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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 18:46

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

 

 

Mercredi, 30 Mars 2011 13:42

Les proches parents des agents de l’ENERCA (Société de l’Energie centrafricaine) accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat et détenus depuis le 09 février 2011, à la brigade de recherche et d’investigation de la gendarmerie nationale, sont montés au créneau le 30 mars 2011 à Bangui. Ils exigent la libération des personnes arrêtées suite à cette affaire.

« Trop c’est trop, nous voulons la libération de nos parents arrêtés sans raison depuis deux mois ». C’est la phrase scandée par une cinquantaine de personnes, en majorité des femmes, très tôt ce matin du 30 mars 2011, devant la direction générale de l’ENERCA.

Au total, sept agents de l’ENERCA, accusés d’être à l’origine du délestage survenu pendant la proclamation des résultats provisoires du 1er tour des élections, ont été mis en état d’arrestation et détenus depuis lors dans les locaux de la gendarmerie nationale à Bangui.

Emmanuel AYOUMBI directeur administratif et financier de l’ENERCA affirme à Radio Ndeke Luka avoir « entrepris des démarches auprès des autorités judiciaires et du département de tutelle pour obtenir la libération des agents mais la solution tarde toujours à venir ».

Selon des sources proches de la direction générale de l’ENERCA, l’enquête menée par la gendarmerie, révèle qu’aucune charge à l’heure actuelle ne peut être retenue contre ces employés.

 

 

Bangassou manque d’eau potable

Radio Ndéké Luka Mercredi, 30 Mars 2011 13:42

Les habitants de la ville de Bangassou (est du pays) se réveillent toujours de bonheur  à la recherche de l’eau potable. La situation perdure depuis trois mois. Désormais,  s’approvisionner en eau potable devient un vrai parcours du combattant.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la région, les points d’eau sont en nombre insignifiants et les quelques forages dont dispose la ville ne fonctionnent plus depuis longtemps.

« Pour trouver ce précieux liquide nous sommes obligées de parcourir plusieurs distances en brousse ou faire une queue interminable », déclarent quelques femmes. Elles lancent à cet effet un appel au gouvernement pour « un secours d’urgence pour augmenter les points d’eau ».

Cette situation a provoqué une hausse du nombre de cas de maladies hydriques à l’hôpital de la ville, telles que la diarrhée, la Typhoïde,  voire les vers intestinaux. Ces maladies sont provoquées par la consommation d’eau non potable.

  

Encore des progrès à faire selon les observateurs des élections

Mercredi, 30 Mars 2011 13:39

Les missions d’observateurs de l’Union Africaine et de EISA (Institut Electoral pour une Démocratie Durable en Afrique) ont rendu publics, chacune de son côté, leurs rapport sur le second tour des élections législatives en Centrafrique. De manière générale, les deux s’accordent sur les progrès notables enregistrés par rapport au premier tour, mais trouvent que des améliorations sont encore à apporter pour les scrutins ultérieurs.

L’UA et EISA adressent toutefois des félicitations à la Commission Electorale Indépendante (CEI) et à ses partenaires impliqués dans le processus électoral.

Selon Vincent Tohbi, Chef de la délégation de la mission d’EISA, interrogé par Radio Ndeke Luka, ces avancées portent entre autres sur « les celées effectives des urnes, la réduction du vote par dérogation, et l’affichage par endroit des listes électorales ».

Selon lui les améliorations doivent porter notamment sur la centralisation des résultats, la formation des agents électoraux, la sensibilisation des électeurs, et l’implication dans le processus des partis politiques de l’opposition ainsi que des femmes.

Au sujet des quelques irrégularités relevées par EISA, figurent « l’affichage tardif des listes électorales, l’ouverture aux heures non indiquées par le code électoral des bureaux de vote, la présence très visible des forces de l’ordre dans les lieux de vote ».

S’agissant de la faible participation constatée, le Chef de la mission de l’EISA l’explique par plusieurs  facteurs : « L’appel au boycott des partis de l’opposition, la timidité de la campagne électorale, le privilège accordé par les électeurs africains au scrutin présidentiel, en sont quelques parfaites illustrations »

Interrogé sur la « transparence » et la « crédibilité » desdites législatives, Vincent Tohbi s’est refusé à toute appréciation, se contentant de déclarer que le rôle de son entité consiste plutôt « à analyser les contours techniques liés aux problèmes ou avancées du processus pour amélioration, et non pour la validation d’un quelconque scrutin ».

De son côté, lors d’un point de presse mardi 29 novembre à Bangui, l’Union Africaine (UA) constate que le scrutin s’est déroulé dans « le calme et la sérénité ». Une déclaration faite par Pierre Daniel BOUSOUKOU BOUMBA, chef de la mission d’observation des élections.

Le rapport de la mission se félicite de la prise en compte par la CEI des recommandations faites après le premier tour : « l’installation des bureaux de vote en lieux public faciles d’accès, la formation des agents électoraux, l’affichage des listes électorales en format convenable, la réduction du vote par dérogation et la présence discrète des forces de l’ordre ».

Toutefois la mission a encore relevé des insuffisances parmi lesquelles « la persistance de certaines défaillances au niveau des bureaux de vote, l’arrivée tardive des matériels électoraux, le non-respect des horaires d’ouverture et de fermeture, l’insuffisance de sensibilisation des électeurs sur le vote à bulletin unique et l’inadéquation du mode d’identification sur la base des cartes d’électeurs ».

La mission de l’UA a enfin exhorté les acteurs politiques et la société civile à œuvrer pour la paix en République centrafricaine, dans le cadre déjà mis en valeur qui est le dialogue inclusif et la concertation.

Ce second tour des élections législatives se sont déroulées sans l’opposition. Elle a boycotté le scrutin et continue de réclamer l’annulation des résultats du premier tour par la Cour constitutionnelle.

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 18:27

 

 

 

Patassé

 

 

BANGUI — Mercredi 30 Mars 2011 18h12 (AFP) L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, arrivé deuxième à la présidentielle de janvier, a de nouveau reçu l'interdiction mercredi de quitter Bangui pour un contrôle médical, a affirmé son porte-parole Guy-Simplice Kodégué à l'AFP.

M. Patassé devait quitter le pays sur un vol de Kenya Airways pour la Guinée équatoriale. L'ancien président avait déjà essuyé un refus le 22 mars de prendre un vol spécial affrété par le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, toujours pour ce contrôle médical.

"Mardi, l'ancien président burundais Pierre Buyoya est venu à la résidence du président Patassé, confirmer que le président François Bozizé ne s'opposait plus à sa sortie du territoire pour des raisons humanitaires. C'est-à-dire pour un contrôle sanitaire. Et pour nous, c'est quand même une parole d'un homme d'Etat. Et nous faisons foi à cela", a déclaré Guy-Simplice Kodégué.

"Malheureusement ce matin, le président Patassé était à l'aéroport international Bangui M'poko, mais le commissaire de l'aéroport nous a fait savoir qu'il n'a reçu aucune autorisation pour que le président Patassé puisse s'envoler pour ce contrôle sanitaire", a expliqué le porte-parole.

 L'ancien président centrafricain, souffrant de diabète, avait été admis dans une clinique de Bangui au début du mois de mars où il est resté quatre jours.

Après la première tentative de départ de M. Patassé, Fidèle Ngouandjika, porte-parole du gouvernement avait affirmé: "Nous avons été informés que l'ex-président Patassé a entamé une démarche auprès du ministre de la Santé publique pour un déplacement en vue d'un contrôle sanitaire. Cette démarche est en cours et nous sommes surpris d'entendre çà et là que le pouvoir a interdit de sortie l'ancien président".

D'autres opposants avant l'ex-président centrafricain ont été empêchés de quitter le territoire: son porte-parole, les opposants Me Nicolas Tiangaye, président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole d'une coalition de l'opposition ainsi que Jean-Michel Mandaba, secrétaire général du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).

 
Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés.

 

Patassé encore interdit de voyage hors du pays

Radio Ndéké Luka Mercredi, 30 Mars 2011 13:43

L’ancien Président centrafricain Ange-Félix Patassé est de nouveau interdit de voyager. Il devait embarquer ce mercredi 30 mars 2011 à bord d’un vol régulier de Kenyan Air Ways à destination de Malabo en Guinée Equatoriale dans le cadre d’une évacuation sanitaire. Il n’a pas pu effectuer le voyage pour des raisons qu’on ignore encore, alors qu’il s’est présenté à l’Aéroport avec la délégation qui devait l’accompagner.

Selon le cabinet de l’ancien Président, cette interdiction qui émanerait de la « haute hiérarchie de l’Etat », dépasse tout entendement, au regard des assurances données par l’ancien président burundais Pierre Buyoya, médiateur dans la crise centrafricaine. Ce dernier séjourne à Bangui dans le cadre de la mission d’observations de l’OIF, pour le second tour des élections qui s’est déroulé dimanche 27 mars.

Simplice Kodégué, Porte-parole de l’ancien Président Ange-Félix Patassé a expliqué à Radio Ndeke Luka que « mardi dernier, une délégation de l’Organisation internationale de francophonie conduite par le président Buyoya était venue confirmer au président Patassé que le président Bozizé disait qu’il ne s’opposait pas au voyage du président Patassé pour des raisons sanitaires. C’est au camp du président Bozizé qu’il faut poser la question pour connaitre les raisons de cette interdiction de voyager ».

Simplice Kodégué soutient également que « même si le Président Patassé garde tout son moral, son contrôle sanitaire reste tout de même une urgence ».

Il s’agit de la 2e évacuation sanitaire interdite par les autorités de Bangui en l’espace de quelques jours. La 1ère opération était envisagée le 23 mars dernier mais les autorités compétentes avaient refusé d’accorder l’autorisation de survol du territoire centrafricain à l’avion affrété par le président équato-guinéen pour évacuer l’ex dirigeant centrafricain.

Ange Félix Patassé, un des fondateurs du Front pour l’annulation et la reprise des élections (FARE 2011) et 2ème à la dernière course présidentielle, a été, hospitalisé 4 jours courant mars à la Clinique Chouaib à Bangui. Il souffre selon ses médecins de diabète et de fièvre Typhoïde.

Avant ces épisodes, d’autres leaders de l’opposition ont été empêchés de quitter le pays et refoulés à l’aéroport de Bangui Mpoko alors qu’ils devaient prendre l’avion pour se rendre à l’étranger. Aucune déclaration n’a pour l’instant été faite par les autorités à Bangui sur la situation.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 11:37

 

 

urgent

 

17032011patasse

 

 

Bangui, 30 mars 2011 (C.A.P) – Pour la seconde fois, le régime de Bozizé a refusé que l’ex-président Ange-Félix Patassé (74 ans) dont l’état de santé nécessite des examens médicaux après sa sortie de  la clinique le 9 mars dernier.

L’avion spécial dépêché en effet par le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est reparti ce matin de Bangui sans l’ex-président Patassé, le commissaire de l’aéroport Bangui Mpoko ayant déclaré qu’il n’aurait pas reçu d’instruction pour autoriser son embarquement à bord de l’aéronef.

On croyait pourtant savoir qu’après le premier refus d’accorder l’autorisation de survol du territoire centrafricain à l’avion que devait envoyer le président Nguema pour l’évacuation de Patassé le 22 mars dernier, et à la suite de nombreuses pressions dont celle de l’OIF  exercées par son Secrétaire Général, le président Abdou Diouf qui avait dépêché ces jours-ci à Bangui entre autre pour cette affaire l’ancien président burundais Pierre Buyoya. cette fois-ci, quelle explication mensongère fournira-t-il aux présidents Obiang Nguema, Pierre Buyoya et Abdou Diouf ?

Le président Bozizé vient donc de montrer une fois de plus qu’il n’est pas un homme de parole tout en faisant preuve d’un entêtement inqualifiable qui confine purement et simplement à la sauvagerie. Quel but cherche-t-il à atteindre ainsi en empêchant toute sortie du territoire national à ses adversaires politiques en les traitant de cette façon ? S’agissant de l’ex-président Patassé, il doit être parfaitement conscient que s’il lui advenait le pire des situations, la responsabilité lui serait imputée et il en aurait gros sur la conscience.

Depuis son hold-up électoral et le refus catégorique de ses adversaires non seulement de reconnaître sa prétendue victoire dès le premier tour avec un score à la soviétique, de boycotter le second tour des législatives mais encore d’exiger l’annulation et la reprise des dites élections par la mise en place d’une plateforme unitaire appelée FARE, Bozizé a perdu ses nerfs et est visiblement plongé dans un profond désarroi.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 01:53

 

 

 

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Source: International Committee of the Red Cross (ICRC)


Bangui 29 Mar 2011 (CICR) – Quelque 500 personnes déplacées par les combats dont la région de Ndélé, au nord-est de la République centrafricaine, a récemment été le théâtre se trouvent dans une situation très précaire et attendent des secours.

La violence les a pris par surprise et la plupart sont partis de chez eux sans rien emporter. En coopération avec la Société de la Croix-Rouge centrafricaine, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a aujourd'hui commencé à distribuer des colis alimentaires aux personnes qui ont dû fuir de chez elles.

« Les personnes déplacées n'ont pratiquement plus rien à part les vêtements qu'elles portent sur elles », déclare Bettina Scholdan, responsable des opérations du CICR dans la région. « La Société de la Croix-Rouge centrafricaine s'est rendue dans les villages d'où les gens ont fui, et elle confirme que beaucoup de maisons ont été détruites. La saison des semailles commence en avril ; en prévision, les habitants avaient entreposé des semences. Ces stocks ont maintenu disparu et les villageois n'ont plus rien à semer en vue de la prochaine récolte. »

Les combats qui opposent deux groupes armés se sont intensifiés la semaine dernière. Ils ont atteint les villages situés le long de la route de Ngarba. Contraints de fuir, les villageois sont partis vers la ville de Ndélé, où la plupart se sont réfugiés chez des habitants.

Les colis alimentaires du CICR contiennent du blé, des arachides, de l'huile et du sel, pour une période initiale d'un mois. L'institution est prête à intervenir dans d'autres domaines, en fonction des besoins. Pour l'heure, les ingénieurs du CICR vérifient la capacité des sources d'eau de la ville de Ndélé à répondre au surplus de demande.

Très préoccupé par le risque de détérioration de la situation, le CICR entretient un dialogue régulier avec les porteurs d'armes pour s'assurer que les villageois ne seront pas pris pour cible et que les blessés pourront être soignés.

Ce n'est pas la première fois que la population de cette région est touchée par une flambée de violence. Depuis 2009, les affrontements le long de la route de Ngarba ont causé la destruction des maisons et des biens de six villages au moins, obligeant les habitants à partir de chez eux. En 2010, le CICR a distribué des vivres, des semences et d'autres articles essentiels, parmi lesquels des moustiquaires, à plus de 2 000 personnes déplacées et habitants dans la région de Ndélé.

Informations complémentaires :

Ewan Watson, CICR Bangui, tél. : +236 72 07 69 64

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:42

 

 

Boz et Monique

 

 

République centrafricaine / UE

 

 

(MFI / 29.03.2011) Le deuxième tour des législatives qui a eu lieu ce dimanche 27 mars 2011 en Centrafrique a été boycotté par les candidats de l'opposition qui contestent toujours la régularité du premier tour des deux scrutins, présidentiel et législatifs. Le président sortant François Bozizé a été déclaré vainqueur dès le premier tour. Quelques jours plus tôt, un rapport d’experts électoraux pointait toute une série de « dysfonctionnements et des irrégularités majeures » lors des votes du 23 janvier 2011.

 

« Des multiples carences, dysfonctionnements et irrégularités ont émaillé le déroulement du processus électoral en Centrafrique ». C'est ce qu'explique le rapport des experts de l'Union européenne qui remet en question l'indépendance de Commission électorale.

 

« Le président de la CEI, un proche du chef de l’Etat, a été l’un des rouages essentiels des irrégularités constatées », peut-on lire. Les experts parlent de « graves dérives » avant et pendant le scrutin, comme le remplacement de la liste électorale informatisée prévue par le code électoral par une liste manuelle, l’installation de nombreux bureaux de vote au domicile des chefs de villages ou des chefs de quartier et la rétention généralisée des procès verbaux de résultats.

 

Votes multiples

 

Les experts relèvent aussi le nombre très élevé de votes par dérogation : plus de 53 000 selon la Cour constitutionnelle. Les auteurs du rapport évoquent des « indices probants de votes multiples » et des « présomptions de bourrage d’urnes ». On apprend, par exemple, que pour moins de deux millions d'électeurs inscrits, près de trois millions de cartes ont été fabriquées à la demande de la Commission électorale. Cela relève « d'un système organisé de fraude », estiment les experts.

 

En conclusion, le rapport de l'Union européenne affirme qu'« au regard des critères internationaux de sincérité et d’équité régissant les élections démocratiques, les scrutins du 23 janvier 2011 sont sujets à caution ».

 

Carine Frenk

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:40

 

 

 

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BoniYayi-15mars2011

 

 

par James-William GBAGUIDI Mardi   www.latribune.info 29 Mars 2011

2011, année zéro ! Zéro pour la démocratie. Zéro pour la souveraineté du peuple. Zéro pour l’indépendance du juge constitutionnel. Zéro ! Ce n’est pas moi qui ai un avis aussi tranché. Je le tiens des principaux partis d’opposition en lice pour les élections présidentielles en Centrafrique en janvier dernier et des leaders de l’Union fait la Nation et de leurs alliés candidats à la présidentielle de mars 2011 au Bénin. Dans les deux cas, ce fut une bérézina. La victoire du Président sortant dès le premier tour. Dans des circonstances plus ou moins troubles, c’est bien le cas de le dire. Et à quelques semaines d’encablures, l’organisation du second tour des législatives d’un côté (Centrafrique) et de leur unique tour de l’autre (Bénin). Va donc savoir si les mêmes causes produiront les mêmes effets. Et quels peuvent être les contrecoups de ces effets.

La Centrafrique a organisé ce dimanche 27 mars 2011 le second tour de ses élections législatives dans une ambiance pour le moins délétère. En raison de la remise en cause des résultats du vote du 1er tour couplé avec la présidentielle de janvier, l’opposition a jugé bon de boycotter purement et simplement le scrutin. Les principaux partis politiques ont donc appelé leurs électeurs à ne pas se rendre aux urnes. Dans l’optique de dénier au futur parlement autant qu’au président Bozizé toute légitimité populaire. La Centrafrique renoue ainsi avec une situation politique  à gros potentiel nocif à en juger par son histoire récente. Quand on sait que des régions entières du pays ne sont pas encore pacifiées depuis la prise du pouvoir du Général Bozizé en 2003. Quand on connait tout autant la propension de certains hommes politiques à recourir à la violence armée.  Et quand on ajoute la quantité d’armes qui, depuis la fin théorique de la guerre civile, continue de circuler dans le pays, il y a de quoi nourrir des inquiétudes. D’autant plus que le Président François Bozizé et ses partisans ne semblent pas jusque-là se projeter dans une perspective de réconciliation nationale par un discours apaisé et un partage éventuel du pouvoir.

Au Bénin dont la situation présente bien de similitudes, la question du boycott des législatives ne se pose pas. Du moins, pas encore. Pas en termes clairs. On attend sans trop se faire d’illusions, le verdict final de la Cour constitutionnelle. Elle qui doit se prononcer sur les recours introduits autant par le président sortant Boni Yayi qui estime avoir gagné avec un meilleur score la présidentielle, mais aussi bien entendu par les principaux candidats de l’opposition qui crient à la mascarade électorale et exigent l’annulation du vote. En tout état de cause, dès le verdict donné, il sera question pour l’opposition de prendre une décision. Retourner aux urnes dans quelques jours, avec le même fichier électoral tant décrié, selon la structure organisationnelle mise en place par la même Commission électorale nationale autonome (CENA) et sous la supervision de la Cour constitutionnelle accusée de partialité. Si ces circonstances ne venaient pas à changer pour une raison ou une autre, le bon sens recommanderait peut-être un boycott pur et simple du scrutin. Mais la problématique du boycott des élections législatives au Bénin en est une qui appelle différentes réflexions sur les perspectives qu’elle peut ouvrir. Au plan sociopolitique individuel, partisan et national.

Boycotter les élections législatives est une perspective difficilement envisageable pour un certain nombre de députés présents au Parlement sous l’étiquette de l’opposition. En effet, véritables « députés de carrière », certains parlementaires béninois ne se voient sans doute pas exister en dehors de  cette lucrative fonction. Surtout pas par ces temps-ci où le régime de Boni Yayi a fait en sorte de couper autant que possible les vivres à ceux de ses opposants qui exercent des activités à titre privé. En sus, c’est l’existence même et la consolidation des partis politiques d’opposition qui se trouvent menacées par la perspective du boycott. On connaît le lien entre l’élu du peuple et ses électeurs. Lien de dépendance, lien de « droit à l’assistance » qui fait du député l’obligé de ceux qui l’ont élu. Et aboutit à l’enracinement du parti dans le fief présumé de l’élu. Enfin, boycotter les législatives prochaines reviendrait pour l’opposition à ouvrir la voie à toutes sortes d’abus et de dérives de la part du gouvernement, dont le paroxystique serait la révision de la constitution à visée opportuniste. Des intentions allant dans ce sens n’ont pas été annoncées, mais une fois carte-blanche donnée, il sera extrêmement difficile de faire machine arrière. L’échec du projet de révision constitutionnelle en 2005-2006  doit quelque chose à la composition du parlement béninois à cette époque-là et à l’équilibre des forces qui y avait droit de cité.

L’opposition béninoise est face deux alternatives difficiles. Participer aux législatives et avaliser de fait la présidentielle du 13 mars et ses résultats, tout en prenant le risque d’une nouvelle défaite, ou se refuser à y prendre part et livrer plus sûrement le pays à une menace de dérive. C’est bien là ce qu’on appelle un dilemme cornélien.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:37

 

 

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Radio Mardi, 29 Mars 2011 13:38

Ce 29 mars est jour férié, chômé et payé en République Centrafricaine. On y commémore l’anniversaire de la disparition tragique en 1959, dans un accident d’avion, de Barthélémy Boganda, fondateur de la République. L’ensemble du gouvernement centrafricain, avec à sa tête le président François Bozizé, a rendu hommage à celui que tout homme politique dans le pays, considère, pouvoir comme opposition, comme la référence.

Haut-lieu de cette commémoration, le mausolée Boganda situé à 75 kilomètres de Bangui, dans le village de Bobangui dans la Lobaye (sud du pays), village natal de l’illustre disparu. Bozizé s’y est rendu, ainsi que les partenaires au développement, pour une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs et défilé funéraire.

Se souvenir de Boganda leader charismatique centrafricain ne se résume pas seulement à Bobangui. Selon certains Banguissois interrogés par Radio Ndeke Luka, les circonstances de la mort de ce dernier devraient être « clarifiées ».

Pour d’autres, notamment les jeunes générations  qui le connaissent par ouïe dire, il a « beaucoup contribué au développement du pays, sa lutte n’avait pas encore atteint son apogée, il reste et demeure le père de la nation centrafricaine. L’exemple de Boganda mérite d’être copié par ses successeurs, car c’était un homme généreux qui aimait son pays ».

Cette année, la commémoration du 29 mars intervient dans un contexte particulier en RCA. Le pays vit une crise politique marquée par un lourd contentieux électoral. L’opposition exige l’annulation du scrutin du 23 janvier 2011 qui a vu la réélection au premier tour rappel du président sortant François Bozizé. Elle justifie son exigence par des fraudes massives et de nombreux incidents qui ont émaillé le scrutin notamment au plan de l’organisation.

Plusieurs tentatives de médiations dont celle du médiateur de la République Monseigneur Paulin Pomodimo sont restées vaines. Pourtant Boganda, fondateur du Mouvement pour l’Evolution Sociale de l’Afrique Noire (MESAN) avait toujours prôné l’Unité, la Dignité, et le Travail. Ces mots-clé sont d’ailleurs restés la devise du pays.

 

Les PV électoraux des provinces attendus à Bangui

Radio Ndéké Luka Mardi, 29 Mars 2011 13:43

Deux jours après le 2nd tour du scrutin législatif du 27 mars 2011 en Centrafrique, les procès-verbaux commencent à parvenir à la Coordination nationale de la CEI (Commission électorale indépendante). Le 29 mars 2011, les procès-verbaux des circonscriptions électorales de Bangui concernées par ce scrutin et ceux de quelques villes de provinces non loin de Bangui sont déjà acheminés à la coordination nationale de la CEI.

Joint par Radio Ndeke Luka, Célestin NANGBEA, président de la sous-commission bureau de vote et dépouillement de la CEI affirme que « c’est depuis 48 heures que la sous- commission dépouillement commence à enregistrer les enveloppes des procès-verbaux ».

En précisant que ces procès-verbaux seront transmis à la Cour Constitutionnelle et au ministère de l’Administration du Territoire, Célestin NANGBEA a aussi expliqué que « le dépouillement démarre le mercredi 30 mars, pour éviter les erreurs du 1er tour et respecter les délais de 8 jours fixés par le code électoral ».

Au sujet des communiqués de victoire publiés par certains candidats dans leurs circonscriptions, le président de la sous-commission bureau de vote et dépouillement de la CEI a indiqué que ces affirmations n’engagent que ces candidats. Seule la CEI est habilitée à donner les résultats provisoires de ces élections, résultats qui seront validés par la Cour Constitutionnelle.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 01:34

 

 

 

Bozizé dégage

 

 

RFI 28 Mars 2011

Les Centrafricains se sont peu rendus aux urnes le 27 mars 2011 pour élire leurs députés au second tour d'élections législatives dont l'issue laisse peu de doute, l'opposition boycottant le scrutin. Le Parti Kwa na Kwa du président François Bozizé devrait donc être maître à bord de l'Assemblée nationale. Les résultats devraient être connus dans les huit jours et la Cour constitutionnelle a quinze jours pour les valider.

Aucun incident grave n'a été signalé sur l'ensemble des opérations de vote de ce second tour, ce qui constitue un motif de satisfaction pour la Commission électorale indépendante et le pouvoir.

Les bureaux de vote ont ouvert le 27 mars avec du retard, mais tous ont commencé le dépouillement avant la nuit tombante. Contrairement au premier tour où durant la journée il y avait de longues files d'attente visibles, celles-ci étaient inexistantes.

Pour l'opposition, ce peu d'engouement des électeurs est le signe que son appel au boycott a été suivi. De son côté, le gouvernement estime que l'appel au boycott n'a eu aucun effet. Selon lui le deuxième tour des législatives ne peut connaître la même affluence des électeurs que le premier tour de la présidentielle et des législatives groupées.

Les résultats provisoires doivent être connus dans les huit jours, et la Cour constitutionnelle a quinze jours pour les valider. Le doute n'est plus permis. Le KNK, (Kwa na kwa - le travail, rien que le travail en langue songo), le parti du président François Bozizé va rafler la majorité absolue à l'Assemblée nationale

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LÉGISLATIVES BOYCOTT MASSIF MAIS AUCUN INCIDENT

 

 (MISNA) 28Mars, 2011 - 16:06 - Les opérations de dépouillement des bulletins de vote ont commencé à l’issue du second tour des législatives de dimanche, qui s’est déroulé dans le calme et a enregistré une faible participation des électeurs, comme en réponse à l’appel au boycott lancé par l’opposition.

Selon les observateurs électoraux, l’issue du scrutin s’avère escomptée en faveur du parti Kwa na Kwa du président fraîchement réélu François Bozizé, considérant le désistement des principaux mouvements de l’opposition. Malgré l’ouverture tardive des 3800 bureaux de vote éparpillés surtout le territoire, aucun incident ni problème d’organisation n’a été relevé pendant la journée de dimanche et les opérations de dépouillement ont pu commencer dès la clôture du scrutin.

La Commission électorale, qui s’est dite satisfaite du déroulement des opérations de vote, a annoncé que les résultats provisoires des élections seraient diffusés dans un délai de huit jours. À partir de leur diffusion, le Conseil constitutionnel disposera de 15 jours pour se prononcer sur leur validité.

De son côté, l’opposition s’est réjouie de la portée de son appel au boycott au sein de la population, mettant en garde contre d’éventuelles manipulations du régime pour camoufler la faible affluence des électeurs.

Sur les 105 sièges en lice, 26 des 35 remportés dès le premier tour avaient été conférés au parti présidentiel. Le Front pour l’annulation et la reprise des élections de janvier 2011 (Fare 2011, opposition) avait quant à lui appelé les électeurs à boycotter ce second tour pour dénoncer les présumées fraudes à grande échelle commises par le régime. Plusieurs candidats indépendants ont néanmoins maintenu leur participation aux élections de dimanche.

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 01:18

 

 

Crépin Mboli Goumba

 

 

Suite à la publication ici-même des réflexions de Crépin Mboli-Goumba sur le processus électoral dans notre pays, la rédaction de Centrafrique-Presse publie également ci-dessous la réaction d'un compatriote à cette tribune de l'ancien Vice-Président de la CEI. La rédaction tient à préciser qu'elle n'est nullement engagée par les propos et opinions ici exprimés par les différents protagonistes. Il s'agit uniquement de permettre le déroulement du débat démocratique qui pourra faire avancer le schmilblick mais dans la mesure du possible, il faut éviter les règlements de comptes qui ne pourront que faire le jeu du régime dictatorial en place à Bangui.

 

Rédaction C.A.P

 

 

 

Si à la lecture de la tribune de mon ami Crépin, l'on peut sentir l'odeur de sa déception à défaut du gout ; je suis toutefois stupéfait par le nombre astronomique d'interrogations qu'elle met en exergue.

 

La démission de Me Mboli Goumba à deux mois des élections aurait enlevé des doutes sur sa probité s'il avait dressé, preuve à l'appui ce qui était reproché à Binguimalet et à la CEI dans toutes ses composantes. S'il avait aussi fait le bilan de son action à la CEI et preuve suprême de son patriotisme faite en restituant ou en offrant à des œuvres sociales tous les sous que ses fonctions de Vice-Président de la CEI lui ont procurés. Dans sa guéguerre avec son ancien compagnon Redjekra, il avait écrit noir sur blanc comme Madame Hassen à propos de ses culottes, qu'il gagnait plus de 50.000 dollars US par an. Nous aurions cru en lui, j'aurai cru en lui s'il avait posé cet acte. Car de deux mois à J-3 je ne vois aucune différence, lui et ceux qu'ils vilipendent aujourd'hui ont tous participé à la mangeoire de la CEI. Sa plume est donc assortie de courbes épineuses.

Tout Centrafricain sérieux, soucieux même de son avenir propre ne peut aujourd'hui tendre la main à Bozizé et encore moins tirer à boulets rouges sur l'opposition.

L'opposition centrafricaine est ce qu'elle est. Elle ne vient pas de Mars, de Babylone et encore moins du Venezuela. Elle sort de nous, elle vient de nous, elle est nous. Ses travers et ses limites sont aussi l'expression de nos travers et de nos limites. D'elle, nous pouvons espérer(et ou exiger) le meilleur que si nous nous transformons aussi.  Or les limites de ce changement sont vite anéanties par la plume de Me Mboli Goumba.

Que cela soit pour 2016 ou lors des législatives anticipées qu'on prête l'intention à Bozizé d'organiser après la modification de la constitution qui ouvrira la voie à un 3ème mandant au début de l'année prochaine, il se pose la question de l'alternative au KNK.

En vilipendant l'opposition, il donne un blanc-seing à Yangouvonda Von Benzambé. En tirant sur l'opposition, il fait preuve d'irresponsabilité car il fait le lit du KNK et/ou celui d'un autre rebelle qui cassera tout sur son passage jusqu'à Sassara. Ce discours irresponsable de Me Mboli Goumba est à condamner car dangereux. C'est Bozizé l'adversaire de la paix, de la démocratie, de l'unité et du progrès. Il est vrai qu'il n'en est pas le seul et que l'opposition en regorge aussi.

L'opposition centrafricaine n'est pas exempte de critiques. Les jeux de dupes de Martin Ziguele et son parti le MLPC, le double langage de Tiangaye, l'absence totale de leadership (aussi de charisme) de Nakombo, l'amateurisme plus vrai que nature de Gamba et Sioké, les ambiguïtés des Kolingba…sont autant d'éléments qui ont contribué à affaiblir celle-ci et à permettre au KNK de réaliser son passage en force.

S'il est vrai qu'en Centrafrique les gens n'acceptent pas leurs responsabilités et se lancent toujours dans une fuite en avant, il est aussi urgent de ne pas se tromper sur l'essentiel. Et l'essentiel en ce moment c'est de travailler à l'émergence d'une force politique qui ira devant les Centrafricains en 2016 pour que le changement arrive.

Je prends cette tribune avec beaucoup de réserves car elle me fait penser à une technique de contre-espionnage qui consiste à dire le contraire de ce qu'on pense afin de savoir ce que l'autre pense ou fait.

Cette tribune aborde les problèmes dans le même sens que les Ngouandjika, Ndoutingaï, Zingas, Gonda avec comme substrat : l'opposition fait mal ou a mal fait. Mais que propose-t-elle ? Que pense-t-elle des pratiques moyenâgeuses de Bozizé et du KNK ?

Pour moi, elle annonce la compromission prochaine de son auteur avec le KNK à moins que ce dernier ne s'installe à Nzagarou pour procéder à sa mue car il paraît que les poissons de ce cours d'eau sont parmi les meilleurs de Centrafrique. Bonne mue, Maître.

Zapo Julien

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 01:13

 

 

 

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