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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 17:04



par  RFI le 04/06/2009  à 13:19 TU

 

Le colonel Charles Massi a été arrêté il y a deux semaines près de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. Selon le ministère tchadien de l'Intérieur, l’ancien ministre centrafricain des Mines s'apprêtait à rejoindre les rebelles centrafricains de la Convention des patriotes pour la justice et la paix, un mouvement qu'il dirige et qui n'adhère pas au processus de paix en cours.

Avant son arrestation dans le sud du Tchad non loin de la frontière avec la République centrafricaine, son pays, Charles Massi serait parti de la capitale tchadienne.


Selon le ministre tchadien de l’Intérieur, Ahmat Mahamat Bachir, l’ancien ministre centrafricain des Mines est passé par Moundou et Sahr. Il a été interpellé alors qu’il se rendait, comme passager à moto, de Sahr à Gonde près de la frontière. Il a été rapidement transféré dans une prison de Ndjamena.

Toujours selon le ministre tchadien de l’Intérieur, Charles Massi a été arrêté pour tentative de subversion d'un pays voisin à partir du Tchad, ayant avoué qu'il voulait rejoindre ses rebelles.
 

Un membre du gouvernement centrafricain a confirmé l’arrestation et l’incarcération de Charles Massi au Tchad, affirmant que les autorités centrafricaines n'ont pas demandé à leur voisin tchadien d'arrêter Charles Massi. Il n’a pas indiqué si Bangui souhaite demander l’extradition du dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix, une rébellion qui conteste l’accord conclu l’année dernière par le dialogue politique inclusif.

Centrafrique  Massi sera jugé au Tchad pour "tentative de déstabilisation"


N'DJAMENA (AFP) - jeudi 04 juin 2009 - 19h46 — L'ex-ministre centrafricain de la Défense et dirigeant d'un mouvement rebelle, le colonel Charles Massi, sera jugé au Tchad pour "tentative de déstabilisation" après son arrestation dans ce pays au moment où il tentait d'aller en Centrafrique, selon une source officielle jeudi.

"M. Charles Massi sera jugé pour infiltration frauduleuse dans notre pays et pour tentative de déstabilisation d'un pays voisin", a affirmé à l'AFP le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Ahmat Mahamat Bachir.

"Le Tchad ne servira jamais de tête de pont à qui que ce soit pour mener des actions subversives contre un autre pays", a ajouté le ministre, "tout comme nous ne permettrons à aucun pays de fabriquer des mercenaires pour déstabiliser le Tchad".

Emprisonné à N'Djamena, Charles Massi a été arrêté il y a une dizaine de jours dans le sud du Tchad "alors qu'il tentait de traverser la frontière comme passager d'une moto +clando+ (taxi clandestin)", avait affirmé mercredi à l'AFP une source policière.

Ancien ministre sous le régime d'Ange-Félix Patassé renversé en 2003 par l'actuel président François Bozizé, Charles Massi est le principal dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

Ce mouvement rebelle, qui n'a pas adhéré au processus de paix en cours en Centrafrique, s'est accroché avec l'armée centrafricaine à plusieurs reprises cette année dans le secteur de Ndélé (nord-ouest).

Ces attaques ont conduit à des mouvements de population et notamment à la création d'un camp de quelque 6.000 réfugiés à Daha, au Tchad, à la frontière centrafricaine.

Président-fondateur du Forum démocratique pour la modernité (Fodem), Charles Massi avait ensuite intégré en mai 2008 la rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), qui a, depuis, signé les accords de paix avec le gouvernement dans le cadre du Dialogue politique inclusif (DPI), forum de sortie de crise.

M. Massi avait quitté le mouvement pour intégrer la CPJP.

Ce groupe armé qualifie le DPI "d'échec" et demande notamment "la dissolution du gouvernement formé le 19 janvier" sur recommandation de ce forum, en l'accusant d'être une équipe "de campagne" pour François Bozizé en vue de l'élection présidentielle de 2010.

"Le ralliement volontaire d'un officier supérieur à une rébellion constitue un acte de haute trahison", avait indiqué le ministère de la Défense lors du ralliement de Massi à l'UFDR en 2008.



Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.



NDLR : Il faut croire que les temps changent vraiment. Les mêmes autorités tchadiennes qui veulent aujourd'hui juger Charles Massi pour "tentative de déstabilisation d'un pays voisin"à partir de leur territoire, auraient dû à l'époque inculper un certain François Bozizé qui se trouvait justement sur leur territoire tout en se livrant à une grande entreprise de déstabilisation de la RCA naguère dirigée par un certain Ange Félix Patassé. En tout cas, on a beaucoup de mal à croire que ce que faisait Bozizé depuis N'djaména, Sahr, Moissala et autres localités tchadiennes, soit autre chose que de la déstabilisation. "Qui veut noyer son chien l'accuse de rage"dit un adage bien connu. Massi semble faire les frais d'un deal entre Idriss Déby et son vassal Bozizé, cela ne fait visiblement aucun doute.  

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 16:09

 


 

10 rue de Solférino

75333 Paris Cedex 07

Tél : 01 45 56 77 26

Fax : 01 45 56 78 74

 

www.parti-socialiste.fr

Presse

presse@parti-socialiste.fr

 

COMMUNIQUÉ DU SECRÉTARIAT INTERNATIONAL

 

République centrafricaine : pour des élections justes et transparentes.

 

Jean-Christophe CAMBADELIS, Secrétaire national du Parti socialiste (PS) à l’Europe et aux Relations internationales, a accueilli récemment une délégation du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), conduite par son président, Martin ZIGUELE, ancien Premier ministre.

Le Parti socialiste s’inquiète des retards pris dans la préparation de l’élection présidentielle prévue en mars 2010 en République centrafricaine. La tenue d’élections justes et transparentes suppose en effet la révision des listes électorales, l’organisation du scrutin par une commission électorale indépendante ou encore la garantie de la liberté de la presse, toutes choses qui ne sont malheureusement pas assurées à ce stade.

Il serait regrettable que les lenteurs accumulées au cours de ce processus conduisent à un report de l’élection qui placerait le pays dans un vide juridique extrêmement préoccupant, le mandat du président actuel s’achevant en mars 2010. La réaction du gouvernement français, qui semble vouloir retarder le versement de sa contribution au processus électoral pour protester contre le manque de transparence dans la gestion des finances publiques du pays, semble bien tardive et surtout très décalée étant donné le soutien constant apporté par ce gouvernement et ses prédécesseurs à François BOZIZE.

 

Paris, le 29 mai 2009

 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 02:41



  Joseph Kony de la LRA
 


APA-Kinshasa (RDCongo)
2009-06-03 20:50:15 - Cinq centrafricains, anciens combattants dans la rébellion ougandaise de l'armée de résistance du Seigneur (LRA), ont été remis mardi à Bangui, au Bureau des Nations unies en Centrafrique (BUNOCA) par la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC), a appris APA mercredi de source sure.

 

Selon le porte-parole de la MONUC, Madnodje Mounoubai qui a confirmé la nouvelle au cours d'une conférence de presse, les cinq anciens de la LRA arrivés le même jour dans la capitale centrafricaine ont été officiellement remis au BUNOCA.


A leur arrivée à Bangui, ils étaient accompagnés par deux fonctionnaires du programme Désarmement, démobilisation, rapatriement, réinsertion et réinstallation (DDRRR) de la MONUC.

Du 14 décembre 2008 à mi-mars, les rebelles de la LRA ont fait l'objet d'une opération de traque menée dans la province Orientale (Nord-Est de la RDC) conjointement par les armées de la RDC, de l'Ouganda et du Sud-Soudan et qui aurait permis de réduire à près de 90 % la capacité de résistance de ces rebelles ougandais, selon le commandement conjoint des trois armées.

Depuis mi-mars coïncidant avec le rapatriement des troupes étrangères, la traque des FDLR se poursuit avec la seule armée congolaise, les FARDC (Forces armées de la RDC) appuyées par la MONUC.


Des Congolais sont souvent enrôlés de force pour combattre aux côtés de la LRA.

