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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 22:23




 

Kinshasa  25/07/2009 / Politique

 
Il ne reste plus que l’Afrique du Sud pour que le sénateur congolais Jean-Pierre Bemba, en détention à La Haye bénéficie d’une libération conditionnelle, les trois pays occidentaux sollicités à cet effet lui ayant refusé cette faveur.

 En détention depuis un an et deux mois à La Haye au siège de la Cour pénale internationale – Cpi en sigle – pour crimes et autres faits de guerre commis par ses miliciens en République Centrafricaine en 2003 à l’appel de l’ancien président de ce pays Ange-Félix Patassé dont le fauteuil était menacé par ses rebelles internes, le leader du Mouvement de libération du Congo et sénateur de son état Jean-Pierre Bemba Gombo avait la ferme conviction que les pays occidentaux, dont la France, la Belgique, le Portugal, l’Allemagne et la Grande-Bretagne auprès desquels le Cpi s’était adressée pour qu’ils se prononcent le 24 juillet 2009 pour l’accueillir sur leur territoire au cas où la Cour déciderait de lui accorder une liberté provisoire le 8 août prochain ont défavorablement répondu à cette encombrante requête.

En effet, alors que ces quatre pays avaient jusqu’au vendredi 24 juillet pour se prononcer, leurs gouvernements ont, comme mus par un  mimétisme dicté par un élan de solidarité réservé à la date échue une fin de non-recevoir à cette requête. Et, même si les raisons qu’invoquent Bruxelles, Berlin, Londres et Lisbonne pour refuser l’hospitalité au leader du Mlc sur leur sol ne traduisent aucun signe de ressentiment particulier à son endroit, on serait mal inspiré de ne pas penser que les contingences liées à ce refus poli ne sont pas moins suspectes de l’embarras manifeste exprimé par leurs polices respectives quant  aux conséquences politiques et sécuritaires possibles pouvant éventuellement découler de cette décision.

Bruxelles d’abord.

Capitale de l’Europe et terre d’accueil de plusieurs milliers de Congolais dont un très grand nombre sont composés de laissés pour compte, certains y sont entrés avec des visas délivrés sous des prétextes en invoquant des motifs sécuritaires pour la plupart.

Ce sont ces pseudos réfugiés politiques qui se sont facilement laissé atteindre par la démence politique d’un Honoré Ngbanda qui fait du kabilisme le bouc émissaire de ses errances européennes depuis1997. Son ombre erre tellement dans les rues de Bruxelles que les aiguilles de la sécurité belge s’affolent constamment à chaque passage dans la capitale belge de personnalités politiques proches du pouvoir de Kinshasa.

La cohue orchestrée par les têtes brûlées de la diaspora congolaise instrumentalisée par  la manipulation « ngbandienne » sur les partisans de Jean-Pierre Bemba le 8 juillet dernier dans la capitale belge lorsque le « chairman » est allé saluer à la cathédrale Ste Gudule la dépouille mortelle de son père décédé une semaine plus tôt n’est pas innocente du refus du gouvernement belge sur la requête de la Cour de La Haye. C’était donc prévisible. Mais tous ceux qui ont commandité ce grabuge doivent avoir ce refus sur leur conscience.

La position de Paris est toute simple. Elle est en contradiction avec ceux qui prétendaient que le gouvernement français ne verrait aucun inconvénient à autoriser le séjour de JP. Bemba en France pour passer la période de liberté provisoire qui pourrait lui être accordée et qui, rappelons-le à l’intention de nos lecteurs, n’est pas encore une certitude formellement acquise au jour d’aujourd’hui.

Paris a fait savoir vendredi soir24 juillet à la Cpi qu’il n’existe aucun lien affectif entre son gouvernement et le concerné, et qu’il ne voit pas l’opportunité à lui accorder ce privilège.

Lisbonne ensuite.

Le jet privé de Jean-Pierre Bemba est toujours cloué au sol à l’aéroport de Faro, dans la banlieue de la capitale portugaise depuis son arrestation le 24 mai 2008 à Bruxelles en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par le procurer argentin Luiz Moreno d’Ocampo.

Le leader du Mlc dispose de plus de quelques autres gages, dont des biens meubles et immobiliers, une résidence cossue, de comptes en banque et de quelques autres affaires. A priori, les Portugais n’auraient pas dû lui refuser le privilège de passer sa période de liberté provisoire sur leur territoire. Hélas, les choses se sont passées autrement. « Notre système pénal ne prévoit pas de liberté provisoire », ont-ils répondu à La Haye.. Et on imagine la suite !

Il ne reste donc plus maintenant que Berlin, Rome et Pretoria pour se prononcer avant le 7 août. Ces trois pays avaient été aussi proposés par les avocats du « chairman » de concert avec ce dernier.

On peut émettre des réserves quant à la position des Allemands dans cette affaire, de même qu’on peut se perdre en conjectures sur celle des Italiens.

Pour ce qui est des Sud-africains par contre, on peut se demander si la proximité territoriale de ce pays avec la République démocratique du Congo ne pourrait pas dissuader Pretoria à tourner le dos à la requête la Cpi. Surtout que, parrain du processus démocratique qui a doté la Rdc de ses institutions actuelles, le gouvernement sud-africain ne saurait, sans en endosser a posteriori la responsabilité, le fait d’accueillir sur son territoire un « colis » aussi encombrant politiquement qu’est le leader du Mlc.

Mais, nonobstant les réponses attendues de ces trois dernières capitales, tous les espoirs de Jean-Pierre Bemba ne devraient pas sombrer dans le pessimisme. Because. En effet, selon des précisions fournies par le Bureau kinois de la Cpi, ce n’est pas à la date du 7 août que la Chambre préliminaire II statuera. Il faudra encore du temps avant qu’on en entrevoit l’épilogue. Ce qui laisse encore la voie ouverte à toutes les hypothèses de presse et des officines politiques kinois. Des plus objectifs aux plus saugrenus.



(DN/CV/Yes)

Clément Vidibio/MMC


Justice  Qui voudra de Jean Pierre Bemba ?

La Belgique a décliné le 24 juillet la requête de la Cour pénale internationale (CPI) pour accueillir sur son territoire l’ex vice-président congolais, Jean Pierre Bemba, en liberté provisoire. Bruxelles a brandit l'argument du coût trop élevé du dispositif sécuritaire nécessaire, alors que Paris et Lisbonne ont également refusé d'accueillir l'ancien chef rebelle du Mouvement de libération du Congo (MLC).

Les trois premiers pays sollicités par la Cour pénale internationale (CPI) sur proposition de la défense pour accueillir l'ancien vice-président congolais, Jean Pierre Bemba, en liberté provisoire sur leur territoire national, ont décliné la requête.

Après les refus de Paris et Lisbonne, Bruxelles a à son tour sorti sa parade pour refuser d'accueillir sur son territoire l'ancien chef rebelle du Mouvement de libération du Congo (MLC), dont la récente révision par la CPI des chefs d'accusation permet aujourd'hui sa liberté provisoire.

La Belgique a justifié sa décision par le coût trop élevé du dispositif sécuritaire qui devra être mis en place pour «héberger» Jean Pierre Bemba. Elle rappelle à cet effet le désordre provoqué le 4 juillet dernier par la diaspora congolaise lors des funérailles du père de l'ex vice-président de RDC, Jeannot Bemba Saolona.

Cette décision tombe comme un couperet après un délai supplémentaire de deux semaines, qui avait suscité l’espoir dans les rangs de la défense de Jean Pierre Bemba, poursuivi par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République Centrafricaine par les hommes du MLC entre octobre 2002 et mars 2003.

D'abord inculpé comme un criminel, les choses ont évolué et d’après le dernier arrêt de la CPI au début du mois de juillet, les charges de Bemba ont été significativement réduites. Il serait désormais reconnu coupable de n'avoir pu prendre plus de mesures pour empêcher des crimes commis par des tiers. Dès lors, plus rien ne peut plus justifier sa détention.

La Belgique, la France et le Portugal avaient été saisis pour accueillir Jean Pierre Bemba, détenu à La Haye depuis la fin du mois de mai dernier.

Pour Paris, l’ex-chef rebelle n’aurait pas d’attache ou de lien particulier avec la France, remettant ainsi en cause les propos de son avocat, maître Aimé Kilolo Musamba, qui avait déclaré que l’ex vice-président de la RDC «aurait également des liens sociaux influents en France».

Lisbonne, quant à elle, aurait eu à faire valoir l’absence de pratique de liberté provisoire dans sa législation nationale et la Hollande aurait seulement opté pour le transfert dans le pays qui accepterait éventuellement d’accueillir Jean Pierre Bemba.

Trois autres États sollicités, l’Italie, l'Allemagne et l'Afrique du Sud, doivent donner leur réponse d'ici le 7 août prochain.

Mais même en cas de réponse positive de l'un des trois pays, ce sera à la CPI de décider le 14 août prochain si elle accepte le principe d'une mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba.




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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 22:21



MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES            REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 DE L'INTEGRATION REGIONALE ET DE                          Unité- Dignité- Travail

 

LA FRANCOPHONIE                                                        ********

 

*********

N° 0238/MAEIRF/DIRCAB/DGAJA/DAJC/SC

 

            Le Ministère des Affaires Etrangères, de l'Intégration Régionale et de la Francophonie présente ses compliments à la Représentation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) à Bangui, et a l'honneur de relancer sa note verbale n00062/MAEIRF/DIRCAB/ DGAJA/DAJC du 11 Février 2008, relative à une plainte portée par Monsieur OKIMBA KOLASSON Sidney Max contre Madame ROSFORT RIDUNG Charlotte, chargée de Protection au HCR pour licenciement abusif.

            Le plaignant invoque que sans motif valable, son contrat de travail a été résilié le 30 Novembre 2007. Pour être dédommagé des préjudices subis, il a sollicité l'intervention du Ministère afin que son Ex-employeur lui règle ses droits légaux.

            Le Ministère voudrait demander au HCR de lui faire connaître la suite  réservée à ce contentieux qui a assez perduré.

            Le Ministère des Affaires Etrangères, de l'Intégration Régionale et de la Francophonie saisit cette occasion pour renouveler à la Représentation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés les assurances de sa haute considération.

 

Bangui, le l4 JUIL 2009

 

 

REPRESENTATION DU HAUT

COMMISSARIAT DES NATIONS

UNIES POUR LES REFUGIES (HCR)

                -BANGUI-

 

 

NDLR : Voici la preuve s’il en était besoin, que le directeur de cabinet de ce ministre des affaires étrangères n’a rien d’autre à faire que de se ridiculiser en pondant une note verbale de ce type dans un dossier dont il n’a même pas dû chercher à en maîtriser les contours. Selon nos informations, le prétendu licenciement abusif ici évoqué n’en était pas un dans la mesure où la dame qui avait embauché ce monsieur l’avait fait à titre personnel et privé et non pour le compte du HCR. Ensuite, elle a déjà quitté le pays parce qu’elle était tout simplement mutée dans un autre pays hors d’Afrique. Elle n’allait tout de même pas amener avec elle à son nouveau poste d’affectation, ce monsieur qui ferait mieux de chercher un autre job au lieu de se faire parrainer par un directeur de cabinet de ministère en mal d’occupation.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 04:21




 

Selon des informations dignes de foi glanées auprès de son entourage, on prête l’intention à Bozizé de créer un nouveau parti politique qui réunirait les éléments de sa Convergence KNK ainsi que certains « partis mangeoiristes » actuellement membres de la majorité présidentielle. Toujours d’après nos informations, il en ferait l’annonce le 13 août prochain dans la ville martyre de  Paoua où il compte se rendre à l’occasion des festivités de la commémoration de l’indépendance de la RCA.

