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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 23:09

 

 

 

libye carte

 

Alain-Juppe.jpg

 

 


PARIS - AFP / 27 août 2011 06h22 - L'intervention de la France en Libye est un investissement sur l'avenir, a estimé vendredi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, dans un entretien au quotidien Aujourd'hui en France/Le Parisien.

Quand on m'interroge sur le coût de l'opération - le ministère de la Défense parle de 1 million d'euros par jour - je fais remarquer que c'est aussi un investissement sur l'avenir, a-t-il déclaré.

Selon lui, les ressources du pays ont été confisquées par Kadhafi qui a accumulé les stocks d'or. Cet argent doit servir au développement de la Libye. Une Libye prospère sera un facteur d'équilibre pour la région, a affirmé Alain Juppé.

Interrogé sur les origines de l'intervention de la France dans le conflit, le ministre des Affaires étrangères a reconnu qu'on nous a reproché du retard à l'allumage lorsque que se sont déclarées les manifestations du Printemps arabe.

Il est vrai que, pendant longtemps, nous nous sommes un peu laissé intoxiquer par ceux qui disaient que les régimes autoritaires sont le meilleur rempart contre l'extrémisme, a-t-il avoué.

C'est fini, a-t-il ajouté. Notre ligne, qui a déjà prévalu en Côte d'Ivoire, c'est de privilégier les aspirations des peuples et la protection des populations civiles, a rappelé Alain Juppé.

Pour le chef de la diplomatie française, la victoire des rebelles ne sera acquise que lorsque toute menace de violence contre les populations civiles aura été écartée et lorsque Kadhafi aura été neutralisé.

L'Otan ne doit pas baisser la garde, a-t-il prévenu.

A la question pourquoi cette nouvelle doctrine ne s'applique-elle pas à la Syrie, le ministre a répondu : Mais elle s'applique intégralement à la Syrie !

La France a dit la première que Bachar al-Assad devait quitter le pouvoir, a-t-il souligné. Pour lui, elle est à la pointe de la mobilisation internationale pour faire pression sur le régime par des sanctions politiques et financières.

Alain Juppé a cependant concédé que l'intervention militaire n'est évidemment pas envisageable aujourd'hui, car il faut tenir compte de la situation régionale et internationale du dossier syrien.

La première différence, c'est qu'il n'y a pas de mandat international, a-t-il expliqué. Nous n'allons pas, sous notre propre responsabilité, nous lancer dans une opération militaire ! s'est-il exclamé.

La Russie, mais aussi la Chine, le Brésil ou l'Inde s'y opposent, a également confirmé le ministre français des Affaires étrangères.


(©)

La fin de l’ère Kadhafi : vers la démocratie en Libye ?

 

 Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 19:58

 

La tempête continue de souffler pour les dictateurs arabes. Après les chutes de Ben Ali et Moubarak, Mouammar Kadhafi, le « frère guide » n’est plus le maître de Tripoli. Bien que ce dernier soit toujours en fuite, il garde cependant toujours une certaine capacité de nuisance dans ce conflit qui aurait déjà fait plus de 20000 morts. Après 42 ans de règne sans partage marqué par l’inconsistance et la folie, une nouvelle ère s’ouvre désormais pour le peuple libyen. Alors que les européens se positionnent déjà en vue de la reconstruction du pays et de l’exploitation des hydrocarbures, On peut se questionner sur la possibilité de voir un jour une Libye démocratique.


 Le Conseil National de Transition (CNT), installé désormais à Tripoli, a été reconnu à ce jour par près de 60 pays comme le gouvernement légitime de la Libye, dont le Tchad et le Burkina Faso – pays soupçonnés d’avoir fourni des mercenaires à Kadhafi dès le début de la rébellion – et l’Union Africaine s’apprête à le faire aujourd’hui.

  


On sait peu de choses du CNT. Son chef, Moustapha Abdeljalil, a été un juge qui avait pour habitude de rendre des jugements allant à l’encontre de l’avis émis par le régime. En tant que président de la cour d’appel de Tripoli, il a confirmé par deux fois la peine de mort des infirmières bulgares. En 2007, Abdeljalil est nommé ministre de la justice. En août 2010, une représentante de Human Rights Watch loue le fait qu’Abdeljalil ait « très bien pris position » contre les arrestations arbitraires et les détentions prolongées sans procès. On peut espérer qu’il ne soit donc pas un simple opportuniste.


Alors que le chef du CNT semble donc intègre, on apprenait par le journal Libération que Abdelhakim Belhaj, l’un des chefs militaires rebelles, aujourd’hui gouverneur militaire de Tripoli, serait un djihadiste proche d’Al Qaîda bien connu des services secrets américains. Il est donc difficile aujourd’hui de savoir si le CNT a des intentions louables, comme Abdeljalil l’écrivait au journal français Le Monde en avril 2011:


 « Nous avons constitué des comités locaux, puis un Conseil national de transition, pour conduire à son terme notre lutte sans retour, faire naître une première démocratie et administrer notre pays exsangue en attendant le jour où toutes les femmes et tous les hommes de Libye pourraient, débarrassés de Kadhafi et de sa famille, s’exprimer enfin au grand jour à travers des élections générales, transparentes et libres. »


 Mais Ces promesses se transformeront elles en actes ? La Libye n’a aucune expérience de la démocratie, pas de presse indépendante, pas d’institutions bien établie – tout était dirgié par le Kadhafi pas de société civile et une tradition de tribalisme. Le chemin sera donc long et semé d’embûches.
 
Du côté Européen, la course aux contrats de reconstructions à déjà commencée comme prévu. Aide militaire ou financière, les européens et les américains ne comptent pas déserter le territoire libyen, et cherchent à se positionner de façon stratégique en vue d’obtenir les faveurs de la « Libye de demain ».


Avant la chute du « guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste », la Libye produisait 1,6 million de barils de pétrole par jour (2% de la production mondiale) et ses réserves sont estimées à 43 milliard de barils. Le pays était le 17e producteur de pétrole dans le monde et troisième en Afrique. Le pétrole représentait plus de 95% des exportations du pays, dont 85% à destination de l’Europe.


Moustapha Abdeljalil, a déjà auparavant promis de récompenser, lors de la reconstruction du pays, les États ayant aidé la Libye « en fonction du soutien » qu’ils ont apporté aux insurgés. Les entreprises pétrolières françaises et britanniques semblent donc les mieux placées. L’Italie, qui s’est montrée plus reticente à participer à la coalition de l’OTAN risque de perdre la place prédominante qu’elle avait avant le déclenchement de la rébellion.

 

Source: http://www.spsrasd.info/fr/content/la-fin-de-l%E2%80%99%C3%A8re-kadhafi-vers-la-d%C3%A9mocratie-en-libye

 

 

 

 

 

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