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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 17:02

 

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

(MISNA) 9Mars 2011 - 14:37 L’opposition a formé le Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011, qui rassemble les principaux candidats battus à la présidentielle du 23 janvier par le chef de l’État sortant François Bozizé.

Martin Ziguélé du Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc), Louis Pierre Gamba et Émile Gros Raymond Nakombo du Rassemblement démocratique centrafricain (Rdc) et l’ancien président Ange Félix Patassé, arrivé second aux dernières élections, figurent au nombre des signataires de l’initiative.

La presse rapporte entre temps l’hospitalisation à Bangui de M Patassé (74 ans) pour des examens médicaux.

En attendant, la nation se prépare au second tour des législatives prévu le 27 mars prochain et dont la campagne débutera le 14 mars. Cependant, plusieurs partis de l’opposition, rassemblés au sein du Collectif des forces pour le changement (Cfc), ont déjà fait part de leur intention de boycotter le scrutin pour contester les présumées fraudes massives commises au premier tour du 23 janvier. Vingt six députés, ralliés à M Bozizé pour la plupart, ont été élus dès le premier tour sur un total de 105 sièges en lice.

 

Centrafrique  Une présidentielle sans projecteur

Source : regards.fr Par Pia de Quatrebarbes| 2 mars 2011

 

Cette double élection (présidentielle et législative) est presque passée inaperçue.

Fin janvier, en Centrafrique, François Bozizé – élu en 2005 après un putsch (2003) – a été reconduit au premier tour avec 66 % des voix. Cependant près d’un quart des bureaux de vote n’étaient pas fonctionnels, selon RFI. Le vote de 50 000 électeurs (sur 1,8 million) n’a donc pas été pris en compte. La communauté internationale n’a pas pipé mot. Si le deuxième tour des législatives n’a pas encore eu lieu, personne n’est dupe. Le Président est député, comme sa femme, ses soeurs, neveux et cousins… Et Bozizé envisage de modifier la constitution pour faire un autre mandat.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 16:57

 

 

Henri-Dondra.jpg

 

 

(Journal de Bangui 09/03/2011)

Le Centrafricain est le Président de l’Association des Parents des Martyrs et victimes de l’ex-empereur Bokassa

Henri Dondra exprime son désarroi au sujet du décret présidentiel réhabilitant l’ex-empereur Bokassa. Il a expliqué que depuis les événements du 18 janvier 1979, les victimes ne sont pas indemnisées. L’Association compte saisir le Conseil d’Etat, pour annuler le décret pris par le président Bozizé.

Monsieur le Président votre association des parents des enfants Martyrs a été créée en quelle année?

L’Association a été mise en place dès la chute de l’empereur Bokassa le 20 septembre 1979. Et après analyse du dossier de l’association des différentes familles de victimes, nous avons eu la réponse un peu plus tard.

Quel est l’objectif de cette Association?

Cette association avait pour objectif d’abord l’indemnisation des parents des victimes d’agressions et de tortures et de protéger à l’avenir les enfants contre toutes les agressions, tortures en dehors de la loi de la République et d’éviter que la génération future devienne aussi des martyrs.

Le 30 décembre 2010, le Président de la République a réhabilité par décret présidentiel, l’ex-empereur Bokassa, en tant que Président de l’Association des Parents des martyrs, quels sont vos sentiments?

Dès la prise de cette mesure, nous avons réagi avec force. Nous aurions voulu que Bokassa soit condamné pour crime contre de l’humanité d’une part. Mais, d’autre part, il a été gracié. Dès sa réhabilitation, nous avons déclaré que le décret est de nullité absolu. Nous sommes en train d’entreprendre des démarches auprès du Conseil d’Etat pour demander l’annulation de ce texte officiel.

Comment voyez-vous l’avenir de cette démarche?

La démarche que nous avons engagée se poursuit sur le plan procédural, puisque nous savions que le texte a été pris en violation avec la loi en vigueur. Et que si nous ne réagissons pas dans le délai prescrit par la loi, nous risquons de tomber sous le coup de la déchéance. Vous savez qu’il y a une loi qui demande à ce que les victimes de Bokassa soient indemnisées. Car, une justice s’était prononcée en rendant sa décision au terme de loi. On ne va pas aujourd’hui, par un décret présidentiel annulé cette loi.

Pensez-vous que cette décision serait d’une motivation électoraliste ou politique?


Cette décision est électoraliste, parce que l’élection présidentielle était prévue le 23 janvier 2011, il fallait chercher à gagner le corps électoral de la préfecture de la Lobaye, la région natale de Bokassa.

Comment compter-vous réagir et avec quel moyen de bord?

Nous comptons réagir avec une démarche purement juridique. Nous avons engagé une procédure, conformément au texte en vigueur, en demandant l’annulation de ce décret par une plainte que nous avons déposé au Conseil d’Etat.

Vous n’avez pas peur pour votre sécurité?

L’état de notre sécurité est tellement précaire dans la mesure à tout moment on peut venir nous enlever. Mais, nous avons pris une mesure courageuse en termes de martyrs. Je suis victime de mes droits notamment ma pension au Trésor public est bloquée en plus de mon fils que j’ai perdu en 1979.

© Copyright Journal de Bangui

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 16:54

 

 

afrique

 


(L'Express 09/03/2011)


Les révoltes qui secouent le Maghreb et le Moyen-Orient bouleverseront tous les régimes réputés "forts" du continent africain. C'est en tout cas l'opinion de l'ancien ministre des Affaires étrangères d'Abdoulaye Wade, Cheikh Tidiane Gadio, virulent opposant aux dérives monarchiques du pouvoir sénégalais.

Les révolutions citoyennes en Tunisie et en Égypte vous ont-elles surpris?

Oui, comme elles ont surpris tout le monde. Je me souviens avoir assisté à de nombreux entretiens avec le président Ben Ali où nous, Africains, le félicitions du développement économique et social dans son pays. Sans voir qu'il s'agissait d'une façade visant à priver les Tunisiens de leurs libertés civiques et de les empêcher de contester le système mafieux imposé par le clan dirigeant.

 Et en Égypte?

On y décèle la même aspiration à la liberté et à la démocratie; mais, aussi, comme partout ailleurs dans le monde, la même contestation face à des inégalités trop criantes. Dans les deux cas, il faut noter que l'islamisme n'a rien à voir avec la révolution.

 Doit-on à l'intervention des Etats-Unis la retenue de l'armée égyptienne?

N'oubliez pas que le premier soulèvement citoyen s'est produit aux Etats-Unis avec la mobilisation sans précédent ayant permis l'élection de Barack Hussein Obama. Il est normal que celui-ci se sente une dette, politique et morale, envers les peuples du monde entier. La grande différence, c'est que le président des Etats-Unis ne suscite plus les révolutions; il les accompagne.

En quoi le cas de la Libye diffère-t-il des deux autres?

Les peuples refusent désormais les successions dynastiques

Au nom de la lutte contre l'impérialisme américain, les milices de Muammar Kadhafi vont se défendre et tuer beaucoup de gens. Pourtant, le Guide la révolution a su gouverner intelligemment pendant quarante ans, redistribuant la manne du pétrole. C'est sans doute pour cela qu'il pense qu'on l'aime. Mais il n'a pas compris que son peuple aspire au changement. Il a aussi beaucoup dépensé d'argent en Afrique dans des projets hôteliers ou autres et de nombreux ressortissants africains travaillent en Libye.

Quel impact pour l'Afrique subsaharienne?

Cette déferlante n'est pas qu'une affaire arabo-arabe; elle concerne le continent africain dans son ensemble. D'autant que les peuples refusent désormais les successions dynastiques. Il est assez facile de prévoir où surviendront les prochaines révolutions. D'autant qu'en Afrique noire, les partis politiques traditionnels se sont complètement décrédibilisés.

Qu'en sera-t-il au Sénégal?

J'ai créé un Mouvement politique citoyen avec pour slogan "Luy Jot Jotna" - Il est urgent d'agir! Dans les dix premières semaines de notre existence, nous avons rallié un grand nombre de cadres, professeurs, banquiers et fonctionnaires. Sans doute parce que nous sommes les premiers à lier une forte demande sociale en souffrance aux écueils de la succession.

Par Christine Holzbauer

© Copyright L'Express

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 01:30

 

 

-Joseph_KABILA.jpg

 

8 Mars, 2011 - 19:42 – (MISNA) - Pas moins de 126 personnes ont été arrêtées pour l’attaque perpétrée le 27 février dernier à Kinshasa contre la résidence du président Joseph Kabila et une caserne militaire, et soldée par 19 victimes, dont 11 assaillants et huit soldats, a indiqué la police lors d’une conférence de presse.

