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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 13:36

 

LIBREVILLE (AFP) - mercredi 02 avril 2008 - 10h16 - Deux mois après avoir été arrêté à la fin d'un raid rebelle à N'Djamena, l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh est toujours porté disparu et la commission d'enquête "obtenue" par le président Nicolas Sarkozy, contestée de partout, ne s'est pas encore réunie.

"Deux mois sans aucune nouvelle, ça nous préoccupe beaucoup", dit Moussa Mahamat Saleh, un cousin du porte-parole de la principale coalition de l'opposition, la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC).

Selon des témoignages concordants, Ibni Oumar Mahamat Saleh a été arrêté le 3 février par des membres de la garde présidentielle du chef de l'Etat Idriss Deby Itno, ce que les autorités nient. Deux autres opposants interpellés dans les mêmes conditions, l'ex-président Lol Mahamat Choua et le député Ngarlejy Yorongar, ont depuis retrouvé la liberté.

Sous couvert de l'anonymat, plusieurs membres de l'opposition disent craindre que leur porte-parole soit mort. Ngarlejy Yorongar, qui affirme avoir été détenu dans la même "prison" de N'Djamena, en est même presque certain.

"Nous ne croyons pas qu'il soit mort", proteste Moussa Mahamat Saleh, tout en avouant ne pas avoir d'informations à ce sujet. "Nous lançons un SOS à la communauté internationale pour qu'elle fasse pression sur Deby".

Jusqu'ici, la communauté internationale a essentiellement obtenu une "commission d'enquête", qui ne s'est jamais réunie.

Très critiqué pour sa visite à N'Djamena le 27 février, après avoir aidé Idriss Deby à repousser les rebelles et alors que des opposants manquaient à l'appel, Nicolas Sarkozy a tenté de tourner la situation à son avantage en annonçant que son homologue tchadien avait "accepté" de créer une commission d'enquête "internationale".

Or, les critiques ont immédiatement fusé. Opposants, proches d'Ibni Oumar, défenseurs des droits de l'Homme et même, en coulisses, diplomates européens ont tous contesté une commission presque intégralement nommée par Idriss Deby et que dirige un de ses alliés, le président de l'Assemblée nationale Nassour Ouaïdou.

La France, l'Union européenne et la Francophonie, censées être représentées au sein de cette instance controversée, ont participé à des réunions pour la "remanier" afin de la rendre "plus crédible", selon un diplomate.

"Les Européens et la Francophonie vont avoir un statut d'observateurs et non de membres, et la commission devient nationale et non internationale", explique sa porte-parole Hélène Lambatim.

"Nous menons aussi des négociations pour intégrer des représentants de l'opposition et de la société civile dans la commission", ajoute-t-elle, tout en reconnaissant des "difficultés" pour les convaincre, liées à "un problème de crédibilité" de l'instance.

Président de la Ligue tchadienne des droits de l'Homme (LTDH), Massalbaye Tenebaye dit ainsi avoir été "approché" avant de "refuser" de faire partie de la commission. "Elle n'est pas du tout indépendante", tranche-t-il, "il faut une personnalité étrangère, africaine de préférence, pour la diriger".

Même son de cloche à la CPDC, qui réclame, outre "la libération immédiate et inconditionnelle" d'Ibni Oumar, la mise en place d'une commission "réellement internationale et réellement indépendante".

"La France, qui a aidé militairement Deby à chasser les rebelles, a les moyens de faire pression sur lui", note l'ancien chef de l'Etat Lol Mahamat Choua. "Mais jusqu'ici, la visite de Sarkozy n'a pas eu beaucoup de résultats".

L'organisation Human Rights Watch (HRW) résume à sa manière: "Le président Deby a mystifié le président Sarkozy".

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 13:34



- Libération

Le président tchadien vient d’instaurer une loi qui baillonne les journalistes.

«On ne peut plus rien critiquer ou commenter.» Jean-Claude Nékim, rédacteur en chef du journal N’Djamena Bi-Hebdo, a étudié de bout en bout «l’ordonnance n° 5» du 20 février instaurant un nouveau régime de la presse au Tchad. Il l’a même comparée point par point avec l’ancienne loi. «Ça va être très difficile de travailler dans ces conditions, soupire-t-il. L’offense au chef de l’Etat, par exemple, va limiter considérablement la couverture de l’actualité politique puisque le président de la République concentre tous les pouvoirs, il intervient à tous les niveaux. Si on ne peut avoir une lecture critique de son action, on perd notre rôle de veille

Le rétablissement de l’autorisation administrative, la collaboration avec l’ennemi, l’incitation à la haine tribale, les atteintes à la sûreté intérieure comme extérieure, autant de dispositions jugées «liberticides» par la presse et les radios privées. «Tous ces nouveaux délits de presse n’ont pas de contour très défini. On ne sait plus si l’on peut parler d’ethnie, de clan, du chef de l’Etat ou des rebelles. On risque de tous entrer dans la logique de l’autocensure», déplore l’un de ses confrères, Daniel Dipombé, journaliste à l’hebdomadaire privé le Temps.

«Dissuasion». Du côté du gouvernement, on minimise. «Il n’y a pas beaucoup de différence avec l’ancienne loi, à part la création de nouvelles infractions», explique le ministre tchadien de la Communication, Hourmadji Moussa Doumgor. Avant de concéder : «C’est pour permettre de faire de la dissuasion, créer une peur du gendarme.» L’ordonnance n° 5 a été adoptée en catimini par le gouvernement tchadien à la faveur de l’état d’urgence instauré après l’attaque rebelle sur la capitale des 2 et 3 février.

«Ils avaient tenté de passer ce même texte de loi auparavant devant l’Assemblée, mais il avait été rejeté. Ils ont juste attendu leur heure», rappelle Jean-Claude Nékim. Le véritable «tournant», selon les journalistes tchadiens, date du mois de décembre, avec l’arrestation du directeur de publication Nadjikimo Bénoudjita et la fermeture de son journal Notre Temps. Ce journaliste avait taxé le président Idriss Déby de «criminel de guerre», soulevant sa responsabilité notamment dans les massacres commis sous le régime de son prédécesseur Hissène Habré, qui devrait être bientôt jugé au Sénégal.

«Casser la plume». Le président tchadien rentrait alors de l’est du pays, où il avait participé à de violents combats contre la rébellion. Et, à l’occasion de l’Aïd el Kebir, avait critiqué l’excès de démocratie et de liberté. «Trop de liberté tue la liberté. Trop de liberté, nous tombons dans le désordre. Trop de démocratie détruit la société», avait-il alors déclaré. Le ministre de l’Intérieur, Ahmat Bachir, a promis, dans la foulée, de «casser la plume» de «celui qui écrirait n’importe quoi». Une radio privée, FM Liberté, a été à son tour fermée et ses dirigeants un temps emprisonnés.

«La liberté de la presse était l’un des points forts du régime de Déby depuis son accession au pouvoir en 1990. Il n’avait que faire de ce qui se disait dans des journaux publiés pour l’essentiel dans la capitale et à quelques milliers d’exemplaires, commente un diplomate en poste dans la région. Cela permettait à la France de dire aux autres pays de la communauté internationale : Déby n’est peut-être pas le mieux, mais c’est le "moins pire".»

Caricature. Depuis la fin de l’état d’urgence, journaux et radios privées, organisations professionnelles de la presse et associations de défense des droits de l’homme se sont réunis au sein de la «Coalition pour la liberté de la presse au Tchad»,dont le but est l’abrogation de l’ordonnance n° 5. Sa première réalisation est le Journal des journaux, une édition spéciale conçue par les équipes de six médias tchadiens. En une, titrée «Ordonnance n° 5 : la mise à mort de la presse», une caricature montre le président Déby brandissant une arme estampillée «ordonnance 05» contre les cinq journaux privés du pays.

«Outre son caractère liberticide, cette loi est inconstitutionnelle», martèle Jean-Claude Nékim. Un avis partagé par le président de l’Assemblée nationale, Nassour Guélendouksia Ouaïdou. «C’est une loi qu’on avait rejetée au niveau de l’Assemblée. Or, l’état d’urgence ne suspend pas la Constitution, l’Assemblée n’était pas dissoute, l’article 87 parle de mesures exceptionnelles et ne donne pas le droit au gouvernement de légiférer sur tout», explique-t-il.

SONIA ROLLEY

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 13:26

 

 

Time is gone. Ideas and minds change. The world  gives all opportunities to set improvements in men conditions of life. Making part of the world requires to be clever and smart. World, means progress, growth, peace, security, poverty reduction, promotion of unlimited freedom. World means politics economics, technology and innovation. It is true for advanced economies. Also, it is true for emerging economies and poor countries. But, understanding the world as process of  progress and development deserves Statesman.. Developed countries have theirs. In Sub-Saharan Africa exactly in French former colonies, Statesman is difficult to find. What is happening  now in this region explains this lack or default.

 

And, Central African Republic could be pointed as an example on this case. Since  the Independence to now, there is no Statesman except Mr Ange Felix Patassé former President overthrown by Coup since March 15, 2003. If Central African Republic is in plight, and severe crises now, it is easy to explain : No Statesman. Those who proclaim themselves policymakers of politics seek for their individual interests, not these of State.

 

Central African Republic now  pays the ignorance and selfishness of their policymakers. Such,  Jean Bedel Bokassa, André Kolingba and now François Bozizé, all are trained the country in blooshed, tribalism and nepotism. And now this country is in leeway. Imagination, courage, ideas and patriotism are out of its policymakers. They stem division and hate among citizens. They are the killers of State. Since Independence Central African Republic has not yet  set in the way of prosperity, growth and infrastructures development. It is to say that There is no Statesman in this country. Regarding crises it faces something is wrong. Central African Republic

needs now Statesman . It needs new ideas and new approch of  its interests.

 

Central African Republic does not look like Gabon of Bongo, Congo-Brazzaville of Nguesso, Chad of Idriss Deby, Cameroon of Paul Biya, nor Equatorial Guinea of Bazogo Nguema. To deter Bongo's anachronistic way of governance which is a poison for freedom and democracy,  it depends on Central African Republic citizens to think differently having democracy as a goal. A  political plan which is designed for Cemac is that : Bongo's regime must be an example according to Presidents of Cemac countries. It is a dangerous plot. It is to say Central African Republic citizens should change mind in order to participate on the move to democracy without Bozizé and Bongo's political filth strategy.



 

Dire la vérité sur la Centrafrique ; c'est penser une nouvelle Centrafrique.  Dire que la Centrafrique manque d'hommes d'Etat ; c'est  la  mettre devant les réalités politiques qui sont les siennes. Et les réalités se trouvent dans la crise interminable qui la tourmente depuis les Indépendances. Quand l'on expose que la globalisation est une nécessité pour le développement : c'est vrai, mais elle s'accompagne avec des idées Des idées des hommes d'Etat..  Ils réfléchissent. Et, ils établissent des projets politiques pour doter leur pays des technologies synonymes de progrès et de croissance économique. L'Afrique francophone souffre du manque d'hommes d'Etat.  La Centrafrique est un exemple à citer à plus d'un titre. La Centrafrique n'a pas d'hommes d'Etat, à l'exception de Mr Ange Félix Patassé déchu par le coupd'Etat de Bozizé le 15 Mars 2003.

 

Disons-le  Et l'on est tout  sérieux. Les crises de la Centrafrique durent et perdurent. Les hommes d'Etat font défaut. Ceux qui se proclament politiques, sont les mêmes qui tuent la Centrafrique. Ils sont ses fossoyeurs. C'est pertinent, l'on doit accepter et surtout reconnaître pour changer de mentalité politique. Jean-Bedel Bokassa, André Kolingba et maintenant Bozizé l'on a connu la boucherie humaine, le tribalisme et le népotisme. Cela se poursuit. L'homme d'Etat n'y est pas. Les politiques défendent leurs intérêts  au détriment de ceux de l'Etat. Et la Centrafrique est dans la dérive. Le monde dont  la Centrafrique fait partie est un monde qui change, progresse et s'améliore. Donc, elle aussi doit changer.