On doit s’interroger sur la portée réelle de ces initiatives politiques quelque peu tardives de Bozizé. Elles semblent traduire un certain doute ou un doute certain dans son esprit quant à ses réelles chances de se succéder à lui-même par la voie des urnes lors des prochains scrutins. Le fait que son cortège soit systématiquement houspillé et chahuté par le public lorsqu’il emprunte les principaux axes routiers de Bangui aux cris de « voleurs ! voleur ! », en dit long sur son impopularité actuelle auprès de ses compatriotes, futurs électeurs qui ont vraiment hâte de le sanctionner.

Cela peut expliquer, sans le justifier cependant, son agacement voire son irritation, à voir le candidat du MLPC Martin Ziguélé se tailler un franc succès lors des meetings qu’il a commencé à tenir dans l’arrière-pays, en particulier dans certaines villes du Sud-Ouest, et dernièrement dans le Nord-Ouest. En choisissant de nommer son sbire le capitaine Vianney Semndiro commandant de la garnison de Bossembélé, on devine aisément son intention de multiplier les entraves et barrer la route à celui qui apparaît dores et déjà comme son vrai challenger car susceptible de l’empêcher réellement de conserver le fauteuil présidentiel en 2010, à savoir Martin Ziguélé, dont il a quelques raisons de penser à tort ou à raison, qu’il prendrait une certaine longueur d’avance sur lui dans la mobilisation des électeurs en province s’il lui laisse le loisir de multiplier ses tournées en dehors de la capitale. Ce faisant, il s’exposera à la condamnation et aux critiques tant de l’opposition politique nationale que de la communauté internationale qui y verront l’occasion de dénoncer une entrave à la liberté de circulation, d’expression et de tenir des activités politiques, caractéristiques par excellence de toute démocratie dans un Etat de droit.

Les agissements arbitraires du capitaine Semndiro à Bossembélé prouvent clairement qu’il a reçu ses ordres directement de Bozizé lui-même. Le ministre de l’administration du territoire Elie Ouéfio derrière lequel se cache Semndiro pour agir, a été mis en difficulté ce week-end à Lyon par un compatriote lors d’une réunion publique qu’il a tenue dans cette ville. Interrogé sur le comportement du capitaine Semndiro, le ministre Ouéfio a nié en être informé. Le compatriote a poursuivi son harcèlement du ministre jusqu’à lui apprendre que depuis samedi matin dernier, une délégation de membres du MLPC qui voulait se rendre à Yaloké dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, est arbitrairement bloquée à la tristement célèbre barrière de Bossembélé, toujours par le désormais illustre capitaine Semndiro.

Lorsque Ouéfio a encore nié être au courant de cet incident, son interlocuteur a carrément pu joindre le chef de la délégation du MLPC Luc Guéla qui a explique avec force détails les circonstances de leurs tracasseries à Bossembélé où il se trouvait toujours, confondant ainsi le ministre Elie Ouéfio qui ne savait plus où mettre la tête. Il a déclaré ne pas pouvoir maîtriser les soldats et leurs agissements. Il y a quinze jours, le même Elie Ouéfio, ministre de l’intérieur de son Etat,  a dû honteusement rebrousser chemin à Bozoum devant l’ultimatum de l’APRD qui l’a carrément dissuadé de se rendre à Paoua. Il a dû se contenter de faire venir à Bozoum le sous-préfet de Paoua pour s’entretenir avec lui et repartir à Bangui. Si le ministre de l’intérieur ne pas circuler librement sur l’étendue du territoire, on est en droit de se poser beaucoup de questions sur les conditions de sécurité et de tranquillité dans lesquelles le processus électoral pourrait se dérouler le moment venu.  

Dimanche matin, à l’édition de 7h 30 de Radio France Internationale, une brève interview de Luc Guéla lui-même a été diffusée faisant état de l’arbitraire dont lui et ses camarades étaient victimes à Bossembélé. L’affaire a pris une telle proportion que le BINUCA s’en est saisi et a décidé d’envoyer une mission à Bossembélé dès lundi pour voir ce qui s’y passe. Toutes les autorités de Bangui que le BINUCA a tenté de joindre au téléphone, sont aux abonnés absents. Bozizé est injoignable ; son directeur de cabinet Michel Gbézéra-Bria est absent du pays ; Francis Bozizé est en mission en Arabie Saoudite ; Elie Ouéfio se trouve en France comme on l’a évoqué plus haut ; son collègue du gouvernement assurant son intérim ainsi que celui de Francis Bozizé de la défense, le général Jules Bernard Ouandé ministre de la sécurité publique, refuse de gérer l’affaire de Bossembélé arguant que ce n’est pas son rayon. On tourne en rond. Il souffle donc comme un air de vacance de pouvoir à Bangui.    

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 02:49




Bozizé et à ses côtés son argentier, le fameux
ministre des mines Sylvain Ndoutingai,


Bozizé aurait commandé un Falcon 900

Selon une information dont notre confrère de la Lettre du Continent n°569 du 23 juillet 2009 sous le titre « Bozizé guette son Falcon 900 », un missi dominici sénégalais aurait commandé un Falcon 900 pour Bozizé mais jusqu’ici, celui n’en a pas encore vu le nez. Les Centrafricains doivent s’inquiéter de cette information car Bozizé est habitué à de telles magouilles financières qu’avec lui, ils doivent s’attendre à tout. S’il est passe d’acquérir encore un Falcon 900 après le fameux Hercules C 130 actuellement en réparation au Portugal, il y a vraiment se demander sur l’origine des milliards avec lesquels il veut acheter le Falcon 900. On sait que c’est le trésor national qu’il a saigné et continue de le faire pour faire enfin voler le Hercules C 130 mais avec quel argent compte-t-il payer le Falcon 900 dont parle notre confrère ?

