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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 23:45




 

APA Bangui2008-06-19 (Centrafrique) L’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, a dénoncé, dans un communiqué parvenu jeudi à APA à Bangui, sa mise à l’écart du dialogue politique inclusif, forum censé ramener une paix définitive en Centrafrique après les mutineries militaires qui ont secoué ce pays.

 

«Je dénonce les manoeuvres du pouvoir de Bangui qui tente, par tous les moyens, de m’écarter du dialogue politique qui, d’ailleurs, est un forum national de grande importance pour le retour d’une paix durable en Centrafrique», a souligné M. Patassé, dans son communiqué, publié à quelques jours de la signature d’un accord de paix global entre le gouvernement et les groupes armés.

 

L’ancien chef d’Etat «prend à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences qu’adviendraient suite à son exclusion du dialogue politique», un forum historique qui devait normalement démarrer le 15 juin.

 

La rencontre a été reportée à la mi juillet, le temps de permettre aux autorités centrafricaines de conclure, avec les quatre mouvements rebelles actifs au nord-est du pays, un accord de paix global et voter une loi d’amnistie générale conformément aux recommandations du Comité préparatoire du dialogue politique et la communauté internationale.

 

Exilé au Togo depuis son éviction du pouvoir, le 15 mars 2005, à la faveur d’un coup d’Etat perpétré par l’actuel président François Bozizé, Patassé est actuellement un leader contesté au sein de son parti du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) dont il a été évincé l’année dernière.

 

Il fonde beaucoup d’espoir sur sa participation au dialogue politique inclusif pour se refaire une santé politique et revigorer par la même occasion sa plateforme politique à la tête de laquelle se trouve actuellement Martin Ziguélé, un de ses anciens Premiers ministres.

 

La signature d’un accord de paix global devrait déboucher sur une amnistie générale qui devrait normalement permettre à M. Patassé, condamné par la justice centrafricaine, de prendre part au dialogue politique inclusif sans crainte d’être arrêté.

 

Il devrait en être de même pour Jean Jacques Démafouth, son ancien ministre de la défense, Abdoulaye Miskine, son ex-directeur de sécurité, et son ancien porte-parole Prosper N’douba, également condamnés par la justice.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 23:30

La Lettre du Continent n° 543 du 19 juin 2008

 

 

Paul Mathieu, toujours "stra­tège" à Bangui.

 

Cet économiste belge, qui a longtemps travaillé à la Commission  européenne et qui est aujourd’hui passé de l’autre côté du miroir comme DG du Converge for Africa Fund (Luxembourg), a toujours gardé un œil « stratégique » sur la Centrafrique. Dans un mémorandum sur ce pays diffusé à un nombre restreint de personnalités te 18 mai, Paul Mathieu vante notamment le dispositif de lutte contre la contrebande, d'abord de sucre puis d1autres produits, mis en place par Armand Iannarelli (un ancien légionnaire du 47e RIC) qui travaille en Centrafrique pour le groupe Castel. Iannarelli est ainsi devenu - aussi - le conseiller spécial du directeur général des douanes…Paul Mathieu a mis en relation, le 13 mai  au, Novotel de la Défense, à Paris, Armand Iannarelli  avec Marc R. De Vore, un ana­lyste proche du Pentagone. (Washington s'intéresse à un projet de base à Bouar). L’idée est de proposer au président François Bozizé la création d’un Conseil national de sécurité (CNS) chapeauté par l’équipe De Vore/Iannarelli et financé par de nouveaux investisseurs miniers tels que le groupe diamantaire Centreville (déjà très actif en Namibie) et le groupe Sagaspe (Pays Basque), spécialiste du bois. A suivre ....

 

 

Hilaire Moko Congo Brazzaville

 

Directeur de la sécurité présidentielle pendant dix ans (1997- 2007), ce neveu du président Denis Sassou Nguesso, 55 ans, général de marine, vient d’être nommé commandant de la Force multinationale en Centrafrique (Fomuc) créée en 2002 par les Etats de la Cemac et chargée" de la sécurité du président centrafricain, de la restructuration de l'année et de la surveillance de la frontière avec le Tchad. Hilaire Moko succède au général gabonais-Roger-Auguste Bibaye Itandas, qui occupait ce poste depuis septembre 2004. En concurrence avec un autre neveu du président Sassou, le conseiller spécial Jean-Dominique Okemba, le général Moko se voit éloigné du palais présidentiel de Mpila où il était toujours actif dans le renseignement ...

 

 

TCHAD / France

 

Les illusions perdues de l'Eufor

 

Un mois après le raid sur Khartoum des rebelles du Darfour soutenus par Idriss Déby (et surtout, par son frère aîné Daouda), le général Omar el-Béchir rend la monnaie de sa pièce au président tchadien: le jeudi 13 juin, deux hélicoptères (sur trois) pré-positionnés à Abéché ont été touchés par la DCA des insurgés tchadiens armés par le Soudan. Un MI-17 s'est écrasé sur le lieu d'accrochage alors qu'un MI-24, également atteint, a pu limiter les dégâts en regagnant la capitale de l'Est pour un atterrissage d'extrême urgence. Le MI-24 est en cours de réparation, mais deux des quatre hélicoptères basés à N'Djamena ont dû être dépêchés sur le front del'Est où la guerre a repris, moins de cinq mois après la dernière bataille aux portes du palais présidentiel.

