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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 23:26

 

 

Khadafi-m

 

Moubarak Hosni

 

ben-ali-et-sa-femme

 

 

Source: www. challenges.fr  3 mars 2011 

Destitués, en voie de l'être ou contestés, les dirigeants du monde arabo-musulman ont accumulé les magots. Bien dissimulées, ces fortunes sont difficiles à récupérer après la chute des dirigeants.

De 20 à 50 milliards de dollars. C'est la fortune qu'aurait amassée en 42 ans à la tête de la Libye le colonel Kadhafi. Un pactole partagé avec ses sept fils et sa fille. L'estimation est difficile à vérifier. En effet, "Kadhafi ne fait pas de différence entre l'intérêt public et les siens, assure Ajmi Ridha, de l'ONG Arab Transparency Organisation. La Libye n'est pas un véritable Etat, la banque centrale n'est qu'une façade". Le clan se sert généreusement sur les ventes de pétrole et de gaz, dont la Libye est un gros exportateur via Tamoil, la compagnie nationale (sise aux Pays-Bas). Les fils Mohamed et Saïf al-Islam sont de toutes les affaires, énergie, distribution, télécoms. Et Kadhafi dispose d'un puissant fonds souverain, la Libyan Investment Authority, qui détient plus de 20 milliards de dollars de liquidités, des participations en Italie dans UniCredit, ENI et la Juventus de Turin.

Les informations sont plus précises concernant son ancien voisin, le président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali. Le reportage diffusé par la télévision de Tunis, le 19 février, a fait le tour de la planète. La toute nouvelle Commission nationale d'enquête sur la corruption inspectait le fastueux palais du président déchu et de son épouse, Leïla Trabelsi. Derrière une fausse bibliothèque étaient dissimulés deux énormes coffres bourrés de liasses de billets, dinars, euros et dollars en grosses coupures. D'autres coffres débordaient de colliers de perles, de rivières de diamant et de montres de haute joaillerie... Des images spectaculaires, qui montrent juste la partie émergée de l'immense fortune du clan Ben Ali-Trabelsi, cumulant des comptes en Suisse, en France et dans le Golfe, de belles adresses à Paris et des propriétés en Argentine et au Canada.

Main basse sur l'économie

Mais le gros du magot, amassé en 23 ans de règne et estimé à 5 milliards de dollars, provient surtout de la mise en coupe réglée de pans entiers de l'économie. La famille du dictateur a récupéré des participations à bas prix dans les entreprises, s'est invitée au capital des filiales de groupes étrangers. "Une stratégie de mafia, note Maud Perdriel-Vaissière, de l'association Sherpa, spécialisée dans la lutte contre les flux financiers illicites. Mais "l'avantage" est que 80 % des actifs sont immobilisés dans des entreprises tunisiennes. Les nouvelles autorités peuvent récupérer les biens acquis dans des conditions douteuses." Le gouvernement a d'ailleurs annoncé des saisies, ce qui pourrait aboutir à la nationalisation d'Orange Tunisie, détenu à 51% par Marouane Mabrouk, un gendre de l'ex-président.

D'autres dictateurs, tout aussi avides, sont plus malins. Prête-noms et hommes de paille, holdings offshore et banques discrètes dans des paradis fiscaux, ils usent de toute la panoplie du bon gestionnaire d'argent sale pour dissimuler leurs avoirs. Ainsi, ceux de Hosni Moubarak, chassé après trente ans au pouvoir en Egypte, se prêtent à tous les fantasmes. Des chiffres astronomiques, de 40 à 70 milliards de dollars, sont cités, mais les expertises sérieuses font état d'un patrimoine de 2 à 5 milliards. Moubarak aurait profité, dans les années 1980, de sa position dans l'armée pour toucher des commissions sur les contrats d'armement et ses fils, Alaa et Gamal, auraient fait leur pelote en achetant pour une bouchée de pain des terrains militaires revendus à prix d'or à des promoteurs. Mais les rumeurs sur des participations prises lors de l'implantation de sociétés étrangères (Vodafone, Hyundai, les restaurants Chili's) ont été démenties. Et impossible d'identifier des positions dans le capital de grandes entreprises égyptiennes. L'argent serait plutôt investi dans des fonds et dans le capital d'entreprises dans le Golfe et aux Etats-Unis. Les Moubarak détiendraient aussi des propriétés à Paris, Francfort, Madrid, Los Angeles, New York et Dubai. Pas évident de les localiser: ainsi, la magnifique demeure de Gamal dans le très chic quartier de Knightsbridge, à Londres, est-elle enregistrée au nom d'une compagnie du Panama...

"Ces autocrates arabes sont tous dotés d'un insatiable appétit de richesses, résume Maud Perdriel-Vaissière. Mais leur façon de s'enrichir dépend des ressources du pays. S'il n'y a pas de pétrole, il faut spéculer sur le foncier, s'arroger des participations ou prélever des commissions. Si l'or noir est là, il suffit de prélever sa part et de placer le cash. Ces dernières fortunes sont les plus liquides, donc les mieux cachées." Ainsi de celle, en Algérie, du président Abdelaziz Bouteflika, encore en poste malgré la contestation de la rue. Officiellement, il ne disposerait que de deux appartements à Alger. Mais, selon des opposants algériens, il aurait détourné avec les généraux une trentaine de milliards de dollars, placés du Liechtenstein au Brésil.

Les émirats du Golfe sont aussi sous pression, de Bahreïn à Oman. Mais, grâce au pétrole, l'émir du Koweït, affolé, a pu distribuer à chacun de ses sujets 3.600 dollars. Et en Arabie saoudite, le roi Abdallah, jusqu'alors connu pour les frasques dispendieuses de sa vaste parentèle, a distribué en urgence 35 milliards de dollars d'aides...

Les pays sans ressources naturelles n'ont pas cette soupape, tel le Yémen, où la grogne monte contre les prévarications du régime d'Ali Abdallah Saleh. La contagion gagne même les monarchies les plus stables. Comme la Jordanie, où le roi Abdallah II est critiqué pour le luxe dont s'entoure la reine Rania. Ou le Maroc, où certains s'agacent de l'affairisme de leur roi, Mohammed VI, qui, via son holding Siger, est présent dans les mines, l'agro-industrie, les télécoms, la distribution, le textile. Il aurait réussi à quintupler son héritage en 11 ans, à plus de 2,5 milliards de dollars.