L’uranium de Bakouma, Bozizé, Ndoutingai, Richard Ondoko et AREVA

Toujours selon notre confrère, une mission d’AREVA flanquée du conseiller spécial rwandais de Bozizé, Fabien Singaye et l’homme d’affaire franco-belge George Forrest, aurait séjourné en Centrafrique du 8 au 11 juillet dernier et aurait été reçue par Bozizé. Elle aurait négocié avec ce dernier le problème des permis périphériques du principal gisement d’uranium de Bakouma, attribués entre temps par Sylvain Ndoutingai  et Bozizé à Uranio AG de leurs amis Richard Ondoko et le fameux Saifee Durbar.

En clair, Bozizé et Ndoutingai et Richard Ondoko ont certainement négocié avec AREVA au prix fort, ces permis de la périphérie de Bakouma dont on peut être sûr que le trésor national n’en verra nullement la couleur. C’est ni plus ni moins que du gangstérisme d’Etat. Comment peut-t-on admettre que ces bandits puissent morceler une portion du territoire national qui renferme des ressources naturelles aussi recherchées que l’uranium et céder cela à titre onéreux à leur seul et unique profit personnel ! Qu’attendent les partis politiques, les syndicats et les députés centrafricains, pour interpeler le gouvernement sur ce banditisme d’Etat ?

Par ailleurs, il y a lieu de s’interroger sur les étranges méthodes d’AREVA qui au lieu de les rejeter, encouragent et renforcent objectivement la cupidité et le sens de la prédation financière de Bozizé  Ndoutingai et Ondoko, avec la complicité et contribution du fameux conseiller rwandais Fabien Singaye ainsi que George Forrest.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 01:34



 

NDLR Centrafrique-Presse : Nous proposons ci-dessous un remarquable article publié en Anglais par Martin ZIGUELE dans la revue du John F. Kennedy School of Governement, le " Harvard Africa Policy Journal" dans son volume 5,2008-2009 du 28 mai 2009.
 

En prenant l’initiative d’une telle publication dans une aussi prestigieuse revue, on peut le dire sans crainte de se tromper que l’ancien Premier Ministre de la République centrafricaine et désormais candidat du Mouvement de Libération du peuple Centrafricain (MLPC) à la prochaine élection présidentielle, a innové et mis ainsi la barre à un niveau assez haut. Cela ne peut qu’honorer l’auteur dont l’initiative tranche avec la médiocrité ambiante en République centrafricaine, notamment de la part de ses prédécesseurs et autres candidats au fauteuil présidentiel, il faut bien le reconnaître. Il s’agit, par le contenu de l’article, d’un effort louable de projection intellectuelle et prévisionnelle dans l’avenir économique de la République centrafricaine, compte tenu de ses atouts majeurs à savoir notamment, son immense potentiel de ressources naturelles, pour ne citer que celles-là.


En effet, l’incapacité des dirigeants actuels du pays - Bozizé et sa clique de quasi analphabètes en armes qui tuent, terrorisent et pillent le pays en s’illustrant par une si mal gouvernance – à planifier, prévoir ou programmer quoi que ce soit pour les générations à venir, constitue un gros et réel handicap qui compromet sérieusement l’évolution de la RCA.


Un exemple : les négociations autour du projet d’exploitation de l’uranium de Bakouma menées par l’équipe du tristement célèbre ministre des mines de Bozizé, Sylvain Ndoutingai, n’ont essentiellement porté que sur les dessous de table et autres royalties pour lesquels celui-ci et Bozizé se pourléchaient les babines mais nullement sur la nécessité de prévoir ne serait-ce que la réalisation d’une ligne de chemin de fer de Bakouma à un littoral, (Douala par exemple) ou un accès portuaire quelconque.


Sans avoir préalablement lu la convention qu’ils ont signée avec AREVA, dont certaines clauses sont certainement et malheureusement restées confidentielles, on peut affirmer que rien n’est prévu pour développer la région de Bakouma ni toutes celles qui seront traversées par l’acheminement du minerai d’uranium, sans parler des énormes et inévitables problèmes d’irradiation des habitants qui vivent à proximité des chantiers.


Voilà un brillant article qui donne tout son sens au combat que mène Martin Ziguélé pour une bonne gestion transparente et moderne des affaires de la RCA ainsi que pour une mise en valeur et une exploitation profitable aux Centrafricains des énormes richesses naturelles du sol et du sous-sol de leur pays, pour le plus grand bien être de leur progéniture et les générations futures.
 



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Située au cœur du continent africain et entièrement enclavée, la République Centrafricaine avec 623.000 km2 de superficie partage ses frontières avec cinq pays, notamment au nord le Tchad sur 1.197 km, à l’est le Soudan sur 1.165 kms, dans son flanc sud  le Congo sur 467 kms  et la République Démocratique du Congo sur 1090 kms , et enfin à l’ouest le Cameroun sur plus de 600 kms, et dont le port de Douala constitue l’accès le plus proche à la mer. 
       

Ancienne colonie française sous le nom de « Territoire de l’Oubangui Chari », la République Centrafricaine est proclamée le 1er décembre 1958 sous l’impulsion de l’Abbé Barthélemy BOGANDA, député Oubanguien au Parlement français, décédé le 29 août 1959 dans un accident d’avion moins d’une année avant l’indépendance formelle du pays proclamée le 13 août 1960.

 

Membre du club peu envié des Pays les Moins Avancés, et classé au 171ème rang mondial sur 177 pays à l’Indice de Développement Humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ce territoire plus grand que la France est quasiment sous peuplé car avec environ 4 millions d’habitants il n’a qu’une densité de 6,8 habitants au km2.
 

La population centrafricaine est aujourd’hui très pauvre : l’incidence de la pauvreté y est de 67% en 2006, c’est à dire que 67 % de la population  vit avec moins d’un dollar par jour, soit 72% de la population en milieu rural et 60 % en milieu urbain. Le PIB par tête d’habitant est de 401,5 USD en 2007, selon les estimations du PNUD.
 

Paradoxalement à l’extrême pauvreté des ses habitants, le pays regorge d’inestimables richesses minières (diamant, or, uranium et indices de pétrole et de fer), d’immenses potentialités agricoles (15 millions d’hectares de terres arables, soit près de 4 hectares disponibles par habitant, notamment dans le nord-ouest et le centre, principaux bassins agricoles des cultures de coton et cannes à sucre), d'abondantes réserves de bois tropicaux, ainsi que d’importantes ressources hydrographiques dont l’exploitation judicieuse pourrait faire de la République centrafricaine à la fois le grenier et le grand vivier de l’Afrique.
 

Il est vrai que plusieurs années de mauvaise gestion, de troubles politiques internes, ponctuées par une rébellion militaire et plusieurs mouvements de rébellions politico-militaires, ont très fortement réduit les capacités du pays, et diminué son attrait pour la communauté internationale. Cependant, le retour à la paix, s’il se confirme après le Dialogue Politique Inclusif qui vient de s’achever à Bangui, permettra au pays de se consacrer à son développement par la mise en valeur de ces opportunités.


D’ailleurs à elle seule, l’exploitation des mines d’uranium dans l’Est du pays, concédées à la société française Areva, aura des effets d’entraînement sur d’autres secteurs d’activités dans le pays, améliorera les infrastructures de transport, et permettra de penser à terme à une centrale nucléaire qui pourra vendre de l’énergie aux pays voisins.
En effet, l’uranium constituant une source énergétique à grande capacité, outre la production  d’électricité, qui sera la principale activité relevant de l’extraction de l’uranium, plusieurs autres utilisations découlent de la transformation de ce minerai, notamment dans les domaines de la médecine et de l’agro-alimentaire, constituant autant de filières de développement du pays.


L’énergie étant désormais une exigence planétaire, omniprésente dans tous les secteurs d’activité à travers le monde, la disponibilité en RCA
[1] de grandes ressources énergétiques d’origine uranifère et hydrographiques sont donc pour notre pays un atout majeur sur le triple plan politique, économique et social.
 

Sur le plan strictement agricole, la RCA peut devenir à l’horizon 2020 un véritable grenier pour l’Afrique, en exportant des surplus agricoles vers le Tchad, le Soudan, l’Ethiopie et même l’Erythrée, qui sont tous des pays structurellement déficitaires sur le plan agricole : les bonnes terres sont là, l’eau est là à profusion, il faut juste des capitaux, des semences et des bras qualifiés et expérimentés. Lorsque j’étais Premier Ministre, c’est cette opportunité que je voulais mettre immédiatement en valeur en invitant, lors d’une émission sur la chaîne de radiotélévision anglaise BBC les fermiers blancs expulsés du Zimbabwe à venir en RCA, compte tenu de leur expérience et du fait qu’ils avaient également fait du Zimbabwe à une époque de son histoire, le grenier de l’Afrique australe.
 

Enfin, la République centrafricaine  a un grand  intérêt géostratégique pour la communauté internationale : comme évoqué plus haut, le pays est  frontalier à la fois du Soudan et du Tchad. A l’Est du Tchad et au Darfour soudanais, sévissent des guerres qui risquent à tout moment de déborder en Centrafrique. Compte tenu de la position centrale du pays, si la guerre y déborde, elle déstabilisera immédiatement toute l’Afrique centrale, en premier lieu ce pays-continent qu’est la République Démocratique du Congo avec lequel nous partageons plus de 1000 kms de frontières. Le Président français Nicolas Sarkozy l’a si bien compris qu’il a fortement bataillé auprès d’une Europe réticente pour mettre en place l’EUFOR[2] le long de la frontière tchado-centrafricaine  face au Soudan. Elle sera bientôt remplacée par la Mission des Nations Unies en Centrafrique et au Tchad.
 

La République centrafricaine est une terre d’avenir et d’espoir pour les pays de l’Afrique centrale et de l’Est, comme futur grenier agro- alimentaire  et comme réserve hydrique et énergétique, à condition que le pays connaisse durablement la paix et la bonne stabilité nécessaire, et que la communauté internationale y consacre les investissements nécessaires.

 

 

Martin ZIGUELE  



[1] RCA : République Centrafricaine

[2] EUFOR Tchad/RCA est une opération militaire de transition d’un an, étroitement coordonnée avec la présence multidimensionnelle des Nations-Unies dans l’est Tchadien et le nord-est de la République centrafricaine, afin d’améliorer la sécurité dans ces régions.




The Central African Republic in 2020

 

A former French colony by the name of “Territoire de l’Oubangui Chari”, the Central African Republic (CAR) declared its autonomy on December 1st 1958 under the leadership of Father Barthélemy Boganda. An Oubanguian member of the French Parliament, Boganda passed away in a plane crash less than a year before the country formally sealed its independence on August 13th 1960.

Landlocked at the heart of the African continent, the CAR shares its borders with five countries: Chad along 1,197km in the North, the Sudan along 1,165km in the East, the Congo along 467km and the Democratic Republic of Congo along 1,090 km in the South, and Cameroon along 600km in the West (Douala’s port being the CAR’s closest access to the sea).

The CAR belongs to the Least Developed Countries’ group and ranks 171st out of 177 on the UNDP’s 2007 Human Development Index.[1] Though its territory of 623,000 km2 is larger than France, the country is underpopulated with only about 4 million inhabitants. The Central African people are extremely poor; in 2006 67% lived on less than a dollar per day and 84% on less than two dollars per day. UNDP estimates GDP per capita (US$, PPP) to be $725.8 in 2007.

