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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 12:24





L’affaire était en discussion depuis le contrat d’AREVA, signé en septembre, prévoyant la construction en Chine de deux réacteurs de troisième génération (EPR), pour un montant de 8 milliards d’euros. Il était prévu que ces deux installations soient alimentées par le gisement centrafricain de Bakouma d’URAMIN, acheté en juillet 2007 par AREVA pour 1,8 milliard d’euros. Le groupe français a annoncé le 7 octobre la vente de 49 % d’URAMIN à son partenaire chinois CGNPC (China Guandong Nuclear Power Company) et à des fonds souverains, ainsi que la création d’une joint venture pour développer les deux réacteurs. D’ici à 2012, les actifs d’URAMIN en Centrafrique, en Afrique du Sud et en Namibie doivent produire 7000 tonnes d’uranium. AREVA en produit actuellement 6000 tonnes.

Jeune Afrique n° 2492 du 12 au 15 octobre 2008


Ndlr Centrafrique-Presse : Ce qu'on ne nous dit pas c'est ce que ces ventes et rachats successifs rapportent chaque fois beaucoup d'argent à Bozizé, Ndoutingaï et leur clique de négociateurs. On sait seulement que lors de la constitution d'URAMIN Centrafrique, Bozizé avait cédé 10 % des 20 % de parts qui revenaient à l'Etat centrafricain contre 20 millions de dollars US domiciliés dans un compte bancaire aux îles vierges britanniques qui lui ont permis d'acheter des armes de guerre. Aux dernières nouvelles, les 20 millions de dollars auraient déjà été totalement dépensés.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 02:34





 

En décidant quand même de promulguer la loi très controversée devant accorder l’amnistie générale à tous les protagonistes de la crise centrafricaine avant la tenue du plus qu’hypothétique dialogue politique inclusif auquel on commence à croire de moins en moins, tant Bozizé fait traîner les choses en longueur, on finit par se demander quelle logique poursuit-il réellement ?  S’est-il une seule fois posé la question de savoir à quoi peut bien servir de promulguer une loi dont personne ne veut ? Absurdité ! 

En vérité, on a beaucoup de mal à suivre Bozizé et ses piètres conseillers tels que l’ineffable Stanislas Mbangot ou encore la clique de Cyriaque Gonda, Firmin Feindiro et Thierry Maléyombo qui ont le chic de déclencher inutilement des controverses afin de retarder le processus du dialogue national inclusif. Chaque fois qu’ils reviennent de Libreville, ils prennent des initiatives et font faire à Bozizé le contraire de tout ce qui a été adopté consensuellement là-bas tout en faisant croire à l’opinion qu’il s’agit bien de ce sur lequel la réunion du Gabon s’était mis d’accord.

Ce manège dure depuis un petit moment et finit naturellement par agacer voir irriter toutes les bonnes volontés qui au niveau de la sous région et de la communauté internationale, ne cessent de déployer des efforts certains pour accompagner le processus de résolution pacifique de la crise centrafricaine. Tel que Bozizé et ses minables conseillers se comportent, ils se discréditent eux-mêmes mais font surtout peser également sur les Centrafricains dans leur ensemble, la fausse réputation de médiocrité  et de manque de volonté politique.

Ils découragent ainsi toutes les initiatives tendant à aider leur  pays à s’en sortir en se détournant de ses vieux démons. S’ils aiment patauger dans la nullité, la RCA et l’écrasante majorité des Centrafricains veulent tourner leur page ouverte depuis le 15 mars 2003. Ils n’en peuvent plus de continuer à les voir plonger toujours un peu plus leur  pays dans l’abîme tandis qu’eux s’en mettent toujours davantage dans les poches.

Presqu’au même moment où Bozizé promulguait sa loi sur l’amnistie générale, les Nations unies à travers le BONUCA, publiaient un accablant rapport imputant la plupart des violations des droits de l’homme et des violences dans les régions du Nord aux services de sécurité de Bozizé notamment sa garde présidentielle. On peut comprendre pourquoi il est actuellement saisi d’une peur bleue quant à l’étau de la cour pénale internationale que fait clairement peser sur lui le procureur de cette institution. Sa seule ligne de défense est de pouvoir bénéficier comme cherche à le faire le président El Beshir du Soudan, des dispositions de l’article 16 du statut de Rome qui a crée la CPI.

Bozizé oublie qu’il n’est pas El Beshir et qu’on ne voit pas très bien qui peut prendre sa défense par rapport aux nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sous sa responsabilité directe par sa soldatesque et sur lesquels il a quelques comptes à rendre à la communauté internationale. Devant ces questions qui sont d’une gravité certaine pour lui, on constate qu’il est désespérément seul. En ne trouvant pas mieux à envoyer auprès de la CPI que Firmin Feindiro et Thierry Maléyombo, tout indique que Bozizé a du souci à se faire quant à son sort judiciaire et se trouve donc dans une impasse totale, ne sachant plus quoi faire ni quelle initiative prendre.

C’est dans cette situation délétère qu’il se rend aussi à Québec au Canada prendre part au sommet des chefs d’Etat des pays francophones en laissant derrière lui le macchabée du commissaire Trépassé tué dans des circonstances qui doivent être élucidées et qui laissent dores et déjà perplexes quant aux responsabilités du pouvoir en place.    

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 01:26





 

 










‘’ QUI VA COMPRENDRE ‘’


Tel est le titre du premier Single que viennent de lancer Marius TOMANDJI et François BETABELE dit SOROZO qui  l’ont produit eux- mêmes  pour une première fois. Leur objectif est disent-ils, de proposer un autre style de musique non seulement à leurs compatriotes centrafricains mais à tous ceux qui ont en commun la passion musicale.

Dans ce single ils essaient de parler du fait que la nature  a tout donné ou presque aux Centrafricains (la richesse naturelle et la terre pour cultiver) mais on meurt de faim. Dans leur pays. « C’est incompréhensible. Au lieu d’unir nos forces, nos compétences au service de la patrie, on s’entre tue au nom de notre religion alors que le Dieu lui-même est Miséricordieux. Il y a beaucoup de nos compatriotes qui se battent nuit et jour dans leur domaine respectif pour avancer mais ils se confrontent toujours aux obstacles qui viennent généralement de l’intérieur. Ils sont littéralement étouffés par les ‘’ POIDS LOURDS’’ ou ceux qui croient l’être. La relève ne se prépare chez nous. Ces gens sont comme une étoile qui brille en plein jour. Bien évidemment en plein jour le soleil domine les étoiles. »

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 12:37




Bangui, 16/10/08 (C.A.P) – Le directeur des services d’immigration/émigration, le commissaire Hervy Sette Trépasse, a été tué dans la nuit du mercredi 15 octobre, abattu par deux coups de Kalachnikov tirés par des inconnus venus à moto jusqu’à son domicile situé au quartier dit des Castors à Bangui aux environs de 23 h (heure locale).

Selon des informations recueillis auprès de la famille de la victime, le commissaire qui venait de regagner son domicile comme d’habitude après avoir quitté l’aéroport Bangui Mpoko après le départ du vol régulier de la compagnie libyenne Afriquiyah pour Paris, aurait reçu un appel sur l’un de ses téléphones portables et se serait porté à la rencontre de la personne qui l’aurait appelé mais soudain, il aurait été abattu de deux coups de feu tirés sur lui à bout portant au niveau de son épaule.

Toujours d’après le récit de la famille du commissaire, le corps de ce dernier aurait été dépouillé de ses deux téléphones portables par ses assassins. A noter que le quartier des Castors était plongé dans l’obscurité après le délestage devenu chronique à Bangui, du courant électrique jusqu’au moment où la police était venue enlever le corps de la victime.

 L’enquête sur les circonstances de cet assassinat qui rappelle par certains côtés celui tout aussi crapuleux et froidement perpétré le 21 septembre 2006 sur le responsable du protocole de la présidence, Pascal Bembé, s’annonce a priori difficile. Pour Bembé, l’assassin était un officier de l’armée bien connu qui du reste, était allé trouver refuge chez Bozizé.

Tout semble indiquer que cet ignoble crime soit un coup monté et exécuté par des professionnels dans le cadre d’un règlement de comptes délibéré du commissaire Trépasse qui, toujours d’après ses proches, aurait récemment confié à son entourage, avoir quelques soucis d’ordre professionnel. Certaines personnes proches du pouvoir de Bozizé ne verraient pas beaucoup d’un bon œil qu’il puisse continuer d’exercer de telles fonctions.

En tout état de cause, le problème de l’insécurité reste entier à Bangui et l’assassinat de ce haut cadre du pays vient encore mettre le doigt sur ce fléau que le régime de Bozizé est de plus en plus incapable de juguler.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 17:30




Le président centrafricain, François Bozizé, a promulgué le 13 octobre à Bangui la loi adoptée le 29 septembre par le parlement qui porte amnistie générale des personnalités, militaires et responsables civils des groupes rebelles. Le 1er octobre, le leader de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean Jacques Démafouth, avait estimé que ces conditions d'accès à l'amnistie étaient trop contraignantes pour faire l'unanimité auprès des principaux concernés et avait sollicité l’appui des médiateurs internationaux pour un remaniement des termes de la loi.

Face à l’enlisement du processus de paix en République centrafricaine, le chef de l’Etat, François Bozizé, a décidé de promulguer le 13 octobre la loi controversée adoptée le 29 septembre dernier par le Parlement, qui porte amnistie générale des personnalités, militaires et responsables civils des groupes rebelles.

Préalable indispensable à la tenue du dialogue politique inclusif conformément à l’accord de paix global signé à Libreville, cette loi avait été rejetée par l’une des principales rébellion du pays, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), qui conteste les contraintes de cette loi.

 La loi d’amnistie notifie l’arrêt des poursuites engagées pour atteinte à la sûreté de l’Etat et à la défense nationale ainsi que des infractions connexes, contre les responsables et les membres des groupes politico-militaires se trouvant sur le territoire national ou en exil.

Le texte, qui compte pour la période du 15 mars 2003 à la date de promulgation, concerne notamment l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, le président de l’APRD, Jean Jacques Démafouth, Martin Koultamadji, ainsi que les co-auteurs et complices présumés pour détournement de fonds publics, assassinat et complicité d’assassinat.

«Sont exclus de la présente loi d’amnistie, les incriminations visées par le Statut de Rome, notamment le crime de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et tout autre crime relevant de la compétence de la Cour pénale internationale», stipule le texte, précisant qu’en «cas de récidive, toutes infractions confondues, les effets de la présente loi seront anéantis d’office à l’égard des personnes concernées».

«Sous peine de nullité, les bénéficiaires de la présente loi d’amnistie impliqués directement ou indirectement en qualité de commanditaires dans la propagation de la violence et des actions militaires à travers les groupes de rebellions sont tenus de faire mettre fin aux violences, de faire cesser le feu immédiatement et sans condition», poursuit le texte promulgué.

«Ils sont également tenus de faire restituer tous les armes et engins de guerre par les combattants et de les faire soumettre aux mécanismes de cantonnement, de désarmement et de reconversion dans un délai de soixante (60) jours, à compter de la date de promulgation», conditionne le document.

«Les bénéficiaires de la présente loi d’amnistie qui continueront d’être en intelligence avec une quelconque autres actions de rébellion perdent le bénéfice de cette loi et seront interdits de l’exercice de toute activité politique pendant une période de 10 ans de mise à l’épreuve», souligne enfin le texte.

Jean Jacques Demafouth avait estimé le 1er octobre dernier que ces conditions d'accès à l'amnistie étaient trop contraignantes et ne pourraient faire l'unanimité auprès des principaux concernés. Le leader de l’APRD avait alors demandé l'intervention des médiateurs de la crise centrafricaine auprès du président Bozizé pour un remaniement consensuel de cette loi.

«Les conditionnalités afin de bénéficier de l'amnistie ne sont pas acceptables et risquent de provoquer des réactions contraires à la volonté de paix manifestée par l'APRD»,
avait estimé monsieur Demafouth.

«L'APRD est d'accord sur le principe du cantonnement (des combattants des rébellions dans le nord) mais cela ne peut se faire en deux mois comme c'est prévu par la loi, sous peine de perdre les bénéfices de l'amnistie. Ce n'est pas réalisable. Deux mois c'est beaucoup trop court», avait expliqué le leader de l’APRD.

Si l’enlisement du processus de paix semble effectivement nécessiter des décisions fermes pour la tenue effective du dialogue politique inclusif, le consensus devra être conservé tout au long du processus pour garantir la légitimité et l’efficacité de l’initiative.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 17:01




APA Bangui 2008-10-15 (Centrafrique) Le Président de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), M. Jean Jacques Démafouth, a menacé, mercredi à Bangui, de saisir la Cour constitutionnelle, afin d’invalider la loi d’amnistie générale promulguée lundi dernier par le président centrafricain François Bozizé.

«Nous allons utiliser les moyens de droit pour rendre illégale cette loi en saisissant la Cour constitutionnelle», a déclaré M. Démafouth au cours d’un entretien avec APA, qualifiant de «non évènement» la promulgation de la loi d’amnistie générale par le chef de l’Etat centrafricain.

«C’est une loi qui veut réduire à néant les efforts déployés par la communauté internationale et le président Bongo pour nous amener vers la paix à travers le dialogue politique inclusif», a-t-il dit.

La loi d’amnistie générale des personnalités, militaires et responsables civils des groupes rebelles, promulguée lundi dernier par le président Bozizé, quinze jours après son adoption par le parlement, le 29 septembre, notifie l’arrêt des poursuites engagées, pour atteinte à la sûreté de l’Etat et à la défense nationale ainsi que pour d’autres infractions connexes, contre les responsables et les membres des groupes politico-militaires se trouvant sur le territoire national ou en exil.

Le texte, qui prend effet pour compter du 15 mars 2003 jusqu’à la date de promulgation, exige, entre autres, la restitution des armes et engins de guerre détenus par les combattants des groupes rebelles, le cantonnement, le désarmement et la reconversion des ces derniers, dans un délai de soixante (60) jours, à compter de la date de promulgation, sous peine de nullité.

Au cours de son entretien avec APA, le président de l’APRD a estimé qu’une loi d’amnistie est impersonnelle et fait référence à des faits précis dans une période donnée. «Son interprétation doit être claire et précise», a-t-il souligné.

M. Démafouth a fait savoir que son mouvement continuera de respecter le cessez-le-feu mais ne procèdera ni au cantonnement ni au regroupement de ses combattants jusqu’à ce que la loi portant amnistie générale soit modifiée et ramenée au texte initial adopté par la commission des lois de l’assemblée nationale.

Il a appelé à une réunion urgente de la communauté internationale et du comité de suivi des accords de paix, pour démontrer au gouvernement centrafricain que le mécanisme d’un programme de démobilisation, de désarmement et de reconversion des membres des mouvements de rébellion après les accords de paix ne peut se faire dans un délai de deux mois.

«Si le Gouvernement ne veut pas aller au dialogue, nous allons nous concerter avec les autres forces politiques de notre pays pour faire ce dialogue», a-t-il dit.

 La promulgation de la loi d’amnistie générale devrait déboucher sur la tenue du dialogue politique inclusif, forum réclamé par tous les Centrafricains, parce que représentant une solution susceptible de sortir le pays de la crise militaro-politique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 16:53




BANGUI 15 oct 08 (AFP) — La loi d'amnistie, un des préalables à la tenue du "Dialogue politique inclusif" devant rassembler en Centrafrique pouvoir, opposition, société civile et rébellions, a été promulguée par le président François Bozizé, a-t-on appris mardi de source officielle.

Adoptée par le parlement le 29 septembre, cette loi prévoit que sont amnistiées "toutes les infractions commises par les éléments des forces de défense et de sécurité, les autorités civiles et militaires dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre et de la défense du territoire" depuis le 15 mars 2003 quand le général Bozizé a renversé l'ex-président Ange-Félix Patassé (1993/2003).

Sont également amnistiés "les responsables et les membres des groupes politico-militaires se trouvant sur le territoire national ou en exil" depuis cette date jusqu'à la promulgation de la loi le 13 octobre.

La loi cite comme personnalités amnistiées, l'ex-président Patassé, son ancien ministre de la Défense, Jean-Jacques Demafouth, actuel dirigeant d'une rébellion dans le nord du pays, et Abdoulaye Miskine, un autre dirigeant de la rébellion.

Toutefois, la loi exclut de l'amnistie "les crimes de génocide, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre" ou tout crime "relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale" (CPI).

La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, fait face à une grave crise financière et sociale alors que l'insécurité règne dans le nord en proie aux exactions de groupes rebelles, de "coupeurs de routes" et de l'armée gouvernementale.

Le pays avait aussi connu de nombreux et importants troubles, avant le renversement de M. Patassé.

La loi fixe aux rébellions 60 jours "pour mettre fin aux violences et faire cesser le feu immédiatement et sans conditions". Elle soumet leurs combattants "aux mécanismes de cantonnement, de désarmement et de reconversion" dans ce délai.

Jean-Jacques Demafouth, président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un des principaux mouvements rebelles du pays, a affirmé récemment que cette loi d'amnistie était "inacceptable".

Il conteste notamment qu'on ne peut regrouper et cantonner les combattants des rébellions en deux mois. Si ce cantonnement n'a pas lieu dans ce délai les rebelles perdront le bénéfice de la loi.

Cette loi est considérée comme un préalable au "Dialogue Politique Inclusif" pour tenter de résoudre la grave crise que traverse le pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 04:36





  RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE












(MISNA) 14/10/2008   14.50 - Les abus et les violences commis dans les zones de conflit (Nord) mais aussi dans le reste du pays "sont pour la plupart imputables aux forces de défense et de sécurité", soutient un rapport du Bureau de l'Onu en République Centrafricaine (Bonuca), selon lequel "les six premiers mois de l'année 2008 en République Centrafricaine ont été marqués par des violations du droit à la vie, à l'intégrité physique, à la liberté ainsi que du droit à un procès équitable, des mauvais traitements, cruels, dégradants et inhumains".

De plus, d'après le même document, des exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, ont été commises dans les zones de conflit par l'armée qui a recours à n'importe quel moyen pour enrayer les agissements des groupes rebelles. Le Bureau de l'Onu fait par ailleurs état d'incursions conduites par les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (Lra) dans le Sud-est du pays, notamment à proximité des villes d'Obo et de Bambouti.

Le rapport rappelle et souligne néanmoins les efforts déployés en faveur de la paix, en particulier la signature d'un accord en avril dernier entre le gouvernement et les membres de l'Armée populaire pour la restauration de la Démocratie (Aprd). La Commission de consolidation de la paix de l’Onu, qui supervise le processus de normalisation mis en œuvre et a invité la communauté internationale à intervenir pour instaurer un "indispensable" consensus politique interne, devrait se rendre en visite dans le pays à la fin du mois.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 04:33





Points saillants

 

- Le Fonds de consolidation de la paix alloue 5,7 millions de dollars à 11 projets

- 109 artisans formés et deux groupements de femmes soutenus à Paoua

- UNICEF aide les enfants et les communautés à accéder à l'eau

- Planification de la campagne en faveur des déplacés à Bangui le 8 octobre

 

Contexte et sécurité

 

Réticences vis-à-vis de la loi d'amnistie

 

Deux acteurs clefs du processus du dialogue, la coalition des partis d'opposition Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) et l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) ont émis des réserves sur la loi d'amnistie, adoptée le 29 septembre dernier par l'Assemblée nationale centrafricaine. Jean-Jacques Démafouth de l'APRD a dit que le calendrier de deux mois pour le cantonnement, démobilisation et désarmement de ses troupes n'est pas réaliste. L'UFVN a menacé de quitter le processus de paix en guise de protestation contre les conditions rigides de la loi d'amnistie.

 

François Lonseny Fall, Représentant spécial des Nations Unies en RCA, a suggéré de convoquer une réunion extraordinaire du comité de suivi de l'accord global de paix pour assurer que toutes les parties prenantes du dialogue restent engagées. Il a lancé cet appel au cours de la troisième session de la « formation République centrafricaine » de la Commission de consolidation de la paix, qui s'est réunie à New York le 8 Octobre. Sylvain Maliko, Ministre d'État au plan, à l'économie et à la coopération internationale a évoqué devant la même assemblée, les priorités de la RCA dont la mise en oeuvre est indispensable au renforcement de la paix et de la stabilité dans le pays.

 

Actualités

 

Fonds de paix alloue 5,7 millions de dollars

 

Le Comité de pilotage du Fonds de consolidation de la paix a alloué un montant de 5,7 millions de dollars aux 11 projets suivant : démobilisation, désarmement et réintégration des enfants-soldats (2 millions de dollars) ; projets dirigés par les femmes visant le renforcement des communautés (1,4 millions de dollars) ; projets de sécurité alimentaire à base communautaire (600.000 dollars); et appui à la réconciliation dans le nord-ouest (1,7 millions de dollars).

 

Les 4,3 millions de dollars restant du don de 10 millions de dollars pour 2008 seront alloués à la réforme du secteur de sécurité et des projets dans les secteurs de justice et de la bonne gouvernance au cours de la prochaine réunion du comité de pilotage d'ici deux semaines.

 

Appui aux artisans et femmes de Paoua

 

Dans le cadre de son programme d'appui à la relance socio-économique de la sous-préfecture de Paoua et après avoir effectué une étude sur les activités productives de la région, le Conseil danois pour les réfugiés (DRC) a formé des jeunes artisans ayant le désir de relancer leurs activités.

 

Ainsi, du 11 août au 26 septembre 2008, 109 jeunes ont bénéficié d'une formation théorique et pratique visant à mettre à niveau leurs connaissances dans les domaines de la menuiserie, la maçonnerie, la forgerie et la soudure. Pour cela, le DRC a fait appel à l'expertise des formateurs issus d'organisations locales, telles que l'Union des techniciens en faveur des jeunes désoeuvrés (UTEFAJEDE) et Don Bosco, un centre d'éducation et de formation professionnelle.

 

Les futurs menuisiers en formation

 

Les formations ont été financées par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Coopération danoise (DANIDA). Les artisans ont également bénéficié des vivres du Programme Alimentaire Mondial (PAM) pendant leur formation. Les jeunes artisans recevront des kits d'outils et des matières premières pour relancer des ateliers coopératifs ou des microentreprises individuelles.

 

En même temps, le DRC appuie une douzaine de groupements de femmes afin qu'elles puissent améliorer leurs systèmes d'épargne-crédit et d'assurance traditionnelle. A ce jour, deux groupements pilotes composés de 108 femmes ont mis en oeuvre l'initiative « Tontines/Kelemba Améliorées » qui leur a permis d'épargner 530.000 FCFA, d'octroyer 6 crédits et d'assister 11 cas de maladie en deux mois. Cette initiative montre la capacité de ces femmes, à générer de l'épargne et à la transformer en crédit, tout en assistant des cas d'urgence.

 

Pour plus d'informations : stefaninidavide@yahoo.it

 

Accès à l'eau pour les enfants

 

Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) a construit 35 forages dans l'Ouham et la Nana- Gribizi et les a équipés de pompes à main avec un financement de l'Union Européenne. En collaboration avec la Direction Générale de l'Hydraulique (DGH) et l'ONG International Rescue Committee (IRC), des forages ont également été construits dans trois centres de santé situés à Ouandago, Patcho et Nana Outta. Dans des écoles primaires de 15 villages situés dans la Nana-Gribizi et la Kémo, autant de nouveaux forages fournissent de l'eau potable à environ 6.000 enfants et 5.000 autres membres de la communauté.

 

Pendant deux semaines, l'UNICEF a formé les techniciens spécialisés de Birao dans le nord-est du pays sur l'usage et l'entretien des pompes à main nouvellement installées. Une centaine de comités d'eau des villages et de techniciens dans l'Ouham ont également reçu cette formation et 80 pompes dans ces villages ont été réparées.

 

Pour ce qui est de l'assainissement, l'UNICEF a sensibilisé 160.000 personnes originaires de 400 villages aux alentours de Bossangoa sur les pratiques d'hygiène de base. Dans le cadre du même programme, 11.000 bénéficiaires à Bocaranga dans l'extrême nord-ouest du pays ont reçu des seaux, du savon et des moustiquaires imprégnées d'insecticide. La distribution a été faite en collaboration avec IRC.

 

Pour plus d'informations : aboher@unicef.org

 

Vulgarisation du dialogue à l'intérieur du pays

 

Le Bureau des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA), en partenariat avec le Ministère de la communication, du civisme, du dialogue et de la réconciliation nationale, a effectué une mission à Dékoa, Sibut, Ndjoukou, Damara, Yaloké, Bossembélé et Boali, villes situées dans le centre du pays. Le but de cette mission était d'informer les populations sur l'état d'avancement du Dialogue Politique Inclusif et de recueillir leurs attentes ainsi que leurs préoccupations par rapport au processus de paix.

 

A travers cette sensibilisation, François Lonseny Fall espère que la population prendra conscience de ses droits et devoirs. Cyriaque Gonda, Ministre de la communication, pour sa part, estime qu'une paix durable où seraient garantis le bien-être, le droit et la liberté de tous, passe nécessairement par le dialogue et la réconciliation nationale. Les populations quant à elles ont exprimé leur souhait de voir la paix revenir définitivement en Centrafrique afin de leur permettre de panser leurs plaies et de vaquer paisiblement à leurs occupations.

 

Pour plus d'informations : tourea@un.org

 

Coordination

 

Campagne en faveur des déplacés

 

Une quinzaine de participants, dont des déplacés, et des membres du cluster de protection et du groupe de communication des Nations Unies, se sont retrouvés à Bangui le 8 octobre pour planifier la campagne de plaidoyer en faveur des personnes déplacées internes en RCA. La réunion a permis d'identifier les objectifs et les activités de la campagne qui visent à renforcer les capacités de plaidoyer des déplacés eux-mêmes, former les autorités nationales et locales ainsi que les groupes armés sur les droits des personnes déplacées, et mobiliser un appui international pour les programmes de protection et d'assistance en leur faveur.

 

Cette campagne est soutenue par le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) sous la houlette de l'Equipe du partenariat humanitaire et du développement (HDPT). La stratégie et le plan d'action de la campagne devraient être finalisés d'ici la fin du mois d'octobre afin d'entamer les activités proprement dites au début du mois de novembre.

 

Pour toutes informations, veuillez contacter: UN OCHA RCA |

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 16:54





par Franck SARAGBA

Guerre révolutionnaire, guerre subversive, ou encore guerre contre-insurrectionnelle ne sont-elles pas que  les avatars d’une seule et même  guerre ? Celle de la guerre dite «  totale »   et frontale dont les origines se confondent avec  l’histoire d’une humanité intrinsèquement autodestructive à présent post-chaotique.

Contrairement aux schémas plus classiques de la guerre totale , plus ou moins élaborés,  faites de déclaration et d’annonce d’une entrée officielle en guerre  contre un autre état dont les terribles dernières manifestations eurent lieu en 1914 et 1940, la  guerre révolutionnaire transposée et menée en terre  centrafricaine  par l’ex puissance colonisatrice avec la complicité et le silence des organisations « internationales » n’est pas d’une autre nature mais d’une tout autre pratique en ce sens que l’appellation du mot guerre est complètement bannie au bénéfice d’un verbiage lénifiant et codifié à la finalité aussi destructrice.  Tantôt, elle est  déguisée  par des mots aussi soporifiques que la coopération, le développement équitable, le développement durable, le Co-développement par lesquels se nourrissent une multitude et un envahissant  répertoire d’Organisations non gouvernementales aux pensées nocives, aux relents expansionnistes.

Une immersion dans l’histoire des stratégies nous enseigne que la guerre révolutionnaire n’est autre chose qu’une des branches de l’art de la guerre  subversive théorisé par le penseur chinois SUN TZU  au VIème siècle avant J.C puis repris par des stratèges aussi renommés que Machiavel, Clausewitz ou Mao. L’essentiel de cette pensée nous-dit on,  réside dans le fait de combattre ou de lutter sans front ni champ de bataille, le but est la conquête des esprits plutôt que celle des territoires.

Rappelons-nous qu’après le morcellement de l’Afrique pour l’affaiblir et l’accession inattendue de ces états à l’indépendance, il fallait coûte que coûte par une politique d’influence au travers d’une diplomatie de masse, préserver les rapports de force entre l’ancienne puissance colonisatrice et les états nouvellement indépendants. La théorie de Mao Tse Toung sur le principe de la supériorité selon laquelle face à un ennemi en nombre, il fallait le manipuler et le diviser pour le vaincre « morceau par morceau » en concentrant au niveau tactique une force très supérieure.

La République centrafricaine n’est-elle pas le reflet et  le plus bel exemple de cette théorie ?  Les principaux leaders politiques centrafricains clament  partout qu’ils aiment leur pays et leur population mais sont incapables de ravaler leur haine et de travailler tous ensemble pour l’intérêt général. Ils disent aimer la démocratie et prétendent être des démocrates dans l’âme mais n’hésitent pas à faire des coups d’états ou à lever des rebellions, voilà la contradiction. Pire encore, ils refusent le dialogue alors qu’il est l’expression  la plus simple de la démocratie. Ils disent aimer  la justice mais c’est surtout pour l’appliquer aux autres. Leur vraie nature apparait dés lors qu’on leur demande d’appliquer le sens patriotique tant réclamé, les devoirs du citoyen, les règles fondamentales de la démocratie ou encore des notions d’éthique, de déontologie, de responsabilité.

Ainsi le substrat de la guerre révolutionnaire selon lequel, elle se nourrit de la contradiction interne d’une population donnée comme celle de la République centrafricaine se réalise. Elle se réalise d’autant plus que les contradictions sont flagrantes dans les actes posés par les principaux hommes politiques, ses intellectuels et autres élites centrafricaines depuis l’accession du pays à l’indépendance. Sous l’œil amusé et satisfait des instigateurs, la guerre révolutionnaire en Centrafrique  fait son petit bonhomme de chemin d’autant plus qu’elle est prise  en main par certains hommes politiques centrafricains assoiffés de pouvoir pour en assurer la pérennité.

Planifiée et sournoise, elle découle des expériences tirées de la guerre totale par  l’échec de l’armée française pourtant supérieure en armes pendant la guerre d’Indochine face aux vietminh rusé qui avait déjà compris et menait le combat selon les principes de la guerre révolutionnaire. Cette expérience à servi en 1954 à combattre en partie le FLN (Front de libération national algérien) en le privant de sa base populaire et en ralliant les populations arabes du côté de la France.

Plus-tard, ce savoir-faire français en matière de « guerre révolutionnaire » appliqué pendant la guerre d’Algérie, a été exporté toutefois avec quelques variantes pour une simple question d’adaptabilité au terrain en Amérique latine  par des conseillers français, en Afrique francophone et plus particulièrement en République centrafricaine terre de toutes les expérimentations.

Ainsi, des experts attitrés  tantôt au titre de la coopération, du développement équitable, du co-développement etc.… s’attèlent à une mise en œuvre systématique  et systémique de tous ordres destinés à influencer l’attitude de la population centrafricaine aux travers de ces institutions. Cette stratégie qui vise naturellement  à exploiter les nombreuses contradictions internes existant chez le Centrafricain afin de s’assurer le contrôle  de  sa population, par conséquent à faire main basse sur le pays pour s’accaparer de ses innombrables minerais et matériaux stratégiques comme l’uranium qui vient d’être bradé à AREVA, le diamant et sûrement le pétrole si l’on venait à l’exploiter.

Au cœur du processus de la guerre révolutionnaire l’appareil étatique avec toujours l’imposition  à la présidence  d’un homme dont la notoriété est égale à zéro par conséquent isolé et capable de pouvoir diviser ou plutôt incapable de pouvoir rassembler. Il est doté d’une « administration » vidée de sa mission première et d’une armée « nationale » humiliée et frustrée d’autant plus qu’elle manque cruellement de moyen au désavantage d’une armée parallèle  que sont les éléments de la garde présidentielle et les milices dotés de moyens considérables et de liberté d’actions illimitée. L’organisation de la coercition et l’instigation de la peur par d’anciens libérateurs ou miliciens déçus et reconvertis en bandits de grand chemin (braquages, kidnapping, arrestations arbitraires, actes de barbarie…) qui jouent un rôle-clé apparenté à celui des hiérarchies parallèles sur le modèle des organisations révolutionnaires clandestines, politique de la terre brûlée comme en situation de guérilla, guerre psychologique d’où fuites et désertions des villageois et multiplication de refugiés dans le Nord et l’Est du pays.

Aussi, l'utilisation du renseignement par des moyens peu conventionnels comme par exemple l’établissement des fameuses listes noires, la torture dans la fameuse prison délocalisée de Bossembélé, de la guerre psychologique  comme l’arrestation récemment arbitraire du président de la ligue centrafricaine des droits de l’homme, du quadrillage par une partie de l’armée régulière ou des milices dont l’objectif est de répandre la terreur. Pour lutter contre une insurrection, la garde présidentielle et les milices jouissent des pouvoirs et des missions de police exemptées  de tout cadre judiciaire.

La guerre révolutionnaire a été mise en place pour verrouiller les indépendances  et repose sur  des accords de défense secrets, un modèle constitutionnel sur mesure dotant le président de pouvoirs exceptionnels en cas de crise, la formation de gendarmes dans le cadre d’une coopération technique pour assurer le maintien de l’ordre, ainsi que la présence de « conseillers » juridiques et militaires pour garder le contrôle de l’exécutif des nouveaux États. L’imprégnation doctrinale d’officiers supérieurs centrafricains qui auront fait un bref séjour à l’école de guerre encadrés par une poignée de spécialistes discrets qui forment et prennent part à une assistance opérationnelle lors des combats comme à Birao, comme à Tirigounlou. Sans installation officielle, ils recyclent des unités de l’armée  gouvernementale dans des centres d’entrainements.

Ainsi, la boucle est bouclée dès lors que la guerre stratégique qui se nourrit de la contradiction interne de la population centrafricaine, des incohérences de ses hommes politiques et dont l’objectif  premier est l’appropriation de l’esprit,  finit par utiliser les propres fils et filles du pays pour assurer d’une manière presque naturelle la continuité.

 

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FRANCK  SARAGBA

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