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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:10

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

BANGUI - AFP / 08 février 2011 20h46 -L'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, parlant au nom de 3 des 4 candidats de l'opposition à la présidentielle du 23 janvier, a affirmé mardi à l'AFP que la Commission électorale indépendante (CEI) n'avait pas comptabilisé quelque 1.200 bureaux de vote représentant 25% des voix.

"La CEI n'a pas pris en compte 1.262 bureaux de vote sur les 4.618. Cela représente 400 à 500.000 voix, soit 25% des voix" lors du scrutin présidentiel, a affirmé M. Ziguélé, joint depuis Libreville.

L'opposition conteste les résultats du scrutin qui n'ont pas encore été validées après la Cour constitutionnelle.

"Nous étions surpris quand on nous a annoncé une participation de 54% et que partout, les observateurs sont d'accord, l'affluence avait été massive. Maintenant, on comprend", affirmé M. Ziguélé.

"On ne s'étonne plus que François Bozizé soit élu avec 66,08% des voix", a poursuivi M. Ziguélé, arrivé 3e de la présidentielle avec 6,46% des voix.

"En réalité, il n'y a pas eu de perte de votes", a affirmé Me Mathias Barthelemy Morouba, conseiller juridique de la CEI.

"Tous les procès-verbaux ont été acheminés à la CEI et c'est après vérification, que la CEI a décidé" de transmettre "à la Cour constitutionnelle les procès-verbaux de certains bureaux de vote parce que les normes requise par la CEI n'ont pas été respectées", a-t-il ajouté.

M. Ziguélé ainsi que l'ancien président renversé par Bozizé en 2003, Ange-Félix Patassé (2e avec 20,10% des suffrages) et le député et économiste Emile Gros-Raymond Nakombo (4e avec 4,64%) ont cosigné vendredi, une déclaration dans laquelle ils affirment que "le scrutin du 23 janvier a été volontairement vicié du fait exclusif du pouvoir et de la CEI" et font part de "leur exigence d'annulation des élections".

Dans cette déclaration, ils soulignent: "nos représentants ont été interdits d'accès ou chassés de la plus grande partie des bureaux de vote dans tout le pays. Là où ils ont pu nous représenter, les procès- verbaux leur ont été dans la plupart des cas, purement et simplement refusés".

"Le pasteur Joseph Binguimalé (président de la CEI) a demandé (...) aux présidents des bureaux de vote de ne pas remettre les PV à nos représentants et de les lui envoyer en exclusivité, sous peine de poursuite judiciaire à leur encontre", soulignaient-ils. .

"Il était matériellement impossible aux candidats, relégués au rang de spectateurs d'un mauvais film de série B (...) de savoir d'où venaient les résultats, et ce qu'ils représentaient en terme de nombre de bureaux de vote", selon le texte.

Mardi, l'opposition a aussi déposé plainte contre le président de la CEI pour "fraude" et "dérive électorale", a affirmé M. Nakombo à l'AFP.

Le double scrutin qui devait avoir lieu en avril 2009 avait été reporté à deux reprises après de nombreuses tergiversations. Ce scrutin devait être l'aboutissement du dialogue national amorcé en 2008 entre pouvoir, opposition et groupes rebelles.

La paix a été au centre de la campagne de ce pays riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), mais ruiné par des années d'instabilité et dont la population vit dans la pauvreté.

(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:59

 

 

Carte-Centrafrique-Generale-

 

Source: United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


NAIROBI, 7 février 2011 (IRIN) - L'accès et le financement sont parmi les défis majeurs auxquels sont confrontées les quelque 30 organisations d'aide humanitaire qui travaillent en République centrafricaine (RCA), un pays classé au 159e rang sur 169 selon l'Indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Les groupes armés locaux, les affrontements interethniques et les attaques de groupes étrangers comme l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) limitent l'accès à de vastes régions du pays. Selon les estimations du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 192 000 des 4,5 millions d'habitants ont été déplacés en octobre 2010.

Les personnes déplacées, dont le nombre est passé de 168 000 à 192 000 début 2010, se trouvent principalement dans les régions nord et est du pays, où les groupes armés prolifèrent et où règnent la violence et l'impunité. Selon l'OCHA et l'UNICEF, la plupart se sont réfugiés dans la forêt. Puisqu'ils ne vivent pas dans des camps, ils ne peuvent pas bénéficier des soins de santé, ni avoir accès à l'eau potable et la nourriture [qui y sont offerts].