In sharp contrast with this rampant poverty, the country’s soils are extremely rich (mainly diamonds and uranium, with evidence of oil and steel) and its agricultural potential enormous (15 million hectares of arable land, most notably in the North-West and in the center for cotton and sugar cane plantation). The CAR also enjoys vast tropical wood reserves and abundant hydrographic resources. Such immense opportunities could arguably position the Central African Republic as both the breadbasket and the wellspring of Central Africa.

However, many years of failed management, internal political troubles and eventually military rebellion have greatly undermined the country’s governance capacities and its appeal to the international community. That said, a return to peace and stability – if confirmed following the Inclusive Political Dialogue that just ended in Bangui – could help foster the country’s development by leveraging the aforementioned comparative advantages.

For instance, the exploitation of the uranium mines in the East (operated by the French company Areva) could almost single-handedly jumpstart other sectors of the country’s economy. It could dramatically improve transportation infrastructure and gather momentum around a potential nuclear power plant that could, in the long-term, sell energy to neighboring countries. While the extraction of uranium primarily serves the production of electricity, a variety of other applications can be derived from its transformation. This is particularly true in the agribusiness (e.g., fertilizers) and medical (e.g., radiography, radioisotopes) fields, both of which represent potential development sectors for the Central African Republic.

From a purely agricultural standpoint, by 2020 the CAR could become a major breadbasket for Africa. Our country could export its surplus to Chad, the Sudan, Ethiopia and even Eritrea, which all suffer from a structural deficit in terms of agricultural goods. The CAR enjoys vast tracts of land and has access to ample water sources. What it needs is capital, seeds, and skilled manpower. This is why, when I was Prime Minister, I invited the white farmers expelled from Zimbabwe to come join us. Considering their pivotal role in once making their country the breadbasket of Southern Africa, I thought they could contribute substantially to the development of our agriculture. The Central African Republic must indeed do more to attract both human and financial capital.

The CAR is ultimately of great geostrategic interest for the international community, due to its common borders with the Sudan and Chad. The ongoing wars in Eastern Chad and Sudanese Darfur could at any time spill over into our country. Considering the CAR’s geographic position, such an outcome would almost immediately destabilize the entire Central African region, starting with the gigantic Democratic Republic of Congo with whom we share more than 1,000kms of borders. This is precisely why French President Nicolas Sarkozy strongly pushed an otherwise reluctant Europe to deploy the EUFOR[2] in January 2008 along the Chad-CAR border facing the Sudan. This force will be replaced by the United Nations Mission in the CAR and Chad (MINURCAT) by March 2009.

Because of its vast resources, its enormous agricultural potential, and its critical geographic position, the Central African Republic deserves more attention from international actors and investors. In light of our people’s openness and our country’s immense opportunities, I am convinced such attention would prove greatly beneficial to all and dramatically enhance the CAR’s development.

 

 

Martin ZIGUELE was Prime Minister of the Central African Republic from April 2001 to March 2003.

 



[1] All UNDP statistics refer to the 2007/2008 United Nations Human Development National Report on the Central African Republic, published in July 2008 by the United Nations Development Program.

[2] The EUROR Chad/CAR is a one-year transitional military operation dedicated to improving regional security in close coordination with the multidimensional presence of the United Nations in Eastern Chad and in North-Eastern CAR.

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 01:27



 

15/07/2009 12:07:29| Jeune Afrique |

Mise en place en avril 2007, l’Agence de stabilisation et de régulation des prix des produits pétroliers (ASRP) commence à porter ses fruits. Selon le bilan des cinq premiers mois de 2009, elle a permis à l’État d’encaisser 5,5 milliards de F CFA, dont 3,1 milliards pour la taxe unique sur les carburants (TUPP), 1,7 pour la TVA et 0,7 pour les droits de douane. Une amélioration de 16 % par rapport à 2008, année au cours de laquelle la fiscalité pétrolière a été négative à cause, notamment, de la hausse des cours et de la subvention conséquente des prix sur le marché national (l’État était redevable de 1,8 milliard de F CFA aux distributeurs).

Tous droits de reproduction et de représentation

 

NDLR : Une chose est sûre et les données chiffrées de cette agence de régulation le confirment, depuis le début de l’année 2009, les seules rentrées substantielles de l’Etat centrafricain tiennent essentiellement aux taxes sur les produits pétroliers. Cela dit et c’est ce que cet article ne dit pas ou n’ose pas le faire, Bozizé se fait également verser à son unique profit personnel, 24 francs CFA par litre sur tous les produits pétroliers vendus sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Quel jackpot ! C’est un pactole qui prend directement le chemin de ses poches. Cela représente quelques 144 millions F CFA mensuellement, soit environ 2 milliards F CFA annuels sur lesquels personne ne lui demande quelque compte que ce soit ! On peut comprendre qu’il veuille encore rester dans le fauteuil présidentiel en 2010 pour cinq autres années. C’est purement et simplement illégal et un vol qui ne doit plus durer !

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 19:43




Une délégation du MLPC conduite par Luc Guéla partie depuis le vendredi 24 juillet 2009 de Bangui pour une  tournée dans l’Ombella-Mpoko afin de restructurer ses sous-fédérations, s’est heurtée une fois de plus aux agissements arbitraires du capitaine Vianney Semndiro de la garde présidentielle, commandant de la garnison de Bossembélé. Ce dernier leur a déclaré que sans les instructions du ministre de l’intérieur, lequel se trouve en déplacement actuellement en France, il ne les laissera pas franchir la barrière de Bossembélé où les responsables du MLPC étaient arrivés ce samedi matin à 9 heures locales.

Le général Jules Bernard Ouandet qui assure les intérims de ses collègues de l’intérieur et aussi celui de la défense, Francis Bozizé en déplacement en Arabie Saoudite, dit ne pas gérer la zone de Bossembélé. On tourne donc en rond, tout le monde se débinant devant ses responsabilités. Tout porte à croire qu’il s’agit de la traduction sur le terrain des consignes de Bozizé lui-même à l’égard du parti de l’un de ses challengers à la prochaine présidentielle, Martin Ziguélé.

Il y a quinze jours à peine, à l’aller et au retour de la délégation du candidat du MLPC Martin Ziguélé dans le Nord Ouest, celle-ci avait eu quelque maille à partir avec les éléments du même  capitaine Semndiro. C’est escortée par le commissaire et le commandant de brigade de gendarmerie de Bossembélé que la délégation de Martin Ziguélé a pu traverser la ville pour regagner Bangui. La dénonciation au cours d’une conférence de presse que Martin Ziguélé a faite de ces obstacles anti-démocratiques et de toutes les anomalies et autres magouilles pré-électorales du ministre de l’Intérieur Elie Ouéfio en faveur de son candidat, qu’il a découvertes dans l’Ouham Pendé  lors de sa récente tournée, a irrité ce dernier qui a cru devoir réunir à son tour la presse pour protester.

Elie Ouéfio se trouve actuellement en France aux frais de l’Etat, précisément à Lyon, pour restructurer dit-t-on, la cellule KNK de cette ville. Pourquoi alors interdire au MLPC de faire sur le sol national ce que lui aussi est venu faire en France pour KNK ? Les activités des partis politiques sont pourtant bien codifiées par des textes de loi. Ce n’est pas seulement en période campagne électorale que ceux-ci peuvent organiser des manifestations et activités qui contribuent normalement à l’animation de la vie nationale. Le chemin de l’Etat de droit est manifestement encore long avec Bozizé et ses bras armés.  

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 19:19




 

Paris - 24/07/2009 (PANA) - France - La présidente de l'association "Survie", Odile Tobner, a accusé vendredi à Paris, Franck Biya, fils aîné du président Paul Biya, de détruire des milliers d'hectares de forêts camerounaises dans le cadre de ses activités de chef d'entreprise.

En tant qu'exploitant forestier, Franck Biya continue aujourd'hui encore de détruire les forêts du Cameroun, profitant de la position de son père. Cela nous paraît inadmissible", a-t-elle déclaré à la PANA.

"Non content de provoquer la déforestation au Cameroun, Franck Biya voulait s'attaquer aux forêts de la Centrafrique en s'associant au fils du président Bozizé [chef de l'Etat centrafricain]. Mais, leur demande de permis d'exploitation a été rejetée pour défaut de conformité», a révélé la présidente de "Survie".

Selon elle, Franck Biya doit des centaines de millions de F Cfa au fisc camerounais au titre de ses activités d'exploitant forestier.

"Il doit des sommes considérables au fisc en tant qu'exploitant agricole. Il ne les a jamais versées. Nous avons la preuve qu'il a acquis des biens faramineux en France, en Suisse et à Monaco, en détruisant les forêts du Cameroun", a encore dit la présidente de "Survie".


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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 22:00





QUI: Mme Catherine Bragg, Coordonnatrice Adjointe des Secours d'Urgence et Sous

 Secrétaire générale des Nations Unies pour les Affaires Humanitaires

QUOI: Mission en République Centrafricaine

QUAND: 26-30 juillet 2009

OU: Bangui, Birao, Kabo, Paoua

 

La Coordonnatrice Adjointe des Secours d'Urgence et Sous Secrétaire générale des Nations Unies pour les Affaires Humanitaires, Mme Catherine Bragg, visitera la République Centrafricaine (RCA), du 26 au 30 juillet 2009, afin d'évaluer la situation humanitaire et de plaider pour la protection des civils et la poursuite de l'assistance humanitaire.

Mme Bragg rencontrera le Premier Ministre Faustin-Archange Touadera et d'autres hautes autorités de la République y compris le Ministre des Affaires Sociales et le Ministre de l'Administration Territoriale, les membres du corps diplomatique, les représentants de l'équipe-pays des Nations Unies, des Organisations non-gouvernementales et de la société civile.

Durant la visite de terrain, la Coordonnatrice Adjointe pour les Secours d'Urgence rencontrera les populations vulnérables affectées par les déplacements pour mieux comprendre les difficultés auxquelles elles font face et le niveau de la réponse apportée par les organisations humanitaires.

La mission visitera Birao dans le nord-est de la RCA le 26 juillet, Kabo dans le nord de la RCA le 28 juillet et Paoua dans l'ouest de la RCA le 29 juillet.

Une conférence de presse de clôture de la visite sera organisée, le 30 juillet, à Bangui.


Pour plus d'informations, contacter Boris Ngouagouni, OCHA RCA, + 236 70 18 80 61 ou

 ngouagouni@un.org .

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'ONU a pour mission de mobiliser et de coordonner une action humanitaire efficace et guidée par des principes, en partenariat avec les acteurs nationaux et internationaux.

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 21:56




Tunis, 22 Juillet 2009 – (Tunisie) — Conçu pour contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations, particulièrement des groupes vulnérables, le projet vise à améliorer l'offre de services sociaux de base au niveau communautaire. Il sera mis en oeuvre sur une période de cinq ans, allant de 2010 à 2014 et comprend trois composantes :

Renforcement des capacités ; Développement des infrastructures de base ; et Gestion et suivi-évaluation.

 

Le projet couvrira 100 communes dans 10 des 16 préfectures du pays. Il s'agit de Lobaye et Ombella Mpoko (dans la région n° 1), Nana Mambéré, Mambéré Kadei, et Sangha Mbaere (dans la région n° 2), Ouham (dans la région n° 3), Kemo et Ouaka (dans la région n° 4), Basse Koto et Mbomou (dans la région n° 6). Les préfectures de la zone du projet représentent environ 2,5 millions d'habitants, soit 64% de la population totale du pays. Les bénéficiaires du projet sont les populations rurales pauvres de la zone du projet, particulièrement les paysans et les femmes, qui représentent environ 1,75 million de personnes.

 

Le PDCAGV vise à opérationnaliser le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) préparé par le Gouvernement pour la période de 2008 à 2010, et le Document de stratégie de partenariat pays conjointe (DSPPC) préparé par la Banque et la Banque mondiale en RCA et qui couvre la période 2009-2012. Le projet réalisera à cet effet les principales activités suivantes : (i) la formation de 1500 paysans en vue d'améliorer leurs techniques agricoles, (ii) la fourniture de 240 kits à des groupements de paysans afin d'accroitre leur production agricole, (iii) la fourniture de 150 plateformes multifonctionnelles à des groupements de femmes afin d'alléger leurs tâches domestiques, notamment dans la transformation des produits agricoles, et (iv) la mise en service de 330 infrastructures sociales de base (55 écoles, 50 centres de santé, 55 marchés ruraux, 20 pharmacies villageoises, 35 aires de séchage, 30 magasins de stockage de produits agricoles, 80 puits et forages, 5 ponts ruraux et ouvrages de franchissement) pour améliorer les conditions de vie des bénéficiaires et le niveau des indicateurs sociaux du pays.

 

Environ 4000 enfants pourront être scolarisés chaque année dans les 55 écoles réhabilitées ou construites par le projet, et environ 7000 personnes pourront traitées dans les 50 centres de santé réhabilités qui seront mis en service par le projet. Les activités du projet amélioreront la production agricole des bénéficiaires d'environ 35%, et la réalisation des infrastructures sociales de base entrainera la création d'au moins 1000 emplois dans la zone du projet.

 

* 1 UC (unités de compte) = 1,58223 $ = FCFA 720,385 le 22/07/2009

 

Contact Felix Njoku

 

Copyright © 2009 African Development Bank.

 

 

 

Approbation de la Stratégie commune de partenariat BAD-Banque mondiale avec la République centrafricaine

22/07/2009

 

Tunis, le 22 juillet 2009 - Le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé lundi à Tunis, le Document de stratégie de partenariat pays conjointe (DSPPC) de la BAD et du Groupe de la Banque mondiale (GBM) en République centrafricaine (RCA). Le document décrit la stratégie commune ainsi que le programme des opérations de financement et des travaux analytiques prévus par les deux institutions durant la période 2009-2012. 

Conçu pour promouvoir une croissance économique forte et la création d'emplois, à travers deux principaux axes d'intervention, le document vise la consolidation de la gouvernance économique et des capacités institutionnelles ; et  la réhabilitation et le développement des infrastructures socioéconomiques.

Le (DSPPC) réaffirme la volonté de la BAD et de la Banque mondiale de renforcer la mise en application des principes de la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide et de consolider les résultats réalisés dans le cadre du Document de stratégie intérimaire conjointe (DSIC). Il repose sur les principes stratégiques suivants :

  • Répondre aux priorités les plus urgentes qui sont identifiées au niveau du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) de 2008-2010 de la RCA et du Cadre stratégique 2009-2011 de la Commission de consolidation de la paix des Nations unies;
  • Rechercher la sélectivité et les résultats tangibles ;
  • Maximiser les opportunités d'intégration régionale ;
  • Fournir un cadre pour assurer la continuité des appuis dans le cadre des ressources du Fonds africain de développement (FAD-12)  et de l'Agence de développement international (l'IDA-16).

Les activités de la BAD prévues en 2009-2010 seront financées par le FAD-11 (L'allocation pays de 17,72 millions d'UC soit 26,49 millions de dollars, l'appui supplémentaire de la Facilité pour les états fragiles (FEF) de 11,85 millions d'UC soit 17,72 millions de dollars, et l'appui ciblé de la FEF de 2 millions de dollars). Les activités prévues en 2011-2012 seront financées au titre du FAD-12. Les ressources de l'IDA-15 (34 millions de dollars) appuieront les interventions du Groupe de la Banque mondiale prévues en 2009-2011 et celles de l'IDA-16 en 2012.

Par ailleurs, conformément aux modalités d'utilisation des ressources du FAD et de l'IDA, la contribution totale de la RCA aux opérations régionales est plafonnée à un-tiers des montants dédites opérations pour l'IDA-15 et à 10% de l'allocation de la RCA pour le FAD-11.


Selon le document, la BAD et la Banque mondiale poursuivront les efforts visant à mobiliser des ressources de leurs enveloppes régionales en faveur des projets d'infrastructures économiques d'intégration régionale. « Avec l'assistance de la Banque mondiale, la RCA bénéficie des ressources du fond catalytique Education pour tous – Initiative accélérée (38 millions de dollars), et d'autres ressources complémentaires seront activement recherchées au niveau des différents fonds catalytiques et fiduciaires gérés par la BAD et la Banque mondiale, » a-t-il ajouté.
 

Le portefeuille actif des opérations de la BAD en RCA, qui est en cours de reconstitution depuis son réengagement en 2006, comporte quatre projets portant sur un montant total de 41,873 millions d'UC (62,60 millions de dollars) pour un montant décaissé de 12,176 millions d'UC (18,20 millions de dollars), soit 29,08%. Ce taux de décaissement est de 86,35% si on exclut le Programme régional de facilitation des transports sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena qui est une opération multinationale. Les secteurs couverts sont le multisectoriel pour un total de 12,8 millions d'UC (19,14 millions de dollars), soit 30,57%, le secteur des équipements collectifs qui bénéficie de l'appui de la Facilité Africaine de l'Eau pour un montant de 1,273 million d'UC (1,90 millions de dollars), soit 3,04% et le secteur des transports pour un montant de 27,8 millions d'UC (41,56 millions de dollars), soit 66,39%. Le portefeuille de la BAD est jeune avec un âge moyen des projets se situant à 1,4 année. La performance du portefeuille est satisfaisante, avec une note globale de 2,4 sur une échelle de 3.


Source : http://www.afdb.org/fr/news-events/article/board-approves-afdb-world-bank-joint-partnership-strategy-with-central-african-republic-4931/

 

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