des trafiquants internationaux véreux et leurs affidés locaux. Ce qui est à la base de l’essor prodigieux d’un affairisme d’Etat, qui impliquent toutes les hautes personnalités tant civiles que militaires des pays impliqués dans ces conflits.

Enfin, un dernier point, et non des moindres, est la capacité de nuisance qu’ont ces rébellions de fragiliser les jeunes démocraties, en démontrant aux yeux du monde que la légitimité issue des urnes ne rime pas avec elles et qu’elles peuvent à tout moment changer le cours de l’Histoire.
Bien entendu, il va de soi que les principales caractéristiques dégagées ne sont pas exhaustives, et que la guerre menée par ces différents mouvements rebelles africains n’a pas du tout de connotation idéologique, d’autant que toutes les parties en présence -gouvernement et rébellion- évoluent sous la bannière du capitalisme écervelé et triomphant. Mais le seul et unique élément détonateur peut provenir d’une situation de rupture de ban avec la communauté internationale ou le fait de ne plus être en communauté d’intérêts avec cette dernière.


MAYIFILUA N’DONGO ONG "DEDQ" et "CEFOTED"


par MAYIFILUA N’DONGO  mercredi 2 décembre 2009 -

 

© Copyright AgoraVox

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 19:21




 

La mode est aux conférences et aux Mémoires

mardi 1er décembre 2009 / par Bedel Baouna Afrik.com

 

Ils ont été présidents de grands pays. Aujourd’hui, ils mènent une retraite active. De Jimmy Carter à Georges W Bush en passant par Jacques Chirac (et même Mikhaïl Gorbatchev), ils donnent des conférences ici et là ou écrivent des Mémoires.

"Une fois qu’un homme a été président, il devient un objet de curiosité", observait Gerald Ford. Le 22 octobre dernier, à Montréal, George W. Bush a donné une conférence ("Conversation avec George W. Bush"), moyennant la somme de 140 000 dollars. Il a fait salle comble. Et, en attendant la publication de ses Mémoires, il parcourt le monde - en août dernier, il était en Corée du sud, où il avait pu mesurer son succès. C’est Bill Clinton qui avait donné le top départ des conférences grassement rémunérées. En sept ans, il a déclaré aux impôts plus de 95 millions de dollars, une somme qu’il n’aurait pas gagnée durant ses mandats et qui pourrait inspirer les présidents africains qui font du pouvoir un don du ciel ou de leurs ancêtres. Jacques Chirac, lui, ne s’est pas encore adonné aux conférences, mais ses Mémoires (éd. NIL, 2009) font fureur. Jamais il n’a été aussi populaire qu’après sa vie élyséenne : ni son renvoi devant la justice ni son récent dérapage à Bordeaux n’endiguent le fleuve de son succès. (Les Mémoires de Sarah Palin battent les records, mais ils ont l’inverse et il est à craindre qu’elle ne devienne jamais présidente des USA).

Comme l’analyse un politologue sénégalais, "la voix d’un homme politique éminent ne devient luxueuse qu’après avoir quitté ses fonctions. Aussi médiocre fut-il, sa parole est recherchée, chacun de ses mots est un réconfort. C’est valable aussi en Afrique".

Trois bels exemples africains

Thabo Mbeki a compris l’importance des conférences. Dans un amphithéâtre plein à craquer, il a traité avec brio des rapports Afrique-Chine. Il gagne en estime, ce qui ne l’était pas il y a deux ans. Il voyage et conseille. Plus que jamais, Abdou Diouf rayonne. Certes, il est à la tête d’une institution inutile, la Francophonie ! Mais son succès ne se dément pas. Il suffit de se promener dans les rues de Montréal, Beyrouth, Casablanca, Reims, Paris, pour s’en convaincre. Si la stature et la réconnaissance internationnales suffisaient à (ré)conquérir le pouvoir, nul doute qu’il battrait Abdoulaye Wade en 2012, sans coup férir. Abdou Diouf manie mieux l’imparfait du subjonctif, il n’est plus friand de phraséologies stéréotypées... Docteur honoris causa de trois grandes universités !

Victimes de coups d’Etat, Ange Patassé, Marc Ravalomanana et Konan Bédié, eux, ne suscitent pas de "curiosité" parce qu’ils ont faim de pouvoir et de revanche. Ils ont tort ; ils devraient imiter Thabo Mbeki et Abdou Diouf, deux sémillants jeunes hommes (la jeunesse, c’est la quête de la lumière). Ange Patassé pourrait entamer ses conférences par les Coups d’Etat en Centrafrique... Marc Ravalomanna aborderait son parcours, De la mairie à la présidence par la révolte — imité par son successeur — ou De la nécessité pour un président de pays pauvre de s’acheter un avion personnel à plus de 60 millions de dollars... Konan Bédié n’aurait aucun mal à converser sur son impossible retour au pouvoir, tant Laurent Gbagbo semble se destiner à la présidence à vie...

