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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 01:41

 

 

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Massacres des populations  Libyennes : Urgence d’un sommet extraordinaire de l’UA  et impératif de la responsabilité de protéger

 

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) exprime sa profonde indignation face à l’utilisation d’une  violence disproportionnée,  aveugle et cruelle qui se manifeste par l’usage de balles réelles, d’armes lourdes et de bombardements aériens qui s’abat sur des populations libyennes qui manifestent pacifiquement pour le respect de leur dignité, de leurs droits fondamentaux et contre la confiscation du pouvoir et la corruption.

 Aujourd’hui, pour le dictateur libyen, sa famille et son clan,  tous les moyens sont bons pour s’agripper au pouvoir et pire, les déclarations du fils, Seïf Al-Islam, sont de ce point de vue sans ambigüité, et méritent d’être sérieusement traitées par la communauté africaine et internationale et notamment par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et la Cour Pénale Internationale (CPI)  qui doivent impérativement agir avant qu’il ne soit trop tard. Les crimes de masses commis délibérément par le dictateur aux abois,  ses milices  et ses mercenaires, posent avec beaucoup d’acuité la question relative à la Responsabilité de Protéger le peuple libyen.

 En effet, depuis le 15 février dernier, le peuple libyen à l’instar de ceux de la Tunisie, de l’Egypte, de Bahrein, du Yemen, d’Algérie et du Maroc, sont  dans les rues et  manifestent contre des dictatures corrompues régnant des décennies durant sur des Etats devenus leur propriété et confondus à un patrimoine familial, clanique  et/ou  tribal.

 La RADDHO est très fortement préoccupée par le silence et l’inaction de l’Union Africaine (U.A) et des Chefs d’Etats Africains face à la situation qui prévaut en Libye et surtout le Maghreb arabe dont les implications géostratégiques dans la sous-région, sur le continent et sur le fonctionnement des institutions de l’organisation panafricaine, sont totalement  imprévisibles du fait même de l’influence politique et économique du Colonel Khadafi sur une bonne partie de pays du continent.

 

La RADDHO :

-          Condamne énergiquement la répression aveugle et cruelle dont les populations libyennes qui contestent pacifiquement pour le respect des droits fondamentaux de l’homme, de la dignité humaine et de la justice sociale ;

-          Demande à Mommar El Khadafi de cesser immédiatement le massacre des populations civiles et  d’engager  sans délai le dialogue  avec son opposition pour trouver les voies et moyens de quitter le pouvoir dans la dignité et l’honneur, s’il en reste ;

-          Appelle l’Union africaine, la Ligue Arabe et l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) à se démarquer clairement du dictateur Khadafi, en condamnant sans ambigüité le massacre perpétré sur le peuple libyen et en exigeant  l’ouverture d’une enquête internationale par les institutions africaines et internationales les plus appropriées ;

-          Interpelle les chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine pour qu’un sommet extraordinaire soit convoqué d’urgence afin d’examiner la situation en Libye, Egypte et en Tunisie, mais surtout leurs implications géopolitiques sur le continent et sur les institutions panafricaines ;

-          Invite le Conseil de Sécurité et la CPI à engager dans les meilleurs délais  des actions concrètes les plus appropriées pour que les crimes contre l’humanité ne restent pas impunis.

 

Fait à Dakar, le 22 février 2011

Le Président Alioune TINE

 

« VAE VICTIS* MOUAMMAR KADHAFI »

Kadhafi de tous les pays, dispersez-vous !

 

Il est des jours où l’actualité, malgré les horreurs qu’elle relaie en permanence, nous fournit des raisons pour croire que demain pourrait être différent. Oui, l’histoire se moque souvent des individus qui la considèrent comme un terrain vague sur lequel ils peuvent se soulager en toute impunité.

2011 est l’année de toutes les élections en Afrique. J’ai eu l’honneur de participer à l’animation de celle à laquelle le peuple centrafricain fut convié. Du solennel devoir citoyen nous sommes passés à un génocide electoral. Bien que tardive, je me réjouis de la décision prise par l’opposition pour boycotter le second tour et dernière étape de ce génocide electoral. Ce courage paiera si nous restons cohérent jusqu’au bout en refusant collectivement les strapontins offerts par les usurpateurs sortis des cahiers roses de Binguimale et en résistant individuellement aux tentatives de débauchage.

Nous avons assisté en observant ces élections à une fin de cycle aussi bien du côté de l’opposition que du côté du pouvoir sortant. L’empire qui a survécu malgré la restauration de la République en septembre 1979 vit ses dernières heures. Nous l’accompagnerons bientôt au cimetière de l’Histoire.

En effet une génération s’est levée avec ses espérances et se met en mouvement pour vivre ses rêves.

Pendant que le génocide electoral se préparait, le peuple tunisien s’est levé et Ben Ali s’en est allé.

Alors que le génocide electoral se déroulait, les Egyptiens ont dit : Moubarak dégage ! Et Tahrir Square a eu raison du sphinx.

Depuis que Mgr Pomodimo tente de ramener l’opposition aux urnes, les Libyens se sont levés et Kadhafi non seulement résiste, mais c’est l’Armageddon qu’il fait vivre à ses concitoyens. A l’heure où j’écris ces lignes, je suis convaincu que d’ici peu il partira et avec son départ sera inauguré un nouveau chapitre pour l’Afrique.

Dans une interview que j’avais accordé au Journal l’Indépendant(1) en Juillet 2007 à la question… Que vous inspire le dernier sommet de l’UA(2) ? Je déclarai : « Au-delà de l’aspect folklorique (cela a ressemblé à une pièce de théâtre), c’était une tragédie. J’ai parlé un jour de l’art de l’esquive. Ce qui s’est passé à Accra en est une parfaite illustration…… Cette cité d’Accra, terre par excellence du panafricanisme était l’endroit idéal pour relancer le panafricanisme. Mais cet idéal pour lequel se sont battus les Krumah et tous les pères du panafricanisme a été récupéré par des opportunistes, c’est cela le drame d’Accra et je le déplore. »

En effet le départ de Mouammar Kadhafi, loin de résoudre tous les problèmes africains participera  à  freiner certains fossoyeurs du continent et permettra surtout à la Commission de l’Union Africaine de travailler sereinement à la recherche des solutions aux maux structurel et infrastructurel qui minent l’Afrique. Kadhafi était non seulement un opportuniste mais c’était aussi et surtout un comique cruel. Avec la diplomatie du dollar, il était parvenu à prendre en otage le destin de plusieurs nations africaines et l’esprit de certains  brillants  cerveaux. Le roi des rois d’Afrique est parvenu avec sa volonté de réaliser coûte que coûte les Etats Unis d’Afrique à anesthésier les initiatives porteuses d’espoir pour le continent tel que le NEPAD.

Jusqu’au bout, il aura été fidèle à lui-même. Après 42 années de brimade et de frustration une majorité des Libyens ne se reconnaît plus dans le système alors la diplomatie du dollar vient en secours, et c’est au sud du Sahara que Mouammar est allé recruter ses supplétifs. Mon cœur saigne en voyant sur Internet ces vidéos montrant des subsahariens tués sur le territoire libyen en tentant de défendre ce régime qui a non seulement participé à l’installation de nombreuses satrapies au sud du Sahara mais aussi et surtout manifestait un comportement à la lisière du racisme envers les noirs qui se trouvaient sur son territoire pour des raisons économiques.

Lorsque j’ai entendu que l’aviation libyenne bombardait les Libyens, cela m’a rappelé cette période d’angoisse si proche de nous lorsque celle-ci était maîtresse du ciel centrafricain à la suite des hommes de Bemba au sol. Bangui aura donc servi de terrain d’exercice à l’aviation libyenne qui tire aujourd’hui sur ses propres concitoyens. L’histoire a fini par faire l’addition des conditions et au moment venu, celui qui pensait avoir le droit de vie sur les Centrafricains a pris les tortueux chemins de l’exil. Dommage que cela n’ait servi de leçon à ceux qui sont venus après.

Alors je n’ai pas envie d’attendre la chute officielle de Mouammar pour exprimer en public cette plénitude qui m’envahit de voir la fin de son cycle qui inaugurera un nouveau pour l’Afrique.

Maintenant et ça c’est entre nous :

ü  A tous ceux qui pensent que nous les autres Africains, qui avons la mélanine en plus ou qui mangeons du manioc sommes des peureux : ils se trompent ;

ü  A tous ceux qui pensent qu’il suffit de payer régulièrement les salaires, les bourses et les pensions : ils sont dans l’erreur ;

ü  A tous ceux qui pensent que c’est à eux que le ciel a remis le bail de nos pays : qu’ils regardent et méditent la fin d’Ali, de Moubarak, de Mouammar et un peu plus loin de Mobutu et Bokassa ;

ü  A tous ceux qui pensent qu’il faut rendre la violence spectaculaire afin d’euthanasier toute tentative d’aspiration à plus de liberté, de démocratie et de bien-être : nous sommes au 21ème siècle et les banlieues oubliées de la planète se raréfient ;

ü  A tous ceux qui pensent qu’une armée constituée de cousins, d’oncles,  de neveux, des gens du village ou du même coin peut garantir la pérennité : qu’ils sachent que les 20.000 gardes de Kadhafi ne suffisent pas face au soulèvement et à la détermination d’un peuple ;

ü  A tous ceux qui pensent qu’il faut absolument entrer à l’Elysée, au Quai d’Orsay, à la Maison Blanche ou payer gracieusement des conseillers et marabouts venus du nord pour assoir un pouvoir fort : les masses Africaines font la démonstration par A+B de l’endroit où se trouve le véritable pouvoir ;

ü  A cette Union Africaine que l’on n’entend pas sur les graves crimes commis en ce moment : vous serez tenus responsables pour non-assistance à peuple en danger ;

ü  A tous les complices endogènes ou exogènes, à toutes les élites, à tous ces opposants instables sachez que la vraie ELITE, c’est la masse ;

ü  A tous les brimés, martyrisés. A tous ceux qui souffrent dans le silence et l’indifférence : la flamme de la liberté s’est allumée à Tunis, faisant lui traverser le continent.

Alors ! Avant que tu ne tombes officiellement Mouammar, j’associe ma voix à toutes les autres qui exigent la mise en place d’un tribunal international pour te juger, tes enfants et tous ceux qui t’ont permis de provoquer cette longue nuit sur la Libye qui a duré 42 années. Avant de te faire harakiri car je ne te vois pas réfugié politique en paix quelque part, appelles tes autres amis fossoyeurs de l’Afrique et dis-leur de se disperser ou de se reformer.

Une chose est sûre, c’est que ni toi, ni tes enfants et encore moins tes collabos ne jouiriez de tes 82 milliards de dollar. Par contre tes milliers de cadavres te poursuivront que ce soit en enfer ou au paradis.


Alors vae, VAE VICTIS MOUAMMAR KADHAFI.

Clément BOUTE-MBAMBA 

1 : Interview accordée le 26 juillet 2007 après le sommet de l’Union Africaine d’Accra du 29 juin 2007.

2 : http://lindependant-cf.com/Clement-BOUTE-MBAMBA-Si-ce-dialogue-national-se-deroule-ce-sera-un-deni-de-democratie-et-de-Justice_a132.html?print=1

*Expression latine signifiant : Malheur aux Vaincus.

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:16

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 22 Février 2011 15:11

Le gouvernement centrafricain vient de prendre en compte la préoccupation sécuritaire de la population de la ville de Birao. Un détachement militaire d’environ 300 hommes vient d’être envoyé dans cette ville stratégique de l’extrême nord-est de la Centrafrique.

Selon des sources militaires, ces hommes auront pour mission la sécurisation de la ville et le renforcement de la position de quelques centaines de soldats de la région militaire de la Vakaga, en poste à Birao.

Le 14 février dernier, la population de Birao a manifesté son inquiétude à l’annonce du retrait des éléments de l’armée tchadienne. Cette force tchadienne s’était déployée en renfort aux FACA (Forces armées centrafricaines) depuis le mois de novembre 2010, pour chasser les rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et ceux du rebelle tchadien Mahmath Nouri, qui avaient attaqué et occupé Birao le 24 novembre dernier.

Le déploiement d’un fort contingent de l’armée centrafricaine est un soulagement pour la population de cette ville, fréquemment victime des attaques à répétition des groupes armés identifiés ou non. Il faut d’ailleurs rappeler qu’en pleine campagne électorale, 2 candidats à la députation membres du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) étaient tombés dans une embuscade tendue par les éléments rebelles de la CPJP dans la région. Ils avaient été battus, dépouillés de leurs biens et leur voiture saisie.

En même temps que l’arrivée de ces renforts pour sécuriser la ville, le gouvernement annonce également l’envoi prochain à Birao de personnel médical qualifié. Le ministère de la Santé publique et de la Population va envoyer dans les prochains jours, une nouvelle équipe pour le fonctionnement de  l’hôpital préfectoral. Suite à l’attaque et à l’occupation de la ville en novembre dernier seuls deux agents étaient restés, un assistant de santé et un assistant accoucheur. Le médecin-chef avait été tué par les rebelles.

