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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 16:51

 

 

laurent-gbagbo-et-son-epouse-simone-le-4-fev-2011-a-abidjan.jpg

 

 

 

ABIDJAN - AFP / 11 avril 2011 16h18 - Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo et son épouse Simone ont été arrêtés à leur résidence d'Abidjan et ont été amenés à l'Hôtel du Golf, le QG du président légitimement élu de Côte d'Ivoire selon la communauté internationale, a indiqué une porte-parole de M. Ouattara.

Le président sortant, au pouvoir depuis 2000, a été arrêté par les Forces républicaines de M. Ouattara, avait annoncé peu auparavant l'ambassadeur de France à Abidjan, Jean-Marc Simon.

Le couple est arrivé à 13H00 (locales et GMT) à l'hôtel, a affirmé à l'AFP Anne Ouloto, la porte-parole de M. Ouattara. Laurent Gbagbo "est ici avec sa femme et son fils Michel. Je les vois", a-t-elle déclaré.

Gbagbo est en bonne santé et il sera jugé, a déclaré l'ambassadeur ivoirien auprès de l'ONU.

L'ex-président ivoirien et Simone Gbagbo sont "aux arrêts" et "le cauchemar est terminé" pour les Ivoiriens, a déclaré Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara.

Laurent Gbagbo, qui refusait de reconnaître la victoire électorale de M. Ouattara le 28 novembre 2010, a été arrêté par les forces pro-Ouattara et non pas par des forces spéciales françaises, a-t-on indiqué de source diplomatique française.

"M. Gbagbo a été arrêté par les troupes de M. Ouattara, c'est vrai, mais pas par les forces spéciales françaises, qui ne sont pas rentrées dans l'enceinte de la résidence" du chef de l'Etat ivoirien sortant, a affirmé à l'AFP cette source diplomatique à Paris, démentant des informations faisant état de son arrestation par des troupes de la force française Licorne.

Après une offensive éclair de quelques jours, les forces pro-Ouattara étaient entrées à Abidjan le 1er avril, début de combats entre militaires fidèles à Gbagbo et Forces républicaines de Ouattara.

L'Onuci et la force française Licorne ont ensuite frappé des camps militaires et les armes lourdes situées à la résidence et au palais présidentiel de Gbagbo à Abidjan.

Cette arrestation survient après une nouvelle campagne de frappes de la France et de l'ONU sur la résidence où était retranché M. Gbagbo, qui refusait de se rendre, et après plus de quatre mois d'une crise post-électorale sanglante.

Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a eu un long entretien téléphonique avec Alassane Ouattara, peu après l'arrestation de son rival, a annoncé l'Elysée à l'AFP.

(©)

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 01:34

 

 

Bozizé près du cercueil de Kolingba

 

              Bozizé, ici à côté du cercueil du général André Kolingba

 

 

L’histoire de la RCA retiendra que c’est le président François Bozizé qui, à force de le persécuter et le harceler, a fini par tuer son prédécesseur Ange-Félix Patassé. Pour cela, quoiqu’il fasse,  il ne convaincra personne de n’avoir été pour rien dans la mort du célèbre « Barbu national » intervenu dans un hôpital au Cameroun. Le monde entier a suivi avec une grande indignation et une émotion bien compréhensible la triste affaire du refus inhumain et puéril opposé à plusieurs reprises par Bozizé aux tentatives de sortie du territoire centrafricain du président Patassé que tout le monde savait pourtant bien malade, à l’exception de Bozizé et son clan qui étaient plutôt persuadés qu’il ne s’agissait que de « simulation », d’aller se faire soigner.

Bozizé et son clan qui viennent d’être sévèrement rappelés à l’ordre par la mort de Patassé. Ils croyaient jusqu’ici à tort que la politique ne serait qu’un vaste cirque ou des clowns s’en donnent à cœur joie. C’est la raison pour laquelle il ne s’est entouré que de bouffons courtisans et pitres tels que Fidèle Ngouandjika, le général d’opérette Jules Bernard Ouandé, Sylvain Ndoutingaï et autres Aurélien Zingas, Thierry Maléyombo pour ne citer que ceux-là. Martin Ziguélé qui était apparu comme un redoutable challenger de Bozizé avait plusieurs fois fait l’objet, sur la base de mensongères fiches de prétendus renseignements, de nombreuses et fantaisistes accusations de vouloir renverser Bozizé par coup d’Etat avec la « complicité de blancs ». Cela fera aussi bientôt un an qu’ils avaient accusé le président Patassé de vouloir faire un coup d’Etat qu’ils ont prétendu avoir déjoué. Jusqu’à la mort de ce dernier, ils n’ont pas été à même d’apporter le moindre début d’éclaircissement sur cette grotesque et vilaine plaisanterie et doivent sans doute tabler sur l’indulgence et la propension des Centrafricains à l’oubli.

A-t-il voulu et s’est-il donné les moyens d’en être correctement informé ? Il faut croire évidemment que non. Les péremptoires et fantaisistes allégations de son porte-parole Fidèle Ngouandjika selon lesquelles Patassé, Ziguélé et Tiangaye ne ferait que de la simulation pour qu’on parle d’eux peut en attester. Pourtant, hormis les enfants de Bozizé et autres sécurocrates du pouvoir présents qui n’y ont vu que de la comédie et des « singeries » de la part de Patassé et des opposants du FARE, tous ceux qui ont pu voir le président Patassé à l’aéroport Bangui Mpoko lors de sa première tentative de prendre le vol régulier de Kenya Airways le 23 mars dernier confirment qu’il était visiblement très mal en point. 

Si Bozizé qu’on sait au demeurant aussi malade, refuse exprès d’être soigné par des médecins, il n’hésite pourtant pas lui, à sauter dans des avions pour se rendre chez ses « guérisseurs traditionnels » béninois pour y recevoir néanmoins des soins. On ne compte plus le nombre de ses maîtresses qui, une fois enceinte, sont coûteusement envoyées pour accoucher aux USA et en France. Enfermé dans son obsession à voir partout des projets de  coups d’Etat visant à le renverser et en proie à son inqualifiable paranoïa, il a indiscutablement sous-estimé et pour le moins mal évalué l’état réel de santé du président Patassé.

Un détail extrêmement capital à verser au dossier. Selon l’entourage familial du « Barbu national », les médecins de l’Hôpital Général de Douala où on a dû le conduire de toute urgence dès le dimanche 3 avril donc au lendemain même de son arrivée de Bangui, ont déjà dû pratiquer d’intenses massages cardiaques au président Patassé pour le ranimer. En effet, il avait immédiatement fait un arrêt cardiaque lorsqu’il avait appris de Malabo que Bozizé avait dépêché un émissaire avec un prétendu document compromettant qu’il aurait signé de sa main propre, auprès de certains chefs d’Etat d’Afrique centrale et de l’Ouest dont celui de Malabo où il était précisément en train de vouloir se rendre, afin de les dissuader de l’accueillir chez eux. On le voit, il n’y a pas l’ombre d’un seul doute ; c’est bel et bien  Bozizé qui l’a achevé. Est-ce un clin d’œil du sort si Patassé est revenu mourir sur le même sol camerounais où le coup d’Etat de Bozizé qui l’avait renversé avait contraint son avion qui revenait de Niamey n’avait pu se poser à Bangui, à atterrir le 15 mars 2003.

Qui peut oublier que c’est ce Bozizé  qui a obligé Patassé à un second exil togolais de sept ans à l’issue de ce coup d’Etat du 15 mars 2003 ? Qui peut oublier que durant ce second et dur exil, Patassé que le même Bozizé avait aussi déjà fait poursuivre en justice pour crimes de guerre et détournement de plus de 70 milliards de F CFA de deniers publics, avait connu les pires affres de l’exil jusqu’à perdre son épouse Angèle sur le sol togolais. La santé de Patassé s’est également davantage détériorée. Sauf à être vraiment de mauvaise foi, Bozizé ne pouvait l’ignorer.Bozizé aura réussi dans son programme de gouvernement : division nationale, humiliation, assassinats et prédation et pillage des ressources nationales.

C’est pourquoi, en le tenant pour « personnellement responsable » de la mort de son prédécesseur, la Coordination des comités de soutien à la candidature de Patassé et la famille du défunt, n’ont fait en réalité que traduire le sentiment quasi général des Centrafricains à l’heure actuelle par rapport au comportement inhumain, puéril et délibérément cynique de Bozizé qui a persisté à prendre pour de la simulation, les tentatives désespérés de Patassé de quitter le pays pour se rendre chez un des rares chefs d’Etat qui a continué à lui témoigner de l’estime dans l’espoir de s’y faire soigner, à savoir le président équato-guinéen.

On a enjoint à Bozizé ainsi qu’à son gouvernement, son cabinet, son parti et sa famille, de ne pas prendre part aux funérailles du défunt président Ange-Félix Patassé. Celles-ci qui seront organisées dans quelques jours, à cause du meurtrier Bozizé et pour ne pas qu’il vienne faire le malin en versant des larmes de crocodile sur sa dépouille, Patassé, l’ancien chef d’Etat qu’il fut, sera privé de funérailles officielles, une première mondiale de mémoire d’homme mais l’opinion internationale et tous les Centrafricains qui ont suivi et été témoins des tracasseries stupides et barbares faites à Patassé par Bozizé le comprendront. Obsèques nationales ou pas, personne ne pourra empêcher les Centrafricains d’aller massivement rendre hommage à Patassé.

Ses tentatives et manœuvres tendant à vouloir imposer des obsèques officielles pour lui permettre de venir se moquer encore de la dépouille de Patassé qu’il a tué ne peuvent tromper personne. C’est à peine si le pouvoir de Bozizé n’avait pas accusé le Pr Grézenguet président de la Commission national d’évacuation sanitaire ainsi que le ministre de la santé, qui ont émis un avis favorable pour que Patassé puisse quitter le pays afin d’aller se faire soigner à l’étranger, de complicité d’atteinte à la sûreté de  l’Etat et de participation à un projet de coup d’Etat. On était en plein délire paranoïaque ! Pour quelqu’un qui est arrivé lui-même au pouvoir par un putsch, c’est quelque peu fort de café ! La Coordination nationale des comités de soutien de Patassé, structure de campagne électorale a coupé l’herbe sous les pieds du gouvernement qui avait cru devoir annoncer imprudemment dès le lendemain de la mort de l’ancien président et sans la moindre concertation avec la famille du défunt, la mise en place d’un comité d’organisation de ses obsèques.

On se souviendra qu’après le décès du président André Kolingba dont la dépouille devait arriver de Paris, sa veuve Mireille n’avait pas souhaité que le calendrier de ses obsèques soit dicté par l’agenda du président de Bozizé qui avait initialement voulu que les choses attendent qu’il soit revenu de son déplacement au Qatar. Finalement, eu égard aux manœuvres de Bozizé et devant diverses pressions, Mireille avait fini par céder pour se conformer au cérémonial d’obsèques officielles. Pour quelqu’un comme Bozizé qui aime humilier ses adversaires politiques, qui déclarait lors de sa dernière investiture que la « récréation était terminée » en roulant les mécaniques et en jouant au matamore, il faut l’avouer, c’est un cinglant camouflet et le comble des humiliations. Il aura cherché la très embarrassante situation dans laquelle il se trouve maintenant.

Pour une fois que l’auteur du crime et la causalité de la mort de quelqu’un sont bien connus et ne sont donc plus à rechercher comme d’habitude, dans des considérations d’ordre mystique ou des raisons de fétiches et autres, on ne doit pas se priver de montrer clairement du doigt le meurtrier comme étant sieur François Bozizé. Au moment d’inhumer son épouse Angèle au cimetière municipal de Lomé le 19 janvier 2008, Ange Félix–Patassé Patassé avait solennellement et officiellement déclaré pour la première fois depuis qu’il a été renversé du pouvoir, reconnaître désormais Bozizé comme président de la République centrafricaine. Lors du Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008, il avait encore, du haut de la tribune de cette importante assemblée, réitéré cette reconnaissance, prouvant ainsi qu’il était vraiment sincère mais Bozizé par contre, jusqu’au bout,  ne l’aura jamais été.  Aujourd’hui, même mort, l’ombre de Patassé hantera à jamais les nuits et l’esprit de Bozizé.

Rédaction C.A.P.

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 01:31

 

 

Guelleh-Sarko-et-Obama.jpg

 

 

dimanche 10 avril 2011  par Georges Samir,© AfriSCOOP

(AfriSCOOP Analyse) — Encore et toujours l’Afrique francophone ! Après la mascarade électorale en Centrafrique, voici un autre Etat de l’espace francophone sur le continent noir qui va s’illustrer négativement, en matière d’organisation d’un scrutin. Il s’agit de Djibouti. Il n’a pas droit à la démocratie parce qu’il abrite deux importantes bases militaires de l’Occident…

Le gros Omar Guelleh persiste et signe. Au pouvoir depuis 12 années, il briguait ce vendredi un nouveau mandat. Le troisième et le dernier selon ses propres mots ! Pour se dégager la voie vers cette nouvelle candidature, le président Guelleh a pratiqué le sport politique favori des dictateurs d’Afrique francophone : la modification constitutionnelle. Ce coup de chirurgie donné au texte fondamental de Djibouti, M. Guelleh et ses proches collaborateurs l’ont fait en avril 2010.

