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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 04:17

 

 

Bozizé toudjoubé

 

 

François Bozizé veut-il vraiment des élections en Centrafrique ? Il est permis d'en douter. Depuis qu’il a révélé au grand jour son incapacité à organiser les élections dans son pays, le dictateur sanguinaire de Bangui, le dépeceur Bozizé a trouvé un nouveau joujou en politique qu’il affectionne désormais. Il consiste à rassembler une fois par mois dans la salle de cinéma du Palais de la Renaissance sous forme de grande messe pour les humilier, les principaux leaders la classe politique, les forces vives de la nation, les représentants de la société civile et des confessions religieuses, les responsables de la commission électorale, le corps diplomatique, tous convoqués toujours au pied levé par voie de communiqué radiodiffusé, sans ordre du jour précis. Durant deux ou trois heures d’horloge, Bozizé va faire son one man show sur les la question des élections en donnant la parole à tour de rôle à qui bon lui semble..

C’est ce genre de réunions, celle du 19 octobre dernier qui avait dérapé car Bozizé a décidé de faire expulser manu militari Joseph Bendounga qui le chahutait pour son refus de lui accorder la parole. C’est ainsi que celui-ci une fois dans la cour du Palais, se fera copieusement rouer de coups par les éléments de la garde présidentielle sur ordre de Bozizé, Avec celle qui a eu lieu ce lundi 15 novembre, ces réunions du Palais de la Renaissance qui se succèdent et se ressemblent, sont toutes caractérisées par leur médiocrité essentiellement due à celle de celui-là même qui les préside ainsi que par le contenu extrêmement lamentable des échanges qui s’y déroulent.

Un constat s’impose. Bozizé prouve ce faisant qu’il demeure toujours seul maître à bord et pilote du jeu électoral, décrétant lui-même dans quel délai les candidats aux élections doivent déposer leur dossiers de candidature, avec quel type de découpage se dérouleront les législatives ainsi que par quel mode de traitement, manuel ou informatisé, seront traitées les listes électorales. Dès lors, quelle est alors l’utilité de la « gloutonne » CEI ? (ndlr !le terme est de Bozizé lui-même). A quoi bon adopter et promulguer un code électoral si on doit s’asseoir dessus de cette façon. C’est clair que pour Bozizé qui n’y comprend sans doute rien, c’est juste un chiffon de papier pondu par des intellectuels pour faire traîner les choses en longueur.

Selon nos informations, Bozizé qui n’a pas les moyens de sa politique à savoir le nerf de la guerre comme on dit, a carrément demandé aux chefs d’Etat des pays membres de la CEEAC de mettre la main au portefeuille de leur pays pour lui réunir la bagatelle de 7 milliards de F CFA pour financer les élections dans son pays. On a ici l’explication entre autre de son récent déplacement à Luanda, l’Angola étant membre de la CEEAC. Sa dernière visite chez le colonel Kadhafi doit sans doute aussi avoir pour but de lui mendier un peu de fric et un appui militaire afin de pallier le retrait des troupes de la MINURCAT stationnées à Birao.

Bozizé feint d’oublier que certains chefs d’Etat de l’Afrique centrale n’ont pas la mémoire courte. Ils ne sont pas amnésiques au point d’oublier que la CEMAC a versé en 2009 huit milliards de F CFA au gouvernement centrafricain pour le DDR mais force est de constater que cette enveloppe n’a pas vraiment servi à faire avancer ce programme pourtant indispensable au retour de la paix dans ce pays, d’où la réticence actuellement de certains d’entre eux à répondre favorablement à l’appel de fonds que leur fait à nouveau Bozizé qui joue lui-même les pigeons voyageurs ou dépêche certains de ses ministres.    

Tout ce pitoyable et triste spectacle d’incapacité à tenir des élections pour un corps électoral d’à peine 1,5 millions électeurs qu’offre Bozizé et son complice et alter ego Binguimalé est la résultante de leur médiocrité et de la volonté de Bozizé de tourner tout le monde en bourrique pour que les élections n’aient point lieu car en réalité, il a très peur de perdre le pouvoir dans les urnes. Pour un bonhomme qui est arrivé à la magistrature suprême par coup d’Etat, il ne peut accepter de perdre ce pouvoir dont il connaît les délices par la voie d’élections libres et transparentes. D’où ses tentatives de caporalisation du processus électoral et autres atermoiements dont il fait montre aux Centrafricains et à l’opinion internationale.

Il est conscient que du fait de ses responsabilités accablantes dans plusieurs dossiers dont l’affaire de la disparition de Charles Massi et de Hassane Ousman et sans doute de bien d’autres cas, celles des violations massives des droits de l’homme et nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans le Nord de la RCA plusieurs années durant, s’il ne meurt pas au pouvoir, dès qu’il le quittera il perdra ipso facto ses immunités présidentielles et sera en principe un gibier potentiel de la justice, celle de son propre pays ou celle internationale.

