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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 00:18

 

 

vote d'une Africaine

 

 

RCA – Elections : CEI : mutisme et retards dans la publication des listes électorales

Source : www. journal-des-élections.net 19 décembre 2010

 

Editorial

Le regain d’activité de la Commission électorale indépendante (CEI) contraste avec la discrétion observée par ses principaux responsables au sujet de certaines questions jugées sensibles, vis-à-vis des journalistes en particulier.

Alors que ces derniers sont régulièrement conviés à « couvrir » l’arrivée des urnes empruntées au Togo, la répartition de celles-ci dans les arrondissements de Bangui, la réception d’un don du PNUD ou encore les ateliers de remise à niveau qui se suivent au palais de l’Assemblée nationale, ils sont en revanche systématiquement priés de repasser dès lors qu’ils s’aventurent à évoquer les questions relatives aux listes électorales, au nombre de bureaux de vote ou encore aux difficultés financières de la CEI.

Ce mutisme susceptible d’intriguer les esprits chagrins qui ont les yeux rivés sur le calendrier électoral, pourrait donner à penser que le révérend pasteur Binguimalé et ses collègues réservent aux électeurs centrafricains un cadeau de Noël, dont l’annonce devrait se faire par surprise.

En attendant ce moment palpitant, le Journal des élections souhaite, d’ores et déjà, un joyeux Noël et une heureuse année 2011 à tous ses lecteurs

 

Le chiffre du jour: 4573 bureaux de vote et de centres de dépouillement prévus par la CEI

La CEI a prévu 4573 bureaux de vote et de centres de dépouillement pour les élections générales de janvier 2011.

Source : Journal des élections 19 décembre 2010

 

Le chiffre du jour: 1 842 160 électeurs recensés

18 décembre 2010

La CEI a recensé 1 842 160 électeurs. La population de la République Centrafricaine est estimée à 4 millions d’habitants

Source : Journal des élections 19 décembre 2010

 

CEI: début de la mission de vérification et de validation des listes des membres des bureaux de vote proposés par les différents partis politiques

18 décembre 2010

 

Huit commissaires de la Commission électorale indépendante (CEI) sont partis de Bangui ce samedi 18 décembre 2010 pour une mission de  vérification et de validation des listes des membres des bureaux de vote proposés par les différents partis politiques du processus électoral dans les provinces. Cette mission durera six jours

 

Visite inopinée du président Bozizé à la CEI

Source : Journal des élections 19 décembre 2010

 

17 décembre 2010

Le mercredi 14 décembre, à 14 heures 30, le président François Bozizé a  effectué une visite impromptue au siège de la CEI à l’Assemblée nationale, selon une source. C’était la deuxième du genre. Il voulait s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de préparation matérielle des élections. Nombre de Commissaires nationaux et de cadres n’étaient pas sur place, exceptés l’Assistant en communication et les agents de la Sous-commission Listes électorales. Le président de la République a posé des questions : « Qu’est-ce que vous avez fait concrètement aujourd’hui ? » « Quels sont vos problèmes ? »…

 

La nécessité d’un Code de bonne conduite en période électorale

Source : www. journal-des-élections.net 19 décembre 2010

 

Le manque de confiance entre les principaux acteurs, les difficultés financières de la  Commission électorale indépendante (CEI) auxquelles il faut ajouter l’insécurité qui       persiste dans plusieurs localités des provinces du pays préoccupent  toujours les protagonistes politiques nationaux. Par précaution, ils ont décidé d’actualiser le Code de bonne conduite de 2005.

L’actualisation du Code de bonne conduite de 2005 vient à point nommé car la RCA est à la veille des élections. Etant   prévoyant et pour éviter ce qui s’est passé en Guinée ou en Côte d’Ivoire, le Conseil national de Médiation (CNM) a réuni les jeudi 9 et 16 décembre dernier, les     acteurs nationaux du processus électoral (les candidats à la présidentielle ou leurs représentants, les différentes tendances politiques, la Société civile, les représentants des médias) pour réfléchir ensemble sur la forme et le contenu d’un nouveau Code de bonne conduite devant régir la vie politique avant, pendant et après les élections en cours.

C’est un pas important qui vient d’être franchi avec la présence effective et la contribution des partis politiques de la majorité et de l’opposition aux réunions organisées par le CNM pour sortir un document consensuel pouvant permettre un climat serein pour la tenue effective dans un esprit de démocratie et de     patriotisme les consultations populaires.

Pour Mme Catherine Samba-Panza, Conseillère au CNM, le Code de bonne conduite actualisé doit offrir une garantie  pour des élections crédibles à tout point de vue puisque ce sont les principaux acteurs du processus qui ont demandé ce travail, fait des amendements et signé ce nouveau Code de bonne conduite. Ils sont donc responsables et seront sans excuse si leurs actes s’éloignent des engagements contenus dans le texte.

A son tour, M. Louis-Pierre Gamba, président du parti RDC, juge bon le travail et l’esprit qui a prévalu tout le long des débats. Seulement, note-t-il, «le principal problème repose sur l’application de ce document de bonne foi, par toutes les parties signataires».

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 00:15

 

 

Maletombo-et-Willibyro-Sacko.jpg

 

 

Bangui, 17déc (ACAP)-Le ministre d’Etat chargé de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Jean Willibiro Sacko, a posé la 1ière pierre du siège social de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), vendredi, 17 décembre 2010, à Bangui.

Le ministre des Postes et Télécommunication chargé des Nouvelles Technologies, Thierry Savonarole MALEYOMBO a indiqué que «les réformes engagées dans le domaine des Télécommunications ont payé. Car, la création du centre de lutte contre la fraude dans ces secteurs, a amélioré les recettes du trésor public, à hauteur de 100 à 200 millions mensuel ».

« Ces réformes engagées depuis janvier 2009, dans le secteur, ont également amélioré le cadre juridique au profit des opérateurs, des consommateurs, et du trésor public. Au cours de ce quinquennat, les services de Télécommunications, de Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, ont connu un accroissement remarquable en République Centrafricaine », a-t-il conclu.

Il convient de signaler que, l’Agence de Régulation des Télécommunication (ART), a été créée en 1996, et a débuté ces activités en Avril 2009.

 

NDLR : Encore une pose de première pierre de plus mais toujours jamais d’inauguration. On remarque que l’ex-ambassadeur Jean Willibyro-Sacko qui vient d’arriver est déjà dans le bain. On l’attend sur les problèmes électoraux mais le voilà plutôt aux côtés du zélé prédateur Thierry Maléyombo avec ses magouilles dans les télécommunications, sa vache à lait. Selon nos informations, l’architecte à qui a été attribuée la réalisation de l’immeuble de l’ART s’appelle David Fiozoïna et l’entreprise qui le construira est comme par hasard celle du tristement célèbre escroc et voleur Patrice Edouard Ngaissona, un des argentiers du régime en place et complice de Bozizé.

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 03:10

 

 

Alpha-Conde-Pdt.jpg

 

 

CONAKRY 20 déc 2010 (AFP) - Le président de la République de Guinée élu le 7 novembre, Alpha Condé, sera solennellement investi dans ses fonctions mardi à Conakry, en présence de plusieurs chefs d'Etat africains, après 26 ans de régimes militaires, a-t-on appris lundi de source gouvernementale.

Au moins huit présidents de pays du continent devraient participer à cette cérémonie: Abdoulaye Wade (Sénégal), Amadou Toumani Touré (Mali), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Ernest Koroma (Sierra Leone), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia), Ali Bongo (Gabon), José Eduardo Dos Santos (Angola) et Jacob Zuma (Afrique du Sud).

Le Nigérian Goodluck Jonathan, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), devrait être représenté par l’ancien président Olusegun Obasanjo, selon la même source gouvernementale.

La cérémonie d'investiture est prévue à partir de 11H00 (locales et GMT) au Palais du peuple, siège de l'Assemblée nationale dissoute au moment du coup d'Etat de 2008.

L'événement sera retransmis en direct par la radio et la télévision d'Etat, selon le ministère de l’Information.

A Conakry, les préparatifs allaient bon train ces derniers jours, avec entre autres des escouades de balayeuses mobilisées aux alentours du Palais du peuple.

Alpha Condé, 72 ans, d'ethnie malinké, s'était présenté comme le candidat du changement, lui qui s'est opposé à tous les régimes en place depuis l'indépendance de l'ex-colonie française. Condamné à mort sous le régime d'Ahmed Sékou Touré (1958-1984), il avait été emprisonné deux ans pendant le règne du général Lansana Conté (1984-2008).

L'opposant historique a remporté 52,5% des suffrages au second tour, contre 47,5% à l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo.

Il devient le premier président démocratiquement élu de ce pays qui, en un demi-siècle, n'a connu que des dictatures et régimes autoritaires.

Le président de la transition en Guinée, le général Sékouba Konaté, a fait ses adieux solennels à l'armée le 15 décembre, en demandant aux militaires "de soutenir et d'accompagner dans sa mission" le nouveau président élu et de rester "apolitiques".

La France, ex-puissance coloniale, sera représentée à cette cérémonie d'investiture par son ministre de la Coopération, Henri de Raincourt. Il devait rencontrer dès lundi soir le général Konaté puis s'entretenir mardi matin avec le président Condé.

Sa participation "sera l’occasion de réaffirmer les liens privilégiés entre la France et la Guinée et d’annoncer un renforcement de la coopération française en Guinée", a souligné lundi à Paris le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 02:39

 

 

Bozize KNK

 

 

Prétextant de l’incendie du supermarché RAYAN de son mafieux et complice, l’homme d’affaire libanais Ali El Akhrass, le dictateur sanguinaire Bozizé avait effectué personnellement une descente au parquet du tribunal de Bangui pour ordonner que soient arrêtées tous ceux qu’il a accusés sans la moindre preuve d’être les auteurs de l’incendie qui aurait fait partir en fumée pour 50 milliards de F CFA de marchandises selon lui.  

C’est ainsi que le 10 juin 2010, le cabinet de Me Symphorien Balemby, Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Centrafrique et l’entreprise d’informatique ADMN de Jean Daniel Dengou ont été investis et mis à sac par des éléments de la Gendarmerie nationale, sur instruction du Premier Substitut du Procureur de la République. Après avoir procédé, en l'absence de Me Balemby, à la perquisition de son cabinet, des éléments de la Gendarmerie nationale ont procédé à l'arrestation de trois membres du cabinet se trouvant sur les lieux. Mme Albertine Balemby, M. Bienvenu Nganro et M. Prosper Gbangba sont depuis lors détenus arbitrairement à la prison de Bossembélé.

Le 16 juin dernier, la FIDH s'inquiétait dans un communiqué de ce que « cette perquisition et ces arrestations, opérées en violation des dispositions du Code de procédure pénale centrafricain et du principe d'inviolabilité des Cabinets et domiciles des Avocats, soient la conséquence directe d'une intervention du Président de la République, M. François Bozizé, auprès du Parquet du Tribunal de Grande Instance de Bangui. L'ordre qui aurait été intimé par M. Bozizé de procéder à l'arrestation de Me Balemby, pour répondre de l'incendie d'un immeuble, mais sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui, est le signe inquiétant d'un manque d'indépendance des autorités judiciaires centrafricaines ». 

Depuis lors, paradoxalement, le truand homme d’affaire libanais Akhrass a non seulement refait son supermarché mais aussi obtenu curieusement de l’Etat centrafricain une exonération fiscale pendant cinq ans pour importer des matériaux de construction pour refaire son supermarché mais aussi pour importer ses marchandises.

Force est malheureusement de constater que sept mois après qu’il ait été contraint par le dictateur Bozizé d’être en cavale, Me Symphorien Balemby est toujours activement recherché par l'ensemble des forces nationales de défense et de sécurité tant sur le territoire national qu’à l’étranger. Cette véritable chasse à l'homme Me Balemby est d’autant plus inadmissible que récemment encore, des agents des services de renseignements de Bozizé l’ont vainement guetté à la réunion des Bâtonniers africains qui s’est tenue à Kinshasa croyant qu’il y prendrait part. De même, chose inadmissible, selon nos informations, la fille du Bâtonnier a failli dernièrement être enlevée par des éléments de la garde présidentielle de Bozizé.

On est donc toujours inquiet pour la sécurité de Mme Albertine Balemby, MM Bienvenu Nganro et Prosper Gbangba et les autres personnes, notamment les parents et collaborateurs de Jean Daniel Dengou d’ADMN qui sont toujours détenues de façon arbitraire à la prison personnelle et spéciale de Bozizé à Bossembélé sans qu’aucune procédure judiciaire quelconque à leur encontre ne soit ouverte.

En dépit des actions diverses des Avocats centrafricains et des protestations venues du monde entier d’institutions respectables de défense des Avocats et des droits de l’homme comme la FIDH, AMNESTY INTERNATIONAL, Bozizé et son procureur de la république en service commandé, le tristement célèbre Firmin Feindiro, demeurent droit dans leurs bottes et obstinément autistes et sourds. Ils s’en foutent éperdument. Les diplomates occidentaux et autres représentants des institutions internationales accrédités en Centrafrique n’y trouvent rien à dire et observent étrangement un silence assourdissant qui ressemble fort à de la complicité. En quoi un dictateur aussi sanguinaire que Bozizé est-il respectable ? C’est cela le vrai scandale.   

Le sort du Bâtonnier Balemby et de toutes les personnes toujours arbitrairement détenues à ce jour à la prison spéciale de Bossembélé en violations de toutes les règles de procédure pénale s'inscrivent dans un climat de tyrannie du régime Bozizé faite de violations massives des droits de l'Homme et des tensions politiques de toutes sortes dans le pays, sans doute liées à la peur panique et à la paranoïa de ce dernier d’être battu à l’élection présidentielle et de perdre son fauteuil ou d’être renversé par un coup d’Etat.

La prison spéciale et personnelle de Bozizé à Bossembélé doit disparaître et les détenus qui s’y trouvent libérés. BOZIZE DOIT PARTIR !!!

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 01:28

 

 

logo ONU

 

 

Conseil de sécurité

 

CS/10134

 

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

 

Conseil de sécurité

6460e séance – après-midi 20 décembre 2010 

 

L E CONSEIL RECONNAÎT LE RÔLE CRITIQUE QUE LE DÉTACHEMENT INTÉGRÉ DE SÉCURITÉ SERA APPELÉ À JOUER DANS L’AVENIR POUR PROTÉGER LES CIVILS AU TCHAD

 

Il exhorte les organisations régionales africaines à envisager, à la demande du Gouvernement centrafricain, des mesures contribuant à la sécurité en Centrafrique

 

À moins de deux semaines de la clôture la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), le Conseil de sécurité a adopté, cet après-midi, une déclaration présidentielle dans laquelle il « rend hommage à la MINURCAT pour la contribution qu’elle a apportée en « pourvoyant à la sécurité des réfugiés, des déplacés et des acteurs humanitaires dans l’est du Tchad, sans préjudice de la responsabilité première du Gouvernement tchadien » , ainsi que pour avoir « entrepris de renforcer la capacité du Détachement intégré de sécurité (DIS) ».  Le Conseil estime que le DIS sera appelé à jouer, « dans un avenir prévisible », « un rôle critique pour protéger les civils, salue l’engagement pris par le Gouvernement tchadien pour en assurer la pérennisation, lui demande instamment « d’assumer la pleine responsabilité de cette pérennisation dès que possible » et encourage les États Membres à faire en sorte que les fonds requis à cette fin soient versés au « panier de fonds » commun, géré par le PNUD.

Le Conseil, qui prend note du retrait total de la MINURCAT de la République centrafricaine le 15 novembre 2010, se dit « fortement préoccupé par les problèmes que les forces de sécurité du Gouvernement centrafricain rencontrent à Birao ». Tout en reconnaissant l’importance des activités bilatérales visant à améliorer la capacité des forces armées centrafricaines, il exhorte les organisations régionales et sous-régionales à « envisager, à la demande du Gouvernement centrafricain, de nouvelles mesures » contribuant à la sécurité du pays, « par exemple en renforçant la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX) ».

Par ailleurs, le Conseil prend note du rapport du Secrétaire général sur la MINURCAT qui lui a été présenté le 14 décembre, et des enseignements et recommandations qui en découlent, et déclare qu’il « entend les prendre en considération en continuant d’œuvrer à renforcer l’efficacité d’ensemble des opérations de maintien de la paix des Nations Unies ».

 

LA SITUATION AU TCHAD, EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ET DANS LA SOUS-RÉGION

Déclaration présidentielle

Le Conseil de sécurité prend note du rapport du Secrétaire général sur la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), daté du 1er décembre 2010 (S/2010/611), et des enseignements et recommandations qui en découlent, et entend les prendre en considération en continuant d’œuvrer à renforcer l’efficacité d’ensemble des opérations de paix des Nations Unies.

Son mandat venant à expiration le 31 décembre 2010, le Conseil rend hommage à la MINURCAT pour la contribution qu’elle a apportée en ce qu’elle a pourvu à la sécurité des réfugiés, des déplacés et des acteurs humanitaires dans l’est du Tchad, sans préjudice de la responsabilité première du Gouvernement tchadien, et entrepris de renforcer la capacité du Détachement intégré de sécurité (DIS).  Le Conseil note l’importance des mesures prises par le Gouvernement tchadien, appuyé selon que de besoin par l’équipe de pays des Nations Unies, dans les domaines de la justice, y compris le secteur pénitentiaire, de la violence sexuelle et sexiste, de la protection de l’enfance, des droits de l’homme, de la réconciliation locale et de la lutte antimines, à la suite du retrait de la MINURCAT.

Le Conseil rappelle que, comme il ressort de la lettre du 7 septembre 2010 adressée au Président du Conseil de sécurité (S/2010/470), le Gouvernement tchadien est déterminé à assumer l’entière responsabilité de la sécurité et de la protection de la population civile dans l’est du Tchad, y compris les réfugiés, les déplacés, les rapatriés et les collectivités d’accueil, en accordant une attention particulière aux femmes et aux enfants, ainsi qu’au personnel et aux biens des Nations Unies et des organismes humanitaires, conformément aux obligations mises à sa charge par le droit international humanitaire et le droit des droits de l’homme et des réfugiés.

Le Conseil encourage à mettre la dernière main à l’élaboration de la « Coordination nationale pour le soutien aux humanitaires et au DIS » afin que le Gouvernement tchadien puisse coopérer de façon efficace avec les partenaires humanitaires et les autres acteurs clefs.  Il se félicite de la mise en place des Bureaux de sécurisation et des mouvements (BSM) dans l’est du Tchad qui doivent assurer sur place la coordination avec les acteurs humanitaires en matière de sécurité, d’analyses conjointes et d’escortes.

Le Conseil reconnaît le rôle critique que le Détachement intégré de sécurité (DIS) sera appelé à jouer dans un avenir prévisible aux fins de la protection des civils.  Il prend note du plan national révisé pour la pérennisation du DIS (S/2010/536).  Il salue l’engagement pris par le Gouvernement tchadien d’assurer la pérennisation du DIS et l’annonce de contribution qu’il a faite. Il se félicite de l’action entreprise par le PNUD et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés avec les autorités nationales tchadiennes compétentes en vue d’établir un mécanisme pour mobiliser et gérer l’appui des donateurs en faveur du DIS après le 1er janvier 2011.  Il se félicite tout particulièrement de la création d’un nouveau « panier de fonds » commun à l’appui du DIS géré par le PNUD.  Il demande aux États Membres de veiller à verser les fonds requis des donateurs pour permettre de doter le DIS des crédits nécessaires.  Il demande instamment au Gouvernement tchadien d’assumer la pleine responsabilité de la pérennisation du DIS dès que possible.  Le Conseil prie le Secrétaire général de lui rendre compte à l’achèvement de la phase de liquidation de la MINURCAT le 30 avril 2011 des progrès accomplis dans l’est du Tchad touchant la protection des civils, en particulier les femmes et les enfants, y compris i) la situation des réfugiés et déplacés, et les solutions durables à leur déplacement, ii) l’accès en toute sécurité, liberté et célérité des organisations humanitaires, notamment le mouvement et la sécurité du personnel humanitaire et l’acheminement de l’aide humanitaire, iii) les mesures prises face aux violations du droit humanitaire, du droit des droits de l’homme et du droit des réfugiés, et iv) l’état général de la sécurité en ce qu’il influe sur la situation humanitaire.

Le Conseil a pris note du retrait total de la MINURCAT de la République centrafricaine à la date du 15 novembre 2010.  Il demeure fortement préoccupé par les problèmes que les forces de sécurité du Gouvernement centrafricain rencontrent à Birao et souligne l’importance des activités bilatérales des partenaires pour ce qui est de renforcer la capacité des forces armées centrafricaines afin d’appuyer la réforme d’ensemble du secteur de la sécurité.  Le Conseil demeure aussi vivement préoccupé par les problèmes de sécurité en République centrafricaine.  Il condamne toutes les attaques commises par des groupes armés locaux et étrangers, y compris la LRA, qui menacent la population, ainsi que la paix et la stabilité dans le pays et la sous-région.  Le Conseil encourage les Gouvernements centrafricain, tchadien et soudanais à resserrer la coopération entre eux en vue de sécuriser leurs frontières communes.  Il salue la contribution que la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX) apporte au service d’une paix et d’une sécurité durables en Centrafrique et exhorte les organisations régionales et sous-régionales à envisager, à la demande du Gouvernement centrafricain, de nouvelles mesures de nature à concourir à la sécurité en Centrafrique, par exemple en renforçant la MICOPAX.

Le Conseil salue l’action menée par le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Youssef Mahmoud, à la tête de la MINURCAT et le dévouement du personnel de la Mission, ainsi que la contribution des pays qui ont mis des contingents à la disposition de celle-ci.  Il engage le Gouvernement tchadien à continuer à faciliter pleinement le retrait du pays de tout le personnel et de tous les biens de la Mission qui s’y trouvent encore, jusqu’à ce que la liquidation ait été menée à son terme.

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 00:43

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 


BANGUI 20/12/2010 (Xinhuanet) -- Certains représentants de partis politiques et candidats aux élections de la République centrafricaine ont exprimé vendredi leur inquiétude sur le "non-respect des délais" qui, selon eux, rendrait impossible la tenue des élections présidentielle et législatives prévues le 23 janvier 2011.

Ils ont fait cette remarque lors d'un séminaire d'appropriation des textes électoraux et traitement des contentions électoraux.

A 37 jours des scrutins, les listes électorales ne sont pas publiés et la localisation des bureaux de vote reste inconnue, selon les participants du séminaire, tandis que le code électoral dispose que ces informations devraient être connues 60 jours avant le délai de la campagne électorale.

Organisé par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le séminaire vise à harmoniser les compréhensions et éviter des ambiguïtés génératrices de divergences, de contradiction, de conflits de lectures et de compétence, au sein des institutions concernes par l'organisation des élections : la Commission électorale indépendante (CEI), le Haut conseil de la communication (HCC) et la Cour Constitutionnelle (CC).

Les participants du séminaire ont recommandé la simplification du processus de dépouillement, la mise en place d'un cadre de concertation permanente entre les organes concernés par l'organisation des élections, et le paiement des soldes des agents recenseurs et des commissaires.

© Copyright Xinhuanet

 

NDLR : Le bon déroulement de ces élections constitue un élément critique du processus de reconstruction et de pacification de notre pays. Des élections crédibles seraient un pas de plus vers cet objectif. Malheureusement, à la veille de ce scrutin capital pour l’avenir de notre pays, force est de constater que de nombreux problèmes techniques et logistiques demeurent non résolus. Le recensement et les inscriptions sur les listes électorales sont loin d’avoir été convenablement menés sur toute l’étendue du territoire national. On est donc loin de réunir toutes les garanties d’élections libres, régulières, transparentes et crédibles. Manifestement le  constat est clair que ces élections ne peuvent raisonnablement avoir lieu à la date prévue du 23 janvier 2011. Il faut impérativement s’accorder sur un report de l’échéance électorale. Il s’agit de ne pas céder à la précipitation  et de donner toutes les chances à notre fragile démocratie. La démocratie n’est jamais décevante quand elle sait se donner le temps de son accomplissement. Nous demandons à toutes les parties prenantes de la communauté internationale de bien vouloir tirer les leçons de la triste expérience ivoirienne qui se déroule encore sous nos yeux et de soutenir ce nouveau calendrier et d’apporter toute l’aide nécessaire pour la tenue d’élections dignes de ce nom et crédibles.

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 00:00

 

 

GERMIA.jpg

 

APPEL AU PEUPLE CENTRAFRICAIN

ET A LA POPULATION DE BANGUI

-----------------

 

Dans quelques semaines, sauf imprévu, tu seras appelé à choisir par la voie des urnes tes représentants à l’Assemblée Nationale et un Président de la République.