 

Cela dit, avec des hommes d'Etat comme l'on trouve dans les pays développés et ceux qui émergent. La Centrafrique est déplorable, à cause des politiques. Ils divisent. Ils sèment la haine. Puis ils dilapident les deniers de l'Etat  Que les politiques prennent conscience que la Centrafrique a trop souffert. Il faut une fin. Pour ce faire les politiques doivent se défaire de Bozizé. Si vous dites pourquoi ? Observez l'état de la Centrafrique.  La Centrafrique est plus que moribonde. Et aussi Bozizé fait est membre de l'anachronisme politique de Bongo. Bongo impose son système politique aux chefs d'Etat de la Cémac. L'on peut accepter ce système. C'est pourquoi les politiques doivent opter pour la défense de la démocratie et la liberté. La Centrafrique doit jeter aux orties Bozizé et le siystème Bongo. Elle doit être différente et exemplaire.


C'est cela l'Etat de Droit. C'est cela l'Etat républicain Elle l'exige avec tenacité et ferveur. Il  lui faut des hommes d'Etat.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 17:22

28 mars Victor Angelo, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), a rencontré hier à Bangui, en République centrafricaine, le président François Bozizé et le Premier ministre Faustin-Archange Touadéra au sujet de la nouvelle Mission.

« Victor Angelo a déclaré aux autorités centrafricaines que l'objectif de sa visite était de leur présenter ses respects et d'expliquer le mandat de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) », indique un communiqué publié aujourd'hui à N'Djamena.

La MINURCAT et l'EUFOR, la Force européenne mandatée par l'ONU pour la protection des populations civiles, sont des « sœurs jumelles intimement liées par la nature de leur travail et, en fin de compte, complémentaires », a déclaré Victor Angelo.

Tandis que l'EUFOR est en charge de la sécurité dans les zones d'intervention, la MINURCAT forme et oriente les personnes responsables de la protection des réfugiés dans les camps et des personnes déplacées à proximité des camps.

LPremier ministre a exprimé le souhait de voir se réunir à la même table tous les centrafricains. « Nous comptons sur l'ONU pour nous aider à y parvenir », a-t-il lancé.

Tout en réaffirmant son intérêt pour le mandat de la MINURCAT, le président a dit espérer que la présence multidimensionnelle – MINURCAT et EUFOR – contribue à résoudre les difficultés qui assaillent le pays, notamment dans le domaine de la sécurité et du banditisme.

La semaine dernière, la MINURCAT et les autorités tchadiennes ont signé l'Accord sur le statut de la MINURCAT qui établit les principes légaux régissant la présence de la Mission dans le pays (dépêche du 24.03.2008).

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 16:15


05 2008 18:45:00 GMT

Rédigé par: Ruth Gidley
 
REUTERS / David Lewis

1. Pratiquement personne ne sait rien à son sujet


La République centrafricaine, un petit pays de 4 millions d'habitants situé exactement où son nom l'indique, se classe parmi les moins connus des endroits du monde. Souvent, il figure sur les listes mettant en évidence les pays les plus sous-évalués par les urgences humanitaires, y compris le top 10 annuel publié par les secours internationaux organisme Médecins Sans Frontières (MSF).

2. Il est relié au TCHAD et au DARFOUR


La République centrafricaine est intimement liée à ses voisins. Il est en sandwich entre le Tchad et le Soudan au nord et au Cameroun à l'ouest. En dessous, la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo Brazzaville.
CAR du conflit - entre le gouvernement et les groupes rebelles qui veulent le renverser - est parfois décrite comme retombées de la hausse de profil guerres au Tchad et au Soudan. Certains travailleurs humanitaires s'inquiètent de ce minimise les problèmes propres à chaque pays.
Mais il existe d'importants liens, et de l'analyste Africaniste Alex de Waal affirme Tchad, la RDC, l'Erythrée, la Libye, le Soudan et l'Ouganda ont tous des intérêts en République centrafricaine à l'avenir. Les rebelles tchadiens basés au Soudan sont actifs en RCA, et ont même recruté quelques-uns de leurs commandants militaires. Rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur ont également eu recours à l'est de la République centrafricaine comme base.
les personnes déracinées traversent toutes ses frontières, avec 45000 réfugiés centgrafricains au Cameroun, au Tchad et 50 000 en 3000 au Soudan. Dans l'autre sens, des centaines sont arrivées depuis cette année suite aux bouleversements au Tchad, et les travailleurs humanitaires disent qu'ils ont des plans d'urgence si plus de réfugiés - ou rebelles démobilisés – viennent sur leur chemin.

3. 300.000 personnes déplacées


Nous parlons d'un lieu où près de 300 000 personnes ont été déracinées par la violence, et les familles planquées en brousse pour échapper aux rebelles anti-gouvernementaux, aux forces gouvernementales qui ont détruit leurs villages et aux bandits ravisseurs d’enfants. Ils font des raids et pillent en toute impunité, comme le gouvernement a peu de contrôle au-delà de la capitale, Bangui.
Les organismes d'aide disent que la violence est la plus extrême au nord-ouest et nord-est, où des villageois sont pris dans un conflit entre le gouvernement et les rebelles, et sont vulnérables aux attaques des deux.
Environ un tiers de ces personnes ont fui le pays. Mais les autres qui sont toujours en RCA ont tendance à ne pas se déplacer très loin de leur domicile. Nombreux sont ceux qui campent dans la brousse à proximité de leurs villages rasés, en continuant à travailler dans leurs champs quand ils le peuvent ou le défrichement de nouvelles parcelles de terrain dans la brousse, comme l'explique un rapport de Novembre 2007 par MSF.
Il est difficile pour les familles de récupérer lorsque leurs semences et de fournitures d'urgence ont été brûlés ou pillés, et le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PM) dit des milliers de personnes risquent la famine.
L'armée a vivement été critiquée par les groupes de défense des droits de l’homme et les organismes d'aide pour les brutales attaques contre des villages - brûlant les maisons, tabassant les hommes et violant les femmes - mais le président semble avoir freiné ses forces suite à la pression internationale.
Deux groupes rebelles ont signé la paix avec le gouvernement au début de 2007, bien que les travailleurs humanitaires disent que les accords de paix ne sont pas respectés sur le terrain. Mais un troisième groupe rebelle - le plus important - n'a même pas venir à la table.

4. Enfants et adultes tout le temps enlevés


Les habitants ruraux vivent également dans la crainte de «zaraguinas» - coupeurs de route  spécialisés dans les enlèvements de bébés et d'enfants pour obtenir une rançon. Toute personne en position de pouvoir et de richesse risque d'être enlevé trop de chefs et des pasteurs pour les enseignants et les travailleurs de la santé. Les organismes d'aide disent qu’ un grand nombre des bandits viennent du Tchad et du Niger. Refugees International a publié des renseignements utiles sur les zaraguinas en janvier.
Dans le nord, un autre facteur alimentant la violence est la présence de pasteurs armés tchadiens qui traversent la frontière au cours de la saison sèche, et parfois des affrontements avec la population locale sur les routes d'accès au pâturage. Braconniers armés opèrent dans le sud-ouest. Les problèmes sont imbriqués car les bandits profitent de l'anarchie qui accompagne le conflit politique.

5. Elle a des soldats de maintien de paix étrangers


Multinationale de maintien de la paix ont été déployés dans les différentes incarnations depuis 1997. À l'heure actuelle, les policiers non armés de la mission de l'ONU, MINURCAT, ont pour mandat de travailler dans le nord de la République centrafricaine et le Tchad oriental, à côté d'une armée de maintien de la paix la force de l'Union européenne, l'EUFOR.
En vertu de la même résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, de 3700, forte de l'EUFOR est chargé de protéger les camps de réfugiés, tandis que les plus petites MINURCAT met l'accent sur la formation de la police et de conseiller les autorités sur les droits de l'homme et les menaces à la sécurité.

6. C'est un cas CPI


La République centrafricaine est l'un des quatre pays à l'honneur de la Cour pénale internationale à ce jour. La CPI enquête sur les crimes de guerre commis par les rebelles de la République démocratique du Congo, en 2002-2003, la violence en RCA.

7. ELLE EST TRES, TRES PAUVRE


Avec l'espérance de vie à peine au-dessus de 43 ans, les statistiques du pays sur le plan humanitaire sont parmi les pires de la planète en dépit de sa richesse en diamants et en bois.

8. Presque pas de routes, et encore moins de soins de santé ou d'éducation


Les responsables des Nations Unies, ont déclaré en février, qu’ils étaient en train d’aider le gouvernement à combattre une épidémie de méningite. Une décennie d'instabilité du gouvernement a laissé les services de santé en lambeaux. La plupart du personnel médical dans les zones rurales ont abandonné leur poste en raison de l'insécurité et des salaires impayés, et il y a une pénurie chronique de médicaments et de vaccins essentiels. Vous trouverez de plus amples informations sur cette crise dans l'exposé  de AlertNet.
Même là où les soins de santé existent, peu de gens peuvent se permettre de les payer.

Le VIH / sida est l'un des taux les plus élevés de la région, avec plus de 10 pour cent de la population adulte vivant avec le virus, selon l'ONUSIDA.

9. Les organismes d'aide internationaux y travaillent


Il y a aujourd'hui environ 30 organisations de secours opérant dans la région reculée du nord-est et nord-ouest, y compris MSF, International Rescue Committee (IRC), Caritas, Merlin et Première Urgence. Certains d'entre eux tiennent des "écoles de brousse" dans une zone où le système éducatif officiel est inexistant.
Il y a eu une grosse augmentation de la présence de l'aide depuis 2006, date à laquelle seule une poignée d'organisations non gouvernementales internationales ont travaillé dans cette région isolée. Des organisations humanitaires et de développement en RCA gérer une ressource emballé blog-site, qui vaut bien une visite.
La sécurité est tellement mauvaise que la plupart des ambassades et des organismes internationaux sont basés dans des pays voisins notamment au Cameroun.

10. les donateurs l’ignorent


Les organismes d'aide dire que c'est difficile d'obtenir des fonds de donateurs hésitent à donner de l'argent à un pays qui a eu 11 coups dans la dernière décennie et est en proie à une histoire de corruption.
«Elle n'est pas seulement pauvre -, elle est de plus en plus pauvre», explique Toby Lanzer, le coordinateur humanitaire résident des Nations unies, qui pense que 2008 est une année charnière et cruciale pour RCA.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 11:23

 

LEMONDE.FR avec AFP | 31.03.08 | 16h17  •  Mis à jour le 31.03.08 | 21h14



Six Français, membres de l'association L'Arche de Zoé, ont été graciés, lundi 31 mars, par le biais d'un décret signé de la main du président tchadien, Idriss Déby. Un second décret élargit le Tchadien Mahamat Dagot, un chef de quartier de Tiné, ville frontalière du Soudan, condamné à quatre ans de prison pour "complicité de tentative d'enlèvement d'enfants". Après avoir reçu le document confirmant la grâce accordée aux six ressortissants français, le ministère de la justice français a affirmé, en fin d'après-midi, que leur libération devrait intervenir "dans les heures qui viennent".

Dominique Aubry, un sapeur-pompier âgée de 30 ans employé comme logisticien bénévole dans l'association, a été le premier à être remis en liberté, lundi en début de soirée. Il était attendu à la sortie du centre pénitentiaire de Caen par ses proches. "On prend tous un pot ensemble, puis il rentrera chez lui. On fera une fête plus tard. On n'a rien programmé car on n'y croyait plus", a déclaré le président de son comité de soutien, Jean-Paul Nourrisson.

Peu de temps après, Alain Péligat, autre membre de l'ONG, a été libéré à son tour de la prison de Villenauxe-la-Grande, dans l'Aube. La mère d'Eric Breteau, président de l'ONG, a indiqué qu'elle attendait la libération de son fils "dans les 48 heures" car "il y a la levée d'écrou, il y a des formalités administratives assez longues".

COMPENSATION FINANCIÈRE

A peine sauvé, avec le soutien militaire de la France, d'une attaque rebelle qui a failli le renverser les 2 et 3 février, le chef de l'Etat tchadien s'était dit "prêt à pardonner" aux six condamnés français. Vendredi, le Conseil supérieur de la magistrature tchadien avait déjà donné un "avis favorable" à la demande de grâce. La dernière personne condamnée dans cette affaire, Souleïmane Ibrahim Adam, un Soudanais qui a servi d'intermédiaire dans la région tchadienne d'Adré, n'a pas été gracié "car il n'en a pas fait la demande", a précisé le ministre de la justice tchadien, Albert Pahimi Padacké.

Les membres de L'Arche de Zoé avaient été arrêtés le 25 octobre 2007 à Abéché, principale ville de l'est du Tchad, alors qu'ils s'apprêtaient à faire embarquer à bord d'un Boeing cent trois enfants, présentés à tort comme des orphelins du Darfour. Condamnés le 26 décembre par la Cour criminelle de N'Djamena à huit ans de travaux forcés pour "tentative d'enlèvement d'enfants", ils avaient été transférés en France, conformément à une convention bilatérale, où leur peine avait été convertie en huit ans d'emprisonnement.

Mais le problème de la compensation financière reste entier. Les familles des victimes attendent en effet toujours les 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) que les condamnés doivent verser "solidairement" aux victimes. "La question financière n'est pas concernée par la grâce", a précisé la justice tchadienne, lundi.

Les membres de L'Arche de Zoé restent également sous le coup d'une enquête française. Après leur rapatriement, Eric Breteau, sa compagne et assistante Emilie Lelouch, le médecin Philippe Van Winkelberg et le logisticien Alain Péligat ont été inculpés notamment d'"aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France". L'infirmière Nadia Merimi et l'autre logisticien, Dominique Aubry, ont pour leur part été entendus avec le statut de témoin assisté.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 11:19


(TchadVision 31/03/2008)

Il y a un mois, juste après l'offensive des forces de la résistance nationale sur la capitale N'djaména, le dictateur Idriss Deby Itno a dépêché une délégation auprès du Président Sénégal Mr. Abdoulaye Wade pour lui demander de servir de médiateur dans la crise qui prévaut entre le Tchad et le Soudan.

Le Président Sénégalais, tout en acceptant la médiation, s'est d'abord approché du Guide de la révolution libyenne, le Colonel Mouammar Khadafi, pour s'enquérir de l'Etat du dossier vu le nombre important d'accords déjà signés entre le Tchad et le Soudan, et tout particulièrement le dernier en date du 25 octobre 2007, signé à Syrte sous l'égide du SENSAD, de l'UA, des représentations diplomatiques et organisations internationales accréditées en Libye. Accord qui, comme tout le monde le sait, a été violé par Idriss Deby le 26 Novembre 2007 par l’attaque des positions des forces de l'UFDD à Abgoulen.
Toutefois, la médiation sénégalaise est entreprise entre les deux Etats en belligérance. Il n'a donc pas été question d'une médiation entre les protagonistes internes de la crise tchadienne.

Cela étant, nous avons été indignés par les termes utilisés par le Chef de l'Etat sénégalais qui a qualifié l'Alliance Nationale (AN) de “ Bandes armées ” qu'il faut désarmer.
Le vocabulaire utilisé par le Président Wade pour désigner le MFDC (rébellion du Sud Sénégal) ne peut être forcement applicable pour l'Alliance Nationale tchadienne.
Les forces de l'A.N. constituent une armée structurée et organisée.
Dans les rangs de l’A.N., il y a des officiers de haut rang (Généraux, Colonels, Capitaines, ...) qui capitalisent des expériences militaires rares, de haut fonctionnaires de l'Etat (Ministres, Directeurs Généraux, Ambassadeurs, Magistrats, enseignants, ...), des Tchadiens de profession libérale (Médecins, Avocats, Artistes....), des Commerçants, Artisans, et aussi des Etudiants, Eleveurs, Agriculteurs...des chômeurs, bref, toutes les composantes de la société civile.
Par conséquent, l’Alliance Nationale ne peut être traitée de “ bandes armées ” encore moins de “ mercenaires ” comme aime bien le chanter son homologue, le dictateur Idriss Deby. Le Président Wade doit donc revoir son vocabulaire concernant l'Alliance Nationale au risque de perdre son étiquette de médiateur.
Nous avons été surpris de voir le Président Abdoulaye Wade embarqué dans les manœuvres dilatoires d'Idriss Deby et de la françafrique qui s'activent contre vents et marées pour camoufler la crise profonde tchadienne tantôt en conflit Tchad - Soudan, tantôt en conflit du Darfour.

Bref, le règne d'Idriss Deby, vieux de 18 ans déjà, est marqué par des soubresauts de rebellions (plus de 15) qui n'ont pu avoir de solutions que dans le sang. Ceux qui ont cherché à dialoguer avec Idriss Deby, ont été assassinés à la table de négociation. D’autres ont été victimes d’actes odieux de terrorisme (véhicules minés, bandes incontrôlées) ou victimes de pratiques mafieuses (arrestations, extraditions extra-judicaires des pays voisins et exécution à N’djaména). Cette criminalité à l’échelle nationale n’a épargné personne (hommes, femmes, enfants),et les exemples ne manquent pas.

Si ce ne sont pas des assassinats ciblés, ce sont des arrestations arbitraires, des tortures cruelles, des bastonnades, des brimades et toutes les formes d’humiliations qui constituent le lot quotidien des populations tchadiennes. La bande de mercenaires (MJE et MLS) et les sbires de Deby sévissent et brillent dans le viol de jeunes filles et des femmes (comme arme d’humiliation et de combat).

Le pillage systématique des deniers publics et le bradage des ressources nationales sont aussi criminels. La corruption (le Tchad occupe la 1ère place des pays les plus corrompus au monde) et le clanisme érigé en institution d’Etat ferment la boucle. De Deby au petit planton du clan planqué dans un quelconque bureau de la fonction publique, des douanes ou de la sécurité, la formule de 15 % initiée par Deby lui-même s’impose aux autres citoyens pour tout service public demandé.

Aujourd’hui, les ressources financières générées par l’exploitation pétrolière sont détournées par le clan Deby, ses acolytes et les mercenaires de tout genre et toute nationalité qui gravitent autour du régime MPS. L’achat des armes de guerre engloutit plusieurs centaines de milliards et contribue à faire des heureux qui construisent des châteaux à l’étranger comme à N’djaména où leurs voisins immédiats ne parviennent pas à assurer les trois repas quotidiens.

L’éducation nationale (écoles, universités, enseignants), la santé publique (hôpitaux, maternités, dispensaires, les services d’hygiène, infirmiers, sages-femmes, médecins), l’agriculture, l’élevage, le sport, les services municipaux (éclairage public, la voirie, la propreté des villes), la sécurité, …etc. sont parmi tant d’autres secteurs vitaux de la nation abandonnés et en état de délabrement total.
D’après Idriss Deby Itno, cela relève de la responsabilité du Premier ministre ! ! ! (Et de quoi est-il responsable Deby ?).

Le peuple Tchadien a vite déchanté au slogan du 4 décembre 1990 : « … je ne vous amène ni or ni argent, mais la liberté et la démocratie…. ». L’or et l’argent, vous savez ce qu’il en est advenu, jugeons-en pour ce qui est de la liberté et de la démocratie.

En 1993, trois ans après son installation au pouvoir et les jouissances qui l'accompagnèrent, Idriss Deby organise une conférence nationale « souveraine » afin de légitimer son coup de force. Ce fut une grande kermesse où des armes ont même été brulées. Au finish, les recommandations de la conférence nationale consignées dans un cahier de charges ont été aussitôt balancées dans la corbeille.

Il a fallu attendre 1996, trois ans après la conférence nationale et six ans après sa prise du pouvoir par les armes, pour qu’Idriss Deby se résigne à organiser ses premières élections législatives et présidentielles marquées par des fraudes massives. Outre les multiples manœuvres liées à l’organisation du vote (recensement, distribution des cartes, système de contrôle, …), un bourrage honteux des urnes, en moyenne de 20% (c’est dire le nombre de votants a dépassé de 20 % le nombre des inscrits) a été relevé. Les tchadiens de l’étranger qui auraient voté, ont été estimé officiellement à plus de la moitié de la population tchadienne. Ainsi commence le premier mandat présidentiel d’Idriss Deby Itno !

En 2001, même procédure pour le second et dernier mandat présidentiel (constitutionnellement !) pour Idriss Deby. Cette fois-ci, on perfectionne avec les machines informatiques. Plus besoin d’aller dans les quartiers pour bourrer les urnes ou fausser les procès verbaux, les marchands blancs des fraudes électorales offrent des services de qualité.
L’opposition démocratique s’agite, Deby arrête les responsables et les torture violemment. Pour la petite histoire, l’actuel Premier ministre, Mr. Kassiré Koumakoye, candidat à cette élection présidentielle, a été incarcéré à la maison d’arrêt de N’djaména trois semaines avant le vote et puis libéré après la proclamation des résultats donnant Deby gagnant au premier tour.

En 2006, c’est l’ère des modifications des Constitutions. Idriss Deby Itno ne fera pas exception, surtout soutenu par le gourou de la françafrique, le président Jacques Chirac, qui estime qu’au Tchad, il n’y a encore personne qui puisse remplacer le soldat Deby. Le référendum de juin 2005 a enregistré un taux de participation inférieur à 12 % et fut tout de même validé, consacrant ainsi une présidence à vie pour Idriss Deby Itno.

L’opposition démocratique boycotte les élections qui auront lieu tout de même le 5 mai 2006 et ce malgré l’insurrection générale de l’armée, la multiplication des mouvements rebelles et surtout l’assaut sur la capitale N’djaména lancé par les rebelles du FUC le 13 avril 2006, c'est-à-dire trois semaines seulement avant le jour du vote. Idriss Deby Itno passe au premier tour.

En 18 ans de règne, Idriss Deby Itno a déjà utilisé 13 Premiers ministres et nommé plus de 1.100 Ministres. Le pilotage à vue du gouvernement a installé une pagaille sans précédent dans le pays et facilité l’émergence d’une mentalité indigne de nos valeurs et traditions tchadiennes.

Sous la pression de la France, de la commission européenne et de l’union africaine, l’opposition démocratique est contrainte de desserrer l’étau politique sur Idriss Deby Itno et accepte d’ouvrir des négociations. Mais c’est peine perdue, l’accord politique signé au mois d’août 2007 a été jeté à la corbeille comme à l’accoutumé. Il sera dépoussiéré et remis sur la table après l’attaque de N’djaména par les forces de la résistance nationale (la CMU) au début du mois de février dernier. Cette gifle des rebelles a exposé devant le monde entier le chaos militaire et politique du régime d’Idriss Deby Itno.

Aujourd'hui, quiconque cherche à défendre le régime d’Idriss Deby Itno se discrédite vis-à-vis du peuple tchadien qui aspire légitimement à un changement politique synonyme d’espoir, de paix, de démocratie, de liberté, de bonne gouvernance, de justice, de progrès social, de patriotisme, …etc.

L’Alliance Nationale est composée d'hommes et de femmes connus pour leur courage, leur intégrité, leur moralité et leur patriotisme tant dans leur pays et qu'à l'échelle internationale. L’A.N. a toujours prôné le dialogue national inclusif mais c’est sans compter avec Idriss Deby Itno et ses parrains qui ne cherchent qu’à écraser dans le sang toute voix discordante.

Traiter les forces de la résistance nationale de « bandes armées », c’est porter atteinte à l’élan du peuple tchadien qui a tant donné pour une vie meilleure et toujours fauché par ses faux amis mais qui n’a jamais baissé les bras. La résistance nationale est déterminée pour atteindre ses objectifs. Aucune force ne pourra la désarmer car la cause défendue est juste et noble.

Quant à Mr. Alpha Oumar Konaré, président sortant de l’Union Africaine (UA), il peut comprendre que la résistance nationale n’a pas le temps de polémiquer et espère que son successeur sera beaucoup plus digne dans ses actions et consacrera un peu plus de son temps pour écouter toutes les parties en conflit au Tchad.

Toutefois, la prise du pouvoir par les armes est faite au prix de notre vie. Cette lutte est menée au nom de la liberté, de la justice et de la démocratie. Elle est aussi menée pour le respect des institutions républicaines et contre les répressions sanglantes des paisibles citoyens et le pillage sans vergogne des caisses de l’Etat.
Nous luttons contre les élections bidon validées à l'Elysée et qui servent à fabriquer des roitelets dans un système qui se veut démocratique. Or un peu partout en Afrique, c’est malheureusement bien la tendance. On travestit les Constitutions pour se faire élire « démocratiquement » 45 ans durant, sinon on s'arrange à se faire succéder par son rejeton. C’est ce que nous devons refuser pour notre pays le Tchad.
Et c’est le cas du dictateur, le soldat Idriss Deby Itno (soutenu par le “ médiateur ”` Wade) connu pour ses crimes, ses comptes bourrés au Liechtenstein et ailleurs, son incompétence et sa carence intellectuelle, ses trafics de drogues dures et de fausses monnaies, son implication dans les conflits sous-régionaux (RDC, Congo, RCA, Niger, Soudan) et ses pratiques corruptrices qui ont fini par ruiner notre pays.

L’Alliance Nationale, à travers toutes ses déclarations, a toujours prêché pour le dialogue inclusif et fait confiance aux médiateurs dans la crise tchadienne et particulièrement à tous ceux qui n'ont jamais cessé de déployer des efforts sincères à l' endroit du Tchad. Le peuple tchadien les interpelle solennellement afin de continuer leur mission salutaire et humanitaire.

Les forces de la résistance nationale sont déterminées à apporter ce changement que le peuple tchadien réclame et souhaite ardemment et personne ne l’empêchera d’y parvenir.


La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 11:17

 

LIBREVILLE (AFP) - mardi 01 avril 2008 - 11h25 - Des combats ont éclaté mardi matin dans l'extrême est du Tchad entre des rebelles et l'armée, deux mois après l'offensive ratée qui a failli renverser le président tchadien Idriss Deby Itno à N'Djamena, ont affirmé des responsables de la rébellion.

 

"Il y a des combats vers Adé (localité frontalière du Soudan) et ils sont toujours en cours", a déclaré Ali Gadaye, le porte-parole de l'Alliance nationale (AN) qui rassemble la plupart des groupes armés hostiles au président Deby.

 

"Les forces gouvernementales sont arrivées, elles nous ont attaqué, nous avons attaqué à notre tour et nous occupons maintenant Adé", a ajouté un autre responsable rebelle qui a requis l'anonymat, joint sur téléphone satellitaire depuis Libreville. Aucun responsable de l'armée n'était joignable dans l'immédiat.

 

Les 2 et 3 février, après avoir traversé le pays en provenance de leurs bases arrière soudanaises en moins d'une semaine, les rebelles tchadiens avaient attaqué N'Djamena, acculant le président Deby dans son palais.

Ce dernier les avait repoussés in extremis, notamment avec un soutien militaire de la France.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 11:12

 

 

République Centrafricaine /QG/29/03/2008

N'Délé (RCA), le 29 mars 2008. - En date du 07 décembre 2007 à Tiringoulou, l'UFDR a rediffusé la Déclaration suivante qu'elle tient à rappeler à l'opinion nationale et internationale :
La nullité ou caducité du décret présidentiel no. 07.292 portant création du comité préparatoire du dialogue politique inclusif en République centrafricaine Par UFDR.

L'Union des Forces Démocratiques et du Rassemblement (UFDR) réitère à la population centrafricaine et à la communauté internationale son engagement, sa détermination et sa mobilisation pour le Dialogue Politique Inclusif en République Centrafricaine, le souhait ultime de la majorité écrasante de notre population qui y voit la condition sine qua none pour la sécurité publique, la réconciliation nationale, la paix effective qui permettra à notre peuple de se mobiliser pour le chantier de son
développement durable et soutenable.

L'UFDR rejette, à sa face même, le Décret présidentiel de François Bozizé No. 07.292 portant création du Comité préparatoire du Dialogue Politique Inclusif, pour des raisons majeures suivantes :
1. Ce décret crée un Comité pentadactyle (de vingt cinq entités) dont les membres reflètent non seulement le caractère exclusif de sa composition, mais aussi le caractère arbitraire que s'arroge le régime en place quant à la validation des personnes habilitées à faire partie de ce Comité select et exclusif;
2. L'approche autoritaire et dictatoriale manifeste pour imposer Bangui comme lieu du Dialogue politique, qui n'est inclusif que de nom, ainsi que pour fixer le nombre des représentants des seules cinq entités exclusivement choisies du Comité pentarchique, le pouvoir en place s'y arrogeant la part du lion.

Pour l'UFDR, cette tentative du régime actuel en République Centrafricaine de vouloir mettre sur pied un Comité préparatoire du Dialogue Politique Inclusif en excluant la voie de la majorité silencieuse de la population centrafricaine qu'incarne l'UFDR dans le noble combat qu'elle mène pour la justice, l'instauration d'un État de
droit et d'une bonne gouvernance dans la transparence, vient confirmer clairement non seulement le manque de vision et de patriotisme, l'irresponsabilité, le désengagement, l'inefficacité et l'incompétence de François Bozizé, son gouvernement et ses acolytes, dont les intérêts pécuniaires sectaires individuels priment sur l'intérêt national, leur acharnement à se cramponner au pouvoir pour que notre pays continue à faire la manchette des pays mal gouvernés, très pauvres et lourdement endettés.

D'aucuns dans notre pays sont unanimes pour la tenue du Dialogue Politique Inclusif pour
sortir le pays du marasme dans le quel il est plongé depuis fort longtemps. Malheureusement, malgré le climat politique de trouble qui règne à Bangui et dans les régions en général, le Général François Bozizé a décidé sciemment d'étouffer ce Dialogue voulu à sa fondation même, l'UFDR prend en témoin l'opinion nationale, internationale, l'EUFOR et les bailleurs de fonds de Centrafrique.

En effet, de la composition du Comité préparatoire du Dialogue Politique Inclusif dépend la faisabilité effective du Dialogue tant attendu et voulu par toutes les forces vives du pays. Ce Comité préparatoire devrait définir les sujets à
discuter, l'échéancier, le lieu, le nombre et les critères de participants, le budget et d'autres thèmes collatéraux utiles.
Comme le Comité préparatoire décrété par Bozizé est exclusif dès le départ, son Dialogue politique ne pourra jamais être inclusif. En d'autres termes, Bozizé refuse sciemment au peuple centrafricain son Dialogue Politique Inclusif de salut national.

Le
Bureau politique et le Bureau militaire de l'UFDR avec la force de ses combattants de la justice dans ses bases nationales, soutenus par la majorité silencieuse de la population, convaincus de leur mission sont plus que jamais mobilisés pour la tenue de ce Dialogue. L'UFDR fait appel à tous les Centrafricains de bonne volonté et leurs amis de vomir le sectarisme et d'œuvrer avec elle pour qu'enfin le peuple de notre pays, la République Centrafricaine, se débarrasse du régime kléptocratique de Bozizé retrouve sa dignité et se mette sur la voie de la prospérité qu'il mérite. Fin.

Bozizé nomme un inconnu de l'UFDR, Cheikh Tidiane Deya, représentant de l'UFDR au comité préparatoire de son dialogue exclusif Quand le ridicule ne tue pas, Bozizé vient de reconnaître, par décret présidentiel lu à la radio nationale en date du 30 novembre 2007, Monsieur Cheikh Tidiane Deya de nationalité soudanaise, comme représentant de l'Union des Forces Démocratiques et du Rassemblement (UFDR) au Dialogue politique national soi-disant inclusif. L'UFDR déclare et affirme solennellement qu'elle n'a jamais eu un individu nommé Cheikh Tidiane Deya dans ses rangs. L'UFDR proteste avec véhémence contre la tactique vile et criminelle qu'utilise Bozizé pour nommer les représentants que l'UFDR ne connaît même pas à son Comité des préparatifs de son simulacre de Dialogue.

L'UFDR réitère à tout qui veut
bien entendre qu'elle est une force politique nationale qui incarne la majorité silencieuse des forces vives de notre pays. Elle souligne que toute tentative de vouloir organiser les préparatifs du Dialogue politique national inclusif, en l'excluant, signifie que non seulement Bozizé refuse à notre peuple son Dialogue véritablement inclusif, à l'issu duquel notre pays, la République Centrafricaine, se dotera d'un programme politique et de développement au potentiel énorme émanant de ses forces constructives, mais surtout que Bozizé se disqualifie lui-même faute de vision et de compétence pour diriger notre pays. L'UFDR demeure solidaire avec toutes les forces vives nationales de bonne volonté qui s'expriment dans d'autres organes politiques que le nôtre du pays, et qui voient, comme elle, que le régime de Bangui ne veut pas du tout de Dialogue politique inclusif. Le silence de l'UFDR sur le terrain est un message adressé aussi bien à notre peuple et ses amis qu'à l'opinion internationale pour souligner sa mobilisation pour un véritable Dialogue politique intracentrafricain inclusif. Pour des raisons que nous mentionnions déjà le 28 octobre 2007, l'UFDR ne participe donc ni aux préparatifs du « Dialogue type François Bozizé et François Lonsény Fall qui d'ailleurs n'a pas compris la raison de l'échec de son prédécesseur le général Lamine Cissé en Centrafrique » ni au simulacre de Dialogue qui en découlerait.

La Haute Autorité de l'UFDR tend la main à tous les exclus par le Régime de François Bozizé du Dialogue politique et leur demande de faire preuve de grandeur d'âme, de solidarité et d'unité pour notre salut national condition sine qua none pour la victoire finale en Centrafrique!
À bon entendeur salut.

Fait à N'Délé (RCA), le 29 mars 2008


Pour la Haute Autorité de l'UFDR-RCA,
Justin KOMBO, Responsable des opérations
E-mail : Justin.ufdr@yahoo.fr

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 19:54

(Agence Centrafrique Presse 31/03/2008)



Le ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration Régionale et de la Francophonie, M. Dieudonné Kombo-Yaya a annoncé vendredi la création prochaine à Bangui d'un « village francophone ».

M. Dieudonné Kombo-Yaya, lors des manifestations de la journée de la francophonie (photo Kobadobo/Acap) S'exprimant à l'occasion des manifestations de la journée de la Francophonie à Bangui, M. Kombo-Yaya que « cet espace permettra de faire de nombreuses activités linguistiques, culturelles et offrira l'occasion d'organiser des rencontres francophones locales ».

« la République Centrafricaine va bientôt assurer la présidence de la CEMAC et à cette occasion, elle fera appel à l'assistance de l'OIF dans plusieurs domaines entre autres, l'élaboration des positions dans les négociations des Accords de partenariat Economique (APE) avec l'Union Européenne », a-t-il poursuivi.

Il a expliqué que « notre pays pourrait mettre à profit son mandat pour conduire l'élaboration d'une politique régionale commune appuyée sur les politiques nationales déjà validée au niveau de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ».

Il a souligné que cette rencontre permettra de poursuivre les discussions avec certains bailleurs de fonds qui, en octobre 2007, avaient déjà évoqué 2 dossiers majeurs, notamment celui des infrastructures nécessaires au désenclavement des régions productrices, à la circulation des biens et des personnes et à la mise à niveau des entreprises enfin la compensation des pertes des recettes fiscales et douanières liées à certains aspects des Accords de Partenariat Economique et l'adoption de politiques sectorielles permettant de réduire leur impact.


Samedi 29 Mars 2008
Gaëtan Kobadobo/ACAP


 

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