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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 22:41




NDLR : Pendant que de sérieux doutes et des incertitudes planent sur la volonté politique et les capacités réelles du pouvoir de Bangui de tenir les échéances politiques de 2010 et tandis qu’aussi bien les Centrafricains que la communauté internationale ne cessent de s’interroger avec anxiété pour savoir si les élections générales prévues pour se tenir en 2010 auront bien lieu, dans le plus grand secret, le pouvoir de Bozizé et certains prétendus stratèges zélés de son clan, réfléchissent à un sordide plan B à mettre en place dans le cas où l’actuel mandat présidentiel et celui des députés viendraient à expirer sans que de nouvelles élections puissent avoir lieu pour désigner leurs successeurs constitutionnels.

C’est ainsi qu’un document anonyme parce que non signé mais attribué selon nos informations au député de Paoua 3, Luc Apollinaire Konamabaye, que nous publions ci-dessous, circule à Bangui sous le manteau dans certains cercles politiques. Il s’agit d’une mouture d’une scandaleuse proposition de loi constitutionnelle à faire adopter par la majorité KNK de l’Assemblée nationale afin de prolonger ni plus ni moins le mandat de Bozizé.

Quand une majorité du pays attend impatiemment les échéances électorales pour pouvoir enfin se débarrasser une fois pour toutes de Bozizé et sa calamiteuse gestion, sa mal gouvernance, des tares et vices de son régime par la voie des urnes, il se trouve quelques fils égarés du pays qui, pour sans doute quelques égoïstes intérêts bassement abdominaux, sont prompts à offrir des services aussi honteusement antipatriotiques à un Bozizé qui n’en demandait pas tant. La conséquence de leur démarche est que même si Bozizé avait réellement la volonté d’organiser les élections, il y renoncerait car on lui propose une solution parlementaire pour qu’il puisse jouer les prolongations les doigts dans le nez. Pourquoi dès lors se fatiguerait-il à faire des élections ? Ce projet de plan B parlementaire est d’une terrifiante gravité et ses auteurs doivent immédiatement l’enterrer.

 

Proposition d’une Loi Constitutionnelle relative à la prorogation des mandats du Président de la République et des Députés issus des Elections de Mars et Mai 2005.

EXPOSE DES MOTIFS

La RCA est entrain de s'acheminer de manière irrémédiable vers un vide constitutionnel. Cette évidence nous conduit à admettre que nous ne serons pas en mesure d'organiser les élections apaisées et crédibles conformément aux dispositions constitutionnelles.

Ainsi, nous devons envisager dès à présent, après concertations des membres des trois plus hautes institutions de la Nation et en toute souveraineté, la possibilité de recourir à la disposition du Titre 13 de la Constitution du 27 Décembre 2004 qui se rapporte à la révision de cette constitution par la voie parlementaire,

L'objectif recherché par cette démarche est de proroger les mandats du Président de la République et des Députés, en vue de permettre la réalisation du processus électoral, dans la sérénité et dans un climat de paix retrouvée,

En effet, l'article 106 du titre 13 relatif à la révision de la Constitution stipule: « l'initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et à l'Assemblée Nationale statuant à la majorité des deux tiers (2/3) des membres qui la composent.»

Aussi, l'alinéa 2 de l'article 107 complète en disant:« aucune procédure de révision ne peut être engagé ou poursuivi en cas de vacance de la Présidence de la République, ou lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire.»

La présente initiative a la prétention de dire tout haut, ce que d'aucuns disent tout bas: elle a le mérite de poser la véritable question en temps opportun, qui est celle-ci : comment éviter le vide constitutionnel et ses conséquences sur la vie d'une nation longtemps meurtrie?

Cette initiative vise donc à placer l'Assemblée Nationale dans son rôle de défenseur des intérêts supérieurs du peuple qu'elle représente, en s'impliquant dans la recherche des solutions apaisées aux grands défis auxquels le pays est confronté, au lieu de laisser l'Exécutif seul, en face de l'opposition démocratique et des forces politico-militaires: qui essayent chacun en ce qui les concerne, de faire valoir leur point de vue.

L'Assemblée Nationale veut par cette proposition de loi constitutionnelle, se placer au dessus des contingences des querelles politiciennes pour ne rechercher que les intérêts biens compris du peuple centrafricain qui n'a que trop souffert des crises militaro-politiques à répétition, qui freinent son développement économique ainsi que son épanouissement, Les évidences ci-après ne font que conforter les inquiétudes des élus de la Nation et incitent à la recherche d'une solution urgente d'apaisement.

1/ Le Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) des anciens combattants et rebelles, condition sine qua none pour la réussite du processus électoral, est planifié pour durer au moins trois ans; or, il n'est qu'à ses débuts de réalisation; c'est ce qui risque de mécontenter la rébellion et par conséquent de compromettre le processus

2/La Coordination de la Commission Electorale Indépendante (CEI), véritable déclencheur et catalyseur de la machine électorale n'est pas encore mise en place en raison de la saisine de la Cour Constitutionnelle par l'une des parties prenante du processus qui conteste la constitutionnalité de certaines dispositions du Code Electoral récemment promulgué par le Chef de l'Etat.

3/L'organisation des élections présidentielles et législatives attend:

- La régularisation de la situation sécuritaire par le DDR ;

- Le retour des déplacés dans leurs villages pour que le nettoyage du fichier électoral puisse se faire dans de bonnes conditions;

- L'éradication du foyer de tension créé dans le Haut-M'bomou par la rébellion de la LRA de Joseph KONY.