Réactivité suisse

Partout autour de la Méditerranée, la contestation gagne et, outre la soif de liberté, c'est le pillage des élites qui attise la révolte, dans des Etats où 10 à 40% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. Un mal endémique: selon l'économiste américain Raymond Baker, entre 20 et 40 milliards de dollars par an, issus de la corruption, sont détournés des pays en développement pour être transférés sur des comptes dans les pays occidentaux. D'après l'association CCFD-Terre solidaire, qui a fait l'inventaire d'une trentaine de dictateurs, entre 105 et 180 milliards de dollars seraient mis à l'abri.

Que faire, face à ces prédations à grande échelle? Tant qu'ils s'accrochent à leur pouvoir, les kleptocrates peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Et, même quand ils sont chassés, ils sont sûrs de garder une bonne part du butin. "Il suffit d'un clic pour transférer des capitaux dans un paradis fiscal, se désole Daniel Lebègue, président de Transparence International France. Or les gouvernements dépositaires d'avoirs mettent du temps à démasquer qui possède quoi. Les forces sont inégales."

Soucieuse de restaurer son image, c'est la Suisse qui est la plus réactive. Ben Ali en fuite le 14 janvier, les avoirs du clan ont été gelés le 19. Mieux, la Confédération helvétique a bloqué ceux de Moubarak et son entourage le 11 février, le jour même de sa démission, et ceux de Kadhafi et sa cour le 24 février. La France, comme l'Union européenne, a suivi le mouvement, avec retard.
Geler, c'est bien. Mais ces fonds ont-ils une chance de revenir dans le pays où ils ont été détournés? Rien n'est moins sûr. "En dépit des promesses répétées de guerre à la corruption, seulement de 1 à 4% des avoirs détournés ont été restitués aux populations volées", écrit Jean Merckaert dans un rapport du CCFD. L'explication? Outre l'absence de volonté politique, la restitution tient du parcours du combattant. La preuve: en octobre dernier, la Suisse a rendu aux héritiers de Mobutu Sese Seko -le Léopard de Kinshasa, qui a pillé le Zaïre entre 1965 et 1997- les 7,7 millions de francs suisses gelés. Après douze ans de procédures...

Immobilisme français

Malgré ces désillusions, la Suisse reste, de loin, le leader mondial de la restitution des fonds volés. Voulant gommer son image de pays d'accueil de l'argent des tyrans, le pays a rendu 1,6 milliard de dollars, par exemple aux Philippines (Marcos), au Mexique (Salinas) ou à l'Angola (Dos Santos). La restitution la plus importante a eu lieu dans l'affaire Abacha, ce général nigérian qui a détourné entre 2 et 6 milliards de dollars. Grâce à la ténacité de son avocat genevois, Enrico Monfrini, l'Etat du Nigeria a récupéré 1,3 milliard de dollars dans les banques suisses. "Le bilan est positif, car les tribunaux ont suivi mes idées qui paraissaient encore saugrenues il y a une dizaine d'années, se félicite Monfrini. Mais dans les autres pays, au Luxembourg, au Royaume-Uni ou à Jersey, nous n'avons rien obtenu." Citant les lettres à Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy, restées sans réponse, il déplore que "Paris n'ait jamais répondu à nos nombreuses demandes".

Car la France est à la traîne. Sur le papier, elle joue les leaders de la lutte contre les dictateurs corrompus, s'est empressée de ratifier les conventions internationales contre la corruption. Dans les actes, l'immobilisme prime. "Elle est bonne dernière à l'heure de saisir et de rendre les biens mal acquis qu'elle abrite", accuse le CCFD. Ces vingt dernières années, elle n'a rien restitué, mis à part un yacht de Saddam Hussein à l'Irak. Elle bloque même des procédures: une demande d'entraide judiciaire du Nigeria sur les fonds d'Abacha a ainsi été refusée, car rédigée en anglais...

Enquêtes compliquées

La traque affichée des fortunes des autocrates du Maghreb et du Moyen-Orient laisse donc les experts sceptiques. "Le gel des avoirs est théorique, met en garde Enrico Monfrini. Mais il va falloir minutieusement enquêter pour retrouver ces fonds bien camouflés." Ces investigations dépendent aussi de la détermination des nouveaux dirigeants, souvent liés à l'ancien régime, voire qui ont eux-mêmes détourné des fonds. Une crainte pour la Tunisie et l'Egypte, où l'on a chassé les dictateurs... sans avoir encore forcément fait tomber la dictature.

par Thierry Fabre et Gaëlle Macke, respectivement rédacteur en chef adjoint et journaliste à Challenges.

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 16:54

 

 

Pomodimo Paulin

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les points de vue du Conseil National de la Médiation centrafricaine sur la situation de la RCA suite aux interpellations de certains médias

Le Conseil National de la Médiation (CNM) tient à remercier et à rassurer toutes les personnes qui l’ont interpellé ces derniers temps-ci à travers plusieurs articles de presse, comme dans :

Le journal Médias + n° 240 du 21 février 2011 sous le titre : « Médiature : Echec d’un rendez-vous de dialogue exclusif ! » ;

Le journal Le Confident n° 2665 du 02 mars 2011 sous le titre : « Les opposants politiques de France écrivent à Pomodimo » ;

Le journal Le Peuple n° 3341 du 02 mars 2011 sous le titre : « Le Médiateur de la République serait-il dépassé par la crise post-électorale ? » ;

Pour ne citer que ceux-là.

En effet, depuis la campagne d’information et de sensibilisation menée en octobre 2010, si le CNM avait poursuivi dans cette dynamique de communication de masse et de proximité en rendant régulièrement compte de ses activités, tout malentendu et toute incompréhension auraient dû être évités. Les contraintes du déménagement en novembre dernier et de l’organisation de la rencontre des Médiateurs de l’Afrique Centrale à Bangui, à l’initiative du CNM, reportée de décembre 2010 à janvier 2011, en sont quelque peu les principales raisons de ce manque de communication.

