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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 17:45




centrafrique : Livre: Des réalités insaisissables ! 

En République centrafricaine, les avatars de la guerre ont conduit à la captivité un acteur politique,  en l’occurrence, Prosper N’douba, auteur du livre « L’otage du Général rebelle centrafricain François Bozizé, Journal d’un captif   des libérateurs » publié chez l’Harmattan en 2005. Sous le régime de .Ange-Félix Patassé de la République centrafricaine, Prosper N’douba  a servi comme porte-parole. Dans  ce livre, il  nous parle de sa captivité et des conditions de vie dans les mains de ses ravisseurs durant trente-huit jours.

Ainsi, ses trente-huit jours de détention par les rebelles lui ont permis d’être en face des réalités socio-économiques de son pays. Car, détenu, au fin fond du pays, Prosper N’douba a pu constater les ravages de la gestion économique de la Centrafrique par les régimes successifs à la tête de l’Etat depuis l’indépendance.

Là en tant qu’acteur, à un moment donné, précisément sous Patassé, il a pu se rendre à l’évidence que les pouvoirs se succèdent mais n’apportent rien de différent sur tous les plans.

Les dirigeants politiques ainsi que lui-même ont vécu dans une bulle qui ne leur permettait pas de connaitre en fait ce qu’est la réalité du peuple centrafricain.

Il n’y a  pas que l’amour pour rendre aveugle, le pouvoir aussi conduit à la cécité croissante : c’est ce que Prosper N’douba démontre à travers son livre.

Cette lumière lui a été donnée à cause de la captivité dont il a été victime. La leçon de captivité qu’il nous donne peut arriver à chacun de nous. N’attendons pas que cela nous arrive pour comprendre, car il ce serait alors trop tard.

NOTE DE LECTURE DE

Maurice Mouta  W  GLIGLI-AMORIN, http://gliglimouta.afrikblog.com

© Correspondance particulière (Camer.be) : Maurice Mouta W GLIGLI-AMORIN

Paru le 08-11-2009 12:27:38

L’otage du Général rebelle centrafricain François Bozizé. Journal d’un captif «  des libérateurs » Paris Editions l’Harmattan en 2005.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 13:47




vendredi 6 novembre 2009


Brice R Mbodiam

La lecture du rapport rendu public en fin de semaine dernière sur le site de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) est simplement nauséabonde, de même qu'elle inspire de la pitié.

Pitié pour l'ensemble d'une zone CEMAC réputée pauvre malgré les richesses qui sont les siennes, mais dont la voracité de certains de ses enfants pourtant grassement payés par les contribuables des six Etats de la CEMAC les a conduits à taper dans la caisse de la banque centrale. Donnant ainsi à une institution qui n'inspirait jusqu'ici que respect, l'image d'un repaire de bandits, lesquels peuvent être désormais assimilés, sans exagération aucune, aux coupeurs de routes du Nord Cameroun ou encore aux rebelles qui violent femmes et enfants sur la route de la Centrafrique.

Le rapport de la Banque centrale inspire également de la pitié, il a fallu que le FMI frappe du poing sur la table pour que les tripatouillages au bureau extérieur de la BEAC soient rendus publics. Une fois de plus, l'on est là dans la situation de l'esclave dont le destin dépend du bon vouloir du maître. Alors que pour éviter ce statut d'assujetti, mais surtout dans un souci de transparence, une communication de crise aurait pu être organisée autour de ce scandale dès les premières révélations de la presse, pour éviter que les employés de la tour de verre du quartier Elig-Essono qui abrite le siège de la BEAC perdent de leur superbe.
Mais en lieu et place des explications dues à tous les citoyens de la CEMAC dont l'argent des impôts a été détourné, on a eu droit à un One Man Show du gouverneur, qui à travers une sortie médiatique dans le quotidien gouvernemental a plutôt revêtu le manteau non seulement de donneur de leçon à une presse avide de sensationnel, mais aussi de défenseur de la Gabonité, puisque nombre de ses compatriotes étaient au banc des accusés dans ce scandale.
De ce point de vue, Ali BONGO, qui a décidé de rappeler son compatriote à Libreville pour son remplacement futur, est certainement meilleur défenseur de la Gabonité que Philibert ANDZEMBE. Car, sa décision de couper les têtes de tous les Gabonais impliqués dans le scandale du Bep (Bureau Extérieur de Paris) sauve quelque peu la réputation du Gabon, dont les ressortissants au sein de la banque centrale passent désormais pour être des adeptes de Al Capone.

Mais par dessus tout, la réaction du président Gabonais doit être considérée non pas comme la gesticulation d'un mal élu qui cherche des excipients pour se faire accepter, comme le pense une certaine opinion ; mais plutôt comme une rupture avec ces égoïsmes nationaux qui, jusqu'ici, prenaient toujours le pas sur la compétence, l'efficience, voire la simple morale au sein des institutions communautaires.

Vu sous cet angle, le tocsin sonné par Ali Ben BONGO se veut interpellateur à l'endroit des autres chefs d'Etat de la CEMAC : Paul BIYA, Idriss DÉDY, François BOZIZÉ, Denis SASSOU NGUESSO… doivent chacun couper les têtes de leurs compatriotes qui ont trempé dans cette combine ; laquelle, entre 2004 et 2008, a fait perdre à la banque centrale 16 milliards de Fcfa.

Que pour l'histoire, tous les acteurs et complices, actifs ou passifs, payent le prix de cette dérive qui entachera à jamais les annales de la BEAC. C'est la raison pour laquelle l'on peut s'étonner que plusieurs mois après l'éclatement du scandale du Bep (Bureau Extérieur de Paris), un seul acteur (Armand Brice NDZAMBA), fut-il le principal accusé, soit derrière les barreaux. Et que les autres soient toujours libres de leurs mouvements.

L’Enquête de Félix C. EBOLÉ BOLA: Les détourneurs au rapport
La Banque centrale, sous la pression du FMI (Fonds Monétaire International), vient de livrer des conclusions "non exhaustives" sur les malversations au Bep (Bureau Extérieur de Paris). Les lignes qui suivent en constituent l'économie. En son temps, Philibert ANDZEMBE était resté dans les généralités, bien que disposant déjà de données accablantes et de première main.

Le gouverneur - "rappelé" par son pays, le Gabon - de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), dans son interview à Cameroon Tribune et que certains cadres de la maison continuent de considérer comme "un gros ratage communicationnel", avait même redressé l'échine, traitant d'"écume de surface" et de "recherche de sensationnel" les révélations des médias sur le vaste scandale financier touchant le Bureau extérieur de son institution à Paris (Bep).

Entre-temps, le Fonds monétaire international (FMI) est passé par là, obligeant l'auguste banque centrale à publier les résultats des enquêtes menées notamment par le cabinet Mazars et Théodore DABANGA, directeur général du contrôle général.

C'est désormais chose faite depuis vendredi dernier. Ainsi contrainte et forcée par le FMI, la banque des banques étale au grand jour les tripatouillages financiers de quelques cadres, le laxisme de ses dirigeants, et, surtout, la gigantesque machine à sous qu'elle était devenue au fil des ans et dont le jackpot engraissait des particuliers.

Les conclusions des enquêtes menées auprès de BNP Paribas et de la Société générale, ne sont "pas exhaustives" et ne peuvent, de ce fait, pas encore traduire l'ampleur des détournements.


A fonds perdus le mode opératoire allait de l'imitation des signatures des personnes habilitées aux doubles paiements (touchant les mises à disposition initiées par les agents de la Banque, aux règlements des frais liés aux évacuations sanitaires en passant par des détournements des chèques établis à l'ordre du Trésor public et des organismes en charge des retraites (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales, sans oublier des détournements de chéquiers et leur usage frauduleux, la falsification des relevés bancaires et le "maquillage" des écritures comptables.

 Théodore DABANGA, qui s'est penché sur ce tonneau des Danaïdes, enfonce le clou : "Manifestement, la BEAC est encore très loin des standards internationaux en matière de contrôle et il devient urgent et prioritaire d'engager la réforme du dispositif de contrôle au sein de la Banque."

Le Bureau Extérieur de Paris (Bep) a reçu, de janvier 2004 à mars 2009, des approvisionnements de l'ordre de 36,174 milliards de Fcfa avec un pic en juillet 2007, où il a fait des demandes de renflouement de l'ordre de 1,4 milliard de francs. Des appels de fonds jugés "démesurés par rapport aux besoins réels". Et, au stade actuel des investigations, le montant total des détournements, établis avec certitude, opérés au moyen de chèques, virements, retraits en espèces et titres de transport, s'élève à 16.548.969.100 francs.

L'enquête pointe, pendant la période étudiée, "858 chèques et 6 virements frauduleux au profit de 101 bénéficiaires, 1306 retraits en espèces frauduleux et 38 bénéficiaires de titres de transport aériens frauduleux".

Le montant estimé du préjudice de la BEAC s'élève à 18,5 milliards de francs (total des suspens au niveau du Bureau Extérieur de Paris, et, selon les premières investigations sur la base des justificatifs partiellement fournis par BNP Paribas et la Société générale, les détournements avérés se situent à 16,5 milliards de Fcfa (hormis les chèques suspects dont les images sont attendues).

La première banque citée a ainsi vu 2,377 milliards de Fcfa de dépôts se volatiliser en 2008.

La deuxième, entre 2004 et 2007, a enregistré des opérations frauduleuses de l'ordre de 4,178 milliards Fcfa.Cet envoi massif de fonds, sans rapport avec ses besoins réels et sans contrôle de leurs utilisations, aura suscité un tel appétit que les pilleurs du Bureau Extérieur de Paris "s'en sont donné à cœur joie".

Les responsabilités du Bureau Extérieur de Paris sont donc établies de manière irréfutable, mais les services concernés du siège (secrétariat général et direction de la comptabilité) de Yaoundé assument aussi une part de responsabilité sur ces graves manquements, les fraudes n'ayant été rendues possibles que "grâce aux approvisionnements inconsidérés et sans restriction effectués par le siège en faveur du Bureau Extérieur de Paris".

"La mission, peut-on lire dans le rapport, a investigué uniquement sur les suspens ou les écarts sur les rapprochements bancaires. Cependant, il y a lieu de relever que certaines opérations qui n'apparaissent pas en suspens de rapprochement parce qu'enregistrées aussi bien par les banques commerciales que par la BEAC peuvent se révéler frauduleuses. La mission n'a pas eu le temps matériel de revoir toutes les pièces comptabilisées pour en apprécier la moralité."

 En tout, ce sont 101 personnes (personnes physiques, entreprises diverses) qui sont bénéficiaires des chèques et virements frauduleux. Tout au long de leurs acrobaties financières et comptables, les responsables du Bureau Extérieur de Paris auront fait preuve d'une "volonté manifeste de dissimuler ces opérations en retardant leur comptabilisation dans les livres (…) pendant des mois, voire des années.

Certaines opérations d'approvisionnement étaient supprimées sur les faux relevés bancaires afin de ne pas susciter la curiosité des responsables, de présenter une situation du compte qui dégage toujours un besoin de trésorerie et justifier ainsi les demandes d'approvisionnement inconsidérées qui étaient faites".

Voracité sans contrôle Tout en haut de l'affiche des personnes indexées, l'on retrouve le Gabonais Armand NDZAMBA. Cet homme aujourd'hui derrière les barreaux et ses sociétés connues auront, en l'état actuel des investigations, bénéficié de 317 chèques frauduleux directement émis à leur profit.

 Entre 2004 et 2008, son épouse et lui, mais aussi ses sociétés, ont été recensés pour un montant de 4,096 milliards de Fcfa. Et comme si cela ne suffisait pas, "en plus des chèques frauduleux, des chèques émis régulièrement en faveur des organismes de prestations sociales et du Trésor Public français ont été détournés pour le compte des sociétés lui appartenant".

Pour les enquêteurs, aucun doute ne subsiste sur le fait que les opérations d'approvisionnement de fonds par le siège en faveur du Bureau Extérieur de Paris étaient très mal suivies, aussi bien par les services centraux que par le Bureau Extérieur de Paris lui-même.

Le siège de la BEAC approvisionnait le compte de son agence Parisienne auprès de la Société Générale et de la BNP Paribas, "sans se soucier des utilisations qui en étaient faites". De même, les fax ou les télécopies des demandes d'approvisionnement, "sans que cela ne suscite la moindre réaction du siège", n'avaient pas les signatures autorisées. Philibert ANDZEMBE, qui relevait dans Cameroon Tribune que "seuls des représentants d'un État sont indexés", pensant sans doute à des ressortissants de son pays, devra certainement relire ses manuels de patriotisme… Il y a bien plus.

Sans vouloir accabler un homme qui a certainement hérité d'une situation compromise, l'on pourrait se demander comment le spécialiste de la haute finance qu'il est, parvenu à la tête du gouvernorat en juillet 2007 a-t-il pu, dès la fin de la même année, fait procéder à la clôture du compte du Bureau Extérieur de Paris auprès de la Société Générale sans en avoir fait auditer les mouvements.

Cette question, et bien d'autres encore de la même veine, devraient constituer le plat de résistance de la réunion des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), prévue ce mois en Centrafrique

 

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 13:42




 

 

DAKAR (AFP) - vendredi 06 novembre 2009 - 23h21 - Plusieurs milliers de Sénégalais ont manifesté, vendredi à Dakar, à l'appel de l'opposition, pour "demander la démission" du chef de l'Etat Abdoulaye Wade, présenté comme "le président corrupteur" depuis l'affaire des 133.000 euros offerts à un agent du FMI, a constaté l'AFP.

En tête du défilé, un manifestant portait sur la tête une valise estampillée "Alex Segura", du nom du représentant du Fonds monétaire international (FMI) auquel la présidence avait remis "100.000 euros et 50.000 dollars", selon le FMI.

Le chef de l'Etat avait expliqué que son aide de camp s'était "trompé sur la somme" à donner au fonctionnaire en guise de traditionnel "cadeau" d'adieu.

"Na dem" ("qu'il parte", en langue ouolof) était le nouveau slogan de cette manifestation organisée par la coalition d'opposition Benno Siggil Senegaal ("S'unir pour un Sénégal debout"), qui avait remporté les élections locales de mars dans plusieurs grandes villes, dont la capitale, Dakar.

Portant des vêtements ou des brassards rouges, couleur de la contestation, des militants faisaient signer "une pétition pour la démission" du président. Dans son texte intitulé "10 raisons pour faire partir Wade", l'opposition avait placé en premier "mal gouvernance au quotidien : un président corrupteur".

Sur une pancarte, un manifestant demandait "des éclaircissements sur l'Anoci", agence nationale présidée par le fils du président, Karim Wade, dont la gestion avait été très contestée dans un récent livre d'enquête.

Mais les mères de familles, venues en nombre, se plaignaient surtout que "tout soit si cher", "qu'on ne puisse plus faire trois repas par jour" ou "qu'autant de jeunes soient au chômage".

Deux jours plus tôt, le président Wade, âgé de 83 ans et au pouvoir depuis 2000, s'était déclaré sûr d'être réélu en 2012, sans même avoir besoin de faire campagne.

L'opposant Abdoulaye Bathily (Ligue démocratique) a au contraire estimé que cette manifestation marquait "le début de la fin" pour le régime, en déclarant : "ces mêmes jeunes qui avaient porté Wade au pouvoir en 2000 sont aujourd'hui dans la rue pour exiger sa démission".

"Wade veut instituer un régime monarchique, il veut installer son fils à la tête du pays, mais le Sénégal n'est pas une république bananière", a protesté M. Bathily devant la presse.

Le maire de Dakar, Khalifa Sall (Parti socialiste), a assuré que "10.000 à 15.000 personnes" étaient dans la rue, tout en appelant à amplifier la mobilisation. "Depuis longtemps, on n'avait pas bougé. Ce coup d'essai est un coup de maître", a-t-il néanmoins estimé.

Des femmes brandissaient le portrait d'un dirigeant de l'opposition absent, l'ex-Premier ministre (2004-2007) Macky Sall. Le secrétaire général du PS, Ousmane Tanor Dieng, ne participait pas non plus au rassemblement.

 

 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 22:27






Centrafrique
 : Pas de fumée sans feu....



Le Confident 4 novembre 2009

C'est le moins que l'on puisse dire. Apparemment, il y aurait eu entre Ange Félix Patassé, ancien président de la République Centrafricaine, et l'actuel locataire du Palais de la Renaissance, un pacte secret aux contours plus ou moins flous. Le pacte aurait été signé en 2008 lorsque l'ancien président Ange Félix Patassé était venu prendre part au Dialogue politique inclusif (DPI).


Un véritable marché de dupes

Selon les lettres de ce deal qui lie les deux hommes, Ange Félix Patassé devrait : reconnaître le pouvoir de François Bozizé, renoncer à son envie de briguer la présidence de la République en 2010 et soutenir publiquement son tombeur François Bozizé en lui apportant l'assistance nécessaire lui permettant de fragiliser le MLPC et son président de candidat, Martin Ziguélé. Pour cela, Ange Félix Patassé devra semer la zizanie au sein du MLPC pour dérouter les électeurs qui n'auront pas d'autres choix que d'adhérer à la politique de l'actuel président.

A charge pour l'actuel président François Bozizé de rendre à Patassé tous ses biens perdus lors du coup d'Etat du 15 Mars 2003 y compris ses comptes bancaires. Puis, de ne pas le livrer à la Cour pénale internationale si le besoin se faisait sentir, étant entendu que les deux personnalités ont un avenir commun : s'expliquer devant la Cour pénale internationale pour leurs rôles respectifs dans la commission des crimes contre l'humanité sur le territoire centrafricain durant l'année 2002.

Le marché conclu, Ange Félix Patassé avait publiquement reconnu, lors du DPI, François Bozizé comme le président de la République Centrafricaine. Là encore, Ange Félix Patassé, en fin politicien, ajoute à sa déclaration que c'est pour la paix qu'il a décidé de reconnaître celui qui l'a chassé dans les conditions que l'on sait le 15 mars 2003. Rentré au Togo pour faire ses valises et regagner définitivement son pays, l'intraitable et imprévisible barbu national, piqué par quelle mouche on ne sait, décide à son corps défendant d'annoncer sa candidature à la présidentielle et de se réfugier derrière un soi-disant « appel incessant du peuple centrafricain en faveur de sa candidature ». On croit rêver en fait puisque Patassé et Bozizé, c'est bonnet blanc, blanc bonnet comme le dirait l'autre! Car en Centrafrique, tout comme Patassé qui soutient revenir dans la course présidentielle suite à l'appel du peuple, François Bozizé avait en son temps utilisé les mêmes arguments pour justifier sa candidature aux présidentielles de 2005.

Mis devant les faits et devant certainement affronter le Barbu national même comme indépendant aux échéances futures avec tout ce que cela comporte comme risque, les princes du pouvoir font chanter l'ancien président et menacent de le livrer à la CPI comme s'il leur revenait le droit d'ordonner la délivrance des mandats d'arrêts internationaux à l'encontre des accusés de la Cour. Un chantage balayé d'un revers de la main par Patassé qui affirme se rendre si besoin était à la Cour en tant qu'accusateur et non accusé puisque son « pouvoir », acquis des « mains de Dieu » comme il se le disait à l'époque, lui avait été « volé » par François Bozizé. Que faire alors pour contourner cette triste réalité et l'imposture de Ange Félix Patassé ?

Le débauchage des cadres des partis politiques et députés de l'Opposition bien implantés dans leur zone semble être retenu comme alternative. Mais bien avant de peaufiner petitement mais sûrement cette stratégie qui a déjà commencé, il fallait tout mettre en œuvre pour éviter un quelconque vide constitutionnel au-delà de 2010. Lequel ouvrirait la voie à une transition consensuelle qui réduirait les prérogatives du président de la République. L'imagination fertile étant le propre du Centrafricain, le cap a été mis sur la prorogation des mandats présidentiel et législatif pour au moins une année nécessaire à la finalisation de la « stratégie de guerre », pour 2010.

Une prorogation qui permettrait à François Bozizé de conserver ses prérogatives de Chef d'Etat et d'éviter la cohabitation contraignante de l'opposition au cas où les élections de 2010 seraient repoussées. D'obstacles en obstacles, de stratégies en stratégies, les échéances de 2010 n'ont pas encore fini de nous livrer leurs inconnues.


Juliette Abandokwe: Le moins que l'on puisse dire est que les sieurs Patassé et Bozizé prennent les centrafricains pour des imbéciles. Leur pacte n'est pas secret, au contraire, il est une évidence!

Outre les échéances électorales de 2010, nous ne savons toujours pas qui a commandité notamment l'assassinat de Maître Goungaye Wanfiyo. Et personne n'ose dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, par manque de preuve bien sûr, mais aussi par peur. La mort de Wanfiyo, et ainsi l'interruption des poursuites précises et crédibles qui pesaient notamment sur Patassé, a bien arrangé les deux compères, puisque frères ennemis, mais frères quand même, surtout dans les exactions et la manière d'exercer leur pouvoir!
L'impunité a encore de beaux jours devant elle! Et les pactes soi-disant secrets aussi!

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 18:20




 

Koaci.com Par Aghu Lomé  06/11/2009  11:13:02

Les Forces Armées Togolaises ont présenté le jeudi 05 novembre dernier, leur « Grand rapport » en Présence du chef de l’Etat. La cérémonie s’est déroulée pour une première fois à la Présidence de la République.

C’est au grand complet des officiers et en présence des généraux à la retraite que le contenu du « Grand rapport » des FAT a été présenté au Chef de l’Etat. Les officiers étaient tous en treillis. Une cérémonie qui rappelle de triste mémoire, celle de la présentation d’allégeance des militaires à Faure Gnassingbé, au lendemain du décès du feu Gnassingbé Eyadéma.

Les militaires dans leur rapport ont énuméré les actes posés par le Chef de l’Etat, qu’ils ont vivement salué. « Vos efforts contribuent à améliorer le cadre de travail des militaires ont-ils souligné avant d’ajouter, c’est avec beaucoup de peine que nous avons appris la tentative de coup d’Etat. Une action dont le but est de remettre en cause les réformes et les efforts de réconciliation », a déclaré Mba Koffi Batanta, porte-parole des FAT.

Les militaires confirment ainsi la tentative d’attentat à la sûreté de l’Etat, dont le principal accusé n’est autre que le demi-frère du Chef de l’Etat et ancien ministre de la défense nationale, Kpatcha Gnassingbé. Ce dernier est en détention depuis le 15 avril 2009, suite à son arrestation devant l’Ambassade des USA où il tentait de se réfugier.

Cette déclaration qui intervient au lendemain d’une conférence de presse au cours de laquelle les avocats de Kpatcha Gnassingbé, ont réfuté la thèse du complot et avancé plutôt celle d’une tentative d’assassinat de l’ancien député, sonne comme une réponse à la défense de Kpatcha Gnassingbé. Selon les avocats, l’ancien ministre de la défense les a mandatés pour initier une conciliation entre son frère de Chef d’Etat et lui.

On se demande dans ces conditions, quelle réponse le Chef de l’Etat fera à la demande de conciliation dont les avocats de Kpatcha Gnassingbé, ont saisi Mrg.. Nicodème Barrigah, président de la « Commission Vérité – Justice – Réconciliation ». Au demeurant, Me. Djovi Gally et consorts ont donné 10 jours à Faure Gnassingbé pour réagir. C’est donc avec beaucoup de curiosité que les Togolais attendront cette échéance.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 17:59




 

APA Bangui 06-11-2009 (Centrafrique) Le Vice-président du Comité de suivi des recommandations du dialogue politique inclusif (CSRDPI), Pascal Koyamené, a déploré, vendredi à Bangui, le laxisme du Comité de suivi de l’accord global de Libreville qui consiste à gérer les différends opposant le gouvernement centrafricain et les mouvements rebelles.

A l’issue d’une audience auprès du ministre d’Etat en charge du suivi de dialogue, Cyriaque Gonda, M. Koyamené a souhaité la réactivation imminente du Comité de suivi de l’accord global de paix de Libreville, afin de régler les problèmes de l’heure, notamment le processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) qui piétine.

Selon lui, si le Comité de suivi de l’accord global de paix de Libreville fonctionnait, le Front démocratique du peuple centrafricain d’Abdoulaye Miskine n’aurait pas dénoncé les accords de Syrte et l’acte d’adhésion au processus de paix qui fragilisent le DDR.


NDLR : No coment !
 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 17:24





BANGUI, République Centrafricaine, 6 novembre 2009/African Press Organization (APO)/ — Dans le cadre de la mise en oeuvre du programme DDR et notamment la signature d’un Accord technique qui pourrait faciliter la mobilisation de ressources additionnelles, pour le déploiement des Observateurs Militaires de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), une rencontre du Comité de Pilotage du DDR et du Secrétariat Général de la CEEAC a eu lieu ce jour, jeudi 05 novembre 2009, à 11 heures, au BONUCA. en présence du Secrétaire Exécutif de la CEMAC, l’Ambassadeur AKENDENGUE et du Général TCHOMO, Commandant de la Force de la MICOPAX.


 Il s’agissait d’aplanir les dernières difficultés liées au déploiement de 31 Observateurs Militaires devant surveiller le bon déroulement de la première phase du DDR. On se souvient qu’une mission avait été dépêchée à Kinshasa, dirigée par la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, Mme Sahlé-Work ZEWDE, dans le cadre de la 14ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC, qui avait permis d’évoquer au plus haut niveau, la question du déploiement des Observateurs Militaires (Milobs) de la CEEAC et de finaliser, avec les responsables du Secrétariat général, les dispositions pratiques, en vue de ce déploiement.


 La signature de l’Accord Technique s’est déroulée à la Présidence de la République, en présence du Chef de l’Etat, le Général d’Armée François BOZIZE, du Secrétaire Général de la CEEAC, M. Sylvain NGOMA, du Ministre d’Etat Cyriaque Gonda de la Communication, du Ministre Délégué à la Défense, M. Francis BOZIZE et de M. Stanislas MBANGOT, pour le gouvernement, de M. Gani ARE, Représentant Mme Sahlé-Work ZEWDE, Représentante Spéciale du SGNU, Présidente du Comité de Pilotage du DDR, de la Directrice Pays du PNUD, Mme Anne-Marie CLUCKERS, du Délégué de la Commission de l’Union Européenne, M. Guy SAMZUN, du Représentant de l’Union Africaine, M. Pascal Yao KONAN et du Conseiller Militaire de l’Ambassade de France. Cet Accord permet de déterminer les missions et responsabilités des parties, dans la mise en œuvre du Programme DDR et de faciliter la mise à disposition des moyens et troupes additionnels.


 Les membres du Comité de pilotage avaient convenu de la nécessité d’engager dès ce mois de novembre, le processus de regroupement des combattants, sous la responsabilité totale et le contrôle de leurs mouvements respectifs, afin de permettre leur prise en charge alimentaire par le gouvernement, en attendant l’arrivée des Observateurs Militaires. Tous les représentants des groupes politico-militaires, présents à la signature de l’Accord : M Jean-Jacques DEMAFOUTH de l’APRD, M. Abacar SABONE du MLCJ, M. Achimène SULEYMAN de l’UFDR, M. Ringui Le GAILLARD du FDPC, ont montré leur satisfaction face à ce grand pas en avant fait en direction du bon déroulement du processus du DDR.

 

SOURCE 
: Bureau de l’Organisation des Nations Unies en République Centrafricaine Mission de l’ONU en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT)

 

NDLR : La signature de cet accord technique est une bonne chose. Il n'empêche que le problème de l'enveloppe de 5 milliards de F CFA de la CEMAC prévue pour financer le programme DDR et volatilisée depuis, reste toujours posée. Les coups de menton de Bozizé n'y changeront rien, cet argent doit être remis au BONUCA pour financer effectivement le DDR. La pression sur lui doit se poursuivre pour qu'il remette cet argent.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 01:20




 On le sait déjà. Des cadres en service à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) ont mis sur pied un vaste réseau qui a permis la distraction de près de 18,5 milliards Fcfa appartenant aux Etats de la communauté économiques et monétaire de l’Afrique Centrale. Dans un rapport commandé par le Fonds monétaire international (Fmi), l’on apprend que 101 employés de la Beac sont de près ou de loin mêlés à ce scandale. Même si l’on peut de prime abord considérer que le gros contingent de ces présumés détourneurs sont de ressortissants gabonais, il n’en demeure pas moins que tous les autres Etats membres ont leurs citoyens impliqués dans ce scandale. Quid du Cameroun?

 

Environ une dizaine de Camerounais sont suspectés dans ces détournements. Le premier compatriote cité dans cette affaire n’est autre que Roger Kemadjou. Aujourd’hui suspendu de ses fonctions, il a été délégué du gouverneur entre 1998 et 2008, puis directeur adjoint aux relations internationales de la Beac à Yaoundé.

 
Selon les missions d’enquête, Roger Kemadjou aurait bénéficié de quelques chèques et virements frauduleux pour un montant de 14.000 euros, soit environ 10 millions de francs Cfa. Ce qu’il ne reconnaît cependant pas, selon le rapport d’enquête de la Beac. Le deuxième Camerounais impliqué n’est autre que Sabine Tiako, agent de bureau d’ordre.

 
Le quotidien Mutations n° 2522 du lundi 2 novembre 2009, indique qu’elle était la première personne en contact avec le courrier «arrivée», et qu’elle ne pouvait pas ne pas être impliqué dans les détournements de courriers, relevés de comptes bancaires, chèques, chéquiers, etc. Notre confrère va plus loin en précisant qu’elle a bénéficié des largesses d’Armand Brice Ndzamba, le principal suspect dans cette affaire. Il aurait mis à la disposition de cette dame un véhicule privé. A quelles fins ?

 
Informations comptables

 
Il y a aussi le cas de Jacques Nsolé, l’adjoint au directeur de la comptabilité de 2001 à 2008. Le rapport d’audit précise qu’il a entretenu sur une longue période, de fausses informations comptables sur le compte de la Beac. Il assume toujours selon les enquêteurs, la défaillance dans les rapprochements bancaires et le non provisionnement des suspens de rapprochements recommandés par les commissaires aux comptes.

 
Les autres Camerounais cités sont: Réné Libong, Robert Prosper Nken, Jean Marie Yana, Ali Adamou du cabinet Kpmg (Cameroun), Jérôme Minlend, Pdg de Cameroun Audit Conseil anciennement Ernst and Young, premier commissaire aux comptes de la Beac pour les exercices allant de 2000 à 2005, Moïse Wanji, chef de service de la comptabilité générale. Le comité d’audit a procédé à la fin du mois d’octobre à l’audition des personnes sus-citées au siège de la banque centrale à Yaoundé. Au regard du rapport d’enquête dont nous avons eu accès difficile pour le moment de savoir avec exactitude jusqu’à quel point ce deuxième groupe de Camerounais sont impliqués dans ce scandale.

 
Pour ce qui concerne les détournements proprement dits, progressivement, l’on y voit plus clair. Les résultats du cabinet Mazars et Théodore Dabanga révèlent ainsi que le Bureau extérieur de Paris (Bep) a reçu de janvier 2004 à mars 2009 des approvisionnements de l’ordre de 36,174 milliards Fcfa. Pendant cette période, les enquêteurs ont pointé 858 chèques et 6 virements frauduleux au profit de 101 bénéficiaires, 1306 retraits en espèces frauduleux et 38 bénéficiaires de titres de transport aériens frauduleux. Le rapport estime à 18,5 milliards Fcfa le montant du préjudice subi par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac).

Source : cameroon-info.net 05-11-2009   

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 00:58




 

Par Tiburce Konamna au quartier Fouh à Bangui

En accédant démocratiquement au pouvoir en 1993 après deux scrutins des plus transparents qui soient en Centrafrique, Patassé avait suscité d’immenses espoirs de changement dans le sens du progrès pour le pays. Ingénieur agronome, son passage comme ministre de l’agriculture dans le gouvernement Bokassa avait permis au pays d’atteindre les niveaux records que la RCA n’ait jamais connus à ce jour dans la production cotonnière par exemple.  Devenu président de la République, on devait logiquement s’attendre à ce que le secteur agricole fasse d’autres exploits. Il n’en sera hélas rien. Très rapidement, tous les espoirs soulevés par l’élection de 1993 seront déçus. Les Centrafricains iront de cauchemars en cauchemars.

Patassé, un démagogue hors catégorie

Même si les nombreuses mutineries et autres rébellions qui ont, il est vrai, gravement nuit à sa gestion et mis le pays par terre, peuvent être évoquées à sa décharge, qu’a réellement fait Patassé pour le développement de son pays en presque deux mandats de président de la République ? Pratiquement rien. D’où la question de savoir : avec un tel bilan, pour quelles raisons veut-il encore briguer la magistrature suprême dans ce pays ? En presque dix années de pouvoir, pourquoi n’a-t-il rien pu faire de ce qu’il voudrait faire maintenant ? Pourtant, il n’était pas avare de projets agro-alimentaires et industriels, en foresterie, en pêcherie, en élevage, en pisciculture et autre élevage de crevettes, dans le domaine minier où il a passé le plus clair de son temps à dresser des cartes géologiques et minières de tout le territoire centrafricain pour le diamant, le pétrole, le coltan, etc…Aucun de ses projets n’a véritablement vu le jour ni connu le moindre début du commencement de réalisation. Il n’a jamais pu parvenir à donner à manger à leur faim aux Centrafricains. Pour un ingénieur agronome, c’est un échec sur toute la ligne. Mais aussi paradoxal que cela puisse être, plus il échouait, davantage il faisait encore rêver ses partisans et le pauvre bas peuple. En cela, il est un démagogue hors pair qui manie à la perfection l’art d’abuser de la naïveté des simples gens.

Une gestion scabreuse des affaires du pays

Ses deux mandats ont été émaillés de ténébreuses et sulfureuses affaires de corruption et aussi de trafics de tous genres avec une grande implication de son beau frère René Kofi Bondombossou dans les filières du diamant et autour de la commercialisation de produits pétroliers, notamment à travers l’affaire Zongo-Oil SICOTRANS avec le tristement célèbre Sani Yalo et surtout celle du don libyen de carburant offert par le colonel libyen lorsque le pays avait connu une grave et brutale pénurie de produits pétroliers vers la fin de son second mandat. Ces sombres affaires ont en effet mis en jeu de solides et mafieuses ramifications, tant à Bangui qu’à l’étranger, autour de personnages souvent très proches de lui qui en ont bien profité. Son cabinet était truffé d’une pléthore de conseillers dont la plupart étaient corrompus jusqu’à la moelle. C’était de notoriété publique que certains d’entre eux émargeaient littéralement chaque semaine et recevaient très régulièrement des enveloppes chez les commerçants libanais de la place.

Un affairisme effréné

Tout président de la République qu’il était, Patassé avait créé de nombreuses sociétés dont il était lui-même propriétaire et actionnaire. Un mélange de genres que la constitution centrafricaine qu’il a lui-même promulguée interdit mais dont il n’en avait rien à foutre. C’est ainsi qu’avaient éclos comme des champignons après la pluie, les fameuses sociétés comme Colombe-Mines pour le diamant, Colombe-Forêt pour le bois, en joint-venture avec des Chinois de Hong-Kong, Trans-Oil pour la commercialisation du carburant dont la gestion était confiée à certains de ses obscurs amis expatriés et ses propres enfants etc…Aujourd’hui, Bozizé ne fait pas autre choses que de marcher sur les plates bandes de Patassé. Il suffit de remplacer les noms de certains enfants de Patassé dans l’exploitation commerciale de certaines stations d’essence tant à Bangui qu’en province par les noms des enfants de Bozizé et le tour est joué. 

Une incapacité réelle à diriger un pays

S’il est vrai que Patassé a essuyé plusieurs tentatives de renversement qu’on pourrait mettre à sa décharge - constituées de mutineries dans l’armée, de coups d’Etat ratés, de rébellions - il n’en est pas moins vrai aussi que cet état de fait résulte d’une incompétence voire incapacité certaine de sa part à diriger un pays, qu’il le veuille ou non et n’en déplaise à ses partisans. A trois reprises au moins - la France l’a tiré d’affaire en mâtant plus ou moins directement les mutins avant d’ex-filtrer les principaux leaders - mais Patassé a toujours été incapable d’en tirer leçon pour mieux gérer les affaires du pays et de son pouvoir par la suite. Il a toujours trouvé des prétextes pour se brouiller avec les différents gouvernements de la France jusqu’à ce que Bozizé ait pu en tirer profit pour finir par le renverser définitivement à la faveur de son absence du pays pour prendre part à un sommet de la CEN-SAD à Niamey.

Les raisons de sa nouvelle candidature à la présidentielle de 2010

Avec un tel palmarès, on ne peut que s’interroger sincèrement sur la pertinence d’une nouvelle candidature de Patassé à l’élection présidentielle en 2010. Que peut-il apporter réellement à ce pays et à son peuple qu’il n’ait pu apporter durant les presque dix années de pouvoir au plus haut niveau qu’il a exercé ?  A-t-il des regrets ? Lesquels ? Quelles erreurs ou fautes est-il prêt à reconnaître ? A l’entendre, il n’aurait commis aucune faute pendant toutes ces années, même pas d’erreurs. Ce serait toujours les autres qui lui en veulent parce qu’il serait très populaire et qu’on fait tout pour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle car sa victoire serait indiscutable.

Un homme bourré de contradictions

 Un seul exemple : Patassé doit être conscient au fond de lui-même qu’il est le principal témoin du procès du leader du MLC Jean-Pierre Bemba. Parfois il déclare qu’il est prêt à aller témoigner à la CPI mais pour autant, il n’apprécie pas qu’on puisse pointer du doigt ses responsabilités dans la venue en RCA des hordes du MLC dont les crimes et exactions font aujourd’hui l’objet des poursuites judiciaires contre Bemba devant la CPI. Le procès en préparation de Jean-Pierre Bemba doit être aussi celui de Patassé qui a fourni en quelque sorte l’arme du crime en commanditant la venue des troupes du MLC. Il prétend même que devant la CPI, c’est lui qui serait l’accusateur. On ne voit pas très bien par quel coup de baguette magique ni qui il va accuser mais seul lui sait comment. (à suivre…)

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 22:23




DAKAR (AFP) - jeudi 05 novembre 2009 - 20h52 - Plusieurs dirigeants de l'opposition en Guinée, craignant pour leur sécurité à Conakry, ont prévu de rester à l'étranger, après avoir présenté mercredi à Ouagadougou leurs propositions de sortie de crise au médiateur Blaise Compaoré, a-t-on appris auprès d'eux.

"Nous préférons nous mettre d'abord à l'abri, pour ne pas risquer notre vie en Guinée, où n'importe qui peut faire n'importe quoi", a expliqué à l'AFP l'ancien Premier ministre, Cellou Dalein Diallo (Union des forces démocratiques de Guinée, UFDG), joint au téléphone depuis Dakar.

M. Diallo devait quitter Ouagadougou jeudi soir à destination de Paris, tout comme l'ancien chef de gouvernement Sidya Touré (Union des forces républicaines, UFR).

François Lonsény Fall (Front uni pour le changement démocratique, Fudec) était déjà arrivé jeudi soir à Abidjan.

Alpha Condé (Rassemblement du peuple de Guinée, RPG), absent de la Guinée depuis plusieurs mois, a quant à lui préféré se "reposer" quelques jours à Ouagadougou, avant de partir vers une destination qu'il n'a pas annoncée.

L'un des leaders de l'opposition a déclaré à l'AFP, sous couvert de l'anonymat: "on ne se mettra pas dans la gueule d'un loup affamé".

"Nous allons continuer le combat, même à l'étranger, pour sauver le peuple de Guinée en détresse, prise en otage par une bande armée, auteur des pires massacres de l'histoire de notre pays", a-t-il ajouté.

Le président burkinabè Blaise Compaoré avait été nommé médiateur dans la crise guinéenne après le massacre d'au moins 150 manifestants de l'opposition, perpétré le 28 septembre à Conakry sous le commandement d'officiers de la garde présidentielle.

La junte a été internationalement condamnée après cette répression sanglante d'une manifestation d'opposants qui disaient "non à la dictature" et "non" à l'éventuelle candidature de Dadis à la présidentielle.

Les émissaires de l'opposition guinéenne avaient remis, mercredi, au président burkinabè leurs propositions de sortie de crise. Ils demandent le départ du pouvoir du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, et la mise en place d'"une autorité de transition" pour six mois.

M. Compaoré devrait ensuite recevoir une délégation de la junte, "mardi prochain", selon un de ses proches.

A Conakry, une source proche de la junte a indiqué jeudi: "nous, nous sommes prêts à la discussion, mais entre Guinéens".

"Le problème guinéen est un problème qu'on peut facilement règler entre Guinéens. Il suffit que chacun de nous soit réaliste. Mais dire qu'il faut absolument que le chef de l'Etat parte est une atteinte à la sûreté de l'Etat", a affirmé cette source.

"De toutes façons, de quels moyens disposent-ils (les opposants) pour faire partir le président (Dadis Camara)? Arrêtons de gesticuler et allons à l'essentiel", a déclaré cette source.
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