Au regard des points énoncés ci-dessus, nous pensons que le pays s'achemine vers un vide constitutionnel irrémédiable et, l'impérieuse nécessité de préserver l'unité nationale ainsi que l'intégrité territoriale nous interpelle et impose le devoir suprême de combler ce vide.

Ainsi, nous osons affirmer que si, malgré ces périls prévisibles, les dirigeants des institutions républicaines s'en tenaient à l'organisation des élections dans les délais prévus par la Constitution, cela conduira le pays vers une conflagration dont personne ne tirerait profit.

Ceci dit, nous devons avoir présent à l'esprit que notre pays fait l'objet de beaucoup de convoitises cachées ou avérées relatives à des visées hégémoniques que les élus du peuple ne peuvent cautionner.

C'est pourquoi, nous députés de la Nation, conscients du danger certain qui se profile à l'horizon, mandatons le Bureau de l'Assemblée Nationale et la Conférence des Présidents afin de proposer au Président de la République, Chef de l'Etat, la mise en place d'un comité composé de constitutionnalistes et des hommes politiques avisés, chargé d'élaborer un projet de loi constitutionnelle pour proroger les mandats du Président de la République et des Députés pendant une période à déterminer. Cette proposition de révision constitutionnelle n'est pas une nouveauté; le Tchad l'a expérimenté avec succès pendant deux ans, le temps de régler la crise sécuritaire qui se posait à lui, avant d'aller aux élections. La Côte-d’Ivoire vit encore cette situation depuis plusieurs années déjà. Notre pays y a fait recours en 1998 lorsque les élections étaient prévues pour le mois de septembre, alors que pendant cette période, le tiers du pays est inondé. La révision constitutionnelle avait permis la prorogation du mandat des Députés de quatre mois et les élections ont eu lieu en décembre 1998 en saison sèche.

Si le principe de la révision de la Constitution est accepté par Le Président de la République, l'Assemblée Nationale et la Cour Constitutionnelle, et votée par l'Assemblée Nationale, le Chef de l'Etat devra envisager de créer un climat de décrispation politique tel que prévu par l'une des recommandations du Dialogue Politique Inclusif (DPI).

Enfin, à notre avis, un tel acte grandira les dirigeants et la classe politique centrafricains aux yeux de l'opinion nationale, mais surtout, de l'opinion internationale.

Notre responsabilité collective est engagée devant l'histoire et devant le peuple, parce que la paix n'a pas de prix.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 14:25




Dans une lettre publique, le journaliste sénégalais Cheick Yérim Seck, répond au chef du CNDD, le capitaine Moussa Dadis Camara qu’il accuse d’être « menteur, corrompu » et surtout d’être une «personnalité déséquilibrée »

Cette lettre au vitriol vient après que le chef de la junte ait accusé le Cheick Yérim Seck d’avoir cherché à extorquer le CNDD en échange de bénéfices économiques. Mr Seck s’en défend et porte de très graves accusations contre le chef de l’état guinéen qu’il appelle à juste titre « président autoproclamé»

Voici in extenso, la lettre ouverte de Cheik Yérim Seck à Moussa Dadis Camara.

 

Réponse à Moussa Dadis Camara.

Par Cheikh Yérim Seck.


M. le président autoproclamé.

J’avais pris sur moi, la première fois où vous m’aviez consacré un violent épisode du « Dadis Show », de ne pas répondre à vos insultes. Par égard pour les millions de Guinéens que vous incarnez aujourd’hui – malheureusement de la plus piètre des manières –, je m’étais résolu à laisser passer. Mais vous avez récidivé, sans doute parce que vous avez senti l’inefficacité de vos premières accusations. Le 1er octobre, jour du 51ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée, vous m’avez fait l’honneur, dès que vous avez fini de déposer la gerbe de fleurs sur la Place des martyrs, de passer 15 minutes à parler de moi, en guise d’adresse aux Guinéens.

Je vous remercie, M. le président autoproclamé, d’accorder autant d’importance à ma modeste personne et de me faire une aussi grande publicité. Je ne puis toutefois pas, cette fois-ci, passer sous silence vos accusations et vos attaques ô combien violentes. Vous prétendez que je vous ai proposé de vendre les mines de Guinée à des Iraniens, en contrepartie d’une commission que vous et moi allions nous partager. Ce mensonge est d’une désarmante grossièreté. Je n’ai jamais connu un Iranien de ma vie. Je ne me suis jamais rendu en Iran – ce qui, dans le contexte du monde actuel, se vérifie aisément. Je me suis retrouvé une seule fois en présence d’une personne de nationalité iranienne : c’était à l’occasion d’une réunion de rédaction à Jeune Afrique à laquelle était convié un réfugié politique qui venait nous parler de son pays.

Pour donner du crédit à vos élucubrations, vous avez ajouté : « Je connais bien Yérim Seck. Il a étudié à l’université de Conakry. » Vous ne me connaissez pas, M. le président autoproclamé. Pour votre information, je suis arrivé en Guinée pour la première fois en septembre 1995. Expert-juriste de la représentation guinéenne du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), j’ai participé à la conception et à la rédaction de nombre de textes relatifs aux questions de démocratie et de droits de l’homme. En 1998, par exemple, en qualité de conseiller juridique pour le compte du PNUD, j’ai rédigé le premier draft du texte régissant le Haut conseil aux affaires électorales (HCE), la structure qui a supervisé et conduit le processus menant à l’élection présidentielle de décembre 1998. En 2000, pour combler un vide qui était durement ressenti par les chercheurs et les praticiens du droit, mais également par les bailleurs de fonds et par tous ceux qui s’intéressent aux questions relatives aux droits de l’homme et à la démocratie dans votre pays, j’ai coécrit, avec le très compétent magistrat Yaya Boiro, La justice en Guinée, une œuvre de doctrine juridique qui fait jusqu’aujourd’hui office de référence sur la question. Presque toutes les universités américaines et européennes comptent au moins un exemplaire de cet ouvrage dans leur rayon « Droit comparé ».

