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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 03:17

 

 

 

12022011malonga 

cour constitutionnelle RCA

 

 

Alors même que la crédibilité des récentes élections groupées du 23 janvier dernier est mise en cause par l’opposition en raison du refus de la Cour constitutionnelle de la RCA d’examiner sérieusement comme elle aurait dû le faire le contentieux électoral né de la dernière présidentielle et de dire le droit au sujet des nombreux recours en annulation déposés par les candidats adversaires du candidat et président sortant François Bozizé, celle-ci est encore en train de commettre une autre forfaiture qui va achever de la discréditer définitivement.

Déjà pour la présidentielle, les inadmissibles fraudes généralisées et graves irrégularités relevées non seulement par tous les observateurs internationaux mais aussi par les différents partis tant de l’opposition que certains de la majorité présidentielle n’ont jamais fait l’objet d’une enquête approfondie. Ce sera encore visiblement le cas hélas, pour les contentieux nés des législatives. Jusqu’ici, plusieurs bizarreries et graves dysfonctionnements comme cette rocambolesque affaire de la non prise en compte des suffrages de 1262 bureaux de vote que la CEI n’est pas parvenue à expliquer mais pourtant transmis en l’état à la Cour constitutionnelle,  demeurent toujours un mystère qui jettent évidemment un grave doute et d’inadmissibles soupçons sur ce qui est de ce fait une véritable mascarade électorale couverte indûment par la Cour constitutionnelle.    

Selon des informations émanant d’une source proche de la Cour constitutionnelle à Bangui qui a requis l’anonymat, celle-ci n’a même pas encore commencé à se pencher sur les nombreux recours en annulation aux élections législatives que plusieurs candidats ont déposés à son greffe. Or ces dossiers sont sérieux et devraient déterminer le second tour de ces législatives prévues pour avoir lieu le 27 mars prochain et desquelles l’opposition a déjà annoncé son retrait. Qu’est ce qui peut expliquer une telle situation ? Qu’est ce qui peut justifier un tel comportement de la part de ces magistrats pourtant grassement rémunérés ?  

Pour la présidentielle on le sait, cette Cour constitutionnelle avait pourtant fait preuve d’une inhabituelle promptitude en n’hésitant pas à rejeter sans même prendre la peine d’examiner sur la forme et le fond, les recours en annulation des candidats Martin Ziguélé du MLPC, Emile Gros Raymond Nakombo du RDC et du candidat indépendant Ange Félix Patassé, en choisissant de confirmer purement et simplement l’élection de Bozizé dès le premier tour de scrutin avec le score soviétique fabriqué par le vrai faux pasteur, le nullissime Joseph Binguimalé de la CEI.

Résultat, non seulement les adversaires directs de Bozizé à cette compétition n’ont de cesse de contester sa frauduleuse « élection » et en réclament même l’annulation mais même à l’étranger, les chefs d’Etat ne se bousculent pas pour lui adresser les messages traditionnels de félicitation. On apprend avec effarement qu’il en est même rendu sans le moindre scrupule, à dépêcher son directeur de cabinet, Michel Gbézéra Bria à Malabo, quémander un message de félicitation du tout nouveau président en exercice de l’Union Africaine, le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Un tel message, si ce dernier acceptait d’en signer un, signifierait ipso facto la reconnaissance de toute l’Afrique de la réélection de Bozizé. Quelle misère et petitesse d’âme !

Qu’est ce qui empêche les membres de la Cour constitutionnelle de dire le droit et de faire leur travail en toute impartialité comme le leur demande les Centrafricains et la communauté internationale ? Il est vrai qu’avant même le déroulement des opérations électorales, c’était un secret de polichinelle que ces magistrats avaient fait l’objet de sérieuses menaces de mort rapportées par la presse nationale de la part de certains fils de Bozizé et des tueurs et assassins bien connus de la garde présidentielle dans le cas où la Cour constitutionnelle ne déclarerait pas Bozizé vainqueur de ces élections.

A la décharge de la Cour constitutionnelle, c’est aussi un secret de polichinelle que la plupart des documents (procès-verbaux, et autres urnes ou bulletins de vote des bureaux querellés) devant rendre compte du déroulement régulier des opérations électorales ont été récupérés de force par des soldats armés de la garde présidentielle et remis secrètement à Binguimalé et sont donc, soit introuvables, soit falsifiés pour les besoins des élections au premier tour de Bozizé et ses parents, ce qui allait rendre extrêmement difficile le travail d’investigation de ladite  Cour.

Faut-il enfin rappeler que la précipitation et le zèle avec lesquels la Cour constitutionnelle avait accepté en avril et mai 2010 de se laisser instrumentaliser par Bozizé qui s’était adressé à elle pour solliciter son avis afin de faire voter par l’Assemblée nationale de façon anticonstitutionnelle une loi pour prolonger son mandat qui devait expirer le 11 juin dernier,   illustrait déjà de façon assez édifiante la démission devant ses responsabilités et l’aplatissement de cette institution.

Comme Bozizé projette d’organiser son investiture le 15 mars prochain, si le second tour des législatives doit se dérouler le 27 mars, on a quelque mal à comprendre l’intérêt qu’il y avait à organiser des élections groupées le 23 janvier dernier alors que c’est longtemps après la prestation de serment du nouveau président de la République qu’on aura la composition définitive et complète de la nouvelle chambre des députés. On est donc en pleine aberration. Cette assemblée dans laquelle vont théoriquement faire leur entrée la famille Bozizé dont les enfants, les femmes, la sœur, les neveux et cousins, une véritable bouffonnerie qui est précédent dans le monde contrairement aux allégations fantaisistes et totalement ridicules du porte-parole du gouvernement Fidèle Gouandjika, ce qui renforce la réalité de république bananière du régime Bozizé en RCA.

 

La Rédaction de C.A.P   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 01:35

 

 

MAE France

 

Le vent de force 4 qui a commencé à souffler sur la planète depuis le Nord de l’Afrique par la Tunisie et qui a déjà déboulonné du pouvoir deux chefs d’Etat de l’envergure de Zine Abidine Ben Ali et Hosni Moubarak continue de faire des dégâts non seulement au  Maghreb et dans les autres parties du monde arabe mais aussi en occident. En France, le Quai d’Orsay, siège de la diplomatie de la France est dans un état d’effervescence directement engendrée par la situation tunisienne en raison l’accumulation des turpitudes successives de sa ministre qui vient d’être limogée, et de celles de l’ex-ambassadeur de France en Tunisie et son jeune et bouillant successeur.

Ces derniers jours en effet, plusieurs diplomates français qui ont voulu conserver l’anonymat, n’ont pas manqué de dénoncer dans les médias le naufrage de la diplomatie française de ces dernières années où des ambassadeurs comme celui qui venait d’être relevé de son poste à Tunis et celui actuellement en fonction à Bangui en République centrafricaine, engoncés dans une certaine vision politicienne et obsolète, abreuvent leur hiérarchie parisienne avec des notes et  télégrammes diplomatiques qui font le jeu des dictateurs comme hier Ben Ali ou François Bozizé, auprès desquels ils sont accrédités. Voici en quels termes le groupe Marly s’en est pris aux errements actuels de la diplomatie française :   

« Aujourd'hui, la diplomatie a de nouvelles et passionnantes missions. Son rôle est d'anticiper pour aider à la décision du politique. Sa fonction prospective qui s'était peu à peu étiolée doit redevenir majeure.

Non, en janvier il n'y avait pas dans les notes et télégrammes de quoi anticiper ce qui se passe aujourd'hui dans le monde arabe. La France n'a pas su comprendre ce qui était en train de se produire. Pas plus qu'aucun autre pays d'ailleurs. Est-ce que cet aveuglement général nous excuse ? Evidemment pas. Cela nous oblige à réfléchir sur les causes profondes de ce manque de discernement qui ne date pas d'hier. 

En Centrafrique, l’ambassadeur de France en poste depuis 2008 intoxique littéralement sa hiérarchie à Paris avec des notes ayant pour seul objectif d’assurer le maintien du dictateur sanguinaire Bozizé au pouvoir. Le résultat de cette cécité est que la France a contribué financièrement aux côtés de l’Union Européenne au financement d’une mascarade électorale dans ce pays comme l’a dénoncé le fameux hebdomadaire satirique parisien paraissant le mercredi.

Si au Maghreb et dans certains pays du monde arabe, la vieille politique diplomatique de la France a consisté à maintenir en place contre vents et marées des dictateurs et autocrates au pouvoir sous le prétexte qu’ils étaient les meilleurs remparts contre l’islamisme et le terrorisme, en Centrafrique, quelle peut être la justification du soutien inconditionnel de l’ambassadeur de France au despote sanguinaire et prédateur François Bozizé ?  

Les récentes déclarations contradictoires et cyniques du porte-parole du Quai d’Orsay au sujet de la situation postélectorale en Centrafrique montrent bien que son analyse est grandement influencée par les rapports mensongers de l’ambassadeur de France à Bangui qui a toujours tenté de minimiser la gravité des fraudes massives pourtant constatées par tous lors du double scrutin du 23 janvier dernier, afin de faire valider la scandaleuse «élection » de François Bozizé à la présidentielle et celle de ses enfants, ses femmes, ses sœurs, ses neveux, cousins  et autres membres de son clan à l’assemblée nationale.

Le scrutin du 23 janvier était bel et bien un double scrutin, donc le principe de l'indivisibilité des scrutins doit absolument prévaloir. On ne peut qu’être surpris par les propos du porte-parole du Quai d’Orsay qui, dans un jugement de Salomon qui n'honore pas la France réussit l’alchimie consistant à distinguer la présidentielle des législatives. Que dit-il du rapport de l'OIF?  

Pour l’ambassadeur de France à Bangui, Bozizé a restauré la stabilité dans le pays par le paiement régulier des salaires et que sa réélection au premier tour est logique. Toujours d’après lui, l'opposition n'a a rien fait sur le terrain depuis les dernières élections de 2005, alors qu'il a été régulièrement informé du travail accompli et des nombreux déplacements sur le terrain de Martin Ziguélé par exemple du MLPC et des multiples tracasseries de tous ordres des différents ministres de l'Administration du Territoire pour l’empêcher justement de travailler, alors que le secrétaire général du KNK Elie Ouéfio battait tranquillement campagne.

Où était cet ambassadeur quand l’opposition réclamait l'informatisation des listes et des cartes électorales comme le code électoral l'exige ? C’est lui, avec son parti pris pour Bozizé, qui fait pourtant l’objet d’un rejet massif par ses compatriotes, qui crée les conditions de violence qui couve actuellement en RCA et que M. Jean-Pierre Vidon est incapable ou ne veut pas percevoir. C’est cette vérité qui doit être entendue à Paris où plusieurs voix s’élèvent et en France d’une manière générale, pour exiger que la diplomatie de la France soit mise au service de l’amitié de la France avec les peuples qui se lèvent pour exiger la démocratie, la liberté, le respect des droits de l’homme, autant de valeurs qui sont aux antipodes de la politique éculée d’un Bozizé qui n’a aucune vision ni noble ambition pour son pays et de sa gouvernance faite de prédation, de nombreuses violations de droits de l’homme et de médiocrité.

La Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 01:10

 

Jean-Daniel-Dengou--1-.jpg

 

 

Jean Daniel Dengou, l'ancien gérant administrateur de la société ADMN, celui-là même et le bâtonnier de l'ordre des avocats centrafricains, Me Symphorien Balemby, que Bozizé a ordonné à ses services de sécurité qu'ils soient recherchés, arrêtés et dépecés parce qu'il seraient d'après lui, les auteurs ou commanditaires de l'incendie qui avait ravagé en juin 2010 le supermarché RAYAN de l'homme d'affaire et truand libanais Ali El Akhrass, a décidé de prendre sa plume pour interpeller Mgr Paulin Pomodimo, Médiateur de la République afin qu'il puisse prendre en main cette sordide affaire dans laquelle d'innocents compatriotes  dont des femmes et des lampistes, croupissent arbitrairement à la prison de Bossembélé depuis juin dernier et risquent d'y passer bientôt un an pour rien.

 

Jean Daniel Dengou qui avait réussi à se faufiler au nez et à la barbe des sécurocrates de Bozizé se trouve dpuis lors en France avec sa petite famille et est en passe d'obtenir l'asile politique. Il continue néanmoins de se préoccuper du sort peu enviable de Me Balemby toujours en cavale et de toutes les personnes de leurs entourage qui ont été arrêtées et détenues dans des conditions difficiles à la prison de Bossembélé sans le début de commencement de la moindre procédure judiciaire alors qu'il n'y aucune preuve contre elles. Jusqu'à présent, elles n'ont jamais été entendues par quelque magistrat que ce soit. Bozizé étant tellement occupé par la gestion de la calamiteuse situation postélectorale née des graves fraudes et de la mascarade du KNK que ces compatriotes encourent le risque de continuer à végéter pour rien en prison. Il est temps que ces faits du prince s'arrêtent . 

 

Rédaction C.A.P  

 

 

 

 

 

 lettre JJD au Médiateur 1 [1]

 

lettre Mé.2 .[1]

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 00:11

 

 

andre-mba-obame-

 

 

LIBREVILLE (Gabon) - AFP / 26 février 2011 22h46 - L'opposant André Mba Obame, qui s'est autoproclamé président du Gabon le 25 janvier quittera dimanche l'agence onusienne de Libreville où il est réfugié avec son "gouvernement", a-t-il affirmé à l'AFP samedi soir.

"On va sortir demain (dimanche). Le secrétaire général des Nations unies M. Ban Ki-moon a envoyé une mission de très haut niveau au Gabon. Nous les avons rencontrés vendredi, aujourd'hui (samedi) et demain. Il fallait mettre les Nations unies et la communauté internationale devant leurs responsabilités. Le dossier du Gabon est entre les mains des Nations unies. C'est une belle et grande victoire. Une belle avancée", a affirmé Mba Obame, dit AMO.

M. Mba Obame s'est autoproclamé président le 25 janvier après être rentré au Gabon fin décembre et a nommé son "gouvernement". Il était réfugié depuis cette date au siège du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) en même temps qu'une trentaine de personnes dont son "gouvernement" et des cadres de son parti l'Union nationale.

Ex-ministre de l'Intérieur, ex-baron du parti au pouvoir et actuellement député, André Mba Obame revendique la victoire à l'élection présidentielle d'août 2009 à l'issue de laquelle il est officiellement arrivé troisième et qui a été remportée par Ali Bongo, selon les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle et contestés par l'opposition.

L'Union nationale a été dissoute par le ministère de l'Intérieur le 27 janvier pour "non-respect des principes démocratiques; atteinte à la forme républicaine de l'Etat; atteinte à la souveraineté nationale; trouble à l'ordre public".

"On n'avait pas vocation à s'éterniser au Pnud. On n'était pas venu se cacher. Nous voulions attirer l'attention des Nations unies sur la situation au Gabon", a poursuivi AMO.

"Il y avait une sorte d'indifférence sur la situation politique gabonaise. Il fallait la faire connaître. On ne regarde plus le Gabon du même oeil. L'objectif de ce point de vue est rempli. Nous nous félicitons que le secrétaire général de l'ONU ait réagi en déplaçant de hauts fonctionnaires. Nous sommes honorés", a-t-il ajouté.

"Certes, nous n'avons pas été reconnus par des pays certes mais il y a deux semaines, Ben Ali et Moubarak étaient reconnus par la communauté internationale. Aujourd'hui, celle-ci a reconnu les demandes de leurs peuples. Nous sommes dans un combat politique dont le peuple est juge", a-t-il estimé.

Selon M. Mba Obame, la délégation onusienne a "aussi rencontré ceux d'en face, ils ont rencontré le pouvoir légitime et illégitime".

L'ancien ministre de l'Intérieur a affirmé ne pas craindre une arrestation à sa sortie: "On ne craint rien. Maintenant si le pouvoir illégitime veut nous arrêter qu'il le fasse. Pourquoi nous arrêterait-il?".

M. Mba Obame a précisé que l'occupation du Pnud n'était "pas une fin": "Ce n'est pas fini, nous continuons notre combat. Nous ne renonçons à rien. Je me considère toujours comme le président élu du Gabon".

(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 23:43

 

 

KADHAFI.jpg

 

 

 

Libye: le Conseil de sécurité impose des sanctions sévères à Kadhafi

NEW YORK (Nations unies) - AFP / 27 février 2011 02h43 - Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté samedi à l'unanimité une résolution imposant des sanctions sévères au colonel Mouammar Kadhafi, à sa famille et à des proches du régime.

Parmi ces sanctions adoptées par les quinze Etats membres, figurent notamment un embargo sur la vente d'armes et de matériels connexes à la Libye et une interdiction de voyager sur le sol des Etats membres concernant seize personnes, dont Mouammar Kadhafi, sept fils et sa fille et des personnes intimement liées au régime.

Par cette résolution, les membres du Conseil de sécurité considèrent que "les attaques systématiques" contre la population civile en Libye actuellement menées "peuvent être assimilées à des crimes contre l'humanité".

Le Conseil de sécurité a décidé de transférer au procureur à la Cour pénale internationale (CPI) "la situation en Libye depuis le 15 février" et demande aux autorités libyennes de "coopérer pleinement" avec le tribunal.

Cette mesure a fait l'objet de longues discussions entre les Etats membres, certains ayant soulevé des objections, selon des diplomates.

Les membres du Conseil demandent en outre la fin immédiate des violences et que des mesures soient prises pour répondre aux aspirations légitimes du peuple libyen. Il exhorte les autorités libyennes à agir "avec la plus grande retenue", à "assurer la sécurité de tous les étrangers", à "assurer le passage sûr des fournitures humanitaires et médicales" et à "lever immédiatement toutes les restrictions sur toutes les formes de médias".

Les Etats membres ont enfin décidé d'imposer un gel des avoirs financiers concernant le colonel Kadhafi, quatre de ses fils et un proche du régime.

Le vote a eu lieu en présence du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

(©)

 

 

Ces milliers d’Africains recrutés lors des rébellions dans la région terrorisent les Libyens.

Par THOMAS HOFNUNG Libération 25/02/2011 à 00h00

Du temps où il se rêvait en leader des «Etats-Unis d’Afrique», Muammar al-Kadhafi n’hésitait pas à envoyer sa «Légion islamique» faire le coup de feu sur le continent. On l’a vue à l’œuvre en Centrafrique, en 2002, pour défendre l’ex-président Ange-Félix Patassé. Aujourd’hui, le «Guide» compte désespérément sur le soutien de ces légionnaires pour se maintenir au pouvoir à Tripoli.

Depuis le début du soulèvement en Libye, de nombreux témoignages locaux font état de la présence de combattants étrangers, certains parlant français, au comportement ultraviolent. Combien sont-ils ? La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) estime leur nombre à 6 000, dont 3 000 rien que dans la capitale. «Ils semblent avoir reçu carte blanche pour piller et tuer, indistinctement, tout civil», s’inquiétait hier l’association.

De hauts responsables en rupture de ban avec le régime de Kadhafi, tel le ministre démissionnaire de la Justice, Moustapha Abdel Jalil, confirment leur présence sur le sol libyen. «Je savais que le régime avait des mercenaires bien avant le soulèvement, a-t-il confié au journal suédois Expressen. Lors de plusieurs réunions, le gouvernement a décidé de donner la citoyenneté à des gens du Tchad et du Niger.» Nombre de ces hommes ont en effet été cooptés à la suite des multiples rébellions - tchadienne ou touareg dans le nord du Niger et du Mali - qui ont ponctué l’histoire de la région sahélienne depuis les années 70 et que le Guide libyen a instrumentalisées pour mieux asseoir son influence. «Kadhafi est le grand parrain de l’Afrique, explique Antoine Glaser, ancien directeur de la Lettre du continent. Il a toujours joué un double jeu, finançant les rebelles d’une main et les dirigeants de l’autre.» A la fin des années 80, Kadhafi a notamment épaulé Charles Taylor, qui mit à feu et à sang le Liberia durant plus de dix ans.

Camps. Dans le même temps, on ne compte plus le nombre de négociations de paix qui se sont déroulées sur le sol libyen. Ce fut encore le cas, récemment, pour le conflit au Darfour (Soudan), impliquant des rebelles tchadiens et soudanais. Mais aussi dans le nord du Niger, où un accord a été trouvé en 2009 entre Niamey et les rebelles touaregs, sous l’égide de Tripoli. Au fil des ans, des ex-rebelles touaregs et tchadiens ont été hébergés par Kadhafi dans des camps situés dans le sud du pays, en réserve de sa Légion islamique.

Ont-ils été rejoints, ces derniers jours, par des mercenaires recrutés et acheminés ? Joint par Libération, le responsable de la Ligue libyenne des droits de l’homme, Slimane Bouchuiguir, affirme que des pilotes libyens ont décidé de ne plus voler à bord des avions de la compagnie nationale Afriqiyah après avoir découvert qu’ils avaient acheminé des mercenaires à leur insu. Une source bien informée assure qu’au cours des derniers jours, près d’une centaine de «baroudeurs tchadiens» - des anciens du Darfour, appartenant à l’ethnie des Zaghawas (est du Tchad) - ont été convoyés en Libye. D’après la FIDH, des combattants de nationalités tchadienne, nigérienne, mais aussi soudanaise et malienne, ont été appréhendés au cours des derniers jours par les insurgés. Des chiffres plus ou moins fantaisistes ont été cités à propos de leur rémunération. Mais celle-ci pourrait tourner autour de 2 000 dollars par mois (environ 1 450 euros).

Embrigadés. Dans le chaos ambiant, une véritable psychose du mercenaire s’est emparée de la population libyenne. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), de nombreux réfugiés africains - originaires principalement du Tchad, du Soudan, d’Erythrée et de Somalie - ont été pris pour cible, au cours des derniers jours par les opposants au régime de Kadhafi. Trois Somaliens ont même été tués. Plus d’un million d’immigrés vivent en Libye, dont la majorité sont originaires d’Afrique noire. Beaucoup vivent dans des conditions extrêmement précaires, parfois dans la clandestinité. Certains d’entre eux auraient été embrigadés par les mercenaires sous menace de mort.

Hier, l’Organisation internationale des migrations faisait part de son inquiétude, notant que - à la différence des Européens - leurs gouvernements ne sont pas en mesure de les exfiltrer pour des raisons financières et logistiques.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 22:35

 

 

QUAI D ORSAY

 

 

Paris, France 26/02/2011 (Pana) – Il y a un risque que la contestation des irrégularités électorales avérées lors du premier tour des législatives en Centrafrique se fasse par des voies autres que démocratiques et menace la sécurité de ce pays, a déclaré vendredi à Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.

S’exprimant lors d’un point de presse, il a regretté le fait que la mobilisation active de la communauté internationale n’ait pas permis de garantir, le 23 janvier dernier, un scrutin régulier, transparent et démocratique en Centrafrique .

«En particulier, les élections législatives ont donné lieu par endroits à de graves irrégularités. L’opposition a décidé de retirer ses candidats au second tour. Elle serait donc absente de l’Assemblée nationale issue de ce scrutin», a ajouté M. Valero.

Il a appelé tous les acteurs politiques centrafricains à renouer le dialogue pour que le second tour des législatives se déroule dans de meilleures conditions.

«Nous pensons que par le dialogue, la classe politique centrafricaine peut surmonter ses divergences et arriver à un terrain d’entente. Nous avons encore 48 heures pour agir et éviter le boycott du scrutin par l’opposition», a déclaré M. Valero.

 

NDLR : Quel débordement de violences pouvait-il y avoir à ramener Bozizé sur le droit chemin ? Redouter une explosion de violences au point de laisser valider une mascarade électorale et des fraudes électorales à vaste échelle est irresponsable. C'est même ce laisser-faire qui est susceptible d'amener la violencedans ce pays puisqu'il s'agit d'une inadmissible et grave injustice et un déni de démocratie. Comment la France peut-elle cautionner le fait accompli d'une parodie d'élection !

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 18:11

 

 

bria

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 26 Février 2011 14:18

Les Forces armées centrafricaines ont infligé de lourdes pertes aux rebelles de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) dans leur fief  de Yangou Drondjia, située à 130 km de la ville de Bria sur l’axe Ndélé. Ceci dans le cadre d’une opération de sécurisation déclenchée dans la nuit du jeudi 24 février 2011, selon des sources militaires.

En effet, le Haut commandement de l’Armée à Bria, a confié au correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville, que les FACA ont mené une attaque surprise, avec une puissante force frappe, « supérieure à celle de l’ennemi ».

De lourdes pertes matérielles ont été enregistrées dans les rangs de la CPJP. Plusieurs armes de guerres et de chasse de tous calibres, un poste récepteur, un émetteur radio, un téléphone satellitaire, 4 fûts de 200 litres de carburant et deux véhicules volés à des particuliers ont été récupérés par les FACA.

Radio Ndeke Luka ne dispose pas pour le moment d’un bilan précis sur les pertes en vies humaines. Mais tous les témoins interrogés sont unanimes à parler de « débandade généralisée au sein du mouvement rebelle ».

De retour dans leur base à Bria, les éléments des FACA ont été accueillis en héros par la population. Cette attaque est intervenue après un accrochage il y a quelques jours, opposant entre eux des éléments de la CPJP. Bilan, 7 morts.

Cet accrochage du 24 février est le second opposant les éléments de la CPJP aux FACA en quelques jours. Le précédent remonte au 7 février dernier. L’accrochage s’était déroulé  aux environs des villages de Bagawa et de Gbégbé situés à 47 et 50 kilomètres de la ville de Bria.

 

NDLR : Ce n'est pas en affichant un tel triomphalisme que les Faca vont résoudre le problème que leur pose cette rébellion qui n'a sans doute pas encore dit son dernier mot. Maintenant que le processus électoral dans le pays n'a accouché que d'une mascarade et par l'entrée fracassante de la famille Bozizé à l'Assemblée nationale, la situation politique est retournée à la case départ donc ce triomphalisme est déplacé.   

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 17:59

 

 

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Samedi, 26 Février 2011 14:18

L’Institut Pasteur de Bangui  a célébré  ce 25 février 2011 ses 50 années d’existence. Une occasion pour l’institution de présenter ses différentes activités de recherche aux journalistes nationaux.

Pendant ces 50 années, l’Institut Pasteur a eu à mener de grandes recherches sur la découverte du foyer du virus de l’Hépatite B en Centrafrique, de la fièvre jaune, et d’autre virus émergents.

Selon Dr MARDAD KAZANJI, directeur général l’Institut, cet institut  a été toujours au service de la population centrafricaine, notamment dans le cadre de traitement des maladies, de leur prévention. Il sert aussi de centre de formation et de spécialisation aux étudiants en médecine de l’Université de  Bangui. Pour être encore plus performant, un laboratoire de haute sécurité est en train d’être installé afin de mieux répondre aux besoins en soins de la population centrafricaine.

Pour marquer ses 50 ans d’existence, e nombreuses manifestations seront organisées dont une journée Portes ouvertes, des expositions, des projections des films scientifiques à l’intention des élèves des séries scientifiques dans les établissements publiques.

L’Institut Pasteur de Bangui a été créé et inaugurée le 25 février 1961. Son objectif principal était de protéger la population contre le virus de la fièvre jaune découvert en Afrique Centrale. Ses missions consistent également à mener des recherches scientifiques biomédicales, appuyer la santé publique et renforcer le service de formation dans le domaine de la santé.

Malgré, les populations se plaignent du coût jugé élevé des différentes prestations de l’Institut, notamment les analyses médicales et autres frais d’examen. En réponse, le  Dr MARDAD KAZANJI a expliqué que les tarifs pratiqués sont fonction des taxes que l’Institut doit payer, disposition qui n’existe pas dans les autres pays  où l’Institut Pasteur est présent. Toutefois a-t-il précisé, il existe deux tarifs au niveau de l’Institut dont un très favorable aux indigents.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 17:38

 

 

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Samedi, 26 Février 2011 14:16

Le collectif des commissaires locaux de la CEI (Commission électorale indépendante) de Bangui et Bimbo ont organisé samedi 26 février dans la matinée une manifestation pacifique devant les locaux de Radio Ndeke Luka à Bangui. Ils veulent ainsi se faire entendre et obtenir le paiement de 6 mois d’indemnités.

C’est à la fin d’une assemblée générale de leur collectif tenue dans la matinée que ces commissaires de la CEI, estimés à près de 200 personnes se sont rassemblées devant le portail de Radio Ndeke Luka. Ils réclamaient ainsi que « leur radio soit l’écho de leurs revendications en parlant de leur situation d’agents n’ayant reçu aucune indemnité depuis 6 mois ».

Leur porte-parole, Joseph Désiré YENGOU, a expliqué que c’est « à l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire que les commissaires locaux de Bangui et de Bimbo ont organisé en date du 17 février 2011 à Bangui, qu’un bureau du comité de pilotage du collectif des commissaires locaux de Bangui et de Bimbo a été mis en place. Nous nous sommes rapprochés d’abord de la coordination nationale de la CEI (Commission électorale indépendante) pour porter à sa connaissance l’existence effective de ce collectif ». Il démentait ainsi les propos tenus il y a quelques jours par Rigobert Vondo, rapporteur général de la CEI, qui interrogé par Radio  Ndeke Luka, avait dit ignoré l’existence de ce collectif.

Joseph Désiré YENGOU a fait savoir que les commissaires locaux de Bangui et Bimbo totalisent six mois d’arriérées. « Nous totalisons 6 mois d’arriérées d’indemnités, et si on essaie de faire le calcul pour les 8 arrondissements de Bangui et de Bimbo, ça fera un total de 92.820.000 FCFA », a-t-il précisé.

Ces commissaires ont conditionné la reprise de leurs activités en vue du deuxième tour des élections législatives dont la date est fixée au 27 mars 2011, au paiement de ces 6 mois d’indemnités. Le président centrafricain François Bozizé a été saisi de cette revendication depuis le 21 février dans un mémorandum envoyé par ce collectif.

 

 

NDLR : Bozizé et Binguimalé ont utilisé ces gens pour les besoins de leur hold-up et maintenant ils ne veulent plus leur payer leurs indemnités. Ils les prennent pour des citrons pressés. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 17:29

 

 

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Des membres des départements politiques et droits de l’homme du cabinet du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), séjournent actuellement à Libreville. Ils ont engagé des pourparlers avec André Mba Obame et son gouvernent parallèle en vue de leur sortie des locaux du PNUD et d’une décrispation du climat politique au Gabon.

Dans la perspective d’un règlement rapide de la crise politique actuelle, une délégation de la division politique du cabinet du secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU) est arrivée à Libreville le 24 février dernier. Des sources diplomatiques indiquent que cette mission qui compte également le directeur chargé des droits de l’homme à l’ONU, a eu une longue séance de travail avec les fonctionnaires du ministère gabonais des Affaires étrangères, le 25 février.

 Dans la même journée, des mouvements inhabituels ont été observés au siège Librevillois du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) où une rencontre avec les membres du gouvernement parallèle formé par André Mba Obame a eu lieu, selon une source de l’Union nationale (UN). Après un tête-à-tête de deux heures environ entre le chef de la délégation onusienne et le président autoproclamé de la République, la rencontre s’est élargie aux autres membres de son gouvernement. Les pourparlers se seraient poursuivis tard dans la nuit.

 Pour l’instant, rien n’a filtré de ces entretiens. La source de l’UN a néanmoins affirmé que «les choses devraient aller très vite». Selon une source diplomatique «la poire va être coupée en deux. On s’achemine vers des mesures de décrispation.»

 Le récent séjour du président Ali Bongo à New-York concernant le différend qui oppose le Gabon à la Guinée Équatoriale, aurais permis d’aplanir la problématique posée par l’exil d’André Mba Obame dans les locaux de la représentation de l’ONU au Gabon. Selon une source diplomatique, le secrétaire général de l’ONU avait programmé un huis clos avec le président gabonais à ce sujet. D’autres sources ont indiqué que durant son escale de Paris, alors qu’il était en partance pour New-York, le président Ali Bongo s’est entretenu, entre autres, de la crise politique gabonaise avec Nicolas Sarkozy et que les pourparlers politiques invoqués par bon nombre d’acteurs politiques seraient programmés dès le retour d’Ali Bongo de New-York.

La délégation venue de New-York ne devrait séjourner à Libreville que jusqu’au lundi 28 février. Serait-ce également la date du retour d’exil d’André Mba Obame et de la vingtaine de membres de l’UN qui l’y ont accompagné ?

Source : Gaboneco    26-02-2011   

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