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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 11:45

 

 

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La plainte de la famille de Charles Massi, l'ancien ministre centrafricain devenu opposant, a été jugée recevable à Paris et transmise au parquet de Versailles.

La plainte contre X déposée en août en France par les avocats François Gibault et Jean-Charles Tchikaya, afin de faire la lumière sur la disparition, il y a tout juste un an, de l'opposant centrafricain Charles Massi, a été jugée recevable suite aux premières investigations de la police judiciaire française. Le parquet de Paris a transmis le dossier, le 23 novembre, au procureur de la République de Versailles, déclaré compétent territorialement. Les autorités judiciaires françaises sont donc habilitées à instruire cette plainte pour "torture, traitements inhumains et meurtre".

Dans le cadre de ce dossier, des proches du président François Bozizé, voire le chef de l'Etat lui-même, pourraient être entendus.

Ancien ministre ayant rejoint les rangs de l'opposition, Charles Massi a disparu en décembre 2009 après avoir été arrêté au Tchad, puis remis au régime en place à Bangui. Il serait décédé dans la prison de Bossembélé des suites des traitements infligés par des membres de la Garde présidentielle (GP) centrafricaine. Pour appuyer leur démarche, les deux avocats, qui conseillent la famille Massi représentée par le beau-fils de l'opposant disparu, Eric Neris-Massi, se fondent sur des éléments de preuves "accablants" émanant d'autorités ministérielles centrafricaines et de militaires proches de Francis Bozizé, fils du chef de l'Etat et actuel ministre délégué à la présidence chargé de la défense. A suivre…


Source : La Lettre du Continent n°601, du 9 décembre 2010.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 01:02

 

 

Kabila-Kabangue.jpg

 

 

La séquestration depuis quarante-huit heures par la garde présidentielle sur ordre de Bozizé des membres de la Commission électorale afin qu’ils se dépêchent d’apprêter les listes électorales pour absolument rendre possible le  scrutin du 23 janvier 2011 montre clairement que malgré les obstacles techniques rédhibitoires et le considérable retard enregistré par la CEI sur le chronogramme du processus électoral, Bozizé veut tordre le cou à la réalité pour tenir coûte que coûte le calendrier.  

Selon nos informations, alors que rien n’est prêt au niveau de la préparation des élections, Bozizé aurait réussi à convaincre le président de la RDC, Joseph Kabila Kabangé qui doit aussi aller aux urnes dans son pays en 2011, de tout faire pour que l'organisation sous régionale la CEEAC puisse réunir auprès de ses Etats membres la bagatelle de sept (7) milliards de F CFA pour lui permettre de financer les élections. Mieux, le dictateur de Bangui se serait également mis d’accord avec Kabila pour qu’il envoie des soldats de la RDC « sécuriser » les élections en Centrafrique. Il existe donc bel et bien un axe Kinshasa - Bangui.

Dans un pays qui n’a pas encore fini d’exorciser les démons des rebelles du MLC de Jean-Pierre Bemba dont le procès vient seulement de s’ouvrir à la Cour Pénale Internationale, on ne peut comprendre qu’une fois de plus, Bozizé croît devoir faire appel une fois de plus, à des forces étrangères pour la bonne tenue d’un acte de souveraineté par excellence comme les élections. Quand est ce que Bozizé va-t-il arrêter de sous-traiter les problèmes du pays à des l’étranger ?

L’armée de la RDC est bien connue pour sa participation dans les exactions de toutes sortes et de graves violences sexuelles sur son propre territoire qui ne cessent de défrayer la chronique et susciter les condamnations du monde entier. Ce n’est pas une armée modèle et disciplinée à envoyer dans des opérations de maintien de la paix dans d’autres pays. Les soldats de la RDC n’ont rien à envier aux rebelles du MLC de Jean-Pierre Bemba de sinistre réputation.

Tous les Centrafricains doivent se lever comme un seul homme pour barrer la route et faire échec aux complots et magouilles de Bozizé et Kabila visant à déployer des soldats congolais sur le territoire centrafricain afin de s’assurer un hold-up électoral à l’issue des prochaines élections en Centrafrique. Bozizé ne veut reculer devant aucun plan machiavélique pour parvenir à conserver son fauteuil présidentiel. Qui se ressemble s’assemble ! Comme le régime de Bozizé, celui de Joseph Kabila s’est aussi tristement spécialisé ces derniers temps dans d’odieux assassinats d’opposants à son pouvoir.

Le déploiement des soldats de la garde présidentielle autour du siège de la CEI est bien la preuve que Bozizé n’hésitera pas le cas échéant, à faire la même chose lorsque, si d’aventure les résultats des élections présidentielles ne lui étaient pas favorables. Il sera prompt à recourir à la force armée et aux canons pour inverser les résultats des dites élections en sa faveur. Il l’a même clairement laissé entendre lors des nombreuses réunions avec ses « tontons macoutes » dont Centrafrique-Presse a suffisamment rendu compte. Va-t-on le laisser faire ? Voilà la bonne question ! A en juger par l’hypocrisie et l’inertie de la communauté internationale, rien n’est exclu.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 23:49

 

 

drapeau françafricain

 

 

(Afrik.com 22/12/2010)

Le film de Patrick Benquet crée des remous sur le continent africain. L’intention était de faire découvrir au grand public une zone obscure de l’histoire contemporaine, cinquante années de relations politiques et économiques entre l’Etat français et ses anciennes colonies africaines. Mais Françafrique, le documentaire en deux parties de Patrick Benquet, diffusé sur France 2 les 9 et 16 décembre, n’est plus seulement un brillant cours d’histoire, il est entré dans l’histoire, influençant quasi instantanément le sujet même qu’il traite. En Côte d’Ivoire et au Gabon, le film est instrumentalisé par les pro-Gbagbo et les anti-Bongo, au grand dam de son auteur.

Lundi, à Libreville, des membres de l’Union nationale, une coalition de partis d’opposition, manifestaient devant l’Assemblée nationale pour réclamer le départ du président Ali Bongo, qu’ils jugent « illégitime ». Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés par la police, avant d’être relâchés dans la soirée. Leur principal argument ? La diffusion par France 2 de la première partie du film Françafrique, intitulé « Raison d’Etat », dans laquelle est révélé qu’André Mba Obame a gagné l’élection présidentielle de 2009 avec 42% des voix contre 37% au fils d’Omar Bongo Ondimba. Une révélation qui vient appuyer le combat qu’ils mènent, depuis la proclamation des résultats, pour la reconnaissance de la vérité.

Le tripatouillage électoral gabonais n’émeut pas Maurice Delaunay, l’un des personnages interviewés dans le film. « L’élection a peut-être été un peu truquée comme partout, mais bon… », déclare-t-il. La suite du documentaire permet de comprendre pourquoi cet ancien ambassadeur français à Libreville n’est pas choqué par cette éventualité. Il a été sous les ordres du Monsieur Afrique du général De Gaulle, Jacques Foccart, qui a fait et défait les présidents africains des anciennes colonies françaises. Léon Mba et Omar Bongo au Gabon, Ahmadou Ahidjo au Cameroun, Félix Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire… Des hommes aux ordres d’une France soucieuse de son approvisionnement en énergie après l’indépendance de l’Algérie.

Une instrumentalisation imparable

Des chefs d’Etat manipulés par la France. Ce sont ces images que la télévision nationale ivoirienne (RTI), aux mains du camp Gbagbo, a diffusées en boucle. Des images dont Charles Blé Goudé, le leader des Jeunes patriotes bombardé ministre de la Jeunesse, a fait l’apologie ce week-end lors de sa tournée dans plusieurs quartiers populaires d’Abidjan. Alors que les médias français, jugés partiaux et favorables à Alassane Ouattara, le rival de Laurent Gbagbo, sont interdits de diffusion sur le territoire national, Charles Blé Goudé a autorisé, avec force félicitations publiques à l’appui, les équipes de France 2 à le suivre dans ses meetings, leur chaîne ayant coproduit et diffusé le film. Dans un communiqué daté du 15 décembre, la Compagnie des Phares et Balises, productrice de Françafrique, a précisé qu’elle « refuse toute instrumentalisation du film dans le cadre du conflit en cours en Côte d’Ivoire ». Peine perdue, donc.