Encore un peuple victime de son atout : sa situation géographique

L’élection de ce vendredi 08 avril dans cet Etat membre de la Francophonie ne se singulariserait pas si elle offrait tous les gages démocratiques garantissant le pluralisme ! Devant O. Guelleh, il n’y a qu’un adversaire ; presque fantoche. L’ex-patron du Conseil constitutionnel de Djibouti, Mohammed Ragueh, jugé proche du clan Guelleh par les observateurs de la politique dans l’ancienne Côte française des Somalis (l’ancien nom de Djibouti). Un statut de présidentiable manipulé que vient conforter le boycott de cette présidentielle par les principaux opposants au régime de Djibouti. Ces politiques contestent les conditions d’organisation de cette joute électorale. C’est dire que les 152.000 électeurs de ce vendredi ont encore voté en l’air !!!

Le seul motif de satisfaction des opposants dans ce pays d’Afrique orientale ne peut qu’être le raccourcissement du mandat présidentiel. Le troisième bail de M. Guelleh passe de 6 à 5 ans, depuis la modification constitutionnelle sus-citée.

Une fois encore, Paris et Washington ferment les yeux sur des contorsions à la démocratie dans un Etat dans lequel se trouvent leurs intérêts stratégiques. Le penseur Pascal avait donc raison : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ». Le malheur des opposants djiboutiens réside dans le fait que leur terre natale abrite deux bases militaires, hautement stratégiques dans la Corne de l’Afrique. L’une appartient aux Gaulois, et l’autre aux Yankees. Un séjour des Français et des Américains qui constitue une importante source de revenus et de protection pour l’Etat djiboutien. En avant donc les coups de canif à la démocratie !! Les principes et vertus pour lesquels MM. Sarkozy et Obama sont prêts à faire la guerre à L. Gbagbo et M. Khadafi disparaissent, comme par enchantement, dans le contexte djiboutien. C’est hélas la règle implacable de la conduite des affaires internationales sur la planète. C’est également au nom des services que lui rend le régime Guelleh que Paris n’a jamais fait la véritable lumière sur l’affaire du juge Borrel.

Devant de tels immobilismes politiques entretenus par les Occidentaux, le monde s’étonnera et se montrera ému si les opposants de Djibouti choisissent la voie des armes… Pourquoi, encore et toujours de tels cycles infernaux en Afrique francophone ?

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 21:35

 

 

AFP

 

 

 

MESSAGE DE CONDOLEANCES DE MARIE-REINE HASSEN

Ancien Ministre

A L’OCCASION DU DÉCÈS DU PRÉSIDENT ANGE FÉLIX PATASSÉ

Un grand Homme d’Etat, un combattant de la liberté, Ange Félix Patassé vient de nous quitter. La Nation vient de perdre un illustre fils, un étalon à la dimension politique et au charisme incontestés.

Il a œuvré dans tous les combats pour qu’émerge un Etat de droit, souvent dans des conditions difficiles, voire approximatives, mais il est toujours resté attaché avec une ferveur indéfectible à son peuple et à son pays.

Puisse cet exemple inspirer la jeune génération, et au delà, l’ensemble de la classe politique.

Son œuvre certainement lui survivra, comme le disait l’autre : « Il y a des morts qui aident à vivre ».

A sa famille éplorée, à ses compagnons de lutte, à tous ses amis, je tiens à mon nom personnel, à celui de ma famille, et au nom de mes collaborateurs, à présenter mes condoléances les plus sincères.

Que sa terre natale la Centrafrique lui soit légère.

 

Paris le 07 avril 2011

 

MRH

Marie-Reine HASSEN

 

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 16:23

 

 

libye carte

 

 

TRIPOLI - AFP / 10 avril 2011 17h15 - Les dirigeants africains mandatés par l'Union africaine (UA) pour une médiation en Libye sont arrivés dimanche à Tripoli, où ils vont tenter d'obtenir une cessation des hostilités, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les cinq dirigeants étaient partis séparément de Nouakchott, où ils s'étaient réunis samedi soir.

Le premier à se poser à l'aéroport de Miitiga, près de Tripoli, a été le président malien Amadou Toumani Touré. Il a été suivi par ses homologues Jacob Zuma (Afrique du Sud), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) et Denis Sassou Nguesso (Congo), ainsi que par le ministre ougandais des Affaires étrangères Henry Oryem Okello, qui représente le président Yoweri Museveni.

Les dirigeants ont été accueillis notamment par des partisans de Mouammar Kadhafi, portant des portraits du dirigeant libyen et des drapeaux verts, du régime du colonel.

La veille, à l'issue de leur réunion à Nouakchott, les médiateurs avaient réaffirmé les objectifs de leur mission: "cessation immédiate de toutes les hostilités", acheminement de l'aide humanitaire et ouverture d'un dialogue entre le régime et l'insurrection.

Après Tripoli, les médiateurs doivent se rendre dimanche soir et lundi à Benghazi, fief rebelle de l'est du pays, pour tenter de convaincre l'insurrection de baisser les armes.

(©)

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 16:05

 

 

Mamba-Chaka-Vincent.jpg

 

Vincent Mambachaka ici avec un chapeau

 

 

Semaine culturelle et sportive de l’étudiant africain

 

Source : lopinion.ma 9/4/2011

La trentième édition de la semaine culturelle et sportive de l’étudiant africain au Maroc, dont la clôture est prévue, ce samedi 9 avril à l’Ecole Mohammédia des Ingénieurs (EMI), s’annonce rythmique avec la présence d’une troupe artistique très cotée sur le continent africain. Il s’agit du célèbre Ballet national de la République Centrafricaine (RCA).

 Invité d’honneur par l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) et la Banque populaire centrafricano-marocaine (BPCM), fruit de la bonne coopération entre le royaume du Maroc et la RCA, le Ballet compte tenir en haleine, durant toute la soirée, la salle qui sera archicomble à n’en pas douter. Il ne peut en être autrement quand on sait que le Ballet nationale de la RCA, créé en 1966, et qui se renouvelle chaque à chaque fois dont la nouvelle génération remonte à 2003, dispose de beaucoup de tableaux pour créer l’ambiance.
Composée de 35 membres, sous la houlette de Joseph Rangua, (chorégraphe et anthropologue, au commande depuis 2000), la troupe symbolise à elle seule déjà toute la diversité et la richesse de la culture centrafricaine. Managé depuis 2000 par Vincent Mambachaka, le Ballet promet sur toute la ligne car Mambachaka n’est pas non plus de la dernière pluie dans ce métier. En effet, le manager de Ballet nationale de la RCA est expert en ingénierie culturelle, directeur du Centre culturel «Espace Linga Tere» et directeur de la radio culturelle «Linga FM». Pour lui, la mission du Ballet est d’abord l’enrichissement, la recherche sur les musiques, rites et traditions de la RCA mais aussi la sauvegarde et la promotion de la culture centrafricaine à travers le monde.

Relevant du ministère de la Jeunesse, du sport, de l’art et de la culture, le Ballet national de la RCA bénéficie d’une grande notoriétédans le cosmos artistique africain en raison de la vivacité de ces «amazones». Leur rythme endiablé, exécuté avec la souplesse du corps, leurs instruments traditionnels, leurs costumes hauts en couleur, leurs voix ensorcelantes, transportent le spectateur dans un monde de joie et de gaité aussi loin que possible. Et ce n’est pas fortuit si Mambachaka, dans une déclaration à la presse, souligne que ses poulains donneront le meilleur d’eux-mêmes ce soir devant une salle surchauffée. «Le fait de se retrouver au Maroc est important pour nous car cette invitation nous permet à la fois de montrer les potentialités, la diversité et la richesse de la culture de notre pays, la Centrafrique. Et ce que nous voyons ici est impressionnant car il s’agit d’un vrai brassage culturel de voir ces étudiants, plus de 40 nationalités différentes, venant des cinq continents, unis et qui fêtent ensemble dans la joie et dans l’allégresse durant toute une semaine. Ce challenge que l’Agence marocaine réussit allègrement est à saluer et représente un exemple à louer et à encourager», fait remarquer Mambachaka.

 Il y a de quoi car ils sont plus de 8000 étudiants africains et étrangers à majorité africaine, dont plus de la moitié bénéficie d’une bourse d’études octroyée par l’Agence sans oublier que l’Agence inscrit chaque année environ 1500 nouveaux bacheliers d’horizons différents bénéficiant d’une bourse d’études, reflet de la bonnecoopération qu’entretient le Maroc avec les Etats amis en Afrique ou ailleurs. Lesquels poursuivent leurs études supérieures dans les universités, écoles, instituts et autres établissements de formation professionnelle marocains.

Pour rappel, la semaine culturelle de l’étudiant africain est organisée par la Confédération des élèves, étudiants, stagiaires africains et étrangers au Maroc (CESAM) sous le parrainage effectif de l’AMCI, Elle est l’occasion pour ces futurs cadres ou déjà en fonction de se retrouver dans un climat de convivialité et de fraternité. Chaque année, un programme diversifié est proposé au public. Pour l’édition 2011, les organisateurs ont placé les festivités sous le thème «Le développement durable: avenir à négocier» avec au programme plusieurs disciplines sportives et de jeux de société. In fine, le coup d’envoi de cette 30ème édition a été donné samedi 3 à la Cité universitaire internationale, dans une ambiance festive, en présence de plusieurs Ambassadeurs africains accrédités à Rabat, du représentant de la Mission diplomatique de l’Autorité palestinienne ainsi que du Directeur Générale de l’Agence marocaine de coopération internationale entouré de son staff technique.

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 16:02

 

 

 

char-fran-ais.jpg

 

 

 

Marianne Dimanche 10 Avril 2011

Jean-Dominique Merchet, http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense

Les nouvelles ne sont pas bonnes. Ni en Libye, ni en Côte d'Ivoire, où nos forces armées sont engagées dans des combats politiquement incertains. Peu d'observateurs et d'experts se risquent à briser le consensus sur ces actions, à en interroger, non seulement l'efficacité, mais également l'opportunité et la légitimité. Il le faut pourtant, sans pour autant se départir d'un soutien inconditionnel aux militaires français qui y participent en notre nom. Car ces guerres ne sont pas celles de l'armée française, elles sont celles de la France et des Français. Cela nous engage tous, nous les citoyens français.

 En Libye : les frappes aériennes durent depuis plus de trois semaines et Kadhafi est toujours là. Les mauvaises surprises s'accumulent.

1) La capacité de résistance et d'adaptation des troupes loyalistes, qui agissent de manière professionnelle et rationnelle. Leur aviation a été détruite, leur "poing blindé" également. Ils utilisent des véhicules banalisés, se réfugient dans les zones urbaines, misent sur leur artillerie d'une portée de 20 km. Bref, ils se protègent et gardent l'initiative sur le terrain. Faut-il s'en étonner ? La guerre serait si jolie si l'ennemi se comportait comme un allié, s'offrant sans résister ni répondre à nos coups, et se conformant poliment à nos désidératas. Grâce à ses milliards et à de vieilles solidarités tribales, Kadhafi conservent des troupes et des bastions. Il peut même faire appel à des mercenaires, et pas les plus nuls comme ces Tchadiens que l'armée française a depuis longtemps appris à respecter. Notre problème, à nous occidentaux, c'est que nous méprisons trop nos ennemis. On s'attendait vraiment à ce qu'ils se débandent au premier passage d'un avion de chasse dans le ciel ?

2) L'inexistence militaire de l'insurrection. Pour qualifier les "forces" insurgées, mon confrère du Figaro Adrien Jaulmes a trouvé une excellente formule : "des manifestants armés". Rien d'autre. Les insurgés n'ont aucune capacité militaire : il aurait été utile de s'en rendre compte avant de s'engager dans une guerre qui reposait sur deux idées : dans le ciel, les Occidentaux, au sol, les insurgés. Il manque un élément de cette équation... Où sont les rapports initiaux sur l'évaluation de leurs capacités ? Qui, à part BHL, a fourni des données fiables ? Devant une telle impréparation, mieux vaut rire que d'avoir à en pleurer... Que voit-on aujourd'hui ? Des insurgés qui aimeraient que l'Otan gagne leur guerre à leur place. Ils dénoncent l'inaction des forces occidentales et, d'un même geste, les quelques bavures. Comme si ces bavures n'étaient pas la conséquence malheureusement inévitable de l'action aérienne. Plus de frappes, ce sera plus de bavures. Sachant que l'insurrection n'a aucune chance de conquérir la Tripolitaine, on fait quoi, chef ?

3) La coalition fragilisée. Les médias français ont été d'une grande discrétion sur l'information capitale de cette semaine : le retrait américain. Depuis lundi soir, l'aviation américaine ne participe plus aux frappes, même si elle continue à fournir du soutien (ravitaillement, guerre électronique, contrôle). La France avait contraint les Etats-Unis à s'engager dans une guerre dont ils ne voulaient pas... à l'exception de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. Deux semaines (et deux tiers des frappes...) et puis s'en va ! La France se retrouve en première ligne, avec une moyenne de 32 sorties quotidiennes et onze cibles détruites en une semaine. Avec Paris ? Les Britanniques, dont l'effort est moins important. Le reste ? Les Italiens ne font que du "show of force", les Espagnols du soutien, les Qataris ne restent que 15 minutes au-dessus de Benghazi pour y chasser d'improbables avions libyens, etc.  Voilà la réalité militaire de cette coalition. Quant aux conséquences politiques, le tableau n'est pas brillant : des Etats-Unis timorés, une Europe divisée, des pays du Sahel hostiles, des Russes, des Chinois, des Brésiliens, des Indiens contre...

En Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo est toujours là et il semble même avoir repris provisoirement du poil de la bête. Le weekend dernier sa chute semblait imminente, comme celle de Kadhafi il y a un mois. Le monde serait-il plus compliqué qu'on nous le serine ? Que voyons-nous ? A l'automne dernier, la France estimait que la Cote d'Ivoire était engagée dans un "cycle vertueux " qui allait permettre le départ des troupes françaises. Paris se tenait, autant que faire se pouvait, à l'écart de la scène ivoirienne. Sage politique. Tout a dérapé avec l'élection présidentielle et la France, comme la communauté internationale, a pris fait et cause pour le président Alassane Ouattara, légalement élu. Face aux blocages politiques, il n'y a avait que deux solutions : la négociation ou la force. La force a prévalu. On voit donc la France se réimpliquer militairement comme jamais dans une crise interne africaine, avec le spectacle de nos hélicoptères de combat ouvrant le feu sur des sites présidentiels... Les troupes de Ouattara ont reçus de l'aide bienveillante de la part des Français... Il est vrai que le président Ouattara est un ami : ancien directeur adjoint du FMI, marié à une Française (qui gérait le fortune d'Houphouët-Boigny) par Nicolas Sarkozy lui-même à Neuilly, en présence de leur ami commun Martin Bouygues... Ouattara a été élu, s'assurant des scores soviétiques dans les zones tenues par ses troupes. Des troupes, les ex-Forces nouvelles que les militaires français connaissent bien. Pas toujours recommandables. Il faut lire le dernier rapport de l'association Human Rights Watch pour découvrir les exactions (massacres ethniques, viols, etc) qu'elles ont commises dans l'ouest du pays. Les Français savent-ils vraiment que ces troupes sont nos alliées ? Certes, le camp d'en face n'est guère plus recommandable....

La Libye et la Cote d'Ivoire sont-elles nos guerres ? Du point de vue du droit international, rien à redire. La France agit dans le cadre de résolutions des Nations Unies (1973 et 1975)... qu'elle a fait adopter. Mais fallait-il vraiment le faire, fallait-il tant d'activisme ? A chacun d'en juger, mais avec toutes les cartes en main.

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 16:00

 

 

 

Alain-Toussaint-et-Me-Verges.jpg

 

 

Nouvelobs.com a rencontré l’avocat et ami de Laurent Gabgbo, Jacques Vergès, et le conseiller du président sortant Alain Toussaint. D’une même voix, ils condamnent l’attitude de la Franceet de l’Onuci qu’ils accusent d’être complices des massacres découverts dans l’Ouest. Par Sarah Diffalah

Etes-vous en contact régulieravec Laurent Gbagbo ?

Jacques Vergès : - J’ai, par ses amis, des communications indirectes, et je peux vous dire qu’il est calme et va très bien. Ses ministres sont autour de lui et les jeunes protègent sa résidence présidentielle. De mon côté, j’organise des conférences de presse avec son porte-parole en France, Monsieur Toussaint, dans mon cabinet.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a annoncé mercredi vouloir ouvrir uneenquête sur des "massacres commis de façon systématique ou généralisée". Que risque Laurent Gbagbo ?

Jacques Vergès : - Pour l’instant, il n’est pas encore poursuivi même si tout le monde le voit déjà devant les tribunaux. C’est une hypothèse que je n’envisage même pas. Car je pense qu’en ce moment, les choses tournent à l’avantage de Laurent Gbagbo.

Luis Moreno-Ocampo avait assuré à la demande d’Alassane Ouattara qu’il enquêterait sur les crimes commis depuis septembre 2002. S’il avait trouvé quelque chose, on le saurait. Par contre, si la CPI joue son rôle c’est Alassane Ouattara qui sera mis en cause. L’Onu et la Croix rouge internationale ont clairement reconnu des crimes contre l’humanité à Duékoué.

 Alain Toussaint : - Le procureur Ocampo utilise la CPI à des fins politiciennes et comme outil de pression. On a jamais brandi ce chiffon rouge à Ouattara alors qu’il est largement impliqué dans les récents massacres de l’ouest et d’autres plus anciens dans le Nord du pays.

Si les massacres à Duékoué sont bien réels,on ignore encore les responsables…

Alain Toussaint : - On a des témoignages qui accusent clairement le camp d’Alassane Ouattara que nous transmettrons à la justice. On a présenté les massacres dans l’Ouest comme des affrontements intercommunautaires mais il s’agit bien d’épuration politico ethnique. Ce sont des partisans du président Gbagbo qui ont été assassinés. Le choix de Duékoué n’est pas innocent d’ailleurs, puisque ses habitants avaient refusé qu’Alassane Ouattara fasse campagne chez eux alors qu’il attendait aux portes de la ville. Les tueries sont une manière de leur faire payer cet affront. On ne peut pas renvoyer dos-à-dos les deux camps. Alassane Ouattara est le principal responsable, voire le seul responsable.

Jacques Vergès : - Alassane Ouattara dit dans la presse que sur la totalité des morts comptés, il est peut-être responsable de la moitié. C’est fantastique comme aveu ! Il dit aussi que les personnes tuées étaient des combattants. Ce qui est encore plus grave parce qu’on ne tue pas des combattants, on les fait prisonniers.

Vous, Jacques Vergès, avez exprimé votre intention de porter plainte contre la France pour crime contre l’humanité et crimes de guerre. Sur quels éléments vous reposez-vous ?

Jacques Vergès : Je dis que la France aide et inspire. C’est le patron. Quand Alassane Ouattara est en difficulté à Abidjan, il en appelle à sa force. Si la complicité de la France avec la bande d’assassins s’avérerait prouvée, je serais le premier à porter plainte et à plaider pour les victimes contre les militaires qui se seraient rendus coupables. Pour l’instant je n’ai pas d’éléments.

Alain Toussaint : Nous, nous avons des témoignages vidéos et audio. Nous avons la preuve que la France est la complice active de ces massacres-là. Souvent même elle regarde, elle assiste et elle ne dit rien. Elle passe sous silence tous les crimes.

