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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:50

PARIS (AFP) - 20/03/2008 14h19

Jean-Marie Bockel a affirmé jeudi "ne pas retirer un mot" de ce qu'il avait pu dire sur les relations entre la France et les régimes africains au secrétariat d'Etat à la Coopération, récusant toute idée de "rétrogradation" dans son passage à celui des Anciens combattants.

"Je ne retire pas un mot de ce que j'ai pu dire dans mes fonctions. Je considère que ce que j'ai pu faire et dire a été utile et que mon passage n'aura pas été indifférent et que j'aurai modestement contribué à ce changement de la relation entre la France et l'Afrique", a déclaré MM. Bockel lors de la cérémonie de passation de pouvoirs avec son prédécesseur aux Anciens combattants Alain Marleix. 

"J'ai fait du bon travail à la Coopération. Tout ce que j'ai pu dire a toujours été soutenu et conforté par le président de la République notamment dans son discours du Cap", lors duquel Nicolas Sarkozy avait annoncé fin février son intention de renégocier tous les accords militaires de la France en Afrique, a ajouté M. Bockel.

 

"Je ne me sens en aucun cas, à aucun moment sur une réduction de périmètre, une rétrogradation. Là-dessus, il n'y a aucune ambiguïté", a-t-il assuré, se disant "très heureux d'être aux Anciens combattants". "Pour moi, ce n'est pas ringard".

 

"Je considère que l'ouverture n'est pas terminée, l'ensemble des ministres d'ouverture sont toujours présents dans ce gouvernement", a encore dit cet ancien membre du PS, alors qu'aucune personnalité classée à gauche n'a fait son entrée au gouvernement lors du remaniement de mardi.

 

Certains membres du gouvernement ont analysé le changement de portefeuille de M. Bockel comme une "rétrogradation" due pour partie à ses prises de positions sur la "Françafrique", dont il avait appelé M. Sarkozy à "signer l'acte de décès".

 

Son départ a notamment été bien accueilli à Libreville, le porte-parole du gouvernement gabonais le qualifiant de "signe intéressant".

 

"Je n'ai pas de commentaire à faire sur ce point", a déclaré à la presse la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascale Andréani, interrogée pour savoir si des pays africains avaient demandé le départ de M. Bockel.

 

"Pour nous, c'est un signe intéressant", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement gabonais René Ndemezo Obiang. "M. Bockel avait pris des positions assez particulières, c'est le moins qu'on puisse dire et nous notons qu'il n'est plus à ce poste-là", a-t-il ajouté.

 

Selon une source proche du pouvoir gabonais, "Libreville a bien demandé un changement de tête à la Coopération".

 

Une source diplomatique à Paris a indiqué à l'AFP qu'"il y a eu des pressions de chefs d'Etat africains au plus haut niveau pour avoir la tête de Bockel", citant le Congo et le Gabon.

Enfin, un ministre français ayant requis l'anonymat n'a pas exclu mercredi "qu'il y ait eu des pressions, notamment d'Omar Bongo, pour faire partir Bockel du Quai d'Orsay".

M. Bockel avait lui-même indiqué en février, dans une interview à l'hebdomadaire Jeune Afrique qu'"il y a eu, en effet, quelques coups de fil" de chefs d'Etat africains ou de leur entourage à l'Elysée, après son discours sur la Françafrique.


© 2008 AFP

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:46

 

 

Dans une interview télévisée jeudi, Laurent Gbago, président ivoirien, fustige sévèrement les rapports France-Afrique, et dénonce le rôle de la France sur le continent.

 

Pour évoquer des faits récents, on a encore en mémoire le maintien au pouvoir du président tchadien Idriss Déby, qui a pu venir à bout d’une coalition rebelle avec l’appui logistique de la France. Ce pays possède aussi au Tchad sa plus importante base militaire dans la région, et Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a dernièrement défendu avec force la constitution de la force européenne Eufor.

Appelée à compter au final 3.700 soldats, ces forces seront constituées pour près de la moitié par le contingent français. Ladite force Eufor est supposée assurer la sécurité des réfugiés du Darfour, dans un conflit qui déborde aujourd’hui dans la sous-région, et touche une partie de la Centrafrique et du Tchad, pays pétrolier, tout comme le Soudan, et dont objet comme lorsqu’on parle de pétrole, d’une attention particulière des occidentaux.

Au vu de la situation qui prévaut dans la région centrale du continent et malgré les dires de Paris sur la fin de la Françafrique, pour beaucoup, la réalité serait autre. Ainsi, lors d’une rencontre avec la presse il y a quelques jours, le député et opposant tchadien Ngarjely Yorongar a laissé sous-entendre que la situation dans son pays ne pourrait vraiment se stabiliser que si la France y met du sien.

"Aujourd'hui, la France n'intervient que quand elle pense qu'elle a des intérêts ici et pas là", pour Laurent Gbagbo

En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, ce pays, engagé dans un combat fratricide depuis 2002 avec les rebelles, avait vu plusieurs tentatives de réconciliation menées par la France (Marcoussis), se solder par des échecs. Mais mars 2007, il aura fallu que les deux frères ivoiriens se retrouvent sous l’égide de Blaise Compaoré à Ouagadougou, pour que le premier accord de paix véritablement porteur d’espoir, y soit signé.