 

La relève d'Eufor par l'ONU en pointillé.

 

Avant même la reprise des combats, la sécurité dans et autour des camps des 220000 réfugiés et des 180000 déplacés "n'a jamais été aussi mauvaise", selon le HCR à Abéché. A Goz Beida, les humanitaires, théoriquement sous la protection de l'Eufor, se font piller par les insurgés qui transforment leurs 4x4 en véhicules de combats. A la place des ONG dans l'incapacité de prodiguer leurs aides, les militaires européens vont-ils nourrir et soigner les civils chassés de leur foyer par la guerre ? Pour une opération d'un coût estimé à 800 millions d'euros, c'est déjà décevant Si l'Eufor trébuche, l'opération de relève par l'ONU tombe ... A la mi-mars 2009, la Minurcat (Mission des Nations unies en Centrafrique et au Tchad) devait pérenniser l'œuvre de stabilisation. Victor Angelo, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, préparait une future "opération de paix d'un type nouveau" composée de militaires, de gendarmes et de policiers internationaux. Au total, quelque 4 500 hommes, tous coiffés de casques ou de bérets bleus. Au propre comme au figuré, l'Europe devait allonger la piste d'Abéché pour que l'ONU puisse se poser. C'était (l'intérêt stratégique de la France qui, à terme, cherche à "s'exfiltrer" du guêpier post colonial dans lequel elle est empêtrée depuis quarante ans. Or, à présent comment monter une opération de maintien de la paix dans un pays en guerre? Où trouver des pays prêts à envoyer un contingent ?

 

Idriss Déby « bunkerisé »

  

Le chef de l'Etat tchadien se rend bien compte que « l'aide à la stabilisation" apportée par la France l'a plutôt affaibli. Il se trouve placé sous te regard de la communauté internationale sur les champs de bataille à l'Est comme dans sa capitale où, depuis l’alerte chaude en février, il s'est « bunkerisé » à l'abri de tranchées gardées par des chars T-55. Il vient de perdre sa supériorité aérienne, pourtant chèrement acquise à coups de primes de 5000 $ par décollage et de 1000 $ par tir effectué que perçoivent ses pilotes d'hélicoptère, des « contractuels » ukrainiens et mexicains. Et qui lui garantit que Khartoum ne finira pas par équiper ses adversaires de missiles sol-air ? Jusqu'à présent, par crainte de provoquer un casus belli avec la France, le Soudan s'en était abstenu. Mais des armes françaises livrées au Tchad, ont été retrouvées à Omdurman où s'est achevée la folle équipée des hommes de Khalil Ibrahim, le « frère de lait » de Daoussa Déby. Depuis, Paris a été sommé par les rebelles de ne plus envoyer les chasseurs de l’opération Epervier pour "tracer" les colonnes rebelles en route vers N'Djamena ...

 

L’opposition légale « atomisée »

 

Toute démocratisation du régime, même de façade, est compromise par la guerre dans l'Est y compris dans l'hypothèse où celle-ci ne "gagnerait" pas la capitale. L'opposition légale, signataire de l'accord du13 août 2007 en vue d'élections législatives ­propres en 2009, est divisée et menacée de mort. En enjambant le cadavre d’lbni Oumar Saleh, quatre leaders de la CDPC (Coalition des partis politiques pour la défense de la Constitution) ont rejoint le gouvernement de Youssouf Saleh Abbas. Les autres, après avoir désigné Saleh Kebzabo comme « porte parole adjoint » de leur défunt camarade, craignent pour leur vie. Ils ont coupé tout contact tant avec les rebelles qu'avec Idriss Déby …

 


Général Wadal Abdelkader Kamougué

 

Le ministre de la défense en titre vient de prendre toute la mesure de son impuissance. Dès le premier coup de feu tiré à l’Est, la « salle des opérations » installée dans une annexe de la présidence, a repris le contrôle total de l’armée tchadienne, qui est en fait une armée mexicaine des « parents » d’Idriss Déby. Ce dernier dirige lui-même les combats, une main plongée dans une cantine de billets, l’autre dans une mallette d’étoiles. De la sorte, le nombre des généraux au sein des forces armées nationales du Tchad (FANT) est passé de 70, il y a trois ans, à plus de 300 aujourd’hui…Or, quand le président s’est porté sur le front, à Abéché, il n’a même pas emmené le général Wadal Abdelkader Kamougué. Celui-ci a alors coupé ses portables, pour au moins faire semblant d’y être…

 

 


La Lettre du Continent n° 543 du 19 juin 2008

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 20:18

République centrafricaine CAF  002 / 0608 / OBS 106

 

L’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme

 

 


Menaces de mort contre Me Goungaye Wanfiyo Nganatouwa

 

18 juin 2008

 

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir d’urgence à propos de la situation suivante en République centrafricaine (RCA).

 

Description de la situation :

 

L’Observatoire a été informé de sources fiables des menaces proférées à l’encontre de M. Nganatouwa Goungaye Wanfiyo, avocat et président de la Ligue centrafricaine des droits de l’Homme (LCDH).

 

Selon les informations reçues,  le 17 juin 2008, M. Goungaye Wanfiyo a été abordé dans la rue par un inconnu, qui l’a informé que « quelque chose se tramait » contre lui et qu’il devait faire très attention à ce qu’il ne lui arrive pas la même chose qu’à Me Nicolas Tiangaye, ancien président de la LCDH, et Me Bandassa, faisant référence à l’attaque du domicile du premier par des hommes armés en janvier 2006[1] et à l’assassinat du second, le 12 juin 2006.

 

L’inconnu lui a également précisé que, lors d’une réunion qui se serait tenue au début du mois de juin 2008 en présence de membres des forces armées, il aurait été dit que Me Goungaye Wanfiyo « a fait délivrer un mandat d’arrêt contre le Président Bozizé pour faire procéder à son arrestation par la Cour pénale internationale ». Certains des participants auraient alors demandé aux militaires d’agir en conséquence.

 

Ces menaces sont en lien avec l’arrestation, le 25 mai dernier, de M. Jean-Pierre Bemba Gombo, ancien Vice-président de la République démocratique du Congo et président du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), sur mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), ainsi qu’avec les activités menées par M. Goungaye Wanfiyo en tant que président de la LCDH et pour son action  auprès de la CPI, en faveur des victimes.

 

L’Observatoire condamne avec la plus grande fermeté ces menaces de mort à l’encontre de M. Goungaye Wanfiyo. L’Observatoire rappelle que Mme Bernadette Sayo et M. Erick Kpakpo, membres de l’OCODEFAD[2], ont récemment fait l’objet de menaces[3] et réitère ses craintes pour la sécurité des défenseurs des droits de l’Homme et en particulier les responsables des ONG de victimes.

 

Action demandées :

L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités de République centrafricaine et de leur demander de  :

 

Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Nganatouwa Gounaye Wanfiyo, ainsi que de tous les défenseurs des droits de l’Homme en République centrafricaine ;

 

Mener une enquête indépendante sur les menaces décrites ci-dessus, afin que leurs auteurs soient identifiés, dûment jugés et sanctionnés conformément à la loi centrafricaine et aux dispositions internationales en matière de protection des droits de l’Homme ;

 

Mettre un terme à tout acte de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme en RCA ;

 

Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”, son article 6(b), selon lequel “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme et autres instruments internationaux applicables, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales”, et son article 12.2, qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration” ;

 

Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la République centrafricaine.

 

Adresses :

 

M. Francois Bozize, Président de la République. Fax : + 236 05 56 20

M.Faustin Touadéra, Premier Ministre. Fax : + 236 61 42 71

M. Raymond Ndougou, Ministre de l’Intérieur chargé de l’Administration du territoire. Fax : + 236 61 26 27

M. Thierry Maléyombo, Ministre de la Justice, des droits de l’Homme et de la bonne gouvernance. Fax : + 236 61 15 79

Ambassade de la République centrafricaine à Bruxelles, 416 bd. Lambermont, 1030 Saint-Josse-Ten-Noode, Belgique, Fax : + 32 2 215 13 11 ; Tel : 32 2 242 28 80, Email : ambassade.centrafrique@skynet.be

 

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de la République démocratique du Congo dans vos pays respectifs

 

Paris-Genève, le 18 juin 2008

 

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

 

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

 

L’Observatoire a été lauréat 1998 du Prix des Droits de l’Homme de la République Française.

 

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence:

E-Mail : Appeals@fidh.omct.org

Tel et fax FIDH : + 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80

Tel et fax OMCT : +41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29

 

FIDH

Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme

17, Passage de la Main d’Or

75 011 Paris, France

 

OMCT

Organisation Mondiale Contre la Torture

Case postale 21 - 8 rue du Vieux-Billard

1211 Genève 8, Suisse



[1]     Cf. rapport annuel 2006 de l’Observatoire.

[2]    L’Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresses (OCODEFAD), basée à Bangui, regroupe plus de 1000 adhérents, victimes de graves violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire perpétrées lors des conflits qui se sont succédés en RCA depuis 2002. L’OCODEFAD a pour objectifs statutaires d’apporter un soutien économique, social, médical et juridique aux victimes.

[3]    Cf. appel urgent de l’Observatoire CAF 001/ 0508/ OBS 092, diffusé le 28 mai 2008.

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 02:31

 


(Jacques Kimpozo Mayala) 2008-06-12   Le Phare

 

 

Au fil du temps, des personnes physiques et des archives « parlent » au sujet de la mise en accusation, depuis le samedi 24 mai 2008, du sénateur Jean-Pierre Bemba par le Procureur de la Cour Pénale Internationale. Pas plus tard que le week-end dernier, le porte-parole de la délégation du Conseil de Sécurité de l’Onu en séjour à Kinshasa a laissé entendre que l’institution onusienne n’était pas compétente pour intervenir dans le dossier de l’arrestation du précité à Bruxelles.

 

Alors que ce qui arrive à Jean-Pierre Bemba paraît, aux yeux de certains, comme un règlement des comptes post-électoral, Le Phare est tombé sur des documents qui indiquent que le président du Mouvement de Libération du Congo était dans le collimateur de la justice internationale depuis 2002. Dans le souci d’anticiper sur des ennuis judiciaires éventuels que pouvait lui valoir l’intervention armée, très critiquée alors, de ses troupes en faveur du président Angé-Félix Patassé à Bangui, en République Centrafricaine, le « Chairman » avait pris soin d’instituer, par décret n°035/Prés/Mlc/11/02 du 16 novembre 2002 un « Conseil de guerre supérieur » et un « Conseil de guerre de garnison ». Les deux juridictions militaires étaient chargées de connaître des infractions commises par des officiers généraux ou supérieurs, des militaires voire des civils sur toute l’étendue du territoire contrôlé alors par le MLC.


On rappelle que ce dispositif militaro-juridique était intervenu pendant que les troupes du MLC faisaient le ménage à Bangui et ses environs, pour empêcher la rébellion conduite par François Bozizé de renverser le Chef de l’Etat en poste. Apparemment, il n’y aurait rien à reprocher au patron du MLC, pour avoir à la fois fait intervenir ses hommes à Bangui à la demande régulière d’un Président légitime et sévi anticipativement contre les actes négatifs de certains d’entre eux.


Fuite en avant ?


Comme s’il s’engageait dans une fuite en avant, le président du MLC faisait juger, en date du 12 décembre 2002, en Cour martiale, les soldats présumés auteurs de vols d’argent, des médicaments et de carburants ainsi que de violations de consignes. Des peines allant de six à 24 mois étaient ainsi prononcées contre neuf militaires dont le plus gradé était un sergent. En janvier 2003, plus précisément le 04, comme s’il se doutait de quelque chose, Jean-Pierre Bemba saisissait, par lettre, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RCA, le général Lamine Cissé, pour lui expliquer le mobile de la présence de ses troupes dans ce pays. C’était, disait-il, pour « protéger les institutions menacées de déstabilisation par une tentative de coup d’Etat » mais assurer les bases arrières du MLC contre « des menaces susceptibles de provenir d’un pays avec lequel la RDC partage une très longue frontière ».
Dans la même correspondance, Jean-Pierre Bemba sollicitait le concours de l’Onu pour obtenir des données additionnelles sur les événements de Bangui, de manière à permettre à la Cour martiale du MLC de faire toute la lumière là-dessus.


Lorsque l’on revisite le dossier apprêté par Moreno Ocampo, procureur près la CPI, il tombe sous les sens que le verdict rendu par la Cour martiale présidée par le général Bule Mohamed (actuellement député national du MLC) n’avait pas satisfait la hiérarchie onusienne à New York. D’où probablement le déclenchement d’un nouveau mécanisme de gestion de ce que la justice internationale qualifie des « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » mis à charge de Jean-Pierre Bemba, pris comme responsable moral des dérapages de ses troupes en terre centrafricaine.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 02:04

 

Bangui, 18 juin (ACAP)-Le ministre des Affaires Etrangères de l'Intégration et de la Francophonie, M. Dieudonné Kombo Yaya, a exprimé sa préoccupation sur la situation au Tchad voisin, de son retour de Cotonou au Bénin le 18 juin 2008, où il a pris part au côté du Chef de l'Etat François Bozizé, au 10ème Sommet de la Communauté des Etats Sahélo-Sahériens (Cen-sad),

 

« Nul ne peut se réjouir quand la maison de son voisin brûle », a déclaré le chef de la diplomatie centrafricaine au sujet du mouvement politico-militaire très actif au Tchad. Il a fait remarquer que cette question a été examinée par les Chefs d'Etat au cours du sommet et les deux délégations (Tchad et Soudan) ont été ramenées à la raison, a-t-il déclaré.


« Les Chefs d'Etat ont invité les deux pays notamment (Tchad et Soudan) à réfléchir davantage et rechercher des voies et moyens pour arriver à la paix », a-t-il dit.


Pour M. Dieudonné Kombo Yaya, la situation au Tchad est préoccupante dans la mesure où elle a des répercussions morales et physiques dans tous les pays de la Cen-sad d'une part et au niveau des frontières de la République centrafricaine, du Tchad et du Soudan d'autre part.

Rappelons que le thème de ce 10ème sommet était « Développement rural et sécurité alimentaire dans l'espace Cen-sad ». Le choix de ce thème a permis aux Etats membres de discuter de la crise alimentaire que connaît l'Afrique et de dégager des actes pouvant aider les pays à faire face à ce fléau.

 

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : Quant on joue avec le feu on peut se brûler. Pendant longtemps, Idriss Déby a passé son temps à jouer au champion toutes catégories de la déstabilisation des pays voisins du sien croyant que lui, serait à l’abri de quelque trouble que ce soit. Kombo Yaya sert un vassal et un pantin instrumentalisé à volonté par un Déby qui a fait de la RCA une province du Tchad. A déstabilisateur, déstabilisateur et demi ! Toute politique impérialiste aura inévitablement son revers un jour. Ujourd’hui, c’est l’effet boomerang. La situation au Tchad ne cessera pas de les préoccuper et continuera à hanter leurs nuits jusqu’à la chute de leur suzerain qui est abois…

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Centrafrique-Presse.com
19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 01:26

 Mouvement d’Action pour la Renaissance et le Salut

Sauver la Patrie ou Mourir

E-mail :mars.centrafrique@yahoo.fr / Tél : 06 43 24 41 18

 

 

 

CONCERNANT LA MISE EN PLACE DU COMITE

D’ORGANISATION DU DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF EN CENTRAFRIQUE

 

 

Le 08 juin dernier, un comité  d’organisation du prochain dialogue politique a été mis en place par un décret signé de François Bozizé.

 

Comme il fallait s'y attendre, ce comité ressemble ni plus ni moins à  un cabinet bis du maître de Bangui avec à sa tête son ministre de la communication et non moins porte parole de la convergence nationale KNK Cyriaque Gonda et son conseiller en matière de la jeunesse et grand stratège de sa politique Levy Yakité.

 

A l’issue d’une réunion élargie de son Secrétariat exécutif provisoire, tenue à Paris le 15 juin dernier, le Mouvement d’Action pour la Renaissance et le Salut (MARS), association citoyenne et indépendante, entend ici se prononcer sur ce qu’il convient de qualifier « jeu de dupe » engagé par les autorités gouvernementales avec l’ensemble de la classe politique nationale.

 

1-    En nommant  les théoriciens et autres maîtres à  penser de son régime à  des postes clés au sein du comité d’organisation du dialogue, François Bozizé démontre si besoin en était, qu’il s’en fiche éperdument de l’état clinique de notre pays. Etant l’une des parties prenantes de la crise centrafricaine, il ne saurait-être l’âme essentielle de ce processus qui, jusque-là, dépend  de son bon vouloir. Au regard de son entêtement, tout indique qu’il cherche par tous les moyens à  verrouiller ce processus  et à  le vider de sa substance. Car l’on ne peut être juge et partie.

      

2-    Le MARS dénonce avec la dernière rigueur les manœuvres politiciennes et bassement pernicieuses de François Bozizé, qui fait feu de tout bois pour jouer l’homme orchestre du processus du dialogue censé ramener la paix et la sécurité dans le pays. Il est donc clair que ce comité d’organisation est l’expression même de la volonté du camp présidentiel : la maîtrise et le contrôle du prochain dialogue de bout en bout, comme ce fut le cas lors du Dialogue National de 2003.    

 

3-    Le MARS en appelle à  la clairvoyance et l’esprit patriotique de l’ensemble de la classe politique centrafricaine ainsi que des groupes rebelles à  se désolidariser de François Bozizé et ses thuriféraires qui optent à leurs corps défendant pour le suicide collectif et la perdition de toute la nation.

 

4-    Le mouvement attire avec insistance l’attention de la communauté internationale, particulièrement celle de tous les membres du Conseil de Sécurité des Nations unies, plus préoccupés par leurs intérêts économiques, géopolitiques et géostratégiques, de recadrer ce régime en perte de vitesse et  aux antipodes de la démocratie.

 

 

Fait à  Paris, le 17 juin 2008

 

 

Pour le Bureau Exécutif Provisoire                                                                                             Le Secrétaire à la Mobilisation

Olivier BOBY

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 01:25

 

Inter Press Service (Johannesburg) 18 Juin 2008

 

Mattias Creffier


Bruxelles

La Suisse ne sait plus très bien ce qu'elle doit faire des 8 millions de francs suisses (environ 5 millions d'euros) de l'ex-dictateur congolais Mobutu Sese Seko décédé en 1997 et qui dorment toujours dans ses banques. Berne se dit prête à restituer cet argent à la République démocratique du Congo (RDC), mais Kinshasa ne semble pour l'instant pas vraiment intéressée.

L'an dernier, les autorités suisses avaient invité le gouvernement de la RDC à désigner un plénipotentiaire afin qu'une solution puisse être rapidement trouvée et que cet argent soit restitué au peuple congolais, mais Kinshasa ne semble pas encore avoir entrepris de démarches en ce sens.

 

Lors d'une visite au Congo, en juillet 2007, l'ex-présidente de la Confédération suisse, Micheline Calmy-Rey -- qui est aujourd'hui en charge des Affaires étrangères -- avait indiqué, au cours d'une conférence de presse conjointe avec le président congolais Joseph Kabila, que son pays était disposé à restituer cet argent. "Dommage qu'il ne s'agisse que de 8 millions de francs suisses au lieu des dizaines de milliards auxquels nous nous attendions", avait laconiquement déclaré le président Kabila devant la presse.

 

Cette somme ne mérite-t-elle pas d'envoyer un mandataire à Berne? "C'est en tous cas la réponse que nous recevons du département des Affaires étrangères", affirme André Rothenbühler, d'Action Place financière suisse, une organisation non gouvernementale (ONG) indépendante, installée à Bâle, en Suisse, qui traque l'argent sale des dictateurs. "Nos partenaires au Congo expliquent cette impasse par le fait que plusieurs proches ou fidèles de Mobutu siègent dans le gouvernement congolais actuel", ajoute-t-il.

 

Silence radio

 

A Berne, un haut responsable du département des Affaires étrangères interrogé par IPS, mais qui a préféré conserver l'anonymat, confirme que rien n'a bougé depuis un an. "Après la visite de Mme Micheline Calmy-Rey et ses rencontres au plus haut niveau politique, la Suisse a tout fait pour aider les autorités congolaises à passer à l'action. Nous avons offert notre assistance technique et juridique et nous avons continué à demander l'envoi d'un mandataire, mais nous n'avons pas eu d'écho de Kinshasa", dit-il.

 

De son côté, la Haute cour de justice suisse a décidé que la confédération ne pourrait pas geler indéfiniment les avoirs de l'ancien dictateur. "Si à la date du 15 décembre 2008 aucune solution n'est trouvée, l'argent bloqué devra être rendu à la famille Mobutu", a souligné ce haut fonctionnaire. "Aujourd'hui, la situation est telle que nous avons pris contact avec les ayants-droit afin qu'ils acceptent un partage 60 pour cent pour eux et 40 pour cent pour le peuple congolais, mais de ce côté-là aussi, c'est le silence radio. Ils savent que le temps joue en leur faveur et qu'ils n'ont qu'à attendre", a-t-il ajouté.

 

"Il y a environ un an, nous avons connu plus ou moins la même situation avec des avoirs de l'ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier", poursuit le fonctionnaire. "Face à l'insistance des autorités suisses, Haïti a finalement décidé d'accepter une commission d'assistance juridique, parce que le président René Préval souhaitait lancer un signal fort dans le cadre de la lutte contre la corruption. "Une telle procédure serait également un signal fort de la part de la République démocratique du Congo, car ce serait -- à ma connaissance -- la première fois que de l'argent de Mobutu serait rapatrié vers la RDC", dit-il.


Pour Victor Nzuzi, de l'ONG congolaise Nouvelles alternatives pour le développement, c'est précisément là que le bât blesse. "Les hommes politiques ne vont pas couper la branche sur laquelle ils sont assis. L'argent de Mobutu est le fruit de la corruption, mais les habitudes politiques n'ont, entre-temps, pas changé", déclare-t-il. "Si les autorités signent des contrats miniers avec la Chine sans appel d'offre, par exemple, cela signifie que des commissions auront été payées sous la table. Une enquête sur les avoirs de Mobutu en Suisse pourrait en outre soulever des questions gênantes".

 

Pour Nzuzi, Kinshasa ne veut pas malmener des proches de l'ancien dictateur qui occupent aujourd'hui des fonctions importantes, comme son fils, Nganza Mobutu, ministre d'Etat chargé de l'Agriculture dans le gouvernement du Premier ministre Antoine Gizenga. L'un des fils de Mobutu siège également au sénat, présidé par Kengo Wa Dondo, qui fut à plusieurs reprises Premier commissaire d'Etat (Premier ministre) sous Mobutu, souligne-t-il.

 

Le 25 mars dernier, l'ONG congolaise a adressé une lettre au procureur général de la République, M. Mushagalusha, lui demandant d'intervenir dans le dossier des avoirs de Mobutu gelés en Suisse. "Nous n'avons pas eu de réponse à ce courrier. La justice ne fonctionne pas au Congo. Par contre, c'est le même procureur général qui a bien fait bloquer les comptes de Jean-Pierre Bemba, alors que celui-ci était arrêté à Bruxelles à la demande de la Cour pénale internationale de La Haye", explique-t-il.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 01:21


(Walfadjiri 18/06/2008)

 

Les bases françaises pré-positionnées en Afrique ne vont pas être démantelées. Elles vont être réorganisées en les adaptant avec les organisations sous-régionales. C’est le principal enseignement que l’on peut tirer du Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale de la France, rendu public hier par le président Nicolas Sarkozy dans un discours de 13 pages.

(Correspondant) - Le Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale de la France ne va pas créer une révolution dans les rapports militaires entre la France et certains pays africains où ses forces armées sont pré-positionnées. En effet, la commission chargée de rédiger le Livre blanc en question dont le contenu a été rendu public hier, n’entrevoit pas le démantèlement des bases françaises africaines. Elle préconise plutôt une réorganisation, d’ailleurs plusieurs fois défendue par les plus hautes autorités françaises. En conséquence, les interventions tant critiquées ne vont pas non plus cesser, même si elles se feront beaucoup plus dans le cadre européen.


Tout de même, la France se réserve le droit d’intervenir solitairement si ses intérêts stratégiques vitaux sont en jeu. Alors ‘la France entretiendra en permanence la capacité d’action extérieure nécessaire à la défense de ses intérêts de sécurité et à ses responsabilités’, écrit la commission. Pour ces experts, ‘la France devra pouvoir concentrer ses capacités sur l’axe allant des approches occidentales du territoire jusqu’à la Méditerranée, au Golfe et à l’océan indien, tout en conservant une capacité d’action sur la façade occidentale de l’Afrique, dans la bande sahélienne, ainsi qu’outre-mer’. Et cette face atlantique passe par Dakar, Gabon et Djibouti puisque la base militaire française en Côte d’Ivoire est appelée à disparaître. D’ailleurs, le Livre Blanc parle dans ce sens quand il dit que ‘ce choix comporte par ailleurs une réduction de notre dispositif pré-positionné par rapport à la situation actuelle et son évolution vers des capacités de coopération adaptées conformément aux objectifs décrits ci-dessus dans la fonction stratégique prévention’.

 
En ce qui concerne l’Afrique au sud du Sahara, l’organisation de la présence militaire de la France va calquer sur les organisations sous-régionales. C’est dans ce cadre que l’Union africaine, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), la Communauté de développement d’Afrique australe (Sadec), la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Ceeac) et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) pour l’Afrique orientale vont devenir des partenaires à part entière de la France. Si les autorités françaises tiennent tant à leur présence militaire, c’est qu’elles considèrent que ‘la France et l’Europe ne peuvent se désintéresser du continent qui leur est le plus proche’. Il ne s’agit pas simplement de proximité, mais également à ses nombreux ‘atouts’, son ‘potentiel humain et économique considérable’. D’ailleurs les experts, qui ont rédigé le Livre Blanc, projettent sérieusement qu’à ‘long terme, ces capacités pourraient lui permettre de figurer parmi les acteurs de premier plan de la croissance économique et de la sécurité mondiales’.


‘Néanmoins, font remarquer les auteurs, la poursuite de l’essor démographique, la faiblesse des structures étatiques et la mauvaise gouvernance risquent de freiner encore longtemps le développement et une répartition équitable de ses gains’. Ce qui peut compromettre ‘la sécurité en Afrique’ à cause ‘des conditions de vie liées à l’urbanisation croissante, à l’absence de structures sanitaires appropriées, à la raréfaction des ressources alimentaires locales’. Sans compter ‘le réchauffement climatique (qui) aggrave cette situation’.
Ce sont toutes ces raisons qui font que ‘la France et l’Europe doivent contribuer à la lutte contre la dégradation de ces conditions, afin de juguler les mouvements migratoires poussés par la détresse économique et sociale’ dont l’une des conséquences sera l’accentuation des migrations vers l’Europe.


Au-delà des partenariats sous-régionaux : On pense à contenir l’’invasion’ asiatique
D’autres raisons sont indiquées pour maintenir des forces pré-positionnées en Afrique afin de mieux aider le continent qui ‘aspire à disposer de ses propres capacités de règlement des différends, de prévention des crises et de maintien de la paix’. Et la commission chargée de la rédaction du Livre Blanc est convaincue que ‘la France et l’Europe ont un intérêt majeur à contribuer à l’établissement de ces moyens. A cette fin, elles doivent continuer d’accompagner les efforts de l’Union africaine, des organisations régionales et des pays africains eux-mêmes’. Surtout que ‘Les problèmes de l’Afrique ont des incidences directes sur nos intérêts : immigration clandestine, radicalisation religieuse en terrain musulman et développement de sectes fondamentalistes en terrain chrétien, implantation des groupes terroristes se réclamant d’Al-Qaida, apparition de nouvelles routes de la drogue, trafics d’armes illicites, réseaux de prolifération, blanchiment d’argent et risques sanitaires. La bande sahélienne, de l’Atlantique à la Somalie, apparaît comme le lieu géométrique de ces menaces imbriquées et, à ce titre, appelle une vigilance et un investissement spécifiques dans la durée’, lit-on dans le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale.

 
Les experts indiquent que ce tableau noir de l’Afrique cache un autre plus reluisant comme ‘ses richesses vitales pour l’économie mondiale ; sa jeunesse (qui) est une chance ; de nouvelles générations, qu’il faut encourager, accèdent aux responsabilités économiques et politiques’.Ce qui explique ‘l’expansion et l’influence croissantes des pays du Moyen-Orient et de l’Asie en Afrique, attirés par les ressources et le potentiel africains’.


Moustapha BARRY


Wal.sn 18/06/08

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 01:16

 

Le Phare (Kinshasa) ANALYSE 18 Juin 2008

 

D-I.k

 

Au lendemain de l'annonce d'une possible mise en liberté de Thomas Lubanga - d'ici le 24 juin - à cause du refus des Nations unies de lever la confidentialité sur certaines pièces du dossier, des langues se délient et accusent. Pourquoi l'ONU refuse-t-elle de se plier à la décision de la chambre de première instance de la CPI ? Qui protège-t-elle et pourquoi ?

 

La justice internationale serait-elle une justice à deux vitesses ? Face à ces interrogations, des sources proches des organisations de défense des droits de l'homme rapportent qu'en réalité, les conclusions recueillies par l'enquête diligentée en son temps par la CPI et contenues dans les « pièces » aujourd'hui frappées du sceau de la confidentialité, accablent des ténors du régime de Kinshasa.

 

Si les noms des commanditaires qui armaient Lubanga et sa milice ont été transmis à l'ONU et au Parquet de la CPI, le même élément destiné au public a cependant été censuré de sa partie sensible. Des sources proches de l'ONU rapportent que le contenu du dossier pourrait ainsi provoquer un véritable séisme à Kinshasa. Des noms auraient été cités par Lubanga et le rôle de chaque acteur dans la macabre entreprise dévoilée. En fait, les noms et les rôles joués par ceux qui ont contribué à l'embrasement de l'Ituri

 

« La CPI coopère avec les Etats, si on dévoile le contenu des pièces que gardent par devers elles les Nations Unies, beaucoup rejoindraient Lubanga, ce qui conduirait à une nouvelle instabilité pour le Congo toujours convalescent », indique un analyste à Kinshasa. La bonne foi et la crédibilité de la Monuc seraient ainsi mises à rude épreuve devant une Cour qui a toujours déclaré travailler pour un « procès équitable ».


On rappelle que la CPI annonçait le report, sans en donner les raisons, du procès Thomas Lubanga prévu initialement pour le 23 juin. C'était le deuxième report en une année, après celui qui annulait la date du 31 mars. La principale raison est désormais connue, suscitant des mécontentements dans les milieux des ONG congolaises des droits de l'homme.

 

Les défenseurs des droits de l'homme ont en effet exprimé la crainte d'un éventuel acquittement de Thomas Lubanga à Silvana Arbia, Greffière à la CPI, en séjour dans la capitale congolaise. Ils ont indiqué que dans l'hypothèse d'un élargissement de l'inculpé, les Hema, ethnie de l'accusé, pourraient se moquer de la « complaisance » de la CPI et des ressortissants de l'ethnie adverse Lendu, jusqu'à provoquer des fissures sociales internes. Allégation rejetée par Mme Arbia précisant que la Cour n'a jamais travaillé sur la base d'ethnies mais oeuvré pour un procès juste et équitable.

 

Le report du procès est lié à la décision des juges de la Cour rendue le 13 juin suspendant la procédure. Cette décision est motivée par le refus des Nations Unies de lever la confidentialité sur une centaine de dossiers relatifs à l'affaire Lubanga.

 

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 01:13


(Fraternite-Matin 18/06/2008)

 

Le président en exercice de la Cen-Sad, le guide de la révolution de la Jamahiriya arabe libyenne, Mouammar Kadhafi, a demandé, mardi, à Cotonou (Bénin), «la suppression des organisations régionales». C’était à l’ouverture de la 10e session ordinaire de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD). Ce 10e anniversaire qui avait pour thème: «Développement rural et sécurité alimentaire dans l’espace Cen-Sad» s’est déroulé le 17 juin, au palais des congrès de Cotonou. «L’existence de ces communautés régionales est un obstacle à l’intégration africaine et cela risque de créer des guerres de régions et de frontières. L’Afrique ne sera jamais unie tant que l’on parlera de communauté régionale. C’est un échec, il n’y a pas d’union régionale». Et pour preuve, il estime que sur 8 organisations, seules deux semblent crédibles: la Cedeao et la Sadec. Mais là, ce n’est qu’un leurre puisque ces regroupements sont faits autour des pays puissants tels le Nigeria (Cedeao) et l’Afrique du Sud (Sadec) qui en sont les principaux bénéficiaires.

La Cemac «n’existe que de nom» tout comme l’Union du Maghreb Arabe qu’il préside lui-même. «L’animosité» existe entre certains Etats, d’où «les tentatives de division et de marginalisation de l’Afrique», qu’il dénonce. Cette déclaration, très argumentée, a été applaudie par l’assemblée notamment par la dizaine de chefs d’Etat présents. Dans ce que l’on pourrait considérer comme un procès de l’Union africaine, le guide libyen estime que «l’échec» de l’Organisation de l’unité africaine est dû au fait que «l’Afrique n’avait pas de gouvernement pour exécuter les décisions prises par les chefs d’Etat depuis 1963».

 

Et de déplorer que la même situation perdure aujourd’hui sous l’Union africaine. Or, a-t-il dit, «l’idée de 1963 était de créer un gouvernement et non un nom d’unité africaine. Et si cela avait été fait, l’Afrique serait aujourd’hui développée comme les Etats-Unis». Aussi, se dit-il surpris que des gens ne puissent pas comprendre son projet alors qu’il semble évident. L’explication qu’il en donne, c’est que des Etats ou chefs d’Etat sont soit «des ignorants», soit «des traîtres» ou alors feignent d’ignorer la réalité pour la simple raison qu’ils travaillent pour l’expansion des produits des occidentaux, des colonisateurs ou sont opposés à l’intégration africaine. «Le gouvernement de l’union est une urgence, mais les Etats- Unis d’Afrique, c’est pour plus tard (…) Pourquoi les conventions de Lagos et d’Abuja n’ont-elles pas été appliquées et qui a été chargé de les appliquer? Elles sont restées lettre morte car il n’existe pas de gouvernement pour les appliquer», a-t-il déclaré.


Avant que le président sortant de la Cen-Sad n’ouvre les travaux, il est revenu au président du pays hôte, le Béninois Yayi Boni Thomas, à qui il a d’ailleurs passé le flambeau, de souhaiter la bienvenue à ses invités. Il a surtout rendu hommage au guide libyen et à ses homologues pour le travail abattu depuis 10 ans. «Grâce à la clairvoyance et à la volonté des leaders et chefs d’Etat, la communauté s’est transformée en un instrument efficace pour accélérer la mise en œuvre de l’intégration africaine». Conséquence, elle est passée de 8 Etats en 1998, à sa création, à 25 et compte parmi les 8 communautés économiques régionales. Autres critères qui font sa force, a-t-il ajouté, c’est que «la Cen-Sad constitue un bloc important en Afrique. Elle représente, en effet, 45% de la superficie de l’Afrique, 48% de la population du continent et 44 % du produit intérieur brut».






Le secrétaire général de la Cen-Sad, Mohamed Al Madani, et le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, ont salué la collaboration qui existe entre leurs institutions ainsi qu’avec les autres structures régionales et internationales et se sont inquiétés de la persistance de tensions entres pays voisins. Mohamed Al Madani a surtout dénoncé toutes les formes de violences sur le continent comme moyen d’expression et a recommandé le dialogue.

Trois nouveaux pays y ont fait leur entrée lors de ce sommet avec l’accord unanime de tous les chefs d’Etat. Il s’agit de la Mauritanie et de Sao-Tomé et Principe, représentés par leurs présidents, et du Kenya, représenté par son vice-président.



Paulin N. Zobo



Envoyé spécial à Cotonou

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