Des travailleurs humanitaires de Médecins Sans Frontières (MSF) Espagne ont dit à IRIN que la situation sécuritaire limitait considérablement leur liberté de circulation.

De nombreux habitants se sont réfugiés dans les pays voisins, en particulier au Tchad ou au Cameroun, ou dans des régions isolées dans l'espoir d'y trouver la sécurité. Ceux qui l'ont trouvée doivent invariablement faire face à des conditions difficiles, et notamment à l'absence de nourriture, la rareté de l'eau potable et l'impossibilité d'accéder aux soins de santé ou à l'éducation.

« Dans plusieurs régions du nord et du sud-est du pays, l'accès est devenu un problème majeur en 2010 avec la multiplication des attaques des groupes rebelles et de la LRA. Le pays était déjà dans une phase de relèvement qui le rendait particulièrement vulnérable, mais les développements récents ont entraîné le retour de l'état d'urgence, ce qui complique le travail de la communauté humanitaire », a dit à IRIN Benny Krasniqi, directeur pays de The Mentor Initiative, une organisation non gouvernementale (ONG) médicale.

« Lorsque les routes sont praticables, elles sont dangereuses. Et inversement. Dans le nord-est du pays, nous pouvons circuler le long des axes principaux, mais les régions plus éloignées sont complètement isolées. Compte tenu des problèmes logistiques, il est très difficile pour nous d'obtenir des informations sur les régions isolées et d'intervenir à temps pour offrir des services essentiels aux populations locales », a-t-il ajouté.

Financement

« Le financement des programmes est un défi permanent en RCA. Jusqu'à présent, la majeure partie de l'argent provenait de subventions à court terme qui, vu la complexité de la situation et les contraintes - la météo, la faiblesse des infrastructures, les pénuries de matériel, etc. - rendent la mise en ouvre dans les délais extrêmement problématique », a dit à IRIN Leland Montell, directeur pays du Comité international de secours (IRC).

« La perte d'un seul bailleur de fonds important, comme l'a vécue l'IRC l'an dernier dans le secteur de la protection, peut entraîner l'abandon de certains projets, des licenciements et la méfiance envers l'ensemble des ONG dans une région donnée. C'est très mauvais pour un programme de pays. Ajoutez à cela l'instabilité inhérente à un contexte post-conflit, et vous comprendrez qu'il est très difficile de maintenir une approche cohérente », a-t-il ajouté.

« S'il est si difficile d'assurer le renouvellement du financement, c'est notamment parce la RCA n'est pas le théâtre d'un conflit de haute intensité impliquant des déplacements massifs de population. Elle passe largement inaperçue dans un monde où les tsunamis, les tremblements de terre, les inondations et les troubles sociaux à grande échelle sont fréquents », a indiqué M. Montell.

« De nombreux [bailleurs de fonds] préfèrent encore investir dans des situations d'urgence plus complexes, comme au Darfour ou au Tchad », a dit M. Krasniqi à IRIN.

Dans le cadre du processus d'appels consolidés (CAP) 2011, les ONG qui ouvrent en RCA ont demandé 128,8 millions de dollars pour la réalisation de 118 projets (elles avaient demandé 149 millions de dollars en 2010). En novembre 2010, le CAP n'était toutefois financé qu'à hauteur de 43,5 pour cent. L'équipe humanitaire nationale (HCT) s'est donc tournée vers des possibilités de financements supplémentaires de la part du Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies (CERF) et du Fonds humanitaire commun (CHF).

Selon l'OCHA, 6 millions de dollars ont été dégagés grâce au CERF en 2010, et 11,4 millions grâce au CHF (6 millions pour les projets débutant en 2011).

M. Krasniqi a fait remarquer qu'il était souvent difficile de faire comprendre aux bailleurs de fonds que les coûts de livraison du matériel humanitaire sont très élevés dans un contexte comme celui de la RCA.

« On doit se procurer l'ensemble du matériel et des équipements techniques au Cameroun ou au Tchad, et il faut ensuite attendre un mois avant qu'ils soient livrés. L'autre option serait de commander les marchandises en Europe, payer les frais d'expédition et attendre 3 ou 4 mois avant de les recevoir », a-t-il indiqué.

Ressources humaines

Les organisations d'aide humanitaire sont également confrontées à une forte rotation des effectifs internationaux et à la difficulté de déployer du personnel - même local - dans certaines régions.

