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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 18:19

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 01 Avril 2011 13:52

Le manioc principal aliment de base consommé par les habitants d’Obo (extrême est du pays), se fait rare sur le marché. Le prix est passé de 1500 (environ 2,28 euros) à 3500 francs CFA (environ 5,33 euros) la cuvette. Cette situation fait que la population peine à s’alimenter.

Le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette ville en proie à l’insécurité provoquée par la rébellion ougandaise de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Koni explique : « Il est inutile de se rendre au marché, car même avec un peu d’argent on ne peut rien trouver pour remplir notre panier. La pénurie ne concerne pas uniquement le manioc, mais aussi les légumes. La botte de légumes est passée de 50 (environ 0,7 euros) à 100 francs CFA (environ 0,15). Il y a quelques mois elle était pourtant vendue à 25 francs (environ 0,03 euros) ».

Pour certains habitants, la principale cause de cette crise alimentaire découle du fait que « presque tous les points d’eau sont taris. Il est difficile dans ces conditions de ruisseler le manioc, encore moins irriguer le jardin ».

Plusieurs autres sources indiquent que tous les villages périphériques de Obo sont devenus déserts. Les populations ont fui les attaques de la LRA et se sont réfugiés en ville.  Dès lors, la filière agricole devient improductive.

 

Le Conseil de l’Ordre des avocats s’indigne des restrictions portées à l’exercice de sa profession

JDB, 01/04/2011 10h43

Le Conseil de l’Ordre des Avocats de Centrafrique s’est indigné des restrictions portées à l’exercice de la profession d’Avocats en Centrafrique. Le Conseil de l’Ordre a appris avec stupéfaction l’interdiction de sortie du territoire faite le 23 mars 2011 à l’Aéroport Bangui M’Poko à un de ses membres, en la personne de Maître Nicolas Tiangaye, Avocat et ancien Bâtonnier devant se rendre à N’Djamena au Tchad afin d’assurer la défense des intérêts de son client devant la Cour Commune de justice de la CEMAC, précise la déclaration.

Le Conseil de l’Ordre qui espérait enfin assister à une amélioration de la situation des droits de l’homme en République Centrafricaine et de la profession d’Avocat, garante desdits droits constate, pouvait-on lire dans cette déclaration que tous ces droits et principes garantis par la Constitution et les instruments juridiques internationaux ne cessent d’être menacés.
Le Conseil de l’Ordre des avocats du Centrafrique rappelle les cas du Bâtonnier, Maître Balemby Symphorien et Maître Hotto Blaise Fleury astreints depuis un certain temps à l’exil ou à la clandestinité, appelant ainsi au strict respect de la constitution et des lois en vigueur

 

 

Le personnel de la SOCATRAF en colère

Vendredi, 01 Avril 2011 13:53

Les employés de la Société Centrafricaine du Transport Fluvial (SOCATRAF) exigent le départ sans délais de leur directeur général ainsi que celui des services techniques. Ils ont organisé ce vendredi 1er avril une manifestation pour faire connaître ces exigences. Les employés réclament en outre une augmentation de salaire, et l’amélioration de leur traitement professionnel.

Pour se faire entendre, ils ont à cet effet investi, leur direction générale située au Port Amont au centre ville à Bangui, et empêché deux responsables de nationalité française, d’accéder à leur bureau.

Jean Claude KOSSI l’un des manifestants, a expliqué que leur mouvement résulte du non « respect » de plusieurs engagements par leur directeur. Selon lui, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est « le refus du DG d’autoriser le véhicule du service d’assister la famille d’un de leurs, décédé après 42 ans de service ».

L’autre point  concerne « la non ouverture de négociations à propos de la proposition d’augmentation de salaire à 25% au lieu de 2%, fixée par le leader de cette entreprise publique », indique-t-il.

Pour les manifestants, « seul le Ministère des transports peut apporter une solution à ce désaccord qui risque de perturber la navigation fluviale d’ici quelques temps ».

Signalons que la direction générale de la SOCATRAF ne s’est pas encore prononcée sur ces revendications  soulevées par  son personnel. Quant aux manifestants, ils se sont radicalisés. Dans une lettre envoyée au président François Bozizé dont Radio Ndeke Luka a obtenu copie, ils exigent tout simplement l’expulsion du pays de leur Directeur Général.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 18:06

 

 

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Ai- Rca- Vendredi, 01 Avril 2011 14:55 - Une  délégation d'observateurs de l'Union Africaine conduite par l'ancien Ministre d'Etat Boussoukou Bouba, venue à Bangui pour une mission d'observation des scrutins législatifs du second tour qui s’est tenu le 27 mars dernier  a été reçue en audience le  30 mars  par le président François Bozize.

Selon une source proche de la présidence, cette délégation venait  remercier le locataire du palais de la renaissance des mesures prises en vue de la tenue de ce second tour.

"L'élection s'est déroulée  dans un climat  apaisé. Nous exhortons les  responsables politiques de penser d’abord au pays et à son développement,  pour le bien-être  de nos enfants,  de nos petits-enfants,  et de nos arrières petits enfants",  a déclaré M Boussoukou Bouba au sortir de l'audience.

Avant de lancer un vibrant appel aux partenaires de l'Union Africaine "d'aider la République Centrafricaine à se développer après la période des élections que nous venons de traverser".

Selon l'envoyé spécial de l'Union Africaine, il est temps que tout le monde s'arme pour le développement de la RCA au lieu de recourir à d'autres subterfuges.

"Que tous ceux qui se disent cadres de ce  pays,  qu'ils soient du pouvoir ou hors du pouvoir, devraient maintenant s'atteler au développement de la République Centrafricaine",  a  conclu le représentant du président de la commission de l'Union Africaine Jean Ping.

Il convient de rappeler que, la délégation  est à sa deuxième mission d'observation des élections à Bangui.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Tous ces obscurs ex-ministres africains que l'UA recrute et ne cesse d'envoyer en mission en Centrafrique la représenter font des déclarations et des analyses qui ne tiennent pas du tout compte du hold-up scandaleux de Bozizé et Binguimalé et des Centrafricains qu'ils ont abusés lors de la parodie d'élections du 23 janvier 2011. De quel développement parle ce monsieur lorsque Bozizé qui ne cesse de parler de Kwa Na Kwa a voulu siphonner les fonds de l'USAID destinés au financement d'un projet routier qui devait générer 9000 emplois, comme l'a récemment révélé les câbles de Wikileaks.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 17:32

 

 

 

FDS-REBELLES-ABOBO-17-fevrier-2011.jpg

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 01 Avril 2011 13:48

 

La crise ivoirienne fait déjà des victimes au sein de la communauté centrafricaine présente en Côte d’Ivoire. Six personnes sont déjà mortes depuis le déroulement de ces évènements malheureux. Quatre d’entre elles ont été atteintes par des balles perdues alors qu’elles courraient trouver refuge à l’Ambassade de la République Centrafricaine à Abidjan. Les deux autres ont été retrouvées calcinés dans la rue. On ignore pour le moment dans quelles circonstances exactes elles ont été tuées

 

 Radio Ndeke Luka a pu révéler dans son journal de la mi-journée de ce vendredi 1er avril 2011, qu’une cinquantaine de Centrafricains ont réussi à se réfugier  à l’Ambassade centrafricaine à Abidjan. L’un d’entre eux, Fériole FEÏDANGARE, joint au téléphone  a indiqué que leurs conditions de vie à l’intérieur des locaux sont très critiques.

« Nous sommes privés de nourriture, d’eau et de lumière à l’Ambassade où nous sommes refugiés, avec enfants et femmes, sans secours et la situation reste tendue », a-t-il expliqué. Il a précisé qu’il n’y a avec eux aucun membre du personnel de l’Ambassade et « c’est la Croix rouge locale qui a transporté les cadavres à la morgue de l’hôpital de la capitale ivoirienne ».

Poursuivant ses explications, Fériole FEÏDANGARE a lancé un appel aux autorités centrafricaines à Bangui : « Nous attendons à bras ouverts l’aide du gouvernement centrafricain pour nous tirer de cette situation précaire. Nous souhaitons dans l’immédiat d’abord notre évacuation dans un pays voisin de la Côte d’Ivoire ».

La communauté centrafricaine en Côte d’Ivoire est forte de quelques milliers de ressortissants. Par elle, on trouve des étudiants, des hommes et des femmes d’affaires, et des travailleurs employés dans diverses structures privées du tissu économique ivoirien. Pour le moment l’appel de détresse lancé sur les ondes de Radio Ndeke Luka, n’a pas enregistré de réaction de la part des autorités à Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 01:02

 

 

 

Bozize KNK 

 

 

Binguis

 

 

La copie de l’explosif rapport de la Mission des Experts Electoraux de l’Union Européenne étant également parvenue à la rédaction de Centrafrique-Presse, celle-ci se fait le plaisir et l’obligation non pas de le publier in extenso mais de mettre à la disposition de ses fidèles lecteurs, ses principaux extraits. Le rapport présente le mérite de décrire par le menu comment la CEI de Binguimalé s’en est prise et a opéré pour donner la prétendue victoire à Bozizé dès le premier tour à la stupéfaction générale des observateurs et des Centrafricains.

Nos lecteurs ainsi que tous les démocrates et les Centrafricains qui le liront, s’apercevront en effet que le double scrutin qui s’est déroulé le 23 janvier 2011 n’aura été qu’une véritable plaisanterie et une parodie d’élections, à en juger par l’étendue de la fraude et des graves irrégularités qui les ont émaillées. Ils se feront une claire idée des diverses techniques et recettes de fraudes électorales mises en œuvre par la CEI de Binguimalé, tant à Bangui que dans les bureaux de vote des provinces.

Il s’agit effectivement de méthodes de fraudes dignes de vrais gangsters qui ont logiquement abouti à ce qui mérite amplement à juste raison d’être qualifié de hold-up électoral. Ils se rendront aussi aisément compte dans le détail que ce gigantesque dispositif et ce grandiose numéro de  prestidigitation de Bozizé avec son homme de main le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qu’il a imposé à la tête de la CEI, n’est pas, dieu merci, passé inaperçu, la preuve, ce rapport qui les met à nu et jette sur eux l’opprobre.

Tout cela rend d’autant plus illégitime le « président » Bozizé que sa malhonnêteté qui l’a conduit à voler le suffrage universel des Centrafricains ne peut qu’inspirer indignation et dégoût. Son empressement à organiser son « investiture » trahit fort bien son profond désarroi et le fait qu’il n’a pas la conscience tranquille. Le boycott par l’Union Européenne de cette tragi-comédie du 15 mars dernier appelée « investiture » est bel et bien à la hauteur de l’imposture. Il s’agissait d’un non-événement comme l’a si bien dit quelqu’un. Après la lecture de ce rapport, une seule idée vient à l'esprit : l'annulation pure et simple des résultats de cette grotesque mascarade électorale.  

Rédaction C.A.P

 

 

UE logo

Les principaux extraits de l’explosif rapport de la Mission des Experts Electoraux de l’UE

 "Dès le 28 janvier, une nouvelle méthode a été expérimentée : les commissaires de la CEI (majoritairement KNK) ont occupé la salle de dépouillement et ont effectué sans contrôle la « révision » et l’« approbation » des différents PV de la CEI hors la présence de l’opposition, des médias ou des observateurs nationaux.

Dans les jours qui ont suivi, les résultats provisoires « partiels » ont été dénoncés par RFI (dès le 5 février) puis par les partis de l’opposition, comme étant basés sur 72,67% des BV et non la totalité (soit 3356 BV comptabilisés sur les 4618) et comme étant entachés de fraude.

La CEI a proclamé les résultats des législatives le 6 février 2011. Un tiers des 105 sièges en lice ont été attribués dès le premier tour et se répartissent de la manière suivante : le parti présidentiel KNK emporte 26 sièges, 8 sont attribués à des candidats indépendants, dont la moitié est proche du KNK comme par ex. Aurélien Simplice ZINGAS ou Socrate BOZIZE) et un au MLPC parti d’opposition. On notera qu’un certain nombre de membres de la famille BOZIZE ont été élus députés dès le premier tour des législatives : outre le Président lui-même, élu dans le 4ème arrondissement de Bangui, ont été élus son épouse Monique (Bimbo 2), ses deux enfants Jean Francis (Kabo) et Socrate (Gambo), son frère aîné Jean Roger OUEFIO (Bossangoa 3) ainsi que sa soeur cadette Joséphine KELEFIO (Bossangoa 2) et son neveu le Colonel Sylvain NDOUTINGAI, actuel Ministre d’Etat en charge des Mines (Berbérati 1). La presse n’a pas manqué de qualifier l’Assemblée Nationale de « maison familiale » ou de « ferme Bozize » (Centrafric Matin du 8 février 2011) et de relever que l’Assemblée Nationale accueillera également « la maîtresse du Chef de l’Etat Mlle SAMBO BAFATORO Madeleine…miraculeusement donnée gagnante avec plus de 55% » dans la circonscription de Carnot 1 (cf. annexe sur les lourds soupçons de fraude pesant sur cette élection). Ainsi le « clan » BOZIZE est avec le KNK le grand vainqueur du 1er tour des législatives en emportant presque le quart (8 sièges) des 35 sièges attribués…

8.2. Des scrutins sujets à caution au regard des critères internationaux de sincérité, de transparence, d’équité et de régularité régissant les élections démocratiques

Alors que les observateurs nationaux et internationaux ont été quasiment unanimes à relever des irrégularités, le plus souvent attribuées sur un mode mineur à des difficultés logistiques (comme par ex. les retards pris dans l’acheminement du matériel électoral), les scrutins du 23 janvier 2011 semblent, au-delà des problèmes logistiques, avoir été marques par des irrégularités et des fraudes survenues à différents niveaux du processus électoral – du Bureau de vote à la CEI en passant par les Comités locaux- et commises par le parti dominant KNK et ses alliés.

L’analyse du déroulement des scrutins et les péripéties du dépouillement des votes mettent en évidence un certain nombre d’éléments qui, mis en relation, constituent un faisceau de présomptions de manoeuvres frauduleuses entravant la transparence et la régularité des opérations électorales :

L’annulation de fait par la CEI des résultats dans plus de 27% des Bureaux de Vote et la « réorganisation » de la cartographie des BV et de la « population » électorale

Révélée par RFI le 5 février 2011 sous le titre « La Commission Electorale n’a pas fait le plein des votes », l’absence de comptabilisation de 1262 bureaux de votes – une « omission » concernant 27,33% du nombre total des BV et dans lesquels étaient inscrits 466,525 électeurs, soit 25,55% du corps électoral- agite désormais la classe politique, ce qui a conduit le Président de la CEI à publier le 6 février 2011 un communiqué de presse précisant que la non comptabilisation des résultats de « plus de 1000 bureaux de vote » concerne des « résultats litigieux » qui « portent exclusivement sur le scrutin législatif dont le traitement est en cours » (souligné par nous) ; le communiqué de presse du Président de la CEI dressait l’inventaire des origines « diverses et variées » de ces litiges : « PV signés mais sans feuilles de résultats ou de pointage ; PV et feuilles de résultats non signés ; feuilles de résultats ou de pointage non signées ; feuilles de résultats ou de pointages ne portant pas le nom du candidat ;

feuilles de résultats ou de pointage portant les noms de candidats mais sans résultats par candidat ; PV vierge ou partiellement remplis ; feuilles de résultats et/ou de pointage sans procès-verbaux, etc.. La Commission Electorale en fait n’a pas communiqué « spontanément » sur ce que l’on peut considérer comme la fragilité majeure des scrutins du 23 janvier 2011, puisqu’elle a concerné plus d’un électeur centrafricain sur quatre, dont le vote n’a pas été pris en considération. Enfin, en précisant dans ce même communiqué que les résultats « litigieux » concernent « exclusivement le scrutin législatif », la position du Président de la CEI est absurde. Lorsque la presse centrafricaine, à la suite de RFI, a évoqué cette non comptabilisation de résultats électoraux, la CEI et les responsables (AT internationaux) du programme PACE n’ont pas fourni d’explication claire sur ce dysfonctionnement majeur.

C’est sans doute en raison de ce « précédent » que les résultats provisoires de l’élection législative ont été publiés le 6 février sans référence à des chiffres globaux - notamment sur le taux de participation, le nombre total de BV « compilés » et le taux de compilation ou encore le nombre des dérogations) chiffres au coeur de la polémique suscitée par la publication des résultats de la présidentielle. Par ailleurs les résultats du scrutin législatif ont été compilés au niveau des communes et non au niveau des centres de vote et des bureaux de vote, ce qui avait été le cas pour l’élection présidentielle. L’Union Européenne avait pu obtenir un CD préparé avec le concours de l’assistance technique internationale et recensant par bureau de vote les résultats électoraux dont les informations ont été strictement cantonnées à la CEI et n’ont fait l’objet d’aucune diffusion dans les médias. Cette attitude donne l’impression que la CEI ne veut pas donner d’information sur la ventilation des résultats électoraux par bureau de vote, parce que la diffusion de ces informations mettrait en évidence que les scrutins présidentiels et législatifs n’ont pas été effectivement tenus dans un nombre relativement important de BV figurant dans l’arrêté portant localisation des BV. La diffusion de ces informations mettrait en évidence que les PV « manquants » des BV concernent non seulement des circonscriptions marquées par une forte insécurité mais également des préfectures favorables à l’opposition, le meilleur exemple étant sans doute celui de l’Ouham-Pende, où les résultats de 47,39% des BV (représentant 90,657 électeurs, soit 49,95% des inscrits dans la préfecture) ne sont pas retracés dans la « compilation » des résultats effectuée par la CEI.

Une raison supplémentaire motivant très certainement l’opacité de la communication de la CEI sur cette question réside dans la « reconfiguration » de la cartographie et de la « population » électorale qui a été mise en évidence le jour du scrutin. De manière inexplicable au regard de l’impossibilité pratique qu’ont eu les électeurs d’exercer un quelconque recours en matière d’inscription ou de radiation sur les listes électorales (cf. ci-après point consacré à l’affichage des listes électorales), les effectifs des électeurs inscrits ont connu de très importantes variations dans nombre de BV. Dans plusieurs arrondissements de Bangui, le nombre d’inscrits dans différents BV a ainsi été largement supérieur à celui mentionné dans la data base GEOPLERCA de la CEI (aucun des 4618 BV « validés » figurant dans ce document n’affiche, conformément au code électoral des effectifs supérieurs à 700 électeurs). Sur la base des PV des BV obtenus de la CEI jusqu’au 30 janvier 2001 – le lendemain le Président de la CEI a interdit la transmission de tout copie des PV de résultats et qui concernaient 247 des 496 BV de Bangui, la MEE-UE a pu constater que 56 BV d’entre eux (soit 22,6%) dépassaient le seuil des 700 inscrits. Au total 15779 électeurs ont été ajoutés sur les listes électorales de la moitié des BV de Bangui avec des « pics » dans certains arrondissements en particulier dans le 4ème arrondissement (où François BOZIZE se présentait à la députation) : le BV 10 du Centre de Vote Ecole Notre Dame d’Afrique affichait par exemple un nombre d’inscrits de 1352 sur le PV des résultats soit 850 électeurs de plus que celui mentionné dans la data base de la CEI. L’échantillon dont disposait la MEE (6 BV sur les 78 de la circonscription), révélait un « surplus » de 1776 électeurs inscrits. Dans le 6ème arrondissement 12 des 60 BV dépassaient le seuil des 700 électeurs affectant principalement 8 des 20 BV de l’Ecole Pétévo.

Le rapprochement de ces données statistiques avec les résultats de la présidentielle, qui révèlent que dans la capitale, 22,78% des BV (113 sur 496) n’ont pas été comptabilisés, a conduit la MEE à formuler l’hypothèse que la CEI a « couvert » la fermeture délibérée le jour du vote d’un certain nombre de BV à Bangui ainsi que dans les circonscriptions proches de Bimbo et la « ventilation » d’une partie de leurs électeurs dans d’autres BV où leurs suffrages pouvaient s’avérer plus « utiles » pour faire pencher la balance en faveur des candidats de la majorité présidentielle…Une autre pratique également « couverte » par la CEI a sans nul doute été l’ajout de dizaines voire de centaines d’électeurs sur les listes électorales de certaines circonscriptions alors que ces électeurs figuraient déjà dans les listes électorales d’autres circonscriptions. Il est certain que de telles fraudes ont été rendues possibles à une grande échelle par l’existence de listes électorales manuelles (l’informatisation des listes électorales prévue par le Code électoral aurait rendu plus difficile de telles manipulations en raison de l’existence de logiciels permettant le «dédoublonnage» et l’apurement des listes) ainsi que par l’absence de leur affichage avant le scrutin.  

Le nombre très élevé de votes par dérogation

 

Au regard du faible taux de participation, on ne peut être que surpris de l’ampleur du nombre de votants par dérogation à la présidentielle – 47,120- soit 4,77% des suffrages exprimés, un chiffre qui, de manière « surprenante » pour des scrutins « couplés », est passée à 52,286 (soit 5,45% des votants) aux législatives. La Cour Constitutionnelle a dénombré 53,823 votants par dérogation au scrutin présidentiel. Le second constat que l’on peut faire est qu’environ 25% des votes par dérogation (11,894 pour la présidentielle et 12,788 pour les législatives…) sont intervenus dans la capitale et ils ont représenté 8,30% des suffrages exprimés soit le double de la moyenne nationale.

 

LE CAS DE L’ELECTION DE F. BOZIZE A LA DEPUTATION

 

Dans le 4ème arrondissement, où François BOZIZE se présentait à l’élection législative avec pour adversaire un candidat très bien implanté dans la circonscription (Me Nicolas TIANGAYE, Président du CRPS), il y a eu 4760 votes par dérogation à la présidentielle sur 25,888 votants et 6436 au scrutin législatif sur 28,486 votants, soit respectivement 18,38% et 22,80% des votants, sans doute le record national.

Le nombre de votes par dérogation dans le quatrième arrondissement représentait à lui seul la moitié du nombre total des votes par dérogation de Bangui…Si l’on rappelle ici les chiffres officiels de la CEI relatifs aux scrutins « couplés » des élections présidentielle et législative dans le 4ème arrondissement de Bangui c’est pour en souligner l’incohérence, d’ailleurs déjà mise en évidence dans son recours devant la Cour Constitutionnelle par Me TIANGAYE, distancé par son adversaire d’environ 2900 voix au scrutin législatif. Les résultats annoncés par la CEI supposent en effet que 1676 votants par dérogation ont délaissé le scrutin présidentiel pour se « concentrer » sur la seule élection législative. Une autre hypothèse qui a semblé plus réaliste à la MEE-UE est que le déséquilibre des votes par dérogation entre les deux scrutins visait à « garantir » la victoire de François BOZIZE sur son rival.

L’ampleur du nombre de votes par dérogation laisse en outre planer un sérieux doute sur le respect des dispositions de l’art.77 du Code électoral régissant le vote par dérogation. On relèvera sur la base des témoignages d’observateurs (ainsi que de la MEE), que les électeurs ayant voté par dérogation à Bangui ne semblent pas avoir présenté aux membres des BV leurs ordres de mission... Au regard de ces faits et des statistiques relatives au personnel des forces de défense et de sécurité (moins de 10,000 hommes), on peut conclure que la procédure du vote par dérogation a abouti dans nombre de cas à des votes multiples des forces de défense et de sécurité (en particulier la Garde présidentielle) en faveur des candidats de la majorité présidentielle.

 

· L’absence d’affichage des listes électorales avant le scrutin

Malgré l’exigence d’affichage au moins 60 jours avant le scrutin posée par le Code électoral (art.62 du Code électoral) afin de permettre aux électeurs de s’assurer qu’ils pourront exercer effectivement leur droit de vote, la CEI n’a pas fait l’effort requis pour garantir ce droit fondamental : les électeurs ont pu au mieux consulter les listes la veille ou le jour même du scrutin, ce qui n’a pas permis d’exercer de recours en rectification et a favorisé diverses manoeuvres frauduleuses (en particulier le vote multiple, déjà facilité par l’existence de cartes d’électeurs non sécurisées). Pourtant lors du Comité de pilotage du projet PACE du 29 décembre 2010, le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation avait annoncé que le gouvernement « prendra un arrêté dès le lendemain concernant l’affichage des listes » afin que celui-ci « soit effectif le plus rapidement possible »….

L’affichage très tardif des listes électorales a entraîné l’impossibilité pour nombre d’électeurs d’exercer leur droit de vote tout simplement parce qu’ils ne retrouvaient pas leur nom sur les listes électorales. En outre des erreurs de transcription, des omissions ou des ajouts ont été identifiées dans les listes électorales affichées le jour du scrutin.

· La localisation de nombre de BV dans les domiciles des chefs de village ou de quartier

La localisation de centaines de BV aux domiciles des chefs de village ou de quartier, qui constituent un rouage de l’administration territoriale, est traditionnelle en RCA, en dépit de son influence potentielle sur la liberté de choix des électeurs en raison de la proximité des chefs de village et de quartier avec le pouvoir politique. Le choix d’un lieu politiquement « neutre » pour exercer son devoir civique est désormais inscrit dans divers codes électoraux africains.

· Les conditions de désignation des responsables des bureaux de vote

Alors qu’il est précisé dans le Code électoral (art.63) que les membres de BVD doivent être désignés 45 jours avant le début de la campagne électorale sur la base de critères de compétence, d’intégrité morale et de civisme, dans les faits l’opposition n’a pas cessé de critiquer le mode de désignation des membres de BVD par une mission de représentants de la Coordination nationale appartenant à la majorité présidentielle et aux entités qui lui sont proches déployée en décembre 2010. Ce contrôle de la gestion des BV exercé par la majorité présidentielle s’est parfois traduit par l’impossibilité pour certains mandataires de l’opposition d’exercer le droit de contrôle des opérations électorales qui leur est reconnu par le Code électoral ;

· Le refus de communiquer copie des PV de résultats des BV aux représentants des partis politiques ou des candidats indépendants tant au niveau de la CEI qu’à celui des Bureaux de vote

L’affichage des listes électorales et la transmission de copies des Procès-verbaux (PV) de dépouillement des votes sont considérées comme des normes « standard » en matière de transparence des scrutins. Bien qu’expressément prévues par le Code électoral, elles n’ont pas été effectives lors des élections couplées du 23 janvier 2011, tant au niveau de nombre de BV qu’à celui de la Coordination Nationale de la CEI. Lors de leur conférence de presse commune du 7 février , les candidats PATASSE, NAKOMBO et ZIGUELE ont rappelé que leurs représentants, à l’issue du scrutin du 23 janvier 2011 avaient été « interdits d’accès ou chassés de la plus grande partie des bureaux de vote dans tout le pays. Là où ils ont pu nous représenter, les procès-verbaux leur ont été dans la plupart des cas purement et simplement refusés» .On rappellera également que le Président de la CEI a décrété à partir du 30 janvier un « embargo » sur la distribution de copies des PV des BV.

· Multiplicité des modèles de cartes d’électeurs ou de documents en tenant lieu (récépissés) non sécurisés

La multiplicité des cartes d’électeurs en circulation ou des documents qui en tiennent lieu de carte d’électeur informatisée ; carte d’électeur provisoire manuelle ; simple récépissé d’inscription rédigé sur papier libre- a privé les scrutins de toutes garanties de sécurisation, en ouvrant la voie aux votes multiples et à d’autres fraudes. Des stocks de cartes d’électeur ont été détournés au détriment de milliers d’électeurs qui ont dû se contenter de récépissés et autres « jetons ». De fait aucune comptabilité « officielle » n’a été tenue par la CEI sur le nombre de cartes d’électeurs manuelles ou informatisées qu’elle a réceptionné, cette absence de « traçabilité » ayant manifestement favorisé les votes multiples. Il existe pourtant des documents permettant d’avoir une idée plus précise du nombre de cartes d’électeurs commandées par la CEI. Le PNUD a ainsi reçu une liste le 1er octobre 2010 une liste relative au « Matériel électoral déployé pour le recensement électoral par la CEI » récapitulant les montants et quantités des cartes d’électeurs déployées pour le recensement : la CEI précisait ainsi avoir commandé et fait fabriquer 2, 405,000 cartes manuelles et 500,000 cartes informatisées (par les soins de la société « Empreintes »), soit au total 2, 905,000 cartes d’électeurs. En définitive ont été fabriquées un million de cartes d’électeurs supplémentaires par rapport au nombre des électeurs inscrits…On comprend donc difficilement comment certains électeurs ont dû se contenter d’un bout de papier manuscrit (récépissé) faisant office de « carte d’électeur »…Les chiffres ci-dessus permettent de comprendre que les stocks de cartes d’électeur circulant sur tout le territoire national n’étaient pas une fiction forgée par les partis d’opposition mais relevaient bien d’un système organisé de fraude…

· L’intrusion, selon les partis d’opposition, des forces de défense et de sécurité dans un certain nombre de BV

Parmi les incidents qui ont émaillé la journée du 23 janvier 2011, l’opposition a fait état de l’intrusion de membres des forces de défense et de sécurité dans nombre de BV en vue d’intimider les électeurs et de les amener à voter en faveur de la majorité présidentielle. (cf. par ex. le cas de Bossangoa, évoqué dans l’annexe du présent rapport).

 

· L’influence omniprésente des autorités administratives (représentées de droit par les sous-préfets dans les Comités locaux au titre de l’entité « Pouvoirs publics ») sur le processus électoral

La volonté des autorités administratives de peser sur l’issue des scrutins semble avoir été largement répandue ; les autorités en procédant à un mouvement de nominations à grande échelle dans le corps préfectoral intervenu peu de temps avant les scrutins du 23 janvier 2011 s’était assuré de gages supplémentaires en matière de loyauté et d’ « engagement » de cette catégorie de hauts fonctionnaires qui en raison de son appartenance à l’entité « pouvoirs publics » de la CEI et de ses démembrements ont exercé une influence très forte à toutes les étapes du processus électoral. Si l’activisme de certains membres du corps préfectoral a débouché comme à Bossangoa sur des voies de fait (cf. point précédent), il apparaît avoir inspiré ailleurs la « fabrication » d’affaires montées de toutes pièces comme celle concernant le candidat RDC Apollinaire M’BESSA dans la circonscription de Dede-Mokouba "

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 00:35

 

 

 

Tiangaye

 

 

FRONT POUR L’ANNULATION ET LA REPRISE DES  ELECTIONS 2011

  (FARE 2011)

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COMMUNIQUE DE PRESSE N° 01

 

L’Ancien Président Ange Félix Patassé avait été admis à la Clinique CHOUAIB en urgence à Bangui du 5 au 9 février dernier suite à une crise diabétique. Après son traitement, les médecins, faute de moyens d’exploration approfondie en Centrafrique ont conclu à une évacuation sanitaire dans un centre approprié à l’étranger pour y subir des soins complémentaires. Des démarches officielles ont été engagées auprès des autorités centrafricaines compétentes à savoir: le Président Bozizé par une correspondance en date du 17 février 2011; le Ministre de la Santé Publique Monsieur André Nalké Dorogo qui avait signé à cet effet la décision d’évacuation sanitaire en date du 21 mars 2011 après avis motivé de la Commission Technique d’Evacuation Sanitaire présidée par le Professeur Grézenguet.

L’Etat centrafricain n’ayant pas fait diligence pour ce déplacement, le Président Equato-guinéen, Son Excellence Téodoro OBIANG NGUEMA-BASOGO avait alors décidé d’envoyer un avion médicalisé afin d’amener le Président Patassé dans un centre de soin approprié répondant aux normes médicales internationales. A la surprise générale, le Président Bozizé avait refusé que les services compétents signent l’autorisation de survol et d’atterrissage de cet avion médicalisé le mardi 22 mars 2011.

Dans ces conditions, le Président Patassé avait décidé d’effectuer ce voyage à ses propres frais par un vol régulier de la compagnie aérienne Kenyan Airways qui devait  décoller de l’Aéroport International  Bangui-M’poko le mercredi 30 mars 2011  à 09h35.

La décision de  voyager par un vol régulier fait suite au message de l’Ancien Président Burundais BUYOYA venu à Bangui le 26 mars 2011 pour une mission d’information post-électorale selon lequel le Président Bozizé ne s’oppose plus à compter du 28 mars 2011 à l’évacuation sanitaire du Président Patassé et par voie de conséquence de l’ensemble des leaders politiques quant à leur sortie du territoire national.

Ce message, on ne peut plus clair du Président Bozizé transmis par l’Ancien Président BUYOYA a été reconfirmé le 29 mars 2011 à 10h30 au cours d’une audience en présence de tous les leaders de l’opposition et du Président Patassé. C’est ainsi que le mercredi 30 mars 2011, le Président Patassé ayant cru à  « la parole d’un officier général », de surcroît Chef d’Etat, s’était rendu à l’aéroport afin d’effectuer ce déplacement. Mais malheureusement, il a été refoulé comme un vulgaire personnage.

Le régime illégitime de Bozizé persiste dans les atteintes aux droits  humains pourtant garantis par la Constitution de notre pays et les instruments internationaux dûment ratifiés par la RCA. Les partis et associations politiques ainsi que la Coordination Nationale des Comités de Soutien au Président Patassé organisés au sein du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections  de 2011 (FARE-2011)

Ø  dénoncent fermement les multiples violations de la Constitution notamment les  atteintes à la liberté d’aller et de venir garantie à tout citoyen

Ø  condamnent vigoureusement l’interdiction arbitraire faite au Président PATASSE d’aller se soigner

Ø   Rend Monsieur François Bozizé personnellement responsable de ce qui adviendrait au Président Patassé;

Ø  appellent enfin  tous les démocrates centrafricains et tous les amis de la Centrafrique de se mobiliser afin de barrer la route à la dictature imposée par un régime illégitime au peuple centrafricain.

Fait à Bangui, le 30 Mars 2011.

Pour le FARE-2011

 

   Le Porte- Parole

Maître Nicolas TIANGAYE

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 22:42

 

 

 Bozizé KNK  Catherine-Asthon.jpg

 

 

UE-logo.JPG

 

 

UNION EUROPÉENNE                                                  

 

Bruxelles, le 27 mars 2011

A 127/11

 

Déclaration de la porte-parole de Catherine Ashton,

Haute Représentante, sur les restrictions de liberté de circulation en République centrafricaine

 

 

La Porte-parole de Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission, a fait la déclaration suivante aujourd’hui :

 

"La Haute Représentante suit avec préoccupation l'évolution de la situation en République centrafricaine, notamment les restrictions qui sont appliquées à la liberté de circulation de certains membres de l'opposition et les cas de détention arbitraire qui ont été signalés.

 

Elle rappelle que conformément aux obligations internationales, notamment celles qui découlent du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qu'elle a librement ratifié, ainsi que de la Charte africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, la République centrafricaine est tenue, au même titre que tout autre État partie, de respecter les droits fondamentaux de l'ensemble de ses citoyens.

 

La Haute Représentante exhorte les autorités centrafricaines à mettre tout en oeuvre pour que la liberté de circulation soit pleinement garantie et pour libérer les personnes contre lesquelles aucune charge n'a été retenue."

 

 

 

P R E S S E

 

POUR PLUS DE DÉTAILS:

 

 

Michael Mann +32 498 999 780 - +32 2 299 97 80 - Michael.Mann@ec.europa.eu

Maja Kocijancic +32 498 984 425 - +32 2 298 65 70 - Maja.Kocijancic@ec.europa.eu

 

COMM-SPP-HRVP-ASHTON@ec.europa.eu

www.eeas.europa.eu

 

 

FR

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 16:51

 

 

Bozizé Y

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 31 Mars 2011 13:28

« Avec la fin des élections en Centrafrique toutes les restrictions de voyage sont levées. Quiconque peut aller et venir comme il le désire à l’intérieur comme à l’extérieur du pays ». Ainsi s’est exprimé ce jeudi 31 mars 2011, Fidèle Gouandjika sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

Le  ministre et porte-parole du gouvernement centrafricain réagissait ainsi à la 2ème interdiction de sortie faite la veille, à l’ex président Ange Félix Patassé. L’ancien président, battu lors des élections présidentielles de janvier dernier devait se rendre en Guinée Equatoriale  pour des raisons sanitaires. Il a été empêché de prendre l’avion à l’aéroport Bangui M’Poko par les services de sécurité.

Selon Fidèle Gouandjika, pendant le processus électoral, « toute personnalité politique de tous bords, civile ou militaire, pour sortir du pays devait détenir une autorisation spéciale ». A présent « des dispositions nécessaires sont en train d’être prises par le gouvernement pour une évacuation sanitaire digne de ce nom ». Il explique par ailleurs que « c’est le trésor public qui se chargera de régler toutes factures inhérentes au déplacement de Patassé plutôt en France, à l’Hôpital Val-de-grâce à Paris au lieu de la Guinée Equatoriale ».

Le porte-parole du gouvernement est revenu sur les restrictions apportées aux déplacements des chefs de file de l’opposition centrafricaine au cours des derniers mois. Il  révélé que le gouvernement a bien « délivré en pleine élection des autorisations de sortie à des leaders politiques tels que Jean Luc Mandaba secrétaire général du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MPLC) et Blaise Nakombo candidat aux législatives sous l’étiquette du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)».

Mais pour lui, « Maitre Nicolas Tiangaye porte-parole du Collectif des Forces du Changement (CFC) et Martin Ziguélé arrivé 3ème à la dernière présidentielle font toujours semblant de voyager pour attirer l’opinion sur eux ».

 

NDLR : Le porte-parole du gouvernement de Bozizé se moque vraiment du monde. Les prétendues prises en charge par le trésor public des factures de soins médicaux des personalités centrafricaines à l'hôpital parisien des armées du Val de Grâce, Jean Paul Ngoupandé, toujours Conseiller spécial de Bozizé et le défunt président André Kolingba et sa veuve Mme Mireille Kolingba, en savent quelque chose. Ange Félix Patassé qui avait déja séjourné à l'hôpital du Val de Grâce en 1990 - 1991 après son premier exil togolais ne se fera sans doute pas prendre au piège des balivernes de Fidèle Ngouandjika.     

 

Le PJPD appelle à l’apaisement

Radio Ndéké Luka Jeudi, 31 Mars 2011 13:33

Les leaders de jeunesse rassemblés au sein du Pacte de la Jeunesse pour la Paix et le Développement (PJPD) revendiquent la place qui leur revient dans le second quinquennat qui commence de François Bozizé, Président réélu de Centrafrique. Ils ont débattu de la question à M’Baïki (sud de la RCA), la semaine dernière et dont compte-rendu a été fait à la presse mercredi 31 mars 2011, à Bangui. La jeunesse, la classe politique centrafricaine et, la communauté internationale ont constitué les points à l’ordre du jour.

Dans son adresse, Adramane Baron Coordonnateur du PJPD demande une « réelle prise en charge » des jeunes pour qu’ils soient véritablement des acteurs de développement. « La jeunesse ne veut plus être prise pour bouclier, exige une condition de vie descente et s’oppose à la manipulation », indique Adramane.

A l’endroit de la classe politique centrafricaine, ces leaders de jeunesse interpellent les responsables politiques « à privilégier la culture de l’alternance politique ». « Aucun pays ne peut se construire dans la guerre et demandons la paix pour l’essor de notre nation », souhaitent-ils

Mais ils n’ont pas aussi manqué de s’adresser à la communauté internationale. S’appuyant sur le rapport de l’Union Européenne relatif aux élections couplées du 23 janvier 2011, ces jeunes en appellent à la franchise dans les relations RCA/Communauté internationale.

Le leader du PJPD affirme ne pas « comprendre » que l’UE, à l’instar des autres organisations internationales « ait publiée un rapport mitigé contrairement au premier sur ces élections ».

Cette mise au point des leaders du PJPD s’inscrit dans le cadre de la crise postélectorale née de la réélection contestée de François Bozizé en janvier dernier, à la tête de la République Centrafricaine.

 

NDLR : Cette pauvre jeunesse embrigadée dans le KNK fait pitié. Elle n'a malheureusement aucune conscience de la réalité de la situation dans laquelle Bozizé et son clan de prédateurs ont plongé le pays. Rien que l'entrée massive à l'assemblée nationale deJean Roger Ouefio son grand frère, de Joséphine Kéléfio sa soeur cadette, de Monique son épouse, de Renée Madeleine sa maîtresse favorite, de Francis et Socrate, ses enfants, de son neveu Sylvain Ndoutingai et Patrice Edouard Ngaissona, bref, de tout le clan familial de Bozizé, devrait interpeler tous les jeunes centrafricains et les conduire à se bposer les bonnes questions au lieu de se laisser mener par le bout du nez par la phraséologie démagogique du pouvoir.  

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 16:44

 

 

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Ai- Rca- Jeudi, 31 Mars 2011 10:53 - Pendant plus de 72 heures, la ville de Bambari a été victime d’une pénurie d’eau du fait que la société de Distribution d’Eau en Centrafrique (Sodeca) n’arriverait plus à satisfaire les besoins de sa clientèle.

Cette situation a suscité la dénonciation du Sous-préfet de la localité par ailleurs Préfet par intérim de l’Ouaka. Ernest Guerekopiamon n’a pas caché sa surprise « Je suis moi-même très étonné. Parce que par le passé, la ville de Bambari avait connu une pénurie d’eau potable et je me suis rapproché des techniciens qui m’ont mené  en bateau : fuites par ci, manque de produits par-là, pénurie de carburant, etc.  Moi n’étant pas de la matière,  je ne puis que croire  cela ».

Il a balayé d’un revers de la main toutes les raisons évoquées par la Sodeca, notamment celle relative à la pénurie de carburant. « Si le personnel de  la Sodeca de Bambari évoque comme raison, le manque de carburant, je ne comprends pas. Parce que la Ministre de Tourisme Solange Pagonendji Ndakala a remis à cette société  1000 litres de Gas-oil. Dans ce cas ce problème de pénurie ne devrait pas se poser ».

Pour lui, il s’agit ni plus, ni moins d’une malhonnêteté « C’est de la malhonnêteté pure et simple.  Avec les 1000 lites de carburant,  la Sodeca devrait fonctionner au moins pendant 10 jours.  Mais  que s’est –il passé justement pour que Bambari n’ait plus d’eau potable ? ». Les 1000 litres offerts devaient servir d’appoint pour que l’agence de la Sodeca de Bambari fonctionne normalement ce d’autant plus que les factures payées entre temps devaient servir à faire des provisions de carburant, des produits de traitement de l’eau et à résoudre divers autres problèmes quotidiens.

Parce que garant du bien-être des populations de Bambari et du département de l’Ouaka, M. Guerekopiamon entend convoquer dans les prochains jours les techniciens afin qu’ils s’expliquent sur cette situation, une convocation qui sera suivie d’une descente sur le terrain dans le but de se rendre compte de la réalité sur le terrain.

« Ne dit-on pas que l’eau c’est la vie. Si Sodeca ne fonctionne pas la population va boire de l’eau souillée avec toutes ses conséquences qui sera responsable ? » a-t-il conclu.

Pour Victor Mayevosson, le chef de centre de la Sodeca, celui-ci ne fonctionne qu’avec les recettes collectées et s’il se trouve qu’il n’y a plus d’argent pour acheter du carburant, le centre s’arrête «  Pendant ces dernières 72 heures si la population de Bambari n’a pas eu d’eau potable, c’est parce qu’il n’y a pas de carburant. Mais c’est seulement pendant la journée de  dimanche qu’il n’y avait pas d’eau parce qu’on n’a pas travaillé » a-t-il justifié, poursuivant que « le lundi nous avons fait un peu de recette pour payer du carburant et depuis ce jour jusqu’à 22 heures et même ce matin du mardi 29 mars il y a de l’eau potable dans la ville ».

Parlant du problème des 1000 litres de carburant offerts et évoqués par le Sous-préfet  « qui, selon lui, ont été donnés depuis mars 2010 et gérés par le préfet de la Ouaka Mme Lydie Marthe Yangba. Le préfet me donnait l’autorisation chaque fois que le besoin se fait sentir, de prendre 200 litres»

Jointe au téléphone,  Mme Marie Francine Baninga, Maire de la ville de Bambari a confirmé la pénurie « C’est vrai que pendant trois jours la population de Bambari vivait sans eau potable. J’ai été moi-même vérifié et interrogé le chef de centre de Sodeca».

Elle s’est à son tour insurgée contre les mauvaises pratiques du personnel de la société de distribution d’eau potable «  Ce que fait Sodeca de Bambari dépasse notre entendement.»

Une situation bien grave qui met en péril la vie des populations qui, en période de pénurie se ravitaillent n’importe où et n’importe comment au risque d’attraper des maladies liées à l’eau souillée.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Voilà un secteur, celui de l'eau, où depuis que Bozizé et Ndoutingai sont au pouvoir, ils sont incapables d'apporter le moindre début d'un commencement de solution, préférant surtout s'occuper de faire de la prédation dans le secteur minier tout en sèmant la famine et la désolation dans les zones minères. 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 16:41

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 31 Mars 2011 13:32

815 militaires et gendarmes centrafricains admis à la retraite, sont montés au créneau pour revendiquer du gouvernement le versement d’une partie  de leurs dus. Ils  ont pris d’assaut le siège de l’Union Européenne (UE), et exigé la somme de 19.650 000 francs CFA par retraité.

Les soldats ont déclaré : « nous sommes devenus des incapables au plan social. Nous ne pouvons plus prendre en charge nos familles. Certains d’entre nous végètent dans la misère, d’autres ne sont plus de ce monde parce qu’ils n’ont pas pu se soigner quand ils étaient malades ».

« Si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités, nous allons passer à une vitesse supérieure », a martelé l’un des délégués Armand Kéko.

« Nous avons essayé d’entamer des négociations au niveau du Médiateur de la République, au niveau de l’Union Européenne, avec le Ministre délégué de la défense, mais il n’y a pas eu une suite favorable », a encore indiqué le délégué Armand Kéko. Pour lui les sommes versées par l’Union Européenne pour les payer, ont été détournées au niveau du Ministère de la défense. Ce que personne n’ose dire haut.

Selon les manifestants, s’ils choisissent de se réunir devant l’UE, c’est pour qu’ils soient vite payés parce que, selon eux, « ce que l’UE a donné au Gouvernement pour nous, ça nous concerne pas. », disent-ils.

Interrogé sur la question, l’ambassadeur de l’UE en poste à Bangui, a affirmé que « les fonds ont été versés dans leur intégralité au Gouvernement centrafricainNous avons remis l’enveloppe au Ministre délégué à la défense nationale et chaque retraité militaire ou gendarme devrait percevoir 19.580.000 FCFA », a-t-il expliqué aux délégués des militaires retraités qu’il a reçus à deux reprises.

Toutefois, du côté du Ministère de la défense, c’est le flou total, car le Ministre délégué refuse de s’exprimer sur la question.

Ces mesures d’accompagnement concernent tous grades confondus des militaires et gendarmes admis à la retraite. Il s’agit des arriérés cumulés pendant deux régimes successifs, à savoir celui de l’ancien président Ange-Félix Patassé et de l’actuel Président François Bozizé. Le Gouvernement leur avait payé dans un premier temps 10 mois d’arriérés. Depuis lors, plus rien n’est fait.

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 23:48

 

 

Deby-et-Khadafi.jpg

 

Un porte-parole des insurgés a affirmé que le retrait ce mercredi des rebelles de certaines villes de la côte Est s'expliquait par le fait qu'ils étaient confrontés à une force formée de milliers de membres de la garde républicaine tchadienne. «Nous avons trouvé que la meilleure réponse était d'opérer un repli tactique afin que nous puissions établir une meilleure stratégie de riposte», a-t-il poursuivi.  Selon lui, cette force comprend entre 3 200 et 3 600 hommes lourdement armés.

Source : www.leparisien.fr 31.03.2011, 00h16

 

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