A titre de rappel : « le Conseil National de la Médiation a pour mission principale l’amélioration des relations entre les citoyens en vue de protéger et de promouvoir leurs droits », telles sont les dispositions communes des articles 104 alinéa 2 de la Constitution du 27 décembre 2004 ayant consacré le CNM et 2 alinéa 1 de la Loi n° 60.004 du 20 juin 2006 portant Organisation et Fonctionnement du CNM, laquelle mission recommande à plus de sagesse, patience, modération, sens élevé d’écoute et de conciliation. Et le CNM étant piloté par un collège solidaire de Conseillers Nationaux avec à leur tête un d’entre eux promu en qualité de Médiateur de la République, en l’occurrence présentement S.E. Monseigneur Paulin Pomodimo, interpeller ou indexer (à tort ou à raison) ce dernier ou tout autre Conseiller National dans le cadre strict du fonctionnement du CNM, c’est interpeller ou indexer tous les autres Conseillers Nationaux dans leur individualité.

De tout ce qui est écrit et en faisant allusion à la situation de quasi crise qui prévaut depuis la proclamation officielle et définitive des résultats électoraux par la Cour Constitutionnelle le 13 février 2011, le CNM voudrait saisir cette première occasion pour apporter les éclairages qui suivent :

• Toutes les composantes des forces vives de la Nation (Majorité présidentielle et Opposition démocratique confondues) témoigneront de ce que le CNM n’a jamais ménagé un seul effort pour jouer son rôle premier d’appel à la modération, au dialogue, à la concertation, en vue de rechercher les voies et moyens de résolution de la moindre situation de crise ;

• Le CNM a toujours été prompt à s’impliquer sans réserve ni parti pris conformément à son éthique d’indépendance, dans la gestion et résolution des crises qui ont perturbé au risque de compromettre fatalement le processus électoral aujourd’hui à mi-chemin. La conclusion des accords politiques de février et août 2010, le report symbolique du dépôt des candidatures en décembre 2010, et la révision et signature du Code de Bonne Conduite Politique aussi en décembre 2010, sont à son initiative ce, grâce aux appuis et bienveillance sollicités et obtenus des plus hautes Autorités de la République et des Partenaires au développement (BINUCA, OIF, UE, UA, France…) ;

• De la situation de quasi crise dans laquelle semble être replongée la Nation depuis la proclamation officielle et définitive par la Cour Constitutionnelle ce, en prélude à la tenue du second tour des législatives du 27 mars prochain, le CNM remercie toutes les forces vives de la Nation qui, comme d’habitude, ont répondu très favorablement à son invitation, ce qui témoigne de leur entière confiance à cette Institution de par la spécificité de sa mission. A ce jour aucune zone d’ombre ni déclaration de méfiance, de contestation voire de renoncement à la main tendue du CNM n’est perceptible ni du côté des acteurs de la Majorité présidentielle ni du côté des acteurs de l’Opposition démocratique réunissant le Collectif des Forces du Changement (CFC) et la mouvance du candidat indépendant Ange-Félix PATASSÉ ;

• Le Président de la République Chef de l’Etat, premier garant de l’indépendance du fonctionnement du CNM, a aussi témoigné cette confiance en autorisant sur le plan institutionnel le Ministre d’Etat chargé de l’Administration du Territoire et sur le plan politique les plus hauts représentants du parti KNK qui l’avait investi, à répondre favorablement aux invitations du CNM, lesquels manifestent aussi bien tout leur sens bienveillant au dialogue et à la concertation ;

• Du vendredi 18 février 2011 à ce jour, le CNM a effectué plus d’une dizaine de rencontres avec les représentants de la Majorité présidentielle, du KNK, du CFC, de la mouvance du candidat indépendant Ange-Félix PATASSÉ, et avec la Présidente du Comité de Pilotage du processus électoral – Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique ce, au nom du BINUCA ;

• Des préalables formulés par le CFC le 18 février, le CNM continue d’agir et de s’informer sur les tenants et aboutissants de chaque situation, ce qui a fait l’objet d’une fidèle présentation au Président de la République et au Procureur de la République. Le fait d’avoir déjà obtenu au moins un résultat satisfaisant comme la libération du candidat du RDC de Dédé Mokouba Appolinaire MBESSA, est révélateur du dévouement du CNM pour sa mission d’amélioration des relations entre les citoyens, et de protection et promotion des droits humains ;

• La mouvance PATASSÉ reçue très récemment, le mardi 01er mars 2011, a eu à formuler avec bienveillance à l’endroit du Président de la République Chef de l’Etat ce, par le CNM interposé, entre autres interpellations, le cas du chef de sécurité de l’ancien Président de la République Ange-Félix PATASSÉ qui fait actuellement l’objet d’une procédure judiciaire. Ce qui est bien évidemment une autre sérieuse préoccupation pour le CNM, qui a déjà entamé des contacts pour s’informer des tenants et aboutissants y relatifs ;

 • S’agissant de l’intention annoncée de l’Opposition démocratique de ne pas participer au second tour des législatives du 27 mars, autant cela relève de l’entière liberté des acteurs politiques concernés, autant cela n’a pas manqué d’interpeller le CNM qui multiplie depuis cette date du 18 février 2011 les contacts pour tenter de faire asseoir autour d’une même table tous les acteurs concernés ;

• Enfin, quant à la demande de l’annulation pure et simple des élections groupées du 23 janvier 2011 comme l’a appelée d’autres voix à l’endroit du CNM, il est clair ici de relever qu’une telle initiative n’est pas du ressort direct du CNM. Toutefois, le CNM reste attentif et en éveil à toute sollicitation portant sur l’intérêt premier de la quiétude et des droits des citoyens, et de la paix durable en République Centrafricaine.

Encore une fois merci pour toutes ces interpellations citoyennes et merci pour toute votre bienveillante attention.

Fait à Bangui, le 03 mars 2011

 

 

LA CELLULE COMMUNICATION DU CNM

 

 

NDLR : Si à sa sortie d’une récente audience avec Bozizé, dont il n’ignore pas la volonté farouche de rester seul maître du jeu électoral et par conséquent le rôle dans la non préparation consensuelle des élections, Mgr Pomodimo ne s’était pas permis de déclarer que Bozizé est un homme de dialogue alors qu’il sait bien que c’est faux ; que les opposants sont venus vers lui à leur propre initiative et bien d’autres contre-vérité de ce genre, il n’aurait pas été interpelé de la sorte par certains compatriotes dans un lettre ouverte. C’est surtout les initiatives du prélat dont on sait qu’elles ont été commanditées par Bozizé, tendant à convaincre l’opposition de revenir sur son refus de participer au second tour des législatives qui sont insupportables alors qu’on ne l’a pas beaucoup vu se démener pour convaincre Bozizé de respecter le code électoral.

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 16:37

 

 

Boziz--et-Ndoutinga-.jpg

 

 

Par Claire Fages (RFI) vendredi 04 mars 2011

 

La nouvelle régulation financière américaine, votée cet été, pourrait donner un coup de fouet à l'« Initiative pour la transparence des industries extractives » (ITIE), dont la 5e conférence s'est achevée jeudi 3 mars, à Paris. L'ITIE a été lancée il y a huit ans par le Premier ministre britannique Tony Blair pour permettre aux populations des pays dotés de ressources minières, pétrolières ou gazières, d'accéder aux informations sur les revenus du sous-sol et ainsi, limiter la corruption.

Un pays riche en ressources qui dépose sa candidature à l'ITIE, doit pour être déclaré conforme, avoir confronté ses propres chiffres avec ceux des industriels présents sur son sol. En fin de parcours, une concertation a lieu entre les Etats, les compagnies minières et pétrolières et les représentants de la société civile ; une façon d’associer la population locale à la gestion des ressources.

A ce jour, onze pays ont été déclarés « conformes » à l'ITIE, dont cinq africains : le Ghana et le Liberia, les pionniers, et tout récemment la République centrafricaine, le Niger et le Nigeria. Mais le processus présente une limite majeure : c'est une démarche volontaire de la part des Etats. Si certains, comme le Liberia ont été très dynamiques, au point d'étendre cette nouvelle transparence aux revenus des forêts et de l'agriculture, il n'y a encore que 35 pays candidats à ce mécanisme. Ni la Chine, ni le Brésil, ni la Russie, ni l'Angola, ni l'Afrique du Sud ne sont partie prenante à cette « Initiative pour la transparence des industrie extractives ». Une transparence en outre toute relative, certains Etats n'ayant accepté de présenter que des revenus globaux, et non par compagnie, encore moins par projet.

C'est pourquoi les ONG voient en l'adoption de la loi Dodd-Frank par le Congrès américain, l'été dernier, un aiguillon salutaire. Une disposition de cette nouvelle régulation financière imposera à toutes les sociétés cotées aux Etats-Unis ─ parmi elles 90 % des compagnies pétrolières et gazières, dont Petrochina, dont le Brésilien Petrobras ─ de déclarer au gendarme financier américain tous les paiements qu'elles versent aux gouvernements, pays par pays, projet par projet, y compris les taxes. L'Europe semble vouloir emboîter le pas aux Etats-Unis, ce qui réjouit les associations. « C'est inimaginable », s'exclame une militante d'Oxfam. En 2012, une ONG birmane ou gabonaise pourra par exemple consulter ce que Total paie en frais de licences et en impôts dans son pays, en cliquant sur Internet ! ».


Source : http://www.rfi.fr/emission/20110304-transparence-industries-extractives-relancee-loi-americaine

 

 

 

NDLR : Si l’ITIE a pour but de « pour permettre aux populations des pays dotés de ressources minières, pétrolières ou gazières, d'accéder aux informations sur les revenus du sous-sol et ainsi, limiter la corruption », en Centrafrique, elle est purement et simplement détournée, contournée, voire pervertie par Bozizé et Ndoutingaï qui en font un écran de fumée pour mieux s’en mettre les poches. Avec ces deux prédateurs, non seulement les Centrafricains ne pourront jamais accéder à quelque information que ce soit sur ce que rapportent réellement les filières du diamant, de l’uranium, du bois et l’exploitation de nos forêts et bientôt le celle du pétrole qu’ils viennent de confier aux Chinois, mais on ne saura jamais ce que les URAMIN, AREVA, les entreprises pétrolières chinoise et autres bureaux d’achat de diamant ont déjà versé et continuent de distribuer à Bozizé et Ndoutingaï. Pour eux, l’opacité demeure la règle afin que les dessous de tables et autres pots de vin ne prennent non pas le chemin des caisses du Trésor public national mais celui de leurs comptes bancaires des paradis fiscaux.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 21:22

 

 

Wade et son fils

 

 

Malickou Ndiaye | 04/03/2011 | 11:21:25 koaci.com

 

Les fils de Me Wade dominent l’actualité Sénégalaise ;suite aux informations parues dans le magazine français « Capital ». Ce magazine révèle les biens appartenant à Karim Wade et Sindiély Wade respectivement fils et fille du chef de l’Etat Sénégalais ; les biens sont estimés à des milliards. Les Sénégalais crient au scandale et se révoltent à travers les médias sénégalais. Ils n'ont que leurs yeux pour pleurer.

Le magazine économique français "Capital" évoque dans son dernier numéro que Karim Wade aime faire la fête à Saint Tropez. "Wade Junior s'y rend régulièrement avec son jet privé", note le magazine. En outre, le journal révèle deux biens des enfants de Wade. Des informations qui se passent des commentaires et, les sénégalais se grognent pour montrer leur colère, en s’exprimant dans les médias, par le biais des émissions inter actives. « Le président Me Wade se fatigue pour rien, son fils ne pourra diriger le pays. Si non, nous allons faire comme les Tunisiens, Egyptiens ou Libyens » ont fait savoir les sénégalais.

"Plus discret, Karim Wade, le fils du président du Sénégal se contente d'un vaste appartement avenue Foch, et sa jeune sœur d'un logement avenue Pierre-1er-de-Serbie", indique le journal.

