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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 00:45

 

 

 

 

Abou Moussa UNOCA

 

 

MM. Abou Moussa et Francisco Madeira effectuent une visite conjointe de travail du 10 au 15 avril en République démocratique du Congo (RDC) et en République Centrafricaine (RCA), deux des quatre pays affectés par les atrocités de la LRA, groupe jugé « terroriste » par l’UA et dirigé par Joseph Kony, un rebelle sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale.


 UNOCA/Kinshasa (République démocratique du Congo), 09 avril 2012 - Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. Abou Moussa, et l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), M. Francisco Madeira, séjourneront en RDC du 10 au 13 avril dans le cadre des actions conjointes qu’ils mènent depuis décembre 2011 contre la LRA. Ils auront une séance de travail avec les autorités de Kinshasa ainsi qu’avec les partenaires régionaux et internationaux impliqués dans la lutte contre ce groupe jugé « terroriste » par l’UA.

 
Les deux personnalités se rendront également à Dungu, dans la province orientale, où est basé un des trois quartiers généraux de secteur de l’Etat-major de la Force régionale d’intervention (EM-FRI) autorisée par l’UA. La visite de Dungu (12-13 avril), à laquelle participera le Colonel Dick Prit Olum, Commandant de ladite Force, permettra de faire un état des lieux avec les hommes déjà présents sur le terrain et d’évaluer les besoins nécessaires pour renforcer leur efficacité. « Nous sommes très préoccupés par les attaques répétées de la LRA dans cette région et ailleurs. Il faut que cela cesse », souligne M. Abou Moussa, Représentant spécial du Secrétaire général et chef de l’UNOCA. Depuis le début de l’année, la province orientale a en effet enregistré plus de 4200 personnes déplacées du fait de la LRA, d’après le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). La zone de Dungu est l’une des plus touchées avec près de 1200 déplacés.


  Les délégations de l’ONU et de l’UA quitteront Dungu (RDC) le 13 avril pour Obo, dans le Sud-est de la République Centrafricaine, où est également installé un des quartiers généraux de secteur de l’EM-FRI. Elles s’entretiendront avec les forces armées centrafricaines et ougandaises qui y mènent des opérations anti-LRA et qui bénéficient du soutien des troupes américaines déployées dans cette région en octobre 2011. « Nous avons appris que la situation s’est un peu améliorée à Obo. Mais nous devons rester très vigilants, d’autant plus que plusieurs autres villes du Sud-est continuent à subir les assauts de la LRA », affirme M. Abou Moussa. Le HCR estime à onze le nombre d’attaques perpétrées par ce groupe armé entre janvier et mars 2012. Ces attaques ont occasionné la mort de quatre personnes tandis que 31 autres ont été enlevées.


« Nous sommes peinés face à la catastrophe humanitaire causée par les rebelles de la LRA. Nous leur demandons, une fois de plus, de déposer les armes. Nous continuerons de nous investir afin que la sécurité revienne dans les zones concernées et que les populations puissent jouir de leur liberté et de leurs terres », conclut le chef de l’UNOCA.

 
MM. Abou Moussa et Francisco Madeira réitéreront cette détermination à tous leurs interlocuteurs à Bangui, la capitale de la RCA, où leur visite de travail s’achève le 15 avril.

 
CONTEXTE - La mission en RDC et en RCA se tient plus de deux semaines après la cérémonie officielle de lancement, le 24 mars à Juba (Soudan du Sud), de l'Initiative de coopération régionale de lutte contre la LRA (ICR-LRA) et sa composante militaire, l'Etat-major de la Force régionale d'Intervention (EM-FRI). L'Union africaine a fixé le nombre d'hommes devant composer cette Force à 5000 maximum, sans imposer de quota aux pays pourvoyeurs de troupes, notamment la République Centrafricaine, la RD Congo, l’Ouganda et le Soudan du Sud. Le quartier général de l’EM-FRI est basé à Yambio (Soudan du Sud) et est placé sous le commandement d’un officier ougandais (Colonel Dick Prit Olum). Des quartiers généraux de secteur ont été installés à Dungu (RDC), Obo (RCA) et Nzara (Soudan du Sud). Une mission conjointe ONU/UA s’était rendue dans cette dernière ville et à Yambio en mars 2012.

Le travail du Commandant de l'EM-FRI, qui consiste à rechercher et à capturer Joseph Kony et ses hommes, est soutenu par une forte activité politico-diplomatique que mènent depuis décembre 2011 l'Envoyé spécial de l'UA pour la question de la LRA et le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (UNOCA). Ce dernier agit sur la base d'un mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 14 novembre 2011.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 10:53

 

 

 

 

 Ntsimi 2012

Par RFI mardi 10 avril 2012

 

L'affaire Antoine Nstimi, diplomate camerounais, président de la commission de la Cémac qui a été interdit de séjour en Centrafrique alors que le siège de la Cémac se trouve à Bangui, connaît un nouvel épisode. Alors que la Cémac, Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, cherche à régler la crise diplomatique ouverte par cette expulsion, une nouvelle «affaire dans l'affaire» éclate à présent : l'AFD, l'Agence française de développement affirme que son directeur général Dov Zerah a décidé de porter plainte contre Antoine Nstimi. Cette plainte intervient après des révélations de l'hebdomadaire Jeune Afrique.

L’hebdomadaire, dans sa première livraison d'avril, a en effet publié toute une série documents bancaires où l'on découvre une «multiplication hors normes» de retraits en espèces ainsi que des locations d'avions et des frais de missions présentés par le diplomate camerounais. Jeune Afrique publie ainsi une note de frais de près de 20.000 euros pour une réception qui aurait été donnée en l'honneur et en présence du patron de l'AFD. Or Dov Zerah nie avoir participé à ce repas. On soupçonne une fausse facture.

Si l'on en croit la facture publiée par Jeune Afrique, onze convives se trouvaient autour de la table le 14 février dernier dans le restaurant de l'hôtel Méridien Etoile de Paris. Parmi eux Dov Zerah, le patron de l'Agence française de Développement.

Mais le document pose question. D'abord le nom du restaurant : il est écrit «Arnoc» au lieu de «L'Orenoc.» Puis bien sûr le montant exorbitant de la facture : 19.940 euros (plus de 13 millions de Francs CFA), payés cash par Antoine Ntsimi en personne. Jeune Afrique s'est amusé à faire un petit calcul d'après la carte du restaurant : imaginant que chacun des 11 convives aient dégusté les plats les plus chers et bu chacun 2 bouteilles de vin ou de champagne des meilleurs, la facture n'aurait pas dépassé les 7.000 euros. On est loin des 20.000 présentés comme note de frais.

Autre problème : il est écrit sur le document que la réception a été donnée dans le cadre de la signature d'une convention de financement AFD-CEMAC. Or aujourd'hui, l'AFD explique que cette convention n'a été signée que neuf jours plus tard à Bangui, par le représentant local de l'Agence, que Dov Zerah n’a jamais participé à ce repas, que son titre a été utilisé à ses dépens et qu'il compte porter l'affaire en justice.

 

 

CEMAC : Antoine Ntsimi poussé vers la sortie ?

mardi 10 avril 2012  par L’Agence de Presse Xinhua

En empêchant le Camerounais de débarquer d’avion dans leur capitale « de retour d’un voyage à l’étranger », selon les termes d’un communiqué officiel du pouvoir camerounais publié le 22 mars, les autorités centrafricaines ont révélé au grand jour des velléités jugées par les observateurs sans élégance et inopportunes pour le contrôle de la gestion des institutions régionales.

« On peut reprocher des choses à Antoine Ntsimi comme individu et comme président de la Commission de la CEMAC. L’Etat de droit suppose que la procédure doit être suivie comme c’est prévu. Le mandat est supérieur est à l’individualité », analyse le politologue Joseph Vincent Ntuda Ebodé.

Des sources concordantes annoncent que le pouvoir centrafricain réclame le départ d’Antoine Ntsimi, nommé en 2007 pour cinq ans, au profit d’un Centrafricain, en application du principe de rotation géographique consacré par le sommet des chefs d’Etat de la région en janvier 2010 à Bangui pour les postes de responsabilité au sein des institutions régionales.

Deux noms sont mêmes avancés pour remplacer le Camerounais. Celui de l’ex-Premier ministre Elie Doté, jugé proche du président François Bozizé, et celui d’Enoch Dérant-Lakoué. Certes, Ntsimi est déclaré candidat à sa propre succession, mais quelques indicateurs pourtant perceptibles dans certaines décisions des instances supérieures de la CEMAC laissent peu penser à son maintien.

Par exemple, le communiqué final publié au terme de la 22e session ordinaire du Conseil des ministres le 19 décembre 2011 à Brazzaville au Congo, pays assurant actuellement la présidence tournante de l’organisation régionale, a fait état de la réaffirmation de ce principe « tel qu’adopté par la Conférence des chefs d’Etat ».

En outre, après avoir adopté le budget 2012 de l’institution, ces assises présidées par le ministre d’Etat congolais, coordonnateur du Pôle économique, ministre de l’Economie, du Plan, de l’Aménagement du territoire et de l’Aménagement, Pierre Moussa, ont indiqué que « ce budget doit prendre en compte (..) l’impact de l’indemnité de départ des responsables des institutions, organes et institutions spécialisées ».

En clair, à la suite de la nomination à la tête de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC, basée à Yaoundé) de l’Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama, premier bénéficiaire du processus institué par les chefs d’Etat, qu’il s’agisse d’Antoine Ntsimi ou des autres responsables des institutions de la CEMAC, les possibilités de renouvellement de mandat sont vraisemblablement peu probables.

Pour rappel de mémoire d’ailleurs, une disposition (art.2) de la Déclaration du sommet des chefs d’Etat du 17 janvier 2010 avait clairement affirmé « l’application de la règle de rotation par ordre alphabétique équitable des postes entre les Etats membres, notamment la bonne gouvernance et le non cumul desdits postes par un Etat ».

« Le présent Acte Additionnel qui abroge toutes les dispositions antérieures contraires, notamment le consensus de Fort-Lamy, entre en vigueur pour compter de la date de son adoption », avait par ailleurs précisé le texte.

Mais en marge du débat déclenché par l’affaire Ntsimi, le politologue Ntuda Ebodé estime que les leaders d’Afrique centrale ont accompli un travail partiel en omettant de porter leur réflexion sur la rotation infrastructurelle. « Il ne peut pas y avoir de rotation du personnel sans rotation des sièges. Dans chaque capitale, on doit construire un siège de la CEMAC », dit-il.

Pour l’universitaire camerounais enseignant à l’Université de Yaoundé II, « si on veut promouvoir la gouvernance sous-régionale, on doit tenir compte du fait que le non-respect des textes ( concernant le refoulement de Bangui du président de la Commission de la CEMAC, ndlr) vient davantage du côté de l’exécutif centrafricain. S’il faut maintenir le siège de la CEMAC à Bangui, les autorités centrafricaines doivent considérer que ce qui est à Bangui est pour la sous-région ».

Le malaise créé par cet incident a entraîné un ballet diplomatique entre les capitales de la région. A Yaoundé, le ministre d’Etat congolais Pierre Moussa et le ministre secrétaire général de la présidence centrafricaine Albert Besse ont tour à tour été reçus le 29 mars et le 2 avril par le président Paul Biya pour faire baisser la tension.

Un communiqué du ministre camerounais des Relations extérieures Pierre Moukoko Mbonjo annonçait déjà le 22 mars que « le président Denis Sassou Nguesso du Congo, président en exercice de la CEMAC, a été saisi aux fins de règlement de la situation ainsi créée, dans le souci de préserver la dynamique de l’intégration régionale chère à nos pays et à nos peuples ».

Depuis lors, la gestion du dossier se fait directement au palais de l’Unité, à en croire des sources proches du pouvoir de Yaoundé. Ici comme dans les autres pays de la région, tous les regards sont tournés vers le prochain sommet des chefs d’Etat dont aucune date n’est encore fixée, pour trancher le débat sur le maintien ou le départ d’Antoine Ntsimi et d’autres responsables en fin de mandat.

 

 

 

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 01:55

 

 

 

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 l'escroc Patrice Edouard Ngaissona

 

 

 

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le ministre des sports Jean Serge Bokassa

 

 

Une enquête de la rédaction

 

 

La sortie du ministre des sports la semaine qui vient de s’écouler a achevé de convaincre ceux qui en doutaient encore que la conquête de la présidence de la Fédération Centrafricaine de Football (FCF) par un certain Patrice Edouard Ngaïssona n’avait nullement pour objectif la relance du foot centrafricain mais bel et bien l’enrichissement illicite de celui-ci sur le dos du football, des footballeurs et de l’Etat centrafricains.

 

C’est de façon tout à fait incidente que les projecteurs ont été braqués sur le football centrafricain. En effet, pour avoir mis en place un comité chargé de regarder la gestion des ressources générées par le foot, le ministre des sports Jean Serge Bokassa a déclenché l’ire de la FIFA - saisie par la FCF – qui va non seulement accuser le ministère d’ingérence dans les affaires de la fédération mais aussi menacer de mettre cette dernière au banc de la communauté footballistique mondiale.

 

Saisissant cette menace au bond, M. Ngaïssona choisira le canal des micros pour stigmatiser le ministre et se répandre sur lui dans un registre qui heurte la civilisation, l’éducation et le bon sens. Poussé ainsi dans ses retranchements et excédé, Jean Serge Bokassa a choisi de lui donner le change dans les mêmes formes – mais pas dans le même registre – peu importe ce qui adviendra. On est en bozizie il ne faut pas l’oublier et Ngaïssona est un pur poil du sérail.

 

La sortie du ministre a permis de mettre en évidence des pratiques mafieuses confinant à la prédation caractérisée par les fausses factures, les surfacturations, les doubles factures et surtout les détournements de fonds et les mélanges de portefeuilles. Les montants annoncés par le ministre donnent froid dans le dos : plus de 400 millions de FCFA sollicités du gouvernement pour le match amical contre Malte alors que celui-ci est entièrement pris en charge par les organisateurs ; plus de 350 millions FCFA pour le match contre l’Egypte, etc. Pour ce dernier, le comble, c’est que le budget se trouve encore sur le bureau du ministre mais que son double est déjà soumis en conseil de ministres. Par qui a-t-il été introduit jusque là-bas ?

 

Il n’en faut pas plus pour se convaincre que la lutte engagée par Ngaïssona contre Thierry Kamach alors Président de la FCF ne visait qu’un seul objectif, s’enrichir. En se berçant ainsi de l’illusion qu’il est un proche parent de Bozizé et que sa seule présence à la tête de la fédération faciliterait les décaissements des budgets aussi fantaisistes que fictifs sans le moindre risque pour lui, M. Ngaïssona a perdu de vue la réalité financière des caisses de l’Etat, leur vacuité du fait de la prédation de ses parents.

 

C’est ainsi qu’à plusieurs reprises, ; il lui a fallu emboucher la trompette, par radio KNK interposée, pour mettre la pression sur le gouvernement afin d’obtenir tardivement le moindre décaissement, soit pour interner l’équipe nationale, soit pour payer les titres de transport et se rendre aux compétitions internationales. Bien souvent, on rapporte que c’est le Président de la République qui a donné « personnellement » x montant….ou que c’est le Président de la FCF qui mis, « personnellement » lui aussi, la main à la poche pour rendre telle ou telle action réalisable. Où tous les deux trouvent-ils cet argent ?

 

Face à la persistance de cette pratique - qui risque de les ruiner – qui tend à devenir la règle désormais, M. Ngaïssona montre des signes d’agacement et l’idée d’une démission lui frôle par moments l’esprit.

Bozizé se plaignant d’avoir mis en un an plus de 2 milliards de F CFA dans toutes les compétitions sportives confondues et que seuls le foot et le basket ont à eux deux, bénéficié de la plus grosse part de cette somme – pour des résultats décevants – M. Ngaïssona en a conclu que c’est peut-être la fin des haricots.

 

La conclusion d’un contrat avec un entraineur français (Jules Accorsi) et la gestion irresponsable et honteuse qui en a été faite – y compris au plus haut sommet de l’Etat – a mis en évidence l’incompétence de M. Ngaïssona, son manque de vision et son irréalisme, connaissant les capacités financières de l’Etat sous le gouvernement de son parent de Président de la République, François Bozizé.

 

A l’opposé, il est tout aussi surprenant qu’incompréhensible que des intellectuels de haut niveau dont un banquier tels que MM. Célestin Yanindji et Grégoire Zowaye s’acoquinent avec un tel personnage et une telle médiocrité au risque de voir leurs noms et leurs images être associés à une telle calamité. En choisissant de servir de faire-valoir dans un tel système, ces deux compatriotes ont pris un risque insensé dont il est temps qu’ils y mettent un terme.

En tout état de cause, les jours et les semaines à venir ne manqueront pas de nous fournir des éléments nouveaux sur le bras-de-fer FIFA/Ministère des Sports.

 

La Rédaction C.A.P

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 01:16

 

 

 

Baba-Ladde1

 

Tchad  Le général Baba Laddé et le FPR soutiennent les révoltés dOum Hadjer

Lundi 9 avril 2012

 

Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) et moi-même, le Général Baba Laddé, soutenons entièrement les commerçants d'Oum Hadjer et toute la population de la localité, en révolte contre les sbires du régime de Déby, venus encore piller leurs maigres biens.

Que la population du Tchad sache que le FPR soutiendra toujours sa révolte contre la dictature où que ce soit, d'Aozou à Baibokoum, de Rig-Rig à Singuila.

Nous rappelons aux pouvoirs tchadiens et centrafricains qu'ils ont jusqu'au 1er mai 2012 pour entamer des négociations de paix et de démocratisation, après cette date, le Front Populaire pour le Redressement et le Parti pour la Justice et le Développement reprendront les armes.



                                                             Général Baba Laddé

source : blog de Makaila

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 00:54

 

 

 

 

MZ au QG de Hollande

 

 

Au lieu de travailler et gouverner pour développer son pays, en assurant le bien-être à son peuple en enrayant le fléau de l’insécurité, en lui offrant l’autosuffisance alimentaire, la santé, de l’eau potable et l’électricité, des routes carrossables, l’instruction à sa jeunesse, BOZIZE s’est recroquevillé sur sa famille et son clan et compte sur l’extérieur et l’accumulation des armes de guerre pour continuer à demeurer ad vitam aeternam au pouvoir. Que les ponts sur les principaux axes routiers de la capitale s’écroulent les uns après les autres et restent dans cet état des mois voire des années, ce n’est pas son problème. Que la population n’aie pas d’eau potable ni de l’électricité des mois durant, il n’en a rien à foutre. Seul compte, son pouvoir.

 

Aujourd’hui, les Centrafricains et leur pays se meurent. La famine sévit quasiment partout dans le pays. Le pouvoir de BOZIZE, après presque dix années bientôt de règne, n’arrive pas à assurer la fourniture de l’électricité et l’eau potable, ne serait-ce qu’aux citoyens de la capitale. La vie quotidienne est tout simplement épouvantable et inqualifiable. Il peut se passer plusieurs semaines voir mois que l’eau ne coule pas dans les robinets. La fourniture du courant électrique, du fait des délestages chroniques, ne permet plus la conservation des aliments, de l’éclairage et un fonctionnement normal correct des activités quotidiennes vitales, sanitaires, commerciales, administratives, et autres qu’exige la vie moderne aujourd’hui.

 

Voilà un pays, la RCA où toutes les conditions d’un coup d’Etat sont amplement réunies depuis bien longtemps mais où paradoxalement rien ne se produit, ce qui donne l’illusion d’une invulnérabilité totale au potentat local, le général d’opérette François BOZIZE. En revanche au Mali récemment, prenant prétexte sur l’incompétence réelle ou supposé d’ATT, ce dernier a été chassé du pouvoir par seulement quelques officiers et des hommes du rang. 

 

Selon des informations dignes de foi émanant d’une source bien placée dans l’entourage de BOZIZE, un vent de panique soufflerait actuellement sur la bozizie avec les perspectives plus que probables de l’entrée prochaine à l’Elysée du candidat François HOLLANDE. Certains pouvoirs autocratiques et prédateurs d’Afrique centrale, notamment celui de BOZIZE, ont désormais quelques soucis à se faire et doivent en effet commencer à s’affoler sauf si, comme le passé, les socialistes français laissent encore la françafrique prendre le dessus dans les rapports de la France avec l’Afrique, ce qui serait à désespérer de la gauche et surtout du PS.

 

Cela est d’autant plus vrai que Centrafrique-Presse avait récemment fait état dans une de ses récentes parutions de la visite du président du MLPC Martin ZIGUELE au QG électoral parisien de François HOLLANDE, avenue de Ségur à Paris ainsi que des entretiens qu’il y a eus avec les proches collaborateurs et conseillers du candidat du PS français à l’élection présidentielle.

 

Toujours d’après nos informations, certains dans l’entourage de BOZIZE s’apprêteraient à profiter de l’opportunité que leur offrent le séjour en cours et surtout la visite de Martin ZIGUELE à ses amis du PS pour tenter d’extorquer beaucoup d’argent à BOZIZE en lui faisant miroiter des plans de contre-lobbying et des projets de venir contrer sur place en France l’activisme de Martin ZIGUELE. BOZIZE on le sait, succombe facilement à ce genre de chants de sirène qui a permis naguère aux Fidèle GOUANDJIKA et autre Thierry MALEYOMBO et Simplice Aurélien ZINGAS, de venir plastronner à Paris tout en lui ayant préalablement pris beaucoup d’argent pour des résultats peu convaincants.

 

Rédaction C.A.P

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 00:50

 

 

 

 

boz Francis

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 09 Avril 2012 14:43

La matinée de ce 9 avril 2012 a été un cauchemar pour les habitants de la ville de Bangassou (est) : de fortes détonations d’armes de guerre ont été entendues dans toute la ville pendant plusieurs heures. Il s’agit de la colère des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en mission dans le Mbomou. Ces hommes en treillis ont ainsi réclamé leur prime globale alimentaire (PGA) non perçue depuis un mois et demi.

Les militaires en question sont ceux qui ont participé aux côtés de l’armée tchadienne dans la traque du Général rebelle Baba Ladé en janvier dernier.