Un acte qui avait conforté ceux qui pensent que l’Afrique gagnerait à régler elle-même ses conflits, et à se passer des multiples interférences occidentales, dans leur logique. Pour le président ivoirien Laurent Gbagbo, qui par le passé a eu à avoir des relations assez tendues avec Paris, en lieu et place des accords de défense entre la France et certains pays africains, il faudrait des accords interafricains pour régler les conflits du continent. Pour lui, ces accords avec la France sont depuis longtemps "dépassés", ajoutant :
"Aujourd'hui, la France n'intervient que quand elle pense qu'elle a des intérêts ici et pas là. Et puis est-ce qu'il est bon qu'elle intervienne?"

Pour Laurent Gbago, les Etats Africains doivent négocier leurs propres accords de défense, car c’est à eux, et non à la France, de régler leurs conflits. Pour aller dans le sens du président ivoirien, l’exemple du Kenya est encore frais dans les mémoires. Alors que les télévisions du monde entier comme d’habitude nous montraient les images de violences sur le sol africain, les deux partis en jeu (Kibaki et Odinga), ont clairement dès le départ montré que la résolution du conflit kenyan, sera kenyane, même s’ils étaient d’accord pour écouter les suggestions des uns et des autres.

Face à la fermeté du Kenya, même les Etats-Unis (qui considèrent ce pays comme un allié de poids en Afrique de l’Est), ont eu une attitude prudente visant à ne pas heurter les sensibilités kenyanes. En Afrique francophone et centrale notamment, au vu de ce qui a été surnommé nébuleuse de la françafrique, on constate qu’on n’en n’est pas encore là.

Autre propos de Laurent Gbagbo qui ne manquera pas de trouver un écho favorable sur le continent : "Dans nos pays, ce ne sont pas des conflits pays contre pays, Etat contre Etat, mais des conflits internes à cause du fait que les nations ne sont assez solidement formées". Il a aussi appelé tous les Africains à vraiment faire de l’intégration régionale non pas un vœu pieux, mais une véritable réalité.

 

©Culturefemme.com (Mwana)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:44




PAOUA, 18 mars 2008 (IRIN) - « Pouvez-vous m'aider à retrouver mon mari ? », a demandé une vieille habitante de cette ville poussiéreuse et traumatisée du nord-ouest de la République centrafricaine (RCA).

La vieille dame a expliqué qu'elle n'avait plus revu son mari depuis trois mois, après qu'il eut été kidnappé avec son frère par des bandits, les Zaraguinas, à la périphérie de Paoua.

Pour payer la rançon exigée pour libérer son mari, la vieille femme a réuni trois millions de francs CFA (6 600 dollars américains) - une somme énorme dans un pays où les deux tiers de la population vivent avec moins d'un dollar par jour - en vendant le bétail familial.

Mais les personnes à qui elle a remis la rançon l'ont trahie ou n'avaient aucun lien avec les ravisseurs ; désormais sans le sou, elle attend toujours de retrouver son mari.

Les Zaraguinas constituent une - mais actuellement la plus sérieuse - des menaces mortelles auxquelles les populations civiles de la RCA sont confrontées. Ils ont enlevé des dizaines de civils, notamment des enfants, pour exiger des rançons, selon un rapport d'Amnesty International, intitulé « République centrafricaine - les civils en danger dans le grand nord ».

« Le gouvernement ne fait pratiquement rien pour prévenir directement les enlèvements, arrêter leurs auteurs, ou le cas échéant, protéger la population », selon le rapport.

La RCA s'étend sur une superficie à peu près semblable à celle de la France, mais son armée compte moins de 5 000 soldats en service actif.

Le fait que Paoua soit une localité contrôlée par les forces gouvernementales et située au beau milieu d'un territoire aux mains de la rébellion est une situation peu confortable pour ses habitants, dont la plupart ont dû fuir à plusieurs reprises pour échapper aux combats entre les deux protagonistes. Et comme pour effacer le souvenir de ces épisodes traumatisants, dont les plus graves ont eu lieu au début de l'année 2006 et en 2007, les habitants ne les évoquent qu'en employant le terme « les événements ».

« Jusque tout récemment, les forces gouvernementales incendiaient des villages entiers et procédaient à de nombreuses exécutions sommaires », a indiqué Philip Alston, rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, dans un rapport préliminaire sur la RCA, publié au début du mois de février 2007.

M. Alston s'est donné la peine de souligner que le « président François Bozizé [qui est arrivé au pouvoir à la faveur du coup d'Etat de mars 2003, puis a légitimé son pouvoir en remportant les élections présidentielles organisées deux années plus tard] a pris d'importantes mesures pour mettre fin aux exactions de son armée », et que ces exactions avaient d'ailleurs considérablement diminué. En revanche, a-t-il souligné, « il est encore trop tôt pour conclure que le gouvernement a définitivement tourné la page ».

Plus de sécurité dans la brousse

De nombreux villages quasi abandonnés sont disséminés le long de la route qui mène, de Paoua, vers le nord du pays en direction du Tchad. Comme René (un nom d'emprunt), un paysan, bon nombre de villageois se sont installés dans des maisons provisoires, non loin de là, dans la brousse, à une bonne distance de sécurité de la route principale.

« Tout a commencé avec les évènements du 15 mars 2003 », a expliqué à IRIN René, qui vit dans une concession de fortune regroupant plusieurs cases en paille, à environ un kilomètre de son village abandonné, situé en bordure de route, où sa maison a été incendiée. C'était le jour de la prise de pouvoir de M. Bozizé, après le renversement du président Ange-Félix Patassé, un natif de Paoua.

« Les soldats passaient en voiture et tiraient sur le village. En voyant leurs véhicules, nous avons dû prendre la fuite. Certains des villageois qui sont restés ont été tués », a indiqué René.

Dans les années 2006 et 2007, la recrudescence des opérations de la rébellion dans la région de Paoua a amené les troupes gouvernementales à prendre pour cible les civils, notamment les enfants, qu'elles accusaient de soutenir les rebelles de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD).

Lorsqu'on lui demande s'il est solidaire des rebelles ou s'il sait pourquoi ils ont pris les armes, René secoue la tête comme pour dire non. « Nous n'avons rien à faire avec la politique. Notre terre est notre seule politique ».

Le Tchad, qui regorge de bandits et de militaires, censés poursuivre les rebelles tchadiens, est une autre source de danger. « Il y a trois ans, des véhicules portant des plaques minéralogiques tchadiennes sont entrés dans le village et 27 boufs ont disparu. Un bouf est un peu comme un tracteur dans un champ ; sans ces bêtes, nous ne pourrions pas cultiver d'aussi grandes étendues de terre », a indiqué René.

Même ceux qui sont parvenus à cultiver leurs champs trouvent souvent qu'il est trop dangereux de se rendre au marché avec leur récolte. Et faire des réserves de nourriture augmente aussi les risques de violents pillages.

La présence de braconniers armés constitue aussi une menace supplémentaire pour les civils des régions du nord-est et du sud-est du pays.

Une paix fragile

Grâce au cessez-le-feu de facto observé par l'armée et les rebelles, une paix précaire règne à Paoua. Cependant, on n'y perçoit pas de sentiment de sécurité réel et durable.

« Nous avons de graves problèmes de sécurité », a expliqué à IRIN un habitant de Paoua. « Nous avons besoin de la présence d'une force de protection. En ville, la situation est correcte, mais il est dangereux de sortir de la ville », a-t-il ajouté.

Après les « évènements » de 2006 et 2007, Paoua est devenue une sorte de ville fantôme, et une bonne partie de sa population s'est enfuie dans la brousse ou en direction du nord, vers les camps de réfugiés du Tchad. Bon nombre de ces déplacés ne sont pas encore revenus chez eux.

« Tout s'est passé très rapidement. Il y a deux ans, les rebelles sont entrés en ville très tôt, un matin », se souvient Alexi, 27 ans, récemment rapatrié du Tchad. « L'armée a cru que les jeunes de la ville aidaient les rebelles, j'ai donc dû m'enfuir dans la brousse avec mes deux enfants et ma femme. Depuis, je ne l'ai plus revue », a-t-il indiqué. « Aujourd'hui, nous prions simplement pour la paix ».

La paix est une condition préalable pour inverser les mauvais indicateurs humanitaires en RCA. Aujourd'hui, après plusieurs décennies de dictature brutale, de mutineries, de coups d'Etat et de tentatives de coup d'Etat, aggravées par l'absence d'aide au développement, la République centrafricaine est en effet « pire qu'un Etat en faillite ; elle est quasiment devenue un Etat fantôme, ayant perdu toute capacité institutionnelle significative », avait estimé International Crisis Group, en décembre 2007.

Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), près qu'un quart des 4,3 millions d'habitants que compte le pays sont victimes de la violence ; les combats ont fait quelque 295 000 déplacés, dont près d'un tiers se sont réfugiés au Tchad, au Cameroun ou au Soudan.

am/mw/ads/nh




© IRIN. Tous droits réservés

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:33

 

 

BANGUI, 20 mars 2008 20h34-(©AFP /) Bangui a reconnu jeudi que des combattants sont entrés dans le nord-est de la Centrafrique (RCA) sans pouvoir les identifier comme des membres de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale et qui se serait réfugié en RCA.

 

"Nous ne doutons pas que des hommes armés, près de 200, soient entrés il y a deux semaines dans la sous-préfecture de Obo où ils se sont livrés à des razzias et ont pillé les biens des habitants", a déclaré à l'AFP Jean-Francis Bozizé, ministre Délégué à la Défense.

"Cependant, nous ne pouvons confirmer ni infirmer qu'il s'agit de combattants de la LRA comme certaines sources le disent."

