Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 00:33



 

APA Bangui,2008-05-08 (Centrafrique) Une épidémie de fièvre jaune sévit dans la sous-préfecture de Bozoum, au nord-ouest de la Centrafrique, où le premier cas a été signalé le 1er avril dernier et le second le 29 du même mois, a appris APA jeudi à Bangui.

 

L’épidémie a été confirmée à la suite d’une investigation menée dans la région du 23 au 27 avril, conjointement par le service de la surveillance épidémiologique et la Coordination de la lutte antivectorielle du ministère de la santé publique.

 

Deux patients de sexe masculin, âgés respectivement de 55 ans et de 60 ans, ont présenté des symptômes de cette maladie virale hémorragique transmise à l’homme par le moustique «Aedes Aegypti».Les deux patients habitent Bozoum-centre et partagent un même campement champêtre à environ 7 km de la ville, dans une zone de savane.

 

Dans un communiqué publié jeudi à Bangui, le ministre centrafricain de la santé publique Faustin Ntelnombi a invité les populations, particulièrement celles vivant dans des zones à risque, à évacuer sans délai vers les structures compétentes toute personne présentant des signes fortement évocateurs de la fièvre jaune.

 

M. Ntelnombi a demandé aux responsables sanitaires ainsi qu’aux autorités administratives des zones à risque de mettre en œuvre toutes les actions efficaces et urgentes qui s’imposent afin de traiter les maladies et contrôler la progression de l’épidémie.

 

Il a demandé l’appui de la communauté internationale pour stopper cette épidémie, en mettant à contribution son expertise en vue de renforcer la surveillance non seulement de la fièvre jaune mais aussi de toutes les autres maladies potentiellement épidémiologiques.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 23:27



 

La délégation comprenant entre autre les représentants du gouvernement centrafricain, le ministre de la communication Cyriaque Gonda, Gomina Pampali, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, le Guinéen François Lonsény Fall du BONUCA ainsi que les représentants du Centre pour le Dialogue Humanitaire, est enfin arrivée jeudi dans la soirée à Libreville.

 

Il a fallu que le président du Gabon El Hadj Omar Bongo Ondimba puisse dépêcher jeudi matin un avion à Bangui pour ramener ce beau monde. C’est depuis le week-end dernier que le président de l’APRD Jean Jacques Demafouth et sa délégation attendaient dans la capitale gabonaise pour des discussions avec le gouvernement centrafricain devant déboucher sur la signature d’un accord de paix devant le président Bongo.

 

Depuis son retour de Libreville il y a déjà une quinzaine de jours, Bozizé se hâte lentement dans la réalisation du chronogramme pour la tenue du dialogue inclusif. Certains points prévus pour être exécutés sans délai n’ont pas encore connu le moindre début de commencement à ce jour. La seule préoccupation de Bozizé et des faucons de son clan est de savoir comment faire pour empêcher Demafouth et Patassé de retourner au pays.

 

www.centrafrique-presse.com

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 16:47



 
Source: Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR)

 
Date: 08 Mai 2008


par Annie Raykov, le HCR

 
Le BONUCA, le HCR et l'UNICEF train autorités civiles et militaires sur les Principes directeurs relatifs aux déplacements internes, les droits de l'homme et la protection des enfants dans les conflits armés

 
Depuis 2005, la population civile dans le nord de la République centrafricaine a fait l'objet de nombreuses violations des droits de l'homme perpétrées par des groupes rebelles armés, les forces de sécurité et des bandits armés (coupeurs de route). Les attaques perpétrées par les coupeurs de route ont récemment augmenté et sont devenues plus violentes. Le Gouvernement centrafricain n'a pas la capacité de contrôle sur une grande partie de son territoire et n'est donc pas en mesure d'assurer la sécurité et la protection des civils. Cette situation a provoqué des déplacements massifs de population.


Depuis la mi-2006, le HCR et l'UNICEF ont mis en oeuvre du HCR stratégie de protection intégrée visant 102 000 personnes déplacées, y compris les enfants touchés par les conflits armés, dans l'Ouham, l'Ouham-Pendé et la Nana-Grébizi préfectures du nord de la République centrafricaine, sur la base d'une triple approche: (1) de sensibilisation des acteurs clés sur les Principes directeurs relatifs aux déplacements internes, les droits de l'homme et la protection des enfants (2) suivi de la situation de protection et modes de déplacement, et (3) fourniture d’aide matérielle et non matérielle aux survivants des violations des droits l'homme.

Dans le cadre du premier pilier de la stratégie de protection, le BONUCA, le HCR et l'UNICEF, en partenariat avec la Commission nationale pour les réfugiés de la République centrafricaine, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, font des stages de sensibilisation conjointe aux autorités civiles et des membres des forces armées et les forces de sécurité sur les Principes directeurs relatifs aux déplacements internes, les droits de l'homme et du droit international humanitaire. Six de ces séminaires ont été organisés en 2007 à Bangui, Bossangoa, Bozoum et Kaga-Bandoro. Préfets, sous-préfets, maires, ainsi que des membres des forces armées centrafricaines (FACA), la Garde présidentielle (GP), la gendarmerie et la police, et la force régionale de maintien de la paix force déployée par la CEMAC, la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC), ont participé à ces séminaires. Pour faciliter la communication avec les participants, les Principes directeurs relatifs aux déplacements internes ont été traduits en sango, la langue nationale.

 
En avril, des formations ont été effectuées à Markounda, dans la préfecture de l'Ouham, et Paoua dans la préfecture l'Ouham-Pendé. Chaque formation comprend des représentants des FACA, de la gendarmerie, la police, des autorités civiles, des agents des douanes, des dirigeants communautaires et les chefs des organisations locales. Plusieurs formations sont prévues pour le mois de Mai et pour le second semestre de 2008 dans les zones touchées par les conflits et la violence dans le nord de la République centrafricaine.


Les principaux thèmes retenus pour l'ordre du jour des formations sont les suivants:

-- La situation en RCA et les responsabilités de l'État
-- Les principes directeurs sur les déplacements internes
-- Introduction aux droits de l'homme
-- Principes de base du droit international humanitaire
-- Protection de l'enfant dans les situations d'urgence et les situations de conflit
-- Sexuelle et la violence sexiste
-- Engagements de Paris pour protéger les enfants contre le recrutement illégal ou l'utilisation par les forces armées ou des groupes armés.
-- Des solutions durables


Les stages de sensibilisation visent à contribuer à une diminution des violations des droits humains perpétrées par les forces armées et de sécurité, et les groupes rebelles tout en augmentant les connaissances de tous les acteurs concernés sur les droits des personnes déplacées et les populations touchées par le conflit, en particulier des femmes et des enfants.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 16:27



 

  

Source: Le Confident  07 Mai 2008


L'après midi du 3 mai 2008, la ville d'Obo, située dans le Sud-est de la République Centrafricaine, a encore été une fois attaquée par les rebelles de la LRA, du seigneur de guerre Joseph Kony. Une attaque qui confirme si besoin en était que cette partie du territoire national est abandonnée à elle-même. Par un communiqué récent, l'ONG OCODEFAD a non seulement interpellé le gouvernement centrafricain à prendre ses responsabilités quant à la protection de la population du Haut-Mbomou toute entière, mais a invité par ailleurs les autorités politiques à doubler de vigilance sur la question du « projet d'appui à la résolution des conflits d'usage dans le Mbomou et le Haut-Mbomou, est-centrafricain ».

 

Secourir les populations du Sud-Est

 

Cet appel émanant d'une organisation de défense des droits des victimes de viols et violences issus des conflits, intervient à un moment où le pays se prépare activement à la tenue du Dialogue Politique Inclusif qui doit débattre en profondeur et faire table rase des principaux maux qui gangrènent la République. Parallèlement à cette nouvelle donne, l'on se rappellera que du 22 au 25 mars 2008, une délégation des Nations Unies s'était rendue dans le Sud-est de la RCA. Cette mission avait pour tâche de faire l'évaluation de la situation en matière des droits de l'Homme et de la sécurité dans cette partie du territoire national. Cette mission a constaté que le Sud-est de la RCA a fait l'objet d'attaques armées, imputées aux éléments de l'Armée pour la Résistance du Seigneur (LRA) où elle a noté des cas de pillages, d'enlèvements, de mauvais traitements, de violences sexuelles et d'enrôlement forcé d'enfants par les groupes armés et autres formes sévices corporels.