En réaction à ces attaques, la LRA a souvent mené des actions de représailles contre les populations civiles du Nord-Est de la RDC où ils auraient tué près de 1000 personnes depuis décembre dernier.__._,_.___

 

NDLR : Il y a lieu de dire ici pour le déplorer que les autorités de Bangui n'ont jamais fourni quelque effort que ce soit pour lutter réellement contre les bandits de la rébellion de la LRA du criminel Joseph Kony. Même lorsque l'Ouganda avait décidé de concert avec les autorités de Kinshasa de lancer une grande offensive terrestre contre la LRA fin 2008, seul l'Ouganda a cru bon solliciter à la France, une couverture et un appui aériens. Une telle idée n'a même pas effleuré l'esprit des pseudos dirigeants de Bangui qui demeurent totalement insensibles aux fréquentes exactions criminelles des troupes de Joseph Kony qui font pourtant régulièrement des incursions en territoire centrafricain dans la région d'Obo, tuant ou enlevant souvent des jeunes filles et  jeunes gens pour en faire des esclaves sexuels et autres. 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 01:48


 

Nous publions ci-dessous les fac-simile de documents provenant des régies financières de Bangui et dont la lecture laisse quelque peu pantois quant à la saine gestion des finances publiques par les autorités centrafricaines au plus haut niveau. C’est d’autant plus étonnant que Bozizé prétend présider personnellement le comité de trésorerie pour suivre lui-même la moralité des dépenses publiques et contrôle les recettes. Dans les faits, c’est du pipo. Bozizé tient en réalité à présider ce comité de trésorerie pour mieux mettre la main sur les quelques recettes qui entrent en caisse au trésor et effectuer les dépenses qui lui tiennent à coeur. On l’a vu récemment avec le décaissement de 500.000. 000 millions F CFA comme acompte aux frais de réparation de son Hercules C 130. Il reste devoir la somme de 1.000.000.000 milliard F CFA à la société basée au Portugal à qui il a confié les travaux de réparation.

Dans le fac-simile d’un des documents ci-dessous publié qui émane du ministère des finances puisqu’il est signé du ministre délégué lui-même beau-frère de Bozizé, on relève plusieurs bizarreries qui nécessitent des explications. Alors qu’on est encore qu’au premier semestre de l’année (puisque le document date du mois d’avril 2009) il apparaît clairement que le budget de fonctionnement n'est déjà plus suivi de façon orthodoxe ! On y parle de « Récapitulatif de dépenses exceptionnelles ». Comment peut- on engager des dépenses exceptionnelles en avril ? Et lorsqu'on voit les postes desdites dépenses, il s'agit de fonctionnement d'ambassades et autres services administratifs, de réparation d’ascenseur de la primature, d’achat de vaccins, de construction de centre de dialyse, d’indemnités d’enseignants vacataires, d’enveloppe pour la gouvernante du palais présidentiel, etc….autant de dépenses qui doivent faire en principe l'objet de sorties d’argent prévues dans la loi de finances ! Où va-t-on ?

Les montants prévus à certains postes laissent rêveur. Par exemple : 250 millions F CFA pour des motos d’escorte et autant pour des voitures Mercedes de la présidence, soit en tout 500 millions F CFA. Excusez du peu ! On croyait savoir que Bozizé avait fait venir à Bangui le consul honoraire de Centrafrique en Belgique, M. Dimitri Mozer pour lui demander de lui acheter une quarantaine de motos d’escorte et de voiture pour VIP ; on suppose qu’il s’agit des motos et voitures Mercedes en question. Quels sont ceux qui font encore ici l’objet de dépenses dites exceptionnelles ?

On trouve encore 100 millions F CFA prévus pour un prétendu  « Appui dossier AREVA ». On aimerait bien savoir de quoi s’agit-il ? On aimerait bien aussi avoir quelques explications sur le pourquoi des 135 millions F CFA prévus pour le TICAD au Japon ! Dans tout cela, il n’est prévu nulle part une enveloppe pour la tenue des élections générales de 2010 ! Allez-y savoir pourquoi ! Cela permet à Bozizé de mieux mendier auprès des bailleurs de fonds internationaux. Ceux-ci commencent à mieux comprendre son fonctionnement et ne manqueront pas désormais de serrer les robinets financiers.