 

 

Des relais communautaires pour promouvoir les Droits de l’Homme

Radio Ndéké Luka Lundi, 21 Février 2011 13:54

L’ONG Mercy Corps s’engage  à appuyer l’avancement  des  Droits  de l’homme en Centrafrique. Elle a ouvert ce 21 février 2011 à Bangui, un atelier de formation des cadres des ONG des Droits de l’Homme, sur les techniques de plaidoyer.

L’objectif de la formation est de renforcer les capacités de ces ONG à mener des actions efficaces de plaidoyer en faveur des personnes victimes des différentes violences ou injustices sociales.

Selon Ousmane Kabelet Camara, gestionnaire de projet à Mercy Corps en Centrafrique, l’ONG « entend renforcer la capacité des organisations de défense des Droits de l’Homme afin de les rendre capable d’interagir avec le gouvernement tant au niveau national qu’international ». Pour lui c’est aussi pour « la valorisation des Droits de l’homme, pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens et pour interagir dans le cadre de la bonne gouvernance ».

Durant la formation, les participants seront outillés sur les techniques de recherche et de plaidoyer. Ils auront à l’issu de la formation à produire un travail sur le terrain afin d’avoir et de créer des relais communautaires qui prendront en compte ces questions des droits de l’Homme.

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:11

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 22 Février 2011 15:01

Un lot d’équipements informatiques a été remis par l’ambassade de France à Bangui à l’Ecole Inter-Etats des Douanes de la CEMAC (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale). La cérémonie de remise de don s’est déroulée dans la matinée du 22 février 2011 dans l’enceinte de l’établissement en présence de nombreuses personnalités.

Dans son allocution, Jean-Pierre VIDON, Ambassadeur de France, a déclaré que la cérémonie était une illustration du « soutien de la France au processus d’intégration régionale dans lequel sont engagés les six Etats membres de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale. » Il s’agit, a-t-il encore expliqué d’un  appui ciblé d’une valeur de 17. 710. 834 F CFA, soit près de 27 000 euros.

Cette dotation est composée de 10 ordinateurs de bureau, 2 ordinateurs portables, 9 onduleurs, une imprimante réseau, un commutateur réseau, un photocopieur, un vidéoprojecteur, un scanner, 10 logiciels anti-virus, et deux climatiseurs.

En complément à cet appui matériel, l’ambassadeur de France à Bangui a confirmé qu’il est également prévu au cours de cette année, la venue de plusieurs missions de professionnels de la Douane française, qui pourront ainsi rendre optimales les formations dans cette école régionale.

 

NDLR : C’est une misère ! La modicité et la nature de ce don ne sont pas dignes d’un pays comme la France qui a tant d’années de relations d’amitié et de coopération avec la RCA. Si les douanes centrafricaines étaient mieux gérées, elles auraient largement les moyens de s’offrir plusieurs fois ce que l’ambassade de France leur a remis.  

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:06

 

 

Tiangaye

 


(Le Confident 22/02/2011)

 Après avoir rejeté les requêtes en annulation formulées par les trois candidats aux élections présidentielles du 23 janvier, la Cour constitutionnelle attend siéger sur d’autres recours concernant, cette fois-ci, les législatives, bien que l’opposition politique et les candidats de la mouvance Patassé aient décidé de boycotter le 2eme tour du scrutin.

C’est le cas de la requête du candidat aux élections législatives dans la circonscription électorale du 4eme arrondissement et président de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), maître Nicolas Tiangaye, qui s’est fait battre aux urnes par François Bozizé à l’issue des résultats publiés le 06 février 2011 par la CEI. Convaincu d’avoir été floué par le régime au pouvoir qui a procédé à des fraudes massives en règle pour arracher cette victoire, Nicolas Tiangaye a saisi la Cour constitutionnelle d’une requête par le biais de son conseil, maître André Manguéréka, aux fins d’annulation du scrutin législatif du 23 Janvier 2011 dans la circonscription électorale du 4eme Arrondissement de Bangui. Entre autres motifs invoqués et développés dans son mémoire ampliatif, l’irruption des forces de l’ordre avec armes dans les bureaux de vote en violation de l’article 71 du Code électoral, le nombre très élevé de personnes non inscrites sur les listes électorales ayant voté par dérogation sans justificatifs au mépris des dispositions légales du code électoral, le refus des membres des bureaux de vote et des responsable de la CEI locale de mettre à sa disposition certains documents de vote.

Fraudes massives dans le 4e

Pour étayer ses prétentions, le requérant cite des exemples concrets notamment le cas du superviseur de la CEI du Centre de vote de MANDABA, François Tomokoa. Selon le candidat Nicolas Tiangaye, ce dernier « avait procédé le Lundi 24 Janvier 2011 à la substitution des enveloppes contenant les procès-verbaux des opérations électorales en présence de tous les membres des bureaux de vote venus toucher leurs per diem à la CEI locale à la mairie du 4ème Arrondissement ».

Ces faits, selon le requérant, sont attestés par des personnes présentes suivant procès-verbaux d’Agent d’Exécution. La requête est essentiellement dirigée contre la Coordination Nationale de la CEI représentée par son Président et le candidat du Parti KNK aux élections législatives François Bozizé Yangouvonda. Loin d’être descriptif, le mémoire ampliatif du requérant a développé les points de droit soulevés dans la requête introductive d’instance en s’articulant autour de deux axes à savoir l’exception préjudicielle de destitution et l’annulation du scrutin. Maître Nicolas Tiangaye attend de la Cour Constitutionnelle qu’elle tranche à titre préjudiciel une question « inédite » liée au statut juridique de Monsieur François Bozizé.

En effet, proclamé élu président de la République par cette même cour le 1er Février 2011, François Bozizé tombe immédiatement sous le coup de l’article 23 de la Constitution qui stipule : « la fonction de Président de la République est incompatible avec l’exercice de toute autre fonction publique, de tout mandat électif, de toute activité lucrative sous peine de destitution ». Par conséquent, la Cour Constitutionnelle violerait le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs en conférant à une seule personne l’exercice du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif quand on sait que cette haute juridiction de la République interprète la Constitution et veille son respect scrupuleux. La violation de la règle de non cumul des fonctions édictée par l’article 27 de la Constitution est absolue et est sanctionnée par la destitution du Président de la République. Il convient également de noter que l’option entre, d’une part, un mandat parlementaire et, d’autre part, une fonction ministérielle ou toute autre fonction publique non élective proposée au député nommé au Gouvernement ou à une fonction de gestion d’une entreprise publique, n’est pas applicable au Président de la République.

Cumul de fonctions anticonstitutionnel

En somme, le candidat Nicolas Tiangaye demande à la Cour Constitutionnelle d’ordonner avant dire droit une enquête sur les irrégularités et les fraudes constatés lors des élections législatives dans la circonscription électorale du 4ème arrondissement de Bangui. De dire, à titre préjudiciel, que le cumul des fonctions de Président de la République et de député est prohibé par l’article 23 de la Constitution et destituer François Bozizé de ses fonctions de Président de la République ou, à défaut, invalider son mandat de parlementaire. Il demande enfin, à titre principal, de constater que le scrutin législatif du 23 janvier 2011 dans la circonscription du 4ème arrondissement de Bangui est entaché de fraudes et par conséquent annuler les élections législatives de ladite circonscription avec toutes conséquences de droit. La Cour Constitutionnelle pourrait-elle faire droit à cette demande qui pèse sur elle comme l’épée de Damoclès ?


A. Bakiki

© Copyright Le Confident

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 03:15

 

 

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Le Monde | 21.02.11 | 13h53   21.02.11 | 16h27

Jamais deux sans trois. Après la Tunisie et l'Egypte, la Libye, Bahreïn, le Yémen s'embrasent à leur tour. Le fait nouveau est que la révolte arabe s'étend à des pays riches. La richesse par habitant à Bahreïn est identique à ce qu'elle est en France ! Mesurée par le produit intérieur brut (PIB), la richesse de la Libye dépasse celle de la Turquie, ou même de la Roumanie et du Brésil. La Libye est deux fois plus riche que la Tunisie.

Les exemples libyen, yéménite et du Bahreïn illustrent un effet domino qui fait basculer le monde arabe, et peut-être tout le monde arabo-musulman, dans une nouvelle période historique. Ce changement s'explique par le décalage grandissant, devenu insupportable, entre le développement économique qui conduit partout à un mode de vie inscrit dans la modernité, et le maintien de régimes politiques dépassés, le plus souvent incarnés par des chefs d'Etat vieillissants caractérisés par un incroyable immobilisme.

L'exemple le plus caricatural est celui de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis plus de quarante ans. A l'inverse de ses deux voisins, le régime politique libyen ne cherche pas à se présenter comme démocratique. Au lieu d'une élection de façade, c'est le principe même du suffrage universel qui est jusqu'à présent condamné. Au lieu de partis politiques servant d'alibis au parti unique en Tunisie et en Egypte, Kadhafi a annulé tout parti. La loi 71 punit de peine de mort tous ceux qui appelleraient à la constitution de groupements ou d'organisations interdites par la loi.

La société libyenne tout entière est enserrée dans les griffes des Comités révolutionnaires qui contrôlent le système, mais qui répondent en même temps aux besoins de cette société. Ce n'est pas seulement la force et la brutalité qui dirigent le pays. En cas de besoin - argent, logement, accès aux services publics -, les Comités révolutionnaires apportent des réponses à la population. Comme dans d'autres pays, le régime tient par l'existence d'un pacte social socialement partagé. La population bénéficie de l'extraordinaire rente pétrolière de la Libye, qui a permis d'incontestables progrès sociaux.

Très pauvre dans les années 1950, la Libye est le pays le plus riche de l'Afrique. Le pétrole a permis de développer l'éducation, le logement et la santé quasi gratuite pour tous. Du coup, la population libyenne est éduquée. Le statut des femmes est enviable avec une égalité de jure et de fait et l'interdiction de la polygamie. L'accès à Internet est limité mais l'ouverture au monde, et notamment aux voisins immédiats, est assurée par l'importante migration du travail.

La Libye a donc profondément changé. Education, accès à l'information, et surtout jeunesse d'une population touchée par le chômage à 30 %, ou qui trouve des pseudo-emplois dans une fonction publique plus ou moins inutile mais qui achète la paix sociale. Ce qui a changé est aussi l'accès à l'information. Al-Jazira, le téléphone portable, les réseaux sociaux constituent les éléments d'une e-révolution qui s'engage également en Libye. Le grand changement réside également dans la démographie : l'essentiel de la population est jeune et urbaine à plus de 80 %.

La révolte en Libye exprime donc la rupture du "pacte du livre vert", pour reprendre le titre du célèbre livre de Kadhafi qui a posé depuis plus de trente ans les bases idéologiques d'un régime original. Les symboles sont directement brûlés par les manifestants de Benghazi, le portrait de Kadhafi d'une part mais aussi les références à ce livre vert. L'exemple des deux voisins égyptien et tunisien fait le reste. Le monde arabe a pris conscience qu'il n'est pas nécessairement voué à des régimes archaïques et totalitaires, dirigés par des leaders appartenant à l'ère de la décolonisation. C'est la fin de l'exception arabe, celle qui voulait que des sociétés éduquées n'aient pas accès à la démocratie.

Jean-Yves Moisseron, économiste à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), rédacteur en chef adjoint de la revue "Maghreb-Machrek"

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 01:39

 

 

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Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


N'Délé, 21 Février 2011 (IRIN) - Avec l'alphabétisation et les taux de scolarisation parmi les plus bas au monde, la poursuite des combats entre groupes rebelles locaux exerce une pression encore plus forte sur le système d'éducation de la RCA fragile.

Des années de déplacement ont provoqué l'effondrement de la fréquentation scolaire. Des installations détruites ou pillées sont encore en cours de reconstruction et le recrutement des enseignants dans les zones touchées par la violence dans le Nord est extrêmement difficile, laissant les organisations d'aide humanitaire se battre pour une éducation de base.

Comme beaucoup d'autres, la vie Idriss Gilbert et sa capacité de travailler ont été perturbés par l'instabilité politique et la violence.

Formé comme instituteur, dans le début des années 1980 Gilbert a été nommé agent de l'éducation par le maire de Ndélé de la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord-est de la RCA.

Depuis 2000, il a travaillé dans Bangbah, un 60 km du village de Ndélé, le long de l'axe Miamani-Golongosso, plus tard, contrôlée par le groupe rebelle la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

Créée en Décembre 2008, un groupe dissident de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), la CPJP n’a pas encore signé l'Accord de paix global (CPA) avec le gouvernement et ne prend part au processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) programme entrepris par les autres factions.

"En fin 2008, des rebelles CPJP sont venus à moi dans le milieu de la nuit disant que je devrais quitter le village m’accusant d’avoir informé le maire de Djamassinda d'une attaque qui allait avoir lieu dans un village voisin.

«Jusqu'à ce moment la CPJP m'avait respecté en raison de l'emploi que je faisais. Mais quand ils ont découvert que je donnais des informations, j'ai été mis sur leur liste noire.

«Maintenant, ma vie est en danger, mais heureusement les gens de la gauche avant le village comptait arrivée des rebelles.

"J'ai décidé de rester dans le village de toute façon. J'essayais de garder les cours réguliers avec les enfants à l'école si la situation était si fragile que beaucoup de gens avaient quitté. Beaucoup d'entre eux ne sont jamais revenus.

"La CPJP m'a payé des visites régulières juste pour s'assurer que je ne voulais pas coopérer avec le gouvernement à nouveau. Mais en Septembre 2010, ma vie a été à nouveau plus en sécurité."

En raison d'un conflit entre le groupe armé CPJP et l'UFDR, la famille Gilbert a été menacée par les deux factions en raison de l'appartenance ethnique de sa femme.

"Ma femme est une Gula, le principal groupe ethnique qui soutient l'UFDR et nous vivions dans un village contrôlé par CPJP. La CPJP ne voulait pas voir les Gulas dans la région qu'ils contrôlaient et également l'UFDR ne voulait pas que nous vivions dans une ville contrôlée par la CPJP

"Cette fois, j'ai senti que je n'avais pas le choix. Je ne pouvais risquer que quoi que ce soit puisse arriver à ma famille. J'ai quitté le village et ai déménagé à Ndélé.

"Depuis que j'ai quitté, je n'ai pas été sous contrat avec le gouvernement, pas plus. Cependant, j'ai décidé de poursuivre l'enseignement dans les zones rurales, même si je ne suis pas payé pour cela. L'enseignement est ma passion, mais maintenant, pour gagner de l'argent, je dois cultiver la terre des gens. "

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 01:02

 

 

RCA

 

Source: Aide Médicale Internationale (AMI)

Date: 21 Feb 2011


Jens Schumacher, d'origine allemande, est chef de mission pour A.M.I. en République centrafricaine. Depuis la base de coordination installée à Bangui, la capitale, il coordonne et supervise les activités réalisées au sein des programmes sur deux zones d'intervention, la préfecture de Bamingui-Bangoran et la sous-préfecture de M'Brés. Jens se rend régulièrement sur le terrain afin d'assurer le suivi des projets en cours ainsi que des équipes nationales et expatriées.

« Cette expérience directe m'a aidé à mieux comprendre les conditions difficiles dans lesquelles les équipes de terrain mènent leurs activités chaque jour : c'est tout d'abord une sécurité volatile due à la présence de braconniers, de coupeurs de routes et de groupes rebelles centrafricains et étrangers qui caractérisent entre autres le contexte de la République centrafricaine. Au-delà de cet aspect, le pays n'est toujours pas en capacité d'améliorer ses infrastructures, ce qui a un impact direct sur notre travail. Lorsqu'on travaille dans une zone enclavée comme la sous-préfecture de M'Brés, qui n'est pas desservie par les vols PAM (Programme Alimentaire Mondial), tout mouvement est effectué en voiture (4x4) sur des pistes en très mauvais état.

En effet, l'Etat n'est toujours pas en mesure de fournir des services de base de qualité à la population. Prenons par exemple le secteur de la santé publique, il est dysfonctionnel et défaillant. Il manque des cadres qualifiés qui ont les compétences pour bien gérer les structures sanitaires, mais aussi de l'équipement et des médicaments essentiels. Avec un indice de développement humain parmi les pires du monde : 172ème sur 179 pays (PNUD 2008) la RCA est frappée par un taux de mortalité qui, au lieu de s'améliorer, ne fait que s'aggraver d'année en année (taux de mortalité maternelle (1 355 pour 100 000 naissances vivantes en 2006), et infantile (176 pour 1 000) d'après les données de l'enquête MICS III réalisée en 2006 par l'UNICEF).

Il en est de même du contexte sécuritaire, surtout à la frontière du nord et du nord-est avec la rébellion centrafricaine (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix –CPJP) et étrangère (Front Démocratique du Peuple Centrafricain – FDPC sous l'égide de l'ancien général tchadien Abdoulaye Miskine) ou il y a régulièrement des accrochages entre ces groupes et les forces armées centrafricaines (FACA), mais aussi du sud-est du pays où les rebelles de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) s'attaquent à la population centrafricaine.

Cependant, cette complexité inhérente au contexte d'intervention constitue pour moi un vrai défi : développement, urgence, post-urgence se mêlent au sein du même pays. J'apprécie particulièrement l'approche d'A.M.I. et je partage la stratégie d'intervention adoptée. Celle-ci repose sur un support direct aux structures sanitaires existantes et sur le renforcement des compétences des acteurs locaux. Elle rentre dans le cadre de la pérennisation des actions et de l'autonomisation du secteur de santé conformément à l'Initiative de Bamako. De plus, les équipes d'A.M.I. travaillent quotidiennement avec le personnel médical des structures sanitaires et les représentants des communautés selon une approche participative que j'estime réellement efficace. En effet, cette démarche a permis d'obtenir des résultats très positifs dans l'amélioration et, finalement, dans la pérennisation du système sanitaire de la sous-préfecture de M'Brés.

Ce projet sera bientôt clôturé et, par conséquent, nous avons entamé une période de transition de 4 mois avec pour objectif la prise en charge complète et autonome de toutes nos activités menées dans cette zone depuis plus de 3 ans par les acteurs de santé locaux. La stratégie employée par A.M.I. repose sur l'augmentation progressive de la tarification des soins et sur la fin de la gratuité des médicaments. De cette manière, les structures sanitaires concernées deviennent de plus en plus autonomes puisqu'elles sont capables de couvrir leurs dépenses, de les gérer, de payer leur personnel, d'offrir des soins de qualité et de garantir l'approvisionnement en médicaments essentiels de façon pérenne. Cela permet ainsi d'assurer une continuité dans le fonctionnement du système sanitaire une fois qu'AMI sera partie et donc un meilleur impact sur le long terme.

Enfin, dans le courant du mois de mars une mission d'évaluation d'un mois sera effectuée pour évaluer l'impact des activités réalisées dans la sous-préfecture de M'Brés durant les trois dernières années. Malheureusement, ce modèle de succès ne s'applique pas de la même façon dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, donc sur la base de N'Délé, ouverte en 2007, au nord-est du pays. Dans cette zone, A.M.I. a rencontré plusieurs obstacles au bon déroulement de ses activités notamment à cause d'un contexte sécuritaire très instable et de structures sanitaires moins performantes.

Aujourd'hui, l'un des objectifs à atteindre est la redynamisation du programme en suivant l'exemple de la méthode utilisée pour M'Brés. A N'Délé, nous travaillons actuellement sur trois des cinq axes routiers principaux initialement appuyés par AMI et qui se situent dans les plus grandes agglomérations. En effet, au delà des agglomérats urbains, c'est ici que se concentre la majeure partie de la population. Les équipes d'A.M.I. apportent un soutien à 2 centres de santé et à 5 postes de santé périphériques. Les trois axes présentent des situations très différentes où des contextes de post-conflit, d'urgence et de développement se mêlent. Depuis la dernière attaque de N'Délé par la CPJP en avril 2010, nous avons entamé une collaboration avec l'association Médecins Sans Frontières (Section Espagne), plus à même d'intervenir dans un contexte d'urgence. Cependant, nous avons mis en place une clinique mobile dans l'axe qui relie N'Délé au village de Krakoma. Celui-ci se trouve dans un contexte qui se caractérise actuellement par une crise humanitaire.

Depuis plus de 8 mois, la population est complètement coupée de tout appui par les acteurs humanitaires internationaux. Le village est proche d'une des bases des éléments de la CPJP. Le poste de santé sous responsabilité d'AMI a été pillé en juillet et n'est pas opérationnel. Cette clinique mobile représente, à mon avis, un point de départ pour développer une expertise dans le domaine des interventions sanitaires d'urgence. Personnellement, je pense que les perspectives d'A.M.I. dans ce pays reposent aujourd'hui sur la nécessité de poursuivre des activités à N'Délé, d'ouvrir de nouvelles bases opérationnelles, et de rechercher des nouveaux financements pour le développement de la mission. »

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 00:44

 

 

Pomodimo Paulin

 

 

 

Ai- Rca- Lundi, 21 Février 2011 15:20  "Lorsque nous lui avons signifié que du côté de  l'opposition,  il y a un grand envie d'aller vers le dialogue, le chef de l'Etat réélu a dit  s’inscrire dans cette dynamique là", a déclaré le 18 févier  Mgr Paulin Pomodimo au sortir d’une audience que le président  François Bozize lui a accordée.

Selon une source proche de  la présidence, la rencontre entre M Bozizé et ses  hôtes a porté essentiellement sur le compte rendu de la  démarche entreprise par le Collectif des Forces du Changement (CFC) en vue d'ouvrir le dialogue avec le gouvernement et le président réélu pour leur éventuelle  participation au second tour des élections législatives.

"Nous sommes actuellement en train de vivre une situation quelque peu difficile sur le plan politique. Alors le conseil national de la médiation essaie de mettre en marche pour créer un climat beaucoup plus apaisé après le Premier tour de l'élection présidentielle", a poursuivi Mgr Pomodimo. Avant de donner le but de sa rencontre  avec le locataire du palais de la renaissance : « c'est dans ce sens que nous sommes venus rencontrer le chef de l'Etat. Cet entretien avec le président de la République vient après une rencontre que j'ai eue ce matin 18 février avec les leaders de l'opposition".

Selon le Médiateur, tout en se félicitant de l’initiative de l’opposition, il a confié que,  pour le moment, les leaders veulent le dialogue.

"Le fait qu'ils soient venus vers la médiation suppose qu'ils veulent dialoguer. Et je crois que c'est cela qu'il faut comprendre à travers leur démarche", a-t-il dit, ajoutant que « le chef de l'Etat a été toujours un homme de dialogue ».

Mgr Paulin Pomodimo était accompagné du Ministre d'Etat, ministre de l'administration du territoire Jean Willibyro Sacko.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Ces propos de Mgr Pomodimo sont franchement surréalistes ! Ce n’est pas l’opposition qui a pris l’initiative de le rencontrer mais c’est plutôt lui, sur instigation de Bozizé qui a paniqué devant l’annonce du refus de l’opposition de participer au second tour des législatives. L’opposition refuse catégoriquement de reconnaître non seulement la victoire électorale de Bozizé qu’elle qualifie de hold-up électoral mais aussi les résultats des législatives. Elle exige l’annulation pure et simple des résultats du double scrutin  du 23 janvier dernier et cela est bien clair. Bozizé n’est pas un homme de dialogue. A qui Pomodimo veut faire croire le contraire ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 00:18

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

 

 

Suite à la diffusion de l’émission PATARA par la Station Radio NDEKE LUKA le Samedi 19 Février 2011,

Des pressions et menaces dignes d’une République bananière sont exercées sur les responsables de ladite Station par :

-      Le Président de la Cour Constitutionnelle ;

-      Un Membre zélé du Haut Conseil de la Communication en la personne de Monsieur Gaston GAMBOR ;

-      Et la Présidence de la République,

En interdisant la rediffusion de cette émission en violation flagrante des dispositions Constitutionnelles relatives à la liberté de la Presse et de Communication.

L’Ancien Président, Ange Félix PATASSE, Membre d’Honneur de la Cour Constitutionnelle et Candidat Indépendant à l’Election Présidentielle du 23 Janvier 2011 proteste contre cette vision étriquée, irresponsable  et anti-démocratique de la liberté de la Presse et de Communication.

Dénonce avec fermeté les multiples entraves dont sont victimes les hommes de médias en général et depuis le début du processus électoral le personnel de la Radio NDEKE LUKA.

-      Exige la rediffusion intégrale de l’émission PATARA pour l’édification du Peuple Centrafricain et que cesse immédiatement toutes formes de pressions et menaces sur les hommes de médias.

Apporte son soutien inconditionnel à tous les hommes de médias pour leur contribution combien positive à l’instauration d’une véritable démocratie en Centrafrique.

Aussi, le Président PATASSE relève que le Haut Conseil de la Communication qui s’est révélé impuissant voire amorphe face aux agissements de la Presse Présidentielle à travers les émissions de Radio Centrafrique d’une part et d’autre part des déclarations irresponsables du Porte-Parole du Gouvernement Monsieur Fidèle GOUADJIKA, ne peut donner des leçons de bon sens, de déontologie et de démocratie.

En conséquence, le Président PATASSE se réserve le droit d’engager des actions judiciaires contre les auteurs connus ou inconnus de ces violations graves.

 

Fait à Bangui, 21 Février 2011

Le Porte Parole

 

Guy Simplice KODEGUE

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 00:05

 

 

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(Communiqués 20/02/2011)


LES POUVOIRS des GOUVERNEMENTS CORROMPUS SANGUINAIRES TORTIONNAIRES du NÉOCOLONIALISME FONT RAGE en TUNISIE, en ÉGYPTE, au CAMEROUN, aux COMORES, à MADAGASCAR, en ALGÉRIE, au MAROC, en LIBYE, au GABON, au NIGERIA, en REPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE du CONGO, au TCHAD, en CENTRAFRIQUE ; l’AFRIQUE en feu et en sang.


OÙ est DONC le FAMEUX CONSEIL de SÉCURITÉ des NATIONS UNIES, où est aussi, également, la mascarade fantoche CONSEIL de PAIX et de SÉCURITÉ de  l’UNION AFRICAINE, où se cache donc le génocidaire CONSEIL de la soi-disant UNION ARABE ?


Aussi, ces fossoyeurs des Droits des Peuples à disposer d’eux-mêmes, selon  GARIBALDI resté symbole du combat historique pour l’unité italienne, sont désormais  placés devant le Tribunal de l’Histoire après la faillite désastreuse des Nations Unies, de  l’Union Africaine, de la Ligue Arabe, dangereusement coupables de non-assistance à peuples en danger, sous la férule des criminels au pouvoir pendant 50 ans.

 

Enfin, c’est ainsi que les populations affamées, précarisées, marginalisées, esclavagisées, persécutées par les ouvoirs néocoloniaux corrompus en Afrique, productrice d’or, de diamant, de manganèse, de cuivre, de bauxite et autres matières précieuses et riche d’une agriculture diversifiée, dotée de longs fleuves navigables et de rivières toujours convoités, sont toujours livrées à la violence, à l’autodestruction, tirant sur tout ce qui bouge, « ventre affamé n’ayant point d’oreilles ».

 
Les « fameux CASQUES BLEUS et les CASQUES NOIRS » ont failli sous la responsabilité coupable des « CASQUES BLANCS ».

 

Ainsi, les peuples désespérés en appellent désormais aux « CASQUES ROUGES ». L’Afrique, Berceau de l’Humanité, marginalisée, se meure.

 
Pourtant, que faire ?

 
RAPPEL DES SIX IMPERATIFS de la Société Savante des Encyclopédistes africains de 1990.

LES SIX IMPERATIFS DE REPARATION DE L’EUROPE ESCLAVAGISTE GENOCIDAIRE

Premier Impératif :


Proclamation solennelle par les Nations Unies de l’esclavage, de la traite d’êtres humains notamment des noirs, du partage de l’Afrique, de la colonisation et du génocide comme crime contre l’Humanité conformément aux sentences du Jury international de Fort-de-France que nous avons organisé les 10, 11 et 12 Décembre 1993 au Cercle Frantz  Fanon. Sous la pression de notre combat historique, la France et l’Etat du Vatican viennent d’inscrire cette reconnaissance de leur crime contre l’Humanité dans le nouveau chapitre de leur histoire respective. Nous veillerons à ce que cette histoire soit désormais enseignée dans les écoles de toutes les nations pour la mémoire collective, partie intégrante du patrimoine général de l’Humanité.

 
Deuxième Impératif : Proclamation solennelle sous l’égide des Nations Unies réorganisées et équilibrées du pardon de l’Europe, des U.S.A., du Moyen-Orient et du Vatican génocidaires à l’Afrique pour l’avoir colonisée et pillée.

 
Troisième Impératif : Création d’une Commission internationale d’évaluation et de compensation des destructions et des dégâts ou préjudices causés à l’Afrique et aux peuples noirs du fait du génocide Euro - U.S.A. et du Moyen-Orient esclavagistes.

 
Mise en place d’une Commission internationale d’évaluation de ces dommages et préjudices en établissant une procédure d’indemnisation.


Quatrième Impératif : Modification, refonte et équilibrage des structures et institutions des Nations Unies, notamment le Conseil de Sécurité disposant de cinq membres dont un par continent, corrigeant ainsi l’accaparement d’un siège par la seule Amérique du Nord (U.S.A.), au détriment de l’Amérique latine et du siège revenant au Continent Asiatique par la Chine toute seule, en fait, quel crime d’avoir ignoré l’existence de deux continents « l’Afrique et l’Australie ». C’est, depuis une dizaine d’années déjà que les encyclopédistes africains, en liaison avec les différentes organisations des peuples noirs et de la diaspora ont inscrit ce point d’interpellation dans leur programme de combat pour la réhabilitation et le développement de l’Afrique.


Cinquième Impératif : Création d’une Commission internationale pour la réécriture de l’Histoire de l’Humanité basée sur la nouvelle physionomie du monde ainsi réorganisé et rééquilibré, condamnant devant le nouveau tribunal de NUREMBERG tous les dirigeants au pouvoir dans les gouvernements européens et nord-américains et arabes esclavagistes lors du partage et de la colonisation de l’Afrique, de l’Amérique latine et de l’Asie pour génocide et crime contre l’Humanité :


- Division et partage du Cameroun, du Congo, de la Guinée, du Niger, du Viêt-Nam, de la Corée, de la Guyane, des Antilles pour ne citer que les plus barbares des crimes de la colonisation européenne, sans oublier le crime de déportation contre le peuple palestinien et la persécution nazie et l’holocauste juif.


- Installation du système criminel d’apartheid en Afrique du Sud.


- Ségrégation raciale criminelle aux U.S.A.,


Sont autant de conséquences du crime de génocide liées à la traite des noirs et à la colonisation…

Sixième Impératif : Création sous l’égide des Nations Unies d’une banque internationale pour la Reconstruction et le Développement de l’Afrique aux fins de réparation des dégâts et préjudices causés par la traite des noirs, la colonisation et le pillage des ressources naturelles de ce continent par les puissances coloniales européennes et leur allié nord-américain, inversant ainsi ce que l’escroquerie mondiale appelle l’endettement des pays sous-développés, le sous-développement étant à son origine le résultat du pillage esclavagiste, le partage et la colonisation que perpétuent, depuis 1960, date des Indépendances Africaines, les pouvoirs néocoloniaux et antidémocratiques.

 

Les thèses de la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme pour la reconstruction et la renaissance nationales


Thèse I : La bonne gouvernance politique. Réconciliation et reconstruction nationales.

- La nature du système politique camerounais : République laïque démocratique une et indivisible anti- tribaliste et panafricaine.


- Système électoral : Elaboration d’une Charte nationale et création d’un  Observatoire de la démocratie et de la bonne gouvernance transparente alternante au Cameroun pour la justice et le développement durable contre la corruption et l’impunité. Code de bonne conduite. Egalité hommes – femmes dans le système de représentation nationale. Système électoral obligatoirement à deux tours, limitation des mandats des élus, contrôle des biens et patrimoine des élus au début et à la fin de leur mandat.


Thèse II : La bonne gouvernance économique. Inventaire de l’économie camerounaise :

Etat des lieux et gestion. Industrie et agriculture – richesses naturelles du sol et du sous-sol (problèmes particuliers du pétrole, gaz, électricité, eau, manganèse, or, bauxite….).


Thèse III : La bonne gouvernance militaire. Réorganisation de la défense nationale :

 

Armée – police – gendarmerie et protection civile.

Thèse IV : La bonne gouvernance socioculturelle :

 
- La refonte du système éducatif national : une nouvelle philosophie de l’éducation de base, de l’école et de l’apprentissage pour tous (pas de village sans école).


- Recherche fondamentale et appliquée, formation et développement scientifiques, techniques et technologiques.


- Création des grandes écoles nationales polytechniques : Mines, Ponts et Chaussées.

- Création des institutions universitaires, pédagogiques et des écoles d’administration et de gestion polytechniques.


Thèse V : Coopération internationale et solidarité. Structures des consulats et ambassades. Rayonnement du Cameroun. Le rôle primordial de la diaspora.


Thèse VI : Communication et multimédias. Le régime de la presse et de l’information au Cameroun. Primauté de l’indépendance de la presse. Liberté d’opinion, d’expression, de circulation des biens et des personnes.


Thèse VII : La jeunesse, les personnes vulnérables. Droits de l’enfant, de la famille et
des personnes âgées.

 
Thèse VIII : La représentation nationale de la diaspora camerounaise au plan national et au plan international (Consulats et Ambassades). Recensement de la diaspora camerounaise à travers le monde. (Ce qu’elle est, ce qu’elle fait, comment elle vit, etc…).


Thèse IX : La société civile camerounaise sous son acception socio- politique et socio-économique.

Thèse X : L’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs. Création d’un Observatoire des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales. Création d’une Fondation nationale des Droits de l’Homme et de la Paix. Réparations dues aux victimes de 40 années de génocide du système tortionnaire néocolonial. Le pardon exigé des bourreaux (exemple : Afrique du Sud) POUR QUE PLUS JAMAIS CA !

 

Thèse XI : Santé publique. Observatoire national contre le VIH – SIDA et lutte contre les pandémies (paludisme, lèpre, etc…) et l’institution d’une politique sanitaire de santé pour tous. Recherche médicale et valorisation de la pharmacopée nationale.

Thèse XII : Protection de l’environnement, des écosystèmes et du cadre de vie (Forêts, eau, faune, flore) - Education environnementale.


Thèse XIII : Création des Académies nationales : Académie de Médecine, Académie des Sciences techniques et technologiques, Académie des Lettres et des Langues, Académie des Arts et des Métiers, Académie Militaire, Académie de la Marine, Académie de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Académie spécialisée des Sports et de la Musique pour la performance nationale.

 
Thèse XIV : Création des grandes bibliothèques nationales, régionales, départementales, communales hautement informatisées. Création de musées communaux, départementaux, régionaux, nationaux.


Thèse XV: Création d’un Panthéon à la mémoire des grandes figures mortes pour la patrie.

Thèse XVI : Institutionnalisation des Prix Nationaux d’Excellence, de Performance et d’Emulation dans tous les domaines de la connaissance pour le rayonnement national.

 
Professeur Kapet de BANA, Coordinateur International du Conseil Mondial de la Diaspora Panafricaine, Président fondateur de la Ligue Camerounaise des Droits de l’Homme,
Membre fondateur et Président d’Honneur de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme,
Chargé de mission en tant qu’en Ambassadeur itinérant, Ancien conseiller du Gouvernement de la Côte d’Ivoire du Président Houphouët BOIGNY, Ancien conseiller du Gouvernement algérien du Président BEN BELLA, Ancien membre de la délégation camerounaise à l’Assemblée Générale des Nations Unies consacrée à la réunification et l’indépendance du Cameroun (16ème session spéciale – 1115ème séance) New York, Avril 1961.



AMPLIATION


- Union Africaine


- Gouvernements africains

 
- Union Européenne


- Gouvernements européens


- Nations Unies


- Conseil de sécurité des Nations Unies


- UNESCO


- PNUD


- OMS


- Presse africaine et internationale Organisations de défense des Droits de l’Homme :


- Amnesty International


- Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (F.I.D.H.)


- Union Interafricaine des Droits de l’Homme (U.I.D.H.)


- Action des Chrétiens pour l’Abolition de la torture (A.C.A.T.)


- Human Rights Watch (H.R.W.)


- Ligue Internationale contre le racisme et l’antisémitisme (L.I.C.R.A.)


- Et autres intéressés.



COMMUNIQUÉ de PRESSE du CONSEIL MONDIAL de la DIASPORA PANAFRICAINE.

COORDINATION INTERNATIONALE PERMANENTE – DELEGATION en FRANCE

85, boulevard Saint – Michel - 75005 – PARIS - tél/fax : (+33) 143.258.050.


« Mémoire d’Afrique » : http://africa.smol.org Chargé de mission : Victor TOKAM : tokamkaptu@orange.fr

Correspondance nationale :


- Fondation panafricaine des devanciers, héros et martyrs : Douala- Tel : 77 67 50 46/ 99 20 09 06 – acrpac@yahoo.fr


- Observatoire des Droits de l’Homme: Yaoundé – Cameroun tél. : +237. 976.00.56 –


- Courriel : hrm_odh@yahoo.fr Site : www.odh.cmonsite.fr


- OS-CIVILE – Organe de la Société Civile - BP. 3 Kousseri. Cameroun


Tél. (00237) 675 06 77/602 94 07 - Cameroun. :
os_civile@yahoo.fr


- Correspondance à Genève : Association Maison de l’Afrique à Genève (MAGE) :


19, rue du Perron - 1204 Genève – Suisse tel : +41 22 311 26 30 +41 70 633 38 33 – mail :

info@maison-afrique-geneve.org

Secrétariat permanent international : Anne Marie POTTIER :
africa@smol.org



 

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