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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 13:17

 Discours d’ouverture des travaux du Conseil Politique National- Bangui, les 20 et 21 Février 2009


 

 

Camarades Conseillers Politique Nationaux

Camarades Vices Présidents du Parti

Camarades  Membres du Bureau Politique,

Camarades militantes et militants,

Chers invités,

Mesdames et Messieurs,

 

 Au nom du Bureau Politique, je voudrais tout d’abord vous saluer et vous souhaiter la bienvenue dans cette salle qui abrite les travaux du Conseil Politique National de notre Parti, tout en vous félicitant pour votre participation massive qui, sans nul doute, nous permettra d’affermir notre base politique et de préparer plus rationnellement et plus sereinement qu’en 2005, les échéances à venir.

 

C’est  donc  un  plaisir et un honneur  pour  moi  de  m’adresser à vous,  pour   ouvrir les travaux de notre premier Conseil  Politique National depuis notre 3ème Congrès, celui  de la refondation, de l’ouverture et de la réconciliation.

 

 

Camarades,

 

Point n’est besoin de rappeler aux fervents militants que vous êtes, que le  Conseil  Politique  National  est, selon les dispositions de l’article 25 de nos statuts, l’organe   de   décision le  plus   élevé du   Parti, dans l’intervalle des congrès. Son   ordre   du  jour  est préalablement fixé par le Bureau Politique, et il examine, suite au rapport de ce même Bureau Politique,  les grandes questions nationales, et fixe les orientations politiques à suivre aussi bien par le Bureau Politique que l’ensemble du Parti jusqu’au prochain Congrès.

 

Il est vrai que selon les dispositions de l’article 25 déjà cité, le Conseil Politique National se réunit une fois par semestre en session ordinaire sur convocation du Président du Parti. Il est également prévu qu’il peut se réunir en session extraordinaire  à la demande du Président du Parti ou des 2/3 de ses membres.

 

Si depuis juin 2007, la première session du  CPN n’a pu être convoquée, cela est dû à diverses raisons dont la principale était notre mobilisation pour la restructuration de nos organes sur le terrain et les travaux préparatoires du Dialogue Politique Inclusif. L’essentiel, je crois, est qu’aujourd’hui, nous soyons enfin tous réunis pour cette session du CPN

 

 

Camarades,

 

L’’ordre du jour des présents travaux portera sur les points suivants:

1-  Examen et adoption du Rapport moral, politique et financier du Bureau Politique ;

2-  Examen des propositions de critères de désignation des Candidats aux élections municipales et législatives ;

3-  Examen des Contentieux entre certains Conseillers Politiques Nationaux (CPN) et les fédérations ;

4-  Examen des différentes sanctions individuelles ;

5-  Fixation de la date du Congrès extraordinaire pour la désignation du candidat MLPC  aux élections présidentielles ;

6-  Recommandations et Résolutions du C.P.N ;

7-   Divers.

 

Camarades,

 

Permettez-moi, d’ores et déjà, de vous présenter la vision du Bureau Politique de la situation de notre pays, telle qu’elle se déroule sous nos yeux tous les jours.

 

1- D’abord sur  le plan Politique  

 

Au sortir du Dialogue Politique Inclusif  (DPI), il a été expressément recommandé au Président de la République de mettre en place un  gouvernement comprenant toutes  les entités parties prenantes au Dialogue Politique Inclusif, dont les principales missions, définies par ces mêmes assises, sont les suivantes:

1- Ramener la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire,

2- Travailler à la réconciliation véritable et définitive autre les centrafricains,

3- Prendre les mesures nécessaires au renforcement de la démocratie,

4- Favoriser le développement économique et social,

5- Mettre en œuvre toutes les recommandations du Dialogue Politique Inclusif.

 

Dès le lendemain du Dialogue Politique Inclusif, les lampions étant éteints et l’attention de la communauté internationale étant éloignée de notre pays, le Président BOZIZE a commencé à manipuler ces recommandations, pour les vider de leurs substances.

S’agissant de la question centrale du gouvernement de consensus, le Président BOZIZE a sorti de sa poche une nouvelle lecture de la Constitution de notre pays, qui restera gravée dans les annales de notre Histoire et selon laquelle le gouvernement centrafricain  ne comprend pas le Premier Ministre. Il trouvera quand même le moyen de « démissionner » son Premier ministre, comme exigé par  l’UFVN, le dimanche 18 janvier au soir pour le reconduire le lundi 19 janvier au matin. Ce même Gouvernement dont l’incapacité à  gérer notre pays est décriée aussi bien au niveau national qu’international a été entièrement reconduit, et même certains de ses membres promus.  Le Président BOZIZE reste Ministre de la Défense Nationale, puisque son fils n’est que Ministre délégué à la Présidence, ce qui consacre le statu quo en matière de violation des dispositions constitutionnelles sur le cumul des fonctions par le Président de la République, tant décrié lors du DPI. Nous espérons au moins que la prochaine session de l’Assemblée nationale mettra enfin en place la Haute Cour de Justice pour nous permettre de la saisir sur cette question, et sur d’autres.

 

Chers Camarades,

 

Pourquoi le Président de la République a-t-il refusé de mettre en place un gouvernement de consensus, et a  préféré mettre en place un gouvernement majoritairement composé de ses partisans ? La réponse est très simple : elle est que le Président de la République a mis en place ce gouvernement de parents et de copains dans le dessein de s’assurer le contrôle du processus électoral.

Pendant nos travaux, nous devons  réfléchir très sérieusement à cette question  et y trouver les voies et moyens démocratiques d’empêcher ces velléités de passage en force qui se dessinent, car nous sommes tous d’accord que 2010 ne doit pas être 2005. A bon entendeur salut !

 

Le Dialogue Politique Inclusif a également prévu d’autres dispositifs, pour que ses recommandations soient appliquées, afin de garantir un retour à une paix durable dans notre pays. Ces dispositifs sont les suivants :

- Le Comité de Suivi du Dialogue Politique Inclusif, qui vient d’être mis en place. L’UFVN, et à travers elle le MLPC, y est représenté par notre frère Koyaméné du RDC comme Vice-président, et trois autres représentants de l’UFVN. Il reviendra à ce Comité de Suivi qui travaillera sous le Haut Parrainage de son Excellence le Président Omar Bongo Ondimba, Président de la République gabonaise et Haut Médiateur de l’Espace CEMAC pour la crise centrafricaine, aux côtés des représentants de la communauté internationale et des entités parties prenantes au Dialogue Politique Inclusif, de veiller à l’application intégrale et impartiale de toutes les recommandations.

-  Le comité ad hoc chargé de la relecture du code électoral dont nous attendons la mise en place. Le code électoral actuel, faut-il le rappeler, a été mille fois remanié par ordonnances, y compris en pleine période électorale, et par le candidat BOZIZE lui-même. Elle est donc partiale, recèle plein d’incohérences et d’insuffisances. Le Bureau Politique a déjà effectué en interne une relecture complète du Code électoral et versera ses conclusions aux débats de ce Comité lorsqu’il sera mis en place.

- La Commission Electorale Indépendante à la quelle nous tenons particulièrement, et dont nous attendons également la mise en place. Point n’est besoin de vous rappeler ici le rôle néfaste qu’ont joué certains acteurs lors des derniers scrutins au sein de la Commission Electorale Mixte Indépendante, la fameuse CEMI et ses démembrements locaux de triste réputation. La Commission Electorale Indépendante à créer devra s’approprier l’ensemble du processus électoral sans ingérence aucune ni de l’administration territoriale, civile ni militaire. Elle devra être autonome et mettra en place toute l’ingénierie électorale : les listes électorales doivent être refaites et auditées, de nouvelles cartes électorales mises en place, les pièces d’identification des électeurs doivent être précisées et distribuées à tous et à toutes, et partout sur le territoire national sans discrimination ni manipulations, et tout les logiciels informatiques contradictoirement audités par le parties prenantes aux élections et les bailleurs de fonds.

Les élections étant toujours à la source de l’instabilité dans nos Etats, nous en appelons aux bailleurs de fonds pour que les efforts consentis par leurs pays et organisations ne servent pas à cautionner des simulacres d’élections et des véritables voies de fait.

C’est également le lieu de demander à ces présentes assises de prendre les dispositions nécessaires pour mobiliser toutes les structures du Parti (cellules, sections, sous-fédérations et fédérations), aussi bien en RCA qu’à l’étranger, pour s’assurer que tous nos militants s’inscrivent effectivement sur les listes électorales dont il faut s’assurer de l’existence effective et de sa bonne tenue auprès des chefs de quartier et de village. Tous faits incongrus doivent nous être immédiatement signalés.

Il faut noter pour le souligner que le DPI a recommandé l’organisation des élections municipales en 2010, comme pour les législatives et les présidentielles. Cela suppose le vote et la promulgation d’une Loi organique sur les collectivités territoriales et l’adoption des textes réglementaires subséquents. Il importe que le Conseil Politique National réfléchisse dès à présent à la constitution de nos listes de candidats pour les municipales, par commune dans tout le pays.