Parallèlement à ces activités scientifiques, je collaborais avec un avocat d’affaires réputé de Conakry et dispensais des cours de Libertés publiques au Centre de formation des magistrats et de Droit administratif à l’université Gamal Abdel Nasser. Je suis très fier d’avoir participé à la formation de milliers de jeunes Guinéens que je croise aujourd’hui un peu partout dans le monde. Certains d’entre eux sont aujourd’hui à des positions importantes. Il y a quelques jours, j’en ai rencontré un, qui est devenu conseiller juridique dans une grande banque française.

M. le président autoproclamé, pendant que vous trafiquiez avec le carburant de l’armée guinéenne (je reviendrai dans ce blog sur toutes vos magouilles à l’intendance militaire, preuves à l’appui), j’essayais de contribuer à faire avancer le droit dans votre pays.

Au cours de mon séjour en Guinée, j’ai rencontré Fanta Konaté, issue d’une grande famille de Siguiri, que j’ai épousée en 1997. Elle m’a donné une fille et un garçon qui ont la double nationalité guinéenne et sénégalaise. Je porte la Guinée dans ma chair et dans mon sang. Voila pourquoi je ne peux, pour ne pas faire honte à ma descendance, agir comme les plumes et les voix que vous avez achetées. J’ai honte pour toute la lignée de ces personnages qui, au soir du jour où vous avez fait tuer des centaines de Guinéens, ont pris la parole dans des médias étrangers pour faire leur beurre sur le sang de leurs compatriotes.

M. le président autoproclamé,

Les graves erreurs factuelles dont regorgent vos attaques haineuses contre moi ôtent toute crédibilité à celles-ci. Je peux vous raconter jusque dans le détail ce qui s’est passé dans cette réunion au cours de laquelle un de vos conseillers a dit : « A la guerre comme à la guerre. Yérim Seck vous a sali, il faut le salir. Je vais dire que vous lui avez donné des milliers de dollars. » Je suis d’autant moins sensible à ce type d’argument qu’il en est devenu usé à force d’être galvaudé. J’aurais été multimillionnaire en dollars si j’avais reçu les sommes que ceux que mes articles gênent estiment que j’ai encaissées. Cette rengaine ne me désarçonnera point, et ne m’empêchera jamais de piquer la plume dans la plaie, de révéler ce que l’on cache, de montrer, au-delà des diatribes enflammées, le Dadis affairiste qui est en train de piller la Guinée avec des proches issus de sa famille et de son ethnie.

M. le président autoproclamé,

 Vous m’avez accusé d’être un mendiant. Vous êtes le plus grand et le plus illustre des mendiants. Vous êtes mendiant jusqu’à la caricature. Au point d’implorer un ancien Premier ministre guinéen, dès le lendemain de votre coup d’Etat, de vous introduire auprès de Mouammar Kaddafi pour qu’il vous « aide ». Vous tendez la main à tout le monde, de Mouhamed VI à Abdoulaye Wade, en passant par les hommes d’affaires guinéens et tous les investisseurs étrangers qui vous rencontrent.

Vous m’avez accusé d’être un prostitué. Vous êtes au monde le pire des prostitués. Vous êtes prostitué au point de vous faire payer pour brader les intérêts stratégiques de votre pays. Un exemple : dès votre arrivée aux affaires, vous avez durement critiqué l’attribution du marché du terminal à conteneurs du port de Conakry à Getma International et promis d’y revenir. Avant de vous raviser : contre une grasse rétribution, vous avez avalisé ce marché ô combien scandaleux. Je vais revenir dans ce blog sur les détails de cette affaire que je ne veux pas laisser parasiter ce droit de réponse.

M. le président autoproclamé,

Vous n’êtes pas qu’un prostitué et un mendiant. Vous êtes un menteur. Vous n’avez pas menti que sur mon compte. Vous avez menti à tous les Guinéens à qui vous aviez promis de « nettoyer la maison » avant d’organiser une élection transparente à laquelle vous ne seriez pas candidat. Vous êtes également un voleur. J’ai toutes les preuves pour étayer ce que j’avance. Dans les jours à venir, je publierai dans ce blog le décompte exact de tout l’argent que vous avez décaissé de la Banque centrale et du trésor public guinéens depuis votre putsch. Je vais également décortiquer, pièces et témoignages à l’appui, votre gestion du carburant de l’armée. Les Guinéens ne seront pas surpris, qui ont vu la grosse maison que vous possédiez dans le quartier de Lambanyi avant votre accession au pouvoir, et que cent ans de votre salaire de capitaine cumulés n’auraient pas pu vous offrir.

Ce que les Guinéens ne savent pas, par contre, c’est votre passé obscur, votre côté violent, votre personnalité déséquilibrée. Beaucoup de vos compatriotes ignorent, par exemple, qu’étudiant à l’université de Conakry, vous avez sauvagement battu votre copine qui est tombée dans un coma profond. Recherché, vous avez fui à Nzérékoré où vous êtes entré un bon moment dans la clandestinité. Le traitement que vos affidés ont infligé aux femmes le 28 septembre sont conformes à vos méthodes. Tous ceux qui sont informés, à commencer par les chancelleries occidentales en poste à Conakry, savent que votre épouse a fui pour se réfugier au Maroc. Quelques jours avant son départ, vous l’avez mise au piquet, à genoux pendant des heures en guise de punition. Vous traînez un déséquilibre que trahissent votre gestuelle, vos mimiques, vos colères intempestives… « Allahaa La Guinée rataanga ! » Que Dieu protège la Guinée contre le dangereux dégénéré que vous êtes !

M. le président autoproclamé,

Une question m’intrigue : quel dossier vous concernant le général Diarra Camara détient-il ? Sait-il quelque chose qui justifie que vous l’ayez traité avec autant de brutalité dès le lendemain de votre putsch ? Dans l’intérêt de la transparence, ce qu’il sait mérite d’être connu. D’autant que vous avez décidé de briguer la magistrature suprême. Il est essentiel, pour que les Guinéens soient éclairés avant de faire leur choix, que tous ces aspects de votre personnalité et de votre histoire soient connus. Exercer le pouvoir n’est pas une simple sinécure, une manière de se faire plaisir, de se positionner pour s’accaparer de privilèges et d’honneurs. C’est beaucoup plus sérieux que cela. Il y va de l’avenir de millions d’hommes et de femmes dont l’histoire et la géographie ont fait des Guinéens.

M. le président autoproclamé,

Pour conférer du crédit à vos accusations, vous avez l’habitude de débiter que j’ai commencé à faire des articles d’une tonalité positive sur vous avant de changer de ligne. Vous avez raison de faire ce constat. J’assume totalement le choix que j’avais fait au début de vous accompagner. La raison de mon engagement était simple : dans l’intimité de votre bureau, vous m’avez demandé de vous aider à conduire une transition vers une vraie démocratie en Guinée. Je vous ai donné ma parole, que j’ai retirée par la suite non sans vous en avoir averti. Pourquoi ? Parce que, piqué par le virus du pouvoir, vous avez totalement dévié de votre ligne de départ.

Malgré tout, je me suis abstenu, pendant plusieurs mois, d’écrire sur vous ou de parler de la Guinée. Les choses avaient commencé à tourner au grotesque, et je ne suis pas amateur de cirque. Surtout s’il fait peser de si gros risques sur une chose aussi sérieuse que la nation guinéenne.

Mais, les dérives allant en s’amplifiant, la rédaction de Jeune Afrique m’a demandé d’écrire pour er. Voila pourquoi vous avez fait rire tout le monde lorsque vous avez appelé au siège de J.A. pour dire que j’ai écrit pour vous faire chanter.

Si l’article « L’incroyable capitaine Dadis » n’a pas été mon initiative, mais celle d’un de mes rédacteurs en chef, j’en ai tiré une grande satisfaction. C’est du journalisme comme j’aime en faire. Une journaliste réputée de France 24 m’a rempli de fierté, en me lançant sur son plateau : « Vous avez vu juste. Une semaine avant le massacre des Guinéens, vous avez écrit pour dire qu’il y avait danger. » Elle n’est pas la seule. Après le carnage du 28 septembre, les plus prestigieux journaux du monde ont cité mon article et reconnu son caractère prémonitoire. Dans un article intitulé « Dadis, le Ubu roi de la Guinée », le renommé hebdomadaire français L’Express a renvoyé à « L’incroyable capitaine Dadis » et recommandé sa lecture.

Je terminais mon texte par ces deux phrases : « Dadis avait promis la rupture avec les usages du passé. C’est l’équilibre de la Guinée qu’il risque de rompre. » L’obscur capitaine aujourd’hui gagné par le vertige du pouvoir a commencé, quelques jours plus tard, à rompre dans le sang l’équilibre de la Guinée.

Monsieur le président autoproclamé,

Vous me taxez d’escroc international ? Je ne sais pas ce que ce concept veut exactement dire. Je vous rétorque toutefois que vous êtes un criminel international. Ce que vous avez fait le 28 septembre est l’exemple-type du crime international. Le carnage que vous avez ordonné répond à la définition exacte du crime contre l’humanité. Tribaliste jusqu’au bout des ongles, vous avez orchestré cette forfaiture avec des membres de votre famille, des jeunes de votre ethnie recrutés de fraiche date, et des ex-rebelles libériens et sierra-léonais dont vous vous sentez proches du fait de la proximité de votre région d’origine avec leurs pays respectifs.

Votre procès ne sera pas celui de l’armée guinéenne. Les actes perpétrés contre les femmes par vos mercenaires encagoulés ne sont pas guinéens. Au-delà des viols, des manifestants ont été égorgés. Des cadavres sans tête ont traumatisé les médecins de l’hôpital de Donka. Dans la nuit du 28 au 29 septembre, les corps ramassés par vos tueurs ont été rassemblés au camp Samory-Touré. Ils ont pu remplir trois gros camions qui ont quitté nuitamment le centre-ville pour une destination inconnue. Voici autant de questions auxquelles devra s’intéresser un grand avocat français qui est en train de préparer une plainte destinée à la Cour pénale internationale. Tragique destin que celui qui est le vôtre ! Vous auriez pu être un Amadou Toumani Touré guinéen. Vous êtes devenu un paria, vomi par ses compatriotes, rejeté par ses frères d’armes, mis en quarantaine par la communauté internationale… Vous auriez pu entrer dans l’Histoire. Vous allez en sortir par la petite porte. Vous auriez pu devenir une autorité morale importante en Afrique, impliquée dans le règlement des conflits. Vous risquez de finir derrière le prétoire de la Cour pénale internationale, comme Charles Taylor, un criminel de votre acabit dont vous avez recruté les tueurs.

Vous n’êtes pas à la hauteur du défi historique que votre arrivée aux affaires posait à la Guinée. Les « Dadis Show » que vous me consacrez traduisent votre manque de retenue et de hauteur dont je parlais dans mon article. J’ai eu raison d’écrire que vos « épaules sont très étroites pour le manteau de chef d’Etat. » Mais je ne cracherai pas sur le succès grandissant que vous me construisez en parlant de moi. J’attends avec impatience votre prochaine sortie. Vous aurez d’ailleurs une bonne occasion de refaire un nouvel épisode de « Dadis Show » lundi, quand vous finirez de lire le numéro de Jeune Afrique qui paraît ce jour. J’y reconstitue minute par minute le film de cette répression sauvage que vous avez lâchement infligée à des Guinéens désarmés et sans défense.

En attendant de vous entendre à nouveau, je vous transmets, M. le président autoproclamé, mes salutations.


Cheikh Yérim Seck, journaliste, ami de la Guinée.

 
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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 06:17




 

L'affaire vient tout juste d'être jugée à Reims, les faits datent déjà de plusieurs mois. Cette petite fille a des difficultés scolaires qui inquiètent les enseignants de son école.

Quand l'enfant de 8 ans est questionnée, elle révèle que sa mère lui donne régulièrement des coups de ceinture quand elle ne surveille pas suffisamment bien ses trois petits frères et sœurs, ou qu'elle n'est pas sage.

La fillette raconte aussi comment sa mère, pour la punir, lui enduit le visage de piment et lui en badigeonne également les yeux. « Ça pique et ça brûle, et je dois rester les yeux fermés jusqu'à ce que ça sèche et que je puisse tout enlever », explique l'enfant, dont on imagine la douleur.

Deux pères absents

« Vous pensez que ce sont des méthodes d'éducation ? » interroge le président Craighero du tribunal correctionnel de Reims devant lequel la mère comparaissait mardi.

« C'est à une petite fille de 8 ans de surveiller ses frères et sœurs, et de faire les tâches ménagères à votre place ? »

La jeune mère, en costume traditionnel coloré, répond du bout des lèvres : « Non ». Elle reconnaît avoir frappé sa fille à plusieurs reprises « mais », ajoute-t-elle, « je ne le fais plus maintenant ».

Les enfants étaient, à l'audience du tribunal correctionnel, représentés par l'association d'accompagnement éducatif de la Marne (AAEM). Me Christelle Birski a réclamé des dommages et intérêts pour les enfants « qui sont suivis par une assistante sociale depuis un an et demi ».

Coups de ceinture

Elle affirme n'avoir « pas trouvé d'amour dans ce dossier. Les deux pères des quatre enfants sont absents. Et pour elle, les différentes visites des services sociaux prouvent que les enfants sont en danger. »

L'avocate demande au tribunal de prononcer « une décision pédagogique, dans l'intérêt des enfants ».

Le substitut du procureur de la République, Jocelyn Poul, pense lui aussi que cette mère « n'a pas compris que c'est à elle de prendre en charge ses quatre enfants, et que ce n'est pas à sa fille aînée de le faire. »

Le substitut évoque à nouveau « le piment, quand l'enfant n'est pas sage », mais aussi « le poirier, dans le salon, pendant 5 ou 10 minutes, » les « coups de ceinture, fréquents, ou encore le fait que cette mère laissait ses enfants tout seuls. Sans surveillance ». Ce sont « des violences inacceptables, pas un moyen d'éducation ».

Me Lorraine De Bruyn, pour la défense, estime qu'on peut « difficilement reprocher à cette mère d'élever seule ses quatre enfants. Elle fait ce qu'elle peut, certes avec des méthodes particulières, mais le système des valeurs en Centre-Afrique, d'où vient la maman, est différent de celui de la France ». Aujourd'hui, la mère « a repris l'éducation de ses enfants en main ».

Le tribunal a condamné la mère à quatre mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant 18 mois, avec obligation de soins psychologiques, et obligation de verser des dommages et intérêts à l'AAEM pour le compte des enfants.


P.B.

Article paru le : 25 septembre 2009

 

Source:http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/357048/Reims__Maltraitance__Du_piment_dans_les_yeux__de_sa_fille___la_mere_condamnee

 

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 05:50






Le photographe lyonnais Jean Claude Chuzeville


leprogres.fr  04.10.2009 04h00

En 1983, le photographe lyonnais Jean-Claude Chuzeville a passé une semaine rocambolesque avec l'empereur centrafricain, alors exilé à Abidjan. Il témoigne ce soir sur la chaîne LCP

Les routes de Lyon croisent parfois incidemment celles de l'histoire. En novembre 1983, le photographe lyonnais Jean-Claude Chuzeville a vécu une semaine rocambolesque en compagnie de Jean-Bedel Bokassa, pour se voir confier les révélations les plus croustillantes, et peut-être, les plus improbables aussi, de la part de l'ancien empereur du Centrafrique, qui savait être expert en manipulation.

Cette drôle d'aventure, précieuse comme des diamants de l'Oubangui-Chari, refait surface à la faveur d'un documentaire diffusé ce soir sur la chaîne LCP, dans lequel témoigne (trop brièvement) Jean-Claude Chuzeville. Le montage reprend certaines des images tournées dans la résidence surveillée d'Abidjan en Côte-d'Ivoire, où vivait Bokassa après avoir été débarqué du pouvoir en Centrafrique. « J'étais parti là-bas sur mes frais avec deux amis, aujourd'hui décédés : l'un, Claude Jaget, était le correspondant de TF1 à Lyon ; l'autre, Jean-Baptiste Piazzano, avait monté un studio d'enregistrement à Lyon dans les années soixante-dix et il avait connu comme cela un étudiant devenu plus tard ministre de Bokassa. C'est par ce biais qu'on avait pu aller à Abidjan. On a su après que Bokassa cherchait à se faire de la pub avant un coup d'État qui a d'ailleurs avorté. »

Sur place, Jean-Claude Chuzeville se souvient d'un dictateur tiré à quatre épingles, se baladant toujours muni de sa crosse en or, l'air bon enfant, au milieu d'une cour de dix personnes, avec atelier en sous-sol pour fabriquer ses vêtements et ses meubles. « Il nous appelait « mes fils », on l'appelait « papa ». Tout le monde, à l'époque, disait qu'il était anthropophage. Mais, même s'il a tué et fait tuer, ce mec n'a jamais bouffé personne ! [il a été lavé de ces accusations, lors du procès qui l'avait condamné à mort, peine commuée en détention-ndlr]. »

Pour lui délier la langue, les trois compères avaient apporté douze bouteilles de son whisky préféré. « A jeun ou pas, il nous a répété des choses compromettantes pour Giscard » glisse Jean-Claude Chuzeville, en évoquant des détails sur la vie privée de l'ancien président de la République française. Info ou intox ? « On avait retranscrit toute l'interview dans un petit journal lyonnais et ça a été envoyé à Giscard qui n'a jamais porté plainte. » De retour en France, à TF1, « PPDA ne donnera pas suite » à une proposition d'achat des images de l'interview. Pas plus qu'Antenne 2 ou FR3. « Seul Le Figaro nous a acheté nos textes et des photos mais ils n'ont jamais rien publié… »

Nicolas Ballet


NOTE

« Bokassa 1er, une histoire françafricaine ». Un documentaire de Xavier Gasselin et Thomas Roy-Laurent, à voir aujourd'hui à 21 heures sur LCP (câble et TNT hertzienne). Rediffusion le 9 octobre à 21 heures.

  Source : Le Progrès de Lyon

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 14:45





REPUBLIQUE DU TCHAD

Fidélité - Paix - Réalité

*******

OPPOSITION POLITICO-MILITAIRE
FRONT POPULAIRE POUR LE REDRESSEMENT (F .P.R)

(Force Positive)

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 004/PR/FPR/09

 

Au moment où les éléments de patrouille du FPR étaient en train de pourchasser les coupeurs de route « zaraguinas » à Yéligoumba dans le Moyen Sido-RCA, ils ont été attaqués par l’Armée Tchadienne ce matin du 03 septembre 2009.

 

Aux termes de violents combats qui ont duré plusieurs heures, les combattants du FRP ont réussi à repousser les assaillants dans la localité de Sido à l’intérieur du Tchad.

 

Le FPR déplore cet incident fruit de la brutalité de nos frères des forces de l’ordre Tchadien intervenu au moment où des négociations de paix sont en train d’être mise sur les rails avec le Gouvernement de la République du Tchad.

 

Le FPR Force Positive rappel à l’endroit de l’opinion nationale et internationale tout son attachement au processus de paix engagé à Bangui sous les auspices du Gouvernement Centrafricain et de la Communauté internationale en direction desquelles ; il lance un vibrant appel pour leurs implications dans la résolution de cet incident et aussi pour prévenir de tel agissement à l’avenir.

Fait à Bangui, le 03 septembre 2009

Le Président du FPR

Général Baba Laddé

 

 

Contact : +236 72 75 23 87



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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 01:47






      Quentin Yapendé dans ses oeuvres





Quentin Yapendé n° 10, ici en 2ème position debout
à gauche , avec ses camarades de l'équipe de France


Pour son premier match de saison, dans la liste dévoilée par le nouveau sélectionneur de l’équipe de France des moins de 16 ans, Patrick Gonfalone, figure un espoir franco-centrafricain, le jeune Quentin Ngakoutou Yapendé  qui joue à AS Monaco. Cette sélection française a affronté le Pays de Galles en ligue de Normandie à deux reprises les 29 septembre et 1er octobre derniers en match amical à Caudebec les Elbeuf et Oissel. Au sein de l’équipe de France, Quentin Ngakoutou Yapendé joue en milieu de terrain. Que tous nos encouragements accompagnent ce jeune qui promet. Bonne chance !

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 01:14


 INTERNATIONALE SOCIALISTE


Communiqué sur la situation en Guinée

 

L'Internationale socialiste exprime sa plus ferme condamnation des tueries perpétrées par l'armée guinéenne pour disperser le rassemblement pacifique des forces d'opposition organisé le 28 septembre au stade de Conakry, capitale de la Guinée. Ce massacre délibéré a fait plus de 150 morts et plus d'un millier de blessés.

 

Cette initiative de l'opposition politique, toutes tendances confondues, et de la société civile, avait pour but de protester contre l'intention du capitaine Moussa Dadis Camara, de se présenter à la prochaine élection présidentielle prévue pour le 31 janvier 2010.

 

En effet, à la tête du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), junte militaire qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat, le 23 décembre 2008, le capitaine Camara s'était engagé à organiser une rapide transition destinée à remettre le pouvoir aux civils dans un délai d'un an, à l'issue d'une élection présidentielle à laquelle il affirmait ne pas être candidat.

 

Pendant les neuf derniers mois, sa gestion débridée, populiste et arbitraire du pouvoir inquiétait les partis politiques et la société civile organisée dont les relations n'ont cessé de se dégrader avec la junte militaire. Une fois de plus, l'ordre constitutionnel a été bafoué en décembre 2008 en Guinée et c'est dans un bain de sang que s'est poursuivie cette aventure militariste aux accents populistes.

 

Pour l'Internationale socialiste, tout doit être mis en oeuvre pour que soit rétablie la démarche constitutionnelle qui devait être suivie à la mort du président Conté en décembre 2008. L'IS se félicite de la réprobation unanime qui s'est exprimée en Afrique et dans le reste du monde et elle réaffirme son entière solidarité avec les forces démocratiques qui agissent en Guinée, en particulier le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) d'Alpha Condé, parti membre de l'IS.

 

 

30 septembre 2009

 

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INTERNATIONALE SOCIALISTE
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Clapham
Londres SW4 0JW
Royaume-Uni

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 20:12




 

Selon des informations parvenues à notre rédaction d’une source proche de la garde présidentielle qui souhaite garder l’anonymat, les deux officiers du FDPC du chef rebelle Abdoulaye Miskine alias Martin Koumta Madji, le commandant Moustapha Hassan et le capitaine Abakar Mahamat‚ portés disparus depuis le 15 septembre dernier auraient bel et bien été exécutés par la garde présidentielle de Bozizé peu après leur arrestation. Quelle que soit la gravité de ce qu’on peut reprocher au FDPC et à ses deux éléments, on ne peut que condamner très fermement ce genre de procédé qui s’apparente à un règlement de compte et à un crime de guerre. Jusqu'où Bozizé continuera-t-il à faire couler le sang dans ce pays ?

 

Des gars, fussent-ils des rebelles, qui ont accepté de regagner le pays à la suite d’un accord politique signé à l'étranger, ne doivent pas subir un tel sort.  Comment comprendre qu’en dépit des nombreuses dénonciations et du tollé suscité par les exactions et violations des droits de l’homme par la garde présidentielle de Bozizé, celle-ci persiste à commettre encore des crimes et assassinats.

 

Bien en a pris à Abdoulaye Miskine lui qui, connaissant bien la nature du régime de Bozizé, a toujours manifesté la plus grande méfiance à son égard et s'est refusé catégoriquement à rentrer avec Bozizé à bord de son avion après la signature des accords de dupe de Syrte le 3 juillet dernier. L’exécution des deux officiers du FDPC est bien la preuve que toutes les caravanes dites de sensibilisation conduites par Cyriaque Gonda et Jean Jacques Demafouth et les scènes de prétendues fraternisations avec les troupes rebelles dans l’arrière pays, ne sont que des kermesses destinées à endormir les gens et paroles du bout des lèvres.  Du coup , la responsabilité des autorités libyennes qui   ont tout fait pour obtenir la signature par le FDPC de Miskine de l'Accord Global ne peut qu'être pleinement engagée dans cette tragédie. Les Libyens ont envoyé les éléments du FDPC à la boucherie en quelque sorte. Ces liquidations extra-judiciaires pèseront sur leur conscience. 

 

Dès lors, on peut comprendre la réticence de certains chefs rebelles qui, malgré l’offre d’un programme DDR, posent toujours des conditions avant de déposer véritablement leurs armes. Ils ne peuvent que se poser des questions sur la bonne foi de Bozizé quant à sa réelle volonté de ramener la paix dans ce pays. Ces deux assassinats sont encore à verser au dossier déjà lourd des crimes de guerre de ceux qui doivent s’attendre un jour à s’expliquer devant la cour pénale internationale.

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 15:22




           Communiqué de presse

 

Le 26 Janvier 2007, le leader de FDPC, Abdoulaye MISKINE rencontra pour la 1ère fois à Syrte en Libye le Président BOZIZE, en présence du Président IDRISS DEBY ITNO, les autorités Libyennes dont le Secrétaire Général de la CEN-SAD. Cette rencontre jeta la base de la négociation devant aboutir à la signature de l’Accord de Paix entre le FDPC et le Gouvernement Centrafricain.

De retour à Tripoli, à l’hôtel AL-KEBIR, le FDPC entama la négociation avec les représentants du Gouvernement dont le Ministre de la Justice Paul OTTO, le Conseiller Politique du Président de la République Monsieur Dieudonné Stanislas MBANGOT, le Chargé d’Affaire de l’Ambassade de la RCA en Libye et ses Collaborateurs, le Président du comité des Sages, le révérend pasteur Isaac ZOKOUE et son adjoint.

Le 02 Février 2007 à Syrte, sous une pluie inattendue mais miraculeuse, Abdoulaye MISKINE signa l’Accord de Paix avec le Gouvernement Centrafricain en présence du Guide de la Grande Révolution du Grand FATEH le Colonel Mouammar KHADDAFFI, le Président BOZIZE et son Epouse, le représentant du Président tchadien, leurs Excellences les Ambassadeurs des Grandes puissances à savoir : les Etats Unis, la France, la Grande Bretagne, la Chine, le Japon, etc., donc une tranche de la communauté internationale fut représentée.

Selon l’esprit de cet Accord et en son article 10 point 1 je cite : « le présent Accord de Paix entre en vigueur dès sa signature ». Qu’en est-il aujourd’hui de cet Accord ?

1)     Dans toute son entièreté, cet Accord de Paix de Syrte n’a connu aucun début d’application depuis bientôt trois ans.

 

2)     La nomination unilatérale d’Abdoulaye MISKINE comme conseiller à la Présidence n’est que duperie, heureusement le FDPC à travers son leader a décliné l’offre mais malgré ce refus, les autorités de BANGUI demandent avec insistance à ABDOULAYE MISKINE d’accepter que le salaire de conseiller lui soit versé. Celui ci demande que ce salaire soit reversé au trésor public.

 

3)     En juin 2009, le général MISKINE s’était fait violence, acceptant de discuter avec le conseiller politique du président de la République, Mr MBANGOT pour qu’enfin le 03 juillet 2009, l’acte d’adhésion au processus de paix soit signé entre le FDPC et le gouvernement.

Dans le même avion avec toute la délégation centrafricaine, 18 membres du FDPC étaient à bord. A SYRTE, j’avais supplié le président de la République afin de tout mettre en œuvre pour que les membres du FDPC soient logés pour quelques semaines par le gouvernement afin de rechercher leurs parents, ce qui n’a pas été fait.

 

4) Malgré le refus  d’une partie de la branche armée et politique à ne pas autoriser André RINGUI LE GAILLARD d’aller sur le terrain, pour montrer sa bonne volonté et faire avancer les choses, MISKINE avait usé de tout son poids pour que celui-ci et certains membres aillent faire le travail de la sensibilisation. Cela n’est pas une faiblesse mais c’est un signe de reconnaissance aux organisations internationales qui ne cessent d’œuvrer pour la paix dans le pays.

 Malgré les efforts consentis de la part du FDPC, le gouvernement pour sa part ne ménage aucun effort pour faire avancer les choses comme il se doit.

Devant le refus délibéré et incontestable de BOZIZE d’appliquer l’Accord de Paix de Syrte depuis presque trois ans et encore avec l’acte d’adhésion resté sans connaître aucun début d’application, je prends alors l’opinion nationale et internationale à témoin et je rends caducs l’accord de paix de syrte du 02 février 2007 et l’acte d’adhésion à l’Accord de Paix Global du 03 juillet 2009.

 

Fait à Tripoli, le 02 octobre 2009

 

 

    Général Abdoulaye MISKINE

 
NDLR : Cette situation est le reflet de l'exaspération du chef du FDPC qui n'a jamais varié dans sa dénonciation du manque de volonté politique de Bozizé et son gouvernement de mettre en oeuvre concrètement les différentes clauses des différents accords signés sous les auspices des autorités libyennes. La récente arrestation à Bangui de deux de ses éléments, a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. L'exigence de leur libération a fait il y a quelques jours l'objet d'un ultimatum lancé aux autorités de Bangui par Abdoulaye Miskine. Dans l'entourage du FDPC, on déplore que depuis le retour à Bangui des 18 éléments de ce mouvement rebelle dans le même avion que Bozizé après la signature par Miskine de l'Accord de Paix global à Syrte, ceux-ci aient été abandonné purement et simplement à leur triste sort l'aéroport Bangui Mpoko. Il faut encore s'attendre dans les prochains jours à de nouvelles effervescences dans la région de Batangafo, Kabo et Sido, fief d'Abdoulaye Miskine. Encore du plomb dans l'aile du programme DDR. 

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 00:48




 

Finalement, le délinquant fils du président Bozizé, Jean François Bozizé alias « Djodjo » a été expulsé du territoire français mercredi 30 septembre à bord du vol régulier d’Air France à destination de Bangui. Est ce par ironie du sort mais c’est également le même vol qu’a emprunté son président de père pour regagner son pays, de retour du Venezuela où il avait pris part au second sommet Amérique latine –Afrique, tenu à l’invitation du bouillant président Hugo Chavez. Jusqu’au bout, le fils délinquant de Bozizé s’est fait remarquer.

Alors qu’il était mis en zone d’attente pour personne en instance dite ZAPI 3 de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, Jean François Bozizé a demandé à un ami d’aller chez lui afin de lui apporter quelques vêtements car sans cela, il risquait d’être mis dans l’avion sans le moindre habit. Sans faire attention, l’ami en question fait la commission et revient à la ZAPI 3 avec sa copine et les vêtements, le matin même du jour où Jean François allait être expulsé. Il remet les habits aux flics de service qui, en procédant à la fouille des poches des affaires en question, découvrent avec effarement dans un blouson, dix munitions pour pistolet. Dès lors, l’ami de Jean François ainsi que sa copine sont immédiatement placés en garde à vue pour être auditionnés toute la journée. C’est à 18 heures qu’ils sont enfin relâchés et ont quitté la ZAPI.

Quant au délinquant de Jean François, il a dû être conduit à l’avion par les agents de sécurité selon les procédures habituelles d’expulsion des personnes indésirables sur le sol français. Selon nos informations, il est bien arrivé à Bangui ainsi que son président de père qui a quitté l’aéroport Bangui Mpoko sans rien dire. D’après son entourage, il aurait marqué son accord pour l’expulsion de son rejeton dont les frasques sur le territoire français ont suffisamment défrayé la chronique et passablement éclaboussé son image de marque.  

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