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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 20:10

 

 

drapeau-americain

 

 

Bangui, 8 déc. (ACAP)- Un haut responsable du Centre de Commandement militaire des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), J. Anthony Holmes est arrivé à Bangui, pour s’informer auprès des autorités politiques sur la présence des rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony en République Centrafricaine.

L’Ambassadeur J. Anthony Holmes a indiqué que « cette visite est significative pour le Commandement militaire des Etats-Unis pour l’Afrique, puisque c’est la première visite d’un officier supérieur du Commandement en Centrafrique. Cette visite améliorera notre compréhension des défis que fait face votre pays, notamment dans le secteur sécuritaire ».

Le diplomate américain, J. Anthony Holmes a expliqué que le partenariat régional est non seulement essentiel pour mettre fin aux décennies de violences que les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur ont infligées aux civils innocents dans la région, mais aussi pour garantir la sécurité à long terme, ce qui exige des engagements soutenus par tous les gouvernements impliqués.


« Nous soutenons fermement aussi la mission de MICOPAX, qui est un partenariat entre l’Union européenne et l’Afrique, qui contribue directement à la paix durable en République Centrafricaine », a-t-il déclaré en substance.


Enfin, il a noté qu’en République Centrafricaine, l’engagement militaire américain est principalement limité aux activités humanitaires et aux projets de génie militaire. Ceux-ci sont dus aux efforts productifs et resteront notre important engagement dans un avenir proche. Toutefois, à long terme, nous espérons bâtir sur ce, un nouveau type de partenariat.

Il est à signaler que le Centre de Commandement militaire des Etats-Unis pour l’Afrique a son quartier Général à Stuttgart en Allemagne, et c’est l’unique Commandement militaire du ministère de la Défense des Etats-Unis qui coordonne les programmes inter-militaires en relations avec les pays africains.

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 19:58

 

 

Zewde Sahle Work

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 09 Décembre 2010 11:37

 

Il a été question de la Centrafrique mercredi 8 décembre 2010 au Conseil de sécurité de l’ONU à New York.  La représentante spéciale de l’Onu en Centrafrique a présenté devant les membres du Conseil, la situation dans le pays. Selon Mme Sahle-Work Zewde, « les prochaines élections sont une opportunité pour que le pays consolide ses fondements démocratiques ».

 

La responsable du Binuca (Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique) est convaincue que les élections de janvier 2011 (élections législatives et présidentielles)  doivent écrire « un nouveau chapitre de stabilité, de croissance et de prospérité pour la république centrafricaine ».

Mais elle a posé un préalable : « ces élections, a-t-elle insisté, doivent être transparentes, libres et justes ». Elle a rappelé que l’ONU et ses partenaires internationaux ont pu fournir une assistance technique et financière à la CEI chargée du processus. La représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU a également souligné que le programme du DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) est un élément clé pour régler les problèmes d’insécurité dans le pays. « Nous attendons a-t-elle dit, de travailler avec le gouvernement centrafricain pour le développement d’une telle stratégie. Elle estime que les conditions de sécurité sont toujours précaires dans certaines régions. Si la situation est relativement calme autour de Bangui et dans le sud-ouest, des violences, ont éclaté dans le nord et dans l’est, la saison sèche étant propice selon Mme Sahle-Work à la résurgence des attaques ».

 Elle a cité la LRA (Armée de résistance du Seigneur) ougandaise comme étant « le plus important groupe étranger actif en république centrafricaine, mais qui n’est qu’un groupe parmi tant d’autres entités armées, milices ou bandits qui exploitent l’absence des forces de sécurité nationales pour opérer librement ».

En conclusion, la responsable du Binuca a reconnu que la République centrafricaine a fait d’importants efforts pour étendre son autorité et fournir des services aux citoyens à travers le pays.

 

L’ONU évalue l’appui aux déplacés centrafricains

Radio Ndéké Luka Jeudi, 09 Décembre 2010 13:20

Les acteurs du système  des Nations Unies évaluent les performances de leurs activités réalisées sur les personnes déplacées en RCA depuis le 08 décembre 2010 à Bangui. Ces humanitaires envisagent au cours de cette rencontre maximiser leurs efforts  auprès des personnes vulnérables en dépit des moyens consentis pour la bonne marche de leur mission.

Il sera aussi question de renforcer les capacités de ces acteurs de protection des personnes déplacées en leur expliquant les différents concepts et approches leur permettant de bien  orienter et mener les activités de protection en faveur  des personnes déplacées.

Selon Mme Bettina  GAMBERT, chargée de protection à l’UNCHR, cette rencontre permet aux acteurs humanitaires d’évaluer  leurs  efforts  pour la période écoulée et recadrer leurs actions pour la protection des personnes déplacées  en tenant compte des préoccupations du gouvernement centrafricain.

Une quarantaine de personnes prennent part à cet atelier de recadrage de la stratégie et du plan d’action de protection pour les personnes déplacées. Il est organisé par le Haut-commissariat des Nations Unies  pour les Réfugiés en Centrafrique en coordination avec les membres du groupe de protection des différentes ONG d’actions humanitaire et des systèmes des Nations unies intervenants en Centrafrique. Les travaux de cet atelier durent 3 jours.

 

NDLR : Que fait concrètement l'ONU pour que les prochaines élections en Centrafrique soient libres, transparentes et justes lorsqu'elle laisse tout le loisir à Bozizé de violer impunément le code électoral et de se transformer en président de la commission électorale ? A défaut de débourser elle-même un financement pour le DDR, l'ONU est incapable d'obtenir de Bozizé qu'il débloque l'argent remis par la CEMAC pour  le DDR. La conséquence est que le pays court le risque d'aller quand même aux urnes alors que les nombreux rebelles qui écument les régions de provinces n'ont pas été désarmés. L'exemple malheureux et récent de la Côte d'Ivoire est pourtant là pour dissuader d'une telle éventualité.  

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 19:55

 

 

080710rebelles-lra

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 09 Décembre 2010 13:21

Les habitants de la préfecture d’Obo (est de la Centrafrique) vivent dans la crainte qu’une attaque des éléments de l’Armée de la Résistance du Seigneur (LRA) peut intervenir à tout moment. Tous sont à l’affut des signes annonciateurs d’une éventuelle irruption des rebelles ougandais dans la ville. Régulièrement des scènes de débandade sont enregistrées en raison de fausses alertes ou de rumeurs qui se répandent. C’est dés lors le sauve-qui-peut, avant de qu’on se rende compte qu’il n’y a aucune menace avérée.

Cette psychose est aggravée par une crise alimentaire et une insécurité sans précédent. Le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville a été témoin de nombreuses fausses alertes.

Il explique que l’insécurité alimentaire découle du fait que la population vaque difficilement aux activités champêtres d’une part, une situation rendue plus difficile par le départ en vacances en cette fin d’année des humanitaires en poste dans ville, tant la présence de ces derniers rassure les populations..

Depuis plusieurs mois, une importante colonne de  rebelles de la LRA sème le désordre dans la préfecture. Elle aurait été chassée de la région du Darfour (sud du Soudan) et a trouvé refuge dans cette préfecture centrafricaine du Haut Mbomou. Plusieurs villages, notamment ceux de Ngoyo et Bana ont été déjà attaqués et pillés. Des enlèvements ont été également opérés par la LRA.

Des dispositions sécuritaires ont pourtant été prises par les forces nationales qui manquent cependant cruellement de moyens logistiques et humains pour une riposte appropriée. Seuls des éléments de l’armée ougandaise, forts du droit de poursuite, sécurisent les zones de Djéma, Zemio et ses périphéries.

La LRA sévit dans ces régions depuis 3 ans et a provoqué un mouvement de personnes déplacées. Récemment le département d’Etat Américain, a annoncé un appui aux pays concernés pour chasser ces rebelles.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 02:43

 

 

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Attention aux voyages en République centrafricaine


7 décembre 2010 par le projet de loi


Classé sous Voyage: http://blog.preferredconsumer.com/travel-alertswarnings/central-african-republic-travel-warning-5.html
 
Le Département d'Etat met en garde les citoyens américains des risques de voyager en République centrafricaine (RCA), et recommande d'éviter tout déplacement hors de la capitale, Bangui. Les voyageurs en République centrafricaine (RCA) devraient être extrêmement prudents. Cela remplace le système d'alerte Voyage du 26 Février 2010 à la lumière des tensions qui ont augmenté en raison des prochaines élections présidentielles et législatives.
 
Des groupes de miliciens armés, des bandits, et des braconniers présentent de réels dangers, et le gouvernement centrafricain est incapable de garantir la sécurité des visiteurs dans la plupart des régions du pays. Il y a eu des attaques répétées sur l'Afrique centrale et voyageurs expatriés dans les campagnes. Les braconniers et les hommes armés sont également constituer une menace pour les chasseurs de gibier dans le centre-nord de la RCA. De résistance du Seigneur (LRA) constitue une menace similaire pour les chasseurs en est de la RCA.
 
Bangui souffre de taux de criminalité élevé, à la fois petite et violente, ainsi que les transports et les options médicales sont particulièrement limités. Les forces de sécurité militaires et civils de la République centrafricaine (et les personnes se présentant comme tels) tiennent des points de contrôle du personnel dans toute la ville, souvent harceler les voyageurs locaux et expatriés pour des pots de vin.


Les citoyens américains devraient éviter les manifestations publiques, que même ceux destinés à être pacifiques peuvent transformer la confrontation et éventuellement dégénérer en violence.
 
Le personnel de l'ambassade américaine à Bangui ne peut fournir que des services limités aux citoyens américains en ce moment. Après l'évacuation de tout le personnel des États-Unis en 2002, l'ambassade américaine à Bangui a repris ses activités en Janvier 2005. Cependant, l'ambassade fonctionne actuellement avec la dotation en personnel très limité. Les citoyens américains doivent être conscients que seuls les services de base et limités sont actuellement disponibles. Des informations complémentaires peuvent être trouvées sur le site Web de l'ambassade de Bangui.


L'ambassade américaine à Bangui encourage les citoyens américains qui résident ou qui envisagent de voyage en République centrafricaine à s'inscrire ou mettre à jour leurs informations au Département d'Etat,  Smart Voyage d'inscription au programme (STEP) du site web. S'il vous plaît noter qu'il est important lors de l'inscription ou la mise à jour des informations, d'inclure votre numéro de téléphone actuel et l'adresse e-mail où vous pouvez être joint en cas d'urgence. Les citoyens américains sans accès à Internet peuvent s'inscrire directement auprès de l'ambassade américaine à Bangui. En vous inscrivant, les citoyens des États-Unis faciliteront leur contact par l'ambassade en cas d'urgence. Alors que la capacité de l'Ambassade de fournir des services consulaires d'urgence est limitée, l'inscription permettra la réception des messages électronique.


 
U. S. Bangui ambassade


Avenue David Dacko,


B.P. 924


Bangui


Tél: (236) 2161-0200


Télécopieur: (236) 2161-4494


D'urgence après les heures de téléphone : (236) 7554-2276 ET (236) 7550-1293


 
Les citoyens américains peuvent également obtenir des informations actualisées de l'ambassade américaine à N'Djamena, au Tchad, par téléphone au (235) 51-70-09, 51-92-33 51-90-52 ou par télécopieur au (235) 51-56-54 ;


 
Les voyageurs peuvent obtenir des renseignements à jour sur les conditions de sécurité en appelant au numéro sans frais 1-888-407-4747 aux États-Unis et au Canada, ou à l'extérieur des États-Unis et le Canada sur une ligne régulière, sans frais, au 1-202-501-4444.

 

 

NDLR : Cela se passe de commentaires !

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 00:01

 

 

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Conseil de sécurité

6438e séance – matin

 

POUR LES NATIONS UNIES, LES ÉLECTIONS DU 23 JANVIER 2011 EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE SERONT L’OCCASION DE CONSOLIDER DAVANTAGE LE PROCESSUS DÉMOCRATIQUE

 

« Le plus important pour nous est qu’on nous écoute », déclare le représentant de la République centrafricaine, qui appuie la prorogation du BINUCA

 

Le Conseil de sécurité a examiné, ce matin, la situation en République centrafricaine sur la base du rapport du Secrétaire général sur le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), présenté par la Représentante spéciale du Secrétaire général et Chef du BINUCA, Mme Sahle-Work Zewde.  Cette dernière a mis l’accent sur les derniers développements positifs concernant les préparatifs des élections présidentielle et parlementaires prévues le 23 janvier prochain, en estimant qu’elles offriraient à la population l’occasion de participer au processus démocratique et de consolider davantage les fondements démocratiques du pays, tout en marquant le début d’une nouvelle étape de stabilité et de plus grande prospérité pour chacun.

 

Le Représentant permanent de la République centrafricaine auprès de l’ONU, M. Fernand Poukre-Kono, a soutenu la proposition de reconduction pour une durée d’un an du mandat du BINUCA, affirmant que son pays n’était « pas un cas désespéré », mais qu’il menait « la politique de ses moyens pour la survie de sa population et la sauvegarde de ses institutions ».  « Le plus important pour nous est qu’on nous écoute », a-t-il ajouté, en estimant que la République centrafricaine avait « fait ses preuves à bien des égards ». 

 

Pour sa part, le Président de la formation « République centrafricaine » de la Commission de consolidation de la paix et Représentant permanent de la Belgique auprès de l’ONU, M. Jan Grauls, a souhaité une amélioration de la cohérence et de la convergence entre le travail de la Commission et celui du BINUCA, a demandé au Conseil de sécurité d’adresser un « message aux groupes rebelles récalcitrants et au Gouvernement » pour accélérer le processus de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR) et s’est prononcé pour une phase de transition comprenant une présence internationale transitoire dans le nord-est du pays, pour y assurer la sécurité après le départ de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), et en attendant le renforcement des Forces armées centrafricaines.

 

Mme Zewde a fait le point sur le processus électoral en se félicitant de « l’appui considérable » apporté par la communauté internationale, avant de demander aux donateurs d’honorer leurs engagements et de fournir des ressources supplémentaires pour couvrir les coûts de la Commission électorale indépendante (CEI).  Elle a rappelé que « quelques soucis » étaient apparus dans le processus, mais a ajouté que tous les obstacles avaient désormais été levés.  La réunion, tenue le 15 novembre à l’invitation du Président Bozizé, avait permis de modifier les dates butoir pour la nomination des candidats aux scrutins présidentiel et législatif et contribué à apaiser les tensions, a-t-elle dit.  Mme Zewde a précisé que cet accord avait permis à deux candidats supplémentaires de l’opposition de se présenter, ce qui porte le nombre des candidats à l’élection présidentielle à six.  Il a aussi donné aux partis d’opposition de présenter leurs candidats pour les élections législatives, a-t-elle ajouté.  Le 5 décembre, la Commission électorale indépendante a publié les noms de 833 candidats aux 105 postes de l’Assemblée nationale, a indiqué Mme Zewde.

 

Pour sa part, l’Ambassadeur Grauls a rappelé que la Commission de consolidation de la paix avait « considérablement contribué » à combler le manque de 7,5 millions de dollars dans le budget électoral, dans la perspective des élections, estimant que le succès du processus entraînerait une « dynamique positive ».  Le représentant de la République centrafricaine a affirmé que des « assurances claires » avaient été données par le Président Bozizé pour aboutir à des élections libres équitables et transparentes, soulignant que « la voix de la raison avait primé, même si des mécontentements sont relevés, par-ci, par-là ».

 

Concernant le processus de désarmement, démobilisation et réintégration, la Représentante spéciale a déclaré que la phase de vérification des ex-combattants avait désormais été achevée dans le nord-ouest.  Elle a émis l’espoir que, malgré les récentes violences, la situation dans le nord-est du pays s’améliorera suffisamment pour permettre au processus de vérification d’y commencer.  Mme Zewde a estimé que la mise en place d’une stratégie nationale de réintégration était un élément important qui pourrait inciter fortement les groupes armés à désarmer et démobiliser.  Le représentant de la République centrafricaine a fait observer que les projets de DDR « manquent souvent de financement pour démarrer ».

 

M. Grauls a, quant à lui, estimé que le processus de DDR avait été « continuellement retardé ».  S’il s’est réjoui de la mise au point de la phase de vérification du processus pour le nord-ouest du pays, il a cependant regretté que l’insécurité et « les réticences de plusieurs groupes armés à rejoindre le processus de paix » n’aient pas permis de lancer le processus dans le nord-est, c’est-à-dire, a-t-il rappelé, la partie du territoire de la République centrafricaine que la MINURCAT a quitté en novembre dernier, dans le cadre de son processus de fermeture.  De ce fait, a ajouté M. Grauls, le processus de DDR ne pourra pas avoir lieu avant les élections.  Il a toutefois jugé plus important encore que le Gouvernement centrafricain établisse une stratégie complète pour la phase de réintégration, qui prévoit notamment la réinsertion de certains combattants dans les forces de sécurité nationales.  Il s’est dit convaincu qu’un « message clair du Conseil de sécurité aux groupes rebelles récalcitrants et au Gouvernement de la République centrafricaine pourrait contribuer considérablement à la réalisation de nos objectifs communs » en matière de DDR.

 

Commentant l’attaque des forces de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) contre la ville de Birao fin novembre, peu après le retrait de la MINURCAT, M. Poukre-Kono a rappelé que, face au dénouement de son armée, le Gouvernement de la République centrafricaine avait informé le Conseil de sécurité de ses besoins en équipement et en formation et saisi, à cette fin, des « pays amis ».  Il a rappelé que la position de son pays « reste claire et repose sur le renforcement des Forces armées centrafricaines ».  Son gouvernement, a-t-il ajouté, a « seulement soutenu l’idée d’un renforcement en effectifs et en logistique des forces de la mission de paix régionale ».  C’est « l’option présentée par la communauté internationale », a-t-il précisé.  Faisant état du « vide sécuritaire » actuel dans le nord-est, Mme Zewde a, quant à elle, estimé que la République centrafricaine ne pouvait devenir un havre pour la criminalité organisée et les groupes armés de la sous-région.  Elle a rappelé que le rapport du Secrétaire général mettait l’accent sur la nécessité de renforcer les capacités des forces centrafricaines et a ajouté que le Gouvernement de la République centrafricaine avait consenti d’importants efforts pour étendre son autorité et ses moyens d’actions partout dans le pays, y compris en faveur de l’ensemble des groupes ethniques du nord-est.

 

S’agissant du départ de la MINURCAT, M. Grauls a rappelé qu’il avait « plaidé avec insistance » en faveur d’une phase de transition comprenant « une présence de la MICOPAX - Mission de consolidation de la paix en Centrafrique, une Mission de la Communauté économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC)- » dans le nord-est avec l’appui de la communauté internationale.  Pour M. Grauls, une telle phase de transition « donnerait plus de temps au renforcement des forces de sécurité centrafricaines.  L’attaque commise, fin novembre, par les forces de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) contre la ville de Birao a démontré le caractère, bien réel, de l’instabilité dans cette région, a-t-il déclaré, estimant qu’il faudrait « tout faire pour éviter un débordement régional ».  Il a, là encore, demandé au Conseil de sécurité d’adresser un message clair aux parties concernées. 

 

Plusieurs années de conflit en République centrafricaine ont détruit le tissu économique, dégradé les services sociaux de baisse et rabaissé le niveau de vie de la population, a déclaré M. Poukre-Kono, qui a toutefois ajouté qu’après « le sursaut patriotique du 15 mars 2003 », des « changements palpables » étaient intervenus.  Parlant d’un « État qui se trouve encore à un stade de balbutiement » 50 ans après son indépendance, le représentant a demandé à la communauté internationale de « comprendre nos erreurs » et « de nous écouter avant de nous condamner systématiquement », et a affirmé que la République centrafricaine n’était « pas un cas désespéré ».

 

Le représentant, qui s’est dit « satisfait des prestations du BINUCA », a « souscrit pleinement » à la recommandation du Secrétaire général de renouveler son mandat pour un an.  Il a toutefois estimé que le Bureau « devrait faire plus », en accordant la priorité à la formation et au renforcement des capacités nationales dans tous les domaines », afin que le désengagement futur du BINUCA ne laisse pas de vide « comme on vient d’en constater avec le retrait de la MINURCAT ».  Il a également souhaité que le Bureau puisse « compter en son sein des cadres centrafricains » dont le statut serait « aligné sur le statut de fonctionnaire international ».

 

Le représentant de la République centrafricaine a également remercié M. Grauls pour la tenue, le 20 septembre à New York, d’une réunion de haut niveau organisée conjointement par la formation « République centrafricaine » de la Commission de consolidation de la paix et la Banque mondiale, qui a permis, selon M. Poutre-Kono, d’« apprécier les efforts entrepris et de préparer l’avenir ».  M. Grauls a estimé que cette réunion avait permis de réaliser un triple objectif: présenter l’évolution positive du pays ces dernières années, susciter l’attention pour les défis considérables qui demeurent et servir de tremplin à l’organisation d’une conférence de donateurs après le succès des élections.  M. Grauls a en outre mentionné les efforts du PNUD en matière de bonne gouvernance et d’état de droit, ainsi que le lancement prochain du projet relatif aux pôles de développement, piloté par l’Union européenne, estimant que ce dernier projet exigera des ressources « considérablement supérieures » aux 40 millions d’euros déjà alloués par l’Union européenne.

 

Enfin, le Président de la formation « République centrafricaine » de la Commission de consolidation de la paix a dit noter avec satisfaction que le Cadre stratégique intégré mis en place par le BINUCA pour 2011 incorpore les priorités de consolidation de la paix de la Commission.  Il a aussi souhaité la création au sein du Bureau d’un point focal opérationnel pour assurer le relais des travaux de la Commission de consolidation de la paix, avant de se féliciter qu’elle puisse participer, en temps voulu, à l’élaboration du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement pour la période 2012-2016.  

   

Ce rapport rend compte des faits survenus en République centrafricaine depuis juin dernier dans les domaines politique, socioéconomique et humanitaire et sur le plan de la sécurité et des droits de l’homme, ainsi que des activités du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), qui a succédé au BONUCA le 1er janvier 2010.

 

Le Secrétaire général indique d’abord que, pendant la période considérée, la situation politique en République centrafricaine est restée stable, tandis que les préparatifs du premier tour des élections présidentielle et législatives, prévues pour le 23 janvier 2011, commençaient.  Il précise à ce sujet que le processus électoral et le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) font l’objet de deux recommandations issues du Dialogue politique sans exclusive de décembre 2008, visant à « intégrer tous les mouvements politico-militaires au processus politique afin de rétablir la sécurité et de promouvoir la réconciliation nationale ». 

 

Le Secrétaire général s’inquiète du fait que si les différents mouvements politico-militaires se sont montrés attachés au programme de DDR, sa mise en œuvre a été gravement compromise par les tensions liées au processus électoral, l’insécurité et l’accès limité aux régions reculées pendant la saison des pluies, ainsi que par l’absence de stratégie de réintégration.  M. Ban Ki-moon demande par conséquent au Gouvernement d’élaborer une stratégie de réintégration des ex-combattants devant, notamment, « bénéficier tant aux communautés touchées par le conflit qu’aux combattants et être cohérente avec les activités de développement ».  Il note encore, dans ses observations, que la réforme du secteur de la sécurité, « qui est une composante clef des recommandations issues du Dialogue », est bloquée depuis un an et doit être relancée.  « Sans un personnel de sécurité suffisamment entraîné et équipé pour s’attaquer à la menace des groupes armés qui circulent librement dans le pays et à travers ses frontières poreuses, la situation d’instabilité et d’insécurité relatives persistera », prévient-t-il.  .

 

Concernant toujours la sécurité, le Secrétaire général souligne que depuis 2008, l’Armée de résistance du Seigneur a incendié de nombreuses maisons, pillé des réserves de vivres, tué et enlevé des centaines de civils, et contraint des milliers d’autres à quitter leur village et à s’enfuir dans la brousse.  Il appelle dans ce contexte les participants à la conférence organisée par l’Union africaine les 13 et 14 octobre derniers à Bangui, à mettre en œuvre les recommandations qui y ont été adoptées en matière d’aide humanitaire, de développement et de sécurité, en particulier l’établissement d’un centre d’opérations conjoint et d’une brigade commune et le renforcement de la coopération en matière de patrouilles frontalières.

 

« Le BINUCA a fourni un appui logistique à la conférence et a organisé, en marge de celle-ci, une réunion de participants représentant les missions de l’ONU dans la région, en vue de favoriser l’échange d’informations et la coordination des initiatives politiques pour faire face à la menace que représente l’Armée de résistance du Seigneur pour la stabilité de la région », fait remarquer M. Ban. 

 

Sur le plan économique, le rapport indique qu’en 2010, les résultats macroéconomiques de la République centrafricaine sont demeurés satisfaisants.  « On prévoit que la croissance s’accélérera en 2011 », annonce aussi le Secrétaire général, qui relève toutefois qu’en dépit des progrès réalisés au cours des dernières années, le pays continue de se heurter à de graves difficultés qui « entravent les efforts déployés en vue de doter le pays d’infrastructures et de services sociaux de base ».  Il estime donc « important de maintenir la dynamique des réformes, ainsi qu’un appui technique et financier approprié de la part de la communauté internationale ».  

 

Concernant la situation humanitaire, le Secrétaire général indique que depuis juin dernier, les efforts ont porté sur la réponse aux besoins de 25 000 réfugiés et de 192 000 personnes déplacées.  Il déplore que plusieurs problèmes aient affecté l’espace humanitaire, dont une augmentation des incidents violents de l’Armée de résistance du Seigneur dans l’est du pays, la criminalité, des problèmes logistiques, et l’absence d’institutions publiques dans la plus grande partie du pays.  « Le financement de l’aide humanitaire et des programmes de relèvement rapide reste insuffisant et imprévisible », signale-t-il. 

 

« Face aux violations persistantes des droits de l’homme, le BINUCA a poursuivi son travail d’enquête systématique et a continué de s’investir activement dans la formation aux droits de l’homme et le renforcement des capacités », fait par ailleurs remarquer le Secrétaire général, saluant l’adoption par le Conseil des ministres du rapport du Comité pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et le lancement de la procédure d’examen et de révision du Code de la famille.

 

S’agissant des relations entre le BINUCA et la MINURCAT, qui a mené des opérations en République centrafricaine, le Secrétaire général prévient que le manque d’accès aux moyens aériens de la Mission après l’expiration de son mandat « pèsera sur la capacité du BINUCA de s’acquitter de ses tâches dans le nord-est du pays ». 

 

Pour ce qui est de la Commission de consolidation de la paix (CCP), M. Ban indique notamment qu’elle a contribué activement aux démarches entreprises par la communauté internationale pour lever des fonds afin de renflouer le budget électoral.  « L’exécution des projets approuvés par le Fonds pour la consolidation de la paix au titre de sa première tranche de financement de 10 millions de dollars est presque terminée », se félicite-il.

 

Le Secrétaire général considère que les élections présidentielle et législatives constituent un jalon essentiel de la nouvelle ère de consolidation de la paix qui s’ouvre en République centrafricaine.  Il encourage vivement la Commission électorale indépendante à poursuivre ses efforts pour tenir le calendrier établi et à régler rapidement et « dans la transparence » les derniers problèmes techniques et logistiques.

 

En outre, il estime que « des mesures doivent être prises pour mettre fin à la culture de l’impunité qui reste un trait primordial des violations des droits de l’homme commises en République centrafricaine ainsi que pour lutter contre la corruption, qui constitue l’un des principaux obstacles au développement socioéconomique du pays ». 

 

Dans ce cadre, M. Ban, « compte tenu du rôle moteur que le BINUCA est appelé à jouer dans le processus de réconciliation », recommande que son mandat, qui expirera le 31 décembre 2010, soit prolongé d’une année supplémentaire.  Il indique que le BINUCA continuera d’accomplir son mandat en se concentrant sur la poursuite du processus de réconciliation, les élections à venir, le programme de démobilisation, désarmement et réintégration (DDR), le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, la réforme du secteur de la sécurité, la promotion de l’état de droit et les droits de l’homme.

 

 

 

NDLR : Il est très inquiétant de constater qu'alors qu'on est à quelques quarante jours de la date des élections du 23 janvier 2011, on parle encore au Conseil de sécurité de "manque de financement pour démarrer le DDR dont le processus a été continuellement retardé". Dans les zones effectivement sous contrôle de l'APRD notamment, plusieurs entraves continuent empêcher la libre circulation des usagers de la routes ce qui posera évidemment le problème de liberté et de la sécurité de circulation lors de la campagne électorale en zone rebelle. Tout véhicule doit acquitter plusieurs dizaines de milliers de F CFA de taxes de passage APRD aux rebelles sur les barrières de ce mouvement politico-militaire. Le prétexte est le non paiement jusqu'ici de leurs indemnités DDR. L'ambassadeur Jan Grauls en sait quelque chose lui qui a été empêché par l'APRD de se rendre à Paoua alors qu'il n'était plus qu'à moins d'une vingtaine de km de la ville. Faut-il rappeler que la Côte d'Ivoire est en train de payer actuellement le prix fort de la non réunification préalable d'un pays où sévit une rébellion armée avant d'aller aux urnes. L'hypocrite communauté internationale est en train de faire la même chose en Centrafrique en poussant à la tenue d'élections sans que les rébelles aient déposé leurs armes et qu'il ne puisse plus subsister des zones sous occupation rebelle dans le pays. Comment pourra-t-on contrôler et fiabiliser les opérations électorales dans les zones rebelles ?  

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:26

 

 

Gbagbo ADO 2eme Tour-copie-1

 

 

Par FRANCE 24 avec dépêches le 08/12/2010 - 08:36

 

À l’instar de la Cédéao, les différentes organisations internationales parlent d’une seule voix dans le dossier ivoirien, exhortant Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir. Tous sauf une : le Conseil de sécurité des Nations unies.

Abidjan retrouve ses embouteillages et son animation, signe que la vie reprend timidement son cours dans la capitale économique ivoirienne, même si le pays compte toujours deux présidents, deux Premiers ministres et, depuis hier, deux gouvernements. Mais si la communauté internationale parle d’une seule voix pour exhorter le président sortant Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir, l’ONU, elle, peine à rédiger une déclaration commune sur la crise.

Mardi soir, le Conseil de sécurité des Nations unies s'est séparé sans avoir pu parvenir à un accord dans ce dossier. En cause : la Russie, qui bloque une déclaration des 15 membres de l'instance. Moscou estime en effet que l’institution outrepasse son mandat en déclarant Alassane Ouattara vainqueur de l'élection présidentielle.

Entre deux séances de négociations tendues, Susan Rice, l'ambassadrice américaine à l'ONU qui assure la présidence du Conseil de sécurité au mois de décembre, a indiqué à la presse : "Je ne sais pas pourquoi la Russie pinaille à propos de résolutions qu'elle a elle-même votées"...

"Un seul candidat a remporté l'élection, avec une nette avance"

L'envoyé spécial de l'ONU en Côte d'Ivoire, Choi Young-jin, a assuré devant le Conseil de sécurité des Nations unies qu'Alassane Ouattara avait remporté une victoire "nette". "Un seul candidat a remporté l'élection, avec une nette avance", a-t-il affirmé par vidéoconférence depuis Abuja, au Nigeria. "M. Ouattara est le gagnant du scrutin présidentiel."

"Même si toutes les plaintes soumises par le camp du président Gbagbo au Conseil constitutionnel étaient prises en compte [...], les résultats du second tour ne changeraient pas", a-t-il fait remarquer.

La réunion du Conseil de sécurité s’est tenue à New York, à la suite du sommet extraordinaire organisé par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) au Nigeria, au cours duquel celle-ci a appelé Laurent Gbagbo à "rendre le pouvoir sans délai". Celle-ci a également suspendu la Côte d'Ivoire "de toutes ses activités".

"Il appartient au président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître pacifiquement et de façon responsable le résultat [du vote] et de s'incliner", a encore ajouté la Cédéao, reconnaissant toutefois "des vues différentes au sein du Conseil". 

Gouvernement de combat

De son côté, Laurent Gbagbo continue, lui, d’ignorer les appels de la communauté internationale, qui le pousse vers la sortie. Mardi, celui-ci a formé un gouvernement de combat dans lequel il a placé ses fidèles à des postes stratégiques, comme Alcide Djédjé, l'ex-ambassadeur de Côte d'ivoire aux Nations unies, propulsé au ministère des Affaires étrangères.

Ce dernier doit se rendre à Ouagadougou ce mercredi pour rencontrer Blaise Campaoré, le président du Burkina Faso et médiateur de la crise ivoirienne.

 Premier ministre d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro a, pour sa part, indiqué que son camp voulait "rendre effectif" son pouvoir. "C’est nous qui avons le pouvoir, il s’agit de le rendre effectif", a affirmé l'ex-chef de la rébellion des Forces nouvelles (FN) qui contrôle de facto le nord du pays depuis 2002.

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:24

 

 

urne

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 08 Décembre 2010 13:16

Un premier lot de 3265 urnes prêtées par la Commission Electorale Indépendante (CEI) du Togo à celle de la République centrafricaine sont  arrivées  par vol spécial le 07 décembre 2010 dans l’après-midi à Bangui.

Au total, ce sont  7000 urnes sont attendues venant de Lomé, la capitale togolaise. Cette mise à disposition de matériel électoral a été conclue le 27 novembre 2010 lors d’une visite du président de la CEI-RCA, Joseph Binguimalé à Lomé. Le président de la CEI s’est d’ailleurs rendu personnellement à la base de l’armée de l’air togolaise pour accueillir ces urnes. Il a confirmé à Radio Ndeke Luka qu’il s’agit d’une première livraison et que le reste des urnes est attendue sous peu.

Joseph Binguimalé s’est dit également convaincu que « l’arrivée de ces urnes réduira le doute qu’ont certaines personnes quant à la tenue des élections en rapport au chronogramme des élections de 2011 ». Lorsque le reste des urnes arrivera, la CEI de Centrafrique disposera alors de 9000 urnes pour les élections de 2011. La CEI, selon son président dispose des moyens (aérien et routier) pour leur acheminement sur l’ensemble du territoire centrafricain.

Henry Kolany, président de la sous-commission « Matériel et Logistique » de la CEI du Togo qui fait partie de l’équipe qui a accompagné ces urnes, a expliqué pour sa part que « cette opération vise à prouver qu’il existe désormais une coopération entre pays du sud pour faire avancer les processus électoraux ».

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:22

 

 

Bangui-quartier-Kassai.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 08 Décembre 2010 13:24

Les occupants traditionnels du site de la cimenterie de Sangbi à Bimbo réclament le versement de leurs dédommagements qu’ils attendent depuis plusieurs mois. Selon ces occupants, le chef de l’Etat avait ordonné au ministère de l’agriculture depuis le mois d’août dernier de régulariser leur situation mais jusque-là, aucune suite n’est favorable.  Le ministère de l’agriculture a quant à lui réagi en précisant, sans autre explication, que le dossier est en cours.

 

Ces occupants traditionnels au nombre de 162 ont abandonné leurs champs depuis le mois de janvier 2010 au profit des travaux du site de la cimenterie centrafricaine. Ils ont reçu des promesses de la part des autorités centrafricaines leur promettant un dédommagement. « Jusque là aucune suite n’est favorable malgré les multiples démarches entreprises » a affirmé à Radio Ndeke Luka Jean Pierre BIALO un des délégués de ces occupants traditionnels. « Pour le moment notre seule revendication, c’est le versement de nos dus » poursuit-il.

 

Une commission avait été mise en place au mois de mai dernier pour expertiser le site et évaluer le coût du dédommagement. Cette commission après évaluation a proposé une somme de trente cinq millions de FCFA (convertir en euros).

 

Estimant que le coût est trop élevé, le gouvernement centrafricain a demandé la mise en place d’un nouveau comité pour réévaluer la situation.  Le nouveau comité doit regrouper des experts issus de divers départements ministériels concernés, ainsi que de la sous préfecture de Bimbo.

 

Le ministère de l’Urbanisme a affirmé avoir envoyé déjà trois de ses experts au ministère de l’Agriculture pour siéger dans ce comité. Autrement dit, la balle est dans le camp du ministère de l’agriculture habilité à former ce comité de réévaluation.

 

Or de son côté, le ministère de l’agriculture et du développement rural a affirmé avoir aussi fait le nécessaire. Le dossier est en cours et très bientôt, le comité fera son travail. Après réévaluation, le dossier sera transmis au gouvernement en vue de décompter la situation. Selon le ministère, les occupants traditionnels de ce site de cimenterie doivent patienter un moment. Le temps que l’expertise finisse.

Les occupants traditionnels menacent désormais de descendre dans la rue si aucune solution n’est trouvée dans l’immédiat.

 

 

 

NDLR : Cette cimenterie va-t-elle voir le jour un jour ? Dans une de nos parutions récentes, nous avions fait état de ce que les pseudos hommes d'affaires Indiens et partenaires de Bozizé avaient une fois la cérémonie de pose de la première achevée, solliciter aux autorités centrafricaines l'autorisation d'importer de l'Inde des sacs de ciment que d'en fabriquer sur place à Bimbo. Ensuite, il ont demandé à Bozizé de leur octroyer un permis pour faire du diamant. Tout semble donc indiquer que ce n'est pas avant longtemps que le dédommagement des déguerpis leur sera versé pour que la cimenterie puisse être construite un jour.

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:19

 

 

Massi.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 08 Décembre 2010 13:25

La famille Charles Massi veut savoir la vérité sur la disparition de ce dernier en décembre 2009 et a saisi les tribunaux français. Un tribunal parisien vient de juger recevable une plainte contre X déposée en août 2010, par les avocats du chef de file de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix), suite aux premières investigations de la police judiciaire française.

Il s’agit d’une plainte pour « torture, traitements inhumains et meurtre » à laquelle des proches du président centrafricain, François Bozizé, dont ce dernier pourraient être mêlés.

Charles Massi n’a donné aucun signe de vie depuis le mois de décembre 2009 après son arrestation et sa remise par les autorités de Ndjamena à celles de Bangui.

Selon la famille Massi, le leader de la CPJP serait décédé dans la prison de Bossembélé à la suite de tortures infligées par les éléments de la garde présidentielle centrafricaine. Son beau-fils Eric Neris Massi et ses deux avocats François Gibault et Jean Charles Tchikaya affirment se baser sur des éléments accablants émanant d’autorités ministérielles centrafricaines et des proches du Chef de l’Etat et de son fils, Francis Bozizé, ministre délégué à la défense nationale centrafricaine.

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:16

 

 

BOKASSA-008---Copie

 

 

SPOLIATION DE LA FAMILLE BOKASSA

 

             L’ex empereur de Centrafrique, Jean-Bedel Bokassa, accusé des pires turpitudes, vient d’être réhabilité par une décision d’amnistie prise voici quelques jours par le Président de Centrafrique François Bozizé.

Georges Bokassa, qui représente les 37  héritiers du défunt empereur, s’est fait spolier de toutes les propriétés de son père, tant en Sologne qu’autour de Paris à la suite des  décisions absolument arbitraire d’un syndic Maître Pepin Le Haller Gondre mandaté pour vendre  ’’ légalement’’ les biens immobiliers de  Bokassa. Avec l’assistance intéressée d’un avocat, Maître Roussel, aujourd’hui disparu. Par suite de leurs manoeuvres dilatoires, aussi abusives qu’illégales, la succession a fondu comme neige au soleil. Plusieurs  ventes des châteaux de Sologne eurent lieu depuis 14 ans, après toutes sortes de procédures, sans qu’un seul centime ne soit versé aux  héritiers.

Se voyant dépouillé, Georges Bokassa a plaidé contre le duo, syndic/avocat, qui s’enrichissait sur son dos, bénéficiant de la complicité de son propre avocat Maître Sylvain-Maier qui l’avait trahi en retournant sa veste, ayant partie liée avec leurs adversaires.

Georges Bokassa a porté plainte à leurs propos pour usage de faux et escroquerie, au parquet de  Versailles et Blois en mai et juin 2005

Désespéré, Georges Bokassa qui connaît le dossier sur le bout des doigts, a voici plusieurs mois, fait parvenir son dossier au magistrat suprême, Nicolas Sarkozy, Président de la République, afin d’obtenir son arbitrage. Celui-ci, probablement éberlué, l’a transmis au Ministre de la Justice qui a reçu l’héritier spolié (qui représentait aussi, bien sûr ses frères et sœurs aussi démunis que lui.)

Le fils aîné de Bokassa, qui se trouve injustement châtié par cette ‘’loi du talion’’, n’a pas les moyens de se lancer dans une interminable procédure pour tenter de récupérer les fonds qui leur ont été volés.

Bokassa ayant été réhabilité, sa famille et lui sont reconnus désormais comme les seuls légitimes propriétaires de toutes les propriétés acquises par leur père et vendues aux enchères sans qu’ils  voient la couleur du moindre fifrelin…

Dernier épisode : la château d’Hardricourt, près de Meulan, où résidait Bokassa devrait être vendu aux enchères le 12 janvier 2011 sans qu’il puissent intervenir sur ce vol supplémentaire. Enfin, il devrait ensuite, au retour des beaux jours, être expulsé avec sa femme et leurs trois enfants en bas âge, du château de Mézy où il réside.,.

Légataire universel de son père, Georges Bokassa a pu résister à ce marathon judiciaire  et refuse de subir un nouveau vol couvert  par la Justice française. Il supplie le  Président de la République de bien vouloir faire respecter les conventions internationales signées par le Général de Gaulle le 27 avril 1967.

 

 

Georges Bokassa

Mail : georgesbokassa@live.fr

T/ 00 3 36 85 36 17 47

 

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