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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 00:43

 

 

 

fric en CFA

 

 

Selon des informations recoupées et dignes de foi, la dernière et récente mission effectuée à Bangui par le Fonds Monétaire International (FMI), de sérieux dérapages financiers qui s’élèvent à 49 milliards de F CFA (75 millions d’euros environs) qui correspondraient à des sorties de fonds du trésor sans justification plausible ont été mises à jour. Cette grave hémorragie aurait été en partie reconnue par les autorités de Bangui comme découlant des frais inhérents à la tenue des dernières élections qui ont abouti au hold-up de qui l’on sait. Un diplomate d’une chancellerie occidentale de la place ayant requis l’anonymat qui s'est adressé à notre source a parlé lui, de "sorties de fonds du Trésor sans justificatifs" qui seraient de  l’ordre de 58 milliards de F CFA (88,5 millions d’euros environs). Toujours selon notre source, le diplomate occidental aurait averti que « les conséquences seront graves pour le pays ».  

Quoi d’étonnant à cela lorsqu’on enregistre semaine après semaine, mois après mois les livraisons à Bangui d’importants quantités d’armes de guerre achetées par Bozizé en provenance d’Afrique du Sud, de Chine et d’Ukraine et on ne sait encore d’où, par conteneurs entiers en fret cargo ou par route en convois venant de Douala. D’où provient tout l’argent qui permet tous ces achats d’armes ? On a maintenant la réponse à cette question. Il s’agit bel et bien des sorties intempestives d’argent du Trésor public national. On peut aussi expliquer ainsi la recrudescence actuelle de mendicité de Bozizé auprès de certains chefs d’Etat.

Il est évident que les armes de guerre, cela coûte cher. Pour qu’un pays comme la RCA se permette d’en faire l’acquisition à tour de bras comme le fait Bozizé, il faut avoir un portefeuille solide et bien garni. On a récemment appris l’achat d’hélicoptères ukrainiens après un long séjour parisien controversé de son fils Francis à cet effet. On comprend aussi pourquoi Bozizé a toujours tenu à être lui-même ordonnateur et payeur des dépenses publiques de l’Etat. Comme nulle part au monde, c’est lui qui préside personnellement les comités de trésorerie et autorise ou non le paiement des moindres dépenses. Si le FMI constate à présent des trous injustifiés dans les caisses du trésor, c’est à Bozizé qu’il faut naturellement demander les comptes et de produire les justificatifs.

Un an avant le déroulement des dernières élections en Centrafrique en novembre 2010, le FMI avait fait virer une cagnotte de 26 milliards de F CFA via la BEAC au trésor national. Cette manne a rendu fou Bozizé qui avec le ministre des finances Albert Besse, a essentiellement utilisé cet argent pour acheter la conscience des Centrafricains ainsi qu’à acquérir à Dubaï et au garage CFAO à Bangui, une grosse quantité de véhicules tout terrain destinés à faire sa campagne électorale et celle de son parti le KNK. A présent le réveil est brutal avec la découverte de l’étendue des dégâts. Centrafrique-Presse avait dénoncé à l’époque cette folie et ce grotesque détournement de fonds publics pendant que le FMI encensait les autorités de Bangui et leurs prétendus efforts d’assainissement des finances publics tout en leur délivrant d’incompréhensibles satisfécits.

 On ne peut que légitimement s’interroger sur la part de responsabilité qui incombe au FMI dans cette situation quant à son attitude de complaisante avec un pouvoir dont la mauvaise gouvernance et le sens aigu de prédation crèvent les yeux et devraient inciter à davantage de fermeté à son égard. Comment peut-on décemment continuer à déverser des fonds sur un tel régime et chercher à conclure des programmes avec lui ! L’Union Européenne qui a mis plusieurs millions d’euros dans le financement des élections en Centrafrique croyant contribuer au renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit dans ce pays s’est aperçue tardivement que son argent a plutôt permis la réélection d’un dictateur sanguinaire et s’en mord à présent les doigts.

 

Si les importantes sorties de fonds du trésor par le pouvoir de Bozizé sont injustifiées, en revanche, les récentes manifestations des Centrafricains pour exiger un minimum d’amélioration dans leurs conditions d’existence le sont amplement. Depuis que Bozizé a prétendu avoir remporté les dernières élections présidentielles, on enregistre et on assiste à l’expression quasi systématique du sentiment de révolte des Centrafricains qui n’hésitent plus et n’attendent pas les mots d’ordre des partis politiques de l’opposition pour descendre dans la rue et dresser des barricades ou brûler des pneus dans les rues pour exprimer leur profond mécontentement vis-à-vis des autorités du pays et leur mauvaise gouvernance.

On l’a déjà noté avec la marche à Bangui des médecins et aussi des habitants de la ville d’Obo pour protester contre l’assassinat du médecin-chef de cette ville par les bandits criminels de la LRA. On l’a vu aussi après la découverte au quartier Kina des corps de deux garçons tués par un musulman tchadien puis peu après à Bouar contre les incessants crimes commis par les éléments de la garde présidentielle.  Ensuite, les délestages chroniques dans la fourniture du courant électrique et de l’eau potable ont aussi donné lieu à de graves incidents dans la capitale courant juin dernier. Hier encore, de graves inondations suite à des pluies torrentielles ont détruit plusieurs maisons d’habitation dans certains quartiers de Bangui et ont également donné lieu à des manifestations de colère dans les rues. Cette expression populaire de colère vise évidemment le pouvoir et est une donnée nouvelle majeure qui traduit indiscutablement le frachissement d'une nouvelle étape dans la prise  de conscience des Centrafricains dont il faut naturellement se féliciter et se réjouir.  

 

Rédaction C.A.P   

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 00:38

 

 

 

 

fric-en-CFA.jpg

 

 

Le dossier de la soustraction par l’ex-ministre Simplice Zingas d’une somme de 20 millions de F CFA sur un total de 100 millions de F CFA devant revenir à Cyriaque Dussey de REGICA a été dernièrement étalé dans la presse nationale. Il donne quelques précieuses indications sur la façon de procéder de cette bande de rapaces dénommée le « groupe du Darfour », selon la description qu’un habitué du régime nous a dressée. Ces membres ne sont autres que Simplice Zingas, Désiré Kolingba, Abdallah Kadre, Ngombé-Ketté, Thierry Maléyombo,  Anicet Parfait Mbay et Fidèle Ngouandjika. Ces derniers temps, il ne se passe pas de jour où la presse ne révèle des affaires de détournement selon la technique bien connue de surfacturation impliquant notamment de gros bonnets du régime. Ce n’est pas par hasard si l’ancien ministre des Télécommunications Thierry Maléyombo est régulièrement convoqué pour être auditionné à la Section de Recherche et Investigation (SRI) de la gendarmerie.   

Leur technique de prédilection consiste en effet à gonfler artificiellement le devis de prestation que doit payer le Trésor donc l’Etat du montant que les protagonistes de l’affaire comptent se partager.   C’est sans doute ainsi que Désiré Kolingba a dû écrire à Abdallah Kadre une lettre dont les journaux ont publié copie, pour prier son collègue des finances et du budget de faire décaisser le règlement de la facture de REGICA. Abdallah Kadre, au lieu de faire effectuer un virement bancaire au profit de REGICA a fait payer en espèces 100 millions à Zingas, au lieu de Cyriaque Dussey. Pourquoi ? Parce que, ce sont les membres du groupe du Darfour comme l'ancien maire Daniel Nzéwé qui est un jeune membre de la jeunesse du PNCN que Cyriaque Gonda avait fait naguère travailler chez l’opérateur de téléphonie Moov.

 Cet opérateur de téléphonie avait déposé une plainte contre Daniel Nzéwé pour un détournement d'une valeur de 20 millions. Depuis trois ans, le dossier a été bloqué par l'ancien procureur devenu ministre de la justice et de la moralisation, sans doute pour faire plaisir à Cyriaque Gonda. Or curieusement, ce même Daniel Nzéwé sera recruté par Thierry Maléyombo d'abord comme directeur commercial puis président du comité de gestion de la SOCATEL sur instruction de Cyriaque Gonda. Quatre mois après, Daniel Nzéwé se retrouve arrêté et mis en geôle à la SRI pendant trois mois, accusé encore de détournement par ce même Thierry Maléyombo. Pourquoi Daniel Nzéwé a bénéficié ensuite d’une liberté provisoire ? Parce qu'il a simplement menacé de faire de se mettre à table et de parler. « On m'a fait venir à la SOCATEL pour couvrir les détournements opérés par Thierry Maléyombo et sa clique » a-t-il menacé.

Le système est d’une simplicité biblique. Thierry Maléyombo et Abdallah Kadre siégeaient dans un comité prétendument de gestion et de redressement de la SOCATEL avec Bozizé comme président, et ce comité décide d'octroyer 150 millions de F CFA de subventions à la SOCATEL. Ensuite Abdallah Kadre, grand argentier de son Etat, entre en ligne et fait virer 200 millions de F CFA sur un compte de la SOCATEL. Le travail de Daniel Nzéwé consistait à faire sortir 50 millions de F CFA en espèces pour les remettre à Thierry Maléyombo. Nzéwé l'a fait une fois mais la seconde fois, il a exigé une décharge de Maléyombo, ce que ce dernier refuse de faire. C'est ainsi qu'Abdallah Kadre entre en jeu et appellle Nzéwé dans son bureau pour le persuader, et l'encourager à réaliser l'opération, sauf que cette fois-ci, Nzéwé empoche pour lui-même la totalité de la somme, faute de décharge de Thierry Maléyombo. Celui-ci furieux, fait arrêter Nzéwé à la SRI pendant trois à quatre mois, et Firmin Feindiro qui est un maillon important de ce système, est contraint de le remettre en liberté conditionnelle. De vrais gangsters en groupe et agissant comme une véritable mafia.

Quant à Anicet Parfait Mbay, l'autre membre de cette clique, un dossier très compromettant sur lui se trouve en justice depuis belle lurette et pourrait refaire surface ces jours-ci.  Il a flairé qu'il pouvait s'en mettre plein les poches avec le BARC, une société sous la tutelle de son ministère. Sa cupidité l'a donc  conduit à démettre le DG du BARC, à dissoudre le conseil d'administration, et à faire mettre aussi sur pied comme Maléyombo à SOCATEL, un comité provisoire de gestion d'une durée de six mois. Quatre mois plus tard, ce comité dit provisoire est toujours en place, gère la société malgré plusieurs arrêts du Conseil d'Etat. Qu'y a-t-il de surprenant que son nom soit aussi cité comme étant un des receleurs des panneaux solaires volés à la SOCATEL par le directeur commercial de cette société actuellement arrêté et en détention à la SRI.

Pour bien manger, le président du fameux comité de gestion, c’est à dire le ministre d'Etat lui-même, crée de toutes pièces un marché de 850 millions de F CFA pour la réfection du bâtiment du BARC. En réalité, il a juste fait faire la peinture, changer les carreaux, les sanitaires, et d'autres bricoles de ce genre dont le coût réel ne dépasse pas 200 millions de F CFA. Ce dossier est toujours pendant au niveau de la justice et Bozizé en est pourtant bien informé mais joue les ignorants car lui et Mbay se tiennent par la barbichette.  C'est le système que Thierry Maléyombo a utilisé à la SOCATEL ainsi que l'artiste Fidèle Ngouandjika  avec l'huilerie de Bossongo. Partout où la bande du groupe du Darfour passe, plus rien ne pousse. Telle est un peu leur devise.

Visiblement, la récréation continue, n’en déplaise à Bozizé !

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 23:19

 

 

 

 

Bozize-15-mars-2011.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 17 Juillet 2011 11:26

S’agit-il d’une simple éclaircie ? Est-ce  un feu de paille ? Ou alors un signal fort envoyé à des destinataires qui sauront le décrypter ? Le président centrafricain a posé récemment plusieurs actes dont on attend de savoir s’il s’agit de la poudre jeté aux yeux des observateurs, des partenaires et surtout de l’opinion.

Le maire de Bangui, ami et compagnon de la première heure, Jean Barkès Gombe-Ketté a été remplacé. Le capitaine Eugène Ngaikoisset, surnommé le "boucher de Paoua" (ville du nord-ouest de la Centrafrique) par l'opposition, a été dégradé au rang de lieutenant. Le directeur de la presse présidentielle, Javon Papa Zama, s’est retrouvé, jeudi 8 juillet 2011, à la célèbre SRI (service de recherche et d’investigation) de la gendarmerie. Tous ces trois personnages ont un dénominateur commun en 3D. Ce sont tous des proches du chef de l’Etat centrafricain. On leur reproche des indélicatesses et enfin, ils sont tous en disgrâce sur instructions personnelles de leur mentor supposé.

L’ex maire de Bangui n'a pas été élu mais nommé président de  la délégation spéciale par le président centrafricain depuis l'accession au pouvoir de François Bozizé au pouvoir en 2003 par un coup d'Etat. Remplacé par le directeur financier de la mairie Nazaire Guénéfé Yalanga, M. Gombe-Ketté a affirmé  qu'il quittait son poste de manière volontaire: "Je travaille depuis 7 ans à la tête de la municipalité. Je me sens fatigué, je veux prendre un peu de repos. Je reste à la disposition du chef de l'Etat s'il veut faire appel à moi". Toutefois, plusieurs sources proches de la présidence affirment que M. Gombe-Ketté a bel et bien été "limogé".

Quoiqu’il en soit, la nouvelle du départ du maire Ngombé Ketté après avoir dirigé pendant 8 ans, l’équipe municipale a surpris plus d’un à Bangui. Que s’est-il donc passé ?

On rappellera qu’au début du mois de juin 2011, le tout nouveau ministre de l’administration du territoire, le Pasteur Josué Binoua, à l’occasion d’une visite de prise de contact à la Mairie de Bangui, avait ouvertement accusé le maître des lieux, de se livrer à une « gestion opaque » et indiqué qu’il mettrait fin à ce qu’il qualifiait de « dérives ». Ngombé Ketté était depuis lors sur une pente glissante.

Plusieurs observateurs à Bangui sont convaincus que le Pasteur Binoua, un autre proche du président centrafricain, n’aurait jamais « défié » ainsi l’ex-maire, sans le feu vert du locataire du Palais de la Renaissance. Pour eux, les propos surprenants tenus par le ministre dans l’enceinte même de la Mairie, marquaient le début de « la mise à mort » du tout-puissant maître des lieux.

Quant au capitaine Eugène Ngaïkoisset, compagnon d’armes du chef de l’Etat centrafricain et « libérateur », il a été mis aux arrêts de rigueur sur instruction du président François Bozizé. L’intéressé a rendu visite à Radio Ndeke Luka pour démentir les rumeurs sur sa prétendue évasion et expliqué qu’il avait décidé de rentrer chez lui quand, le mercredi 6 juillet 2011, il a entendu lire sur les ondes de la radio nationale, un décret présidentiel qui le rétrogradait au grade de sous-lieutenant. Il refusait une double sanction : être mis aux arrêts et rétrogradé.

L’ex-capitaine aurait giflé un élément de l’armée française, suite à un banal accident de la circulation sur l’avenue des Martyrs à Bangui. Eugène Ngaikoisset est aujourd’hui l'un des éléments de la garde présidentielle les plus réputés du pays.  Il est surnommé le "boucher de Paoua" par l'opposition en raison de son action contre les rébellions dans le nord-ouest du pays, près de Paoua, la région natale de l'ancien président Ange-Felix Patassé, décédé cette année et que le président Bozizé avait renversé en 2003.

Quid du journaliste Javon Papa Zama, directeur de la presse présidentielle ? Il s’est retrouvé à la SRI sur instructions expresses du président Bozizé. Ce dernier, furieux, venait de découvrir une indélicatesse de son collaborateur. Alors que ce dernier était chargé de remettre à « Sendagui Musica » l’orchestre des étudiants de l’Université de Bangui, une enveloppe contenant 5 millions de francs CFA (environ 7600 euros) suite à une promesse faite pour aider à l’achat d’instruments neufs, l’émissaire a perdu en chemin, selon plusieurs témoignages, 1.500.000 frs (environ 2300 euros).

Il faut rappeler que Javon Papa Zama est ce journaliste (d’aucuns disent griot le concernant) présentateur de cette émission de la radio nationale tant décriée « Yé so i lingbi ti inga, ce que vous devez savoir ». Il s’agit d’une émission de propagande indigne d’une vraie démocratie. On y entend souvent des propos discourtois et même des injures. Les nombreuses protestations venant parfois de certains cercles du pouvoir, les interpellations du HCC (Haut Conseil de la Communication) n’ont jamais réussi à obtenir qu’elle respecte les règles, encore moins qu’elle soit supprimée.

C’est le quotidien La Fraternité qui décrit sans doute le mieux ce thuriféraire du régime. Dans son édition du 13 juillet 2011, le journal le présente comme « le plus boziziste de tous les bozizistes, l’un des plus aimés et des plus respectés de tous les courtisans du Palais présidentiel. » Que ce « griot du président » soit à présent est ainsi lâché, gardé à vue comme un malfrat à la gendarmerie, contraint de rembourser une somme détournée pour recouvrer la liberté donne à réfléchir. Continuera-t-il par ailleurs à dénoncer sur les ondes, les corrompus, les voleurs, les pilleurs, les malhonnêtes, les menteurs, les détourneurs… Bref  « les voyous de la République » qu’il dénonce.

Dans son discours d’investiture prononcé le 15 mars 2011 après sa victoire au premier tour des élections du 23 janvier dernier, le président Bozizé déclarait à la face du monde : « la récréation est terminée ». Ces différentes situations décrites et les actes posés par le chef de l’Etat centrafricain sont-ils pour autant annonciateurs d’une vraie fin de récréation ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 23:17

 

 

 

 

dégâts des eaux de pluie à Bangui

 

 

Par RFI dimanche 17 juillet 2011

Des pluies diluviennes se sont abattues sur Bangui dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 juillet 2011. Des quartiers importants de la capitale centrafricaine comme le IIe, le IIIe et le VIe arrondissements ont été inondés. Le pont à l'entrée de la ville est devenu impraticable, et quelques maisons se sont écroulées. D'où des mouvements de protestation le samedi matin en ville. Des habitants en colère ont bloqué des grandes artères de Bangui avec des barricades.

Un habitant du IIe arrondissement de Bangui

« On a des problèmes, des maisons se sont effondrées. Il y a des sinistrés dans l'eau qui ont besoin d’assistance, mais le gouvernement ne fait rien. »

Et le maire de Bangui s'est rendu sur place pour constater les dégâts.

Nazaire Yalanga Guénéfé

Nouveau maire de Bangui

« Les collecteurs d'eau sont obstrués par les ordures et l'eau déborde en cas de grosses pluies. Nous voulons revoir les canalisations de la ville, nettoyer les collecteurs».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 23:12

 

 

 

depigmentation.jpg

 

 

Par Slate.fr | Slate.fr 17/07/2011

Dans certains pays d’Afrique, avoir la peau claire reste un canon de beauté. Par complexe, des femmes et hommes noirs s’adonnent à la dépigmentation malgré les risques pour la santé.

 

Xessal au Sénégal, Tcha-tcho au Mali, Ambi au Gabon, Akonti au Togo, Dorot au Niger ou encore Maquillage au Congo et au Cameroun... Des appellations qui en disent long sur un mal. L'éclaircissement de la peau connaît un essor inquiétant sur le continent. Une pratique ancrée dans les mentalités depuis le XVIIe siècle avec la colonisation. En ce temps, la peau noire était perçue comme une malédiction. Dans le but de les dominer, les colons ont inculqué aux noirs le complexe de la peau claire. Cette idée reçue est la cause de la dépigmentation.

Des produits dangereux

Pour entrer dans les canons de beauté des occidentaux, certaines femmes ont recours à des produits dangereux. L'eau de javel est mélangée à des laits de corps pour accélérer le processus. L'hydroquinone et ses dérivés sous forme de lait, crème, savon sont aussi très prisés. Alors que la dose pour un usage médical ne doit pas dépasser 2%, certains produits contiennent jusqu'à 22% d'hydroquinone. D'autres personnes se font même faire des injections, imitant ainsi Michael Jackson. Les zones difficiles à éclaircir (le coude, les mains, les jointures des pieds et des mains, le cou, le dos) nécessitent des produits plus agressifs comme l'eau oxygénée. Des produits servant, en médecine, à traiter des cas graves d'allergies ou des chocs hémorragiques sont abusivement utilisés car ayant des fonctions éclaircissantes.

Ces méthodes radicales ont des conséquences graves pour la santé. Les acnés, les brûlures, les mycoses et les eczémas ne sont que de simples problèmes comparés aux cancers de la peau. Certaines victimes souffrent de cicatrisations difficiles et voient leur peau décliner en plusieurs teintes au gré des agressions solaires. Une peau fragile qui rend difficile une intervention chirurgicale au cas où la personne a un problème de santé. En outre, les produits utilisés peuvent causer hypertension, diabète, problèmes osseux et même cécité. Selon une étude réalisée en 2004 par une équipe de dermatologues à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, sur 100 femmes, 50 utilisent des produits dépigmentant. Le phénomène est le troisième problème de santé publique au pays de Thomas Sankara. Sonia L. Diop, une Sénégalaise, raconte sa mésaventure:

«Je suis diabétique et je m’éclaircissais la peau. Je ne croyais pas que les produits que j’utilisais avaient une conséquence sur ma maladie. J’en abusais pour être la plus claire du quartier. Un jour, je me suis blessée à la jambe. On a dû m’amputer parce que ma peau ne pouvait pas se cicatriser. Cela a été une épreuve dure mais je me dis que je l’ai bien cherché. Car je n’ai pas écouté les conseils des médecins.»

Vide juridique

La dépigmentation est interdite aux élèves des cours primaire et secondaire au Sénégal. Mais rien n’est encore fait contre la vente des produits à base d’hydroquinone. En 2000, les spécialistes sénégalais de la peau ont appelé le gouvernement à interdire l’importation des crèmes éclaircissantes en provenance de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, du Nigeria, du Pakistan.

Mais ces produits sont présents sur le marché. Alioune Cissé est un vendeur de produits cosmétiques. Il fait de bonnes affaires avec la vente des produits dépigmentant dans la banlieue dakaroise. Le vendeur ne cache pas son plaisir:

«J’entretiens ma famille restée au village avec les revenus que je tire de la vente de ces produits. Des femmes et certains hommes originaires des pays de la sous-région achètent ces produits. Il y en a même qui s’endettent pour avoir la peau claire. C’est vraiment un bon créneau de vente.»

Des dépenses considérables

Beaucoup de femmes sénégalaises dépensent une fortune pour ces produits dont le prix ne cesse de grimper. Coumba, une jeune ménagère sénégalaise, s’adonne à la dépigmentation de la peau. Elle avoue dépenser près de 35.000 francs CFA (53 euros) par mois pour s'acheter ces produits en provenance des Etats-Unis. D’autres font des mélanges aussi chers que dangereux pour avoir un teint clair en peu de temps. Ndémé déclare s’éclaircir la peau pour rivaliser avec sa coépouse qui a un teint plus clair. «Mon mari a épousé une femme peuhle, plus claire que moi. Je me dépigmente pour qu’il sache qu’elle n’a pas le monopole de la beauté », assure-t-elle.

Fatou Bintou, une ménagère, ayant arrêté de se dépigmenter depuis six mois, trouve que c’est une perte de temps et d’argent: «Je passais plus de 45 minutes pour m’enduire tout le corps de crème. Je dépensais 30.000 francs CFA [45 euros] le mois maintenant je ne dépense que 12.000 francs [18 euros] pour un lait de corps. Je ne regrette pas d’avoir arrêté.»

D'ailleurs, de plus en plus de jeunes Africains préfèrent se tourner vers les femmes qui ont su préserver leur teint naturel. Salifou, un étudiant burkinabè, trouve que les femmes qui s’éclaircissent la peau sentent mauvais. «J’avais une copine qui faisait le Xessal. Elle avait une drôle d’odeur à cause des produits qu’elle utilisait. J’ai été obligé de rompre avec elle à cause de ça», témoigne-t-il. Chérif, un journaliste sénégalais, n’en pense pas moins. Pour lui, il est hors de question que sa femme s’adonne à ces pratiques.

Ndèye Khady Lo

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 03:38

 

 

 

 

Jean Pierre Bemba Gombo

 

 

BANGUI Samedi 16 juillet 2011 | 19:45 (Xinhua) - Le procès de Jean Pierre Bemba se déroule très bien, il y a déjà 25 témoins qui ont témoigné, a déclaré vendredi, Mme Silvana Arbia, greffier de la Cour pénale internationale (CPI) en mission à Bangui.

« Ce qui est aussi très important dans ce procès est que pour la première fois, on a un nombre extrêmement important de victimes admises à participer au procès, il s'agit de 1619 victimes », a relevé Mme Silvana Arbia.

Elle a expliqué que sa mission en Centrafrique consistait à rencontrer les populations affectées par les crimes pour lesquels Jean Pierre Bemba est poursuivi à La Haye, ainsi que les victimes, les écouter et prendre des informations qui pourraient servir la cour dans la suite du procès.

« J'ai évalué ce qu'on a fait jusqu'à présent afin de voir où on en est. Je retournerai à la Haye avec des idées beaucoup plus claires sur ce que la cour doive faire dans les prochains mois », a-t-elle indiqué avant d'affirmer que cette mission lui a permis de savoir que les Centrafricains connaissent la cour.

« Mais j'ai aussi compris que beaucoup reste encore à faire pour leur expliquer qu'ils ont des droits ; des droits en tant que victimes à participer aux procédures devant la cour et obtenir réparation et de comprendre les différents types de réparation », a relevé Mme Silvana Arbia.

Interrogée sur les mécanismes de réparation du Fonds au profit des victimes, elle a répondu que ce fonds est une structure indépendante qui saura définir un programme d'assistance adaptée à la situation en République Centrafricaine. Parce que sa mission est de collecter et conserver des fonds pour satisfaire les victimes au cas où, à l'issue du procès, l'accusé n'avait pas les moyens de répondre aux exigences de jugement.

Il convient de rappeler que l'ancien vice-président congolais, Jean Pierre Bemba Gombo est poursuivi pour crime de guerre et crime contre l'humanité suite aux actions militaires menées par ses troupes entre 2001et 2002 en République Centrafricaine.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 02:37

 

 

 

Jean-Francis-Boziz-.jpg

 

 

RCA: Jean Francis Bozizé a bel et bien détourné 5.550.000 euros

Les Collines de l’Oubangui  N°239 du 11 juillet 2011

 

Les débats sur le fond de l’affaire des milliards de l’Union Européenne destinés aux militaires et gendarmes retraités ont eu  lieu dès 9 h 15 mn le mercredi 6 juillet 2011. Il s’agit de la dissertation judiciaire orale sur « l’incitation à la révolte et à la haine » contre la personne du Ministre délégué à la Défense, le Colonel Jean Francis Bozizé et contre les institutions de la République.  

A la barre, comme la terre toute entière le sait, Faustin Bambou, Directeur de Publication du journal «Les Collines de l’Oubangui » et Cyrus Emmanuel Sandy, Directeur de Publication du journal  « Médias + ». La salle était archicomble, d’autres centrafricains ont suivi  le procès de l’extérieur. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Procureur de la République n’a pas du tout pu donner la moindre preuve de l’accusation portée contre les deux journalistes. Devant le président Jules Gaveaux, les avocats du Colonel Jean Francis Bozizé, Me Jacob Songone et Me Mazou ont tenté péniblement d’expliquer que les fonds reçus de l’Union Européenne ont été utilisés pour payer les arriérés de salaires et de pensions à 655 militaires et gendarmes par les soins d’un Comité mis en place à cet effet. Selon eux, ces fonds ont été versés par tranches successives à 204, 192, 201 militaires et gendarmes retraités, ainsi qu’à 58 ayant-droit (des orphelins et des veuves…).

Me Mazou, après avoir affirmé que le Ministre Jean Francis Bozizé n’était pas associé, a cependant appelé l’existence des rébellions dont les éléments doivent être incorporés sur ces fonds octroyés par l’Union Européenne…  Selon Me Mazou, les articles écrits l’ont été sans preuve, d’où la volonté manifeste de nuire à leur client Jean-Francis Bozizé alors que les fonds et les indemnités ont été payés par tranches successives jusqu’à la 4ème tranche. Me Mazou a poursuivi en soutenant que ce sont les articles notamment de Faustin Bambou qui ont incité les militaires et gendarmes retraités à la révolte.  

13 h 15 mn, une coupure électrique a amené le président Jules Gaveaux à ordonner une suspension des débats. Pendant cette suspension quelques délégués des militaires et gendarmes retraités dirigés par Armand Kéko sont venus contacter les huit (8) avocats de la défense pour demander à intervenir dans les débats. Ils ont expliqué que lors d’une rencontre dans le bureau du Ministre délégué Jean Francis Bozizé, ce dernier leur a avoué, de vive voix, qu’il avait bien reçu les 5.150.000 euros mais qu’il a dû utiliser cet argent pour régler des contentieux.

A la reprise, Me Nicolas Tiangaye a demandé qu’on laisse intervenir les délégués des militaires et gendarmes pour la manifestation de la vérité. Mais le premier substitut du procureur Abazene Arnaud Djoubaye s’est mis en branle pour refuser.  

Signalons que Faustin Bambou a démontré son professionnalisme : Dès le 3 juillet 2010, il a contacté le Ministre Bozizé à l’Assemblée qui lui a donné le numéro sur lequel il pouvait le joindre pour une discussion préalable à la rédaction des articles. Pendant plusieurs mois, Faustin Bambou a appelé Jean Francis Bozizé qui ne répond qu’aux appels de créatures particulières… Le journaliste indépendant a ensuite démontré que les manifestations des militaires et gendarmes retraités ont débuté en 2010, d’abord au stade municipal puis devant le camp Béal et devant l’Union Européenne. Les articles du journal « Les Collines de l’Oubangui » n’ont vu le jour qu’à partir du 28 février 2011.  

Par ailleurs Faustin Bambou a exhibé une copie de la Convention relative aux 5.150.000 euros et lu ce que l’Union Européenne voulait réellement faire des militaires et gendarmes retraités. Cela a soulevé un tonnerre d’applaudissements dans la salle qui a confondu et mécontenté le premier substitut du procureur. Faustin Bambou a aussi exhibé le discours de l’ex-Ambassadeur, chef de délégation de l’Union Européenne Jean Claude Esmieu qui précisait que ces fonds n’étaient destinés qu’aux militaires et gendarmes retraités pour faire d’eux de vrais acteurs de développement…En évoquant l’article 11 de la loi n°05.002 du 22 février 2005 sur la liberté de la Communication et les engagements pris par notre pays sur le plan international, le Directeur du journal « Les Collines de l’Oubangui » a démontré que ces articles visaient à inciter le Colonel Jean Francis Bozizé à retrouver ces fonds disparus et à les verser aux militaires et gendarmes retraités. Comme le général André Mazi a dit de vive voix à Jean Francis Bozizé dans son bureau, lors d’une réunion avec les six (6) délégués des retraités.  

Cyrus Sandy Emmanuel, à son tour, s’est employé à démontrer que son article était écrit dans le respect de la déontologie. Il s’agit, a-t-il précisé, d’un reportage fait suite à un rassemblement des militaires et gendarmes retraités. S’agissant du chiffre des 16 milliards évoqué dans son article, il a expliqué qu’il n’a fait que multiplier le montant que devrait percevoir chacun par le nombre des militaires et gendarmes retraités. Sur le point précis de l’arrestation du Ministre délégué à la Défense en France, le directeur de « Média + » a évoqué les propos interrogatifs tenus par les militaires et gendarmes retraités à la médiature. Il a expliqué l’emploi journalistique du conditionnel eu égard à l’impossibilité de vérifier l’information.

Ces explications ont aussi soulevé des brouhahas de soutien dans la salle qui ont rendu furieux notre premier substitut du procureur de la République. Suite à toutes ces explications magistrales, le substitut du procureur, déboussolé, qui pourtant s’est fondé au départ sur les articles 292 et 295 du code pénal, s’est vu obliger de faire recours à l’ordonnance n°05.002 du 22 février 2005 pour tenter, sans succès, de montrer que les deux journalistes indépendants ont failli à leurs obligations. Bien hué par la salle archicomble, il a tout de même après une argumentation peu convaincante requis la peine de 3 ans d’emprisonnement ferme contre les deux confrères suivie d’une amende de 1.000.000 F CFA chacun et de la privation de leurs libertés civiles et politiques. Voilà comment Abazène Arnaud Djoubaye a prouvé le caractère politique et donc illégal de son action au service du Colonel Jean Francis Bozizé !

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 02:04

 

 

 

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LIBREVILLE - AFP / 16 juillet 2011 22h25 - Treize ONG et syndicats ont demandé dans une lettre au Premier ministre français François Fillon, en visite samedi et dimanche à Libreville, à la France de ne plus soutenir le président Ali Bongo Ondimba dont elle qualifie le régime de dictature ignominieuse.

La présidence gabonaise a réagi en rappelant que s'ils peuvent dire cela, c'est justement parce qu'ils ne sont pas dans une dictature.

Ils (les signataires) critiquent l'ingérence de la France, ils disent que la France se mêle de nos affaires, et ensuite, ils appellent la France pour qu'elle intervienne. C'est quand même curieux, a ajouté à l'AFP la secrétaire générale de la présidence Laurea-Olga Gondjout.

Les signataires parmi lesquels Marc Ona, figure de la société civile, Prix Goldman de l'Environnement 2009, ont écrit dans leur lettre: La grande France, le pays des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ne doit plus soutenir ce régime criminel, cette dictature ignominieuse!.

Marc Ona, ainsi que Georges Mpaga, autre signataire, avaient notamment été arrêtés pendant plusieurs jours en décembre 2008 et janvier 2009 pour être en possession d'une lettre ouverte réclamant la transparence financière au président gabonais Omar Bongo Ondimba. La police les avait accusés de faire de la propagande et d'inciter à la révolte.

Parmi les ONG et syndicats signataires figurent la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed), majoritaire dans l'enseignement, ou l'Union des syndicats des agents du secteur public (USAP), principal syndicat de la fonction publique.

Avant une élection présidentielle en France, il est de coutume que les plus hauts représentants de l’Etat français programment une tournée en Afrique (...) Les relations qui +unissent+, ou plus précisément, qui ligotent le Gabon à la France sont décidées dans vos palais, écrivent les ONG et syndicats en allusion à la +Françafrique+, terme qui recouvre les relations ambiguës entre Paris et ses ex-colonies, et dont le Gabon a été un symbole.

Vendredi à Abidjan, M. Fillon avait estimé que les accusations et critiques (sur la Françafrique) correspondaient à des logiciels dépassés.

La classe politique française, aveuglée par la défense de ses intérêts, méprise encore la conscience et l’intelligence des peuples du monde. (...) Plus de 50 ans après son indépendance, le Gabon (...) est plongé dans une désolation indescriptible.

La corruption touche toutes les sphères du régime: la famille Bongo particulièrement s’est accaparée toutes les ressources matérielles et financières de l’Etat gabonais, victime d’un pillage et d’une spoliation à grande échelle, accusent les ONG.

Le Premier ministre François Fillon est arrivé vers 18h (17h GMT) à Libreville en provenance du Ghana. Il devait rencontrer en soirée le président Ali Bongo Ondimba.


(©)

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 01:53

 

 

 

Habré

 

 

LERAL.NET - Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /JuilC’est une révélation faite par l’avocat Robert Bourgi qui a accordé une interview à Weekend Magazine. A l’en croire, si Hissène Habré n’a pas été extradé vers le Tchad, pays qu’il a eu à diriger, c’est grâce à l’intervention du ministre français de l’Intérieur.

Selon Robert Bourgi, des proches de Wade l’ont appelé pour que la France intervienne en faveur du président Hissène Habré pour qu’il ne soit pas extradé au Tchad. « J’en ai parlé à Claude Guéant qui a saisi immédiatement le président français. C’était dimanche en début d’après-midi. (…) Claude Guéant a fait ce qu’il avait à faire et je peux vous dire que c’est Claude Guéant qui a sauvé Hissène Habré », a-t-il ajouté. 

Rappelons que le vendredi 8 juillet, le président de la République avait décidé d’expulser Hissène Habré qui est au Sénégal depuis plus de 20 ans. Une décision qui a suscité une levée de bouclier pour que l’ancien président Tchadien ne soit extradé au Tchad où étaient-ils convaincus « Une mort certaine l’attendait » car étant condamné à mort par la Justice de ce pays. Finalement, le chef de l’Etat revenu sur sa décision. 

Source:Ici

 

NDLR : Pourtant, dans une récente interview  accordée par le  même Hissène Habré à un journal sénégalais après l’annulation de son extradition vers N’djaména, il a mis en cause la France et aussi Mouammar Kadhafi d’être derrière la décision des autorités sénégalaises de l’extrader.

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 01:40

 

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

Litige à l’ASECNA RCA et grève continentale en vue

Radio Ndéké Luka Samedi, 16 Juillet 2011 12:52

A Bangui, la tension gagne du terrain à l’Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et en Madagascar (ASECNA) de Centrafrique ! Le personnel menace d’observer  d’ici peu une journée noire dans tous les pays membres de l’Agence. Il proteste contre la décision du gouvernement centrafricain de récupérer le titre foncier de la Cité Asecna à Bangui et de vendre les villas qui composent la cité. La Journée noire en vue pourrait être étendue  à toutes autres représentations nationales de l’Asecna sur le continent. Aucun vol ne sera possible ce jour-là dans l’ensemble des pays membres de l’ASECNA.

Cette décision fait suite à l’Assemblée Générale du syndicat des travailleurs de l’ASECNA tenue le 16 juillet 2011 au siège de l’agence à Bangui. Selon Vincent Nokou, Secrétaire Général du Syndicat des travailleurs de l’ASECNA, « notre mécontentement fait suite aux argumentations non satisfaisantes du ministre délégué en charge de l’Aviation concernant la décision du gouvernement centrafricain par rapport à la désaffectation du titre foncier de la cité ASECNA sur l’avenue de l’Indépendance ». Une rencontre a eu lieu en milieu de la semaine à Bangui entre les autorités centrafricaines et le syndicat du personnel de l’agence.

Le syndicat prévoit une autre Assemblée Générale mardi 19 juillet en attendant le résultat des échanges en cours entre le Gouvernement et la Direction de l’ASECNA.

 

A Nola, les Droits de l’homme menacés par le parquet

Radio Ndéké Luka Samedi, 16 Juillet 2011 12:51

Dans la ville de Nola (centre), il semble que le procureur n’en fait qu’à sa tête. Les organisations de défense des droits humains, la société civile et les autorités administratives de la ville ont dénoncé ce vendredi 15 juillet 2011 au cours d’une réunion, les arrestations arbitraires orchestrées par le parquet du tribunal de la ville de Nola.

Selon le constat fait par les différentes structures de défense des Droits de l’Homme, « la prison de la ville regorge présentement de détenus qui souvent pour certains, sont arrêtés sans chef d’accusation, et pour d’autres sont restés croupis sans procès équitables ».

Les organisations de défense des droits de l’homme citent même un cas spécifique « une femme transférée à la maison d’arrêt de Nola,  mercredi 13 juillet, avec ses deux enfants, une fillette de deux ans et une autre de 81 jours, à la suite d’une banale histoire de bagarre avec l’épouse d’un gendarme de la ville ».

Les responsables de ces structures de défense des Droits de l’Homme appellent le parquet à respecter les Droits, car « nul n’est au-dessus de la loi », affirment-t-ils. La rencontre a été initiée par le préfet de la Sangha Mbaéré, Lazare Morlès Ngaya.

 

Toujours des braconniers en action au sud de la RCA

Radio Ndéké Luka Samedi, 16 Juillet 2011 12:50

La commune de Ngotto au sud-ouest de la Centrafrique est plus que jamais sous la menace des braconniers. Leur présence a été signalée depuis quelques temps dans cette région, ce qui constitue non seulement un danger pour le parc de Bodengué mais aussi pour la population et ses biens.

Ces braconniers ont quitté l’Est de la République Centrafricaine pour s’installer dans l’Ouest. Ils seraient à la quête des défenses d’éléphants voire de certains animaux protégés.

Le Ministre des Eaux, forêts, Chasses et Pêches Emmanuel Bizot a confirmé ce 15 juillet leur présence dans la localité cette semaine. Il n’a pas voulu en dire davantage sur les stratégies militaires pour arrêter la progression des ces malfrats. Néanmoins il s’est appesanti sur  les dispositions prises pour protéger non seulement le parc de Bodéngué, mais l’ensemble de la population.

Il ya deux semaines, 4 personnes dont 2 gendarmes ont été tuées dans cette commune par les braconniers.

Il faut rappeler qu’un incident avait opposé l’armée centrafricaine à un groupe de braconniers en avril dernier. Deux  affrontements avaient eu lieu dans la Sangha-Mbaéré et la Lobaye, deux. Parmi les victimes, on dénombre 16 morts dont 2 soldats centrafricains et 14 braconniers. Il y avait 2 arrestations dans les rangs des braconniers.

 

 

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