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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 02:56

 

 

Guide-libyen.jpg

 

 

Kadhafi engage des militaires guinéens

Par Valaine  24/02/2011 20:41:34 rédaction de Koaci.com en Guinée


Le Régime du guide de la révolution Libyenne Mouammar El Kadhafi confronté ces derniers temps à une vague de contestation sans précédent fait appel à certains pays amis de la Libye pour combattre la révolution d’une partie du peuple libyen.

En effet, Au lendemain de la chute du chef de l’Etat Tunisien, le guide de la révolution Libyenne a senti le vent du changement venir et a aussitôt fait appel à certains de ses pairs Africains pour l’aider à contrer toute éventuelle manifestation contre son régime.

Selon une source bien informée, les présidents Guinéen, Burkinabé, Angolais, Soudanais, Tchadien, Centrafricain et autres ont été contactés par les émissaires du guide, tous ont répondu positivement à la demande de sauvetage du patron de la révolution verte.

Selon toujours cette même source, ils sont des centaines de militaires Guinéens à avoir quitté la capitale guinéenne au début du mois pour Tripoli d’où ils ont été achemines au sud du pays dans la localité de Sebha. Un Guinéen résident à Tripoli la capitale libyenne, joint au téléphone par notre rédaction de Conakry confirme avoir vu des militaires Guinéens aux côtés des forces ‘’ mercenaires ‘’pro Kadhafi dans les rues de la capitale libyenne entrain de ‘’ restaurer l’ordre’’ : « Il y a bel et bien des Guinéens parmi les forces de répression en libye » nous dit-il avant de raccrocher son téléphone.

Interrogés ce jeudi matin dans les rues de la Capitale Guinéenne par rapport à une éventuelle présence des militaires Guinéens en Libye aux côtes de Kadhafi, certains citoyens pensent que, c’est un terrible choix du Professeur Alpha Condé Président de la République de Guinée qui n’a pas caché son soutien au dictateur Libyen en difficulté certaine dans un pays dont le contrôle semble progressivement lui échapper.

Ibrahima correspondant de koaci.com à Conakry

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 01:27

 

 

Bozize-et-Museveni.jpg

 

 

(AfriSCOOP Analyse) — Les oppositions en République centrafricaine et en Ouganda ont sonné le tocsin en vain. Les pouvoirs de Bangui et de Kampala ne sont pas décidés à abandonner la gestion des affaires publiques. Les régimes de François Bozizé et de Yoweri. Museveni sont un peu plus confortés dans leurs postures par le mutisme qu’adopte la communauté internationale vis-à-vis de leurs vols électoraux.

Ils embarquent une fois encore leurs pays vers des avenirs incertains. Faisant une fois de plus fi des cris du cœur de leurs opposants. Eux, ce sont François Bozizé et Yoweri Kaguta Museveni. Ils n’avaient pas des bilans hyper réjouissants pouvant plaider en leur faveur, mais ils ont, une nouvelle fois, trouvé les voies et moyens de se cramponner au pouvoir. Leurs peuples devront donc attendre l’ère de l’alternance ! A moins que les Ougandais et les Centrafricains se mettent entre-temps dans la peau des révolutionnaires tunisiens et égyptiens.

Comme d’habitude, en de pareilles circonstances, les Ougandais et les Centrafricains ont adopté la posture de l’Africain. C’est-à-dire être passif devant de flagrantes injustices. Les récurrentes répressions politiques dans ces Etats produisent donc leurs effets dissuasifs ; aucun citoyen ne voulant se sacrifier pour l’autre.

Bruxelles, Washington : de nouveau, bravo

Les élections qui viennent de se dérouler au pays de Barthelémy. Boganda avaient été reportées à plusieurs reprises. Avec l’onction de l’UE (Union européenne), pour que ces joutes soient démocratiques ! Pourquoi Bruxelles ferme-t-elle alors les yeux devant les grosses irrégularités ayant émaillé les dernières élections en Centrafrique ? L’on n’a pas besoin de pratiquer l’exégèse de ces élections pour s’apercevoir qu’il y a du faux dans le processus ayant conduit à la tenue de ces scrutins.

“Jeter” de l’argent du contribuable européen par les fenêtres semble être donc le nouveau sport favori des politiques européens oeuvrant dans le domaine des rapports entre l’Europe et l’Afrique. “Jeter” car en réalité, l’omerta qu’adopte de plus en plus l’Europe devant les coups de canif à la démocratie en Afrique est une mafia déguisée. Ces observateurs européens qui débarquent sur le terrain, à quelques heures des élections en Afrique, ne continueraient pas à s’adonner à ce vilain jeu s’ils n’y trouvent pas leur compte !! A titre d’exemple : quand il était ministre des Affaires étrangères de la Belgique, Louis Michel (actuellement euro-député) ne se privait pas d’adresser des critiques objectives aux dirigeants africains. Devenu Commissaire à l’Action humanitaire de l’UE, il n’a cessé d’étonner le monde !! Il vient encore de s’adonner à ce jeu à la faveur d’élections législatives au Tchad. Quand les opposants au régime Déby dénonçaient de graves irrégularités, M. Michel et ses acolytes d’observateurs n’y ont lu que de la régularité…

Washington joue aussi avec le feu en Ouganda. Depuis plusieurs décennies. Après avoir cautionné les yeux fermés le hold-up de Paul Kagamé en 2010 (au Rwanda), Barack Hussein Obama et ses proches collaborateurs viennent de décerner un blanc-seing à la réélection de Yoweri Museveni. L’essentiel pour Washington étant que l’Ouganda reste un de ses importants alliés en Afrique orientale. MM. Bozizé et Museveni pourront donc continuer d’imprimer la marque qu’ils veulent à leur pays. Que la Centrafrique ou l’Ouganda se développent ou pas, là n’est pas leurs premières préoccupations. En avant donc la loi du plus fort contre les intérêts des Africains. 51 ans après « les indépendances africaines »…

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 01:15

 

 

Bozizé Y

 

Prenant prétexte d'une réunion des pays membres de l'ITIE qui aura lieu le 1er mars 2011 à Paris à 16h00 au Centre de conférence de l'OCDE, 2 rue André Pascal, et de la deuxième Conférence mondiale de l'ITIE qui se tiendra toujours à Paris les 2 et 3 mars 2011, Bozizé voulait faire d’une pierre quatre coups. Sachant que pas grand monde ne lui a adressé jusqu’ici un message de félicitation pour sa prétendue réélection à l’issue d’élections dont tout le monde sait maintenant qu’elles ont non seulement fait l’objet d’une fraude à très grande échelle par son parti au pouvoir mais dont les résultats arbitrairement fabriqués sont grandement contestées par ses propres adversaires qui en réclament l'annulation pure et simple. Ceux-ci n’ont en effet pas reconnu sa victoire et par conséquent leur défaite comme cela se fait en démocratie.

A la faveur de la réunion de l’OCDE, Bozizé qui est manifestement encore en quête de reconnaissance internationale comme il l’avait été au lendemain de son putsch du 15 mars 2003, voulait rencontrer à Paris le Président Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, l’OIF dont le rapport de la mission d’observation des dernières élections centrafricaines présidée par l’ex-Président burundais Pierre Buyoya a été un des plus critiques et celui qui a le plus relevé les graves anomalies et inadmissibles dysfonctionnements qui ont entaché et ôté toute crédibilité à ce double scrutin du 23 janvier dernier.

Une fois à Paris, Bozizé envisageait d’effectuer un rapide saut à Bruxelles où il espérait s’entretenir avec la ministre des affaires étrangères de l’Europe, la Britannique Mme Catherine Ashton. Celle-ci dont l’institution a grandement financé les élections centrafricaines sans que les résultats soient à la hauteur de ces investissements et des espoirs de démocratie, de stabilité et de crédibilité pour ce pays, aurait demandé qu’il soit notifié à Bozizé qu’elle ne le recevrait pas. D’autres responsables de l’UE démarchés par les deux chargés d’affaire centrafricains de Paris et Bruxelles ont également poliment décliné les demandes de rendez-vous de Bozizé.  Enfin, Bozizé devait aussi mettre à profit son bref séjour parisien pour s’entretenir avec les dirigeants d’AREVA sur le dossier de l’uranium de Bakouma qui n’en finit pas de les opposer.

Après avoir pris part au sommet de la CEEAC qui se tient ce 27 février à N’djaména, Bozizé devait initialement s’envoler pour Paris où il était attendu dimanche mais aux dernières nouvelles, il aurait décidé de renoncer à son déplacement à Paris. La raison serait sa crainte de l’évolution de la situation très volatile en Libye où le pouvoir d’un de ses soutiens est en train de vaciller dangereusement ainsi que la crise postélectorale en Centrafrique même où il se sait très contesté et que personne à l’heure actuelle ne peut présager de ce à quoi sera fait le lendemain. Il est vrai que l’éventualité de la perte du pouvoir du colonel libyen aura immanquablement des conséquences sur bien de pays africains au sud du Sahara dont sans doute le Tchad et la RCA.

C’est donc le Premier Ministre Faustin Touadéra et l’argentier de Bozizé et non moins son directeur de campagne et ministre d’Etat aux mines, l’indéboulonnable Sylvain Ndoutingaï qui remplaceront Bozizé à la réunion de l’ITIE à l’OCDE à Paris.

 

NDLR : S’agissant de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) au sujet de laquelle Ndoutingaï aime tant brasser du vent à Bangui, plus il en parle, plus il s’en met dans les poches. Paradoxalement, l’adhésion de la RCA à cette initiative censée rendre transparentes les ressources gagnées de l’extraction des mines dans notre pays permet plutôt à Bozizé et Ndoutingaï de faire une gestion encore plus opaque des revenus miniers. C’est fou !