 Joseph-Kony-copie-1.jpg

Les autorités ougandaises ont affirmé mercredi qu'ils avaient "des renseignements crédibles" indiquant que Kony "se trouve en République centrafricaine, à environ 80 km de la frontière avec le Soudan. Nous pensons qu'il avait prévu de s'installer là-bas depuis un moment. Nous pensons qu'il y a une troisième partie qui l'encourage à y aller".

 

M. Bozizé a toutefois affirmé: "Nous sommes en train de tout mettre en oeuvre pour que la lumière soit faite sur cette situation (ô) combien préoccupante. Près de cent habitants ont été pris en otages par ces hommes pour transporter les vivres. Selon les informations que nous détenons, ces hommes ont libéré les otages en se retirant en RD-Congo".

 

"La position de notre pays entouré par des voisins qui vivent des conflits internes, les difficultés de nos hommes (effectif, équipement) à pouvoir contrôler tout le territoire, ne peuvent pas nous laisser à l'abri de telles incursions", a poursuivi M. Bozizé, se félicitant du déploiement de forces comme l'EUFOR/Tchad-RCA pour assurer la sécurité.

La région de Obo se situe au nord-est de la Centrafrique aux frontières de la République démocratique du Congo et du Soudan.

 

Peuplée de près de 60.000 habitants, elle comporte des zones de non droit où sont perpétrées chaque année de nombreuses attaques des bandes armées, notamment des braconniers soudanais, souvent puissamment armés qui déciment la faune centrafricaine.

Placée sous l'autorité d'un Préfet, qui est un officier de l'armée, Obo dispose d'un détachement des forces armées centrafricaines (FACA).

 

Kony et trois hauts responsables de la LRA sont visés par des mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Fin février, Kampala avait annoncé avoir signé avec la LRA un accord de désarmement, de démobilisation et de réinsertion sociale des rebelles, dernière étape avant la signature d'un accord de paix définitif.

 

Les pourparlers entre Kampala et la LRA, qui visent à mettre fin à plus de 20 ans de guerre civile, ont débuté en juillet 2006.

Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de près de deux millions de personnes.

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 17:17

Coordination des signataires du Manifeste pour un

dialogue véritablement inclusif en Centrafrique

 

S/C Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO

Avocat -



Avenue Barthélemy BOGANDA - B.P. 1883 BANGUI -République Centrafricaine

Téléphone : 00 (236) 21 61 14 58  ou  00 (236) 75 04 41 04 (pour le Centrafrique)

Téléphone 00 (33) 6 25 24 95 66  ou  00 (33) 6 88 64 40 61 (pour l’Europe)

Site Internet : www.manifeste-dialogrca.com  

E-mail : manifeste.dialogrca@free.fr

 

Et

Le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et

l’Evolution de Centrafrique « MDEREC »

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

La Coordination des signataires du Manifeste pour un Dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique a voulu organiser une Conférence de presse qui devait être animée par son président, Maître Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO dans la grande salle de Conférence du Centre Protestant pour la Jeunesse le Mardi 18 Mars 2008 à 10 heures.

 

Il s’agissait de présenter au public le « Manifeste pour un Dialogue véritablement inclusif en Centrafrique » qui est un appel au dialogue ouvert à tous les Centrafricains sans exclusion en vue du règlement pacifique des crises en République Centrafricaine.

 

Le 12 mars dernier lors de la publication de ce Manifeste dans la presse locale, une haute autorité avait convoqué Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO pour lui signifier que des rumeurs dans la ville font état de ce qu’il aurait ramené beaucoup d’argent de l’étranger qu’il distribue aux gens pour faire signer le Manifeste et qu’il doit faire très attention.

 

Ce à quoi Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO a répondu qu’il est venu pour un deuil dans sa famille et qu’en outre lui-même n’a pas d’argent pour se nourrir comment pourrait-il en distribuer à d’autres personnes.

 

Des informations sur des troubles planifiés ont conduit la Coordination à reporter la date de la Conférence de presse.

 

En effet, Mardi matin aux environs de 8 heures, le Ministre de la Justice, Monsieur Thierry MALEYOMBO a fait convoquer Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO en présence du Procureur de la République et lui a signifié que c’est lui-même qui a chargé le Procureur de la République de répercuter l’information sur les rumeurs mais malgré l’explication donnée ces rumeurs se font de plus en plus insistante et que c’est très inquiétant.

 

Le Ministre de la Justice a demandé à quelle heure se tient la Conférence de presse et si une autorisation a été demandée au Ministre de l’Intérieur car il craint qu’il y ait des troubles et s’inquiète pour la sécurité de Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO.

 

Me GOUNGAYE WANFIYO a répondu que la loi ne prévoit pas d’autorisation préalable pour une conférence de presse et que dans le passé il a eu à en organiser des dizaines sans qu’il lui soit opposé une autorisation préalable.

 

Quant à la question de sécurité, il s’agit de conférer avec la presse sur la question du dialogue en cours donc de la paix et il ne voit pas en quoi il y aurait un problème de sécurité.

 

Maître GOUNGAYE WANFIYO a insisté sur le fait que la démarche des signataires du Manifeste est officielle et publique et que des demandes d’audience ont été adressées au Chef de l’Etat, au Président de l’Assemblée Nationale, au Premier Ministre et au Ministre de la Communication, de la Réconciliation Nationale chargé du dialogue pour leur expliquer ce point de vue.

 

En réalité, un scénario a été conçu pour provoquer des troubles lors de cette conférence de presse devant justifier l’intervention des forces de l’ordre avec des arrestations, voire pire.

 

Des confidences font état de la volonté du Ministre de la Justice de retirer le passeport diplomatique de Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO, de lui interdire les sorties à l’extérieur du pays, voire de l’arrêter. La prétendue distribution d’argent, affabulation digne d’un scénario des régimes de type fasciste est destinée à servir de motifs à ce forfait.

 

Le Manifeste pour un Dialogue politique véritablement inclusif signé par une centaine de personnes est un appel au dialogue en vue de rétablir la sécurité et la paix en Centrafrique conditions de tout développement.

 

Le comportement des autorités trahit leur volonté de ne pas vouloir d’un vrai dialogue entre les Centrafricains.

 

La Coordination des signataires du Manifeste pour un dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique et le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique, cosignataire du Manifeste dénoncent :

 

- les intimidations et les menaces voilées distillées par le Ministre de la Justice contre les signataires du Manifeste et plus particulièrement contre le président de la Coordination, Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO,

- prennent acte que le gouvernement centrafricain ne veut pas d’un vrai dialogue pour ramener la sécurité et la paix dans le pays puisqu’il s’en prend aux Centrafricains qui veulent et demandent le dialogue,

- rendent le gouvernement responsable de toute éventuelle atteinte à l’intégrité physique et corporelle du président de la Coordination ou de tout autre signataires du Manifeste,

- appellent les Centrafricains et tous les démocrates à donner massivement leurs signatures au Manifeste qui sera distribué dans tous les arrondissements de BANGUI.

- précisent qu’une nouvelle date sera fixée pour la conférence de presse.

 

Fait à BANGUI le 18 Mars 2008

 

Le Président du Bureau de Coordination des signataires du Manifeste,

 

Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO

 Avocat.

 

 Le Président du MDEREC,   

Démocrate Joseph BENDOUNGA.

 

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 16:21

soldats-tchadiens.jpg

 

BANGUI (AFP) — L'armée tchadienne a menée "plusieurs incursions" dans le nord-ouest de la Centrafrique depuis la mi-janvier, "tuant des civils et incendiant des villages", a affirmé jeudi l'organisation Human Rights Watch (HRW), inquiète pour le sort de cette région "déjà instable".

"L'armée tchadienne a lancé plusieurs incursions transfrontalières contre des villages du nord-ouest de la République centrafricaine (RCA) ces dernières semaines, tuant des civils, incendiant des villages et volant du bétail", déclare l'ONG de défense des droits de l'Homme dans un communiqué.

"Ces incursions meurtrières de l'armée tchadienne déstabilisent une région déjà instable", s'inquiète l'ONG.

HRW a recensé "au moins cinq attaques distinctes" depuis la mi-janvier, dont la plus violente a eu lieu le 29 février.

"Au moins deux véhicules de l'armée régulière tchadienne sont entrés sur le territoire centrafricain, six villages ont été détruits complètement", a expliqué à l'AFP à Bangui le chercheur de HRW Olivier Bercault.

Selon lui, ce raid a fait au moins quatre morts.

Ces violences, entre les localités frontalières de Markounda et Maïtioukoulou, ont poussé plus d'un millier de personnes à fuir leur village, certaines ayant trouvé refuge dans le sud du Tchad.

L'ONG précise que les forces gouvernementales tchadiennes semblent agir "en soutien à des éleveurs peuhls originaires de RCA ou du Tchad", opposés à des agriculteurs centrafricains pour des problèmes de terres et de récoltes.

"On ne sait pas encore clairement si les attaques de l'armée tchadienne ont été menées avec l'aval et en coordination avec les autorités de la RCA", écrit HRW, en rappelant que Bangui avait déjà "autorisé" ces dernières années les forces de N'Djamena à intervenir sur le sol centrafricain.

"Ces raids ayant été menés en partie en représailles contre le groupe rebelle (centrafricain) APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie), des preuves suggèrent que les autorités de la RCA pourraient avoir donné leur feu vert à ces attaques", ajoute l'organisation.

"Le gouvernement du Tchad doit immédiatement ordonner à ses troupes de ne plus participer à ces attaques", réclame-t-elle.

Le nord-ouest de la Centrafrique est plongé depuis 2005 dans l'insécurité provoquée par les rebelles, les "coupeurs de routes", mais également par des exactions de l'armée centrafricaine.

"Les habitants du nord de la RCA sont attaqués de toutes parts. Ils ont été attaqués par les groupes rebelles, par les bandits, par leur propre armée, et maintenant par l'armée tchadienne", déplore HRW.

Pour Olivier Bercault, la garde présidentielle, épinglée dans un récent rapport de l'ONG pour des exactions contre les civils, est toutefois "rentrée dans ses cantonnements et ne joue que son rôle de protection du président de la République".

Par ailleurs, le représentant du secrétaire général de l'ONU Victor Angelo, à la tête de la Mission de l'ONU en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat), est arrivé jeudi à Bangui où il doit notamment s'entretenir avec le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé.

"Je viens rencontrer les autorités, mes collègues des agences des Nations unies et les ambassadeurs. Et aussi écouter le président de la République, les leaders nationaux, toutes les institutions de sécurité, sur leur vision de la sécurité dans la Vakaga (nord-est) et pour savoir s'il y a davantage de sécurité dans cette partie du pays", a affirmé M. Angelo à son arrivée.

La Minurcat est notamment chargée de former les forces de l'ordre locales à la protection des camps de réfugiés soudanais du Darfour voisin en guerre civile. Elle bénéficiera du soutien de la force européenne dans ces deux pays (Eufor Tchad-RCA), qui vient d'entamer son mandat d'un an pour sécuriser la région.

Copyright © 2008 AFP. Tous droits réservés.

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 16:07

 

 

 

LE MONDE | 20.03.08 | 15h07  •  Mis à jour le 20.03.08 | 15h07


Après avoir sauvé le président tchadien Idriss Déby d'une attaque rebelle, la France peine à obtenir qu'il rende son régime plus présentable en matière de droits de l'homme et de démocratie. Trois semaines après l'escale du président Nicolas Sarkozy à N'Djamena destinée à faire montre de la pression exercée par Paris dans ce sens, les résultats sont minces.

La commission d'enquête promise au président français par M. Déby pour faire la lumière sur l'enlèvement et la disparition d'opposants n'existe que sur le papier. Quant au dialogue politique, qu'il était question de relancer, il reste au point mort.

Dernier vent mauvais en date, la correspondante de Radio France internationale (RFI), Sonia Rolley, unique journaliste étrangère restant en poste à N'Djamena, a vu son accréditation "définitivement retirée" par les autorités et se trouvait contrainte de regagner la France jeudi 20 mars.

Non notifiée explicitement, son expulsion, de fait, devait intervenir le 27 février, le jour même de la visite éclair de M. Sarkozy. Le président de la République avait alors alerté son homologue tchadien de cette situation. La mesure, qui aurait terni la visite présidentielle, n'a finalement été que repoussée.

Une semaine après le passage de M. Sarkozy, un diplomate français en poste à N'Djamena a été convoqué par les autorités, qui ont protesté contre "les campagnes des médias publics français qui véhiculent beaucoup de contrevérités".

L'interdiction professionnelle signifiée à la journaliste dès le 15 février est intervenue au moment où, après leur victoire, certains éléments de l'armée régulière et des groupes armés soudanais venus l'épauler contre la rébellion étaient mis en cause dans des exactions - pillage d'habitations, viols - commises quotidiennement à N'Djamena.

"DÉGUERPISSEMENT"

Ce phénomène, qui a singulièrement visé les quartiers habités par des ethnies favorables aux rebelles, semble avoir perdu son caractère systématique depuis la levée de l'état d'urgence, le 16 mars. Mais se poursuivent les opérations de "déguerpissement" qui consistent à vider certains pâtés de maisons de leurs habitants et à détruire les logements. Ces opérations, justifiées officiellement par la nécessité de réaliser des aménagements urbains sur des terrains dont l'Etat est propriétaire, se sont multipliées à la faveur de l'état d'urgence, mettant à la rue plusieurs milliers de personnes.

Alors que la sécurité publique reste précaire, le dialogue politique officiellement prôné par la France et l'Union européenne pour sortir ce pays d'un cycle de rébellions armées qui obère toute chance de développement est conditionné, aux yeux des opposants, à une "enquête véritablement internationale" sur la répression qui a suivi la reconquête du pouvoir par M. Déby, le 3 février.

Sur les trois opposants qui ont été enlevés ce jour-là, l'un, Lol Mahamat Choua, a été libéré au moment de la visite de M. Sarkozy. Le deuxième, Ngarlejy Yorongar, a réapparu peu après. Mais les inquiétudes sont vives sur le sort du troisième, Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la principale coalition de l'opposition, dont on reste sans nouvelle. Les autorités nient son arrestation.

"JOUER LA MONTRE"

Or la commission d'enquête créée par M. Déby le soir même de la visite de M. Sarkozy ne répond nullement aux demandes françaises et européennes. Certaines ONG tchadiennes refusent d'y siéger. Elle est focalisée sur "l'agression soudanaise" (la rébellion), n'inclut aucun proche de l'opposition et n'est pas ouverte au Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH). Près de deux mois après les événements, aucune investigation n'a débuté. "Le gouvernement tchadien joue la montre d'une façon totalement cynique", estiment les avocats de M. Ibni Oumar.

A Paris, où l'on insiste sur la nécessité d'une "commission crédible", on prône désormais la création, à côté de la commission tchadienne, d'une autre instance internationale pilotée par l'ONU et destinée, dit-on, à "bétonner" les recherches. Mais la qualité et le statut de ses membres supposent encore un accord de l'Union européenne, de l'Union africaine et du HCDH. Ce fonctionnement en double commande viserait à "ne pas déposséder les Tchadiens" de leurs prérogatives mais marquerait de fait une certaine méfiance à leur égard.

Aux yeux des Français comme des Européens, un accord sur une commission d'enquête sur les événements récents doit permettre la poursuite du "dialogue politique inter-tchadien" interrompu par l'offensive rebelle. Dans l'immédiat, l'apaisement de la situation intérieure tchadienne est aussi une exigence pour les contributeurs de la force européenne (Eufor) dont le déploiement a commencé à l'est du Tchad, aux confins du Darfour.

 

Philippe Bernard


Début officiel du mandat d'un an de l'Eufor

La Force européenne (Eufor) déployée dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique a entamé, lundi 17 mars, son mandat d'un an, a confirmé, mercredi, le général irlandais Patrick Nash, commandant de l'Eufor. Les soldats européens, a-t-il souligné, ne franchiront "jamais" la frontière avec le Soudan, leurs consignes étant de ne pas approcher celle-ci à moins de 5 kilomètres.

Le général Nash a estimé que cette opération, dont le but est de protéger 230 000 Soudanais réfugiés et 185 000 Tchadiens déplacés, ainsi que 15 000 réfugiés en Centrafrique, était "difficile", car se déroulant dans une région "imprévisible". 1 759 soldats, sur un total de 3 700, sont déjà arrivés au Tchad, a-t-il précisé.

Article paru dans l'édition du 21.03.08

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 12:56
                                     



Acting in politics is to be true and realistic. Asserting that poverty is to reduce means that defending the public good. Development infrastructures set up only  with strong determination of politics to transform landscape of the country in the aim to  quash plight, starvation and famine. Saying so deserves to make clear that evoking economy, finance, education, health, security and peace consolidation implies good policy. It  requires from politics, sacrifice and effort ; courage and faith. To develop the country politics must be coherent in plans they draw for this purpose. Lying and trick have to disappear on their lips. Action must lead their daily life as politics. Positive action..  No place to wobble. No place for laziness. No place for supposition. Citizens want to have a good or excellent standards of living. Policymakers have to know it and pay attention into. They are in the core of the decision which can bring development, progress and innovation.. Doing politics is not a game. Policymaker should avoid supposition. Supposition in politics, is a word without sense, a sloppy word, a word for those who lack decision. But, policymakers in Central African Republic have not yet understood this principle. It is to sustain that : Policymaker means action. Policymaker means growth. Policymaker means transparent finance. Policymaker means good education, health and well-being. All that may exist by action. To tell true, policymakers in Central African Republic are in obligation to be resourceful, capable to change the wing of events. Examples from developed countries and Asia emerging countries must serve as stimulus to them. Regarding how Central African Republic is led, there is matter of reflection : Why policymakers in this country prefer supposition over reality? What is better to do is move forward with democracy tackling dictatorship. Supposition resides in dictatorship. Supposition is the breed ground of dictatorship. Over the world, policymakers act in order to improve citizens conditions of life. Why not in Central African Republic ? Time is come to end the regime of supposition. Supposition is word experimentation. In politics it is to dare. It is to end the evil. The evil in this case is Bozize regime which  faces leeway.
 
 
L'on suppose des solutions. L'on suppose des situations invraisemblables, loin de reélles préoccupations des citoyens. Et cette supposition parfois rend ivre parce qu'elle ne reflète guère les réalités. Dans ce champ des adeptes de la suppositon tout est mystère et même plus, parce que l'on y croise les ténèbres. Elles détournent de la vérité. Mais jamais ne la tuent. Avec des suppositions ils ont détruit la maison Démocratie-Liberté. Parce qu'en réalité ce couple-llà  exige l'action. Une action positive, laquelle procure la croissance économique, l'amélioration de l'éducation, la bonne gouvernace et l'Etat de Droit. Les ténèbres sont les suppositions et ceux qui les organisent. Pourtant, le politique se détermine par des actions. Il prend des initiatives pour concrétiser ses idées. La supposition n'est pas du domaine du politique. L'on est politque pour agir et faire disparaître les suppositions. Ainsi à dire vrai le politique de la Centrafrique croît dans les suppositions. La conséquence se résume dans les crises qui tourmentent la Centrafrique. Le politique qui considère la supposition est un menteur. Le politique n'a pas à supposer. Les politiques des vieilles démocraties et de ceux  des pays  qui émergent n'ont jamais fait place aux suppositions. L'action est à la base de leur politique. Ces Etats sont devenus prospères parce que leurs politiques sont des courageux. L'action au service du développement et de la croissance économique. C'en est pas lecas de la Centrafrique où le politique sombre encore dans la suppostion. Et ils cohabitent avec la supposition c'est-à-dire avec la dictature. C'est vrai, l'on ne sait guère comment ce politique changer le cours de la vie quotidienne de ses citoyens. Avec des suppositions!!! Des préjugés!!! Cela se nomme la dictature. Cela se qualifie de non-sens. Alors que la supposition perdure. Elle se trouve danse le régime Bozizé. Evidemment la supposition était à la base de son coup d'Etat. Les citoyens ont mieux vu ce qu'est la supposition au travers ce régime. Hèlas certains ont cru dans ces suppositions. Et aujourd'hui c'est la désillusion. C'est pourquoi, le politique de la Centrafrique doit impérativement croire aux vertus de l'action pour asseoir la vérité et la légitimité. L'on ne suppose pas en politique. Mais l'on agit. C'est par l'action que Bozizé sera déchu du Pouvoir de l'Etat. La politique ; c'est agir avec responsabilité pour le bien de l'Etat et des citoyens. La Centrafrique mérite ce principe.
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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 12:38
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Ange Félix Patassé, l’ancien président de Centrafrique (1993 à 2003), en exil au Togo depuis, s’investit désormais dans … les biocarburants. Ingénieur agronome de formation, le septuagénaire, veuf depuis décembre 2007, a décidé de faire profiter le Togo de son savoir-faire en  matière agricole.
« Je veux mettre en valeur les terres togolaises pour produire du biogaz, de la bioélectricité rurale et du biocarburant à partir d’une herbe appelée le Penicetum pulpurium. » a-t-il expliqué lors d’un entretien accordé à republicoftogo.com à sa résidence de la « Cité de l’OUA » à Lomé.

Tel un expert-comptable, l’homme à la barbe blanches consacre le plus clair de son temps à additionner les chiffres, à élaborer des tableurs et à consulter régulièrement la carte géographique du Togo pour définir avec précision, les  différents contours de son projet.

Le jardin de sa villa est recouverte d’herbe à éléphant, ce fameux penicetum pulpurium dont-il dit être le seul au monde à détenir le secret.  

«Je travaille sur cette plante depuis 1986 et j’ai vu qu’elle a des potentialités immenses. Elle a surtout l’avantage de pousser partout et de se développer sans conditions particulières», nous précise-t-il puis il explique les différentes étapes de  son projet.

« j’ai déjà visité pas mal de zones aménageables pour faire des projets intégrés de production végétale à partir du penicetum pulpurium, qui sera transformé sur le plan de la biotechnologie pour recueillir le biogaz par un processus de sa  fermentation.  

ENCOURAGER LES PAYSANS

A partir de ce biogaz recueilli, l’utilisation pourra être orientée dans la production du biogaz à l’état gazeux pour la consommation domestique, dans la production du méthane lavé qui va servir d’une part à produire de l’électricité, et de l’autre à produire de l’énergie pour les moteurs ».

Il donne des chiffres : 1m3 de méthane lavé donne 2Kw/h de potentialité énergétique ; 1tonne de matière organique digestive (penicetum) donne entre 600 et 700m3 de biogaz brut dont 60% de méthane et 40% de gaz carbonique. Il se garde pour l’instant de donner le coût exact du projet, en raison de la fluctuation du dollar et du renchérissement de l’Euro.

Ange Félix Patassé rêve d’un Togo autonome et autosuffisant en matière de gaz domestique, de bioélectricité et de  biocarburant et promet dans les six à neuf mois à venir, de produire du gaz carbonique liquéfié  et du méthane liquide dès qu’il aura tiré les conclusions de la phase expérimentale du digesteur méthanique qu’il est en voie d’acquérir.

L’ex-président a déjà répertorié près de quatre cent mille hectares de terres aménageables.

Il souhaite que chaque famille en milieu rural piuisse disposer d’au moins dix hectares de terre dont la moitié serait consacrée à la culture du penicetum et l’autre moitié aux plantes vivrières.

« Je veux faire de la famille, la première cellule du développement et encourager le retour à la terre » explique-t-il.

Il propose de regrouper les paysans en coopératives agricoles pour favoriser leur accès à des crédits.

Ce projet ambitieux et aussi coûteux, mais il tient  particulièrement à cœur de cet   homme qui se considère désormais comme un Togolais d’adoption.

Il compte sur un partenariat avec les bailleurs de fonds internationaux et, bien sûr, sur le soutien des autorités togolaises.


Luc ABAKI
Publié le 13 mars 2008.
 
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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 12:36
 
 
Bangui, 14 mars 2008 - Centrafrique – (PANA) - Une délégation du bureau parisien de l'organisation américaine de défense des droits de l'homme, Human Rights Watch (HRW), est arrivée jeudi à Bangui, a appris la PANA de bonne source dans la capitale centrafricaine.

Cette visite entre dans le cadre d'une invitation formulée par les autorités centrafricaines, indique la même source.

Elle survient après la publication, en septembre dernier, d'un rapport mettant en cause des membres de la garde présidentielle dans des violations massives des droits de l'homme perpétrées en 2005 dans le nord-ouest du pays.

Plusieurs milliers d'habitants de cette zone ont fui pour échapper aux représailles de l'armée dans sa guerre contre des mouvements rebelles et des bandits armés.

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