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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 01:43

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 28 Octobre 2010 14:55

Le bureau politique transitoire du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) a prononcé la radiation de son secrétaire général adjoint, Honoré Nzéssiwé.

Dans une décision signée du président Louis Pierre Gamba, en date du lundi 27 octobre et diffusée sur Radio Ndeke Luka, le RDC a estimé que son secrétaire général adjoint a conduit certains membres du parti à organiser un coup de force contre le bureau politique transitoire.

Cette attitude, selon le communiqué du RDC, est de nature « à diviser le RDC, et favoriser le clientélisme, indiscipline au sein du bureau politique transitoire ».

Il est désormais fait interdiction  à Honoré Nzéssiwé, d’exercer  au nom du parti sous peine de poursuite judicaire.

La radiation de ce cadre du RDC, intervient après celle en septembre dernier, de David Gbéti, alors président de la jeunesse de ce parti. Le bureau politique transitoire avait reproché au président de la jeunesse de rallier le camp du parti Koua Na Koua du président François Bozizé.

Il faut dire que le RDC a sombré ces derniers dans une crise sans précédent après le décès en juin de son fondateur André Kolingba, ancien président de la République Centrafricaine.

 

 

NDLR : Le chat parti, les souris dansent dit un adage. C’est un triste constat que de voir que c’est Bozizé et le KNK qui sont à l’origine des difficultés que traverse actuellement ce parti dont le président fondateur doit sans doute se retourner dans sa tombe devant ce spectacle affligeant. C’est surtout son fils Désiré qui , à coup d’enveloppe et afin de demeurer ad vitam aeternam ministre dans les gouvernements Bozizé, est l’objet d’une manipulation méthodique et qui veut que le RDC se fasse hara-kiri en s’attelant au KNK de Bozizé.Honoré Nzessiwé avec quelques autres, sont également instrumentalisés par le clan Bozizé pour tenter d’imposer Désiré Kolingba à la tête du RDC. Tant mieux si leur jeu politicien est ainsi découvert et neutralisé par les responsables transitoires du RDC.  

 

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 01:41

 

 

Binguis

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 28 Octobre 2010 14:53

L’enregistrement des candidatures pour les élections (Présidentielle et législatives) a démarré ce 28 octobre 2010 à l’Assemblée nationale, conformément à la nouvelle décision prise par la Commission Electorale Indépendante (CEI). Initialement, le chronogramme fixait le début de cette étape du processus électoral au 8 novembre, soit une dizaine de jours plus tard.

Le 22 octobre dernier, la CEI a modifié la date de dépôt et de clôture des candidatures aux élections groupées de 2011. Au lieu d’un mois à compter du 08 novembre, elle a réduit ce délai à 12 jours et arrêté les dates du 28 octobre au 08 novembre.

L’opposition politique centrafricaine rejette cette décision et exige la démission du président de la CEI, le Pasteur Joseph Binguimalé, et du Rapporteur Général Rigobert Vondo. Elle menace à nouveau de retirer  ses représentants à la CEI si ses exigences ne sont pas satisfaites.

Le collectif des Forces du Changement qualifie cette décision d’unilatérale, arbitraire et non conforme à l’accord du 10 août 2010 entre les différentes entités impliquées dans le processus en cours.

Me Henri Pouzère, coordonnateur de l’Union des Forces Vives de la Nation et membre du Collectif des Forces du Changement, a déclaré à Radio Ndeke Luka que « le collectif retirera tous ses représentants au sein de la CEI si Joseph Binguimalé et Rigobert Vondo ne démissionnent pas  et si la date du dépôt des candidatures n’est pas repoussée au 8 novembre prochain ».

Le président de la CEI a indiqué à la radio qu’il ne démissionnera jamais. Sauf si la majorité des commissaires se prononcent en faveur de son départ de la présidence de la CEI ou alors qu’il soit mis fin à ses fonctions par un décret présidentiel.

S’expliquant sur la nouvelle date de dépôt des candidatures, Joseph BINGUIMALE  a affirmé à Radio Ndeke Luka que rien n’a changé dans le chronogramme. Il s’agit d’un problème technique.

C’est la deuxième fois au cours du seul mois d’octobre, que l’opposition menace de se retirer du processus électoral en cours, suite à des divergences avec la CEI.

Par ailleurs, certains agents recenseurs de la ville de Bangui détiennent encore par devers eux, la liste des électeurs, une semaine après la fin des opérations de recensement électoral. 18 agents de recensement de Bégoua dans la ville de BIMBO 2 détiennent une liste d’au moins 10.000 électeurs.

Ils réclament le versement du reliquat de leur per diem qui s’élèverait à 540 000 francs CFA (environ 823 euros). Selon ces agents de recensement la somme a été détournée par leur commissaire qui serait à présent détenu à la Section des Recherches et d’Investigation. Mais la CEI affirme que des dispositions sont en train d’être prises pour le paiement de tous les reliquats.

 

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 16:23

 

 

Binguis

 

 

 

COMMISSION NATIONALE INDEPENDANTE

 

Bangui, le 27 octobre 2010

 

NOTE

A la Haute Attention de son Excellence

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement

 

-BANGUI –

 

Objet : Ouverture des candidatures aux

élections présidentielles et législatives

 

Monsieur le Premier Ministre,

J’ai l’honneur de porter à votre haute attention que la date d’ouverture des candidatures aux élections présidentielles et législatives est fixée au 28 octobre 2010.

Compte tenu des Décrets n° 10.285 et 10.286 du 20 octobre , rapportant les dispositions des décrets n° 10.049 et 10.097 des 2 et 25 mars 2010 portant découpage électoral, la CEI se trouve dans une situation de vide juridique d’autant plus que les deux Décrets précités ont été pris en application des dispositions du Code électoral de 2009 qui avait abrogé de facto la loi portant Code électoral de 2004.

Cependant, dans l’intérêt supérieur de la Nation centrafricaine et en attendant le nouveau Décret de découpage, la CEI souhaite procéder le jeudi 28 octobre 2010 à l’ouverture des candidatures sur la base du Décret de découpage ayant servi aux élections présidentielles et législatives de 2005, bien qu’inexistant.

Telle est substance de la présente note que je soumets à votre haute attention.

 

Le Président de la Commission Nationale Indépendante

 

Révérend Pasteur Joseph BINGUIMALE

 

 

NDLR : Quelle pantalonnade ! Avec cette note, le vrai faux pasteur Binguimalé a atteint les sommets du ridicule et de la bouffonnerie. Son départ de la CEI est désormais une impérieuse nécessité. Voilà ce que c’est que d’aller chercher parmi d’anciens chauffeurs d’ambassade pour en faire un président de commission électorale. On finit par se demander entre Bozizé et Binguimalé, lequel détient la palme d’or de la bouffonnerie et de l’incompétence.

Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika vient de donner lecture sur radio Centrafrique d'un décret daté du 27 octobre qui rapporte celui qui a fait de Sido une sous-préfecture et un autre portant découpage des circonscriptions aux législatives qui reprend purement et simplement le décret de 2004 qui a permis les élections législatives de 2005. C'est clair ! Bozizé refuse de se conformer à l'arrêt du Conseil d'Etat dont il a traité les membres d'être des criminels. Il décide donc de faire ce qu'il veut sachant bien qu'il bloque ainsi de nouveau la tenue des élections car l'opposition ne pourra jamais accepter ses caprices.  

 

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 00:34

 

 

Bozize KNK

 

 

Centrafrique-Presse avait rapporté dans sa parution du 1er octobre 2010 que le 16 septembre dernier, Bozizé avait fait venir dans son bureau du Palais de la Renaissance le Préfet de la Mambéré-Kadéi chef-lieu Berbérati, un certain Joël Paréfa pour lui proférer des menaces de mort en cas de victoire de Martin Ziguélé dans sa juridiction aux présidentielles. Depuis, ce préfet fait du zèle afin de sauver sa tête. Il déjà annoncé comme par hasard, la victoire de Bozizé dans sa préfecture. A quoi bon aller encore aux urnes ! Sans doute informés de l’épée de Damoclès qui plane sur la tête de leur collègue de Berbérati, d’autres préfets se sont également mis à faire n’importe quoi pour plaire à Bozizé.

Dans le communiqué de presse de l’Association des Radios Communautaires de Centrafrique (ARC Centrafrique) que nous publions ci-dessous, un inventaire est dressé de certaines menaces graves et d’inadmissibles tentatives d’intimidation dont s’illustrent certains préfets zélés - en particulier celui de la Mambéré Kadéi, le sieur Joel Parefa de Berbérati que Bozizé a menacé de tuer - à l’égard des journalistes de certaines radios communautaires.

Il y a à peine quarante-huit heures, nous nous faisions l’écho d’un projet de décret déjà prêt que Bozizé doit signer bientôt pour changer certains préfets qu’il juge trop tièdes à son goût ou ne terrorisant pas suffisamment la population en sa faveur.

Ce communiqué de l’Association des Radios Communautaires de Centrafrique (ARC Centrafrique) tombe à pic qui vient mettre le doigt sur les méthodes dictatoriales de Bozizé et son KNK qui terrorisent littéralement les préfets, sous-préfets, maires, chef de quartiers et chefs de groupes, pour les embrigader de force et mettre ainsi sous leur coupe toute l’administration territoriale. Voilà les élections transparentes et la démocratie à la Bozizé. C’est de cette manière que Bozizé veut réaliser son double hold-up électoral à la présidentielle et aux législatives. C’est tout simplement scandaleux et insupportable. On ne peut que s'associer à l'indignation exprimée ici par l'ARC qu'on ne peut suspecter de rouler pour l'opposition politique ou encore moins d'antibozizisme primaire.  

Rédaction C.A.P

 

Communiqué de presse

 

L’Association des Radios Communautaires de Centrafrique (ARC Centrafrique) est une structure constituée de 15 radios disséminées sur l’ensemble du territoire centrafricain. Sa mission est d’agir pour la reconnaissance et la pérennisation des radios communautaires en Centrafrique. Elle poursuit entre autres, les buts suivants :

-          Regrouper les radios communautaires de Centrafrique ;

-          Travailler à étendre les services des radios communautaires au plus grand nombre de la population centrafricaine ;

-          Encourager la démocratisation du monde de la communication ;

-          Servir de carrefour d’opinions et de service pour les communautés bénéficiaires des programmes de ses membres ;

-          Agir comme représentante de ses membres et/ou favoriser diverses actions concertées visant à promouvoir les intérêts communs de ses membres auprès des  instances politiques et administratives, et auprès de toute autre instance externe qui présente un intérêt commun pour l’ensemble de ses membres.

Les radios communautaires membres de l’ARC Centrafrique sont des stations qui ont pour objectifs de :

-          Promouvoir les activités des organisations de la société civile ;

-          Assurer le développement local (développement social, culturel et politique) ;

-          Donner une information de proximité fiable aux auditeurs ;

-          Consolider les liens sociaux (la cohabitation pacifique entre les communautés) ;

-          Servir de forum en vue d’échange d’expériences entre associations affiliées ;

-          Offrir un service à la communauté où la radio se situe et à laquelle elle s’adresse tout en favorisant l’expression et la participation de celle-ci.

L’association des Radios Communautaires de Centrafrique a le regret de porter à la connaissance des autorités politico-administratives, des acteurs de la société civile, des partis politiques, des organisations de défense des droits de l’homme et de l’opinion nationale et internationale les menaces et pressions subies par certaines de ses radios membres.

Radio Notre Dame, Radio Evangile Néhémie, Radio ESCa Voix de la Grâce, Radio la Paix Linga FM (Bangui), Radio Songo (Mbaiki), Radio Kull Ndunga (Nola), Radio Zoukpana (Berbérati), Radio Siriri, Radio Maïgaro (Bouar), Radio Maria Bé Africa (Bossangoa), Radio ICDI (Boali), Radio Bé Oko, Radio Linga FM (Bambari), Radio Zereda(Obo).

Le 14 mai 2009, le Préfet de la Ouaka, Mme Lydie Marthe Yangba, a convoqué M. Célestin Yétomane, journaliste de la radio diocésaine Bé Oko de Bambari pour le menacer à propos d’une émission diffusée le 1er mai 2009 et qui portait sur les problèmes d’approvisionnement en eau potable dans la ville de Bambari. D’après elle, la radio incite la population à se révolter contre le président Bozizé. Elle serait capable de fermer la radio.

Le 11 mars 2010, le Préfet de la Mambéré-Kadéi, M. Joel Parefa, a convoqué le chef de station de Radio Zoukpana, M. René Pierre Ndoumbé, devant une assemblée d’autorités dont le Procureur de la République et d’autres responsables des services décentralisés de l’Etat. Il a demandé que le journaliste soit entendu sur procès-verbal.

Le motif de cette convocation serait la diffusion d’un vox pop sur le profil du député souhaité par la population. Le 13 septembre 2010, M. Jean Sosthène Dengué, Préfet de la Nana Mambéré, a organisé une réunion au cours de laquelle il a mis en place un comité de gestion ad hoc de la radio communautaire Maïgaro (ce qui n’est pas dans ses attributions) alors que le comité de gestion, élu, était en train de préparer une assemblée générale. Le 13 octobre 2010, le Préfet de la Mambéré Kadéi, M. Joel Parefa, a fait convoquer M. Jules Nakoé, chef de programmes et ses agents de Radio Zoukpana dans son cabinet. Il leur a dit de ne pas se fatiguer à dénoncer les tentatives de fraudes et autres car, de toutes les façons, le candidat du KNK aux élections présidentielles sera réélu. En fait, la radio avait diffusé une information portant sur l’existence de postes de recensement parallèles et nocturnes dans la ville de Berbérati. D’après le Préfet, les journalistes devraient éviter de se créer des problèmes inutiles car le responsable local du KNK pourrait les éliminer d’une manière ou d’une autre.

Le 19 octobre 2010, M. Joel Parefa, le Préfet de la Mambéré Kadéi a sorti son revolver pour menacer M. Jules Nakoé, chef de programmes de Radio Zoukpana, qui devait l’accompagner à Carnot. Dans la même soirée, la Radio Zoukpana a diffusé un communiqué du collectif des agents recenseurs de Berbérati qui convoquait les membres pour une réunion de travail le 20 octobre 2010, à la sous-préfecture. Peu de temps après, les responsables de la Commission Electorale de Berbérati ont fait diffuser un contre communiqué sur les ondes de Radio Zoukpana le lendemain 20 octobre, bien que Claude Gnapongo est arrêté dans les locaux de la radio. Mlle Mathilde Gbalé, bien que malade, sera cueillie à son domicile très tôt le matin. Les deux ont passé 5 heures en geôle avant d’être remis en liberté provisoire.

Le Commissaire affirme avoir reçu les instructions du Préfet de la Mambéré Kadéi M. Joel Parefa.

Convaincue que le processus démocratique ne peut se développer sans une information correcte de l’ensemble de la population, l’ARC Centrafrique s’indigne du comportement de certains acteurs de lavie politique et des autorités qui s’ingèrent dans le fonctionnement des médias.

L’Association des Radios Communautaires de Centrafrique (ARC Centrafrique) qui est signataire du code de bonne conduite des partis politiques, des acteurs de la société civile et des médias pendant la période électorale, déplore la multiplication des actes d’intimidation, des menaces et des pressions que les radios subissent. Elle rappelle à tous que les médias que les radios communautaires ne sont pas des succursales de la radio d’Etat et ont leurs spécificités. Elles contribuent à l’émergence de la consolidation de la démocratie dans notre pays en fournissant des informations de proximité de qualité à la population. Elle s’inquiète du risque de violence que laissent présager les menaces sur les journalistes et autres acteurs de la société civile.

A l’approche des élections de janvier 2011, l’ARC Centrafrique invite les autorités politico-administratives à laisser les médias faire leur travail de manière professionnelle pour que la population arrive à des élections transparentes, dans un climat apaisé.

Fait à Bangui, le 25 octobre 2010

Pour l’ARC-Centrafrique

Abbé Jean Ignace Manengou

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 17:03

 

 

Bendounga blessé

 

blessures crâne Bendounga

 

 


(Le Pays 27/10/2010)


Le pouvoir en Afrique est, selon toute vraisemblance, l’incarnation d’une monarchie de droit divin. En effet, certains chefs d’Etat africains ou du moins certains monarques africains aiment mieux être traités avec délicatesse, tant ils ne supportent guère la contradiction. Tel le grand timonier, ils veulent, en véritables potentats, paraître pour des anges ou des démiurges.

 

"Il semble que la nature, disait La Rochefoucauld, qui a si sagement disposé les organes sur notre corps pour nous rendre heureux, nous ait aussi donné l’orgueil de dissimuler nos imperfections". S’opposer ou critiquer la vision d’un chef d’Etat en Afrique équivaut à un crime de lèse-majesté. Au lieu de citoyens conscients de leurs droits et devoirs, les chefs d’Etat africains veulent des sujets ou des encenseurs. "Vanité des vanités, tout est vanité", disait l’Ecclésiaste. Comment comprendre que l’Afrique, en dépit de ses vingt ans d’expérience démocratique, soit toujours le théâtre de tant de scènes barbares et inhumaines ?

Même les principes fondamentaux de la démocratie, telle la liberté d’expression et l’alternance politique, demeurent encore une véritable chimère. Champions dans la mal gouvernance, des dirigeants s’illustrent dans les délits de tous genres : détournements de deniers publics, crimes politiques, mascarades électorales, et que savons-nous encore ? Et malgré tout, on parle encore de démocratie. Quelle démocratie ? Peut-être la démocratie monarchique ou la monarchie démocratique. Un syncrétisme idéologique bien singulier aux dirigeants africains.

Rien que le 29 septembre dernier, le trentenaire congolais Armand Tungulu, pour avoir lapidé le cortège du président Joseph Kabila, a été, séance tenante, arrêté par des soldats de la garde présidentielle. Et quelques jours plus tard, on apprenait, par un communiqué, sa mort "par suicide". Un argument piteux, révoltant et invraisemblable qui ressemble à une insulte à l’intelligence des Congolais. Armand Tungulu, toute raison gardée, aurait payé le prix fort pour avoir commis un crime de lèse-majesté. En manifestant visiblement sa désaffection pour le régime Kabila, le pauvre Tungulu n’a pas su qu’il portait atteinte à une dignité seigneuriale qui pouvait lui coûter la vie.

Le 19 octobre dernier, l’opposant centrafricain Joseph Bendounga, alors que le président de la République, François Bozizé conférait avec les forces vives de la nation, en présence de la communauté internationale, pour avoir demandé avec insistance la parole, a été "rossé par la garde présidentielle". Couvert de sang avec sa chemise déchirée, il aurait quitté le palais de la Renaissance à pieds, pour rejoindre, sous l’escorte d’une foule curieuse indignée, son domicile. Qui mieux que Bozizé connaît ce que vaut le martyre ? Lui qui en a longtemps souffert. Pourquoi donc clouer au pilori un homme politique au point de l’humilier ? Sans doute s’achemine-t-on vers un nouvel empire centrafricain sous Bozizé 1er.

Tout régime démocratique se caractérise par des courants politiques pluriels. Et la politique est faite d’idées. Autant dire aux chefs d’Etat africains qui ne supportent pas la contradiction, de renoncer à la politique. La meilleure façon, dans un Etat de droit, de sanctionner un citoyen qu’on juge fautif, est de le traduire en justice et non de le livrer à la vindicte de ces gardes présidentielles qui ne jurent que par leur maître et se croient au-dessus de la loi. Certaines gardes présidentielles en Afrique ressemblent à des milices ou à des escadrons de la mort, tant elles excellent dans les violations des droits de l’Homme. Elles s’arrogent souvent le droit, pour une raison ou pour une autre, d’ôter impunément la vie à certains citoyens.

Leur proximité avec les chefs d’Etat ne les met pas au-dessus du citoyen lambda et ne leur garantit guère le droit de vie ou de mort sur ce dernier. Il revient aux militants des droits de l’Homme de le leur apprendre, si tant est qu’ils l’ignorent encore. Un chef d’Etat est avant tout un citoyen. "Que les peuples seront rois quand les rois seront philosophes !" s’exclamait si judicieusement l’empereur Antonin.


Boundi OUOBA

© Copyright Le Pays

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 16:04

 

 

Tiangaye Nicolas

 

BANGUI - AFP / 27 octobre 2010 15h55 L'opposition et les ex-rébellions centrafricaines ont dénoncé mercredi la modification des dates de dépôt des candidatures pour les élections de janvier 2011, avancée et réduite de 31 à 12 jours par la Commission électorale indépendante (CEI).

Cette période devait courir du 8 novembre au 10 décembre. Son ouverture a été avancée et sa clôture fixée au 8 novembre au lendemain d'une réunion entre le président François Bozizé, les acteurs politiques et la société civile.

Lors de cette rencontre, le 19 octobre à Bangui, M. Bozizé avait jugé longue la période d'un mois pour la réception des candidatures aux élections présidentielle et législatives prévues le 23 janvier 2011 (éventuel second tour le 20 mars).

Dans un communiqué reçu par l'AFP, le Collectif des forces du changement (CFC), regroupant l'opposition et les ex-rébellions intégrées au processus de paix, dénonce une "décision unilatérale prise par le président de la CEI (Joseph Binguimalé) à l'insu des autres membres de la commission électorale" pour cette modification du calendrier électoral.

Le CFC "rejette la décision arbitraire et unilatérale de M. Binguimalé modifiant les dates de dépôt et de clôture des candidatures en les fixant du 28 octobre au 8 novembre 2010" et "s'en tient" aux anciennes dates.

Pour lui, cette modification viole le Code électoral ainsi que l'accord signé le 10 août 2010 par la classe politique et les ex-rébellions et censé permettre aux Centrafricains d'aller aux élections dans de bonnes conditions.

"Le président de la commission électorale manque de respect concernant les dispositions arrêtées par consensus (...) en modifiant des dates fixées dans le cadre d'un accord. Nous voulons aller aux élections mais il faudra que juridiquement et techniquement cela soit possible. Or, pour l'instant, c'est impossible", a déclaré le porte-parole du CFC, Me Nicolas Tiangaye.

Dans son communiqué, le Collectif réclame la démission du président et du porte-parole de la CEI, la publication d'un audit réalisé en début d'année sur le financement des élections et précise qu'il "se réserve le droit de retirer ses représentants à la CEI si ses exigences ne sont pas satisfaites".

Joint par l'AFP, le porte-parole de la commission électorale, Rigobert Vondo, a défendu la modification du calendrier basée, selon lui, sur des "dispositions techniques".

"La CEI a jugé que les dates retenues pour la période de dépôt des candidatures obéissent à des dispositions techniques. (...) Si les opposants veulent contester les dates, la justice est là pour ça", a affirmé M. Vondo, sans autres commentaires.

(©)

 

NDLR : Rigobert Vondo ce « doungourou » du vrai faux pasteur se fout du monde maintenant qu’il est bien repu des « fonds politiques » qu’il n’a cessé de percevoir à la CEI. Il y a-t-il une justice en Centrafrique actuellement ? La preuve, Bozizé vient de s’asseoir sur l’arrêt du Conseil d’Etat sur le découpage des circonscriptions électorales aux législatives en refusant de signer un autre décret conforme à cette décision.  

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 15:32

 

 

Tiangaye

 

Carine Frenk RFI mercredi 27 octobre 2010

L’opposition centrafricaine s'achemine-t-elle vers un boycott des élections présidentielles et législatives de janvier 2011 ? Dans un communiqué, publié mardi 26 octobre 2010, le Collectif des forces du changement, qui regroupe tous les partis d'opposition ainsi que les ex-rebelles, demande la démission du président de la commission électorale le pasteur Binguimalé. La veille, le président François Bozizé déclarait sur RFI que les élections auront bien lieu, que l'opposition le veuille ou non, le 23 janvier prochain.

Pour l'opposition centrafricaine, le processus électoral tel qu'il est mené aujourd'hui, va droit dans le mur. Le président François Bozizé a refusé de faire un nouveau découpage électoral. «Cela crée un vide juridique», explique le Collectif des forces du changement.

Pour éviter un nouveau report des élections, le président Bozizé a décidé d'instaurer le vote manuel. «C'est inacceptable» pour l'opposition. Le code électoral prévoit une liste électorale permanente et informatisée.

Dans un nouveau communiqué, la coalition de l'opposition enfonce le clou et demande la démission du président de la Commission électorale indépendante. Le pasteur Joseph Binguimalé est accusé de tous les maux : incompétence, détournements de fonds. «Il gère la CEI tout seul, il doit démissionner», explique Nicolas Tiangaye. Le porte-parole de la coalition ajoute «nous demandons aussi que l'audit financier sur la CEI soit rendu public et que des sanctions soit prises».

Le Collectif des forces du changement refuse enfin de se plier au changement de calendrier qui vient d'être annoncé quant au dépôt des candidatures. Les partis d'opposition déclarent qu'ils ne déposeront pas la liste de leurs candidats à partir du 28 octobre mais qu'ils le feront à partir du 8 novembre comme c'était prévu. Ils prennent le risque de trouver porte close.

 

Ci-desssous la réction d'un internaute sur www.rfi.fr

 

 

Marre de BOZIZE

Par LE CENTRAFRICAIN (non vérifié), le mer, 2010-10-27 15:11.

Ce monsieur(BOZIZE) et sa bande de profiteurs considèrent la RCA comme leur propriété privée. Ils pensent que le pays leur appartient et les autres doivent se plier à leurs décisions.
Bozizé oublie qu'on est en période électorale et que le consensus doit prévaloir. Il n'en est pas question d'aller aux urnes avec des cartes ou des listes manuelles car cela ouvrira la voix aux fraudes. L'opposition doit tenir bon et refuser d'aller aux élections dans ces conditions.
Quant à la communauté internationale, elle ne doit pas cautionner ces pratiques et veiller aux respects des règles démocratiques QUE BOZIZE et sa bande ne cessent de violer.
BOZIZE doit partir car on en a marre il fait la honte du pays vue son comportement

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 14:50

 

 

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Source: Commission européenne (CE); Union européenne (UE) 25 octobre 2010


Sommaire: le 25 Octobre 2010, Bruxelles - La Commission européenne

 

Pourquoi le processus de soutien de la Commission européenne démocratique dans les pays partenaires?

L'Union européenne estime que la démocratie et les droits de l'homme sont des valeurs universelles qui devraient être promues à travers le monde. Ils font partie d'un travail efficace sur la réduction de la pauvreté et la prévention des conflits et leur résolution, comme précieux remparts contre le terrorisme. Il ne peut y avoir de développement à long terme lorsque les lois et les droits ne sont pas assurés. Après être entré en vigueur le 1er Janvier 2007, l'Instrument européen pour la démocratie et droits de l'homme (IEDDH) est l'expression concrète de l'intention de l'UE à intégrer la promotion de la démocratie, les droits de l'homme et la primauté du droit dans le monde entier.

Des élections honnêtes sont une base essentielle pour le développement durable et une démocratie qui fonctionne. L'Union européenne estime que les actions en faveur du droit de participer à de véritables élections peuvent apporter une contribution majeure à la paix, la sécurité et la prévention des conflits. Le soutien prend la forme de projets d'assistance électorale et des missions d'observation électorale de l'UE.

Comment fonctionne le processus de soutien de la Commission européenne démocratique dans les pays partenaires?

La Commission européenne encourage le processus de démocratisation dans les pays partenaires à travers trois instruments principaux:

• le dialogue politique: encourager les gouvernements partenaires à intégrer la démocratie et des droits de l'homme dans leurs plans de développement et identifier les possibilités d'assistance de la CE de contribuer à ces objectifs;

• l'intégration des valeurs démocratiques dans tous les instruments de développement de la Commission: principes tels que la participation politique, la représentation, la responsabilisation, la transparence et l'égalité sont intégrées dans la planification, la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques et des programmes. En outre, dans la formulation des autres politiques, tout effet négatif sur la démocratisation doit toujours être évité;

• des programmes spécifiques d'assistance financière et technique, en se concentrant sur quatre domaines clés: la promotion équitable, liberté et transparence des processus électoraux, le renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles des parlements, la promotion de médias indépendants et professionnels, et l'encouragement des systèmes politiques pluralistes.

Pourquoi la Commission européenne soutient le processus électoral en République centrafricaine?

La tenue d'élections libres et transparentes présidentielles et législatives tous les cinq ans est l'une des conditions stipulées dans les conclusions du Dialogue politique inclusif qui a eu lieu à Bangui en Décembre 2008, suite à l'accord de paix global signé à Libreville en Juin 2008. Le Dialogue politique inclusif a confirmé l'engagement des six groupes d'intervenants dédiés à la consolidation de la paix et la promotion de la stabilité en République centrafricaine: la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale, les partis d'opposition démocratique, les autres partis politiques, société civile, la fonction publique et mouvements politico-militaires.

La Consolidation de la paix, la sécurité et la réduction de la pauvreté sont au cœur de la coopération entre l'Union européenne et la République centrafricaine. L'UE, aux côtés des États membres et la communauté internationale, suit activement et soutient ce processus.

Les élections présidentielles et législatives qui se tiendront le 23 Janvier 2011 (premier tour) et 20 Mars 2011 (deuxième tour) seront les deuxièmes élections libres et démocratiques en République centrafricaine depuis l'ordre constitutionnel rétabli en 2005.

Comment le projet d'appui au processus électoral en République centrafricaine sera appliqué et surveillé?

Plus de 95% des fonds de l'UE (€ 9,1 millions) seront transférés à un panier de fonds mis en place par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour aider à la préparation des élections en République centrafricaine, dont le budget a été estimé à environ 15 M €. Le montant restant ira à une assistance technique directe à la Commission électorale indépendante (€ 300 000) et d'audit, d'évaluation et éventualités (€ 100 000).

L'approche du PNUD du panier de fonds est appropriée au besoin d’appui  moral, matériel et soutien financier et électoral ainsi que de l'action coordonnée des situations fragiles de la part de la communauté internationale.

Le panier de fonds a pour objectif de contribuer à assurer que les élections présidentielles et législatives de 2011 se passent le mieux possible dans les conditions de sécurité, de liberté, d'inclusion et de transparence requises par la Constitution et le Code électoral. Cela se fera par:

• fournir l'appui technique nécessaire et logistique à la Commission électorale indépendante (CEI), y compris sur la planification de la sécurité des élections;

• fournir du matériel électoral nécessaire pour l'établissement de listes électorales, l'organisation du scrutin et les résultats de traitement;

• informer l'ensemble de la population - et les femmes en particulier - sur les questions électorales et la promotion des droits civils et politiques en général;

• assurer la pérennité des enseignements pour l'avenir de cycles électoraux et pour la consolidation démocratique.

Le projet ne vise pas seulement à soutenir les élections de 2011, mais fait partie d'une approche plus large des cycles électoraux et durable de consolidation démocratique. Les activités concernées sont celles de renforcement des capacités nationales et l'appropriation nationale. En ce sens, les activités préparatoires et post-électorales de suivi sont aussi importantes que les élections elles-mêmes.

Qu'est-ce que l'aide européenne à la République centrafricaine?

L’UE a alloué 137 000 000 € à la République centrafricaine au titre du 10e Fonds européen de développement (FED) pour la période 2008 à 2013. L'objectif de la coopération de l'UE avec la République centrafricaine est de soutenir les efforts du gouvernement centrafricain visant à réduire la pauvreté, principalement grâce à la concentration sur les deux secteurs de:

• La gouvernance démocratique et de rétablir la sécurité et de services sociaux (72,500,000€);

• Infrastructure et une meilleure accessibilité (19,5 millions €).

Cette allocation est complétée par 34,000,000 €  de l'appui budgétaire et  11 millions € de l'assistance technique et des projets environnementaux.

En plus de la FED, la République centrafricaine d’autres prestations provenant d'autres fonds du budget de l'UE, qui complètent la stratégie du pays EDF, tels que ceux pour les urgences. Dans ce cas particulier, les acteurs non-étatiques et autorités locales dans le programme de développement en vertu de la Coopération au Développement (ICD) appuie les initiatives de la société civile à renforcer les médias dans la période pré-électorale.

La République centrafricaine est l'un des pays les plus pauvres dans le monde et continue de souffrir des conséquences de plusieurs années d'instabilité politique et l'insécurité, qui ont endommagé l'infrastructure du pays, la situation socio-économique et des structures administratives. La République centrafricaine est connue comme un «orphelin de l'aide" en raison de son petit nombre de donateurs et est classé 179ème sur 182 pays dans l'Indice de développement humain. L'UE est le principal partenaire de développement de la République centrafricaine.

UE source: Commission européenne

• Date: 25/10/2010

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 14:32

 

 

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Ai- Rca- Mardi, 26 Octobre 2010 11:54

Le Premier ministre Archange Touadera a présidé le  22 octobre à l’hémicycle de l’Assemblée nationale la cérémonie de remise de diplômes à  44  docteurs en médecine dont 39 centrafricains,  5 étrangers de nationalité tchadienne et camerounaise.

 Les soutenances étaient dirigées par le  président général des membres de jury, le Professeur Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses et parasitaires et  président honoraire de l’académie française de médecine.

Il était assisté  de 16 membres de jury dont d’éminents professeurs venus du Togo, du  Bénin, du Congo et de la Centrafrique.

Cette 25ème soutenance de thèse de doctorat portait essentiellement sur la médecine, la gynécologie obstétrique, la pédiatrie, la chirurgie, la santé publique et les sciences fondamentales.

La  promotion a présenté 44 thèses.  « Ce qui représente une masse importante et une contribution scientifique  quantitatif et qualitatif. Et toutes les thèses ont été approuvées par les différents jurys",  a dit le doyen de la Facs.

Selon Prof Grezengue, la particularité de cette promotion est la présence de 10 lauréates sur les 44 impétrants. Et surtout, des lauréats de nationalité étrangère.  

De sources académiques,  depuis 1982,  cette faculté de médecine  a formé plus de 438 médecins dont 376 de nationalité centrafricaine.  Les 62 autres sont venus du  Bénin, du Tchad, du Cameroun, du Burundi, du Congo, de la France, de la Guinée et du Rwanda.

"Chers amis lauréats, dans les jours à venir,  vous commencerez une nouvelle vie. Je vous souhaite pleine de réussite. Dans cette nouvelle aventure, vous allez découvrir les bienfaits du savoir que vous avez acquis au sein de notre faculté.  La tâche qui vous attend est exaltante mais aussi contraignante», a dit le Pr Gentilini, rappelant les trois qualités essentielles d’un bon médecin que sont : la compétence, la disponibilité et la modestie.

Dans son allocution, le Ministre délégué auprès du Ministre de l'éducation nationale,  Djibrin Sall, a remercié toutes les personnes « de bonne foi pour leurs  contributions non négligeable pour la réussite de cet événement"

Il s’est réjoui de ce que l’université de Bangui accompli avec fierté les missions qui lui sont assignées. Et ce faisant,  a fait d'elle une institution de développement au service de la République Centrafricaine.

"Afin de permettre à la Facss de se mettre au diapason des établissements similaires dans le monde,  des filières spécialisées  en biologie médicale, chirurgie générale, gynécologie obstétrique, pédiatrie et santé publique viennent d'être créées"  a informé  M Djibrin.

S’adressant aux récipiendaires, le ministre délégué leur a prodigué des  conseils leur demandant de valoriser les diplômes reçus.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : On note que Bozizé qui aime à rappeler lui-même que "ni lui ni ses enfants n'ont jamais fréquenté l'université, s'est tenu totalement à l'écart de cet événement pour laisser place à son ineffable premier ministre.

 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 02:05

 

 

Bozize KNK

 

COLLECTIF  DES FORCES DU CHANGEMENT

(CFC)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le vendredi 22 octobre 2010, le Rapporteur Général de la coordination Nationale de la commission Electorale Indépendante (CEI), Monsieur Rigobert Vondo a lu à Ia radio une décision signée par le président de cet organe, modifiant la date de dépôt et de clôture des candidatures aux élections présidentielle et législatives de 2011.

La décision unilatérale prise par ce dernier à l'insu des autres membres de la CEI modifie partiellement le chronogramme électoral révise ayant fait l’objet de l'Accord du 10 Août 2010 et dont l'article 4 dispose:

« Toute modification significative du chronogramme électoral révisé et du calendrier électoral ne peut se faire que suite à la demande et sur Rapport de la CEI à laquelle participent toutes les entités représentées au Dialogue politique Inclusif. Cette modification est entérinée par un décret pris en Conseil des Ministres »

La décision unilatérale prise par Monsieur Joseph Binguimalé, président de la CEI viole l'Accord du 10 août 2010 et conforte l’Opposition dans sa conviction que ce dernier persiste dans sa volonté de fraude qui peut conduire à des élections non transparentes.

Son acte irresponsable s'ajoute à d'autres qui ont déjà été décriés depuis Décembre 2009 par l'opposition et dont certains ont été reconnus par le Président de la République :

- incompétence notoire ;

- détournement des fonds de la CEI;

- rapports fictifs pour justifier la convocation du corps électoral en Avril et Mai 2010 etc..

Face à la gravité et à la persistance de ces dérives qui sont de nature à conduire le processus électoral dans l'impasse, le Collectif des Forces du Changement :

1- Rejette la décision arbitraire et unilatérale de Monsieur Binguimalé modifiant les dates de dépôt et de clôture des candidatures en les fixant du 28 Octobre au 08 Novembre 2010.

2- S'en tient aux dates de dépôt et de clôture des candidatures indiquées dans le chronogramme révisé du 10 Août 2010 c'est à dire du 08 Novembre au 08 décembre 2010.

3- Exige à nouveau la publication du rapport d'audit des fonds alloués à la CEI,

4- Exige la démission de Monsieur Joseph Binguimale et de son complice Rigobert Vondo respectivement Président et Rapporteur Général de la CEI.

5- Se réserve le droit de retirer ses représentants à la CEI si ses exigences ne sont pas satisfaites.

 

Bangui, le 26 Octobre 2010

Ont signé :

ADP                                                                                                         LONDÔ

P. POUN                                                                                           F. DAGO

ASD                                                                                                         MLPC

F. GOTTO GAZIAMODO                                                       Martin ZIGUELE

CRPS                                                                                                        NAP

Nicolas TIANGAYE                                                            Hilaire NGUITONGO

FC

Timothée MALENDOMA                                                                                                           

PATRIE

B. MAPOUKA

RDC

Louis Pierre GAMBA

 

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