« Le recrutement est devenu un cauchemar pour plusieurs d'entre nous [organisations d'aide humanitaire]. Il semble qu'il ne soit pas aussi 'sexy' de travailler ici qu'à Haïti, au Pakistan ou au Soudan. On met parfois des mois à pourvoir un seul poste, et cela entraîne d'énormes lacunes opérationnelles », a dit M. Krasniqi.

« Même si les organisations d'aide humanitaire internationales offraient des salaires compétitifs, il serait tout de même difficile de trouver des gens compétents pour occuper certains emplois techniques. Et qui veut être envoyé dans des régions isolées et à risque ? »

cp/cb - gd/amz

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 20:22

 

 

Joseph Binguimalé

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 08 Février 2011 12:59

Trois des quatre candidats malheureux à la Présidentielle du 23 janvier 2011 en République Centrafricaine, ont décidé de déposer plainte contre le président de la Commission Electorale Indépendante, Pasteur Joseph Binguimalé, pour fraude électorale. L’annonce de cette plainte a été faite le 7 février 2011 par les présidentiables au cours d’une conférence de presse tenue au domicile de l’ex- président Ange Félix Patassé à Bangui.

Il s’agit des candidats Emile Gros Raymond Nakombo, Martin Ziguélé, et Ange Félix Patassé. « Nous décidons de porter plainte contre Joseph Binguimalé, devant le tribunal correctionnel pour fraude électorale », a déclaré Emile Gros Raymond Nakombo à la presse.

Le trio a également « interpellé la communauté internationale, les pays et organisations faisant partie du comité de pilotage du processus électoral aux côtés de la CEI, afin qu’ils assument jusqu’au bout leurs responsabilités devant la dérive totale de ce processus dont la finalité est la stabilisation du pays ».

Les 3 candidats continuent toujours d’exiger l’annulation de ces élections « qui ne ressemblent plus à rien de sérieux et qui font de la Centrafrique la risée du monde entier », affirment-ils, au cours de la même rencontre.

Ils demandent également à la Cour constitutionnelle de « prendre vraiment ses responsabilités devant le peuple et la Nation centrafricaine en disant le droit et rien que le droit ».

Signalons que l’interdiction de quitter le pays, qui a été faite à Guy Simplice Kodegué, le Porte-Parole du candidat Ange Félix Patassé, dans la nuit du 5 au 6 février 2011, a également été dénoncée lors de cette conférence de presse.

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 19:57

 

 

Nguerekata.jpg

 

 

Monsieur le Président,

Dans une interview à Radio Ndéké Luka le 10 Octobre 2010, j'avais souhaité que les élections du 23 Janvier 2011 ne soient pas "une simple consolidation de pouvoir" c'est à dire un rendez-vous manqué avec l'histoire.

Je dois avouer, Monsieur le Président, que vous ne m'avez pas entendu. L'opposition non plus n'a pas fait une lecture claire de ma pensée en décidant d'aller à ces élections, sachant bien que les dés étaient pipés d'avance. Peut-être pensait-elle détenir une miraculeuse stratégie gagnante. L'actualité ne leur donne hélas pas raison, encore une fois.

Il faudra maintenant se rendre à l'évidence que le 23 Janvier 2011, les Centrafricains ont pris part à une véritable mascarade électorale, la pire élection jamais organisée en Centrafrique, la honte du pays tout entier. L'espoir d'une paix durable et d'un développement harmonieux sera relégué une fois de plus aux calendes grecques. A mon âme corps défendant, je dois avouer que l'instabilité continuera de prévaloir. La sagesse politique voudrait qu'elle soit réorganisée, avec sérénité et efficacité, dans le consensus, avec une Commission Electorale dirigée par une personnalité compétente, intègre et patriote, dont le nom serait accepté par tous.

Monsieur le Président, le monde est en train de changer. Il suffit pour vous en rendre compte, de suivre l'actualité, surtout celle de notre continent. Les dictatures les plus sanguinaires vacillent les unes après les autres, puis disparaissent du jour au lendemain ; leurs puissants animateurs soudain devenus des parias, rejetés par leurs parrains, pourchassés sans merci à travers le monde, leurs biens confisqués ou récupérés sans ménagement.

