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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 18:07

 

 

QUAI_D_ORSAY.JPG

 

                 MAE Quai d'Orsay

 

PARIS, France, 10 février 2011/African Press Organization (APO)/ — Point de presse du 10 février 2011.

(…)Question : Quelle est votre appréciation de la crise post-électorale en Centrafrique où l’opposition ne reconnaît ni la victoire du président sortant François Bozizé ni le résultat des dernières législatives alors que la Cour constitutionnelle vient de dépasser le délai légal de 15 jours pour valider les résultats ?

Réponse : La France a pris note des demandes d’annulation des scrutins de trois des candidats à l’élection présidentielle du 23 janvier dernier.

Il revient maintenant à la Cour constitutionnelle d’examiner et de se prononcer en toute indépendance sur les recours déposés puis de proclamer les résultats officiels.

La France rappelle que le calendrier adopté à l’été 2010 par la majorité et l’opposition avait fixé la date du 14 février pour la vérification des résultats.

 La France souhaite que le souci d’apaisement et de dialogue qui a précédé l’élection continue de caractériser les relations entre les forces politiques centrafricaines.

 

SOURCE : France – Ministry of Foreign Affairs

 

NDLR : Comment peut-il avoir de l'apaisement dans le pays lorsque pour des élections financées par la France et la communauté internationale, Bozizé et son KNK fraudent massivement et humilient les opposants en les gratifiant de scores fantaisistes et leur barrent la route de l'Assemblée nationale qui pour eux, ne doit être composée que par la famille Bozizé et son clan.  

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 17:16

 

 

ben-ali-et-sa-femme

 

 

10 Février 2011 Par  Fabrice Arfi  Lénaïg Bredoux  Mathieu Magnaudeix

De nos envoyés spéciaux à Tunis

 

Après la révolution, les révélations. Des fuites de documents confidentiels récupérés dans des commissariats ou des préfectures au plus fort de la révolution tunisienne, auxquels Mediapart a eu accès, ainsi que des témoignages recueillis sur place, décrivent des pratiques généralisées d'espionnage de la population sous le régime du dictateur Zine el-Abidine Ben Ali.

Il s'agit, pour l'essentiel, de notes et rapports officiels rédigés en arabe qui ont été volés par des manifestants, des policiers ou même des militaires, tous sympathisants de la révolution, de peur qu'ils ne soient détruits par un pouvoir sur le point de s'écrouler.

Certains des documents montrent également à quel point le contrôle des activités religieuses, sous couvert de lutte antiterroriste, a pu être utilisé pendant des années par les services sécuritaires tunisiens, avec le soutien de la France et d'autres Etats européens, pour justifier la mise en place d'un vaste maillage de surveillance de la population, dans les cyber-cafés ou les transports collectifs.

De tous les pays du Maghreb, la Tunisie est réputée pour être celui qui exerçait l'espionnage d'Etat le plus systématique de ses propres citoyens par le biais de son gigantesque appareil policier, fort de plus de 100.000 agents – environ quatre fois plus que l'armée. Précision utile: en vingt-trois ans de régime Ben Ali, les rangs de la police ont quadruplé.

Dans un Etat policier comme la Tunisie, l'espionnage obsessionnel de la population est la première étape avant la répression (arrestation arbitraire, emprisonnement, torture...) des voix discordantes.

Le plus ancien des documents à la disposition de Mediapart (voir ci-dessous) date du 2 mars 1994. C'est une lettre classée «top secret», rédigée par le sous-préfet (ou maire) de M'Saken, à 140 kilomètres au sud de Tunis, et adressée au gouverneur de la région de Sousse.

Son contenu se passe de commentaire: «J'ai l'honneur de vous informer que nous avons chargé X – nous avons effacé son identité, NDLR – pour s'infiltrer au sein du Mouvement des démocrates communistes et assurer le suivi de leur activité pendant tout le temps de la campagne électorale.»

«La toile d'araignée est intacte»

Un autre document émanant d'un officiel de la commune de Boum'hel (à 15 km de Tunis), photographié à la hâte par des manifestants, permet de réaliser l'étendue de la surveillance de la population tunisienne. Il s'agit d'un tableau qui, dans une première colonne, segmente la ville en quartiers ; dans une deuxième colonne, les quartiers sont divisés en quatre rues principales ; et, dans une dernière colonne, est mentionné le nom d'un «indic» de la police par rue principale.

D'après de nombreux témoignages recueillis par Mediapart à Tunis, le sentiment d'être surveillé par les agents policiers du parti-Etat de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), est d'évidence le dénominateur le plus commun de la population tunisienne. Administrations, universités, entreprises, vie quotidienne: les espions du RCD sont partout.

 «Dans notre département, on avait un agent du pouvoir. Ils lui donnent une voiture, il devient un œil, il surveille tout le personnel, il savait où j'habite, ce que je mange. On ne peut pas être chef de service ou directeur si on n'est pas RCD. Les responsables de la municipalité, les conseillers communaux, les délégués, tous les hauts fonctionnaires appartiennent au RCD», raconte Djamila, une universitaire de Tunis, qui affirme que «la toile d'araignée est intacte» malgré la révolution.

Alya, étudiante à Tunis, espère des jours meilleurs et relate qu'«avant c'était partout “bonjour/bonsoir”. On ne parlait qu'en famille, et encore. Les voisins, on se méfiait. On savait qu'il y avait des indicateurs. Les concierges, les voisins... Même avec mon mari, dans la voiture, on osait pas parler. Il y a comme un stress permanent, un poids, qu'on sent beaucoup moins aujourd'hui.»

Dans un grand journal de Tunis, une rédactrice étiquetée anti-Ben Ali raconte avoir fait une grave dépression nerveuse à cause de la surveillance permanente de certains confrères dont tout le monde savait qu'ils étaient rémunérés par la police pour espionner leurs collègues.

Un autre se rappelle de coups de fils mystérieux de demoiselles à son bureau offrant leurs charmes. Il en a ri, sentant bien qu'il s'agissait sans doute d'espionnes. Mais tous ses confrères n'ont pas eu son flair: «Le régime espérait tenir tout le monde, soit par de l'argent, soit par des affaires de mœurs.»

Encore aujourd'hui, les conversations téléphoniques font peur. Impossible de parler de sujets jugés sensibles (la corruption, les malversations...). Pour discuter, il faut se rencontrer, et si possible dans un endroit discret. «Quand j'avais des opposants en ligne, on se parlait par mots-clés et on ne se donnait jamais rendez-vous par téléphone», explique un diplomate européen en poste à Tunis, qui avait pris l'habitude de mettre les sbires du régime sur de fausses pistes en évoquant au téléphone de faux lieux de rendez-vous.

Pour lui, pas de doute, ses interlocuteurs étaient écoutés.

«Parmi eux, il y avait une avocate défendant des islamistes: c'était leur ligne rouge», dit-il. Un jour, ce diplomate s'est même fait taxer d'«activiste» par un ministre de Ben Ali, parce qu'il continuait à recevoir des opposants. Il espère désormais que ce genre d'«intimidations» appartient au passé. Sinon, dit-il, la parole s'est tellement libérée depuis le départ de Ben Ali que ce serait «un carnage». 

«Il s'est vérifié qu'elle fait la prière régulièrement»

En Tunisie, la lutte contre l'islamisme a été utilisée pendant des années par le président Ben Ali comme un moyen commode pour obtenir le soutien sans réserve des démocraties occidentales, au premier rang desquelles la France, qui, en échange, ont fermé les yeux sur le caractère despotique de son régime. 

Sauf qu'à la lecture des documents adressés à Mediapart, dont une partie circule aujourd'hui sur les réseaux sociaux, il apparaît que la surveillance – pour ne pas dire dans certains cas le harcèlement – de sympathisants islamistes a aussi été un prétexte pour mettre la population en coupe réglée.

Outre la surveillance systématique de l'activité des mosquées, des thèmes développés pendant les prêches ou le recensement du nombre de fidèles à chaque prière, la lutte anti-terroriste a de fait permis de quadriller l'espace public, où une parole contestataire pouvait prendre corps. 

Ainsi, un rapport «de travail» du 27 mars 2008 (ci-dessous), signé par le directeur de la préfecture de Bizerte (au nord du pays) et consacré «aux efforts contre le danger terroriste», préconise de «se concentrer sur l'observation des espaces dédiés à Internet (les cyber-cafés, NDLR) et la collaboration avec les propriétaires». Il leur est par exemple imposé de tenir «un cahier spécial» des allées et venues dans leur commerce, avec le nom de chaque visiteur. Islamiste ou non.  

Dans le même rapport, qui a notamment été adressé au ministère de l'intérieur et à l'administration générale de la sécurité d'Etat, un paragraphe est consacré au recrutement «des sources spéciales dans le secteur des vendeurs ambulants et les propriétaires de transports en commun», qu'il s'agisse des taxis collectifs ou individuels. Le tout sous le contrôle permanent du parti hégémonique, le RCD.

Dans ce contexte de guerre au terrorisme, les cibles déclarées du régime sont les salafistes, partisans d'un islam rigoriste, dont certaines franges peuvent épouser les thèses djihadistes mais dont d'autres branches s'affichent au contraire comme non-violentes, tout en développant une conception politique de leur foi.

Deux rapports policiers d'interpellation en possession de Mediapart montrent qu'il n'en fallait pas beaucoup, sous Ben Ali, pour subir le harcèlement du régime. Dans le premier d'entre eux, il est fait état de l'arrestation le 17 novembre 2007, à Nabeul (nord-est du pays), d'un «groupe de barbus» simplement parce qu'ils étaient... barbus.

Les policiers notent: «Ils nous ont dit qu'ils étaient en train de discuter de questions religieuses, notamment sur la vie d'un disciple du Prophète.» D'après le rapport, qui ne dit pas ce qu'il est advenu par la suite des personnes interpellées, l'un des «barbus» serait fiché comme «salafiste» par la police.

Frappé du sceau «secret», le second rapport évoque l'arrestation, le 18 mars 2009, d'une jeune femme de 24 ans, habitant à Beni Khiar (région de Nabeul), parce qu'elle était «voilée». «Après vérification avec elle, observent les policiers, il s'est vérifié qu'elle fait la prière régulièrement. Il lui a été notifié l'obligation d'arrêter de porter l'habit religieux et de montrer des dispositions à le faire.»

De Tunis à La Mecque, l'hypocrisie d'une régime

Interrogée par Mediapart, l'avocate tunisienne et militante des droits de l'homme Radhia Nasraoui explique que «la répression des islamistes est la même que pour les syndicalistes ou les militants de gauche. Ce sont les mêmes pratiques, les mêmes méthodes de torture, le même harcèlement. A part que les gens de gauche en prison se sont davantage défendus depuis le début de l'ère de Ben Ali, parce qu'ils avaient des traditions de lutte».

Elle ajoute: «Le fait d'avoir défendu les épouses des islamistes à l'étrangers puis les détenus m'a causé beaucoup de problèmes au sein du mouvement démocratique. J'ai perdu des amis, qui ne comprenaient pas facilement que je défende les droits des islamistes. Je suis pourtant connue pour être de gauche, laïque et profondément anti-intégriste. Je ne partage pas du tout leurs idées mais c'est inadmissible de les torturer sauvagement parce qu'ils font la prière ou même se basent sur la charia.»

Par ailleurs, la sincérité de la “chasse aux salafistes” sous la dictature Ben Ali prend une tournure toute particulière lorsque l'on découvre, toujours grâce au vol de documents pendant la révolution, certains investissements du clan Ben Ali en Arabie saoudite, monarchie islamiste dont le père fondateur, Mohamed ibn Abdelwahab, est l'un des deux principaux disciples du dogme salafiste au XVIIIe siècle.

Non seulement c'est en Arabie saoudite que le dictateur lui-même est parti se réfugier après sa fuite de Carthage le 14 janvier, mais un document récupéré lors de la mise à sac de la maison de Hayet Ben Ali, à Hammam Sousse, décrit de dispendieux projets immobiliers à La Mecque.

Des manifestants, puis des militaires, ont ainsi mis la main sur une «offre de prix définitive», datée du 20 avril 2006 (voir ci-dessous), concernant l'achat par la sœur du dictateur et son mari d'un appartement au seizième étage d'une tour du futur complexe de gratte-ciel Abraj al-Bait. Avec vue sur les lieux saints de l'islam.  

La lettre est adressée à «Madame-Sœur Hayet Ben Ali». Elle commence par «Que Dieu la garde» et se termine par des considérations beaucoup moins spirituelles, le prix: 1.322.030 dollars.

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 16:37

 

 

Sarko et Boz

 

Par Sandra Titi-Fontaine | Infosud | 10/02/2011 | 12H53 repris par Rue89.com

Dans l'indifférence générale, le président sortant, François Bozizé, vient de se faire réélire à la tête de la Centrafrique. Et n'exclut pas de modifier la Constitution pour briguer d'autres mandats. Pour l'opposition, « c'est un hold-up électoral, avec des fausses listes, des bureaux de vote factices, des bourrages d'urnes, et une intimidation des autorités locales par le parti au pouvoir. »

Plus d'une semaine après la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 23 janvier, qui a marqué la victoire du président sortant François Bozizé dès le premier tour, avec 66% des voix, l'un de ses plus virulents opposants, Martin Ziguélé, n'en démord pas : ni lui ni les trois autres candidats - dont l'ancien président Ange-Félix Patassé renversé par le même Bozizé en 2003 - ne reconnaissent les résultats de ce scrutin, déjà reporté à deux reprises.

D'après RFI, près d'un quart des bureaux de vote, soit presque 500 000 des 1,8 million de votants officiellement recensés, n'ont pas été pris en compte par la commission électorale indépendante (CEI). Et cela sans que la communauté internationale ne réagisse. A commencer par le comité de pilotage des élections placé sous la houlette du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Pourtant, la mission d'observation de l'Organisation internationale de la francophonie, déployée dans les bureaux de vote, avait aussi relevé « toutes sortes de difficultés et de dysfonctionnements », selon son responsable, l'ancien président du Burundi Pierre Buyoya.

Réunie sous la bannière du Collectif des forces du changement, l'opposition veut rapidement porter plainte contre Joseph Binguimalé, président de la CEI, devant le tribunal correctionnel pour fraude électorale. « Nous ne sommes pas naïfs au point de croire que le pouvoir va le condamner, concède Ziguélé. Mais nous voulons tirer la sonnette d'alarme. »

« Dictature familiale »

Et l'annonce, lundi, des résultats des législatives qui se déroulaient en même temps, n'a fait qu'ajouter de l'huile sur le feu : le KNK (Kwa Na Kwa, soit « le travail rien que le travail » en langue sangö, ndlr), parti présidentiel, voit une partie de ses candidats dès à présent élus, et semble en bonne position pour remporter la majorité absolue à l'Assemblée nationale le 20 mars, lors du second tour. Ziguélé s'insurge :

« Nous sommes aujourd'hui confrontés à une dictature familiale. Au moins la moitié de ces députés déjà confirmés sont des proches du président. Ils ne visent que le maintien de Bozizé au-delà des deux mandats autorisés par la Constitution. »

Des intentions que ne nie pas le porte-parole du gouvernement Fidel Gouandjika :

« Le président ne compte pas s'éterniser au pouvoir. Mais si jamais il fait un programme bien [sic], que le pétrole jaillit et que le train vient, alors le peuple aura le droit de demander à changer de Constitution pour garder Bozizé à sa tête. Cela passera par un référendum. Nous sommes dans un Etat de droit, pas sur une autre planète. »

Reste que les espoirs de paix et de stabilité suscités par cette double élection, semblent s'éloigner de jour en jour. Si les ambitions législatives du KNK se confirment dans les urnes et sur les sièges de l'Assemblée, « alors l'opposition n'aura pas d'autre choix que de reprendre les armes », craint une source onusienne à Bangui.

Personne, dans la capitale centrafricaine, n'a jamais ignoré que le désarmement si laborieusement mis en place depuis quelques années est un échec, que les populations craignent tout autant leurs propres militaires que les milices rebelles, et que les zones de non-droit, surtout dans le Nord et l'Est, sont de véritables poudrières.

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 16:33

 

 

 

sarko-saluant-un-mili-de-rca-14-juillet-2010.jpg 

 

Bozizé KNK

 

 

Le Canard enchaîné du mercredi 9 février 2011

 

Seize millions d’euros, dont 500.000 à la charge de la France. C’est la somme dépensée par la Communauté internationale pour financer un festival de fraudes en Centrafrique. Bourrage d’urnes, bureaux de vote non comptabilisés (27% d’ »oublis »), violences et intimidations d’opposants, rien n’a été négligé, comme le rapportent l’association Survie et de nombreux observateurs européens. Résultat : la « réélection »  au premier tour, obtenue avec 67 % des voix, du président sortant, le général Bozizé.

« Mon fils a été menacé, tout comme mon gendre, français, qui a été contraint de fuir », confie au « Canard » Martin Ziguélé, ex-Premier ministre, finaliste de la présidentielle de 2005, cette fois gratifié de 6 % des voix. Et de préciser : « A Bangui, c’est la garde présidentielle qui fait la loi..» Une garde accusée par plusieurs témoins d’avoir, entre autres exactions, fait périr l’opposant Charles Massi sous la torture en 2009.

Et la France ? Pas plus que lors des élections truquées, naguère au Congo, au Togo, au Gabon ou en Tunisie, elle n’a fait entendre sa voix. A se demander même pourquoi Paris fait tant d’histoires à propos des magouilles électorales en Côte d’Ivoire ? Il est vrai qu’en Centrafrique les Français travaillent « à l’ancienne ». Soutien militaire du régime – ils ont aidé l’armée régulière à mâter des rébellions armées au Nord en 2006 -, ils sont aussi fortement impliqués, via Areva, dans l’exploitation de l’uranium.

Cet enjeu stratégique a motivé plusieurs voyages à Bangui de Patrick Balkany, au nom du président Sarkozy. Sur place, le maire de Levallois a utilisé à diverses reprises l’avion d’un ami du régime, le milliardaire belge Georges Forrest. A titre purement privé, comme dirait MAM…  

Jean François Julliard

 

  

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 15:37

 

 

armes de guerre de Bozizé 1

 

Par Sandra Titi-Fontaine | Infosud | 10/02/2011 | 12H53 repris par Rue89.com

Dans l'indifférence générale, le président sortant, François Bozizé, vient de se faire réélire à la tête de la Centrafrique. Et n'exclut pas de modifier la Constitution pour briguer d'autres mandats. Pour l'opposition, « c'est un hold-up électoral, avec des fausses listes, des bureaux de vote factices, des bourrages d'urnes, et une intimidation des autorités locales par le parti au pouvoir. »

Plus d'une semaine après la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 23 janvier, qui a marqué la victoire du président sortant François Bozizé dès le premier tour, avec 66% des voix, l'un de ses plus virulents opposants, Martin Ziguélé, n'en démord pas : ni lui ni les trois autres candidats - dont l'ancien président Ange-Félix Patassé renversé par le même Bozizé en 2003 - ne reconnaissent les résultats de ce scrutin, déjà reporté à deux reprises.

D'après RFI, près d'un quart des bureaux de vote, soit presque 500 000 des 1,8 million de votants officiellement recensés, n'ont pas été pris en compte par la commission électorale indépendante (CEI). Et cela sans que la communauté internationale ne réagisse. A commencer par le comité de pilotage des élections placé sous la houlette du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Pourtant, la mission d'observation de l'Organisation internationale de la francophonie, déployée dans les bureaux de vote, avait aussi relevé « toutes sortes de difficultés et de dysfonctionnements », selon son responsable, l'ancien président du Burundi Pierre Buyoya.

Réunie sous la bannière du Collectif des forces du changement, l'opposition veut rapidement porter plainte contre Joseph Binguimalé, président de la CEI, devant le tribunal correctionnel pour fraude électorale. « Nous ne sommes pas naïfs au point de croire que le pouvoir va le condamner, concède Ziguélé. Mais nous voulons tirer la sonnette d'alarme. »

« Dictature familiale »

Et l'annonce, lundi, des résultats des législatives qui se déroulaient en même temps, n'a fait qu'ajouter de l'huile sur le feu : le KNK (Kwa Na Kwa, soit « le travail rien que le travail » en langue sangö, ndlr), parti présidentiel, voit une partie de ses candidats dès à présent élus, et semble en bonne position pour remporter la majorité absolue à l'Assemblée nationale le 20 mars, lors du second tour. Ziguélé s'insurge :

« Nous sommes aujourd'hui confrontés à une dictature familiale. Au moins la moitié de ces députés déjà confirmés sont des proches du président. Ils ne visent que le maintien de Bozizé au-delà des deux mandats autorisés par la Constitution. »

Des intentions que ne nie pas le porte-parole du gouvernement Fidel Gouandjika :

« Le président ne compte pas s'éterniser au pouvoir. Mais si jamais il fait un programme bien [sic], que le pétrole jaillit et que le train vient, alors le peuple aura le droit de demander à changer de Constitution pour garder Bozizé à sa tête. Cela passera par un référendum. Nous sommes dans un Etat de droit, pas sur une autre planète. »

Reste que les espoirs de paix et de stabilité suscités par cette double élection, semblent s'éloigner de jour en jour. Si les ambitions législatives du KNK se confirment dans les urnes et sur les sièges de l'Assemblée, « alors l'opposition n'aura pas d'autre choix que de reprendre les armes », craint une source onusienne à Bangui.

Personne, dans la capitale centrafricaine, n'a jamais ignoré que le désarmement si laborieusement mis en place depuis quelques années est un échec, que les populations craignent tout autant leurs propres militaires que les milices rebelles, et que les zones de non-droit, surtout dans le Nord et l'Est, sont de véritables poudrières.

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 14:21

 

 

carte centrafrique new200

 

 Ai- Rca - Mercredi, 09 Février 2011 18:41 - Le Ministre de l'éducation nationale Ambroise Zawa, à la tête de la délégation universitaire centrafricaine composée du Recteur et du directeur des affaires académiques est revenu ce jour au bercail après une visite de travail au Soudan.

Au cours d'un point de presse donné dès son arrivée à l'aéroport Bangui Mpoko, M Zawa a fait le compte rendu de sa mission qui consistait en la signature des accords de construction d'une Université Chinoise à Birao et la construction d'un chemin de fer entre Nyala au Soudan et Birao en Centrafrique.

"La mission que nous avons menée à Nyala au Soudan est la suite logique de la mission à Bangui de la délégation de l’université de Nyala " a rappelé le chef de la délégation centrafricaine.

"Le but de cette mission est de renforcer les liens et mener ensemble des projets concernant les deux universités", a-t-il ajouté, précisant que ce projet dont il fait mention,  regroupe plusieurs activités, parmi lesquelles la construction d'une Université Chinoise Africaine.

"C’est pour dire que, le projet que nous avions commencé au mois d'août dernier est maintenant opérationnel  puisqu'un plan d'exécution existe et nous l'avions déjà signé", a dit M Zawa.

Selon lui,  ce projet qui sera exécuté sur 4 années consécutives met l'accent sur les échanges des enseignants afin de permettre la maîtrise des langues utilisées et en Centrafrique et au Soudan.

"La communication est très importante. Quand on ne se comprend pas. Quand on ne parle pas la même langue, on ne peut rien faire",  a-t-il souligné.

Pour M Zawa, la langue n'est pas le seul moyen de communication. A cette barrière linguistique à surmonter vient s'ajouter la construction du chemin de fer entre Nyala au Soudan et Birao en Centrafrique afin de  faciliter, selon lui,  la libre circulation des personnes et des biens et  renouer ainsi  avec le commerce entre les deux pays frères.

"Pendant des siècles on a eu des liens d’affaires  avec le Soudan",  a-t-il commenté.

Il convient de rappeler que, une forte délégation de l'université de Nyala avait effectué une mission à Bangui au mois d'août 2010.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Les propos de tous ces ministrions de Bozizé ne sont nullement crédibles. La libre circulation des biens et des personnes dont parle celui-ci doit commencer d’abord à l’intérieur même du Centrafrique avant d’être étendue aux pays voisins et étrangers. Ce n’est pas sous le régime Bozizé que les Centrafricains pourront se déplacer aussi librement qu’ils le voudraient. S’agissant de la barrière linguistique qu’il faut briser dont il est question ici, ce sont les Centrafricains qui doivent apprendre à parler arabe ou chinois ou bien les Soudanais qui devront se mettre au sango ?

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 14:18

 

 

Gbagbo et ADO

 

 

 

France 24. com  09/02/2011 

 

Deux mois après le début de la crise électorale ivoirienne, rien ou presque n’a changé dans le pays. Et plus le temps passe, plus Laurent Gbagbo tire profit du pourrissement de la situation...

Pour Laurent Gbagbo, la meilleure défense, c’est décidemment l’attente : après deux mois de pressions financières et diplomatiques et de menaces militaires, les discussions se poursuivent mais la situation n’a guère évolué. Le président ivoirien sortant gère de facto le pays, alors qu’Alassane Ouattara, toujours enfermé dans sa "République du Golf", surnom donné par ses détracteurs à l'hôtel où il a trouvé refuge, voit son pouvoir réduit à nommer des ambassadeurs.

Parmi les facteurs qui permettent à Laurent Gbagbo de jouer la carte du pourrissement, il y a la pression médiatique, qui est largement retombée depuis la fin du mois de décembre. Les caméras du monde entier sont désormais braquées sur la Tunisie et l'Égypte, en pleine révolution. D'une part, le symbole des révoltes arabes - des autocrates contestés par la rue, dont l’un a été contraint au départ - est plus fort. D'autre part, les enjeux diplomatiques et géostratégiques sont plus importants en Égypte qu’en Côte d’Ivoire.

Pour preuve : les médias internationaux se sont peu émus de la découverte, mardi, à Abobo, un quartier d’Abidjan, de trois corps après des affrontements entre partisans d’Alassane Ouattara et les forces de sécurité ivoiriennes fidèles à Laurent Gbagbo.

La médiation de l’Union africaine gêne celle de la Cédéao

 

Ally Coulibaly, ambassadeur de Côte d'Ivoire en France nommé par Ouattara, le 09/02

La multiplication des couacs diplomatiques donne également de l’air à Laurent Gbagbo et brise le consensus de la communauté internationale sur le dossier ivoirien, à savoir le départ sans condition de Laurent Gbagbo.

"C’est un peu l’écho des savanes, estime le politologue Antoine Glaser, invité mercredi sur l’antenne de FRANCE 24. La communauté internationale regarde ce que fait l’Union africaine (UA), l’Union africaine regarde ce que fait la Cédéao…" Manière de dire que les divergences entre les différentes instances chargées de mener une médiation en Côte d’Ivoire - Union africaine et Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) - décrédibilisent leurs rôles respectifs.

Celles-ci ont d'ailleurs été étalées au grand jour par le président de la Commission de la Cédéao. Hier à Abuja (Nigeria), James Victor Gbeho s’est ému que "certains pays essaient de susciter un échec des chefs d'État de la Cédéao", une critique à peine voilée du rôle de l’Union africaine. Le panel de cinq chefs d’État mis sur pied par l’UA pour poursuivre la médiation avec les deux parties ivoiriennes apparaît aux yeux de M. Gbeho comme "une tentative de contrer ce que fait cette région [l'Afrique de l'Ouest, donc la Cédéao NDLR]". Mis en place à la fin de janvier, ce panel est présidé par le chef de l'État mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et comprend aussi Idriss Déby (Tchad), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Blaise Compaoré (Burkina Faso) et Jakaya Kikwete (Tanzanie). Ils ont jusqu'à fin février pour prendre des décisions "contraignantes".

"On voit les deux grandes puissances du continent [l’UA et la Cédéao] qui s’opposent sur la crise ivoirienne", analyse encore Antoine Glaser, qui explique que l’Afrique du Sud et l’Angola sont d’importants soutiens de Laurent Gbagbo, alors que le Nigeria, à la tête de la Cédéao, serait prêt à une intervention militaire sous la bannière de l’Ecomog (le bras armé de la Cédéao) et "avec le soutien des États-Unis et des Britanniques".

La voix de la France, elle aussi, favorise l’enlisement de la situation. Alors que le président français lançait en décembre à Laurent Gbagbo un ultimatum - quitter le pouvoir sous trois jours -, le discours de Nicolas Sarkozy a bien changé, deux mois plus tard. La France se recroqueville sur le refus de s'ingérer dans les affaires intérieures ivoiriennes et sa délicate position d’ancienne puissance coloniale. Invité au sommet de l’UA à Addis Abeba fin janvier, Nicolas Sarkozy s’est déclaré "aux côtés des peuples tunisien et égyptien", mais n’a pas pipé mot sur la situation ivoirienne.

 L’asphyxie financière n’a pas vraiment porté ses fruits

L’efficacité discutable des sanctions économiques et financières, enfin, favorise elle aussi le statu quo et le pourrissement de la situation. Certes, plusieurs proches de Laurent Gbagbo ont vu leurs avoirs financiers bloqués en Europe. Certes, l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a déclaré Gbagbo persona non grata et renvoyé le gouverneur ivoirien de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Philippe Henry Dacoury-Tabley, un proche de Laurent Gbagbo.

Mais la stratégie qui était censée asphyxier financièrement le président sortant et l’acculer au départ n’a pas encore porté ses fruits. La population ivoirienne semble plus en souffrir que le camp Gbagbo, et l’appel d’Alassane Ouattara à ne plus payer taxes et impôts ne sera peut-être pas plus entendu que ceux, répétés, à la grève générale.

Quant au boycottage des secteurs-clés de l’économie ivoirienne, Antoine Glaser rappelle que la règle du "business is business" reste souveraine. Les grandes compagnies américaines qui font commerce du cacao ivoirien ne comptent pas arrêter leurs affaires, malgré l’interdiction d'exporter les fèves lancée par Alassane Ouattara. Quant à un embargo sur le pétrole ivoirien, il n'est actuellement pas à l'ordre du jour.

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 14:15

 

 

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N'DJAMENA 10 février 2011 à 12h09 (AFP) - Des élections législatives doivent se tenir dimanche au Tchad, un test important pour l'opposition qui a boycotté la présidentielle de 2006 et pourra ainsi mesurer son poids face au parti du président Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis plus de vingt ans.

Ces législatives à un tour (proportionnelle) se tiennent à un mois et demi de la présidentielle d'avril et avant des locales en juin.

"C'est comme si on faisait le premier match d'un championnat", déclare le porte-parole du Mouvement patriotique du Salut (MPS) du président Deby, Mahamat Hissène, ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Les dernières législatives remontent à 2002.

Les principaux partis d'opposition (notamment la Fédération action pour la République, Far, et la vingtaine de partis de la Coordination pour la défense de la coalition, CPDC) avaient boycotté l'élection présidentielle de mai 2006 qui avait vu la réélection du président Deby, au pouvoir depuis 1990.

Cette fois, l'opposition va au scrutin. Entre temps, elle a signé après six mois de négociations sous l'égide de l'Union européenne l'accord du "13 août 2007" qui officiellement met le pays sur la voie de la démocratie et d'élections justes et transparentes.

Selon des acteurs et observateurs politiques, l'accord a permis "de replacer l'opposition dans le jeu électoral en évitant tout boycott".

L'élection devrait aussi donner plus de poids à l'opposition politique dans un pays où la seule réelle contestation possible a longtemps été celle des armes.

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat, Idriss Deby a eu à écarter de nombreuses attaques de rebelles dont certaines sont arrivées jusqu'aux portes de son palais.

Depuis le réchauffement avec le Soudan, la guerre des "rezzous" (raids) semble terminée, d'autant qu'avec ses nouveaux pétro-dollars, le président Deby a pu équiper son armée.

"Le MPS (au pouvoir) a accédé à presque toutes les demandes de l'opposition", souligne Mahamat Hissène, soulignant les concessions faites à l'opposition.

Figure politique tchadienne, Saleh Kebzabo, secrétaire général adjoint de la CPDC, concède que l'accord "a apporté les conditions de la transparence". En témoigne le récent renvoi du président de la Céni réputé proche de Deby et limogé par le comité de suivi de l'accord, malgré l'opposition du président tchadien, selon lui.

M. Kebzabo estime qu'il y a un "engouement" des Tchadiens pour ces élections.

Un avis partagé par un membre de la communauté internationale qui juge que la phase pré-électorale se fait dans des "conditions relativement bonnes" même s'il subsiste "des problèmes d'information et de sensibilisation".

En 2002, le MPS avait raflé 116 des 155 sièges de l'Assemblée qui en compte 188 aujourd'hui.

"On peut estimer qu'il y va y avoir une recomposition à l'Assemblée", estime cet observateur. "Tout le monde a à y gagner": une plus grande présence de l'opposition "ne ferait que conforter (la) crédibilité" du président Deby, ajoute-t-il.

Toutefois, selon lui "l'opposition reste faible parce qu'il n'y a pas de stratégie nationale". Une faiblesse due en partie au morcellement.

Il existe en effet plus de 100 partis, dont de nombreux n'existent qu'à l'échelle régionale, explique un autre membre de la communauté internationale qui relève "une énorme disparité de moyens" entre opposition et MPS, le seul parti à avoir fait campagne "à l'échelle nationale".

Aucun sondage d'opinion ne permet de se faire une idée sur le résultat du scrutin auquel 4,8 millions d'inscrits sont invités à se prononcer, selon des chiffres transmis en décembre par les autorités tchadiennes, pour une population de 11,1 millions d'habitants.

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 03:43

 

 

cour const RCA

 

 

Alors que les quinze jours qui lui étaient impartis pour proclamer définitivement les résultats officiels du double scrutin du 23 janvier dernier et que tous les yeux et oreilles des Centrafricains et aussi de l’opinion publique internationale sont tournés vers elle, la Cour constitutionnelle de la République tarde à rompre cette longue attente. S’il est vrai qu’elle est obligée de se payer les conséquences de toutes les nombreuses insuffisances, carences et autres dysfonctionnements de la Commission électorale résultant de la nullité du faux pasteur  Binguimalé et son rapporteur Rigobert Vondo.

Depuis plusieurs jours déjà, les neuf membres de la Cour constitutionnelle sont réunis en conclave à leur siège sévèrement gardé par des soldats de la garde présidentielle. Même des experts électoraux des organismes partenaires et membres du comité de pilotage, ceux-là mêmes qui ont financé les élections centrafricaines ont été empêchés par les éléments de la garde présidentielle qui sont de faction à la Cour constitutionnelle.

Pour un oui ou un non, Bozizé a déjà habitué les membres de cette institution aux menaces et intimidations des soldats de sa garde présidentielle. On se souviendra que c’était ainsi qu’il s’était comporté lors du contentieux qui avait opposé Total Centrafrique à l’Etat centrafricain. Bozizé avait en effet fermé de force le siège de la Cour constitutionnelle pendant plus de six mois et fait suspendre de solde ses membres.

Ce procédé dictatorial du dépeceur a visiblement rendu plus dociles les membres de ladite Cour qui, dans la procédure de la prolongation du mandat du mandat de Bozizé qui devait arriver à expiration en juin dernier, avaient fait preuve en mai dernier d’un aplatissement scandaleux et affligeant. C’est ce qui fait beaucoup douter actuellement de la capacité d’impartialité et à dire vraiment le droit de la Cour constitutionnelle quant aux différents recours en annulation dont elle a été saisie par les candidats qui contestent les résultats de la mascarade électorale du 23 janvier dernier.

Cette parodie d’élections qui a été émaillée par tellement d’irrégularités, de fraudes et dysfonctionnements de toutes sortes devrait être purement et simplement annulée. Les « résultats » provisoires tant de la présidentielle que des législatives publiés par la CEI de Binguimalé ne correspondent nullement à la réalité. Chaque jour qui passe apporte son lot de révélations tout aussi surprenantes que scandaleuses qui sont autant de preuves établissant combien le travail préparatoire de ces élections a été bâclé parce que le président de la CEI était d’une nullité crasse.

Si les élections centrafricaines étaient crédibles, Bozizé lui-même ne serait point élu, surtout pas dès le premier tour. C'est tout à fait arbitrairement qu'il a orchestré la défaite de certaines personnalités politiques en vue en leur faisant attribuer des scores dérisoires afin de les humilier. Qui peut penser un seul instant qu'à la régulière, Bozizé pourrait l'emporter avec un tel score sur Me Nicolas Tiangaye dans le 4ème à Bangui ou Ndoutingai sur Emile Gros Nakombo à Berbérati ?

La prétendue élection, également dès le premier tour des législatives de sa femme Monique, de sa maîtresse Renée Madeleine Bafatoro qui selon nos informations, lui a fait du chantage en le menaçant de s’enfuir en France avec ses enfants si elle n’était pas elle aussi élue dès le premier tour à Carnot comme sa rivale Monique en banlieue de Bangui, de ses enfants Francis, Socrate, de sa sœur cadette Joséphine Kéléfio, de ses argentiers Sylvain Ndoutingai et Patrice Edouard Ngaissona, bref, tout son clan, ne trompe personne. Du jamais vu !

Pendant ce temps, Bozizé fait délibérément barrer le chemin de l’Assemblée nationale même aux grands partis de l’opposition de ce pays que sont le MLPC et le RDC. Ainsi on reviendrait purement et simplement au régime de  parti unique  pour lui permettre de faire modifier comme bon lui semble la Constitution afin de demeurer ad vitam aeternam au pouvoir en attendant de passer le flambeau à son fils Francis après sa mort. Un tel projet est tout simplement inacceptable et les Centrafricains réagiront inévitablement.

 

Rédaction C.A.P

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 03:38

 

 

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NIAMEY —9 fév 2011 (AFP)  L'ex-Premier ministre Hama Amadou, arrivé troisième au premier tour de l'élection présidentielle du 31 janvier au Niger, a décidé de soutenir l'opposant historique Mahamadou Issoufou au second tour le 12 mars, a annoncé mercredi son parti.

"Après une large consultation des militants de base, le Mouvement démocratique nigérien (Moden) choisit de soutenir M. Mahamadou Issoufou au deuxième tour de l'élection présidentielle du 12 mars", indique un communiqué du Moden.

Avec 19,8% des suffrages au premier tour, Hama Amadou fait figure d'arbitre du second tour.

Mahamadou Issoufou, candidat du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) et opposant historique au président Mamadou Tandja renversé par un putsch en février 2010, est arrivé en tête avec 36,06% des voix.

Il affrontera au second tour Seïni Oumarou, ex-Premier ministre de M. Tandja comme Hama Amadou. Candidat du Mouvement national pour la société de développement (MNSD) du président déchu, M. Oumarou avait recueilli au premier tour 23,2% des suffrages.

La présidentielle est destinée à rétablir un régime civil après un an de junte militaire dans ce pays parmi les plus pauvres du monde et placé sous la menace grandissante d'Al-Qaïda, qui y multiplie les rapts d'Occidentaux.

"Le PNDS fait partie de nos partenaires dans le combat pour la restauration de la démocratie", a expliqué devant la presse Hama Amadou, ex-dauphin de M. Tandja ensuite tombé en disgrâce.

Les partis de Mahamadou Issoufou et Hama Amadou avaient avec d'autres fait front commun en 2009 quand le président Tandja avait causé une grave crise en cherchant à se maintenir au pouvoir au terme de ses deux quinquennats légaux.

"Nous voulons pour ce pays un responsable capable de respecter la Constitution et les règles de la démocratie", a ajouté M. Amadou.

Il a dit "ne plus faire partie" de l'Alliance pour la réconciliation nationale (ARN), conclue avec cinq autre candidats, dont Seïni Oumarou, quelques jours avant le premier tour pour barrer la route à Mahamadou Issoufou.

Il y a eu "trahison" de "certains partis" au sein de l'alliance, a-t-il accusé, sans plus de précision.

MM. Amadou et Issoufou ont effectué ces derniers jours une tournée dans des capitales africaines et ont notamment été reçus ensemble par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, selon la télévision libyenne.

L'ex-colonel à la retraite Moussa Moumouni Djermakoye (3,95% au premier tour) avait assisté à l'entretien.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

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