Pour te permettre d’exercer tes droits civiques et procéder à ces choix, certaines conditions doivent être nécessairement réunies, sinon tu ne seras pas libre lors de ces opérations électorales. Mais quel constat peut-on faire aujourd’hui en attendant ces élections ?

 

Au plan sécuritaire, des régions entières de notre pays sont occupées par des rébellions nationales et étrangères. Il s’agit des préfectures de l’Ouham-Péndé, de l’Ouham, de la Nana Gribizi, de la Bamingui Bangoran, de la Vakaga et du Haut Mbomou. Dans certaines d’entre elles, tes Forces Armées (FACA) se battent encore contre ces rébellions. Ces batailles ont pour conséquences d’une part de faire rapatrier à Bangui, les dépouilles de tes soldats tombés au combat et d’autre part d’envoyer tes compatriotes de ces régions chercher, paradoxalement, la sécurité en brousse. Dans certaines autres où on s’était battu il y a encore quelques années ou quelques mois encore, beaucoup de tes compatriotes se sont également enfuis en brousse où ils vivent encore aujourd’hui à l’état sauvage. Rapportée à Bangui, cette sordide réalité ne semble non seulement émouvoir personne, mais surtout apparaît comme un gros mensonge des opposants habitués à ce genre de plaisanterie.

 

Ces régions et les axes routiers qui y conduisent sont mis en coupe réglée entre la Garde Présidentielle et ces rébellions. Le mouvement des biens, des marchandises et des personnes s’y fait moyennant un racket systématique. Le sentiment dominant dans ces régions est la PEUR !

 

Il n’est pas rare de voir que les candidats à ces élections sont empêchés de circuler dans leur circonscription. D’autres candidats, pour accéder à leur circonscription, sont obligés de la contourner et d’y accéder en passant par un pays étranger ou bien à se cacher dans leurs mouvements.

 

Quelles sont donc ces élections où les candidats et tes compatriotes, sur toute l’étendue de ton pays, ne sont pas mis sur le même pied d’égalité ? Quelles sont donc ces élections où les régions font l’objet d’un traitement discriminatoire ? Peut-on t’assurer que tous les Centrafricains voteront le même jour et dans les mêmes conditions ? A quelles fins une telle préparation est-elle entreprise ?

 

Au plan institutionnel, l’Assemblée Nationale qui aurait pu jouer un rôle de premier plan dans la recherche des solutions à tous les problèmes de ton pays est confinée, par la volonté de son Président, dans un rôle caractérisé par la passivité et la démission, laissant le pays s’empêtrer dans des problèmes peut-être simples, mais dont le pourrissement les fait apparaître comme insolubles.

 

Je n’ai pas accepté cette situation car elle me paraissait tout à la fois incompréhensible et inadmissible, ce qui a justifié la série de publications auxquelles j’ai procédé il y a déjà quelques mois. Cela n’a pas plu à certains, mais beaucoup ont apprécié ces publications qui ont eu le mérite d’éclairer mes compatriotes sur des pratiques qu’on leur a toujours cachées. Depuis lors, les mêmes tares se sont poursuivies, surtout en matière d’embauche des parents et de gestion des fonds. La fréquence de mes publications et la dureté de leurs propos étaient telles que le Président de l’Assemblée Nationale s’était interrogé de savoir ce qu’il m’a fait pour mériter un tel affront. Mais il se résoudra à conclure que ce n’était rien de plus qu’une manifestation de la jalousie de ma part. Rien de moins que ça ! Grosse méprise car mes préoccupations trouvent leur justification dans la souffrance d’autant d’âmes qu’on maintient volontairement dans cet état.

 

Aussi, c’est pour te permettre de comprendre ces problèmes et bien d’autres encore, à travers les débats radiodiffusés, que j’ai demandé en date du 22 novembre 2010, l’interpellation du Ministre Délégué à la Défense pour t’éclairer sur l’avancement du DDR, de celui de l’Energie pour te parler de la situation du courant électrique dont la fourniture aux quartiers de Bangui se fait de façon sélective et discriminatoire, de celui de la Santé pour t’édifier sur la situation des hôpitaux de Bangui devenus des centres commerciaux et des mouroirs et enfin de celui de l’Equipement pour nous situer sur l’état très préoccupant des rues et ponts de la capitale qui se sont presque tous effondrés.

 

Alors que l’Assemblée Nationale est en session ordinaire depuis le 1er octobre 2010 et ce, jusqu’au 30 décembre 2010, seuls cinq (05) projets de loi dont des traités ont été votés à ce jour. En dépit de cette oisiveté manifeste des élus, le Président de ton Assemblée Nationale a refusé de faire déférer ces membres du Gouvernement devant les Députés pour te donner les informations que tu es en droit de recevoir d’eux. C’est de cette manière que ton Assemblée Nationale a été dirigée pendant cinq (05) années. Tu comprends donc pourquoi ton pays se vautre encore aujourd’hui dans des problèmes auxquels on aurait bien pu trouver des solutions. Quel est ce problème au monde qui ne trouve pas de solution ? Ton pays, notre pays est-il à ce point damné parmi autant d’autres pays du monde ? Qu’avons-nous fait de si particulier au ciel pour mériter un tel traitement ?

 

Les principaux défis auxquels notre pays est principalement confronté est d’abord et surtout celui des hommes. C’est se méprendre que de se focaliser sur autre chose.

 

Peuple de Dieu, Peuple béni, nous gardons l’espoir d’un avenir meilleur car toi et moi, sommes convaincus de n’avoir rien fait de particulièrement grave pour être ainsi mis, pour l’éternité, au ban des nations modernes. De ce point de vue, considérons que tout ce qui t’arrive, tout ce qui nous arrive n’est que passager et prendra fin un jour. Je l’espère, tu l’espères, très bientôt.

 

 

Christophe NDOUBA

Député MLPC de PAOUA II

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 23:32

 

 

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Centrafrique : L’Allemagne annule une dette commerciale

Ai- Rca- Lundi, 20 Décembre 2010 17:11  Le nouvel ambassadeur de la République Fédérale d'Allemagne avec résidence à Yaoundé au Cameroun Reinhard Bushnolz et la Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères Ambroisine Kpongbo ont signé le 17 décembre à Bangui  un accord de remise de dettes commerciales.

De source proche du membre du gouvernement,  cette dette commerciale qui a été annulée par la République Fédérale d'Allemagne et dont le montant s'élevait à plus d'un milliard de francs CFA permettra au  gouvernement centrafricain d'accélérer sa lutte contre la pauvreté.

"Cette dette qui est le fruit de notre coopération qui date depuis 1969  est une dette commerciale"  a fait savoir le diplomate allemand Reinhard Bushnolz.

Pour lui,  l'annulation de cette dette est l'apport de son pays dans la lutte que mène la République Centrafricaine contre la pauvreté.

Le diplomate a profité de cette occasion pour remettre  au président de la République François Bozize ses lettres de créances.

Kabongo, Ai Bangui

 

 

 

Centrafrique : Le gouverneur de la Beac chez Bozizé

 

Lucas Abaga Nchama 

Ai- Rca- Lundi, 20 Décembre 2010 12:12  Le gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (Beac) Lucas Abaga  Ntchama en visite de travail à Bangui, la capitale  a été reçu en audience le  17 décembre au palais de la renaissance par le président de la république François Bozize.

Selon une source officielle, le gouverneur Lucas Abaga a fait au chef de l'Etat centrafricain, un bref aperçu des reformes entreprises au sein de cette institution financière sous régionale.

"Il est normal qu’au bout d'une  certaine période, le gouverneur vienne rendre compte de l'évolution de la situation de la banque ", a confié M Abaga.

"Nous avons constaté que les indicateurs macro-économique  évoluent positivement  et que la croissance est de retour et nous pensons réaliser un taux de croissance du PIB de l'ordre de 4% pour l'an 2010", a-t-il ajouté,  soulignant que la croissance était  de retour et la Beac a projeté pour l'année 2011 un taux de croissance du PIB de 4,8%.

Selon M Abaga, les problèmes au sein de l’institution financière  ont été circonscris. Ce qui  a favorisé, selon lui,  l'exécution de la  feuille de route des chefs d’Etat et le plan d'action du Fonds Monétaire International (FMI).

"Nous avons un plan de réforme que nous mettons en œuvre et je pense très certainement que dès 2011, il n'y aura plus  de problème à la Beac",  a-t-il rassuré.

Le gouverneur de la Beac  était accompagné du Ministre centrafricain des Finances et du Budget Albert Besse.

Kabongo, Ai Bangui

 

Le ministre Faustin N’Telnoumbi inhumé

Radio Ndéké Luka Lundi, 20 Décembre 2010 13:59

Les obsèques du Ministre centrafricain de la reconstruction des édifices publics et de l’urbanisme,  Faustin N’Telnoumbi décédé le 30 novembre dernier se sont déroulées ce 20 décembre sur l’esplanade située à proximité de la primature  à Bangui.

Un grand rendez d’adieu qui a connu la présence des membres du gouvernement avec à leur tête Faustin Archange Touadéra, 1er ministre ; des corps diplomatiques accrédités en République Centrafricaine parmi lesquels l’ambassadeur de France ainsi que les militants du Parti Liberal Démocrate (PLD) où exerçait  le défunt Ministre ainsi que des parents amis et connaissances.

Au cours de la cérémonie, le Ministre Désiré Zanga Kolingba du Secrétariat général du gouvernement a présenté le parcours du défunt Ministre depuis son entrée à l’école primaire catholique St François de Nola jusqu’à l’obtention de son diplôme de technicien supérieur de géomètre.

Le Ministre défunt est élevé  à titre posthume de reconnaissance centrafricaine par le président de la République François Bozizé.

Après la cérémonie,  le corps est remis aux parents pour l’inhumation dans la ville de Nola.

Le Ministre Faustin N’Teloumbi est né vers 1948 à Zindi dans la sous-préfecture de Nola. Il laisse 3 veuves, 17 enfants et 25 petits fils.

 

Les PME réclament leurs dus

Radio Ndéké Luka Lundi, 20 Décembre 2010 13:56

Les fournisseurs et prestataires des services de l’Etat réunis au sein du collectif des Petites et Moyennes Entreprises sont en colère ce lundi 20 décembre 2010.

Ils ont organisé un sit in devant le trésor public pour réclamer le paiement de leurs créances. Cette manifestation fait suite aux nombreuses tentatives de négociation infructueuse avec les autorités centrafricaines.

Selon un des mécontents, dans une prière faite pour la circonstance, ils sont « assez rassasiés de mépris et leurs âmes sont rassasiées de moqueries et des orgueilleux ».

Pour Jean Louis Kamango, délégué de ces derniers, ils sont « oubliés et délaissés par les autorités du pays », qui ont d’ailleurs d’après lui, « gelé toutes leurs créances ».

Il ajoute qu’« à l’approche des fêtes de fin d’année, il y a un besoin croissant en argent pour la relance de leurs affaires et subvenir aux besoins de leurs familles ».

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 03:35

 

 

 

Binguimale2 0

 

 

Quotidien AGORA de Bangui N° 701 du 17 Décembre 2010

Alors que la date fatidique du 23 janvier 2011, date à laquelle les Centrafricains sont appelés à se rendre aux urnes se rapproche, la Commission électorale n’est pas du tout prête pour tenir sur les projections qu’elle a faites.

Si l’on demandait à la Commission Electorale Indépendante de donner avec exactitude le nombre des électeurs centrafricains appelés à voter le 23 janvier prochain, il n’est pas garanti que cette institution donnerait les chiffres attendus.

De même, le Centrafricain lambda ne sait pas combien il y a de bureaux de votes légaux d’isoloirs, de centres de vote, etc.

Aussi, quand on jette un coup d’oeil attentif sur le fameux chronogramme inventé par la Commission électorale indépendante, on se rend compte qu’elle est très en retard sur les actions projetées. Les Centrafricains, du moins ceux qui s’étaient fait recenser, attendent toujours leur carte d’électeur et ne savent pas dans quel bureau de vote ils vont déposer leur bulletin. Diantre!

D’autre part, le commun des mortels continue à penser que les élections ne se tiendront pas dans certaines zones, notamment celles sous occupations rebelles.

On voit mal en effet, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et la LRA de Joseph Koni, se ranger aux désirs de la CEI, favorisant la tenue des élections dans les zones qu’elles contrôlent et d’où elles terrorisent les paisibles populations.

Ce qui nous fait penser également que les élections à venir, telles que nous les concocte la CEI, vont à coup sûr se tenir comme en Afghanistan, c'est-à-dire que seule une partie du territoire centrafricain ira aux urnes.

Cette zone quelque peu apaisée est la dorsale sud du pays qui va de Bangassou à Gamboula en passant par Mobaye Bimbo, Mbaïki, Nola, Berberati et les circonscriptions avoisinantes. Dans cette dorsale apaisée, la lutte sera rude car, tous les candidats voudront faire le plein des voix pour espérer la victoire.

Par ailleurs, l’article 62 du Code électoral prescrit que :

 

« Soixante (60) jours avant le délai de la campagne électorale, le nombre et la localisation des bureaux de vote de chaque circonscription sont arrêtés et publiés par la CEI ».

 

L’ouverture de la campagne électorale étant fixée au 10 janvier 2011 jusqu’au jour d’aujourd’hui, 18 décembre 2010, ni le nombre, ni la localisation de ces bureaux de vote n’ont été arrêtés et publiés jusque là.

Par ailleurs encore, les listes électorales provisoires qui devaient être affichées dans chaque municipalité pour être complétées et corrigées ne sont pas disponibles aujourd’hui. Il en résulte que les travaux de publication de ces listes définitives ne sont pas encore engagés.

Dans ces conditions, on se demande si la délivrance des cartes d’électeur à chaque citoyen en âge de voter sera effective avant le 23 janvier 2011, date des scrutins ?

L’observateur averti de la scène politique centrafricaine, pense que la Commission Electorale Indépendante devait changer de fusil d’épaule et se rendre à l’évidence.

Elle n’a pas la possibilité ou les moyens de sa mission. Et pour cela, on ne peut lui en vouloir. Mais c’est lorsqu’elle veut faire le miracle qu’elle se crée des ennuis.

Il suffit seulement de tendre une oreille attentive et de capter les gémissements des commissaires de la CEI qui courent encore après leurs primes et indemnités, pour se dire qu’il y a du sabotage dans l’air, car la grogne et le mécontentement sourdent en leur sein, que certains ne cachent plus leurs sentiments de colère. Vont-ils dans ce cas œuvrer de bonne foi?

La Commission Electorale Indépendante, c’est connu, n’a pas les moyens financiers pour mener librement ses activités. Elle attend tout de la communauté internationale qui rechigne à décaisser les fonds indispensables au processus électoral. Cette communauté internationale devenue Saint Thomas , qui semble ne vouloir lâcher des miettes qu’à la seule condition de...

Aussi, la CEI se devait de cesser de jouer avec le feu, car l’opinion publique ne saurait comprendre qu’on lui affirme une chose et son contraire seulement quelques instants après.

Aujourd’hui, tout concourt à un autre report et le faisant autrement, c'est-à-dire tel qu’on le constate présentement, la « fabrication » d’un simulacre d’élections ou des élections à l’afghane risque de décevoir encore plus.

St Calixte de Gbado

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 02:52

 

 

Bozizé Y

 

 

Accord politique entre les partis de la majorité présidentielle

Considérant l’enjeu politique des prochaines échéances électorales de 2011 et de la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale ;

Considérant la volonté politique des partis politiques signataires de conclure une stratégie unitaire en vue de soutenir le candidat du parti Kwa Na Kwa pendant et après les élections groupées de 2011 ;

 Considérant la volonté des partis politiques signataires de constituer une majorité parlementaire forte, stable capable de soutenir la politique du candidat  KNK une fois élu ;

Les partis signataires du présent accord politique ont convenu de ce qui suit :

Chapitre I -  De l’objet  

Article 1er : Le présent Accord a pour objet d’assurer la victoire de leur candidat commun à l’élection présidentielle de 2011.

La majorité parlementaire des partis politiques signataires en vue de soutenir le gouvernement qui sera issu en la réalisation effective du programme du candidat.

La gestion commune des affaires publiques en tenant compte de la représentation effective des partis signataires à l’Assemblée nationale et de la compétence de leurs cadres.

Chapitre II – De l’élection présidentielle

Art 2 : Les partis politiques signataires décident de désigner leur candidat unique à l’élection présidentielle de 2011, le candidat du parti Kwa Na Kwa, le Général d’Armée François Bozizé Yangouvonda.

Art 3 : Afin d’assurer la victoire de leur candidat unique, les partis politiques signataires du présent Accord s’engagent à participer à l’élaboration du programme de campagne du candidat et à son animation avec la direction nationale de campagne du candidat du KNK

Art 4 : Le candidat de la majorité s’engage à mettre à la disposition des partis politiques signataires les moyens et les supports nécessaires à la réalisation d’une campagne électorale permettant d’assurer sa victoire à l’élection présidentielle de 2011.

Les partis politiques signataires s’engagent à s’organiser à battre campagne et à s’assurer la victoire de leur candidat dans toutes les circonscriptions de la République centrafricaine et dans les pays étrangers où les Centrafricains sont appelés à voter.

Chapitre III – Les élections législatives

Art. 5 : Chaque parti politique signataire présente un candidat les circonscriptions de son choix au 1er tour des élections législatives.

Les partis politiques signataires s’engagent à organiser et à battre individuellement campagne dans un esprit de non-agression mutuelle. A cet effet, les candidats aux élections législatives s’engagent dans leurs circonscriptions respectives à :

-          A ne pas tenir eux-mêmes des propos désobligeants et outrageants vis-à-vis des autres candidats présentés par des formations politiques signataires du présent Accord politique ;

-          A appeler leurs militants politiques à adopter un comportement empreint de respect et de retenue.

Le candidat de la majorité s’engage à mettre à la disposition des partis politiques signataires qui présentent des candidats aux législatives les moyens financiers et les appuis nécessaires à leur campagne.

Art. 6 : Les partis politiques signataires du présent Accord s’engagent pour le second tour des élections législatives à désister au profit du candidat de la majorité le mieux placé sauf si les candidats retenus sont tous issus de la majorité.

 Art. 7 : Les députés élus sous la bannière des partis politiques signataires constituent un intergroupe parlementaire à l’Assemblée nationale en vue de soutenir la politique de leur candidat élu à la magistrature suprême et de son gouvernement.

Art. 8 : Les groupes parlementaires des partis politiques constitués en intergroupe à l’Assemblée nationale conviennent de se concerter aussi régulièrement que possible en vue d’harmoniser leur position face aux grandes questions d’intérêt national.

Chapitre IV – De la gestion des affaires publiques

Art. 9 : Le président élu et les partis politiques signataires du présent Accord conviennent de participer à la gestion commune des affaires publiques pendant la durée des mandats du président et de leurs députés.

Chapitre V – Des suivi et évaluation

Art.10 : Les partis politiques signataires du présent Accord s’engagent à à œuvrer à la stabilité de la majorité parlementaire issue des élections générales de 2011.

Art.11 : La mise en application et l’évaluation des dispositions du présent Accord politique sont placées sous la responsabilité directe du président élu et des leaders des partis politiques signataires.

Art. 12 : En cas de conflit ou de divergence sur le présent Accord politique, les partis politiques s’engagent à privilégier le dialogue et la concertation en vue d’une solution appropriée.

Chapitre VI – Dispositions finales

Art. 13 : Tout parti politique qui désire adhérer au présent Accord politique est tenu d’en faire la demande au leader de la majorité. En cas d’acceptation, le parti politique s’engage pour un accord qu’il signe avec le président du parti politique Kwa na Kwa à respecter les dispositions du présent Accord politique.

Art. 14 : Le présent Accord politique qui prend effet à compter de la date de sa signature est établi pour une durée de cinq (5) ans.

Il peut être dénoncé par lettre d’un préavis pour non-respect des engagements.

Ont signé pour les partis de la majorité.

1/ Le Parti d’Action pour le développement (PAD) Laurent Ngon-Baba

2/ Le Congrès des socio-démocrates et de la renaissance de Centrafrique (CDRC) Romain Ndakouzou

3/ Le parti centrafricain pour le développement (PCD) Paul Gérard Erakona

4/ Le congrès des socio-démocrates centrafricains (CSDC) Nodier Yali

5/ Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) Cyriaque Gonda

6/ Parti démocrate centrafricain (PDCA) Michel Zabolo

7/ Parti social démocrate (PSD) Enoch Dérant Lakoué

8/ Parti libéral démocrate (PLD) Pierre Abraham Mbokani

9/ Union des démocrates pour le renouveau panafricain (UDRP) Paul Parasala Kario

10/ Union pour un mouvement politique de Centrafrique (UMPCA) Pierre Kanago

11/ Forum démocratique pour la modernité (FODEM) Jean Garba Ouangoulé

12/ Front national démocratique (FND) André dénamsé Ketté

13/ Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD) Louis Papéniah

14/ Mouvement pour la démocratie, l’indépendance et le progrès social (MDI-PS) Daniel Nditiféi Boysembé

15/ Mouvement de l’évolution sociale en Afrique noire (MESAN-Boganda) Dieudonné Stanislas Mbangot

16/ Mouvement socialiste centrafricain (MSC) Jean Etienne Ouilibona

17/ Union nationale démocratique du peuple centrafricain (UNDPC) Mme Martine Mbolidi

18/Union pour le développement économique et social (UPDES) Hubert Katossy-Simani D’Akwany

19/ Mouvement national pour le renouveau (MNR) Paul Bellet

20/ Union nationale pour la défense de la démocratie (UNDD) Djibril Sow

21/ Union nationale des démocrates centrafroicains (UNADER) Laurent Gomina-Pampali

22/ Union pour le progrès en Centrafrique(UPCA) Faustin Yérima

23/ Parti républicain centrafricain (PRC) René Serge Aziagbia

24/ Union pour la République (UPR) Jean André Claude Yésimbélé

25/ Front patriotique pour le progrès (FPP) Moïse Kotayé et Alexandre Goumba

26/ Parti pour l’unité nationale (PUN) Gaston Mackouzangba et Mme Léa Koyassoum Doumta

27/ Mouvement des verts Laurent Mbokonas

28/ Parti Kwa na Kwa (KNK) Joseph Kiticki-Kouamba

Fait à Bangui le 14 décembre 2010

 

NDLR : Forte de ses vingt huit « partis politiques », cette majorité présidentielle autour du KNK n’est en réalité qu’un tigre en papier. La plupart de ces prétendus partis politiques aux dénominations plus ou moins ronflantes dont une écrasante majorité de Centrafricains ignore même jusqu’à leur existence tant il ne sont confinés qu’à la capitale Bangui, ne se limite qu’à leur seul leader et sa famille. Si la nouvelle loi sur les partis politique est effectivement appliquée après les élections, nombre d’entre eux disparaîtront d’eux-mêmes faute de réunir le minimum de cinq députés à l’Assemblée nationale que prescrit ladite loi. Il est fort étonnant que le parti au pouvoir puisse fonder ses espoirs électoraux sur de tels pseudos partis. Connaissant Bozizé et ses pratiques bien connues, aussitôt les élections passées, à supposer qu’il soit élu, ce que l’on ne peut souhaiter pour le pays, ces soi-disant partis et leurs leaders ne le verront même plus et cet accord ne sera qu’un chiffon de papier de plus.

On peut subtilement remarquer que le KNK évite soigneusement de donner une date précise pour ces fameuses élections de 2011, et pour cause. Il n'est sûr de rien tant rien n'est prêt au niveau de la CEI qui éprouve d'énormes difficultés à respecter le chronogramme ce qui donne à penser que la date du 23 janvier  2011 ne tiendra sans doute plus. 

Par ailleurs, d'inquiétantes et persistantes informations font aussi état de plusieurs millions de cartes d'électeurs (environ quatre millions) fabriquées par l'entreprise Mediaprint appartenant à un certain Elie Namtoli proche de Francis Bozizé et déjà distribuées sur quasiment toute l'étendue du territoire national et aussi à l'étranger en vue de faire abusivement voter plusieurs fois le jour du scrutin, des jeunes du KNK payés à cette fin. Tout cela n'est pas de nature à permettre la tenue sereine des élections transparentes qu'espèrent les Centrafricains, sans compter l'épineuse question des différentes rébellions qui n'ont toujours pas été désarmées faute de financement du DDR. Plus que jamais, un nouveau report des élections s'impose donc.      

 

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