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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 03:22

 

 

 

CEEAC

 

 

04 Avril 2013 - 08:21 (Xinhua) 

 

Réunis mercredi dans la capitale tchadienne, les chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), élargis aux président sud-africain et béninois, ont recommandé la mise sur pied d'un collège inclusif pour diriger une transition de dix-huit mois maximum en Centrafrique, une dizaine de jours après l'éviction du pouvoir de François Bozizé par les rebelles de la Séléka.


Les leaders de l'Afrique centrale, à l'instar de la communauté internationale, ont condamné la prise de pouvoir par les armes en RCA et appelé le dirigeant de la Séléka, le général Michel Djotodia, à se conformer aux accords de paix de Libreville signés le 11 janvier 2013.


"Il nous paraît impossible, à l'état actuel des choses, de reconnaître un homme qui s'est autoproclamé président. Et nous pensons que la gestion de la République centrafricaine doit repartir et se faire sur la base des accords de Libreville. Dans ce cadre, il y a un Premier ministre de consensus", a déclaré à la presse le président Idriss Déby Itno, qui assure la présidence en exercice de la CEEAC.


Pour le reste, le chef de l'Etat tchadien et ses pairs de la région ont recommandé la création d'un collège qui va être élu par les forces vives de la Nation centrafricaine: partis politiques, associations de la société civile, congrégations religieuses, jeunes, femmes, etc.


"Ce collège qui va être à la tête de la transition, doit jouer le rôle de l'exécutif. Il va désigner, pour la période de transition, un Président. C'est aux Centrafricains de décider qui ils veulent. Nous, nous ne leur imposons personne", a martelé le président Déby Itno. Avant de préciser que "la transition ne doit pas excéder dix-huit mois maximum".


A côté du collège exécutif, les chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC recommandent également la création d'un organe constituant qui va jouer le rôle de l'Assemblée nationale.

 

"Sa mission première, pendant la transition, est de rédiger et de mettre à la disposition du peuple centrafricain une Constitution, et de légiférer", a expliqué le chef de l'Etat tchadien.

 

Dès jeudi 4 avril 2013, les ministres des Affaires étrangères de la CEEAC se rendront à Bangui, capitale de la République centrafricaine, pour véhiculer les décisions des chefs d'Etat et convaincre les forces vives et l'ensemble de la classe politique centrafricaine au sujet d'un consensus, bénéfique au peuple centrafricain. Les conclusions de la mission à Bangui des ministres des Affaires étrangères seront connues lors d'une prochaine rencontre des Chefs d'Etats de la CEEAC prévue à N'Djaména.


Par ailleurs, le président déchu centrafricain François Bozizé, qui s'est réfugié au Cameroun depuis sa fuite de Bangui, peut trouver un nouveau refuge au Bénin "s'il en fait la demande".


"Nous avons demandé à la République soeur du Bénin de l'accueillir avec sa famille. Nous espérons qu'un jour il reviendra dans son pays avec ses parents, quand la situation va se décanter", a expliqué le président en exercice de la CEEAC.


Enfin, à ses pairs de l'Afrique centrale réunis à N'Djamena, le chef de l'Etat sud-africain Jacob Zuma a annoncé la volonté de son pays de retirer les forces sud-africaines de la République centrafricaine mettant ainsi fin à un accord bilatéral signé entre les deux Etats en 1997.

 

"Le président Zuma nous a rassurés qu'il reste disponible, à la demande soit de la CEEAC soit de l'Union africaine, pour les besoins de la cause, à nous appuyer, même en envoyant des forces", a affirmé le président Déby Itno.


Créée par un traité signé en octobre 1983 à Libreville (Gabon) mais entré en vigueur au mois de décembre 1984, la CEEAC regroupe dix Etats membres: Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, RD Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé & Principe et Tchad.

 

Seuls trois d'Etat (sur dix) de la CEEAC ont répondu à l'invitation de leur homologue tchadien: le congolais Denis Sassou Nguesso, l'équato-guinéen Obiang Nguéma Mbasogo et le gabonais Ali Bongo. La Centrafrique était présente à N'Djaména à travers une forte délégation conduite par le Premier ministre de transition, Nicolas Tiangaye, et comprenant toutes les forces vives du pays. Le Cameroun s'est fait par son vice-premier ministre, Amadou Ali, et la RD Congo par son ministre de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda N'Tungamulongo.


Etaient également présents à la rencontre de N'Djaména le président sud-africain, Jacob Zuma, et son homologue béninois, Yayi Boni, le nouvel envoyé spécial de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en RCA, Louis Michel, ainsi que des représentants de l'Union africaine et de l'Union européenne.

 

 

 

 

NDLR : Trois chefs d'état seulement sur les dix que comptent la CEEAC ont consenti à faire le déplacement de N'djaména pour prendre part au sommet sur la situation en Centrafrique. C'est dire combien Bozizé Yangouvonda a fini par lasser et exaspérer les 7 autres qui ont boycotté le sommet, tant ils en ont assez de devoir chaque fois se pencher sur les conséquences de l'incompétence et des turpitudes de Bozizé que tout le monde a laissé tomber comme un fruit mûr.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 19:30

 

 

 

Sassou Déby Bozizé

 

 

 par Madjiasra Nako

 

N'DJAMENA 04-04-2013 à 08h20 (Reuters) - Les pays d'Afrique centrale ont refusé mercredi de reconnaître le chef rebelle Michel Djotodia en tant que nouveau président de la Centrafrique et ils ont en revanche réclamé la mise en place d'une nouvelle instance de transition chargée de conduire le pays à des élections.

 

Cette décision prise lors d'un sommet des 10 pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) au Tchad contribue à isoler davantage Michel Djotodia, qui s'est autoproclamé président après avoir chassé du pouvoir François Bozizé en prenant Bangui le 24 mars à la tête de milliers de rebelles.

 

"Il nous semble impossible de reconnaître un homme qui s'est autoproclamé", a dit le président tchadien Idriss Déby, parvenu au pouvoir par la force en 1990 avant de remporter quatre élections.

 

François Bozizé s'était lui-même installé à la tête de la Centrafrique en 2003 à la faveur d'un coup d'Etat.


L'Union africaine a suspendu la Centrafrique de ses instances à la suite du coup de force des rebelles du Séléka et elle a décrété des sanctions contre Michel Djotodia, dont la prise du pouvoir a été condamnée par les pays occidentaux.

 

Face à ces pressions internationales, Michel Djotodia a formé un gouvernement de transition dirigé par une personnalité civile, Nicolas Tiangaye. Il a promis des élections d'ici trois ans.

 

Avant l'annonce des décisions du sommet de la CEEAC, sa porte-parole avait formulé l'espoir que les pays de la région apporteraient leur soutien au nouveau pouvoir en place à Bangui.

 

"Ce que nous voulons, c'est le soutien de l'Union africaine et de la CEEAC pour l'ensemble de nos projets visant à rétablir la paix dans le pays (...) Nous avons besoin de légitimité", avait dit Anne Victoire Yakossobé.

 

L'AFRIQUE DU SUD RETIRE SES TROUPES

 

Idriss Déby a au contraire annoncé que les pays d'Afrique centrale réclamaient la formation d'un organe de transition chargé de rédiger une nouvelle Constitution et d'organiser des élections dans un délai de 18 mois.

 

"Ce que nous avons en tête, c'est un collège, une sorte d'exécutif qui sera élu par l'ensemble des acteurs sociaux. Ce collège désignera son président, qui sera le président de la Centrafrique", a dit le président tchadien.

 

Les décisions prises au sommet de N'Djaména ont été accueillies avec un optimisme prudent par l'opposition politique en Centrafrique, qui rejette le nouveau gouvernement cadenassé, selon elle, par les alliés de Michel Djotodia.

 

"Nous attendons que les ministres (des pays de la région) viennent expliquer les mécanismes qui seront mis en place. Nous voulons savoir comment cela va fonctionner concrètement", a dit le porte-parole de l'opposition, Edouard Kouyamounou.

 

Bien que ne faisant pas partie de la CEEAC, l'Afrique du Sud était représentée au sommet de N'Djaména par une délégation emmenée par son président Jacob Zuma, critiqué dans son pays après la mort de 13 militaires sud-africains lors de la prise de Bangui par les rebelles.


Les forces sud-africaines ont été déployées en Centrafrique dans le cadre d'un accord avec François Bozizé et les rebelles du Séléka ont demandé leur départ lors des négociations de paix au Gabon en janvier.

 

L'Afrique du Sud a toutefois envoyé des renforts en mars, à mesure que la rébellion se faisait de plus en plus menaçante.

 

Ces troupes vont désormais quitter la Centrafrique, a dit Idriss Déby.

 

"Le président Jacob Zuma nous a annoncé sa décision de retirer les troupes sud-africaines, qui étaient venues en République centrafricaine dans le cadre d'un accord de coopération", a dit le président tchadien.

 

Avec Ed Cropley et Ange Aboa, Bertrand Boucey pour le service français

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 17:41

 

 

 

Bozizé heberlué

 

 

http://www.20minutes.fr   le 03.04.13 à 17h00

 

Les rebelles qui ont renversé le président François Bozizé et pris le pouvoir en République centrafricaine doivent organiser des élections dans un délai d'un an pour le restituer aux civils, estime un haut responsable de l'Union africaine.

 

Les dirigeants des 10 pays membres de la Cédéao et le président sud-africain Jacob Zuma qui avait apporté son soutien à Bozizé se sont réunis mercredi dans la capitale tchadienne N'Djamena pour étudier la réponse à apporter au coup d'Etat commis le 24 mars à Bangui. Pays africains et occidentaux ont dénoncé le coup de force mené dans l'ancienne colonie française et l'Union africaine a suspendu la RCA tout en imposant des sanctions contre le gouvernement de Michel Djotodia qui s'est proclamé président.

 

«Il existe d'autres exemples en Afrique où une année seulement a été nécessaire pour rétablir l'ordre constitutionnel»

 

La réunion organisée à N'Djamena vise à déterminer une position commune à l'égard du nouvel homme fort de Centrafrique, soit l'isoler, soit trouver les moyens de coopérer avec lui. «Les meilleures transitions sont toujours les plus courtes», a commenté le commissaire de l'UA pour la paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, avant une réunion à huis clos. «Il existe d'autres exemples en Afrique où une année seulement a été nécessaire pour rétablir l'ordre constitutionnel. Nous pensons que c'est possible mais il appartient aux Centrafricains d'en décider», a-il dit.

 

Les nouveaux dirigeants de la RCA avaient indiqué que le pouvoir serait restitué aux civils au terme d'un processus de trois années. Djotodia a désigné un nouveau gouvernement dirigé par un civil, le Premier ministre Nicolas Tiangaye, qui devait participer à la réunion de la Cédéao dans la capitale tchadienne.

 

Avec Reuters

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 03:57

 

 

 

Bangui pagaille

 

 

BANGUI : DES CAS D’EXACTIONS SE POURSUIVENT ENCORE DANS LA VILLE

 

Bangui, 1er avril 2013 (RJDH) Des exactions commises  par des éléments de la Séléka sur  des habitants de la ville de Bangui   continuent d’être signalés, malgré la mise en garde et le rappel à l’ordre lancé par les nouvelles autorités du pays.

 

Le fait récent s’est produit ce matin 1er avril, où des passants se sont faits  arrêtés et agenouillés  pour  ne pas avoir versé une  somme de 500 FCFA qui leur ont été demandé  par des éléments  de la Séléka qui sont basés dans certaines artères de la ville de Bangui.

 

Vers la fin de la journée du dimanche 31 mars, la maison d’un particulier a été pillée dans le 8ème  arrondissement de Bangui par  des hommes armés, habillés en tenus militaires. D’après les habitants de cette localité et témoins de l’évènement, il s’agirait des hommes de la Séléka à bord d’un  pick-up  sur lequel est inscrit ‘’INTERVENTION RAPIDE’’.

 

Un autre incident s’est produit  le 5ème arrondissement de Bangui où un jeune homme âgé d’environ 28 ans,  est  mort après avoir reçu une balle perdue tirée par les éléments de la Séléka. Ces derniers se sont lancés à la poursuite d’un conducteur de voiture.  « L’acte a eu lieu au moment où les hommes de la Séléka se sont lancés à la poursuite  d’un conducteur d’une voiture qui aurait frôlé leur  véhicule.  C’est en ouvrant le feu que le jeune a reçu une balle », a fait savoir un des témoins.

 

Le ministre de la communication et membre de la coalition Séléka, Christophe Gazam-Betty, a demandé à ses troupes de mettre fin aux exactions qu’ils continuent de commettre sur la population civile. Un appel lancé ce jeudi 28 mars sur les ondes de la radio nationale.

Il  a demandé aux éléments de la coalition  d’arrêter de faire de tirs de sommation, traumatisant la population. Il a mentionné que les hommes armés qui seront surpris  en train de commettre une quelconque exaction seront désarmés automatiquement et transférés en prison.

 

 

 

BANGUI : LA POPULATION SE PLAINT DE L’AUGMENTATION DU PRIX DE TRANSPORT

 

taximan-banguissois.jpg

 

 

Bangui, 1er avril 2013 (RJDH) Le prix de  transport en commun a sensiblement augmenté après la prise du pouvoir par la coalition Séléka. Des usagers ont du mal à payer les tarifs des taxis et bus. Une situation liée à l’augmentation des prix de carburant dans les station-service.

 

D’après le constat fait par le RJDH, le taxi se paye maintenant à 250FCFA  au lieu de 160 FCFA et le prix des bus passent de  135 FCFA à 200 FCFA les frais de bus.

 

Du côté des receveurs de bus et les conducteurs de taxis, l’augmentation du prix de transport est due aux frais supplémentaires qu’ils payent lors des achats de carburants dans les stations-service, en plus de la hausse du prix de carburant. Ces frais sont exigés par des éléments de la coalition Séléka qui sécurisent ces lieux.

 

« Nous sommes obligés d’augmenter les tarifs, parce que nous payons 1000 FCFA à la pompe au lieu de 800 Frs. En plus les éléments de la Séléka nous exigent de verser encore 1000 francs, pour chaque taxi et bus », a expliqué Soulé Narcisse, conducteur de taxi.

 

La même source a expliqué que les éléments de la Séléka ont ouvert un cahier à la station afin d’enregistrer tous conducteurs qui vont passer verser les 1000 FCFA. « Ce qui nous fait mal, c’est que ces militaires nous obligent ce versement, c’est une contrainte pour tous les conducteurs », a-t-il  ajouté.

 

Cet état des choses complique la collaboration entre les usagers et les conducteurs, occasionnant souvent les disputes.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 01:02

 

 

 

GP en patrouille dans Bangui

 

 

http://direct.cd   Lundi, avril 1st, 2013 10:33

 

 

Plus de 200 militaires centrafricains fidèles au régime de l’ex-président François Bozize ayant traversé la rivière Ubangi vers Zongo, dans la province de l’Equateur, créent l’insécurité dans cette ville en commettant des exactions au sein de la population locale. « Ils extorquent et torturent des habitants de cette ville », a rapporté vendredi 29 mars Radio Okapi.

 

Ces hommes en uniforme font partie des milliers des Centrafricains ayant trouvé refuge en République démocratique du Congo, après la chute samedi 23 mars du régime de François Bozizé.  Ce dernier  a été renversé par la coalition rebelle de la Seleka.

 

Selon des sources concordantes, seuls 84 des 200 militaires ont été désarmés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). « D’autres qui sont entrés à Zongo sans passer par des postes frontaliers officiels détiendraient encore leurs armes »,  a appris  Radio Okapi.

 

C’est donc ceux qui détiennent encore des armes qui s’en servent pour mener des exactions  dans la population. Ainsi, par exemple, « Quatre réfugiés ont été victimes d’extorsion, deux familles congolaises ont été visitées et dévalisées dans la nuit de mercredi à jeudi 28 mars par ces militaires, alors que la même nuit, deux sentinelles ont été torturées, l’une a été blessée », a  indiqué l’ONG SAD-Africa opérant à Zongo citée par Okapi.

 

Toutefois, « Quatre personnes suspectées d’être les auteurs de ces actes ont été arrêtées. Une mission conjointe constituée de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), du commandement de la 3e région militaire des FARDC, de la Police nationale congolaise, a quitté Mbandaka depuis mercredi 27 mars pour Zongo via Gemena pour évaluer la situation sur place », ont confié à radio Okapi certaines sources sur place à Zongo.

 

«Ne sont entrés au pays que des personnes sans armes. Et nous ne pouvons pas refuser l’asile humanitaire à des personnes non armées », avait indiqué lundi 25 mars, Lambert Mende, ministre congolais des Médias et porte-parole du gouvernement.

 

Il avait précisé que « S’il y a des criminels parmi eux, il y aura des mesures à prendre», ajoutant que « les services congolais de migration et le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR), contrôlaient tous les migrants en RDC pour s’assurer qu’ils ne portent pas sur eux des armes ».

 

Lambert Mende avait affirmé que des unités des FARDC et de la Police nationale congolaise (PNC) avaient été déployées à Zongo pour désarmer tout celui qui demande l’asile en RDC.

 

Entre-temps, les humanitaires craignent de voir « s’aggraver la situation de précarité de la population locale, notamment avec une crise alimentaire mondial et d’autres problèmes liés à la survie »,  déclarait mercredi 27 mars, Sylvestre Mudingayi, chargé de l’information publique adjoint du Bureau de coordination  de l’Onu aux affaires humanitaires en RDC (OCHA-RDC).

 

En outre, avec l’afflux continu des réfugiés à Zongo et en province Orientale, le Programme alimentaire mondial (PAM) avait prévu cette semaine, l’envoi de vivres supplémentaires par barge de Kinshasa vers Mbandaka.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 00:08

 

 

 

Bangui centre ville encombré

 

BANGUI (AFP) - 01.04.2013 11:31 - Par Patrick FORT

 

Le milieu économique centrafricain demeure "pessimiste" quant à la reprise de "l'activité" promise mardi par le nouveau pouvoir en place, alors que l'insécurité persiste dans le pays et qu'une partie de l'outil de production a été détruite lors des violences qui ont amené la rébellion au pouvoir.


"La reprise ne se décrète pas" regrette Serge-Alain Yabouet-Bazoly, ancien ministre et jurisconsulte du Groupement interprofessionnel africain (Gica) un des deux syndicats des patrons centrafricains.


Cette semaine, le gouvernement d'union nationale a promis une "reprise de l'activité administrative et économique" mardi, dix jours après la prise de Bangui et le renversement du régime de François Bozizé par la rébellion Seleka.


Toutefois, les pillages se poursuivent dans les quartiers et les entreprises ont payé un lourd tribut à l'insécurité depuis le début de l'offensive en décembre et surtout à l'anarchie et aux pillages qui ont suivi la prise de la capitale le 24 mars.


Le pays, qui compte 5 millions d'habitants était déjà l'un des plus pauvres du monde, miné par les rébellions et la corruption qui l'ont empêché d'exploiter les nombreuses richesses de son sous-sol.


En décembre, le Gica avait chiffré à 27 milliards de francs CFA (4,1 millions d'euros) les dégâts occasionnés par le début de l'offensive du Séléka. "Il est à craindre que ce chiffre a explosé depuis", estime Patrick De Jean, le président du Gica, dont les 23 grandes entreprises représentent 45% des 130 milliards de CFA (20 millions d'euro) de recettes fiscales locales de l'Etat centrafricain. Et les caisses sont vides.


"En état actuel, il est impossible de reprendre. Il faut avant tout rétablir la sécurité. Pour que les sites (des entreprises) soient sécurisés, pour que employés puissent se déplacer et pour que les quartiers soient aussi sécurisés afin que les employés n'aient pas peur de laisser leurs familles seules à la maison. Pour le moment, ces conditions ne sont pas réunies", précise-t-il.

 

Entreprises rackettées


Les entreprises sont rackettées par des groupes du Séléka. Patrick De Jean confie avoir dû payer 20 millions de FCA (30.000 euros) à des officiers Séléka pour que son entreprise, la Société Centrafricaine de Cigarette (Socaci), ne soit pas pillée lors de la prise de Bangui. "Ce sont ceux qui vous pillent qui vous proposent de vous protéger", raconte-t-il.


La plupart des grandes entreprises ont maintenant trouvé un accord avec le contingent tchadien de la Force multinationale (Fomac) pour payer 400.000 F CFA (600 euros) par soldat les protégeant pour la durée de la crise.


Les PME sont aussi touchées. "Il y aura de nombreuses faillites", souligne Patrick De Jean. Beaucoup de petits commerçants interrogés admettent que les affaires sont en baisse: "les gens n'ont plus d'argent. Ils n'ont pas été payés ou n'ont plus de travail", explique l'un d'eux.


La situation des banques complique la situation. "Les ordinateurs ont été volés dans beaucoup d'agences. Donc, on va avoir du mal à rouvrir si celles-ci n'ont plus accès aux comptes des clients", explique Stéphane Doukouré, directeur général d'Ecobank.


"L'administration n'a pas repris, donc la banque centrale est +out+ pour le moment. On ne peut pas s'approvisionner en argent et il y aura sans doute une demande importante d'argent. C'est dangereux car il y a le risque de ne pouvoir fournir tout le monde et je ne parle pas du risque de voir débarquer des hommes armés quand on aura ouvert les coffres...", ajoute-t-il.


Il explique aussi que beaucoup d'entreprises vont solliciter des prêts pour reprendre l'activité et que les perspectives économiques mauvaises vont interdire à la banque d'accorder ces prêts à des entreprises en difficulté.


"Le chômage technique et le chômage tout court ne manqueront pas. Malheureusement. Cette crise est un coup fatal", analyse Pierre Siovène, secrétaire général adjoint de l'Union des travailleurs de Centrafrique (USTC)


A long terme, le patronat espère des aides extérieurs pour soutenir l'emploi. "Sinon, c'est impossible", explique Patrick De Jean. "Patassé, Bozizé, ça fait des années que c'est la même chose. Il faut maintenant une solution politique durable pour qu'on ne recommence pas de nouveau. L'avenir en dépend".

 

© 2013 AFP

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 00:01

 

 

 

diamant-centrafricain-Est.JPG

 

 

Les affaires tournent au ralenti pour les commerçants de diamants centrafricains qui appréhendent la transition politique en cours, une semaine après la prise de pouvoir des hommes de la Séléka à Bangui.

 

FRANCE 24 

  

Guerre civile, rébellion, coups d’État… Rien n’assèche le commerce des diamants en Centrafrique, d’autant plus que les insurgés de la Séléka, qui ont pris le pouvoir à Bangui le 24 mars dernier, ont financé une partie de leurs achats d’armes et de munitions avec des pierres précieuses.


Au lendemain de la nomination du premier gouvernement post-putsch, FRANCE 24 est allée à la rencontre des acteurs de ce commerce. Un sentiment d’inquiétude prédomine malgré les premiers signes de stabilisation politique du pays.


"Nous avons beaucoup souffert, affirme Ismael, un diamantaire dans le nord-est du pays, au micro de FRANCE 24. Depuis le début de la guerre, il n’y a pas assez de diamants. Et il n’y a pas assez d’argent non plus parce que les gens ont peur d’investir."


Sécurité sur tout le territoire


Les pillages qui ont suivi la fuite de l’ancien président François Bozizé, la semaine dernière à Bangui, ont durablement marqué les esprits.


Un dirigeant de Badica, le premier bureau d’achat privé de diamants en Centrafrique, interpelle les nouveaux maîtres de Bangui.


"La sécurité, c’est primordial. Il faut qu’on puisse circuler librement sur tout le territoire", insiste l’homme d’affaires, rappelant que ce commerce est dans l’intérêt du gouvernement car l’État perçoit 12 % sur toutes les exportations de diamants.


Avec une production officielle de 300 000 à 400 000 carats par an, entièrement artisanale, la Centrafrique exploiterait, selon les experts, moins de 1 % de son potentiel minier.

 

 

RDC: des militaires centrafricains installés à Bondo demandent d’être rapatriés

 

GP en patrouille dans Bangui


Radio Okapi  le 1 avril, 2013 à 8:20

 

Soixante-quatorze militaires des Forces armées centrafricaines (Faca) refugiés en RDC après la chute du régime du président Bozizé demandent aux autorités congolaises de les rapatrier. Ils ont fait cette demande dans une lettre adressée, samedi 30 mars, à l’administrateur du territoire de Bondo où ils se trouvent. Les responsables des FARDC estiment que ce rapatriement ne pourrait être possible qu’après un arrangement entre les gouvernements de deux pays.


La lettre de demande de rapatriement a été signée par le capitaine Denis Kondru des Faca, a indiqué le président de la société civile de Bondo, territoire situé à 500 km au nord de Kisangani (Province Orientale).


«J’ai reçu la lettre le même jour. Ils veulent rentrer parce qu’ils ont eu l’appel de leurs autorités actuelles demandant à tous les militaires de regagner le rang pour continuer à service leur pays», a indiqué Evariste Mbooto.


Le commandant de la 9è région militaire, le général de brigade Jean Claude Kifwa, a indiqué que la décision de rapatrier ces militaires africains ne peut pas être prise à son niveau. Il les a appelés à attendre des « dispositions pratiques » que le gouvernement congolais va prendre concernant cette demande.


 «On ne peut pas les laisser rentrer comme ça. Ce sont des militaires du régime qui vient de tomber. On les garde pour qu’ils ne constituent pas une menace pour ce pays et qu’ils ne soient pas tués une fois refoulés. Ce sera une violation grave du droit international humanitaire. C’est comme ça  que nous les bloquons chez nous en attendant des dispositions du côté de notre gouvernement», a précisé le général Kifwa.


Les Soixante-quatorze militaires centrafricains ont été désarmés par les FARDC aussitôt arrivés en RDC. Ils séjournent à Bondo depuis trois semaines.

 

Source : http://radiookapi.net/actualite/2013/04/01/rdc-des-militaires-centrafricains-installes-bondo-demandent-detre-rapatries/

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 22:06

 

 

 

Nicolas Tiangaye PM

 

 


BANGUI AFP / 31 mars 2013 22h20 - Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a nommé dimanche un gouvernement d'union nationale composé de membres de la rébellion, d'anciens opposants et de membres de la société civile, selon un décret lu à la radio nationale.

 

Composé de 34 membres, le gouvernement comprend neuf ministres issus de la coalition rebelle Séléka au pouvoir depuis une semaine, huit issus de l'ancienne opposition et un ex-proche du président déchu François Bozizé. Les 16 autres membres sont issus de la société civile et de différentes formations politiques.

 

Parmi les personnalités du Séléka, se retrouvent aux postes clés: Gontran Djono au Pétrole, Nourendine Adam, chef de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la Paix (CPJP), à la Sécurité, Mohamed Moussa Dhaffane aux Eaux et forêts, ainsi que Christophe Gazam Betty à la Communication.

 

Le président Michel Djotodia assumera également la charge de ministre de la Défense.

 

Du coté de l'ancienne opposition, le poste de Ministre de l'Equipement et porte-parole du gouvernement revient à Crépin Mboli Gonda, les Affaires étrangères à l'ancien ambassadeur de Centrafrique aux Nations unies Charles Armel, et les Postes et télécommunications à l'opposant Henri Pouzère.

 

Le Premier ministre sortant, lui-même issu de l'opposition, a été reconduit mercredi dans ses fonctions par le nouvel homme fort de la Centrafrique, l'ex-rebelle Michel Djotodia. Il avait promis que toutes les tendances de la vie politique seraient représentées dans son nouveau gouvernement, comme le prévoyait l'accord signé en janvier à Libreville entre pouvoir, opposition et rébellion.



Mais, bien que plusieurs dirigeants de l'ancien régime de François Bozizé, tombé le 24 mars, se soient dits prêts à coopérer, un seul a été retenu: Claude Lenga, qui hérite du poste de ministre délégué à l'enseignement professionnel et fondamental.



Afin de respecter à la lettre les accords, M. Tiangaye a nommé un représentant politico-militaire et ancien cadre du CPJP au ministère de la jeunesse, des sports et de la culture, Abdoulaye Hissène.



Celui-ci était peu apprécié de la rébellion qu'il n'a pas soutenue après avoir déposé les armes suite à de précédents accords de paix avec l'ancien régime.



La plupart, sinon toutes les provinces du pays sont représentées dans le nouveau gouvernement.



Après la prise de contrôle de la majeure partie du pays en décembre par le Séléka, qui s'était retrouvé aux portes de Bangui, et l'accord de Libreville en janvier, la rébellion avait accusé le pouvoir de ne pas respecter celui-ci, avant de prendre la capitale pendant le week-end des 23 et 24 mars.



Le président déchu Bozizé s'est réfugié au Cameroun et a demandé l'asile au Bénin.




(©)

 

 

 

Centrafrique : Michel Djotodia annonce la composition du gouvernement

 

Michel Djotodia, qui a pris le pouvoir le 24 mars en Centrafrique au terme de l'offensive éclair des rebelles du Séléka, a dévoilé dimanche la composition du nouveau gouvernement provisoire. Il s'y arroge cinq ministères, dont celui de la Défense.


Composé de 34 membres, le gouvernement comprend neuf ministres issus de la coalition rebelle Séléka au pouvoir depuis une semaine, huit issus de l'ancienne opposition et un ex-proche du président déchu François Bozizé. Les 16 autres membres sont issus de la société civile et de différentes formations politiques.


Parmi les personnalités du Séléka, se retrouvent aux postes clé: Gontran Djono au Pétrole, Nourendine Adam, chef de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la Paix (CPJP) à la Sécurité, Mohamed Moussa Dhaffane aux Eaux et forêts, ainsi que Christophe Gazam Betty à la Communication.


Le président Djotodia assumera également la charge de ministre de la Défense. Le poste de Ministre de l'Equipement et porte-parole du gouvernement revient à un membre de l'ancienne opposition démocratique, Crépin Mboli Goumba.


Le Premier ministre sortant, lui-même issu de l'opposition, a été reconduit mercredi dans ses fonctions par le nouvel homme fort de la Centrafrique, l'ex-rebelle Michel Djotodia. Il avait promis que toutes les tendances de la vie politique seraient représentées dans son nouveau gouvernement, comme le prévoyaient l'accord signé en janvier à Libreville entre pouvoir, opposition et rébellion.


Mais, bien que des dirigeants de l'ancien régime de François Bozizé, tombé le 24 mars, s'étaient dits prêts à coopérer, un seul a été retenu. Par ailleurs la plupart, sinon toutes les provinces du pays sont représentées dans le nouveau gouvernement.



(ats / 31.03.2013 22h10) 

 

 

 

Gouvernement d’Union Nationale : La Seleka tire la grosse part du gâteau

 

 par Maurice Wilfried SEBIRO le 01 avr 2013

 

 

Alors que l’on s’attendait à un gouvernement restreint et resserré au tour de 15 à 20 membres pour jeter les bases de la refondation de la République centrafricaine qui n’existe plus que de nom, c’est un gouvernement pléthorique qui a été mis en place. Cinq ministres d’État vont se distinguer des autres avec tous les avantages inhérents à leurs statuts, et pourtant l’heure n’est pas aux réjouissances.

 

On a souvent reproché aux gouvernements des régimes des présidents Patassé et Bozizé, le clanisme et le régionalisme, le gouvernement Tiangaye 2  fait la part belle aux ressortissants de laVakaga et du Bamingui Bangoran. Notons que ces régions situées à l’extrême Nord- Est du pays ont toujours été oubliées faute de l’absence d’une politique active de la décentralisation.

 

La mise à l’écart des populations des autres régions ou de l’ancienne majorité présidentielle qui ne compte qu’un simple ministre délégué, risque d’attiser encore des tensions. La Séléka qui souffre déjà de l’image de son incapacité à protéger les Centrafricains et leurs biens lors de la prise de Bangui, vient d’aggraver son cas et plombe tous les espoirs d’une proche réconciliation avec eux.

 

Au lieu de céder aux revendications de ses fidèles, la Seleka, aurait pu s’inspirer des régimes précédents où devenir ministre était synonyme de s’enrichir en si peu de temps, au détriment du peuple qui ne peut plus se nourrir, se vêtir, s’instruire, se soigner et se loger.

 

Le nouveau maître de Bangui M. Djotodia  a voulu montrer un signal fort aux ressortissants de sa région, mais son geste divise. C’est une faute politique pour ses détracteurs qui ne vont pas tarder à le traiter de tribaliste.

 

La Centrafrique qui ne possède pas des infrastructures routières et ferroviaires et qui totalise à l’heure actuelle, moins de trois usines de fabrication sur toute l’étendue de son territoire, a besoin des technocrates pour faire venir les investisseurs, même si on ne manque pas de signaler la jeunesse et les qualités de certains partisans de la Séléka.

 

« Il aurait été judicieux si le président Djotodia envoyait ses militants par vague au gouvernement, car il y aura sans doute des ajustements au fur et à mesure que la transition va durer » dixit un observateur de la politique Centrafricaine.

 

Mais les concentrer comme c’est déjà le cas, va engendrer beaucoup de mécontentements, car un pan entier de la population n’est pas représenté dans ce gouvernement. Des observateurs sont surpris du fait que Me Tiangaye dont les compétences et l’intégrité dépassent les frontières Centrafricaines ne puissent pas peser sur les responsables de la Séléka lors de la composition de son gouvernement.

 

On constate encore l’absence de la parité entre les hommes et les  femmes dans ce Gouvernement d’Union Nationale.

 

 

Wilfried Maurice Sebiro 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 01:27

 

 

 

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par Ange Aboa

 

BANGUI 30-03-2013 à 19h20   (Reuters) - Michel Djotodia, qui a pris le pouvoir le 24 mars à Bangui à l'issue d'une offensive militaire éclair des rebelles du Séléka, a exclu samedi tout acte de représailles contre ses adversaires et exhorté ses compatriotes qui se sont enfuis à l'étranger à revenir au pays.

 

"Je lance un appel patriotique et fraternel à nos compatriotes, qui ont choisi le chemin de l'exil, de rentrer", a déclaré cet ancien diplomate formé en Union soviétique.

 

"Il n'y aura aucune chasse aux sorcières parce que nous devons promouvoir la tolérance, le dialogue et le pardon", a-t-il lancé devant une foule de milliers de partisans enthousiastes réunis aux abords du palais présidentiel.

 

Alors que la vague de pillage s'est calmée à Bangui, Michel Djotodia a annoncé que ceux qui se rendraient coupables de tels actes seraient traduits devant les tribunaux.

 

Il a également demandé l'aide de la communauté internationale, et notamment de la France, l'ancienne puissance coloniale qui compte un petit contingent militaire en RCA chargé de la protection de la communauté française.

 

Le coup d'Etat contre le président François Bozizé a été condamné par la communauté internationale, et l'Union africaine a suspendu la Centrafrique de ses rangs et pris des sanctions à l'encontre de ses nouveaux dirigeants, y compris Michel Djotodia.

 

SOMMET REGIONAL AU TCHAD LE 3 AVRIL

 

Samedi, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas le nouveau régime de Bangui et indiqué que pour eux, c'est le Premier ministre sortant, Nicolas Tiangaye, qui est le seul et authentique chef de l'exécutif centrafricain.

 

Pour les Américains et les Français, le Séléka doit mettre eu oeuvre l'accord de partage du pouvoir signé en janvier à Libreville. Cet accord, signé par les rebelles et le gouvernement de François Bozizé, prévoit une transition jusqu'au scrutin présidentiel de 2016 auquel le chef de l'Etat déchu n'était pas autorisé à se présenter.

 

"Nous condamnons fermement la prise illégitime du pouvoir par la force de l'alliance du Séléka, la proclamation de Michel Djotodia comme président et la suspension de la Constitution et de l'Assemblée nationale", a déclaré à la presse Victoria Nuland, porte-parole du département d'Etat.

 

La crise au Centrafrique sera au coeur du sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) prévu le 3 avril à N'Djamena à l'invitation du président tchadien Idriss Déby en présence du chef de l'Etat sud-africain Jacob Zuma. Treize militaires sud-africains ont péri lors de l'entrée des rebelles dans Bangui.


Michel Djotodia s'est engagé à agir selon l'esprit de l'accord passé dans la capitale gabonaise et a annoncé vendredi qu'il quitterait le pouvoir en 2016.


Samedi, une coalition de huit partis d'opposition, dont celui du Premier ministre, a rejeté la période de transition de trois ans proposée par Michel Djotodia et demandé de nouvelles discussions pour réviser l'accord de Libreville.


"Après nous être consultés, nous pensons qu'une transition de 18 mois serait raisonnable pour organiser de nouvelles élections démocratiques", a expliqué à Reuters le porte-parole du groupe, Edouard Koyambounou.

 

Jean-Loup Fiévet pour le service français

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 16:30

 

 

 

 

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Par Reuter  29/03/2013 à 17:54

 

Le président centrafricain autoproclamé, Michel Djotodia, a annoncé aujourd'hui son intention de réviser les contrats miniers et pétroliers conclus par le gouvernement de son prédécesseur François Bozizé.

 
Interrogé sur les licences d'exploitation accordées par le président déchu à des sociétés chinoises et sud-africaines, le chef du mouvement rebelle Séléka, qui a pris le contrôle de la capitale Bangui dimanche dernier, a répondu : "Je vais demander aux ministres concernés de regarder si les choses ont été mal faites, d'essayer de mettre de l'ordre." Les mines centrafricaines produisent notamment de l'uranium, de l'or et des diamants.

Michel Djotodia a par ailleurs déclaré qu'il allait demander à la France d'entraîner les forces armées centrafricaines, dont l'ensemble des commandants lui ont prêté allégeance hier.

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