 Je ne peux pas croire à l’excuse de leur sous-effectif. La force Licorne, sous mandat de l’Onu, est une autorité, il suffit qu’elle s’interpose pour que les velléités s’arrêtent. La France a même pris part aux combats aux cotés de la rébellion à Abidjan. À Yopongon (un quartier d’Abidjan pro Gbagbo NDRL), les hélicoptères français ont ouvert le chemin aux rebelles engendrant des dommages collatéraux.

Laurent Gbagbocritique aussi le rôle de la France...

 Jacques Vergès : - Qu’est-ce qui permet à la France de juger ce qui se passe ailleurs ? Je ne comprends pas du tout ses méthodes. Elle se comporte comme le gendarme du monde. On se demande vraiment ce qu’elle fait là-bas. L’époque du colonialisme est passée. Il y a eu un contentieux électoral qui concerne un pays indépendant, à lui de régler son problème en recomptant les voix comme je l’avais proposé. On a critiqué le Conseil constitutionnel qui a établi la victoire de Laurent Gbagbo, mais cette institution est organisée sur le modèle français ! La France est prise dans un tourbillon de folie. On se croirait au début du XIXe siècle. On conteste le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire comme on conteste la Cour suprême de Mexico dans l’affaire Cassez.

Si j’étais à sa place, je serais gêné, parce qu’en ce moment Ouattara passe pour le candidatde l’étranger.

Laurent Gbagbo est acculé dans son bunker,Alassane Ouattara affirme qu’il est soumis à un blocus. La fin du président sortant ne fait plus trop de doute…

Alain Toussaint : - Tout ceci est faux. D’abord Laurent Gbagbo ne vit pas dans un sous-sol comme je l’entends dire partout. Simplement, comme dans toute résidence présidentielle il y a des abris.

Ensuite, je peux dire qu’il est libre de ses mouvements puisqu’il est sorti de sa résidence vendredi pour aller enregistrer un discours à la Radio télévision ivoirienne (RTI) (la RTI se situe à deux pas de la résidence dans le périmètre de sécurité du camp Gbagbo NDLR). Nous tenons tous les camps militaires, le palais présidentielet les programmes de la télévision ont été rétablis par nos soins. Franchement quand on tient tout cela, qu’est-ce que nous ne contrôlons pas ? Les liens avec la population vont être renoués grâce à la réparation de la RTI, on peut donc dire que Laurent Gbagbo tient les rênes du pouvoir.

Le discours de Ouattara jeudi était destiné à apeurer la population pour qu’elle reste terrée chez elle. Ce qui arrange les forces d’Alassane Ouattara et les forces françaises c’est qu’il y ait le moins de monde possible dans les rues pour maintenir à Abidjan ce climat de peur. Le retour à la normal ne les arrange pas. Ce que nous subissons, c’est une guerre de la communication avec une forte propagande menée par les forces françaises et onusiennes. La France a construit pour Alassane Ouattara une télévision pour qu’il puisse prononcer ses discours. Alassane Ouattara est dans le mensonge, il voudrait renvoyer l’image d’un démocrate, d’un homme épris de liberté alors que c’est un chef de guerre.

Alain Juppé a pourtant assuré que Laurent Gbagbonégociait son départ…

Jacques Vergès : - Il n’est pas interdit aux dirigeants français de rêver. Malheureusement leurs rêves sont des cauchemars pour les autres. Les Français expliquent qu’Alassane Ouattara exige de Laurent Gbagbo une reconnaissance écrite de sa victoire électorale. Pour moi cela signifie clairement qu’Alassane Ouattara doute de sa victoire prétendue et qu’il a besoin d’une reconnaissance authentifiée pour assurer ses arrières. Quand le général De Gaulle arrive en 1944, il n’exige pas que Pétain crie vive De Gaulle !

Mais comment Laurent Gbagbocompte-il s’en sortir ?

Alain Toussaint : - Lorsque Alassane Ouattara a fait son discours jeudi soir, aucune liesse ne s’est produite dans le pays. C’est bien la preuve que le pays ne le soutient pas. Il y a une vague populaire notamment à Abidjan où l’on défend Laurent Gbagbo.

Jacques Vergès : - La Russie vient de protester contre la manière dont a été faite l’entrée à Abidjan des pro-Ouattara, l’Angola vient de reconnaître Laurent Gbagbo comme seul chef légitime. Manifestement, la situation est en train de changer et l’opinion internationale est en train de renverser la tendance.

Alassane Ouattara était présenté jusqu’à maintenant comme une icône : le démocrate parfait qui attend qu’on lui donne raison aux urnes. Aujourd’hui, on voit un homme qui appelle l’armée française à tirer sur les troupes de son pays. Un homme qui est le chef, au moins nominal, d’une bande d’assassins qui a tué à la machette et au pistolet 600 ou 700 personnes dans l’ouest du pays. Son image s’est clairement dégradée.

Propos recueillis parSarah Diffalah

(Entretien réalisé le vendredi 8 avril)

 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 23:57

 

 

éléments pro-Ouattara

 

 

 

9 Avril,2011 Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch

Le nouveau gouvernement devra mener des enquêtes et poursuivre en justice les auteurs des atrocités perpétrées par les deux camps

 

« Ce n'est pas en tuant et violant des civils que les forces d'Alassane Ouattara devraient mettre fin à ce conflit.Il faut, pour que la Côte d'Ivoire puisse émerger de cette effroyable période, qu'Alassane Ouattara respecte son engagement public d'enquêter sur les violences perpétrées par les deux parties et de poursuivre leurs auteurs en justice. »

 (Zwedru, le 9 avril 2011) - Les forces loyales au président élu Alassane Ouattara ont tué des centaines de civils, violé plus de 20 femmes et filles perçues comme appartenant au camp de son rival, Laurent Gbagbo, et incendié au moins 10 villages dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les forces loyales au président Gbagbo ont quant à elles tué plus de 100 partisans présumés de Ouattara lors de l'avancée de ses forces pendant la campagne de mars. Dès son accession au pouvoir, Alassane Ouattara devra de toute urgence ouvrir une enquête crédible et impartiale sur les graves exactions commises par les deux camps et veiller à ce que les responsables à tous les niveaux soient poursuivis en justice, a ajouté Human Rights Watch.

Les personnes avec qui Human Rights Watch s'est entretenu ont décrit comment, village après village, les forces pro-Ouattara, maintenant appelées les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), ont sommairement exécuté et violé des partisans supposés de Laurent Gbagbo, alors qu'ils étaient chez eux, qu'ils travaillaient dans les champs, qu'ils fuyaient ou tentaient de se cacher dans la brousse. Les combattants ont souvent sélectionné leurs victimes en fonction de leur origine ethnique et les attaques ont touché de façon disproportionnée les personnes trop âgées ou trop faibles pour fuir.

« Ce n'est pas en tuant et violant des civils que les forces d'Alassane Ouattara devraient mettre fin à ce conflit », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Il faut, pour que la Côte d'Ivoire puisse émerger de cette effroyable période, qu'Alassane Ouattara respecte son engagement public d'enquêter sur les violences perpétrées par les deux parties et de poursuivre leurs auteurs en justice. »

Dans un cas particulièrement atroce, des centaines de civils de l'ethnie Guéré, perçus comme des partisans de Laurent Gbagbo, ont été massacrés dans la ville de Duékoué, dans l'ouest du pays, par un groupe constitué de diverses forces pro-Ouattara, dont des unités des Forces Républicaines, lesquelles sont sous le haut commandement du premier ministre d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro.

Trois chercheurs de Human Rights Watch ont mené des enquêtes dans la région de Grand Gedeh, au Libéria, du 26 mars au 7 avril. Ils se sont entretenus avec plus 120 victimes et témoins de violations des droits humains commises par les forces des deux camps dans la région de l'extrême ouest de la Côte d'Ivoire. Plus de 40 000 Ivoiriens ont fui vers le Grand Gedeh en raison des combats. Human Rights Watch a également interviewé par téléphone près de 20 victimes et témoins encore présents à Guiglo, Duékoué et Bloléquin, à l'extrême ouest du pays.

Les violences constatées par Human Rights Watch se sont produites du 6 au 30 mars 2011, alors que les villes de Toulepleu, Doké, Bloléquin, Duékoué et Guiglo, dans l'ouest du pays, toutes auparavant contrôlées par les forces pro-Gbagbo, tombaient aux mains des forces pro-Ouattara qui voulaient destituer Laurent Gbagbo par la force. Ce dernier persiste dans son refus de céder le pouvoir à son rival, Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme le vainqueur des dernières élections présidentielles.

Les Forces républicaines de Côte d'Ivoire d'Alassane Ouattara constituent une coalition  floue, composée de combattants qui étaient auparavant  membres des Forces Nouvelles, l'armée rebelle de longue date commandée par Guillaume Soro et qui contrôlait déjà la moitié nord du pays   fin 2002. Les Forces républicaines ont depuis intégré dans leurs rangs des anciens soldats de l'armée ivoirienne, ainsi que des policiers et des gendarmes qui étaient précédemment au service de Laurent Gbagbo et qui ont récemment fait défection.

Dans chaque village au sujet duquel Human Rights a mené des recherches, des combattants des Forces républicaines s'étaient livrés au meurtre, au viol et au pillage de la population constituée principalement de Guérés. Originaires de l'ouest de la Côte d'Ivoire, les Guérés ont largement voté pour Laurent Gbagbo aux élections présidentielles de 2010. Une femme de 47 ans a raconté à Human Rights Watch que des combattants avaient tué sous ses yeux son père, son mari et son fils de 10 ans, non loin de la plantation de cacao de la famille, près de Doké. Un homme de 32 ans a rapporté comment les forces pro-Ouattara étaient entrées dans Diboké et avaient ouvert le feu sur des habitants qui étaient sortis de leurs maisons en courant, ne sachant pas à quel camp appartenaient les combattants qui les attaquaient. L'homme a vu trois personnes se faire tuer juste devant lui. Dans au moins 10 villages non loin de Toulepleu et de Bloléquin, les habitants ont dit qu'ils s'étaient cachés dans la brousse et avaient vu les Forces républicaines mettre le feu aux maisons ainsi qu'aux greniers ou étaient stockés les récoltes et les semences. Les témoins ont également raconté avoir vu ces combattants abattre les animaux et voler tout ce qui avait de la valeur.

De nombreux habitants ont fui en prévision ou à l'arrivée des forces pro-Ouattara dans le village. D'autres habitants, en particulier des personnes âgées, qui n'avaient pas pu parcourir les 40 kilomètres à pied pour se réfugier au Libéria voisin, ont été capturés par les Forces républicaines et détenus dans leurs villages. Human Rights Watch a recueilli des informations sur l'exécution de plus de 30 de ces captifs civils. Une femme de 67 ans a raconté comment des combattants pro-Ouattara venaient tous les jours chercher plusieurs captifs - souvent des hommes et des femmes entre 60 et 80 ans - et les exécutaient à bout portant.

Des dizaines de femmes ont également été détenues pendant un jour ou plus et ont été violées à plusieurs reprises. Une femme de Bakoubli, près de Toulepleu, a indiqué que les forces pro-Ouattara l'ont violée devant ses enfants, puis ont tué son mari qui tentait de s'interposer.

Les exactions perpétrées durant un mois d'attaques contre les civils Guérés dans l'extrême ouest du pays, pendant tout le mois de février, a culminé dans le massacre de centaines d'habitants de la ville de Duékoué le 29 mars. Après avoir sécurisé la ville ce matin-là, les combattants des Forces républicaines, accompagnés de deux groupes de miliciens pro-Ouattara, se sont dirigés vers le quartier de Carrefour, bastion des partisans de Gbagbo. Huit femmes ont dit à Human Rights Watch que les forces pro-Ouattara avaient traîné les hommes, jeunes et vieux, hors de leurs maisons et les avaient tués dans la rue à coups de machettes ou à coups de feu, parfois en tirant par rafales. Tout en commettant ces tueries souvent épouvantables, certains des assaillants menaçaient de « tuer les Guérés jusqu'au dernier » à cause de leur soutien à Laurent Gbagbo. Une jeune femme a raconté à Human Rights Watch que les Forces républicaines avaient enlevé un groupe de jeunes garçons, dont son frère cadet, en criant qu'ils les emmenaient à Man - la ville de l'extrême ouest du pays où les Forces Nouvelles avaient leur base - « pour en faire des soldats ».

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 23:54

 

 

 ONUCI

 

Le quartier général d’Alassane Ouattara attaqué par les pro-Gbagbo

 

Par RFI 9 avril 2011

L’Hôtel du Golf, quartier général d'Alassane Ouattara, président de Côte d’Ivoire reconnu par la communauté internationale, a fait l’objet d’une attaque surprise, samedi 9 avril dans l'après-midi, à Abidjan. Les forces républicaines et les casques bleus ont riposté mais les combattants pro-Gbagbo ne sont plus qu’à quelques centaines de mètres de l’hôtel.

Le calme est revenu mais un cran a été franchi. Vers 16h30, ce samedi 9 avril 2011, l’Hôtel du Golf a été attaqué par des combattants de Laurent Gbagbo. Ceux-ci se sont infiltrés tout autour de l’hôtel où sont retranchés Alassane Ouattara, son gouvernement et une partie de ses soldats depuis quatre mois. Des tirs de roquettes et de mitrailleuses ont visé les lieux.

Renversement de situation

Paniqué, tout le personnel de l’hôtel, les politiques mais aussi une partie des casques bleus se sont réfugiés au sous-sol dans les cursives des cuisines. La riposte a été organisée par les forces républicaines et les casques bleus sénégalais, togolais et français qui étaient là. Des tirs de mitrailleuses et de mortiers sont partis de l’Hôtel du Golf vers les positions des forces pro-Gbagbo, qui ne sont plus désormais qu’à quelques centaines de mètres de l’hôtel. Alassane Ouattara voulait en imposer un peu plus à Laurent Gbagbo. C’est manifestement l’inverse qui est en train de se produire.

 

Le camp Gbagbo nie avoir attaqué le QG de Ouattara, appelle à la résistance

ABIDJAN - AFP / 10 avril 2011 01h02 - Le camp du président sortant ivoirien Laurent Gbagbo a démenti avoir attaqué samedi le Golf Hôtel d'Abidjan, QG du président reconnu internationalement Alassane Ouattara, et M. Gbagbo a appelé les Ivoiriens à la résistance contre l'armée française.

Dans la soirée, des témoins avaient fait état de tirs sur le Golf Hôtel. La mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci), dont les Casques bleus protègent l'établissement, avait ensuite annoncé avoir riposté à une attaque menée contre l'hôtel par des forces loyales à M. Gbagbo.

"C'est absolument faux. Il n'y a pas eu d'attaque du Golf" par les forces pro-Gbagbo, c'est "une attaque imaginaire", a déclaré à l'AFP Ahoua Don Mello, porte-parole du gouvernement de Laurent Gbagbo.

"C'est un coup inventé, il n'y a pas eu de tirs venus de la résidence du président Gbagbo sur le Golf, il y a eu des affrontements localisés à la Riviera II et III (dans le même quartier de Cocody, dans le nord d'Abidjan), loin du Golf", a affirmé le porte-parole.

Les accusations de l'Onuci sur une attaque du Golf Hôtel prouvent "le parti pris de l'Onuci, qui, dans sa connivence avec (la force française) Licorne, prépare sûrement une autre attaque" des positions de M. Gbagbo, a ajouté Ahoua Don Mello.

Et le porte-parole a rendu public un appel de Laurent Gbagbo à la mobilisation et à la résistance contre les troupes françaises.

"Le président Gbagbo appelle à la résistance contre les bombardements et les agissements de l'armée française en Côte d'Ivoire, car en définitive c'est l'armée française qui nous attaque", a dit Ahoua Don Mello.

"Le président Gbagbo appelle le peuple à la résistance pour faire barrage à ce énième coup de force", a-t-il ajouté.

"Nos troupes sont en train de se reconstituer après avoir subi une attaque barbare des rebelles appuyés par l'ONU et Licorne", a-t-il dit.

Le 4 avril, quelques jours après l'arrivée sur Abidjan des forces d'Alassane Ouattara venues du nord de la Côte d'Ivoire, l'Onuci et la force française Licorne avaient mené avec des hélicoptères de combat d'intenses bombardements dans la capitale contre des camps militaires, des détachements de blindés et des armes lourdes des forces loyales à Laurent Gbagbo.

(©)

 

 


Human Rights Watch affirme détenir de nouvelles preuves des atrocités commises dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire

 

Par Claire Arsenault  RFI samedi 09 avril 2011

L’organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW) a enquêté sur les exactions menées tant par les forces pro-Ouattara que par les pro-Gbagbo lors de leur avancée dans l’ouest de la Côte d’Ivoire pendant la campagne de mars 2011. Selon les témoignages recueillis par HRW, des centaines de civils ont été tués, plus de 20 femmes et filles ont été violées et au moins 10 villages ont été incendiés par les fidèles du président élu. Dans un communiqué publié à New York ce samedi 9 avril 2011, l’ONG rapporte également que de leur côté, les forces loyales au président sortant Gbagbo, ont tué plus de 100 partisans présumés de Ouattara.

« Dès son accession au pouvoir, Alassane Ouattara devra de toute urgence ouvrir une enquête crédible et impartiale sur les graves exactions commises par les deux camps et veiller à ce que les responsables à tous les niveaux soient traduits en justice » avertit Human Rights Watch.

Pour son enquête, HWR a rencontré des témoins directs des événements. Ils ont décrit comment les forces pro-Ouattara, maintenant appelées les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), ont « pourchassé, exécuté et violé des partisans supposés de Laurent Gbagbo, alors qu'ils étaient chez eux, qu'ils travaillaient dans les champs, qu'ils fuyaient ou tentaient de se cacher dans la brousse. Les combattants ont souvent sélectionné leurs victimes en fonction de leur origine ethnique et les attaques ont touché de façon disproportionnée les personnes trop âgées ou trop faibles pour fuir », rapporte HRW.

Le récit de 120 victimes et témoins

 « Dans un cas particulièrement atroce, des centaines de civils de l'ethnie Guéré, perçus comme des partisans de Laurent Gbagbo, ont été massacrés dans la ville de Douékoué, dans l'ouest du pays, par un groupe constitué de diverses forces pro-Ouattara, dont des unités des Forces républicaines sous le haut commandement du Premier ministre d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro », peut-on encore lire dans le communiqué de l’ONG pour qui trois chercheurs ont notamment rencontré entre le 26 mars et le 7 avril plus de 120 victimes et témoins dans la région de Grand Gedeh, au Liberia, à 40 kilomètres, où ils avaient trouvé refuge.

Les violences rapportées se sont produites du 6 au 30 mars alors que les villes de Toulepleu, Doké, Bloléquin, Duékoué et Guiglo, dans l'ouest du pays, auparavant contrôlées par les pro-Gbagbo, tombaient aux mains des forces pro-Ouattara.

Human Rights Watch fait également référence aux atrocités commises par les forces pro-Gbagbo et plus particulièrement celles qui ont eu lieu le 28 mars à Bloléquin où plus de 100 hommes, femmes et enfants ont été massacrés.

Le lendemain, le 29 mars, ce sont encore 10 personnes originaires du nord ou immigrants de pays d’Afrique de l’Ouest qui sont tuées à Guiglo faisant suite au meurtre de 8 Togolais dans un village proche de Bloléquin. Dans ce dernier cas, des témoins interrogés par HRW, parlent de forces pro-Gbagbo et de mercenaires libériens.  

 

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