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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 16:25

 

 

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BANGUI (AFP) - 17.10.2011 11:34 - Les deux groupes armés ayant signé un cessez-le-feu le 8 octobre ont annoncé s'être retirés de Bria (centre) et demandent une aide humanitaire pour les populations déplacées après des combats ayant fait 50 morts, a appris l'AFP lundi auprès de leurs dirigeants.

Selon Mahamat Zakaria, porte-parole de Abdoulaye Hissène, chef de la CPJP (La convention des patriotes pour la justice et la paix, rébellion), a retiré tous ses hommes de la ville Bria et les a cantonnés à 65 kilomètres (...) la CPJP est en train de respecter les principaux points de l'accord qu'elle a signé avec l'UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement, ex-rébellion) qui prévoient ce retrait dans un délai de huit jours".

"Maintenant qu'un accord a été signé, l'UFDR qui n'attendait que le désarmement, a retiré ses hommes de Bria pour les ramener dans ses campements à Birao (nord) pour qu'ils soient désarmés", a affirmé pour sa part Gontran Djolo Ahaba, membres de l'UFDR.

"La CPJP demande aux ONG humanitaires de venir au secours des populations de Bria et surtout des déplacés de Bambari, Ippy, Ouadda, Yalinga, en leur apportant des habits, des chaussures, des vivres et des soins", a affirmé Mahamat Zakaria.

"Pour l'instant, la CPJP est disposée à amener ses combattants au désarmement et nous en appelons aux autorités pour qu'elles activent le processus afin que cessent définitivement les hostilités", a encore affirmé le porte-parole du chef de la CPJP.

Selon une source militaire à Bria "les combattants des deux groupes armés rivaux ont commencé à se retirer de la ville deux à trois jours exactement après la signature de l'accord de cessez-le-feu".

De source préfectorale, environ 4.500 personnes ont fui la région de Bria (centre de la Centrafrique) en raison des combats. "Démunies de moyens, elles attendent "des secours humanitaires", a précisé cette source.

Les deux groupes constitués d'ethnies rivales, Ronga pour la CPJP, Goula pour l'UFDR, en conflit depuis plusieurs années, notamment pour le contrôle du diamant.

© 2011 AFP

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 01:00

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 16 Octobre 2011 15:25

Delphine, la trentaine, mère d’une famille nombreuse, a ouvert ce dimanche 16 octobre 2011, le journal de Radio Ndeke Luka par ce témoignage poignant : « Je n’en peux plus ! Je suis vraiment dépassée. C’est depuis plus de trois ans déjà que dans ma famille nous n’avons qu’un seul repas par jour. Je vous fais un calcul simple. Mon mari me donne 2000 Francs CFA (environ 3 euros) par jour pour le repas. Pour préparer par exemple de la viande de bœuf, je peux acheter un kilogramme à 1000 FCFA (environ 1,3 euros), du coup je n’ai plus rien pour acheter les autres condiments, sachant qu’il me faut tout acheter, parce qu’il n’y a pas de réserve à la maison ».

En cette journée mondiale de l’alimentation, cette situation décrite par Delphine est sans doute partagée par la grande majorité des ménages à Bangui, comme dans les provinces. Le plus souvent, la règle des 3 repas quotidiens n’est plus qu’un lointain souvenir.

Pire encore, même le seul repas quotidien pris se trouve « dévalué ». Delphine explique encore : « Le plus souvent, je suis obligée de préparer très souvent le gnetum (NDLR : aliment à base de feuilles bon marché). Ainsi, je ne peux plus préparer le repas le matin. On mange seulement et désormais à midi. Les enfants sont obligés de grignoter des petites choses comme de l’arachide, de maïs et si c’est la saison des mangues, je suis sauvée ! Tout le monde est tenu d’être à la maison le soir à l’heure du repas. Souvent, il y a des problèmes avec les garçons. Ils sont régulièrement absents et donc on mange sans eux. A leur retour, ils s’en prennent à moi ! »

On écoutant Delphine, on se rend compte à quel compte la crise, l’inflation, la pauvreté, frappent de plein fouet les ménages. Le panier de la ménagère est malmené. A-t-il encore seulement un fond ?

Le thème de cette journée mondiale de l’alimentation entend bien pourtant combattre ces situations : « prix des denrées alimentaires, de la crise à la stabilité». Les gouvernants et institutions qui l’ont retenu, ont donc conscience que la fluctuation des prix, en particulier à la hausse, fait peser une grave menace sur la sécurité alimentaire dans les pays pauvres dont la République Centrafricaine.

Pour marquer la journée, ces mêmes autorités se sont donné rendez-vous dans le village de Bogoura, sur la route de Boali (Ouest de Bangui). La population du village et ceux des villages environnants viendront écouter les discours. Puis, ils repartiront le ventre aussi vide.

La journée mondiale de l’Alimentation est une occasion pour la population mondiale qui atteindra bientôt les 7 milliards d’individus d’envisager sérieusement les causes de la fluctuation des prix de ces denrées et trouver des solutions pour réduire ses effets sur les membres les plus faibles de la société.

D’après les économistes, cette instabilité des prix des denrées alimentaires n’est pas près de s’arrêter. Les personnes vivantes avec moins d’un dollar et demi par jour peuvent être contraintes de sauter un ou deux repas quand ces prix augmentent.

La Banque Mondiale a affirmé que ce phénomène a jeté près de 70 millions de personnes dans une extrême pauvreté. La hausse des prix des denrées alimentaires porte un grave préjudice à ces personnes. Elle en fait, à l’image de Delphine, « des chercher-à-manger ».

Si rien n’est fait dans l’urgence, elles vont bientôt se transformer en « meurt-de faim »

 

NDLR : Compte tenu du retentissant échec du régime en place de Bangui dans le domaine de l’agriculture, la motivation du pouvoir pour célébrer les journées mondiales de l’alimentation s’émousse et s’étiole. La démagogie et les promesses vaines ont vécu. Le constat est accablant : la famine et la malnutrition sévissent quasiment partout en Centrafrique à présent pendant que le ministre en charge de l’agriculture prend des vacances à Deauville en France et vante ses milliards.

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 00:39

 

 

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Reuters | 16.10.11 | 23h33 par Natalie Huet

PARIS (Reuters) - François Hollande entend capitaliser sur sa large victoire à la primaire socialiste de dimanche pour devenir en 2012 le successeur de François Mitterrand et hisser la gauche au pouvoir après quasiment dix ans d'absence.

 

Le député de Corrèze a obtenu plus de 56,38% des voix selon des résultats presque définitifs portant sur 2,3 millions de bulletins dépouillés tandis que sa rivale Martine Aubry n'a rallié sur son nom que 43,62% des votants.

 

"Cette victoire me confère la force et la légitimité pour préparer le grand rendez-vous de la présidentielle", a déclaré François Hollande dans un discours prononcé au siège du PS.

 

"Je mesure la tâche qui m'attend. Elle est lourde, elle est grave", a-t-il estimé. "Je dois être à la hauteur des attentes des Français, qui n'en peuvent plus de la politique de Nicolas Sarkozy."

 

Sa démarche est fondée notamment sur "une grande espérance".

 

"C'est le rêve français que je veux réenchanter, celui qui a permis à des générations, durant toute la République, de croire à l'égalité et au progrès. Et c'est pourquoi j'ai fait de l'école de la République la grande priorité de ce qui pourra être demain mon prochain quinquennat," a-t-il annoncé.

 

François Hollande a appelé au rassemblement face à "la droite qui n'a rien à perdre", "la droite (qui) luttera avec âpreté contre l'idée même de l'alternance".

 

"Nous serons donc tous unis dans cette grande aventure qui nous attend, dans ce long chemin que j'ai commencé à parcourir et qui ne s'arrêtera que le 6 mai 2012", a-t-il déclaré, affirmant avoir reçu "un mandat impérieux, celui de faire gagner la gauche" au second tour de l'élection présidentielle.

 

"J'y consacrerai toute ma force, toute mon énergie (...) de façon à ce que les Français n'attendent pas plus longtemps l'alternance, le changement dont ils ont tant besoin", a-t-il promis, sous les applaudissements des militants.

 

DIÈTE MÉDIATIQUE

 

Favori des sondages d'opinion, François Hollande avait obtenu l'appui des trois autres candidats du premier tour, Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet et le soutien, à titre personnel, d'Arnaud Montebourg.

 

"Je ne peux mener ce combat seul. J'ai besoin de l'unité, du rassemblement, c'est-à-dire d'un Parti socialiste solidaire", a-t-il plaidé, avant de saluer "la dignité" de Martine Aubry à l'annonce des résultats qui la donnaient vaincue.

 

Une fois le verdict tombé, les deux finalistes de la compétition sont apparus main dans la main sur le perron du siège du PS avant de s'afficher avec les quatre battus du premier tour sous les acclamations d'une foule de militants qui criaient : "Tous ensemble!" et "François président!"

 

"Nous n'avons que deux adversaires, l'extrême droite et la droite", a dit François Hollande dans un

deuxième discours.

 

Il s'est placé sous le double patronage de François Mitterrand et de Lionel Jospin pour faire revenir la gauche au pouvoir après ses échecs aux présidentielles de 2002 et 2007, qui ont laissé la droite gouverner sans partage pendant près d'une décennie.

 

"Soyez capables de faire que le 6 mai 2012 il y ait un successeur à François Mitterrand. Cela fait longtemps, trop longtemps que la droite est au pouvoir. Dix ans, dix ans déjà ! Dix ans, comme disait l'autre, ça suffit !" a-t-il estimé.

 

Sur Twitter, sa compagne Valérie Trieweiler a d'ailleurs utilisé les mots de François Mitterrand lors de sa victoire à la présidentielle de 1981 : "Quelle histoire, quelle histoire".

 

"Il va falloir se mettre maintenant à la diète médiatique", a toutefois prévenu François Hollande, alors que la majorité présidentielle a dénoncé ces derniers jours un "hold up" des socialistes sur le débat politique.

 

"Il va falloir reprendre nos forces", a-t-il ajouté, avant d'évoquer une possible intervention télévisée de Nicolas Sarkozy dans les prochains jours.

 

"Moi, j'ai même plaisir à l'entendre, tant il me paraît avoir disparu de la circulation", a raillé François Hollande.

 

"Ce dont je suis sûr, c'est qu'il ne sera plus là le 6 mai 2012", a-t-il conclu

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 23:21

 

 

Barack Obama

 

MI 8 de l'armée ougandaise à Obo

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 16 Octobre 2011 15:24

C’est dans une liesse populaire que la population de la ville de Obo (extrême sud-est de la Centrafrique) a accueilli, le 15 octobre 2011, la nouvelle du déploiement prochain d’un commando américain, antiguérilla en vue d’intensifier la lutte contre la rébellion de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony. La population de Obo est la principale victime des exactions de la LRA en Centrafrique, depuis son arrivée en 2008.

« Comme à Bangui, capitale du pays, cette nouvelle est le sujet principal de discussion dans la ville de Obo », d’après le constat du correspondant de Radio Ndeke Luka dans la région. Seulement, quelques personnes ont affirmé quant à elles que la décision du président américain Barak Obama, est tardive. Une prise de position eu égard au nombrer des victimes de la LRA dans cette partie de la Centrafrique.

Malgré la ferme conviction des autorités militaire centrafricaine et ougandaise d’éradiquer cette rébellion considérée de mouvement terroriste par Washington, celle-ci continue toujours d’être active. La population voit avec l’arrivée de ces militaires américains, une lueur d’espoir malgré que ceux-ci ne vont pas intervenir directement sur le terrain.

D’autre trouve déjà ces soldats de libérateurs, car jusqu’alors, la population de la ville de Obo n’est pas autorisée à aller au-delà de 5 kilomètres da la ville, à cause de l’insécurité grandissante, imposée par les éléments de la LRA.

Une zone « verte », et de « sécurité », créée dans un rayon de 5 kilomètres carrés autour de la ville, par les forces ougandaises et centrafricaines, permet à population de vaquer à ses occupations. L’activité économique est devenu presqu’inexistante dans cette partie de la Centrafrique.

Réaction officielle de Bangui. Interrogé par l’AFP, le ministre délégué centrafricain à la Défense, Jean-Francis Bozizé a déclaré : « La République Centrafricaine a plus que besoin aujourd'hui d'un concours extérieur comme celui des Etats-Unis pour mettre hors d'état de nuire la LRA. Il s'agit là d'un concours important que vont apporter les Etats-Unis à la RCA »,

L'Ouganda, le RDCongo, le Soudan du Sud et la Centrafrique ont tous salué samedi la décision des Etats-Unis de déployer dans le centre de l'Afrique une centaine de militaires pour aider à la lutte contre la rébellion de la LRA.

La LRA, réputée l'une des guérillas les plus brutales du monde, a sévi à partir de 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais ses combattants se sont installés depuis dans les pays voisins. Elle est accusée de massacres de civils, de mutilations et d'enrôlements forcés d'enfants. En vingt ans, les combats entre la guérilla et les forces ougandaises ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et 1,8 million de déplacés.

Le président Barack Obama a annoncé avoir autorisé un petit nombre de soldats américains équipés pour le combat à se déployer en Afrique centrale pour aider les forces de la région oeuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony, le chef de l'Armée de résistance du seigneur.

Un premier groupe de conseillers américains est arrivé mercredi en Ouganda et d'autres suivront au cours du mois dans les autres pays. Il s'agit du plus important déploiement de troupes en Afrique annoncé par Washington depuis le sanglant fiasco de l'intervention en Somalie en 1993.

 

NDLR : On ne peut que comprendre la joie des populations du Sud Est de la RCA et en particulier les habitants de la ville d'Obo qui ont déjà payé un lourd tribut à la LRA de Joseph Kony et surtout leur ardent espoir de pouvoir sortir enfin des griffes de ces criminels. Les autorités de Bangui les ont quasiment abandonnés en sous-traitant leur sécurité à l'armée ougandaise qui n'a jamais pu empêcher les exactions et crimes de la LRA.

Le président Obama a été sensible à tous les appels qui lui ont été lancés, dont celui du Pr Gaston Nguérékata et certains compatriotes de la diaspora qui lui ont aussi écrit il y a plusieurs mois au sujet du triste sort de nos compatriotes de l'extrême Sud-Est laissés à la merci de la LRA et Joseph Kony. Il faut maintenant que les officiers de salon centrafricains se bougent un peu pour aider réellement les soldats américains qui seront déployés en leur facilitant les choses pour que Joseph Kony soit capturé au plus vite. 

 Le Pr Nguérékata évoque ce sujet dans une brève interview qu'il a accordée au  site francais Afrique centrale de la Voix de l'Amérique à www.voa.gov lundi matin a 5H30  TU.   

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 23:17

 

 

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NAIROBI (AFP) - (AFP) - Des militaires kényans appuyés par des moyens aériens ont pénétré dimanche en Somalie, dévastée depuis 20 ans par une guerre civile, à la poursuite des islamistes shebab accusés par Nairobi d'avoir enlevé des femmes européennes au Kenya.

Mais les combattants islamistes ont très rapidement adopté un ton menaçant envers les troupes envoyées par Nairobi.

"Le Kenya a violé les droits territoriaux de la Somalie en entrant sur notre terre sainte, mais je vous assure qu'ils repartiront en étant déçus, si Dieu le veut. Les combattants les forceront à affronter l'épreuve des balles", a indiqué à des journalistes un chef shebab Sheikh Hassan Turki.

"J'appelle tous les Somaliens à être unis contre l'ennemi assoiffé de sang qui est entré dans nos territoires et contre les apostats somaliens qui les aident", a-t-il lancé.

Un peu plus tôt dans la journée, le porte-parole du gouvernement kényan Alfred Matua avait annoncé l'entrée de militaires en Somalie: "nous avons pénétré en Somalie pour y poursuivre les shebab que nous tenons pour responsables de rapts et d'attaques dans notre pays".

Selon un journaliste de l'AFP et des témoins, des colonnes de véhicules de transport de troupes kényans ont été vues se diriger vers la frontière et la zone était survolée par des avions et des hélicoptères.

Dans le même temps, des unités gouvernementales somaliennes se sont emparées de Qoqani, une ville de la région de la Basse Juba, à la frontière kényane.

 Cette attaque s'est accompagnée de bombardements aériens contre des positions des shebab, une milice affiliée à Al-Qaïda, mais aucune indication n'a été obtenue sur la nationalité des appareils engagés dans ces frappes.

Kismayo "dans quelques semaines"

Dimanche, les forces gouvernementales somaliennes affirmaient continuer à progresser vers les bastions islamistes du sud du pays, assurant même pouvoir prendre le port de Kismayo dans "quelques semaines".

Les combattants islamistes ont, pour leur part, indiqué qu'ils procédaient actuellement à des retraits tactiques mais seraient victorieux.

Les shebab combattent depuis près de cinq ans le fragile gouvernement de transition somalien soutenu à bout de bras par la communauté internationale. Ils contrôlent la plus grande partie du sud et du centre de la Somalie, mais ils ont perdu l'essentiel de la capitale, Mogadiscio.

Cette activité militaire intervient après que le Kenya eut condamné les rapts récents d'étrangers sur son territoires et averti qu'il se réservait le droit d'intervenir en Somalie pour éliminer les ravisseurs.

Deux employées espagnoles de Médecins sans frontières (MSF) Montserrat Serra et Blanca Thiebaut ont été enlevées le 13 octobre par des hommes armés à Dadaab, plus grand complexe de camps de réfugiés du monde situé dans l'est du Kenya.

Les deux Espagnoles, employées à la construction d'un hôpital à Dadaab, ont été ensuite transférées en Somalie par leurs ravisseurs.

Le Kenya a accusé les insurgés islamistes shebab d'être responsables de ces enlèvements, qui n'ont pas été revendiqués.

Ce double kidnapping porte à quatre le nombre de ressortissantes européennes prises en otage en un peu plus d'un mois au Kenya.

Une Française, Marie Dedieu, 66 ans et cancéreuse, a été enlevée le 1er octobre dans l'archipel touristique de Lamu et une Britannique, Judith Tebbutt, 56 ans, le 11 septembre dans la même région, à quelque dizaines de kilomètres de la frontière somalienne.

Les deux femmes ont toutes les deux été emmenées en Somalie par leurs ravisseurs.

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 23:08

 

 

JP Mara

 

Depuis des mois, des informations émanant des membres influents du KNK France et dénuées de tout fondement circulent selon lesquelles Bienvenu GUINON serait la personne qui balance des informations internes au KNK à l’ensemble de l’opposition politique et aux organes de presse internet de la RCA. Ces allégations sont fantaisistes étant donné que l’opposition n’a jamais été au courant de quelques secrets ourdis à son encontre par le parti au pouvoir sinon elle aurait pu contrer tous les pièges tendus par le pouvoir.

Il a été porté à l’attention de plusieurs membres des partis d’opposition que la mission chargée par le Chef de l’Etat pour travailler avec la diaspora s’emploie à infiltrer certains membres  de l’opposition afin de rapporter des propos déformés au parti KNK, ce qui est communément connu sous le terme de prêcher le faux pour obtenir le vrai ; c’est le cas puisque le chargé de mission du auprès de la diaspora Centrafricaine en dispose des numéros  de téléphone de tous les membres de l’opposition centrafricaine en France.

A ce jour, personne ne connait vraiment l’adresse exacte de ce chargé de mission auprès de la diaspora, personne ne connait exactement pourquoi une telle personnalité existe, pourquoi la personnalité est payé 3000 euro selon les informations qui circulent. Personne ne connait exactement les attributions de cette institution puisque officiellement inexistante en France car non répertorié auprès des autorités française. Cette institution dénommée « Chargé de Mission du Chef de l’Etat auprès de la Diaspora Centrafricaine» fait partie de ces structures de prédations dont le seul but est de pomper l’argent du contribuable Centrafricain à des individus inutiles pour la vie de la nation.

Suite à l’émission « A coeur ouvert » d’aujourd’hui le 15 octobre 2011 sur les antennes de la radio d’état   « Radio Centrafrique, voix du Pouvoir et du KNK », nous constatons que ce parti essai de résoudre les différents internes entre le SG national du KNK et le Président de la jeunesse KNK France en la personne du sulfureux Bienvenu GUINON, et ceci interposition faussée de l’opposition politique des pouvoiristes et tout ceci en citant Centrafrique Presse. En effet, le secrétaire général Elie OUEIFIO ainsi que Salet TOKI ne sont passés par mille chemin pour faire comprendre que c’est GUINON  qui balance leurs informations internes à l’opposition  et à Centrafrique Presse créant ainsi de facto une opinion contre nature, argument utilisé par le KNK pour se désengager de ses responsabilités.

Nous demandons solennellement à Maurice OUAMBO, Fabrice WALLOT, Salet TOKI et Elie OUEIFIO d’apporter les solutions adéquates aux problèmes à leur parti, d’aider à trouver des solution au manque d’électricités, d’Eau courante, dans Bangui, à ceux crées par les ponts effondrés dans Bangui, ceux posés par la présence du choléra dans Bangui, à satisfaire les mirobolantes  promesses de la dernière mascarade électorales ainsi les multiples promesses aux problèmes socioéconomiques que rencontre notre pays.

Bienvenu GUINON n’a jamais été l’informateur ni de Centrafrique Presse ni de l’opposition politique, ni du FARE 2001 et il ne le sera jamais car étant membre du KNK. Au lieu de passer son temps à faire de la manipulation, le chargé de mission fera mieux de s’impliquer dans  la résolution des défis des promesses électorales de son parti.

Le Chargé de mission du Chef de mission du chef de l’Etat auprès de la diaspora fera mieux nous indiquer une adresse à laquelle on peut le joindre pour faire un bilan de son actif au vu du salaire faramineux qui dépasse celui des diplomates Centrafricains en France

Jean-Pierre MARA Membre de CRPS France

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 22:52

 

 

 

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11/10/2011 à 14h:12 Par Jeune Afrique

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Les deux chefs d'État à l'aéroport de Bangui, le 5 mars 1975. © AFP

Le 10 octobre 1979, il y a trente-deux ans, éclatait en France une affaire dont le président Valéry Giscard d’Estaing ne devait jamais se remettre: celle des diamants de lempereur Bokassa. Dans la biographie qu’il publie le 19 octobre, VGE, une vie (Flammarion), l’ancien journaliste de L’Express Georges Valance revient sur l’épisode qui vit le chef de l’État s’enfermer dans sa superbe et perdre le contact avec les Français. Extraits, en exclusivité.

« Wahl [Jacques, secrétaire général de la présidence, NDLR], Sérisé [Jean, conseiller du président], Hunt [Pierre, porte-parole de la présidence] ont beaucoup insisté pour que Giscard réagisse très rapidement à l’attaque. Ils ont même proposé une intervention télévisuelle, une opération vérité consacrée à la pratique des cadeaux officiels qui aurait pu mettre un terme à l’affaire. En vain. Giscard a accusé d’abord le coup, mais s’est ensuite très vite irrité. Plus ils insistaient pour qu’il se défendît, plus Giscard semblait penser qu’ils le suspectaient d’avoir commis une indélicatesse. C’est alors que débute la plus mauvaise contre-attaque médiatique du sep­tennat, une contre-attaque qui s’étalera sur six semaines, mais ne viendra pas à bout de la suspicion née d’une manchette du Canard enchaîné et d’un éditorial du Monde. […]

Mercredi matin 10 octobre. […] À ­l’issue du Conseil, Giscard se retire dans son bureau en compagnie de Sérisé, Wahl, Combret et Hunt de plus en plus anxieux: « Je demandai au président ce que je devais dire à la presse qui allait fatalement me questionner. Mais il ne voulait absolument pas en parler. J’ai fini par faire une déclaration à partir d’une très faible indication qu’il m’avait donnée. J’ai minimisé la chose au maximum, mais ça n’a pas suffi. Le feu a pris. » […]

La « faible indication » que Giscard avait donnée à Pierre Hunt était: « Dites la vérité aux journalistes: que Bokassa ma remis des cadeaux, comme il le faisait à tous ses visiteurs. Que je n’y ai pas attaché d’importance. Et que cela n’a pas pesé dans mes décisions. D’ailleurs, on l’a bien vu, puisque j’ai fait tomber Bokassa. » Le communiqué abscons, et en deçà de ces directives, délivré par l’Élysée à l’AFP à 19h50 sera: « L’Élysée, en réponse à une question concernant la pratique des cadeaux diplomatiques, a indiqué que les échanges de cadeaux de caractère traditionnel, notamment lors de visites de membres de gouvernement dans les États étrangers, n’ont en aucun cas, ni le caractère ni la valeur qui ont été mentionnés par certains organes de presse à propos de Centrafrique”. » C’est mieux que la phrase laconique cavalièrement lancée par Hunt aux journalistes à l’issue de la réunion du gouvernement: « Le Conseil na évoqué que des affaires sérieuses. » [

Le pouvoir pense-t-il que cette mise au point suffira à éteindre l’incendie médiatique qui s’étend? Tout porte à le croire. Le 11 octobre, Hunt déclare avec hauteur à la presse qu’il « ne serait pas digne pour la fonction présidentielle d’avoir à se justifier ou à donner des répliques sur des informations qui relèvent davantage de la diffamation ou d’une campagne orchestrée que d’une information véritable ». Et le 12, dans un discours sur le « nouvel état du monde », Giscard condamne avec mépris « tous ceux qui, trop nombreux, entrent dans l’avenir en regardant le passé. Pendant que certains discourent, s’agitent, dissertent, d’autres conduisent les hommes ».

En guise de réponse, Le Canard enchaîné publie le 17 octobre de nouveaux documents sur d’autres cadeaux empoisonnés de Bokassa. L’orgueilleux silence présidentiel est intenable. Le soir même, Pierre Hunt annonce sur TF1 que « le président de la République fera justice de ce sujet le moment venu et dans des conditions qui répondent à la confiance que lui font les Français ». Mais rien ne vient et les Français s’impatientent. […] Giscard se soumettra à l’exercice le 27 novembre, soit sept longues semaines après le premier article du Canard […].

Le 27 novembre au soir, Giscard répond le plus rapidement possible aux questions posées sur le sujet par les trois intervieweurs: que fait-il des cadeaux quil reçoit et la plaquette de diamants a-t-elle la valeur qui lui a été prêtée? Le ton de Giscard est sec, oublié le communicant de charme du temps du « monopole du cœur »: « Je vais dabord vous dire pourquoi je nai pas répondu tout de suite Je suis le premier président de la République à n’avoir jamais poursuivi un journal… Par contre, je ne suis pas à la disposition de ceux qui utilisent vis-à-vis de moi l’attaque et la calomnie. À partir du moment où ils savent pouvoir le faire sans que le président de la République utilise les moyens de condamnation dont il dispose, il ne faut pas s’attendre en plus à ce que, tous les matins, je réponde aux attaques et aux calomnies. » La voix devient franchement désagréable et le port de tête agressif lorsque Giscard aborde la question de la valeur des diamants: « Enfin, à la question que vous mavez posée sur la valeur de ce que jaurais reçu comme ministre des Finances, joppose un démenti catégorique et jajoute méprisant! » []

En fait, le président a échoué à clore le débat par une prestation télévisée efficace où il aurait donné avec précision les coordonnées des musées ou des organismes caritatifs auxquels les plaquettes étaient, paraît-il, destinées. […]

Pourquoi Giscard, ce fin politique et cet habile communicant, a-t-il si mal géré l’affaire? On a souvent mis en avant que c’était la première fois quil affrontait ce genre de situation, que cet enfant gâté de la politique navait jamais connu une « affaire de lObservatoire » comme François Mitterrand []. Que Le Canard et surtout Le Monde aient attaqué la famille en mettant en cause son père et ses cousins Jacques et François a sans doute beaucoup joué. Et la preuve en est la violente altercation téléphonique qu’il eut avec Jacques Fauvet après avoir lu Le Monde. Lui qui d’ordinaire se fait un point d’honneur de se maîtriser est hors de lui, comme lors des colères de son enfance. À tel point que le directeur du Monde lui écrira quelques jours plus tard: « Si un chef d’État perd son sang-froid comme vous lavez fait, c’est l’État lui-même qui est menacé. » A pu être également un facteur d’inhibition le fait qu’il a entretenu si longtemps d’excellents rapports » avec Bokassa et a toujours bénéficié des plus grandes facilités pour aller chasser en République centrafricaine, alors même que le pays devenait un empire tragicomique.

Désagréable et agressif, il répond aux journalistes avec mépris.

Son éducation aussi a pu l’inhiber, qui lui interdisait non pas d’aimer l’argent mais d’en parler. Et encore plus de se justifier d’une accusation portant sur une question de cette nature. Pierre Hunt raconte: « Jai eu une ou deux conversations avec Giscard sur laffaire des diamants, sans quil me donne une explication directe. Il considérait comme au-dessous de lui de se justifier et je ne connais aucun de ses collaborateurs avec qui il l’ait fait […]. » Tous ses proches le confirment: Giscard refusait de se défendre.

Son frère Olivier: « Je lui ai dit: Arrête cela immédiatement.” Il m’a dit: Je ne réponds pas au Canard. – Mais il y a aussi Le Monde ! Il ma répondu: De Gaulle a toujours dit quil ne fallait pas répondre aux insultes.” » Jean Riolacci: « Sérisé et moi nous avons fait son siège pour linciter à réagir. Il nous a répondu: Je ne mange pas de ce pain-là.” » Sa secrétaire Marguerite Villetelle: « Plusieurs de ses collaborateurs le pressaient de sexpliquer, mais il sest fermé comme une huître. Ce qui le blesse lenferme sur lui-même. Cette affaire a dû le freiner durant la campagne électorale. »

Jean-Claude Casanova raconte comment le Premier ministre lui-même et son équipe de Matignon furent tota­lement tenus en dehors de l’affaire des diamants: « Nous posions des questions à nos interlocuteurs à l’Élysée, Wahl, Sérisé, Riolacci, mais ils ne nous répondaient pas. Un jour, comme nous insistions, Wahl nous dit seulement: « Ce nest rien. » Si Mitterrand s’était accroché avec le ­directeur du Monde, il aurait organisé une réunion pour en étudier les conséquences. Avec Giscard, rien. […] »

Et on ne voit pas comment cette affaire aurait pu ne pas influer sur la campagne électorale, et donc sur l’issue du scrutin. Un cercle vicieux semble s’être mis en place: la propension monarchique de Giscard, son management compartimenté de l’équipe élyséenne, son indifférence au sort de ses collaborateurs et partisans, son « économisme » « qu’encouragent ses grandes discussions en tête-à-tête avec Raymond Barre expliquent pour une part la mauvaise gestion de l’affaire des diamants qui, elle-même, n’a fait qu’aggraver l’isolement du président. » Flammarion


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Giscard-Bokassa : les diamants sont éternels | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique  

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 22:37

 

 

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LIBREVILLE (AFP) - 16.10.2011 18:26 - L'opposant historique au Gabon Pierre Mamboundou, leader de l'Union du peuple gabonais (UPG) et trois fois candidat à l'élection présidentielle, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l'âge de 65 ans.

"Il est décédé vers 23H00 (22H00 GMT). Il avait travaillé samedi toute la journée et semblait en pleine forme", a indiqué à l'AFP Fidèle Waura secrétaire général de l'UPG à propos de M. Mamboundou, qui a passé toute sa vie politique dans l'opposition.

La télévision publique gabonaise RTG a suspendu ses programmes à plusieurs reprises pour évoquer sa mort et donner des réactions. Une délégation de la famille a précisé que M. Maboundou était mort "des suites d'une crise cardiaque".

"A cet effet, la famille invite le peuple gabonais à se recueillir dans le calme (...) "La famille met en garde quiconque contre toute forme de récupération politique", a déclaré Sidonie-Flore Ouwe, soulignant que le programme des obsèques serait communiqué ultérieurement.

Le porte-parole de l'UPG Thomas Ibinga a lui demandé "au peuple gabonais de garder le calme pour respecter la mémoire de l'illustre disparu".

A Libreville, des forces de l'ordre ont pris place près des bastions populaires de l'UPG pour prévenir tout débordement, a constaté un journaliste de l'AFP.

A Kinguelé (nord-est), une zone à majorité punu, l'éthnie du défunt et où il est très populaire, Orché, un bijoutier de 21 ans, estimait: "On va beaucoup en parler mais il n'y aura pas de débordement", alors que Jeff, 32 sans emploi, affirmait lui: "C'est vraiment une perte. Après lui, il y aura qui?".

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a pour sa part rendu un "vibrant hommage" à un "démocrate de conviction" "plaçant par-dessus tout l'intérêt du Gabon", dans une déclaration de sa porte-parole Clémence Mezui.

"démocrate de conviction"

L'opposant décédé était un "un démocrate de conviction (...) acteur de première heure du multipartisme (1990), militant infatigable de la transparence politique et du développement du Gabon", selon le porte-parole.

M. Mamboundou avait séjourné pendant près de six mois en France pour des raisons médicales en 2010, et était revenu au Gabon en novembre 2010.

Il avait notamment participé le 1er octobre à une manifestation de plusieurs leaders de l'opposition demandant le report en 2012 des législatives prévues en décembre pour pouvoir introduire la biométrie dans le processus électoral.

Opposant radical, il s'était présenté à la présidentielle contre Omar Bongo en 1998 et en 2005, revendiquant à chaque fois la victoire et s'insurgeant contre la fraude électorale.

En 2009 après le décès d'Omar Bongo, il s'était présenté contre son fils Ali Bongo. Initialement classé troisième, il avait ensuite été classé deuxième après l'officialisation des résultats là aussi contestés par toute l'opposition.

Il avait rencontré le président Ali Bongo en 2010, et la presse ainsi que des membres de son parti avaient alors évoqué une possible entrée de l'UPG au gouvernement. Les négociations n'avaient pas abouti.

D'ethnie Punu, Mamboundou était le fondateur de l'Union du peuple gabonais (UPG). De haute taille, il portait toujours au moins un élément rouge sur lui (la couleur de son parti pour "carton rouge" au pouvoir).

"Nous sommes orphelins. Le départ du président Mamboundou est une perte inestimable (...) pour nous l'opposition mais aussi pour le Gabon", a affirmé à l'AFP Fidèle Waura, le secrétaire général de l'UPG.

Emu, Zacharie Myboto, 74 ans, ancien ministre d'Omar Bongo passé dans l'opposition depuis plus de dix ans et aujourd'hui président de l'UN, a lui estimé: "C'est quelqu'un aussi avec qui nous partagions le même combat depuis des années. Nous menions actuellement un combat déterminant (biométrie)".

© 2011 AFP

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 03:10

 

 

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22 septembre 2011 Kamer Kongossa

 

Récemment, je suis passé sur le site du Quai d’Orsay, le Ministère des  affaires étrangères et européennes de la France et dans la rubrique « conseils aux voyageurs », j’ai découvert la fiche concernant mon pays. Franchement, après lecture, je me suis demandé si quelqu’un pouvait avoir envie de découvrir le Cameroun après l’avoir lue. le texte, bien que conforme aux standards en la matière recèle néanmoins quelques singularités qui font que je m’interroge sérieusement, sur l’opinion que les français se font à propos de mon pays.

 

En matière de sécurité, les recommandations commencent par un lénifiant « Le Cameroun est un État de droit », bien vite tempéré par la suite : « Si une infraction a été commise, il convient de demander aux membres de la police un exemplaire des actes de procédure. Les gendarmes (militaires coiffés d’un béret rouge), à la différence des policiers, ne sont pas habilités à percevoir des amendes ou consignations ». On voit que celui qui a écrit ce texte n’a jamais eu affaire aux « hommes en tenue » camerounais : tout le monde paie, donc tout le monde encaisse, et ne demandez pas de reçu svp !

Ce paragraphe sécuritaire tout en mettant en garde contre les coupeurs de route du Nord du pays demande de se méfier des automobilistes locaux si « imprévisibles » et recommande le port de la ceinture de sécurité, ce qui ma foi devrait aller de soi dans un « pays de droit ».


Je pense que notre Ministre des transports a dû lire ces recommandations lorsqu’il a signé il y a quelques mois un éphémère arrêté visant à interdire les voyages de nuit qui sont
 «à proscrire» selon les conseils donnés aux cousins Gaulois

 Les précautions recommandées aux français en séjour au Cameroun sont aussi hilarantes (de mon point de vue) les unes que les autres :

 

« Se déplacer en convoi de jour et éviter de rouler la nuit » Purée! De quel pays on parle?

« Éviter d’exhiber tout article de valeur ou de nature à attirer la convoitise (sac à main, cellulaire, montre, bijoux, appareil photo…) ». Et moi qui traîne un Samsung Galaxy écran tactile clavier incorporé quadri bande de jour comme de nuit… 

 

« Éviter d’emprunter des taxis à partir de la tombée de la nuit, surtout si vous êtes seul ». Là par contre, il ne faut pas être expatrié pour appliquer cette règle. 

« Garder les vitres du véhicule relevées et fermer les portes de l’intérieur ». J’ajouterai : Prévoir  air conditionné, à moins de vouloir cuire dans son jus. 

 

On nage dans l’absurde avec « Ne jamais tenter de résister aux ordres des agresseurs. » Mamamia ! Il y en a qui raisonnent des agresseurs en ce bas monde ?!!

Et ça continue : « Se montrer attentif, sur les pistes ou les routes, à toute interruption anormale du trafic en sens inverse (ce qui pourrait être le signe d’une attaque de véhicule en amont) ». Ou d’un vulgaire accident ! Je croyais que les chauffeurs camerounais étaient « imprévisibles » ? 

 

« Veiller à fermer les accès à votre domicile en toutes circonstances ». A se demander si en France on les laisse ouverts…

En matière de transports, j’apprends que l’axe « lourd » Douala-Yaoundé est « réputé pour être l’un des plus meurtriers du monde ». Mais j’ai tiqué devant le service ferroviaire « correct ».  Enfin, jusqu’à ce que je me souvienne que CAMRAIL = capitaux français…

 

Les amis français n’oublient pas de souligner le caractère homophobe de note pays « L’homosexualité est réprimée par la loi (article 347 bis du code pénal) », notre malhonnêteté notoire en affaires, notre conception ambiguë du mariage interracial. « Des réseaux facilitent les mariages de convenance dans le seul but de contourner la réglementation sur les visas »; et soulignent même le caractère peu sûr de la Poste locale, mais ça, ai-je envie de dire, on le savait déjà.

 

Bon, j’arrête là les frais. Il est amusant de se dire que les mêmes propos consignés dans un livre écrit par un camerounais auraient inévitablement suscité l’ire des défenseurs de l’image de marque du Cameroun, vous savez, ces gens qui contribuent au pourrissement de notre pays, mais, qui sont tout autant les ardents défenseurs de son image. Pour une fois, il ne s’agit pas des « élucubrations » d’une « ONG obscure », ni d’ « apprentis-sorciers tapis dans l’ombre » ni de la « nébuleuse antipatriote »  connue sous le nom de diaspora. Il s’agit du très officiel « ami de longue date ». Les concernés apprécieront.

 

 

NDLR : Par certains côtés, on dirait la RCA. Et dire que c’est un tel pays qui vient de tenir une « élection présidentielle » que le ministre français des affaires étrangères Alain JUPPE a qualifiée « d’acceptable ».  

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 02:38

 

 

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LRA horde

 

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Traque de la LRA : l’armée américaine débarque en RCA

Radio Ndéké Luka Samedi, 15 Octobre 2011 11:08

C’est la nouvelle du jour ! Le président des Etats-Unis Barack Obama a annoncé vendredi 14 octobre l'envoi d'une centaine de soldats américains en Ouganda et en Centrafrique afin d'appuyer les soldats de ces pays engagés contre l'Armée de résistance du seigneur (LRA), ce groupe rebelle auteur de nombreuses atrocités depuis plus de 20 ans.

Dans une lettre au Congrès et communiquée aux médias, M. Obama a indiqué avoir "autorisé un petit nombre de forces américaines équipées pour le combat à se déployer en Afrique centrale pour aider les forces de la région oeuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony", le chef de la LRA.

Les Etats-Unis ont déjà commencé à déployer une centaine de soldats au coeur de l'Afrique afin de participer à la traque de Joseph Kony, chef de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), dont les rebelles sèment la mort depuis plus de 20 ans dans plusieurs pays.

Un premier groupe est arrivé mercredi en Ouganda et d'autres suivront au cours du mois dans les pays voisins: République démocratique du Congo, Centrafrique et Soudan du Sud. Il s'agit du plus important déploiement de troupes en Afrique annoncé par Washington depuis celui en Somalie en 1993. L'administration Obama a tenu à préciser que les soldats américains ne combattront pas directement les rebelles. « Ils fourniront des renseignements, des conseils et une aide aux armées partenaires », a assuré Barack Obama.

 Les conseillers militaires américains "se rendront sur le terrain dans les secteurs menacés par la LRA", a souligné un haut responsable de la défense à Washington. Il a précisé que les soldats concernés appartenaient pour la plupart aux "Forces spéciales", ces commandos d'élite utilisés dans les opérations anti-guérilla.

La semaine dernière, le responsable de la zone Afrique pour l'armée américaine, le général Carter Ham, a affirmé que Kony, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, se trouvait "probablement" en Centrafrique.

La LRA est réputée être l'une des guérillas les plus brutales du monde. Elle sévit depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais ses combattants se sont installés depuis dans les pays voisins, notamment en République centrafricaine. Elle est accusée d’être l’auteur de massacres de civils, de mutilations et d'enrôlements forcés d'enfants.

 

Afrique: les USA traquent Joseph Kony

AFP 15/10/2011 à 09:10

 

Les Etats-Unis ont commencé à déployer une centaine de soldats au coeur de l'Afrique afin de participer à la traque de Joseph Kony, chef de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), dont les rebelles sèment la mort depuis plus de 20 ans dans plusieurs pays.

Dans une lettre au Congrès, Barack Obama a annoncé hier avoir "autorisé un petit nombre de soldats américains équipés pour le combat à se déployer en Afrique centrale pour aider les forces de la région oeuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony". Un premier groupe est arrivé mercredi en Ouganda et d'autres suivront au cours du mois dans les pays voisins: République démocratique du Congo, Centrafrique et Soudan du Sud. Il s'agit du plus important déploiement de troupes en Afrique annoncé par Washington depuis le sanglant fiasco de l'intervention en Somalie en 1993. L'administration Obama a tenu à préciser que les soldats américains ne combattraient pas directement les rebelles, qui ne seraient plus que quelques centaines, mais sont répartis sur un vaste territoire très difficile d'accès.  "Nos forces fourniront des renseignements, des conseils et une aide" aux armées partenaires, a assuré Barack Obama.

  Les conseillers militaires américains "se rendront sur le terrain dans les secteurs menacés par la LRA", a souligné un haut responsable de la défense. Il a précisé que les soldats concernés appartenaient pour la plupart aux "Forces spéciales", ces commandos d'élite utilisés dans les opérations anti-guérilla.

Kony "probablement" en Centrafrique

La LRA, réputée l'une des guérillas les plus brutales du monde, a sévi à partir de 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais ses combattants se sont installés depuis dans les pays voisins. Elle est accusée de massacres de civils, de mutilations et d'enrôlements forcés d'enfants. En vingt ans, les combats entre la guérilla et les forces ougandaises ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et 1,8 million de déplacés. Ces affrontements ont cessé en 2006, au lancement d'un processus de paix, mais la LRA est depuis demeurée active dans les pays voisins. Kampala encourage les combattants à se rendre, en leur promettant l'amnistie s'ils retournaient pacifiquement en Ouganda.

La semaine dernière, le responsable de la zone Afrique pour l'armée américaine, le général Carter Ham, a affirmé que Kony, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, se trouvait "probablement" en Centrafrique.  Richard Downie, spécialiste de l'Afrique au Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) de Washington, estime que même s'ils ne prennent pas part au combat, les Américains se lancent dans une opération "incroyablement difficile et compliquée". Les combattants de la LRA ne sont peut-être plus que 200 à 300, "mais ce sont des combattants aguerris, répartis en petits groupes sur un territoire extrêmement vaste et livré à l'anarchie", déclare à l'AFP M. Downie.

Dans ce contexte, l'opération "devra être très soigneusement réfléchie", ajoute l'analyste, rappelant que les Etats-Unis avaient déjà envoyé quelque dizaines de conseillers militaires dans la région à la fin de 2008 afin de conseiller l'armée ougandaise.  "L'opération a été un échec total. Les chefs de la LRA se sont échappés et ont tué des milliers de civils en RDC pour se venger. Cette fois, les Etats-Unis devront davantage mettre les mains dans le cambouis", prévoit-il. Mais contraint d'agir par une loi votée au Congrès, M. Obama n'avait pas le choix. Encore aux prises avec deux guerres en Irak et en Afghanistan, "les Etats-Unis hésitent beaucoup à envoyer des troupes en Afrique", souligne l'analyste. "Les souvenirs de la Somalie restent frais".

 

Ouganda : Des pays africains saluent l’aide militaire des USA contre la LRA


KAMPALA AFP / 15 octobre 2011 14h57 - L'Ouganda, le RDCongo, le Soudan du Sud et la Centrafrique ont salué samedi la décision des Etats-Unis de déployer dans le centre de l'Afrique une centaine de militaires pour aider à la lutte contre la rébellion de l'Armée de la résistance du seigneur (LRA).

Nous saluons cette initiative. Nous l'attendions depuis longtemps, a commenté le ministre ougandais des affaires étrangères par interim Henry Okello Oryem.

La LRA, réputée l'une des guérillas les plus brutales du monde, a sévi à partir de 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais ses combattants se sont installés depuis dans les pays voisins.

Pour Lambert Mende, porte-parole du gouvernement de la RDC, cet effort américain prolonge une collaboration déja entamée avec les Etats-Unis: Nous, nous sommes déjà engagés dans une coopération qui nous paraît satisfaisante.

Il ne s'agit pas d'un déploiement offensif, a-t-il ajouté. C'est des gens qui viennent pour apporter leur expertise aux forces nationales de ces pays, et aussi en matière de renseignement.

Le porte-parole de l'armée du Soudan du Sud a salué ce déploiement: tout soutien pour s'attaquer à la LRA est une bonne initiative, a assuré Philip Aguer.

Enfin la Centrafrique a dit avoir besoin du concours des Etats-Unis pour se débarrasser de la LRA.

La République Centrafricaine a plus que besoin aujourd'hui d'un concours extérieur comme celui des Etats-Unis pour mettre hors d'état de nuire la LRA (...) Il s'agit là d'un concours important que vont apporter les Etats-Unis à la RCA, a déclaré à l'AFP le ministre centrafricain délégué à la Défense Jean-Francis Bozizé.

La situation que nous connaissons depuis 2008, à travers les incursions de la rébellion ougandaise de la LRA sur notre territoire, est véritablement dramatique (...) Plusieurs centaines de compatriotes ont été tués, d'autres enlevés, ou déplacés, des maisons sont saccagées, détruites, des biens pillés. C'est invivable, a-t-il ajouté

Le président Barack Obama a annoncé avoir autorisé un petit nombre de soldats américains équipés pour le combat à se déployer en Afrique centrale pour aider les forces de la région oeuvrant à faire quitter le champ de bataille à Joseph Kony, le chef de l'Armée de résistance du seigneur.

Un premier groupe de conseillers américains est arrivé mercredi en Ouganda et d'autres suivront au cours du mois dans les pays voisins: République démocratique du Congo, Centrafrique et Soudan du Sud.

Il s'agit du plus important déploiement de troupes en Afrique annoncé par Washington depuis le sanglant fiasco de l'intervention en Somalie en 1993.

L'administration a tenu à préciser que les soldats américains ne combattraient pas directement les rebelles. Nos forces fourniront des renseignements, des conseils et une aide, a assuré M. Obama.

La LRA est accusée de massacres de civils, de mutilations et d'enrôlements forcés d'enfants. En vingt ans, les combats entre la guérilla et les forces ougandaises ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et 1,8 million de déplacés.

Ces affrontements ont cessé en 2006, au lancement d'un processus de paix, mais la LRA est depuis demeurée active dans les pays voisins.

 La semaine dernière, le responsable de la zone Afrique pour l'armée américaine, le général Carter Ham, a affirmé que Kony, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, se trouvait probablement en Centrafrique.

 Toutefois des partisans de la LRA ont souligné que les raisons profondes de la rébellion ne seront pas traitées par la violence.


(©)

Obama envoie des soldats en Ouganda pour traquer l'Armée de résistance du seigneur

Le Monde | 15.10.11 | 09h51

Washington Correspondante - Personne ne s'attendait à ce que Barack Obama annonce, vendredi 14 octobre dans l'après-midi, un nouveau déploiement de soldats en territoire étranger. Même s'il ne s'agit que d'un petit contingent de conseillers militaires, envoyés en mission militaro-humanitaire en Ouganda pour coordonner la réponse locale aux atrocités commises par l'Armée de résistance du seigneur (LRA), la décision du président américain a beaucoup étonné les commentateurs.

Jusqu'ici, M. Obama s'était plutôt montré timide sur le "R2P", le principe de responsabilité de la communauté internationale à protéger les civils où qu'ils soient menacés.

Par ailleurs, les troupes américaines s'aventurent rarement en Afrique. En août 2003, un George Bush plus que réticent avait envoyé 200 marines au Liberia après le départ de Charles Taylor. Les Etats-Unis – qui venaient de s'engager en Irak – avaient encore en mémoire la désastreuse opération de 1992 en Somalie, lorsque 18 GIs avaient été tués.

"AIDER LES FORCES DE LA RÉGION"

Cette fois, il s'agit "d'aider les forces de la région" qui luttent contre Joseph Kony, le sanguinaire chef de la LRA qui fait l'objet de poursuites devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité, selon le texte de la lettre que M. Obama a fait parvenir au Congrès. Le président indique que le but est de "retirer Joseph Kony du champ de bataille". Il s'agit autrement dit de le capturer.

Le texte fait référence aux pouvoirs de guerre qui permettent au président d'engager des troupes pendant 60 jours sans l'avis du Congrès. Il précise qu'il s'agit d'une centaine de conseillers – dont une douzaine sont déjà sur place, selon la presse. Ceux-ci n'affronteront pas directement la LRA, même s'ils seront équipés pour le combat, sauf en cas de légitime défense.

Leur mission est de fournir "renseignements, conseils et assistance". Ils pourront intervenir dans les pays environnants : Centrafrique, Soudan du Sud, RDC, où la LRA s'est installée depuis 2005 après s'être cantonnée depuis plus de dix ans dans le nord de l'Ouganda.

"PAS UNE INVASION"

L'organisation est accusée d'avoir tué, enlevé ou violé "des dizaines de milliers d'hommes de femmes et d'enfants en Afrique centrale", dénonce M. Obama dans sa lettre.

Les organisations de défense des droits de l'homme se sont félicitées de l'envoi de l'assistance américaine, un geste pour lequel ils avaient ardemment plaidé. Human Rights watch (HRW) avait diffusé une vidéo dans laquelle les victimes des exactions de la LRA en appellent directement à M. Obama.

Mais certains ont critiqué la décision, comme Newt Gingrich, l'un des candidats républicains, qui a estimé que M. Obama "aurait mieux fait d'envoyer 100 soldats à notre frontière". Devant le scepticisme de certains militants anti-guerre, Kenneth Roth, le directeur de HRW, a dû préciser, sur son fil Twitter, qu'il s'agit "d'un déploiement bienvenu, pas d'une invasion". Reste à savoir ce qui a présidé au choix du moment pour décider de ce déploiement.

Corine Lesnes

Article paru dans l'édition du 16.10.11

 

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