Selon plusieurs médias, la plupart des suspects présentés par la police – en même temps que les présumées armes saisies -, et visiblement fatigués voire blessés avec les vêtements déchirés, n’ont pourtant cessé de clamer leur innocence. Certains témoignages recueillis par l’ong Voix des Sans Voix sembleraient indiquer qu’une partie des intéressés auraient été arrêtés de manière arbitraire avant d’être soumis à des mauvais traitements.

Selon un porte-parole de la police, l’assaut contre la propriété du président Kabila et une base du camp militaire de Kokolo aurait été orchestré de l’extérieur avec l’aide de complices à Kinshasa et aspirait à attenter à la vie du chef de l’État et à voler des armes et des munitions.

En novembre, M Kabila briguera un nouveau mandat à la présidence du Congo.

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 00:11

 

 

Abdoulaye-Miskine-Koumta-Madji.jpg

 

 

Source: Institut de la Seconde Guerre and Peace Reporting (IWPR)

Date: 8 mars 2011

Le témoin parle d'une attaque sur le marché à bétail près de la capitale de la RCA dans laquelle il y a eu beaucoup de morts.

Wakabi Wairagala - Justice internationale - CPI

Issue ACR 290,

Un témoin dans le procès Cour pénale internationale, CPI, du chef de l'opposition congolaise Jean-Pierre Bemba la semaine dernière a fourni des détails d'un massacre d'au moins un marché de bétail près de la capitale de la République centrafricaine, République centrafricaine.

Témoignant sous le pseudonyme de témoin 79, et avec distorsion de la voix et le visage, elle a dit que l'attaque au marché à bestiaux au PK13 qui est situé à 13 kilomètres de la capitale Bangui, la gauche "de nombreux musulmans » morts, dont son mari.

Le témoin a déclaré que l'attaque était dirigée par Martin Koumtamadji, un ressortissant tchadien également connu sous le nom Miskine, qui a dirigé une unité militaire spéciale en dehors de l'armée qui a combattu les tentatives coup d'Etat contre le président centrafricain Ange-Félix Patassé.

Elle a rappelé la façon dont un résident de PK13 l’a informée de l'attaque sur le marché aux bestiaux.

Le témoin a déclaré que cette personne 79 lui a dit: «Vous êtes ici des musulmans mais Miskine et les Banyamulenge ont tué de nombreux musulmans et il a promis de revenir plus tard pour tuer plus de musulmans encore dans [la banlieue de] PK12."

Banyamulenge est un terme utilisé en RCA pour se référer aux soldats de Bemba qui ont été à Bangui en 2002 et 2003 pour aider Patassé à combattre une rébellion armée.

En Novembre dernier, le premier témoin à charge dans le procès de Jean-Pierre Bemba a déclaré que lorsque des rebelles dirigés par le chef de l'armée limogé François Bozizé, ont attaqué Bangui, Miskine a effectué un raid punitif sur le marché aux bestiaux. Le raid a eu lieu le 30 et 31 Octobre, 2002.

Les organisations des droits humains dans le passé ont demandé à la CPI d’inculper Miskine et Patassé aux côtés de Jean-Pierre Bemba. Elles ont affirmé que la responsabilité des trois est la même pour les crimes commis en RCA.

Les avocats de Bemba ont déclaré à plusieurs reprises qu'il y avait plusieurs groupes de milices et que les atrocités commises à Bangui ne sont pas à la fois celles de ses troupes dans le pays. Ils affirment que des soldats de l'un de ces groupes pourraient avoir commis les crimes dont Bemba est accusé.

Bemba, 48 ans, a été placé en détention à la CPI depuis Juillet 2008. Bien qu'il n'était pas en RCA avec les troupes qui auraient violé, assassiné et pillé, il est en procès parce qu’il est accusé par le procureur de n’avoir pas assumer la responsabilité de n’avoir pas retenu ou puni ses soldats.

Selon le Statut de Rome qui fonde la CPI, un chef militaire est pénalement responsable des crimes commis par les forces sous leur commandement et un contrôle efficace.

Dans son témoignage la semaine dernière, le témoin 79 a raconté comment elle et sa fille de 11 ans ont été violées par des soldats du Mouvement de Bemba pour la Libération du Congo, MLC.

Elle a également déclaré que son mari a été tué par une force dirigée par Abdoulaye Miskine, qui dit-elle, a été accompagnée par les troupes du MLC.

Interrogée par l'avocat des poursuites Horejah Bala-Gaye, elle a dit : «La personne qui a tué mon mari a été Miskine et les Banyamulenge qui l'accompagnaient."

Elle a ajouté que, outre son mari, de nombreuses autres personnes ont été tuées au marché à bestiaux, et décrit comment elle et certains de ses voisins ont rencontré deux commandants MLC pour protester contre le traitement des soldats malades et de civils.

Le témoin a expliqué que la réunion a eu lieu à la maison du chef local, dans la banlieue PK12. Elle a dit que les commandants s’étaient adressés à eux en français.

"Ils ont dit : « Si vous voyez les gens venir au quartier et commettre des exactions violentes, il faut savoir que certains ne sont pas des soldats professionnels. Ce sont des gens qui ont reçu des vêtements militaires et des armes pour aller au front », a-t-elle rappelé.

Elle a ajouté que les commandants MLC ont également dit que ces femmes étaient des hommes violeurs qui voulaient voler et ne sont pas des soldats professionnels.

Le témoin n'a pas dit en audience publique qui a donné des armes aux soldats inexpérimentés, et n'a pas précisé les noms des commandants ou s’ils ont promis de prendre des mesures contre les soldats qui ont abusé de civils.

Le témoin 79 a déclaré que les soldats de Bemba ont été les seuls soldats qui ont soumis des civils de son quartier à des abus.

"Je n'ai pas vu la présence de soldats d'autres au-delà de ceux que j'ai cités, dit-elle.

Le témoin a dit que deux jours après avoir été violée, elle a appris que sa mère et sa sœur aînée avaient également été violées par les troupes du MLC. Elle a dit à la suite de cette attaque, sa mère est devenue "plutôt déséquilibrée dans son comportement» et a fui vers le Tchad voisin.

Son frère, dont les biens ont été pillés parmi ceux de sa maison dans la nuit de son viol, "est devenu colérique" et a quitté la maison. Il n'avait pas donné de nouvelles depuis, a-t-elle dit.

«Je vis dans un état d'inquiétude", a déclaré le témoin. «Je suis troublée. Je sais que je ne suis pas bien dans ma tête. Je sais que j'ai des problèmes psychologiques."

Le procès se poursuit cette semaine.

Wairagala Wakabi est un reporter de l'IWPR formés à La Haye.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:32

 

 

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Mardi, 08 Mars 2011 10:47

Ai- Rca- Service Marie Annick Zamba. C’est le nom de la nouvelle présidente du comité ad hoc du groupement des éditeurs de la  presse privée indépendante de Centrafrique (Geppic), élue le  6 mars au cours d’une assemblée générale extraordinaire tenue à Bangui, la capitale.

Organisée par les membres du Geppic, cette assemblée générale extraordinaire a été présidée par Michel Ngopélé, directeur de publication du journal « le quotidien de Bangui ».

« On reproche au bureau précédent sa gestion peu orthodoxe de la chose, un dysfonctionnement notoire au sein de l’ancien bureau et son engagement très politique, chose interdite par le statut et règlement intérieur du groupement »,  a souligné M Ngopélé.

« Je viens d’être élue à la tête du comité ad hoc du Geppic qui aura pour mission de diriger le Geppic pendant au moins deux mois »,  a  confié Mme Zama.

Et de poursuivre : « notre mission est de pouvoir faire un projet de révision des  statuts et règlements intérieurs et de pouvoir  représenter le Geppic auprès des différentes institutions nationales et internationales enfin d’évacuer des affaires courantes  et d’organiser d’ici le 7 mai prochain une assemblée générale élective ».

A en croire la nouvelle présidente du comité ad hoc, au cours de cette assise,  on a eu à déceler certaines pratiques qui n’honorent pas le métier du journaliste. Et le nouveau bureau s’engage, selon elle, à ne pas reproduire les mêmes erreurs du passé.

Pour mémoire,  l’ancien bureau a été mis en place au mois de juin 2010 et comptait plus de 6 membres sous la présidence de Albert Mbaya, directeur de publication du quotidien « Agora ».

Selon des indiscrétions, l’affaire de détournement des fonds de l'association  se trouverait actuellement au niveau du parquet de Bangui.

Il convient de préciser que le nouveau comité mis en place est composé de 5 membres.

Kabongo, Ai Bangui

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:25

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 08 Mars 2011 15:56

Les membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI) locale de Bouar (ouest de Centrafrique) annoncent un éventuel boycott de la part de ses membres des législatives du 27 mars 2011. Ils exigent le versement de la somme de 9 300 000 francs CFA (environ 14,177 euros), correspondant aux frais de location des motos et indemnités non perçues lors du double scrutin du 23 janvier dernier. L’information est confirmée par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette région.

Au cours d’une réunion tenue lundi 7 mars, ces mécontents dénoncent « une gestion opaque » des fonds alloués par le gouvernement et ses partenaires pour les opérations de vote, dont font montre les responsables de la CEI locale.

Ces commissaires demandent « plus de transparence dans la gestion et exigent par ailleurs la démission de membres dirigeant de cette institution politique locale ».

« Nous gérons les fonds conformément aux textes en vigueur établis par la CEI, et ne pouvons que rendre compte qu’à nos chefs hiérarchiques, se justifient quelques responsables. Si nous avons commis de fautes, ajoute l’un d’entre eux, « la justice est là pour faire son travail ».

Par ailleurs dans la préfecture d’ABA (ouest), les commissaires ont aussi proféré des menaces similaires à l’endroit de leurs responsables. Une situation qui s’envenime avec la revendication des autres commissaires de Bangassou (est) et ceux de Bangui. Tous conditionnent la tenue de ces élections au versement de leurs indemnités.

 

NDLR : De quel deuxième tour parle-t-on encore ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:17

 

 

ACF-4_pics_809.jpg

 

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 08 Mars 2011 15:55

300 enfants malnutris de Nola (ouest du pays) bénéficient désormais d’une prise charge nutritionnelle appropriée. L’ONG Action Contre la Faim (ACF) vient de réhabiliter lundi 7 mars 2011, un bâtiment qui comporte 2 salles d’hospitalisation dotées de 25 lits et une autre pour des soins. Coût de l’investissement, 6 800 000 francs CFA (environ 10,366 euros).

Il s’agit d’un centre dit Unité nutritionnelle thérapeutique, logé au sein de l’hôpital préfectoral de Nola.

Selon Marion Laporte responsable de l’ACF dans cette région, interrogée par Radio Ndeke Luka, le centre est destiné « à la prise en charge correcte des cas de malnutrition sévère dont sont victimes ces enfants ».

Elle précise que les autorités sanitaires de cet hôpital « auront la charge de relayer la gestion de ce patrimoine mis à leur disposition ». Seulement la population ne cache pas son inquiétude. Elle craint en effet une détérioration rapide du centre et rappelle les cas de « vandalisme antérieur commis par ces responsables ».

Ce centre est l’une des réponses aux préoccupations des enfants malnutris de Nola, qui, entre 2009 et 2010, ont été sévèrement atteint de la malnutrition.

 

NDLR : Où est le gouvernement centrafricain de Bozizé ? Jusqu'à quand ce sont les ONG qui vont continuer à venir au secours des enfants malnutris ? Voilà le vrais problèmes par rapport auxquels Bozizé est incapable d'apporter le moindre début d'un commencement de solution. C'est vraiment un honte nationale.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:08

 

 

Fini-Kode-logo.JPG

 

 

DÉCLARATION CONSTITUTIVE
Nous, citoyens Centrafricains épris de paix et de justice sociale,

Conscients de nos responsabilités devant les Hommes et devant l’Histoire;

Conscients que le substrat d’une société civilisée, libre et prospère, demeure avant tout des « individus modèles », indispensables à la structuration de l’âme des générations à venir;

Conscients que seuls les citoyens pétris de valeurs morales, dotés d’une conscience  indiscutable dans leurs activités professionnelles, en quête permanente du savoir et du savoir-faire, sont porteurs d’un véritable projet d’épanouissement, premier pas vers l’accomplissement de Soi.

Conscients que la société centrafricaine, qui, autrefois a incarné ces valeurs morales et de citoyenneté aux travers desquelles les notions de l’effort, du mérite, n’étaient pas que vains mots, est aujourd’hui en perte de vitesse.

Conscients qu’au fil de son histoire, la Nation centrafricaine s’est laissé gangrener par une immoralité rampante et un incivisme criant, contre lesquels rien n’a été fait depuis des décennies pour s’en prémunir ;

Conscients que désormais l’immoralité et l’incivisme, durablement ancrés  dans les sphères  de la société, constituent un sujet de préoccupation majeure ;

Conscients que tous ces maux qui minent la République centrafricaine dans son ensemble, est le résultat de plusieurs années d’immobilisme et de démission collective ;

Préoccupés par la faillite des Pouvoirs publics et l’irresponsabilité de certains acteurs politiques nationaux;

Préoccupés par la résignation de nos concitoyens et dans le souci de mobiliser le peuple en vue d’un sursaut salvateur ;

Préoccupés par les difficultés multiformes auxquelles la jeunesse centrafricaine est confrontée, sans aucune possibilité d’envisager sereinement son avenir. Et ce, dans l’indifférence générale ;

Soucieux de nous impliquer  et de contribuer  à l’animation de la vie publique dans notre pays en participant  d’une manière active aux débats de société avec le souci d’y apporter des idées novatrices ;

Soucieux du développement social durable à travers la promotion des valeurs d’excellence, de l’effort, du pragmatisme, de la citoyenneté et de l’équité ;

Solidaires dans la défense et la promotion des Droits de l’Homme, reconnues par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen (DUDH) du 10 décembre 1948 ;

Réunis en Assemblée Générale tenue à Paris le  05 mars 2011, avons décidé d’ériger l’association Fini Kodé, régie par la loi de 1901, en Mouvement citoyen Fini Kodé.

 

Fait à Paris, le 5 mars 2011

 

Ont signé

Franck SARAGBA

Adrien POUSSOU

Aboubakar SAMORY

Gaston N’GUÉRÉKATA

Prosper YAKA MAÏDÉ

Michel MABOU

Pierre ZAWÉLÉ

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:06

 

 

blaise-compaore-gouvernement-janvier-2011.jpg

 

Il souffle sur le Burkina Faso, un vent de révolution anti-Compaoré. Les élèves n’arrêtent plus de narguer l’autorité du « beau Blaise », au pouvoir depuis 1986, membre du panel de l'«UA » pour la crise ivoirienne post-électorale, ami de la France et d'Alassane Ouattara, président élu et réélu avec des scores frauduleux avoisinant les 90 %. Vingt cinq ans après la mort de Thomas Sankara, c’est peut-être l’heure de la seconde révolution du Faso, que sonne cette rue qui n’a certainement connu le révolutionnaire et panafricaniste, que dans les livres d’histoire.

Cela n’arrive pas qu’aux arabes ! Blaise Compaoré est aussi à l’épreuve de vives contestations sociales dont on parle peu dans les médias internationaux. Pourtant elles s’intensifient malgré le caractère disproportionné de la répression policière. La révolte monte en puissance et fait tâche d’huile à travers le pays : Bobo Dioulasso, Koudougou, Gaoua, Fada Gourma, Tengodogo, Pô et Léo…

La révolution « en culottes kaki », celle que mènent les collégiens burkinabè depuis des semaines contre Compaoré, a déjà fait 6 morts dont : quatre élèves tués par balles lors des marches de fin février 2011  dans le Centre-ouest, un policier lynché par les « jeunes révolutionnaires » et un garagiste qui au hasard des tirs a perdu la vie. Plus rien ne peut émousser, la détermination de ces jeunes « frondeurs », résolus à braver les mains nues, toutes les menaces en affrontant de face le pouvoir de celui qui tient depuis 1986, « le pays des Hommes intègres » d’une main de fer.

En réponse à l’ordre de reprise les cours intimé par le Gouvernement burkinabé, les élèves indifférents, sont plutôt descendus dans les rues pour réclamer justice. Et ils sont allés encore plus loin dans la défiance du pouvoir. Brûlant quatre commissariats à Yako (100 km au nord de Ouaga), à Koupéla (140 km à l’Est), à Gourcy (au nord) et à Dori (Nord Est).

A chaque fois, ils faisaient le bonheur des détenus, heureux de retrouver leur liberté. Un autre casse-tête pour l’administration burkinabé. Impuissant, le pouvoir, n’a pu constater que les dégâts. Il a « condamné fermement ces dérives inacceptables et ces comportements dont il est difficile de faire le lien avec le désir de manifestation de la vérité » suite à la mort de leurs camarades.

Des « actes de vandalisme » condamnables, certes. Mais ils ne sont peut-être que l’expression violente, d’une irrésistible aspiration, à plus de liberté et à plus de démocratie. Comme quoi, les enfants savent aussi montrer aux anciens, « les sentiers de la liberté ». Pour l’instant, ils ne demandent pas à Blaise de « dégager ».

Mais il y a des signes qui ne surprennent personne, encore moins, Monsieur Compaoré !

 

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