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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 16:14

 

 

 

Bangui, 1er déc. (ACAP) - La célébration du cinquantenaire de la République Centrafricaine et l’organisation imminente du dialogue politique inclusif constituent deux événements importants qui se marient parfaitement, en ce mois de décembre 2008 dans la capitale centrafricaine, sous l’impulsion du Général d’Armée François Bozizé, Président de la République, Chef de l'Etat.

Arrivé au pouvoir en 2003, le Général Francois Bozizé a affirmé sa détermination à restaurer l’ordre public, assainir l’économie nationale, consolider la paix, réhabiliter l’Etat de droit bafoué, et les institutions démocratiques, véritables garant de la souveraineté nationale et de la dignité humaine en Centrafrique, terre de Zo Kwe Zo, de Barthélemy Boganda.

En cinq années de règne, le président Bozizé est considéré aujourd’hui comme le "dauphin incontesté, digne successeur de Boganda" qui a s'efforce de conjuguer les cinq verbes du père fondateur de la RCA, à savoir nourrir, instruire, soigner, loger et vêtir.

Parmi les actions salutaires posées par le chef de l’Etat, on peut citer sans risque de se tromper, l’inscription au budget 2009 du déblocage partiel des salaires des fonctionnaires et agents de l’Etat, bloqués depuis 1985, un acte qui vient détendre le climat social.

La capitale centrafricaine a redoré son blason d'antan de "Bangui la conquête, ville de pari"; le citoyen centrafricain est fier de targuer d’appartenir à un Etat souverain où les droits de l’homme sont respectés ou encore un parterre de chantiers sont entrepris.

 Le plus beau joyau du cinquantenaire est le beau jardin où sont dressés des monuments à l’honneur des anciens chefs de l’Etat.

 Dans cette ambiance de fête se prépare un autre événement décisif pour l'avenir du peuple centrafricain. Il s'agit de l'organisation du 05 au 20 décembre prochain à Bangui du dialogue politique inclusif tant attendu.

Selon le comité d'organisation de ces assises, les préparatifs vont bon train et les débats s'annoncent fructueux et constructifs. Car avec cinquante ans d'existence, la maturité politique devrait désormais faire ses preuves en République Centrafricaine.

Cinquantenaire de la République Centrafricaine, dialogue politique inclusif, tels sont "les événements positifs conjoints", liés par leur importance respective, dont va bénéficier le peuple centrafricain en cette fin d'année 2008, de sorte que l'année 2009 soit véritablement une année de renaissance et de reconstruction de la République Centrafricaine.

 

 

La France offre à la RCA des archives video sur son histoire

Bangui, 30 nov (ACAP) - L'Ambassadeur de France en Centrafrique M. Jean Pierre Vidon, a remis dimanche 30 novembre 2008, un lot de DVD relatifs à l'histoire du pays, au ministère de la Communication, à la veille de la célébration du cinquantenaire de la proclamation de la République Centrafricaine.

"Il s'agit d'images d'archive qui nous sont fournies par l'Institut national de l'audio-visuel (Ina). Ces images d'archive, il me paraissait important que la télévision centrafricaine puisse en bénéficier, au moment de célébrer le cinquantième anniversaire de la proclamation de la République", a déclaré M. Jean Pierre Vidon.

 Le Haut Représentant de la République de France a expliqué que ce sont des images importantes de l'histoire de la République Centrafricaine, qui ont été retrouvées à l'Ina, grâce à un travail de recherche.

 Selon M. Vidon, le matériel remis comporte un document antérieur qui remonte à 1944. "Il s'agit d'une visite du général De Gaulle en Afrique Centrale, en marge de la conférence de Brazzaville. Et le général De Gaulle s'est rendu notamment à Bangui. Ce sont des images de Bangui que j'ai remises", a-t-il indiqué.

 Il a également fait remarquer que le matériel comporte les images du Président Barthélemy Boganda, lors de sa visite à Paris en France le 10 décembre 1958, les images de la célébration du premier anniversaire de l'indépendance de la République Centrafricaine, le 1er décembre 1961 à Bangui avec le Président David Dacko, ainsi qu'un document comportant une interview du Président Dacko en 1965.

"Mon souhait c'est que des recherches puissent aller un peu plus loin, et que l'on trouve d'autres documents sur la République Centrafricaine", a-t-il déclaré.

"Je ne sais combien il est précieux, aussi bien pour un pays que pour un individu, de pouvoir retrouver des documents sur son histoire", a conclu M. Vidon.

Il convient de signaler que ce lot de matériels audio-visuels sur l'histoire de la République Centrafricaine a été réceptionné par le directeur de cabinet du ministère de la Communication, M. Philémon Dérant Lakoué.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 16:13

 

 

Bangui, Dimanche 30 Novembre 2008 - 17:09 (ACAP) - On s’achemine petit à petit vers la fin de la crise politico-militaire qui a plongé la République Centrafricaine dans un profond malaise social depuis quelques années. Les armes qui ont été retournées contre les paisibles citoyens, civils et militaires, d’une manière lâche, ou qui ont donné lieu à des dérapages, se sont quasiment tues, depuis l’Accord de paix global de Libreville au Gabon.

 Les responsables politico-militaires de la RCA, au lieu de se regarder en chien de faïence, ont finalement décidé ensemble privilégier le dialogue, seule voie de la recherche pacifique, des solutions aux crises que traverse le pays.

Les guerres fratricides, les atrocités multiples que le peuple centrafricain a connues, relèvent désormais du passé. A travers le dialogue politique inclusif qui va se dérouler du 5 au 20 décembre prochain, une nouvelle voie est dorénavant ouverte pour que les Centrafricains, sans considération aucune, puissent vaquer librement et paisiblement à leurs occupations quotidiennes, sur toute l’étendue du territoire national.

La tragédie a pris fin, un nouveau départ est amorcé avec une paix réelle et durable pour, un Centrafrique uni et fort, déterminé à livrer une lutte sans merci contre la pauvreté et le sous développement, en adhérant sans reverse à la philosophie de Kwa na Kwa (le travail rien que le travail), prônée par le Chef de l’Etat le Général d’armée François Bozizé, depuis son accession à la magistrature suprême de l’Etat.

Aujourd’hui, les actes de violence, la terreur, l’insécurité qui régnaient à l’intérieur du pays, empêchant les vaillantes populations de la RCA de mener dans la quiétude leurs activités agro pastorales, ne relèvent plus que du passé.

Avec l’annonce du retour de l’ancien président Ange Félix Patassé, de l’ancien ministre de la Défense nationale et président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd) et quelques autres personnalités politiques, pour participer au dialogue politique inclusif, ces assises tant attendues, donnent bonne augure pour le retour de la paix en Centrafrique.

Apl/acap

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 16:10

PESSAC ASSOCIATION Sept jeunes pessacais ont passé trois semaines en République Centrafricaine

Lundi 01 Décembre 2008 Sud Ouest

Mamboko na Mamboko («main dans la main» en français) est une association qui a été créée en 2005. Aristide Olivier Ganabo, président, en rappelle les missions principales : « Il s'agit de contribuer au développement moral, éducatif, social, économique et culturel de la République Centrafricaine. Parmi les nombreuses actions en cours, on peut relever deux projets principaux dans le domaine de l'éducation et du développement rural: un projet d'éducation avec notamment la construction de trois salles de classe dont une réservée à l'enseignement de l'informatique; et la réalisation d'une coopérative agricole pour accompagner le projet de solidarité avec l'école Galabadja. »

En partenariat notamment avec la ville de Pessac et le Conseil régional d'Aquitaine, l'association Mamboko na Mamboko a pu réaliser de multiples actions locales pour le développement rural au travers d'aide de différentes natures.

Il faut indiquer qu'un jumelage avec l'école Aristide-Briand à Pessac a permis la mise en relation des élèves pessacais avec des jeunes de Galabadja par le biais du site Internet de l'association et de la passerelle numérique de Pessac Ouest.

Au mois d'août 2008, dans le cadre de la formation des enseignants en informatique par des jeunes de Pessac qui s'est déroulé à Bangui, sept jeunes pessacais du centre social du Haut-Livrac se sont déplacés pendant trois semaines en Centrafrique.

Le parcours de ces jeunes a été filmé, et une restitution vidéo avec débat sera présentée au cinéma Jean-Eustache à Pessac, vendredi 5 décembre à 19 h 30. Une exposition photos sur le projet « En route vers la Centrafrique » sera également présentée au public.

Rappelons que cette association a été la lauréate du prix Zoom de la ville de Pessac en 2005 et 2007.

Le message est clair : « Démontrer et prouver aux jeunes de tous les quartiers dits sensibles, que tout est possible. Il faut que les jeunes prennent conscience que c'est dans l'action que l'on peut faire de grandes choses », conclut Aristide Olivier Ganabo.

 

 Michel Soulé-Limendoux

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 02:08

 

 

 

Arrivée à Paris de l’ancien président André Kolingba

 

 

Paris, 30 novembre 08 (C.A.P) – L’ancien président de la RCA, le général André Kolingba est arrivé vendredi matin 28 novembre à Paris par le vol régulier d’Air France, ont confirmé certains témoins qui l’ont aperçu débarquant à l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy.

Alors que certains observateurs se sont posé la question de l’opportunité de la présence du président fondateur du RDC en France précisément au moment où plusieurs Centrafricains de la diaspora et autres personnalités politiques exilées en France depuis le coup d’Etat du général Bozizé s’apprêtent à descendre à Bangui pour prendre part au dialogue politique inclusif.

Selon des informations distillées par certains proches, le général Kolingba aurait tout simplement un rendez-vous médical avec son médecin le 1er décembre 2008, ce qui expliquerait sa venue à Paris et qu’il devrait rentrer aussitôt au pays pour prendre part au dialogue politique inclusif.

 

 

 

Plusieurs membres du gouvernement et des députés décorés en retard par Bozizé

 

 

 

 

 

 

Avant de s’envoler pour la conférence des Nations unies de Doha, le président Bozizé devait épingler quelques breloques sur la poitrine de ses ministres et des députés de la nation le jeudi 27 novembre. Malheureusement, le stock de médailles se trouvait à bord de l’unique vol régulier hebdomadaire d’Air France qui devait se poser le même jeudi matin à Bangui.

C’était compter sans les conditions météorologiques matinales sur la capitale en ce début de saison sèche. Bangui est en effet couvert d’intense brouillard, ce qui empêche tout atterrissage, l’aéroport Bangui Mpoko étant dépourvu des équipements techniques au sol pouvant permettre un atterrissage par tout temps.

L’appareil d’Air France a donc dû aller se poser à Brazzaville pour ne revenir à Bangui que vers 13 heures locales, une fois la brume dissipée. Du coup, c’est le lendemain que les décorations ont été épinglées sur les poitrines des dignitaires.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 01:20

 

 

 Central African Republic is not well indicated to welcome the National Inclusive Dialogue in its territory. So that to avoid confusion, compromission, ambiguity;  violence, intimidation, murder on some of participants and then failure of the forum. Serenity, trust and transparency are required to emerge from this forum. Those having a faith in this talk as a tool to spread out means to solve this crisis must opt for good. It supposes that National Inclusive Dialogue should gather all political entities which perform in Central African Republic. It means that rebels as well as civil society, political parties have right to participate in this forum. This crisis deserves to be treated with wisdom, by discerning between  what constitutes Common Good and personal interest.

 

For that, it is to propose that this National Inclusive Dialogue should take place in Libreville, capital of Gabon. Whose President Mr Omar Bongo Odimba have given substantial support to Bozize ousting the legal president of Central African Republic. By organising this forum in this country, it will be a significant sign to Mr Odimba  that he was wrong and is come to correct himself accepting democracy, legitimacy, freedom and alternance on Power of  State without coup. By  organising this forum in Libreville-Gabon, it means that Central African Republic should avoid"irrational optimism"which prevails in mind and heart of government ruling party members and its coalition.

 

Politicians, elites and  those whom believe in peace, peace building, peace consolidation, security,  economic perspective revival, social cohesion and prosperity in this country do not hesitate to weigh on the setting of this forum abroad. Central African republic at the heart of its crisis has no alternative that of getting out of it.  Reason, conviction, vertue and the sense of doing what is useful and good for the country must culminate this national issue. Never Bozize ruling government party can establish transparency in this National talking.

 

For him, it is better to set National Inclusive Dialogue in Central African Republic. Thus  he has means to spueeze opposition parties reducing them as carpet on which he cleans its shoes. And the country will enter in everlasting cyclical crisis. This is : "irrational optimism".  Central African Republic objects to such kind of optimism. Because it is not representative of national interest defence, but personal interest. If, this National Inclusive Dialogue takes place in Central African Republic, it will be a mess, a failure and a great mistake in politiics.

 

There is no gain for the country. It is a political stagnation with economic damnation as consequences and gloom among democrats those making freedom, democracy and Human Rights respect in the core of their political conviction. At that stage, it depends on republicans to emphasise on rational optimism which could be intervened by setting National Inclusive Dialogue outside of Central African Republic. Here resides the relevant political profile of this country. 

 

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C'est raisonnable pour la Centrafrique que le Dialogue National Inclusif se réalise. Là n'est pas tout. Faut-il savoir où se déroulera ce forum? C'est une question pertinente. Personne ne sait où le dialogue pourrait se tenir. S'il y a des personnalités qui savent déjà le lieu de ce débat, qu'il faille leur dire en toute franchise que la Centrafrique n'est pas le lieu sûr pour accueillir ces critiques de la politique de l'économie, des finances, de l'éducation, de la démocratie, de la légitimité et de l'alternance au Pouvoir de l'Etat. La Centrafrique ne réunit pas les conditions appropriées pour organiser un forum de telle envergure surtout qu'il porte sur des questions sensibles des Droits de l'Homme, de la démocratie, de l'Etat de Droit et la liberté. La dictature  de Bozizé ne pas être un terreau dans lequel peuvent émerger des idées neuves pouvant transformer la Centrafrique.

 

Cela dit, le politicien et l'élite doivent se convaincre de la nécessité d'organiser ce forum à l'étranger, notamment à Libreville au Gabon du Président Omar Bongo Odimba qui a porté Bozizé au Pouvoir de l'Etat. Ce, pour dire que, lui Mr Odimba a commis une erreur qu'il faille la rectifier : la légitimité et la démocratie doivent se réaliser en Centrafrique. Ceux qui  croient à la tenue de ce forum national en Centrafrique sont ceux qui sont ses prédateurs. Ils sont nombreux. Ils veulent perpétuer la dictature, la confusion, l'ambigüité et la compromission. Ils veulent préserver que leurs intérêts particuliers. Et le meilleur moyen, c'est d'organiser le Dialogue Inclusif en Centrafrique. Là, ils auront la mainmise sur les débats.. Et les vraies questions de la République ne seront pas traitées. 

 

C'est le voeu de Bozizé. C'est un piège dans lequel l'opposition politique ne doit pas y tomber. Car ce voeu traduit un"optimisme irrationnel" Il est dangereux parce qu'il ne concerne pas la Centrafrique. Il détruit les intérêts de la république. il privilégie ceux du régime Bozizé. Voilà pourquoi c'est un "optimisme irrationnel" et la Centrafrique      entraînera avec elle toujours ce chapelet de crises. C'est la stratégie de l'incompétence. Un système dans lequel tout est pourri. Ce qui prévaut, c'est la préservation des intérêts de ceux qui constituent l'épine dorsale du système. Comprendre qui pourra. La démocratie n'est pas du côté de Bozizé.

 

C'est dire, la Centrafrique doit débattre de ses crises à l'extérieur. C'est la voie de la sagesse et de la liberté. Ici la Centrafrique se réconciliera avec la dignité perdue. Mieux vaut un optimisme rationnel qui défend les intérêts communs qu'un "optimisme irrationnel" aux contours mal définis et dangereux pour la nation. Ainsi tenir le Dialogue Inclusif National en Centrafrique est synonyme d'échec et au principe de l'éternel retour du même à la senteur moribonde. Les démocrates doivent y réfléchir. Il faut opter pour la liberté.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 01:06

 

 


SAM OUANDJA, 28 novembre 2008 (PLUSNEWS) - Mabelle Kpawilina, 22 ans, est une exception à Sam Ouandja : elle est la seule patiente séropositive identifiée à recevoir des antirétroviraux (ARV) dans cette localité minière du nord-est de la République centrafricaine, dans une région qui affiche un taux de prévalence de 7,4 pour cent. Elle a raconté son histoire à IRIN/PlusNews.

 

  « Je suis fille unique. Je suis née à Bangui [la capitale], et j'y ai vécu mon enfance, avec mes parents d'abord, puis seulement avec mon père, militaire, quand ma mère est décédée en 2001.

  « A Bangui, j'étudiais. Je badinais [avais des relations sexuelles] aussi beaucoup avec les garçons. Au lycée, il y avait des campagnes d'information sur le sida, et j'ai commencé à me demander : 'est-ce que la vie m'a déjà donné le VIH' ? Grâce aux conseils donnés pendant les campagnes, en 2006, j'ai eu le courage d'aller moi-même faire le test.

 C'était positif. J'étais vraiment triste, j'y pensais tout le temps.

  « J'étais en [classe de] seconde quand mon père est mort [en 2007].
J'étais toute seule à Bangui, sans famille, sans soutien, je ne pouvais plus continuer mes études. La seule famille qui me restait était ma grand-mère, à Sam Ouandja. J'ai entendu qu'IMC [l'organisation International medical corps, qui gère l'hôpital de Sam Ouandja] soignait les gens gratuitement là-bas, alors en janvier 2008, j'ai décidé de partir rejoindre ma grand-mère.

  « En arrivant, je suis allée à l'hôpital, j'ai expliqué ma situation. Il y a beaucoup de sida dans la région, et pourtant, il n'y a aucun service [VIH/SIDA] à Sam Ouandja : pas de dépistage, pas de traitements.

Mais IMC m'a aidée à refaire des examens et à rapporter des médicaments de Bangui. Grâce à eux, je prends des ARV ici depuis quelques mois.

  « A Bangui, il y a beaucoup d'organisations qui travaillent sur le sida. Il y a de la sensibilisation partout, dans les lycées, sur la route, dans les bars, au marché. Mais ici, il n'y a rien, même pas une association [de personnes vivant avec le VIH].

  « S'il y avait au moins une association de jeunes, on pourrait parler du sida. J'ai essayé plusieurs fois d'introduire [le sujet dans] la conversation avec des gens autour de moi, mais certains disent qu'il n'y a pas de sida. Pourtant, des gens meurent, mais quand quelqu'un tombe malade, on dit qu'il a été empoisonné par des voisins. Je voudrais faire de la sensibilisation, je parle facilement, avec les filles comme les garçons.

  « A Bangui, les gens commencent à changer de comportement. Mais le sida à Sam Ouandja, c'est pire qu'à Bangui. Ici, le problème, c'est l'argent [des mines de diamants]. Les gens veulent beaucoup d'argent, et ceux qui en ont payent pour avoir [des relations sexuelles non protégées]. Il y a plus d'hommes que de femmes, à cause des mines. Il y a aussi les hommes armés [militaires et ex-rebelles] qui cherchent des filles en ville, c'est un risque.

  « Pour l'instant, je vends des arachides près du marché. [Le président du Comité de gestion sanitaire de la ville] me soutient, il m'a aidée à monter ce petit commerce. Des fois, j'aide aussi ma grand-mère aux champs.

  « Mais si je ne fais rien d'autre, si je ne fais même pas de sensibilisation, je préfère repartir à Bangui et essayer de reprendre mes études. Les [ARV] peuvent m'aider pendant quelques années, mais ici, il n'y a rien. Je ne peux pas rester.

  « Je n'ai pas encore dit à ma grand-mère que j'étais séropositive.Elle est déjà âgée, si les gens dans le quartier le savent, c'est l'humiliation. Comme je fais de l'hypertension, je dis que c'est à cause de ça que je prends des médicaments. Mais je veux commencer à en parler, à faire des réunions pour parler aux gens du VIH, c'est pour ça qu'aujourd'hui, je témoigne ouvertement ».



© IRIN. Tous droits réservés.

 

 

 

 

 

 

RCA :  Les populations de Sam Ouandja traumatisées par la dernière attaque

SAM OUANDJA, 28 novembre 2008 (IRIN) - Les habitants de Sam Ouandja, une localité minière située dans le nord-est de la République centrafricaine, non loin de la frontière avec le Soudan, sont sur le qui-vive, terrifiés à l'idée de devoir revivre une attaque comme celle perpétrée début novembre par des hommes armés, qui a vidé la ville des trois quarts de sa population.

 Des agents communautaires formés par l'organisation International medical corps (IMC), qui gère l'hôpital de Sam Ouandja depuis 2007, continuent à chercher à retrouver la trace des habitants les plus vulnérables, particulièrement les enfants malnutris, qui ont fui se réfugier en brousse après l'attaque nocturne du 8 novembre, et ne sont pas encore revenus.

« La dernière attaque a créé beaucoup de traumatismes, beaucoup de gens sont encore dans les champs parce qu'ils ont peur que d'autres attaques surviennent, et ceux qui sont revenus ont leurs bagages prêts pour repartir », a dit à IRIN Jean-Robert Doumanchi, le maire de Sam Ouandja.

Située à 80 kilomètres de la frontière soudanaise, cette ville diamantifère d'environ 20 000 habitants, où vivent quelque 3 000 réfugiés soudanais du Darfour, est, depuis cette attaque, quadrillée par des patrouilles d'hommes armés issus des Forces armées centrafricaines
(FACA) et de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), un mouvement rebelle signataire en juin dernier d'un accord de paix avec le gouvernement.

  Le 8 novembre, une quarantaine d'hommes armés ont attaqué en pleine nuit les bases des FACA et de l'UFDR pour s'emparer de quelques armes et matériels, avant d'être mis en fuite et pourchassés par les éléments conjoints des deux forces sur une dizaine de kilomètres hors de la ville.

Fuite en brousse

  Cette attaque, qui a fait au moins deux morts et un prisonnier dans les rangs des assaillants, et un blessé chez les FACA, selon plusieurs sources, ne ciblait pas la population civile et n'a pas fait de victimes parmi elle, mais des milliers d'habitants terrorisés sont partis se réfugier en brousse.

  « Ce n'est pas la première fois que la ville est attaquée [attaques en 2006 et 2007] », a rappelé M. Doumanchi. « Quand les gens entendent des coups de feu, ils ne restent pas dans leurs maisons, ils fuient s'abriter dans la brousse ».

  L'inquiétude a été confortée par l'évacuation en hélicoptère, le lendemain de l'attaque, de certains travailleurs humanitaires opérant dans la région, a-t-il dit. « Les gens se sont dits : si les ONG [organisations non gouvernementales] partent, c'est qu'elles ont des informations, il faut partir aussi ».

  Les distributions alimentaires, organisées par l'organisation Triangle avec le soutien d'agences onusiennes dans le camp de réfugiés soudanais situé à la sortie de la ville, ont dû être interrompues pendant plusieurs jours, dans une zone où la malnutrition est un problème majeur.

  Lorsque les personnels d'IMC, qui gère aussi un centre nutritionnel thérapeutique (CNT), se sont rendus à l'hôpital le lendemain de l'attaque, seuls trois des quelque 50 patients hospitalisés la veille étaient encore là -ceux qui ne pouvaient se déplacer : les 22 enfants qui étaient suivis au CNT pour malnutrition avaient tous été emmenés par leurs parents.

  Une semaine plus tard, seuls quelques uns d'entre eux étaient revenus.

« L'un des enfants revenu [au bout d'une semaine] avait terriblement rechuté, avec des complications », a dit Félicien Djamby-Sangui, assistant nutritionniste du centre.

  « En 2007, il y a avait beaucoup de problèmes de malnutrition, jusqu'à 45 pour cent dans le camp de réfugiés [soudanais] », a-t-il dit. « On avait réussi à faire baisser le taux à deux pour cent pour les cas sévères et 11 pour cent pour les modérés, mais avec les derniers événements, on risque de retomber dans la même situation ».

  Des femmes enceintes ou allaitantes ont également fui la ville lors de l'attaque. « Elles sont revenues avec du paludisme, des douleurs aux membres inférieurs dues à la course en brousse, et des problèmes de malnutrition ou de diarrhées, parce qu'en brousse elles ne mangent pas bien et elles boivent de l'eau [non potable] », a noté Rosalie Mandché, sage-femme de la maternité de l'hôpital.

Une insécurité permanente

L'attaque du 8 novembre n'a pas été revendiquée, mais selon plusieurs observateurs, elle pourrait être l'oeuvre de membres du FDPC, une faction rebelle non signataire de l'accord global de paix de juin 2008, ou d'une faction dissidente de l'UFDR.

  Ces dernières violences interviennent en tout cas à quelques semaines de l'ouverture d'un dialogue inclusif de paix, censé rassembler les principaux groupes rebelles opérant en République centrafricaine et le gouvernement sous l'égide de la communauté internationale, qui doit avoir lieu en décembre.

  « Ces attaquants veulent bouleverser le dialogue de paix », a affirmé le lieutenant Igor Sakaba, commandant de zone des FACA à Sam Ouandja.

  Une thèse également reprise par l'UFDR, qui se veut néanmoins rassurant. « On a fait l'effort de faire la paix, on a fait l'effort de chasser les attaquants, on va continuer », a dit à IRIN Ayoub Issaka, l'un d'entre eux, alors qu'il était en faction à une intersection de la ville.

  La présence visible à Sam Ouandja de très nombreux hommes en armes, membres de patrouilles mixtes FACA et UFDR, rappelle néanmoins que l'instabilité reste une constante dans la région - une insécurité dont les populations sont les premières à subir les conséquences.

  « Ils [FACA et UFDR] nous rackettent, quand on va aux champs, ils font des barrages sur la route et nous prennent de l'argent », s'est plainte une habitante.

  « Ces hommes sont armés, personne ne peut rien dire. On est obligé de subir leurs caprices parce qu'ils défendent la ville, mais on n'est pas tranquilles », a dit un autre.


© IRIN. Tous droits réservés.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 00:30

 

 

APA - Bangui 2008-11-29 (Centrafrique) L’ancien chef de l’Etat du Burundi, Pierre Buyoya a été désigné vendredi, par décret présidentiel, président du Dialogue Politique Inclusif dont les travaux vont s’ouvrir le 5 décembre prochain à Bangui, la capitale du pays.

Buyoya a été choisi parmi quatre autres candidatures soumises à l’appréciation du chef de l’Etat Centrafricain, François Bozizé dont celles de l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré, ex président de la Commission de l’Union africaine (UA), de l’ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères Amara Essy et de l’ancien représentant des Nations Unies pour les Grands Lacs Aldo Ajelo.

Les travaux du Dialogue politique inclusif vont durer une quinzaine de jours.

L’ouverture du forum sera présidée par le chef de l’Etat gabonais, El Hadji Oumar Bongo.

Le profil des autres membres du présidium du dialogue politique inclusif a été également dévoilé.

Ainsi le poste de vice président sera assuré par une personnalité du pouvoir public, un représentant de l’opposition démocratique va occuper le poste de 2eme vice président, alors qu’un membre des mouvements politico militaires va siéger come 3éme vice président.

La proposition d’une date pour la tenue du Dialogue politique inclusif intervient environ 7 mois après la fin de la mission du comité préparatoire qui avait remis son rapport le 25 avril dernier.

Ce forum est censé mettre un terme à la crise ouverte par l’existence dans le Nord du pays, de nombreux groupes armés hostiles au pouvoir de Bangui.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 00:23

 

 

 

LE MONDE | 29.11.08 | 14h52  •  Mis à jour le 29.11.08 | 14h52

BRAZZAVILLE ENVOYÉE SPÉCIALE

Aux abords de Brazzaville, sur le fleuve Congo, une drague vieillissante pompe bruyamment les sables qui bouchent l'accès au port. Des carcasses rouillées de bateaux offrent un ponton de fortune aux pêcheurs qui réparent leurs filets avant de repartir sur d'étroites pirogues. Face à la capitale congolaise, plus d'une centaine d'épaves gisent le long des berges, offrant le spectacle d'un cimetière marin.

Dans quelques semaines, si l'aide de l'Union européenne est débloquée, le service d'entretien des voies navigables s'attaquera à leur démantèlement. Mais son ingénieur en chef, Alain Robert, reste prudent. Arrivé au lendemain de l'indépendance dans les bagages de la coopération française, l'homme a vu, depuis les années 1980, l'activité du port lentement décliner, au gré des soubresauts politiques de la République du Congo et des pays voisins, qui se partagent les 25 000 km2 de voies navigables que dessinent le fleuve Congo et ses affluents. Le bassin du Congo constitue le plus grand bassin hydrographique du continent, d'une superficie équivalente à plus de cinq fois la France.

A côté du bureau d'Alain Robert, le matériel qui servait à baliser le fleuve, à entretenir les passes de navigation et les accès aux ports, a été entreposé. "Je n'ai plus les moyens de le faire fonctionner", explique-t-il. Deux fois par an, en période de basses et de hautes eaux, une brigade parcourt le fleuve pour relever les cotes que ne peut lui fournir un dispositif d'observation indigent. Il n'existe sur tout le bassin que quatre stations munies d'une rudimentaire échelle.

Le budget du service d'entretien des voies navigables a fondu en même temps que diminuaient les redevances perçues sur le trafic fluvial. Le bois extrait de la forêt tropicale, que les exploitants évacuaient par voie d'eau, passe désormais le plus souvent par la route. Quitte à parcourir plus d'un millier de kilomètres de pistes pour rejoindre le port de Douala, au Cameroun, ou celui de Pointe-Noire, au Congo, les sociétés étrangères qui dominent ce négoce ne veulent plus prendre le risque de voir les grumes bloquées à Brazzaville. En aval de la capitale, des chutes rendent en effet le fleuve impraticable et, pour rejoindre Pointe-Noire, il faut acheminer les cargaisons par un train à la régularité plus qu'incertaine. Seules des barges d'hydrocarbures continuent de remonter le fleuve jusqu'à Bangui (Centrafrique), au milieu d'embarcations plus modestes, chargées de produits agricoles et de bétail.

Les moyens font d'autant plus cruellement défaut que l'ensablement du fleuve dans la partie supérieure de l'Oubangui devient un problème préoccupant pour les millions de personnes qui vivent dans cette région enclavée. "La navigation est devenue impossible deux cents jours par an", s'inquiète Pierre Nguinda, directeur de l'environnement à la commission internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha (Cicos), qui regroupe la République démocratique du Congo (RDC), la République du Congo, la Centrafrique et le Cameroun. La baisse des pluies dans le Sahel explique pour l'essentiel cette évolution, mais "l'exploitation forestière, avec son défrichage le long des cours d'eau, accélère aussi l'érosion", poursuit-il.

Pour le vérifier, un programme de surveillance de l'environnement, financé par l'Union européenne, a été lancé en octobre 2007. Il prévoit la création d'un système d'observation par satellite pour mesurer les hauteurs d'eau, les précipitations et l'évolution du couvert forestier. Un réseau de bacs remplis d'eau va être installé pour comprendre les phénomènes d'évaporation.

"Pour évaluer l'impact du changement climatique et de la déforestation, nous devons connaître le cycle de l'eau", explique Julie Ladel, qui gère le programme. Ses résultats devraient permettre aux Etats de la région de discuter plus concrètement de la nécessité d'un barrage sur l'Oubangui pour réguler les étiages en saison sèche.

De plus, des problèmes de pollution sont apparus. Des traces de plomb bien supérieures aux normes de l'Organisation mondiale de la santé ont ainsi été relevées au niveau de Kinshasa. Vidange sauvage de cuves de bateaux, rejets des usines... La capitale de la RDC, où vivent près de 10 millions de personnes, ne possède aucune station d'épuration. Pas plus que les autres villes de la région, qui déversent leurs eaux usées directement dans le fleuve.

En 2007, les pays concernés ont décidé d'élargir le mandat de la Cicos en lui confiant, outre l'organisation de la navigation, la gestion des ressources en eau. "La tâche est considérable. Mais si nous nous donnons les moyens, le fleuve est une richesse formidable", ne se lasse pas de répéter Benjamin Ndala, le secrétaire général de la commission. Qui, malgré l'ambition affichée par ses ministres de tutelle, ne dispose toujours pas d'une vedette pour circuler entre Brazzaville et Kinshasa, les deux capitales congolaises qui, de part et d'autre du fleuve, se font face et ne sont reliées par aucun pont.

 

Laurence Caramel

Article paru dans l'édition du 30.11.08

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 00:21

  Alors que les acteurs politiques se perdaient en supputations et autres spéculations sur l’hypothétique  participation de Ange Félix Patassé, vite enterré par d’aucuns, l’ex-Président de la République centrafricaine crée une énorme surprise en annonçant, tambour battant, son retour à Bangui pour y, dit-il, prendre part aux assises du « Dialogue Politique Inclusif » qui s’ouvriront sous peu. « En rentrant à Bangui, je vais m’impliquer entièrement pour rechercher des solutions à la crise » lance-t-il tout de go et de prévenir, d’emblée, qu’il irait saluer ses « frères » Bozizé et Kolingba ! Cette inattendue et tonitruante déclaration a coupé l’herbe sous les pieds de tous ceux dont le retour de Patassé au bercail n’est pas souhaité et/ou pose problème. Un tel retour est redouté par tous ses anciens collaborateurs qui avaient retourné leur veste pour se fondre dans le nouveau paysage politique peint part Bozizé le 15 Mars 2003, soit pour continuer bequeter avec le nouvel « homme fort », soit pour trahir honteusement l’ancien Président pour se positionner sur l’échiquier politique national, jugeant leur heure arrivée. Le désarroi est d’autant plus grand que l’annonce a fait véritable un effet de bombe à Bangui où l’explosion d’une liesse débridée a secoué, toute la journée de jeudi 26 Novembre 2008, tous les quartiers, « même ceux qui nous sont hostiles », a déclaré un militant du MLPC joint au téléphone depuis le quartier Fou à Bangui. Que dire ?

  L’ex-Président Patassé, par sa sortie sur RFI, a pris le contre-pied des idées si répandues çà et là, à Bangui comme au sein de la diaspora, idées selon lesquelles il n’oserait pas descendre à Bangui,  vu les « graves menaces » d’arrestation par la CPI qui seraient pendues sur sa tête comme une véritable épée de Damoclès. Un quotidien de Bangui s’en était, d’ailleurs, fendu dans une analyse fleuve, résumant très clairement l’état d’esprit des politiciens de Bangui. L’intérêt de cette déclaration solennelle est qu’elle clarifie désormais le débat et enjoint, de ce fait, le pouvoir de prouver qu’il veut aller à la paix, par-delà les antagonismes générés par l’égo des uns et des autres. La balle étant dans le camp du pouvoir qui se décrédibiliserait en tentant de s’opposer au retour de Patassé en inventant des subterfuges habituels pour empêcher ce retour.

  Sur mon blog « LE PATRIOTE-CA », j’ai tenté d’attirer l’attention des uns et des autres sur la nécessité absolue de tout mettre en œuvre pour que  tous les Centrafricains et tout groupe armé quelque soit son importance ne soient pas exclus de ce Dialogue. N’importe quel groupuscule détenant des armes sur le terrain dispose néanmoins d’une capacité de nuisance qui peut compromettre durablement la paix. Le rôle de Bozizé ici sera de veiller scrupuleusement à ce que toutes les conditions soient réunies afin de garantir le succès de ce forum de la réconciliation et de l’unité. Beaucoup ne souhaitent pas que Patassé participe à ce forum, mais au nom de quel principe ? Quelques soient les griefs que l’on peut lui faire, Patassé ne demeure pas moins un Centrafricain comme tout autre Centrafricain ! Dès l’instant où la Justice de son pays s’est déclarée incompétente de le poursuivre, ou que les accusations sont portées sur des supputations et allégations sans preuves tangibles, il n’y pas lieu d’empêcher ce citoyens centrafricain de rentrer dans son pays. Etant donné le principe de « présomption d’innocence »reconnue par le droit et la Constitution de son pays, il semble arbitraire de l’empêcher de rentrer à Bangui. Tous ceux qui s’agitent autour de cette question peuvent-ils jeter la première pierre et se dire qu’ils n’ont jamais commis des fautes graves contre notre peuple ?

  Les causes de l’échec éventuel du Dialogue, me semble-t-il, seront l’exclusion et la précipitation. Malheureusement c’est l’exclusion et la précipitation qui prévalent à l’heure actuelle. L’exclusion parce que une large frange de la rébellion est tenue à l’écart des valses de Libreville. Certains groupes rebelles, en dehors de l’APRD de JJ Démafouth, ne sont même pas invités aux rencontres de Libreville, laissant planer des risques avérés sur la paix. On croirait que Bozizé minimise absolument les autres groupes armés qui sévissent dans le Nord-est du pays. Croit-on que si la paix est signée avec la seule APRD, le calme reviendrait en Centrafrique ? Rien n’est moins sûr et le penser serait, en fait, faire preuve de naïveté infantile ! Le flue ces jours-ci, des communiqués, on ne peut plus, incendiaires de ces groupes armés ne laissent aucun doute sur une possible reprise des hostilités d’envergure dans ces parties du pays. Pourquoi cela ? Bozizé, on le sait, n’a jamais adhéré à l’idée de ce fameux Dialogue politique, surtout qu’il se prétend inclusif! Bien qu’acculé, pressé et contraint par l’opinion internationale, Bozizé, persuadé par un sérail aux abois, n’entend rien lâcher. Tous ses atermoiements, louvoiements et autres manœuvres dilatoires dont  Bozizé n’a cesse de gratifier l’Opinion montrent à suffisance le manque évident de volonté politique de son pouvoir à créer des conditions pertinentes d’un retour définitif à la paix durable en Centrafrique. L’annonce intempestive du retour de Patassé ne peut que renforcer sa phobie de voir ce dernier contester son fauteuil, et la réunion à hui clos entre Bozizé et un nombre restreint de ses thuriféraires du sérail,  tenue jeudi 27 Novembre montre, en effet, qu’il y a panique en la demeure. Rien n’a filtré de cette « réunion de crise ». Mais la «Rumeur de Bangui » laisse entendre que les « profito-situationnistes », agglutinés autour de la mangeoire, préconiseraient  à  Bozizé de prendre des mesures adéquates pour, sinon dissuader Patassé de rentrer, du moins l’en empêcher. Il serait aussi question d’élucidation douloureuse de la mystérieuse disparition des avoirs du Président Patassé sur ses comptes dans les banques centrafricaines. Tout cela mis ensemble constitue un mélange détonnant et un casse-tête pour Bozizé.

  Cela dit, il reste un effort patriotique à faire, c’est d’offrir au peuple centrafricain un cadeau de paix pour le cinquantenaire de la proclamation de sa République. Chaque Centrafricain doit consentir des sacrifices pour transcender les querelles stériles afin de ne voir que les intérêts et le devenir de notre pays. Nous devons enfin savoir pardonner et aller vers l’autre en tant que frère. Nous pouvons le faire ! Patassé, à travers sa déclaration, voudrait-il inviter ses frères à la réconciliation ? L’avenir nous le dira.

Mboutou ndou a dou so ndou!

 

(A lire dans mon Blog “LE PATRIOTE-CA”)

 

 

Djim-Arem MAÏTART

 

« La voix qui crie dans le désert »

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 02:33

APA Bangui 2008-11-28 (Centrafrique) La Banque Sahelo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC) a officiellement démarré ses activités vendredi à Bangui, a constaté APA.

Dotée d’un capital de 2 milliards de FCFA, la BSIC a pour mission de contribuer au développement économique et social des pays membres de la communauté des Etats Sahalo-Sahariens (CEN-SAD) grâce à la mobilisation des ressources financières internes et externes pour la promotion de l’investissement et du commerce, moteur du développement économique de notre espace», a déclaré le Président Directeur Général de la banque, M. Alhadi Alwararlli.

«La BSIC a pour mission de contribuer au développement économique et social des pays membres de la communauté Sen-Sad grâce à la mobilisation des ressources financières internes et externes pour la promotion de l’investissement et du commerce, moteur du développement économique de notre espace», a é déclaré à cette occasion le Président Directeur Général de la BSIC, M. Alhadi Alwararlli.

Le Secrétaire général de la CEN-SAD, Mohamed Al-Madani Al-Azhari, a assisté à l’inauguration officielle de la BSIC.

Créée le 4 février 1998 à Tripoli, la CEN-SAD regroupe 28 pays: Libye, Burkina Faso, Mali, Soudan, Tchad, Niger, Erythrée, Centrafrique, Sénégal, Gambie, Djibouti, Nigeria, Tunisie, Maroc, Somalie, Togo, Guinée, Comores, Bénin, Egypte, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Liberia, Ghana, Sierra Leone, Mauritanie, Kenya, Sao Tomé et Principe.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie