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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 01:05

 

 

Bozize KNK

 

 

Publié dans le quotidien banguissois Le Citoyen n° 3470 du 6 octobre 2010

 

Les cadres Gbayas subissent la chasse aux sorcières des démons de la République

« Le ciel a toujours promis à la terre que les secrets seront connus », dit l’adage populaire. C’est pourquoi, on dit que tout ce qui se trouve dans le noir finira un jour pour éclater au grand jour.

Peuple centrafricain, en général, et surtout la famille Gbaya en particulier, il est grand temps pour que nous puissions nous retrouver autour du feu pour nous interroger sur la manière dont notre grand frère, le général Bozizé, président de la République est en train de se conduire. Son agissement vis-à-vis de ses frères commence à faire peur. Et on se demande si c’est possible pour qu’on puisse gouverner à base des rumeurs ou des fiches mensongères montées de toutes pièces.

Voilà encore une fois de plus, on vient de fomenter des complots contre deux cadres du ministère des finances, plus précisément de la direction générale du Trésor en la personne de Thomas Zandanga, cadet du président de la République et Augustin Kpengaï, caissier principal du Trésor. Selon des infos de sources sûres, la CEI qui est un organe autonome de l’organisation des élections, a adressé une demande d’appel de fonds au gouvernement et celui-ci a donné son accord de principe pour le décaissement.

Par rapport au programme de la semaine établi par le DG du Trésor, le général Guillaume Lapo, le caissier principal qui se trouve être un agent d’exécution a appelé M. Thomas Zandanga, TG de la CEI, et celui-ci est venu décharger les sous au niveau du Trésor pour aller verser au compte de la CEI à la BPMC (Banque Populaire Maroco Centrafricaine).

Mais grande est notre surprise de voir ces deux cadres du Trésor arrêter arbitrairement, le dimanche 3 octobre 2010, et garder à vue à la Section de recherches et investigations (SRI) Malgré la présentation des bordereaux de décharge et des pièces à conviction, ceux-ci sont maintenus à la SRI sur décision du Président de la République. Aussi pouvons-nous ajouter que même les responsables du ministère des finances ne connaissent pas le nœud du problème. Ceux-ci déclinent leur responsabilité sur le  Directeur Général du Trésor qui est à l’origine de cette  arrestation. La preuve en est qu’il cherche à nommer un intérimaire pour assumer la responsabilité du caissier principal qu’il a toujours haï. Bien avant cela, le DGT a initié un arrêté pour relever le caissier principal parce que ce n’est pas son homme de main. Il y a anguille sous roche. Mais ce n’est pas en fomentant des choses ou en cherchant des poux dans les cheveux du caissier principal qu’il sera relevé du poste. Qu’il ignore que l’intrigant finira par être victime de son intrigue. Que les gens aillent au niveau de la BPMC vérifier si le compte de la CEI n’est pas crédité. Ce n’est pas normal que le Président de la République puisse humilier ses frères de la sorte. Il ne fait que nous récompenser par l’humiliation et la frustration, toujours prêt à mettre ses parents en prison pour des fiches mensongères, des rumeurs, alors que dans l’administration, on reçoit des coups de nos chefs hiérarchiques qui sont de l’opposition ou des soi-disant amis. Pense-t-il qu’on va toujours l’accompagner comme ça dans la mesure où il nous remercie en monnaie de singe ? Nous lui rappelons que le 4ème arrondissement est en ébullition suite à son ingratitude par rapport à ses vaillants fils, à savoir Martin Rangba alias Gomez, Fio-Ingmona Georges, lieutenant Sangbaté, Wanam Romuald, Dogo Célestin un de nos cascadeurs, Zanguilo, lieutenant Kongaina Alain, Yango Kapita et autres sont tombés sur le champ de bataille et leurs épouses et fils sont abandonnés à leur triste sort.

Mais souviens-toi de notre rassemblement à Sido. Tu as dit que tu ne nous lâcheras pas. On va partager le lit ensemble, boire de l’eau ensemble et aujourd’hui c’est le revers de la médaille.

On constate que les loups des premières heures sont en train d’être lâchés. C’est le cas de Gbadora qui a restitué la tenue suite à des promesses non réalisées, le colonel Namboro qui était obligé de manifester son mécontentement au Palais, les lieutenants Ouanfio et Ganazoui Hervé abandonnés à eux-mêmes et n’ont pas de poste, et le lieutenant Koudémon alias Gbangouma que Bozizé a humilié à cause de son fils en lui retirant le véhicule et les éléments.

Toujours dans le cadre de l’humiliation au niveau de l’administration, hier c’était le tour de Wafio, Gonda, Vincent Yankoissé, Ngaissio, Marcel Rangba, Aimé Reboas et autres dont il a relevé des postes de responsabilité  au sujet des fiches mensongères.

Aujourd’hui c’est le tour de Thomas Zandanga et Kpengai Augustin qui sont arbitrairement arrêtés suite à des gesticulations de Guillaume Lapo qui cherche à plaire au Président de la République. Et demain à qui sera le tour ? Ne sommes-nous pas des intellectuels ? Où est notre place ? Doit-on travailler sous quel régime ? Ce ne sont pas tes parents qui t’ont accompagné à la rébellion ? Est-ce ça la récompense ? Ainsi nous demandons à la population du 4ème arrondissement de bien réfléchir pour ne pas que les gens puissent se moquer de nous demain.

La situation est tendue. La preuve en est que la population du 4ème arrondissement a manifesté son mécontentement en refusant d’aller massivement à la descente du Président au niveau du Karting. Qu’il sache que la population du 4ème arrondissement l’a élevé au pouvoir comme un drapeau hissé le matin qui ne peut être redescendu le soir. Donc l’heure n’est plus à l’accompagnement mais aux réflexions sérieuses qui nécessitent des solutions adéquates car le président de la République a des yeux beaucoup plus braqués vers les dinosaures, les énergumènes, les médiocres qui ont quitté leur parti d’origine (transhumants politiques), pour venir le conduire à la dérive. Qu’il garde ses billets de 500 F CFA qu’il jette à chaque 5 km pour d’autres arrondissements et non le 4ème arrondissement. On n’est pas des mendiants ni des accompagnateurs.

A bas les fiches mensongères !

A bas les rumeurs !

Oguéré Démona Mozané

Membre du Conseil National KNK

Cité Jean XXIII

4ème arrondissement

 

 

NDLR : Ce document à la forme curieuse et dont la lecture laisse pantois, reflète assez bien le climat de fin de règne qui prévaut actuellement dans les allées du pouvoir bozizéen. Il s’agit d’une grossière interpellation de Bozizé sur des bases de tribalisme Gbaya sans fard. (Cf. l’utilisation abondante des termes de « parents », de « frères », de « notre régime » ! On est où ? On a ici un début d’explication du boycott lundi dernier par la population du quartier Boy-Rabé pourtant réputé être le bastion de la bozizie, de la présence en personne de Bozizé quand il était venu poser la première pierre pour la prétendue construction de 300 logements dans ce quartier.  

Outre le tribalisme offusquant qui perle à chaque phrase de cet abject écrit, on est néanmoins édifié par certains rappels des engagements pris par Bozizé durant sa rébellion mais non tenus par la suite, vis-à-vis de ses compagnons dits « libérateurs » dont bon nombre sont de braves illettrés qui croyaient qu’une fois le pouvoir conquis, il leur laisserait la possibilité comme disait feu Me Goungaye Wanefiyo, « de se servir de la RCA comme d’un butin de guerre ».

C’est franchement écoeurant et indécent qu’on puisse présenter comme des héros nationaux et faire l’apologie de certains fils indignes de Centrafrique. La plupart de ces pseudos « libérateurs » dont les noms sont ici égrenés, ne sont que des criminels et des assassins notoires que Bozizé a utilisés, instrumentalisés, protégés et leur a assuré jusqu’à présent une totale impunité, ce qui leur a permis de croire qu’ils sont au-dessus des lois tout en continuant à narguer la population. Tout ceci, simplement parce qu’ils ont pris part derrière lui à une calamiteuse rébellion qui a détruit le pays à une échelle dont il mettra encore plusieurs années à s’en relever. C’est proprement scandaleux !

Ces grossiers tribalistes Gbayas dont la conception de l’unité nationale est totalement aux antipodes de celle des Centrafricains dignes de ce nom, pensaient avoir définitivement mis la main sur les principaux leviers de l’appareil de l’Etat, en particulier sur les finances de l’Etat et surtout la caisse principale du Trésor, Bozizé étant lui-même ordonnateur des dépenses et président du comité de trésorerie. La boucle de leur dispositif de  prédation était ainsi bouclée.

Saura-t-on un jour le grain de sable qui a fait gripper la machine et qui est à l’origine de l’arrestation des deux agents du trésor qui sème tant la zizanie dans la bozizie. Les termes de cet écrit crapuleux sonnent comme un avertissement sans frais pour Bozizé. On peut très bien imaginer ce document avoir été télécommandé par certains ténors politiques Gbaya intrigants tels que Jean Serges Wafio du PDCA ou un Cyriaque Gonda du PNCN qui a des raisons de ruminer quelques frustrations.

Une chose est sûre : Il y a véritablement péril en la demeure du clan Bozizé. Il y a des signes qui ne trompent pas et qui sont annonciateurs du commencement de la fin d’un régime minable, médiocre, sanguinaire et de prédation, qui n’aura été qu’un accident de l’histoire de la RCA, un régime à l’origine d’une misère qui bat tous les records mondiaux et dans lequel les Centrafricains ne se reconnaissent pas. Un constat est clair ! Même ceux qui l’ont conduit au pouvoir ne veulent plus de Bozizé. Le compte à rebours a donc vraiment commencé pour lui. BOZIZE DOIT PARTIR !!!  

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 18:55

 

 

URNE EN BOIS

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Octobre 2010 14:10

 

Les centrafricains vivant au Sénégal se disent abandonnés par la Commission Electorale Indépendante (CEI) de leur pays. Ils pointent du doigt cette institution et l’accusent d’avoir failli à sa mission, celle de faire participer tous les centrafricains de l’étranger aux échéances électorales de janvier 2011.

 

Cette désapprobation intervient à quelques jours de la fin du recensement électoral débuté le 22 septembre. Or aucune commission de recensement n’est encore arrivée à Dakar pour leur permettre de s’inscrire et de participer au scrutin le moment venu.

Dans un communiqué destiné à la presse et parvenu le 29 septembre 2010 à la rédaction de Radio Ndeke Luka, ces centrafricains sollicitent la diligence du Chef de l’Etat centrafricain pour une réponse favorable à leurs aspirations.

Plusieurs correspondances ont pourtant été envoyées au bureau de la CEI à ce sujet et sont restées à ce jour sans suite, selon le même communiqué.

Le porte-parole des centrafricains résidant au Sénégal, Ruisdael Patrick Gnikoli, affirme pourtant que le ministère des Affaires étrangères et la Primature ont de leur côté donné les instructions nécessaires  à la CEI pour l’ouverture d’un bureau de recensement au Sénégal, mais rien n’est encore fait.

Interrogé par Radio Ndeke Luka sur la question, le porte-parole de la CEI, Rigobert  Vondo affirme que  « force doit rester à la loi ».

D’après le code électoral, indique le rapporteur général, seuls les centrafricains vivant dans les pays abritant les consulats de Centrafrique sont appelés à s’inscrire sur la liste électorale. Ce qui n’est pas le cas pour le Sénégal. Dans ces conditions, « il n y a que le Chef de l’Etat qui peut débloquer la situation en prenant un décret instituant un bureau de recensement au Sénégal ».

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 18:48

 

 

Bevarrah LALA

 

 

BANGUI AFP / 06 octobre 2010 16h52 - L'armée centrafricaine a repris le contrôle de la ville de Yalinga (est), occupée depuis le 18 septembre par les rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), ont indiqué mercredi une source proche du commandement militaire et une députée.

La CPJP a affirmé quant à elle continuer à "tenir la ville".

"L'armée centrafricaine a repris sans résistance aucune, lundi tôt, le contrôle de la ville de Yalinga, après la fuite des éléments rebelles qui ont tous quitté la ville", a déclaré à l'AFP une source proche du haut commandement militaire.

Yalinga, comptant une dizaine de milliers d'habitants, avait été occupée le 18 septembre par des rebelles de la CPJP entrés alors sans rencontrer de résistance. La CPJP n'a pas signé les accords de paix en Centrafrique.

"Les forces armées centrafricaines (Faca) ont entrepris de manoeuvrer en direction de Yalinga (...) et devaient lancer la riposte lundi tôt dans la matinée. Toutefois, les rebelles ont été tenus au courant du campement" de l'armée et ont décampé", a indiqué la source.

La députée de Yalinga, Justine-Véronique Abatchou (Parti social démocrate, majorité présidentielle), actuellement à Bangui, a affirmé à l'AFP avoir joint plusieurs habitants de sa ville qui lui ont confirmé le départ des rebelles et l'arrivée des Faca.

"De nombreux habitants m'ont appelée pour me faire part de la libération par l'armée de ma circonscription. Ils ont confirmé qu'il n'y a pas eu de combats. Cependant un hélicoptère a été aperçu à plusieurs reprises dans le ciel", a-t-elle expliqué.

Joint au téléphone depuis Libreville, Bevarrah Lala, coordinateur de la CPJP en France, a réfuté cette version, affirmant: "Nous continuons à tenir la ville. Les informations données par l'armée sont erronées et fallacieuses".

Affirmant être en contact permanent avec ses hommes sur le terrain M. Lala assure: "On a aperçu depuis la semaine dernière trois véhicules de la GP (Garde présidentielle) mais c'est tout".

"Nous ne pouvons pas vous donner le nombre (de rebelles) en ville" pour ne pas dévoiler les forces présentes "mais je peux vous garantir que nous sommes nombreux. Nous nous battons contre la dictature du (président François) Bozizé et nous n'abandonnerons pas la ville comme ça", a-t-il encore assuré.

Yalinga est voisine de Ndélé, où était basée la CPJP. Mais la rébellion avait été contrainte de quitter la région à l'issue d'une offensive de l'armée en mai et juin.

Son principal dirigeant est l'ex-ministre Charles Massi dont la famille affirme qu'il est mort en janvier des suites de tortures dans une prison centrafricaine. Les autorités affirment ne pas savoir où se il se trouve.

(©)

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 13:20

 

 

Sud Est RCA

 

 

BANGUI 6 oct (AFP) - Un accrochage entre la LRA (Armée de résistance du Seigneur) et l'ex-rébellion de l'Union des forces démocratiques du rassemblement (UFDR) a fait 5 morts lundi dans le nord de la Centrafrique près de Tiringoulou, base de l'UFDR, a indiqué mercredi la gendarmerie de Birao à l'AFP.

"L'accrochage a eu lieu au moment où des éléments de la LRA ont attaqué le village de Moanda à 40 km de Tiringoulou où se trouve l'état-major de l'UFDR. Quatre éléments de la LRA et un autre de l'UFDR ont été tués lors de cet accrochage", a précisé la gendarmerie.

L'UFDR a aussitôt engagé la poursuite des éléments de la LRA qui se sont repliés en incendiant plusieurs maisons d'habitation, selon les gendarmes.

Le 9 septembre, la LRA avait attaqué à deux reprises la localité de Ouandda Djallé (nord), rencontrant d'abord la résistance des habitants, puis celle d'éléments de l'ex-rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) venus en renfort, selon un gendarme de Birao.

Les éléments de l'UFDR avaient ensuite pris en chasse les assaillants et libéré 45 villageois de la préfecture voisine de la Haute-Kotto (centre-est), notamment aux alentours de la zone minière de Bria qui a subi trois attaques au mois d'août dernier, toujours selon cette source.

Depuis 2008, plus de 200 personnes ont été tuées et au moins 400 autres enlevées par la LRA dans l'est du pays, selon une association centrafricaine des ressortissants de ces régions.

Dirigée par Joseph Kony - recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité - la LRA est considérée comme l'une des guérillas les plus brutales au monde.

Elle est entrée en activité en 1988 dans le nord de l'Ouganda, avant d'étendre ses actions dans l'extrême nord-est de la RDC, en Province orientale depuis une dizaine d'années, puis en 2008 en Centrafrique. Elle sévit au Sud-Soudan également.

Les autorités centrafricaines et l'UFDR, une des anciennes rébellions les plus puissantes du pays qui a intégré le processus de paix, ont signé en avril 2008 et juin 2009 respectivement un accord de paix et un accord global de paix.

En 2006, l'UFDR s'était notamment rendue maître un temps de la ville de Birao.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 00:10

 

 

Bozize KNK

 

 

Le Président François Bozizé pose la première pierre de la construction de trois (300) logements

Le Président de la République, François Bozizé, a signifié que la restructuration urbaine permet aussi la préservation de l’environnement urbain, par la collecte des ordures ménagères par l’association des jeunes femmes et autres groupes sociaux constituent un atout d’intérêt économique lié au revenu généré par les activités rendues possibles par cette restructuration

Selon le Président de la République, François Bozizé, la faiblesse du pouvoir d’achat aggravé par le paiement irrégulier de salaire d’une part, et un contexte économique international défavorable d’autre part, a fait des centrafricains et plus particulièrement du citadin moyen, un laissé pour compte.

« L’amélioration de cadre de vie ne doit pas seulement prendre en compte l’homme en tant qu’individu, mais aussi ses relations avec la communauté à laquelle il appartient », a estimé le Président François Bozizé.

Car, a ajouté le Président François Bozizé, « c’est un processus, un travail continue qui doit impliquer tous les acteurs du phénomène urbain depuis la conception jusqu’à la gestion de chacune des activités et en fonction de la ville ».

« Je vous exhorte a généralisé les opérations des restructurations de quartiers de façon spontané, car les avantages sont nombreux », a conclu le Président François Bozizé.

Le ministre de l’Habitat et de Logement, Herbert Gontran Djono Ahaba a annoncé que des contacts très prometteurs ont été pris avec les partenaires de Centrafrique pour la Réalisation de dix (10) mille logements dont quatre (4) mille à Bangui et six (6) mille dans les villes des préfectures que compte la République Centrafricaine.

Source : afriquehebdo.com  October 5, 2010

 

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Non sans arrière-pensée électoraliste, Bozizé passe depuis un bon moment déjà le plus clair de son temps non pas à inaugurer des réalisations de projet de développement ou de grands travaux à mettre éventuellement à l’actif de son régime, ce dont il pourrait légitimement se targuer mais plutôt à poser des premières pierres d’ouvrages qui de toute évidence, ne verront jamais le jour comme le cas du projet pharaonique avec son homme de confiance d’alors, le truand Ibrahim Aoudou Pacco, de la fameuse Cité lumière sur l’Île des singes en face de Bangui dans le fleuve Oubangui qui s’avère n’avoir été qu’une véritable chimère.

De même, comme nous l’avions écrit précédemment dans nos colonnes au sujet de la cimenterie dont il avait posé la première pierre il y a quelques semaines avec un homme d’affaire indien, le projet de la cimenterie est en train de tourner en eau de boudin. Le partenaire indien a vu Bozizé pour obtenir plutôt dorénavant un agrément d’importation de sacs de ciment. En outre, il est également intéressé par l’acquisition d’une concession minière afin de faire du diamant.

Lundi dernier, à peine revenu de son périple new yorkais et chinois, il s’était rendu au quartier Boy Rabé dans le quatrième arrondissement de la capitale pour une cérémonie de plus de première pose pour dit-on la construction de trois cents logements. Cette occasion lui a encore permis de proférer ses grossièretés langagières habituelles et autres injures dont il est désormais coutumier, traitant de sorciers les habitants du quartier qui ne sont pas venus massivement à sa rencontre et même certains de ses ministres.

Cette attitude des habitants du quartier Boy-Rabé considéré pourtant comme le sanctuaire des « ex-libérateurs » et compagnons de rébellions de Bozizé en dit long sur le degré d’impopularité atteint désormais par l’homme du 15 mars 2003 à la veille d’élections cruciales pour lui et le pays. Il peut continuer à accumuler les cérémonies de pose de première pierre mais cela ne saurait combler ni palier à la totale vacuité de son bilan après plus de sept années à la tête du pays.

 

Rédaction C.A.P  

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 23:22

 

 

Charles-Massi.jpg

 

Charles Massi est mort. Aucun doute n’est désormais possible : le temps passant, les langues se délient, des témoins se font connaître, des preuves s’accumulent. L’affaire est grave car ce n’est pas d’un personnage secondaire dans l’histoire de Centrafrique qu’il est question, mais bel et bien d’un acteur clef de la politique centrafricaine et d’un grand commis de l’État.

Né le 25 juillet 1952 à Baboua, dans la région de Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays, non loin de la frontière camerounaise, Charles Massi était devenu pharmacien-biologiste des armées avec le grade de commandant après ses études à l’École de santé navale de Bordeaux (France). Sa carrière politique commence en 1991, lorsque le président André Kolingba autorise le multipartisme. Il participe alors à la création du Comité pour l’information et la défense de la démocratie. En 1993, Ange-Félix Patassé est élu à la présidence et Charles Massi devient son ministre des Ressources énergétiques et minérales, poste qu’il occupe jusqu’en 1996. En 1997, il est ministre de l’Agriculture et de l’Élevage.

Il fonde et préside le Forum démocratique pour la modernité (Fodem), parti officiellement reconnu en 1998. Cette même année, aux élections législatives, il devient député de Baboua. En mars 2003, Patassé est renversé par un coup d’État. Charles Massi sera deuxième vice-président du Conseil national de transition (CNT) jusqu’à la fin de la période d’incertitude et l’élection de François Bozizé à la présidence de la République, en mai 2005. Il est alors promu colonel par décret présidentiel exceptionnel. Le 11 juin 2005, il est décoré comme grand officier dans l’ordre de la Reconnaissance nationale, pour services rendus à la nation. Il est ensuite successivement ministre d’État à l’Équipement, aux Transports et à l’Aviation civile, puis ministre d’État au Développement rural.

Depuis deux ans, la situation politique sur la scène intérieure centrafricaine s’est complexifiée avec l’apparition de différents mouvements politico-militaires, en rébellion contre le pouvoir de François Bozizé. Le dialogue politique inclusif (DPI), placé sous l’égide de feu le président gabonais Omar Bongo Ondimba, a conduit à un accord de paix signé le 20 décembre 2008. Un processus de démobilisation, désarmement et réintégration des combattants (DDR) est alors enclenché vis-à-vis des rebelles. Mais tous les mouvements ne sont pas signataires de l’accord, notamment la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), dont le conseil politique est présidé par Charles Massi.

C’est à ce titre qu’il part pour le Tchad début 2009, afin de négocier un accord bilatéral avec Bangui sous l’égide du président Idriss Déby Itno. Mais il est arrêté le 16 mai 2009 dans le Sud tchadien, roulant en direction de la Centrafrique en compagnie de plusieurs de ses hommes. Il est mis en prison et N’Djaména lui prête des intentions subversives, affirmant qu’il doit être jugé pour « infiltration frauduleuse » au Tchad et « tentative de déstabilisation d’un pays voisin ». Sur l’intervention de la France, de la CPJP et, dit-on, des francs-maçons, il est libéré le 8 juillet 2009 après avoir manifesté son « intention de faire la paix avec le régime centrafricain ». Il est autorisé à rester au Tchad.

Cependant, le président Bozizé refuse désormais de négocier quoi que ce soit avec lui. Il décide donc d’en appeler à un autre médiateur, le chef de l’État congolais Denis Sassou Nguesso. On raconte que l’influence de ce dernier serait plus importante que celle de son homologue tchadien car il est le plus haut dirigeant de la franc-maçonnerie en Afrique centrale, surtout depuis la mort d’Omar Bongo.

François Bozizé, qui serait également franc-maçon, devrait donc se révéler plus sensible à une intervention du grand maître congolais… Mais certaines sources affirment que, en réalité, le colonel Massi aurait reçu une importante somme d’argent, probablement en provenance d’un permis d’exploitation forestière qu’il détiendrait à Bouar (dans sa région natale de Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays) et qui lui rapporterait quelque 200 millions de francs CFA. Toujours est-il que Charles Massi s’envole début décembre 2009 pour le Congo, avec l’assentiment du président tchadien. Mais il a été piégé. Le numéro de son téléphone satellite Thuraya est connu et c’est grâce à cela que l’on va rapidement s’apercevoir qu’il ne va pas à Brazzaville mais qu’il s’est arrêté en transit à Douala, qu’il a quitté l’aéroport et remonte par la route vers le nord du Cameroun, en direction de la frontière tchadienne.

Le colonel Massi et ses hommes, peut-être une quinzaine, sont soupçonnés d’être en route pour passer commande ou prendre livraison d’armes et de munitions. Leur itinéraire camerounais est soigneusement pisté : on sait qu’ils passent par Garoua, Tcholliré, Touboro et Bogdibo.

De Bogdibo, ils prennent une piste qui conduit à un cours d’eau, frontière naturelle entre le Cameroun et le Tchad. Leurs fournisseurs sont de l’autre côté, dans un village appelé Min ou Mini. Leur sécurité étant a priori assurée, la petite troupe traverse la frontière. Au village, on les installe à l’ombre dans une maison pour attendre le rendez-vous. Au bout d’un certain temps, Charles Massi prend conscience qu’une partie de ses hommes a disparu. D’un coup, il entend claquer des coups de feu. Le piège se referme : il est bel et bien tombé dans une embuscade. À l’évidence, sa garde rapprochée comprend un traître, qui est allé quérir les assaillants lesquels, heureusement, s’avèrent n’être, en réalité, que la gendarmerie tchadienne. Une partie des éléments de Massi, ignorant qu’il s’agit d’une arrestation programmée, tentent de résister et de protéger leur chef.

Au moins un gendarme sera tué dans la fusillade. En tentant de sortir de la maison où il est réfugié, le colonel Massi se trouve brusquement face à un homme qui lui braque son arme sous le nez : « Ne bougez plus. » C’est fini, il est arrêté et emmené au poste.

Dans un premier temps, tout va bien. Les Tchadiens sont courtois, lui présentent les respects dus à son grade. On lui présente son arrestation comme un incident, une patrouille qui serait tombée sur lui par hasard et, comme il se trouvait là sans autorisation et qu’une échauffourée a eu lieu, il faut que la brigade en réfère à sa hiérarchie. On lui demande alors de rappeler ses éléments. Seuls ceux qui ignoraient avoir affaire à un piège se présentent… pour être arrêtés. Massi ignore toujours que son Thuraya est repéré et il va appeler plusieurs personnes de son réseau, notamment Hassan Ousmane. Celui-ci appartient au Mouvement national du salut de la patrie (MNSP), né d’une scission avec le mouvement du mercenaire tchadien Abakar Sabone. Il disparaîtra dans des circonstances inexpliquées du camp Micopax, situé près de l’aéroport Bangui M’Poko, où il était hébergé. Seuls ses effets personnels et son téléphone portable seront retrouvés dans sa chambre.

En marge de cet événement, des entretiens ont eu lieu à très haut niveau entre le Tchad et la Centrafrique, destinés à améliorer les relations qui s’étaient dégradées entre les deux pays. En gage de bonne volonté, Bangui aurait livré à N’Djaména le « général » Baba Ladde, un rebelle tchadien ayant œuvré au Darfour, réfugié en Centrafrique. En retour, N’Djaména livrait Charles Massi à Bangui, non sans avoir obtenu l’assurance qu’aucun mal ne lui serait fait. En application de cet « accord », c’est un détachement de la garde présidentielle centrafricaine, qui pourrait avoir été conduit, à ce que l'on dit, par le capitaine Vianney Sem Ndiro, qui est venu chercher le prisonnier. Ce convoi de trois voitures est parti le 15 décembre de la ville de Bossembélé, a traversé Bozoum, Bocaranga, Ngaoundaye et Baïbokoum. Hommes et véhicules ont passé la nuit à 5 kilomètres de Mini. À 9 h, le 16 décembre, ils ont pris livraison de leur victime.

Tant qu’il a été en territoire tchadien, Charles Massi a été bien traité. Sous l’œil des gendarmes, il est monté dans la cabine de l’une des voitures. Seule anicroche susceptible de l’inquiéter : alors qu’il demandait à aller chercher ses bagages et ses médicaments, on lui a répondu que c’était inutile, qu’il allait simplement avoir un entretien et qu’il pourrait ensuite retourner dans ses quartiers récupérer ses affaires. Arrivée à la frontière, l’escorte tchadienne a fait demi-tour et les trois véhicules centrafricains se sont éloignés sur la piste.

C’est alors que le cauchemar de Charles Massi a commencé. Au bout d’un certain temps, les voitures se sont arrêtées. Le malheureux a été sorti de son siège, ligoté et battu à mort. Son corps agonisant a ensuite été jeté à l’arrière d’un pick-up. Certains disent que le coup de grâce lui aurait été asséné par un « haut personnage de l’État ». Son cadavre aurait été brûlé afin qu’aucune trace du forfait ne puisse subsister.

Très vite, la famille et les partisans de Charles Massi s’inquiètent de sa disparition et se mettent à sa recherche. Ils se heurtent d’abord à un mur de silence mais, peu à peu, des informations filtrent. Des photos extraites de deux films vidéo, dont l’un au moins a été tourné avec un téléphone portable, circulent. Dès lors, comment expliquer les conclusions rendues par le procureur du tribunal de Bangui, Firmin Findiro, le 16 août dernier : « L’enquête [engagée par requête en dénonciation en date du 18 janvier 2010] n’a révélé aucun élément matériel plausible de nature à attester la disparition, a fortiori la torture et l’assassinat, de monsieur Charles Massi dans les locaux du camp de Roux ou de la prison de Bossembélé. » Une investigation un tant soit peu sérieuse peut mettre en évidence les parcours respectifs de Charles Massi, dont le Thuraya est également témoin, et du convoi de la garde présidentielle, les villes et villages traversés sont plein de témoins qui ne demandent qu’à parler.

Il semble donc que le pouvoir s’emploie à masquer l’événement. Serait-ce en rapport avec la présence de ce « haut personnage » témoin de la mort d’un vieux compagnon de route ?

Afrique Asie  Mardi 5 Octobre 2010

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 16:18

 

 

Bozize KNK

 

Sandra Titi-Fontaine/InfoSud (Le Temps.ch 05/10/2010)

Selon une étude, le taux de mortalité en République centrafricaine est quatre fois plus élevé que dans les autres pays du continent noir. En cause, les violences récurrentes et l’incurie de l’Etat depuis l’indépendance

En 2010, la République centrafricaine (RCA) aura perdu 6% de sa population. Une moyenne qui prévaut depuis une décennie dans ce pays enclavé d’Afrique centrale, frontalier de voisins turbulents comme le Tchad, le Soudan ou la République démocratique du Congo (RDC). Avec un taux de mortalité mensuel d’environ 5 pour 1000, la RCA se situe à un niveau bien plus élevé que le 1,3 pour 1000 évalué pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne, ou encore le 0,7 pour 1000 estimé aux Etats-Unis. «Le taux pour la RCA est comparable ou plus élevé que celui de crises bien connues comme celles du Darfour ou de la RDC», relève Patrick Vinck, chercheur au Centre des droits humains (HRC) de l’Université de Berkeley aux Etats-Unis.

Crise humanitaire oubliée

Patrick Vinck et sa collègue Phuong Pham ont mené en 2009 une vaste enquête de terrain en RCA, pour connaître l’impact des violences dans le cadre d’une étude sur les processus de paix et de reconstruction dans les pays en guerre. Ils entendent ainsi répondre à une absence quasi totale d’information sur un pays dont l’espérance de vie ne dépasse pas 44 ans. Depuis 1996, la RCA a connu près de 11 coups d’Etat et mutineries, dont une guerre civile en 2002-2003. Les combats localisés n’ont jamais cessé, entraînant une grande partie de la population sur la voie de l’exode interne, obligée de se déplacer au gré des heurts et de se réfugier parfois au cœur de la forêt durant des années. Ces coups d’Etat s’expliquent aussi bien par le manque de loyauté de l’armée régulière envers ses dirigeants que par la situation géostratégique du pays qui en fait un pion dans les rapports de force des puissances régionales.

Premier résultat surprenant: seul un décès sur cinq apparaît directement lié aux violences. Même dans les zones relativement exemptes de combats, comme la partie sud, les taux de mortalité sont bien au-dessus du seuil d’urgence aiguë, selon le rapport. «En fait, la majorité des décès sont dus à une pauvreté extrême et une pénurie de centres de soins que les conflits n’ont fait qu’exacerber, fait valoir Patrick Vinck. La conséquence est un manque total d’investissement dans les infrastructures, ou dans le capital humain, comme l’éducation ou la santé.»

Indice: 179e sur 182

Peu visible sur la scène internationale, le pays peine à attirer des financements des grands bailleurs et les acteurs humanitaires sont peu présents sur le terrain. Un exemple de ce sous-investissement? Sur 24 000 km de pistes, seuls 500 sont en bitume. Le reste est peu, voire pas du tout entretenu, et les longs déplacements au nord ou dans le sud-est du pays se font en avion plutôt qu’en voiture, pour des raisons pratiques et sécuritaires. Sur les routes défoncées, on ne dépasse pas les 25 km/h. Une lenteur qui fait souvent la différence entre la vie et la mort lorsqu’il s’agit d’accéder à des soins.

Classée au 179e rang sur 182 de l’indice de développement humain 2009 des Nations unies, la République centrafricaine est sous-peuplée. Un million d’habitants vivent à Bangui, la capitale et seule ville électrifiée du pays avec Mobaye. Trois autres millions sont éparpillés sur tout le territoire.

«Etre classé parmi les derniers sur l’échelle du développement, c’est très abstrait, remarque Patrick Vinck. Imaginez plutôt être à plusieurs dizaines de kilomètres, voire une centaine, du centre de santé décent le plus proche, sans moyen de transport. Il n’y a pas de personnel qualifié pour des soins prénataux. Un accouchement qui se passe mal se finit mal, parce que le docteur est simplement trop loin. On meurt du diabète ou d’autres maladies facilement guérissables, juste parce que les médicaments ne sont pas disponibles, ou trop chers.»