En levant un pan du voile qui cachait au grand public, français et africain, la politique française sur le continent noir depuis les indépendances, Patrick Benquet et son conseiller historique, Antoine Glaser, ne pensaient sans doute pas que leur travail serait si promptement récupéré. Le formidable impact du film tient dans son sujet, très sensible et terriblement actuel, mais aussi dans la qualité du traitement qui lui a été réservé. Françafrique est un film remarquable, tant dans le fond que dans la forme. Une leçon d’histoire.

par Franck Salin

© Copyright Afrik.com

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 23:46

 

 

afrique

 

 

APA – Douala (Cameroun) 22-12-2010 - La mission d’information du président sortant de Côte d’Ivoire de passage au Cameroun a exprimé son inquiétude à propos des « menaces de génocide » qui pèsent sur la Côte d’Ivoire.

« Notre pays court un grave risque de génocide, raison pour laquelle nous voulons attirer l’attention de l’opinion internationale en affirmant que la situation pourrait être plus grave qu’au Rwanda il y a quelques années », ont insisté des émissaires du président sortant.

Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel alors que la Commission électorale indépendante (CEI) a plébiscité son adversaire Alassane Ouattara au terme du deuxième tour de la présidentielle ivoirienne le 28 novembre 2010.

Arrivée au Cameroun lundi afin d’expliquer aux autorités et au peuple camerounais « la situation réelle post électorale » qui règne dans ce pays, la mission du camp Gbagbo a fait le point de son séjour au Cameroun après des rencontres avec des responsables politiques de tout bord, avant de mettre le cap mercredi sur le Gabon « pour les mêmes rasions ».

« La Côte d’Ivoire est sous la menace d’un génocide. Si cela arrive, ce sera la faute la faute de l’ONUCI (la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire) dont la chaîne de radio ONUCI FM qui émet dans le pays distille à longueur de journée, des messages de haine pour dresser les Ivoiriens contre les Ivoiriens », a déclaré le chef de délégation Pierre Dagbo Godé, par ailleurs conseiller en communication à la présidence.

« Le mot génocide n’est pas fort », a dit un membre de cette mission.

 « Quand on appelle une partie de la population à descendre dans la rue, au soulèvement contre les autres et à lutter contre le régime au prétexte qu’il s’accroche au pouvoir, en l’encourageant à faire usage de tous les moyens, à quoi doit-on s’attendre si ce n’est à attiser la haine entre les communautés ».

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 23:41

 

 

logo ONU

 

Mme Zewde Work

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 22-12-2010 - La représentante du Secrétaire général des Nations-Unies en Centrafrique, Sahle Work Zewdé, a annoncé mercredi au cours d’une conférence de presse relative à la situation en République Centrafricaine, la prolongation jusqu’en décembre 2011, du mandat du Bureau Intégré des Nations-Unies en Centrafrique (BINUCA).

Le Conseil de Sécurité a demandé à la Commission Electorale Indépendante de poursuivre ses efforts en vue de respecter le calendrier convenu par toutes les parties concernées et de résoudre rapidement les problèmes d’ordre technique et logistique en suspens de manière transparente et consensuelle, avec l’appui de la communauté internationale

Il a lancé un appel aux groupes politico-militaires afin qu’ils prennent les mesures requises pour mener à terme sans tarder, dans la transparence et le respect du principe de responsabilité, le processus de désarmement et de démobilisation. Il a demandé au gouvernement centrafricain d’accélérer l’élaboration et l’application de la stratégie nationale de réintégration des anciens combattants.

Le conseil a condamné toutes les attaques commises par des groupes armés locaux et étrangers, qui menacent la population, ainsi que la paix et la stabilité dans le pays et la sous -région, y compris celles lancées les 19 juillet et 24 novembre à Birao par la Convention des patriotes pour la Paix et la Justice.

Par ailleurs, le Conseil s’est félicité du concours apporté par la Mission de Consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX) à l’appui d’une paix et d’une sécurité durables en République Centrafricaine, et demandé aux organisations régionale et sous – régionale d’envisager, à la requête du gouvernement centrafricain, de nouvelles mesures en vue de renforcer la sécurité dans le pays, comme le renforcement de la Mission.

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 15:46

 

 

urne

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 22 Décembre 2010 13:51

Certains habitants de la circonscription de Nola 2 (ouest de Centrafrique), revendiquent encore ce mercredi 22 décembre 2010, leurs cartes d’électeurs. Ils remettent ainsi en cause les dernières opérations du recensement électoral. Une revendication qui intervient à 31 jours de la tenue des élections en Centrafrique.

D’après ces derniers, ils ne « disposent pas de ces cartes bien qu’ils aient été recensés par la Commission Electorale Indépendante (CEI) locale. D’autres exigent de la CEI, le renouvellement desdites opérations.

Pour un des responsables de la CEI locale, « ce sont ceux qui ont attendu la fin des opérations qui manquent l’embarquement, donc, les cartes d’électeurs ». Il précise que face à une telle situation, « seules les instances suprêmes peuvent décanter la situation ».

Ce mécontentement vient au moment où la CEI achemine les matériels électoraux lourds sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

Signalons que les opérations du recensement électoral ont pris fin le 21 novembre et a duré un mois. Les élections groupées se tiendront le 23 janvier 2011.

 

NDLR : Il n’y a pas que les citoyens de Nola qui n’ont pas de cartes d’électeurs. C’est tous les électeurs qui n’en ont pas encore reçu puisque les cartes provisoires remises lors du recensement sont censées être reprises et échangées contre de vraies cartes d’électeurs définitives. En être encore là à un mois du scrutin est totalement surréaliste et interdit le vote du 23 janvier 2011. Un report s’impose plus que jamais.

 

 

Le personnel des finances interdit de réunion

Radio Ndéké Luka Mercredi, 22 Décembre 2010 13:53

Le Collectif du personnel des régies financières a été empêché de se réunir ce mercredi 22 décembre 2010, à la bourse de travail à Bangui par des policiers.

Ils devraient se rencontrer pour discuter de nouvelles directives à prendre par rapport à leur mouvement de grève qui se poursuit.

Les grévistes réclament le paiement de trois mois de leurs quottes part. Dans un Communiqué de presse, le collectif des syndicats de base des Finances dénonce le comportement du Gouvernement qui, « au lieu de prendre des mesures d’apaisement, sollicite plutôt l’intervention des forces de défense comme résolution des conflits ».

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 15:14

 

 

Binguis 

 

 

Bangui, 22 décembre 2010 (C.A.P) - Sur ordre du dictateur sanguinaire de Bangui François Bozizé, tous les membres de coordination nationale de la Commission électorale (CEI) sont séquestrés depuis hier au siège de ladite commission où ils planchent sur les listes électorales. L’enceinte de l’Assemblée nationale où se trouve le siège de la CEI, est sévèrement gardée par les éléments de la garde présidentielle fortement armés qui leur interdisent toute sortie. Les membres de la CEI ont passé la nuit qui dans sa voiture, qui sur des chaises.

 Motif : le dictateur est vraiment pressé d’aller aux élections à la date prévue du 23 janvier 2011 et leur impose de travailler d'arrache-pied pour achever les listes électorales.

Cela en dit long sur les conditions de liberté de travail de la CEI, de la transparence du processus électoral et augure bien de ce qui pourrait advenir à cette CEI si elle s’avisait à proclamer la victoire d’un autre candidat à la présidentielle que sieur François Bozizé.Le spectre ivoirien guette de plus en plus la République centrafricaine. Ce qui est vraiment surprenant est le mutisme et l'indifférence de la communauté internationale et ses représentants sur place à Bangui devant les foucades et comportements dictatoriaux du soudard Bozizé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 02:17

 

 

sida malade

 

 

Jeudi dernier, les auditeurs de Radio France Internationale ont dû suivre avec effarement  l’émission de la journaliste Claire Hedon « Priorité Santé » consacrée à la lutte contre le Sida en Centrafrique. Aux questions précises posées par la journaliste, plusieurs médecins et responsables nationaux dont le ministre de la santé,  ont tenté d’avancer des explications plus ou moins maladroites et en tout cas très embarrassées devant le véritable fléau de la corruption et des malversations financières qui gangrènent particulièrement le Comité national de Lutte contre le Sida (CNLS) dont enfin la tristement célèbre coordinatrice vient seulement d’être limogée.

Cette corruption structurelle au CNLS est malheureusement à l’origine de nombreuses ruptures intempestives des précieuses molécules d’ARV dont ne doivent pourtant pas manquer les nombreux malades du SIDA pour lesquels le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme a dégagé une enveloppe de 40 millions de dollars US sur cinq ans. Les interlocuteurs de Claire Hedon ont fait semblant de ne pas comprendre pourquoi le Fonds mondial décide parfois de suspendre ses décaissements, occasionnant ainsi de dommageables ruptures d’ARV aux malades. Ils ont même poussé le ridicule jusqu’à évoquer le cas de certains pays africains où des malversations auraient aussi été commises sans qu’ils aient pu subir le même sort que le Centrafrique.

Ils faisaient clairement au Mali et à la Mauritanie où le Fonds mondial, suite à ses contrôles périodiques, avait constaté des malversations financières portant sur plusieurs millions de dollars. Mais dans le cas de ces deux pays, les auteurs de ces détournements ont été identifié, épinglés et mis en prison. Or en Centrafrique, force est de constater malheureusement que les auteurs et coupables de corruption et autres détournements, non seulement ne sont nullement inquiétés mais continuent d’être protégés et d’exercer tranquillement leurs fonctions comme si de rien n’était. C’est cela qui est totalement inadmissible et que le Fonds mondial ne saurait tolérer, d’où les sanctions. L’impunité des auteurs de malversation, c’est bien connu en République centrafricaine, non seulement ne risquent rien du tout mais narguent tout le monde et se prévalent ouvertement de la couverture des dignitaires du pouvoir bozizéen.   

Durant l’émission, on a malheureusement suivi avec émotion les différents témoignages de certains malades qui décrivaient et parlaient de leur pitoyable sort dans des termes saisissants, et des conséquences des ruptures d’ARV à la suite des sanctions prises par le Fonds mondial pour protester contre les malversations et détournements criminels au CNLS. Le mal de l’impunité est la caractéristique principale de ce régime dictatorial et sanguinaire de Bozizé où des assassins bien connus dans son proche entourage tels que le capitaine Eugène Ngaikoisset alias le « boucher de Paoua » et autres Olivier Koudémon alias Gbangouma, malgré leur multiples forfaits, continuent de jouir de leur totale liberté et de narguer les familles de leurs victimes et commettre d'autres crimes.

Rédaction C.A.P 

 

La lutte contre le Sida en Centrafrique

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Par Claire Hédon RFI jeudi 16 décembre 2010

Emission enregistrée à Bangui par Claire Hédon

Un peu plus d’un mois avant les élections présidentielles en République Centrafricaine, où en est-on des objectifs du Millénaire pour le développement ? La République centrafricaine, un des pays les plus pauvres du monde, est durement touchée par l'épidémie de VIH. Le taux de prévalence dans la population adulte, c'est-à-dire le pourcentage de personnes touchées par le VIH, est de 6, 2%, il serait descendu à 4,7% d’après un dernier rapport de l’UNICEF, un chiffre qui demande à être confirmé par d’autres études. La République centrafricaine est le dixième pays au monde le plus infecté, le premier d’Afrique centrale ! Seulement 25% ont accès à un traitement antirétroviral. Cette année un réseau de corruption a détourné pendant des mois les crédits et les médicaments destinés aux malades du sida. Où en est-on aujourd’hui ? Comment se passe l’accès aux traitements ; 

Nous faisons le point avec:

Dr Lucien Baté, coordinateur nationale par intérim du CNLS, le comité national de lutte contre le sida

Dr Henri Diemer, coordinateur du programme national d’accès aux ARV

Dr Lala, président du CCM. 

Gaston Kossimatchi, membre de la coordination RECAPEV, réseau centrafricain de personnes vivant avec le VIH sida.

Gilbert Grémalé, de l’association « Vivre et laisser vivre ».

André Nalké Dorogo, Ministre de la Santé de Centrafrique.

Dr Marcel Mbeko, directeur du centre de référence des IST et de la thérapie ARV

Une émission enregistrée au centre de référence des IST et de la thérapie ARV à Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 00:49

 

 

Al Condé

 

 

Par Myriam Berber RFI mardi 21 décembre 2010

Un vaste chantier économique attend le nouveau président de la Guinée, Alpha Condé. Malgré ses ressources en matières premières, or, fer, bauxite et diamant, la Guinée reste l’un des pays les plus pauvres d’Afrique.

Alpha Condé, le premier président démocratiquement élu en Guinée, hérite d’une économie en faillite. Avec un marasme social et une croissance négative à moins 0,3% en 2009, le pays occupe la 170e place sur 182 au dernier indice publié par les Nations unies sur les conditions de vie dans le monde. La dette extérieure est estimée à près de trois milliards de dollars et le pays est miné par la corruption.

Dans ce pays de 10 millions d’habitants, 50% de la population vit actuellement sous le seuil de pauvreté, avec moins de 1,25 dollar par jour. Et les hausses des prix du pétrole, du riz et du blé, ont encore accentué la pauvreté dans le pays. Et pourtant, la Guinée dispose de vastes étendues cultivables qui devraient lui permettre d’être un grand pays producteur, voire exportateur de vivres, surtout de riz, aliment de base du pays.

Fabuleux potentiel minier

Son sous-sol contient également d’immenses ressources énergétiques, mais aussi et surtout un exceptionnel capital minier. La Guinée possède les deux tiers des réserves mondiales de bauxite, un minerai servant à fabriquer l’aluminium. La Guinée possède aussi des réserves considérables d’or, de diamant, de fer, de nickel et d’uranium. Le secteur minier contribue pour plus de 60% aux exportations du pays, et pourtant il n’assure que 25% des recettes intérieures de l’Etat.

Les contrats miniers signés sous l’ère du président Lansana Conté, et par ses successeurs sont, en effet, jugés trop favorables aux multinationales. Selon le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), l’apport annuel des entreprises minières aux finances publiques était estimé seulement à 120 millions de dollars en 2007 alors qu’il pourrait être au moins dix fois supérieur.

Un déficit en infrastructures

C’est pourquoi depuis 2008, le gouvernement a mis en place une commission interministérielle chargée de renégocier les contrats miniers. Cette situation n’inquiète pas les géants miniers qui continuent à investir. Le conglomérat anglo-australien Rio Tinto, associé au groupe chinois Chinalco a ainsi promis des investissements à hauteur de 2,9 milliards de dollars pour exploiter Simandou, une importante mine de fer dans le sud-est du pays.

A terme, l’objectif pour le gouvernement guinéen est de cogérer l’exploitation des ressources minières au lieu de se contenter uniquement d’encaisser les recettes. Ces nouveaux revenus devraient servir notamment à rembourser la dette extérieure et à financer des programmes d’infrastructures du pays.

Tout manque : routes, rails, ports…L’électricité et l’eau manquent aussi, en dépit d’un potentiel hydro-électrique très prometteur. Les Guinéens espèrent que l’arrivée de la Chine dans ce secteur permettra de renverser la tendance. Dernier exemple en date : la société China Hyway Group s’est engagé en septembre dernier à construire des barrages hydrauliques contre l’exploitation de sites de bauxite et de fer.

 

 

A la Une : un grand jour pour la Guinée

mardi 21 décembre 2010

Par Frédéric Couteau RFI

A l’heure où Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara continuent de se déchirer pour le pouvoir, en Guinée voisine, le processus électoral arrive à son aboutissement avec l’intronisation ce mardi d’Alpha Condé. « Le jour de gloire est arrivé », s’exclame le site d’information Guinée Conakry Infos. « Ce mardi 21 décembre 2010, tous les projecteurs de par le monde entier seront braqués sur la salle des congrès du Palais du Peuple, épicentre de cet évènement historique pour tous les Guinéens. (…) Ils seront plus d’une centaine de personnalités, venant des quatre coins du monde, qui rallieront la capitale de Guinée, Conakry. Dont plus d’une dizaine de présidents des pays frontaliers et amis de la Guinée ».

Alors hier, Alpha Condé a été aperçu en ville, à Kaloum, l’une des cinq communes de Conakry. Le site Tam-tam Guinée raconte la scène : « il est 15h45 quand le cortège du président élu, le Pr Alpha Condé, s’immobilise contre toute attente devant le siège d’une banque. (…) Les curieux ont déjà envahi les lieux. Subitement, Alpha Condé sort de sa Hummer jaune et lève sa main pour saluer les dizaines de curieux. (…) "Prési ! Prési !", entendait-on de ces jeunes, se bousculant pour serrer la main du premier président démocratiquement élu en Guinée depuis 52 années de libération du joug colonial ».

Au travail !

Voilà, une scène qui augure bien de la liesse populaire attendue aujourd’hui dans les rues de Conakry. Toutefois, la fête sera de courte durée pour le nouveau président guinéen qui va devoir se mettre rapidement à la tâche. « Les défis vont commencer pour Alpha Condé à la minute précise où il aura fini de jurer dévouement à son pays et à sa constitution, relève le Républicain à Bamako. (…) La Guinée des paradoxes, qu’il le sache, ne lui réservera que des servitudes. L’eau courante et l’électricité manquent encore à ce château d’eau du continent à l’incroyable potentiel hydroélectrique. Les ressources minières dont son sous-sol regorge n’ont pas permis le décollage économique d’un pays qui a tout pour être une des locomotives de la sous-région. Ses perspectives agro-industrielles sont décapantes tout comme son potentiel touristique ».

En effet, renchérit le site d’information Fasozine, « pour le président Alpha Condé qui prend les rênes de la République en ce mardi historique, il s’agira moins de jouir d’un pouvoir pour lequel il s’est battu pendant plusieurs années que de construire un véritable Etat. (…) Parce qu’il hérite d’un pays où tout est à faire ou à refaire, le nouveau président n’a plus droit à l’errance ».

« Premier chantier incontournable, remarque pour sa part L’Observateur au Burkina, la réconciliation des cœurs. Au-delà de la Commission vérité et réconciliation que le nouveau président veut installer, il lui faudra rassembler large, car, au vu du verdict des urnes, un Guinéen sur deux ne se reconnaît pas en lui ; sans occulter le fait que, depuis des années, des familles meurtries et endeuillées attendent des réparations auxquelles l’avènement d’une justice impartiale devra s’atteler tout en évitant la chasse aux sorcières. Autrement dit, l’impunité doit cesser en Guinée ».

Autre grand chantier prioritaire pour L’Observateur : la réforme de l’armée qui « n’a d’armée que le nom, relève le journal, et est plus putschiste que républicaine ».
Enfin, note L’Observateur, « l’équipe de combat que devra mettre en place Alpha Condé doit immédiatement se mettre à labour. Ce gouvernement "d’union nationale" (…) doit poser rapidement des actes à même de remettre en marche ce pays sur cale depuis des lustres ».

Des solutions !

La Côte d’Ivoire à présent… Le bras de fer se poursuit sur le plan intérieur et sur le plan extérieur, avec l’ONU qui a prolongé le mandat de sa force sur place. Mais, la question qui agite les commentateurs ivoiriens ce matin, c’est comment en sortir ? Quelles solutions trouver à la crise... « L'enjeu de cette bataille pour chacun des protagonistes, c'est de vaincre à tout prix », constate Soir Infos. Alors, la seule solution, estime-t-il, est la discussion : « dans ce duel entre les deux protagonistes qui risque de faire de nombreuses victimes, il est préférable pour ces deux frères d'engager le dialogue », affirme le journal.

L’Intelligent, lui, n’y croit pas : « engager une médiation ? Cela n’est pas à l’ordre du jour, aux dires du Président Alassane Ouattara, affirme-t-il, qui n’envisage pas de discuter avec son adversaire pour l’instant ».

Alors, pour L’Inter, autre quotidien abidjanais, « il ne reste plus qu’un schéma pour sortir de l’imbroglio dans lequel est plongé la Côte d’Ivoire : la reprise totale du 2e tour du scrutin présidentiel. (…) Cette solution, estime le journal, a le mérite de ne favoriser aucun des deux camps, comme celle du partage du pouvoir qui n’emballe pas les protagonistes ou la reprise partielle du scrutin dans les zones litigieuses du nord également balayée du revers de la main ».

Et pour L’Inter, il faudrait écarter la CEI et le Conseil constitutionnel, « deux organes, qui n’inspirent plus confiance ni à Laurent Gbagbo ni à Alassane Ouattara ». Et installer en lieu et place, un autre organe consensuel, comme en Guinée, justement, où les « candidats, rappelle L’Inter, étaient tombés d’accord sur le choix du général malien Siaka Sangaré pour conduire la Commission électorale nationale indépendante ».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 00:36

 

 

carte Côte d'Ivoire

 

INVITATION A UNE CONFERENCE DE PRESSE SUR LA COTE D’IVOIRE

Mercredi 22 déc. 2010 /12H30 – 13H30 / 155 rue de la loi ; 1040 Bruxelles

Centre International de Presse – Résidence Palace

 

La situation ivoirienne qui cristallise aujourd’hui la communauté internationale contre le président Laurent Gbagbo part d’un postulat de départ : « Alassane Ouattara a gagné l’élection présidentielle ». Cette affirmation, qui ne semble s’embarrasser d’aucun doute dans les médias et dans l’esprit des hommes politiques européens, d’Amérique du nord et de certains africains, n’est pourtant pas aussi incontestable qu’elle le paraît.

De nombreux éléments d’information, y compris fournis même par la Commission Electorale Indépendante (CEI) dont les résultats provisoires ont été décrétés définitifs par la communauté internationale, démontrent des irrégularités dont les conséquences ne sont pas à négliger dans le résultat provisoire de cette CEI.

En outre, d’autres éléments d’information mis bout à bout depuis la mort de Félix Houphouët Boigny en 1993, et singulièrement depuis le second tour de l’élection présidentielle actuelle, indiquent clairement qu’un subtil scénario a été mis en place pour attribuer les rênes de la Côte d’Ivoire à Alassane Ouattara, avec ou sans une victoire électorale.

En Irak, des postulats de base avaient été volontairement mensongers pour justifier l’intervention américaine. Pour éviter à la Côte d’Ivoire, une situation similaire, les Amis de la Côte d’Ivoire et du peuple ivoirien sans distinction (du Nord comme du Sud), tiennent à mettre à la disposition de tout média objectif et impartial, qui pourra en faire la vérification à loisir, les éléments d’information qui semblent leur manquer pour apprécier à leur juste valeur les événements et les enjeux de la situation en Côte d’Ivoire.

Il serait en effet dommageable pour la crédibilité des institutions internationales que toute cette crise soit fondée sur une affirmation véritablement erronée.

A cet effet, une conférence de presse aura lieu le mercredi 22 décembre 2010 de 12H30 à 13H30 au Centre International de Presse – résidence Palace, sise au n° 155 rue de la loi à 1050 Bruxelles.

La presse y est cordialement invitée. Une collation sera offerte après la conférence de presse.

Pour les Amis de la Côte d’Ivoire – Belgique (association de fait) ;

Ernest Ruben AFANA, secrétaire.

Contacts :

Email : amisdelaci@yahoo.fr

Tél : 0493.27.19.85

 

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