Par ailleurs, en jouant les dictateurs et en se comportant comme s’il était le président de la CEI et en manifestant sa volonté d’exclusion de certains adversaires politiques de la compétition électorale comme il l’avait fait en 2005, Bozizé donne quelque part  raison à tous ceux qui ont choisi de prendre les armes et le maquis contre lui se disant qu’avec lui, il n’y aura jamais d’élections libres, démocratiques, transparentes et crédibles en Centrafrique. Aujourd’hui, de plus en plus de Centrafricains souhaitent ouvertement qu’il arrive à Bozizé ce qui est advenu le 18 février 2010 à son semblable Mamadou Tandja du Niger. Malheureusement, la situation dans laquelle il a plongé les forces armées centrafricaines est telle qu’il est sans doute à l’abri de ce genre de coup de force.

 

Rédaction C.A.P   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 01:39

 

 

Sud Est RCA

 

 

Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


NAIROBI, 12 Novembre 2010 (IRIN) – L’augmentation des incursions armées est un facteur de restriction des mouvements de populations, de réduction de leur capacité de cultiver et de préoccupations croissantes de sécurité alimentaire dans les régions du Haut-Mbomou et du Mbomou au sud-est de la République centrafricaine (RCA), affirme une organisation internationale agence humanitaire.

"Il y a beaucoup de terres fertiles dans la région, mais la violence interfère avec les méthodes traditionnelles de la vie telles que l'agriculture, la chasse et la pêche, avec les agriculteurs qui ont souvent peur de s'éloigner de la ville pour travailler leurs champs par crainte d'une attaque. Cela a réduit la production, faisant grimper les prix au point où tout le monde ne peut se permettre d'acheter de la nourriture, même quand elle est disponible », a déclaré Christa Utiger, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) coordonnateur de la sécurité économique de la RCA.

Le CICR a affirmé le 11 Novembre que les attaques régulières par des groupes armés a entraîné le doublement des populations d'Obo, Mboki, Rafai et Zemio dans le Haut-Mbomou et Mbomou, près de la République démocratique du Congo (RDC) et des frontières du Soudan, en raison de la recherche de la sécurité par les civils.

"Alors que l'augmentation de la population a fait grimper la demande d'alimentation, les champs surexploités et la perte de productivité ont entraîné la rareté des produits et leur chèreté. Certains aliments sont certainement encore produits dans la région mais la violence a obligé les agriculteurs à ne pas vouloir rester loin des villes pour cultiver leurs champs, rendant la sécurité alimentaire de plus en plus fragile », a dit le CICR à IRIN.

Selon l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), 20.000 personnes déplacées internes (PDI) et 6.000 réfugiés congolais ont fui vers les villes au cours des 12 derniers mois.

Le CICR va distribuer des vivres à quelque 55 000 personnes il y a jusqu'à la mi-Décembre. "Nous prévoyons de distribuer des semences aux communautés touchées précocement par la saison des semailles du printemps 2011, en vue d'assurer des récoltes raisonnables à l'automne. Le but est de rendre les communautés auto-suffisantes et atténuer les pressions que rencontrent les communautés à la suite d'un groupe armé présent  dans l'est de la RCA ", a déclaré le CICR.

Selon Human Rights Watch (HRW), les rebelles de la Lord's Resistance Army (LRA) ont tué au moins 2.385 civils et enlevé 3054 autres depuis Septembre 2008 en République centrafricaine.

"Avec les attaques de villages de la LRA dans les zones reculées où les communications sont limitées, les routes et autres infrastructures, le nombre réel de victimes est probablement beaucoup plus élevé", a déclaré HRW dans un communiqué.

La pauvreté chronique, la violence par des groupes armés locaux ou de de la LRA, l'absence des infrastructures de santé, l'éducation publique, ont fait que 16 pour cent des enfants de moins de cinq souffrent de malnutrition aiguë, tandis que 6,6 pour cent sont atteints de malnutrition aiguë sévère, selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance. Le pays a une population estimée à 4,4 millions.

 

Une sélection d'articles d'IRIN sont publiés sur ReliefWeb. d'Autres articles et analyses d'IRIN sur Trouvez http://www.irinnews.org

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:53

 

 

ethiopian-airlines.jpg

 

 

APA-Maputo (Mozambique) 15-11-2010 - La compagnie aérienne éthiopienne Ethiopian Airlines a annoncé le lancement de nouveaux services vers trois destinations africaines à compter du 1er décembre, notamment Maputo (Mozambique), Bangui (République centrafricaine) et Malakal (centre-est du Soudan), a appris APA lundi sur le site de la structure.

Elle desservira la capitale mozambicaine trois fois par semaine et quatre fois par semaine pour Bangui et Malakal (centre-est du Soudan), a indiqué la compagnie.

Ce nouveau service portera les destinations internationales d’Ethiopian Airlines à 60 dont 40 en Afrique.

Selon la même source, Ethiopian Airlines affirme détenir le plus grand réseau en Afrique en plus d’avoir le plus rapide taux de croissance parmi les compagnies aériennes du continent.

La Compagnie devrait recevoir le premier Boeing 777-200LR en Afrique en fin novembre, a indiqué la source, ajoutant que cinq commandes de Boeing 777-200LR annoncées pour desservir plusieurs destinations lointaines comme les axes Addis-Washington (USA) et Addis-Pékin (Chine).

Cette société nationale fondée en 1945 prévoit également le lancement d’un service quotidien sans escale sur l’axe Washington-Addis-Abeba, à bord d’un Boeing 777-200LR à partir du 16 décembre prochain, ce qui ramènera la durée du voyage à 12h 25 minutes.

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:48

 

 

alpha condé

 

 

Conakry (AFP) 16 novembre 2010 03:15 - Alpha Condé, opposant historique de 72 ans, a remporté l'élection présidentielle en Guinée avec 52,5% des voix contre 47,4 %% à son adversaire Cellou Dalein Diallo, a annoncé lundi soir la Commission électorale à Conakry. La capitale n'était toutefois pas exempte de heurts: des affrontements y ont fait au moins un mort.

Selon ces résultats provisoires, M. Condé a obtenu 1'474'666 voix contre 1'333'666 à son adversaire Cellou Dallein Diallo, a précisé la commission électorale. Le taux de participation a été de 67%.

L'annonce de la victoire de M. Condé, que l'intéressé avait revendiquée dans la journée, tout comme son adversaire, intervient dans un climat de vive tension à Conakry où des affrontements entre de jeunes partisans de M. Diallo et les forces de l'ordre ont fait au moins un mort et des dizaines de blessés.

Cellou Dalein Diallo a affirmé de son côté à l'AFP que ces violences avaient fait deux morts. Lundi soir, peu après l'annonce de la victoire de M. Condé, des coups de feu ont été entendus dans plusieurs quartiers de Conakry.

Appel à la "concorde"

Dans sa première déclaration après sa victoire, Alpha Condé a appelé à la "concorde" et "la fraternité", estimant que "le temps est venu de se donner la main" et d'oeuvrer "à la réconciliation nationale".

Alpha Condé, qui défendait les couleurs du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), est une figure historique de l'opposition dont le combat politique remonte à la fin des années 1950.

Cellou Dalein Diallo a de son côté lancé "un appel pressant" à ses électeurs à "éviter" les violences en attendant que ses réclamations pour fraudes soient examinées par la Cour suprême qui doit confirmer les résultats provisoires.

La commission électorale a reçu 31 réclamations dont 28 de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le parti de M. Diallo. Les observateurs internationaux ont jugé le scrutin, censé parachever la transition vers un pouvoir civil, libre et équitable.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et celui de la Francophonie, Abdou Diouf, ont appelé les Guinéens "à accepter les résultats".

 

 

Alpha Condé déclaré vainqueur de l’élection présidentielle

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.11.10 | 13h13  •  Mis à jour le 15.11.10 | 22h19

Alpha Condé, opposant historique de 72 ans, a remporté l'élection présidentielle en Guinée avec 52,52 % des voix, selon les résultats provisoires officiels annoncés lundi 15 novembre par le président de la Commission électorale nationale indépendante. Peu après l'annonce de ces résultats, des coups de feu ont été entendus à Conakry, la capitale du pays.

A quelques heures de la diffusion officielle des résultats provisoires, les candidats à la présidentielle s'étaient tous les deux autoproclamés vainqueurs. Cellou Dalein Diallo s'est déclaré gagnant de l'élection, affirmant se baser sur des résultats "purgés" de "fraudes". Un peu plus tôt, c'est l'opposant historique de Guinée, Alpha Condé, qui revendiquait sa victoire. Les résultats partiels jusqu'alors publiés par la CÉNI donnaient alors Alpha Condé et l'ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo au coude à coude.

"Moi, je sais que j'ai gagné", avait affirmé M. Condé, qui était opposé à l'ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo. "J'ai gagné quatre communes sur cinq à Conakry, toutes les préfectures de Basse-Guinée à part Boké, toutes les préfectures de la Forêt et de la Haute-Guinée. Comment voulez-vous que je ne gagne pas ?" a-t-il ajouté.

M. Diallo avait demandé dimanche à la CÉNI de "prendre le temps" de bien examiner toutes les "réclamations" pour "fraudes" qu'il a présentées, menaçant de ne "pas accepter" les résultats du scrutin s'ils étaient annoncés immédiatement. "Quand on veut un Etat de droit, on commence par respecter le suffrage universel", lui a répondu M. Condé, ajoutant que "tout contentieux électoral doit être porté devant la Cour suprême".

INCIDENTS À CONAKRY

Peu après ces annonces et en dépit d'un appel "au calme et à la retenue" de Cellou Dalein Diallo, des incidents s'étaient déjà produits lundi matin entre ses partisans et les forces de sécurité dans différents quartiers de Conakry. Plusieurs rues de ces quartiers étaient barrées par les forces de sécurité, harcelées à coups de pierres et de projectiles divers jetés par des militants de l'Union des forces démocratiques de Guinée de M. Diallo, qui ont mis en place des barricades. Les forces de sécurité ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Selon un bilan de la police, ces violences ont fait au moins un mort et des dizaines de blessés.

LA FRANCE APPELLE AU CALME

De son côté, la France a appelé lundi les candidats à la présidentielle au respect des "procédures légales" en cas de contestation des résultats. "Nous appelons les responsables politiques [guinéens] à continuer à placer l'intérêt de la nation au-dessus de toute autre considération afin de permettre, dans le calme, l'aboutissement du processus électoral et la désignation du nouveau président", a déclaré Bernard Valero, porte-parole au ministère des affaires étrangères.

La campagne électorale a été marquée depuis septembre par des violences politico-ethniques, M. Diallo étant d'ethnie peule et M. Condé malinké. Elles ont fait au moins un mort et des dizaines de blessés, selon divers témoignages.

Après cinquante-deux ans de régimes dictatoriaux ou autoritaires, les Guinéens ont voté massivement, le 7 novembre, pour départager deux civils, près de quatre mois après le premier tour du 27 juin. Lors du premier tour, M. Diallo était arrivé en tête avec 43 % des voix face à M. Condé (18 %). Mais le jeu des alliances et l'importance du vote ethnique en Guinée ont permis à M. Condé de refaire son retard, selon les résultats partiels de la CÉNI.

 

Coups de feu à Conakry après l'annonce de la victoire de Condé

CONAKRY - AFP / 15 novembre 2010 22h42 - Des coups de feu étaient entendus lundi soir dans plusieurs quartiers de Conakry après l'annonce de la victoire de l'opposant historique Alpha Condé à la présidentielle en Guinée, ont constaté un journaliste de l'AFP et des témoins.

Ces coups de feu, dont l'origine n'a pas pu être déterminée dans un premier temps, ont été entendus dans les quartiers où s'étaient produites des violences au cours de la journée de lundi, en particulier Ratoma et Hamdallaye.

Les rues de ces quartiers étaient en outre quadrillées par d'imposantes forces de sécurité, selon le journaliste de l'AFP.

Peu auparavant, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) avait annoncé la victoire d'Alpha Condé avec 52,5% des voix face à son adversaire, Cellou Dallein Diallo (47,4%).

Les quartiers où les coups de feu ont été tirés avaient été lundi le théâtre d'affrontements entre de jeunes partisans du candidat perdant, Cellou Dallein Diallo, et les forces de l'ordre qui ont fait au moins un mort et une trentaine de blessés, selon une source policière.

Ces quartiers sont en majorité peuplés de Peuls, l'ethnie de M. Diallo, M. Condé étant Malinké.

Dans les quartiers où vivent plus particulièrement les partisans de M. Condé, l'heure étant en revanche à l'explosion de joie.

Des violences politico-ethniques avaient marqué la campagne électorale du second tour de la présidentielle qui s'est déroulée le 7 novembre.

(©)

 

Alpha Condé remporte la présidentielle guinéenne

APA-Conakry (Guinée) 15-11-2010 - Le Pr Alpha Condé a remporté le deuxième tour de la présidentielle guinéenne du 7 novembre dernier en raflant 52,52 pour cent des suffrages contre 47,48 pour son challenger Cellou Dalein Diallo, selon les résultats provisoires publiés dans la soirée de lundi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dirigée par le général malien Toumani Siaka Sangaré.

Agé de 72 ans, le Professeur Alpha Condé, opposant historique aux régimes de Sékou Touré et de Lansana Conté, avait obtenu 18 pour cent des suffrages du premier tour contre 43 pour cent pour son challenger l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo.

Le leader du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) est condamné en 1970 à mort par contumace en 1970 par feu Sékou Touré ce qui le contraint à rester en exil jusqu’au 17 mai 1991, sept ans après la mort du premier président de Guinée.

Il participe à la première présidentielle multipartite du pays, en 1993, contre Lansana Conté, au pouvoir depuis la mort de Sékou Touré en 1984.

Lansana Conté rafle officiellement la mise avec 51,7 % des voix, dans un climat de suspicion de fraudes dénoncées par l’opposition.

Il se présente de nouveau cinq ans plus tard mais cette fois il est purement et simplement kidnappé et emprisonné avant même la fin du vote. Cette fois encore Lansana Conté est déclaré vainqueur avec 56,1 pour cent des suffrages.

Il est mis en prison en compagnie d’autres opposants, accusé de préparer une rébellion.

En 2000, il est condamné, à l’issue d’un procès, à cinq ans d’emprisonnement, au motif d’atteinte à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité territoriale. Une grâce présidentielle, obtenue grâce à une forte pression internationale, le libère en 2001.

 

 

 

Communiqué de presse OIF

 

 

CP/SG/JT/28/10

 

Paris, le 15 novembre 2010

 

Guinée : le Secrétaire général de la Francophonie appelle les candidats à accepter les résultats et à recourir exclusivement aux voies légales pour toute contestation éventuelle

 

Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, prend note des résultats provisoires du deuxième tour de l’élection présidentielle en Guinée, proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ce 15 Novembre 2010.

 

« Je félicite le peuple guinéen pour avoir participé massivement et dans le calme à cette élection, jugée par les observateurs nationaux et internationaux comme globalement libre, fiable et transparente, et rends hommage à la CENI pour la qualité de l’organisation de ce scrutin et au travail remarquable de son Président, le Général Siaka Toumani Sangaré, auquel j’apporte mon plein appui », a déclaré Abdou Diouf.

 

Le Secrétaire général de la Francophonie invite instamment les candidats à accepter les résultats dûment et régulièrement proclamés par les autorités compétentes. Il les exhorte à maintenir le climat serein et apaisé qui a régné le jour du scrutin et à recourir exclusivement aux voies prévues par la loi pour exprimer toute contestation éventuelle.

 

Rappelant l’engagement pris par les deux candidats de faire « de la journée du 7 novembre ainsi que de la période post-électorale un moment historique de confraternité retrouvée », Abdou Diouf formule l’espoir que cette élection ouvrira la voie à une ère de paix et de stabilité durables en Guinée. Il réitère la disponibilité de l’Organisation internationale de la Francophonie, à l’instar du soutien qu’elle a apporté tout le long de la phase de transition, à accompagner les efforts des nouvelles autorités issues de l’élection présidentielle du 7 novembre afin de consolider la paix, la démocratie et les droits de l’Homme, conformément aux dispositions de la Déclaration de Bamako.

 

Le Secrétaire général de la Francophonie saisit cette occasion pour saluer à nouveau l’engagement et la détermination du Général Sékouba Konaté, Président de la transition, et féliciter le Président du Faso, S.E Monsieur Blaise Compaoré, Médiateur dans la crise guinéenne, pour ses efforts constants en faveur de l’instauration d’une paix durable en Guinée.

 

 

L’OIF compte 56 Etats et gouvernements membres, et 19 pays observateurs. Pour plus de renseignements sur la Francophonie : www.francophonie.org

 

Julie Tilman, attachée de presse du Secrétaire général

julie.tilman@francophonie.org + 33.1.44.11.12.68

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:01

 

 

centrafrique

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 15 Novembre 2010 14:30

Le 8ème arrondissement de Bangui  était en effervescence le 15 novembre 2010 dans la matinée. Les jeunes de cet arrondissement ont barricadé la route menant à l’aéroport internationale Bangui M’Poko pour protester contre l’assassinat d’un jeune garçon de moins de 18 ans, tué par un officier de la Garde présidentielle. Après l’intervention des éléments de la garde présidentielle sur les lieux avec des tirs à balles réelles quatre personnes ont été blessés par balles, dont deux grièvement.

 

Tout a commencé avec la manifestation de jeunes, très remontés suite à l’assassinat d’un des leurs par un officier de la garde présidentielle. Ils ont érigé des barricades sur l’Avenue des Martyrs, proche du commissariat de 8ème  arrondissement. Ils ont saccagé la maison et la buvette du présumé meurtrier  et ont même brûlé deux voitures garées dans sa concession.

 

C’est alors que les éléments de la garde présidentielle envoyés pour ramener le calme sur les lieux ont ouvert le feu avec des tirs à balles réelles. Bilan provisoire : quatre civils blessés. Les blessés ont été transférés sur le champ au service des urgences de l’Hôpital Communautaire de Bangui. Parmi eux, un jeune homme d’une vingtaine d’année, un petit garçon de dix ans et deux filles d’au moins une vingtaine d’année.

 

Selon un témoignage recueilli sur les lieux par Radio Ndeke Luka, l’ordre d’ouvrir le feu sur la foule a été lancé par un gradé de ces éléments d’intervention.

 

Une des victimes explique qu’elle vendait des produits  au bord de la route quand une grenade lacrymogène a explosé à ses côtés. Pas question selon elle de saisir la justice, car « il n’y a pas de justice dans le pays ».

 

Signalons que deux jours auparavant, le 12 novembre précisément, les jeunes du 4ème arrondissement avaient manifesté de leur côté, leur mécontentement suite au décès d’un élève de 10 ans heurté par un véhicule militaire. La voiture revenait d’un enterrement et roulait à toute vitesse. Elle ne s’est même pas arrêtée.

 

 

 

 

Centrafrique : Détournement à la CEI une mission d’enquête sur le terrain

Ai- Rca- Lundi, 15 Novembre 2010 10:42 Une mission de sécurité de la Commission électorale indépendante (CEI)  pilotée par son  Directeur le  lieutenant Stève Yambété a effectué  une descente le 13 novembre  dans la sous-préfecture  de Boganagone, département de  la Lobaye,  pour besoins d’enquête suite aux rumeurs de détournement.

"J’ai été informé qu'il y a eu malversation et dysfonctionnement au sein de la CEI locale de Boganangone. Sur les 16 millions de FCFA octroyés par le  Pnud et destinés aux agents recenseurs, les membres du comité de gestion n'auraient  dépensé que 12 millions. Ils se seraient  partagés les 4 autres millions", a expliqué le   directeur de la sécurité de la CEI, le Lieutenant Stève Yambété qui conduisait  une mission d'enquête dans la sous-préfecture de Boganagone,  sur instruction du Président de la CEI, le Révérend Pasteur Joseph Binguimale.

A en croire M Yambété, « le sous-préfet serait aussi mouillé dans cette affaire ».

"Nous avons reçu la somme de 16 millions et nous avons entamé les dépenses conformément à des rubriques qui ont été indiquées. Il y a une indemnité de trop perçu qui a été très mal gobée par la population qui l'a considérée comme un  détournement", s'est défendu M Wanaté Zao Akoza, le sous-préfet de Boganangone et président du comité de gestion de la CEI locale  joint au téléphone par l'agence Ai.

Selon lui, face à cette situation, les membres du comité ont tous pris l'engagement de rembourser cette somme.

Il convient de préciser que, le rapport du comité de gestion de la CEI locale de la sous-préfecture de  Boganangone a été déposé depuis le 20 octobre dernier au bureau de la coordination de la Commission Electorale Indépendante (CEI) à Bangui.

Kabongo, Ai Bangui.

 

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 04:43

 

 

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Ndéké Luka Dimanche, 14 Novembre 2010 14:20

Le débat autour de la clôture de dépôt des dossiers de candidatures en vue des élections présidentielle et législatives de janvier 2011 refait surface sur les ondes de Radio Ndeke Luka (RNL).

 

C’est avec l’Emission PATARA qui a réuni le 13 novembre 2010 sur son plateau quelques entités impliquées dans le processus ; à savoir le parti au Pouvoir représenté par le Ministre Fidèle Ngouandjika, Porte-parole du Gouvernement, l’opposition démocratique par Me Henri POUZERE, Coordonnateur de l’UFVN (Union des forces vives de la nation) et, Me Nicolas THIANGAYE, Porte-parole du CFC (Collectif des forces du changement), Florent SOKAMBI de l’ADP et, Fulgence Zéneth de l’ONE (Observatoire national des élections).

Le sujet a porté sur la date de clôture de ces candidatures qui n’a pas fait l’unanimité au sein de la classe politique centrafricaine.

L’opposition démocratique estime que cette date couvrant la période du 28 octobre au 08 novembre a été décidée de manière unilatérale par la CEI (Commission électorale indépendante) sous l’impulsion du Pouvoir en place. Elle a donc décidé de ne pas respecter ce délai fixé, selon elle, en violation de l’accord politique du 10 Août et de l’Art. 47 du Code électoral de la République Centrafricaine.

Le Ministre Fidèle Ngouandjika, Porte-parole du Gouvernement, représentant le Pouvoir public, a estimé que tout est question de consensus et c’est l’opposition politique qui n’a pas accepté de participer à ces élections.

Me Nicolas TIANGAYE, Porte-parole du Collectif des Forces du Changement, estime pour sa part qu’il s’agit plutôt là d’une manœuvre politicienne orchestrée par le Pouvoir et la CEI.

L’arbitrage est venu de l’Observatoire National des Elections. Fulgence Zéneth qui en est le Coordonnateur, interpelle la classe politique centrafricaine à faire une lecture saine de la Loi.

L’Emission PATARA passe en rediffusion sur RNL ce 14 novembre 2010 à partir de 17 heures locales (16HTU) et sur www.radiondekeluka.org

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 04:36

 

 

Bozize KNK

 

Binguis

 

 

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 14 Novembre 2010 14:23

Les 156 Agents recenseurs de la ville de Boganangone dans la Lobaye (Sud de la RCA), dont les indemnités ont été détournées seront bientôt soulagés. La Direction de Sécurité de la CEI vient de mettre la main sur les responsables du Comité de gestion de cette CEI locale, lesquels sont mis en cause dans cette affaire de détournement.

Dans les faits, sur 16.272.500 FCFA alloués par le PNUD pour couvrir les opérations de recensement électoral dans la circonscription de Boganangone, seulement 12.945.000 FCFA ont été correctement utilisés, tandis que le reliquat qui s’élève à hauteur de 3.327.500 F a été détourné.

Saisie de l’affaire, la réaction de la Commission Electorale Indépendante ne s’est pas faite attendre. Le Lieutenant Steve YAMBETE, Directeur de Sécurité de la CEI a procédé à l’arrestation des Cinq Membres du Comité de gestion accusés de détournement de ces fonds. Les personnes arrêtées reconnaissent les faits mais expliquent qu’ils se sont partagés  seulement 1.750.000 FCFA, soit un montant de 350.000 FCFA par personne et non la somme de 3 millions. Certains d’entre eux ont même proposé de rembourser.

 

NDLR : On s'en prend à des lampistes ! A quand l’arrestation des trois enfants Bozizé, de François et Monique Bozizé, de Joseph Binguimalé pour ne citer que ceux-là, qui se sont partagé indûment d’importants marchés qu’ils n’ont pas exécutés de plus de 500 millions de F CFA de gré à gré ? Avec quel argent Binguimalé s'est-il payé sa Porsche Cayenne et construit-il ses deux villas actuellement en chantier ? D'où vient la gloutonnerie de la CEI dont parle Bozizé ?

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 04:21

 

 

centrafrique

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 14 Novembre 2010 14:24

Manifestation dans la matinée de ce 14 septembre dans le 8ème arrondissement de la capitale centrafricaine. Les jeunes des quartiers environnants ont barré toutes les routes. Ils protestent contre l’assassinat, quelques heures plus tôt, d’un jeune garçon de moins de 20 ans par un officier de la Garde présidentielle.

 

L’incident s’est déroulé aux environs de 4 heures sur l’Avenue Mbaïkoua, au carrefour du 8ème  arrondissement de Bangui. Le jeune homme a été froidement abattu alors qu’il ramassait des sauterelles sous les lampes électriques au bord de la route. Selon un témoignage recueilli par Radio Ndeke Luka, il a été poursuivi par l’officier  qui l’a abattu de deux balles, le soupçonnant d’être un voleur.

 

La nouvelle a immédiatement déclenché une révolte des jeunes des quartiers proches du lieu du crime. Aux environs de 8 heures précises, ceux-ci avaient barré toutes les routes, empêchant toute circulation pour prouver leur manifester leur mécontentement.

 

La maison de l’officier a été saccagée ainsi qu’une buvette lui appartenant. Deux voitures trouvées à son domicile ont aussi été incendiées.

 

L’intervention des éléments de la garde présidentielle a permis de libérer le passage. Ces derniers ont tiré à balles réelles. Il y a eu au moins trois blessés, dont deux grièvement, transférés à l’Hôpital Communautaire de Bangui.

 

Par ailleurs, trois journalistes qui réalisaient des interviews sur l’évènement ont été arrêtés, bastonnés puis libérés  par les forces de l’ordre. Une partie de leur matériel de reportage a été confisquée.

 

Selon certaines sources, le meurtrier n’en est pas à son premier forfait. On ignore pour le moment quelles suites les autorités militaires et judiciaires donneront à cette affaire.

 

 

NDLR : La garde présidentielle de Bozizé, toujours elle ! Pourquoi ses éléments ne sont pas envoyés au front combattre les bandits de la LRA de Joseph Kony ?Non seulement ils tuent les Centrafricains mais ils sont impunis et protégés.

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 04:13

 

 

Bozize KNK

 

 

Comme il en est devenu désormais coutumier, Bozizé convoque encore une grande messe ce lundi 15 novembre à 15 heures comme celle du 19 octobre dernier avec toutes les forces vives de la nation ainsi que l’ensemble du corps diplomatique et représentants des organisations internationales. C’est au cours de ce genre de réunion où il avait fini par en exclure manu militari Joseph Bendounga qui, une fois dans la cour du Palais de la Renaissance, avait fait l’objet d’un passage à tabac en règle par sa garde présidentielle. A qui le tour d'être lynché cette fois-ci ? Les ambassadeurs resteront-ils encore imperturbables si le même genre de spectacle se reproduisait ? 

Au moment où ses décisions dictatoriales et ses violations de la loi en cascade, en particulier celle du Code électoral pourtant promulgué par lui-même et son refus d’appliquer l’arrêt du Conseil d’Etat sur le découpage électoral bloquant totalement le processus électoral, si cette réunion de Bozizé n’a pas pour objet d’annoncer qu’il va revenir sur ses décisions scélérates pour permettre que se poursuive dans la sérénité la préparation consensuelle des élections dans le respect des dispositions de la loi, ce sera une réunion inutile de plus qui ne déloquera pas la situation actuelle.

Depuis sa lettre du 9 novembre adressée au ministre intérimaire de l’Administration du territoire et général d’opérette  Jules Bernard Ouandé pour demander la «conduite à tenir » face au cas du dossier de candidature du président du MLPC Martin Ziguélé avec ampliation à Bozizé « à titre de compte-rendu », le président de la CEI et vrai faux pasteur Joseph Binguimalé a ipso facto trahi sa totale subordination à ce dernier qui n’est pourtant lui aussi qu’un candidat comme tout autre. La preuve supplémentaire du manque d’indépendance de Binguimalé et celle de la structure qu’il préside a ainsi été révélée au grand jour et l’opinion a pu s’apercevoir qu’en réalité, la CEI était une douce supercherie car c’était Bozizé qui tirait les ficelles et dirigeait réellement cet organe censé préparer dans le consensus les élections.

 A-t-il subitement pris la dimension de la crise politique qu’il a créée dans le pays avec ses décisions autoritaires et la façon grotesque avec laquelle il a violé les dispositions du Code électoral s’agissant du délai légal de dépôt de candidature ?

S’est-il rendu compte que des élections dignes de ce nom ne peuvent avoir lieu en Centrafrique sans les deux partis politiques qui sont les seuls réellement représentatifs dans ce pays que sont le MLPC et le RDC ? Or en clôturant arbitrairement et illégalement le délai de dépôt des candidatures, les candidats de ces deux partis dont le dossier de l’un - Martin Ziguélé du MLPC est encore en souffrance à la CEI et le second Emile Gros Raymond Nakombo, venant d’être investi par le RDC n’a pas encore remis son dossier à la CEI – sont exclus de la compétition électorale, chose inconcevable.

 Va-t-il continuer à s’enfermer dans son autisme et annoncer plutôt qu’il décide d’aller malgré tout, seul aux urnes dans les conditions qu’il a fixées et en choisissant ses adversaires comme il vient de le faire, c'est-à-dire les candidats Ange Félix Patassé, Jean Jacques Demafouth et les trois rigolos qu’il a instrumentalisés et financés pour la galerie et tromper l’opinion ?

A-t-il enfin décidé de se séparer de son homme de main et complice Binguimalé dont plus personne, y compris les partenaires de la communauté internationale, ne veut à la tête de la CEI, surtout depuis sa dernière forfaiture ? On se perd véritablement en conjecture tant la situation dans laquelle Bozizé a plongé le pays à l’heure actuelle et se retrouve lui-même, est inextricable. Alors que l’opposition se prépare à mettre ses menaces plusieurs fois réitérées de se retirer de la CEI et du Comité de Suivi des Recommandations du DPI, tout en continuant d’exiger la démission de Binguimalé et l’application pleine et entière du Code électoral, on ne voit pas comment, sauf à ce que Bozizé lâche sérieusement du lest, la situation pourrait se normaliser.

 

Rédaction C.A.P  

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 17:49

 

 

Boz-et-sa-soldatesque.jpg

 

 

BANGUI - AFP / 14 novembre 2010 16h06 - Au moins trois personnes ont été blessées dimanche dans le nord de Bangui lorsque des militaires sont intervenus pour disperser des manifestants qui protestaient contre le décès d'un jeune tué, selon les manifestants, par un militaire, a constaté un journaliste de l'AFP.

Aucun bilan n'était immédiatement disponible de source hospitalière et aucune réaction n'avait pu être obtenue des autorités, de l'armée et de la police.

Le journaliste de l'AFP a vu trois blessés - une jeune femme et deux hommes -, tous atteints par balle, qui ont été conduits à l'Hôpital communautaire de Bangui. La jeune femme semblait la plus grièvement touchée.

Selon des témoignages recueillis par l'AFP, dimanche matin, des habitants des quartiers Fouh et Miskine (8e arrondissement de Bangui) ont incendié un débit de boisson appartenant à un militaire et saccagé le domicile du même homme, qu'ils accusent d'avoir abattu avant l'aube un jeune qu'il soupçonnait de vol.

D'après des témoins, des groupes de personnes sont ensuite descendus dans la rue, incendiant des pneus et érigeant des barricades sur la voie, en réclamant justice pour la mort du jeune homme. La police a tenté de les raisonner, sans succès, et a fait appel à la Garde républicaine (GR, unité d'élite de l'armée) qui a tiré en l'air puis sur les manifestants.

Un calme relatif régnait depuis 14H00 locales (13H00 GMT) environ dans le 8e arrondissement à la faveur du déploiement de la police anti-émeutes, qui a permis de rétablir la circulation.

Lors de la dispersion de la manifestation, trois journalistes de deux radios locales ont été pris à partie par des soldats, qui les ont conduits au siège du Commando d'intervention rapide (CIR, unité de l'armée). Ils ont été libérés après environ deux heures et leurs magnétophones ont été confisqués.

Selon des habitants de Fouh, le militaire accusé de meurtre avait tenté de récupérer avec le jeune homme visé une poignée de sauterelles que celui-ci ramassait autour de son débit de boissons.

Ces insectes, appelés "kinda gozo" en langue nationale sango, prolifèrent en novembre et décembre à Bangui. Ils sont très prisés des Centrafricains, qui les récoltent pour les revendre à 100 FCFA (15 centimes d'euros) le sachet ou les consommer en famille.

"Après avoir demandé un paquet de sauterelles et s'être vu opposer un refus, le militaire a tenté d'arracher de force ledit paquet. N'ayant pu le faire, il a poursuivi et abattu le jeune homme l'accusant de vol", a raconté un habitant.

(©)

 

NDLR : Il faut bien que Bozizé et sa soldatesque fassent un peu usage des armes que le dépeceur achète massivement pour stocker. Les Centrafricains ne sont pas du gibier. Jusqu'à quand vont-ils continuer à faire couler impunément le sang des Centrafricains ?  

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