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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 00:08

 

 

antoine-ntsimi.jpg

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 07 Octobre 2011 13:51

 

L’information a été reprise par la plupart des quotidiens de Bangui publiés ce 7 octobre 2011. Le président de la commission de la Communauté Économique et Monétaire des États d’Afrique Centrale (CEMAC), le Camerounais Antoine Ntsimi, aurait été révoqué pour « gestion opaque ».

Interrogées par Radio Ndeke Luka, plusieurs sources au siège de la CEMAC dans la capitale centrafricaine apportent un démenti : « Antoine Ntsimi est toujours à son poste. C’est le sommet des Chefs d’Etat qui doit se prononcer à son sujet. Or cette réunion ne s’est pas encore tenue ».

Nommé à ce poste en avril 2007, Antoine Ntsimi a achevé son mandat depuis avril 2010. Une décision doit être prise par les chefs d’Etat, le concernant, ce qui n’est pas encore fait.

Les mêmes sources indiquent toutefois que « le Président centrafricain François Bozizé a déjà envoyé à ses pairs une liste de trois personnes parmi lesquelles le successeur du Camerounais devra être désigné ».

En effet, la présidence tournante de la Commission de la CEMAC revient prochainement à la République Centrafricaine qui abrite en même temps le siège de l’institution.

 

NDLR : Ce monsieur dont la gestion de la CEMAC étaitsurtout caractérisée par les dépenses somptuaires avec les surfacturations à la clé selon certains observateurs proches de ce dossier, est actuellement en pleine campagne électorale de la présidentielle du Cameroun pour le candidat de son parti le RDPC Paul Biya mais une chose est vraie, seul le sommet des chefs d'Etat est habilité à lui trouver un successeur. Selon certaines informations dignes de foi, Antoine Ntsimi et d'autres commissaires sur le départ ne sont pas à plaindre car ils devraient quitter la CEMAC avec des parachutes dorés.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 23:39

 

 

Fid-les-Goundika

 

Paris, 07.10.2011 – 15h 41- (L’Indépendant) – Le ministre centrafricain de l’agriculture et du développement rural Fidèle Gouandjka aurait échappé mardi à un accident d’avion.

M. Gouandjika a expliqué dans un courriel qu’il a adressé à L’Indépendant que le  vol AF 0943 du 04 octobre 2011 qui effectuait le trajet Douala-Paris aurait « connue une panne grave due à une collision aviaire », selon le commandant de bord qui aurait « informé les passagers qu’il s’agit d’un incident qui ne lui (au commandant) permettait de poursuivre le vol et qu’il était obligé de larguer en l’air tout le carburant de l’avion avant d’essayer un atterrissage forcé ».

Cet incident se serait produit après une heure de vol, à en croire Fidèle Gouandjika qui estime par ailleurs dans son courriel que « Dieu était cette nuit (du mardi au mercredi) avec nous dans l'avion. Car il régnait un calme divin dans la cabine. Je voudrais rendre Grace à Dieu et notre seigneur Jésus et gloire à Marie la mère de Dieu qui tous les trois connaissent mon cœur, ma croyance, mon amour pour mes prochains et mon innocence dans les multiples accusations dont je fais l'objet ces derniers temps ».

 

Il dit avoir pardonné à tous ceux qui « l’ont offensé » et leur demande également du fond de son cœur et de son âme d'accepter son pardon s’il leur a fait du mal et du tort sans le vouloir ».

 

Contacté, le service technique de la compagnie Air France n’était pas en mesure vendredi de confirmer à L’Indépendant l’incident dont parle Fidèle Gouandjika. 

 

Soupçonné de détournement de deniers publics pour sa gestion du temps où il était ministres des postes et télécommunications, Fidèle Gouandjika a été mis en examen fin septembre. Comme Centrafrique Presse l’a révélé mercredi, son passeport qui avait été confisqué par la justice lui a été restitué par François Bozizé le jeudi 1er octobre peu avant le conseil des ministres.

 Il est donc arrivé sain et sauf en France et dit se trouver à Deauville.  

