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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 18:47

 

 

 

palais-Elysee.JPG

 

 

Par Alain Barluet  26/03/2013 à 15:28


DÉCRYPTAGE - La France a «pris acte» du départ du président François Bozizé après lui avoir refusé son soutien, limitant son engagement à la protection de ses ressortissants et à un «accompagnement» diplomatique.

 

En Afrique, Paris a désormais pris le parti de limiter ses interventions directes à la défense d'«intérêts vitaux». C'est le cas au Mali dans la guerre contre les djihadistes. En Centrafrique, en revanche, la France fait le service minimum, en s'appuyant sur le multilatéralisme - le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni lundi soir - et les organisations régionales.

 

Dimanche, l'Élysée a appelé au calme dans un communiqué et «pris acte» de la fuite du président François Bozizé, lorsque la capitale centrafricaine, Bangui, est tombée aux mains des rebelles. Lundi, le porte-parole du Quai d'Orsay, Philippe Lalliot, a condamné le recours à la force et demandé l'arrêt des pillages.

 

L'engagement militaire français s'est limité à l'envoi à Bangui durant le week-end de 300 soldats en renfort des 250 militaires déjà présents, pour protéger les ressortissants français, européens et américains. «Les pillages ont diminué, une évacuation n'est pas prévue», indique-t-on mardi à l'Élysée.

 

Avec la crise centrafricaine, on veut voir à Paris une illustration de la posture définie en octobre dernier à Dakar par François Hollande qui avait annoncé, une nouvelle fois, la fin de la «Françafrique». François Bozizé «n'a pas bénéficié de notre soutien militaire, pas plus qu'aucun autre président africain désormais», souligne-t-on dans l'entourage du président de la République.

 

Mais attention, ajoute-t-on, non-ingérence ne signifie pas indifférence. Le chef de l'État est «impliqué», il s'est entretenu au téléphone avec nombre de ses homologues africains, notamment à deux reprises avec le Sud-Africain Jacob Zuma, fait-on valoir à l'Élysée.

 

Un nouveau mantra diplomatique

 

Pour Paris, le principal message aux protagonistes de la crise est le retour à l'accord sur une transition politique signé le 11 janvier dernier à Libreville entre le camp gouvernemental, l'opposition et les rebelles. Conformément à ce compromis, un premier ministre issu de l'opposition démocratique, Nicolas Tiangaye, a été nommé. «C'est notre interlocuteur», dit-on à l'Élysée, où l'on exclut que Michel Djotodia, le nouvel homme fort de Bangui, puisse être reçu par François Hollande.

 

Le nouveau mantra diplomatique, pour la Centrafrique comme ailleurs en Afrique, consiste à «accompagner» les organisations régionales. La France mise en particulier sur la Communauté des États d'Afrique centrale (CEAC), qui a parrainé l'accord de Libreville avec le Congo-Brazzaville et le Gabon. Une organisation opportunément présidée par le Tchad, interlocuteur clé, très impliqué en Centrafrique, et avec lequel la France a partie liée au Mali.

 

Reste à savoir si la mobilisation des acteurs africains favorisée par Paris permettra de remettre d'aplomb les États faillis en Afrique. Dans le cas contraire, les liens historiques, avec les attentes des populations et les menaces de déstabilisation, pourraient inciter l'ex-puissance coloniale à remettre en cause sa prise de distance et à revenir en première ligne.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 21:46

 

 

 

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PARIS AFP / 25 mars 2013 20h59- Deux Indiens ont été tués lundi par erreur par des soldats français chargés de la protection de l'aéroport de Bangui, a annoncé lundi soir le ministère français de la Défense, qui a déploré un drame survenu dans une situation particulièrement confuse.

 

Un autre Indien et un Tchadien ont également été blessés, a-t-on ajouté.


Les forces françaises sont intervenues dans une situation particulièrement confuse contre trois véhicules qui menaçaient de pénétrer dans l'aéroport alors même qu'elles venaient d'être l'objet de tirs d'origine inconnue, écrit le ministère.


Ces véhicules transportaient notamment des ressortissants tchadiens et indiens. En dépit des tirs de semonce lancés par les militaires gardant le site, les véhicules ont poursuivi à vive allure. Deux ressortissants indiens sont morts. Les blessés indien et tchadien ont été immédiatement pris en charge par les forces françaises et conduits vers une unité de soin, poursuit-il.

 

Dans ces circonstances tragiques, la France, partenaire et amie de l'Inde, partage la douleur des familles et leur adresse ainsi qu'aux autorités indiennes ses sincères condoléances. Le président de la République a adressé un message de solidarité au Premier ministre indien. Le ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, doit s'entretenir dans les prochaines heures avec son homologue indien, ajoute le ministère de la Défense.



Regrettant profondément ce drame, le ministre de la Défense a demandé le déclenchement d'une enquête visant à en déterminer les circonstances exactes. Toute la lumière sera faite en liaison et en transparence avec les autorités indiennes et tchadiennes, écrit le ministère de la Défense.

 

Environ 300 soldats français ont été envoyés ce week-end en renfort à Bangui pour assurer la protection des ressortissants français et étrangers présents en Centrafrique, portant à environ 550 hommes la présence française en République Centrafricaine.



Les rebelles de la coalition Séléka ont annoncé samedi leur entrée dans Bangui, demandant aux Forces armées centrafricaines (Faca) de ne pas combattre et au président François Bozizé de quitter le pouvoir.



(©) 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 00:25

 

 

 

Hollande-Elysee.jpg

 

 

Situation en République Centrafricaine

 

http://www.elysee.fr 

 

Le président de la République a suivi avec une grande attention l’évolution de la situation en République Centrafricaine. Il est particulièrement attaché à la sécurité de nos ressortissants. Il a décidé de renforcer notre présence militaire à Bangui afin d’assurer, si nécessaire, la protection des Français qui y résident.

 

Le président de la République a pris acte du départ du Président François BOZIZE. Il appelle toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement issu de l'accord de Libreville conclu le 11 janvier dernier. Il appelle les groupes armés à respecter les populations civiles.

 

Le Président s’est entretenu avec le Secrétaire général des Nations Unies, BAN Ki-moon et son homologue tchadien, Idriss DEBY, Président en exercice de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale, de l’évolution de la situation en RCA.

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 03:35

 

 

 

FH

bozize-2

 

 

LE MONDE GEO ET POLITIQUE | 25.01.2013 à 15h02 • Mis à jour le 29.01.2013 à 10h12

 

Par Christophe Châtelot

 

Guerre au Mali, discours "fondateur" de la politique française en Afrique à Dakar, leçon de démocratie au Sommet de la francophonie à Kinshasa, envoi de paras en République centrafricaine (RCA), opération commando en Somalie... Rarement, au cours de ces dernières années, l'agenda africain d'un président français aura été aussi chargé en aussi peu de temps. Surtout pour quelqu'un dont on disait avant son élection, le 6 mai 2012, qu'il ne connaissait pas le continent noir, auquel il ne s'intéressait d'ailleurs guère. Les analystes se seraient donc trompés : tant d'événements en aussi peu de temps... L'Afrique serait donc une priorité de François Hollande ? A moins, plus probablement, que l'Afrique n'ait rattrapé le nouveau président d'un pays qui, au regard de son passé colonial, ne pourra jamais prétendre entretenir des relations "normales" avec ce continent. Il n'empêche, s'il ne maîtrise pas le cours des événements, François Hollande a commencé à imprimer sa marque, différente de celle laissée par Nicolas Sarkozy ou de la "Françafrique à la papa" de leurs prédécesseurs.


Certaines apparences sont pourtant trompeuses. Prenons le cas de la dernière crise en RCA. Début janvier, le président François Bozizé est aux abois, menacé par la poussée d'une rébellion arrivée quasiment aux portes de Bangui. Comme d'autres avant lui, le "général-président" appelle alors au secours "les cousins français" pour repousser les rebelles et sauver un régime discrédité, corrompu, népotique, installé dix ans plus tôt à la force des kalachnikovs avec la bénédiction de Paris.


Quelques jours après l'appel de Bangui, 600 paras français débarquent dans la capitale centrafricaine. A bord de Jeep ou de camions soulevant des nuages de latérite, les bérets rouges du 8e RPIMa (re)font leur apparition dans les rues de la capitale. La rébellion stoppe sa marche en avant à une soixantaine de kilomètres de la capitale. François Bozizé a sauvé sa tête. Grâce à Paris ? Comme aux plus belles heures de la France "gendarme de l'Afrique" ?


Le passé plaiderait pour cette version. En 1979, l'extravagant et meurtrier despote Jean-Bedel Bokassa,qui s'était couronné empereur deux ans plus tôt lors d'une cérémonie ruineuse calquée sur celle de Napoléon en 1804 et dont la France avait réglé l'intendance, est renversé. C'est l'opération "Barracuda", conduite par des commandos français et le Service action de la DGSE. En 1996, des troupes françaises interviennent à trois reprises pour sauver le pouvoir d'Ange-Félix Patassé contre des soldats mutinés. Rebelote en 1997 et en 2001. Puis en 2006, pour secourir l'actuel président.


Pourtant, six ans plus tard, François Hollande profite de cette énième crise en RCA pour marquer sa différence. Le SOS de François Bozizé"Si nous sommes présents, ce n'est pas pour protéger un régime, c'est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts, et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d'un pays, en l'occurrence la Centrafrique (...). Ce temps-là est terminé", martèle François Hollande. De fait, si l'on ne peut négliger l'effet dissuasif du déploiement des paras français auprès des rebelles, la France n'est pas venue pour "sauver le soldat Bozizé". Au contraire, Paris soutient le plan de sortie de crise concocté par les pays voisins de la RCA réunis au sein de la Communauté économiques des Etats d'Afrique centrale (CEEAC). L'accord dépouille Bozizé, cruellement surnommé l'"autiste de Bangui" par certains diplomates, de l'essentiel de ses pouvoirs au profit d'un gouvernement d'union nationale dirigé par un opposant et dans lequel figurent des ministres rebelles.


Dans ce pays où la France n'a pas d'intérêts économiques majeurs à défendre, le président centrafricain n'est plus dans la ligne. Il a été réélu au premier tour en 2011 au terme d'un simulacre électoral. Avec un Parlement quasi monocolore où sa famille et ses proches occupent un quart des sièges, il est la caricature des dérives népotiques et de la mauvaise gouvernance sur le continent. L'inverse des valeurs sur lesquelles François Hollande entend fonder les relations entre la France et l'Afrique.


Trois mois avant François Bozizé, Joseph Kabila avait lui aussi goûté à la "rupture" française, du moins pour la tonalité, par rapport à l'époque de Nicolas Sarkozy. A la veille de son déplacement, longtemps incertain, à Kinshasa pour participer au XIVe Sommet de la francophonie, François Hollande avait qualifié "la situation" en République démocratique du Congo (RDC) de "tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition". Il y a propos plus diplomatiques.


En marge du sommet, le président français avait aussi battu froid ses homologues Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Paul Biya (Cameroun), tous deux accrochés au pouvoir depuis des lustres. Ali Bongo, le chef de l'Etat gabonais, avait quant à lui pu mesurer auparavant le changement de ton à Paris. "Le président Bongo est furieux contre la France", glissait l'un de ses proches à Kinshasa. Quant à Idriss Déby Itno, président tchadien dont le régime a été plusieurs fois sauvé par la France, il avait préféré se faire porter pâle plutôt que de se rendre à Kinshasa. Il aurait, lui aussi, pu y entendre tout le mal que l'on pense dorénavant de ses manquements à la démocratie, même s'il est sollicité, aujourd'hui, pour dépêcher des troupes au Mali...


"Ce n'est pas une posture. Rappelez-vous que, dès 2002, François avait publiquement pris ses distances avec le "camarade" Laurent Gbagbo [alors président de la Côte d'Ivoireà une époque où beaucoup, au PS, le soutenaient encore", rappelle un proche du président français. "Notre ligne n'est pas de rompre les relations avec eux mais nous ne leur déroulerons pas le tapis rouge", ajoute-t-on à l'Elysée à l'égard des chefs d'Etat africains qui prennent des libertés avec leurs engagements.


Pour que le message soit bien clair, Paris chouchoute les "bons démocrates", tels que le président sénégalais Macky Sall, tombeur d'Abdoulaye Wade,ou le Nigérien Mahamadou Issoufou, élu à la régulière. Une attitude qui résonne comme un lointain écho du discours de La Baule de François Mitterrand, qui, en 1990, se voulait fondateur d'une nouvelle ère de démocratisation en Afrique : "La France liera tout son effort de contribution aux efforts qui seront accomplis pour aller vers plus de liberté." Il oubliera sa promesse.


Aujourd'hui, l'objectif de cette franchise - "Nous devons tout nous dire, sans ingérence mais avec exigence", a dit François Hollande à Dakar - n'est pas seulement d'encourager la démocratie. Il s'agit aussi de faire passer le message de la rupture. Sont ainsi visés des présidents emblématiques de la Françafrique, ce système opaque hérité de la décolonisation où les relations personnelles et privilégiées entre dirigeants et la défense d'intérêts particuliers prenaient le pas sur les principes républicains.


Pour faire taire ceux qui pensent que Paris se priverait de relais utiles en Afrique, l'Elysée met l'accent sur la transparence et le développement du multilatéralisme. En opposition aux relations bilatérales parfois incestueuses du passé. C'est du reste l'un des axes de la politique de François Hollande vers l'Afrique : favoriser la recherche de solutions africaines aux problèmes africains en s'appuyant sur les organisations régionales, l'Union africaine, ou sous-régionales, CEEAC pour l'Afrique centrale, Cedeao pour les pays de l'ouest du continent. L'avantage est multiple : responsabiliser et mutualiser les risques, mais aussi les coûts, en ces temps de disette budgétaire. "Le futur de l'Afrique se bâtira par le renforcement de la capacité des Africains à gérer eux-mêmes les crises africaines", expliquait ainsi le président Hollande dans son discours de Dakar, le 12 octobre. La méthode est en action en Centrafrique ou dans l'est de la RDC, en proie à une instabilité chronique.


Mais, au regard de la crise malienne, un mot du président prend tout son sens :"futur". Car, le 11 janvier 2013, ce sont bien des avions de chasse français qui sont intervenus au Mali, et non des avions africains. Depuis, plus de 2 000 soldats français d'élite ont été déployés au sol, dont une partie est en première ligne pour traquer djihadistes étrangers et islamistes touareg qui contrôlent le nord du pays depuis près d'un an et menaçaient, grâce à une percée début janvier, de descendre sur Bamako.


Pour autant, cette intervention n'a rien à voir avec celles du passé. "Au Mali, explique Jean-François Bayart dans Le MondeParis jette ses forces non contre l'une des factions qui se déchirent ce qui reste d'Etat, mais contre des mouvements armés en partie étrangers qui remettent en cause l'intégrité territoriale du pays et ne cachent pas leur intention de recourir à l'action terroriste contre les "croisés"." "En outre, ajoute ce directeur de recherche au CNRS, François Hollande a répondu à l'appel explicite de son homologue malien, dans un cadre légal préalablement défini par des résolutions des Nations unies."


Même si la question de la légalité de l'intervention peut faire débat, personne ou presque, en France comme à l'étranger (à l'exception de l'Egypte et de la Tunisie), n'en conteste la légitimité. Tout d'abord parce qu'elle brandit l'étendard de la lutte, très consensuelle, contre le terrorisme. Cet argument, développé par François Hollande depuis le début de la crise au Mali, a d'ailleurs pris toute sa signification mi-janvier avec la prise d'otages meurtrière d'In Amenas, en Algérie, revendiquée par Mokhtar Belmokhtar, l'un des djihadistes algériens les plus recherchés installé de longue date dans le nord du Mali.


Le 26 septembre 2012 à l'ONU, François Hollande avait tenu des propos qui campaient le débat : "Ce qui se produit au Nord-Mali n'est pas un défi pour les autorités de ce pays seulement, c'est une menace pour l'Afrique de l'Ouest et le Maghreb. C'est également un risque pour l'ensemble de la communauté internationale. Car, quand un territoire grand comme la France est occupé par des groupes terroristes dont le but n'est pas simplement de contrôler une population, de la punir, de la soumettre, mais de constituer une base arrière pour mener des offensives de même nature terroriste sur les Etats de la région, alors nous sommes devant une menace qui concerne l'ensemble du monde."


On ne peut donc pas accuser Paris d'avoir agi unilatéralement. Depuis des mois, les diplomates français épaulent leurs collègues de la Cedeao dans la rédaction des textes adoptés à l'ONU. Ils sillonnent l'Europe pour alerter du danger et mobiliser moyens et énergies. De plus, c'est la Cedeao, communauté de 15 pays dont le Nigeria anglophone, poids lourd politique et économique du continent hors de la sphère d'influence française, qui la première a demandé une intervention militaire d'urgence. Initiative soutenue par Paris qui, dès le printemps 2012, a dépêché des spécialistes de la planification militaire pour aider la Cedeao à mettre sur pied le contingent africain, soit près de 6 000 hommes issus de 9 pays, réunis au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) commandée par un général nigérian.


Mais, à supposer que cette mobilisation internationale entraînée dans le sillage de la France chasse les djihadistes du nord du Mali, une autre partie, aussi difficile, se jouera : reconstruire un pays failli, plongé dans un chaos institutionnel depuis le coup d'Etat du 22 mars 2012. Passé le temps d'apprécier la capacité de l'armée française à se projeter sur un théâtre d'opérations, il s'agira alors de juger de l'efficacité d'un autre volet, essentiel, de la politique française en Afrique, celui de l'aide au développement. Et il n'est pas là question que du Mali.


La refonte de ce secteur, sinistré sous la présidence de Sarkozy, est en chantier. En novembre se sont ouvertes les Assises du développement et de la solidarité internationale pilotées par Pascal Canfin, ministre délégué au développement, et associant tous les intervenants en ce domaine (Etat, ONG, syndicats, entreprises, fondations, collectivités territoriales, parlementaires, organismes de recherche). Les conclusions de ces assises ne seront connues qu'en mars, mais l'organisation non gouvernementale Survie fait part de ses doutes. "Les grandes lignes de la politique gouvernementale sont déjà bien définies et ancrées dans la continuité en matière monétaire, économique ou diplomatique, et les rares propositions réformatrices soigneusement balisées", dénonce l'ONG.


Ces dernières années, l'inclusion des annulations de dettes massives dans les chiffres de l'aide publique au développement (APD) a permis de gonfler artificiellement des statistiques qui, malgré cela, restaient en deçà des 0,7 % du PIB que la France s'est engagée à y consacrer. Ces annulations vont bientôt prendre fin, et l'on peut douter, en cette période de crise, que la France racle le fond de ses caisses pour développer l'APD. La question est pourtant cruciale pour François Hollande, s'il ne veut pas, demain, se trouver confronté à d'autres Mali.


Christophe Châtelot

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 23:26

 

 

 

char-fran-ais.jpg

 

 

13 jan. 2013

 

L’AFP rapporte aujourd’hui qu’une dizaine de gendarmes français de l’unité spéciale d’intervention (GIGN) sont déployés depuis une semaine au Mali afin de renforcer la sécurité de l’ambassade française à Bamako. « Ils appartiennent à la Force sécurité protection (FSP) du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) », explique une source sécuritaire française s’exprimant sous couvert de l’anonymat. « D'autres gendarmes du GIGN sont également présents à l'ambassade de France à Bangui (Centrafrique) », poursuit cette même source.

 

(Source : AFP)

 

 

NDLR : Avec Bozizé et ses méthodes de voyou consistant à faire payer des oisifs par ses suppôts du KNK genre Guénébem, Lévy Yakité et Yambété  pour qu’ils aillent caillasser les ambassades établies à Bangui, le déploiement de ce genre de soldats d’élite est nécessaire. Désormais il réfléchira à deux fois avant de prendre des initiatives de voyou.  

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 02:00

 

 

 

Bruno-Paravisini.JPG

 

http://www.ladepeche.fr   05/01/2013 03:46


Pour rappel : la 1re compagnie et une partie de l'État-major du 8e RPIMa sont stationnées en Centrafrique depuis le 7 novembre. Les 180 Castrais constituent l'essentiel d'un détachement de 240 hommes, placés sous le commandement du lieutenant-colonel Benoît Fine, actuel second du Huit. En cas de crise, l'envoi d'un renfort est automatiquement programmé. Ce qui est le cas depuis le 25 décembre. Ce renfort est assuré par le 6e Bataillon d'infanterie de marine (BIMa) basé à Libreville au Gabon.

 

Ce Bataillon est actuellement commandé par… un Castrais, le colonel Bruno Paravisini ! Cet ancien second du quartier Fayolle et sa famille résident en effet dans le quartier du Travet. Le détachement français de Centrafrique, et en particulier son état-major, s'est donc intégré à celui du colonel Paravisini. Benoît Fine devenant ainsi son adjoint le commandant Nicolet l'adjoint du chef opérations de l'état-major du 6e BIMa, qui, outre une partie de son état-major, est arrivé avec deux compagnies (l'une issue du 2e REI de Nîmes et l'autre du 2e REP de Calvi).

S.B.


La Dépêche du Midi

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 23:16

 

 

 

palais Elysée

 

 

PARIS, France – La France a choisi de rester discrète dans le règlement de la crise centrafricaine, soucieuse d’afficher que la politique africaine de l’ancienne puissance coloniale a changé, mais aussi de se consacrer à un dossier jugé autrement plus sérieux, celui du nord du Mali.

Même si Paris pousse à un règlement rapide de la situation en Centrafrique, les autorités françaises martèlent que l’affaire est entre les mains de la région, la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), et que la France n’est plus un « acteur » mais un « observateur ».

Pour Thierry Vircoulon, directeur pour l’Afrique centrale du cercle de réflexion International Crisis Group, la France n’a plus de rôle en Centrafrique, « même pas de façade ». « C’est la nouvelle politique africaine de la France parce que Paris considère que les Africains doivent gérer leurs problèmes et deuxièmement parce qu’on a quand même des choses plus importantes à faire au Mali », dit-il.


Même écho pour Antoine Glaser, expert des questions africaines, qui observe « une réelle volonté du président François Hollande de montrer qu’il n’y a pas d’intervention en Centrafrique et que la France ne veut pas s’en mêler ».

 

« Je pense que c’est important pour François Hollande et réel sur le terrain car le dossier le plus sensible pour lui, c’est l’appui aux forces maliennes et à la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour reprendre le nord du Mali », estime M. Glaser.

 

La France a été choisie par ses partenaires européens comme « nation cadre » de la mission de l’UE de formation de l’armée malienne et un Français, le général François Lecointre, doit être nommé incessamment à la tête de cette mission. Le 20 décembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution approuvant le déploiement par étapes d’une force armée internationale au Mali pour déloger les groupes islamistes armés qui en occupent le Nord depuis bientôt un an.


« Le vrai dossier africain pour François Hollande c’est le Nord Mali et la lutte antiterroriste pour la sécurité de l’Europe et de la communauté internationale », insiste M. Glaser.


Malgré tout, la France a envoyé encore dimanche à Bangui un renfort de 180 militaires, venus du Gabon, portant à 580 le nombre de soldats français sur place, pour évacuer si besoin le millier de Français et de binationaux en cas de détérioration de la situation. Les groupes rebelles armés ont pour le moment arrêté leur progression vers la capitale, campant à 160 kilomètres de Bangui.


« C’est vrai, convient un diplomate sous couvert de l’anonymat, qu’au moment où l’on dit +l’Afrique aux Africains+, il y a 600 soldats français à Bangui, je comprends que le message soit un peu brouillé ».


« Mais assure-t-il, l’objectif, ce n’est pas d’aller patrouiller en ville, de faire la police, d’aller au front ni de faire de l’interposition. C’est aux Africains de le faire. On n’est plus du tout dans le cas où la France déposait un président et en ramenait un autre dans un avion ».


Pour Thierry Vircoulon, les militaires qui sont maintenant au premier rang en Centrafrique, ce sont les Africains (un peu moins de 800 militaires) et la gestion diplomatique de la crise est faite par les Africains. « Il n’y a pas de rôle (de Paris) en sous-main, même pas en mains, même pas en quoi que ce soit. D’ailleurs il n’y a quasiment aucun intérêt français là-bas ».


Paris, toujours dans son rôle de « soutien », a appelé les parties en conflit à aller sans délai négocier la semaine prochaine à Libreville, au Gabon, et a préparé un projet de déclaration qui devrait être adopté incessamment par le Conseil de sécurité pour soutenir ces pourparlers de paix.


Selon M. Vircoulon, la seule considération qui pourrait conduire la France à se réinvestir serait d’ordre humanitaire, si des violences éclataient, risquant de déboucher sur un bain de sang à Bangui. « On verrait alors ce que l’Elysée déciderait mais, pour le moment, dit-il, la ligne est extrêmement claire ».


SOURCE: AFP  du   4 jan 2013.    

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 00:37

 

 

Philippe Lalliot PP Quai d'Orsay

 

 

Q - Comment appréciez-vous l’évolution de la situation en Centrafrique ? Y a-t-il un leader de la rébellion identifié ? Avez-vous des contacts avec celle-ci et le cas échéant, avec qui ? 



R - Une stabilisation de la situation militaire a été observée récemment. La vigilance continue cependant de s’imposer, et nous invitons nos ressortissants à rester attentifs aux messages communiqués par notre ambassade à Bangui. 


Sur le plan politique, la négociation s’impose plus que jamais. Nous appelons les parties à répondre sans délai à l’invitation de la Communauté économique des États d’Afrique centrale à entamer des pourparlers de paix prévus à Libreville la semaine prochaine. 


Nous restons mobilisés et nous sommes en contact avec toutes les parties afin de contribuer à un règlement politique durable de la crise que traverse actuellement la République centrafricaine. 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 18:46

 

 

 

Hollande.jpg


Par Maurice Nguepe (Express Yourself),  03/01/2013 à 15:10


En pleine crise en Centrafrique, le président français a pris ses distances avec son homologue Bozizé. Mais il "laisse aux gouvernements africains la responsabilité de perpétuer le soutien aux despotes", juge notre contributeur Maurice Nguepe. 

 

La confiscation des libertés par le régime Bozizé, arrivé au pouvoir à Bangui par un coup d'état militaire et le non-respect des accords avec l'opposition a suscité la naissance, le 10 décembre 2012, de la rébellion armée Séléka qui a progressé jusqu'aux portes de la capitale. Et à l'appel à l'aide du président centrafricain, le président français François Hollande a répondu le 27 décembre 2012 par une fin de non-recevoir: "Si nous sommes présents, ce n'est pas pour protéger un régime... Ce temps-là est terminé."  


La Jeunesse africaine salue cette déclaration de Paris de mettre fin aux interventions militaires françaises consistant à soutenir les régimes despotiques en Afrique. 


Elle regrette cependant que cette déclaration ait été suivie de la mobilisation de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) dans le but le protéger le même régime. De plus, la proposition de sortie de crise de la communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) consistant en la formation d'un gouvernement d'union nationale est d'autant plus insuffisante que de tels gouvernements émergent toujours sans la consultation du peuple et au grand dam des aspirations démocratiques légitimes de celui-ci. 

Pas de rupture


Considérant que la Force multinationale d'Afrique centrale remplace celle de la Françafrique, la Jeunesse africaine ne voit pas en quoi la déclaration de Paris a marqué une rupture. C'est comme si, au lieu d'utiliser les forces françaises comme par le passé, on mettait les forces africaines en mouvement dans un jeu françafricain blanc bonnet, bonnet blanc, laissant aux gouvernements africains la responsabilité de perpétuer le soutien aux despotes. 

 

Sur la base de ce constat, l'Organisation Jeunesse Africaine apporte son soutien à la jeunesse centrafricaine traumatisée en interpellant la France, l'Union africaine et la CEEAC sur l'inutilité et le caractère éphémère de la formation des gouvernements d'union nationale en Afrique, et en sollicitant leur sens de l'humanisme dans la mise sur pied des institutions démocratiques, lesquelles mettront fin au cycle infernal de la violence et garantiront la paix dans ce pays. 

 

La mission de la Force multinationale d'Afrique centrale déployée et des forces françaises stationnées à Bangui doit donc être désormais non seulement de stopper le conflit, de protéger les populations civiles et d'imposer à la rébellion Séléka et au régime Bozizé le dialogue national, mais aussi et surtout d'initier et de surveiller le processus de construction d'une véritable démocratie en république centrafricaine.  

 

Ainsi, en attendant sa déconstruction programmée, la Françafrique devra jouer son dernier rôle humanitaire et historique de résolution définitive des crises politico-militaires en Afrique en dotant la Force multinationale africaine d'une nouvelle fonction, celle de garante des institutions démocratiques. 

 

Par Maurice Nguepe, Secrétaire Général de l'Organisation Jeunesse Africaine 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 18:35

 

 

 

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convoi de soldats tchadiens de la FOMAC vers Damara

 

 

03/01/2013

 

Dos au mur, le président François Bozizé a accepté de négocier avec les rebelles du Séléka. Mais, n'eût été l'intervention des soldats français venus protéger ses ressortissants, que serait devenu le régime de Bozizé?

 

Les Centrafricains abordent 2013 dans la tourmente et l’angoisse plutôt que dans l’espoir d’une heureuse année.

 

Au terme d’une offensive éclair, les rebelles coalisés de la Séléka sont aux portes de Bangui, la capitale, depuis les fêtes de Noël. Ils exigent le départ du pouvoir du général président. Sans la présence des 600 soldats français venus protéger «les Français et Européens»  et des militaires de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale), le régime de François Bozizé serait peut-être déjà tombé.

 

François Bozizé acculé

 

François Bozizé est un président acculé. Le général président n’a jamais eu d’armée digne de ce nom et se sait impopulaire. Mais, il ne s’est pas encore «résigné à se laisser chasser du pouvoir avant la fin de son mandat en 2016». Il a notamment multiplié les appels aux secours à François Hollande, par téléphone, lors de discours et de meeting à Bangui.

 

Mais «les cousins français» sollicités par François Bozizé n’interviendront pas, lui a sèchement répondu François Hollande. Le président français n’a pas à sauver le fauteuil de François Bozizé alors que sa réélection en 2011 avait été largement contestée par les forces démocratiques de l’opposition. Les législatives qui ont suivi ont été qualifiées de caricaturales: elles ont vu plus d’une douzaine de membres de la famille de François Bozizé «élus» à l’Assemblée nationale et plusieurs ténors de l’opposition «battus».

 

François Bozizé s’est emparé du pouvoir en 2003 par un coup d’Etat contre Ange-Felix Patassé (président démocratiquement élu) avec le soutien «bienveillant» de la France et «active du Tchad». Aujourd’hui, ce sont d’ex-partenaires de putsch du général président qui ont repris les armes contre lui sous la bannière la séléka.

 

Ce n’est pas la première fois que François Bozizé est confronté à un soulèvement armé depuis qu’il est au pouvoir. L’ancien président du Gabon Omar Bongo a parrainé en 2008 des accords de paix qui ont ensuite fait long feu.

 

Rien ne dit que «François Bozizé tiendra ses engagements après un éventuel pacte signé à Libreville sous la houlette de l’actuel président gabonais Ali Bongo», s’inquiète Martin Ziguélé, le chef de file de «l’opposition démocratique» centrafricaine. Une réputation d'incapacité à tenir ses promesses qui affaiblit la crédibilité du régime face à la séléka.

 

Enfin, le refus du Tchad sous «la discrète pression de la France» d’affronter frontalement les rebelles centrafricains, cette fois, a rendu le président centrafricain encore plus vulnérable. La France n’a donc pas à jouer «les gros bras pour le maintenir en selle». En revanche, elle ne peut se borner à n’intervenir que pour protéger ses nationaux.

 

Paris ne peut pas se détourner de la crise

 

La France doit s’impliquer dans la crise centrafricaine selon les mêmes principes diplomatiques que dans la crise syrienne. Les enjeux ne sont pas les mêmes, mais le soulèvement armé contre le régime Bozizé fait courir les mêmes dangers sur le plan humanitaire et des droits de l’homme que la révolte anti-Assad.

 

Les poursuites de la CPI (Cour pénale internationale) contre l’ancien chef de guerre de la RDC (République démocratique du Congo), Jean Pierre Bemba pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, commis en Centrafrique en témoignent. Dans un communiqué publié le jour de l’an, les Etats-Unis s’alarment «des centaines de disparitions et d'arrestations de personnes issues d'ethnies proches de la rébellion de la Séléka».

 

«Le respect des Droits de l'homme est une valeur fondamentale de l'Union européenne et constitue un élément essentiel de ses accords avec les pays ACP, Afrique-Pacifique-Caraïbes», a souligné le 1er janvier la représentante de l’Union européenne (UE) à Bangui.

 

Paris ne peut se détourner de la crise centrafricaine. Il peut et doit contribuer à ramener la paix en Centrafrique en étroite relation avec la CEMAC, l’Union africaine et les Nations Unies. Il ne s’agira pas d’imposer «un plan français» mais un plan de la communauté internationale. La France ne devrait pas s’interdire de reconnaître la légitimité de «l’opposition démocratique centrafricaine» si les circonstances l’exigeaient, comme elle a reconnu la coalition de l’opposition syrienne et jugé le président syrien Bachar Al Assad infréquentable.

 

Les crises de la Centrafrique et du Nord Mali sont l’occasion  pour le président François Hollande d’affirmer «les obligations internationales de la France» en matière de paix et de sécurité. La France doit instaurer enfin une «diplomatie normale» avec l’Afrique. Car aucun des chefs d’Etat qui l’ont précédé sous la Ve république, n’y est parvenu ou n’a voulu le faire. François Hollande est l’héritier, même s’il n’est le comptable, des politiques africaines de ses devanciers.

 

La France doit protéger ses arrières

 

Nicolas Sarkozy ne s’est jamais rendu en Centrafrique sous son mandat, ni en visite officielle, ni pour une partie de chasse. Mais le prédécesseur de François Hollande s’est montré «très compréhensif avec Bangui, au moins par omission, après la réélection calamiteuse de François Bozizé en 2011», déplore un opposant centrafricain qui a préféré taire son nom. Une «bienveillance» qu’il explique par «les liens de proximité entre François Bozizé et Patrick Balkany».

 

Le très «décomplexé» député maire de Levallois près de Paris, est en effet à la fois un membre du premier cercle de l’ancien président français et de celui du président centrafricain «chancelant». Il s’est souvent rendu à Bangui sous la présidence de Nicolas Sarkozy, «officiellement pour favoriser les relations économiques franco-centrafricaines».

 

François Hollande ne peut pas se cantonner à la seule protection des Occidentaux piégés en Centrafrique. La France a aussi des intérêts stratégiques français dans le secteur minier centrafricain à préserver. Le groupe nucléaire Areva a signé en août 2008 avec le pouvoir de François Bozizé, un contrat de 18 milliards de Francs CFA (27 millions d'euros) sur 5 ans portant sur le projet du gisement d’uranium de Bakouma situé 100km à 900km au nord-est de Bangui.

 

Les liens étroits entre Paris et Bangui se sont aussi traduits dans un passé lointain par le«parrainage» de l’ancien président Valery Giscard d’Estaing au couronnement de Bokassa 1er en 1976. Un «sacre vécu par les Centrafricains comme une humiliation» grince le même opposant centrafricain en rappelant que «François Bozizé était l’aide de camp de l’empereur Bokassa». Ce qui lui avait valu, «d’accéder au grade de général à l’âge de 32 ans».

 

François Hollande a mille fois raisons de vouloir impulser une nouvelle politique africaine, mais il lui faut aussi assumer les bons et les mauvais côtés des relations franco-africaines en général et centrafricaines en particulier.

 

«Si la guerre était une solution à ce pays, on serait au paradis» a ironisé l'opposant centrafricain Martin Ziguélé sur RFI (Radio France internationale). L’ancien Premier ministre centrafricain dirige le MLPC (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain), la principale force de l’opposition légale centrafricaine. Le MPLC, est un membre de l’Internationale socialiste, comme le parti socialiste au pouvoir en France. Martin Ziguélé est favorable à une sortie de crise par le dialogue même si Bozizé «n’est pas un homme de parole», nous a-t-il confié. 

 

Assane Diop

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