Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 00:50

 

 

 

Simplice Kodégué

 

 

Bangui, 21 mai (C.A.P) – Le dernier Porte-parole du président Patassé, Guy Simplice Kodégué dont la voiture se trouvait dans le cortège funèbre qui partait à l'enterrement de l'illustre disparu a été violemment agressé par un soldat de la garde présidentielle de Bozizé au PK 12 vers la sortie Nord de la capitale. Le convoi funèbre qui s’était ébranlé du quartier Fouh peu après la fin des obsèques officielles de l’avenue des Martyrs aux environs de 12 h heure locale (13 heures GMT) pour la ferme « La Colombe », lieu de l’inhumation de la dépouille situé au PK 26 route de Boali, n’est arrivé à destination qu’aux environs de 16 h heure locale. L'inhumation proprement dite à eu lieu dans la stricte intimité familiale ax environs de 17h heure locale.

C’est pendant le franchissement de la barrière de la sortie Nord de Bangui au PK 12 dans le périmètre de la résidence présidentielle de  Bozizé à Sassara qu’un véhicule est venu subitement se mettre devant celui dans lequel se trouvait Simplice Kodégué avec quelques proches pour empêcher d’avancer. Puis un soldat de la garde présidentielle a fait irruption et décoché un violent coup de poing à la figure du porte-parole.  Kodégué qui a eu le visage quelque peu tuméfié, saignait aussi légèrement des lèvres et a dû subir quelques soins une fois arrivé au PK 26.  

Dans une brève interview sur les antennes de Radio France Internationale diffusée le jeudi 20 mai jour de l’arrivée de la dépouille du président Patassé à Bangui, son porte-parole avait clairement rendu responsable de sa mort l’actuel président Bozizé en déclarant sans ambages que « c’est Bozizé qui a tué le président Patassé ».  Ces propos ont dû sans doute grandement irriter Bozizé et son entourage et pourrait expliquer sans tolérer l'inadmissible acte et comportement de ce GP.

C’est face à cette grave accusation que Bozizé qui avait été déjà copieusement insulté et conspué par la population la veille, avait cru devoir prendre la parole lors des obsèques officielles de ce samedi matin en langue nationale pour jurer n’être pour rien dans la mort de Patassé allant même jusqu’à affirmer que chez les Gbayas, ce juron entraînait automatiquement la mort de celui qui le prononce s’il ment. Il a néanmoins avoué avoir effectivement empêché Patassé d’aller se soigner à l’étranger.

Une chose est sûre, le monde entier a suivi avec une grande indignation et un écoeurement certain les différentes péripéties des entraves délibérément faites à Patassé par le pouvoir de Bozizé. Elles avaient suscité une forte émotion et de nombreuses et vives réactions non seulement en Centrafrique mais aussi chez plusieurs chefs d’Etat africains et à travers le monde. Mme Ashton de l’Union Européenne a même écrit à Bozizé pour lui tirer les oreilles. Les tentatives de Bozizé de se défausser sur le FARE -2011 s’agissant des responsabilités de la mort de Patassé sont vaines et ne peuvent convaincre personne ni en RCA ni ailleurs.

Loin de réunir les Centrafricains comme beaucoup l’espéraient, la mort et les obsèques de Patassé ont encore fait couler le sang de quelqu’un dans son entourage, celui de Simplice Kodégué, démontrant ainsi et apportant la preuve de la profondeur de la haine qui subsiste encore entre les fils du pays et sur l’ampleur du travail qui reste à accomplir et par conséquent la longueur du chemin pour atteindre une véritable réconciliation. Visiblement avec Bozizé au pouvoir, cela apparaît comme une mission impossible.      

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 18:10

 

 

 

Bozize-et-Monique-sur-le-cercueil-de-Patasse.JPG

  Bozizé et son épouse Monique déposant une couronne de fleur sur la dépouille de Patassé

 

 

Les Centrafricains ont dit adieu au président Patassé

 

 Radio Ndéké Luka Samedi, 21 Mai 2011 14:46

 

Catafalque recouvert du drapeau national. Une marée humaine sous un soleil de plomb. Honneurs militaires et dépôt de gerbes de fleurs.  Des pleurs, des témoignages. Toute la République debout et s’inclinant respectueusement devant le cercueil de son ancien président.

C’est sous ce décor que la République Centrafricaine a rendu en ce samedi 21 mai 2011, hommage à son ancien président Ange Félix Patassé, décédé le 6 avril dernier à Douala au Cameroun. Les obsèques officielles se sont déroulées sur l’Avenue des Martyrs à Bangui, sous la présidence du Chef de l’Etat François Bozizé. Tous les corps constitués étaient présents ainsi que les membres du corps diplomatique.

Trois hommages funèbres ont prononcés au cours de la cérémonie. En premier lieu, une des filles du défunt pour qui : « Patassé était un bon père de famille et passionné pour son pays.  Il a enduré des sacrifices et moi personnellement j’ai été jetée en prison à l’âge de 6 ans à cause de son attachement politique pour la libération du peuple centrafricain ».

Second intervenant, Sosthène Guetel. Un proche du défunt, membre de sa famille politique. Il a révélé une  confidence faite par le défunt, juste avant d’embarquer dans l’avion qui devait le conduire à Douala que : « mon petit frère, rassembles tes frères et les camarades auprès de toi, fais leur une ouverture et ne répondez pas aux provocations d’où qu’elles viennent ». L’intervenant a avoué avoir compris ce message empreint de mystère à l’annonce de la disparition du défunt.

Le président Bozizé a rendu hommage à son défunt prédécesseur, saluant en lui l’une des grandes figures de la vie politique centrafricaine. Il a salué en lui l’une des plus grandes figures politiques de la Centrafrique. Toutefois, François Bozizé a dénoncé « l‘esprit de manipulation et de division dont font montre certains hommes politiques qui ont servi Patassé ».

Passant du français au Sango la langue nationale, il a demandé « pardon à la famille du défunt pour ne pas s’être présenté à la place mortuaire, évitant toutes querelles ». Il a aussi reconnu avoir empêché l’ancien Chef d’Etat de sortir du pays. Mais contrairement aux accusations portées contre lui et le rendant responsable de la mort de Patassé, le président centrafricain  accuse plutôt « les alliés de Patassé qui constituent le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE-2011) ».

Après la sonnerie aux morts et les honneurs militaires rendus une dernière fois, le cortège funèbre s’est ébranlé pour le PK 26 sur la route de Boali (nord de Bangui). C’est là dans sa propriété qu’est prévue l’inhumation.

 

Centrafrique: 2.000 à 3.000 personnes aux obsèques de Patassé

 

 

BANGUI 21 mai (AFP) - Entre 2.000 et 3.000 personnes se sont recueillies samedi sur l'Avenue de Martyrs de Bangui pour les obsèques de l'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé avant son inhumation dans l'intimité prévue hors de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.

La cérémonie s'est déroulée dans le calme, ponctuée par la musique de l'orchestre de l'armée, en présence du couple présidentiel, de membres de la famille, des corps constitués de l'Etat, du corps diplomatique, avant de remettre le corps à la famille de l'ancien président (1993-2003) qui devait l'inhumer à 26 km de Bangui en fin d'après-midi à "La Colombe", la ferme familiale.

"Le président Patassé est resté l'une des figures emblématiques de l'histoire politique de la République centrafricaine", a déclaré le ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement, Michel Koyt, qui a lu l'oraison funèbre après des témoignages de la fille de Patassé, Adeline, et de l'un de ses anciens Premier ministre Anicet Georges Dologuélé (1999-2001).

Ces témoignages ont été suivis par un dépôt de gerbe de fleurs, une sonnerie aux morts et un défilé funèbre des forces de défense et de sécurité.

Avant le défilé, le président François Bozizé, arrivé au pouvoir par la force en 2003, en renversant Patassé, a pris longuement la parole en langue nationale sango estimant que "c'était un bon président, mais son entourage l'a poussé à entrer en conflit avec de nombreux compatriotes, dont moi-même".

Alors que les conditions de la mort du président Patassé ont fait l'objet d'une polémique, son entourage accusant les autorités de lui avoir à plusieurs reprises interdit de quitter le pays pour se faire soigner, M. Bozizé a jugé que "tout ce qui a été dit sur le pouvoir n'est que de la manipulation, de l'intoxication, voire des mensonges".

"J'ai pris personnellement sur moi de mener des démarches, dès que j'ai appris que le président Patassé était malade", a-t-il affirmé, assurant que son "médecin personnel" et un "médecin militaire" s'étaient vu empêcher de le soigner ou d'accéder à ses dossiers médicaux.

"Alors qu'on nous dise ce qui s'est réellement passé dans la concession (propriété) de M. Patassé pour que l'on ait caché la vérité au moment où il allait de plus en plus mal", a dit le président.

"Je demande pardon aux enfants Patassé et à la famille pour n'avoir pas assisté aux funérailles familiales au quartier Fouh (vendredi, au nord de Bangui). Beaucoup de choses se sont dites, je n'ai pas voulu entrer dans les querelles inutiles, pour éviter d'attiser la tension", a-t-il dit, alors que le camp de Patassé avait annoncé son intention de boycotter les cérémonies officielles et refusé des obsèques nationales.

Un deuil national de sept jours a été observé dans le pays depuis le 15 mai.

Deuxième de la présidentielle de janvier derrière Bozizé, Patassé refusait de reconnaître la réélection de "Boz".

Il est décédé à Douala à l'âge de 74 ans, alors qu'il souffrait de problèmes de diabète. Le corps était revenu le 19 mai à Bangui.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

NDLR : Quelles que soient ses dénégations sur ses propres responsabilités dans la mort de son prédécesseur Patassé qu'il a également servi comme chef d'Etat major des Faca, Bozizé ne peut pas se défausser sur d'autres et surtout pas ses opposants du FARE 2011 aux côtés de qui Patassé luttait aussi pour l'annulation et la reprise des élections du 23 janvier dernier. Pourquoi a-t-il empêché Patassé d'aller se soigner à l'extérieur du pays lui faisant perdre trois semaines, donc un retard qui lui a été fatal ? Voilà comment doit être posé le problème des circonstances et des responsabilités autour de la mort de Patassé et c'est là dessus que Bozizé se battra avec sa conscience jusqu'au restant de ses jours sur terre. Tout autre allégation n'est que baliverne et tentative de diversion. Les Centrafricains l'ont bien compris, ce qui explique le fait que Bozizé ait été copieusement conspué et insulté lors de l'arrivée de la dépouille de Patassé. Ange-Félix Patassé repose maintenant dans la paix éternelle mais Bozizé n'aura jamais la paix.     

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 12:44

 

 

 

PhotoPatasse-copie-1

 

 

 

FRONT POUR L’ANNULATION ET LA REPRISE DES ELECTIONS 2011 ( FARE 2011)

 

  

L’intellectuel reconnu, le militant achevé, l’homme politique de toujours, le scientifique confirmé, l’esprit universel, le croyant et aussi l’homme simplement, fraternellement humain, c’est tout cela que la République Centrafricaine honore aujourd’hui.

 

 Les moments de tristesse que nous vivons depuis le 05 Avril 2011 nous interpellent aussi sur le sens du combat politique de l’illustre disparu.

 

 Au nom du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections 2011 (FARE 2011) dont le Président Ange-Félix PATASSE a été l’un des fondateurs, je me fais le devoir de revivre avec vous la vision de celui- ci pour l’avenir de notre pays.

 

 Difficile tâche que celle de vouloir rechercher dans le parcours élogieux de cet homme d’exception ce qui représente le sens ultime de son combat.

 

 Nous laissons aux historiens le soin de juger ses actions avant et pendant l’exercice du pouvoir.

 

 N’ayant pas été à ses côtés pendant cette période, une telle tentative de notre part serait vouée à l’échec.

 

Mais nous savons qu’il était  très attaché à son pays.

 

Il avait la langue d’or, ce don de plaire par la parole, d’envoûter par le discours, d’éblouir par le verbe.

 

 Qu’il nous soit permis d’analyser uniquement  son intervention au Dialogue Politique Inclusif (DPI) en décembre 2008, intervention que nous considérons comme son véritable testament politique qu’il lègue à la postérité.

 

 Oui, au moment où cet homme avait tout perdu, alors qu’il revenait d’un second exil, humilié et abandonné par les uns, trahi par les autres, il avait tenu non pas un discours de haine et de vengeance, mais de pardon, d’unité et de réconciliation nationale, révélant ainsi sa grandeur d’homme d’Etat.

 

 Pour ne pas travestir sa pensée, nous citons les propos du Président Ange Félix PATASSE au Dialogue Politique Inclusif :

 

 « Je ne ferai pas un discours qui risque de flétrir la beauté des travaux, d’immenses travaux accomplis grâce à la détermination de tous les centrafricains animés par :

 

-         Le même esprit de paix et de fraternité nous liant à notre patrie, notre seule patrie la République Centrafricaine.

-         Le même esprit de l’unité nationale pour repousser avec vigueur tout esprit de division…

 

 Si nous manifestons véritablement l’amour fraternel entre nous en nous pardonnant avec sincérité ;

 

 Si nous prenons en compte l’humilité qui sera désormais notre mode de conduite les uns envers les autres.

 

 Si tous ensemble nous rejetons :

 

-         L’orgueil, la méchanceté ;

-         La haine ;

-         Le mensonge ;

-         Le tribalisme et le clanisme ;

-         La cupidité et les détournements ;

-         Le despotisme etc…

 

 Cher compatriotes, un jour nouveau se lève.

 

 Tous, venus de l’intérieur comme de l’extérieur de notre pays, d’une seule voix disons :

 

  Arrêtons la catastrophe, arrêtons le drame.

 

 Trop de sang, inutilement versé pour le breuvage de Satan et des démons buveurs de sang, démolisseurs de la Nation Centrafricaine. 

 

 Monsieur le Président BOZIZE, cher petit- frère, devant le peuple Centrafricain et devant la communauté internationale, je réaffirme et vous reconnais comme Président de la République Centrafricaine à cause de la paix pour le peuple.

 

 Vous avez vu vous- même la limite de la puissance des armes. On fait croire qu’en République Centrafricaine, « le droit, c’est l’arme ; la justice c’est la puissance de feu ». Erreur d’appréciation.

 

 Vous voici devant vos responsabilités.

 

 La solution n’est pas de vous demander de quitter le pouvoir. Elle réside essentiellement dans le style de conduire le peuple aux élections démocratiques, transparentes et justes en 2010. Le peuple vous jugera de votre bonne foi, car c’est lui qui détient le vrai pouvoir de Dieu.

 Il le donne à qui lui est fidèle». ( fin de citation ).

 

Le Président Ange-Félix PATASSE avait laissé parler son cœur sans haine, sans acrimonie, sans esprit de revanche.

 

 Les mots qui avaient constitué le fer de lance de sa pensée politique étaient :

Unité nationale, réconciliation nationale, paix, pardon, attachement à la patrie, démocratie, élections transparentes et justes.

 

Et il ne s’était plus départi de ces valeurs républicaines jusqu’à sa mort.

 

Le Président PATASSE nous avait donné une grande leçon d’humilité en demandant pardon non seulement au peuple centrafricain, mais aussi à ceux qui lui ont causé du tort, conscient qu’il était, de la maxime selon laquelle, se venger d’une offense c’est se mettre au niveau de son adversaire, la lui pardonner, c’est se mettre au-dessus de lui.

 

Le moment est venu pour nous qui, consciemment ou inconsciemment avions fait du mal au Président PATASSE de lui demander aussi pardon.

 

 En Chef, il avait accepté la responsabilité des actes accomplis par tous ceux qui étaient sous ses ordres, même si ces actes, en raison d’erreurs inhérentes à la misérable condition humaine, n’étaient pas conformes aux ordres donnés.

 

 PATASSE rejoignant Léon BLUM, avait de la répugnance pour la violence, car « rien de ce qui fut établi par la violence et maintenu par la contrainte, rien de ce qui dégrade l’humanité et repose sur le mépris de la personne humaine ne peut durer… On n’éteint pas la haine par la haine, ni la violence par la violence. »

 

 PATASSE était arrivé au pouvoir par les urnes. Il était profondément  attaché au suffrage universel comme seul mode de dévolution du pouvoir de l’Etat. Pour lui, seule l’onction populaire doit restaurer à notre peuple l’initiative démocratique de la détermination du destin national. Comme il aimait bien le dire, c’était un impératif catégorique et incontournable, c'est-à-dire une exigence patriotique de survie nationale.

       

        Le Président PATASSE avait payé un lourd tribut pour son engagement politique. Il avait connu plusieurs fois la prison, la destruction de tous ses biens immeubles, la confiscation illégale de ses avoirs et deux exils d’une durée totale de 18 ans.

       

        A son retour du deuxième exil, sa vision politique était désormais inséparable de sa foi en Dieu.

 

 PATASSE  ne vivait que pour son peuple et pour Dieu : La nature l’avait formé, l’école l’avait informé, la vie l’avait déformé mais seul son « grand frère Jésus- Christ » l’avait transformé.

 

Pour toutes raisons, peut- être PATASSE était- il trop dérangeant pour vivre, trop rare pour mourir.

 

Mais nous les croyants,  même quand nous mourrons, nous allons vers la vie.

 

PATASSE rejoint ainsi au Panthéon de l’éternité les grandes figures politiques de notre pays, Barthélémy BOGANDA, David DACKO, Jean-Bedel BOKASSA, André KOLINGBA, Abel GOUMBA, François PEHOUA Timothée MALENDOMA et les autres.

 

 Ainsi, sa mort n’est que le commencement de son immortalité.

 

        C’est pourquoi nous disons : quand PATASSE ne sera plus là physiquement, il sera là encore spirituellement et politiquement.

 

Maintenant que la porte du destin a fini par se refermer, quelles seront alors nos responsabilités face à l’Histoire ?

 

 L’épreuve de la mort de PATASSE nous interpelle sur le devenir de notre pays, la RCA, pour laquelle il s’est tant battu. La leçon à retenir est qu’au-delà des différences d’approche, des stratégies opposées, toute la classe politique Centrafricaine doit désormais sauvegarder la paix sociale, la stabilité politique et l’unité nationale gravement menacées par des élections qui n’ont pas été l’expression du suffrage du peuple centrafricain.

 

C’est alors seulement que nous  aurons rendu au Président PATASSE l’hommage le plus mérité.

 

 

                                       Bangui le 20 MAI 2011

 

 

                                       Le Coordonnateur

 

 

 

                                       Me Nicolas  TIANGAYE

 

 

obseques-Pdt-Patasse.jpg 

 

 

veillee-obseques-Patasse.jpg

 

veillee-mortuaire-de-Patasse.jpg

 

                                      chapelle ardente de la veillée du quartier Fouh

 

 

famille Patassé lors de ses obsèques

 

                             Une vue de la tribune avec ses enfants et sa famille  

 

Simplice Kodégué

 

Guy Simplice Kodégué, son dernier Porte-Parole

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 23:34

 

 

 

Patassé

 

 

Par RFI

Deux cérémonies pour les obsèques de l’ancien président Ange-Félix Patassé sont prévues. Une première cérémonie, qui a lieu ce vendredi 20 mai et qui se déroule à Bangui, réunit la famille et les opposants. Les obsèques officielles organisées par le président François Bozizé se dérouleront, quant à elle, demain samedi 21 mai.

Ange-Félix Patassé, l’un des principaux opposants au président François Bozizé, est décédé le 5 avril à l’hôpital de Douala, au Cameroun. Les conditions de son décès ont fait l’objet d’une importante polémique, son entourage rendant les autorités responsables de sa mort.

A deux reprises, le président Bozizé avait refusé à son prédécesseur une autorisation de sortie du territoire pour des soins médicaux, après une crise de diabète. Le général Bozizé avait notamment refusé l'autorisation d'atterrir à un avion équato-guinéen dépêché par le président Obiang Nguema. La famille politique d'Ange-Félix Patassé et la coalition des partis d'opposition reprochent au général Bozizé d'être responsable de sa mort et annoncent qu'ils boycotteront les cérémonies officielles.

Carine Frenk a joint au téléphone Guy-Simplice Kodégué, porte-parole de l'ancien président Ange-Félix Patassé.

 

Guy-Simplice Kodégué, porte-parole de l'ancien président Ange-Félix Patassé

Nous rendons responsable le président Bozizé de la mort du président Patassé parce que le président Bozizé a empêché le président Patassé, pendant trois semaines, d'aller à l'extérieur pour se faire soigner.

 

 

Centrafrique : communion autour de la dépouille dAnge Félix Patassé



 

Jeune Afrique 20/05/2011 à 18h:39 Par Malika Groga-Bada

 

Mort le 5 avril 2011à l'hôpital de Douala au Cameroun, Ange-Félix Patassé sera inhumé le 21 mai en Centrafrique. Lors du rapatriement de sa dépouille, l'émotion était palpable chez les nombreux Centrafricains venus faire leurs adieux à leur ancien président.  

  

Il y avait du monde à l'aéroport Bangui M'Poko ce 19 mai, pour accueillir la dépouille de l'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé. Sa famille, ses amis, le bureau de son parti – le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MPLC) – et les opposants Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé. Présents aussi, des membres du gouvernement et le président François Bozizé, son adversaire de la présidentielle d'octobre 2010.

  

Après les honneurs militaires, le corps de l'ex-chef d’État centrafricain a été transféré à la morgue de l'Hôpital général, escorté par une foule de militants et sympathisants du MPLC. Il sera inhumé le 21 mai dans sa ferme, « La colombe », située à quelques kilomètres au nord de la capitale.

 

Polémique exhumée

 

Les obsèques de l'ex-homme fort de la Centrafrique ont fait l’objet d'une vive polémique. Ses partisans s'étaient vigoureusement opposés à la présence de membres du gouvernement aux funérailles. Encore plus à celle du président de la République. Pour eux, le pouvoir actuel porte l'entière responsabilité de la mort de leur leader.

  

Au mois de mars, Ange-Félix Patassé, 74 ans, avait été hospitalisé à Bangui pour une fièvre typhoïde, compliquée par un diabète. Ses deux premières tentatives pour rallier Malabo (Guinée équatoriale), où il comptait se faire soigner, ont été vaines. Après l’avoir, une première fois, débarqué d'un vol régulier de la Kenya Airways, les autorités aéroportuaires centrafricaines lui ont de nouveau empêché d'embarquer à bord de l'avion affrété par la présidence équato-guinéenne.

  

Le porte-parole du gouvernement centrafricain avait démenti toute manœuvre pour l'empêcher de sortir du pays, arguant plutôt de « problèmes administratifs ». Ange-Félix Patassé avait finalement quitté Bangui le 2 avril pour Malabo, via Douala. Il mourra le mardi 5 avril 2011, en terre camerounaise.

  

Ange-Félix Patassé a été élu président de la Centrafrique en 1993, puis réélu en 1999, avant d'être renversé en 2003 par l'actuel président, François Bozizé. Exilé au Togo, il avait finalement regagné la Centrafrique en 2008, prônant le pardon et la réconciliation. Crédité de 21,41 % de voix lors de la présidentielle d'octobre 2010, il militait pour l'annulation du scrutin qu'il disait truqué.

 

 

 

Ange Félix Patassé Lingénieur agronome devenu une bête politique sera inhumé ce 21 mai

Par Patrick Amougui, www.integrationafrica.org - 20/05/2011

Il a présidé aux destinées de la RCA pendant une douzaine d’année. Retour sur le riche et controversé parcours de l’enfant de Paoua

Aux grands hommes, la patrie reconnaissante. Ange Félix Patassé sera inhumé le 21 mai 2011dans la banlieue de Bangui, avec tous les honneurs dus à son rang d’ancien chef d’Etat. Ce sera le dernier acte d’une vie bien remplie, dont on garde en mémoire quelques hauts faits. Commençons par la fin, en l’occurrence la course à la présidentielle centrafricaine de janvier 2011. L'ancien président centrafricain, revenu au pays à la faveur du Dialogue Politique Inclusif (DPI) de décembre 2008, était candidat déclaré à la succession du Général François Bozizé à la tête du pays. Affirmant être le « Moïse des Centrafricains » voire le « petit frère de Jésus », il se présente comme l’envoyé de Dieu pour exécuter son programme en faveur de la Rca. Il arrive en deuxième position à la présidentielle du 23 janvier 2011, derrière François Bozizé Yangouvonda. L’enfant de Paoua, localité située dans la préfecture d’Ouham- Pendé au Nord- Ouest de la RCA, frontalière du Tchad et du Cameroun, aura ainsi perdu la dernière bataille publique de sa vie.

L’ingénieur agronome zootechnicien né le 25 janvier 1937 n’a pas réédité l’exploit de 1993. En effet, à la faveur de l’élection présidentielle centrafricaine d’août 1993, il est élu face au général André Kolingba. Le 27 septembre, Ange- Félix Patassé devient le cinquième président de l’histoire de la République centrafricaine, sous les couleurs du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), avec 52,45 % des suffrages exprimés. « Le barbu national », personnage charismatique à la tête de la Centrafrique pendant dix ans, est le troisième président à gouverner la Rca pendant plusieurs années, après André Kolingba (12 ans) et Bokassa (14 ans).

Violences contre le pouvoir du Président Patassé

Au pouvoir, l’amateur du nœud papillon est marqué, dans son premier mandat, par un cycle de mutineries, qui donnent lieu à des conflits interethniques, désorganisant ainsi la vie économique, politique et sociale de la Centrafrique. Malgré ces affrontements sanglants, Ange Félix Patassé est réélu en 1999. Sa sécurité est alors assurée par les troupes libyennes. Il échappe à un coup d’Etat fomenté par André Kolingba en fin mai 2001. L’année suivante, à la période d’octobre, il échappe à un autre coup d’Etat avec l’appui du Mouvement de libération du Congo, le MLC de Jean-Pierre Bemba. Taxé d'autoritaire, voire de dictateur, il est finalement renversé par François Bozizé le 15 mars 2003, alors qu’il revient d’un voyage au Niger. Il rentre en exil Togo.

Diplômé de l’Académie supérieure de l’agriculture tropicale à Nogent- sur- Marne en France, le fils de Paul Ngakoutou (Gbaya du sous- groupe Suma) et de Véronique Goumba (Kaba) a toujours débordé d’imagination et de vitalité. Son ambition a toujours été d’améliorer l’ordinaire du centrafricain et de l’africain. Dès sa sortie des célèbres laboratoires de l’institut Pasteur de France, il démontre son envie à vouloir et pouvoir produire du biogaz, de la bioélectricité rurale et du biocarburant à partir d’une herbe appelée le Penicetum purpurium qu’il étudie depuis 1986. Il ambitionne, pendant son premier exil en terre togolaise, la production d’énergie électrique à partir des plantes locales qui poussent dans plusieurs régions du Togo. Scientifique d’envergure internationale, Ange Patassé se met au « vert » dans l’agriculture en améliorant les propriétés du « maïs Ngakoutou » pour la prospérité et de l’honneur de l’Afrique. Durant son deuxième exil au Togo, entre 2003- 2008, il travaille sur un vaste projet d’installation de complexes agricole et industriel. L’ancien chef d’Etat veut produire du riz et du maïs avec une variété qu’il a appelée « Patassé Ngakoutou », agréée par la FAO. A côté de cela, la travaille sur la culture de la spiruline, une algue très riche en protéines et en minéraux. Objectif : une alimentation équilibrée de la population et surtout lutte contre la malnutrition des enfants.

L’ingénieur agronome devenu homme politique A côté de ce déploiement de technicien Ange Félix Patassé a eu une brillante carrière de politique. Dans les gouvernements successifs de Jean- Bédel Bokassa, le président devenu empereur en décembre 1977, Patassé est nommé en 1965 au cabinet du ministre de l’Agriculture et du développement. Il est promu ministre du développement entre janvier 1966 et avril 1968. Il occupe par la suite les postes de ministre du Développement rural entre mai 1972 et avril 1973, ministre du Tourisme, de l'eau, des bois, de la chasse et de la pêche entre juin 1974 et octobre 1975. Le 8 décembre 1976, il est nommé Premier ministre du gouvernement, le quatrième de l’histoire de la Centrafrique jusqu’au 14 juillet 1978. En 1979 Ange Félix Patassé se lance sereinement à la conquête du fauteuil présidentiel. A Villiers- sur- Marne, près de Paris, il se positionne déjà comme le successeur de l'empereur Bokassa 1er. Mais, l’opération Barracuda lancée par la France et qui renverse Bokassa, ne lui permet pas d’être à la tête de la Centrafrique. Le 20 septembre 1979, la République est restaurée par le nouvel homme fort de Bangui, David Dacko.

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 16:36

 

 

 

cercueil Patassé

 

 

Ange Patassé

 

Bangui vendredi 20 mai 2011 - (Xinhua) - La dépouille de l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, décédé le 5 avril dernier des suites de diabète, est arrivée jeudi soir à Bangui en provenance de Douala pour des obsèques officielles.

Le corps était accueilli à l’aéroport Bangui Mpoko par le président de la République François Bozizé et tout le staff gouvernemental, ainsi que des parents, amis et connaissances.

Un long cortège funèbre constitué des membres de la famille du disparu, de ses sympathisants ainsi que des partis de l’opposition réunis dans le Front pour l’Annulation et la Réorganisation des Elections (FARE 2011) ont accompagné le corps à la morgue de l’hôpital général de Bangui.

Vendredi dans la journée, à bord d’un commande-car, le corps de Patassé a sillonné les grandes avenues de Bangui pour permettre à la population un dernier hommage à celui qui avait conduit ses destinées pendant dix ans. Ensuite le corps sera déposé au domicile familial dans le 4ème arrondissement de Bangui pour la veillée funèbre.

Le chef de l’Etat, le président de l’assemblée nationale, le Premier ministre et autres personnalités du pays devraient passer tour à tour signer le livre de condoléances ouvert par la Mairie de Bangui.

Les obsèques officielles se dérouleront samedi sur l’avenue des Martyrs à Bangui, en présence du président de la République avant la remise de la dépouille a la famille pour inhumation.

Ange Félix Patassé, 74 ans, avait dirigé la Centrafrique de 1993 à 2003. Candidat indépendant à la dernière présidentielle en Centrafrique, il était arrivé deuxième après le président Bozizé.

 

 

Hommage à Patassé à la place mortuaire à FOUH

Radio Ndéké Luka Vendredi, 20 Mai 2011 16:53

Ce vendredi, veille des obsèques officielles de l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, est dédiée à sa famille politique et à ses anciens collaborateurs. C’est la demeure familiale de l’ex-président située dans le quartier de Fouh dans le 4ième arrondissement  de Bangui qui sert de place mortuaire.

C’est là que la dépouille mortelle a été déposée aux alentours de 12H, heure locale. Le long cortège a parcouru de nouveau les principales artères de la ville. Comme à l’arrivée du corps la veille, les populations se sont massées tout le long pour saluer le défunt. Un incident a même été évité au niveau du quartier SICA quand des jeunes ont arrêté un moment le cortège et ont exigé de voir une dernière fois le visage de leur ancien président.

A Fouh, Ange Félix Patassé reçoit l’hommage de ses collaborateurs et anciens camarades de parti. Parmi les témoignages recueillis par Radio Ndeke Luka, celui de Martin Ziguélé, actuel président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et ancien Premier ministre sous Patassé, « le temps lent qu’a pris le corps de ce dernier de l’aéroport jusqu’à la morgue, témoigne du fort souvenir que le peuple garde en cet homme qui l’a fabriqué politiquement ».

« Patassé est homme qui m’a fait totalement confiance pour mieux réussir les dures épreuves que le pays a connues par le passé, avec le blocage de financements de la part des bailleurs. C’est un homme entier », indique Ziguélé.

Les obsèques officielles auront lieu samedi 21 mai sur l’Avenue des Martyrs,  en présence du Chef de l’Etat, François Bozizé, de l’ensemble du gouvernement, des corps constitués et de plusieurs autres personnalités centrafricaines et étrangères.

L’ancien candidat indépendant à la dernière présidentielle était décédé le 5 avril dernier au Cameroun.

Il faut rappeler que le rapatriement de son corps avait divisé la classe politique du pays. Sa famille politique avait par le passé fait interdiction au pouvoir en place d’organiser les obsèques officielles Elle dénonçait son évacuation sanitaire tardive.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 15:48

 

 

 

Ban Ki moon

 

 


NEW YORK, 20 mai 2011/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général a nommé Madame Margaret Aderinsola Vogt, de nationalité nigériane Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations Unies et Chef du Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine.

Avant cette nomination, Madame Vogt a occupé d’importantes fonctions au sein du système des Nations Unies. Elle a notamment été Directrice Adjointe au Département des Affaires Politiques du Secrétariat Général des Nations Unies, Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Somalie (UNPOS) et Assistante Spéciale du Sous-Secrétaire général aux Affaires politiques. Elle fût également détachée auprès de l’Union Africaine comme Directrice de Cabinet du Président de la Commission.

 Avant de rejoindre les Nations Unies, Madame Vogt a successivement été Directrice du Programme Afrique de l’Académie Internationale de la Paix à New York et Directrice des Etudes à l’Ecole des Officiers du Nigéria. Son expérience professionnelle s’étend aussi à la prévention et de la résolution des conflits et aux questions du genre. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles dans ces domaines.

Madame Vogt est titulaire d’un Master en Relations Internationales de l’Université Columbia à New York.


SOURCE : NATIONS UNIES

 

Notice biographique de Mme Margaret Vogt

 

Mme-Vogt.jpg

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé la nomination, aujourd’hui, de Mme Margaret Vogt, du Nigéria, en tant que Représentante spéciale du Secrétaire général et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA). Mme Vogt remplace Mme Sahle-Work Zewde, de l’Éthiopie.

Le Secrétaire général est reconnaissant à Mme Zewde pour des efforts qu’elle a déployés pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement en République centrafricaine et mettre en place le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix, ceci dans le cadre des efforts déployés pour s’assurer que le système des Nations Unies fonctionne comme une seule entité.

Mme Vogt pourra s’appuyer sur ses 34 années d’expérience qu’elle a accumulées sur les affaires de l’Afrique aussi bien au plan national que diplomatique et universitaire. Elle est actuellement Directrice adjointe de la Division Afrique I au Département des affaires politiques du Secrétariat des Nations Unies. Avant cela, elle était au Bureau politique des Nations Unies en Somalie, où elle a occupé les fonctions de Représentante spéciale adjointe par intérim du Secrétaire général.

La connaissance qu’elle a des diverses organisations régionales africaines lui sera très utile dans l’accomplissement de ses nouvelles fonctions. Pendant deux ans, elle a été Directrice du Bureau du Président de la Commission de l’Union africaine (UA).

Avant de travailler aux Nations Unies, Mme Vogt s’est occupée de la mise en œuvre des mécanismes de paix et de gestion des conflits de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Faisant parti des principaux Conseillers du Sous-Secrétaire général aux affaires politiques du Secrétariat de l’ONU, elle a aidé à développer et élargir les relations entre l’ONU et l’Union africaine.

Avant cela, elle a été Directrice du Programme Afrique de l’Institut international pour la paix, et Chercheure associée à l’Institut nigérian des affaires internationales. Mme Vogt a également travaillé à l’Opération des Nations Unies en Somalie (UNOSOM II). Elle a également été Directrice de recherche à l’École d’état-major de Jaji, au Nigéria, et Chargée de cours à l’École de guerre du Nigéria et à l’Institut d’études stratégiques de Kuru au Nigéria.

Mme Vogt a écrit et publié plusieurs livres et articles dans des revues universitaires. Elle est titulaire d’une maîtrise en relations internationales de la Columbia University. Elle parle couramment l’anglais et le français.

Née en 1950, Margaret Vogt est mariée et mère de six enfants.

 

 

 

Le BINUCA change de patron

Radio Ndéké Luka Vendredi, 20 Mai 2011 13:11

Elle s’appelle Margaret Aderinsola Vogt, de nationalité nigériane, et prend désormais la tête du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique pour la Consolidation de la Paix (BINUCA). A ce titre, Margaret Aderinsola Vogt, représente spécialement le Secrétaire Général des Nations Unies (ONU). Elle remplace à ce poste l’éthiopienne Sahlé Work Zéwdé.

Cette nomination intervient au moment où le Centrafrique est en pleine mutation politique et social : discours programme du Premier ministre précédé de la prise de fonction des députés et l’annonce d’un mouvement social par les syndicalistes. A cette liste s’ajoute la demande de l’opposition au sujet de l’annulation des dernières élections groupées.

Avant d’être nommée en Centrafrique, elle a occupé d’importantes fonctions. Elle fut entre autres, Directrice adjointe au Département des Affaires politiques du secrétariat général des Nations Unies, et Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Somalie. Vogt est titulaire d’un Master en Relations Internationales de l’Université Columbia à New York.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 15:18

 

 

appareil-transportant-le-cercueil-de-Patasse.jpg 

 

Arrivée de l'appareil transportant le cercueil du Président  Ange Félix Patassé

 

Bozize-recoitle-cercueil-de-Patasse.jpg

 

 

arrivee-cercueil-Patasse.jpg

 

cercueil Patassé

 

le-cercueil-de-Patasse-embarque-dans-une-ambulance.jpg

 

Le cercueil embarque dans une ambulance pour la morgue de l'Hôpital Général

 

 

veuve-Ngaro-et-Patasse.jpg

 

Mme Angélique Mougnan, veuve Bédaya Ngaro devenue veuve Patassé

 

 

Boz-et-Monica-aeroport.jpg

 

 Bozizé et son épouse Monique, Touadéra et ses ministres, à gauche les enfants Patassé

 

Ziguele-a-l-arrivee-du-cercueil-Patasse.jpg

 

Martin Ziguélé et le MLPC  venus accueillir le corps de Patassé

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 17:27

 

 

AFP

 

 

 

cercueil-Patasse.jpg

 

 

Bangui 19 mai (C.A.P) - Arrivé à l’aéroport Bangui Mpoko aux environs de 15 h 30, heures locales, le cercueil du Président Ange Félix Patassé a été accueilli par quasiment l’ensemble de la population de la ville de Bangui, les responsables de la Coordination des comités de soutien à sa candidature aux dernières élections, ses nombreux parents, amis, sa famille du MLPC dans son ensemble, les femmes, les jeunes, bref le peuple centrafricain. Bozizé et son gouvernement étaient également présents en ont entendu des vertes et pas mûrs.

Ils ont été copieusement hués par une foule qui ne pouvait contenir sa colère de voir Bozizé sur les lieux. Il a donc été abondamment conspué, traité de tous les noms d’oiseaux, insulté, maudit même, par des parents tant maternels que paternels de Patassé venus nombreux et  spécialement de sa ville natale Paoua, avec des branches d’arbustes de la savane et des épis de mil, accompagnés de jurons appropriés à la circonstance, conformément aux rites traditionnels bien du Nord …

Bozizé a dû souffrir en silence le martyr d’entendre tout cela prononcé à son endroit et il ne pouvait pas broncher. Il n’en menait vraiment pas large et dans son for intérieur, il a dû prendre la juste mesure des conséquences de sa haine viscérale et sa méchanceté gratuite envers son prédécesseur Ange Félix Patassé qui lui a fait pourtant tant de bien mais à qui il a refusé obstinément pour des raisons farfelues, d’aller se faire soigner hors du pays jusqu’à ce que mort s’en suive.   

Après les honneurs militaires dus à l’ancien Président de la République qu’il fut, le véhicule transportant le cercueil du Président Patassé a quitté l’aéroport Bangui Mpoko à destination de la morgue de l’Hôpital Général de Bangui, précédé par le véhicule transportant ses enfants et suivi par celui de Bozizé. Vu l’affluence des Centrafricains au bord de l’avenue des Martyrs pour rendre hommage à Patassé et la très petite vitesse avec laquelle le cortège avance, il lui faudrait presque quatre d’horloge environ pour relier la zone fret de l’aéroport à la morgue.

C’est ce matin après la mise en bière à la morgue de l’Hôpital Général de Douala où une cérémonie officielle a été organisée par le gouvernement camerounais pour rendre hommage à l’illustre disparu puis après des les honneurs militaires que l’avion emportant le cercueil de Patassé ainsi que ses enfants, quelques-uns de ses proches présents depuis longtemps à Douala, s’est envolé pour la capitale centrafricaine.

L’ex Président Patassé était décédé le 5 avril dernier à l’hôpital général de Douala au Cameroun alors qu’il était en route pour Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale où il se rendait pour se faire soigner après toutes les tracasseries et entraves que lui a faites Bozizé. C’est vraisemblablement samedi prochain que son corps sera porté en terre dans l’imposant mausolée qui a été conçu dans son ancienne ferme « La Colombe » située au PK 26 de la capitale sur l’axe Boali.   

 

 

Bangui en rangs serrés pour accueillir la dépouille de Patassé

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Mai 2011 16:52

 

Devant la mort tout s’efface. Les images de l’aéroport de Bangui Kpoko en cet après-midi du jeudi 19 mai 2011 le démontrent encore. Il était environ 15H 45mn quand le vol spécial, venant de Douala (Cameroun) et transportant la dépouille mortelle de l’ancien Président Ange-Félix Pattassé s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international de la capitale centrafricaine.

Toute la République était là, en rangs serrés. Pouvoir comme opposition. Il y a Martin Ziguélé qui fut Premier Ministre du défunt et compagnon au sein du MLPC avant une séparation, puis une réconciliation qui date seulement de ces dernières semaines. Voir aussi Nicolas Tiangaye dans le sillage de Bozizé. Et d’autres encore que tout oppose dans la vie politique.

Plus de polémique donc. L’adversité est mise entre parenthèses. Le défunt doit recevoir l’hommage solennel de l’ensemble du pays auquel il a droit, ce pays qu’il a dirigé pendant 10 ans. En tête pour cet hommage, le président François Bozizé. Jadis il a pourtant renversé le défunt par un coup d’état en 2003. Le Premier Ministre est présent ainsi que l’ensemble des membres du gouvernement, les corps constitués. Tous aux côtés de la famille de l’ancien chef de l’état. Sa famille humaine comme sa famille politique. Un ministre camerounais a accompagné la dépouille.

Les honneurs militaires lui sont rendus. Des officiers, aux uniformes d’un rouge écarlate, portent avec la dignité qui sied, le cercueil. Sabre au clair, la garde rend les honneurs. Le président Bozizé s’incline respectueusement. Silence. Puis, sonnerie aux morts. Les notes du clairon déchirent le silence.

François Bozizé salue la veuve et les enfants du défunt. Loin derrière, la foule des grands jours. Pleurs et lamentations. Cris et chuchotements.  Tout le cortège s’ébranle pour la morgue de l’Hopital général de Bangui. L’itinéraire est bien choisi : Avenue des Martyrs, Place de la  Réconciliation, Avenue Koudoukou, Place des Libérateurs, Avenue de l’Indépendance, Avenue Dejean. Bref un tour de ville presque complet, le dernier, à travers les principales artères, en guise d’adieu.

Vendredi 20 mai, le programme prévoit la levée du corps pour l’exposition au domicile familial dans le quartier Fouh. Le lendemain samedi, ce sera les obsèques officielles.

En guise de rappel, l’ancien président centrafricain est décédé le 5 avril dernier dans un hôpital à Douala. Il se rendait à Malabo (Guinée Equatoriale) pour y recevoir des soins, après une hospitalisation d’une semaine dans une clinique à Bangui. Il souffrait de diabète A deux reprises, il avait été interdit de voyage. C’est à la troisième tentative qu’il a été enfin autorisé à embarquer. Son voyage s’arrêtera à Douala.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 15:04

 

 

 

Patassé

 

 

Obsèques de Ange Félix Patassé : Union sacrée de la communauté centrafricaine au Cameroun

Par Didier Ndengue, www.integrationafrica.org - 19/05/2011

Les hommages au Cameroun ont débuté ce 18 mai et se poursuivront en RCA jusqu’au 21 mai 2011. Le point sur la réunion de préparation

 

La dernière réunion du comité d’organisation des obsèques de l’ancien président centrafricain décédé s’est tenue à Douala sous la présidence de son excellence monsieur l’ambassadeur de la RCA au Cameroun. Elle rassemble en ce 14 mai des hommes politiques centrafricains, des chefs de colonies et des religieux. Les travaux débutent à 15h45mn. Ils traitent prioritairement du programme définitif des obsèques. A en croire l’ambassadeur, la dépouille de l’ancien président regagne Bangui le 19 mai 2011. Au Cameroun comme en RCA, les obsèques de Ange Félix Patassé sont placées sous le signe de l’unité nationale et de la réconciliation du peuple centrafricain.

Le tour de table permet de faire le point des préparatifs. Le chef de colonie de la zone 3 à Bonaberi, par exemple, se veut rassurant: «dans ma zone à Bonaberi, il n’y a pas de problème, tous les centrafricains seront à la veillée. Les groupes de chorales de nos églises seront là pour chanter». La réunion se déroule en langue Sango. Les visiteurs camerounais ont du mal à suivre. Quelques fuites d’informations donnent à constater que la situation est sous contrôle. «La violence, le mépris ou la haine ne seront pas au rendez-vous», ressort-il en substance des interventions des uns et des autres. Les chefs de colonies, avec l’aide de l’ambassadeur, ont ramené leurs compatriotes belliqueux à de meilleurs sentiments. «Il faut encore leur parler, pour qu’ils soient responsables et conscients, car nous sommes tous centrafricains et la RCA est pour nous tous», rappelle un centrafricain aux chefs de colonie.

Le deuil d’un chef

Au siège du consulat à la rue King Akwa, les pagnes des offices seront en vente. Pour embellir le deuil, les différents chefs de colonie ont ouvert des petites caisses de contribution financière, où chacun peut venir verser ce qu’il dispose comme argent. A la fin, cet argent permettra à chacune des colonies d’acheter une gerbe de fleur pour la déposer sur le cercueil. Les religieux devront cependant s’arranger pour que la demi-veillée du 18 mai prochain dans la ville de Douala se déroule dans la paix en présence du seigneur. «Notre président est un bon croyant, c’est la raison pour laquelle tous les centrafricains l’aiment tant», ajoute l’ambassadeur.

Avant la dernière réunion préparatoire de Douala, l’ambassadeur de la RCA au Cameroun avait déjà tenu des réunions similaires à Yaoundé. Y prenaient part : les représentants des partis politiques centrafricains représentés au Cameroun, les milieux religieux, les chefs de colonies, l’administration, etc. Les travaux étaient toujours placés sous le signe de la paix, la réconciliation et l’unité nationale. A en juger par l’ambiance bonne enfant qui prévaut autour des derniers réglages, le message est manifestement passé au Cameroun. En RCA, il devrait en de même. Deux jours d’hommage y sont programmés, sous le regard bienveillant du président François Bozizé. La mise en bière à l’hôpital général de Douala est programmée le 19 mai 2011. Elle sera précédée d’une veillée mortuaire sans corps le 18 mai 2011 à Douala. Ange Félix Patassé sera inhumé le 21mai de 2011 dans ses terres à Bangui, au PK26.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 14:59

 

 

LRA-horde.jpg

 

 

 
BANGUI 19/05/2011-(Xinhuanet)- Quatre des six abus graves des droits des enfants faisant l'objet d'une surveillance des Nations Unies, à savoir, l'enlèvement, le recrutement ou l'emploi d'enfants soldats, les attaques contre des écoles et le refus d'autoriser l'accès des organisations humanitaires aux enfants, sont constatés en République Centrafricaine, selon un rapport humanitaire rendu publique ce mercredi.

Ce rapport présenté mercredi à Bangui par Watclist, un réseau d'Ong humanitaires basé à News York et l'Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC), précise que, "en Centrafrique, les enfants sont confrontés à des abus graves de leurs droits humains" à cause des nombreux groupes armés dans plusieurs régions du pays, notamment l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony qui dans ses exactions enlèves des enfants, la rébellion Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) qui enrôlerait encore des enfants soldats et des groupes d'autodéfense formés par la population.

"Lorsqu'ils sont retenus en captivité par la LRA, les garçons sont entrainés à l'emploi des armes avec lesquelles ils sont forcés de commettre des atrocités comme le pillage et l'incendie de villages, l'assassinat de villageois et l'enlèvement d'autres », indique le rapport à propos des garçons de la ville d'Obo dans le Sud-est de la RCA. De même les filles sont forcées de faire des travaux domestiques et subissent une sorte d'"esclavage sexuel des commandants".

Par ailleurs des enfants sont recrutés dans les groupes d'autodéfense formés par les communautés en première ligne des combats, obligés de faire des patrouilles la nuit, ce qui ne leur permet pas d'aller à l'école.

La rébellion de l'Armée pour la restauration de la démocratie (APRD) est en outre félicitée dans le rapport pour avoir facilité la libération de 535 enfants dans le cadre du programme de réinsertion des enfants soldats. Mais il lui est reproché l'occupation des écoles.

Le gouvernement centrafricain est interpellé en première position pour renforcer les capacités de l'armée en effectifs et en formation sur les droits humains dans les zones affectés par les conflits et de mettre fin au système d'autodéfense ; surtout négocier un accord de paix avec la CPJP en vue de faciliter la collecte des informations sur les enfants en Centrafrique.

Watclist et IDMC recommande à la CPJP de libérer tous les enfants de moins de 18 ans actuellement dans ses rangs et d'arrêter à tout nouveau recrutement d'enfants soldats. Alors que l'APRJ devra quitter les établissements scolaires qu'elle occupe comme des bases militaires.

Du côté de la communauté internationale, le rapport recommande au groupe de travail du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés de renforcer la dimension protection de l'enfance au sein de son bureau en Centrafrique.

© Copyright Xinhuanet

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse