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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 04:32

 

 

ZIg-Zag.jpg

 

 

De sérieuses menaces d’enlèvement et de mort pèsent sur le candidat Martin Ziguélé

Selon des informations dignes de foi émanant d’un membre même du commando qui a requis l’anonymat, un funeste projet a été soigneusement concocté par Bozizé pour envoyer sur le terrain des tueurs éliminer physiquement Martin Ziguélé au cours de la campagne électorale actuellement en cours. Il est question de procéder soit à l’enlèvement  du candidat du MLPC, soit à l’assassiner  si celui-ci se hasardait à arpenter les axes routiers des préfectures  de la Haute-Kotto chef-lieu Bria ou la Nana-Gribizi chef-lieu Kaga-Bandoro.

En effet, c’est de notoriété publique que le seul candidat que craint et redoute vraiment car à même de le battre dans les urnes c’est Martin Ziguélé. Il s’en est ouvert à plusieurs reprises lors des tristement célèbres réunions nocturnes de Sassara avec ses « tontons macoutes » et autres barbouzes dont Centrafrique-Presse a assez régulièrement rendu compte dans ses colonnes.

Ce n’est aussi pas non plus par le pur des hasards que le candidat du MLPC, avec Nicolas Tiangaye, est celui-là même à qui Bozizé et les sbires du régime aient fait le plus de misère et de tracasseries lorsqu’il voudrait quitter la capitale pour l’intérieur du pays ou l’étranger. Les ridicules et honteuses affaires de passeport confisqué à plusieurs reprises ou des frasques du tueur de Bossembélé le capitaine Vianney Semndiro sont encore présentes dans les mémoires.

Bozizé était en effet convaincu depuis longtemps que les dirigeants de certains pays étrangers notamment la France, le Tchad et le Congo Brazzaville, comploteraient avec Martin  Ziguélé pour le renverser du pouvoir. C’est ainsi qu’il s’est mis à suspecter et surveiller étroitement toutes les allées et venues du président du MLPC et orchestré d’odieuses campagnes médiatiques  pour proférer des accusations sans fondement contre ces chefs d’Etat.

Plusieurs fiches mensongères et fantaisistes avaient été rédigées  contre Ziguélé qui a même dû une fois répondre à une convocation chez le Premier Faustin Touadéra pour une explication en présence du général d’opérette Jules Bernard Ouandé. Le porte-parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika n’a pas également hésité à accuser Martin Ziguélé d’être un chef rebelle simplement parce qu’au cours d’un déplacement que ce dernier avait effectué à Baboua dans la Nana-Mambéré, il serait allé saluer le grand frère de Charles Massi. Cela fut considéré par le pouvoir bozizéen comme un casus belli.

C’est donc une véritable haine viscérale que voue Bozizé envers Martin Ziguélé qu’il considère comme celui qui présente pour lui le principal danger pour son plan visant à rempiler dans le fauteuil présidentiel. Quand on sait comment Bozizé a fait disparaître Charles Massi, il doit aussi rêver de celle de Martin Ziguélé pour lui permettre de dormir tranquille car c’est lui seul, avec les atouts qui sont les siens, représente une menace réelle pour Bozizé.  

Dès lors, il doit être clair qu’après Charles Massi, Bozizé ne se relèverait pas de la disparition physique éventuelle de Martin Ziguélé ou de tout autre candidat à la présidentielle dans des circonstances aussi suspectes.   

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 03:35

 

 

Garde-R-publicaine-de-Boziz-.jpg

 

 

Un petit coin du voile commence à se lever sur le dispositif de fraude de Bozizé pour réaliser son hold-up électoral. Cela reposerait sur le changement et la falsification des procès-verbaux de certains bureaux de vote, notamment ceux installés dans certains endroits difficilement accessibles et non pourvus de moyens de communication tels que la téléphonie GSM par exemple. Dans ces coins, les agents chargés d’accomplir le forfait pourraient agir sans grande difficulté, il leur suffit pour cela de créer les conditions idoines.

Selon nos informations émanant d’une source sûre dans l’entourage immédiat de Bozizé lui-même, ce dernier avait recruté secrètement et envoyé en formation au Soudan voisin trente jeunes qui ont suivi un stage en matière de maniement d’armes lourdes et de communication radio. Revenus du Soudan, ils seraient placés directement sous les ordres de Bozizé qui a choisi de les laisser opérer en tenue civile.

Par effectif de dix, ils sont répartis dans trois véhicules Toyota 4x4 et doivent prendre la route dès le mercredi 12 janvier pour les villes ciblées comme Bouca, Ndélé, Birao, et les environs de Boali, dans la propriété de Bozizé à Boyali située à 5 ou 6 kilomètres après Boali et à trois(3) kms en brousse et qui leur servirait de QG. C’est chez lui à Boyali et non à Bossembélé que sont stockées l’essentiel des armes de guerre acquises en grande quantité par Bozizé en particulier en Afrique du Sud.  

Sous l’encadrement de mercenaires français et Sud-Africains logés au sein du palais de la Renaissance et au camp de Roux où sont stationnés certains chars achetés et livrés récemment, ces jeunes éléments chargés de basse besogne doivent le jour du scrutin vers 16 heures, créer artificiellement des incidents afin de faire fuir la population dans les localités où ils sont affectés et en profiter pour falsifier les résultats du vote sur les procès-verbaux et les acheminer à Bangui pour que l’affaire soit dans le sac.

On le voit, ce n’est pas vraiment sur un programme cohérent et des élections transparentes que table Bozizé pour rempiler le mandat à la tête du pays dès le premier tour comme il le voudrait mais bel et bien sur des techniques de tripatouillage et de fraudes aux P.V. de bureaux de vote. La campagne électorale vient à peine de démarrer et tout le monde observe avec indignation que Bozizé et son KNK n’ont point la moindre esquisse de programme à présenter aux Centrafricains. Leur bilan est tellement désastreux qu’ils ont peur, honte de le revendiquer et d’en parler aux fils du pays qui les attendent vraiment au tournant. Le fait que soit des éléments de la garde présidentielle qui déchirent les affiches du candidat Martin Ziguélé en dit long sur leur méthode et leur désarroi.  

Ils se contentent exclusivement de réagir et de répliquer aux propos et déclarations de leurs adversaires Martin Ziguélé, Jean Jacques Demafouth et Emile Gros Raymond Nakombo et leurs représentants. Les Centrafricains ne peuvent pas se laisser abuser par les discours creux et la démagogie honteuse d’un Bozizé qu’ils connaissent maintenant suffisamment comme étant un incapable et un incompétent à tout point de vue. Il n’a jamais pu être à la hauteur de ce que des citoyens attendent d’un chef d’Etat et est même hélas, la source de bien de leurs difficultés actuelles.

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 01:29

 

 

logo mlpc

 

 

Bangui, 11 janvier 2011 (C.A.P) – Une délégation du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain composée notamment de Dieudonné Koudoufara, Fotor Hissène et Ramadan Attaké à bord d’un véhicule de leur parti en partance pour Birao chef-lieu de la Vakaga afin de battre campagne pour les législatives et les présidentielles du 23 janvier 2011, a été enlevée ce mardi matin par des hommes armés non identifiés dans la localité de Mouka située peu après la ville minière de Bria.

Selon des informations fournies par une source proche de la direction du MLPC à Bangui qui affirme ne pas bien comprendre les motivations réelles des ravisseurs, ces derniers auraient saisi le véhicule ainsi que tout le matériel de campagne du MLPC qui se trouvait à bord et auraient également entraîné leurs victimes en brousse.

C’est un secret de polichinelle que la région de Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto ainsi que la préfecture de la Vakaga, sont écumées depuis longtemps déjà par plusieurs rébellions armées dont les actions défrayent régulièrement la chronique. Courant novembre dernier encore, la ville de Birao était momentanément passée sous le contrôle d’une rébellion armée se disant être une tendance de la CPJP qui a par la suite été violemment mâtée par les troupes lourdement armées de l’armée tchadienne appelée à la rescousse par Bozizé.

Une chose est sûre, la rébellion de la CPJP qui a toujours exprimé vainement sa disposition à négocier avec les autorités de Bangui n’a pas caché son hostilité à la tenue d’élections dont elle ne voit pas l’intérêt comme pouvant résoudre durablement l’impasse politique en Centrafrique, étant en revanche convaincue que seule la force est le langage que comprend le dictateur sanguinaire François Bozizé.

Le kidnapping des candidats du MLPC vient brutalement mettre le doigt sur l’épineuse question de l’insécurité régulièrement invoquée sans jamais être écoutée ni par le pouvoir en place ni la communauté internationale par l’opposition démocratique du Collectif des Forces du Changement, comme étant un réel sujet de préoccupation qui, si elle n’était pas résolue convenablement, compromettrait le bon déroulement de la campagne électorale. Nous voilà au cœur du sujet.

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:21

 

 

Ziguélé

 

 

Première conférence de presse du candidat Ziguélé le 10 janvier 2011

11 janvier 2011 By Nicolas Ndagiye  www.journal-des-élections.net  

 

Avant de tenir, l’après-midi à la Place de la Réconciliation, son premier meeting de candidat, Ziguélé, du MLPC, a animé dans la matinée une conférence de presse de lancement de campagne au siège du parti à Ben-Zvi. Dans son propos liminaire, il a affirmé que « nous pouvons tous ensemble sauver notre pays de cette mort lente dont il a pris le chemin », tout en promettant de démanteler les « barrières illégales de racket ». Selon lui, les élections se tiendront dans des « conditions de préparation des plus mauvaises, avec un Président de la République très peu soucieux du respect de la loi et du Code électoral ». Il réclame toujours la démission du président de la CEI, Joseph Binguimalé, pour « médiocrité, gestion opaque et partialité »

 

Les principaux candidats sur Radio Centrafrique le 11 janvier au matin

11 janvier 2011 By Nicolas Ndagiywww.journal-des-élections.net

 

Pour la deuxième journée de la campagne, les candidats Ziguélé et Bozizé (représenté par le ministre de l’Agriculture et directeur de campagne adjoint, Fidèle Gouandjika) viennent de parler à la population. Avant le programme de campagne où il a insisté sur l’énergie, l’eau, la santé et l’éducation, le candidat du MLPC a dénoncé le comportement politique d’éléments de défense et de sécurité qui ont déchiré ses affiches de campagne à Bangui : « Les élections, ce n’est pas la guerre ». Gouandjika a dressé, en sango, un bilan positif du président candidat : « Bozizé est un rassembleur qui travaille avec toutes les composantes de la nation ». Selon lui, « les fonctionnaires et agents de l’Etat ont retrouvé leur dignité avec le versement régulier des salaires ». Il a dénoncé « les mensonges des opposants politiques qui ne veulent pas aller aux élections », terminant ses propos en chantant les paroles d’une chanson populaire se moquant des politiciens de l’opposition

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:18

 

 

Bozize KNK

 

 

Par Radio Ndeke Luka - 11/01/2011

Au second jour du déroulement de la campagne, des insuffisances ont été relevé par le HCC

 

le Haut Conseil de la Conseil de la communication s’est en effet réuni ce mardi 11 janvier 2011 pour évaluer le déroulement de la campagne. Après la réunion, un communiqué a été rendu public et dans lequel il est donc fait mention de quelques manquements et insuffisances.

Au niveau de la presse écrite, le HCC fait observer dans ce communiqué que l’hebdomadaire Coup d’œil Centrafricain dans son numéro 769 a publié sous la rubrique Politique, un article foncièrement propagandiste en violation des dispositions relatives à la liberté de communication en RCA et du code de bonne conduite. Au niveau institutionnel, le HCC déplore que Radio Centrafrique, juste après l’épuisement de la tranche d’antenne allouée au candidat Bozizé, a enchaîné en diffusant de la musique de soutien à la candidature de ce dernier rallongeant ainsi le temps d’antenne accordé audit candidat. Autre manquement noté. Dans le journal de 20H de la télévision nationale, le présentateur est apparu avec un pins du KNK, dévoilant ainsi son appartenance à ce parti engagé dans la présidentielle. Ceci, souligne le HCC, est une violation des dispositions réglementant la campagne médiatique.

Au niveau des candidats, à présent, le HCC relève que dans ses messages, le candidat Martin Ziguélé a fait deux fois usage d’une autre langue que les deux langues officielles reconnues par la constitution de la RCA. Fidèle Ngouandjika, représentant du candidat Bozizé, s’est exprimé également dans une autre langue non reconnue officiellement. En outre ce dernier n’a cessé de citer nommément un des candidats, le traitant de grand menteur et responsable de la gestion calamiteuse de l’Etat sous un régime précédent. Enfin, le Haut Conseil de la Communication déplore que certains militants des partis en lice se permettent de déchirer les affiches des autres candidats et partis à travers la ville. Il invite par ailleurs les candidats et les organes de presse, à se conformer aux textes en vigueur, en vue d’assurer le bon déroulement de la campagne médiatique dans le respect de la loi.

 

NDLR : Le HCC ne doit pas eulement se contenter de déplorer les violations des textes en vigueur par certains partis et leurs candidats. Des sanctions doivent tomber à l'encontre des contrevenants sinon le HCC aura démontré son inutilité en tant qu'institution de même qu'il aura fait la preuve que le code de bonne conduite n'est qu'un chiffon de papier pour Bozizé et son KNK.  

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:15

 

 

JMS.jpg

 

 

Notre Voie mardi 11 janvier 2011 

Après avoir activement contribué à la déstabilisation de la Centrafrique à partir de 2001, Jean-Marc Simon repart à la charge. Cette fois-ci en Côte d’Ivoire, neuf ans plus tard.

«Cet homme fait partie des ambassadeurs-barbouzes dont disposent l’Elysée et le Quai d’Orsay pour déstabiliser les pays africains dont les dirigeants affichent une indépendance vis-à-vis de Paris». C’est en ces termes qu’une source diplomatique en poste dans la sous-région ouest-africaine nous a présenté Jean-Marc Simon, actuel ambassadeur de France en Côte d’Ivoire. Mais surtout un des acteurs-clé avec l’ambassadeur des Etats-Unis, Philip Carter 3 et le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire, Young J. Choi, de la fraude massive dans le nord du pays puis du hold-up électoral visant à installer illégalement Alassane Dramane Ouattara, candidat de l’étranger, à la tête de la Côte d’Ivoire.

Précédemment ambassadeur au Gabon, M. Jean-Marc Simon a atterri en Côte d’Ivoire en mission commandée par l’Elysée. Le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, qui a visiblement juré de réussir là où son prédécesseur, Jacques Chirac, a échoué (c’est-à-dire renverser par tous les moyens, le Président ivoirien souverainiste, Laurent Gbagbo), a confié à Jean-Marc Simon, les rênes du complot interne contre Gbagbo. Pour avoir réussi une telle mission de 2001 à 2003 en Centrafrique face au chef d’Etat centrafricain d’alors, Ange-Félix Patassé, M. Jean- Marc Simon avait le profil de l’emploi.

En effet, alors qu’il était ambassadeur de France en Centrafrique, Jean-Marc Simon, a chapeauté sous le contrôle de l’Elysée de Jacques Chirac, le renversement d’Ange-Félix Patassé par un coup d’Etat. La France reprochait au Président Patassé, soutient une source proche du dossier, son attachement à la souveraineté de la Centrafrique et son engagement pour le contrôle du pétrole centrafricain par le pays.

Paris qui avait «toléré», quelques années auparavant, la tenue d’élections transparentes aux termes desquelles Patassé avait battu André Kolingba, le Président sortant, a pris la décision dès 2001 de remettre en selle Kolingba parce qu’Ange-Félix Patassé affichait un souverainisme qu’abhorrait la France dans sa volonté de faire une main basse totale sur les richesses de la Centrafrique. Patassé dénonçait, par exemple, l’exploitation sauvage et illégale des mines d’or menée par des entreprises françaises sur tout le territoire centrafricain. Coaché par les services français et l’ambassade de France à Bangui (capitale centrafricaine), André Kolingba tente en 2001 un coup d’Etat contre Ange-Félix Patassé. La tentative échoue au grand désarroi de Paris. Les armes découvertes au domicile de Kolingba contigu à celui de l’ambassadeur Jean-Marc Simon à Bangui sont toutes estampillées «Ambassade de France en Centrafrique». La télévision nationale centrafricaine les présente à l’opinion publique en guise de témoignage de l’implication de Paris dans le coup.

Avant la tentative du coup d’Etat, la France via ses médias dont RFI soutient activement l’idée d’une guerre civile entre les ethnies Baya et Yakoma. Chose souhaitée, chose obtenue. L’échec du coup d’Etat donne lieu à des affrontements sanglants entre les Baya (ethnie de Patassé) et les Yakoma (ethnie de Kolingba) qui font plusieurs centaines de morts et des milliers de blessés. Bangui est à feu et à sang. André Kolingba est exfiltré avec l’aide de Jean-Marc Simon vers le domicile de l’ambassadeur de France d’où il lance un appel via RFI à l’endroit de Patassé.

De 2001 à 2003, la Centrafrique vit une instabilité profonde orchestrée par Paris.

L’Elysée met à profit cette période pour rechercher un nouvel adversaire à Patassé. Chirac le trouve en la personne du général François Bozizé, ex-chef d’état-major de l’armée, limogé par Patassé pour diverses raisons. François Bozizé lance une rébellion armée avec la bénédiction de Paris. Le Tchad en devient la base arrière.

Le 15 mars 2003, alors qu’Ange-Félix Patassé est en visite officielle à l’extérieur du pays, la rébellion gagne Bangui. L’avion du Président Patassé est interdit d’atterrir à l’aéroport de la capitale. C’est le coup d’Etat réussi. Une situation dans laquelle, précisent les sources, l’ambassadeur Jean-Marc Simon a joué un rôle déterminant.

Paris évacue ses ressortissants vers le Gabon et abandonne les Centrafricains à leur sort. Après avoir réussi sa «mission» en Centrafrique, Jean-Marc Simon est muté au Gabon pour un «repos». Avant d’être ré-envoyé en «mission» en Côte d’Ivoire par l’Elysée.

Comme à Bangui, le schéma est le même : une rébellion armée parrainée par l’hexagone, un pion (Alassane Dramane Ouattara), une base arrière (le Burkina Faso), un Président (Laurent Gbagbo) gênant à cause de son attachement à la souveraineté de son pays et un enjeu (le contrôle du pétrole et de toutes les matières premières). Mais contrairement en Centrafrique, Jean-Marc Simon rencontre des difficultés sur le terrain en Côte d’Ivoire. A cause d’une population ivoirienne déterminée et aussi souverainiste que son Président, Laurent Gbagbo. Ainsi que l’interpénétration des ethnies qui rend quasi impossible l’éclatement d’une guerre interethnique voulue en vain par l’Elysée.

Autre obstacle majeur, l’homme de la France, Alassane Ouattara, n’est pas accepté par la majorité de la population ivoirienne à cause de son passé et sa propension à la violence. En dépit de tout, Jean-Marc Simon et l’Elysée ne baissent les bras…

Didier Depry ddepry@hotmail.com

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 23:33

 

 

demafouth causant avec Patassé

 

 

Centrafrique : Jean Jacques Démafouth (JJD), le retour du rebelle

Ai- Rca- Lundi, 10 Janvier 2011 14:16  - Jean-Jacques Démafouth (JJD) âgé de 52 ans et candidat aux élections du 23 janvier 2011. http://jj.demafouth.free.fr

Originaire de Sibut chef de lieu de la Kémo, JJD s’est engagé tôt en politique en ralliant le mouvement estudiantin qui lutta contre les exactions de l’ex-empereur Bokassa.

Etant militant du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), M Demafouth fut contraint à l’exil au Tchad, au Bénin puis France.  Bien déclaré réfugié politique en France JJD a continué son  étude en droit et y est devenu avocat à la cour.

En 1992, il se mit au service d’Ange Félix Patassé, candidat du MLPC à la Présidentielle. Patassé élu le nomma conseiller juridique à la présidence de la République et directeur du Centre national de recherches et d’Investigations (CNRI).

Le Président Ange Félix Patassé a fait de lui  Président du Conseil d’administration (PCA) de la Société centrafricaine des télécommunications (SOCATEL) de  1993 à 1996 et de 1996-1999 il était nommé Conseiller Personnel du chef de l’état avant de lui confier le  portefeuille du ministère de la Défense nationale de 1999 à 2001.

Candidat malheureux à la présidentielle de 2005, M. Démafouth a ensuite été président porte-parole de la rébellion de l’Armée populaire pour la restauration de la    démocratie (APRD) avant de créer son parti politique la Nouvelle alliance pour le progrès (NAP), membre du collectif des forces de Changement et de l’Union de Forces Vives de la Nation (UFVN). Il est candidat aux élections présidentielles et législatives  de 2011 sous la  bannière  de la NAP. http://jj.demafouth.free.fr  

Son principal atout

A l’époque Ministre de la Défense, JJD a réussi à réorganiser l’Armée nationale profondément divisée suite aux diverses mutineries de 1996 et a permis ainsi à celle-ci de retrouver son honneur et sa dignité. Le peuple centrafricain a pu ainsi se reconnaître en son armée, débarrassée des considérations d’opportunités tribalistes et régionalistes.

Kabongo, Ai Bangui

 

Un candidat à la présidentielle centrafricaine annonce un programme d’urgence de sortie de crise

(Afrique Avenir 11/01/2011)

Le Can­di­dat de la Nou­velle Al­liance pour le Pro­grès (NAP), Jean Jacques Dé­ma­fouth, à la pré­si­den­tielle du 23 jan­vier pro­chain, a ré­vé­lé lundi à Ban­gui que son parti a conçu un pro­gramme d’ur­gence, pour un pays post conflit tel que la Cen­tra­frique.

Ce pro­gramme a – t-il ex­pli­qué, de­vant les étu­diants de l’Uni­ver­si­té de Ban­gui, à l’ou­ver­ture de la cam­pagne of­fi­cielle, sera ar­ti­cu­lé no­tam­ment sur la façon de ré­ta­blir la sé­cu­ri­té sur l’en­semble du ter­ri­toire et de re­dé­ployer l’ad­mi­nis­tra­tion sur l’en­semble du ter­ri­toire afin d’as­seoir l’au­to­ri­té de l’Etat.

« Le ré­ta­blis­se­ment de la sé­cu­ri­té, per­met­tra à notre armée avec la mise en œuvre ef­fec­tive du pro­gramme de Ré­forme du Sec­teur de Sé­cu­ri­té (RSS), d’être ef­fi­cace pour pour­suivre les ban­dits de grands che­min », a –t-il ex­pli­qué.

Il s’est en­ga­gé aussi de mettre en place une po­li­tique d’au­to­suf­fi­sance ali­men­taire, afin de jeter une base de l’or­ga­ni­sa­tion d’agri­cul­ture com­pé­ti­tive en Cen­tra­frique.

Il a rap­pe­lé à ce sujet que plu­sieurs mou­ve­ments po­li­ti­co-mi­li­taires si­gna­taires des ac­cords de paix ont ac­cep­té de faire de l’agri­cul­ture et de l’éle­vage après le désar­me­ment.

« Nos hô­pi­taux sont des cli­niques pri­vés », a dé­plo­ré Jean Jacques Dé­ma­fouth, avant d’an­non­cer la si­gna­ture d’une conven­tion na­tio­nale fa­ci­li­tant la dé­li­vrance d’une carte d’abon­ne­ment sa­ni­taire comme une so­lu­tion al­ter­na­tive aux phé­no­mènes de la cor­rup­tion qui mine nos hô­pi­taux.

« Si on doit pri­va­ti­ser les hô­pi­taux ; on doit le faire en met­tant en place un dis­po­si­tif dra­co­nien der­rière le per­son­nel mé­di­cal ayant le de­voir de soi­gner pour per­mettre aux ma­lades du sida de ne pas se rendre à Ban­gui pour s’ap­pro­vi­sion­ner en ARV », a-t-il dit.

Sur le plan édu­ca­tif, il a pré­ci­sé que le sys­tème édu­ca­tif de la Cen­tra­frique ne ré­pond plus aux exi­gences de l’heure.

Par consé­quent, il a pré­co­ni­sé une re­fon­da­tion du sys­tème sco­laire par la créa­tion de nou­velles fi­lières à l’uni­ver­si­té de Ban­gui. http://jj.demafouth.free.fr

© Copyright Afrique Avenir

 

Centrafrique : Qui est le candidat Patassé ?

Ai- Rca- Lundi, 10 Janvier 2011 14:11 - Né le 25 janvier 1937 à Paoua (Ouham Pende), Ange Félix Patassé(AFP) est candidat aux élections présidentielles et législatives (Berberati 1) de 2011, sous la bannière de l’indépendant.

 Diplômé de l’Académie supérieure de l’agriculture tropicale  (Nogent-sur-Marne en France), il est ingénieur agronome zootechnicien, AFP dès l’âge de 29 ans, était déjà le plus jeune ministre dans les gouvernements successifs de Bokassa.

Son aptitude aux différentes fonctions que le président de l’époque lui confiait a valu sa nomination au poste du premier ministre de  1976 à 1978.

Son ambition pour la présidence a  commencé en 1981 où il y est candidat face à David Dacko qui l’a battu dans les urnes.

N’acceptant pas les résultats des urnes, AFP a poussé la population à la désobéissance civile qui a conduit le Président Dacko a cédé le pouvoir aux Militaires. Pour se sauver il est contraint de s’exiler au Togo de 1982 à 1993.Revenu au pays  il fut élu président en septembre 93 sous la bannière du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti qu’il prétend être le fondateur

Son premier mandant est marqué par un cycle de mutineries. Il est néanmoins réélu en 1999 mais échappe un coup  d’Etat organisé par Kolingba en fin mai 2001. Il sera finalement renversé par François Bozizé le 15 mars 2003 et contraint à un second exil au Togo.

Condamné puis amnistié, il revint au pays en fin 2008 et se déclarant être « petit frère de Jésus » car envoyé par Dieu pour exécuter son programme pour la RCA.

Son atout : très bon orateur et a un charisme de fin politicien.

Kabongo, Ai Bangui

 

MESSAGE DE PATASSE

 

Sous la présidence de François Bozizé, la situation de la République Centrafricaine n’a cessé de se dégrader depuis 2003. Le gouvernement et les groupes rebelles se font la guerre, et la tristement célèbre Armée de Résistance du Seigneur ougandaise (Lord’s Resistance Army ou LRA) répand la terreur et la frayeur autour d’elle en perpétrant des centaines et des centaines de raids. Un cessez-le-feu décrété par le président François Bozizé avec quatre des cinq groupes de rebelles en décembre 2008 n’a tenu que quelques mois.

En 2010, les combats ont dégénéré : on reproche à Bozizé de ne pas intégrer les chefs des rebelles à la politique nationale. L’un des chefs des rebelles, Charles Massi, est même assassiné aux mains de la police le 8 janvier 2010. D’une manière générale, l’ordre public a presque totalement disparu : il y a quelques semaines seulement, la Cour constitutionnelle Centrafricaine a confirmé qu’Ange-Félix Patassé et cinq autres candidats étaient « autorisés » à se présenter aux élections présidentielles.

« La République Centrafricaine ne doit pas sombrer plus avant dans le chaos ». Ange-Félix Patassé a été président de la République Centrafricaine de 1993 à 2003 et veut le redevenir. Il fait preuve d’autocritique. En 2003, pour se défendre contre le coup d’État de son successeur Bozizé, Ange-Félix Patassé a notamment fait appel à 1 500 mercenaires du Congo voisin. Leur intervention fait l’objet d’une enquête de la Cour Pénale Internationale (CPI) : l’ancien Vice-Président du Congo Jean-Pierre Bemba est actuellement jugé à La Haye pour les crimes commis par ses troupes en République Centrafricaine.

Aujourd'hui, Patassé ne ferait plus appel à des troupes étrangères dans son pays. « J’ai appris de mes erreurs. Nous avons besoin de réconciliation. L’Afrique doit arrêter de vouloir régler ses problèmes par la violence. » Patassé est convaincu que son âge (73 ans) fait de lui le candidat idéal pour cette mission : « Je connais mon pays mieux que personne – la Centrafrique est un pays merveilleux. Les décennies de guerres civiles n’y ont rien changé. » 

« Je veux que mon pays devienne une démocratie stable, un pays exemplaire en Afrique », poursuit Patassé. Les sanctions sont terminées, la République Centrafricaine peut de nouveau tout négocier - sauf les armes -, et en particulier les diamants. Patassé, qui a 12 enfants, est convaincu que l’économie de la République Centrafricaine recèle un potentiel de croissance gigantesque, « à condition que de nombreuses régions soient approvisionnées en eau et en électricité ». 

Malgré une situation budgétaire catastrophique, Patassé a des projets concrets pour après sa réélection en janvier : « D’ici 2013, tous les enfants doivent pouvoir aller à l’école. » Il envisage de construire à Bangui, la capitale, une université « digne d’une grande nation africaine ». En coopération avec des organisations humanitaires, Patassé veut assurer des soins médicaux de base même dans l’arrière-pays et construire des « cliniques de brousse ».

Dès le milieu de l’année 2011, Patassé envisage de réunir dans la capitale Bangui des dirigeants du monde entier pour les faire rencontrer en personne les futurs entrepreneurs du pays. Il envisage d’inviter également des femmes dirigeantes pour revaloriser la position des femmes à l’intérieur du pays. « Nous voulons améliorer la Centrafrique en utilisant les armes des femmes : beaucoup de charme et encore plus de persévérance », affirme Patassé. 

Source : www.lacolombe-info.net

 

Martin Ziguélé développe son programme de société devant la presse

 

Martin Ziguélé affiche

Par Sebastien Lamba - 10/01/2011 Journal de Bangui

Il milite pour la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants ainsi que la mise en œuvre de la Réforme du Secteur de sécurité (RSS)

 

Le candidat du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) à l’élection présidentielle du 23 janvier 2011, M. Martin Ziguélé a développé sur trois points, lors d’une conférence de presse, lundi 10 janvier 2011, à Bangui. Le premier axe de son projet de société concerne la restauration de la sécurité sur l’ensemble du territoire en finalisant le Programme Désarmement Démobilisation et réinsertion des ex-combattants et la mise en œuvre de la Réforme du Secteur de sécurité (RSS) pour que la paix revienne véritablement dans le pays. Le second axe, c’est la relance de l’économie et la création de l’emploi effective, en mettant l’accent sur l’exportation de produits vivriers agricoles et le secteur pastoral, ainsi que la relance de l’exportation du café et du coton.

Enfin, le développement des infrastructures routières à l’intérieur du pays afin de promouvoir la croissance économique du pays. Pour Martin Ziguélé, il s’engage à mettre un terme à la descente aux enfers en changeant qualitativement la gestion du pays, afin de briser le cercle vicieux du non-développement et de la souffrance, et de redonner enfin espoir aux Centrafricains et au pays. Martin Ziguélé a proposé de rebâtir un Etat républicain et démocratique garant des libertés, améliorer les conditions de vie de la population en élargissant l’accès de tous aux services publics de base et promouvoir le développement économique social en intégrant les défis environnementaux et le Genre. Il convient de rappeler que lors de la dernière élection présidentielle de 2005, le candidat du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, Martin Ziguélé a été battu au deuxième tour par le président sortant François Bozizé.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 13:38

 

 

RADIO ND K LUKA

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 11 Janvier 2011 08:42

Le  Collectif des organisations non gouvernementales de Centrafrique (CIONGCA), a attiré lundi 10 janvier 2011, l’attention de la population sur les promesses fallacieuses qui ne sont pas souvent respectées par  les candidats une fois ceux-ci élus.  Modeste Gonda, président de cette plate-forme de la société civile l’a signifié sur les ondes de Radio Ndeke Luka, à l’ouverture de la campagne électorale lundi 1O janvier.

Selon le président de la CIONGCA, « pendant 2 semaines, ces candidats vont promettre vents et marrées, partiront et la population va en pâtir ». Il a précisé que « cette population devrait faire preuve de vigilance et demander de comptes aux élus, facteurs d’un nouveau suffrage ou non, conclut-il ».

A la 2ème journée de cette campagne, le bilan de la première a été marqué par un timide mouvement dans les différents états-majors des candidats tant à Bangui qu’en province. Les conférences de presse et quelques meetings ont été réalisés.

5 candidats à la présidentielle et 885 aux législatives, poursuivent ce mardi la présentation de leurs programme de société aux électeurs. Les consultations populaires sont convoquées pour le 23 janvier 2011.

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 13:36

 

 

Balance-justice.jpg

 

L’absence de concurrence offre la liberté à deux sans-papiers

La Voix du Nord  lundi 10.01.2011, 05:13 -

Il s'appelle François Mbaya Tapiade. Il a 23 ans et, hier, cet étudiant du lycée Ozanam de Lille bénéficiait de la mobilisation de ses enseignants et de ses camarades de BTS. Natif de Centrafrique, n'ayant pu renouveler son titre de séjour, Mbaya Tapiade a été interpellé après un contrôle d'identité à Wazemmes et placé en centre de rétention au moment de Noël. Hier, un juge de la détention et de la liberté (JLD) devait se prononcer sur la prolongation de rétention du jeune homme. Une formalité - a priori - avant une possible reconduite à la frontière.

Et là, coup de théâtre... Spécialisé dans la défense des sans-papiers, Olivier Cardon, l'avocat d'un autre étranger, un Algérien amené lui-aussi par la police aux frontières, présente au magistrat un argument d'un genre particulier. Une directive européenne du 16 décembre 2008 entre en contradiction avec les droits notifiés aux sans-papiers placés en rétention. Les textes français prévoient que l'étranger retenu peut avoir recours au soutien d'une association.

En l'occurrence l'Ordre de Malte, seule présente au Centre de rétention de Lesquin. Mais la directive européenne rejette ce qui peut être considéré comme un « monopole ». Or, le texte européen devait être transposé en droit français au plus tard le 24 décembre dernier. Fort de cet argument, Olivier Cardon a obtenu la libération de son client. Une première à Lille. Quelques minutes plus tard, Mbaya Tapiade, défendu par Virginie Stienne, était également libéré selon la même stratégie. Les conversations de couloir entre robes noires ne sont pas toujours inutiles.

LAKHDAR BELAÏD

 

L'ex-château de Bokassa à Hardricourt mis à prix 735.000 euros mercredi

 

Jean-Bedel-Bokassa.jpg

 

PARIS Mardi 11 Janvier 2011 - 12:09 (AFP) Le château de Hardricourt (Yvelines), ancienne propriété de Jean-Bedel Bokassa, l'empereur déchu de Centrafrique mort en 1996, sera vendu aux enchères mercredi à Versailles avec une mise à prix de 735.000 euros.

L'annonce légale parue en décembre sur des sites spécialisés précise que la vente comprend un "château d'une superficie habitable de 547,78 m2, une maison de gardien (95,49 m2), un vaste parc arboré et un double garage". Cette vente aux enchères sur licitation (en vue du partage d'une indivision) est organisée à la suite d'un jugement du tribunal de grande instance de Versailles. L'avis ajoute que les "lieux semblent occupés".

Selon des spécialistes de l'immobilier interrogés par l'AFP, les enchères ne devraient pas dépasser 1,2 million d'euros, en raison du mauvais entretien de ce manoir d'une vingtaine de pièces aux toits d'ardoise qui domine la vallée de la Seine et du parc laissé à l'abandon.

L'ex-empereur Bokassa s'était installé en décembre 1983 à Hardricourt, l'une de ses propriétés en France, après un exil de quatre ans en Côte d'Ivoire à la suite de sa déposition le 21 septembre 1979 par des parachutistes français. Celle-ci avait été précipitée par le massacre présumé d'une centaine d'écoliers par sa garde personnelle lors de troubles à Bangui.

L'un des fils de Jean-Bedel Bokassa, Georges, ancien ministre de la Défense de son père (1975-1976), a supplié le président Nicolas Sarkozy d'intervenir pour éviter ce qu'il estime être une spoliation de l'héritage de sa famille.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

 

 

Qui veut acheter le château de Bokassa

L’ancienne demeure de Jean-Bedel Bokassa est mise aux enchères, mercredi. Travaux à prévoir.

Sur le papier, l’annonce est alléchante. Propriété de Hardricourt à vendre, comprenant un "château d'une superficie habitable de 547,78 m2, une maison de gardien (95,49 m2), un vaste parc arboré et un double garage". L’ancienne demeure de Jean-Bedel Bokassa, l'empereur déchu de Centrafrique mort en 1996, sera vendu aux enchères mercredi à Versailles. Mise à prix ? 735.000 euros.

"Tout est dans un état lamentable"

Seul problème, de l’avis de plusieurs spécialistes de l’immobilier, les enchères ne devraient pas dépasser les 1,2 million d'euros. En cause ? Le mauvais entretien du manoir laissé à l'abandon depuis de nombreuses années.

A la lecture de l’annonce, Marcel et sa femme ont été charmés. Pourquoi ne pas se payer un château du roi Bokassa 1er pour s'en faire une résidence secondaire ? Une fois sur place, le couple a vite déchanté. "Tout est dans un état lamentable" déplore Marcel. Et d’énumérer les dégâts : "le manoir n’est pas chauffé, des vitres sont cassées, des plafonds tombent". Le couple n’a même pas pu visiter toutes les pièces du manoir pour des questions de sécurité.

La famille Bokassa divisée

Dans la famille Bokassa, on reconnaît que les lieux n’ont pas été entretenus depuis la saisie du château par l'Etat. "On a tout simplement négligé ce que notre père nous a laissé par manque de moyens" explique Marie-France Bokassa, l’une des filles de l’ancien roi de Centrafrique.

L'un des fils de Jean-Bedel Bokassa, Georges, ancien ministre de la Défense de son père, accuse, lui, l’Etat français de spoliation de l'héritage de sa famille. Il a demandé à Nicolas Sarkozy d'intervenir pour empêcher cette mise aux enchères. Sans succès.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 13:34

 

 

Jean Pierre Bemba Gombo

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 11 Janvier 2011 08:44

La reprise des audiences de Jean-Pierre Bemba est prévue ce mardi 11 janvier 2011, au siège de la CPI (Cour Pénale Internationale) à la Haye au Pays Bas. Elle avait été suspendue en raison des vacances judiciaires des membres de la Cour à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Le procès redémarre avec l’interrogation du témoin numéro 87. A ce jour, trois personnes ont déjà été auditionnées lors des précédentes audiences.

La première, un homme, le témoin numéro 38, a expliqué le contexte de ce qui s’est  passé en République centrafricaine. La deuxième, une experte en traumatologie, a quant à elle expliqué les conséquences physiques, morales et psychologiques des violences sur les victimes, notamment le viol. La troisième personne, une femme, présentée dans ce procès comme l’une des victimes du viol, a raconté son martyre. Il faut noter que toutes ces personnes ont été interrogées aussi bien par la défense que par l’accusation.

Le leader du Mouvement de Libération du Congo, est accusé de crime de guerre et crime contre l’humanité en République Centrafricaine. Lesquels crimes commis par ses milices entre 2002 et 2003, sous le régime de l’ex président de Centrafrique Ange Félix Patassé actuel candidat à l’élection présidentielle.

Patassé a été chassé du pouvoir par la rébellion de François Bozizé en 2003, légitimé par le scrutin de 2005, et candidat à sa propre succession à la présidentielle du 23 janvier 2011.

 

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