L’un des rares points positifs de l’étude est qu’une grande majorité des sondés dit vouloir participer à la prochaine élection présidentielle. Réponse le 23 janvier prochain, avec toutefois peu d’option importante de changement: les deux candidats déclarés sont le président actuel, François Bozizé, et son prédécesseur, Ange-Félix Patassé.

© Copyright Le Temps.ch

 

NDLR : Un bilan accablant ! Tous ces tristes chiffres et records mondiaux négatifs que détient la République centrafricaine ne sont pas des inventions de l’opposition politique à qui le régime calamiteux du dictateur sanguinaire Bozizé aime s’en prendre souvent. Les études et enquêtes qui ont donné lieu à ces statistiques socio-économiques si désastreuses  ont été effectuées par des institutions et des spécialistes non susceptibles d’être accusés d’anti-bozizisme primaire. Elles sont hélas le reflet exact de la mal gouvernance du régime Bozizé et de sa politique de démission nationale et de prédation qui ont engendré le catastrophique bilan que doivent juger les Centrafricains lors des prochaines élections.  

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 15:38

 

 

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Mardi, 05 Octobre 2010 14:13

Les enseignants de Centrafrique exigent ce mardi 5 octobre 2010 du gouvernement des conditions de travail décentes. Ils l’ont exprimé au cours de la célébration de la 16eme  journée mondiale des enseignants sur le thème « la reconstruction passe par les enseignants ».

Ladite journée commémore l’anniversaire de la signature en 1966, de la recommandation de l'Organisation des Nations Unies pour l'Education la Science et la Culture (UNESCO) et l'Organisation Internationale du Travail relatif à la condition du personnel enseignant. L'Unesco a instauré cette journée pour attirer l'attention de certains gouvernements sur les mauvaises conditions de travail que le corps enseignant doit parfois supporter.

Aucune manifestation particulière n’a été organisée dans le cadre de cette célébration en Centrafrique, le ministère de l’Education nationale n’ayant pris aucune initiative dans ce sens. Toutefois, interrogé par Radio Ndeke Luka, Noël Ramadan, secrétaire général de la Fédération des Enseignants de Centrafrique, a interpellé les autorités pour la revalorisation des conditions de travail des enseignants. Pour sa part, Pierre Lebrun Siovene, conseiller pédagogique et chef de service de la Radio Télévision Scolaire, a lancé un appel à ses collègues pour le respect la déontologie de la profession.

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 15:32

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 05 Octobre 2010 14:11

 

La ville de Yalinga située à 170 km de la ville minière de Bria dans le centre-est de la RCA a été reprise par les Forces armées centrafricaines (FACA). Elle était, depuis le 18 septembre 2010,  sous le contrôle d’éléments de la CPJP (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix), une rébellion  armée dirigée naguère par Charles Massi.

 

Selon les informations rapportées par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la localité, la reprise a eu lieu dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2010, sans résistance ; les éléments de la CPJP, prévenus de l’arrivée d’une colonne de l’armée centrafricaine, avaient évacué leurs positions dans la nuit.

Selon plusieurs témoignages, la ville a été survolée le jour de l’attaque par un hélicoptère de combat des forces régulières.

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 15:19

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 04 Octobre 2010 13:45

Un garçon de 21 ans a été abattu et son père grièvement blessé par un élément des forces armées ougandaises stationnées dans la ville de Obo. L’incident s’est produit le lundi 4 octobre 2010.

 

Selon des témoignages rapportés par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette ville, tout est parti de la disparition d’un téléphone portable appartenant au soldat ougandais. Ce dernier a toujours accusé le jeune homme de lui avoir volé son téléphone et continuait, depuis près de deux semaines, de réclamer le paiement d’une somme d’argent en guise de dédommagement.

 

Le militaire ougandais a tiré à bout portant sur le jeune homme quand celui-ci, interpelé une énième fois a répondu ne pas disposer de la somme qui lui était réclamée. Le père de la victime, voulant porter secours à son fils, s’est  retrouvé de son côté avec une balle dans la jambe.

 

Les forces centrafricaines de défense de la ville se sont saisies de l’affaire et une enquête est ouverte.

La présence des forces ougandaises dans cette partie de la RCA fait suite à un accord signé entre Bangui, Kampala et Kinshasa autorisant l’Ouganda à poursuivre les éléments rebelles de la LRA de Joseph Koni réfugiés sur le territoire centrafricain.

 

 

NDLR : Ce genre d’incident devait arriver un jour ou l’autre à Obo. Il pose la question de l’opportunité de la présence de cette armée étrangère sur le territoire centrafricain. Pourquoi Bozizé et son fils Francis ont cru devoir sous-traiter la sécurité dans le quart sud-est du pays à l’armée de Yoweri Museveni ? Ce ne sont plus seulement les bandits criminels de la LRA de Joseph Kony qui tuent et sèment la désolation sur le sol centrafricain mais aussi maintenant les soldats de l’armée ougandaise. Ils se livrent également ouvertement au trafic d’armes de guerre et d’uniformes militaires dans la ville d’Obo. Où va-t-on ? Bozizé et son fils Francis sont passibles de la Haute Cour de Justice !

 

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