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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 00:08

 

 

 

Areva

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 17 Mai 2011 13:33

La société française AREVA, chargée de l’exploitation de l’Uranium centrafricain de Bakouma (1000 km à l'est de Bangui), rassure l’opinion régionale sur les dangers que pourraient engendrer l’exploitation du minerai. C’est au cours d’une réunion tenue à Bangassou ce 16 mai 2011.

C’est une étude d’impact environnemental et social faite par les experts de la société AREVA qui démontre ceci. La quasi-totalité de la population du Mbomou pense que l’exploitation de cet uranium constituerait un danger pour la santé et la vie des personnes.

Selon l’orateur, « les impacts de l’exploitation du minerai sont faibles en général sur l’environnement physique, biologique, social et radiologique ». Néanmoins malgré cette rassurance, des mesures ont été prises pour que l’exploitation soit faite dans le respect de l’environnement.

Un plan de surveillance de l’impact du projet et de l’aménagement du site de l’exploitation a été envisagé. Il s’agit là d’une première phase d’exploitation qui concerne deux sites sur onze.

L'uranium de Bakouma devait au départ être exploité par la société sud- africaine UraMin. Les travaux ont été lancés en octobre 2006, par le président de la République François Bozizé.

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 23:00

 

 

 

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WASHINGTON - AFP / 17 mai 2011 22h00 - Une étude scientifique américaine publiée mardi affirme que les hommes qui boivent du café à haute dose ont moins de risques d'avoir un cancer de la prostate.

Les hommes qui boivent six tasses de café par jour ou davantage voient diminuer de 60% leur risque de développer le type de cancer de la prostate le plus mortel et de 20% leur risque de contracter un cancer de la prostate, quel qu'il soit, selon cette étude de la Harvard School of Public Health.

Ne boire même qu'une à trois tasses quotidiennes semble faire baisser d'un tiers les risques d'avoir un cancer de la prostate particulièrement mortel.

Peu d'études ont étudié en détails l'association entre la consommation de café et le risque de cancer mortel de la prostate, a affirmé l'auteur de l'étude, Lorelei Mucci, professeur associée à Harvard.

Notre étude est la plus importante (par son échantillon) à examiner si le café abaisse les risques de cancer de la prostate, a-t-elle souligné. L'enquête a porté sur 47.911 hommes américains entre 1986 et 2008. Parmi eux, 5.035 cas de cancer se sont déclarés, dont 642 ont été mortels.

Les effets sur les risques de cancer de la prostate sont les mêmes que le café soit caféiné ou décaféiné, ce qui laisse penser que les bénéfices de la boisson sont liés à ses qualités anti-oxydantes et anti-inflammatoires.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes aux Etats-Unis, un homme sur six risquant d’en avoir un au cours de sa vie.


(©)

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 03:18

 

 

 

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La question se pose désormais avec gravité à Bangui car voici cinq semaines bien comptées que Jean Francis Bozizé, celui-là même que son père a encore reconduit dans le gouvernement Touadéra 3 comme ministre délégué auprès de la présidence chargé de la défense  nationale  se trouve à l’extérieur de la RCA faisant, d’après certaines informations, plusieurs va et vient entre Paris et l’Ukraine sans doute pour quelques emplettes d’armes de guerre pour son père. Comme le font les ados, bouderait-t-il son présidentiel de père ?

D’autres sources d’informations dignes de foi, Jean Francis Bozizé traînerait encore volontairement à l’extérieur ou serait en fugue parce qu’il serait mécontent d’avoir été maintenu au même poste et aux mêmes fonctions de ministre délégué à la défense alors que son principal rival Sylvain Ndoutingaï aurait lui, pris du galon en décrochant le prestigieux et très envié ministère des finances et du budget.

Cette bouderie du fils de son père s’expliquerait également par ce qu’il aurait ressenti comme une humiliation qui lui aurait été infligée à savoir, l’invalidation pour fraudes de son élection aux élections législatives à Kabo par la Cour constitutionnelle alors que celle d’autres membres du clan Bozizé qui eux n’ont sans doute pas procédé autrement que lui question bourrage des urnes, a été validée sans difficulté.   

