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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 01:14

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"For the success of the National Inclusive Dialogue on Central African Republic crises, this forum should take place abroad. Amnesty for those whom were criminally accused  by Bozizé regime must be granted. It is to say Politicians talking could be scrapped from the rest of this Dialogue."

 

Once more but relevant and essential to those reflect, debate and observe plight conditions in which Central African Republic is plunged : the obligation to operate amnesty. It is a depth idea and a positive one. Yet, to reverse dictatorship, to stand a little bit over the crises, to unify freedom fighters(so-called rebellion) with National Army, to train doctors, and to establish provisional regime en route for democracy ; Bozizé regime is called to grant amnesty  to all  opposition members who should participate in political dialogue. Even if this amnesty is offered, dialogue among politicians must be undertaken abroad.  For the transparency and the importance which represents this dialogue.

 

To be true, the core of Central African Republic crises resides in politicians. It could be found in the behaviour of politicians. It could be shown from their greed to take the  Power of State by coup. What should be done now is to sensibilise politicians with the cause of new Central African Republic. Bozizé and its government do not yet understand the sense of amnesty to policymakers living abroad. To give opportunity for the revival of Human Rights respect, legitimacy, alternance on Power of State, good governance ; the now regime is obliged to organised talking between  only politicians alongside the National Inclusive Dialogue in abroad.

 

By doing so light will get out and serve the principle of change. As the course of this country demonstrated, those on the Power of State have only intention to preserve their own interests, so ignore the common best of the country. For that, politicians who are in asilyum have to require amnesty. And even if  this amnesty is given they require politicians dialogue to take place abroad. Because, Bozizé and his regime are versatile. They are so tricky. There is  no way to trust them. The better way to attain  positive solutions and proposals on the case of Central African Republic is to emphasise on the exclusively organisation of  politicians dialogue abroad.

 

With amnesty, it is not sure that security of such personalities like Prosper N'douba, Patassé, Demafouth , Franck Saragba, Djim-Arem Maïtart and so on could be preserved once in Bangui Capital of Central African Republic to attend the National Inclusive Dialogue. This remark is come in right. According, the state of Human Rights violation, menace, crimes assassinations, tortures which are permanent and daily in this country. So, to gain democracy, security, peace and consolidation of patriotism, the politicians dialogue a kind of Meeting-Room is welcomed  abroad not in Bangui.

 

It is wise to separate the trend of this Dialogue : the political one, which is more vital because the development of the country depends on it, and then the social.  The first one is to take  place abroad.  This is the way of modern Central African Republic. This is a framework of the  rupture with oppression. This a direction of freedom. Sure, obligation of amnesty is right, reasonable but not sufficient for the security of politicians. Those who think that Central African Republic crises  could be solved by Bozizé provisional regime will be severely dissatisfied.

 

Bozizé is not a solution, that is why National Inclusive Dialogue is organised. It is to say Inclusive National Dialogue does not mean provisional regime. Provisional regime is a pain on the shoulders of citizens. It is a leeway. It is a downturn and a slump for Central African Republic. What Central African Republic needs is democracy without Bozizé. This is a meaning of the coming National Inclusive Dialogue. Bozize constitutes an uncertainty for the country.  

 



Les intentions des politiques sont toujours difficiles à déterminer. Même dans les vieilles grandes démocraties l'on se méfie des propos des hommes politiques. Ceux-ci sont souvent cohérents en leur forme mais spécieux au fond c'est-à-dire quand il s’agit de leur mise à exécution.  Ainsi, l'on dit : imposteur, leurre, volatilité, versatilité, calculateur et opportuniste. Voilà quelques mots qui caractérisent les politiques.

 

Et la Centrafrique n'est pas à l'écart de cette réalité ; laquelle irrite les citoyens qui ne voient guère de solution à leurs difficultés qui s'amoncèlent devenant insupportables. Et par-ci, par-là l'on s'émeut. Et les citoyens exigent le dialogue pour aplanir les crises nées de la mauvaise gouvernance des politiques,  ignorants des Droits de l'homme,  tourmentés par la convoitise et l'avidité. Et de ce dialogue l'on espère. Oui, mais à condition qu'une amnistie soit accordée aux opposants exilés à l'étranger, accusés faussement de crimes par le réme Bozizé. Et aussi que le dialogue des politiques se fasse à l'étranger.

 

L'on est convaincu que le dialogue des politiques est le plus important. De ce dialogue des propositions peuvent être formulées au profit de la Centrafrique. Mais, pour la réussite de ce Dialogue National Inclusif, le mieux c'est que les politiques se rencontrent  à l'étranger pour débattre de la Centrafrique. Pour ce, le dialogue des politiques doit être séparé du reste des autres sujets qui peuvent être traités à Bangui par la composante sociale du Dialogue National Inclusif.

 

D'ailleurs, c'est aux politiques de décider de la paix, la sécurité, la liberté, le respect des Droits de l'Homme, et l'économie. C'est dire combien, il est utile que les  politiques se parlent à l'extérieur. Les conditions favorables de réflexion de fond ne peuvent être réunies qu'à l'étranger. Même si l'amnistie est accordée, il se posera la question de la sécurité des politiques appartenant à l'opposition. C'est pourquoi, il serait souhaitable de séparer le dialogue des politiques des autres débats qui se  tiendront à Bangui. C'est vrai l'amnistie est un atout mais pas une garantie suffisante pour l'instant.

 

L'on peut craindre si le dialogue des politiques n'est pas séparé de l'ensemble du forum. Car, la sécurité des opposants comme : Ange-Félix Patassé, Prosper N'douba, Franck Saragba, Djim-Arem Maïtart, Demafouth et autres, sera inquiétée. Il n'y a pas lieu que les politiques se rendent à Bangui. Aussi, le Dialogue National n'est pas celui de la transition. Mais celui de la rupture le régime Bozizé. Ce régime est la raison de ce Dialogue National Inclusif. C'est mal à propos d'évoquer une transition que personne ne perçoit les contours politiques positifs pour la Centrafrique. Ce n'est pas la transition avec Bozizé au Pouvoir de l'Etat qui est l'essence de ce forum national.

 

Mais, c'est son départ qui est la définition de ce dialogue National Inclusif.. L'on doit défausser si l'on pense entretenir une supposée transition avec Bozizé. Non la Centrafrique n'en veut pas. Bozizé n'aime pas la Centrafrique. Il n'a pas le sens patriotique.. Ce n'est pas la Centrafrique elle-même qui a causé sa dérive ; mais c'est Bozizé qui l'a mise en dérive. Former des médecins et faire intégrer les combattants de la liberté dans l'Armée Nationale sont des bonnes idées, mais qui ne peuvent être pertinentes que si le dialogue des politiques se tienne à l'étranger mais pas à Bangui. A dire vrai, la question de transition avec Bozizé est très mal posée. Transition par rapport à quoi? Au regard de quelle disposition Constitutionnelle? 

 

Il faut se dire d'emblée que Bozizé est au Pouvoir de l'Etat pour longtemps si l'on adopte la méthode de transition politique. Et le Dialogue National Inclusif perd sa raison d'être. C'est pourquoi l'on doit envisager ce forum national comme une issue de sortie pour Bozizé.et le rétablissement de la démocratie. Ce n'est pas Bozizé qui est la panacée de la crise de la Centrafrique. Il doit être évacué du Pouvoir de l'Etat. Il est trop flou, sombre et corrosif pour l'Etat centrafricain. A l'instant, il y a lieu d'éviter toute compromission avec l 'incertitude, c'est-à-dire Bozizé.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 00:27



 

(Xinhua) 05 mai 2008 - Plus de 10.000 réfugiés centrafricains ont fui ces dernières semaines vers le territoire tchadien, où se trouvaient déjà 46.000 de leurs compatriotes depuis le début de l'année, a déclaré un responsable du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Ce phénomène de mouvement vers le territoire tchadien de 10. 000 personnes, c'est quelque chose de très nouveau. Il faut dire que nous n'avons pas reçu il y a longtemps de tels groupes de réfugiés centrafricains au Tchad", a indiqué Serge Malaye.


"Les premières vagues, nous les avons casé à une trentaine de kilomètres de la frontière entre la Centrafrique et le Tchad et nous nous préparons à les transférer dans un autre site aménagé toujours dans le territoire tchadien d'ici quelques semaines", a ajouté ce responsable.

Des afflux s'expliquent par la reprise des hostilités entre l'Armée populaire pour la restauration et la démocratie (APRD), rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique, et les forces fidèles au gouvernement de Bangui, selon les médias sous- régionaux.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 00:18



 

Le 2 avril dernier, le vol régulier Paris - Bangui a rapatrié les dépouilles mortelles de deux centrafricains décédés en France au courant du mois de mars. Chose inhabituelle mais parce qu’un des cercueils contenait le corps de Bernard Ngaiboye son parent du village Gaga de la commune de Bézambé comme lui, le président Bozizé s’est fait l’obligation de se rendre personnellement à l’aéroport Bangui Mpoko. Bernard Ngaiboye fut aussi l’ancien gouverneur du palais de la Renaissance - un des caciques du régime en place et son bras droit - artisan de son coup d’état et sa prise de pouvoir du 15 mars 2003.

 

Les deux cercueils arrivés de Paris aux premières heures du matin du 3 avril ont été alignés côte à côte à la zone fret de l’aéroport. Le général pasteur et président Bozizé arrive et va droit se recueillir seulement sur le cercueil de son frère Bernard Ngaiboye et se retire tout en ignorant superbement l’autre cercueil. Celui-ci renfermait pourtant le corps d’un autre Centrafricain, Emile Ndikidjéang. C’était un ancien fonctionnaire du ministère des finances qui avait certainement le tort d’être d’ethnie Kaba et natif de Paoua, une ville que Bozizé ne porte pas dans son coeur. Après son départ, les deux cercueils ont été acheminés à la morgue de l’hôpital communautaire. Etrange comportement d’un président de la République.  

                                                                                                  
                       

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 00:14



 

La veille des festivités du 5ème anniversaire du coup d’état du 15 mars 2003 de Bozizé célébrées cette année dans la ville de Damara située à 85 km de Bangui, s’est produit un grave incident qui a failli coûter la vie au député de la localité pourtant KNK, Eric Sorongopé Zoumandji. Prévu dans le programme pour accueillir aux côtés du maire de Damara le général président Bozizé, le député qui y possède une résidence secondaire, a cru devoir rejoindre Damara le soir de la veille pour passer la nuit. Mal lui en a pris.  C’était compter sans les nervis de la garde présidentielle de Bozizé qui avait déjà investi les lieux en réquisitionnant la villa du député Sorongopé sans même lui en avoir parlé ni obtenu préalablement son accord.

 

Arrivé de Bangui avec son épouse, le député se présente tranquillement devant l’entrée de sa résidence secondaire et découvre avec stupéfaction que la maison est totalement encerclée par des soldats armés jusqu’aux dents qui lui ordonnent méchamment de déguerpir des lieux faute de quoi il serait criblé de plomb. Le pauvre député de protester gentiment tout en signifiant aux soldats que c’était tout de même sa propriété. Ces derniers qui se font de plus en plus menaçants finissent par lui dire que la villa est réquisitionnée pour abriter le chef de l’état durant son séjour le lendemain dans la ville. Devant l’insistance du député à prendre possession néanmoins de sa maison ne serait-ce que pour y déposer ses affaires, les soldats étaient carrément sur le point de faire feu avec les armes lourdes dont ils étaient munis.

 

Il a fallu les interventions de l’épouse du député, de plusieurs femmes qui passaient par là ainsi que celle du maire ainsi que du pasteur de la ville, entre temps arrivés sur les lieux pour que la sérénité revienne quelque peu et que le député soit éloigné des lieux et aille trouver hébergement chez des parents. L’incident aura eu pour conséquence que le nom du député qui était prévu par le protocole dans le programme officiel pour accueillir le président Bozizé, soit purement et simplement rayé. Bozizé a donc été reçu par seul le maire de la ville sans le député Eric Sorongopé de la circonscription.

 

Ce fâcheux fait divers rappelle un autre qui s’est passé à Bangui où la villa d’un particulier a été réquisitionnée de force et de manière pour le moins cavalière, pour y loger le président Denis Sassou Nguesso lors d’un de ses récents séjours dans la capitale centrafricaine.

 

centrafrique-presse.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 14:08

 

Le ministre de la Défense Hervé Morin a annoncé aujourd'hui qu'il avait convié ses 21 homologues européens engagés dans l'Eufor Tchad-RCA à se rendre au Tchad fin juin, à la veille de la présidence française de l'Union européenne.

Dans l'entourage du ministre de la Défense, on relève qu'il précèdera aussi de peu la présidence française de l'Union européenne qui s'ouvrira le 1er juillet et que le président
Nicolas Sarkozy entend mettre à profit pour relancer l'Europe de la défense.

Agissant sous mandat de l'ONU, l'Eufor a pour mission principale de protéger les réfugiés soudanais du Darfour, ainsi que les déplacés internes tchadiens et centrafricains, soit plus de 450.000 personnes, dans l'est du Tchad et le nord-est de
la Centrafrique.

Source : AFP 5 mai 2008

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Centrafrique-Presse.com - dans EUROPE
4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 14:34



 

Libreville, 04/05 - Jean-Jacques Demafouth, le leader politique de l`Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), principale rébellion centrafricaine, a appelé gouvernement et autres mouvements rebelles à adopter un "programme commun" pour que le pays "sorte la tête de l`eau".

"Il faut que nous concevions un programme commun de gestion du pays", a affirmé M. Demafouth lors d`un entretien samedi avec l`AFP.

Le leader de l`APRD était à Libreville pour signer un accord de paix avec le gouvernement en vue du "dialogue politique" entre pouvoir, opposition non armée, société civile et groupes rebelles, qui doit s`ouvrir au plus tard le 8 juin.

"Il faut un programme commun pour les deux ou trois ans à venir. Avec, par exemple, la création d`une armée républicaine, la formation de 400 ou 500 médecins, et d`autres objectifs à déterminer", a-t-il déclaré.

"Pendant cette période, chacun s`engage à ce qu`il n`y ait pas de troubles. Cela pourrait nous permettre de sortir la tête de l`eau (...) Et après, on peut organiser des élections démocratiques claires", précise M. Demafouth, ancien ministre de la Défense de l`ex-président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 par l`actuel chef de l`Etat François Bozizé.

"En ce moment tout le monde navigue à vue, il n`y pas d`objectif à atteindre. Il nous faut créer les conditions d`un nouvelle +transition+. Avec Bozizé, pourquoi pas?", ajoute M. Demafouth, devenu chef politique de l`APRD fin mars.

"Il faut profiter du fait que la communauté internationale s`intéresse à notre région. Qu`attendons-nous pour reconstruire notre armée? Créons les conditions de fusion entre l`armée gouvernementale, l`APRD, l`UFRD (l`Union des forces démocratiques pour le rassemblement) et autres pour qu`il y ait une armée républicaine", suggère M. Demafouth, poursuivi par la justice de son pays dans le cadre de l`assassinat de cinq proches de l`ex-président André Kolingba en novembre 1999 et qui vit en exil en France depuis 2003.

M. Demafouth, qui nie toute implication dans ces meurtres et souligne que son "chef d`état-major n`était autre que le général Bozizé", préconise une "amnistie générale" pour tous ainsi que "la libération de tous les militants, cadres de l`APRD actuellement détenus".

"Il faut créer les conditions pour que l`APRD puisse se transformer en parti politique et/ou reverser ses éléments dans l`armée centrafricaine ou les forces de sécurité", dit-il.

M. Demafouth, candidat à la présidentielle 2005 mais qui n`avait pas pu faire campagne dans le pays en raison des charges qui pèsent sur lui, se montre très critique vis-à-vis du régime de M. Bozizé "pourtant reconnu par la communauté internationale".

"Ce n`est pas parce que vous avez été élu qu`il faut massacrer votre population. La Centrafrique n`est plus une démocratie", estime-t-il. "L`armée n`arrive pas à assurer le contrôle de l`ensemble du territoire, ni la quiétude pour les populations, ni la libre circulation des biens et des personnes".

"L`APRD est entrée en rébellion parce qu`on a volé les élections, on a mis le pays en situation de dictature, on s`est montré incapable de gérer le problème des coupeurs de route, la gestion économique est une faillite, etc.", poursuit-il.

"Le tribalisme a atteint son apogée avec Bozizé. Le pays n`appartient pas à une famille", lance M. Demafouth, accusant aussi la garde présidentielle de nombreuses "exactions".

L`APRD et le gouvernement devraient "signer un accord de paix sous la médiation du président du Gabon" (Omar Bongo Ondimba) dans les prochains jours, a récemment déclaré à l`AFP le chef du Bureau de l`ONU en Centrafrique (Bonuca) François Lonsény Fall.

Les deux autres principaux mouvements rebelles, (UFDR), présents dans le nord-est, et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d`Abdoulaye Miskine ont déjà signé l`an dernier des accords de paix avec Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 01:23



 

Par Ange Aboa

 

BOUAKE, 2 mai 08 - Côte d'Ivoire (Reuters) - Un millier d'anciens rebelles ivoiriens des Forces nouvelles ont rejoint vendredi le processus de désarmement et de démobilisation visant à réunifier le premier exportateur mondial de cacao à sept mois de l'élection présidentielle tant attendue du 30 novembre.

 

La Côte d'Ivoire a été divisée entre le Sud, resté fidèle au président Laurent Gbagbo, et le Nord à la suite du coup d'Etat manqué de septembre 2002, à l'origine de brèves hostilités jusqu'en 2003. En mars 2007, le gouvernement et les FN ont signé à Ouagadougou un accord de réconciliation et de partage du pouvoir ouvrant la voie à de futures élections.

Dans une caserne de Bouaké, deuxième ville du pays après Abidjan et considérée comme "la capitale des ex-rebelles", un millier d'anciens combattants des FN ont entonné, au garde-à-vous mais sans arme, l'hymne national devant le drapeau ivoirien aux couleurs orange, blanc et vert.

Les hommes, qui portaient pour la plupart leur paquetage dans des sacs à dos civils, étaient pour beaucoup en treillis dépareillé. Ils ont reçu une prime de désarmement de 90.000 francs CFA (210 dollars) chacun.

 

Selon les autorités, une cérémonie similaire a été organisée à Séguela, dans le Nord.

"Cette opération de démobilisation est un signal fort visant à montrer que le processus de paix est irréversible", a déclaré à Bouaké Karim Ouattara, un officier des FN et actuel adjoint du chef du centre de commandement intégré créé pour coordonner les forces gouvernementales et rebelles.

 

INTÉGRATION OU FORMATION

 

De précédentes tentatives de désarmement ont échoué mais cette dernière a permis de faire tomber les barrières entre les deux camps, redonnant de l'espoir aux bailleurs de fonds de la Côte d'Ivoire qui ont débloqué en avril 27 millions d'euros pour aider à financer les élections à venir.

 

Toutefois, nombre d'analystes estiment que l'organisation d'une consultation électorale crédible d'ici le 30 novembre constituera un défi de taille.

En outre, les détails de l'opération de démobilisation de vendredi n'ont pas tous été réglés.

"Les Forces Nouvelles stockeront elles-mêmes leur armes qu'elles vont récupérer avec leur combattants démobilisés, en attendant le mode opératoire des 'forces impartiales' (NDLR: casques bleus de l'Onu et soldats français de "Licorne") pour la récupération et la sécurisation de l'armement des deux forces ex-belligérantes", a expliqué le général Soumaïla Bakayoko, chef d'état-major des FN.

 

D'après lui, il faudra cinq mois pour démobiliser les 26.000 anciens combattants des Forces nouvelles. Les militaires de l'armée régulière et les combattants des milices devront aussi observer ce processus.

Quelque 5.000 anciens combattants rebelles doivent être intégrés dans les rangs de la nouvelle armée nationale, le reste bénéficiera d'une formation de reconversion pour être maçons, tailleurs, paysans, etc..., dans le civil.

 

Version française Jean-Loup Fiévet

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 23:54

 

 

Xinhuanet 02/05/2008

Le gouvernement centrafricain et le mouvement rebelle de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), actif dans le nord-ouest du pays, sont sur le point de signer un accord de paix, a rapporté mercredi BBC Afrique.

Selon le chef du bureau de l'ONU en Centrafrique François Lanseni Fall, cet accord de paix pourrait être signé dans les prochains jours à Libreville au Gabon entre les deux parties.

Le président François Bozizé a accepté qu'un accord de paix soit signé entre le gouvernement et l'APRD qui n'avait pas adhéré au processus de dialogue, suivi d'un accord de paix global, selon le diplomate onusien.

"Nous cherchons à mettre fin à la rébellion en République centrafricaine. Le gouvernement avait déjà signé des accords séparés à Birao et à Syrte. Si cet accord avec l'APRD est signé, nous irons plus loin. Notre intention est d'avoir un accord global sous la supervision internationale", a t-il poursuivi.

Jean Jacques Demafout, nouveau chef politique de l'APRD et ancien ministres de la défense de l'ex président Ange Felix Patassé, a confirmé cette option.

"Nous avons donné notre accord et nous avons saisi le bureau des Nations unies en République centrafricaine pour assurer la médiation entre nous et le gouvernement. Nous nous préparons à nous rendre à Libreville pour les discussions et si possible la signature de cet accord pour un cessez le feu", a t-il déclaré.

"Nous demandons à cet effet une mesure d'armistice générale, c'est un point qui n'est pas du tout discutable. D'ailleurs, le comité préparatoire à mis ce point dans ses recommandations. Nous demandons ensuite une zone démilitarisée où l'APRD doit cantonner ses troupes en attendant la tenue du dialogue", a-t-il ajouté.

Le comité préparatoire en vue du dialogue de paix inclusif en Centrafrique a rendu vendredi dernier son rapport au président Bozizé dans lequel la date de la tenue du dialogue est annoncée pour le 8 juin au plu tard. Le comité recommande également un certain nombre de concession au pouvoir parmi lesquelles la question sur de l'armistice générale.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 17:42

 

Jeudi 01 mai 2008 (Reportage : A. Zajtman / M. Rabaud)

 

Les armes se sont tues dans le nord de la Centrafrique, mais la présence de l'Etat fait toujours défaut. Les rebelles n'attendent plus que l'instauration d'un dialogue avec Bangui pour enfin déposer les armes.

 

Dans la région de la Vakaga, dans le nord de la République centrafricaine, même les enfants attendent la tenue d'un accord de paix. Il y a un an, ils ont été démobilisés.  A présent, ils jouent dans la cour de l'école fermée. Les plus jeunes ont à peine huit ans. La plupart aidaient à charger les munitions ou à préparer à manger.


Assise entourée de ses amis, Adama Abakar, neuf ans, explique qu'elle a rejoint la rébellion après la mort de son père, un rebelle tué au combat. "J'aidais à remplir les chargeurs et à préparer à manger. C'était difficile", indique-t-elle.


Il y a un an, les enfants ont été démobilisés grâce à l'intervention de l'agence Unicef. Djumu Abetara avait seize ans lorsqu'il a rejoint  la rébellion de l'UFDR, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement, une des trois rébellions actives dans le nord de la RCA. "Nous avons pris les armes car l'Etat ne s'occupe pas de nous. Les écoles, les hôpitaux et les policiers, il n'y en a pas ici", explique-t-il.


Les rebelles contrôlent toujours la région. Leurs aînés exhibent leurs armes, qu'ils gardent jusqu'à la tenue d'un dialogue politique. "Si le dialogue passe, nous allons déposer nos armes. Mais si ça ne passe pas, nous allons encore manifester", explique Amin Joseph, un commandant de l'UFDR, tout en agitant sa Kalach'.


Les rebelles reconnaissent aussi qu'ils ont utilisé des enfants lors de leur insurrection. "Au combat, on remettait nos chargeurs vides aux enfants qui les remplissaient", explique un des rebelles.


Les rebelles de l'UFDR ont signé un accord de cessez-le-feu en avril 2007 et leurs frères d'armes de l'APRD, une autre rébellion active dans le nord, s'apprêtent à faire de même lors d'un accord dont la signature est prévue à Libreville, sous l'égide du Président gabonais Omar Bongo Ondimba dans les prochains jours.


Mais sans une implication plus grande du gouvernement centrafricain et de la communauté internationale pour la tenue d'un véritable dialogue politique inclusif, la paix reste bien fragile en République centrafricaine. En attendant la réconciliation, les écoles n'ont toujours pas repris dans le nord. Seules les écoles coraniques fonctionnent le soir.  L'avenir de cette ancienne colonie française reste hypothétique.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 17:41




(Gabon Eco 02/05/2008)

 

Le représentant de la Banque africaine de développement (BAD) au Gabon, Bassary Touré, a estimé, en marge du séminaire régional sur la gestion des contrats pétroliers et gaziers, que l'actuel prix élevé du pétrole doit aider les pays africains producteurs à "transformer la malédiction du pétrole en bénédiction". Selon Bassary Touré c'est jouable, tout est question de la volonté politique.

 
Avec un prix du baril à 120 dollars, les pays producteurs bénéficient d'une manne inespérée?

R: Les prix sont hauts, c'est vrai. Il y a une manne pétrolière pour les pays africains avec la nuance qu'il faut prendre en compte, l'évolution croisée de l'euro et du dollar. Une certaine partie est proportionnellement perdue, presque 40%, d'après certains experts. Mais cela reste un apport. Il s'agit d'en tirer le meilleur parti, de l'orienter vers des secteurs productifs, d'avoir une vision, de diversifier. Où investir pour savoir ce que l'on fera quand il n'y aura plus de pétrole? Ces nouvelles ressources doivent contribuer au développement économique et social des pays.


Quand on regarde certains pays producteurs, on peut s'étonner du faible niveau de vie

C'est exact, il y a une différence entre l'argent généré par le pétrole et les mines d'un côté, et le développement qu'on aurait pu attendre de l'autre. Au point où, et c'est exagéré à mon sens, certains parlent de la "malédiction du pétrole". Il faut constater qu'on a eu beaucoup de ressources dans certains pays mais que le niveau de développement de ces pays-là n'est pas très différent des pays très pauvres. Ce qui veut dire dans une certaine mesure que les ressources n'ont pas été utilisées de manière optimale, c'est-à-dire pour réduire la pauvreté dans ces pays-là. Il faut transformer cette malédiction en bénédiction. Les populations locales doivent voir les résultats des produits tirés de leurs sous-sols.


On pointe souvent du doigt les contrats pétroliers mal négociés mais aussi la mal gouvernance des pays.


Il y a quelques décennies, le secteur était complètement opaque. Parfois des ministères des Finances n'avaient pas connaissance des ressources liées au secteur... Mais il y a une exigence croissante de transparence de la part des pays et de leurs populations. Il y a une plus grande voix de la société civile aussi. Cela permet de savoir combien on a, et comment on l'utilise. C'est un grand progrès par rapport au passé. Quant aux contrats, il y a un grand déséquilibre entre les compétences techniques et en ressources humaines des pétroliers et celles des pays.

On peut se référer à l'exemple cité par la Banque mondiale: la capitalisation boursière d'Exxon-Mobil avoisine 500 milliards de dollars contre 10 ou 20 milliards de dollars pour le budget gabonais. Cela indique le rapport de forces dans une certaine mesure. Quand les pays africains vont en négociation, ils sont assez souvent mal préparés, ils manquent de compétences pointues et ne sont pas suffisamment organisés. Il faut corriger cela.

Publié le 01-05-2008 Source : AFP Auteur : gaboneco

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