 

Camarades,

 

Nous avons dit que l’objectif principal du DPI est de ramener une paix durable dans notre pays et de garantir les conditions de sa pérennité. C’est pourquoi nous remercions les pays de la CEMAC et de la BEAC  qui ont récemment  décidé d’octroyer une aide de 8 milliards de francs Cfa pour le programme Démobilisation-Désarment et Réinsertion (DDR). Nous saluons également la promesse de l’Union Européenne d’y consacrer 4 millions d’euros. Nous appelons d’autres donateurs à soutenir ce processus car il y va de la survie de la RCA en tant qu’Etat digne de ce nom, et il s’agit pour nos populations de l’arrière-pays, laissés pour compte par un Etat défaillant et  victimes de violences intolérables , de rentrer dans leurs villages et de reprendre goût à la vie.

Le MLPC invite la communauté internationale à prendre toutes les dispositions nécessaires pour bien sécuriser les différentes aides financières et matérielles destinées au DDR sous leur propre garde, car la prédation est une seconde nature dans ce pays. Nous apprenons par-ci par -là que des appétits commencent à s’aiguiser, notamment au sein de personnalités sans scrupules – et qui sont d’ailleurs toujours les mêmes - qui tentent déjà de poignarder une deuxième fois nos populations sinistrées en montant des scenarii pour détourner les financements du DDR à leurs fins personnelles et politiques. La vigilance de tous les instants s’impose, car les bourreaux de ce peuple ne veulent ni de la transparence ni de la démocratie, comme en témoignent certains faits importants :

- Notre pays a reçu des dons et subventions des pays étrangers, de personnalités étrangères ainsi que des décaissements de fonds publics pour organiser le DPI. A ce jour, aucune clôture de comptes n’a été faite avec audit et certification d’experts indépendants, pour prouver la bonne utilisation de ces concours qui ont été mobilisés au nom du peuple centrafricain.

- Malgré les proclamations démocratiques du pouvoir et malgré les dispositions de l’ordonnance N°05.007 du 2 juin 2005 en son article 3 qui nous garantit le libre exercice de nos activités politiques, nos militantes et militants et moi-même lors de ma dernière tournée dans le pays, vivons les pires tracasseries et avec ma délégation de retour de Dédé-Mokouba, j’ai même reçu des menaces de mort de la part d’une autorité militaire. J’ai saisi le Ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation par une lettre de protestation datée du 4 février 2009, et dans réponse datée du 6 février 2009, il m’a assuré que des dispositions seront prises pour le rappel à l’ordre des autorités administratives et militaires concernées.

- depuis la sortie du DPI, alors que le Ministère de la Communication, de la Réconciliation Nationale et du Dialogue a été érigé en Ministère d’Etat, nous subissons quotidiennement des émission tendancieuses sur les ondes de notre Radio Nationale et en sango pour éviter les oreilles indiscrètes de la communauté internationale, et dont l’objectif premier est de faire le culte de la personnalité du Président de la République, mais surtout d’insulter à longueur de journée les responsables de  l’opposition démocratique,  avec une prédilection contre ceux du MLPC.  Nous aurions aimé connaître la position du Haut Conseil de la communication à cet effet, cet organisme qui n’a pas hésité à suspendre pour un mois un journal privé qui aurait insulté des députés.

Votre session devra nous donner les directives politiques à cet effet.

 

2- Ensuite sur le plan économique

 

Je ne le  répéterai jamais assez : l’économie de notre pays est malade, parce que volontairement mal gérée par nos dirigeants, en dépit de gros efforts consentis par la communauté internationale pour venir au secours de la République centrafricaine. Heureusement pour moi et malheureusement pour notre pays , je ne suis pas le seul à le dire,. Je vous invite à lire attentivement deux documents, qui ne sont pas produits par le MLPC ni par un parti politique d’opposition:

-        Le premier document est le communiqué conjoint du Groupement des Industriels Centrafricains (G.I.C.A) et de l’Union Nationale du Patronat Centrafricain, les deux organisations syndicales patronales centrafricaines. Sortant de leur réserve habituelle, les patrons centrafricains ont dressé un constat sans appel de la gouvernance économique de notre pays : prédation, harcèlement fiscal, corruption, abus de droit et d’autorité, insécurité juridique, etc., etc., et ont conclu en menaçant de fermer leurs entreprises si rien n’était fait.

- Le Rapport National sur le développement humain en R.C.A présenté par le P.N.U.D  conclut qu’en tout état de cause, la confiance est rompue entre les populations et le régime du Général François BOZIZE. Les derniers sondages exprimés dans ce Rapport font état de ce que 83, 4% de la population centrafricaine ne fait pas confiance au gouvernement pour lui venir en aide et de surcroit, elle le juge incapable de mener à bien des changements.

Tous les secteurs de l’économie, je dis bien tous les secteurs sont sinistrés et mal gérés :

-        l’agriculture de rente (coton, café, tabac) a disparu et plongé l’arrière-pays dans une économie de troc, une économie de survie, dans un paysage où toutes les infrastructures de base sont déliquescentes.

-        Le secteur forestier vient de plonger dans la crise, et le secteur des mines est le condensé de pratiques aussi bien de mauvaise gestion que de prédation volontaires, organisées et assumées, comme le hold-up récemment pratiqué sur les collecteurs de diamant. Les permis miniers centrafricains sont distribués à tour de bras à des personnages sulfureux, recherchés par la justice internationale pour des crimes financiers organisés en bande.

-        -L’eau et l’électricité, qui ont déjà disparu en province, et sont une denrée rares même à Bangui comme en témoignent les émeutes de Bimbo contre les coupures de courant depuis plus de trois mois.

-        Les prix des produits de première nécessité flambent comme bon leur semble.

Dans le domaine des finances publiques, après la rocambolesque et irresponsable dissolution de la douane, après les scandales financiers d’ailleurs non dénoués du type Unitec- Bénin, des corps de contrôle illégaux sont mis en place pour spolier les maigres ressources de l’Etat. Tels sont les cas de la SODIF, du CEMIFI, de la CEMIDO, etc.

Comme disent les centrafricains, c’est Dieu qui nous maintient en vie aujourd’hui, et non une quelconque politique économique.


3-  Sur le plan sécuritaire

Au sortir du DPI, nous avions tous pensé que la paix était entrain de revenir dans notre pays, mais force est de constater que, depuis janvier 2009, c'est-à-dire, moins de deux à trois semaines après  la clôture du DPI,  l’insécurité semble revenir au galop.


 

Ces bruits de bottes à Ndélé puis à Bossembélé, nous inquiètent.  Il revient au gouvernement dans son ensemble et au Président de la Républiques de tout faire pour que la paix revienne définitivement dans notre pays. Les centrafricaines et centrafricains souffrent beaucoup, aussi bien dans leurs propres pays où des centaines de milliers d’entre eux  sont obligés d’abandonner leurs villages pour vivre aussi bien en brousse, que dans un chapelet de camps de réfugiés au Cameroun, au Tchad et au Soudan.


Il faut très rapidement créer les conditions de retour dans leurs foyers des déplacés et des réfugiés, condition première d’élections justes et représentatives de la volonté de l’ensemble du peuple centrafricain.

Le maintien de l’insécurité dans certaines régions semble être une stratégie du pouvoir pour maintenir loin du pays et  loin des urnes des populations réputées défavorables au Président BOZIZE.

Votre session doit bien prendre en compte cette stratégie inavouée du pouvoir et donner des directives pour la neutraliser sur le terrain.

 

4- Enfin sur le plan Social

 

Dans ce domaine aussi, il faut le répéter avec force, l’échec du régime est cuisant. Rappelez vous les discours du Président BOZIZE lorsqu’il était en rébellion : il disait ne pas pouvoir attendre les élections de 2005 parce que le pays était agonisant, et qu’il lui fallait vite prendre le pouvoir par les armes pour sauver le pays , relancer l’agriculture et l’élevage, sauver les secteurs miniers et forestiers, et naturellement assurer la régularité du paiement des salaires, bourses et pension.


 

Le constat aujourd’hui est sans appel : c’est l’échec sur toute la ligne. Les arrières de salaires de bourses et pension sont de plus en plus importants malgré les rabattements des salaires, et malgré les  aides financières  substantielles de la communauté internationale à l’Etat centrafricain.


La conséquence  de cette politique, c’est le chômage endémique des jeunes diplômés auxquels  on a fait miroiter une  intégration non- effective depuis plus d’un an.


La politique d’exclusion a également fait plusieurs victimes dans les rangs des fonctionnaires et Agents de l’Etat non membres de la bonne ethnie, et dans les rangs des militants du MLPC en particulier. Je donne pour exemple un article de  la presse privée  qui a rapporté au début de ce mois l’existence de 139 fonctionnaires et agents de l’Etat, cadres des douanes non utilisés parce qu’ils ne sont pas en odeur de sainteté.


Les bourses  d’études sont attribuées en fonction de l’appartenance ethnique et parfois en dehors de l’instance officielle chargée de l’attribution des bourses

Les mouvements des fonctionnaire et agents de l’Etat des différents départements ministériels, sont confectionnés ou censurés par des « comités » siégeant dans les quartiers et rassemblant des idéologues et théoriciens en herbe de la suprématie ethnique,  avant toute signature par les autorités habilitées.

 

Camarades Conseillers Politique Nationaux,

 

Devant cette situation catastrophique que ce régime impose à notre pays, que devons nous faire ? Devon nous rester les bras croisés ? Devons- nous nous  plier?


La réponse est non. Non ! Car les militantes et les militantes du MLPC, mouvement de libération, le Parti de la justice, de la  liberté et du travail, doivent être débout !


Nous devons être  débout, aux côtés de toues les forces vives de la nation et de toutes les forces de progrès, pour refuser l’autocratie, la fatalité, la médiocrité et la misère. Nous devons être debout pour la reconquête du pouvoir en 2010. Pour cela, cette session du CPN doit nous donner les orientations politiques nécessaires :


-

         Pour parachever rapidement la restructuration des cellules, des sections, de l’ensemble de nos organes sur l’ensemble du territoire national.


-

         Pour la  préparation des élections municipales prévus pour l’année 2009 et celles des législatives ainsi que la Présidentielle de 2010


-

La Victoire de demain se prépare aujourd’hui.

Oui, nous pouvons !


C’est sur ces mots que  je  déclare ouvert les travaux de la première session du CPN de notre mandat à la tête du Parti.


Victoire !

Victoire !

Victoire !                           

 

 

 

 

         Pour définir l’ensemble de la stratégie adéquate  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 23:46

Bangui, 12 février (GABONEWS) - Né le 22 mai 1978 à Bangui, Sylvain Sélékon est aujourd’hui un des artistes émergents de la République Centrafricaine son pays d’origine. De la peinture à la photographie, ce 4ème fils d’une famille de sept enfants a commencé à s’intéresser à l’art dès son très jeune âge, précisément à huit ans.


A la maison comme dans la cour de l’école Notre Dame d’Afrique de Bangui où il a débuté ses études primaires, il fait déjà le dessin et la calligraphie sur le sol.

Progressivement, il s’améliore avec l’âge et l’expérience. Laquelle expérience est acquise grâce à sa participation à de multiples formations et stages de perfectionnement internationaux au pays comme à l’extérieur, notamment en Afrique et en Europe.


On citera entre autres le séminaire de formation et de perfectionnement sur les arts visuels de Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC) subventionné par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).


Mais déjà peu avant, Sylvain Sélékon a participé à l’exposition universelle à Hanovre en Allemagne avant de prendre part à l’exposition « le 3ème salon africain de la mode et de l’artisanat (SAMA) à Brazzaville au Congo, puis au 3ème Salon urbain de Douala (SUD) au Cameroun organisé par Doual’Art.

C’est dire que Sylvain Sélékon est un jeune artiste émergent au talent incontestable, car les qualités et les compétences sont là. Tous ces efforts ont été couronnés en 2003 par le Prix Jeune talent du Centre international de civilisation bantou (CICIBA) dans la section peinture.


Mais ce n’est pas tout, dans son pays d’origine la République Centrafricaine, ce jeune talent a bénéficié d’une réputation extraordinaire pour avoir réussi le logo du Dialogue Politique Inclusif (DPI), l’événement majeur de l’année 2008 en Centrafrique par son caractère réconciliateur.

Il s’agit d’un logo qui, dans le contexte du DPI, symbolise la réconciliation nationale entre les Centrafricains, le retour d’une paix durable et le regard vers un Centrafrique prospère.

En remportant le prix de ce logo, intrinsèquement symbolique et haut en couleur, Sylvain Sélékon remporte en quelque sorte le « prix de la paix » qui n’est rien d’autre qu’une qualité artistique.

JS/AR/CWNB/09

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 09:53

Centrafrique, Devant le refus du général Bozizé de respecter les accords de paix et les résolutions de la rencontre de Bangui, le FDPC et le MLCJ qui ont exprimé à maintes reprises leur volonté de mettre définitivement fin à la lutte armée se trouvent désormais devant une situation qui ne leur laisse d’autre choix que de reprendre la lutte armée.

 


              

Communiqué de presse conjoint

Le président du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) le général Abdoulaye Miskine et le Président du MLCJ Abakar Saboun ont tenu une réunion de travail ce jour 15 janvier 2008.

Les deux leaders de deux mouvements politico-militaires centrafricains ont étudié la situation interne du pays et les accords de paix signés avec le régime du Président François Bozizé.

Les deux parties ont constaté avec regret que le régime du général Bozizé n’a respecté aucun accord signé avec les politico-militaires.

Devant le refus du général Bozizé de respecter les accords de paix et les résolutions de la rencontre de Bangui, le FDPC et le MLCJ qui ont exprimé à maintes reprises leur volonté de mettre définitivement fin à la lutte armée se trouvent désormais devant une situation qui ne leur laisse d’autre choix que de reprendre la lutte armée.

En effet, non seulement le régime de Bozizé ne respecte aucun accord mais il continue de provoquer militairement nos fiefs, de harceler toute personne ayant un proche dans les mouvements signataires des accords de paix ; privant certains de document de voyage et les empêchant de quitter le pays même pour aller se soigner à l’étranger. Des arrestations sont opérées en pleine nuit et de disparitions ont été signalées. A Bangui, le représentant du FDPC Mr. Marcel Baghaza a été arrêté début février et mis au secret, tandis que cinq membres du MLCJ, qui se trouvaient à la prison de Bossembelé sont portés disparus.

Les deux parties condamnent avec fermeté la politique stérile du Président Bozizé et l’invitent à privilégier la paix et respecter les accords signés par tous les mouvements politico-militaires.
Les deux parties exigent la libération immédiate et sans condition de tous leurs éléments injustement arrêtés.
Les deux parties lancent un appel solennel au Guide de la révolution libyenne le colonel Mouammar Khadafi et au président du Gabon son excellence Omar Bongo, afin d’intervenir auprès du Président Bozizé pour sauver la paix.

Enfin, les deux parties se disent prêts à unifier leurs forces et reprendre la lutte armée au cas où le régime continue dans son entêtement.

Fait à Kabo le 16 février 2009

Pour le FDPC
Le Président
Le Général Abdoulaye Miskine

Pour le MLCJ
Le Président

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 09:37

Centrafrique, L'instance dirigeante du MLCJ, mouvement politico-militaire actif dans le Nord-est du pays qui avait signé un accord de cessez-le-feu et parapher l'accord global de Libreville à Bangui avec le gouvernement centrafricain en présence de la communauté internationale le 07-12-08.

            

Pour exprimer sa bonne volonté de préserver les acquis de la paix en respectant les clauses des accords signés, le président fondateur Abakar Sabone avait pris part actif au dialogue politique inclusif (DPI) du 08 au 20 décembre 2008 en déclarant abandonner définitivement la lutte armée, mais hélas !

Le MLCJ constate avec regret le non respect des clauses des accords par le gouvernement depuis la signature ;

1/ Depuis la signature des accords, cinq de nos éléments ont été détenus à Khartoum à la demande de Bangui, et cinq autres qui se trouvaient dans la prison de Bossembelé sont portés disparus ;

2/ depuis la signature des accords, le MLCJ n’a bénéficié du PGA alors que l’APRD et l’UFDR ont bénéficié ;

3/ Le MLCJ ne se reconnait pas dans la nomination de Jean Jacques Demafouth au poste de vice président du comité de pilotage de DDR, décidée à Libreville sans notre avis ;

1. Le MLCJ demande au gouvernement la libération immédiate et inconditionnelle de ses cinq éléments incarcérés à Khartoum et la prise en charge de nos éléments ;

2. Demandons au gouvernement de nous clarifier la position de nos 5 éléments incarcérés à Bossembelé portés disparus avant l’attaque de la prison ;

3. La démission de Jean Jacques Demafouth du poste de vice président du comité de pilotage du DDR et le poste doit être confiée à la communauté internationale pour une gestion saine, juste, équitable et transparente sans dérive.

4. Le MLCJ prend à témoin l’opinion nationale et internationale que le non respect de l’exécution intégrale de nos revendications, le gouvernement sera seul responsable de toutes les conséquences qui en découleront.


Fait à Kabo le 15 février 2009

Pour le MLCJ


Le Président

Abakar Sabone

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 13:05

JOHANNESBURG - Figure légendaire de la lutte anti-apartheid, l'ex-président sud-africain Nelson Mandela a apporté son soutien à la campagne électorale du Congrès national africain (ANC) au cours d'une rare apparition publique, a rapporté l'agence Sapa dimanche.

Le petit-fils de Mandela, qui s'est exprimé au nom de la famille Mandela, a déclaré qu'il était venu avec son grand-père "confirmer leur adhésion à l'ANC et leur soutien au parti" au cours d'une réunion dans un village rural de l'Eastern Cape, a déclaré la porte-parole de l'ANC, Lindiwe Zulu.

Mandela, qui s'est retiré de la vie publique en 2004, avait été sollicité à plusieurs reprises par l'ANC pour qu'il donne son aval à la campagne électorale de ce parti pour les élections prévues en avril.

Il était accompagné par le chef de l'ANC, Jacob Zuma et des membres de sa famille.

L'ex-président a salué la foule et a fait des déclarations qui ont levé le doute sur sa loyauté envers le parti, selon un communiqué de l'ANC.

"Zuma a déjà parlé. Je ne peux que vous saluer", a dit Mandela à la foule qui l'acclamait. Selon l'agence Sapa, Mandela "a déclaré qu'il allait continuer à soutenir l'ANC vers le chemin de la victoire aux élections".

De son côté, M. Zuma a largement consacré son discours à Nelson Mandela, qu'il a décrit comme "une légende" et "un ancêtre vivant de l'ANC". "Mandela est là aujourd'hui pour dire qu'il mourra au sein de l'ANC", a déclaré le chef de l'ANC.

Lors du lancement de la campagne en janvier, Nelson Mandela avait refusé de s'impliquer dans les querelles internes de l'ANC, tout en réaffirmant sa loyauté au parti dans une lettre lue par sa fille.

Les élections générales du 22 avril s'annoncent comme les plus disputées en Afrique du Sud depuis le premier scrutin multiracial en 1994. L'ANC, ultra-majoritaire depuis quinze ans, fait face à un parti formé par des dissidents issus de ses rangs, le Congrès du peuple (Cope).

Malgré une inculpation pour corruption, Jacob Zuma fait figure de grand favori pour la présidence sud-africaine. Le président est élu par les députés issus des élections générales.

©AFP / 15 février 2009

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 12:46

KINSHASA - Plus de 865 civils ont été tués par la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) entre Noël 2008 et mi-janvier 2009 dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), affirme l'ONG Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié lundi.

Entre le 24 décembre 2008 et le 17 janvier 2009, la LRA "a férocement massacré plus de 865 civils et enlevé au moins 160 enfants" dans le district du Haut-Uele (Province orientale, nord-est de la RDC), selon ce document intitulé "Les massacres de Noël" et transmis à l'AFP à Kinshasa.

"Les attaques les plus terribles se sont déroulées le jour de Noël", rapporte l'organisation de défense des droits de l'Homme basée à New York, se fondant sur les récits de "dizaines de victimes et de témoins".

"A Faradje, 143 personnes ont été férocement massacré quand les forces de la LRA ont attaqué la ville où était donné un concert de musique de Noël. Dans la zone de Doruma, à environ 250 km (à l'ouest), des combattants de la LRA se sont lancés dans trois jours de massacres dans plus de 13 villages, tuant 300 civils", indique HRW.

Ces attaques ont été menées une dizaine de jours après le lancement dans l'extrême nord-est de la RDC, mi-décembre, d'une opération militaire conjointe par les armées congolaise, ougandaise et sud-soudanaise dans le but de capturer le chef de la LRA Joseph Kony, sans succès pour l'instant.

Les troupes de Kinshasa et Kampala "ne s'étaient pas correctement préparées à protéger les civils des représailles de la LRA", accuse l'ONG.

L'offensive conjointe avait été lancée après le refus répété du chef de la LRA de signer un accord de paix paraphé en avril 2008 par Kampala, qui concluait un processus engagé en juillet 2006 afin de mettre un terme à 20 ans de guerre civile dans le nord de l'Ouganda.

A la veille d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur la RDC, HRW exhorte l'ONU à "donner la priorité" au déploiement rapide de 3.000 Casques bleus supplémentaires et à leur apporter les moyens de protéger les civils.

Le Conseil de sécurité a adopté fin novembre une résolution octroyant plus de 3.000 hommes supplémentaires à la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), pour mieux faire face à une situation militaire et humanitaire critique dans l'est du pays.

Le 3 février, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait regretté que la communauté internationale ne contribue pas suffisamment à la Monuc qui, déployée depuis 2001, est la plus importante mission de paix actuelle de l'organisation mondiale avec 17.000 soldats.

"Moins de 300 soldats de la paix étaient stationnés dans la zone du Haut-Uele au moment des attaques" de la LRA recensées par HRW, et "seule une poignée ont été envoyés en renfort depuis", alors que les violences se poursuivent, souligne l'ONG.

©AFP / 16 février 2009

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 12:29

Bangui, 14 fév. (ACAP) – Les jeunes de Bimbo, chef-lieu de la préfecture de l’Ombella M’poko (8 km au sud-ouest de Bangui), ont manifesté vendredi 13 février 2009 contre l’Energie Centrafricaine (Enerca), l’unique société de distribution de l’électricité en Centrafrique, accusée d'avoir plongé leur quartier dans l'obscurité par une interruption prolongée de la fourniture de courant, a constaté l’ACAP.

 

A 5h du matin, ces jeunes ont investi et barricadé le principal axe qui mène à Bimbo où ils ont brûlé des pneus pour exprimer leur mécontentement contre l’Enerca pour la rupture d'alimentation de cette zone privée d’électricité depuis plus de 3 mois.

Suite à cette manifestation, les autorités locales et le directeur général de l’Enerca, M. Samuel Tozoui, sont descendus sur le terrain où ils ont discuté avec les manifestants pour débloquer la situation.

A l’issue de cette discussion, une seconde rencontre a été programmée pour le jeudi prochain.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 12:20

Bangui, 14 fév. (ACAP) – L’Assistante juridique du projet d’appui à la sécurité juridique, Maître Carine Fornel Poutou, a effectué, mercredi 11 février 2009, à la maison d’arrêt de Sibut (188 km au nord-ouest de Bangui) une visite de travail pour s’enquérir des conditions de détention des prisonniers dans cette localité.



 

Selon le correspondant de la Radio rurale basé à Sibut, Maître Carine Fornel Poutou a constaté l’existence de nombreux cas de maladies sexuellement transmissibles et autres pathologies, telles que la diarrhée dont souffrent certains prisonniers, ainsi que des cas de grossesses liés aux actes sexuels entre les prisonniers.

Maître Poutou a également constaté la sous alimentation de ces prisonniers, due au manque de culture suffisante des produits vivriers à Sibut.

Au regard de cette situation alarmante, Maître Fornel Poutou a lancé un SOS en direction des institutions nationales et internationales en ce sens et surtout au Programme des Nations Unies pour la Développement (PNUD) pour l’accélération de la mise en œuvre du projet de réhabilitation du bâtiment de la prison devant abriter les femmes et la reconstruction de la maison d’arrêt de Sibut surpeuplée, en vue de garantir de meilleures conditions de vie des détenus.

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 12:09

Bangui, 13 fév. (ACAP) – Le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui, le Professeur Alain Le Faou a démenti vendredi 13 février 2009 à Bangui, les rumeurs faisant état d’empoisonnement des personnes dû à la consommation d’une bière contenant une quantité de cube maggi en présence du maire de Bangui, M. Jean Barkès Ngombé-Ketté.

 Il s’agit des résultats d’une étude de toxicologie sollicitée par le Maire de Bangui, M. Jean Barkès Ngombé-Ketté, pour apporter une réponse scientifique « aux rumeurs persistantes qui circulent dans la ville ces derniers temps et qui font état de ce que Pierre ou Paul serait mort par empoisonnement dû à la consommation d’une bière contenant une certaine quantité de maggi cube » et qui selon créent une sorte de méfiance entre les populations.

Après cette, l’Institut Pasteur a démontré que le mélange bière cube maggi ne constitue aucun danger pour l’homme.

Selon le Professeur Alain Le Faou, l’expérience a été faite sur des souris de laboratoire qui ont toutes survécu à la consommation de la bière mélangée à du cube maggi.

« On est parti sur un ml, alors pour vous donner une idée, 1ml injecté dans le ventre d’une souris, c’est comme si quelqu’un buvait cinq litre de bière d’un coup et un maggi cube dans une bouteille de bière, c’est à peu près une dizaine ou une quinzaine de petits cubes absorbés par la souris », a expliqué le Professeur Alain Le Faou.

« On a fait eau distillée, on a fait bière tout seul, on a fait magie cube tout seul, on a fait bière magie cube et coca tout seul et coca maggi cube, aucune souris n’a été malade et elles ont toutes survécu. Ce qui fait qu’on est certain que le mélange n’est pas toxique. La conclusion c’était que le mélange bière plus cube maggi ne tue pas », a-t-il affirmé.

Il faut signaler que depuis ces dernier temps, des disparitions surprenantes et bizarres des parents, amis et connaissances sont mises sur le compte d’un éventuel empoissonnement dû à un mélange de beer à une du cube maggi.

C’est ainsi que le Maire de Bangui, M. Jean Barkès Ngombé-Ketté a recommandé une étude scientifique à l’Institut Pasteur pour faire la lumière cette situation.


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Centrafrique-Presse.com - dans Société
15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 14:01

Bangui, 14 fév. (ACAP) - Le ministère de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, du Désarmement et de la Restructuration de l'armée, a dénoncé vendredi 13 février 2009 « l’attaque simultanée d'un groupe d’assaillants non identifiés à la base militaire et à la Maison d’arrêt de Bossembélé » (160 km au nord-ouest de Bangui), dans la nuit du 12 au 13 février.

 Selon un communiqué publié vendredi 13 février dans la soirée par le ministre délégué à la Défense, « les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont immédiatement répliqué, mettant en déroute les assaillants. A l’heure qu’il est, les FACA contrôlent l’ensemble de la situation ».

« Il s’agit, à n'en point douter, d'une agression destinée à compromettre les efforts que le gouvernement déploie sans cesse depuis quelques années afin de réaliser le vaste programme de la Reforme du Secteur Sécuritaire (RSS) pour laquelle une mission d’experts internationaux séjourne depuis plusieurs semaines à Bangui afin d’en évaluer le progrès », a fait remarquer le communiqué.

"Cet acte odieux qui intervient à un moment où les Centrafricains ont unanimement pris la résolution, au sortir des travaux du Dialogue Politique Inclusif (DPI) de mettre définitivement un terme à leurs différends et de restaurer un véritable climat de paix et de sérénité dans la pays" est de nature à freiner les actions de consolidation de la paix, ajoute le communiqué, qui appelle, par ailleurs, "la vaillante population de Bossembélé et des environs afin qu’elle puisse garder le calme et vaquer librement à ses occupations quotidiennes ».

Il convient de préciser que la Maison d’Arrêt de Bossembélé, cible des assaillants, renfermerait, selon le communiqué du gouvernment, de "redoutables criminels".

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