Combien de temps encore comptez-vous confisquer le pouvoir contre la volonté du peuple, avec l'aide d'une bande de citoyens sans scrupules, violents et incompétents, et vos sbires et autre progéniture toujours si prêts à en découdre physiquement ou armes à la main avec quiconque n'est pas dans votre camp politique? Je vous rappelle opportunément cet adage de nos "cousins" Français: « jeu de mains, jeu de vilains ». Quand on est Président de la République, de surcroit Pasteur, on ne doit pas encourager la violence. On doit la combattre, d'où qu'elle vienne, en particulier lorsqu'elle est perpétrée par son propre entourage. Vous devez être l'exemple, le phare, notre Père, la personne chez qui tout Centrafricain en détresse trouverait refuge.

Je passerai de commentaires sur les 18/20 que vous vous êtes donné au micro de RFI s'agissant de vos bilans de sept années à la tête du pays. Cela ne fait pas rire les populations des riches régions diamantifères du Sud-Ouest qui connaissent la famine, jamais enregistrée dans l'histoire du pays, encore moins les centaines de milliers de déplacés, de veufs et veuves de l'Ouham et l'Ouham Péndé, ainsi que les nombreux chômeurs diplômés qui peinent à se procurer le minimum vital au quotidien. Et la liste est loin d'être exhaustive.

Plus récemment, dans une interview sur Africa24 diffusée le 3 Février 2011, vous dites, et je cite: "nous n'avons pas de problèmes politiques avec la LRA". Monsieur le Président, cela veut dire en d'autres termes que "vous êtes politiquement d'accord avec la LRA", une horde de bandits étrangers qui occupent une partie du territoire national, brulent nos villages, tuent nos compatriotes, violent nos filles, nos femmes, nos sœurs, et les transforment en esclaves sexuelles. Cela est très grave. Le comprenez-vous comme moi, Monsieur le Président?

Vos Conseillers ont-ils regardé votre Interview avant sa diffusion? On ne vous demande pas d'être le plus brillant des Centrafricains, mais vos fonctions exigent de vous une intelligence politique au-dessus de la moyenne, un sens aigu de la communication. Je vous assure que vous nous offensez sans cesse dans vos discours en Sango; et vous trouvez cela normal, parce que, selon vous, vous vous adressez à nous, Centrafricains, autrement dit, des êtres sans émotion, sans intelligence, qui ne sont pas dignes de respect. Cela est inacceptable, Monsieur le Président.

J'ai beaucoup et maintes fois hésité de vous dire, que j'aurais tant voulu être fier de mon Président, tant voulu entendre déclarer çà et là qu'il est à la hauteur des charges Présidentielles, qu'il est le bâtisseur d'une nation prospère, un homme d'Etat respecté par tous, bienveillant avec son peuple, même avec ceux qui ne sont pas d'accord avec lui, un père pour tous les Centrafricains; bref un digne fils de Centrafrique.

Mon conseil : il est temps que vous changiez de cap, à 180 degrés, au risque d'être rattrapé, tôt ou tard, par une quelconque révolution. Souhaitez-vous vraiment cette dernière? Car l'histoire se moque souvent de ceux qui la considèrent comme un terrain vague sur lequel ils peuvent se soulager en toute impunité.


Gaston Mandata. N'Guérékata


Le 7 Février 2011


Baltimore, Maryland, USA

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 23:51

 

 

file de vote à Bangui

 

 

BANGUI — 7 fevrier (AFP) L'opposition centrafricaine qui avait déjà rejeté les résultats de la présidentielle, a critiqué lundi les résultats des législatives annoncés dans la nuit et donnant le parti du président sortant François Bozizé largement en tête, dénonçant une "mascarade".

 

"Je ne me reconnais pas du tout dans ces résultats tronqués et grossièrement montés par le pouvoir pour réussir son hold-up électoral", a déclaré à l'AFP Emile Gros Raymond Nakombo, candidat du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), arrivé 4e à la présidentielle du 23 janvier avec 4,64% des suffrages.

 

"C'est regrettable pour notre pays qui a déjà fait des avancées significatives en matière de démocratie mais qui est en train de donner le visage d'un pays où gagner les élections est synonyme de frauder", a-t-il ajouté.

 

M. Nakombo, ainsi que l'ancien président Ange-Félix Patassé, dans la même circonscription, ont été battus dès le premier tour par le puissant ministre des Mines, Sylvain Ndoutingaï, neveu de François Bozizé.

 

Martin Ziguélé, candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), arrivé 3e à la présidentielle avec 6,46%, a parlé de "mascarade".

 

"J'ai dit et redit que ces élections constituent pour moi un non-évènement. Je ne suis pas près de reconnaître les prétendus résultats de ce qui est bien une mascarade électorale", a affirmé M. Ziguélé.

