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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 13:08




Bangui, 25 mars 09 (C.A.P) – Selon des informations vérifiables obtenues d’un cadre du trésor public et auprès du ministère des finances, une première tranche de cinq milliards de F CFA sur les huit accordés par la CEMAC, a été décaissée par la BEAC et versée en espèces sonnantes au trésor public entre jeudi et vendredi dernier à Bangui.

Les autorités de Bangui avaient souhaité percevoir directement de la BEAC un versement en espèces sonnantes et trébuchantes des cinq milliards mais la direction nationale de la BEAC a préféré procéder plutôt à un virement sur le compte du trésor logé dans ses livres.

Il faut rappeler que cet appui financier exceptionnel de la CEMAC a été accordé à l’Etat centrafricain à l’issue du sommet extraordinaire des chefs d’Etat tenu dernièrement à Libreville afin d’accompagner la mise en œuvre des recommandations du dialogue politique inclusif et est destiné en principe au financement partiel du programme dit de désarmement, démobilisation et de  réinsertion (DDR) des différentes rébellions.

En 2005, le financement d’un premier programme DDR financé par le PNUD et la banque mondiale avait déjà été purement et simplement détourné en toute impunité par les différents hauts responsables du pouvoir en place qui avaient eu à le gérer. Cela a donné lieu à l’acquisition de rutilantes 4x4 et la construction de somptueuses villas privées bien connues dans la ville de Bangui.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 02:42




24-03-2009 - L'ex Premier ministre du général Lansana Conté, François Lounceny Fall sera à Conakry ce samedi à 10 heures nous dit-on. Après sa démission du poste de Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique, Lounceny Fall, à l'image de Lansana Kouyaté rentre définitivement au bercail  pour créer son parti et conquérir le pouvoir.


Selon nos sources, le nom du futur parti de Fall est FUDEC (Fort Uni pour le Développement et le Changement. A présent, ce parti est composé des amis d'enfance du futur leader et de ses admirateurs.

 Le week-end dernier, une importante réunion s'est ténue au domicile de Fall à Taouyah dans la commune de Ratoma pour prendre des dispositions nécessaires à l’accueil du futur candidat aux élections présidentielles.


 FUDEC n'étant pas encore agrée, ce sont certaines organisations non gouvernementales de la place qui, selon nos sources, se sont mobilisées pour demander une autorisation d'accueil carnavalesque à Fall.



Minkailou Barry 224 64 24 75 06 Lejourguinée

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 18:59

 

AU DEPART DU GENERAL FRANCOIS BOZIZE

 

 

            Depuis l'accession au pouvoir du général François Bozizé, sa politique est dominée par l'exclusion et la haine, les violations répétées des droits de l'homme et la répression aveugle, les violations constantes de la Constitution, la mauvaise gouvernance et plus récemment encore, le refus délibéré d’appliquer les recommandations pourtant consensuellement adoptées par le Dialogue Politique Inclusif. La justice est instrumentalisée à sa guise.

 

            Le mérite, la compétence, la qualification et l’expérience, ne sont plus des valeurs prises en compte dans l’octroi désordonné des galons et l’évolution dans la carrière des armes. Les nominations aux postes de responsabilité dans la fonction publique, dans l'armée et le secteur parapublic, n’obéissent uniquement qu’à des critères d’appartenance  à l’ethnie Gbaya ou à la région de Bézambé et à la clientèle KNK. Jamais notre pays n’a connu un tel degré de tribalisation de l’Etat. On assiste quotidiennement à d’intolérables discriminations et une criante inégalité des Centrafricains devant la loi et la justice, tout cela, par le seul fait du pouvoir en place. On vient d’en avoir encore la preuve ces jours-ci avec la scandaleuse promotion de son fils Francis Bozizé au grade de colonel.

 

            Cette mauvaise gouvernance du régime Bozizé a entraîné un mécontentement sans précédent au sein des forces armées centrafricaines, ce qui se traduit aujourd’hui par la multiplication des foyers de rébellion sur toute l’étendue du territoire.

 

            Les valeureux soldats centrafricains sont négligés, humiliés et méprisés. Seuls les parents de Bozizé et ceux qui l’ont suivi dans sa rébellion sont avantageusement traités aujourd’hui en terme d’avancement et de promotion au sein de l’armée. En très peu de temps, ceux-ci, dont certains sont de braves illettrés, ont sauté sans vergogne plusieurs grades sans en réunir les conditions ni en avoir le profil.

           

            Le général François Bozizé a fait de notre armée, une institution devenue l'ennemi de son propre peuple qu’elle est pourtant censée protéger. Les armes achetées avec les deniers du peuple sont malheureusement utilisées pour tuer les filles et fils du pays. Plusieurs familles centrafricaines sont aujourd’hui endeuillées par des éléments du propre entourage immédiat du général Bozizé avec la bénédiction et protection de celui-ci. La liste des innocentes victimes est longue. Pourtant les assassins sont bien connus mais demeurent toujours impunis. Les parents du capitaine Koyangao, du lieutenant Assombélé Patrick, des commissaires Trépassé Hervy,  de Daniel Sama et autres victimes de l’ère Bozizé, sont toujours en attente des résultats des enquêtes prétendument ouvertes sur les circonstances de leur tragique disparition.

 

            Nous disons non au général Bozizé pour sa politique criminelle et condamnons fermement les nombreux assassinats et  exécutions sommaires jamais élucidés de valeureux cadres et fils du pays.

 

            Nous disons non au général François Bozizé pour sa gestion clanique de notre armée et exigeons que cessent les nombreuses distributions fantaisistes de galons et autres promotions  irrégulières en grades qui la déshonorent et discréditent. Notre armée nationale dont nous étions naguère fiers est aujourd’hui envahie de nombreux mercenaires étrangers recrutés pour les besoins de la cause par le général Bozizé.  

 

             François Bozizé ne se comporte pas en chef d’état. Nous n’en voulons pour preuve que l’organisation aujourd’hui d’un plan de génocide de certaines composantes de la nation par la distribution par son  régime d’armes de guerre aux milices privées.

 

            En six (6) ans de règne,  le bilan de François Bozizé est catastrophique :

 

-          Affairisme effréné ; détournement des deniers publics,

-          Tuerie à grande échelle des populations civiles dans la région nord du pays,

-          Exécutions sommaires des cadres de l’armée et de la police,

-          Prédation des biens de l’état, pillages des ressources naturelles,

-          Haute trahison à travers la nomination au poste de souveraineté de non nationaux etc.

 

            L'heure est grave et le pays est dans une impasse totale. Devant la gravité de la situation, le collectif des officiers républicains libres décide de prendre ses responsabilités et décrète la fin de la récréation ;

 

            Il lance un appel à la désobéissance totale à ses frères d'armes des FACA afin d’empêcher coûte que coûte le plan sordide et criminel en gestation pour massacrer encore les Centrafricains

 

            François Bozizé doit partir ; il est temps d'en finir avec son régime dictatorial et anti-national afin de rétablir une démocratie véritable dans notre cher et beau pays,  le Centrafrique.

 

            VIVE L’ARMEE NATIONALE ! LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE !

 

 

Porte parole du collectif des officiers.

 

 

Capitaine Joachim KOKATE

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 18:57




Bangui, 24 mars (GABONEWS) – Les travaux d’un séminaire destiné à la relecture des lois régissant les Télécommunications en République Centrafricaine ont démarré ce mardi à Bangui en présence du ministre en charge des postes et télécommunications, chargé des nouvelles technologies, Thierry Savonarole Maléyombo et des représentants des opérateurs de téléphonie mobile de la place.


Il s’agit des lois 07. 021 du 28 décembre 2007 et 07. 020 du 28 décembre 2007 portant réglementation des taxes et redevances sur les télécommunications dans le pays, qui selon le gouvernement et ses partenaires exploitants du secteur, méritent d’être relues pour être adaptées aux exigences de l’heure.


 
« J’ai décidé d’entreprendre la reforme de ces deux lois pour que chaque opérateur du secteur téléphonie mobile puisse y participer »,
a déclaré Thierry Maléyomo, expliquant que nombreux sont les opérateurs de téléphonie mobile qui ont constaté des insuffisances dans ces deux lois.


« C’est l’occasion offerte aujourd’hui à tous les acteurs dudit secteur de revoir ce qui ne va pas et de faire des propositions concrètes pour le développement des télécommunications et des nouvelles technologies en République Centrafricaine »,
a-t-il conclu.


 
Organisé par le ministère en charge des télécommunications, ce séminaire regroupe entre autres les responsables des quatre sociétés de téléphonie mobile du pays qui vont procéder à la relecture des deux lois en vue de les rendre conformes avec les textes des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 18:48

 


 NDJAMENA, Tchad, 24 mars 2009/African Press Organization (APO)/ — Des réfugiés continuent d’arriver dans le village isolé de Daha au sud-est du Tchad, fuyant l’insécurité permanente dans le nord de la République centrafricaine (RCA). Un groupe de 130 réfugiés centrafricains sont arrivés au Tchad en quête de sécurité le week-end dernier, après avoir traversé la rivière marquant la frontière entre les deux pays. Nous avons maintenant enregistré plus de 6 800 réfugiés centrafricains dans deux sites près du village de Daha. Par ailleurs, quelque 2 500 réfugiés centrafricains se trouvent dans le village tchadien de Massambaye, un second point d’entrée dans le pays situé à environ 125 kilomètres à l’est de Daha. Daha et Massambaye se situent à un kilomètre de la frontière instable entre le Tchad et la République centrafricaine.


 La majorité des nouveaux arrivants sont des femmes, des enfants et des personnes âgées. A Daha, les réfugiés ont dit au HCR qu’ils avaient fui le village de Kounde dans le nord de la République centrafricaine, où des combats entre les rebelles et les forces gouvernementales se poursuivraient. Les réfugiés ont dit qu’ils marché pendant deux jours avant d’atteindre la frontière et que davantage de personnes étaient encore cachées dans la brousse en République centrafricaine par crainte d’être attaquées ou tuées, et qu’elles essayaient de trouver un lieu en sécurité au Tchad. Les premiers groupes de réfugiés ont commencé à arriver dans la région de Daha à la mi-janvier.


 Les réfugiés disent qu’ils ne souhaitent pas retourner chez eux actuellement à cause de l’insécurité persistante dans le nord de la République centrafricaine. Ils ont également dit qu’ils souhaitaient rester près de la frontière. Le HCR et ses partenaires distribuent des articles de secours, comme des bâches en plastique, des nattes de couchage, des couvertures et des jerrycans. Les réfugiés ont commencé à construire leurs propres petites huttes. Nous continuerons à fournir l’assistance adéquate à ceux qui se trouvent à Daha et à Massambaye, mais la région deviendra inaccessible au début de la saison des pluies fin avril.


 Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni un mois de rations alimentaires et d’autres distributions sont prévues. MSF-France fournit actuellement de l’eau potable pour les réfugiés et l’UNICEF a construit des latrines communes. Le HCR finance le dispensaire local de Daha. Des enfants réfugiés malnutris ont reçu des rations alimentaires supplémentaires et tous les enfants nouvellement arrivés sont vaccinés contre la rougeole et la polio.


 Il y a déjà 56 000 réfugiés centrafricains dans cinq camps au sud du Tchad. Dans l’est du Tchad, plus de 250 000 réfugiés soudanais originaires du Darfour sont hébergés dans 12 camps gérés par le HCR.

Nous fournissons également une assistance à 166 000 Tchadiens qui sont des déplacés dans leur propre pays.


SOURCE :
Office of the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR)

 


HCR: des réfugiés centrafricains continuent d'arriver au Tchad

GENEVE, 25 mars (Xinhua) -- Des réfugiés continuent d'arriver au sud-est du Tchad, fuyant l'insécurité permanente dans le nord  de la Centrafrique, a indiqué mardi le Haut Commissariat des  Nations Unies pour les réfugiés (HCR). 

     Un groupe de 130 réfugiés centrafricains sont arrivés au Tchad le week-end dernier, après avoir traversé la rivière marquant la  frontière entre les deux pays. Le HCR a maintenant enregistré plus de 6.800 réfugiés centrafricains dans deux sites près du village  tchadien de Daha, a précisé un porte-parole du HCR, Ron Redmond,  lors d'un point de presse à Genève. 

     Par ailleurs, quelque 2.500 réfugiés centrafricains se  trouvent dans le village de Massambaye, un second point d'entrée  dans le pays situé à 125 km à l'est de Daha. Daha et Massambaye se situent à un km de la frontière instable entre le Tchad et la  Centrafrique. 

     La majorité des nouveaux arrivants sont des femmes, des  enfants et des personnes âgées. A Daha, les réfugiés ont dit au  HCR qu'ils avaient fui le village de Kounde dans le nord de la  Centrafrique, où des combats entre les rebelles et les forces  gouvernementales se poursuivaient.  

     Le HCR et ses partenaires ont distribué des articles de  secours, comme des baches en plastique, des nattes de couchage,  des couvertures et des jerrycans. Les réfugiés ont commencé à  construire leurs propres petites huttes.  

     Le HCR continuera à fournir l'assistance adéquate à ceux qui  se trouvent à Daha et à Massambaye, mais la région deviendra  inaccessible au début de la saison des pluies fin avril, a dit le  porte-parole. 

     Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni un mois de  rations alimentaires et d'autres distributions sont prévues.  MSF-France fournit actuellement de l'eau potable pour les réfugiés et l'UNICEF a construit des latrines communes. Le HCR finance le  dispensaire local de Daha.  

     Il y a déjà 56.000 réfugiés centrafricains dans cinq camps au  sud du Tchad. Dans l'est du Tchad, plus de 250.000 réfugiés  soudanais originaires du Darfour sont hébergés dans 12 camps gérés par le HCR. L'agence des Nations Unies fournit également une  assistance à 166.000 Tchadiens qui sont des déplacés dans leur  propre pays.

 

 

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 14:54

 



Un ancien et un nouveau pasteur qui s’affrontent



Les forces de l’ordre sont parvenues à ramener le calme hier dans le quartier de l’église de Kina à Bangui. Cinq personnes ont été blessées  dimanche dans des affrontements entre les partisans du pasteur Touangaye l’ex responsable de l’église de Kina et le pasteur Isaac Zokoué le nouveau. L’église n’a pas pu ouvrir. Elle est fermée depuis 2006 en raison d’une histoire de détournement de fonds.


Carine Frenk :


Première église protestante de Bangui, l’église baptiste de Kina se divise autour de la personnalité de son pasteur. Soupçonné d’avoir détourné l’argent de la dîme, le pasteur Thomas Touangaye est écarté en août 2006 par l’Union Fraternelle des Eglises Baptistes (UFEB). Il proteste. Le gouvernement ferme l’église. En décembre, un groupe de diacres opposés au pasteur décident d’occuper les lieux. Un incendie se déclare au presbytère où vit le pasteur. Dans un discours radiodiffusé, le chef de l’Etat centrafricain François Bozizé accuse alors les diacres d’être responsables de l’incendie ; évoque la loi du Talion et ordonne que soient incendiées leurs maisons. Trois maisons seront détruites par les flammes. Depuis, l’église est restée fermée. Avant hier, elle devait rouvrir avec à sa tête un nouveau pasteur, Isaac Zokoué qui fut le président du dialogue national en 2003 mais les partisans du pasteur Touangaye sont entrés en action. Cris, jets de pierre. Selon Isaac Zokoué, certains témoins ont même évoqué une tentative d’incendie alors qu’il y avait dans l’église plus de mille personnes. « C’est faux ! » s’insurge le pasteur Touangaye. « Nous étions venus en signe de réconciliation mais on nous a empêchés d’entrer ». « Ces comportements ont encore une fois foulé au pied les principes chrétiens » rappelle de son côté le pasteur Zokoué avant d’ajouter ; « L ‘église doit être un lieu de tolérance et de pardon ».

 

RFI - Afrique matin du 24 mars 2009 édition 5h 30 - 6h TU

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 14:47




APA - Bangui (Centrafrique)
24-03-2009 – Les Conseillers municipaux des huit arrondissements de Bangui se sont réunis lundi 23 mars 2009, en session ordinaire municipal pour examiner le compte administratif du Maire pour l’année 2008 et l’adoption de projet de budget de l’exercice 2009, de la Mairie de Bangui, qui se chiffrait à plus cinq milliards de francs cfa.


« Le compte administratif du Maire, de l’exercice 2008, fait ressortir un excèdent de 455.286.902 Francs »,
a indiqué à l’ouverture des travaux, le Premier Vice-président de la délégation Spéciale de la ville de Bangui, Basile Akélélo.


Selon M. Akélélo, « pour le budget de l’exercice de l’année 2009, son augmentation est due essentiellement aux subventions d’équipement qui représentent la seconde tranche de projet d’urgence de réhabilitation des infrastructures et services urbains (PURISU) ».

 « Le projet du budget de l’exercice 2009, est un document de base et de collaboration avec les partenaires au développement de la République Centrafricaine », a –t-il conclu.

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 01:57



Le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la défense nationale, de la restructuration de l’armée, des anciens combattants et victimes de guerre, Jean Francis Bozizé a reçu samedi dernier les galons de colonel des Forces armées centrafricaines

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 21:24

 

Relatif à l’attaque des positions de la C.P.J.P. par la Garde Présidentielle à NDELE

 En raison du décès, le 14 Mars 2009, de la Première Dame de la République Gabonaise, épouse de son Excellence EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA, Médiateur de la crise centrafricaine, le Conseil Politique de la Convention des Patriotes pour la Justice et la paix (C.P.J.P.) avait pris la décision de suspendre toute activité militaire jusqu’à ce que la Défunte soit portée en terre.

 Malheureusement, alors qu’il est censé se trouver à Libreville le 19 Mars 2009, pour partager la douleur de l’époux et du père de la Première Dame du Gabon, le Président BOZIZE a ordonné à sa Garde Présidentielle d’attaquer les positions des Combattants de la C.P.J.P. dans les localités de la ville de NDELE.

 Ainsi, dans la matinée du 20 Mars 2009, les Forces Gouvernementales ont donné l’assaut aux combattants de la C.P.J.P. dans la localité d’Akroub–Soulbak-Koundé, à 80 Kms de la ville de Ndélé.  A la suite du long et violent combat qui s’en est suivi, la Garde Présidentielle, mise en déroute, s’est enfuie vers Ndélé.

 Ces affrontements, qui portent un cinglant démenti à la déclaration du Ministre Cyriaque GONDA, Porte parole du gouvernement qui, le 28 Février 2009, alléguait qu’il n’y avait plus de factions rebelles sur le territoire national, ont fait de nombreuses victimes dans les rangs des forces gouvernementales et deux blessés, dont un grave, au sein de la C.P.J.P.

 Le Conseil Politique de la C.P.J.P rappelle, qu’ayant sollicité, en date du 12 Mars 2009, Leurs Excellences EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA pour une Médiation, et Idriss DEBY ITNO, Président du Tchad, pour une Conciliation, ses combattants s’abstiendront de toute belligérance en attendant une réponse définitive à sa requête.

 Par ailleurs, le Conseil Politique de la C.P.J.P condamne, avec vigueur, les campagnes mensongères des anciens chefs rebelles du Nord Est, ralliés au Président BOZIZE, faisant état de la réception par la C.P.J.P. d’armes de guerre provenant d’un Etat voisin. Toutes les armes dont se sert notre Mouvement viennent de l’attaque, le 13 Février 2009, de la garnison de la Garde Présidentielle à  BOSSEMBELE.

 Enfin, la C.P.J.P. reste confiante dans l’aboutissement de ces objectifs visant à abréger la souffrance du peuple centrafricain.

Fait le 20 Mars 2009.

Pour le Conseil Politique

Le Coordonnateur-Adjoint, Porte Parole




Colonel Charles MASSI

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 12:35



Par Idriss Linge - 21/03/2009 Journal du Cameroun.com


La blessure puis le décès du commissaire de la ville de Dékoa, est la parfaite illustration de la recrudescence de l’insécurité en Centrafrique


  L’information est rapportée par le quotidien centrafricain le confident. Alors que l’opinion croyait avoir terminé avec les cycles de violence perpétrés par les forces de défense et de sécurité tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, une nouvelle agression, perpétrée par le tristement réputé lieutenant Olivier Koudemo, et ses complices, sur la personne d’un commissaire de police ayant entraîné le décès de la victime, laisse perplexe plus d’un.
L’étonnement des observateurs de la vie publique centrafricaine provient du fait que le la Centrafrique sort des assises du dialogue politique inclusif, une rencontre voulue par les forces vives de la nation pour juguler tous les maux à l’origine d’une crise sans précédent que le pays connaît. En conséquence de cette crise, la péremption de la culture de violence, avec un environnement économique moribond, des poches de rébellion qui occupent tout le nord du territoire, l’exil et le déplacement de la population.

 

  Après les agissements nés de l’insouciance des ex-patriotes, compagnons de lutte de François Bozizé, les Centrafricains ont pensé avoir tourné définitivement la page de la rébellion pour se consacrer à la reconstruction du pays. Il n’est un secret qu’après l’occupation de la zone nord du pays par la rébellion de François Bozizé, les multiples mutineries à caractères identitaires, la République Centrafricaine est tombée plus bas sur tous les plans.
 

Pour envisager la reconstruction de ce pays, il faudrait un minimum de consensus sur un certain nombre de points. La sécurité étant l’élément essentiel pour créer un environnement favorable à l’investissement, les forces vives de la nation ont estimé qu’il faut débattre des problèmes de ce pays en plaçant en tête de liste l’aspect sécuritaire. Ce qui effectivement, a fait l’objet de débats serrés entre les commissaires au dialogue politique inclusif. Comment comprendre qu’au sortir de ce dialogue, l’on puisse entendre encore parler des libérateurs ? Le reproche est fait aux populations Gbangouma et de la hiérarchie militaire qui continuent de semer le trouble.
 

Le constat connu du public, c’est que depuis une certaine période, il existe dans le pays une catégorie de soldats qui impose sa loi. Les cas d’assassinats ne sont pas poursuivis, même pas une enquête n’est ouverte pour déterminer les causes réelles de ces assassinats, devenus monnaies courantes dans le pays. L’assassinat des commissaires Trépassé et Sama en dit long sur la recrudescence de la violence sur l’étendue du territoire. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’il pourrait en avoir d’autres cas qui échappent au public. Ce qui fait croire à l’opinion publique la thèse de crimes ciblés.


 
Après ces cas de crimes, les responsables de la sécurité annoncent souvent en grandes pompes l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes réelles; mais en réalité ce n’est que de la poudre aux yeux, des jeux politiciens visant à tromper le public. Pour preuve: depuis l’assassinat du sergent Sanzé et celui du capitaine Kapita Yango en 2007, la suite des enquêtes ouvertes n’est jamais rendue publique. Le peuple est fatigué avec cet habituel refrain qui consiste à dévier son attention. Et l’on peut s’interroger, à qui le prochain tour ? Comment faire pour arrêter l’élan belliqueux développé au sein de l’armée à l’encontre de la paisible population centrafricaine ? L’on est tenté de dire qu’aujourd’hui, le peuple est pris en otage par son armée, qui le prend à chaque fois pour cible ou encore pour ennemi. Le terrain d’entraînement des forces armées centrafricaines, se trouve parmi la population. N’en déplaise à celle-ci ! Il faut affirmer également que le pays vit une période d’exception, car les populations ne sont pas libres de leurs mouvements. Il devient en cette période de réconciliation, décidée par les assises du dialogue politique inclusif, difficile de combler le fossé qui est creusé entre la population et son armée.

L’armée ne remplit plus ses fonctions régaliennes de protection des frontières, des populations et des biens. Le climat qu’on observe aujourd’hui en Centrafrique c’est que la méfiance est de mise entre les deux corps. Ce n’est pas du jour au lendemain que cette fracture sera réparée. Mais comment arranger si déjà la réforme ne prend pas en compte l’aspect discipline au sein de l’armée ? Lorsque les hommes en tenue commettent des bavures voire des fautes, ils semblent protégés au nom de l’appartenance ethnique, de la région ou des liens parentaux, soit encore de leur coloration politique. Ou bien si on simule un semblant de mesure punitive, c’est que le fautif doit savoir qu’il purgera sa peine dans les quartiers et non dans un centre de détention. ces lieux sont faite pour les victimes de fiches mensongères.


 
L’unanimité est faite sur le point, qu’il faudrait que des mesures soient prises pour arrêter les dérapages des forces de défense et de sécurité, rendues responsables des agressions sur les populations. Les populations disent n’avoir pas besoin d’une aide extérieure pour palier à cette insécurité occasionnée par les forces de défense et de sécurité. Mais il en appelle à la responsabilité des hommes d’Etat pour ramener l’ordre

 

 

 

 

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