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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 23:18




 

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - République Centrafricaine (HDPT RCA) 17 Aug 2009


Points saillants


- 1.207 refugiées et 2.725 déplacées à Obo et Mboki

- Contingent gabonais de la MICOPAX à Paoua

- Situation humanitaire précaire des déplacées de la région de Kabo


Contexte et sécurité


1207 refugiés et 2725 déplacées à Obo et Mboki


Par suite des attaques des éléments de la Lord's Resistance Army (LRA) dans les villages de Gassimbala (15 Km à l'Est d'Obo) et de Koubou (10 Km à l'Est d'Obo), la majorité des habitants de ces localités ont fuit pour s'installer dans la ville d'Obo craignant la violence des affrontements.


Suite au recensement fait par les membres de l'ONG


Jeunesse Unie pour la Protection de l'Environnement et le Développement Communautaire (JUPEDEC) le 17 aout, il a été recensé 225 personnes déplacées venant de Gassimbala et 281 personnes de Koubou.

Trois des personnes (2 hommes et 1 femme) capturées par les éléments de la LRA à Gougbéré lors des dernières attaques afin de transporter leurs butins auraient été libérées le samedi 15 aout au niveau de Kerré II par ces mêmes éléments de la LRA dans leur progression vers le Nord-ouest. D'autres personnes capturées restent encore entre les mains de la LRA parmi lesquelles 2 filles de 13 et de 14 ans capturées au village Gougbéré lors de l'attaque qui a couté la vie à un habitant du dit village.


Toujours selon la JUPEDEC, à ce jour il y a 1207 refugiées congolais en République Centrafricaine (849 à Mboki et 358 à Obo) fuyant les attaques de la LRA en République Démocratique du Congo (RDC) et 2725 personnes déplacées internes venant des villages Gassimbala, Koubou, Ligoua, Gougbéré, Dindiri, Kamou, Ndigba pour les mêmes attaques de la LRA dans leurs villages.


Une mission conjointe composée des agences des Nations Unies et d'ONGs nationales et Internationales quitte le mercredi 19 aout pour Obo.

Le but de cette mission est de faire une évaluation des besoins non-couverts et d'apporter une réponse humanitaire aux personnes vulnérables.


Pour plus d'informations :


Contingent gabonais de la MICOPAX à Paoua


Le lundi 10 août a eu lieu la cérémonie de prise de fonction du nouveau commandant de la Mission de Consolidation de la Paix en Centrafrique (MICOPAX), le Général Hector Marie Tchemo, en présence du Président François Bozizé.

Lors de cette cérémonie, le président Bozizé a réaffirmé l'importance de la MICOPAX dans le processus de paix actuel.

Enfin le contingent gabonais de cette force vient de prendre service dans la ville de Paoua (sous-préfecture de l'Ouham-Pendé au Nord-ouest).


Actualités


13 août : Lancement du programme DDR à Paoua


"Le programme de Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) commence dès ce jour",


Cette cérémonie s'est déroulée en présence de M. Jean-Jacques Démafouth, premier Vice-président du comité de pilotage du DDR et président de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), un des principaux groupes armés ayant pour fief l'Ouham-Pendé au Nord-ouest du pays.


Selon le Ministre d'Etat en charge de la Communication, M. Cyriaque Gonda, cette première phase qui concerne la campagne d'information et de sensibilisation durera du 13 août au 13 septembre et sera suivie de la 2ème phase qui est l'identification des ex-rebelles.


Toujours selon le Ministre, ce processus du DDR se déroulera dans les 5 préfectures qui sont l'Ouham, l'Ouham-Pendé, la Haute Kotto, la Vakaga et la Nana-Gribizi et concernera 6.000 à 10.000 ex-rebelles. Il a ajouté que le calendrier prévu pour ce processus de DDR est sur 36 mois.


Droits de l'homme pour les leaders d'orphelinats


"Mieux comprendre les besoins des orphelins",
tel est le thème de la formation débuté le lundi 17 août à l'intention d'une quarantaine d'encadreurs et leaders d'orphelinats de la ville de Bangui. Cette formation organisée par l'ONG Action Chrétienne pour la Compassion (ACC) en partenariat avec le Bureau des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA) vise à renforcer les capacités de ces leaders par la méthodologie et l'approche participative.


Cette formation vise aussi à faire connaître aux leaders les principes fondamentaux des droits de l'homme. Selon la présidente de l'ACC, Mme Boubandé, "vu les contextes actuels marqués par des conflits armés à répétition dans certaines zones de notre pays, nous pensons qu'il est urgent d'engager une vaste campagne de sensibilisation des leaders afin de les doter et les outiller des connaissances suffisantes sur les droits de l'homme, ainsi pour une lutte généralisée contre toutes les formes de violence et de violation de ces droits".


Toujours selon elle, "cette formation aidera a redonner espoir aux femmes en situation difficile et les Orphelins et Enfants rendus Vulnérables (OEV)".


Humanitaires


Promotion du respect des droits des femmes


Dans le cadre du projet d'amélioration de la promotion et du respect des droits des femmes (financé par le Fonds de Consolidation de la Paix), une formation sur les droits des femmes a débuté de juin à septembre dans la ville de Paoua. Cette formation est organisée par le Danish Refugee Council (DRC) et dispensée par l'Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC). Elle est faite à l'endroit de plus de 2.000 membres des différentes associations appuyées par DRC entre autres dans les domaines d'activités génératrices de revenues, d'agriculture et d'élevage dans la région de Paoua.


Les différents points débattus lors de cette formation sont les droits de l'homme, les droits des personnes déplacées, les droits de la femme et la loi portant protection de la femme contre les violences en RCA. Lors de cette formation, un accent a été mis sur l'approche participative avec des exercices. La formation prendra fin par la mise en place d'une clinique juridique avec des para-juristes qui dispenseront à la population les renseignements, soutien et conseils lors des campagnes d'informations afin de lutter contre les violences sous toutes leurs formes. A la fin de cette formation de Paoua en septembre, une autre sera ouverte à l'endroit de plus de 1.000 autres femmes des associations soutenues dans la région de Ndélé (Sous-préfecture de la Bamingui Bangoran au Nord-est du pays) avec pour finalité la création de la clinique juridique dans la région de Ndélé comme le cas de la région de Paoua.


Pour plus d'informations : Pascale Meric, DRC, (236) 72 71 90 06, pascale.meric@drc.dk


Situation humanitaire précaire des déplacées de la région de Kabo


Une mission conjointe OCHA et HCR s'est effectuée du 9 au 12 août dans la région de Kabo (Sous-préfecture de l'Ouham dans le Nord du pays). Le but de cette mission est de faire l'évaluation des besoins humanitaires sur place afin d'y apporter une réponse.


Des constats faits, dans le camp des déplacées de Bokayanga qui ont fuit à 7 Km dans la brousse, et des déplacées de Kengar (à 18 Km de Kabo) ainsi que des autres déplacées de la région, ces déplacées ont affirmé constater une amélioration sécuritaire depuis la signature de l'accord de paix entre le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) et le gouvernement.


Sur le plan humanitaire, les conditions d'eau et d'assainissement demeurent précaires, des cas de décès et de maladies dus à la consommation d'eau insalubre et non potable sont à noter. Plusieurs besoins ont été exprimés en termes de sécurité alimentaire, d'éducation et de santé par les personnes déplacées.


Pour plus d'informations


Pour toutes informations, veuillez contacter
: UN OCHA RCA | Boris Ngouagouni, ngouagouni@un.org|+236 70.18.80.61 Find more information on http://www.hdptcar.net/blog/

 

: Sylvain Yakara, OCHA, (236) 72 71 55 49, yakara@un.org tels sont les propos du Président de la Centrafrique le Général d'armée François Bozizé le 13 août 2009 à Paoua (Sous-préfecture de l'Ouham-Pendé) lors de la célébration du 49ème anniversaire de l'Indépendance de la Centrafrique. Alexis Mbolinani, JUPEDEC, (236) 70 40 70 42, mbolinani@yahoo.fr et Joseph Benamse, OCHA, (236) 70 98 82 34, benamse@un.org

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 20:56






NDLR : On croît rêver ! Bozizé qui décide de créer un parti "travailliste d'obédience social-démocrate". A quand l'adhésion de ce parti à l'Internationale Socialiste ? C'est une mauvaise plaisanterie. Un putschiste, même reconverti aux valeurs de la démocratie et du travaillisme, reste un putschiste et ne peut être admis à l'Internationale Socialiste. Bozizé est pasteur de la secte du Christianisme céleste. Il est membre de la franc-maçonnerie. Après avoir introduit les mercenaires zakhawa tchadiens et détruit le pays avec sa calamiteuse rébellion; après s'être rendu responsable des années durant, de nombreux crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans plusieurs préfectures du pays en particulier dans le Nord Ouest, Bozizé cherche-t-il maintenant à se refaire une virginité ?  La démagogie consistant à recourir au langage pseudo ouvriériste et à une phraséologie social-démocrate ne trompera personne. Ce n'est ni plus ni moins de l'imposture !  




Discours de clôture par Bozizé de l’Assemblée générale constitutive du KNK 

Boali
22 août 2009


Nous voilà à la fin des travaux de l’Assemblée générale constitutive de notre parti. Cet événement qui nous réunit une fois de plus aujourd’hui laissera dans toutes les mémoires un souvenir ineffaçable.


Rien ne pouvait être plus agréable que la constitution de notre parti, le KNK. J'éprouve le double plaisir de me voir entouré d'ouvrière· et d’ouvriers engagés, mobilisés et disponibles, et parler de la vertu cardinale du travail, gage de notre liberté et de notre prospérité. Avec force et conviction, vous avez toujours réclamé la formation de notre mouvement politique pour lequel vous avez oeuvré inlassablement.

Je vous donne entièrement raison car sans organisation, sans structure politique de base,  notre philosophie ne saurait mieux se construire, se développer, se raffermir pour être utile.


Vous avez tous été témoins de la déconfiture et de la faillite de notre société provoquée, en grande partie, par l'absence d’une
culture et d'une formation politique capable de valoriser les compétences nationales et de donner le sens du patriotisme, le goût du travail aux Centrafricains. C'est avec fierté que nous avons pu donner, à l'issue de ces assises de 48 heures la naissance au 1a naissance au KNK, parti-travailliste d'obédience social-démocrate.


Comme je le disais dans mon discours d’ouverture et je ne me suis pas trompé en vous disant : vous avez fait un excellent travail propre à notre philosophie en adoptant avec enthousiasme et convivialité tous les textes fondateurs de notre jeune parti. Selon les comptes-rendus qui m’ont été faits, la naissance du KNK marque la fin d’une vieille époque de transhumance politique, de délation, de détournements de biens publics, de paresse, de mal gouvernance et de précarité. Ces maux ont entraîné la déchéance de notre société et failli mettre en péril notre unité nationale. Le KNK prône la dynamique de la locomotive et une politique de rupture avec le passé. Il constitue un nouvel élan pour le développement économique et social de notre pays.


Ouvrières, et ouvriers, notre enfant tant attendu est né. Il faut l’entretenir et prendre soin de lui dans l'intérêt supérieur de la nation.
  

En paraphrasant un grand homme d'état, ne dites pas qu'est-ce que la parti KNK pourra faire pour vous, mais plutôt dites qu'est-ce que vous devez faire pour le KNK. 
 

Avec la naissance de votre parti, plus personne ne pourra désormais vous demander d'aller dans telle ou telle formation politique parce qu'elle appartiendrait au père fondateur que je suis.
  

Après votre difficile et longue marche parsemée d'obstacles, des menaces et de manipulations vers la création du KNK, je vous invite désormais à ne plus céder aux habituelles manipulations politiques tendant à vous désorienter des axes de votre propre développement.


Que ceux qui vous trompaient hier et qui n'ont rien fait ni pour vous ni pour le peuple centrafricain ne reviennent plus jamais à la charge pour détruire ce que vous avez semé.


Votre traversée du désert est terminée. Vous êtes désormais à Cana. Il vous appartient donc de vous organiser dans la discipline, le Travail, la Justice et le Progrès, conformément à la devise de notre parti. Le KNK doit d’abord mobiliser et compter sur ses propres efforts. Je sais compter sur votre capacité de mobilisation et de sensibilisation pour restituer fidèlement aux ouvrières et ouvriers qui n’ont eu l’occasion de partager avec nous le moment historique les idéaux sacrés du KNK.


Ouvrières, ouvriers, mes chers compatriotes,


La communauté humaine que vous formez doit se souder et se soulever pour porter quelque chose qui est plus grand qu'elle. Ce dont nous avons la charge, ce n'est pas seulement le destin du KNK dans la vie politique centrafricaine; ce ne sont pas les intérêts moraux et matériels du parti; Ce n'est pas une étiquette.

Ce dont nous avons la charge, c'est l'espérance d'un pays qui avait depuis longtemps oublié le sens de ce mot et la vertu du travail.


Le KNK est une force nouvelle, c'est une force de renouvellement et une force de rassemblement. Agissons ensemble pour bâtir.


Oui, ensemble, mais autour des idéaux de notre parti, à la manière des termites et dans la discipline, nous pouvons reconstruire un pays longtemps meurtri et je vous sais capables, j'ai le degré de votre engagement militant. Chacun de vous doit, une fois l’acte de naissance de notre enfant établi, vulgariser auprès de nos compatriotes les idéaux de KNK. Le travail, rien que le travail sans lequel aucune oeuvre de développement n'est possible.


J’invite solennellement nos compatriotes imbus de paix et de la vertu du travail à nous rejoindre dès aujourd’hui pour qu’ensemble, comme un seul homme, nous puissions reconstruire notre beau pays.

Je veux à mon tour et en votre nom vous dire que c’est en pleine conscience que nous avons décidé de créer un parti travailliste. Nous sommes là tous ensemble parce que nous avons choisi de changer la vie, la situation, le destin de notre pays.


A cet effet, j'instruis tous-les-cadres-du-parti assumant des responsabilités à quelque niveau que ce soit, de veiller sur les militants du KNK jusque-là objet de brimades-et de tracasseries de toutes sortes.

De votre côté, vous devez vous aussi faire preuve de courage, d'abnégation, d'intégrité, de rigueur et de discipline ... Car sans ces vertus nos efforts seront vains.


Quand le temps du congrès sonnera, nous mettrons en place les organes statutaires dynamiques de notre parti. En attendant ce moment historique et pour en faciliter la préparation, j'ai jugé utile de mettre en place un bureau politique provisoire restreint auquel j'ai confié la mission militante de faire reconnaître notre jeune parti.


Avant de terminer mon propos, je voudrais, de tout cœur, adresser mes vives et chaleureuses félicitations au présidium des assises qui n'a ménagé aucun effort pour mener les travaux à bon port.

Mes félicitations s'adressent au Comité préparatoire de l’Assemblée générale constitutive pour la qualité de l’organisation des assises.


A vous Ouvrières et ouvriers, les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens : Félicitations, félicitations, félicitations ;


A vous tous venus de l’intérieur et de l’extérieur de notre pays, je vous souhaite bon retour dans vos foyers respectifs.


Je souhaite longue vie au KNK.

Vive le KNK ! Vive la République centrafricaine !

Que Dieu bénisse le KNK !

Je vous remercie.

 
Source: Radio Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 18:29




 


21 août 2009


Plusieurs équipes de MSF ont récemment ouvert des projets de prise en charge de la malnutrition au sud-ouest de la RCA. En l'espace de trois semaines, près de 620 enfants, souffrant à plus de 90% de malnutrition sévère, ont été admis.


Ouverture d'un projet nutritionnel à Carnot


En juin, devant l'augmentation du nombre de cas de malnutrition affluant dans les structures de santé du Sud-Ouest de la République Centrafricaine (RCA), les autorités sanitaires locales alertent certaines associations.

Des évaluations rapides de la situation nutritionnelle des populations sont conduites et corroborent les premières constatations : dans certaines zones, près de 20% des enfants présentent des signes de malnutrition. Les équipes de MSF décident d'ouvrir des projets pour prendre en charge la malnutrition infantile.


Près de 620 enfants malnutris admis en 3 semaines


Le premier projet ouvre le 23 juillet à Carnot, une ville diamantifère du sud-ouest du pays. Une unité de prise en charge de la malnutrition est mise en place à l'hôpital.

Le 17 août, soit environ trois semaines après l'ouverture du centre, près de 420 enfants malnutris ont été admis. Et MSF prévoit d'ouvrir trois nouveaux centres de traitement ambulatoire dans Carnot et ses alentours, pour les enfants pouvant être soignés à domicile.


Mais la dégradation de la situation nutritionnelle s'étend au-delà de la ville de Carnot. Le 3 août, une autre équipe MSF ouvre un projet similaire à Boda, située à l'ouest de la capitale Bangui. Aujourd'hui, près de deux semaines après les premières admissions, 220 enfants, tous sévèrement malnutris, ont été pris en charge dans le programme. En plus d'une unité de prise en charge des cas les plus sévères, mise en place à Boda, six centres de traitement de la malnutrition en ambulatoire ont été ouverts dans la région.


Evaluations et ouverture de nouveaux projets


Des évaluations sont en cours dans d'autres villes de la même région. Une équipe médicale s'est rendue dans la ville de Nola et va ouvrir très prochainement un nouveau projet. De même, une rapide évaluation nutritionnelle est en ce moment conduite à Gamboula, une ville du sud-ouest, proche de la frontière avec le Cameroun. L'ouverture d'un nouveau projet est donc à l'étude.


Cette situation nutritionnelle préoccupante semble être le résultat de plusieurs facteurs. Le Sud-Ouest de la RCA est une région diamantifère. Mais cette activité est en crise depuis quelques mois, et plusieurs bureaux d'achat ont dû fermer leurs portes, affectant directement l'économie de nombreuses familles.


Ce ralentissement économique est venu s'ajouter aux problèmes chroniques dont souffre la région : le manque d'accès aux soins de la population (qui s'est aggravé avec la crise économique), le pic annuel de malaria en cette saison des pluies et une alimentation trop pauvre.


 MSF est présente en RCA depuis 1997. Dans le nord-ouest du pays, à Paoua, Bocaranga, Batangafo et Kabo, les équipes médicales apportent des soins aux victimes du conflit entre groupes rebelles et forces gouvernementales, et de l'insécurité liée au banditisme.


 

RCA : ouverture d'un projet nutritionnel à Carnot


17 août 2009


Le 23 juillet, MSF a ouvert un projet de prise en charge de la malnutrition à Carnot, au Sud-Ouest de la RCA. Près de 400 enfants sévèrement malnutris y ont d'ores et déjà été admis.


Q

Le 9 août, environ deux semaines après l'ouverture de ce projet, près de 390 enfants malnutris ont été admis, dont 350 cas de malnutrition sévère.


L'état de santé d'une large proportion de ces enfants est grave : 40 % d'entre eux doivent être directement hospitalisés.


Une situation nutritionnelle inquiétante
.


En juin, devant l'augmentation massive du nombre de cas de malnutrition enregistrés à l'hôpital, les autorités sanitaires locales s'étaient inquiétées de la situation.


En coordination avec le ministère de la Santé, une équipe de MSF avait mené une rapide évaluation nutritionnelle.

A l'hôpital de Carnot, 42 des 62 enfants hospitalisés étaient sévèrement malnutris. D'autres enfants en attente d'une consultation ont également été identifiés.


Dans la ville, les résultats corroboraient les premières constatations : plus de 20% des enfants présentaient des signes de malnutrition.


Suivi et évaluation


Le sud-Ouest de la RCA est une région diamantifère. Mais cette activité est en crise depuis quelques mois, et plusieurs bureaux d'achats de la ville ont dû fermer leurs portes. Cependant, ce ralentissement économique ne suffit pas à expliquer l'apparition d'une situation nutritionnelle préoccupante.


Aujourd'hui, de plus amples évaluations sont nécessaires pour déterminer les raisons de cette dégradation nutritionnelle, qui s'étend au-delà de la ville de Carnot. En effet, les sections espagnole et belge de MSF, ainsi que d'autres associations comme Action Contre la Faim, ont ouvert des projets nutritionnels dans la même région. Nos équipes médicales pourraient également ouvrir un autre projet nutritionnel à Gamboula, une ville située au sud-ouest de Carnot.


 La section française de MSF est présente en République centrafricaine depuis 2006, notamment dans le nord-ouest du pays, à Paoua et Bocaranga. Les équipes apportent des soins aux populations victimes du conflit entre groupes rebelles et forces gouvernementales, et de l'insécurité liée au banditisme.

 

.uelque 390 enfants malnutris pris en charge. Alertée par les autorités sanitaires du pays, MSF a mis en place une unité de prise en charge nutritionnelle dans l'hôpital de la ville de Carnot, située au Sud-Ouest de la RCA.
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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 18:26


L'Ambassadeur, Haut Représentant de la République Centrafricaine en France, a le regret d'informer la Communauté Centrafricaine de France ainsi que tous les amis du décès du Sous Lieutenant Pascal YANINDJI, attaché de Défense à l'ambassade, survenu le Vendredi 14 Aout 2009 des suites d'une longue maladie.

 

Son Excellence informe le personnel de l'ambassade et les Centrafricains de Paris que la levée du corps aura lieu le mardi 25 Août 2009 :

 

A 10H30 au Centre Hospitalier René Dubos  6, av de l’Ile de France 95300 PONTOISE

 

Son Excellence  Jean WILLYBIRO SAKO, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire, Haut Représentant de la République Centrafricaine en France.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 20:35




Alors que son mandat actuel doit s’achever le 11 juin 2010 au plus tard, beaucoup d’incertitudes pèsent sur la tenue des prochaines présidentielles en Centrafrique. Auront-elles vraiment lieu en 2010 ? Si on n’a pas encore de réponse claire à cette question, une chose est au moins sûre, presque tout dans le comportement de Bozizé et des actes qu’il pose au quotidien, tendent à montrer, non seulement qu’il se prépare à faire face à tous les cas de figure et à toutes les éventualités mais surtout à exercer durablement le pouvoir. Le processus de mutation en cours de l’ex Convergence KNK en vrai parti politique avec des partisans dits « KNK PUR », participe de cette démarche visant à jouer les prolongations au pouvoir.


Pourtant rien ou presque, dans le bilan de gestion du pays par Bozizé ne peut l’autoriser à avoir la prétention de rempiler à la tête du pays. Les conséquences de sa gouvernance sont franchement désastreuses et catastrophiques. Dit par des Centrafricains, ce jugement peut paraître subjectif et être compris comme de l’anti-bozizisme primaire mais à présent, même certains représentants de la communauté internationale se rendent à l’évidence comme ce fut récemment le cas de l’ancien Délégué de l’Union Européenne, Jean Claude Esmieu qui n’a pas mâché ses mots lors d’une interview sur Radio France Internationale allant même jusqu’à dénoncer la « nomenklatura » de Bangui.


A l’instar de son frère d’arme le dictateur Mamadou Tandja du Niger qui a tenté un passage en force avec un coup d’Etat institutionnel, on prête à Bozizé l’intention de s’attribuer également des pouvoirs exceptionnels en cas de vide juridique causé par l’absence d’élections en temps et en heure comme le prévoie la constitution. D’ores et déjà, c’est un parent à lui Marcel Malonga, qui est à la tête de la cour constitutionnelle et qui veille à ses intérêts. Il dispose par ailleurs à l’Assemblée nationale d’une majorité de députés aux ordres, disposés à voter n’importe quel texte allant dans le sens de sa volonté politique. Quelle réussite ou au nom de la nécessité de poursuivre et d’achever quel grand chantier peut mettre en avant Bozizé pour demander à ses compatriotes de lui accorder une seconde fois leur confiance ?


En dépit du tapage fait par le pouvoir de Bangui en juillet dernier après l’admission du pays à l’initiative PPTE du FMI et de la Banque Mondiale, certains indicateurs de la situation économique, sociale et humanitaire de la RCA, notamment ceux traduisant le niveau de vie des populations surtout en province, ont largement dépassé les seuils acceptables fixés par les agences du système des Nations Unies comme le PNUD, l’UNICEF, UNHCR, l’OMS, le PAM. Certaines d’entre elles ainsi que des ONG humanitaires viennent de tirer la sonnette d’alarme par rapport à une grave malnutrition infantile sévère qui sévit actuellement dans plusieurs préfectures du pays, notamment dans les zones minières, et qui mettent en danger de mort plusieurs centaines de milliers d’enfants de moins de 5 ans en particulier.
  

Malgré ce tableau très peu reluisant de la situation du pays, Bozizé veut donc s’éterniser au pouvoir en cherchant à se succéder à nouveau à lui-même. Les véritables raisons qui président à cette inextinguible soif du pouvoir sont à rechercher dans son soudain enrichissement depuis 2003 qu’il est aux commandes du pays et à la colossale fortune très rapidement accumulée de ce fait grâce aux bonus et autres dessous de table versés pour l’attribution des permis miniers pour le diamant, l’uranium et autre exploitation forestière du pays par les bureaux d’achat et autres sociétés de la filière ainsi qu’aux juteux prélèvement illicite sur la vente des produits pétroliers. L’autre raison non négligeable pour laquelle Bozizé ne veut absolument pas quitter le fauteuil présidentiel se trouve dans la perspective qu’il redoute énormément d’un mandat d’arrêt contre lui que pourrait lancer le procureur Luis Moreno Ocampo de la CPI.


On se souvient en effet qu’en juin 2008, Bozizé avait adressé une lettre au Secrétaire général de l’ONU pour lui demander de saisir le Conseil de Sécurité afin qu’il fasse interrompre l’enquête ouverte par la CPI sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés par sa garde présidentielle dans le Nord Centrafrique. Les Nations Unies ont purement et simplement jeté à la poubelle cette requête de Bozizé le plongeant ainsi dans une peur bleue accentuée depuis par le sort fait par la CPI au président soudanais pourtant en exercice, Omar El Beshir. 
 

Ainsi, Bozizé a pris clairement conscience de sa vulnérabilité devant la justice internationale au cas où celle-ci arrivait à s’intéresser à lui par rapport à ses responsabilités directes dans les crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis par sa garde dans le Nord Ouest du pays. Même si depuis l’affaire du mandat d’arrêt émis contre le président du Soudan, Bozizé ne se fait plus beaucoup d’illusion sur l’immunité des présidents, il doit se dire néanmoins que mieux vaut toujours aborder la CPI comme président en fonction que le contraire.  




MEMBRES DU BUREAU POLITIQUE PROVISOIRE RESTREINT DE K.N.K NOMME PAR LE PRESIDENT DU KNK  FRANCOIS BOZIZE LE 21/08/2009

 

Président                                      :      Joseph KITIKI-KOUAMBA

Vice Président                              :      Marie Solange PAGONENDJI-NDAKALA

Rapporteur Général                      :      Aimé NGANARE

Rapporteur Général Adjoint          :      Claude LENGA

Trésorière Générale                       :      Adja MAGOULA SARA

Trésorier Général Adjoint              :      Lévy YAKITE

Correspondant Europe                   :     Justin NGUIZO-WENEZOUI (Président du bureau jeunes KNK Paris)

Correspondant Afrique Centrale     :      Arsène GREPAYO

Correspondant Afrique de l’Ouest   :      Régie SENA


SIX (6) COMMISSIONS


1.  Politique                                  :          Bernard BONDA

2.  Transport et Logistique            :          Maturin DIMBELE NAKOUE

3.  Accueil et hébergement            :          Bertin BEYA

4.  Finance                                    :          Augustin FEIGOUTO

5.  Restauration                             :          Honorable député Franck PIERRO

6.  Sécurité présidentielle               :          Simplice FEIKOUMO

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 20:31





 

 

22/08/2009 À 11:37 | © 2009 XINHUA / CHINE INFORMATIONS

 

Une délégation chinoise est à Bangui pour une visite de travail de 5 jours pour finaliser les discussions avec les autorités centrafricaines sur la diffusion des émissions de la Radio Chine Internationale (CRI) et la chaîne de télévision China Central Télévision - Française (CCTV-F) sur le territoire de ce pays de l'Afrique centrale.


Arrivée et reçue jeudi par le ministre d'Etat chargé de la Communication, M. Cyriaque Gonda, la délégation chinoise a également visité les locaux et les équipements de la radio et de la télévision centrafricaine. Une tournée des réalisations issues de la coopération chinoise est aussi prévue.


Cette visite devrait conclure les négociations afin de préparer la signature d'un protocole d'accord selon lequel le gouvernement centrafricain devrait octroyer des fréquences exclusives à CRI et CCTV-F, et la Radio et la Télé Centrafrique devraient obtenir du gouvernement chinois la livraison des équipements et des formations susceptibles de renforcer leur couverture et leurs capacités de diffusion.


"Le gouvernement centrafricain attend cette mission pour la finalisation des accords, afin de renforcer les émetteurs de Bimbo pour que la radio centrafricaine soit écoutée sur toute l'étendue du territoire centrafricain",
a déclaré M. Gonda.


Les autorités centrafricaines attendent également "le renforcement des capacités des émetteurs de la Télévision, et aussi la réhabilitation des studios de la télévision centrafricaine afin qu'elle réponde aux normes", a-t-il ajouté. Le ministre centrafricain de la Communication a effectué à la mi-avril dernier une visite de travail en Chine ayant permis de signer un mémorandum relatif à la coopération bilatérale dans le secteur des médias.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 14:25




 

Les rejetons des présidents camerounais et centrafricains se sont vu attribuer des permis forestiers alors qu'ils sont impliqués dans le scandale de l'exploitation illégale des ressources forestières. La SAIIFC appartient à M. Franck Biya, (fils du président). Les parts sociales de Lcbt sont partagées entre Franck Biya et Francis Bozizé (fils de François).

 

 Le 25 octobre 2007, l'Ong Pour la paix et la bonne gouvernance, domiciliée à Bangui (Rca) et à Yaoundé (Cameroun), envoie une note urgente à Louis Michel, chargé du développement et de l'humanitaire auprès de la Commission européenne. On y expose les conditions douteuses de l'attribution des permis forestiers situés à Bayanga et Salo dans la préfecture de la Sangha Mbaéré (Rca).

 

 En effet, alors que la commission d'attribution procède normalement à l'étude des dossiers, le 12 octobre, " à la surprise générale de la majorité des membres de la Commission, un haut responsable du ministère en charge des forêts les informe que, par décision politique de la présidence de la République, ils doivent entériner le choix de la société La centrafricaine des bois tropicaux (Lcbt) pour Bayanga et le choix de Société d'exploitation forestière d'Afrique centrale (Sefac) pour Salo. "


Le dossier de la Lcbt n'avait pas été jugé recevable par la commission faute d'avoir fourni les documents nécessaires. Cependant la commission s'incline devant l'oukase. Pourquoi ?


L'Ong donne les explications suivantes : " A l' origine, Ingénierie forestière du Cameroun, qui appartient à un holding Financier, la Société africaine d'investissement, a créé dans un premier temps Ingénierie forestière de Centrafrique avant de se raviser et de changer de dénomination pour prendre le nom de La centrafricaine des bois tropicaux. La Société africaine d'investissement et Ingénierie forestière du Cameroun appartiennent à M. Franck Biya, (fils du président).


Les parts sociales de Lcbt sont partagées entre Franck Biya et Francis Bozizé (fils de François). La société Ingénierie forestière du Cameroun traîne un passé sulfureux. À la demande de la Banque mondiale et de l'Union européenne, un observateur indépendant "

Global Witness " a relevé les multiples infractions forestières commises au Cameroun par la société Ingénierie forestière qui a préféré changer de dénomination en Rca " Sur les agissements de cette société au Cameroun on ajoute :


"La Banque mondiale a fait des enquêtes où il apparaît que les sommes dues par Ingénierie forestière à l'État (taxes, impôts, etc.) s'élèvent à plusieurs milliards de francs Cfa. Ingénierie forestière est en quasi faillite. […] Le scandale des exploitations illégales et la mauvaise gestion des ressources forestières par Ingénierie forestière ont été dénoncées par toutes les organisations (Greenpeace, Fonds mondial pour la nature de la Banque mondiale, du Wwf, de Global Witness, etc.) qui opèrent au Cameroun. [… S'y ajoutent] le refus de signer un quelconque plan d'aménagement forestier avec l'Autorité en charge de l'Environnement et […] la création d'une société commerciale Forestry Inc. basée au Delaware (États-Unis) pour mieux frauder le fisc camerounais ".
 

 Quant au permis de Salo attribué à la société Sefac ? " Derrière la Sefac, il y a une dame citoyenne de Côte d'Ivoire qui est l'épouse du ministre d'État, conseiller spécial à la présidence de la Rca et autrefois également ministre dans son pays d'origine. Sont également dans la Sefac des Asiatiques qui, à l'époque, avaient soumissionné pour un permis forestier. " [1]


Le 16 décembre, Alain Girma, ambassadeur de France, représentant de la présidence de l'Union européenne en République centrafricaine et Jean- Claude Esmieu, chef de la délégation de la Commission européenne en République centrafricaine ont adressé une lettre à son président, François Bozizé. Après les compliments d'usage, notamment l'assertion passablement présomptueuse que le secteur forestier " a été jusqu'ici administré de façon exemplaire ", les excellences assènent : " Cependant, les partenaires au développement de la république centrafricaine ont récemment appris que les permis n° 188 et 189 avaient été attribués par décrets présidentiels n° 07311 et n° 07312 du 2 novembre dernier respectivement à la Lcbt et la Sefac. Or, il apparaît clairement, selon des informations concordantes et fiables, que les entreprises attributaires ne répondent pas aux standards internationaux de bonne gouvernance en matière d'exploitation et de commercialisation du bois, notamment au regard des critères de la Banque mondiale. " [2]


Cette conversion à la vertu, venant des " partenaires au développement ", est probablement due au fait que, derrière les attributaires proches des pouvoirs, l'exploitation sera pratiquée par des Asiatiques. Le style de gestion de Franck Biya, dans l'exploitation de la forêt camerounaise, qui a conduit sa société à la déconfiture, alors qu'il doit des sommes considérables à l'État camerounais, n'avait jusqu'à présent choqué personne et ne l'avait nullement empêché de s'installer tranquillement en France dans une villa de milliardaire à Roquebrune-Cap Martin. Mais, sans doute, mieux vaut tard que jamais.


 ODILE TOBNER


Source : Billets d'Afrique et d’Ailleurs, n°166.


[1] Lettre publiée dans le journal centrafricain Le Confident n° 1726 du 28 décembre 2007

[2] Lettre reproduite sur le site centrafrique-presse.com


 

NDLR : On le voit bien, le pillage de nos ressources forestières procède bien d’une volonté politique de nos dirigeants qui ont pris conscience des énormes possibilités d’enrichissement personnel à leur disposition que constituent nos forêts. Pour la RCA, non seulement Bozizé s’est considérablement sucré avec l’octroi des permis forestiers qui lui permet de toucher d’énormes bakchich mais aussi par le fait de placer son fils Francis et quelques uns de ses parents dans des sociétés d’exploitation forestière avec des prête-noms comme on le voit dans cet article. C’est une des raisons qui peut expliquer sa soif du pouvoir et sa volonté de rempiler à la tête du pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 01:34




                      Martin Ziguélé

 

Après avoir reçu le vendredi 14 août dernier le président et candidat du MLPC, la bête noire et très craint par Bozizé, Martin Ziguélé pour en gros, lui faire donner lecture par le général Jules Bernard Ouandé, son ministre chargé de la sécurité, une fiche rédigée par un individu du service de renseignement du pouvoir de Bozizé. Drôle de méthode de gouvernement ! Le premier ministre Faustin Archange Touadéra vient d’être destinataire d’un courrier en date du 17 août 2009 de son non moins prédécesseur Martin Ziguélé.


Dans cette lettre dont une copie a atterri à notre rédaction, Ziguélé fait un résumé de ce qui s’est passé lors de leur rencontre du 14 août au cours de laquelle la lecture lui a été faite d’une fiche de renseignement l’accusant pas moins, d’atteinte à la sûreté de l’Etat avec la complicité d’un pays étranger, en l’occurrence la France. Il lui est concrètement reproché de s’être rendu lors de son dernier séjour en France, au palais de l’Elysée flanqué d’un blanc, afin de solliciter la neutralité bienveillante de la France pour réaliser un coup d’Etat et tuer le président François Bozizé et organiser des élections sans lui.


Considérant qu’une accusation de cette nature est d’une redoutable gravité, Martin Ziguélé exige de Touadéra qu’une confrontation avec l’auteur de la fiche, dont l’identité n’est certainement connue que de Bozizé et du général Ouandé, ait lieu sous quinzaine afin qu’il puisse apporter les preuves de ses accusations sinon il saisirait les autorités françaises pour une autre confrontation à leur niveau. Faute de cela, Martin Ziguélé se réserve le droit d’entamer des poursuites judiciaires pour fausse accusation et dénonciation calomnieuse contre son auteur.


Il faut dire que comme ses prédécesseurs, Bozizé adore la pratique et se complaît dans la lecture des fiches le plus souvent mensongères que certains fabulateurs en mal d’argent à qui est confiée cette sale besogne, lui adressent régulièrement. Le plus souvent mal rédigées par des fonctionnaires de police, des militaires ou même de simples citoyens homme ou femme de confiance du régime en place, d’un niveau d’instruction très relatif voire médiocre, la pratique de ces fiches de délation et de mouchardage remonte à l’époque de feu Bokassa.


Bozizé lui-même en était un grand adepte qui en avait rédigé et adressé un certain nombre sur ceux qu’il voulait écarter ou compromettre auprès de Bokassa dont il fut l’aide de camp à un moment donné. Le contenu de ces fiches porte généralement sur des questions de sécurité d’Etat impliquant certains individus civils ou militaires. Pendant le règne de Bokassa, certains fils du pays ont parfois trouvé la mort à la tristement célèbre prison de Ngaragba ou au palais de Bérengo à la suite de ces fiches dont la véracité des prétendues informations qu’elles contenaient, était souvent sujette à caution parce qu’elles induisaient tout simplement Bokassa en erreur.


Des membres actuels du gouvernement de Bozizé racontent que celui-ci aime ouvrir certaines séances du conseil de ministres en interpellant et attirant l’attention de certains ministres sur le fait que beaucoup de fiches « tombaient » et circulaient sur eux et qu’ils devraient faire attention. La pratique des fiches fait malheureusement partie des mœurs, instruments et mode de gestion très critiquables des affaires politiques dans le pays depuis belle lurette.

Manifestement et visiblement, Bozizé est en train d’en faire son arme politique par excellence et un outil de sa dictature, pour écarter l’adversaire et concurrent à la présidentielle qu’il redoute le plus, à savoir Martin Ziguélé, qui l’avait déjà affronté au second tour des présidentielles de 2005
. En exigeant des confrontations et un entretien avec Bozizé, Martin Ziguélé entend donner une suite à cette sordide affaire qui risque d'éclabousser ou de revenir comme un boomerang contre ceux qui l'ont montée de toute pièce. Les confrontations, si elles ont lieu, promettent....!


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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 21:39




 

En vue de sa plus que probable candidature à sa propre succession à la prochaine élection présidentielle, François Bozizé a décidé de se doter d’un parti politique. Depuis le jeudi 20 août, une assise réunit les caciques de l’ex KNK triés sur le volet venant de tous horizons géographiques se tient à Boali (90km) de Bangui avec en ligne de mire, l’investiture de Bozizé comme candidat. Il y a quelques semaines courant juillet dernier, le ministre de l’intérieur Elie Ouéfio est venu en France réunir quelques Centrafricains à Lyon leur annoncer la perspective de création de ce parti politique pour les besoins de la victoire électorale de Bozizé.


Ce ministre boziziste a distribué en passant à ces compatriotes quelques enveloppes contenant des milliers d’euros. Puis une seconde délégation composée de deux anciens ministres bozizistes, Abraham Ngoto Bouloum et Bernard Bonda sont arrivés début août avec dans leur escarcelle une enveloppe dit-on de 20.000 euros et des billets prépayés Paris – Bangui aller retour sur vols de la compagnie libyenne Afriquiyah pour qu’une dizaine de personnes, quasiment désignées d’avance et qualifiées de « KNK pur », de l’Ile de France, de Lyon, Toulouse et Bordeaux, puissent se rendre à Bangui prendre part à la fameuse réunion constitutive du parti bozizéen.


On ne peut dénier à Bozizé l’initiative de créer son parti politique pour les besoins légitimes de ses ambitions politiques. Mais on est obligé de constater que pendant que les Centrafricains assistent à cette débauche d’argent dilapidé tant au pays qu’en France, des organismes des Nations Unies comme l’UNICEF, ou l’ONG Action Contre la Faim, tirent la sonnette d’alarme sur le fait que plusieurs centaines de milliers d’enfants centrafricains sont en danger de mort parce que faisant l’objet de malnutrition infantile sévère.


Les résultats  d’une enquête récente menée en juillet dernier par une équipe d’Action Contre la Faim dans le Sud Ouest du pays en Mambéré Kadéi, sont inquiétants et font franchement froid au dos. On y relève qu’« En termes de nutrition, 50% des Centrafricains ne mangent qu'une fois par jour une nourriture quasi exclusivement à base de manioc. »


Dans le même rapport, on lit que « L'évaluation rapide de la situation nutritionnelle menée par ACF fin juillet 2009 sur la ville de Berberati a révélé que 7% des enfants évalués souffrait de la forme la plus grave de la malnutrition : la malnutrition aigüe sévère. Les normes OMS définissent le seuil d'urgence nutritionnelle à 2% de malnutrition aigue sévère. La situation de la ville de Berberati est donc critique, mettant en jeu le pronostic vital de plus de 1100 enfants concernés ».


Action Contre la Faim met en outre un doigt accusateur sur les conséquences de la mauvaise politique du régime de Bozizé et Ndoutingai faite de fréquents braquages des collecteurs et autres fermetures intempestives de bureaux d’achat de diamant dans les régions minières, le tout couronné par l’entrée en vigueur d’un code minier complètement dissuasif pour tout investisseur dans cette filière. « Les activités minières et commerciales, qui constituaient le moteur de l'économie locale, ont subi un net ralentissement depuis plusieurs mois, à l'origine d'une forte perte de revenus, entraînant l'affaissement socio-économique de la région et cette crise nutritionnelle. »
 

Avec une telle situation comment peut-on s’étonner de lire qu’en République centrafricaine  « 80% de la population y vit avec moins de 2 dollars par jour. L'espérance de vie diminue en moyenne de 6 mois chaque année depuis 1966 et est passée en dessous des 40 ans. Le taux de prévalence du SIDA y est l'un des plus élevés d'Afrique centrale et le pays est 178ème sur 179 au classement du PNUD sur l'Indice de Développement Humain ».


A la tête du pays et aux commandes depuis mars 2003 date de son coup d’Etat, à qui d’autres doit-on imputer la responsabilité d’un tableau aussi catastrophique si ce n’est à François Bozizé avec sa mauvaise gouvernance.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 18:21




   
APA-Bangui 2009-08-21 11:40:12 (Centrafrique) Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et au Tchad, Victor Angélo, en visite de travail à Bangui, a qualifié l’évolution de la situation sécuritaire au nord Est de la Centrafrique de positive dans l’ensemble, jeudi 20 août 2009, au sortir de son audience avec le Président de la République, François Bozizé, à Bangui.


Le diplomate onusien, Victor Angelo, a affirmé que la Mission des Nations-Unies en Centrafrique et au Tchad (MINURCAT) a déployé les forces de sécurité sur les axes routiers les plus importants pour garantir la sécurité des commerçants et les humanitaires pour apporter l’assistance aux personnes en détresse.


L’ambassadeur Victor Angelo a réaffirmé l’adhésion des groupes armés de la région au processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR), en vue de rétablir l’autorité de l’Etat dans cette zone.


NDLR : Si la situation humanitaire dans le Nord Est semble évoluer dans un sens relativement positif comme veut bien le dire M. Victor Angelo, ce n'est nullement le cas dans d'autres parties du pays comme dans le Sud Ouest en Mambéré Kadéi où l'UNICEF et l'ONG Action Contre la Faim qu'on peut difficilement accuser d'anti-bozizisme primaire, viennent de tirer la sonnette d'alarme par rapport à une malnutrion infantile sévère qui y sévit du fait notamment des conséquences de la mauvaise politique du régime de Bozizé dans les zones minières. 
 

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