Ce n’est en effet plus un secret depuis fort longtemps qu’une forte rivalité et véritable course de vitesse au pouvoir pour la succession de Bozizé est engagée entre son fils Jean Francis et Sylvain Ndoutingaï.  Elle est même portée sur la place publique par les deux gladiateurs qui de temps à autres se livrent même en spectacle. Bangui grouille de nombreuses rumeurs et d’anecdotes relatant divers noms d’oiseaux, menaces et défis que se lanceraient parfois en public à la figure, Jean Francis Bozizé et Sylvain Ndoutingaï.

Autour de ces deux protagonistes et aussi respectivement derrière Mme la première dame Monique Bozizé ou Mlle Renée Madeleine Sambo Bafatoro la favorite des innombrables maîtresses de Bozizé père, deux véritables camps irrémédiablement opposés se sont constitués. Ces alliés sont, soit des courtisans ou proviennent soit des rangs du KNK ou du gouvernement.

Leurs clashes ou affrontements à fleuret moucheté défraient régulièrement la chronique et font les choux gras de la presse de Bangui. C’est ainsi que lors de la campagne des élections législatives à Carnot 1 où s’étaient affrontés le candidat Ibrahim Aoudou Pacco et  Mlle Renée Madeleine Sambo Bafatoro, l’occasion  a été donnée d’assister à une guéguerre entre Bozizé, sa maîtresse favorite et les éléments de sa garde présidentielle d’une part et Mme Monique Bozizé, son fils Jean Francis Bozizé et ses éléments des FACA, Ibrahim Aoudou Pacco, son épouse née Annette Ngaibona pourtant nièce de Bozizé.

Obligés de quitter précipitamment la ville de Carnot à bord d’un petit aéronef affrété pour l’occasion et venu les soustraire juste à temps du guêpier dans lequel ils s’étaient retrouvés au lendemain du scrutin du 23 janvier dernier, Ibrahim Aoudou Pacco et son épouse Annette  Ngaibona n’ont eu leur salut qu’avec l’arrivée en personne de Jean Francis Bozizé à qui Ibrahim Pacco a eu la présence d’esprit de passer un coup de fil lorsque leur coucou a été immédiatement encerclé par les éléments de la garde présidentielle à son atterrissage à l’aéroport Bangui Mpoko. C’est à bord du véhicule du rejeton de Bozizé et non moins ministre délégué à la défense que le couple Ibrahim Aoudou Pacco a été transporté et conduit directement au BINUCA où ils ont passé plusieurs jours avant de regagner discrètement leur domicile où depuis, ils n’osent plus trop se montrer en public. Rocambolesque !

Pour résumer, Sylvain Ndoutingaï est un des partisans sinon le plus grand soutien de Mlle Renée Madeleine Sambo Bafatoro donc de François Bozizé, ce qui du coup, le fait considérer par Mme Monique Bozizé et son fils Jean Francis comme l’homme à abattre. A en juger par la composition du gouvernement Touadéra 3, il y a lieu d’en déduire que Ndoutingaï a incontestablement marqué plusieurs points sur Jean Francis et sa mère, Bozizé le considérant comme le seul qui lui ramènerait beaucoup d'argent alors que pour d'autres, c'est lui qui leur en donnerait beaucoup. Ndoutingaï est donc bien placé dans la guerre de succession mais la messe est encore loin d'être dite, Jean Francis et sa maman n'ayant pas encore dit leur dernier mot. Affaire à suivre et suite au prochain épisode… !

Rédaction C.A.P

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 00:38

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Mai 2011 13:25

Un seul mot d’ordre : « nous voulons de l’énergie dans notre arrondissement comme les autres ». Branches d’arbres coupées, briques, grosses pierres en mains et coups de sifflet stridents. C’est le décor d’une manifestation organisée ce lundi 16 mai 2011, par les habitants du Galabadja situé dans le 8ème arrondissement de Bangui. Ils réclament de l’Energie Centrafricaine (ENERCA) le rétablissement sans condition de l’électricité dans leur quartier.

Pour manifester leur mécontentement, ces manifestants ont érigé des barricades sur l’avenue  Mbaïkoua, bloquant toute circulation. « C’est depuis plus de 3 mois que nous n’avons pas de la lumière, les « grands » de notre quartier ont ce privilège de disposer de groupes électrogènes. Nous ne pouvons plus supporter un tel calvaire et nos enfants doivent réviser leurs leçons », ont-ils expliqué à Radio Ndeke Luka.

Selon Elisabeth Koffio, directrice de l’ENERCA, « il s’agit d’une rétention d’informations de la part des autorités locales. Elles n’ont pas informé à temps ces populations sur les opérations en cours de remplacement d’un transformateur endommagé. L’ENERCA s’emploie déjà à rétablir de l’énergie dans ce secteur ». Suite à ces explications, les populations rassurées, se sont finalement dispersées dans le calme.

Signalons que le Médiateur de la République, Monseigneur Paulin Pomodimo qui passait, a été brièvement empêché par ces manifestants de circuler librement.

 

NDLR : Il est même très étonnant que face au calvaire qu'endurent les banguissois depuis ces derniers temps avec les coupures intempestives et chroniques d'électricité et d'eau potable, leur colère et leur révolte ne se soient pas exprimées outre mesure à l'égard du pouvoir et particulièrement des responsables des deux entreprises pourtant en situation de monopole donc ne souffrant d'aucune concurrence, en charge de la gestion, de la production et fourniture de ces deux indispensables denrées qui contribuent à leur bien-être.  

 

 

  

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Centrafrique : L’énergie solaire pour fournir l’électricité

Ai- Rca- Lundi, 16 Mai 2011 15:37  La direction de la société Watila, spécialisée dans la fourniture, la maitrise et l’exploitation de l’énergie solaire a organisé le  14 mai à l’Alliance Française de Bangui, une réunion d’information à l’intention des responsables des entreprises, des PME-PMI, des ONGs et de la population de Bangui.

Selon l’un des organisateurs, cette réunion avait  non seulement pour but d’informer mais aussi de lancer  officiellement les activités de Watila à travers la présentation de ses produits en énergie solaire.

Installée depuis  Octobre 2010 à Bangui, et à cause des difficultés liées au local devant  abriter ses services, la direction générale de cette société a présenté au cours d’un point de presse les gammes variées et larges de ses produits utilisables avec l’énergie solaire.

Il n’a pas manqué d’entretenir l’assistance de ses rapports avec ses partenaires comme Solar 23 et Inveneo.

Et  comme toute société à caractère commercial, un accent a été mis sur les modalités de paiement pour une éventuelle installation, etc.

Le directeur général a donné rendez-vous aux Centrafricains pour le 6 juin,  date à laquelle les portes de ses locaux s’ouvriront.

Pour le directeur général Fabrice Yanou, cette société a été créée  pour pallier aux difficultés rencontrées par les centrafricains  dans la fourniture de l’électricité et aussi proposer des solutions alternatives à certains centrafricains déçus par l’Energie Centrafricaine (Enerca).

« J’ai la même réaction qu’un jeune père qui découvre  qu’il a un bébé. C’est une belle aventure. C’est une belle aventure à laquelle nous croyons. Et elle est vraiment porteuse d’espoir »,  a confié, le directeur général Fabrice Yanou.

« Nous sommes conscients du gros potentiel de l’énergie solaire en Centrafrique et nous essayons de tirer des leçons quant à ce qui s’est passé ultérieurement dans notre pays », a-t-i poursuivi , ajoutant qu’il s’agit de  garantir aux centrafricains un produit et service de qualité,  gage du sérieux  nécessaire à Watila qui veut atteindre ses objectifs.

Selon le directeur général, avec l’utilisation de l’énergie solaire, le centrafricain aura zéro facture à payer et l’environnement ne sera pas pollué.  Il n’y aura pas non plus de bruits dus  au vrombissement des moteurs, et enfin zéro carburant à utiliser.

 Selon des cadres,  Watila a pour mission de promouvoir l’utilisation de l’énergie solaire en Centrafrique afin de donner aux populations une indépendance énergétique considérable.

Kabongo, Ai Bangui

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 14:13

 

 

 

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Bangui, 16 mai 2011 (C.A.P) - Depuis ce matin, les habitants des quartiers Gobongo et Combattants sont descendus massivement dans la rue, précisément au carrefour des avenues Mbaikoua et des Martyrs à la hauteur du Commissariat du 8ème arrondissement afin de protester contre les délestages chroniques qui les privent depuis des semaines voire des mois de courant électrique.

 

Leur objectif est de barrer l'accès de l'aéroport international Bangui Mpoko afin d'attirer l'attention des autorités de Bangui sur la situation dont ils souffrent depuis des lustres. Les forces de répression sont également déployés sur les lieux où des affrontements sont à craindre. 

 

La fourniture du courant électrique et d'eau potable est devenue un souci majeur des Banguissois ces temps derniers et ne peut que déboucher sur des manifestations de rue car la situation est de plus en plus insupportable pour les banguissois. C'est un des domaines où le bilan des huit années du pouvoir de Bozizé et Ndoutingai  est des plus catastrophique.  

 

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 14:07

 

 

 

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Par Kpangbandjé - JDB 16/05/2011

De source concordante, ils auraient été enlevés par des éléments armés qui avaient envahis le village. A ce jour, ils n’ont pas donné signe de vie

 
Depuis plusieurs mois, la partie nord-est de la République Centrafricaine est transformée en Far-West. Dans cette zone, les rébellions s’acharnent sur la pauvre population qui ne peut plus même compter sur ses forces armées. L’insécurité y est grandissante. Du jour au lendemain, on assiste à des braquages, des enlèvements, des tueries, des combats et des conflits, etc. Le jeudi 12 mai 2011, la population du village Tiri, situé sur l’axe Ndélé-Golongosso a été témoin de l’enlèvement de leur chef par sept (7) hommes armés qui ont fait leur irruption dans le village aux environs de 17heures. Selon les faits qui nous sont rapportés par un témoin de l’évènement, le samedi 7 mai 2011, une échauffourée aurait opposé des éléments de la convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) à quatre (4) villageois, tous des chasseurs, lors d’une partie de chasse où ces chasseurs sont tombés nez à nez avec les rebelles en plein milieu de la forêt.

Il y aurait eu des échanges de tirs entre les deux camps et comme bilan, les chasseurs qui utilisaient des armes artisanales, auraient grièvement blessé trois rebelles. Parmi les chasseurs se trouvent les deux premiers fils du chef Izédine. Ainsi, quelques jours après cette échauffourée, les rebelles ont découvert le village de ceux qui leur donné cette leçon d’où leur irruption du jeudi. Dès qu’ils sont entrés dans le village, ils se sont dirigés chez le chef qui ne voulait pas laisser les rebelles emmener ses garçons. Ces derniers sont finalement partis avec le chef, sa première épouse et les deux garçons du chef. La gendarmerie de Ndélé aurait été informée de cet enlèvement mais aucune suite n’est donnée pour l’instant. Pour certains habitants du village, ces rebelles se vengent de l’affront des chasseurs.

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 01:14

 

 

 

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Par Fleury Koursany JDB  - 15/05/2011

La nouvelle circulait déjà sur le net depuis quelque temps. L’Ambassade centrafricaine au Caire est à la rue depuis le 30 avril 2011

 

A l’origine de cette situation, le non-paiement par la République Centrafricaine de ses arriérés de loyers qui s’élèvent à 101 millions Fcfa. C’est l’Ambassadeur, Haut représentant de la RCA auprès de l’Egypte qui l’a annoncé lui-même sur les ondes de Radio Ndeke Luka. Pour Anicet Saulet, l’information qui s’est répandu sur la toile à propos de l’Ambassade centrafricaine en Egypte n’est pas un mensonge. Il a été éconduit avec les siens de la maison qui sert d’Ambassade depuis le 30 avril 2011 et risque aussi de l’être dans la villa qu’il occupe comme résidence.

L’Ambassadeur de la République Centrafricaine en Egypte a aussi déclaré que depuis l’année 2010, en bon patriote, il s’est endetté auprès de ses amis et partenaires pour faire fonctionner l’Ambassade croyant qu’il pourrait être remboursé par l’Etat centrafricain. Or, l’Etat Centrafricain, selon le diplomate centrafricain, ne l’a pas remboursé à ce jour et depuis qu’il a été renvoyé de l’Ambassade, aucune autorité nationale ne l’a appelé pour en savoir davantage. Le Personnel de cette Ambassade accumule aussi des arriérés de salaires a-t-il ajouté.

Au ministère des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, on s’indigne non seulement du comportement de l’Ambassadeur Anicet Saulet mais aussi de la voie utilisée par ce dernier pour se plaindre. Selon un cadre du ministère des Affaires étrangères qui requiert l’anonymat, la Direction de Gestion des Ambassades et Consulats au niveau national est au courant de la situation de notre Ambassade en Egypte. Mais, il se pose un problème de code qui fait que le transfert qui devrait quitter Bangui pour l’Egypte n’a pu aboutir. Instruction aurait donc été donnée à l’Ambassadeur centrafricain en Egypte d’envoyer à nouveau le vrai code qui pourrait permettre le transfert de fonds. Le ministère compte aussi utiliser la même voie que l’Ambassadeur Anicet Saulet pour protester contre cette manière de travailler, nous annonce ce cadre.

Dans la déclaration faite le jour de son investiture le 15 mars dernier, le Chef de l’Etat avait clairement mentionné qu’il fera de la diplomatie centrafricaine, une diplomatie proactive, inventive et réaliste. La situation de notre Ambassade en Egypte ainsi que d’autres de par le monde devrait commencer à préoccuper nos autorités car la diplomatie, c’est la première vitrine d’un pays.

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:28

 

 

 

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Le constat et sombre tableau que dresse ici M. Samzun représentant l'UE en Centrafrique est très édifiant et renseigne parfaitement sur ce qui se passe réellement dans ce pays soumis à la dictature sanguinaire de Bozizé comme en attestent des affaires sordides comme celle de la disparition ou sans doute la mort toujours non élucidée de l'opposant Charles Massi, dont l'instruction judiciaire après la plainte déposée par les avocats de la famille vient de débuter à Paris avec l'audition il y a une quinzaine de jours déjà pendant quatre heures d'horloge, de son fils adoptif Eric Néris ou celle tout aussi scandaleuse dite de l'incendie du supermarché RAYAN avec le bâtonnier Me Symphorien Balemby, toujours en cavale et Jean Daniel Dengou d'ADMN ainsi que des personnes proches d'eux arbitrairement arrêtées et toujours détenues dans d'inadmissibles conditions à la prison de Bossembélé sans la moindre instruction ni audition quelconque depuis bientôt un an.

 

Si on ajoute les diverses entraves répétées à la liberté d'aller et venir faites aux différents leaders de l'opposition dont le sommum a été atteint avec les tracasseries qui ont fini par entraîner la mort de l'ex-président Patassé, la situation en RCA sous le pouvoir de Bozizé avec ce que tout cela représente de déficit de démocratie - surtout après les résultats d'élections massivement frauduleuses - on ne peut qu'être fondé à parler de "régression démocratique" comme le fait ici le diplomate européen dans cette interview.

 

Rédaction C.A.P 

 

  

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 13 Mai 2011 14:57

C’est sur les ondes de Radio Ndeke Luka que l’ambassadeur chef de mission de l’Union européenne à Bangui a choisi de s’exprimer.  Dans une interview exclusive recueillie le 13 mai 2011, Monsieur Guy Samzun est revenue sur plusieurs situations évoquées ces derniers jours par la presse centrafricaine, les milieux gouvernementaux et diplomatiques : le rapport sévère publié après les élections, l’absence de l’ambassadeur à l’investiture du président Bozizé, les fonds versés par l’UE pour les militaires admis à la retraite etc… Des propos ans langue de bois

RNL : Vous êtes l’Ambassadeur de l’Union Européenne en République Centrafricaine, le monde entier a célébré il y a quelques jours la journée de l’Europe. Pourquoi cette journée n’a pas été célébrée par l’Union Européenne en République Centrafrique ?

Guy Samzun : C’est assez simple. Tout simplement parce que comme dans beaucoup d’autres pays, nous n’avons pas célébré la fête de l’Europe pour des raisons simplement de restrictions budgétaires. Il faut que les gens sachent qu’on avait pris accord avec le Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui pour faire cette fête dans les jardins du cinquantenaire, tout était près de notre côté. Mais nous avons reçu des instructions de notre siège nous demandant de ne pas envisager de telles dépenses, vu les restrictions budgétaires qui nous frappent nous aussi.

RNL : La responsable de la diplomatie de l’Union Européenne Catherine Ashton avait publié au lendemain des scrutins de 2011, un rapport accablant sur les irrégularités qui ont entaché les élections groupées en République Centrafricaine. Quels sont les éléments vous ont permis de dresser un tel bilan ?

GS : D’abord ce n’est pas Lady Ashton qui est effectivement la haute responsable pour les Affaires étrangères de l’Union Européenne qui a publié ce rapport. C’est un rapport qui a été publié par des experts indépendants qui sont venus ici à Bangui pendant un certain temps. Je dirai même un temps très certain par ce qu’ils sont restés plusieurs semaines sur le territoire et qui ont fait un rapport de façon tout à fait indépendante, bien que financé par l’Union Européenne en respectant par contre, une méthodologie définie par l’Europe et qui ont effectivement, par des travaux qu’ils ont pu mener, les gens qu’ils ont pu rencontrer, les gens qu’ils ont pu interviewer, les données qui ont été circulées, que ce soit par la Commission Electorale Indépendante (CEI), ou les autres organes en charge des élections, faire un certain nombre d’analyses et des recoupements qui ont malheureusement et effectivement mis en évidence un certain nombre de fraudes, de disfonctionnements, d’irrégularités qui ont entaché très sérieusement le processus.

RNL : Selon le rapport qui a été dressé, les irrégularités c’est beaucoup plus du côté du pouvoir, que du côté de l’opposition, par ce qu’il y a deux camps qui étaient partis pour ces élections y compris les indépendants.

GS : j’aurai tendance à dire sur la base du rapport qu’on a des responsabilités dans tous les camps. Dans le camp de la CEI certainement y a pas de doute, il y a des responsabilités au niveau des autorités du pays, des autorités publiques sortant, il y a aussi des problèmes liés à l’attitude des Forces de sécurité et de défense du pays, même si dans d’autres domaines, elles se sont avérées efficaces et compétentes. Je ne suis pas en mesure et je ne pense pas qu’il nous soit très intéressant de savoir qui est le responsable ultime. Ce qu’on constate, c’est que malheureusement on a un processus électoral largement entaché d’irrégularités qui ont fait qu’en réalité ce que l’Union Européenne attendait, c’était des élections libres transparentes, crédibles où les populations pouvaient exprimer librement leur choix. Tout cela n’a malheureusement pas été totalement respecté, loin s’en faut, on constate une certaine régression démocratique par rapport aux élections de 2005.

RNL : Guy Samsung, l’opinion publique nationale s’est interrogée et continue à s’interroger sur la grande absence de l’Union Européenne à la cérémonie de l’investiture du président de la République François Bozizé le 15 mars dernier. Qu’est-ce qui justifie votre absence à un évènement aussi important comme l’investiture ?

GS: D’abord si nous n’étions pas présents à l’investiture, ce n’est pas par rapport au président de la République en tant que tel, mais c’est la date choisie pour cette investiture qui nous pose problème. Puisque c’était également la date du coup d’Etat, et comme vous le savez dans les principes de l’Union Européenne, on n’a pas tendance, ni coutume de célébrer, de fêter les coups d’Etat. En général, on les sanctionne, on les regrette, on les critique, mais on ne les célèbre pas, d’où notre absence à cette investiture.

RNL : A un moment donné, ce coup d’Etat a été salué par le peuple centrafricain qui l’avait trouvé salutaire !

GS: Vous savez, il y a peut-être une partie de la population qui l’a trouvé salutaire, d’autres probablement pas. Sur le principe même, l’Union Européenne ne peut défendre ni de près, ni de loin, un coup d’Etat, même s’il s’avère par la suite qu’il a été comme vous le dites, salutaire. Mais il ne faudrait pas laisser penser aux populations que la façon de ramener la démocratie passe par un coup d’Etat. Jamais l’Union Européenne ne défendra une telle position.

RNL : Monsieur l’Ambassadeur, lors d’une rencontre avec le Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé, l’Union Européenne lui aurait suggéré un dialogue politique post électoral. Pourquoi cet énième dialogue politique et pour quel résultat en perspective ?

GS : Il faut clarifier très clairement les choses. Il n’a jamais été demandé par l’Union Européenne un dialogue post électoral. Dans le cadre de l’accord de Cotonou, les articles 8, 9 et subséquents prévoient de façon claire qu’il existe un dialogue entre l’Union Européenne et les pays bénéficiaires. Ce dialogue n’a jamais existé en République Centrafricaine de manière formelle, et l’article 8 prévoit que lorsque les évènements prennent une tournure un peu difficile, ce qui est le cas après le processus électoral, qu’on fasse un dialogue politique prévu par l’accord de Cotonou, un dialogue renforcé, structuré et formel. C’est dans ce sens que j’ai été demandé avec mon collègue ambassadeur de France au président de la République, de nous autoriser à entamer ce dialogue politique. Il n’est pas question de refaire un Dialogue Politique Inclusif, il n’est pas question d’un énième dialogue national. C’est un dialogue politique prévu par l’accord de Cotonou et nous demandons son application.

RNL : La table ronde des bailleurs de fonds sur la République Centrafricaine aura lieu à Bruxelles en Belgique au mois de juin prochain. Qu’est-ce que le pays peut attendre de cette rencontre. Déjà en 2007, des engagements fermes ont été pris par ces partenaires, mais les résultats étaient négatifs.

GS : Je vais donner une précision. D’abord, ce n’est  pas une table ronde organisée et gérée par l’Union Européenne. Cette table ronde est une initiative du gouvernement centrafricain et de la Commission pour la consolidation de la paix à New York, donc un organe des Nations Unies. L’Union Européenne, au même titre que les partenaires multilatéraux ou bilatéraux, est invitée à participer à cette table ronde. Nous y sommes présents en qualité d’invité. Comme vous le savez, les programmes de l’Union Européenne passent majoritairement par le Fonds européen de Développement. Puisque pour le moment nous sommes sur le programme 2008-2013, donc du côté de l’union Européenne, je dirai les engagements qui ont été pris lors de la précédente table ronde ont été tenus, on est en train de les mettre en œuvre. Il y a encore devant nous 3 ans pour finaliser et ensuite nous entrerons dans un dialogue avec le gouvernement pour un nouveau programme pluriannuel si le Fonds européen continue d’être l’instrument privilégié de la coopération de l’Union Européenne.

RNL : Depuis quelques temps des mouvements d’humeur d’une partie des militaires admis à la retraite ont été entendus dans la capitale. Ces militaires accusent les autorités du pays d’avoir détourné les fonds versés par l’Union Européenne pour leur démobilisation. Est-ce que ces fonds ont été réellement versés au gouvernement centrafricain.

SG : Deux choses : Un, les fonds ont été versés au gouvernement centrafricain. Et deux, les fonds n’ont pas été détournés. Les retraités militaires qui ont bénéficié du programme financé par l’Union européenne ont touché des montants variables et en fonction de ce qui leur était dû. Ce qu’ils réclament aujourd’hui, ces militaires, c’est de toucher plus d’argent. Le programme de l’Union Européenne n’a pas cette vocation de donner plus d’argent que ce qui a été donné, mais je vous garantis que cet argent a été bel et bien reçu par ces militaires. Puisque chaque vague de mise à la retraite a été suivi dans l’audit que nous avons commandité, et tant que cet audit n’avait pas rendu des résultats favorables, on ne peut pas faire la seconde vague. Tous les gens qui ont bénéficié de ce fond ont été payés sur les comptes en banque. Cela a été vérifié et il n y a pas de détournements.

RNL : Monsieur l’ambassadeur pour terminer, comment l’union Européenne entend appuyer le pays dans son programme de développement pour les 5 prochaines années ?

GS : Comme je l’ai dit, on a d’ores et déjà un programme indicatif national qui couvre la période de 2008-2013, pour lequel la république Centrafricaine bénéficie grosso modo de 137 millions d’euros qu’on a déjà augmenté assez substantiellement par des aides spécifiques dues à la crise des prix alimentaires, à la crise financière mondiale. Donc on doit investir un montant de dans l’ordre de 160 millions d’euros programmé. On peut valablement penser que tout ce qui va être lancé dans quelques semaines à venir dans le domaine des pôles de développement trouvera une suite heureuse après 2013. Mais pas uniquement de la part de l’Union Européenne. J’espère aussi qu’avec les autorités, nous serons parvenus à démontrer aux autres bailleurs que cette approche intégrée au niveau des pôles de développement pourrait attirer plus de fonds.

RNL : Monsieur l’Ambassadeur je vous remercie.

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:23

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 14 Mai 2011 11:05

Un deuil national d’une semaine est décrété à compter de ce 14 mai 2011 jusqu’au 21 mai prochain en mémoire du regretté président centrafricain Ange Félix PATASSE. C’est un décret signé du président François BOZIZE, et rendu public le 13 mai dernier.

Selon le décret, pendant toute cette période, les drapeaux seront en berne sur l’ensemble du territoire national et dans les représentations diplomatiques de la RCA à l’étranger.

Pendant ce temps à Bangui, les travaux d’aménagement du site des obsèques officielles se poursuivent dans le 4e arrondissement. Les obsèques de l’ex président n’avaient pas vite fait l’objet de l’unanimité entre sa famille biologique, politique et le gouvernement centrafricain. Sa formation politique accuse le président François Bozizé et son parti le KNK d’être responsable de la mort de son prédécesseur pour lui avoir refusé à 2 reprises, l’autorisation de se rendre à l’étranger pour des soins.

Selon des proches du défunt, la dépouille mortelle est attendue à Bangui le jeudi 19 mai par vol spécial. L’enterrement est prévu deux jours plus tard, soit le samedi 21 à minuit, après une cérémonie d’hommage national présidée par le chef de l’état centrafricain François Bozizé.

L’ancien président Ange Félix Patassé désormais appelé « Petit Frère de Jésus de Nazareth »  est décédé le 05 avril dernier à Douala au Cameroun. C’était au moment où il partait pour des soins à sa fièvre typhoïde à Malabo en Guinée.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:09

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 14 Mai 2011 12:05

Le nouvel ambassadeur de Chine en Centrafrique, SUN HIACHAO a pris officiellement fonctions à Bangui. Il a organisé dans la soirée du 13 mai 2011, une réception à laquelle ont pris part la plupart des autorités du pays dont le chef de l’Etat, François Bozizé.

SUN HIACHIAO succède à SHI HU appelé à d’autres fonctions. Il est arrivé à Bangui depuis le 23 avril dernier. En portant un toast au cours de la réception, il a indiqué qu’«au cours de ces dernières années, les relations sino-centrafricaines se sont développées dans de bonnes conditions, caractérisées par l’égalité et confiance mutuelle sur le plan politique, de bonnes concertations et coordinations dans les affaires internationales et une coopération fructueuse dans les domaines économique, commercial, culturel, éducatif et sanitaire ».

SUN HIACHAO s’est dit par ailleurs très attaché à l’amitié entre la Chine et l’Afrique. Ainsi, sa mission en Centrafrique « est de renforcer davantage la confiance politique et les relations entre les deux pays ».

Le chef d’Etat centrafricain François BOZIZE et l’ambassadeur SUN HIACHIAO ont passé plus d’une heure  à huis clos pendant la réception. Cependant rien n’a filtré des entretiens entre les deux hommes. La Chine est présente en Centrafrique avec de nombreux projets de coopération. Il faut rappeler que l’exploitation du pétrole centrafricain dans la Vakaga (région du Nord avec Birao comme ville principale) est confiée à une société chinoise. Une entreprise chinoise vient également de finir la construction de « l’Hôtel des 500 chambres » à Bangui. Elle construit également l’hôpital de Bimbo, dans la banlieue de la capitale.

 

NDLR : C'est aussi sur la Chine que Bozizé compte pour faire éventuellement  face aux sanctions économiques qui pourraient être prises à l'égard de son régime en raison du hold-up électoral qui vient de se produire à l'issue de la mascarade du 23 janvier 2011 et du déficit de démocratie que connaît actuellement la RCA sous le pouvoir de Bozizé, situation qui vient de conduire l'UE a exiger l'ouverture d'un dialogue politique avec le gouvernement centrafricain au titre de l'article 8 de l'Accord de Cotonou. Ce qui est dommageable et regrettable avec la Chine, c'est qu'au lieu de développer l'amitié et la coopération multisectorielle avec la RCA et le peuple centrafricain, elle choisit de soutenir plutôt Bozizé et son régime KNK. Qu'en sera-t-il des rapports entre la Chine et la RCA lorsque Bozizé et le KNK ne seront plus au pouvoir car cela se produira bien un jour tôt ou tard ? C'est bien beau les tapis rouges qu'on ne cesse de dérouler en ce moment !

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