 

MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET         REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

CABINET DU MINISTRE DELEGUE                               Unité –Dignité-Travail

            N° 125/2009/MFB/MDFMRF                                                                                                                                                                                    Bangui, le 06 avril 2009

 

Tableau récapitulatif des dépenses exceptionnelles

Libellés

Montant

Observation

Signatures

Réparation AERONEFS

67.158.558

 

 

CAMES (Education)

30.000.000

 

 

Lycée Technique

5.370.000

 

 

Route OBO

300.000.000

 

 

Motar Présidence

250.000.000

Virement bancaire

 

Mercedes Présidence

250.000.000

Virement bancaire

 

TICAD (Japon)

135.000.000

 

 

Sécurité

100.000.000

 

 

Les Ambassades

125.000.000

 

 

New York

20.000.000

 

 

Chine

20.000.000

 

 

Brazzaville

20.000.000

 

 

Egypte

20.000.000

 

 

Suisse

10.000.000

 

 

Gouvernante Palais

50.000.000

 

 

La Poste (TELSUT)

45.500.000

 

 

Vacataires

90.000.000

 

 

Conseil Econom.et Social

 

 

 

Achats de vaccins

 

 

 

Contre partie projet BADEA

33.000.000

 

 

Construction centre dialyse

35.000.000

 

 

Réparation ascenseur Primature

30.000.000

 

 

Appui dossier AREVA

100.000.000

 

 

Fond de réserve trésor

150.000.000

 

 

Total

1.985.028.558

 

 

 

Le Ministre Délégué aux Finances

ABDALLA-KADRE Assane


Ndlr : On parle ici en millions de Franc CFA. On remarquera par ailleurs que certaines lignes laissées vides sont celles qui sur le fac-simile, ont été masquées au feutre noir sans que cela ne puisse influer sur le montant global des fameuses dépenses exceptionnelles. 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 00:10




INVITATION

 

REUNION CONSTITUTIVE DU COMITE VERITE ET JUSTICE

POUR MAITRE GOUNGAYE WANFIYO NGANATOUWA

 

 

 

Madame, Monsieur

Cher(e) ami(e)

 

Nous avons le plaisir de vous convier à la réunion en vue de la constitution du Comité Vérité et Justice pour Maître GOUNGAYE WANFIYO NGANATOUWA.

 

Cette réunion aura lieu :

 

le 20 juin 2009 de 10h00 à 14h00 

au Restaurant SEYWA

4, Rue CONDORCET – 38000 Grenoble (France)

 

Pour une meilleure organisation, nous vous serons très reconnaissant de confirmer votre participation à la réunion par retour de mail ou par téléphone (voir contacts ci-dessous) de préférence, avant le 13 juin 2009.

 

Comptant beaucoup sur votre présence effective,

 

Veuillez accepter l'expression de nos sentiments les meilleurs ainsi que notre amitié.

 

 

Contacts

 

- Moala GOUNGAYE

Téléphone : 04 76 40 00 39 ou 06 19 50 20 86

Mail : moala03@hotmail.fr

 

- Julien POUKO

Téléphone : 06 82 31 35 08

Mail : julien.pouko@sfr.fr

 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 00:03

  



Les prêtres diocésains de Centrafrique se sont mis en grève suite à la démission d’un évêque. En jeu : le sentiment d’être mal considérés par leur hiérarchie, et une rivalité avec les missionnaires.


par Jérôme Anciberro TEMOIGNGE CHRETIEN

 

Le mode d’action est original, voire inédit. Des prêtres diocésains centrafricains ont lancé le 27 mai une grève des messes publiques et des sacrements au lendemain de l’annonce officielle de la démission de Mgr Paulin Podomino, l’archevêque de Bangui, et de la nomination par le Vatican d’un administrateur apostolique pour assurer l’intérim. Un arrêt de « travail » de courte durée : la consigne a été levée dès le lendemain. Si l’on en croit leurs déclarations, les prêtres frondeurs n’ont rien à reprocher au Père Dieudonné Nzapalainga, le nouvel administrateur apostolique (spiritain), si ce n’est que sa nomination aurait eu lieu sans que le clergé centrafricain ne soit consulté.


Crise profonde

Cette fronde d’une partie du clergé n’est que le signe d’une crise profonde que traverse l’Église catholique centrafricaine depuis plusieurs années et qui s’est aggravée ces derniers mois. La question des mœurs de certains prêtres est au centre de la polémique. Au mois de janvier, un visiteur apostolique envoyé par Rome, Mgr Robert Sarah, secrétaire de la Congrégation pour l’Évangélisation des peuples, est venu se rendre compte de la situation. Apparemment, cette visite a lancé une sorte de grand ménage, coordonné par le nonce apostolique auprès de la République centrafricaine, Mgr Thaddeus Okolo. Selon une image volontiers utilisée localement, un grand vent est en train de souffler. Dans le collimateur romain : tous les prêtres soupçonnés de contrevenir à leur vœux de célibat et, plus largement, de ne pas satisfaire aux exigences morales de leur sacerdoce, notamment en matière d’argent.

Si les prêtres protestataires ne nient pas que ces questions puissent « déranger la vie de l’Église » et qu’il faille y « mettre un peu d’ordre », selon les mots d’un acteur du conflit interrogé par TC, ils se montrent surtout très agacés par ce qu’ils considèrent comme une obsession romaine, alimentée par des dénonciations peu scrupuleuses. « Nous sommes fatigués de ces campagnes de dénigrements basées uniquement sur le célibat consacré. Il y a pire sous d’autres cieux », écrivent-ils dans une lettre véhémente adressée au nonce apostolique et datée du 14 avril. « De grâce, parlez-nous aussi de la pastorale et de la catéchèse avec la même ardeur. » Lors d’une rencontre entre le nonce et le clergé local, le 27 avril à Bangui, un prêtre appelait à ne pas confondre la « correction fraternelle » et « l’humiliation fraternelle ». Le Père G., un Centrafricain résidant en France et qui soutient ses collègues tout en appelant au calme, va plus loin : « On se permet tout avec les Africains, qui sont considérés comme de grands enfants par une bonne partie des missionnaires et de l’épiscopat. Du coup, n’importe quelle dénonciation est prise au sérieux. » Aux accusations des uns répondent les contre-accusations des autres. Des listes circulent. L’ambiance est évidemment détestable.


Complexe de supériorité

Sur les neuf évêques en poste en Centrafrique, trois seulement sont centrafricains. Les six autres sont étrangers… et blancs. « L’Église est universelle », poursuit le Père G. « Que les évêques soient Blancs ou Noirs, cela devrait n’avoir aucune importance. Mais notre Église a plus d’un siècle, le nombre de prêtres centrafricains augmente et cela ne change pratiquement rien : les leviers de contrôle sont entre les mains des missionnaires. On ne fait pas confiance aux Centrafricains, c’est évident. » D’autres évoquent « un complexe de supériorité spirituelle » des missionnaires face aux prêtres diocésains. Une expression revient dans les lettres et les textes qui circulent en Centrafrique et dans la diaspora : « néocolonialisme ecclésial ». Un prêtre spiritain (donc missionnaire) centrafricain, qui exerce lui aussi son sacerdoce en France, réplique que l’expérience missionnaire est parfois indispensable : « Certains diocèses sont récents, comme celui d’Alindao (créé en 2004). On ne peut pas nommer d’emblée un prêtre diocésain local sur un tel poste. Parfois, la jalousie entre aussi en jeu. Du coup, on choisit la solution de facilité : on nomme un Européen. Rien n’est simple. » Pour autant, concède notre interlocuteur, le déséquilibre est bien plus marqué en Centrafrique que dans les pays voisins.


La situation matérielle précaire d’une bonne part du clergé local rend encore plus délicate la situation. « Le clergé diocésain ne bénéficie pas du soutien des congrégations religieuses dans la même mesure que les missionnaires », explique le Père G. « Des programmes et des financements sont supprimés ou réduits sous prétexte que de l’argent serait détourné par les prêtres pour entretenir leurs familles. Les intentions de messe et l’argent qui va avec diminuent. Les prêtres exercent leur sacerdoce dans des conditions déplorables. Au moindre faux pas, on oublie tout ce qu’ils font de bien. »

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 20:41


 

 

A un an de la fin du mandat en cours du président Bozizé, les Centrafricains doivent se préparer à dresser le bilan de son régime, de sa gestion des affaires de leur pays depuis la mascarade électorale de 2005 qui l’avait porté dans le fauteuil présidentiel. Il n’y a aucun doute sur son intention de briguer à nouveau un second mandat pour se succéder à lui-même. C’est ici qu’il y a lieu de rappeler que lorsque Bozizé avait pris les commandes du pays après le putsch du 15 mars 2003 qui avait renversé Ange Félix Patassé, pour tous ceux qui avaient misé sur lui dans le cadre de la transition consensuelle, il n’était pas question qu’il puisse se présenter aux élections présidentielles devant permettre au pays de renouer avec une situation constitutionnellement normalisée.

Or, Bozizé a surpris tout le monde en faisant un passage en force consistant à organiser de grotesques marches de la jeunesse et du peuple avec remise de mémorandum lui demandant d’être candidat. Malgré les mises en garde à l’époque du président de la Commission de l’Union africaine Alpha Oumar Konaré, rien n’y a fait, il est passé outre et s’est entêté à être candidat. On sait maintenant que Bozizé et ses partisans armés avaient tout fait mais en vain pour gagner ces élections dès le premier tour.

On sait aussi que c’est en refusant de se faire manipuler en faisant tripatouiller les données informatiques électoraux que le représentant du PNUD à l’époque, un certain Stan Kwein a été viré du pays. Les Centrafricains doivent encore se souvenir des scandaleux slogans des « libérateurs » de Bozizé qui claironnaient ouvertement en langue nationale sango : « sengué kouè i mou, na ngangou kouè i mou » cela veut dire : « pacifiquement nous gagnons, par la force aussi nous gagnons ».

Aujourd’hui, tout indique que Bozizé et sa clique se préparent encore à récidiver leur sale besogne de 2005 à savoir, frauder au maximum pour s’autoproclamer vainqueur de ces élections. Ils ont déjà passé commande, comme Centrafrique-Presse s’en est fait l’écho, d’environs 4 millions de T-shirts (autant que la population totale centrafricaine) et de 2,5 millions de casquettes à distribuer pendant la campagne. Avec les maigres liquidités du trésor national, Bozizé vient d’envoyer en réparation au Portugal le vieux Hercules C 130 qu’il avait acheté aux USA à plus de 3 milliards F CFA pour encore un coût d’un milliard cinq cent millions F CFA.

L’affaire des sulfureuses relations entre Bozizé, le ministre des mines Sylvain Ndoutingaï et leur ami l’escroc indo-pakistanais Saifee Durbar montre assez bien que c’est la RCA qui est le principal dindon de leur farce. Bozizé, Ndoutingaï et Durbar se sont amusés et continuent de le faire, avec les milliards qu’ils ont réussi à avoir par des pratiques mafieuses et frauduleuses en concédant des permis miniers notamment pour l’exploitation des gisements  d’uranium de Bakouma qui appartient au pays. Ils ont empoché plusieurs dizaines de milliards de F CFA sur les transactions et opérations minières avec URAMIN et AREVA sans que le trésor du pays sache où se trouve exactement ce pactole. Le train de vie époustouflant de Durbar. Son loyer mensuel dans un quartier chic de Londres ; ses rutilantes voitures avec chauffeurs embauchés à plein temps etc…Malgré les révélations de Centrafrique-Presse, jusqu’ici démenties par personne, il est curieux et fort étonnant que cette situation ne puisse intriguer ni préoccuper qui que ce soit à Bangui. Personne. Aucun parti politique, aucun syndicat, aucun député, ne se soucie de cette question.

Le train de vie de l’indéboulonnable ministre des mines centrafricain Sylvain Ndoutingaï et ses ballades entre Ouagadougou, Douala, Bruxelles et Londres en Falcon 900 de location. Comme par hasard, Ouagadougou où Ndoutingaï a acquis des propriétés immobilières, figure parmi les destinations où il s’est rendu avec le Falcon.

Le fait que Durbar refuse de régler la note des nombreux vols avec le Falcon  effectué par Ndoutingaï et Bozizé est bien la preuve que c’est le même Ndoutingaï qui paye les factures. Où trouve-t-il l’argent si ce n’est avec les milliards que lui et Bozizé ont perçus. Bozizé a même dû dépêcher son directeur général du protocole d’Etat M. Moussa-Kembé à Londres pour trouver une solution quand la société de location du Falcon commençait à faire du bruit. Moussa-Kembé s’est ridiculisé devant le juge anglais à Londres qui  l’a traité comme  un protecteur d’escroc.

Durbar et Ndoutingaï s’apprêtaient à vendre « leur » société d’uranium à une entreprise au Kazakhstan qui fait également dans l’uranium. On vient d’apprendre cette semaine par la presse que le responsable de l’entreprise d’Etat d’uranium du Kazakhstan vient d’être arrêté pour vol de 60 % de minerais d’uranium. C’est probablement avec ce monsieur qu’ils devraient traiter la transaction.

Pour continuer à jouir de ce train de vie et ces délices, Ndoutingaï et Bozizé sont obligés de demeurer absolument au pouvoir, d’où l’intérêt qu’ils ont à tout faire, au besoin en écrasant toute contestation populaire dans la rue, pour conserver ce pouvoir au-delà de la fin du mandat présidentiel de Bozizé le 11 juin 2010. On ainsi l’explication des efforts que Bozizé déploie tous azimuts pour se surarmer. Les milliards, il en a déjà même s’il trouve que ce n’est pas assez.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 23:12


 



BBC Afrique 01 Juin, 2009 - 17:07 GMT


Les organisations caritatives internationales éprouvent de plus en plus de difficultés à porter secours à plus de vingt- mille personnes qui ont fui la République Centrafricaine pour se réfugier de l'autre côté de la frontière, au Tchad.


Au début de l'année, ces réfugiés cherchaient ainsi à échapper aux violences dans le Nord du pays, dans la région de N'Délé, qui a été le théâtre de violents affrontements entre l'armée centrafricaine et la rébellion.
 

La localité de Daha, dans le sud du Tchad, a dû accueillir onze-mille personnes.
Les réfugiés tchadiens habitent dans des abris de fortune construits à la hâte avec de la paille et des bâches en plastique.

L'UNICEF, le Fonds des Nations unies pour l'enfance explique que les conditions sont particulièrement difficiles.


Les problèmes de santé sont nombreux, les plus graves étant le paludisme, la diarrhée, et les infections respiratoires; la situation est d'autant plus préoccupante que les réfugiés n'ont pas accès à du personnel médical qualifié.

Il est pratiquement impossible d'acheminer des aides jusqu'au camp de Daha, une localité située dans l'une des régions les plus reculées du Tchad.
 

Depuis le début de la saison des pluies, les routes sont devenues impraticables et la seule piste d'atterrissage se trouve à plus de cent-vingt kilomètres de là.

Des puits ont été creusés pour approvisionner les réfugiés en eau potable, néanmoins, la situation reste particulièrement précaire pour les habitants du camp.
 

Le centre de soins manque de moyens; il est par exemple difficile de nourrir les nouveaux-nés, plusieurs d'entre eux sont déjà morts.

Les accouchements sont très risqués, car le camp ne dispose d'aucune sage-femme.

Le Tchad n'est pas un pays riche et il n'a pas les moyens matériels et financiers pour accueillir ces milliers de réfugiés.
 

Plus au nord, plus de deux cent mille personnes ont fui les combats dans le Darfour et ont quitté le Soudan pour se réfugier au Tchad.

Khartoum et N'Djaména s'accusent mutuellement d'appuyer les rebelles de son voisin et en attendant, c'est la population civile qui en fait les frais et qui est prise entre deux feux.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 22:47




 Abakar Sabone, ici à Tripoli avec Abdoulaye Miskine


Bangui, 1er juin 09 (C.A.P) – Selon des informations crédibles recueillies auprès de certains membres de la famille de l’intéressé, le capitaine Abakar Sabone, président du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice
(MLCJ) est arrivé ce week-end à Bangui et se trouve à la base de la FOMAC à proximité de l’aéroport Bangui Mpoko.

Abakar Sabone qui avait activement pris part au dialogue politique inclusif en décembre dernier à Bangui, avait rejoint le leader du FDPC Abdoulaye Miskine à Tripoli en Libye d’où tous les deux avaient publié des communiqués communs et exprimé dernièrement dans un communiqué de presse, leur détermination à lancer ensemble une contre-attaque de grande envergure contre l’armée de Bozizé.

Le capitaine n’avait pas fait mystère de ses divergences avec Bozizé peu de temps après le dialogue politique inclusif. Il n’a pas aussi manqué d’exiger entre autre, la démission du président de l’APRD Jean Jacques Demafouth, de la tête du comité de pilotage du programme de désarmement, démobilisation et de réinsertion des combattants des différents mouvements de rébellion.

On ignore les raisons de cette soudaine arrivée du capitaine Sabone dans la capitale centrafricaine mais toujours selon nos sources, il aurait confirmé l’information selon laquelle le colonel Charles Massi, président du mouvement rebelle de la CPJP récemment capturé sur le sol tchadien, serait toujours entre les mains des autorités tchadiennes qui auraient l’intention de le poursuivre en justice, contrairement aux rumeurs ayant entre temps fait état de sa liberté de mouvement.

Abakar Sabone revient à Bangui à un moment où l’ancien porte parole de son mouvement le MLCJ, Hassan Ousman qui lui se trouve à Bangui, vient de faire scission en annonçant la création de son propre mouvement le Mouvement National du Salut de la Patrie (MNSP). Beaucoup de questions restent donc posées autour de la présence actuelle du capitaine Sabone à Bangui. 

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 21:59


  


En marge du 11ème sommet de la CEN-SAD qui vient de se tenir le week-end dernier à Sabratha en Libye, a eu lieu une rencontre entre Bozizé et Abdoulaye Miskine leader du mouvement rebelle du  FDPC en présence du numéro un libyen, le colonel Khadafi et du secrétaire général de la dite CEN-SAD, Madani Al Azhari.

Il faut dire que depuis la fin des travaux du dialogue politique inclusif en décembre 2008 à Bangui et la reprise des hostilités avec la garde présidentielle et les Faca par le FDPC d’Abdoulaye Miskine dans la région de Batangafo, Kabo et Sido, Bozizé n’a jamais manqué l’occasion de demander des comptes aux autorités libyennes à propos de l’hospitalité qu’elles continuent de lui accorder.

Récemment encore, en marge des festivités d’investiture du président Jacob Zuma en Afrique du Sud, Bozizé avait tout fait pour rencontrer le colonel libyen afin de lui réclamer des explications sur la présence d’Abdoulaye Miskine sur son territoire alors que son mouvement, le FDPC n’a de cesse de multiplier les embuscades et attaques contre les Faca et les éléments de la garde présidentielle.

Jusqu’ici, toutes les explications fournies par le guide libyen ne semblent pas convaincre outre mesure Bozizé qui tient coûte que coûte à obtenir le départ d’Abdoulaye Miskine du territoire libyen. Cette fois-ci, après les longues explications avec Miskine devant le colonel Khadafi, Bozizé a regagné Bangui laissant à Tripoli un de ses conseillers, Dieudonné Stanislas Mbangot qu’il a chargé de poursuivre les négociations avec Miskine et des libyens de plus en plus agacés, voire irrités par les agissements du président centrafricain.




Tout indique que les contradictions qui opposent Bozizé à Abdoulaye Miskine qui les conduit aujourd’hui à un véritable dialogue de sourds, portent sur des accusations réciproques de non respect ou de violation de l’accord de paix signé à Syrte en 2007 d’une part et des recommandations du dialogue politique inclusif pour lesquels ils se rejettent mutuellement la responsabilité d’autre part.

Il faut rappeler que Bozizé et ses courtisans portent seuls la responsabilité de l’échec du dialogue politique inclusif tenu à Bangui en fin d’année 2008 qui avait établi la feuille de route nécessaire à permettre un apaisement du climat politique et sécuritaire dans le pays et de mieux préparer les prochaines élections générales. Pour des raisons qu’il est seul à devoir expliquer, Bozizé a choisi de tourner le dos à la politique de concertation et de consensus ainsi qu’aux principales recommandations et de faire ce que bon lui semble.

Au sortir du dialogue inclusif, il a reconduit l’ineffable Faustin Touadéra comme premier ministre et presque tous les ministres impopulaires, incompétents et corrompus du premier gouvernement de celui-ci. Dès lors, il n’y a pas lieu de s’étonner de la reprise de la guerre sur le terrain dans les zones naguère contrôlées par les mouvements rebelles qui ne pouvaient qu’à juste raison accuser Bozizé de ne pas respecter les accords de paix et les  recommandations du dialogue politique. Toute cette ambiance, ajoutée à bien d’autres turpitudes dont Bozizé a le secret, semble démontrer qu’on assiste à une atmosphère de plus en plus délétère à Bangui, caractéristique d’une fin de règne politique à quelques huit mois d’élections générales de plus en plus hypothétiques ou mal engagées.   

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