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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 23:10

 

 

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Ai- Rca- Lundi, 01 Novembre 2010 14:26  - « Il n'y a pas de développement sans la paix et il n'y a pas de paix sans la réconciliation et la justice». Cette déclaration a été faite par le Préfet de la Mambéré Kadéi à l'ouverture d’une  réunion tenue le  29 octobre dernier et qui regroupait  tous les leaders religieux de la ville de Berberati.

 Selon l'un des organisateurs présent à cette réunion, il était question de conscientiser  des chrétiens sur l'importance de la réconciliation, la justice et de la paix.

Selon  le préfet, « seule la communion dans la prière est une arme efficace pour combattre les forces du mal dans la préfecture de la Mambéré Kadéi ». Il leur a par ailleurs exhorté de beaucoup prier pour les élections de 2011.

En réponse, les leaders religieux ont salué cette initiative.

" Le mois de novembre prochain sera consacré à une  prière spéciale dont l'ouverture est prévue pour le lundi 1er novembre à 15 heures, heure locale à la place de la  préfecture et la clôture le 27 novembre prochain", a indiqué un des leaders religieux avant de préciser que : «nous nous réunissons chaque vendredi du mois de novembre sous la paillote de la préfecture pour prier et échanger des révélations".

Il convient de préciser que, cette prière spéciale va regrouper tous les fidèles des différentes confessions religieuses de Berbérati.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : A quoi joue ce préfet de la Mambéré Kadéi ? Il est pourtant celui-là même qui avait reçu des menaces de mort de la part de Bozizé et qui à son tour, menace également de mort les journalistes de la radio communautaire de Berbérati en leur exhibant son pistolet  tout en déclarant que le vainqueur des présidentielles est déjà connu, il s'appelle François Bozizé. Il doit arrêter son zèle et ses films.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 23:07

 

 

ippy

 

 

Lundi, 01 Novembre 2010 12:37

Les listes électorales et procès-verbaux de plus de 10. 000 électeurs de la circonscription de Bégoua dans Bimbo II (13km à l'Ouest de Bangui), ont été enfin remis dimanche 31 octobre à la Commission Electorale Indépendante (CEI), par 18 agents recenseurs de cette localité qui sont revenus à de meilleurs sentiments.

Ces agents avaient confisqué les documents à la fin des opérations du recensement le 21 octobre dernier pour exiger de la CEI, le payement de leurs indemnités. Celles-ci s’élevaient à 540.000 FCFA (environ 823 euros), une somme détournée par leur commissaire.

C’est le directeur de la sécurité de la CEI qui a réceptionné les listes et procès-verbaux après discussion et promesse de les payer dans les prochains jours.

Interrogé par Radio Ndeke Luka, Zéphirin Yétomane, délégué des agents, a déclaré que la décision de restituer ces listes prouve qu’ils sont animés d’un esprit de patriotisme.

Il faut préciser que des situations similaires, marquées par la rétention des listes avec refus de les restituer sans paiement des indemnités dues aux agents recenseurs, ont été notées au niveau des sites électoraux des 8e, 6e , 5e , 3e et 2e Arrondissements de Bangui. Ces situations ont finalement été décantées.

Rappelons par ailleurs que depuis le 28 octobre, 21  autres agents de recensement du village Nda à Birao (nord de Centrafrique), sont retenus en otage par les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et Paix (CPJP). La CPJP a même procédé à la destruction des listes saisies.

Les opérations du recensement électoral ont duré un mois. Elles ont connu plusieurs perturbations d’ordre technique et organisationnel, marquées par un mécontentement lié au non versement des indemnités aux agents.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 23:03

 

 

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REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°09 DE LA CANDIDATE A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

MARIE REINE HASSEN

 

 

 

 

A PROPOS DES ELECTIONS

 

"Vous croyez que notre insécurité dépasse celle de l'Afghanistan? Au Congo démocratique,, il y a eu insécurité et les élections se sont déroulées normalement", a affirmé M. Bozizé, interrogé par Radio France Internationale en marge du sommet sur la Francophonie tenu à Montreux (Suisse). "Nous avons connu ce phénomène d'insécurité en 2005, tout s'est déroulé normalement","L'urgent, c'est de faire en sorte que les élections soient tenues le 23 janvier prochain. (...) Pourquoi changer cette date? Pourvu que la commission électorale se mette sérieusement au travail", a-t-il ajouté.

 

Les élections ne sont pas une fin en soi. Compte tenu de la situation sécuritaire désastreuse, n’est-ce-pas faire montre de « pouvoirisme » aigüe et de cécité politique que d’ignorer la gravité de la situation ? Il ne sert à rien de vouloir artificialiser un contexte démocratique qui n’existe pas compte tenu de la non-résolution de certains préalables. Sûr de maîtriser ce qui reste du  simulacre d’Etat, le Président Bozizé veut faire du forcing en faisant fi de l’opinion de la société civile, des forces vives et de l’opinion publique. De nombreux doutes persistent quant à la qualité de la préparation des élections présidentielles en RCA.

 

La question de l’insécurité est pourtant l’obstacle majeur à la tenue des prochaines élections. L’insécurité est telle que l’accès à certaines zones est devenue impossible. 21 agents recenseurs ont été enlevés très récemment, le 29 octobre 2010. La grande majorité des électeurs reste hors d’atteinte. Nous allons vers des élections où seule une infime partie des Centrafricains pourra voter.

En ce qui concerne les scrutins de 2005, nous savons tous parfaitement dans quelles conditions ils se sont déroulés. Libres, démocratiques et transparentes, ces élections ne l’ont pas été. Quant à l’Afghanistan et la République Démocratique du Congo,  les contextes de ces pays sont tellement différents qu’ils ne peuvent être une référence. Une décision unilatérale a été prise par le Président de la Commission Electorale à l'insu des autres membres de la CEI, modifiant partiellement le chronogramme électoral révisé. Les dates de dépôt des candidatures pour les élections de janvier 2011, d’abord fixées du 10 octobre au 8 novembre, ont été reculées du 8 novembre au 10 décembre, puis avancées du 28 octobre au 8 novembre, ainsi réduites de 31 à 12 jours.

 

La Commission Electorale Indépendante n’est pas neutre. Son Président le Pasteur BINGUIMALE en est une illustration parfaite. Cette  structure est devenue la risée de tout un pays et du monde du fait de son incompétence notoire. Cet organe aurait détourné 3,5 milliards à l’Etat, et certains collaborateurs de son Président ont indument perçu des fonds hebdomadaires s’élevant quasiment à un million de FCFA chacun. Les résultats de l’audit effectué sur  la gestion de la Commission Electorale « Indépendante » n’ont pas été publiés. Le décret sur le découpage électoral en conformité avec la décision du Conseil d’Etat, n’a toujours pas été signé par le Chef de l’Etat. Le Président Bozizé a décidé d'instaurer le traitement manuel des élections, ce qui contrevient aux dispositions du code électoral qui prévoit une liste électorale permanente et informatisée. Le traitement informatisé est la seule manière d’éviter la fraude généralisée. Des postes de recensement parallèles et nocturnes se sont mis en place dans  plusieurs villes. De nombreux actes d’intimidation, des menaces et des pressions s’exercent sur les radios communautaires alors que le processus démocratique doit être accompagné d’une information correcte et libre de l’ensemble de la population pendant la période électorale.

 

Toutes ces ruses ne sont-elles pas une fuite en avant pour masquer les faiblesses du système?

Les nombreuses difficultés qui ont rendu la tenue des scrutins précédents  impossible, notamment au niveau de la sécurité (désarmement des rebelles), de la préparation des scrutins et des listes électorales ne semblent pas être aplanies. La République Centrafricaine entière souhaite ardemment aller aux élections, mais force est de constater que juridiquement et techniquement cela reste impossible, car les conditions d’une élection transparente, libre et démocratique ne sont pas encore réunies. D’importantes questions demeurent encore en suspens. C’est pourquoi :

§  Je demande la dissolution de la Commission Electorale qui a démontré son caractère non-indépendant, et son remplacement par une Commission constituée de personnes réellement compétentes de la société civile, des représentants des différents partis, des représentants du pouvoir public et des autorités religieuses ;

§  Je demande l’annulation pure et simple des décisions fantaisistes de Monsieur BINGUIMALE modifiant les dates de dépôt et de clôture des candidatures. La nouvelle Commission Electorale qui sera mise en place fixera un chronogramme consensuel ;

 

§  Je demande la publication  des résultats de  l’audit financier de la CEI, et l’application  de sanctions en cas de fraude avérée.

 

§  Je demande qu’un nouveau recensement électoral plus fiable soit effectué sous l’égide de la nouvelle Commission Electorale que nous voulons réellement impartiale.

§  Je demande que le Président de la République se conforme à la décision du Conseil d’Etat sur le découpage des circonscriptions électorales.

§  Je demande à L’Union Africaine, à la Communauté Européenne, à la communauté internationale, compte tenu de l’enjeu, de s’impliquer davantage dans l’organisation des élections en République Centrafricaine, pour nous épargner une autre grossière mascarade électorale, car le processus électoral tel qu'il est mené aujourd'hui, va droit dans le mur.

 

                                   Fait à Paris le 30 octobre 2010

 

 

                                                                   Marie-Reine HASSEN

 

                                            Candidate indépendante

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 03:47

 

 

Sud Est RCA

 

Source: Première Urgence (PU) 30 Oct 2010


Ils sont des milliers à avoir fui leurs villages suite aux exactions de la Lord's Resistance Army (Armée de Résistance du Seigneur) depuis octobre 2009 dans la zone du sud-est de la République Centrafricaine ; ils se sont réfugiés dans les quelques villes considérées comme sécurisées de la zone.

Eweline témoigne : « Avant, mon mari, mes six enfants et moi, nous vivions tranquilles dans notre village de Baradu, nous cultivions du maïs, du riz, de l'arachide, du manioc et des légumes. Mon mari partait régulièrement à la chasse et nous ramenait de la viande. Il y avait aussi des fruits. Aujourd'hui, nous avons tout perdu. Quand les Tongo-tongo (LRA – Lord's Resistance Army) sont arrivés dans notre village pour tout piller, nous avons fui en emportant seulement les habits que nous avions sur nous. Ils ont enlevé des jeunes, pillé des greniers et brûlé des maisons. Aujourd'hui, nous vivons dans ce camp, à Rafaï, nous avons peur de rentrer chez nous, peur d'aller dans les champs pour récolter un peu de manioc pour manger. Et comme nous n'avons plus d'argent, c'est devenu difficile pour envoyer les enfants à l'école, et surtout pour les soigner. La vie est dure ici, mais c'est toujours mieux que de rentrer au village, où nous risquons de nous faire enlever. »

A Rafaï, plus de 3.500 personnes sont actuellement installées dans des camps de déplacés survivant grâce à la collecte de quelques tubercules de manioc et la cueillette de feuilles.

Il y a plusieurs mois, des aides alimentaires ont été distribuées, mais elles sont insuffisantes. Première Urgence a mené une évaluation dans la zone de Rafaï du 14 au 21 octobre 2010 pour comprendre les besoins des populations déplacées, mais aussi des populations résidentes, également affectées par cette crise.

Afin de pallier les carences alimentaires et de limiter la dépendance aux rations alimentaires extérieures, Première Urgence souhaite mettre en place un projet de sécurité alimentaire. Des distributions de semences maraîchères (légumes) et vivrières (maïs, riz, arachide) et d'outils permettraient aux populations de récolter par leurs propres moyens lors de la prochaine saison agricole.

Cette aide leur apportera les moyens de recouvrer leur autonomie, même en situation de déplacement le temps que la situation sécuritaire s'améliore dans la zone.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 03:17

 

 

Binguis

 

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C'est avec une Porsche Cayenne comme celle-ci

que roule le vrai faux pasteur à Bangui

 

Le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé fait désormais l’unanimité contre lui

Lorsque l’actuel président de la Commission Electorale Indépendante a été porté dans des conditions rocambolesques à la tête de la CEI centrafricaine, la rédaction de Centrafrique-Presse fut parmi les premiers organes de presse à critiquer sévèrement ce choix. Nous avons même été plus loin en ouvrant franchement le feu sur lui en révélant notamment la face cachée du personnage. D’un niveau intellectuel extrêmement limité, son médiocre parcours social, sa malhonnêteté, sa propension à se présenter pour ce qu’il n’est pas, son sens de la roublardise, bref,  il n’était pas à nos yeux, la personne idoine pour présider une commission électorale dans les conditions de la République centrafricaine aujourd’hui, en comparaison avec certains de ses homologues africains d'une haute pointure d’autres pays qui se préparent également à tenir des élections aux enjeux semblables à ceux de la RCA et aussi déterminants pour leur évolution à court terme.

On était fondé à émettre ces critiques que les conditions dans lesquelles Bozizé le machiavélique, avait jeté son dévolu sur Binguimalé, cachaient manifestement un coup fourré et une complicité malsaine qui n’allaient d’ailleurs pas tarder à trahir la nature du complot des deux larrons et leur objectif. Il s’agit de faire un hold-up sur les élections en Centrafrique au profit du premier par et grâce à l’action du second compère à la tête de la commission électorale qui allait être mise en place.  

C’est dans ce but déjà que, sans éveiller le moindre soupçon de qui que ce soit à l’époque, Bozizé a fait s’infiltrer Binguimalé comme vice-président du présidium du Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008, juste après l’ancien président burundais, Pierre Buyoya. Bozizé et Binguimalé se sont découvert être tous les deux de vrais faux pasteurs et convaincus également d’être  investis d’une mission divine pour la République centrafricaine qui devait passer par leur action commune dans la préparation et la tenue des élections dans leur pays. De passage à Paris revenant d’un séjour asiatique, Bozizé a reçu longuement son compère Binguimalé pour finaliser leur plan d’action. Ils prendront le même vol pour regagner Bangui. On connait la suite.

Un an après, non seulement Binguimalé n’a pas été à la hauteur de la mission qui lui été confiée à savoir préparer et organiser les élections en question, mais il a réussi à faire l’unanimité contre lui à commencer par celui-là même qui a magouillé au départ avec lui pour l’imposer à la tête de la CEI : Bozizé qui ces derniers temps, ne cachait même ses critiques et son agacement à son égard. Les critiques rapportées dans la presse peu après la prise de fonction de Binguimalé au sujet des frais d’installation sur le dos de la CEI, notamment l’acquisition de son lit (plus de 600.000 F CFA dans le contexte de misère du pays) et la note de reprofilage de la rue qui mène à son domicile, qui pouvaient paraître comme subjectivistes et en dessous de la ceinture, étaient déjà un précieux indicateur sur la nature réelle de l’individu à qui on allait avoir à faire.   

Lorsqu’il a fini de claquer la manne qui lui était tombée sur la tête et que d’autres financements tardaient à venir, l’intéressé lui-même a menacé il y a de cela un à deux mois, de démissionner. A présent, presque tous les protagonistes du processus électoral centrafricain exigent aussi son départ de la présidence de la coordination nationale de la CEI, persuadés que tant qu’il restera en place, aucun progrès significatif n’interviendra dans le processus électoral et qu’on ira de report en report. Cela ne pouvait se passer autrement eu égard au manque de probité, à l’incompétence et à la partialité plus que avérée de l’individu qui, avec Francis Bozizé, sont les deux seuls automobilistes banguissois à rouler en Porsche Cayenne, excusez du peu !

En outre, selon des informations concordantes, deux villas sont également en train de sortir de terre à Bangui pour le même Binguimalé. Ceux qui se posent des questions sur la réelle destination et l’usage qui a été faite des 3,5 milliards de F CFA versés à Binguimalé pour la CEI ont sans doute maintenant la réponse à leurs interrogations. Son départ de la CEI qui, semble-t-il, ne ferait plus problème et ne serait plus qu’une question de temps, ne devrait pas non plus empêcher la publication tant attendue du rapport de l’audit sur sa mauvaise gestion et les détournements massifs de deniers publics qu’il a dû opérer et pour lesquels une suite judiciaire devrait être donnée. Bozizé poussera-t-il le lâchage de son homme de main et complice jusqu’à laisser la justice s’intéresser à lui ? C’est ce que nous allons voir dans les prochains jours.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 01:29

 

 

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N'DJAMENA - AFP / 31 octobre 2010 22h24 - Des chefs d'Etat africains et dirigeants politiques se sont engagés dimanche à agir pour sauvegarder le lac Tchad menacé d'assèchement en adoptant une série de propositions dont le classement du lac comme patrimoine de l'humanité, lors d'un forum international à N'Djamena.

Cinq chefs d'Etat africains (Libye, Sénégal, Centrafrique, Tchad, Nigeria) ont participé à la clôture de la session Afrique du 8e Forum mondial du développement durable ayant pour thème "Sauver le lac Tchad", plan d'eau au coeur de l'Afrique dont la superficie s'est dramatiquement réduite ces dernières décennies.

En 1960 la taille du lac était de 25.000 km2, aujourd'hui, elle avoisinerait 8.000 km2, voire 2.500 km2, selon différentes estimations. Les autorités et certains experts attribuent son rétrécissement au réchauffement climatique, alors que d'autres avancent des causes multiples et notamment sa surexploitation pour l'irrigation ou pour les besoins en eau des villes.

Une série de propositions ont été adoptées "par consensus" par les participants - chefs d'Etat, responsables politiques et experts - pour sauvegarder le lac, selon un communiqué final lu par le ministre tchadien de l'environnement Hassan Terap.

"C'est les meilleures propositions qui ont été faites, nous devons les adopter par consensus", a déclaré le président tchadien Idriss Deby, suscitant les applaudissements des participants.

Les experts du comité scientifique du forum réunis vendredi et samedi avaient soumis ces propositions au "segment politique", selon Emile Malet, délégué général du forum.

La première vise à "faire du lac Tchad un patrimoine de l'humanité". "Si on y arrive, cela permettra de réparer une injustice, et le lac Tchad sera respecté avec des droits et des devoirs pour l'ensemble des pays riverains" (Cameroun, Niger, Nigeria, Tchad), a relevé Emile Malet.

Concernant l'alimentation en eau du lac Tchad, notamment en détournant des cours d'eau, il a été retenu de "confronter toutes les considérations avant de faire quoi que ce soit", en tenant compte de trois objectifs: "les équilibres du lac Tchad doivent être respectés, les populations doivent être sauvegardées et les activités doivent être amplifiées", a poursuivi M. Malet.

Les experts ont aussi souhaité la création d'une "autorité" pour le lac, afin d'éviter les risques de conflits, notamment entre migrants et populations autochtones qui subissent les aléas climatiques.

Situé à la frontière de quatre pays, le lac est un lieu de migration important, attirant notamment des éleveurs et pêcheurs.

Enfin, les participants ont souhaité que les recherches sur le lac puissent être mutualisées et coordonnées.

Le délégué général du forum a indiqué qu'une réunion se tiendra à Paris dans six mois pour affiner les propositions afin de les présenter aux bailleurs de fonds.

"Il est impérieux que nous nous serrions les coudes pour donner vie au lac Tchad", a insisté le président tchadien Idriss Deby Itno. "N'Djamena n'est qu'une étape qui doit être franchie avec ces pertinentes propositions", a-t-il ajouté.

"Le lac n'appartient ni au Tchad, ni aux riverains, mais à toute l'Afrique, c'est un bien de l'Afrique", a de son côté soutenu le président sénégalais Abdoulaye Wade, pour qui "la politique faite depuis 40 ans sur le lac Tchad et autour du lac sont les véritables responsables de sa régression".

"Nous ne pouvons pas permettre que le lac Tchad meure", a renchéri son homologue nigérian, Goodluck Jonathan.

(©)

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 01:00

 

 

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PRETORIA - AFP / 31 octobre 2010 21h10 - Le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé dimanche à la presse un remaniement de son cabinet avec le limogeage de sept ministres, afin notamment d'améliorer l'efficacité de son action dans la lutte contre la pauvreté.

Parmi les principales victimes du remaniement figure le ministre des Communications Siphiwe Nyanda, soupçonné d'irrégularités.

"Nous sommes guidés par la mission de ce gouvernement qui est d'améliorer la qualité de vie de tous les Sud-Africains, en particulier des pauvres", a déclaré Jacob Zuma, élu président en 2007.

"Etant donné que nous avons toujours des difficultés graves en matière de chômage, de pauvreté et d'inégalité dans ce pays, le gouvernement se doit de travailler plus vite pour arriver", a-t-il poursuivi lors d'une conférence de presse.

Responsable important du parti au pouvoir ANC (Congrès national africain), Siphiwe Nyanda est un ancien chef des Forces armées d'Afrique du Sud : il avait été publiquement critiqué lorsque la compagnie qu'il possède en partie avait été choisie pour des appels d'offre de l'Armée valant plusieurs millions de rands (euros).

M. Nyanda avait aussi des actions dans une entreprise de télécommunications alors qu'il était ministre.

On lui reproche encore d'avoir préféré descendre dans un hôtel cinq étoiles lors d'une réunion au Cap, alors qu'un logement officiel était prévu.

Parmi les nouveaux promus au gouvernement figure Fikile Mbalula, un ancien membre radical des jeunesses de l'ANC, comme ministre des Sports. Il est récompensé pour avoir dirigé la campagne électorale de M. Zuma.

Paul Mashatile, déjà influent comme chef du parti de la province de Gauteng (le coeur économique du pays où se trouve Johannesburg), est nommé ministre des Arts et de la culture.

Un autre ancien dirigeant des jeunesses de l'ANC, Malusi Gigaba, qui était vice-ministre de l'Intérieur, est nommé ministre des entreprises publiques.

En revanche plusieurs ministères clés comme les finances, les Affaires étrangères et l'Intérieur gardent leurs titulaires.

"L'accès aux services de base, a poursuivi le président, reste aussi important que lorsque nous avons obtenu notre liberté en 1994", à la fin de l'apartheid et de la domination blanche.

Le chef de l'ANC, qui a été critiqué pour la persistance d'inégalités sociales criantes en Afrique du Sud, a souligné: "il faut que nos compatriotes perçoivent une amélioration visible dans la fourniture d'eau, d'électricité, des services de santé, d'éducation, de sécurité sociale, de services administratifs, de sécurité et une série de besoins fondamentaux".

"Nous avons les ressources, notamment des cadres compétents et expérimentés: ils doivent faire en sorte que ces services arrivent bien aux gens, sous la direction des ministres et des vice-ministres".

Le chef du groupe parlementaire de l'Alliance démocratique, principal parti d'opposition, Athol Trollip, a estimé que ce remaniement donnait "le signal positif d'un exigence accrue de responsabilité".

Il s'est félicité du départ de M. Nyanda ainsi que du ministre chargé des femmes, de l'enfance et des handicapés Mme Noluthando Mayende-Sibiya, critiquée pour avoir échoué à faire vivre ce nouveau ministère, ou encore de Richard Baloyi, ministre de la Fonction publique, mis en cause pour sa mauvaise gestion de la grève des enseignants et personnels soignants cet été.

"Ces ministres n'ont pas donné satisfaction, et le président Zuma a pris la bonne décision en les remplaçant", a-t-il dit.

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 00:57

 

 

URNE EN BOIS

 

Dimanche, 31 Octobre 2010 12:24

Plus de 100 jeunes issus de différentes entités ont édifiés samedi 30 octobre 2010, sur le processus électoral en cours par le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) à la primature à Bangui.

Il a été question pour le CNJ de recueillir les avis de ces derniers sur les forces et faiblesses des différentes phases de cette consultation populaire prévue pour le 23 janvier 2010.

A la lumière des discussions, Christian Guénébem, président du CNJ, interrogé par Radio Ndeke Luka, a déclaré que cette rencontre se poursuivra avec toutes les parties impliquées dans ce processus, avant, a-t-il précisé, toute prise de position.

Pour Rodrigue Maïté, représentant de la Jeunesse dans l’entité société civile au sein de la Commission Electorale Indépendante, techniquement les élections sont possibles pour le 23 janvier 2011, mais politiquement, non, a-t-il martelé, en raison de certaines divergences qui secouent la machine électorale

Quant à Delphin Nguia, secrétaire à la Jeunesse au sein de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), un des partis de l’opposition, la date du 23 janvier fixée pour le 1er tour des élections en Centrafrique doit être tenue et a appelé les acteurs au respect de l’accord du 10 Aout 2010.

Pour sa part, Patrick Nambéaré, conseiller du premier ministre en matière de la jeunesse, l’initiative est louable. D’après lui, cela prouve déjà la maturité de la jeunesse centrafricaine.

Cette rencontre intervient au moment où l’opposition menace de se retirer dudit processus. Elle a d’ailleurs exigé entre autres la démission du président de la CEI et son rapporteur, ainsi que la publication du résultat de l’audit de cette structure en charge des élections.

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 00:43

 

 

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Le 10 août dernier, pouvoir usurpateur, opposition bancale, rebelles ou ex rebelles c’est selon, ont signé un texte qu’ils se sont empressés de présenter comme un « accord politique ».  Les signataires du texte parlaient tous d’une même et seule voix. En tout cas, ils affichaient leur bonne entente et s’étaient surtout mis d’accord sur la date du 23 janvier 2011, pourtant fixée de manière unilatérale par Bozizé, comme la date du premier tour des élections législatives et présidentielle.

L’Indépendant avait alors douté de la faisabilité de cet accord et pointait  quelques anomalies majeures qui, à notre sens, pouvaient entraver le procès d’opérationnalisation des élections.

D’abord nous doutions de la sincérité de Bozizé, qui, seul dans son carcan, sans préalablement consulter ses partenaires de l’opposition, signa le 30 juillet le décret fixant la date des élections au 23 janvier. Pour nous, il était impossible que Bozizé qui entend être le seul homme-orchestre du processus électoral ait changé radicalement en l’espace d’une semaine et soit désormais touché par la bonne grâce de l’ange du CON-SEN-SUS.

Ensuite, nous affirmions que le soi-disant accord politique n’incitait nullement à l’optimisme du fait d’importantes questions qui demeuraient et qui demeurent encore en suspens à savoir, le redécoupage des circonscriptions électorales pour les élections législatives, le désarmement des rebelles et le recensement électoral à proprement parler dans un pays dont plus de la moitié échappe carrément au contrôle gouvernemental.

Enfin, nous considérions que le fameux accord politique auquel d’ailleurs, plus personne aussi bien du pouvoir que de l’opposition ne fait  aujourd’hui allusion, n’aura eu pour seul mérite que de LÉ-GI-TI-MER le régime illégal et sanguinaire d’un François Bozizé qui caresse désormais l’ambition d’installer une dynastie sur les bords de l’Oubangui-Chari.

À l’époque, tous les leaders de l’opposition  en sont à feindre d’ignorer que François Bozizé n’est pas et ne saurait être un homme de parole, et que chez lui, le double langage, le rétropédalage est une seconde nature.

L’indispensable coup d’État démocratique !

Aujourd’hui, pas un jour ne passe sans que les amis d’hier s’invectivent par communiqués et décrets illégaux interposés. La bonne entente du 10 août a volé en éclat. Cette discorde était prévisible, disions-nous.

Convaincu de la léthargie et la faiblesse de ses vis-à-vis de l’opposition, Bozizé et les siens se sentent poussés des ailes. Ils multiplient les provocations et snobent l’opposition. Ainsi, Bozizé persiste dans son refus annoncé lors de la réunion du 19 octobre au Palais de la Renaissance, de se conformer à la décision du Conseil d’État sur le découpage des circonscriptions électorales aux législatives et à repris purement et simplement non sans  un ridicule culot, le décret qui a servi pour les élections de 2005. Selon les souhaits de Seigneur Bozizé 1er, au lieu d’un mois comme le prévoyait l’accord politique, l’ouverture du dépôt des dossiers de candidature ne mériterait plus que 12 petits jours ! Quid des réclamations et autres contestations.

Comme il fallait s’y attendre, l’opposition qui, hier, menait le même combat que Bozizé contre les intérêts des Centrafricains, multiplie les communiqués de presse pour réclamer la démission du président de la CEI (Commission électorale indépendante), le très décrié Joseph Binguimalé,  et menace, toute honte bue, de se retirer du processus électoral faute d’être entendue.  

Si, comme le clament Bozizé et certains de ses thuriféraires, les élections devraient ne se tenir que le 23 janvier prochain, les électeurs Centrafricains pourraient encore une fois de plus se retrouver avec le SIDA et le CANCER, Patassé et Bozizé, seuls candidats de la présidentielle. Un scénario aussi loufoque qu’insensé. Ce sera alors la grande pagaille, qui confirmera le caractère nocif de ces deux individus pour la cohésion sociale et la concorde nationale.

Pour espérer sortir à peu près indemne de cette impasse, deux hypothèses :

La première : la Centrafrique devra se trouver ou inventer une personnalité de très grande sagesse pour jouer les médiateurs et faire entendre raison à Bozizé qui ne semble pas prendre la mesure du grand danger qui guette son pays. Qu’on se le dise, nous ne sommes plus très loin d’une guerre civile en bonne et due forme.

Or, l’on réalise que dans tout le pays et même dans la sous-région, il y a finalement peu de personnalités imposantes et suffisamment consensuelles pour raisonner Bozizé et tempérer ses ardeurs meurtriers.

La seconde hypothèse est à notre sens la plus pragmatique et la moins mauvaise: si Bozizé et son opposition ne parvenaient pas à s’entendre sur le processus électoral et à organiser des élections libres, transparentes, crédibles un tantinet incontestables, un Amadou Toumani Touré se doit d’intervenir pour mettre  tout le monde d’accord.

Ce sera salutaire pour le bonheur du peuple et le salut de la NATION.

 

Rédaction L'Indépendant 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 02:49

 

 

URNE EN BOIS

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 30 Octobre 2010 14:35

Le Conseil national de la jeunesse recueille depuis le 30 octobre 2010 les avis des leaders des différentes organisations de jeunesses sur la fixation de la date des prochaines élections de République centrafricaine.

Le Conseil national de la jeunesse veut ainsi avoir une idée claire de la position des jeunes des conditions qui permettent aujourd’hui d’aller aux élections le 23 janvier 2011.

Il faut rappeler que l’opposition a menacé cette semaine de se retirer du processus parce qu’elle trouve que le code électoral n’est pas respecté. Les leaders de l’opposition jugent unilatérales, les dernières décisions prises par la Commission Electorale Indépendante en ramenant la date du dépôt des candidatures du 28 octobre au 8 novembre 2010.

Elle condamne également « certaines actions du pouvoir en place qui sont de nature à truquer les prochaines élections ».

 

NDLR : Cela a tout l’air d’une manœuvre du pouvoir en place qui est à la recherche d’un casting afin de ne pas perdre la face et probablement pour se débarrasser du vrai faux pasteur à la tête de la CEI dont plus personne ne veut. La jeunesse comme instrument, il n'y a pas mieux !

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