 

 

NDLR : Une collision aviaire n’a jamais fait crasher un avion même si c’est considéré par les aviateurs comme un incident à prendre au sérieux. Le « milliardaire de Boy-Rabe » veut en réalité se faire simplement de la pub et montrer à l’opinion que Bozizé lui ayant restitué son passeport qui avait été retiré dans un premier temps par la justice qui l’a mis en examen et que dorénavant il peut maintenant quitter le sol national et aller se reposer un moment en France comme Bozizé lui avait conseillé.

C’est la confirmation de ce que C.A.P avait déjà annoncé dans une de ses récentes parutions. En s’ingérant ainsi de façon directe et grossière dans les dossiers judiciaires par le soutien qu’il apporte à son ministre Gouandjika qu’il tente de soustraire à la justice, Bozizé apporte non seulement la preuve du peu de respect qu’il a pour le sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs en démocratie mais aussi qu’on est bien en face d’une république bananière avec son régime.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 02:20

 

 

Mbay

 

 

camion rca 1 2

 

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Jadis très développé et apportant une réelle contribution au développement économique du pays, le secteur du transport routier centrafricain, transport des voyageurs que celui des marchandises, n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même. La filière tend à disparaître si elle n’est pas en réalité déjà bien morte. Elle pourtant a connu ses moments de gloire avec de nombreux transporteurs comme El Hadj Abdouramane DODO, El Hadj Fodé DIAWARA, El Hadj Ali ALIDOU, El Hadj MEWADA, El Hadj BADAMASSI, Justin PIKO, PINALI, El Hadj Ousman TINGUERE, Robert SAMA, PALCY, DURIEUX, Alexis DJEPENO Air TROGO, on en passe et des meilleurs, dont les noms restent encore vivants dans la mémoire de certains Centrafricains qui ont été témoins de cette belle époque.

Ils s’étaient rassemblés dans le groupement des transporteurs centrafricains (GTC), avaient mis en place l’Office National d’Affrètement (ONAF) puis le Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain, bref, c’était un secteur dynamique qui avait engrangé une trésorerie de plus de 500 millions de F CFA placés dans des comptes à terme aussi bien à Bangui qu’au Cameroun qui génère de substantiels intérêts financiers. C’est d’ailleurs ce qui a incité le sens aigu de prédation du ministre des transports Parfait Anicet MBAY qui, comme ses autres compères et larrons du gouvernement BOZIZE, a sauté sur l’occasion pour commettre un véritable braquage d’Etat au BARC pour s’emparer ni plus ni moins de ce pactole.

Ayant instrumentalisé et bénéficié de la complicité et soutien au plus haut niveau de l’Etat,  Parfait Anicet MBAY a déjà dilapidé presque la totalité de ce magot. Il a mis en place un comité ad hoc composés entre autres d’hommes de moralité douteuse comme Pierre Abraham MBOKANI, comme l’a fait son collègue naguère aux Télécommunications, Thierry MALEYOMBO actuellement mis en examen mais sans grand risque d’aller en prison en réalité puisque BOZIZE le soutient ainsi que son prédécesseur Fidèle GOUANDJIKA, pour mettre impunément à sac la trésorerie du BARC.

Jusqu’à présent, les responsables du GTC et du BARC se heurtent à un véritable mur en dépit de leurs nombreux recours et des sollicitations des plus hautes autorités du pays qui demeurent complètement sourds. Comme c’est une équipe de fossoyeurs qui est actuellement à la tête de la RCA, les Centrafricains doivent prendre leur mal en patience en attendant ce jour, qui n’est plus très loin, où ces bandits auront à rendre compte de leurs crimes économiques et de sang.

Malheureusement, pour le moment, il n’existe pratiquement plus un secteur de transport en Centrafrique. Seuls quelques rares compatriotes possédant des véhicules de gros tonnage osent encore assurer les liaisons entre la capitale quelques endroits du pays pour transporter par exemple quelques effets des ONG humanitaires ou du sucre de l’usine de SUCAF à Ngakobo mais à quels prix ! Le transport n’intéresse plus personne. Voyons un peu pourquoi.

D’après l’enquête de C.A.P, les ennuis et contraintes commencent déjà dans Bangui même où quasiment tous les transporteurs ont choisi de faire charger leurs véhicules chez eux. Ils refusent en effet d’embarquer les marchandises à bord des camions à la gare routière du BARC craignant l’introduction éventuelle à l’insu de l’équipage de caisse d’armes ou de munition dont la découverte comme par hasard lors de la traditionnelle fouille au PK 12, ne puisse leur occasionner les pires tracasseries comme le cas de ce malheureux transporteur originaire de Ndélé qui a purgé plus de trois mois de détention arbitraire à la SRI et dont deux véhicules moisissent depuis plusieurs années au Palais de la Renaissance. On aurait découvert à bord des munitions de Kalachnikov dissimulées dans des fûts  déclarés ne contenir que de l’huile de palme.

Outre ce type d’ennuis, c’est surtout le coût de revient du déplacement des camions qui est des plus dissuasif. Pensez qu’un aller-retour Bangui-Bria-Bambari revient à environ 500 à 600000 F CFA, presque 800 à 1000 euros lorsqu’on a acquitté les faux frais constitués des droits de passage à toutes les barrières plus ou moins illégales depuis le PK 12  jusqu’à la destination voulue. C’est à coup de 50.000 F CFA à l’aller comme au retour (100.000 F CFA, 153 euros) pour les véhicules jusqu’à 28 tonnes au pont bascule du PK 12.

C’est une véritable escroquerie dont les recettes ne vont pas dans les caisses du Fonds Routier comme prétendu mais dans celles personnelles d’un réseau de prédateurs bien connus au Fonds Routier et au cabinet du ministre des transports Parfait MBAY. On a ici l’explication du train de vie de certains de ces ministres du régime BOZIZE qui du jour au lendemain et ex nihilo, se déclarent et jouent les heureux milliardaires qui ne touchent même plus à leur salaire de ministre. Au PK 12, on trouve également des agents du ministère du commerce qui perçoivent systématiquement 15.000 F CFA, on ne sait trop pour quelles raisons. Il en de même pour ceux du ministère des Eaux et Forêts, de la douane à Nguéréngou sur la route de Damara ou au PK 26 sur la route de Boali.

Sur tout le long du parcours, on doit encore se délester des sommes d’argent allant de 2000 à 10 voire 15000 F CFA aux barrières à l’entrée et sortie de chaque gros village tenues par des agents des forces armées (gendarmerie, Garde présidentielle, Douane, Police, Eaux et Forêts, etc….). C’est justement au sujet du planning de démantèlement de ces barrières illégales que l’interpellation au comité de trésorerie du ministre des transports Parfait Anicet MBAY en septembre dernier par le Premier Ministre Faustin TOUADERA a failli dégénérer en pugilat, MBAY étant manifestement incapable de résoudre ce fléau que constitue le phénomène des innombrables et anarchiques barrières illégales à travers le pays et qui sont pourtant un terrible frein à la circulation des biens et des personnes, donc au développement économique du pays. Parfait MBAY avait pourtant pris des engagements face aux transporteurs camerounais qui avaient fait grève à cause de ces barrières mais il est incapable de tenir parole.

 Il en est aussi ainsi pour le transport des passagers à telle enseigne qu’il n’y a pas pratiquement plus de transporteur osant assurer le transport des voyageurs lesquels sont réduits à emprunter souvent les camions de transport de marchandises dans des conditions de sécurité qui laissent vraiment à désirer. Les lourds bilans humains d’accident sont là pour en attester. Bien souvent, ce sont les tenants des barrières illégales qui imposent des passagers à embarquer gratuitement aux équipages des camions. Devant le drame de l’insécurité routière en Centrafrique qui découle de la conjugaison de plusieurs facteurs dont celui de la corruption des agents de l’Etat qui ne font pas ce qu’ils doivent faire mais ne pensent qu’aux prébendes, le ministre des transports se contente de vaines déclamations sans impact sur le problème comme ces récents propos affirmant que l’insécurité routière tuait plus que le VIH/SIDA et le paludisme réunis. Et après… !

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 02:13

 

 

logomlpc

 

Depuis le mardi 4 octobre 2011 la télévision du MLPC baptisée «  TELE-MLPC » peut être visionnée en continu par les internautes sur le site du MLPC www.lemlpc.net

 

logo MLPC

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 02:08

 

 

 

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 02:04

 

 

 

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Canard enchaîné du mercredi 5 oct 2011

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 01:57

 

 

bemba

 

Source : direct.cd  6 octobre 2011

Les témoins congolais du bureau du procureur de la CPI tardent à atteindre La Haye à cause des difficultés logistiques et de transport. Du côté de la défense de Bemba, tous les témoins qui se sont présentés au procès reconnaissent que le commandement des opérations militaires en Centrafrique était géré au quotidien et au jour le jour par les autorités centrafricaines elles-mêmes. 

Le procès du président national du Mouvement de libération du Congo (MLC), M. Bemba Gombo Jean-Pierre, détenu depuis 2007 à la prison de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, se poursuit. Et pour le moment, il est question que les témoins du procureur de la CPI, l’Argentin Luiz Moreno O’Campo, en provenance de la République démocratique du Congo, se rendent à la CPI pour leurs dépositions. Et des sources douteuses, on laisse apprendre que ces derniers raient de la peine à joindre La Haye.

Difficultés logiques

Du côté du procureur de la CPI, on récuse cette allégation de ses conseillers qui affirme qu’il ne s’agit d’un retrait des témoins en partance de la RDC, mais plutôt d’un problème lié à la logistique. Et, selon ce conseiller, «Il y a des témoins de tout bord qui viennent du Con go et de la République Centrafricaine. C’est une affaire de difficultés logistiques qui font retarder l’arrivée desdits témoins. Rien donc de particulier, rien d’étonnant dans les procédures à la CPI. Il y a des témoins qui viennent de loin, c’est donc une question de transport de ces témoins à La Haye. Le procès de Bemba se déroule bien. Et on continue à avoir la présentation des éléments de preuve et des témoins du bureau du procureur. Bientôt, on arrivera au terme dola présentation du dossier du procureur et on atteindra alors la présentation du dossier de la défense ».

C’est le commandement centrafricain

Du côté de la défense de Chairman du MLC, c’est la confiance totale que le sénateur va recouvrer sa liberté. Aucun témoin ne pourrait prouver l’implication de l’ex-vice- Président de la République démocratique du Congo dans les exactions commises en République Centrafricaine entre 2002 et 2003.

Maître Kilolo Aimé : «Tous les témoins du procureur qui se sont présentés pour l’instant, eh bien, personne, mais bien personne ne remet fondamentalement en question la théorie de la défense qui est de dire que le commandement au quotidien, au four le jour, des opérations en Centrafrique, était géré directement par le centre de commandement opérationnel qui avait été mis en place par les autorités centrafricaines elles-mêmes. A ce jour, le procès a atteint sa vitesse de croisière, dans la mesure où nous sommes maintenant en train d’interroger les témoins qui discutent de la question centrale de ce procès. C’est-à-dire, la question de savoir qui était le commandant des opérations qui ont été menées en Centrafrique. Je puis vous dire qu’avec les témoins qui sont en train de passer pour l’instant, témoins du procureur, nous sommes de plus en plus confiants sur le fait que le sénateur va pouvoir être’ mis totalement hors cause dans cette affaire. Le procès est en train de cheminer vers sa fin. Nous nous réjouissons également de la possibilité qui est donnée au sénateur Bemba Gombo Jean-Pierre de démontrer à la face du monde son innocence et surtout de sortir de toutes ces lourdes accusations totalement blanchi et pouvoir enfin, retourner au Congo et vaquer à ses occupations».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 23:47

 

 

 

 

Areva

 

 

Source : Challenges.fr 06-10-11 à 15:38

En 2007, le groupe français s'offrait à prix d'or ce producteur d'uranium apparemment prometteur. L'exploitation est aujourd'hui au point mort.

Ce devait être une belle histoire. Une de ces OPA fondatrices qui transforment un groupe et couronnent un bilan. 15 juin 2007: Areva lance une offre publique de 2,5 milliards de dollars sur le producteur canadien d'uranium UraMin, propriétaire de trois gisements en Namibie (Trekkopje), en Centrafrique (Bakouma) et en Afrique du Sud (Ryst Kuil). L'objectif est ambitieux: rattraper les deux leaders mondiaux de l'extraction d'uranium, Cameco et Rio Tinto, et assurer l'approvisionnement du groupe à long terme. "Areva possède les capacités techniques et commerciales pour mettre ces gisements en exploitation rapidement", assure alors Olivier Mallet, directeur du secteur mines, chimie et enrichissement d'Areva. La mise en exploitation du gisement namibien, le plus prometteur, est même prévue dès 2008-2009.

Illusions perdues

Quatre ans plus tard, la belle histoire a viré au cauchemar. Aucun des trois gisements n'est entré en production: pour Trekkopje, gisement à faible teneur qui nécessite une technologie d'exploitation très complexe, cela a été reporté à fin 2013 au mieux ; Bakouma et Ryst Kuil, eux, sont renvoyés aux calendes grecques. Areva a également reconnu fin juillet un "risque de baisse du niveau des ressources" en Namibie, le principal actif d'UraMin. Quant aux cours de l'uranium, ils sont passés de 120 dollars la livre en 2007 à 50 dollars aujourd'hui, sous le double effet de la crise et de Fukushima. Résultat: après avoir passé 426 millions d'euros de dépréciations sur l'exercice 2010 sous l'influence du commissaire général à l'investissement René Ricol, appelé en catastrophe au comité d'audit du groupe, Areva va devoir encore supporter des pertes. "Il faudra passer de nouvelles provisions fin 2011, probablement plusieurs centaines de millions d'euros, pour tenir compte de l'effondrement des cours de l'uranium", pointe un proche du conseil de surveillance. L'affaire a-t-elle participé au non-renouvellement du mandat d'Anne Lauvergeon, remplacée par Luc Oursel en juin dernier? Ses adversaires y ont en tout cas vu l'occasion idéale de sortir la Grosse Bertha. Début 2011, une note non signée, transmise à l'Elysée et que Challenges a pu consulter, dénonçait pêle-mêle une "transaction financièrement inexplicable et commercialement contestable", "un rachat au prix le plus élevé", à savoir 2,5 milliards de dollars, quand "tous les experts évaluaient UraMin au maximum entre 600 et 800 millions d'euros", et des gisements centrafricain et sud-africain "en dehors du champ des possibles". Le document évoque même ouvertement "des intermédiaires en Belgique, au Luxembourg ou au Canada", qui auraient "exploité cet acharnement impérieux [à acquérir UraMin. NDLR] pour se servir au passage".

"Accusations fantaisistes du clan Proglio-Djouhri, rétorque un proche d'Anne Lauvergeon. Lors de son passage au comité d'audit, René Ricol n'a rien trouvé de condamnable." Mais l'histoire a fait suffisamment de bruit pour que la commission des Finances de l'Assemblée nationale demande, fin juin, aux députés Marc Goua et Camille de Rocca Serra de tirer l'histoire au clair dans le cadre d'un audit sur les comptes d'Areva et d'EDF, dont la publication est prévue fin octobre. "La grande question est celle du prix consenti, souligne Marc Goua 2,5 milliards de dollars pour des gisements qui n'ont rien produit depuis quatre ans, on est en droit de s'interroger."

Diversification voulue

Comment Areva a-t-il pu s'embarquer dans une telle galère? Sans nier le prix très élevé de l'opération, le groupe défend aujourd'hui encore son intérêt stratégique. "Cette acquisition répondait à la nécessité de diversifier nos sources d'approvisionnement et de réduire la dépendance d'Areva au Niger et au Kazakhstan, deux pays aux risques politiques significatifs, explique Sébastien de Montessus, directeur général adjoint en charge du Business Group Mines et membre du directoire d'Areva. UraMin était la seule "junior" à avoir un portefeuille de projets sur trois pays. "De fait, le contexte géopolitique de la mi-2007 était loin d'être idéal pour les sites miniers d'Areva: au Niger, le directeur général du groupe était expulsé en juillet pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", dans un contexte de rumeurs de nationalisation des gisements. Au Canada, la mine géante de Cigar Lake, codétenue par Areva et son concurrent Cameco et dont l'entrée en production était prévue en 2007, avait été noyée fin 2006 par des infiltrations d'eau, qui repoussaient la mise en service de sept ans... "Nous étions fragilisés sur nos bases, il fallait réagir", assure un cadre dirigeant. Le choix d'UraMin pose pourtant question. La société, créée en 2005 par un ancien du groupe aurifère Barrick Gold, n'avait pas extrait la moindre tonne d'uranium, les gisements ayant seulement fait l'objet d'explorations. L'entreprise, cotée à Londres et Toronto mais immatriculée aux îles Vierges venait de connaître un incroyable envol boursier, avec un quadruplement de sa capitalisation en six mois portée par l'intérêt de China National Nuclear Corp. "Tout le monde savait que cette spéculation sentait le soufre" assure un spécialiste des matières premières. "Le prix était justifié par les perspectives de relance du nucléaire à l'époque ; et on savait que les Chinois, les Russes et les grands miniers étaient aussi sur le coup", répond Areva. D'aucuns avancent une autre explication. "Notre vraie cible c'était la mine australienne d'Olympic Dam, la plus grande du monde assure un ancien dirigeant. L'APE [Agence des participations de l'Etat. NDLR] et Thierry Breton, alors à Bercy ont mis leur veto à deux reprises en 2005 et c'est BHP Billiton qui a raflé la mise. UraMin était la meilleure cible qui restait sur le marché." Pas forcément la plus fiable malheureusement: "On s'est fait enfler sur les estimations de réserves reconnaît un cadre. Cela fait partie des risques des acquisitions dans les mines, surtout à cette époque, où les carottages étaient moins fiables qu'aujourd'hui." Fin 2008, Areva croit pourtant voir débarquer un sauveur: l'électricien chinois CGNPC qui veut prendre 49% du capital d'UraMin. Le deal échouera sans raison apparente. "Les conditions qu'ils demandaient étaient inacceptables: ils voulaient les deux tiers de la production pour la moitié du prix", assure une source interne.

La responsabilité partagée

Qui porte la responsabilité du cas UraMin? Celle-ci semble aller bien au-delà de la seule Anne Lauvergeon. "Pour une acquisition à partir de 80 millions d'euros il faut l'aval de l'APE au conseil de surveillance d'Areva pointe un familier de l'entreprise. Cette OPA a été validée par Bercy et tous les niveaux de l'Etat il est ridicule qu'ils se réveillent aujourd'hui en criant au loup." Marc Goua chargé d'élucider l'affaire pour la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a pu se rendre compte du caractère sensible de la question: "J'ai le plus grand mal à avoir accès aux documents en possession de l'APE. Ils ne veulent pas me les transmettre, je vais devoir aller les consulter chez eux..." En attendant, Areva continue de travailler à la mise en exploitation de Trekkopje. "L'usine pilote a sorti les premières tonnes d'uranium, assure une source interne. La vraie question est celle des conditions de marché pour voir quand ce projet pourra être lancé." Le cas sud-africain est plus complexe Areva ayant le plus grand mal à obtenir les permis d'exploration. La seule satisfaction réside dans le gisement centrafricain qui totaliserait 50.000 tonnes de réserves contre 18.000 escomptées. Même à UraMin on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise.

 

Vincent Lamigeon

 

NDLR : Uramin est l’entreprise avec laquelle Ndoutingaï et Bozizé avait débuté le processus de leur enrichissement personnel par le bradage des mines d’uranium de Bakouma. Contre 20 millions de dollars US, Bozizé avait cédé la part 10 % des 20 % qui revenaient à l’Etat centrafricain dans le capital d’Uramin Centrafrique. Un compte off shore lui a été secrètement ouvert dans les Iles Vierges britanniques, (un paradis fiscal)  où le pactole lui a été versé en deux tranches de 10 millions de dollars US. C’est la raison pour laquelle lorsqu’AREVA a acquis URAMIN par une OPA boursière, Bozizé et Ndoutingaï n’étaient pas contents et avaient exigé de celle-ci le paiement d’un bonus conséquent. Entre temps, plusieurs intermédiaires (Saifee Durbar, Fabien Singaye, Patrick Balkany et autre George Forrest) pour ne citer que ceux-là, n’ont pas hésité à saisir l’opportunité afin de s’en mettre plein les poches en offrant leur médiation entre Bozizé, Ndoutingaï et AREVA.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 22:35

 

 

fric en CFA

 

Dans un pays où il n'y a ni décret ni arrêté d'application de la loi sur les partis politiques, et alors même que le statut de l'opposition n'est pas respecté, Bozizé s’évertuant à insulter les leaders de l’opposition à longueur de ses discours, les traitant de prostitués, de sorciers et de tous les noms d’oiseau, la Cour des comptes ose envoyer ce genre de courrier. En France et dans d’autres pays occidentaux où l'opposition est respectée et prise au sérieux parce qu'il s'y trouve les dirigeants de demain du pays que le jeu normal de l'alternance démocratique pourrait porter au pouvoir, la Cour des Comptes contrôle les comptes de campagne des partis politiques parce qu'ils reçoivent des financements publics.

 

En RCA, il n’y a rien de tel donc on ne voit pas pourquoi le Procureur de la Cour des Comptes, voir courrier ci-dessous, doit se livrer à cette démarche qui a tout l’air d’une mauvaise plaisanterie voire une vraie provocation même s’il se retranche derrière des articles de loi. Ce sont les hommes qui font les lois. Lorsqu’elles ne correspondent pas aux réalités nationales, il faut oser poser le problème de leur inadéquation à la réalité.

 

En tout état de cause, lors de la dernière mascarade électorale en RCA, seul Bozizé et son KNK s'étaient distingués par le débauche d'argent, de véhicules 4 x 4, de gadgets de campagne de toutes sortes (T-shirts, casquettes, foulards, posters géants, vélos chinois et autres carcasses de boeufs). MEDIA PRINT de Elie NAMTOLI est là pour en apporter les preuves. Tant et si bien qu'à présent, le retour du bâton est douloureux pour les finances du pays qui ont été saignés à blanc. Il faut bien justifier le trou de 70 milliards de F CFA laissé au trésor par les prédations à répétition.  

 

Rédaction C.A.P

 

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 22:28

 

 

 

logo KNK

 

Bienvenu Guinon

Marwan Bienvenu GUINON de la jeunesse KNK France se prononce sur la situation politique du KNK

Depuis un moment, le KNK semble être divisé à cause des querelles et des guerres de positionnement. Cela a bloqué les activités politiques au sein dudit parti. Sur cela, le président de la jeunesse du parti KNK de l’Île de France, M. Marwan Bienvenu Aimard GUINON s’est prononcé pour proposer des solutions et se justifier par rapport à sa récente prise de bec le Secrétaire général dudit parti qui l’avait limogé suite à une déclaration faite par ce dernier sur le boycott du meeting de l’opposition, mais aussi pour donner son point de vue sur la situation politique dans le pays et la situation sur la sécurité routière.               

Pour le grand public, que peut-on savoir sur M. GUINON ? Aussi bien sur le plan professionnel que sur le plan politique.

Marwan Bienvenu Aimard GUINON (MBAG) : Je suis Marwan Bienvenu Aimard GUINON. J’ai fait des études de Transports  et Logistique, j'ai un Master 2, une licence, BTS et une formation spécialisée dans la cherche de la sécurité routière à Quimper dans le Finistère en France. Depuis le 16 juin 2011, je suis cadre responsable supply chain chez ACCENTURE France, je pilote une équipe de 38 agents, avec un salaire de 2900 euro net par mois. Je suis le président de l'ONG International dénommé, S.R.C.J (Sécurité Routière en Centrafrique avec les Jeunes) fondée en 2010. Dirigés par des leaders jeunes et dynamiques, elle promeut la sécurité routière auprès des jeunes à travers le monde, contribue depuis 2010 à sensibiliser un public de tout âge aux risques routiers par le biais d’actions de sensibilisation, de prévention et d’éducation. Sur le plan politique, je suis membre du parti KNK, responsable du mouvement de la jeunesse de l’Ile de France du parti depuis Aout 2009, je pilote en ce moment un groupe des réflexions sur la proposition de la recherche sur la sécurité Routière en Centrafrique

Vous avez fait une proposition de création d’un groupe parlementaire sur la sécurité routière en Centrafrique. Pourquoi et comment devrez-vous procéder ?

Je vous renvoie aux termes d’une déclaration faite récemment par le Ministre d’ État aux Transports dans une interview à la presse selon laquelle « en Centrafrique, la route tue plus que le VIH/SIDA et le paludisme réunis ». Devant un tel constat, la sécurité routière doit être décrétée comme une cause nationale et en tant que telle, forcément la représentation parlementaire doit jouer un rôle fondamental quant aux nécessaires dispositions législatives à prendre ainsi que dans la politique d’éducation des citoyens et de la répression des contrevenants à mettre en place.  

Quel regard portez-vous sur la politique publique du gouvernement centrafricain ?

C’est le parti auquel j’appartiens qui est au pouvoir et qui l’exerce. C’est aussi en tant qu’un élu responsable de la jeunesse de ce parti en France que je travaille derrière et selon les orientations et instructions du Grand ouvrier le Président de la République. Je ne peux donc pas m’extraire de ce cadre pour porter un jugement sur la politique du Gouvernement qui est censée être celle impulsée par le Grand ouvrier et coordonnée par le Premier Ministre qu’il a choisi pour l’action gouvernementale. Même si j’ai un point de vue personnel à exprimer sur la politique publique du Gouvernement je ferais remonter cela à la direction du KNK par voie hiérarchique du parti.

Quelle est votre vision sur la jeunesse centrafricaine ?

Je n’ai pas une vision particulière sur la jeunesse centrafricaine sinon celle d’adhérer à celle tracée par le Grand ouvrier le Président François BOZIZE qui, tirant leçons de l’histoire de notre pays et particulièrement de la part de combativité et de sacrifice prise par la jeunesse centrafricaine, a toujours proclamer la nécessité pour la jeunesse de continuer à jouer un rôle décisif dans le processus de développement de notre pays car sans la jeunesse, point d’avenir.

Comment comprendre votre récente prise de bec avec le secrétaire du KNK M. Elie Ouefio au sujet de votre prise de position par rapport au sabotage du meeting de l’opposition ?

Je suis un élu représentant la jeunesse de notre parti au niveau de l’Ile de France, c’est-à-dire de la région parisienne en France. Quoi de plus normal que je puisse exprimer le point de vue de la jeunesse KNK de l’Ile de France lorsque certains agissements de nature à discréditer et nuire à l’image de notre parti ont lieu au pays, de la part de ceux-là mêmes qui croient défendre le parti alors qu’ils l’enfoncent plutôt. Dans un état de droit et toute démocratie, il y a un parti au pouvoir et une opposition qui doit aussi pouvoir exprimer ses opinions dans un cadre légal. On ne doit pas utiliser des cocktails Molotov pour empêcher l’opposition de tenir un meeting. C’est juste ce point de vue que j’ai essentiellement exprimé mais des manipulateurs de mauvaise foi dissimulés dans notre parti ont sauté sur l’occasion pour tenter de régler leurs comptes avec ma modeste personne en instrumentalisant l’ouvrier Secrétaire Général du parti.

Cet accrochage avec Ouefio n’est-il pas symptomatique de la réalité interne du parti aujourd’hui où la suspicion, les diatribes, les guerres de positionnement, les intentions de nuire sont de mise… ?

Pour ma part, je ne tirerai jamais le parti vers le bas comme certains aiment à le faire et ne tiens nullement à alimenter les guerres de positionnement comme vous dites, que certains aiment livrer au sein du KNK. Je m’en tiens strictement à la direction et les orientations indiquées par le Grand ouvrier, le Président de la République François BOZIZE.

S’agissant des problèmes internes du parti, depuis après les élections, la vie du parti est au ralenti, la démocratie est menacée… Quelle pourrait-être à votre avis, la thérapie appropriée à ce profil bas du parti appelé à dicter la politique de toute une nation durant 5 ans ?

Cette question que vous soulevez ne dépend pas de ma modeste personne et ce n’est pas non plus à la petite échelle de la jeunesse qu’elle trouvera sa réponse. La solution relève directement du Grand ouvrier le Président de la République qui est mieux à même de prendre les décisions qui s’imposent en fonction des éléments d’appréciation qu’il a en main. Je ne peux donc rien vous en dire.

 

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