 

La Conférence mondiale et réunion des membres de l'ITIE

L'ITIE organise une Conférence mondiale une fois tous les deux ans, dans le but de réunir toutes les parties prenantes de l'ITIE. Durant ces conférences, une réunion des membres plus petite, comprenant les trois collèges : les pays (mettant en oeuvre et soutenant l'ITIE), les entreprises (y compris les investisseurs institutionnels) et les organisations de la société civile, a lieu. La tâche principale de la réunion des membres est de nommer un Conseil d'administration de l'ITIE pour les deux prochaines années.

L'ordre du jour provisoire de la réunion du 1er mars 2011 consiste en:

  • L'approbation des plans et du rapport de progrès 2009-2011 pour le prochain mandat du Conseil d'administration;
  • L'élection du président du Conseil d'administration de l'ITIE, sur recommandation du Conseil d'administration;
  • L'élection des membres et suppléants du Conseil d'administration, selon les nominations des électeurs;
  • L'examen de toute autre requête des membres
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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 01:02

 

 

Sarko.jpg

 

 

Voici le texte d'un courrier qui circule énormément sur le Web et qu'aurait adressé le président français à Youssouf Bakayoko l'ex-président de la commission électorale indépendante de Côte d'Ivoire. Si cette correspondance est authentique, elle permet de mieux comprendre un certain nombre de chose qui se produisent dans ce pays depuis quelques mois.

 

Rédaction C.A.P

 

 

 

 

 

lettre de Sarko à Bakayoko 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 18:27

 

 

A320_AfriqiyahAirways.JPG

 

 

 Par Didier Samson RFI 25 février 2011


La compagnie Afriqiyah Airways qui dessert une dizaine de capitales d’Afrique sub-sahariennes subit les conséquences directes des soulèvements populaires contre le régime de Mouammar Kadhafi. Tous les vols en direction de l’Afrique noire sont suspendus, théoriquement jusqu’au 28 février. Selon l’évolution de la situation, la direction de la compagnie se réserve le droit de proroger cette mesure.

 

Il a fallu plusieurs années pour que la compagnie aérienne Afriqiyah Airways se bâtisse une réputation de compagnie fréquentable. Ce crédit vient d’être balayé par les événements que vit actuellement la Libye. Avec un peu de courage les voyageurs se faisaient encore une raison de voyager par cette compagnie. Les tarifs les plus bas, slogan publicitaire partout affiché par Afriqiyah Airways, correspondent effectivement à une réalité. Le choix des dirigeants libyens a été d’emblée de proposer sur un marché africain déserté par Air Afrique (la compagnie africaine) des tarifs « charter » sur des vols réguliers. Ainsi le porte-monnaie a-t-il eu raison de la sulfureuse réputation du colonel Kadhafi.

 

Depuis le début des manifestations en Libye, l’aéroport de Tripoli, contrairement à celui de Benghazi, n’a pas subi de dégradations. Le personnel aéroportuaire a toujours assuré son service. Mais la présumée participation de mercenaires négro-africains à la répression des manifestations, puis le discours menaçant de Kadhafi à la télévision, le 22 février, ont effrayé les Africains qui se disaient encore « en dehors de tout ça ». Cette intervention du Guide de la révolution libyenne a mis un coup d’arrêt net au trafic d’Afriqiyah Airways vers l’Afrique sub-saharienne.

 

Toutes les réservations sont annulées 

 

Au départ de Paris Charles-de-Gaulle et de Lyon Saint-Exupéry, les voyageurs peuvent toujours faire le voyage de Tripoli. Vols maintenus mais horaires décalés. Toutefois les correspondances vers les capitales africaines sont suspendues. Par ailleurs, des capitales africaines et dans tous les aérogares, les vols Afriqiyah sont annulés. Cependant des remboursements sont mis en place par la compagnie : 100% du billet ou 50% selon le trajet restant à faire. Les voyageurs bloqués quelque part, qui ne sont pas arrivés à destination et tous ceux qui doivent impérativement effectuer leur voyage, sont remis sur d’autres compagnies. Pour ceux-là, Afriqiyah s’adresse tout simplement à la concurrence, Brussels Airlines, Royal Air Maroc (RAM) ou encore Ethiopian Airlines. C’est la solution mise en place par les Libyens pour satisfaire les nombreux voyageurs, par exemple, les festivaliers du FESPACO (Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou) qui démarre le 26 février dans la capitale du Burkina Faso. Les vols de la compagnie entre capitales européennes pour la destination Tripoli sont encore maintenus mais « les choses peuvent évoluer », dit-on dans les agences du groupe.

 

Afriqiyah Arways a été lancée en décembre 2001 et son implantation en Europe s’est faite progressivement : Paris en juin 2002, Bruxelles en mai 2003, Genève et Londres en 2004 et Amsterdam en 2006. Au moins quatre vols par semaine, emmènent d’Europe vers l’Afrique via Tripoli. Les capitales desservies sont : Abidjan, Accra, Bamako, Bangui, Cotonou, Douala, Johannesburg, Kano, Khartoum, Lagos, Le Caire, Lomé, Niamey, Ndjamena, Ouagadougou. Le succès grandissant de la compagnie, inconnue des Libyens, a conduit les autorités à lui réserver un important comptoir dans l’aménagement du nouvel aéroport en construction à Tripoli.

 

Afriqiyah qui veut dire en arabe Air Afrique a été voulu par le colonel Kadhafi qui réagissait à l’enterrement, par les Africains eux-mêmes, de la compagnie Air Afrique. Afriqiyah Airways est détenu à 100% par le gouvernement libyen. Et, pour marquer la mission africaine de cette compagnie, Kadhafi a joué des symboles. Le vert, le rouge et le jaune dans le sigle de la compagnie rappellent les couleurs dominantes des drapeaux africains, puis le noir pour « le continent noir ». Enfin le sigle qui se décompose en 9.9.99 évoque la conférence de Syrte en Libye où la décision de créer l’Union africaine a été prise et signée par tous les chefs d’Etat africains le 9 septembre 1999 : 9 / 9 / 99

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 18:10

 

 

chercheur-de-diamant--nola.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 25 Février 2011 13:56

 

Depuis une semaine, c’est l’effervescence à Nola (ouest de la RCA). Depuis qu’un jeune homme a découvert une pépite de diamant en plein centre-ville, c’est la ruée sur le site et un chantier d’exploitation de diamant est désormais ouvert et opérationnel. Une information confirmée ce vendredi 25 février 2011, par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Nola.

 

Les autorités pour leur part veulent appliquer les dispositions du code minier centrafricain, en son article 90. Elles entendent interdire cette mine à ciel ouvert, qui plus est, au milieu de la ville, pour éviter « des troubles à l’ordre public ». Du coup, ce sont les artisans miniers qui s’insurgent de leur côté et brandissent l’inactivité que cela entrainerait ainsi que les conséquences pour leur survie quotidien. L’appât du gain est plus fort. Mais comment accepter que la ville soit perturbée par un chantier où l’on creuse et où on amoncelle du sable sans se soucier de l’environnement et des risques de pollution. Sans compter qu’une mine de diamant attire toujours une faune interlope.

 

La ville de Nola est par excellence une zone diamantifère. Les populations préfèrent s’adonner à la recherche du précieux minerai et ont abandonné l’agriculture jugée moins rentable. Cette situation a provoqué au cours des derniers mois la résurgence de la malnutrition des enfants dans la région. Les centres de santé ont compté de nombreux décès dans cette tranche vulnérable de la population.

 


 

Les commerçants de Bria contre la hausse des impôts

 

Vendredi,25 Février 2011 14:06 

 

Les opérateurs économiques de Bria (est du pays) s’insurgent ce vendredi 25 février 2011, contre la loi de finances 2011 qui a revu à la hausse les impôts et taxes à payer. Ils accusent le ministère du budget de n’avoir jamais organisé une campagne préalable de sensibilisation sur cette loi désormais en vigueur. Celle-ci fixe le montant annuel des impôts à payer par les commerçants, à 12% du chiffre d’affaires. Pour tous les concernés, ce mode de calcul décidé sans concertation préalable revient à doubler le montant des sommes naguère payées.

 

Plusieurs commerçants de Bria interrogés par le correspondant de Radio Ndeke Luka, expliquent que « les conditions sécuritaires dans cette ville ne favorisent pas la mise en route de ces nouvelles dispositions financières ». Déjà que selon eux, les affaires ne marchent plus et ils enregistrent « une baisse croissante des chiffres d’affaires ».

 

La région de Bria a toujours été secouée par de récurrentes attaques rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de Charles Massi et ceux de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de l’ougandais Joseph Koni.

 

Ces attaques ont provoqué un afflux massif des populations périphériques vers le centre-ville. Ceci occasionne une montée de chômage et la hausse du prix des denrées alimentaires.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 16:18

 

 

Bad Guys

 

On le savait depuis des lustres : la République centrafricaine vit depuis plusieurs années déjà une situation aussi chaotique que pathétique.  Mais, c’est important de le souligner, les moins optimistes, j’allais dire, les plus pessimistes et les mieux informés d’entre les observateurs n’imaginaient pas que la situation était à ce point abominable et tragi-comique.

La faute à l’outrance d’un homme et de son système. Mon pédagogue de père qui m’a appris les mots et leurs terrifiantes puissances me disait que les excès finissent par fausser jusqu’aux saintes vérités, et après on ne sait plus à quel diable se vouer. 

La chasse à la reconnaissance internationale

Car, c’est le premier préalable qu’il faille évacuer, au nom de quel principe démocratique cet homme et son système ont cru devoir organiser un festival de fraudes lors du double scrutin présidentiel et législatif du 23 janvier dernier ? Le moins que l’on puisse dire, avec le bourrage d'urnes, les bureaux de vote non comptabilisés, on parle de 27% d' « oublis », les violences et les intimidations d'opposants nous étions plus dans un déni de démocratie qu’autre chose. 

Au nom de quelle maxime morale, l’autiste de Bangui, comme on l’appelle ici, s’est-il senti obligé de fabriquer une assemblée nationale familiale, avec son épouse, ses maîtresses, ses fils, sa sœur, son frère, ses oncles et tontons ? 

Résultat des courses, l’homme apparaît plus seul que ne peut l’être un père reconnu d’inceste. La farce électorale est tellement énorme que même ceux qui, autrefois, s’étaient évertué à chanter ses louanges, lui trouvant des qualités, qui le magnifiaient à rendre jaloux les idoles, se sont finalement rendus à l’évidence : Bozizé ne vaut pas le détour. C’est un être sans relief ni mérite, l’incarnation de la déchéance la plus crasse, incapable d’organiser, encore moins, de voler une élection avec élégance et respect de ses adversaires.

D’ailleurs, c’est en partie l’une des explications du silence sépulcral de ses homologues pourtant passés maîtres dans l’art de confisquer le vote de leur peuple, qui, malgré l’annonce de sa prétendue victoire à la Pyrrhus, s’abstiennent, à l’exception d’un certain…Ali Bongo du Gabon, à lui adresser les traditionnels messages de félicitations.       

Au point que Bozizé soit obligé de se déplacer lui-même pour quémander honteusement une reconnaissance extérieure de son hold-up électoral. Puisque personne ou presque ne lui a adressé un message de félicitations, Bozizé viendra personnellement en quémander. On l’annonce le 3 mars à Paris et le lendemain à Bruxelles. À Paris, il semblerait que celui-ci s’entretiendra avec le patron de la francophonie, l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, avant de se rendre le lendemain à Bruxelles pour être tancé, il n’ya pas d’autre expression, comme un garnement pris en faute par les fonctionnaires de la communauté européenne qui ont désapprouvé l’ensemble du processus électoral.

Aujourd’hui, pas plus que demain, Bozizé peut se voiler la face, faire le tour du monde, rencontrer qui il souhaite, mais cela ne le rendra pas invulnérable. À chacun son heure de vérité ! La sienne est sans doute arrivée. Le vent de la liberté qui souffle sur le monde arabo-musulman ne tardera pas à balayer ceux qui trouvent le malin plaisir d’ériger systématiquement l’exclusion en mode de gouvernement.

De l’inexistence de la JUSTICE et du DROIT

J’en arrive sans tarder au second préalable et ça sera le dernier : François Bozizé est-il le seul responsable de la situation dramatique que traverse la République centrafricaine ? Pas si sûr.

So Yé Ti Mawa ! Que c’est triste de constater qu’il n’existe plus aucun juge courageux et compétent sur la terre de nos pères. Ou plus exactement, il en existe que très peu qui sont ignorés, brimés, martyrisés pour avoir eu le malheur d’être nés dans une autre famille que celle de Bozizé.

Comment admettre, un seul petit instant, que la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays, ait validé, grossièrement, foulant au pied certains principes républicains, les deux candidatures de François Bozizé ? Comment ne pas s’indigner de la complicité de nos juges qui ont préféré la forfaiture à la légalité ?

Soyez un tantinet sérieux, messieurs les juges ! Dans quel pays au monde a-t-on vu un président se présenter à la fois aux élections présidentielle et législatives, en violation des dispositions de la CONSTITUTION dont il est le garant ? Que faites-vous des dispositions de l’article 23 de la Constitution du 27 décembre 2004 ?

Cet article dispose : « La fonction de Président de la République est incompatible avec l’exercice de toute autre fonction politique, de tout mandat électif, de toute activité lucrative, sous peine de destitution ».

Quelle interprétation faites-vous de ces dispositions ?

Saviez-vous, messieurs les juges de la Cour constitutionnelle, que le fils Bozizé Jean-Francis, son neveu Sylvain Ndoutingaï, son ministre de l’intérieur et de la sécurité publique Jules Bernard Ouandé, prétendument colonels et général des FACA (Forces armées centrafricaines) qui étaient candidats aux élections législatives et qui soi-disant se sont fait élire DÉPUTÉS DE LA NATION, ne s’étaient JAMAIS mis en position hors cadre, comme l’exige la loi ? Ces trois larrons aussi incultes qu’incompétents sont et demeurent des militaires en activité. Par quel miracle avez-vous validé leurs candidatures respectives ?   

Où sont passées les règles les plus élémentaires de NOTRE RÉPUBUBLIQUE ? Avez-vous pensé au tribunal de l’HISTOIRE ?

Néanmoins, je tenais, pour ma part, à vous inviter à une réflexion qui nous grandira tous, vieux et jeunes, rois et misérables, juges et condamnés :

Notre pays est un étrange paradoxe. Pourtant, le Principe Créateur l’a très bien doté : un peuple attachant, docile et travailleur, un sol fertile et très bien arrosé, où tout pousse facilement et abondamment, un sous-sol convoité, regorgeant des minerais recherchés : uranium, fer, or, diamants.

On aurait dû être un grand pays ! Mais pourquoi sommes-nous demeurés les derniers dans tous les domaines ?

Ne pensez-vous pas que la Faute réside d’abord dans le non-respect des LOIS de la Nation, notre proportion à fabriquer des Roitelets et de notre soif d’intérêts personnels ?

Réagissez donc !

Adrien POUSSOU.

  

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 01:13

 

 

gros-diamant.jpg

 

 

International Crisis Group (Brussels)

24 Février 2011

Communiqué de presse

 

Le changement en République centrafricaine est une espèce fugace.

Les élections tant attendues, et désormais presque achevées, ne marqueront pas le début d’une nouvelle et brillante ère politique comme certains l’avaient espéré. Le président François Bozizé, ancien chef d’état-major des armées qui a pris le pouvoir par la force en 2003, devrait le conserver pour les cinq ans à venir. Il est donc temps de se pencher à nouveau sur les problèmes quotidiens et concrets de la Centrafrique, et sur les solutions qui pourraient leur être apportées.

Dans la région éloignée du Nord-est, des miliciens armés tirent profit de l’exploitation des diamants et dominent le populations alentours. Cela fera bientôt quatre ans que ces anciens rebelles, banalement prénommés l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), ont signé la paix avec Bozizé.

Ils avaient fini par réaliser, à l’époque, que leurs chances de s’emparer du pouvoir étaient quasi nulles, notamment en raison du soutien français aux troupes gouvernementales. Mais ils ont depuis lors refusé de rendre leurs armes : la vie en RCA s’avère être infiniment plus lucrative avec un AK-47 en bandoulière.

Sam Ouandja, près de la frontière avec le Soudan, est un village dont l’exploitation des diamants est l’unique raison d’être. En 2006, les rebelles en ont pris le contrôle et ne l’ont pas lâché depuis.

Quelques villageois vivent des subsides de leur ferme ou du commerce de produits  achetés au Soudan, mais la plupart en sont venus à creuser dans l’espoir de mettre la main sur un joyau. Officiellement les miliciens de l’UFDR assurent leur sécurité. C’est vrai, ils n’hésitent pas à affronter les braconniers soudanais lourdement armés, et l’année dernière ils ont pourchassé un groupe de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) du sanguinaire Joseph Kony qui s’était aventuré sur leurs terres, tuant et kidnappant au passage. Mais les miliciens de l’UFDR ne sont pas des saints non plus, loin de là.

Exhibant leurs fusils comme moyen de persuasion, ils extorquent argent et diamants aux creuseurs et aux négociants, obligeant les mineurs qui ont mis la main sur un bon filon à leur céder la place. Après avoir pris le contrôle du site, ils paient leurs propres creuseurs, suffisamment pour les maintenir en vie, mais guère plus, et vendent les précieuses petites pierres à des acheteurs dans le village, empochant ainsi un coquet profit.

Les quelques négociants qui détiennent un permis envoient leurs diamants par avion à Bangui, d’où ils sont revendus en Belgique, Israël, ou à Dubaï. Mais d’autres diamants passent illégalement la frontière, direction Nyala au Darfour.

S’agit-il de diamants du sang ? Techniquement non. Le Processus de Kimberley est le club bien intentionné des pays (dont la RCA) producteurs et acheteurs de diamants,  des diamantaires et des ONG qui œuvrent de concert pour s’assurer que le marché international du diamant soit « clean », qu’il  n’absorbe pas des diamants dont la vente finance des conflits internes, comme au Liberia et en Sierra Leone dans les années 90. Le Processus de Kimberley définit les diamants de conflits comme ceux utilisés par des rebelles « pour financer les conflits qui visent à renverser des gouvernement légitimes ». L’UFDR ne revendique plus cet objectif. Ses diamants sont donc lavés de tout soupçon.

Mais l’UFDR n’a pas pour autant abandonné le maquis. Au contraire, le groupe est au centre de plusieurs interminables conflits interethniques.

A l’origine, déjà, la plupart des miliciens insatisfaits de l’UFDR appartenaient à la tribu Gula. Le temps passant, les Gula ont recruté de plus en plus des leurs, poussant les autres tribus dehors, chassant notamment les Runga des mines de diamants en 2008. Ces derniers ont donc formé leur propre milice, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). En 2009, le meurtre d’un garçon de l’ethnie Kara a déclenché des violences entre Gula et Kara qui firent 27 morts.

L’année dernière, des ministres ont invité les différents groupes ethniques du Nord-est à une cérémonie de réconciliation. Mais les peurs mutuelles et les suspicions sont profondes. Elles perdureront tant que l’UFDR pourra diriger les autres groupes du bout de son fusil et profiter illégalement des pierres de Sam Ouandja.

Pour que le Processus de Kimberley sauvegarde sa réputation et contribue à améliorer la vie des mineurs, il devrait se pencher de plus près sur le cas l’UFDR et la CPJP. La dernière est également accusée de banditisme dans les zones diamantifères de l’Est.

Il revient au gouvernement, cependant, de reconnaître la gravité de la situation. Il devrait agir au plus vite pour empêcher les rebelles d’écouler leurs diamants par les canaux légaux, formaliser les filières d’exploitation artisanales et s’assurer que les creuseurs gagnent un salaire décent dans des conditions dignes.

Les bailleurs ont aussi un rôle à jouer dans le renforcement des fragiles institutions de l’Etat. Les autorités minières ont désespérément besoin d’un soutien technique et financier afin de maximiser les recettes de l’Etat.

Maintenant que la fièvre des élections est presque retombée, il est temps pour les leaders politiques centrafricains de s’atteler aux vrais défis que sont l’insécurité chronique et la pauvreté écrasante. L’amélioration de la gouvernance du secteur minier constitue un jalon essentiel dans ce processus, afin de s’assurer que l’exploitation des diamants soit source de développement, non de violence.

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 19:25

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

24/02/2011 à 17h:41 Par Marianne Meunier, envoyée spéciale Jeune Afrique

Bien implantée à travers le pays, Radio Ndeke Luka fait figure d’exception pour son impartialité, dans un paysage médiatique où les commentaires partisans des journalistes sont fréquents.

À l’heure où Bangui sombre dans le noir (faute d’éclairage public) et où se vident les ministères, les journalistes entrent en effervescence au siège de Radio Ndeke Luka (RNL). Entre 18 et 20 heures, ils parleront de toute la Centrafrique à… toute la Centrafrique. En français mais surtout en sango, la langue véhiculaire.

Chaque jour, pendant trois heures (de 9 à 10 heures et de 18 à 20 heures), RNL émet en ondes courtes sur l’ensemble du territoire. Les auditeurs peuvent l’écouter en FM 24 heures sur 24 à Bangui, Bouar et Bambari. Avec treize correspondants à l’intérieur du pays (pour seize préfectures) en plus des onze journalistes basés à Bangui, elle dispose du réseau le plus dense du pays.

Dans le paysage médiatique centrafricain, Radio Ndeke Luka (« l’oiseau de la chance » en sango) fait aussi figure d’exception pour son impartialité. À l’approche des élections du 23 janvier – présidentielle et législatives –, la grille de programmes spéciale avait mis l’accent sur l’égalité du temps de parole entre candidats quand, dans la presse écrite et sur d’autres ondes, on « roule » pour tel ou tel. Le jour du vote, RNL a diffusé seize heures de programmes en direct. Au lieu de commentaires fantaisistes ou partisans, les journalistes ont livré des informations précises sur les bureaux de vote (affluence, déroulement technique des opérations).

Gage d’indépendance

Son indépendance, RNL la doit à ses origines. Elle est née en mars 2000 d’un partenariat entre le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) et Hirondelle, une fondation suisse soutenant des médias d’information dans des pays en guerre ou qui s’en remettent (Radio Okapi en RD Congo notamment). Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un lien juridique entre RNL et le Pnud. En revanche, Hirondelle lève son budget (1,3 million d’euros en 2010) auprès de partenaires comme l’Union européenne, l’Organisation internationale de la francophonie, la coopération suisse. Autre gage d’indépendance : la nationalité du directeur, Martin Faye, Sénégalais. « Nous avons besoin d’un expatrié capable de dire non aux hommes politiques », explique Samuel Turpin, directeur de projet à la Fondation Hirondelle. Des salaires confortables – de 350 à 750 euros, pour les cadres – sont également censés inciter les journalistes centrafricains à résister à la corruption.

La classe politique ne s’habitue pas aux principes en vigueur à RNL. La veille du vote, un samedi, raconte Martin Faye, le ministre de la Sécurité, Jules Ouandé, a téléphoné à la radio pour une aimable mise en garde : « Il nous a dit : “À partir de lundi, vous avez intérêt à passer la nuit dans les locaux, car si vous êtes dans les quartiers on va sortir vos cadavres à 4 heures du matin.” » Contacté par Jeune Afrique, le ministre s’en défend : « Je ne peux pas me permettre de prononcer de telles phrases. Je ne suis pas un enfant ! » Et de reprocher à RNL de se comporter en Centrafrique en « terrain conquis ». « Les hommes politiques nous aiment et nous détestent quand ça les arrange », explique Martin Faye.

L’ambivalence permet une relative tranquillité. Mais Martin Faye est prudent. Des réserves alimentaires pour trois jours sont stockées dans les locaux de la radio. Et dans la cour, une petite porte bleue ouvre directement sur les locaux du Pnud pour une évacuation rapide. « Je vérifie régulièrement que ma clé fonctionne toujours », avoue-t-il.

Par Marianne Meunier, envoyée spéciale à Bangui.

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 17:14

 

 

RCA

 

Fermeture de la police de Berberati et évasion des détenus

Radio Ndéké Luka Jeudi, 24 Février 2011 14:02

Le commissariat de la police de la ville de Berberati est fermé et tous les détenus se sont évadés. Tout est parti d’une descente dans les locaux du commissariat, d’éléments de la gendarmerie territoriale de la ville qui ont transporté tous les dossiers dans leurs services. Les faits se sont déroulés dans la matinée du mercredi 23 février 2011.

Les gendarmes étaient venus procéder à l’interpellation du commissaire adjoint, Rufin Kenga Maltam. Ce dernier refusait de déférer à une convocation de la brigade de gendarmerie de Berberati dans une affaire l’opposant au Commissaire, son supérieur.

Les prisonniers ont profité du tumulte pour se disperser tous dans la nature. A présent, les gendarmes ont transféré tous les dossiers de la police dans leurs propres locaux et condamné les portes du commissariat de police. Les populations de la ville de Berberati vivent dans une psychose totale à cause de l’incident et des menaces que font peser les évadés.  Quant à l’adjoint du commissaire interpellé, il a été libéré par les gendarmes après quelques heures de garde à vue. On ignore encore quelle suite sera donnée à cette affaire.

 

La crise libyenne provoque l’annulation des vols Afriqiya à Bangui

Radio Ndéké Luka Jeudi, 24 Février 2011 14:01

Les vols de la compagnie aérienne libyenne Afriqiya en partance ou en provenance de Bangui sont suspendus depuis mercredi 23 février 2011. La crise politique qui secoue ces derniers temps Tripoli en est la principale cause.

L’information a été confirmée à Radio Ndeke Luka par le Chef d’agence de la compagnie libyenne à Bangui. Pour preuve, précise un des responsables, « le vol du mercredi a été annulé sur instructions de la compagnie Afriqiya de Tripoli, seul point de transit de tous les vols ». L’agence a suspendu la vente de billets jusqu’à nouvel ordre. Le prochain vol est prévu pour dimanche et tout dépend de l’évolution de la situation politique à Tripoli ».

Une crise politique secoue la Libye depuis une dizaine de jours marquée par des manifestations dans plusieurs villes du pays pour exiger le départ du pouvoir du président Mouammar Khadafi totalisant 42 ans de règne.

Ces manifestations sont soldées par de répressions sanglantes. Selon les ONG des Droits de l’homme, le bilan actuel est de plus de 600 morts. A Bangui les populations s’interrogent et attendent du gouvernement centrafricain qu’il prenne des mesures pour procéder à l’évacuation de ses ressortissants

 

Peu de taxis et bus à Bangui en raison de la hausse des taxes

Radio Ndéké Luka Jeudi, 24 Février 2011 14:01

L’augmentation du prix des impôts a conduit certains propriétaires de taxis et de bus à retirer leurs véhicules de la circulation depuis quelques jours dans la ville de Bangui. La raison est la hausse des taxes à payer décidée il y a quelques jours par le ministère des Finances.

Interrogé par Radio Ndeke Luka, Abel GUERET MAYANGA, secrétaire éducation ouvrière et de formation du Syndicat des Conducteurs Receveurs des Taxis et Bus, trouve cette hausse excessive. « Auparavant les impôts sur les bus étaient à 400.000 FCFA et les taxis à 200.000 FCFA de taxe annuelle. Mais avec les nouveaux taxes, les bus sont passés à 500.000 F et les taxis à 419.000 FCFA », a-t-il indiqué à RNL.

« L’Etat des routes dans la ville de Bangui avec ses nouveaux prix ne peut pas nous permettre l’exploitation de ces véhicules, car nous enregistrons de grandes pertes », a-t-il précisé.

Le syndicat demande à cet effet l’ouverture de pourparlers avec les autorités administratives pour une solution rapide « à ce problème qui risque d’affecter plusieurs ménages » a conclut Albert GUERET MAYANGA

Ce fait répercute déjà sur les fonctionnaires de l’Etat et quelques habitants de la ville de Bangui. Ils éprouvent des difficultés plus grandes pour se rendre le plus rapidement possible  à leur lieu de travail.

 

Centrafrique : Les Etats- Unis s’intéressent au tourisme

Ai- Rca- Jeudi, 24 Février 2011 11:15  - "Je m'intéresse beaucoup aux questions liées au tourisme. C’’est un secteur très important pour l’économie centrafricaine ", a déclaré le  23 février  l'ambassadeur des Etats- Unis  Lawrence Wohlers au sortir d’une  l'audience avec la Ministre du développement du tourisme.

 "A Bayanga où j’étais il y a de cela un mois, j’ai visité  le parc implanté dans cette  très belle région. J’avoue que j'étais très impressionné et cela montre qu'il y a une énorme potentialité " a dit l'ambassadeur des Etats Unis.

Pour M Wohlers, après les élections en Centrafrique, l'ambassade des Etats- Unis attend de voir quelle sera la nouvelle politique du gouvernement dans ce domaine afin d’apporter son appui.

"M Wohlers est venu pour qu'on essaie de voir ensemble dans quelle mesure  l'ambassade de Etats Unis d'Amérique pourrait appuyer le département du tourisme", a fait savoir la Ministre du développement du tourisme, Solange Pagonendji Ndakala, avant d'évoquer le deuxième aspect de leur discussion qui était axé sur "la formation et l'encadrement des artisans centrafricains ».

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Cet ambassadeur se fait beaucoup d’illusion sur la réelle volonté du régime de Bozizé de développer ce pays en faisant autre chose que de la prédation systématique des ressources du pays. La politique anti-nationale de Bozizé doublée de sa paranoïa qui lui fait prendre systématiquement pour des mercenaires venus faire un coup d’Etat les touristes et autres chasseurs professionnels qui se rendent en RCA pour le safari chasse est totalement dissuasive pour le développement du tourisme.  

 

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