Il faut dire que l'avenue Foch se trouve dans le très huppé quartier du 16ème arrondissement de Paris. L'avenue Foch est également l'une des plus prestigieuses de la capitale. Le prix moyen du m2 s'y évalue à pas moins de 3300 euros (soit 2 145 000FCFA). Le prix d'un appartement y coûte en moyenne 624 000 euros.

Le même journal estime aussi que « Sindjély Wade aussi habite pas loin de son frère. A l'avenue Pierre-1er-de-Serbie. C'est également une adresse très huppée de Paris. L’avenue Pierre-Ier-de-Serbie est une voie des 8e et 16e arrondissements de Paris. Elle commence place d'Iéna et se termine avenue George-V ».

Le magazine « Capital » va plus loin en révélant les biens appartenant aux enfants de Me Wade. Des biens que ledit journal évalue à des milliards.

Cela a suscité la colère des sénégalais qui, depuis quelques jours, souffrent des coupures intempestives de courant.

Pour cela, les sénégalais ne peuvent pas pardonner les enfants de Me Wade « qu’ils qualifient des médiocres ».

« Ils doivent travailler par la sueur de leur front »martèlent-ils.

Selon nos informations tout indique que Sindjély Wade aurait sans doute dépensé plus. Figurez-vous que dans cette avenue le prix moyen du mètre carré est à 10 000 euros et peut monter jusqu'à 12 000 euros (10 000 euros, c'est 6, 5 millions de francs CFA). En tout cas les petits Wade sont bien veinards... Si l'on calcule le prix de ses appartements on arrive facilement a près de deux ou trois milliards...

 

 

 

Malickou Ndiaye, correspondant de koaci.com à Dakar

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 20:43

 

 

 

rencontre de réconciliation Patassé Ziguélé

 

 

Ci-dessous, le texte intégral de la plate-forme mise en place ce jour et dont toute l'opposition centrafricaine est signataire,  afin de structurer et de mener à bien la lutte du peuple centrafricain pour le respect de son suffrage, du code électoral et de la constitution.
Cette plate-forme s'appelle Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE 2011) et est dirigée par une équipe légère comprenant:


 -  Raymond Gros Émile NAKOMBO
, Coordonnateur

 Nicolas TIANGAYE, Porte-Parole

 Simplice KODEGUE, Porte-Parole Délégué

Ainsi, le FARE 2011 se battra, aux côtés du peuple centrafricain floué, pour obtenir l'annulation de la double  mascarade électorale du 23 janvier 2011, et la reprise de ces élections.

 

 

 

 

 

 

PLATE - FORME POLITIQUE POST- ELECTORALE

« E boungbi - E sô kodro ti é »

 

Préambule

Le  Collectif des Forces du Changement (CFC) et le Candidat Indépendant à l’élection présidentielle Ange Félix PATASSE.

v Considérant les violations délibérées et répétées de la Constitution du 27 décembre 2004 ;

v Considérant le non respect systématique du Code Electoral ;

v Considérant les violations des recommandations pertinentes du Dialogue Politique Inclusif (DPI) ;

v Considérant l’incompétence notoire et la partialité du Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) ;

v Considérant la partialité de la Cour Constitutionnelle ;

v Considérant la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle en date du 1er Février 2011

v Considérant la déclaration commune des Candidats du CFC et du Candidat Indépendant Ange Félix PATASSE en date du 04 février 2011 rejetant en bloc les résultats des élections groupées du 23 janvier 2011 ;

v Considérant  la  publication des résultats provisoires des élections législatives par la CEI en date du 06 février 2011 ;

v Considérant la confirmation des résultats provisoires de l’élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle en date du 12 février 2011, rejetant les recours en annulation sans enquête ni examen préalable et entérinant les fraudes massives ayant entrainé l’élection du Général BOZIZE aux fonctions de Chef de l’Etat ; 

D E C I D E N T

 

I – CREATION ET DENOMINATION

Art. 1er :     Il est créé une plate-forme politique post - électorale, dénommée Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 en abrégé « FARE – 2011. »

                   II – OBJECTIFS

Art. 2 :       le FARE – 2011 est chargé de lutter pour :

v Défendre la Constitution de la République Centrafricaine et préserver ses acquis démocratiques ;

v Obtenir l’annulation des élections groupées du 23 janvier 2011 ;

v La reprise des élections de 2011 dans le strict respect de la Constitution, du code électoral et des recommandations du Dialogue Politique Inclusif ;

v Obtenir la dissolution de la CEI et sa recomposition ;

v Sensibiliser et mobiliser l’ensemble des populations centrafricaines en vue d’atteindre les objectifs ci – dessus cités.

III – COMPOSITION

Art.3 :        Le FARE – 2011 est composé :

v Des Candidats à l’élection présidentielle ;

v Des Partis et Associations Politiques ;

v Des Candidats aux élections législatives présentés par le Candidat Indépendant Ange – Félix PATASSE ;

v Des Organisations de la Société Civile ;

v Du Président du Collectif des Forces du Changement (CFC) ;

v Du Coordonnateur des Comités de Soutien du Candidat Indépendant Ange – Félix PATASSE ;

v Du Coordonnateur de l’UFVN.

Art. 4 :       le FARE – 2011 est dirigé par un bureau composé de :

v  Un Coordonnateur  assisté de :

v un Porte Parole ;

v un Porte Parole Délégué ;

v un Rapporteur ;

v un Secrétariat Technique ;

Art. 5 :       le Secrétariat Technique est composé de :

v Un Chargé de Liaison ;

v Un Chargé de la Logistique ;

v Un Groupe de Travail Permanent.

IV – FONCTIONNEMENT

Art. 6 :       le FARE – 2011 se réunit une fois par semaine et aussi souvent que la situation l’exige.

Art. 7 :       le mode de prise de décision du FARE – 2011 est le consensus.

V – ADHESION ET RETRAIT

 

Art. 8 :       les Partis et Associations Politiques, les Organisations de la Société Civile qui poursuivent les mêmes objectifs visés à  l’article 2 de la présente plate – forme peuvent adhérer au FARE – 2011. Le retrait est libre.