 

Présence insignifiante des FACA

 

Outre ce triste constat, la mission a noté que le gouvernement central a envoyé en date du 11 mars 2008, 30 éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en appui aux 8 gendarmes basés dans la préfecture du Haut-Mbomou. Dès le 18 mars 2008, cette mission des Nations Unies a relevé que près de la moitié des FACA a quitté la zone. Face à cette réalité qui dépasse tout entendement, ladite mission recommandait au gouvernement centrafricain une présence remarquée des FACA et gendarmes le long de l'axe Obo-Bambouti pour freiner un tant soi peu les violations des droits humains dans cette partie du territoire national. Plus d'un mois après cette recommandation émanant des Nations Unies, c'est visiblement le statu quo puisque à plusieurs reprises, la ville d'Obo a été victime des attaques attribuées aux éléments de la LRA. La dernière en date est celle du 3 mai qui appelle de notre part, des interrogations somme toute fondées. L'aspect sécuritaire du Haut-Mbomou préoccupe-t-il le gouvernement centrafricain ? Qu'attend-on du côté des autorités centrafricaines pour envoyer dans cette localité un détachement militaire pour dissuader les rebelles de la LRA et apporter une protection à la population terrifiée et meurtrie du Haut-Mbomou ?

 

Perméabilité des frontières

 

Visiblement, la perméabilité des frontières centrafricaines n'est plus à démontrer et c'est ce qui pousse les rebelles de la LRA à vouloir ériger le Sud-est de notre pays en une base arrière. Les Nations Unies n'ont-elles pas soutenu qu'il y aurait une base des militaires à l'intérieur du territoire centrafricain entre Obo (route de Bambouti) et le fleuve Mbomou à environ 50 km à l'Est d'Obo ? Laquelle base est aujourd'hui utilisée par ce groupe armé pour ses actions sur le territoire national. Décidément, c'est mal parti pour la sécurisation du territoire national puisque le Nord-Est comme le Sud-est centrafricain subit les affres de mouvements rebelles qu'il s'agisse de l'APRD, de l'UFDR ou encore de la LRA du seigneur de guerre Joseph Koni.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 13:55



 

Le bon président tchadien s’est légèrement fait gruger en voulant rénover son armée. Les vendeurs d’armes ne sont plus ce qu’ils étaient. Misère !

Entre deux verres de château cheval blanc et deux verres de whisky hors d’âge, Idriss Déby pense. Bien sûr, alimenter ce Saint Idriss Bouche d’Or a un prix : 1456,67 euros la bouteille de 2000 et 1809,25 euros celle de 1990. En Afrique il n’y a pas que la famine, il y a aussi la soif. Quant au prix du whisky, mystère. Au palais présidentiel de Ndjamena, c’est comme dans les catalogues ultras chics où on peut lire « prix non communiqué ». En ce moment le cheval blanc et le très vieux malt ont du mal à calmer les colères d’Idriss.

 

Le président en rage a bien raison d’être ivre. Il a dépensé des tonnes d’argent pour acheter des engins de morts. Et ses outils ne sont pas aussi mortels que prévu. Par le truchement d’une petite troupe d’intermédiaires empressés, des « lords of war » qu’on rencontre dans toutes les salles d’attente des dictateurs, Idriss a acheté beaucoup d’armes. Mais surtout des hélicoptères. Ces machines de guerre, « made in Russia » ont été récupérées sur le marché de l’occasion en Egypte. Et ces gros balourds ont du mal à voler selon les critères décrits dans le mode d’emploi.

 

Idriss en veut un peu à un homme d’affaires libanais, à l’origine de ce marché d’hélicos tapis plus que volants. L’heureux commerçant, lui, s’en fout : il a touché son argent et commence à le dépenser en achetant un très bel appart à Paris. Là où les hélicos volent haut sans aller à vau-l’eau. Instruit par sa mésaventure commerciale, Déby ne veut plus entendre parler que d’un commerce conduit désormais « d’état à état ». Ainsi il a pris langue (non pas Jack) avec les « autorités » ukrainiennes afin d’entretenir, et si possible restaurer, les hélicos russes. De supers mécanos sont donc installés à Ndjamena.

 

Des bienfaits de l’ouverture


Si la remise à niveau de l’armée est en très bonne voie, la rénovation politique, elle, est au zénith. Depuis qu’Idriss, façon Sarko, a offert quatre postes de ministres aux « opposants » de la Coordination Pour la Défense de la Constitution (CDPC), c’est l’amour fou. Ces farouches membres du CDPC ont même oublié la disparition de leur porte parole, Ibni Oumar Mahamat Saleh, par ailleurs président du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD). Celui-ci a été raflé début février quand les « rebelles » ont attaqué la capitale. Le bruit a couru qu’Idriss Déby liquidé, Saleh allait prendre la tête d’un « Comité de transition ». Dans un pays où les larmes de crocodiles s’achètent à l’épicerie du coin, les héros du CDPC ont déjà tourné la page Saleh. Pourtant, toujours ferme sur les principes, Sarkozy vient de nous rappeler son « engagement à obtenir des informations » sur le sort du porte parole du CDPC. Parle à mon crocodile…

 

La modernisation de la vie politique a vraiment du bon. Un lot de Range Rover a été généreusement distribué à des généraux qui friment en ville. Et une loi sur la presse interdit de publier toutes les nouvelles sauf l’horoscope et la météo. Le ministre de l’Intérieur a déclaré que cette loi était un outil pour « casser les plumes qui allaient trop loin. » Encore du boulot pour Ménard qui préfère tailler les plumes que les casser. Pendant ce temps, à l’Est, tout baigne pour l’Eufor, la force « européenne » qui veille sur le Darfour dans le désert des Tartares. La vraie difficulté de la mission est de savoir si c’est mieux de faire le barbecue à midi ou bien le soir. Faut voir…

Pour les pilotes, ce n’est pas terrible non plus. Ce n’est pas que l’escadrille de Brésiliens pilote mal, c’est qu’ils pilotent beaucoup. Et comme ils sont payés à l’heure, le taximètre tourne et, au bout du compte, ça fait du cheval blanc en moins. Idriss reproche aussi à ses amateurs de samba de bombarder « bêtement ». Il a raison puisqu’il existe, Bush nous l’a dit, des missiles intelligents. Pour faire la guerre, ces Brésiliens montent trop haut et bombardent à l’aveugle une colonne qui se sait bien plus à l’abri là où on la vise que là où l’on tire.

 

Les chevaliers de l’Apocalypse d’Idriss – ça c’est bien brésilien – font plus de bruit que de mal… à peine née, la nouvelle armée de Déby a donc besoin d’un sévère recadrage. Et, en ville, on a aperçu de nouveaux conseillers qui ressemblent fortement à des rescapés de la bande à Denard. En 1983, pour défendre (contre Kadhafi) le grand démocrate criminel de guerre Hissène Habré (alors président), et défendre aussi son chef d’état major, Idriss Déby, François Mitterrand avait expédié des mercenaires. Vingt cinq ans plus tard, certains d’entre eux n’ont pas oublié le chemin de Ndjamena, terre de barbouzeries.

 

© Bakchich : Jacques-Marie Bourget

 

Paru le 08-05-2008 14:03:46

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 13:45



 

APA – Libreville2008-05-08 (Gabon) Le chef de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), principal mouvement rebelle en Centrafrique, Jean Jacques Demafouth, a réclamé mercredi à Libreville une amnistie générale devant permettre à tous les Centrafricains de participer au dialogue inclusif prévu en juin prochain.

 

A l’issue d’une audience au palais présidentiel de Libreville avec le chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, médiateur de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) pour les problèmes centrafricains, M. Demafouth a indiqué qu’une délégation gouvernementale centrafricaine doit arriver à Libreville pour négocier et peut-être conclure un accord devant déboucher sur une amnistie générale.

 

M. Démafouth fut ministre de la défense sous l’ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé qui vit en exil au Togo depuis son éviction du pouvoir le 15 mars 2003 par un putsch militaire perpétré par l’actuel président François Bozizé.

 

Le changement de régime à Bangui n’a pour autant pas mis fin à la crise en Centrafrique, notamment dans le nord-est du pays, où s’activent plusieurs mouvements rebelles dont l’APRD. Le dialogue politique en cours de préparation est censé mettre fin à l’instabilité politique dans ce pays très pauvre de l’Afrique centrale.

 

Un comité préparatoire tente à Bangui d’organiser cette rencontre qui pourrait réunir sur une même table les autorités, l’opposition, la société civile et les trois principaux mouvements rebelles: l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine et l’APRD.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 02:33



 

Au moment où le chronogramme de la tenue du dialogue politique centrafricain est rendu public, la controverse sur le lieu de déroulement de cet important forum censé jeter les bases du retour à une paix durable dans ce pays est loin d’être close. En soi, cette situation est significative de la complexité du débat politique en Centrafrique où le président Bozizé n’étant pas un homme de parole bien au contraire, fait l’objet d’un véritable phénomène de rejet. Il n’inspire confiance à personne. La plupart des Centrafricains, même ceux qui avaient applaudi son coup d’Etat des mains le regrettent amèrement à présent et n’hésitent pas à affirmer que malgré certaines erreurs qu’on peut lui imputer - en comparaison avec Bozizé - le président Patassé est un démocrate.

 

Désormais les Centrafricains ont des critères de jugement des régimes Kolingba, Bozizé et Patassé. Ils sont à présent très sévères dans la condamnation de celui de Bozizé qu’ils considèrent volontiers comme étant le plus abject. La souffrance qu’ils endurent actuellement à tous les niveaux, tant ceux de la capitale que des provinces, est sans nom car indescriptible. Racket généralisé par les soldats de la garde présidentielle, épuration ethnique, famine, maladies, privations et tracasseries diverses, tribalisme d’état, vie chère bref, la misère sous toutes ses formes. Tel est le lot quotidien des Centrafricains aujourd’hui.

 

Même certains anciens complices de Bozizé et piliers du régime dit de « transition consensuelle » mis en place aussitôt après le putsch du 15 mars 2003 qui ont depuis quitté le pays, ne tarissent pas de critiques à  son égard et vont jusqu’à déclarer péremptoirement que la seule solution à la crise centrafricaine est son départ. Le pays vit sous la terreur quotidienne d’un régime dictatorial à l’agonie et aux abois. L’impunité dont ont joui et continuent de jouir les éléments de la garde présidentielle qui, malgré les nombreuses exactions et crimes dont ils se rendent coupables - bénéficient paradoxalement de la protection de Bozizé - ne peut rassurer qui ce soit.

 

Plusieurs soldats de la garde présidentielle se promènent souvent en état d’ébriété dans les quartiers avec leurs armes de service avec lesquelles ils font des braquages et même commettent des crimes. Ce fut récemment le cas au quartier Boy-Rabe au cours du mois d’avril où un de ces soldats a fait un carton avec sa Kalachnikov sur de paisibles citoyens réunis pour une veillée funèbre. Bilan : près d’une dizaine de morts et blessés. Le président Bozizé a proposé à chaque famille ainsi endeuillée une modeste enveloppe contenant la somme de 100.000 f CFA que certaines ont refusé de prendre.

 

En clair, aucun participant au dialogue, notamment ceux de l’opposition actuellement en exil à l’étranger et dont Bozizé et son clan redoutent la présence sur le sol national car ils en ont une peur bleue - si celui-ci se tient à Bangui - n’est à l’abri d’un règlement de compte de la part des éléments dits « incontrôlés » de l’entourage de Bozizé. Si on y ajoute les menaces d’arrestation que fait planer clairement Bozizé dans quasiment toutes ses déclarations publiques à l’encontre du président Patassé et de Jean Jacques Demafouth, en l’état actuel des choses, il est exclu qu’organisé à Bangui, le dialogue inclusif puisse se dérouler avec la sérénité requise.

 

Dès lors, si c’est le nombre des participants prévu à 150 par le comité préparatoire qui fait pencher la balance pour des raisons de moyens financiers, il y a lieu de réduire cet effectif pour permettre que ce forum se tienne à l’extérieur de la RCA afin que le participants si redoutés comme le président Patassé et ses collaborateurs ainsi que les chefs des mouvements armés comme Jean Jacques Demafouth, Abdoulaye Miskine, Florian Ndjadder, Abakar Sabone, Michel Djotodia et autres y soient à tout prix car sans leur présence, on ne saurait parler de dialogue inclusif.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 22:10

 

 

mardi 6 mai 2008

 

L'augmentation de la corruption et les contrôles des organisations non gouvernementales placent le Tchad sur la liste mondiale des pays les plus répressifs pour la première fois. Ainsi il est mis sur le même pied d'égalité que la Chine, le Zimbabwe et la Syrie selon le constat fait par Freedom House dans son nouveau rapport 2008 intitulé les pires des pires. Ce rapport a été publié aujourd'hui.


Le rapport Freedom House est un résultat d’une évaluation des libertés civiles et politiques dans 17 pays et trois territoires. Il est un extrait d’un rapport global sur l'état de la liberté en 2007 dans tous les pays du monde. « Dans chacun de ces pays et territoires la vie est bafouée » a déclaré Jennifer Windsor, directrice exécutive de Freedom House. "Ces régimes montrent du mépris pour les droits fondamentaux de leurs citoyens et cherchent à contrôler tous les aspects de leur vie quotidienne, y compris leurs mouvements, leurs activités politiques et croyances religieuses."Ainsi le Tchad remplace la Côte d'Ivoire, qui a vu une amélioration de son statut après les accords de paix 2007 et la formation d’un gouvernement de coalition entre le parti au pouvoir et les chefs rebelles. En revanche, le régime Tchadien a détourné les revenus pétroliers afin de financer sa sécurité au lieu de réduire la pauvreté. De même iI a agit à limiter les activités des organisations non gouvernementales, y compris celles du Programme alimentaire mondial (PAM).


Selon le rapport la situation s’est empirée dans les pays suivants: la Birmanie, la Somalie, la Syrie et le Tibet dont les populations souffrent d’intense répression et contrôle de la vie quotidienne par ces États. Bien qu’ils occupent le bas de la liste de Freedom House la situation s’est légèrement amélioré dans les neufs pays suivants : la Bélarusse, la Chine, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, le Laos, l’Arabie saoudite, la Syrie, le Zimbabwe et le Sahara Occidental.

"Chacun de ces régimes se caractérisent par la généralisation des violations des droits de l'homme et le déni systématique d'un large éventail de libertés», a déclaré Aili Piano, directeur de la rédaction du rapport. «Nous offrons ce rapport dans l'espoir qu'il aidera le monde démocratique en appuyant sur le cas de la liberté à l'ONU et d'autres instances."Freedom House est une organisation non gouvernementale indépendante qui soutient l'expansion de la liberté dans le monde.

 

Le Tchad rejoint le groupe des pays les plus répressifs

 

AFP  mercredi 07 mai 2008

 

Washington -- L'organisation de défense des libertés Freedom House a placé pour la première fois le Tchad dans sa liste des pays les plus répressifs, critiquant la limitation des activités des ONG et l'allocation des revenus du pétrole à la sécurité, au détriment de la lutte contre la pauvreté.

Le Tchad rejoint ainsi une liste d'une quinzaine de pays ayant les pires bilans en termes de droits de la personne, selon un rapport publié hier par l'organisation basée à Washington. Birmanie, Cuba, Libye, Corée du Nord, Somalie, Soudan, Turkménistan et Ouzbékistan sont cités comme les pays où les exactions les plus graves ont été relevées en 2007. Freedom House souligne aussi que les citoyens de la province russe de Tchétchénie et du Tibet subissent une répression similaire.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 21:55



 

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 07.05.08 | 20h52  •  Mis à jour le 07.05.08 | 20h52



Près de sept mois après leur dernière rencontre, Nicolas Sarkozy a reçu les 262 membres du groupe UMP de l'Assemblée nationale à l'Elysée, mercredi 7 mai, pour tenter de ramener le calme au sein de la majorité. Au menu de la réunion qui aura duré près de deux heures, selon plusieurs participants, des discussions sur plusieurs réformes gouvernementales, notamment celle sur les institutions, mais aussi des attaques en règle contre Jacques Chirac, accusé d'avoir "mal gouverné le pays", et contre plusieurs organes de presse.

 

"J'ai eu l'impression que c'était un discours de campagne électorale. Cela ressemblait plus à un rassemblement de militants qu'à un rassemblement d'élus avec le président", a résumé le député Jacques Le Guen. "Le président a la pêche, il est toujours en campagne", a renchéri son collègue Jacques Myard, alors que selon Jean-Pierre Grand, le chef de l'Etat a raillé son prédécesseur en lançant devant les parlementaires : "Moi, j'ai été élu dès la première fois".

 

"SON MESSAGE, C'ÉTAIT : 'JE NE SUIS PAS AIDÉ PAR LA PRESSE'"

 

Outre l'ancien président, la presse a été la cible du président de la République. "Il a fait une charge très importante contre la presse en disant que dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition", a déclaré Marie-Anne Montchamp. "Son message, c'était en gros : 'je ne suis pas aidé par la presse'", a rapporté un autre participant, cité anonymement par l'AFP. Le président en voudrait à ceux qui n'ont pas assez relayé la condamnation de Ségolène Royal à verser des arriérés de salaires à d'ex-collaboratrices, notamment l'Agence France-Presse, Le Parisien et L'Express, mais aussi à Marianne, coupable d'avoir titré sur une photo du président, "Putain, 4 ans...", et le JDD.fr, qui aurait évité de publier un sondage plus positif que les autres après son intervention télévisée. 

 

"Quand on pense que notre porte-parole [Frédéric Lefebvre] fait un communiqué sur Royal qui n'est pas repris par l'AFP... Imaginez si j'avais eu un problème de droit social ! La gauche aurait demandé ma démission", a-t-il dit, selon un député présent. M. Lefebvre s'était plaint au PDG de l'AFP, Pierre Louette, après qu'un communiqué sur l'affaire, diffusé le 1er mai par ses services, n'avait pas été repris. Les syndicats de l'AFP ont dénoncé "les pressions exercées" pour "discréditer la rédaction", affirmant que le communiqué de M. Lefebvre "n'avait aucun intérêt éditorial".

 

Selon certains participants, Nicolas Sarkozy a même ironisé sur le fait que, malgré les "attaques" dont il fait l'objet, il "fait vendre". "Quand je suis sur les couvertures, ça fait vendre. On a fait soixante-seize bouquins sur moi", aurait-il notamment déclaré. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a dénoncé une attitude qui  "n'est pas digne, ni de la fonction qu'il occupe ni du respect que l'on doit au pluralisme de la presse". "Son problème, ce n'est pas la presse ou l'opposition, c'est lui-même et sa politique", a-t-il ajouté.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 21:36

 

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)

Date: 05 May 2008


Points saillants

 

- Alerte aux épidémies de la polio, la fièvre jaune et l’hépatite E

- Formation des services de sécurité en droits de l’homme sur le terrain

- Une main tendue aux victimes d’abus sexuels par l’OCODEFAD opérant à Kabo (22-24 mai), à Batangafo (26-28 mai) et à Bocaranga (juillet).

 

Contexte et sécurité

 

Alerte aux épidémies

 

Le Ministère de la Santé Publique a annoncé la recrudescence de trois maladies infectieuses sous surveillance sur le territoire centrafricain depuis le début du mois d’avril. La poliomyélite sauvage a été confirmée chez un enfant de quatre ans á Bangui le 17 avril. La fièvre jaune a été diagnostiquée chez deux hommes âgés vivant dans un même village près de Bozoum dans l’ouest du pays. Une douzaine de cas d’hépatite E ont été confirmés dans la première quinzaine du mois : il s’agit de huit cas dans l’Ombella-Mpoko, la préfecture qui inclut la capitale, et cinq cas dans la Basse Kotto dans le Sud-est. Le Ministère et ses partenaires conduisent des missions dans les zones concernées pour recueillir plus d’informations en vue du développement des stratégies de réponse appropriées.

 

Actualités

 

Formations droits de l’homme sur le terrain

 

Trois agences des Nations Unies ont réuni leurs efforts afin d’offrir des formations sur les droits de l’homme et de l’enfant et la protection des personnes déplacées aux hommes en tenue et aux autorités locales de plusieurs villes situées dans la zone de conflit du nord ouest du pays. Le Bureau d’appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en RCA (BONUCA), le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont formé une vingtaine de membres des Forces Armées Centrafricaines et de chefs de zone et de quartier à Markounda du 16 au 18 avril et à Paoua du 21 au 23 avril. Les sessions se sont terminées avec l’adoption d’un code de conduite par les agents nouvellement formés. Les mêmes formations en droits de l’homme et de l’enfant sont planifiées pour les forces de sécurité opérant à Kabo (22-24 mai), à Batangafo (26-28 mai) et à Bocaranga (juillet).

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société