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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 01:05

 

 

 

Cette carte des ressources minières de l’AZAWAD pourrait sans doute expliquer le sens de la guerre d'indépendance à laquelle se livrent les rebelles du MNLA et les mouvements islamistes radicaux au Nord Mali.

A chacun de se faire une idée de la situation au Mali et  les enjeux stratégiques inavouables des uns et des autres et dont personne n’ose parler.

Rédaction C.A.P

 

 

 

 

 

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Au Mali, "le pétrole est pour le moment un mirage"

LE MONDE | 04.04.2012 à 10h55 • Mis à jour le 04.04.2012 à 15h4

Principal mouvement rebelle, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) souhaite que cette région Nord du Malifasse sécession. S'agit-il d'un enjeu pétrolier ? Réponses avec Benjamin Augé,chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (IFRI) et rédacteur en chef adjoint d'Africa EnergyIntelligence.

Que sait-on des réserves ou des possibilités d'exploitation du pétrole au Mali ?

La région Nord est la plus prometteuse parce qu'elle fait partie du bassin de Taoudenni (partagé entre la Mauritanie, l'Algérie et le Mali). Le Taoudenni ne produit pas encore, mais un forage de Total dans la partie mauritanienne du bassin en 2009-2010 a suscité de grands espoirs. Au Mali, on n'en est pas là. Des travaux sismiques (2D et 3D) ont eu lieu, mais la phase des forages est constamment repoussée, pour des questions de coût et de priorité pour les sociétés présentes.

Que peut peser le pétrole face aux autres ressources naturellesdu Mali, comme l'or ?

Le pétrole est pour le moment un mirage au Mali. On ne peut pas mesurer les réserves sans avoir mené une série de forages dans une zone qui s'étend sur des centaines de milliers de kilomètres carrés. De plus, le Taoudenni n'est pas le seul bassin. Le Mali abrite aussi le graben de Gao, les bassins du Tamesna et des Iullemeden (tous trois frontaliers avec le Niger), et celui de Nara (proche de Mopti). Pour chacun, on est loin de l'étape du forage. Le pays souffre de son enclavement. Les sociétés sont moins enthousiastes que pour les gisements offshore du golfe de Guinée, où il est facile d'exporter le brut. Pour l'or, en revanche, le Mali est l'un des premiers producteurs du continent.

Quels sont les pays qui s'intéressent particulièrement au nord du Mali du point de vue pétrolier ?

L'Algérie est présente au Mali (ainsi qu'au Niger et en Mauritanie) depuis moins de dix ans, mais avec une position très dominante. Au nord, l'Algérie a pris des blocs par l'intermédiaire de Sipex, filiale internationale de sa société nationale, la Sonatrach, et s'est associée avec l'italienne ENI pour partager les coûts d'exploration. Les deux sociétés opèrent un bloc très prometteur, mais le premier forage aurait dû avoir lieu en février, comme l'avait promis l'ex-premier ministre (arrêtée par la junte) Mariam Kaidaba Cissé Sidibe.

Comment les permis pétroliers ont-ils été attribués ?

Le Mali a monté vers le début 2000 un organisme sous tutelle du ministère des mines, l'Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière (Aurep), qui a accordé le plus grand nombre de blocs en un temps record. Parmi les sociétés sélectionnées, certaines sont sérieuses (Sonatrach, ENI), mais le plus grand nombre n'a pas les capacités techniques et financières nécessaires pour exploiter et retarde la mise en valeur des zones concernées. D'ailleurs, il n'y a pas eu un forage depuis.

La région est-elle susceptible de devenir un eldorado pétrolier ?

On en est loin. L'exploration n'en est qu'à ses débuts, et la zone saharienne reste méconnue. La Mauritanie produit depuis 2006 de petites quantités de brut en mer (8 000 barils par jour en 2011). A la suite d'une sélection rigoureuse du gouvernement, ce sont des sociétés reconnues qui veulent y investir (Total, Tullow Oil, Dana Petroleum, GDF Suez, Wintershall, Repsol...) et faire croître le débit. Le Niger produit depuis 2011 de faibles quantités de brut (20 000 b/j) à l'est (bloc d'Agadem) grâce aux Chinois de CNPC. D'ici cinq à six ans, une partie du brut d'Agadem sera exportée par un oléoduc qui serait raccordé à celui existant entre le Tchad (Doba) et le Cameroun (Kribi) construit en 2003 par Exxon. Le Mali, lui, est à la traîne.

Propos recueillis par Jean-Philippe Rémy

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 00:30

 

 

 

JP Mara

 

« Construisez le pays ! créez les infrastructures pour permettre de produire pour le bien être du peuple, mais ne touchez pas à la Constitution ! »

Par Jean-Pierre MARA

En République Centrafricaine, les principales sociétés d’Etat chargées de l’exploitation des infrastructures de base c'est-à-dire l’eau courante et potable, l’électricité (Ministère de l’Energie et les infrastructures de Télécommunication (Ministère des Postes et Télécommunications) sont  dans l’ordre la SODECA, l’ENERCA  et la SOCATEL.  A celles-ci s’ajoutent les routes et les ponts (Ministères de l’aménagement du territoire ou des travaux publics).

Les entreprises publiques auraient pu être les grands acteurs de la création de richesses nationales c'est-à-dire les maillons forts dans la création des emplois pour sortir les Centrafricains de la  misère et de la pauvreté. Il faut savoir que la RCA ne peut  survivre économiquement dans la CEMAC monétairement surévaluée, sans ces infrastructures, facteurs de construction et du  bon fonctionnement d’un pays.

Pour être clair d’entrée de jeu : ceux qui pensent qu’il faut privatiser l’ENERCA, la SOCATEL et la SODECA  pour mettre ainsi fin aux difficultés de ces sociétés d’Etat se trompent. Par contre, les propositions visant à les recapitaliser sont naturellement les bonnes, pourvu d’y ajouter deux éléments, à savoir : la bonne gouvernance et le capital humain  c’est à dire l’homme qu’il faut  à la place qu’il faut. En d’autres termes  mettre des gens qui savent de quoi ils parlent et cesser de privilégier la théorie de « l’homme de la tribu ou de l’ethnie  selon le principe du  « mo wara mo té biani ».

En fait, il faut rétablir une vraie politique de  la bonne gouvernance économique des entreprises publiques au lieu de se perdre dans la jungle de la privatisation qui rime normalement avec le Libéralisme ; il faut tirer les leçons des politiques libérales avec les conséquences visibles en Europe aujourd'hui.

La taillé du marché centrafricain est relative à   une population de 4 millions qui n’a pas le pouvoir d’achat pour faire vivre un marché libéral voir ultra libéral, orienté vers le gain rapide et facile. Nous savons tous qu’en politique libérale, une entreprise  privée ne peut investir dans les équipements lourds que si le marché lui assure le retour sur investissement immédiatement. Or les investissements dans turbines, alternateurs, transformateurs, lignes de transport haute tension, etc., qu’il faut pour améliorer  l’alimentation du pays en électricité de façon continue ne peut pas s’amortir en un an. En réalité il faudrait déjà que le marché des consommateurs dépasse le seuil du million (1.000.000) de ménages au pouvoir d’achat garanti, ce qui est loin d’être le cas de Bangui avec ces 10.000 fonctionnaires dont 2.000 ménages seulement sont électrifiés. Il n’y a donc que l’Etat susceptible d’investir  dans le renouvellement de ces infrastructures lourdes.

Il en est de même pour la SOCATEL :  Ici, seul l’Etat peut financer les investissements pour la  modernisation des équipements de téléphonie fixe et d’accès à internet haut débit en installant la fibre optique et en finançant le raccordement au réseau téléphonique public câblé de toute nouvelle construction de bâtiment public ou privé, nécessaire pour la communication des entreprises.

Comment faire ?Avant de répondre à cette question, un préalable consiste déjà à circonscrire les erreurs perpétuelles des différents gouvernements qui se succèdent en R.C.A : les exemples pour mettre en évidence ces échecs de stratégie dans le domaine de maintenance et de rénovation des infrastructures techniques de base sont les cas de la SNE privatisée pour devenir SODECA à son époque, SOCATEL et ENERCA dont on parle régulièrement de la privatisation. Quelle est la situation ?

         Lorsque vous envisagez de remplacer les tôles de votre maison qui laissent passer l’eau de pluie, vous vous adresserez aux vendeurs de tôles ou aux partenaires du fabriquant; Vous ne vous adressez pas sûrement à votre voisin qui lui, entretient la sienne mieux que vous.

     Lorsque votre voiture est en panne, vous vous adressez à un garagiste, au constructeur ou alors à son représentant; Vous ne vous adressez pas à votre voisin dont la voiture roule toujours en bon état.

Que constate-t-on comparativement en R.C.A quand il est question de réparer les pompes cassées de la SODECA, les turbines ou les transformateurs obsolètes de l’ENERCA ou encore les commutateurs vétustes de la SOCATEL ?  C’est là le paradoxe centrafricain :

         Dans le passé, les autorités s’adressaient toujours à France Télécom (FT) pour faire réparer les équipements de la SOCATEL, alors que FT n’était pas constructeur d’équipements de Télécommunication mais un exploitant au même titre que la SOCATEL. Le résultat, nous le connaissons aujourd’hui.

         Pour trouver des solutions aux problèmes de la vétusté des turbines de BOALI,  l’ENERCA ou  les autorités s’adressent  à Electricité de France  (EDF) qui n’est autre chose que l’ENERCA de la France. Ici on retrouve les mêmes erreurs que dans le cas de FT. Pourtant EDF n’est pas constructeur de Centrale ou de turbines. C’est un exploitant qui achète les Centrales chez les constructeurs AREVA, TOTAL  ou SIEMENS… etc.

         Pour trouver des solutions aux problèmes de la vétusté des pompes,  de la construction des châteaux d’Eau  ou encore des produits hygiéniques, SODECA s’adresse à la SAURE, un autre exploitant français. Nous sommes toujours dans les mêmes erreurs.

Mais pourquoi ne s’adresse-t-on pas  au canadien St-Arnaud Inc, au Français Total ou à l’allemand SIEMENS. Nous savons qu’AREVA a un passif avec le gouvernement mais de grâce, adressez-vous  aux fabricants de turbines ou de centrales hydroélectriques ? D’ailleurs, je me demande pourquoi François BOZIZE n’avait-il pas négocié la réparation des turbines de BOALI avec AREVA à l’époque des négociations sur BAKOUMA ou des milliards se versaient à tour de bras pour l’uranium ?

Les autorités et les gouvernants savent  que ces entreprises traînent des dettes colossales suite aux incapacités managériales et aux  difficultés  de gestion tout de même liées aux nominations ethniques de complaisance ; ils connaissent la vétusté des équipements de nos infrastructures dont certains datent de la période coloniale ; ils savent qu’elles (les autorités), se croient affranchies de l’obligation de payer leurs factures d’électricité et d’eau ; ils savent que  l’Administration Publique cumule les arriérés de paiement des factures d’eau et d’électricité et de téléphone; ils connaissent les raisons du phénomène de la fraude de l’électricité et de l’eau par les ménages avec la complicité des agents de ces entreprises. Et ils savent aussi que ce n’est pas de la faute des fraudeurs qui eux, sont prêts à payer si la qualité est assurée.

Et alors ! Les autorités et les gouvernants savent tout cela mais ne proposent aucune solution. Elles savent que c’est parce qu’elles ont placé des parents ou amis incompétents ou inconscients ou encore moins soucieux du sens de patriotisme qu’ils  refusent de changer l’Etat des choses ! Et nous autres savons tout cela mais ne disons rien ou manifestons de façon isolée (Kpéténé seul, Bimbo seul, Cattin seul, Boy-Rabé seul, Gobongo seul?).

Ces gouvernants qui ne veulent pas des idées de l’opposition politique, n’apportent aucune solution  viable pour le bien-être du  peuple dont ils se disent vouloir le bonheur !  Pour se moquer de ce peuple, on lui rabâche depuis des années  que des Chinois sont en train de construire BOALI. Nous savons que les Chinois financent les projets de cette envergure mais eux aussi achètent les constructions de barrages chez TOTAL, SIEMENS ou ARVEA, donc on peut négocier le financement avec eux mais acheter chez les constructeurs, n’est-ce pas ? Là ou le Gouvernement  perd de crédibilité, c’est quand on annonce dans la presse alors que la mise en route de cette construction chinoise ne résoudra jamais le phénomène de délestage chronique dans la capitale centrafricaine.  Mais alors dans ce cas, pourquoi le finance-t-on ?

Pour parler de l’Eau, la SODECA n’est même pas en mesure de la mettre en bouteille, Est-ce par manque d’imagination alors que nous avons pleins de Sources pouvant servir à cet effet ? On préfère laisser les « amis Libanais » vendre de l’eau infecte.

L’absence d’un réseau fiable du téléphone fixe nécessaire pour le fonctionnement de l’administration et des entreprises susceptibles de créer des emplois, est l’indicateur rouge qui entrave toute démarche des hommes et Femmes d’affaires. Envoyer un  fax ou téléphoner moins cher, même dans Bangui, est un calvaire. Accéder à internet ou encore réserver un nom de domaine en « .cf » relève de l’imaginaire ou de la science-fiction. J’ai essayé de réserver un nom de Domaine chez le Registrar Sud-Africain de la SOCATEL et surprise,  ce dernier me propose les tarifs suivants.

Pour mara.de(Allemagne) ou mara.fr (France)  € 9.50  MAIS pour mara.cf (CENTRAFRIQUE)  € 299.00  (OUI, vous avez bien lu : deux cent quatre vingt dix neuf euros au lieu de neuf euro cinquante !).

D’abord la SOCATEL n’a pas de serveur DNS  Root en RCA car il n’y a pas d’infrastructure! Bon, j’avoue que c’est trop technique pour le commun des mortels.  Dites-vous seulement qu’il faut passer par les routes en latérite plein de trous avant de tomber sur le goudron (c'est-à-dire la fibre optique). On se demande bien ce que  fait la SOCATEL dans ce domaine et comment l’Etat compte s’investir pour apporter la solution qu’il faut ! Là aussi, il serait intéressant de comprendre pourquoi la Fibre dont on parle depuis 2008 est toujours à l’Etat d’études des répercussions sur les riverains du tracé, comme si la route Bangui-Garouamboulaye est nocive pour les riverains. Le principe de ces études est-il vraiment de résoudre les préalables pour un départ du projet ou bien, ou bien est ce qu’elle sert de prétexte pour soustraire un plus d’argent à la Banque Mondiale  sensible aux arguments de destruction de l’éco système ?  Qu’on nous réponde !

Notre pays a vraiment besoin d’une armée forte et non tribale,  d’une bonne politique d’infrastructures de base pour la relance de l’économie. Au lieu de tripatouiller la Constitution, construisez les infrastructures de base pour permettre à l’armée de disposer des moyens pour nous protéger ! Moyens de communication, bonnes routes pour se déplacer rapidement ! Au lieu de persécuter ceux qui disent que rien ne marche, trouvez les vraies solutions pour la reconstruction de notre pays en achetant chez les équipementiers constructeurs!

C’est pourquoi il est urgent de crier « Touchez-pas à la Constitution » ! Mieux, perdez l’énergie à produire de l’Eau courante et propre, de l’Electricité, à construire les ponts, les routes et le téléphone fixe pour le bon fonctionnement des opérateurs économiques, de l’administration, de l’Armée  Nationale et les autres forces de l’ordre pour garantir la paix et la sécurité physique et alimentaires de la population.

Paris le 4 Avril 2012 

Jean-Pierre MARA

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 00:04

 

 

 

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Antoine NTSIMI se déplaçait à Bangui flanqué de deux (2) body guards armés...On apprend par ailleurs qu’en son absence sa villa aurait été visitée par des inconnus qui ne lui ont rien subtilisé mais qui se sont en revanche bien copieusement sustentés de mets rares et de champagnes...

Selon nos informations d’une source proche du dossier ayant requis l’anonymat, l'AFD vient de notifier à la CEMAC la suspension du décaissement qui devait être fait suite à la signature de la récente convention, en raison dit-on de l'article paru dans Jeune Afrique paru lundi dernier, le DG/AFD s'inscrivant en faux dans la justification des frais de restaurant de 19 000 € présentés par NTSIMI et se réserve même le droit de porter plainte. Cette suspension sera levée lorsqu'un nouvel organe de gestion sera mis en place. Les Chefs d'Etat sont donc mis en face de leurs responsabilités de ce fait, et n'ont pas le choix. Virer le gangster est  la seule alternative, mais .....!

Rédaction C.A.P

 

 

LIBREVILLE 5 avril (AFP) –  Comment faire fonctionner la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) avec un patron camerounais interdit de séjour en Centrafrique... où la Cémac a son siège? Une querelle de clochers qui tourne au casse-tête diplomatique.

Le 21 mars, Antoine Ntsimi, président camerounais de la Commission de la Cémac, est refoulé sans explication à l'aéroport de Bangui.

Cinq jours plus tard, le 26, le ministère des Affaires étrangères centrafricain publie un communiqué on ne peut plus clair: "Afin de préserver les bons rapports entre l'Etat de siège (Centrafrique) et la Commission de la Cémac et d'assurer le maintien des relations fraternelles et cordiales entre la République Centrafricaine et les autres Etats membres de la Communauté, M. Antoine Ntsimi (...) est déclaré persona non grata en République Centrafricaine".

En poste depuis cinq ans pour un mandat qui s'achève cette année, M. Ntsimi n'est visiblement pas apprécié par le président centrafricain François Bozizé.

Ce dernier avait déjà réclamé sa tête lors du sommet de l'organisation en 2010. Il voulait toujours son départ en janvier dernier lorsque la Cémac devait tenir un sommet à Brazzaville, mais qui avait finalement été reporté.

"Nous accusons le président de la Commission de ne pas respecter les textes, de faire traîner les choses", a affirmé dernièrement M. Bozizé sur Vox Afrique.

Un haut fonctionnaire centrafricain taxe pour sa part M. Ntsimi de "comportement arrogant", tandis qu'un diplomate gabonais reconnait qu'il a des "relations conflictuelles avec plusieurs chefs d'Etat", estimant toutefois qu'on ne peut pas "virer" les gens comme ça. "Il faut faire ça dans les règles de l'art".

Créée en 1999, la Cemac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

Quelques jours après le refoulement du haut fonctionnaire camerounais, la diplomatie gabonaise s'en mêle: "le ministère des Affaires étrangères tient à marquer son étonnement devant cette situation et invite les parties à la sérénité indispensable au bon fonctionnement de notre institution commune".

Au Cameroun, le pays de M. Ntsimi, on prend l'affaire au sérieux. Le ministre des Relations extérieures, Pierre Moukère Bono a reconnu que le Cameroun avait saisi le président congolais Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Cémac.

Et vendredi dernier, Cameroon Tribune titrait "Ntsimi bientôt à Bangui" en s'appuyant sur des déclarations du ministre congolais de l'Economie Pierre Moussa selon qui M. Ntsimi allait prochainement regagner son poste pour préparer le sommet Cémac de Brazzaville en mai.

Apparemment, Antoine Ntsimi ne paraît trop s'émouvoir de ces critiques: l'ancien ministre des Finances du Cameroun se déclare "candidat à sa propre succession" à la tête de la Cémac sur son site internet.

Dans un long article de sa dernière livraison, l'hebdomadaire Jeune Afrique évoque de son côté une "gestion financière ((...) au niveau de la présidence (de la Cémac) pour le moins troublante", parlant d'une "multiplication hors normes des retraits en espèces à partir du compte ouvert par la Cémac auprès de la Banque des Etats d'Afrique centrale" (BEAC).

Sous le titre "Cémac: le grand déballage", Jeune Afrique mentionne notamment des frais de missions très importants, de gros retraits en liquide à la BEAC par un "homme de confiance" d'Antoine Ntsimi, ainsi que des locations d'avions pour ce dernier.

Cet encombrant dossier sera sans nul doute en tête de l'agenda des chefs d'Etat du prochain sommet de l'organisation à Brazzaville en juin.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés.

 

 

Cemac : les étranges factures d’Antoine Ntsimi

 

03/04/2012 à 17h:00 Par Jeune Afrique

 

Dans son numéro 2673 en kiosque du 1er au 7 avril, Jeune Afrique enquête sur la gestion financière pour le moins relâchée de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Son président, le Camerounais Antoine Louis Ntsimi Menye, est la figure centrale de cette affaire.

 

Une série de locations d’avions privés à des tarifs exorbitants, des frais de missions aux montants tout aussi étonnants, une réception donnée en l’honneur du directeur de l’Agence française de développement (AFD) Dov Zerah - laquelle n’aurait d’ailleurs jamais eu lieu - facturée 19 940 euros… La lecture de certains documents comptables de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), que Jeune Afrique s’est procurés, est tout simplement édifiante.

 

L’homme au centre de cette gestion financière pour le moins troublante n’est autre que le président de ladite Commission, le Camerounais Antoine Louis Ntsimi Menye, 56 ans. De fait, la quasi-totalité des retraits en espèce destinés à régler ces factures pour le moins salées, concernant la fin de l’année 2011 et les deux premiers mois de 2012, ont été effectués par un homme de confiance de ce proche du président Paul Biya.

 

Pour ne rien arranger, celui qu’on surnomme « Chicago Boy » est au cœur de la crise politique profonde que traverse la Cemac, qui réunit le Cameroun, le Tchad, la Centrafrique, le Gabon, le Congo, et la Guinée équatoriale. Élu le 25 avril 2007 pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, Antoine Louis Ntsimi Menye devait quitter son poste à la fin du mois d’avril, en vertu du principe de rotation alphabétique adopté par la Cemac en 2010 à Bangui. Mais après avoir dans un premier temps accepté de se retirer, il a brusquement changé d’avis courant 2011, se déclarant candidat à sa propre succession.

 

Une décision prise contre l’avis des autorités de Centrafrique, ce qui qui n’a pas contribué à l’amélioration des relations déjà compliquées entre Antoine Ntsimi et le président François Bozizé. En mars dernier, le premier a même été déclaré persona non grata sur le sol centrafricain… où siège la Cemac.

 

Au-delà du cas Ntsimi, c’est toute une institution qui se retrouve encore une fois au point mort. Et avec elle tous les grands chantiers qu’elle est censée porter depuis le sommet des chefs d’États à Bangui, en janvier 2010 : Air Cemac, passeport unique, fusion des bourses

 

   

Quel peut être l'impact de la crise de la Cemac sur la diplomatie camerounaise?

Quotidien Mutations Jeudi 5 avril 2012 05:58

Depuis qu'a éclaté au grand jour la crise de la Cemac avec comme épicentre le président de la commission de l'institution, notre compatriote Antoine Ntsimi, les actes visibles posés par la diplomatie camerounaise en relation avec cette crise se comptent au bout des doigts.

Un communiqué laconique du ministre des relations extérieures, Pierre Moukoko Mbonjo qui se  contente d'indiquer que le président en exercice de l'organisation, le président Sassou Nguesso a été saisi pour trouver une solution au problème. Deux audiences présidentielles. Une accordée à un émissaire du président congolais, Pierre Moussa, ministre d'Etat en charge de l'Economie et l'autre à un émissaire cette fois du président centrafricain François Bozizé, Albert Besse, secrétaire général à la présidence de la RCA.

Si les déclarations à la presse du premier ont laissé penser aux camerounais que l'honneur du pays sortirait sauf de cette crise, celle du second à la même presse ont clairement souligné que les autorités de RCA ne sont pas prêtes à calmer le front. Pierre Moussa, se voulant rassurant en évoquant "un malentendu" avait indiqué qu'Antoine Ntsimi, le président de la Commission de la CEMAC expulsé et humilié par les autorités centrafricaines devrait bientôt regagner Bangui. Quant à l'émissaire du président Bozizé, il a surpris l'opinion camerounaise par une langue de bois fort bien ciselée pour la circonstance en indiquant qu'il avait appris l'affaire en lisant la presse camerounaise.

Honneur et dignité

Devant un tel défi à l'honneur et à la dignité du Cameroun, l'absence de réaction de nos autorités a quelque chose de déconcertant. Beaucoup se demandent ce que le gouvernement camerounais attend pour élever la voix, taper du poing sur la table, expulser un ou plusieurs diplomates centrafricains ou de toute façon faire quelque chose qui manifeste notre volonté de nous faire respecter. Il est temps, soutiennent-ils, de restaurer notre dignité bafouée. Car la "petite" RCA qui a ridiculisé un haut diplomate camerounais et brutalisé quelques autres se permet en plus de nous tourner en bourrique sans même que lui soit exigé un mot d'excuse.
On a pourtant vu notre géant voisin, le Nigéria, frapper du poing sur la table en réaction à un impair dont ont été victimes ses ressortissants en Afrique du Sud en expulsant autant de diplomates nigérians qu'avait expulsés Prétoria. L'Afrique de Sud s'était pourtant déjà confondue en excuses.

Mais on se doute bien qu'à ceux qui dénoncent la mollesse, la timidité, la faiblesse de la diplomatie camerounaise, quelques bonnes âmes prêtes à brandir tous les arguments pour défendre même les plus évidentes carences de l'homme des grandes réalisations vont tenter de nous démontrer qu'il a choisi la voie de la sagesse incarnée dans la gestion de ce dossier. On tentera de nous convaincre que son calme, son silence et sa pondération sont les seules postures qui conviennent face à l'agitation et à la nervosité qu'on a pu observer de l'autre côté du fleuve Oubangui.

L’argument est recevable. Mais on ne saurait oublier que dans la crise en question, ce n'est pas la RCA le problème, mais bien un diplomate camerounais dont les écarts de comportements, les méthodes de management, la mauvaise gouvernance et le bilan désastreux ne peuvent qu'éclabousser l'image du Cameroun. Et ont eu pour résultat d'affaiblir notre diplomatie et plus grave de paralyser le processus d'intégration de la sous-région.

Les révélations de l'hebdomadaire Jeune Afrique dans son édition de cette semaine sur la gabegie de Mr Ntsimi viennent contribuer à charger la barque des miasmes de l'image négative que renvoie le Cameroun de lui-même à travers le comportement de certains de ses ressortissants à l'étranger. Notre réputation de pays ou règne la corruption, terre d'élection des feymen, ces champions du monde de l'escroquerie en sort renforcée. Et dans ce désastreux prisme de notre réalité, il faut reconnaitre qu'Antoine Ntsimi a fait vraiment fort.

Alors, la question qui se pose au Cameroun aujourd'hui, et à laquelle le président Biya, qui est le seul vrai chef de la diplomatie camerounaise se doit de répondre est de savoir ce qu'il convient de faire. Il semble évident qu'il serait incongru de s'entêter à chercher à soutenir un monsieur qui traine autant de casseroles et qui a contribué a l'affaiblissement de notre diplomatie et à la dégradation de notre image. Faut-il pour autant céder le poste de Mr Ntsimi à un autre pays, voire même à la RCA? En fait, la seule issue qui laverait l'honneur du Cameroun dans cette affaire serait de remplacer l'actuel président de la commission par un autre camerounais. A priori, il y a peu de chance que cette solution soit acceptée par nos voisins. Mais c'est une carte que Paul Biya peut habilement jouer en sacrifiant Ntsimi et en profitant de la maladresse et des excès de la réaction de Bozizé pour exiger que le système de rotation adopté en 2010 démarre dans cinq ans. 

Coup diplomatique

Ce serait aussi une façon d'obliger la RCA à s'amender vis à vis du Cameroun. Encore faut-il que Paul Biya soit prêt à faire preuve de fermeté après avoir su calmer le jeu. Ce serait alors un véritable coup diplomatique. On se souvient la prouesse d’Ahidjo faisant remplacer à l’OUA Nzo Ekangaki éclaboussé dans un scandale de corruption par William Eteki Mboumoua.

Enfin cette crise doit nous faire réfléchir sur la place et le rôle du Cameroun en Afrique centrale. Notre pays, à travers son premier responsable ne peut pas continuer à s'estimer leader et renoncer à assumer cette responsabilité. Il faut le dire et le redire, les absences de Paul Biya la scène diplomatique africaine et en particulier au sein de la Cemac sont un préjudice pour le Cameroun mais aussi pour l'intégration sous-régionale. Elles nous valent d'avoir enregistré un recul significatif sur de nombreux fronts diplomatiques et économiques.

C'est ce vide laissé sur le terrain de notre responsabilité en tant que locomotive économique de la sous-région qui a accentué la paralysie de l'intégration dans la zone Cemac. Le quasi échec du projet Air Cemac est le dernier exemple de cette réalité après le coup des deux bourses des valeurs à Douala et Libreville.

Michel Lobé Ewané

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 15:38

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Avril 2012 13:52

Le peuple centrafricain commémore ce 5 avril 2012, le premier anniversaire de la disparition président Ange-Félix Patassé. Aucune manifestation officielle n’a été organisée. Toutefois, le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011) s’est recueilli sur la tombe du défunt président et a ensuite organisé une conférence de presse.

L’interrogation qui revient sur les lèvres des militants, compatriotes de ce défunt candidat malheureux à la dernière présidentielle en République Centrafricaine est, quel est l’état de l’héritage politique de Ange Félix Patassé une année après sa mort ?

En effet, la mort de  cette personnalité relance la question de  l’héritage politique qu’il a laissé depuis la création du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011), en passant par le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le parti politique qu’il aurait  crée même si une nébuleuse entoure encore la problématique  de paternité du MLPC.

Le FARE, faut-il le rappeler, était pour le défunt Président Ange Félix Patassé, un cadre institutionnel pour lui permettre de mener son combat politique. Mais quelles sont les valeurs dont le FARE était porteur au sein de l’espace public politique du vivant de Patassé, et qui sont restées d’actualité ?

Difficile de le dire. Jusque-là les valeurs qui sous tendaient et qui sous-tendent encore l’existence du FARE-2011 peuvent être circonscrites sous l’angle de  la reprise des élections  groupées de janvier 2011. Ange Félix Patassé y croyait  de tout son vœu,  car il misait aussi sur son carnet d’adresses au niveau du continent africain notamment  ses anciens amis Présidents, mais aussi ses relations au-delà du continent africain.

Malheureusement, la mort l’a arraché prématurément, d’où la récupération de cet instrument par l’opposition politique, qui  a estimé que le combat politique de Patassé était légitime. C’est pourquoi elle s’est organisée pour continuer la lutte politique dans le cadre des valeurs qu’elle entend insuffler au niveau de la société centrafricaine.

Le FARE-2011 est resté tangible dans sa logique de reprise des élections groupées, même si  elle n’a pas les moyens de mener son combat politique. Cette question de Reprise des Elections de 2011 est toujours balayée du revers de la main, par le président François Bozizé qui a toujours minimisé l’existence du FARE-2011. D’ailleurs dans certaines de ses allocutions, il a même déclaré que « les phares sont déjà crevées » faisant allusion FARE ayant la même consonance. De ce point de vue, Bozizé estime que le  FARE-2011 n’a pas la capacité de l’inquiéter, car il n’est qu’une coquille vide.

De leur côté, les observateurs de la vie politique centrafricaine pensent  qu’en l’absence de l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) qui s’est éteinte à la veille des élections de janvier 2011, quelques   partis politiques de l’opposition avaient resserré leur rang.

Il s’agit du MLPC, du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), le Congrès Républicain pour le Progrès Social (CRPS), le Mouvement de Libération des Démocrates (MLD). Ces partis, membres actifs du FARE-2011 mènent à ce jour un combat commun contre la chute du pouvoir de Bangui. Ils ne cessent de dénoncer les dérives politiques de Bozizé et son équipe.

Quant au MLPC, parti politique qui a porté Ange Félix Patassé au pouvoir en 1993, et qui est dirigé à ce jour par Martin Ziguélé, il est de plus en plus miné de l’intérieur par les querelles intestines.

Son ancien Secrétaire général Jean-Michel Mandaba est rentré au gouvernement Touadéra III, sans l’accord de son parti. Sanctionné,  il a claqué la porte du MLPC amenant avec lui certains militants, pour créer son propre parti.

Le départ de Jean-Michel Mandaba a ouvert la porte aux ambitions démesurées des autres militants de ce parti,  à l’instar de Jacques Boniba qui a également quitté le MLPC,  pour créer  le MLD.

Certes qu’il  y’a eu des départs du MLPC. En revanche, d’autres militants qui avaient regagné le rang du défunt président Ange Félix Patassé à travers le comité de soutien au candidat Ange Félix Patassé, sont revenus grossir l’effectif des militants et sympathisants de cette famille politique qui est le MLPC.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 03:10

 

 

 

Shaolin

 

 

cercueil AF Patassé

cortège funèbre Patassé à Bangui

 

mausolée Patassé

 mausolée Patassé 2

                                               mausolée d'Ange-Félix Patassé au Pk 26 route de Boali

 

Voici un an jour pour jour que le président Ange–Félix Patassé, le « barbu national » a quitté ce bas monde pour son repos éternel. Sa brutale disparition, de surcroît sur un territoire étranger, a beaucoup défrayé la chronique et suscité une réprobation générale et une indignation qui ont dépassé les frontières du Centrafrique en raison de la méchanceté gratuite d’un homme sans cœur nommé François Bozizé, celui-là même pour qui l’illustre défunt avait pourtant tant fait par le passé.

Bozizé s’est laissé manipulé par son « sécurocrate » Claude Richard Gouandja qui lui a fait croire à la « véracité » d’une fiche mensongère montée de toute pièce et disant que le président Patassé voulait se rendre à Malabo non pas pour raison de santé mais afin d’y recruter des mercenaires pour venir renverser Bozizé du pouvoir.  

La matérialité de ce funeste complot a été confirmée par Bozizé lui-même dans son allocution improvisée lors  des obsèques officielles de Patassé sur l’avenue des Martyrs. Il avait en effet ce jour, reconnu avoir affrété un avion pour dépêcher à Malabo une mission constituée notamment de son directeur de cabinet et l’ambassadeur de France rencontrer le président équato-guinéen pour tirer clair cette affaire de recrutement de mercenaires par Patassé.  

En apprenant depuis son escale de Douala la mission à Malabo de ces émissaires, Patassé avait fait un arrêt cardiaque dans un premier temps et a pu être ranimé avant de décéder 48 heures après. C’est l’irréfutable preuve de la responsabilité de Bozizé dans sa mort. C’est pourquoi les élucubrations et tentatives de Bozizé lors des funérailles de Patassé de nier ses responsabilités dans la mort du « barbu national» tout en se défaussant sur d’autres sont vaines. Il aura perpétuellement sur sa conscience la mort de Patassé, qu’il le veuille ou non. A cause de Bozizé, Patassé a été contraint à deux reprises à de longs exils togolais.

Pris de beaucoup de remords, il a tout fait pour récupérer ses funérailles officielles afin de tenter de se dédouaner mais personne n’en est dupe en Centrafrique.  Depuis son coup d’Etat qui a chassé du pouvoir le président Patassé, il a arbitrairement saisi et s’est accaparé certains biens de ce dernier. Selon nos informations, à ce jour, aucune main levée n’est intervenue sur les biens de Patassé, notamment son patrimoine immobilier.

Sans scrupule, Bozizé se sert même de la Mercedes 4x4 blindée personnelle de Patassé pour ses quatre cents coups dans les quartiers de Bangui. Les cinq millions de la caution du candidat Patassé à l’élection présidentielle de 2011 n’ont pas non plus été restitués à ses héritiers à ce jour selon nos informations, alors que son score permet amplement ce remboursement.

Il en de même de son maître Bokassa dont Bozizé s’est opportunément dépêché de décréter la réhabilitation mais dont les ayants droit se plaignent de n’avoir toujours pas pris possession de ses biens. Bozizé c’est aussi cela ; l’ingratitude caractérisée à l’égard de ceux-là mêmes qui l’ont aidé, amené au pouvoir et rendu d’incommensurables services dans la vie, notamment lors de ses moments galère et de traversée de désert. Beaucoup de ceux-là regrettent aujourd’hui et s’en  mordent amèrement les doigts. Une fois au pouvoir, il ne les connaît plus et est incapable de leur renvoyer l’ascenseur se contentent-ils de maugréer.

En effet, force est de constater aujourd’hui que le pouvoir de Bozizé est réduit à lui-même, ses sœurs, ses enfants, ses multiples maîtresses et copines, ses neveux, cousins et quelques gbaya limités à son village, son clan familial qu’il a placé aux endroits stratégiques pour la prédation et dont il a aussi savamment orchestré l’entrée à l’assemblée nationale.

Pour revenir à l’homme Patassé, les Centrafricains auront retenu que son arrivée  à la tête de leur pays avait suscité beaucoup d’espoir malheureusement bien vite déçu du fait du harcèlement permanent de ses nombreux ennemis tant intérieurs qu’extérieurs mais aussi en raison de ses lubies et sa gestion assez brouillonne du pouvoir qui a fini par lui être fatale ce 15 mars 2003.

Moins d’un an après sa disparition, plusieurs partis ont vu le jour pour se revendiquer de son héritage politique alors que le MLPC son parti originel, qui l’avait un temps exclu l’avait pourtant réhabilité et fait de lui son président d’honneur à titre posthume. Son président Martin Ziguélé s’étant même réconcilié avec Patassé bien longtemps avant sa disparition, ce qui a rendu possible la création du FARE-2011 à laquelle Patassé avait grandement contribuée.  

Alors que rien ne l’obligeait à se rendre à Niamey pour prendre part à ce sommet de la Cen-Sad qui devait s’y tenir, il avait cru sa présence absolument indispensable, tenant coûte que coûte à intervenir devant entre autre, le colonel Mouammar Kadhafi, au sujet du fameux projet d’alimentation du lac Tchad  avec une partie des eaux de l’Oubangui auquel il croyait beaucoup. C’était sans compter sur la farouche volonté de Bozizé et tous ceux qui complotaient frénétiquement dans l’ombre pour le renverser à tout prix.

Avec le recul, ceux-là aussi s’en mordent beaucoup les doigts et regrettent d’avoir porté leur choix sur un certain François Bozizé sur qui ils avaient juste tablé pour venir mettre un peu d’ordre dans la maison Centrafrique mais qui a fini par prendre goût au pouvoir et les a tous roulés dans la farine aujourd’hui.

Presque tous ses  homologues d’Afrique centrale qui n’ont cessé de le « biberonner » depuis le début de son aventure, le trouvent maintenant encombrant. Selon nos informations, ils sont tellement exaspérés de lui qu’ils l’ont désormais rejeté dans les bras du seul président tchadien, obligé de se débrouiller  avec lui. La décision pour le moins cavalière, de déclarer persona non grata le président de la Commission de la CEMAC Antoine Ntsimi, quelle que soit la gravité de ce qu’on pourrait à juste titre lui reprocher, est venue les renforcer dans leur exaspération de Bozizé. C’est dire… !

A l’occasion du premier anniversaire de sa disparition, la rédaction de Centrafrique Presse comme beaucoup de Centrafricains, a une pensée pour Ange-Félix Patassé et lui souhaite encore de reposer en paix.

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 23:56

 

 

 

Ntsimi 2012

 

A force de ne pas bien évaluer nos forces, nous avions fini par oublier quelques autres atouts. Depuis la prime enfance, nous apprenions que le Cameroun exporte le bois, le cacao, la café, la banane, et après le pétrole. 

 Vraiment c’était à peu près tout. Pourtant, voici que même plongés dans la crise venue avec le gentil renouveau, nous étions en train de méconnaître le talent exceptionnel que constitue le sale caractère d’une génération de hauts fonctionnaires rompus au vol, à la corruption et à l’injure de l’éthique.

Pour celui qui aurait encore des doutes, voici arrivée une belle histoire depuis la Centrafrique, où l’on apprend qu’un camerounais bien de chez nous, n’avait aucun égard pour le chef de l’Etat du pays hôte, pour les citoyens traités de bêtes et d’idiots, pour le corps diplomatique qui l’ont rejeté à l’unanimité. Et certains croient pouvoir dire que ce sont des gens de l’autre côté qui auraient tort, qui se seraient sauvages. 

 Il faut savoir et pouvoir accepter sa chose, son produit, sa malédiction. Lorsqu’un pays a atteint un tel degré d’anarchie, de pillage, d’irresponsabilité et de désorganisation, il ne peut projeter que l’impunité et le désordre à l’extérieur.

 Il ne faut surtout pas crier sur monsieur Bozizé et les Centrafricains. Pour les habitués des couloirs diplomatiques, ils ont au contraire trop supporté. Les usages diplomatiques sont tellement limpides, qu’il faudrait de tout temps et en tout lieu, se rappeler que les immunités sont encadrées par des normes prudentielles infranchissables. Le respect de quelques usages protocolaires fait partie des canons de ce milieu. 

 Et puis, qui vous dit que le passeport diplomatique et la qualité de diplomate, autorise tous les abus et dérapages ?  Nous sommes dans un pays où l’on ne va plus demander aux érudits d’une matière, de quoi retourne les solutions ou les causes d’une crise. On fonce au village organisateur, chez l’ami, le cousin, le frater. Et voilà exactement comment, laissant des compétents par-ci et par-là, on envoie représenter le pays dehors, des tocards, des mal polis et des délinquants qui ramènent des problèmes et la honte.

 Dans tous les cas, les Centrafricains au moins, ne diront pas que tous les hauts fonctionnaires camerounais sont à cet image, car depuis belle lurette, ils ont toujours eu les nôtres là-bas, d’autres compatriotes de haute facture, mais également de haute sagesse, de haute humilité, de haute politesse.

 On croit pourtant rêver, en entendant des gens ici, présenter ce nouveau produit d’exportation, comme quelque chose de défendable, de fréquentable et de consommable. Que diablement non. Quelle bêtise !

Ainsi va le Cameroun, vraiment.

Source: Shanda Tonme

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 23:31

 

 

 

 

macky-sall-elu-president.jpg

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                                            PM abdoul Mbaye

 

Dakar, 4 avr 2012 22:23 GMT (APS) – Le président de la République Macky Sall s’est en tenu à 25 ministres pour la constitution de son gouvernement, comme il l’avait promis lors de la campagne électorale.

Voici la liste des membres du gouvernement :

 Alioune Badara Cissé, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur

 Mbaye Ndiaye, ministre de l’Intérieur

 Eva Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale

 Augustin Tine, ministre des Forces armées

 Aminata Touré, ministre de la Justice

 Amadou Kane, ministre de l’Economie et des Finances

 Youssou Ndour, ministre de la Culture et du Tourisme

 Mariama Sarr, ministre de la Femme, de l’Enfant et de l’Entrepreneuriat féminin

 Ibrahima Sall, ministre de l’Education nationale

 Benoît Sambou, ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural

 Cheikh Bamba Dièye, ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales

 Mata Sy Diallo, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat

 Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage

 Pape Diouf, ministre de la Pêche et des Affaires maritimes

 Mor Ngom, ministre des Infrastructures et des Transports

 Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Energie et des Mines

 Aly Koto Ndiaye, ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi

 El Hadji Malick, ministre des Sports

 Khoudia Mbaye, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat

 Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, porte-parole du Gouvernement

 Ali Haidar, ministre de l’Ecologie et de la Protection de la nature

 Mansour Sy, ministre de la Fonction publique, du Travail et des Relations avec les institutions

 Oumar Guèye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement

 Abou Lô, ministre de la Communication et des Technologies de l’information et de la communication

 Abdoulaye Daouda Diallo, ministre délégué, chargé du Budget

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 22:44

 

 

 

 

 

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WASHINGTON AFP / 04 avril 2012 23h00- Le premier essai clinique étendu avec un vaccin expérimental contre le virus du Sida, mené en Thaïlande, a fourni d'importantes informations sur les réponses du système immunitaire, révèle une analyse publiée mercredi aux Etats-Unis.

Selon les estimations révélées en 2009, 31,2% des participants ayant été vacciné avec ce produit baptisé RV144, avaient nettement moins de risque d'être infectés par le VIH que le groupe traité avec un placebo.

Les chercheurs ont examiné des échantillons de sang des participants vaccinés avec le RV144 pour analyser leurs réponses immunitaires.

Ils ont découvert que les différents types de réponses des anticorps ont été liés au degré d'infection avec le VIH.

Les résultats de l'essai clinique du vaccin auquel plus de 16.000 adultes avaient participé en Thaïlande avaient été publiés en octobre 2009 dans le New England Journal of Medicine, qui publie aussi en date du 5 avril cette nouvelle étude.

En étudiant ceux qui sont devenus infectés comparativement aux participants qui n'ont pas été infectés, nous pensons avoir découvert des indices très importants sur la manière dont ce vaccin a fonctionné, explique le Dr Barton Haynes, professeur de médecine à l'Université Duke (Caroline du Nord, sud-est), qui a mené cette analyse.

Apparemment, la protection dans cet essai clinique a été principalement attribuée à des anticorps et tous les anticorps étudiés ont été isolés du vaccin RV144, précise-t-il.

Les différents effets protecteurs de ces anticorps --induits par le vaccin-- seront testés chez des primates pour voir s'ils peuvent empêcher une infection par le VIH, ajoute ce médecin.

La principale découverte porte sur le fait que des anticorps spécifiques à une zone particulière de l'enveloppe du virus (VIH) appelée V1V2 sont liés à des taux d'infection plus faibles chez les vaccinés, précisent ces chercheurs.

Les anticorps sont des protéines produites par l'organisme pour se défendre contre des agents infectieux tels les virus et les bactéries.

Selon l'hypothèse avancée par ces virologues, ces anticorps se lient à la zone V1V2 de l'enveloppe du virus ce qui empêcherait l'infection en bloquant sa réplication.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 22:28

 

 

 

 

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Batangafo 4 avril (C.A.P) - Les populations des environs de Batangafo vivent depuis quelques semaines un drame silencieux dont personne ne parle. En effet, à la suite d’une mésentente entre éleveurs Mbarara et quelques éléments d’auto-défense, un conflit armé s’est déclenché opposant les villageois avec ces éleveurs armés jusqu’aux dents.

C’est ainsi que plusieurs ont dû fuir les représailles de ces éleveurs et leurs maisons, ne pouvant plus vivre dans leurs villages. Les éleveurs continuent de commettre des exactions. Le village Bodigui situé à 15 km de Batangafo a été entièrement brûlé. Sa population s’est retrouvée à Batangafo et dans ses environs. On retrouve ainsi :

Sur l’axe Bataganfo – Bouca, il s’agit des villages Gbadéné (24 km) avec 639 personnes, Garo (20 km, avec 383 personnes et Bongonon II 128 personnes, Boguidi (15 km) avec 310 personnes.

Sur l’axe Batangafo – Ouandago, ce sont les villages Ngapélé (10 km) avec 338 personnes, Bofondo (15 km) avec 425 personnes.

Sur l’axe Batangafo – Kabo, il s’agit des villages Bamara – Kassai 22 km, (342 personnes).

Les personnes déplacées sont abandonnées à elles-mêmes, dorment dans les églises, sous les manguiers à la belle étoile tout en manquant cruellement de nourriture, de semences et d’instruments pour travaux champêtres. Or la saison des pluies approche. Elles ont besoin de nourriture, de bâches, de couvertures, de moustiquaires, de semences, de récipients pour la conservation de l’eau potable

Tel est le point de la tragédie que vivent les citoyens de cette région de la préfecture de l’Ouham en Centrafrique qu’a fait parvenir à la rédaction de Centrafrique-Presse un correspondant particulier à Batangafo.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 20:00

 

 

 

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             Ministère français des affaires étrangères dit "Quai d'Orsay"

 

Serge MUCETTI rejoint Bangui

Nommé le 1er mars ambassadeur de France en Centrafrique, Serge Mucetti, 55 ans, a beaucoup travaillé sur la thématique des Français établis hors de France au cours des dix dernières années. D’abord au sein de l’administration centrale du Quai d’Orsay (1999 – 2002) puis, après avoir occupé le poste de consul à Bruxelles, comme directeur de cabinet du secrétaire d’Etat chargé des Français de l’étranger, David Douillet, et de son successeur à ce poste, Edouard Courtial. Auparavant, ce conseiller des affaires étrangères hors classe, diplômé en droit et ancien élève des Instituts régionaux d’administration (IRA), était en poste à Rabat comme premier secrétaire de l’ambassade de France (1996 – 1999), puis comme consul (1999 – 2002). Sa nomination à Bangui constitue son premier poste d’ambassadeur. Pas le plus facile… Il succède à Jean-Pierre Vidon, nommé en 2008.

Source : Lettre du Continent n° 631 du 15 mars 2012

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