A défaut des Conférences ou des Mémoires, ces présidents déchus pourraient s’inspirer de Jerry Rawlings. L’ancien président ghanéen représente son pays à l’étranger quand l’actuel président ne peut se déplacer. Ainsi a-t-il été la vedette à l’investiture de Denis Sassou Nguesso en août, à Brazzaville.

Les présidents en exercice y gagneront en estime

Sans doute s’accrochent-ils au pouvoir pour ses fastes, mais les présidents en exercice, très contestés et en mal de succès, gagneront gros en se retirant des affaires pour donner des conférences ou écrire leurs Mémoires. De par son caractère, Robert Mugabé remplira les salles avec comme thème : Comment j’ai nargué mes compatriotes et les Britanniques tout en chérissant les écrits de l’immense Doris Lessing... Pas de doute, en ancien avocat, Abdoulaye Wade enflammera les amphithéâtres ou les lecteurs en abordant sans détour la façon dont son fils bien-aimé dirigera le Sénégal... Idriss Deby sait que le pouvoir au Tchad ne tient qu’à un fil, les rebelles s’emparent parfois du palais présidentiel, il pourra en parler... Denis Sassou Nguesso maîtrise l’armée congolaise, il la connaît du bout des doigts. Le thème de ses futures conférences est tout trouvé : De l’inutilité des généraux au Congo. Ils sont pléthoriques, mais n’ont aucune mission importante à leur actif. Le succès de l’autre Françafricain, Paul Biya, est acquis, à condition de plancher sur ses vacances à 250 000 euros la semaine... Qui mieux que Mamadou Tandja magnifiera les référendums gagnés d’avance ?... Thomas Sankara demeure dans les esprits, alors Blaise Compaoré pourra discourir sur la franche amitié ( ?) qui les liait... Jonas Savimbi paraissait un tigre en papier, Edouardo Santos séduira les auditoires en en riant... Une certitude : l’accomplissement d’une vie politique ratée passe aussi par une retraite active ! Les présidents accrocheurs devraient y réfléchir.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 19:18




APA-Kin­sha­sa3 décembre 2009 12-03 10:31:58 -  (RD Congo) Le Mou­ve­ment de li­bé­ra­tion du Congo (MLC) a dé­non­cé, dans une dé­cla­ra­tion pu­bliée à Kin­sha­sa «l'achar­ne­ment» du pro­cu­reur de la Cour pé­nale in­ter­na­tio­nale (CPI) sur son lea­der Jean-Pierre Bemba.

Ré­agis­sant au rejet, par la chambre d'appel de la CPI, au cours d'une au­dience, mer­cre­di à la Haye, de la de­mande de li­ber­té pro­vi­soire in­tro­duite par Jean-Pierre Bemba, et à la­quelle avait déjà pour­tant ré­pon­du fa­vo­ra­ble­ment la chambre pré­li­mi­naire 2 de cette ins­tance, le 14 aout der­nier, le MLC a dé­non­cé un «achar­ne­ment à ca­rac­tère po­li­tique» contre son lea­der par le CPI.

Le parti de Bemba s'in­surge aussi contre le fait que «la chambre d'appel ait adhé­ré aux thèses du pro­cu­reur», qui a mo­ti­vé son refus no­tam­ment par le risque de voir le pré­ve­nu se sous­traire à la jus­tice.

La dé­fense de Bemba a prou­vé que ce der­nier, «conscient de son in­no­cence», n'a nul­le­ment l'in­ten­tion de se sous­traire à la jus­tice, in­dique la dé­cla­ra­tion du MLC qui s'étonne qu'aucun acte de pour­suite n'ait été posé à l’en­droit de l’an­cien pré­sident cen­tra­fri­cain, Ange-Fé­lix Pa­tas­sé, le prin­ci­pal in­té­res­sé dans l'af­faire.

«L'af­faire Bemba prouve des in­ter­fé­rences à ca­rac­tère po­li­tique», sou­ligne la dé­cla­ra­tion, in­vi­tant à la vi­gi­lance les membres et sym­pa­thi­sants du MLC.

An­cien vice-pré­sident de la Ré­pu­blique dé­mo­cra­tique du Congo (RDC), de 2003 à 2006, M. Bemba a quit­té son pays le 11 avril 2007 pour l'Eu­rope, après les af­fron­te­ments ayant op­po­sé en plein Kin­sha­sa, les 22 et 23 mars 2007, sa garde aux élé­ments des forces ar­mées de la RDC (FADRC).

Il a été ar­rê­té en Bel­gique le 24 juin 2008 sur man­dat de la CPI qui l'ac­cuse de crimes contre l'hu­ma­ni­té et le consi­dère per­son­nel­le­ment res­pon­sable des exac­tions com­mises par les troupes de son an­cienne ré­bel­lion du MLC en 2003 en Cen­tra­frique.

Les troupes de M. Bemba sont en­trées en Cen­tra­frique à l'in­vi­ta­tion du ré­gime de l'an­cien pré­sident Ange-Fé­lix Pa­tas­sé dont le pou­voir se trou­vait me­na­cé par l'avan­cée vers Ban­gui de la ré­bel­lion di­ri­gée par l'ac­tuel pré­sident cen­tra­fri­cain, Fran­çois Bo­zi­zé.

Can­di­dat mal­heu­reux à l'élec­tion pré­si­den­tielle de 2006 qui l'a op­po­sé au pré­sident ac­tuel Jo­seph Ka­bi­la, vain­queur du scru­tin avec 58,05% des suf­frages, Bemba (41,95 %) s'est par la suite fait élire sé­na­teur en jan­vier 2007.

Après les ac­cords in­ter­con­go­lais conclus en 2002 à Sun City en, Afrique du Sud, à l'issue de cinq ans de guerre, le MLC s'est mué en 2003 en parti po­li­tique. Avec 64 dé­pu­tés à l'As­sem­blée na­tio­nale, le parti de Bemba est la deuxième force po­li­tique du pays, après le Parti du peuple pour la re­cons­truc­tion et la dé­mo­cra­tie (PPRD) de Jo­seph Ka­bi­la qui compte un peu plus de 100 dé­pu­tés sur les 500 de l’As­sem­blée na­tio­nale.

  

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 02:50




 

Source: Voice of America (VOA)

Date: 02 déc 2009


Après les avoir chassés de l'Ouganda et en les poursuivant à travers la République démocratique du Congo, les troupes gouvernementales ougandaises combattent maintenant le les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur en République centrafricaine.

Les attaques des rebelles ougandais en République centrafricaine ont entraîne des pénuries alimentaires puisque les agriculteurs locaux sont chassés de leurs terres.

Ces rebelles tendent occasionnellement des embuscades sur la route qui longe la frontière sud avec le Congo. Mais ils passent la plupart du temps dans les villages pour effectuer des raids afin de s’approvisionner en fournitures et denrées alimentaires. Et cela entraîne le déplacement  des populations locales.

«Les gens ne sont plus en mesure de travailler dans les champs. Ils sont dans la brousse pour fuir la LRA, Lord's Resistance Army. Ils ne savent pas d’autre part quand ils seront en mesure de retourner chez eux", a déclaré Sitta Kai-Kai qui dirige les opérations du Programme alimentaire mondial de l'ONU en République centrafricaine.

Elle dit que les provinces du sud du pays sont traditionnellement parmi celles qui connaissent le plus la sécurité alimentaire. Mais avec l'incursion des rebelles, le PAM nourrit actuellement plus de deux mille civils déplacés dans le village de Zémio, 1.000 kilomètres de la capitale Bangui.

"Elle a compliqué la situation, non seulement pour la population locale, mais aussi pour le gouvernement et pour nous tous. Jusqu'à cette année, nous ne pensions pas que nous allions nourrir ces personnes avec de l'aide alimentaire, dit-elle.

Parce que les troupes gouvernementales sont engagés dans une rébellion le long de la frontière nord avec le Tchad, Kai-Kai dit que les convois humanitaires dans le sud-est sont limités par le nombre de soldats disponibles pour les protéger.

Alors que les troupes ougandaises sont actives pour répondre aux embuscades des rebelles, ils sont trop peu nombreux pour empêcher les villages locaux d'être attaqués par des rebelles affamés.

«Ils ont faim. Ils viennent piller, puis retourner dans la brousse. Et la population locale, ne sachant pas où ils sont, ils vivent dans la peur constante", dit-Sitta Kai-Kai.

The Lord's Resistance Army a commencé en 1987 en Ouganda du nord et du sud du Soudan. Il est accusé de violations massives de droits humains, y compris des assassinats, des mutilations, des enlèvements, l'esclavage sexuel et l'enrôlement d'enfants soldats.

Son chef, Joseph Kony, est recherché par la Cour pénale internationale. Les responsables de l'armée ougandaise pense que Kony se cache actuellement en République centrafricaine.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation