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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 18:49

 


jeudi 3 avril 2008.

 

L’accord de paix signé par les présidents tchadien et soudanais à Dakar, en marge du sommet de l’OCI, n’a été qu’une grosse farce. Un de ces moments où les deux voisins se parent du manteau d’hommes de paix et de dialogue pour distraire l’opinion. Mais ces accolades ne peuvent plus tromper car pendant ce temps, Idriss Déby Itno et Omar Hassan El-Béchir ont camouflé chacun une arme dans le dos , prêts à se poignarder à la moindre occasion.

 

Les dernières accusations tchadiennes contre le pouvoir soudanais viennent nous rappeler ce jeu malsain auquel se livrent N’Djaména et Khartoum. Les deux régimes ont un atout qui fait leur force et leur permet d’entretenir de façon durable un climat de belligérance : le pétrole.

Grâce à l’or noir, ils ont les moyens de lever des armées parallèles pour se déstabiliser mutuellement. Grâce au pétrole aussi, ils bénéficient d’amitiés indéfectibles. Déby a ses Français et El-Béchir ses Chinois. Cependant, le président soudanais semble plus serein depuis que le foyer de la rébellion sudiste s’est éteint en même temps que son leader charismatique John Garang. Aujourd’hui, le pays connaît un boom économique à telle enseigne que certaines de ses entreprises ont une dimension panafricaine, notamment dans le domaine des télécommunications. Tant et si bien qu’en dépit de la campagne internationale sur les atrocités commises au Darfour, le Soudan n’a jamais été vraiment inquiété. Le régime soudanais a réussi à isoler, à marginaliser et à réduire ce problème dans une enclave, loin de Khartoum et de ses lumières.

Ce n’est pas le cas de Déby dont la fébrilité trahit une certaine fragilité face aux hordes rebelles toujours prêtes à fondre sur N’Djaména. Autant le régime soudanais, sous la pression américaine, a consenti à partager le pouvoir avec les Sudistes, autant Déby s’échine à rester seul maître à bord. Pour se maintenir dans un équilibre aussi fragile, il n’a donc d’autre option que de brandir en permanence l’épouvantail de l’agression extérieure. Or, au-delà de la rivalité entre les deux pays, il y a un problème purement interne au Tchad que le pouvoir refuse de reconnaître. Le Soudan alimente certes la rébellion tchadienne, mais Déby ne fait rien pour enlever tout argument à ses opposants armés, de continuer la guerre. Il se refuse à la mise en oeuvre d’un train de mesures devant conduire à l’avènement d’un véritable Etat de droit. Déby, c’est l’art de la diversion permanente. Et la technique paie, puisqu’elle lui a permis de se maintenir au pouvoir, contre vents et marées, depuis 1990.

 

Le climat de guerre permet ainsi au régime de s’exonérer d’une politique axée sur la bonne gouvernance, avec des élections libres pouvant mener à l’alternance. Médias muselés, opposants embastillés, institutions verrouillées, ressources du pétrole gaspillées, le Tchad offre l’image d’un pays aux antipodes de la démocratie. Dans ces conditions, il ne faut pas rêver d’un avenir apaisé proche pour le Tchad. Déby, surnommé à une certaine époque le "Napoléon africain", tient donc son pays sous sa férule et par les armes, sans qu’aucune perspective d’ouverture démocratique pointe à l’horizon. Le président ne semble d’ailleurs pas le seul à profiter de cet état d’exception. Marchands d’armes, sociétés pétrolières, conseillers occultes et affairistes de tous ordres en profitent pour exercer une prédation sur le pays, sous le contrôle bien sûr du chef de l’Etat et de son clan.

Le soutien de la France est aussi essentiel à la survie politique du régime tchadien. Il rend Déby myope et orgueilleux, assuré qu’il est de pouvoir toujours bénéficier de la protection d’une des premières armées au monde, tant qu’il préservera les intérêts de Paris. D’où la propension du maître de N’Djamena à préférer la mitrailleuse à l’urne. Il s’exempte ainsi de regarder son peuple en face, dont les aspirations sont connues : paix, démocratie et développement. Avec les ressources pétrolières, les Tchadiens devaient enfin connaître le bonheur d’une sécurité socio-économique pleinement garantie, avec l’amélioration de leurs conditions de vie. La Guinée équatoriale est un exemple frappant de ce que le pétrole peut être une chance pour le développement, si les dirigeants le veulent. Mais certains hommes politiques refusent obstinément de supporter le regard de leur peuple, les yeux dans les yeux. Cela reviendrait à assumer les responsabilités qui sont celles dévolues à un dirigeant digne de ce nom. Déby a fait le choix de fuir le regard de son peuple, en dilapidant la manne pétrolière dans une stratégie de la diversion.

 

"Le Pays"

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 18:43

 



Source: Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks


Date: 01 2008

 
BOSSANGOA, 1er avril 2008 (IRIN) – L’Association Monam qui regroupe les victimes de viols dans la ville septentrionale de Bossangoa en République centrafricaine (RCA) fait ce qu'elle peut pour continuer de fonctionner, mais le moral est bas et de l'argent manque.
«Nous avons été abandonnés à nous-mêmes. Nous recevons peu d'aide de l'extérieur. Plusieurs de nos membres ont perdu la vie", a déclaré à IRIN / PlusNews la présidente du groupe, Pélagie Ndokoyanga,.

 
Monam, qui signifie "bien commun" dans la langue sango, a été créé en 2006 2001 2002 au milieu des nombreux carnages menant au plus récent de coup d'État qui a conduit François Bozizé au pouvoir en mars 2003.


En plus d’être un forum de solidarité et de procurer des revenus et du bien-être pour les femmes qui ont souffert de la violence sexuelle (VS), Monam vise aussi à lutter contre de tels abus, d'identifier ses auteurs et de lutter contre la stigmatisation des femmes en général et des victimes de viol en particulier. Selon Ndokoyanga, plusieurs membres du groupe ont été abandonnés par leur mari après avoir été violées.


Quand un dépistage du VIH et de conseil a été créé en 2005 à Bossangoa, plusieurs des premiers cas de VIH-positifs sont le fruit d'un viol.


Parmi eux se trouve Ndokoyanga, qui travaille également avec le Bossangoa Association des Personnes vivant avec le VIH.

 
"Il est normal de dire à la famille lorsque l'on est infecté, ce n'est pas un péché», a t-elle dit lorsque plusieurs dizaines de membres de l'association se sont réunis IRIN / PlusNews. "Mais ils sont les premiers à répandre la nouvelle."


«Personne n'a un emploi ici. J'ai tous mes certificats mais je n'ai jamais trouvé un emploi parce que les gens savent que je suis séropositive», a t-elle ajouté.
Les deux organisations souhaiteraient améliorer leurs activités génératrices de revenus tels que la vente d’articles sur le marché mais le manque de capitaux nécessaires, rend difficile la réalisation de tels projets sur le terrain.


Avec l'ONU SIDA, l'estimation de la prévalence du VIH/SIDA en RCA est de 10 pour cent, avec seulement trois pour cent des adultes séropositifs qui parviennent à prolonger leur vie par la thérapie anti-rétrovirale ; il y a donc un besoin clair et urgent d'intensifier l'éducation sur le VIH/SIDA, le dépistage et le traitement, mais la persistance du conflit armé et l'insécurité cela difficile dans de nombreuses régions du pays.


Beaucoup de viols, peu de données

 

Des statistiques détaillées et précises sur le nombre de femmes qui souffrent VEF en RCA ne sont pas disponibles. Cela tient en partie à cause de la stigmatisation qui s'attache à de telles attaques, mais aussi parce que le gouvernement peine fonctions en dehors de la capitale et les institutions humanitaires internationales n'ont que récemment commencé à travailler dans le pays en grand nombre.


À la fin de février 2007, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a signalé que «sexuels et de violence sexuelle et des grèves de plus de 15 pour cent des femmes et des filles», dans le nord de la Centrafrique.
Ces attaques se sont multipliées pendant la période pré-coup d’état durant laquelle les troubles et les rebelles au début des affrontements en 2006 et au début de 2007.


L'un des principaux domaines de l'enquête ouverte en mai 2007 par la Cour pénale internationale (CPI) à la suite d'une demande formulée par le gouvernement centrafricain, les "nombreuses allégations de viol et d'autres aspects de violence sexuelle perpétrée contre des centaines de victimes signalées ... Lors d'un sommet en 2002/03 de la violence ", selon une déclaration de la CPI.


Le procureur du tribunal suit également de près les cas signalés de violence sexuelle commis après 2005, date à laquelle émergé deux rébellions dans le nord.

 
 « A la suite d'une tentative manquée de coup à la fin de 2002 émerge un schéma de viols massifs et de violences sexuelles perpétrés par des individus armés. La violence sexuelle semble avoir été un élément central du conflit», la déclaration CPI dit en outre qu'au moins 600 Victimes de violence sexuelle ont été identifiés au cours des cinq mois.


Celles-ci comprenaient des femmes âgées, des jeunes filles et des hommes, la CCI a indiqué.
«Il y avait souvent des aspects de cruauté aggravée tels que des viols commis par de multiples auteurs, face à des tierces personnes, parfois avec des parents contraints d’y assister", selon le communiqué, notant que l'impact social de ces crimes "apparaît dévastateur".


Programmes pour descendre lentement le terrain


Pour l'instant, il y a peu d'aide extérieure pour ceux qui sont directement touchés par la violence sexuelle. Les membres de l'Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse (OCODEFAD), une ONG nationale, ont témoigné au sujet des agressions sexuelles contre eux à Bangui auprès du bureau du procureur de la CPI.


OCODEFAD a été fondée par Bernadette Sayo, professeur dans une école secondaire dont le mari a été tué sous ses yeux en 2002 par les rebelles de la RDC alliés du président Ange-Félix Patassé d’alors lors d'une tentative de coup d'Etat. Les hommes armés ont ensuite commis des viols.


OCODEFAD a enregistré des centaines de femmes et des dizaines d'hommes, ainsi que les jeunes enfants et les personnes âgées, victimes de sévices sexuels au cours de cette période de troubles. C'est en grande partie grâce aux pressions exercées par cette organisation nationale et de groupes de défense des droits de l’homme que le gouvernement de Bangui a demandé à la CPI d'ouvrir son enquête.


En termes d'aide étrangère, une ONG, International Rescue Committee (IRC), a mis en place un programme contre la violence sexuelle dans la ville septentrionale de Kaga-Bandoro en mai 2007, en fournissant gratuitement des soins médicaux et un soutien psychosocial pour ses membres, en faisant mieux connaître la violence sexuelle dans les communautés et la tenue de discussions avec les différents groupes militaires.


La langue, ainsi que la stigmatisation, est un obstacle au début. "Il nous a fallu un mois pour avoir une définition du viol. Il n'y a pas de mots pour le dire en sango," Catherine Poulton, coordonnatrice en RCA pour IRC, a dit à IRIN / PlusNews.


Depuis qu'elle a commencé, le programme - qui couvre les ménages le long d'un tronçon de la route 50 km - a traité 1040 cas de violence sexuelle, qui traite des problèmes associés tels que les maladies sexuellement transmissibles, les traumatismes et le rejet par les familles.
Sept autres programmes sont en préparation pour 2008, impliquant des organismes tels que l'ONU Organisation mondiale de la Santé, l'UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour la  population et Comité d'Aide Médicale.


Dans le cas de la République centrafricaine, où les données sont encore limitées, les donateurs peuvent avoir besoin de rompre avec la tradition des évaluations détaillées de la recherche d'un problème avant de signer leur chèque. Selon certains analystes, il faut admettre la prévalence généralisée, et l'expérience de IRC, les données issues du programme, plutôt que l'inverse.


Crier pour se faire entendre


Marie Noudjougoto, une activiste communautaire qui a contribué à organiser des centaines de femmes en associations en fonction de leurs villages d'origine, la profession ou la foi religieuse, a profité de la grande Journée internationale de la femme (8 mars) pour défiler  dans la ville septentrionale de Paoua et mettre en lumière comment les femmes ont le plus souffert de la violence en RCA et à promouvoir le rôle que les femmes doivent jouer alors que le pays commence à se reconstruire.


"Ce que nous voulons, c'est la sécurité ... laissez nos maudites sœurs qui ont été violées, brutalisées, traumatisées et endeuillées ont la tranquillité d'esprit et l'espoir d'être des femmes, des mères et des grands-mères», a déclaré Noujougoto après quelque 1500 femmes, regroupées dans leurs différents Associations, ont défilé sur la rue principale de Paoua.
Certaines ont procédé à l’impression d’affiches et banderoles  de leur association, d'autres de simples tableaux noirs avec des inscriptions à la craie telles que "Karé Simbal Association de Lutte contre la Pauvreté».


Beaucoup de femmes portaient le fruit de leurs affaires - des céréales, les légumes et même des briques - sur leurs têtes comme elles ont marché au rythme de trois tambours.
"Nous voulons que les femmes avec un grand" F "soient écoutées, à la maison, sur les marchés, dans les bureaux, même dans les églises et les mosquées ... nous voulons vivre en paix avec l'espoir d'avoir A, par le biais de cette journée, au nom des femmes, un espoir pour la vie, le pardon et la réconciliation », a ajouté Noudjougoto.


Beaucoup de ceux qui ont pris part, comme Bertille, une enseignante, avait marché pendant une journée entière de leurs villages pour assister à la cérémonie. "Nous sommes venus pour montrer que nous sommes des gens qui souffrent», a-t-elle dit à IRIN / PlusNews.
Bertille a raconté comment un dimanche de janvier 2007, une fusillade a éclaté dans son village, situé dans le territoire contrôlé par les rebelles.


«L'armée est arrivée et a mis le feu à 80 maisons et nos champs d'arachide, ainsi que notre stock de semences. Ils ont dit, nous avons soutenu les rebelles», a t-elle dit.
"Après nous sommes restés en brousse sans abri pendant trois mois. Nous avons survécu en mangeant de feuilles sauvages de manioc. Même à l'heure actuelle, il n'est pas facile de trouver de la nourriture", a-t-elle ajouté, en expliquant que l'insécurité et la peur empêchent encore beaucoup de femmes de se rendre à leurs champs, de crainte de l'attaque par des bandits.

 



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Centrafrique-Presse.com - dans Société
3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 12:35

 

 

Légende photo: Ce PC-9 aux couleurs tchadiennes n'a pas seulement servi à l'entraînement. (Keystone)

L'armée tchadienne a bel et bien utilisé un avion d'entraînement suisse Pilatus PC-9 pour des missions de combat. Le gouvernement suisse l'a confirmé pour la première fois vendredi.

Le Tchad a ainsi violé l'accord passé avec la Suisse. Berne envisage d'éventuelles sanctions économiques et politiques contre N'Djamena.

Des éléments «concrets» confirment que le Tchad a utilisé le PC-9 livré par l'entreprise Pilatus (sise dans le canton de Nidwald) en 2006 à des fins militaires, a indiqué vendredi le ministère suisse de l'Economie (DFE).

Lors de sa séance de mercredi, le gouvernement avait chargé le DFE et le ministère des Affaires étrangères (DFAE) «d'étudier s'il y a lieu de prendre des sanctions contre le Tchad». Les services des deux ministères doivent rendre leurs conclusions «dans les prochaines semaines», selon un communiqué du DFE.

Confirmation

Dans ce communiqué, le DFE confirme que le Tchad a utilisé l'avion d'entraînement PC-9 à des fins militaires. En janvier déjà, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) avait indiqué que l'avion livré au Tchad par Pilatus avait été équipé du système d'accrochage nécessaire à son armement et que l'appareil avait été «probablement» armé.

Le SECO réagissait alors à des informations de médias selon lesquelles l'appareil de la société Pilatus avait été engagé lors de combats dans la région soudanaise du Darfour.

Selon le communiqué diffusé vendredi, «divers indices donnent à penser que l'appareil incriminé a été régulièrement impliqué dans des combats livrés le long de la frontière entre le Tchad et le Soudan». Le Tchad a nié jusqu'ici l'armement et l'utilisation du PC-9 à des fins militaires.



«Violation flagrante»

«L'utilisation de cet avion à des fins militaires est une violation flagrante de la déclaration de destination finale signée par le Tchad» au moment de l'achat, explique le DFE. N'Djamena avait assuré à l'époque que l'avion ne serait utilisé qu'à des fins d'entraînement et qu'il ne serait pas réexporté.

L'appareil de type PC-9 livré en 2006 par l'entreprise Pilatus de Stans n'était pas armé et était destiné uniquement à l'entraînement, rappelle le DFE qui ajoute dans la foulée qu'il va étudier la question d'une adaptation des critères d'autorisation pour l'exportation des avions d'entraînement militaire.

Violents combats

La situation s'est dégradée à la fin janvier au Tchad, une ancienne colonie française. Les rebelles ont tenté de renverser le président Idriss Deby. Des combats violents ont eu lieu à N'Djamena entre les forces gouvernementales et les rebelles au début février.

L'Union européenne (UE) fait actuellement pression pour que N'Djamena négocie avec les groupes rebelles. Bruxelles souligne que l'instabilité nuit aux efforts internationaux visant à venir en aide dans l'Est tchadien au demi-million de réfugiés du Darfour et de Tchadiens déplacés par les troubles.

swissinfo et les agences


 
La Suisse ne devrait plus livrer aussi facilement ses Pilatus à l'étranger. La loi sera revue

03.04.2008 11:56

La Suisse ne devrait plus livrer aussi facilement ses Pilatus à l'étranger à l'avenir. Après l'affaire du PC-9 tchadien, le CF veut durcir les conditions d'exportations d'avions de ce type. Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de l'économie de préparer une modification de la loi sur le contrôle des biens, a noté jeudi le DFE.

Actuellement, la vente n'est refusée qu'en cas d'embargo international contre le pays acquéreur. Le CF veut qu'il y ait également un refus quand l'Etat destinataire est en proie à un conflit armé ou en cas de risque d'utilisation des avions contre la population civile.

 (SWISS TXT)

Tour de vis aux exportations d'avions

 Après la polémique autour de la vente de Pilatus au Tchad, qui a armé cet avion, le gouvernement décide fixer des conditions plus strictes aux exportations d'avions d'entraînement militaires.

Concrètement, ces exportations ne devraient plus être autorisées si l'Etat destinataire est en proie à un conflit armé interne ou international. L'interdiction s'imposerait aussi lorsque le risque existe que les avions soient utilisés contre la population civile.

Actuellement, la loi ne prévoit un refus de vente qu'en cas d'embargo international contre le pays destinataire ou si une décision similaire a été prise dans le cadre de mesures internationales de contrôle des exportations.

Il revient maintenant au Département fédéral de l'économie (DFE) de préparer une modification de la loi sur le contrôle des biens.

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Centrafrique-Presse.com - dans EUROPE
2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 13:38

 

Par Damien Jayat | Vulgarisateur scientifique | 02/04/2008 | 12H01

 

Ils ont leurs partisans et leurs détracteurs, mais personne ne sait au juste ce qu'ils sont. Les OGM font débat depuis les campagnes d'arrachage des écologistes, mais saviez-vous que ce ne sont pas forcément des plantes et que vous en utilisez déjà beaucoup et depuis longtemps?

 

Un OGM n’est pas forcément une plante

 

A force d’entendre parler de maïs arraché et de Monsanto qui ruine les agriculteurs à coups de RoundUp, on a tendance à croire qu’un OGM est une plante dans laquelle on a inséré des gènes qui ne lui appartiennent pas. Mais un OGM n’est pas forcément une plante. D’après la définition la plus courante, un OGM désigne tout être vivant dont le patrimoine génétique a été modifié par la main et l’éprouvette de l’homme.

Lorsque Fred Griffith découvre en 1928 que deux souches de pneumocoques peuvent échanger du matériel génétique, il met le doigt sur le mécanisme qui permet de fabriquer des OGM. En 1944, Oswald Avery utilise ce même mécanisme pour montrer que l’ADN est bien le support de l’information génétique. Les premiers OGM furent donc des bactéries, dont on exploita les capacités d’échanges d’ADN pour établir des découvertes scientifiques majeures. Depuis cette époque, des milliards de bactéries modifiées ont été concoctées dans tous les labos du monde. Pour le bien de la science et de la médecine.

Les premiers OGM au sens moderne, c’est-à-dire porteurs d’un intérêt médical ou industriel, datent des années 1970, et ce sont encore des petites bêtes: bactéries, levures et champignons filamenteux (du genre moisissures, ce ne sont pas des cèpes tout de même). Les chercheurs entamèrent de grandes parties de Lego, piquant un gène de celui-ci pour le mettre dans celui-là et cultiver celui-là, qui pousse plus vite que celui-ci, afin d’en tirer un profit maximum. Et qui en tira profit? Les labos, les industriels, mais aussi le peuple: la majorité des médicaments sont aujourd’hui produits dans des bactéries, des levures ou des champignons faits exprès. Des OGM, pour ne pas citer le mot.

 

Les plantes, des OGM qu’on digère (mal)

 

Depuis trente ans, les chercheurs sont parvenus à modifier tous les types d’êtres vivants. Des microorganismes d’abord, puis des plantes à usage alimentaire (tabac, tomate, maïs…) ou industriel (peuplier pour la papeterie) ou encore des animaux de laboratoire (souris, rats et on n’oublie pas Dolly).
Quand on se jette un comprimé d’antibiotique derrière la cravate, ce n’est pas la bactérie productrice du médicament qu’on ingère mais seulement le composé actif. Celui-ci a été si bien purifié, enrobé et empaqueté que le consommateur n’a aucun contact avec l’OGM initial. Lorsqu’on écrit un billet doux à son collègue ou à son contrôleur fiscal, peu nous chaut que le papier que l’on couvre d’encre soit produit à partir de peuplier naturel ou non.

Dans le cas des plantes alimentaires, la situation est différente. Car l’OGM passe directement du producteur au consommateur, qui remplit sa fourchette avec des gènes dont la tête ne lui revient pas. Or d’un point de vue sociologique, philosophique, psychologique, médical, et tout ce que vous aurez envie d’ajouter, le rapport qu’entretient l’être humain avec sa nourriture est fondamental. C’est une question de survie! Alors on ne rigole plus, et les plantes OGM soulèvent des colères grosses comme les Andes.

Conséquence, le projet de loi discuté cette semaine porte avant tout sur les plantes génétiquement modifiées (PGM). Il se propose d’encadrer les conditions techniques, administratives et de transparence pour leur culture en plein air, appelée "dissémination volontaire 1" et donc toujours autorisée ( premier sujet fâcheux, et je dirais même faucheux). Le texte étudie aussi les cas où des champs de PGM contamineraient des cultures classiques, rappelant ainsi qu’une telle contamination est possible (deuxième levée de boucliers).

 

Pour éviter la dissémination vers les autres plantations, on propose d’isoler les champs de PGM. Car le soja, le maïs ou le colza se reproduisent par sexualité, avec un élément mâle (le pollen) qui permet de féconder une cellule femelle (l’oosphère, enfermée dans le pistil). Deux possibilités s’offrent à ces plantes: soit le pollen d’une fleur féconde l’oosphère de la même fleur, auquel cas le risque de fécondation par du pollen venant d’autres fleurs et porté par le vent ou des insectes est faible. C’est le cas du soja par exemple. Le maïs et le colza adoptent un autre mode de reproduction, ou cette fois les pollens sont échangés d’une fleur à l’autre. La dissémination est alors un risque non négligeable. C’est une des raisons pour lesquelles la culture du colza transgénique a été interdite en Europe.

Pour isoler les champs de PGM, on peut donc les placer à une distance suffisante des autres champs. Cela limite le risque de dissémination mais ne l’élimine pas totalement. Or il suffit que le risque existe pour que le feu des colères se ranime. On peut aussi décaler les périodes de culture des plantes modifiées et classiques: si les fleurs n’apparaissent pas en même temps dans les deux champs, le risque de dissémination devient quasi nul.

 

Une loi sur TOUS les OGM

 

Les cultures en plein champ ne concernent pas que les plantes alimentaires. Les chercheurs ont parfois besoin de tester des PGM en plein air, car les expériences en labo ne suffisent pas. Pensons au peuplier, qui pousse difficilement dans les bureaux ou les appartements. Pensons aussi aux projets de décontamination des sols industriels par des plantes et des arbres génétiquement modifiés pour pomper un maximum de métaux lourds. Comment vérifier l’efficacité du procédé si on ne peut pas le tester dans un environnement réel? La loi doit aussi encadrer ces situations.

Et ce n’est pas tout. Le texte doit parler des plantes mais aussi des bactéries ou des souris de labos, dont il faut encadrer l’utilisation sans freiner la recherche scientifique française, déjà bien ralentie par son administration à la vivacité légendaire. Il doit parler encore de l’industrie, consommatrice d’OGM qui, comme ceux des labos, ne rentrent pas dans la chaîne alimentaire. Du moins pas encore…

Les OGM scientifiques et industriels doivent donc être traités à part mais au sein d’un même projet de loi. Le casse-tête des parlementaires en devient si intense qu’ils en oublient de nous parler des bestiaux nourris au maïs et au soja transgéniques et qui arrivent finalement dans notre assiette. Ou des mammifères dans le lait desquels on envisage de produire des médicaments. Ni des bactéries transgéniques que les labos ont sous le coude pour modifier les processus industriels de fabrication des yaourts ou des fromages.

Quant au problème social fondamental, il reste en suspend: pourquoi autoriser ces fichues PGM? La première génération, résistante aux pesticides et insecticides, ne profite qu’aux industriels. Tout le monde est d’accord. La deuxième génération, elle, pourrait voir émerger des plantes résistant au stress, à la chaleur, au sel, ou moins gourmandes en eau. Elles nous sont vendues comme capables de pousser dans les pays où on meurt de faim ou de résister aux changements climatiques qui nous attendent. Est-ce une bonne ou une mauvaise raison? On saute sur la question pour débattre encore, à l’occasion de ce nouveau projet de loi qui ne fermera pas la plaie ouverte dans nos consciences. Peut-être même qu’en remuant le couteau à l’intérieur, il retarde un peu plus sa cicatrisation...

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 13:36

 

LIBREVILLE (AFP) - mercredi 02 avril 2008 - 10h16 - Deux mois après avoir été arrêté à la fin d'un raid rebelle à N'Djamena, l'opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh est toujours porté disparu et la commission d'enquête "obtenue" par le président Nicolas Sarkozy, contestée de partout, ne s'est pas encore réunie.

"Deux mois sans aucune nouvelle, ça nous préoccupe beaucoup", dit Moussa Mahamat Saleh, un cousin du porte-parole de la principale coalition de l'opposition, la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC).

Selon des témoignages concordants, Ibni Oumar Mahamat Saleh a été arrêté le 3 février par des membres de la garde présidentielle du chef de l'Etat Idriss Deby Itno, ce que les autorités nient. Deux autres opposants interpellés dans les mêmes conditions, l'ex-président Lol Mahamat Choua et le député Ngarlejy Yorongar, ont depuis retrouvé la liberté.

Sous couvert de l'anonymat, plusieurs membres de l'opposition disent craindre que leur porte-parole soit mort. Ngarlejy Yorongar, qui affirme avoir été détenu dans la même "prison" de N'Djamena, en est même presque certain.

"Nous ne croyons pas qu'il soit mort", proteste Moussa Mahamat Saleh, tout en avouant ne pas avoir d'informations à ce sujet. "Nous lançons un SOS à la communauté internationale pour qu'elle fasse pression sur Deby".

Jusqu'ici, la communauté internationale a essentiellement obtenu une "commission d'enquête", qui ne s'est jamais réunie.

Très critiqué pour sa visite à N'Djamena le 27 février, après avoir aidé Idriss Deby à repousser les rebelles et alors que des opposants manquaient à l'appel, Nicolas Sarkozy a tenté de tourner la situation à son avantage en annonçant que son homologue tchadien avait "accepté" de créer une commission d'enquête "internationale".

Or, les critiques ont immédiatement fusé. Opposants, proches d'Ibni Oumar, défenseurs des droits de l'Homme et même, en coulisses, diplomates européens ont tous contesté une commission presque intégralement nommée par Idriss Deby et que dirige un de ses alliés, le président de l'Assemblée nationale Nassour Ouaïdou.

La France, l'Union européenne et la Francophonie, censées être représentées au sein de cette instance controversée, ont participé à des réunions pour la "remanier" afin de la rendre "plus crédible", selon un diplomate.

"Les Européens et la Francophonie vont avoir un statut d'observateurs et non de membres, et la commission devient nationale et non internationale", explique sa porte-parole Hélène Lambatim.

"Nous menons aussi des négociations pour intégrer des représentants de l'opposition et de la société civile dans la commission", ajoute-t-elle, tout en reconnaissant des "difficultés" pour les convaincre, liées à "un problème de crédibilité" de l'instance.

Président de la Ligue tchadienne des droits de l'Homme (LTDH), Massalbaye Tenebaye dit ainsi avoir été "approché" avant de "refuser" de faire partie de la commission. "Elle n'est pas du tout indépendante", tranche-t-il, "il faut une personnalité étrangère, africaine de préférence, pour la diriger".

Même son de cloche à la CPDC, qui réclame, outre "la libération immédiate et inconditionnelle" d'Ibni Oumar, la mise en place d'une commission "réellement internationale et réellement indépendante".

"La France, qui a aidé militairement Deby à chasser les rebelles, a les moyens de faire pression sur lui", note l'ancien chef de l'Etat Lol Mahamat Choua. "Mais jusqu'ici, la visite de Sarkozy n'a pas eu beaucoup de résultats".

L'organisation Human Rights Watch (HRW) résume à sa manière: "Le président Deby a mystifié le président Sarkozy".

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 13:34



- Libération

Le président tchadien vient d’instaurer une loi qui baillonne les journalistes.

«On ne peut plus rien critiquer ou commenter.» Jean-Claude Nékim, rédacteur en chef du journal N’Djamena Bi-Hebdo, a étudié de bout en bout «l’ordonnance n° 5» du 20 février instaurant un nouveau régime de la presse au Tchad. Il l’a même comparée point par point avec l’ancienne loi. «Ça va être très difficile de travailler dans ces conditions, soupire-t-il. L’offense au chef de l’Etat, par exemple, va limiter considérablement la couverture de l’actualité politique puisque le président de la République concentre tous les pouvoirs, il intervient à tous les niveaux. Si on ne peut avoir une lecture critique de son action, on perd notre rôle de veille

Le rétablissement de l’autorisation administrative, la collaboration avec l’ennemi, l’incitation à la haine tribale, les atteintes à la sûreté intérieure comme extérieure, autant de dispositions jugées «liberticides» par la presse et les radios privées. «Tous ces nouveaux délits de presse n’ont pas de contour très défini. On ne sait plus si l’on peut parler d’ethnie, de clan, du chef de l’Etat ou des rebelles. On risque de tous entrer dans la logique de l’autocensure», déplore l’un de ses confrères, Daniel Dipombé, journaliste à l’hebdomadaire privé le Temps.

«Dissuasion». Du côté du gouvernement, on minimise. «Il n’y a pas beaucoup de différence avec l’ancienne loi, à part la création de nouvelles infractions», explique le ministre tchadien de la Communication, Hourmadji Moussa Doumgor. Avant de concéder : «C’est pour permettre de faire de la dissuasion, créer une peur du gendarme.» L’ordonnance n° 5 a été adoptée en catimini par le gouvernement tchadien à la faveur de l’état d’urgence instauré après l’attaque rebelle sur la capitale des 2 et 3 février.

«Ils avaient tenté de passer ce même texte de loi auparavant devant l’Assemblée, mais il avait été rejeté. Ils ont juste attendu leur heure», rappelle Jean-Claude Nékim. Le véritable «tournant», selon les journalistes tchadiens, date du mois de décembre, avec l’arrestation du directeur de publication Nadjikimo Bénoudjita et la fermeture de son journal Notre Temps. Ce journaliste avait taxé le président Idriss Déby de «criminel de guerre», soulevant sa responsabilité notamment dans les massacres commis sous le régime de son prédécesseur Hissène Habré, qui devrait être bientôt jugé au Sénégal.

«Casser la plume». Le président tchadien rentrait alors de l’est du pays, où il avait participé à de violents combats contre la rébellion. Et, à l’occasion de l’Aïd el Kebir, avait critiqué l’excès de démocratie et de liberté. «Trop de liberté tue la liberté. Trop de liberté, nous tombons dans le désordre. Trop de démocratie détruit la société», avait-il alors déclaré. Le ministre de l’Intérieur, Ahmat Bachir, a promis, dans la foulée, de «casser la plume» de «celui qui écrirait n’importe quoi». Une radio privée, FM Liberté, a été à son tour fermée et ses dirigeants un temps emprisonnés.

«La liberté de la presse était l’un des points forts du régime de Déby depuis son accession au pouvoir en 1990. Il n’avait que faire de ce qui se disait dans des journaux publiés pour l’essentiel dans la capitale et à quelques milliers d’exemplaires, commente un diplomate en poste dans la région. Cela permettait à la France de dire aux autres pays de la communauté internationale : Déby n’est peut-être pas le mieux, mais c’est le "moins pire".»

Caricature. Depuis la fin de l’état d’urgence, journaux et radios privées, organisations professionnelles de la presse et associations de défense des droits de l’homme se sont réunis au sein de la «Coalition pour la liberté de la presse au Tchad»,dont le but est l’abrogation de l’ordonnance n° 5. Sa première réalisation est le Journal des journaux, une édition spéciale conçue par les équipes de six médias tchadiens. En une, titrée «Ordonnance n° 5 : la mise à mort de la presse», une caricature montre le président Déby brandissant une arme estampillée «ordonnance 05» contre les cinq journaux privés du pays.

«Outre son caractère liberticide, cette loi est inconstitutionnelle», martèle Jean-Claude Nékim. Un avis partagé par le président de l’Assemblée nationale, Nassour Guélendouksia Ouaïdou. «C’est une loi qu’on avait rejetée au niveau de l’Assemblée. Or, l’état d’urgence ne suspend pas la Constitution, l’Assemblée n’était pas dissoute, l’article 87 parle de mesures exceptionnelles et ne donne pas le droit au gouvernement de légiférer sur tout», explique-t-il.

SONIA ROLLEY

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 13:26

 

 

Time is gone. Ideas and minds change. The world  gives all opportunities to set improvements in men conditions of life. Making part of the world requires to be clever and smart. World, means progress, growth, peace, security, poverty reduction, promotion of unlimited freedom. World means politics economics, technology and innovation. It is true for advanced economies. Also, it is true for emerging economies and poor countries. But, understanding the world as process of  progress and development deserves Statesman.. Developed countries have theirs. In Sub-Saharan Africa exactly in French former colonies, Statesman is difficult to find. What is happening  now in this region explains this lack or default.

 

And, Central African Republic could be pointed as an example on this case. Since  the Independence to now, there is no Statesman except Mr Ange Felix Patassé former President overthrown by Coup since March 15, 2003. If Central African Republic is in plight, and severe crises now, it is easy to explain : No Statesman. Those who proclaim themselves policymakers of politics seek for their individual interests, not these of State.

 

Central African Republic now  pays the ignorance and selfishness of their policymakers. Such,  Jean Bedel Bokassa, André Kolingba and now François Bozizé, all are trained the country in blooshed, tribalism and nepotism. And now this country is in leeway. Imagination, courage, ideas and patriotism are out of its policymakers. They stem division and hate among citizens. They are the killers of State. Since Independence Central African Republic has not yet  set in the way of prosperity, growth and infrastructures development. It is to say that There is no Statesman in this country. Regarding crises it faces something is wrong. Central African Republic

needs now Statesman . It needs new ideas and new approch of  its interests.

 

Central African Republic does not look like Gabon of Bongo, Congo-Brazzaville of Nguesso, Chad of Idriss Deby, Cameroon of Paul Biya, nor Equatorial Guinea of Bazogo Nguema. To deter Bongo's anachronistic way of governance which is a poison for freedom and democracy,  it depends on Central African Republic citizens to think differently having democracy as a goal. A  political plan which is designed for Cemac is that : Bongo's regime must be an example according to Presidents of Cemac countries. It is a dangerous plot. It is to say Central African Republic citizens should change mind in order to participate on the move to democracy without Bozizé and Bongo's political filth strategy.



 

Dire la vérité sur la Centrafrique ; c'est penser une nouvelle Centrafrique.  Dire que la Centrafrique manque d'hommes d'Etat ; c'est  la  mettre devant les réalités politiques qui sont les siennes. Et les réalités se trouvent dans la crise interminable qui la tourmente depuis les Indépendances. Quand l'on expose que la globalisation est une nécessité pour le développement : c'est vrai, mais elle s'accompagne avec des idées Des idées des hommes d'Etat..  Ils réfléchissent. Et, ils établissent des projets politiques pour doter leur pays des technologies synonymes de progrès et de croissance économique. L'Afrique francophone souffre du manque d'hommes d'Etat.  La Centrafrique est un exemple à citer à plus d'un titre. La Centrafrique n'a pas d'hommes d'Etat, à l'exception de Mr Ange Félix Patassé déchu par le coupd'Etat de Bozizé le 15 Mars 2003.

 

Disons-le  Et l'on est tout  sérieux. Les crises de la Centrafrique durent et perdurent. Les hommes d'Etat font défaut. Ceux qui se proclament politiques, sont les mêmes qui tuent la Centrafrique. Ils sont ses fossoyeurs. C'est pertinent, l'on doit accepter et surtout reconnaître pour changer de mentalité politique. Jean-Bedel Bokassa, André Kolingba et maintenant Bozizé l'on a connu la boucherie humaine, le tribalisme et le népotisme. Cela se poursuit. L'homme d'Etat n'y est pas. Les politiques défendent leurs intérêts  au détriment de ceux de l'Etat. Et la Centrafrique est dans la dérive. Le monde dont  la Centrafrique fait partie est un monde qui change, progresse et s'améliore. Donc, elle aussi doit changer.

 

Cela dit, avec des hommes d'Etat comme l'on trouve dans les pays développés et ceux qui émergent. La Centrafrique est déplorable, à cause des politiques. Ils divisent. Ils sèment la haine. Puis ils dilapident les deniers de l'Etat  Que les politiques prennent conscience que la Centrafrique a trop souffert. Il faut une fin. Pour ce faire les politiques doivent se défaire de Bozizé. Si vous dites pourquoi ? Observez l'état de la Centrafrique.  La Centrafrique est plus que moribonde. Et aussi Bozizé fait est membre de l'anachronisme politique de Bongo. Bongo impose son système politique aux chefs d'Etat de la Cémac. L'on peut accepter ce système. C'est pourquoi les politiques doivent opter pour la défense de la démocratie et la liberté. La Centrafrique doit jeter aux orties Bozizé et le siystème Bongo. Elle doit être différente et exemplaire.


C'est cela l'Etat de Droit. C'est cela l'Etat républicain Elle l'exige avec tenacité et ferveur. Il  lui faut des hommes d'Etat.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 17:22

28 mars Victor Angelo, le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), a rencontré hier à Bangui, en République centrafricaine, le président François Bozizé et le Premier ministre Faustin-Archange Touadéra au sujet de la nouvelle Mission.

« Victor Angelo a déclaré aux autorités centrafricaines que l'objectif de sa visite était de leur présenter ses respects et d'expliquer le mandat de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) », indique un communiqué publié aujourd'hui à N'Djamena.

La MINURCAT et l'EUFOR, la Force européenne mandatée par l'ONU pour la protection des populations civiles, sont des « sœurs jumelles intimement liées par la nature de leur travail et, en fin de compte, complémentaires », a déclaré Victor Angelo.

Tandis que l'EUFOR est en charge de la sécurité dans les zones d'intervention, la MINURCAT forme et oriente les personnes responsables de la protection des réfugiés dans les camps et des personnes déplacées à proximité des camps.

LPremier ministre a exprimé le souhait de voir se réunir à la même table tous les centrafricains. « Nous comptons sur l'ONU pour nous aider à y parvenir », a-t-il lancé.

Tout en réaffirmant son intérêt pour le mandat de la MINURCAT, le président a dit espérer que la présence multidimensionnelle – MINURCAT et EUFOR – contribue à résoudre les difficultés qui assaillent le pays, notamment dans le domaine de la sécurité et du banditisme.

La semaine dernière, la MINURCAT et les autorités tchadiennes ont signé l'Accord sur le statut de la MINURCAT qui établit les principes légaux régissant la présence de la Mission dans le pays (dépêche du 24.03.2008).

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 16:15


05 2008 18:45:00 GMT

Rédigé par: Ruth Gidley
 
REUTERS / David Lewis

1. Pratiquement personne ne sait rien à son sujet


La République centrafricaine, un petit pays de 4 millions d'habitants situé exactement où son nom l'indique, se classe parmi les moins connus des endroits du monde. Souvent, il figure sur les listes mettant en évidence les pays les plus sous-évalués par les urgences humanitaires, y compris le top 10 annuel publié par les secours internationaux organisme Médecins Sans Frontières (MSF).

2. Il est relié au TCHAD et au DARFOUR


La République centrafricaine est intimement liée à ses voisins. Il est en sandwich entre le Tchad et le Soudan au nord et au Cameroun à l'ouest. En dessous, la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo Brazzaville.
CAR du conflit - entre le gouvernement et les groupes rebelles qui veulent le renverser - est parfois décrite comme retombées de la hausse de profil guerres au Tchad et au Soudan. Certains travailleurs humanitaires s'inquiètent de ce minimise les problèmes propres à chaque pays.
Mais il existe d'importants liens, et de l'analyste Africaniste Alex de Waal affirme Tchad, la RDC, l'Erythrée, la Libye, le Soudan et l'Ouganda ont tous des intérêts en République centrafricaine à l'avenir. Les rebelles tchadiens basés au Soudan sont actifs en RCA, et ont même recruté quelques-uns de leurs commandants militaires. Rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur ont également eu recours à l'est de la République centrafricaine comme base.
les personnes déracinées traversent toutes ses frontières, avec 45000 réfugiés centgrafricains au Cameroun, au Tchad et 50 000 en 3000 au Soudan. Dans l'autre sens, des centaines sont arrivées depuis cette année suite aux bouleversements au Tchad, et les travailleurs humanitaires disent qu'ils ont des plans d'urgence si plus de réfugiés - ou rebelles démobilisés – viennent sur leur chemin.

3. 300.000 personnes déplacées


Nous parlons d'un lieu où près de 300 000 personnes ont été déracinées par la violence, et les familles planquées en brousse pour échapper aux rebelles anti-gouvernementaux, aux forces gouvernementales qui ont détruit leurs villages et aux bandits ravisseurs d’enfants. Ils font des raids et pillent en toute impunité, comme le gouvernement a peu de contrôle au-delà de la capitale, Bangui.
Les organismes d'aide disent que la violence est la plus extrême au nord-ouest et nord-est, où des villageois sont pris dans un conflit entre le gouvernement et les rebelles, et sont vulnérables aux attaques des deux.
Environ un tiers de ces personnes ont fui le pays. Mais les autres qui sont toujours en RCA ont tendance à ne pas se déplacer très loin de leur domicile. Nombreux sont ceux qui campent dans la brousse à proximité de leurs villages rasés, en continuant à travailler dans leurs champs quand ils le peuvent ou le défrichement de nouvelles parcelles de terrain dans la brousse, comme l'explique un rapport de Novembre 2007 par MSF.
Il est difficile pour les familles de récupérer lorsque leurs semences et de fournitures d'urgence ont été brûlés ou pillés, et le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PM) dit des milliers de personnes risquent la famine.
L'armée a vivement été critiquée par les groupes de défense des droits de l’homme et les organismes d'aide pour les brutales attaques contre des villages - brûlant les maisons, tabassant les hommes et violant les femmes - mais le président semble avoir freiné ses forces suite à la pression internationale.
Deux groupes rebelles ont signé la paix avec le gouvernement au début de 2007, bien que les travailleurs humanitaires disent que les accords de paix ne sont pas respectés sur le terrain. Mais un troisième groupe rebelle - le plus important - n'a même pas venir à la table.

4. Enfants et adultes tout le temps enlevés


Les habitants ruraux vivent également dans la crainte de «zaraguinas» - coupeurs de route  spécialisés dans les enlèvements de bébés et d'enfants pour obtenir une rançon. Toute personne en position de pouvoir et de richesse risque d'être enlevé trop de chefs et des pasteurs pour les enseignants et les travailleurs de la santé. Les organismes d'aide disent qu’ un grand nombre des bandits viennent du Tchad et du Niger. Refugees International a publié des renseignements utiles sur les zaraguinas en janvier.
Dans le nord, un autre facteur alimentant la violence est la présence de pasteurs armés tchadiens qui traversent la frontière au cours de la saison sèche, et parfois des affrontements avec la population locale sur les routes d'accès au pâturage. Braconniers armés opèrent dans le sud-ouest. Les problèmes sont imbriqués car les bandits profitent de l'anarchie qui accompagne le conflit politique.

5. Elle a des soldats de maintien de paix étrangers


Multinationale de maintien de la paix ont été déployés dans les différentes incarnations depuis 1997. À l'heure actuelle, les policiers non armés de la mission de l'ONU, MINURCAT, ont pour mandat de travailler dans le nord de la République centrafricaine et le Tchad oriental, à côté d'une armée de maintien de la paix la force de l'Union européenne, l'EUFOR.
En vertu de la même résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, de 3700, forte de l'EUFOR est chargé de protéger les camps de réfugiés, tandis que les plus petites MINURCAT met l'accent sur la formation de la police et de conseiller les autorités sur les droits de l'homme et les menaces à la sécurité.

6. C'est un cas CPI


La République centrafricaine est l'un des quatre pays à l'honneur de la Cour pénale internationale à ce jour. La CPI enquête sur les crimes de guerre commis par les rebelles de la République démocratique du Congo, en 2002-2003, la violence en RCA.

7. ELLE EST TRES, TRES PAUVRE


Avec l'espérance de vie à peine au-dessus de 43 ans, les statistiques du pays sur le plan humanitaire sont parmi les pires de la planète en dépit de sa richesse en diamants et en bois.

8. Presque pas de routes, et encore moins de soins de santé ou d'éducation


Les responsables des Nations Unies, ont déclaré en février, qu’ils étaient en train d’aider le gouvernement à combattre une épidémie de méningite. Une décennie d'instabilité du gouvernement a laissé les services de santé en lambeaux. La plupart du personnel médical dans les zones rurales ont abandonné leur poste en raison de l'insécurité et des salaires impayés, et il y a une pénurie chronique de médicaments et de vaccins essentiels. Vous trouverez de plus amples informations sur cette crise dans l'exposé  de AlertNet.
Même là où les soins de santé existent, peu de gens peuvent se permettre de les payer.

Le VIH / sida est l'un des taux les plus élevés de la région, avec plus de 10 pour cent de la population adulte vivant avec le virus, selon l'ONUSIDA.

9. Les organismes d'aide internationaux y travaillent


Il y a aujourd'hui environ 30 organisations de secours opérant dans la région reculée du nord-est et nord-ouest, y compris MSF, International Rescue Committee (IRC), Caritas, Merlin et Première Urgence. Certains d'entre eux tiennent des "écoles de brousse" dans une zone où le système éducatif officiel est inexistant.
Il y a eu une grosse augmentation de la présence de l'aide depuis 2006, date à laquelle seule une poignée d'organisations non gouvernementales internationales ont travaillé dans cette région isolée. Des organisations humanitaires et de développement en RCA gérer une ressource emballé blog-site, qui vaut bien une visite.
La sécurité est tellement mauvaise que la plupart des ambassades et des organismes internationaux sont basés dans des pays voisins notamment au Cameroun.

10. les donateurs l’ignorent


Les organismes d'aide dire que c'est difficile d'obtenir des fonds de donateurs hésitent à donner de l'argent à un pays qui a eu 11 coups dans la dernière décennie et est en proie à une histoire de corruption.
«Elle n'est pas seulement pauvre -, elle est de plus en plus pauvre», explique Toby Lanzer, le coordinateur humanitaire résident des Nations unies, qui pense que 2008 est une année charnière et cruciale pour RCA.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 11:23

 

LEMONDE.FR avec AFP | 31.03.08 | 16h17  •  Mis à jour le 31.03.08 | 21h14



Six Français, membres de l'association L'Arche de Zoé, ont été graciés, lundi 31 mars, par le biais d'un décret signé de la main du président tchadien, Idriss Déby. Un second décret élargit le Tchadien Mahamat Dagot, un chef de quartier de Tiné, ville frontalière du Soudan, condamné à quatre ans de prison pour "complicité de tentative d'enlèvement d'enfants". Après avoir reçu le document confirmant la grâce accordée aux six ressortissants français, le ministère de la justice français a affirmé, en fin d'après-midi, que leur libération devrait intervenir "dans les heures qui viennent".

Dominique Aubry, un sapeur-pompier âgée de 30 ans employé comme logisticien bénévole dans l'association, a été le premier à être remis en liberté, lundi en début de soirée. Il était attendu à la sortie du centre pénitentiaire de Caen par ses proches. "On prend tous un pot ensemble, puis il rentrera chez lui. On fera une fête plus tard. On n'a rien programmé car on n'y croyait plus", a déclaré le président de son comité de soutien, Jean-Paul Nourrisson.

Peu de temps après, Alain Péligat, autre membre de l'ONG, a été libéré à son tour de la prison de Villenauxe-la-Grande, dans l'Aube. La mère d'Eric Breteau, président de l'ONG, a indiqué qu'elle attendait la libération de son fils "dans les 48 heures" car "il y a la levée d'écrou, il y a des formalités administratives assez longues".

COMPENSATION FINANCIÈRE

A peine sauvé, avec le soutien militaire de la France, d'une attaque rebelle qui a failli le renverser les 2 et 3 février, le chef de l'Etat tchadien s'était dit "prêt à pardonner" aux six condamnés français. Vendredi, le Conseil supérieur de la magistrature tchadien avait déjà donné un "avis favorable" à la demande de grâce. La dernière personne condamnée dans cette affaire, Souleïmane Ibrahim Adam, un Soudanais qui a servi d'intermédiaire dans la région tchadienne d'Adré, n'a pas été gracié "car il n'en a pas fait la demande", a précisé le ministre de la justice tchadien, Albert Pahimi Padacké.

Les membres de L'Arche de Zoé avaient été arrêtés le 25 octobre 2007 à Abéché, principale ville de l'est du Tchad, alors qu'ils s'apprêtaient à faire embarquer à bord d'un Boeing cent trois enfants, présentés à tort comme des orphelins du Darfour. Condamnés le 26 décembre par la Cour criminelle de N'Djamena à huit ans de travaux forcés pour "tentative d'enlèvement d'enfants", ils avaient été transférés en France, conformément à une convention bilatérale, où leur peine avait été convertie en huit ans d'emprisonnement.

Mais le problème de la compensation financière reste entier. Les familles des victimes attendent en effet toujours les 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) que les condamnés doivent verser "solidairement" aux victimes. "La question financière n'est pas concernée par la grâce", a précisé la justice tchadienne, lundi.

Les membres de L'Arche de Zoé restent également sous le coup d'une enquête française. Après leur rapatriement, Eric Breteau, sa compagne et assistante Emilie Lelouch, le médecin Philippe Van Winkelberg et le logisticien Alain Péligat ont été inculpés notamment d'"aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France". L'infirmière Nadia Merimi et l'autre logisticien, Dominique Aubry, ont pour leur part été entendus avec le statut de témoin assisté.

 

 

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