VI – LA DISCIPLINE

Art. 9 :       les manquements commis par les Membres du FARE – 2011 entraînent les sanctions suivantes :

v Avertissement ;

v Blâme ;

v Exclusion.

 

VII – LA DISSOLUTION

Art. 10 :     le FARE – 2011 sera dissout de plein droit dès que tous les objectifs seront atteints.

 Art. 11 :    la présente plate forme entre en vigueur dès sa signature.

Fait à Bangui, le 4 mars 2011

Ont signé :

Martin ZIGUELE                                                Ange – Félix PATASSE

Président du MLPC                                       Candidat Indépendant

Candidat à l’élection Présidentielle           à l’élection Présidentielle

 

 

 

 

Emile Gros Raymond NAKOMBO

Candidat à l’élection Présidentielle

 

 

 

 

Louis Pierre GAMBA                            Me. Nicolas TIANGAYE

Président du RDC,                                Président de la CRPS,

Président du CFC                                 Porte parole du CFC

 

 

 

 

 

Christophe BREMAÏDOU                              Ferdinand DAGO

Président de l’ASD                                        Président de LONDÖ

 

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 16:39

 

 

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Source: United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - Integrated


N'DÉLÉ , 4 mars 2011 (IRIN) - Après des décennies de violence politique, de déplacement et d'insécurité résultant des affrontements entre les groupes rebelles et les forces gouvernementales ainsi qu'avec des bandits armés, des milliers de personnes en République centrafricaine (RCA) sont vulnérables aux maladies et n'ont qu'un accès très limité aux services de santé, disent les agences humanitaires.

Selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA), de nombreux centres de santé au nord et au sud-est de la RCA ont été victimes de pillages ou ne sont plus opérationnels, parce que les travailleurs médicaux sont souvent obligés de quitter la région.

Dans l'ensemble, l'accès aux services de santé est très limité dans tout le pays, sauf à Bangui, la capitale ; en outre, l'insécurité empêche ou retarde les réponses aux besoins sanitaires dans le nord et dans le sud de la RCA, en particulier dans les préfectures orientales attaquées par les rebelles. Les organisations non gouvernementales (ONG) utilisent des services mobiles pour aider les milliers de déplacés dans les zones non couvertes par les installations de base du ministère de la Santé.

Dans le nord, autour de Kaga Bandoro et de Bocaranga, il est généralement possible d'accéder par la route, malgré les tensions intermittentes entre le gouvernement et les forces d'opposition. Cependant, dans les régions plus reculées entre Kabo et Sida, et dans les zones du nord proches de la frontière du Tchad, l'insécurité pose des problèmes plus sérieux, restreignant l'accès des organisations humanitaires.

En RCA, la plupart des 192 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI) - le chiffre a augmenté de 30 000 depuis le début de 2010 - ne vivent pas dans des grands camps organisés. Ils cherchent refuge dans des petits campements de fortune, qu'ils installent, pour se protéger, à une certaine distance des routes le long desquelles sont situés leurs villages.

Beaucoup de villages pouvaient autrefois se targuer d'avoir des postes de santé et des dispensaires, quelquefois même des services d'hospitalisation. Mais aujourd'hui, peu ont conservé leur personnel et la plupart ont été pillés.

« Certaines zones au nord du pays sont entièrement coupées de toute assistance médicale. Les travailleurs humanitaires ne peuvent se déplacer que sur certains axes principaux, et atteindre ceux qui se sont enfuis dans la brousse ou dans des zones qui nous sont inaccessibles est un défi majeur, » ont dit à IRIN des travailleurs sanitaires.

Le plus gros des secours est distribué par des vols du Service aérien humanitaire des Nations Unies (UNHAS) dans les régions en crise comme N'délé, Birao au nord et Zémio au sud-est.

« L'UNHAS remplit très bien cette fonction, mais ils sont débordés depuis un certain temps et n'ont pas la flexibilité requise pour répondre aux besoins urgents. La mission devrait recevoir un autre avion, ce qui devrait grandement améliorer les choses, mais même ainsi, un transport uniquement aérien est problématique pour tout le monde, » ont dit à IRIN des travailleurs sanitaires qui ont demandé à rester anonymes.

A l'est, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, Médecins sans Frontières Espagne, par exemple, travaille avec le ministère de la Santé pour fournir des services médicaux au principal hôpital de recours. Des équipes médicales mobiles sont également utilisées dans certaines parties de la préfecture où l'accès est difficile, mais elles sont limitées aux deux axes principaux de Ngarba et de Miamani-Golongosso/Miamani Chari.

Toutefois après les évènements de Birao dans la province de Vakanga, au nord-est du pays, où 8 000 personnes ont été déplacées après une attaque des rebelles, le gouvernement a conseillé aux ONG de s'abstenir d'essayer d'atteindre certaines régions.

Des besoins non satisfaits

Des questions essentielles telles que la réhabilitation des infrastructures, le manque de personnel et la prévention des maladies « n'ont jamais été traitées [complètement] ni par le ministère de la Santé ni par la communauté internationale. Tous, nous réagissons à des crises urgentes sporadiques liées aux épidémies saisonnières ou à l'accès insuffisant aux soins de santé de base en raison du déplacement[des populations] et de l'insécurité, » a dit à IRIN un travailleur sanitaire qui a choisi l'anonymat.

« L'incapacité du gouvernement à fournir des services dans les zones où les ONG ont difficilement accès et le fait que dans certaines de ces zones, les statistiques à elles seules indiquent un état d'urgence, font qu'on comprend aisément pourquoi les ONG du secteur de la santé sont encore obligées de fournir des soins d'urgence, » a dit à IRIN

Leland Montell, directeur de l'International Rescue Committee.

Depuis 2008, le gouvernement n'a consacré que 1,5 pour cent du PIB à la santé publique, ce qui explique qu'il dépend de quelque 19 ONG médicales pour fournir les médicaments et le matériel médical, et améliorer les compétences des travailleurs sanitaires.

Le paludisme reste la première cause de morbidité, et représente 13,8 pour cent des décès. On assiste à une résurgence des épidémies de méningite ainsi que d'autres maladies transmissibles, comme le virus sauvage de la polio, la rougeole et la fièvre jaune, mais les maladies principales sont les maladies hydriques, les infections cutanées et les infections respiratoires.

Le rapport 2011 sur la Procédure d'appel global indique que seulement 30,5 pour cent de la population (28 pour cent en zone urbaine et 32 en zone rurale) a accès à une eau de boisson salubre. Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la production agricole a été abandonnée dans beaucoup d'endroits en raison de l'insécurité, et les paysans n'ont pas accès à leur capital productif, car ils ont perdu semences, outils et récoltes quand ils ont été obligés de s'enfuir. Soixante-sept pour cent de la population vit avec moins de 1 dollar [par jour] et des milliers souffrent d'insécurité alimentaire ou dépendent des agences humanitaires.

Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance, 16 pour cent des enfants de moins de cinq ans sont atteints de malnutrition aiguë et 6,6 pour cent de malnutrition aiguë sévère, mais il n'existe que 25 centres de nutrition thérapeutiques et 60 centres de soins ambulatoires, qui ne couvrent que le tiers des cas qui devraient être gérés.

Selon le groupe sectoriel santé du pays, alors que la couverture vaccinale nationale avait atteint le chiffre record de 87,76 pour cent pour la diphtérie, la coqueluche et le tétanos en 2006, le déplacement [forcé] a rendu impossible le maintien d'un tel niveau et celui-ci est tombé à 76,4 pour cent en 2009.

La mortalité des moins de cinq ans est de 176 décès pour 1 000 naissances vivantes et la mortalité infantile de 106 décès pour 1 000 naissances vivantes. Le pays a aussi le taux de mortalité maternelle le plus élevé d'Afrique, soit 1 355 pour 100 000 naissances vivantes, rapporte le groupe sectoriel santé.

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 16:23

 

 

sida malade

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 04 Mars 2011 13:53

La ville de Nola connaît depuis plus d’une semaine une rupture sans précédent de préservatifs. Cette information est rendue publique ce 4 mars 2011 par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Nola. Selon les responsables de l’Association centrafricaine pour le marketing social (ACAMS) de la ville, cette rupture peut être constatée sur l’ensemble du territoire centrafricain, car la consommation de préservatifs a doublé au cours des 10 derniers mois dans le pays.

« De 4.500.000 unités au début de l’année 2010, la consommation de préservatifs (masculin et féminin) est passée à 8.500.000 en début 2011 en Centrafrique », ont affirmé des responsables de l’Association pour le marketing social de Nola au correspondant de la Radio.

Quoiqu’il en soit, la population de la ville minière de Nola se dit inquiète de cette rupture. Elle est très dangereuse pour la population de cette ville centrafricaine frontalière avec le Cameroun et le Congo. A cela s’ajoute les chantiers diamantifères qui attirent de milliers de personnes chaque année.

Dans le bilan 2010 publié par le centre de dépistage volontaire de la ville de Nola en début 2011, le taux de prévalence du VIH/sida est de 18%.

 

NDLR : Avec un taux de séro-prévalence aussi inquiétant à Nola, ce problème aussi sérieux est visiblement loin d’être la préoccupation des autorités qui n’ont de tête que pour les préparatifs de l’investiture de provocation de Bozizé du 15 mars prochain.

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 15:46

 

 

Bozizé KNK

 

 

 

Suite à la crise postélectorale créée en Centrafrique par la surdité pathologique de Bozizé et son KNK qui tiennent à s'accrocher coûte que coûte même lorsque tout s'écroule autour d'eux, un compatriote qui ulcéré par un tel autisme, lance dans le texte ci-dessous un véritable cri du coeur pour exprimer sa colère. 

 

Rédaction C.A.P

 

Les élections présidentielles et législatives qui se sont déroulées et qui ne sont pas encore terminées en ce qui concerne les élections législatives viennent à la suite d'un dialogue politique inclusif tenu à Bangui et regroupant toutes les composantes de la vie publique centrafricaine. Ce dialogue, dont les résolutions auraient pu permettre la mise en place  d'une vie politique et d'un environnement social apaisé, s'est terminé en laissant aux participants l'espoir d'un nouveau départ pour une concorde nationale.

 

Malheureusement, il n'aura pas fallu attendre longtemps pour voir la réalité l'emporter sur l'illusion dont beaucoup se sont fait de cette concorde, en commençant par la composition du gouvernement demandé lors du dialogue et qui a fait l'objet de critiques car ne répondant pas vraiment aux critères retenus par le DPI, pour se poursuivre par la mise en place de la commission électorale indépendante, dont la présidence a été vivement et longtemps contestée par l'opposition politique centrafricaine, et enfin pour aboutir à l'organisation des élections présidentielles et législatives, avec les reports et les tractations sur les listes électorales qui ont été tenues secrètes jusqu'à la veille de la tenue des scrutins.

 

Comment admettre de tels cafouillages quand on a organisé un dialogue politique qui a donné une feuille de route qu'il ne suffisait que de suivre ?

Comment admettre qu'il faille encore faire appel à  certains organes pour faire entendre raison au pouvoir en place, du fait de toutes les irrégularités enregistrées tout au long du parcours électoral, en dépit des réclamations  exprimées par l'opposition ?

 

Ces deux questions trouvent leur réponse dans l'autisme des uns,  qui ne veulent entendre que ce qu'ils ont dans la tête. Et l'on sait où cela peut conduire, car celui qui se bouche les oreilles pour ne pas entendre les querelles de ses voisins, se bouche aussi les oreilles pour ne pas entendre les bruits qui se font dans sa propre maison.

 

Il faut écouter les gens avant de les condamner, il faut les écouter pour se convaincre qu'on a raison ou tort. Et vouloir avoir raison tout le temps et sur tout n'est que pure démence.

L'on ne peut pas passer son temps à faire des dialogues tout le temps, à organiser des conférences nationales tout le temps quand on sait d'avance que les résolutions de ces dialogues et de ces conférences seront aussitôt jetées à la poubelle.

 

Si la classe dirigeante de la République centrafricaine, ceux d'hier et ceux d'aujourd'hui, ceux au pouvoir actuellement et ceux dans l'opposition, avait suivi et respecté dans son ensemble les différentes décisions prises lors des précédentes conférences, l'on en serait pas là aujourd'hui. La démocratie aurait gagné de beaucoup, et la mise en place d'une politique de développement serait en route.

 

L'on ne peut guère s'étonner qu'aujourd'hui et pour le centrafricain en général, le développement de son pays ne se limite qu'au payement de son salaire.

Que la radio ou la télévision fonctionnent ou ne fonctionnent pas n'est pas son problème.

Que des groupes de bandits venus d'ailleurs viennent semer la terreur dans telle ou telle partie du pays ne le concerne pas.

Que ses frères meurent de faim dans telle ou telle région n'est pas son problème.

Que des gens trouvent la mort dans des accidents de circulation à cause de l'état des routes le laisse insensible.

Que les écoles soient ouvertes ou fermées ne change rien.

Enfin que sa voisine meure, par manque de suivi médical, au moment d'accoucher ne révolte aucune conscience.

 

Voilà le résultat de l'enfermement dans lequel les différentes politiques menées en Centrafrique ont fait du Centrafricain. Un homme incapable de comprendre que le payement de son salaire n'est pas le seul critère pour lui assurer le bien-être. Un homme incapable de comparer, de voir ce qui se passe autour de lui et de se rendre compte qu'ailleurs les gens se battent pour que leurs populations aient une vie meilleure, à travers des logements sains, des établissements scolaires d'enseignement général et professionnel, des constructions d'universités et d'hôpitaux dans les provinces, des grandes voies bitumées pour relier la capitale aux provinces et les provinces entre elles, et entre autres la mise en place d'une politique de l'information où les chaînes de télévision privées côtoient la chaîne de télévision publique, pour ouvrir et élargir l'horizon culturel du citoyen. Et tout ça se passe en Afrique, chez nos voisins et à côté de nous.

 

Au vu de ce constat accablant, la classe politique centrafricaine doit comprendre que les choses ne sont plus ce qu'elles étaient, et qu'elle doit s'adapter en conséquence. Et s'adapter en conséquence, c'est tirer les leçons de l'histoire.

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 02:44

 

 

Demafouth JJ

 

 

Ai- Rca- Jeudi, 03 Mars 2011 12:40 - "Nous sommes actuellement dans une phase cruciale du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR)  et nous devons préparer maintenant le désarmement.  Avec le chef de l'Etat,  nous avons évalué la situation et  nous avons dépêché une mission  qui est partie le 28 février vers Birao ".

 Cette   déclaration  a été faite par le  candidat malheureux au dernier scrutin présidentiel sous la bannière de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) et président fondateur et porte -parole de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie(APRD), Me Jean Jacques Démafouth après une rencontre avec le président François Bozizé. .

"Nous allons aussi entamer dans les prochains  jours une mission dans le Nord-Ouest du pays pour voir dans quelles conditions on pourra procéder au  désarment après le deuxième tour du scrutin législatif pour que la paix puisse revenir définitivement dans notre pays", a-t-il poursuivi, affirmant que cette rencontre lui aura surtout  permis d'évoquer avec le président réélu, le projet de réinsertion des ex-combattants.

De sources officielles, cette audience s'est déroulée en présence du Ministre délégué à la présidence en charge du DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) , le général Paul Raymond Ndougou et le conseiller  du président en charge du DDR, M Lakouè.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : La multiplicité de casquettes de Demafouth lui permet de jongler avec les différentes fonctions qui sont les siennes. Il est clair que ses récentes  prises de position l'éloignent de plus en plus de la qualité d'opposant et de ses anciens camarades de l'opposition actuelle. Elles le rapprochent en revanche davantage de Bozizé qui lui aurait déjà fait attribuer un logement de fonction afin qu'il quitte la base de Bangui-Mpoko où il résidait jusqu'ici et s'apprêterait même à le nommer Ministre d'Etat. C'est bien dommage.   

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 02:33

 

 

drapeau-americain

 

 

Ai- Rca- Jeudi, 03 Mars 2011 13:13  - L'ambassadeur des Etats Unis Lawrence Wohlers a été  reçu en audience le  28 février  par le président de la République François Bozize.

Selon une source digne de foi,  l'entretien entre les deux personnalités s'est beaucoup focalisé sur l'aide humanitaire des USA au profit de la Centrafrique et la question touchant la présence des rebelles de la Lord Resistent Army (LRA) de Joseph Kony.

" Avec  le chef de l'Etat centrafricain, nous avons parlé  de mon voyage à Washington DC où je  prendrais  part à la réunion de tous les ambassadeurs américains dans le monde", a confié M Wohlers au sortir de l'audience.

"Cette rencontre  nous a aussi permis de discuter de tout ce qui se passe dans le monde et de tout ce qui est lié aux questions stratégiques", a-t-il ajouté.

A en croire le diplomate américain, pour ce qui est  de  l'aide humanitaire,  les Etats Unis sont  disponibles et prêts à  la  fournir et ce  dans plusieurs secteurs pour un montant  d'environ 10 millions de dollars américains.

"Nous continuons à travailler sur cette question liée à la présence des rebelles de LRA en Centrafrique et nous attendons dans un bref délai  l'arrivée en Centrafrique d'une équipe de  spécialistes qui auront l'occasion de discuter de ces question sur place en Centrafrique avec les autorités de Bangui",  a annoncé le diplomate américain. 

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Selon certaines informations qui circulent ces derniers jours à Bangui avec insistance, plusieurs dizaines de rebelles de la LRA auraient été regroupés depuis Birao puis acheminés à Bangui et embarqués sur un vol à destination de la Libye pour voler au secours du colonel libyen en difficulté dans son pays. Ces informations, si elles s'avéraient fondées, seraient bien la preuve de la complicité de Bozizé avec les rebelles de la LRA et expliqueraient sa fourberie sur  sa prétention à vouloir combattre ces criminels de Joseph Kony ainsi que sur ces complicités libyennes. 

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