Le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a rapporté les faits a expliqué que ces éléments des FACA poursuivent d’ailleurs leur mission consistant à retrouver Baba Ladé et ses acolytes.

Le correspondant a en outre précisé que face à cette situation, « la population de Bangassou s’est vue obligée de procéder à une collecte de fonds et des denrées alimentaires, afin de calmer la colère des militaires. Une somme de 43 000 francs CFA (environ 66 euros) a été remise à ces derniers qui ont finalement cessé de faire des tirs de sommation ».

Radio Ndeke Luka n’a pas encore enregistré la réaction des autorités concernées sur la situation de ces militaires qui ont commencé leur mission depuis Kaga Bandoro, Ouandago, Mbrés, Grimari, Bria, (nord) Bambari (centre) et Bangassou.

 

NDLR : Cette information a été confirmée à la rédaction de C.A.P par un habitant de la ville de Bangassou ayant requis l’anonymat. Celui-ci a également confirmé la collecte d’argent et de nourriture par les habitants de la ville. Toujours selon notre informateur, les soldats mutinés auraient exigé que Francis Bozizé vienne en personne les trouver à Bangassou pour leur donner des explications sur le non-paiement de leur Prime globale d’alimentation. A rappeler que lorsqu’il fut chef d’état-major des FACA, Bozizé s’était fait une triste spécialité : détourner les sommes destinées au versement des PGA des soldats. Il essuyait pour cela de fréquentes mutineries.

Par ailleurs nous avons aussi appris qu’environs huit cents habitant de la localité de Libii, localité située entre Damara et Sibut, se seraient soulevés ce lundi et armés d’armes blanches et de fusils de fabrication artisanale appelés « ga na pointe », auraient bloqué la circulation sur l’axe routier et sérieusement mis en difficulté le détachement de la garde présidentielle basé à Damara qui aurait tenté vainement de libérer la voie.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 00:27

 

 

 

Antoine Ntsimi

 

Crise CEMAC : Les dessous cachés de l’affaire Ntsimi

YAOUNDÉ - 05 Avril 2012 © Alphonse Sinkam  L'Actu

L'interdiction faite au Président de la Commission de la Cemac de reposer les pieds sur le sol centrafricain, dévoile chaque jour, ses mystérieuses connexions.

Arrivé le mercredi 21 mars 2012 à l'aéroport de Bangui M'poko par vol régulier de la compagnie Ethiopian airlines, dit-on pour toucher son salaire, Antoine Ntsimi, président de la Commission de la Communauté économique et monétaire d'Afrique Centrale (Cemac), avait été contraint par le protocole d'Etat centrafricain, de reprendre l'avion pour Addis-Abeba, sur ordre du président de la République, François Bozize.

Inutile de préciser que ce fâcheux incident a depuis lors, donné lieu à un intense ballet diplomatique entre Yaoundé et Bangui. Les pairs de la Cemac étant soucieux de régler ce couac diplomatique au mieux des intérêts, bien compris des Etats intéressés et de la Sous-Région.

A l'heure où des tractations diplomatiques se déroulent entre les capitales concernées par la résolution de cette crise, le voile se déchire peu à peu sur les ressorts de ce qui peut être désormais considéré comme un conflit personnel entre le Camerounais Antoine Ntsimi et le Centrafricain François Yangouma Bozize, Chef de l'Etat. Selon nos informations, le ministre Secrétaire général de la présidence de la République centrafricaine, qui avait été reçu en mi-journée du 1er avril par le Chef de l'Etat Camerounais Paul Biya, était porteur d'un pli où étaient listés les griefs portés par Bozize contre Antoine Ntsimi notamment, les faits constitutifs à son «immixtion manifeste dans les affaires intérieures centrafricaines».

Une Camerounaise dans le coup

Des informations, recoupées à bonne source, indiquent par ailleurs que la décision d'expulser le président de la Commission de la Cemac du sol centrafricain, avait été arrêtée en décembre 2011, un an après la fin officieuse de son mandat intervenue en janvier 2010, après le sommet des Chefs d'Etat à Bangui. Sommet qui avait décidé du principe des postes tournants au sein de la Cemac. La bonne occasion est arrivée ce 21 mars, enjolivée par ce que les autorités centrafricaines qualifient de personnage «ordurier, violent, insolent et grossier».

Sitôt les autorités de Bangui informées qu'il se trouvait dans l'avion éthiopien, un dispositif a été mis en place pour l'humilier. Au cas où il aurait résisté à son refoulement, les menottes que tenaient ostensiblement devant lui le Commissaire de l'aéroport, auraient servi.

L'instrumentalisation de son expulsion aurait été orchestrée par le ministre d'Etat Centrafricain des Finances, le colonel Sylvain Ndoutingai et celui de la Justice, Firmin Findiro. Ce dernier, dont l'épouse d'origine camerounaise, Léocaldie Findiro, et de la même ethnie (éton) que le truculent Antoine Ntsimi, aurait donné de précieux «tuyaux» sur l'homme de la Lekié. Selon notre source, le ministre Centrafricain des Affaires étrangères, Antoine Gambi, aurait été tenu à l'écart du dossier «Ntsimi», parce que n'appréciant pas la «manière» avec laquelle cette affaire a été montée.

Des informations en notre possession font état du fait qu'Antoine Ntsimi, que les Centrafricains appellent «Monsieur 30%», n'aurait pas la main large pour ses hôtes, y compris le président Bozize. Pourtant, il serait à la tête d'une fortune considérable, amassée selon eux, lors de la dévaluation du franc Cfa en 1994, alors qu'il était ministre Camerounais des Finances.

Pierre Moussa, ministre d'Etat, ministre de l'Economie, du Plan, de l'Aménagement du Territoire et de l'Intégration du Congo, reçu par Paul Biya dans le cadre de cette affaire, a fait un saut par Bangui sur le chemin de retour dans son pays. Il s'est entendu dire par François Bozize que, «ce monsieur (Antoine Ntsimi, Ndlr) a déjà perçu toutes ses indemnités de départ, salaires et solde de tout compte. Je ne vois pas ce qu'il vient encore faire à Bangui», a fulminé le Chef d'Etat Centrafricain. L'émissaire du président Denis Sassou Nguesso semble être rentré bredouille à Brazzaville, le maître de Bangui campant sur sa position, voir «Bad Boy» débarrasser définitivement le plancher.

 

 

Cemac :De nouvelles révélations sur l’affaire Antoine Ntsimi. Ces révélations qui accablent plutôt Bozizé

YAOUNDÉ - 09 Avril 2012  © Michel Tefou  La Météo

Selon de hauts fonctionnaires rencontres au siège de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique Centrale (Cemac) à Bangui, une affaire d'argent serait au centre de la brouille entre François Bozizé et Antoine Ntsimi.

Ainsi, selon des témoignages que nous avons pu obtenir au siège de la Cemac à Bangui, des hauts fonctionnaires de cette structure qui ont requis l'anonymat, rien de tout ce qui est reproché à Antoine Ntsimi par le président centrafricain ne serait fondé. En effet, l'origine de la brouille entre Antoine Ntsimi et François Bozizé remonte lors de la préparation du sommet de la Cemac qui s'est tenu à Bangui les 15, 16 et 17 janvier 2010.

A cette occasion, selon nos sources, le président centrafricain convoque Antoine Ntsimi dans son palais. En présence de ses collaborateurs, il réclame au président de la Commission de la Cemac une somme de 500 millions de FCFA destinée, selon lui, à la rénovation du Palais de l'Assemblée nationale centrafricaine où les chefs d'Etat de la Cemac devaient être reçus. En outre, François Bozizé revendique 200 millions pour son épouse, aux fins des réceptions à organiser lors de ce sommet.

Le Président de la commission, qui a déjà, à cet instant, une réponse négative, se garde par courtoisie, disent les fonctionnaires de la commission, de l'exprimer à François Bozizé. Il choisit de se donner deux semaines avant de lui expliquer qu'il ne peut accéder à ses demandes. Son refus s'appuie sur les règles de la Cemac qui stipulent que chaque Etat qui accueille un sommet de cette organisation utilise ses fonds de souveraineté pour son organisation.

Depuis lors, assure-t-on au siège de la Commission à Bangui, François Bozizé nourrirait «une haine profonde» à l'endroit d'Antoine Ntsimi. Cela se verra notamment à travers la presse centrafricaine qui va changer de ton à l'endroit du président de la Commission, l'accusant de tous les maux. Comme ce premier stratagème ne suffit pas à ébranler Antoine Ntsimi, les Camerounais auraient été mis à contribution, notamment les journalistes qui sont alors reçus à Bangui d'où ils en repartent plein de consignes et surtout de fric. Ce sont eux qui se chargeront de démolir leur compatriote après l'incident savamment orchestré de l'aéroport de Bangui. Le mot est passé aux autres confrères qui répètent en chœur, «Antoine Ntsimi est arrogant et irrévérencieux à l'endroit du Président centrafricain", "il se prend pour le 7e président de la zone Cemac», «son cortège se compose de plusieurs voitures qui déambulent dans les rues de Bangui». A son tour, Jeune Afrique est mis à contribution et sort du chapeau les dépenses dispendieuses du président de la commission de la Cemac.

Un audit d'ici deux mois.

A Bangui, au siège de la Cemac, on estime que s'agissant de la posture de 7e président qui lui est accolé, Antoine Ntsimi en a les attributions au regard des statuts de la Cemac. Ceux-ci, depuis le passage du secrétaire exécutif au président de la Commission, lui garantissent «indépendance et droit d'injonction» vis-à-vis des Etats membres.

Quant aux dépenses que Jeune Afrique dénonce, la réponse des fonctionnaires de la Cemac est sans équivoque «Nous ne voyons pas de quoi parle ce journal. Ces documents sont-ils authentifiés? Ne sont-ils pas sortis de leur contexte? S'agit-il d'un audit? S'agit-il des dépenses liées au budget de fonctionnement ou plutôt du gaspillage des ressources propres de l'institution? Rien de tout ce que cette mission commandée de François Soudan et Philippe Meyer, qui ont souvent émargé auprès de la Cemac, raconte n'est fondé. Ils auraient été plus crédibles s'il s'agissait d'un audit, à l'image de l'audit institutionnel annuel de la Cemac, prévu chaque année et dont celui de l'année 2011 va démarrer d'ici deux mois».

Au-delà du cas Ntsimi, nos sources soulignent aussi que les deux Camerounais qui ont précédés l'actuel président de la Commission de la Cemac à Bangui ont rencontré des problèmes autrement plus graves sans que cela ne soit autant médiatisé. Thomas Dakayi Kamga, secrétaire exécutif de la Cemac, n'a passé que deux années et demie dans ses fonctions, puis a été démis à l'unanimité des cinq autres Etats de la sous-région qui l'accusaient d'inertie et d'incompétence. Il a été débouté par la Cour de justice communautaire à Ndjamena, après avoir saisi cette instance pour se plaindre de la manière dont il a été débarqué. Pour ce qui est de Jean Nkuete, il a été déchargé de ses fonctions à la demande de l'Union Européenne qui lui reprochait d'avoir distrait 2 milliards de FCFA destinés au Programme indicatif national (Pin), au point que l'Union européenne a menacé de mettre un terme à ce financement communautaire. Ainsi donc, la Cemac n'a jamais été un long fleuve tranquille pour le Cameroun.

