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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 15:34

 

 

 

Patassé-copie-1

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 29 Avril 2011 13:36

Plus de polémique autour des obsèques officielles du défunt ancien président centrafricain Ange Félix Patassé. Sa famille vient de s’accorder sur ce principe de départ souhaité par le gouvernement. Les points de vue se sont conciliés lors de discussions entre la mouvance de Patassé en mission à Douala au Cameroun, lieu du décès et ses proches.

La mission a été diligentée suite à la l’interdiction faite par le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE-2011), au gouvernement d’organiser les obsèques officielles de Patassé.

Dans un communiqué rendu public jeudi 28 avril par cette mission, « les enfants et la proche famille de l’ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle, ont unanimement opté pour les obsèques officielles, notamment en tenant compte des conseils reçus de toutes parts. La veuve a chargé notre mission, formellement, de transmettre aux militants et autres sympathisants du courant politique du président Patassé, son message de pardon, son exhortation à la tolérance et l’acceptation de ses obsèques officielles qui ne dépendent point de sa volonté », indique le communiqué.

Le communiqué ajoute que « sans se déjuger, consciente du fait que juridiquement les enfants du défunt ont le dernier mot, prend acte de ces prises de position et en informera les différents instances de la mouvance ».

Ange Félix Patassé est décédé le 5 avril dernier dans un hôpital de Douala. Il a été interdit deux fois de sortie pour ses soins à Malabo en Guinée Equatoriale. Des interdictions qui ont constitué la pomme de discorde sur l’organisation officielles de ses obsèques.

Par ailleurs, Sosthène Guétel, 1er Vice-président de la Coordination nationale du comité de soutien au candidat indépendant Ange Félix Patassé, vient d’être exclu de ce comité pour fautes lourdes.

La décision de son exclusion rendue publique mercredi, mentionne que Guétel a fait preuve « de trahison, du non-respect de la ligne politique incarnée par le feu président Patassé, d’indiscipline caractérisée, faux usages de faux usurpation de titres, concussion arnaque et détournement de deniers communautaires à des fins personnelles et égoïstes ».

 

 

NDLR : Il n'empêche que le monde entier et les Centrafricains dans leur ensemble, auront retenu que c'est bel et bien Bozizé qui a précipité la mort de son prédécesseur Ange-Félix Patassé qu'il n'a eu de cesse de persécuter jusqu'à même l'empêcher d'aller se soigner. Cela, personne ne pourra le pardonner à Bozizé qui le sait très bien. Lui qui se prétend pasteur devrait de lui-même s'abstenir de mettre pieds aux obsèques de celui qu'il a tué.   

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 14:24

 

 

 

CPJP logo

 


29-04-2011

 

Déclaration du Conseil militaire de Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix


Suite à la dernière déclaration de Monsieur Hissein ABDOULAYE sur les ondes de Radio Ndeke Luka, annonçant une disposition de la CPJP à signer un accord de paix, selon lui ,avec le gouvernement du Général-Président BOZIZE , la CPJP par la voix de son Conseil militaire ne se sont nullement concerné par une telle déclaration qui n’engage que son auteur, qui n’a plus de relation de quelque nature que ce soit avec la CPJP.

 

Il en a été exclu depuis fort longtemps pour trahison, indiscipline et manquement grave à l’éthique. Le Conseil est surpris que de telles déclarations fracassantes aient eu lieu au moment où les harcèlements de ses troupes par les supplétifs de BOZIZE que sont les hommes de Monsieur DAMANE, un rallié au régime, il y a deux semaines, et que la semaine dernière une attaque des FACA ait été repoussée de la région de SAM OUANDJA jusqu’aux confins de NZAKO où les troupes régulières ont subies de fortes pertes  en matériel et en homme.

 

La CPJP a donné mandat aux responsables suivants seuls, habilités à parler en son nom :

 

CHRISTOPHE GAZAM BETTY

Président du Conseil National de la Résistance et porte parole de la CPJP

 

MAHAMAT DAFFAN

Président du Conseil Politique de la CPJP

 

 

CPJP-tampon.JPG

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 03:52

 

 

 

carte admin RCA

 

 

 

Bangui, 28 av (ACAP) - Le ministre de la Sécurité, de l’Immigration-Émigration et de l’Ordre Public, Claude Richard Gouandjia, a déclaré qu’il compte sur le sacrifice de tout un chacun pendant les premières périodes que nous allons entamées, au cours de passation de service entre le ministre sortant Jules Bernard Ouandé et le ministre, Claude Gouandjia, jeudi 28 avril 2011, à Bangui.

Cependant, a-t-il fait observer, « nous serons sans pitié pour les paresseux, les fainéants, les déserteurs, les faiseurs des fiches mensongères sans fondement etc. »

Il a exprimé son amertume des attitudes de certains hauts cadres qui fréquenteraient des institutions installées dans notre pays pour vendre des informations à quelques raisons qu’elles soient. A ceux-là, nous disons qu’ils seront frappés avec la décision de la dernière rigueur.
« La police ne doit pas être une police corrompue, ou mendiante, mais une police modèle, efficace exemplaire, responsable, prête à servir la nation centrafricaine », a-t-il conclu.

 

 

NDLR : «Nous serons sans pitié pour les faiseurs des fiches mensongères sans fondement ». Venant du successeur du général d’opérette Jules Bernard Ouandé et de celui-là même dont l’activité principale aux côtés de Bozizé à la présidence est de  servir à ce dernier les fiches mensongères dont connaît l’ampleur des dégâts et combien elles alimentent la paranoïa du pouvoir en place, ces propos apparaissent comme l’hommage du vice à la vertu et peuvent prêter à sourire. Devenu ministre, Claude Richard Gouandjia va-t-il dorénavant jeter toutes les fiches à la poubelle ? Qu’appelle-t-il des « fiches mensongères et sans fondement » ? Comment vont-ils convaincre leur patron Bozizé qu’ils servent bien à quelque chose ? Rien n’est moins sûr. Wait and see… !

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 03:27

 

 

 

Touadéra Faustin

 

 

Bangui, 28 avril(ACAP) -Le ministre entrant de l’Administration du Territoire Josué BINOUA, a annoncé la création d’un Secrétariat Administratif Permanent (SAP) de la Commission Electorale Indépendante », au cours de passation de service entre le ministre sortant Jean Wilibiro SACKO et le ministre entrant, lundi 28 avril 2011 à Bangui.

Le ministre entrant Josué BINOUA a indiqué que, cette structure administrative permanente a pour mission de préparer et de participer à toutes les organisations électorales en République Centrafricaine conformément à l’article 2- du décret Numéro 10/268 du 17 septembre 2010 portant attribution du ministre de l’Administration du Territoire.

« Les élections partielles seront gérées par le Secrétariat Administratif Permanent de la Commission Electorale Indépendante », a-t-il précisé.

Il a fait savoir que le ministère a trois actions urgentes à mener notamment la visite de gratitude aux partenaires au développement, la mission de restitution dont l’objectif est d’apporter un message d’apaisement aux chefs des villages des circonscriptions électorales qui contestent encore le résultat des élections, et la création d’un Secrétariat Administratif Permanent (SAP) de la Commission Electorale Indépendante chargé de pérenniser les acquis des élections.

Justifiant sa rentrée dans le gouvernement, le ministre Josué BINOUA a déclaré que, « le socle du développement, porte un mot, c’est le partenariat, car le développement de la RCA ne saurait être l’affaire de l’Etat »,a justifié le ministre Binoua.

Le ministre sortant a exhorté son successeur à avoir plus de vigilance, car, c’est une mission très importante qui demande beaucoup de courage et d’abnégation.

 

 

NDLR : La mise en place de cette structure est un aveu de culpabilité du gouvernement Touadéra 2 qui porte une lourde responsabilité dans le naufrage du processus électoral n’ayant pu effectuer dans les délais le travail de préparation des élections, notamment la confection et le recensement des citoyens sur les listes électorales. Tous les dysfonctionnements et autres irrégularités observés lors du double scrutin du 23 janvier découlent de ce que bien qu'ayant eu cinq ans pour préparer les élections, c'est le jour du vote que les listes électorales ont été affichées. Du jamais vu ! C’est donc une façon de reconnaître que le gouvernement, en particulier le ministère chargé de l’Administration du territoire, était complètement passé à côté de son travail.

Selon des informations dignes de foi, des questions de véhicule de fonction auraient entaché cette passation de service, le nouveau ministre Josué Binoua se retrouvant actuellement sans véhicule de fonction. Que s'est-il passé ? On signale également le refus du nullissime Binguimalé et son rapporteur général de la CEI, le tristement célèbre Rigobert Vondo, de garder par devers eux six véhicules de la CEI dont la mission est pourtant maintenant terminée.

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 02:17

 

 

Mandaba Jean Michel

 

MLPC logo

 

Bureau Politique

Secrétariat Général

 

N° 022/MLPC/BP/SG/011

 

M . L . P . C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain 

 

Justice - Liberté - Travail

 

Membre de l'Internationale Socialiste

 

 

 

 

DECLARATION RELATIVE A L’ENTREE DU CAMARADE JEAN MICHEL MANDABA SECRETAIRE GENERAL DU PARTI AU GOUVERNEMENT TOUADERA III

 

******************************

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain  (MLPC) porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

Depuis les élections présidentielle et législatives entachées de fraudes massives et de nombreuses irrégularités relevées par l’opposition démocratique, la Société civile et la Communauté internationale, le Général François BOZIZE et son parti le KNK multiplient des manœuvres éhontées aux fins de se maintenir coûte que coûte au pouvoir et asservir le peuple centrafricain.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain  (MLPC), membre à part entière du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE – 2011) en Centrafrique a décidé de ne pas participer à un quelconque Gouvernement de la République tant que les élections présidentielles et législatives ne seront pas annulées en raison des dysfonctionnements organisés et prémédités à dessein  lors de cette consultation électorale.

Force est de constater malheureusement qu’à la présentation radio diffusée du Gouvernement TOUADERA III, le camarade Jean Michel MANDABA, à l’insu du Bureau Politique et par sa propre volonté, est nommé Ministre de la Santé Publique de la Population de la lutte contre le SIDA.

Cet acte de forfaiture et de trahison posé par le camarade Jean Michel MANDABA n’engage nullement le MLPC qui a, d’ores et déjà pris une sanction disciplinaire à son encontre.

C’est pourquoi le Bureau Politique du MLPC :

1.      Informe l’opinion nationale et internationale que le camarade Jean Michel MANDABA est suspendu de toute activité du parti conformément aux textes organiques du MLPC jusqu’au prochain Conseil Politique National (CPN) prévu en juin 2011 ;

 

Declaration-cas-Mandaba-suite-et-fin.JPG     

 

 

 

NDLR : Selon nos informations, ce transfuge aurait déclaré devant le Bureau Politique du MLPC qui l'avait convoqué pour l'entendre que ce serait "pour des raisons personnelles" qu'il aurait accepté d'entrer dans le gouvernement Touadéra 3. Quelles seraient ces prétendues "raisons personnelles" ? 

 

En réalité, n'étant plus deputé dans la nouvelle chambre parlementaire puisqu'il a comme tout le monde, été battu à Bamingui par un candidat KNK, Jean Michel Mandaba recherchait frénétiquement depuis lors des immunités afin de se mettre à l'abri de tracasseries judiciaires compte tenu des nombreuses casseroles qu'il traîne aux pieds. Naguère député de Bamingui, il avait aussi réussi à se faire désigner député au Parlement de la CEMAC.

 

C'est ainsi qu'en revenant un jour d Malabo, il s'était tout bêtement fait serrer par la police camerounaise à Douala pour une banale affaire de vol de véhicules. Il n'avait dû sa remise en liberté quelques semaines plus tard que grâce à l'intervention et aux pressions politico-diplomatiques du Président de l'Assemblée nationale centrafricain, Leroy Celestin Gaombalet.

 

Cette année, il n'est plus député donc les perspectives de poursuites judiciaires se profilent de nouveau à l'horizon d'où la nécessité pour lui de trouver dès maintenant une planque. A défaut d'être député, il peut néanmoins se contenter d'un maroquin au gouvernement mais sait-il qu'un ministre ne bénéficie pas des mêmes immunités qu'un député. Sa seule immunité c'est Bozizé qui peut décider ou non de le remettre à la disposition de la justice. Voilà à quoi se résume ces soi-disant "raisons personnelles" de sieur Mandaba. Cela vaut bien un retournement de veste et une trahison de son parti.     

 

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 01:21

 

 

 

Gbagbo ADO 2eme Tour-copie-1

 

 

La secrétaire générale de la présidence gabonaise, Laure Olga Gondjout, a été reçue en audience le 27 avril à Abidjan par le président ivoirien, Alassane Ouattara. Les questions liées au statut réservé à l'ancien président Laurent Gbagbo étaient au centre de cet entretien.

Porteuse d’un message du président gabonais, Ali Bongo, à son homologue ivoirien, La secrétaire générale de la présidence gabonaise, Laure Olga Gondjout, a été reçue en audience le 27 avril à Abidjan par le président Alassane Ouattara.

«Nous avons abordé les questions qui portent sur le statut réservé à l'ancien président Laurent Gbagbo. Il a, pendant plusieurs années, dirigé ce pays. Donc il faut pouvoir lui conserver une certaine dignité et respecter ses droits», a indiqué l’émissaire du président gabonais au terme de cette audience.

Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril par les forces armées de son rival Alassane Ouattara après quatre mois de bras de fer autour du fauteuil présidentiel, est en résidence surveillée à Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire.

«J'ai apprécié les conditions dans lesquelles il se trouve», a poursuivi Laure Gondjout, qui a également salué les engagements du président Alassane Ouattara en faveur de la «réconciliation nationale indispensable pour que la Côte d'Ivoire retrouve le chemin du développement socio-économique».

Le président Alassane Ouattara dont l'investiture officielle est annoncée pour le 21 mai a décidé de créer «d'ici deux semaines», une commission «vérité et réconciliation» à l'image de ce qui a été fait en Afrique du Sud. Par ailleurs, la secrétaire général de la présidence gabonais a relevé «la qualité des relations séculaires» entre le Gabon et la Côte d'Ivoire avant de conclure que son pays « a toujours été présent aux côtés de la Côte d'Ivoire et continuera à le rester».

Membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Gabon a voté, le 30 mars, en faveur de la Résolution 1975 visant à régler pacifiquement la situation en Côte-d'Ivoire et sommant Laurent Gbagbo de quitter expressément le pouvoir. Dans un communiqué daté du 12 avril, le Gabon s’est prononcé sur le dénouement de la tension politique en Côte d’Ivoire, déclarant à cet effet, avoir pris acte du retrait du président sortant Laurent Gbagbo et appelant le président Alassane Ouattara à la réconciliation nationale et au pardon.

Source : french.cri.cn  28-04-2011   

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 01:19

 

 

 

drapeau françafricain

 

 

Source : lepost.fr  29/04/2011 à 00h03


La France de Sarkozy a trouvé un nouveau stratagème : celui de signer une vingtaine d’accords de défense et de coopération avec ses anciennes colonies africaines, légitimant ainsi toute intervention militaire de sa part, sous couvert de venir en aide à ses ressortissants. Bref, il s’agit ici d’un post-colonialisme bien adapté aux circonstances régionales internationales de notre époque !

En l’espace d’un demi-siècle, l’armée française est intervenue près de quarante fois sur le sol africain. Ces opérations ont été des coups de force, devenus des symboles d’une certaine France-Afrique en kaki. Pourtant, le président Sarkozy a dit vouloir tourner la page en déclarant que « les temps ont changé et que la France n'a pas à jouer un rôle de gendarme en Afrique ».

Seulement voilà, l’histoire contemporaine de la France en Afrique en témoigne autrement. Ainsi, un simple coup d’œil sur les interventions militaires françaises dans le continent africain révèle que leur principal objectif est de décider qui doit rester au pouvoir et qui doit partir pour préserver leurs intérêts face à la concurrence des pays asiatiques ou russes.

Quelques exemples : l’opération Tacaud au Tchad avait pour but de contrer l'avancée du Frolinat (Front national de libération du Tchad) de Goukouni Oueddei (Weddeye). L’opération Barracuda en Centrafrique a destitué le président Bokassa pour le remplacer par David Dacko et l’opération Manta au Tchad a mobilisé 4 000 soldats français pour soutenir le président Hissène Habré face aux rebelles de Goukouni Oueddei !


Principales interventions militaires françaises en Afrique :

1961 : Opération Bouledogue (transformée en opération «Charrue longue») : pour le maintien de la base militaire navale de Bizerte en Tunisie.

1964 : Rétablissement du président Léon M'ba dans ses fonctions après le putsch d’une partie de l’armée au Gabon.

1968-1972 : Opérations Limousin et Bison contre la rébellion du Tibesti au Tchad : L’armée française enregistre des pertes importantes : 39 tués dans les rangs français durant l’opération «Limousin» ainsi qu’une centaine de blessés.

1978 : Opération Bonite : soutien au maréchal Mobutu contre la rébellion du Shaba (Zaïre).

1978-1980 : Opération Tacaud (voir carte) au Tchad : contre l'avancée du Frolinat (Front national de libération du Tchad) de Goukouni Oueddei (Weddeye).

1979-1981 : Opération Barracuda en Centrafrique : destitue le président Bokassa et replace David Dacko au pouvoir.

1983 : Opération Manta au Tchad : 4 000 soldats français mobilisés en soutien au président Hissène Habré face aux rebelles de Goukouni Oueddei (Weddeye).

1986 : 150 parachutistes français débarquent en renfort au Togo suite à une tentative de coup d'État contre le président Gnassingbé Eyadéma.

1989 : Opération Oside aux Comores : après l’assassinat du président Ahmed Abdallah et la prise de contrôle du pays par les mercenaires de Bob Denard.

1990-1993 : Mission Noroit au Rwanda : pour protéger le régime du président Juvénal Habyarimana contre une attaque des rebelles du Front patriotique rwandais.

1992-1993 : Opération Oryx en Somalie (en mission avec l'ALAT, témoignage de Jean-Luc Brissau, pilote d'hélicoptère) : l'opération sera placée ensuite sous le commandement américain de la mission Restore Hope.

1993 : Opération Chimère et Volcan : formation de l’armée rwandaise.

Juin 1994 : Opération Turquoise : l’armée française face au génocide rwandais. Enquête, contre-enquête, plaintes contre l’armée française... Seize ans après le génocide rwandais, le rôle de l’armée française au Rwanda est toujours un sujet de controverse. D’une part, parce qu’avant le génocide et en vertu des accords de coopération militaire signés avec le Rwanda, la France avait formé, entraîné et équipé une partie de l’armée rwandaise qui se retrouvera au printemps 1994 impliquée dans les massacres de Tutsis et de Hutus modérés et d’autre part, parce que l’intervention française, à la demande de l’ONU, n’a débuté que le 22 Juin 1994, soit deux mois et demi après le début des massacres à grande échelle.

1995 : Opération Azalée aux Comores : Bob Denard et ses mercenaires ont renversé le président Saïd Mohamed Djohar. L'armée française neutralise Bob Denard, le ramène en France où il est emprisonné.

1996-2007 : Opération Aramis au Cameroun : soutien de l’armée camerounaise en lutte contre le Nigeria pour le contrôle de la presqu’ile pétrolière de Bakassi.

2002 : Début de l'opération Licorne : force de maintien de la paix, en Côte d’Ivoire suite à une rébellion qui menace le pouvoir du président Laurent Gbagbo. Cette intervention précède les accords de Marcoussis entre les forces politiques ivoiriennes, en janvier 2003.

2003 : Opération européenne Artemis dans l’est de la RDC.

2004 : Destruction des aéronefs de l’armée ivoirienne après le bombardement de Bouaké dans lequel 9 soldats de la force Licorne vont trouver la mort et 35 autres seront blessés, évacuation des ressortissants français. Les soldats tirent sur la foule lors de manifestations anti-françaises. L'opération «Licorne» est également entachée par l'affaire Firmin Mahé.

2006 : Soutien à l’armée tchadienne face aux rebelles (dispositif Épervier) : l’aviation française effectue un tir de semonce devant une colonne rebelle à 250 km de Ndjamena.

2008 : Protection de l’aéroport de Ndjamena et évacuation des ressortissants français du Tchad, échange de tirs entre l’armée française et les rebelles près de l’aéroport.

2008 : Soutien logistique à l’armée djiboutienne à la frontière érythréenne.

2011 : L'année de l'ingérence française en Afrique où, en Libye et en Côte d'Ivoire, la France tente d'imposer ses règles dans le jeu des grandes puissances occidentales !

http://www.partiantisioniste.com/actualites/france-un-demi-siecle-d-ingerence-militaire-en-afrique-0679.html

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 01:11

 

 

 

centrafrique-carte

 


BANGUI - AFP / 28 avril 2011 17h20 - La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), un des rébellions encore très active et impliquée dans de nombreux combats ces derniers mois en Centrafrique, a annoncé jeudi dans un communiqué un cessez-le-feu pour négocier avec le gouvernement.

 

La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) a décidé d'observer un cessez-le-feu en vue de permettre l'ouverture de négociations avec le Gouvernement centrafricain pour mettre fin à la souffrance de la population civile, affirme le communiqué parvenu à l'AFP à Bangui et signé du secrétaire général et porte-parole de la CPJP Assan M'bringa Togbo.

La CPJP espère vivement que ces négociations aboutissent le plus tôt possible, au règlement de ce conflit. La République Centrafricaine a besoin, après tant d'année de conflit armé, d'une paix durable, poursuit le communiqué

La CPJP fait appel à tous ceux qui oeuvrent pour la paix en République Centrafricaine de nous aider à conduire ce processus de dialogue et de négociation en vue de régler définitivement ce conflit qui mine les espoirs du peuple centrafricain courageux et laborieux qui aspire à la paix et au bien-être, conclut le texte.

La CPJP, dirigée par l'ancien ministre et opposant Charles Massi donné pour mort par sa famille est très active dans le nord-est et le sud du pays. Elle exige du pouvoir de Bangui, des clarifications sur la mort de son leader, et en faisait jusque-là, un préalable à toute négociation avec le régime de François Bozizé.

Dimanche, des combats avaient encore opposé l'armée centrafricaine à des éléments de la CPJP, à Nzako, une région minière de l'est du pays. L'armée centrafricaine affirme n'avoir enregistré aucune perte lors de ces combats mais la CPJP présente un bilan très différent. Rejetant la responsabilité de l'attaque sur les forces gouvernementale, elle revendiquait avoir tué 11 soldats et avoir enregistré un seul décès dans ses rangs.

La CPJP a accompli son attaque la plus médiatique en novembre 2010 en prenant Birao la principale ville du nord faisant six morts et une dizaine de prisonniers dans les rangs de l'armée centrafricaine selon Bangui.

Bangui avait été contraint de faire appel à l'armée tchadienne pour reprendre la ville le 1er décembre, à l'issue de violents affrontements ayant fait 65 morts côté rebelles, selon le pouvoir.


(©)

 

Vers un dialogue politique en Centrafrique ?


La Centrafrique tournera-t-elle le dos définitivement à l’insécurité qui mine le pays ? En tout cas, la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de l’ancien ministre Charles Massi, principal groupe rebelle à n’avoir pas encore signé d’accord de paix avec Bangui, semble prêt au dialogue.

La CPJP demande, en effet, l’ouverture d’un dialogue pour un accord de paix avec le pouvoir centrafricain.

Offre du CPJP

C’est Abdoulaye Hissène, numéro un de la rébellion sur le terrain, qui a fait cette offre. Le porte-parole de la CPJP, le Dr Bevarrah Lala confirme l’information et demande la tenue d’une réunion en dehors de la Centrafrique.

« De tout temps, la CPJP avait la volonté de négocier avec le gouvernement, mais l’approche pour le faire était parfois maladroite », a indiqué Dr Lala. « Souvent, on essayé de faire un aparté, prendre tel groupe, négocier, etc. Et après quelque temps, ce n’est pas ça du tout et ça reprend », a expliqué le porte-parole de la CPJP.

Source : www.surlefeu.fr

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 01:05

 

 

centrafrique-copie-1.gif

 

 

 

6 centrafricains arrêtés au Congo Brazzaville

Radio Ndéké Luka Jeudi, 28 Avril 2011 15:52

Un blessé par balle, une arrestation. C’est le bilan d’une opération menée contre des centrafricains le week-end dernier, par une patrouille de la garde forestière du Congo Brazzaville. L’action s’est produite dans la zone frontalière ouest entre la Centrafrique et son voisin.

La violation du code de protection des forêts de Tri-Nationale de la Sangha est la principale raison de cette arrestation.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Nola (ouest du pays), le blessé qui a été atteint par balle au bras suit encore des soins « intensifs » à l’hôpital de la région.

Il précise que la famille de l’otage n’est pas située sa la destination. Aucune déclaration officielle n’est encore faite par les autorités centrafricaines sur cette affaire.

 

Les jeunes de Berberati réclament une ville sans police

Jeudi, 28 Avril 2011 15:55

Les jeunes de la ville de Berberati (ouest) ont exigé mercredi 27 avril 2011, le départ de l’équipe de la police et la fermeture du commissariat de leur localité. Selon eux, il y a trop d’incidents et de dérives dont sont victimes les populations du fait des agents de police. Le dernier incident qui est la goute d’eau qui a débordé le vase est lié à des coups de feu tirés par des policiers, sans raison apparente et ayant fait des blessés.

Les responsables du commissariat pour leur part se justifient. Interrogé par le correspondant de Radio Ndeke Luka, ils expliquent que « les jeunes de Berberati leur en veulent à cause de la lutte effrénée contre le trafic et la consommation du chanvre indien et les jeux de hasard».

Cet argument est  rejeté en bloc par ces derniers. Ils comptent d’ailleurs organiser prochainement une marche pacifique pour afficher leur mécontentement.

Face à la situation, le préfet de la localité Joseph Sallé a convoqué les parties en conflit pour calmer la tension.

Il faut dire que ces agents de la police viennent de prendre service à Berberati. Ils ont remplacé une équipe qui était en désaccord avec leurs responsables hiérarchiques.

 

NDLR : Le pouvoir KNK dans toute sa splendeur !

 

Tollé à l’Université pour défaut de tables-bancs

Jeudi, 28 Avril 2011 15:51

Des étudiants sans table-blancs. C’est cette situation que plus d’une centaine d’étudiants inscrits en  quatrième année de droit de l’Université de Bangui, ont tenu à dénoncer ce jeudi 28 avril 2011 par une manifestation devant le bureau du recteur. Ces mécontents réclament ainsi des conditions d’études descentes.

Coups de sifflet, slogans et pancartes en mains ont porté leur message : « nous voulons des tables bancs dans nos salles de classe ».

Narcisse GAZANGUIZA, délégué de ces étudiants, interrogé par Radio Ndeke Luka, explique : « l’heure n’est plus aux négociations infructueuses, car toutes les voies de recours sont épuisées. Nous ne pouvons quand même pas rester débout pour suivre les cours.  La situation se complique parfois avec les troncs communs et nous voulons une réponse favorable ce jour même ».

Pour Mireine Yénzapa, étudiante en Droit, « il y a lieu de s’interroger sur les frais d’inscriptions qui s’élève à 5500 francs CFA (environ 7, 62 euros) que payent les étudiants et qui pourraient largement suffire pour la fabrication des tables bancs ».

Joint au téléphone, le professeur Gustave BOBOSSI SEREGBE, Recteur de l’Université de Bangui, rétorque que « des réformes sont en cour dans toutes les facultés à l’heure actuelle. Sauf que la classe dirigeante ne peut pas faire de miracle ».

 

NDLR : Pour un pays qui a du bois à ne savoir quoi en faire, c'est quand même affligeant ! Le problème est ailleurs.

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 02:02

 

 

 

afrique

 

 


(Mutations 27/04/2011)


Après la guerre contre l’Irak, les évènements en Côte-d’Ivoire, en Centrafrique, au Tchad et les orientations quasi-colonialistes et hégémonistes de la Francophonie et des autres pays du Nord, les Pays du Sud doivent un peu revisiter le sens du mot coopération et de l’expression d’« Ingérence Humanitaire».

La coopération, telle que conçue et exécutée par les pays du Nord, portaient déjà en elle depuis le premier jour, les germes de contradiction, de contestation et de controverses futures. Fille de l’impérialisme et de la colonisation, elle ne pouvait être que le fruit d-une double malédiction. C’est pourquoi elle a fatalement évolué vers de nombreux dérives, au demeurant inéluctables. Nous n’examinerons pas toutes ces dérives dont la plupart, déjà largement débattues, ne sont aujourd’hui que des lieux communs.

Notre propos ne présentera que l’une d’elles, la plus raffinée, la plus pernicieuse, la plus subtile mais aussi la dévastatrice : l’ingérence humanitaire. Il s’agit de la dimension la plus poussée et la plus hardie de l’action humanitaire, cette autre forme de coopération qui fait appel à la nécessité de venir en aide aux victimes des conflits armés et de catastrophes naturelles et industrielles. L’action humanitaire, dont le droit à l’assistance est reconnue et consacrée par le Droit International Humanitaire, tire ses fondements juridiques des Conventions de Genève de 1949 et de leurs Protocoles additionnels de 1979.

Elle est attendue comme l’acte qui vise à soulager partout la misère et la souffrance des hommes. Elle met en avant l’Homme en que sujet, heurtant ainsi de front le sacro-saint principe de souveraineté et de non-ingérence qui régit les relations entre Etats et que proclament encore le Droit International, les résolutions des Nations Unies et le Conseil de Sécurité. Mais que faire pour aider les hommes en détresse, si un Etat refuse d’ouvrir ses frontières à l’aide humanitaire ? Doit-on offrir des milliers ou des milliers d’hommes en holocaustes sur l’autel des caprices d’un dictateur, d’un mégalomane ou d’un maniaque ? Voilà des questions qui poussent l’action humanitaire vers l’ingérence, c’est-à-dire une nouvelle conception de la souveraineté des Etats. Celle-ci doit s’assouplir et se remodeler quand la souffrance humaine lance un cri de détresse.

Mais, aujourd’hui, force est de constater que ce grand élan d’amour, de générosité et de solidarité issue de la grandeur de c?ur des hommes à l’écoute des autres hommes s’est pervertie et transporte désormais avec elles des arrière-pensées, des non-dits, des égoïsmes, bref, des motivations inavouées et inavouables. Cela s’est traduit, comme un lapsus, par la kyrielle de mots et de combinaisons qui expriment aujourd’hui l’ingérence humanitaire et qui cachent mal ses intentions profondes. D’une part, nous avons les mots droit, devoir, obligation et d’autre part, assistance, intervention, qui peuvent se combiner en un florilège d’expressions auxquelles il faut adjoindre le qualificatif humanitaire ; droit d’assistance, d’intervention ou d’ingérence humanitaire ; devoir d’assistance, d’intervention, ou d’ingérence humanitaire, etc.

Critères

Si les mots droit et devoir s’échinent à souligner respectivement la licéité ou l’obligation morale de l’assistance, de l’intervention ou de l’ingérence d’une part et la sollicitation de l’avis et du consentement du bénéficiaire d’autre part, force est de relever que les mots intervention et ingérence, face au droit international, renferment en revanche une dose de violence et d’agressivité nocives à la vocation et à l’essence non-violentes de l’action humanitaire.
Une action de secours imposée par les forces armées à des belligérants ou à d’autres bénéficiaires, il faut bien le marteler, ne relève plus du Droit International Humanitaire, mais du «jus ad bellum» (droit de la guerre) et même le fait d’user des armes pour protéger le personnel et les biens participant d’une opération humanitaire contre d’éventuels pillards ne doit être ni porteur d’idéologie, ni un prétexte pour envahir, déstabiliser des états et mettre à leur tête des hommes-lige afin de les recoloniser, comme tel est presque toujours le cas de nos jours.
Les pays qui apportaient l’aide humanitaire, dans le cadre et l’esprit des conventions susmentionnées, doivent être :

_ Neutres : ils doivent s’abstenir de prendre parti, de juger des circonstances de la naissance du conflit ;

_ Impartiaux : ils doivent secourir les individus à la mesure de la souffrance de ceux-ci et sans discrimination ;

_ Indépendants : ils doivent agir de leur propre initiative, sans dépendre des autres acteurs.

Regardez autour de vous et dites-moi quel est celle des composantes de la soi-disant communauté internationale qui répond aux critères sus-évoqués? La thérapie de l’ingérence ne doit être ni invalidante, ni incapacitante, ni fatale pour le supposé malade.
Le principe d’humanité, doit couronner ces fondamentaux de l’action humanitaire : ils doivent prévenir et alléger les souffrances des hommes, protéger la vie et la santé et faire respecter la personne humaine. C’est ce qu’enseigne le Comité International de la Croix et du Croissant Rouge (CICR) mandaté par la Communauté International pour promouvoir le Droit International Humanitaire.

L’action humanitaire, nous l’avons dit, fait appel à la nécessité de venir en aide aux victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles et industrielles. Les esprits belliqueux, nous le savons, sont très ingénieux, et aucun prétexte n’est trop gros pour le rayonnement de leur amour-propre.
Certains Etats ne vont-ils pas mettre dans l’expression « catastrophes naturelles » tout ce qui les arrange pour satisfaire leur arrogance et leur cupidité ? En d’autres termes, la faim, la pauvreté, les épidémies ou les pandémies, le sous-développement, la dictature, les violences des droits de l’homme, l’absence de démocratie, etc., ne sont-ils pas autant « de catastrophes naturelles »susceptibles de motiver une ou des Puissances intéressées à engager l’action humanitaire ? Voilà que la coopération, avec le droit-devoir d’ingérence a ouvert la boîte de Pandore. Serons-nous capables, nous du Sud, de maîtriser les monstres qui vont en sortir ?

Chaque jour, nous apprenons que sous le couvert de l’intervention d’humanité, des Etats interviennent ou sont intervenus chez leurs voisins ou ailleurs pour défendre leurs propres ressortissants ou certaines catégories de personnes « supposées opprimées » partageant avec eux des valeurs communes. Ce n’est pas la France qui nous démentirait avec son activisme atavique en Côte d’ivoire, en Centrafrique ou ailleurs. Pour « sauver » le Congo de la guerre civile et du désordre, la France a fait partir M. LISSOUBA, président démocratiquement élu, pour le remplacer avec la force des armes par un SASSOU NGUESSO vomi par les urnes, mais plus conciliant avec ses intérêts au mépris de ceux de son propre pays.
Pour « débarrasser » les Afghans des Talibans et de Ben Laden, les USA ont détruit l’Afghanistan, imposé un nouveau gouvernement à leur solde et gagné tous les marchés pour sa reconstruction.

Pourtant, auparavant, ils s’étaient sagement tus quand ils détruisaient les Bouddha déclarés par l’UNESCO patrimoine de l’humanité, ou devant leurs autres massacres et exactions. Il a fallu attendre les évènements douloureux du 11 septembre afin que les Américains, pour calmer leurs populations et venger leurs morts, choisissent l’Afghanistan et les Talibans comme boucs-émissaires, quitte à se cacher derrière le bouclier imparable de l’intervention humanitaire et de la lutte contre le terrorisme pour justifier aux yeux du monde cette odieuse agression. Car à ce que nous sachions, ce n’est pas à la suite d’un référendum que Ben Laden avait trouvé asile en Afghanistan. Ce pays, aujourd’hui détruit, est entré dans un cycle de violences sans fin, alors que Ben Laden, invisible des yeux des satellites américains court toujours et ne rate plus la moindre occasion pour les narguer et les ridiculiser.

Prétextes

La destruction de l’Afghanistan et ses dizaines de milliers de morts n’étaient pas suffisants pour venger les quelques trois mille victimes du 11 septembre. Le repos de leurs âmes demandait encore plus de sang que les Américains ont décidé, malgré les protestations de la Communauté Internationale, d’aller chercher en Irak ! Les motifs officiels sont toujours d’ordre humanitaire : prévenir et empêcher la destruction du monde par les armes de destruction massive de Saddam Hussein et débarrasser les Irakiens d’un dictateur mégalomane et sanguinaire ! Mais combien de dizaines de milliers d’innocents Afghans et Irakiens sont aujourd’hui ensevelis sous les décombres de leurs maisons et villes bombardées ? Pouvons-nous maintenant juger que les survivants ne regrettent pas l’époque de Saddam ou des Talibans.

Avec l’Irak s’est inauguré le concept de « frappes ou de guerres préventives », une abominable juridique. Demain, il suffira d’un seul soupçon, d’une manipulation, d’une cupidité à étancher et n’importe quel pays sera détruit, avec l’aval intéressé des autres pays que le manichéisme, la corruption, ou la toute-puissance Yankee auront convaincus, car quelque fallacieux que soit le prétexte d’une agression, il se trouvera toujours quelque part dans le monde une Grande Bretagne et un Tony Blair pour apporter son soutien indéfectible et fanatique.

Aujourd’hui, l’Irak est complètement détruit, Saddam, arrêté, attend son jugement, les soldats américains sont dans la tourmente, et le terrorisme, en revanche, ne cesse de gagner du terrain. Le monde est dans l’impasse et n’a jamais été aussi incertain ! Et il nous prend de regretter les beaux jours de la Guerre Froide où l’Equilibre de la Terreur maintenant la paix, tempérait l’arrogance en dévitalisant l’unilatéralisme !

Israël peut, quand il veut, commettre un génocide à Ramallah, en Cisjordanie, ou à Gaza. Son armée peut mettre Yasser Arafat en résidence surveillée, l’empêcher d’aller se faire soigner jusqu’à ce que mort s’en suive. A la Chambre de Sécurité des Nations Unies, le veto américain, sans état d’âme, empêchera toute condamnation, toute enquête. Ne pensez pas au droit/devoir d’intervention humanitaire. Il est à tête chercheuse et se fait à la tête du client. Les Grandes Puissances, très regardantes sur la démocratie chez leurs frères de sang, peuvent faire annuler ou imposer un second tour d’élections en Ukraine ou ailleurs chez eux.

Mais quand il s’agira du Togo, du Cameroun ou d’autres pays du Sud sans grands intérêts ou ressources stratégiques, elles choisiront d’avance leur champion et lui enverront leurs félicitations « pour sa brillante élection » avant même que ne débute le décompte des voix !
La coopération, dans son acception originelle, signifiait collaboration, entraide entre deux ou plusieurs Etats. Cette signification faisait automatiquement appel à l’interdépendance, à l’égalité, à la réciprocité, au respect mutuel, au partenariat. On prenait en compte le savoir, le savoir-faire, les connaissances, les compétences et les aptitudes des uns et des autres pour une mise en commun dans la tâche à accomplir.

Ainsi compris, coopérer c’était travailler ensemble, côte, sans un chef sur l’estrade qui donne des ordres à des ouvriers qui exécutent comme des automates ce qu’il leur demande de faire. C’est exactement ce que traduit le verbe allemand « zusammenarbeiten » qui signifie coopérer. Avec la colonisation et l’impérialisme français, coopérer a connu un glissement de sens que le dictionnaire LOGOS rend admirablement : « Coopération : aide financière ou technique apportée par la France aux anciennes colonies et dépendances qui ont signé certains accords spéciaux » .Avec une telle définition on peut à juste titre se demander si la coopération n’est possible qu’avec la France.

Quoi qu’il en soit, la coopération n’est plus collaboration, elle n ‘est plus que l’expression de la magnanimité très intéressée de la France pour les anciennes colonies, rapports entre maîtres et esclaves. Et comme ce sont les intérêts et non les sentiments qui gouvernent les relations entre Etats, cette aide devient conditionnée. Pour en bénéficier, il faut avoir souscrit à une certaine allégeance et à certaines compromissions pudiquement appelées «accords spéciaux» ou conditionnalités.

La coopération devient assistance, objet de chantage, d’asservissement, d’abêtissement, prolongement éhonté de l’impérialisme et de la colonisation. Comme la main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit, la main des pays du sud doit tout le temps s’ajuster pour ne pas laisser choir l’aide. Et à force de s’ajuster, les pays du sud deviennent les girouettes, des marionnettes ! La coopération, en évoluant, a accouché de beaucoup de monstres mais avec le droit devoir d’ingérence humanitaire qui peut désormais justifier toute sorte d’agressions, elle vient de mettre au monde une hydre à mille têtes.

Si la souveraineté des Etats doit maintenant s’effacer devant l’homme en détresse ou la cupidité des puissants, c’est que les frontières des Etats se sont effondrées et restent à être redéfinies. Avec ce que nous avons vu en Afghanistan et en Irak, le devoir d’ingérence humanitaire se résume en un cycle de destructions et de reconstructions pour donner du travail aux entreprises américaines et alliées aux détriments des ressources de ces pays agonisants. Le sud, région de tous les maux, de toutes les souffrances et de toutes les souffrances et de toutes les catastrophes est aujourd’hui, plus que jamais, la cible privilégiée de toutes les agressions que le droit-devoir d’ingérence ou d’intervention humanitaire (ou démocratique) viendra facilement avaliser.

Le devoir d’ingérence, quand il est vraiment nécessaire doit être fortement réglementé au risque de devenir une porte pseudo-légale ouverte à tous les excès, à toutes les extravagances, et à la loi de la jungle. Mais si les U.S.A, Israël ou autres tout-puissants peuvent, quand ils le veulent, se passer de l’O.N.U et avoir tous les va-t-en guerre avec eux, qui ; en dehors de cette Organisation Mondiale, aura suffisamment d’autorité pour réglementer le devoir d’ingérence ? Nous voilà en plein dans l’impasse ! Mais il faudra tout de même qu’un jour les Grandes puissances comprennent que «sans maîtrise, la puissance n’est rien». Ce n’est qu’à ce prix et à ce prix seulement que la paix et l’humanité auront une chance d’être sauvées. Cet espoir est bien mince mais il faut quand même s’y accrocher !


Par Jean Takougang*

* Enseignant et homme politique

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