 

"Nous sommes en face d'une dictature personnalisée et d'un pouvoir familial dont les visées sont une majorité absolue à l'Assemblée nationale, une révision à terme de la Constitution, le maintien au pouvoir de François Bozizé pour une succession dynastique", a-t-il poursuivi.

 

"Nous avons pris la voie des recours, nous avons saisi la Cour constitutionnelle et nous pensons que la justice dira le droit pour que de telles pratiques cessent afin que s'exerce une démocratie véritable dans ce pays", a-t-il ajouté.

 

Le Knk (Kwa na Kwa, le travail rien que le travail), le parti de Bozizé, a vu 26 de ses candidats élus dès le 1er tour et arrive en tête dans la plupart des 105 circonscriptions. Il semble bien parti pour remporter une majorité absolue à l'Assemblée nationale le 20 mars, lors du second tour.

 

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 23:43

 

 

binguimalejos

 

 

 

BANGUI, 07 fév. (Beafrika Sango) -- Le président de la Commission électorale indépendante (CEI) le pasteur Joseph Binguimalé, a fustigé hier soir dans un communiqué de presse, Radio France Internationale (RFI) pour avoir diffusé le 4 février dernier une information selon laquelle 1200 bureaux de vote sur les 4618 validés n’étaient pas fonctionnels le 23 janvier.

« S’agissant des bureaux de vote considérés comme non ouverts faisant l’objet de l’information diffusée par RFI, il s’agit en réalité des cas de litige concernant plus de 1000 bureaux de vote. Ces résultats litigieux portent exclusivement sur les scrutins législatives », a-t-il précisé.

Il a qualifié cette information diffusée par RFI d'« allégation dénouée de tout fondement ne reflétant aucune réalité ».

Joseph Bingumalé a expliqué que les origines des litiges sont variées entre autres procès verbaux signés mais sans feuille de résultats ou de pointage, procès verbaux et feuille de résultats non signés, feuille de résultats ou de pointage ne portant pas le nom des candidats.

Il a également souligné les cas des feuilles de résultats ou de pointage ne portant les noms des candidats mais sans résultats par candidat, procès verbaux vierges ou partiellement remplis, feuille de résultats ou de pointage sans procès verbaux.

Pour le président de la CEI, Joseph Binguimalé, « les résultats provisoires de la, présidentielle publiée par la CEI ne 1er février dernier ne « sauraient être remis en cause ».

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 23:11

 

 

rencontre de réconciliation Patassé Ziguélé

 

 

 

 

 

************************

 

          Dès le mardi 25 janvier 2011, c’est-à-dire deux jours seulement après la tenue du scrutin, le Collectif des Forces du Changement , en présence des trois candidats Emile Gros Raymond  NAKOMBO du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), Jean Jacques DEMAFOUTH de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP), et Martin ZIGUELE du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), a tenu une conférence de presse commune au siège du RDC, afin de dénoncer les conditions scandaleuses dans lesquelles s’est déroulé ce scrutin du 23 janvier 2011. Au cours de celle-ci, les trois candidats ont unanimement rejeté d’avance  les résultats qui en sortiraient.

         

Le jeudi 27 janvier 2011, ce sera autour du Candidat Indépendant Ange Félix PATASSE d’adopter la même position que les trois précédents candidats.        

         

Le vendredi 4 février 2011,  les trois candidats Ange Félix PATASSE, Emile Gros Raymond NAKOMBO et Martin ZIGUELE ici présents ont réaffirmé au cours d’une conférence de presse tenue ici même leur rejet catégorique des prétendus résultats proclamés par la CEI dans une opacité totale et transmis à la Cour Constitutionnelle.

 

Comme vous le savez tous, lors du scrutin du 23 janvier, nos représentants ont été interdits d’accès ou chassés de la plus grande partie des bureaux de vote dans tout le pays. Là où ils ont pu nous représenter, les procès- verbaux leur ont été dans la plupart des cas, purement et simplement refusés. D’ailleurs, le vendredi 29 janvier 2011, le  pasteur Binguimalé  demandait par un communiqué de presse diffusé sur la radio nationale aux Présidents des bureaux de vote de ne pas remettre les PV à nos représentants et de les lui envoyer en exclusivité, sous peine de poursuite judiciaire à leur encontre.