Dans les prochains jours, le siège de la Commission de la Cemac devrait être déplacé de Bangui pour Brazzaville. Selon nos sources à la commission de la Cemac, ce n’est plus un projet. C’est devenu une urgence depuis quelques jours.

Brazzaville, la capitale congolaise accueillera dans les prochains jours le siège de la commission économique et monétaire d’Afrique centrale. La décision n’attend plus que le sommet des chefs d’Etats de la Cemac, qui aura lieu bientôt pour être entérinée.

L'idée de délocaliser le siège de la Cemac a été initiée par les présidents camerounais et congolais. Selon des responsables de premier plan de cette institution supra nationale, les autres chefs d'Etats, à savoir Ali Bongo Ondimba du Gabon, Idriss Deby du Tchad et Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale, ne seraient pas opposés à cette délocalisation.

Une diplomatie discrète et efficace.

L'insécurité qui règne à Bangui en particulier, et en République centrafricaine en général a poussé certains hauts responsables de la Cemac à s'interroger sur le maintien du siège de la Cemac dans ce pays. Et voilà que la goutte d'eau qui fait déborder le vase tombe le 21 mars dernier: l'acte d'agression (ou l'incident, selon les convenances des uns et des autres), dont a été victime le président de la Commission de la Cemac, Antoine Ntsimi, et la crainte de voir la récurrence ou l'accentuation de tels actes, est venue conforter l'idée de délocaliser le siège de la Cemac.

Au moment où Antoine Ntsimi est agressé par les forces de l'ordre centrafricaines, sur ordre du président François Bozizé, Paul Biya, comme à son habitude, n'en a pas fait un problème bilatéral. Alors qu'une partie de l'opinion n'a pas hésité à dire de lui qu'il est attentiste, que le Cameroun a une diplomatie de la peur et de la paresse, l'énigmatique Paul Biya a décidé de respecter les voies légales. Et surtout, il a décidé avec ses homologues de lever définitivement l'équivoque Bangui.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 22:28

 

 

 

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Ce qui arrive aujourd'hui à la République Centrafricaine est un épisode qui donne la chair de poule à tous ceux qui ont vécu dans ce pays ou qui y ont passé un long séjour pour le connaître et l'apprécier.

C'est la péripétie d'une histoire qui vous fait passer des ténèbres de la colonisation, à l'espoir d'un avenir lumineux, la péripétie de l'histoire d'un homme éclairé, qui vous fait passer de la lumière, aux profondeurs du gouffre creusé par ceux qui étaient censés perpétuer cette lumière sur leur contrée. Quel paradoxe ?

Boganda est né à un moment où la plupart de ses parents ne connaissaient rien de l'instruction. Il a eu cette chance de bénéficier des avantages qu'offrait l'école, avantages qu'il ne tardera pas à mettre aux services de ses frères, en devenant tout d'abord un homme d'église pour ouvrir la foi de ses frères et les instruire des préceptes de l'amour, de l'amour du créateur et de l'amour de tous les autres congénères. Cette mission, qu'il a accomplie avec tout le dévouement qu'il fallait, ne pouvait se réaliser entièrement sans la part de l'action politique indispensable à la concrétisation de cette gigantesque œuvre, dont Boganda avait bien mesuré la taille, saisi la gravité et intériorisé la nécessité de la réussir.

Ainsi, il avait recours à la foi, à l'amour des autres, à la détermination et au sacrifice de soi pour se lancer dans un combat dont le caractère était un monstre d'ingratitude. Ce n'est donc pas surprenant qu'habité par de tels attributs, il avait ouvert son cœur à tout le monde et étendu sa lutte à la libération de l'ancienne Afrique Équatoriale Française, dont il voulait faire un seul territoire. Visionnaire, il a tout de suite compris les déboires qu'essuieraient les poussières de Républiques que pourraient être le Tchad seul, le Congo seul, le Gabon seul, l'Oubangui-Chari seul. Grand, il a mis toute son énergie à faire que ce rêve de la République Centrafricaine devînt un jour réalité.

Et que reste-t-il aujourd'hui de ce rêve ? La République Centrafricaine.

Et quelle République Centrafricaine ? La République Centrafricaine, pas celle de Boganda. Pas celle de Boganda pour les multiples raisons que chacun sait, car dans l'ensemble, les différents successeurs de cet Grand Homme ont usé de tous les artifices pour faire oublier de l'histoire et de la mémoire des centrafricains la philosophie de l'homme, son action politique, pour la simple raison qu'ils ne pouvaient pas appliquer le programme prévu par Boganda, programme dont le fondement était une amélioration certaine des conditions de vie de ses concitoyens, programme qui demandaient le sacrifice, l'amour des autres, l'esprit de partage et d'équité.

Les successeurs de cet Grand Homme ne pouvaient pas appliquer un programme réaliste et républicain, pour la simple raison que leurs intérêts personnels primaient les intérêts de l'ensemble, à un point, tel que si Boganda fut à son époque le centre de l'A.E.F, la République Centrafricaine fut à un moment donné, plus précisément pendant quelques années à partir du 4 décembre 1977, le centre du monde avec une ridicule transformation, anachronique, du pays en Empire.

Les intérêts personnels des successeurs de Boganda priment les intérêts de l'ensemble à un point, tel que la République Centrafricaine est aujourd'hui le centre de la pauvreté en Afrique, en dépit de toutes les ressources et du bon climat dont elle regorge et dont elle jouit. Comment peut-on comprendre un tel paradoxe ? Les gens qui se disent responsables dans les divers domaines de la vie sociale de Centrafrique ont-ils encore leur bon sens pour se rendre compte de la descente aux enfers de ce pays? Sont-ils assez responsables pour comprendre que seules les grandes orientations et les grandes décisions qu'ils prennent sont les seuls leviers qui peuvent permettre à se pays de se maintenir debout, pour faire face aux problèmes auxquels il est confronté ? Sont-ils assez responsables pour comprendre qu'une politique sans programmes, sans vision, et sans objectifs est semblable à un navire sans boussole, un navire en perdition ? Encore faudrait-il qu'ils se soucient d'être à la barre d'un navire qu'ils sont chargés de mener à bon port ?

L'Oubangui-Chari a produit un homme exceptionnel, un homme habité par le souci de la bonne santé, de la sécurité, du bien-être de tous ceux au milieu desquels il se trouvait. Et parce qu'il était un homme exceptionnel, peut-on penser qu'à cause de cette éminence précoce, précoce par rapport à son époque, Boganda, par son nationalisme, sa grandeur, a laissé aux centrafricains une charge dont ils ont beaucoup de mal à s'acquitter ?

Obo, Zémio, Ndélé, Birao sont des villes centrafricaines qui ne savent rien de ce qui se passe dans la capitale parce qu'elles en sont coupées. Les centrafricains meurent sur les routes par manque d'entretien de ces routes. Les rues de Bangui sont devenues des pistes de rallye pour les 4X4 de dernier cri que seuls s'octroient les hommes puissants.

L'eau potable manque dans certains quartiers de Bangui, quand d'autres sombrent dans l'obscurité totale.

L'empoisonnement est devenu l'arme redoutable qu'on emploie pour éliminer tous ceux qui gênent, sans que la moindre enquête policière s'ensuive.

Est-ce ça, le Centrafrique qu'on veut laisser à la postérité ?

Boganda n'a jamais souhaité une telle acrobatie manoeuvrière pour son pays.

L'on peut se tromper, c'est la nature de l'homme, mais se tromper volontairement en laissant mourir « ses propres frères », alors qu'on peut faire quelque chose pour les sauver, est un comportement qu'on ne trouve même pas chez les bêtes de la même espèce.

Les centrafricains souffrent, ils souffrent dans leur chair et même s'ils ne l'expriment de la manière la plus criante ou la plus sauvage, le rôle d'un responsable est aussi de chercher à se mettre à la place de ceux dont il a la responsabilité, pour mieux estimer les conditions dans lesquelles ceux-ci se trouvent.

Boganda est un « mythe »; il n'est pas mort car ses idées sont impérissables. Et la République centrafricaine sortira du calvaire dans lequel on l'a plongée, pour peu qu'on s'imprègne de ces idées salvatrices.

Que le bon sens gagne tous les esprits pour que dans l'unité, la dignité et le travail bien fait, vive le Centrafrique.

 

Un fils d'Oubangui-Chari et de Centrafrique.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 00:27

 

 

 

 

Ntsimi 2012

http://www.acturank.com samedi 7 avril 2012, par Marie

Le sommet de la Cémac à Brazzaville en juin prochain promet d’être mouvementé à cause de la polémique autour du cas d’Antoine Ntsimi, le président de la commission de cet organisme, qui avait été refoulé à l’aéroport de Bangui en mars dernier. Quelques jours plus tard, il était déclaré persona non grata en République Centrafricaine.

Le président centrafricain François Bozizé voulait d’ailleurs encore son départ en janvier quand la Cémac devait tenir son sommet à Brazzaville, qui a été reporté.

La Cemac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

Plusieurs observateur accuse Monsieur Ntsimi de malversation et de gaspiller beaucoup d’argent notamment en simples déplacements.

Cet article se base sur ou est repris de VOA News

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 00:24

 

 

 

Mme Margret Vogt

07/04/2012 (Pana) -  Une émissaire des Nations unies exhorte à un soutien accru aux efforts de paix en Centrafrique - L'émissaire spéciale du secrétaire général des Nations unies et  chef du Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA), Mme Margaret Vogt, a exhorté la communauté internationale à soutenir les efforts en cours pour rétablir la stabilité dans ce pays.

Elle a déclaré que plus de 19 millions de dollars américains sont nécessaires pour achever son processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion en République centrafricaine (RCA).

'Je crois que la possibilité de stabiliser la République centrafricaine est bien réelle maintenant, si nous faisons quelques efforts pour y arriver', a déclaré Mme Vogt dans une interview accordée à la Radio des Nations unies en marge d'une réunion des 'Amis de la République centrafricaine' au siège des Nations unies, à New York, aux Etats-Unis.

Elle a également déclaré qu'elle espère que les donateurs vont dans les prochaines semaines fournir plus que les 2 millions de dollars nécessaires dans l'immédiat pour terminer les programmes de désarmement et de démobilisation.

Mme Vogt a révélé que 'les discussions se poursuivront ensuite sur la façon de collecter le reste du financement nécessaire pour des programmes de réinsertion et de réintégration à long terme'.

Les Nations unies avaient mis un terme à l'opération de maintien de la paix en Centrafrique et au Tchad en 2010, à la fin de son mandat.


NDLR : Qui dit que les rallonges financières pour le DDR que plaide Mme Vogt iraient effectivement au programme DDR et non dans les poches de Bozizé et sa clique de prédateurs. On ne peut continuellement plaider pour ce pouvoir qui n’en a rien à faire des appels incessants pour le respect des droits de l’homme, qui ne fait rien contre l’insupportable impunité des assassins, contre les corrompus et autres prédateurs en son sein.

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