Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:02

 

 

sidaction

 

 

par Barré-Sinoussi Delfraissy et Sicard

Source : (http://www.rue89.com) 03/08/2011 - 16:26 Rue89

Le projet de loi « Immigration, intégration et nationalité » [1], qui est examiné en seconde lecture à l'Assemblée nationale ce 8 mars , est en passe de remettre en cause la législation nationale de 1998 [2] permettant à des étrangers résidant en France et gravement malades d'obtenir un titre de séjour temporaire pour être soignés sur notre territoire.

Dans un amendement à l'article 17 ter [3] [présenté par l'ex-député Thierry Mariani [4], aujourd'hui secrétaire d'Etat chargé des Transports, ndlr], ce projet de loi propose de remplacer la notion d'accès effectif aux traitements et aux soins dans le pays d'origine du patient, par la notion floue de « disponibilité des traitements ».

Chacun sait que dans bon nombre de pays à ressources limitées, la disponibilité d'un traitement est loin de signifier que celui-ci est accessible à tous et en tout lieu. Comment laisser croire que chacun puisse avoir accès aux traitements nécessaires dans des pays sans système de sécurité sociale, où l'offre de soin est inégalement répartie sur le territoire, où les carences en termes de personnel de santé sont majeures, où l'approvisionnement en médicaments dépend de l'aide internationale et de la stabilité politique des pays ?

Renvoyer des patients avec des pathologies graves sans qu'aucune garantie sérieuse de prise en charge ne leur soit donnée équivaut à m’engager leur pronostic vital.

La législation actuelle n'est ni laxiste ni coûteuse

Depuis l'adoption du projet de loi lors de son premier passage à l'Assemblée nationale en octobre, de nombreuses initiatives de la société civile et des professionnels de santé ont plaidé pour la suppression de l'amendement de l'article 17 ter, sur la base d'arguments scientifiques, médicaux et économiques.

Jusqu'ici, les porteurs de ce projet de loi sont restés sourds à leurs arguments. La législation actuelle n'est pourtant ni laxiste ni coûteuse. Au contraire, si la loi est modifiée, la peur de l'expulsion va enfoncer dans la clandestinité des patients en situation déjà précaire, menaçant leur pronostic vital et faisant peser des risques inutiles en matière de santé publique.

L'absence de vaccination, de dépistage, de traitement précoce ou l'arrêt de traitements en cours entretient le risque de diffusion de maladies infectieuses ainsi que l'apparition et la dissémination de pathogènes résistants aux traitements sur notre territoire.

Un recul éthique, médical, social, juridique et politique

L'injustice et la discrimination ne sont pas de bonnes stratégies en matière de santé. En tant que médecins et chercheurs, acteurs de la lutte contre le sida et du droit à la santé, nous n'acceptons pas le recul éthique, médical, social, juridique et politique que constitue cet amendement.

Nous demandons aux parlementaires de considérer nos arguments rationnels et, tout comme les sénateurs l'ont fait en février dernier [5], de rejeter l'article 17 ter du projet de loi « Immigration, Intégration, Nationalité ».

 

Par le professeur Françoise Barré-Sinoussi, lauréate 2008 du prix Nobel de Médecine ; le professeur Jean-François Delfraissy, chef de service au CHU de Bicêtre, et Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE).

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 02:21

 

 

monica

 

 

En marge de sa participation au nom de la République centrafricaine aux réunions de l’ITIE du 1er au 3 mars dernier à Paris, le Premier Ministre Faustin Archange Touadéra a également été reçu à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) mais selon nos informations, l’entretien que ce dernier a eu en lieu et place de Bozizé avec les responsables de la Francophonie n’aurait pas été satisfaisant du point de vue des autorités de Bangui.

Le rapport dressé par la mission d’observation du scrutin du 23 janvier dernier conduite au nom de cette institution par l’ex-président burundais Pierre Buyoya avait relevé beaucoup trop de graves irrégularités et dysfonctionnements qui ne pouvaient que discréditer ces élections groupées et conduire l’OIF à être perméable à l’idée d’une annulation, du moins des législatives. S’en étant douté, Bozizé avait voulu venir lui-même à Paris afin entre autre d’y rencontrer le Secrétaire Général de l’OIF, le président Abdou Diouf, mais il a été contraint de renoncer au dernier moment en raison de la crise postélectorale dans son propre pays ainsi que de la gravité de la situation en Libye.  

C’est sans doute non sans une certaine déception à l’égard de l’OIF que Faustin Touadéra a dû quitter Paris pour regagner Bangui via Douala. Il a dû se heurter à l’idée qui semble faire de plus en plus son chemin non seulement à l’OIF mais aussi à l’Union Européenne pour une annulation pure et simple des élections législatives du 23 janvier 2011 gravement entachées comme cela est désormais établi, de fraudes et d’inacceptables irrégularités. Cette perspective ne doit sûrement pas être du goût de Bozizé et sa clique dont l’objectif est d’obtenir coûte que coûte cent (100) députés KNK sur 105 sièges à l’Assemblée nationale mais ont-ils les moyens de résister longtemps à leurs principaux appuis que sont l’UE, la France, l’OIF ?

Est-il en effet besoin de rappeler que sans les différents appuis décisifs de la France, de l’UE, de l’OIF et certains partenaires au développement, l’Etat centrafricain n’aurait certainement pas atteint le point d’achèvement pour être admis à l’initiative PPTE du FMI avec son corollaire, l’annulation des dettes du pays par le Club de Paris et le tout reste qui s’en est suivi. Or force est de constater qu’à partir de ce 7 mars  il ne reste plus que 20 jours du second tour des élections législatives prévues pour se tenir le 27 mars. Théoriquement, dans en gros une semaine, devrait démarrer la campagne électorale pour ce scrutin. Or, la Cour constitutionnelle qui est submergée par les nombreux recours n’a toujours pas vidé le contentieux issu du premier tour du scrutin.

Bozizé quant à lui, ne pense qu’à son investiture du 15 mars prochain où il tablerait sur la présence d’au moins dix chefs d’Etat même si certains observateurs avisés estiment qu’il prend ses désirs pour la réalité. Très peu de chefs d’Etat l’ont officiellement félicité depuis sa prétendue réélection. Il a néanmoins déjà commencé à échanger avec son entourage clanique au sujet de ceux qu’il doit remercier pour services rendus en les appelant au bord de la mangeoire, notamment avec la désignation de son prochain Premier Ministre et la formation de son prochain gouvernement, au profil de celui qu’il compte faire élire au perchoir de l’Assemblée nationale à majorité écrasante de sa famille et du KNK son parti.

Ainsi, selon certaines indiscrétions parvenues à notre rédaction, le président de l’Assemblée nationale sortant, Célestin Leroy Gaombalet alias Gaou la fumée devrait remplacer à l’ambassade de la RCA à Paris, Jean Willibyro-Sacko qui a laissé vacant ce poste pour devenir Ministre d’Etat à l’Administration du territoire. L’idée que l’indéboulonnable Sylvain Ndoutingaï puisse enfin quitter le très juteux ministère des mines pour occuper le perchoir a été jugée saugrenue par certains dans le proche entourage de Bozizé. Ceux-ci auraient fait comprendre à celui-ci qu’il était très risqué de mettre Ndoutingaï au perchoir car ce garçon corrompu et un des multimilliardaires du gouvernement, est un chef de milice et ne fait pas mystère de ses envies d’être un jour à la place du calife.

Pour la primature, Bozizé hésiterait encore sur l’idée de la reconduire une seconde fois Faustin Touadéra mais certains de ses proches du clan le lui déconseillent. Toujours pour la primature, on reparle de Jean Willibyro Sacko et de Jean Jacques Demafouth. Le nom de ce dernier est également avancé pour remplacer le colonel Mahdi Marboua comme Inspecteur Général d’Etat.  

Tout cela est dans l’air et ne tient pas compte d’un climat de crise politique postélectorale et dans un contexte de contestation farouche des résultats des élections groupées du 23 janvier dernier par une opposition déterminée cette fois-ci. Elle vient de mettre en place une structure, le (FARE) pour l’annulation de ce double scrutin et la reprise de nouvelles élections dignes de ce nom. Une preuve de sa volonté ferme est son refus de prendre part au second tour des législatives du 27 mars prochain.

La Rédaction

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 01:13

 

 

blaise_compaore.jpg

 

 

OUAGADOUGOU - AFP / 07 mars 2011 23h22 - Une vingtaine de détenus se sont échappés lundi au Burkina Faso après l'incendie de quatre commissariats par des jeunes lors de manifestations organisées pour dénoncer de récentes violences dans lesquelles quatre jeunes avaient été tués.

Le gouvernement du président Blaise Compaoré a condamné lundi soir des "dérives inacceptables" et promis de "prendre ses responsabilités pour que cessent ces agissements".

Alors que le gouvernement avait ordonné la reprise lundi des cours suspendus depuis une dizaine de jours après les violences, les jeunes sont descendus dans les rues pour réclamer justice.

A Yako, localité située à environ 100 km au nord de Ouagadougou, "les élèves ont mis le feu ce matin au commissariat et ont laissé échapper une dizaine de détenus que nous avions placés en garde à vue", a indiqué à l'AFP par téléphone un policier sous couvert de l'anonymat.

Le commissariat de Koupèla (140 km à l'est de la capitale) a également été incendié, et neuf détenus ont pu s'en évader, selon des habitants.

"Il n'y a plus rien, tout est parti, même les prisonniers", a témoigné un enseignant de Koupèla dans la journée. "Actuellement les enfants s'amusent sur les restes des murs du commissariat".

Les manifestants ont mis le feu au commissariat de Gourcy (nord), et à Dori (nord-est) la direction régionale de la police, qui abrite également le commissariat, a été aussi incendiée, a rapporté un habitant, Amadoun Maïga.

Dans ces deux localités, les détenus avaient été transférés des commissariats vers d'autres sites avant l'arrivée des manifestants, selon des sources concordantes.

Les manifestations ont été entraînées par la mort de six personnes, tuées lors de marches fin février dans la région du Centre-Ouest: quatre élèves tués par balles, un policier lynché par les manifestants et un garagiste également mort par balles.

Des manifestations pacifiques ont été signalées lundi à Bobo Dioulasso, deuxième ville du pays, Koudougou (ouest), Gaoua (sud-ouest), Fada N'Gourma (est), Tenkodogo (nord), Pô et Léo (sud).

Lundi soir, le gouvernement a dénoncé dans un communiqué l'incendie des commissariats de police et des "actes de vandalisme sur des édifices publics".

Il "condamne fermement ces dérives inacceptables et ces comportements dont il est difficile de faire le lien avec le désir de manifestation de la vérité" sur la mort des manifestants, selon ce texte.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 16:16

 

 

afp patasse

 

 

BANGUI 7 mars 2011(AFP) L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, arrivé deuxième à l'élection présidentielle du 23 janvier, est "souffrant" et a été hospitalisé à Bangui, a déclaré lundi son porte-parole Guy-Simplice Kodégué.

M. Patassé, agé de 74 ans et qui fut au pouvoir de 1993 à 2003, "est souffrant et il est admis à la clinique Chouaib depuis samedi où il doit subir un examen global selon le médecin qui le traite", a dit M. Kodégué à l'AFP.

"Le président Patassé suit un régime spécial à cause du diabète depuis un certain temps. Récemment, il a contracté une fièvre typhoïde et suivait aussi un régime à cet effet. (...) Il y a eu quelques modifications dans ce régime et cela fait que tantôt il fait une hyperglycémie, tantôt une hypoglycémie. Il s'agit en fait d'une augmentation ou d'une diminution du taux de glucose dans le sang", a expliqué le porte-parole.

"De l'avis du médecin il doit subir un examen global pour déterminer l'ampleur de la maladie. Cet examen pourrait se faire aujourd'hui (lundi) à la clinique où il est toujours sous surveillance médicale", a-t-il dit.

Selon une source proche de la clinique ayant requis l'anonymat, l'état de "santé de l'ancien président Patassé est sérieux, et il y a des risques qu'il se dégrade, parce qu'il est très fatigué".

Ingénieur agronome, Ange-Félix Patassé a été un élément clé du régime dictatorial de Jean-Bedel Bokassa, occupant plusieurs postes ministériels avant de devenir le premier Premier ministre de "l'Empire" de Bokassa 1er, qui s'était fait sacrer en 1977.

Il a été élu président de la République centrafricaine en 1993.

Il a été renversé en 2003 par l'actuel chef de l'Etat François Bozizé, élu en 2005 et réélu le 23 janvier au premier tour avec 64,37% des voix devant M. Patassé (21,41%).

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

 

 

L’ex-président Ange Félix Patassé hospitalisé à Bangui

Radio Ndéké Luka Lundi, 07 Mars 2011 14:08

L’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé et candidat malheureux à la présidentielle du 23 janvier 2011 est hospitalisé depuis le samedi 5 mars 2011,  dans une clinique à Bangui.

Selon des informations autorisées venant de ses proches, l’ex président souffre du diabète et de ses séquelles. Pour le moment, les centrafricains, ayant pris connaissance des problèmes de santé de celui qui se dit « petit frère de Jésus », se perdent en conjectures.

En l’absence d’aucune information officielle de sa famille, du gouvernement, ou de ses proches, on sait seulement que des leaders de l’opposition centrafricaine ont pu lui rendre visite.  Ces derniers se sont refusés toutefois à toute déclaration pour le moment.

Signalons que la dernière sortie publique d’Ange Félix Patassé date du 4 mars 2011 quand   il a personnellement présidé la sortie officielle de la plate-forme politique post électorale dénommée « Front pour l’annulation et la reprise des élections du 23 janvier 2011 » créé conjointement par le Collectif des forces du changement.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 03:48

 

 

libye-carte.jpg

 

 

par Chronakis  03/05/2011 - 22:36 LeMatin.ch (http://www.lematin.ch)

Jusqu’à présent, seul le transfert de la mer Noire vers la Méditerranée du porte-avions américain «USS Enterprise» a véritablement fait la une des médias. Mais le déploiement naval dans les eaux internationales de la Libye rassemble déjà près de quarante bâtiments de guerre de douze pays.

La France a par exemple envoyé son bâtiment de projection et de commandement «Mistral» ainsi que les frégates «Georges-Leygues» et «Tourville». L’Allemagne a dépêché sur la zone deux frégates, ainsi qu’un pétrolier ravitailleur «Berlin». La marine italienne a, elle aussi, mobilisé d’importants moyens, avec cinq navires.

