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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 03:58

 

 

 

 

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Bangui 13 mars (C.A.P) - La première sortie officielle du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011), crée par l’opposition démocratique en bataille rangée contre Bozizé son KNK et leurs fraudes massives lors du double scrutin de janvier dernier a eu lieu le samedi 12 mars sous forme d’une AG unitaire qui a pris en fait des allures d’un important meeting dont le succès a dépassé de très loin tous les espoirs des organisateurs.

Prévue pour réunir environ quatre cents personnes, l’AG a finalement rassemblé plus de deux mille personnes très enthousiastes et très mobilisées dans le suivi de cette crise postélectorale née de la mascarade du 23 janvier dernier. A quarante-huit heures de la cérémonie d’investiture de Bozizé qui tient plus que tout à entériner son hold-up électoral le 15 mars, date manifestement choisie par esprit mesquin et de provocation puisqu’il s’agit du huitième anniversaire du coup d’Etat qui l’a porté au pouvoir, le succès de cette AG  doit être relevé comme étant un fait postélectoral majeur et une première entrée en scène du FARE 2011.

Cela, d’autant plus que de plus en plus en plus, l’institution qui a le plus contribué au financement des élections centrafricaines à savoir l’Union Européenne, comme notre rédaction l’a déjà annoncé dans une de sa précédente parution, ne cache pas son souhait pour leur annulation pure et simple car on ne peut sérieusement considérer le double scrutin du 23 janvier comme transparent et crédible, du moins en ce qui concerne les législatives.

On le voit, la « victoire » de Bozizé à la présidentielle et même celle de ses femmes, ses enfants, sa sœur, ses neveux et autres cousins et amis, bref son clan familial, ont bel et bien un arrière-goût d’amertume.

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 03:36

 

 

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Centrafrique : Un émissaire du Pape Benoit XVI chez François Bozizé

Ai- Rca- Samedi, 12 Mars 2011 10:21 - Mgr Léon Kalenga, le  légat pontifical et envoyé spécial du Saint Père, le Pape Benoit XVI  en visite de travail à Bangui a été reçu en audience le  10 mars par le chef de l’Etat François Bozize.

 Selon une source digne de foi à la présidence, l’émissaire du Pape Benoit Xvi était  porteur d’un message de félicitations et de soutien du Saint Père, le  Pape Benoit XVI, au président réélu François Bozize.

Selon cette même source,  Mgr Léon Kalenga a été  dépêché  par le  Vatican  à Bangui pour représenter le Saint siège  à la cérémonie d’investiture du chef de l’Etat Centrafricain annoncée pour le  15 mars prochain.

« J’ai amené avec moi un message de félicitations, de souhait et de prière pour toute la nation. Parce que le saint Père a le peuple centrafricain au cœur », a confié Mgr Kalenga au sortir de l’audience.

Pour l’envoyé spécial du Saint siège, sa présence à Bangui témoigne de l’intérêt que porte le Saint siège pour le bonheur du peuple centrafricain.

A l’en croire,  l’Afrique a beaucoup souffert de toutes sortes de calamités,  mêmes naturelles. « Cependant quand on voit un pays  qui sort sa tête hors de l’eau, il faut l’encourager, voir le soutenir », a-t-il ajouté.

Il convient de préciser que le  légat pontificat, Mgr Léon Kalenga était accompagné du nonce apostolique en Centrafrique, Mgr Jude Thadée Okolo et du  secrétaire de la nonciature.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Si sa Sainteté dépêche un émissaire pour non seulement féliciter le voleur d’élection Bozizé mais assister en plus à son investiture, c’est un comble. C’est la preuve qu’il a été mal informé comme le Secrétaire général de l'ONU, sur l’ampleur des fraudes orchestrées par Bozizé et le KNK et sur cette mascarade du 23 janvier dernier. En clair, le nonce apostolique de Bangui n’a pas bien fait son travail en informant pas comme il devrait le faire, le pape sur la réalité du déroulement du double scrutin qui a eu lieu en RCA. Le pape ferait mieux de bien se renseigner sur la crédibilité de ces élections centrafricaines qui font entrer à l’assemblée nationale deux femmes de Bozizé, sa sœur, ses enfants, ses neveux et cousins, bref,  sa famille. Le pape connaît-t-il un pays dans le monde avec une telle situation ? Il risque d’être surpris par la suite des choses dans ce pays qui vient d’entrer à nouveau dans une sérieuse crise postélectorale. Avant de retourner à Rome, l’envoyé du pape devrait rencontrer les responsables du FARE 2011 afin de recueillir les éléments d’informations susceptibles de mieux permettre l’information de Benoît XVI sur la République centrafricaine dont il ne cesse de limoger les évêques.  

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 03:31

 

 

Bozizé KNK

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 12 Mars 2011 15:04

Le président du Haut Conseil de la Communication (HCC) Pierre Sammy Mackfoy, a retrouvé son sourire ce samedi 12 mars 2011, après le tirage au sort du passage des candidats admis au second tour des législatives en Centrafrique prévue pour le 27 mars prochain. La séance s’est déroulée dans la salle de conférence de la Primature à Bangui en présence de cinq partis politiques sur 25 officiellement invités par le HCC.

Ce tirage au sort qui donne à chaque parti 10 minutes à la radio et 15 à la télévision nationale, se tient quelques jours, après qu’il ait été reporté une première fois faute de représentants de la majorité présidentielle. L’opposition pour sa part, conteste toujours la tenue du second tour de ces législatives et maintient son mot d’ordre de boycott du scrutin.

Interrogé par Radio Ndeke Luka, la président du HCC qui se dit content de voir les centrafricains prendre en mains leur responsabilité civile, indique que l’exercice revêt une importance capitale pour éviter tout désagrément lors du passage de ces futurs députés dans les stations publiques.

Sammy Mackfoy, déclare que même si un seul représentant d’un candidat s’est présenté, le HCC fera toujours son travail et n’attendra personne. Il conclut qu’il appartient à chaque parti de remplir ou non sa tranche. Une allusion faite par le au retrait de l’opposition de la course.

De l’avis de ces opposants constitués surtout des 3 candidats malheureux  sur 4 à la présidentielle dont l’ex-président Ange Félix Patassé, le président sortant François Bozizé et ses alliés ont pratiqué un hold-up électoral pour remporter dès le premier tour une victoire écrasante : 64,37% des voix à la présidentielle avec 26 députés sur 105.

 

NDLR : En réalité, ce second tour des législatives ne présente plus aucun intérêt ni un quelconque enjeu. Non seulement tous les partis et candidats de l’opposition ont retiré leurs candidats admis au second tour mais même un parti de la majorité présidentielle comme le PSD, pourtant signataire de l’Accord politique électoral avec le KNK mais s’étant senti floué, vient d’annoncer également le retrait de ses quatre candidats dont son président Enoch Derant Lakoué lui-même dans le 3ème arrondissement de Bangui, admis au second. C’est donc un second tour dévalué et réduit en peau de chagrin qui va peut-être avoir lieu le 27 mars. Tout le monde a compris que c’est Bozizé et son KNK qui vont encore magouiller pour parvenir à atteindre leur objectif de 100 députés sur 105 sièges dans la nouvelle assemblée nationale, ce qui est franchement surréaliste et d’une indécence invraisemblable, surtout avec l’entrée dans cette chambre parlementaire des deux femmes de Bozizé, ses enfants, sa sœur et autres neveux et cousins. Du jamais vu dans le monde… !!!

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 03:17

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 12 Mars 2011 15:10

Une soixantaine des partisans et sympathisants de l’ex président centrafricain Ange Félix Patassé ont pris d’assaut ce samedi 12 mars 2011, la Brigade de recherches de la Gendarmerie Nationale. Le motif de leur envahissement : remettre un mémorandum pour exiger des autorités judiciaires de faire la lumière sur l’arrestation qu’ils jugent arbitraire d’Armel SAYO, directeur de la sécurité du candidat indépendant et ex-président Patassé, interpellé et gardé  depuis deux semaines par la gendarmerie nationale.

Il s’agit d’un sit-in dont la délégation est constituée essentiellement des femmes et arrivée dans les locaux de la gendarmerie  vers 8 heures du matin (7 h TU), avec un seul objectif, qui est celui de « libérer » Armel Sayo, arrêté d’après ces pacifistes, « arbitrairement».

Ce mouvement intervient quelques heures avant la sortie officielle ce samedi du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011), crée par l’opposition démocratique en bataille rangée contre la majorité présidentielle, accusée de fraudes massives lors du double scrutin de janvier dernier.

« Selon la loi, le délai du mandat de dépôt d’Armel Sayo est largement dépassé », indique Marius Andamokoto, conseiller en matière de la jeunesse du candidat Ange Félix PATASSE. Il souhaite que « son militant soit libéré ou placé sous mandat de dépôt ».

Andamokoto précise que la gendarmerie a donné l’assurance que « Sayo jouit d’une parfaite santé et n’a pas subi de tortures physiques ou morales ». Seulement conclut-il, la gendarmerie recommande le respect de la hiérarchie judiciaire dans cette affaire.

Des sources proches de la gendarmerie affirment pour leur part que « Sayo est bel et sous mandat de dépôt et par conséquent, son dossier relève désormais et directement du parquet général de Bangui ». Toutefois, mentionnent les mêmes sources, « s’il est toujours gardé dans les prisons de la brigade de recherches et d’investigations c’est pour attendre son procès dont la date n’a pas encore été fixée ».

Armel Sayo a été arrêté le 28 février dernier en compagnie d’un élément de la Force Multinationale de la Communauté Monétaire et de l’Afrique Centrale (FOMAC) qui lui, a été finalement libéré. Les motifs de son arrestation et celle du pasteur Fulgence Baka ne sont toujours pas encore connus.

Cette manifestation alimente la crise postélectorale avec le refus catégorique de l’opposition de prendre part au second tour des législatives du 27 mars. D’ailleurs, pour réaffirmer sa position, l’opposition vient de retirer tous ses candidats admis à cette course.

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 23:26

 

 

Boz et Monica

 

L’hebdomadaire Jeune Afrique dans sa dernière livraison et dans sa rubrique Confidentiel avait annoncé que la première dame de Centrafrique était coincée à Tripoli en raison des troubles politico-militaires qui avaient débuté à la mi-février dernier dans ce pays et que le Dircab de Kadhafi avait dû la mettre dans un petit coucou ainsi que l’un des deux candidats du second tour de la présidentielle nigérienne du 12 mars Seyni Oumarou, également bloqué en Libye. 

De première dame, ce   n’était pas Mme Monique Bozizé qui était coincée à Tripoli et qui a dû être évacuée via Niamey mais plutôt la maîtresse favorite de Bozizé Renée Madeleine Bafatoro Sambo qui s’étant auto-invitée chez Mme Safia Kadhafi juste deux jours avant les troubles en Libye, ne pouvait plus trouver un vol régulier pour regagner Bangui. Mme Monique Bozizé qui s’était aussi auto-invitée chez la fille du Guide libyen Aicha Kadhafi mais avait pu rentrer à temps début février.

Qu’est ce qui attire tant Bozizé et ses femmes députés KNK toutes les deux, chez les Kadhafi si ce n’est le sonnant et le trébuchant? Les Centrafricains doivent-ils assister sans rien dire aux rivalités bêtes et méchantes de la première dame officielle de Centrafrique avec celles qui aspirent et luttent férocement pour le devenir ?

La favorite Renée Madeleine Bafatoro avait déjà exercé lors des récentes élections, un drôle de chantage sur son amant de Bozizé, exigeant d’être aussi élue dès le premier tour des législatives députée de Carnot 1 comme Monique l’a été à Bimbo 2 sinon elle allait regagner la France avec ses enfants.C'est en vertu de cette rivalité qu'elle a aussi tenu à se rendre chez les Kadhafi puisque Monique en était revenue. Jusqu'où va s'arrêter ce puéril manège qui ternit l'image de la RCA ?

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 23:46

 

 

Fini Kode logo

 

 

MOUVEMENT CITOYEN FINI KODÉ

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° 001/MCFK/12-03-01

 

Le général Bozizé  a fait preuve de forfaiture, il doit être destitué.

Après sa victoire à la Pyrrhus à l’issue des élections groupées du 23 janvier entachées de graves irrégularités dues au non respect du Code électorale, le général François Bozizé, animé de ses traditionnelles velléités guerrières, entend prêter serment le 15 mars prochain. Et ce, en dépit du rejet en bloc des résultats issus de ces élections par les candidats de l’opposition et le candidat indépendant Ange-Félix Patassé.

 

Il faut rappeler que la date choisie par le général Bozizé pour son investiture correspondant à la date anniversaire du coup d’État du 15 mars 2003 qui lui a permis de s’emparer du pouvoir par la force des armes.

 

Or, la persistance des conflits armés depuis de nombreuses années en République centrafricaine est liée au mode d’accession non démocratique au pouvoir, généralement par la violence et les coups d’État, suivie d’une légitimation postérieure par des élections formalistes.  

 

C’est pourquoi, le Mouvement citoyen Fini Kodé tient à attirer l’attention de l’opinion publique tant nationale qu’internationale sur les risques que font peser le général Bozizé et ses thuriféraires sur l’avenir de la paix en République Centrafricaine et la stabilité de la sous région, par leur conception surannée voire surréaliste de la gestion de la chose publique, consistant à exclure de l’échiquier politique national un grand nombre d’acteurs, ce qui n’est pas de nature à favoriser un règlement global et définitif de la crise que traverse le pays.  

 

Aujourd’hui, la gestion de l’État est marquée par l’omniprésence d’un cercle et d’un clan familial dans les structures étatiques et dans le circuit économique. L’exclusion, le clientélisme politique et la terreur militaire utilisés par le général Bozizé et ses hommes de main alimentent les divisions et contribuent à créer l’instabilité, accompagnée de violations massives et répétées des droits de l’Homme.

 

Il est donc certain qu’en falsifiant les résultats des dernières élections, le général Bozizé a méprisé et confisqué au peuple centrafricain son libre droit de manifester sa souveraineté à travers l’expression du suffrage universel. En cela et pour cela, il n’est plus légitime.  

 

Par conséquent, si la communauté internationale entérine cette situation chaotique en toute connaissance de cause, elle se place dans une situation où sa responsabilité morale et politique sera indiscutablement engagée, comme ce fût le cas au Rwanda pendant le génocide de 1994.

 

Car, en effet, la communauté internationale n’est pas sans ignorer qu’il existe aujourd’hui en République Centrafricaine un risque d’embrasement avec des conséquences sociales et humanitaires beaucoup plus graves que ce que l’on sait déjà, faute d’une solution globale, juste et équitable.

 

En tout état de cause, face au refus délibéré du Général Bozizé de tendre la main à ses adversaires et son entêtement manifeste à vouloir vaille que vaille prêter serment ce 15 Mars, le Mouvement citoyen Fini Kodé en appelle à l’ensemble des forces vives de la Nation, le FARE-2011 en tête, à envisager des actions de masse multiforme dès ce lundi 14 Mars afin d’empêcher par tous les moyens légaux cette investiture, qui n’est en réalité que de la pure provocation. 

 

Dans ces circonstances inextricables qui menacent gravement la paix sociale et la stabilité du pays mais aussi de l’ensemble de la sous région, et qui obstruent toute possibilité de développement, le Mouvement citoyen Fini Kodé :  

 

Propose la création d’un collège exécutif composé de 5 membres, dont la mission est de faire une lecture et une application des recommandations du dialogue politique inclusif.

-          Les membres de ce collège exécutif ne pourront être candidat aux prochaines élections présidentielles et législatives.         

Recommande la mise en place d’une constituante pour la « concorde nationale » de 50 sièges, qui aura un rôle législatif. Seront membres  de ce conseil transitoire :

-          Les principaux acteurs du régime Bozizé

-          Les  principaux acteurs de l’opposition démocratique.

-          Les principaux acteurs de la société civile.

Exige la formation d’un gouvernement restreint de « concorde nationale » avec des nouvelles personnalités pour une nouvelle dynamique. 

Préconise d’organiser des  nouvelles élections dans un délai de douze mois.

 

Fait à Paris le 12 mars 2011

 

Pour le Mouvement citoyen Fini Kodé

Le président du comité exécutif

 

Franck Saragba.  

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 20:47

 

 

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Par Sébastien lamba - 11/03/2011

Albert Mbaya, Directeur de Publication du quotidien «Agora» plaide pour  la tenue d’une table ronde pour sortir la RCA de la crise postélectorale dans laquelle elle vient, comme on pouvait le craindre, d'entrer. Le vrai problème est celui de la réelle volonté politique de Bozizé de mettre en oeuvre ce qui résulterait de ce genre d'assise car le DPI qu'on l'avait contraint d'accepter d'organiser, a totalement échoué pour cette principale raison. Bozizé a tourné tout le monde en bourrique pour continuer à rester maître du jeu politique, lui et sa bande de rigolos du KNK jusqu'à organiser leur hold-up électoral du 23 janvier. Le pays vit à présent une crise politique et un bloquage sans précédent mais Bozizé ne pense qu'à son investiture alors même que quasiment personne, surtout ses adversaires et concurrents,  ne veut reconnaître sa victoire à la Pyrrhus.

Rédaction C.A.P   

 

Selon ce responsable d’un journal indépendant de la place à quelque jours de l’investiture du président François Bozizé, la RCA est dans une l’impasse politique. Selon Albert Mbaya, cette investiture va se dérouler dans un climat politique tendu. Cette situation nécessite de s’asseoir de manière urgente autour d’une table


Que présage cette date tant attendue de l’investiture du Président François Bozizé le 15 mars prochain?


Pour le centrafricain que je suis et homme de presse, cette cérémonie va se dérouler d’une manière classique, parce qu’il n’y a pas une mobilisation particulière à des événements particuliers. Apparemment les autorités ont choisi de faire dans la modestie, sinon en d’autres temps l’on devrait avoir beaucoup de mouvement. Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. C’est peut être un choix!


Nous sommes quand même dans une période où la proclamation des résultats de l’élection présidentielle est contestée?


Ça c’est une autre problématique. Il faut reconnaitre que la cérémonie d’investiture qui va avoir lieu va se passer dans un contexte double du fait que dans un premier temps, il y a la majorité présidentielle qui se prépare pour aller à cette investiture. Mais l’autre côté, il ya également l’aile de l’opposition qui campe sur sa position. Il y a au moins deux tendances aujourd’hui en République Centrafricaine qui vont accompagner l’investiture. Je suppose que cette situation appellera d’autres débats dans le futur.

 

Votre opinion pour le prochain quinquennat?


Il me semble que nous sommes un pays, où les choses fonctionnent normalement, on est obligé d’avoir un minimum d’accords. C’est une urgence aujourd’hui pour les Centrafricains de s’asseoir, de discuter et de se mettre d’accord sur ce qu’il faut faire afin de sortir la RCA de la crise. Tant que les gens ne se mettront pas autour de la table pour discuter, on va évoluer dans le flou. Je pense qu’il est urgent que l’opposition et les pouvoirs publics s’asseyent pour discuter d’une sortie la crise pour le pays.

A votre avis, Est-ce que le Parti travailliste KNK va –t-il mener une politique d’exclusion ou d’ouverture?


Il faudra dire avec un peu de regard rétrospectif, il a toujours été reproché au parti Travailliste KNK de fermer la porte à l’opposition. Mais avec les élections du 23 janvier dernier, logiquement les autorités devraient changer de cap, c’est-à-dire faire plus d’ouverture afin de favoriser l’éclosion d’un climat de paix durable. Maintenant quant à savoir s’il aura exclusion ou ouverture, on ne peut pas le savoir, il faut attendre le temps pour voir ce qui se fera plus tard.

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 23:22

 

Emile Gros Raymond  PhotoPatasse-copie-1

 

Zig Mart  Tiangaye Nicolas

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 10 Mars 2011 13:47

Le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011), une plate-forme de l’opposition, organise le samedi 12 mars 2011 à Bangui au siège du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain) sa première sortie officielle. Selon des sources proches de l’opposition, une  assemblée générale se tiendra à cette date pour la mise en place du bureau dirigeant de cette plate-forme politique.

Le FARE-2011 a été créée le 4 mars 2011 à Bangui, à quelques jours de la tenue du second tour des législatives prévue le 27 mars. L’objectif visé par le front « est de lutter pour défendre la Constitution de la République, obtenir l’annulation et la reprise des élections groupées du 23 janvier 2011 dans le respect du code électoral et, obtenir la dissolution de la CEI et sa recomposition».

Le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections regroupe plusieurs entités de l’opposition telle que le RDC (Rassemblement démocratique centrafricain), le MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), l’Association Londo, le CRPS (Convention républicaine pour le progrès social) de Nicolas Tiangaye, l’Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD) d’André Mbrémaïdou, le candidat indépendant et 2e du scrutin présidentiel Ange Félix Patassé, et certaines organisations de la société civile.

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 23:16

 

 

vote d'une Africaine

 

 

 

 

FRONT POUR L’ANNULATION ET LA REPRISE

DES ELECTIONS DE 2011 (FARE – 2011)

 

 

« E  Boungbi-E sô Kodro ti é »

 

 

 

DECLARATION N° 1

 

 

 

Le Général François BOZIZE, proclamé élu le 12 février 2011 au 1er tour d’un scrutin entaché de fraudes massives et d’irrégularités avérées, prêtera serment le 15 mars 2011 devant une Cour Constitutionnelle dont l’impartialité et l’indépendance sont sujettes à caution.

 

Le choix du 15 mars n’est pas fortuit : il atteste le mépris de François BOZIZE pour la démocratie car c’est la date anniversaire de son coup d’Etat du 15 mars 2003.

 

En effet, l’Opposition centrafricaine avait à maintes reprises attiré l’attention de tous les acteurs et partenaires sur les risques de dérapage du processus électoral (listes électorales manuscrites non fiables, récépissés de deux modèles différents tenant lieu de carte d’électeur, absence de sécurisation du matériel électoral sensible, violation du code électoral sur le nombre et la localisation des bureaux de vote et centres de dépouillement, la désignation des Présidents de bureaux de vote et leurs Assesseurs, etc.).

 

Malgré cette situation, l’Opposition et le Candidat indépendant Ange-Félix PATASSE ont décidé de participer à ces élections afin de préserver la paix et sauvegarder la stabilité politique de notre pays.

 

Force cependant est de constater que le 23 janvier 2011, jour du 1er tour du scrutin, de nombreuses et très graves irrégularités ont été relevées sur toute l’étendue du territoire, comme le confirment les rapports des Observateurs internationaux les plus crédibles tels que l’EISA et l’OIF (absence et omission délibérées des personnes dûment recensées des listes électorales, circulation des cartes d’électeurs parallèles, existence de listes d’électeurs et d’urnes parallèles, création de bureaux de vote fictifs, refus de délivrance des PV de dépouillement et feuilles de résultats aux représentants des candidats de l’Opposition, intrusion des forces de défense et de sécurité ainsi que les représentants de l’Administration dans les bureaux de vote et leur immixtion dans les opérations électorales, nombre excessif de votants par dérogation, falsification des résultats et non comptabilisation des résultats de 1262 bureaux de vote représentant plus de 500 000 électeurs environ soit 27% du corps électoral, etc.).

 

Face à cette situation, dès le lendemain du scrutin, les Candidats de l’Opposition et le Candidat Indépendant Ange-Félix PATASSE ont solennellement pris la décision de rejeter en bloc les résultats qui en seront issus.

 

Ensuite, tirant les leçons des résultats du 1er tour des législatives, ils ont décidé de retirer l’ensemble de leurs candidats retenus pour le second tour.

 

Suite à ces prises de position, l’Opposition politique dans sa globalité fait l’objet de tracasserie et de harcèlement de tous ordres de la part du pouvoir :

 

·         Arrestation-libération de Mr Apollinaire MBESSA,  Candidat du RDC aux élections législatives ;

 

·         Poursuites judicaires engagées contre Me HOTTO Fleurie-Blaise, Secrétaire Général Adjoint du RDC, ancien commissaire de la CEI ;

 

·         Interdiction de quitter le territoire fait à Me Nicolas TIANGAYE, Président de la CRPS, Porte parole du CFC et du FARE, à  Jean-Michel MANDABA, Secrétaire Général du MLPC, et à Guy-Simplice KODEGUE, Porte parole du Candidat Indépendant Ange-Félix PATASSE et Porte parole Délégué du FARE-2011 ;

 

·          Arrestation de Monsieur SAYO – NINGATOLOUM Armel, Responsable de la sécurité de l’Ancien Chef de l’Etat Ange-Félix PATASSE, du Pasteur BAKA Fulgence ;

 

·         Le lynchage médiatique des leaders de l’opposition par des responsables gouvernementaux sans la moindre réaction du Haut Conseil de la Communication (HCC).

 

C’est pourquoi, le FARE 2011 :

 

·         Exige l’annulation pure et simple des élections groupées du 23 janvier 2011 dont les résultats ne reflètent nullement la volonté du peuple centrafricain ;

 

·         Exige la reprise de ces élections dans le strict respect de la Constitution, du Code électoral, des recommandations du Dialogue Politique Inclusif (DPI) et ce de manière consensuelle ;

 

·         Met solennellement la Cour Constitutionnelle devant ses responsabilités face à l’échec du processus électoral ;

 

·         Maintient le retrait de ses candidats du 2ème tour, et dénonce avec force les tentatives de la CEI d’imprimer des bulletins de vote au nom des candidats du FARE dûment retirés de la course ;

 

·         Interpelle la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies, Mme Sahle-Work ZEWDE, Co Présidente du comité de pilotage des élections, afin qu’elle assume ses responsabilités avec objectivité et courage, condition sine qua non du maintien d’une paix durable  et de la stabilité en RCA, conformément au mandat des Nations Unies ;

 

·         Exhorte la Communauté internationale, partenaire de la RCA dans son processus électoral et membre du comité de pilotage notamment l’UE, L’OIF, l’UA, la France, les USA, le Nigéria, la CEAC et la CEMAC afin d’œuvrer pour sauver la démocratie en RCA, gage de paix, de stabilité et de bonne gouvernance ;

 

·         Lance un vibrant appel aux partis et associations politiques, aux organisations de la société civile (syndicats, mouvements de Jeunesse, des Femmes, les Démocrates, militants des droits de l’homme, confessions religieuses) afin de prendre conscience de la grave menace qui pèse sur la démocratie centrafricaine par un retour au monopartisme et à la dévolution dynastique du pouvoir de l’Etat et de rejoindre massivement le FARE en vue d’exiger l’annulation et la reprise des élections de 2011 ;

 

·         Se réserve le droit d’organiser des actions de masse multiformes  pour atteindre ses objectifs ;

 

·         Exige la libération sans condition de Monsieur SAYO – NINGATOLOUM Armel, du Pasteur Fulgence BAKA, la cessation des poursuites judiciaires à l’encontre de Me HOTTO, le respect de la liberté de circulation des responsables de l’opposition et l’arrêt des lynchages médiatiques à leur encontre.

 

 

Fait à Bangui, le 09 mars 2011

 

ONT SIGNE :

 

 

 

Emile Gros Raymond NAKOMBO

Candidat à l’élection Présidentielle

Coordonnateur de FARE-2011

 

 

Martin ZIGUELE                                                Ange – Félix PATASSE

Président du MLPC                                       Candidat Indépendant

Candidat à l’élection Présidentielle           à l’élection Présidentielle

 

 

Louis Pierre GAMBA                            Me. Nicolas TIANGAYE

Président du RDC,                                Président de la CRPS,

Président du CFC                 Porte parole du CFC et du FARE- 2011

 

 

 

Christophe BREMAÏDOU                              Ferdinand DAGO

Président de l’ASD                                        Président de LONDÖ

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 23:14

 

 

Sarko-et_le-guide-supreme-libyen-.jpg

 

 

Liberation.fr. 10/03/2011 à 13h05

 

Après la reconnaissance officielle de l'opposition libyenne par la France, le régime du dictateur tente de faire peur au Président français.

Le régime libyen a affirmé jeudi, via son agence officielle, que la révélation d'un "grave secret" allait entraîner la chute du président français Nicolas Sarkozy, peu après la reconnaissance par Paris du Conseil national de l'opposition comme représentant du peuple libyen.

L'agence officielle libyenne Jana a annoncé avoir "appris qu'un grave secret va entraîner la chute de Sarkozy, voire son jugement en lien avec le financement de sa campagne électorale".

Cette annonce, reprise par la télévision officielle, est survenue peu après la reconnaissance par Paris du Conseil national de transition libyen, qui réunit l'opposition au régime du colonel Mouammar Kadhafi, comme le seul "représentant légitime du peuple libyen" et sa décision d'envoyer prochainement un ambassadeur à Benghazi.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE