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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 23:05

 

 

RCA Afrique

 

 

COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT

C.F.C

 

PROPOS LIMINAIRE DE LA CONFERENCE DE PRESSE

(MARDI 25 JANVIER 2011)

           

Le Collectif des Forces du Changement (CFC), soucieux de préserver la paix, la sécurité et l’unité nationale pour un développement durable de notre pays la République Centrafricaine, a pris part activement et d’une manière responsable au processus électoral devant conduire aux élections transparentes, justes et crédibles.

            Malgré les efforts patriotiques consentis par le Collectif des Forces du Changement (CFC) pour assurer un climat apaisé à ces élections groupées du 23 Janvier 2011 et dans le respect du code électoral, de l’accord portant adoption du chronogramme révisé des élections présidentielle et législatives et du code de bonne conduite adopté par consensus, le régime du Général François BOZIZE et son parti KNK, dans sa stratégie de conservation coûte que coûte du pouvoir de l’Etat, ont abusé de la confiance de la classe politique centrafricaine et opéré des fraudes massives et ostentatoires dans toutes les circonscriptions électorales tant à Bangui que dans les villes de province.

            Les résultats partiels qui parviennent au niveau des différents états- majors des partis politiques de l’opposition, à savoir le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), la  Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP), l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), LONDÖ, PATRIE et le Forum Civique FC sont suffisamment expressifs et prouvent à suffisance le plan machiavélique ourdi et arrêté de longue date par le Général François BOZIZE et son parti  le KNK.

            Le Collectif des Forces du Changement (CFC), dans les différentes déclarations radiodiffusées et télévisées de ses leaders n’a eu de cesse d’attirer l’attention de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et de la Communauté Internationale sur l’impréparation des élections, les multiples violations du Code Electoral et des différents accords signés par toutes les entités ayant pris part au Dialogue Politique Inclusif (DPI).

           Aujourd’hui, force est de constater que l’histoire donne raison à l’opposition démocratique qui ne peut accepter une mascarade électorale, qui viole la volonté populaire de nos compatriotes massivement sortis ce 23 janvier 2011 pour choisir leurs dirigeants. La frustration légitime qu’ils ressentent est porteuse des germes d’une implosion sociale aux conséquences incalculables.

 Comment accepter que dans l’ensemble des circonscriptions électorales du pays, le candidat François BOZIZE arrive quasi-systématiquement en tête avec un score qui lui donne toujours à plus de 50% des suffrages exprimés, garantissant ainsi son élection dès le premier tour ?

Comment accepter que des candidats leaders des partis politiques de l’opposition puissent recueillir des scores minables dans des zones où des scrutins leur sont traditionnellement favorables ?

Comment admettre l’intrusion intempestive des autorités locales et des éléments de forces de défense et de sécurité, notamment ceux de la Garde Présidentielle dans les bureaux de vote et centres de dépouillement pour intimider des électeurs et perturber le bon déroulement des opérations électorales?

Comment comprendre  la substitution d’urnes non homologuées à celles sensées être préalablement codifiées, et dont le convoyage devait être sécurisé ?

Comment accepter que des listes électorales dont l’affichage est obligatoire pour vérification et correction préalables ne le soient  au plus tôt que la veille du scrutin, empêchant de fait toutes corrections éventuelles et semant le désordre le jour même du scrutin ?

Comment accepter que les Présidents de bureaux de vote et les assesseurs désignés par les CEI locales soient récusés et tous remplacés par des militants du seul parti KNK ?

Comment expliquer que des très nombreux électeurs, pourtant recensés et détenteurs des cartes d’électeurs, ne retrouvent pas leurs noms sur les listes transcrites par la CEI, et n’aient pu voter et  que d’autres personnes aient curieusement pu voter à leur place? Comment ces « votants » ont-ils pu faire la preuve d’une identité qui n’est pas la leur ?

Comment expliquer la pénurie de cartes d’électeurs annoncée par la CEI pendant le recensement électoral, et que curieusement une multitude de cartes d’électeur parallèles ont été distribués par des responsables locaux du parti KNK, permettant à leurs détenteurs illégaux de voter plusieurs fois ?

Comment accepter que les procès-verbaux n’existent pas dans plusieurs bureaux de vote et centres de dépouillement, et que là où ils existent, ils ne sont pas systématiquement remis aux représentants des candidats de l’opposition ?

Comment expliquer que des représentants dûment mandatés par les  des candidats de l’opposition soient chassés de certains bureaux de vote ?

Un tableau synoptique des irrégularités constatées à ce jour à l’issue de ce scrutin est joint à ce propos liminaire aux fins de faire état des fraudes massives organisées à dessein par le régime en place afin d’opérer un passage en force dès le premier tour.

De ce qui précède, le Collectif des Forces du Changement (CFC) :

prend à témoin la communauté nationale et internationale du caractère volontairement vicié, du fait exclusif du pouvoir et de la CEI, du scrutin du 23 janvier 2011 dont les graves dysfonctionnements constatés ôtent toute crédibilité et toute fiabilité à ses résultats :

exige l’annulation de ces élections dont les résultats sont frauduleusement manipulés et  ne  reflètent nullement les suffrages des populations du fait de leur caractère non transparent et non libre ;

usera de toutes les voies de droit pour faire respecter la volonté du peuple centrafricain sorti massivement afin de faire le choix de l’alternance démocratique par les urnes ;

appelle tous ses militants, ses sympathisants, l’ensemble de la population centrafricaine et les démocrates du monde entier à se mobiliser davantage et comme un seul homme pour faire échouer le hold-up électoral méticuleusement préparé et soigneusement exécuté par le Général François BOZIZE et son parti  KNK.

Enfin, le Collectif des Forces du Changement (CFC) rejette d’avance avec force et ne reconnaitra  pas les prétendus résultats  de cette mascarade électorale.

 

                                  Fait à Bangui le 25 janvier 2011

 

Le Collectif des Forces du Changement

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 22:57

 

 

Pierre-Buyoya.jpg

 

 

PARIS, 25 jan 2011 (AFP) - 25.01.2011 18:44

Une mission d'observation envoyée par la Francophonie pour les élections présidentielle et législatives dimanche en Centrafrique a indiqué mardi avoir relevé des "dysfonctionnements", alors qu'un collectif d'opposition réclame l'annulation du double scrutin.

Une mission d'observation envoyée par la Francophonie pour les élections présidentielle et législatives dimanche en Centrafrique a indiqué mardi avoir relevé des "dysfonctionnements", alors qu'un collectif d'opposition réclame l'annulation du double scrutin.

La mission a "noté que la confection et l'affichage des listes électorales, l'établissement ainsi que la délivrance des cartes d'électeur ont constitué la source majeure des dysfonctionnements techniques relevés lors du déroulement des scrutins du 23 janvier 2011", indique un communiqué de la mission, présidée par l'ex-président burundais Pierre Buyoya.

La mission, composée d'une trentaine d'observateurs, énumère plusieurs "insuffisances et irrégularités", notamment "le démarrage tardif des opérations de vote", "la maîtrise insuffisante des règles et procédures par les membres des bureaux de vote", "la présence des représentants de l'Administration dans certains bureaux de vote", "le nombre élevé de votes par dérogation".

Pour "remédier" à ces problèmes, elle recommande ainsi des "locaux plus adaptés pour abriter les bureaux de vote", "l'informatisation des listes électorales et l'établissement de cartes d'électeurs avec photo", "l'augmentation du nombre d'assesseurs par bureau de vote"...

La mission "invite les candidats à recourir, en tant que de besoin, aux voies légales en cas de contestation des résultats", indique encore le texte.

Le Collectif des forces du changement (CFC), collectif regroupant l'opposition et d'anciennes rébellions, auquel appartiennent trois des cinq candidats à la présidentielle, a demandé mardi "l'annulation" des élections présidentielle et législatives, dénonçant des "résultats frauduleusement manipulés".

L'opposition soupçonne les autorités de vouloir frauder pour permettre au président sortant François Bozizé de passer au premier tour. Un éventuel second tour se tiendrait le 20 mars, d'après le calendrier électoral.

© 2011 AFP

 

 

NDLR : C'est franchement un sévère réquisitoire de la nullité du vrai faux pasteur Binguimalé à la tête de la CEI que dresse le président Pierre Buyoya qui n'a jamais au demeurant,  fait mystère de son souhait de le voir remplacé par quelqu'un d'autre de plus compétent et capable à cette fonction trop lourde pour lui. La conclusion logique qui découle d'un aussi grand nombre de dysfonctionnements et insuffisances objectivement relevés par l'OIF devrait être l'annulation pure et simple de ce scrutin qui n'en a pas été un. L'OIF donne également raison d'avance à l'opposition qui réclame l'annulation de l'ensemble du vote et lui suggère de recourir aux voies légales de contestation dont on sait par avance qu'elles n'aboutiront jamais à donner gain de cause aux requérants, la Cour constitutionnelle étant en Centrafrique entièrement inféodée à Bozizé.  

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 22:55

 

 

file de vote à Bangui

 

 

Source : Secours-catholique.org 25/01/2011

 

La République Centrafricaine a tenu dimanche 23 janvier des élections présidentielle et législatives. Aude Hadley, chargée de projet au Secours Catholique et deux autres membres de l’association ont suivi ces élections en tant qu’observateurs internationaux. Aude Hadley nous livre ce dont ils ont été témoins.

Près de deux millions d’électeurs centrafricains ont attendu des heures sous le soleil avant de voter pour les élections législatives et présidentielle qui se sont tenues dimanche 23 janvier 2011 en République Centrafricaine

Comment s’est déroulé le scrutin de dimanche 23 janvier ?

Globalement, il s’est déroulé dans le calme et la sérénité. Il n’y a pas eu de heurts. Nous avons senti une très forte mobilisation de la population. Les gens étaient impatients de voter. Nous sommes arrivés à 5h30, le dimanche matin, à l’un des grands centres de vote de Bangui. Celui-ci devait ouvrir ses portes aux électeurs à 6h. Mais lorsque nous sommes arrivés, rien n’était installé. Il n’y avait pas d’isoloirs, pas d’urnes, la salle d’école où se tenait le scrutin n’avait pas encore été débarrassée de ses meubles et les membres du bureau de vote n’étaient pas encore là. Il a finalement ouvert à 8h. Nous avons appris par la suite que de nombreux bureaux de vote n’avaient pas respecté les dix heures réglementaires de scrutin. Lorsqu’enfin les gens pouvaient, après de longues heures d’attente sous le soleil, présenter leur carte d’électeur, bien souvent on leur apprenait qu’ils n’étaient pas inscrits sur les listes électorales ou que leur numéro d’électeur avait déjà été utilisé par une autre personne. Les listes et cartes électorales ont été réalisées manuellement provoquant ainsi de nombreuses erreurs. Malgré cela, les Centrafricains ont gardé leur calme.

Avez-vous été témoins de fraudes ?

Oui, ce scrutin a été entaché d’irrégularités. A Bangui, nous avons assisté au dépouillement d’un bureau de vote. Il s’est tenu à la lueur d’une bougie. Par ailleurs, les membres du bureau ont annoncé que 277 personnes avaient votées. Or le nombre de bulletin était bien supérieur : ils en ont comptabilisé 385.

Peut-on imaginer une contestation des résultats à venir ?

Dès le lancement des élections, les opposants au parti au pouvoir ont contestées ces élections dénonçant un certain nombre d’irrégularités et accusant la Commission électorale indépendante (CEI) de ne pas agir en conformité avec le code électoral. Cela a d’ailleurs poussé certains membres de la CEI à démissionner. Mais malgré ces démissions et les critiques, la CEI a poursuivi l’organisation des élections. On peut prévoir une contestation des résultats, qui apparemment seront proclamés le vendredi 28 janvier. Toutefois la population veut à tout prix éviter un scénario à l’Ivoirienne et souhaite maintenir le calme.

Combien d’observateurs nationaux présents lors des élections ?

Environ mille observateurs nationaux ont assisté au scrutin. La moitié avait été formée par Justice et Paix avec le soutien du Secours Catholique. Par ailleurs, Justice et Paix a ainsi réussi à déployer des observateurs sur tout le territoire de la République centrafricaine, notamment dans les régions à forte présence rebelle, comme à Birao.

Quels sont les enjeux de ces élections en Centrafrique ?

La paix a été l’un des enjeux du scrutin. La Centrafrique vit depuis de nombreuses années dans l’instabilité. Mais le sentiment de paix est très varié selon les régions de Centrafrique. A Bangui, la capitale, les habitants estiment qu’il y a une nouvelle stabilité dans leur ville tandis que de fortes rébellions ont encore lieu au nord du pays, dans la région de Birao, à la frontière avec le Soudan et le Tchad. Par ailleurs, la présence de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe de rebelles Ougandais, crée toujours d’importants troubles à l’est du pays. La paix a donc été un enjeu de ces élections, mais plus encore l’amélioration de la situation économique a prévalu dans ces élections.

Propos recueillis par Clémence Richard

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 20:14

 

 

bulletin de vote

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 25 Janvier 2011 14:24

Les dysfonctionnements relevés lors du déroulement du scrutin du 23 janvier 2011, en République Centrafricaine ne sont pas de nature à remettre en cause la crédibilité du processus électoral. Par conséquent, ces élections ont été libres, démocratiques et inclusives.

C’est la substance de la déclaration préliminaire de la mission de l’observation de l’Union Africaine pour les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, publiée ce mardi 25 janvier 2011.

Dans son exposé introductif face à la presse, Boussoukou Boumba, ancien ministre et ancien parlementaire de la République du Congo et chef de mission, a déclaré que la mission a d’abord estimé globalement « pacifique  l’ambiance de la campagne électorale de 12 jours qui s’est achevée le 21 janvier ».

Au sujet du déroulement du scrutin, Boussoukou indique que la mission a constaté que : « les bureaux de vote sont installés dans les lieux publics faciles d’accès, une forte mobilisation de la population devant lesdits bureaux, un déroulement normal des opérations de vote malgré quelques dysfonctionnements, le respect des procédures de dépouillement et le comptage des voix dans les conditions normales ».

Malgré les insuffisances relevées dans certains bureaux de vote, ajoute le chef de mission, « aucun incident majeur qui aurait entaché le déroulement du vote n’a été constaté ».

Cependant souhaite Boussoukou, « ces insuffisances mentionnées méritent corrections pour les scrutins futurs ». Il s’agit notamment : « de la qualité de la liste électorale, son affichage tardif, la non unicité des cartes d’électeurs, la gestion du vote par dérogation, le non respect du vote des personnes âgées ou handicapées, la formation insuffisante des agents électoraux, le manque d’information des électeurs sur les procédures de vote, l’utilisation du bulletin unique et le non-respect des horaires d’ouverture et de clôture du vote ».

La mission, poursuit l’ancien ministre congolais, n’a pas manqué de formuler quelques recommandations notamment : « l’informatisation des listes électorales, des cartes d’électeurs, le respect des délais d’affichage, le renforcement des capacités des agents électoraux et l’information des électeurs sur les procédures de vote ».

Boussoukou qui félicite le peuple centrafricain pour « sa maturité, sa patience et son attachement aux valeurs démocratiques », rend « hommage aux partenaires du pays pour leur soutien au processus électoral ».Il conclut en exhortant le gouvernement, les acteurs politiques et la société civile « à œuvrer à la consolidation de la paix en Centrafrique ». Outre la ville de Bangui, la mission a été déployée à Bimbo, Mbaïki (sud du pays), Sibut, Damara, et Boali (nord de Bangui).

Il faut dire que la mission est arrivée dans le pays le 19 janvier conformément aux dispositions de la déclaration de l’UA adoptée par les Chefs d’Etats et de Gouvernements des Etats membres en juillet 2002 à Durban (Afrique du Sud), sur les valeurs démocratiques. Elle est composée des Parlementaires panafricains et nationaux, responsables d’Institutions électorales, diplomates et membres de la société civile africaine.

 

NDLR : C'est vraiment scandaleux !  Ce n’est pas la première et dernière fois que les observateurs de l’Union Africaine se discréditent avec de telles appréciations dont on sait pertinemment qu’elles sont totalement fantaisistes et ne correspondent nullement à la réalité des graves dysfonctionnements qui ont été enregistrés et dénoncés par l’opposition dès le départ ainsi que les fraudes massives opérées par le clan Bozizé. La décence voudrait que tous ces « observateurs » restés confortablement à Bangui dans les hôtels et qui n’ont jamais daigné mettre pied dans les zones de rébellion en province relativisent quelque peu leurs allégations. Maintenant que les candidats du CFC ont réclamé l’annulation de cette mascarade électorale, l’avis de ces pseudos observateurs est parfaitement dérisoire.La conclusion qui découle objectivement et logiquement de la panoplie de graces insuffisances et irrégularités qu'ils néanmoins eu le courage de relever devrait les conduire à demander carrément l'annulation du vote du 23 janvier dans son ensemble. Ils ont hélas préféré tourner autour du pot. C'est dommage ! 

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 19:54

 

 

VOTE ELECTIONS 2011 BANGUI bozize 1

 


BANGUI (AFP) - 25.01.2011 14:29 - Trois des cinq candidats à la présidentielle de dimanche en Centrafrique ont annoncé qu'ils "rejettent d'avance" les résultats de ce scrutin dont ils ont exigé l'annulation, le qualifiant de "mascarade", dans une déclaration de leur coalition mardi à Bangui.

 Trois des cinq candidats à la présidentielle de dimanche en Centrafrique ont annoncé qu'ils "rejettent d'avance" les résultats de ce scrutin dont ils ont exigé l'annulation, le qualifiant de "mascarade", dans une déclaration de leur coalition mardi à Bangui.

Les premiers résultats des élections ne seront publiés qu'à partir du vendredi 28 janvier, a annoncé lundi la Commission nationale électorale (CEI), en mettant en garde contre l'utilisation de "chiffres bruts" publiés au compte-gouttes par certains médias locaux.

La machine des élections présidentielle et législatives centrafricaines s'est grippée mardi avec la demande d'un collectif d'opposition - dont trois candidats à la présidentielle - d'annuler le double scrutin, dont ils ont rejeté les résultats avant même leur publication.

 La demande a été faite par le Collectif des forces du changement (CFC), collectif regroupant l'opposition et d'anciennes rébellions, auquel appartiennent trois des cinq candidats à la présidentielle: Martin Ziguélé, Jean-Jacques Demafouth et Emile Gros-Raymond Nakombo, ainsi que 213 candidats aux législatives.

L'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, l'ex-ministre de la Défense et chef d'une des plus importantes ex-rébellions du pays Jean-Jacques Demafouth ainsi que Emile Gros-Raymond Nakombo, du parti de l'ex-président décédé André Kolingba, étaient en lice pour la présidentielle avec le chef de l'Etat sortant François Bozizé, élu en 2005 et qui apparaît favori, et son prédécesseur qu'il a renversé en 2003, Ange-Félix Patassé.

Le CFC "exige l'annulation de ces élections, dont les résultats sont frauduleusement manipulés et ne reflètent nullement les suffrages des populations du fait de leur caractère non transparent et non libre", indique-t-il dans une déclaration lue devant la presse par son porte-parole, Me Nicolas Tiangaye.

 Le collectif "rejette d'avance avec force et ne reconnaîtra pas les prétendus résultats de cette mascarade".

 Les premiers résultats des élections ne seront publiés qu'à partir du vendredi 28 janvier, avait annoncé lundi la Commission nationale électorale (CEI), en mettant en garde contre l'utilisation de "chiffres bruts" publiés au compte-gouttes par certains médias locaux.

Aucune estimation officielle n'était disponible mardi sur le double scrutin, marqué par un vote massif et l'absence d'incident majeur, mais aussi par des retards et "dysfonctionnements", d'après les observateurs électoraux.

Pour "faire respecter la volonté du peuple centrafricain", le CFC affirme qu'il "usera de toutes les voies de droit". Ce qui, d'après les candidats mécontents, signifie un recours en premier à la CEI et, en cas d'insuccès, à la Cour constitutionnelle.

"Mon parti (...) va saisir la CEI dès aujourd'hui" mardi, a déclaré M. Ziguélé lors d'une conférence de presse après la déclaration du CFC.

Jean-Jacques Demafouth a aussi souligné le caractère légal de leurs moyens de contestation, tout en prônant l'apaisement: "Les gens veulent qu'en Centrafrique on s'affronte et que le sang coule pour qu'ils en tirent profit, mais nous allons rester dans le cadre légal". http://jj.demafouth.free.fr 

 Cette demande d'annulation des élections intervient après plusieurs accusations d'irrégularités formulées par l'opposition, qui soupçonnait les autorités, dès avant le scrutin, de vouloir frauder pour permettre à François Bozizé de passer au premier tour. Un éventuel second tour se tiendrait le 20 mars, d'après le calendrier électoral.

 Ces accusations ont été réitérées mardi par le CFC, qui s'est interrogé sur des scores attribués au président sortant: "comment comprendre que dans l'ensemble des circonscriptions électorales du pays, le candidat François Bozizé arrive quasi-systématiquement en tête avec un score qui lui donne toujours (...) plus de 50% des suffrages exprimés, garantissant ainsi son élection dès le premier tour?".

Aucune réaction n'avait pu être obtenue dans l'immédiat auprès de l'entourage de François Bozizé, qui a régulièrement balayé les allégations, accusant ses opposants de "mauvaise foi" et affichant sa confiance en sa réélection.


© 2011 AFP

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 19:51

 

 

230111votemairie

 

 

BBC Afrique 25 janvier, 2011 - 17:45 GMT

Alors que les Centrafricains sont dans l'attente des résultats des élections générales, trois des cinq candidats à la présidentielle de dimanche ont annoncé qu'ils "rejettent d'avance" les résultats qu'ils qualifient de "mascarade".

Il s'agit de l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, l'ex-ministre de la Défense et chef d'un des plus importants groupes politico-militaires, Jean-Jacques Demafouth ainsi qu'Emile Gros-Raymond Nakombo, du parti de l'ex-président André Kolingba.

Ces trois hommes étaient en lice face au chef de l'Etat sortant François Bozizé, candidat du parti au pouvoir, ainsi que son prédécesseur Ange-Félix Patassé, qui brigue les suffrages en indépendant.

L'opposition a invoqué des 'fraudes massives' dans toutes les circonscriptions du pays, 'une liste électorale peu fiable' et une 'intimidation' des forces de sécurité dans les bureaux de vote.

Pour faire entendre leurs voix, ils envisagent de saisir en premier la Commission électorale indépendante (CEI) puis la Cour constitutionnelle.

D'après une déclaration du Collectif des forces du changement (CFC), regroupant l'opposition et des ex-rébellions centrafricaines, ce rejet concerne non seulement les législatives mais aussi les présidentielles.

Par ailleurs, un grand nombre d'organes de presse diffusent des résultats partiels, ce qui est normalement interdit par le Code Electoral, comme l'a rappelé la CEI dans un communiqué.

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 02:36

 

 

armes-de-guerre-de-Bozize-1.jpg

 

                 Bozizé contemplant fièrement ses engins de mort achetés en Afrique du Sud

 

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EXCLUSIVITE CENTRAFRIQUE-PRESSE

 

Voici en exclusivité deux photos des véhicules de guerre achetés en Afrique du Sud par le général Président François Bozizé pour tuer les Centrafricains. Le voici en personne sur une des photos, filmé par un de nos informateurs en train d’inspecter lui-même ses belles acquisitions qui depuis, ont pris une destination inconnue, sans doute planquées quelque part dans des caches à Boyali route de Boali – Bossembélé ou autre.

Voilà le véritable projet de société de Bozizé qu’il ne peut avoir le courage de proposer ouvertement aux Centrafricains durant la campagne électorale des présidentielles. Avec quel argent achète-t-il à tour de bras tous ces coûteux engins de mort  si ce n’est l’argent du peuple centrafricain qu’il ne cesse de voler et détourner du trésor !

Voilà le fruit de certains mystérieux déplacements de Bozizé en Afrique du Sud. La seule idée qu’il a derrière la tête ne peut être que sa volonté politique de confisquer et conserver le pouvoir ad vitam aeternam, quitte à mâter ceux qui oseront le contester. Dans un pays où sévit la famine, où plusieurs dizaines de milliers d’enfants meurent ou connaissent une malnutrition infantile sévère, on ne peut ni comprendre ni admettre que la soif et  l’obsession d’un homme de mourir au pouvoir l’amène à dilapider les maigres ressources du pays pour l’achat de tels engins de mort. Il faut que les Centrafricains crient leur indignation.

Voilà les raisons pour lesquelles Bozizé et Ndoutingaï cherchent à faire jaillir le plus rapidement possible le pétrole centrafricain afin de faire main-basse sur les revenus que ce pétrole procurera pour leur permettre de continuer à stocker de plus en plus d’armes de guerre. Ce qu’ils ont déjà volé comme diamant sur les collecteurs et autres bureaux d’achat qu’ils n’ont pas arrêté de racketter et spolier, ce qu’ils ont honteusement perçu sur la délivrance des permis pour l’uranium de Bakouma, tout cela ne leur suffit plus. Il leur faut rajouter les revenus pétroliers qui sont plus substantiels et dont les Centrafricains ne verront nullement la couleur. Voilà leurs calculs !

Eu égard à tout cela, il faut que les Centrafricains prennent clairement conscience que la réélection de Bozizé sera synonyme pour eux d’une mort certaine. C’est leur propre argent que Bozizé a volé dont il leur refile quelques miettes sous forme de t-shirts, de casquettes et autres gadgets électoraux. Le malin plaisir qu’il a pris de leur jeter de temps en temps de maigres billets de 500 F CFA comme on jetterait des os à un chien, est proprement scandaleux et devrait les interpeller.  

CENTRAFRICAINS, PENDANT QUE VOUS SOUFFREZ ET MOURREZ DE FAIM, VOILA CE QUE BOZIZE FAIT AVEC VOTRE ARGENT !!!

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 00:46

 

 

bria

 

"une expérience réussie de débrouille électorale"

Radio Ndéké Luka Dimanche, 23 Janvier 2011 13:01

 

En ce lendemain d’élections, la ville de Bangui a retrouvé une ambiance normale. Magasins et marchés ouverts, avenues animées, circulation retrouvée, reprise du travail. Et bien sûr, le principal sujet de conversation reste le scrutin d’hier.

On attend à présent les résultats que la CEI doit proclamer dans un délai de 8 jours conformément aux dispositions du code électoral. Pour le moment et comme indiqué, les résultats livrés par-ci par-là, notamment par la presse sont partiels et provisoires.

On attend également les premières réactions des différentes missions d’observation. Il s’agit notamment des Nations Unies, l’Union Africaine, l’Union européenne, l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique, EISA, la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, CEAC etc. Il faut noter qu’aucun observateur n’a pu se rendre dans les zones où sévit la rébellion.

L’ancien président du Burundi, Pierre Buyoya, chef de la mission d’observateurs de la francophonie, interrogé par Radio Ndeke Luka, a révélé s’être rendu dans la journée de dimanche à Sibut et à Damara et assisté au dépouillement dans certains bureaux de vote à Bangui. Il retient que « tout s’est déroulé dans le calme et avec une participation massive de la population ». Il félicite le peuple centrafricain « pour avoir répondu massivement à ces élections. C’était impressionnant et remarquable de voir la soif qu’avaient les électeurs de remplir leur devoir de citoyen ».

On attend toujours  de connaître le taux de participation du scrutin et on peut raisonnablement le situer dans une bonne moyenne. C’est vrai que les listes électorales ont été un casse-tête. C’est vrai que dans certaines zones marquées par l’insécurité, on n’a pu voter difficilement ou alors il n’y a même pas eu de vote, comme par exemple à la périphérie de Birao. On a vu presque partout,  à Bangui comme dans les préfectures, les agents de la CEI intervenir en pompiers pour trouver des solutions à des situations inattendues.

 Et le gros titre  du quotidien l’Hirondelle de ce jour résume bien tout ceci. Il s’agit d’une « expérience réussie de débrouille électorale ».

 

NDLR : Que pense Buyoya de ce que les listes électorales n’aient été affichées que la veille du scrutin ? Que pense-t-il de la prolifération et de la circulation des cartes d’électeurs le jour du scrutin et qui ont permis des votes multiples au profit de Bozizé et du KNK ? Que dit-il également du ministre pistolero Thierry Maléyombo dans le 7ème arrondissement de Bangui ? On peut multiplier ainsi les questions au sujet des innombrables anomalies et violations du code électoral. Il faut que lui et l’OIF laissent tomber leur langue de bois habituelle et voient la réalité en face. Pourquoi aucun parmi les plus de 200 observateurs n’a mis les pieds dans les zones de rébellion ? Ils ont ainsi manqué l’occasion de goûter aux délices qu’endurent les Centrafricains du monde rural avec lesdites rébellions.

 

Centrafrique  polémique sur la publication de résultats bruts

 

Par RFI

En Centrafrique, la CEI (commission électorale indépendante) devrait publier les résultats provisoires des élections présidentielles et législatives au plus tard samedi. Tous les procès -verbaux de Bangui sont traités actuellement au siège de la CEI, un premier lot de PV de province est par ailleurs arrivé dans la capitale par avion. Les Centrafricains ont voté en masse dimanche. Le président sortant François Bozizé, brigue un nouveau mandat à la tête du pays.

Avec notre envoyé spécial

La commission électorale va publier les résultats provisoires au niveau national dans les cinq jours, peut-être dès vendredi, a déclarée lundi 24 janvier 2011 le rapporteur de la CEI, Rigobert Wondo.

Il reviendra ensuite à la Cour constitutionnelle de proclamer ces résultats, mais on saura avant la fin de la semaine, si oui ou non le président sortant est en passe de remporter son pari. Car l’entourage de François Bozizé mise sur une victoire dès le premier tour, alors qu’il avait été mis en ballotage en 2005.

Tous les procès-verbaux de la capitale sont actuellement traités au siège de la CEI, et la commission a réceptionné cet après-midi un premier lot de PV de province par avion. Elle refuse de donner les résultats au compte-goutte. A ce sujet, Rigobert Wondo a convoqué des journalistes ce matin pour leur reprocher de donner des résultats bruts.

Rien ne les en empêche, les résultats sont affichés devant les bureaux de vote, mais si les résultats de la commission après traitement ne correspondent pas à ceux donnés par la presse, « certains esprits pourraient mal le prendre et on ne sait jamais ce à quoi cela peut mener », s’est inquiété le président de la commission électorale ici à Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 00:32

 

 

cour const RCA

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 24 Janvier 2011 11:53

La cour constitutionnelle de Centrafrique a déclaré irrecevable la requête de l’ex-président Ange-Félix Patassé, candidat à l’élection présidentielle qui vient de se dérouler dimanche 23 janvier 2011. L’ancien chef de l’Etat avait saisi la Cour le 12 janvier dernier lui demandant de prononcer l’annulation des élections présidentielle et législatives pour violations graves et caractérisées de plusieurs dispositions de la loi électorale. Faisant suite à cette requête, la Cour s’est réunie le 20 janvier pour statuer.

Sa décision a été notifiée au requérant mais rendue publique seulement ce lundi 24 janvier. La Cour considère que « les élections prévues n’ont pas encore eu lieu et en conséquence la requête est irrecevable parce que prématurée et sans objet ».

