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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 13:38

 

 

RADIO ND K LUKA

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 11 Janvier 2011 08:42

Le  Collectif des organisations non gouvernementales de Centrafrique (CIONGCA), a attiré lundi 10 janvier 2011, l’attention de la population sur les promesses fallacieuses qui ne sont pas souvent respectées par  les candidats une fois ceux-ci élus.  Modeste Gonda, président de cette plate-forme de la société civile l’a signifié sur les ondes de Radio Ndeke Luka, à l’ouverture de la campagne électorale lundi 1O janvier.

Selon le président de la CIONGCA, « pendant 2 semaines, ces candidats vont promettre vents et marrées, partiront et la population va en pâtir ». Il a précisé que « cette population devrait faire preuve de vigilance et demander de comptes aux élus, facteurs d’un nouveau suffrage ou non, conclut-il ».

A la 2ème journée de cette campagne, le bilan de la première a été marqué par un timide mouvement dans les différents états-majors des candidats tant à Bangui qu’en province. Les conférences de presse et quelques meetings ont été réalisés.

5 candidats à la présidentielle et 885 aux législatives, poursuivent ce mardi la présentation de leurs programme de société aux électeurs. Les consultations populaires sont convoquées pour le 23 janvier 2011.

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 13:36

 

 

Balance-justice.jpg

 

L’absence de concurrence offre la liberté à deux sans-papiers

La Voix du Nord  lundi 10.01.2011, 05:13 -

Il s'appelle François Mbaya Tapiade. Il a 23 ans et, hier, cet étudiant du lycée Ozanam de Lille bénéficiait de la mobilisation de ses enseignants et de ses camarades de BTS. Natif de Centrafrique, n'ayant pu renouveler son titre de séjour, Mbaya Tapiade a été interpellé après un contrôle d'identité à Wazemmes et placé en centre de rétention au moment de Noël. Hier, un juge de la détention et de la liberté (JLD) devait se prononcer sur la prolongation de rétention du jeune homme. Une formalité - a priori - avant une possible reconduite à la frontière.

Et là, coup de théâtre... Spécialisé dans la défense des sans-papiers, Olivier Cardon, l'avocat d'un autre étranger, un Algérien amené lui-aussi par la police aux frontières, présente au magistrat un argument d'un genre particulier. Une directive européenne du 16 décembre 2008 entre en contradiction avec les droits notifiés aux sans-papiers placés en rétention. Les textes français prévoient que l'étranger retenu peut avoir recours au soutien d'une association.

En l'occurrence l'Ordre de Malte, seule présente au Centre de rétention de Lesquin. Mais la directive européenne rejette ce qui peut être considéré comme un « monopole ». Or, le texte européen devait être transposé en droit français au plus tard le 24 décembre dernier. Fort de cet argument, Olivier Cardon a obtenu la libération de son client. Une première à Lille. Quelques minutes plus tard, Mbaya Tapiade, défendu par Virginie Stienne, était également libéré selon la même stratégie. Les conversations de couloir entre robes noires ne sont pas toujours inutiles.

LAKHDAR BELAÏD

 

L'ex-château de Bokassa à Hardricourt mis à prix 735.000 euros mercredi

 

Jean-Bedel-Bokassa.jpg

 

PARIS Mardi 11 Janvier 2011 - 12:09 (AFP) Le château de Hardricourt (Yvelines), ancienne propriété de Jean-Bedel Bokassa, l'empereur déchu de Centrafrique mort en 1996, sera vendu aux enchères mercredi à Versailles avec une mise à prix de 735.000 euros.

L'annonce légale parue en décembre sur des sites spécialisés précise que la vente comprend un "château d'une superficie habitable de 547,78 m2, une maison de gardien (95,49 m2), un vaste parc arboré et un double garage". Cette vente aux enchères sur licitation (en vue du partage d'une indivision) est organisée à la suite d'un jugement du tribunal de grande instance de Versailles. L'avis ajoute que les "lieux semblent occupés".

Selon des spécialistes de l'immobilier interrogés par l'AFP, les enchères ne devraient pas dépasser 1,2 million d'euros, en raison du mauvais entretien de ce manoir d'une vingtaine de pièces aux toits d'ardoise qui domine la vallée de la Seine et du parc laissé à l'abandon.

L'ex-empereur Bokassa s'était installé en décembre 1983 à Hardricourt, l'une de ses propriétés en France, après un exil de quatre ans en Côte d'Ivoire à la suite de sa déposition le 21 septembre 1979 par des parachutistes français. Celle-ci avait été précipitée par le massacre présumé d'une centaine d'écoliers par sa garde personnelle lors de troubles à Bangui.

L'un des fils de Jean-Bedel Bokassa, Georges, ancien ministre de la Défense de son père (1975-1976), a supplié le président Nicolas Sarkozy d'intervenir pour éviter ce qu'il estime être une spoliation de l'héritage de sa famille.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

 

 

Qui veut acheter le château de Bokassa

L’ancienne demeure de Jean-Bedel Bokassa est mise aux enchères, mercredi. Travaux à prévoir.

Sur le papier, l’annonce est alléchante. Propriété de Hardricourt à vendre, comprenant un "château d'une superficie habitable de 547,78 m2, une maison de gardien (95,49 m2), un vaste parc arboré et un double garage". L’ancienne demeure de Jean-Bedel Bokassa, l'empereur déchu de Centrafrique mort en 1996, sera vendu aux enchères mercredi à Versailles. Mise à prix ? 735.000 euros.

"Tout est dans un état lamentable"

Seul problème, de l’avis de plusieurs spécialistes de l’immobilier, les enchères ne devraient pas dépasser les 1,2 million d'euros. En cause ? Le mauvais entretien du manoir laissé à l'abandon depuis de nombreuses années.

A la lecture de l’annonce, Marcel et sa femme ont été charmés. Pourquoi ne pas se payer un château du roi Bokassa 1er pour s'en faire une résidence secondaire ? Une fois sur place, le couple a vite déchanté. "Tout est dans un état lamentable" déplore Marcel. Et d’énumérer les dégâts : "le manoir n’est pas chauffé, des vitres sont cassées, des plafonds tombent". Le couple n’a même pas pu visiter toutes les pièces du manoir pour des questions de sécurité.

La famille Bokassa divisée

Dans la famille Bokassa, on reconnaît que les lieux n’ont pas été entretenus depuis la saisie du château par l'Etat. "On a tout simplement négligé ce que notre père nous a laissé par manque de moyens" explique Marie-France Bokassa, l’une des filles de l’ancien roi de Centrafrique.

L'un des fils de Jean-Bedel Bokassa, Georges, ancien ministre de la Défense de son père, accuse, lui, l’Etat français de spoliation de l'héritage de sa famille. Il a demandé à Nicolas Sarkozy d'intervenir pour empêcher cette mise aux enchères. Sans succès.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 13:34

 

 

Jean Pierre Bemba Gombo

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 11 Janvier 2011 08:44

La reprise des audiences de Jean-Pierre Bemba est prévue ce mardi 11 janvier 2011, au siège de la CPI (Cour Pénale Internationale) à la Haye au Pays Bas. Elle avait été suspendue en raison des vacances judiciaires des membres de la Cour à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Le procès redémarre avec l’interrogation du témoin numéro 87. A ce jour, trois personnes ont déjà été auditionnées lors des précédentes audiences.

La première, un homme, le témoin numéro 38, a expliqué le contexte de ce qui s’est  passé en République centrafricaine. La deuxième, une experte en traumatologie, a quant à elle expliqué les conséquences physiques, morales et psychologiques des violences sur les victimes, notamment le viol. La troisième personne, une femme, présentée dans ce procès comme l’une des victimes du viol, a raconté son martyre. Il faut noter que toutes ces personnes ont été interrogées aussi bien par la défense que par l’accusation.

Le leader du Mouvement de Libération du Congo, est accusé de crime de guerre et crime contre l’humanité en République Centrafricaine. Lesquels crimes commis par ses milices entre 2002 et 2003, sous le régime de l’ex président de Centrafrique Ange Félix Patassé actuel candidat à l’élection présidentielle.

Patassé a été chassé du pouvoir par la rébellion de François Bozizé en 2003, légitimé par le scrutin de 2005, et candidat à sa propre succession à la présidentielle du 23 janvier 2011.

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 04:04

 

 

Bozize KNK

 

Le président sortant de Centrafrique s’engage à poursuivre ses efforts pour sécuriser le pays

APA - Ban­gui (Cen­tra­frique) 10 janvier 2011 - Le pré­sident sor­tant de Cen­tra­frique, Fran­çois Bo­zi­zé, a ré­af­fir­mé lundi à Ban­gui, sa vo­lon­té de pour­suivre les ef­forts menés dans le do­maine éco­no­mique et d’amé­lio­rer la sé­cu­ri­sa­tion du pays, pour per­mettre que ‘’le dé­ve­lop­pe­ment du pays se fasse beau­coup plus ra­pi­de­ment’’.

S’ex­pri­mant lors du mee­ting d’ou­ver­ture du Parti Tra­vailliste (KNK, au pou­voir), pour les élec­tions pré­si­den­tielle et lé­gis­la­tives du 23 jan­vier pro­chain, Bo­zi­zé s’est en­ga­gé à conso­li­der la co­hé­sion so­ciale déjà vi­sible en Cen­tra­frique.

« La Ré­pu­blique Cen­tra­fri­caine en 2016, sera mieux que main­te­nant, le com­bat de pour sa re­cons­truc­tion doit se pour­suivre et nous pen­sons que si Dieu le veut AREVA va pas­ser à la phase d’ex­ploi­ta­tion de l’Ura­nium, et peut être le pé­trole va jaillir », a ajou­té le Pré­sident Fran­çois Bo­zi­zé.

Il a pro­mis aussi de se rendre dans les 16 pré­fec­tures du pays pour mieux pal­per les réels be­soins de la po­pu­la­tion, no­tam­ment dans les do­maines des routes, de l’eau po­table.

« Je n’ai be­soin de vous rap­pe­ler le bilan de mes réa­li­sa­tions, vous en êtes té­moins, à vous de me juger », a dit en sub­stance le pré­sident Fran­çois Bo­zi­zé en ci­tant comme exemple la ré­ha­bi­li­ta­tion du Centre Hos­pi­ta­lier Uni­ver­si­taire, le bi­tu­mage du tron­çon Baoro Ca­me­roun et la construc­tion d’un centre Hos­pi­ta­lier de 100 lits à Bimbo.

Lors du mee­ting de lan­ce­ment de la cam­pagne élec­to­rale, les autres par­tis po­li­tiques al­liés du parti au pou­voir et les or­ga­ni­sa­tions des jeunes ont una­ni­me­ment dé­cla­ré leur sou­tien in­con­di­tion­nel au can­di­dat Bo­zi­zé.

La cam­pagne pour les élec­tions grou­pées de 2011 en Cen­tra­frique pren­dra fin le 21 jan­vier 2011.

 

NDLR : Bozizé se moque vraiment des Centrafricains qui savent bien que si pour lui, sécurisation rime avec sous-traitance aux armées étrangères comme il l’a fait avec l’armée ougandaise pour le Sud-Est du pays et le Tchad et le Soudan pour le Nord-Est, la sécurité à laquelle ils aspirent passe par le désarmement de tous les rebelles et autres chiens de guerre. Les Centrafricains dans leur immense majorité savent que Bozizé est venu aggraver et généraliser l’insécurité dans le pays naguère strictement limitée aux zaraguinas. On ne voit donc pas comment il pourra prétendre sécuriser davantage le pays s'il était élu alors que jusqu’ici il est plutôt à l’origine du fléau de l’insécurité. C'est bien un domaine dans lequel son bilan est des plus catastrophiques. Il est complètement disqualifié pour en parler. 

S’agissant de l’uranium de Bakouma dont il parle, jusqu’ici, l’opacité de la gestion que lui et son argentier Sylvain Ndoutingai font du dossier uranium avec AREVA ne permet pas que le pays puisse espérer ou s’attendre à profiter véritablement des ressources de ce minerai. Les allégations qu’il tient sur l’uranium, AREVA ou le pétrole, ne sont que de la vraie démagogie car personne en Centrafrique n’en est dupe.

Par ailleurs, ce n’est pas en quinze jours de campagne électorale qu’il saura mieux prendre la mesure de la réalité de la misère dans laquelle végètent aujourd’hui les populations du monde rural délaissées voire carrément abandonnées depuis des lustres à leur triste sort.

 

 

Voici le message du président François Bozizé

Par journaldebangui.com - 10/01/2011

Il souhaite les vœux les meilleurs à la nation centrafricaine et se prononce sur les prochaines échéances qui attendent le pays

 

Centrafricains, Centrafricaines,


Mes chers compatriotes,


L’année 2010 s’achève. Malgré les aléas que nous avons connus au cours de cette année, nous nous sommes attelés aux tâches de développement de notre pays. Nous ne nous sommes pas déviés du chemin. Il y a des compatriotes qui n’aiment pas la démocratie. Mais nous avons lutté pour que la démocratie ait droit de cité en République Centrafricaine. C’est la seule voie que nous devons emprunter. Il n’y a pas d’autres voies. Le cinquantenaire ‘est terminé dans de très bonnes conditions.

Nous n’avons connu aucun obstacle. Pour ce faire, j’ai adressé toutes mes félicitations à tous les Centrafricains. Un événement malheureux s’est produit à Birao. Certaines personnes ont voulu mettre le pays à feu et à sang, mais Dieu n’a pas adhéré à leur plan. Dieu n’aime plus les souffrances et les malheurs en Centrafrique. Les événements machiavéliques de Birao ont échoué car c’est le plan de Dieu. Centrafricains, chers compatriotes, que tu travailles au bureau, à l’école, à l’hôpital, aux champs ou que tu te consacres à l’élevage, attèles-toi à ce travail avec toutes tes forces pour que la République Centrafricaine se développe. Garde toujours présent à l’esprit cette voie. Ne te dévie pas de cette voie. Ne suis pas ceux qui cultivent la méchanceté, l’aigreur et ceux qui sèment le désordre. Ce sont ceux qui ne veulent pas que la République Centrafricaine émerge. Ne les suis pas. Suis la voie de la paix pour notre pays la République Centrafricaine. Suis la voie de l’amour, de l’entraide et de la fraternité. Dieu est avec nous, Dieu est avec nous, Dieu est avec la République Centrafricaine. Il nous protège tous les jours. Au cours de cette année 2011, Il sera toujours avec nous. Dieu ne trompe pas, il ne meurt pas. Dieu est amour et il est sincère. Vous me connaissez tous, tout comme vous connaissez ma politique. Ma politique est celle du travail et c’est l’essence de Kwa na Kwa (KNK). Ma politique n’est pas celle des affrontements, des mensonges et du désordre, ni celle de la rébellion.

Aujourd’hui, le DDR n’est pas rentré dans sa phase efficiente. Ce n’est pas de ma faute, ni celle du gouvernement, mais la faute incombe aux responsables des mouvements politico-militaires. Ils ne veulent pas du DDR. Ils ne veulent pas que le DDR marche et qu’il soit effectif. Ils le bloquent, parce qu’ils n’aiment pas la paix. Ils boquent parce qu’ils n’aiment pas la paix. Ils bloquent l’avancement du DDR. Ils font exprès pour maintenir les combattants dans la souffrance, dans la brousse. Ils le font parce qu’ils veulent avoir les poches pleines tout en restant à Bangui. Ils sont tranquilles à Bangui alors qu’ils ont abandonné les jeunes dans la brousse, dans la souffrance. La souffrance, ce sont les combattants qui les endurent dans le maquis. Il appartient aux responsables politico-militaires d’être francs, de dire la vérité, de prêcher la paix dans le pays, de prêcher la vérité et la paix dans le pays. Ils contournent la vérité, ce qui n’est pas normal.

Pour le désarmement, j’ai réuni les responsables politico-militaires plus d’une dizaine de fois. Le reste c’était l’identification des sites militaires, et maintenant, ils s’activent à autre chose qu’à dire la vérité aux combattants. Il faut qu’ils soient clairs dans leurs propos afin que les combattants aussi les comprennent clairement et qu’ils invitent les éléments à la paix. S’ils veulent la guerre, qu’ils le disent. S’ils veulent la démocratie, qu’ils le disent au lieu de trouver des subterfuges par les éléments de Babba Ladde. Babba Ladde est un problème différent. C’est un Tchadien. Il n’est pas Centrafricain et tous ses éléments dont des étrangers. Leurs problèmes seront examinés avec les autorités tchadiennes et le Tchad. Il n’est pas question de faire l’amalgame avec le DDR. Les responsables politico-militaires font exprès pour que le DDR n’avance pas. Ils ont une autre stratégie. 2011 est l’année des élections. Les élections seront effectives le 23 janvier 2011. Que personne ne vous trompe car beaucoup de rumeurs circulent dans les quartiers. Ces rumeurs ne sont que du mensonge entretenu par des méchants. Rien ne peut bloquer le processus. La CEI travaille normalement. Tout le matériel est en place. Il ne reste que les bulletins qui ont été envoyés à l’imprimerie et qui reviendront dans quatre jours et tout sera en place. Ceux qui racontent n’importe quoi ne sont que des aigris. Ce sont eux qui n’aiment pas le bon devenir de la RCA.

Vous irez voter, voter le 23 janvier 2011. L’heure a sonné. Vous irez voter dans la paix. Soyez vigilant en allant voter et ce dans tous les bureaux de vote, parce qu’il y a des fauteurs de trouble qui vont être tentés de manipuler les urnes. Ils vont abuser de toi en te proposant des beignets ou en te faisant miroiter des grillades pour faiblir ton endurance et ta foi. Pour que ton pays se développe, fais un choix judicieux. Choisis une personnalité intègre, un bon chef d’Etat, un bon député pour qu’il se consacre au développement du pays.

Je vous le redis encore, soyez vigilants contre les ennemis de la RCA, contre les ennemis de la paix en RCA, car ses ennemis sont nombreux, car les Centrafricains d’un côté et les étrangers aussi de l’autre. Je préfère le dire compte-tenu de ce qui arrive dans certains pays, qu’ils veulent transplanter dans notre pays. Centrafricains, soyez vigilants. N’ayez pas peur. Les membres de la CEI, attelez-vous à votre mission comme des patriotes de Centrafrique. Militaires, policiers, gendarmes, assurez convenablement votre mission pour que les élections se déroulent dans la paix et la tranquillité. Il n’y a pas d’occasion aux troubles. J’invite les membres de la Cour constitutionnelle à accomplir leur mission avec objectivité. Nous voulons la paix en Centrafrique. Nous voulons la paix en Centrafrique. L’heure est arrivée et c’est le moment de travailler pour le vote. Les élections sont très importantes dans un pays car elles déterminent l’avenir du pays. N’ayez pas crainte. Je n’ai pas beaucoup à vous dire, car le mensonge peut parfois se glisser dans un bavardage inutile. Je vous salue tous. Joie et paix au cœur. Joie et paix au cœur.

Bonne Année. Bonne Année. Je vous remercie. Que Dieu bénisse le Centrafrique

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 03:35

 

 

Antoine-de-Leocour.jpg

 

           Antoine de Léocour

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 10 Janvier 2011 06:15

Le drame survenu dimanche 9 janvier 2010 au Niger touche la Centrafrique, notamment le milieu des organisations humanitaires. L’un des deux français enlevés à Niamey puis exécutés par les ravisseurs vers la frontière malienne, Antoine de Léocour, était en poste en Centrafrique depuis 6 mois. Antoine de Léocour était  responsable de programmes pour l’ONG Aide Médicale Internationale. Il avait pris son congé et quitté Bangui récemment pour aller se marier dans une semaine au Niger. Le président de l'organisation Aide Médicale Internationale, Philippe Augoyard, décrit Antoine de Léocour comme « un amoureux de l’Afrique».

Aide Médicale Internationale intervient notamment dans les secteurs de Ndélé et de Mbrès. L’ONG appuie et renforce les structures sanitaires de ces zones.

 

L'employeur d'Antoine de Léocour : «Nous nous souviendrons de l'engagement fort d'Antoine»

La Voix du Nord dimanche 09.01.2011, 12:39

Le président de l'organisation Aide Médicale Internationale (AMI), Philippe Augoyard, écrit avoir «appris avec une immense tristesse le décès, dans ces circonstances dramatiques, d'Antoine de Léocour, responsable de programmes en République centrafricaine depuis six mois pour notre association».

« Antoine était en congés et s'était rendu au Niger pour son mariage qui devait avoir lieu dans une semaine », a précisé M. Augoyard.

Antoine de Léocour et Vincent Delory, deux Nordistes de 25 ans originaires de Linselles, dans la métropole lilloise, ont été enlevés vendredi à Niamey et tués hier samedi lors d'une opération de l'armée nigérienne coordonnée par des militaires français près du Mali. Antoine de Léocour avait travaillé en Afrique jusqu'en mars 2010 pour une ONG allemande.

« Nous nous souviendrons de l'engagement fort d'Antoine dans les programmes de solidarité menés au sein de notre association et dans d'autres structures humanitaires », conclu le président d'AMI.

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 03:20

 

Ziguélé

 

 

 

Bangui, le 10 janvier 2011

 

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout d’abord vous présenter mes meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2011, pour chacun d’entre vous, pour vos familles respectives, et surtout pour notre pays.

Pour la seconde fois, mon Parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) m’a désigné pour défendre ses couleurs aux élections présidentielles. J’ai accepté cette mission parce que je suis convaincu que si les Centrafricaines et les Centrafricains l’acceptent, nous pouvons tous ensemble sauver notre pays de cette mort lente dont il a pris le chemin depuis ces dernières années car je suis de ceux qui croient fermement que cette descente aux enfers de notre pays n’est pas une fatalité et que tous unis, nous pourrons stopper cet engrenage infernal et modifier positivement le cours des choses.

En effet, depuis les dernières élections de 2005, j’ai pris le temps, avec mes camarades du Bureau Politique du Parti, de sillonner le pays par route, d’Ouest à l’Est, et du Nord au Sud. J’ai effectué plus de 15 000 kms de routes et de pistes et vécu personnellement la réalité des insupportables tracasseries et entraves au droit à la libre circulation des citoyens et des marchandises que constituent les illégales barrières routières sauvagement implantées sur l’ensemble du territoire national par les forces de défense et de sécurité avec l’approbation des plus hautes autorités nationales.

Je prends d’ores et déjà l’engagement solennel auprès des Centrafricains que si je suis élu Président de la République, le démantèlement des barrières illégales de racket sera une des premières mesures que mon gouvernement va initier afin de rétablir la liberté d’aller et venir de nos compatriotes sur la totalité du territoire national.    

Bref, j’ai rencontré des hommes et des femmes de toutes conditions sociales et pu mesurer l’immensité de la détresse de mes compatriotes, surtout ceux de l’arrière-pays. J’ai eu l’occasion de toucher du doigt la profondeur de l’inqualifiable pauvreté et de la misère dans laquelle vivent aujourd’hui nos concitoyens du monde rural. Cette descente aux enfers s’est en effet accélérée après les ravages et les destructions de nos villes de provinces, à la suite des années de rébellions que certains hommes politiques ont cru devoir lever pour s’emparer des rênes du pays  et assouvir leur soif du pouvoir et pour leurs intérêts bassement égoïstes, sans aucune véritable vision ni de près ni de loin du développement du pays et du bien-être des Centrafricains. Des années après, notre pays et en particulier le monde rural, éprouve les pires difficultés à s’en relever.

Plusieurs régions de notre territoire national sont littéralement délaissées et dans un état d’abandon quasi-total par le pouvoir central. Même les axes routiers qui y conduisent n’ont presque jamais été entretenus depuis des lustres au point que la nature a repris ses droits, confinant des populations entières dans un inadmissible isolement. Comment voulez-vous que les compatriotes qui y vivent  n’aient pas le sentiment d’être rejetés et de ne plus appartenir à la Nation centrafricaine ?

La famine qui tenaille aujourd’hui une grande majorité de Centrafricains tant à Bangui que dans les provinces et surtout la malnutrition infantile sévère qui sévit notamment dans les zones et villes minières et qui a entraîné la mort de plusieurs centaines de nos enfants, n’a pas d’autre explication que la politique criminelle et antinationale de braquage et du gangstérisme  d’Etat vis-à-vis des collecteurs et bureaux d’achat de diamant qui a mis de fait au chômage, plusieurs artisans miniers qui ne pouvaient plus subvenir convenablement aux besoins alimentaires de leurs familles.

En ayant parcouru le pays,  j’ai ainsi pu rendre visite et partager concrètement le quotidien de nos militants et indirectement celui des populations de plusieurs préfectures, sous-préfectures, communes et villages de notre beau pays. J’ai discuté avec des agriculteurs, des pêcheurs, des éleveurs, des artisans, des artisans miniers ou « nagbata », des chômeurs, des jeunes diplômés chômeurs, des religieux, des commerçants, des fonctionnaires, des enseignants de tous les degrés, des infirmiers, des médecins, des magistrats, des douaniers, des soldats, gendarmes et policiers de tous grades etc.  

J’en ai tiré ce programme politique que j’ai l’honneur de vous présenter ce jour, et que je défendrai pendant ces deux semaines de campagne.

Mais avant de passer à cette présentation à proprement parler, je tiens à dire ici clairement avec gravité au sujet du présent processus électoral, qu’en dépit des accords politiques et solutions de sortie de crise de toutes sortes, des pertinentes recommandations adoptées par consensus par le Dialogue Politique Inclusif en présence et avec l’appui incessant des partenaires de nombreux pays amis et des partenaires au développement de la Communauté internationale, le Président François BOZIZE est toujours demeuré sourd et a singulièrement manqué de volonté politique et  refusé de mettre sincèrement en application dans l’intérêt de la paix ce qui a été arrêté.

Les Centrafricains et l’opinion internationale sont témoins de la part que mon parti le MLPC et moi-même avons prise au sein de l’opposition démocratique, aux côtés des autres formations politiques pour la recherche inlassable des voies et moyens pacifiques afin de faire aboutir le processus électoral. Notre seul objectif était d’obtenir que les élections soient crédibles. Pour l’être, elles doivent être mieux préparées pour être conformes aux normes et standards internationalement  admis de nos jours.

Nous n’avons eu de cesse de dénoncer les dérives de la Commission Electorale Indépendante qui n’était indépendante que de nom et d’exiger, sans avoir été écoutés le moins du monde, la correction des graves dysfonctionnements de ladite commission ainsi que la médiocrité, la gestion opaque et la partialité de son Président dont nous avons aussi exigé sans succès à ce jour, la démission. Même le rapport de l’audit sur sa gestion, pourtant ordonné par le Président BOZIZE à notre demande, est resté l’un des documents dont le secret est le mieux gardé par le pouvoir en place.

La campagne électorale s’ouvre donc malgré nos mises en garde et exigences quant aux diverses garanties minimales que nous n’avons cessé de formuler. Cela est malheureusement interprété à tort par le camp de notre principal adversaire comme une crainte d’aller aux urnes alors que mon parti, le MLPC est incontestablement un parti réellement démocratique qui a toujours activement pris part sans la moindre appréhension, à toutes les échéances électorales du pays.

Je tiens donc à déclarer très solennellement que ces élections dont les conditions de préparation sont des plus mauvaises, avec un Président de la République très peu soucieux, c’est le moins que l’on puisse dire, du respect de la loi et notamment du Code électoral ; un Président de la République qui n’a jamais réellement voulu du consensus comme mode de préparation des élections ; d’un Président de la République qui n’a jamais rien fait pour assurer la réussite du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des rebelles.

Malgré l’occupation de huit préfectures de notre pays sur les seize qu’il compte, par diverses rébellions armées toujours non désarmées à ce jour, nous sommes contraints de battre campagne dans des conditions d’insécurité que tout un chacun peut imaginer.

Tout en reconnaissant les carences et faiblesses qui sont inhérentes  à un jeune parti de l’opposition, fût-il le premier du pays comme l’est le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), je voudrais dès maintenant dégager notre responsabilité pour le cas où ce processus électoral bâclé déboucherait sur un échec pouvant ouvrir lieu à une nouvelle crise politique en Centrafrique à l’instar de ce que vit actuellement un pays frère de l’Afrique de l’Ouest.  L’attention que nous avons attendue des partenaires au processus électoral, qu’ils soient nationaux ou internationaux, pour faire entendre et ramener à la raison le Président de la République n’a pas toujours été au rendez-vous, et je crains que nous le regrettions tous vivement demain.  

Je vous remercie

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 03:15

 

 

Demafouth-JJ.jpg

 

Par Sebastien Lamba - 10/01/2011 Journal de Bangui

C’est devant les étudiants de l’Université de Bangui, que le candidat a ouvert la campagne officielle

 Le Candidat de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP), Jean Jacques Démafouth a présenté les grands axes de son programme de société, pour l’élection présidentielle du 23 janvier 2011, devant les étudiants de l’Université de Bangui, à l’ouverture de la campagne officielle, lundi 10 janvier 2011, à Bangui. Il a indiqué que son parti a conçu un programme d’urgence, pour un pays post conflit comme la République Centrafricaine, notamment rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire et redéployer l’administration sur l’ensemble du territoire afin d’asseoir l’autorité de l’Etat. Le rétablissement de la sécurité, permettra à notre armée avec la mise en œuvre effective du programme de Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), d’être efficace pour poursuivre les bandits de grands chemin, a –t-il expliqué.

Mettre en place une politique d’autosuffisance alimentaire. Car, a-t-il ajouté près de 60M des éléments des mouvements politico-militaires signataires des accords de paix ont accepté de faire de l’agriculture et de l’élevage après le désarmement, afin de jeter une base de l’organisation d’agriculture compétitive dans notre pays. Nos hôpitaux sont des cliniques privés. Rien que le même le carnet de consultation est payant, disons-le au peuple, au besoin instituer la délivrance d’une carte d’abonnement sanitaire comme cela été le cas à l’époque; et c’est avec cette carte que le Centrafricain pourrait se soigner gratuitement et partout. A partir de ce moment le personnel à l’obligation de soigner selon les normes établies, a estimé le candidat Jean Jacques Démafouth.

Il a annoncé la signature d’une convention nationale pour réfléchir sur la délivrance d’une carte d’abonnement sanitaire où on trouve une solution alternative aux phénomènes de la corruption qui mine nos hôpitaux. Si on doit privatiser les hôpitaux; on doit le faire en mettant en place un dispositif draconien derrière le personnel médical ayant le devoir de soigner pour éviter les va et viens aux malades du sida vers Bangui pour s’approvisionner en ARV, c'est-à-dire il fallait développer un mécanisme approprié, a-t-il dit. Sur le plan éducatif, il a précisé que notre système éducatif ne répond plus aux exigences de l’heure. Par conséquent, il faut refonder notre système scolaire en créant des nouvelles filières à l’université de Bangui. Il a souhaité que l’université soit sur le même diapason que les autres universités de la sous-région et sur le plan international.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 03:09

 

 

centrafrique trio

 

Emile Gros Raymond Nakombo  Zig Mart

 

 

Centrafrique : début de la campagne en vue des élections du 23 janvier

 

 

BANGUI - (AFP)  La campagne électorale en vue des élections présidentielle et législatives du 23 janvier en Centrafrique a débuté lundi, a annoncé le président de la Commission électorale indépendante (CEI) alors qu'affiches et banderoles ont fait leur apparition à Bangui.

"Aujourd'hui, nous avons le plaisir de vous annoncer que la campagne électorale en vue des élections présidentielle et législatives du 23 janvier 2011 s'est ouverte ce lundi et sera close le vendredi 21 janvier à minuit", a indiqué à la presse le président de la CEI Joseph Binguimalé.

"Nous rappelons à tous que la campagne électorale est libre et se fait dans le respect du citoyen, des candidats, des textes légaux et de l'ordre public", a ajouté M. Binguimalé au siège de la CEI à l'Assemblée nationale.

"Nous demandons à tous les candidats de faire montre de respect durant la campagne, d'adopter un comportement empreint de respect et de retenue", a-t-il précisé.

Dans la capitale, des affiches au nom du président François Bozizé "le bâtisseur" et "le rassembleur", candidat à sa succession, ont été apposées a constaté l'AFP.

Les partisans de l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé (2001-2003) ont eux accroché des banderoles avec comme slogan: "Unis, nous vaincrons".

Le premier tour des élections législatives doit se tenir en même temps que le premier tour de la présidentielle. Un éventuel second tour doit se dérouler le 20 mars.

Chacun des 5 candidats à la présidentielle disposera "de 30 minutes d'intervention par jour à la radio et à la télévision nationales jusqu'au 21 janvier", a expliqué à la presse Pierre Sammy Mackfoy, président du Haut-Conseil de la Communication (HCC).

"Les dispositions légales sont claires, nous ne tolérerons pas les dérapages. Le HCC demande aux candidats ou à leurs directeurs de campagne de faire preuve de responsabilité", a averti Sammy Mackfoy.

"Sinon, ils seront purement et simplement retirés d'antenne. Nous avons un service monitoring qui enregistre tout ce qui se dit lors de cette campagne. Les éléments seront conservés pendant 45 jours", a-t-il dit.

La Radio privée Ndéké Luka (de la Fondation suisse Hirondelle) a elle aménagé la grille de ses programmes proposant une série d'émissions (interview, biographie, présentation du programme de chaque candidat) avec le même temps d'antenne pour chacun, a appris l'AFP auprès de la radio.

Les quatre principaux candidats à la présidentielle sont M. Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005, l'ancien président renversé par M. Bozizé, Ange-Félix Patassé (1993-2003), M. Ziguélé, et l'ancien ministre de la Défense et chef de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, ex-rébellion qui a intégré les accords de paix) Jean-Jacques Demafouth.

La Centrafrique est engagée depuis 2008 dans un processus de paix réunissant pouvoir, opposition et ex-rebellions pour tenter de mettre fin à des années d'instabilité et d'insécurité.

La tenue d'une présidentielle juste et transparente est l'une des conditions pour pacifier le pays, selon de nombreux observateurs.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

C’est parti pour la campagne électorale !

Radio Ndéké Luka Lundi, 10 Janvier 2011 05:59

 La  campagne  électorale  en vue des  élections présidentielle et législatives centrafricaines du 23 janvier 2011 a démarré  ce lundi 10 janvier 2011 à 0 heure. Elle sera close le 21 janvier prochain à minuit.

En tout cinq candidats sont en lice pour l’élection présidentielle : la candidature de Justin-Innocent  Wilité, opérateur économique  qui se présentait pour la première fois a été invalidée par la Cour Constitutionnelle à deux jours de l’ouverture de la campagne électorale  pour défaut de versement de la caution de 5 millions FCFA exigée par le Code électoral centrafricain.

Selon la Cour Constitutionnelle « il ressort des investigations menées par la Cour, que le chèque de 5 millions FCFA émis par l’entreprise Circuit Plus de M. Wilité pour servir de caution à sa candidature, n’était non seulement pas certifié mais dépourvu de toutes provisions préalables »

Par ailleurs, « nonobstant cette situation litigieuse, M. Wilité s’est présenté au Trésor public pour se faire délivrer une quittance qui lui a permis d’enregistrer la candidature auprès de la Commission électorale indépendante ».

Saisie à la fin novembre d’une requête de la CEI, la Cour Constitutionnelle s’est dite jeudi dernier compétente et a ainsi déclaré recevable la requête de la Commission électorale indépendante (CEI)  à l’origine de l’audience de cette juridiction du jeudi 6 décembre 2011 sur le cas Wilité ; elle a, en conséquence, décidé de l’invalidation de la candidature de ce dernier.

Cela dit, le président sortant François Bozizé Yangouvonda, candidat du KNK (Kwa na kwa = le travail, rien que le travail) qui se représente pour un second mandat de cinq ans, aura comme adversaires :

1-son prédécesseur Ange-Félix Patassé 75 ans qu’il a renversé  par un Coup d’Etat le 15 mars 2003 ; et qui a dirigé la Centrafrique de 1993 à 2003.  Celui-ci est candidat indépendant.

2-l’ex Premier ministre Martin Ziguélé 54 ans ;  candidat du Mouvement de Libération du  Peuple Centrafricain (MLPC) ; première- formation de l’opposition  centrafricaine, et la principale  de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN), importante coalition de  l’opposition centrafricaine. Le MLPC fait également partie du Collectif des Forces  du Changement (CFC), groupement politique composé de l’UFVN ; des partis politiques d’opposition non membres de l’UFVN, appelés « les Autres Partis » et les politico-militaires.

Arrivé deuxième à la présidentielle de 2005, lors de sa première participation à une présidentielle centrafricaine,  Martin Ziguélé qui apparaît comme le principal challenger avait contraint François Bozizé à un second tour remporté par celui-ci.

3-Jean-Jacques Demafouth, 51 ans, ancien ministre de la Défense de Ange-Félix Patassé ; est le président de l’ex-rébellion de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) basée dans le nord et le nord-ouest ; et président de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) ; membre du Collectif des Forces du Changement. Il participe pour la seconde fois à la présidentielle après celle de 2005 (au cours de laquelle il n’a pu battre campagne empêché par une affaire pendante devant la justice et le menaçant d’arrestation).

4-Emile Gros Raymond Nakombo 52  ans, économiste candidat du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) du défunt président André Kolingba mort en février  2010  lequel dirigea la Centrafrique  de 1981 à 1993.  Emile Nakombo élu deux fois à l’Assemblée Nationale, participe  pour la première fois à la présidentielle.

Les  cinq candidats ont cosigné un Code de Bonne Conduite par lequel ils s’engagent à respecter scrupuleusement la Constitution et les textes légaux.  Ils s’engagent aussi à se respecter mutuellement, à adopter un bon comportement avant, pendant et après les élections, et à respecter le verdict des urnes après épuisement des voies légales de recours.

Ce Code de Bonne Conduite adopté lors des élections groupées de  2005 a été révisé et actualisé sous l’égide du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) et l’OIF.

 

 

La Campagne électorale, timide en province

Radio Ndéké Luka Lundi, 10 Janvier 2011 13:18

Les villes des provinces de Centrafrique sont marquées ce lundi 10 janvier 2011 par un timide démarrage de la campagne électorale qui s’achève dans 2 semaines.

A Obo dans l’extrême sud-est, on assiste à un changement brusque de ton, car à plus de 2 jours de cette ouverture, « rien de sérieux ne semble être approché » avait indiqué le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette ville. Malgré l’absence des leaders des partis politiques et même des postulants à la députation, les partisans ont eux-mêmes donné le ton. Plusieurs manifestations sont prévues dans la journée avec le passage des représentants des candidats dans le quartier des personnes déplacées internes de la ville.

Par contre à Bossangoa dans le nord, « la première journée de cette campagne n’est pas animée » a indiqué le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville.  A l’exception, dit-il, du siège du Parti social démocrate (PSD) qui est animée. Les membres de la Commission électorale indépendante (CEI) se mobilisent mais attendent toujours le versement de leurs reliquats d’indemnité. Aucun meeting ni caravane n’est prévu pour la journée. Les candidats aux législatives ne sont toujours pas arrivés dans la ville. Ils sont encore à Bangui.

Dans la Basse Kotto au sud, les délégués et les directeurs de campagne des candidats sont à pied d’œuvre à Alindao, a indiqué le correspondant de RNL à Mobaye. En revanche à Mobaye, « la campagne électorale n’est pas visible » a précisé le correspondant. Les membres de la CEI revendiquent toujours le versement des reliquats de leurs indemnités qui s’élève à 9 mois.

A l’ouest dans la Nana Mambéré, « cette campagne a pris sa 1ère ligne droite timidement dans la fraîcheur de vent de Maïgaro », révèle le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bouar. « Les partisans des différents partis politiques se réservent pour l’instant d’ouvrir le bal faute d’absence des candidats » a-t-il ajouté. Seulement, on peut assister au spectacle offert par les taximen qui à bord des motos brandissent des drapeaux à l’effigie des candidats en lice.

La population de Ndélé dans le Bamingui Bangoran au nord a été réveillée tôt le matin par quelques partisans des partis qui parcourent la ville avec des cris. Plusieurs manifestations socioculturelles sont prévues pour l’après midi, mais « une faible participation de la population dans les activités a cependant été observé », a constaté le correspondant de RNL dans la ville.

 

La campagne électorale, ambiance morose à Bangui

Radio Ndéké Luka Lundi, 10 Janvier 2011 13:17

La campagne électorale en vue des élections groupées du 23 janvier 2011 lancée ce lundi 10 janvier 2011, semble encore assez timide à Bangui la capitale centrafricaine.

Une campagne marquée  par quelques conférences de presse et meetings tenus par certains candidats à la présidentielle. C’est le cas du candidat du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Martin ZIGUELE. Il promet au cours d’une conférence de presse, de travailler sur trois points notamment, la garantie de la sécurité, la relance de l’économie et création de l’emploi, la restauration des services publics de base dont l’accès à l’éducation et l’eau potable.

Dans ce même exercice, Jean Jacques Démafouth du Parti Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP), a d’abord éclairé son assistance sur le mémorandum de l’opposition concernant le report des élections. Selon lui, la circulation des cartes d’électeurs parallèles, le non payement des indemnités des commissaires, le manque de formation et le parachutage des présidents des bureaux de vote ont constitué les points de revendication de l’opposition.

Pour sa part, le candidat à la présidentielle du parti travailliste Kwa Na Kwa, le président sortant François Bozizé, a tenu son premier meeting au Complexe sportif Barthélémy Boganda avec les Conseils et cellules de son parti.

Mais à la mi-journée, le stade était rempli seulement à moitié pour une manifestation prévue pour 8H30. Tous les conseils, fédérations et cellules du KNK des huit arrondissements de Bangui et de Bimbo se sont présentés dans la couleur Orange, couleur de leur parti. Un responsable du parti a confié à Radio Ndeke Luka que le retard est dû au fait que quelques caravanes du KNK qui sillonnaient la ville de Bangui n’étaient  pas encore arrivées.

Il faut dire que tout se passe comme SI les états-majors des Partis politiques ne sont qu’en phase préparatoire. N’étaient-ils pas prêts ? Difficile de répondre à cette question.

Sur les principales avenues et certains endroits de la ville, un seul décor s’offre à au public : le jaune orange, couleur des banderoles du KNK, le parti au pouvoir.

Pour le reste, c’est le train de vie traditionnel des Banguissois : des élèves qui vont ou rentrent de l’école, des commerçants ambulants qui vaquent à leurs activités quotidiennes, des fonctionnaires qui vont ou rentrent de travail.

 

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 03:07

 

 

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(MISNA) 10/1/2011   17.37 - "Des banderoles et des pancartes ont fait leur apparition dans les principales rues de Bangui. J'ai rencontré ce matin un groupe qui manifestait son soutien pour le président sortant en dansant et en chantant. Ça commence à bouger. La campagne électorale a commencé", dit à la MISNA père Euro Casale, missionnaire combonien contacté dans la capitale.

La campagne a officiellement commencé depuis dimanche minuit et portera les cinq candidats à la présidentielle aux quatre coins du pays jusqu'au 21 janvier. La couleur orange du parti Kwa na kwa du président sortant François Bozizé dominait déjà depuis quelques jours. Il devra se mesurer à quatre adversaires : le candidat indépendant Ange-Félix Patassé (75 ans), ancien président destitué en 2003 par un putsch de M Bozizé ; l'opposant et ex-Premier ministre Martin Ziguélé (54 ans), arrivé second à la présidentielle de 2005 et candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc) ; Jean-Jacques Demafouth (51 ans), ex-ministre de la Défense président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd, ancienne rébellion) et leader du parti Nouvelle alliance pour le progrès (Nap) ; Émile Gros Raymond Nakombo (52 ans), économiste candidat pour le Regroupement démocratique centrafricain (Rdc).

Les cinq candidats ont signé vendredi dernier un code de bonne conduite dans lequel ils s'engagent à respecter la Constitution, à se respecter l'un l'autre pendant la campagne et à accepter l'issue des urnes. À la veille de la signature du document, les quatre adversaires du président sortant avaient dénoncé des violations du code électoral, la composition trop favorable au régime de la commission électorale, l'impossibilité de circuler librement sur le territoire et la présence de rebelles dans le pays.

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 03:11

 

 

afrique

 

 

 

BRAZZAVILLE - dimanche 9 janvier 2011  (AFP) - Le président béninois Boni Yayi en déplacement à Brazzaville a annoncé dimanche la probable tenue d'une réunion de chefs d'Etat à N'Djamena au Tchad lundi ou mardi pour examiner la question de la crise en Côte d'Ivoire.

"Je suis sûr que nous allons nous retrouver à N'Djamena au Tchad, demain (lundi) ou après demain (mardi) et les chefs d'Etat vont discuter. Ils ne vont pas décevoir ce continent africain qui attend beaucoup de la paix", a déclaré Boni Yayi lors d'une brève déclaration à son arrivée Brazzaville.

Le président béninois est l'un des trois émissaires de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) concernant la Côte d'Ivoire.

"Tout le monde souhaite que ce dossier se dénoue dans la paix et la Cédéao estime aujourd'hui que le moment est venu d'aller vers nos chers aînés des autres sous-régions pour voir concrètement comment examiner ce dossier", a-t-il poursuivi en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso.

Cette réunion consacrée à la Côte d'Ivoire pourrait se dérouler en marge des célébrations organisées mardi par les autorités tchadiennes pour marquer le cinquantenaire de l'indépendance du pays, le 11 août 1960.

 

 

Crise ivoirienne : médiation de l'ex-président nigérian Obasanjo à Abidjan

ABIDJAN  09 janvier 2011 21h39 (AFP) — L'ancien président du Nigeria Olusegun Obasanjo a rencontré dimanche à Abidjan successivement Laurent Gbagbo et son rival Alassane Ouattara, une médiation pour tenter de résoudre la grave crise politique en Côte d'Ivoire, a-t-on appris auprès des deux camps.

Après de premiers tête-à-tête dans la foulée de son arrivée samedi, M. Obasanjo s'est entretenu de nouveau dimanche avec les deux hommes. Sa visite n'avait pas été annoncée, pas plus que le cadre dans lequel il l'effectue.

Le président sortant Laurent Gbagbo est sous la menace d'une opération militaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'il ne cède pas le pouvoir à M. Ouattara, reconnu chef d'Etat par la communauté internationale.

Selon une source diplomatique africaine, M. Obasanjo a été envoyé en mission par le président en exercice de la Cédéao, le chef d'Etat nigérian Goodluck Jonathan.

 L'ex-dirigeant du Nigeria a expliqué à M. Gbagbo "le caractère inéluctable de l'alternance" au sommet de l'Etat ivoirien, et fait part de "la détermination de l'Afrique à atteindre cet objectif", selon cette source.

Il a exprimé à M. Ouattara "le soutien fort de la communauté internationale" et son attachement au "respect des résultats" de la présidentielle du 28 novembre "tels que proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI)", a indiqué ce diplomate.

La CEI avait déclaré vainqueur M. Ouattara, mais le Conseil constitutionnel avait invalidé ces résultats et proclamé élu M. Gbagbo.

Le ministre des Affaires étrangères de M. Gbagbo, Alcide Djédjé, qui a également rencontré M. Obasanjo, a affirmé au contraire que ce dernier effectuait une "mission de prospection", "non officielle" même s'il en "a informé certains chefs d'Etat de la région".

"Il n'a aucune solution et il est venu, en ami de la Côte d'Ivoire, pour qu'on recherche ensemble des solutions", a assuré à l'AFP ce proche de M. Gbagbo.

L'ex-numéro un nigérian devrait quitter la Côte d'Ivoire lundi, a-t-il précisé.

Une nouvelle mission de la Cédéao, accompagnée par l'Union africaine, a échoué le 4 janvier à Abidjan à trouver une issue à la crise, qui a fait autour de 200 morts selon l'ONU depuis mi-décembre.

 

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

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