 

Par conséquent, il était matériellement impossible aux candidats que nous sommes, relégués au rang de spectateurs d’un mauvais film de série B dont le pouvoir tire les fils en coulisse, de savoir d’où venaient les résultats proclamés par la CEI, et ce qu’ils représentaient en terme de nombre de bureaux de vote.

 

Nous avons cependant relevé pour nous interroger, que si tous les observateurs tant étrangers que nationaux ont été unanimes à reconnaître la forte mobilisation des centrafricains ce 23 janvier, les alchimistes de Binguimalé ont néanmoins estimé que le taux de participation n’était que de 54%.

 

Si la mobilisation était forte, le taux de participation doit être supérieur à 54 % ou bien nous ne parlons pas la même langue, car 54% est un taux moyen entre 0  et 100%. L’énigme, le pot aux roses, soigneusement caché aux centrafricains a été révélé samedi 5 février par une radio internationale qui disait tenir ses informations d’une « source gouvernementale » et tous les Centrafricains l’ont entendu de leurs oreilles hier soir.

 

Il s’agit de la non prise en compte des suffrages exprimés dans 1262 bureaux de vote sur un total de 4618, soit  un taux  de 27, 32 %, dans les résultats annoncés par la Commission Electorale dite Indépendante donnant Bozizé vainqueur au premier tour.

 

Il en découle que les suffrages ainsi inexplicablement omis se situent entre 400 000 et 500 000 voix sur 1 825 735 inscrits, soit une fourchette de 22 à 27 % de l’électorat !

 

Voilà le pot aux roses. En guise de réponse, Binguimalé, encore lui, répond dans une conférence de presse ce dimanche 6 février 2011 pour dire que ces 1262 bureaux de vote concernent les législatives et non pas les présidentielles. Certainement Binguimalé  a confondu « 1262 urnes » à  « 1262 bureaux de vote ». Nous lui rappelons que les élections étant groupées, il s’agit de la non prise en compte dans les résultats proclamés, des suffrages exprimés dans 1262 bureaux de vote  et non simplement de la disparition de 1262 urnes.

 

Binguimalé a continué son laïus et déclaré sans rire que les 1262  bureaux de vote sont ceux de l’Est du pays où le vote n’a pas eu lieu. Soit ! Mais regardons les propres statistiques publiés par la CEI avant les élections :

 

 

Préfectures

Total de bureaux de vote

01

Bamingui Bangoran

40

02

Basse  Kotto

406

03

Haute  Kotto

118

04

Haut  Mbomou

38

05

Kémo

   152

06

Lobaye

312

07

Mambéré Kadéi

425

08

Mbomou

211

09

Nana  Gribizi

152

10

Nana Mambere

284

11

Ombélla Mpoko

445

12

Ouham

457

13

Ouham Pendé

479

14

Ouaka

388

15

Sangha Mbaéré

133

16

Vakaga

60

17

Bangui

496

18

Extérieur

22

 

TOTAL

4618 bureaux de vote

 

Binguimalé a affirmé que le vote n’aurait pas eu lieu dans l’Est et cité Bangassou et d’autres villes. En supposant que ce qu’il dit est vrai, et en ajoutant  au Sud-est qui comprend tout le Mbomou et le Haut-Mbomou, le Nord –Est qui comprend la Vakaga (où le vote a bien eu lieu) et le Bamingui Bangoran (où le vote a également eu lieu dans une grande partie de la sous –préfecture de Ndélé), nous arrivons aux résultats suivants :

 

Mbomou dans sa totalité :           211 bureaux de vote

 

Haut- Mbomou dans sa totalité :   38 bureaux de vote

 

Total  Sud- Est :                    249 bureaux de vote (nombre inférieur à 1262)

 

En plus : Vakaga                           : 60 bureaux de vote

 

Haute – Kotto                                : 118 bureaux de vote

 

Total Nord-Est            : 178 bureaux de vote (nombre inférieur à 1262)

 

Total général Est :   427   bureaux de vote (nombre inférieur à 1262)    

              

 

Le dilatoire et le mensonge ne passeront pas.

 

Nous exigeons des explications claires car nul ne nous fera croire qu’il s’agit de bureaux de vote de zone de rébellion, puisque tant le gouvernement que les observateurs nationaux et internationaux, ont unanimement affirmé que le vote  s’est déroulé dans la paix et la sécurité , c’est-à-dire sans incident partout en RCA.

 

Dans quelle partie du pays 1262 bureaux de vote ont été rendus inaccessibles par l’insécurité sans que nous le sachions et que personne n’en a fait état jusqu’ici ?

 

Nous exigeons des explications claires car nul ne nous fera croire qu’il s’agit de bureaux de vote où les PV sont illisibles ou inutilisables car à notre connaissance les Présidents de bureaux vote sont lettrés et ont été formés pour ce travail.

 

Pourquoi la CEI n’a jamais évoqué ce problème qui concerne quand même 27 % des électeurs inscrits, jusqu’à ce que le lièvre soit soulevé par cette radio internationale ?

 

Nous avons décidé de porter plainte contre Monsieur Joseph Binguimalé, Président de la Commission Electorale, devant le tribunal correctionnel pour fraude électorale.

 

Nous interpellons la communauté internationale, et plus précisément les pays et organisations faisant partie du Comité de pilotage du processus électoral aux côtés de la Commission Electorale Indépendante (CEI), afin qu’elle assume jusqu’au bout ses responsabilités devant la dérive totale de ce processus électoral dont la finalité est la stabilisation de notre pays mais qui visiblement sombre dans le ridicule.

 

Nous exigeons plus que jamais l’annulation de ces  élections qui ne ressemblent plus à rien de sérieux et font de notre pays la risée du monde entier.

 

Enfin nous demandons à la Cour constitutionnelle de prendre vraiment ses responsabilités devant notre peuple et devant la nation en disant le droit et rien que le droit.

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 23:04

 

 

110810election

 

 

 

 

Lundi, 07 Fevrier 2011 18:29 Bark Biiga Fasozine.com



Avant même la fermeture des bureaux de vote, l’opposition centrafricaine s’était déjà liguée pour dénoncer ce qu’elle considère comme une «mascarade électorale» pour qualifier les élections présidentielle et législatives du 23 janvier dernier. Maintenant que la victoire du président sortant se confirme aussi pour la magistrature suprême, la désapprobation de ses adversaires monte d’un cran.

 

En dehors de l’ancien président Ange-Félix Patassé arrivé en 2e position après François Bozizé, tous les autres challengers disent ne pas reconnaître le verdict des urnes qu’ils taxent de «résultats tronqués». Toutes choses qui montrent bien que tous les ingrédients de la contestation des consultations électorales se mettent en place, dans ce pays secoué par plusieurs années de conflits politico-militaires et qui avait justement besoin de se réconcilier avec lui-même. Or, une non-reconnaissance des résultats du scrutin pourrait bien exposer la Centrafrique à la reprise des hostilités à l’Est du pays.

Au lieu d’enterrer définitivement la hache de guerre, les élections vont-elle réveiller les vieux démons? Telle est l’inquiétude qui plane à nouveau sur le processus démocratique dans ce pays considéré comme l’un des plus pauvres au monde, mais qui dispose pourtant de ressources naturelles importantes. Il faut espérer que la classe politique centrafricaine ne souffle sur une braise qui déjà fait trop de victimes au sein d’une population meurtrie et piégée par l’extrême pauvreté.

Après l’impasse ivoirienne, la Centrafrique s’illustre à son tour comme une mauvaise élève de l’organisation des élections et donc de la démocratie. Heureusement qu’au Niger et au Cap-Vert, il existe encore des démocrates pour sauver l’image du continent africain.

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 02:14

 

 

binguimalejos

 

 

BANGUI - AFP / 07 février 2011 02h08 - Vingt-six membres du parti de François Bozizé, réélu président de la Centrafrique avec 66,08% des voix, ont été élus députés dès le 1er tour du scrutin législatif du 23 janvier mettant en jeu les 105 sièges de l'Assemblée, selon les résultats annoncés lundi par la Commission électorale (CEI).

Trente-cinq candidats ont été élus dès le 1er tour: 26 appartiennent au Knk (Kwa na Kwa, le travail rien que le travail) le parti de Bozizé, 8 sont des indépendants dont certains proches de Bozizé, et un est du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, opposition) de l'ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle Martin Ziguélé.

68 sièges sont donc en ballottage alors que 2 circonscriptions devront revoter en raison de la "non ouverture de bureaux de vote" à Birao 2 (nord) et du "non rapatriement de l'ensemble des résultats" à Boganda (sud).

Le Knk arrive en tête dans la plupart des circonscriptions et semble bien parti pour remporter une majorité absolue à l'Assemblée nationale le 20 mars lors du 2e tour. Le Knk et ses partis alliés disposaient de 80 des 105 sièges lors de la précédente législature, l'opposition, tous partis confondus, ayant 25 députés.

Ce scrutin législatif a eu lieu en même temps que la présidentielle dont le résultat provisoire a été annoncé le 2 février. M. Bozizé a été réélu président au 1er tour avec 66,08% des suffrages. L'ex-président Ange-Félix Patassé, renversé par Bozizé en 2003, est arrivé 2e avec 20,10% des suffrages.

Suivent l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé 6,46%, l'économiste Emile Gros-Raymond Nakombo 4,64% et l'ex-ministre de la Défense et représentant l'ex-rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie et le développement (APRD) Jean-Jacques Demafouth 2,72%.

Les résultats de la présidentielle comme des législatives doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle.

Les quatre candidats de l'opposition à la présidentielle ont affirmé rejeter les résultats et dénoncé de nombreuses irrégularités.

Parmi les figures de proue pour ces législatives, le président Bozizé est élu député dès le 1er tour avec 51% des suffrages dans le 4e arrondissement de Bangui devant le célèbre avocat et opposant Nicolas Tiangaye (indépendant) qui a reçu 41% des voix.

Plusieurs membres de la famille de Bozizé sont aussi élus dès le 1er tour. Ainsi, sa femme Monique Bozizé l'emporte à Ombella-Mpoko (Nord de Bangui). Son fils, le ministre de la défense Jean-Francis Bozizé passe au 1er tour à Kabo (nord) alors qu'un autre de ses fils Socrate, entrepreneur, est élu à Gambo (est).

Le neveu du président, le très puissant ministre des mines Sylvain Ndoutingai l'emporte à Berberati (ouest) avec 56% des voix devant M. Patassé (15%) et un autre candidat la présidentielle M. Nakombo.

M. Ziguélé est en ballottage difficile avec 11% des voix à Bocaranga (nord) alors que M. Demafouth est battu dès le 1er tour à Sibut (est).

Le Premier ministre Faustin Archange Touadera (Knk) passe dès le 1er tour à Damara (est).

(©)

 

 

NDLR :  Tout cela est de la fuite en avant parce que la CEI et le faux pasteur sont rattrapés par leur propres turpitudes. Très embarrassé pour expliquer de façon cohérente et convaincante la non prise en compte des voix de 1262 bureaux de vote, le nullissime choisit de dresser un épais écran de fumée pour divertir l'opinion. Les trois candidats à la présidentielle que sont Martin Ziguélé, Emile Gros Raymond Nakombo et Ange-Félix Patassé donneront une conférence de presse ce lundi à 10 heures de Bangui pour exiger de Binguimalé des explications convaincantes sur l'affaire des 1262 bureaux de vote et le près de 500 000 voix non comptabilisées à la présidentielle révélées par Radio France Internationale. On est parti pour une chambre parlementaire composée de Bozizé, son parti KNK, ses enfants et ses femmes, bref, sa famille. Où allons-nous ?  Centrafricains, réveillez-vous pour faire échec à ce complot bézambéen !

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 02:09

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

Bangui, 6 fév (C.A.P) - Bien que la campagne électorale et les élections soient déjà terminées, la garde présidentielle de Bozizé continue de sévir à Carnot prétendument à la recherche  de tous ceux qui auraient soutenu le député KNK sortant de cette ville, Ibrahim Aoudou Paco, contre qui le KNK officiel, pour ne pas dire Bozizé lui-même, a opposé la favorite parmi toutes ses maîtresses, la dénommée Renée Madeleine Sambo Bafatoro en passe selon les mauvaises langues de détrôner Monique Bozizé pour devenir Première dame.

Ibrahim Aoudou Paco et son épouse pourtant une nièce de Bozizé, ont été obligés de s’enfuir de la ville de Carnot juste après le scrutin du 23 janvier pour Bangui où ils disent vivre cachés. Plusieurs personnes venues de Bangui pour battre campagne pour lui ont été empêchées de quitter la ville de Carnot et ont vu leurs pièces d’identité confisquées par la garde présidentielle.

C’est ainsi que nous venons encore d’apprendre d’une source digne de foi que plusieurs collecteurs de diamants de cette ville ont été arrêtés, déshabillés et copieusement passés à tabac ainsi que la somme de 8 millions de F CFA auraient été extorquée à chacun d’entre eux.  Motif de cette bastonnade : ces collecteurs sont accusés d’avoir financé la campagne électorale d’Ibrahim Aoudou Paco. Ces exactions auraient été commises par un certain lieutenant ABDOULAYE de la garde présidentielle.

 

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