 

NDLR : Cela donne déjà une idée sur la nature des décisions que rendra cette Cour au sujet des nombreux recours pour les nombreuses irrégularités et autres fraudes massives qui ont émaillé le scrutin du 23 janvier et qui ne manqueront pas de lui être soumis. Quand on  connaît le degré d’aplatissement devant Bozizé de cette Cour dont les membres sont carrément à sa solde , il sera fort surprenant qu’elle dise vraiment le droit et rien que le droit.

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 00:03

 

 

Bozizé KNK

 

 

De Patrick FORT et Christian PANIKA

BANGUI 24 janv 2011(AFP) - Les premiers résultats provisoires des élections présidentielle et législatives de dimanche en Centrafrique seront publiés à partir du 28 janvier, a annoncé lundi à l'AFP le rapporteur général de la Commission électorale indépendante (CEI), Rigobert Vondo.

"Nous publierons les résultats provisoires qui doivent ensuite être validés par la Cour constitutionnelle dans les cinq jours, c'est-à-dire à partir de vendredi", 28 janvier, a-t-il déclaré.

"Tous les PV (procès-verbaux) des bureaux de vote de Bangui sont arrivés à la CEI. Un premier avion avec des PV du reste du pays est arrivé aujourd'hui (lundi à 13H00 locales, 12H00 GMT) mais nous n'avons pas encore tous les PV", a ajouté M. Vondo.

Lundi, on a finalement pu voter dans le nord-est de la Centrafrique, où les électeurs s'étaient rendus en masse aux urnes dimanche, mais n'avaient pas pu voter dans les communes de Ouandja et Ouanda-Djallé, au sud de la ville de Birao, faute de matériel électoral, a expliqué Rigobert Vondo.

"Tout s'est déroulé sans incident", a-t-il assuré, alors que l'opposition dénonce des irrégularités du scrutin, dont le président sortant François Bozizé apparaît favori.

Dimanche, les opérations de vote avaient commencé en retard et avaient dû être prolongées tard en soirée. Le dépouillement a débuté à la lumière de la bougie et de lampes de poche faute d'électricité en beaucoup d'endroits, mais aucune estimation n'était encore disponible.

"Nous ne sommes pas encore en mesure d'avancer de chiffres", a avancé le porte-parole de la CEI. Les résultats complets provisoires devraient être annoncés dans les huit jours après le scrutin.

"Le manque de lumière, nous y sommes habitués mais c'est surtout le transfert des résultats qui pose des problèmes", a affirmé à l'AFP un membre de la CEI.

Pas facile en effet de collecter les résultats dans un pays où les communications fonctionnent mal, où tout déplacement est compliqué en raison de la faiblesse des infrastructures routières ou de l'insécurité.

Pour le coordinateur national de l'Observatoire national des élections, Fulgence Zeneth, qui a dirigé 500 observateurs sur le terrain -parmi 1.500 nationaux et étrangers- "la forte mobilisation" ainsi que la tenue des "élections sur l'ensemble du territoire" alors que "personne n'y croyait" sont des "motifs de satisfaction".

Il a toutefois souligné des "dysfonctionnements": "tous ont décrié la mauvaise organisation surtout en ce qui concerne les listes électorales soit affichées en retard, soit existantes, ou qui se retrouvaient aux mauvais endroits".

Pour la présidentielle, François Bozizé fait face à quatre autres candidats. Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 dans un pays rendu exsangue par de multiples rébellions, mutineries militaires et putsch, il avait été réélu en 2005.

Ses principaux adversaires sont le président qu'il a renversé Ange-Félix Patassé (1993-2003), l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé, et Jean-Jacques Demafouth, ex-ministre de la Défense et chef d'une des principales ex-rébellions.

M. Ziguélé a réitéré lundi ses accusations de fraudes, en parlant de "de fausses cartes" d'électeurs, de "cas de violences à Bocaranga (ouest) où le président du bureau a fait tirer l'air pour faire partir les assesseurs", et de menaces de mort contre ses proches.

Les autres opposants ont aussi dénoncé des fraudes. Guy-Simplice Kodegué, porte-parole de M. Patassé, a évoqué le problème des listes et "des fausses cartes" ainsi que des violences à Berberati (ouest).

A plusieurs reprises la semaine dernière, le président Bozizé a balayé ces déclarations, accusant l'opposition d'être de "mauvaise foi". Le "pari des élections est un pari gagné", avait-il estimé dimanche.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés.

 

NDLR : Bozizé peut balayer tout ce qu’il veut mais personne ne pourra accepter son hold-up électoral. Les milliers de fausses cartes d’électeurs dont le KNK a inondées le pays pour les besoins de sa fraude ne sont pas une invention de l’opposition. La ficelle est trop grosse.

 

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