Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 18:27



L’Union européenne et la RCA signent une convention de 93 milliards F. CFA pour le 10ème Fed

 

Bangui, 27 juin (ACAP) – Le ministre d'Etat à l'Economie, au Plan et à la Coopération internationale, M. Sylvain Maliko, et le chef de la délégation de la Commission européenne, M. Jean Claude Esmieu, ont signé jeudi 26 juin 2008 à Bangui, une convention de financement d'un montant de 92 milliards 820 millions Fcfa dans le cadre du 10ème FED.

 

Les partenaires au développement de la RCA prenant part à la revue à mi-parcours de la table ronde de Bruxelles. Destinée au financement de projets prévus par le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp) entre 2008 et 2013, cette convention a été signé à l'occasion de la revue à mi-parcours de la table ronde de Bruxelles (27 octobre 2007), présidée par le premier ministre Faustin Archange Touadéra.


M. Sylvain Maliko a déclaré que la signature de ce 10ème Fed, placée dans le cadre de la revue à mi-parcours des engagements des bailleurs de fonds d'octobre 2007, vient à point nommé pour rehausser et confirmer l'engagement réel de l'Union européenne auprès de la République Centrafricaine dans ses efforts de mobilisation et de reconstruction du pays.

Organisée par le gouvernement avec l'appui financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cette grande rencontre a mobilisé les partenaires représentés à Bangui et ceux de l'étranger ainsi que des experts centrafricains, pour échanger et examiner les modalités de réalisation des engagements des bailleurs de Fonds, au cours de la table ronde de Bruxelles.

 
L'intérêt de cette revue à mi-parcours est d'évaluer le chemin que le gouvernement a parcouru ensemble avec les partenaires, et de fixer la communauté nationale qui attend beaucoup de cette table ronde de Bruxelles depuis octobre 2007 sur les éventuels écarts que le gouvernement a constaté entre les attentes, les engagements et les réalisations effectives.

« Mon vœu le plus cher est celui de pouvoir, dans un climat social et politique apaisé, poursuivre la relance vigoureuse de l'économie dans tous les secteurs d'activités, en vue d'inverser durablement les tendances négatives des indicateurs économiques et sociaux», a déclaré le premier ministre.


« Il reste encore beaucoup à faire pour enrayer le mal développement et la mauvaise gouvernance, les deux maux qui constituent les causes fondamentales de la pauvreté endémique où la Centrafrique s'est engluée malgré les atouts dont elle dispose en termes de richesses naturelles et de potentialités agricoles, » a-t-il conclu.


Notons qu'au terme des travaux de cette revue, dans la soirée, M. Sylvain Maliko, le représentant du Pnud, M. Toby Lanzer, le chef de la Délégation de l'Union européenne, M. Jean Claude Esmieu, ainsi que le représentant de la Banque Mondiale, M. Aguida Kossi, ont unanimement réaffirmé leur engagement d'appuyer les efforts du gouvernement centrafricain en vue de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du Dsrp.

 

 

 

 

 

28 juin 2008 - La Centrafrique va recevoir 93 milliards de FCFA (142,8 millions d'euros) sur six ans dans le cadre du Programme Indicatif National (PIN) du 10e Fonds Européen de développement de l'Union européenne, a-t-on appris samedi auprès du ministère de la Coopération centrafricain.

 

L'Union Européenne (UE) avait suspendu momentanément sa coopération avec la Centrafrique, à la suite du Coup d'Etat du 15 mars 2003 qui a porté au pouvoir à Bangui le Général François Bozizé, confirmé à son poste lors des élections de 2005.


La plus grande partie de cette enveloppe, soit 137 millions d'euros, est destinée aux "opérations programmables de développement", notamment le financement des "pôles de développement", un projet de l'UE visant à aider la Centrafrique par régions ciblées.

Le reste couvrira les besoins imprévus, telles que les aides d'urgence.


Selon Sylvain Maliko, ministre d'Etat centrafricain à la Coopération Internationale, "cette convention rehausse et confirme l'engagement de l'Union Européenne en République centrafricaine".

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 00:37

Indignation des ONG suite aux propos dAlain Joyandet

Le profit est-il la seule ambition de la France en Afrique ?

 

le 25 juin 2008


Les ONG de la plate-forme citoyenne France-Afrique (1) s’indignent de la multiplication des dérapages verbaux du secrétaire d’Etat à la Coopération, Alain Joyandet, qui démontrent une conception cynique et dévoyée de l’aide au développement.


Alain Joyandet a remplacé Jean-Marie Bockel au poste de secrétaire d’Etat à la Coopération il y a 3 mois, après que ce dernier ait été écarté de ce poste pour avoir voulu en finir avec la « Françafrique ». Depuis, il multiplie les déclarations à l’emporte-pièce. Des déclarations qui ont le mérite de la franchise, après des décennies d’hypocrisie, mais qui révèlent la véritable nature de l’aide française au développement. Il ressort clairement des propos d’Alain Joyandet une absence d’ambitions de la France en terme de solidarité internationale, puisque l’ « aide au développement » est mise au service exclusif des intérêts économiques et politiques de la France, notamment pour faire barrage à la Chine. Le développement des plus pauvres, la défense des droits et de la démocratie passeront après.


Plus grave encore, dans le prolongement du discours décrié de Nicolas Sarkozy à Dakar, le 27 juillet 2007, Alain Joyandet renvoie l’image d’une France qui méprise profondément l’Afrique et les Africains. Les propos du secrétaire d’Etat à la Coopération, qui s’apparente de plus en plus à un ministre du Commerce extérieur délégué à l’Afrique, ôtent toute crédibilité au discours de la France en matière de développement. Ceci est particulièrement grave à la veille d’une présidence française de l’Union européenne marquée par d’importantes échéances internationales pour le développement des pays du Sud (Conférence de l’OCDE à Accra sur l’efficacité de l’aide début septembre, Conférence des Nations unies à Doha sur le financement du développement fin novembre…).


Les organisations de la plate-forme citoyenne France-Afrique ont fait de la démocratie, du respect des droits de l’Homme et de la lutte contre la corruption les fondements d’une politique de la France en Afrique responsable et transparente qu’ils appellent de leurs voeux (2). Elles s’offusquent aujourd’hui de voir ces thèmes majeurs absents des 8 propositions émises par Alain Joyandet lors de sa conférence de presse du 19 juin. Un « oubli » d’autant plus inquiétant que quelques semaines auparavant, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme Rama Yade avait décliné une demande d’audition de notre plateforme, en précisant que le secrétaire d’Etat à la Coopération serait l’interlocuteur des associations sur ces sujets.


L’abandon manifeste de ces principes par la diplomatie française, loin de n’être que du ressort des secrétaires d’Etat, s’inscrit dans la longue liste des renoncements du gouvernement français, et des compromissions avec les dictatures (3).


Malgré le discours rassurant tenu sur ce point par Alain Joyandet à nos associations quelques jours après sa nomination, cette succession de provocations et de dérapages présidentiels ou ministériels sont bien les signes d’une « rupture dans la rupture » avec la Françafrique. Si tant est que la volonté de rompre avec ce système ait jamais existé au sein de l’exécutif français. Les organisations des sociétés civiles françaises et africaines ne baissent pas les bras, et sont de plus en plus mobilisées sur ce thème.

 

Extraits des déclarations de A. Joyandet :


• « L’implantation des entreprises françaises en Afrique est l’une de mes priorités», interview à lejdd.fr, 20 mai 2008.
• « J'ai des convictions mais je veux aussi défendre notre pays et ses parts de marché », propos rapporté par lejdd.fr, 19 juin 2008.
• [Le détournement d’argent public en Afrique ?] « Ce sont vraiment des sujets qui ne me semblent pas devoir être au cœur de (...) notre expression », interview à France 24, 20 juin 2008.
• « Si nous ne sommes pas les partenaires économiques privilégiés, alors on ne pourra plus défendre nos valeurs », Interview à France 24, 20 juin 2008.
• « Il ne faut pas qu’on se fasse prendre notre place par des puissances émergentes ». « On veut aider les Africains, mais il faut que cela nous rapporte », interview à Libération, 24 juin 2008.
• « J’ai créé ma première boîte à 24 ans, sans un rond, c’était bien plus compliqué de faire cela que de s’occuper de l’Afrique ! », interview à Libération le 24 juin 2008. • « C’est nous qui allons envoyer des cerveaux », réponse à France 24 le 20 juin 2008 suite à une question sur l’immigration choisie.


(1) La plate-forme citoyenne France-Afrique regroupe une dizaine d’ONG françaises : ATTAC, Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-France), Centre de Recherche et d’Information pour le Développement (CRID), Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), Cedetim/Ipam, Mouvement de la paix, Oxfam France – Agir ici, Peuples Solidaires, Réseau Foi et Justice Afrique Europe (Antenne France), Secours Catholique / Caritas France, Survie.


(2) La plateforme a publié en février sur ce thème un Livre Blanc assorti de nombreuses propositions qui ont été défendues devant l’Elysée, les cabinets ministériels, des parlementaires et la presse française et africaine.


(3) Visites à Omar Bongo, réception de Muhamar Kadhafi, rallonges budgétaires accordées au Congo de Denis Sassou Nguesso, sauvetage militaire du régime tchadien, enterrement d’une plainte visant les biens mal acquis de certains chefs d’Etat africains, etc.
 
Contacts presse :
Survie - Alexandra Phaëton : 01 44 61 03 25
CCFD - Véronique de La Martinière : 01 44 82 80 64

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 00:30





(Courrier International 27/06/2008)

 

Professeur à l'université de Johannesburg, Achille Mbembe est l'un des intellectuels les plus en vue de l'Afrique francophone. Pour cet essayiste camerounais, les avancées de la démocratie restent fragiles ou illusoires.






COURRIER INTERNATIONAL : The Wall Street Journal vient de consacrer une grande enquête aux progrès de la démocratie en Afrique. Est-ce une réalité ?


ACHILLE MBEMBE : Le paysage est contrasté : restauration autoritaire ici, multipartisme administratif là, maigres avancées, au demeurant réversibles, ailleurs… Dans la plupart des cas, les Africains n'ont toujours pas le droit de choisir librement leurs dirigeants. Trop de pays sont à la merci de despotes dont l'objectif est de rester au pouvoir à vie. Du coup, la plupart des élections sont truquées. On sacrifie aux aspects procéduraux les plus élémentaires de la concurrence, mais on garde le contrôle sur les principaux leviers de la bureaucratie, de l'économie, et surtout de l'armée. La possibilité de renverser le gouvernement par la voie des urnes n'existant pratiquement pas, seuls l'assassinat, la rébellion ou le soulèvement peuvent contredire le principe de la continuation indéfinie au pouvoir. Globalement, les choses sont donc plutôt bloquées – y compris en Afrique du Sud, où, le système électoral aidant, on peut dire que le pays vit de facto sous un régime de parti unique.

 
Quatre tendances lourdes me frappent. La première est l'absence de réelle démocratisation qui constituerait une alternative au modèle prédateur postcolonial. La deuxième est le recul de toute perspective de révolution sociale radicale. La troisième est la sénilité croissante des pouvoirs. Et la quatrième, l'enkystement que l'on voit à l'œuvre, y compris là où une certaine alternance a eu lieu. A cela s'ajoute une autre tendance : l'émergence d'une sorte de "lumpen radicalisme", une violence sans projet politique alternatif, portée par les "cadets sociaux" et dont l'enfant soldat et le sans-travail des bidonvilles sont les symboles tragiques.

Il faut craindre que cette violence sans projet ne se généralise. Elle provoquerait en retour le raidissement d'un Etat qui, bien qu'illégitime, bénéficie du soutien d'une classe qui en a fait l'instrument de son enrichissement personnel. Quitte à détruire l'Etat, l'économie et les institutions, cette classe est prête à tout pour conserver le pouvoir, la politique n'étant à ses yeux qu'une manière de conduire la guerre civile par d'autres moyens. La réflexion devrait donc, à mon avis, porter sur ces tendances lourdes, qui sont nourries par les structures historiques de la violence et de la prédation que favorisent les politiques néolibérales.

Quels sont les obstacles à la démocratie ?


Il y a certes un désir manifeste de liberté et de bien-être. Mais ce désir peine à trouver un langage, des pratiques effectives, et surtout une traduction dans une culture politique neuve où le pouvoir n'est pas un jeu à somme nulle. Les obstacles sont donc nombreux. D'abord une certaine économie politique. Ensuite un certain imaginaire du pouvoir et de la vie. Limitons-nous aux facteurs relevant de l'économie en mentionnant, d'entrée de jeu, la brutalité des contraintes économiques dont les pays africains ont fait l'expérience au cours du dernier quart du XXe siècle et leur incapacité à sortir du cycle de l'extraction et de la prédation.

A cette donnée fondamentale s'ajoute l'événement qu'aura été la grande diffraction sociale qui a commencé au milieu des années 1980 et qui a conduit à peu près partout à une "informalisation" des rapports sociaux et économiques, à une fragmentation sans précédent du champ des règles et des normes et à un processus de désinstitutionnalisation qui n'a pas épargné l'Etat lui-même. A son tour, cette diffraction a provoqué un mouvement de défection de la part de nombreux acteurs sociaux, ouvrant dès lors la voie à de nouvelles formes de lutte sociale centrées sur l'accès aux ressources. Aujourd'hui, le bidonville est devenu le lieu névralgique de ces formes d'affrontements sociaux et politiques qui combinent des éléments de la lutte des classes, de la lutte des races et des ethnies, et des millénarismes religieux.
 
Pour le reste, la faiblesse des oppositions est connue. Pouvoir et opposition opèrent en fonction d'un temps court marqué par l'improvisation, les arrangements ponctuels et informels, les compromis et compromissions divers, les impératifs de conquête immédiate du pouvoir ou la nécessité de le conserver à tout prix. Les alliances se nouent et se dénouent constamment. Mais, surtout, l'imaginaire du pouvoir ne s'est guère transformé. L'imaginaire structurant de la politique en Afrique reste celui de la guerre civile permanente.

Quelle est l'attitude de la France face à la démocratisation ?


Elle l'accepte seulement du bout des lèvres. Dans son pré carré, elle s'y oppose avec ténacité depuis 1960. La France est connue pour prodiguer un soutien indéfectible aux régimes les plus corrompus du continent et aux satrapes les plus tordus. Il faut souhaiter qu'elle se désengage véritablement du continent. Les autres puissances ne s'opposent pas autant à la démocratisation. Cynisme et hypocrisie suffisent largement – encore que de nombreuses institutions privées américaines apportent une aide multiforme à la consolidation de la société civile. Cela dit, si les Africains veulent la démocratie, c'est à eux d'en payer le prix. Personne ne le fera à leur place. Ils ne l'obtiendront pas non plus à crédit.


L'Afrique du Sud défend-elle avec assez d'ardeur la démocratie, notamment au Zimbabwe ?

 
Ce pays n'est pas responsable de la crise zimbabwéenne. Les responsables, ce sont les Zimbabwéens et, dans une certaine mesure, leur ancien maître colonial, le Royaume-Uni. L'Afrique du Sud ne peut pas à elle seule promouvoir la démocratie en Afrique. Elle n'en a ni la volonté ni les moyens. Du reste, elle doit d'abord l'approfondir chez elle avant de penser à la promouvoir chez d'autres.


Quel rôle peuvent jouer les sociétés civiles africaines dans la démocratisation ?


Leur rôle est crucial, là où elles existent – ce qui n'est pas le cas partout.


Les pays qui possèdent d'importantes ressources en matières premières – notamment en pétrole – sont-ils condamnés à rester à la traîne de la démocratisation ?


Oui, tant que la logique de l'extraction et de la prédation qui caractérise l'économie politique des matières premières en Afrique n'est pas brisée.

 
Les grandes puissances font-elles tout leur possible pour empêcher cette démocratisation ?

 
La France, oui. Elle est un vrai facteur de nuisance, et il faut souhaiter qu'elle se désengage véritablement du continent. Les autres pays (les États-Unis notamment) ne s'y opposent peut-être pas activement. Cynisme et hypocrisie suffisent largement. Encore que de nombreuses institutions privées américaines apportent une aide multiforme à la consolidation de la société civile. Cela dit, si les Africains veulent la démocratie, c'est à eux d'en payer le prix. Personne ne le paiera à leur place. Ils ne l'obtiendront pas non plus à crédit.


Propos recueillis par Pierre Cherruau



© Copyright Courrier International

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 17:36

 

APA-Douala2008-06-26 (Cameroun) Les autorités centrafricaines se plaignent des conditions de dédouanement de leurs marchandises au port camerounais de Douala, à cause de « la minoration de la valeur réelle » des marchandises, a appris mercredi de source sure.

 

Cette situation est à l’origine des transactions en cours entre les autorités des deux pays, en occurrence le Bureau de gestion de fret terrestre (BGFT) du Cameroun et le Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), basé tous les deux à Douala.

 

« Il y a des problèmes dans la chaîne de dédouanement notamment pour ce qui des marchandises importées à destination de la République centrafricaine », a déclaré le chef de la délégation centrafricaine Yvon Songuet.

 

Selon des sources, « le contenu des manifeste ne reflète en rien les données transmises aux Centrafricains », a précisé une source proche de l’administration douanière. La nature de la fraude, explique-t-on, consiste à dédouaner les marchandises au nom de la République centrafricaine bénéficiant du régime suspensif, pour que les mêmes marchandises se retrouvent sur le marché camerounais.

 

La conséquence est que l’argent se retrouve dans les poches des trafiquants qui se retrouveraient des deux côtés, au détriment des trésors publics camerounais et centrafricain, soit un manque à gagner de plus de 2 milliards de francs CFA par mois, selon la Direction nationale de douane (DND).

 

« Cette transaction pénalise davantage la Centrafrique dont 80 pour cent du volume de marchandises à l’exportation et à l’importation transitent par le port de Douala », a souligné le chef de la délégation centrafricaine. Selon les deux parties, les nouvelles dispositions qui appellent à plus de vigilance et de collaboration devraient permettre d’éradiquer ce fléau, a-t-on appris.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 17:30

 

 

L’Unicef France envoie 200 000 € en Centrafrique pour soutenir les programmes de protection de l’enfance. Mahimbo Mdoe, représentant de l’Unicef sur place, parle de la réinsertion des enfants soldats et de la lutte contre les violences sexuelles.

Après la conférence "Libérons les enfants de la guerre" organisée l’année dernière à Paris, quelle est la situation en République Centrafricaine en matière de démobilisation et de réinsertion des enfants soldats ?

La visite ici de Mme Coomaraswamy, la Représentante du Secrétaire général de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, va permettre de libérer des enfants enrôlés dans un groupe qui s’appelle l’APRD. L’année dernière, c’était l’UFDR qui en avait relâché 400. Le problème vient de notre capacité de réponse : nous manquons de moyens pour offrir une réinsertion à ces enfants, qui risquent de retourner dans les groupes armés ou bien d’aller chercher du travail dans les mines de diamants.

Des programmes communautaires qui évitent la stigmatisation

À quel type de programme correspond la demande de fonds à laquelle l’Unicef France a répondu ?

Les enfants sont enregistrés, on essaie de leur faire retrouver leur famille d’origine et on leur apporte un soutien psychosocial. Mais il n’y a pas de centres de réinsertion en République Centrafricaine. L’Unicef s’appuie donc sur une approche communautaire : fournir des services sociaux aux communautés dont sont issus les enfants, sans stigmatiser les ex-enfants soldats en particulier, soutenir la mise en place et le fonctionnement d’écoles, de centres médicaux, de puits capables de fournir de l’eau potable.


Quelle est l’action de l’Unicef en matière de lutte contre les violences sexuelles ?

Pour la prise en charge médicale des victimes, nous travaillons avec plusieurs ONG du secteur de la santé. Mais nous faisons aussi un gros travail de sensibilisation auprès des militaires ainsi que dans les villages pour que les choses soient dites. Nous avons un réseau de partenaires qui vont de villages en villages discuter avec les groupes de femmes, pour les encourager à témoigner : l'intérêt est de pouvoir alors offrir aux victimes des soins post-violence (PEP kits*) et des informations sur les moyens de prévenir l'infection au VIH pour elles-mêmes et leurs enfants.


Y a-t-il moyen de faire avancer les choses du côté de la justice ?


Il n’y a pas de système de justice dans les zones en conflit. Nous passons par les réseaux communautaires pour que les agressions sexuelles puissent être au moins recensées : c’est une première étape avant d’espérer des condamnations. D’autre part, en prévision de la paix, l’Unicef a participé l’année dernière aux Etats généraux de la justice avec le gouvernement : nous espérons que nos recommandations pour sanctionner les violences sexuelles pourront être mises en place dans un futur proche.

197 000 personnes déplacées à cause de la violence

Il y a environ 197 000 personnes déplacées par la violence dans le pays. Comment peut-on offrir des services à une population ainsi dispersée ?

C’est très difficile, d’autant plus que l’insécurité et la saison des pluies entravent nos mouvements sur le terrain. Mais les déplacés n’ont fui qu’à quelques kilomètres de chez eux. En général, ils sont dans leurs champs. Un exemple de service réussi est l’éducation. Grâce aux écoles de brousse reconstituées auprès des communautés déplacées, il y a 67 000 enfants scolarisés cette année à travers tout le pays. Nous espérons passer à 150 000 à la rentrée prochaine. Les écoles de brousse sont aussi l’occasion de faire avancer l’hygiène, de distribuer des comprimés de déparasitage et de permettre aux enfants d’acquérir les "life skills" (compétences de base pour la vie de tous les jours).

___

*Un "PEP kit" comprend :

  • pilule du lendemain,
  • test de grossesse,
  • antibiotiques prévenant les infections de type MST/IST ayant pu être transmises pendant le viol,
  • combinaison de médicaments ARV visant à réduire les risques d'infection VIH/sida (le premier traitement doit être pris dans les 72h qui suivent le viol pour être efficace).
Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 01:33



 

Bangui, 26/06/08 (C.A.P) - Rentré samedi dernier dans la soirée de Libreville peu après la signature de l’Accord de paix global, Bozizé devait être sans doute passablement énervé. Conduit au palais de la Renaissance, il a ordonné aux éléments de la garde présidentielle d’aller faire cesser les réjouissances d’un couple de jeunes mariés qui étaient en train de fêter leur union à « La Savane », un endroit bien connu et apprécié des banguissois qui se situe derrière le Trésor public, à un jet de pierre du palais où se trouvait précisément Bozizé, visiblement de mauvaise humeur après son retour de Libreville. Il ne voulait pas qu’on fasse du bruit au centre ville, rapporte-t-on dans son entourage. Les soldats se sont donc pointés vite fait pour dire aux mariés et à leurs invités qu’ils leur accordaient juste un petit quart d’heure pour vider les lieux.

Il faut signaler également, s'agissant du quotidien des banguissois, que depuis quatre jours, la situation de la fourniture du courant électrique qui n'était déjà pas reluisante, s'est encore aggravée avec une grosse panne au niveau de la centrale hydroélectrique de Boali. Plusieurs quartiers de la capitale demeurent ainsi plusieurs jours et nuits durant sns électricité, ce qui occasionne d'énormes difficultés aux abonnés de l'ENERCA. Beaucoup de citoyens ne peuvent même plus charger leur téléphone portable ni même avoir de l'eau potable car l'alimentation en eau est également interrompue lorsqu'il n'y a plus de courant. KNK, il n'y a que cela de vrai...

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 00:48

 

Bangui, 26 juin (ACAP) – Le ministre de la Communication, chargé du dialogue politique inclusif en préparation en Centrafrique, M. Cyriaque Gonda a exprimé sa satisfaction pour la signature d'un accord global de paix entre le gouvernement et deux mouvements politico-militaires, notamment l'Union des forces démocratique pour le rassemblement (Ufdr) et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd), le 21 juin 2008 à son retour de Libreville au Gabon, où s'est déroulé l'événement.

 

« On a réussi à signer l'accord qui est considéré comme un accord satisfaisant pour toutes les parties, et qui nous ouvre un boulevard pour toutes les forces vives de la nation, les acteurs politiques de la société civile qui se préparent pour aller au dialogue politique inclusif », a-t-il indiqué.

Pour le ministre Cyriaque Gonda, ce qui reste à faire, c'est « l'observation stricte du cessez-le-feu, de l'amnistie qui devrait être promulguée à l'endroit des militaires, des combattants des mouvements politico-militaires, des fonctionnaires membres civils de ces pour les faits liés à la rébellion », pour leur permettre de prendre part au dialogue.

 
Il a par ailleurs indiqué que la date du dialogue politique inclusif est approximativement située à 45 jours, à partir de la date de la mise en place du Comité d'organisation le 8 juin 2008.

Il faut noter que les points forts de l'accord global de paix de Libreville sont entre autres la confirmation de leur engagement à respecter le cessez-le-feu, la promulgation d'une loi d'amnistie générale à l'endroit des militaires, des combattants et des civils des mouvements politico-militaires Aprd et Ufdr pour des crimes et délits poursuivis devant les juridictions nationales centrafricaines à l'exception des crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale internationale (Cpi), la réhabilitation dans leurs droits des militaires centrafricains radiés pour des faits liés à la rébellion et fonctionnaires civils de l'Aprd et de l'Ufdr dans leur formation et corps d'origine.

 
Il convient de signaler que l'accord global de paix de Libreville constitue la somme des accords parcellaires signés entre le gouvernement et l'Ufdpc le 2 février 2007 à Syrte en Libye, le 13 avril 2007 avec l'Ufdr à Birao et le 9 mai 2008 à Libreville avec l'Aprd.

Signalons que « pour des raisons logistiques », M. d'Abdoulaye Miskine de l'Ufdpc, actuellement en Libye, n'a pu faire le déplacement de Libreville. Toutefois, cet accord global de paix est dit « ouvert » à la signature de tout autre mouvement politico-militaire.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 00:29














    siège de la CEMAC à Bangui


CEMAC : La BAD octroie 436 milliards de F CFA pour le développement de la communauté

 

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, a annoncé le 24 juin à Yaoundé l’octroi d’un appui financier de 436 milliard de FCFA pour le développement des pays membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC). Ces fonds serviront notamment à la réalisation d'infrastructures routières pour faciliter l'intégration sous régionale entre les pays membres et créer un pôle d'investissement attractif.

 

Réunis à Yaoundé depuis le 24 juin dernier pour les assises du 9e sommet de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC), les chefs d'Etat des pays membres de cette communauté ont reçus un important appui financier de la Banque africaine de développement (BAD) pour pousser l’intégration et le développement de la sous région.

Le président de la BAD, Donald Kaberuka, a annoncé à l'ouverture des travaux de Yaoundé que sa banque mettra à la disposition de la CEMAC une enveloppe d’un milliard de dollars US, soit 436 milliards de F CFA, destinée aux projets vitaux de développement de la zone.

L’appui financier de la BAD servira notamment au développement des infrastructures routières transfrontalières, à l’amélioration de la santé des populations, à la recherche agricole, à l’érection d’infrastructures énergétiques, mais aussi à la promotion de la bonne gouvernance. Ces chantiers sont autant d’axes vitaux du développement de la sous région pour en faire un pôle d'investissement attractif pour les entrepreneurs étrangers.

Le président de la BAD a exhorté les pays bénéficiaires de cette aide à tout mettre en œuvre pour le maintien de la paix et de la sécurité dans la sous région afin de garantir les conditions socio politiques propices au développement, l’amélioration du climat des affaires et une meilleure redistribution des fruits de la croissance.


***************************************************************************

(Le Messager 26/06/2008)

Par SHANDA TONME

Par SHANDA TONME

 

 

Abondamment citée en exemple dans les années 1970, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Est qui regroupait le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, est morte froidement et précipitée dans l’oubli par le tumulte des instabilités internes de ses membres.

Il avait en effet suffi d’une succession de coups d’Etat pour désorganiser toute la sous-région et compromettre ce qui apparaissait déjà comme une excellente rampe de lancement pour un développement intégré et concerté à long terme. Au sommet de sa réussite, cette organisation avait mis en place un réseau d’échanges efficace entre ses pays membres et disposait même d’une compagnie aérienne dont les performances étaient très appréciées. East african Airlines était en effet un des rares transporteurs crédibles du continent.

Il est sans doute honnête de mentionner également le Groupe andin, une autre expérience digne d’intérêt en son temps, qui regroupait quelques pays d’Amérique latine, et qui passa aussi de vie à trépas, suite à des chamboulements politico idéologiques internes de ses membres. Dans le cas d’espèce, la désintégration fut la conséquence automatique du coup d’Etat pro américain soutenu par la CIA qui se traduisit par l’élimination physique du président socialiste Salvador Allende et la prise du pouvoir par une junte militaire conduite par Augusto Pinochet. Il faut dire que les Etats Unis en ce début des années 1970, menait une croisade outrancière contre toutes les expériences du genre considérées comme dangereuses pour les intérêts américains. Les sociétés multinationales y faisaient la loi, et tenaient les vastes gisements de cuivre au Chili.

Le rappel de ces expériences qui ont mal tourné en dépit du formidable espoir qu’elles suscitèrent en leur temps, n’est pas anodin si nous nous penchons sur la situation de la sous région d’Afrique Centrale. Trop de bruits a été fait et continue d’être fait autour de toutes sortes de structures initiées explicitement ou implicitement en Afrique Centrale. Or dans le même temps, l’observateur averti ne peut qu’être déçu devant le peu de réalisations effectives en termes de projets. Tout se passe comme si les Etats membres se sont de tout temps mis d’accord sur une espèce d’inaction, se contentant du strict minimum pour continuer de mériter une certaine attention internationale, ou simplement pour servir de cache sexe face aux homologues d’Afrique de l’Ouest.

D’un sommet à un autre, les Chefs d’Etat d’Afrique Centrale, à la différence de ceux d’Afrique de l’Ouest, ont plus souvent affiché et renforcé l’impression de division et d’incohérence, que de cohésion et d’unité autour des objectifs précis, et des stratégies opérationnelles. Il convient d’ailleurs de mentionner, toute exagération mise à part, que le jugement globalement négatif porté sur les institutions d’intégrations de la Sous région, ont conduit les universitaires et autres chercheurs, à ne pas trop leur consacrer des travaux de premier plan.

Certes, il serait injuste de ne pas relever pour s’en féliciter, le relatif succès des institutions spécifiquement monétaires et l’excellente collaboration entre les banques centrales. Mais l’honnêteté voudrait aussi, qu’il soit précisé ici, que le fait que les mécanismes de gestion, de régulation et de contrôle monétaire s’en sortent bien, n’est pas du tout un fait du hasard. C’est la France, directement, qui assure réellement le contrôle et la gestion des mécanismes monétaires et des institutions y relatives. La raison n’a pas besoin de mystère pour être étayée, dans la mesure où c’est la conséquence logique de la main mise de l’ancien colonisateur sur les Etats membres dans tous les sens.

Le Francs CFA étant une création et un outil de paternalisme éternel de Paris, celle-ci ne peut pas prendre le risque de laisser dans la cacophonie, cette monnaie dont elle est l’unique garante en amont et en aval. Tout désordre tangible du Franc CFA aurait des répercussions immédiates sur le trésor français.

En fait, la tradition observée jusqu’ici, veut que le principe de l’intégration soit d’abord le résultat de la détermination des colonies ou des néo colonies, selon la libre appréciation de chacun, à demeurer soudées autour du maître, du père, du donneur d’ordre, du protecteur, et du véritable patron de leur destin collectif. A ce propos, c’est à Paris et non à Yaoundé, Libreville, Brazzaville ou Bangui, que les grands dossiers de la sous région vont trouver régulièrement des solutions. Les Chefs d’Etat ici ont montré et démontré à suffire, qu’ils n’ont pas à proprement parler des relations de travail permanentes. A l’inverse ils sont forts à cultiver de petites animosités tenaces. Les échanges d’experts ne sont ni choses courantes, ni pratiques établies dans les textes. La circulation des personnes relève encore de la magie, et il est sans doute plus aisé pour un Camerounais d’obtenir un visa d’entrer en Allemagne et en Belgique, que d’obtenir un visa pour la Guinée Equatoriale.

Au chapitre de la circulation des marchandises, le gouvernement tchadien avait un instant réorienté une partie substantielle de ses activités d’importation et d’exportation vers les portes des pays voisins hors CEMAC. Il faut dire que l’on dénombrée plus de trois cent postes de contrôles tracassières entre le port de Douala et la ville de Ndjamena distante d’environ 1300 km. La corruption qui ravage le Cameroun n’est pas seule en cause, c’est le sommet de l’Etat qui n’a rien fait pour expliquer et éduquer ses citoyens et ses fonctionnaires sur les implications concrètes des politiques sous régionales.
Qu’est ce qui peut expliquer un tel désenchantement et une perspective aussi négative?

Nous avons montré déjà tantôt, que les expériences de l’Afrique de l’Est et du Groupe Andin, ont connu des problèmes dès lors que des révolutions négatives et réactionnaires, ont modifié les institutions politiques internes des Etats. Les mêmes causes produisent, dans une certaine mesure, les mêmes conséquences en Afrique Centrale. A la différence de l’Afrique de l’Ouest par exemple, l’Afrique Centrale n’a connu que très peu de changements politiques réels depuis 1960. Si ailleurs, les régimes installés et soutenus à bout de bras par l’ancien colonisateur, ont subit des secousses voire quelques changements vers des orientations plus nationalistes, ici l’on a assisté à de simples replâtrages de mauvais goût sans incidence notable sur la nature fondamentale des régimes.

Par ailleurs, le Cameroun qui de façon naturelle, aurait du assumer le leadership de la sous région pour servir de locomotive tant en ce qui concerne sa structuration organique qu’en ce qui concerne la projection de son influence dans le concert diplomatique continental, a abandonné cette mission depuis le départ volontaire du pouvoir de son premier président en 1982. Son successeur Paul Biya est complètement éloigné de la scène diplomatique et bat tous les records d’absence aux sommets importants. La conséquence majeure de cette défaillance de la principale puissance sous régionale se vérifie maintenant dans l’espèce d’embrouille qui caractérise les quelques tentatives de construction institutionnelle forte. L’on note surtout l’absence de régularité dans les réunions des organes, le non respect des calendriers, la distorsion dans la présentation des projets, l’incohérence généralisée, le vide normatif chronique.

L’Afrique Centrale n’a pas de véritable chef, et une famille sans chef, est une famille amputée, sans direction et sans foi, qui ne peut ni impressionner personne, in influencer quelconque dossier ou instance, et encore moins se prévaloir de morale et d’éthique. Dans ce contexte, il faut se méfier d’analyser l’élection de l’ancien Ministre gabonais Jean Ping à la Présidence de la Commission de l’Union Africaine, comme une victoire de la région. L’événement est à mettre à l’actif solitaire du Gabon, et particulièrement de son bouillant mais précieux Président, lequel en dépit de mille adjectifs contre ses méthodes et sa personne, a accumulé une capacité manœuvrière incontestable sur le plan diplomatique.

En tout état de cause, le chemin est long et tortueux, si tant est que les dirigeants de cette sous région veulent croire en quelque chose pour des institutions communes effectives, viables et valables. L’optique d’une effectivité, ne laisse malheureusement aucune chance de survie aux régimes en place, presque tous illégitimes et dictatoriaux. Il n’y a pas pire utopie qu’une volonté de construction institutionnelle sans démocratisation des espaces d’expression citoyennes nationales. En cela, l’intégration en Afrique Centrale dans la configuration géopolitique actuelle ne saurait être crédible, tant les défaillances sont chroniques./.


© Copyright Le Messager

 

Afrique Centrale: Cemac - Obiang Nguema quitte les travaux

 

Le Quotidien Mutations (Yaoundé) 26 Juin 2008 Léger Ntiga

 

 

Officiellement, il est reparti assister son épouse malade. D'autres sources évoquent un blocage.

C'est un échange entre des éléments de la Direction de la sécurité présidentielle (Dsp), l'unité spéciale chargée de la sécurité du chef de l'Etat camerounais qui a attiré l'attention des médias, sur le départ précipité de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le président de Guinée Equatoriale.

 

"Le président équatoguinéen est sorti de l'hôtel Hilton vers 9h ainsi que l'a annoncé le reporter de la Crtv au Hilton. Mais, c'était pour se rendre à l'aéroport de Nsimalen. Il retourne à Malabo pour cause de maladie de son épouse", croit savoir le cadre de la Dsp qui s'adresse ainsi à son collègue. Toujours est-il qu'à la clôture des travaux de la neuvième conférence des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cemac) hier, aucune annonce officielle n'a été faite à ce propos.

 

Pas plus qu'aucune allusion spécifique à la délégation équatoguinéenne n'a été faite. Or sur le départ de la capitale camerounaise du président Obiang Nguema, des indiscrétions venues des experts de la Cemac évoquent un malentendu. Approchés, des membres de l'ambassade de Guinée équatoriale et de la délégation du président Obiang indiquent "une nécessité impérieuse doublée d'une urgence".

 

Dans les coulisses du huis clos ayant suivi la cérémonie d'ouverture du sommet de Yaoundé mardi 24 juin dernier, il se rapporte que les échanges ne sont pas allés à leur terme. Certains participants auraient invoqué une motion d'ordre en rapport avec la conduite des travaux.

Une situation qui aurait sorti le président Denis Sassou Nguesso de sa réserve. Le chef de l'Etat congolais a alors exigé de ses "amis et frères" un examen approfondi des questions. Son propos, aura permis de débloquer la situation dès lors qu'il aurait fermement souhaité que des décisions concrètes sortent des assises de Yaoundé.

 

Loin des discours et des réunions dans lesquels la Cemac est engluée, le président congolais aurait demandé, à propos de Air Cemac qu'on mette de côté la préoccupation d'argent liée aux cinq milliards préalables à son démarrage. Denis Sassou Nguesso aurait demandé la preuve que les outils sont réunis pour l'amorce effective de ce projet. Toute la soirée de mardi, des tractations au cours du banquet offet par Paul Biya, n'ont rien apporté.

 

Résolutions

 

La séance de clôture de la neuvième conférence des chefs d'Etat de la Cemac a débuté hier, 24 juin 2008 avec un retard de plus de quatre heures de temps. Preuve selon des sources que l'ordre du jour de la veille n'a pas été vidé. Pour autant, de grandes décisions ont été prises à Yaoundé. Elles vont de la décoration de certains acteurs et cadres de la Cemac, aux résolutions sur le futur de la Communauté.

 

A ce sujet, différents postes vacants ou créés ont été pourvus. C'est dans ce cadre que le Camerounais Mbapou Edzenguele a été nommé directeur général de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Beac) pour le Cameroun. Sur la même lancée, Abbas Mahamat Touni remplace son compatriote Gata Ngoulou au poste de Secrétaire général de l'institut monétaire sous régional.

 

Sur le plan de la mise en place des institutions de la Cemac, à côté de la mise en route du traité révisé et la convention sur la réforme monétaire, annoncés par le président du comité de pilotage des réforme, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le sommet a demandé aux pays membres de désigner leurs représentants dans les instances de son siège à Bangui. Dans le même ordre d'idées, une feuille de route consensuelle devrait être élaborée sur la libre circulation des hommes et des bien, qui, faut-il le rappeler, n'a rien à voir avec le déplacement des populations dans la sous région. De même, le 1er janvier 2010 est arrêté comme date d'entrée en vigueur du passeport Cemac.

 

Les chefs d'Etat de la Cemac appellent de leurs voeux, le renforcement des capacités des forces de sécurité des pays membres de la Cemac dans l'optique d'assurer une plus grande sécurité à leurs Etats et faire face à l'insécurité qui menace de déstabilisation, la sous région. Répondant à une doléance revenue plusieurs fois dans les allocutions prononcées à l'ouverture des travaux mardi dernier, le sommet appelle à la consolidation des acquis relatifs à la création de Air Cemac. Un comité ad hoc est créé à cet effet. L'autorité en charge de la sécurité est ainsi transférée de la Cemac pour la Ceac. Tout comme la Commission reçoit le mandat de prendre attache avec toutes les compagnies d'envergure au profit de la compagnie communautaire en gestation en dépit du retrait de la course de Sn Brussels.

 

En attendant le premier trimestre de 2009, date arrêtée pour l'avènement du siège du parlement de la Cemac, le sommet a dit sa satisfaction aux processus démocratiques dans les différents pays où des élections se sont récemment déroulées. Dans ce chapitre, les chefs d'Etat d'Afrique centrale se proposent d'octroyer une assistance au Tchad, pour apporter leur soutien au "régime démocratique" du président tchadien en proie aux assauts des rébellions qui tentent de "déstabiliser" le pays.

 

Au rang des financements à allouer, résolution est prise pour que la Beac prélève chaque année 20% de ses bénéfices en faveur des projets communautaires. Cependant que les Etats prendraient 10% de leur budget pour la relance de l'agriculture.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 00:20


(Mutations 26/06/2008)


Sécurité dans la sous région, libre circulation des personnes et des biens sont les axes prioritaires de l’action du président de la Cemac.


C’est au pas de course et dans le cadre d’une conférence de presse donnée au Hilton hôtel de Yaoundé hier après la clôture des travaux du 9ème sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), que François Bozizé, le chef de l’Etat centrafricain et nouveau président en exercice de l’organisation sous régionale, a fixé les grands axes de son action au cours des douze prochain mois.

S’il a choisi de placer son mandat sous le signe de la continuité de l’action de son prédécesseur, le chef de l’Etat centrafricain entend néanmoins concentrer son action sur des dossiers précis. Il parle ainsi de la lutte contre l’insécurité dans la sous région, de la libre circulation des personnes et des biens et surtout de l’épineuse question de la crise alimentaire.

A ceux qui s’inquiètent de la non fonctionnalité de la Cemac dans la sous région, François Bozizé se veut rassurant : " La Cemac fonctionne normalement, et elle a réalisé beaucoup d’activités ". Il prend pour cela le cas de son pays la République Centrafricaine où l’organisation sous régionale a mis sur pied en octobre 2002, la Force multinationale en Centrafrique (Fomuc), une force composée de 350 soldats issus des Etats membres. Pour le président en exercice de la Cemac, " La Fomuc est la première force du genre en Afrique. Je ne pense pas que d’autres forces sous régionales ont fait preuve des mêmes capacités que la Fomuc ". Avant de convier les ressortissants des Etats à plus d’optimisme.


Sur la question de l’insécurité transfrontalière, et interrogé au sujet de l’enlèvement de deux citoyens camerounais en République centrafricaine par des bandes armés depuis quatre mois, le chef de l’Etat centrafricain s’est voulu prudent à ce sujet en indiquant " J’ai été informé de cette affaire, mais je ne l’ai pas suivi de près ". La raison évoquée par François Bozizé tient à son calendrier "Durant tout le mois de juin, j’ai été constamment absent du pays, j’ai été au sommet de la Ticad au japon, à New York pour le sommet sur le Sida, à Cotonou…". Il tient néanmoins à indiquer qu’à son retour à Bangui, il prendra le dossier en main " pour y voir plus clair " et de rappeler que le problème sécuritaire fait partie de ses actions.


Le chef de l’Etat centrafricain est également revenu sur la situation dans son pays à la faveur de la signature samedi dernier à Libreville au Gabon de l’Accord de paix global entre son gouvernement et deux groupes de rebelles. Un accord de paix qui est lui-même le prélude à l’ouverture d’un dialogue qui devra mettre autour d’une table, tous les acteurs centrafricains (partis politiques, mouvements rebelles, société civile…). Mais un dialogue pour lequel l’ancien président Ange Félix Patassé se plaint d’en être exclu. Ce à quoi François Bozizé précise que " le dialogue politique inclusif se fera avec tout le monde. Concernant Patassé, je l’ai toujours dit, concernant le changement jusqu’à ce jour, il est libre de revenir en République Centrafricaine son pays…

 
Nous sommes dans le domaine de la politique, et l’on utilise beaucoup d’artifices pour pouvoir cacher la vérité… " et de préciser à son sujet concernant son prédécesseur. « Pour le cas Patassé, il a des dossiers à Bangui devant la justice centrafricaine comme devant le Tpi (Tribunal pénal international qui a déjà fait arrêter Jean Pierre Bemba l’ancien rebelle congolais pour des exactions commises en Rca durant le règne de Patassé ndlr).

Actuellement considéré comme le pays à la traîne dans le cadre du développement économique dans la sous région, le chef de l’Etat centrafricain a indiqué que son pays dispose pourtant des ressources économiques nécessaires, et qu’il est simplement question pour ses compatriotes de se mettre au travail, non sans indiquer que la Rca est engagée dans des négociations avec les institutions financières de Bretton Woods pour son admission dans le club des pays pauvres très endettés (Ppte).

 
Jean Francis Belibi

 

© Copyright Mutations

 

La Cemac adopte des résolutions visant à renforcer l'intégration / L'intégration de la Cemac doit se faire au niveau des populations, dit un politologue camerounais


(Xinhuanet 26/06/2008)

La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) ont annoncé des résolutions visant au renforcement de l'intégration sous-régionale à l'issue de son 9e sommet tenu mardi et mercredi à Yaoundé.

La conférence s'est penchée sur le toilettage des textes des différentes institutions de la communauté, l'élaboration du programme économique régionale, l'amélioration de la gouvernance et la rationalisation des institutions spécialisée, selon le communiqué final lu à la cérémonie de fermeture par Antoine Ntsimi, le président de la commission de la Cemac.

Les gouvernements des pays membres de la Cemac sont invités à envoyer leurs représentants à Bangui, le siège de la Cemac, et à mettre en place au sein de leurs gouvernements une structure chargée de l'intégration régionale, selon le communiqué.

La présidence de la commission va organiser un séminaire impliquant les forces de l'ordres et de sécurité de la sous-région en vue de renforcer leurs capacités en matière de gestion des questions d'immigration.

Le passeport Cemac, initialement prévu pour entrer en vigueur en juillet 2007 et renvoyé à plus tard, "doit être mis en circulation au plus tard le 1er janvier 2010", dit le communiqué de la conférence qui a rassemblé les dirigeants des six Etats de l'espace géographique du Golfe de Guinée: Centrafrique, Gabon Tchad, Cameroun, Congo, Guinée Equatoriale.

Sur la plan économique, un programme régionale devrait être élaboré au plu tard le 31 décembre 2008 et son adoption se fera au cours d'une conférence extraordinaire des chefs d'Etats.

S'agissant de la création de la compagnie aérienne communautaire Air Cemac pour laquelle le vol inaugural était prévu en mars 2008, la conférence a donné mandat à la commission de négocier avec les compagnies existantes dans les pays membres des modalités de mise en place d'un système transitoire de desserte et de capital.

Concernant le renforcement des institutions communautaires, la conférence invite les pays membres à verser leurs contributions au budget de construction et a décidé de l'installation du parlement communautaire au cours du 1er trimestre 2009.

Une "journée Cemac", le 16 mars, sera célébrée chaque année pour sensibiliser des populations aux idéaux de l'intégration et du renforcement de l'esprit communautaire, selon le communiqué.

Au sujet des Accords de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne, les dirigeants ont instruit la commission de la Cemac de poursuivre les négociations pour décider un délai pour un accord régionale complet.

Les APE entre l'Afrique centrale et l'UE devait être en vigueur dès le 31 décembre 2007, selon le calendrier établi avec l'UE. Mais les pays de la Cemac n'ont pas pu parler d'une seule voix. Seul le Cameroun est parvenu à la signature d'un accord intermédiaire avec l'UE le 17 décembre 2007.

La Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) va désormais affecter 20% des bénéfices distribuables aux projets intégrateurs de la communauté, selon le communiqué. En raison de l'entrée en vigueur de cette décision, en 2007 cette aide est de l'ordre de 10 millions d'euros.

Les pays membres sont appelés à prendre en considération la déclaration de Maputo sur l'allocation de 10% des budgets nationaux d'investissement à l'Agriculture afin de faire face à la crise alimentaire actuelle.

Sur le plan de sécurité, la Cemac condamne avec véhémence les attaques répétées et les tentatives de déstabilisation du Tchad et, a décidé de l'octroi d'une aide financière et matérielle au Tchad, et exhorte les pays amis et les organisations internationales à lui venir en aide.

La Conférence a décidé du transfert de l'autorité de la Force multinationale de la Cemac (Fomuc) à la Communauté économique de l'Afrique Centrale (CEAC).

Conformément au calendrier de rotation en vigueur, la présidence de la conférence sera assurée pour le compte de l'exercice 2008-2009 par le président centrafricain François Bozizé.

Les présidents Paul Biya du Cameroun, Omar Bongo Ondimba du Gabon, Teodoro Obiang Nguema de Guinée Equatoriale, Denis Sassou Nguesso du Congo, François Bozizé de la République Centrafricaine et le Premier Ministre du Tchad Youssouf Saleh Abbas ont pris part au sommet.

A cette rencontre étaient aussi présents le président Fradique de Menezes de Sao Tomé et Principe, pays observateur, et le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Donald Kaberuka, invité spécial.

La Cemac, lancée en 1994 pour remplacer l'Union douanière des Etats de l'Afrique centrale (UDEAC) est opérationnelle depuis 1999. Les pays membres sont unis par l'Union monétaire à travers la banque des Etats de l'Afrique centrale BEAC. Elle compte 37,5 millions d'habitants repartis sur 3 millions de km2 riche en produits miniers et forestiers. Fin


L'intégration de la Cemac doit se faire au niveau des populations, dit un politologue camerounais


L'intégration de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) doit se faire au niveau des populations pour que cette idée ne soit pas seulement au niveau des décideurs politiques, a remarqué le politologue camerounais Jean Emmanuel Pondi à l'occasion du 9e sommet du bloc régional, tenu mardi et mercredi à Yaoundé.

"La volonté politique est là, mais il faut davantage la manifester et pas simplement à ce niveau. Il est important d'avoir des structures qui sont des avocats de l'intégration et les peuples s'agrippent d'avantage", a expliqué M. Pondi, chef de Département de Politique Internationale à l'Institut des relations Internationale du Cameroun (IRIC) dans un entretien à la radio nationale camerounaise.

Pour M. Pondi, les étapes à franchir sont nombreuses, qui pourront se faire au niveau du brassage des élites intellectuelles, à travers la mise en place des infrastructures telles des routes d'intégration, des entreprises multinationales, des médias communautaires qui diffusent les cultures des pays de la zone Cemac.

"Il faudrait déplorer le fait qu'il n'y a pas d'entreprise multinationale Cemac, parce que pour cela il faut des industries à l'échelle de la Cemac. D'entreprises qui soient non seulement multinationale mais aussi à caractère intégrateur. Je crois sincèrement que cela manque," a-t-il expliqué.

"On peut aussi regretter qu'il n'y ait pas des médias qui soient des médias de la sous-région qui chaque jour rapportent des nouvelles de chacun des pays de la sous-région pour que nous vivions en symbiose avec tous les autres pays," a-t-il poursuivi.

"Même pour accélérer le commerce et la culture tant que ces instruments et autres idées n'existent pas, il est difficile d'avoir cette conscience de la citoyenneté Cemac. Il s'agit simplement de créer et de forger," a-t-il dit.

Le système LMD (Licence, Master, Doctorat), qui permettra par exemple aux citoyens dans la Cemac de partir d'une université dans l'un des pays membres et s'inscrire dans un autre pays, est cité par le politologue comme un bon exemple qui pourrait approfondir l'intégration en zone Cemac.

"Cela fait qu'il y aura un grand brassage des élites en formation et cela pourra faire naître la conscience de l'esprit Cemac et la conscience de l'appartenance à une sous région," a jugé M. Pondi.

M. Pondi a aussi souligné que le 9e sommet de la conférence des chefs d'Etats de la Cemac s'est tenu à un moment propice où " l'Afrique est de manière générale convoitée".

"Nous avons vu des sommets entre l'Afrique et l'Inde, l'Afrique et la Chine, l'Afrique et le Japon, l'Afrique et l'Union européenne, entre l'Afrique et pratiquement toutes les grandes entités, a-t-il expliqué, ça veut dire que l'Afrique en générale et en particulier la région d'Afrique centrale dont la Cemac est l'émanation la plus complète, sont convoitées".

"Je pense que ce sommet ne peut laisser personne indifférent (.. .) Il est illusoire de penser aujourd'hui qu'un seul pays de la sous-région peut avoir un impact sur l'économie mondiale. Les pays de la Cemac peuvent peser davantage s'ils se mettent ensembles", a précisé M. Pondi, ajoutant que, "d'une manière générale le bilan de la Cemac est plutôt est un bilan respectable en matière de stabilité". Fin

© Copyright Xinhuanet

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 21:43

 

NIAMEY 26 juin 2008 (Reuters) - L'ancien Premier ministre du Niger Hama Amadou, soupçonné de corruption, a été arrêté, a-t-on appris de source judiciaire.

Amadou a été placé en détention à Koutakale, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, Niamey, précisait-on de même source. Le Parlement nigérien s'était prononcé mardi en faveur de l'engagement de poursuites à l'encontre de l'ancien chef du gouvernement, accusé d'avoir versé des pots-de-vin à un fonds spécial destiné à la presse nationale pour un montant qui avoisinerait 100 millions de francs CFA (152.000 euros).

 

En cas de poursuites, Amadou comparaîtra devant une Haute cour, seule habilitée à traiter les affaires impliquant des membres ou anciens membres du gouvernement pour des faits commis durant leur mandat. S'il était reconnu coupable lors de son procès, Amadou pourrait renoncer à se présenter à l'élection présidentielle de 2009, dont il est le favori depuis que l'actuel chef d'Etat, Mamadou Tandja, l'a démis de ses fonctions l'année dernière, en raison d'un autre scandale de corruption touchant deux anciens ministres de l'Education.

 

Une centaine de partisans d'Amadou, qui s'étaient rassemblés devant la Haute cour dans le centre de Niamey, ont été dispersés par la gendarmerie à l'aide de gaz lacrymogènes, a rapporté un journaliste de Reuters.

 

La semaine dernière, l'ancien Premier ministre a accusé Tandja, qui ne peut pas se présenter après avoir effectué deux mandats, de fomenter un "complot politique" pour l'empêcher de briguer la présidence. Les deux hommes appartiennent au même parti, le Mouvement national pour la société et le développement, que préside Amadou.

 

Abdoulay Massalatchi, version française Grégory Blachier

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE