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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 12:10

 

28 mai 2008 – (XINHUA) Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a commencé à transféré près de 10 000 réfugiés centrafricains nouvellemment arrivés dans un camp dans le sud du Tchad avant la saison des pluies qui débutera mi-juin, a annoncé mardi un porte-parole de l'ONU.


Arrivés dans le sud du Tchad entre janvier et mars, cette dernière vague de réfugiés sera transférée d'un centre de transit situé à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine à Moula, une région située à 150 km à l'intérieur du pays.


1 662 Centrafricains ont été déjà déplacés depuis vendredi dernier et l'HCR espère pouvoir avoir deux convois de 15 camions mensuels jusqu'à ce que les routes deviennent impratiquables, a déclaré la porte-parole de l'HCR, Jennifer Pagonis.


Ces réfugiés font partie des 300 000 personnes déplacées par les conflits et le banditisme dans le nord de la République centrafricaine.


L'HCR a installé cinq camps dans le sud du Tchad pour abriter 56 000 réfugiés centrafricains et une dizaine de centres à l'est du Tchad pour accueillir 250 000 réfugiés du Darfour.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), environ un million de personnes sont touchées par les violences dans le nord de la République centrafricaine, et près de 200 000 d'entre elles ont été déplacées à l'intérieur du pays. 108 000 autres sont réfugiées dans des pays voisins: le Cameroun, le Tchad et le Soudan.



Sud-Tchad : Transfert de réfugiés centrafricains vers un nouveau camp



CAMP DE RÉFUGIÉS DE MOULA, Tchad, 27 mai (UNHCR) – L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a commencé le transfert depuis un centre de transit dans le sud du Tchad vers un camp de réfugiés nouvellement établi plus à l'intérieur du pays.

 

Les deux premiers convois, transportant au total 1 662 personnes, sont arrivés, vendredi et dimanche, au camp de réfugiés de Moula depuis Dembo, un village situé à 25 kilomètres depuis la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine. L'UNHCR prévoit d'organiser un convoi une fois tous les deux jours vers Moula, à 150 kilomètres de la frontière, pour transférer tous les nouveaux arrivants avant le début de la saison des pluies, mi-juin.

 

Les dernières vagues de réfugiés sont arrivées dans le sud du Tchad entre janvier et mars, à la suite des violences survenues dans le nord de la République centrafricaine. Nombre d'entre eux ont rapporté que leurs villages avaient été brûlés et pillés, et que des personnes avaient été tuées. De plus petits groupes de réfugiés ont continué à traverser la frontière.

 

« Maintenant les souffrances sont derrière nous, maintenant nous pouvons commencer une nouvelle vie », a dit Kemteta, qui est arrivé à Moula dans le premier convoi après un voyage épuisant de huit heures. « Et nous sommes enfin en sécurité », a ajouté ce père de six enfants, qui a fui le 28 janvier dernier avec sa famille son village, situé dans le nord de la République centrafricaine.

 

« Les réfugiés devaient être transférés d'urgence vers un site en sécurité plus à l'intérieur du pays. Notre équipe, dans le sud du Tchad, a fait un travail considérable pour ouvrir ce nouveau site et organiser le transfert », a dit Serge Malé, délégué de l'UNHCR au Tchad, ajoutant qu'il espérait que l'opération recevrait des fonds supplémentaires dont le besoin se fait désespérément ressentir.

 

D'abord, l'UNHCR avait prévu de transférer les réfugiés vers l'un des trois sites existants hébergeant 32 500 réfugiés centrafricains, près de la ville de Goré, une base de l'UNHCR au Tchad. Mais les nouveaux arrivants ont refusé de s'y rendre, prétextant des tensions interethniques. L'UNHCR a alors décidé de construire un nouveau camp à 50 kilomètres au sud de Danamadji, où se trouve un bureau de terrain de l'UNHCR dans le sud-est du Tchad. Les réfugiés, pour la plupart des fermiers comme Kemteta, ont exprimé leur joie d'être transférés vers un camp mieux équipé à Moula, où ils recevront chacun des carrés de terrain cultivables, grâce à la générosité des autorités locales.

 

« Chaque famille recevra 2,5 hectares de terre », a expliqué Fatta Kourouma, chef du bureau de l'UNHCR à Danamadji. Il a ajouté que le Programme alimentaire mondial (PAM) distribuerait des rations alimentaires mensuelles alors que l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) fournirait aux réfugiés des semences et des outils.

Les réfugiés sont actuellement hébergés dans des tentes familiales, mais ils pourront bientôt construire leurs propres maisons en briques et en paille. Les enfants seront scolarisés. L'éducation qui leur est assurée leur offrira un avenir meilleur.

 

« Je vis au jour le jour », a dit Kemteta. Après son arrivée à Moula, il était quelque peu préoccupé pour trouver de quoi nourrir sa famille. « J'espère que c'est un nouveau départ pour nous. »

L'UNHCR gère cinq camps dans le sud du Tchad, hébergeant plus de 56 000 réfugiés originaires du nord de la République centrafricaine. L'agence gère aussi 12 camps dans l'est du Tchad où sont accueillis plus de 250 000 réfugiés de la région soudanaise du Darfour.


Par Annette Rehrl au camp de réfugiés de Moula, Tchad

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 01:10


(Rue 89 29/05/2008)

 

Chaque année, le rapport d’Amnesty International offre le miroir dérangeant de notre planète imparfaite. Celui de cette année est aussi l’occasion d’un bilan, car 2008 marque le soixantième anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’était au lendemain de la guerre, à l’époque des "plus jamais ça" et des espoirs liés à la paix retrouvée.

La première phrase du rapport d’Amnesty est accablante:


"Les dirigeants mondiaux devraient présenter des excuses, car ils n’ont pas su tenir les promesses de justice et d’égalité contenues dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Pendant ces six décennies, nombre de gouvernements se sont centrés sur l’exercice d’un pouvoir abusif ou se sont efforcés de faire avancer leurs propres intérêts politiques, en négligeant le respect des droits des personnes placées sous leur responsabilité."

Et le rapport de le prouver. Aujourd’hui encore, il existe 81 pays, soit la moitié des Etats du monde, qui pratiquent la torture, 77 pays qui ne permettent pas la liberté d’expression, 54 pays où la justice est inique. Et ces pratiques ne sont pas l’apanage d’obscures dictatures éloignées comme la Birmanie ou le Zimbabwe.


Les Etats-Unis, la plus grande puissance mondiale, sont épinglés pour leur centre de détention de Guantanamo et l’autorisation accordée à certaines formes de torture. L’Union européenne est montrée du doigt pour ses projets de prolongation de la durée de détention des immigrants illégaux et des demandeurs d’asile.

 
L’organisation s’en prend particulièrement aux dirigeants politiques, ceux des puissances anciennes accusées de se désinvestir du sujet -la France, hélas, ne fait pas exception-, et ceux des nouveaux “grands”, absents ou ambivalents selon Amnesty. Elle les appelle a fixer un nouvel agenda mondial de respect des droits de l’homme, et, surtout, à le mettre en oeuvre.

Plus grave encore, le débat ressurgit régulièrement sur la question de l’universalité de ces droits: cette belle déclaration de 1948, qu’on apprend fidèlement dans nos écoles, ne représenterait-elle finalement que les valeurs d’un Occident alors dominant? Pour Amnesty,

"Les droits humains ne sont pas des valeurs purement occidentales".

 
L’organisation a d’ailleurs évolué sur le périmètre des droits de l’homme, puisque son rapport évoque également l’impact des marchés financiers, les inégalités sociales, les émeutes de la faim et les deux milliards d’êtres humains qui vivent dans la pauvreté. Les Nations Unies avaient pris des engagements en leur faveur qui ne seront visiblement pas tenus.

Amnesty conserve sa foi dans l’action des citoyens en faveur des droits de l’homme, ce qui lui a valu le prix Nobel de la paix en 1977. Mais les temps ont changé et Amnesty a plus de mal à se faire entendre. Une voix pourtant indispensable au milieu des clameurs de notre vie politique.

Pierre Haski


Par Rue89 Edito |


► Edito diffusé jeudi 29 mai sur Europe1. Retrouvez l'édito de Pierre Haski tous les mardi et jeudi à 7h42 sur Europe1, et en podcast en cliquant ici.

http://www.rue89.com/2008/05/29/amnesty-epingle-la-faillite-des-etats-sur-les-droits-de-lhomme

 

© Copyright Rue 89

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 01:05


(Les depeches de Brazzaville 29/05/2008)

Jean-Pierre Bemba n'aura vécu, politiquement parlant, que le temps d'une élection présidentielle, perdue avec un score honorable de 42 % des suffrages, et d'un exil politique forcé qui s'est commué en une détention dont on ne connaîtra pas l'issue avant longtemps.

Pour la première fois les instances judiciaires internationales ont utilisé une méthode pour le moins curieuse, parce que très secrète, pour arrêter un criminel présumé. Le monde entier savait que la tête de Slobodan Milosevic était mise à prix depuis plusieurs années et bien avant sa « capture », il y a quelques années, l'ancien président libérien Charles Taylor, actuellement jugé à la Haye, avait été placé sous les feux croisés de l'actualité. Pour ne citer que ces deux exemples.

Car si Jean-Pierre Bemba, indexé à l'époque pour le rôle joué par ses hommes en Centrafrique en 2001, se savait menacé d'une mise à l'ombre, il aurait évité de se hasarder dans les rues de Bruxelles. Mais depuis son départ au Portugal dans les conditions que l'on sait, il n'avait nullement été question pour lui d'une telle issue. Et l'on peut, devant cette accélération des événements, s'interroger doublement sur le rôle joué par l'ancienne puissance colonisatrice du Congo-Kinshasa, la Belgique, et sur les fruits que pourrait cueillir le pouvoir de Kinshasa du fait de cette situation.

A première vue, lier une éventuelle partition jouée par Bruxelles sur l'arrestation de Bemba au bénéfice à tirer par le président Joseph Kabila paraît hasardeux. Même si, en effet, les deux challengers de la présidentielle de l'année dernière en République Démocratique du Congo se haïssent, l'évolution récente de la relation Kinshasa-Bruxelles, qui a vu les plus hauts dirigeants des deux pays se rencontrer, ne laissent pas prévoir que la Belgique s'efforce de choyer la RDC. A moins de croire, mais ceci n'est pas facile à prouver, que la tempête était nécessaire avant l'embellie.

Au regard de ce qui s'est passé, en tout cas, les adversaires de Jean Pierre Bemba à Kinshasa peuvent lui prédire le pire. A 46 ans, ce qui arrive au leader du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), ancien vice-président de la République et chef de l'opposition parlementaire dans son pays est particulièrement déroutant. Pour lui, pour sa famille naturelle et pour sa famille politique.

Pourra-t-il se défendre en démontrant qu'il n'a jamais personnellement pris part aux exactions de ses hommes partis défendre un pouvoir légitime qui vacillait sous la menace d'une tentative de coup d'Etat ? Ou en rappelant qu'il avait, à l'époque, sanctionné ceux de ses miliciens qui étaient impliqués dans des violations des droits humains en République centrafricaine ? Que fera donc sa formation politique, le MLC, qui a jusqu'ici tenu la place qui lui revient dans l'opposition parlementaire en RDC ?

Autant de questions qui vont continuer à trottiner dans les têtes tant l'arrestation de Jean-Pierre Bemba, opéré dans le plus grand secret, a surpris.


Gankama N'Siah


© Copyright Les depeches de Brazzaville

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 01:03

 


(Le Messager 29/05/2008)



L’arrestation de Jean Pierre Bemba, Sénateur, ancien vice-Président de la République et surtout chef du principal parti d’opposition au régime de Joseph Kabila, est venue jeter le trouble dans l’esprit de plus d’un observateur des affaires africaines, et créer un doute sur le but, les objectifs, et les commanditaires du Tribunal Pénal international. Dans une de nos précédentes analyses, nous exprimions déjà nos fortes réserves sur cette institution et n’hésitions pas à la qualifier de Tribunal des vainqueurs.


Il convient de replacer l’institution dans son contexte réel. Tout d’abord, le Tribunal Pénal actuel, issu du Traité de Rome que les Etats Unis n’ont du reste jamais ratifié, se veut l’héritier des projets de vengeance concoctés et appliqués par les grandes puissances victorieuses de la deuxième guerre mondiale (1939-1945). Sans doute faudrait-il rappeler, que la manifestation la plus visible de cette soif de vengeance, fut le Tribunal de Nuremberg, lequel fut constitué à la hâte pour juger les dirigeants du régime de l’Allemagne Hitlérienne.

L’on notera pour s’en inquiéter, que de la période qui va de la création de l’Organisation des Nations Unies en 1945 à San Francisco jusqu’à la fin de la guerre froide, les mouvements favorables à la création d’un Tribunal Pénal international, ne prospérèrent que difficilement, en dépit de multiples massacres et génocides résultant des nombreuses guerres. C’est justement parce que les conflits à l’instar de ceux d’Indochine, de l’Algérie, d’Afrique au Sud du Sahara et du Vietnam, furent menés directement par les grandes puissances dans le cours de leurs rivalités idéologiques, qu’il n’apparu pas opportun pour les maîtres du monde, de mettre en place une institution judiciaire qui risquait de s’intéresser d’abord à leurs nombreux crimes.

Les massacres de triste mémoire à l’instar de ceux de Mai lai au Vietnam, ou du pays Bamiléké au Cameroun, sont passés dans l’histoire en pure perte pour les peuples et en gloires implicite pour les criminels.

Dans ce contexte, l’agitation qui a aboutit après de dures efforts de la Commission du droit international de l’ONU à la définition des notions d’agression, de génocide, de mercenaire, de crime contre l’humanité et de crime de guerre pour finalement produire le Traité instituant le Tribunal Pénal International, a été fortement dépendante des nouvelles programmations du commandement stratégique du monde par les mêmes grandes puissances.


Ce que les petits pays découvrent aujourd’hui, c’est la manipulation de l’ensemble des institutions internationales par ces puissances alliées aux milieux d’affaires mafieuses, aux seules fins de contrôle des vastes ressources des matières premières. La fin de la guerre froide n’a pas mis fin à l’impérialisme des nantis et des commandeurs des places boursières, elle aura simplement modifié leur mode opératoire, et changé les vieilles appellations. La crise alimentaire que subissent les peuples, consécutive à une spéculation extravagante sur les cours du baril du pétrole brut, en témoigne. Russes, chinois, américains, et monarchies du Golfe ne sont-ils pas logés dorénavant à la même enseigne spéculative ?


En fait, il est apparu judicieux, après le contrôle des flux financiers et des pouvoirs politiques dans les pays de la périphérie, de concevoir une instance judiciaire qui agirait comme le procureur protecteur des intérêts des nantis. La stratégie consiste alors à mettre en cause, à traquer, à juger, à condamner et à mettre hors d’état de nuire, tous ceux qui au nom de quelconque nationalisme arrogant, seraient en mesure de menacer les pouvoirs fantoches imposés aux peuples. Ces pouvoirs à l’instar de celui de Joseph Kabila, sont clairement et uniquement les gardiens des intérêts des grandes puissances. L’affaire Jean Pierre Bemba prend une signification encore plus choquante, lorsque l’on se penche sur la situation politique interne du Congo démocratique.

 
L’arrivée de Joseph kabila au pouvoir s’est faite exactement selon le même schéma que celui de Mobutu un demi-siècle plus tôt, avec mort d’homme, et entente parfaite entre les intérêts américains et européens, sous le regard complice des nations Unies. Si le crime de Jean Pierre Bemba est de constituer une menace ouverte contre le pouvoir de Kabila, celui de Lumumba fut exactement de la même nature, c’est à dire l’opposition à un complot extérieur pour piller les richesses du pays, et maintenir l’ensemble de la Sous région dans le giron des colonialistes prétendument libéraux.


Le dossier d’accusation retenu contre l’ancien Vice-Président congolais, tel que révélé à la presse, est d’une légèreté criarde qui déshonore complètement les prétendus juristes du parquet de la Cour Pénale internationale.


En réalité, le dossier a été ouvert, lorsque les services spéciaux des grandes puissances à Kinshasa, ont rédigé des notes pour révéler que la popularité de Bemba était trop grande, et son impact sur la population trop dangereuse. La réalité c’est encore que cet homme fut probablement le vrai vainqueur de la présidentielle. La similitude avec le cas Taylor saute aussi aux yeux, dans la mesure où il apparaît dans les deux affaires, que c’est lorsque les grandes puissances perdent le contrôle sur un individu et se retrouvent incapables de le manipuler, qu’ils le mettent en cause et le pourchassent par le truchement du Tribunal Pénal international.

 
Comment ne pas valider cette affirmation, lorsque l’on sait que près de trois cent citoyens du Congo Brazzaville ont été massacrés par le régime de Sassou Nguesso qui n’a jamais été inquiété à ce sujet. Sassou, c’est le produit des pétroliers coloniaux. L’on n’a pas entendu un seul instant TPI évoquer le dossier du Beach, ni même s’intéresser à bien d’autres situations graves ayant entraîné des pertes en vies humaines. Même seulement de banales enquêtes n’ont pas été initiées pour évaluer l’ampleur des pertes lors des soulèvements successifs en Guinée, au Cameroun et au Burkina Faso.


Nous devons préciser utilement que les personnes de Bemba ou de Taylor, ne nous inspirent aucune sympathie et encore moins une quelconque humanité. Ce sont dans tous les cas, des responsables politiques et des chefs de guerre avides de pouvoir qui à un moment donné de leur histoire propre et de l’histoire de leur pays, ont engagé des hostilités pour s’imposer par tous les moyens. Il reste que le procédé utilisé par leur censeurs pour les écarter, ressemble de plus en plus à de la lâcheté et une certaine raison du plus fort. En faisant une projection de l’évolution politique du Congo Démocratique, il est incontestable que le pouvoir de Kabila n’aurait jamais été stable avec Jean Pierre Bemba en liberté.


C’est la même logique qui prévaut en réalité dans les poursuites contre Hissen Habré. Le pouvoir de Ndjamena dont la survie relève d’un accord minimum entre Paris et Washington, n’est pas en sécurité tant qu’un passionné de guerre et de pouvoir comme ce Habré, n’est pas définitivement réduit au silence.

Mais comment donc poursuivre Habré sans poursuivre Déby qui fut son chef d’état major ? Comment s’acharner sur Bemba en oubliant Bozizé qui faisait la même chose de l’autre côté et qui de toute évidence, a rompu le cycle démocratique en procédant à des tueries ? Comment en effet ignorer Patassé, le demandeur de l’intervention de Bemba ? Ce tribunal n’est pas clair.

Le fait de positionner aujourd’hui le bouillant et très populaire Chef de parti congolais dans les longues procédures du TPI, envoie plusieurs messages à tous ceux qui ambitionnent de conquérir le pouvoir en Afrique et ailleurs dans le monde. Le TPI est devenu l’arme sécrète des puissances impérialistes contre les leaders populistes. Mulosévic de Serbie est mort en prison pour s’être opposé au conglomérat géostratégique occidental qui entendait continuer la guerre froide sous d’autres termes.

 
En somme, celui qui veut le pouvoir en Afrique aujourd’hui, subira soit le sort de Sankara, soit celui de Kabila, s’il refuse de composer avec les intérêts des grandes puissances tutélaires. Les termes de colonisation, de néo colonialisme, de tutelle, que certains ont cru très vite devoir ranger dans les archives poussiéreuses de l’histoire, sont plus que jamais d’actualité. Le renchérissement des prix des principales matières premières minérales, vient rappeler que la malédiction du continent africain pour son énorme potentiel, n’est pas prête de s’arrêter. Ce que fait Lafarge dans le ciment, est exactement ce que font Total, Exxon et Shell dans le pétrole, le groupe CEFAO dans l’automobile, et Bolloré dans le transport maritime, les services, le courtage, et ailleurs.


Tous les régimes en place en Afrique centrale sont dorénavant aux ordres de ces multinationales qui à défaut de liquider physiquement les opposants, s’en remettent à la stratégie douce du Tribunal Pénal International qui ne manque pas de dossier, même vide. Il demeure que embastiller les leaders populistes à la hâte aujourd’hui, c’est compter sans les implications des mutations technologiques immenses qui offrent des perspectives terrifiantes aux peuples en colère. Ces mutations ont changé de façon irrémédiable et inattendue, les données de la guerre, voire de la plus petite des confrontations des intérêts./.

Par SHANDA TONME

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 02:10


 

Le calvaire que vivent actuellement les banguissois ces temps derniers dépasse tout ce qu’on pourrait imaginer. La vétusté des turbines de la seule centrale hydro-électrique de Boali qui alimente la ville de Bangui en courant électrique est telle que celles-ci ont un rendement très en deçà des besoins de la capitale mais surtout elles tombent maintenant régulièrement en panne. Cette situation oblige l’entreprise nationale de fourniture du courant électrique ENERCA à de fréquents et pénibles délestages qui s’ajoutent et aggravent le difficile quotidien des citoyens. Même les hôpitaux qui ne sont pas équipés de générateurs électriques de secours ne sont pas épargnés par ces coupures intempestives du courant.

 

La nuit venue, les malades et leurs proches qui veillent auprès d’eux ainsi que le personnel médical sont réduits à s’éclairer à la bougie ou aux lampes torches à piles. Aucun service n’est épargné. Bien souvent, les délestages de courant entraînent également une rupture de la fourniture en eau. Comment imaginer ou comprendre qu’un hôpital puisse se retrouver sans eau courante ! A Bangui aujourd’hui, c’est parfaitement possible et ce désagrément est monnaie courante. On peut aisément imaginer les dramatiques conséquences pour les malades. On ne peut pas se laver les mains ni aller aux toilettes. Plus rien ne marche. La notion même d’urgences médicales n’existe plus. Bien souvent, certaines interventions chirurgicales s’achèvent au bloc opératoire à la lampe torche ou à la chandelle. Comment s’étonner de la recrudescence de certaines maladies comme la tuberculose qui avait pourtant sérieusement reculé. A présent, elle est revenue en force.

 

A ce tableau déjà si peu reluisant,  le gouvernement vient d’augmenter les prix à la pompe des hydrocarbures en prétextant qu’il ne pouvait faire autrement. Cela ne manquera point d’avoir de sérieuses répercussions sur le coût des transports urbains et de la vie tout court. Les conducteurs de taxis, de minibus et les transporteurs de marchandises vont inévitablement rehausser en cascade leurs prix. Dans une telle situation, ce sont bien évidemment les couches sociales les plus démunies qui en font le plus les frais. Les fonctionnaires attendent toujours après le paiement de leurs nombreux arriérés de salaires. Bozizé et son épouse sont quant à eux,  à Yokohama au Japon…  

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 22:09

 

BRUXELLES (AFP) - mercredi 28 mai 2008 - 18h18 - La justice belge a décidé mercredi de maintenir en détention provisoire l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, qui est réclamé par la Cour pénale internationale (CPI), a-t-on appris auprès d'un de ses avocats.

 

"La décision (de la chambre du conseil de Bruxelles) est tombée. Malheureusement, il ne sortira pas aujourd'hui. La demande de libération pure et simple n'a pas été suivie", a déclaré à l'AFP l'avocat Aimé Kilolo Musamba, juste après avoir été informé de la décision par le greffe du tribunal.

 

Lors d'une audience à huis clos mercredi matin, les avocats de M. Bemba avaient réclamé sa remise en liberté "pure et simple", a expliqué Me Kilolo Musamba. Ils vont maintenant "poursuivre la procédure" pour tenter d'obtenir une "remise en liberté provisoire", qui serait assortie d'une "caution ou d'autres garanties", a-t-il précisé.

 

Jean-Pierre Bemba a été arrêté samedi à Bruxelles sur mandat de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, dont des viols et actes de tortures, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. Jean-Pierre Bemba, qui assure qu'il est prêt à collaborer avec le procureur de la CPI, est depuis dimanche en détention provisoire à la prison de Saint-Gilles, dans un quartier sud de Bruxelles.

Bemba demande sa remise en liberté tout étant prêt à collaborer avec la CPI


(Le Monde 28/05/2008)

L'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba a demandé mercredi à la justice belge de le remettre en liberté, tout en se disant prêt à collaborer avec la Cour pénale internationale (CPI) à l'origine de son arrestation.

La décision de la chambre du conseil de Bruxelles sur le maintien ou non en détention préventive de M. Bemba, interpellé samedi dans la capitale belge sur mandat de la CPI, était attendue en fin d'après-midi, selon ses avocats.

Selon le droit belge, cette juridiction d'instruction a pour tâche d'examiner la conformité de la procédure, sans se prononcer sur le fond de l'affaire. Un appel de cette décision est possible, tant de la part du parquet que de M. Bemba.

Les avocats de M. Bemba, un des principaux opposants au président congolais Joseph Kabila, ont présenté à la cour "certains griefs", notamment l'absence d'un avocat lors du premier interrogatoire par un juge d'instruction, ont-ils indiqué à l'issue d'une audience qui s'est déroulée à huis clos, comme toujours devant cette juridiction.

Les avocats ont aussi expliqué que M. Bemba ne "quitterait pas la Belgique" et qu'il resterait "à la disposition" de la justice internationale en cas de remise en liberté, a précisé Me Aimé Kilolo Musamba, l'un de ses conseils.

Jean-Pierre Bemba, actuellement sénateur, est poursuivi par le procureur de la CPI pour deux chefs de crimes contre l'humanité et quatre chefs de crimes de guerre, dans le cadre de l'enquête sur les crimes commis à grande échelle en Centrafrique.

Des membres de son Mouvement de Libération du Congo (MLC) sont accusés d'avoir commis, "dans le cadre d'une attaque systématique généralisée contre la population civile, des viols, des actes de torture, des atteintes à la dignité de la personne, des traitements dégradants et des pillages" entre octobre 2002 et mars 2003, selon le procureur de la CPI.

"On aurait pu l'interroger sans prendre de mesure de privation de liberté, puisqu'il dit qu'il veut donner des éléments qui ne sont jusqu'ici pas connus du procureur de la CPI", a déclaré à la presse Me Kilolo Musamba.

Une demi-douzaine de partisans de l'ancien vice-président congolais ont été maintenus par la police à distance de la salle d'audience, située dans les sous-sols du palais de justice de Bruxelles, sans pouvoir apercevoir M. Bemba, présent à l'audience.

Détenu à la prison de Saint-Gilles, dans l'agglomération bruxelloise, l'opposant congolais "se porte très bien" et a "le moral bon", selon ses conseils.

Pour que le transfèrement à La Haye soit possible, la CPI devra encore transmettre à la justice belge le mandat d'arrêt définitif en vue d'une remise du prisonnier, au lieu du simple mandat d'arrêt provisoire nécessaire pour son arrestation. Ensuite, il faudra une nouvelle décision de la justice belge pour autoriser son extradition, qui pourrait ainsi ne pas avoir lieu avant "un à deux mois", selon le parquet fédéral belge.

Mardi, un millier de militants du MLC avaient manifesté à Kinshasa pour exiger la libération de leur leader.

© Copyright Le Monde

 

Un mémorandum des partisans de Bemba réclamant sa libération remis aux dirigeants parlementaires


(Xinhuanet 28/05/2008)

KINSHASA -- Un mémorandum réclamant la libération par la justice belge de l'opposant congolais Jean- Pierre Bemba a été remis mardi aux présidents des deux chambres du parlement de République démocratique du Congo (RDC) après une marche de protestation organisée par les cadres de son parti, le Mouvement de libération du Congo (MLC).

S'exprimant à cette occasion, le secrétaire général du MLC, François Muamba a fait savoir que M. Bemba "ne peut pas être traité comme un bandit de grand chemin", avant d'appeler le parlement à user de son pouvoir et de toute son influence pour qu'il recouvre la liberté.

Dans sa réponse, le président du sénat, Kengo wa Dondo s'est dit préoccupé par cette affaire avant de rassurer les cadres du MLC qu'il suit "de très près le déroulement des faits à Bruxelles".

"Nous allons voir avec les avocats qui ont été déjà choisi pour défendre la procédure, la Belgique n'étant qu'une juridiction d'extradition", a-t-il souligné, ajoutant qu'il va poursuivre son action vis-à-vis de la procédure.

De son côté, le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe a affirmé qu'il était prématuré de se prononcer avant de promettre de tout faire pour entrer en possession de tous les éléments du dossier.

Tout en soutenant la démarche du MLC et l'élan de solidarité envers leur leader, M. Kamerhe a souhaité voir la procédure en la matière être respectée tant sur le plan national qu'international.

Jean-Pierre Bemba, ex-vice-président de la RDC, a arrêté samedi à Bruxelles sur base d'un mandat d'arrêt tenu secret. Il est soupçonné par la Cour pénale internationale (CPI) d'être impliqués dans les crimes commis en Centrafrique.

M. Bemba, élu sénateur après sa défaite face à Joseph Kabila à la présidentielle de 2006, avait quitté la RDC pour le Portugal le 11 avril 2007, près de trois semaines après de sanglants combats dans Kinshasa entre sa garde rapprochée et l'armée régulière.

 

© Copyright Xinhuanet

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 22:07

 

LE MONDE | 28.05.08 | 14h43  •  Mis à jour le 28.05.08 | 14h43

 

TOKYO CORRESPONDANCE

 

La scène a eu lieu le 13 mai. Ce soir-là, le corps diplomatique africain au Japon avait convié la presse à l'ambassade d'Egypte pour évoquer la 4e Conférence sur le développement africain (Ticad), organisée à Tokyo du mercredi 28 au vendredi 30 mai. Dans un discours, le représentant des diplomates africains, le Tanzanien Elly Elikunda Elineema Mtango, avait lancé un appel au Japon, l'invitant à ne pas oublier que "l'Afrique est riche en ressources naturelles" et que "les 53 pays de ce continent représentent autant de voix à l'ONU".

 

En quelques phrases, M. Mtango avait résumé l'enjeu de la rencontre, qui doit permettre au Japon de réaffirmer sa présence en Afrique, notamment face à la Chine. La Ticad intervient deux ans après le Focac, le Forum de coopération Afrique-Chine, rencontre qui solennisait la percée économique et diplomatique chinoise sur la scène africaine.

 

Dans son discours d'ouverture, mercredi, le premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, a promis un doublement de l'Aide publique au développement (APD) accordée par Tokyo à ce continent. Les projets dévoilés par M. Fukuda vont de la création d'un fonds pour l'investissement en Afrique, doté de 2,5 milliards de dollars (1,6 milliard d'euros), à l'octroi de 4 milliards de dollars de prêts pour les infrastructures et l'agriculture. D'autres aides iront à la santé et à l'éducation. Cette annonce intervient alors qu'en 2007, l'APD s'est établie à 1,7 milliard de dollars, contre 2,6 en 2006.

 

Les annonces s'ajoutent à l'enveloppe de 100 millions de dollars débloquée en urgence pour faire face à l'actuelle crise alimentaire et aux 10 milliards de dollars promis pour aider les nations en développement à lutter contre le réchauffement climatique.

 

NOUVELLES AMBASSADES

 

Certains s'inquiètent pourtant, non de la quantité, mais de la qualité de l'aide. "Le problème est qu'une grande partie de l'aide fournie jusqu'à maintenant l'a été sous forme d'annulation de dettes", s'est inquiété un diplomate africain. Ce que récuse le professeur Sadaharu Kataoka, de l'université de Waseda. "Yasuo Fukuda a adressé un message fort, note-t-il. Quarante-trois chefs d'Etat et de gouvernement ont fait le déplacement, contre 23 pour la 3e Ticad de 2003, ce qui témoigne de leur intérêt pour une collaboration avec le Japon."

 

Tokyo semble donc avoir redécouvert l'importance de l'Afrique - où la croissance a dépassé les 5 % en 2005 et en 2006 - pour son avenir. La crise des années 1990 et son endettement grandissant avaient amené le Japon à réduire son APD, passant du premier au sixième rang des pays donateurs.

 

Mais la nécessité de sécuriser des lignes d'approvisionnement en matières premières et de multiplier les débouchés pour une économie tirée par les exportations a changé sa perception. De nouvelles ambassades ont été ouvertes, au Mali et au Botswana notamment, et les entreprises japonaises sont mieux soutenues dans leurs démarches. D'après le Jetro, l'organisation japonaise du commerce extérieur, 227 compagnies nipponnes étaient présentes en Afrique en 2007, contre 178 en 1999.

Le Japon semble se donner les moyens de réussir en Afrique. Son économie en a besoin. Sa politique aussi. Les 53 voix africaines à l'ONU doivent servir son ambition d'obtenir un siège de membre permanent au Conseil de sécurité.

 

Philippe Mesmer

 

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 22:03


(Le Courrier.ch 27/05/2008)

A quoi sert la Cour pénale internationale (CPI)? La question commençait à tarauder les esprits tant les résultats étaient minces au regard des espoirs suscités par l'inauguration du tribunal en 2003. Avec l'arrestation samedi de Jean-Pierre Bemba, les juges de La Haye tiennent enfin un accusé de poids.

En 2006, ce chef de guerre converti à la démocratie avait failli parvenir à la tête de la dévastée mais scandaleusement riche République démocratique du Congo (RDC).
Il s'était ensuite exilé, non sans avoir tenté un sanglant baroud d'honneur en pleine capitale. Reste une évidence: s'il l'avait emporté dans les urnes, Jean-Pierre Bemba ne dormirait pas cette nuit derrière les barreaux.

Jusqu'à nouvel ordre, la justice internationale demeure celle des vainqueurs. Apparue sur les décombres du IIIe Reich, la qualification de crimes de guerre et contre l'humanité aurait pu s'appliquer aussi bien au bombardement sur Dresde qu'à ceux sur Hiroshima ou Nagasaki.

Préfigurant la CPI, la notion de «compétence universelle» – qui permet à n'importe quel juge d'engager des poursuites contre un tortionnaire de passage – est elle aussi à géométrie variable. On n'a jamais vu un magistrat africain tenter quoi que ce soit contre un visiteur occidental.

Depuis son entrée en fonction, le procureur général de la CPI a ouvert quatre enquêtes – sur la RDC, le Darfour, l'Ouganda et la Centrafrique – et arrêté une poignée de suspects, tous africains.

A croire qu'il n'y a de forfaits internationaux que sur le continent noir. Le pragmatique Luis Moreno-Ocampo a toujours rétorqué qu'il fallait bien commencer quelque part. A condition de ne pas s'arrêter en chemin.

Pour le reste, il faut bien admettre que les crimes de Jean-Pierre Bemba méritent incontestablement d'être poursuivis, comme tant d'autres exactions perpétrées pendant les guerres congolaises.

Pourtant, étrangement, les actes qui lui sont reprochés par la CPI n'ont pas été perpétrés en RDC mais sur le territoire de la république centrafricaine voisine. Les miliciens de Bemba y avaient prêté main forte à leur allié d'alors, violant et rançonnant sur leur passage.

La volonté de ne pas ouvrir le dossier congolais dans son entier, et le fait que l'accusé Bemba s'apprêtait à revenir au pays pour diriger l'opposition, jettent une ombre sur l'indépendance de la CPI.

Alors qu'à Kinshasa on s'interroge sur la justice de La Haye, hier, en Ethiopie, des magistrats aux ordres ont condamné à mort l'ex-dictateur Mengistu. Accusé de génocide, le «Négus rouge», aujourd'hui réfugié au Zimbabwe, avait déjà écopé de la perpétuité.

Quant au sort de Hissène Habré, il est toujours suspendu aux délibérations du Sénégal, qui a promis de juger le Tchadien sur sol africain afin d'éviter une extradition en Belgique, jugée humiliante pour l'Afrique. La CPI n'a pas grand-chose à envier à ces deux procédures judiciaires.


SIMON PETITE


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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 21:31

 

 

La Centrafrique mine de rien, regorge de cadres de haut niveau qui s’ignorent. Certains cadres, patriotes se dévouent corps et âme pour le bien-être du peuple centrafricain tandis que beaucoup d’autres, de parcours universitaires souvent très relatifs ne cessent de penser et de croire qu’ils ne sont nés que pour n’occuper que des hauts postes  de responsabilités, mais pas n’importe lesquels, loin de là ! Ceux que tous décrivent comme « juteux ». Cette chasse effrénée et nauséabonde aux postes de responsabilités dits juteux, amène certains à brader leur honneur et leur personnalité et compose régulièrement avec le diable. Ces cadres techniques comme politiques se mettent systématiquement du côté du plus fort pour mieux becqueter en pleine mangeoire. Ils sont malheureusement légion !

 

            Mais le cas d’espèce qui mérite qu’on en parle, et qui défraie en ce moment la chronique à Bangui, est assurément celui de Charles Massi qui vient une fois de plus, de nous offrir  la preuve irréfutable de sa volonté constante d’être présent partout et à tout prix là où il y a des grains à picorer. En goupillant dans le plus grand secret sa « désignation » comme « coordonnateur » de l’UFDR, Charles Massi a apporté de l’eau au moulin des ceux qui, toujours plus nombreux en Centrafrique, jugent sévèrement les hommes politiques centrafricains en les qualifiant sans appel de « prostitués. Et il faut croire qu’il incarne cette forme odieuse de prostitution. Suivons un peu son parcours atypique.

 

En 1993, Ange Félix Patassé, soutenu par la redoutable machine électorale qu’est le MLPC, fut élu au second tour face à Abel Nguéndé Goumba de la Coordination des Forces Démocratiques (CFD). Aussitôt l’investiture passée, débarqua précipitamment M. Massi qui, par une assiduité stoïque, assiégeait la fameuse « Résidence Adrienne » dont Patassé venait de faire son bureau provisoire en attendant que Kolingba quittât le Palais de la Renaissance. Personne ne le connaissait sauf les chasseurs de postes descendus massivement de France et d’un peu partout. On apprenait par ces derniers qu’il aurait été à la tête d’une association à Bordeaux qui aurait « soutenu » Patassé. Tout le monde savait que le scrutin de France avait été purement et simplement annulé et que le vote des centrafricains de France n’avait aucune incidence sue la victoire de Patassé. Cela n’avait en rien entamé sa détermination qui finit par payer. Il décrocha le ministère très juteux des mines, poste qu’il occupa sans discontinuer jusqu’à la 2ème mutinerie qui avait abouti à la désignation de Jean Paul Ngoupandé et la formation du gouvernement dit d’union nationale.

 

Les partis de l’opposition, tapis derrière les mutins, ravirent la plupart des postes ministériels les plus convoités dont celui des Mines qui revint au RDC. Le nouveau Premier Ministre ne voulut pas de Massi dans son équipe, mais Patassé s’imposa. Le Président de la République, très affaibli par cette dure épreuve ne disposait que de quelques Ministères considérés comme moins juteux, sauf ceux dits de « Souveraineté ». Dans le lot, il y avait un « fretin » : le ministère de la jeunesse et des sports. Patassé qui tenait à maintenir Massi au gouvernement histoire de faire comprendre à Ngoupandé qu’il était encore le Chef de l’Etat, crut devoir lui proposer le maroquin de la jeunesse et sports. Tel le héron de La Fontaine, M. Massi opposa une fin de non recevoir, estimant que s’il devait rester au gouvernement en raison de sa « compétence », il ne voyait pas pourquoi il devait quitter les mines pour un « strapontin » comme le ministère de la jeunesse et sports ! Il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent dans ce département aussi aride. Et il refusa tout net. Patassé ne pouvait que ruminer son dépit.

 

            Tout allait de pire en pire entre Patassé et  M. Ngoupandé qui se comportait de plus en plus comme un Chef d’Etat (dans son adresse à la nation le lendemain du déclanchement de la 3è mutinerie, un samedi 16 Novembre 1996, n’avait-il pas dit en direction du peuple centrafricain : « vous m’avez fait confiance », comme s’il avait été lui-même élu ?) alors que son fauteuil ne tenait qu’à la plume de Patassé. Ce qui devait arriver arriva et Patassé le débarqua sans ménagement. Une fois de plus, Patassé  demanda à M. Massi d’entrer dans le nouveau Gouvernement de défense de la Démocratie (GADD) de Michel Gbézéra Bria et lui proposa le ministère de développement rural, entendre de Agriculture et Elevage. Il  s’empressa de l’accepter. C’est tout de même un département qui a du jus ! Mais les rapports entre le Président et Massi allaient de plus en plus mal. Ce dernier rédigeait dans le plus grand secret les statuts et règlement intérieur de son association, qui ressemblaient à s’y méprendre,  à ceux d’un parti politique. Des explications lui avaient été demandées devant le Bureau Exécutif du MLPC au grand complet lors d’une séance de conciliation entre lui et M. Faustin Montsoki, député de Bouar 1. Massi se cabra et Patassé le chassa du Gouvernement.

 

En réponse au geste présidentiel, il transforma au pas de charge et dans la foulée, son association en parti politique, le forum « Démocratique »pour la « Modernité » (FODEM). Ici commença sa longue carrière de farouche opposant à Patassé, multipliant des invectives des plus sordides contre Patassé et cherchant vainement à s’imposer comme figure incontournable de l’opposition. Il oublie qu’il y avait Ngoupandé et le patriarche Nguéndé Goumba qui avaient les mêmes ambitions qui couvaient. Il soutenait en désordre les complots et autres tentatives de coups d’Etat ourdis contre le régime de Patassé qui fut, soit dit en passant, également le sien.

 

En 1999, alors qu’il était parfaitement conscient que sont poids politique sur l’échiquier politique national, quasi nul, ne lui permettait pas de briguer la magistrature suprême, il se présenta à l’élection présidentielle, non sans avoir fait du tapage. La volonté d’attirer sur lui toute l’attention était plus forte que lui. Il prit une petite gamelle qui le rendit d’avantage plus furieux. Décidé comme d’habitude à avoir la peau du « Barbu », il soutint le coup d’Etat manqué de Kolingba en 2001 et s’exila en France.

 

Le général François Bozizé entra en rébellion contre Patassé sous le prétexte de son  imminente arrestation prévue par la justice. Sa tentative échoua et installa sa base au Tchad et s’exila à son tour en France.  M. Massi sera vu aux côtés de Bozizé et serait l’un des plus actifs des putschistes qui oeuvraient dans l’ombre au renversement de Patassé. Après l’échec de la 2ème tentative de Bozizé du 25 Octobre, Patassé, trahi par ses plus proches collaborateurs politiques et militaires, fut renversé et Bozizé entra triomphalement dans Bangui avec dans son sillage, tous les activistes putschistes de France. M. Massi se trouva une fois de plus au cœur de la mêlée, occupant par-ci par-là  des postes tant dans les instances de la transition qu’au Gouvernement. Il fut par exemple vice-président du Conseil national de transition puis ensuite ministre d’Etat. Ensuite il intégra « l’Union des forces vives de la nation » et se présenta à l’élection présidentielle de 2005 contre Bozizé ? Une nouvelle gamelle électorale  et hop, il soutint Bozizé au 2ème tour, sûr qu’il était, de la « victoire » de Bozizé en plaquant les naïfs de l’UFVN ! On connaît la suite…

 

Econduit du Gouvernement par Bozizé, Massi tenta vainement de revenir à l’assemblée nationale pour y reprendre son siège alors qu’une décision imbécile empêchait, contre les dispositions constitutionnelles, les députés  devenus ministres de retrouver leur siège après avoir quitté le Gouvernement. Ce bras de fer entre lui et le fumeux président de l’Assemblée Nationale (PAN) l’Honorable Célestin Leroy Gaombalet est des plus cocasses. Massi téléphona au PAN pour lui dire qu’il viendrait quand même siéger en dépit de son refus et le PAN de lui conseiller de ne pas le contraindre à requérir à la force publique pour l’expulser de l’hémicycle. Le soutien actif qu’il avait apporté à Bozizé n’aura servi à rien, mieux, il est source d’ennui au point de lui barrer la route à son entrée au comité préparatoire du Dialogue Politique Inclusif (CPDPI). Tel Saint Dominique, il reprit son bâton de pèlerin et regagna la France.

 

Il est fort à parier que le DPI risque de se dérouler sans Massi, ce qui constituerait une « première » pour cet homme qui affectionne les projecteurs et  surtout, adore les assises de ce type. Son absence à ces assises signifierait pour lui une mort politique certaine. Donc, il faut réagir, mais comment ? C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre et replacer l’acte opportuniste qu’il vient de poser en négociant, à coup de milliers d’euros ( ?) sa « désignation » comme « coordonnateur » de l’UFDR qu’il n’avait connue qu’à travers la propagande du gouvernement auquel il appartenait. Cette manigance « massilienne », même si elle nous fait sourire, pose néanmoins le redoutable problème de cette espèce d’hommes politiques qui ne vivent que pour des postes et des rôles de premier plan. Ils peuvent ainsi vendre leur âme au diable pour être toujours aux premières loges. Pour eux, la politique, au lieu de servir la cause du peuple, n’est rien d’autre qu’un fond de commerce.

 

La prétendue « désignation » de Massi est moralement inacceptable et fort condamnable à plus d’un titre. D’abord, l’ex-Président du FODEM a été l’un des principaux artisans des crimes économiques et de sang commis par Bozizé dans les cinq (5) Préfectures du Nord-Ouest, notamment dans l’Ouham-Péndé. Il fut l’un des piliers de la rébellion la plus dévastatrice que la Centrafrique ait connue et qui eut raison du régime de Patassé. Il a servi ce régime putschiste sans désemparer jusqu’à son limogeage lors de la dernière composition du gouvernement. Après sa gamelle à l’élection présidentielle de 2005, il conclut un pacte avec Bozizé au 2ème tour pour s’assurer sa pérennisation autour de la mangeoire et son ex-Parti fait toujours partie du conglomérat des partis satellitaires qui soutiennent Bozizé.

 

Ensuite, il y a lieu de souligner que lorsque Bozizé faisait la sourde oreille aux tambourinages et autres tintamarres de M. Massi pour entrer au sein du CPDPI, celui-ci a accordé une interview au quotidien « Le Confident » du 26 Mars 2008 où il a déblatéré contre Bozizé qu’il accusait de préférer traiter qu’avec ceux qui ne connaissent que les armes comme  moyens de débat politique au détriment de ceux (comme lui) qui empruntent les voies légales et démocratiques pour leur combat politique. Si ça ne tenait qu’à lui, il serait hors de question de traiter avec la rébellion et que le DPI ne se passerait  qu’entre les partis et associations « démocratiques » !! Moins de deux mois après cette vitupération contre Bozizé et ses déclarations très « démocratiques » Massi le démocrate, singulièrement opposé à tout langage des armes, opéra brutalement une mue. Le voilà rebelle, propulsé au sommet d’une organisation qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Pourquoi ? Eh bien pour les mêmes objectifs : être toujours là, présent ! Mais mal lui en a pris. L’UFDR est dans le maquis du nord est du pays et non à Cotonou.

 

Cette OPA de Massi a de quoi choquer par son côté rocambolesque et truculent, manquant un peu d’intelligence, et surtout de quoi perpétuer l’idée, largement partagée, selon laquelle les politicien seraient des « prostitué ». M. Massi est tout de même un homme intelligent et cultivé. Il n’a pas besoin de l’UFDR pour attirer l’attention sur lui, ni pour être sûr de participer au Dialogue Politique Inclusif ; son Parti occupe une bonne place au sein du Pouvoir. A vouloir tout gagner, il a certainement tout perdu. Ce n’est la faute à personne !!

 

 

Paris le 28 mai 2008

 

 

Djim-Arem MAÏTART « La voix qui crie dans le désert »

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 21:15

   

DECLARATION N° 001 /08/UFDR/PR

 

DU BUREAU POLITIQUE DE L’U .F.D.R

Relative à sa participation au Dialogue Politique Inclusif

 

 

 

Du 24 au 25 Mai 2008 , s’est tenue à LAGOS au Nigeria, une réunion du Bureau Politique de l’UFDR, dans l’objectif de faire le point sur la situation politique nationale, définir la stratégie politique et militaire de l’Organisation au regard du raidissement de la position du Gouvernement suite à la désignation du Colonel Charles MASSI, Coordonnateur Politique et fixer les conditions à la participation de l’UFDR à la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif.

 

Les participants à ces travaux, ont tenu à rendre un vibrant hommage à Leurs Excellences, EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA, Médiateur de la Crise Centrafricaine, Président de la République Gabonaise, Thomas BONI YAYI, Président du Bénin,Médiateur es qualité choisi par les Autorités Politiques Centrafricaines, le Colonel KADHAFI,Guide de la Grande Jamahiryia, Médiateur de la Zone CEN SAD et Nicolas SARKOZY, Président de la République Française dont les contributions multiformes ont contraint le Président François BOZIZE à accepter l’organisation d’un Dialogue Politique Inclusif en vue d’un règlement pacifique de la crise centrafricaine

 

Alors que les Membres Fondateurs de l’UFDR se trouvaient dans l’impossibilité d’entrer en négociation avec le Gouvernement Centrafricain, ce dernier a signé, hâtivement, le 13 Avril 2007 à Birao, un Accord de Paix avec le Chef militaire de l’UFDR, sans la moindre garantie de bonnes fins et sans information préalable au Bureau Politique.

 

C’est pourquoi, le Bureau Politique de l’UFDR,avait dénoncé l’Accord de Paix du 13 Avril 2007, au lendemain de sa signature par son Chef d’Etat-Major, car il comportait les germes de violentes contestations futures comme ce fut le cas des anciens compagnons d’armes du Général BOZIZE, le 17 Avril 2004 à BANGUI.

 

 Malgré le chantage éhonté du Président BOZIZE ,à l’endroit de l’Etat-Major de l’UFDR,pour les amener à se désolidariser du Bureau Politique, suite à la désignation du Coordonnateur Politique, la Direction du Mouvement à qui l’écrasante majorité de la troupe est restée fidèle, réitère son rejet de l’Accord de Paix du 13 Avril 2007 et porte à l’attention de l’opinion nationale et internationale, les conditions de sa participation à la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif comme suit :

 

1-Rénégociation de l’Accord de Paix du 13 Avril 2007, sous les auspices de Son Excellence Thomas YAYI BONI, Président du Bénin,Médiateur es qualité, comme son Frère le Président François BOZIZE , le lui avait expressément demandé par lettre et qu’il avait accepté en leur temps.

 

Cette Renégociation pourrait se faire en coordination avec le Médiateur de la zone CEN SAD, le Colonel KADHAFI, Guide de la Grande Jamahiryia. Elle devra aboutir à un Accord définitif  de Cessez-le feu et prendre en compte tous les aspects financiers du cantonnement, du désarmement, de la démobilisation de la troupe et  de l’intégration des cadres et combattants dans la vie politique et les Forces de Défense et de Sécurité centrafricaine..

 

2- Négociation et signature de l’Accord Global de Paix, à Libreville ,sous les auspices du Médiateur de la Crise Centrafricaine, Son Excellence EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA.

 

L’accord Global de Paix, signé par tous les parties prenantes à la crise politique centrafricaine :Gouvernement Centrafricain, groupes armés, partis politiques et la société civile, doit fixer de manière expresse :

 

a)-les arrangements militaires, notamment,les conditions financières liées à la démobilisation, l’indemnisation des combattants, les critères détaillés et objectifs de leur intégration dans les Forces, mais aussi la réciprocité de la neutralisation des moyens de nuisance par les armes, la détribalisation des Forces de Défense et de Sécurité et la fin de la transformation de la République Centrafricaine en une garnison des Forces étrangères en soutien exclusif au régime tribaliste, corrompu et incompétent du Président BOZIZE.

 

b)-Le retour de la confiance avec :

-les reformes radicales au plan politique et économique pour mettre fin de la politique d’exclusion avec le strict respect du principe de l’impartialité de l’Etat qui bannit toute discrimination fondée sur l’appartenance régionale, ethnique ou religieuse ainsi que la mise hors d’état de nuire du monopole familial sur tous les rouages de l’Etat, les ressources financières et l’opacité de la gestion des richesses naturelles du pays.

 

3- Pour la sérénité des débats et la sécurité des participants, la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif doit se tenir à l’extérieur du pays et ses Résolutions immédiatement exécutoires.

Tenant compte du pourrissement de la situation économique et sécuritaire et la nécessité d’y apporter une solution radicale avec un Gouvernement de Consensus National et un Parlement au service du Peuple, le 15 Juin 2008 doit être considérée comme date butoir pour l’organisation de la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif.

 

Par ailleurs S’agissant du Coordonnateur Politique, le Colonel Charles MASSI, des informations en provenance de BANGUI confirme que le Président BOZIZE, a engagé contre lui une vaste campagne disproportionnée de représailles contre lui, les siens et ses biens  et indirectement contre l’UFDR .

 

Si le Bureau Politique de l’UFDR qui s’est déjà engagé dans le processus de paix avec le pouvoir a choisi de faire appel au Colonel Charles MASSI , c’est que le Président BOZIZE qui, en lui fermant les portes du Parlement et du Comité Préparatoire du Dialogue Politique, l’a privé de tous ses droits. L’UFDR, lui a fait appel dans un cadre pacifique afin qu’il l’aide à élargir sa base politique en prenant en compte les préoccupations de la Nation toute entière.

 

L’UFDR qui a gardé toute ses capacités militaires et pourrait les accroître si nécessaire, prend à témoin l’opinion Nationale et Internationale des conséquences fâcheuses des  actes du  pouvoir contre le Coordonnateur politique et dégage, par avance, sa responsabilité d’une rapide dégradation de la situation militaire sur le terrain si le Président BOZIZE et ses aventuriers devaient mettre à exécution leurs menaces contre sa personne, les proches et les biens.

 

Fort de ce qui précède,le Bureau Politique de l’UFDR en appelle à l’intervention des Médiateurs des zones CEMAC et CEN SAD,les Nations Unies, l’Union Africaine, l’Union Européenne et la France, pour qu’ils prennent toutes les mesures nécessaires à une organisation rapide du Dialogue Politique, pour le retour de la confiance, la sécurité et la stabilité politique dans la sous région d’Afrique Centrale.

 

Le Bureau Politique à mis en place une structure chargée de la Prévention des violences contre les populations civiles et de la Protection des Droits humains dans les zones sous son contrôle.

Le Bureau Politique à mis en place une structure chargée de la Prévention des violences contre les populations civiles et de la Protection des Droits humains dans les zones sous son contrôle.

Cette structure travaillera en étroite collaboration avec le Bureau des Nations Unies en Centrafrique, les organisations de défense des droits de l'Homme.

Le Bureau Politique félicite le Président de l'UFDR pour avoir rapidement mis en place un nouvel Etat-Major militaire et l'invite à monter en grade les Officiers d'Etat-Major et de la branche politique du Mouvement.

 

Fait à LAGOS le 25 mai 2008

 

Capitaine Abacar SABONE 














Colonel Charles MASSI 



Capitaine André KOGBE

Commandants Coordination Militaires

Michel Am Nondroko Djotodia – Président de l'U.F.D.R.

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