D’autres bâtiments sont venus de beaucoup plus loin, détachés de leur mission de la lutte contre la piraterie au large de la corne d’Afrique. C’est le cas de la frégate chinoise «Xuzhou» et du destroyer lance-missiles sud-coréen «Choi-Young». Pour sa part, l’Inde a décidé de déployer deux frégates de Delhi, ainsi que le transport de chaland de débarquement «Jalashiva».

Cette impressionnante armada a pour mission première de permettre l’évacuation des réfugiés arrivés en Tunisie, où la situation devient critique: 100.000 personnes sont sur place, 10 000 à 15 000 arrivent chaque jour mais dans le même temps, seulement 3000 en repartent. Une partie des moyens navals engagés doit servir à rapatrier ces réfugiés par la mer, notamment en Egypte.

Toutes les options ouvertes

 

Reste que la puissance de feu déployée par la coalition internationale qui est en train de se mettre en place – un porte-avions, deux porte-hélicoptères, six destroyers, etc. –, paraît disproportionnée pour une opération en Tunisie ou à l’Est de la Libye seulement.

«Pour ce genre de mission, on pourrait se contenter d’affréter des ferries», estime l’expert militaire Alexandre Vautravers. L’instauration d’un embargo sur les armes ou d’une no-fly zone ne justifie pas non plus un tel déploiement. Selon le directeur du Département de Relations Internationales de l’Université Webster, à Genève, on se prépare à l’ouverture de force d’un corridor humanitaire en Libye. «L’engagement de bâtiments comme Kearsarge ou le Mistral, coûte très cher. S’ils ont été déployés, c’est pour parer à toute éventualité.»

Le «BPC Mistral», par exemple, est une véritable «ville flottante». Long de 199 mètres, il peut emporter jusqu’à 16 hélicoptères et transporter des chalands de débarquement (4 CTM pour le Transport de Matériel ou 2 LCAC, engins de débarquement sur coussin d’air). Quant au porte-hélicoptères «USS Kearserge», il héberge actuellement 48 hélicoptères et quelque 800 marines capables d’établir une tête de pont en Libye. En outre, d’autres navires, actuellement engagés dans une mission d’entraînement de l’OTAN en Espagne, devraient rejoindre la zone.

En cas d’affrontement direct, l’armée libyenne ne ferait pas le poids. Officiellement, elle compte certes 76 000 hommes, mais personne ne peut dire précisément combien ont déserté. Quant à ses 370 avions de combat selon les estimations les plus élevées, il faut savoir que la plupart sont délabrés. «Il serait déjà étonnant que la moitié soit en mesure de voler», explique Alexandre Vautravers. «Seule une trentaine d’avions sont opérationnels», estime pour sa part Albert Stahel, directeur de l’Institut pour les études stratégiques de Wädenswil.

  Des militaires britanniques pour conseiller les insurgés

Le plus grand danger pourrait donc venir des missiles sol-air et sol-mer de fabrication russe, française et chinoise dont disposent les troupes loyales au colonel Kadhafi. Pour les neutraliser, une intervention plus massive, au sol, serait nécessaire.

Seulement voilà, il semble exclu que des soldats occidentaux s’engagent de façon durable en Libye. Il faut donc soutenir autant que possible l’opposition. Selon le Guardian de samedi, des experts britanniques dépêchés à Benghazi encadreraient déjà le commandement des forces rebelles.

Mais pour Albert Stahel, le coup de pouce décisif viendra d’ailleurs: «Des missiles de croisière seront tirés par les sous-marins français et américains sur les QG de Kadhafi, c’est couru d’avance.»

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 03:40

 

 

Bozizé dégage

 

 

Bangui, dimanche 6 mars 2011 (Xinhua) - Des leaders de l’opposition de la République centrafricaine ont créé vendredi soir un "Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011" pour poursuivre leurs actes de contestations des résultats des élections de 2011.

Avec ce front, ils visent également à obtenir la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) et sa recomposition, sensibiliser et mobiliser l’ensemble de la population centrafricaine en vue d’atteindre ces objectifs, a expliqué Simplice Kodégué, porte-parole d’Ange Félix Patassé, ex-président et candidat malheureux des élections du 23 janvier dernier.

D’autres signataires de l’acte de naissance du front comprennent Martin Ziguélé du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), Louis Pierre Gamba et Emile Gros Raymond Nakombo du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), Nicolas Tiangaye (coordonnateur du CFC) ainsi que d’autres leaders de l’opposition.

Les résultats de la présidentielle et des législatives du 23 janvier, donnant le président sortant François Bozizé vainqueur dès le premier tour à 64%, ont été proclamés le 12 février dernier par la Cour constitutionnelle.

(Xinhua)

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 03:32

 

 

 

drapeau françafricain

 

 

3 mars 2011

Raphael Granvaud

 En proposant le 11 janvier dernier, de mettre le « savoir-faire » français au service de Ben Ali, Michèle Alliot-Marie n’a fait que rappeler une composante essentielle de la coopération militaire française. 

Apostrophée sur la violence de la répression du régime Ben Ali, alors qu’on compte déjà 52 morts, la ministre des Affaires étrangères d’alors, Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre de la Défense, a chaleureusement exprimé devant les députés et les caméras de télévision toute la compassion due aux victimes : « Cela montre le bien-fondé de la politique que nous voulons mener quand nous proposons que le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type. »

Si cette réponse est désormais passée à la postérité, c’est essentiellement parce que les manifestants ont finalement réussi à « régler la situation sécuritaire » d’une bien meilleure manière, mais qui n’est pas précisément celle qu’avaient escomptée nos dirigeants. Le tollé qu’elle a provoqué est évidemment réjouissant pour ce qu’il contient d’empathie et de solidarité vis-à-vis des révolutionnaires tunisiens, mais il révèle aussi a contrario la méconnaissance ou l’indifférence habituelle à l’égard de la coopération de la France en matière de « sécurité ».  

Gageons que MAM a dû être la première surprise des réactions provoquées par ses propos, dans la mesure où elle ne faisait que rappeler ce que la France pratique depuis déjà fort longtemps et que les manifestations d’orgueil tricolore à l’égard de cette politique abondent, en particulier dans les publications du ministère de la Défense ou des Affaires étrangères.  

Un héritage colonial…  

Au moment des indépendances, quand la France prend en charge la formation des armées de ses anciennes colonies, la coopération militaire française vise d’une part la formation de forces militaires traditionnelles ou de forces spéciales (gardes présidentielles ou « républicaines », services de renseignement et d’action clandestine, milices, escadrons de la mort…), mais propose aussi des techniques et une doctrine en matière de contrôle des populations.  

Cette formation, qui découle directement des théories et de la pratique de la guerre dite « révolutionnaire » ou « contre-insurrectionnelle », qui place au centre la question de la lutte contre « l’ennemi intérieur » et les « éléments subversifs », s’appuie notamment sur le développement de gendarmeries africaines, toutes formées à l’image de la gendarmerie française. Cet outil est considéré comme particulièrement performant dans la mesure où il peut mener simultanément des activités de police, de renseignement et le cas échéant « monter en force », c’est-à-dire recourir à des moyens militaires.  

Après l’avoir dirigé au Cameroun, en contexte de guerre, contre les insurgés de l’UPC, le lieutenant-colonel Maîtrier est chargé, fort de son expérience, de le mettre en place au Gabon. Les autres dictatures françafricaines suivront.  

… au service de l’ordre…  

Qu’il s’agisse de forces d’occupation, comme en Afghanistan, ou qu’il s’agisse de coopération militaire au service d’un Etat étranger, les officiers de gendarmerie français voient dans leurs offres de service « une indéniable valeur ajoutée en matière de gestion des troubles à l’ordre public » [1  ] au regard de la coopération militaire proposée par les Américains par exemple, du fait précisément de l’expérience coloniale de l’armée française.  

Ainsi, pour reprendre quelques exemples révélateurs, dont certains ont déjà été mentionnés dans Billets d’Afrique : en 1995, un soutien accru aux forces de police et de gendarmerie africaines était justifié par le ministère de la Coopération au nom de « la montée de la criminalité et de l’agitation sociale dans de nombreux pays » [2  ].  

En 2000, la gendarmerie est encore définie comme « l’un des axes prioritaires » de la coopération militaire en Afrique pour le « maintien de l’ordre » [3  ]. C’est d’ailleurs cette même année qu’est créée, au Cameroun, une école nationale à vocation régionale [4  ] baptisée Centre de perfectionnement aux techniques de maintien de l’ordre (CPTMO), dont l’existence est ainsi justifiée par les militaires français quelque temps plus tard, précisément l’année des émeutes anti-Biya au Cameroun en 2008, : « Avec une urbanisation sans cesse croissante, la rue s’est progressivement transformée en un espace privilégié où s’affrontent l’ordre et le désordre », (Frères d’Armes n°261, 2008, revue de la coopération militaire française). Comme on le sait, on comptera des dizaines de morts et des milliers d’arrestation dans les rangs du « désordre ».  

En août 2004, la France signait également avec la dictature gabonaise des conventions de partenariat, dont l’un des axes avait pour objectif de « faciliter la montée en puissance de la gendarmerie mobile pour prévenir tout trouble à l’ordre public susceptible d’intervenir dans le pays à court ou moyen terme », selon le communiqué de l’époque [5  ].  

« Les offres de services françaises s’exportent aujourd’hui bien loin de leur berceau originel. » Le Monde (18 février) nous apprenait ainsi récemment que la France avait formé les forces réprimant la contestation au Bahreïn : « La coopération privilégiée établie depuis quatre ans avec la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité CRS a permis d’accompagner la professionnalisation des unités anti-émeute et d’améliorer la gestion des foules, dans un archipel où il n’est pas rare que les manifestations dégénèrent », précise encore le député UMP Jean-Luc Reitzer, auteur du rapport [sur cette coopération]. « La France mène assez couramment des accords de coopération de sécurité intérieure », rappelle l’élu, citant « la Slovénie, l’Albanie, Israël ou la Libye, également en proie à un mouvement de protestation durement réprimé ».  

Depuis le 16 mars 2009, la coopération militaire a d’ailleurs absorbé officiellement les prérogatives de la coopération en matière de police jusque-là gérée par le SCTIP (Service de coopération technique internationale de police) qui dépendait du ministère de l’Intérieur.  

Le discours justifiant la confusion entre ces deux domaines et l’exportation du « savoir-faire » français emprunte par ailleurs certains de ses arguments à la rhétorique antiterroriste légitimant la participation française à la guerre en Afghanistan : « Dans un contexte international complexe où des menaces influant directement sur la sécurité intérieure naissent et se développent loin de nos frontières, la coopération internationale doit toujours être plus performante », (Frères d’Armes n°258, 2008). Si le contexte est complexe, la pensée reste très simpliste.

…et repeint aux couleurs des droits de l’homme  

Bien sûr, même si la référence aux théoriciens et praticiens de la « guerre révolutionnaire » n’est pas abandonnée, notamment en matière de conflits dits « asymétriques », ou « au sein des populations », la coopération militaire française n’oublie jamais désormais d’afficher « le respect des droits de l’homme », ou des « citoyens » ou de « l’Etat de droit » ou de la « démocratisation » au nombre des principes qu’elle entend promouvoir par ses formations.  

Comme l’écrit un philosophe du maintien de l’ordre français : « Il était nécessaire de trouver un juste équilibre entre la préservation de l’ordre public et le respect des libertés individuelles. De ce fait, la philosophie du maintien de l’ordre a évolué vers un concept plus moderne dans lequel le manifestant n’est plus perçu comme un citoyen momentanément égaré. C’est la naissance du concept de “maintien de l’ordre à visage humain” », (Frères d’Armes n°261, 2008). Mais dans la pratique, ce sont les principes démocratiques qui sont fréquemment « égarés », car l’équilibre est évidemment impossible entre « respect des libertés individuelles » et « maintien de l’ordre » dès lors que cet ordre est injuste, arbitraire, autoritaire, illégitime et contesté par la population…  

En fait, il s’agit simplement pour les militaires français, d’éviter d’être associés publiquement à des formes de répression trop violentes, mais la fonction reste bien la même : soutenir les régimes en place, dans une logique à la fois commerciale, par la vente des équipements et des services français, surtout hors du « pré carré » et poursuivre une politique d’influence, voire d’ingérence, surtout dans le « pré carré ».  

Tant que les débordements ne sont pas trop voyants, la coopération se poursuit. Ainsi par exemple, la coopération militaire française a été (provisoirement) suspendue après le massacre du stade de Conakry, le 28 septembre 2009, mais maintenue au Cameroun après la répression très peu médiatisée de février 2008. De même pour Madagascar, on se contente de noter qu’« à la lumière des évènements de 20-00-, malheureusement réitérés en -2009, il apparaît nécessaire de se pencher sur le concept du maintien de l’ordre et de l’intervention » (Frères d’Armes n°261, 2008), mais la formation des forces spéciales de la gendarmerie se poursuit, ainsi qu’à Djibouti où une unité de 150 hommes « hautement opérationnelle, [a reçu] le renfort du major Pacheco, spécialiste françaises techniques commando » pour « le maintien de l’ordre et l’intervention », (Frères d’Armes n°253, 2008).

  Matraque électoral pour dictateur  

La France, en même temps qu’elle incitait les dirigeants africains « amis de la France » à promulguer des scores électoraux « raisonnables » au moment de leur réélection, s’est d’ailleurs fait une spécialité dans la formation de forces aptes à gérer les « crises postélectorales » (c’est-à-dire les émeutes qui ne manquaient pas de suivre certaines mascarades électorales) sans pour autant recourir aux massacres, un prérequis pour bénéficier de la passivité de la « communauté internationale ». On retrouve ici exactement le sens de la proposition de Michèle Alliot-Marie à Ben Ali.  

Ainsi par exemple en 2005, la France formait une force spéciale anti-émeute contre « les violences pré et post-électorales » au service d’Idriss Déby au Tchad [6  ]. Un peu plus tard au Togo, après avoir renforcé la formation et les dotations à la gendarmerie togolaise en vue des élections législatives puis présidentielles (« sécurisation des cycles électoraux », en langage de coopérant militaire, ce qui permet de le comptabiliser en aide publique au développement), la France a contribué au « processus de démocratisation » à côté des autres partenaires européens en prenant en charge la formation d’une « Force sécurité élection présidentielle », la FOSEP, composée de 6000 policiers et gendarmes, qui a permis à Faure Eyadéma, au lendemain de sa « réélection », de réprimer les partisans de Jean-Pierre Fabre sans répéter les massacres qui avaient accompagné son coup d’Etat en 2005.

A la cérémonie de dissolution de cette force, le ministre togolais de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Atcha Titikpina, impliqué dans les massacres de 2005, expliquait que l’expérience togolaise de sécurisation électorale ferait école au sein de la CEDEAO (Xinhua, 24 avril 2010).  

Ironie de l’histoire, il y a un peu plus d’un an, La Lettre du Continent (n°596) signalait, alors que le climat diplomatique entre Paris et Abidjan s’était réchauffé, que « les militaires français dispensent quelques formations gratuites à leurs frères d’armes ivoiriens : des exercices de maintien de l’ordre et de contrôle des foules. Très utile à l’approche du scrutin… ».  

Etrangement, ils ne s’en vantent pas beaucoup aujourd’hui…

 

__________________________________________________

 

[1  ] Colonel Franceschi, « Concept Recamp, PESD et Gendarmerie », Revue Défense nationale n°7, juillet 2005.

[2  ] La Lettre de la rue Monsieur (du ministère de la Coopération) n° 63, mai 1995, cité par Comi M. Toulabor, « La France : souteneur de la dictature au Togo, in Billets d’Afrique n°122, février 2004.

[3  B. Cazeneuve, Rapport d’information n°3394 sur « La réforme de la coopération militaire », 20 novembre 2001, p. 56.

[4  ] La France a créé une quinzaine d’ENVR dans différents pays africains, qui constituent un élément important de son dispositif de coopération militaire.

[5  V. Sègre, « Bongo en campagne », Billets d’Afrique n°140, octobre 2005.

[6  ] TchadForum, 12 juin 2005, cité par Billets d’Afrique n°137.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 01:44

 

 

centrafrique

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A UN PROJET D'ENLEVEMENT ET    D'ASSASSINAT

 

Dans la matinée du 04 Mars 2011, le libérateur Abdoulaye, adjoint du Capitaine Eugène NGAÏKOISSET, officier des FACA d’origine Tchadienne, habitant derrière le bar amical situé dans le 3e arrondissement de Bangui, aurait réuni à son domicile son escadron de la mort au sujet d’une mission spéciale d’enlèvement et d’assassinat commandité au plus haut niveau de l’Etat concernant :

1.   Monsieur Guy Simplice KODEGUE, Porte-Parole du Président PATASSE ;

2.   L’aide de camp du Président du MLPC, Martin ZIGUELE ;

3.   Une personnalité politique dont l’identité n’a pas été révélée.

Le libérateur Abdoulaye séance tenante aurait également mis en œuvre les stratégies de repérage des indices pouvant lui faciliter l’exécution de sa macabre mission d’enlèvement et d’assassinats.

Aussi, de ce qui précède, nous tenons à prendre à témoin le peuple Centrafricain tout entier et la Communauté Internationale.

 

Fait à Bangui, le 06 Mars 2011

 

Le Porte-Parole

 

Guy Simplice KODEGUE

 

 

NDLR : Le  "libérateur" Abdoulaye de la garde présidentielle dont il est question dans ce communiqué est celui-là même qui avait récemment sévi à Carnot avant, pendant et après les élections du 23 janvier en s'illustrant surtout par de nombreux passages à tabac de collecteurs de diamant à qui il a extorqué également beaucoup d'argent.  

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 23:36

 

 

Patasse.jpg

 

 

Bangui, 5 mars (C.A.P) - L'ex-président Ange-Félix Patassé a été admis d'urgence à la clinique Chouaib ce samedi 5 mars en fin d'après-midi à la suite d'un malaise dont il a subitement été victime a-t-on appris d'une source proche de sa famille. En début de soirée ce samedi, son état se serait subtantiellement amélioré toujours selon une source proche de son entourage qui a même ajouté qu'il se serait notamment alimenté.  

 

Le refus opposé à certaines personnalités venues pour lui rendre visite par l'équipe médicale qui avait pris en charge l'ancien président donne à penser que l'état dans lequel il avait initialement été conduit à la clinique était d'une certaine gravité dit-on également dans son entourage qui n'hésite pas à faire un lien entre l'état du célèbre malade et les récentes tracasseries dont il était l'objet par son entourage interposé de la part du pouvoir bozizéen. 

 

La police politique avait en effet effectuée une descente musclée au siège de la coordination de sa campagne électorale à la recherche d'armes de guerre dit-on, fouilles qui s'étaient révélées infructueuses mais qui avaient néanmoins entraîné l'arrestation de cinq personnes présentes sur les lieux. Quatre seront relâchées quelques jours après sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elles mais la cinquième personne serait toujours détenue jusqu'à présent.

 

L'arrestation dans des conditions rocambolesques par la gendarmerie en compagnie d'un élément de la FOMAC et un pasteur le 1er mars dernier de Armel Ningatoloum Sayo, responsable de la sécurité de Patassé et un des fils de son actuelle épouse, serait la goutte d'eau qui  aurait sérieusement donné des soucis à l'ancien président, ce qui serait la cause de ses ennuis de santé ose-t-on avancer dans l' entourage de l'ex président. 

 

Il y a lieu de rappeler qu'Ange Félix Patassé a eu 76 ans le 25 janvier dernier. Il a signé il y a à peine vingt quatre heures la plate-forme du Front pour l'Annulation et la Reprise des Elections du 23 janvier 2011 (FARE) aux côtés des leaders du Collectif des Forces du Changement (CFC) notamment Emile Gros Raymond Nakombo, Martin Ziguélé etNicolas Tiangaye, candidats aux dernières élections préésidentielles et législatives transformées par Bozizé et le KNK en une véritable et honteuse mascarade.   

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 23:33

 

 

RCA

 

Source: Brookings Institution 28 Fev 2011


Résumé exécutif

Les populations actuellement déplacées à l’intérieur de la République Centrafricaine (RCA), soit un total estimé à 200.000 personnes, font face à de graves problèmes de protection et d’assistance, notamment l’insécurité persistante et des besoins urgents en nourriture, eau et hygiène, santé et abri adéquat. Un grand nombre d’enfants manquent d’accès à l’éducation depuis plusieurs années. Bien que certaines personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) soient retournées chez elles, la vaste majorité des PDI attend une solution durable à leur déplacement, tandis que de nouveaux déplacements ont toujours lieu jusqu'à ce jour.1 Les conditions de vie des PDI restent précaires et préoccupantes; toutefois, le problème est toujours peu connu hors du pays.

L’État Centrafricain a oeuvré au cours des dernières années pour répondre au phénomène du déplacement à travers plusieurs mesures, parmi lesquelles: la signature, suivie de la ratification, du Pacte des Grands Lacs et ses deux Protocoles relatifs aux PDI, la signature de la Convention de l’Union Africaine relative aux PDI (Convention de Kampala), l’établissement d’un Comité National, ainsi que le soutien apporté aux deux visites effectuées dans le pays, en 2007 et 2010, par le Représentant du Secrétaire général des Nations Unies pour les Droits de l’Homme des PDI (RSG-PDI). Plus généralement, l’État est bien avancé quant à la ratification des instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de lhomme, ainsi que ladoption de plusieurs lois nationales dans ce domaine.

Pourtant, il reste à assurer l’intégration dans le cadre normatif national certains instruments internationaux et régionaux. Conscient de ce besoin en ce qui concerne les droits des PDI, l’État Centrafricain s’est engagé à entreprendre un audit du cadre juridique et politique national existant en vue d’identifier les lacunes et d’harmoniser ce cadre normatif avec les Protocoles des Grands Lacs relatifs aux PDI et les Principes directeurs des Nations Unies relatifs au déplacement de personnes à l'intérieur de leur pays. En fait, un tel examen des lois et politiques nationales est conforme aux obligations de l’État selon les Protocoles des Grands Lacs relatifs aux PDI, ainsi que la Convention de Kampala. Il est à noter que l’État Centrafricain est le premier pays en Afrique à prendre une telle initiative.

Suite à une demande du Gouvernement adressée au RSG-PDI, et avec l’accord et l’appui de l’UNHCR, une assistance technique a été fournie par le Projet Brookings-Berne afin d’entreprendre la compilation et l’analyse des lois existantes en RCA, et en particulier d’évaluer leur conformité avec les normes internationales, régionales et sous-régionales pour la protection des PDI. L’étude vise à fournir au Gouvernement et aux agences et ONG humanitaires des informations identifiant les lacunes légales qui empêchent les PDI d’exercer leurs droits, et à proposer des recommandations pour combler ces lacunes.

Afin de mettre le cadre juridique en RCA en conformité avec les normes internationales, régionales et sous-régionales relatives aux PDI, il est recommandé la mise en place d’un plan d’action comprenant deux volets: (1) modifier plusieurs lois nationales existantes afin de combler les lacunes, clarifier les zones d’ombres et/ou assouplir des règles générales créant des exigences faisant obstacle au respect des droits des PDI; et (2) rédiger et adopter une loi-cadre relative aux PDI. Ce rapport identifie les éléments essentiels d’un tel projet de loi relative aux PDI, ainsi que les amendements qu’il est recommandé d’apporter aux textes légaux existants.

L’auteur de cette étude espère que toutes les entités oeuvrant en faveur des PDI en Centrafrique, et en particulier le groupe de travail récemment établie avec la mission d’élaborer une loi cadre relative aux PDI, trouveront dans le présent document les orientations qui pourront guider leurs actions et leur permettre de mieux cerner et donc d’aborder les problèmes auxquels sont confrontés les PDI centrafricains.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation